<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" version="2.0"><channel><title>Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70</title><link>https://www.spreaker.com/podcast/happy-days-musique-et-souvenirs-des-annees-60-et-70--6283499</link><description><![CDATA[Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.]]></description><atom:link href="https://www.spreaker.com/show/6283499/episodes/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><language>fr</language><category>Music</category><copyright>Nostalgie+</copyright><image><url>https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg</url><title>Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70</title><link>https://www.spreaker.com/podcast/happy-days-musique-et-souvenirs-des-annees-60-et-70--6283499</link></image><lastBuildDate>Fri, 14 Aug 2026 07:01:21 +0000</lastBuildDate><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:owner><itunes:name>Nostalgie+</itunes:name><itunes:email>web@nostalgie.be</itunes:email></itunes:owner><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:subtitle>Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.]]></itunes:summary><itunes:category text="Music"/><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:type>episodic</itunes:type><item><title>[BEST OF] Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-le-sud-de-nino-ferrer-l-histoire-tumultueuse-du-tube-de-l-ete-1975--73139921</link><description><![CDATA[Février 1975. Un 45 tours glisse discrètement dans les bacs des disquaires. Personne ne se doute encore qu'il va dominer les classements pendant des mois. Ce titre, c'est <b>Le Sud</b> de <b>Nino Ferrer</b>, et derrière lui se cache une histoire aussi tumultueuse que la musique elle-même est apaisante.<br /><br />Dans ce nouvel épisode de <b>Happy Days</b>, <b>Cédric </b>remonte le fil d'une chanson née dans la douleur. Au départ, South, un morceau en anglais que Nino Ferrer compose en 1974, après plusieurs années de galères commerciales et d'expérimentations artistiques jugées trop déconcertantes par le grand public. Rock progressif, opéras de 40 minutes, albums psychédéliques... Nino vise la reconnaissance des musiciens, pas les hit-parades.<br /><br />Mais CBS a d'autres ambitions. L'artiste est contraint d'accepter une version française. L'enregistrement vire au drame : expulsé du studio par le producteur Estradi, Nino Ferrer part à Londres enregistrer sa propre version avec un arrangeur de renom. Résultat ? Il la déteste encore plus. Les bandes sont détruites. Il revient finalement à la première version, celle qu'il abhorre le plus.<br /><br />Et pourtant. <b>Le Sud devient numéro 1 en France dès le printemps 1975</b>, reste au sommet des classements tout l'été et se vend à plus de <b>600 000 exemplaires</b>. Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le plus grand succès de sa carrière. Et son dernier.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139921</guid><pubDate>Fri, 14 Aug 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139921/368063_1407_happy_days_nino_ferrer_le_sud_web_mp3.mp3" length="6135159" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Février 1975. Un 45 tours glisse discrètement dans les bacs des disquaires. Personne ne se doute encore qu'il va dominer les classements pendant des mois. Ce titre, c'est Le Sud de Nino Ferrer, et derrière lui se cache une histoire aussi tumultueuse...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Février 1975. Un 45 tours glisse discrètement dans les bacs des disquaires. Personne ne se doute encore qu'il va dominer les classements pendant des mois. Ce titre, c'est <b>Le Sud</b> de <b>Nino Ferrer</b>, et derrière lui se cache une histoire aussi tumultueuse que la musique elle-même est apaisante.<br /><br />Dans ce nouvel épisode de <b>Happy Days</b>, <b>Cédric </b>remonte le fil d'une chanson née dans la douleur. Au départ, South, un morceau en anglais que Nino Ferrer compose en 1974, après plusieurs années de galères commerciales et d'expérimentations artistiques jugées trop déconcertantes par le grand public. Rock progressif, opéras de 40 minutes, albums psychédéliques... Nino vise la reconnaissance des musiciens, pas les hit-parades.<br /><br />Mais CBS a d'autres ambitions. L'artiste est contraint d'accepter une version française. L'enregistrement vire au drame : expulsé du studio par le producteur Estradi, Nino Ferrer part à Londres enregistrer sa propre version avec un arrangeur de renom. Résultat ? Il la déteste encore plus. Les bandes sont détruites. Il revient finalement à la première version, celle qu'il abhorre le plus.<br /><br />Et pourtant. <b>Le Sud devient numéro 1 en France dès le printemps 1975</b>, reste au sommet des classements tout l'été et se vend à plus de <b>600 000 exemplaires</b>. Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le plus grand succès de sa carrière. Et son dernier.]]></itunes:summary><itunes:duration>154</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0dc8b3e971b7036a814eed8b07a4e7e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-aout-1965-pierrot-le-fou-de-godard-presente-a-la-mostra-de-venise--73139833</link><description><![CDATA[Nous sommes le 29 août 1965. En plein été, l'Italie assiste à une avant-première au cinéma. Happy Day pour Jean-Luc Godard. Son film Pierrot le Fou est présenté à la Mostra de Venise. Et cette histoire est incroyable...<br /><br />C’est une histoire VRAIE. Celle d'un bandit. Pierre Loutrel. Le vrai "Pierrot le Fou".<br /><br />Nous sommes en 1945. La guerre vient de finir. La France se reconstruit.<br /><br />Et voilà que Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo pendant l'occupation, devient chef de bande. Le gang des Traction Avant. Ils braquent, ils tuent, ils terrorisent.<br /><br />Et qui pour camper ce personnage ?<br /><br />Jean-Paul Belmondo... évidemment !<br /><br />Pierre Loutrel devient l'ennemi public numéro 1. Nous sommes à la fin des années 1940. La police le traque.<br /><br />Jean-Luc Godard est fasciné par le récit. Il en fait un film de grand chemin. Avec (je l'ai dit) Belmondo en bandit amoureux. Avec Anna Karina en femme fatale.<br /><br />Mais attendez. Écoutez bien ce que le réalisateur dit de son film : <br /><br />"C'était complètement inconscient. Je n'avais rien, absolument rien."<br /><br />Rien. Pas de scénario complet. Pas de plan. Il tourne comme il respire. Il invente. Il crée. Sans filet.<br /><br />Et c'est ça qui donne ce film complètement dingue. Incontournable. Violent. Tendre. Anarchiste.<br /><br />Le 29 août 1965, la Mostra de Venise découvre "Pierrot le Fou". <br /><br />Quelques mois plus tard, le 5 novembre 1965, le film arrive en Belgique.<br /><br />En France, il y a un problème. Les autorités sont paniquées. "Pierrot le Fou" ? C'est de l'anarchie morale et intellectuelle !<br /><br />Interdit aux moins de 18 ans.<br /><br />Et c'est vrai que c'est anarchiste. C'est vrai que c'est immoral. Mais c'est aussi... un chef-d'œuvre.<br /><br />Musique signée... Antoine Duhamel.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139833</guid><pubDate>Thu, 13 Aug 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139833/367780_1307_happy_days_pierrot_le_fou_mp3.mp3" length="7974180" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 29 août 1965. En plein été, l'Italie assiste à une avant-première au cinéma. Happy Day pour Jean-Luc Godard. Son film Pierrot le Fou est présenté à la Mostra de Venise. Et cette histoire est incroyable...

C’est une histoire VRAIE....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 29 août 1965. En plein été, l'Italie assiste à une avant-première au cinéma. Happy Day pour Jean-Luc Godard. Son film Pierrot le Fou est présenté à la Mostra de Venise. Et cette histoire est incroyable...<br /><br />C’est une histoire VRAIE. Celle d'un bandit. Pierre Loutrel. Le vrai "Pierrot le Fou".<br /><br />Nous sommes en 1945. La guerre vient de finir. La France se reconstruit.<br /><br />Et voilà que Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo pendant l'occupation, devient chef de bande. Le gang des Traction Avant. Ils braquent, ils tuent, ils terrorisent.<br /><br />Et qui pour camper ce personnage ?<br /><br />Jean-Paul Belmondo... évidemment !<br /><br />Pierre Loutrel devient l'ennemi public numéro 1. Nous sommes à la fin des années 1940. La police le traque.<br /><br />Jean-Luc Godard est fasciné par le récit. Il en fait un film de grand chemin. Avec (je l'ai dit) Belmondo en bandit amoureux. Avec Anna Karina en femme fatale.<br /><br />Mais attendez. Écoutez bien ce que le réalisateur dit de son film : <br /><br />"C'était complètement inconscient. Je n'avais rien, absolument rien."<br /><br />Rien. Pas de scénario complet. Pas de plan. Il tourne comme il respire. Il invente. Il crée. Sans filet.<br /><br />Et c'est ça qui donne ce film complètement dingue. Incontournable. Violent. Tendre. Anarchiste.<br /><br />Le 29 août 1965, la Mostra de Venise découvre "Pierrot le Fou". <br /><br />Quelques mois plus tard, le 5 novembre 1965, le film arrive en Belgique.<br /><br />En France, il y a un problème. Les autorités sont paniquées. "Pierrot le Fou" ? C'est de l'anarchie morale et intellectuelle !<br /><br />Interdit aux moins de 18 ans.<br /><br />Et c'est vrai que c'est anarchiste. C'est vrai que c'est immoral. Mais c'est aussi... un chef-d'œuvre.<br /><br />Musique signée... Antoine Duhamel.]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f3789c8782867eaf59d6b3db42f6ad22.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] C’est ma fête : Richard Anthony pleure et chante le tube de l’été 63</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-c-est-ma-fete-richard-anthony-pleure-et-chante-le-tube-de-l-ete-63--73139675</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort "C’est ma fête", une chanson qui n'a rien de très original.<br /><br />Et pour cause, c'est l'adaptation en français d’un tube américain signé Lesley Gore : "It’s My Party".<br /><br />Et comme souvent à l’époque, c’est grâce à Richard Anthony qu’un hit venu des États-Unis franchit les frontières de la langue et s’invite sur les ondes belges.<br /><br />En version française “c’est ma fête et je pleure si je veux…” devient "C'est ma fête Je fais ce qui me plaît". Oui, tous les coups sont permis pour y mettre de la joie.<br /><br />Un texte simple, une histoire d’amour contrariée en plein jour de fête. L’adolescence résumée en trois minutes.<br /><br />La chanson est traduite par Georges Aber, fidèle traducteur de l’époque yéyé. Mais Richard Anthony y ajoute sa patte : une interprétation retenue, douce, un peu triste. Et cette justesse-là touche à peu près tout le monde. Car l'été, ce qui importe, c'est de trouver l'amour. Et ensuite de noyer son chagrin...<br /><br />En Belgique, la chanson arrive très vite en tête des classements francophones. Dans les juke-boxes des cafés de Dinant à Mouscron, elle tourne à plein régime !<br /><br />Richard Anthony est au sommet de sa popularité. L’année suivante, il passera au twist, puis au rock plus sérieux. Mais "C’est ma fête" reste l’un de ses titres les plus légers, mais aussi les plus tendres, les plus universels.<br /><br />Parce que parfois, pleurer un bon coup… c’est encore la meilleure façon de danser. Et de passer l'été...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139675</guid><pubDate>Wed, 12 Aug 2026 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139675/327330_c_est_ma_fete_richard_anthony_pleure_et_chante_le_tube_de_l_ete_63.mp3" length="2610512" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort "C’est ma fête", une chanson qui n'a rien de très original.<br /><br />Et pour cause, c'est l'adaptation en français d’un tube américain signé Lesley Gore : "It’s My Party".<br /><br />Et comme souvent à l’époque, c’est grâce à Richard Anthony qu’un hit venu des États-Unis franchit les frontières de la langue et s’invite sur les ondes belges.<br /><br />En version française “c’est ma fête et je pleure si je veux…” devient "C'est ma fête Je fais ce qui me plaît". Oui, tous les coups sont permis pour y mettre de la joie.<br /><br />Un texte simple, une histoire d’amour contrariée en plein jour de fête. L’adolescence résumée en trois minutes.<br /><br />La chanson est traduite par Georges Aber, fidèle traducteur de l’époque yéyé. Mais Richard Anthony y ajoute sa patte : une interprétation retenue, douce, un peu triste. Et cette justesse-là touche à peu près tout le monde. Car l'été, ce qui importe, c'est de trouver l'amour. Et ensuite de noyer son chagrin...<br /><br />En Belgique, la chanson arrive très vite en tête des classements francophones. Dans les juke-boxes des cafés de Dinant à Mouscron, elle tourne à plein régime !<br /><br />Richard Anthony est au sommet de sa popularité. L’année suivante, il passera au twist, puis au rock plus sérieux. Mais "C’est ma fête" reste l’un de ses titres les plus légers, mais aussi les plus tendres, les plus universels.<br /><br />Parce que parfois, pleurer un bon coup… c’est encore la meilleure façon de danser. Et de passer l'été...]]></itunes:summary><itunes:duration>109</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd956535dd274a5fb9aebbd5b623ae26.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] Summer in the City : le coup de chaud rock de l’été 66 signé Lovin’ Spoonful</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-summer-in-the-city-le-coup-de-chaud-rock-de-l-ete-66-signe-lovin-spoonful--73139657</link><description><![CDATA[Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler les "Lovin’ Spoonful".<br /><br />Les Lovin' Spoonful enregistrent « Summer in the City » en deux sessions dans un studio de Columbia Records à New York en mars 1966.<br /><br />Tous les ingrédients sont réunis pour créer un tube. D'ailleurs, c'est leur ambition. Grâce à lui, un an après leur formation, les Lovin’ Spoonful vont décrocher leur premier carton planétaire.<br /><br />Dès les premières secondes, on entend les bruits de klaxons, des marteaux-piqueurs. L’ambiance est posée : c’est l’été dans la ville de l'Est américain, et ça chauffe, dans tous les sens du terme.<br /><br />La chanson, nerveuse, raconte précisément ces journées étouffantes, où tout est lent, poussiéreux… Mais dès que le soleil se couche, la ville s’électrise : place à la musique et à la drague.<br /><br />Ce contraste jour/nuit se retrouve aussi dans la musique : des couplets sombres et une envolée plus pop-rock dans le refrain. Une structure peu banale à l’époque, qui donne évidemment toute sa force à la chanson.<br /><br />Avec ses bruitages urbains, Summer in the City est aussi l’une des premières chansons à capturer l’ambiance sonore. C’est totalement cinématographique. On est loin des plages californiennes de l'époque et de la dolce vita italienne : ici, c’est New York et ses trottoirs brûlants.<br /><br />Numéro 1 aux États-Unis pendant trois semaines en août, le morceau séduit aussi l’Europe. En Belgique, il tourne tout l’été 66 dans les juke-box.<br /><br />Le groupe ne survivra pas au succès : ils finiront pas se séparer en 1968.<br /><br />La chanson, elle, sera reprise par plusieurs artistes, notamment par Quincy Jones, dont la version de 1973 remportera le Grammy Award du meilleur arrangement instrumental…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139657</guid><pubDate>Tue, 11 Aug 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139657/327318_summer_in_the_city_le_coup_de_chaud_rock_de_l_ete_66_signe_lovin_spoonful.mp3" length="3770349" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler les "Lovin’ Spoonful".<br /><br />Les Lovin' Spoonful enregistrent « Summer in the City » en deux sessions dans un studio de Columbia Records à New York en mars 1966.<br /><br />Tous les ingrédients sont réunis pour créer un tube. D'ailleurs, c'est leur ambition. Grâce à lui, un an après leur formation, les Lovin’ Spoonful vont décrocher leur premier carton planétaire.<br /><br />Dès les premières secondes, on entend les bruits de klaxons, des marteaux-piqueurs. L’ambiance est posée : c’est l’été dans la ville de l'Est américain, et ça chauffe, dans tous les sens du terme.<br /><br />La chanson, nerveuse, raconte précisément ces journées étouffantes, où tout est lent, poussiéreux… Mais dès que le soleil se couche, la ville s’électrise : place à la musique et à la drague.<br /><br />Ce contraste jour/nuit se retrouve aussi dans la musique : des couplets sombres et une envolée plus pop-rock dans le refrain. Une structure peu banale à l’époque, qui donne évidemment toute sa force à la chanson.<br /><br />Avec ses bruitages urbains, Summer in the City est aussi l’une des premières chansons à capturer l’ambiance sonore. C’est totalement cinématographique. On est loin des plages californiennes de l'époque et de la dolce vita italienne : ici, c’est New York et ses trottoirs brûlants.<br /><br />Numéro 1 aux États-Unis pendant trois semaines en août, le morceau séduit aussi l’Europe. En Belgique, il tourne tout l’été 66 dans les juke-box.<br /><br />Le groupe ne survivra pas au succès : ils finiront pas se séparer en 1968.<br /><br />La chanson, elle, sera reprise par plusieurs artistes, notamment par Quincy Jones, dont la version de 1973 remportera le Grammy Award du meilleur arrangement instrumental…]]></itunes:summary><itunes:duration>157</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9bf61879bb272eaa39d50eac4e5d2a07.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] Sapore di sale : le goût d’été venu d’Italie par Gino Paoli</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-sapore-di-sale-le-gout-d-ete-venu-d-italie-par-gino-paoli--73139645</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire “Goût de sel”.<br /><br />Le texte est rudimentaire. Il raconte une histoire de vacances un peu banale : un homme regarde une femme sortir de l’eau, bronzée, salée, légère, belle sans le savoir. Un instant volé, déjà en train de s’effacer, sous les vagues.<br /><br />La mélodie est signée Ennio Morricone, tout juste au début de sa carrière. Oui, le futur maître des musiques de western spaghetti a commencé quelque part. Ici, il pose une orchestration douce, discrète, presque jazzy.<br /><br />Résultat ? Quelques semaines plus tard, en Italie, Sapore di sale connaît un succès totalement inattendu.<br /><br />En Belgique, quelques semaines plus tard, la chanson passe en boucle dans toutes les maisons de vacances, dans les bars et à la radio. Il se dit même que les vacanciers italiens ramènent le 45 tours original dans leurs valises après un séjour à Rimini ou San Remo.<br /><br />C’est une époque où l’Italie est à la mode. Les Fiat 500 envahissent les routes européennes, les Vespa longent les plages, et la dolce vita fait rêver toute une génération.<br /><br />Gino Paoli, lui, signe un tel succès qu'il va alors devenir l'un des chanteurs et compositeurs italiens les plus courus des années 60.<br /><br />igne qui ne trompe pas : il a participé à cinq reprises au Festival de Sanremo.<br /><br />Tout l’été 63, des côtes ligures à la baraque de Fraiture, on danse ce slow imparable... et on se dit que Gino a de l chance, il vient d'épouser la magnifique actrice Stefania Sandrelli. Avec… un petit goût salé…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139645</guid><pubDate>Mon, 10 Aug 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139645/327296_sapore_di_sale_le_gout_d_ete_venu_d_italie_par_gino_paoli.mp3" length="3354062" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire “Goût de sel”.<br /><br />Le texte est rudimentaire. Il raconte une histoire de vacances un peu banale : un homme regarde une femme sortir de l’eau, bronzée, salée, légère, belle sans le savoir. Un instant volé, déjà en train de s’effacer, sous les vagues.<br /><br />La mélodie est signée Ennio Morricone, tout juste au début de sa carrière. Oui, le futur maître des musiques de western spaghetti a commencé quelque part. Ici, il pose une orchestration douce, discrète, presque jazzy.<br /><br />Résultat ? Quelques semaines plus tard, en Italie, Sapore di sale connaît un succès totalement inattendu.<br /><br />En Belgique, quelques semaines plus tard, la chanson passe en boucle dans toutes les maisons de vacances, dans les bars et à la radio. Il se dit même que les vacanciers italiens ramènent le 45 tours original dans leurs valises après un séjour à Rimini ou San Remo.<br /><br />C’est une époque où l’Italie est à la mode. Les Fiat 500 envahissent les routes européennes, les Vespa longent les plages, et la dolce vita fait rêver toute une génération.<br /><br />Gino Paoli, lui, signe un tel succès qu'il va alors devenir l'un des chanteurs et compositeurs italiens les plus courus des années 60.<br /><br />igne qui ne trompe pas : il a participé à cinq reprises au Festival de Sanremo.<br /><br />Tout l’été 63, des côtes ligures à la baraque de Fraiture, on danse ce slow imparable... et on se dit que Gino a de l chance, il vient d'épouser la magnifique actrice Stefania Sandrelli. Avec… un petit goût salé…]]></itunes:summary><itunes:duration>140</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1c7709348fa4e5be8bd77f13b4f2f1b8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] 1977 : quand la Belgique passe à l'heure d'été pour la première fois</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-1977-quand-la-belgique-passe-a-l-heure-d-ete-pour-la-premiere-fois--73139818</link><description><![CDATA[Happy Day pour les Belges. Ils gagnent une heure de clarté en plus !<br /><br />On appelle ça l'heure d'été. Et les Français en profitent déjà depuis le 27 mars 1976. Un an plus tôt.<br /><br />Le <b>2 mars 1977</b>, la Belgique vivait une petite révolution du quotidien : le tout premier passage à <b>l'heure d'été</b>. Cette nuit-là, à 1h du matin exactement, les Belges ont avancé leurs montres de 60 minutes, gagnant ainsi une heure de clarté supplémentaire chaque soir pendant six mois.<br /><br />Un an après la France, qui avait adopté ce changement dès le <b>27 mars 1976</b>, la Belgique rejoignait ses voisins européens dans cette démarche d'harmonisation des horloges au sein des pays de la Communauté européenne.<br /><br />La raison de ce changement ? <b>L'économie d'énergie</b>. Après le choc pétrolier de 1973, les prix de l'électricité avaient flambé. En retardant d'une heure l'arrivée de la nuit, on réduisait la demande en éclairage artificiel et donc la consommation électrique, alors produite en grande partie à partir de produits pétroliers.<br /><br />Pour marquer l'événement, une grande cérémonie avait été organisée non pas à Bruxelles, mais à <b>Lier</b>, au sud d'Anvers, au pied de la célèbre horloge astronomique.<br /><br />Un souvenir d'époque à retrouver dans Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, sur <b>Nostalgie+</b>.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139818</guid><pubDate>Fri, 07 Aug 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139818/366921_0207_happy_days_l_heure_d_ete_1_mp3.mp3" length="4553184" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour les Belges. Ils gagnent une heure de clarté en plus !

On appelle ça l'heure d'été. Et les Français en profitent déjà depuis le 27 mars 1976. Un an plus tôt.

Le 2 mars 1977, la Belgique vivait une petite révolution du quotidien : le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour les Belges. Ils gagnent une heure de clarté en plus !<br /><br />On appelle ça l'heure d'été. Et les Français en profitent déjà depuis le 27 mars 1976. Un an plus tôt.<br /><br />Le <b>2 mars 1977</b>, la Belgique vivait une petite révolution du quotidien : le tout premier passage à <b>l'heure d'été</b>. Cette nuit-là, à 1h du matin exactement, les Belges ont avancé leurs montres de 60 minutes, gagnant ainsi une heure de clarté supplémentaire chaque soir pendant six mois.<br /><br />Un an après la France, qui avait adopté ce changement dès le <b>27 mars 1976</b>, la Belgique rejoignait ses voisins européens dans cette démarche d'harmonisation des horloges au sein des pays de la Communauté européenne.<br /><br />La raison de ce changement ? <b>L'économie d'énergie</b>. Après le choc pétrolier de 1973, les prix de l'électricité avaient flambé. En retardant d'une heure l'arrivée de la nuit, on réduisait la demande en éclairage artificiel et donc la consommation électrique, alors produite en grande partie à partir de produits pétroliers.<br /><br />Pour marquer l'événement, une grande cérémonie avait été organisée non pas à Bruxelles, mais à <b>Lier</b>, au sud d'Anvers, au pied de la célèbre horloge astronomique.<br /><br />Un souvenir d'époque à retrouver dans Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, sur <b>Nostalgie+</b>.]]></itunes:summary><itunes:duration>114</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] La Plage Romantique de Pascal Danel : le tube de l'été 1966 qui a marqué la France et la Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-la-plage-romantique-de-pascal-danel-le-tube-de-l-ete-1966-qui-a-marque-la-france-et-la-belgique--73139803</link><description><![CDATA[Nous sommes le <b>1er juin 1966</b> et Pascal Danel, avec la complicité de son label AZ, s'apprête à offrir l'un des tubes les plus emblématiques de l'été : <b>La Plage Romantique</b>.<br /><br />Une recette simple et efficace : du sable, des mouettes, la mer et une belle histoire d'amour. La musique est signée Danel lui-même, les paroles sont l'œuvre de <b>Jean-François Maurice</b>. Résultat ? Un succès immédiat en France et en Belgique, qui se hisse jusqu'à la <b>septième meilleure vente de l'année 1966</b>.<br /><br />Mais qui est vraiment Pascal Danel ? Sa carrière débute en <b>1962</b> en tant que guitariste et chanteur dans le groupe de rock Les Panthères. Il se lance en solo dès <b>1963</b>, enchaîne les succès dès 1965 avec Je m'en fous et Hop là tu as vu, qui lui ouvrent les portes de l'Olympia et d'une première tournée.<br /><br />L'année 1966 marque un tournant décisif : <b>La Plage Romantique</b> s'impose en tête des hit-parades des deux côtés de la frontière. La chanson ressortira en <b>1979</b>, se classant de nouveau dans les charts, puis en <b>2007</b> dans une nouvelle version enregistrée avec <b>Laurent Voulzy</b>, 40 ans après l'original.<br /><br />Dans <b>Happy Days</b>, Cédric Goddard vous replonge chaque jour dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70, sur <b>Nostalgie+</b>.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139803</guid><pubDate>Thu, 06 Aug 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139803/367122_0307_happy_days_pascal_danel_la_plage_aux_romantiques_1_mp3.mp3" length="5155045" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juin 1966 et Pascal Danel, avec la complicité de son label AZ, s'apprête à offrir l'un des tubes les plus emblématiques de l'été : La Plage Romantique.

Une recette simple et efficace : du sable, des mouettes, la mer et une belle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le <b>1er juin 1966</b> et Pascal Danel, avec la complicité de son label AZ, s'apprête à offrir l'un des tubes les plus emblématiques de l'été : <b>La Plage Romantique</b>.<br /><br />Une recette simple et efficace : du sable, des mouettes, la mer et une belle histoire d'amour. La musique est signée Danel lui-même, les paroles sont l'œuvre de <b>Jean-François Maurice</b>. Résultat ? Un succès immédiat en France et en Belgique, qui se hisse jusqu'à la <b>septième meilleure vente de l'année 1966</b>.<br /><br />Mais qui est vraiment Pascal Danel ? Sa carrière débute en <b>1962</b> en tant que guitariste et chanteur dans le groupe de rock Les Panthères. Il se lance en solo dès <b>1963</b>, enchaîne les succès dès 1965 avec Je m'en fous et Hop là tu as vu, qui lui ouvrent les portes de l'Olympia et d'une première tournée.<br /><br />L'année 1966 marque un tournant décisif : <b>La Plage Romantique</b> s'impose en tête des hit-parades des deux côtés de la frontière. La chanson ressortira en <b>1979</b>, se classant de nouveau dans les charts, puis en <b>2007</b> dans une nouvelle version enregistrée avec <b>Laurent Voulzy</b>, 40 ans après l'original.<br /><br />Dans <b>Happy Days</b>, Cédric Goddard vous replonge chaque jour dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70, sur <b>Nostalgie+</b>.]]></itunes:summary><itunes:duration>129</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c8ed898e41c54221fb5d62e0db5d83ac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] Claude François fait danser l’été 77 avec Je vais à Rio</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-claude-francois-fait-danser-l-ete-77-avec-je-vais-a-rio--73139783</link><description><![CDATA[Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les vacances de l'autre côté de l'Atlantique. Direction : le Brésil.<br /><br />Comme souvent, ce n’est pas Cloclo qui a inventé cette mélodie. Même si c'était un formidable musicien, là n'est pas la question. À l’origine, la chanson s’appelle "I Go to Rio". Elle a été écrite par Peter Allen, chanteur australien.<br /><br />La chanson, c’est une promesse d’évasion. Les paroles évoquent le Brésil, la fête, le soleil, et un besoin urgent de changer d’air. Musicalement, c’est une déferlante de percussions, de cuivres et de rythmes exotiques. Un son parfait pour les platines de l’été 77.<br /><br />Et pour cause, Eddy Marnay a fait du bon travail pour adapter la chanson au public francophone. Ce n'est pas très original, mais ça sonne vacances. L'esprit du texte de départ est respecté en trouvant les bons mots.<br /><br />Le titre reprend même l'intro au piano et conserve les choeurs féminins, pour le plus grand bonheur de Cloclo.<br /><br />Le rythme a été légèrement accéléré par rapport à la version de Peter Allen. Et c'est parti ! En Belgique, en France, Je vais à Rio grimpe dans les classements en ma puis en juin, pour culminer tout l’été. Un succès immédiat, appuyé par les passages télé de Claude François. Pourtant, Claude François n’est jamais allé à Rio à cette époque, ce qu’il reconnaîtra avec humour.<br /><br />Avec "Je vais à Rio", c'est un peu de Copacabana qui s'installe dans les campings de l'Ardenne et dans les discothèques bondées du Hainaut. D'ailleurs, le tube de l'été 77 ne s'arrêtera pas là. Quelques années plus tard, "I Go to Rio" deviendra un hit international, repris par Peggy Lee... il sera même chanté dans un épisode du Muppet Show avec Diana Ross...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139783</guid><pubDate>Wed, 05 Aug 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139783/326419_claude_francois_fait_danser_l_ete_77_avec_je_vais_a_rio.mp3" length="3373497" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les vacances de l'autre côté de l'Atlantique. Direction : le Brésil.<br /><br />Comme souvent, ce n’est pas Cloclo qui a inventé cette mélodie. Même si c'était un formidable musicien, là n'est pas la question. À l’origine, la chanson s’appelle "I Go to Rio". Elle a été écrite par Peter Allen, chanteur australien.<br /><br />La chanson, c’est une promesse d’évasion. Les paroles évoquent le Brésil, la fête, le soleil, et un besoin urgent de changer d’air. Musicalement, c’est une déferlante de percussions, de cuivres et de rythmes exotiques. Un son parfait pour les platines de l’été 77.<br /><br />Et pour cause, Eddy Marnay a fait du bon travail pour adapter la chanson au public francophone. Ce n'est pas très original, mais ça sonne vacances. L'esprit du texte de départ est respecté en trouvant les bons mots.<br /><br />Le titre reprend même l'intro au piano et conserve les choeurs féminins, pour le plus grand bonheur de Cloclo.<br /><br />Le rythme a été légèrement accéléré par rapport à la version de Peter Allen. Et c'est parti ! En Belgique, en France, Je vais à Rio grimpe dans les classements en ma puis en juin, pour culminer tout l’été. Un succès immédiat, appuyé par les passages télé de Claude François. Pourtant, Claude François n’est jamais allé à Rio à cette époque, ce qu’il reconnaîtra avec humour.<br /><br />Avec "Je vais à Rio", c'est un peu de Copacabana qui s'installe dans les campings de l'Ardenne et dans les discothèques bondées du Hainaut. D'ailleurs, le tube de l'été 77 ne s'arrêtera pas là. Quelques années plus tard, "I Go to Rio" deviendra un hit international, repris par Peggy Lee... il sera même chanté dans un épisode du Muppet Show avec Diana Ross...]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/104e11a2fa1d1f8f509a0f7a4996b90f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] Johnny Hallyday chante ses premiers souvenirs d’été en 1960</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-johnny-hallyday-chante-ses-premiers-souvenirs-d-ete-en-1960--73139563</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole des jeunes.<br /><br />Mais contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas une chanson écrite pour lui au départ, mais une adaptation...<br /><br />Petit retour en arrière. Souvenirs, c’est d’abord une chanson américaine. Une rumba discrète, interprétée en 1959 par Barbara Evans.<br /><br />La version originale ne rencontre qu’un succès d’estime, mais elle traverse vite l’Atlantique.<br /><br />Dès l’été 1959, c’est un chanteur allemand, Bill Ramsey, qui transforme le morceau en succès commercial : il atteint la première place des ventes en Allemagne avec sa reprise.<br /><br />C’est CE carton allemand qui attire l’attention du label français Vogue, le label de Johnny.<br /><br />Et comme personne ne la connait chez nous, Johnny peut très bien se l’apprioprier. Johnny la chante avec sa voix encore fragile. Le refrain est simple et parfaitement yeye.<br /><br />La légende raconte que Vogue présente la chanson comme “créée pour Johnny”. Mais en réalité, on l’a compris, le morceau avait déjà connu plusieurs vies avant lui. Reste que c’est bien sa version qui deviendra un classique.<br /><br />En Belgique, dès juillet 1960, la chanson s’impose dans les hit-parades.<br /><br />Souvenirs, souvenirs reste comme le tout premier vrai succès francophone de Johnny... et, ce qui ne gâche rien, son premier vrai tube de l'été…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139563</guid><pubDate>Mon, 03 Aug 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139563/327299_johnny_hallyday_chante_ses_premiers_souvenirs_d_ete_en_1960.mp3" length="2607378" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole des jeunes.<br /><br />Mais contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas une chanson écrite pour lui au départ, mais une adaptation...<br /><br />Petit retour en arrière. Souvenirs, c’est d’abord une chanson américaine. Une rumba discrète, interprétée en 1959 par Barbara Evans.<br /><br />La version originale ne rencontre qu’un succès d’estime, mais elle traverse vite l’Atlantique.<br /><br />Dès l’été 1959, c’est un chanteur allemand, Bill Ramsey, qui transforme le morceau en succès commercial : il atteint la première place des ventes en Allemagne avec sa reprise.<br /><br />C’est CE carton allemand qui attire l’attention du label français Vogue, le label de Johnny.<br /><br />Et comme personne ne la connait chez nous, Johnny peut très bien se l’apprioprier. Johnny la chante avec sa voix encore fragile. Le refrain est simple et parfaitement yeye.<br /><br />La légende raconte que Vogue présente la chanson comme “créée pour Johnny”. Mais en réalité, on l’a compris, le morceau avait déjà connu plusieurs vies avant lui. Reste que c’est bien sa version qui deviendra un classique.<br /><br />En Belgique, dès juillet 1960, la chanson s’impose dans les hit-parades.<br /><br />Souvenirs, souvenirs reste comme le tout premier vrai succès francophone de Johnny... et, ce qui ne gâche rien, son premier vrai tube de l'été…]]></itunes:summary><itunes:duration>109</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3e6d0cba8041d192cb1a758d151bcc6b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Popcorn de Hot Butter : l'histoire du tout premier tube dance électronique de l'histoire (été 1972)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/popcorn-de-hot-butter-l-histoire-du-tout-premier-tube-dance-electronique-de-l-histoire-ete-1972--73100977</link><description><![CDATA[En juillet 1972, Hot Butter transforme deux simples mesures de synthétiseur Moog en numéro 1 mondial : Popcorn, considéré aujourd'hui comme le tout premier tube dance électronique de l'histoire. Numéro 1 en Belgique et dans plusieurs pays, ce titre estival inattendu est né trois ans plus tôt, en 1969, sous la plume du compositeur germano-américain Gershon Kingsley, sur son album Music to Moog by. C'est Stan Free, ancien collaborateur de Kingsley et membre de Hot Butter, qui réarrange le morceau et déclenche l'explosion. Depuis 1972, plus de 540 reprises ont vu le jour dans tous les styles : techno, jazz, ska, disco, rock, punk. Cédric Goddard raconte l'histoire incroyable de cette révolution musicale née de deux mesures staccato.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73100977</guid><pubDate>Fri, 31 Jul 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73100977/369046_3107_happy_days_hot_butter_popcorn_1_mp3.mp3" length="5066229" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>En juillet 1972, Hot Butter transforme deux simples mesures de synthétiseur Moog en numéro 1 mondial : Popcorn, considéré aujourd'hui comme le tout premier tube dance électronique de l'histoire. Numéro 1 en Belgique et dans plusieurs pays, ce titre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En juillet 1972, Hot Butter transforme deux simples mesures de synthétiseur Moog en numéro 1 mondial : Popcorn, considéré aujourd'hui comme le tout premier tube dance électronique de l'histoire. Numéro 1 en Belgique et dans plusieurs pays, ce titre estival inattendu est né trois ans plus tôt, en 1969, sous la plume du compositeur germano-américain Gershon Kingsley, sur son album Music to Moog by. C'est Stan Free, ancien collaborateur de Kingsley et membre de Hot Butter, qui réarrange le morceau et déclenche l'explosion. Depuis 1972, plus de 540 reprises ont vu le jour dans tous les styles : techno, jazz, ska, disco, rock, punk. Cédric Goddard raconte l'histoire incroyable de cette révolution musicale née de deux mesures staccato.]]></itunes:summary><itunes:duration>127</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Happy Days : 1er avril 1960, TIROS 1 et l'été le plus catastrophique de la météo belge</title><link>https://www.spreaker.com/episode/happy-days-1er-avril-1960-tiros-1-et-l-ete-le-plus-catastrophique-de-la-meteo-belge--73100972</link><description><![CDATA[Le 1er avril 1960, le satellite météorologique TIROS 1 est lancé et la Belgique y a accès pour la première fois. La promesse : prévoir les tempêtes, maîtriser les caprices du ciel et offrir enfin un bel été aux Belges.<br /><br /> Sauf que l'été 1960 sera l'un des pires de l'histoire météorologique du pays. Cédric Goddard retrace, sur fond de tubes des années 60, une saison cauchemardesque : un bloc de glace de 3 kg s'écrase sur un atelier au quai de Huilebroek à Bruxelles, 90 mm de pluie tombent en juin, le thermomètre descend à 0,7°C à Rochefort en juillet, des tornades frappent entre Châtelet et Dossou, les cultures du Limbourg sont dévastées par la grêle et les inondations envahissent la Basse-Belgique en septembre.<br /><br /> TIROS 1 a tout observé depuis l'espace. Mais pour les Belges, le Happy Day en pantalon court attendra l'été 1961.<br /><br /> Happy Days, c'est le rendez-vous musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+. Chaque épisode, Cédric Goddard remonte le temps pour raconter la grande et la petite histoire, accompagné des plus belles chansons de ces décennies inoubliables.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73100972</guid><pubDate>Thu, 30 Jul 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73100972/369045_3007_happy_days_l_ete_belge_qui_ne_voulait_pas_arriver_1_mp3.mp3" length="5430898" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 1er avril 1960, le satellite météorologique TIROS 1 est lancé et la Belgique y a accès pour la première fois. La promesse : prévoir les tempêtes, maîtriser les caprices du ciel et offrir enfin un bel été aux Belges.


Sauf que l'été 1960 sera l'un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 1er avril 1960, le satellite météorologique TIROS 1 est lancé et la Belgique y a accès pour la première fois. La promesse : prévoir les tempêtes, maîtriser les caprices du ciel et offrir enfin un bel été aux Belges.<br /><br /> Sauf que l'été 1960 sera l'un des pires de l'histoire météorologique du pays. Cédric Goddard retrace, sur fond de tubes des années 60, une saison cauchemardesque : un bloc de glace de 3 kg s'écrase sur un atelier au quai de Huilebroek à Bruxelles, 90 mm de pluie tombent en juin, le thermomètre descend à 0,7°C à Rochefort en juillet, des tornades frappent entre Châtelet et Dossou, les cultures du Limbourg sont dévastées par la grêle et les inondations envahissent la Basse-Belgique en septembre.<br /><br /> TIROS 1 a tout observé depuis l'espace. Mais pour les Belges, le Happy Day en pantalon court attendra l'été 1961.<br /><br /> Happy Days, c'est le rendez-vous musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+. Chaque épisode, Cédric Goddard remonte le temps pour raconter la grande et la petite histoire, accompagné des plus belles chansons de ces décennies inoubliables.]]></itunes:summary><itunes:duration>136</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Johnny Hallyday reprend Elvis : "Amour d'été", le tube soul de l'été 1967</title><link>https://www.spreaker.com/episode/johnny-hallyday-reprend-elvis-amour-d-ete-le-tube-soul-de-l-ete-1967--73101299</link><description><![CDATA[Le 2 juillet 1967, Johnny Hallyday sort l'album Johnny 67 avec une reprise aussi audacieuse qu'inattendue : « Amour d'été », adaptation française de « Love Me Tender », la balade mythique d'Elvis Presley parue en 1956.<br /><br /> Mais Johnny ne se contente pas de traduire l'original. Il s'inspire de la version soul et rythmée de Percy Sledge pour donner à ce titre une toute nouvelle énergie : cuivres, orchestration généreuse, groove estival. L'adaptation française est signée Georges Humbert, les arrangements sont confiés à Mick Jones et Tommy Brown, avec une orchestration de Georges Aber. Tout est produit en interne.<br /><br /> Résultat : Johnny transforme une vieille balade en monstre de l'été 67, sorti juste avant une tournée de 50 dates. Lui-même n'y croyait pas. Et pourtant, « Amour d'été » devient l'un des plus grands succès de l'été 1967.<br /><br /> Dans cet épisode, on écoute et on compare les trois versions : Elvis Presley, Percy Sledge et Johnny Hallyday.<br /><br /> Happy Days, c'est le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73101299</guid><pubDate>Wed, 29 Jul 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73101299/369044_2907_happy_days_johnny_hallyday_amour_d_ete_1_mp3.mp3" length="5935584" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 2 juillet 1967, Johnny Hallyday sort l'album Johnny 67 avec une reprise aussi audacieuse qu'inattendue : « Amour d'été », adaptation française de « Love Me Tender », la balade mythique d'Elvis Presley parue en 1956.


Mais Johnny ne se contente pas...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 2 juillet 1967, Johnny Hallyday sort l'album Johnny 67 avec une reprise aussi audacieuse qu'inattendue : « Amour d'été », adaptation française de « Love Me Tender », la balade mythique d'Elvis Presley parue en 1956.<br /><br /> Mais Johnny ne se contente pas de traduire l'original. Il s'inspire de la version soul et rythmée de Percy Sledge pour donner à ce titre une toute nouvelle énergie : cuivres, orchestration généreuse, groove estival. L'adaptation française est signée Georges Humbert, les arrangements sont confiés à Mick Jones et Tommy Brown, avec une orchestration de Georges Aber. Tout est produit en interne.<br /><br /> Résultat : Johnny transforme une vieille balade en monstre de l'été 67, sorti juste avant une tournée de 50 dates. Lui-même n'y croyait pas. Et pourtant, « Amour d'été » devient l'un des plus grands succès de l'été 1967.<br /><br /> Dans cet épisode, on écoute et on compare les trois versions : Elvis Presley, Percy Sledge et Johnny Hallyday.<br /><br /> Happy Days, c'est le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4d8ef6e1514f3f49e05381a0ffb6c743.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>30 juin 1970 : "Sierra Torride" avec Clint Eastwood et la musique d'Ennio Morricone débarque dans les salles belges</title><link>https://www.spreaker.com/episode/30-juin-1970-sierra-torride-avec-clint-eastwood-et-la-musique-d-ennio-morricone-debarque-dans-les-salles-belges--73101367</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 juin 1970 et les salles de cinéma belges accueillent un western qui va faire sensation : « Sierra Torride » (Two Mules for Sister Sarah en version originale), réalisé par Don Siegel.<br /><br /> Clint Eastwood campe Hogan, un mercenaire solitaire qui sauve une religieuse, Sarah, d'une tentative de viol par trois bandits au Mexique du XIXe siècle, en pleine intervention française. Ensemble, ils vont tenter de percer les défenses du fort français.<br /><br /> Action, humour, romance et surtout une bande originale fabuleuse signée Ennio Morricone, le compositeur légendaire des westerns spaghetti. Tourné en Technicolor et en Panavision, ce film américano-mexicain est un véritable cinéma de rêve, parfait pour l'été 1970.<br /><br /> Retrouvez chaque jour un Happy Day des années 60 et 70 dans le podcast Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73101367</guid><pubDate>Tue, 28 Jul 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73101367/369043_2807_happy_days_sierra_torride_le_western_de_l_ete_mp3.mp3" length="7038996" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 juin 1970 et les salles de cinéma belges accueillent un western qui va faire sensation : « Sierra Torride » (Two Mules for Sister Sarah en version originale), réalisé par Don Siegel.


Clint Eastwood campe Hogan, un mercenaire...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 juin 1970 et les salles de cinéma belges accueillent un western qui va faire sensation : « Sierra Torride » (Two Mules for Sister Sarah en version originale), réalisé par Don Siegel.<br /><br /> Clint Eastwood campe Hogan, un mercenaire solitaire qui sauve une religieuse, Sarah, d'une tentative de viol par trois bandits au Mexique du XIXe siècle, en pleine intervention française. Ensemble, ils vont tenter de percer les défenses du fort français.<br /><br /> Action, humour, romance et surtout une bande originale fabuleuse signée Ennio Morricone, le compositeur légendaire des westerns spaghetti. Tourné en Technicolor et en Panavision, ce film américano-mexicain est un véritable cinéma de rêve, parfait pour l'été 1970.<br /><br /> Retrouvez chaque jour un Happy Day des années 60 et 70 dans le podcast Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/12ccba005234c47f305167fb9d6ce1bb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ma Baker de Boney M : l'histoire vraie derrière le tube disco de l'été 1977</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ma-baker-de-boney-m-l-histoire-vraie-derriere-le-tube-disco-de-l-ete-1977--73101372</link><description><![CDATA[Le 2 mai 1977, Boney M enregistre Ma Baker, futur tube incontournable de l'été disco. Cédric Goddard vous raconte l'histoire vraie et surprenante derrière ce classique : Kate Barker, surnommée Ma Baker, était une véritable criminelle américaine des années 1920, à la tête d'un gang composé de ses enfants. Boney M s'empare de ce personnage légendaire et le transforme en hymne disco, avec rythme, paillettes et paroles volontairement romancées.<br /><br /> Mais ce n'est pas tout : la mélodie elle-même a une origine inattendue. Elle s'inspire de Sidi Mansour, une chanson folklorique tunisienne dont une version disco avait été produite en Allemagne dès 1975. Un morceau tunisien, une criminelle américaine, et le disco pour tout assembler : c'est la recette d'un hit.<br /><br /> Sorti en juin 1977 comme premier single de l'album Love for Sale, Ma Baker entre au Hit Parade belge le 9 juillet 1977 à la 17e place, avant d'atteindre la première position en Belgique.<br /><br /> Happy Days, c'est le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+, présenté par Cédric Goddard.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73101372</guid><pubDate>Mon, 27 Jul 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73101372/369042_2707_happy_days_boney_m_ma_baker_1_mp3.mp3" length="5224008" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 2 mai 1977, Boney M enregistre Ma Baker, futur tube incontournable de l'été disco. Cédric Goddard vous raconte l'histoire vraie et surprenante derrière ce classique : Kate Barker, surnommée Ma Baker, était une véritable criminelle américaine des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 2 mai 1977, Boney M enregistre Ma Baker, futur tube incontournable de l'été disco. Cédric Goddard vous raconte l'histoire vraie et surprenante derrière ce classique : Kate Barker, surnommée Ma Baker, était une véritable criminelle américaine des années 1920, à la tête d'un gang composé de ses enfants. Boney M s'empare de ce personnage légendaire et le transforme en hymne disco, avec rythme, paillettes et paroles volontairement romancées.<br /><br /> Mais ce n'est pas tout : la mélodie elle-même a une origine inattendue. Elle s'inspire de Sidi Mansour, une chanson folklorique tunisienne dont une version disco avait été produite en Allemagne dès 1975. Un morceau tunisien, une criminelle américaine, et le disco pour tout assembler : c'est la recette d'un hit.<br /><br /> Sorti en juin 1977 comme premier single de l'album Love for Sale, Ma Baker entre au Hit Parade belge le 9 juillet 1977 à la 17e place, avant d'atteindre la première position en Belgique.<br /><br /> Happy Days, c'est le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+, présenté par Cédric Goddard.]]></itunes:summary><itunes:duration>131</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0f239f0f7684a6a73a78d89016f833a4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sheila, "L'Étoile du Berger" et les secrets de Happy Days : l'histoire surprenante d'un tube de 1971</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sheila-l-etoile-du-berger-et-les-secrets-de-happy-days-l-histoire-surprenante-d-un-tube-de-1971--73100893</link><description><![CDATA[En 1971, Sheila cartonne avec « L'Étoile du Berger », une chanson folk aux accents bibliques. Mais Cédric Godard révèle dans cet épisode de Happy Days l'histoire méconnue de ce tube : à l'origine, il s'agit de « Tweedledee Tweedledum », une chanson sur les clans écossais signée Middle of the Road, un groupe écossais qui avait fui vers l'Italie faute de succès au Royaume-Uni. Numéro 2 au Royaume-Uni et carton en Belgique, le morceau est repris dans une publicité automobile italienne tournée dans le désert. C'est là que le producteur Claude Carrère la découvre et l'adapte en français pour Sheila, avec un texte inspiré des rois mages... mais truffé d'inexactitudes historiques. Un voyage musical de l'Écosse à l'Italie, jusqu'au sommet des charts belges. À découvrir sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73100893</guid><pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73100893/369041_2407_happy_days_sheila_les_rois_mages_1_mp3.mp3" length="5191616" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>En 1971, Sheila cartonne avec « L'Étoile du Berger », une chanson folk aux accents bibliques. Mais Cédric Godard révèle dans cet épisode de Happy Days l'histoire méconnue de ce tube : à l'origine, il s'agit de « Tweedledee Tweedledum », une chanson...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1971, Sheila cartonne avec « L'Étoile du Berger », une chanson folk aux accents bibliques. Mais Cédric Godard révèle dans cet épisode de Happy Days l'histoire méconnue de ce tube : à l'origine, il s'agit de « Tweedledee Tweedledum », une chanson sur les clans écossais signée Middle of the Road, un groupe écossais qui avait fui vers l'Italie faute de succès au Royaume-Uni. Numéro 2 au Royaume-Uni et carton en Belgique, le morceau est repris dans une publicité automobile italienne tournée dans le désert. C'est là que le producteur Claude Carrère la découvre et l'adapte en français pour Sheila, avec un texte inspiré des rois mages... mais truffé d'inexactitudes historiques. Un voyage musical de l'Écosse à l'Italie, jusqu'au sommet des charts belges. À découvrir sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>130</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0316fd8dfed1f83396b33970f7846b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>[BEST OF] Il était une fois… le slow de l’été 75 signé Joëlle et Richard</title><link>https://www.spreaker.com/episode/best-of-il-etait-une-fois-le-slow-de-l-ete-75-signe-joelle-et-richard--73139605</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".<br /><br />Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle".<br /><br />Particularité de cette chanson de 3 minutes 39 secondes : elle est toute simple, lyrique et sans refrain.<br /><br />Personne ne s’attend alors à ce que cette ballade devienne LE slow de l’été 75.<br /><br />L’histoire du groupe, elle, commence deux ans plus tôt, autour de Joëlle, une chanteuse au sourire désarmant. Dans le chanson, la Franco-américaine donne la réplique à un certain Richard.<br /><br />"J’ai encore rêvé d’elle" est écrit par le guitariste du groupe, qui raconte un amour perdu, une nuit sans sommeil, et l’espoir (un peu vain) de revoir celle qui s’est éloignée. Bref, ça ressemble beaucoup à une amourette de vacances, mais en version dramatique...<br /><br />La mélodie est dépouillée, presque fragile, portée par un piano. Problème : la maison de disques hésite à mettre en avant ce titre, notamment pour cette phrase : « Je l'ai rêvée si fort que les draps s'en souviennent », mais la responsable de la programmation musicale de RTL, Monique Le Marcis, va convaincre la production que c'est un énorme TUBE en puissance. Et elle aura raison, la Monique !<br /><br />Le 45 tours sort en avril, grimpe doucement dans les classements… puis explose à l’arrivée des beaux jours. En Belgique, le titre devient numéro 1 dès la mi-juin.<br /><br />Tout l'été, c’est un succès énorme : plus d’un million d’exemplaires vendus, des passages télé à la chaîne, la chanson accompagne les amours de vacances, les départs en train, et les premiers chagrins.<br /><br />Il existe aujourd'hui soixante-cinq versions de la chanson, par vingt-neuf artistes, dont évidemment une parodie gestuelle des frères Taloche, datant de... 1993.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73139605</guid><pubDate>Fri, 24 Jul 2026 06:44:50 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73139605/327298_il_etait_une_fois_le_slow_de_l_ete_75_signe_joelle_et_richard.mp3" length="3179146" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".

Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle"....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".<br /><br />Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle".<br /><br />Particularité de cette chanson de 3 minutes 39 secondes : elle est toute simple, lyrique et sans refrain.<br /><br />Personne ne s’attend alors à ce que cette ballade devienne LE slow de l’été 75.<br /><br />L’histoire du groupe, elle, commence deux ans plus tôt, autour de Joëlle, une chanteuse au sourire désarmant. Dans le chanson, la Franco-américaine donne la réplique à un certain Richard.<br /><br />"J’ai encore rêvé d’elle" est écrit par le guitariste du groupe, qui raconte un amour perdu, une nuit sans sommeil, et l’espoir (un peu vain) de revoir celle qui s’est éloignée. Bref, ça ressemble beaucoup à une amourette de vacances, mais en version dramatique...<br /><br />La mélodie est dépouillée, presque fragile, portée par un piano. Problème : la maison de disques hésite à mettre en avant ce titre, notamment pour cette phrase : « Je l'ai rêvée si fort que les draps s'en souviennent », mais la responsable de la programmation musicale de RTL, Monique Le Marcis, va convaincre la production que c'est un énorme TUBE en puissance. Et elle aura raison, la Monique !<br /><br />Le 45 tours sort en avril, grimpe doucement dans les classements… puis explose à l’arrivée des beaux jours. En Belgique, le titre devient numéro 1 dès la mi-juin.<br /><br />Tout l'été, c’est un succès énorme : plus d’un million d’exemplaires vendus, des passages télé à la chaîne, la chanson accompagne les amours de vacances, les départs en train, et les premiers chagrins.<br /><br />Il existe aujourd'hui soixante-cinq versions de la chanson, par vingt-neuf artistes, dont évidemment une parodie gestuelle des frères Taloche, datant de... 1993.]]></itunes:summary><itunes:duration>133</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0ce097c2929d448be19551732e523971.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le festival Teenagers de Châtelet en 1963 : Eddy Mitchell, Adamo et la naissance du rock belge</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-festival-teenagers-de-chatelet-en-1963-eddy-mitchell-adamo-et-la-naissance-du-rock-belge--73100870</link><description><![CDATA[Le 7 septembre 1963, le parc communal de Châtelet, près de Charleroi, accueille la deuxième édition du festival Teenagers. Au programme : Eddy Mitchell en tête d'affiche avec son tube Maybelline, Salvatore Adamo sous les tomates, Lucky Blondo, 25 orchestres amateurs en compétition et l'animateur Michel Lemaire aux commandes. Un week-end fondateur pour la scène rock belge francophone des années 60, organisé avec la complicité des émissions Les moins de 20 ans sur la RTB et Salut les Copains en France. Cédric Goddard vous raconte tout dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73100870</guid><pubDate>Thu, 23 Jul 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73100870/369040_2307_happy_days_2e_festival_teenager_a_chatelet_en_1963_1_mp3.mp3" length="5946033" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 7 septembre 1963, le parc communal de Châtelet, près de Charleroi, accueille la deuxième édition du festival Teenagers. Au programme : Eddy Mitchell en tête d'affiche avec son tube Maybelline, Salvatore Adamo sous les tomates, Lucky Blondo, 25...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 7 septembre 1963, le parc communal de Châtelet, près de Charleroi, accueille la deuxième édition du festival Teenagers. Au programme : Eddy Mitchell en tête d'affiche avec son tube Maybelline, Salvatore Adamo sous les tomates, Lucky Blondo, 25 orchestres amateurs en compétition et l'animateur Michel Lemaire aux commandes. Un week-end fondateur pour la scène rock belge francophone des années 60, organisé avec la complicité des émissions Les moins de 20 ans sur la RTB et Salut les Copains en France. Cédric Goddard vous raconte tout dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bad Girls de Donna Summer : l'histoire vraie derrière le tube de l'été 1979</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bad-girls-de-donna-summer-l-histoire-vraie-derriere-le-tube-de-l-ete-1979--73100866</link><description><![CDATA[23 juin 1979 : Donna Summer s'apprête à tout rafler avec Bad Girls, deuxième single de son album éponyme produit par Giorgio Moroder et Pete Bellotte. Dans ce nouvel épisode de Happy Days, Cédric Goddard retrace l'histoire vraie derrière ce tube légendaire : une assistante de Donna prise à tort pour une prostituée sur Sunset Boulevard à Los Angeles, une chanson que le label Casablanca voulait offrir à Cher, deux ans d'attente et un ingénieur du son providentiel. Résultat : 5 semaines au sommet des charts américains, un remix de 6 minutes 55 pour les boîtes de nuit et un album multi-platine. Un monument de l'été 1979 raconté avec passion sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73100866</guid><pubDate>Wed, 22 Jul 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73100866/369037_2207_happy_days_donna_summer_bad_girls_1_mp3.mp3" length="5286702" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>23 juin 1979 : Donna Summer s'apprête à tout rafler avec Bad Girls, deuxième single de son album éponyme produit par Giorgio Moroder et Pete Bellotte. Dans ce nouvel épisode de Happy Days, Cédric Goddard retrace l'histoire vraie derrière ce tube...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[23 juin 1979 : Donna Summer s'apprête à tout rafler avec Bad Girls, deuxième single de son album éponyme produit par Giorgio Moroder et Pete Bellotte. Dans ce nouvel épisode de Happy Days, Cédric Goddard retrace l'histoire vraie derrière ce tube légendaire : une assistante de Donna prise à tort pour une prostituée sur Sunset Boulevard à Los Angeles, une chanson que le label Casablanca voulait offrir à Cher, deux ans d'attente et un ingénieur du son providentiel. Résultat : 5 semaines au sommet des charts américains, un remix de 6 minutes 55 pour les boîtes de nuit et un album multi-platine. Un monument de l'été 1979 raconté avec passion sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>132</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/124e7aa273fac46b640c6fd7564cf999.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Emmanuelle (1974) : le film qui a révélé Sylvia Kristel et bouleversé le cinéma français</title><link>https://www.spreaker.com/episode/emmanuelle-1974-le-film-qui-a-revele-sylvia-kristel-et-bouleverse-le-cinema-francais--73100758</link><description><![CDATA[26 juin 1974 : Emmanuelle sort dans les salles françaises et devient aussitôt un phénomène. Dans ce nouvel épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Godard revient sur la genèse de ce film culte : l'adaptation du roman à succès par le producteur Yves Rousset-Rouard, la mise en scène confiée au photographe Just Jaeckin, et le choix de Sylvia Kristel, mannequin néerlandais à peine connue, pour incarner le rôle d'une vie. Tournée entre Bangkok et les Seychelles de décembre 1973 à février 1974, cette œuvre érotique et chic, musicalement signée Pierre Bachelet, récolte 9 millions de spectateurs en France et 150 millions dans le monde. Interdit aux moins de 18 ans, le film fait scandale et tout le monde veut le voir. Une salle parisienne le programme pendant plus de 10 ans. Sylvia Kristel devient l'icône des années 70. Happy Days, c'est la musique et les souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73100758</guid><pubDate>Tue, 21 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73100758/369036_2107_happy_days_emmanuelle_au_cinema_1_mp3.mp3" length="6118441" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>26 juin 1974 : Emmanuelle sort dans les salles françaises et devient aussitôt un phénomène. Dans ce nouvel épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Godard revient sur la genèse de ce film culte : l'adaptation du roman à succès par le producteur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[26 juin 1974 : Emmanuelle sort dans les salles françaises et devient aussitôt un phénomène. Dans ce nouvel épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Godard revient sur la genèse de ce film culte : l'adaptation du roman à succès par le producteur Yves Rousset-Rouard, la mise en scène confiée au photographe Just Jaeckin, et le choix de Sylvia Kristel, mannequin néerlandais à peine connue, pour incarner le rôle d'une vie. Tournée entre Bangkok et les Seychelles de décembre 1973 à février 1974, cette œuvre érotique et chic, musicalement signée Pierre Bachelet, récolte 9 millions de spectateurs en France et 150 millions dans le monde. Interdit aux moins de 18 ans, le film fait scandale et tout le monde veut le voir. Une salle parisienne le programme pendant plus de 10 ans. Sylvia Kristel devient l'icône des années 70. Happy Days, c'est la musique et les souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9603ca3461d4fe943094cfb3739d7613.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sylvie Vartan, "La Plus Belle pour Aller Danser" : le tube de 1964 né à Nashville avec les choristes d'Elvis</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sylvie-vartan-la-plus-belle-pour-aller-danser-le-tube-de-1964-ne-a-nashville-avec-les-choristes-d-elvis--73010923</link><description><![CDATA[Mars 1964 : Sylvie Vartan sort « La Plus Belle pour Aller Danser », un 45 tours enregistré à Nashville avec un producteur américain, des musiciens américains et les choristes d'Elvis Presley. Le résultat ? Un son à la Phil Spector qui n'a rien à voir avec la production yéyé française de l'époque.<br /><br /><br /> Les paroles, signées Charles Aznavour, cachent une métaphore audacieuse : derrière la jeune fille sage qui veut aller danser se dessine un féminisme discret, presque de l'érotisme, qui fait largement débat. Johnny Hallyday, alors fiancé à Sylvie, lit les paroles et voit rouge. Mais Sylvie ne lâche pas prise.<br /><br /><br /> Le succès est mondial : numéro 1 au Japon, numéro 2 en France et en Espagne, numéro 3 en Belgique francophone. Ce titre lance sa carrière internationale et devient aussi la bande originale du film « Cherchez l'Idole » (1964).<br /><br /><br /> Cédric Godard vous raconte toute l'histoire dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73010923</guid><pubDate>Mon, 20 Jul 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73010923/368485_2007_happy_days_sylvie_vartan_la_plus_belle_pour_aller_danser_1_mp3.mp3" length="5313869" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Mars 1964 : Sylvie Vartan sort « La Plus Belle pour Aller Danser », un 45 tours enregistré à Nashville avec un producteur américain, des musiciens américains et les choristes d'Elvis Presley. Le résultat ? Un son à la Phil Spector qui n'a rien à voir...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mars 1964 : Sylvie Vartan sort « La Plus Belle pour Aller Danser », un 45 tours enregistré à Nashville avec un producteur américain, des musiciens américains et les choristes d'Elvis Presley. Le résultat ? Un son à la Phil Spector qui n'a rien à voir avec la production yéyé française de l'époque.<br /><br /><br /> Les paroles, signées Charles Aznavour, cachent une métaphore audacieuse : derrière la jeune fille sage qui veut aller danser se dessine un féminisme discret, presque de l'érotisme, qui fait largement débat. Johnny Hallyday, alors fiancé à Sylvie, lit les paroles et voit rouge. Mais Sylvie ne lâche pas prise.<br /><br /><br /> Le succès est mondial : numéro 1 au Japon, numéro 2 en France et en Espagne, numéro 3 en Belgique francophone. Ce titre lance sa carrière internationale et devient aussi la bande originale du film « Cherchez l'Idole » (1964).<br /><br /><br /> Cédric Godard vous raconte toute l'histoire dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>133</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f426a52dd93b7840a8a2c03234d80e87.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Aretha Franklin enregistre "Respect" le 14 février 1967 : la naissance d'un hymne féministe</title><link>https://www.spreaker.com/episode/aretha-franklin-enregistre-respect-le-14-fevrier-1967-la-naissance-d-un-hymne-feministe--73010921</link><description><![CDATA[Le 14 février 1967, Aretha Franklin entre en studio chez Atlantic Records à New York. Elle a 25 ans, aucun hit derrière elle, mais une idée qui va changer l'histoire de la musique : s'approprier « Respect », la chanson d'Otis Redding sortie en 1965, et la transformer de fond en comble.<br /><br /> Elle réarrange la mélodie, invite ses sœurs Erma et Carolyn aux chœurs, et ajoute l'épellation culte R-E-S-P-E-C-T. Autour d'elle, King Curtis au saxophone, Spooner Oldham à l'orgue et les musiciens de Muscle Shoals. Le producteur Arif Mardin dira n'avoir jamais vécu une telle journée en studio.<br /><br /> Sorti le 10 avril 1967, le titre est numéro 1 aux États-Unis dès juin, deux semaines au sommet. En Belgique, c'est l'un des plus grands tubes de l'été 1967. Et partout en Europe, même triomphe. « Respect » devient un hymne féministe, le symbole d'une génération de femmes qui réclament l'égalité. Politique, révolutionnaire, intemporel.<br /><br /> Cédric raconte cette histoire dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ dédié à la musique et aux souvenirs des années 60 et 70.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73010921</guid><pubDate>Fri, 17 Jul 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73010921/368484_1707_happy_days_aretha_franklin_respect_1_mp3.mp3" length="5568825" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 14 février 1967, Aretha Franklin entre en studio chez Atlantic Records à New York. Elle a 25 ans, aucun hit derrière elle, mais une idée qui va changer l'histoire de la musique : s'approprier « Respect », la chanson d'Otis Redding sortie en 1965,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 14 février 1967, Aretha Franklin entre en studio chez Atlantic Records à New York. Elle a 25 ans, aucun hit derrière elle, mais une idée qui va changer l'histoire de la musique : s'approprier « Respect », la chanson d'Otis Redding sortie en 1965, et la transformer de fond en comble.<br /><br /> Elle réarrange la mélodie, invite ses sœurs Erma et Carolyn aux chœurs, et ajoute l'épellation culte R-E-S-P-E-C-T. Autour d'elle, King Curtis au saxophone, Spooner Oldham à l'orgue et les musiciens de Muscle Shoals. Le producteur Arif Mardin dira n'avoir jamais vécu une telle journée en studio.<br /><br /> Sorti le 10 avril 1967, le titre est numéro 1 aux États-Unis dès juin, deux semaines au sommet. En Belgique, c'est l'un des plus grands tubes de l'été 1967. Et partout en Europe, même triomphe. « Respect » devient un hymne féministe, le symbole d'une génération de femmes qui réclament l'égalité. Politique, révolutionnaire, intemporel.<br /><br /> Cédric raconte cette histoire dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ dédié à la musique et aux souvenirs des années 60 et 70.]]></itunes:summary><itunes:duration>140</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/dfd13825d6fbec53d0d10abaa7298644.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>4 juin 1972 : le Grand Prix de Belgique de F1 se court à Nivelles, pas à Spa-Francorchamps</title><link>https://www.spreaker.com/episode/4-juin-1972-le-grand-prix-de-belgique-de-f1-se-court-a-nivelles-pas-a-spa-francorchamps--73010914</link><description><![CDATA[Le 4 juin 1972, le Grand Prix de Belgique de Formule 1 se dispute à Nivelles-Baulers, dans le Brabant Wallon. Spa-Francorchamps, jugé trop dangereux, a été banni du calendrier de la F1 après un boycott des pilotes mené par Jackie Stewart. Un promoteur bruxellois, Yvan Doriac, fait construire un circuit neuf, ultra-sécurisé, pour accueillir la course. Emerson Fittipaldi remporte la victoire sur Lotus, mais Jacky Ickx, le héros belge, abandonne au 47e tour. Le circuit de Nivelles ne fera pas long feu : déserté par les spectateurs, boudé par les pilotes, il disparaît après la faillite de son organisateur. Ce n'est que le 22 mai 1983 que la Formule 1 retrouve enfin Spa-Francorchamps, après 13 ans d'exil. Cédric raconte cette page méconnue du sport automobile belge dans Happy Days, le podcast souvenirs de Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/73010914</guid><pubDate>Thu, 16 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/73010914/368483_1607_happy_days_la_f1_a_nivelles_1_mp3.mp3" length="6302343" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 4 juin 1972, le Grand Prix de Belgique de Formule 1 se dispute à Nivelles-Baulers, dans le Brabant Wallon. Spa-Francorchamps, jugé trop dangereux, a été banni du calendrier de la F1 après un boycott des pilotes mené par Jackie Stewart. Un promoteur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 4 juin 1972, le Grand Prix de Belgique de Formule 1 se dispute à Nivelles-Baulers, dans le Brabant Wallon. Spa-Francorchamps, jugé trop dangereux, a été banni du calendrier de la F1 après un boycott des pilotes mené par Jackie Stewart. Un promoteur bruxellois, Yvan Doriac, fait construire un circuit neuf, ultra-sécurisé, pour accueillir la course. Emerson Fittipaldi remporte la victoire sur Lotus, mais Jacky Ickx, le héros belge, abandonne au 47e tour. Le circuit de Nivelles ne fera pas long feu : déserté par les spectateurs, boudé par les pilotes, il disparaît après la faillite de son organisateur. Ce n'est que le 22 mai 1983 que la Formule 1 retrouve enfin Spa-Francorchamps, après 13 ans d'exil. Cédric raconte cette page méconnue du sport automobile belge dans Happy Days, le podcast souvenirs de Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>158</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Happy Days : le festival Sfinks de Boechout fête ses débuts le 31 juillet 1976</title><link>https://www.spreaker.com/episode/happy-days-le-festival-sfinks-de-boechout-fete-ses-debuts-le-31-juillet-1976--72985369</link><description><![CDATA[31 juillet 1976. L'été le plus chaud en Belgique. À Boechout, près d'Anvers, naît le festival Sfinks, un rassemblement intimiste ancré dans la mouvance folk, hippie et alternative de l'époque.<br /><br /> Dans cet épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Goddard retrace les origines de ce festival pas comme les autres : des concerts autour d'un kiosque dans le parc du collège Saint-Gabriel, une programmation folk anglo-saxonne et déjà tournée vers l'Amérique latine, et en tête d'affiche, le Jesse Winchester Band.<br /><br /> Sur scène également, Laven Coppieters, figure culte de la scène flamande, venu présenter son album Jus d'orange. Et en marge de la musique, un magasin d'alimentation naturelle, des ateliers de tissage, de poterie et de photographie.<br /><br /> Sfinks 1976, c'est une utopie communautaire mêlant culture, écologie et engagement social. Le début d'une longue aventure.<br /><br /> Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, à écouter sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72985369</guid><pubDate>Wed, 15 Jul 2026 07:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72985369/368096_1507_happy_days_le_sfinx_festival_1_mp3.mp3" length="7072433" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>31 juillet 1976. L'été le plus chaud en Belgique. À Boechout, près d'Anvers, naît le festival Sfinks, un rassemblement intimiste ancré dans la mouvance folk, hippie et alternative de l'époque.


Dans cet épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[31 juillet 1976. L'été le plus chaud en Belgique. À Boechout, près d'Anvers, naît le festival Sfinks, un rassemblement intimiste ancré dans la mouvance folk, hippie et alternative de l'époque.<br /><br /> Dans cet épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Goddard retrace les origines de ce festival pas comme les autres : des concerts autour d'un kiosque dans le parc du collège Saint-Gabriel, une programmation folk anglo-saxonne et déjà tournée vers l'Amérique latine, et en tête d'affiche, le Jesse Winchester Band.<br /><br /> Sur scène également, Laven Coppieters, figure culte de la scène flamande, venu présenter son album Jus d'orange. Et en marge de la musique, un magasin d'alimentation naturelle, des ateliers de tissage, de poterie et de photographie.<br /><br /> Sfinks 1976, c'est une utopie communautaire mêlant culture, écologie et engagement social. Le début d'une longue aventure.<br /><br /> Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, à écouter sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-sud-de-nino-ferrer-l-histoire-tumultueuse-du-tube-de-l-ete-1975--72968359</link><description><![CDATA[Février 1975. Nino Ferrer sort Le Sud, une chanson qu'il a enregistrée contre son gré, dont il a été expulsé du studio, et dont il a fait détruire une version alternative enregistrée à Londres. Un morceau qu'il déteste profondément... et qui va devenir le tube numéro 1 de l'été 1975, avec plus de 600 000 exemplaires vendus.<br /><br /> Dans cet épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Godard retrace les coulisses houleuses de la création du plus grand succès de Nino Ferrer : les ambitions artistiques contrariées, la bataille avec le producteur Estradi, le voyage à Londres, les bandes détruites, et la capitulation finale devant une version qu'il n'a jamais aimée.<br /><br /> Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le Sud est son plus grand succès. Et son dernier.<br /><br /> Happy Days, c'est le podcast de Nostalgie+ qui vous replonge chaque jour dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72968359</guid><pubDate>Tue, 14 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72968359/368063_1407_happy_days_nino_ferrer_le_sud_web_mp3.mp3" length="6135159" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Février 1975. Nino Ferrer sort Le Sud, une chanson qu'il a enregistrée contre son gré, dont il a été expulsé du studio, et dont il a fait détruire une version alternative enregistrée à Londres. Un morceau qu'il déteste profondément... et qui va...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Février 1975. Nino Ferrer sort Le Sud, une chanson qu'il a enregistrée contre son gré, dont il a été expulsé du studio, et dont il a fait détruire une version alternative enregistrée à Londres. Un morceau qu'il déteste profondément... et qui va devenir le tube numéro 1 de l'été 1975, avec plus de 600 000 exemplaires vendus.<br /><br /> Dans cet épisode de Happy Days sur Nostalgie+, Cédric Godard retrace les coulisses houleuses de la création du plus grand succès de Nino Ferrer : les ambitions artistiques contrariées, la bataille avec le producteur Estradi, le voyage à Londres, les bandes détruites, et la capitulation finale devant une version qu'il n'a jamais aimée.<br /><br /> Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le Sud est son plus grand succès. Et son dernier.<br /><br /> Happy Days, c'est le podcast de Nostalgie+ qui vous replonge chaque jour dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70.]]></itunes:summary><itunes:duration>154</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise</title><link>https://www.spreaker.com/episode/aout-1965-pierrot-le-fou-de-godard-presente-a-la-mostra-de-venise--72911836</link><description><![CDATA[Le 29 août 1965, la Mostra de Venise présente en avant-première Pierrot le fou de Jean-Luc Godard. Derrière ce film culte de la Nouvelle Vague se cache une histoire vraie : celle de Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo devenu chef du gang des tractions avant après la Libération, ennemi public numéro un de la France de la fin des années 1940.<br /><br /> Godard tourne sans scénario, sans plan, comme il respire. Il offre à Jean-Paul Belmondo le rôle d'un bandit amoureux et à Anna Karina celui d'une femme fatale. Le résultat est violent, tendre, anarchiste et surréel. La musique est signée Antoine Duhamel.<br /><br /> Le film arrive en Belgique le 5 novembre 1965. En France, il est interdit aux moins de 18 ans pour anarchie morale et intellectuelle. Un chef-d'œuvre censuré, aujourd'hui considéré comme l'un des sommets du cinéma français.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72911836</guid><pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72911836/367780_1307_happy_days_pierrot_le_fou_mp3.mp3" length="7974180" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 29 août 1965, la Mostra de Venise présente en avant-première Pierrot le fou de Jean-Luc Godard. Derrière ce film culte de la Nouvelle Vague se cache une histoire vraie : celle de Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo devenu chef du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 29 août 1965, la Mostra de Venise présente en avant-première Pierrot le fou de Jean-Luc Godard. Derrière ce film culte de la Nouvelle Vague se cache une histoire vraie : celle de Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo devenu chef du gang des tractions avant après la Libération, ennemi public numéro un de la France de la fin des années 1940.<br /><br /> Godard tourne sans scénario, sans plan, comme il respire. Il offre à Jean-Paul Belmondo le rôle d'un bandit amoureux et à Anna Karina celui d'une femme fatale. Le résultat est violent, tendre, anarchiste et surréel. La musique est signée Antoine Duhamel.<br /><br /> Le film arrive en Belgique le 5 novembre 1965. En France, il est interdit aux moins de 18 ans pour anarchie morale et intellectuelle. Un chef-d'œuvre censuré, aujourd'hui considéré comme l'un des sommets du cinéma français.]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f3789c8782867eaf59d6b3db42f6ad22.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : David Bowie sort "1984" et transforme George Orwell en funk soul</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-david-bowie-sort-1984-et-transforme-george-orwell-en-funk-soul--72911702</link><description><![CDATA[Le 1er juillet 1974, <b>David Bowie sort 1984</b>, extrait de Diamond Dogs, un titre directement inspiré du roman de George Orwell publié en 1949. À l'origine, Bowie voulait adapter l'œuvre en comédie musicale, mais la veuve d'Orwell a refusé les droits. Plutôt que d'abandonner, il transforme son projet en album concept : Winston Smith, O'Brien, l'interrogatoire, l'emprisonnement, tout est condensé dans cette chanson.<br /><br /> Musicalement, 1984 s'inscrit dans un registre funk soul rock, influencé par le Theme from Shaft d'Isaac Hayes. La guitare est signée Alan Parker, une des rares fois sur Diamond Dogs où Bowie ne joue pas lui-même de son instrument. Écrit pour la scène, le morceau s'impose aussi brillamment sur les plateaux de télévision de l'époque.<br /><br /> Cédric Godard raconte l'histoire de ce titre nerveux et littéraire dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72911702</guid><pubDate>Fri, 10 Jul 2026 07:30:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72911702/367775_1007_happy_days_david_bowie_1984_1_mp3.mp3" length="4975322" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 1er juillet 1974, David Bowie sort 1984, extrait de Diamond Dogs, un titre directement inspiré du roman de George Orwell publié en 1949. À l'origine, Bowie voulait adapter l'œuvre en comédie musicale, mais la veuve d'Orwell a refusé les droits....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 1er juillet 1974, <b>David Bowie sort 1984</b>, extrait de Diamond Dogs, un titre directement inspiré du roman de George Orwell publié en 1949. À l'origine, Bowie voulait adapter l'œuvre en comédie musicale, mais la veuve d'Orwell a refusé les droits. Plutôt que d'abandonner, il transforme son projet en album concept : Winston Smith, O'Brien, l'interrogatoire, l'emprisonnement, tout est condensé dans cette chanson.<br /><br /> Musicalement, 1984 s'inscrit dans un registre funk soul rock, influencé par le Theme from Shaft d'Isaac Hayes. La guitare est signée Alan Parker, une des rares fois sur Diamond Dogs où Bowie ne joue pas lui-même de son instrument. Écrit pour la scène, le morceau s'impose aussi brillamment sur les plateaux de télévision de l'époque.<br /><br /> Cédric Godard raconte l'histoire de ce titre nerveux et littéraire dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>125</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d3cc6b4338e1b1e5233cc6cbf6ac0472.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Mireille Mathieu : l'histoire d'«Acropolis adieu», le tube de l'été 1971</title><link>https://www.spreaker.com/episode/mireille-mathieu-l-histoire-d-acropolis-adieu-le-tube-de-l-ete-1971--72850900</link><description><![CDATA[Nous sommes à l'été 1971. Mireille Mathieu sort l'album <b>«Bonjour Mireille»</b> chez Barclay, un disque à contre-courant de l'industrie musicale de l'époque, mais qui séduit le public et cartonne dans les ventes. Parmi les titres de cet album, l'un va s'imposer comme le tube incontestable de la saison : <b>«Acropolis adieu»</b>, une chanson inspirée de la célèbre colline athénienne qui culmine à 156 mètres d'altitude.<br /><br />Pour concevoir cet album, la chanteuse originaire d'Avignon s'entoure d'une équipe d'auteurs et compositeurs fidèles. On retrouve <b>Pierre-André Doucet</b> et <b>Christian Gobert</b>, mais aussi <b>Patricia Carli</b>, qui lui avait déjà offert l'immense succès «Pardonne-moi ce caprice d'enfant» l'année précédente. Au générique figure également <b>Jean-Loup Dabadie</b>, auteur des paroles de «C'était dimanche» sur une musique de <b>Paul de Senneville</b>, ainsi qu'<b>Eddy Marnay</b>, qui signe «Toi que j'aimerais» et qui est notamment connu pour avoir écrit «Le mal-aimé» pour Claude François.<br /><br />«Acropolis adieu» connaît un succès fulgurant bien au-delà des frontières françaises. En Allemagne, la chanson passe <b>25 semaines au hit-parade</b> et atteint la 3e place. Le titre est également décliné en version anglaise sous le nom <b>«Goodbye My Love»</b>, sans les références à la Grèce antique, et en version espagnole sous le titre <b>«Acropolis adios»</b>.<br /><br />Cet album marque une étape importante dans la carrière de Mireille Mathieu : c'est le dernier publié sous le label <b>Barclay</b>. En 1973, elle rejoint <b>Philips</b> et sort une compilation dont le titre, sans grande surprise, est «Acropolis adieu».<br /><br />Cédric Godard vous raconte cette belle page de l'histoire musicale dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ dédié à la musique et aux souvenirs des années 60 et 70.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72850900</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 07:33:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72850900/367333_0907_happy_days_mireille_mathieu_acropolis_adieu_1_mp3.mp3" length="5527029" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à l'été 1971. Mireille Mathieu sort l'album «Bonjour Mireille» chez Barclay, un disque à contre-courant de l'industrie musicale de l'époque, mais qui séduit le public et cartonne dans les ventes. Parmi les titres de cet album, l'un va...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à l'été 1971. Mireille Mathieu sort l'album <b>«Bonjour Mireille»</b> chez Barclay, un disque à contre-courant de l'industrie musicale de l'époque, mais qui séduit le public et cartonne dans les ventes. Parmi les titres de cet album, l'un va s'imposer comme le tube incontestable de la saison : <b>«Acropolis adieu»</b>, une chanson inspirée de la célèbre colline athénienne qui culmine à 156 mètres d'altitude.<br /><br />Pour concevoir cet album, la chanteuse originaire d'Avignon s'entoure d'une équipe d'auteurs et compositeurs fidèles. On retrouve <b>Pierre-André Doucet</b> et <b>Christian Gobert</b>, mais aussi <b>Patricia Carli</b>, qui lui avait déjà offert l'immense succès «Pardonne-moi ce caprice d'enfant» l'année précédente. Au générique figure également <b>Jean-Loup Dabadie</b>, auteur des paroles de «C'était dimanche» sur une musique de <b>Paul de Senneville</b>, ainsi qu'<b>Eddy Marnay</b>, qui signe «Toi que j'aimerais» et qui est notamment connu pour avoir écrit «Le mal-aimé» pour Claude François.<br /><br />«Acropolis adieu» connaît un succès fulgurant bien au-delà des frontières françaises. En Allemagne, la chanson passe <b>25 semaines au hit-parade</b> et atteint la 3e place. Le titre est également décliné en version anglaise sous le nom <b>«Goodbye My Love»</b>, sans les références à la Grèce antique, et en version espagnole sous le titre <b>«Acropolis adios»</b>.<br /><br />Cet album marque une étape importante dans la carrière de Mireille Mathieu : c'est le dernier publié sous le label <b>Barclay</b>. En 1973, elle rejoint <b>Philips</b> et sort une compilation dont le titre, sans grande surprise, est «Acropolis adieu».<br /><br />Cédric Godard vous raconte cette belle page de l'histoire musicale dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ dédié à la musique et aux souvenirs des années 60 et 70.]]></itunes:summary><itunes:duration>138</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7dd530e86b8802aa833f1a8a3b301296.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eddie Wally : l'été 1966 avant le triomphe de "Chérie"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eddie-wally-l-ete-1966-avant-le-triomphe-de-cherie--72850866</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 mai 1966, et Eddie Wally n'est pas encore la star que la Belgique va bientôt adorer. Son tube légendaire "Chérie" n'a pas encore quitté les presses, mais les prémices de son succès se dessinent déjà.<br /><br /> Fidèle à son accordéon et à son sens du tango, Eddie Wally reste dans son registre de prédilection : l'amour des femmes. Il chante Rode Lippen, littéralement« lèvres rouges », une chanson tendre qui décrit la bouche pulpeuse peinte en rouge d'une dulcinée imaginaire.<br /><br /> En 1966, il rencontre le producteur néerlandais Johnny Hoes. Sous sa direction, il enregistre plusieurs titres et un album qui deviendra un immense succès en Belgique et au-delà. Pourtant, rien n'était joué d'avance : son premier disque, Ojitana, sorti en 1964, n'avait bénéficié que d'une modeste notoriété locale.<br /><br /> Grâce à ses droits d'auteur, Eddie Wally ouvre un café dancing à Herzele, d'abord baptisé Eddie Wally's Texas Bar, avant de devenir le célèbre Paris Las Vegas, temple flamand du spectacle.<br /><br /> C'est Chérie qui fera basculer sa carrière : le 24 octobre 1966, le titre atteint la première place des classements. Diffusée aux Pays-Bas par Radio Veronica, la chanson se vend à 100 000 exemplaires en trois mois.<br /><br /> Mais en cet été 1966, ce triomphe est encore à venir. Eddie Wally chante simplement, avec sincérité, une bouche rouge et des yeux bleus ciel.<br /><br /> Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, à retrouver sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72850866</guid><pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:27:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72850866/367332_0807_happy_days_eddy_wally_rood_is_je_mond_1_mp3.mp3" length="6468482" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 mai 1966, et Eddie Wally n'est pas encore la star que la Belgique va bientôt adorer. Son tube légendaire "Chérie" n'a pas encore quitté les presses, mais les prémices de son succès se dessinent déjà.

 Fidèle à son accordéon et à son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 mai 1966, et Eddie Wally n'est pas encore la star que la Belgique va bientôt adorer. Son tube légendaire "Chérie" n'a pas encore quitté les presses, mais les prémices de son succès se dessinent déjà.<br /><br /> Fidèle à son accordéon et à son sens du tango, Eddie Wally reste dans son registre de prédilection : l'amour des femmes. Il chante Rode Lippen, littéralement« lèvres rouges », une chanson tendre qui décrit la bouche pulpeuse peinte en rouge d'une dulcinée imaginaire.<br /><br /> En 1966, il rencontre le producteur néerlandais Johnny Hoes. Sous sa direction, il enregistre plusieurs titres et un album qui deviendra un immense succès en Belgique et au-delà. Pourtant, rien n'était joué d'avance : son premier disque, Ojitana, sorti en 1964, n'avait bénéficié que d'une modeste notoriété locale.<br /><br /> Grâce à ses droits d'auteur, Eddie Wally ouvre un café dancing à Herzele, d'abord baptisé Eddie Wally's Texas Bar, avant de devenir le célèbre Paris Las Vegas, temple flamand du spectacle.<br /><br /> C'est Chérie qui fera basculer sa carrière : le 24 octobre 1966, le titre atteint la première place des classements. Diffusée aux Pays-Bas par Radio Veronica, la chanson se vend à 100 000 exemplaires en trois mois.<br /><br /> Mais en cet été 1966, ce triomphe est encore à venir. Eddie Wally chante simplement, avec sincérité, une bouche rouge et des yeux bleus ciel.<br /><br /> Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, à retrouver sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5703a5dccf87d3e7c45c6bc99bf49722.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eté 1971 : Jacques Brel tourne le film "Franz" à la mer du Nord</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ete-1971-jacques-brel-tourne-le-film-franz-a-la-mer-du-nord--72850663</link><description><![CDATA[En juin 1971, Jacques Brel embarque une équipe de tournage sur la Côte belge pour réaliser son premier film. Blankenberge, La Panne, Le Coq-sur-Mer : des lieux emblématiques où la mer du Nord devient un personnage mélancolique à part entière.<br /><br /> Le film s'appelle« France ». Co-écrit avec Paul-André Otta, ce drame suit six convalescents dont la vie bascule à l'arrivée de deux femmes. Brel joue Léon, ancien mercenaire traumatisé par la guerre au Katanga, fasciné par Léonie, incarnée par Barbara. Danièle Evenou complète ce trio sous tension.<br /><br /> La musique, composée par Jacques Brel et François Rauber, est enregistrée par l'Orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Wagner y côtoie les mélodies de Brel dans une valse lente et mélancolique.<br /><br /> Sorti en février 1972,« Franz » n'a pas rencontré son public, mais il reste un témoignage unique sur l'univers artistique de Jacques Brel. Cédric Godard vous raconte cette page méconnue dans Happy Days, le podcast nostalgie de Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72850663</guid><pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72850663/367331_0707_happy_days_brel_tourne_franz_a_la_mer_du_nord_mp3.mp3" length="9372253" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>En juin 1971, Jacques Brel embarque une équipe de tournage sur la Côte belge pour réaliser son premier film. Blankenberge, La Panne, Le Coq-sur-Mer : des lieux emblématiques où la mer du Nord devient un personnage mélancolique à part entière.

 Le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En juin 1971, Jacques Brel embarque une équipe de tournage sur la Côte belge pour réaliser son premier film. Blankenberge, La Panne, Le Coq-sur-Mer : des lieux emblématiques où la mer du Nord devient un personnage mélancolique à part entière.<br /><br /> Le film s'appelle« France ». Co-écrit avec Paul-André Otta, ce drame suit six convalescents dont la vie bascule à l'arrivée de deux femmes. Brel joue Léon, ancien mercenaire traumatisé par la guerre au Katanga, fasciné par Léonie, incarnée par Barbara. Danièle Evenou complète ce trio sous tension.<br /><br /> La musique, composée par Jacques Brel et François Rauber, est enregistrée par l'Orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Wagner y côtoie les mélodies de Brel dans une valse lente et mélancolique.<br /><br /> Sorti en février 1972,« Franz » n'a pas rencontré son public, mais il reste un témoignage unique sur l'univers artistique de Jacques Brel. Cédric Godard vous raconte cette page méconnue dans Happy Days, le podcast nostalgie de Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>235</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/301bd9a965868f4d7f7ae14a5cb3470f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : le premier album américain de Sylvie Vartan et les paillettes disco</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-le-premier-album-americain-de-sylvie-vartan-et-les-paillettes-disco--72800696</link><description><![CDATA[20 septembre 1979 : <b>Sylvie Vartan</b> sort« I Don't Want The Night To End », son 20e album studio enregistré aux États-Unis et entièrement chanté en anglais.<br /><br />Retour sur la parenthèse disco de la star française, de la reprise« Disco Queen » (adaptée de Claudia Barry, ex-choriste des Boney M) jusqu'à cet album mêlant disco, ballades et rock.<br /><br />Un épisode signé Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72800696</guid><pubDate>Mon, 06 Jul 2026 07:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72800696/367123_0607_happy_days_l_album_americain_de_sylvie_vartan_1_mp3.mp3" length="6057837" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>20 septembre 1979 : Sylvie Vartan sort« I Don't Want The Night To End », son 20e album studio enregistré aux États-Unis et entièrement chanté en anglais.

Retour sur la parenthèse disco de la star française, de la reprise« Disco Queen » (adaptée de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[20 septembre 1979 : <b>Sylvie Vartan</b> sort« I Don't Want The Night To End », son 20e album studio enregistré aux États-Unis et entièrement chanté en anglais.<br /><br />Retour sur la parenthèse disco de la star française, de la reprise« Disco Queen » (adaptée de Claudia Barry, ex-choriste des Boney M) jusqu'à cet album mêlant disco, ballades et rock.<br /><br />Un épisode signé Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>152</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d833ed2433a363025a40a765f49da26f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Plage Romantique de Pascal Danel : le tube de l'été 1966 qui a marqué la France et la Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-plage-romantique-de-pascal-danel-le-tube-de-l-ete-1966-qui-a-marque-la-france-et-la-belgique--72788452</link><description><![CDATA[1er juin 1966 : Pascal Danel lance La Plage Romantique, l'un des tubes les plus inoubliables de l'été, avec des paroles signées Jean-François Maurice et la complicité de son label AZ. Numéro 1 en France et en Belgique, septième meilleure vente de l'année, ce titre devient rapidement un classique des années 60.<br /><br /> Cédric Goddard retrace la carrière de Pascal Danel : ses débuts en 1962 avec le groupe de rock Les Panthères, son envol en solo dès 1963, ses premiers succès en 1965 avec Je m'en fous et Hop là tu as vu, puis l'apogée de 1966. La Plage Romantique ressortira en 1979 et fera à nouveau parler d'elle en 2007 dans une version inédite enregistrée avec Laurent Voulzy, 40 ans après l'original.<br /><br /> Happy Days, c'est chaque jour un voyage dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70, présenté par Cédric Goddard sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72788452</guid><pubDate>Fri, 03 Jul 2026 07:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72788452/367122_0307_happy_days_pascal_danel_la_plage_aux_romantiques_1_mp3.mp3" length="5155045" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1er juin 1966 : Pascal Danel lance La Plage Romantique, l'un des tubes les plus inoubliables de l'été, avec des paroles signées Jean-François Maurice et la complicité de son label AZ. Numéro 1 en France et en Belgique, septième meilleure vente de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1er juin 1966 : Pascal Danel lance La Plage Romantique, l'un des tubes les plus inoubliables de l'été, avec des paroles signées Jean-François Maurice et la complicité de son label AZ. Numéro 1 en France et en Belgique, septième meilleure vente de l'année, ce titre devient rapidement un classique des années 60.<br /><br /> Cédric Goddard retrace la carrière de Pascal Danel : ses débuts en 1962 avec le groupe de rock Les Panthères, son envol en solo dès 1963, ses premiers succès en 1965 avec Je m'en fous et Hop là tu as vu, puis l'apogée de 1966. La Plage Romantique ressortira en 1979 et fera à nouveau parler d'elle en 2007 dans une version inédite enregistrée avec Laurent Voulzy, 40 ans après l'original.<br /><br /> Happy Days, c'est chaque jour un voyage dans la musique et les souvenirs des années 60 et 70, présenté par Cédric Goddard sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>129</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c8ed898e41c54221fb5d62e0db5d83ac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : quand la Belgique passe à l'heure d'été pour la première fois</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-quand-la-belgique-passe-a-l-heure-d-ete-pour-la-premiere-fois--72756161</link><description><![CDATA[Le 2 mars 1977, la Belgique vivait son tout premier passage à l'heure d'été.<br /><br />Cette nuit-là, à 1h du matin, les Belges avançaient leurs montres de 60 minutes pour gagner une heure de clarté et économiser de l'énergie. Un an après la France, et dans le contexte du choc pétrolier de 1973, cette décision gouvernementale marquait une petite révolution du quotidien.<br /><br />La cérémonie officielle s'était tenue à Lier, au sud d'Anvers, au pied de la fameuse horloge astronomique. Retour sur ce moment historique dans Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, le podcast nostalgie de Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72756161</guid><pubDate>Thu, 02 Jul 2026 07:30:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72756161/366921_0207_happy_days_l_heure_d_ete_1_mp3.mp3" length="4553184" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 2 mars 1977, la Belgique vivait son tout premier passage à l'heure d'été.

Cette nuit-là, à 1h du matin, les Belges avançaient leurs montres de 60 minutes pour gagner une heure de clarté et économiser de l'énergie. Un an après la France, et dans le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 2 mars 1977, la Belgique vivait son tout premier passage à l'heure d'été.<br /><br />Cette nuit-là, à 1h du matin, les Belges avançaient leurs montres de 60 minutes pour gagner une heure de clarté et économiser de l'énergie. Un an après la France, et dans le contexte du choc pétrolier de 1973, cette décision gouvernementale marquait une petite révolution du quotidien.<br /><br />La cérémonie officielle s'était tenue à Lier, au sud d'Anvers, au pied de la fameuse horloge astronomique. Retour sur ce moment historique dans Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70, le podcast nostalgie de Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>114</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Joe Dassin et "L'Amérique", les secrets de fabrication du tube de l'été</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-joe-dassin-et-l-amerique-les-secrets-de-fabrication-du-tube-de-l-ete--72756074</link><description><![CDATA[Le 13 juin 1970,« L'Amérique » de Joe Dassin entre en deuxième place du Hit Parade belge et français.<br /><br />Cédric Godard retrace l'histoire de ce tube légendaire de l'été 1970 : les origines new-yorkaises de Joe Dassin, le nom Dassin hérité d'un grand-père immigré d'Odessa, et les secrets d'une chanson adaptée de« Yellow River » du groupe anglais Christie. Une mélodie dont les racines remontent à une partition londonienne de 1920...<br /><br />Trente semaines au Hit Parade, meilleure vente de l'année 1970 : l'histoire d'un tube intemporel racontée dans Happy Days sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72756074</guid><pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72756074/366920_0107_happy_days_joe_dassin_l_amerique_1_mp3.mp3" length="5804971" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 13 juin 1970,« L'Amérique » de Joe Dassin entre en deuxième place du Hit Parade belge et français.

Cédric Godard retrace l'histoire de ce tube légendaire de l'été 1970 : les origines new-yorkaises de Joe Dassin, le nom Dassin hérité d'un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 13 juin 1970,« L'Amérique » de Joe Dassin entre en deuxième place du Hit Parade belge et français.<br /><br />Cédric Godard retrace l'histoire de ce tube légendaire de l'été 1970 : les origines new-yorkaises de Joe Dassin, le nom Dassin hérité d'un grand-père immigré d'Odessa, et les secrets d'une chanson adaptée de« Yellow River » du groupe anglais Christie. Une mélodie dont les racines remontent à une partition londonienne de 1920...<br /><br />Trente semaines au Hit Parade, meilleure vente de l'année 1970 : l'histoire d'un tube intemporel racontée dans Happy Days sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>145</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3747a614d299b18f472f84b3cbdbc8df.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 : quatre semaines de vacances pour les travailleurs belges</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-quatre-semaines-de-vacances-pour-les-travailleurs-belges--72755945</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1965. Happy Day pour les travailleurs belges. Une nouvelle loi garantit aujourd'hui le paiement de leur pécule de vacances. Mais surtout, elle cristallise un acquis social majeur : quatre semaines de congés payés par an.<br /><br />UN MOIS. Entier. Pour respirer. <br /><br />12 avril 1965, disais-je. Pour comprendre l'importance de cette date, il faut remonter à 1936.<br /><br />1936. Les grèves historiques. Le mouvement populaire. La Belgique se lève. Et obtient les premiers congés payés : 6 jours seulement.<br /><br />Dix ans plus tard, en 1946, c'est 12 jours. Deux semaines.<br /><br />En 1950, le système du pécule de vacances est institué. Une prime pour financer le repos. Une petite révolution.<br /><br />1955 : on passe à 18 jours. Trois semaines.<br /><br />Et voilà qu'en 1965, le travailleur belge obtient ENFIN ses 24 jours de congé. Quatre semaines complètes.<br /><br />"Le ciel, le soleil et la mer, La Panne, tout ça pour mon plaisir..."<br /><br />François Deguelt chante cet été l'hymne de son temps. L'époque où la Belgique se porte bien.<br /><br />Thérèse Jeunejean, historienne, écrira plus tard : "Dans ces années-là, que l'on appelle les années d'or, le pays va bien. On croit que ce temps-là durera toujours."<br /><br />Et c'est vrai. En 1965, la Belgique est en pleine prospérité. Les usines tournent. Les salaires augmentent. Et les travailleurs, pour la première fois, peuvent prendre de véritables vacances. Un mois entier. Pour eux.<br /><br />Pour profiter du ciel. Du soleil. Et de la mer du Nord...<br /><br />Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72755945</guid><pubDate>Tue, 30 Jun 2026 11:14:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72755945/366919_1965_quatre_semaines_de_vacances_pour_les_travailleurs_belges.mp3" length="4397494" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 avril 1965. Happy Day pour les travailleurs belges. Une nouvelle loi garantit aujourd'hui le paiement de leur pécule de vacances. Mais surtout, elle cristallise un acquis social majeur : quatre semaines de congés payés par an.

UN...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1965. Happy Day pour les travailleurs belges. Une nouvelle loi garantit aujourd'hui le paiement de leur pécule de vacances. Mais surtout, elle cristallise un acquis social majeur : quatre semaines de congés payés par an.<br /><br />UN MOIS. Entier. Pour respirer. <br /><br />12 avril 1965, disais-je. Pour comprendre l'importance de cette date, il faut remonter à 1936.<br /><br />1936. Les grèves historiques. Le mouvement populaire. La Belgique se lève. Et obtient les premiers congés payés : 6 jours seulement.<br /><br />Dix ans plus tard, en 1946, c'est 12 jours. Deux semaines.<br /><br />En 1950, le système du pécule de vacances est institué. Une prime pour financer le repos. Une petite révolution.<br /><br />1955 : on passe à 18 jours. Trois semaines.<br /><br />Et voilà qu'en 1965, le travailleur belge obtient ENFIN ses 24 jours de congé. Quatre semaines complètes.<br /><br />"Le ciel, le soleil et la mer, La Panne, tout ça pour mon plaisir..."<br /><br />François Deguelt chante cet été l'hymne de son temps. L'époque où la Belgique se porte bien.<br /><br />Thérèse Jeunejean, historienne, écrira plus tard : "Dans ces années-là, que l'on appelle les années d'or, le pays va bien. On croit que ce temps-là durera toujours."<br /><br />Et c'est vrai. En 1965, la Belgique est en pleine prospérité. Les usines tournent. Les salaires augmentent. Et les travailleurs, pour la première fois, peuvent prendre de véritables vacances. Un mois entier. Pour eux.<br /><br />Pour profiter du ciel. Du soleil. Et de la mer du Nord...<br /><br />Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies]]></itunes:summary><itunes:duration>110</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Georges Brassens à Bobino en 1976 : cinq mois de récital et des adieux sans le savoir</title><link>https://www.spreaker.com/episode/georges-brassens-a-bobino-en-1976-cinq-mois-de-recital-et-des-adieux-sans-le-savoir--72643901</link><description><![CDATA[Le 19 octobre 1976, Georges Brassens monte sur la scène de Bobino à Paris pour cinq mois de récital complet chaque soir. Accompagné de son guitariste Joël Favreau et de ses fidèles compagnons, il ouvre avec « Trompe la mort », titre de son dernier album, presque un aveu sans le savoir. En première partie, Marie-Thérèse Orain et Pierre Louki. Ce tour de chant attire de nombreux Belges, trois ans après sa dernière tournée en Belgique. Le 20 mars 1977, lors de la dernière représentation, Brassens déclare depuis la scène : « C'est pas demain la veille, bon Dieu, de mes adieux. » Personne ne imagine alors que ce sont ses véritables adieux à la scène. Des douleurs abdominales l'amènent à consulter et, en novembre 1980, le diagnostic tombe : un cancer de l'intestin. Georges Brassens décède le 29 octobre 1981, peu après avoir fêté ses 60 ans. Un épisode émouvant à revivre dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72643901</guid><pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72643901/366267_2606_happy_days_le_dernier_tour_de_chant_de_brassens_1_mp3.mp3" length="4862474" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 19 octobre 1976, Georges Brassens monte sur la scène de Bobino à Paris pour cinq mois de récital complet chaque soir. Accompagné de son guitariste Joël Favreau et de ses fidèles compagnons, il ouvre avec « Trompe la mort », titre de son dernier...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 19 octobre 1976, Georges Brassens monte sur la scène de Bobino à Paris pour cinq mois de récital complet chaque soir. Accompagné de son guitariste Joël Favreau et de ses fidèles compagnons, il ouvre avec « Trompe la mort », titre de son dernier album, presque un aveu sans le savoir. En première partie, Marie-Thérèse Orain et Pierre Louki. Ce tour de chant attire de nombreux Belges, trois ans après sa dernière tournée en Belgique. Le 20 mars 1977, lors de la dernière représentation, Brassens déclare depuis la scène : « C'est pas demain la veille, bon Dieu, de mes adieux. » Personne ne imagine alors que ce sont ses véritables adieux à la scène. Des douleurs abdominales l'amènent à consulter et, en novembre 1980, le diagnostic tombe : un cancer de l'intestin. Georges Brassens décède le 29 octobre 1981, peu après avoir fêté ses 60 ans. Un épisode émouvant à revivre dans Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>122</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b96d880559dca6e3d52a9a41c564404d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Logical Song de Supertramp : l'histoire personnelle derrière le plus grand succès du groupe (29 mars 1979)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-logical-song-de-supertramp-l-histoire-personnelle-derriere-le-plus-grand-succes-du-groupe-29-mars-1979--72643891</link><description><![CDATA[Le 29 mars 1979, Supertramp sort The Logical Song, premier single de l'album Breakfast in America. Ce titre devient instantanément le plus grand succès du groupe britannique fondé à Londres en 1969.<br /><br /> Derrière ce tube se cache une histoire très personnelle. Roger Hodgson, chanteur et auteur, a vécu dix ans en internat, dix ans à apprendre à être raisonnable, présentable, convenable… tout sauf lui-même. De cette expérience naît une question universelle : « Please tell me who I am ».<br /><br /> Cédric Goddard vous révèle aussi un détail méconnu de la composition, vous retrace le parcours du titre dans les charts (numéro 9 en Belgique, numéro 1 au Canada) et vous rappelle pourquoi Paul McCartney l'a élue chanson de l'année. En 1980, Roger Hodgson reçoit l'Ivor Novello Award, la plus haute distinction britannique pour l'écriture musicale.<br /><br /> Happy Days, la musique et les souvenirs des années 60 et 70, avec Cédric Goddard sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72643891</guid><pubDate>Thu, 25 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72643891/366266_2506_happy_days_supertramp_the_logical_song_1_mp3.mp3" length="5043241" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 29 mars 1979, Supertramp sort The Logical Song, premier single de l'album Breakfast in America. Ce titre devient instantanément le plus grand succès du groupe britannique fondé à Londres en 1969.


Derrière ce tube se cache une histoire très...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 29 mars 1979, Supertramp sort The Logical Song, premier single de l'album Breakfast in America. Ce titre devient instantanément le plus grand succès du groupe britannique fondé à Londres en 1969.<br /><br /> Derrière ce tube se cache une histoire très personnelle. Roger Hodgson, chanteur et auteur, a vécu dix ans en internat, dix ans à apprendre à être raisonnable, présentable, convenable… tout sauf lui-même. De cette expérience naît une question universelle : « Please tell me who I am ».<br /><br /> Cédric Goddard vous révèle aussi un détail méconnu de la composition, vous retrace le parcours du titre dans les charts (numéro 9 en Belgique, numéro 1 au Canada) et vous rappelle pourquoi Paul McCartney l'a élue chanson de l'année. En 1980, Roger Hodgson reçoit l'Ivor Novello Award, la plus haute distinction britannique pour l'écriture musicale.<br /><br /> Happy Days, la musique et les souvenirs des années 60 et 70, avec Cédric Goddard sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>126</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/02247e8bd239b52a12fe5ee63e5c5523.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Huy 1967 : Johnny Hallyday enflamme le Festival Parapluie des Vedettes</title><link>https://www.spreaker.com/episode/huy-1967-johnny-hallyday-enflamme-le-festival-parapluie-des-vedettes--72643860</link><description><![CDATA[Juin 1967, Huy accueille pour la quatrième année consécutive le Festival Parapluie des Vedettes. 48 heures de musique live, retransmises sur la RTB, avec un plateau exceptionnel : Enrico Macias, Nancy Holloway, Udo Jürgens, Michel Delpech, André Brasseur, Jacques Dutronc, Françoise Hardy, et un certain Cat Stevens, alors inconnu du grand public à seulement 18 ans. Mais la vedette absolue de ce week-end historique, c'est Johnny Hallyday, 24 ans, déjà adulé de tout un pays, qui fait vibrer la cité mosane avec « Noir c'est Noir », son adaptation de Black is Black des Los Bravos. Cédric Godard vous replonge dans ce moment mythique de la musique des années 60. Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72643860</guid><pubDate>Wed, 24 Jun 2026 06:12:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72643860/366265_2406_happy_days_le_festival_des_parapluies_a_huy_1_mp3.mp3" length="5126833" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Juin 1967, Huy accueille pour la quatrième année consécutive le Festival Parapluie des Vedettes. 48 heures de musique live, retransmises sur la RTB, avec un plateau exceptionnel : Enrico Macias, Nancy Holloway, Udo Jürgens, Michel Delpech, André...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Juin 1967, Huy accueille pour la quatrième année consécutive le Festival Parapluie des Vedettes. 48 heures de musique live, retransmises sur la RTB, avec un plateau exceptionnel : Enrico Macias, Nancy Holloway, Udo Jürgens, Michel Delpech, André Brasseur, Jacques Dutronc, Françoise Hardy, et un certain Cat Stevens, alors inconnu du grand public à seulement 18 ans. Mais la vedette absolue de ce week-end historique, c'est Johnny Hallyday, 24 ans, déjà adulé de tout un pays, qui fait vibrer la cité mosane avec « Noir c'est Noir », son adaptation de Black is Black des Los Bravos. Cédric Godard vous replonge dans ce moment mythique de la musique des années 60. Happy Days, musique et souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>128</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Surf City de Jan &amp; Dean : comment un brouillon des Beach Boys est devenu le premier numéro 1 du surf au Billboard</title><link>https://www.spreaker.com/episode/surf-city-de-jan-dean-comment-un-brouillon-des-beach-boys-est-devenu-le-premier-numero-1-du-surf-au-billboard--72643917</link><description><![CDATA[Le 20 juillet 1963, Jan &amp; Dean atteignent le sommet du Billboard Hot 100 avec Surf City, la première chanson de surf music à décrocher la première place du classement américain. Mais cette histoire commence dans un salon de Los Angeles, autour d'un piano et d'un brouillon que Brian Wilson des Beach Boys pensait ne jamais terminer. Il le propose à Jan Berry et Dean Torrance, qui s'en emparent, réécrivent les paroles, réarrangent la mélodie et l'enregistrent le 20 mars 1963 à Hollywood. Le succès est immédiat et mondial : Surf City cartonne en Belgique et dans toute l'Europe, exportant la surf music sur le vieux continent durant tout l'été 1963. Anecdote savoureuse : Murray Wilson, père de Brian et manager des Beach Boys, est furieux, persuadé que son fils a bradé un futur numéro 1. Cédric Godart raconte cette histoire dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ qui revisite chaque jour une date et un hit des années 60 et 70.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72643917</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2026 06:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72643917/366268_2906_happy_days_jan_dean_surf_city_1_mp3.mp3" length="5085037" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le 20 juillet 1963, Jan &amp;amp; Dean atteignent le sommet du Billboard Hot 100 avec Surf City, la première chanson de surf music à décrocher la première place du classement américain. Mais cette histoire commence dans un salon de Los Angeles, autour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 20 juillet 1963, Jan &amp; Dean atteignent le sommet du Billboard Hot 100 avec Surf City, la première chanson de surf music à décrocher la première place du classement américain. Mais cette histoire commence dans un salon de Los Angeles, autour d'un piano et d'un brouillon que Brian Wilson des Beach Boys pensait ne jamais terminer. Il le propose à Jan Berry et Dean Torrance, qui s'en emparent, réécrivent les paroles, réarrangent la mélodie et l'enregistrent le 20 mars 1963 à Hollywood. Le succès est immédiat et mondial : Surf City cartonne en Belgique et dans toute l'Europe, exportant la surf music sur le vieux continent durant tout l'été 1963. Anecdote savoureuse : Murray Wilson, père de Brian et manager des Beach Boys, est furieux, persuadé que son fils a bradé un futur numéro 1. Cédric Godart raconte cette histoire dans Happy Days, le podcast Nostalgie+ qui revisite chaque jour une date et un hit des années 60 et 70.]]></itunes:summary><itunes:duration>127</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20e8c39f237cea52e09bb715b24119b3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Stéphanie Mills : l'histoire de "Never Knew Love Like This Before", hymne inattendu d'une génération</title><link>https://www.spreaker.com/episode/stephanie-mills-l-histoire-de-never-knew-love-like-this-before-hymne-inattendu-d-une-generation--72643839</link><description><![CDATA[Nous sommes à la fin de l'année 1979. Stéphanie Mills entre en studio pour enregistrer son quatrième album, Sweet Sensation. Un titre va s'en échapper pour devenir l'hymne d'une génération :« Never Knew Love Like This Before ».<br /><br /> Écrite par Reggie Lucas à la naissance de sa fille, cette chanson intime dépasse rapidement son contexte original. Dès août 1980, elle touche tout le monde et devient notamment un hymne d'espoir pour la communauté gay américaine.<br /><br /> Résultat : deuxième place en Belgique, numéro 1 aux Pays-Bas en 1981, et deux Grammy Awards remportés face à Aretha Franklin, Diana Ross et Roberta Flack.<br /><br /> Quarante ans plus tard, la série Pose lui offre une seconde vie bouleversante. Cédric Godard raconte toute l'histoire dans ce nouvel épisode de Happy Days sur Nostalgie+.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72643839</guid><pubDate>Tue, 23 Jun 2026 06:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72643839/366264_2306_happy_days_stephanie_mills_never_knew_love_like_this_before_1_mp3.mp3" length="5927225" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à la fin de l'année 1979. Stéphanie Mills entre en studio pour enregistrer son quatrième album, Sweet Sensation. Un titre va s'en échapper pour devenir l'hymne d'une génération :« Never Knew Love Like This Before ».


Écrite par Reggie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à la fin de l'année 1979. Stéphanie Mills entre en studio pour enregistrer son quatrième album, Sweet Sensation. Un titre va s'en échapper pour devenir l'hymne d'une génération :« Never Knew Love Like This Before ».<br /><br /> Écrite par Reggie Lucas à la naissance de sa fille, cette chanson intime dépasse rapidement son contexte original. Dès août 1980, elle touche tout le monde et devient notamment un hymne d'espoir pour la communauté gay américaine.<br /><br /> Résultat : deuxième place en Belgique, numéro 1 aux Pays-Bas en 1981, et deux Grammy Awards remportés face à Aretha Franklin, Diana Ross et Roberta Flack.<br /><br /> Quarante ans plus tard, la série Pose lui offre une seconde vie bouleversante. Cédric Godard raconte toute l'histoire dans ce nouvel épisode de Happy Days sur Nostalgie+.]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0b825b1e0d768deef7ba4d4087e433c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Un peu de soleil dans l'eau froide", le film de Sagan avec Depardieu et la musique de Michel Legrand</title><link>https://www.spreaker.com/episode/un-peu-de-soleil-dans-l-eau-froide-le-film-de-sagan-avec-depardieu-et-la-musique-de-michel-legrand--72594479</link><description><![CDATA[29 octobre 1971 : Françoise Sagan fait l'événement à Paris et à Bruxelles. Son roman« Un peu de soleil dans l'eau froide », paru chez Flammarion, est adapté au cinéma par Jacques Deray. La musique du film est confiée à Michel Legrand, qui fait appel à Nana Mouskouri.<br /><br />L'histoire : Gilles, journaliste parisien brillant et dépressif, fuit Paris pour le Limousin. Il y rencontre Nathalie, une femme mariée qui tombe amoureuse de lui, quitte tout pour le rejoindre à Paris... avant qu'il ne se lasse. Une histoire d'amour qui fait mal, non par la violence, mais par l'indifférence<br /><br /> Claudine Auger joue Nathalie, Marc Porel incarne Gilles. Et dans un tout petit rôle, un jeune inconnu de 22 ans : Gérard Depardieu.<br /><br />Interrogée par Jacques Chancel dans Radioscopie, Sagan expliquait avoir voulu raconter l'histoire d'un homme qui empêche de vivre celle qui l'a aidé à vivre. Le film aborde la dépression et les idées suicidaires avec une justesse rare pour l'époque.<br /><br /> Sans récompense majeure,« Un peu de soleil dans l'eau froide » demeure une œuvre incontournable du cinéma français des années 70<br /><br /> Happy Days, c'est chaque jour la musique et les souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+, avec Cédric Godart.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72594479</guid><pubDate>Mon, 22 Jun 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72594479/365953_2206_happy_days_un_peu_de_soleil_dans_l_eau_froide_1_mp3.mp3" length="4999355" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>29 octobre 1971 : Françoise Sagan fait l'événement à Paris et à Bruxelles. Son roman« Un peu de soleil dans l'eau froide », paru chez Flammarion, est adapté au cinéma par Jacques Deray. La musique du film est confiée à Michel Legrand, qui fait appel à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[29 octobre 1971 : Françoise Sagan fait l'événement à Paris et à Bruxelles. Son roman« Un peu de soleil dans l'eau froide », paru chez Flammarion, est adapté au cinéma par Jacques Deray. La musique du film est confiée à Michel Legrand, qui fait appel à Nana Mouskouri.<br /><br />L'histoire : Gilles, journaliste parisien brillant et dépressif, fuit Paris pour le Limousin. Il y rencontre Nathalie, une femme mariée qui tombe amoureuse de lui, quitte tout pour le rejoindre à Paris... avant qu'il ne se lasse. Une histoire d'amour qui fait mal, non par la violence, mais par l'indifférence<br /><br /> Claudine Auger joue Nathalie, Marc Porel incarne Gilles. Et dans un tout petit rôle, un jeune inconnu de 22 ans : Gérard Depardieu.<br /><br />Interrogée par Jacques Chancel dans Radioscopie, Sagan expliquait avoir voulu raconter l'histoire d'un homme qui empêche de vivre celle qui l'a aidé à vivre. Le film aborde la dépression et les idées suicidaires avec une justesse rare pour l'époque.<br /><br /> Sans récompense majeure,« Un peu de soleil dans l'eau froide » demeure une œuvre incontournable du cinéma français des années 70<br /><br /> Happy Days, c'est chaque jour la musique et les souvenirs des années 60 et 70 sur Nostalgie+, avec Cédric Godart.]]></itunes:summary><itunes:duration>125</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/08ca957a055d9ea26db100d483bb50e1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : Mort Shuman, de Brooklyn à la Bourgogne sur des « musiques sentimentales »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-mort-shuman-de-brooklyn-a-la-bourgogne-sur-des-musiques-sentimentales--72497820</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1974. Happy Day pour une petite commune de l'Yonne, en France. Dans la mairie, on célèbre aujourd'hui le mariage de Mort Schuman et Élisabeth Moreau. Une histoire d'amour. Une histoire de collaboration musicale. Et aussi de chansons sentimentales..<br /><br />Mort Shuman. Un gamin de Brooklyn, juif polonais, qui a grandi dans un quartier pauvre et métissé de New York. La rue lui donne son éducation musicale. À 18 ans, il commence à écrire des chansons. En 1958, il s'associe à Doc PomuS. Lui les musiques, Doc les paroles. Ensemble, ils vont composer plus de 500 chansons. Vendues à plus de 30 millions d'exemplaires.<br /><br />Pour qui ? Pour Elvis Presley. "Viva Las Vegas". "His Latest Flame". “Suspicion”. Pour les Drifters. Pour Janis Joplin. Pour Marvin Gaye.<br /><br />Et puis un jour, Mort Shuman tombe sur Jacques Brel. C'est le déclic. Il monte à Londres une comédie musicale autour de l'œuvre du Belge "Jacques Brel Is Alive and Well and Living in Paris". Traduction : Jacques Brel est bien vivant et il vit à Paris…<br /><br />Succès immédiat. Il enchaîne à Broadway. Entre deux voyages, il pose ses valises à Paris. Il y rencontre Élisabeth Moreau. Ils composent ensemble. Ils tombent amoureux. Et ce 1er octobre 1974, ils se marient dans un petit village de Bourgogne.<br /><br />La même année, il sort "des musiques sentimentales". Une ballade mélancolique écrite par Étienne Roda-Gil et composée par Mort Shuman lui-même. <br /><br />Véritable poème nostalgique, cette chanson raconte la douceur des souvenirs partagés à travers la musique et la poésie urbaine, peut-être celle de New York transposée à Paris.  <br /><br />En 1976, après deux ans de mariage, Élisabeth donne naissance à leur fille, Barbara Shuman. Après leur divorce en 1979, il épousera Maria-Pia Vezia en secondes noces, une nouvelle fois, sur des musiques sentimentales...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72497820</guid><pubDate>Fri, 19 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72497820/365338_1974_mort_shuman_de_brooklyn_a_la_bourgogne_sur_des_musiques_sentimentales.mp3" length="6100678" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1974. Happy Day pour une petite commune de l'Yonne, en France. Dans la mairie, on célèbre aujourd'hui le mariage de Mort Schuman et Élisabeth Moreau. Une histoire d'amour. Une histoire de collaboration musicale. Et aussi de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1974. Happy Day pour une petite commune de l'Yonne, en France. Dans la mairie, on célèbre aujourd'hui le mariage de Mort Schuman et Élisabeth Moreau. Une histoire d'amour. Une histoire de collaboration musicale. Et aussi de chansons sentimentales..<br /><br />Mort Shuman. Un gamin de Brooklyn, juif polonais, qui a grandi dans un quartier pauvre et métissé de New York. La rue lui donne son éducation musicale. À 18 ans, il commence à écrire des chansons. En 1958, il s'associe à Doc PomuS. Lui les musiques, Doc les paroles. Ensemble, ils vont composer plus de 500 chansons. Vendues à plus de 30 millions d'exemplaires.<br /><br />Pour qui ? Pour Elvis Presley. "Viva Las Vegas". "His Latest Flame". “Suspicion”. Pour les Drifters. Pour Janis Joplin. Pour Marvin Gaye.<br /><br />Et puis un jour, Mort Shuman tombe sur Jacques Brel. C'est le déclic. Il monte à Londres une comédie musicale autour de l'œuvre du Belge "Jacques Brel Is Alive and Well and Living in Paris". Traduction : Jacques Brel est bien vivant et il vit à Paris…<br /><br />Succès immédiat. Il enchaîne à Broadway. Entre deux voyages, il pose ses valises à Paris. Il y rencontre Élisabeth Moreau. Ils composent ensemble. Ils tombent amoureux. Et ce 1er octobre 1974, ils se marient dans un petit village de Bourgogne.<br /><br />La même année, il sort "des musiques sentimentales". Une ballade mélancolique écrite par Étienne Roda-Gil et composée par Mort Shuman lui-même. <br /><br />Véritable poème nostalgique, cette chanson raconte la douceur des souvenirs partagés à travers la musique et la poésie urbaine, peut-être celle de New York transposée à Paris.  <br /><br />En 1976, après deux ans de mariage, Élisabeth donne naissance à leur fille, Barbara Shuman. Après leur divorce en 1979, il épousera Maria-Pia Vezia en secondes noces, une nouvelle fois, sur des musiques sentimentales...]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d165d8d5f715f123f427baa5f6a6ec25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : La disquette IBM, la petite galette qui a enterré les cartes perforées</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-la-disquette-ibm-la-petite-galette-qui-a-enterre-les-cartes-perforees--72497819</link><description><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1971. Happy Day pour l'informatique personnelle. IBM lance aujourd'hui un petit objet de 20 centimètres qui peut stocker des informations. <br /><br />Allez, on allume l'ordinateur et on entend ceci : on peut introduire la disquette…<br /><br />Mais revenons en arrière. Avant la disquette, comment faisait-on pour transmettre des informations à un ordinateur ? Avec des cartes perforées. Des centaines, parfois des milliers de petites cartes cartonnées trouées, qu'il fallait transporter, classer, ne surtout pas faire tomber. <br /><br />Lourdes. Encombrantes. Bruyantes. Et si vous faisiez tomber votre paquet dans le couloir… bonne chance pour remettre tout ça dans l'ordre.<br /><br />En 1967, IBM charge un ingénieur de trouver mieux. Quatre ans de travail. Et voilà : une fine galette de plastique souple, 8 pouces de diamètre, glissée dans une enveloppe de protection. Elle tourne à 360 tours par minute. Elle peut stocker l'équivalent de 3 000 cartes perforées. Dans un sac !<br /><br />Ah oui, la disquette peut alors contenir 80 000 caractères. Ce qui représente à peu près… une journée entière de frappe d'une secrétaire. Sur un objet qu'on tient entre deux doigts.<br /><br />Dans l'industrie, l'air de rien, c'est la révolution. Au lieu de passer par 6 ou 8 départements, l'information est accessible directement, comme on peut l'entendre avec cette opératrice qui retrouve les informations client grâce aux nouveaux supports de stockage...<br /><br />Revenons sur le nom "Floppy disk". Floppy parce qu'il est souple, flasque. En français, par analogie avec la cassette audio, on dira "disquette".<br /><br />Ce petit objet va d'abord servir à mettre à jour les gros ordinateurs IBM. Mais très vite, il va envahir tous les bureaux, toutes les écoles, tous les foyers. Dix ans plus tard, en 1981, l'IBM PC en est équipé. Il faudra attendre 1986 pour qu'arrive la version 3,5 pouces, plus petite, dans un boîtier rigide.<br /><br />Elle deviendra, des années plus tard, l'icône "enregistrer" sur les ordinateurs.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72497819</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72497819/365337_1971_la_disquette_ibm_la_petite_galette_qui_a_enterre_les_cartes_perforees.mp3" length="5807061" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début de l'année 1971. Happy Day pour l'informatique personnelle. IBM lance aujourd'hui un petit objet de 20 centimètres qui peut stocker des informations. 

Allez, on allume l'ordinateur et on entend ceci : on peut introduire la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1971. Happy Day pour l'informatique personnelle. IBM lance aujourd'hui un petit objet de 20 centimètres qui peut stocker des informations. <br /><br />Allez, on allume l'ordinateur et on entend ceci : on peut introduire la disquette…<br /><br />Mais revenons en arrière. Avant la disquette, comment faisait-on pour transmettre des informations à un ordinateur ? Avec des cartes perforées. Des centaines, parfois des milliers de petites cartes cartonnées trouées, qu'il fallait transporter, classer, ne surtout pas faire tomber. <br /><br />Lourdes. Encombrantes. Bruyantes. Et si vous faisiez tomber votre paquet dans le couloir… bonne chance pour remettre tout ça dans l'ordre.<br /><br />En 1967, IBM charge un ingénieur de trouver mieux. Quatre ans de travail. Et voilà : une fine galette de plastique souple, 8 pouces de diamètre, glissée dans une enveloppe de protection. Elle tourne à 360 tours par minute. Elle peut stocker l'équivalent de 3 000 cartes perforées. Dans un sac !<br /><br />Ah oui, la disquette peut alors contenir 80 000 caractères. Ce qui représente à peu près… une journée entière de frappe d'une secrétaire. Sur un objet qu'on tient entre deux doigts.<br /><br />Dans l'industrie, l'air de rien, c'est la révolution. Au lieu de passer par 6 ou 8 départements, l'information est accessible directement, comme on peut l'entendre avec cette opératrice qui retrouve les informations client grâce aux nouveaux supports de stockage...<br /><br />Revenons sur le nom "Floppy disk". Floppy parce qu'il est souple, flasque. En français, par analogie avec la cassette audio, on dira "disquette".<br /><br />Ce petit objet va d'abord servir à mettre à jour les gros ordinateurs IBM. Mais très vite, il va envahir tous les bureaux, toutes les écoles, tous les foyers. Dix ans plus tard, en 1981, l'IBM PC en est équipé. Il faudra attendre 1986 pour qu'arrive la version 3,5 pouces, plus petite, dans un boîtier rigide.<br /><br />Elle deviendra, des années plus tard, l'icône "enregistrer" sur les ordinateurs.]]></itunes:summary><itunes:duration>145</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1959 : Marcel Amont, l'éclat de « Bleu, blanc, blond »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1959-marcel-amont-l-eclat-de-bleu-blanc-blond--72497818</link><description><![CDATA[Nous sommes fin 1959. Happy Day pour un Bordelais venu conquérir Paris. Après avoir fait le tour des cabarets, il sort un 45 tours qui va changer sa vie et lui ouvrir les portes du succès durant toutes les années 60. Il s'appelle Marcel Amont et il est "bleu blanc blond"...<br /><br />En 1953, il fait la première partie de la tournée de Jean Nohain. Il frôle la mort après le spectacle de Bordeaux et doit passer un an en sanatorium. Après une longue convalescence, c'est en 1956 que le succès va commencer à lui sourire. Son premier disque, "Escamillo" tourne bien. <br /><br />Il passe à l'Olympia en première partie d'Édith Piaf : il est d'abord « supplément au programme », puis il est révélation de l'année. Cinq semaines plus tard, il est en deuxième position sur l'affiche. On le voit au cinéma aux côtés de Brigitte Bardot dans "La mariée est trop belle." Et puis arrive, fin 1959... ce fameux "bleu blanc blond".<br /><br />Ah oui, dernier détail : "Bleu, blanc, blond" n'est pas une chanson originale. Il s'agit d'une adaptation d'un succès américain, "True, true happiness".<br /><br />C'est lors d'un voyage à New York qu'il entend cette chanson à la radio, dans un taxi. Pour obtenir des paroles françaises, Marcel Amont engage Jean Dréjac, qui prend pas mal de liberté sur le sens du texte original. Marcel Amont l'enregistre en 1959. Début 1960, le succès du titre est renforcé dans le Sud de la France par le texte, qui évoque le ciel de Provence, et par l'accent méridional du chanteur...<br /><br />12 ou 13 ans plus tard arrivera une version un peu belge. En fait, ce n'est pas tout à fait la même chanson, mais peu importe. Marcel Amont modifie la recette et le disque devient "Bleu Blanc Rouge Et Des Frites "]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72497818</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72497818/365336_1959_marcel_amont_l_eclat_de_bleu_blanc_blond.mp3" length="6162327" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes fin 1959. Happy Day pour un Bordelais venu conquérir Paris. Après avoir fait le tour des cabarets, il sort un 45 tours qui va changer sa vie et lui ouvrir les portes du succès durant toutes les années 60. Il s'appelle Marcel Amont et il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes fin 1959. Happy Day pour un Bordelais venu conquérir Paris. Après avoir fait le tour des cabarets, il sort un 45 tours qui va changer sa vie et lui ouvrir les portes du succès durant toutes les années 60. Il s'appelle Marcel Amont et il est "bleu blanc blond"...<br /><br />En 1953, il fait la première partie de la tournée de Jean Nohain. Il frôle la mort après le spectacle de Bordeaux et doit passer un an en sanatorium. Après une longue convalescence, c'est en 1956 que le succès va commencer à lui sourire. Son premier disque, "Escamillo" tourne bien. <br /><br />Il passe à l'Olympia en première partie d'Édith Piaf : il est d'abord « supplément au programme », puis il est révélation de l'année. Cinq semaines plus tard, il est en deuxième position sur l'affiche. On le voit au cinéma aux côtés de Brigitte Bardot dans "La mariée est trop belle." Et puis arrive, fin 1959... ce fameux "bleu blanc blond".<br /><br />Ah oui, dernier détail : "Bleu, blanc, blond" n'est pas une chanson originale. Il s'agit d'une adaptation d'un succès américain, "True, true happiness".<br /><br />C'est lors d'un voyage à New York qu'il entend cette chanson à la radio, dans un taxi. Pour obtenir des paroles françaises, Marcel Amont engage Jean Dréjac, qui prend pas mal de liberté sur le sens du texte original. Marcel Amont l'enregistre en 1959. Début 1960, le succès du titre est renforcé dans le Sud de la France par le texte, qui évoque le ciel de Provence, et par l'accent méridional du chanteur...<br /><br />12 ou 13 ans plus tard arrivera une version un peu belge. En fait, ce n'est pas tout à fait la même chanson, mais peu importe. Marcel Amont modifie la recette et le disque devient "Bleu Blanc Rouge Et Des Frites "]]></itunes:summary><itunes:duration>154</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/177e4e51d7479bd0f6384cbf98cf94ab.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Les Beatles au Candlestick Park, le clap de fin de la Beatlemania</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-les-beatles-au-candlestick-park-le-clap-de-fin-de-la-beatlemania--72497817</link><description><![CDATA[Nous sommes le 29 août 1966. Happy Day privilégié pour les fans des Beatles en Californie. Ils vont assister à un moment historique. Personne n’est vraiment au courant, surtout pas les fans. Mais c’est le tout dernier concert public du groupe britannique. Une décision… radicale !<br /><br />La chaîne KTVU est sur place et diffuse les images.<br /><br />Ce soir-là, au Candlestick Park de San Francisco, 42 mille personnes hurlent. Comme à chaque concert depuis 1963. Si fort que les quatre musiciens sur scène ne s'entendent pas jouer. Littéralement.<br /><br />Trois semaines plus tôt, les Beatles ont sorti "Revolver". Un album révolutionnaire (cordes, sitars, bandes inversées, expérimentations en studio). Pas une seule de ces chansons ne sera jouée ce soir. Impossible à restituer sur scène. Alors ils jouent leurs classiques depuis 1963. Trente minutes. Onze titres. Et c'est terminé. Oui oui, ils ont vraiment donné un concert d'une demi heure !<br /><br />Paul McCartney le sait. Il prend des photos depuis la scène. Il demande au manager presse, Tony Barrow, d'enregistrer le concert avec un simple magnétophone portable. PAS pour la postérité officielle. Juste pour garder une trace.<br /><br />En quatre ans, les Beatles auront donné 1 400 concerts. Ce soir, c'est le dernier.<br /><br />Les Pom Pom Girls sont prêtes sur le tarmac !<br /><br />Libérés de la scène dès 1966, ils entrent en studio et signent "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" en juin 1967. Puis Abbey Road. Puis Let It Be. 1 400 concerts. Et une révolution qui commence vraiment… quand ils arrêtent la scène.<br /><br />Cela dit… Dernier concert ? C'est mal connaître les artistes. Non, ce n'est pas tout à fait leur dernière prestation. Le 30 janvier 1969, sur le toit de leur label Apple à Londres, les Beatles]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72497817</guid><pubDate>Tue, 16 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72497817/365335_1966_les_beatles_au_candlestick_park_le_clap_de_fin_de_la_beatlemania.mp3" length="5563600" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 29 août 1966. Happy Day privilégié pour les fans des Beatles en Californie. Ils vont assister à un moment historique. Personne n’est vraiment au courant, surtout pas les fans. Mais c’est le tout dernier concert public du groupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 29 août 1966. Happy Day privilégié pour les fans des Beatles en Californie. Ils vont assister à un moment historique. Personne n’est vraiment au courant, surtout pas les fans. Mais c’est le tout dernier concert public du groupe britannique. Une décision… radicale !<br /><br />La chaîne KTVU est sur place et diffuse les images.<br /><br />Ce soir-là, au Candlestick Park de San Francisco, 42 mille personnes hurlent. Comme à chaque concert depuis 1963. Si fort que les quatre musiciens sur scène ne s'entendent pas jouer. Littéralement.<br /><br />Trois semaines plus tôt, les Beatles ont sorti "Revolver". Un album révolutionnaire (cordes, sitars, bandes inversées, expérimentations en studio). Pas une seule de ces chansons ne sera jouée ce soir. Impossible à restituer sur scène. Alors ils jouent leurs classiques depuis 1963. Trente minutes. Onze titres. Et c'est terminé. Oui oui, ils ont vraiment donné un concert d'une demi heure !<br /><br />Paul McCartney le sait. Il prend des photos depuis la scène. Il demande au manager presse, Tony Barrow, d'enregistrer le concert avec un simple magnétophone portable. PAS pour la postérité officielle. Juste pour garder une trace.<br /><br />En quatre ans, les Beatles auront donné 1 400 concerts. Ce soir, c'est le dernier.<br /><br />Les Pom Pom Girls sont prêtes sur le tarmac !<br /><br />Libérés de la scène dès 1966, ils entrent en studio et signent "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" en juin 1967. Puis Abbey Road. Puis Let It Be. 1 400 concerts. Et une révolution qui commence vraiment… quand ils arrêtent la scène.<br /><br />Cela dit… Dernier concert ? C'est mal connaître les artistes. Non, ce n'est pas tout à fait leur dernière prestation. Le 30 janvier 1969, sur le toit de leur label Apple à Londres, les Beatles]]></itunes:summary><itunes:duration>139</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b917fe1631a079890e9187db4b8c07a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : Annie Cordy et l'irrésistible ascension de « La Bonne du curé »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-annie-cordy-et-l-irresistible-ascension-de-la-bonne-du-cure--72497816</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 mars 1975. Happy Day pour Annie Cordy. Son nouveau disque entre au hit parade et il ne fait pas dans la dentelle. Titre choisi : "La Bonne du curé". Annie ne le sait pas encore, mais le succès va dépasser TOUTES les prévisions.<br /><br />Vu le début de la chanson, ce n'était certainement pas gagné d'avance....<br /><br />Parlons de l'histoire de cette chanson. Tout commence par une invitation à prendre le café. Annie a une amie belge, chanteuse, qui vit à Paris avec un garçon, Tony Roval, guitariste totalement inconnu. L'amie insiste : viens écouter ce qu'il a composé. Annie y va en se disant : "C'est bien pour elle que je fais ça."<br /><br />Tony prend sa guitare. Pas de texte. Il joue ça… comme un Espagnol. Annie trouve ça pas mal. Elle appelle, séance tenante, le parolier Charles Level. Il écoute. Et il écrit le texte en une heure. Annie n'aura pas à changer la moindre virgule.<br /><br />Le 45 tours sort en 1974. Il passe inaperçu... Et puis... 3 mois plus tard... la machine s'emballe. En Belgique, la chanson entre dans le classement le 15 mars 1975, grimpe jusqu'au top 3, et n'en ressort que le 21 juin. Trois mois dans les sommets belges. Le titre s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.<br /><br />La chanson a tout pour déranger. Une bonne d'église qui fait des bêtises derrière le lieu saint. Un accent campagnard assumé. Et une petite pique à un grand ami :<br /><br />"Car les cantiques, ça ne vaut pas Claude Françoué !"<br /><br />En 1975, Sacha Distel décide d'en faire sa propre version dans une émission télé où il partage l'affiche avec Annie Cordy...<br /><br />Ce ne sera d'ailleurs pas la seule reprise dans l'histoire de ce titre qui, à ce jour, reste le 45 tours le plus vendu d'Annie Cordy. Mieux que cela : "La Bonne du curé" ouvre une décennie dorée pour Annie Cordy. Jeanne la Tarzane en 1975. Nini la chance en 1976. La Madam' en 1978. Et surtout… Tata Yoyo en 1980.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72497816</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72497816/365334_1975_annie_cordy_et_l_irresistible_ascension_de_la_bonne_du_cure.mp3" length="7156025" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 mars 1975. Happy Day pour Annie Cordy. Son nouveau disque entre au hit parade et il ne fait pas dans la dentelle. Titre choisi : "La Bonne du curé". Annie ne le sait pas encore, mais le succès va dépasser TOUTES les prévisions.

Vu...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 mars 1975. Happy Day pour Annie Cordy. Son nouveau disque entre au hit parade et il ne fait pas dans la dentelle. Titre choisi : "La Bonne du curé". Annie ne le sait pas encore, mais le succès va dépasser TOUTES les prévisions.<br /><br />Vu le début de la chanson, ce n'était certainement pas gagné d'avance....<br /><br />Parlons de l'histoire de cette chanson. Tout commence par une invitation à prendre le café. Annie a une amie belge, chanteuse, qui vit à Paris avec un garçon, Tony Roval, guitariste totalement inconnu. L'amie insiste : viens écouter ce qu'il a composé. Annie y va en se disant : "C'est bien pour elle que je fais ça."<br /><br />Tony prend sa guitare. Pas de texte. Il joue ça… comme un Espagnol. Annie trouve ça pas mal. Elle appelle, séance tenante, le parolier Charles Level. Il écoute. Et il écrit le texte en une heure. Annie n'aura pas à changer la moindre virgule.<br /><br />Le 45 tours sort en 1974. Il passe inaperçu... Et puis... 3 mois plus tard... la machine s'emballe. En Belgique, la chanson entre dans le classement le 15 mars 1975, grimpe jusqu'au top 3, et n'en ressort que le 21 juin. Trois mois dans les sommets belges. Le titre s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.<br /><br />La chanson a tout pour déranger. Une bonne d'église qui fait des bêtises derrière le lieu saint. Un accent campagnard assumé. Et une petite pique à un grand ami :<br /><br />"Car les cantiques, ça ne vaut pas Claude Françoué !"<br /><br />En 1975, Sacha Distel décide d'en faire sa propre version dans une émission télé où il partage l'affiche avec Annie Cordy...<br /><br />Ce ne sera d'ailleurs pas la seule reprise dans l'histoire de ce titre qui, à ce jour, reste le 45 tours le plus vendu d'Annie Cordy. Mieux que cela : "La Bonne du curé" ouvre une décennie dorée pour Annie Cordy. Jeanne la Tarzane en 1975. Nini la chance en 1976. La Madam' en 1978. Et surtout… Tata Yoyo en 1980.]]></itunes:summary><itunes:duration>179</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/81d83e9c09ea25f3aef786deefaae7ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : « Émilie Jolie », le chef-d’œuvre de Philippe Chatel qui a enchanté une génération</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-emilie-jolie-le-chef-d-oeuvre-de-philippe-chatel-qui-a-enchante-une-generation--72432813</link><description><![CDATA[Émilie Jolie, d'abord l'album en 1979<br /><br />Nous sommes le 2 décembre 1979. Happy Day pour Philippe Chatel. Aujourd'hui a lieu la première promotion télé du conte musical qui va faire sa renommée. <br /><br />Alain Souchon et Laurent Voulzy interprètent "La Chanson du coq et de l'âne" dans l'émission Les Rendez-vous du dimanche.<br /><br />Mais revenons quelques mois en arrière. Tout commence avec une petite fille de 4 ans. Émilie. La fille de Philippe Chatel. Un soir, elle demande à son père de lui jouer une chanson avec un lapin bleu. Puis une chanson de hérisson. Philippe Chatel s'exécute. Et quelque chose se met en marche dans sa tête….<br /><br />De cette demande, toute simple, naît un conte musical. L'histoire d'une petite fille seule dans le noir qui plonge dans un livre d'images et rencontre des lapins bleus, une sorcière qui attend l'amour, un hérisson que personne ne veut caresser, un prince charmant un peu débutant... et puis.. un grand oiseau !<br /><br />Pour donner vie à tout ça, Chatel réunit un casting absolument dingue pour l'époque. Georges Brassens. Henri Salvador. Françoise Hardy. Julien Clerc. Sylvie Vartan. Eddy Mitchell. Louis Chédid. Alain Souchon. Laurent Voulzy. (Je l'ai dit) Et... Robert Charlebois.<br /><br />Le double 33 tours sort en 1979. Sans le moindre 45 tours en magasin. Pas de radio, pas de promotion classique. Juste le bouche-à-oreille. Et pourtant... Le succès est tel qu'il va jusqu'à influencer les registres d'état civil. <br /><br />En 1979, en France, 5 000 petites filles s'appellent Émilie. En 1980, elles sont presque 12 000.<br /><br />Bien sûr, Émilie est un conte musical qui s'écoute, mais ce sera bien plus encore. Premier lever le rideau le 20 février 1985 au Cirque d'Hiver Bouglione à Paris. <br /><br />En 1997, une Belge, Maurane, participera d'ailleurs à sa réédition et à son nouvel envol…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72432813</guid><pubDate>Fri, 12 Jun 2026 05:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72432813/364255_1979_emilie_jolie_le_chef_d_uvre_de_philippe_chatel_qui_a_enchante_une_generation.mp3" length="6508188" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Émilie Jolie, d'abord l'album en 1979

Nous sommes le 2 décembre 1979. Happy Day pour Philippe Chatel. Aujourd'hui a lieu la première promotion télé du conte musical qui va faire sa renommée. 

Alain Souchon et Laurent Voulzy interprètent "La Chanson...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Émilie Jolie, d'abord l'album en 1979<br /><br />Nous sommes le 2 décembre 1979. Happy Day pour Philippe Chatel. Aujourd'hui a lieu la première promotion télé du conte musical qui va faire sa renommée. <br /><br />Alain Souchon et Laurent Voulzy interprètent "La Chanson du coq et de l'âne" dans l'émission Les Rendez-vous du dimanche.<br /><br />Mais revenons quelques mois en arrière. Tout commence avec une petite fille de 4 ans. Émilie. La fille de Philippe Chatel. Un soir, elle demande à son père de lui jouer une chanson avec un lapin bleu. Puis une chanson de hérisson. Philippe Chatel s'exécute. Et quelque chose se met en marche dans sa tête….<br /><br />De cette demande, toute simple, naît un conte musical. L'histoire d'une petite fille seule dans le noir qui plonge dans un livre d'images et rencontre des lapins bleus, une sorcière qui attend l'amour, un hérisson que personne ne veut caresser, un prince charmant un peu débutant... et puis.. un grand oiseau !<br /><br />Pour donner vie à tout ça, Chatel réunit un casting absolument dingue pour l'époque. Georges Brassens. Henri Salvador. Françoise Hardy. Julien Clerc. Sylvie Vartan. Eddy Mitchell. Louis Chédid. Alain Souchon. Laurent Voulzy. (Je l'ai dit) Et... Robert Charlebois.<br /><br />Le double 33 tours sort en 1979. Sans le moindre 45 tours en magasin. Pas de radio, pas de promotion classique. Juste le bouche-à-oreille. Et pourtant... Le succès est tel qu'il va jusqu'à influencer les registres d'état civil. <br /><br />En 1979, en France, 5 000 petites filles s'appellent Émilie. En 1980, elles sont presque 12 000.<br /><br />Bien sûr, Émilie est un conte musical qui s'écoute, mais ce sera bien plus encore. Premier lever le rideau le 20 février 1985 au Cirque d'Hiver Bouglione à Paris. <br /><br />En 1997, une Belge, Maurane, participera d'ailleurs à sa réédition et à son nouvel envol…]]></itunes:summary><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/eed8cee94a035fecfe1856e1e7488a0f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : John Lennon et Yoko Ono, le mariage devenu manifeste pour la paix</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-john-lennon-et-yoko-ono-le-mariage-devenu-manifeste-pour-la-paix--72432812</link><description><![CDATA[John et Yoko se marient en 1969<br /><br />Nous sommes le 20 mars 1969. Happy Day pour John Lennon. Aujourd'hui, il prend pour épouse une fille trois fois divorcée déjà. Elle s'appelle Yoko Ono.<br /><br />La cérémonie a lieu à Gibraltar, au consulat britannique. Un seul témoin : un photographe.<br /><br />Yoko porte une mini-robe en crêpe blanc, un grand chapeau immaculé, des chaussettes hautes et des tennis blancs. <br /><br />John, une veste et un pull à col roulé blanc. <br /><br />Sur le tarmac de l'aéroport, ils posent avec leur certificat de mariage bien en évidence. La photo fait évidemment le tour du monde.<br /><br />Cinq jours après le mariage, le couple débarque à Amsterdam. Ils s'installent dans la suite présidentielle du Hilton et envoient un carton d'invitation à toute la presse mondiale : "Venez au voyage de noces de John et Yoko. Un bed-in.." Traduction : nous sommes dans un lit. <br /><br />La presse néerlandaise n'en revient pas et file à l'hôtel... <br /><br />Les journalistes se précipitent. Ils s'attendent à tout. Après la couverture de leur album "Two Virgins" où le couple apparaissait nu, la presse pensait qu'ils allaient faire l'amour en public. Ils ont trouvé deux personnes en pyjama, assises dans un lit, qui parlaient de paix. <br /><br />De 9h à 21h, chaque jour pendant une semaine, ils reçoivent la presse du monde entier. Lennon explique : "On voulait vendre notre produit, la paix. Et pour vendre un produit, il faut un gimmick. Le gimmick, c'était le lit. On a choisi le lit parce que c'est facile. On est un peu paresseux." <br /><br />Les manchettes du monde entier ( y compris en Belgique) parlent du lit de noces pendant une semaine.<br /><br />Deux mois plus tard, à Montréal, lors d'un deuxième bed-in, Lennon écrira "Give Peace a Chance" sur un bout de carton. Il l'enregistre dans la chambre d'hôtel avec les journalistes présents comme chœur.<br /><br />Ces deux-là ne feront JAMAIS rien comme les autres...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72432812</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2026 07:38:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72432812/364254_1969_john_lennon_et_yoko_ono_le_mariage_devenu_manifeste_pour_la_paix.mp3" length="5405820" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>John et Yoko se marient en 1969

Nous sommes le 20 mars 1969. Happy Day pour John Lennon. Aujourd'hui, il prend pour épouse une fille trois fois divorcée déjà. Elle s'appelle Yoko Ono.

La cérémonie a lieu à Gibraltar, au consulat britannique. Un seul...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[John et Yoko se marient en 1969<br /><br />Nous sommes le 20 mars 1969. Happy Day pour John Lennon. Aujourd'hui, il prend pour épouse une fille trois fois divorcée déjà. Elle s'appelle Yoko Ono.<br /><br />La cérémonie a lieu à Gibraltar, au consulat britannique. Un seul témoin : un photographe.<br /><br />Yoko porte une mini-robe en crêpe blanc, un grand chapeau immaculé, des chaussettes hautes et des tennis blancs. <br /><br />John, une veste et un pull à col roulé blanc. <br /><br />Sur le tarmac de l'aéroport, ils posent avec leur certificat de mariage bien en évidence. La photo fait évidemment le tour du monde.<br /><br />Cinq jours après le mariage, le couple débarque à Amsterdam. Ils s'installent dans la suite présidentielle du Hilton et envoient un carton d'invitation à toute la presse mondiale : "Venez au voyage de noces de John et Yoko. Un bed-in.." Traduction : nous sommes dans un lit. <br /><br />La presse néerlandaise n'en revient pas et file à l'hôtel... <br /><br />Les journalistes se précipitent. Ils s'attendent à tout. Après la couverture de leur album "Two Virgins" où le couple apparaissait nu, la presse pensait qu'ils allaient faire l'amour en public. Ils ont trouvé deux personnes en pyjama, assises dans un lit, qui parlaient de paix. <br /><br />De 9h à 21h, chaque jour pendant une semaine, ils reçoivent la presse du monde entier. Lennon explique : "On voulait vendre notre produit, la paix. Et pour vendre un produit, il faut un gimmick. Le gimmick, c'était le lit. On a choisi le lit parce que c'est facile. On est un peu paresseux." <br /><br />Les manchettes du monde entier ( y compris en Belgique) parlent du lit de noces pendant une semaine.<br /><br />Deux mois plus tard, à Montréal, lors d'un deuxième bed-in, Lennon écrira "Give Peace a Chance" sur un bout de carton. Il l'enregistre dans la chambre d'hôtel avec les journalistes présents comme chœur.<br /><br />Ces deux-là ne feront JAMAIS rien comme les autres...]]></itunes:summary><itunes:duration>135</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/40afcbd44684d676f49c895b82b5718f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Teledis et la révolution du câble dans la région liégeoise</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-teledis-et-la-revolution-du-cable-dans-la-region-liegeoise--72432811</link><description><![CDATA[1970 : Teledis câble la région de Liège<br /><br />Nous sommes le 1er janvier 1970 dans la région de Liège. Happy day pour les foyers équipés d'un téléviseur. Ils vont pouvoir capter beaucoup, beaucoup de chaînes grâce à ce que l'on appelle la télédistribution.<br /><br />10 ans après la création de Coditel dans la région de Namur, une nouvelle entreprise publique voit le jour dans la cité ardente : TELEDIS. Télédis pour télédistribution, évidemment ! <br /><br />Avec, déjà, une page de publicité..<br /><br />Donc, en janvier 1970, TELEDIS lance officiellement les abonnements à la télédistribution. Toute la région est câblée (les villes, puis les villages). Des prises sont installées dans les maisons, les appartements, sur les façades. C’est une révolution : on reçoit beaucoup plus de chaînes qu'avant, avec la bonne vieille antenne "râteau" sur le toit. <br /><br />Et on reçoit notamment les chaînes françaises, qu’on ne captait pas du côté de Liège, parce qu'on était évidemment... trop loin de la frontière française, contrairement à Namur…<br /><br />On peut, par exemple, regarder "Le mot le plus long" sur l'ORTF...<br /><br />Le câble dispose donc d’une certaine « place », pour diffuser des fréquences (on peut avoir des chaînes TV ou radio). Une dizaine de chaînes à l’époque, le choix du programme est encore assez facile.  <br /><br />Le câble va tisser sa toile partout en Wallonie et à Bruxelles à une vitesse fulgurante, faisant de notre pays l'un des plus câblés du monde, juste derrière les Pays-Bas. <br /><br />Un an plus tard, une émission fera date en Belgique. Premier programme diffusé en couleurs via le câble via Coditel et Teledis, par ce qui était encore la RTB. Pour ne pas se laisser distancer, la première chaîne francophone belge diffusera "Le Jardin extraordinaire" en couleurs avec, à sa tête, la délicieuse Arlette Vincent… <br /><br />En un peu plus de dix ans, Teledis aura gagné une poignée de nouvelles chaînes, allemandes, flamandes, françaises... et même régionales, avec la création en 1977 de RTC Liège...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72432811</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:38:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72432811/364253_1970_teledis_et_la_revolution_du_cable_dans_la_region_liegeoise.mp3" length="5939763" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1970 : Teledis câble la région de Liège

Nous sommes le 1er janvier 1970 dans la région de Liège. Happy day pour les foyers équipés d'un téléviseur. Ils vont pouvoir capter beaucoup, beaucoup de chaînes grâce à ce que l'on appelle la télédistribution....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1970 : Teledis câble la région de Liège<br /><br />Nous sommes le 1er janvier 1970 dans la région de Liège. Happy day pour les foyers équipés d'un téléviseur. Ils vont pouvoir capter beaucoup, beaucoup de chaînes grâce à ce que l'on appelle la télédistribution.<br /><br />10 ans après la création de Coditel dans la région de Namur, une nouvelle entreprise publique voit le jour dans la cité ardente : TELEDIS. Télédis pour télédistribution, évidemment ! <br /><br />Avec, déjà, une page de publicité..<br /><br />Donc, en janvier 1970, TELEDIS lance officiellement les abonnements à la télédistribution. Toute la région est câblée (les villes, puis les villages). Des prises sont installées dans les maisons, les appartements, sur les façades. C’est une révolution : on reçoit beaucoup plus de chaînes qu'avant, avec la bonne vieille antenne "râteau" sur le toit. <br /><br />Et on reçoit notamment les chaînes françaises, qu’on ne captait pas du côté de Liège, parce qu'on était évidemment... trop loin de la frontière française, contrairement à Namur…<br /><br />On peut, par exemple, regarder "Le mot le plus long" sur l'ORTF...<br /><br />Le câble dispose donc d’une certaine « place », pour diffuser des fréquences (on peut avoir des chaînes TV ou radio). Une dizaine de chaînes à l’époque, le choix du programme est encore assez facile.  <br /><br />Le câble va tisser sa toile partout en Wallonie et à Bruxelles à une vitesse fulgurante, faisant de notre pays l'un des plus câblés du monde, juste derrière les Pays-Bas. <br /><br />Un an plus tard, une émission fera date en Belgique. Premier programme diffusé en couleurs via le câble via Coditel et Teledis, par ce qui était encore la RTB. Pour ne pas se laisser distancer, la première chaîne francophone belge diffusera "Le Jardin extraordinaire" en couleurs avec, à sa tête, la délicieuse Arlette Vincent… <br /><br />En un peu plus de dix ans, Teledis aura gagné une poignée de nouvelles chaînes, allemandes, flamandes, françaises... et même régionales, avec la création en 1977 de RTC Liège...]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : « Bonnie et Clyde », le film choc qui a enfanté le Nouvel Hollywood</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-bonnie-et-clyde-le-film-choc-qui-a-enfante-le-nouvel-hollywood--72432810</link><description><![CDATA[Bonnie and Clyde au cinéma (1968)<br /><br />Nous sommes le 8 novembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles de Tournai à Coxyde. Le très attendu "Bonnie et Clyde" d'Arthur Penn débarque dans les salles belges. Et c'est un événement.<br /><br />Le film est sorti aux États-Unis un an plus tôt. Un an de rumeurs, d'interdictions, de polémiques. Interdit aux moins de 18 ans en France à sa sortie. En Belgique, on attendait ça avec impatience.<br /><br />Arthur Penn met en scène Warren Beatty et Faye Dunaway dans les rôles du couple de braqueurs le plus célèbre des années 1930. <br /><br />Le scénario avait d'abord été proposé à François Truffaut, puis à Jean-Luc Godard. C'est finalement Beatty lui-même qui rachète les droits (pour 7 500 dollars de l'époque, soit un peu moins de 70 mille euros aujourd'hui). Tant qu'à faire, il prend le rôle principal.<br /><br />Le résultat ? Une claque. La scène finale, le couple criblé de balles, est à l'époque l'une des scènes de mort les plus violentes jamais tournées. La MGM tremble. Les critiques sont partagées. Mais le public… adore. Et l'académie des Oscars... aussi ! <br /><br />Deux Oscars en 1968. Un statut de film culte pour l'éternité. Et quelque part, la naissance du Nouvel Hollywood.<br /><br />Mais avant même que le film ne débarque chez nous, Serge Gainsbourg avait déjà tout compris. En janvier 1968, dix mois avant la sortie belge, il dévoile, avec Brigitte Bardot, un 45 tours qui porte le même nom.<br /><br />Ce que peu de gens savent : Gainsbourg n'a pas inventé les paroles. Il les a puisées dans un poème écrit par Bonnie Parker elle-même, quelques semaines avant d'être abattue.<br /><br />Quelle importance qu'ils me fassent la peau<br /><br />Moi Bonnie je tremble pour Clyde Barrow ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72432810</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2026 07:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72432810/364252_1968_bonnie_et_clyde_le_film_choc_qui_a_enfante_le_nouvel_hollywood.mp3" length="5463290" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Bonnie and Clyde au cinéma (1968)

Nous sommes le 8 novembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles de Tournai à Coxyde. Le très attendu "Bonnie et Clyde" d'Arthur Penn débarque dans les salles belges. Et c'est un événement.

Le film est sorti aux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Bonnie and Clyde au cinéma (1968)<br /><br />Nous sommes le 8 novembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles de Tournai à Coxyde. Le très attendu "Bonnie et Clyde" d'Arthur Penn débarque dans les salles belges. Et c'est un événement.<br /><br />Le film est sorti aux États-Unis un an plus tôt. Un an de rumeurs, d'interdictions, de polémiques. Interdit aux moins de 18 ans en France à sa sortie. En Belgique, on attendait ça avec impatience.<br /><br />Arthur Penn met en scène Warren Beatty et Faye Dunaway dans les rôles du couple de braqueurs le plus célèbre des années 1930. <br /><br />Le scénario avait d'abord été proposé à François Truffaut, puis à Jean-Luc Godard. C'est finalement Beatty lui-même qui rachète les droits (pour 7 500 dollars de l'époque, soit un peu moins de 70 mille euros aujourd'hui). Tant qu'à faire, il prend le rôle principal.<br /><br />Le résultat ? Une claque. La scène finale, le couple criblé de balles, est à l'époque l'une des scènes de mort les plus violentes jamais tournées. La MGM tremble. Les critiques sont partagées. Mais le public… adore. Et l'académie des Oscars... aussi ! <br /><br />Deux Oscars en 1968. Un statut de film culte pour l'éternité. Et quelque part, la naissance du Nouvel Hollywood.<br /><br />Mais avant même que le film ne débarque chez nous, Serge Gainsbourg avait déjà tout compris. En janvier 1968, dix mois avant la sortie belge, il dévoile, avec Brigitte Bardot, un 45 tours qui porte le même nom.<br /><br />Ce que peu de gens savent : Gainsbourg n'a pas inventé les paroles. Il les a puisées dans un poème écrit par Bonnie Parker elle-même, quelques semaines avant d'être abattue.<br /><br />Quelle importance qu'ils me fassent la peau<br /><br />Moi Bonnie je tremble pour Clyde Barrow ]]></itunes:summary><itunes:duration>137</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/abd394b98336593311f81589a6aee175.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Mike Brant, l'ascension foudroyante de « Laisse-moi t’aimer »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-mike-brant-l-ascension-foudroyante-de-laisse-moi-t-aimer--72367761</link><description><![CDATA[Mike Brant "Laisse moi t'aimer" en 1970<br /><br />Nous sommes le 25 janvier 1970. Happy Day pour un artiste israélien venu conquérir Paris. Mike Brant chante pour la première fois devant un VRAI grand public, à Cannes, au MIDEM. Il ne se doute pas, à cet instant… quelle carrière fulgurante l'attend en France.<br /><br />Tout commence quelques mois plus tôt, à Téhéran. Sylvie Vartan et son ami Carlos sont en concert. <br /><br />Ils se détendent dans le club de l'Hôtel Hilton après le concert. <br /><br />Soudain, une voix leur coupe le souffle. Sur scène, un jeune homme de 22 ans. Sylvie est subjuguée. Elle l'invite à sa table. Et elle lui dit : tu dois tenter ta chance en France.<br /><br />Deux mois plus tard, Mike Brant débarque à Paris. Il ne parle pas un mot de français.<br /><br />Carlos lui arrange une rencontre avec Jean Renard, le parolier de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. Autour d'un piano, Mike chante "Summertime". Jean Renard n'en revient pas. <br /><br />Il sort du tiroir une chanson qu'il avait déjà proposée sans succès à Dick Rivers… puis à Johnny Hallyday. Ni l'un ni l'autre n'en avait voulu.<br /><br />Cette chanson, c'est "Laisse-moi t'aimer".<br /><br />Le texte est traduit en hébreu et en phonétique. Une semaine d'enregistrement. Et le tour est joué.<br /><br />Le 25 janvier 1970, les professionnels et le public du MIDEM découvrent Mike Brant depuis Cannes. La salle est électrisée.<br /><br />Résultat ? Le 45 tours s'écoule à près d'un demi-million d'exemplaires. Numéro un en France. Numéro un en Israël. Numéro un chez nous, en Belgique.<br /><br />En cinq ans, Mike Brant vendra 15 millions de disques. Davantage que Johnny Hallyday, Michel Sardou, Claude François ou Joe Dassin à la même époque.<br /><br />Une étoile filante qui nous quittera 5 ans plus tard, le 25 avril 1975...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72367761</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72367761/363899_1970_mike_brant_l_ascension_foudroyante_de_laisse_moi_t_aimer.mp3" length="6007682" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Mike Brant "Laisse moi t'aimer" en 1970

Nous sommes le 25 janvier 1970. Happy Day pour un artiste israélien venu conquérir Paris. Mike Brant chante pour la première fois devant un VRAI grand public, à Cannes, au MIDEM. Il ne se doute pas, à cet...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mike Brant "Laisse moi t'aimer" en 1970<br /><br />Nous sommes le 25 janvier 1970. Happy Day pour un artiste israélien venu conquérir Paris. Mike Brant chante pour la première fois devant un VRAI grand public, à Cannes, au MIDEM. Il ne se doute pas, à cet instant… quelle carrière fulgurante l'attend en France.<br /><br />Tout commence quelques mois plus tôt, à Téhéran. Sylvie Vartan et son ami Carlos sont en concert. <br /><br />Ils se détendent dans le club de l'Hôtel Hilton après le concert. <br /><br />Soudain, une voix leur coupe le souffle. Sur scène, un jeune homme de 22 ans. Sylvie est subjuguée. Elle l'invite à sa table. Et elle lui dit : tu dois tenter ta chance en France.<br /><br />Deux mois plus tard, Mike Brant débarque à Paris. Il ne parle pas un mot de français.<br /><br />Carlos lui arrange une rencontre avec Jean Renard, le parolier de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. Autour d'un piano, Mike chante "Summertime". Jean Renard n'en revient pas. <br /><br />Il sort du tiroir une chanson qu'il avait déjà proposée sans succès à Dick Rivers… puis à Johnny Hallyday. Ni l'un ni l'autre n'en avait voulu.<br /><br />Cette chanson, c'est "Laisse-moi t'aimer".<br /><br />Le texte est traduit en hébreu et en phonétique. Une semaine d'enregistrement. Et le tour est joué.<br /><br />Le 25 janvier 1970, les professionnels et le public du MIDEM découvrent Mike Brant depuis Cannes. La salle est électrisée.<br /><br />Résultat ? Le 45 tours s'écoule à près d'un demi-million d'exemplaires. Numéro un en France. Numéro un en Israël. Numéro un chez nous, en Belgique.<br /><br />En cinq ans, Mike Brant vendra 15 millions de disques. Davantage que Johnny Hallyday, Michel Sardou, Claude François ou Joe Dassin à la même époque.<br /><br />Une étoile filante qui nous quittera 5 ans plus tard, le 25 avril 1975...]]></itunes:summary><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fa7bfe84e303d3335b784c9671d1fd9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Sheila, le retour triomphal avec « Vous les copains »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-sheila-le-retour-triomphal-avec-vous-les-copains--72367760</link><description><![CDATA["Vous les copains" : Sheila de retour en 1964<br /><br />Nous sommes le 17 octobre 1964. Happy Day pour Anny Chancel. Celle qu'on appelle désormais Sheila est devenue une véritable égérie. Son nouveau 45 tours est l'atout majeur de sa maison de disques. Titre choisi : *Vous les copains, je ne vous oublierai jamais*. Symboliquement, on tourne la page de *L'école est finie*… sorti un an et demi plus tôt.<br /><br />Mais derrière ce titre joyeux, il y a une histoire que peu de gens connaissent. Le 10 avril 1964, Sheila s'effondre sur scène. Épuisement total, dérèglement hormonal. Elle a dix-huit ans et elle disparaît des radars pendant plusieurs mois. <br /><br />Sa maison de disques laisse courir des rumeurs. La presse s'emballe. Et pendant ce temps, Sheila se repose, loin des projecteurs.<br /><br />Quand elle revient, elle a un message à faire passer. Pas un tube calculé. Une lettre. "Vous les copains, je ne vous oublierai jamais". Elle s'adresse directement à son public. Ceux qui ont attendu. Ceux qui sont restés.<br /><br />Bon, faisons tomber un mythe.<br /><br />La chanson est en réalité une adaptation française du tube des Manfred Mann, "Do Wah Diddy Diddy"..<br /><br />Et oui... encore une adaptation !!!<br /><br />Même énergie. Même impulsion. Mais Sheila en fait autre chose, quelque chose de plus intime, de plus personnel.<br /><br />Le résultat ? Numéro un en France. Troisième en Wallonie. Le 45 tours s'écoule à plus de 400 000 exemplaires. La chanson deviendra une sorte de gri-gri. Elle l'interprétera dans tous ses spectacles pendant des décennies.<br /><br />"Vous les copains" sera repris par une foule de prétendants : Alice Donna, Génération 60, Richard Gotainer et même Vanessa Paradis...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72367760</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72367760/363898_1964_sheila_le_retour_triomphal_avec_vous_les_copains.mp3" length="5183257" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>"Vous les copains" : Sheila de retour en 1964

Nous sommes le 17 octobre 1964. Happy Day pour Anny Chancel. Celle qu'on appelle désormais Sheila est devenue une véritable égérie. Son nouveau 45 tours est l'atout majeur de sa maison de disques. Titre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA["Vous les copains" : Sheila de retour en 1964<br /><br />Nous sommes le 17 octobre 1964. Happy Day pour Anny Chancel. Celle qu'on appelle désormais Sheila est devenue une véritable égérie. Son nouveau 45 tours est l'atout majeur de sa maison de disques. Titre choisi : *Vous les copains, je ne vous oublierai jamais*. Symboliquement, on tourne la page de *L'école est finie*… sorti un an et demi plus tôt.<br /><br />Mais derrière ce titre joyeux, il y a une histoire que peu de gens connaissent. Le 10 avril 1964, Sheila s'effondre sur scène. Épuisement total, dérèglement hormonal. Elle a dix-huit ans et elle disparaît des radars pendant plusieurs mois. <br /><br />Sa maison de disques laisse courir des rumeurs. La presse s'emballe. Et pendant ce temps, Sheila se repose, loin des projecteurs.<br /><br />Quand elle revient, elle a un message à faire passer. Pas un tube calculé. Une lettre. "Vous les copains, je ne vous oublierai jamais". Elle s'adresse directement à son public. Ceux qui ont attendu. Ceux qui sont restés.<br /><br />Bon, faisons tomber un mythe.<br /><br />La chanson est en réalité une adaptation française du tube des Manfred Mann, "Do Wah Diddy Diddy"..<br /><br />Et oui... encore une adaptation !!!<br /><br />Même énergie. Même impulsion. Mais Sheila en fait autre chose, quelque chose de plus intime, de plus personnel.<br /><br />Le résultat ? Numéro un en France. Troisième en Wallonie. Le 45 tours s'écoule à plus de 400 000 exemplaires. La chanson deviendra une sorte de gri-gri. Elle l'interprétera dans tous ses spectacles pendant des décennies.<br /><br />"Vous les copains" sera repris par une foule de prétendants : Alice Donna, Génération 60, Richard Gotainer et même Vanessa Paradis...]]></itunes:summary><itunes:duration>130</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0258c2231a32498aead55af4a946882f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : Michael Jackson, l’envol en solo avec « Got to Be There »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-michael-jackson-l-envol-en-solo-avec-got-to-be-there--72367759</link><description><![CDATA[1971 : "Got to be there", le premier titre de Michael Jackson<br /><br />Nous sommes le 7 octobre 1971. Happy Day pour un gamin de 13 ans qui, ce jour-là, cesse d'être seulement le petit prodige des Jackson 5. En ce jour d'automne, Michael Jackson sort son premier single en solo. Il s'appelle "Got to Be There". <br /><br />Allez, je vous rappelle donc qu'il a... 13 ans !<br /><br />Derrière cette décision, une rivalité. Depuis 1970, une autre fratrie américaine truste les sommets des classements : les Osmonds. Une concurrence saine, presque fraternelle, jusqu'à l'été 1971, quand MGM propulse le cadet, Donny Osmond, dans une carrière solo. <br /><br />Son single "Go Away Little Girl" monte directement en tête du Billboard. Berry Gordy, le patron de la Motown, n'apprécie pas. Il faut dire que c'est bien fichu...<br /><br />La réponse à l'offensive Osmonds ? Michael. 13 ans. Déjà une voix, déjà une présence. Déjà tout.<br /><br />La chanson est une ballade soul douce, lumineuse. Michael chante l'attente amoureuse avec une maturité absolument folle. Cette combinaison "étrange", comme l'écrit le magazine Rolling Stone à l'époque, d'innocence et de professionnalisme.<br /><br />Le résultat ? Quatrième au Billboard. Numéro un au Cashbox. Et le lancement d'une des carrières solos les plus extraordinaires de l'histoire de la musique.<br /><br />"Got to Be There" va faire mieux que la fratrie d'en face. Donny Osmond n'a qu'à bien se tenir. Car onze ans plus tard, Michael signera l'album le plus vendu de TOUS LES TEMPS !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72367759</guid><pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72367759/363897_1971_michael_jackson_l_envol_en_solo_avec_got_to_be_there.mp3" length="5693167" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1971 : "Got to be there", le premier titre de Michael Jackson

Nous sommes le 7 octobre 1971. Happy Day pour un gamin de 13 ans qui, ce jour-là, cesse d'être seulement le petit prodige des Jackson 5. En ce jour d'automne, Michael Jackson sort son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1971 : "Got to be there", le premier titre de Michael Jackson<br /><br />Nous sommes le 7 octobre 1971. Happy Day pour un gamin de 13 ans qui, ce jour-là, cesse d'être seulement le petit prodige des Jackson 5. En ce jour d'automne, Michael Jackson sort son premier single en solo. Il s'appelle "Got to Be There". <br /><br />Allez, je vous rappelle donc qu'il a... 13 ans !<br /><br />Derrière cette décision, une rivalité. Depuis 1970, une autre fratrie américaine truste les sommets des classements : les Osmonds. Une concurrence saine, presque fraternelle, jusqu'à l'été 1971, quand MGM propulse le cadet, Donny Osmond, dans une carrière solo. <br /><br />Son single "Go Away Little Girl" monte directement en tête du Billboard. Berry Gordy, le patron de la Motown, n'apprécie pas. Il faut dire que c'est bien fichu...<br /><br />La réponse à l'offensive Osmonds ? Michael. 13 ans. Déjà une voix, déjà une présence. Déjà tout.<br /><br />La chanson est une ballade soul douce, lumineuse. Michael chante l'attente amoureuse avec une maturité absolument folle. Cette combinaison "étrange", comme l'écrit le magazine Rolling Stone à l'époque, d'innocence et de professionnalisme.<br /><br />Le résultat ? Quatrième au Billboard. Numéro un au Cashbox. Et le lancement d'une des carrières solos les plus extraordinaires de l'histoire de la musique.<br /><br />"Got to Be There" va faire mieux que la fratrie d'en face. Donny Osmond n'a qu'à bien se tenir. Car onze ans plus tard, Michael signera l'album le plus vendu de TOUS LES TEMPS !]]></itunes:summary><itunes:duration>143</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fa1b44406f3d01122e24e0784b073224.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : « 2001, l’Odyssée de l’Espace », le chef-d’œuvre visionnaire de Stanley Kubrick</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-2001-l-odyssee-de-l-espace-le-chef-d-oeuvre-visionnaire-de-stanley-kubrick--72294946</link><description><![CDATA[1968 : le film "2001, L'Odyssée de l'Espace" <br /><br />Nous sommes le 5 septembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles belges. Aux Variétés, à Bruxelles, projection d'un film qui fait sensation : "2001, l'Odyssée de l'Espace". Un film signé Stanley Kubrick.<br /><br />Un an avant Apollo XI, le monde entier ne parle que d'une chose : la conquête spatiale. La Lune est à portée. Et Kubrick, lui, se dit : il faut en finir avec les décors en carton-pâte. Je vais montrer ce que sera VRAIMENT l'an 2001.<br /><br />Il met quatre ans à tourner le film. Des décors qui coûtent une fortune. Des effets spéciaux d'une précision absolue. En 1968, personne ne peut détecter le trucage à l'écran. <br /><br />Et, petite nouveauté, presque pas de dialogues. À la place… une valse de Strauss pour accompagner des vaisseaux en orbite.<br /><br />La première a lieu à Washington, dans une salle gigantesque avec un système sonore comme personne n'en avait jamais entendu. Et là… catastrophe. Enfin, presque. 250 personnes quittent la salle avant la fin. Les critiques sont féroces. Incompréhensible. Prétentieux. Ennuyeux. La MGM panique, le film a coûté une fortune. La production presse Kubrick d'expliquer ce qui se passe à la fin. Ce sera NON !<br /><br />Quelque chose d'inhabituel se produit. Semaine après semaine, le bouche-à-oreille fait son travail. Ceux qui ont été fascinés par l'esthétique, par la musique, par les décors, en parlent autour d'eux. Chacun a son explication sur le final. Et c'est précisément ça, la force du film, cette fin ouverte que personne ne comprend vraiment, mais que tout le monde s'approprie.<br /><br />Kubrick refuse, longtemps, de peur que les mots ne banalisent la puissance des images. PUIS… un journaliste japonais insiste lourdement. Et Kubrick va lâcher le morceau<br /><br />Alors, voici l'explication : <br /><br />Pour faire simple : l'astronaute est placé dans un "zoo humain" par des entités divines, des créatures de pure énergie. Dans cette chambre hors du temps, ils l'étudient jusqu'à sa fin, avant qu'il ne renaisse sous la forme de ce célèbre fœtus astral, prêt pour une nouvelle étape de l'évolution<br /><br />À la sortie du film, personne ne sait tout cela. <br /><br />Résultat ? "2001" deviendra le plus grand succès du box-office américain de l'année 1968. ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72294946</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72294946/363362_1968_2001_l_odyssee_de_l_espace_le_chef_d_uvre_visionnaire_de_stanley_kubrick.mp3" length="6627306" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1968 : le film "2001, L'Odyssée de l'Espace" 

Nous sommes le 5 septembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles belges. Aux Variétés, à Bruxelles, projection d'un film qui fait sensation : "2001, l'Odyssée de l'Espace". Un film signé Stanley Kubrick....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1968 : le film "2001, L'Odyssée de l'Espace" <br /><br />Nous sommes le 5 septembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles belges. Aux Variétés, à Bruxelles, projection d'un film qui fait sensation : "2001, l'Odyssée de l'Espace". Un film signé Stanley Kubrick.<br /><br />Un an avant Apollo XI, le monde entier ne parle que d'une chose : la conquête spatiale. La Lune est à portée. Et Kubrick, lui, se dit : il faut en finir avec les décors en carton-pâte. Je vais montrer ce que sera VRAIMENT l'an 2001.<br /><br />Il met quatre ans à tourner le film. Des décors qui coûtent une fortune. Des effets spéciaux d'une précision absolue. En 1968, personne ne peut détecter le trucage à l'écran. <br /><br />Et, petite nouveauté, presque pas de dialogues. À la place… une valse de Strauss pour accompagner des vaisseaux en orbite.<br /><br />La première a lieu à Washington, dans une salle gigantesque avec un système sonore comme personne n'en avait jamais entendu. Et là… catastrophe. Enfin, presque. 250 personnes quittent la salle avant la fin. Les critiques sont féroces. Incompréhensible. Prétentieux. Ennuyeux. La MGM panique, le film a coûté une fortune. La production presse Kubrick d'expliquer ce qui se passe à la fin. Ce sera NON !<br /><br />Quelque chose d'inhabituel se produit. Semaine après semaine, le bouche-à-oreille fait son travail. Ceux qui ont été fascinés par l'esthétique, par la musique, par les décors, en parlent autour d'eux. Chacun a son explication sur le final. Et c'est précisément ça, la force du film, cette fin ouverte que personne ne comprend vraiment, mais que tout le monde s'approprie.<br /><br />Kubrick refuse, longtemps, de peur que les mots ne banalisent la puissance des images. PUIS… un journaliste japonais insiste lourdement. Et Kubrick va lâcher le morceau<br /><br />Alors, voici l'explication : <br /><br />Pour faire simple : l'astronaute est placé dans un "zoo humain" par des entités divines, des créatures de pure énergie. Dans cette chambre hors du temps, ils l'étudient jusqu'à sa fin, avant qu'il ne renaisse sous la forme de ce célèbre fœtus astral, prêt pour une nouvelle étape de l'évolution<br /><br />À la sortie du film, personne ne sait tout cela. <br /><br />Résultat ? "2001" deviendra le plus grand succès du box-office américain de l'année 1968. ]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/485a81acab1d8046d6ef38ccdbb028f5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Le Festival de la Guitare d'Or à Ciney, quand le Condroz est devenu le temple du rock</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-le-festival-de-la-guitare-d-or-a-ciney-quand-le-condroz-est-devenu-le-temple-du-rock--72294944</link><description><![CDATA[1964 : le 3e Festival de la guitare d'or à Ciney <br /><br />Nous sommes le dimanche 12 juillet 1964. Happy Day pour une petite commune du Condroz. Ciney accueille la troisième édition de son Festival de la Guitare d'Or. Avec aujourd'hui quatre invités vedette : Hugues Aufray, Hector, Long Chris… et les Surfs.<br /><br />Mais comment Ciney, petite ville de quelques milliers d'habitants, s'est-elle retrouvée à organiser l'un des festivals les plus courus de Belgique ? <br /><br />Derrière tout ça, un homme. Joseph Lambert, bourgmestre de Ciney, particulièrement dynamique. Il a très vite compris l'engouement des jeunes pour la musique. En 1962, il installe sur la grand-place un chapiteau géant de 150 mètres. Il y invite des dizaines d'orchestres amateurs belges. Il cherche un nom. Ce sera : le Festival de la Guitare d'Or.<br /><br />Pour vous en parler, il faut un peu fouiller dans les archives de Jean Jième sur son site Mémoires 60 et 70.<br /><br />Ce dimanche de juillet 1964, douze mille personnes envahissent la place. Dès neuf heures du matin, 1500 jeunes attendent l'ouverture. À dix heures, la première formation monte sur scène. À onze heures, la salle tape des mains. À midi… ça chauffe.<br /><br />Car en 1964, réunir des amateurs et des pros, c'est une idée de génie... Après les Surfs, place à Hugues Aufray !<br /><br />Pour en revenir à nos orchestres amateurs, ceux-ci jouent trois morceaux chacun, dont certains tentent leurs meilleures imitations des Beatles, avant que le jury ne délibère. Le prix ? La fameuse Guitare d'Or. Et surtout des contrats assurés par le secrétariat des artistes à Bruxelles, qui leur feraient gagner 155 000 francs belges. Une magnifique publicité.<br /><br />Cette année-là, ce sont les Serpents Noirs, originaires d'Andenne, qui remportent la mise.<br /><br />Les présentateurs de la journée ? Jean Martin et Michel Lemaire, les correspondants belges de l'émission française "Salut les Copains".<br /><br />Ils lancent, en quelque sorte, la carrière des Serpents Noirs...avec “Exciting Twist” ! ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72294944</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72294944/363361_1964_le_festival_de_la_guitare_d_or_a_ciney_quand_le_condroz_est_devenu_le_temple_du_rock.mp3" length="10493429" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1964 : le 3e Festival de la guitare d'or à Ciney 

Nous sommes le dimanche 12 juillet 1964. Happy Day pour une petite commune du Condroz. Ciney accueille la troisième édition de son Festival de la Guitare d'Or. Avec aujourd'hui quatre invités...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1964 : le 3e Festival de la guitare d'or à Ciney <br /><br />Nous sommes le dimanche 12 juillet 1964. Happy Day pour une petite commune du Condroz. Ciney accueille la troisième édition de son Festival de la Guitare d'Or. Avec aujourd'hui quatre invités vedette : Hugues Aufray, Hector, Long Chris… et les Surfs.<br /><br />Mais comment Ciney, petite ville de quelques milliers d'habitants, s'est-elle retrouvée à organiser l'un des festivals les plus courus de Belgique ? <br /><br />Derrière tout ça, un homme. Joseph Lambert, bourgmestre de Ciney, particulièrement dynamique. Il a très vite compris l'engouement des jeunes pour la musique. En 1962, il installe sur la grand-place un chapiteau géant de 150 mètres. Il y invite des dizaines d'orchestres amateurs belges. Il cherche un nom. Ce sera : le Festival de la Guitare d'Or.<br /><br />Pour vous en parler, il faut un peu fouiller dans les archives de Jean Jième sur son site Mémoires 60 et 70.<br /><br />Ce dimanche de juillet 1964, douze mille personnes envahissent la place. Dès neuf heures du matin, 1500 jeunes attendent l'ouverture. À dix heures, la première formation monte sur scène. À onze heures, la salle tape des mains. À midi… ça chauffe.<br /><br />Car en 1964, réunir des amateurs et des pros, c'est une idée de génie... Après les Surfs, place à Hugues Aufray !<br /><br />Pour en revenir à nos orchestres amateurs, ceux-ci jouent trois morceaux chacun, dont certains tentent leurs meilleures imitations des Beatles, avant que le jury ne délibère. Le prix ? La fameuse Guitare d'Or. Et surtout des contrats assurés par le secrétariat des artistes à Bruxelles, qui leur feraient gagner 155 000 francs belges. Une magnifique publicité.<br /><br />Cette année-là, ce sont les Serpents Noirs, originaires d'Andenne, qui remportent la mise.<br /><br />Les présentateurs de la journée ? Jean Martin et Michel Lemaire, les correspondants belges de l'émission française "Salut les Copains".<br /><br />Ils lancent, en quelque sorte, la carrière des Serpents Noirs...avec “Exciting Twist” ! ]]></itunes:summary><itunes:duration>263</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : TéléCoo et l'aventure du télésiège mythique de la cascade de Coo</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-telecoo-et-l-aventure-du-telesiege-mythique-de-la-cascade-de-coo--72068007</link><description><![CDATA[Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour les familles belges. Non loin de Stavelot s'ouvre aujourd'hui un petit parc à l'attraction naturelle : une cascade. Laissez-moi fouiller dans mes souvenirs. Ah oui, il y a aussi un télésiège. Bienvenue à TéléCoo.<br /><br />L'histoire commence bien avant 1976. En 1955, un professeur d'histoire et de géographie de Spa, Gaston Dugardin, a une idée un peu folle. Installer un télésiège sur un terrain marécageux au pied de la cascade de Coo. Il faudra huit procès contre un agriculteur local pour obtenir la fameuse autorisation tant attendue.<br /><br />Huit procès, rien que ça. Pour un télésiège.<br /><br />Il les gagne TOUS. <br /><br />Le télésiège monte jusqu'à 460 mètres d'altitude, au cœur de la colline du Bois d'Ancre. De là-haut, le village de Coo, les hameaux, la centrale hydroélectrique, et la cascade : quinze mètres de dénivelé, creusée au XVIIIe siècle par les moines de l'abbaye de Stavelot pour protéger le village.<br /><br />En 1976, le fils de Gaston, Didier Dugardin, reprend le flambeau. Il crée la société TéléCoo. Trois hectares. Une cascade. Un télésiège. Et des milliers de familles belges qui vont faire le voyage.<br /><br />Gamin, au début des années 80, j'ai pris le train depuis la Vallée du Geer, avec ma grand-mère. Le train puis un bus, je crois. C'était une expédition. Et en arrivant à Coo, il y avait ce télésiège. Terrifiant ! Ma grand-mère montait avec moi quand même. Et là-haut, la cascade semblait gigantesque. Quinze mètres. Mais quand on a six ou sept ans, c'est le Niagara.<br /><br />Le parc était gratuit au départ. Quelques dizaines de francs belges pour le télésiège. Pas de manèges, pas de personnages en peluche. Juste la nature, l'Amblève, et ce télésiège qui faisait battre le cœur de tous les petits Wallons comme moi, là bas, à Coo, près de ma rivière...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72068007</guid><pubDate>Fri, 29 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72068007/360480_1976_telecoo_et_l_aventure_du_telesiege_mythique_de_la_cascade_de_coo.mp3" length="5280433" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour les familles belges. Non loin de Stavelot s'ouvre aujourd'hui un petit parc à l'attraction naturelle : une cascade. Laissez-moi fouiller dans mes souvenirs. Ah oui, il y a aussi un télésiège. Bienvenue à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour les familles belges. Non loin de Stavelot s'ouvre aujourd'hui un petit parc à l'attraction naturelle : une cascade. Laissez-moi fouiller dans mes souvenirs. Ah oui, il y a aussi un télésiège. Bienvenue à TéléCoo.<br /><br />L'histoire commence bien avant 1976. En 1955, un professeur d'histoire et de géographie de Spa, Gaston Dugardin, a une idée un peu folle. Installer un télésiège sur un terrain marécageux au pied de la cascade de Coo. Il faudra huit procès contre un agriculteur local pour obtenir la fameuse autorisation tant attendue.<br /><br />Huit procès, rien que ça. Pour un télésiège.<br /><br />Il les gagne TOUS. <br /><br />Le télésiège monte jusqu'à 460 mètres d'altitude, au cœur de la colline du Bois d'Ancre. De là-haut, le village de Coo, les hameaux, la centrale hydroélectrique, et la cascade : quinze mètres de dénivelé, creusée au XVIIIe siècle par les moines de l'abbaye de Stavelot pour protéger le village.<br /><br />En 1976, le fils de Gaston, Didier Dugardin, reprend le flambeau. Il crée la société TéléCoo. Trois hectares. Une cascade. Un télésiège. Et des milliers de familles belges qui vont faire le voyage.<br /><br />Gamin, au début des années 80, j'ai pris le train depuis la Vallée du Geer, avec ma grand-mère. Le train puis un bus, je crois. C'était une expédition. Et en arrivant à Coo, il y avait ce télésiège. Terrifiant ! Ma grand-mère montait avec moi quand même. Et là-haut, la cascade semblait gigantesque. Quinze mètres. Mais quand on a six ou sept ans, c'est le Niagara.<br /><br />Le parc était gratuit au départ. Quelques dizaines de francs belges pour le télésiège. Pas de manèges, pas de personnages en peluche. Juste la nature, l'Amblève, et ce télésiège qui faisait battre le cœur de tous les petits Wallons comme moi, là bas, à Coo, près de ma rivière...]]></itunes:summary><itunes:duration>132</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : Bill Withers et le génie accidentel de « Ain't No Sunshine »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-bill-withers-et-le-genie-accidentel-de-ain-t-no-sunshine--72203789</link><description><![CDATA[Nous sommes le 17 juin 1971. Happy Day pour un musicien américain de 33 ans (pour quelques jours encore). Sur son premier album, "Just As I Am", figure un titre qui va changer sa vie. "Ain't No Sunshine". Traduction ? Pas de soleil…<br /><br />Au début des années 70, Bill Withers n'est pas encore une légende. La journée, il travaille dans une usine à Los Angeles. Il fabrique des sièges de toilettes pour le fameux Boeing 747. Le soir, il écrit des chansons, presque en secret.<br /><br />L'étincelle vient du cinéma. Il vient de voir "Days of Wine and Roses" / "Le Jour du vin et des roses", avec Jack Lemmon et Lee Remick. Deux êtres qui s'aiment et se détruisent. <br /><br />Ce qui le frappe dans ce film, ce n'est pas le drame. C'est l'usure. Le silence. L'absence qui s'installe sans bruit.<br /><br />Il rentre. Il prend sa guitare, enchaîne quelques accords mineurs. Et une phrase sort. C’est le titre de la chanson…<br /><br />Mais arrive le pont. Et là… plus rien. Withers ne sait pas quoi écrire. Alors il laisse venir ce qui lui traverse l'esprit.<br /><br />"I know."<br /><br />Il le répète. Encore. Et encore. Vingt-six fois au total.<br /><br />En studio, on lui suggère de remplacer ça par de vraies paroles. Il refuse. Parce que cette répétition, c'est exactement ça que ressent quelqu'un qui souffre d'une absence. <br /><br />On ne formule pas un discours. On rumine. On tourne en rond. On répète la même pensée, incapable d'avancer.<br /><br />Ce blocage devient la signature du morceau.<br /><br />La chanson dure à peine deux minutes. Pas d'arrangement excessif, pas de démonstration vocale. Une ligne de basse, une guitare sobre, une voix grave qui ne cherche jamais à impressionner.<br /><br />Elle grimpe troisième au Billboard américain. Elle remporte le Grammy de la meilleure chanson R&amp;B en 1972. Et elle s'impose chez nous, en Belgique, bien avant de percer au Royaume-Uni, où il lui faudra des décennies pour entrer dans les classements....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72203789</guid><pubDate>Thu, 28 May 2026 09:02:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72203789/362279_1971_bill_withers_et_le_genie_accidentel_de_ain_t_no_sunshine.mp3" length="6221886" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 17 juin 1971. Happy Day pour un musicien américain de 33 ans (pour quelques jours encore). Sur son premier album, "Just As I Am", figure un titre qui va changer sa vie. "Ain't No Sunshine". Traduction ? Pas de soleil…

Au début des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 17 juin 1971. Happy Day pour un musicien américain de 33 ans (pour quelques jours encore). Sur son premier album, "Just As I Am", figure un titre qui va changer sa vie. "Ain't No Sunshine". Traduction ? Pas de soleil…<br /><br />Au début des années 70, Bill Withers n'est pas encore une légende. La journée, il travaille dans une usine à Los Angeles. Il fabrique des sièges de toilettes pour le fameux Boeing 747. Le soir, il écrit des chansons, presque en secret.<br /><br />L'étincelle vient du cinéma. Il vient de voir "Days of Wine and Roses" / "Le Jour du vin et des roses", avec Jack Lemmon et Lee Remick. Deux êtres qui s'aiment et se détruisent. <br /><br />Ce qui le frappe dans ce film, ce n'est pas le drame. C'est l'usure. Le silence. L'absence qui s'installe sans bruit.<br /><br />Il rentre. Il prend sa guitare, enchaîne quelques accords mineurs. Et une phrase sort. C’est le titre de la chanson…<br /><br />Mais arrive le pont. Et là… plus rien. Withers ne sait pas quoi écrire. Alors il laisse venir ce qui lui traverse l'esprit.<br /><br />"I know."<br /><br />Il le répète. Encore. Et encore. Vingt-six fois au total.<br /><br />En studio, on lui suggère de remplacer ça par de vraies paroles. Il refuse. Parce que cette répétition, c'est exactement ça que ressent quelqu'un qui souffre d'une absence. <br /><br />On ne formule pas un discours. On rumine. On tourne en rond. On répète la même pensée, incapable d'avancer.<br /><br />Ce blocage devient la signature du morceau.<br /><br />La chanson dure à peine deux minutes. Pas d'arrangement excessif, pas de démonstration vocale. Une ligne de basse, une guitare sobre, une voix grave qui ne cherche jamais à impressionner.<br /><br />Elle grimpe troisième au Billboard américain. Elle remporte le Grammy de la meilleure chanson R&amp;B en 1972. Et elle s'impose chez nous, en Belgique, bien avant de percer au Royaume-Uni, où il lui faudra des décennies pour entrer dans les classements....]]></itunes:summary><itunes:duration>156</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : Michel Jonasz, l’éclosion de « Dites-moi » et de « Super Nana »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-michel-jonasz-l-eclosion-de-dites-moi-et-de-super-nana--72068005</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er septembre 1974. Happy Day pour Michel Jonasz. Après des débuts difficiles, il va connaître (coup sur coup) deux très grands succès. Le premier, le tout premier de cordée, a pour titre "Dites-moi".<br /><br />Drancy, 1947. Une famille d'immigrants juifs hongrois. Un grand-père cordonnier à Budapest qui chantait des opérettes. Un père violoniste amateur devenu représentant de commerce. La musique, c'est dans le sang… mais pas dans les gènes seulement. C'est une histoire de survie aussi. La mère de Michel et sa sœur ont échappé de peu à la Shoah.<br /><br />Il quitte l'école à quinze ans. Peinture, théâtre, musique : il cherche sa voie dans la création. C'est finalement le piano qui lui met le pied à l'étrier. En 1966, il fonde le groupe King Set avec son ami Alain Goldstein.<br /><br />Les débuts sont lents. Un 45 tours en 1968 sous le nom de Michel Kingset. Un single en 1970. La Rose d'or d'Antibes en 1972.<br /><br />Et puis, septembre 1974. "Dites-moi"<br /><br />Les paroles sont de Franck Thomas. La musique de Jonasz, lui-même. Enregistré aux studios CBE de Paris. <br /><br />Il y a dans ce refrain quelque chose d'une simplicité déchirante...<br /><br />"Dites-moi, même qu'elle est partie pour un autre que moi. Mais pas à cause de moi."<br /><br />Sur la face B du 45 tours, une autre chanson. Signée Jean-Claude Vannier. Elle s'appelle "Super Nana". <br /><br />"Super Nana" deviendra sur scène le titre fétiche de Jonasz. Celui qu'on attend. Celui qu'il garde pour la fin. Deux chansons sur un même disque. Et une carrière qui décolle ENFIN en 1974.<br /><br />Michel Jonasz a 27 ans. Il vient de trouver son public. Et son public va désormais partager sa mélancolie et son amour du jazz...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72068005</guid><pubDate>Thu, 28 May 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72068005/360479_1974_michel_jonasz_l_eclosion_de_dites_moi_et_de_super_nana.mp3" length="5957527" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er septembre 1974. Happy Day pour Michel Jonasz. Après des débuts difficiles, il va connaître (coup sur coup) deux très grands succès. Le premier, le tout premier de cordée, a pour titre "Dites-moi".

Drancy, 1947. Une famille...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er septembre 1974. Happy Day pour Michel Jonasz. Après des débuts difficiles, il va connaître (coup sur coup) deux très grands succès. Le premier, le tout premier de cordée, a pour titre "Dites-moi".<br /><br />Drancy, 1947. Une famille d'immigrants juifs hongrois. Un grand-père cordonnier à Budapest qui chantait des opérettes. Un père violoniste amateur devenu représentant de commerce. La musique, c'est dans le sang… mais pas dans les gènes seulement. C'est une histoire de survie aussi. La mère de Michel et sa sœur ont échappé de peu à la Shoah.<br /><br />Il quitte l'école à quinze ans. Peinture, théâtre, musique : il cherche sa voie dans la création. C'est finalement le piano qui lui met le pied à l'étrier. En 1966, il fonde le groupe King Set avec son ami Alain Goldstein.<br /><br />Les débuts sont lents. Un 45 tours en 1968 sous le nom de Michel Kingset. Un single en 1970. La Rose d'or d'Antibes en 1972.<br /><br />Et puis, septembre 1974. "Dites-moi"<br /><br />Les paroles sont de Franck Thomas. La musique de Jonasz, lui-même. Enregistré aux studios CBE de Paris. <br /><br />Il y a dans ce refrain quelque chose d'une simplicité déchirante...<br /><br />"Dites-moi, même qu'elle est partie pour un autre que moi. Mais pas à cause de moi."<br /><br />Sur la face B du 45 tours, une autre chanson. Signée Jean-Claude Vannier. Elle s'appelle "Super Nana". <br /><br />"Super Nana" deviendra sur scène le titre fétiche de Jonasz. Celui qu'on attend. Celui qu'il garde pour la fin. Deux chansons sur un même disque. Et une carrière qui décolle ENFIN en 1974.<br /><br />Michel Jonasz a 27 ans. Il vient de trouver son public. Et son public va désormais partager sa mélancolie et son amour du jazz...]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff6c69d094ba85a80601251ea95d4dd8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : Max la Menace, l’agent secret le plus gaffeur de la télévision</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-max-la-menace-l-agent-secret-le-plus-gaffeur-de-la-television--72068004</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 septembre 1968. Happy Day pour les familles qui ont la chance d'avoir un téléviseur dans le salon. Sur la 2e chaîne française, c'est l'événement. Une nouvelle série venue des États-Unis va captiver la Belgique entière... <br /><br />Max la Menace. En version originale, "Get Smart". Créée par Mel Brooks, oui, le futur réalisateur de "Blazing Saddles" et "Young Frankenstein". <br /><br />Max, ce sont 138 épisodes de 25 minutes. Et un agent secret qui ne ressemble à aucun autre.<br /><br />Maxwell Smart. Agent 86. Il travaille pour CONTROL, organisation de contre-espionnage qui affronte les maléfiques projets de KAOS. <br /><br />KAOS, c'est une organisation créée en 1904 à Bucarest. Pour répandre le chaos, évidemment.<br /><br />Face à cette menace mondiale, CONTROL envoie son meilleur homme.<br /><br />Enfin... son meilleur homme disponible.<br /><br />Max n'est pas exactement James Bond. Il rate autant qu'il réussit. Il se prend les pieds dans le tapis, au sens propre comme au figuré. Mais il a un téléphone dans sa chaussure. Et une partenaire, l'Agent 99, une femme dont on ne connaîtra jamais le vrai nom. <br /><br />Il y a aussi le Chef, qui lui confie ses missions avec une patience d'ange. Et K-13, un chien agent secret. <br /><br />La série débarque aux États-Unis en 1965 sur NBC. Trois ans plus tard, elle traverse l'Atlantique. Et ce soir, les familles belges découvrent Max, ses gadgets improbables, ses gaffes monumentales et son flegme imperturbable.<br /><br />Vous l'aurez un peu compris. C'est une parodie de James Bond. C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. La série va d'ailleurs s'installer durablement dans la culture populaire et être rediffusée durant toutes les années 70 et même 80.<br /><br />Max la Menace. Agent 86. Toujours partant. MAIS... rarement au point.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72068004</guid><pubDate>Wed, 27 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72068004/360478_1968_max_la_menace_l_agent_secret_le_plus_gaffeur_de_la_television.mp3" length="7460090" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 septembre 1968. Happy Day pour les familles qui ont la chance d'avoir un téléviseur dans le salon. Sur la 2e chaîne française, c'est l'événement. Une nouvelle série venue des États-Unis va captiver la Belgique entière... 

Max la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 septembre 1968. Happy Day pour les familles qui ont la chance d'avoir un téléviseur dans le salon. Sur la 2e chaîne française, c'est l'événement. Une nouvelle série venue des États-Unis va captiver la Belgique entière... <br /><br />Max la Menace. En version originale, "Get Smart". Créée par Mel Brooks, oui, le futur réalisateur de "Blazing Saddles" et "Young Frankenstein". <br /><br />Max, ce sont 138 épisodes de 25 minutes. Et un agent secret qui ne ressemble à aucun autre.<br /><br />Maxwell Smart. Agent 86. Il travaille pour CONTROL, organisation de contre-espionnage qui affronte les maléfiques projets de KAOS. <br /><br />KAOS, c'est une organisation créée en 1904 à Bucarest. Pour répandre le chaos, évidemment.<br /><br />Face à cette menace mondiale, CONTROL envoie son meilleur homme.<br /><br />Enfin... son meilleur homme disponible.<br /><br />Max n'est pas exactement James Bond. Il rate autant qu'il réussit. Il se prend les pieds dans le tapis, au sens propre comme au figuré. Mais il a un téléphone dans sa chaussure. Et une partenaire, l'Agent 99, une femme dont on ne connaîtra jamais le vrai nom. <br /><br />Il y a aussi le Chef, qui lui confie ses missions avec une patience d'ange. Et K-13, un chien agent secret. <br /><br />La série débarque aux États-Unis en 1965 sur NBC. Trois ans plus tard, elle traverse l'Atlantique. Et ce soir, les familles belges découvrent Max, ses gadgets improbables, ses gaffes monumentales et son flegme imperturbable.<br /><br />Vous l'aurez un peu compris. C'est une parodie de James Bond. C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. La série va d'ailleurs s'installer durablement dans la culture populaire et être rediffusée durant toutes les années 70 et même 80.<br /><br />Max la Menace. Agent 86. Toujours partant. MAIS... rarement au point.]]></itunes:summary><itunes:duration>187</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/531802a35f1dbe869c71e21518bdf211.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : Le Dernier Tango à Paris, le scandale qui a foudroyé le cinéma</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-le-dernier-tango-a-paris-le-scandale-qui-a-foudroye-le-cinema--72068003</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 décembre 1972. Happy Day dans les cinémas de Belgique et de France. Un film à scandale va faire parler de lui de Waterloo à La Panne. Présenté à la Mostra de Venise quelques mois plus tôt, il réunit Marlon Brando et Maria Schneider à l'écran.<br /><br />Son titre : Le Dernier Tango à Paris.<br /><br />L'histoire est simple. Brutale. Un appartement du 16e arrondissement de Paris, au-dessus du pont de Bir-Hakeim. Un Américain d'une quarantaine d'années, Paul. Une jeune Française, Jeanne. Ils se retrouvent là par hasard, pour visiter le même appartement à louer. Et sans se connaître, sans même échanger leurs noms, ils font l'amour.<br /><br />Paul loue l'appartement. Ils s'y retrouveront, encore et encore. Sans passé. Sans avenir. Juste cet endroit, ces volets clos, et une violence qui monte.<br /><br />Dehors, chacun a sa vie. Paul vient de perdre sa femme, suicidée. Jeanne prépare son mariage.<br /><br />Dedans, tout ça disparaît.<br /><br />Aussi incroyable que cela puisse paraître : Bertolucci a laissé Marlon Brando improviser. Intégrer des fragments de sa propre vie. Ce qu'on voit à l'écran, c'est parfois Brando lui-même, pas seulement son personnage. Ça se sent. Ça dérange.<br /><br />Le film est interdit aux moins de 18 ans à sa sortie. Certains critiques sont écœurés. D'autres parlent de chef-d'œuvre. En Italie, Bertolucci sera condamné... et temporairement privé de ses droits civiques.<br /><br />Mais les salles sont pleines. Partout en Europe. En Belgique comme ailleurs.<br /><br />Et Marlon Brando, dont la carrière s'essoufflait depuis quelques années, retrouve d'un coup toute sa puissance.<br /><br />La bande originale, elle, est signée Gato Barbieri. Un saxophoniste argentin. Ce tango qui revient, lancinant, tout au long du film.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72068003</guid><pubDate>Tue, 26 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72068003/360477_1972_le_dernier_tango_a_paris_le_scandale_qui_a_foudroye_le_cinema.mp3" length="5076678" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 décembre 1972. Happy Day dans les cinémas de Belgique et de France. Un film à scandale va faire parler de lui de Waterloo à La Panne. Présenté à la Mostra de Venise quelques mois plus tôt, il réunit Marlon Brando et Maria Schneider à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 décembre 1972. Happy Day dans les cinémas de Belgique et de France. Un film à scandale va faire parler de lui de Waterloo à La Panne. Présenté à la Mostra de Venise quelques mois plus tôt, il réunit Marlon Brando et Maria Schneider à l'écran.<br /><br />Son titre : Le Dernier Tango à Paris.<br /><br />L'histoire est simple. Brutale. Un appartement du 16e arrondissement de Paris, au-dessus du pont de Bir-Hakeim. Un Américain d'une quarantaine d'années, Paul. Une jeune Française, Jeanne. Ils se retrouvent là par hasard, pour visiter le même appartement à louer. Et sans se connaître, sans même échanger leurs noms, ils font l'amour.<br /><br />Paul loue l'appartement. Ils s'y retrouveront, encore et encore. Sans passé. Sans avenir. Juste cet endroit, ces volets clos, et une violence qui monte.<br /><br />Dehors, chacun a sa vie. Paul vient de perdre sa femme, suicidée. Jeanne prépare son mariage.<br /><br />Dedans, tout ça disparaît.<br /><br />Aussi incroyable que cela puisse paraître : Bertolucci a laissé Marlon Brando improviser. Intégrer des fragments de sa propre vie. Ce qu'on voit à l'écran, c'est parfois Brando lui-même, pas seulement son personnage. Ça se sent. Ça dérange.<br /><br />Le film est interdit aux moins de 18 ans à sa sortie. Certains critiques sont écœurés. D'autres parlent de chef-d'œuvre. En Italie, Bertolucci sera condamné... et temporairement privé de ses droits civiques.<br /><br />Mais les salles sont pleines. Partout en Europe. En Belgique comme ailleurs.<br /><br />Et Marlon Brando, dont la carrière s'essoufflait depuis quelques années, retrouve d'un coup toute sa puissance.<br /><br />La bande originale, elle, est signée Gato Barbieri. Un saxophoniste argentin. Ce tango qui revient, lancinant, tout au long du film.]]></itunes:summary><itunes:duration>127</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/00a73df0ceba16da013c778193616a6b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Michel Polnareff et le secret rock de « La Poupée qui fait non »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-michel-polnareff-et-le-secret-rock-de-la-poupee-qui-fait-non--72068002</link><description><![CDATA[Nous sommes le 26 mai 1966. Happy Day pour un pianiste et mélodiste encore inconnu du grand public. Aujourd'hui, Michel Polnareff dévoile son premier disque. Étrange titre que celui choisi par son label : "La Poupée qui fait non".<br /><br />Et c'est à la guitare qu'on retrouve le futur amiral...<br /><br />Michel Polnareff. Lunettes rondes, cheveux bouclés, costume blanc. Un personnage qui ne ressemble à personne en 1966. Et une chanson qui, en apparence, parle d'une poupée.<br /><br />Les paroles de Frank Gérald sont a priori anodines : une poupée qui dit non, qui dit oui, qui fait semblant. Mais derrière cette image enfantine, c'est la libération sexuelle des jeunes filles dont il est question. Au milieu des années 60, on ne dit pas ces choses-là directement. On les glisse derrière... une poupée.<br /><br />Musicalement, c'est d'une simplicité redoutable. Une seule mélodie. Trois accords majeurs. Mi, La, Ré. Et pourtant, ça accroche immédiatement.<br /><br />Mais voilà LE détail qui change tout. En studio, ce jour-là, qui joue de la guitare ? Un certain Jimmy Page. Et qui tient la basse ? Un certain John Paul Jones.<br /><br />Oui, oui. Les deux futurs piliers de Led Zeppelin. En musiciens presque anonymes, sur le premier single d'un Français inconnu.<br /><br />200 000 exemplaires vendus. Rapidement. Le succès est immédiat.<br /><br />Et Polnareff, flairant le filon international, enregistre la chanson en espagnol, en italien et en allemand !<br /><br />"Meine Puppe sagt non". <br /><br />La poupée dit non dans toutes les langues. <br /><br />Histoire de délier les langues justement.<br /><br />Un peu de provocation, de libération sexuelle.<br /><br />Ça y est, le style Polnareff est né !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72068002</guid><pubDate>Mon, 25 May 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72068002/360476_1966_michel_polnareff_et_le_secret_rock_de_la_poupee_qui_fait_non.mp3" length="5953347" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 26 mai 1966. Happy Day pour un pianiste et mélodiste encore inconnu du grand public. Aujourd'hui, Michel Polnareff dévoile son premier disque. Étrange titre que celui choisi par son label : "La Poupée qui fait non".

Et c'est à la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 26 mai 1966. Happy Day pour un pianiste et mélodiste encore inconnu du grand public. Aujourd'hui, Michel Polnareff dévoile son premier disque. Étrange titre que celui choisi par son label : "La Poupée qui fait non".<br /><br />Et c'est à la guitare qu'on retrouve le futur amiral...<br /><br />Michel Polnareff. Lunettes rondes, cheveux bouclés, costume blanc. Un personnage qui ne ressemble à personne en 1966. Et une chanson qui, en apparence, parle d'une poupée.<br /><br />Les paroles de Frank Gérald sont a priori anodines : une poupée qui dit non, qui dit oui, qui fait semblant. Mais derrière cette image enfantine, c'est la libération sexuelle des jeunes filles dont il est question. Au milieu des années 60, on ne dit pas ces choses-là directement. On les glisse derrière... une poupée.<br /><br />Musicalement, c'est d'une simplicité redoutable. Une seule mélodie. Trois accords majeurs. Mi, La, Ré. Et pourtant, ça accroche immédiatement.<br /><br />Mais voilà LE détail qui change tout. En studio, ce jour-là, qui joue de la guitare ? Un certain Jimmy Page. Et qui tient la basse ? Un certain John Paul Jones.<br /><br />Oui, oui. Les deux futurs piliers de Led Zeppelin. En musiciens presque anonymes, sur le premier single d'un Français inconnu.<br /><br />200 000 exemplaires vendus. Rapidement. Le succès est immédiat.<br /><br />Et Polnareff, flairant le filon international, enregistre la chanson en espagnol, en italien et en allemand !<br /><br />"Meine Puppe sagt non". <br /><br />La poupée dit non dans toutes les langues. <br /><br />Histoire de délier les langues justement.<br /><br />Un peu de provocation, de libération sexuelle.<br /><br />Ça y est, le style Polnareff est né !]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7f3edbc5057352baf910dd9648657400.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1980 : Marie-Pierre Casey et le culte de la publicité Pliz</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1980-marie-pierre-casey-et-le-culte-de-la-publicite-pliz--72068000</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1980. Happy Day pour les ménagères, un produit d'entretien va rapidement entrer dans la légende, tout la comédienne qui l'incarne dans la publicité télé... tournée fin 1979.<br /><br />La marque, c'est Pliz - Fée du Logis. <br /><br />Un produit d'abord destiné au nettoyage et au lustrage du plastique, du verre et du bois verni.<br /><br />Et pour l'incarner, une certaine Marie-Pierre Casey.<br /><br />C'est une figure incontournable dans les pièces de boulevards parisiennes des années 1970.<br /><br />Vous allez immédiatement reconnaître sa voix..<br /><br />Et dire qu'à 15 ans, elle commence sa carrière en décrochant un petit rôle de religieuse à la fin du film J"eux interdits" de René Clément.<br /><br />C'est la télévision qui va starifier Marie-Pierre Casey en comédienne populaire.<br /><br />Aux heures de grande écoute, la France et la Belgique découvrent un spot publicitaire pour Pliz. <br /><br />Elle glisse littéralement, non sans un certain érotisme, sur une table parfaitement nettoyée grâce à (je vous le donne en mile) la petite bombe Pliz Fée de Logis.<br /><br />Cette réplique « Et c'est tant mieux, parce que j' f'rais pas ça tous les jours ! » fait l'objet d'un véritable culte. <br /><br />Le spot publicitaire obtiendra une foule de récompenses, dont un lion d'argent au festival international du film publicitaire de Cannes.<br /><br />Elle recevra aussi, à Hollywood, le prix Minerve de la meilleure actrice dans une publicité télévisée. <br /><br />En 1981, Stéphane Collaro l'engagera dans son émission sur Europe 1.<br /><br />Elle sera ensuite madame Tussaud dans le film L'Été meurtrier (en 1983) aux côtés d’Isabelle Adjani et Alain Souchon....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72068000</guid><pubDate>Fri, 22 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72068000/360475_1980_marie_pierre_casey_et_le_culte_de_la_publicite_pliz.mp3" length="5581363" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1980. Happy Day pour les ménagères, un produit d'entretien va rapidement entrer dans la légende, tout la comédienne qui l'incarne dans la publicité télé... tournée fin 1979.

La marque, c'est Pliz - Fée du Logis. 

Un produit d'abord...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1980. Happy Day pour les ménagères, un produit d'entretien va rapidement entrer dans la légende, tout la comédienne qui l'incarne dans la publicité télé... tournée fin 1979.<br /><br />La marque, c'est Pliz - Fée du Logis. <br /><br />Un produit d'abord destiné au nettoyage et au lustrage du plastique, du verre et du bois verni.<br /><br />Et pour l'incarner, une certaine Marie-Pierre Casey.<br /><br />C'est une figure incontournable dans les pièces de boulevards parisiennes des années 1970.<br /><br />Vous allez immédiatement reconnaître sa voix..<br /><br />Et dire qu'à 15 ans, elle commence sa carrière en décrochant un petit rôle de religieuse à la fin du film J"eux interdits" de René Clément.<br /><br />C'est la télévision qui va starifier Marie-Pierre Casey en comédienne populaire.<br /><br />Aux heures de grande écoute, la France et la Belgique découvrent un spot publicitaire pour Pliz. <br /><br />Elle glisse littéralement, non sans un certain érotisme, sur une table parfaitement nettoyée grâce à (je vous le donne en mile) la petite bombe Pliz Fée de Logis.<br /><br />Cette réplique « Et c'est tant mieux, parce que j' f'rais pas ça tous les jours ! » fait l'objet d'un véritable culte. <br /><br />Le spot publicitaire obtiendra une foule de récompenses, dont un lion d'argent au festival international du film publicitaire de Cannes.<br /><br />Elle recevra aussi, à Hollywood, le prix Minerve de la meilleure actrice dans une publicité télévisée. <br /><br />En 1981, Stéphane Collaro l'engagera dans son émission sur Europe 1.<br /><br />Elle sera ensuite madame Tussaud dans le film L'Été meurtrier (en 1983) aux côtés d’Isabelle Adjani et Alain Souchon....]]></itunes:summary><itunes:duration>140</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : Marie Myriam, de l’envol de « Ma colombe » au sacre de l’Eurovision</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-marie-myriam-de-l-envol-de-ma-colombe-au-sacre-de-l-eurovision--72067998</link><description><![CDATA[Nous sommes en septembre 1976. Happy Day pour Marie Myriam. La chanteuse sort aujourd'hui son tout premier 45 tours. Il a pour titre "Ma colombe" et va lancer sa carrière, à la fois en France, en Belgique et même au Canada...<br /><br />Les paroles sont écrites par Bob Dupac, qui a notamment écrit pour Charles Aznavour...<br /><br />Marie Myriam n'est pas son vrai nom. Elle s'appelle encore Myriam Lopes. Elle est née en 1957 au Congo belge, dans une famille portugaise. Enfance africaine, mais à six ans, direction Paris.<br /><br />Les parents transforment un hôtel vétuste du 20e arrondissement en restaurant. Chaque soir, des chanteurs de fado s'y produisent. Et un soir, parmi les clients, un auteur-compositeur remarque la petite Myriam. Il s'appelle Jean-Paul Cara. Il entend quelque chose dans sa voix.<br /><br />C'est lui qui signe la musique de "Ma colombe". C'est lui AUSSI qui lui présente un auteur. Myriam Lopes se trouve un nom de scène : ce sera Marie Myriam.<br /><br />Le disque connaît un succès correct en France et au Québec. Pas un triomphe. Mais un début prometteur.<br /><br />À l'époque, Marie Myriam a 19 ans. Mais ce que personne ne sait encore en ce mois de septembre 1976, c'est ce qui va se passer exactement un an plus tard.<br /><br />1977. Le Concours Eurovision de la chanson. Et Marie Myriam qui monte sur scène avec "L'Oiseau et l'Enfant". <br /><br />Petite anecdote pour la route, avant la grande soirée de l’Eurovision, les deux demi-finales et la finale ont été présentées par Évelyne Leclercq, Yves Lecoq et Patrick Sébastien. Un homme avec qui elle se fiancera en 1978…deux ans après avoir pris son tout premier envol avec “La colombe”...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72067998</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 07:00:05 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72067998/360474_1976_marie_myriam_de_l_envol_de_ma_colombe_au_sacre_de_l_eurovision.mp3" length="6378620" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en septembre 1976. Happy Day pour Marie Myriam. La chanteuse sort aujourd'hui son tout premier 45 tours. Il a pour titre "Ma colombe" et va lancer sa carrière, à la fois en France, en Belgique et même au Canada...

Les paroles sont écrites...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en septembre 1976. Happy Day pour Marie Myriam. La chanteuse sort aujourd'hui son tout premier 45 tours. Il a pour titre "Ma colombe" et va lancer sa carrière, à la fois en France, en Belgique et même au Canada...<br /><br />Les paroles sont écrites par Bob Dupac, qui a notamment écrit pour Charles Aznavour...<br /><br />Marie Myriam n'est pas son vrai nom. Elle s'appelle encore Myriam Lopes. Elle est née en 1957 au Congo belge, dans une famille portugaise. Enfance africaine, mais à six ans, direction Paris.<br /><br />Les parents transforment un hôtel vétuste du 20e arrondissement en restaurant. Chaque soir, des chanteurs de fado s'y produisent. Et un soir, parmi les clients, un auteur-compositeur remarque la petite Myriam. Il s'appelle Jean-Paul Cara. Il entend quelque chose dans sa voix.<br /><br />C'est lui qui signe la musique de "Ma colombe". C'est lui AUSSI qui lui présente un auteur. Myriam Lopes se trouve un nom de scène : ce sera Marie Myriam.<br /><br />Le disque connaît un succès correct en France et au Québec. Pas un triomphe. Mais un début prometteur.<br /><br />À l'époque, Marie Myriam a 19 ans. Mais ce que personne ne sait encore en ce mois de septembre 1976, c'est ce qui va se passer exactement un an plus tard.<br /><br />1977. Le Concours Eurovision de la chanson. Et Marie Myriam qui monte sur scène avec "L'Oiseau et l'Enfant". <br /><br />Petite anecdote pour la route, avant la grande soirée de l’Eurovision, les deux demi-finales et la finale ont été présentées par Évelyne Leclercq, Yves Lecoq et Patrick Sébastien. Un homme avec qui elle se fiancera en 1978…deux ans après avoir pris son tout premier envol avec “La colombe”...]]></itunes:summary><itunes:duration>160</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/158cce8d1bcbe673af204735ce63e744.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : George Lazenby, l’unique James Bond qui a osé se marier</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-george-lazenby-l-unique-james-bond-qui-a-ose-se-marier--72067997</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 décembre 1969. Happy Day pour les fans belges de 007. Sa nouvelle épopée débarque aujourd'hui dans les cinémas, sous la direction de Peter Hunt. Titre du nouveau James Bond : "Au service secret de Sa Majesté".<br /><br />Mais attention. Ce soir, dans les salles obscures, quelque chose a changé. Sean Connery n'est plus là. Il a raccroché le smoking après "On ne vit que deux fois". Et pour le remplacer, EON Productions a choisi un inconnu. Un mannequin australien du nom de George Lazenby.<br /><br />Le public est sceptique. Les critiques sont partagées. Lazenby lui-même a déjà décidé, pendant le tournage, que ce sera son unique Bond.<br /><br />Un seul film. Une seule chance.<br /><br />Et pourtant.<br /><br />Ce Bond-là est différent. Peter Hunt, ancien monteur de la saga, veut un film plus réaliste, plus proche du roman de Fleming. Moins de gadgets. Moins d'ironie. James Bond tombe amoureux. Vraiment amoureux. De Teresa di Vicenzo, incarnée par Diana Rigg. Il l'épouse.<br /><br />007 se marie. On n'avait jamais vu ça.<br /><br />Face à lui, Blofeld prépare une arme bactériologique capable de stériliser l'approvisionnement alimentaire de la planète entière. Les enjeux sont gigantesques. Mais c'est l'histoire d'amour qui reste.<br /><br />Le film est tourné en Suisse, en Angleterre, au Portugal. Il sort dans une indifférence relative. Pas aussi lucratif que son prédécesseur. Lazenby disparaît. Et pourtant, avec les années, "Au service secret de Sa Majesté" va changer de statut. Certains le considèrent aujourd'hui comme l'un des meilleurs James Bond jamais réalisés.<br /><br />Et puis il y a la chanson.<br /><br />"We Have All the Time in the World". Composée par John Barry. Chantée par Louis Armstrong, l'un de ses dernières enregistrements avant sa mort en 1971.<br /><br />Ce soir du 19 décembre 1969, dans les cinémas belges, personne ne sait encore que cette chanson va traverser les décennies. Que cette voix éraillée, sur ces images d'amour et de neige suisse, deviendra l'une des plus belles pages de la saga Bond.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72067997</guid><pubDate>Wed, 20 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72067997/360473_1969_george_lazenby_l_unique_james_bond_qui_a_ose_se_marier.mp3" length="6537445" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 décembre 1969. Happy Day pour les fans belges de 007. Sa nouvelle épopée débarque aujourd'hui dans les cinémas, sous la direction de Peter Hunt. Titre du nouveau James Bond : "Au service secret de Sa Majesté".

Mais attention. Ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 décembre 1969. Happy Day pour les fans belges de 007. Sa nouvelle épopée débarque aujourd'hui dans les cinémas, sous la direction de Peter Hunt. Titre du nouveau James Bond : "Au service secret de Sa Majesté".<br /><br />Mais attention. Ce soir, dans les salles obscures, quelque chose a changé. Sean Connery n'est plus là. Il a raccroché le smoking après "On ne vit que deux fois". Et pour le remplacer, EON Productions a choisi un inconnu. Un mannequin australien du nom de George Lazenby.<br /><br />Le public est sceptique. Les critiques sont partagées. Lazenby lui-même a déjà décidé, pendant le tournage, que ce sera son unique Bond.<br /><br />Un seul film. Une seule chance.<br /><br />Et pourtant.<br /><br />Ce Bond-là est différent. Peter Hunt, ancien monteur de la saga, veut un film plus réaliste, plus proche du roman de Fleming. Moins de gadgets. Moins d'ironie. James Bond tombe amoureux. Vraiment amoureux. De Teresa di Vicenzo, incarnée par Diana Rigg. Il l'épouse.<br /><br />007 se marie. On n'avait jamais vu ça.<br /><br />Face à lui, Blofeld prépare une arme bactériologique capable de stériliser l'approvisionnement alimentaire de la planète entière. Les enjeux sont gigantesques. Mais c'est l'histoire d'amour qui reste.<br /><br />Le film est tourné en Suisse, en Angleterre, au Portugal. Il sort dans une indifférence relative. Pas aussi lucratif que son prédécesseur. Lazenby disparaît. Et pourtant, avec les années, "Au service secret de Sa Majesté" va changer de statut. Certains le considèrent aujourd'hui comme l'un des meilleurs James Bond jamais réalisés.<br /><br />Et puis il y a la chanson.<br /><br />"We Have All the Time in the World". Composée par John Barry. Chantée par Louis Armstrong, l'un de ses dernières enregistrements avant sa mort en 1971.<br /><br />Ce soir du 19 décembre 1969, dans les cinémas belges, personne ne sait encore que cette chanson va traverser les décennies. Que cette voix éraillée, sur ces images d'amour et de neige suisse, deviendra l'une des plus belles pages de la saga Bond.]]></itunes:summary><itunes:duration>164</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2c5acbcf68b83f662e99f475b218cd7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 : Guy Mardel et les coulisses électriques de l’Eurovision à Naples</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-guy-mardel-et-les-coulisses-electriques-de-l-eurovision-a-naples--72067996</link><description><![CDATA[Nous sommes le samedi 20 mars 1965. Happy Day pour la ville de Naples, elle accueille aujourd'hui le Concours Eurovision de la Chanson. On sait déjà qu'il sera remporté par France Gall pour le Luxembourg, mais ce n'est pas ce titre-là qui nous intéresse aujourd'hui.<br /><br />Celui dont je vais vous parler terminera 3e. C'est un français, il s'appelle Guy Mardel...<br /><br />Sous vos applaudissements...<br /><br />Mais, qui est Guy Mardel ?<br /><br />Un jazzman reconverti. Après ses débuts dans un orchestre, il se retrouve face à un jury d'experts qui doit sélectionner le représentant de la France. <br /><br />Dans la liste des candidats écartés, du beau linge : Marie Laforêt, Sophie Darel, Michèle Torr. C'est lui qu'on choisit.<br /><br />Sa chanson s'appelle "N'avoue jamais". Il en signe la musique, sur des paroles de Françoise Dorin. <br /><br />C'est simple, c'est élégant et surtout très efficace.<br /><br />Ce soir à Naples, dix-huit pays participent, un record. L'audience potentielle est estimée à 150 millions de téléspectateurs. Pour la première fois, le concours est diffusé jusqu'en Europe de l'Est.<br /><br />Mais avant que le concours commence, il y a un incident durant les répétitions.<br /><br />L'orchestre napolitain et la délégation luxembourgeoise ne s'entendent pas. L'auteur de la chanson de France Gall, un certain Serge Gainsbourg, ne se montre pas exactement diplomate avec les musiciens. Certains comparent sa partition au galop d'un cheval. On le hue. <br /><br />Gainsbourg, furieux, claque la porte et menace de retirer la chanson du concours.<br /><br />Un compromis est trouvé. Mais la tension reste. Bon, on le sait bien, elle gagnera quand même.  <br /><br />Et Guy Mardel, dans tout ça ? Il termine troisième sur dix-huit pays. Derrière le Royaume-Uni, derrière le Luxembourg. <br /><br />Pas si mal pour un ancien jazzman que personne ne connaissait vraiment.<br /><br />Un an plus tard, en avril 1966, il figure sur la photo du siècle, 46 vedettes françaises du yéyé réunies sur un même cliché.<br /><br />Lui… Guy Mardel. Troisième à l'Eurovision. Mais… un seul succès au compteur… “N’avoue jamais” !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72067996</guid><pubDate>Tue, 19 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72067996/360472_1965_guy_mardel_et_les_coulisses_electriques_de_l_eurovision_a_naples.mp3" length="6879127" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le samedi 20 mars 1965. Happy Day pour la ville de Naples, elle accueille aujourd'hui le Concours Eurovision de la Chanson. On sait déjà qu'il sera remporté par France Gall pour le Luxembourg, mais ce n'est pas ce titre-là qui nous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le samedi 20 mars 1965. Happy Day pour la ville de Naples, elle accueille aujourd'hui le Concours Eurovision de la Chanson. On sait déjà qu'il sera remporté par France Gall pour le Luxembourg, mais ce n'est pas ce titre-là qui nous intéresse aujourd'hui.<br /><br />Celui dont je vais vous parler terminera 3e. C'est un français, il s'appelle Guy Mardel...<br /><br />Sous vos applaudissements...<br /><br />Mais, qui est Guy Mardel ?<br /><br />Un jazzman reconverti. Après ses débuts dans un orchestre, il se retrouve face à un jury d'experts qui doit sélectionner le représentant de la France. <br /><br />Dans la liste des candidats écartés, du beau linge : Marie Laforêt, Sophie Darel, Michèle Torr. C'est lui qu'on choisit.<br /><br />Sa chanson s'appelle "N'avoue jamais". Il en signe la musique, sur des paroles de Françoise Dorin. <br /><br />C'est simple, c'est élégant et surtout très efficace.<br /><br />Ce soir à Naples, dix-huit pays participent, un record. L'audience potentielle est estimée à 150 millions de téléspectateurs. Pour la première fois, le concours est diffusé jusqu'en Europe de l'Est.<br /><br />Mais avant que le concours commence, il y a un incident durant les répétitions.<br /><br />L'orchestre napolitain et la délégation luxembourgeoise ne s'entendent pas. L'auteur de la chanson de France Gall, un certain Serge Gainsbourg, ne se montre pas exactement diplomate avec les musiciens. Certains comparent sa partition au galop d'un cheval. On le hue. <br /><br />Gainsbourg, furieux, claque la porte et menace de retirer la chanson du concours.<br /><br />Un compromis est trouvé. Mais la tension reste. Bon, on le sait bien, elle gagnera quand même.  <br /><br />Et Guy Mardel, dans tout ça ? Il termine troisième sur dix-huit pays. Derrière le Royaume-Uni, derrière le Luxembourg. <br /><br />Pas si mal pour un ancien jazzman que personne ne connaissait vraiment.<br /><br />Un an plus tard, en avril 1966, il figure sur la photo du siècle, 46 vedettes françaises du yéyé réunies sur un même cliché.<br /><br />Lui… Guy Mardel. Troisième à l'Eurovision. Mais… un seul succès au compteur… “N’avoue jamais” !]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1701dac3a0d92bb0fe0835b37ce6b220.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : Le Muppet Show, le théâtre de marionnettes culte débarque en France</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-le-muppet-show-le-theatre-de-marionnettes-culte-debarque-en-france--71987268</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 novembre 1977. Happy Day pour Antenne 2. La seconde chaîne française diffuse aujourd'hui pour la première fois une série animée qui cartonne depuis un an aux États-Unis. C'est l'histoire d'un théâtre, d'un régisseur et d'une troupe de marionnettes…<br /><br />Bah oui… <br /><br />Le Muppet Show. Créé par Jim Henson, produit par ITC Television. Une série américano-britannique qui tourne depuis septembre 1976 sur ITV en Grande-Bretagne. 120 épisodes. 24 minutes chacun.<br /><br />Le principe est simple et génial. Kermit la grenouille est le régisseur d'un théâtre. Chaque semaine, une vedette humaine (du cinéma, de la musique, du théâtre) débarque dans les coulisses. <br /><br />Et autour de cet invité surprise, la troupe des Muppets fait des sketches, chante, improvise, rate tout... et recommence.<br /><br />C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. Il y autant de niveaux de lecture qu'on le souhaite. <br /><br />Ce soir, donc, premier épisode sur Antenne 2 ! Vingt-neuf émissions seront diffusées jusqu'en juin 1978. Dans le désordre…<br /><br />Mais parmi ces épisodes, il y en a un qui mérite une mention spéciale. Un invité qu'on ne présente plus vraiment...<br /><br />Charles Aznavour. Oui. Dans le Muppet Show. Entouré de grenouilles, de cochons et de monstres en peluche. Et ça fonctionne (mais alors) parfaitement. Aznavour va d’ailleurs assurer lui-même le doublage en français…<br /><br />Parce que le Muppet Show, c'est ça aussi. Un endroit où tout le monde peut venir. Et où tout le monde ressort avec le sourire.<br /><br />La voix de Kermit est assurée par Roger Carel.<br /><br />Celle de Miss Piggy, la cochonne, par Micheline Dax.<br /><br />Francis Lax, Gérard Hernandez, Pierre Tornade : la troupe francophone qui accompagne la version doublée est tout simplement sublime.<br /><br />L'émission sera rediffusée dès 1976 par FR3. <br /><br />Avec deux autres personnages emblématiques, les deux vieux critiques dans la loge-balcon, Statler et Waldorf (Waldorf a une moustache). ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71987268</guid><pubDate>Mon, 18 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71987268/359454_1977_le_muppet_show_le_theatre_de_marionnettes_culte_debarque_en_france.mp3" length="7672204" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 novembre 1977. Happy Day pour Antenne 2. La seconde chaîne française diffuse aujourd'hui pour la première fois une série animée qui cartonne depuis un an aux États-Unis. C'est l'histoire d'un théâtre, d'un régisseur et d'une troupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 novembre 1977. Happy Day pour Antenne 2. La seconde chaîne française diffuse aujourd'hui pour la première fois une série animée qui cartonne depuis un an aux États-Unis. C'est l'histoire d'un théâtre, d'un régisseur et d'une troupe de marionnettes…<br /><br />Bah oui… <br /><br />Le Muppet Show. Créé par Jim Henson, produit par ITC Television. Une série américano-britannique qui tourne depuis septembre 1976 sur ITV en Grande-Bretagne. 120 épisodes. 24 minutes chacun.<br /><br />Le principe est simple et génial. Kermit la grenouille est le régisseur d'un théâtre. Chaque semaine, une vedette humaine (du cinéma, de la musique, du théâtre) débarque dans les coulisses. <br /><br />Et autour de cet invité surprise, la troupe des Muppets fait des sketches, chante, improvise, rate tout... et recommence.<br /><br />C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. Il y autant de niveaux de lecture qu'on le souhaite. <br /><br />Ce soir, donc, premier épisode sur Antenne 2 ! Vingt-neuf émissions seront diffusées jusqu'en juin 1978. Dans le désordre…<br /><br />Mais parmi ces épisodes, il y en a un qui mérite une mention spéciale. Un invité qu'on ne présente plus vraiment...<br /><br />Charles Aznavour. Oui. Dans le Muppet Show. Entouré de grenouilles, de cochons et de monstres en peluche. Et ça fonctionne (mais alors) parfaitement. Aznavour va d’ailleurs assurer lui-même le doublage en français…<br /><br />Parce que le Muppet Show, c'est ça aussi. Un endroit où tout le monde peut venir. Et où tout le monde ressort avec le sourire.<br /><br />La voix de Kermit est assurée par Roger Carel.<br /><br />Celle de Miss Piggy, la cochonne, par Micheline Dax.<br /><br />Francis Lax, Gérard Hernandez, Pierre Tornade : la troupe francophone qui accompagne la version doublée est tout simplement sublime.<br /><br />L'émission sera rediffusée dès 1976 par FR3. <br /><br />Avec deux autres personnages emblématiques, les deux vieux critiques dans la loge-balcon, Statler et Waldorf (Waldorf a une moustache). ]]></itunes:summary><itunes:duration>192</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/608c7e8064f0d67b51812ab7ec77393b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : Supertramp et le pouvoir universel de « Give a Little Bit »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-supertramp-et-le-pouvoir-universel-de-give-a-little-bit--71987267</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 avril 1977. Happy day pour un groupe britannique, dont le nouvel album sort ce matin. "Even in the Quietest Moments", même dans les moments les plus calmes. <br /><br />UN titre va s’en échapper et connaître un incroyable destin, partout sur la planète, c'est "Give a Little Bit"...<br /><br />Maestro, un peu de guitare (on va y revenir d'ailleurs)...<br /><br />Le groupe, c'est Supertramp. Fondé à Londres en 1969, et qui au fil des années est devenu l'un des grands noms du rock progressif britannique. Roger Hodgson, Rick Davies : deux têtes, deux voix, une alchimie absolue.<br /><br />"Give a Little Bit", c'est une chanson de Hodgson. Écrite quand il avait 19 ou 20 ans. Présentée au groupe cinq ou six ans plus tard seulement. <br /><br />Certaines chansons attendent leur moment. Et quelle chanson !<br /><br />Hodgson dira d’ailleurs qu’il a été ouvertement inspiré par un titre des Beatles…<br /><br />"All You Need Is Love" <br /><br />Le mouvement peace and love des années 60 qui continue de résonner dans les années 70. <br /><br />Give a little bit. Donner un peu. Recevoir un peu. Le message est simple et universel.<br /><br />Je le disais, dans la chanson de Supertramp, il y a une guitare plutôt originale. C'est une 12 cordes acoustique. Ce son-là, reconnaissable entre mille, c'est lui qui porte toute la chanson. Avec un Clavinet en fond, l'instrument qu'on retrouve chez Stevie Wonder à la même époque.<br /><br />Bref, c’est le grand potage qui unit dans son lit années 60 et années 70 !<br /><br />La chanson atteint la 15e place du Billboard américain. Mais son destin le plus inattendu, il se joue l'année suivante, en 1978.<br /><br />Dans le film "Superman*"de Richard Donner (celui avec Christopher Reeve !) il y a une scène en voiture. Loïs Lane roule,la radio allumée. Et ce qu'on entend sur son autoradio... c'est "Give a Little Bit". Même si la chanson ne figure pas (officiellement) sur la bande originale du film. <br /><br />Mais des millions de spectateurs l'entendent quand même. Résultat : succès en 77, succès en 1978. Parfois, les chansons ont un SUPER pouvoir !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71987267</guid><pubDate>Fri, 15 May 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71987267/359453_1977_supertramp_et_le_pouvoir_universel_de_give_a_little_bit.mp3" length="6724482" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 avril 1977. Happy day pour un groupe britannique, dont le nouvel album sort ce matin. "Even in the Quietest Moments", même dans les moments les plus calmes. 

UN titre va s’en échapper et connaître un incroyable destin, partout sur la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 avril 1977. Happy day pour un groupe britannique, dont le nouvel album sort ce matin. "Even in the Quietest Moments", même dans les moments les plus calmes. <br /><br />UN titre va s’en échapper et connaître un incroyable destin, partout sur la planète, c'est "Give a Little Bit"...<br /><br />Maestro, un peu de guitare (on va y revenir d'ailleurs)...<br /><br />Le groupe, c'est Supertramp. Fondé à Londres en 1969, et qui au fil des années est devenu l'un des grands noms du rock progressif britannique. Roger Hodgson, Rick Davies : deux têtes, deux voix, une alchimie absolue.<br /><br />"Give a Little Bit", c'est une chanson de Hodgson. Écrite quand il avait 19 ou 20 ans. Présentée au groupe cinq ou six ans plus tard seulement. <br /><br />Certaines chansons attendent leur moment. Et quelle chanson !<br /><br />Hodgson dira d’ailleurs qu’il a été ouvertement inspiré par un titre des Beatles…<br /><br />"All You Need Is Love" <br /><br />Le mouvement peace and love des années 60 qui continue de résonner dans les années 70. <br /><br />Give a little bit. Donner un peu. Recevoir un peu. Le message est simple et universel.<br /><br />Je le disais, dans la chanson de Supertramp, il y a une guitare plutôt originale. C'est une 12 cordes acoustique. Ce son-là, reconnaissable entre mille, c'est lui qui porte toute la chanson. Avec un Clavinet en fond, l'instrument qu'on retrouve chez Stevie Wonder à la même époque.<br /><br />Bref, c’est le grand potage qui unit dans son lit années 60 et années 70 !<br /><br />La chanson atteint la 15e place du Billboard américain. Mais son destin le plus inattendu, il se joue l'année suivante, en 1978.<br /><br />Dans le film "Superman*"de Richard Donner (celui avec Christopher Reeve !) il y a une scène en voiture. Loïs Lane roule,la radio allumée. Et ce qu'on entend sur son autoradio... c'est "Give a Little Bit". Même si la chanson ne figure pas (officiellement) sur la bande originale du film. <br /><br />Mais des millions de spectateurs l'entendent quand même. Résultat : succès en 77, succès en 1978. Parfois, les chansons ont un SUPER pouvoir !]]></itunes:summary><itunes:duration>168</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e98e67ba1b7580d150d94d3729f69ab4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kenwood KL-7090, le géant japonais qui a révolutionné la Hi-Fi</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kenwood-kl-7090-le-geant-japonais-qui-a-revolutionne-la-hi-fi--71987266</link><description><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1973. Happy Day pour une entreprise japonaise d'électronique grand public fondée en 1947. Kenwood vient de dévoiler son nouveau fleuron. Il s'appelle KL-7090 et il va faire l'objet d’un véritable culte chez les nouveaux amateurs de hi-fi.<br /><br />Dans les salons, quelque chose change, par exemple, quand on écoute le nouveau disque de Marvin Gaye.<br /><br />Les années 70, c'est l'époque où écouter de la musique chez soi devient un acte sérieux. On ne pose plus juste un disque sur une platine. On investit. On choisit ses enceintes comme on choisit ses meubles. Parce que justement, les enceintes, ce sont des meubles. De grands caissons en bois sombre, posés fièrement dans le salon, qui prennent de la place et qui l'assument.<br /><br />Le KL-7090 de Kenwood, c'est l'incarnation parfaite de cet esprit-là.<br /><br />Six haut-parleurs. Cinq voies. Un boomer de 38 centimètres pour les basses (c'est la taille d'une grande pizza). Et tout en haut du spectre, des petits pavillons qui captent les aigus les plus fins.<br /><br />Le résultat ? 25 à 22 000 hertz. Du grave profond à l'aigu cristallin. La musique comme on ne l'avait JAMAIS entendue dans un salon.<br /><br />Prix de l'objet : 599 dollars en 1973. Soit l'équivalent d'environ 4 000 euros aujourd'hui. Ce n'est pas une enceinte pour tout le monde. C'est une enceinte pour les convaincus, les passionnés, ceux qui considèrent que bien écouter de la musique, ça mérite un vrai budget.<br /><br />En Belgique, dans les magasins hi-fi spécialisés des grandes villes, les amateurs se pressent. On vient voir la bête. On vient l'écouter. Parfois juste admirer le caisson, la grille, le bois. Et puis on repart avec, sous le bras, enfin, dans le coffre de la voiture. Ça pèse 23 kilos.<br /><br />Le KL-7090 n'est pas parfait (aucune enceinte ne l'est). Mais franchement, personne ne s'en plaint. Parce cette enceinte reproduit le son avec une très belle intensité.. <br /><br />Dans un salon coloré des années 70, avec un disque de Marvin Gaye ou de Led Zeppelin sur la platine...<br /><br />C'est tout simplement PAR-FAIT !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71987266</guid><pubDate>Thu, 14 May 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71987266/359452_kenwood_kl_7090_le_geant_japonais_qui_a_revolutionne_la_hi_fi.mp3" length="6338914" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début de l'année 1973. Happy Day pour une entreprise japonaise d'électronique grand public fondée en 1947. Kenwood vient de dévoiler son nouveau fleuron. Il s'appelle KL-7090 et il va faire l'objet d’un véritable culte chez les nouveaux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1973. Happy Day pour une entreprise japonaise d'électronique grand public fondée en 1947. Kenwood vient de dévoiler son nouveau fleuron. Il s'appelle KL-7090 et il va faire l'objet d’un véritable culte chez les nouveaux amateurs de hi-fi.<br /><br />Dans les salons, quelque chose change, par exemple, quand on écoute le nouveau disque de Marvin Gaye.<br /><br />Les années 70, c'est l'époque où écouter de la musique chez soi devient un acte sérieux. On ne pose plus juste un disque sur une platine. On investit. On choisit ses enceintes comme on choisit ses meubles. Parce que justement, les enceintes, ce sont des meubles. De grands caissons en bois sombre, posés fièrement dans le salon, qui prennent de la place et qui l'assument.<br /><br />Le KL-7090 de Kenwood, c'est l'incarnation parfaite de cet esprit-là.<br /><br />Six haut-parleurs. Cinq voies. Un boomer de 38 centimètres pour les basses (c'est la taille d'une grande pizza). Et tout en haut du spectre, des petits pavillons qui captent les aigus les plus fins.<br /><br />Le résultat ? 25 à 22 000 hertz. Du grave profond à l'aigu cristallin. La musique comme on ne l'avait JAMAIS entendue dans un salon.<br /><br />Prix de l'objet : 599 dollars en 1973. Soit l'équivalent d'environ 4 000 euros aujourd'hui. Ce n'est pas une enceinte pour tout le monde. C'est une enceinte pour les convaincus, les passionnés, ceux qui considèrent que bien écouter de la musique, ça mérite un vrai budget.<br /><br />En Belgique, dans les magasins hi-fi spécialisés des grandes villes, les amateurs se pressent. On vient voir la bête. On vient l'écouter. Parfois juste admirer le caisson, la grille, le bois. Et puis on repart avec, sous le bras, enfin, dans le coffre de la voiture. Ça pèse 23 kilos.<br /><br />Le KL-7090 n'est pas parfait (aucune enceinte ne l'est). Mais franchement, personne ne s'en plaint. Parce cette enceinte reproduit le son avec une très belle intensité.. <br /><br />Dans un salon coloré des années 70, avec un disque de Marvin Gaye ou de Led Zeppelin sur la platine...<br /><br />C'est tout simplement PAR-FAIT !]]></itunes:summary><itunes:duration>159</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : « No Milk Today », le secret d’une rupture cachée derrière une bouteille de lait</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-no-milk-today-le-secret-d-une-rupture-cachee-derriere-une-bouteille-de-lait--71976201</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 septembre 1966. Happy Day pour un groupe britannique au nom assez étrange, Herman's Hermits. Leur nouveau disque estune chanson d'amour à l'imparfait. Une chanson de rupture amoureuse, si vous préférez. Elle a pour titre... No Milk Today.<br /><br />Herman's Hermits, c'est Manchester, 1963. Un groupe de pop (et un peu de rock) emmené par un chanteur au sourire irrésistible, Peter Noone. En 1965, ils enchaînent les hits aux États-Unis, vingt-quatre semaines consécutives dans le Top 10 américain. Dans la foulée des Beatles, les Hermits sont l'un des groupes britanniques les plus populaires de la planète.<br /><br />Et là, à l'automne 1966, ils sortent "No Milk Today".<br /><br />La chanson, je le disais, raconte une rupture. Elle est partie. La maison, si gaie jusqu'alors, est vide et silencieuse. Mais comment le dire sans le dire ? <br /><br />En Angleterre, à l'époque, le laitier passe chaque matin livrer ses bouteilles. Quand on ne veut pas de lait, on laisse un petit mot sur le pas de la porte. "No milk today". Trois mots anodins pour les voisins. Trois mots dévastateurs pour celui qui les écrit.<br /><br />Traduction : "Comment pourraient-ils deviner ce que ces mots signifient vraiment... la fin de tous mes rêves."<br /><br />Ce qui rend la chanson unique, c'est aussi ce qu'on entend. Pour la première fois, le groupe utilise un orchestre à cordes. Et ces petits carillons qui tintent, c'est John Paul Jones qui les a introduits. Oui, oui. Celui qui deviendra quelques années plus tard le bassiste de Led Zeppelin.<br /><br />La chanson atteint la 7e place en Grande-Bretagne. Elle cartonne en Europe, chez nous aussi en Belgique et même en Australie. Elle sera reprise en allemand, en espagnol, en tchèque...<br /><br />Et des décennies plus tard, une marque de lait norvégienne l'utilisera pour une campagne publicitaire. Le laitier, toujours... pour parler d'amour...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71976201</guid><pubDate>Wed, 13 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71976201/359413_1966_no_milk_today_le_secret_d_une_rupture_cachee_derriere_une_bouteille_de_lait.mp3" length="5164449" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 septembre 1966. Happy Day pour un groupe britannique au nom assez étrange, Herman's Hermits. Leur nouveau disque estune chanson d'amour à l'imparfait. Une chanson de rupture amoureuse, si vous préférez. Elle a pour titre... No Milk...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 septembre 1966. Happy Day pour un groupe britannique au nom assez étrange, Herman's Hermits. Leur nouveau disque estune chanson d'amour à l'imparfait. Une chanson de rupture amoureuse, si vous préférez. Elle a pour titre... No Milk Today.<br /><br />Herman's Hermits, c'est Manchester, 1963. Un groupe de pop (et un peu de rock) emmené par un chanteur au sourire irrésistible, Peter Noone. En 1965, ils enchaînent les hits aux États-Unis, vingt-quatre semaines consécutives dans le Top 10 américain. Dans la foulée des Beatles, les Hermits sont l'un des groupes britanniques les plus populaires de la planète.<br /><br />Et là, à l'automne 1966, ils sortent "No Milk Today".<br /><br />La chanson, je le disais, raconte une rupture. Elle est partie. La maison, si gaie jusqu'alors, est vide et silencieuse. Mais comment le dire sans le dire ? <br /><br />En Angleterre, à l'époque, le laitier passe chaque matin livrer ses bouteilles. Quand on ne veut pas de lait, on laisse un petit mot sur le pas de la porte. "No milk today". Trois mots anodins pour les voisins. Trois mots dévastateurs pour celui qui les écrit.<br /><br />Traduction : "Comment pourraient-ils deviner ce que ces mots signifient vraiment... la fin de tous mes rêves."<br /><br />Ce qui rend la chanson unique, c'est aussi ce qu'on entend. Pour la première fois, le groupe utilise un orchestre à cordes. Et ces petits carillons qui tintent, c'est John Paul Jones qui les a introduits. Oui, oui. Celui qui deviendra quelques années plus tard le bassiste de Led Zeppelin.<br /><br />La chanson atteint la 7e place en Grande-Bretagne. Elle cartonne en Europe, chez nous aussi en Belgique et même en Australie. Elle sera reprise en allemand, en espagnol, en tchèque...<br /><br />Et des décennies plus tard, une marque de lait norvégienne l'utilisera pour une campagne publicitaire. Le laitier, toujours... pour parler d'amour...]]></itunes:summary><itunes:duration>129</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0f81058bc9ec5fb32a6f77f5cb28266f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1980 : Gainsbourg et Deneuve, les secrets du duo « Dieu est un fumeur de havanes »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1980-gainsbourg-et-deneuve-les-secrets-du-duo-dieu-est-un-fumeur-de-havanes--71976200</link><description><![CDATA[Nous sommes le 23 avril 1980 sur la presqu'île de Saint-Tropez. Happy Day pour Claude Berri. Le tournage de son nouveau film démarre aujourd'hui. <br /><br />Pour Je vous aime, Berri a confié un rôle à Serge Gainsbourg. Il lui a demandé fin 1979 (nous allons y revenir) de signer la musique du film.<br /><br />C'est l'histoire d'Alice, incarnée par Catherine Deneuve. Une femme de trente-cinq ans à la trajectoire amoureuse mouvementée. Et pour jouer ses anciens amants... Gérard Depardieu, Jean-Louis Trintignant, Serge Gainsbourg. Le casting est presque... déraisonnable.<br /><br />Pourquoi Gainsbourg pour la musique ? Parce que Claude Berri est un ami. Et en 1980, Gainsbourg a besoin d'un ami.<br /><br />Jane Birkin vient de le quitter. Le tournage, c'est une façon de lui changer les idées. Berri lui propose le rôle, la musique, et Saint-Tropez. Gainsbourg accepte.<br /><br />Sur le plateau, quelque chose se passe entre lui et Deneuve. Une complicité, une connivence. Pas une histoire d'amour (Deneuve le dira clairement plus tard). Mais Gainsbourg, lui, ne déteste pas laisser planer le doute.<br /><br />Cette ambiguïté-là va nourrir une chanson. Avec des paroles qui appartiennent bien à leur époque..<br /><br />Dans le film, Deneuve joue une parolière. "Dieu est un fumeur de havanes", c'est officiellement une chanson que son personnage aurait écrite. Mais derrière la chanson d'amour, il y a autre chose. L'homme parle de tabac. De ses gitanes. De son autodestruction. <br /><br />La femme lui dit que ce n'est pas la lueur d'une cigarette au fond de ses yeux, mais que c'est la flamme de l'amour.<br /><br />Il ne l'écoute pas vraiment. Malentendu total. On y retrouve un peu d'une autre chanson "Je t'aime... moi non plus". Un peu, sans doute aussi, de Jane…<br /><br />Au mixage, détail savoureux : Deneuve chante au plus près du micro, voix chuchotante. Jane Birkin dira plus tard que c'est exactement comme ça que Gainsbourg aimait travailler avec les actrices en studio.<br /><br />La bande originale du film, elle, passe inaperçue. Mais le duo cartonne. Onze semaines dans le hit-parade. Plus de 80 mille 45 tours vendus.<br /><br />Inspiré, Gainsbourg enchaîne et compose un album entier pour Deneuve. "Souviens-toi de m'oublier", sorti en 1981. Flop total. Mais ça…. c'est une autre histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71976200</guid><pubDate>Tue, 12 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71976200/359412_1980_gainsbourg_et_deneuve_les_secrets_du_duo_dieu_est_un_fumeur_de_havanes.mp3" length="7149755" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 23 avril 1980 sur la presqu'île de Saint-Tropez. Happy Day pour Claude Berri. Le tournage de son nouveau film démarre aujourd'hui. 

Pour Je vous aime, Berri a confié un rôle à Serge Gainsbourg. Il lui a demandé fin 1979 (nous allons y...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 23 avril 1980 sur la presqu'île de Saint-Tropez. Happy Day pour Claude Berri. Le tournage de son nouveau film démarre aujourd'hui. <br /><br />Pour Je vous aime, Berri a confié un rôle à Serge Gainsbourg. Il lui a demandé fin 1979 (nous allons y revenir) de signer la musique du film.<br /><br />C'est l'histoire d'Alice, incarnée par Catherine Deneuve. Une femme de trente-cinq ans à la trajectoire amoureuse mouvementée. Et pour jouer ses anciens amants... Gérard Depardieu, Jean-Louis Trintignant, Serge Gainsbourg. Le casting est presque... déraisonnable.<br /><br />Pourquoi Gainsbourg pour la musique ? Parce que Claude Berri est un ami. Et en 1980, Gainsbourg a besoin d'un ami.<br /><br />Jane Birkin vient de le quitter. Le tournage, c'est une façon de lui changer les idées. Berri lui propose le rôle, la musique, et Saint-Tropez. Gainsbourg accepte.<br /><br />Sur le plateau, quelque chose se passe entre lui et Deneuve. Une complicité, une connivence. Pas une histoire d'amour (Deneuve le dira clairement plus tard). Mais Gainsbourg, lui, ne déteste pas laisser planer le doute.<br /><br />Cette ambiguïté-là va nourrir une chanson. Avec des paroles qui appartiennent bien à leur époque..<br /><br />Dans le film, Deneuve joue une parolière. "Dieu est un fumeur de havanes", c'est officiellement une chanson que son personnage aurait écrite. Mais derrière la chanson d'amour, il y a autre chose. L'homme parle de tabac. De ses gitanes. De son autodestruction. <br /><br />La femme lui dit que ce n'est pas la lueur d'une cigarette au fond de ses yeux, mais que c'est la flamme de l'amour.<br /><br />Il ne l'écoute pas vraiment. Malentendu total. On y retrouve un peu d'une autre chanson "Je t'aime... moi non plus". Un peu, sans doute aussi, de Jane…<br /><br />Au mixage, détail savoureux : Deneuve chante au plus près du micro, voix chuchotante. Jane Birkin dira plus tard que c'est exactement comme ça que Gainsbourg aimait travailler avec les actrices en studio.<br /><br />La bande originale du film, elle, passe inaperçue. Mais le duo cartonne. Onze semaines dans le hit-parade. Plus de 80 mille 45 tours vendus.<br /><br />Inspiré, Gainsbourg enchaîne et compose un album entier pour Deneuve. "Souviens-toi de m'oublier", sorti en 1981. Flop total. Mais ça…. c'est une autre histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>179</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bf642e963377da6833361db8a5ebde8b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : Burt Blanca, le prodige bruxellois qui a conquis la scène Rock internationale</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-burt-blanca-le-prodige-bruxellois-qui-a-conquis-la-scene-rock-internationale--71976198</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1968. Happy Day pour Norbert Blancke. Ce musicien belge de Neder-Over-Heembeek vient de fêter ses 24 ans et il va connaître un incroyable succès avec un titre qui parle de rock and roll. <br /><br />Ah oui, Norbert Blancke a un nom de scène : Burt Blanca. Retenez le nom.<br /><br />Son nouveau 45 tours a pour titre "Rock'n'roll is good for the soul". Let's go !<br /><br />Norbert Blancke, c'est la banlieue nord de Bruxelles. Un gamin attiré par la musique dès 5 ans. L'accordéon à 6 ans. La clarinette à 7 ans. Premier prix de conservatoire. <br /><br />Et puis à 15 ans, il découvre seul la guitare. Et le rock'n'roll.<br /><br />Tout change.<br /><br />Dans les années 60, Burt Blanca devient une vraie pointure du rock en Europe. Il joue au Golf Drouot, à l'Olympia, au Palais des Sports de Paris. Il partage l'affiche avec The Animals, The Kinks, Gene Vincent. <br /><br />Un Belge de Bruxelles au cœur de la scène rock internationale.<br /><br />Pas mal pour un ancien élève du conservatoire.<br /><br />En 1968, pour ce nouveau titre, il y a un détail savoureux. Le frère d'un producteur américain, Albert Van Hoogten, fait passer Burt pour un Américain sous le pseudonyme de Winky Hawks. <br /><br />"Rock'n'roll is good for the soul" est d’abord la face B d'un autre titre, Miss Molly...<br /><br />La même année, Burt croise la route de Vince Taylor à Montbéliard. Vince Taylor, l'homme qui inspirera Ziggy Stardust à David Bowie. À ce moment-là, il est au creux de la vague, sans musiciens. Burt lui propose de l'accompagner. Vince accepte.<br /><br />Deux légendes du rock qui se retrouvent sur une scène française. Presque par hasard.<br /><br />Burt Blanca va s’imposer dans le temps…<br /><br />"Touche pas à mon rock'n'roll", "Clap Clap Sound", "Le Train ne passe plus par là"... Burt est non seulement un pionnier du rock belge, mais surtout une vraie figure internationale...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71976198</guid><pubDate>Mon, 11 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71976198/359411_1968_burt_blanca_le_prodige_bruxellois_qui_a_conquis_la_scene_rock_internationale.mp3" length="5624204" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1968. Happy Day pour Norbert Blancke. Ce musicien belge de Neder-Over-Heembeek vient de fêter ses 24 ans et il va connaître un incroyable succès avec un titre qui parle de rock and roll. 

Ah oui, Norbert Blancke a un nom de scène :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1968. Happy Day pour Norbert Blancke. Ce musicien belge de Neder-Over-Heembeek vient de fêter ses 24 ans et il va connaître un incroyable succès avec un titre qui parle de rock and roll. <br /><br />Ah oui, Norbert Blancke a un nom de scène : Burt Blanca. Retenez le nom.<br /><br />Son nouveau 45 tours a pour titre "Rock'n'roll is good for the soul". Let's go !<br /><br />Norbert Blancke, c'est la banlieue nord de Bruxelles. Un gamin attiré par la musique dès 5 ans. L'accordéon à 6 ans. La clarinette à 7 ans. Premier prix de conservatoire. <br /><br />Et puis à 15 ans, il découvre seul la guitare. Et le rock'n'roll.<br /><br />Tout change.<br /><br />Dans les années 60, Burt Blanca devient une vraie pointure du rock en Europe. Il joue au Golf Drouot, à l'Olympia, au Palais des Sports de Paris. Il partage l'affiche avec The Animals, The Kinks, Gene Vincent. <br /><br />Un Belge de Bruxelles au cœur de la scène rock internationale.<br /><br />Pas mal pour un ancien élève du conservatoire.<br /><br />En 1968, pour ce nouveau titre, il y a un détail savoureux. Le frère d'un producteur américain, Albert Van Hoogten, fait passer Burt pour un Américain sous le pseudonyme de Winky Hawks. <br /><br />"Rock'n'roll is good for the soul" est d’abord la face B d'un autre titre, Miss Molly...<br /><br />La même année, Burt croise la route de Vince Taylor à Montbéliard. Vince Taylor, l'homme qui inspirera Ziggy Stardust à David Bowie. À ce moment-là, il est au creux de la vague, sans musiciens. Burt lui propose de l'accompagner. Vince accepte.<br /><br />Deux légendes du rock qui se retrouvent sur une scène française. Presque par hasard.<br /><br />Burt Blanca va s’imposer dans le temps…<br /><br />"Touche pas à mon rock'n'roll", "Clap Clap Sound", "Le Train ne passe plus par là"... Burt est non seulement un pionnier du rock belge, mais surtout une vraie figure internationale...]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/538f7c0f0901e092123e27f6612280ed.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1er janvier 1972 : Calimero, l’icône du « C’est trop inzuste ! », débarque sur nos écrans</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1er-janvier-1972-calimero-l-icone-du-c-est-trop-inzuste-debarque-sur-nos-ecrans--71891395</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1972.<br /><br />Happy Day pour les enfants belges. La RTB est la première chaîne au monde à diffuser une série d'animation qui met en vedette un personnage réservé, délaissé du monde.<br /><br />C'est un petit poussin noir. Et il s'appelle Calimero !<br /><br />Calimero est un personnage de fiction de dessin animé italien, créé en 1962.<br /><br />D'abord publicitaire avant de venir l'anti-héros d'une série télé. On va y revenir.<br /><br />C'est un poussin malchanceux. Seul poussin noir dans sa nichée. Il porte sur la tête une demi-coquille d'œuf en guise de chapeau.<br /><br />Sa phrase fétiche est la suivante...<br /><br />Calimero est donc né en 1962. Créé dans une publicité pour de la lessive. S'il est noir, c'est qu'il est tombé dans la boue en naissant.<br /><br />Dans la publicité, la lessive le nettoie. Et le poussin retrouve sa couleur jaune originelle.<br /><br />Le 14 juillet 1963, Calimero obtient sa propre série dédiée. "Calimero le poussin noir".<br /><br />Dans la série, Calimero est présenté comme le dix-septième poussin de la couvée d'une poule padouane. Appelée Cesira. Qui renie ce fils, car il est noir.<br /><br />Malgré son statut de vilain petit canard abandonné par sa famille, le bien et la vérité triomphent toujours. Grâce à la bonne foi et l'honnêteté du poussin.<br /><br />Priscilla, sa petite amie, une oiselle timide pleine de bon sens, le défend tout le temps.<br /><br />Après la mort du créateur, les héritiers produisent une série de dessins animés non publicitaires. En couleurs.<br /><br />Le 1er janvier 1972, la RTB lance cette fameuse série en primeur.   <br /><br />Il faudra (en effet) attendre 1975 pour la voir débarquer en France sur TF1.<br /><br />Tous les épisodes se concluent systématiquement par la même complainte. Se perdant dans l'éloignement.<br /><br />"C'est pas juste ! C'est jamais juste ! C'est toujours à moi qu'on s'en prend ! C'est vraiment trop inzuste". Le personnage zézayant entre alors... dans l'imaginaire collectif.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71891395</guid><pubDate>Fri, 08 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71891395/358702_1er_janvier_1972_calimero_l_icone_du_c_est_trop_inzuste_debarque_sur_nos_ecrans.mp3" length="8686800" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1972.

Happy Day pour les enfants belges. La RTB est la première chaîne au monde à diffuser une série d'animation qui met en vedette un personnage réservé, délaissé du monde.

C'est un petit poussin noir. Et il s'appelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1972.<br /><br />Happy Day pour les enfants belges. La RTB est la première chaîne au monde à diffuser une série d'animation qui met en vedette un personnage réservé, délaissé du monde.<br /><br />C'est un petit poussin noir. Et il s'appelle Calimero !<br /><br />Calimero est un personnage de fiction de dessin animé italien, créé en 1962.<br /><br />D'abord publicitaire avant de venir l'anti-héros d'une série télé. On va y revenir.<br /><br />C'est un poussin malchanceux. Seul poussin noir dans sa nichée. Il porte sur la tête une demi-coquille d'œuf en guise de chapeau.<br /><br />Sa phrase fétiche est la suivante...<br /><br />Calimero est donc né en 1962. Créé dans une publicité pour de la lessive. S'il est noir, c'est qu'il est tombé dans la boue en naissant.<br /><br />Dans la publicité, la lessive le nettoie. Et le poussin retrouve sa couleur jaune originelle.<br /><br />Le 14 juillet 1963, Calimero obtient sa propre série dédiée. "Calimero le poussin noir".<br /><br />Dans la série, Calimero est présenté comme le dix-septième poussin de la couvée d'une poule padouane. Appelée Cesira. Qui renie ce fils, car il est noir.<br /><br />Malgré son statut de vilain petit canard abandonné par sa famille, le bien et la vérité triomphent toujours. Grâce à la bonne foi et l'honnêteté du poussin.<br /><br />Priscilla, sa petite amie, une oiselle timide pleine de bon sens, le défend tout le temps.<br /><br />Après la mort du créateur, les héritiers produisent une série de dessins animés non publicitaires. En couleurs.<br /><br />Le 1er janvier 1972, la RTB lance cette fameuse série en primeur.   <br /><br />Il faudra (en effet) attendre 1975 pour la voir débarquer en France sur TF1.<br /><br />Tous les épisodes se concluent systématiquement par la même complainte. Se perdant dans l'éloignement.<br /><br />"C'est pas juste ! C'est jamais juste ! C'est toujours à moi qu'on s'en prend ! C'est vraiment trop inzuste". Le personnage zézayant entre alors... dans l'imaginaire collectif.]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fbb87eb55dbf4a09c5a374329da9aa08.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>15 mars 1967 : Sylvie Vartan et Johnny Hallyday, le couple roi enflamme l’Olympia</title><link>https://www.spreaker.com/episode/15-mars-1967-sylvie-vartan-et-johnny-hallyday-le-couple-roi-enflamme-l-olympia--71891394</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 mars 1967.<br /><br />Happy Day pour un couple sous le feu des projecteurs. Sylvie Vartan et Johnny Hallyday unissent leur talent et leur succès à la scène.<br /><br />Ensemble. Pour la première fois. À l'Olympia.<br /><br />Le spectacle commence le 15 mars. Initialement prévu jusqu'au 4 avril, le succès est tel que le show est prolongé jusqu'au 16 avril.<br /><br />Plus d'un mois de spectacle. De très nombreux Belges font le déplacement... mais il faut être patient pour obtenir les fameux sésames...<br /><br />Sylvie Vartan donne le coup d'envoi. Johnny Hallyday assure la seconde partie.<br /><br />Johnny commence son tour de chant avec "Les Coups". Qu'il entame depuis les coulisses. Le son va crescendo à mesure qu'il avance vers la scène.<br /><br />Dès le début, il transpire. Il semble être en plein orgasme. <br /><br />Johnny met le public dans sa poche avec ses échanges.<br /><br />Il enchaîne. "Le Pénitencier" est la seule chanson ancienne. Avec une fin folle de cuivres qui s'emballent.<br /><br />“À plein cœur”, titre en duo de 1963, fait évidemment partie du voyage.<br /><br />Pour le final, le couple interprète "Je crois qu'il me rend fou" en duo.<br /><br />Sylvie et Johnny. Ensemble sur scène. C'est un événement qui va se jouer tous les soirs à guichets fermés.<br /><br />Sylvie dira : "C'était la première fois que nous avions le plaisir de chanter ensemble sur scène à l'Olympia avec Johnny. Nous étions loin de nous douter que l'occasion se représenterait aussi souvent."<br /><br />L'album live sort chez Philips. Certains titres n'apparaissent pas dans le live original. En 1992, il sera ENFIN donné dans son intégralité. Soit 16 titres dont 5 inédits du tour de chant, démarré le 15 mars 1967, à l'Olympia. Avec un couple sur scène. Et un public TOTALEMENT conquis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71891394</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71891394/358701_15_mars_1967_sylvie_vartan_et_johnny_hallyday_le_couple_roi_enflamme_l_olympia.mp3" length="15615518" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 mars 1967.

Happy Day pour un couple sous le feu des projecteurs. Sylvie Vartan et Johnny Hallyday unissent leur talent et leur succès à la scène.

Ensemble. Pour la première fois. À l'Olympia.

Le spectacle commence le 15 mars....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 mars 1967.<br /><br />Happy Day pour un couple sous le feu des projecteurs. Sylvie Vartan et Johnny Hallyday unissent leur talent et leur succès à la scène.<br /><br />Ensemble. Pour la première fois. À l'Olympia.<br /><br />Le spectacle commence le 15 mars. Initialement prévu jusqu'au 4 avril, le succès est tel que le show est prolongé jusqu'au 16 avril.<br /><br />Plus d'un mois de spectacle. De très nombreux Belges font le déplacement... mais il faut être patient pour obtenir les fameux sésames...<br /><br />Sylvie Vartan donne le coup d'envoi. Johnny Hallyday assure la seconde partie.<br /><br />Johnny commence son tour de chant avec "Les Coups". Qu'il entame depuis les coulisses. Le son va crescendo à mesure qu'il avance vers la scène.<br /><br />Dès le début, il transpire. Il semble être en plein orgasme. <br /><br />Johnny met le public dans sa poche avec ses échanges.<br /><br />Il enchaîne. "Le Pénitencier" est la seule chanson ancienne. Avec une fin folle de cuivres qui s'emballent.<br /><br />“À plein cœur”, titre en duo de 1963, fait évidemment partie du voyage.<br /><br />Pour le final, le couple interprète "Je crois qu'il me rend fou" en duo.<br /><br />Sylvie et Johnny. Ensemble sur scène. C'est un événement qui va se jouer tous les soirs à guichets fermés.<br /><br />Sylvie dira : "C'était la première fois que nous avions le plaisir de chanter ensemble sur scène à l'Olympia avec Johnny. Nous étions loin de nous douter que l'occasion se représenterait aussi souvent."<br /><br />L'album live sort chez Philips. Certains titres n'apparaissent pas dans le live original. En 1992, il sera ENFIN donné dans son intégralité. Soit 16 titres dont 5 inédits du tour de chant, démarré le 15 mars 1967, à l'Olympia. Avec un couple sur scène. Et un public TOTALEMENT conquis.]]></itunes:summary><itunes:duration>391</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8e00ef1a5bccc874886bb3b98c8cf797.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Philips et la révolution de l'auto-reverse, la fin de la cassette à retourner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-philips-et-la-revolution-de-l-auto-reverse-la-fin-de-la-cassette-a-retourner--71891393</link><description><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1970.<br /><br />Happy Day pour la marque Philips. L'entreprise dévoile aujourd'hui un drôle d'appareil et une technologie dont on rêve depuis très, très longtemps.<br /><br />Son lecteur N2401 est auto-reverse.<br /><br />Et c'est une petite révolution.<br /><br />Rappelons le principe.<br /><br />Jusqu'à présent, quand la face A d'une cassette est terminée, il faut la retourner manuellement pour écouter la face B.<br /><br />C'est fastidieux. Surtout en voiture. Surtout en pleine autoroute.<br /><br />L'auto-reverse, c'est un système qui permet de lire successivement les deux côtés de la cassette sans que l'utilisateur ait à la retourner.<br /><br />Le rêve absolu.<br /><br />Le système le plus connu utilise une tête de lecture double ou pivotante. Et inverse le sens de défilement de la bande.<br /><br />Mais avant la généralisation de ce type de mécanisme, de nombreux essais plus ou moins complexes ont eu lieu. Avec des lecteurs retournant physiquement la cassette.<br /><br />C'est exactement ce que fait le Philips N2401.<br /><br />Surnommé "The Ski Slope". La piste de ski. À cause de sa forme inclinée.<br /><br />L'appareil date de 1970. Sa présentation est typique du style de l'époque. Plaquage bois vernis. Aluminium brossé. Métal nickelé.<br /><br />Il est équipé d'un ampli stéréo. On peut y raccorder directement une paire d'enceintes.<br /><br />Et donc, la cassette se retourne toute seule, comme ça...<br /><br />Disons-le tout de suite. Avec une bande passante de 11 kHz et l'absence de réducteur de bruit, ce n'est pas encore de la Hi-Fi. Mais l'écoute est loin d'être ridicule. Elle serait même plutôt agréable.<br /><br />En 1972, Akai sort son propre système auto-reverse. L'Invert-O-Matic.<br /><br />Le système auto-reverse apparaît aussi sur les autoradios dans les années 1970. Mais on ne connaît pas le nom de l'inventeur du système.<br /><br />Ce qu'on sait, c'est qu'il faudra attendre... 1982 pour voir débarquer la fonction dans nos vies. Cette année-là, Sony sort le WM-7. Le premier Walkman auto-reverse au monde.<br /><br />Mais tout commence ici. Au début de l'année 1970. Avec un appareil Philips au nom bizarre. The Ski Slope. Et une cassette qui se retourne toute seule, cassette inventée 7 ans plus tôt par Lou Ottens, en Belgique, dans les usines de Hasselt…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71891393</guid><pubDate>Wed, 06 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71891393/358700_1970_philips_et_la_revolution_de_l_auto_reverse_la_fin_de_la_cassette_a_retourner.mp3" length="4812318" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début de l'année 1970.

Happy Day pour la marque Philips. L'entreprise dévoile aujourd'hui un drôle d'appareil et une technologie dont on rêve depuis très, très longtemps.

Son lecteur N2401 est auto-reverse.

Et c'est une petite...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1970.<br /><br />Happy Day pour la marque Philips. L'entreprise dévoile aujourd'hui un drôle d'appareil et une technologie dont on rêve depuis très, très longtemps.<br /><br />Son lecteur N2401 est auto-reverse.<br /><br />Et c'est une petite révolution.<br /><br />Rappelons le principe.<br /><br />Jusqu'à présent, quand la face A d'une cassette est terminée, il faut la retourner manuellement pour écouter la face B.<br /><br />C'est fastidieux. Surtout en voiture. Surtout en pleine autoroute.<br /><br />L'auto-reverse, c'est un système qui permet de lire successivement les deux côtés de la cassette sans que l'utilisateur ait à la retourner.<br /><br />Le rêve absolu.<br /><br />Le système le plus connu utilise une tête de lecture double ou pivotante. Et inverse le sens de défilement de la bande.<br /><br />Mais avant la généralisation de ce type de mécanisme, de nombreux essais plus ou moins complexes ont eu lieu. Avec des lecteurs retournant physiquement la cassette.<br /><br />C'est exactement ce que fait le Philips N2401.<br /><br />Surnommé "The Ski Slope". La piste de ski. À cause de sa forme inclinée.<br /><br />L'appareil date de 1970. Sa présentation est typique du style de l'époque. Plaquage bois vernis. Aluminium brossé. Métal nickelé.<br /><br />Il est équipé d'un ampli stéréo. On peut y raccorder directement une paire d'enceintes.<br /><br />Et donc, la cassette se retourne toute seule, comme ça...<br /><br />Disons-le tout de suite. Avec une bande passante de 11 kHz et l'absence de réducteur de bruit, ce n'est pas encore de la Hi-Fi. Mais l'écoute est loin d'être ridicule. Elle serait même plutôt agréable.<br /><br />En 1972, Akai sort son propre système auto-reverse. L'Invert-O-Matic.<br /><br />Le système auto-reverse apparaît aussi sur les autoradios dans les années 1970. Mais on ne connaît pas le nom de l'inventeur du système.<br /><br />Ce qu'on sait, c'est qu'il faudra attendre... 1982 pour voir débarquer la fonction dans nos vies. Cette année-là, Sony sort le WM-7. Le premier Walkman auto-reverse au monde.<br /><br />Mais tout commence ici. Au début de l'année 1970. Avec un appareil Philips au nom bizarre. The Ski Slope. Et une cassette qui se retourne toute seule, cassette inventée 7 ans plus tôt par Lou Ottens, en Belgique, dans les usines de Hasselt…]]></itunes:summary><itunes:duration>121</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1963 : Dusty Springfield et l'irrésistible ascension de « I Only Want to Be with You »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1963-dusty-springfield-et-l-irresistible-ascension-de-i-only-want-to-be-with-you--71872429</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 novembre 1963.<br /><br />Happy Day pour Dusty Springfield. La chanteuse britannique sort aujourd'hui son premier 45 tours en solo.<br /><br />Elle l'ignore encore à l'heure qu'il est, mais les radios et les juke-boxes vont en faire un énorme succès.<br /><br />Titre choisi : "I Only Want to Be with You".<br /><br />Dusty Springfield est un nom de scène. Celui de Mary Isobel Catherine Bernadette O'Brien, une fille née dans le nord de Londres, qui a grandi dans une famille irlandaise baignée de musique.<br /><br />Ses premiers succès datent de sa collaboration dans le groupe The Springfields. Avec son frère aîné, Tom... et un ami.<br /><br />En 1963, elle se lance en solo.<br /><br />"I Only Want to Be with You" est son premier single.<br /><br />La chanson débute à la 46e place du hit-parade britannique dans la semaine du 21 au 27 novembre 1963.<br /><br />Elle commence à grimper.<br /><br />Finalement, dans la semaine du 9 au 15 janvier 1964, elle atteint la 4e place. Et garde cette place pendant deux semaines de plus.<br /><br />Aux États-Unis, la chanson atteint le top 10.<br /><br />Dusty Springfield devient la première chanteuse britannique à atteindre les classements américains, aussi vite, aussi fort !<br /><br />"I Only Want to Be with You" fait partie de la British Invasion. <br /><br />Au Royaume-Uni, le magazine New Musical Express classe Dusty Springfield comme meilleure chanteuse britannique en 1964, 1965 et 1968. Selon les votes du public.<br /><br />La chanson est adaptée en français. Sous le titre "À présent tu peux t'en aller".<br /><br />En 1964, Richard Anthony est numéro un avec cette reprise.<br /><br />"I Only Want to Be with You" traverse les décennies. En Français et en anglais, la Belgique adore cette chanson.<br /><br />En 1976, les Bay City Rollers reprennent la chanson. Elle atteint la 4e place au Royaume-Uni.<br /><br />En 1977, The Tourists s'offrent également leur propre reprise. Avec Annie Lennox et Dave Stewart. Donc, AVANT la fondation d'Eurythmics. <br /><br />Bien plus tard, Annie Lennox citera ses inspirations et ses héroïnes. On y retrouve Petula Clark, Aretha Franklin et... une certaine Dusty Springfield...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71872429</guid><pubDate>Tue, 05 May 2026 08:17:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71872429/358525_1963_dusty_springfield_et_l_irresistible_ascension_de_i_only_want_to_be_with_you.mp3" length="6016041" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 novembre 1963.

Happy Day pour Dusty Springfield. La chanteuse britannique sort aujourd'hui son premier 45 tours en solo.

Elle l'ignore encore à l'heure qu'il est, mais les radios et les juke-boxes vont en faire un énorme succès....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 novembre 1963.<br /><br />Happy Day pour Dusty Springfield. La chanteuse britannique sort aujourd'hui son premier 45 tours en solo.<br /><br />Elle l'ignore encore à l'heure qu'il est, mais les radios et les juke-boxes vont en faire un énorme succès.<br /><br />Titre choisi : "I Only Want to Be with You".<br /><br />Dusty Springfield est un nom de scène. Celui de Mary Isobel Catherine Bernadette O'Brien, une fille née dans le nord de Londres, qui a grandi dans une famille irlandaise baignée de musique.<br /><br />Ses premiers succès datent de sa collaboration dans le groupe The Springfields. Avec son frère aîné, Tom... et un ami.<br /><br />En 1963, elle se lance en solo.<br /><br />"I Only Want to Be with You" est son premier single.<br /><br />La chanson débute à la 46e place du hit-parade britannique dans la semaine du 21 au 27 novembre 1963.<br /><br />Elle commence à grimper.<br /><br />Finalement, dans la semaine du 9 au 15 janvier 1964, elle atteint la 4e place. Et garde cette place pendant deux semaines de plus.<br /><br />Aux États-Unis, la chanson atteint le top 10.<br /><br />Dusty Springfield devient la première chanteuse britannique à atteindre les classements américains, aussi vite, aussi fort !<br /><br />"I Only Want to Be with You" fait partie de la British Invasion. <br /><br />Au Royaume-Uni, le magazine New Musical Express classe Dusty Springfield comme meilleure chanteuse britannique en 1964, 1965 et 1968. Selon les votes du public.<br /><br />La chanson est adaptée en français. Sous le titre "À présent tu peux t'en aller".<br /><br />En 1964, Richard Anthony est numéro un avec cette reprise.<br /><br />"I Only Want to Be with You" traverse les décennies. En Français et en anglais, la Belgique adore cette chanson.<br /><br />En 1976, les Bay City Rollers reprennent la chanson. Elle atteint la 4e place au Royaume-Uni.<br /><br />En 1977, The Tourists s'offrent également leur propre reprise. Avec Annie Lennox et Dave Stewart. Donc, AVANT la fondation d'Eurythmics. <br /><br />Bien plus tard, Annie Lennox citera ses inspirations et ses héroïnes. On y retrouve Petula Clark, Aretha Franklin et... une certaine Dusty Springfield...]]></itunes:summary><itunes:duration>151</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision 1979 à Jérusalem : une première historique hors d'Europe et le triomphe d'"Hallelujah"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-1979-a-jerusalem-une-premiere-historique-hors-d-europe-et-le-triomphe-d-hallelujah--71774416</link><description><![CDATA[Nous sommes le 31 mars 1979.<br /><br />Happy Day pour la ville de Jérusalem. Ce samedi soir, elle accueille la première excursion du concours Eurovision de la chanson hors du continent européen.<br /><br />Et pour cause, l'an dernier, l'État hébreu a déjà remporté la victoire avec "A-Ba-Ni-Bi", à Paris.<br /><br />Israël, vainqueur en 1978, se charge de l'organisation de l'édition 1979.<br /><br />C'est la première fois que le concours se tient dans une ville située en dehors du continent européen.<br /><br />C'est aussi la dernière fois que la finale a lieu au mois de mars.<br /><br />Et c'est la première émission en couleur produite par la télévision publique israélienne.<br /><br />Mais l'organisation est compliquée.<br /><br />Des groupes religieux orthodoxes manifestent leur opposition. Le concours a lieu un samedi. Jour du shabbat. Jour de repos consacré dans la religion juive.<br /><br />Le contexte international est tendu. Les mesures de sécurité sont renforcées drastiquement.<br /><br />Dans le cadre de la crise pétrolière et des tensions internationales, la Turquie subit les pressions des pays voisins d'Israël. Elle finit par se retirer. Dix-neuf pays participent finalement au vingt-quatrième concours.<br /><br />Le programme dure près de deux heures et cinquante-six minutes.<br /><br />La représentante belge, Micha Marah, est extrêmement mécontente de sa chanson "Hey Nana".<br /><br />Elle aurait préféré interpréter une autre composition, "Comment Ça Va". Elle accuse le jury de la finale nationale belge d'avoir manipulé les résultats. Elle refuse toujours d'enregistrer la moindre version de "Hey Nana".<br /><br />Micha Marah termine dix-huitième. Avec seulement 5 points. Pas une super année pour le Royaume.<br /><br />Le spectacle d'entracte est un ballet, interprété par le groupe Shalom 79, sur un medley de chansons israéliennes traditionnelles.<br /><br />À la fin du spectacle, tous les artistes participants montent sur scène. Bientôt rejoints par les présentateurs. Une première depuis 1961.<br /><br />Israël, pays hôte, remporte la victoire. Avec la chanson "Hallelujah", interprétée par Gali Atari et Milk and Honey. C'est la deuxième victoire consécutive d'Israël. Et la première Eurovision hors d'Europe. <br /><br />Un samedi... folklorique, compliqué, mais véritablement... historique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71774416</guid><pubDate>Mon, 04 May 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71774416/358426_eurovision_1979_a_jerusalem_une_premiere_historique_hors_d_europe_et_le_triomphe_d_hallelujah.mp3" length="6688955" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 31 mars 1979.

Happy Day pour la ville de Jérusalem. Ce samedi soir, elle accueille la première excursion du concours Eurovision de la chanson hors du continent européen.

Et pour cause, l'an dernier, l'État hébreu a déjà remporté la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 31 mars 1979.<br /><br />Happy Day pour la ville de Jérusalem. Ce samedi soir, elle accueille la première excursion du concours Eurovision de la chanson hors du continent européen.<br /><br />Et pour cause, l'an dernier, l'État hébreu a déjà remporté la victoire avec "A-Ba-Ni-Bi", à Paris.<br /><br />Israël, vainqueur en 1978, se charge de l'organisation de l'édition 1979.<br /><br />C'est la première fois que le concours se tient dans une ville située en dehors du continent européen.<br /><br />C'est aussi la dernière fois que la finale a lieu au mois de mars.<br /><br />Et c'est la première émission en couleur produite par la télévision publique israélienne.<br /><br />Mais l'organisation est compliquée.<br /><br />Des groupes religieux orthodoxes manifestent leur opposition. Le concours a lieu un samedi. Jour du shabbat. Jour de repos consacré dans la religion juive.<br /><br />Le contexte international est tendu. Les mesures de sécurité sont renforcées drastiquement.<br /><br />Dans le cadre de la crise pétrolière et des tensions internationales, la Turquie subit les pressions des pays voisins d'Israël. Elle finit par se retirer. Dix-neuf pays participent finalement au vingt-quatrième concours.<br /><br />Le programme dure près de deux heures et cinquante-six minutes.<br /><br />La représentante belge, Micha Marah, est extrêmement mécontente de sa chanson "Hey Nana".<br /><br />Elle aurait préféré interpréter une autre composition, "Comment Ça Va". Elle accuse le jury de la finale nationale belge d'avoir manipulé les résultats. Elle refuse toujours d'enregistrer la moindre version de "Hey Nana".<br /><br />Micha Marah termine dix-huitième. Avec seulement 5 points. Pas une super année pour le Royaume.<br /><br />Le spectacle d'entracte est un ballet, interprété par le groupe Shalom 79, sur un medley de chansons israéliennes traditionnelles.<br /><br />À la fin du spectacle, tous les artistes participants montent sur scène. Bientôt rejoints par les présentateurs. Une première depuis 1961.<br /><br />Israël, pays hôte, remporte la victoire. Avec la chanson "Hallelujah", interprétée par Gali Atari et Milk and Honey. C'est la deuxième victoire consécutive d'Israël. Et la première Eurovision hors d'Europe. <br /><br />Un samedi... folklorique, compliqué, mais véritablement... historique.]]></itunes:summary><itunes:duration>168</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Korgis : le secret philosophique derrière le monument "Everybody’s Got to Learn Sometime"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-korgis-le-secret-philosophique-derriere-le-monument-everybody-s-got-to-learn-sometime--71725793</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1979.<br /><br />Happy Day pour James et Andy. Les deux membres des Korgis entrent aujourd'hui en studio pour enregistrer leur deuxième album. Et cela va prendre du temps : jusqu'en mars 1980.<br /><br />Parmi les chansons : une ballade lente. Mélancolique. Ils ne le savent pas encore, mais elle va devenir un monument.<br /><br />Titre choisi : "Everybody's Got to Learn Sometime".<br /><br />Et c'est, en apparence, un bain de douceur sentimentale…<br /><br />James Warren et Andy Davis travaillent ensemble depuis le début des années 1970.<br /><br />Ils se sont rencontrés au sein d’un groupe de pop inspiré des Beatles.<br /><br />En 1979, ils forment The Korgis. Un duo. Leur premier album sort dans la foulée, mais sans grand retentissement. C'est le deuxième qui va tout changer.<br /><br />"Dumb Waiters". Les serveurs muets. Et c'est sur cet album que figure la fameuse ballade...<br /><br />James Warren raconte l'histoire de la chanson.<br /><br />Un jour, il est dans son appartement à Bath, dans le Somerset. Il a un piano. Il s'en sert pour trouver des idées de chansons.<br /><br />Il joue des accords. Une mélodie. Et il chante la première chose qui lui vient à l'esprit.<br /><br />La chanson s'écrit en 10 ou 15 minutes.<br /><br />Il vise une ballade lente. Traînante. Qui va plaire aux radios américaines.<br /><br />Le producteur David Lord ajoute ensuite l'arrangement. Les cordes. La profondeur.<br /><br />L'instrument distinctif qu'on entend après chaque refrain ? Un guzheng. Une cithare chinoise à dix-huit cordes.<br /><br />Écoutez !<br /><br />Le synthétiseur de Phil Harrison devient le son principal. <br /><br />Les paroles sont simples. Épurées. Mais avec un message direct.<br /><br />James Warren explique :<br /><br />"À cette époque, je m'intéressais aux philosophies New Age. Travailler sur soi-même. La méditation. Toute la chanson vient de là. Ce n'était pas du tout une chanson romantique. Pour moi, il s'agissait d'un individu qui change et devient une personne différente, meilleure. C'était littéralement une chanson philosophique."<br /><br />Le 11 avril 1980, "Everybody's Got to Learn Sometimes" sort en 45 tours.<br /><br />Le succès est fulgurant.<br /><br />Numéro 5 au Royaume-Uni. Numéro 18 en Amérique. Ne me demandez pas pourquoi, numéro 14 en Belgique.<br /><br />Mais… Numéro 1 en France. Numéro 1 en Espagne.<br /><br />C'est le sommet de la carrière des Korgis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71725793</guid><pubDate>Fri, 01 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71725793/358353_the_korgis_le_secret_philosophique_derriere_le_monument_everybody_s_got_to_learn_sometime.mp3" length="7047355" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1979.

Happy Day pour James et Andy. Les deux membres des Korgis entrent aujourd'hui en studio pour enregistrer leur deuxième album. Et cela va prendre du temps : jusqu'en mars 1980.

Parmi les chansons : une ballade lente....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1979.<br /><br />Happy Day pour James et Andy. Les deux membres des Korgis entrent aujourd'hui en studio pour enregistrer leur deuxième album. Et cela va prendre du temps : jusqu'en mars 1980.<br /><br />Parmi les chansons : une ballade lente. Mélancolique. Ils ne le savent pas encore, mais elle va devenir un monument.<br /><br />Titre choisi : "Everybody's Got to Learn Sometime".<br /><br />Et c'est, en apparence, un bain de douceur sentimentale…<br /><br />James Warren et Andy Davis travaillent ensemble depuis le début des années 1970.<br /><br />Ils se sont rencontrés au sein d’un groupe de pop inspiré des Beatles.<br /><br />En 1979, ils forment The Korgis. Un duo. Leur premier album sort dans la foulée, mais sans grand retentissement. C'est le deuxième qui va tout changer.<br /><br />"Dumb Waiters". Les serveurs muets. Et c'est sur cet album que figure la fameuse ballade...<br /><br />James Warren raconte l'histoire de la chanson.<br /><br />Un jour, il est dans son appartement à Bath, dans le Somerset. Il a un piano. Il s'en sert pour trouver des idées de chansons.<br /><br />Il joue des accords. Une mélodie. Et il chante la première chose qui lui vient à l'esprit.<br /><br />La chanson s'écrit en 10 ou 15 minutes.<br /><br />Il vise une ballade lente. Traînante. Qui va plaire aux radios américaines.<br /><br />Le producteur David Lord ajoute ensuite l'arrangement. Les cordes. La profondeur.<br /><br />L'instrument distinctif qu'on entend après chaque refrain ? Un guzheng. Une cithare chinoise à dix-huit cordes.<br /><br />Écoutez !<br /><br />Le synthétiseur de Phil Harrison devient le son principal. <br /><br />Les paroles sont simples. Épurées. Mais avec un message direct.<br /><br />James Warren explique :<br /><br />"À cette époque, je m'intéressais aux philosophies New Age. Travailler sur soi-même. La méditation. Toute la chanson vient de là. Ce n'était pas du tout une chanson romantique. Pour moi, il s'agissait d'un individu qui change et devient une personne différente, meilleure. C'était littéralement une chanson philosophique."<br /><br />Le 11 avril 1980, "Everybody's Got to Learn Sometimes" sort en 45 tours.<br /><br />Le succès est fulgurant.<br /><br />Numéro 5 au Royaume-Uni. Numéro 18 en Amérique. Ne me demandez pas pourquoi, numéro 14 en Belgique.<br /><br />Mais… Numéro 1 en France. Numéro 1 en Espagne.<br /><br />C'est le sommet de la carrière des Korgis.]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1dd2f33ed4ac5dcf1460c049607e895f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ivo Van Damme : l'envol de Montréal et le destin brisé d'une légende belge</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ivo-van-damme-l-envol-de-montreal-et-le-destin-brise-d-une-legende-belge--71704191</link><description><![CDATA[Nous sommes le 31 juillet 1976.<br /><br />Happy Day pour Ivo Van Damme. Le Belge va aujourd'hui remporter une médaille d'argent pour le Royaume sur 1500 mètres.<br /><br />La Belgique retient son souffle.<br /><br />Un mois plus tôt, en juin 1976, la RTB l'interroge. Les Jeux olympiques de Montréal approchent. Est-il confiant ? Oui, mais surtout concentré !<br /><br />Le 31 juillet 1976, finale du 1500 mètres au Stade olympique de Montréal.<br /><br />Ivo Van Damme s'élance. Il court. Il accélère. Il pousse.<br /><br />Le Néo-Zélandais John Walker franchit la ligne en premier. Record olympique.<br /><br />Ivo Van Damme franchit en deuxième position. Médaille d'argent.<br /><br />Temps : 3 minutes 39 secondes 27.<br /><br />Devant l'Allemand Paul-Heinz Wellmann.<br /><br />La Belgique explose de joie.<br /><br />Ivo Van Damme devient une icône belge. Un des plus grands espoirs européens du demi-fond.<br /><br />Son visage est partout..<br /><br />L'avenir s'ouvre devant lui.<br /><br />Mais l'avenir ne durera que quelques mois.<br /><br />Le 29 décembre 1976. Cinq mois après Montréal.<br /><br />La Belgique est sous le choc. Le journal du soir en Flandre s'ouvre sur une nouvelle tragique...<br /><br />Ivo Van Damme perd la vie dans un accident de la route en France. Il revient d'un stage d'entraînement.<br /><br />Il a 22 ans.<br /><br />Un an plus tard, en 1977, un groupe de journalistes crée le Mémorial Van Damme.<br /><br />Pour honorer la mémoire de l'athlète belge disparu prématurément.<br /><br />Le Mémorial devient rapidement un grand rendez-vous de l'athlétisme européen. À Bruxelles.<br /><br />Chaque année, les plus grands athlètes du monde viennent courir sur la piste du Roi Baudouin.<br /><br />Pour LUI !<br /><br />Ivo Van Damme n'a couru que cinq mois après Montréal. Mais il reste une légende belge.<br /><br />Le 31 juillet 1976, il a offert à notre pays une médaille d'argent. Et un souvenir impérissable.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71704191</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71704191/358331_ivo_van_damme_l_envol_de_montreal_et_le_destin_brise_d_une_legende_belge.mp3" length="5863486" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 31 juillet 1976.

Happy Day pour Ivo Van Damme. Le Belge va aujourd'hui remporter une médaille d'argent pour le Royaume sur 1500 mètres.

La Belgique retient son souffle.

Un mois plus tôt, en juin 1976, la RTB l'interroge. Les Jeux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 31 juillet 1976.<br /><br />Happy Day pour Ivo Van Damme. Le Belge va aujourd'hui remporter une médaille d'argent pour le Royaume sur 1500 mètres.<br /><br />La Belgique retient son souffle.<br /><br />Un mois plus tôt, en juin 1976, la RTB l'interroge. Les Jeux olympiques de Montréal approchent. Est-il confiant ? Oui, mais surtout concentré !<br /><br />Le 31 juillet 1976, finale du 1500 mètres au Stade olympique de Montréal.<br /><br />Ivo Van Damme s'élance. Il court. Il accélère. Il pousse.<br /><br />Le Néo-Zélandais John Walker franchit la ligne en premier. Record olympique.<br /><br />Ivo Van Damme franchit en deuxième position. Médaille d'argent.<br /><br />Temps : 3 minutes 39 secondes 27.<br /><br />Devant l'Allemand Paul-Heinz Wellmann.<br /><br />La Belgique explose de joie.<br /><br />Ivo Van Damme devient une icône belge. Un des plus grands espoirs européens du demi-fond.<br /><br />Son visage est partout..<br /><br />L'avenir s'ouvre devant lui.<br /><br />Mais l'avenir ne durera que quelques mois.<br /><br />Le 29 décembre 1976. Cinq mois après Montréal.<br /><br />La Belgique est sous le choc. Le journal du soir en Flandre s'ouvre sur une nouvelle tragique...<br /><br />Ivo Van Damme perd la vie dans un accident de la route en France. Il revient d'un stage d'entraînement.<br /><br />Il a 22 ans.<br /><br />Un an plus tard, en 1977, un groupe de journalistes crée le Mémorial Van Damme.<br /><br />Pour honorer la mémoire de l'athlète belge disparu prématurément.<br /><br />Le Mémorial devient rapidement un grand rendez-vous de l'athlétisme européen. À Bruxelles.<br /><br />Chaque année, les plus grands athlètes du monde viennent courir sur la piste du Roi Baudouin.<br /><br />Pour LUI !<br /><br />Ivo Van Damme n'a couru que cinq mois après Montréal. Mais il reste une légende belge.<br /><br />Le 31 juillet 1976, il a offert à notre pays une médaille d'argent. Et un souvenir impérissable.]]></itunes:summary><itunes:duration>147</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/203fcff90dd820ec015bafb08a5ed1ad.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Drifters : le secret bouleversant derrière "Save the Last Dance for Me"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-drifters-le-secret-bouleversant-derriere-save-the-last-dance-for-me--71704160</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1960.<br /><br />Happy Day pour Doc Pomus. Il enregistre aujourd'hui avec les Drifters une chanson née d'un moment douloureux. Son propre mariage.<br /><br />Car Doc Pomus ne peut pas danser. <br /><br />Il a été frappé par la polio dans sa jeunesse.<br /><br />Il marche avec des béquilles. Puis finit en fauteuil roulant.<br /><br />En 1957, il épouse une grande et belle actrice de Broadway. Danseuse professionnelle.<br /><br />Le jour de leur mariage, Doc reste assis. Dans son fauteuil. Il regarde sa femme danser avec les invités.<br /><br />Il ne peut pas la rejoindre sur la piste.<br /><br />Trois ans plus tard, en 1960, il transforme ce moment en chanson. Avec son partenaire d'écriture, Mort Shuman.<br /><br />Petite traduction littérale : <br /><br />Tu peux danser avec le gars qui te fait de l'œil.<br /><br />Mais n'oublie pas qui te ramène à la maison. <br /><br />Alors chérie, garde-moi la dernière danse.<br /><br />Save the last dance for me !<br /><br />Les paroles sont écrites par Doc Pomus. La musique, je le disais, par Mort Shuman.<br /><br />Le duo compose plus de 500 chansons entre 1958 et 1965. Pour Elvis Presley. Andy Williams. Ray Charles. <br /><br />Mais "Save the Last Dance for Me" est différente. Elle est personnelle.<br /><br />Le 19 mai 1960, les Drifters enregistrent la chanson. Avec Ben E. King au chant.<br /><br />Pendant l'enregistrement, le patron d'Atlantic Records, raconte à Ben E. King l'histoire de Doc Pomus. Son mariage. Son fauteuil roulant. Sa femme qui danse avec les autres.<br /><br />Ben E. King écoute. Et il pleure en cabine.<br /><br />Il comprend la douleur derrière les mots. Et il chante avec CETTE émotion.<br /><br />Atlantic Records sort le single en août 1960. En face B de "Nobody But Me".<br /><br />Mais Dick Clark, animateur TV, retourne le disque. Il comprend que c'est "Save the Last Dance for Me" le vrai hit.<br /><br />Il la passe à la radio. Encore et encore.<br /><br />Le 13 octobre 1960, la chanson atteint la première place du Billboard. Elle y reste trois semaines. <br /><br />C'est le plus grand succès de l'histoire des Drifters.<br /><br />Ironie du sort : Ben E. King a quitté les Drifters en mai 1960. Trois mois avant la sortie du single.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71704160</guid><pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71704160/358330_the_drifters_le_secret_bouleversant_derriere_save_the_last_dance_for_me.mp3" length="6461167" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 mai 1960.

Happy Day pour Doc Pomus. Il enregistre aujourd'hui avec les Drifters une chanson née d'un moment douloureux. Son propre mariage.

Car Doc Pomus ne peut pas danser. 

Il a été frappé par la polio dans sa jeunesse.

Il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1960.<br /><br />Happy Day pour Doc Pomus. Il enregistre aujourd'hui avec les Drifters une chanson née d'un moment douloureux. Son propre mariage.<br /><br />Car Doc Pomus ne peut pas danser. <br /><br />Il a été frappé par la polio dans sa jeunesse.<br /><br />Il marche avec des béquilles. Puis finit en fauteuil roulant.<br /><br />En 1957, il épouse une grande et belle actrice de Broadway. Danseuse professionnelle.<br /><br />Le jour de leur mariage, Doc reste assis. Dans son fauteuil. Il regarde sa femme danser avec les invités.<br /><br />Il ne peut pas la rejoindre sur la piste.<br /><br />Trois ans plus tard, en 1960, il transforme ce moment en chanson. Avec son partenaire d'écriture, Mort Shuman.<br /><br />Petite traduction littérale : <br /><br />Tu peux danser avec le gars qui te fait de l'œil.<br /><br />Mais n'oublie pas qui te ramène à la maison. <br /><br />Alors chérie, garde-moi la dernière danse.<br /><br />Save the last dance for me !<br /><br />Les paroles sont écrites par Doc Pomus. La musique, je le disais, par Mort Shuman.<br /><br />Le duo compose plus de 500 chansons entre 1958 et 1965. Pour Elvis Presley. Andy Williams. Ray Charles. <br /><br />Mais "Save the Last Dance for Me" est différente. Elle est personnelle.<br /><br />Le 19 mai 1960, les Drifters enregistrent la chanson. Avec Ben E. King au chant.<br /><br />Pendant l'enregistrement, le patron d'Atlantic Records, raconte à Ben E. King l'histoire de Doc Pomus. Son mariage. Son fauteuil roulant. Sa femme qui danse avec les autres.<br /><br />Ben E. King écoute. Et il pleure en cabine.<br /><br />Il comprend la douleur derrière les mots. Et il chante avec CETTE émotion.<br /><br />Atlantic Records sort le single en août 1960. En face B de "Nobody But Me".<br /><br />Mais Dick Clark, animateur TV, retourne le disque. Il comprend que c'est "Save the Last Dance for Me" le vrai hit.<br /><br />Il la passe à la radio. Encore et encore.<br /><br />Le 13 octobre 1960, la chanson atteint la première place du Billboard. Elle y reste trois semaines. <br /><br />C'est le plus grand succès de l'histoire des Drifters.<br /><br />Ironie du sort : Ben E. King a quitté les Drifters en mai 1960. Trois mois avant la sortie du single.]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb33439bcd7ec1ec96bd6e06fd8cfe63.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>MASH, le chef-d'œuvre satirique qui a bousculé la Croisette</title><link>https://www.spreaker.com/episode/mash-le-chef-d-oeuvre-satirique-qui-a-bouscule-la-croisette--71670572</link><description><![CDATA[Nous sommes le 16 mai 1970.<br /><br />Happy Day pour Robert Altman sur la Croisette à Cannes. La Palme d'Or revient à son film, MASH.<br /><br />C'est l'adaptation au grand écran d'un roman à succès de Richard Hooker, nom de plume d'un ancien chirurgien militaire.<br /><br />L'action se déroule durant la guerre de Corée. Automne 1951.<br /><br />Deux nouveaux chirurgiens sont affectés à l'hôpital de l'armée.   <br /><br />Dès leur arrivée, ils apparaissent comme rebelles. Coureurs de jupons. Malicieux. Ils n'hésitent pas à enfreindre les règles. Ils "empruntent" une Jeep. Et commencent immédiatement à flirter avec le personnel infirmier.<br /><br />Ensemble, ils utilisent l'humour et les farces pour garder leur santé mentale face aux horreurs de la guerre.<br /><br />Le casting est composé de futures stars. Donald Sutherland. Elliott Gould. Tom Skerritt. Sally Kellerman. Ou encore Robert Duvall.<br /><br />Robert Altman a insisté pour n'avoir que des acteurs inconnus. Aucune star établie.<br /><br />Et tout ça, sur un fond musical d'une très grande douceur, « Suicide is painless » de Johnny Mandel…<br /><br />Le film mélange comédie satirique et scènes chirurgicales sanglantes.<br /><br />Les dirigeants de la Fox exigent que ces scènes soient coupées au montage. Trop choquantes, disent-ils.<br /><br />Mais Altman refuse. Ces scènes sont essentielles. Elles montrent selon lui la réalité de la guerre. <br /><br />L'armée américaine interdit d'ailleurs initialement la diffusion du film dans ses bases. <br /><br />Le 16 mai 1970 à Cannes, le film remporte la Palme d'Or.<br /><br />Cinq nominations aux Oscars. Dont le Meilleur Film. Il remporte celui du Meilleur Scénario Adapté.<br /><br />Le succès est énorme. MASH devient l'un des plus grands films du début des années 1970. <br /><br />Le 13 juin 1970, le film sort en Belgique. La première a lieu à Gand.<br /><br />MASH deviendra ensuite une série TV.<br /><br />Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71670572</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71670572/358264_mash_le_chef_d_uvre_satirique_qui_a_bouscule_la_croisette.mp3" length="5745412" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 16 mai 1970.

Happy Day pour Robert Altman sur la Croisette à Cannes. La Palme d'Or revient à son film, MASH.

C'est l'adaptation au grand écran d'un roman à succès de Richard Hooker, nom de plume d'un ancien chirurgien militaire....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 16 mai 1970.<br /><br />Happy Day pour Robert Altman sur la Croisette à Cannes. La Palme d'Or revient à son film, MASH.<br /><br />C'est l'adaptation au grand écran d'un roman à succès de Richard Hooker, nom de plume d'un ancien chirurgien militaire.<br /><br />L'action se déroule durant la guerre de Corée. Automne 1951.<br /><br />Deux nouveaux chirurgiens sont affectés à l'hôpital de l'armée.   <br /><br />Dès leur arrivée, ils apparaissent comme rebelles. Coureurs de jupons. Malicieux. Ils n'hésitent pas à enfreindre les règles. Ils "empruntent" une Jeep. Et commencent immédiatement à flirter avec le personnel infirmier.<br /><br />Ensemble, ils utilisent l'humour et les farces pour garder leur santé mentale face aux horreurs de la guerre.<br /><br />Le casting est composé de futures stars. Donald Sutherland. Elliott Gould. Tom Skerritt. Sally Kellerman. Ou encore Robert Duvall.<br /><br />Robert Altman a insisté pour n'avoir que des acteurs inconnus. Aucune star établie.<br /><br />Et tout ça, sur un fond musical d'une très grande douceur, « Suicide is painless » de Johnny Mandel…<br /><br />Le film mélange comédie satirique et scènes chirurgicales sanglantes.<br /><br />Les dirigeants de la Fox exigent que ces scènes soient coupées au montage. Trop choquantes, disent-ils.<br /><br />Mais Altman refuse. Ces scènes sont essentielles. Elles montrent selon lui la réalité de la guerre. <br /><br />L'armée américaine interdit d'ailleurs initialement la diffusion du film dans ses bases. <br /><br />Le 16 mai 1970 à Cannes, le film remporte la Palme d'Or.<br /><br />Cinq nominations aux Oscars. Dont le Meilleur Film. Il remporte celui du Meilleur Scénario Adapté.<br /><br />Le succès est énorme. MASH devient l'un des plus grands films du début des années 1970. <br /><br />Le 13 juin 1970, le film sort en Belgique. La première a lieu à Gand.<br /><br />MASH deviendra ensuite une série TV.<br /><br />Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies]]></itunes:summary><itunes:duration>144</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5148fb9288a9af7e5fd63cefb3b2ed29.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"La Maladie d'amour" : Le premier grand record de Michel Sardou</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-maladie-d-amour-le-premier-grand-record-de-michel-sardou--71586921</link><description><![CDATA[Happy Day pour Michel Sardou. Il s'en doute peut-être un peu, mais sa nouvelle chanson va connaître un fabuleux destin.<br /><br />C'est un titre qui parle d'une curieuse maladie. La maladie d'amour ! <br /><br />Une mélodie qui s'inspire du Canon de Pachelbel. Une ligne harmonique reconnaissable entre toutes.<br /><br />Mais d'où vient cette idée ?<br /><br />C'est la mère de Michel Sardou, Jacky, qui lui a soufflé le thème. Elle lui a dit : "L'amour, c'est une maladie qu'on attrape à deux."<br /><br />Historiquement, l'idée que l'amour est une maladie remonte au Moyen Âge. Fondée sur la théorie des humeurs. Elle était perçue comme un état physique et mental pathologique. Proche de la mélancolie.<br /><br />La chanson décrit l'amour comme un sentiment universel. Qui touche tous les âges. "De 7 à 77 ans".<br /><br />Le succès est (disons-le) immédiat.<br /><br />La chanson reste au sommet du hit-parade pendant dix semaines. Plus d'un million d'exemplaires vendus.<br /><br />C'est le plus grand succès de l'année 1973 en France. Et en Belgique, elle atteint la première place également.<br /><br />Il s'agit de la quatrième chanson la plus vendue de la carrière de Michel Sardou, mais en 1973, c'est son premier grand record. Il y aura ensuite "Les Lacs du Connemara" en 1981, "En chantant" en 1978, et "Dix ans plus tôt" en 1977.<br /><br />Succès populaire considérable dès sa sortie, cette chanson sera présente dans la plupart des tours de chant du chanteur.<br /><br />Olympia 75. Olympia 76. Palais des congrès 78. Palais des congrès 81. Vivant 83. Bercy 91. Bercy 98. Live 2005. Zénith 2007. La Dernière Danse.<br /><br />Michel Sardou modifiera le rythme de la chanson au fil du temps. Il baissera le tempo.<br /><br />La chanson est reprise par Hervé Vilard en 1984. Elle reste l'un des plus grands succès de la chanson française de tous les temps...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71586921</guid><pubDate>Mon, 27 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71586921/358052_la_maladie_d_amour_le_premier_grand_record_de_michel_sardou.mp3" length="5525984" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour Michel Sardou. Il s'en doute peut-être un peu, mais sa nouvelle chanson va connaître un fabuleux destin.

C'est un titre qui parle d'une curieuse maladie. La maladie d'amour ! 

Une mélodie qui s'inspire du Canon de Pachelbel. Une ligne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour Michel Sardou. Il s'en doute peut-être un peu, mais sa nouvelle chanson va connaître un fabuleux destin.<br /><br />C'est un titre qui parle d'une curieuse maladie. La maladie d'amour ! <br /><br />Une mélodie qui s'inspire du Canon de Pachelbel. Une ligne harmonique reconnaissable entre toutes.<br /><br />Mais d'où vient cette idée ?<br /><br />C'est la mère de Michel Sardou, Jacky, qui lui a soufflé le thème. Elle lui a dit : "L'amour, c'est une maladie qu'on attrape à deux."<br /><br />Historiquement, l'idée que l'amour est une maladie remonte au Moyen Âge. Fondée sur la théorie des humeurs. Elle était perçue comme un état physique et mental pathologique. Proche de la mélancolie.<br /><br />La chanson décrit l'amour comme un sentiment universel. Qui touche tous les âges. "De 7 à 77 ans".<br /><br />Le succès est (disons-le) immédiat.<br /><br />La chanson reste au sommet du hit-parade pendant dix semaines. Plus d'un million d'exemplaires vendus.<br /><br />C'est le plus grand succès de l'année 1973 en France. Et en Belgique, elle atteint la première place également.<br /><br />Il s'agit de la quatrième chanson la plus vendue de la carrière de Michel Sardou, mais en 1973, c'est son premier grand record. Il y aura ensuite "Les Lacs du Connemara" en 1981, "En chantant" en 1978, et "Dix ans plus tôt" en 1977.<br /><br />Succès populaire considérable dès sa sortie, cette chanson sera présente dans la plupart des tours de chant du chanteur.<br /><br />Olympia 75. Olympia 76. Palais des congrès 78. Palais des congrès 81. Vivant 83. Bercy 91. Bercy 98. Live 2005. Zénith 2007. La Dernière Danse.<br /><br />Michel Sardou modifiera le rythme de la chanson au fil du temps. Il baissera le tempo.<br /><br />La chanson est reprise par Hervé Vilard en 1984. Elle reste l'un des plus grands succès de la chanson française de tous les temps...]]></itunes:summary><itunes:duration>138</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ffa9190a71136e0cab09617a2deb6949.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>17 avril 1964 : Ford Mustang, la naissance d'un mythe américain</title><link>https://www.spreaker.com/episode/17-avril-1964-ford-mustang-la-naissance-d-un-mythe-americain--71553567</link><description><![CDATA[1964 : La Ford Mustang fait sensation à New York<br /><br />Nous sommes le 17 avril 1964.<br /><br />Happy Day pour les ingénieurs de l'usine Ford. Ils vont aujourd'hui présenter une voiture pas comme les autres dans le cadre de l'Expo Universelle qui se tient à New York.<br /><br />Sportive, abordable, personnalisable, elle fait partie de ce qu'on appelle en Amérique les "pony cars".<br /><br />La Ford Mustang va bientôt devenir l'objet de convoitise de toute la génération du baby boom.<br /><br />La Mustang est née en 18 mois. Un développement record.<br /><br />Conçue par Lee Iacocca pour séduire la jeunesse du baby-boom. Sur la plateforme compacte de la Ford Falcon.<br /><br />Un design long capot-court coffre. Inspiré des européennes sportives.<br /><br />Prix de base : 2 368 dollars. Abordable. D'ailleurs, 2 368 dollars de 1964, cela donnerait aujourd'hui un peu plus de 20 mille €.<br /><br />Trois jours avant le lancement officiel, le 14 avril 1964, la toute première Mustang est vendue au Canada.  <br /><br />Le 17 avril, lors du lancement à l'Expo Universelle, 22 000 commandes affluent.<br /><br />La Mustang est disponible en coupé. Puis en cabriolet. Et dès août 1964, en fastback.<br /><br />Boîtes manuelles 3 ou 4 vitesses. Ou automatique. Freins à disques en option. Poids autour de 1 200 kg.<br /><br />Options infinies. Intérieur "Pony" avec des poneys galopants sur les sièges.<br /><br />La Mustang se personnalise à l'infini.<br /><br />Le succès est foudroyant. 417 000 exemplaires vendus en un an. Toutes les attentes sont dépassées. En 1965, 1 million de Mustang vrombissent sur les routes.<br /><br />En Europe et en Belgique, la Mustang arrive dès 1964-1965. Via les réseaux Ford.<br /><br />Pas de production locale. Mais des importateurs belges. Les taxes freinent les imports massifs. Mais elle devient vite un mythe. Des clubs naissent rapidement. Comme le Ford Mustang Club Belgium.<br /><br />La Mustang devient une icône culturelle, partout sur la planète...<br /><br />1968 : "Bullitt" avec Steve McQueen. Une Mustang verte pour une poursuite légendaire dans les rues de San Francisco.<br /><br />1971 : "Les Diamants sont éternels" avec James Bond.<br /><br />1966 : Wilson Pickett chante "Mustang Sally". L'énergie rebelle incarnée. Au cinéma comme en musique, cette voiture va devenir une légende.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71553567</guid><pubDate>Fri, 24 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71553567/357836_17_avril_1964_ford_mustang_la_naissance_d_un_mythe_americain.mp3" length="6942865" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1964 : La Ford Mustang fait sensation à New York

Nous sommes le 17 avril 1964.

Happy Day pour les ingénieurs de l'usine Ford. Ils vont aujourd'hui présenter une voiture pas comme les autres dans le cadre de l'Expo Universelle qui se tient à New...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1964 : La Ford Mustang fait sensation à New York<br /><br />Nous sommes le 17 avril 1964.<br /><br />Happy Day pour les ingénieurs de l'usine Ford. Ils vont aujourd'hui présenter une voiture pas comme les autres dans le cadre de l'Expo Universelle qui se tient à New York.<br /><br />Sportive, abordable, personnalisable, elle fait partie de ce qu'on appelle en Amérique les "pony cars".<br /><br />La Ford Mustang va bientôt devenir l'objet de convoitise de toute la génération du baby boom.<br /><br />La Mustang est née en 18 mois. Un développement record.<br /><br />Conçue par Lee Iacocca pour séduire la jeunesse du baby-boom. Sur la plateforme compacte de la Ford Falcon.<br /><br />Un design long capot-court coffre. Inspiré des européennes sportives.<br /><br />Prix de base : 2 368 dollars. Abordable. D'ailleurs, 2 368 dollars de 1964, cela donnerait aujourd'hui un peu plus de 20 mille €.<br /><br />Trois jours avant le lancement officiel, le 14 avril 1964, la toute première Mustang est vendue au Canada.  <br /><br />Le 17 avril, lors du lancement à l'Expo Universelle, 22 000 commandes affluent.<br /><br />La Mustang est disponible en coupé. Puis en cabriolet. Et dès août 1964, en fastback.<br /><br />Boîtes manuelles 3 ou 4 vitesses. Ou automatique. Freins à disques en option. Poids autour de 1 200 kg.<br /><br />Options infinies. Intérieur "Pony" avec des poneys galopants sur les sièges.<br /><br />La Mustang se personnalise à l'infini.<br /><br />Le succès est foudroyant. 417 000 exemplaires vendus en un an. Toutes les attentes sont dépassées. En 1965, 1 million de Mustang vrombissent sur les routes.<br /><br />En Europe et en Belgique, la Mustang arrive dès 1964-1965. Via les réseaux Ford.<br /><br />Pas de production locale. Mais des importateurs belges. Les taxes freinent les imports massifs. Mais elle devient vite un mythe. Des clubs naissent rapidement. Comme le Ford Mustang Club Belgium.<br /><br />La Mustang devient une icône culturelle, partout sur la planète...<br /><br />1968 : "Bullitt" avec Steve McQueen. Une Mustang verte pour une poursuite légendaire dans les rues de San Francisco.<br /><br />1971 : "Les Diamants sont éternels" avec James Bond.<br /><br />1966 : Wilson Pickett chante "Mustang Sally". L'énergie rebelle incarnée. Au cinéma comme en musique, cette voiture va devenir une légende.]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e281e71e32ddd5b64ee103e3260db7b0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Gloria Gaynor et la naissance d'un hymne éternel avec "I Will Survive"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-gloria-gaynor-et-la-naissance-d-un-hymne-eternel-avec-i-will-survive--71553566</link><description><![CDATA[Nous sommes le 23 octobre 1978.<br /><br />Happy Day pour une Américaine élevée dans le New Jersey. À 25 ans, la face B de son nouveau 45 tours va connaître un fabuleux destin.<br /><br />C'est l'histoire d'une femme qui vient d'être quittée et qui annonce à son ex partenaire qu'il n'est pas question de revenir en arrière.<br /><br />Titre choisi : "I Will Survive". Je survivrai.<br /><br />Mais avant la rédemption, il y a la complainte. Au piano.<br /><br />"First I was afraid, I was petrified..."<br /><br />D'abord, j'avais peur. J'étais pétrifiée.<br /><br />Mais j'ai passé tant de nuits à penser à tout le mal que tu m'as fait.<br /><br />Cela m'a rendu plus forte. J'ai appris à m'en sortir.<br /><br />Le message est clair. Radical. Universel.<br /><br />Une femme qui se relève. Qui refuse de retomber. Qui affirme sa force.<br /><br />Gloria Gaynor n'est pas une inconnue en 1978.<br /><br />Elle est déjà une figure du disco bien connue, avec des tubes comme "Never Can Say Goodbye" en 1974.<br /><br />Mais avec "I Will Survive", TOUT va tout changer.<br /><br />Enregistrée à l'origine comme face B du single "Substitute", je le disais, les DJs dans les clubs préfèrent la face B. Ils la passent. Encore et encore. Le public s'embrase.<br /><br />Polydor décide de la sortir en single principal.<br /><br />En France, Régine reprend la chanson. "Je survivrai". Elle en fait sa version à elle. Conquérante. Théâtrale. Mais un peu franchouilarde, quand même...<br /><br />Pour en revenir à Gloria, le succès est mondial.<br /><br />Numéro 1 au Billboard en mars 1979. Pendant trois semaines.<br /><br />Numéro 1 au Royaume-Uni. En Belgique. En France. Dans une vingtaine de pays.<br /><br />Plus de 14 millions d'exemplaires vendus dans le monde.<br /><br />Des remixes et des reprises à la pelle.<br /><br />La chanson devient un hymne. Pour les femmes. Mais aussi, curieusement, dans les milieux gay, où Gloria devient une nouvelle égérie. Et pour cause, la chanson de parle de celles et de ceux qui se relèvent après une épreuve.<br /><br />Gloria Gaynor recevra le Grammy Award de la meilleure chanteuse R&amp;B en 1980. La chanson est inscrite au registre national la Bibliothèque du Congrès américain en 2016. Pour sa "signification culturelle, historique et esthétique".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71553566</guid><pubDate>Thu, 23 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71553566/357835_1978_gloria_gaynor_et_la_naissance_d_un_hymne_eternel_avec_i_will_survive.mp3" length="5833184" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 23 octobre 1978.

Happy Day pour une Américaine élevée dans le New Jersey. À 25 ans, la face B de son nouveau 45 tours va connaître un fabuleux destin.

C'est l'histoire d'une femme qui vient d'être quittée et qui annonce à son ex...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 23 octobre 1978.<br /><br />Happy Day pour une Américaine élevée dans le New Jersey. À 25 ans, la face B de son nouveau 45 tours va connaître un fabuleux destin.<br /><br />C'est l'histoire d'une femme qui vient d'être quittée et qui annonce à son ex partenaire qu'il n'est pas question de revenir en arrière.<br /><br />Titre choisi : "I Will Survive". Je survivrai.<br /><br />Mais avant la rédemption, il y a la complainte. Au piano.<br /><br />"First I was afraid, I was petrified..."<br /><br />D'abord, j'avais peur. J'étais pétrifiée.<br /><br />Mais j'ai passé tant de nuits à penser à tout le mal que tu m'as fait.<br /><br />Cela m'a rendu plus forte. J'ai appris à m'en sortir.<br /><br />Le message est clair. Radical. Universel.<br /><br />Une femme qui se relève. Qui refuse de retomber. Qui affirme sa force.<br /><br />Gloria Gaynor n'est pas une inconnue en 1978.<br /><br />Elle est déjà une figure du disco bien connue, avec des tubes comme "Never Can Say Goodbye" en 1974.<br /><br />Mais avec "I Will Survive", TOUT va tout changer.<br /><br />Enregistrée à l'origine comme face B du single "Substitute", je le disais, les DJs dans les clubs préfèrent la face B. Ils la passent. Encore et encore. Le public s'embrase.<br /><br />Polydor décide de la sortir en single principal.<br /><br />En France, Régine reprend la chanson. "Je survivrai". Elle en fait sa version à elle. Conquérante. Théâtrale. Mais un peu franchouilarde, quand même...<br /><br />Pour en revenir à Gloria, le succès est mondial.<br /><br />Numéro 1 au Billboard en mars 1979. Pendant trois semaines.<br /><br />Numéro 1 au Royaume-Uni. En Belgique. En France. Dans une vingtaine de pays.<br /><br />Plus de 14 millions d'exemplaires vendus dans le monde.<br /><br />Des remixes et des reprises à la pelle.<br /><br />La chanson devient un hymne. Pour les femmes. Mais aussi, curieusement, dans les milieux gay, où Gloria devient une nouvelle égérie. Et pour cause, la chanson de parle de celles et de ceux qui se relèvent après une épreuve.<br /><br />Gloria Gaynor recevra le Grammy Award de la meilleure chanteuse R&amp;B en 1980. La chanson est inscrite au registre national la Bibliothèque du Congrès américain en 2016. Pour sa "signification culturelle, historique et esthétique".]]></itunes:summary><itunes:duration>146</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8aac326330494a504bee36f6d894bad6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zolder 1970 : Eric De Vlaeminck et le "Spirit" du cyclo-cross belge</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zolder-1970-eric-de-vlaeminck-et-le-spirit-du-cyclo-cross-belge--71516320</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 février 1970.<br /><br />Happy Day pour la petite commune de Heusden-Zolder. Elle accueille aujourd'hui un événement marquant dans l'histoire du cyclo-cross.<br /><br />Ce sont les Championnats du monde de cyclo-cross UCI 1970. Et il y a beaucoup de Belges en lice.<br /><br />Zolder, surtout connu pour sa piste automobile, accueille un un parcours boueux. Technique. Typique du cyclisme d'hiver belge.<br /><br />À la radio ce matin, c’est un signe, on entend "Spirit in the sky"<br /><br />Deux courses masculines sont au programme. La catégorie élite. Et la catégorie amateurs. Chacune avec son titre mondial.<br /><br />En épreuve élite, le favori est belge. Il s'appelle Eric De Vlaeminck.<br /><br />Il s'élance. Il roule. Il franchit les obstacles. Il plonge dans la boue.<br /><br />Temps final : 1 heure 03 minutes 50 secondes.<br /><br />Il est... Champion du monde !<br /><br />Devant son compatriote Albert Van Damme. <br /><br />Ce titre fait partie des 7 sacres mondiaux d'Eric De Vlaeminck. Il devient alors LA figure centrale du cyclo-cross mondial.<br /><br />Mais ce n'est pas tout.<br /><br />Chez les amateurs, le champion du monde 1970 est aussi belge. Robert Vermeire. Devant l'Espagnol José María Basualdo. Et Norbert Dedeckere. Belge également.<br /><br />Au classement national, la Belgique domine. 2 titres or. 1 argent. 1 bronze.<br /><br />Une grande fête du sport belge au début des années 70.<br /><br />Le cyclo-cross est roi en Belgique. Et Zolder vient de le prouver au monde entier.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71516320</guid><pubDate>Wed, 22 Apr 2026 07:00:05 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71516320/357764_zolder_1970_eric_de_vlaeminck_et_le_spirit_du_cyclo_cross_belge.mp3" length="4104922" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 février 1970.

Happy Day pour la petite commune de Heusden-Zolder. Elle accueille aujourd'hui un événement marquant dans l'histoire du cyclo-cross.

Ce sont les Championnats du monde de cyclo-cross UCI 1970. Et il y a beaucoup de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 février 1970.<br /><br />Happy Day pour la petite commune de Heusden-Zolder. Elle accueille aujourd'hui un événement marquant dans l'histoire du cyclo-cross.<br /><br />Ce sont les Championnats du monde de cyclo-cross UCI 1970. Et il y a beaucoup de Belges en lice.<br /><br />Zolder, surtout connu pour sa piste automobile, accueille un un parcours boueux. Technique. Typique du cyclisme d'hiver belge.<br /><br />À la radio ce matin, c’est un signe, on entend "Spirit in the sky"<br /><br />Deux courses masculines sont au programme. La catégorie élite. Et la catégorie amateurs. Chacune avec son titre mondial.<br /><br />En épreuve élite, le favori est belge. Il s'appelle Eric De Vlaeminck.<br /><br />Il s'élance. Il roule. Il franchit les obstacles. Il plonge dans la boue.<br /><br />Temps final : 1 heure 03 minutes 50 secondes.<br /><br />Il est... Champion du monde !<br /><br />Devant son compatriote Albert Van Damme. <br /><br />Ce titre fait partie des 7 sacres mondiaux d'Eric De Vlaeminck. Il devient alors LA figure centrale du cyclo-cross mondial.<br /><br />Mais ce n'est pas tout.<br /><br />Chez les amateurs, le champion du monde 1970 est aussi belge. Robert Vermeire. Devant l'Espagnol José María Basualdo. Et Norbert Dedeckere. Belge également.<br /><br />Au classement national, la Belgique domine. 2 titres or. 1 argent. 1 bronze.<br /><br />Une grande fête du sport belge au début des années 70.<br /><br />Le cyclo-cross est roi en Belgique. Et Zolder vient de le prouver au monde entier.]]></itunes:summary><itunes:duration>103</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Marcel Amont : 1962, l'année où tout bascule avec "Le Mexicain"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/marcel-amont-1962-l-annee-ou-tout-bascule-avec-le-mexicain--71491273</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1962.<br /><br />Happy Day pour Marcel Miramon. À 33 ans, celui qui rêvait de devenir comédien poursuit une joyeuse carrière de chanteur. Et va signer son plus grand succès. Avec la complicité de Charles Aznavour.<br /><br />Marcel Miramon s'appelle Amont à la scène. Il a déjà connu un petit rayonnement musical en 1956 avec son premier disque, "Escamillo"<br /><br />Depuis 1956, Marcel Amont a fait du chemin.<br /><br />Il a participé à des films. "La mariée est trop belle" en 1956, aux côtés de Brigitte Bardot. "La conduite à gauche" en 1961.<br /><br />Il acquiert une certaine notoriété en France, donc forcément aussi chez nous en Belgique.<br /><br />En 1962, il donne son premier récital à Bobino. Pendant trois mois et demi. À guichets fermés.<br /><br />Il interprète ses propres textes. Avec plusieurs chansons signées Claude Nougaro. "Le Balayeur du roy". "Porte-plume". "Le Tango des jumeaux". "Le Jazz et la Java".<br /><br />Mais c'est la même année que tout bascule.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71491273</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71491273/357688_marcel_amont_1962_l_annee_ou_tout_bascule_avec_le_mexicain.mp3" length="5977380" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er novembre 1962.

Happy Day pour Marcel Miramon. À 33 ans, celui qui rêvait de devenir comédien poursuit une joyeuse carrière de chanteur. Et va signer son plus grand succès. Avec la complicité de Charles Aznavour.

Marcel Miramon...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1962.<br /><br />Happy Day pour Marcel Miramon. À 33 ans, celui qui rêvait de devenir comédien poursuit une joyeuse carrière de chanteur. Et va signer son plus grand succès. Avec la complicité de Charles Aznavour.<br /><br />Marcel Miramon s'appelle Amont à la scène. Il a déjà connu un petit rayonnement musical en 1956 avec son premier disque, "Escamillo"<br /><br />Depuis 1956, Marcel Amont a fait du chemin.<br /><br />Il a participé à des films. "La mariée est trop belle" en 1956, aux côtés de Brigitte Bardot. "La conduite à gauche" en 1961.<br /><br />Il acquiert une certaine notoriété en France, donc forcément aussi chez nous en Belgique.<br /><br />En 1962, il donne son premier récital à Bobino. Pendant trois mois et demi. À guichets fermés.<br /><br />Il interprète ses propres textes. Avec plusieurs chansons signées Claude Nougaro. "Le Balayeur du roy". "Porte-plume". "Le Tango des jumeaux". "Le Jazz et la Java".<br /><br />Mais c'est la même année que tout bascule.]]></itunes:summary><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/50710aedde4e45de60ee05f4c5a8c624.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Festival of Hope 1972 : Le jour où le funk, le R&amp;B et la soul ont conquis Westbury</title><link>https://www.spreaker.com/episode/festival-of-hope-1972-le-jour-ou-le-funk-le-r-b-et-la-soul-ont-conquis-westbury--71311689</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 août 1972.<br /><br />Happy Day pour la petite ville de Westbury, non loin de New York. Elle accueille pour la 2e fois un festival placé sous le signe de l'espoir et de la solidarité. Le Festival of Hope.<br /><br />L'événement s'est déjà déroulé en 1970. Mais dans des conditions plus... compliquées.<br /><br />Manque de structure. Sécurité chaotique. L'image des ruines de Woodstock planait encore.<br /><br />Deux ans plus tard, le 12 août 1972, tout change.<br /><br />Le festival est re-formé. Mieux structuré. Davantage médiatisé. Avec une image de festival "propre" et "contrôlé".<br /><br />Et... une affiche monumentale.<br /><br />James Brown. Jefferson Airplane. Chuck Berry. IDr. Hook. Sha Na Na.<br /><br />Le festival met en avant une forte présence de musiciens black. James Brown. Billy Preston. Ike &amp; Tina Turner.<br /><br />Un moment important pour la visibilité du funk, du R&amp;B et de la soul dans le circuit des festivals caritatifs.<br /><br />Billy Preston apparaît en costume à rayures pêche. Très remarqué par la critique.<br /><br />Sly &amp; The Family Stone clôture le dimanche. <br /><br />De nombreux Belges font le déplacement pour ne pas manquer ça.<br /><br />Le festival marquera les esprits, comme mieux organisé que nombre de grands festivals de la fin des années 60 et début 70. <br /><br />Météo agréable. <br /><br />Les 12 et 13 août 1972 resteront, à Westbury, comme un événement caritatif où la musique black a imposé son tempo... ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71311689</guid><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71311689/357138_festival_of_hope_1972_le_jour_ou_le_funk_le_r_b_et_la_soul_ont_conquis_westbury.mp3" length="4883371" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 août 1972.

Happy Day pour la petite ville de Westbury, non loin de New York. Elle accueille pour la 2e fois un festival placé sous le signe de l'espoir et de la solidarité. Le Festival of Hope.

L'événement s'est déjà déroulé en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 août 1972.<br /><br />Happy Day pour la petite ville de Westbury, non loin de New York. Elle accueille pour la 2e fois un festival placé sous le signe de l'espoir et de la solidarité. Le Festival of Hope.<br /><br />L'événement s'est déjà déroulé en 1970. Mais dans des conditions plus... compliquées.<br /><br />Manque de structure. Sécurité chaotique. L'image des ruines de Woodstock planait encore.<br /><br />Deux ans plus tard, le 12 août 1972, tout change.<br /><br />Le festival est re-formé. Mieux structuré. Davantage médiatisé. Avec une image de festival "propre" et "contrôlé".<br /><br />Et... une affiche monumentale.<br /><br />James Brown. Jefferson Airplane. Chuck Berry. IDr. Hook. Sha Na Na.<br /><br />Le festival met en avant une forte présence de musiciens black. James Brown. Billy Preston. Ike &amp; Tina Turner.<br /><br />Un moment important pour la visibilité du funk, du R&amp;B et de la soul dans le circuit des festivals caritatifs.<br /><br />Billy Preston apparaît en costume à rayures pêche. Très remarqué par la critique.<br /><br />Sly &amp; The Family Stone clôture le dimanche. <br /><br />De nombreux Belges font le déplacement pour ne pas manquer ça.<br /><br />Le festival marquera les esprits, comme mieux organisé que nombre de grands festivals de la fin des années 60 et début 70. <br /><br />Météo agréable. <br /><br />Les 12 et 13 août 1972 resteront, à Westbury, comme un événement caritatif où la musique black a imposé son tempo... ]]></itunes:summary><itunes:duration>122</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Telstar" des Tornados : L'incroyable histoire du premier tube britannique n°1 aux USA</title><link>https://www.spreaker.com/episode/telstar-des-tornados-l-incroyable-histoire-du-premier-tube-britannique-n-1-aux-usa--71310784</link><description><![CDATA[Nous sommes le 17 août 1962.<br /><br />Happy Day pour un groupe britannique. Il va livrer une pièce instrumentale qui est un OVNI absolu.<br /><br />Particularité : ici, les guitares sont accompagnée par un instrument très original.. l'orgue. Oui oui, l'orgue !<br /><br />Écoutez...<br /><br />Le groupe "Tornados" est formé en 1961.`<br /><br />Contrairement aux formations en vogue de l'époque (Shadows, Ventures, Spotnicks), les mélodies ne sont pas jouées à la guitare. Mais à l'orgue.<br /><br />C'est Joe Meek qui compose "Telstar". Une pièce instrumentale futuriste et spatiale.<br /><br />Le titre porte le nom du satellite de télécommunications Telstar, lancé en juillet 1962.  <br /><br />Le 45 tours sort en août 1962.<br /><br />C'est un OVNI, okay, et personne n'y croit vraiment... Sauf que... le succès est foudroyant.<br /><br />En octobre 1962, "Telstar" atteint la première place des charts anglais. Il y reste cinq semaines.<br /><br />Fin décembre 1962 et début janvier 1963, il atteint la première place au Billboard aux États-Unis. Pendant trois semaines.<br /><br />The Tornados devient le premier groupe musical britannique à être numéro 1 au Hot 100 américain.<br /><br />Pour la première fois, ils sont considérés comme rivaux potentiels des Shadows. <br /><br />Et cette mélodie est absolument PARTOUT !<br /><br />Joe Meek reçoit le prix Ivor Novello en 1962 pour cette composition.<br /><br />Mais une ombre plane.<br /><br />Jean Ledrut, compositeur français de la marche d'Austerlitz pour le film, estime qu'une de ses œuvres a été copiée. Il lance une procédure pour plagiat.<br /><br />Faute d'évidence, le Français perd son procès. Le verdict ne sera rendu qu'après la mort de Joe Meek.<br /><br />Vite devenu un classique, "Telstar" est repris par de nombreux groupes instrumentaux de l'époque. The Ventures. The Lively Ones. Et plus tard par Richard Pinhas en 1978, Orchestral Manoeuvres in the Dark en 1979. Allez, je vous ai gardé le plus cocasse pour la fin : la reprise la plus incroyable sera signée... The Shadows eux-mêmes en 1981.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71310784</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71310784/357128_telstar_des_tornados_l_incroyable_histoire_du_premier_tube_britannique_n_1_aux_usa.mp3" length="8200922" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 17 août 1962.

Happy Day pour un groupe britannique. Il va livrer une pièce instrumentale qui est un OVNI absolu.

Particularité : ici, les guitares sont accompagnée par un instrument très original.. l'orgue. Oui oui, l'orgue !...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 17 août 1962.<br /><br />Happy Day pour un groupe britannique. Il va livrer une pièce instrumentale qui est un OVNI absolu.<br /><br />Particularité : ici, les guitares sont accompagnée par un instrument très original.. l'orgue. Oui oui, l'orgue !<br /><br />Écoutez...<br /><br />Le groupe "Tornados" est formé en 1961.`<br /><br />Contrairement aux formations en vogue de l'époque (Shadows, Ventures, Spotnicks), les mélodies ne sont pas jouées à la guitare. Mais à l'orgue.<br /><br />C'est Joe Meek qui compose "Telstar". Une pièce instrumentale futuriste et spatiale.<br /><br />Le titre porte le nom du satellite de télécommunications Telstar, lancé en juillet 1962.  <br /><br />Le 45 tours sort en août 1962.<br /><br />C'est un OVNI, okay, et personne n'y croit vraiment... Sauf que... le succès est foudroyant.<br /><br />En octobre 1962, "Telstar" atteint la première place des charts anglais. Il y reste cinq semaines.<br /><br />Fin décembre 1962 et début janvier 1963, il atteint la première place au Billboard aux États-Unis. Pendant trois semaines.<br /><br />The Tornados devient le premier groupe musical britannique à être numéro 1 au Hot 100 américain.<br /><br />Pour la première fois, ils sont considérés comme rivaux potentiels des Shadows. <br /><br />Et cette mélodie est absolument PARTOUT !<br /><br />Joe Meek reçoit le prix Ivor Novello en 1962 pour cette composition.<br /><br />Mais une ombre plane.<br /><br />Jean Ledrut, compositeur français de la marche d'Austerlitz pour le film, estime qu'une de ses œuvres a été copiée. Il lance une procédure pour plagiat.<br /><br />Faute d'évidence, le Français perd son procès. Le verdict ne sera rendu qu'après la mort de Joe Meek.<br /><br />Vite devenu un classique, "Telstar" est repris par de nombreux groupes instrumentaux de l'époque. The Ventures. The Lively Ones. Et plus tard par Richard Pinhas en 1978, Orchestral Manoeuvres in the Dark en 1979. Allez, je vous ai gardé le plus cocasse pour la fin : la reprise la plus incroyable sera signée... The Shadows eux-mêmes en 1981.]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a8baf8270b4bfe7429eb90ed71c68224.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977: Le Coffre-fort d'Anouchka Sikorsky sur Télé Luxembourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-le-coffre-fort-d-anouchka-sikorsky-sur-tele-luxembourg--71310782</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 septembre 1977. Happy Day pour Télé Luxembourg. nouveau jeu d'argent va captiver les téléspectateurs en Belgique, au Grand Duché et en France. Au bout du téléphone, il y a la voix d'Anouchka Sikorsky. Oui oui, notre Anouchka de Nostalgie+ ! <br /><br />Le principe est simple. Il est en réalité calqué sur le jeu radio "La Valise RTL".<br /><br />Quelques minutes avant le jeu, l'animatrice donne une combinaison à trois chiffres à l'antenne.<br /><br />Les téléspectateurs notent. Ils attendent. Ils espèrent.<br /><br />Car l'ordinateur va tirer au sort un numéro de téléphone dans l'annuaire du pays choisi. Si vous décrochez, vous devez donner la combinaison exacte.<br /><br />Si c'est bon, le coffre-fort en carton-pâte s'ouvre. Et l'argent est pour vous. Oui, de vrais billets devant la caméra.<br /><br />Le jeu est présenté par trois animatrices. Les Françaises Michèle Etzel et Marylène Bergmann. Et notre Belge Anouchka Sikorsky.<br /><br />Michèle Etzel est à l'antenne depuis la fin des années 1970. Mais elle ne peut pas présenter le jeu à elle seule. Elle demande au directeur des programmes, Jacques Navadic, de laisser d'autres animateurs le présenter.<br /><br />C'est ainsi que Marylène le présente en alternance avec Michèle. Puis l'ensemble des speakerines de la chaîne s'y mettent. Dont Anouchka Sikorsky. Et un peu plus tard... un autre Belge, un certain Claude Rappé ! <br /><br />Le jeu n'a rien de très complexe. Mais il a un but : fidéliser le téléspectateur. L'obliger à regarder RTL Télévision pour noter la combinaison. Et la répéter lors de la diffusion du jeu. Parce que les billets s'accumulent et que ça finit par donner un beau petit jackpot !<br /><br />Il permet également à la chaîne de tisser un lien de proximité fort avec son public. Qui peut ainsi passer à l'antenne en direct. Et discuter avec son animatrice (ou animateur) vedette.<br /><br />"Le Coffre-fort" est diffusé tous les jours. Plusieurs fois dans la journée. Sur RTL Télé Luxembourg puis sur RTL Télévision.<br /><br />Il cesse définitivement en juin 1990.<br /><br />Treize ans de diffusion. Des milliers de combinaisons. Et une voix au bout du fil qui, désormais, vous accompagne aussi sur Nostalgie+...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71310782</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71310782/357127_1977_le_coffre_fort_d_anouchka_sikorsky_sur_tele_luxembourg.mp3" length="7977314" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 septembre 1977. Happy Day pour Télé Luxembourg. nouveau jeu d'argent va captiver les téléspectateurs en Belgique, au Grand Duché et en France. Au bout du téléphone, il y a la voix d'Anouchka Sikorsky. Oui oui, notre Anouchka de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 septembre 1977. Happy Day pour Télé Luxembourg. nouveau jeu d'argent va captiver les téléspectateurs en Belgique, au Grand Duché et en France. Au bout du téléphone, il y a la voix d'Anouchka Sikorsky. Oui oui, notre Anouchka de Nostalgie+ ! <br /><br />Le principe est simple. Il est en réalité calqué sur le jeu radio "La Valise RTL".<br /><br />Quelques minutes avant le jeu, l'animatrice donne une combinaison à trois chiffres à l'antenne.<br /><br />Les téléspectateurs notent. Ils attendent. Ils espèrent.<br /><br />Car l'ordinateur va tirer au sort un numéro de téléphone dans l'annuaire du pays choisi. Si vous décrochez, vous devez donner la combinaison exacte.<br /><br />Si c'est bon, le coffre-fort en carton-pâte s'ouvre. Et l'argent est pour vous. Oui, de vrais billets devant la caméra.<br /><br />Le jeu est présenté par trois animatrices. Les Françaises Michèle Etzel et Marylène Bergmann. Et notre Belge Anouchka Sikorsky.<br /><br />Michèle Etzel est à l'antenne depuis la fin des années 1970. Mais elle ne peut pas présenter le jeu à elle seule. Elle demande au directeur des programmes, Jacques Navadic, de laisser d'autres animateurs le présenter.<br /><br />C'est ainsi que Marylène le présente en alternance avec Michèle. Puis l'ensemble des speakerines de la chaîne s'y mettent. Dont Anouchka Sikorsky. Et un peu plus tard... un autre Belge, un certain Claude Rappé ! <br /><br />Le jeu n'a rien de très complexe. Mais il a un but : fidéliser le téléspectateur. L'obliger à regarder RTL Télévision pour noter la combinaison. Et la répéter lors de la diffusion du jeu. Parce que les billets s'accumulent et que ça finit par donner un beau petit jackpot !<br /><br />Il permet également à la chaîne de tisser un lien de proximité fort avec son public. Qui peut ainsi passer à l'antenne en direct. Et discuter avec son animatrice (ou animateur) vedette.<br /><br />"Le Coffre-fort" est diffusé tous les jours. Plusieurs fois dans la journée. Sur RTL Télé Luxembourg puis sur RTL Télévision.<br /><br />Il cesse définitivement en juin 1990.<br /><br />Treize ans de diffusion. Des milliers de combinaisons. Et une voix au bout du fil qui, désormais, vous accompagne aussi sur Nostalgie+...]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"La Comtesse de Hong-Kong", le dernier Chaplin sorti en 1967</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-comtesse-de-hong-kong-le-dernier-chaplin-sorti-en-1967--71310781</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 janvier 1967.<br /><br />Happy Day pour Charlie Chaplin. Il livre aujourd'hui aux cinéphiles belges sa dernière danse. Et son premier film en couleurs.<br /><br />Titre choisi : "La Comtesse de Hong-Kong".<br /><br />À 77 ans, c'est son baroud d'honneur.<br /><br />Pour la première annonce, des centaines de journalistes sont rassemblés...<br /><br />L'histoire du film ?<br /><br />Ogden Mears, ambassadeur américain, découvre une jeune femme. Elle est cachée dans sa cabine de bateau lors d'une escale à Hong Kong. Elle s'appelle Natasha. Maîtresse d'un gangster. Soi-disant comtesse russe. Elle veut se rendre aux États-Unis. Mais elle n'a aucun papier.<br /><br />Ogden, en instance de divorce, tombe amoureux d'elle. Il lui fait épouser son valet pour régulariser sa situation.<br /><br />Mais sa femme Martha l'attend à Honolulu.<br /><br />Pour ce dernier film, Chaplin fait des choix.<br /><br />Il engage Sophia Loren dans le rôle de Natasha. Et Marlon Brando dans celui d'Ogden.<br /><br />Tippi Hedren, la dernière blonde d'Alfred Hitchcock, joue Martha, la femme divorcée. Elle avait racheté son contrat à Hitchcock après des avances. <br /><br />Chaplin ne joue pas le rôle principal. Il se contente d'une courte apparition. Il incarne un steward sujet au mal de mer.<br /><br />C'est son premier film en couleurs. Et son dernier film tout court.<br /><br />Le thème du film, "This is my song", a été écrit par Chaplin. Interprété par Petula Clark. <br /><br />À sa sortie, "La Comtesse de Hong-Kong" est un échec. Un flop aux États-Unis. Plutôt mal reçu ailleurs.<br /><br />Beaucoup voient un radotage. Une comédie d'un autre âge. Engoncée dans l'immobilisme du quasi huis clos.<br /><br />Mais quelques critiques résistent. Éric Rohmer l'apprécie grandement. En 1994, Claude Beylie soutiendra que c'est l'un des meilleurs Chaplin.<br /><br />Car Chaplin place son film sous le signe du muet. L'époque qu'il a toujours regrettée.<br /><br />Mise en scène statique. Jeu raide des acteurs. Écarquillements d'yeux. <br /><br />Comme si le cinéaste refusait toute concession au contemporain. Pour s'offrir un dernier bain de "vrai cinéma". Une parenthèse dans un art devenu pour lui... un véritable étranger.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71310781</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71310781/357126_la_comtesse_de_hong_kong_le_dernier_chaplin_sorti_en_1967.mp3" length="7485167" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 janvier 1967.

Happy Day pour Charlie Chaplin. Il livre aujourd'hui aux cinéphiles belges sa dernière danse. Et son premier film en couleurs.

Titre choisi : "La Comtesse de Hong-Kong".

À 77 ans, c'est son baroud d'honneur.

Pour la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 janvier 1967.<br /><br />Happy Day pour Charlie Chaplin. Il livre aujourd'hui aux cinéphiles belges sa dernière danse. Et son premier film en couleurs.<br /><br />Titre choisi : "La Comtesse de Hong-Kong".<br /><br />À 77 ans, c'est son baroud d'honneur.<br /><br />Pour la première annonce, des centaines de journalistes sont rassemblés...<br /><br />L'histoire du film ?<br /><br />Ogden Mears, ambassadeur américain, découvre une jeune femme. Elle est cachée dans sa cabine de bateau lors d'une escale à Hong Kong. Elle s'appelle Natasha. Maîtresse d'un gangster. Soi-disant comtesse russe. Elle veut se rendre aux États-Unis. Mais elle n'a aucun papier.<br /><br />Ogden, en instance de divorce, tombe amoureux d'elle. Il lui fait épouser son valet pour régulariser sa situation.<br /><br />Mais sa femme Martha l'attend à Honolulu.<br /><br />Pour ce dernier film, Chaplin fait des choix.<br /><br />Il engage Sophia Loren dans le rôle de Natasha. Et Marlon Brando dans celui d'Ogden.<br /><br />Tippi Hedren, la dernière blonde d'Alfred Hitchcock, joue Martha, la femme divorcée. Elle avait racheté son contrat à Hitchcock après des avances. <br /><br />Chaplin ne joue pas le rôle principal. Il se contente d'une courte apparition. Il incarne un steward sujet au mal de mer.<br /><br />C'est son premier film en couleurs. Et son dernier film tout court.<br /><br />Le thème du film, "This is my song", a été écrit par Chaplin. Interprété par Petula Clark. <br /><br />À sa sortie, "La Comtesse de Hong-Kong" est un échec. Un flop aux États-Unis. Plutôt mal reçu ailleurs.<br /><br />Beaucoup voient un radotage. Une comédie d'un autre âge. Engoncée dans l'immobilisme du quasi huis clos.<br /><br />Mais quelques critiques résistent. Éric Rohmer l'apprécie grandement. En 1994, Claude Beylie soutiendra que c'est l'un des meilleurs Chaplin.<br /><br />Car Chaplin place son film sous le signe du muet. L'époque qu'il a toujours regrettée.<br /><br />Mise en scène statique. Jeu raide des acteurs. Écarquillements d'yeux. <br /><br />Comme si le cinéaste refusait toute concession au contemporain. Pour s'offrir un dernier bain de "vrai cinéma". Une parenthèse dans un art devenu pour lui... un véritable étranger.]]></itunes:summary><itunes:duration>187</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b25384931420f9cbf4ccc028b23ca76f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Tout savoir sur "Laisse béton", le premier succès de Renaud en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/tout-savoir-sur-laisse-beton-le-premier-succes-de-renaud-en-1978--71290371</link><description><![CDATA[Happy Day pour un gentil loubard parisien. Sa carrière va enfin pouvoir démarrer avec une expression d'argot et un 2e album qui ne va laisser personne indifférent dans les radios françaises.<br /><br />Il s'appelle Renaud. Il a 26 ans. Et il vient d'inventer une expression qui va rentrer dans le langage courant.<br /><br />"Laisse béton."<br /><br />Le verlan de "laisse tomber". Ça commence... comme un western !<br /><br />L'histoire nous ramène trois ans plus tôt, en juin 1975.<br /><br />Renaud s'apprête à monter sur scène dans un restaurant cabaret à Paris. Il a l'idée d'une chanson. L'histoire d'un loubard qui se fait dépouiller par une autre bande de loubards.<br /><br />Il n'a pas de papier pour écrire. Il prend le paquet de Gitanes qu'il a dans la poche. Et il écrit les paroles en une demi-heure.<br /><br />Pour la musique, il s'inspire de Bob Dylan. Une mélodie entre rock et blues. Avec du banjo et de l'harmonica. Un côté country qui plaît bien au chanteur émancipé du musette de ses débuts.<br /><br />Son premier album, "Amoureux de Paname" est juste un succès d'estime. Qui lui permet de chanter en public. Quelques dates en France et en Belgique. Faiblement rémunérées.<br /><br />Sa chanson "Hexagone" brocarde la France d'alors. Elle est interdite d'antenne sur France Inter pendant la visite du pape en France.<br /><br />En octobre 1977, son deuxième album sort. "Laisse béton". Renaud abandonne son image de titi parisien. Trop folklorique. Il opte pour celle du gentil loubard au blouson de cuir.<br /><br />Il impose ses musiciens. La pochette. Et la chanson "Les Charognards" que ses producteurs refusent. Apologie du gangstérisme, disent-ils.<br /><br />L'album est nettement plus soigné. Arrangements. Mixage. Mais il se vend modestement.<br /><br />Jusqu'à ce que Polydor mette en vente le 45 tours "Laisse béton".<br /><br />13 février 1978, il entre DONC au Hit Parade.<br /><br />Le grand public découvre Renaud. Son look. Son argot parisien. Son verlan.<br /><br />Il est invité dans toutes les grandes émissions télé. Guy Lux. Drucker. Les Carpentier.<br /><br />Au printemps 1978, "Laisse béton" se retrouve en tête des hit-parades. 250 à 300 000 exemplaires vendus.<br /><br />Très vite, il est acclamé au tout récent festival Le Printemps de Bourges. Il vole malgré lui la vedette à Alain Souchon, déjà installé.<br /><br />Les tubes s'enchaînent. Mais tout commence véritablement ici. Le 13 février 1978. Avec un paquet de Gitanes. Et une expression qui va marquer toute une génération.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71290371</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71290371/356968_tout_savoir_sur_laisse_beton_le_premier_succes_de_renaud_en_1978.mp3" length="7637722" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour un gentil loubard parisien. Sa carrière va enfin pouvoir démarrer avec une expression d'argot et un 2e album qui ne va laisser personne indifférent dans les radios françaises.

Il s'appelle Renaud. Il a 26 ans. Et il vient d'inventer...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour un gentil loubard parisien. Sa carrière va enfin pouvoir démarrer avec une expression d'argot et un 2e album qui ne va laisser personne indifférent dans les radios françaises.<br /><br />Il s'appelle Renaud. Il a 26 ans. Et il vient d'inventer une expression qui va rentrer dans le langage courant.<br /><br />"Laisse béton."<br /><br />Le verlan de "laisse tomber". Ça commence... comme un western !<br /><br />L'histoire nous ramène trois ans plus tôt, en juin 1975.<br /><br />Renaud s'apprête à monter sur scène dans un restaurant cabaret à Paris. Il a l'idée d'une chanson. L'histoire d'un loubard qui se fait dépouiller par une autre bande de loubards.<br /><br />Il n'a pas de papier pour écrire. Il prend le paquet de Gitanes qu'il a dans la poche. Et il écrit les paroles en une demi-heure.<br /><br />Pour la musique, il s'inspire de Bob Dylan. Une mélodie entre rock et blues. Avec du banjo et de l'harmonica. Un côté country qui plaît bien au chanteur émancipé du musette de ses débuts.<br /><br />Son premier album, "Amoureux de Paname" est juste un succès d'estime. Qui lui permet de chanter en public. Quelques dates en France et en Belgique. Faiblement rémunérées.<br /><br />Sa chanson "Hexagone" brocarde la France d'alors. Elle est interdite d'antenne sur France Inter pendant la visite du pape en France.<br /><br />En octobre 1977, son deuxième album sort. "Laisse béton". Renaud abandonne son image de titi parisien. Trop folklorique. Il opte pour celle du gentil loubard au blouson de cuir.<br /><br />Il impose ses musiciens. La pochette. Et la chanson "Les Charognards" que ses producteurs refusent. Apologie du gangstérisme, disent-ils.<br /><br />L'album est nettement plus soigné. Arrangements. Mixage. Mais il se vend modestement.<br /><br />Jusqu'à ce que Polydor mette en vente le 45 tours "Laisse béton".<br /><br />13 février 1978, il entre DONC au Hit Parade.<br /><br />Le grand public découvre Renaud. Son look. Son argot parisien. Son verlan.<br /><br />Il est invité dans toutes les grandes émissions télé. Guy Lux. Drucker. Les Carpentier.<br /><br />Au printemps 1978, "Laisse béton" se retrouve en tête des hit-parades. 250 à 300 000 exemplaires vendus.<br /><br />Très vite, il est acclamé au tout récent festival Le Printemps de Bourges. Il vole malgré lui la vedette à Alain Souchon, déjà installé.<br /><br />Les tubes s'enchaînent. Mais tout commence véritablement ici. Le 13 février 1978. Avec un paquet de Gitanes. Et une expression qui va marquer toute une génération.]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d33b07d2c0849dbc6f76c9b72fa60f31.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979: Off the Wall, l'album culte de Michael Jackson</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-off-the-wall-l-album-culte-de-michael-jackson--71228598</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 août 1979.<br /><br />Happy Day pour Michael Jackson. À quelques jours de son 21e anniversaire, il livre au monde un album qui va devenir un monument, avec la complicité de Quincy Jones.<br /><br />Le premier 45 tours issu de l'album vient de sortir fin juillet. "Don't Stop 'Til You Get Enough".<br /><br />Et c'est... comment dire ? Extraordinaire !<br /><br />La période Motown se termine. Michael Jackson sort son premier album chez Epic Records. "Off the Wall".<br /><br />Il est coproduit avec Quincy Jones, qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale "The Wiz", environ deux ans plus tôt.<br /><br />En 1978, Michael joue le rôle de l'Épouvantail dans ce film. Les partitions sont arrangées par Quincy Jones. Lors de la production, Jones accepte de produire le prochain album de Michael.<br /><br />"Off the Wall" est enregistré à Los Angeles. Les premières sessions débutent le 4 décembre 1978 au studio Cherokee. Dernière journée de mixage : le 3 juin 1979.<br /><br />L'enregistrement a lieu pendant les pauses du "Destiny Tour" des Jacksons.<br /><br />Michael dispose désormais d'une plus grande liberté de création. Ce qui ne lui avait pas été permis sur les albums précédents avec ses frères. Ou en solo chez Motown.<br /><br />Son père Joseph approuve ce projet à condition qu'il ne gêne pas les affaires du groupe. Malgré le désir de ses frères de travailler avec lui, Michael veut réaliser cet album indépendamment de sa famille.<br /><br />Néanmoins, son frère Randy contribue aux percussions dans "Don't Stop 'Til You Get Enough". On y revient...<br /><br />L'album mélange funk, disco et soul. Il dévoile l'étendue de la voix du chanteur.<br /><br />"Don't Stop 'Til You Get Enough" est numéro 1.<br /><br />"Rock with You" devient aussi numéro 1. Il y reste quatre semaines<br /><br />La ballade "She's Out of My Life" intègre le Top 10. Tout comme la chanson "Off the Wall".<br /><br />L'album s'est vendu à ce jour à plus de vingt millions d'exemplaires dans le monde.<br /><br />Pourtant, aux Grammy Awards de 1980, Michael est seulement nommé dans la catégorie meilleur chanteur R&amp;B pour "Don't Stop 'til You Get Enough".<br /><br />Déçu, Michael jure que son prochain album ne sera pas ignoré.<br /><br />On le sait à présent : il tiendra parole.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71228598</guid><pubDate>Mon, 13 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71228598/355931_1979_off_the_wall_l_album_culte_de_michael_jackson.mp3" length="6183225" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 août 1979.

Happy Day pour Michael Jackson. À quelques jours de son 21e anniversaire, il livre au monde un album qui va devenir un monument, avec la complicité de Quincy Jones.

Le premier 45 tours issu de l'album vient de sortir fin...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 août 1979.<br /><br />Happy Day pour Michael Jackson. À quelques jours de son 21e anniversaire, il livre au monde un album qui va devenir un monument, avec la complicité de Quincy Jones.<br /><br />Le premier 45 tours issu de l'album vient de sortir fin juillet. "Don't Stop 'Til You Get Enough".<br /><br />Et c'est... comment dire ? Extraordinaire !<br /><br />La période Motown se termine. Michael Jackson sort son premier album chez Epic Records. "Off the Wall".<br /><br />Il est coproduit avec Quincy Jones, qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale "The Wiz", environ deux ans plus tôt.<br /><br />En 1978, Michael joue le rôle de l'Épouvantail dans ce film. Les partitions sont arrangées par Quincy Jones. Lors de la production, Jones accepte de produire le prochain album de Michael.<br /><br />"Off the Wall" est enregistré à Los Angeles. Les premières sessions débutent le 4 décembre 1978 au studio Cherokee. Dernière journée de mixage : le 3 juin 1979.<br /><br />L'enregistrement a lieu pendant les pauses du "Destiny Tour" des Jacksons.<br /><br />Michael dispose désormais d'une plus grande liberté de création. Ce qui ne lui avait pas été permis sur les albums précédents avec ses frères. Ou en solo chez Motown.<br /><br />Son père Joseph approuve ce projet à condition qu'il ne gêne pas les affaires du groupe. Malgré le désir de ses frères de travailler avec lui, Michael veut réaliser cet album indépendamment de sa famille.<br /><br />Néanmoins, son frère Randy contribue aux percussions dans "Don't Stop 'Til You Get Enough". On y revient...<br /><br />L'album mélange funk, disco et soul. Il dévoile l'étendue de la voix du chanteur.<br /><br />"Don't Stop 'Til You Get Enough" est numéro 1.<br /><br />"Rock with You" devient aussi numéro 1. Il y reste quatre semaines<br /><br />La ballade "She's Out of My Life" intègre le Top 10. Tout comme la chanson "Off the Wall".<br /><br />L'album s'est vendu à ce jour à plus de vingt millions d'exemplaires dans le monde.<br /><br />Pourtant, aux Grammy Awards de 1980, Michael est seulement nommé dans la catégorie meilleur chanteur R&amp;B pour "Don't Stop 'til You Get Enough".<br /><br />Déçu, Michael jure que son prochain album ne sera pas ignoré.<br /><br />On le sait à présent : il tiendra parole.]]></itunes:summary><itunes:duration>155</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c59ee6ad127d8f7e2aa5a31bca1cd592.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Brassens et "Les copains d'abord"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-brassens-et-les-copains-d-abord--71177051</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 novembre 1964. Happy Day pour Georges Brassens. Il offre à un film sa bande originale et crée, sans le savoir, son plus grand succès. C'est un hymne à l'amitié qui, je le disais, illustre un film. Son titre : Les Copains...<br /><br />Pierre Mondy, Philippe Noiret et Tsilla Chelton. Rien que ça ! <br /><br />Le film, d'abord. Les Copains, c'est une comédie signée Yves Robert, le monsieur derrière "La Guerre des boutons". Une bande de copains qui font les fous à travers la France... Une joyeuse pagaille, un film de potes, tendre et débridé.<br /><br />Pour le générique, Yves Robert a une idée. Il veut Brassens.<br /><br />Sauf que Brassens, il ne compose pas sur commande. C'est une règle. Il écrit quand ça lui vient, pas quand on lui demande.<br /><br />Mais Yves Robert est un ami. Et pour un ami, on fait une exception. Quelques accords de guitare plus tard, on arrive à ceci... qui est un bain de douceur !<br /><br />Brassens écrit donc "Les Copains d'abord". Un texte simple, presque évident, pour le film, mais surtout avec une portée universelle, ancrée dans son époque. Une liste de ce qui compte vraiment. Pas l'amour, pas la gloire. Les copains. D'abord.<br /><br />Au mixage, Yves Robert demande même qu'on accélère légèrement la chanson. Un peu plus de swing, un peu plus d'allant. Brassens accepte. Décidément, on ne refuse rien à un ami.<br /><br />Le film sort début 1965. La chanson, elle, décolle immédiatement. Elle rejaillit sur tout, les ventes du disque, l’affluence en salle et le triomphe de Brassens à Bobino où il joue à guichets fermés jusqu'en janvier.<br /><br />Personne n'avait prévu ça. Surtout pas lui.<br /><br />Une commande pour un générique. Et c'est devenu l'une des chansons françaises les plus connues au monde. Un hymne à l'amitié qui va traverser le temps, sans jamais se démoder... Bref, une chanson de copains.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71177051</guid><pubDate>Fri, 10 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71177051/354807_1964_brassens_et_les_copains_d_abord.mp3" length="4999355" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 novembre 1964. Happy Day pour Georges Brassens. Il offre à un film sa bande originale et crée, sans le savoir, son plus grand succès. C'est un hymne à l'amitié qui, je le disais, illustre un film. Son titre : Les Copains...

Pierre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 novembre 1964. Happy Day pour Georges Brassens. Il offre à un film sa bande originale et crée, sans le savoir, son plus grand succès. C'est un hymne à l'amitié qui, je le disais, illustre un film. Son titre : Les Copains...<br /><br />Pierre Mondy, Philippe Noiret et Tsilla Chelton. Rien que ça ! <br /><br />Le film, d'abord. Les Copains, c'est une comédie signée Yves Robert, le monsieur derrière "La Guerre des boutons". Une bande de copains qui font les fous à travers la France... Une joyeuse pagaille, un film de potes, tendre et débridé.<br /><br />Pour le générique, Yves Robert a une idée. Il veut Brassens.<br /><br />Sauf que Brassens, il ne compose pas sur commande. C'est une règle. Il écrit quand ça lui vient, pas quand on lui demande.<br /><br />Mais Yves Robert est un ami. Et pour un ami, on fait une exception. Quelques accords de guitare plus tard, on arrive à ceci... qui est un bain de douceur !<br /><br />Brassens écrit donc "Les Copains d'abord". Un texte simple, presque évident, pour le film, mais surtout avec une portée universelle, ancrée dans son époque. Une liste de ce qui compte vraiment. Pas l'amour, pas la gloire. Les copains. D'abord.<br /><br />Au mixage, Yves Robert demande même qu'on accélère légèrement la chanson. Un peu plus de swing, un peu plus d'allant. Brassens accepte. Décidément, on ne refuse rien à un ami.<br /><br />Le film sort début 1965. La chanson, elle, décolle immédiatement. Elle rejaillit sur tout, les ventes du disque, l’affluence en salle et le triomphe de Brassens à Bobino où il joue à guichets fermés jusqu'en janvier.<br /><br />Personne n'avait prévu ça. Surtout pas lui.<br /><br />Une commande pour un générique. Et c'est devenu l'une des chansons françaises les plus connues au monde. Un hymne à l'amitié qui va traverser le temps, sans jamais se démoder... Bref, une chanson de copains.]]></itunes:summary><itunes:duration>125</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/82205f3a7854ec49b6aa943628dd71a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Alicia Bridges et "I Love The Nightlife"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-alicia-bridges-et-i-love-the-nightlife--71177050</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 juin 1978. Happy Day pour une toute jeune chanteuse américaine de 25 ans. Elle va connaître un succès phénoménal en pleine période disco funk.<br /><br />Elle s'appelle Alicia Bridges. Elle est née à Charlotte, en Caroline du Nord. <br /><br />Elle chante depuis l'âge de 10 ans. Elle apprend la guitare au même âge.<br /><br />À 12 ans, elle a déjà sa propre émission de radio. "The Alicia Bridges Show". Tous les samedis sur la station WADA à Shelby.<br /><br />En 1973, elle enregistre ses premiers singles pour Mega Records, à Nashville. Des titres originaux. Sans succès.<br /><br />À part peut-être, celui-ci...<br /><br /> "Just a Little Lovin' (Just a Little Fun)" en 1973, disais-je.<br /><br />Mais Bill Lowery la repère. Il devient son manager. Il la soutient financièrement pendant deux ans. Il démarche les maisons de disques. En 1977, Alicia signe chez Polydor.<br /><br />Alicia écrit une chanson. Titre provisoire : "Disco 'Round".<br /><br />La production suggère de changer le titre. Pour eux, c'est du R&amp;B. Pas du disco. Ils proposent "I Love the Nightlife". "Disco 'Round" devient le sous-titre.<br /><br />Alicia dira plus tard qu'elle espérait que la chanson serait perçue comme un morceau de soul façon Memphis. "Quelque chose qu'Al Green pourrait chanter."<br /><br />Mais c'est en mode disco funk que la chanson va entrer dans l'histoire.<br /><br />Le succès est inespéré !<br /><br />Numéro 5 au Billboard Hot 100. 27 semaines dans le classement. Numéro 2 au National Disco Action Top 30 pendant deux semaines.<br /><br />Top 10 chez nous Belgique.<br /><br />Plus d'un million d'exemplaires vendus aux États-Unis. Disque d'or.<br /><br />En 1978, Alicia est nommée aux Grammy Awards.<br /><br />Le titre devient un classique. Il passe même sur les stations de country music.<br /><br />Et pourtant, la chanson deviendra étroitement liée à la culture gay. Alicia elle-même est ouvertement lesbienne.<br /><br />En 1998, MTV classera "I Love the Nightlife" à la 37e place des 54 meilleures chansons de l'ère disco.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71177050</guid><pubDate>Thu, 09 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71177050/354806_1978_alicia_bridges_et_i_love_the_nightlife.mp3" length="6934506" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 juin 1978. Happy Day pour une toute jeune chanteuse américaine de 25 ans. Elle va connaître un succès phénoménal en pleine période disco funk.

Elle s'appelle Alicia Bridges. Elle est née à Charlotte, en Caroline du Nord. 

Elle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 juin 1978. Happy Day pour une toute jeune chanteuse américaine de 25 ans. Elle va connaître un succès phénoménal en pleine période disco funk.<br /><br />Elle s'appelle Alicia Bridges. Elle est née à Charlotte, en Caroline du Nord. <br /><br />Elle chante depuis l'âge de 10 ans. Elle apprend la guitare au même âge.<br /><br />À 12 ans, elle a déjà sa propre émission de radio. "The Alicia Bridges Show". Tous les samedis sur la station WADA à Shelby.<br /><br />En 1973, elle enregistre ses premiers singles pour Mega Records, à Nashville. Des titres originaux. Sans succès.<br /><br />À part peut-être, celui-ci...<br /><br /> "Just a Little Lovin' (Just a Little Fun)" en 1973, disais-je.<br /><br />Mais Bill Lowery la repère. Il devient son manager. Il la soutient financièrement pendant deux ans. Il démarche les maisons de disques. En 1977, Alicia signe chez Polydor.<br /><br />Alicia écrit une chanson. Titre provisoire : "Disco 'Round".<br /><br />La production suggère de changer le titre. Pour eux, c'est du R&amp;B. Pas du disco. Ils proposent "I Love the Nightlife". "Disco 'Round" devient le sous-titre.<br /><br />Alicia dira plus tard qu'elle espérait que la chanson serait perçue comme un morceau de soul façon Memphis. "Quelque chose qu'Al Green pourrait chanter."<br /><br />Mais c'est en mode disco funk que la chanson va entrer dans l'histoire.<br /><br />Le succès est inespéré !<br /><br />Numéro 5 au Billboard Hot 100. 27 semaines dans le classement. Numéro 2 au National Disco Action Top 30 pendant deux semaines.<br /><br />Top 10 chez nous Belgique.<br /><br />Plus d'un million d'exemplaires vendus aux États-Unis. Disque d'or.<br /><br />En 1978, Alicia est nommée aux Grammy Awards.<br /><br />Le titre devient un classique. Il passe même sur les stations de country music.<br /><br />Et pourtant, la chanson deviendra étroitement liée à la culture gay. Alicia elle-même est ouvertement lesbienne.<br /><br />En 1998, MTV classera "I Love the Nightlife" à la 37e place des 54 meilleures chansons de l'ère disco.]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a4c2988f46c1aae72251a1ee5786f559.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : l'émission "Apostrophes" sur Antenne 2</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-l-emission-apostrophes-sur-antenne-2--71177048</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 janvier 1975. Happy Day pour Bernard Pivot. Il quitte son émission Ouvrez les guillemets pour lancer un nouveau magazine sur la 2e chaîne, Antenne 2. <br /><br />Apostrophes, c'est le titre, va durer longtemps, très, très longtemps...<br /><br />C'est une émission littéraire diffusée en soirée, et que Pivot définit comme "un magazine d'idées à partir des livres".<br /><br />Son générique est, lui aussi, de haut vol. C'est le concerto numéro 1 en fa mineur de Rachmaninov...<br /><br />Apostrophes ! Ce nom, il l'a trouvé presque par accident. Quelques mois plus tôt, lors d'un enregistrement, son invitée Françoise Giroud lui lance : "Mais monsieur, vous m'avez apostrophée !" Pivot sourit. Apostrophe. Un terme d'imprimerie, on reste dans les livres. Et puis c'est un échange vif, parfois tendu. Exactement ce qu'il a en tête.<br /><br />La formule est simple. Trois, quatre, cinq auteurs autour d'une table. Des livres qui viennent de paraître. Et Pivot qui relance, qui provoque, qui met les invités en regard les uns des autres. Pas de cours magistral. Pas de révérence. Les écrivains se coupent la parole, se contredisent, s'énervent parfois.<br /><br />La littérature devient vivante. Et c'est très nouveau à la télé !<br /><br />Et parfois, c'est un peu épicé, surtout quand on invite Charles Bukowski...<br /><br />Le contexte compte aussi. En 1975, Antenne 2 est toute neuve. L'ORTF vient d'éclater, la chaîne cherche sa personnalité. Pivot hérite d'une case en première partie de soirée. À une époque où parler de livres à la télévision, c'est presque improbable. Presque ringard.<br /><br />Il ne va pas gâcher ça.<br /><br />Et très vite, les éditeurs comprennent. Un auteur chez Pivot un vendredi soir et le lundi matin, les librairies sont dévalisées. On appellera ça l'effet Apostrophes.<br /><br />Mais ce soir, personne ne le sait encore. Ni Pivot, ni ses invités, ni les téléspectateurs qui ont allumé leur poste. Apostrophes, ça va durer quinze ans. 724 émissions. Jusqu'au 22 juin 1990.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71177048</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71177048/354805_1975_l_emission_apostrophes_sur_antenne_2.mp3" length="5695257" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 janvier 1975. Happy Day pour Bernard Pivot. Il quitte son émission Ouvrez les guillemets pour lancer un nouveau magazine sur la 2e chaîne, Antenne 2. 

Apostrophes, c'est le titre, va durer longtemps, très, très longtemps...

C'est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 janvier 1975. Happy Day pour Bernard Pivot. Il quitte son émission Ouvrez les guillemets pour lancer un nouveau magazine sur la 2e chaîne, Antenne 2. <br /><br />Apostrophes, c'est le titre, va durer longtemps, très, très longtemps...<br /><br />C'est une émission littéraire diffusée en soirée, et que Pivot définit comme "un magazine d'idées à partir des livres".<br /><br />Son générique est, lui aussi, de haut vol. C'est le concerto numéro 1 en fa mineur de Rachmaninov...<br /><br />Apostrophes ! Ce nom, il l'a trouvé presque par accident. Quelques mois plus tôt, lors d'un enregistrement, son invitée Françoise Giroud lui lance : "Mais monsieur, vous m'avez apostrophée !" Pivot sourit. Apostrophe. Un terme d'imprimerie, on reste dans les livres. Et puis c'est un échange vif, parfois tendu. Exactement ce qu'il a en tête.<br /><br />La formule est simple. Trois, quatre, cinq auteurs autour d'une table. Des livres qui viennent de paraître. Et Pivot qui relance, qui provoque, qui met les invités en regard les uns des autres. Pas de cours magistral. Pas de révérence. Les écrivains se coupent la parole, se contredisent, s'énervent parfois.<br /><br />La littérature devient vivante. Et c'est très nouveau à la télé !<br /><br />Et parfois, c'est un peu épicé, surtout quand on invite Charles Bukowski...<br /><br />Le contexte compte aussi. En 1975, Antenne 2 est toute neuve. L'ORTF vient d'éclater, la chaîne cherche sa personnalité. Pivot hérite d'une case en première partie de soirée. À une époque où parler de livres à la télévision, c'est presque improbable. Presque ringard.<br /><br />Il ne va pas gâcher ça.<br /><br />Et très vite, les éditeurs comprennent. Un auteur chez Pivot un vendredi soir et le lundi matin, les librairies sont dévalisées. On appellera ça l'effet Apostrophes.<br /><br />Mais ce soir, personne ne le sait encore. Ni Pivot, ni ses invités, ni les téléspectateurs qui ont allumé leur poste. Apostrophes, ça va durer quinze ans. 724 émissions. Jusqu'au 22 juin 1990.]]></itunes:summary><itunes:duration>143</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/70e6606f7b0835961198182cd336c601.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Johnny Hallyday et "Les Mauvais Garçons"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-johnny-hallyday-et-les-mauvais-garcons--71150865</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 juin 1964.<br /><br />Happy Day pour Johnny en studio. Eddy Vartan et lui viennent d'écrire un 45 tours qui va marquer l'année. Deux fois de suite.<br /><br />D'abord en super 45 tours. Puis sur un plus grand format...<br /><br />Le titre est tout trouvé : "Les Mauvais Garçons".<br /><br />Petit rappel. Un super 45 tours, c'est quoi ?<br /><br />C'est un disque de 17 cm de diamètre. Entre le 45 tours classique et le 33 tours. Quatre titres. Deux de chaque côté. Un format né dans les années 50 pour proposer plus de musique sans passer au 33 tours complet.<br /><br />On revient à notre sujet principal et à notre studio. Le 19 juin 1964, "Les Mauvais Garçons" sort donc sur un super 45 tours Philips.<br /><br />Avec trois autres titres. "Ça fait mal" (adaptation de "It Hurts Me"). "Pour moi tu es la seule" (adaptation de "Sweet Loving Mamma"). Et "Mais je reviens" (adaptation de "I'm the Lonely One"). Bref, on fait le compte : 3 adaptations et puis, une chanson originale.<br /><br />La chanson est écrite par Ralph Bernet, Johnny Hallyday lui-même, et Eddy Vartan (qui est le frère de Sylvie). Elle est produite par Lee Hallyday.<br /><br />"Les Mauvais Garçons" raconte une histoire simple. Celle d'un rebelle. D'un voyou au grand cœur. <br /><br />Objectif : donner une image plus positive des mauvais garçons...<br /><br />C'est du Johnny pur jus. Année 1964.<br /><br />Et comme on peut s'en douter... <br /><br />Le succès est immédiat. Ce n'est pas un numéro 1, mais on en est pas loin.<br /><br />Numéro 3 en France. Numéro 7 chez nous en Belgique. <br /><br />Quatre mois plus tard, le 25 octobre 1964, "Les Mauvais Garçons" ressort. Cette fois sur un 33 tours intitulé "Le Pénitencier".<br /><br />En 1965, Johnny l'interprète à l'Olympia. La version live sera incluse dans un medley. <br /><br />Ce fameux album public ne sortira qu'en 2011....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71150865</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71150865/354326_1964_johnny_hallyday_et_les_mauvais_garcons.mp3" length="5393282" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 juin 1964.

Happy Day pour Johnny en studio. Eddy Vartan et lui viennent d'écrire un 45 tours qui va marquer l'année. Deux fois de suite.

D'abord en super 45 tours. Puis sur un plus grand format...

Le titre est tout trouvé : "Les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 juin 1964.<br /><br />Happy Day pour Johnny en studio. Eddy Vartan et lui viennent d'écrire un 45 tours qui va marquer l'année. Deux fois de suite.<br /><br />D'abord en super 45 tours. Puis sur un plus grand format...<br /><br />Le titre est tout trouvé : "Les Mauvais Garçons".<br /><br />Petit rappel. Un super 45 tours, c'est quoi ?<br /><br />C'est un disque de 17 cm de diamètre. Entre le 45 tours classique et le 33 tours. Quatre titres. Deux de chaque côté. Un format né dans les années 50 pour proposer plus de musique sans passer au 33 tours complet.<br /><br />On revient à notre sujet principal et à notre studio. Le 19 juin 1964, "Les Mauvais Garçons" sort donc sur un super 45 tours Philips.<br /><br />Avec trois autres titres. "Ça fait mal" (adaptation de "It Hurts Me"). "Pour moi tu es la seule" (adaptation de "Sweet Loving Mamma"). Et "Mais je reviens" (adaptation de "I'm the Lonely One"). Bref, on fait le compte : 3 adaptations et puis, une chanson originale.<br /><br />La chanson est écrite par Ralph Bernet, Johnny Hallyday lui-même, et Eddy Vartan (qui est le frère de Sylvie). Elle est produite par Lee Hallyday.<br /><br />"Les Mauvais Garçons" raconte une histoire simple. Celle d'un rebelle. D'un voyou au grand cœur. <br /><br />Objectif : donner une image plus positive des mauvais garçons...<br /><br />C'est du Johnny pur jus. Année 1964.<br /><br />Et comme on peut s'en douter... <br /><br />Le succès est immédiat. Ce n'est pas un numéro 1, mais on en est pas loin.<br /><br />Numéro 3 en France. Numéro 7 chez nous en Belgique. <br /><br />Quatre mois plus tard, le 25 octobre 1964, "Les Mauvais Garçons" ressort. Cette fois sur un 33 tours intitulé "Le Pénitencier".<br /><br />En 1965, Johnny l'interprète à l'Olympia. La version live sera incluse dans un medley. <br /><br />Ce fameux album public ne sortira qu'en 2011....]]></itunes:summary><itunes:duration>135</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bfb778d69809e09ce06b112636bbfdf8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : le Woodstock belge à Amougies</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-le-woodstock-belge-a-amougies--71150864</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1969. Happy Day pour le petit village d'Amougies, près de Tournai. Il accueille aujourd'hui un festival qui va marquer les esprits... mais un peu contre l'avis de la population. Bienvenue au festival d'Amougies. Festival Actuel, pour les intimes.<br /><br />Amougies. Hainaut. Quelques centaines d'habitants. Des champs, de la boue, un automne belge bien gris.<br /><br />Et soudain, des milliers de jeunes qui débarquent de partout.<br /><br />Le bourgmestre, lui, n'a pas eu peur.<br /><br />À l'origine, ce festival devait se tenir en France. Mais on est en1969, l'après-mai 68 est encore tendu, et les autorités françaises ne veulent pas de ça. Trop de bruit. Trop de jeunes. Trop de tout.<br /><br />Alors le festival traverse la frontière. Et Amougies, sans vraiment l'avoir demandé, devient pendant cinq jours la capitale pop de l'Europe.<br /><br />L'affiche est presque irréelle. Yes. Frank Zappa. Soft Machine. Ten Years After. Le free jazz côtoie le rock psychédélique sous le même chapiteau. On n'est pas à Londres, pas à Paris, pas à New York.<br /><br />On est dans le Hainaut. Et c'est juste... parfait.<br /><br />Ah oui, j'allais oublier un invité d'honneur, Pink Floyd, oui oui oui !<br /><br />Et puis, je le disais, il y a Frank Zappa. Il ne vient pas juste saluer. Il improvise, il dirige, il monte sur scène avec plusieurs artistes. Il est partout. Comme s'il avait compris avant tout le monde que ce petit village belge était en train de vivre quelque chose d'unique.<br /><br />Woodstock, c'était deux mois plus tôt. Amougies, c'est la version européenne, moins mythifiée, plus arty, plus libre. Un grand laboratoire à ciel ouvert, dans la boue et le vent d'octobre.<br /><br />Les habitants d'Amougies, eux, regardent ça avec des yeux ronds.<br /><br />Le festival va durer jusqu'au 28 octobre. Cinq jours. Et puis tout le monde repart. Les champs reprennent leur silence. Mais Amougies aura été, le temps d'un automne, un lieu de... révolution.<br /><br />Le boulanger a fait son beurre. Bref, tout le monde est content !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71150864</guid><pubDate>Mon, 06 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71150864/354325_1969_le_woodstock_belge_a_amougies.mp3" length="7250065" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 octobre 1969. Happy Day pour le petit village d'Amougies, près de Tournai. Il accueille aujourd'hui un festival qui va marquer les esprits... mais un peu contre l'avis de la population. Bienvenue au festival d'Amougies. Festival...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1969. Happy Day pour le petit village d'Amougies, près de Tournai. Il accueille aujourd'hui un festival qui va marquer les esprits... mais un peu contre l'avis de la population. Bienvenue au festival d'Amougies. Festival Actuel, pour les intimes.<br /><br />Amougies. Hainaut. Quelques centaines d'habitants. Des champs, de la boue, un automne belge bien gris.<br /><br />Et soudain, des milliers de jeunes qui débarquent de partout.<br /><br />Le bourgmestre, lui, n'a pas eu peur.<br /><br />À l'origine, ce festival devait se tenir en France. Mais on est en1969, l'après-mai 68 est encore tendu, et les autorités françaises ne veulent pas de ça. Trop de bruit. Trop de jeunes. Trop de tout.<br /><br />Alors le festival traverse la frontière. Et Amougies, sans vraiment l'avoir demandé, devient pendant cinq jours la capitale pop de l'Europe.<br /><br />L'affiche est presque irréelle. Yes. Frank Zappa. Soft Machine. Ten Years After. Le free jazz côtoie le rock psychédélique sous le même chapiteau. On n'est pas à Londres, pas à Paris, pas à New York.<br /><br />On est dans le Hainaut. Et c'est juste... parfait.<br /><br />Ah oui, j'allais oublier un invité d'honneur, Pink Floyd, oui oui oui !<br /><br />Et puis, je le disais, il y a Frank Zappa. Il ne vient pas juste saluer. Il improvise, il dirige, il monte sur scène avec plusieurs artistes. Il est partout. Comme s'il avait compris avant tout le monde que ce petit village belge était en train de vivre quelque chose d'unique.<br /><br />Woodstock, c'était deux mois plus tôt. Amougies, c'est la version européenne, moins mythifiée, plus arty, plus libre. Un grand laboratoire à ciel ouvert, dans la boue et le vent d'octobre.<br /><br />Les habitants d'Amougies, eux, regardent ça avec des yeux ronds.<br /><br />Le festival va durer jusqu'au 28 octobre. Cinq jours. Et puis tout le monde repart. Les champs reprennent leur silence. Mais Amougies aura été, le temps d'un automne, un lieu de... révolution.<br /><br />Le boulanger a fait son beurre. Bref, tout le monde est content !]]></itunes:summary><itunes:duration>182</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : comment Earl Hines a participé à la naissance du son numérique au Japon</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-comment-earl-hines-a-participe-a-la-naissance-du-son-numerique-au-japon--70897020</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 juillet 1972 au Studio 2 Nippon Columbia, à Tokyo.<br /><br />Happy Day pour un pianiste de jazz américain en séjour au Japon. Earl a 66 ans. Et il va, l'air de rien, participer à une petite révolution dans l'histoire de la musique.<br /><br />Grâce à la marque Denon.<br /><br />Earl Hines est une légende du jazz. L'un des pianistes les plus influents de l'histoire. Il a façonné le jeu de piano jazz dans les années 40 et 50.<br /><br />Ce jour-là, il enregistre un album solo. Tout se fait en une heure et demie.Toutes les prises sont des premières prises. Jouées en direct. Pas de répétition.<br /><br />Mais ce qui est révolutionnaire, ce n'est pas le pianiste. C'est la machine qui enregistre.<br /><br />Le DN-023R. Le tout premier enregistreur numérique PCM utilisable en studio.<br /><br />Un monstre. 400 kilos. Trois armoires métalliques. Une bobine d'une heure pèse 10 kilos. Et coûte 500 dollars. Soit près de 4 000 euros aujourd'hui.<br /><br />Avant 1972, tous les enregistrements se font sur ruban magnétique analogique. Avec ses défauts. Le souffle. La distorsion. Et des variations de vitesse qui font vaciller les notes.<br /><br />L'appareil de Denon change tout.<br /><br />Il enregistre en numérique (oui déjà !). En convertissant le son en données binaires. <br /><br />Des chiffres qui sont très proches du standard du CD.<br /><br />Le résultat ?<br /><br />Silence absolu. Plus de souffle de bande entre les morceaux.<br /><br />Stabilité parfaite. Pour les ingénieurs de l'époque, c'est un choc acoustique.<br /><br />Le premier album commercial au monde issu d'un master numérique sort en janvier 1971. C'est "Something" du saxophoniste de jazz Steve Marcus.<br /><br />À partir de 1972, Denon multiplie les enregistrements. Musique classique. Jazz. Avec le logo fièrement affiché sur les pochettes : "PCM Digital Recording". Si vous chinez des vinyles d'occasion et que vous voyez ce logo sur une pochette des années 70, achetez-le. Ce sont souvent des enregistrements d'une clarté exceptionnelle. Même selon les standards d'aujourd'hui.<br /><br />Sans les travaux de Denon dans les années 70, le Compact Disc, sorti en 1982, n'aurait probablement pas vu le jour aussi vite....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70897020</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70897020/353009_1972_comment_earl_hines_a_participe_a_la_naissance_du_son_numerique_au_japon.mp3" length="10967812" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 juillet 1972 au Studio 2 Nippon Columbia, à Tokyo.

Happy Day pour un pianiste de jazz américain en séjour au Japon. Earl a 66 ans. Et il va, l'air de rien, participer à une petite révolution dans l'histoire de la musique.

Grâce à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 juillet 1972 au Studio 2 Nippon Columbia, à Tokyo.<br /><br />Happy Day pour un pianiste de jazz américain en séjour au Japon. Earl a 66 ans. Et il va, l'air de rien, participer à une petite révolution dans l'histoire de la musique.<br /><br />Grâce à la marque Denon.<br /><br />Earl Hines est une légende du jazz. L'un des pianistes les plus influents de l'histoire. Il a façonné le jeu de piano jazz dans les années 40 et 50.<br /><br />Ce jour-là, il enregistre un album solo. Tout se fait en une heure et demie.Toutes les prises sont des premières prises. Jouées en direct. Pas de répétition.<br /><br />Mais ce qui est révolutionnaire, ce n'est pas le pianiste. C'est la machine qui enregistre.<br /><br />Le DN-023R. Le tout premier enregistreur numérique PCM utilisable en studio.<br /><br />Un monstre. 400 kilos. Trois armoires métalliques. Une bobine d'une heure pèse 10 kilos. Et coûte 500 dollars. Soit près de 4 000 euros aujourd'hui.<br /><br />Avant 1972, tous les enregistrements se font sur ruban magnétique analogique. Avec ses défauts. Le souffle. La distorsion. Et des variations de vitesse qui font vaciller les notes.<br /><br />L'appareil de Denon change tout.<br /><br />Il enregistre en numérique (oui déjà !). En convertissant le son en données binaires. <br /><br />Des chiffres qui sont très proches du standard du CD.<br /><br />Le résultat ?<br /><br />Silence absolu. Plus de souffle de bande entre les morceaux.<br /><br />Stabilité parfaite. Pour les ingénieurs de l'époque, c'est un choc acoustique.<br /><br />Le premier album commercial au monde issu d'un master numérique sort en janvier 1971. C'est "Something" du saxophoniste de jazz Steve Marcus.<br /><br />À partir de 1972, Denon multiplie les enregistrements. Musique classique. Jazz. Avec le logo fièrement affiché sur les pochettes : "PCM Digital Recording". Si vous chinez des vinyles d'occasion et que vous voyez ce logo sur une pochette des années 70, achetez-le. Ce sont souvent des enregistrements d'une clarté exceptionnelle. Même selon les standards d'aujourd'hui.<br /><br />Sans les travaux de Denon dans les années 70, le Compact Disc, sorti en 1982, n'aurait probablement pas vu le jour aussi vite....]]></itunes:summary><itunes:duration>274</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3dc67db9b1fb62cbf7622666e32dbc2a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>“Calmos” : le film scandaleux de Bertrand Blier qui choque la Belgique en 1976</title><link>https://www.spreaker.com/episode/calmos-le-film-scandaleux-de-bertrand-blier-qui-choque-la-belgique-en-1976--70897019</link><description><![CDATA[Nous sommes le 11 février 1976.<br /><br />Happy Day dans les salles obscures. Enfin... pas pour tout le monde. Un film débarque en Belgique. Interdit aux moins de 18 ans. Réalisé par Bertrand Blier. Avec Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle. C'est déjà un goût d'évasion en soi !<br /><br />Son titre : "Calmos".<br /><br />Scandaleux. Antiféministe. Provocateur. Et totalement délirant.<br /><br />L'histoire ?<br /><br />Paul est gynécologue. Aigri. Par sa vie professionnelle. Par sa vie conjugale. Un jour, il croise Albert dans la rue. Un quidam qui est, lui aussi, lassé des femmes.<br /><br />Ils prennent une décision radicale. Faire sécession de la gent féminine. Pour se consacrer à la seule chose qui compte vraiment : la bonne chère.<br /><br />Croûtes de fromage. Madiran. Pâté. Et liberté masculine.<br /><br />Sauf que la machine s'emballe. Ces messieurs ne veulent pas juste profiter de la compagnie des hommes. Non. Ils veulent quitter définitivement les femmes. Fuir leurs exigences. Leur monde.<br /><br />En 1974, Bertrand Blier vient de triompher avec "Les Valseuses". On est en 1975. L'Année Internationale des Femmes. La loi Veil vient d'être votée. Le féminisme est sur toutes les lèvres.<br /><br />Blier change de plan. Le sujet est explosif ? Ils en feront la plus féroce bouffonnerie imaginable.<br /><br />Ils reprennent toutes les revendications des militantes féministes. Tous les griefs. Tous les slogans. Et ils les appliquent... aux hommes.<br /><br />Les hommes deviennent victimes de violence sexuelle. Objets de concupiscence. Sujets de brimades. Rêvant d'une société utopique où ils échapperaient à la domination féminine.<br /><br />Le résultat ? Catastrophique.<br /><br />La critique, déjà insensible aux "Valseuses", est cette fois vent debout. <br /><br />Les uns crient à l'agression réactionnaire. Les autres à l'étalage licencieux du vice. Le public s'étrangle et boude. Les militantes féministes reçoivent l'œuvre comme un crachat.<br /><br />Un échec cuisant, en tout cas à sa sortie… <br /><br />En 2010, Blier dira : "Calmos est la plus grosse connerie de ma vie."<br /><br />Mais c'est peut-être aussi la plus belle.<br /><br />Blier lui-même expliquera : "Calmos doit être pris comme une farce énorme, écrite avec la plus entière mauvaise foi et qui, par le biais de cette mauvaise foi, débouche sur l'humour." <br /><br />Une fable. Totalement folle. Totalement libre. Et délicieusement provocatrice, sur une musique de Georges Delerue...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70897019</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70897019/353008_calmos_le_film_scandaleux_de_bertrand_blier_qui_choque_la_belgique_en_1976.mp3" length="13025216" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 11 février 1976.

Happy Day dans les salles obscures. Enfin... pas pour tout le monde. Un film débarque en Belgique. Interdit aux moins de 18 ans. Réalisé par Bertrand Blier. Avec Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle. C'est déjà un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 11 février 1976.<br /><br />Happy Day dans les salles obscures. Enfin... pas pour tout le monde. Un film débarque en Belgique. Interdit aux moins de 18 ans. Réalisé par Bertrand Blier. Avec Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle. C'est déjà un goût d'évasion en soi !<br /><br />Son titre : "Calmos".<br /><br />Scandaleux. Antiféministe. Provocateur. Et totalement délirant.<br /><br />L'histoire ?<br /><br />Paul est gynécologue. Aigri. Par sa vie professionnelle. Par sa vie conjugale. Un jour, il croise Albert dans la rue. Un quidam qui est, lui aussi, lassé des femmes.<br /><br />Ils prennent une décision radicale. Faire sécession de la gent féminine. Pour se consacrer à la seule chose qui compte vraiment : la bonne chère.<br /><br />Croûtes de fromage. Madiran. Pâté. Et liberté masculine.<br /><br />Sauf que la machine s'emballe. Ces messieurs ne veulent pas juste profiter de la compagnie des hommes. Non. Ils veulent quitter définitivement les femmes. Fuir leurs exigences. Leur monde.<br /><br />En 1974, Bertrand Blier vient de triompher avec "Les Valseuses". On est en 1975. L'Année Internationale des Femmes. La loi Veil vient d'être votée. Le féminisme est sur toutes les lèvres.<br /><br />Blier change de plan. Le sujet est explosif ? Ils en feront la plus féroce bouffonnerie imaginable.<br /><br />Ils reprennent toutes les revendications des militantes féministes. Tous les griefs. Tous les slogans. Et ils les appliquent... aux hommes.<br /><br />Les hommes deviennent victimes de violence sexuelle. Objets de concupiscence. Sujets de brimades. Rêvant d'une société utopique où ils échapperaient à la domination féminine.<br /><br />Le résultat ? Catastrophique.<br /><br />La critique, déjà insensible aux "Valseuses", est cette fois vent debout. <br /><br />Les uns crient à l'agression réactionnaire. Les autres à l'étalage licencieux du vice. Le public s'étrangle et boude. Les militantes féministes reçoivent l'œuvre comme un crachat.<br /><br />Un échec cuisant, en tout cas à sa sortie… <br /><br />En 2010, Blier dira : "Calmos est la plus grosse connerie de ma vie."<br /><br />Mais c'est peut-être aussi la plus belle.<br /><br />Blier lui-même expliquera : "Calmos doit être pris comme une farce énorme, écrite avec la plus entière mauvaise foi et qui, par le biais de cette mauvaise foi, débouche sur l'humour." <br /><br />Une fable. Totalement folle. Totalement libre. Et délicieusement provocatrice, sur une musique de Georges Delerue...]]></itunes:summary><itunes:duration>326</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/40a0919b677fb83c6cb50c7988fe85e9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Claude François et Dannemois : la naissance de “La Ferme du bonheur” en 1964</title><link>https://www.spreaker.com/episode/claude-francois-et-dannemois-la-naissance-de-la-ferme-du-bonheur-en-1964--70897018</link><description><![CDATA[Nous sommes en mars 1964.<br /><br />Happy Day pour Claude François. Il vient d'acheter un moulin à eau du XIIe siècle dans le petit village de Dannemois, dans l'Essonne, à 60 km au sud de Paris. Un endroit paisible. Pour ses jours de repos.<br /><br />Quelques semaines plus tard, il interprète une chanson qui prend la clé des champs.<br /><br />Coïncidence ? Pas vraiment.  <br /><br />Claude François cherche un refuge. Un lieu loin du tourbillon parisien. Loin des studios. Loin des scènes.<br /><br />Il découvre l'ancien moulin au bord de l'eau. Entouré de verdure.<br /><br />Il l'achète. Et décide d'y installer sa mère et sa sœur. Elles y retrouvent la sérénité de leur vie en Égypte, avant l'exil.<br /><br />L'endroit devient rapidement "Le Moulin". Tout court. <br /><br />Claude François le transforme. Il y met ses idées. Son goût pour le décor. <br /><br />Le moulin devient féerique. Un rendez-vous festif du show-biz. Ses amis viennent. Les journalistes aussi. Les photographes immortalisent les soirées.<br /><br />Même si, je vous le rappelle, le but premier était d'en faire un refuge familial, une sorte de ferme du bonheur...<br /><br />"La Ferme du bonheur" sort quelques semaines après l'achat du moulin.<br /><br />Hasard du calendrier. Ou besoin d'exprimer ce qu'il ressent dans ce lieu.<br /><br />Les paroles parlent d'un endroit où l'on vit heureux. Loin du bruit. Loin des soucis. Entouré de ceux qu'on aime. Donc AUSSI ses amis.<br /><br />L'été venu, il part en tournée. Une tournée qui donnera lieu à un film de Claude Vernick au titre éloquent : "L'été frénétique".<br /><br />Contraste total avec le moulin. D'un côté, la fièvre des concerts. De l'autre, la tranquillité de Dannemois.<br /><br />Claude François y restera fidèle jusqu'à sa mort en 1978.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70897018</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70897018/353007_claude_francois_et_dannemois_la_naissance_de_la_ferme_du_bonheur_en_1964.mp3" length="4748580" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en mars 1964.

Happy Day pour Claude François. Il vient d'acheter un moulin à eau du XIIe siècle dans le petit village de Dannemois, dans l'Essonne, à 60 km au sud de Paris. Un endroit paisible. Pour ses jours de repos.

Quelques semaines...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en mars 1964.<br /><br />Happy Day pour Claude François. Il vient d'acheter un moulin à eau du XIIe siècle dans le petit village de Dannemois, dans l'Essonne, à 60 km au sud de Paris. Un endroit paisible. Pour ses jours de repos.<br /><br />Quelques semaines plus tard, il interprète une chanson qui prend la clé des champs.<br /><br />Coïncidence ? Pas vraiment.  <br /><br />Claude François cherche un refuge. Un lieu loin du tourbillon parisien. Loin des studios. Loin des scènes.<br /><br />Il découvre l'ancien moulin au bord de l'eau. Entouré de verdure.<br /><br />Il l'achète. Et décide d'y installer sa mère et sa sœur. Elles y retrouvent la sérénité de leur vie en Égypte, avant l'exil.<br /><br />L'endroit devient rapidement "Le Moulin". Tout court. <br /><br />Claude François le transforme. Il y met ses idées. Son goût pour le décor. <br /><br />Le moulin devient féerique. Un rendez-vous festif du show-biz. Ses amis viennent. Les journalistes aussi. Les photographes immortalisent les soirées.<br /><br />Même si, je vous le rappelle, le but premier était d'en faire un refuge familial, une sorte de ferme du bonheur...<br /><br />"La Ferme du bonheur" sort quelques semaines après l'achat du moulin.<br /><br />Hasard du calendrier. Ou besoin d'exprimer ce qu'il ressent dans ce lieu.<br /><br />Les paroles parlent d'un endroit où l'on vit heureux. Loin du bruit. Loin des soucis. Entouré de ceux qu'on aime. Donc AUSSI ses amis.<br /><br />L'été venu, il part en tournée. Une tournée qui donnera lieu à un film de Claude Vernick au titre éloquent : "L'été frénétique".<br /><br />Contraste total avec le moulin. D'un côté, la fièvre des concerts. De l'autre, la tranquillité de Dannemois.<br /><br />Claude François y restera fidèle jusqu'à sa mort en 1978.]]></itunes:summary><itunes:duration>119</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6a3410f6714da1c644116d148fb8b2c8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>“Nights in White Satin” : comment The Moody Blues ont créé un slow mythique en 1967</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nights-in-white-satin-comment-the-moody-blues-ont-cree-un-slow-mythique-en-1967--70897022</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 novembre 1967.<br /><br />Happy Day pour The Moody Blues. Ce jour-là sort un 45-tours qui va devenir l'un des slows les plus langoureux de l'histoire du rock. <br /><br />Avec, en guest star, un Mellotron qui imite les cordes.<br /><br />Allez, on file dans les draps de satin blanc...<br /><br />L'histoire commence l'année précédente, en 1966.<br /><br />Justin Hayward, jeune guitariste anonyme, répond à une annonce. Eric Burdon, leader des Animals, cherche un nouveau guitariste. Hayward n'est pas retenu. Mais l'histoire ne s'arrête pas là.<br /><br />Les Moody Blues viennent de perdre Denny Laine. Ray Thomas met tous les noms dans un chapeau. Tire au sort.<br /><br />Le nom qui sort : Justin Hayward.<br /><br />Le hasard. Rien que le hasard.<br /><br />Les Moody Blues préparent leur deuxième album. "Days of Future Passed". Un album concept qui raconte en sept chansons la journée d'un homme.<br /><br />Et il sera écrit à Mouscron. En Belgique. Un album symphonique….<br /><br />Justin Hayward racontera plus tard :<br /><br />Entre deux histoires d’amour et sans un sou en poche, je ne possédais que des draps de satin blanc. Un luxe inutile qui a donné son titre à la chanson, avec un double sens délibéré.<br /><br />Car oui, "Nights in White Satin" peut être entendu de deux façons. "Nuits en satin blanc". Mais aussi "Chevaliers en satin blanc" — "knights" avec son "k" muet.<br /><br />Un clin d'œil qu'on retrouve sur la pochette de l'album : le dessin d'un petit chevalier en bas à gauche.<br /><br />Un homme entre deux amours. Marchant sur un fil.<br /><br />Et puis, à la fin de la chanson sur l'album, un poème.<br /><br />Trois stances nostalgiques sur la fin des choses. Sur l'agonie. Sur les couleurs qui se mélangent.<br /><br />Car dans le contexte de l'album, la nuit symbolise la mort. <br /><br />Le succès n'est pas immédiat. Mais progressif.<br /><br />Numéro un en France. Hit majeur en Europe. Et lors de sa réédition en 1972, succès aux États-Unis.<br /><br />"Nights in White Satin" marque les débuts du rock progressif. Un mélange de mélodie pop et d'arrangements symphoniques.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70897022</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70897022/353011_nights_in_white_satin_comment_the_moody_blues_ont_cree_un_slow_mythique_en_1967.mp3" length="6662833" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 novembre 1967.

Happy Day pour The Moody Blues. Ce jour-là sort un 45-tours qui va devenir l'un des slows les plus langoureux de l'histoire du rock. 

Avec, en guest star, un Mellotron qui imite les cordes.

Allez, on file dans les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 novembre 1967.<br /><br />Happy Day pour The Moody Blues. Ce jour-là sort un 45-tours qui va devenir l'un des slows les plus langoureux de l'histoire du rock. <br /><br />Avec, en guest star, un Mellotron qui imite les cordes.<br /><br />Allez, on file dans les draps de satin blanc...<br /><br />L'histoire commence l'année précédente, en 1966.<br /><br />Justin Hayward, jeune guitariste anonyme, répond à une annonce. Eric Burdon, leader des Animals, cherche un nouveau guitariste. Hayward n'est pas retenu. Mais l'histoire ne s'arrête pas là.<br /><br />Les Moody Blues viennent de perdre Denny Laine. Ray Thomas met tous les noms dans un chapeau. Tire au sort.<br /><br />Le nom qui sort : Justin Hayward.<br /><br />Le hasard. Rien que le hasard.<br /><br />Les Moody Blues préparent leur deuxième album. "Days of Future Passed". Un album concept qui raconte en sept chansons la journée d'un homme.<br /><br />Et il sera écrit à Mouscron. En Belgique. Un album symphonique….<br /><br />Justin Hayward racontera plus tard :<br /><br />Entre deux histoires d’amour et sans un sou en poche, je ne possédais que des draps de satin blanc. Un luxe inutile qui a donné son titre à la chanson, avec un double sens délibéré.<br /><br />Car oui, "Nights in White Satin" peut être entendu de deux façons. "Nuits en satin blanc". Mais aussi "Chevaliers en satin blanc" — "knights" avec son "k" muet.<br /><br />Un clin d'œil qu'on retrouve sur la pochette de l'album : le dessin d'un petit chevalier en bas à gauche.<br /><br />Un homme entre deux amours. Marchant sur un fil.<br /><br />Et puis, à la fin de la chanson sur l'album, un poème.<br /><br />Trois stances nostalgiques sur la fin des choses. Sur l'agonie. Sur les couleurs qui se mélangent.<br /><br />Car dans le contexte de l'album, la nuit symbolise la mort. <br /><br />Le succès n'est pas immédiat. Mais progressif.<br /><br />Numéro un en France. Hit majeur en Europe. Et lors de sa réédition en 1972, succès aux États-Unis.<br /><br />"Nights in White Satin" marque les débuts du rock progressif. Un mélange de mélodie pop et d'arrangements symphoniques.]]></itunes:summary><itunes:duration>167</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/51f763a9bdf66bee7cdeedfe4a123951.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Mamy Blue : l’histoire bouleversante derrière le tube de Nicoletta né en 1971</title><link>https://www.spreaker.com/episode/mamy-blue-l-histoire-bouleversante-derriere-le-tube-de-nicoletta-ne-en-1971--70897021</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er février 1971.<br /><br />Happy Day pour Spagna. Elle a 15 ans. Elle enregistre la toute première version, en italien, d'un titre qui, quelques mois plus tard, va devenir un succès international en anglais et en français.<br /><br />Cette chanson, on la doit à Hubert Giraud. Il l'écrit en décembre 1970. Dans un embouteillage parisien.<br /><br />Voici la TOUTE première version de Spagna...<br /><br />Quelques mois plus tard, Phil Trim, chanteur des Pop-Tops, l'adapte en anglais. Ils vont à Londres pour l'enregistrer. Elle sort en juin 1971.<br /><br />Succès international immédiat.<br /><br />Hubert Giraud et le label Barclay se dépêchent. Ils veulent absolument faire enregistrer la version anglaise par un Français, Joël Daydé, pendant l'été. Cela se passe aux Olympic Studios, près de Londres.<br /><br />Ensuite, ils confient une version française à Nicoletta.<br /><br />C'est celle-là qui deviendra la plus populaire.... en France.<br /><br />Nicoletta racontera plus tard l'histoire derrière la chanson.<br /><br />Car Mamy ne veut pas dire mamie. Mamy, c'est Mommy. Maman.<br /><br />Nicoletta avait 19 ans quand elle a appris la mort de sa mère. Par un télégramme.<br /><br />Elle avait raconté cette anecdote à son producteur, le bras droit de Monsieur Barclay. Qui en avait parlé à l'auteur.<br /><br />Et la chanson est née de cette douleur, dans un embouteillage parisien.<br /><br />Avec le temps, "Mamy Blue" a dépassé son histoire personnelle.<br /><br />Le public a cru qu'il s'agissait d'une grand-mère aux yeux bleus. <br /><br />Nicoletta dira plus tard : "Mais c'est pas grave, parce que toutes les mamies françaises, qui ont les yeux bleus, on les appelle Mamy Blue. Avoir une chanson comme ça, qui rentre dans les familles, c'est merveilleux."<br /><br />Comble de l'ironie, quelques années plus tard, Dalida reprendra la chanson en italien, sur les paroles écrites à l'origine pour la toute jeune Spagna...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70897021</guid><pubDate>Mon, 30 Mar 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70897021/353010_mamy_blue_l_histoire_bouleversante_derriere_le_tube_de_nicoletta_ne_en_1971.mp3" length="6873902" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er février 1971.

Happy Day pour Spagna. Elle a 15 ans. Elle enregistre la toute première version, en italien, d'un titre qui, quelques mois plus tard, va devenir un succès international en anglais et en français.

Cette chanson, on la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er février 1971.<br /><br />Happy Day pour Spagna. Elle a 15 ans. Elle enregistre la toute première version, en italien, d'un titre qui, quelques mois plus tard, va devenir un succès international en anglais et en français.<br /><br />Cette chanson, on la doit à Hubert Giraud. Il l'écrit en décembre 1970. Dans un embouteillage parisien.<br /><br />Voici la TOUTE première version de Spagna...<br /><br />Quelques mois plus tard, Phil Trim, chanteur des Pop-Tops, l'adapte en anglais. Ils vont à Londres pour l'enregistrer. Elle sort en juin 1971.<br /><br />Succès international immédiat.<br /><br />Hubert Giraud et le label Barclay se dépêchent. Ils veulent absolument faire enregistrer la version anglaise par un Français, Joël Daydé, pendant l'été. Cela se passe aux Olympic Studios, près de Londres.<br /><br />Ensuite, ils confient une version française à Nicoletta.<br /><br />C'est celle-là qui deviendra la plus populaire.... en France.<br /><br />Nicoletta racontera plus tard l'histoire derrière la chanson.<br /><br />Car Mamy ne veut pas dire mamie. Mamy, c'est Mommy. Maman.<br /><br />Nicoletta avait 19 ans quand elle a appris la mort de sa mère. Par un télégramme.<br /><br />Elle avait raconté cette anecdote à son producteur, le bras droit de Monsieur Barclay. Qui en avait parlé à l'auteur.<br /><br />Et la chanson est née de cette douleur, dans un embouteillage parisien.<br /><br />Avec le temps, "Mamy Blue" a dépassé son histoire personnelle.<br /><br />Le public a cru qu'il s'agissait d'une grand-mère aux yeux bleus. <br /><br />Nicoletta dira plus tard : "Mais c'est pas grave, parce que toutes les mamies françaises, qui ont les yeux bleus, on les appelle Mamy Blue. Avoir une chanson comme ça, qui rentre dans les familles, c'est merveilleux."<br /><br />Comble de l'ironie, quelques années plus tard, Dalida reprendra la chanson en italien, sur les paroles écrites à l'origine pour la toute jeune Spagna...]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8b1559d53453b845f0d276cb17e44322.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Lino Ventura pris au piège dans "Un papillon sur l'épaule"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-lino-ventura-pris-au-piege-dans-un-papillon-sur-l-epaule--70751309</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 mai 1978.<br /><br />Happy Day en deux temps dans les salles obscures de Belgique. C'est un Lino Ventura au sommet de son art qui porte le dernier film de Jacques Deray.<br /><br />"Un papillon sur l'épaule".<br /><br />Un homme. Un hôtel. Un cadavre. Et une mallette dont personne ne sait rien.<br /><br />L'histoire est celle de Roland Fériaud, homme d'affaires français, arrivé à Barcelone. Il doit y rester une semaine. À peine arrivé à l'hôtel, il découvre un cadavre dans la chambre voisine. Puis il est assommé. Il se réveille dans une clinique psychiatrique presque déserte. Un médecin, joué par Jean Bouise, le questionne avec insistance sur une mallette. Quelle mallette ? Il n'en sait rien.<br /><br />Le médecin lui assure qu'aucun meurtre n'a été commis à l'hôtel. Le lendemain, Roland quitte la clinique. Il retrouve sa femme à la gare. Change d'hôtel sans expliquer pourquoi. Et là, tout s'accélère.<br /><br />Nouveau cadavre. Coups de téléphone anonymes. Mallette mystérieuse. Enlèvement de sa femme. Règlement de comptes généralisé.<br /><br />Roland ne comprend rien. Il est pris dans une machination qui le dépasse.<br /><br />"Un papillon sur l'épaule" est l'une des rares tentatives françaises de rivaliser avec le cinéma paranoïaque américain. Jacques Deray s'inspire de Hitchcock. Le choix de Lino Ventura est inattendu. Presque à contre-emploi. Lui, le héros actif et puissant, devient ici un simple quidam ballotté d'un meurtre à un enlèvement.<br /><br />Autour de lui, des seconds rôles formidables. Jean Bouise, doucereux et inquiétant. Paul Crauchet et son papillon imaginaire. Nicole Garcia en épouse enlevée. Claudine Auger en femme à l'imperméable.<br /><br />Que contient la mallette ? Qui manipule qui ? On ne le saura jamais.<br /><br />À sa sortie, le film ne rencontre pas le succès immédiat. Première semaine : septième place du box-office. Mais la semaine suivante, retournement. Le film monte à la deuxième place. Il cumulera 218 mille entrées. Le bouche-à-oreille a fonctionné.<br /><br />"Un papillon sur l'épaule", c'est Lino Ventura à double-tour. C’est Barcelone transformée en espace étouffant... C’est aussi une musique inquiétante signée Claude Bolling.  ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70751309</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70751309/351794_1978_lino_ventura_pris_au_piege_dans_un_papillon_sur_l_epaule.mp3" length="7209314" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 mai 1978.

Happy Day en deux temps dans les salles obscures de Belgique. C'est un Lino Ventura au sommet de son art qui porte le dernier film de Jacques Deray.

"Un papillon sur l'épaule".

Un homme. Un hôtel. Un cadavre. Et une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 mai 1978.<br /><br />Happy Day en deux temps dans les salles obscures de Belgique. C'est un Lino Ventura au sommet de son art qui porte le dernier film de Jacques Deray.<br /><br />"Un papillon sur l'épaule".<br /><br />Un homme. Un hôtel. Un cadavre. Et une mallette dont personne ne sait rien.<br /><br />L'histoire est celle de Roland Fériaud, homme d'affaires français, arrivé à Barcelone. Il doit y rester une semaine. À peine arrivé à l'hôtel, il découvre un cadavre dans la chambre voisine. Puis il est assommé. Il se réveille dans une clinique psychiatrique presque déserte. Un médecin, joué par Jean Bouise, le questionne avec insistance sur une mallette. Quelle mallette ? Il n'en sait rien.<br /><br />Le médecin lui assure qu'aucun meurtre n'a été commis à l'hôtel. Le lendemain, Roland quitte la clinique. Il retrouve sa femme à la gare. Change d'hôtel sans expliquer pourquoi. Et là, tout s'accélère.<br /><br />Nouveau cadavre. Coups de téléphone anonymes. Mallette mystérieuse. Enlèvement de sa femme. Règlement de comptes généralisé.<br /><br />Roland ne comprend rien. Il est pris dans une machination qui le dépasse.<br /><br />"Un papillon sur l'épaule" est l'une des rares tentatives françaises de rivaliser avec le cinéma paranoïaque américain. Jacques Deray s'inspire de Hitchcock. Le choix de Lino Ventura est inattendu. Presque à contre-emploi. Lui, le héros actif et puissant, devient ici un simple quidam ballotté d'un meurtre à un enlèvement.<br /><br />Autour de lui, des seconds rôles formidables. Jean Bouise, doucereux et inquiétant. Paul Crauchet et son papillon imaginaire. Nicole Garcia en épouse enlevée. Claudine Auger en femme à l'imperméable.<br /><br />Que contient la mallette ? Qui manipule qui ? On ne le saura jamais.<br /><br />À sa sortie, le film ne rencontre pas le succès immédiat. Première semaine : septième place du box-office. Mais la semaine suivante, retournement. Le film monte à la deuxième place. Il cumulera 218 mille entrées. Le bouche-à-oreille a fonctionné.<br /><br />"Un papillon sur l'épaule", c'est Lino Ventura à double-tour. C’est Barcelone transformée en espace étouffant... C’est aussi une musique inquiétante signée Claude Bolling.  ]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/63699f4a70231d9cb33e6ba68f4c5333.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Eddy Wally et "Chérie"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-eddy-wally-et-cherie--70751305</link><description><![CDATA[Nous sommes le 26 juillet 1966.<br /><br />Happy Day pour un chanteur de charme venu de Zelzate. À 34 ans, il va inscrire une chanson et un mot en français dans l'inconscient collectif de toute la Flandre. C'est peut-être même le premier grand tube de la chanson flamande contemporaine.<br /><br />Un mot. Un refrain. Et un costume paillettes. Nom de code : "Chérie".<br /><br />Eddy Wally est déjà très connu en Flandres. Mais là, on va passer un cap !<br /><br />La musique irrigue la famille d’Eddy depuis la nuit des temps. Son père, ouvrier dans une usine de goudron, joue aussi de l'accordéon. Il insiste pour qu'Eddy s'intéresse à la musique. Mais il meurt jeune.<br /><br />Eduard Van De Walle (c'est son vrai nom) arrête ses études. Il travaille dans une usine textile. Pendant les pauses, il joue de la guitare et il chante.<br /><br />Il se marie en 1956. Devient père en 1957. Quitte son emploi. Travaille dans la maroquinerie avec sa belle-mère.<br /><br />En 1959, retour du refoulé : il s'achète un accordéon. Et commence à jouer dans les cafés.<br /><br />Premier disque en 1964 : "Oh Gitana". Premier album en 1965 : "Ma Bella". Avec l'argent gagné, il fait construire un café-dancing à Ertvelde. D'abord appelé Eddy Wally's Texas Bar, il va devenir une institution : le Paris-Las Vegas.<br /><br />En juillet 1966, tout bascule. La chanson "Chérie" sort en single. <br /><br />Bien que la chanson soit en néerlandais, son refrain "Chérie, chérie, dans met mij de tango d'amoré" lui donne une dimension internationale<br /><br />Le succès est phénoménal. Oui oui, double disque de platine.<br /><br />Eddy Wally devient une star. Pas seulement en Flandre. Mais partout dans le monde.<br /><br />Sur scène, Eddy Wally porte des costumes étincelants. Brillants. Chers. Un style kitsch assumé. À tel point que sa garde-robe extravagante sera acquise en 2004 par le musée de la mode à Hasselt. 115 habits faits sur mesure. Chacun évalué à 5 000 euros.<br /><br />"Chérie" restera la chanson signature d'Eddy Wally pendant toute sa carrière. <br /><br />Elle sera rééditée. Et même remixée !<br /><br />Eddy Wally quittera la scène et rejoindra les étoiles en 2016... en disant, peut-être... "Chérie, chérie, dans met mij de tango d'amoré"]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70751305</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70751305/351793_1966_eddy_wally_et_cherie.mp3" length="6845690" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 26 juillet 1966.

Happy Day pour un chanteur de charme venu de Zelzate. À 34 ans, il va inscrire une chanson et un mot en français dans l'inconscient collectif de toute la Flandre. C'est peut-être même le premier grand tube de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 26 juillet 1966.<br /><br />Happy Day pour un chanteur de charme venu de Zelzate. À 34 ans, il va inscrire une chanson et un mot en français dans l'inconscient collectif de toute la Flandre. C'est peut-être même le premier grand tube de la chanson flamande contemporaine.<br /><br />Un mot. Un refrain. Et un costume paillettes. Nom de code : "Chérie".<br /><br />Eddy Wally est déjà très connu en Flandres. Mais là, on va passer un cap !<br /><br />La musique irrigue la famille d’Eddy depuis la nuit des temps. Son père, ouvrier dans une usine de goudron, joue aussi de l'accordéon. Il insiste pour qu'Eddy s'intéresse à la musique. Mais il meurt jeune.<br /><br />Eduard Van De Walle (c'est son vrai nom) arrête ses études. Il travaille dans une usine textile. Pendant les pauses, il joue de la guitare et il chante.<br /><br />Il se marie en 1956. Devient père en 1957. Quitte son emploi. Travaille dans la maroquinerie avec sa belle-mère.<br /><br />En 1959, retour du refoulé : il s'achète un accordéon. Et commence à jouer dans les cafés.<br /><br />Premier disque en 1964 : "Oh Gitana". Premier album en 1965 : "Ma Bella". Avec l'argent gagné, il fait construire un café-dancing à Ertvelde. D'abord appelé Eddy Wally's Texas Bar, il va devenir une institution : le Paris-Las Vegas.<br /><br />En juillet 1966, tout bascule. La chanson "Chérie" sort en single. <br /><br />Bien que la chanson soit en néerlandais, son refrain "Chérie, chérie, dans met mij de tango d'amoré" lui donne une dimension internationale<br /><br />Le succès est phénoménal. Oui oui, double disque de platine.<br /><br />Eddy Wally devient une star. Pas seulement en Flandre. Mais partout dans le monde.<br /><br />Sur scène, Eddy Wally porte des costumes étincelants. Brillants. Chers. Un style kitsch assumé. À tel point que sa garde-robe extravagante sera acquise en 2004 par le musée de la mode à Hasselt. 115 habits faits sur mesure. Chacun évalué à 5 000 euros.<br /><br />"Chérie" restera la chanson signature d'Eddy Wally pendant toute sa carrière. <br /><br />Elle sera rééditée. Et même remixée !<br /><br />Eddy Wally quittera la scène et rejoindra les étoiles en 2016... en disant, peut-être... "Chérie, chérie, dans met mij de tango d'amoré"]]></itunes:summary><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5703a5dccf87d3e7c45c6bc99bf49722.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : Gérard Manset et "Il voyage en solitaire"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-gerard-manset-et-il-voyage-en-solitaire--70751304</link><description><![CDATA[Nous sommes le 16 octobre 1975.<br /><br />Happy Day pour un chanteur discret. Son nouvel album est un petit concentré de merveilles. Les chansons se parlent et se répondent. Gérard Manset nous emmène en voyage. Et surtout vers son premier et unique grand succès.<br /><br />Une chanson. Un titre. Quatre mots seulement. <br /><br />On y entre, à pas feutrés, un peu intimidés…<br /><br />Qui voyage en solitaire ?<br /><br />Un homme. Un rêveur. Peut-être un vagabond. Ou simplement quelqu'un qui a choisi de s'éloigner. De partir. De ne plus regarder en arrière.<br /><br />La chanson est composée en 1973. Enregistrée en avril 1974 dans un studio à Milan. Elle sort en 1975 sur l'album 'Y a une route', rebaptisé simplement 'Manset'.<br /><br />Au départ, elle s'appelle "Il chante la terre". Un titre provisoire. Moins évocateur. Moins libre.<br /><br />Et puis elle devient "Il voyage en solitaire".<br /><br />Une route, un départ, bienvenue dans une échappée belle... allez, osons le mot, une forme d'introspection en pleine période d'hystérie collective..<br /><br />Daniel Hamelin, producteur sur France Inter, découvre le titre en face B d'un 45 tours promotionnel. Il le programme. Encore et encore. Jusqu'à ce que la chanson soit enfin distribuée commercialement.<br /><br />C'est la magie de la radio dans les années 70. 300 000 exemplaires vendus. Dixième place dans les classements de la chanson française, même résultat en Belgique.<br /><br />Un triomphe pour un artiste qui n'en voulait pas vraiment.<br /><br />Car Gérard Manset n'aime pas la lumière. Il n'aime pas les plateaux télé. Il n'aime pas qu'on parle de lui.<br /><br />Alors, en réaction à ce succès qui le gêne, il enregistre en 1976 un album au titre révélateur : "Rien à raconter".<br /><br />Un pied de nez. Une manière de dire : laissez-moi tranquille. Je voyage en solitaire.<br /><br />Pendant ce temps "Il voyage en solitaire" poursuit son aventure. Reprise par Danielle Messia. Hervé Vilard. Florent Pagny. Cheb Mami. Et l'immense Alain Bashung. Chacun y mettra sa voix. Sa sensibilité. Comme un hommage à Gérard Manset. Chanteur. Peintre. Photographe. Écrivain. Mais surtout, un grand solitaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70751304</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70751304/351792_1975_gerard_manset_et_il_voyage_en_solitaire.mp3" length="7817448" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 16 octobre 1975.

Happy Day pour un chanteur discret. Son nouvel album est un petit concentré de merveilles. Les chansons se parlent et se répondent. Gérard Manset nous emmène en voyage. Et surtout vers son premier et unique grand...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 16 octobre 1975.<br /><br />Happy Day pour un chanteur discret. Son nouvel album est un petit concentré de merveilles. Les chansons se parlent et se répondent. Gérard Manset nous emmène en voyage. Et surtout vers son premier et unique grand succès.<br /><br />Une chanson. Un titre. Quatre mots seulement. <br /><br />On y entre, à pas feutrés, un peu intimidés…<br /><br />Qui voyage en solitaire ?<br /><br />Un homme. Un rêveur. Peut-être un vagabond. Ou simplement quelqu'un qui a choisi de s'éloigner. De partir. De ne plus regarder en arrière.<br /><br />La chanson est composée en 1973. Enregistrée en avril 1974 dans un studio à Milan. Elle sort en 1975 sur l'album 'Y a une route', rebaptisé simplement 'Manset'.<br /><br />Au départ, elle s'appelle "Il chante la terre". Un titre provisoire. Moins évocateur. Moins libre.<br /><br />Et puis elle devient "Il voyage en solitaire".<br /><br />Une route, un départ, bienvenue dans une échappée belle... allez, osons le mot, une forme d'introspection en pleine période d'hystérie collective..<br /><br />Daniel Hamelin, producteur sur France Inter, découvre le titre en face B d'un 45 tours promotionnel. Il le programme. Encore et encore. Jusqu'à ce que la chanson soit enfin distribuée commercialement.<br /><br />C'est la magie de la radio dans les années 70. 300 000 exemplaires vendus. Dixième place dans les classements de la chanson française, même résultat en Belgique.<br /><br />Un triomphe pour un artiste qui n'en voulait pas vraiment.<br /><br />Car Gérard Manset n'aime pas la lumière. Il n'aime pas les plateaux télé. Il n'aime pas qu'on parle de lui.<br /><br />Alors, en réaction à ce succès qui le gêne, il enregistre en 1976 un album au titre révélateur : "Rien à raconter".<br /><br />Un pied de nez. Une manière de dire : laissez-moi tranquille. Je voyage en solitaire.<br /><br />Pendant ce temps "Il voyage en solitaire" poursuit son aventure. Reprise par Danielle Messia. Hervé Vilard. Florent Pagny. Cheb Mami. Et l'immense Alain Bashung. Chacun y mettra sa voix. Sa sensibilité. Comme un hommage à Gérard Manset. Chanteur. Peintre. Photographe. Écrivain. Mais surtout, un grand solitaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/202afc4e6ac63e6d9af532ce7c266118.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : Les Barbapapa débarquent à la télévision</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-les-barbapapa-debarquent-a-la-television--70751302</link><description><![CDATA[Nous sommes le 2 octobre 1974.<br /><br />Happy Day pour les enfants sages. Et les autres aussi, rassurez-vous. De nouveaux personnages vont stimuler leur imaginaire. Cet après-midi, à la télévision, on découvre les Barbapapa.<br /><br />Barbabapa nait un jour, dans le jardin de François et Claudine. Au départ, ce n'est qu'une petite boule dans la terre. Cette boule grossit. Et puis...<br /><br />Une forme ronde. Piriforme. Très colorée. Et surtout, capable de se transformer en n'importe quoi.<br /><br />"Hocus Pocus Barbapapa !"<br /><br />Et hop, Barbapapa devient échelle. Ou parapluie. Ou bateau. Ou ce que vous voulez.<br /><br />L'histoire commence quatre ans plus tôt.<br /><br />1970. Paris. Jardin du Luxembourg.<br /><br />Talus Taylor, biologiste américain de San Francisco, se promène avec Annette Tison, jeune architecte française qu'il a rencontrée deux ans plus tôt.<br /><br />Talus entend un enfant réclamer à ses parents quelque chose qui ressemble à "baa baa baa baa".<br /><br />Il ne comprend pas le français. Il demande à Annette. Elle lui explique : c'est de la barbe à papa.<br /><br />Une friandise. Rose. Toute en rondeur.<br /><br />Plus tard, tous les deux s'installent dans une brasserie. Sur une nappe en papier, ils imaginent un personnage inspiré par la friandise.<br /><br />Rose. Tout en rondeur. Capable de se transformer à volonté pour s'adapter à toutes les situations.<br /><br />Ils l'appellent, phonétiquement : Barbapapa.<br /><br />Le premier album sort en 1970 à L'École des loisirs.<br /><br />En 1974, la série animée arrive à la télévision.<br /><br />Production franco-nippo-américaine. 45 épisodes de 5 minutes.<br /><br />On découvre Barbapapa, Barbamama, et leurs sept enfants. Sans oublier Socrate, le chien de la famille.<br /><br />Chacun sa couleur. Chacun sa personnalité. Mais tous capables de se transformer.<br /><br />La série sera diffusée sur l'ORTF, puis rediffusée sur TF1.<br /><br />Les livres seront traduits dans plus de trente langues.<br /><br />Une deuxième série de 48 épisodes sera créée en 1977.<br /><br />Avec la même magie simple, qui a fortement marqué l'imaginaire de toute une génération, à la fin des années 70...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70751302</guid><pubDate>Tue, 24 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70751302/351791_1974_les_barbapapa_debarquent_a_la_television.mp3" length="7224991" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 2 octobre 1974.

Happy Day pour les enfants sages. Et les autres aussi, rassurez-vous. De nouveaux personnages vont stimuler leur imaginaire. Cet après-midi, à la télévision, on découvre les Barbapapa.

Barbabapa nait un jour, dans le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 2 octobre 1974.<br /><br />Happy Day pour les enfants sages. Et les autres aussi, rassurez-vous. De nouveaux personnages vont stimuler leur imaginaire. Cet après-midi, à la télévision, on découvre les Barbapapa.<br /><br />Barbabapa nait un jour, dans le jardin de François et Claudine. Au départ, ce n'est qu'une petite boule dans la terre. Cette boule grossit. Et puis...<br /><br />Une forme ronde. Piriforme. Très colorée. Et surtout, capable de se transformer en n'importe quoi.<br /><br />"Hocus Pocus Barbapapa !"<br /><br />Et hop, Barbapapa devient échelle. Ou parapluie. Ou bateau. Ou ce que vous voulez.<br /><br />L'histoire commence quatre ans plus tôt.<br /><br />1970. Paris. Jardin du Luxembourg.<br /><br />Talus Taylor, biologiste américain de San Francisco, se promène avec Annette Tison, jeune architecte française qu'il a rencontrée deux ans plus tôt.<br /><br />Talus entend un enfant réclamer à ses parents quelque chose qui ressemble à "baa baa baa baa".<br /><br />Il ne comprend pas le français. Il demande à Annette. Elle lui explique : c'est de la barbe à papa.<br /><br />Une friandise. Rose. Toute en rondeur.<br /><br />Plus tard, tous les deux s'installent dans une brasserie. Sur une nappe en papier, ils imaginent un personnage inspiré par la friandise.<br /><br />Rose. Tout en rondeur. Capable de se transformer à volonté pour s'adapter à toutes les situations.<br /><br />Ils l'appellent, phonétiquement : Barbapapa.<br /><br />Le premier album sort en 1970 à L'École des loisirs.<br /><br />En 1974, la série animée arrive à la télévision.<br /><br />Production franco-nippo-américaine. 45 épisodes de 5 minutes.<br /><br />On découvre Barbapapa, Barbamama, et leurs sept enfants. Sans oublier Socrate, le chien de la famille.<br /><br />Chacun sa couleur. Chacun sa personnalité. Mais tous capables de se transformer.<br /><br />La série sera diffusée sur l'ORTF, puis rediffusée sur TF1.<br /><br />Les livres seront traduits dans plus de trente langues.<br /><br />Une deuxième série de 48 épisodes sera créée en 1977.<br /><br />Avec la même magie simple, qui a fortement marqué l'imaginaire de toute une génération, à la fin des années 70...]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e1055e59ab999f44de9471f5e60f5bf2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : The Temptations et "I Wish It Would Rain"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-the-temptations-et-i-wish-it-would-rain--70751299</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 décembre 1967.<br /><br />Drôle de date, mais sacré Happy Day pour un groupe américain qui bat pavillon Motown. Les Temptations parlent de la pluie en plein hiver. Et le succès ne va pas se faire attendre.<br /><br />"I Wish It Would Rain". Traduction ? J'aimerais qu'il pleuve.<br /><br />Avec l'incroyable voix de... David Ruffin…<br /><br />Derrière cette chanson et ce happy day, il y a pourtant une histoire tragique.<br /><br />Les paroles sont écrites par un parolier de la Motown. Il vient d'apprendre que sa femme le trompe. Dans sa douleur, il écrit deux chansons. "I Wish It Would Rain". Et "I Could Never Love Another".<br /><br />Deux chansons sur la séparation. Sur la tristesse et le chagrin.<br /><br />Une semaine après la sortie du 45 tours, le parolier se suicide.<br /><br />Il a 27 ans.<br /><br />La chanson est enregistrée le 22 avril et le 31 août 1967 au studio Hitsville à Detroit.<br /><br />Production de Norman Whitfield. Voix principale de David Ruffin. <br /><br />Un mélange de soul, de blues et LA touche Motown qui va grimper au sommet très rapidement.<br /><br />En février et mars 1968, "I Wish It Would Rain" atteint la quatrième place du Billboard. Et la première place du classement R&amp;B. Pendant trois semaines. C'est un triomphe, surtout pour un titre aussi peu énergique…<br /><br />Les Temptations ne sont plus à présenter en 1967. Formés six ans plus tôt, ils deviennent rapidement l'un des groupes phares de la Motown. Cinq hommes black. Des harmonies vocales impeccables. Des chorégraphies millimétrées. Et... des costumes parfaitement repassés. Bref, la classe à Detroit !  <br /><br />David Ruffin rejoint le groupe en 1964. Il chante "My Girl". Puis "Ain't Too Proud to Beg" en 1966. Et le point culminant sera : "I Wish It Would Rain" en 1967.<br /><br />La chanson sera reprise. Par Gladys Knight &amp; the Pips. Mais aussi par Bruce Springsteen sur l'album "Only the Strong Survive".<br /><br />Et à chaque fois, derrière les paroles, l'histoire d'un homme brisé par l'amour, qui a écrit une chanson magnifique... avant de partir.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70751299</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70751299/351790_1967_the_temptations_et_i_wish_it_would_rain.mp3" length="6639848" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 décembre 1967.

Drôle de date, mais sacré Happy Day pour un groupe américain qui bat pavillon Motown. Les Temptations parlent de la pluie en plein hiver. Et le succès ne va pas se faire attendre.

"I Wish It Would Rain". Traduction ?...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 décembre 1967.<br /><br />Drôle de date, mais sacré Happy Day pour un groupe américain qui bat pavillon Motown. Les Temptations parlent de la pluie en plein hiver. Et le succès ne va pas se faire attendre.<br /><br />"I Wish It Would Rain". Traduction ? J'aimerais qu'il pleuve.<br /><br />Avec l'incroyable voix de... David Ruffin…<br /><br />Derrière cette chanson et ce happy day, il y a pourtant une histoire tragique.<br /><br />Les paroles sont écrites par un parolier de la Motown. Il vient d'apprendre que sa femme le trompe. Dans sa douleur, il écrit deux chansons. "I Wish It Would Rain". Et "I Could Never Love Another".<br /><br />Deux chansons sur la séparation. Sur la tristesse et le chagrin.<br /><br />Une semaine après la sortie du 45 tours, le parolier se suicide.<br /><br />Il a 27 ans.<br /><br />La chanson est enregistrée le 22 avril et le 31 août 1967 au studio Hitsville à Detroit.<br /><br />Production de Norman Whitfield. Voix principale de David Ruffin. <br /><br />Un mélange de soul, de blues et LA touche Motown qui va grimper au sommet très rapidement.<br /><br />En février et mars 1968, "I Wish It Would Rain" atteint la quatrième place du Billboard. Et la première place du classement R&amp;B. Pendant trois semaines. C'est un triomphe, surtout pour un titre aussi peu énergique…<br /><br />Les Temptations ne sont plus à présenter en 1967. Formés six ans plus tôt, ils deviennent rapidement l'un des groupes phares de la Motown. Cinq hommes black. Des harmonies vocales impeccables. Des chorégraphies millimétrées. Et... des costumes parfaitement repassés. Bref, la classe à Detroit !  <br /><br />David Ruffin rejoint le groupe en 1964. Il chante "My Girl". Puis "Ain't Too Proud to Beg" en 1966. Et le point culminant sera : "I Wish It Would Rain" en 1967.<br /><br />La chanson sera reprise. Par Gladys Knight &amp; the Pips. Mais aussi par Bruce Springsteen sur l'album "Only the Strong Survive".<br /><br />Et à chaque fois, derrière les paroles, l'histoire d'un homme brisé par l'amour, qui a écrit une chanson magnifique... avant de partir.]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/61b1e7dc52b047b2d76ca50ba8afca0d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : "La Bonne Paye", le jeu des fins de mois</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-la-bonne-paye-le-jeu-des-fins-de-mois--70611053</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 décembre 1974.<br /><br />Happy Day pour Parker. L'entreprise a convaincu le Grand Saint-Nicolas de distribuer aux familles belges un tout nouveau jeu sur la gestion financière. Ce n'est pas le Monopoly. Non. C'est La Bonne Paye.<br /><br />Un plateau. Des dés. De l'argent factice. Et un mois entier à traverser.<br /><br />Même Bruno Crémer en est baba !<br /><br />Le concept est simple et génial.<br /><br />Le plateau représente un calendrier de 31 jours. Chaque case est un jour du mois. Avec ses bonnes et mauvaises surprises.<br /><br />Courrier. Factures. Loterie. Prêts. Anniversaire. Caisse électorale.<br /><br />Toute la vie de monsieur et madame Tout-le-Monde, comprimée sur un mois et étalée sur la table du salon.<br /><br />Ah oui, au bout du chemin, la case tant attendue : le Jour de Paye.<br /><br />On touche son salaire. On règle les factures accumulées. On rembourse les prêts. On voit si on a bien géré ou si on a vécu au-dessus de ses moyens.<br /><br />La Bonne Paye, ce n'est pas le Monopoly, je le disais.<br /><br />Dans le Monopoly, on bâtit un empire. On spécule. On écrase l'adversaire.<br /><br />Ici, on essaie juste de finir le mois sans être dans le rouge.<br /><br />Un peu comme… dans la vraie vie.<br /><br />Le jeu sort en 1974 chez Parker. Il dépasse les ventes du Monopoly durant ses premières années. Un exploit. Le message implicite est très années 70 : si tu veux t'en sortir, il faut gérer. Prévoir les pépins. Emprunter quand il faut. Et profiter des bonnes affaires.<br /><br />Un jeu de société, mais aussi un solide miroir de la société de consommation naissante... dont Saint-Nicolas n'a probablement pas mesuré la portée.... ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70611053</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2026 11:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70611053/350884_1974_la_bonne_paye_le_jeu_des_fins_de_mois.mp3" length="5591815" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 décembre 1974.

Happy Day pour Parker. L'entreprise a convaincu le Grand Saint-Nicolas de distribuer aux familles belges un tout nouveau jeu sur la gestion financière. Ce n'est pas le Monopoly. Non. C'est La Bonne Paye.

Un plateau....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 décembre 1974.<br /><br />Happy Day pour Parker. L'entreprise a convaincu le Grand Saint-Nicolas de distribuer aux familles belges un tout nouveau jeu sur la gestion financière. Ce n'est pas le Monopoly. Non. C'est La Bonne Paye.<br /><br />Un plateau. Des dés. De l'argent factice. Et un mois entier à traverser.<br /><br />Même Bruno Crémer en est baba !<br /><br />Le concept est simple et génial.<br /><br />Le plateau représente un calendrier de 31 jours. Chaque case est un jour du mois. Avec ses bonnes et mauvaises surprises.<br /><br />Courrier. Factures. Loterie. Prêts. Anniversaire. Caisse électorale.<br /><br />Toute la vie de monsieur et madame Tout-le-Monde, comprimée sur un mois et étalée sur la table du salon.<br /><br />Ah oui, au bout du chemin, la case tant attendue : le Jour de Paye.<br /><br />On touche son salaire. On règle les factures accumulées. On rembourse les prêts. On voit si on a bien géré ou si on a vécu au-dessus de ses moyens.<br /><br />La Bonne Paye, ce n'est pas le Monopoly, je le disais.<br /><br />Dans le Monopoly, on bâtit un empire. On spécule. On écrase l'adversaire.<br /><br />Ici, on essaie juste de finir le mois sans être dans le rouge.<br /><br />Un peu comme… dans la vraie vie.<br /><br />Le jeu sort en 1974 chez Parker. Il dépasse les ventes du Monopoly durant ses premières années. Un exploit. Le message implicite est très années 70 : si tu veux t'en sortir, il faut gérer. Prévoir les pépins. Emprunter quand il faut. Et profiter des bonnes affaires.<br /><br />Un jeu de société, mais aussi un solide miroir de la société de consommation naissante... dont Saint-Nicolas n'a probablement pas mesuré la portée.... ]]></itunes:summary><itunes:duration>140</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1acd696aa180f2ab21b2eaf6746e7259.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : Juliette Gréco et "Déshabillez-moi"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-juliette-greco-et-deshabillez-moi--70611052</link><description><![CDATA[Nous sommes le 26 juin 1967.<br /><br />Happy Day dans un studio parisien. Une chanson vient d'être enregistrée, qui va à la fois marquer les esprits et subir la censure. C'est un extrait de l'album "La Femme", que sortira bientôt... Juliette Gréco.<br /><br />Une chanson d'amour. Audacieuse. Sensuelle. Presque provocatrice. <br /><br />Avec une demande... assez pressante !<br /><br />L'histoire de cette chanson commence bien avant le studio.<br /><br />Robert Nyel, le parolier, est amoureux d'une strip-teaseuse d'un cabaret parisien. Il écrit le texte pour elle. Une déclaration d'amour très particulière. Très directe, aussi.<br /><br />Mais leur séparation met fin au projet.<br /><br />La chanson se retrouve sans interprète. Nyel la propose alors à Juliette Gréco.<br /><br />Elle lit le texte. Elle est séduite par le thème. Elle accepte.<br /><br />En studio, Gréco ajoute une touche personnelle. Une réplique finale… ironique.<br /><br />Quelques mois vont s'écouler entre l'enregistrement du 26 juin 1967 et la sortie du 45 tours en octobre de la même année.<br /><br />Les trois grandes radios françaises boycottent le titre. RTL. Europe n°1. Et France Inter. Aucune ne veut diffuser "Déshabillez-moi".<br /><br />Trop provocateur. Trop sensuel. Trop... Gréco.<br /><br />Et puis, le retournement.<br /><br />On interdit à Juliette Gréco de chanter la chanson dans l'émission "Télé Dimanche". L'interdiction est rendue publique. Et là, tout s'emballe.<br /><br />L'interdiction fait la publicité du titre. Tant et si bien que "Déshabillez-moi" devient début 1968 un immense succès de vente directe. Les radios capitulent. Ce sera l'unique tube radiophonique de toute la carrière de Gréco.<br /><br />D'ailleurs, jusqu’à la fin des années 70, lorsque Juliette Gréco interprètera "Déshabillez-moi" à la télévision, on affichera le carré blanc. Petit symbole qui signalait alors un programme enfant non admis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70611052</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70611052/350883_1967_juliette_greco_et_deshabillez_moi.mp3" length="5923048" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 26 juin 1967.

Happy Day dans un studio parisien. Une chanson vient d'être enregistrée, qui va à la fois marquer les esprits et subir la censure. C'est un extrait de l'album "La Femme", que sortira bientôt... Juliette Gréco.

Une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 26 juin 1967.<br /><br />Happy Day dans un studio parisien. Une chanson vient d'être enregistrée, qui va à la fois marquer les esprits et subir la censure. C'est un extrait de l'album "La Femme", que sortira bientôt... Juliette Gréco.<br /><br />Une chanson d'amour. Audacieuse. Sensuelle. Presque provocatrice. <br /><br />Avec une demande... assez pressante !<br /><br />L'histoire de cette chanson commence bien avant le studio.<br /><br />Robert Nyel, le parolier, est amoureux d'une strip-teaseuse d'un cabaret parisien. Il écrit le texte pour elle. Une déclaration d'amour très particulière. Très directe, aussi.<br /><br />Mais leur séparation met fin au projet.<br /><br />La chanson se retrouve sans interprète. Nyel la propose alors à Juliette Gréco.<br /><br />Elle lit le texte. Elle est séduite par le thème. Elle accepte.<br /><br />En studio, Gréco ajoute une touche personnelle. Une réplique finale… ironique.<br /><br />Quelques mois vont s'écouler entre l'enregistrement du 26 juin 1967 et la sortie du 45 tours en octobre de la même année.<br /><br />Les trois grandes radios françaises boycottent le titre. RTL. Europe n°1. Et France Inter. Aucune ne veut diffuser "Déshabillez-moi".<br /><br />Trop provocateur. Trop sensuel. Trop... Gréco.<br /><br />Et puis, le retournement.<br /><br />On interdit à Juliette Gréco de chanter la chanson dans l'émission "Télé Dimanche". L'interdiction est rendue publique. Et là, tout s'emballe.<br /><br />L'interdiction fait la publicité du titre. Tant et si bien que "Déshabillez-moi" devient début 1968 un immense succès de vente directe. Les radios capitulent. Ce sera l'unique tube radiophonique de toute la carrière de Gréco.<br /><br />D'ailleurs, jusqu’à la fin des années 70, lorsque Juliette Gréco interprètera "Déshabillez-moi" à la télévision, on affichera le carré blanc. Petit symbole qui signalait alors un programme enfant non admis.]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9e44146d1eba4f6cdb3a12ac634f4268.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Midnight Express" : choc dans les cinémas belges en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/midnight-express-choc-dans-les-cinemas-belges-en-1978--70611051</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 septembre 1978.<br /><br />Happy Day dans les salles belges. Un film défraye la chronique depuis plusieurs mois outre-Atlantique. Il débarque enfin en Belgique. Réalisation : Alan Parker. Scénario : Oliver Stone.<br /><br />Un film dur. Très dur. Presque insoutenable.<br /><br />L'histoire vraie d'étudiant américain arrêté à l'aéroport d'Istanbul avec des plaques de haschich scotchées sur le corps. Il tente de rentrer aux États-Unis. Il se fait prendre.<br /><br />Condamné d'abord à quelques années de prison, sa peine est brutalement aggravée. Presque à vie.<br /><br />Le film raconte sa plongée dans l'enfer d'une prison turque.<br /><br />Violences physiques. Torture. Corruption. Désespoir. Lente dégradation psychologique.<br /><br />Billy finit par n'avoir plus qu'une option : "Prendre le midnight express". Expression d'argot carcéral qui signifie s'évader. <br /><br />Alan Parker tourne le film en 50 jours. Dans des conditions très dures. Chaleur. Humidité. Huis clos permanent.<br /><br />Esthétiquement, "Midnight Express" est un film physique.<br /><br />Caméra proche des corps. On ressent la sueur. L'humidité. Les murs sales. On ne peut échapper à une sensation d'étouffement.<br /><br />Et puis, il y a la musique.<br /><br />Giorgio Moroder compose un titre synthétique qui contraste avec la crasse de la prison.<br /><br />Il est parfait pour le rôle !<br /><br />Inutile de dire que "Midnight Express" est un gros succès. Très controversé, certes, mais tout le monde en parle en Belgique.<br /><br />Aux États-Unis, il rapporte environ 35 millions de dollars, plus de quinze fois le budget de départ. Une opération très rentable. Plusieurs Oscars viendront le couronner.<br /><br />Mais le film est aussi violemment critiqué.Par la Turquie, on peut s’en douter, qui accuse le réalisateur de donner une image caricaturale et raciste du pays et de son système judiciaire.<br /><br />Film-témoignage ou fantasme occidental sur la barbarie orientale ? Peu importe. En ce 13 septembre 1978, dans les salles belges, "Midnight Express" s'impose comme l'un des grands chocs ciné de la fin des seventies. Avec la complicité hypnotique de Giorgio Moroder.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70611051</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70611051/350882_midnight_express_choc_dans_les_cinemas_belges_en_1978.mp3" length="6591783" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 septembre 1978.

Happy Day dans les salles belges. Un film défraye la chronique depuis plusieurs mois outre-Atlantique. Il débarque enfin en Belgique. Réalisation : Alan Parker. Scénario : Oliver Stone.

Un film dur. Très dur....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 septembre 1978.<br /><br />Happy Day dans les salles belges. Un film défraye la chronique depuis plusieurs mois outre-Atlantique. Il débarque enfin en Belgique. Réalisation : Alan Parker. Scénario : Oliver Stone.<br /><br />Un film dur. Très dur. Presque insoutenable.<br /><br />L'histoire vraie d'étudiant américain arrêté à l'aéroport d'Istanbul avec des plaques de haschich scotchées sur le corps. Il tente de rentrer aux États-Unis. Il se fait prendre.<br /><br />Condamné d'abord à quelques années de prison, sa peine est brutalement aggravée. Presque à vie.<br /><br />Le film raconte sa plongée dans l'enfer d'une prison turque.<br /><br />Violences physiques. Torture. Corruption. Désespoir. Lente dégradation psychologique.<br /><br />Billy finit par n'avoir plus qu'une option : "Prendre le midnight express". Expression d'argot carcéral qui signifie s'évader. <br /><br />Alan Parker tourne le film en 50 jours. Dans des conditions très dures. Chaleur. Humidité. Huis clos permanent.<br /><br />Esthétiquement, "Midnight Express" est un film physique.<br /><br />Caméra proche des corps. On ressent la sueur. L'humidité. Les murs sales. On ne peut échapper à une sensation d'étouffement.<br /><br />Et puis, il y a la musique.<br /><br />Giorgio Moroder compose un titre synthétique qui contraste avec la crasse de la prison.<br /><br />Il est parfait pour le rôle !<br /><br />Inutile de dire que "Midnight Express" est un gros succès. Très controversé, certes, mais tout le monde en parle en Belgique.<br /><br />Aux États-Unis, il rapporte environ 35 millions de dollars, plus de quinze fois le budget de départ. Une opération très rentable. Plusieurs Oscars viendront le couronner.<br /><br />Mais le film est aussi violemment critiqué.Par la Turquie, on peut s’en douter, qui accuse le réalisateur de donner une image caricaturale et raciste du pays et de son système judiciaire.<br /><br />Film-témoignage ou fantasme occidental sur la barbarie orientale ? Peu importe. En ce 13 septembre 1978, dans les salles belges, "Midnight Express" s'impose comme l'un des grands chocs ciné de la fin des seventies. Avec la complicité hypnotique de Giorgio Moroder.]]></itunes:summary><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4f0ae7aa77773e4672c47513cd7d4ce8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : "J'aime", Michèle Torr reprend ABBA</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-j-aime-michele-torr-reprend-abba--70611050</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 août 1977.<br /><br />Happy Day pour Michèle Torr. Un titre entre au hit-parade en Belgique qui rappelle un air connu. Grâce à lui, elle va connaître un incroyable succès. Seule... et en duo.<br /><br />Un an plus tôt, en 1976, ABBA sort "Arrival".<br /><br />Un morceau instrumental. Juste un thème mélodique. Presque cinématographique. <br /><br />En France, deux auteurs entendent ce thème. Didier Barbelivien et Jean Albertini.<br /><br />Ils y voient un potentiel énorme. Comme si la version d'Abba était une terre à construire. Ils décident alors d'écrire des paroles en français. <br /><br />Titre choisi : "J'aime".<br /><br />Le texte évoque, avec tact, un amour de jeunesse. Le souvenir d'une danse. <br /><br />Ils proposent la chanson à Michèle Torr, qui semble plutôt emballée.<br /><br />"J'aime" va devenir son TOUT premier GRAND succès.<br /><br />Le titre devient rapidement un tube. Il entre au hit-parade, je le disais, en Belgique, le 20 août 1977. Il y restera 13 semaines d'affilée, allant jusqu'à la 4e place du classement.<br /><br />Disque d'or pour Michèle Torr. Premier disque d'or aussi pour Didier Barbelivien. <br /><br />Ce qui est très intéressant, dans cette histoire, c'est que la chanson est un duo. Duo avec un certain Jean-François Maurice. Qui n'est autre que le nom de scène de Jean Albertini, l'un des deux auteurs du texte.<br /><br />"J'aime" devient l'un des morceaux les plus emblématiques du répertoire de Michèle Torr et parvient même rapidement, dans l'inconscient collectif francophone, à faire (un peu) oublier Abba. ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70611050</guid><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 11:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70611050/350881_1977_j_aime_michele_torr_reprend_abba.mp3" length="5960664" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 août 1977.

Happy Day pour Michèle Torr. Un titre entre au hit-parade en Belgique qui rappelle un air connu. Grâce à lui, elle va connaître un incroyable succès. Seule... et en duo.

Un an plus tôt, en 1976, ABBA sort "Arrival".

Un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 août 1977.<br /><br />Happy Day pour Michèle Torr. Un titre entre au hit-parade en Belgique qui rappelle un air connu. Grâce à lui, elle va connaître un incroyable succès. Seule... et en duo.<br /><br />Un an plus tôt, en 1976, ABBA sort "Arrival".<br /><br />Un morceau instrumental. Juste un thème mélodique. Presque cinématographique. <br /><br />En France, deux auteurs entendent ce thème. Didier Barbelivien et Jean Albertini.<br /><br />Ils y voient un potentiel énorme. Comme si la version d'Abba était une terre à construire. Ils décident alors d'écrire des paroles en français. <br /><br />Titre choisi : "J'aime".<br /><br />Le texte évoque, avec tact, un amour de jeunesse. Le souvenir d'une danse. <br /><br />Ils proposent la chanson à Michèle Torr, qui semble plutôt emballée.<br /><br />"J'aime" va devenir son TOUT premier GRAND succès.<br /><br />Le titre devient rapidement un tube. Il entre au hit-parade, je le disais, en Belgique, le 20 août 1977. Il y restera 13 semaines d'affilée, allant jusqu'à la 4e place du classement.<br /><br />Disque d'or pour Michèle Torr. Premier disque d'or aussi pour Didier Barbelivien. <br /><br />Ce qui est très intéressant, dans cette histoire, c'est que la chanson est un duo. Duo avec un certain Jean-François Maurice. Qui n'est autre que le nom de scène de Jean Albertini, l'un des deux auteurs du texte.<br /><br />"J'aime" devient l'un des morceaux les plus emblématiques du répertoire de Michèle Torr et parvient même rapidement, dans l'inconscient collectif francophone, à faire (un peu) oublier Abba. ]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4b84f5ffcd68e9d0db1e0e2a109aa1a8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Les Kinks font une tournée en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-les-kinks-font-une-tournee-en-belgique--70611049</link><description><![CDATA[Nous sommes le samedi 19 mars 1966. Happy Day pour le public de la capitale. Pour la première fois, les Kinks sont de passage dans notre pays. Deux jours après le Coliseum à Verviers, c'est à Bruxelles qu'ils vont assurer non pas un, mais DEUX concerts. <br /><br />L'événement a lieu à la Salle Régine. La scène est décorée d'un drapeau anglais et d'un grand signe des Aigles bricolé en polystyrène. C'est en tout cas l'un des souvenirs les plus marquants de Jean Jième Valmont, tel qu'il les raconte dans son encyclopédie mémoire 60/70.<br /><br />En 1966, les Kinks sont des pionniers, même si cela fait à peine 3 ans qu'ils se sont formés. Aux côtés de Who et des Small Faces, ils font déjà autorité sur le petit monde des groupes britanniques. <br /><br />Deux ans après l'incroyable "You Really Got Me", depuis quelques mois, tout le monde chante "Sunny Afternoon"<br /><br />Les Kinks en Belgique, c'est toute une affaire. L'événement fait BEAUCOUP du bruit. Il est même annoncé dans la presse, qui n'est pas toujours tendre avec tout ce qui touche au rock. <br /><br />Nous y sommes, c'est le samedi 19 mars 1966.  <br /><br />Pantalons taille basse, pulls blancs à col rond et grosses lignes verticales colorées : les Kinks sont déchaînés. Le public, pareil. Au premier rang, certaines filles se mettent à hurler et veulent toucher le chanteur…<br /><br />Un seul mot, hystérie !<br /><br />Le concert est un grand désordre de joie et de cris. Le service d'ordre du Régina n'a pas vraiment l'habitude des assemblées en délire. Ils veulent repousser le public, qui ne se laisse pas faire. <br /><br />Lors d'une interview, un organisateur racontera ceci : "Lorsque tout est fini, la salle du Régina ressemble un peu aux décombres laissés par un tremblement de terre. Heureusement, c'est plus du désordre que de la casse et on ne déplore ni mort ni blessé... à part peut-être l’un ou l’autre qui a mal au mollet."]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70611049</guid><pubDate>Mon, 16 Mar 2026 11:00:22 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70611049/350880_1966_les_kinks_font_une_tournee_en_belgique.mp3" length="6123668" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le samedi 19 mars 1966. Happy Day pour le public de la capitale. Pour la première fois, les Kinks sont de passage dans notre pays. Deux jours après le Coliseum à Verviers, c'est à Bruxelles qu'ils vont assurer non pas un, mais DEUX...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le samedi 19 mars 1966. Happy Day pour le public de la capitale. Pour la première fois, les Kinks sont de passage dans notre pays. Deux jours après le Coliseum à Verviers, c'est à Bruxelles qu'ils vont assurer non pas un, mais DEUX concerts. <br /><br />L'événement a lieu à la Salle Régine. La scène est décorée d'un drapeau anglais et d'un grand signe des Aigles bricolé en polystyrène. C'est en tout cas l'un des souvenirs les plus marquants de Jean Jième Valmont, tel qu'il les raconte dans son encyclopédie mémoire 60/70.<br /><br />En 1966, les Kinks sont des pionniers, même si cela fait à peine 3 ans qu'ils se sont formés. Aux côtés de Who et des Small Faces, ils font déjà autorité sur le petit monde des groupes britanniques. <br /><br />Deux ans après l'incroyable "You Really Got Me", depuis quelques mois, tout le monde chante "Sunny Afternoon"<br /><br />Les Kinks en Belgique, c'est toute une affaire. L'événement fait BEAUCOUP du bruit. Il est même annoncé dans la presse, qui n'est pas toujours tendre avec tout ce qui touche au rock. <br /><br />Nous y sommes, c'est le samedi 19 mars 1966.  <br /><br />Pantalons taille basse, pulls blancs à col rond et grosses lignes verticales colorées : les Kinks sont déchaînés. Le public, pareil. Au premier rang, certaines filles se mettent à hurler et veulent toucher le chanteur…<br /><br />Un seul mot, hystérie !<br /><br />Le concert est un grand désordre de joie et de cris. Le service d'ordre du Régina n'a pas vraiment l'habitude des assemblées en délire. Ils veulent repousser le public, qui ne se laisse pas faire. <br /><br />Lors d'une interview, un organisateur racontera ceci : "Lorsque tout est fini, la salle du Régina ressemble un peu aux décombres laissés par un tremblement de terre. Heureusement, c'est plus du désordre que de la casse et on ne déplore ni mort ni blessé... à part peut-être l’un ou l’autre qui a mal au mollet."]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4634d76037d9a19437625800f799fc55.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : George Benson et "The Greatest Love of All"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-george-benson-et-the-greatest-love-of-all--70548331</link><description><![CDATA[Une chanson qui démarre par… une affirmation.<br /><br />"I believe the children are our future / Teach them well and let them lead the way..."<br /><br />Traduction : Pour moi, les enfants représentent l'avenir. Éduquez-les comme il faut, puis laissez-les trouver leur propre voie…<br /><br />Un message universel sur la transmission.<br /><br />"The Greatest Love of All" est écrite pour un film biographique sur Muhammad Ali. "Le Plus Grand". <br /><br />Le film sort en 1977. Muhammad Ali y joue son propre rôle. George Benson se voit confier la chanson du générique.<br /><br />Car George Benson n'est pas un inconnu en 1977.<br /><br />À 20 ans, il part à New York croquer la "Grande Pomme" à pleines dents. <br /><br />Ses rencontres sont fructueuses. Son talent s'affirme. Il travaille avec les plus grands. Herbie Hancock. Wes Montgomery. Ou encore Miles Davis.<br /><br />George Benson devient l'un des tout meilleurs guitaristes de jazz.<br /><br />En 1976, rupture. Le musicien laisse place au chanteur. Sa guitare est réduite à un rôle d'accompagnement.<br /><br />On lui doit notamment… "On Broadway".<br /><br />Ses disques deviennent plus pop-jazz. Plus commerciaux. La rançon du succès, dira-t-il.<br /><br />"The Greatest Love of All" s'inscrit dans ce tournant.<br /><br />La chanson devient un tube en 1977. Mais c'est bien plus tard qu'elle connaîtra sa meilleure vie, grâce à un reprise, superbe, de Whitney Houston, le 18 mars 1986. Comme un hommage mérité à la version originale de 1977....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70548331</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70548331/347511_1977_george_benson_et_the_greatest_love_of_all.mp3" length="5915734" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Une chanson qui démarre par… une affirmation.

"I believe the children are our future / Teach them well and let them lead the way..."

Traduction : Pour moi, les enfants représentent l'avenir. Éduquez-les comme il faut, puis laissez-les trouver leur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une chanson qui démarre par… une affirmation.<br /><br />"I believe the children are our future / Teach them well and let them lead the way..."<br /><br />Traduction : Pour moi, les enfants représentent l'avenir. Éduquez-les comme il faut, puis laissez-les trouver leur propre voie…<br /><br />Un message universel sur la transmission.<br /><br />"The Greatest Love of All" est écrite pour un film biographique sur Muhammad Ali. "Le Plus Grand". <br /><br />Le film sort en 1977. Muhammad Ali y joue son propre rôle. George Benson se voit confier la chanson du générique.<br /><br />Car George Benson n'est pas un inconnu en 1977.<br /><br />À 20 ans, il part à New York croquer la "Grande Pomme" à pleines dents. <br /><br />Ses rencontres sont fructueuses. Son talent s'affirme. Il travaille avec les plus grands. Herbie Hancock. Wes Montgomery. Ou encore Miles Davis.<br /><br />George Benson devient l'un des tout meilleurs guitaristes de jazz.<br /><br />En 1976, rupture. Le musicien laisse place au chanteur. Sa guitare est réduite à un rôle d'accompagnement.<br /><br />On lui doit notamment… "On Broadway".<br /><br />Ses disques deviennent plus pop-jazz. Plus commerciaux. La rançon du succès, dira-t-il.<br /><br />"The Greatest Love of All" s'inscrit dans ce tournant.<br /><br />La chanson devient un tube en 1977. Mais c'est bien plus tard qu'elle connaîtra sa meilleure vie, grâce à un reprise, superbe, de Whitney Houston, le 18 mars 1986. Comme un hommage mérité à la version originale de 1977....]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/746a58b28c9f0a6d59051d228ddbff8e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : "L'Homme de Rio" débarque dans les salles belges</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-l-homme-de-rio-debarque-dans-les-salles-belges--70548330</link><description><![CDATA[C'est un film d'aventures comme on les aime. AVEC de l'action. De l'humour. Du rythme. Et surtout, du Bébel à l'état pur.<br /><br />Rio, oui, "L'Homme de Rio" !<br /><br />L’histoire ? Adrien Dufourquet, appelé du contingent, arrive à Paris pour passer huit jours de permission avec sa fiancée Agnès. Il se réjouit. Il a des projets.<br /><br />Sauf que tout va très vite déraper.<br /><br />Une statuette est volée au musée de l'Homme. Le professeur est enlevé. Puis Agnès disparaît à son tour. Sous les yeux d'Adrien.<br /><br />Adrien se lance à la poursuite des ravisseurs. De Paris à Rio. Puis jusqu'à Brasilia. Et enfin dans la forêt amazonienne.<br /><br />Je disais donc "du Bébel à l'état pur".<br /><br />Ah oui, il y a un peu de la Belgique dans "L'Homme de Rio". Car cette histoire est directement inspirée des aventures de Tintin.<br /><br />Le scénario est une mécanique parfaite. Aucun temps mort. Des péripéties. Un mélange idéal d'action et d'humour.<br /><br />Jean-Paul Belmondo, dans sa meilleure période, est parfait dans ce rôle.<br /><br />Et puis.. il y a….Françoise Dorléac. 21 ans au moment du tournage. Avec son jeu légèrement en rupture, sa vivacité, son naturel, elle développe un charme auquel il est difficile de rester insensible.<br /><br />Philippe de Broca utilise merveilleusement les décors naturels de Rio et surtout de Brasilia, ville alors en chantier et quasiment vide.<br /><br />Belmondo réalise lui-même la plupart des cascades. Dont celle, assez spectaculaire, sur la façade de l'hôtel de Copacabana.<br /><br />"L'Homme de Rio" aura eu une forte influence sur de nombreux films. En France et au-delà.<br /><br />Steven Spielberg s'en inspirera directement pour "Les Aventuriers de l'Arche perdue" en 1981.<br /><br />Oui oui, happy day en ce 11 septembre 1964, dans les salles belges, on aura attendu six mois "L'Homme de Rio", mais il va solidement marquer les esprits, sur une musique de... Georges Delerue !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70548330</guid><pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70548330/347510_1964_l_homme_de_rio_debarque_dans_les_salles_belges.mp3" length="6885399" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>C'est un film d'aventures comme on les aime. AVEC de l'action. De l'humour. Du rythme. Et surtout, du Bébel à l'état pur.

Rio, oui, "L'Homme de Rio" !

L’histoire ? Adrien Dufourquet, appelé du contingent, arrive à Paris pour passer huit jours de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C'est un film d'aventures comme on les aime. AVEC de l'action. De l'humour. Du rythme. Et surtout, du Bébel à l'état pur.<br /><br />Rio, oui, "L'Homme de Rio" !<br /><br />L’histoire ? Adrien Dufourquet, appelé du contingent, arrive à Paris pour passer huit jours de permission avec sa fiancée Agnès. Il se réjouit. Il a des projets.<br /><br />Sauf que tout va très vite déraper.<br /><br />Une statuette est volée au musée de l'Homme. Le professeur est enlevé. Puis Agnès disparaît à son tour. Sous les yeux d'Adrien.<br /><br />Adrien se lance à la poursuite des ravisseurs. De Paris à Rio. Puis jusqu'à Brasilia. Et enfin dans la forêt amazonienne.<br /><br />Je disais donc "du Bébel à l'état pur".<br /><br />Ah oui, il y a un peu de la Belgique dans "L'Homme de Rio". Car cette histoire est directement inspirée des aventures de Tintin.<br /><br />Le scénario est une mécanique parfaite. Aucun temps mort. Des péripéties. Un mélange idéal d'action et d'humour.<br /><br />Jean-Paul Belmondo, dans sa meilleure période, est parfait dans ce rôle.<br /><br />Et puis.. il y a….Françoise Dorléac. 21 ans au moment du tournage. Avec son jeu légèrement en rupture, sa vivacité, son naturel, elle développe un charme auquel il est difficile de rester insensible.<br /><br />Philippe de Broca utilise merveilleusement les décors naturels de Rio et surtout de Brasilia, ville alors en chantier et quasiment vide.<br /><br />Belmondo réalise lui-même la plupart des cascades. Dont celle, assez spectaculaire, sur la façade de l'hôtel de Copacabana.<br /><br />"L'Homme de Rio" aura eu une forte influence sur de nombreux films. En France et au-delà.<br /><br />Steven Spielberg s'en inspirera directement pour "Les Aventuriers de l'Arche perdue" en 1981.<br /><br />Oui oui, happy day en ce 11 septembre 1964, dans les salles belges, on aura attendu six mois "L'Homme de Rio", mais il va solidement marquer les esprits, sur une musique de... Georges Delerue !]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ed6cda915d93945d95e1a2863400b3e8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : l'histoire de "La Cage aux oiseaux" de Pierre Perret</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-l-histoire-de-la-cage-aux-oiseaux-de-pierre-perret--70548329</link><description><![CDATA[Et pour démarrer, ce sont les enfants qui ont la parole...<br /><br />L'histoire derrière cette chanson est VRAIE.<br /><br />Nous sommes en 1970. Pierre Perret est sur la route de son Castelsarrasin natal, avec son épouse Rebecca. En écoutant les informations à la radio, il apprend une histoire... étrange.<br /><br />Un Américain vient de sortir de prison, après plus de 10 ans de détention. Le jour de sa sortie, il se rend dans une oisellerie. Et il ouvre toutes les cages. Tous les oiseaux s'envolent.<br /><br />Ce geste lui vaudra 4 ans de prison supplémentaires.<br /><br />Au premier abord, l'histoire peut sembler absurde. Mais Pierre Perret y voit un symbole très fort : offrir la liberté après en avoir été privé pendant des années.<br /><br />Durant la nuit, Pierre rêve de cette histoire. Il compose la mélodie dans son sommeil.<br /><br />Le rêve est si intense qu'il se fait tomber du lit pour se réveiller. Oui, c'est vraiment comme ça que Pierre Perret le raconte.<br /><br />Il est 4 heures du matin. Dans le noir, à quatre pattes dans le salon, il retrouve un morceau de papier cadeau. Il griffonne une portée. Les premières notes.<br /><br />Puis il prend un grand bol de café, un calepin, un stylo. Et il sort seul se promener le long du canal.<br /><br />Au cours de cette marche, il écrit l'intégralité de "La Cage aux oiseaux".<br /><br />Le disque sort fin 1971.<br /><br />Le message est clair : faire réfléchir les enfants sur la liberté. Leur inculquer cette notion fondamentale.<br /><br />Le succès n'est pas tellement commercial. Il est bien plus que ça. Il est presque sociétal. Près de 300 000 exemplaires vendus rien qu'en France.<br /><br />La chanson deviendra l'un des morceaux les plus célèbres du répertoire de Pierre Perret.<br /><br />Elle sera reprise dans les écoles. Symbole de liberté ET… de douceur.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70548329</guid><pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70548329/347509_1971_l_histoire_de_la_cage_aux_oiseaux_de_pierre_perret.mp3" length="6253236" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Et pour démarrer, ce sont les enfants qui ont la parole...

L'histoire derrière cette chanson est VRAIE.

Nous sommes en 1970. Pierre Perret est sur la route de son Castelsarrasin natal, avec son épouse Rebecca. En écoutant les informations à la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Et pour démarrer, ce sont les enfants qui ont la parole...<br /><br />L'histoire derrière cette chanson est VRAIE.<br /><br />Nous sommes en 1970. Pierre Perret est sur la route de son Castelsarrasin natal, avec son épouse Rebecca. En écoutant les informations à la radio, il apprend une histoire... étrange.<br /><br />Un Américain vient de sortir de prison, après plus de 10 ans de détention. Le jour de sa sortie, il se rend dans une oisellerie. Et il ouvre toutes les cages. Tous les oiseaux s'envolent.<br /><br />Ce geste lui vaudra 4 ans de prison supplémentaires.<br /><br />Au premier abord, l'histoire peut sembler absurde. Mais Pierre Perret y voit un symbole très fort : offrir la liberté après en avoir été privé pendant des années.<br /><br />Durant la nuit, Pierre rêve de cette histoire. Il compose la mélodie dans son sommeil.<br /><br />Le rêve est si intense qu'il se fait tomber du lit pour se réveiller. Oui, c'est vraiment comme ça que Pierre Perret le raconte.<br /><br />Il est 4 heures du matin. Dans le noir, à quatre pattes dans le salon, il retrouve un morceau de papier cadeau. Il griffonne une portée. Les premières notes.<br /><br />Puis il prend un grand bol de café, un calepin, un stylo. Et il sort seul se promener le long du canal.<br /><br />Au cours de cette marche, il écrit l'intégralité de "La Cage aux oiseaux".<br /><br />Le disque sort fin 1971.<br /><br />Le message est clair : faire réfléchir les enfants sur la liberté. Leur inculquer cette notion fondamentale.<br /><br />Le succès n'est pas tellement commercial. Il est bien plus que ça. Il est presque sociétal. Près de 300 000 exemplaires vendus rien qu'en France.<br /><br />La chanson deviendra l'un des morceaux les plus célèbres du répertoire de Pierre Perret.<br /><br />Elle sera reprise dans les écoles. Symbole de liberté ET… de douceur.]]></itunes:summary><itunes:duration>157</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3e3ccc5103dbbf0ba17f1e5d64d35972.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1963 : The Ronettes et "Be My Baby"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1963-the-ronettes-et-be-my-baby--70548328</link><description><![CDATA[Trois coups de caisse claire. Inoubliables.<br /><br />Boom. Boom. Boom.<br /><br />Puis la basse. Les cordes. Et cette voix.<br /><br />Voici, les Ronettes !<br /><br />The Ronettes, c'est Ronnie, sa sœur Estelle et leur cousine Nedra.<br /><br />Trois filles du Spanish Harlem de New York. Elles chantent depuis l'adolescence. Clubs. Petites scènes. Rien de vraiment concluant.<br /><br />Jusqu'au jour où elles rencontrent Phil Spector. LE producteur de l'époque. Il vient de créer son label, Philles Records. Et il développe une méthode d'enregistrement révolutionnaire : le "Wall of Sound". Le mur de son.<br /><br />Des dizaines de musiciens en studio. Plusieurs guitares. Plusieurs basses. Des cordes. Des percussions. Tout joue en même temps. <br /><br />Et nous voici en studio en ce 29 juillet 1963 pour enregistrer "Be My Baby".<br /><br />Ce qui frappe immédiatement, c'est cette introduction, devenue l'une des plus reconnaissables de l'histoire du rock.<br /><br />"Be My Baby" sort en single le 4 août 1963.<br /><br />Le succès est immédiat. Le titre grimpe jusqu'à la 2e place du top 100 aux États-Unis. Il devient numéro 4 au Royaume-Uni. <br /><br />Plus de 2 millions d'exemplaires vendus, avant d’arriver chez nous.<br /><br />Sur scène, à la télé, c'est l'hystérie (vous l'entendez) <br /><br />Les Ronettes deviennent des stars. Elles tournent avec les Rolling Stones. Elles passent à la télévision. Ronnie Bennett, la chanteuse principale, devient la muse de Phil Spector. Ils se marieront quelques années plus tard.<br /><br />La chanson sera reprise des dizaines de fois. Par les Beach Boys. Elvis Costello. Et même Amy Winehouse.<br /><br />Elle figurera aussi dans des films cultes. "Dirty Dancing" en 1987. Ou encore "Mean Streets" de Martin Scorsese en 1973.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70548328</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70548328/347508_1963_the_ronettes_et_be_my_baby.mp3" length="5791391" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Trois coups de caisse claire. Inoubliables.

Boom. Boom. Boom.

Puis la basse. Les cordes. Et cette voix.

Voici, les Ronettes !

The Ronettes, c'est Ronnie, sa sœur Estelle et leur cousine Nedra.

Trois filles du Spanish Harlem de New York. Elles...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Trois coups de caisse claire. Inoubliables.<br /><br />Boom. Boom. Boom.<br /><br />Puis la basse. Les cordes. Et cette voix.<br /><br />Voici, les Ronettes !<br /><br />The Ronettes, c'est Ronnie, sa sœur Estelle et leur cousine Nedra.<br /><br />Trois filles du Spanish Harlem de New York. Elles chantent depuis l'adolescence. Clubs. Petites scènes. Rien de vraiment concluant.<br /><br />Jusqu'au jour où elles rencontrent Phil Spector. LE producteur de l'époque. Il vient de créer son label, Philles Records. Et il développe une méthode d'enregistrement révolutionnaire : le "Wall of Sound". Le mur de son.<br /><br />Des dizaines de musiciens en studio. Plusieurs guitares. Plusieurs basses. Des cordes. Des percussions. Tout joue en même temps. <br /><br />Et nous voici en studio en ce 29 juillet 1963 pour enregistrer "Be My Baby".<br /><br />Ce qui frappe immédiatement, c'est cette introduction, devenue l'une des plus reconnaissables de l'histoire du rock.<br /><br />"Be My Baby" sort en single le 4 août 1963.<br /><br />Le succès est immédiat. Le titre grimpe jusqu'à la 2e place du top 100 aux États-Unis. Il devient numéro 4 au Royaume-Uni. <br /><br />Plus de 2 millions d'exemplaires vendus, avant d’arriver chez nous.<br /><br />Sur scène, à la télé, c'est l'hystérie (vous l'entendez) <br /><br />Les Ronettes deviennent des stars. Elles tournent avec les Rolling Stones. Elles passent à la télévision. Ronnie Bennett, la chanteuse principale, devient la muse de Phil Spector. Ils se marieront quelques années plus tard.<br /><br />La chanson sera reprise des dizaines de fois. Par les Beach Boys. Elvis Costello. Et même Amy Winehouse.<br /><br />Elle figurera aussi dans des films cultes. "Dirty Dancing" en 1987. Ou encore "Mean Streets" de Martin Scorsese en 1973.]]></itunes:summary><itunes:duration>145</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : "Les Rendez-vous du dimanche" lancent Michel Drucker</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-les-rendez-vous-du-dimanche-lancent-michel-drucker--70548327</link><description><![CDATA[À 32 ans, Michel Drucker n'est pas un inconnu. Depuis 1970, il anime "La Preuve par quatre" sur la première chaîne, un jeu estival parrainé par Renault qui oppose des équipes de jeunes. Ensuite vient "Tempo" en 1972, et "Sport en fête".<br /><br />Mais "Les Rendez-vous du dimanche", c'est autre chose.<br /><br />Une émission de variétés. Enregistrée le samedi aux Studios des Buttes Chaumont. Diffusée le dimanche après-midi. Réalisée par Rémy Grumbach.  <br /><br />Le concept ? Des interviews longues. Des personnalités de la chanson, du cinéma, du petit écran. Et les résultats du Tiercé. Incontournables.<br /><br />Générique de Claude Bolling !<br /><br />L'émission devient vite un rendez-vous familial.<br /><br />Chaque dimanche, les Français découvrent les stars du moment. Drucker pose ses questions. Il écoute. Il relance. Il crée une intimité avec ses invités. Et tout ça a un seul but : se payer Jacques Martin en face !<br /><br />Pendant cinq ans, "Les Rendez-vous du dimanche" va s'installer dans le paysage télévisuel français.<br /><br />Mais le 11 mars 1978, un drame marque l'émission à jamais.<br /><br />Ce samedi-là, Claude François est attendu pour tourner. Il est en retard, comme à son habitude. Toute l'équipe l'attend. Il doit arriver vers 16 heures.<br /><br />Vers 15 heures, flash spécial dans l'émission de Guy Lux… Nous sommes en direct.<br /><br />Forcément, aucune émission n'est réalisée et enregistrée ce jour-là. Un hommage à Claude François est rendu toute la journée sur la chaîne. "Les Rendez-vous du dimanche" lui rendront d'ailleurs hommage plusieurs fois.<br /><br />"Les Rendez-vous du dimanche" continuent jusqu'en septembre 1980.<br /><br />Ève Ruggieri succède alors à Michel Drucker. L'émission est renommée pour l'occasion, "Les Nouveaux rendez-vous".<br /><br />Aux Buttes Chaumont. Et toujours sous la protection du fameux générique de Claude Bolling.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70548327</guid><pubDate>Mon, 09 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70548327/347507_1975_les_rendez_vous_du_dimanche_lancent_michel_drucker.mp3" length="8297056" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>À 32 ans, Michel Drucker n'est pas un inconnu. Depuis 1970, il anime "La Preuve par quatre" sur la première chaîne, un jeu estival parrainé par Renault qui oppose des équipes de jeunes. Ensuite vient "Tempo" en 1972, et "Sport en fête".

Mais "Les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[À 32 ans, Michel Drucker n'est pas un inconnu. Depuis 1970, il anime "La Preuve par quatre" sur la première chaîne, un jeu estival parrainé par Renault qui oppose des équipes de jeunes. Ensuite vient "Tempo" en 1972, et "Sport en fête".<br /><br />Mais "Les Rendez-vous du dimanche", c'est autre chose.<br /><br />Une émission de variétés. Enregistrée le samedi aux Studios des Buttes Chaumont. Diffusée le dimanche après-midi. Réalisée par Rémy Grumbach.  <br /><br />Le concept ? Des interviews longues. Des personnalités de la chanson, du cinéma, du petit écran. Et les résultats du Tiercé. Incontournables.<br /><br />Générique de Claude Bolling !<br /><br />L'émission devient vite un rendez-vous familial.<br /><br />Chaque dimanche, les Français découvrent les stars du moment. Drucker pose ses questions. Il écoute. Il relance. Il crée une intimité avec ses invités. Et tout ça a un seul but : se payer Jacques Martin en face !<br /><br />Pendant cinq ans, "Les Rendez-vous du dimanche" va s'installer dans le paysage télévisuel français.<br /><br />Mais le 11 mars 1978, un drame marque l'émission à jamais.<br /><br />Ce samedi-là, Claude François est attendu pour tourner. Il est en retard, comme à son habitude. Toute l'équipe l'attend. Il doit arriver vers 16 heures.<br /><br />Vers 15 heures, flash spécial dans l'émission de Guy Lux… Nous sommes en direct.<br /><br />Forcément, aucune émission n'est réalisée et enregistrée ce jour-là. Un hommage à Claude François est rendu toute la journée sur la chaîne. "Les Rendez-vous du dimanche" lui rendront d'ailleurs hommage plusieurs fois.<br /><br />"Les Rendez-vous du dimanche" continuent jusqu'en septembre 1980.<br /><br />Ève Ruggieri succède alors à Michel Drucker. L'émission est renommée pour l'occasion, "Les Nouveaux rendez-vous".<br /><br />Aux Buttes Chaumont. Et toujours sous la protection du fameux générique de Claude Bolling.]]></itunes:summary><itunes:duration>208</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0dda265297e45f354752f495277947a3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>2 décembre 1975 : Claude François dévoile “17 ans”, son titre le plus intime</title><link>https://www.spreaker.com/episode/2-decembre-1975-claude-francois-devoile-17-ans-son-titre-le-plus-intime--70147733</link><description><![CDATA[1975 : Claude François se souvient de ses "17 ans"<br /><br />Nous sommes le 2 décembre 1975.<br /><br />Happy Day nostalgique pour Claude François. Il sort un titre à contre-courant de ses tubes ultra lumineux. <br /><br />Un morceau plus intime. Plus piquant aussi.<br /><br />Sur un air contestataire américain, il va partager un peu de son histoire personnelle avec son public. <br /><br />Au départ… il y a Janis Ian. Une voix qui parle de l’adolescence… quand ça fait mal. Quand on se sent à côté. ￼<br /><br />Le tout, dans un enveloppe de douceur...<br /><br />Ce titre, c'est "At Seventeen". Traduction : à 17 ans.<br /><br />Cloclo va reprendre l’idée de l'âge, mais va y mettre un peu de lui.<br /><br />Il décrit un adolescent introverti, lui, rejeté par ses camarades. La solitude est le fil conducteur du texte. <br /><br />Sans villa, sans Vespa, sans petite amie, le jeune homme se sent profondément différent.<br /><br />Et puis il y a la rage, le moment où on se fabrique un personnage pour exister. Et tout à la fin, la lumière. <br /><br />Une fille l’aime sans lui demander qui il est. Et là, Cloclo lâche une phrase qui reste : “Mais qu’ils sont loin, mes dix-sept ans…”  <br /><br />Ce que l'on ne sait pas forcément, c'est que ces paroles sont l'œuvre de Frank Thomas, auteur, éditeur, réalisateur et parolier épisodique de Claude François. Frank Thomas lui écrira d'ailleurs un autre monument d'émotion brute, "Le téléphone pleure". ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147733</guid><pubDate>Fri, 06 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147733/340179_2_decembre_1975_claude_francois_devoile_17_ans_son_titre_le_plus_intime.mp3" length="6068289" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1975 : Claude François se souvient de ses "17 ans"

Nous sommes le 2 décembre 1975.

Happy Day nostalgique pour Claude François. Il sort un titre à contre-courant de ses tubes ultra lumineux. 

Un morceau plus intime. Plus piquant aussi.

Sur un air...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1975 : Claude François se souvient de ses "17 ans"<br /><br />Nous sommes le 2 décembre 1975.<br /><br />Happy Day nostalgique pour Claude François. Il sort un titre à contre-courant de ses tubes ultra lumineux. <br /><br />Un morceau plus intime. Plus piquant aussi.<br /><br />Sur un air contestataire américain, il va partager un peu de son histoire personnelle avec son public. <br /><br />Au départ… il y a Janis Ian. Une voix qui parle de l’adolescence… quand ça fait mal. Quand on se sent à côté. ￼<br /><br />Le tout, dans un enveloppe de douceur...<br /><br />Ce titre, c'est "At Seventeen". Traduction : à 17 ans.<br /><br />Cloclo va reprendre l’idée de l'âge, mais va y mettre un peu de lui.<br /><br />Il décrit un adolescent introverti, lui, rejeté par ses camarades. La solitude est le fil conducteur du texte. <br /><br />Sans villa, sans Vespa, sans petite amie, le jeune homme se sent profondément différent.<br /><br />Et puis il y a la rage, le moment où on se fabrique un personnage pour exister. Et tout à la fin, la lumière. <br /><br />Une fille l’aime sans lui demander qui il est. Et là, Cloclo lâche une phrase qui reste : “Mais qu’ils sont loin, mes dix-sept ans…”  <br /><br />Ce que l'on ne sait pas forcément, c'est que ces paroles sont l'œuvre de Frank Thomas, auteur, éditeur, réalisateur et parolier épisodique de Claude François. Frank Thomas lui écrira d'ailleurs un autre monument d'émotion brute, "Le téléphone pleure". ]]></itunes:summary><itunes:duration>152</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8cc776bc455c3354c78a2c85081de591.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>27 mars 1973 : Barry White triomphe avec “I'm Gonna Love You Just a Little More Baby”</title><link>https://www.spreaker.com/episode/27-mars-1973-barry-white-triomphe-avec-i-m-gonna-love-you-just-a-little-more-baby--70147731</link><description><![CDATA[1973 : Barry White et "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby"<br /><br />Nous sommes le 27 mars 1973.<br /><br />Happy Day pour un chanteur texan à la première vie très mouvementée. Barry White va connaître enfin son premier succès.<br /><br />Barry, c'est une voix. Grave. Profonde. Elle est tellement puissante qu'elle en est presque irréelle.<br /><br />Qu'il chante ou qu'il parle… d’ailleurs…<br /><br />Barry White est né à Galveston. Et sa vie, je le disais, n'a pas été de tout repos.<br /><br />Son père abandonne le foyer quand il n'a que six mois. Sa mère lui apprend le piano. Barry grandit dans la banlieue de Los Angeles. Il ne poursuit pas son éducation musicale.<br /><br />Il devient membre d'un gang à l'adolescence.<br /><br />À 17 ans, il est condamné à quatre mois de prison. 30 000 dollars de marchandise.<br /><br />En prison, en 1960, il écoute la radio.<br /><br />Une chanson d’'Elvis Presley passe. Il l’écoute…<br /><br />Cette chanson a un tel impact sur lui qu'il décide de changer de vie. De faire quelque chose de positif. Et comme on revient toujours à ses premières amours, il va se consacrer à la musique.<br /><br />Treize ans plus tard, le 27 mars 1973, Barry White sort son premier single en solo : "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby".<br /><br />Un titre langoureux. Porté par sa voix profonde. Des cordes absolument somptueuses. Une ambiance vaguement érotique. <br /><br />Alors, stop ou encore ? <br /><br />Encore, le succès est colossal !<br /><br />Le titre grimpe dans les classements. Il atteint la 3e place du top 100 aux États-Unis. Barry White devient une star. En quelques mois, il débarque en Belgique et fait carton plein, ici aussi...<br /><br />En 1974, il est nommé aux Grammy Awards dans la catégorie meilleur chanteur R&amp;B pour cette chanson.<br /><br />Aux côtés de qui ? Marvin Gaye. Al Green. Les Temptations. Et Stevie Wonder, qui gagne. <br /><br />Barry White devra attendre 1999, pour recevoir une statue d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.. et de sa rédemption.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147731</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147731/340178_27_mars_1973_barry_white_triomphe_avec_i_m_gonna_love_you_just_a_little_more_baby.mp3" length="6270999" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1973 : Barry White et "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby"

Nous sommes le 27 mars 1973.

Happy Day pour un chanteur texan à la première vie très mouvementée. Barry White va connaître enfin son premier succès.

Barry, c'est une voix. Grave....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1973 : Barry White et "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby"<br /><br />Nous sommes le 27 mars 1973.<br /><br />Happy Day pour un chanteur texan à la première vie très mouvementée. Barry White va connaître enfin son premier succès.<br /><br />Barry, c'est une voix. Grave. Profonde. Elle est tellement puissante qu'elle en est presque irréelle.<br /><br />Qu'il chante ou qu'il parle… d’ailleurs…<br /><br />Barry White est né à Galveston. Et sa vie, je le disais, n'a pas été de tout repos.<br /><br />Son père abandonne le foyer quand il n'a que six mois. Sa mère lui apprend le piano. Barry grandit dans la banlieue de Los Angeles. Il ne poursuit pas son éducation musicale.<br /><br />Il devient membre d'un gang à l'adolescence.<br /><br />À 17 ans, il est condamné à quatre mois de prison. 30 000 dollars de marchandise.<br /><br />En prison, en 1960, il écoute la radio.<br /><br />Une chanson d’'Elvis Presley passe. Il l’écoute…<br /><br />Cette chanson a un tel impact sur lui qu'il décide de changer de vie. De faire quelque chose de positif. Et comme on revient toujours à ses premières amours, il va se consacrer à la musique.<br /><br />Treize ans plus tard, le 27 mars 1973, Barry White sort son premier single en solo : "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby".<br /><br />Un titre langoureux. Porté par sa voix profonde. Des cordes absolument somptueuses. Une ambiance vaguement érotique. <br /><br />Alors, stop ou encore ? <br /><br />Encore, le succès est colossal !<br /><br />Le titre grimpe dans les classements. Il atteint la 3e place du top 100 aux États-Unis. Barry White devient une star. En quelques mois, il débarque en Belgique et fait carton plein, ici aussi...<br /><br />En 1974, il est nommé aux Grammy Awards dans la catégorie meilleur chanteur R&amp;B pour cette chanson.<br /><br />Aux côtés de qui ? Marvin Gaye. Al Green. Les Temptations. Et Stevie Wonder, qui gagne. <br /><br />Barry White devra attendre 1999, pour recevoir une statue d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.. et de sa rédemption.]]></itunes:summary><itunes:duration>157</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/694cfff0b9a388290c4d6313176f6448.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>5 mai 1971 : “Love Story” bouleverse les cinémas belges</title><link>https://www.spreaker.com/episode/5-mai-1971-love-story-bouleverse-les-cinemas-belges--70147730</link><description><![CDATA[« Love Story » dans les cinémas belges en 1971<br /><br />Nous sommes le 5 mai 1971. Happy Day dans les salles obscures. Les cinémas belges diffusent ENFIN un film sorti quelques mois plus tôt de l'autre côté de l'Atlantique. Un film d'amour qui va marquer toute une génération.<br /><br />Réalisé par Arthur Hiller. Adapté d'un roman. C'est "Love Story".<br /><br />À l'écran, deux étudiants. Oliver et Jennifer.<br /><br />Lui vient d'une lignée de diplômés de Harvard. Riche. <br /><br />Elle est d'origine italienne. Pauvre. Catholique. Étudiante en musique.<br /><br />Leur première rencontre... <br /><br />Elle lui lance qu'il a l'air riche et un peu bête. Et lui annonce qu'elle est prête à refuser un café avec lui. Sauf que, très vite...Ils tombent amoureux. Ils se marient contre l'avis du père d'Oliver, qui y voit une mésalliance.<br /><br />Le père coupe les ponts. Prive son fils de son aide financière.<br /><br />Jennifer travaille pour financer les études de droit d'Oliver. Ils vivent d'amour et de petits boulots.<br /><br />Tout va bien. <br /><br />Oliver sort troisième de sa promotion. Il obtient un très bon poste dans un cabinet d'avocats à New York. Jennifer enseigne la musique.<br /><br />Ils essaient d'avoir un enfant. Ils n'y arrivent pas.<br /><br />Et puis, un médecin informe Oliver que Jennifer a une leucémie. Elle est condamnée à très court terme.<br /><br />L'histoire d'amour, brutale, injuste... Jennifer décède. Le père d'Oliver arrive. Il ne comprend rien.<br /><br />"Love means never having to say you're sorry"<br /><br />L’amour, c’est n’avoir jamais à dire qu’on est désolé<br /><br />Une phrase prononcée par Jennifer. Puis répétée par Oliver à son père à la fin du film.<br /><br />Inutile de dire que "Love Story" devient un phénomène mondial.<br /><br />Sorti le 16 décembre 1970 à New York, le film rencontre un succès immédiat aux États-Unis. Puis il débarque en Europe début 1971. <br /><br />Les salles sont pleines. Les mouchoirs sont indispensables.<br /><br />Le film est nommé à sept Oscars. Meilleur film. Meilleur réalisateur. Meilleur acteur. Meilleure actrice.<br /><br />Il remporte AUSSI l'Oscar de la meilleure musique originale. Signée Francis Lai.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147730</guid><pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147730/340177_5_mai_1971_love_story_bouleverse_les_cinemas_belges.mp3" length="6635668" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>« Love Story » dans les cinémas belges en 1971

Nous sommes le 5 mai 1971. Happy Day dans les salles obscures. Les cinémas belges diffusent ENFIN un film sorti quelques mois plus tôt de l'autre côté de l'Atlantique. Un film d'amour qui va marquer...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[« Love Story » dans les cinémas belges en 1971<br /><br />Nous sommes le 5 mai 1971. Happy Day dans les salles obscures. Les cinémas belges diffusent ENFIN un film sorti quelques mois plus tôt de l'autre côté de l'Atlantique. Un film d'amour qui va marquer toute une génération.<br /><br />Réalisé par Arthur Hiller. Adapté d'un roman. C'est "Love Story".<br /><br />À l'écran, deux étudiants. Oliver et Jennifer.<br /><br />Lui vient d'une lignée de diplômés de Harvard. Riche. <br /><br />Elle est d'origine italienne. Pauvre. Catholique. Étudiante en musique.<br /><br />Leur première rencontre... <br /><br />Elle lui lance qu'il a l'air riche et un peu bête. Et lui annonce qu'elle est prête à refuser un café avec lui. Sauf que, très vite...Ils tombent amoureux. Ils se marient contre l'avis du père d'Oliver, qui y voit une mésalliance.<br /><br />Le père coupe les ponts. Prive son fils de son aide financière.<br /><br />Jennifer travaille pour financer les études de droit d'Oliver. Ils vivent d'amour et de petits boulots.<br /><br />Tout va bien. <br /><br />Oliver sort troisième de sa promotion. Il obtient un très bon poste dans un cabinet d'avocats à New York. Jennifer enseigne la musique.<br /><br />Ils essaient d'avoir un enfant. Ils n'y arrivent pas.<br /><br />Et puis, un médecin informe Oliver que Jennifer a une leucémie. Elle est condamnée à très court terme.<br /><br />L'histoire d'amour, brutale, injuste... Jennifer décède. Le père d'Oliver arrive. Il ne comprend rien.<br /><br />"Love means never having to say you're sorry"<br /><br />L’amour, c’est n’avoir jamais à dire qu’on est désolé<br /><br />Une phrase prononcée par Jennifer. Puis répétée par Oliver à son père à la fin du film.<br /><br />Inutile de dire que "Love Story" devient un phénomène mondial.<br /><br />Sorti le 16 décembre 1970 à New York, le film rencontre un succès immédiat aux États-Unis. Puis il débarque en Europe début 1971. <br /><br />Les salles sont pleines. Les mouchoirs sont indispensables.<br /><br />Le film est nommé à sept Oscars. Meilleur film. Meilleur réalisateur. Meilleur acteur. Meilleure actrice.<br /><br />Il remporte AUSSI l'Oscar de la meilleure musique originale. Signée Francis Lai.]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2e56e4e75600506e55bc83910ce61128.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968: Hugues Aufray signe “Adieu monsieur le professeur”, hymne éternel des fins d’années scolaires</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-hugues-aufray-signe-adieu-monsieur-le-professeur-hymne-eternel-des-fins-d-annees-scolaires--70147728</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1968.<br /><br />Happy Day nostalgique pour Hugues Aufray. Ce jour-là sort un 45-tours qui va devenir "LA" chanson des fins d'année scolaires. Son titre : "Adieu monsieur le professeur".<br /><br />Une histoire de départ à la retraite. Et une émotion qui traverser TOUTES les générations.<br /><br />L'histoire ? Elle est vraie.<br /><br />Tout commence dans une école maternelle de la rue La Fontaine à Paris.<br /><br />Hugues Aufray assiste à la fête de fin d'année de sa fille. L'instituteur monte sur l'estrade. Il prononce un petit discours. Puis il part. Quasiment dans l'indifférence générale.<br /><br />Hugues Aufray est bouleversé.<br /><br />Comment peut-on laisser partir ainsi un homme qui a consacré sa vie à instruire des enfants ? <br /><br />De cette émotion naît la chanson.<br /><br />Des mots assez simples. Écrits à la craie au fond du cœur.<br /><br />Le titre met en scène un dernier jour de classe. Les enfants font une farandole. Le vieux maître s'apprête à quitter sa chère école. À ne plus monter sur l'estrade.<br /><br />Ce n'est pas un hommage à l'autorité scolaire. Non. C'est un hommage à la vocation. À la transmission du savoir. <br /><br />Dès sa sortie en novembre 1968, la chanson fait mouche...<br /><br />En quelques années, elle va devenir l'hymne des fins d'année scolaires et des départs à la retraite d'instituteurs.<br /><br />Hugues Aufray l’a chantée à tous ses concerts. Souvent précédée d'un petit discours sur le respect dû aux enseignants et sur l'importance de la transmission du savoir.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147728</guid><pubDate>Tue, 03 Mar 2026 08:00:15 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147728/340176_1968_hugues_aufray_signe_adieu_monsieur_le_professeur_hymne_eternel_des_fins_d_annees_scolaires.mp3" length="6547897" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er novembre 1968.

Happy Day nostalgique pour Hugues Aufray. Ce jour-là sort un 45-tours qui va devenir "LA" chanson des fins d'année scolaires. Son titre : "Adieu monsieur le professeur".

Une histoire de départ à la retraite. Et une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1968.<br /><br />Happy Day nostalgique pour Hugues Aufray. Ce jour-là sort un 45-tours qui va devenir "LA" chanson des fins d'année scolaires. Son titre : "Adieu monsieur le professeur".<br /><br />Une histoire de départ à la retraite. Et une émotion qui traverser TOUTES les générations.<br /><br />L'histoire ? Elle est vraie.<br /><br />Tout commence dans une école maternelle de la rue La Fontaine à Paris.<br /><br />Hugues Aufray assiste à la fête de fin d'année de sa fille. L'instituteur monte sur l'estrade. Il prononce un petit discours. Puis il part. Quasiment dans l'indifférence générale.<br /><br />Hugues Aufray est bouleversé.<br /><br />Comment peut-on laisser partir ainsi un homme qui a consacré sa vie à instruire des enfants ? <br /><br />De cette émotion naît la chanson.<br /><br />Des mots assez simples. Écrits à la craie au fond du cœur.<br /><br />Le titre met en scène un dernier jour de classe. Les enfants font une farandole. Le vieux maître s'apprête à quitter sa chère école. À ne plus monter sur l'estrade.<br /><br />Ce n'est pas un hommage à l'autorité scolaire. Non. C'est un hommage à la vocation. À la transmission du savoir. <br /><br />Dès sa sortie en novembre 1968, la chanson fait mouche...<br /><br />En quelques années, elle va devenir l'hymne des fins d'année scolaires et des départs à la retraite d'instituteurs.<br /><br />Hugues Aufray l’a chantée à tous ses concerts. Souvent précédée d'un petit discours sur le respect dû aux enseignants et sur l'importance de la transmission du savoir.]]></itunes:summary><itunes:duration>164</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/92f9ade2448871f9c575eb8224397cf6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>13 janvier 1981 : “Dallas” arrive en Europe et la saga des Ewing passionne des millions de téléspectateurs</title><link>https://www.spreaker.com/episode/13-janvier-1981-dallas-arrive-en-europe-et-la-saga-des-ewing-passionne-des-millions-de-telespectateurs--70147726</link><description><![CDATA[1978 : "Dallas", la saga Ewing démarre<br /><br />Nous sommes le mardi 13 janvier 1981.<br /><br />Happy Day pour Télé Luxembourg. C’est la première chaîne en Europe à diffuser une série lancée trois ans plus tôt aux États-Unis. Au nez et à la barbe de TF1 qui aura deux semaines de retard !<br /><br />2 avril 1978, happy day, premier des 357 épisodes de Dallas !<br /><br />Dallas. Un ranch. Une famille. Du pétrole. Des secrets. Des trahisons. Des chapeaux de cow-boy. D’ l’argent. Du pouvoir.<br /><br />Et surtout, un personnage qui va fasciner le monde entier : J.R. Ewing. (Note : prononcer en version française, juste après)<br /><br />Aux États-Unis, Dallas démarre modestement au printemps 1978.<br /><br />C'est une mini-série de cinq épisodes sur CBS. L'histoire purement américaine d’une famille de pétroliers texans. <br /><br />Le personnage central, disais-je, c'est J.R., joué par Larry Hagman. Un homme d'affaires sans scrupules. Manipulateur. Cruel. Mais tellement fascinant que même le Président Mitterrand va devenir fan absolu !<br /><br />Autour de JR, sa femme Sue Ellen, alcoolique et malheureuse. Son frère Bobby, le "gentil" de la famille. Pamela, l'épouse de Bobby, issue d'une famille rivale. Et Miss Ellie, la matriarche.<br /><br />Le succès dépasse TOUTES les attentes à Hollywood. CBS commande une saison complète.<br /><br />En mars 1980, la fin de la troisième saison pose LA question qui va devenir un phénomène mondial : "Who shot J.R.?" / Qui a tiré sur J.R. ?<br /><br />J.R. Ewing est retrouvé dans son bureau, victime d'une tentative de meurtre. Les suspects sont nombreux. Tout le monde a une bonne raison de vouloir sa mort.<br /><br />Pendant huit mois, le monde entier attend la réponse.<br /><br />L'épisode de résolution, diffusé le 21 novembre 1980 aux États-Unis, devient l'un des programmes les plus regardés de l'histoire de la télévision américaine. Plus de 83 millions de téléspectateurs.<br /><br />Et c'est cette série, déjà culte outre-Atlantique, que Télé Luxembourg diffusera à partir du 13 janvier 1981.<br /><br />Pour la première fois en Europe, les téléspectateurs belges et luxembourgeois découvrent Southfork. Les intrigues. Les coups bas. <br /><br />Dallas inaugure une nouvelle ère du feuilleton télévisé. Les intrigues s'étirent. Les rebondissements deviennent systématiques. Chaque épisode se termine sur une question. Un suspense. Une révélation.<br /><br />Le public est accroché. Semaine après semaine.<br /><br />Dallas sera diffusé dans plus de 90 pays. Il deviendra l'une des séries les plus regardées au monde pendant les années 80...<br /><br />Avec son inoubliable générique en français...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147726</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147726/340175_13_janvier_1981_dallas_arrive_en_europe_et_la_saga_des_ewing_passionne_des_millions_de_telespectateurs.mp3" length="14382542" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1978 : "Dallas", la saga Ewing démarre

Nous sommes le mardi 13 janvier 1981.

Happy Day pour Télé Luxembourg. C’est la première chaîne en Europe à diffuser une série lancée trois ans plus tôt aux États-Unis. Au nez et à la barbe de TF1 qui aura deux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1978 : "Dallas", la saga Ewing démarre<br /><br />Nous sommes le mardi 13 janvier 1981.<br /><br />Happy Day pour Télé Luxembourg. C’est la première chaîne en Europe à diffuser une série lancée trois ans plus tôt aux États-Unis. Au nez et à la barbe de TF1 qui aura deux semaines de retard !<br /><br />2 avril 1978, happy day, premier des 357 épisodes de Dallas !<br /><br />Dallas. Un ranch. Une famille. Du pétrole. Des secrets. Des trahisons. Des chapeaux de cow-boy. D’ l’argent. Du pouvoir.<br /><br />Et surtout, un personnage qui va fasciner le monde entier : J.R. Ewing. (Note : prononcer en version française, juste après)<br /><br />Aux États-Unis, Dallas démarre modestement au printemps 1978.<br /><br />C'est une mini-série de cinq épisodes sur CBS. L'histoire purement américaine d’une famille de pétroliers texans. <br /><br />Le personnage central, disais-je, c'est J.R., joué par Larry Hagman. Un homme d'affaires sans scrupules. Manipulateur. Cruel. Mais tellement fascinant que même le Président Mitterrand va devenir fan absolu !<br /><br />Autour de JR, sa femme Sue Ellen, alcoolique et malheureuse. Son frère Bobby, le "gentil" de la famille. Pamela, l'épouse de Bobby, issue d'une famille rivale. Et Miss Ellie, la matriarche.<br /><br />Le succès dépasse TOUTES les attentes à Hollywood. CBS commande une saison complète.<br /><br />En mars 1980, la fin de la troisième saison pose LA question qui va devenir un phénomène mondial : "Who shot J.R.?" / Qui a tiré sur J.R. ?<br /><br />J.R. Ewing est retrouvé dans son bureau, victime d'une tentative de meurtre. Les suspects sont nombreux. Tout le monde a une bonne raison de vouloir sa mort.<br /><br />Pendant huit mois, le monde entier attend la réponse.<br /><br />L'épisode de résolution, diffusé le 21 novembre 1980 aux États-Unis, devient l'un des programmes les plus regardés de l'histoire de la télévision américaine. Plus de 83 millions de téléspectateurs.<br /><br />Et c'est cette série, déjà culte outre-Atlantique, que Télé Luxembourg diffusera à partir du 13 janvier 1981.<br /><br />Pour la première fois en Europe, les téléspectateurs belges et luxembourgeois découvrent Southfork. Les intrigues. Les coups bas. <br /><br />Dallas inaugure une nouvelle ère du feuilleton télévisé. Les intrigues s'étirent. Les rebondissements deviennent systématiques. Chaque épisode se termine sur une question. Un suspense. Une révélation.<br /><br />Le public est accroché. Semaine après semaine.<br /><br />Dallas sera diffusé dans plus de 90 pays. Il deviendra l'une des séries les plus regardées au monde pendant les années 80...<br /><br />Avec son inoubliable générique en français...]]></itunes:summary><itunes:duration>360</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Décembre 1976 : la Casio CQ-1, le réveil-calculatrice futuriste qui révolutionne nos tables de nuit</title><link>https://www.spreaker.com/episode/decembre-1976-la-casio-cq-1-le-reveil-calculatrice-futuriste-qui-revolutionne-nos-tables-de-nuit--70147284</link><description><![CDATA[1976 : La Casio CQ-1, l'objet qui fait tout<br /><br />Nous sommes en décembre 1976.<br /><br />Happy Day pour les férus de technologie. Un objet non identifié s'installe sur les bureaux et les tables de nuit. C'est une horloge, une calculatrice, un chronomètre et un réveil. Tout ça dans un seul boîtier. Son nom : la Casio CQ-1.<br /><br />Un petit appareil. Compact. Futuriste. Et disponible dès le réveil...<br /><br />L'idée de Casio ? Accompagner la journée "depuis le moment où on se lève le matin". Un objet pensé comme compagnon de routine quotidienne.<br /><br />Quatre fonctions réunies dans un appareil : affichage de l'heure, alarme, chronomètre, et calculatrice.<br /><br />Deux ans plus tôt, en 1974, Casio avait déjà fait sensation avec la Casiotron, sa première montre électronique. La marque avait importé son savoir-faire de calculatrices dans l'horlogerie. Intégration de milliers de composants dans un seul circuit. <br /><br />Avec la CQ-1, Casio pousse le bouchon de l’audace encore plus loin. Un réveil qui sonne, qui chronomètre... et qui fait des divisions.<br /><br />Avant qu'on ait une calculatrice au poignet, Casio pose un mini-ordinateur sur la table de nuit.<br /><br />Ce qui est fascinant, c'est que la CQ-1 sert de tremplin.<br /><br />Quelques années plus tard, début des années 80, Casio lancera ses premières montres-calculatrices. La C-80 en 1980. Avec clavier au poignet. Quatre opérations sur 8 chiffres. Directement dans la lignée de la CQ-1.<br /><br />La Casio CQ-1, c'est le chaînon manquant entre la calculatrice de bureau et la montre-calculatrice de poignet.<br /><br />Un objet culte pour les fans de technologie rétro. Un symbole de cette époque où l'électronique grand public explosait. <br /><br />Et tout commence en décembre 1976. Avec un petit boîtier digital. Posé sur une table de nuit pendant qu'Abba triomphe à la radio avec (ça ne s'invente pas) "Money money money".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147284</guid><pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:00:13 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147284/340167_decembre_1976_la_casio_cq_1_le_reveil_calculatrice_futuriste_qui_revolutionne_nos_tables_de_nuit.mp3" length="5902150" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1976 : La Casio CQ-1, l'objet qui fait tout

Nous sommes en décembre 1976.

Happy Day pour les férus de technologie. Un objet non identifié s'installe sur les bureaux et les tables de nuit. C'est une horloge, une calculatrice, un chronomètre et un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1976 : La Casio CQ-1, l'objet qui fait tout<br /><br />Nous sommes en décembre 1976.<br /><br />Happy Day pour les férus de technologie. Un objet non identifié s'installe sur les bureaux et les tables de nuit. C'est une horloge, une calculatrice, un chronomètre et un réveil. Tout ça dans un seul boîtier. Son nom : la Casio CQ-1.<br /><br />Un petit appareil. Compact. Futuriste. Et disponible dès le réveil...<br /><br />L'idée de Casio ? Accompagner la journée "depuis le moment où on se lève le matin". Un objet pensé comme compagnon de routine quotidienne.<br /><br />Quatre fonctions réunies dans un appareil : affichage de l'heure, alarme, chronomètre, et calculatrice.<br /><br />Deux ans plus tôt, en 1974, Casio avait déjà fait sensation avec la Casiotron, sa première montre électronique. La marque avait importé son savoir-faire de calculatrices dans l'horlogerie. Intégration de milliers de composants dans un seul circuit. <br /><br />Avec la CQ-1, Casio pousse le bouchon de l’audace encore plus loin. Un réveil qui sonne, qui chronomètre... et qui fait des divisions.<br /><br />Avant qu'on ait une calculatrice au poignet, Casio pose un mini-ordinateur sur la table de nuit.<br /><br />Ce qui est fascinant, c'est que la CQ-1 sert de tremplin.<br /><br />Quelques années plus tard, début des années 80, Casio lancera ses premières montres-calculatrices. La C-80 en 1980. Avec clavier au poignet. Quatre opérations sur 8 chiffres. Directement dans la lignée de la CQ-1.<br /><br />La Casio CQ-1, c'est le chaînon manquant entre la calculatrice de bureau et la montre-calculatrice de poignet.<br /><br />Un objet culte pour les fans de technologie rétro. Un symbole de cette époque où l'électronique grand public explosait. <br /><br />Et tout commence en décembre 1976. Avec un petit boîtier digital. Posé sur une table de nuit pendant qu'Abba triomphe à la radio avec (ça ne s'invente pas) "Money money money".]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>12 septembre 1970 : Marc Hamilton triomphe avec “Comme j’ai toujours envie d’aimer”</title><link>https://www.spreaker.com/episode/12-septembre-1970-marc-hamilton-triomphe-avec-comme-j-ai-toujours-envie-d-aimer--70147282</link><description><![CDATA[1970 : Marc Hamilton et "Comme j'ai toujours envie d'aimer" <br /><br />Nous sommes le 12 septembre 1970.<br /><br />Happy Day pour un chanteur venu du Québec. Un titre sorti au début de l'année arrive en France et en Belgique. En trois semaines, il va se retrouver numéro 1. Joli coup pour... Marc Hamilton !<br /><br />Un Québécois de Matane. Un ancien joueur de groupes ( les Shadols, les Monstres) qui se lance en solo. Et qui, au début de l'année 1970, sort ce 45 tours au Canada, qui met à peu près 6 mois pour arriver en Belgique.<br /><br />Allez, un peu de guitare, beaucoup de cuir, des cheveux longs et c'est parti...<br /><br />Au départ, rien ne laisse présager le raz-de-marée que va provoquer "Comme j'ai toujours envie d'aimer". <br /><br />La chanson tourne. Elle tourne beaucoup. Elle plaît. Elle s'installe. Et le 12 septembre 1970, elle atteint la première place du hit-parade. Elle y restera trois semaines.<br /><br />Chez nous, en Belgique , "Comme j'ai toujours envie d'aimer" grimpe jusqu'au numéro 1. <br /><br />Un succès transfrontalier. Québec, France, Belgique, Europe. Tout le monde se laisse gagner par la Hamilton-mania.<br /><br />Question... Qu'est-ce qui fait le charme de cette chanson ?<br /><br />Un texte simple. Répétitif. Un petit peu naïf. <br /><br />Rien de compliqué. Des cordes orchestrées.<br /><br />Et puis, il y a le contexte.<br /><br />1970, c'est encore l'après-1968. Les idéaux d'amour libre. Les slows collés-serrés. Cette chanson arrive au bon moment. Elle capte quelque chose de son époque. <br /><br />On estime qu'elle dépasse les 500 000 exemplaires vendus. Certains parlent même du premier million de ventes pour une chanson québécoise à l'international.<br /><br />Oui, en 1970, "Comme j'ai toujours envie d'aimer" devient un phénomène.<br /><br />Reniflant la bonne affaire, Jean-François Michaël enregistre sa propre version… <br /><br />La chanson est traduite dans au moins 15 langues, dans 70 pays. En anglais, en néerlandais, en serbo-croate... Un slow universel qui se vendra à plus de 8 millions d'exemplaires. La chanson est désormais honorée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Elle fait partie des 50 chansons emblématiques du Québec… ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147282</guid><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147282/340166_12_septembre_1970_marc_hamilton_triomphe_avec_comme_j_ai_toujours_envie_d_aimer.mp3" length="7189464" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1970 : Marc Hamilton et "Comme j'ai toujours envie d'aimer" 

Nous sommes le 12 septembre 1970.

Happy Day pour un chanteur venu du Québec. Un titre sorti au début de l'année arrive en France et en Belgique. En trois semaines, il va se retrouver...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1970 : Marc Hamilton et "Comme j'ai toujours envie d'aimer" <br /><br />Nous sommes le 12 septembre 1970.<br /><br />Happy Day pour un chanteur venu du Québec. Un titre sorti au début de l'année arrive en France et en Belgique. En trois semaines, il va se retrouver numéro 1. Joli coup pour... Marc Hamilton !<br /><br />Un Québécois de Matane. Un ancien joueur de groupes ( les Shadols, les Monstres) qui se lance en solo. Et qui, au début de l'année 1970, sort ce 45 tours au Canada, qui met à peu près 6 mois pour arriver en Belgique.<br /><br />Allez, un peu de guitare, beaucoup de cuir, des cheveux longs et c'est parti...<br /><br />Au départ, rien ne laisse présager le raz-de-marée que va provoquer "Comme j'ai toujours envie d'aimer". <br /><br />La chanson tourne. Elle tourne beaucoup. Elle plaît. Elle s'installe. Et le 12 septembre 1970, elle atteint la première place du hit-parade. Elle y restera trois semaines.<br /><br />Chez nous, en Belgique , "Comme j'ai toujours envie d'aimer" grimpe jusqu'au numéro 1. <br /><br />Un succès transfrontalier. Québec, France, Belgique, Europe. Tout le monde se laisse gagner par la Hamilton-mania.<br /><br />Question... Qu'est-ce qui fait le charme de cette chanson ?<br /><br />Un texte simple. Répétitif. Un petit peu naïf. <br /><br />Rien de compliqué. Des cordes orchestrées.<br /><br />Et puis, il y a le contexte.<br /><br />1970, c'est encore l'après-1968. Les idéaux d'amour libre. Les slows collés-serrés. Cette chanson arrive au bon moment. Elle capte quelque chose de son époque. <br /><br />On estime qu'elle dépasse les 500 000 exemplaires vendus. Certains parlent même du premier million de ventes pour une chanson québécoise à l'international.<br /><br />Oui, en 1970, "Comme j'ai toujours envie d'aimer" devient un phénomène.<br /><br />Reniflant la bonne affaire, Jean-François Michaël enregistre sa propre version… <br /><br />La chanson est traduite dans au moins 15 langues, dans 70 pays. En anglais, en néerlandais, en serbo-croate... Un slow universel qui se vendra à plus de 8 millions d'exemplaires. La chanson est désormais honorée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Elle fait partie des 50 chansons emblématiques du Québec… ]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c812eff0ef17a96def6f7a4806fdd135.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>10 novembre 1960 : Coditel installe le câble TV en Belgique et révolutionne la télévision</title><link>https://www.spreaker.com/episode/10-novembre-1960-coditel-installe-le-cable-tv-en-belgique-et-revolutionne-la-television--70147276</link><description><![CDATA[1960 : Avec Coditel, le câble TV arrive en Belgique<br /><br />Nous sommes le 10 novembre 1960.<br /><br />Happy Day pour les Belges. Une société vient de naître qui va placer notre pays à l'avant-plan de la technologie. Le câble télé s'installe en Wallonie et la grande aventure peut commencer !<br /><br />10 novembre 1960 : la Compagnie générale pour la diffusion de la télévision (en abrégé Coditel) est officiellement créée.<br /><br />Son objectif ? Apporter la télévision là où les antennes individuelles ne suffisent pas.<br /><br />Car, en Belgique, et surtout en Wallonie, la géographie complique tout.<br /><br />Les vallées de la Meuse, de la Vesdre, les reliefs ardennais... Autant de zones où les ondes hertziennes passent mal. Une ville comme Namur, située dans une vallée, capte difficilement les émissions sans antenne coûteuse.<br /><br />La grande aventure commence, disais-je. <br /><br />Allez, générique d'époque !<br /><br />Et puis, en Belgique, il y a un autre phénomène.<br /><br />Dès la naissance de la télévision de nombreux Belges se sont équipés pour capter... les émissions françaises. La RTF, diffusée depuis Lille, arrive sur nos écrans avant même que la RTB ne se développe vraiment.<br /><br />Les programmes français deviennent populaires. Très populaires. Et bientôt, ils font concurrence.<br /><br />Coditel voit là une opportunité.<br /><br />Dès 1961, la société commence à développer des réseaux de télédistribution à Namur, Liège et Verviers. L'idée : installer un pylône de captation sur les hauteurs, puis distribuer le signal par câble coaxial jusqu'aux foyers.<br /><br />À Namur, entre 1961 et 1963, c'est le premier réseau de télédistribution de l'Europe continentale qui se met en place. Oui, c'est une première sur le continent !<br /><br />Au début, le câble est un peu limité. Six programmes de télévision en noir et blanc. Des amplificateurs à tubes électroniques. Un réseau qui couvre les communes de Beez, Bouge, Champion, Jambes, Namur et Saint-Servais. Mais les choses vont changer. En quelques années, la Wallonie devient le premier territoire européen à se doter massivement du câble coaxial. La Belgique devient l'eldorado du câble. Le pays le plus télédistribué d'Europe.<br /><br />Coditel aura été LA société qui a changé la manière dont les Belges ont pu regarder plein de chaînes de télévision. Et de séries cultes, dont Le Saint, évidemment...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147276</guid><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147276/340165_10_novembre_1960_coditel_installe_le_cable_tv_en_belgique_et_revolutionne_la_television.mp3" length="10481938" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1960 : Avec Coditel, le câble TV arrive en Belgique

Nous sommes le 10 novembre 1960.

Happy Day pour les Belges. Une société vient de naître qui va placer notre pays à l'avant-plan de la technologie. Le câble télé s'installe en Wallonie et la grande...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1960 : Avec Coditel, le câble TV arrive en Belgique<br /><br />Nous sommes le 10 novembre 1960.<br /><br />Happy Day pour les Belges. Une société vient de naître qui va placer notre pays à l'avant-plan de la technologie. Le câble télé s'installe en Wallonie et la grande aventure peut commencer !<br /><br />10 novembre 1960 : la Compagnie générale pour la diffusion de la télévision (en abrégé Coditel) est officiellement créée.<br /><br />Son objectif ? Apporter la télévision là où les antennes individuelles ne suffisent pas.<br /><br />Car, en Belgique, et surtout en Wallonie, la géographie complique tout.<br /><br />Les vallées de la Meuse, de la Vesdre, les reliefs ardennais... Autant de zones où les ondes hertziennes passent mal. Une ville comme Namur, située dans une vallée, capte difficilement les émissions sans antenne coûteuse.<br /><br />La grande aventure commence, disais-je. <br /><br />Allez, générique d'époque !<br /><br />Et puis, en Belgique, il y a un autre phénomène.<br /><br />Dès la naissance de la télévision de nombreux Belges se sont équipés pour capter... les émissions françaises. La RTF, diffusée depuis Lille, arrive sur nos écrans avant même que la RTB ne se développe vraiment.<br /><br />Les programmes français deviennent populaires. Très populaires. Et bientôt, ils font concurrence.<br /><br />Coditel voit là une opportunité.<br /><br />Dès 1961, la société commence à développer des réseaux de télédistribution à Namur, Liège et Verviers. L'idée : installer un pylône de captation sur les hauteurs, puis distribuer le signal par câble coaxial jusqu'aux foyers.<br /><br />À Namur, entre 1961 et 1963, c'est le premier réseau de télédistribution de l'Europe continentale qui se met en place. Oui, c'est une première sur le continent !<br /><br />Au début, le câble est un peu limité. Six programmes de télévision en noir et blanc. Des amplificateurs à tubes électroniques. Un réseau qui couvre les communes de Beez, Bouge, Champion, Jambes, Namur et Saint-Servais. Mais les choses vont changer. En quelques années, la Wallonie devient le premier territoire européen à se doter massivement du câble coaxial. La Belgique devient l'eldorado du câble. Le pays le plus télédistribué d'Europe.<br /><br />Coditel aura été LA société qui a changé la manière dont les Belges ont pu regarder plein de chaînes de télévision. Et de séries cultes, dont Le Saint, évidemment...]]></itunes:summary><itunes:duration>262</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>6 mars 1976 : “Avant de nous dire adieu”, le slow mythique qui révèle Jeane Manson</title><link>https://www.spreaker.com/episode/6-mars-1976-avant-de-nous-dire-adieu-le-slow-mythique-qui-revele-jeane-manson--70147272</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 mars 1976.<br /><br />Happy Day pour une Américaine venue conquérir Paris. Jeane Manson entre au hit-parade avec une chanson langoureuse qui va changer sa vie. <br /><br />Un slow sensuel. Presque troublant pour l'époque.<br /><br />Une jeune femme prête à pardonner tout pour garder son amant. Une dernière nuit avant la séparation. Bouh, vous trouvez pas qu'il fait un peu chaud ?<br /><br />En 1976, cela fait un an que Jeane vit en France.<br /><br />Elle est actrice. Elle a tourné dans trois films aux États-Unis, dont un avec Roger Corman. En 1974, elle devient playmate dans Playboy, "miss août 1974". Elle fait même une apparition dans "Le Justicier de minuit" avec Charles Bronson.<br /><br />Mais Hollywood ne lui ouvre pas vraiment les portes.<br /><br />Alors elle tente l'Europe. D'abord l'Italie pour des photos. Puis la France, où elle joue dans quelques films, dont "Bons Baisers de Hong Kong", tristement célèbre film des Charlots.<br /><br />Vous l’avez compris, ce n’était pas le rôle de sa vie.<br /><br />Et puis, en 1975, une rencontre change tout.<br /><br />Elle fait la connaissance de Jean Renard, auteur-compositeur. Il lui propose de chanter. Elle francise son prénom. Et en janvier 1976, sous l'impulsion de son mentor, elle enregistre donc... "Avant de nous dire adieu".<br /><br />Texte de Michel Mallory. Musique de Jean Renard.<br /><br />Et ça avec Jeane, ça monte haut, très haut !<br /><br />Le succès est fulgurant.<br /><br />La chanson se classe numéro 1 en France. Numéro 1 en Belgique francophone le 10 avril 1976. Plus de 2 millions d'exemplaires vendus. Quatrième 45 tours le plus vendu de l'année 1976. <br /><br />Jeane Manson, l'actrice américaine, devient en quelques mois l'une des chanteuses de variété les plus en vogue de la seconde moitié des années 70.<br /><br />Une Américaine qui chante en français. Une playmate qui devient chanteuse de slow langoureux. Une actrice de séries B qui conquiert les hit-parades européens.<br /><br />Et dire que ses parents, famille un peu conservatrice, n'ont rien vu venir...<br /><br />En attendant, puisque c’est fini nous deux, faisons l'amour, avant de nous dire, goodbye Marylou, so long my love...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147272</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:00:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147272/340164_6_mars_1976_avant_de_nous_dire_adieu_le_slow_mythique_qui_revele_jeane_manson.mp3" length="7177970" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 mars 1976.

Happy Day pour une Américaine venue conquérir Paris. Jeane Manson entre au hit-parade avec une chanson langoureuse qui va changer sa vie. 

Un slow sensuel. Presque troublant pour l'époque.

Une jeune femme prête à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 mars 1976.<br /><br />Happy Day pour une Américaine venue conquérir Paris. Jeane Manson entre au hit-parade avec une chanson langoureuse qui va changer sa vie. <br /><br />Un slow sensuel. Presque troublant pour l'époque.<br /><br />Une jeune femme prête à pardonner tout pour garder son amant. Une dernière nuit avant la séparation. Bouh, vous trouvez pas qu'il fait un peu chaud ?<br /><br />En 1976, cela fait un an que Jeane vit en France.<br /><br />Elle est actrice. Elle a tourné dans trois films aux États-Unis, dont un avec Roger Corman. En 1974, elle devient playmate dans Playboy, "miss août 1974". Elle fait même une apparition dans "Le Justicier de minuit" avec Charles Bronson.<br /><br />Mais Hollywood ne lui ouvre pas vraiment les portes.<br /><br />Alors elle tente l'Europe. D'abord l'Italie pour des photos. Puis la France, où elle joue dans quelques films, dont "Bons Baisers de Hong Kong", tristement célèbre film des Charlots.<br /><br />Vous l’avez compris, ce n’était pas le rôle de sa vie.<br /><br />Et puis, en 1975, une rencontre change tout.<br /><br />Elle fait la connaissance de Jean Renard, auteur-compositeur. Il lui propose de chanter. Elle francise son prénom. Et en janvier 1976, sous l'impulsion de son mentor, elle enregistre donc... "Avant de nous dire adieu".<br /><br />Texte de Michel Mallory. Musique de Jean Renard.<br /><br />Et ça avec Jeane, ça monte haut, très haut !<br /><br />Le succès est fulgurant.<br /><br />La chanson se classe numéro 1 en France. Numéro 1 en Belgique francophone le 10 avril 1976. Plus de 2 millions d'exemplaires vendus. Quatrième 45 tours le plus vendu de l'année 1976. <br /><br />Jeane Manson, l'actrice américaine, devient en quelques mois l'une des chanteuses de variété les plus en vogue de la seconde moitié des années 70.<br /><br />Une Américaine qui chante en français. Une playmate qui devient chanteuse de slow langoureux. Une actrice de séries B qui conquiert les hit-parades européens.<br /><br />Et dire que ses parents, famille un peu conservatrice, n'ont rien vu venir...<br /><br />En attendant, puisque c’est fini nous deux, faisons l'amour, avant de nous dire, goodbye Marylou, so long my love...]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/566c142fdb18e5b30786851ae3e29bde.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : "Bridge Over Troubled Water", le chef-d'œuvre de Simon &amp; Garfunkel</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-bridge-over-troubled-water-le-chef-d-oeuvre-de-simon-garfunkel--70147268</link><description><![CDATA[Nous sommes le 26 janvier 1970.<br /><br />Happy Day pour un duo américain original. Ce jour-là sort leur cinquième 33 tours. Il s'appelle "Bridge Over Troubled Water". Et la chanson-titre va devenir l'une des plus belles ballades de l'histoire de la musique populaire, non seulement américaine, mais surtout internationale.<br /><br />Un pont au-dessus des eaux troubles.<br /><br />Une métaphore assez troublante quand on connaît la suite…<br /><br />Et ça démarre... en douceur !<br /><br />Voilà, le décor est planté. Simple. Dépouillé.<br /><br />Avec, en lanterne, la voix d'Art Garfunkel qui s'élève.<br /><br />Il dit "Quand tu es épuisé, quand tu te sens petit, quand les larmes sont dans tes yeux, je les sécherai toutes."<br /><br />La chanson est écrite par Paul Simon, inspiré par un gospel qu'il avait entendu. Mais c'est Art Garfunkel qui la chante. Et sa voix, cette voix, porte tout le poids émotionnel du morceau.<br /><br />Au départ, Garfunkel hésite. Il trouve la chanson trop personnelle. Trop exposée. Il a peur de ne pas être à la hauteur. De ne pas être assez fragile.<br /><br />Mais Paul Simon insiste. Et Art accepte finalement.<br /><br />L'enregistrement se fait en Californie, dans les studios de Columbia Records. Le producteur Roy Halee orchestre progressivement la chanson. Le piano au début. Puis les cordes. Puis la batterie. Jusqu'à cette montée finale, presque cathédrale.<br /><br />"Bridge Over Troubled Water" devient numéro un aux États-Unis en février 1970. Elle le reste pendant six semaines. Elle atteint aussi la première place au Royaume-Uni, en France, en Belgique, dans une dizaine de pays.<br /><br />Aux Grammy Awards 1971, le titre remporte six récompenses, dont celle de la chanson de l'année et du disque de l'année.<br /><br />Disque... qui se vend à plus de 25 millions d'exemplaires dans le monde. <br /><br />Mais derrière ce triomphe, il y a une ironie tragique.<br /><br />"Bridge Over Troubled Water" sera le dernier album de Simon &amp; Garfunkel. Le duo se sépare peu après sa sortie. Happy Day avant que les chemins ne se séparent, dans des eaux troubles...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70147268</guid><pubDate>Mon, 23 Feb 2026 08:00:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70147268/340163_1970_bridge_over_troubled_water_le_chef_d_uvre_de_simon_garfunkel.mp3" length="5957530" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 26 janvier 1970.

Happy Day pour un duo américain original. Ce jour-là sort leur cinquième 33 tours. Il s'appelle "Bridge Over Troubled Water". Et la chanson-titre va devenir l'une des plus belles ballades de l'histoire de la musique...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 26 janvier 1970.<br /><br />Happy Day pour un duo américain original. Ce jour-là sort leur cinquième 33 tours. Il s'appelle "Bridge Over Troubled Water". Et la chanson-titre va devenir l'une des plus belles ballades de l'histoire de la musique populaire, non seulement américaine, mais surtout internationale.<br /><br />Un pont au-dessus des eaux troubles.<br /><br />Une métaphore assez troublante quand on connaît la suite…<br /><br />Et ça démarre... en douceur !<br /><br />Voilà, le décor est planté. Simple. Dépouillé.<br /><br />Avec, en lanterne, la voix d'Art Garfunkel qui s'élève.<br /><br />Il dit "Quand tu es épuisé, quand tu te sens petit, quand les larmes sont dans tes yeux, je les sécherai toutes."<br /><br />La chanson est écrite par Paul Simon, inspiré par un gospel qu'il avait entendu. Mais c'est Art Garfunkel qui la chante. Et sa voix, cette voix, porte tout le poids émotionnel du morceau.<br /><br />Au départ, Garfunkel hésite. Il trouve la chanson trop personnelle. Trop exposée. Il a peur de ne pas être à la hauteur. De ne pas être assez fragile.<br /><br />Mais Paul Simon insiste. Et Art accepte finalement.<br /><br />L'enregistrement se fait en Californie, dans les studios de Columbia Records. Le producteur Roy Halee orchestre progressivement la chanson. Le piano au début. Puis les cordes. Puis la batterie. Jusqu'à cette montée finale, presque cathédrale.<br /><br />"Bridge Over Troubled Water" devient numéro un aux États-Unis en février 1970. Elle le reste pendant six semaines. Elle atteint aussi la première place au Royaume-Uni, en France, en Belgique, dans une dizaine de pays.<br /><br />Aux Grammy Awards 1971, le titre remporte six récompenses, dont celle de la chanson de l'année et du disque de l'année.<br /><br />Disque... qui se vend à plus de 25 millions d'exemplaires dans le monde. <br /><br />Mais derrière ce triomphe, il y a une ironie tragique.<br /><br />"Bridge Over Troubled Water" sera le dernier album de Simon &amp; Garfunkel. Le duo se sépare peu après sa sortie. Happy Day avant que les chemins ne se séparent, dans des eaux troubles...]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ce39c14108140cd5cc2d19dd6f911a7a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Bob Morane dans "Commando épouvante"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-bob-morane-dans-commando-epouvante--69951673</link><description><![CDATA[Nous sommes au début du mois d'octobre 1970.<br /><br />Happy Day pour les fans de Bob Morane. Les éditions Gérard et Cie diffusent le 100e roman de la série écrite par l'auteur belge Henri Vernes.<br /><br />Son titre : "Commando épouvante".<br /><br />Et cette fois, attention... Bob Morane meurt.<br /><br />Oui, vous avez bien entendu. Le héros invincible, l'aventurier intrépide, l'homme qui a survécu à tout depuis 1953, trouve la mort.<br /><br />Bob Morane, c'est un peu le joyau de la carrière d'Henri Vernes. Il se confie à FR3...<br /><br />Revenons au 100e roman.<br /><br />Bob est en compagnie de miss Ylang-Ylang, qui lui avoue ses sentiments dans ses derniers instants.<br /><br />Juste avant, Bill, son fidèle compagnon, a été saigné à blanc par des vampires géants.<br /><br />Un scénario digne d'un film d'horreur. Une fin tragique. Sauf que...<br /><br />Tout cela n'est qu'une simulation.<br /><br />Une mise en scène orchestrée par la CIA pour préparer Bob Morane à une expédition au Brésil. <br /><br />"Commando épouvante" est publié en roman, je le disais, mais c'est la bande dessinée, signée William Vance, qui va solidement marquer les esprits.<br /><br />Vance donne à "Commando épouvante" une atmosphère particulière. Sombre. Presque cauchemardesque.<br /><br />Ce 100e épisode n'est pas une fête. C'est une épreuve.<br /><br />Pour le lecteur de 1970, qui découvre cette BD en octobre, le choc est réel.<br /><br />Voir Bob Morane mourir, même dans un contexte de test psychologique, c'est troublant. C'est une fissure dans l'armure du héros. Et quel héros !<br /><br />Ce fan le compare à un autre aventurier...<br /><br />"Commando épouvante" reste aujourd'hui l'une des aventures les plus atypiques de la série.<br /><br />Elle inaugure aussi une période plus sombre, plus mature, dans l'univers de Bob Morane. Les années 70 vont explorer des territoires plus étranges, plus inquiétants. ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69951673</guid><pubDate>Fri, 20 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69951673/339425_1970_bob_morane_dans_commando_epouvante.mp3" length="6479979" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début du mois d'octobre 1970.

Happy Day pour les fans de Bob Morane. Les éditions Gérard et Cie diffusent le 100e roman de la série écrite par l'auteur belge Henri Vernes.

Son titre : "Commando épouvante".

Et cette fois, attention......</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début du mois d'octobre 1970.<br /><br />Happy Day pour les fans de Bob Morane. Les éditions Gérard et Cie diffusent le 100e roman de la série écrite par l'auteur belge Henri Vernes.<br /><br />Son titre : "Commando épouvante".<br /><br />Et cette fois, attention... Bob Morane meurt.<br /><br />Oui, vous avez bien entendu. Le héros invincible, l'aventurier intrépide, l'homme qui a survécu à tout depuis 1953, trouve la mort.<br /><br />Bob Morane, c'est un peu le joyau de la carrière d'Henri Vernes. Il se confie à FR3...<br /><br />Revenons au 100e roman.<br /><br />Bob est en compagnie de miss Ylang-Ylang, qui lui avoue ses sentiments dans ses derniers instants.<br /><br />Juste avant, Bill, son fidèle compagnon, a été saigné à blanc par des vampires géants.<br /><br />Un scénario digne d'un film d'horreur. Une fin tragique. Sauf que...<br /><br />Tout cela n'est qu'une simulation.<br /><br />Une mise en scène orchestrée par la CIA pour préparer Bob Morane à une expédition au Brésil. <br /><br />"Commando épouvante" est publié en roman, je le disais, mais c'est la bande dessinée, signée William Vance, qui va solidement marquer les esprits.<br /><br />Vance donne à "Commando épouvante" une atmosphère particulière. Sombre. Presque cauchemardesque.<br /><br />Ce 100e épisode n'est pas une fête. C'est une épreuve.<br /><br />Pour le lecteur de 1970, qui découvre cette BD en octobre, le choc est réel.<br /><br />Voir Bob Morane mourir, même dans un contexte de test psychologique, c'est troublant. C'est une fissure dans l'armure du héros. Et quel héros !<br /><br />Ce fan le compare à un autre aventurier...<br /><br />"Commando épouvante" reste aujourd'hui l'une des aventures les plus atypiques de la série.<br /><br />Elle inaugure aussi une période plus sombre, plus mature, dans l'univers de Bob Morane. Les années 70 vont explorer des territoires plus étranges, plus inquiétants. ]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Astrud Gilberto et "The Girl from Ipanema"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-astrud-gilberto-et-the-girl-from-ipanema--69951672</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1964.<br /><br />Happy Day dans un studio new-yorkais. Ce jour-là s'enregistre un disque qui va faire le tour du monde. Un 45-tours extrait de l'album "Getz/Gilberto". Son titre : "The Girl from Ipanema".<br /><br />La fille d'Ipanema.<br /><br />Une chanson qui va devenir LE standard de la bossa nova. Et derrière ce titre envoûtant, une voix : celle d'Astrud Gilberto.<br /><br />À l'origine, cette chanson n'est pas américaine.<br /><br />Elle a été écrite en 1962 au Brésil.<br /><br />Ipanema, c'est une plage de Rio de Janeiro. Et la chanson raconte l'histoire d'une jeune femme qui passe chaque jour devant un bar. Belle. Élégante. Indifférente aux regards qu'elle suscite.<br /><br />Une silhouette qui disparaît dans la foule. Peut-être même un fantasme.<br /><br />En mars 1963, dans un studio de New York, le saxophoniste américain Stan Getz enregistre l'album "Getz/Gilberto" avec le guitariste brésilien.<br /><br />Ce dernier chante d'abord la version portugaise.<br /><br />Pour toucher le public américain, il faut une version anglaise.<br /><br />C'est là qu'intervient Astrud Gilberto, la femme de João.<br /><br />Elle n'est pas chanteuse professionnelle. Elle est là par hasard. Mais elle parle anglais. Alors on lui demande de chanter. Juste pour essayer.<br /><br />Elle enregistre. Une prise. Une seule. Sa voix est douce, presque timide. Fragile. Mais elle colle parfaitement à l'esprit de la chanson.<br /><br />Le titre grimpe dans les classements américains. Il entre dans les radios du monde entier. En France, en Belgique, partout, on découvre cette bossa nova légère, ensoleillée, hypnotique.<br /><br />En 1965, "The Girl from Ipanema" remportera le Grammy Award du meilleur disque de l'année.<br /><br />Astrud Gilberto, qui n'était pas chanteuse, devient une star mondiale. <br /><br />Pour elle, tout commence ce 1er mars 1964, sur une plage de Rio, dans un studio à NY...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69951672</guid><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69951672/339424_1964_astrud_gilberto_et_the_girl_from_ipanema.mp3" length="6634623" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er mars 1964.

Happy Day dans un studio new-yorkais. Ce jour-là s'enregistre un disque qui va faire le tour du monde. Un 45-tours extrait de l'album "Getz/Gilberto". Son titre : "The Girl from Ipanema".

La fille d'Ipanema.

Une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1964.<br /><br />Happy Day dans un studio new-yorkais. Ce jour-là s'enregistre un disque qui va faire le tour du monde. Un 45-tours extrait de l'album "Getz/Gilberto". Son titre : "The Girl from Ipanema".<br /><br />La fille d'Ipanema.<br /><br />Une chanson qui va devenir LE standard de la bossa nova. Et derrière ce titre envoûtant, une voix : celle d'Astrud Gilberto.<br /><br />À l'origine, cette chanson n'est pas américaine.<br /><br />Elle a été écrite en 1962 au Brésil.<br /><br />Ipanema, c'est une plage de Rio de Janeiro. Et la chanson raconte l'histoire d'une jeune femme qui passe chaque jour devant un bar. Belle. Élégante. Indifférente aux regards qu'elle suscite.<br /><br />Une silhouette qui disparaît dans la foule. Peut-être même un fantasme.<br /><br />En mars 1963, dans un studio de New York, le saxophoniste américain Stan Getz enregistre l'album "Getz/Gilberto" avec le guitariste brésilien.<br /><br />Ce dernier chante d'abord la version portugaise.<br /><br />Pour toucher le public américain, il faut une version anglaise.<br /><br />C'est là qu'intervient Astrud Gilberto, la femme de João.<br /><br />Elle n'est pas chanteuse professionnelle. Elle est là par hasard. Mais elle parle anglais. Alors on lui demande de chanter. Juste pour essayer.<br /><br />Elle enregistre. Une prise. Une seule. Sa voix est douce, presque timide. Fragile. Mais elle colle parfaitement à l'esprit de la chanson.<br /><br />Le titre grimpe dans les classements américains. Il entre dans les radios du monde entier. En France, en Belgique, partout, on découvre cette bossa nova légère, ensoleillée, hypnotique.<br /><br />En 1965, "The Girl from Ipanema" remportera le Grammy Award du meilleur disque de l'année.<br /><br />Astrud Gilberto, qui n'était pas chanteuse, devient une star mondiale. <br /><br />Pour elle, tout commence ce 1er mars 1964, sur une plage de Rio, dans un studio à NY...]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2c6f121af1213feab6f8cb65acb61207.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : "Je n'ai pas changé", premier tube francophone de Julio Iglesias</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-je-n-ai-pas-change-premier-tube-francophone-de-julio-iglesias--69951670</link><description><![CDATA[Nous sommes début janvier 1979.<br /><br />Happy Day pour Julio Iglesias. Un nouveau disque sort dans les bacs (comme on dit désormais). Un 45-tours qui marque un tournant : pour la première fois, il chante entièrement en français. <br /><br />Le titre qui va lui ouvrir les portes du monde francophone, c'est "Je n'ai pas changé".<br /><br />À 35 ans, Julio Iglesias n'est déjà plus un inconnu.<br /><br />En Espagne, en Allemagne, en Amérique du Sud, c'est une star. Mais en France et en Belgique, il reste du travail.<br /><br />Alors, on met les grands moyens et on engage quelques choristes...<br /><br />Derrière cette chanson douce, presque nostalgique, il y a une histoire incroyable, celle de Julio !<br /><br />Celle d'un gardien de but du Real de Madrid qui se casse la jambe. Un accident qui aurait pu briser une carrière sportive... mais qui va en lancer une autre, bien plus lucrative.<br /><br />En 1970, il représente l'Espagne à l'Eurovision avec "Gwendoline" et termine quatrième. Pas de victoire, mais une rampe de lancement.<br /><br />À partir de 1976, le public français commence à l'adopter avec "Ce n'est qu'un au revoir", coécrit par Pierre Delanoë et Laurent Rossi, le fils de Tino. <br /><br />Mais c'est vraiment avec "Je n'ai pas changé" que tout va basculer.<br /><br />Ce qui frappe, c'est sa capacité à chanter dans cinq langues couramment. Espagnol, anglais, français, allemand, portugais. Il s'adapte à chaque public, à chaque culture.<br /><br />Un an plus tard, le 26 janvier 1980, consécration.<br /><br />L'émission "Numéro un" sur Antenne 2 consacre toute une soirée à Julio Iglesias. Il y interprète "Je n'ai pas changé" devant des millions de téléspectateurs français, suisses et belges.<br /><br />Ce soir-là, Julio Iglesias devient définitivement une star francophone.<br /><br />Bien plus tard, bien avant les polémiques fiscales et autres, Julio deviendra l'artiste latin ayant vendu le plus de disques dans le monde.... et certains disent que malgré tout ça, il n'a pas changé ! ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69951670</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69951670/339423_1979_je_n_ai_pas_change_premier_tube_francophone_de_julio_iglesias.mp3" length="7359783" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début janvier 1979.

Happy Day pour Julio Iglesias. Un nouveau disque sort dans les bacs (comme on dit désormais). Un 45-tours qui marque un tournant : pour la première fois, il chante entièrement en français. 

Le titre qui va lui ouvrir...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début janvier 1979.<br /><br />Happy Day pour Julio Iglesias. Un nouveau disque sort dans les bacs (comme on dit désormais). Un 45-tours qui marque un tournant : pour la première fois, il chante entièrement en français. <br /><br />Le titre qui va lui ouvrir les portes du monde francophone, c'est "Je n'ai pas changé".<br /><br />À 35 ans, Julio Iglesias n'est déjà plus un inconnu.<br /><br />En Espagne, en Allemagne, en Amérique du Sud, c'est une star. Mais en France et en Belgique, il reste du travail.<br /><br />Alors, on met les grands moyens et on engage quelques choristes...<br /><br />Derrière cette chanson douce, presque nostalgique, il y a une histoire incroyable, celle de Julio !<br /><br />Celle d'un gardien de but du Real de Madrid qui se casse la jambe. Un accident qui aurait pu briser une carrière sportive... mais qui va en lancer une autre, bien plus lucrative.<br /><br />En 1970, il représente l'Espagne à l'Eurovision avec "Gwendoline" et termine quatrième. Pas de victoire, mais une rampe de lancement.<br /><br />À partir de 1976, le public français commence à l'adopter avec "Ce n'est qu'un au revoir", coécrit par Pierre Delanoë et Laurent Rossi, le fils de Tino. <br /><br />Mais c'est vraiment avec "Je n'ai pas changé" que tout va basculer.<br /><br />Ce qui frappe, c'est sa capacité à chanter dans cinq langues couramment. Espagnol, anglais, français, allemand, portugais. Il s'adapte à chaque public, à chaque culture.<br /><br />Un an plus tard, le 26 janvier 1980, consécration.<br /><br />L'émission "Numéro un" sur Antenne 2 consacre toute une soirée à Julio Iglesias. Il y interprète "Je n'ai pas changé" devant des millions de téléspectateurs français, suisses et belges.<br /><br />Ce soir-là, Julio Iglesias devient définitivement une star francophone.<br /><br />Bien plus tard, bien avant les polémiques fiscales et autres, Julio deviendra l'artiste latin ayant vendu le plus de disques dans le monde.... et certains disent que malgré tout ça, il n'a pas changé ! ]]></itunes:summary><itunes:duration>184</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/146816e74e92a195ef24dd8431a62a3a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 au cinéma : "Un éléphant ça trompe énormément"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-au-cinema-un-elephant-ca-trompe-enormement--69951669</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 septembre 1976.<br /><br />Happy Day pour les Belges. Quelques jours à peine après sa sortie parisienne, un film débarque dans les salles belges. Son titre est une énigme : "Un éléphant ça trompe énormément".<br /><br />Réalisé par Yves Robert, avec Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos et Victor Lanoux, ce film va marquer toute une génération.<br /><br />À l'écran, quatre amis quadragénaires, bobos avant l'heure, vivent leur existence tranquillement. Jusqu'au jour où Étienne — joué par Jean Rochefort — tombe amoureux d'une jeune femme. Lui, le père de famille comblé, se retrouve partagé entre cette nouvelle idylle et les histoires compliquées de ses trois copains.<br /><br />Jean Rochefort sous l'emprise d'Anny Duperey...<br /><br />"Un éléphant ça trompe énormément" n'est pas une comédie burlesque où l'on rit du début à la fin. Non. C'est une comédie de mœurs. Douce-amère. Souvent tendre. Quelquefois noire.<br /><br />Yves Robert filme le quotidien, le banal, les petites lâchetés, les grandes amitiés. Il montre des hommes qui mentent, qui souffrent, qui se soutiennent. Des personnages imparfaits. <br /><br />Jean Rochefort incarne Étienne avec ce mélange de maladresse, de mauvaise foi et de lâcheté qui le rend terriblement humain. Victor Lanoux joue Bouli, le rustre macho qui trompe allègrement sa femme... Claude Brasseur, lui, livre un rôle à double face : viril en apparence, mais rongé par un secret. Il cache son homosexualité à ses amis. Et cette contradiction, ce mensonge permanent, le fait souffrir. Un rôle courageux pour l'époque, traité avec humanité, sans caricature.<br /><br />Et puis il y a Guy Bedos, assisté par sa mère (Marthe Villalonga) en mamma centrale, puissante, ultra-présente. Ils s'entre-dévorent, s'aiment avec un gros cœur et de gros poumons, à voix haute...<br /><br />Un film millimétré, avec des personnages fouillés et des dialogues piquants. L'adultère d'Étienne sert de fil rouge pour dépeindre les petits mondes satellites de chacun. <br /><br />Enfin, il y a… la musique ! La grande musique ! Vladimir Cosma signe une bande originale, elle aussi, millimétrée. Le thème principal est léger et mélancolique, il accompagne parfaitement les rêveries d'Étienne. Comme ce petit morceau qui revient sans cesse, avec les sonorités des vagues et des mouettes, quand Rochefort part dans.... ses fantasmes érotiques.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69951669</guid><pubDate>Tue, 17 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69951669/339422_1976_au_cinema_un_elephant_ca_trompe_enormement.mp3" length="8690983" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 septembre 1976.

Happy Day pour les Belges. Quelques jours à peine après sa sortie parisienne, un film débarque dans les salles belges. Son titre est une énigme : "Un éléphant ça trompe énormément".

Réalisé par Yves Robert, avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 septembre 1976.<br /><br />Happy Day pour les Belges. Quelques jours à peine après sa sortie parisienne, un film débarque dans les salles belges. Son titre est une énigme : "Un éléphant ça trompe énormément".<br /><br />Réalisé par Yves Robert, avec Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos et Victor Lanoux, ce film va marquer toute une génération.<br /><br />À l'écran, quatre amis quadragénaires, bobos avant l'heure, vivent leur existence tranquillement. Jusqu'au jour où Étienne — joué par Jean Rochefort — tombe amoureux d'une jeune femme. Lui, le père de famille comblé, se retrouve partagé entre cette nouvelle idylle et les histoires compliquées de ses trois copains.<br /><br />Jean Rochefort sous l'emprise d'Anny Duperey...<br /><br />"Un éléphant ça trompe énormément" n'est pas une comédie burlesque où l'on rit du début à la fin. Non. C'est une comédie de mœurs. Douce-amère. Souvent tendre. Quelquefois noire.<br /><br />Yves Robert filme le quotidien, le banal, les petites lâchetés, les grandes amitiés. Il montre des hommes qui mentent, qui souffrent, qui se soutiennent. Des personnages imparfaits. <br /><br />Jean Rochefort incarne Étienne avec ce mélange de maladresse, de mauvaise foi et de lâcheté qui le rend terriblement humain. Victor Lanoux joue Bouli, le rustre macho qui trompe allègrement sa femme... Claude Brasseur, lui, livre un rôle à double face : viril en apparence, mais rongé par un secret. Il cache son homosexualité à ses amis. Et cette contradiction, ce mensonge permanent, le fait souffrir. Un rôle courageux pour l'époque, traité avec humanité, sans caricature.<br /><br />Et puis il y a Guy Bedos, assisté par sa mère (Marthe Villalonga) en mamma centrale, puissante, ultra-présente. Ils s'entre-dévorent, s'aiment avec un gros cœur et de gros poumons, à voix haute...<br /><br />Un film millimétré, avec des personnages fouillés et des dialogues piquants. L'adultère d'Étienne sert de fil rouge pour dépeindre les petits mondes satellites de chacun. <br /><br />Enfin, il y a… la musique ! La grande musique ! Vladimir Cosma signe une bande originale, elle aussi, millimétrée. Le thème principal est léger et mélancolique, il accompagne parfaitement les rêveries d'Étienne. Comme ce petit morceau qui revient sans cesse, avec les sonorités des vagues et des mouettes, quand Rochefort part dans.... ses fantasmes érotiques.]]></itunes:summary><itunes:duration>218</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3bf0f672042e413189fd0323e83bb087.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"La Mamma" d'Aznavour : l'hommage qu'il ne voulait pas chanter en 1963</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-mamma-d-aznavour-l-hommage-qu-il-ne-voulait-pas-chanter-en-1963--69951668</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1963.<br /><br />Happy Day dans un studio parisien. C'est un exploit. Charles Aznavour enregistre une chanson qu'il avait pourtant refusé d'interpréter. "La Mamma".<br /><br />L'histoire commence quelques mois plus tôt.<br /><br />Robert Gall vient de perdre sa maman. Dévasté, il écrit un texte en hommage à cette femme qui l'a élevé seul après la mort de son père pendant la Première Guerre mondiale.<br /><br />Un texte poignant. Presque insoutenable.<br /><br />Il raconte l'agonie d'une vieille mère italienne, entourée de ses enfants et petits-enfants. Une scène de mort. Mais une scène d'amour aussi.<br /><br />Guitare acoustique. Direction l'Italie...<br /><br />Robert Gall cherche un compositeur. Il propose le texte à Charles Aznavour.<br /><br />Aznavour lit. Compose une mélodie. Mais refuse de l'interpréter.<br /><br />Trop de pathos, dit-il. Trop lourd. Trop théâtral.<br /><br />La chanson est d'abord enregistrée par "Les Compagnons de la chanson" en 1965. <br /><br />On reprend au début...<br /><br />C'est sa sœur Aïda qui va convaincre Charles de revenir sur sa décision.<br /><br />Elle insiste. Il cède.<br /><br />Le 24 octobre 1963, Aznavour entre en studio sous la direction de Paul Mauriat. Et là... tout bascule.<br /><br />Il raconte. Il joue. Il habite chaque mot. Là où les compagnons récitaient un texte, Aznavour partage. Il joue. <br /><br />Avec son talent pour la théâtralisation, il transforme "La Mamma" en scène de cinéma. Une agonie en trois minutes. <br /><br />Le succès, lui, est foudroyant.<br /><br />En quelques mois, "La Mamma" devient l'un des triomphes de l'année 1964. Plus de 1 215 000 disques vendus. Un succès en France, mais aussi en Belgique, en Suisse, au Canada... et en Italie. <br /><br />En ce happy day du 24 octobre 1963, Aznavour enregistre bien plus qu'une chanson.<br /><br />Il immortalise un amour maternel. Celui de Robert Gall pour sa mère. Et au fond, l'amour maternel universel...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69951668</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69951668/339421_la_mamma_d_aznavour_l_hommage_qu_il_ne_voulait_pas_chanter_en_1963.mp3" length="6568795" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 octobre 1963.

Happy Day dans un studio parisien. C'est un exploit. Charles Aznavour enregistre une chanson qu'il avait pourtant refusé d'interpréter. "La Mamma".

L'histoire commence quelques mois plus tôt.

Robert Gall vient de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1963.<br /><br />Happy Day dans un studio parisien. C'est un exploit. Charles Aznavour enregistre une chanson qu'il avait pourtant refusé d'interpréter. "La Mamma".<br /><br />L'histoire commence quelques mois plus tôt.<br /><br />Robert Gall vient de perdre sa maman. Dévasté, il écrit un texte en hommage à cette femme qui l'a élevé seul après la mort de son père pendant la Première Guerre mondiale.<br /><br />Un texte poignant. Presque insoutenable.<br /><br />Il raconte l'agonie d'une vieille mère italienne, entourée de ses enfants et petits-enfants. Une scène de mort. Mais une scène d'amour aussi.<br /><br />Guitare acoustique. Direction l'Italie...<br /><br />Robert Gall cherche un compositeur. Il propose le texte à Charles Aznavour.<br /><br />Aznavour lit. Compose une mélodie. Mais refuse de l'interpréter.<br /><br />Trop de pathos, dit-il. Trop lourd. Trop théâtral.<br /><br />La chanson est d'abord enregistrée par "Les Compagnons de la chanson" en 1965. <br /><br />On reprend au début...<br /><br />C'est sa sœur Aïda qui va convaincre Charles de revenir sur sa décision.<br /><br />Elle insiste. Il cède.<br /><br />Le 24 octobre 1963, Aznavour entre en studio sous la direction de Paul Mauriat. Et là... tout bascule.<br /><br />Il raconte. Il joue. Il habite chaque mot. Là où les compagnons récitaient un texte, Aznavour partage. Il joue. <br /><br />Avec son talent pour la théâtralisation, il transforme "La Mamma" en scène de cinéma. Une agonie en trois minutes. <br /><br />Le succès, lui, est foudroyant.<br /><br />En quelques mois, "La Mamma" devient l'un des triomphes de l'année 1964. Plus de 1 215 000 disques vendus. Un succès en France, mais aussi en Belgique, en Suisse, au Canada... et en Italie. <br /><br />En ce happy day du 24 octobre 1963, Aznavour enregistre bien plus qu'une chanson.<br /><br />Il immortalise un amour maternel. Celui de Robert Gall pour sa mère. Et au fond, l'amour maternel universel...]]></itunes:summary><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f8c16947f97d4669bd51380bb80602b0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : "Que je t'aime", un nouveau Johnny Hallyday</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-que-je-t-aime-un-nouveau-johnny-hallyday--69841345</link><description><![CDATA[Nous sommes le 23 juin 1969.<br /><br />Happy Day pour le tout puissant Johnny Hallyday. Ce jour-là sort un 45-tours qui va marquer un tournant dans sa carrière. <br /><br />Jusqu'ici, Johnny, c'est le rock'n'roll. L'énergie. La scène. Les reprises américaines francisées. Le bad boy du twist.<br /><br />Mais, à quelques jours de l'été 1969, quelque chose va changer.<br /><br />L'année érotique donne des idées au mari de Sylvie.<br /><br />"Que je t'aime" n'est pas une chanson pour faire danser.<br /><br />C'est une ballade. Lente. Avec des mots qui viennent des tripes.<br /><br />La chanson est signée Gilles Thibaut pour les paroles et Jimmy Page pour la musique... Non, pas LE Jimmy Page de Led Zeppelin. Un homonyme, compositeur français bien moins connu.<br /><br />Ce qui frappe tout le monde en studio durant l'enregistrement au printemps 69, c'est l'interprétation de Johnny.<br /><br />Il ne chante pas. Il murmure. Il supplie. Il avoue.<br /><br />Les paroles parlent d'une femme qu'il aime à en crever. D'un amour possessif, maladif, dévorant.<br /><br />Je l'ai dit, à l'époque, Johnny vit une histoire passionnée avec Sylvie Vartan, qu'il a épousée en 1965. Leur couple fascine la France entière. Et "Que je t'aime" sonne comme une déclaration publique, presque embarrassante de sincérité.<br /><br />Le succès est immédiat.<br /><br />"Que je t'aime" se classe numéro un en France et en Belgique. Le rockeur devient baladin. L'idole des jeunes devient un homme qui avoue ses faiblesses.<br /><br />Quelques mois plus tard, en 1970, Johnny chantera "Que je t'aime" à l'Olympia dans une version encore plus intense... qui fera date.<br /><br />L'air de rien, ce titre inaugure ce qu'on appellera bientôt le "Johnny à texte". Celui des grandes ballades dramatiques, des orchestrations amples et des refrains perlés de sueur...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69841345</guid><pubDate>Fri, 13 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69841345/339178_1969_que_je_t_aime_un_nouveau_johnny_hallyday.mp3" length="5883342" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 23 juin 1969.

Happy Day pour le tout puissant Johnny Hallyday. Ce jour-là sort un 45-tours qui va marquer un tournant dans sa carrière. 

Jusqu'ici, Johnny, c'est le rock'n'roll. L'énergie. La scène. Les reprises américaines...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 23 juin 1969.<br /><br />Happy Day pour le tout puissant Johnny Hallyday. Ce jour-là sort un 45-tours qui va marquer un tournant dans sa carrière. <br /><br />Jusqu'ici, Johnny, c'est le rock'n'roll. L'énergie. La scène. Les reprises américaines francisées. Le bad boy du twist.<br /><br />Mais, à quelques jours de l'été 1969, quelque chose va changer.<br /><br />L'année érotique donne des idées au mari de Sylvie.<br /><br />"Que je t'aime" n'est pas une chanson pour faire danser.<br /><br />C'est une ballade. Lente. Avec des mots qui viennent des tripes.<br /><br />La chanson est signée Gilles Thibaut pour les paroles et Jimmy Page pour la musique... Non, pas LE Jimmy Page de Led Zeppelin. Un homonyme, compositeur français bien moins connu.<br /><br />Ce qui frappe tout le monde en studio durant l'enregistrement au printemps 69, c'est l'interprétation de Johnny.<br /><br />Il ne chante pas. Il murmure. Il supplie. Il avoue.<br /><br />Les paroles parlent d'une femme qu'il aime à en crever. D'un amour possessif, maladif, dévorant.<br /><br />Je l'ai dit, à l'époque, Johnny vit une histoire passionnée avec Sylvie Vartan, qu'il a épousée en 1965. Leur couple fascine la France entière. Et "Que je t'aime" sonne comme une déclaration publique, presque embarrassante de sincérité.<br /><br />Le succès est immédiat.<br /><br />"Que je t'aime" se classe numéro un en France et en Belgique. Le rockeur devient baladin. L'idole des jeunes devient un homme qui avoue ses faiblesses.<br /><br />Quelques mois plus tard, en 1970, Johnny chantera "Que je t'aime" à l'Olympia dans une version encore plus intense... qui fera date.<br /><br />L'air de rien, ce titre inaugure ce qu'on appellera bientôt le "Johnny à texte". Celui des grandes ballades dramatiques, des orchestrations amples et des refrains perlés de sueur...]]></itunes:summary><itunes:duration>147</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8c66e6adabf2574a5eba338ffc9aa076.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : RTBis, la petite deuxième chaîne belge publique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-rtbis-la-petite-deuxieme-chaine-belge-publique--69841343</link><description><![CDATA[Nous sommes le 26 mars 1977.<br /><br />Happy Day pour les foyers belges francophones. Ce soir-là, à 20 heures, une nouvelle chaîne apparaît sur les écrans. Elle s'appelle RTBis. La "deuxième chaîne" de la RTB vient de naître.<br /><br />Au départ, rien de spectaculaire.<br /><br />RTBis n'émet que deux soirs par semaine : le lundi et le mercredi, de 20 heures à 22 heures. Au programme : du théâtre de niche. Modeste. Et quand je dis théâtre, je n'ai pas précisé un détail : du théâtre WALLON !<br /><br />Derrière cette naissance discrète, il y a une stratégie.<br /><br />Officiellement, RTBis doit diffuser les émissions régionales produites par les centres TV de Liège et Charleroi, ainsi que des programmes d'éducation des adultes.<br /><br />Mais en réalité, l'enjeu est ailleurs.<br /><br />RTBis occupe l'ancien réseau d'émetteurs noir et blanc de la première chaîne, reconverti à la couleur. Et la RTB veut à tout prix garder la main sur ce réseau. Éviter qu'une chaîne commerciale ne vienne un jour le revendiquer.<br /><br />RTBis, c'est d'abord une question de territoire.<br /><br />Les premières années, la chaîne reste sage.<br /><br />Fin 1979, elle change de nom.<br /><br />Elle s'appellera désormais Télé 2.<br /><br />Générique !<br /><br />Et là, tout s'accélère. La programmation devient plus événementielle. Plus sportive. Télé 2 se positionne comme la chaîne des grands rendez-vous que la Une ne peut pas assumer seule.<br /><br />Pendant qu'une émission populaire occupe la Une, Télé 2 propose autre chose. Du sport. De l'événement. Du direct.<br /><br />Anecdote marquante : le 16 octobre 1983, un vent violent à 130 km/h abat l'un des pylônes de la RTBF à Wavre. Un pylône de 315 mètres de haut.<br /><br />Résultat : 100 000 téléspectateurs privés de Télé 2... pendant un an. <br /><br />La petite deuxième chaîne qui apprend à marcher vient de perdre une jambe.<br /><br />Mais elle tiendra bon.<br /><br />Télé 2 disparaîtra en 1988 pour laisser place à... Télé 21. ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69841343</guid><pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69841343/339177_1977_rtbis_la_petite_deuxieme_chaine_belge_publique.mp3" length="6961677" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 26 mars 1977.

Happy Day pour les foyers belges francophones. Ce soir-là, à 20 heures, une nouvelle chaîne apparaît sur les écrans. Elle s'appelle RTBis. La "deuxième chaîne" de la RTB vient de naître.

Au départ, rien de spectaculaire....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 26 mars 1977.<br /><br />Happy Day pour les foyers belges francophones. Ce soir-là, à 20 heures, une nouvelle chaîne apparaît sur les écrans. Elle s'appelle RTBis. La "deuxième chaîne" de la RTB vient de naître.<br /><br />Au départ, rien de spectaculaire.<br /><br />RTBis n'émet que deux soirs par semaine : le lundi et le mercredi, de 20 heures à 22 heures. Au programme : du théâtre de niche. Modeste. Et quand je dis théâtre, je n'ai pas précisé un détail : du théâtre WALLON !<br /><br />Derrière cette naissance discrète, il y a une stratégie.<br /><br />Officiellement, RTBis doit diffuser les émissions régionales produites par les centres TV de Liège et Charleroi, ainsi que des programmes d'éducation des adultes.<br /><br />Mais en réalité, l'enjeu est ailleurs.<br /><br />RTBis occupe l'ancien réseau d'émetteurs noir et blanc de la première chaîne, reconverti à la couleur. Et la RTB veut à tout prix garder la main sur ce réseau. Éviter qu'une chaîne commerciale ne vienne un jour le revendiquer.<br /><br />RTBis, c'est d'abord une question de territoire.<br /><br />Les premières années, la chaîne reste sage.<br /><br />Fin 1979, elle change de nom.<br /><br />Elle s'appellera désormais Télé 2.<br /><br />Générique !<br /><br />Et là, tout s'accélère. La programmation devient plus événementielle. Plus sportive. Télé 2 se positionne comme la chaîne des grands rendez-vous que la Une ne peut pas assumer seule.<br /><br />Pendant qu'une émission populaire occupe la Une, Télé 2 propose autre chose. Du sport. De l'événement. Du direct.<br /><br />Anecdote marquante : le 16 octobre 1983, un vent violent à 130 km/h abat l'un des pylônes de la RTBF à Wavre. Un pylône de 315 mètres de haut.<br /><br />Résultat : 100 000 téléspectateurs privés de Télé 2... pendant un an. <br /><br />La petite deuxième chaîne qui apprend à marcher vient de perdre une jambe.<br /><br />Mais elle tiendra bon.<br /><br />Télé 2 disparaîtra en 1988 pour laisser place à... Télé 21. ]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1960 : "A Fool in Love" et la naissance d'Ike &amp; Tina Turner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1960-a-fool-in-love-et-la-naissance-d-ike-tina-turner--69841342</link><description><![CDATA[Nous sommes le 7 août 1960.<br /><br />Happy Day électrique dans un studio d'enregistrement californien. Ce jour-là sort un disque qui va tout changer pour deux artistes encore inconnus du grand public. Ils sont américains. Le titre : "A Fool in Love". Derrière ce premier single, deux inconnus : Ike et Tina Turner.<br /><br />À l'origine, cette chanson n'est pas prévue pour Tina.<br /><br />Ike l'a écrite pour Art Lassiter, un chanteur venu de Caroline du Nord. <br /><br />Problème : lors de l'enregistrement, ce dernier ne se présente pas.<br /><br />Tina, alors simple choriste, est là.<br /><br />Ike lui demande de faire une maquette. Juste pour poser la voix. Histoire d'avoir quelque chose à présenter.<br /><br />Et là... c'est la révélation...<br /><br />Une voix. Puissante. Déchirante. Sauvage. La choriste vient de bluffer tous ceux qui sont en studio.<br /><br />Ike comprend immédiatement qu'il tient quelque chose. La maquette devient l'enregistrement définitif. "A Fool in Love" est né.<br /><br />Et le succès est.... immédiat.<br /><br />Le titre grimpe jusqu'à la 1ère place du classement R&amp;B aux États-Unis. Il atteint même la 27e place du Billboard Hot 100, fait rarissime pour un premier disque.<br /><br />Ce qui frappe les radios et le public, c'est cette intensité brute. Tina Turner ne chante pas : elle hurle, elle supplie, elle transpire. Une énergie qui tranche complètement avec les productions lisses de l'époque.<br /><br />Derrière cette voix, il y a déjà une histoire.<br /><br />Tina sa 20 ans. Elle chante depuis l'enfance dans les églises. Et elle vient de rencontrer Ike Turner, musicien ambitieux, dur en affaires... et bientôt son mari.<br /><br />Avec "A Fool in Love", Ike et Tina Turner ne forment pas encore vraiment un duo au sens où on l'entendra plus tard. Mais le nom est posé. L'image commence à se construire. Et surtout, une carrière démarre. Tina apprend à tenir une scène, à dominer un public, à devenir ce qu'elle sera : une tornade...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69841342</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69841342/339176_1960_a_fool_in_love_et_la_naissance_d_ike_tina_turner.mp3" length="5824828" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 7 août 1960.

Happy Day électrique dans un studio d'enregistrement californien. Ce jour-là sort un disque qui va tout changer pour deux artistes encore inconnus du grand public. Ils sont américains. Le titre : "A Fool in Love". Derrière...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 7 août 1960.<br /><br />Happy Day électrique dans un studio d'enregistrement californien. Ce jour-là sort un disque qui va tout changer pour deux artistes encore inconnus du grand public. Ils sont américains. Le titre : "A Fool in Love". Derrière ce premier single, deux inconnus : Ike et Tina Turner.<br /><br />À l'origine, cette chanson n'est pas prévue pour Tina.<br /><br />Ike l'a écrite pour Art Lassiter, un chanteur venu de Caroline du Nord. <br /><br />Problème : lors de l'enregistrement, ce dernier ne se présente pas.<br /><br />Tina, alors simple choriste, est là.<br /><br />Ike lui demande de faire une maquette. Juste pour poser la voix. Histoire d'avoir quelque chose à présenter.<br /><br />Et là... c'est la révélation...<br /><br />Une voix. Puissante. Déchirante. Sauvage. La choriste vient de bluffer tous ceux qui sont en studio.<br /><br />Ike comprend immédiatement qu'il tient quelque chose. La maquette devient l'enregistrement définitif. "A Fool in Love" est né.<br /><br />Et le succès est.... immédiat.<br /><br />Le titre grimpe jusqu'à la 1ère place du classement R&amp;B aux États-Unis. Il atteint même la 27e place du Billboard Hot 100, fait rarissime pour un premier disque.<br /><br />Ce qui frappe les radios et le public, c'est cette intensité brute. Tina Turner ne chante pas : elle hurle, elle supplie, elle transpire. Une énergie qui tranche complètement avec les productions lisses de l'époque.<br /><br />Derrière cette voix, il y a déjà une histoire.<br /><br />Tina sa 20 ans. Elle chante depuis l'enfance dans les églises. Et elle vient de rencontrer Ike Turner, musicien ambitieux, dur en affaires... et bientôt son mari.<br /><br />Avec "A Fool in Love", Ike et Tina Turner ne forment pas encore vraiment un duo au sens où on l'entendra plus tard. Mais le nom est posé. L'image commence à se construire. Et surtout, une carrière démarre. Tina apprend à tenir une scène, à dominer un public, à devenir ce qu'elle sera : une tornade...]]></itunes:summary><itunes:duration>146</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/83294c88bdb54c2c08e48a5b953f940f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : Arsène Lupin s'invite dans les salons belges</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-arsene-lupin-s-invite-dans-les-salons-belges--69841340</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 mars 1971. Happy Day tapissé de mystère et d'élégance. Ce soir-là, l'ORTF diffuse le premier épisode d'une série qui va marquer toute une génération : le public belge découvre lui aussi "Arsène Lupin". <br /><br />À l'écran, un homme en haut-de-forme, redingote impeccable, sourire en coin.<br /><br />Il s'appelle Georges Descrières. Et il incarne le gentleman-cambrioleur le plus célèbre de la littérature française.<br /><br />Le projet est pharaonique.<br /><br />Une coproduction entre huit pays : dont la France et la Belgique. 26 épisodes de 55 minutes. Un budget considérable pour l'époque.<br /><br />Mais avant que Georges Descrières ne décroche le rôle, plusieurs acteurs sont envisagés : Philippe Nicaud, Pierre Vernier, Jean-Pierre Cassel, Jean Piat... Aucun ne fera l'affaire.<br /><br />C'est finalement Descrières qui s'impose. Élégant, espiègle et TOTALEMENT magnétique.<br /><br />Le tournage du premier épisode, "Le Bouchon de cristal", débute dès 1969. Il faudra attendre deux ans pour que la série soit dévoilée au grand public. Et quel public !<br /><br />Chaque jeudi soir, les familles se retrouvent devant leur poste. Arsène Lupin cambriole, enquête, séduit, défie le commissaire Guerchard — joué par Roger Carel — et affronte même Herlock Sholmès, parodie assumée de Sherlock Holmes.<br /><br />Parmi les acteurs de la série, on croise aussi un tout jeune Bernard Giraudeau dans le rôle de l'étudiant détective. Mais aussi une foule de figurants de luxe, dont une certaine Marthe Mercadier.<br /><br />Si les titres des épisodes reprennent ceux des romans de Maurice Leblanc, les histoires, elles, ont été largement réécrites. Certaines adaptations sont très libres. Mais l'esprit du personnage reste intact : malice, audace, et une pointe d'insolence.<br /><br />Ce qui marque aussi, c'est la musique.<br /><br />Le générique est signé Jean-Pierre Bourtayre, avec des paroles de Jacques Lanzmann. Et c'est Jacques Dutronc qui interprète "L'Arsène" pour la première saison. Une série culte est née, mais aussi un immense tube en chanson...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69841340</guid><pubDate>Tue, 10 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69841340/339175_1971_arsene_lupin_s_invite_dans_les_salons_belges.mp3" length="7303358" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 mars 1971. Happy Day tapissé de mystère et d'élégance. Ce soir-là, l'ORTF diffuse le premier épisode d'une série qui va marquer toute une génération : le public belge découvre lui aussi "Arsène Lupin". 

À l'écran, un homme en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 mars 1971. Happy Day tapissé de mystère et d'élégance. Ce soir-là, l'ORTF diffuse le premier épisode d'une série qui va marquer toute une génération : le public belge découvre lui aussi "Arsène Lupin". <br /><br />À l'écran, un homme en haut-de-forme, redingote impeccable, sourire en coin.<br /><br />Il s'appelle Georges Descrières. Et il incarne le gentleman-cambrioleur le plus célèbre de la littérature française.<br /><br />Le projet est pharaonique.<br /><br />Une coproduction entre huit pays : dont la France et la Belgique. 26 épisodes de 55 minutes. Un budget considérable pour l'époque.<br /><br />Mais avant que Georges Descrières ne décroche le rôle, plusieurs acteurs sont envisagés : Philippe Nicaud, Pierre Vernier, Jean-Pierre Cassel, Jean Piat... Aucun ne fera l'affaire.<br /><br />C'est finalement Descrières qui s'impose. Élégant, espiègle et TOTALEMENT magnétique.<br /><br />Le tournage du premier épisode, "Le Bouchon de cristal", débute dès 1969. Il faudra attendre deux ans pour que la série soit dévoilée au grand public. Et quel public !<br /><br />Chaque jeudi soir, les familles se retrouvent devant leur poste. Arsène Lupin cambriole, enquête, séduit, défie le commissaire Guerchard — joué par Roger Carel — et affronte même Herlock Sholmès, parodie assumée de Sherlock Holmes.<br /><br />Parmi les acteurs de la série, on croise aussi un tout jeune Bernard Giraudeau dans le rôle de l'étudiant détective. Mais aussi une foule de figurants de luxe, dont une certaine Marthe Mercadier.<br /><br />Si les titres des épisodes reprennent ceux des romans de Maurice Leblanc, les histoires, elles, ont été largement réécrites. Certaines adaptations sont très libres. Mais l'esprit du personnage reste intact : malice, audace, et une pointe d'insolence.<br /><br />Ce qui marque aussi, c'est la musique.<br /><br />Le générique est signé Jean-Pierre Bourtayre, avec des paroles de Jacques Lanzmann. Et c'est Jacques Dutronc qui interprète "L'Arsène" pour la première saison. Une série culte est née, mais aussi un immense tube en chanson...]]></itunes:summary><itunes:duration>183</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e80d142deb5a78a60ea4aee3940db0d7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : "Les Divorcés" de Michel Delpech brise les tabous</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-les-divorces-de-michel-delpech-brise-les-tabous--69758146</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 décembre 1973. Happy Day pour Michel Delpech... et soulagement pour tous ceux qui, en silence, traversent le mot tabou : divorce. Ce jour-là sort une chanson qui va changer la perception des séparations amoureuses. Son titre : "Les Divorcés".<br /><br />Michel Delpech ose aborder ce dont personne ne parle encore vraiment ouvertement dans un couple...<br /><br />En 1973, divorcer en France, comme en Belgique, c'est un parcours du combattant. Il faut prouver une faute. Accuser l'autre. Passer devant un juge. Transformer une rupture en procès. Le divorce par consentement mutuel n'existe tout simplement pas.<br /><br />Et pourtant, Michel Delpech va écrire cette chanson avec Jean-Michel Rivat. L'un et l'autre viennent de traverser les affres d'une séparation. Tous les deux connaissent l'absurdité du système. Alors ils décident d'en faire une chanson. Mais attention, pas une chanson vindicative. Non.<br /><br />Une chanson douce et terriblement réaliste. <br /><br />Ils racontent la séparation sans haine. Les avocats. Les amis qui prennent parti. Les enfants au milieu. La nécessité de se reconstruire... sans se détester.<br /><br />Dix jours avant la sortie, c'est la panique chez Barclay.<br /><br />Le divorce, c’est trop risqué. Trop sombre. Ça va ternir l'image de Delpech.<br /><br />Mais Eddie Barclay, le patron, y croit. Il exige 100 000 exemplaires en bac.<br /><br />Pari audacieux.<br /><br />Résultat ? 45 000 ventes... par jour, dès la sortie.<br /><br />En janvier 1974, "Les Divorcés" devient numéro un en France et en Belgique. Plus de 700 000 exemplaires s'écoulent en quelques semaines. Un million au total.<br /><br />La chanson fait un carton à l'occasion de l'émission "Top à Michel Delpech" le 16 mars 1974...<br /><br />Avec cette chanson, le divorce est au cœur du débat. Les tribunaux croulent sous les séparations. L'opinion publique évolue. Michel Delpech en sera très fier : deux ans plus tard, en juillet 1975, Valéry Giscard d'Estaing promulgue la loi qui autorise enfin le divorce par consentement mutuel en France. Chez nous en Belgique, ce sera un an plus tôt.<br /><br />Avec "Les Divorcés", il n'a pas seulement écrit une chanson. L'air de rien, il a contribué à faire bouger les mentalités. À dire tout haut ce que des milliers de couples pensaient encore tout bas dans la société...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69758146</guid><pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69758146/338881_1973_les_divorces_de_michel_delpech_brise_les_tabous.mp3" length="7896860" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 décembre 1973. Happy Day pour Michel Delpech... et soulagement pour tous ceux qui, en silence, traversent le mot tabou : divorce. Ce jour-là sort une chanson qui va changer la perception des séparations amoureuses. Son titre : "Les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 décembre 1973. Happy Day pour Michel Delpech... et soulagement pour tous ceux qui, en silence, traversent le mot tabou : divorce. Ce jour-là sort une chanson qui va changer la perception des séparations amoureuses. Son titre : "Les Divorcés".<br /><br />Michel Delpech ose aborder ce dont personne ne parle encore vraiment ouvertement dans un couple...<br /><br />En 1973, divorcer en France, comme en Belgique, c'est un parcours du combattant. Il faut prouver une faute. Accuser l'autre. Passer devant un juge. Transformer une rupture en procès. Le divorce par consentement mutuel n'existe tout simplement pas.<br /><br />Et pourtant, Michel Delpech va écrire cette chanson avec Jean-Michel Rivat. L'un et l'autre viennent de traverser les affres d'une séparation. Tous les deux connaissent l'absurdité du système. Alors ils décident d'en faire une chanson. Mais attention, pas une chanson vindicative. Non.<br /><br />Une chanson douce et terriblement réaliste. <br /><br />Ils racontent la séparation sans haine. Les avocats. Les amis qui prennent parti. Les enfants au milieu. La nécessité de se reconstruire... sans se détester.<br /><br />Dix jours avant la sortie, c'est la panique chez Barclay.<br /><br />Le divorce, c’est trop risqué. Trop sombre. Ça va ternir l'image de Delpech.<br /><br />Mais Eddie Barclay, le patron, y croit. Il exige 100 000 exemplaires en bac.<br /><br />Pari audacieux.<br /><br />Résultat ? 45 000 ventes... par jour, dès la sortie.<br /><br />En janvier 1974, "Les Divorcés" devient numéro un en France et en Belgique. Plus de 700 000 exemplaires s'écoulent en quelques semaines. Un million au total.<br /><br />La chanson fait un carton à l'occasion de l'émission "Top à Michel Delpech" le 16 mars 1974...<br /><br />Avec cette chanson, le divorce est au cœur du débat. Les tribunaux croulent sous les séparations. L'opinion publique évolue. Michel Delpech en sera très fier : deux ans plus tard, en juillet 1975, Valéry Giscard d'Estaing promulgue la loi qui autorise enfin le divorce par consentement mutuel en France. Chez nous en Belgique, ce sera un an plus tôt.<br /><br />Avec "Les Divorcés", il n'a pas seulement écrit une chanson. L'air de rien, il a contribué à faire bouger les mentalités. À dire tout haut ce que des milliers de couples pensaient encore tout bas dans la société...]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4ce615fdb406b3038d4d72653a5332b7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : Trop beau, Dave débarque dans les hit-parades</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-trop-beau-dave-debarque-dans-les-hit-parades--69758144</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1974. Happy Day pour Dave. Il vient de quitter la maison Barclay pour rejoindre CBS. Et aujourd'hui sort un 45-tours qui va lui ouvrir les portes du succès. Son titre : "Trop beau". Et derrière cette chanson légère (qui est une reprise), il y a un chanteur que la France va désormais adopter.<br /><br />À l’origine, "Trop beau" n’est pas une création française. C'est un tube, un immense tube international sorti quelques mois plus tôt...<br /><br />"Sugar Baby Love" est déjà un beau petit succès britannique pour le groupe The Rubettes, reconnaissable immédiatement à ses harmonies vocales. La version française est signée Patrick Loiseau, auteur attitré de Dave… et bien plus que cela : depuis 1971, c'est son compagnon.<br /><br />Avec "Trop beau", il va sortir des petites salles. Jusqu'ici, il a fait la manche, chanté dans la rue, appris le métier sur le tas et dans des petites salles, mais aucun titre n'a vraiment percé. "Sugar baby love" va devenir sa carte de visite. Et son accent néerlandais, loin d’être gommé, devenir peu à peu une signature.<br /><br />Sur la pochette, Dave pose avec son chien... Ce qui va frapper le public francophone, c'est sa voix TRES haut perchée...<br /><br />Avec "Trop beau", tout s’accélère.<br /><br />La chanson fonctionne immédiatement. Elle passe à la radio, s’installe dans les classements, et propulse Dave au premier plan. Elle figurera sur l'album Dave, qui sortira quelques mois plus tard, en octobre 1975. Trop beau figurera comme dernier titre sur la face B du 33 tours. Aux côtés d'une pluie de nombreux futurs tubes : "Du côté des chez Swann", "Mon coeur est malade", "Vanina" ou encore "Dansez maintenant". <br /><br />Particularité : tous les textes sont de Patrick Loiseau, avec quelques références littéraires, Marcel Proust ou Shakespeare, références plutôt inhabituelles dans la variété de l'époque. <br /><br />Les plateaux de Maritie et Gilbert Carpentier, de Guy Lux, s’ouvrent à lui. Avec "Trop beau", Dave s’installe durablement dans le paysage de la variété française des années 70.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69758144</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69758144/338880_1974_trop_beau_dave_debarque_dans_les_hit_parades.mp3" length="6983619" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er mars 1974. Happy Day pour Dave. Il vient de quitter la maison Barclay pour rejoindre CBS. Et aujourd'hui sort un 45-tours qui va lui ouvrir les portes du succès. Son titre : "Trop beau". Et derrière cette chanson légère (qui est une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1974. Happy Day pour Dave. Il vient de quitter la maison Barclay pour rejoindre CBS. Et aujourd'hui sort un 45-tours qui va lui ouvrir les portes du succès. Son titre : "Trop beau". Et derrière cette chanson légère (qui est une reprise), il y a un chanteur que la France va désormais adopter.<br /><br />À l’origine, "Trop beau" n’est pas une création française. C'est un tube, un immense tube international sorti quelques mois plus tôt...<br /><br />"Sugar Baby Love" est déjà un beau petit succès britannique pour le groupe The Rubettes, reconnaissable immédiatement à ses harmonies vocales. La version française est signée Patrick Loiseau, auteur attitré de Dave… et bien plus que cela : depuis 1971, c'est son compagnon.<br /><br />Avec "Trop beau", il va sortir des petites salles. Jusqu'ici, il a fait la manche, chanté dans la rue, appris le métier sur le tas et dans des petites salles, mais aucun titre n'a vraiment percé. "Sugar baby love" va devenir sa carte de visite. Et son accent néerlandais, loin d’être gommé, devenir peu à peu une signature.<br /><br />Sur la pochette, Dave pose avec son chien... Ce qui va frapper le public francophone, c'est sa voix TRES haut perchée...<br /><br />Avec "Trop beau", tout s’accélère.<br /><br />La chanson fonctionne immédiatement. Elle passe à la radio, s’installe dans les classements, et propulse Dave au premier plan. Elle figurera sur l'album Dave, qui sortira quelques mois plus tard, en octobre 1975. Trop beau figurera comme dernier titre sur la face B du 33 tours. Aux côtés d'une pluie de nombreux futurs tubes : "Du côté des chez Swann", "Mon coeur est malade", "Vanina" ou encore "Dansez maintenant". <br /><br />Particularité : tous les textes sont de Patrick Loiseau, avec quelques références littéraires, Marcel Proust ou Shakespeare, références plutôt inhabituelles dans la variété de l'époque. <br /><br />Les plateaux de Maritie et Gilbert Carpentier, de Guy Lux, s’ouvrent à lui. Avec "Trop beau", Dave s’installe durablement dans le paysage de la variété française des années 70.]]></itunes:summary><itunes:duration>175</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/463ac6edf0d39ea4c2707cdf2c572b1e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : Chapeau melon et bottes de cuir arrive à la télévision française</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-chapeau-melon-et-bottes-de-cuir-arrive-a-la-television-francaise--69758142</link><description><![CDATA[Nous sommes le 4 avril 1967. Happy Day pour les familles francophones.<br /><br />Ce soir-là, la deuxième chaîne de l’ORTF diffuse pour la première fois une série britannique au titre déjà intrigant : "Chapeau melon et bottes de cuir".<br /><br />À l’écran, un duo improbable.<br /><br />D'un côté, John Steed, gentleman impeccable, costume sombre, parapluie et chapeau melon vissé sur la tête.<br /><br />Et à ses côtés, Emma Peel, brillante, indépendante, sportive, incarnée par Diana Rigg. Une héroïne comme on en voit peu à la télévision de l’époque en 1964.<br /><br />Pour être très honnête, quand elle arrive en France et en Belgique, la série n’est pas nouvelle.<br /><br />"The Avengers" existe déjà depuis 1961 au Royaume-Uni, où elle est diffusée sur le réseau ITV. À l’origine, John Steed n’est même pas le personnage principal. La série se transforme au fil des saisons, gagne en style, en humour, en audace… jusqu’à devenir ce mélange unique d’espionnage, de fantaisie et d’élégance très british.<br /><br />En France, la diffusion de 1967 fait mouche.<br /><br />Le ton est différent de tout ce que l’on connaît alors : des intrigues parfois absurdes, des gadgets improbables, un second degré permanent, et surtout une esthétique marquée, presque pop, en phase avec les années 60.<br /><br />Chapeau melon et bottes de cuir n’est pas qu’une série d’action qui passionne les francophones.<br /><br />Non, c’est une attitude.<br /><br />Un art de vivre. <br /><br />Une manière de sourire du danger sans jamais perdre son flegme.<br /><br />Une sorte de British Invasion en version télé.<br /><br />Et puis il y a la musique.<br /><br />Dès les premières notes, on reconnaît le générique.<br /><br />Un thème nerveux mais élégant, composé par Laurie Johnson, musicien britannique spécialisé dans la musique de film et de télévision.<br /><br />La musique sera identique en version originale et en version française, devant une sorte de signature universelle du flegme britannique, partout dans le monde...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69758142</guid><pubDate>Thu, 05 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69758142/338879_1967_chapeau_melon_et_bottes_de_cuir_arrive_a_la_television_francaise.mp3" length="10673154" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 4 avril 1967. Happy Day pour les familles francophones.

Ce soir-là, la deuxième chaîne de l’ORTF diffuse pour la première fois une série britannique au titre déjà intrigant : "Chapeau melon et bottes de cuir".

À l’écran, un duo...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 4 avril 1967. Happy Day pour les familles francophones.<br /><br />Ce soir-là, la deuxième chaîne de l’ORTF diffuse pour la première fois une série britannique au titre déjà intrigant : "Chapeau melon et bottes de cuir".<br /><br />À l’écran, un duo improbable.<br /><br />D'un côté, John Steed, gentleman impeccable, costume sombre, parapluie et chapeau melon vissé sur la tête.<br /><br />Et à ses côtés, Emma Peel, brillante, indépendante, sportive, incarnée par Diana Rigg. Une héroïne comme on en voit peu à la télévision de l’époque en 1964.<br /><br />Pour être très honnête, quand elle arrive en France et en Belgique, la série n’est pas nouvelle.<br /><br />"The Avengers" existe déjà depuis 1961 au Royaume-Uni, où elle est diffusée sur le réseau ITV. À l’origine, John Steed n’est même pas le personnage principal. La série se transforme au fil des saisons, gagne en style, en humour, en audace… jusqu’à devenir ce mélange unique d’espionnage, de fantaisie et d’élégance très british.<br /><br />En France, la diffusion de 1967 fait mouche.<br /><br />Le ton est différent de tout ce que l’on connaît alors : des intrigues parfois absurdes, des gadgets improbables, un second degré permanent, et surtout une esthétique marquée, presque pop, en phase avec les années 60.<br /><br />Chapeau melon et bottes de cuir n’est pas qu’une série d’action qui passionne les francophones.<br /><br />Non, c’est une attitude.<br /><br />Un art de vivre. <br /><br />Une manière de sourire du danger sans jamais perdre son flegme.<br /><br />Une sorte de British Invasion en version télé.<br /><br />Et puis il y a la musique.<br /><br />Dès les premières notes, on reconnaît le générique.<br /><br />Un thème nerveux mais élégant, composé par Laurie Johnson, musicien britannique spécialisé dans la musique de film et de télévision.<br /><br />La musique sera identique en version originale et en version française, devant une sorte de signature universelle du flegme britannique, partout dans le monde...]]></itunes:summary><itunes:duration>267</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c1a6542c1d3996363a6fe91b63b59c91.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : "Tu es le soleil de ma vie" réunit Distel et Bardot</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-tu-es-le-soleil-de-ma-vie-reunit-distel-et-bardot--69758141</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er septembre 1973.<br /><br />Happy Day glamour pour deux vedettes françaises.<br /><br />Ce jour-là, "Tu es le soleil de ma vie" entre au hit-parade en Belgique. Cette chanson douce est portée par Sacha Distel… et par une histoire que beaucoup ignorent encore... avec Brigitte Bardot.<br /><br />À l’origine, le titre n’est pas français.<br /><br />Il s’appelle "You Are The Sunshine of My Life". Il est écrit et composé par Stevie Wonder, et sort en 1972. <br /><br />Le succès de la version originale est immédiat. En quelques mois, cette chanson d’amour simple et sincère, devient un classique. Et à l'époque, chaque classique doit être revisité en version française...<br /><br />C'est ainsi qu'un an plus tard, la chanson traverse l’Atlantique, direction Paris.<br /><br />Ici, Stevie Wonder s'appellera Sacha Distel !<br /><br />Le compositeur Jean Broussolle va adapter "You Are The Sunshine of My Life" en français sous le titre "Tu es le soleil de ma vie", en convoquant non seulement le grand Sacha, mais aussi Brigitte Bardot.<br /><br />Car oui, derrière cette reprise, il y a plus qu’un choix artistique.<br /><br />Il y a une histoire personnelle.<br /><br />Durant l'été 1958, Sacha Distel et Brigitte Bardot ont vécu une brève, mais intense aventure sentimentale. Une histoire très exposée, très commentée… et finalement impossible à tenir dans la durée. Cette idylle va tout de même lancer la carrière de Sacha, ce qui donnera naissance à la chanson « Sidonie ».<br /><br />Des années plus tard, Distel expliquera leur séparation avec beaucoup de pudeur :<br /><br />« Pour rompre, il faut être deux. Elle tournait des films, elle n’était pas là tout le temps. Et moi, je n’avais pas envie d’être le monsieur qui est toujours derrière… »<br /><br />En 1973, lorsque la chanson sort, Brigitte Bardot est justement à un tournant de sa vie. C’est l’année où elle renonce définitivement au cinéma. Le duo prend alors une résonance particulière. Comme un clin d’œil. Un souvenir chanté. Pas de nostalgie amère. Juste... le soleil de leur vie....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69758141</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69758141/338878_1973_tu_es_le_soleil_de_ma_vie_reunit_distel_et_bardot.mp3" length="7386950" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er septembre 1973.

Happy Day glamour pour deux vedettes françaises.

Ce jour-là, "Tu es le soleil de ma vie" entre au hit-parade en Belgique. Cette chanson douce est portée par Sacha Distel… et par une histoire que beaucoup ignorent...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er septembre 1973.<br /><br />Happy Day glamour pour deux vedettes françaises.<br /><br />Ce jour-là, "Tu es le soleil de ma vie" entre au hit-parade en Belgique. Cette chanson douce est portée par Sacha Distel… et par une histoire que beaucoup ignorent encore... avec Brigitte Bardot.<br /><br />À l’origine, le titre n’est pas français.<br /><br />Il s’appelle "You Are The Sunshine of My Life". Il est écrit et composé par Stevie Wonder, et sort en 1972. <br /><br />Le succès de la version originale est immédiat. En quelques mois, cette chanson d’amour simple et sincère, devient un classique. Et à l'époque, chaque classique doit être revisité en version française...<br /><br />C'est ainsi qu'un an plus tard, la chanson traverse l’Atlantique, direction Paris.<br /><br />Ici, Stevie Wonder s'appellera Sacha Distel !<br /><br />Le compositeur Jean Broussolle va adapter "You Are The Sunshine of My Life" en français sous le titre "Tu es le soleil de ma vie", en convoquant non seulement le grand Sacha, mais aussi Brigitte Bardot.<br /><br />Car oui, derrière cette reprise, il y a plus qu’un choix artistique.<br /><br />Il y a une histoire personnelle.<br /><br />Durant l'été 1958, Sacha Distel et Brigitte Bardot ont vécu une brève, mais intense aventure sentimentale. Une histoire très exposée, très commentée… et finalement impossible à tenir dans la durée. Cette idylle va tout de même lancer la carrière de Sacha, ce qui donnera naissance à la chanson « Sidonie ».<br /><br />Des années plus tard, Distel expliquera leur séparation avec beaucoup de pudeur :<br /><br />« Pour rompre, il faut être deux. Elle tournait des films, elle n’était pas là tout le temps. Et moi, je n’avais pas envie d’être le monsieur qui est toujours derrière… »<br /><br />En 1973, lorsque la chanson sort, Brigitte Bardot est justement à un tournant de sa vie. C’est l’année où elle renonce définitivement au cinéma. Le duo prend alors une résonance particulière. Comme un clin d’œil. Un souvenir chanté. Pas de nostalgie amère. Juste... le soleil de leur vie....]]></itunes:summary><itunes:duration>185</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b9b1df6a49708f2ec9177afa1fdd2d68.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : "Le Gendarme se marie" arrive au cinéma en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-le-gendarme-se-marie-arrive-au-cinema-en-belgique--69758140</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 octobre 1968. Happy Day pour les Belges. Des températures très élevées pour la saison ont été enregistrées, de l'ordre de 20 degrés, à Uccle.<br /><br />Ce jour-là, les salles belges accueillent un nouveau volet des aventures du gendarme le plus célèbre de France et le beau temps ne va pas empêcher les familles de se déplacer pour voir "Le Gendarme se marie".<br /><br />C’est déjà le troisième film de la série imaginée par Jean Girault, et le succès est bien installé. À l’écran, Louis de Funès retrouve son personnage fétiche, le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot, toujours aussi autoritaire et nerveux.<br /><br />Bon, cette fois, Cruchot n’est plus seulement gendarme.<br /><br />Il devient amoureux.<br /><br />Il rencontre Josepha, une veuve respectable, interprétée par Claude Gensac, qui va bouleverser son quotidien… et celui de toute la brigade de Saint-Tropez. <br /><br />L'hystérie que nous venons d'entendre est leur première rencontre. Cruchot ne sait pas qu'elle est la veuve d'un colonel. Gerbert se charge de lui rappeler. Et puis là, après une solide engueulade, Cruchot s'excuse et c'est le coup de foudre...<br /><br />Voir Cruchot tenter de séduire, se discipliner, se montrer présentable, devient le moteur comique du film.<br /><br />Sorti dans une France encore marquée par 1968, "Le Gendarme se marie" offre au public une parenthèse légère, familiale, rassurante. On y retrouve l’humour burlesque, les gags visuels, les répliques que tout le monde connaît, et cette galerie de gendarmes maladroits qui accompagnent Cruchot depuis le début en 1964.<br /><br />En Belgique comme ailleurs, le public répond présent.<br /><br />Le film confirme la popularité immense de Louis de Funès et installe définitivement la saga comme l’un des grands rendez-vous comiques du cinéma populaire francophone.<br /><br />Et, comme dans les deux films précédents, la musique joue un rôle essentiel.<br /><br />La bande originale est signée Raymond Lefebvre. Une musique enlevée, rythmée, qui prolonge les gags et accompagne les courses, les colères et les maladresses du maréchal Cruchot, désormais marié...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69758140</guid><pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69758140/338877_1968_le_gendarme_se_marie_arrive_au_cinema_en_belgique.mp3" length="11642819" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 octobre 1968. Happy Day pour les Belges. Des températures très élevées pour la saison ont été enregistrées, de l'ordre de 20 degrés, à Uccle.

Ce jour-là, les salles belges accueillent un nouveau volet des aventures du gendarme le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 octobre 1968. Happy Day pour les Belges. Des températures très élevées pour la saison ont été enregistrées, de l'ordre de 20 degrés, à Uccle.<br /><br />Ce jour-là, les salles belges accueillent un nouveau volet des aventures du gendarme le plus célèbre de France et le beau temps ne va pas empêcher les familles de se déplacer pour voir "Le Gendarme se marie".<br /><br />C’est déjà le troisième film de la série imaginée par Jean Girault, et le succès est bien installé. À l’écran, Louis de Funès retrouve son personnage fétiche, le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot, toujours aussi autoritaire et nerveux.<br /><br />Bon, cette fois, Cruchot n’est plus seulement gendarme.<br /><br />Il devient amoureux.<br /><br />Il rencontre Josepha, une veuve respectable, interprétée par Claude Gensac, qui va bouleverser son quotidien… et celui de toute la brigade de Saint-Tropez. <br /><br />L'hystérie que nous venons d'entendre est leur première rencontre. Cruchot ne sait pas qu'elle est la veuve d'un colonel. Gerbert se charge de lui rappeler. Et puis là, après une solide engueulade, Cruchot s'excuse et c'est le coup de foudre...<br /><br />Voir Cruchot tenter de séduire, se discipliner, se montrer présentable, devient le moteur comique du film.<br /><br />Sorti dans une France encore marquée par 1968, "Le Gendarme se marie" offre au public une parenthèse légère, familiale, rassurante. On y retrouve l’humour burlesque, les gags visuels, les répliques que tout le monde connaît, et cette galerie de gendarmes maladroits qui accompagnent Cruchot depuis le début en 1964.<br /><br />En Belgique comme ailleurs, le public répond présent.<br /><br />Le film confirme la popularité immense de Louis de Funès et installe définitivement la saga comme l’un des grands rendez-vous comiques du cinéma populaire francophone.<br /><br />Et, comme dans les deux films précédents, la musique joue un rôle essentiel.<br /><br />La bande originale est signée Raymond Lefebvre. Une musique enlevée, rythmée, qui prolonge les gags et accompagne les courses, les colères et les maladresses du maréchal Cruchot, désormais marié...]]></itunes:summary><itunes:duration>291</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : "In the Mood" et Bette Midler réveille le swing</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-in-the-mood-et-bette-midler-reveille-le-swing--69737704</link><description><![CDATA[Happy day pour la chanteuse américaine, elle va oser s'attaquer à un monument des années 30.<br /><br />Rétro, joyeux, et presque espiègle.<br /><br />Écoutez... <br /><br />Cette chanson, tout le monde la connaît ! <br /><br />Retour en arrière.<br /><br />Au départ, le titre est "Tar Paper Stomp". La production de 1930 de Wingy Manone est adaptée pour Glenn Miller et son orchestre, qui l'enregistre pour la première fois le 1er août 1939 en 78 tours chez Bluebird Records à New York. Deux ans plus tard, ce sera la musique d'un film, "Tu seras mon mari".<br /><br />Une musique associée aux pistes de danse, aux big bands… et bientôt à l’Amérique de la Seconde Guerre mondiale.<br /><br />Voici la version de 1941...<br /><br />À l’origine, pas de paroles.<br /><br />Juste un saxophone, une montée vertigineuse, et la sensation très particulière d’être, justement… in the mood. Traduction, dans l'ambiance. <br /><br />Trente-cinq ans plus tard, Bette Midler s’empare du morceau.<br /><br />Elle y ajoute des paroles, du second degré et une énergie presque théâtrale. Cette version, produite avec l'aide de Barry Manilow, devient un numéro à part entière, à son image : généreuse, malicieuse et un peu vintage pour le milieu des années 70.<br /><br />Aux États-Unis, le titre se classe modestement — 51ᵉ place au Billboard en 1974 — mais en Europe, il trouve son public à partir du mois d’octobre. Ce qui frappe, c’est le pont entre les générations.<br /><br />Avec In the Mood, Bette Midler ne modernise pas Glenn Miller : elle le réveille. Elle le révèle….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69737704</guid><pubDate>Mon, 02 Feb 2026 11:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69737704/338797_1974_in_the_mood_et_bette_midler_reveille_le_swing.mp3" length="5856174" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy day pour la chanteuse américaine, elle va oser s'attaquer à un monument des années 30.

Rétro, joyeux, et presque espiègle.

Écoutez... 

Cette chanson, tout le monde la connaît ! 

Retour en arrière.

Au départ, le titre est "Tar Paper Stomp"....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy day pour la chanteuse américaine, elle va oser s'attaquer à un monument des années 30.<br /><br />Rétro, joyeux, et presque espiègle.<br /><br />Écoutez... <br /><br />Cette chanson, tout le monde la connaît ! <br /><br />Retour en arrière.<br /><br />Au départ, le titre est "Tar Paper Stomp". La production de 1930 de Wingy Manone est adaptée pour Glenn Miller et son orchestre, qui l'enregistre pour la première fois le 1er août 1939 en 78 tours chez Bluebird Records à New York. Deux ans plus tard, ce sera la musique d'un film, "Tu seras mon mari".<br /><br />Une musique associée aux pistes de danse, aux big bands… et bientôt à l’Amérique de la Seconde Guerre mondiale.<br /><br />Voici la version de 1941...<br /><br />À l’origine, pas de paroles.<br /><br />Juste un saxophone, une montée vertigineuse, et la sensation très particulière d’être, justement… in the mood. Traduction, dans l'ambiance. <br /><br />Trente-cinq ans plus tard, Bette Midler s’empare du morceau.<br /><br />Elle y ajoute des paroles, du second degré et une énergie presque théâtrale. Cette version, produite avec l'aide de Barry Manilow, devient un numéro à part entière, à son image : généreuse, malicieuse et un peu vintage pour le milieu des années 70.<br /><br />Aux États-Unis, le titre se classe modestement — 51ᵉ place au Billboard en 1974 — mais en Europe, il trouve son public à partir du mois d’octobre. Ce qui frappe, c’est le pont entre les générations.<br /><br />Avec In the Mood, Bette Midler ne modernise pas Glenn Miller : elle le réveille. Elle le révèle….]]></itunes:summary><itunes:duration>147</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e878bad6246c1c2a1e6f99f6042933eb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : la naissance du Polavision</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-la-naissance-du-polavision--69662892</link><description><![CDATA[Un énorme pari « ciné instantané », lancé comme un Super 8 « instantané » couleur.<br /><br />Le principe : on filme, on insère la cassette dans le lecteur, et, en 1 minute 30, le film est développé et projeté immédiatement. <br /><br />La presse américaine n'en revient pas. Un journaliste est filmé, en train de filmer un manège...<br /><br />Traduction : il filme en couleurs, puis, il sort la cassette et, quelques dizaines de secondes plus tard, le film peut être diffusé à la télé. Le problème, c'est la limite de durée, et l'absence de micro. On peut donc filmer et diffuser 2 min 35 de film muet. Et c'est à peu près tout.<br /><br />Autant dire que c'est un happy day empoisonné, puisque le concept sera balayé en deux ans par l’arrivée de la vidéo domestique (à savoir les formats Betamax et VHS). Pire encore, le système est retiré des magasins dès 1979 après des ventes désastreuses, avec une perte estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars. Aujourd'hui, cela représenterait près de 200 millions d'euros de pertes cumulées.<br /><br />Et pourtant, ce ne sont pas les publicités télé qui ont manqué...  <br /><br />Alors, happy day ou occasion manquée ? En 1977, Polaroid va inventer le TikTok des années 70 : on filme, on attend 90 secondes, et on regarde tout de suite… mais seulement 2 minutes 30, sans son, sur un petit écran privé. Le Polavision, c'est à la fois une invention géniale et l’un des flops technologiques qui va précipiter la chute de la marque. Déjà ! Il faudra un rachat d'action et une intervention de la justice pour que Polaroid évite une vente forcée en 1979.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69662892</guid><pubDate>Fri, 30 Jan 2026 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69662892/338632_1977_la_naissance_du_polavision.mp3" length="6485203" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Un énorme pari « ciné instantané », lancé comme un Super 8 « instantané » couleur.

Le principe : on filme, on insère la cassette dans le lecteur, et, en 1 minute 30, le film est développé et projeté immédiatement. 

La presse américaine n'en revient...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Un énorme pari « ciné instantané », lancé comme un Super 8 « instantané » couleur.<br /><br />Le principe : on filme, on insère la cassette dans le lecteur, et, en 1 minute 30, le film est développé et projeté immédiatement. <br /><br />La presse américaine n'en revient pas. Un journaliste est filmé, en train de filmer un manège...<br /><br />Traduction : il filme en couleurs, puis, il sort la cassette et, quelques dizaines de secondes plus tard, le film peut être diffusé à la télé. Le problème, c'est la limite de durée, et l'absence de micro. On peut donc filmer et diffuser 2 min 35 de film muet. Et c'est à peu près tout.<br /><br />Autant dire que c'est un happy day empoisonné, puisque le concept sera balayé en deux ans par l’arrivée de la vidéo domestique (à savoir les formats Betamax et VHS). Pire encore, le système est retiré des magasins dès 1979 après des ventes désastreuses, avec une perte estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars. Aujourd'hui, cela représenterait près de 200 millions d'euros de pertes cumulées.<br /><br />Et pourtant, ce ne sont pas les publicités télé qui ont manqué...  <br /><br />Alors, happy day ou occasion manquée ? En 1977, Polaroid va inventer le TikTok des années 70 : on filme, on attend 90 secondes, et on regarde tout de suite… mais seulement 2 minutes 30, sans son, sur un petit écran privé. Le Polavision, c'est à la fois une invention géniale et l’un des flops technologiques qui va précipiter la chute de la marque. Déjà ! Il faudra un rachat d'action et une intervention de la justice pour que Polaroid évite une vente forcée en 1979.]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : Le Livre de la jungle arrive au cinéma en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-le-livre-de-la-jungle-arrive-au-cinema-en-belgique--69662891</link><description><![CDATA[Le titre : "Le Livre de la jungle". Pour beaucoup d’enfants - et de parents - c’est une première rencontre avec Mowgli, Baloo et Bagheera sur grand écran.<br /><br />Mais ce film n’est pas un Disney comme les autres.<br /><br />Quelques mois plus tôt, le 15 décembre 1966, l'information fait la une... Walt Disney est mort. Mickey est orphelin...<br /><br />"Le Livre de la jungle" va devenir le dernier long métrage d’animation dont il a personnellement supervisé la production. Une œuvre presque testamentaire. À l’origine, le projet devait être plus sombre, plus fidèle à Rudyard Kipling, l'auteur du roman. Mais...c’est Walt Disney lui-même qui décide d’en changer le ton. Il veut de la légèreté, de l’humour, de la musique. Un film plus chaleureux, plus accessible, porté par des personnages immédiatement attachants.<br /><br />Et puis il y a les chansons.<br /><br />Il en faut peu pour être heureux, Être un homme comme vous, Mon éléphant marche au pas… Des mélodies qui traversent les générations et s’installent durablement dans la mémoire collective.<br /><br />À sa sortie en Belgique, le film rencontre un immense succès. On y rit, on y chante et parce qu'on a passé un bon moment, on y retourne. "Le Livre de la jungle", sorti un an plus tôt aux États-Unis, va devenir l’un des grands classiques de Disney. Et va même inspirer de grands artistes musicaux de l'époque. Exemple : Louis Armstrong lui-même enregistrera "The Bare Necessities" en février 1968....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69662891</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69662891/338631_1968_le_livre_de_la_jungle_arrive_au_cinema_en_belgique.mp3" length="5931407" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le titre : "Le Livre de la jungle". Pour beaucoup d’enfants - et de parents - c’est une première rencontre avec Mowgli, Baloo et Bagheera sur grand écran.

Mais ce film n’est pas un Disney comme les autres.

Quelques mois plus tôt, le 15 décembre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le titre : "Le Livre de la jungle". Pour beaucoup d’enfants - et de parents - c’est une première rencontre avec Mowgli, Baloo et Bagheera sur grand écran.<br /><br />Mais ce film n’est pas un Disney comme les autres.<br /><br />Quelques mois plus tôt, le 15 décembre 1966, l'information fait la une... Walt Disney est mort. Mickey est orphelin...<br /><br />"Le Livre de la jungle" va devenir le dernier long métrage d’animation dont il a personnellement supervisé la production. Une œuvre presque testamentaire. À l’origine, le projet devait être plus sombre, plus fidèle à Rudyard Kipling, l'auteur du roman. Mais...c’est Walt Disney lui-même qui décide d’en changer le ton. Il veut de la légèreté, de l’humour, de la musique. Un film plus chaleureux, plus accessible, porté par des personnages immédiatement attachants.<br /><br />Et puis il y a les chansons.<br /><br />Il en faut peu pour être heureux, Être un homme comme vous, Mon éléphant marche au pas… Des mélodies qui traversent les générations et s’installent durablement dans la mémoire collective.<br /><br />À sa sortie en Belgique, le film rencontre un immense succès. On y rit, on y chante et parce qu'on a passé un bon moment, on y retourne. "Le Livre de la jungle", sorti un an plus tôt aux États-Unis, va devenir l’un des grands classiques de Disney. Et va même inspirer de grands artistes musicaux de l'époque. Exemple : Louis Armstrong lui-même enregistrera "The Bare Necessities" en février 1968....]]></itunes:summary><itunes:duration>149</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : "Les valseuses", le film choc de Blier</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-les-valseuses-le-film-choc-de-blier--69645465</link><description><![CDATA[C'est une comédie noire, satirique, osée, adaptée d'un roman de 1972. Son titre : Les Valseuses. Le trio principal est incarné par Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Miou-Miou. Qui sont tout sauf des vedettes…<br /><br />Dès sa sortie, le film choque.<br /><br />Par son langage.<br /><br />Par sa sexualité frontale.<br /><br />Par son refus total des conventions.<br /><br />"Les Valseuses" n'est pas un film comme les autres. Il s'explique.<br /><br />Il arrive dans une France encore marquée par mai 68, où une partie de la jeunesse rejette l’ordre établi, les modèles familiaux, les discours bien-pensants. <br /><br />Blier capte cet état d’esprit, sans filtre, sans le juger, sans chercher à le rendre sympathique.<br /><br />Ce qui frappe, avec le recul, c’est le ton.<br /><br />Un mélange de comédie, de malaise, de poésie brutale. On rit parfois. On est souvent dérangé. Et on ne sait jamais vraiment si le film provoque… ou s’il se contente de montrer. <br /><br />Outre le trio de tête, les autres personnages secondaires sont incarnés par Jeanne Moreau, Brigitte Fossey et, pour l'un de ses premiers grands rôles, une certaine Isabelle Huppert.<br /><br />À sa sortie, Les Valseuses divisent profondément la société, en France, mais aussi chez nous en Belgique.<br /><br />Certains crient au scandale.<br /><br />D’autres y voient le portrait d’une génération sans repères.<br /><br />Mais le public est au rendez-vous. Le film devient culte, presque malgré lui.<br /><br />La critique aura beau dire ce qu'elle veut, la copie de Blier remporte l'adhésion du public, avec plus de trois millions de spectateurs lors de sa première exploitation en salles, sur une musique de... Stéphane Grapelli.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69645465</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69645465/338536_1974_les_valseuses_le_film_choc_de_blier.mp3" length="7012877" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>C'est une comédie noire, satirique, osée, adaptée d'un roman de 1972. Son titre : Les Valseuses. Le trio principal est incarné par Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Miou-Miou. Qui sont tout sauf des vedettes…

Dès sa sortie, le film choque.

Par...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C'est une comédie noire, satirique, osée, adaptée d'un roman de 1972. Son titre : Les Valseuses. Le trio principal est incarné par Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Miou-Miou. Qui sont tout sauf des vedettes…<br /><br />Dès sa sortie, le film choque.<br /><br />Par son langage.<br /><br />Par sa sexualité frontale.<br /><br />Par son refus total des conventions.<br /><br />"Les Valseuses" n'est pas un film comme les autres. Il s'explique.<br /><br />Il arrive dans une France encore marquée par mai 68, où une partie de la jeunesse rejette l’ordre établi, les modèles familiaux, les discours bien-pensants. <br /><br />Blier capte cet état d’esprit, sans filtre, sans le juger, sans chercher à le rendre sympathique.<br /><br />Ce qui frappe, avec le recul, c’est le ton.<br /><br />Un mélange de comédie, de malaise, de poésie brutale. On rit parfois. On est souvent dérangé. Et on ne sait jamais vraiment si le film provoque… ou s’il se contente de montrer. <br /><br />Outre le trio de tête, les autres personnages secondaires sont incarnés par Jeanne Moreau, Brigitte Fossey et, pour l'un de ses premiers grands rôles, une certaine Isabelle Huppert.<br /><br />À sa sortie, Les Valseuses divisent profondément la société, en France, mais aussi chez nous en Belgique.<br /><br />Certains crient au scandale.<br /><br />D’autres y voient le portrait d’une génération sans repères.<br /><br />Mais le public est au rendez-vous. Le film devient culte, presque malgré lui.<br /><br />La critique aura beau dire ce qu'elle veut, la copie de Blier remporte l'adhésion du public, avec plus de trois millions de spectateurs lors de sa première exploitation en salles, sur une musique de... Stéphane Grapelli.]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : "YMCA" met le feu aux pistes disco</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-ymca-met-le-feu-aux-pistes-disco--69588029</link><description><![CDATA[Happy Day pour les Village People. <br /><br />Leur premier fait d'armes s'appelle... "San Francisco (You've Got Me)"<br /><br />Cette chanson sera leur premier tube international. Pas le plus grand, c'est vrai, mais un bon début. <br /><br />En 78, le groupe est déjà connu pour son univers très codifié : costumes, personnages, clins d’œil appuyés à la culture gay américaine… mais aussi un sens redoutable du refrain et du disco.<br /><br />YMCA est libéré début novembre. Mais, ça veut dire quoi YMCA ? La chanson s’inspire d’un lieu bien réel : la Young Men’s Christian Association. Aux États-Unis, les YMCA sont des foyers bon marché pour jeunes hommes, des lieux de passage, de sport, de rencontres, souvent associés à une certaine liberté, loin du regard familial. Et tout cela, entre garçons.<br /><br />Dans le texte, on parle d'ailleurs d’un garçon un peu perdu, à qui l’on dit, ceci...<br /><br />Traduction : jeune homme, pas besoin de pleurer, tu peux rester là, te reconstruire, rencontrer du monde.<br /><br />Rien de provocant à première écoute. Tout est évidemment dans le sous-texte.<br /><br />Mais début 1979, YMCA quitte le second degré pour entrer dans la culture populaire.<br /><br />Le morceau envahit les radios, les clubs, les fêtes, les mariages. Et surtout… des gestes apparaissent. Les bras dessinent les lettres Y – M – C – A. Un langage corporel simple, collectif, immédiat. La chanson devient un rituel. Et son refrain devient LE TUBE du début 1979...<br /><br />YMCA a été composée par le duo français qui fait autorité sur la disco à NY, Messieurs Jacques Morali et Henri Belolo. Et c'est à partir de ce moment qu'on va comprendre que le refrain comprend des paroles dont le sens grivois est à peine caché : « They have everything for young men to enjoy, you can hang out with all the boys » (« Ils ont tout ce qui plaît aux jeunes hommes, vous pouvez passer du temps avec tous les mecs »). <br /><br />Le titre de l'album ne laisse aucun doute : "Cruising", ce n'est pas faire une croisière, mais draguer dans des lieux publics. YMCA, premier tube ouvertement gay et libertin de l'histoire... Allez les filles, on va danser !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69588029</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2026 08:07:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69588029/338345_1978_ymca_met_le_feu_aux_pistes_disco.mp3" length="7044223" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour les Village People. 

Leur premier fait d'armes s'appelle... "San Francisco (You've Got Me)"

Cette chanson sera leur premier tube international. Pas le plus grand, c'est vrai, mais un bon début. 

En 78, le groupe est déjà connu pour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour les Village People. <br /><br />Leur premier fait d'armes s'appelle... "San Francisco (You've Got Me)"<br /><br />Cette chanson sera leur premier tube international. Pas le plus grand, c'est vrai, mais un bon début. <br /><br />En 78, le groupe est déjà connu pour son univers très codifié : costumes, personnages, clins d’œil appuyés à la culture gay américaine… mais aussi un sens redoutable du refrain et du disco.<br /><br />YMCA est libéré début novembre. Mais, ça veut dire quoi YMCA ? La chanson s’inspire d’un lieu bien réel : la Young Men’s Christian Association. Aux États-Unis, les YMCA sont des foyers bon marché pour jeunes hommes, des lieux de passage, de sport, de rencontres, souvent associés à une certaine liberté, loin du regard familial. Et tout cela, entre garçons.<br /><br />Dans le texte, on parle d'ailleurs d’un garçon un peu perdu, à qui l’on dit, ceci...<br /><br />Traduction : jeune homme, pas besoin de pleurer, tu peux rester là, te reconstruire, rencontrer du monde.<br /><br />Rien de provocant à première écoute. Tout est évidemment dans le sous-texte.<br /><br />Mais début 1979, YMCA quitte le second degré pour entrer dans la culture populaire.<br /><br />Le morceau envahit les radios, les clubs, les fêtes, les mariages. Et surtout… des gestes apparaissent. Les bras dessinent les lettres Y – M – C – A. Un langage corporel simple, collectif, immédiat. La chanson devient un rituel. Et son refrain devient LE TUBE du début 1979...<br /><br />YMCA a été composée par le duo français qui fait autorité sur la disco à NY, Messieurs Jacques Morali et Henri Belolo. Et c'est à partir de ce moment qu'on va comprendre que le refrain comprend des paroles dont le sens grivois est à peine caché : « They have everything for young men to enjoy, you can hang out with all the boys » (« Ils ont tout ce qui plaît aux jeunes hommes, vous pouvez passer du temps avec tous les mecs »). <br /><br />Le titre de l'album ne laisse aucun doute : "Cruising", ce n'est pas faire une croisière, mais draguer dans des lieux publics. YMCA, premier tube ouvertement gay et libertin de l'histoire... Allez les filles, on va danser !]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : "Tu es numéro 1 au hit parade", Marc Aryan</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-tu-es-numero-1-au-hit-parade-marc-aryan--69588028</link><description><![CDATA[Et "Tu es numéro 1 au hit parade" va clairement s’impose comme l’un des plus grands slows romantiques de l'année. Une chanson simple, directe, sentimentale… et un peu addictive, aussi.<br /><br />En 1968, Marc Aryan a déjà 42 ans. Né dans une famille arménienne du côté de Valence, c'est en Belgique qu'il va poser ses valises en 1963, à Waterloo, mais avant cela, en 1954, il crée un magasin de disques à Valence, histoire de se rapprocher de sa passion, la musique. Ce point de vente, il va même le revendre et se faire un petit pactole.<br /><br />Très jeune déjà, il se passionnait pour la littérature, écrivant des poèmes et des chansons. Il apprend le piano, le solfège, l’harmonie et le contrepoint. Et ses études passent un peu au second plan. Sa santé est fragile. Ce sera donc la musique ou RIEN.<br /><br />En 1967, premier grand succès, un prénom, Katy...<br /><br />En 1968, son album marche bien. Marc Aryan est en pleine gloire. Il continue d’enregistrer des chansons en français, mais aussi en italien, en espagnol ou encore en turc et en arménien. Durant l'été 1967, sortie de son deuxième 33 tours, intitulé "Volage…Volage", un album qui va l'emmener pour une tournée en URSS l’année suivante. L'année suivante, justement, "Tu es numéro 1 au hit parade" sort en janvier et fait un carton. <br /><br />Chez Marc Aryan, tout est artisanal : il va lui-même démarcher les radios... <br /><br />N'empêche, ça marche. D'ailleurs, avec le pactole que lui rapporte sa musique sans intermédiaire, il fonde le studio Katy à Ohain, un an plus tard. C'est là qu'il va enregistrer ses futurs albums.  <br /><br />Et c'est précisément dans ce studio que Marvin Gaye enregistrera "Midnight Love", son dernier album. Autre jalon : Patrick Hernandez enregistrera le titre disco "Born to Be Alive" lui aussi dans le studio Katy. Autant de numéros 1 au hit parade du cœur de tous les Brabançons et... de tous les Belges...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69588028</guid><pubDate>Mon, 26 Jan 2026 08:07:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69588028/338344_1968_tu_es_numero_1_au_hit_parade_marc_aryan.mp3" length="8020158" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Et "Tu es numéro 1 au hit parade" va clairement s’impose comme l’un des plus grands slows romantiques de l'année. Une chanson simple, directe, sentimentale… et un peu addictive, aussi.

En 1968, Marc Aryan a déjà 42 ans. Né dans une famille arménienne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Et "Tu es numéro 1 au hit parade" va clairement s’impose comme l’un des plus grands slows romantiques de l'année. Une chanson simple, directe, sentimentale… et un peu addictive, aussi.<br /><br />En 1968, Marc Aryan a déjà 42 ans. Né dans une famille arménienne du côté de Valence, c'est en Belgique qu'il va poser ses valises en 1963, à Waterloo, mais avant cela, en 1954, il crée un magasin de disques à Valence, histoire de se rapprocher de sa passion, la musique. Ce point de vente, il va même le revendre et se faire un petit pactole.<br /><br />Très jeune déjà, il se passionnait pour la littérature, écrivant des poèmes et des chansons. Il apprend le piano, le solfège, l’harmonie et le contrepoint. Et ses études passent un peu au second plan. Sa santé est fragile. Ce sera donc la musique ou RIEN.<br /><br />En 1967, premier grand succès, un prénom, Katy...<br /><br />En 1968, son album marche bien. Marc Aryan est en pleine gloire. Il continue d’enregistrer des chansons en français, mais aussi en italien, en espagnol ou encore en turc et en arménien. Durant l'été 1967, sortie de son deuxième 33 tours, intitulé "Volage…Volage", un album qui va l'emmener pour une tournée en URSS l’année suivante. L'année suivante, justement, "Tu es numéro 1 au hit parade" sort en janvier et fait un carton. <br /><br />Chez Marc Aryan, tout est artisanal : il va lui-même démarcher les radios... <br /><br />N'empêche, ça marche. D'ailleurs, avec le pactole que lui rapporte sa musique sans intermédiaire, il fonde le studio Katy à Ohain, un an plus tard. C'est là qu'il va enregistrer ses futurs albums.  <br /><br />Et c'est précisément dans ce studio que Marvin Gaye enregistrera "Midnight Love", son dernier album. Autre jalon : Patrick Hernandez enregistrera le titre disco "Born to Be Alive" lui aussi dans le studio Katy. Autant de numéros 1 au hit parade du cœur de tous les Brabançons et... de tous les Belges...]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : Gotainer dynamite le couscous de Saupiquet</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-gotainer-dynamite-le-couscous-de-saupiquet--69560007</link><description><![CDATA[À 13 ans, le père de Gotainer lui offre un magnétophone. C’est une révélation. Richard passe son temps enfermé dans sa chambre, à enregistrer des histoires, à bidouiller des bruitages et à inventer des fausses publicités (déjà). <br /><br />Publicitaire malgré son bac philo, c’est ça qu’il veut faire comme métier. Il renonce donc à ses études et part à la conquête des agences.<br /><br />Il est engagé à la J.Walter Thomson comme rédacteur débutant.<br /><br />Le problème, c'est que cette agence est très « lessivière » (disons conventionnelle). Ses collègues sont assez peu sensibles aux sons farfelus du jeune créatif. Il est donc renvoyé pour mauvais esprit. <br /><br />En 1974, il crée avec Jacques Gaudillat (lui aussi renvoyé) l'agence de publicité "Gatkess". Elle va se spécialiser dans les spots pour la radio. Et pour la télé, même recette, il faut que ça chante. Exemple de slogan musical : "Buvez éliminez"...<br /><br />Banga, Belle des champs, c'est lui. On se lève tous pour Danette, c'est lui. Mais, en ce 11 mars 1979, c'est une marque de couscous qui fait appel à lui et ne va pas le regretter. On découvre alors sur nos écrans ce qui serait totalement impossible à reproduire aujourd'hui. Je vous laisse savourer ce morceau d'anthologie. Même sans image, vous allez reconnaître les paroles, vous allez reconnaître l'époque et vous allez même chanter avec Richard Gotainer…<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69560007</guid><pubDate>Fri, 23 Jan 2026 15:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69560007/338304_1979_gotainer_dynamite_le_couscous_de_saupiquet.mp3" length="6413105" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>À 13 ans, le père de Gotainer lui offre un magnétophone. C’est une révélation. Richard passe son temps enfermé dans sa chambre, à enregistrer des histoires, à bidouiller des bruitages et à inventer des fausses publicités (déjà). 

Publicitaire malgré...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[À 13 ans, le père de Gotainer lui offre un magnétophone. C’est une révélation. Richard passe son temps enfermé dans sa chambre, à enregistrer des histoires, à bidouiller des bruitages et à inventer des fausses publicités (déjà). <br /><br />Publicitaire malgré son bac philo, c’est ça qu’il veut faire comme métier. Il renonce donc à ses études et part à la conquête des agences.<br /><br />Il est engagé à la J.Walter Thomson comme rédacteur débutant.<br /><br />Le problème, c'est que cette agence est très « lessivière » (disons conventionnelle). Ses collègues sont assez peu sensibles aux sons farfelus du jeune créatif. Il est donc renvoyé pour mauvais esprit. <br /><br />En 1974, il crée avec Jacques Gaudillat (lui aussi renvoyé) l'agence de publicité "Gatkess". Elle va se spécialiser dans les spots pour la radio. Et pour la télé, même recette, il faut que ça chante. Exemple de slogan musical : "Buvez éliminez"...<br /><br />Banga, Belle des champs, c'est lui. On se lève tous pour Danette, c'est lui. Mais, en ce 11 mars 1979, c'est une marque de couscous qui fait appel à lui et ne va pas le regretter. On découvre alors sur nos écrans ce qui serait totalement impossible à reproduire aujourd'hui. Je vous laisse savourer ce morceau d'anthologie. Même sans image, vous allez reconnaître les paroles, vous allez reconnaître l'époque et vous allez même chanter avec Richard Gotainer…<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>161</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : les débuts de l'émission "Des chiffres et des lettres"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-les-debuts-de-l-emission-des-chiffres-et-des-lettres--69532643</link><description><![CDATA[À l’animation, Patrice Laffont. C'est la première, vous allez l'entendre, il est un peu nerveux...<br /><br />Autour de lui, des figures qui vont devenir familières : Max Favalelli, le gardien du mot juste, et bientôt Monsieur Calcul, pour ce que l’on appelle déjà le compte est bon.<br /><br />Mais ce jeu n’est pas né en 1972.<br /><br />Son histoire commence bien plus tôt.<br /><br />Retour en 1965.<br /><br />Sur la deuxième chaîne de l’ORTF, en noir et blanc, le producteur Armand Jammot lance une émission au titre explicite : Le Mot le plus long. On est le 19 septembre 1965. L’émission est diffusée le dimanche midi, et animée par Christine Fabréga.<br /><br />À l’époque, il n’y a que des lettres.<br /><br />Sept lettres tirées au hasard. Deux candidats. Un mot à trouver.<br /><br />Une télévision de service public qui assume pleinement sa mission (et qui la revendique, même) : cultiver en divertissant.<br /><br />En 1968, le rendez-vous devient hebdomadaire.<br /><br />Le jeu s’installe doucement dans les habitudes, avec sa mécanique rassurante, répétitive, presque hypnotique. On ne crie pas. On réfléchit. On écoute.<br /><br />Puis arrive 1972.<br /><br />Le jeu change de dimension. Il devient quotidien. On y ajoute les chiffres. Les opérations. Le calcul mental. Voilà, l'émission "Des chiffres et des lettres" est née.<br /><br />Et le public suit.<br /><br />Jour après jour. Année après année.<br /><br />Parce que dans un paysage télévisuel de plus en plus bruyant, cette émission propose autre chose : le temps long, la concentration, le plaisir simple de chercher... et parfois aussi, de longs silences....<br /><br />Le jeu restera à l'antenne plus de 50 ans... il deviendra même un jeu de société très populaire durant les années 80, comme son générique, qui a traversé les époques, à peu près sans se rider...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69532643</guid><pubDate>Thu, 22 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69532643/337691_1972_les_debuts_de_l_emission_des_chiffres_et_des_lettres.mp3" length="6940779" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>À l’animation, Patrice Laffont. C'est la première, vous allez l'entendre, il est un peu nerveux...

Autour de lui, des figures qui vont devenir familières : Max Favalelli, le gardien du mot juste, et bientôt Monsieur Calcul, pour ce que l’on appelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[À l’animation, Patrice Laffont. C'est la première, vous allez l'entendre, il est un peu nerveux...<br /><br />Autour de lui, des figures qui vont devenir familières : Max Favalelli, le gardien du mot juste, et bientôt Monsieur Calcul, pour ce que l’on appelle déjà le compte est bon.<br /><br />Mais ce jeu n’est pas né en 1972.<br /><br />Son histoire commence bien plus tôt.<br /><br />Retour en 1965.<br /><br />Sur la deuxième chaîne de l’ORTF, en noir et blanc, le producteur Armand Jammot lance une émission au titre explicite : Le Mot le plus long. On est le 19 septembre 1965. L’émission est diffusée le dimanche midi, et animée par Christine Fabréga.<br /><br />À l’époque, il n’y a que des lettres.<br /><br />Sept lettres tirées au hasard. Deux candidats. Un mot à trouver.<br /><br />Une télévision de service public qui assume pleinement sa mission (et qui la revendique, même) : cultiver en divertissant.<br /><br />En 1968, le rendez-vous devient hebdomadaire.<br /><br />Le jeu s’installe doucement dans les habitudes, avec sa mécanique rassurante, répétitive, presque hypnotique. On ne crie pas. On réfléchit. On écoute.<br /><br />Puis arrive 1972.<br /><br />Le jeu change de dimension. Il devient quotidien. On y ajoute les chiffres. Les opérations. Le calcul mental. Voilà, l'émission "Des chiffres et des lettres" est née.<br /><br />Et le public suit.<br /><br />Jour après jour. Année après année.<br /><br />Parce que dans un paysage télévisuel de plus en plus bruyant, cette émission propose autre chose : le temps long, la concentration, le plaisir simple de chercher... et parfois aussi, de longs silences....<br /><br />Le jeu restera à l'antenne plus de 50 ans... il deviendra même un jeu de société très populaire durant les années 80, comme son générique, qui a traversé les époques, à peu près sans se rider...]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b6584df6d09c1d4cc90f8638e6337f8e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : César et Rosalie, l’amour selon Claude Sautet</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-cesar-et-rosalie-l-amour-selon-claude-sautet--69528765</link><description><![CDATA[À l’écran, un trio d’acteurs au sommet : Yves Montand et Sami Frey pour les rôles masculins. Sautet voyait Deneuve dans le rôle principal, mais elle était enceinte. Son choix se porte alors sur Romy Schneider.<br /><br />Romy Schneider est Rosalie, une femme libre, moderne, insaisissable. Elle vit avec César, ferrailleur flamboyant, excessif, jaloux, mais profondément généreux. Un homme qui prend toute la place… et parfois trop.<br /><br />Lors d’un mariage, Rosalie recroise David, son amour de jeunesse. Plus discret, plus intérieur, presque à l’opposé de César. Et très vite, le film glisse vers ce que Sautet filme mieux que personne : les hésitations, les retours, les silences, les failles. Et la complexité des sentiments amoureux…<br /><br />Ici, pas de triangle amoureux spectaculaire.<br /><br />Tout se joue dans les regards, les gestes, les maladresses. César souffre, s’emporte, se repent. David observe, doute, recule. Et Rosalie est au milieu de tout cela. Tirant les ficelles,en apparence…<br /><br />Peu à peu, le film déjoue les attentes.<br /><br />Les deux rivaux cessent de s’affronter… et finissent par s’apprivoiser. Une amitié inattendue naît entre César et David, au point que Rosalie se retrouve presque spectatrice de l’histoire de ses deux hommes.<br /><br />La fin reste ouverte.<br /><br />Un jour, un taxi s’arrête devant la maison. Rosalie en descend. Le film s’arrête là. Sans réponse. Sans morale.<br /><br />Et puis, il y a cette lettre, lue par Romi…<br /><br />Ce qui donne à César et Rosalie sa force intacte, c’est cette manière de parler d’amour sans modèle imposé, de fragilité masculine, de liberté féminine… avec une infinie douceur. Sans jugement. Déjà, en 1972. On se sent perdu, exactement comme si on vivait cette histoire par procuration.<br /><br />Et puis il y a la musique.<br /><br />La musique de Philippe Sarde, énergique, énigmatique. ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69528765</guid><pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:32:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69528765/337395_1972_cesar_et_rosalie_l_amour_selon_claude_sautet.mp3" length="7813268" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>À l’écran, un trio d’acteurs au sommet : Yves Montand et Sami Frey pour les rôles masculins. Sautet voyait Deneuve dans le rôle principal, mais elle était enceinte. Son choix se porte alors sur Romy Schneider.

Romy Schneider est Rosalie, une femme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[À l’écran, un trio d’acteurs au sommet : Yves Montand et Sami Frey pour les rôles masculins. Sautet voyait Deneuve dans le rôle principal, mais elle était enceinte. Son choix se porte alors sur Romy Schneider.<br /><br />Romy Schneider est Rosalie, une femme libre, moderne, insaisissable. Elle vit avec César, ferrailleur flamboyant, excessif, jaloux, mais profondément généreux. Un homme qui prend toute la place… et parfois trop.<br /><br />Lors d’un mariage, Rosalie recroise David, son amour de jeunesse. Plus discret, plus intérieur, presque à l’opposé de César. Et très vite, le film glisse vers ce que Sautet filme mieux que personne : les hésitations, les retours, les silences, les failles. Et la complexité des sentiments amoureux…<br /><br />Ici, pas de triangle amoureux spectaculaire.<br /><br />Tout se joue dans les regards, les gestes, les maladresses. César souffre, s’emporte, se repent. David observe, doute, recule. Et Rosalie est au milieu de tout cela. Tirant les ficelles,en apparence…<br /><br />Peu à peu, le film déjoue les attentes.<br /><br />Les deux rivaux cessent de s’affronter… et finissent par s’apprivoiser. Une amitié inattendue naît entre César et David, au point que Rosalie se retrouve presque spectatrice de l’histoire de ses deux hommes.<br /><br />La fin reste ouverte.<br /><br />Un jour, un taxi s’arrête devant la maison. Rosalie en descend. Le film s’arrête là. Sans réponse. Sans morale.<br /><br />Et puis, il y a cette lettre, lue par Romi…<br /><br />Ce qui donne à César et Rosalie sa force intacte, c’est cette manière de parler d’amour sans modèle imposé, de fragilité masculine, de liberté féminine… avec une infinie douceur. Sans jugement. Déjà, en 1972. On se sent perdu, exactement comme si on vivait cette histoire par procuration.<br /><br />Et puis il y a la musique.<br /><br />La musique de Philippe Sarde, énergique, énigmatique. ]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a48ae9571ad7b37df7cca78bc950e03f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : Diana Ross lance la carrière des Jackson Five</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-diana-ross-lance-la-carriere-des-jackson-five--69516793</link><description><![CDATA[Ils reprennent un titre des Isley Brothers, "It's Your Thing..."<br /><br />En 1969, personne ne parle encore de phénomène mondial. Mais cette apparition n’a rien d’un hasard.<br /><br />Retour en arrière. Trois ans plus tôt, les Jackson Five remportent un concours de talents dans leur ville natale de Gary. <br /><br />Jermaine chante des titres de la Motown, My Girl des Temptations notamment. Et le plus jeune, Michael, à peine huit ans, interprète Barefootin’. Le public est conquis.<br /><br />L’année suivante, en 1967, ils gagnent deux concours bien plus prestigieux : l’un au Regal Theater de Chicago, l’autre à l’Apollo Theater de Harlem. Deux temples de la musique noire américaine. Grâce à ces victoires, ils assurent les premières parties des Temptations, de Gladys Knight, et même de James Brown.<br /><br />Après Harlem, Gladys Knight croit tellement en eux qu’elle envoie une cassette à la Motown.<br /><br />Elle sera… refusée. Renvoyée sans suite.<br /><br />Mais les Jackson Five ne lâchent rien.<br /><br />Ils répètent sans relâche à la fin de l’été 1969. Jour après jour. Jusqu’à ce que la Motown finisse par écouter.<br /><br />Et ce 11 août 1969, Diana Ross les présente officiellement au public.<br /><br />Ils apparaissent à la télévision pour la première fois...<br /><br />C'est une immense claque à toute la profession.<br /><br />Le reste va très vite.<br /><br />Berry Gordy et ses auteurs façonnent pour eux un son nouveau, mélange du style Motown et de thèmes adolescents. On appellera ça la "bubblegum soul". Un son plus jeune, immédiatement reconnaissable, tout comme la voix de Michael Jackson qui éclipse le reste de la fratrie...<br /><br />Diana Ross ne lâche pas ses poulains. En décembre 1969 sort "Diana Ross Presents The Jackson 5".<br /><br />Puis en 1970, les tubes s’enchaînent : I Want You Back, ABC, The Love You Save, I’ll Be There.<br /><br />Quatre numéros un consécutifs aux États-Unis. Un record absolu...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69516793</guid><pubDate>Tue, 20 Jan 2026 10:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69516793/337273_1969_diana_ross_lance_la_carriere_des_jackson_five.mp3" length="7220811" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Ils reprennent un titre des Isley Brothers, "It's Your Thing..."

En 1969, personne ne parle encore de phénomène mondial. Mais cette apparition n’a rien d’un hasard.

Retour en arrière. Trois ans plus tôt, les Jackson Five remportent un concours de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ils reprennent un titre des Isley Brothers, "It's Your Thing..."<br /><br />En 1969, personne ne parle encore de phénomène mondial. Mais cette apparition n’a rien d’un hasard.<br /><br />Retour en arrière. Trois ans plus tôt, les Jackson Five remportent un concours de talents dans leur ville natale de Gary. <br /><br />Jermaine chante des titres de la Motown, My Girl des Temptations notamment. Et le plus jeune, Michael, à peine huit ans, interprète Barefootin’. Le public est conquis.<br /><br />L’année suivante, en 1967, ils gagnent deux concours bien plus prestigieux : l’un au Regal Theater de Chicago, l’autre à l’Apollo Theater de Harlem. Deux temples de la musique noire américaine. Grâce à ces victoires, ils assurent les premières parties des Temptations, de Gladys Knight, et même de James Brown.<br /><br />Après Harlem, Gladys Knight croit tellement en eux qu’elle envoie une cassette à la Motown.<br /><br />Elle sera… refusée. Renvoyée sans suite.<br /><br />Mais les Jackson Five ne lâchent rien.<br /><br />Ils répètent sans relâche à la fin de l’été 1969. Jour après jour. Jusqu’à ce que la Motown finisse par écouter.<br /><br />Et ce 11 août 1969, Diana Ross les présente officiellement au public.<br /><br />Ils apparaissent à la télévision pour la première fois...<br /><br />C'est une immense claque à toute la profession.<br /><br />Le reste va très vite.<br /><br />Berry Gordy et ses auteurs façonnent pour eux un son nouveau, mélange du style Motown et de thèmes adolescents. On appellera ça la "bubblegum soul". Un son plus jeune, immédiatement reconnaissable, tout comme la voix de Michael Jackson qui éclipse le reste de la fratrie...<br /><br />Diana Ross ne lâche pas ses poulains. En décembre 1969 sort "Diana Ross Presents The Jackson 5".<br /><br />Puis en 1970, les tubes s’enchaînent : I Want You Back, ABC, The Love You Save, I’ll Be There.<br /><br />Quatre numéros un consécutifs aux États-Unis. Un record absolu...]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e6463a96f29ed257579e86a135515dc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Amsterdam, la chanson que Brel n’a jamais enregistrée en studio</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-amsterdam-la-chanson-que-brel-n-a-jamais-enregistree-en-studio--69503962</link><description><![CDATA[Parmi elles, un nouveau texte : Amsterdam.<br /><br />Une chanson à laquelle il ne croit pas vraiment. Alors, il la place en troisième position du concert, dans ce début de spectacle, qui lui sert généralement à ajuster la voix, le tempo et la tension.<br /><br />Sur scène, Brel chante les marins, la bière, les femmes, la fatigue des corps et des rêves. <br /><br />Il termine.<br /><br />Et là… À peine la dernière note retombée, la salle se lève. Ovation immédiate ce 16 octobre 1964 pour une chanson que personne n'avait jamais entendue...<br /><br />Le batteur Philippe Combelle, n'en revient pas, il parle d'une véritable “folie”.<br /><br />Sur le plan émotionnel, dira-t-il plus tard, ça a été énorme.<br /><br />Le concert est filmé, mais surtout diffusé en direct à la radio, sur Europe 1. Jacques Vassal, qui deviendra plus tard son biographe, écoute chez lui. Il racontera :<br /><br />« On respirait fort. On croyait le voir alors que ce n’était pas la télé. Il en faisait trop… mais il en faisait tellement qu’il vous faisait vivre la chanson. »<br /><br />Ironie magnifique : Amsterdam n’a pas été écrite à Amsterdam.<br /><br />Brel l’a composée au bord de la Méditerranée, en s’appuyant sur une mélodie bien plus ancienne : Greensleeves, un air traditionnel anglais du XVIᵉ siècle. <br /><br />Le port d’Amsterdam devient alors un décor universel, un théâtre humain où tout déborde.<br /><br />Le succès est fulgurant. Et pourtant…<br /><br />Jacques Brel refusera toujours d’enregistrer Amsterdam en studio. La chanson n’existera que dans le souffle du live, dans cette montée physique que seul le concert permet.<br /><br />Cette chanson née presque par accident, offerte d’abord comme une chanson “de début” de concert, deviendra l’un des sommets de la chanson francophone. Et même au-delà, puisque Bowie lui donnera une vie nouvelle en 1973...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69503962</guid><pubDate>Mon, 19 Jan 2026 09:50:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69503962/337178_1964_amsterdam_la_chanson_que_brel_n_a_jamais_enregistree_en_studio.mp3" length="7071391" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Parmi elles, un nouveau texte : Amsterdam.

Une chanson à laquelle il ne croit pas vraiment. Alors, il la place en troisième position du concert, dans ce début de spectacle, qui lui sert généralement à ajuster la voix, le tempo et la tension.

Sur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Parmi elles, un nouveau texte : Amsterdam.<br /><br />Une chanson à laquelle il ne croit pas vraiment. Alors, il la place en troisième position du concert, dans ce début de spectacle, qui lui sert généralement à ajuster la voix, le tempo et la tension.<br /><br />Sur scène, Brel chante les marins, la bière, les femmes, la fatigue des corps et des rêves. <br /><br />Il termine.<br /><br />Et là… À peine la dernière note retombée, la salle se lève. Ovation immédiate ce 16 octobre 1964 pour une chanson que personne n'avait jamais entendue...<br /><br />Le batteur Philippe Combelle, n'en revient pas, il parle d'une véritable “folie”.<br /><br />Sur le plan émotionnel, dira-t-il plus tard, ça a été énorme.<br /><br />Le concert est filmé, mais surtout diffusé en direct à la radio, sur Europe 1. Jacques Vassal, qui deviendra plus tard son biographe, écoute chez lui. Il racontera :<br /><br />« On respirait fort. On croyait le voir alors que ce n’était pas la télé. Il en faisait trop… mais il en faisait tellement qu’il vous faisait vivre la chanson. »<br /><br />Ironie magnifique : Amsterdam n’a pas été écrite à Amsterdam.<br /><br />Brel l’a composée au bord de la Méditerranée, en s’appuyant sur une mélodie bien plus ancienne : Greensleeves, un air traditionnel anglais du XVIᵉ siècle. <br /><br />Le port d’Amsterdam devient alors un décor universel, un théâtre humain où tout déborde.<br /><br />Le succès est fulgurant. Et pourtant…<br /><br />Jacques Brel refusera toujours d’enregistrer Amsterdam en studio. La chanson n’existera que dans le souffle du live, dans cette montée physique que seul le concert permet.<br /><br />Cette chanson née presque par accident, offerte d’abord comme une chanson “de début” de concert, deviendra l’un des sommets de la chanson francophone. Et même au-delà, puisque Bowie lui donnera une vie nouvelle en 1973...]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7778ba339a08f53a552f3c2d15d2ed87.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Adamo est numéro 1 des ventes</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-adamo-est-numero-1-des-ventes--69453187</link><description><![CDATA[Sa chanson a dominé les hit-parades durant, accrochez-vous, 13 semaines. « Une mèche de cheveux » se classe directement à la première position des ventes, devant Michèle des Beatles, devant Antoine, Percy Sledge, Michel Polnareff et même Johnny...<br /><br />Le titre et le texte tournent autour d’un détail intime – une mèche de cheveux –, comme s'il s'agissait d'une relique sentimentale… et tout cela est chanté avec une infinie simplicité.<br /><br />On reste dans ce qui fait Adamo : une écriture simple, imagée, qui parle d’attachement, de souvenir, de mélancolie douce, toujours entre tendresse et légère tristesse. Et toujours avec une politesse tirée à 4 épingles. <br /><br />En 1966, Adamo est déjà au-delà du statut de “simple” chanteur à succès : il est installé comme figure centrale de la chanson francophone, avec une carrière internationale déjà bien lancée (en Italie, son pays d'origine évidemment, mais aussi en Espagne, en Amérique latine et même au Japon). <br /><br />D'ailleurs, il existe une version japonaise de la chanson….<br /><br />Parvenir à se classer devant Johnny en 1966 relève de l'exploit. Enfin, peut-être pas tant que ça. Son succès, Adamo le doit à son image : jeune homme romantique, costume impeccable, allure sage, opposée au côté plus “rock” de sa propre génération. <br /><br />Pas étonnant donc de voir « Une mèche de cheveux » dominer les ventes durant plus de 3 mois avec une chanson qui participe à la construction de sa légende : un Adamo intime, qui parle d’amour sans provocation, accessible à TOUTES les générations…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69453187</guid><pubDate>Fri, 16 Jan 2026 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69453187/337068_1966_adamo_est_numero_1_des_ventes.mp3" length="6470574" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Sa chanson a dominé les hit-parades durant, accrochez-vous, 13 semaines. « Une mèche de cheveux » se classe directement à la première position des ventes, devant Michèle des Beatles, devant Antoine, Percy Sledge, Michel Polnareff et même Johnny...

Le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Sa chanson a dominé les hit-parades durant, accrochez-vous, 13 semaines. « Une mèche de cheveux » se classe directement à la première position des ventes, devant Michèle des Beatles, devant Antoine, Percy Sledge, Michel Polnareff et même Johnny...<br /><br />Le titre et le texte tournent autour d’un détail intime – une mèche de cheveux –, comme s'il s'agissait d'une relique sentimentale… et tout cela est chanté avec une infinie simplicité.<br /><br />On reste dans ce qui fait Adamo : une écriture simple, imagée, qui parle d’attachement, de souvenir, de mélancolie douce, toujours entre tendresse et légère tristesse. Et toujours avec une politesse tirée à 4 épingles. <br /><br />En 1966, Adamo est déjà au-delà du statut de “simple” chanteur à succès : il est installé comme figure centrale de la chanson francophone, avec une carrière internationale déjà bien lancée (en Italie, son pays d'origine évidemment, mais aussi en Espagne, en Amérique latine et même au Japon). <br /><br />D'ailleurs, il existe une version japonaise de la chanson….<br /><br />Parvenir à se classer devant Johnny en 1966 relève de l'exploit. Enfin, peut-être pas tant que ça. Son succès, Adamo le doit à son image : jeune homme romantique, costume impeccable, allure sage, opposée au côté plus “rock” de sa propre génération. <br /><br />Pas étonnant donc de voir « Une mèche de cheveux » dominer les ventes durant plus de 3 mois avec une chanson qui participe à la construction de sa légende : un Adamo intime, qui parle d’amour sans provocation, accessible à TOUTES les générations…]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeeda738f163b38c76aab43b5a75db3a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : La Folie des Grandeurs bat des records au cinéma</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-la-folie-des-grandeurs-bat-des-records-au-cinema--69453186</link><description><![CDATA[Le tournage de son nouveau film a lieu en Espagne. Louis de Funès est Don Salluste de Bazan, ministre des Finances du roi d’Espagne. Quant à Yves Montand, il tient le rôle de Blaze, son valet. Autre recrue du casting, une invraisemblable, une magnifique Alice Sapritch…Vous l'avez compris, nous sommes en plein cœur de la Folie des Grandeurs...<br /><br />L’action se déroule donc dans l’Espagne du XVIIᵉ siècle : Don Salluste est donc le ministre des Finances du roi Charles II. Il exploite le peuple et détourne l’argent pour sa propre grandeur. La reine déteste ce personnage et parvient à le faire chasser de la cour. Pour se venger, Salluste veut la compromettre dans un complot amoureux. Son neveu Don César refusant de participer, c’est finalement Blaze, le valet amoureux de la souveraine, qui va s'y risquer. <br /><br />Gérard Oury explique à la RTB, en décembre 1971, pourquoi il voulait réunir De Funès et Montand....<br /><br />Difficile en effet de les départager. Le film appuie sur l'angle “Quand Victor Hugo rencontre Louis de Funès”… et ça fonctionne bien : partir d’un drame romantique pour aboutir à une comédie burlesque, tout en gardant la critique des puissants et l’idée du petit qui se glisse parmi les grands. Résultat ? Plus de 5,5 millions d’entrées, ce qui en fait un des grands triomphes comiques du début des années 70. <br /><br />Ce qu'on sait moins par contre, c'est que la musique originale a été composée par… Michel Polnareff, sur le thème des grands westerns…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69453186</guid><pubDate>Thu, 15 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69453186/337067_1971_la_folie_des_grandeurs_bat_des_records_au_cinema.mp3" length="12073317" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le tournage de son nouveau film a lieu en Espagne. Louis de Funès est Don Salluste de Bazan, ministre des Finances du roi d’Espagne. Quant à Yves Montand, il tient le rôle de Blaze, son valet. Autre recrue du casting, une invraisemblable, une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le tournage de son nouveau film a lieu en Espagne. Louis de Funès est Don Salluste de Bazan, ministre des Finances du roi d’Espagne. Quant à Yves Montand, il tient le rôle de Blaze, son valet. Autre recrue du casting, une invraisemblable, une magnifique Alice Sapritch…Vous l'avez compris, nous sommes en plein cœur de la Folie des Grandeurs...<br /><br />L’action se déroule donc dans l’Espagne du XVIIᵉ siècle : Don Salluste est donc le ministre des Finances du roi Charles II. Il exploite le peuple et détourne l’argent pour sa propre grandeur. La reine déteste ce personnage et parvient à le faire chasser de la cour. Pour se venger, Salluste veut la compromettre dans un complot amoureux. Son neveu Don César refusant de participer, c’est finalement Blaze, le valet amoureux de la souveraine, qui va s'y risquer. <br /><br />Gérard Oury explique à la RTB, en décembre 1971, pourquoi il voulait réunir De Funès et Montand....<br /><br />Difficile en effet de les départager. Le film appuie sur l'angle “Quand Victor Hugo rencontre Louis de Funès”… et ça fonctionne bien : partir d’un drame romantique pour aboutir à une comédie burlesque, tout en gardant la critique des puissants et l’idée du petit qui se glisse parmi les grands. Résultat ? Plus de 5,5 millions d’entrées, ce qui en fait un des grands triomphes comiques du début des années 70. <br /><br />Ce qu'on sait moins par contre, c'est que la musique originale a été composée par… Michel Polnareff, sur le thème des grands westerns…]]></itunes:summary><itunes:duration>302</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a231042d6a6e558d7f04b275e7abbe05.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : Gérard Lenorman se souvient de “Michèle”</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-gerard-lenorman-se-souvient-de-michele--69417688</link><description><![CDATA[En 1976, Gérard Lenorman n'a déjà plus à faire ses preuves. Son tout premier 45 tours est sorti sous pavillon CBS en 1971 et a déjà failli atteindre la première place des ventes… souvenez-vous...<br /><br />"Il" n'est pas arrivé par hasard. Avec sa voix haut placée et voilée, il a séduit les producteurs de la comédie musicale Hair, où il a remplacé avec triomphe un certain Julien Clerc. Viennent ensuite, quelques jolis succès, comme Les Jours Heureux ou Les Matins d’hiver, mais aucun ne parvient à atteindre la première place des ventes. Pas même la balade des gens heureux. <br /><br />Aucun, jusqu'en 1976 : « Michèle » entre au hit-parade d'Europe 1 le 1ᵉʳ février en 14ᵉ position. Quelques semaines plus tard, le 28 février 1976, le moment est arrivé : Lenorman est numéro 1… avec une musique toute douce.<br /><br />Pour cette première collaboration, Didier Barbelivien explique avoir écrit une histoire inspirée d’un flirt de lycée. Au départ, c'est un autre prénom qui est choisi, Marcelle. Mais mais mais… Lenorman n’est pas convaincu. Il demande alors un autre prénom, Michèle. Objectif : rendre hommage à un premier amour de jeunesse rencontré à Cournon, en Auvergne, ce qui donne à la chanson une dimension totalement autobiographique et extrêmement sincère. Il se confie à André Manoukian...<br /><br />L'histoire a failli mal tourner. Enfin non, Michèle est devenue une chanson. Chez nous, en Belgique, le prénom fait aussi des ravages : le titre se classe en 5ᵉ position, tant au nord qu'au sud de la Belgique… Le 45 tours se vendra à plus de 300 000 exemplaires au cours de l'année 1976. L'album "Drôles de chansons" sera même certifié disque d'or…et la collaboration avec Barbelivien ne fera que commencer….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69417688</guid><pubDate>Wed, 14 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69417688/336932_1976_gerard_lenorman_se_souvient_de_michele.mp3" length="8573954" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>En 1976, Gérard Lenorman n'a déjà plus à faire ses preuves. Son tout premier 45 tours est sorti sous pavillon CBS en 1971 et a déjà failli atteindre la première place des ventes… souvenez-vous...

"Il" n'est pas arrivé par hasard. Avec sa voix haut...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1976, Gérard Lenorman n'a déjà plus à faire ses preuves. Son tout premier 45 tours est sorti sous pavillon CBS en 1971 et a déjà failli atteindre la première place des ventes… souvenez-vous...<br /><br />"Il" n'est pas arrivé par hasard. Avec sa voix haut placée et voilée, il a séduit les producteurs de la comédie musicale Hair, où il a remplacé avec triomphe un certain Julien Clerc. Viennent ensuite, quelques jolis succès, comme Les Jours Heureux ou Les Matins d’hiver, mais aucun ne parvient à atteindre la première place des ventes. Pas même la balade des gens heureux. <br /><br />Aucun, jusqu'en 1976 : « Michèle » entre au hit-parade d'Europe 1 le 1ᵉʳ février en 14ᵉ position. Quelques semaines plus tard, le 28 février 1976, le moment est arrivé : Lenorman est numéro 1… avec une musique toute douce.<br /><br />Pour cette première collaboration, Didier Barbelivien explique avoir écrit une histoire inspirée d’un flirt de lycée. Au départ, c'est un autre prénom qui est choisi, Marcelle. Mais mais mais… Lenorman n’est pas convaincu. Il demande alors un autre prénom, Michèle. Objectif : rendre hommage à un premier amour de jeunesse rencontré à Cournon, en Auvergne, ce qui donne à la chanson une dimension totalement autobiographique et extrêmement sincère. Il se confie à André Manoukian...<br /><br />L'histoire a failli mal tourner. Enfin non, Michèle est devenue une chanson. Chez nous, en Belgique, le prénom fait aussi des ravages : le titre se classe en 5ᵉ position, tant au nord qu'au sud de la Belgique… Le 45 tours se vendra à plus de 300 000 exemplaires au cours de l'année 1976. L'album "Drôles de chansons" sera même certifié disque d'or…et la collaboration avec Barbelivien ne fera que commencer….]]></itunes:summary><itunes:duration>215</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/579c6a172b08cfeff873f100158f193f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : Colinot, le dernier film de Bardot</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-colinot-le-dernier-film-de-bardot--69417687</link><description><![CDATA[L’action se déroule au XVᵉ siècle : Colinot, jeune paysan séduisant mais un peu simplet, voit sa fiancée Bergamotte enlevée par des bandits de grand chemin et part sur les routes pour la retrouver. <br /><br />Ouf, attention, Alice Sapritch débarque...<br /><br />Le film s'appelle « L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise » - c'est un peu long, c'est vrai, mais tout le monde va rapidement raccourcir tout ça en « Colinot ». Ce colinot est interprété par Francis Huster, qui alors un tout jeune premier, entouré de Nathalie Delon, Francis Blanche, Bernadette Lafont, Alice Sapritch (on le disait) et une galerie de seconds rôles très reconnaissables du cinéma français. <br /><br />Revenons à notre Colinot et à sa quête de Bergamotte, qui devient un parcours initiatique : sur la route, il croise une série de jeunes femmes belles et très libres pour l’époque (nous sommes en 1973), ce qui donne au film un ton à la fois « gaulois », érotique et burlesque, mais sans vulgarité. <br /><br />Puis, il y a BB. Bardot joue Arabelle, grande dame indépendante qui va servir de figure de mentor sentimental : elle apprend à Colinot que l’amour ne se résume pas à l’érotisme. C'est une claque, c'est surtout un clin d’œil à toute la carrière de sex-symbol de Brigitte Bardot. <br /><br />La mise en scène se construit autour d’une narration troubadour, avec poésie et chansons de ménestrels...<br /><br />Oui, c'est bien la voix de BB. Pour Francis Huster, ce tournage reste marquant : il racontera plus tard à la télévision la difficulté d’une scène de nu au lit avec l'icône Bardot.<br /><br />Ensuite, ce tournage n'est pas n'importe lequel. En effet, il marque la dernière prestation de BB en tant qu’actrice de cinéma avant qu’elle ne se retire pour se consacrer à la cause animale, ce qui donne au film une dimension de « chant du cygne » pour Bardot. <br /><br />Côté critique, le film n’a jamais été considéré comme un grand classique : mais c'est le dernier film de BB, et c'est une comédie qui reste délicieuse, espiègle et typiquement 70’s.  <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69417687</guid><pubDate>Tue, 13 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69417687/336931_1973_colinot_le_dernier_film_de_bardot.mp3" length="8003440" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>L’action se déroule au XVᵉ siècle : Colinot, jeune paysan séduisant mais un peu simplet, voit sa fiancée Bergamotte enlevée par des bandits de grand chemin et part sur les routes pour la retrouver. 

Ouf, attention, Alice Sapritch débarque...

Le film...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’action se déroule au XVᵉ siècle : Colinot, jeune paysan séduisant mais un peu simplet, voit sa fiancée Bergamotte enlevée par des bandits de grand chemin et part sur les routes pour la retrouver. <br /><br />Ouf, attention, Alice Sapritch débarque...<br /><br />Le film s'appelle « L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise » - c'est un peu long, c'est vrai, mais tout le monde va rapidement raccourcir tout ça en « Colinot ». Ce colinot est interprété par Francis Huster, qui alors un tout jeune premier, entouré de Nathalie Delon, Francis Blanche, Bernadette Lafont, Alice Sapritch (on le disait) et une galerie de seconds rôles très reconnaissables du cinéma français. <br /><br />Revenons à notre Colinot et à sa quête de Bergamotte, qui devient un parcours initiatique : sur la route, il croise une série de jeunes femmes belles et très libres pour l’époque (nous sommes en 1973), ce qui donne au film un ton à la fois « gaulois », érotique et burlesque, mais sans vulgarité. <br /><br />Puis, il y a BB. Bardot joue Arabelle, grande dame indépendante qui va servir de figure de mentor sentimental : elle apprend à Colinot que l’amour ne se résume pas à l’érotisme. C'est une claque, c'est surtout un clin d’œil à toute la carrière de sex-symbol de Brigitte Bardot. <br /><br />La mise en scène se construit autour d’une narration troubadour, avec poésie et chansons de ménestrels...<br /><br />Oui, c'est bien la voix de BB. Pour Francis Huster, ce tournage reste marquant : il racontera plus tard à la télévision la difficulté d’une scène de nu au lit avec l'icône Bardot.<br /><br />Ensuite, ce tournage n'est pas n'importe lequel. En effet, il marque la dernière prestation de BB en tant qu’actrice de cinéma avant qu’elle ne se retire pour se consacrer à la cause animale, ce qui donne au film une dimension de « chant du cygne » pour Bardot. <br /><br />Côté critique, le film n’a jamais été considéré comme un grand classique : mais c'est le dernier film de BB, et c'est une comédie qui reste délicieuse, espiègle et typiquement 70’s.  <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e3f9bc31960a565ba2df0cd22b55177d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1960 : Elvis Presley transforme “O Sole Mio” en triomphe mondial</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1960-elvis-presley-transforme-o-sole-mio-en-triomphe-mondial--69397858</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 juillet 1960. Happy Day pour Elvis Presley. À 25 ans à peine, le King est déjà une star planétaire… mais il s’apprête à opérer un virage décisif dans sa carrière. <br /><br />Car son nouveau titre, It’s Now or Never, n’est pas une chanson d’Elvis comme les autres. À l’origine, ce n’est même pas du rock. La mélodie vient tout droit d'Italie… <br /><br />En Europe, où il fait son service militaire, le refrain circule partout, notamment dans la version de Dalida.<br /><br />Cette chanson, c'est "O Sole Mio", chant napolitain du XIXᵉ siècle, que Presley découvre donc lors de son service militaire en Allemagne. <br /><br />Elvis soldat, en uniforme, écoutant de la musique italienne entre deux permissions.<br /><br />A priori, c’est cocasse. Et pourtant, c’est peut-être la recette d’un futur succès planétaire….<br /><br />De retour aux États-Unis, il propose l’idée à son équipe. On garde la mélodie, on transforme les paroles, et on ralentit le tempo. <br /><br />Le résultat : une ballade ample, romantique, qui oublie un peu ses racines d'opérette pour afficher un ton plus grave, plus posé. On pourrait même dire... plus adulte.<br /><br />Mais, attention, pas question de se passer de la mandoline...<br /><br />Ah, la mandoline et son tremolo, ses notes rapides et vibrantes, typiques de la tradition musicale italienne, transposée de l'autre côté de l'Atlantique par un garçon qui fait chavirer les cœurs.<br /><br />Avec ce titre, Elvis montre qu’il n’est plus seulement le jeune rebelle de "Heartbreak Hotel" ou "Jailhouse Rock". Il peut aussi séduire, émouvoir, et même rassurer un public plus large. <br /><br />Résultat ? Le succès est immédiat : numéro un aux États-Unis, en Grande-Bretagne, et dans une bonne partie de l’Europe, dont la Belgique évidemment. Plus de 20 millions d’exemplaires vendus au total.<br /><br />On dirait bien qu'avec cette chanson, Elvis a trouvé sa voix. Travaillée, maîtrisée, presque classique. Et pour cause, Elvis s’est entraîné pendant son service militaire, prenant des cours de chant pour élargir sa tessiture. « It’s Now or Never» est l’une des preuves les plus éclatantes de cette évolution. Pour beaucoup, c’est même l’un de ses plus beaux enregistrements des années 60…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69397858</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69397858/336820_1960_elvis_presley_transforme_o_sole_mio_en_triomphe_mondial.mp3" length="7403668" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 juillet 1960. Happy Day pour Elvis Presley. À 25 ans à peine, le King est déjà une star planétaire… mais il s’apprête à opérer un virage décisif dans sa carrière. 

Car son nouveau titre, It’s Now or Never, n’est pas une chanson...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 juillet 1960. Happy Day pour Elvis Presley. À 25 ans à peine, le King est déjà une star planétaire… mais il s’apprête à opérer un virage décisif dans sa carrière. <br /><br />Car son nouveau titre, It’s Now or Never, n’est pas une chanson d’Elvis comme les autres. À l’origine, ce n’est même pas du rock. La mélodie vient tout droit d'Italie… <br /><br />En Europe, où il fait son service militaire, le refrain circule partout, notamment dans la version de Dalida.<br /><br />Cette chanson, c'est "O Sole Mio", chant napolitain du XIXᵉ siècle, que Presley découvre donc lors de son service militaire en Allemagne. <br /><br />Elvis soldat, en uniforme, écoutant de la musique italienne entre deux permissions.<br /><br />A priori, c’est cocasse. Et pourtant, c’est peut-être la recette d’un futur succès planétaire….<br /><br />De retour aux États-Unis, il propose l’idée à son équipe. On garde la mélodie, on transforme les paroles, et on ralentit le tempo. <br /><br />Le résultat : une ballade ample, romantique, qui oublie un peu ses racines d'opérette pour afficher un ton plus grave, plus posé. On pourrait même dire... plus adulte.<br /><br />Mais, attention, pas question de se passer de la mandoline...<br /><br />Ah, la mandoline et son tremolo, ses notes rapides et vibrantes, typiques de la tradition musicale italienne, transposée de l'autre côté de l'Atlantique par un garçon qui fait chavirer les cœurs.<br /><br />Avec ce titre, Elvis montre qu’il n’est plus seulement le jeune rebelle de "Heartbreak Hotel" ou "Jailhouse Rock". Il peut aussi séduire, émouvoir, et même rassurer un public plus large. <br /><br />Résultat ? Le succès est immédiat : numéro un aux États-Unis, en Grande-Bretagne, et dans une bonne partie de l’Europe, dont la Belgique évidemment. Plus de 20 millions d’exemplaires vendus au total.<br /><br />On dirait bien qu'avec cette chanson, Elvis a trouvé sa voix. Travaillée, maîtrisée, presque classique. Et pour cause, Elvis s’est entraîné pendant son service militaire, prenant des cours de chant pour élargir sa tessiture. « It’s Now or Never» est l’une des preuves les plus éclatantes de cette évolution. Pour beaucoup, c’est même l’un de ses plus beaux enregistrements des années 60…]]></itunes:summary><itunes:duration>185</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ef3bf9d121734beef4339ae734392e54.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : “Dancing in the Street”, Martha Reeves fait danser le monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-dancing-in-the-street-martha-reeves-fait-danser-le-monde--69369492</link><description><![CDATA[Nous sommes le 31 juillet 1964. Une chanson écrite un mois plus tôt vient de sortir aux États-Unis et son potentiel est énorme. Happy Day pour Martha Reeves. Sous pavillon Motown, elle va sortir de l'anonymat et devenir une très, très grande star partout dans le monde. <br /><br />En 1964, Martha Rose Reeves vient tout juste d'avoir 23 ans. Elle est née à Eufaula, dans l'Alabama. Elle est la troisième fille d'une famille de 11 enfants. Après des débuts dans la chorale de son église, elle suit ses parents à Détroit, où elle retrouve son grand-père, pasteur, mais surtout musicien. C'est à ses côtés que le chant va s'imposer à elle.<br /><br />Le titre, Dancing in the Street, est enregistré très rapidement le 19 juin 1964, avec une introduction parfaitement typique du son Motown.. Tellement bien calibrée, qu'on a l'impression de la connaître à la première écoute...<br /><br />Au départ, Dancing in the Street est écrit par William Stevenson, Ivory Joe Hunter et monsieur... Marvin Gaye. Le label va carrément offrir à Martha Reeves son propre groupe. Ce sera désormais "Martha and the Vandellas". Quant à la chanson, elle sera reprise un nombre invraisemblable de fois... Tout d'abord les Kinks en 1965. Puis les Mamas and Papas en 66. Little Richard lui donnera un petit côté rock en 1971. Neil Diamond y mettra lui aussi sa patte en 1979. Même si la reprise la plus célèbre est sans doute celle de Mick Jagger et David Bowie en 1985, dans le cadre du Live Aid...<br /><br />Quand je dis reprise, j'oublie sans doute Sylvie Vartan, Dusty Springfield, Atomic Kitten, Human Nature, Karen Carpenter et même les Chœurs de l'Armée rouge.... Pour ne pas oublier son origine, l'industrie de la musique se souviendra de Martha Reeves, qui recevra un Grammy Hall of Fame Award en 1999. <br /><br />Quant à la chanson, elle sera inscrite en 2005 au Registre national des enregistrements de la bibliothèque du Congrès à Washington pour son importance culturelle aux États-Unis...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69369492</guid><pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69369492/336719_1964_dancing_in_the_street_martha_reeves_fait_danser_le_monde.mp3" length="7171701" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 31 juillet 1964. Une chanson écrite un mois plus tôt vient de sortir aux États-Unis et son potentiel est énorme. Happy Day pour Martha Reeves. Sous pavillon Motown, elle va sortir de l'anonymat et devenir une très, très grande star...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 31 juillet 1964. Une chanson écrite un mois plus tôt vient de sortir aux États-Unis et son potentiel est énorme. Happy Day pour Martha Reeves. Sous pavillon Motown, elle va sortir de l'anonymat et devenir une très, très grande star partout dans le monde. <br /><br />En 1964, Martha Rose Reeves vient tout juste d'avoir 23 ans. Elle est née à Eufaula, dans l'Alabama. Elle est la troisième fille d'une famille de 11 enfants. Après des débuts dans la chorale de son église, elle suit ses parents à Détroit, où elle retrouve son grand-père, pasteur, mais surtout musicien. C'est à ses côtés que le chant va s'imposer à elle.<br /><br />Le titre, Dancing in the Street, est enregistré très rapidement le 19 juin 1964, avec une introduction parfaitement typique du son Motown.. Tellement bien calibrée, qu'on a l'impression de la connaître à la première écoute...<br /><br />Au départ, Dancing in the Street est écrit par William Stevenson, Ivory Joe Hunter et monsieur... Marvin Gaye. Le label va carrément offrir à Martha Reeves son propre groupe. Ce sera désormais "Martha and the Vandellas". Quant à la chanson, elle sera reprise un nombre invraisemblable de fois... Tout d'abord les Kinks en 1965. Puis les Mamas and Papas en 66. Little Richard lui donnera un petit côté rock en 1971. Neil Diamond y mettra lui aussi sa patte en 1979. Même si la reprise la plus célèbre est sans doute celle de Mick Jagger et David Bowie en 1985, dans le cadre du Live Aid...<br /><br />Quand je dis reprise, j'oublie sans doute Sylvie Vartan, Dusty Springfield, Atomic Kitten, Human Nature, Karen Carpenter et même les Chœurs de l'Armée rouge.... Pour ne pas oublier son origine, l'industrie de la musique se souviendra de Martha Reeves, qui recevra un Grammy Hall of Fame Award en 1999. <br /><br />Quant à la chanson, elle sera inscrite en 2005 au Registre national des enregistrements de la bibliothèque du Congrès à Washington pour son importance culturelle aux États-Unis...]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fa7bd89e5b80bbbb69e4b3cb184a4789.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : la publicité Mousline, quand la purée devient culte</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-la-publicite-mousline-quand-la-puree-devient-culte--69336702</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 juin 1976. Une maman va devenir célèbre grâce à une publicité pour une purée de pomme de terre. C'est le Happy Day de l'entreprise Maggi, qui s'est spécialisée en France dans la préparation de repas simplifiés. Le produit à mettre à l'honneur à la télévision est donc une purée. Elle est produite à Rosières-en-Santerre (dans la Somme) depuis 1967. <br /><br />Allez à table, notre mère de famille a préparé sa spécialité...<br /><br />Ce produit, c'est donc Mousline, une marque française de purée de pommes de terre en flocons, lancée en 1963. Particularité : elle utilise des pommes de terre locales d'un groupement de 150 agriculteurs à moins de 30 km de l'usine, avec un processus de déshydratation simple, sans conservateurs. Autant dire qu'on a rien inventé aujourd'hui...<br /><br />Depuis 1970, Maggi a étendu sa gamme de produits aux croquettes et aux gratins, mais la purée a cela de particulier, que les enfants en RAFFOLENT !<br /><br />Diffusée à la TV tous les midis et tous les soirs, cette publicité montre une mère tellement confiante qu'elle se met à chanter..<br /><br />Bien entendu, en 1976, personne ne comprend le second degré qui nous saute aux oreilles quand on entend qu'on met de la purée dans le petit volcan, pas même les publicitaires. La chanson est inspirée de Do-Re-Mi dans La Mélodie du bonheur. Elle est interprétée par Les Petits Écoliers Chantants de Bondy et devient un hit des cours de récré. Autant dire que Maggi va vendre beaucoup, beaucoup de purée...<br /><br />La chanson sera malheureusement transformée en 1990 par Elmer Food Beat en chanson paillarde, sous le titre... « La grosse Jocelyne ». <br /><br />Mousline sera l'un des joyaux de la couronne, lorsque l'entreprise passera sous pavillon Nestlé, oubliant au passage cette chanson familiale et ce petit volcan dans lequel une petite fille réclamait, sans pudeur, sa purée...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69336702</guid><pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69336702/336540_1976_la_publicite_mousline_quand_la_puree_devient_culte.mp3" length="6380713" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 juin 1976. Une maman va devenir célèbre grâce à une publicité pour une purée de pomme de terre. C'est le Happy Day de l'entreprise Maggi, qui s'est spécialisée en France dans la préparation de repas simplifiés. Le produit à mettre à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 juin 1976. Une maman va devenir célèbre grâce à une publicité pour une purée de pomme de terre. C'est le Happy Day de l'entreprise Maggi, qui s'est spécialisée en France dans la préparation de repas simplifiés. Le produit à mettre à l'honneur à la télévision est donc une purée. Elle est produite à Rosières-en-Santerre (dans la Somme) depuis 1967. <br /><br />Allez à table, notre mère de famille a préparé sa spécialité...<br /><br />Ce produit, c'est donc Mousline, une marque française de purée de pommes de terre en flocons, lancée en 1963. Particularité : elle utilise des pommes de terre locales d'un groupement de 150 agriculteurs à moins de 30 km de l'usine, avec un processus de déshydratation simple, sans conservateurs. Autant dire qu'on a rien inventé aujourd'hui...<br /><br />Depuis 1970, Maggi a étendu sa gamme de produits aux croquettes et aux gratins, mais la purée a cela de particulier, que les enfants en RAFFOLENT !<br /><br />Diffusée à la TV tous les midis et tous les soirs, cette publicité montre une mère tellement confiante qu'elle se met à chanter..<br /><br />Bien entendu, en 1976, personne ne comprend le second degré qui nous saute aux oreilles quand on entend qu'on met de la purée dans le petit volcan, pas même les publicitaires. La chanson est inspirée de Do-Re-Mi dans La Mélodie du bonheur. Elle est interprétée par Les Petits Écoliers Chantants de Bondy et devient un hit des cours de récré. Autant dire que Maggi va vendre beaucoup, beaucoup de purée...<br /><br />La chanson sera malheureusement transformée en 1990 par Elmer Food Beat en chanson paillarde, sous le titre... « La grosse Jocelyne ». <br /><br />Mousline sera l'un des joyaux de la couronne, lorsque l'entreprise passera sous pavillon Nestlé, oubliant au passage cette chanson familiale et ce petit volcan dans lequel une petite fille réclamait, sans pudeur, sa purée...]]></itunes:summary><itunes:duration>160</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1960 : “Milord”, Edith Piaf conquiert le monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1960-milord-edith-piaf-conquiert-le-monde--69336701</link><description><![CDATA[Nous sommes en novembre 1959. Edith Piaf est au sommet de sa gloire. Grâce à son amant parolier, elle va connaître l'un des plus grands happy days de sa carrière à l'international. <br /><br />La chanson est écrite par Georges Moustaki, le tout jeune amant d'Edith. Particularité : à peu près personne ne le connaît. C'est à Cannes, un an plus tôt, que Piaf demande à Moustaki (qui a alors 24 ans) d'écrire une chanson autour d'un mot bien précis, MILORD (soit My Lord en anglais britannique). <br /><br />Il propose d’abord une histoire d’amants à Londres, mais Piaf impose un autre thème, plus audacieux, celui d’une prostituée qui console un marin riche et triste en l’appelant « Milord » pour flatter son ego, avec un refrain joyeux malgré une certaine misère.<br /><br />Elle raconte l'histoire du point de vue de la fille du port...<br /><br />Marguerite Monnot compose deux mélodies. Moustaki choisit la version lente avec un rythme de charleston, des passages parlés et quelques accélérations très joyeuses. Piaf enregistre la chanson à New York au printemps 1959, après avoir failli ranger le titre au tiroir par vengeance quand Moustaki décide de la quitter. Elle ne le fera pas. <br /><br />Et elle a raison. « Milord » cartonne en France quelques mois plus tard, dès les concerts de fin 1959 et la chanson envahit les hit-parades dès le début de l'année 1960 dans 11 pays, dont les Pays-Bas (où une version locale va provoquer un scandale pour son thème, la prostitution).<br /><br />En dehors du port d'Amsterdam, on chante Milord à peu près partout, y compris à l'Élysée, puisque Charles de Gaulle l’entonne en Conseil des ministres pour détendre l’atmosphère sur une tension avec les Anglais. <br /><br />La chanson symbolise le style Piaf, elle sera d'ailleurs l'un des plus grands succès internationaux de la chanteuse, trois avant avant son décès. Voix rauque, mélange de drame et de légèreté, texte social sans pathos, la chanson sera reprise en italien, en anglais (par Cher en 1966) et deviendra l'un des titres les plus joués sur scène, grâce notamment aux spectacles transformistes...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69336701</guid><pubDate>Wed, 07 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69336701/336539_1960_milord_edith_piaf_conquiert_le_monde.mp3" length="7017056" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en novembre 1959. Edith Piaf est au sommet de sa gloire. Grâce à son amant parolier, elle va connaître l'un des plus grands happy days de sa carrière à l'international. 

La chanson est écrite par Georges Moustaki, le tout jeune amant...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en novembre 1959. Edith Piaf est au sommet de sa gloire. Grâce à son amant parolier, elle va connaître l'un des plus grands happy days de sa carrière à l'international. <br /><br />La chanson est écrite par Georges Moustaki, le tout jeune amant d'Edith. Particularité : à peu près personne ne le connaît. C'est à Cannes, un an plus tôt, que Piaf demande à Moustaki (qui a alors 24 ans) d'écrire une chanson autour d'un mot bien précis, MILORD (soit My Lord en anglais britannique). <br /><br />Il propose d’abord une histoire d’amants à Londres, mais Piaf impose un autre thème, plus audacieux, celui d’une prostituée qui console un marin riche et triste en l’appelant « Milord » pour flatter son ego, avec un refrain joyeux malgré une certaine misère.<br /><br />Elle raconte l'histoire du point de vue de la fille du port...<br /><br />Marguerite Monnot compose deux mélodies. Moustaki choisit la version lente avec un rythme de charleston, des passages parlés et quelques accélérations très joyeuses. Piaf enregistre la chanson à New York au printemps 1959, après avoir failli ranger le titre au tiroir par vengeance quand Moustaki décide de la quitter. Elle ne le fera pas. <br /><br />Et elle a raison. « Milord » cartonne en France quelques mois plus tard, dès les concerts de fin 1959 et la chanson envahit les hit-parades dès le début de l'année 1960 dans 11 pays, dont les Pays-Bas (où une version locale va provoquer un scandale pour son thème, la prostitution).<br /><br />En dehors du port d'Amsterdam, on chante Milord à peu près partout, y compris à l'Élysée, puisque Charles de Gaulle l’entonne en Conseil des ministres pour détendre l’atmosphère sur une tension avec les Anglais. <br /><br />La chanson symbolise le style Piaf, elle sera d'ailleurs l'un des plus grands succès internationaux de la chanteuse, trois avant avant son décès. Voix rauque, mélange de drame et de légèreté, texte social sans pathos, la chanson sera reprise en italien, en anglais (par Cher en 1966) et deviendra l'un des titres les plus joués sur scène, grâce notamment aux spectacles transformistes...]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ccb58217ccf3a8dd94142f8e70ee493f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : le rasoir jetable BIC, une révolution du quotidien</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-le-rasoir-jetable-bic-une-revolution-du-quotidien--69336700</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 octobre 1975. Happy Day pour les hommes et leur budget rasoir. L'entreprise BIC livre une invention dingue, symbole de la révolution industrielle et du tout jetable. Cette invention s'appelle le BIC 1 et, comble du comble, elle existe toujours aujourd'hui à peu près sous la même forme. Dans l'usine de Longueil-Sainte-Marie dans l’Oise, on s'affaire. Et à la télé, une énorme campagne de pub se prépare...<br /><br />Bon, remettons les rasoirs à l'endroit. L'histoire du rasoir jetable commence réellement avec King Camp Gillette. Il est inspiré par l'idée d'un rasoir à lames interchangeables vers 1895 déjà. L'entreprise américaine dépose un brevet en 1901 et commercialise le premier rasoir à lame double jetable en 1903. <br /><br />Mais, c'est vrai, après des décennies de domination de Gillette, le concept du rasoir entièrement jetable (au format monobloc) est lancé par Bic en 1975, offrant alors une solution encore plus simple et abordable qui connaîtra un succès mondial. Notamment pour son prix. À l'époque, c'est 5 francs français maximum. C'est à dire que c'est à peu près l'équivalent d'un billet de 5 euros aujourd'hui et, contrairement à Gilette, c'est très bon marché...<br /><br />Le BIC 1 est un rasoir moulé en plastique avec une seule lame insérée dans une tête fixe, sans tête pivotante ni bande lubrifiante. En tout cas, dans sa première version. La simplicité de la pièce permet de réduire au maximum les coûts de fabrication et d’ouvrir la voie à une production massive. <br /><br />Les sites de production deviennent des machines de guerre : depuis 1975, on estime que des dizaines de milliards de rasoirs BIC jetables ont été produits et vendus dans le monde, ce qui fait du BIC 1 l’un des rasoirs les plus diffusés de l’histoire...  ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69336700</guid><pubDate>Tue, 06 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69336700/336538_1975_le_rasoir_jetable_bic_une_revolution_du_quotidien.mp3" length="5893791" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 octobre 1975. Happy Day pour les hommes et leur budget rasoir. L'entreprise BIC livre une invention dingue, symbole de la révolution industrielle et du tout jetable. Cette invention s'appelle le BIC 1 et, comble du comble, elle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 octobre 1975. Happy Day pour les hommes et leur budget rasoir. L'entreprise BIC livre une invention dingue, symbole de la révolution industrielle et du tout jetable. Cette invention s'appelle le BIC 1 et, comble du comble, elle existe toujours aujourd'hui à peu près sous la même forme. Dans l'usine de Longueil-Sainte-Marie dans l’Oise, on s'affaire. Et à la télé, une énorme campagne de pub se prépare...<br /><br />Bon, remettons les rasoirs à l'endroit. L'histoire du rasoir jetable commence réellement avec King Camp Gillette. Il est inspiré par l'idée d'un rasoir à lames interchangeables vers 1895 déjà. L'entreprise américaine dépose un brevet en 1901 et commercialise le premier rasoir à lame double jetable en 1903. <br /><br />Mais, c'est vrai, après des décennies de domination de Gillette, le concept du rasoir entièrement jetable (au format monobloc) est lancé par Bic en 1975, offrant alors une solution encore plus simple et abordable qui connaîtra un succès mondial. Notamment pour son prix. À l'époque, c'est 5 francs français maximum. C'est à dire que c'est à peu près l'équivalent d'un billet de 5 euros aujourd'hui et, contrairement à Gilette, c'est très bon marché...<br /><br />Le BIC 1 est un rasoir moulé en plastique avec une seule lame insérée dans une tête fixe, sans tête pivotante ni bande lubrifiante. En tout cas, dans sa première version. La simplicité de la pièce permet de réduire au maximum les coûts de fabrication et d’ouvrir la voie à une production massive. <br /><br />Les sites de production deviennent des machines de guerre : depuis 1975, on estime que des dizaines de milliards de rasoirs BIC jetables ont été produits et vendus dans le monde, ce qui fait du BIC 1 l’un des rasoirs les plus diffusés de l’histoire...  ]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : “Samedi soir”, le disco français manqué de Sheila</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-samedi-soir-le-disco-francais-manque-de-sheila--69336699</link><description><![CDATA[Nous sommes le 28 octobre 1974. Un 45 tours de Sheila vient de sortir, dont la face B aurait pu être le premier tube disco de l'histoire de France. Bref, un happy day manqué. Nous en avons déjà parlé, le premier grand tube disco français certifié, c'est "J'attendrai" de Dalida, mais revenons tout de même à cette tentative de Sheila. <br /><br />Octobre 74. “Samedi soir” sort chez Carrère. Le titre est composé par Ringo, son mari à l'époque, avec une orchestration signée Jean-Claude Petit. L'enregistrement se fait au Studio CBE. Le morceau mélange rythmique dansante, cordes inspirées du Philly Sound et basse groovy. Objectif : faire un tube disco, mais comme personne n'y croit, ce sera une face B et tant mieux si ça marche. <br /><br />Sheila est enceinte de son fils Ludovic lors de l’enregistrement. <br /><br />Avec avec les premières notes, on a l'impression que ça ne peut QUE marcher...<br /><br />Les paroles de “Samedi soir” évoquent l’attente du week-end comme éclaircie après des semaines grises : “Je sors le samedi soir et je danse mais pas trop tard / Je me fais mon silence dans la musique et le bruit”. Le refrain insiste sur un point, Sheila se fait belle. Elle dit : “Je me sens belle, tout me paraît permis ! / Avec l’espoir de rencontrer enfin l’homme de ma vie !”. <br /><br />Ce ton insouciant préfigure des thèmes festifs, légers et parfois un peu volages du disco naissant en France.<br /><br />Donc, le 28 octobre 1974 sort "Ne fais pas tanguer le bateau". Et "Samedi soir" est donc la face B. Et ce qui devait arriver arriva : c'est un échec. Sauf que, bien plus tard, on reconnaîtra à cette chanson d'avoir été une sorte de pionnier proto-disco avant “J’attendrai” de Dalida (qui sortira lui l'année suivante, en 1975).<br /><br />D'ailleurs, le titre va précipiter le virage de Sheila vers le genre disco avec SB Devotion (et “Spacer” en 1979). Quant à "Samedi Soir", un remix de Woody Braun et Funky French League en 2022 lui redonnera vie auprès notamment des boîtes de nuit branchées de Paris et Bruxelles.<br /><br />Bref, "Samedi soir", c'est l'histoire d'un happy day manqué, mais probablement d'un happy day très injustement manqué...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69336699</guid><pubDate>Mon, 05 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69336699/336537_1974_samedi_soir_le_disco_francais_manque_de_sheila.mp3" length="7190509" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 28 octobre 1974. Un 45 tours de Sheila vient de sortir, dont la face B aurait pu être le premier tube disco de l'histoire de France. Bref, un happy day manqué. Nous en avons déjà parlé, le premier grand tube disco français certifié,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 28 octobre 1974. Un 45 tours de Sheila vient de sortir, dont la face B aurait pu être le premier tube disco de l'histoire de France. Bref, un happy day manqué. Nous en avons déjà parlé, le premier grand tube disco français certifié, c'est "J'attendrai" de Dalida, mais revenons tout de même à cette tentative de Sheila. <br /><br />Octobre 74. “Samedi soir” sort chez Carrère. Le titre est composé par Ringo, son mari à l'époque, avec une orchestration signée Jean-Claude Petit. L'enregistrement se fait au Studio CBE. Le morceau mélange rythmique dansante, cordes inspirées du Philly Sound et basse groovy. Objectif : faire un tube disco, mais comme personne n'y croit, ce sera une face B et tant mieux si ça marche. <br /><br />Sheila est enceinte de son fils Ludovic lors de l’enregistrement. <br /><br />Avec avec les premières notes, on a l'impression que ça ne peut QUE marcher...<br /><br />Les paroles de “Samedi soir” évoquent l’attente du week-end comme éclaircie après des semaines grises : “Je sors le samedi soir et je danse mais pas trop tard / Je me fais mon silence dans la musique et le bruit”. Le refrain insiste sur un point, Sheila se fait belle. Elle dit : “Je me sens belle, tout me paraît permis ! / Avec l’espoir de rencontrer enfin l’homme de ma vie !”. <br /><br />Ce ton insouciant préfigure des thèmes festifs, légers et parfois un peu volages du disco naissant en France.<br /><br />Donc, le 28 octobre 1974 sort "Ne fais pas tanguer le bateau". Et "Samedi soir" est donc la face B. Et ce qui devait arriver arriva : c'est un échec. Sauf que, bien plus tard, on reconnaîtra à cette chanson d'avoir été une sorte de pionnier proto-disco avant “J’attendrai” de Dalida (qui sortira lui l'année suivante, en 1975).<br /><br />D'ailleurs, le titre va précipiter le virage de Sheila vers le genre disco avec SB Devotion (et “Spacer” en 1979). Quant à "Samedi Soir", un remix de Woody Braun et Funky French League en 2022 lui redonnera vie auprès notamment des boîtes de nuit branchées de Paris et Bruxelles.<br /><br />Bref, "Samedi soir", c'est l'histoire d'un happy day manqué, mais probablement d'un happy day très injustement manqué...]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f3ac1d182843164586e918a58660cf77.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Joyeux Noël se dit "Feliz Navidad" cette année</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-joyeux-noel-se-dit-feliz-navidad-cette-annee--69179466</link><description><![CDATA[Fin 1970, il compose une chanson à Los Angeles, rongé par la nostalgie de Noël à Porto Rico et à New York, loin de sa famille, en imaginant les veillées avec du rhum, des plats traditionnels et des chants de Noël.<br /><br />Le producteur lui demande une chanson festive, et elle naît sur un coup de tête. Particularité, elle est bilingue : anglais et espagnol...<br /><br />Dès les premières notes, ça sent le rhum et… la bonne humeur...<br /><br />« Feliz Navidad » (Joyeux Noël en espagnol) sort donc en novembre 1970 sur l’album du même nom. La chanson est produite par, accrochez-vous aux guirlandes, George Martin (LE producteur des Beatles).<br /><br />La composition et l'écriture ne durent pas très longtemps. Avec seulement une vingtaine de mots (dont le refrain espagnol) et un couplet anglais « I wanna wish you a merry Christmas from the bottom of my heart » (je veux vous souhaiter un joyeux Noël du fond de mon cœur), elle vise l’universalité.<br /><br />Pourquoi ne pas l'avoir écrite à 100 % en espagnol ? Très simple, Feliciano ajoute l’anglais pour éviter le rejet des radios américaines, plutôt hostiles à l’espagnol pur en 1970.<br /><br />Et ça marche pour une très bonne raison : la version originale, guitare acoustique et cuatro joyeux, incarne un Noël latino festif, loin des standards nord-américains traditionnels, qui sont peu à l'Amérique ce que Petit Papa Noël est aux foyers belges et français...<br /><br />Allez, on se remet une petit bouffée de rhum dans les oreilles...<br /><br />En quelques mois, « Feliz Navidad » va devenir un énorme succès, partout sur la planète. La version purement espagnole sortira dans la foulée. Pas de version française très connue, en dehors d'une interprétation magistrale de Natasha Saint-Pier. « Feliz Navidad » est l’une des 25 chansons de Noël les plus jouées au monde. L’enregistrement de 1970 recevra même le Grammy Hall of Fame en 2010.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69179466</guid><pubDate>Fri, 26 Dec 2025 08:31:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69179466/336045_1970_joyeux_noel_se_dit_feliz_navidad_cette_annee.mp3" length="6993023" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Fin 1970, il compose une chanson à Los Angeles, rongé par la nostalgie de Noël à Porto Rico et à New York, loin de sa famille, en imaginant les veillées avec du rhum, des plats traditionnels et des chants de Noël.

Le producteur lui demande une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin 1970, il compose une chanson à Los Angeles, rongé par la nostalgie de Noël à Porto Rico et à New York, loin de sa famille, en imaginant les veillées avec du rhum, des plats traditionnels et des chants de Noël.<br /><br />Le producteur lui demande une chanson festive, et elle naît sur un coup de tête. Particularité, elle est bilingue : anglais et espagnol...<br /><br />Dès les premières notes, ça sent le rhum et… la bonne humeur...<br /><br />« Feliz Navidad » (Joyeux Noël en espagnol) sort donc en novembre 1970 sur l’album du même nom. La chanson est produite par, accrochez-vous aux guirlandes, George Martin (LE producteur des Beatles).<br /><br />La composition et l'écriture ne durent pas très longtemps. Avec seulement une vingtaine de mots (dont le refrain espagnol) et un couplet anglais « I wanna wish you a merry Christmas from the bottom of my heart » (je veux vous souhaiter un joyeux Noël du fond de mon cœur), elle vise l’universalité.<br /><br />Pourquoi ne pas l'avoir écrite à 100 % en espagnol ? Très simple, Feliciano ajoute l’anglais pour éviter le rejet des radios américaines, plutôt hostiles à l’espagnol pur en 1970.<br /><br />Et ça marche pour une très bonne raison : la version originale, guitare acoustique et cuatro joyeux, incarne un Noël latino festif, loin des standards nord-américains traditionnels, qui sont peu à l'Amérique ce que Petit Papa Noël est aux foyers belges et français...<br /><br />Allez, on se remet une petit bouffée de rhum dans les oreilles...<br /><br />En quelques mois, « Feliz Navidad » va devenir un énorme succès, partout sur la planète. La version purement espagnole sortira dans la foulée. Pas de version française très connue, en dehors d'une interprétation magistrale de Natasha Saint-Pier. « Feliz Navidad » est l’une des 25 chansons de Noël les plus jouées au monde. L’enregistrement de 1970 recevra même le Grammy Hall of Fame en 2010.]]></itunes:summary><itunes:duration>175</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : « L’Arbre de Noël » au cinéma</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-l-arbre-de-noel-au-cinema--69179465</link><description><![CDATA[L'histoire du film ? Bourvil vous en parle lui-même...<br /><br />Pascal a dix ans. Sa maman est morte accidentellement. Son père est un riche homme d'affaires franco-américain. Au début du film, c'est le début des vacances d'été. Pascal veut les passer en Corse.<br /><br />Là, au bord de la mer, un avion militaire explose, lâchant une bombe atomique. Irradié, Pascal est atteint de leucémie. Selon les médecins, il n'a plus que six mois à vivre. Laurent, décide d'offrir à son fils tout ce dont il rêve.<br /><br />Il l'emmène vivre au château qu'il a acheté. Là, ils retrouvent Verdun (Bourvil), qui fut son compagnon de résistance. Enfin arrive Noël, qui sera le dernier de l'enfant.<br /><br />D'accord, c'est un sujet dramatique, mais comme le dit Bourvil...<br /><br />Dans ce film, d’une tendresse infinie, Bourvil apparaît dans un registre dramatique, avec un jeu retenu et mélancolique qui surprend lorsqu’on est habitué à ses rôles comiques. L'air de rien, c'est LE FILM qui lui a permis de montrer « l’autre visage » de l’acteur. Curieusement, ce n'est pas non plus n'importe quel film. Il s'agit d'un des derniers longs métrages de Bourvil, qui nous quittera quelques mois plus tard, en septembre 1970.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69179465</guid><pubDate>Thu, 25 Dec 2025 08:31:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69179465/336044_1969_l_arbre_de_noel_au_cinema.mp3" length="5461203" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>L'histoire du film ? Bourvil vous en parle lui-même...

Pascal a dix ans. Sa maman est morte accidentellement. Son père est un riche homme d'affaires franco-américain. Au début du film, c'est le début des vacances d'été. Pascal veut les passer en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'histoire du film ? Bourvil vous en parle lui-même...<br /><br />Pascal a dix ans. Sa maman est morte accidentellement. Son père est un riche homme d'affaires franco-américain. Au début du film, c'est le début des vacances d'été. Pascal veut les passer en Corse.<br /><br />Là, au bord de la mer, un avion militaire explose, lâchant une bombe atomique. Irradié, Pascal est atteint de leucémie. Selon les médecins, il n'a plus que six mois à vivre. Laurent, décide d'offrir à son fils tout ce dont il rêve.<br /><br />Il l'emmène vivre au château qu'il a acheté. Là, ils retrouvent Verdun (Bourvil), qui fut son compagnon de résistance. Enfin arrive Noël, qui sera le dernier de l'enfant.<br /><br />D'accord, c'est un sujet dramatique, mais comme le dit Bourvil...<br /><br />Dans ce film, d’une tendresse infinie, Bourvil apparaît dans un registre dramatique, avec un jeu retenu et mélancolique qui surprend lorsqu’on est habitué à ses rôles comiques. L'air de rien, c'est LE FILM qui lui a permis de montrer « l’autre visage » de l’acteur. Curieusement, ce n'est pas non plus n'importe quel film. Il s'agit d'un des derniers longs métrages de Bourvil, qui nous quittera quelques mois plus tard, en septembre 1970.]]></itunes:summary><itunes:duration>137</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>24 décembre 1963 en Belgique, on déballe les cadeaux de Noël !</title><link>https://www.spreaker.com/episode/24-decembre-1963-en-belgique-on-deballe-les-cadeaux-de-noel--69179464</link><description><![CDATA[Et oui, ce bon vieux Ttantchès accompagne le Père Noël, trois semaines après avoir suivi le cortège de Saint-Nicolas... Bon, Noël, c'est une fête pour les enfants, mais aussi pour les parents. Du côté de la Baraque Michel, un groupe marche en rangs serrés dans le froid piquant...<br /><br />En 1963, la Chapelle est trop petite pour accueillir tous les fidèles. Comme il fait très froid dehors, on allume un grand feu de joie... Puis, après la messe, on rentre... car non, on ne mange pas avant la messe, le 24 décembre en 1963...<br /><br />Le Père Noël va pouvoir se mettre au travail, une fois le vin et les mets engloutis. Cette année, les cheminées ne sont pas trop encombrées. Il va d'ailleurs peu dormir cette nuit... puisqu'il est attendu aux 4 coins du pays, pour se montrer aux enfants sages... dès demain matin.<br /><br />D'ailleurs, ce 25 décembre, direction Bruxelles pour un Noël évangélique sur la Grand'Place et pour le grand concert des Rossignols de Bruxelles dans une église, en présence du violoniste Carlo Van Neste et d'un organiste. Cette année encore, partout dans le Royaume de Belgique, Noël est un happy day parfaitement orchestré...<br /><br />Dans les cafés et les estaminets, le tube de l'année, est signée Andy Williams et c’est “White Christmas”.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69179464</guid><pubDate>Wed, 24 Dec 2025 08:31:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69179464/336043_24_decembre_1963_en_belgique_on_deballe_les_cadeaux_de_noel.mp3" length="7329481" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Et oui, ce bon vieux Ttantchès accompagne le Père Noël, trois semaines après avoir suivi le cortège de Saint-Nicolas... Bon, Noël, c'est une fête pour les enfants, mais aussi pour les parents. Du côté de la Baraque Michel, un groupe marche en rangs...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Et oui, ce bon vieux Ttantchès accompagne le Père Noël, trois semaines après avoir suivi le cortège de Saint-Nicolas... Bon, Noël, c'est une fête pour les enfants, mais aussi pour les parents. Du côté de la Baraque Michel, un groupe marche en rangs serrés dans le froid piquant...<br /><br />En 1963, la Chapelle est trop petite pour accueillir tous les fidèles. Comme il fait très froid dehors, on allume un grand feu de joie... Puis, après la messe, on rentre... car non, on ne mange pas avant la messe, le 24 décembre en 1963...<br /><br />Le Père Noël va pouvoir se mettre au travail, une fois le vin et les mets engloutis. Cette année, les cheminées ne sont pas trop encombrées. Il va d'ailleurs peu dormir cette nuit... puisqu'il est attendu aux 4 coins du pays, pour se montrer aux enfants sages... dès demain matin.<br /><br />D'ailleurs, ce 25 décembre, direction Bruxelles pour un Noël évangélique sur la Grand'Place et pour le grand concert des Rossignols de Bruxelles dans une église, en présence du violoniste Carlo Van Neste et d'un organiste. Cette année encore, partout dans le Royaume de Belgique, Noël est un happy day parfaitement orchestré...<br /><br />Dans les cafés et les estaminets, le tube de l'année, est signée Andy Williams et c’est “White Christmas”.]]></itunes:summary><itunes:duration>184</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : Ginette Reno chante Noël</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-ginette-reno-chante-noel--69179463</link><description><![CDATA[En anglais, elle a pour titre "Jingle Bells". Traduction : « Tintez grelots ». La chanson est enregistrée pour la première fois le 30 octobre 1889. Document d'époque...<br /><br />En français, Jingle Bells devient « Vive le vent ». Le texte n'est pas non plus un perdreau de l'année 67, il a été adapté en 1948 par Francis Blanche.<br /><br />En 1967, Ginette Reno a 21 ans. Elle démarre sa carrière au début des années 60, et a déjà plusieurs succès à son actif lorsqu’elle envisage d'enregistrer un album de Noël. Toutefois, pour ce projet, il faut tâter le terrain avec un premier titre. Ce sera « Vive le vent ».<br /><br />Sa lecture du classique est arrangée dans un style léger, cuivres et rythmiques souples, qui fait le pont entre chanson de cabaret, les variétés 60s et un petit parfum jazz facile d’écoute.<br /><br />Au tournant 1967–1968, Ginette Reno se produit à la Place des Arts à Montréal. Et c'est parti pour un petit tour de luge...<br /><br />Et c'est banco ! Sa voix, son enthousiasme, son charisme : tout va participer à cette appropriation à succès d'un standard de Noël.<br /><br />La patte de Ginette Reno apporte un côté plus jazzy et swing que les versions très « variété rétro » à la Tino Rossi. Conséquence : c'est un succès à la maison, mais aussi en France et en Belgique.<br /><br />La version de Ginette Reno figurera sur l’album « Noël avec Ginette Reno », qui parait en 1968, sixième album studio. Il sera d'ailleurs réédité plusieurs fois tant il est devenu un classique des fêtes au Québec.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69179463</guid><pubDate>Tue, 23 Dec 2025 08:31:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69179463/336042_1967_ginette_reno_chante_noel.mp3" length="6766281" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>En anglais, elle a pour titre "Jingle Bells". Traduction : « Tintez grelots ». La chanson est enregistrée pour la première fois le 30 octobre 1889. Document d'époque...

En français, Jingle Bells devient « Vive le vent ». Le texte n'est pas non plus...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En anglais, elle a pour titre "Jingle Bells". Traduction : « Tintez grelots ». La chanson est enregistrée pour la première fois le 30 octobre 1889. Document d'époque...<br /><br />En français, Jingle Bells devient « Vive le vent ». Le texte n'est pas non plus un perdreau de l'année 67, il a été adapté en 1948 par Francis Blanche.<br /><br />En 1967, Ginette Reno a 21 ans. Elle démarre sa carrière au début des années 60, et a déjà plusieurs succès à son actif lorsqu’elle envisage d'enregistrer un album de Noël. Toutefois, pour ce projet, il faut tâter le terrain avec un premier titre. Ce sera « Vive le vent ».<br /><br />Sa lecture du classique est arrangée dans un style léger, cuivres et rythmiques souples, qui fait le pont entre chanson de cabaret, les variétés 60s et un petit parfum jazz facile d’écoute.<br /><br />Au tournant 1967–1968, Ginette Reno se produit à la Place des Arts à Montréal. Et c'est parti pour un petit tour de luge...<br /><br />Et c'est banco ! Sa voix, son enthousiasme, son charisme : tout va participer à cette appropriation à succès d'un standard de Noël.<br /><br />La patte de Ginette Reno apporte un côté plus jazzy et swing que les versions très « variété rétro » à la Tino Rossi. Conséquence : c'est un succès à la maison, mais aussi en France et en Belgique.<br /><br />La version de Ginette Reno figurera sur l’album « Noël avec Ginette Reno », qui parait en 1968, sixième album studio. Il sera d'ailleurs réédité plusieurs fois tant il est devenu un classique des fêtes au Québec.]]></itunes:summary><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : Les enfants regardent "Les visiteurs de Noël" à la télé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-les-enfants-regardent-les-visiteurs-de-noel-a-la-tele--69133739</link><description><![CDATA[Au programme, un contenu divertissant et interactif, spécialement conçu pour les enfants avec des jeux, des sketches, de la musique, de l'humour de saison et quelques invités.<br /><br />Les Visiteurs de Noël, c'est avant tout une idée de Christophe Izard, le directeur des programmes jeunesse de TF1.<br /><br />D'ailleurs, en 1975, il va décliner le concept deux fois. "Les visiteurs de Noël" le 24 et "Les visiteurs du nouvel an" le 31 décembre.<br /><br />Et cela va tellement bien marcher que, l'année suivante, "Les visiteurs de Noël" va devenir une émission quotidienne, programmée durant les congés scolaires, du lundi au vendredi, en début d’après-midi.<br /><br />Le plateau des visiteurs du mercredi se pare alors d'un décor féerique, avec des sapins enneigés, puis, les années suivantes, des chalets.<br /><br />En décembre 1976, Daniel Guichard est invité de Christophe Izard. Il raconte SON souvenir de Noël...<br /><br />Pierre et Marc Jolivet animent l'émission dès 1976. À partir de 1977, ils se déguisent en clowns. L'émission connaît un énorme succès en France et en Belgique auprès des jeunes. Chaque année, c'est une nouvelle aventure. On y verra par exemple Fabienne Thibeault (en 1979) et Michel Fugain (en 1980)...<br /><br />Les visiteurs de Noël tiendront l'antenne jusqu'en 1982... avec, en vedette internationale, un certain Scoubidouuuuu...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69133739</guid><pubDate>Fri, 19 Dec 2025 14:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69133739/335978_1976_les_enfants_regardent_les_visiteurs_de_noel_a_la_tele.mp3" length="5811244" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Au programme, un contenu divertissant et interactif, spécialement conçu pour les enfants avec des jeux, des sketches, de la musique, de l'humour de saison et quelques invités.

Les Visiteurs de Noël, c'est avant tout une idée de Christophe Izard, le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au programme, un contenu divertissant et interactif, spécialement conçu pour les enfants avec des jeux, des sketches, de la musique, de l'humour de saison et quelques invités.<br /><br />Les Visiteurs de Noël, c'est avant tout une idée de Christophe Izard, le directeur des programmes jeunesse de TF1.<br /><br />D'ailleurs, en 1975, il va décliner le concept deux fois. "Les visiteurs de Noël" le 24 et "Les visiteurs du nouvel an" le 31 décembre.<br /><br />Et cela va tellement bien marcher que, l'année suivante, "Les visiteurs de Noël" va devenir une émission quotidienne, programmée durant les congés scolaires, du lundi au vendredi, en début d’après-midi.<br /><br />Le plateau des visiteurs du mercredi se pare alors d'un décor féerique, avec des sapins enneigés, puis, les années suivantes, des chalets.<br /><br />En décembre 1976, Daniel Guichard est invité de Christophe Izard. Il raconte SON souvenir de Noël...<br /><br />Pierre et Marc Jolivet animent l'émission dès 1976. À partir de 1977, ils se déguisent en clowns. L'émission connaît un énorme succès en France et en Belgique auprès des jeunes. Chaque année, c'est une nouvelle aventure. On y verra par exemple Fabienne Thibeault (en 1979) et Michel Fugain (en 1980)...<br /><br />Les visiteurs de Noël tiendront l'antenne jusqu'en 1982... avec, en vedette internationale, un certain Scoubidouuuuu...]]></itunes:summary><itunes:duration>146</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1963 : Noël à la plage avec les Beach Boys</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1963-noel-a-la-plage-avec-les-beach-boys--69096320</link><description><![CDATA[Les Beach Boys mettent Santa Claus, rebaptisé "Little Saint Nick" (le titre de la chanson), au volant d’un hot-rod candy apple red. Il s'agit d'une voiture modifiée pour la vitesse (le moteur est gonflé, le châssis abaissé), icône de la culture surf et des plages du Pacifique.<br /><br />Déjà, dans l'introduction de la chanson, pas de clochette... mais une ambiance festive !<br /><br />Pendant que, chez nous, Tino Rossi susurre sous les guirlandes, Brian Wilson fait rugir les rennes à 4 vitesses.<br /><br />C'est court, c'est efficace. Durée 1:58. Avec, en prime, le son typique des Beach Boys : harmonies vocales a cappella, basse surf et batterie rock'n'roll.<br /><br />Saint Nick en voiture surf, le 45 tours termine 5e dans les classements aux USA.<br /><br />"Little saint nick" sera également remixé en stéréo l'année suivante. Nouvelle date de sortie : 9 novembre 1964. Et là, l'exportation marche à merveille, Tino Rossi n'a qu'à bien se tenir à sa cheminée chez nous, c'est le déferlement Beach Boys à Noël, en stéréo...<br /><br />"Little saint nick" ouvre la voie à l'album Noël des Beach Boys, certifié disque d'or, le fameux "The Beach Boys' Christmas Album", qui sort lui aussi en 1964. Une 3e version sera même enregistrée en juin 1964 pour le 6e album du groupe, mais elle sera finalement retirée du 33 tours. Il faudra attendre 1991 pour qu'on puisse enfin l'entendre, mais sur un CD.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69096320</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69096320/335511_1963_noel_a_la_plage_avec_les_beach_boys.mp3" length="6673285" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Les Beach Boys mettent Santa Claus, rebaptisé "Little Saint Nick" (le titre de la chanson), au volant d’un hot-rod candy apple red. Il s'agit d'une voiture modifiée pour la vitesse (le moteur est gonflé, le châssis abaissé), icône de la culture surf...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les Beach Boys mettent Santa Claus, rebaptisé "Little Saint Nick" (le titre de la chanson), au volant d’un hot-rod candy apple red. Il s'agit d'une voiture modifiée pour la vitesse (le moteur est gonflé, le châssis abaissé), icône de la culture surf et des plages du Pacifique.<br /><br />Déjà, dans l'introduction de la chanson, pas de clochette... mais une ambiance festive !<br /><br />Pendant que, chez nous, Tino Rossi susurre sous les guirlandes, Brian Wilson fait rugir les rennes à 4 vitesses.<br /><br />C'est court, c'est efficace. Durée 1:58. Avec, en prime, le son typique des Beach Boys : harmonies vocales a cappella, basse surf et batterie rock'n'roll.<br /><br />Saint Nick en voiture surf, le 45 tours termine 5e dans les classements aux USA.<br /><br />"Little saint nick" sera également remixé en stéréo l'année suivante. Nouvelle date de sortie : 9 novembre 1964. Et là, l'exportation marche à merveille, Tino Rossi n'a qu'à bien se tenir à sa cheminée chez nous, c'est le déferlement Beach Boys à Noël, en stéréo...<br /><br />"Little saint nick" ouvre la voie à l'album Noël des Beach Boys, certifié disque d'or, le fameux "The Beach Boys' Christmas Album", qui sort lui aussi en 1964. Une 3e version sera même enregistrée en juin 1964 pour le 6e album du groupe, mais elle sera finalement retirée du 33 tours. Il faudra attendre 1991 pour qu'on puisse enfin l'entendre, mais sur un CD.]]></itunes:summary><itunes:duration>167</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8547867e17ec89305c2276b90f805492.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1960 : Dalida s'empare de « Petit papa Noël »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1960-dalida-s-empare-de-petit-papa-noel--69096327</link><description><![CDATA[Cette chanson est composée par Henri Martinet et et Raymond Vincy, en 1944, sur un thème marquant : la fête de Noël durant la guerre. Les paroles sont réécrites en 1946 pour en faire une prière d’enfant sans référence au conflit.<br /><br />Tino Rossi enregistre la chanson pour le film "Destins" de Richard Pottier, où il l’interprète à l’écran : c’est là que « Petit Papa Noël » est révélée au public.<br /><br />Voici la version originale... de 1946…<br /><br />Sortie à l'origine sur un 78 tours, la chanson devient progressivement l’hymne de Noël en France. Elle est même, aujourd'hui, considérée comme LE titre francophone de saison le plus vendu de l’histoire, avec plus de 30 millions d’exemplaires écoulés, toutes éditions confondues.<br /><br />Durant les années 50, chaque année, les radios et télévisions la remettent en avant au moment des fêtes, installant durablement l’image de Tino Rossi comme LA “voix de Noël” dans la mémoire collective, tant en France qu'en Belgique.<br /><br />Puis, en 1960, Dalida va casser le joujou. Elle enregistre SA lecture de « Petit Papa Noël », pensée comme une simple petite chanson de saison...<br /><br />En 1960, Tino Rossi est déjà un peu daté... Il suffit d'écouter Dalida pour le comprendre...<br /><br />Là où Tino Rossi impose une berceuse solennelle très années 40, Dalida offre une lecture plus souple, avec un habillage orchestral feutré, très “lumières de Noël". Le 45 tours est publié en décembre 1960, mais la version sera régulièrement rééditée sur des compilations de Noël, notamment sur les coffrets “Masters 1956‑1962”.<br /><br />Rossi, voix corsée, 78 tours Pathé et film en noir et blanc. Dalida, star de l’ère Barclay, 45 tours spécial fêtes et orchestre de Raymond Lefèvre. Faut-il vraiment choisir un camp ? Allez, soyons galants…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69096327</guid><pubDate>Wed, 17 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69096327/335513_1960_dalida_s_empare_de_petit_papa_noel.mp3" length="8017023" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Cette chanson est composée par Henri Martinet et et Raymond Vincy, en 1944, sur un thème marquant : la fête de Noël durant la guerre. Les paroles sont réécrites en 1946 pour en faire une prière d’enfant sans référence au conflit.

Tino Rossi...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cette chanson est composée par Henri Martinet et et Raymond Vincy, en 1944, sur un thème marquant : la fête de Noël durant la guerre. Les paroles sont réécrites en 1946 pour en faire une prière d’enfant sans référence au conflit.<br /><br />Tino Rossi enregistre la chanson pour le film "Destins" de Richard Pottier, où il l’interprète à l’écran : c’est là que « Petit Papa Noël » est révélée au public.<br /><br />Voici la version originale... de 1946…<br /><br />Sortie à l'origine sur un 78 tours, la chanson devient progressivement l’hymne de Noël en France. Elle est même, aujourd'hui, considérée comme LE titre francophone de saison le plus vendu de l’histoire, avec plus de 30 millions d’exemplaires écoulés, toutes éditions confondues.<br /><br />Durant les années 50, chaque année, les radios et télévisions la remettent en avant au moment des fêtes, installant durablement l’image de Tino Rossi comme LA “voix de Noël” dans la mémoire collective, tant en France qu'en Belgique.<br /><br />Puis, en 1960, Dalida va casser le joujou. Elle enregistre SA lecture de « Petit Papa Noël », pensée comme une simple petite chanson de saison...<br /><br />En 1960, Tino Rossi est déjà un peu daté... Il suffit d'écouter Dalida pour le comprendre...<br /><br />Là où Tino Rossi impose une berceuse solennelle très années 40, Dalida offre une lecture plus souple, avec un habillage orchestral feutré, très “lumières de Noël". Le 45 tours est publié en décembre 1960, mais la version sera régulièrement rééditée sur des compilations de Noël, notamment sur les coffrets “Masters 1956‑1962”.<br /><br />Rossi, voix corsée, 78 tours Pathé et film en noir et blanc. Dalida, star de l’ère Barclay, 45 tours spécial fêtes et orchestre de Raymond Lefèvre. Faut-il vraiment choisir un camp ? Allez, soyons galants…]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ce556f9dbd485e83cf1122a7a36bc05b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : "Santa Claus is coming to town", ce film inconnu sous nos latitudes</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-santa-claus-is-coming-to-town-ce-film-inconnu-sous-nos-latitudes--69096344</link><description><![CDATA[Réalisé par Jules Bass et Arthur Rankin Jr., le film doit soigner la musique qui l'accompagne. Le projet est confié à deux producteurs éminents, qui ne vont pas aller chercher bien loin. Ils vont simplement adapter de nombreux standards de Noël, comme celui-ci, qui donnera son titre au film..<br /><br />Pour la petite histoire, ce que vous entendez est la voix de Fred Astaire.<br /><br />"Santa Claus is coming to town", voilà le titre du téléfilm. Traduction : Père Noël arrive en ville. Le budget est modeste. La production utilise d'ailleurs la technique “Animagic” qui a produit des icônes comme Rudolph (1964) ou Frosty (1969). C'est un film d'animation sans grande prétention. Et pourtant, sa diffusion va être très suivie le 3 décembre 1970.<br /><br />Fred Astaire raconte l’origine du Père Noël, qui est bien entendu américain et pas finlandais.<br /><br />Mais quelle est cette histoire ? L’orphelin Kris Kringle arrive à Sombertown, ville grise sous le joug d'un tyran. Il va défier les interdictions en apportant de la joie, des jouets et beaucoup de couleur. Puis, il épouse la maîtresse d’école Jessica, il fonde une famille et devient le Père Noël. Voilà donc… la véritable histoire !<br /><br />Vous devez vous dire : je n'ai jamais entendu parler de ce film d'animation ? C'est peut-être normal. Ce qui est devenu une madeleine pour les Américains ne l'aura jamais été pour les petits Belges. Aucun doublage à l'époque, aucune version adaptée non plus. Il faudra attendre le DVD pour que ce monument de la télévision américaine ne débarque chez nous, beaucoup plus tard.<br /><br />D'ailleurs, il y a fort à parier que ce n'est pas la voix de Fred Astaire qui vous vient en premier, quand on vous parle de "Santa Claus is coming to town"... mais probablement celle de Michael Jackson !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69096344</guid><pubDate>Tue, 16 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69096344/335433_1960_dalida_reinvente_petit_papa_noel_et_en_fait_un_classique_eternel.mp3" length="6858232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Réalisé par Jules Bass et Arthur Rankin Jr., le film doit soigner la musique qui l'accompagne. Le projet est confié à deux producteurs éminents, qui ne vont pas aller chercher bien loin. Ils vont simplement adapter de nombreux standards de Noël, comme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Réalisé par Jules Bass et Arthur Rankin Jr., le film doit soigner la musique qui l'accompagne. Le projet est confié à deux producteurs éminents, qui ne vont pas aller chercher bien loin. Ils vont simplement adapter de nombreux standards de Noël, comme celui-ci, qui donnera son titre au film..<br /><br />Pour la petite histoire, ce que vous entendez est la voix de Fred Astaire.<br /><br />"Santa Claus is coming to town", voilà le titre du téléfilm. Traduction : Père Noël arrive en ville. Le budget est modeste. La production utilise d'ailleurs la technique “Animagic” qui a produit des icônes comme Rudolph (1964) ou Frosty (1969). C'est un film d'animation sans grande prétention. Et pourtant, sa diffusion va être très suivie le 3 décembre 1970.<br /><br />Fred Astaire raconte l’origine du Père Noël, qui est bien entendu américain et pas finlandais.<br /><br />Mais quelle est cette histoire ? L’orphelin Kris Kringle arrive à Sombertown, ville grise sous le joug d'un tyran. Il va défier les interdictions en apportant de la joie, des jouets et beaucoup de couleur. Puis, il épouse la maîtresse d’école Jessica, il fonde une famille et devient le Père Noël. Voilà donc… la véritable histoire !<br /><br />Vous devez vous dire : je n'ai jamais entendu parler de ce film d'animation ? C'est peut-être normal. Ce qui est devenu une madeleine pour les Américains ne l'aura jamais été pour les petits Belges. Aucun doublage à l'époque, aucune version adaptée non plus. Il faudra attendre le DVD pour que ce monument de la télévision américaine ne débarque chez nous, beaucoup plus tard.<br /><br />D'ailleurs, il y a fort à parier que ce n'est pas la voix de Fred Astaire qui vous vient en premier, quand on vous parle de "Santa Claus is coming to town"... mais probablement celle de Michael Jackson !]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : Au théâtre ce soir avec "Le Père Noël est une ordure"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-au-theatre-ce-soir-avec-le-pere-noel-est-une-ordure--69055244</link><description><![CDATA[Nous sommes en octobre 1979 à Paris. Happy Day pour la troupe du Splendid. Elle vient de créer un monument d'humour débridé. C’est une comédie sarcastique, qui met en scène une soirée de Noël particulièrement désastreuse dans un centre d’écoute destiné à aider des personnes en détresse psychologique ou souffrant de solitude.<br /><br />Oui oui, c'est bien "Le Père Noël est une ordure", mais sur scène...<br /><br />Soir de Noël... c'est l'heure de déballer les cadeaux.<br /><br />Créée en octobre sur la scène du Splendid, la pièce attire les foules à Paris. Durant les fêtes, c'est même la cohue. Il n'y a pas assez de places et de représentations pour tout le monde. Rarement le public avait vu quelque chose d’aussi loufoque.<br /><br />Après avoir joué à guichets fermés dans leur théâtre, la troupe déménage en janvier 1980 à la Gaîté Montparnasse. C’est là que la pièce sera filmée par Philippe Galland, qui était alors le compagnon d’Anémone.<br /><br />Soir de première, une équipe d'Antenne 2 les suit à la trace...<br /><br />On adore ses personnages caricaturaux et son humour noir mêlé à une critique sociale déguisée en farce burlesque. Et tout ça, sacrilège, un soir de Noël...<br /><br />Il faudra attendre août 1982 pour que troupe adapte la pièce au cinéma, avec le succès qu'on sait. Tout cela sous la direction de Jean-Marie Poiré.<br /><br />Le film va d'ailleurs raviver l'enthousiasme autour de la pièce, qui sera jouée des centaines de fois, en France, en Belgique, par des centaines de troupes... pour devenir un classique absolu, dont les répliques vont rester pour la postérité..<br /><br />Tout comme la musique du film, d'ailleurs, signée... Vladimir Cosma...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69055244</guid><pubDate>Mon, 15 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69055244/335361_1979_au_theatre_ce_soir_avec_le_pere_noel_est_une_ordure.mp3" length="6687913" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en octobre 1979 à Paris. Happy Day pour la troupe du Splendid. Elle vient de créer un monument d'humour débridé. C’est une comédie sarcastique, qui met en scène une soirée de Noël particulièrement désastreuse dans un centre d’écoute...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en octobre 1979 à Paris. Happy Day pour la troupe du Splendid. Elle vient de créer un monument d'humour débridé. C’est une comédie sarcastique, qui met en scène une soirée de Noël particulièrement désastreuse dans un centre d’écoute destiné à aider des personnes en détresse psychologique ou souffrant de solitude.<br /><br />Oui oui, c'est bien "Le Père Noël est une ordure", mais sur scène...<br /><br />Soir de Noël... c'est l'heure de déballer les cadeaux.<br /><br />Créée en octobre sur la scène du Splendid, la pièce attire les foules à Paris. Durant les fêtes, c'est même la cohue. Il n'y a pas assez de places et de représentations pour tout le monde. Rarement le public avait vu quelque chose d’aussi loufoque.<br /><br />Après avoir joué à guichets fermés dans leur théâtre, la troupe déménage en janvier 1980 à la Gaîté Montparnasse. C’est là que la pièce sera filmée par Philippe Galland, qui était alors le compagnon d’Anémone.<br /><br />Soir de première, une équipe d'Antenne 2 les suit à la trace...<br /><br />On adore ses personnages caricaturaux et son humour noir mêlé à une critique sociale déguisée en farce burlesque. Et tout ça, sacrilège, un soir de Noël...<br /><br />Il faudra attendre août 1982 pour que troupe adapte la pièce au cinéma, avec le succès qu'on sait. Tout cela sous la direction de Jean-Marie Poiré.<br /><br />Le film va d'ailleurs raviver l'enthousiasme autour de la pièce, qui sera jouée des centaines de fois, en France, en Belgique, par des centaines de troupes... pour devenir un classique absolu, dont les répliques vont rester pour la postérité..<br /><br />Tout comme la musique du film, d'ailleurs, signée... Vladimir Cosma...]]></itunes:summary><itunes:duration>167</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Claudia Sylva chante "J'ai pleuré"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-claudia-sylva-chante-j-ai-pleure--68990637</link><description><![CDATA[28 semaines de présence dans les meilleures ventes, Claudia Sylva ne pouvait pas rêver mieux.<br /><br />Mais, quelle est donc cette chanson qui sera son unique grand succès ? Cettechanson, c'est "J'ai pleuré"...<br /><br />Claudia Sylva est née le 31 janvier 1947 à Binche. Cette chanson, composée et écrite par Benny Couroyer, un autre Binchois célèbre comme chef d’orchestre et compositeur, a rencontré un succès considérable chez nous en Belgique, mais aussi en Flandre et en France.<br /><br />La chanson exprime une mélancolie sentimentale, avec un texte simple évoquant la douleur et la tristesse d'une séparation amoureuse. « J'ai pleuré » est notable notamment grâce à son gimmick, qui reste (depuis tout ce temps) en mémoire.<br /><br />Mais quel gimmick ? Le lolololo évidemment !<br /><br />Pas étonnant que ce yodl ait trouvé écho en dehors de nos frontières, en Allemagne et en Autriche, mais aussi en Suisse. Et ce n'est pas tout ! La chanson de Claudia s'est exportée de l'autre côté du mur de la langue, grâce à un groupe anversois, The Strangers. "J'ai pleuré" donne alors "'K Hem Geblet"...<br /><br />"J'ai pleuré" reste son seul fait d'arme de Claudia Sylva, même si, avec le temps et le nombre de passages dans les guinguettes, d'autres titres ont fini par s'installer, comme "Je te donne mon cœur" ou "Dis-moi ton secret". Pourtant, jamais la Binchoise ne parviendra à égaler ces 28 semaines de présence du hit-parade en 1965. Alors... pourquoi pleurer ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68990637</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:15:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68990637/335212_1964_claudia_sylva_chante_j_ai_pleure.mp3" length="6825840" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>28 semaines de présence dans les meilleures ventes, Claudia Sylva ne pouvait pas rêver mieux.

Mais, quelle est donc cette chanson qui sera son unique grand succès ? Cettechanson, c'est "J'ai pleuré"...

Claudia Sylva est née le 31 janvier 1947 à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[28 semaines de présence dans les meilleures ventes, Claudia Sylva ne pouvait pas rêver mieux.<br /><br />Mais, quelle est donc cette chanson qui sera son unique grand succès ? Cettechanson, c'est "J'ai pleuré"...<br /><br />Claudia Sylva est née le 31 janvier 1947 à Binche. Cette chanson, composée et écrite par Benny Couroyer, un autre Binchois célèbre comme chef d’orchestre et compositeur, a rencontré un succès considérable chez nous en Belgique, mais aussi en Flandre et en France.<br /><br />La chanson exprime une mélancolie sentimentale, avec un texte simple évoquant la douleur et la tristesse d'une séparation amoureuse. « J'ai pleuré » est notable notamment grâce à son gimmick, qui reste (depuis tout ce temps) en mémoire.<br /><br />Mais quel gimmick ? Le lolololo évidemment !<br /><br />Pas étonnant que ce yodl ait trouvé écho en dehors de nos frontières, en Allemagne et en Autriche, mais aussi en Suisse. Et ce n'est pas tout ! La chanson de Claudia s'est exportée de l'autre côté du mur de la langue, grâce à un groupe anversois, The Strangers. "J'ai pleuré" donne alors "'K Hem Geblet"...<br /><br />"J'ai pleuré" reste son seul fait d'arme de Claudia Sylva, même si, avec le temps et le nombre de passages dans les guinguettes, d'autres titres ont fini par s'installer, comme "Je te donne mon cœur" ou "Dis-moi ton secret". Pourtant, jamais la Binchoise ne parviendra à égaler ces 28 semaines de présence du hit-parade en 1965. Alors... pourquoi pleurer ?]]></itunes:summary><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/dcdf7d6d7fa53782a849f7094618c026.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Minimax concurrence Salut les Copains sur Radio Luxembourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-minimax-concurrence-salut-les-copains-sur-radio-luxembourg--68973157</link><description><![CDATA[Face à Europe 1, RTL n'a pas la cote auprès des jeunes. Donc Président Rosko est attendue comme le messie. Le Hit Parade change de nom et devient Minimax, émission diffusée de 16 à 18 heures, dans un format dynamique et assez novateur. C'est un hit-parade avec un minimum de paroles, entrecoupé de nombreux jingles. C'est à ce moment-là qu'on commence à entendre à la radio "minimum de bla-bla, maximum de musique", qu'on entend toujours...<br /><br />Rosko apporte ainsi un style DJ américain, très rythmé, influencé par les stars de l'époque comme Wolfman Jack, avec un ton provocateur et une énergie complètement dingue. En studio, il est assisté de Sam Bernett, dans ce qui est le tout premier studio automatique de RTL.<br /><br />Rosko va jusqu'à fabriquer lui-même certains jingles.<br /><br />Et c'est bingo. L'émission réussit à attirer un public plus jeune, ce qui redynamise RTL qui peinait face à la popularité d’Europe 1. Minimax va pourtant durer moins de temps qu'on l'espérait, puisque l'émission s'arrête (accrochez-vous) en mai 1968.<br /><br />Après son passage sur RTL, il rejoindra BBC Radio 1. Dans les années 1980, il animera aussi des émissions spéciales sur la RTB en Belgique...<br /><br />Rosko marquera durablement l’histoire de la radio française par son style et son influence sur les programmations futures. On dit de lui qu'il est peut-être l'un de pères de la radio musicale en France et en Belgique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68973157</guid><pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68973157/335122_1966_minimax_concurrence_salut_les_copains_sur_radio_luxembourg.mp3" length="6771505" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Face à Europe 1, RTL n'a pas la cote auprès des jeunes. Donc Président Rosko est attendue comme le messie. Le Hit Parade change de nom et devient Minimax, émission diffusée de 16 à 18 heures, dans un format dynamique et assez novateur. C'est un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Face à Europe 1, RTL n'a pas la cote auprès des jeunes. Donc Président Rosko est attendue comme le messie. Le Hit Parade change de nom et devient Minimax, émission diffusée de 16 à 18 heures, dans un format dynamique et assez novateur. C'est un hit-parade avec un minimum de paroles, entrecoupé de nombreux jingles. C'est à ce moment-là qu'on commence à entendre à la radio "minimum de bla-bla, maximum de musique", qu'on entend toujours...<br /><br />Rosko apporte ainsi un style DJ américain, très rythmé, influencé par les stars de l'époque comme Wolfman Jack, avec un ton provocateur et une énergie complètement dingue. En studio, il est assisté de Sam Bernett, dans ce qui est le tout premier studio automatique de RTL.<br /><br />Rosko va jusqu'à fabriquer lui-même certains jingles.<br /><br />Et c'est bingo. L'émission réussit à attirer un public plus jeune, ce qui redynamise RTL qui peinait face à la popularité d’Europe 1. Minimax va pourtant durer moins de temps qu'on l'espérait, puisque l'émission s'arrête (accrochez-vous) en mai 1968.<br /><br />Après son passage sur RTL, il rejoindra BBC Radio 1. Dans les années 1980, il animera aussi des émissions spéciales sur la RTB en Belgique...<br /><br />Rosko marquera durablement l’histoire de la radio française par son style et son influence sur les programmations futures. On dit de lui qu'il est peut-être l'un de pères de la radio musicale en France et en Belgique.]]></itunes:summary><itunes:duration>170</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : "L'aveu" de Costa-Gavras au cinéma</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-l-aveu-de-costa-gavras-au-cinema--68973166</link><description><![CDATA[Le sujet est grave. C'est un drame politique franco-italien basé sur un récit autobiographique. Celui d'Artur London, un haut responsable du régime communiste tchécoslovaque accusé à tort d'espionnage. Le personnage principal est interprété avec intensité par.... Yves Montand.<br /><br />L'histoire se déroule en janvier 1951 à Prague, où London, après avoir été enlevé, est soumis à la torture psychologique et physique. Contraint, il finit par avouer des crimes qu'il n'a pas commis sous la pression. Le film dénonce puissamment les pratiques staliniennes d'exaction et de manipulation au sein des régimes communistes d'Europe de l'Est, en insistant sur la destruction morale des accusés et les procès politiques truqués.<br /><br />Le réalisateur Costa-Gavras choisit Yves Montand, qui a été lui-même proche du Parti communiste dans sa jeunesse, pour incarner Artur London. Le film est considéré comme anti-stalinien, mais pas vraiment anti-communiste.<br /><br />Yves Montand est la figure parfaite de l'homme brisé, traqué dans une atmosphère anxiogène. Le film est long, très long : 140 minutes.<br /><br />Aux côtés d'Yves Montand, un autre monument, Simone Signoret...<br /><br />Montand est déjà une énorme vedette chez nous en Belgique. Ce film puissant et engagé va marquer les esprits. Il reste un classique du cinéma politique européen par sa façon radicale de raconter le poids du système stalinien sur les hommes et les esprits en 1970.<br /><br />Et tout ça sur une musique, splendide, signée... Giovanni Fusco]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68973166</guid><pubDate>Wed, 10 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68973166/335123_1970_l_aveu_de_costa_gavras_au_cinema.mp3" length="5917823" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le sujet est grave. C'est un drame politique franco-italien basé sur un récit autobiographique. Celui d'Artur London, un haut responsable du régime communiste tchécoslovaque accusé à tort d'espionnage. Le personnage principal est interprété avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le sujet est grave. C'est un drame politique franco-italien basé sur un récit autobiographique. Celui d'Artur London, un haut responsable du régime communiste tchécoslovaque accusé à tort d'espionnage. Le personnage principal est interprété avec intensité par.... Yves Montand.<br /><br />L'histoire se déroule en janvier 1951 à Prague, où London, après avoir été enlevé, est soumis à la torture psychologique et physique. Contraint, il finit par avouer des crimes qu'il n'a pas commis sous la pression. Le film dénonce puissamment les pratiques staliniennes d'exaction et de manipulation au sein des régimes communistes d'Europe de l'Est, en insistant sur la destruction morale des accusés et les procès politiques truqués.<br /><br />Le réalisateur Costa-Gavras choisit Yves Montand, qui a été lui-même proche du Parti communiste dans sa jeunesse, pour incarner Artur London. Le film est considéré comme anti-stalinien, mais pas vraiment anti-communiste.<br /><br />Yves Montand est la figure parfaite de l'homme brisé, traqué dans une atmosphère anxiogène. Le film est long, très long : 140 minutes.<br /><br />Aux côtés d'Yves Montand, un autre monument, Simone Signoret...<br /><br />Montand est déjà une énorme vedette chez nous en Belgique. Ce film puissant et engagé va marquer les esprits. Il reste un classique du cinéma politique européen par sa façon radicale de raconter le poids du système stalinien sur les hommes et les esprits en 1970.<br /><br />Et tout ça sur une musique, splendide, signée... Giovanni Fusco]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6335c1b4a7695b2f9a4d08c60d96781a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967-1968 : Bonnie &amp; Clyde réunissent Gainsbourg et BB</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-1968-bonnie-clyde-reunissent-gainsbourg-et-bb--68958865</link><description><![CDATA[Ce film américain raconte l'épopée d'un célèbre couple de braqueurs-criminels du gang Barrow, quelque part dans les années 30.<br /><br />À l'affiche de Bonnie et Clyde, un duo de légende, Warren Beatty et Faye Dunaway....<br /><br />En 1967, Serge Gainsbourg entame une relation artistique, mais surtout amoureuse avec Brigitte Bardot, pour qui il se met composer. Premier essai : Bonnie et Clyde.<br /><br />Serge Gainsbourg puise son inspiration directement du film, mais aussi du poème « The Trail’s End », rédigé par Bonnie Parker alors qu’elle savait sa fin proche. Bardot, passionnée par le projet, se laisse convaincre. Elle encourage même Gainsbourg à écrire ce titre malgré leur relation artistico-sentimentale.<br /><br />La voix de Brigitte est fabuleuse, mais sait-elle chanter ? Rien n'est moins sûr. Gainsbourg opte donc pour une narration parlé-chanté, en reprenant la première strophe du poème de Bonnie Parker, installant une ambiance fatale... et terriblement sensuelle... Et ça commence comme ça...<br /><br />L’arrangement musical pop psychédélique accentue la tension du récit. C'est du Gainsbourg amoureux pur jus. La voix de Bardot apporte une douceur contrastant avec la gravité de l'histoire. Le succès est immédiat. Cette chanson, c'est comme un film. D'ailleurs, le titre reste, aujourd’hui, l’une des pièces maîtresses du répertoire français, tant elle souligne l’audace littéraire et la parfaite maîtrise syntaxique de Serge Gainsbourg.<br /><br />Le couple est très demandé. Gainsbourg et Bardot vont même chanter sur scène, costumés et armés, mimant la complicité dangereuse du véritable couple légendaire...<br /><br />En France, le 45 tours entre dans le classement la deuxième semaine de février 1968. Chez nous, en Belgique, au même moment, le single se classe durant huit semaines et fera partie des meilleures ventes de l'année... Il portera l'album Initials BB, qui sortira en juin 1968...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68958865</guid><pubDate>Tue, 09 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68958865/335067_1967_1968_bonnie_clyde_reunissent_gainsbourg_et_bb.mp3" length="7907309" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Ce film américain raconte l'épopée d'un célèbre couple de braqueurs-criminels du gang Barrow, quelque part dans les années 30.

À l'affiche de Bonnie et Clyde, un duo de légende, Warren Beatty et Faye Dunaway....

En 1967, Serge Gainsbourg entame une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce film américain raconte l'épopée d'un célèbre couple de braqueurs-criminels du gang Barrow, quelque part dans les années 30.<br /><br />À l'affiche de Bonnie et Clyde, un duo de légende, Warren Beatty et Faye Dunaway....<br /><br />En 1967, Serge Gainsbourg entame une relation artistique, mais surtout amoureuse avec Brigitte Bardot, pour qui il se met composer. Premier essai : Bonnie et Clyde.<br /><br />Serge Gainsbourg puise son inspiration directement du film, mais aussi du poème « The Trail’s End », rédigé par Bonnie Parker alors qu’elle savait sa fin proche. Bardot, passionnée par le projet, se laisse convaincre. Elle encourage même Gainsbourg à écrire ce titre malgré leur relation artistico-sentimentale.<br /><br />La voix de Brigitte est fabuleuse, mais sait-elle chanter ? Rien n'est moins sûr. Gainsbourg opte donc pour une narration parlé-chanté, en reprenant la première strophe du poème de Bonnie Parker, installant une ambiance fatale... et terriblement sensuelle... Et ça commence comme ça...<br /><br />L’arrangement musical pop psychédélique accentue la tension du récit. C'est du Gainsbourg amoureux pur jus. La voix de Bardot apporte une douceur contrastant avec la gravité de l'histoire. Le succès est immédiat. Cette chanson, c'est comme un film. D'ailleurs, le titre reste, aujourd’hui, l’une des pièces maîtresses du répertoire français, tant elle souligne l’audace littéraire et la parfaite maîtrise syntaxique de Serge Gainsbourg.<br /><br />Le couple est très demandé. Gainsbourg et Bardot vont même chanter sur scène, costumés et armés, mimant la complicité dangereuse du véritable couple légendaire...<br /><br />En France, le 45 tours entre dans le classement la deuxième semaine de février 1968. Chez nous, en Belgique, au même moment, le single se classe durant huit semaines et fera partie des meilleures ventes de l'année... Il portera l'album Initials BB, qui sortira en juin 1968...]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/21d84417a0a36ae1bded5bed6a1287dd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : Ottawan cartonne avec "D.I.S.C.O." – Le tube disco français qui a conquis l’Europe</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-ottawan-cartonne-avec-d-i-s-c-o-le-tube-disco-francais-qui-a-conquis-l-europe--68943233</link><description><![CDATA[Nous sommes en novembre 1979. Happy Day un groupe français dont le premier single va connaître un succès presque invraisemblable. C'est un titre disco écrit et composé par Daniel Vangarde et Jean Kluger. Pour l'interpréter, ils font appel au groupe Ottawan, qui est totalement inconnu. La chanson est enregistrée pour l'occasion en français et en anglais. Tant qu'à faire, selon les pays, on met la version anglaise en face A ou en face B.<br /><br />Ottawan, c'est évidemment une référence à la ville canadienne. Mais c'est surtout l'union de 2 artistes. D'un côté, Patrick Jean-Baptiste. Né Guadeloupe, il chante dans les églises. Puis il part travailler pour Air France à Paris. C'est là qu'il forme un groupe appelé Black Underground et qu'il rencontre le producteur Daniel Vangarde.<br /><br />Je disais donc RENCONTRE. Notre Patrick Jean-Baptiste est rejoint par Annette Etilce, qui est non seulement chanteuse, mais aussi danseuse. Ensemble, ils forment le groupe Ottawan. Parrticularité du duo : son look, qui n'a finalement rien de super original en pleine période de transition disco-funk : une combinaison à paillettes vert fluo et des plumes de perroquets.<br /><br />Dès les premières notes, on entend qu'on peut entrer dans la danse... Cette chanson, vous la connaissez par cœur, c'est "D.I.S.C.O.". Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que chaque lettre du mot "DISCO" est utilisée pour décrire une fille Que ce soit en français... ou en version originale... de toute façon, c'est la même crèmerie... C'est juste qu'on dit alors "D AIE S CI O".... L'air de rien, cette version anglaise va rapidement trouver son public et s'exporter. Numéro 1 chez nous. Numéro 3 en Allemagne. Numéro 5 au Royaume Uni. Tête des ventes en Norvège, aux Pays-Bas. Et double disque d'or : 500 mille exemplaires pour la version française et 500 mille pour la version anglaise. Ottawan n'a pas fait les choses à moitié. Seul regret ? L'Amérique n'a jamais vraiment souri au groupe français, ni New York, ni Québec ni même cette bonne ville d'Ottawa...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68943233</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68943233/334913_1979_ottawan_cartonne_avec_d_i_s_c_o_le_tube_disco_francais_qui_a_conquis_l_europe.mp3" length="6794493" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en novembre 1979. Happy Day un groupe français dont le premier single va connaître un succès presque invraisemblable. C'est un titre disco écrit et composé par Daniel Vangarde et Jean Kluger. Pour l'interpréter, ils font appel au groupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en novembre 1979. Happy Day un groupe français dont le premier single va connaître un succès presque invraisemblable. C'est un titre disco écrit et composé par Daniel Vangarde et Jean Kluger. Pour l'interpréter, ils font appel au groupe Ottawan, qui est totalement inconnu. La chanson est enregistrée pour l'occasion en français et en anglais. Tant qu'à faire, selon les pays, on met la version anglaise en face A ou en face B.<br /><br />Ottawan, c'est évidemment une référence à la ville canadienne. Mais c'est surtout l'union de 2 artistes. D'un côté, Patrick Jean-Baptiste. Né Guadeloupe, il chante dans les églises. Puis il part travailler pour Air France à Paris. C'est là qu'il forme un groupe appelé Black Underground et qu'il rencontre le producteur Daniel Vangarde.<br /><br />Je disais donc RENCONTRE. Notre Patrick Jean-Baptiste est rejoint par Annette Etilce, qui est non seulement chanteuse, mais aussi danseuse. Ensemble, ils forment le groupe Ottawan. Parrticularité du duo : son look, qui n'a finalement rien de super original en pleine période de transition disco-funk : une combinaison à paillettes vert fluo et des plumes de perroquets.<br /><br />Dès les premières notes, on entend qu'on peut entrer dans la danse... Cette chanson, vous la connaissez par cœur, c'est "D.I.S.C.O.". Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que chaque lettre du mot "DISCO" est utilisée pour décrire une fille Que ce soit en français... ou en version originale... de toute façon, c'est la même crèmerie... C'est juste qu'on dit alors "D AIE S CI O".... L'air de rien, cette version anglaise va rapidement trouver son public et s'exporter. Numéro 1 chez nous. Numéro 3 en Allemagne. Numéro 5 au Royaume Uni. Tête des ventes en Norvège, aux Pays-Bas. Et double disque d'or : 500 mille exemplaires pour la version française et 500 mille pour la version anglaise. Ottawan n'a pas fait les choses à moitié. Seul regret ? L'Amérique n'a jamais vraiment souri au groupe français, ni New York, ni Québec ni même cette bonne ville d'Ottawa...]]></itunes:summary><itunes:duration>170</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : “La Petite Maison dans la Prairie”, le feuilleton qui a conquis nos cœurs</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-la-petite-maison-dans-la-prairie-le-feuilleton-qui-a-conquis-nos-coeurs--68896774</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 mars 1974. Happy Day pour les familles américaines. Alors que nous dormons paisiblement en Europe, la chaîne NBC diffuse un téléfilm pilote baptisé "The Little House on the Prairie".<br /><br />Cette adaptation - d'une série de romans de Laura Ingalls Wilder - raconte l'histoire d'une famille de pionniers, les Ingalls, des fermiers venus s'installer dans le Minnesota, dans une ville fictive, au 19e siècle.<br /><br />A priori, ce n'est pas le genre de sujet qui va intéresser les foyers à une heure de grande écoute. Et pourtant, la famille va créer l'événement. Résultat : le 11 septembre 1974, le téléfilm devient une série et la première saison est diffusée.<br /><br />Générique !<br /><br />L'acteur principal, Michael London, crève l'écran dans le rôle de Charles Ingalls. Autre vedette rapidement : Melissa Gilbert, qui incarne Laura Ingalls Wilder, l'auteure des romans.<br /><br />Ce qui fascine le public américain ? La série raconte un peu son histoire. Elle mêle des épisodes dramatiques et plus légers, autour de solides valeurs familiales, de l’entraide, de l’école, de la foi (aussi) et du courage face aux difficultés de la vie rurale du XIXe siècle.<br /><br />Le décor, on l'a compris, est le village fictif de Walnut Grove, même si les extérieurs ont, en réalité, été tournés en Californie.<br /><br />Chez nous, il faut attendre décembre 1976 pour que TF1 diffuse, pour la première fois, un épisode de la série en version française.<br /><br />Dès son arrivée, la série rencontre un incroyable succès chez nous. Si cette histoire n'est pas la nôtre, ce sont en fait les personnages attachants qui nous fascinent : Charles, Caroline, Laura et Mary Ingalls et puis Nelly Oleson et sa diabolique maman.<br /><br />Au bout du compte, "La Petite Maison dans la Prairie" comptera 205 épisodes de 50 minutes, étalés sur 9 saisons et déclinée en plusieurs téléfilms. Après TF1, c'est Télé Luxembourg qui adoptera la famille Ingalls.<br /><br />Allez, l'heure est est venue de descendre de la colline dans l'herbe merveilleusement verte, avec Laura et son chien... Fermez les yeux….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68896774</guid><pubDate>Fri, 05 Dec 2025 09:44:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68896774/334810_1974_la_petite_maison_dans_la_prairie_le_feuilleton_qui_a_conquis_nos_c_urs.mp3" length="6483113" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 mars 1974. Happy Day pour les familles américaines. Alors que nous dormons paisiblement en Europe, la chaîne NBC diffuse un téléfilm pilote baptisé "The Little House on the Prairie".

Cette adaptation - d'une série de romans de Laura...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 mars 1974. Happy Day pour les familles américaines. Alors que nous dormons paisiblement en Europe, la chaîne NBC diffuse un téléfilm pilote baptisé "The Little House on the Prairie".<br /><br />Cette adaptation - d'une série de romans de Laura Ingalls Wilder - raconte l'histoire d'une famille de pionniers, les Ingalls, des fermiers venus s'installer dans le Minnesota, dans une ville fictive, au 19e siècle.<br /><br />A priori, ce n'est pas le genre de sujet qui va intéresser les foyers à une heure de grande écoute. Et pourtant, la famille va créer l'événement. Résultat : le 11 septembre 1974, le téléfilm devient une série et la première saison est diffusée.<br /><br />Générique !<br /><br />L'acteur principal, Michael London, crève l'écran dans le rôle de Charles Ingalls. Autre vedette rapidement : Melissa Gilbert, qui incarne Laura Ingalls Wilder, l'auteure des romans.<br /><br />Ce qui fascine le public américain ? La série raconte un peu son histoire. Elle mêle des épisodes dramatiques et plus légers, autour de solides valeurs familiales, de l’entraide, de l’école, de la foi (aussi) et du courage face aux difficultés de la vie rurale du XIXe siècle.<br /><br />Le décor, on l'a compris, est le village fictif de Walnut Grove, même si les extérieurs ont, en réalité, été tournés en Californie.<br /><br />Chez nous, il faut attendre décembre 1976 pour que TF1 diffuse, pour la première fois, un épisode de la série en version française.<br /><br />Dès son arrivée, la série rencontre un incroyable succès chez nous. Si cette histoire n'est pas la nôtre, ce sont en fait les personnages attachants qui nous fascinent : Charles, Caroline, Laura et Mary Ingalls et puis Nelly Oleson et sa diabolique maman.<br /><br />Au bout du compte, "La Petite Maison dans la Prairie" comptera 205 épisodes de 50 minutes, étalés sur 9 saisons et déclinée en plusieurs téléfilms. Après TF1, c'est Télé Luxembourg qui adoptera la famille Ingalls.<br /><br />Allez, l'heure est est venue de descendre de la colline dans l'herbe merveilleusement verte, avec Laura et son chien... Fermez les yeux….]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/743b8980bf893be64fdee6cf27fb74b0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 : “Qui est in, qui est out” — Gainsbourg trouve enfin son public</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-qui-est-in-qui-est-out-gainsbourg-trouve-enfin-son-public--68829703</link><description><![CDATA[Nous sommes en décembre 1965. Un 45 tours va ENFIN offrir à Serge Gainsbourg une petite place au soleil. Jusqu'ici, il n'a pas eu beaucoup de chance avec le succès. Sa période jazz et percussions n'a pas vraiment été reconnue par le public.<br /><br />D'ailleurs, quelques mois plus tôt, en février 1965, Barbara propose à Gainsbourg de faire une série de concerts avec elle. Devant l'hostilité du public, il choisit de mettre un terme à cette collaboration. Et cette frustration sera tenace : Serge ne remontera pas sur scène avant 1979.<br /><br />Son seul fait d'arme, jusqu'ici, c'est Couleur Café, mais à sa sortie en 1964, c'est très, très loin d'être un succès...<br /><br />En 1965, Gainsbourg sent qu'il doit changer quelque chose dans sa manière d'écrire et de composer. Dont acte. Il n'a jamais été très ye-ye, mais il sait qu'il faut évoluer de plus en plus vers un son pop, s’éloigner du jazz et des premiers styles plus sensibles de sa carrière.<br /><br />Une chanson va lui permettre de s’adresser au public des yé-yé, dont il critique pourtant à la fois le style et les paroles.<br /><br />“Qui est « in » qui est « out »” devrait faire l'affaire. Cette chanson, libérée en décembre 1965, marque une étape importante dans sa carrière, puisqu'il se laisse influencer par la scène franco-anglaise de l’époque.<br /><br />Le titre reflète d'ailleurs le regard ironique de Gainsbourg, jouant sur les notions “in” et “out” qui marquent la culture pop et la jeunesse des années 60.<br /><br />Le disque est enregistrée à Londres. Et cela s'entend...<br /><br />Bingo, le 45 tours est adopté par "Salut les copains" et c'est parti pour la gloire. Cette chanson va d'ailleurs le mener à collaborer avec de grandes figures de l'époque comme la magnifique Brigitte Bardot, à qui il va écrire “Harley Davidson” et “Bonnie and Clyde”.<br /><br />Serge Gainsbourg devient alors un auteur-compositeur-interprète incontournable de la pop française. Un peu à part, certes, mais seul capable d’allier provocation, style et mélodie dans l'air du temps. Classique et jazz sont rangés de côté.<br /><br />Résultat ? Quelques mois plus tard. Serge Gainsbourg est invité, en avril 1966, à participer à la « photo du siècle » avec quarante-cinq autres vedettes françaises du mouvement yéyé... Bref, la boucle est bouclée...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68829703</guid><pubDate>Thu, 04 Dec 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68829703/334617_1965_qui_est_in_qui_est_out_gainsbourg_trouve_enfin_son_public.mp3" length="7849840" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en décembre 1965. Un 45 tours va ENFIN offrir à Serge Gainsbourg une petite place au soleil. Jusqu'ici, il n'a pas eu beaucoup de chance avec le succès. Sa période jazz et percussions n'a pas vraiment été reconnue par le public....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en décembre 1965. Un 45 tours va ENFIN offrir à Serge Gainsbourg une petite place au soleil. Jusqu'ici, il n'a pas eu beaucoup de chance avec le succès. Sa période jazz et percussions n'a pas vraiment été reconnue par le public.<br /><br />D'ailleurs, quelques mois plus tôt, en février 1965, Barbara propose à Gainsbourg de faire une série de concerts avec elle. Devant l'hostilité du public, il choisit de mettre un terme à cette collaboration. Et cette frustration sera tenace : Serge ne remontera pas sur scène avant 1979.<br /><br />Son seul fait d'arme, jusqu'ici, c'est Couleur Café, mais à sa sortie en 1964, c'est très, très loin d'être un succès...<br /><br />En 1965, Gainsbourg sent qu'il doit changer quelque chose dans sa manière d'écrire et de composer. Dont acte. Il n'a jamais été très ye-ye, mais il sait qu'il faut évoluer de plus en plus vers un son pop, s’éloigner du jazz et des premiers styles plus sensibles de sa carrière.<br /><br />Une chanson va lui permettre de s’adresser au public des yé-yé, dont il critique pourtant à la fois le style et les paroles.<br /><br />“Qui est « in » qui est « out »” devrait faire l'affaire. Cette chanson, libérée en décembre 1965, marque une étape importante dans sa carrière, puisqu'il se laisse influencer par la scène franco-anglaise de l’époque.<br /><br />Le titre reflète d'ailleurs le regard ironique de Gainsbourg, jouant sur les notions “in” et “out” qui marquent la culture pop et la jeunesse des années 60.<br /><br />Le disque est enregistrée à Londres. Et cela s'entend...<br /><br />Bingo, le 45 tours est adopté par "Salut les copains" et c'est parti pour la gloire. Cette chanson va d'ailleurs le mener à collaborer avec de grandes figures de l'époque comme la magnifique Brigitte Bardot, à qui il va écrire “Harley Davidson” et “Bonnie and Clyde”.<br /><br />Serge Gainsbourg devient alors un auteur-compositeur-interprète incontournable de la pop française. Un peu à part, certes, mais seul capable d’allier provocation, style et mélodie dans l'air du temps. Classique et jazz sont rangés de côté.<br /><br />Résultat ? Quelques mois plus tard. Serge Gainsbourg est invité, en avril 1966, à participer à la « photo du siècle » avec quarante-cinq autres vedettes françaises du mouvement yéyé... Bref, la boucle est bouclée...]]></itunes:summary><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/21d84417a0a36ae1bded5bed6a1287dd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : “Ballade pour Adeline”, le prodige Clayderman est né</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-ballade-pour-adeline-le-prodige-clayderman-est-ne--68829702</link><description><![CDATA[Nous sommes le 14 avril 1977. Happy Day pour Philippe Pagès. Ce jeune pianiste de 23 ans s'empare d'un prénom féminin, qui va changer sa vie et fait sa première télé chez Danielle Gilbert.<br /><br />Quelques mois plus tôt, le jeune garçon formé au Conservatoire de Paris effectue une audition parmi 20 autres pianistes pour l’enregistrement d’une ballade composée par Paul de Senneville, déjà à l'origine de plusieurs musiques de film.<br /><br />Son toucher délicat et sa technique séduisent immédiatement les producteurs, qui semblent déceler chez ce blondinet impeccable... un immense potentiel.<br /><br />Problème : Philippe Pagès, ça sonne très français. Pour faciliter sa carrière internationale, il devient Richard Clayderman.<br /><br />Un nom qui n'est pas choisi au hasard. C'est une référence au nom de sa arrière-grand-mère. Et c'est surtout facile à prononcer à Londres et à New York.<br /><br />Quelques mois plus tard, le 45 tours est prêt et, dès les premières notes de "Ballade pour Adeline", on comprend qu'on a affaire à une petite bombe...<br /><br />Bon, remettons ce piano dans le contexte de l'époque, 1977. Les radios sont dominées par la musique disco, donc rien n'est gagné d'avance. Et c'est précisément ce qui rend son succès d’autant plus remarquable (et singulier).<br /><br />Son producteur pense qu’un score de 10 000 exemplaires serait déjà un succès, mais les ventes vont dépasser TOUTES les attentes. Le monde entier s'emballe et, hop, nous voici déjà à 22 millions d'exemplaires !<br /><br />La recette ? La simplicité et la pureté de sa mélodie. La ballade suit une structure phrasale classique avec une introduction de deux mesures, un thème principal et une reprise d’octave plus haute. C’est un génie commercial, d'accord, mais du génie !<br /><br />Clayderman est prophète en son pays, mais il est surtout invité partout dans le monde... notamment dans des émissions télé aux États-Unis, où il devient une immense star...<br /><br />"Ballade pour Adeline" n'est plus une musique, c'est un monument, notamment en Chine où le titre a été omniprésent dans les lieux publics à l’ouverture du pays vers l’Occident.<br /><br />Richard Clayderman a souvent exprimé son étonnement face à la carrière que ce morceau lui a offert, avouant qu’il n’avait jamais envisagé une telle destinée. Pour lui, cette composition contient “quelque chose de limpide et d’évident”, une mélodie simple qui (et il a probablement raison) transcende le temps....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68829702</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68829702/334616_1977_ballade_pour_adeline_le_prodige_clayderman_est_ne.mp3" length="7715048" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 14 avril 1977. Happy Day pour Philippe Pagès. Ce jeune pianiste de 23 ans s'empare d'un prénom féminin, qui va changer sa vie et fait sa première télé chez Danielle Gilbert.

Quelques mois plus tôt, le jeune garçon formé au...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 14 avril 1977. Happy Day pour Philippe Pagès. Ce jeune pianiste de 23 ans s'empare d'un prénom féminin, qui va changer sa vie et fait sa première télé chez Danielle Gilbert.<br /><br />Quelques mois plus tôt, le jeune garçon formé au Conservatoire de Paris effectue une audition parmi 20 autres pianistes pour l’enregistrement d’une ballade composée par Paul de Senneville, déjà à l'origine de plusieurs musiques de film.<br /><br />Son toucher délicat et sa technique séduisent immédiatement les producteurs, qui semblent déceler chez ce blondinet impeccable... un immense potentiel.<br /><br />Problème : Philippe Pagès, ça sonne très français. Pour faciliter sa carrière internationale, il devient Richard Clayderman.<br /><br />Un nom qui n'est pas choisi au hasard. C'est une référence au nom de sa arrière-grand-mère. Et c'est surtout facile à prononcer à Londres et à New York.<br /><br />Quelques mois plus tard, le 45 tours est prêt et, dès les premières notes de "Ballade pour Adeline", on comprend qu'on a affaire à une petite bombe...<br /><br />Bon, remettons ce piano dans le contexte de l'époque, 1977. Les radios sont dominées par la musique disco, donc rien n'est gagné d'avance. Et c'est précisément ce qui rend son succès d’autant plus remarquable (et singulier).<br /><br />Son producteur pense qu’un score de 10 000 exemplaires serait déjà un succès, mais les ventes vont dépasser TOUTES les attentes. Le monde entier s'emballe et, hop, nous voici déjà à 22 millions d'exemplaires !<br /><br />La recette ? La simplicité et la pureté de sa mélodie. La ballade suit une structure phrasale classique avec une introduction de deux mesures, un thème principal et une reprise d’octave plus haute. C’est un génie commercial, d'accord, mais du génie !<br /><br />Clayderman est prophète en son pays, mais il est surtout invité partout dans le monde... notamment dans des émissions télé aux États-Unis, où il devient une immense star...<br /><br />"Ballade pour Adeline" n'est plus une musique, c'est un monument, notamment en Chine où le titre a été omniprésent dans les lieux publics à l’ouverture du pays vers l’Occident.<br /><br />Richard Clayderman a souvent exprimé son étonnement face à la carrière que ce morceau lui a offert, avouant qu’il n’avait jamais envisagé une telle destinée. Pour lui, cette composition contient “quelque chose de limpide et d’évident”, une mélodie simple qui (et il a probablement raison) transcende le temps....]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c8987c419834ad9647ebfd43b81e3b03.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : Patricia Hearst, la libération qui bouleverse l’Amérique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-patricia-hearst-la-liberation-qui-bouleverse-l-amerique--68829700</link><description><![CDATA[Nous sommes en septembre 1975. Happy Day pour Patricia Hearst. Des agents du FBI déguisés / pénètrent dans un appartement à San Francisco. Objectif : la libérer du joug de ses ravisseurs.<br /><br />Patricia Hearst, c'est l'héritière du magnat de la presse. Elle est étudiante à Berkeley lorsqu’elle est enlevée le 4 février 1974 par un groupuscule d’extrême gauche, l’Armée de libération symbionaise (ALS).<br /><br />L’enlèvement s’est déroulé dans l’appartement qu’elle partageait avec son compagnon Steven Weed. L’ALS cherche d’abord à échanger Patricia contre la libération de prisonniers du groupe. Les autorités refusent. La famille, elle, retient son souffle.<br /><br />Oui, Patricia a 20 ans. Elle vivait dans un quartier cossu et sa famille attend son retour. C'est presque un film, mais en 1974, c'est juste la réalité.<br /><br />Après un clair refus des autorités, ses ravisseurs exigent que la famille Hearst distribue plusieurs millions de dollars de vivres aux plus démunis de Californie, ce qui entraîne d’immenses distributions chaotiques.<br /><br />Les semaines passent et la jeune Patricia apparaît dans des messages audio étranges, diffusés à la presse où elle adopte le discours de ses ravisseurs, critiquant sa propre famille et la société américaine. Elle prend alors le pseudonyme de « Tania » et déclare rejoindre la cause révolutionnaire de l’ALS.<br /><br />Patricia participe à un braquage de banque, où elle est aperçue armée. Elle fait alors la Une des médias ; elle sera impliquée dans d’autres exactions de l’ALS sur plusieurs mois. La question centrale demeure : Patricia agit-elle sous la contrainte ou a-t-elle sincèrement rejoint ses ravisseurs ?<br /><br />Après la spectaculaire attaque d’un immeuble de Los Angeles par la police, Patricia Hearst reste cachée jusqu’à son arrestation en septembre 1975...<br /><br />Son procès passionne le monde entier : elle affirme avoir subi menaces, maltraitances et un enfermement dans un placard pendant 57 jours. Mais voilà, le doute subsiste. Patricia sera reconnue coupable de vol à main armée, condamnée à sept ans de prison, mais libérée après vingt-deux mois grâce à la clémence de Jimmy Carter. Elle sera totalement graciée par Bill Clinton, bien des années plus tard.<br /><br />Son histoire a inspiré de nombreux débats, des œuvres de fiction et des analyses, mais aussi une chanson, "You Got Your Baby Back"... en 1976...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68829700</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68829700/334615_1975_patricia_hearst_la_liberation_qui_bouleverse_l_amerique.mp3" length="14081611" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en septembre 1975. Happy Day pour Patricia Hearst. Des agents du FBI déguisés / pénètrent dans un appartement à San Francisco. Objectif : la libérer du joug de ses ravisseurs.

Patricia Hearst, c'est l'héritière du magnat de la presse....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en septembre 1975. Happy Day pour Patricia Hearst. Des agents du FBI déguisés / pénètrent dans un appartement à San Francisco. Objectif : la libérer du joug de ses ravisseurs.<br /><br />Patricia Hearst, c'est l'héritière du magnat de la presse. Elle est étudiante à Berkeley lorsqu’elle est enlevée le 4 février 1974 par un groupuscule d’extrême gauche, l’Armée de libération symbionaise (ALS).<br /><br />L’enlèvement s’est déroulé dans l’appartement qu’elle partageait avec son compagnon Steven Weed. L’ALS cherche d’abord à échanger Patricia contre la libération de prisonniers du groupe. Les autorités refusent. La famille, elle, retient son souffle.<br /><br />Oui, Patricia a 20 ans. Elle vivait dans un quartier cossu et sa famille attend son retour. C'est presque un film, mais en 1974, c'est juste la réalité.<br /><br />Après un clair refus des autorités, ses ravisseurs exigent que la famille Hearst distribue plusieurs millions de dollars de vivres aux plus démunis de Californie, ce qui entraîne d’immenses distributions chaotiques.<br /><br />Les semaines passent et la jeune Patricia apparaît dans des messages audio étranges, diffusés à la presse où elle adopte le discours de ses ravisseurs, critiquant sa propre famille et la société américaine. Elle prend alors le pseudonyme de « Tania » et déclare rejoindre la cause révolutionnaire de l’ALS.<br /><br />Patricia participe à un braquage de banque, où elle est aperçue armée. Elle fait alors la Une des médias ; elle sera impliquée dans d’autres exactions de l’ALS sur plusieurs mois. La question centrale demeure : Patricia agit-elle sous la contrainte ou a-t-elle sincèrement rejoint ses ravisseurs ?<br /><br />Après la spectaculaire attaque d’un immeuble de Los Angeles par la police, Patricia Hearst reste cachée jusqu’à son arrestation en septembre 1975...<br /><br />Son procès passionne le monde entier : elle affirme avoir subi menaces, maltraitances et un enfermement dans un placard pendant 57 jours. Mais voilà, le doute subsiste. Patricia sera reconnue coupable de vol à main armée, condamnée à sept ans de prison, mais libérée après vingt-deux mois grâce à la clémence de Jimmy Carter. Elle sera totalement graciée par Bill Clinton, bien des années plus tard.<br /><br />Son histoire a inspiré de nombreux débats, des œuvres de fiction et des analyses, mais aussi une chanson, "You Got Your Baby Back"... en 1976...]]></itunes:summary><itunes:duration>352</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ebcebfc191b3876b2d9227b900d55397.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : Dave, entre musique et cinéma dans “L’Esprit de famille”</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-dave-entre-musique-et-cinema-dans-l-esprit-de-famille--68829699</link><description><![CDATA[Nous sommes le 28 février 1979. Happy Day pour Dave, il fait aujourd'hui ses premiers pas au cinéma dans un long métrage, où le chanteur joue son propre rôle... Il a également accepté de composer la musique. "L'Esprit de famille" est un film signé Jean-Pierre Blanc.<br /><br />Avec quelques mises en abime, dont cette émission télé de jeu, animée par André Torrent, avec Dave pour invité et Michel Serrault qui regarde la télé. C'est succulent !<br /><br />L'Esprit de famille, c'est une chronique à la française. Un père médecin généraliste, Michel Serrault. Une mère, artiste à ses heures, Nicole Courcel. Et leurs quatre filles, dont Pauline, 17 ans en Terminale qui rêve de devenir romancière. Pauline vit sa première passion amoureuse avec Pierre, un peintre beaucoup plus âgé qu'elle. Problème : elle apprend qu'il est déjà marié et père d'une fillette…<br /><br />Dave n'est pas peu fier. Le 4 mars 1979, il est invité sur Antenne 2 pour parler de cette première expérience de composition pour le cinéma... et de son intérêt pour le 7e art....<br /><br />Bon, ne nous emballons pas. Le film va faire un grand plouf. C'est un instantané de la production cinématographique familiale française de la fin des années 1970. Et cela ne vole pas très haut. Un détail se démarque, justement, la musique de Dave. En 1979, le chanteur néerlandais profite de cette nouvelle aura pour dévoiler son côté sombre... Il chante : "La vie qui va pas".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68829699</guid><pubDate>Mon, 01 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68829699/334614_1979_dave_entre_musique_et_cinema_dans_l_esprit_de_famille.mp3" length="6322199" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 28 février 1979. Happy Day pour Dave, il fait aujourd'hui ses premiers pas au cinéma dans un long métrage, où le chanteur joue son propre rôle... Il a également accepté de composer la musique. "L'Esprit de famille" est un film signé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 28 février 1979. Happy Day pour Dave, il fait aujourd'hui ses premiers pas au cinéma dans un long métrage, où le chanteur joue son propre rôle... Il a également accepté de composer la musique. "L'Esprit de famille" est un film signé Jean-Pierre Blanc.<br /><br />Avec quelques mises en abime, dont cette émission télé de jeu, animée par André Torrent, avec Dave pour invité et Michel Serrault qui regarde la télé. C'est succulent !<br /><br />L'Esprit de famille, c'est une chronique à la française. Un père médecin généraliste, Michel Serrault. Une mère, artiste à ses heures, Nicole Courcel. Et leurs quatre filles, dont Pauline, 17 ans en Terminale qui rêve de devenir romancière. Pauline vit sa première passion amoureuse avec Pierre, un peintre beaucoup plus âgé qu'elle. Problème : elle apprend qu'il est déjà marié et père d'une fillette…<br /><br />Dave n'est pas peu fier. Le 4 mars 1979, il est invité sur Antenne 2 pour parler de cette première expérience de composition pour le cinéma... et de son intérêt pour le 7e art....<br /><br />Bon, ne nous emballons pas. Le film va faire un grand plouf. C'est un instantané de la production cinématographique familiale française de la fin des années 1970. Et cela ne vole pas très haut. Un détail se démarque, justement, la musique de Dave. En 1979, le chanteur néerlandais profite de cette nouvelle aura pour dévoiler son côté sombre... Il chante : "La vie qui va pas".]]></itunes:summary><itunes:duration>158</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f13d59aaa2b14adc687743e506c25c17.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Jean Ferrat et “La Montagne”, l’hymne éternel de l’Ardèche</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-jean-ferrat-et-la-montagne-l-hymne-eternel-de-l-ardeche--68782145</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 novembre 1964. Happy Day pour un auteur-compositeur-interprète français. Ses chansons à texte (poétiques, parfois engagées), font déjà sa réputation à Paris, loin de sa montagne. Un titre amoureux de l'Ardèche va devenir, au fil du temps, son plus grand succès.<br /><br />En 1964, Jean Tenenbaum a 34 ans. Il sort son premier 45 tours en 1958 et son premier 33 tours, "Deux enfants au soleil", en 1961. Il reçoit alors le prix de la SACEM.<br /><br />Depuis quelques années, Jean Tenenbaum a changé de nom. En voyant sur une carte de France la ville de Saint-Jean Cap Ferrat, il devient Jean Ferrat. En 1962, il fait la connaissance d'Isabelle Aubret. Une rencontre déterminante, mais surtout le début d'une grande complicité artistique. Notamment pour ce titre, "On ne voit pas le temps passer".<br /><br />En 1964, Jean Ferrat achète une maison en très mauvais état à Antraigues-sur-Volane, une très ancienne commune française, située dans l'Ardèche. Durant les travaux de rénovation, il loge dans une auberge tenue par une artiste, du nom d'Hélène Baissade. Elle racontera plus tard que Jean Ferrat a écrit les paroles de "La Montagne" dans cette auberge et qu'il y a même composé la musique sur son piano.<br /><br />Cette version des faits sera démentie par le biographe Robert Belleret, qui affirmera plus tard qu'il s'agit d'une légende. Ce qui est certain par contre, c'est que Ferrat est amoureux de la montagne.<br /><br />La Montagne, la chanson, exprime la nostalgie l’exode rural, un phénomène qui touche déjà profondément la France à cette époque. Les paysans quittent la campagne pour la ville. Jean Ferrat exprime tout simplement SA douleur.<br /><br />L'air de rien, l'artiste vient de signer l'une des premières chansons écologistes de l'histoire, même si Ferrat considérait l’écologie comme la vie des hommes dans leur environnement, plus que la nature seule.<br /><br />Et c'est un très, très grand succès, de vente, mais surtout sur scène.<br /><br />La montagne, Ferra finira par s'y installer en 1973. Depuis lors, les habitants de la commune d'Antraigues-sur-Volane se sont approprié la montagne en la surnommant « notre chanson ».]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68782145</guid><pubDate>Fri, 28 Nov 2025 08:21:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68782145/334469_1964_jean_ferrat_et_la_montagne_l_hymne_eternel_de_l_ardeche.mp3" length="7895815" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 novembre 1964. Happy Day pour un auteur-compositeur-interprète français. Ses chansons à texte (poétiques, parfois engagées), font déjà sa réputation à Paris, loin de sa montagne. Un titre amoureux de l'Ardèche va devenir, au fil du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 novembre 1964. Happy Day pour un auteur-compositeur-interprète français. Ses chansons à texte (poétiques, parfois engagées), font déjà sa réputation à Paris, loin de sa montagne. Un titre amoureux de l'Ardèche va devenir, au fil du temps, son plus grand succès.<br /><br />En 1964, Jean Tenenbaum a 34 ans. Il sort son premier 45 tours en 1958 et son premier 33 tours, "Deux enfants au soleil", en 1961. Il reçoit alors le prix de la SACEM.<br /><br />Depuis quelques années, Jean Tenenbaum a changé de nom. En voyant sur une carte de France la ville de Saint-Jean Cap Ferrat, il devient Jean Ferrat. En 1962, il fait la connaissance d'Isabelle Aubret. Une rencontre déterminante, mais surtout le début d'une grande complicité artistique. Notamment pour ce titre, "On ne voit pas le temps passer".<br /><br />En 1964, Jean Ferrat achète une maison en très mauvais état à Antraigues-sur-Volane, une très ancienne commune française, située dans l'Ardèche. Durant les travaux de rénovation, il loge dans une auberge tenue par une artiste, du nom d'Hélène Baissade. Elle racontera plus tard que Jean Ferrat a écrit les paroles de "La Montagne" dans cette auberge et qu'il y a même composé la musique sur son piano.<br /><br />Cette version des faits sera démentie par le biographe Robert Belleret, qui affirmera plus tard qu'il s'agit d'une légende. Ce qui est certain par contre, c'est que Ferrat est amoureux de la montagne.<br /><br />La Montagne, la chanson, exprime la nostalgie l’exode rural, un phénomène qui touche déjà profondément la France à cette époque. Les paysans quittent la campagne pour la ville. Jean Ferrat exprime tout simplement SA douleur.<br /><br />L'air de rien, l'artiste vient de signer l'une des premières chansons écologistes de l'histoire, même si Ferrat considérait l’écologie comme la vie des hommes dans leur environnement, plus que la nature seule.<br /><br />Et c'est un très, très grand succès, de vente, mais surtout sur scène.<br /><br />La montagne, Ferra finira par s'y installer en 1973. Depuis lors, les habitants de la commune d'Antraigues-sur-Volane se sont approprié la montagne en la surnommant « notre chanson ».]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/19236fa08ca06d2d7e56e28be839fea2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967-1983 : “Red Red Wine”, de Neil Diamond à l’hymne reggae planétaire</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-1983-red-red-wine-de-neil-diamond-a-l-hymne-reggae-planetaire--68752895</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 août 1967. Le 2e album de Neil Diamond, "Just for you", vient de sortir. Happy Day pour le chanteur new yorkais. Il vient de fêter ses 25 ans. Cela fait 9 ans qu'il a reçu sa première guitare, instrument grâce auquel il peut s'exprimer, ce qu'il fait aussi dans la poésie.<br /><br />Au début de sa carrière, l'écriture de chansons s'impose à lui. En 1966, il écrit un titre pour lui-même, "Solitary Man". Ce sera son premier succès d'estime en tant qu'artiste solo.<br /><br />L'album "Just for you" va marquer un tournant. Plusieurs titres en seront extraits, qui vont littéralement conquérir le public : "You Got to Me", mais auss "Girl, You'll Be a Woman Soon" et une chanson dont il ne soupçonne pas encore l'écho futur, "Red Red Wine".<br /><br />Elle exprime la douleur d’une rupture et l’idée que seul le vin rouge permet d’oublier ses soucis. La chanson s’inscrit dans la vague folk/pop du chanteur et reflète le style mélancolique, qui lui colle alors à la peau...<br /><br />Neil Diamond compose “Red Red Wine” alors qu’il collabore avec deux producteurs influents, Jeff Barry et Ellie Greenwich. L'accueil du public est raisonnable. Pas de ventes massives, mais une 62e place au top 100. Score honorable.<br /><br />Diamond le sent bien, c'est une occasion manquée. Alors, d'autres artistes vont s'en emparer dès la fin des années 60. Peter Tetteroo (du groupe Tee-Set) en fait un joli petit succès aux Pays-Bas en 1968. Ensuite, place à Tony Tribe, chanteur jamaïcain. Il sort en 1969 une version reggae qui devient le premier tube de son label au Royaume-Uni. Autre lieu, autre style : Vic Dana et Johnny Duncan l’ajoutent à leur répertoire, mais dans un univers, celui de la musique country.<br /><br />Finalement, il faudra attendre 1983 pour que la chanson révèle tout son potentiel. Le groupe UB40 adapte “Red Red Wine” dans une version reggae pour son album “Labour of Love”.<br /><br />Naïvement, les Britanniques pensent reprendre un titre d’un artiste jamaïcain. Ils apprendront plus tard, au moment du partage, qu'il s’agit bien d’une œuvre de Neil Diamond de 1967. La reprise du groupe UB40 deviendra instantanément un succès international. Elle atteindra, 26 ans plus tard, la première place des ventes, à peu près partout dans le monde...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68752895</guid><pubDate>Thu, 27 Nov 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68752895/334298_1967_1983_red_red_wine_de_neil_diamond_a_l_hymne_reggae_planetaire.mp3" length="8517530" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 août 1967. Le 2e album de Neil Diamond, "Just for you", vient de sortir. Happy Day pour le chanteur new yorkais. Il vient de fêter ses 25 ans. Cela fait 9 ans qu'il a reçu sa première guitare, instrument grâce auquel il peut...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 août 1967. Le 2e album de Neil Diamond, "Just for you", vient de sortir. Happy Day pour le chanteur new yorkais. Il vient de fêter ses 25 ans. Cela fait 9 ans qu'il a reçu sa première guitare, instrument grâce auquel il peut s'exprimer, ce qu'il fait aussi dans la poésie.<br /><br />Au début de sa carrière, l'écriture de chansons s'impose à lui. En 1966, il écrit un titre pour lui-même, "Solitary Man". Ce sera son premier succès d'estime en tant qu'artiste solo.<br /><br />L'album "Just for you" va marquer un tournant. Plusieurs titres en seront extraits, qui vont littéralement conquérir le public : "You Got to Me", mais auss "Girl, You'll Be a Woman Soon" et une chanson dont il ne soupçonne pas encore l'écho futur, "Red Red Wine".<br /><br />Elle exprime la douleur d’une rupture et l’idée que seul le vin rouge permet d’oublier ses soucis. La chanson s’inscrit dans la vague folk/pop du chanteur et reflète le style mélancolique, qui lui colle alors à la peau...<br /><br />Neil Diamond compose “Red Red Wine” alors qu’il collabore avec deux producteurs influents, Jeff Barry et Ellie Greenwich. L'accueil du public est raisonnable. Pas de ventes massives, mais une 62e place au top 100. Score honorable.<br /><br />Diamond le sent bien, c'est une occasion manquée. Alors, d'autres artistes vont s'en emparer dès la fin des années 60. Peter Tetteroo (du groupe Tee-Set) en fait un joli petit succès aux Pays-Bas en 1968. Ensuite, place à Tony Tribe, chanteur jamaïcain. Il sort en 1969 une version reggae qui devient le premier tube de son label au Royaume-Uni. Autre lieu, autre style : Vic Dana et Johnny Duncan l’ajoutent à leur répertoire, mais dans un univers, celui de la musique country.<br /><br />Finalement, il faudra attendre 1983 pour que la chanson révèle tout son potentiel. Le groupe UB40 adapte “Red Red Wine” dans une version reggae pour son album “Labour of Love”.<br /><br />Naïvement, les Britanniques pensent reprendre un titre d’un artiste jamaïcain. Ils apprendront plus tard, au moment du partage, qu'il s’agit bien d’une œuvre de Neil Diamond de 1967. La reprise du groupe UB40 deviendra instantanément un succès international. Elle atteindra, 26 ans plus tard, la première place des ventes, à peu près partout dans le monde...]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cf763c2be58ac13789fa5be2f768f8fd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : Francis Lalanne dévoile “Rentre chez toi”, son premier cri du cœur</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-francis-lalanne-devoile-rentre-chez-toi-son-premier-cri-du-coeur--68723343</link><description><![CDATA[Nous sommes à l'automne 1979. Happy day pour un artiste français, pour lequel le succès tarde à venir. Il s'appelle Francis Lalanne et il va sortir "Rentre chez toi", un album enregistré et mixé durant l'été 1979. C'est son premier album, il est produit sous le label "Les 3 oranges bleues" et, comble du bonheur, un passage sur France Inter va lui ouvrir les portes... de la maison du bonheur...<br /><br />Après une enfance partagée entre la France et l'Uruguay, Francis Lalanne est attiré par la musique. Il joue d'abord de la guitare, puis du piano.<br /><br />Avant la sortie de son premier album, Francis Lalanne a entamé sa carrière en prenant des cours d'art dramatique au Conservatoire de Marseille.<br /><br />Il a d'abord formé un groupe avec ses frères. Il a ensuite joué dans des universités et des lycées autour de Marseille.<br /><br />D'accord, il est un peu marginal. Il chante dans des lieux atypiques comme des asiles et des prisons, tout en poursuivant des études en lettres modernes à la Sorbonne à Paris.<br /><br />Un jour, il se décide à réaliser une maquette, mais elle n'est pas été acceptée par les maisons de disques. Motif : trop baba cool, pas assez commercial. Grâce au soutien du comédien et metteur en scène Jean-Luc Moreau, il peut ENFIN enregistrer son premier album durant l'été 1979.<br /><br />“Rentre chez toi” est prêt. France Inter lui offre une caisse de résonance. Et puis, le débat s'installe dans le public. Certains l'adorent. D'autres, comme Pierre Desproges, sont plus... méfiants...<br /><br />Le public, lui, adhère massivement au style post baba cool. Quelques mois après la sortie de l'album, Francis Lalanne reçoit le Grand prix des disquaires de France et devient disque d’or, puis disque de diamant, notamment grâce au soutien indéfectible de l’animateur Jean-Louis Foulquier.<br /><br />Poésie, écologie, révol]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68723343</guid><pubDate>Wed, 26 Nov 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68723343/334174_1979_francis_lalanne_devoile_rentre_chez_toi_son_premier_cri_du_c_ur.mp3" length="7196779" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à l'automne 1979. Happy day pour un artiste français, pour lequel le succès tarde à venir. Il s'appelle Francis Lalanne et il va sortir "Rentre chez toi", un album enregistré et mixé durant l'été 1979. C'est son premier album, il est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à l'automne 1979. Happy day pour un artiste français, pour lequel le succès tarde à venir. Il s'appelle Francis Lalanne et il va sortir "Rentre chez toi", un album enregistré et mixé durant l'été 1979. C'est son premier album, il est produit sous le label "Les 3 oranges bleues" et, comble du bonheur, un passage sur France Inter va lui ouvrir les portes... de la maison du bonheur...<br /><br />Après une enfance partagée entre la France et l'Uruguay, Francis Lalanne est attiré par la musique. Il joue d'abord de la guitare, puis du piano.<br /><br />Avant la sortie de son premier album, Francis Lalanne a entamé sa carrière en prenant des cours d'art dramatique au Conservatoire de Marseille.<br /><br />Il a d'abord formé un groupe avec ses frères. Il a ensuite joué dans des universités et des lycées autour de Marseille.<br /><br />D'accord, il est un peu marginal. Il chante dans des lieux atypiques comme des asiles et des prisons, tout en poursuivant des études en lettres modernes à la Sorbonne à Paris.<br /><br />Un jour, il se décide à réaliser une maquette, mais elle n'est pas été acceptée par les maisons de disques. Motif : trop baba cool, pas assez commercial. Grâce au soutien du comédien et metteur en scène Jean-Luc Moreau, il peut ENFIN enregistrer son premier album durant l'été 1979.<br /><br />“Rentre chez toi” est prêt. France Inter lui offre une caisse de résonance. Et puis, le débat s'installe dans le public. Certains l'adorent. D'autres, comme Pierre Desproges, sont plus... méfiants...<br /><br />Le public, lui, adhère massivement au style post baba cool. Quelques mois après la sortie de l'album, Francis Lalanne reçoit le Grand prix des disquaires de France et devient disque d’or, puis disque de diamant, notamment grâce au soutien indéfectible de l’animateur Jean-Louis Foulquier.<br /><br />Poésie, écologie, révol]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f9d13f9d18af3ac3cdf972b8800d2c7c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1962-1963 : quand la frontière linguistique redessine la Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1962-1963-quand-la-frontiere-linguistique-redessine-la-belgique--68723342</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 novembre 1962. Happy Day pour la Chambre des représentants. Après plusieurs années de débats, de querelles et autres noms d'oiseaux, la Belgique va officiellement inaugurer la frontière linguistique et, espérons-le, la paix des braves.<br /><br />On doit cette pirouette et cette loi au Centre Harmel, créé en mai 1948 pour chercher une solution nationale aux problèmes sociaux, politiques et juridiques en régions wallonne et flamande.<br /><br />14 ans plus tard, on y est. Le centre a trouvé une méthode pour tracer la frontière linguistique. Le dossier traîne depuis 1951, mais deux lois vont ENFIN pouvoir être adoptées. La première a établi l'unilinguisme en Flandre et en Wallonie. La seconde établit un bilinguisme dans l'agglomération bruxelloise, rebaptisée Bruxelles-Capitale pour l'occasion.<br /><br />Première loi : 8 novembre 1962. Seconde, le 2 août 1963.<br /><br />Bon, c'est un petit événement, on en parle même au journal télé de Paris.. notamment parce que le mouvement flamand manifeste contre l'omniprésence du français à la côte...<br /><br />Mais, bon sang, comment on est-on arrivé là ? Les tensions linguistiques en Belgique, ce n'est rien de nouveau. Elles trouvent leurs racines dans plusieurs décennies de conflits culturels, sociaux et politiques autour de la langue. Après l’indépendance en 1830, la Belgique a d’abord connu une francisation progressive, notamment dans l’administration, l’enseignement et la haute société, alors que la majorité flamande parlait le néerlandais. Dans la première moitié du 20e siècle, la montée d’un mouvement flamand revendiquant la reconnaissance et la défense du néerlandais s’accompagne de conflits ouverts. Les francophones sont perçus comme dominants dans la vie politique, économique et culturelle... comme quoi, l'histoire est bien souvent terre de contrastes...<br /><br />En août 1963, le mur de la langue est officiel, qui sera moqué, trente ans plus tard, par les Snuls....<br /><br />Bien sûr, c'est une fiction, mais drôlement bien faite.<br /><br />Pour en revenir au mur, 2 lois ne suffiront pas. Le compromis final, trouvé à la fin de l'été 63, accorde aux communes bruxelloises et à quelques communes en périphérie un statut particulier avec des facilités linguistiques, afin de tenter d’apaiser les tensions. Démarre alors, un LONG processus vers le fédéralisme belge, qui attendra encore 30 ans....<br /><br />Ah, la Belgique des années 60 et 70... et ses ouvriers du Nord venus trouver refuge à la FN et dans la sidérurgie, en république familiale wallonne...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68723342</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68723342/334173_1962_1963_quand_la_frontiere_linguistique_redessine_la_belgique.mp3" length="8131962" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 novembre 1962. Happy Day pour la Chambre des représentants. Après plusieurs années de débats, de querelles et autres noms d'oiseaux, la Belgique va officiellement inaugurer la frontière linguistique et, espérons-le, la paix des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 novembre 1962. Happy Day pour la Chambre des représentants. Après plusieurs années de débats, de querelles et autres noms d'oiseaux, la Belgique va officiellement inaugurer la frontière linguistique et, espérons-le, la paix des braves.<br /><br />On doit cette pirouette et cette loi au Centre Harmel, créé en mai 1948 pour chercher une solution nationale aux problèmes sociaux, politiques et juridiques en régions wallonne et flamande.<br /><br />14 ans plus tard, on y est. Le centre a trouvé une méthode pour tracer la frontière linguistique. Le dossier traîne depuis 1951, mais deux lois vont ENFIN pouvoir être adoptées. La première a établi l'unilinguisme en Flandre et en Wallonie. La seconde établit un bilinguisme dans l'agglomération bruxelloise, rebaptisée Bruxelles-Capitale pour l'occasion.<br /><br />Première loi : 8 novembre 1962. Seconde, le 2 août 1963.<br /><br />Bon, c'est un petit événement, on en parle même au journal télé de Paris.. notamment parce que le mouvement flamand manifeste contre l'omniprésence du français à la côte...<br /><br />Mais, bon sang, comment on est-on arrivé là ? Les tensions linguistiques en Belgique, ce n'est rien de nouveau. Elles trouvent leurs racines dans plusieurs décennies de conflits culturels, sociaux et politiques autour de la langue. Après l’indépendance en 1830, la Belgique a d’abord connu une francisation progressive, notamment dans l’administration, l’enseignement et la haute société, alors que la majorité flamande parlait le néerlandais. Dans la première moitié du 20e siècle, la montée d’un mouvement flamand revendiquant la reconnaissance et la défense du néerlandais s’accompagne de conflits ouverts. Les francophones sont perçus comme dominants dans la vie politique, économique et culturelle... comme quoi, l'histoire est bien souvent terre de contrastes...<br /><br />En août 1963, le mur de la langue est officiel, qui sera moqué, trente ans plus tard, par les Snuls....<br /><br />Bien sûr, c'est une fiction, mais drôlement bien faite.<br /><br />Pour en revenir au mur, 2 lois ne suffiront pas. Le compromis final, trouvé à la fin de l'été 63, accorde aux communes bruxelloises et à quelques communes en périphérie un statut particulier avec des facilités linguistiques, afin de tenter d’apaiser les tensions. Démarre alors, un LONG processus vers le fédéralisme belge, qui attendra encore 30 ans....<br /><br />Ah, la Belgique des années 60 et 70... et ses ouvriers du Nord venus trouver refuge à la FN et dans la sidérurgie, en république familiale wallonne...]]></itunes:summary><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : un Noël schtroumpfement magique au cinéma belge</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-un-noel-schtroumpfement-magique-au-cinema-belge--68723341</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 décembre 1975. Happy Day pour un dessinateur belge. Un film d'animation inspiré d'une bande dessinée de 1958, Johan et Pirlouit, sort aujourd'hui sur les écrans. Il a été tourné aux Studios Belvision, la maison de production du groupe Dupuis à Bruxelles.<br /><br />J'ai bien dit "nous sommes le 24 décembre". C'est Noël ! Peyo ne peut (évidemment) pas manquer ça : sortie aujourd’hui de "La Flûte à six schtroumpfs".<br /><br />Ah ben ça alors, le grand schtroumpf !!!<br /><br />"La Flûte à six schtroumpfs" raconte l'histoire de Pirlouit, qui découvre une flûte magique à six trous capable de faire danser jusqu'à l'épuisement quiconque entend sa mélodie. Cette flûte est volée par un méchant. Johan avec Pirlouit doivent demander l'aide de l'enchanteur Homnibus et des Schtroumpfs, qui connaissent le secret de l'instrument, pour la récupérer.<br /><br />Peyo est visiblement très content. Le film d'animation se distingue par sa très forte fidélité à la bande dessinée originale, malgré quelques adaptations. Et pour cause, Peyo a réalisé lui-même plus de 1 200 croquis, supervisant étroitement l'animation pour garantir une qualité fidèle à l'œuvre d'origine.<br /><br />Peu à peu, le vocabulaire des petits hommes bleus se dévoile...<br /><br />Le film sort en Belgique et en Suisse fin 1975, avant d'être distribué en France et aux Pays-Bas en 1976. Il connaît, pour l'occasion, un joli succès commercial.<br /><br />"La Flûte à six schtroumpfs" a aussi contribué à renforcer la popularité des petits hommes bleus, avant qu'ils ne deviennent mondialement célèbres grâce au dessin animé produit par Hanna-Barbera dans les années 1980.<br /><br />Ah oui, le groupe Dupuis n'a pas lésiné sur le casting pour sa production. Pour le disque de la bande sonore, par exemple, Peyo a pu compter sur l'infinie créativité de.... Michel Legrand.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68723341</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68723341/334172_1975_un_noel_schtroumpfement_magique_au_cinema_belge.mp3" length="6511325" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 décembre 1975. Happy Day pour un dessinateur belge. Un film d'animation inspiré d'une bande dessinée de 1958, Johan et Pirlouit, sort aujourd'hui sur les écrans. Il a été tourné aux Studios Belvision, la maison de production du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 décembre 1975. Happy Day pour un dessinateur belge. Un film d'animation inspiré d'une bande dessinée de 1958, Johan et Pirlouit, sort aujourd'hui sur les écrans. Il a été tourné aux Studios Belvision, la maison de production du groupe Dupuis à Bruxelles.<br /><br />J'ai bien dit "nous sommes le 24 décembre". C'est Noël ! Peyo ne peut (évidemment) pas manquer ça : sortie aujourd’hui de "La Flûte à six schtroumpfs".<br /><br />Ah ben ça alors, le grand schtroumpf !!!<br /><br />"La Flûte à six schtroumpfs" raconte l'histoire de Pirlouit, qui découvre une flûte magique à six trous capable de faire danser jusqu'à l'épuisement quiconque entend sa mélodie. Cette flûte est volée par un méchant. Johan avec Pirlouit doivent demander l'aide de l'enchanteur Homnibus et des Schtroumpfs, qui connaissent le secret de l'instrument, pour la récupérer.<br /><br />Peyo est visiblement très content. Le film d'animation se distingue par sa très forte fidélité à la bande dessinée originale, malgré quelques adaptations. Et pour cause, Peyo a réalisé lui-même plus de 1 200 croquis, supervisant étroitement l'animation pour garantir une qualité fidèle à l'œuvre d'origine.<br /><br />Peu à peu, le vocabulaire des petits hommes bleus se dévoile...<br /><br />Le film sort en Belgique et en Suisse fin 1975, avant d'être distribué en France et aux Pays-Bas en 1976. Il connaît, pour l'occasion, un joli succès commercial.<br /><br />"La Flûte à six schtroumpfs" a aussi contribué à renforcer la popularité des petits hommes bleus, avant qu'ils ne deviennent mondialement célèbres grâce au dessin animé produit par Hanna-Barbera dans les années 1980.<br /><br />Ah oui, le groupe Dupuis n'a pas lésiné sur le casting pour sa production. Pour le disque de la bande sonore, par exemple, Peyo a pu compter sur l'infinie créativité de.... Michel Legrand.]]></itunes:summary><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2cd2527765dfb267527391b2bc3319e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Les Carpenters — “Close to You”, la douceur à l’état pur</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-les-carpenters-close-to-you-la-douceur-a-l-etat-pur--68674182</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 mai 1970. Les Carpenters doivent publier leur 2e 33 tours en août prochain. Il faut un titre pour lancer les hostilités à quelques semaines de l'été. Le duo américain, composé de Karen Carpenter et son frère Richard, jettent son dévolu sur une chanson qui date de 1963. Happy Day, ce sera leur plus grand succès.<br /><br />"(They Long to Be) Close to You" est enregistrée pour la première fois par Richard Chamberlain pour la bande originale d'un film, Le Motel du crime. Une version de 1963 qui fait très, très années 50/60...<br /><br />Avant que les Carpenters s'en emparent, d'autres s'y essaient également : Dionne Warwick (en 1963), Dusty Springfield (1964), Johnny Mathis (1970), Andy Williams (1970), mais les Carpenters, en 1970 toujours, ont un petit truc en plus. Un arrangement doux, des harmonies très soignées, le tout sublimé par la voix de Karen Carpenter et par des orchestrations magistrales de son frère. Résultat : on oublie tout ce qui a précédé. Et on écoute nos charpentiers...<br /><br />L'air de rien, cette chanson va faire bien plus que porter l'album qui va suivre. Elle va ouvrir aux Carpenters les portes du succès en dehors des États-Unis. La chanson est numéro 1 aux États-Unis et au Canada en 1970, et a été certifiée disque d’or en quelques jours. En Belgique, elle arrive quelques semaines plus tard. Et elle rencontre chez nous un très grand succès. "Close to You" va carrément remporter en 1971 un Grammy Award pour la meilleure performance contemporaine par un duo.<br /><br />Il existe à ce jour, de Sacha Distel à Lady Gaga et Sheila... plus d'une 50aine de versions officielles de "Close to you".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68674182</guid><pubDate>Fri, 21 Nov 2025 10:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68674182/334064_1970_les_carpenters_close_to_you_la_douceur_a_l_etat_pur.mp3" length="6204125" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 mai 1970. Les Carpenters doivent publier leur 2e 33 tours en août prochain. Il faut un titre pour lancer les hostilités à quelques semaines de l'été. Le duo américain, composé de Karen Carpenter et son frère Richard, jettent son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 mai 1970. Les Carpenters doivent publier leur 2e 33 tours en août prochain. Il faut un titre pour lancer les hostilités à quelques semaines de l'été. Le duo américain, composé de Karen Carpenter et son frère Richard, jettent son dévolu sur une chanson qui date de 1963. Happy Day, ce sera leur plus grand succès.<br /><br />"(They Long to Be) Close to You" est enregistrée pour la première fois par Richard Chamberlain pour la bande originale d'un film, Le Motel du crime. Une version de 1963 qui fait très, très années 50/60...<br /><br />Avant que les Carpenters s'en emparent, d'autres s'y essaient également : Dionne Warwick (en 1963), Dusty Springfield (1964), Johnny Mathis (1970), Andy Williams (1970), mais les Carpenters, en 1970 toujours, ont un petit truc en plus. Un arrangement doux, des harmonies très soignées, le tout sublimé par la voix de Karen Carpenter et par des orchestrations magistrales de son frère. Résultat : on oublie tout ce qui a précédé. Et on écoute nos charpentiers...<br /><br />L'air de rien, cette chanson va faire bien plus que porter l'album qui va suivre. Elle va ouvrir aux Carpenters les portes du succès en dehors des États-Unis. La chanson est numéro 1 aux États-Unis et au Canada en 1970, et a été certifiée disque d’or en quelques jours. En Belgique, elle arrive quelques semaines plus tard. Et elle rencontre chez nous un très grand succès. "Close to You" va carrément remporter en 1971 un Grammy Award pour la meilleure performance contemporaine par un duo.<br /><br />Il existe à ce jour, de Sacha Distel à Lady Gaga et Sheila... plus d'une 50aine de versions officielles de "Close to you".]]></itunes:summary><itunes:duration>155</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : “The Bomb”, le faux documentaire qui a glacé le monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-the-bomb-le-faux-documentaire-qui-a-glace-le-monde--68635979</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 avril 1966. Un documentaire sort au cinéma qui va marquer son époque. Happy Day pour le réalisateur Peter Watkins. Son faux documentaire tourné en 1965 pour la BBC n'a jamais été diffusé à la télévision (jugé trop effrayant), mais va connaître un beau petit succès en salle. Son titre : The Bomb (la bombe).<br /><br />Watkins imagine l’explosion d’une bombe atomique soviétique sur l’Angleterre. Il décrit avec un réalisme glaçant les suites immédiates, c'est à dire des destructions massives, des pénuries, le chaos social et le traumatisme des survivants. Ce documentaire est créé de toutes pièces à partir de données recueillies à Hiroshima et à Nagasaki.<br /><br />Tout commence par une fausse interview en pleine rue...<br /><br />Le journaliste demande à une passante si elle connaît les effets du carbone 14... Réponse : elle n'a jamais entendu parler de ce sujet.<br /><br />La BBC n'en veut pas : sujet politiquement sensible, effrayant en pleine guerre froide. Ce qui n’empêche pas le documentaire de sortir en salle au Royaume-Uni, en France et en Belgique.<br /><br />Watkins mêle des témoignages simulés, des images d’archives, des interventions de “spécialistes” et des scènes reconstituées avec des acteurs non professionnels, ce qui brouille complètement la séparation entre documentaire et fiction.<br /><br />Le film dure 48 minutes, en noir et blanc, et il frappe très fort.<br /><br />Notamment pour décrire la grogne sociale...<br /><br />Le film obtient de nombreux prix : Prix spécial à la Mostra de Venise (1966), Oscar du meilleur documentaire (1967) et BAFTA du meilleur court métrage. Sa sortie va marquer profondément l’imaginaire collectif.<br /><br />Peter Watkins, après cet épisode, quittera la BBC et poursuivra une carrière internationale. Il vivra ses dernières années dans la Creuse, en France. Mais il connaîtra, en 1985, une petite revanche, avec la première diffusion TV britannique de son documentaire, le 31 juillet 1985, soit 20 ans après le tournage…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68635979</guid><pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:06:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68635979/333915_1966_the_bomb_le_faux_documentaire_qui_a_glace_le_monde.mp3" length="5919913" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 avril 1966. Un documentaire sort au cinéma qui va marquer son époque. Happy Day pour le réalisateur Peter Watkins. Son faux documentaire tourné en 1965 pour la BBC n'a jamais été diffusé à la télévision (jugé trop effrayant), mais va...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 avril 1966. Un documentaire sort au cinéma qui va marquer son époque. Happy Day pour le réalisateur Peter Watkins. Son faux documentaire tourné en 1965 pour la BBC n'a jamais été diffusé à la télévision (jugé trop effrayant), mais va connaître un beau petit succès en salle. Son titre : The Bomb (la bombe).<br /><br />Watkins imagine l’explosion d’une bombe atomique soviétique sur l’Angleterre. Il décrit avec un réalisme glaçant les suites immédiates, c'est à dire des destructions massives, des pénuries, le chaos social et le traumatisme des survivants. Ce documentaire est créé de toutes pièces à partir de données recueillies à Hiroshima et à Nagasaki.<br /><br />Tout commence par une fausse interview en pleine rue...<br /><br />Le journaliste demande à une passante si elle connaît les effets du carbone 14... Réponse : elle n'a jamais entendu parler de ce sujet.<br /><br />La BBC n'en veut pas : sujet politiquement sensible, effrayant en pleine guerre froide. Ce qui n’empêche pas le documentaire de sortir en salle au Royaume-Uni, en France et en Belgique.<br /><br />Watkins mêle des témoignages simulés, des images d’archives, des interventions de “spécialistes” et des scènes reconstituées avec des acteurs non professionnels, ce qui brouille complètement la séparation entre documentaire et fiction.<br /><br />Le film dure 48 minutes, en noir et blanc, et il frappe très fort.<br /><br />Notamment pour décrire la grogne sociale...<br /><br />Le film obtient de nombreux prix : Prix spécial à la Mostra de Venise (1966), Oscar du meilleur documentaire (1967) et BAFTA du meilleur court métrage. Sa sortie va marquer profondément l’imaginaire collectif.<br /><br />Peter Watkins, après cet épisode, quittera la BBC et poursuivra une carrière internationale. Il vivra ses dernières années dans la Creuse, en France. Mais il connaîtra, en 1985, une petite revanche, avec la première diffusion TV britannique de son documentaire, le 31 juillet 1985, soit 20 ans après le tournage…]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Roland CR-78, la boîte à rythmes qui a changé la pop</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-roland-cr-78-la-boite-a-rythmes-qui-a-change-la-pop--68635978</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1978. Happy Day pour Ikutaro Kakehashi, un ingénieur et homme d’affaires japonais. S'il est un peu connu dans le milieu de la musique, c'est parce qu'il est fondateur de la célèbre marque d’instruments de musique électroniques Roland, en 1972. Cette année, il vient de dévoiler le CR-78. CR pour CompuRhythm. Happy Day discret, car l'invention va mettre du temps à révéler son potentiel.<br /><br />Pourtant, l'air de rien, c'est la première machine de la marque permettant de créer et de mémoriser ses propres motifs, au-delà des effets de valse ou de bossa pensés, à l’origine, pour accompagner les orgues domestiques.<br /><br />Le CR-78, comme son année de naissance, inaugure l’ère de la programmation “grand public”.<br /><br />C'est bien beau tout ça, mais ça donne quoi ? Réponse avec un Roland CR-78 d'époque :<br /><br />Le problème, c'est que cette invention est un peu trop en avance sur son temps. D'ailleurs, personne n’a vraiment prêté attention au CR-78 lors de sa sortie. À première vue, la machine ne semblait pas plus intéressante que beaucoup d’autres boîtes à rythmes de l’époque. Mais mais mais, on a rapidement découvert que le CR-78 dissimulait quelques petits tours de magie. Notamment la possibilité de concevoir, de sauvegarder et de rejouer ses propres motifs.<br /><br />N'empêche, pendant trois ans, le CR-78 est resté quasi inconnu, jusqu’à ce qu’en 1981, un musicien britannique sorte une chanson qui exploite ces petits tours de magie. Cet artiste, c'est Phil Collins...<br /><br />Écoutez le début…<br /><br />Phil Collins va populariser la couleur CR‑78 avec le début de la chanson "In The Air Tonight", bâtie sur un motif programmé sur le CR‑78 avant l’entrée de la batterie acoustique...<br /><br />Et à partir de là, Monsieur Kakehashi est content. Très content même. Car Phil Collins va lui permettre de vendre beaucoup de CR‑78, qu'on entendra désormais sur d’autres titres new wave et pop du début des années 80...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68635978</guid><pubDate>Wed, 19 Nov 2025 08:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68635978/333914_1978_roland_cr_78_la_boite_a_rythmes_qui_a_change_la_pop.mp3" length="6394297" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1978. Happy Day pour Ikutaro Kakehashi, un ingénieur et homme d’affaires japonais. S'il est un peu connu dans le milieu de la musique, c'est parce qu'il est fondateur de la célèbre marque d’instruments de musique électroniques Roland,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1978. Happy Day pour Ikutaro Kakehashi, un ingénieur et homme d’affaires japonais. S'il est un peu connu dans le milieu de la musique, c'est parce qu'il est fondateur de la célèbre marque d’instruments de musique électroniques Roland, en 1972. Cette année, il vient de dévoiler le CR-78. CR pour CompuRhythm. Happy Day discret, car l'invention va mettre du temps à révéler son potentiel.<br /><br />Pourtant, l'air de rien, c'est la première machine de la marque permettant de créer et de mémoriser ses propres motifs, au-delà des effets de valse ou de bossa pensés, à l’origine, pour accompagner les orgues domestiques.<br /><br />Le CR-78, comme son année de naissance, inaugure l’ère de la programmation “grand public”.<br /><br />C'est bien beau tout ça, mais ça donne quoi ? Réponse avec un Roland CR-78 d'époque :<br /><br />Le problème, c'est que cette invention est un peu trop en avance sur son temps. D'ailleurs, personne n’a vraiment prêté attention au CR-78 lors de sa sortie. À première vue, la machine ne semblait pas plus intéressante que beaucoup d’autres boîtes à rythmes de l’époque. Mais mais mais, on a rapidement découvert que le CR-78 dissimulait quelques petits tours de magie. Notamment la possibilité de concevoir, de sauvegarder et de rejouer ses propres motifs.<br /><br />N'empêche, pendant trois ans, le CR-78 est resté quasi inconnu, jusqu’à ce qu’en 1981, un musicien britannique sorte une chanson qui exploite ces petits tours de magie. Cet artiste, c'est Phil Collins...<br /><br />Écoutez le début…<br /><br />Phil Collins va populariser la couleur CR‑78 avec le début de la chanson "In The Air Tonight", bâtie sur un motif programmé sur le CR‑78 avant l’entrée de la batterie acoustique...<br /><br />Et à partir de là, Monsieur Kakehashi est content. Très content même. Car Phil Collins va lui permettre de vendre beaucoup de CR‑78, qu'on entendra désormais sur d’autres titres new wave et pop du début des années 80...]]></itunes:summary><itunes:duration>160</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : Christian Vidal et “Angélique”, l’amour en 45 tours</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-christian-vidal-et-angelique-l-amour-en-45-tours--68602484</link><description><![CDATA[Nous sommes le 14 avril 1973. Un prénom féminin va offrir à Christian Vidal son plus grand succès.<br /><br />Le chanteur bruxellois a démarré dans un petit groupe local, les Snakes. Et il s'est repérer par la maison de disques Vogue en 1972. Une année charnière durant laquelle il va préparer son offensive. Va pour "Angélique".<br /><br />Mais attention, il ne faut pas confondre “Angélique” de Christian Vidal avec une autre chanson à succès, celle de Michel Orso (en 1966). Pourquoi je dis ça ? Parce que tout le monde a fait l'erreur à l'époque...<br /><br />Bon, il se peut (je dis bien il se peut) que cette chanson ait tout de même été un peu l'inspiration de notre Angélique de 1973.<br /><br />Pour Christian Vidal, qui vient de fêter ses 23 ans, cette ballade romantique est non seulement un très grand succès, mais va rapidement devenir un incontournable de la variété francophone du début des années 70.<br /><br />Allez, Christian, c'est à toi...<br /><br />Christian Vidal a beaucoup raconté qu'il vendait plus de disques, à l'époque, que Michel Sardou. Or, il y a débat. Si on regarde les meilleures ventes en 1973, Michel Sardou vend plus d'un million d'exemplaires de "Je vais t'aimer". Et Christian Vidal est second, avec 900 mille exemplaires. Ce qui est vrai, c'est qu'il a occupé la tête des hit parades durant plusieurs semaines et qu'avec le temps, Angélique va se vendre à plus de 1,6 millions d'exemplaires.<br /><br />Bon, après ce succès, Vidal enchaînera d’autres chansons à prénoms féminins comme “Marie”, “Julia”, “Gabrielle”, “Nathalie”, mais sans jamais réitérer l’ampleur du phénomène “Angélique” de 1973....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68602484</guid><pubDate>Tue, 18 Nov 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68602484/333541_1973_christian_vidal_et_angelique_l_amour_en_45_tours.mp3" length="5618983" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 14 avril 1973. Un prénom féminin va offrir à Christian Vidal son plus grand succès.

Le chanteur bruxellois a démarré dans un petit groupe local, les Snakes. Et il s'est repérer par la maison de disques Vogue en 1972. Une année...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 14 avril 1973. Un prénom féminin va offrir à Christian Vidal son plus grand succès.<br /><br />Le chanteur bruxellois a démarré dans un petit groupe local, les Snakes. Et il s'est repérer par la maison de disques Vogue en 1972. Une année charnière durant laquelle il va préparer son offensive. Va pour "Angélique".<br /><br />Mais attention, il ne faut pas confondre “Angélique” de Christian Vidal avec une autre chanson à succès, celle de Michel Orso (en 1966). Pourquoi je dis ça ? Parce que tout le monde a fait l'erreur à l'époque...<br /><br />Bon, il se peut (je dis bien il se peut) que cette chanson ait tout de même été un peu l'inspiration de notre Angélique de 1973.<br /><br />Pour Christian Vidal, qui vient de fêter ses 23 ans, cette ballade romantique est non seulement un très grand succès, mais va rapidement devenir un incontournable de la variété francophone du début des années 70.<br /><br />Allez, Christian, c'est à toi...<br /><br />Christian Vidal a beaucoup raconté qu'il vendait plus de disques, à l'époque, que Michel Sardou. Or, il y a débat. Si on regarde les meilleures ventes en 1973, Michel Sardou vend plus d'un million d'exemplaires de "Je vais t'aimer". Et Christian Vidal est second, avec 900 mille exemplaires. Ce qui est vrai, c'est qu'il a occupé la tête des hit parades durant plusieurs semaines et qu'avec le temps, Angélique va se vendre à plus de 1,6 millions d'exemplaires.<br /><br />Bon, après ce succès, Vidal enchaînera d’autres chansons à prénoms féminins comme “Marie”, “Julia”, “Gabrielle”, “Nathalie”, mais sans jamais réitérer l’ampleur du phénomène “Angélique” de 1973....]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0962a5f2472a2392cf930ac675d9172e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : la naissance de TF1, Antenne 2 et FR3 — la fin de l’ORTF</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-la-naissance-de-tf1-antenne-2-et-fr3-la-fin-de-l-ortf--68602431</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les téléspectateurs de France et de Belgique. Trois chaînes changent de nom et de visage aujourd'hui. Trois d'un coup ! L’ORTF existe depuis dix ans, depuis 1964, mais l'Office de Radiodiffusion Télévision Française va être dissous ce 31 décembre 1974 à minuit.<br /><br />Alors, forcément, on en parle au journal télévisé...<br /><br />Cette réorganisation est le fruit de la loi de décembre 1974 qui met fin à l’ORTF et impose une structure décentralisée.<br /><br />Ainsi, ce 1er janvier 1975, trois sociétés distinctes et autonomes sont créées pour prendre la relève :<br /><br /><ol><li>TF1 : la première chaîne de l’ORTF devient autonome. TF1 reste la chaîne généraliste la plus regardée, avec un rayonnement national.</li><li>Antenne 2 : la deuxième chaîne, lancée en 1964, devient aussi une société indépendante.</li><li>FR3 (France Régions 3) : la troisième chaîne, créée pour valoriser la télévision régionale et locale avec un programme plus centré sur les régions et la culture.</li></ol>Ce démantèlement (avec les inévitables menaces de grève) marque la fin du monopole public centralisé. Elle ouvre la voie à une nouvelle organisation pour l'audiovisuel.<br /><br />1er janvier 1975, c'est l'événement. Le générique dévoile le logo de TF1 et c'est parti pour la grande aventure !<br /><br />Sur la 2e chaîne, même tempo. L'annonce est sombre. Le générique est signé Jean-Michel Folon. Et la musique n'est autre que Michel Colombier, "Emmanuel".<br /><br />Les trois sociétés de programme jouissent désormais d’une autonomie financière, éditoriale et de gestion. Elles participeront d'ailleurs, ensemble, quelques années plus tard à la création de la chaîne internationale francophone TV5 en 1984. Il faudra attendre 1987 pour la privatisation de TF1. Quelques années plus tard, le 7 septembre 1992, Antenne 2 deviendra France 2, FR3 deviendra France 3.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68602431</guid><pubDate>Mon, 17 Nov 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68602431/333536_1975_la_naissance_de_tf1_antenne_2_et_fr3_la_fin_de_l_ortf.mp3" length="8871750" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les téléspectateurs de France et de Belgique. Trois chaînes changent de nom et de visage aujourd'hui. Trois d'un coup ! L’ORTF existe depuis dix ans, depuis 1964, mais l'Office de Radiodiffusion...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les téléspectateurs de France et de Belgique. Trois chaînes changent de nom et de visage aujourd'hui. Trois d'un coup ! L’ORTF existe depuis dix ans, depuis 1964, mais l'Office de Radiodiffusion Télévision Française va être dissous ce 31 décembre 1974 à minuit.<br /><br />Alors, forcément, on en parle au journal télévisé...<br /><br />Cette réorganisation est le fruit de la loi de décembre 1974 qui met fin à l’ORTF et impose une structure décentralisée.<br /><br />Ainsi, ce 1er janvier 1975, trois sociétés distinctes et autonomes sont créées pour prendre la relève :<br /><br /><ol><li>TF1 : la première chaîne de l’ORTF devient autonome. TF1 reste la chaîne généraliste la plus regardée, avec un rayonnement national.</li><li>Antenne 2 : la deuxième chaîne, lancée en 1964, devient aussi une société indépendante.</li><li>FR3 (France Régions 3) : la troisième chaîne, créée pour valoriser la télévision régionale et locale avec un programme plus centré sur les régions et la culture.</li></ol>Ce démantèlement (avec les inévitables menaces de grève) marque la fin du monopole public centralisé. Elle ouvre la voie à une nouvelle organisation pour l'audiovisuel.<br /><br />1er janvier 1975, c'est l'événement. Le générique dévoile le logo de TF1 et c'est parti pour la grande aventure !<br /><br />Sur la 2e chaîne, même tempo. L'annonce est sombre. Le générique est signé Jean-Michel Folon. Et la musique n'est autre que Michel Colombier, "Emmanuel".<br /><br />Les trois sociétés de programme jouissent désormais d’une autonomie financière, éditoriale et de gestion. Elles participeront d'ailleurs, ensemble, quelques années plus tard à la création de la chaîne internationale francophone TV5 en 1984. Il faudra attendre 1987 pour la privatisation de TF1. Quelques années plus tard, le 7 septembre 1992, Antenne 2 deviendra France 2, FR3 deviendra France 3.]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a9ded7b9e9bd0d432cf6544a8beb248f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1958-peggy-lee-s-empare-de-fever--68552978</link><description><![CDATA[1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"Nous sommes le 19 mai 1958. Happy Day pour la tout jeune et jolie Peggy Lee. La chanteuse de jazz américaine va s'emparer d'une chanson qui a déjà connu son petit succès. Et elle va tellement bien réussir son coup, que cette chanson fiévreuse va devenir sa signature, effaçant au passage l'édition originale de Little Willie John, sortie deux ans plus tôt.<br /><br />En 56, "Fever" est composée par Otis Blackwell (sous le pseudonyme John Davenport) et Eddie Cooley. Une version jazz, et sage qui dit...<br /><br />Bon, en 1956, Little Willie John (qui a alors 19 ans ) va en vendre plus d’un million d’exemplaires et se classer numéro un. N'empêche, deux ans plus tard, Peggy Lee reprend “Fever” avec un arrangement minimaliste, mais nettement plus sensuel : contrebasse, claquements de doigts, batterie très présente et une voix suave.<br /><br />Tant qu'on y est, Peggy Lee réinvente également les paroles, ajoutant une touche d’érotisme. Résultat : un autre petit million d'exemplaires plus tard, son interprétation fait école et lui vaut une nomination aux tout premiers Grammy Awards en 1959.<br /><br />Il faut dire que, bah... y pas photo...<br /><br />“Fever” n'est pas qu'une chanson, c'est un jalon pour l’expression de la sexualité féminine dans la musique populaire américaine, symbolisant à elle seule une certaine libération des mœurs au cœur des années 50.<br /><br />Ensuite ? Fever a été reprise par une multitude d’artistes venus de tous les styles. Allez, on y va : Elvis Presley (1960), Madonna (1993), Beyoncé, Michael Bublé, les Beatles, Trini Lopez, Boney M., Sylvester, Eva Cassidy, sans oublier tellement d'autres artistes transformistes partout dans le monde.... aujourd'hui encore !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68552978</guid><pubDate>Fri, 14 Nov 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68552978/333378_1958_peggy_lee_s_empare_de_fever.mp3" length="6635668" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"Nous sommes le 19 mai 1958. Happy Day pour la tout jeune et jolie Peggy Lee. La chanteuse de jazz américaine va s'emparer d'une chanson qui a déjà connu son petit succès. Et elle va tellement bien réussir son coup,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1958 : Peggy Lee s'empare de "Fever"Nous sommes le 19 mai 1958. Happy Day pour la tout jeune et jolie Peggy Lee. La chanteuse de jazz américaine va s'emparer d'une chanson qui a déjà connu son petit succès. Et elle va tellement bien réussir son coup, que cette chanson fiévreuse va devenir sa signature, effaçant au passage l'édition originale de Little Willie John, sortie deux ans plus tôt.<br /><br />En 56, "Fever" est composée par Otis Blackwell (sous le pseudonyme John Davenport) et Eddie Cooley. Une version jazz, et sage qui dit...<br /><br />Bon, en 1956, Little Willie John (qui a alors 19 ans ) va en vendre plus d’un million d’exemplaires et se classer numéro un. N'empêche, deux ans plus tard, Peggy Lee reprend “Fever” avec un arrangement minimaliste, mais nettement plus sensuel : contrebasse, claquements de doigts, batterie très présente et une voix suave.<br /><br />Tant qu'on y est, Peggy Lee réinvente également les paroles, ajoutant une touche d’érotisme. Résultat : un autre petit million d'exemplaires plus tard, son interprétation fait école et lui vaut une nomination aux tout premiers Grammy Awards en 1959.<br /><br />Il faut dire que, bah... y pas photo...<br /><br />“Fever” n'est pas qu'une chanson, c'est un jalon pour l’expression de la sexualité féminine dans la musique populaire américaine, symbolisant à elle seule une certaine libération des mœurs au cœur des années 50.<br /><br />Ensuite ? Fever a été reprise par une multitude d’artistes venus de tous les styles. Allez, on y va : Elvis Presley (1960), Madonna (1993), Beyoncé, Michael Bublé, les Beatles, Trini Lopez, Boney M., Sylvester, Eva Cassidy, sans oublier tellement d'autres artistes transformistes partout dans le monde.... aujourd'hui encore !]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : Hendrickx et la pédale wah-wah</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-hendrickx-et-la-pedale-wah-wah--68552977</link><description><![CDATA[1968 : Hendrickx et la pédale wah-wahNous sommes en février 1967. Happy Day pour une société américaine, Thomas Organ Company. Elle commercialise une invention qui va bouleverser le monde de la musique en cette fin de décennie. Il s'agit d'une pédale qui porte un nom étrange "Clyde McCoy Wah". Ce nom fait référence au trompettiste qui popularise l’effet wah-wah à la trompette dans les années 1920. C'est un effet qu'on connaît bien, notamment dans les dessins animés.<br /><br />L'invention de la "Clyde McCoy Wah" remonte à 1966. Un ingénieur chez Thomas Organ et Vox invente l'effet par accident en modifiant le circuit d’un ampli pour réduire les coûts. Ce qu'il comprend alors, c'est qu’avec un potentiomètre actionné au pied, il peut faire varier une fréquence amplifiée. Et reproduire l’effet vocal “wah” sur (non plus une trompette, mais) une guitare.<br /><br />Techniquement, ce qui va devenir la pédale wah-wah agit comme un filtre dont la fréquence centrale se module avec le pied, ce qui donne ce son vocal très expressif...<br /><br />Un effet qui va rapidement devenir indissociable du rock psychédélique des années 60 et de l’image d'un certain Jimi Hendrix. Il découvre l’effet wah-wah grâce à Frank Zappa, qui est l'un des premiers utilisateurs. Hendrix popularise la pédale dès 1967 sur scène, mais c’est son solo d’introduction sur le titre “Voodoo Child (Slight Return)” (enregistré en mai 1968)... qui en fait une icône...<br /><br />La pédale wah-wah va devenir la signature sonore de Jimi Hendrix à Woodstock en 1969, où il l’utilisera aussi dans une version absolument démentielle de l'hymne américain. "Voodoo Child" restera toutefois le happy day d'une invention créée sur un malentendu... trois ans plus tôt... et qui fait désormais école auprès des fans des rock psychédélique...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68552977</guid><pubDate>Thu, 13 Nov 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68552977/333377_1968_hendrickx_et_la_pedale_wah_wah.mp3" length="5889611" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1968 : Hendrickx et la pédale wah-wahNous sommes en février 1967. Happy Day pour une société américaine, Thomas Organ Company. Elle commercialise une invention qui va bouleverser le monde de la musique en cette fin de décennie. Il s'agit d'une pédale...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1968 : Hendrickx et la pédale wah-wahNous sommes en février 1967. Happy Day pour une société américaine, Thomas Organ Company. Elle commercialise une invention qui va bouleverser le monde de la musique en cette fin de décennie. Il s'agit d'une pédale qui porte un nom étrange "Clyde McCoy Wah". Ce nom fait référence au trompettiste qui popularise l’effet wah-wah à la trompette dans les années 1920. C'est un effet qu'on connaît bien, notamment dans les dessins animés.<br /><br />L'invention de la "Clyde McCoy Wah" remonte à 1966. Un ingénieur chez Thomas Organ et Vox invente l'effet par accident en modifiant le circuit d’un ampli pour réduire les coûts. Ce qu'il comprend alors, c'est qu’avec un potentiomètre actionné au pied, il peut faire varier une fréquence amplifiée. Et reproduire l’effet vocal “wah” sur (non plus une trompette, mais) une guitare.<br /><br />Techniquement, ce qui va devenir la pédale wah-wah agit comme un filtre dont la fréquence centrale se module avec le pied, ce qui donne ce son vocal très expressif...<br /><br />Un effet qui va rapidement devenir indissociable du rock psychédélique des années 60 et de l’image d'un certain Jimi Hendrix. Il découvre l’effet wah-wah grâce à Frank Zappa, qui est l'un des premiers utilisateurs. Hendrix popularise la pédale dès 1967 sur scène, mais c’est son solo d’introduction sur le titre “Voodoo Child (Slight Return)” (enregistré en mai 1968)... qui en fait une icône...<br /><br />La pédale wah-wah va devenir la signature sonore de Jimi Hendrix à Woodstock en 1969, où il l’utilisera aussi dans une version absolument démentielle de l'hymne américain. "Voodoo Child" restera toutefois le happy day d'une invention créée sur un malentendu... trois ans plus tôt... et qui fait désormais école auprès des fans des rock psychédélique...]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : Marianne Rosenberg, “Ich bin wie du” — l’hymne d’une génération libre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-marianne-rosenberg-ich-bin-wie-du-l-hymne-d-une-generation-libre--68498563</link><description><![CDATA[1975 : Marianne Rosenberg, icône gay avec "Ich bin wie du"Nous sommes le 10 mars 1975. Happy Day pour une chanteuse allemande née à Berlin-Ouest. Elle fête aujourd'hui ses 20 ans et elle va connaître son plus grand succès avec une chanson entraînante qui, malgré la langue allemande, va traverser l'E40 d'Aix-la-Chapelle à Eupen pour débarquer dans les boîtes de nuit de Wallonie.<br /><br />Marianne Rosenberg a grandi dans une famille d'artistes. Elle veut et elle VA chanter. "Mr. Paul McCartney" est son premier succès en 1970, mais une chanson va bousculer sa vie. Dès les premières notes, on comprend qu'on est face à un tube planétaire...<br /><br />En fait, objectivement, il n'y a pas grand-chose à dire sur cette chanson. Sinon que “Ich bin wie du” devient l’un des plus grands succès de la chanteuse et du mouvement “Schlager” allemand de l’époque. Vous l'aurez compris, c'est un morceau dansant et positif, qui a sans doute, quelque part, aidé à introduire les influences disco sur la scène musicale allemande. Avec des paroles soignées :<br /><br />Ich bin wie du, wir sind wie Sand und Meer, und darum brauch ich dich so sehr.<br /><br />Traduction : je suis comme toi, nous sommes comme le sel et la mer. Raison pour laquelle j'ai tant besoin de toi. Avouez qu'on touche la perfection.<br /><br />La même année, Rosenberg participe pour la première fois à la pré-élection allemande du Grand Prix Eurovision de la chanson, mais elle n'est pas retenue. Elle est classée à la 10e place avec une autre chanson, “Er gehört zu mir” (il m’appartient), qui va devenir, elle aussi, un énorme succès, notamment dans les boîtes gay allemandes... Là aussi, c'est disco fever<br /><br />On l'a peut-être oublié, mais comme Mylène Farmer, comme Madonna, comme Donna Summer, Marianne Rosenberg reste ancrée dans la culture gay comme l'une des icônes intouchables des années 70. D'ailleurs, il n'est pas rare de ré-étendre, au hasard d'un thé dansant, aujourd'hui encore, dans quelques bars vintage d'hommes qui aiment les hommes, quelques effluves de... "Ich bin wie du".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68498563</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2025 08:00:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68498563/333214_1975_marianne_rosenberg_ich_bin_wie_du_l_hymne_d_une_generation_libre.mp3" length="7751619" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1975 : Marianne Rosenberg, icône gay avec "Ich bin wie du"Nous sommes le 10 mars 1975. Happy Day pour une chanteuse allemande née à Berlin-Ouest. Elle fête aujourd'hui ses 20 ans et elle va connaître son plus grand succès avec une chanson entraînante...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1975 : Marianne Rosenberg, icône gay avec "Ich bin wie du"Nous sommes le 10 mars 1975. Happy Day pour une chanteuse allemande née à Berlin-Ouest. Elle fête aujourd'hui ses 20 ans et elle va connaître son plus grand succès avec une chanson entraînante qui, malgré la langue allemande, va traverser l'E40 d'Aix-la-Chapelle à Eupen pour débarquer dans les boîtes de nuit de Wallonie.<br /><br />Marianne Rosenberg a grandi dans une famille d'artistes. Elle veut et elle VA chanter. "Mr. Paul McCartney" est son premier succès en 1970, mais une chanson va bousculer sa vie. Dès les premières notes, on comprend qu'on est face à un tube planétaire...<br /><br />En fait, objectivement, il n'y a pas grand-chose à dire sur cette chanson. Sinon que “Ich bin wie du” devient l’un des plus grands succès de la chanteuse et du mouvement “Schlager” allemand de l’époque. Vous l'aurez compris, c'est un morceau dansant et positif, qui a sans doute, quelque part, aidé à introduire les influences disco sur la scène musicale allemande. Avec des paroles soignées :<br /><br />Ich bin wie du, wir sind wie Sand und Meer, und darum brauch ich dich so sehr.<br /><br />Traduction : je suis comme toi, nous sommes comme le sel et la mer. Raison pour laquelle j'ai tant besoin de toi. Avouez qu'on touche la perfection.<br /><br />La même année, Rosenberg participe pour la première fois à la pré-élection allemande du Grand Prix Eurovision de la chanson, mais elle n'est pas retenue. Elle est classée à la 10e place avec une autre chanson, “Er gehört zu mir” (il m’appartient), qui va devenir, elle aussi, un énorme succès, notamment dans les boîtes gay allemandes... Là aussi, c'est disco fever<br /><br />On l'a peut-être oublié, mais comme Mylène Farmer, comme Madonna, comme Donna Summer, Marianne Rosenberg reste ancrée dans la culture gay comme l'une des icônes intouchables des années 70. D'ailleurs, il n'est pas rare de ré-étendre, au hasard d'un thé dansant, aujourd'hui encore, dans quelques bars vintage d'hommes qui aiment les hommes, quelques effluves de... "Ich bin wie du".]]></itunes:summary><itunes:duration>194</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a53002e96675c84daef2a57b2ef4867e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : “Le Boucher”, le chef-d’œuvre noir de Claude Chabrol</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-le-boucher-le-chef-d-oeuvre-noir-de-claude-chabrol--68498562</link><description><![CDATA[1970 : Chabrol et "Le Boucher"Nous sommes le 27 février 1970. Happy Day pour Claude Chabrol. Son nouveau film se situe à la charnière entre les années 60 et 70. Son titre : "Le boucher". C’est un drame intimiste, plongé dans une France rurale encore fortement marquée par le poids du passé. L'histoire se déroule dans le petit village de Trémolat (dans le Périgord), une institutrice, Hélène (jouée par Stéphane Audran), rencontre, lors d’un mariage, Paul Thomas. C’est LUI, le boucher.<br /><br />Vous aurez reconnu la voix de Jean Yanne, dont le personnage est un homme marqué par la guerre d’Indochine et d’Algérie. En quelque sorte, il chercherà échapper à un passé familial violent. C'est ici qu'une amitié intime se noue, tissée de solitude et de blessures anciennes, avec l'institutrice. Le tout sur fond d’une série de meurtres de jeunes femmes qui secoue le village.<br /><br />Des histoires ? Pas vraiment. Hélène découvre, lors d’une sortie scolaire, le corps de la dernière victime. Sur les lieux du crime, elle trouve un briquet qui ressemble à celui qu’elle a offert au fameux boucher. Problème : Paul Thomas est encore en possession du briquet – du moins jusqu’à ce que d’autres indices pointent vers lui, révélant, petit à petit, sa véritable identité.<br /><br />Chabrol ondule entre suspense, chronique rurale et peinture des âmes sombres. Le film adopte une mise en scène sèche et précise. Le ton est dépouillé. Chabrol dissèque la noirceur humaine sans JAMAIS rejeter ses personnages.<br /><br />Le final est magistral, lui aussi. Chabrol raconte qu'il aurait écrit les 20 dernières minutes du film en deux jours lors d’une période de créativité intense. Pas d'effets spéciaux. Angoisse palpable. En 1970, Le Boucher va devenir l'emblème du style Chabrol. Projeté à New York en septembre, la presse s'emballe et parle d'un « chef-d'œuvre, une construction élégante d'ambiance, de ton et d'atmosphère d'une efficacité désarmante et extrêmement inquiétante. ». Chabrol devient alors le Hitchock français, sur une musique de… Pierre Jansen**.**]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68498562</guid><pubDate>Tue, 11 Nov 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68498562/333213_1970_le_boucher_le_chef_d_uvre_noir_de_claude_chabrol.mp3" length="7229170" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1970 : Chabrol et "Le Boucher"Nous sommes le 27 février 1970. Happy Day pour Claude Chabrol. Son nouveau film se situe à la charnière entre les années 60 et 70. Son titre : "Le boucher". C’est un drame intimiste, plongé dans une France rurale encore...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1970 : Chabrol et "Le Boucher"Nous sommes le 27 février 1970. Happy Day pour Claude Chabrol. Son nouveau film se situe à la charnière entre les années 60 et 70. Son titre : "Le boucher". C’est un drame intimiste, plongé dans une France rurale encore fortement marquée par le poids du passé. L'histoire se déroule dans le petit village de Trémolat (dans le Périgord), une institutrice, Hélène (jouée par Stéphane Audran), rencontre, lors d’un mariage, Paul Thomas. C’est LUI, le boucher.<br /><br />Vous aurez reconnu la voix de Jean Yanne, dont le personnage est un homme marqué par la guerre d’Indochine et d’Algérie. En quelque sorte, il chercherà échapper à un passé familial violent. C'est ici qu'une amitié intime se noue, tissée de solitude et de blessures anciennes, avec l'institutrice. Le tout sur fond d’une série de meurtres de jeunes femmes qui secoue le village.<br /><br />Des histoires ? Pas vraiment. Hélène découvre, lors d’une sortie scolaire, le corps de la dernière victime. Sur les lieux du crime, elle trouve un briquet qui ressemble à celui qu’elle a offert au fameux boucher. Problème : Paul Thomas est encore en possession du briquet – du moins jusqu’à ce que d’autres indices pointent vers lui, révélant, petit à petit, sa véritable identité.<br /><br />Chabrol ondule entre suspense, chronique rurale et peinture des âmes sombres. Le film adopte une mise en scène sèche et précise. Le ton est dépouillé. Chabrol dissèque la noirceur humaine sans JAMAIS rejeter ses personnages.<br /><br />Le final est magistral, lui aussi. Chabrol raconte qu'il aurait écrit les 20 dernières minutes du film en deux jours lors d’une période de créativité intense. Pas d'effets spéciaux. Angoisse palpable. En 1970, Le Boucher va devenir l'emblème du style Chabrol. Projeté à New York en septembre, la presse s'emballe et parle d'un « chef-d'œuvre, une construction élégante d'ambiance, de ton et d'atmosphère d'une efficacité désarmante et extrêmement inquiétante. ». Chabrol devient alors le Hitchock français, sur une musique de… Pierre Jansen**.**]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/58010bbe8e58fcf75b458ee685e54fdf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Roxanne lance Police</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-roxanne-lance-police--68493437</link><description><![CDATA[Le quartier de Pigalle, c’est un peu le repaire de la prostitution. Sting a une idée, en observant ces femmes. Il imagine tomber amoureux de l'une d'entre elles. Pour le prénom, il va fouiller dans Cyrano de Bergerac. Elle s'appellera donc Roxanne.<br /><br />Nous sommes à présent le 7 avril 1978. Happy Day pour Police, la chanson est prête.<br /><br />Roxanne est une déclaration d’amour, mais aussi le portrait compatissant d’une prostituée, la fameuse lumière rouge (« red light ») évoquant les lanternes allumées dans les bordels à l'époque.<br /><br />Sting avait initialement imaginé la chanson en bossa nova, mais Stewart Copeland, le batteur, donne au morceau son rythme marqué et saccadé, proche du tango et du reggae rock. Si vous ne voyez pas où je veux en venir, nous allons ré-écouter le début.<br /><br />L’enregistrement se fait aux Surrey Sound Studios en avril 1978 et le titre sort presque dans la foulée. Avec un détail resté célèbre et qui en donne toute sa saveur : Sting est distrait, il s’assied accidentellement sur le clavier du studio, déclenchant un accord de piano suivi d’un éclat de rire. Cet éclat de rire sera gardé dans l’intro finale de la chanson.<br /><br />Bon, d'abord, le single passe un peu inaperçu. Il fallait s'y attendre : il se heurte parfois à la censure en raison de son sujet, la prostitution. Ce n’est qu’à sa réédition et grâce au bouche-à-oreille que « Roxanne » va se hisser dans les classements britanniques et américains. Conséquence : c'est l’explosion de Police. Une explosion marquée, en fin d'année 1978 par la sortie du 33 tours, «Outlandos d’Amour », album porté par…..<br /><br />Après une période de galères et de concerts dans de petits clubs, d'hôtels de seconde catégorie, « Roxanne » change leur destinée, marquant le véritable acte de naissance public du groupe Police… sur la scène internationale...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68493437</guid><pubDate>Mon, 10 Nov 2025 09:07:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68493437/333167_1978_roxanne_lance_police.mp3" length="6554166" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le quartier de Pigalle, c’est un peu le repaire de la prostitution. Sting a une idée, en observant ces femmes. Il imagine tomber amoureux de l'une d'entre elles. Pour le prénom, il va fouiller dans Cyrano de Bergerac. Elle s'appellera donc Roxanne....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le quartier de Pigalle, c’est un peu le repaire de la prostitution. Sting a une idée, en observant ces femmes. Il imagine tomber amoureux de l'une d'entre elles. Pour le prénom, il va fouiller dans Cyrano de Bergerac. Elle s'appellera donc Roxanne.<br /><br />Nous sommes à présent le 7 avril 1978. Happy Day pour Police, la chanson est prête.<br /><br />Roxanne est une déclaration d’amour, mais aussi le portrait compatissant d’une prostituée, la fameuse lumière rouge (« red light ») évoquant les lanternes allumées dans les bordels à l'époque.<br /><br />Sting avait initialement imaginé la chanson en bossa nova, mais Stewart Copeland, le batteur, donne au morceau son rythme marqué et saccadé, proche du tango et du reggae rock. Si vous ne voyez pas où je veux en venir, nous allons ré-écouter le début.<br /><br />L’enregistrement se fait aux Surrey Sound Studios en avril 1978 et le titre sort presque dans la foulée. Avec un détail resté célèbre et qui en donne toute sa saveur : Sting est distrait, il s’assied accidentellement sur le clavier du studio, déclenchant un accord de piano suivi d’un éclat de rire. Cet éclat de rire sera gardé dans l’intro finale de la chanson.<br /><br />Bon, d'abord, le single passe un peu inaperçu. Il fallait s'y attendre : il se heurte parfois à la censure en raison de son sujet, la prostitution. Ce n’est qu’à sa réédition et grâce au bouche-à-oreille que « Roxanne » va se hisser dans les classements britanniques et américains. Conséquence : c'est l’explosion de Police. Une explosion marquée, en fin d'année 1978 par la sortie du 33 tours, «Outlandos d’Amour », album porté par…..<br /><br />Après une période de galères et de concerts dans de petits clubs, d'hôtels de seconde catégorie, « Roxanne » change leur destinée, marquant le véritable acte de naissance public du groupe Police… sur la scène internationale...]]></itunes:summary><itunes:duration>164</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1db23c1e077fc00ae409a5f1a5f8e11e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : Michel Sardou déclare son amour absolu avec “Je vais t’aimer”</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-michel-sardou-declare-son-amour-absolu-avec-je-vais-t-aimer--68447375</link><description><![CDATA[Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour Michel Sardou. Son nouvel album doit bientôt sortir, mais l'équipe prend son temps, avec un deuxième 45 tours taillé pour les slows de l'été à venir. Jacques Revaux et Michel Sardou en signent la musique. Gilles Thibaut soigne la syntaxe. L’idée de génie, c’est l'introduction, inspirée par le célèbre Concerto d'Aranjuez, composé pour guitare classique.<br /><br />Gilles Thibaut n'y va pas de mains mortes sur les paroles :<br /><br />À faire pâlir tous les Marquis de Sade À faire rougir les putains de la rade À faire crier grâce à tous les échos À faire trembler les murs de Jéricho "Je vais t'aimer"<br /><br />C'est un texte profond, fort et passionné, mêlant amour physique et émotionnel avec une intensité qui colle parfaitement aux premiers bourgeons de 1976. Et pour cause, c'est déclaration d’amour absolue et passionnelle. Sardou incarne un homme prêt à aimer sa partenaire sans réserve, et sans tabou. Allant jusqu'à oser un champ lexical religieux associé à la passion...<br /><br />Loin des polémiques. Loin de la politique. Sardou y parle d'amour total, presque divin. Et c'est un incroyable succès. 600 mille exemplaires en quelques semaines. "Je vais t'aimer" reste en tête des classements durant 5 semaines en France et en Belgique. De quoi laisser un peu de répit à Sardou, embourbé dans des polémiques. Et pour cela, rien de tel que l'amour inconditionnel.<br /><br />Et dire qu'il y a quelques mois, en janvier 1976, Michel a perdu son père, Fernand Sardou, d'une crise cardiaque survenue dans les coulisses du théâtre... À faire crier grâce à tous les échos. À faire trembler les murs de Jéricho. Il va AIMER !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68447375</guid><pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68447375/333037_1976_michel_sardou_declare_son_amour_absolu_avec_je_vais_t_aimer.mp3" length="6758966" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour Michel Sardou. Son nouvel album doit bientôt sortir, mais l'équipe prend son temps, avec un deuxième 45 tours taillé pour les slows de l'été à venir. Jacques Revaux et Michel Sardou en signent la musique....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au printemps 1976. Happy Day pour Michel Sardou. Son nouvel album doit bientôt sortir, mais l'équipe prend son temps, avec un deuxième 45 tours taillé pour les slows de l'été à venir. Jacques Revaux et Michel Sardou en signent la musique. Gilles Thibaut soigne la syntaxe. L’idée de génie, c’est l'introduction, inspirée par le célèbre Concerto d'Aranjuez, composé pour guitare classique.<br /><br />Gilles Thibaut n'y va pas de mains mortes sur les paroles :<br /><br />À faire pâlir tous les Marquis de Sade À faire rougir les putains de la rade À faire crier grâce à tous les échos À faire trembler les murs de Jéricho "Je vais t'aimer"<br /><br />C'est un texte profond, fort et passionné, mêlant amour physique et émotionnel avec une intensité qui colle parfaitement aux premiers bourgeons de 1976. Et pour cause, c'est déclaration d’amour absolue et passionnelle. Sardou incarne un homme prêt à aimer sa partenaire sans réserve, et sans tabou. Allant jusqu'à oser un champ lexical religieux associé à la passion...<br /><br />Loin des polémiques. Loin de la politique. Sardou y parle d'amour total, presque divin. Et c'est un incroyable succès. 600 mille exemplaires en quelques semaines. "Je vais t'aimer" reste en tête des classements durant 5 semaines en France et en Belgique. De quoi laisser un peu de répit à Sardou, embourbé dans des polémiques. Et pour cela, rien de tel que l'amour inconditionnel.<br /><br />Et dire qu'il y a quelques mois, en janvier 1976, Michel a perdu son père, Fernand Sardou, d'une crise cardiaque survenue dans les coulisses du théâtre... À faire crier grâce à tous les échos. À faire trembler les murs de Jéricho. Il va AIMER !]]></itunes:summary><itunes:duration>169</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ca11b41861f6ee3365c6b0fc40aee214.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Moog, la machine qui a changé la musique pour toujours</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-moog-la-machine-qui-a-change-la-musique-pour-toujours--68443684</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1964. Happy Day pour un ingénieur américain passionné par les instruments électroniques. Robert Moog a fondé sa société il y a 11 ans près de New York. Sa nouvelle invention est le fruit d'un long travail d'expérimentation avec des musiciens.<br /><br />Robert lance aujourd'hui le premier synthétiseur modulaire commercial à la convention de l’Audio Engineering Society de New York. Comme il y croit beaucoup, il va carrément lui donner son nom, Moog. C'est la toute première machine électronique capable de générer et de modeler des sons synthétisés de manière contrôlée. L'air de rien, avec cette invention qui porte son nom, Robert marque le début de la musique électronique moderne et transforme radicalement la création sonore.<br /><br />Le synthétiseur Moog ONE entre en production en 1965. La véritable percée grand public du Moog survient avec Wendy Carlos, musicienne et ingénieure en acoustique. Curieusement, c'est la musique électronique qui vient déranger la musique classique. Ainsi, l'album "Switched-On Bach", sorti en octobre 1968, propose des réinterprétations de Bach entièrement réalisées sur un Moog.<br /><br />Allez, on s’habille, un peu de GRANDE musique !<br /><br />Le disque devient un phénomène culturel. No. 10 du Billboard et premier album classique à dépasser un million d’exemplaires vendus. Glenn Gould le qualifie d'album de la décennie, rien que ça. Ce succès fait du synthétiseur un véritable instrument de musique reconnu, et un symbole d’avenir. D'ailleurs, très vite, des artistes comme The Doors, The Rolling Stones, Les Beatles (Abbey Road, 1969) ou The Grateful Dead intègrent le Moog dans leurs enregistrements.<br /><br />Le compositeur Mort Garson entrera, lui, dans la légende. Il compose ce que vous entendez là, c’est à dire la bande sonore de la retransmission de la mission Apollo 11 en 1969, ancrant à jamais le Moog dans l’imaginaire spatial et l'inconscient collectif...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68443684</guid><pubDate>Thu, 06 Nov 2025 08:33:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68443684/332996_1964_moog_la_machine_qui_a_change_la_musique_pour_toujours.mp3" length="7692060" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1964. Happy Day pour un ingénieur américain passionné par les instruments électroniques. Robert Moog a fondé sa société il y a 11 ans près de New York. Sa nouvelle invention est le fruit d'un long travail d'expérimentation...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1964. Happy Day pour un ingénieur américain passionné par les instruments électroniques. Robert Moog a fondé sa société il y a 11 ans près de New York. Sa nouvelle invention est le fruit d'un long travail d'expérimentation avec des musiciens.<br /><br />Robert lance aujourd'hui le premier synthétiseur modulaire commercial à la convention de l’Audio Engineering Society de New York. Comme il y croit beaucoup, il va carrément lui donner son nom, Moog. C'est la toute première machine électronique capable de générer et de modeler des sons synthétisés de manière contrôlée. L'air de rien, avec cette invention qui porte son nom, Robert marque le début de la musique électronique moderne et transforme radicalement la création sonore.<br /><br />Le synthétiseur Moog ONE entre en production en 1965. La véritable percée grand public du Moog survient avec Wendy Carlos, musicienne et ingénieure en acoustique. Curieusement, c'est la musique électronique qui vient déranger la musique classique. Ainsi, l'album "Switched-On Bach", sorti en octobre 1968, propose des réinterprétations de Bach entièrement réalisées sur un Moog.<br /><br />Allez, on s’habille, un peu de GRANDE musique !<br /><br />Le disque devient un phénomène culturel. No. 10 du Billboard et premier album classique à dépasser un million d’exemplaires vendus. Glenn Gould le qualifie d'album de la décennie, rien que ça. Ce succès fait du synthétiseur un véritable instrument de musique reconnu, et un symbole d’avenir. D'ailleurs, très vite, des artistes comme The Doors, The Rolling Stones, Les Beatles (Abbey Road, 1969) ou The Grateful Dead intègrent le Moog dans leurs enregistrements.<br /><br />Le compositeur Mort Garson entrera, lui, dans la légende. Il compose ce que vous entendez là, c’est à dire la bande sonore de la retransmission de la mission Apollo 11 en 1969, ancrant à jamais le Moog dans l’imaginaire spatial et l'inconscient collectif...]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d2d297e0ab8515fe423a2f6ccb325d3f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : Alain Chamfort, “Joujou à la casse” et la mue d’un chanteur</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-alain-chamfort-joujou-a-la-casse-et-la-mue-d-un-chanteur--68415255</link><description><![CDATA[Nous sommes au début du mois de novembre 1977. Happy day pour un jeune chanteur à qui colle une étiquette un peu trop romantique. Serge Gainsbourg va probablement sauver sa carrière.<br /><br />Jusqu'en 1976, Alain Chamfort est produit par Claude François sur le label Flèche. Un titre s'est plutôt bien défendu, mais toujours à l'ombre de Cloclo. En 1975, il signe tout de même un petit succès.... Le temps qui court !<br /><br />Deux ans plus tard, la rupture est officielle avec Claude François. À la fin des années 1970, Chamfort cherche à rompre avec son image de jeune chanteur romantique. Il veut une écriture plus adulte. Gainsbourg l'inspire, lui qui a déjà transformé France Gall et Jane Birkin. Serge accepte de lui écrire un texte. Et même un album, Rock'n rose.<br /><br />Le résultat est un premier 45 tours, baptisé « Joujou à la casse ». Un titre qui combine la finesse mélodique de Chamfort et l’écriture métaphorique de Gainsbourg. Pas de lente introduction au piano, cette fois, mais une énergie débordante dès la première note...<br /><br />Dans « Joujou à la casse »., le narrateur est un ancien amant. Il parle d’une femme devenue un « joujou cassé ». Le titre joue sur la double idée de la fragilité du jouet et de la femme-objet. Bref, c'est du Gainsbourg pur malt. Mélange de cordes et de claviers, le titre est enregistré en juillet et publié au début du mois de novembre.<br /><br />Bon, ne nous emballons pas. Car, à sa sortie en novembre 1977, Joujou à la casse n'est pas un immense tube commercial, mais une forme de pact, de rupture. Et c'est le début d'une collaboration entre Chamfort et Gainbsourg. C'est presque la naissance d’un nouvel Alain Chamfort, plus élégant, cérébral et finalement sensuel.<br /><br />D'ailleurs, après "Rock'n rose", le duo travaillera sur un album qui, lui, trouvera écho auprès du grand public. Ce sera Poses (en 1979), un 33 tours où Gainsbourg écrira de nouveau pour Chamfort, notamment]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68415255</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68415255/332873_1977_alain_chamfort_joujou_a_la_casse_et_la_mue_d_un_chanteur.mp3" length="6501921" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début du mois de novembre 1977. Happy day pour un jeune chanteur à qui colle une étiquette un peu trop romantique. Serge Gainsbourg va probablement sauver sa carrière.

Jusqu'en 1976, Alain Chamfort est produit par Claude François sur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début du mois de novembre 1977. Happy day pour un jeune chanteur à qui colle une étiquette un peu trop romantique. Serge Gainsbourg va probablement sauver sa carrière.<br /><br />Jusqu'en 1976, Alain Chamfort est produit par Claude François sur le label Flèche. Un titre s'est plutôt bien défendu, mais toujours à l'ombre de Cloclo. En 1975, il signe tout de même un petit succès.... Le temps qui court !<br /><br />Deux ans plus tard, la rupture est officielle avec Claude François. À la fin des années 1970, Chamfort cherche à rompre avec son image de jeune chanteur romantique. Il veut une écriture plus adulte. Gainsbourg l'inspire, lui qui a déjà transformé France Gall et Jane Birkin. Serge accepte de lui écrire un texte. Et même un album, Rock'n rose.<br /><br />Le résultat est un premier 45 tours, baptisé « Joujou à la casse ». Un titre qui combine la finesse mélodique de Chamfort et l’écriture métaphorique de Gainsbourg. Pas de lente introduction au piano, cette fois, mais une énergie débordante dès la première note...<br /><br />Dans « Joujou à la casse »., le narrateur est un ancien amant. Il parle d’une femme devenue un « joujou cassé ». Le titre joue sur la double idée de la fragilité du jouet et de la femme-objet. Bref, c'est du Gainsbourg pur malt. Mélange de cordes et de claviers, le titre est enregistré en juillet et publié au début du mois de novembre.<br /><br />Bon, ne nous emballons pas. Car, à sa sortie en novembre 1977, Joujou à la casse n'est pas un immense tube commercial, mais une forme de pact, de rupture. Et c'est le début d'une collaboration entre Chamfort et Gainbsourg. C'est presque la naissance d’un nouvel Alain Chamfort, plus élégant, cérébral et finalement sensuel.<br /><br />D'ailleurs, après "Rock'n rose", le duo travaillera sur un album qui, lui, trouvera écho auprès du grand public. Ce sera Poses (en 1979), un 33 tours où Gainsbourg écrira de nouveau pour Chamfort, notamment]]></itunes:summary><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f487796827ef12c40202b9c1845b137a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1963 : la cassette audio, petite révolution née en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1963-la-cassette-audio-petite-revolution-nee-en-belgique--68411182</link><description><![CDATA[Nous sommes le 28 août 1963. Happy Day pour Lou Ottens. Cet ingénieur travaille depuis deux ans à Hasselt sur une invention révolutionnaire. Son entreprise, Philips, crée alors des platines disques, des lecteurs-enregistreurs à bandes ou encore des enceintes.<br /><br />Ottens voulait créer un support d’enregistrement petit, pratique et à usage personnel. Objectif : il doit tenir dans la poche. Il va donc tailler un morceau de bois de poche comme gabarit pour définir les dimensions finales de ce qui deviendra la cassette audio compacte. E<br /><br />lle est présentée officiellement au Salon de la radio de Berlin le 28 août 1963, accompagnée du magnétophone Philips EL 3300, vendu alors 299 francs belges.<br /><br />Allez hop, on met la cassette dans le magnéto !<br /><br />La production en série de cassettes vierges démarre en 1964 à Hanovre. L'arrivée sur le marché américain se fait en novembre 1964. Les premières cassettes audio pré-enregistrées (les fameuses musicassettes) sont lancées par Philips Records en 1965, marquant le passage de l’usage professionnel à la culture populaire. La cassette devient un complément au 33 tours.<br /><br />Philips décide rapidement d’en libérer la licence, notamment à Sony, afin d’en faire une norme internationale, ce qui provoque la disparition des formats concurrents et impose la cassette audio comme LE SUPPORT le plus pratique et le plus compact.<br /><br />La cassette audio connaît une ascension fulgurante : en 1966, plus de 250 000 magnétophones à cassette sont déjà vendus. Deux ans plus tard, 85 fabricants proposent leurs propres versions.<br /><br />Les publicités Philips du milieu des années 60 mettent en avant la modernité compacte de la cassette et de ses appareils. Même pas besoin d'électricité, une pile suffit !<br /><br />À partir de ce moment, la cassette devient incontournable dans les autoradios, les chaînes Hi-Fi, et plus tard dans nos poches, avec l’arrivée du Walkman de Sony en 1979. L'invention, dont je vous rappelle qu'elle est née chez nous, en Belgique à Hasselt, devient selon les Américains une “tiny music revolution” (traduction : une “petite révolution musicale”). La production à grande échelle cessera à la fin des années 90, avec l'avènement du numérique….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68411182</guid><pubDate>Tue, 04 Nov 2025 09:30:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68411182/332805_1963_la_cassette_audio_petite_revolution_nee_en_belgique.mp3" length="7845660" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 28 août 1963. Happy Day pour Lou Ottens. Cet ingénieur travaille depuis deux ans à Hasselt sur une invention révolutionnaire. Son entreprise, Philips, crée alors des platines disques, des lecteurs-enregistreurs à bandes ou encore des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 28 août 1963. Happy Day pour Lou Ottens. Cet ingénieur travaille depuis deux ans à Hasselt sur une invention révolutionnaire. Son entreprise, Philips, crée alors des platines disques, des lecteurs-enregistreurs à bandes ou encore des enceintes.<br /><br />Ottens voulait créer un support d’enregistrement petit, pratique et à usage personnel. Objectif : il doit tenir dans la poche. Il va donc tailler un morceau de bois de poche comme gabarit pour définir les dimensions finales de ce qui deviendra la cassette audio compacte. E<br /><br />lle est présentée officiellement au Salon de la radio de Berlin le 28 août 1963, accompagnée du magnétophone Philips EL 3300, vendu alors 299 francs belges.<br /><br />Allez hop, on met la cassette dans le magnéto !<br /><br />La production en série de cassettes vierges démarre en 1964 à Hanovre. L'arrivée sur le marché américain se fait en novembre 1964. Les premières cassettes audio pré-enregistrées (les fameuses musicassettes) sont lancées par Philips Records en 1965, marquant le passage de l’usage professionnel à la culture populaire. La cassette devient un complément au 33 tours.<br /><br />Philips décide rapidement d’en libérer la licence, notamment à Sony, afin d’en faire une norme internationale, ce qui provoque la disparition des formats concurrents et impose la cassette audio comme LE SUPPORT le plus pratique et le plus compact.<br /><br />La cassette audio connaît une ascension fulgurante : en 1966, plus de 250 000 magnétophones à cassette sont déjà vendus. Deux ans plus tard, 85 fabricants proposent leurs propres versions.<br /><br />Les publicités Philips du milieu des années 60 mettent en avant la modernité compacte de la cassette et de ses appareils. Même pas besoin d'électricité, une pile suffit !<br /><br />À partir de ce moment, la cassette devient incontournable dans les autoradios, les chaînes Hi-Fi, et plus tard dans nos poches, avec l’arrivée du Walkman de Sony en 1979. L'invention, dont je vous rappelle qu'elle est née chez nous, en Belgique à Hasselt, devient selon les Américains une “tiny music revolution” (traduction : une “petite révolution musicale”). La production à grande échelle cessera à la fin des années 90, avec l'avènement du numérique….]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6b04400d428b71141c683dc1c0912b2f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1980 : Benny Hill, le roi de l’humour britannique conquiert la France</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1980-benny-hill-le-roi-de-l-humour-britannique-conquiert-la-france--68396290</link><description><![CDATA[Nous sommes le 14 septembre 1980. Un nouveau rendez-vous fait son apparition sur FR3 aujourd’hui. Happy Day pour Benny Hill, son émission déjà incontournable de l'autre côté de la Manche, va devenir LE bastion des dimanches soir pendant, accrochez-vous : 20 ans !<br /><br />Benny Hill n'est pas un perdreau de l’année en France. Son émission version BBC a été diffusée dès 1965 par l'ORTF. La version produite par Thames Television pour ITV restait encore inédite sous nos latitudes. En 1980, Benny Hill a 56 ans. Il commence sa carrière dans le divertissement britannique dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, d’abord à la radio, avant de devenir une figure très, très populaire de la télévision à partir des années 1950.<br /><br />Son talent pour la parodie et le burlesque le conduit à créer "The Benny Hill Show", dont la première diffusion a lieu en 1955 sur la BBC. Son humour potache s’inspire directement du cinéma muet de Chaplin ou Keaton. En 1969, "The Benny Hill Show" est repris par la chaîne ITV, où il connaît sa vraie consécration internationale. L’émission restera à l’antenne jusqu’en 1989.<br /><br />En France et en Belgique, l'exportation de l'humour passe par la case traduction. Et doublage ! La voix de Benny Hill, c'est un certain Roger Carel... ils se rencontrent en 1991, à Londres, dans une vidéo hilarante... Benny Hill pose une question à Roger Carel, visiblement très ému et impressionné…<br /><br />Son humour visuel et absurde, souvent jugé grivois, a dominé la télévision humoristique européenne des années 1970 et 1980. Et quel succès. Benny Hill est entouré de comédiens, de musiciens et de mannequins dont certains vont devenir totalement cultes, comme Jackie Wright qui jouera le rôle du petit vieux martyrisé.<br /><br />Mais durant la fin des années 90, l'émission passe un peu de mode. Autant dire qu'aujourd'hui, en termes d'humour grivois (justement), c'est à prendre avec quelques avertissements... Allez, peu importe, on se replonge dans ces années en mode accéléré, avec la fameuse course-poursuite à chaque fin d'émission...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68396290</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 10:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68396290/332766_1980_benny_hill_le_roi_de_l_humour_britannique_conquiert_la_france.mp3" length="9537350" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 14 septembre 1980. Un nouveau rendez-vous fait son apparition sur FR3 aujourd’hui. Happy Day pour Benny Hill, son émission déjà incontournable de l'autre côté de la Manche, va devenir LE bastion des dimanches soir pendant,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 14 septembre 1980. Un nouveau rendez-vous fait son apparition sur FR3 aujourd’hui. Happy Day pour Benny Hill, son émission déjà incontournable de l'autre côté de la Manche, va devenir LE bastion des dimanches soir pendant, accrochez-vous : 20 ans !<br /><br />Benny Hill n'est pas un perdreau de l’année en France. Son émission version BBC a été diffusée dès 1965 par l'ORTF. La version produite par Thames Television pour ITV restait encore inédite sous nos latitudes. En 1980, Benny Hill a 56 ans. Il commence sa carrière dans le divertissement britannique dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, d’abord à la radio, avant de devenir une figure très, très populaire de la télévision à partir des années 1950.<br /><br />Son talent pour la parodie et le burlesque le conduit à créer "The Benny Hill Show", dont la première diffusion a lieu en 1955 sur la BBC. Son humour potache s’inspire directement du cinéma muet de Chaplin ou Keaton. En 1969, "The Benny Hill Show" est repris par la chaîne ITV, où il connaît sa vraie consécration internationale. L’émission restera à l’antenne jusqu’en 1989.<br /><br />En France et en Belgique, l'exportation de l'humour passe par la case traduction. Et doublage ! La voix de Benny Hill, c'est un certain Roger Carel... ils se rencontrent en 1991, à Londres, dans une vidéo hilarante... Benny Hill pose une question à Roger Carel, visiblement très ému et impressionné…<br /><br />Son humour visuel et absurde, souvent jugé grivois, a dominé la télévision humoristique européenne des années 1970 et 1980. Et quel succès. Benny Hill est entouré de comédiens, de musiciens et de mannequins dont certains vont devenir totalement cultes, comme Jackie Wright qui jouera le rôle du petit vieux martyrisé.<br /><br />Mais durant la fin des années 90, l'émission passe un peu de mode. Autant dire qu'aujourd'hui, en termes d'humour grivois (justement), c'est à prendre avec quelques avertissements... Allez, peu importe, on se replonge dans ces années en mode accéléré, avec la fameuse course-poursuite à chaque fin d'émission...]]></itunes:summary><itunes:duration>239</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bfab0384d70f20e5e2625d1350cdaa3d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : baptême étudiant à Mons, entre tradition et guindaille</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-bapteme-etudiant-a-mons-entre-tradition-et-guindaille--68333480</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 octobre 1979. Happy Day à Mons (enfin, pas pour tout le monde). La télévision belge s'intéresse aux bleus et aux poils. Immersion dans les baptêmes d'étudiants pour une équipe de la RTB. Allez, un peu d'ambiance et de guindaille...<br /><br />Revenons sur le concept. Les baptêmes étudiants en Belgique, ce n'est rien de nouveau sous le soleil. Ce sont principalement des cérémonies initiatiques (semi-ludiques, mot à prendre avec des pincettes), organisées par et pour les étudiants. Objectif : intégrer et fédérer les nouveaux membres des cercles avec convivialité et tradition, tout en respectant un cadre sécurisé et volontaire. Bon ça, évidemment, c'est la théorie. Cet étudiant semble tout à fait d'accord avec la définition que je viens de vous donner...<br /><br />3 semaines, rien que ça. Vaguement calqués sur les rites maçonniques, en plus alcoolisé, les baptêmes marquent une rupture symbolique entre le secondaire et le supérieur, annonçant (quelque part) un nouveau statut et une nouvelle vie d’étudiant chez les grands.<br /><br />Problème, les journalistes de la RTBF n'ont pas accès aux zones VIP...<br /><br />On l'a bien compris, en ce 10 octobre 1979, nous sommes encore au temps où les festivités ne font pas dans la dentelle. Elles font même parfois dans le plus simple appareil. Les bleus, les poils, ont survécu cette année encore, la bière a joyeusement coulé à Mons et... les chants ont fini par couvrir les quelques cris de résistance...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68333480</guid><pubDate>Fri, 31 Oct 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68333480/332330_1979_bapteme_etudiant_a_mons_entre_tradition_et_guindaille.mp3" length="6352501" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 octobre 1979. Happy Day à Mons (enfin, pas pour tout le monde). La télévision belge s'intéresse aux bleus et aux poils. Immersion dans les baptêmes d'étudiants pour une équipe de la RTB. Allez, un peu d'ambiance et de guindaille......</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 octobre 1979. Happy Day à Mons (enfin, pas pour tout le monde). La télévision belge s'intéresse aux bleus et aux poils. Immersion dans les baptêmes d'étudiants pour une équipe de la RTB. Allez, un peu d'ambiance et de guindaille...<br /><br />Revenons sur le concept. Les baptêmes étudiants en Belgique, ce n'est rien de nouveau sous le soleil. Ce sont principalement des cérémonies initiatiques (semi-ludiques, mot à prendre avec des pincettes), organisées par et pour les étudiants. Objectif : intégrer et fédérer les nouveaux membres des cercles avec convivialité et tradition, tout en respectant un cadre sécurisé et volontaire. Bon ça, évidemment, c'est la théorie. Cet étudiant semble tout à fait d'accord avec la définition que je viens de vous donner...<br /><br />3 semaines, rien que ça. Vaguement calqués sur les rites maçonniques, en plus alcoolisé, les baptêmes marquent une rupture symbolique entre le secondaire et le supérieur, annonçant (quelque part) un nouveau statut et une nouvelle vie d’étudiant chez les grands.<br /><br />Problème, les journalistes de la RTBF n'ont pas accès aux zones VIP...<br /><br />On l'a bien compris, en ce 10 octobre 1979, nous sommes encore au temps où les festivités ne font pas dans la dentelle. Elles font même parfois dans le plus simple appareil. Les bleus, les poils, ont survécu cette année encore, la bière a joyeusement coulé à Mons et... les chants ont fini par couvrir les quelques cris de résistance...]]></itunes:summary><itunes:duration>159</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Baccara et l’Eurovision — “Parlez-vous français ?”, le disco à l’accent espagnol</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-baccara-et-l-eurovision-parlez-vous-francais-le-disco-a-l-accent-espagnol--68333481</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 avril 1978. Le Concours Eurovision a lieu cette année en France. Le voisin luxembourgeois prépare son happy day : il veut conquérir Paris et ramener la médaille à la Villa Louvigny.<br /><br />Pour cela, le Grand Duc a fait appel à un duo disco espagnol produit par Rolf Soja. Les deux demoiselles sont déjà bien connues du public. Et pour cause, "Yes Sir, I Can Boogie" a fait danser toute l'Europe l'été dernier…<br /><br />Pour l'Eurovision 78, une nouvelle chanson est composée et produite par la même équipe qui avait écrit le tube du duo "Yes Sir, I Can Boogie" et surtout l'incroyable "Sorry, I'm A Lady".<br /><br />Particularité : cette chanson est intégralement interprétée en français, une des langues officielles du Grand-duché de Luxembourg, comme l'impose la règle entre 1976 et 1999. Le problème, c'est que tout cela est chanté par deux Espagnoles n’ayant (à peu près) aucune notion de français. On note un tel accent que ses paroles sont à peu près incompréhensibles. Ah, oui, j'allais oublier le titre de la chanson : “Parlez-vous français ?” ! Et tout cela avec un grand orchestre, à l’Eurovision !<br /><br />Le texte évoque de façon légère (et rythmée, c'est un peu la marque de fabrique) l’importance de parler français, notamment pendant les vacances d’été pour vivre des romances estivales. Car, oui, le français, c'est un peu la “langue de l'amour et de l’été”.<br /><br />Bon, tout cela est bien joli, mais la chanson termine 7e. Ce qui ne va certainement l'empêcher de devenir un nouvel incroyable succès pour le duo et ses producteurs allemands. Pour cela, il aura fallu franchir une étape supplémentaire : Baccara va en fait enregistrer une nouvelle version de la chanson en anglais sous le même titre.<br /><br />Ach ! Oui oui, ach, car à partir de ce moment-là, honni soit qui mal y pense, Rolf Soja n'aura qu'à se baisser pour ramasser les liasses de billets de mark allemands et de pesetas...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68333481</guid><pubDate>Thu, 30 Oct 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68333481/332331_1978_baccara_et_l_eurovision_parlez_vous_francais_le_disco_a_l_accent_espagnol.mp3" length="6520730" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 avril 1978. Le Concours Eurovision a lieu cette année en France. Le voisin luxembourgeois prépare son happy day : il veut conquérir Paris et ramener la médaille à la Villa Louvigny.

Pour cela, le Grand Duc a fait appel à un duo...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 avril 1978. Le Concours Eurovision a lieu cette année en France. Le voisin luxembourgeois prépare son happy day : il veut conquérir Paris et ramener la médaille à la Villa Louvigny.<br /><br />Pour cela, le Grand Duc a fait appel à un duo disco espagnol produit par Rolf Soja. Les deux demoiselles sont déjà bien connues du public. Et pour cause, "Yes Sir, I Can Boogie" a fait danser toute l'Europe l'été dernier…<br /><br />Pour l'Eurovision 78, une nouvelle chanson est composée et produite par la même équipe qui avait écrit le tube du duo "Yes Sir, I Can Boogie" et surtout l'incroyable "Sorry, I'm A Lady".<br /><br />Particularité : cette chanson est intégralement interprétée en français, une des langues officielles du Grand-duché de Luxembourg, comme l'impose la règle entre 1976 et 1999. Le problème, c'est que tout cela est chanté par deux Espagnoles n’ayant (à peu près) aucune notion de français. On note un tel accent que ses paroles sont à peu près incompréhensibles. Ah, oui, j'allais oublier le titre de la chanson : “Parlez-vous français ?” ! Et tout cela avec un grand orchestre, à l’Eurovision !<br /><br />Le texte évoque de façon légère (et rythmée, c'est un peu la marque de fabrique) l’importance de parler français, notamment pendant les vacances d’été pour vivre des romances estivales. Car, oui, le français, c'est un peu la “langue de l'amour et de l’été”.<br /><br />Bon, tout cela est bien joli, mais la chanson termine 7e. Ce qui ne va certainement l'empêcher de devenir un nouvel incroyable succès pour le duo et ses producteurs allemands. Pour cela, il aura fallu franchir une étape supplémentaire : Baccara va en fait enregistrer une nouvelle version de la chanson en anglais sous le même titre.<br /><br />Ach ! Oui oui, ach, car à partir de ce moment-là, honni soit qui mal y pense, Rolf Soja n'aura qu'à se baisser pour ramasser les liasses de billets de mark allemands et de pesetas...]]></itunes:summary><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4b293a37650f0975949e46ccb745d731.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : “Les Bronzés font du ski”, la comédie culte des vacances d’hiver</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-les-bronzes-font-du-ski-la-comedie-culte-des-vacances-d-hiver--68333483</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 novembre 1979. Un film va devenir l'emblème de la fin des Trente Glorieuses, celle où les vacances à la montagne deviennent un véritable phénomène social. Un happy day à la française capitalisant sur le succès d'un premier film, les Bronzés, sorti un an plus tôt. Réalisation : Patrice Leconte. Personnages principaux : la troupe du Splendid. Allez, bande annonce !<br /><br />Gérard Jugnot, vous l'aurez reconnu. Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Michel Blanc, Dominique Lavanant, Thierry Lhermitte, Bruno Moynot et tutti quanti.<br /><br />Le film suit les aventures de Bernard, Nathalie, Jean-Claude, Popeye, Jérôme et Gigi. Ils se retrouvent dans la station de ski de Val-d’Isère pour leurs vacances d’hiver.<br /><br />Bon, ce n'est pas un film sérieux, ces jeunes gens vivent des situations cocasses d’humour décalé (oui, c'est à moment-là qu'on a commencé à utiliser cet adjectif). Un peu d'ambiance....<br /><br />En Belgique, "Les Bronzés font du ski" est ce que l'on appelle un film très populaire. D'une certaine manière, il incarne à merveille la montée en puissance de la culture des vacances au ski chez les Belges à la fin des années 70, quand ce type de vacances devient plus accessible. Mais c'est surtout un incroyable succès au box-office, même s'il sera un peu moins important que le premier volet. Tout cela, évidemment, sans compter les rediffusions qui animeront les programmes TV dans les années 80.<br /><br />Ah oui, tiens, j'allais oublier un détail. La musique du film "Les Bronzés font du ski" a été composée par (accrochez-vous) Pierre Bachelet. Notamment la chanson phare “Just Because of You”, écrite et composée par Pierre Bachelet, mais interprétée par un certain Jean-Denis Perez (aussi connu sous un autre nom, Rick Albano)....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68333483</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68333483/332332_1979_les_bronzes_font_du_ski_la_comedie_culte_des_vacances_d_hiver.mp3" length="6494607" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 novembre 1979. Un film va devenir l'emblème de la fin des Trente Glorieuses, celle où les vacances à la montagne deviennent un véritable phénomène social. Un happy day à la française capitalisant sur le succès d'un premier film, les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 novembre 1979. Un film va devenir l'emblème de la fin des Trente Glorieuses, celle où les vacances à la montagne deviennent un véritable phénomène social. Un happy day à la française capitalisant sur le succès d'un premier film, les Bronzés, sorti un an plus tôt. Réalisation : Patrice Leconte. Personnages principaux : la troupe du Splendid. Allez, bande annonce !<br /><br />Gérard Jugnot, vous l'aurez reconnu. Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Michel Blanc, Dominique Lavanant, Thierry Lhermitte, Bruno Moynot et tutti quanti.<br /><br />Le film suit les aventures de Bernard, Nathalie, Jean-Claude, Popeye, Jérôme et Gigi. Ils se retrouvent dans la station de ski de Val-d’Isère pour leurs vacances d’hiver.<br /><br />Bon, ce n'est pas un film sérieux, ces jeunes gens vivent des situations cocasses d’humour décalé (oui, c'est à moment-là qu'on a commencé à utiliser cet adjectif). Un peu d'ambiance....<br /><br />En Belgique, "Les Bronzés font du ski" est ce que l'on appelle un film très populaire. D'une certaine manière, il incarne à merveille la montée en puissance de la culture des vacances au ski chez les Belges à la fin des années 70, quand ce type de vacances devient plus accessible. Mais c'est surtout un incroyable succès au box-office, même s'il sera un peu moins important que le premier volet. Tout cela, évidemment, sans compter les rediffusions qui animeront les programmes TV dans les années 80.<br /><br />Ah oui, tiens, j'allais oublier un détail. La musique du film "Les Bronzés font du ski" a été composée par (accrochez-vous) Pierre Bachelet. Notamment la chanson phare “Just Because of You”, écrite et composée par Pierre Bachelet, mais interprétée par un certain Jean-Denis Perez (aussi connu sous un autre nom, Rick Albano)....]]></itunes:summary><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d4ade04eaaa688ebbd64be3b3540bf25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>31 décembre 1969 : la Belgique fête le Nouvel An sous la grippe de Hong Kong</title><link>https://www.spreaker.com/episode/31-decembre-1969-la-belgique-fete-le-nouvel-an-sous-la-grippe-de-hong-kong--68294666</link><description><![CDATA[Nous sommes le 31 décembre 1969. La Belgique se prépare aux festivités de l'entrée dans les années 70. Mais le happy day va être quelque peu gâché par un méchant virus. Pas de confinement, certes, mais le journal Le Soir en fait sa une avec ces mots : "Ce n'est pas ce qu'on appelle une grosse épidémie". Pourtant, il y entre 10 et 25 % d'absents dans les entreprises, mais les analyses tardent un peu. Mais que redoute-t-on vraiment ? Une petite bestiole qui ennuie le monde entier depuis l'été et qu'on appelle la Grippe de Hong Kong. Au départ, elle touche principalement l'Asie et puis....<br /><br />Et bien, nous y sommes. Et comme la France est à deux pas de la Belgique, le virus ne s'arrête pas en chemin.<br /><br />Le H3N2 était une souche réassortie d'un autre virus de 1957. En juillet 1968, près d’un demi-million de personnes ont été infectées. La pandémie s’est ensuite étendue à l’Asie, aux États-Unis (via les soldats du Vietnam), puis à l’Europe toute entière.<br /><br />En Belgique, l’hiver 1969-1970 aura été la période la plus meurtrière, avec des milliers de décès attribués à la grippe. Pas de statistiques précises… et pour cause, Sciensano n'a commencé à fonctionner qu'à partir de 1977.<br /><br />Il y a donc bien eu des victimes en Belgique, mais dans une indifférence générale totale. Politiques, journalistes et médecins n'ont pas DU TOUT pris conscience du phénomène.<br /><br />D'ailleurs, le mot grippe n'a jamais été prononcé au Conseil des ministres dans notre pays par le Premier MInistre Gaston Eyskens.<br /><br />Tout est bien qui finit bien, le virus H3N2, bien que redoutable au départ, a fini par devenir endémique. Cet épisode a déclenché la création de réseaux internationaux de surveillance de la grippe (base du système actuel de l’OMS). Et a encouragé la recherche sur les vaccins. Bref, le réveillon du 31 décembre 1969 a été un happy day à peu près comme les autres pour 75 % de la population...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68294666</guid><pubDate>Tue, 28 Oct 2025 06:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68294666/332100_31_decembre_1969_la_belgique_fete_le_nouvel_an_sous_la_grippe_de_hong_kong.mp3" length="7097513" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 31 décembre 1969. La Belgique se prépare aux festivités de l'entrée dans les années 70. Mais le happy day va être quelque peu gâché par un méchant virus. Pas de confinement, certes, mais le journal Le Soir en fait sa une avec ces mots :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 31 décembre 1969. La Belgique se prépare aux festivités de l'entrée dans les années 70. Mais le happy day va être quelque peu gâché par un méchant virus. Pas de confinement, certes, mais le journal Le Soir en fait sa une avec ces mots : "Ce n'est pas ce qu'on appelle une grosse épidémie". Pourtant, il y entre 10 et 25 % d'absents dans les entreprises, mais les analyses tardent un peu. Mais que redoute-t-on vraiment ? Une petite bestiole qui ennuie le monde entier depuis l'été et qu'on appelle la Grippe de Hong Kong. Au départ, elle touche principalement l'Asie et puis....<br /><br />Et bien, nous y sommes. Et comme la France est à deux pas de la Belgique, le virus ne s'arrête pas en chemin.<br /><br />Le H3N2 était une souche réassortie d'un autre virus de 1957. En juillet 1968, près d’un demi-million de personnes ont été infectées. La pandémie s’est ensuite étendue à l’Asie, aux États-Unis (via les soldats du Vietnam), puis à l’Europe toute entière.<br /><br />En Belgique, l’hiver 1969-1970 aura été la période la plus meurtrière, avec des milliers de décès attribués à la grippe. Pas de statistiques précises… et pour cause, Sciensano n'a commencé à fonctionner qu'à partir de 1977.<br /><br />Il y a donc bien eu des victimes en Belgique, mais dans une indifférence générale totale. Politiques, journalistes et médecins n'ont pas DU TOUT pris conscience du phénomène.<br /><br />D'ailleurs, le mot grippe n'a jamais été prononcé au Conseil des ministres dans notre pays par le Premier MInistre Gaston Eyskens.<br /><br />Tout est bien qui finit bien, le virus H3N2, bien que redoutable au départ, a fini par devenir endémique. Cet épisode a déclenché la création de réseaux internationaux de surveillance de la grippe (base du système actuel de l’OMS). Et a encouragé la recherche sur les vaccins. Bref, le réveillon du 31 décembre 1969 a été un happy day à peu près comme les autres pour 75 % de la population...]]></itunes:summary><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Serge Lama : “Les Ballons rouges”, la renaissance d’un artiste brisé (été 1967)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/serge-lama-les-ballons-rouges-la-renaissance-d-un-artiste-brise-ete-1967--68294667</link><description><![CDATA[Nous sommes en juin 1967. Le happy day de Serge Lama n'est plus très loin. Pourtant, c'est allongé sur un brancard qu'il enregistre une chanson, près de deux ans, jour pour jour, après son grave accident de voiture. Un accident qui a coûté la vie à sa fiancée, Liliane.<br /><br />Serge Lama est épuisé : une dizaine d'opérations sont passées par là. Épuisé, certes, mais plus déterminé que jamais à conquérir Paris.<br /><br />Juin 1967, c'est quatre ans après son premier disque, où sa voix se déploie déjà... avec des airs de Brel... Exemple : en ce temps-là.<br /><br />Un titre va marquer la renaissance artistique de Serge Lama. Un titre pour lequel il collabore avec Yves Gilbert, pianiste et compositeur, qui deviendra son partenaire musical. Ainsi, fin juin 1967, après plusieurs disques passés inaperçus, « Les Ballons rouges » sortent sous l'égide de La voix de son maître devient son premier succès.<br /><br />C'est un texte qui parle de l'ennui, de la solitude et des relations familiales. Le texte est sombre, il retrace une enfance sacrifiée. Ce n’est plus un enfant. C'est un adulte qui parle à la première personne,...<br /><br />Cette chanson, c'est aussi un hommage à son père, George Chauvier, artiste lyrique. En 1955, il décide de monter à Paris, capitalisant sans doute sur sa popularité à Bordeaux. Oui mais voilà, le père de Serge Lama ne parviendra jamais à se faire un nom dans la capitale.<br /><br />Durant l'été 1967, curieusement, « Les Ballons rouges » s’imposent à la radio. Le 45 tours se vend bien et vaut à Lama ses premières grandes scènes, notamment en première partie de Nana Mouskouri à l’Olympia.<br /><br />Happy Day sans doute pour ce succès, qui va établir la réputation de Serge Lama comme auteur-interprète sensible, dans la lignée de ses propres maîtres qu'étaient alors Georges Brassens et... le Grande Jacques Brel.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68294667</guid><pubDate>Mon, 27 Oct 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68294667/332101_serge_lama_les_ballons_rouges_la_renaissance_d_un_artiste_brise_ete_1967.mp3" length="6927195" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en juin 1967. Le happy day de Serge Lama n'est plus très loin. Pourtant, c'est allongé sur un brancard qu'il enregistre une chanson, près de deux ans, jour pour jour, après son grave accident de voiture. Un accident qui a coûté la vie à sa...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en juin 1967. Le happy day de Serge Lama n'est plus très loin. Pourtant, c'est allongé sur un brancard qu'il enregistre une chanson, près de deux ans, jour pour jour, après son grave accident de voiture. Un accident qui a coûté la vie à sa fiancée, Liliane.<br /><br />Serge Lama est épuisé : une dizaine d'opérations sont passées par là. Épuisé, certes, mais plus déterminé que jamais à conquérir Paris.<br /><br />Juin 1967, c'est quatre ans après son premier disque, où sa voix se déploie déjà... avec des airs de Brel... Exemple : en ce temps-là.<br /><br />Un titre va marquer la renaissance artistique de Serge Lama. Un titre pour lequel il collabore avec Yves Gilbert, pianiste et compositeur, qui deviendra son partenaire musical. Ainsi, fin juin 1967, après plusieurs disques passés inaperçus, « Les Ballons rouges » sortent sous l'égide de La voix de son maître devient son premier succès.<br /><br />C'est un texte qui parle de l'ennui, de la solitude et des relations familiales. Le texte est sombre, il retrace une enfance sacrifiée. Ce n’est plus un enfant. C'est un adulte qui parle à la première personne,...<br /><br />Cette chanson, c'est aussi un hommage à son père, George Chauvier, artiste lyrique. En 1955, il décide de monter à Paris, capitalisant sans doute sur sa popularité à Bordeaux. Oui mais voilà, le père de Serge Lama ne parviendra jamais à se faire un nom dans la capitale.<br /><br />Durant l'été 1967, curieusement, « Les Ballons rouges » s’imposent à la radio. Le 45 tours se vend bien et vaut à Lama ses premières grandes scènes, notamment en première partie de Nana Mouskouri à l’Olympia.<br /><br />Happy Day sans doute pour ce succès, qui va établir la réputation de Serge Lama comme auteur-interprète sensible, dans la lignée de ses propres maîtres qu'étaient alors Georges Brassens et... le Grande Jacques Brel.]]></itunes:summary><itunes:duration>173</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3b9ecb689687e4233bb80eb6a23d618d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : la grande émission de Tino Rossi</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-la-grande-emission-de-tino-rossi--68263341</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 avril 1973. Ce soir, la télévision française diffuse pour la première fois une émission toute entière consacrée à un chanteur corse. Elle est signée Jean-Christophe Averty et la vedette du jour s'appelle Constantin Rossi, mieux connu sous le prénom Tino, Tino Rossi. Le chanteur vient d'avoir 66 ans. Sa chanson "Petit Papa Noël", sortie en 1946, est le disque qui s'est le mieux vendu en France de tous les temps...<br /><br />Ce soir, l'ORTF diffuse pour la première fois « Tino Rossi pour toujours », une émission tournée en fin d'année 1972. L’occasion de présenter le chanteur dans son propre spectacle, accompagné sur scène par son fils, Laurent.<br /><br />Depuis 1969 et le succès du Marchand de soleil, Tino a envie de tourner la page. De mieux profiter de la vie, de sa famille et de sa Corse natale. On le verra désormais épisodiquement à la télévision et dans des galas. C'est dire si l'émission de ce soir promet d'être très, très suivie...<br /><br />Tout y passe, du plus beau tango du monde à Tchi-tchi en passant par... Marinella...<br /><br />Bien qu'elle ait été tournée en couleur, l'émission est initialement diffusée en noir et blanc sur la première chaîne. Mais ce gâchis sera vite réparé, puisque « Tino Rossi pour toujours » sera rediffusé en couleur un mois plus tard sur la 3ème chaîne française. Qu'on parle de la première ou de la seconde diffusion, c'est un véritable succès d’audience... que les chaînes n'hésiteront pas à RE-sortir quelques années plus tard... sous les applaudissements...<br /><br />Ensuite, Tino se fera un peu plus effacé. On ne le verra donc plus sur scène qu'à l'occasion de participations bénévoles à des galas. Notamment, le 3 juin 1976 aux Tuileries à Paris, devant six mille personnes (et plus de quinze mille sur écran géant). Il chantera au profit de l'opération « Paris 2 000 espaces verts ». Le Grand Échiquier, en 1981, sera sa dernière grande apparition télé... avant de disparaître, 2 ans plus tard, emporté par une longue maladie…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68263341</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2025 10:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68263341/332014_1973_la_grande_emission_de_tino_rossi.mp3" length="9748419" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 avril 1973. Ce soir, la télévision française diffuse pour la première fois une émission toute entière consacrée à un chanteur corse. Elle est signée Jean-Christophe Averty et la vedette du jour s'appelle Constantin Rossi, mieux connu...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 avril 1973. Ce soir, la télévision française diffuse pour la première fois une émission toute entière consacrée à un chanteur corse. Elle est signée Jean-Christophe Averty et la vedette du jour s'appelle Constantin Rossi, mieux connu sous le prénom Tino, Tino Rossi. Le chanteur vient d'avoir 66 ans. Sa chanson "Petit Papa Noël", sortie en 1946, est le disque qui s'est le mieux vendu en France de tous les temps...<br /><br />Ce soir, l'ORTF diffuse pour la première fois « Tino Rossi pour toujours », une émission tournée en fin d'année 1972. L’occasion de présenter le chanteur dans son propre spectacle, accompagné sur scène par son fils, Laurent.<br /><br />Depuis 1969 et le succès du Marchand de soleil, Tino a envie de tourner la page. De mieux profiter de la vie, de sa famille et de sa Corse natale. On le verra désormais épisodiquement à la télévision et dans des galas. C'est dire si l'émission de ce soir promet d'être très, très suivie...<br /><br />Tout y passe, du plus beau tango du monde à Tchi-tchi en passant par... Marinella...<br /><br />Bien qu'elle ait été tournée en couleur, l'émission est initialement diffusée en noir et blanc sur la première chaîne. Mais ce gâchis sera vite réparé, puisque « Tino Rossi pour toujours » sera rediffusé en couleur un mois plus tard sur la 3ème chaîne française. Qu'on parle de la première ou de la seconde diffusion, c'est un véritable succès d’audience... que les chaînes n'hésiteront pas à RE-sortir quelques années plus tard... sous les applaudissements...<br /><br />Ensuite, Tino se fera un peu plus effacé. On ne le verra donc plus sur scène qu'à l'occasion de participations bénévoles à des galas. Notamment, le 3 juin 1976 aux Tuileries à Paris, devant six mille personnes (et plus de quinze mille sur écran géant). Il chantera au profit de l'opération « Paris 2 000 espaces verts ». Le Grand Échiquier, en 1981, sera sa dernière grande apparition télé... avant de disparaître, 2 ans plus tard, emporté par une longue maladie…]]></itunes:summary><itunes:duration>244</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8f74b05e7b38c4315b9c4930cf85a5fb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : Joe Dassin et son été indien</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-joe-dassin-et-son-ete-indien--68249945</link><description><![CDATA[Tout commence par cette ligne de guitare qui semble flotter sur l’eau, à la fin de l'été. Le tempo s’installe. Il est lent, chaloupé. Comme si on tentait de faire marche arrière dans le sable.<br /><br />Bon, c’est bien joli tout ça, mais, une question…<br /><br />Est-ce une chanson originale pour autant ? Pas vraiment. Quelques mois plus tôt, Toto Cutugno parle, lui aussi, on entend même les vagues.. La chanson s'appelle Africa....<br /><br />C’est Jacques Plait, producteur fidèle de Dassin, qui repère cette chanson pas comme les autres. Il sent le potentiel. À lui d’en faire une œuvre universelle. Il réunit alors Pierre Delanoë et Claude Lemesle. Les mots viennent assez vite. Le texte prend la forme d’un dialogue amoureux.<br /><br />Claude François n'est pas convaincu. Pour Joe Dassin, c'est une évidence. Sa voix détachée va donner à la version française une saveur élégante et totalement tragique. C'est majestueux. On y parle d’une saison qui n’existe que dans le Sud de l’Amérique… d’une aquarelle de Marie Laurencin… d’une histoire sans fin.<br /><br />Une phrase, écrite d’un seul trait par Delanoë sur un coin de serviette, va devenir l'un des refrains les plus chantés du XXe siècle. Celle-ci…<br /><br />L’été indien sort donc en 45 tours en ce happy day du 6 juin 1975. Le disque se vend à plus d’un million d’exemplaires en France et en Belgique. Près de 2 millions dans le monde. L'été indien éclipse la version originale et se classe, en quelques semaines, numéro 1 dans 25 pays....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68249945</guid><pubDate>Thu, 23 Oct 2025 07:32:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68249945/331946_1975_joe_dassin_et_son_ete_indien.mp3" length="6401611" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Tout commence par cette ligne de guitare qui semble flotter sur l’eau, à la fin de l'été. Le tempo s’installe. Il est lent, chaloupé. Comme si on tentait de faire marche arrière dans le sable.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais, une question…

Est-ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Tout commence par cette ligne de guitare qui semble flotter sur l’eau, à la fin de l'été. Le tempo s’installe. Il est lent, chaloupé. Comme si on tentait de faire marche arrière dans le sable.<br /><br />Bon, c’est bien joli tout ça, mais, une question…<br /><br />Est-ce une chanson originale pour autant ? Pas vraiment. Quelques mois plus tôt, Toto Cutugno parle, lui aussi, on entend même les vagues.. La chanson s'appelle Africa....<br /><br />C’est Jacques Plait, producteur fidèle de Dassin, qui repère cette chanson pas comme les autres. Il sent le potentiel. À lui d’en faire une œuvre universelle. Il réunit alors Pierre Delanoë et Claude Lemesle. Les mots viennent assez vite. Le texte prend la forme d’un dialogue amoureux.<br /><br />Claude François n'est pas convaincu. Pour Joe Dassin, c'est une évidence. Sa voix détachée va donner à la version française une saveur élégante et totalement tragique. C'est majestueux. On y parle d’une saison qui n’existe que dans le Sud de l’Amérique… d’une aquarelle de Marie Laurencin… d’une histoire sans fin.<br /><br />Une phrase, écrite d’un seul trait par Delanoë sur un coin de serviette, va devenir l'un des refrains les plus chantés du XXe siècle. Celle-ci…<br /><br />L’été indien sort donc en 45 tours en ce happy day du 6 juin 1975. Le disque se vend à plus d’un million d’exemplaires en France et en Belgique. Près de 2 millions dans le monde. L'été indien éclipse la version originale et se classe, en quelques semaines, numéro 1 dans 25 pays....]]></itunes:summary><itunes:duration>160</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9379825ac910c01bba6e13fc59ad2f03.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1956-1962 : Jamais 1 Eurovision sans 4 pour Fud Leclerc</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1956-1962-jamais-1-eurovision-sans-4-pour-fud-leclerc--68236912</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 mai 1956 à Lugano, en Suisse. Au Teatro Kursaal, sept pays participent à un concours d'un nouveau genre. Happy Day pour Fud Leclerc, il va représenter la Belgique lors du Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne 1956, qui deviendra ensuite l'Eurovision. Happy day certes, mais destin cruel, nous allons le voir, pour cet artiste né en France.<br /><br />Ah oui, avant de commencer, sachez que Fud n'est pas un prénom, mais un diminutif pour Fernand Urbain Dominic Leclercq.<br /><br />Fud fait du piano, de l’accordéon, il est un peu compositeur et aussi chanteur. Jeune adulte, il voyage à travers le monde avant de revenir en Belgique et de commencer une nouvelle carrière comme entrepreneur en bâtiment.<br /><br />Cela dit, la chanson, c'est toute sa vie, alors il persiste et signe de nouvelles compositions. Comme cette chanson, "Messieurs les noyés de la Seine", tout un programme... Document d'époque.<br /><br />Au Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne 1956, c'est un petit triomphe pour le Royaume de Belgique grâce à lui. Premier prix pour Jetty Pearl avec "De vogels van Holland". Seconde place pour la Suisse, représentée par Lys Assia et sa magnifique chanson "Das alte Karussell". Et puis, boum boum boum, la Belgique, avec Fud Leclerc.<br /><br />Deux ans plus tard, Fud remet le couvert pour la Belgique, avec une chanson un peu plus audacieuse et moins dramatique, "Ma petite chatte". Paroles et musique d'André Dohet. Il terminera 5e sur 10 participants. Avouez que c'est pas mal pour une petite chatte…<br /><br />Alors, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? La Belgique le choisit une nouvelle fois en 1960. Paroles de Robert Montal, musique de Jacques Say. La chanson a pour titre "Mon amour pour toi". Et c'est une incroyable envolée lyrique qui terminera 6e sur 13 candidats. Vous remarquerez que, chaque année, on compte un peu plus de pays.<br /><br />Pensez-vous que la Belgique lui en veut ? Non, loin s'en faut. Car, deux ans plus tard, sur des paroles de Tony Golan, Fud Lerclerc revient au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Luxembourg le 18 mars 1962 avec "Ton nom". Cette fois, c’est ambiance Jazzy !<br /><br />Cette chanson restera célèbre pour une triste raison. Elle ne va recueillir AUCUN point. Fud Leclerc détient, et c’est une sacrée médaille, le record belge de participations à l’Eurovision (quatre fois), ce qui lui a valu une place à part dans la mémoire musicale de notre pays. Après sa carrière artistique, il fait le choix d’une vie discrète à Bruxelles. Encore que Fud Leclerc peut se targuer d'avoir été... l'un des plus fidèles pianistes de Juliette Greco...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68236912</guid><pubDate>Wed, 22 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68236912/331906_1956_1962_jamais_1_eurovision_sans_4_pour_fud_leclerc.mp3" length="9629301" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 mai 1956 à Lugano, en Suisse. Au Teatro Kursaal, sept pays participent à un concours d'un nouveau genre. Happy Day pour Fud Leclerc, il va représenter la Belgique lors du Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne 1956, qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 mai 1956 à Lugano, en Suisse. Au Teatro Kursaal, sept pays participent à un concours d'un nouveau genre. Happy Day pour Fud Leclerc, il va représenter la Belgique lors du Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne 1956, qui deviendra ensuite l'Eurovision. Happy day certes, mais destin cruel, nous allons le voir, pour cet artiste né en France.<br /><br />Ah oui, avant de commencer, sachez que Fud n'est pas un prénom, mais un diminutif pour Fernand Urbain Dominic Leclercq.<br /><br />Fud fait du piano, de l’accordéon, il est un peu compositeur et aussi chanteur. Jeune adulte, il voyage à travers le monde avant de revenir en Belgique et de commencer une nouvelle carrière comme entrepreneur en bâtiment.<br /><br />Cela dit, la chanson, c'est toute sa vie, alors il persiste et signe de nouvelles compositions. Comme cette chanson, "Messieurs les noyés de la Seine", tout un programme... Document d'époque.<br /><br />Au Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne 1956, c'est un petit triomphe pour le Royaume de Belgique grâce à lui. Premier prix pour Jetty Pearl avec "De vogels van Holland". Seconde place pour la Suisse, représentée par Lys Assia et sa magnifique chanson "Das alte Karussell". Et puis, boum boum boum, la Belgique, avec Fud Leclerc.<br /><br />Deux ans plus tard, Fud remet le couvert pour la Belgique, avec une chanson un peu plus audacieuse et moins dramatique, "Ma petite chatte". Paroles et musique d'André Dohet. Il terminera 5e sur 10 participants. Avouez que c'est pas mal pour une petite chatte…<br /><br />Alors, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? La Belgique le choisit une nouvelle fois en 1960. Paroles de Robert Montal, musique de Jacques Say. La chanson a pour titre "Mon amour pour toi". Et c'est une incroyable envolée lyrique qui terminera 6e sur 13 candidats. Vous remarquerez que, chaque année, on compte un peu plus de pays.<br /><br />Pensez-vous que la Belgique lui en veut ? Non, loin s'en faut. Car, deux ans plus tard, sur des paroles de Tony Golan, Fud Lerclerc revient au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Luxembourg le 18 mars 1962 avec "Ton nom". Cette fois, c’est ambiance Jazzy !<br /><br />Cette chanson restera célèbre pour une triste raison. Elle ne va recueillir AUCUN point. Fud Leclerc détient, et c’est une sacrée médaille, le record belge de participations à l’Eurovision (quatre fois), ce qui lui a valu une place à part dans la mémoire musicale de notre pays. Après sa carrière artistique, il fait le choix d’une vie discrète à Bruxelles. Encore que Fud Leclerc peut se targuer d'avoir été... l'un des plus fidèles pianistes de Juliette Greco...]]></itunes:summary><itunes:duration>241</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979 : Donna Summer brille avec « On the Radio »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-donna-summer-brille-avec-on-the-radio--68225051</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1979. Happy Day pour LaDonna Adrian Gaines. Elle va bientôt fêter ses 31 ans et Giorgo Moroder lui prépare un cadeau qu'elle ne va pas oublier de si tôt.<br /><br />C'est une chanson, disco, écrite pour un long métrage. Le film « Foxes » (« Ça plane, les filles ! » en français) ne sortira pas tout de suite en Europe. Mais la chanson va précéder son arrivée...<br /><br />Vous l'allez l'entendre, l’ouverture du film vous est familière, même si un peu lente au démarrage...<br /><br />Foxes est un film dramatique pour adolescents, avec Jodie Foster et Scott Baio. Il réalisé par Adrian Lyne et l'équipe a fait appel à Moroder pour en soigner la bande originale.<br /><br />La chanson qu'on vient d'entendre, c'est « On the Radio » - Et bien entendu, LaDonna Adrian Gaines s'appelle, dans le milieu, Donna Summer. Et c'est un peu l'égérie de la maison Moroder.<br /><br />D'ailleurs, son inséparable collaborateur a apporté à ce titre la patte caractéristique du disco de l’époque : boîtes à rythmes, arrangements sophistiqués et ce refrain qui vire à l’obsession.<br /><br />Ah oui, j'allais oublier un détail. Si la progression est lente et la rédemption aussi forte, c'est que « On the Radio » raconte une histoire de chagrin sentimental.<br /><br />Je pense que le moment est venu de le réécouter, avec le bon tempo ! Car après une longue, très longue introduction sous forme de préliminaires, Donna se lâche et ça donne CECI :<br /><br />Aux États-Unis, « On the Radio » atteint la 5e place du Billboard Hot 100 en deux temps trois mouvements. En Belgique, le titre flirte également avec les premières places des ventes. Mais en Europe, Donna Summer dispose déjà d'une solide aura disco.<br /><br />On l'a compris, la chanson est créée spécifiquement pour le film, mais elle va surtout figurer sur la compilation « On the Radio: Greatest Hits Volumes I &amp; II ». C'est l'occasion d'optimiser la force de frappe de cet album, qui rassemblera les plus grands succès disco de Donna Summer chez Casablanca Records, juste avant la fin de sa collaboration avec ce label. Mais pas avec Moroder…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68225051</guid><pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68225051/331813_1979_donna_summer_brille_avec_on_the_radio.mp3" length="6264730" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er novembre 1979. Happy Day pour LaDonna Adrian Gaines. Elle va bientôt fêter ses 31 ans et Giorgo Moroder lui prépare un cadeau qu'elle ne va pas oublier de si tôt.

C'est une chanson, disco, écrite pour un long métrage. Le film «...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1979. Happy Day pour LaDonna Adrian Gaines. Elle va bientôt fêter ses 31 ans et Giorgo Moroder lui prépare un cadeau qu'elle ne va pas oublier de si tôt.<br /><br />C'est une chanson, disco, écrite pour un long métrage. Le film « Foxes » (« Ça plane, les filles ! » en français) ne sortira pas tout de suite en Europe. Mais la chanson va précéder son arrivée...<br /><br />Vous l'allez l'entendre, l’ouverture du film vous est familière, même si un peu lente au démarrage...<br /><br />Foxes est un film dramatique pour adolescents, avec Jodie Foster et Scott Baio. Il réalisé par Adrian Lyne et l'équipe a fait appel à Moroder pour en soigner la bande originale.<br /><br />La chanson qu'on vient d'entendre, c'est « On the Radio » - Et bien entendu, LaDonna Adrian Gaines s'appelle, dans le milieu, Donna Summer. Et c'est un peu l'égérie de la maison Moroder.<br /><br />D'ailleurs, son inséparable collaborateur a apporté à ce titre la patte caractéristique du disco de l’époque : boîtes à rythmes, arrangements sophistiqués et ce refrain qui vire à l’obsession.<br /><br />Ah oui, j'allais oublier un détail. Si la progression est lente et la rédemption aussi forte, c'est que « On the Radio » raconte une histoire de chagrin sentimental.<br /><br />Je pense que le moment est venu de le réécouter, avec le bon tempo ! Car après une longue, très longue introduction sous forme de préliminaires, Donna se lâche et ça donne CECI :<br /><br />Aux États-Unis, « On the Radio » atteint la 5e place du Billboard Hot 100 en deux temps trois mouvements. En Belgique, le titre flirte également avec les premières places des ventes. Mais en Europe, Donna Summer dispose déjà d'une solide aura disco.<br /><br />On l'a compris, la chanson est créée spécifiquement pour le film, mais elle va surtout figurer sur la compilation « On the Radio: Greatest Hits Volumes I &amp; II ». C'est l'occasion d'optimiser la force de frappe de cet album, qui rassemblera les plus grands succès disco de Donna Summer chez Casablanca Records, juste avant la fin de sa collaboration avec ce label. Mais pas avec Moroder…]]></itunes:summary><itunes:duration>157</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/de44238c79b73d0c803154fc2f3842eb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : Jeanne Dielman, le chef-d'œuvre radical de Chantal Akerman</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-jeanne-dielman-le-chef-d-oeuvre-radical-de-chantal-akerman--68209327</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1976. Dans les rues de Bruxelles, une femme, talons haut marche, d’un pas décidé, dans la rue, avec une splendide chevelure rousse. Elle s'arrête 23 quai du commerce et le film peut commencer. Cette femme, c'est Jeanne Dielman. Et c'est le happy day tant attendu de Chantal Akerman.<br /><br />La musique du film est familière. Et pour cause, c'est Für Elise version Paula Alrich.<br /><br />Bon, il faut tout de même entrer dans le dur. Le film « Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles » a une durée exceptionnelle de 201 minutes. C’est une méditation féministe sur la condition de la femme au foyer dans les années 70 en Belgique.<br /><br />Il vaut mieux être averti avant de se déplacer en salle. Pourquoi ? Parce que le film suit trois jours dans la vie monotone et aliénante d'une femme, Jeanne Dielman, campée par Delphine Seyrig. C'est une veuve, elle est mère d’un fils adolescent et mène une vie routinière, méticuleusement répétée. Cette vie s'articule entre des tâches ménagères (cuisine, ménage, courses, tricot) et la prostitution occasionnelle chez elle pour arrondir ses fins de mois.<br /><br />Pas de parole inutile, un homme à chapeau sonne, elle ouvre, ils se dirigent dans la chambre, c'est fini, il paie, elle refait le lit. Et voilà ce qu'on entend. C'est à dire, pas grand chose.<br /><br />Le film de Chantal Akerman dépeint avec une précision chirurgicale l’isolement et le vide affectif de cette femme enfermée dans un quotidien, sans plaisir. Reste le poids des tâches domestiques et l’effacement du désir.<br /><br />En dehors des notes de piano, la musique dans le film « Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles » est très minimaliste. Plutôt qu'une bande originale orchestrale ou traditionnelle, Chantal Akerman utilise les sons ambiants du quotidien : le bruit des clés, des portes, de l’eau qui coule, la vaisselle, pour créer une atmosphère sonore immersive. C'est une sorte de « partition mélancolique ».<br /><br />Bref, beaucoup de Belges s'ennuient, attirés par la curiosité. Mais d'autres, cinéphiles, crient au génie. « Premier chef-d'œuvre au féminin de l'Histoire du cinéma », selon le journal Le Monde lors de la sortie du film. Jeanne Dielman sera élu en 2022 meilleur film de tous les temps par la revue britannique "Sight and Sound".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68209327</guid><pubDate>Mon, 20 Oct 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68209327/331715_1976_jeanne_dielman_le_chef_d_uvre_radical_de_chantal_akerman.mp3" length="6126803" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 janvier 1976. Dans les rues de Bruxelles, une femme, talons haut marche, d’un pas décidé, dans la rue, avec une splendide chevelure rousse. Elle s'arrête 23 quai du commerce et le film peut commencer. Cette femme, c'est Jeanne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1976. Dans les rues de Bruxelles, une femme, talons haut marche, d’un pas décidé, dans la rue, avec une splendide chevelure rousse. Elle s'arrête 23 quai du commerce et le film peut commencer. Cette femme, c'est Jeanne Dielman. Et c'est le happy day tant attendu de Chantal Akerman.<br /><br />La musique du film est familière. Et pour cause, c'est Für Elise version Paula Alrich.<br /><br />Bon, il faut tout de même entrer dans le dur. Le film « Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles » a une durée exceptionnelle de 201 minutes. C’est une méditation féministe sur la condition de la femme au foyer dans les années 70 en Belgique.<br /><br />Il vaut mieux être averti avant de se déplacer en salle. Pourquoi ? Parce que le film suit trois jours dans la vie monotone et aliénante d'une femme, Jeanne Dielman, campée par Delphine Seyrig. C'est une veuve, elle est mère d’un fils adolescent et mène une vie routinière, méticuleusement répétée. Cette vie s'articule entre des tâches ménagères (cuisine, ménage, courses, tricot) et la prostitution occasionnelle chez elle pour arrondir ses fins de mois.<br /><br />Pas de parole inutile, un homme à chapeau sonne, elle ouvre, ils se dirigent dans la chambre, c'est fini, il paie, elle refait le lit. Et voilà ce qu'on entend. C'est à dire, pas grand chose.<br /><br />Le film de Chantal Akerman dépeint avec une précision chirurgicale l’isolement et le vide affectif de cette femme enfermée dans un quotidien, sans plaisir. Reste le poids des tâches domestiques et l’effacement du désir.<br /><br />En dehors des notes de piano, la musique dans le film « Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles » est très minimaliste. Plutôt qu'une bande originale orchestrale ou traditionnelle, Chantal Akerman utilise les sons ambiants du quotidien : le bruit des clés, des portes, de l’eau qui coule, la vaisselle, pour créer une atmosphère sonore immersive. C'est une sorte de « partition mélancolique ».<br /><br />Bref, beaucoup de Belges s'ennuient, attirés par la curiosité. Mais d'autres, cinéphiles, crient au génie. « Premier chef-d'œuvre au féminin de l'Histoire du cinéma », selon le journal Le Monde lors de la sortie du film. Jeanne Dielman sera élu en 2022 meilleur film de tous les temps par la revue britannique "Sight and Sound".]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9b2031288f19894c0b4be3e8276d00f9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : « Je n’aurai pas le temps » séduit le monde en version anglaise</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-je-n-aurai-pas-le-temps-seduit-le-monde-en-version-anglaise--68163738</link><description><![CDATA[Nous sommes le 17 février 1968. John Rowles, un chanteur néo-zélandais, va connaître son happy day grâce à un emprunt. On vient en effet de lui proposer d'incarner la voix anglophone d'un titre qui a marqué la France, un an plus tôt. Le titre : "Je n’aurai pas le temps"…<br /><br />"Je n’aurai pas le temps", c'est une chanson mélancolique. Elle évoque la course effrénée du temps et le regret de ne pas pouvoir profiter pleinement de la vie. Michel Fugain en a composé la musique, tandis que Pierre Delanoë a écrit les paroles originales en français.<br /><br />L'année suivante, John Rowles enregistre la version anglaise sous un titre assez littéral, "If I Only Had Time".<br /><br />Si le chanteur est d'origine néo-zélandaise, c'est en Grande-Bretagne que la transaction est signée. Peter Gormley, producteur chez MCA à Londres, s'occupe de tout.<br /><br />Mike Leander est choisi pour produire et arranger la chanson. Il a notamment travaillé avec les Beatles, Brian Jones ou encore les Rolling Stones. De nouvelles paroles en anglais sont écrites et le disque est fin prêt au Royaume-Uni le 17 février 1968. Il démarre exactement comme la version française...<br /><br />Le clip est tourné en couleur, sur le pont d'un bateau. Le chanteur n'a pas vraiment une tête de jeune premier, mais il a une voix absolument incroyable et elle va parfaitement atteindre l'objectif.<br /><br />Le titre se retrouve rapidement en tête des classements au Royaume-Uni (numéro 3) et, sur sa terre natale, en Nouvelle-Zélande, où il occupera la 2e place des ventes pendant plusieurs semaines. Tout comme chez nous d'ailleurs, en Belgique et.. aux Pays-Bas. En France, c'est une autre histoire, la version anglaise ne parvient pas éclipser l'édition originale de Michel Fugain.<br /><br />N'empêche, en 1974, Rowles recevra le Benny Award, la plus haute distinction pour un artiste de variétés néo-zélandais. Il sera également nommé officier de l'Ordre de l'Empire britannique lors des honneurs du Nouvel An de 1979. Il est, depuis lors, retourné dans son magnifique pays, nous laissant l'amour et le temps en héritage...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68163738</guid><pubDate>Fri, 17 Oct 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68163738/331593_1968_je_n_aurai_pas_le_temps_seduit_le_monde_en_version_anglaise.mp3" length="6121579" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 17 février 1968. John Rowles, un chanteur néo-zélandais, va connaître son happy day grâce à un emprunt. On vient en effet de lui proposer d'incarner la voix anglophone d'un titre qui a marqué la France, un an plus tôt. Le titre : "Je...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 17 février 1968. John Rowles, un chanteur néo-zélandais, va connaître son happy day grâce à un emprunt. On vient en effet de lui proposer d'incarner la voix anglophone d'un titre qui a marqué la France, un an plus tôt. Le titre : "Je n’aurai pas le temps"…<br /><br />"Je n’aurai pas le temps", c'est une chanson mélancolique. Elle évoque la course effrénée du temps et le regret de ne pas pouvoir profiter pleinement de la vie. Michel Fugain en a composé la musique, tandis que Pierre Delanoë a écrit les paroles originales en français.<br /><br />L'année suivante, John Rowles enregistre la version anglaise sous un titre assez littéral, "If I Only Had Time".<br /><br />Si le chanteur est d'origine néo-zélandaise, c'est en Grande-Bretagne que la transaction est signée. Peter Gormley, producteur chez MCA à Londres, s'occupe de tout.<br /><br />Mike Leander est choisi pour produire et arranger la chanson. Il a notamment travaillé avec les Beatles, Brian Jones ou encore les Rolling Stones. De nouvelles paroles en anglais sont écrites et le disque est fin prêt au Royaume-Uni le 17 février 1968. Il démarre exactement comme la version française...<br /><br />Le clip est tourné en couleur, sur le pont d'un bateau. Le chanteur n'a pas vraiment une tête de jeune premier, mais il a une voix absolument incroyable et elle va parfaitement atteindre l'objectif.<br /><br />Le titre se retrouve rapidement en tête des classements au Royaume-Uni (numéro 3) et, sur sa terre natale, en Nouvelle-Zélande, où il occupera la 2e place des ventes pendant plusieurs semaines. Tout comme chez nous d'ailleurs, en Belgique et.. aux Pays-Bas. En France, c'est une autre histoire, la version anglaise ne parvient pas éclipser l'édition originale de Michel Fugain.<br /><br />N'empêche, en 1974, Rowles recevra le Benny Award, la plus haute distinction pour un artiste de variétés néo-zélandais. Il sera également nommé officier de l'Ordre de l'Empire britannique lors des honneurs du Nouvel An de 1979. Il est, depuis lors, retourné dans son magnifique pays, nous laissant l'amour et le temps en héritage...]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c8edb13bcc185352d93c0799c2d5f933.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1980 : Le vaccin Hevac B contre l’hépatite, fruit d’une recherche belgo-française</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1980-le-vaccin-hevac-b-contre-l-hepatite-fruit-d-une-recherche-belgo-francaise--68149907</link><description><![CDATA[Nous sommes au début du mois d'avril 1980. Happy Day pour le professeur Pierre Desmyter de l'UCL. Cela fait des années qu'il attend ça. Le premier vaccin plasmatique contre l'hépatite est commercialisé non loin de chez nous, en France. Il est baptisé Hevac B. Et il est porté par l'équipe du professeur Philippe Maupas à Tours.<br /><br />C'est l'un des premiers vaccins plasmatique au monde contre l’hépatite B. C’est surtout un jalon historique en Europe, mais notre Belgique a joué un rôle clé dans ces recherches. Allez, ça mérite un petit air de brabançonne...<br /><br />Si Hevac B peut voir le jour, c'est grâce aux travaux universitaires de notre fameux professeur Pierre Desmyter à Louvain. Dès 1971-1972, il commence à démontrer la présence d’anticorps chez les personnes guéries d’une infection, ce qui peut ouvrir la voie à la mise au point du vaccin. L'air de rien, ces recherches et cette réussite ont propulsé la Belgique dans le peloton de tête des pays européens engagés dans la lutte contre les maladies infectieuses.<br /><br />Autre motif de réjouissance, les premiers essais cliniques avec Hevac B. Ils ont EUX AUSSI été réalisés dans plusieurs centres européens, dont la France évidemment, mais aussi des établissements belges spécialisés, car la Belgique disposait déjà d’une expertise reconnue en virologie médicale et en transfusion sanguine.<br /><br />Bon, le moment est revenu de passer à la Marseillaise...<br /><br />L’année 1980 est l’année de la consécration pour Philippe Maupas à Tours et son équipe : le vaccin est mis en vente par l’Institut Pasteur. Le professeur organise (en avril 1980) un grand colloque médical à Dakar. Dès lors, le vaccin contre l’hépatite B va pouvoir être largement distribué aux soignants, puis aux malades.<br /><br />Malheureusement, Philippe Maupas se tue à la suite d’un accident de voiture le 6 février 1981, à 41 ans. Il recevra à titre posthume le prix Galien en 1981 pour l’ensemble de ses travaux... des travaux qui n’auraient sans doute pas pu être menés sans les recherches de l’UCL.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68149907</guid><pubDate>Thu, 16 Oct 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68149907/331495_1980_le_vaccin_hevac_b_contre_l_hepatite_fruit_d_une_recherche_belgo_francaise.mp3" length="5454934" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début du mois d'avril 1980. Happy Day pour le professeur Pierre Desmyter de l'UCL. Cela fait des années qu'il attend ça. Le premier vaccin plasmatique contre l'hépatite est commercialisé non loin de chez nous, en France. Il est baptisé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début du mois d'avril 1980. Happy Day pour le professeur Pierre Desmyter de l'UCL. Cela fait des années qu'il attend ça. Le premier vaccin plasmatique contre l'hépatite est commercialisé non loin de chez nous, en France. Il est baptisé Hevac B. Et il est porté par l'équipe du professeur Philippe Maupas à Tours.<br /><br />C'est l'un des premiers vaccins plasmatique au monde contre l’hépatite B. C’est surtout un jalon historique en Europe, mais notre Belgique a joué un rôle clé dans ces recherches. Allez, ça mérite un petit air de brabançonne...<br /><br />Si Hevac B peut voir le jour, c'est grâce aux travaux universitaires de notre fameux professeur Pierre Desmyter à Louvain. Dès 1971-1972, il commence à démontrer la présence d’anticorps chez les personnes guéries d’une infection, ce qui peut ouvrir la voie à la mise au point du vaccin. L'air de rien, ces recherches et cette réussite ont propulsé la Belgique dans le peloton de tête des pays européens engagés dans la lutte contre les maladies infectieuses.<br /><br />Autre motif de réjouissance, les premiers essais cliniques avec Hevac B. Ils ont EUX AUSSI été réalisés dans plusieurs centres européens, dont la France évidemment, mais aussi des établissements belges spécialisés, car la Belgique disposait déjà d’une expertise reconnue en virologie médicale et en transfusion sanguine.<br /><br />Bon, le moment est revenu de passer à la Marseillaise...<br /><br />L’année 1980 est l’année de la consécration pour Philippe Maupas à Tours et son équipe : le vaccin est mis en vente par l’Institut Pasteur. Le professeur organise (en avril 1980) un grand colloque médical à Dakar. Dès lors, le vaccin contre l’hépatite B va pouvoir être largement distribué aux soignants, puis aux malades.<br /><br />Malheureusement, Philippe Maupas se tue à la suite d’un accident de voiture le 6 février 1981, à 41 ans. Il recevra à titre posthume le prix Galien en 1981 pour l’ensemble de ses travaux... des travaux qui n’auraient sans doute pas pu être menés sans les recherches de l’UCL.]]></itunes:summary><itunes:duration>137</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3248ee076fed123ad1243166850fef09.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Annie Cordy révèle son talent dramatique dans « Le Passager de la Pluie »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-annie-cordy-revele-son-talent-dramatique-dans-le-passager-de-la-pluie--68149904</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1970. Happy Day pour René Clément. Le réalisateur a décidé de confier un rôle à Annie Cordy dans son nouveau film, Le Passager de la pluie. Particularité, c'est un drame, un film policier. Pas vraiment l'exercice dans lequel on attend l'exubérante bruxelloise. Car, en 1970, Annie Cordy sur scène, ça donne ceci...<br /><br />La transition vers le film est compliquée. Il raconte l’histoire de Mélancolie Mau (surnommée Mellie et incarnée par Marlène Jobert). La jeune femme est mariée à Tony, un navigateur d’Air France souvent absent. Un soir, elle est agressée violemment chez elle par un inconnu qu’elle tue ensuite. Le lendemain, un mystérieux Américain, le colonel Harry Dobbs (campé par un certain Charles Bronson), la traque pour lui faire avouer ce meurtre. Bande annonce :<br /><br />Annie Cordy crève l'écran de vérité. Elle joue le rôle de Juliette, la mère de Mellie. Le contraste avec son image habituelle est saisissant : elle incarne une mère désabusée, dure à cuire mais touchante. Son rôle, bien que secondaire, est totalement essentiel dans l’équilibre dramatique du récit. Elle apporte charme, réconfort, émotion et un certain mystère...<br /><br />Le film dure environ 120 minutes et est un mélange de thriller, de drame et de film policier, avec quelques accents anglo-saxons. La tension psychologique et les jeux d’acteurs font mouche : Marlène Jobert remporte le prix David du meilleur rôle féminin. L'année suivante, 1971 : Le Passager de la pluie s'offre un Golden Globe du meilleur film étranger. Annie Cordy peut remercier René Clément : son talent dramatique sera confirmé, l'année suivante, dans un autre film, Le Chat, aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret...<br /><br />Ah oui, dernier détail, la musique du Passager de la Pluie, signée Francis Lai]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68149904</guid><pubDate>Wed, 15 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68149904/331494_1970_annie_cordy_revele_son_talent_dramatique_dans_le_passager_de_la_pluie.mp3" length="8276158" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 janvier 1970. Happy Day pour René Clément. Le réalisateur a décidé de confier un rôle à Annie Cordy dans son nouveau film, Le Passager de la pluie. Particularité, c'est un drame, un film policier. Pas vraiment l'exercice dans lequel...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1970. Happy Day pour René Clément. Le réalisateur a décidé de confier un rôle à Annie Cordy dans son nouveau film, Le Passager de la pluie. Particularité, c'est un drame, un film policier. Pas vraiment l'exercice dans lequel on attend l'exubérante bruxelloise. Car, en 1970, Annie Cordy sur scène, ça donne ceci...<br /><br />La transition vers le film est compliquée. Il raconte l’histoire de Mélancolie Mau (surnommée Mellie et incarnée par Marlène Jobert). La jeune femme est mariée à Tony, un navigateur d’Air France souvent absent. Un soir, elle est agressée violemment chez elle par un inconnu qu’elle tue ensuite. Le lendemain, un mystérieux Américain, le colonel Harry Dobbs (campé par un certain Charles Bronson), la traque pour lui faire avouer ce meurtre. Bande annonce :<br /><br />Annie Cordy crève l'écran de vérité. Elle joue le rôle de Juliette, la mère de Mellie. Le contraste avec son image habituelle est saisissant : elle incarne une mère désabusée, dure à cuire mais touchante. Son rôle, bien que secondaire, est totalement essentiel dans l’équilibre dramatique du récit. Elle apporte charme, réconfort, émotion et un certain mystère...<br /><br />Le film dure environ 120 minutes et est un mélange de thriller, de drame et de film policier, avec quelques accents anglo-saxons. La tension psychologique et les jeux d’acteurs font mouche : Marlène Jobert remporte le prix David du meilleur rôle féminin. L'année suivante, 1971 : Le Passager de la pluie s'offre un Golden Globe du meilleur film étranger. Annie Cordy peut remercier René Clément : son talent dramatique sera confirmé, l'année suivante, dans un autre film, Le Chat, aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret...<br /><br />Ah oui, dernier détail, la musique du Passager de la Pluie, signée Francis Lai]]></itunes:summary><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c0809fffcdf880ad4fab0b3bf38f539c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1961 : Dick Rivers et les Chats Sauvages enflamment l’Ancienne Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1961-dick-rivers-et-les-chats-sauvages-enflamment-l-ancienne-belgique--68115885</link><description><![CDATA[Nous sommes le 11 novembre 1961. Happy Day pour les fans des Chats Sauvages. Leur concert à Bruxelles, c'est ce soir 19h30. Le groupe, emmené par Dick Rivers, vient de sortir un album chez Pathé-Marconi, qui comprend neuf titres, dont.... Est-ce que tu le sais...<br /><br />Sur son site, belge Jean Jième raconte qu'il apprend la venue du groupe via les journaux. Dick Rivers et les Chats vont se produire ce soir à l'Ancienne Belgique. Cet album n'est, à vrai dire, pas très original, puisque la plupart des titres sont des traductions, parfois assez brutes de décoffrage, de chansons anglaises et américaines. Mais voilà, ainsi va l'air du temps au début des années 60... On n'est pas vraiment sérieux... et on l'assume !<br /><br />En 1961, à peu près tout le monde marche dans la combine, sous le charme d'un chanteur méridional qui, comble du bonheur, est monté jusqu'à Bruxelles avec ses copains musiciens.<br /><br />Pour Jean Jième, qui était dans la salle ce soir-là, les Chats Sauvages sont des pionniers, des exemples à suivre. "Ils incarnent (dit-il) le modernisme et ouvrent une brèche à la jeunesse toute entière". Pour certains, Dick est un peu l'anti-Johnny, un peu trop loubard aux yeux de certains.<br /><br />Le concert démarre ce 11 novembre (oui oui, un 11 novembre !) et, non loin de là, les gendarmes veillent, en casque blanc, y compris dans la salle, histoire d'éviter toute forme de débordement.<br /><br />Ah oui, le clou du spectacle ce soir-là, c'est la première partie des Chats, on voit des trapézistes, des clowns, une chanteuse de charme et la Bertini troupe, pour des acrobaties sur cycles et à la bascule. Une heure de remplissage pour un concert qui démarrera finalement à 20h30 et grisera tout Bruxelles, sans le moindre débordement... enfin, presque... On n’est pas sérieux quand on a 18 ans…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68115885</guid><pubDate>Tue, 14 Oct 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68115885/331320_1961_dick_rivers_et_les_chats_sauvages_enflamment_l_ancienne_belgique.mp3" length="5976338" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 11 novembre 1961. Happy Day pour les fans des Chats Sauvages. Leur concert à Bruxelles, c'est ce soir 19h30. Le groupe, emmené par Dick Rivers, vient de sortir un album chez Pathé-Marconi, qui comprend neuf titres, dont.... Est-ce que...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 11 novembre 1961. Happy Day pour les fans des Chats Sauvages. Leur concert à Bruxelles, c'est ce soir 19h30. Le groupe, emmené par Dick Rivers, vient de sortir un album chez Pathé-Marconi, qui comprend neuf titres, dont.... Est-ce que tu le sais...<br /><br />Sur son site, belge Jean Jième raconte qu'il apprend la venue du groupe via les journaux. Dick Rivers et les Chats vont se produire ce soir à l'Ancienne Belgique. Cet album n'est, à vrai dire, pas très original, puisque la plupart des titres sont des traductions, parfois assez brutes de décoffrage, de chansons anglaises et américaines. Mais voilà, ainsi va l'air du temps au début des années 60... On n'est pas vraiment sérieux... et on l'assume !<br /><br />En 1961, à peu près tout le monde marche dans la combine, sous le charme d'un chanteur méridional qui, comble du bonheur, est monté jusqu'à Bruxelles avec ses copains musiciens.<br /><br />Pour Jean Jième, qui était dans la salle ce soir-là, les Chats Sauvages sont des pionniers, des exemples à suivre. "Ils incarnent (dit-il) le modernisme et ouvrent une brèche à la jeunesse toute entière". Pour certains, Dick est un peu l'anti-Johnny, un peu trop loubard aux yeux de certains.<br /><br />Le concert démarre ce 11 novembre (oui oui, un 11 novembre !) et, non loin de là, les gendarmes veillent, en casque blanc, y compris dans la salle, histoire d'éviter toute forme de débordement.<br /><br />Ah oui, le clou du spectacle ce soir-là, c'est la première partie des Chats, on voit des trapézistes, des clowns, une chanteuse de charme et la Bertini troupe, pour des acrobaties sur cycles et à la bascule. Une heure de remplissage pour un concert qui démarrera finalement à 20h30 et grisera tout Bruxelles, sans le moindre débordement... enfin, presque... On n’est pas sérieux quand on a 18 ans…]]></itunes:summary><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7d5bb87ea39b0ae03028e89ead7e91e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : Jacques Hustin, l’outsider belge face à Abba</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-jacques-hustin-l-outsider-belge-face-a-abba--68090114</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 avril 1974. Le Concours Eurovision de la chanson, dix-neuvième édition (on ne voit pas le temps passer) se déroule ce samedi à Brighton, au Royaume-Uni, dans la salle "The Dome".<br /><br />La présentation est assurée par Katie Boyle. L’émission est diffusée par la BBC, Abba va remporter la timbale, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse aujourd'hui. Allez, générique !<br /><br />Cette année, 17 pays participent. On l'a dit, la Suède va s'offrir la première place, l’Italie va terminer deuxième avec “Sì”, de Cinquetti. Et nos voisins des Pays-Bas vont arriver troisièmes avec “I See a Star” de Mouth &amp; MacNeal, groupe au look hippie et à la prestation colorée. Allez, on se rapproche de la Belgique, mais on fait une petite pause ce duo néerlandais, qui font un peu penser à Yoko Ono et John Lennon, mais en bord d'Escaut...<br /><br />Et nous dans tout ça ? En 1974, la RTB organise une sélection nationale pour choisir la chanson, mais l'interprète était déjà retenu en interne. Il s'appelle Jacques Hustin. La chanson est donc sélectionnée lors d'une finale nationale belge où toutes les chansons sont interprétées par Hustin lui-même. Difficile de faire le tri, mais c'est le morceau "Fleur de liberté" qui sera choisi par le public. Le chef d'orchestre pour la Belgique ce 6 avril 1974 est Pierre Chiffre, avec un petit look d'acteur de film érotique des années 70, moustache comprise. Allez, Jacques Hustin, c'est à vous !<br /><br />La participation belge à l'Eurovision 1974 à Londres ne va pas éclipser Abba, mais ce bon vieux Jacques Hustin va permettre au Royaume de se positionner dans la première moitié du classement final au neuvième rang.<br /><br />Démarre alors, pour le chanteur liégeois, en 1975, une carrière à la télévision belge, avec une série d’émissions, La guimbarde, où il accueillera ses amis musiciens et chanteurs. En 1988, fatigué de courir les routes, il va mettre un terme à sa carrière dans la chanson pour revenir à son premier amour, la peinture, fleur de liberté...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68090114</guid><pubDate>Mon, 13 Oct 2025 05:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68090114/331232_1974_jacques_hustin_l_outsider_belge_face_a_abba.mp3" length="13666787" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 avril 1974. Le Concours Eurovision de la chanson, dix-neuvième édition (on ne voit pas le temps passer) se déroule ce samedi à Brighton, au Royaume-Uni, dans la salle "The Dome".

La présentation est assurée par Katie Boyle....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 avril 1974. Le Concours Eurovision de la chanson, dix-neuvième édition (on ne voit pas le temps passer) se déroule ce samedi à Brighton, au Royaume-Uni, dans la salle "The Dome".<br /><br />La présentation est assurée par Katie Boyle. L’émission est diffusée par la BBC, Abba va remporter la timbale, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse aujourd'hui. Allez, générique !<br /><br />Cette année, 17 pays participent. On l'a dit, la Suède va s'offrir la première place, l’Italie va terminer deuxième avec “Sì”, de Cinquetti. Et nos voisins des Pays-Bas vont arriver troisièmes avec “I See a Star” de Mouth &amp; MacNeal, groupe au look hippie et à la prestation colorée. Allez, on se rapproche de la Belgique, mais on fait une petite pause ce duo néerlandais, qui font un peu penser à Yoko Ono et John Lennon, mais en bord d'Escaut...<br /><br />Et nous dans tout ça ? En 1974, la RTB organise une sélection nationale pour choisir la chanson, mais l'interprète était déjà retenu en interne. Il s'appelle Jacques Hustin. La chanson est donc sélectionnée lors d'une finale nationale belge où toutes les chansons sont interprétées par Hustin lui-même. Difficile de faire le tri, mais c'est le morceau "Fleur de liberté" qui sera choisi par le public. Le chef d'orchestre pour la Belgique ce 6 avril 1974 est Pierre Chiffre, avec un petit look d'acteur de film érotique des années 70, moustache comprise. Allez, Jacques Hustin, c'est à vous !<br /><br />La participation belge à l'Eurovision 1974 à Londres ne va pas éclipser Abba, mais ce bon vieux Jacques Hustin va permettre au Royaume de se positionner dans la première moitié du classement final au neuvième rang.<br /><br />Démarre alors, pour le chanteur liégeois, en 1975, une carrière à la télévision belge, avec une série d’émissions, La guimbarde, où il accueillera ses amis musiciens et chanteurs. En 1988, fatigué de courir les routes, il va mettre un terme à sa carrière dans la chanson pour revenir à son premier amour, la peinture, fleur de liberté...]]></itunes:summary><itunes:duration>342</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e67c623c26f63ffd0dc4eff801c23e29.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Adamo émeut avec son tango rétro et courtois</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-adamo-emeut-avec-son-tango-retro-et-courtois--68073796</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 juillet 1964. Happy day (sous pavillon Pathé) pour une jeune star montante de la scène musicale francophone. Il est belge et s'appelle Salvatore. Il a 21 ans et poursuit des études de journalisme. Il y a 4 ans, il a remporté un concours de chant organisé par Radio Luxembourg avec cette chanson…<br /><br />Les débuts ne sont pas simples. On lui reproche une voix bizarre. Certains vont jusqu'à utiliser l'adjectif désagréable. C'est grâce à Annie Cordy qu'il fait sa première télé. Le public, lui, n'a pas les mêmes appréhensions que les producteurs et les programmateurs radio.<br /><br />Les succès vont pouvoir s'enchaîner, notamment La Nuit, ou encore Tombe la neige et puis... une chanson en particulier. Une chanson écrite et composée entièrement par Adamo lui-même. C'est l’histoire d’un jeune garçon qui, lors d’une “boum” demande la permission au père d’inviter sa fille à danser, ce qui illustre (à merveille) les moeurs traditionnelles et un brin rétro de l'époque, teintées de timidité et de politesse.<br /><br />Les paroles sont un mélange d'élégance et de kitsch, ce qui est, en vérité, le reflet du style Adamo : doux et romantique, voire un brin conventionnel. Et bien justement, la musique est en cela originale, qu'elle est un tango, un rythme sensuel peu courant dans la chanson française de l'époque... sans doute que ses racines italiennes y sont pour quelque chose.... En pleine explosion yeye, la chanson restera perçue comme une illustration charmante de la jeunesse sage des années 60.<br /><br />Sorti en plein été 1964, le 45 tours connaît un succès à la fois inattendu et rapide. « Vous Permettez, Monsieur ? » atteint les premières places des classements en Belgique, évidemment, mais surtout en France. Il sera certifié disque d’or...<br /><br />Le disque original, pressé par Pathé Marconi, continue d'ailleurs d'être très très recherché par les collectionneurs...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68073796</guid><pubDate>Fri, 10 Oct 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68073796/331097_1964_adamo_emeut_avec_son_tango_retro_et_courtois.mp3" length="6861366" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 juillet 1964. Happy day (sous pavillon Pathé) pour une jeune star montante de la scène musicale francophone. Il est belge et s'appelle Salvatore. Il a 21 ans et poursuit des études de journalisme. Il y a 4 ans, il a remporté un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 juillet 1964. Happy day (sous pavillon Pathé) pour une jeune star montante de la scène musicale francophone. Il est belge et s'appelle Salvatore. Il a 21 ans et poursuit des études de journalisme. Il y a 4 ans, il a remporté un concours de chant organisé par Radio Luxembourg avec cette chanson…<br /><br />Les débuts ne sont pas simples. On lui reproche une voix bizarre. Certains vont jusqu'à utiliser l'adjectif désagréable. C'est grâce à Annie Cordy qu'il fait sa première télé. Le public, lui, n'a pas les mêmes appréhensions que les producteurs et les programmateurs radio.<br /><br />Les succès vont pouvoir s'enchaîner, notamment La Nuit, ou encore Tombe la neige et puis... une chanson en particulier. Une chanson écrite et composée entièrement par Adamo lui-même. C'est l’histoire d’un jeune garçon qui, lors d’une “boum” demande la permission au père d’inviter sa fille à danser, ce qui illustre (à merveille) les moeurs traditionnelles et un brin rétro de l'époque, teintées de timidité et de politesse.<br /><br />Les paroles sont un mélange d'élégance et de kitsch, ce qui est, en vérité, le reflet du style Adamo : doux et romantique, voire un brin conventionnel. Et bien justement, la musique est en cela originale, qu'elle est un tango, un rythme sensuel peu courant dans la chanson française de l'époque... sans doute que ses racines italiennes y sont pour quelque chose.... En pleine explosion yeye, la chanson restera perçue comme une illustration charmante de la jeunesse sage des années 60.<br /><br />Sorti en plein été 1964, le 45 tours connaît un succès à la fois inattendu et rapide. « Vous Permettez, Monsieur ? » atteint les premières places des classements en Belgique, évidemment, mais surtout en France. Il sera certifié disque d’or...<br /><br />Le disque original, pressé par Pathé Marconi, continue d'ailleurs d'être très très recherché par les collectionneurs...]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2b15e075dfebbf8714bffbaa1983d5b8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1961 : l’explosion du transistor change notre rapport à la radio</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1961-l-explosion-du-transistor-change-notre-rapport-a-la-radio--68073797</link><description><![CDATA[ Nous sommes en 1961. Happy day pour quelques grandes marques, dont Regency et Clarville : près de 2 millions de postes à transistors sont fabriqués en série en ce début d’année, soit 90% de la production totale des radios dans les foyers. Radios qui, jusqu'il y a peu, utilisaient encore des lampes...<br /><br />En 1961, l’invention du transistor n'est pas une nouveauté en soi. Elle est née en 1947 dans les laboratoires de Bell aux États-Unis. Le premier modèle commercial de radio portable à transistor est le Regency TR-1, lancé fin 1954 par Texas Instruments. Ce poste portable peut capter les ondes moyennes...<br /><br />Les ondes moyennes, AM pour les intimes, c'est vraiment ce qui révolutionne la manière d’écouter la radio et, surtout, la rend accessible hors du domicile, même si son prix est encore élevé.<br /><br />Dans les années 1960, la technologie s’améliore rapidement, les postes deviennent plus petits, plus légers, plus abordables. Elles sont alimentées par des piles (qui sont moins coûteuses), ce qui permet une adoption massive en Amérique, mais aussi chez nous.<br /><br />Fin des années 50-début 60, les radios à lampes disparaissent au profit quasi-total des fameux postes à transistor. Avec une nouvelle capacité, elles peuvent capter les ondes en modulation de fréquence. Ce sont les débuts de la FM ! Avec... une autre nouveauté de taille, la stéréo !<br /><br />Ce jingle est celui de la KRLA, une radio dont le slogan est tout trouvé : "The Beatles sound better on KRLA". Traduction, "la musique des Beatles est plus agréable à écouter sur cette radio".<br /><br />L'air de rien, de la lampe au transistor, il y a un monde. Cette invention change profondément les habitudes d’écoute, avec notamment la liberté de déplacement, ce qui va favoriser l’écoute en extérieur ou lors des déplacements.<br /><br />Le transistor symbolise aussi la modernité et la miniaturisation, grâce notamment à une baisse rapide des prix et à la multiplication des fabricants et des modèles.... qui permettront même d'adapter le transistor aux radios dans les voitures.<br /><br />C'est parti pour ère nouvelle, fait de rock, de pop et bien entendu, chez nous, de yéyés... qui se font une place notamment sur Europe numéro 1...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68073797</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68073797/331098_1961_l_explosion_du_transistor_change_notre_rapport_a_la_radio.mp3" length="7093334" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle> Nous sommes en 1961. Happy day pour quelques grandes marques, dont Regency et Clarville : près de 2 millions de postes à transistors sont fabriqués en série en ce début d’année, soit 90% de la production totale des radios dans les foyers. Radios qui,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[ Nous sommes en 1961. Happy day pour quelques grandes marques, dont Regency et Clarville : près de 2 millions de postes à transistors sont fabriqués en série en ce début d’année, soit 90% de la production totale des radios dans les foyers. Radios qui, jusqu'il y a peu, utilisaient encore des lampes...<br /><br />En 1961, l’invention du transistor n'est pas une nouveauté en soi. Elle est née en 1947 dans les laboratoires de Bell aux États-Unis. Le premier modèle commercial de radio portable à transistor est le Regency TR-1, lancé fin 1954 par Texas Instruments. Ce poste portable peut capter les ondes moyennes...<br /><br />Les ondes moyennes, AM pour les intimes, c'est vraiment ce qui révolutionne la manière d’écouter la radio et, surtout, la rend accessible hors du domicile, même si son prix est encore élevé.<br /><br />Dans les années 1960, la technologie s’améliore rapidement, les postes deviennent plus petits, plus légers, plus abordables. Elles sont alimentées par des piles (qui sont moins coûteuses), ce qui permet une adoption massive en Amérique, mais aussi chez nous.<br /><br />Fin des années 50-début 60, les radios à lampes disparaissent au profit quasi-total des fameux postes à transistor. Avec une nouvelle capacité, elles peuvent capter les ondes en modulation de fréquence. Ce sont les débuts de la FM ! Avec... une autre nouveauté de taille, la stéréo !<br /><br />Ce jingle est celui de la KRLA, une radio dont le slogan est tout trouvé : "The Beatles sound better on KRLA". Traduction, "la musique des Beatles est plus agréable à écouter sur cette radio".<br /><br />L'air de rien, de la lampe au transistor, il y a un monde. Cette invention change profondément les habitudes d’écoute, avec notamment la liberté de déplacement, ce qui va favoriser l’écoute en extérieur ou lors des déplacements.<br /><br />Le transistor symbolise aussi la modernité et la miniaturisation, grâce notamment à une baisse rapide des prix et à la multiplication des fabricants et des modèles.... qui permettront même d'adapter le transistor aux radios dans les voitures.<br /><br />C'est parti pour ère nouvelle, fait de rock, de pop et bien entendu, chez nous, de yéyés... qui se font une place notamment sur Europe numéro 1...]]></itunes:summary><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d9f978e29f986ce56817f8755553a137.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : Brel devient François Pignon dans « L’Emmerdeur »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-brel-devient-francois-pignon-dans-l-emmerdeur--68075702</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 septembre 1973. Happy day dans les cinémas de Belgique. Le Grand Jacques est à l'affiche d'un nouveau film. C'est la cohue dans les salles, pour une bonne raison : Brel partage l'affiche avec Lino Ventura dans une comédie franco-italienne inspirée par une pièce de théâtre de Francis Veber. L'affiche ne fait pas dans la dentelle, le titre du film, c'est l'Emmerdeur. Générique signé Jacques Brel et François Rauber...<br /><br />C'est l'histoire de Ralph Milan (incarné par Lino Ventura). Il doit assassiner un témoin dans un hôtel à Montpellier. Son voisin de chambre, François Pignon (incarné par Jacques Brel), tente de se suicider à cause d’une dépression amoureuse. Il provoque alors des incidents divers (dont une inondation).<br /><br />Tout cela empêche Milan de mener à bien son contrat. La cohabitation forcée des deux hommes et leurs interactions transforment le scénario de vaudeville en comédie à la fois noire et burlesque, avec un huis clos centré sur leurs oppositions et des mésaventures en cascade.<br /><br />C'est aussi un film tendre, parfois glaçant...<br /><br />Le film signe la première apparition cinématographique du personnage de François Pignon, personnage qui restera clé des œuvres de Francis Veber. Le public est conquis, la performance de Brel est tellement convaincante qu'elle fait oublier son image de chanteur.<br /><br />Son personnage est à la fois pathétique et drôle, utilisant son expressivité physique et son jeu de corps pour rendre François Pignon attachant et grotesque à la fois. Il y a du Pierre Richard dans l'air.<br /><br />Le film a rencontré un succès important, avec plus de 3,5 millions d’entrées en France et en Belgique. "L'emmerdeur" sera rapidement considéré comme un classique de la comédie française des années 70. Mais, surtout, et personne ne le sait alors, ce sera le dernier grand rôle de Brel au cinéma avant sa mort en 1978.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68075702</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68075702/331125_1973_brel_devient_francois_pignon_dans_l_emmerdeur.mp3" length="6468485" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 septembre 1973. Happy day dans les cinémas de Belgique. Le Grand Jacques est à l'affiche d'un nouveau film. C'est la cohue dans les salles, pour une bonne raison : Brel partage l'affiche avec Lino Ventura dans une comédie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 septembre 1973. Happy day dans les cinémas de Belgique. Le Grand Jacques est à l'affiche d'un nouveau film. C'est la cohue dans les salles, pour une bonne raison : Brel partage l'affiche avec Lino Ventura dans une comédie franco-italienne inspirée par une pièce de théâtre de Francis Veber. L'affiche ne fait pas dans la dentelle, le titre du film, c'est l'Emmerdeur. Générique signé Jacques Brel et François Rauber...<br /><br />C'est l'histoire de Ralph Milan (incarné par Lino Ventura). Il doit assassiner un témoin dans un hôtel à Montpellier. Son voisin de chambre, François Pignon (incarné par Jacques Brel), tente de se suicider à cause d’une dépression amoureuse. Il provoque alors des incidents divers (dont une inondation).<br /><br />Tout cela empêche Milan de mener à bien son contrat. La cohabitation forcée des deux hommes et leurs interactions transforment le scénario de vaudeville en comédie à la fois noire et burlesque, avec un huis clos centré sur leurs oppositions et des mésaventures en cascade.<br /><br />C'est aussi un film tendre, parfois glaçant...<br /><br />Le film signe la première apparition cinématographique du personnage de François Pignon, personnage qui restera clé des œuvres de Francis Veber. Le public est conquis, la performance de Brel est tellement convaincante qu'elle fait oublier son image de chanteur.<br /><br />Son personnage est à la fois pathétique et drôle, utilisant son expressivité physique et son jeu de corps pour rendre François Pignon attachant et grotesque à la fois. Il y a du Pierre Richard dans l'air.<br /><br />Le film a rencontré un succès important, avec plus de 3,5 millions d’entrées en France et en Belgique. "L'emmerdeur" sera rapidement considéré comme un classique de la comédie française des années 70. Mais, surtout, et personne ne le sait alors, ce sera le dernier grand rôle de Brel au cinéma avant sa mort en 1978.]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/61832d58075c3f5049f221c314b2e0d1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : Herbert Léonard révèle sa voix avec son 1er tube</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-herbert-leonard-revele-sa-voix-avec-son-1er-tube--68043843</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 avril 1968. Happy Day pour un tout jeune chanteur de 23 ans venu de Strasbourg conquérir Paris. Sur le plateau d'une émission de variété, il s'approprie, pour le plaisir, avec un grand orchestre, une chanson américaine de Gene Pitney qui est dans toutes les oreilles depuis sa sortie en septembre 1967.<br /><br />Ce tube, c'est “Something’s Gotten Hold of My Heart”. Traduction : quelque chose a pris le contrôle de mon cœur...<br /><br />Numéro 1 au Royaume-Uni, le titre est prêt pour l'exportation et la traduction. Ce qui est intéressant, c'est que cette chanson va débarquer en Europe avec une première étape, l'Italie. Là-bas, elle a pour titre "Uomo non sai". Traduction (un brin plus éloignée de la version originale) : « Toi, homme, tu ne sais pas ».<br /><br />Ce que vous allez entendre, c'est bien la voix de Gene Pitney, mais en italien..<br /><br />Bon, après Londres, après San Remo, direction Paris. C'est le printemps et la version française est prête. Ce sera “Quelque chose tient mon cœur”. Et le chanteur qui hérite de cette adaptation s'appelle Herbert Léonard, avec des paroles locales écrites par Ralph Bernet.<br /><br />Elle sort en mars 1968 et devient sa première grande réussite, avec (je le disais), un passage télé TRES remarqué. Herbert profite d'une orchestration signée Raymond Lefèvre. Guy Lux présente le jeune Strasbourgeois. Certes, il est un peu nerveux, mais globalement, c'est déjà très convaincant...<br /><br />La télévision fait son travail. Ce n’est pas encore lpuissance et gloire, mais Herbert Léonard est désormais CONNU du grand public, grâce à cette chanson déjà très populaire. D'ailleurs, Herbert va faire des émules, puisque le titre sera repris par Vicky Leandros et Richard Anthony.<br /><br />Il n'en faut pas moins pour créer un premier album, de 12 titres, là encore sous la bannière magique "Quelque chose tient mon cœur". Il participera, l'année suivante, à la tournée de Sylvie Vartan avant un grave accident de voiture, qui mettra sa carrière en suspens durant plusieurs années....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68043843</guid><pubDate>Tue, 07 Oct 2025 09:03:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68043843/330929_1968_herbert_leonard_revele_sa_voix_avec_son_1er_tube.mp3" length="7230215" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 avril 1968. Happy Day pour un tout jeune chanteur de 23 ans venu de Strasbourg conquérir Paris. Sur le plateau d'une émission de variété, il s'approprie, pour le plaisir, avec un grand orchestre, une chanson américaine de Gene Pitney...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 avril 1968. Happy Day pour un tout jeune chanteur de 23 ans venu de Strasbourg conquérir Paris. Sur le plateau d'une émission de variété, il s'approprie, pour le plaisir, avec un grand orchestre, une chanson américaine de Gene Pitney qui est dans toutes les oreilles depuis sa sortie en septembre 1967.<br /><br />Ce tube, c'est “Something’s Gotten Hold of My Heart”. Traduction : quelque chose a pris le contrôle de mon cœur...<br /><br />Numéro 1 au Royaume-Uni, le titre est prêt pour l'exportation et la traduction. Ce qui est intéressant, c'est que cette chanson va débarquer en Europe avec une première étape, l'Italie. Là-bas, elle a pour titre "Uomo non sai". Traduction (un brin plus éloignée de la version originale) : « Toi, homme, tu ne sais pas ».<br /><br />Ce que vous allez entendre, c'est bien la voix de Gene Pitney, mais en italien..<br /><br />Bon, après Londres, après San Remo, direction Paris. C'est le printemps et la version française est prête. Ce sera “Quelque chose tient mon cœur”. Et le chanteur qui hérite de cette adaptation s'appelle Herbert Léonard, avec des paroles locales écrites par Ralph Bernet.<br /><br />Elle sort en mars 1968 et devient sa première grande réussite, avec (je le disais), un passage télé TRES remarqué. Herbert profite d'une orchestration signée Raymond Lefèvre. Guy Lux présente le jeune Strasbourgeois. Certes, il est un peu nerveux, mais globalement, c'est déjà très convaincant...<br /><br />La télévision fait son travail. Ce n’est pas encore lpuissance et gloire, mais Herbert Léonard est désormais CONNU du grand public, grâce à cette chanson déjà très populaire. D'ailleurs, Herbert va faire des émules, puisque le titre sera repris par Vicky Leandros et Richard Anthony.<br /><br />Il n'en faut pas moins pour créer un premier album, de 12 titres, là encore sous la bannière magique "Quelque chose tient mon cœur". Il participera, l'année suivante, à la tournée de Sylvie Vartan avant un grave accident de voiture, qui mettra sa carrière en suspens durant plusieurs années....]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/48cb1dad3a5fefc87053d3e792bc1c12.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Claude François conquiert les USA avec « My Boy »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-claude-francois-conquiert-les-usa-avec-my-boy--68028684</link><description><![CDATA[1970 : "My boy", le 2e succès international de Claude François<br /><br />Nous sommes en décembre 1970. Un titre de Claude François va réussir un pari a priori impossible. Devenir sa 2e chanson à embrasser une carrière internationale. Elle figure sur l'album "Si douce à mon souvenir". Son titre : "Parce que je t'aime mon enfant".<br /><br />La question qui enflamme le public à l'époque est la suivante : cette histoire est-elle inspirée par la naissance de son premier fils, Claude François Junior, deux ans plus tôt, le 8 juillet 1968 ?<br /><br />Réponse : pas vraiment. Notamment parce cette naissance a été très discrète, gardée secrète pendant plusieurs mois pour protéger la famille et (surtout) l’image du chanteur.<br /><br />En réalité, la vérité est plus simple. La chanson a été coécrite avec Yves Desca. Et si elle aborde la thématique universelle de l’amour paternel, il ne faut y voir aucun lien biographique explicite...<br /><br />Quelques mois plus tard, la chanson vient aux oreilles des Américains. L'histoire est moins spectaculaire que pour "My Way", mais c'est tout de même une belle aventure.<br /><br />On reprochait à Cloclo d'avoir eu un coup de chance, mais avec "Parce que je t'aime mon enfant", il va prouver le contraire.<br /><br />Le titre français est adapté en anglais par Bill Martin et Phil Coulter. C'est l'acteur irlandais Richard Harris qui s’en empare en 1971.... quelques mois après le succès du film "A Man Called Horse (Un homme nommé cheval)"....<br /><br />On s'arrête là ? Non, évidemment. Avec un peu de patience, début 1973, le happy day fait coup triple : Claude François va séduire, pour la seconde fois, un certain Elvis Presley.<br /><br />Curieusement, ce titre sera plus populaire au Royaume-Uni qu'en Amérique du Nord. Il va toutefois revenir en Europe par la grande porte... Elvis va carrément s'approprier la chanson de Cloclo, faisant oublier Richard Harris aux oreilles des anglo-saxons. Il sera même ré-enregistré pour son album "Good Times" et deviendra l'une de ses chansons favorites en concert...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68028684</guid><pubDate>Mon, 06 Oct 2025 09:26:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68028684/330804_1970_claude_francois_conquiert_les_usa_avec_my_boy.mp3" length="6844648" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1970 : "My boy", le 2e succès international de Claude François

Nous sommes en décembre 1970. Un titre de Claude François va réussir un pari a priori impossible. Devenir sa 2e chanson à embrasser une carrière internationale. Elle figure sur l'album...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1970 : "My boy", le 2e succès international de Claude François<br /><br />Nous sommes en décembre 1970. Un titre de Claude François va réussir un pari a priori impossible. Devenir sa 2e chanson à embrasser une carrière internationale. Elle figure sur l'album "Si douce à mon souvenir". Son titre : "Parce que je t'aime mon enfant".<br /><br />La question qui enflamme le public à l'époque est la suivante : cette histoire est-elle inspirée par la naissance de son premier fils, Claude François Junior, deux ans plus tôt, le 8 juillet 1968 ?<br /><br />Réponse : pas vraiment. Notamment parce cette naissance a été très discrète, gardée secrète pendant plusieurs mois pour protéger la famille et (surtout) l’image du chanteur.<br /><br />En réalité, la vérité est plus simple. La chanson a été coécrite avec Yves Desca. Et si elle aborde la thématique universelle de l’amour paternel, il ne faut y voir aucun lien biographique explicite...<br /><br />Quelques mois plus tard, la chanson vient aux oreilles des Américains. L'histoire est moins spectaculaire que pour "My Way", mais c'est tout de même une belle aventure.<br /><br />On reprochait à Cloclo d'avoir eu un coup de chance, mais avec "Parce que je t'aime mon enfant", il va prouver le contraire.<br /><br />Le titre français est adapté en anglais par Bill Martin et Phil Coulter. C'est l'acteur irlandais Richard Harris qui s’en empare en 1971.... quelques mois après le succès du film "A Man Called Horse (Un homme nommé cheval)"....<br /><br />On s'arrête là ? Non, évidemment. Avec un peu de patience, début 1973, le happy day fait coup triple : Claude François va séduire, pour la seconde fois, un certain Elvis Presley.<br /><br />Curieusement, ce titre sera plus populaire au Royaume-Uni qu'en Amérique du Nord. Il va toutefois revenir en Europe par la grande porte... Elvis va carrément s'approprier la chanson de Cloclo, faisant oublier Richard Harris aux oreilles des anglo-saxons. Il sera même ré-enregistré pour son album "Good Times" et deviendra l'une de ses chansons favorites en concert...]]></itunes:summary><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/db2f34b175a1299fd86d1050b2f6cddf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Pulsar, la première montre digitale voit le jour</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-pulsar-la-premiere-montre-digitale-voit-le-jour--67964348</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 mai 1970. Happy Day pour un horloger américain fondé en Pennsylvanie en 1892. Tous les projecteurs sont braqués sur l'annonce d'une petite révolution dans le domaine. Hamilton s'apprête à dévoiler une invention absolument géniale. C'est la toute première montre à affichage numérique. Son nom, Pulsar.<br /><br />La publicité télé (vous l’avez entendu) ne lésine pas sur les nouveautés apportées par cette montre. On peut changer d'heure si on voyage. On peut plonger avec elle. On peut faire du sport. On peut même connaître le jour et le mois. Elle résiste aux chocs. Pas besoin de la nettoyer. De la faire réviser. Non, tout est magique. Tout est là.<br /><br />La Pulsar amorce l’ère des montres électroniques. Elle propose une vision radicalement futuriste du temps qui passe. Et le succès est au rendez-vous. Plus de 10 000 montres vendues par mois à son lancement.<br /><br />Son prix n'est pourtant pas à la portée du premier venu. Elle vaut 1500 dollars américains. Ce qui représenterait aujourd'hui plus de 10 mille euros. C'est un objet de luxe réservé à l’élite high-tech. La Pulsar est portée par des stars comme Elvis Presley, Elton John, Keith Richards, Jack Nicholson. Elle sera même immortalisée par James Bond dans le film Dr. No...<br /><br />Au fil des années, la montre Pulsar va évoluer. En 1972, la marque lance le modèle Pulsar P1, en or 18 carats. Son prix est l’équivalent d’une voiture familiale. En 1973, place au modèle Pulsar P2 en acier, au design plus arrondi et plus accessible. C'est LUI qui va rencontrer un succès mondial et placer la marque Hamilton au poignet des Belges. Le tarif : 450 $, c'est-à-dire 17 mille francs belges en 1973.<br /><br />La montre P3 sera, elle aussi, portée par un autre James Bond, Roger Moore dans "Live and Let Die".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67964348</guid><pubDate>Fri, 03 Oct 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67964348/330613_1970_pulsar_la_premiere_montre_digitale_voit_le_jour.mp3" length="6257415" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 mai 1970. Happy Day pour un horloger américain fondé en Pennsylvanie en 1892. Tous les projecteurs sont braqués sur l'annonce d'une petite révolution dans le domaine. Hamilton s'apprête à dévoiler une invention absolument géniale....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 mai 1970. Happy Day pour un horloger américain fondé en Pennsylvanie en 1892. Tous les projecteurs sont braqués sur l'annonce d'une petite révolution dans le domaine. Hamilton s'apprête à dévoiler une invention absolument géniale. C'est la toute première montre à affichage numérique. Son nom, Pulsar.<br /><br />La publicité télé (vous l’avez entendu) ne lésine pas sur les nouveautés apportées par cette montre. On peut changer d'heure si on voyage. On peut plonger avec elle. On peut faire du sport. On peut même connaître le jour et le mois. Elle résiste aux chocs. Pas besoin de la nettoyer. De la faire réviser. Non, tout est magique. Tout est là.<br /><br />La Pulsar amorce l’ère des montres électroniques. Elle propose une vision radicalement futuriste du temps qui passe. Et le succès est au rendez-vous. Plus de 10 000 montres vendues par mois à son lancement.<br /><br />Son prix n'est pourtant pas à la portée du premier venu. Elle vaut 1500 dollars américains. Ce qui représenterait aujourd'hui plus de 10 mille euros. C'est un objet de luxe réservé à l’élite high-tech. La Pulsar est portée par des stars comme Elvis Presley, Elton John, Keith Richards, Jack Nicholson. Elle sera même immortalisée par James Bond dans le film Dr. No...<br /><br />Au fil des années, la montre Pulsar va évoluer. En 1972, la marque lance le modèle Pulsar P1, en or 18 carats. Son prix est l’équivalent d’une voiture familiale. En 1973, place au modèle Pulsar P2 en acier, au design plus arrondi et plus accessible. C'est LUI qui va rencontrer un succès mondial et placer la marque Hamilton au poignet des Belges. Le tarif : 450 $, c'est-à-dire 17 mille francs belges en 1973.<br /><br />La montre P3 sera, elle aussi, portée par un autre James Bond, Roger Moore dans "Live and Let Die".]]></itunes:summary><itunes:duration>157</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : Catherine Deneuve rayonne dans « Peau d’Âne » en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-catherine-deneuve-rayonne-dans-peau-d-ane-en-belgique--67964349</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 février 1971. Happy day dans les salles obscures de la capitale : un film sorti fin décembre à Paris est diffusé pour la première fois devant le public belge. C'est un film féerique signé Jacques Demy, un film dramatique et léger à la fois, qui unit dans son lit Jean Marais et Catherine Deneuve... Bande-annonce, en musique.<br /><br />Peau d'âne, c'est le titre choisi par Jacques Demy pour ne pas trop s’écarter de son inspiration. L'histoire est celle d'une princesse (Catherine Deneuve) qui, pour échapper au projet incestueux de son père (Jean Marais), se réfugie sous une peau d’âne magique, suivant les conseils de sa marraine, la Fée des Lilas (incarnée par Delphine Seyrig). Dans ce film, il y a aussi un Prince, Jacques Perrin. Et une Reine Rouge, Micheline Presle.<br /><br />Ce conte immoral, sous des aspects de fable colorée, aborde avec subtilité les tabous et la difficulté de l’émancipation, tout en s’appuyant sur une esthétique de féerie psychédélique et des décors spectaculaires. Mais aussi, on l'a compris, EN chanson.<br /><br />En 1971, "Peau d’Âne" coche toutes les cases. Il est considéré comme le film le plus féerique de Jacques Demy, applaudi pour son esthétique pop art, ses costumes plutôt extravagants et sa poésie.<br /><br />Mais il devient SURTOUT une référence pour les adaptations de contes, tant pour enfants que pour adultes. Et puis, il y a la musique. Elle est confiée à Michel Legrand, qui va LUI AUSSI grandement participer à la magie noire du film. Une chanson, notamment, AMOUR AMOUR...<br /><br />La musique de Michel Legrand combine, elle aussi, lyrisme, second degré et légèreté, renforçant l’univers poétique de ce film inspiré d'un conte populaire attribué à Charles Perrault. L'histoire d'une princesse forcée d'épouser son père, fuyant son royaume en se dissimulant sous une peau d'âne, mais avec des codes de 1970.<br /><br />Le film va traverser les époques. Il sera restauré en 2003 sous la supervision d'Agnès Varda, compagne du réalisateur. Peau d’âne sera également adapté sur scène, au théâtre, beaucoup plus tard, en 2018.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67964349</guid><pubDate>Thu, 02 Oct 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67964349/330614_1971_catherine_deneuve_rayonne_dans_peau_d_ane_en_belgique.mp3" length="7131995" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 février 1971. Happy day dans les salles obscures de la capitale : un film sorti fin décembre à Paris est diffusé pour la première fois devant le public belge. C'est un film féerique signé Jacques Demy, un film dramatique et léger à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 février 1971. Happy day dans les salles obscures de la capitale : un film sorti fin décembre à Paris est diffusé pour la première fois devant le public belge. C'est un film féerique signé Jacques Demy, un film dramatique et léger à la fois, qui unit dans son lit Jean Marais et Catherine Deneuve... Bande-annonce, en musique.<br /><br />Peau d'âne, c'est le titre choisi par Jacques Demy pour ne pas trop s’écarter de son inspiration. L'histoire est celle d'une princesse (Catherine Deneuve) qui, pour échapper au projet incestueux de son père (Jean Marais), se réfugie sous une peau d’âne magique, suivant les conseils de sa marraine, la Fée des Lilas (incarnée par Delphine Seyrig). Dans ce film, il y a aussi un Prince, Jacques Perrin. Et une Reine Rouge, Micheline Presle.<br /><br />Ce conte immoral, sous des aspects de fable colorée, aborde avec subtilité les tabous et la difficulté de l’émancipation, tout en s’appuyant sur une esthétique de féerie psychédélique et des décors spectaculaires. Mais aussi, on l'a compris, EN chanson.<br /><br />En 1971, "Peau d’Âne" coche toutes les cases. Il est considéré comme le film le plus féerique de Jacques Demy, applaudi pour son esthétique pop art, ses costumes plutôt extravagants et sa poésie.<br /><br />Mais il devient SURTOUT une référence pour les adaptations de contes, tant pour enfants que pour adultes. Et puis, il y a la musique. Elle est confiée à Michel Legrand, qui va LUI AUSSI grandement participer à la magie noire du film. Une chanson, notamment, AMOUR AMOUR...<br /><br />La musique de Michel Legrand combine, elle aussi, lyrisme, second degré et légèreté, renforçant l’univers poétique de ce film inspiré d'un conte populaire attribué à Charles Perrault. L'histoire d'une princesse forcée d'épouser son père, fuyant son royaume en se dissimulant sous une peau d'âne, mais avec des codes de 1970.<br /><br />Le film va traverser les époques. Il sera restauré en 2003 sous la supervision d'Agnès Varda, compagne du réalisateur. Peau d’âne sera également adapté sur scène, au théâtre, beaucoup plus tard, en 2018.]]></itunes:summary><itunes:duration>179</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f1b94ee4d7ea641511b09dac95a32173.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Juliette Gréco touche avec « Un petit poisson, un petit oiseau »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-juliette-greco-touche-avec-un-petit-poisson-un-petit-oiseau--67964350</link><description><![CDATA[Nous sommes début juin 1966. Un disque enregistré un mois plus tôt va accrocher toutes les oreilles, tout l'été. Cette chanson, on la doit à Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois. Un duo très recherché au milieu des années 60, à qui on doit notamment un titre qui colle désormais à la peau de Brigitte Bardot... La Madrague.<br /><br />Rivière et Bourgeois proposent la chanson à Juliette Greco. Elle est simple. 1 minute 50 où est décrit, avec poésie, l'impossible amour entre un oiseau et un poisson. Mais, ne pas s'y méprendre. Le ton est faussement gai ; derrière ce texte léger et presque enfantin, on peut lire une réflexion sur la différence et l’impossible rencontre. Ce qui a parfois amené à l’interpréter comme une allégorie de l’amour impossible, voire une métaphore de l’amour homosexuel. Au fond, le secret n'a jamais été dévoilé.<br /><br />À bien y réfléchir, quand lit les paroles, on peut en effet se poser plein de questions...<br /><br />Tiens, on n'a pas parlé de l'accueil de Juliette Gréco. Lorsqu'elle reçoit la chanson, elle est séduite. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que ce fameux texte n'était pas vraiment la priorité des compositeurs.<br /><br />À vrai dire, ils n'y croient pas beaucoup. C'est après l'enregistrement en mai 66 que le charme opère. Le disque est un succès public et critique ; il est aussi perçu comme une chanson douce ou une forme de "concession" à la fantaisie pop ambiante.<br /><br />"Un petit poisson, un petit oiseau" fait l’objet d’analyses littéraires et sociologiques autour du thème des amours contrariés. Bref, Greco réussit à faire le grand écart entre la pop sans prétention et la philosophie.<br /><br />Quinze années après avoir usé d'une autre métaphore animalière, "La Fourmi", sur un poème de Robert Desnos, cette histoire terre et mer de 110 secondes va devenir, en quelques années, l'un de ses plus grands succès....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67964350</guid><pubDate>Wed, 01 Oct 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67964350/330615_1966_juliette_greco_touche_avec_un_petit_poisson_un_petit_oiseau.mp3" length="6607456" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début juin 1966. Un disque enregistré un mois plus tôt va accrocher toutes les oreilles, tout l'été. Cette chanson, on la doit à Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois. Un duo très recherché au milieu des années 60, à qui on doit notamment...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début juin 1966. Un disque enregistré un mois plus tôt va accrocher toutes les oreilles, tout l'été. Cette chanson, on la doit à Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois. Un duo très recherché au milieu des années 60, à qui on doit notamment un titre qui colle désormais à la peau de Brigitte Bardot... La Madrague.<br /><br />Rivière et Bourgeois proposent la chanson à Juliette Greco. Elle est simple. 1 minute 50 où est décrit, avec poésie, l'impossible amour entre un oiseau et un poisson. Mais, ne pas s'y méprendre. Le ton est faussement gai ; derrière ce texte léger et presque enfantin, on peut lire une réflexion sur la différence et l’impossible rencontre. Ce qui a parfois amené à l’interpréter comme une allégorie de l’amour impossible, voire une métaphore de l’amour homosexuel. Au fond, le secret n'a jamais été dévoilé.<br /><br />À bien y réfléchir, quand lit les paroles, on peut en effet se poser plein de questions...<br /><br />Tiens, on n'a pas parlé de l'accueil de Juliette Gréco. Lorsqu'elle reçoit la chanson, elle est séduite. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que ce fameux texte n'était pas vraiment la priorité des compositeurs.<br /><br />À vrai dire, ils n'y croient pas beaucoup. C'est après l'enregistrement en mai 66 que le charme opère. Le disque est un succès public et critique ; il est aussi perçu comme une chanson douce ou une forme de "concession" à la fantaisie pop ambiante.<br /><br />"Un petit poisson, un petit oiseau" fait l’objet d’analyses littéraires et sociologiques autour du thème des amours contrariés. Bref, Greco réussit à faire le grand écart entre la pop sans prétention et la philosophie.<br /><br />Quinze années après avoir usé d'une autre métaphore animalière, "La Fourmi", sur un poème de Robert Desnos, cette histoire terre et mer de 110 secondes va devenir, en quelques années, l'un de ses plus grands succès....]]></itunes:summary><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0c0cb85fc367a90555f8a150ba102967.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : John Denver devient mondial avec « Take Me Home, Country Roads »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-john-denver-devient-mondial-avec-take-me-home-country-roads--67936635</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour John Denver. Ce chanteur country s’approprie une chanson destinée, au départ, à Johnny Cash.<br /><br />Elle est écrite fin 1970 par Bill Danoff, Taffy Nivert (qui formaient alors le duo Fat City) et John Denver lui-même.<br /><br />La chanson est jouée pour la première fois en public le 30 décembre 1970 à Georgetown, Washington, où John Denver chante en s’aidant de paroles collées au pupitre. Une nuit, ils en parlent à trois et décident finalement de ne pas jouer la carte Johnny Cash. Ce sera Denver lui-même qui va l'enregistrer en studio. Avril 1971 arrive, avec l’album de Denver "Poems, Prayers &amp; Promises" chez RCA. Le single qui va porter cet album, c'est "Country Roads". Quelques accords de guitare suffisent, la bombe est lancée...<br /><br />En fait, cette chanson a deux titres. Un court (Country Roads), qui fera école. Mais au départ, c'est "Take me home, country roads". Traduction : "Ramenez-moi à la maison, routes de campagne".<br /><br />Le morceau véhicule une forte nostalgie et un idéal du retour aux sources, porté par un refrain sans ambiguïté. Plus étonnant, par contre, aucun des auteurs n’a jamais mis les pieds en Virginie e avant la sortie du titre. L’inspiration réelle provient d’une route sinueuse du Maryland, mais « West Virginia » sonnait mieux à l’oreille pour le refrain.<br /><br />Partout où il passe, notamment sur les plateaux télé, c'est un TRIOMPHE... quelques semaines après sa sortie, les paroles de la chanson sont déjà reprises par le public...<br /><br />C'est un incroyable succès mondial. Numéro 2 aux Etats-Unis et disque d'or partout dans le monde. C'est LE TITRE qui va lancer la carrière internationale de John Denver. Il deviendra l'hymne non officiel de la Virginie Occidentale en 2014.<br /><br />C'est aussi l’un des titres les plus repris de tous les temps, dans plus de 19 langues, interprété par plus de 150 artistes. Ca fait, l’air de rien, beaucoup de droits d’auteur.<br /><br />Tout cela n'aurait POURTANT pas été possible avec les paroles originales qui évoquaient des femmes nues, « un chien Poncho qui mangeait de la glace » ou « des hommes qui ressemblaient au Christ ». Paroles qui furent écartées lors de la finalisation du texte pour la version radio... avec le succès qu'on sait…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67936635</guid><pubDate>Tue, 30 Sep 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67936635/330482_1971_john_denver_devient_mondial_avec_take_me_home_country_roads.mp3" length="7709823" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour John Denver. Ce chanteur country s’approprie une chanson destinée, au départ, à Johnny Cash.

Elle est écrite fin 1970 par Bill Danoff, Taffy Nivert (qui formaient alors le duo Fat City) et John Denver...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour John Denver. Ce chanteur country s’approprie une chanson destinée, au départ, à Johnny Cash.<br /><br />Elle est écrite fin 1970 par Bill Danoff, Taffy Nivert (qui formaient alors le duo Fat City) et John Denver lui-même.<br /><br />La chanson est jouée pour la première fois en public le 30 décembre 1970 à Georgetown, Washington, où John Denver chante en s’aidant de paroles collées au pupitre. Une nuit, ils en parlent à trois et décident finalement de ne pas jouer la carte Johnny Cash. Ce sera Denver lui-même qui va l'enregistrer en studio. Avril 1971 arrive, avec l’album de Denver "Poems, Prayers &amp; Promises" chez RCA. Le single qui va porter cet album, c'est "Country Roads". Quelques accords de guitare suffisent, la bombe est lancée...<br /><br />En fait, cette chanson a deux titres. Un court (Country Roads), qui fera école. Mais au départ, c'est "Take me home, country roads". Traduction : "Ramenez-moi à la maison, routes de campagne".<br /><br />Le morceau véhicule une forte nostalgie et un idéal du retour aux sources, porté par un refrain sans ambiguïté. Plus étonnant, par contre, aucun des auteurs n’a jamais mis les pieds en Virginie e avant la sortie du titre. L’inspiration réelle provient d’une route sinueuse du Maryland, mais « West Virginia » sonnait mieux à l’oreille pour le refrain.<br /><br />Partout où il passe, notamment sur les plateaux télé, c'est un TRIOMPHE... quelques semaines après sa sortie, les paroles de la chanson sont déjà reprises par le public...<br /><br />C'est un incroyable succès mondial. Numéro 2 aux Etats-Unis et disque d'or partout dans le monde. C'est LE TITRE qui va lancer la carrière internationale de John Denver. Il deviendra l'hymne non officiel de la Virginie Occidentale en 2014.<br /><br />C'est aussi l’un des titres les plus repris de tous les temps, dans plus de 19 langues, interprété par plus de 150 artistes. Ca fait, l’air de rien, beaucoup de droits d’auteur.<br /><br />Tout cela n'aurait POURTANT pas été possible avec les paroles originales qui évoquaient des femmes nues, « un chien Poncho qui mangeait de la glace » ou « des hommes qui ressemblaient au Christ ». Paroles qui furent écartées lors de la finalisation du texte pour la version radio... avec le succès qu'on sait…]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : Sheila et Ringo cartonnent avec « Les Gondoles à Venise »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-sheila-et-ringo-cartonnent-avec-les-gondoles-a-venise--67905613</link><description><![CDATA[Nous sommes le 16 février 1973. En ce happy day, deux vedettes font cause commune pour un 45 tours. La chanson est née d’une commande du producteur Claude Carrère, qui souhaitait capitaliser sur l’idylle entre Sheila et Ringo pour créer un événement médiatique.<br /><br />Une chose est sûre, Claude a eu du flair ! Son ambition... faire de ce couple une machine à succès, à l'image de Stone et Charden qui, cette année-là, envoient une carte postale de Normandie...<br /><br />L'ambition de Carrère va bien au-delà du 45 tours, il vise déjà un 33 tours "Spécial Sheila-Ringo". 33 tours auquel il faut un lancement fort. Pour cela, le producteur se penche sur une chanson écrite par Paul et Lana Sebastian sous un autre titre.<br /><br />En deux temps trois mouvements, on adapte les paroles et on obtient « Les Gondoles à Venise », une référence glamour aux voyages de noces à Venise, qui sont alors à la mode. L’enregistrement a lieu très rapidement, seulement quelques jours avant leur mariage. La production musicale est signée Jean-Claude Petit, sous la supervision du producteur Claude Carrère.<br /><br />Allez hop, les gondoliers nous attendent…<br /><br />Deux amoureux, une chanson simple, une belle robe et une chemise ouverte. Il n'en faut pas moins pour créer l'événement et, presque instantanément, un énorme succès populaire. Les gondoles vont rester numéro 1 des ventes de disques en France pendant environ trois semaines en 1973. Chez nous, pareil, mais à la 2e place. 600 mille exemplaires vendus selon les uns, 860 mille selon les organisateurs.<br /><br />Bon, il y aura tout de même une petite polémique. Les Gondoles à Venise fait beaucoup penser à une version années 70 du duo Johnny Hallyday/Sylvie Vartan, misant sur le même impact du couple star sur la sphère médiatique. Peu importe, la polémique, ça fait vendre du papier et des disques.<br /><br />Le titre fera aussi l’objet de nombreuses parodies et détournements. Ce qui est sûr, c'est que cette chanson de février 1973 va accompagner durablement l’image publique de Sheila. Elle restera une référence incontournable de son répertoire, malgré l’échec ultérieur du mariage avec Ringo et leur séparation six ans après la sortie du disque, laissant, pour de vrai, les gondoles au placard...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67905613</guid><pubDate>Mon, 29 Sep 2025 07:38:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67905613/330401_1973_sheila_et_ringo_cartonnent_avec_les_gondoles_a_venise.mp3" length="7031685" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 16 février 1973. En ce happy day, deux vedettes font cause commune pour un 45 tours. La chanson est née d’une commande du producteur Claude Carrère, qui souhaitait capitaliser sur l’idylle entre Sheila et Ringo pour créer un événement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 16 février 1973. En ce happy day, deux vedettes font cause commune pour un 45 tours. La chanson est née d’une commande du producteur Claude Carrère, qui souhaitait capitaliser sur l’idylle entre Sheila et Ringo pour créer un événement médiatique.<br /><br />Une chose est sûre, Claude a eu du flair ! Son ambition... faire de ce couple une machine à succès, à l'image de Stone et Charden qui, cette année-là, envoient une carte postale de Normandie...<br /><br />L'ambition de Carrère va bien au-delà du 45 tours, il vise déjà un 33 tours "Spécial Sheila-Ringo". 33 tours auquel il faut un lancement fort. Pour cela, le producteur se penche sur une chanson écrite par Paul et Lana Sebastian sous un autre titre.<br /><br />En deux temps trois mouvements, on adapte les paroles et on obtient « Les Gondoles à Venise », une référence glamour aux voyages de noces à Venise, qui sont alors à la mode. L’enregistrement a lieu très rapidement, seulement quelques jours avant leur mariage. La production musicale est signée Jean-Claude Petit, sous la supervision du producteur Claude Carrère.<br /><br />Allez hop, les gondoliers nous attendent…<br /><br />Deux amoureux, une chanson simple, une belle robe et une chemise ouverte. Il n'en faut pas moins pour créer l'événement et, presque instantanément, un énorme succès populaire. Les gondoles vont rester numéro 1 des ventes de disques en France pendant environ trois semaines en 1973. Chez nous, pareil, mais à la 2e place. 600 mille exemplaires vendus selon les uns, 860 mille selon les organisateurs.<br /><br />Bon, il y aura tout de même une petite polémique. Les Gondoles à Venise fait beaucoup penser à une version années 70 du duo Johnny Hallyday/Sylvie Vartan, misant sur le même impact du couple star sur la sphère médiatique. Peu importe, la polémique, ça fait vendre du papier et des disques.<br /><br />Le titre fera aussi l’objet de nombreuses parodies et détournements. Ce qui est sûr, c'est que cette chanson de février 1973 va accompagner durablement l’image publique de Sheila. Elle restera une référence incontournable de son répertoire, malgré l’échec ultérieur du mariage avec Ringo et leur séparation six ans après la sortie du disque, laissant, pour de vrai, les gondoles au placard...]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/758581c954ba946ea10ea38303e3dca4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : Happy Days ressuscite les années 50 à la télé américaine</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-happy-days-ressuscite-les-annees-50-a-la-tele-americaine--67905614</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 janvier 1974. Happy day pour Happy Days. Il fallait bien qu'on en parle un jour, évidemment. Une nouvelle série américaine de 24 minutes va redonner vie aux années 50 en pleine période disco et punk.<br /><br />Cette série est la création de Garry Marshall. C'est la 3e qu'il produit pour ABC, et la chaîne est emballée. Bon, avant d'en parler, une petite pièce dans le juke-box, et ça démarre...<br /><br />Le point de départ de la série, c'est le personnage de Richie Cunningham, un adolescent modèle, qui est un peu l’anti-héros auquel s’oppose et se lie Fonzie, le « cool » du quartier, le chef de la bande, un motard et rebelle au grand cœur.<br /><br />La série mélange humour, tendresse, amitié, banlieue américaine, rock’n’roll, juke-box et fast-food (notamment dans le mythique restaurant Arnold’s). Au début, Fonzie est un personnage secondaire, mais il voit sa popularité exploser au fil des épisodes, au point que la série a failli être rebaptisée « Fonzie’s Happy Days ». Il n'en sera rien.<br /><br />Dans "Happy Days", on rit, on s'amuse, on aime les filles... Et on fait de la musique...<br /><br />Le succès de la série en Amérique vient aux oreilles des Européens. En France, une sélection de 26 épisodes issus des trois premières saisons sera diffusée à partir du 22 août 1976 sur TF1 sous le titre « Les Jours heureux ». Qui est une traduction littérale.<br /><br />Il faudra encore attendre 2 ans pour que les chaînes belges l'adoptent....<br /><br />Fonzie (enfin, l'acteur, Henry Winkler) remportera deux Golden Globes du meilleur acteur de série comique en 1977 et 1978, et la série décrochera un Emmy Award en 1978. « Happy Days » sera un symbole de la pop culture, aussi fédérateur dans les années 70 qu’en rediffusion en France et Belgique dans les années 80, grâce à ses personnages attachants et à ses rires préenregistrés. Et peut-être aussi, grâce à la célébration nostalgique de l'après-guerre et des.. 50’s.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67905614</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2025 07:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67905614/330402_1974_happy_days_ressuscite_les_annees_50_a_la_tele_americaine.mp3" length="8832044" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 janvier 1974. Happy day pour Happy Days. Il fallait bien qu'on en parle un jour, évidemment. Une nouvelle série américaine de 24 minutes va redonner vie aux années 50 en pleine période disco et punk.

Cette série est la création de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 janvier 1974. Happy day pour Happy Days. Il fallait bien qu'on en parle un jour, évidemment. Une nouvelle série américaine de 24 minutes va redonner vie aux années 50 en pleine période disco et punk.<br /><br />Cette série est la création de Garry Marshall. C'est la 3e qu'il produit pour ABC, et la chaîne est emballée. Bon, avant d'en parler, une petite pièce dans le juke-box, et ça démarre...<br /><br />Le point de départ de la série, c'est le personnage de Richie Cunningham, un adolescent modèle, qui est un peu l’anti-héros auquel s’oppose et se lie Fonzie, le « cool » du quartier, le chef de la bande, un motard et rebelle au grand cœur.<br /><br />La série mélange humour, tendresse, amitié, banlieue américaine, rock’n’roll, juke-box et fast-food (notamment dans le mythique restaurant Arnold’s). Au début, Fonzie est un personnage secondaire, mais il voit sa popularité exploser au fil des épisodes, au point que la série a failli être rebaptisée « Fonzie’s Happy Days ». Il n'en sera rien.<br /><br />Dans "Happy Days", on rit, on s'amuse, on aime les filles... Et on fait de la musique...<br /><br />Le succès de la série en Amérique vient aux oreilles des Européens. En France, une sélection de 26 épisodes issus des trois premières saisons sera diffusée à partir du 22 août 1976 sur TF1 sous le titre « Les Jours heureux ». Qui est une traduction littérale.<br /><br />Il faudra encore attendre 2 ans pour que les chaînes belges l'adoptent....<br /><br />Fonzie (enfin, l'acteur, Henry Winkler) remportera deux Golden Globes du meilleur acteur de série comique en 1977 et 1978, et la série décrochera un Emmy Award en 1978. « Happy Days » sera un symbole de la pop culture, aussi fédérateur dans les années 70 qu’en rediffusion en France et Belgique dans les années 80, grâce à ses personnages attachants et à ses rires préenregistrés. Et peut-être aussi, grâce à la célébration nostalgique de l'après-guerre et des.. 50’s.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/794ca27383301749fb31ae6abef4351c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : France Gall piégée par Gainsbourg avec "Les Sucettes"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-france-gall-piegee-par-gainsbourg-avec-les-sucettes--67890248</link><description><![CDATA[Nous sommes début 1966. Happy Day pour Denis Bourgeois. Le producteur a convaincu France Gall d'accepter un 45 tours dont elle ne mesure pas vraiment (à l'époque) la portée sémantique et érotique. Ce titre est signé Serge Gainsbourg. Déjà, dans la voix de Gainsbourg, on y perçoit un double sens...<br /><br />Premier niveau de lecture : une scène totalement innocente, celle d'une petite fille qui s'appelle Annie et qui aime les friandises, particulièrement les sucettes, qu'elle achète au drugstore.<br /><br />Second niveau de lecture : je ne dois évidemment pas vous faire un dessin ou un schéma, à plus forte raison à la lecture de ce passage : "Lorsque le sucre d'orge, parfumé à l'anis, coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis".<br /><br />Cette chanson aurait pu être censurée, mais il n'en sera rien. France Gall accepte la chanson (elle a 18 ans). Et, même sur le plateau de l'émission Bouton Rouge en 1966, elle maintient le premier niveau de lecture. Elle maintiendra (d’ailleurs) cette version très longtemps...<br /><br />Petite anecdote pour bien comprendre…. Avant chaque disque, Gainsbourg demandait à France de lui raconter sa vie...<br /><br />France Gall exprimera (plus tard) ses regrets d’avoir été prise au piège. Michel Berger ne sera pas étranger à cette prise de conscience. Elle raconte qu'en mars 1966, elle est partie au Japon pendant que le disque sortait à Paris. Les programmateurs de radio estiment alors qu'elle est complètement folle, qu'elle va se ridiculiser. À son retour, elle dira : "je n’osais plus sortir de chez moi".<br /><br />En attendant, en février, le single ne rencontre pas un très grand succès, il se vend à 50 mille exemplaires. Mais en mars 1966, pendant que France est au Japon, Gainsbourg revendique, sur le plateau de Denise Glaser, le double sens et le piège se referme à double tour.<br /><br />Gainsbourg reprendra d'ailleurs cette chanson un peu plus tard, avec une autre jeune fille, un peu moins naïve, du nom de Jane Birkin, reprenant à son compte la passion ingénue de France pour les sucettes à l'anis... et ce moment où le sucre d'orge, parfumé à l'anis, coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis, paradis blanc, il s’entend…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67890248</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 08:33:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67890248/330329_1966_france_gall_piegee_par_gainsbourg_avec_les_sucettes.mp3" length="7119456" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début 1966. Happy Day pour Denis Bourgeois. Le producteur a convaincu France Gall d'accepter un 45 tours dont elle ne mesure pas vraiment (à l'époque) la portée sémantique et érotique. Ce titre est signé Serge Gainsbourg. Déjà, dans la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début 1966. Happy Day pour Denis Bourgeois. Le producteur a convaincu France Gall d'accepter un 45 tours dont elle ne mesure pas vraiment (à l'époque) la portée sémantique et érotique. Ce titre est signé Serge Gainsbourg. Déjà, dans la voix de Gainsbourg, on y perçoit un double sens...<br /><br />Premier niveau de lecture : une scène totalement innocente, celle d'une petite fille qui s'appelle Annie et qui aime les friandises, particulièrement les sucettes, qu'elle achète au drugstore.<br /><br />Second niveau de lecture : je ne dois évidemment pas vous faire un dessin ou un schéma, à plus forte raison à la lecture de ce passage : "Lorsque le sucre d'orge, parfumé à l'anis, coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis".<br /><br />Cette chanson aurait pu être censurée, mais il n'en sera rien. France Gall accepte la chanson (elle a 18 ans). Et, même sur le plateau de l'émission Bouton Rouge en 1966, elle maintient le premier niveau de lecture. Elle maintiendra (d’ailleurs) cette version très longtemps...<br /><br />Petite anecdote pour bien comprendre…. Avant chaque disque, Gainsbourg demandait à France de lui raconter sa vie...<br /><br />France Gall exprimera (plus tard) ses regrets d’avoir été prise au piège. Michel Berger ne sera pas étranger à cette prise de conscience. Elle raconte qu'en mars 1966, elle est partie au Japon pendant que le disque sortait à Paris. Les programmateurs de radio estiment alors qu'elle est complètement folle, qu'elle va se ridiculiser. À son retour, elle dira : "je n’osais plus sortir de chez moi".<br /><br />En attendant, en février, le single ne rencontre pas un très grand succès, il se vend à 50 mille exemplaires. Mais en mars 1966, pendant que France est au Japon, Gainsbourg revendique, sur le plateau de Denise Glaser, le double sens et le piège se referme à double tour.<br /><br />Gainsbourg reprendra d'ailleurs cette chanson un peu plus tard, avec une autre jeune fille, un peu moins naïve, du nom de Jane Birkin, reprenant à son compte la passion ingénue de France pour les sucettes à l'anis... et ce moment où le sucre d'orge, parfumé à l'anis, coule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis, paradis blanc, il s’entend…]]></itunes:summary><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2cc85c70bd4735a1e6020926a24a25ea.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : Art Sullivan émeut la Belgique avec « Adieu sois heureuse »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-art-sullivan-emeut-la-belgique-avec-adieu-sois-heureuse--67865114</link><description><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1973. L'hiver est rude, mais un disque va devenir le happy d'un chanteur belge né à Bruxelles, 23 ans plus tôt. Il s'appelle Marc Liénart van Lidth de Jeude. Ce garçon issu de la noblesse belge et apparenté à la famille royale, fera un choix de vie, la chanson.<br /><br />Il est repéré à 21 ans par le producteur Jacques Verdonck, qui lui trouve un nom, un peu plus populaire. Marc devient Art Sullivan.<br /><br />Chevelure généreuse, yeux bleus, allures de bon garçon... et cette voix douce, qui est comme une caresse...<br /><br />Cette chanson, qui sort fin 1972, commence à attirer les regards et les oreilles au début de l'année 73. C'est une histoire d'amour un peu triste, qui a pour titre : « Adieu, sois heureuse ». C'est surtout l'un des titres phares d’Art Sullivan : une chanson sentimentale qui va marquer les années 1970 et toucher un large public, pas seulement en Belgique, non. On le repère en France... mais aussi au Portugal, qui lui restera toujours fidèle.<br /><br />Mais, revenons à cette chanson. Elle raconte l'histoire d'un jeune garçon de son âge, trompé par une femme. Il dit : "Adieu, sois heureuse / Adieu et bonne chance / Avec celui que ton cœur a choisi". Ce que le public comprend, c'est que du haut de ses 23 ans, il parvient admirablement à exprimer le respect et la maturité face à la rupture.<br /><br />C'est une ballade sentimentale typique des « chanteurs de charme » ou « chanteur à minettes » des années 70. Un peu de concurrence à Frédéric François ou encore François Valéry. Pour Art Sullivan, c'est surtout un déclencheur. Entre 1972 et 1978, il vend (accrochez-vous) près de 10 millions de disques en Belgique, en France, au Portugal, en Allemagne et en Amérique latine.<br /><br />Il remplit des stades, comme à Madère où plus de 100 000 personnes assistent à son concert. C'est le début de la gloire, pavée d’autres titres marquants comme : « Petite fille aux yeux bleus », « Ensemble », « Mourir ou vivre », « Donne donne-moi », « Une larme d’amour ».<br /><br />En 2017, il fêtera ses 45 ans de carrière, deux ans avant de disparaître, publiant une autobiographie qui, forcément, commence par « Adieu sois heureuse »...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67865114</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67865114/330219_1973_art_sullivan_emeut_la_belgique_avec_adieu_sois_heureuse.mp3" length="6923015" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début de l'année 1973. L'hiver est rude, mais un disque va devenir le happy d'un chanteur belge né à Bruxelles, 23 ans plus tôt. Il s'appelle Marc Liénart van Lidth de Jeude. Ce garçon issu de la noblesse belge et apparenté à la famille...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début de l'année 1973. L'hiver est rude, mais un disque va devenir le happy d'un chanteur belge né à Bruxelles, 23 ans plus tôt. Il s'appelle Marc Liénart van Lidth de Jeude. Ce garçon issu de la noblesse belge et apparenté à la famille royale, fera un choix de vie, la chanson.<br /><br />Il est repéré à 21 ans par le producteur Jacques Verdonck, qui lui trouve un nom, un peu plus populaire. Marc devient Art Sullivan.<br /><br />Chevelure généreuse, yeux bleus, allures de bon garçon... et cette voix douce, qui est comme une caresse...<br /><br />Cette chanson, qui sort fin 1972, commence à attirer les regards et les oreilles au début de l'année 73. C'est une histoire d'amour un peu triste, qui a pour titre : « Adieu, sois heureuse ». C'est surtout l'un des titres phares d’Art Sullivan : une chanson sentimentale qui va marquer les années 1970 et toucher un large public, pas seulement en Belgique, non. On le repère en France... mais aussi au Portugal, qui lui restera toujours fidèle.<br /><br />Mais, revenons à cette chanson. Elle raconte l'histoire d'un jeune garçon de son âge, trompé par une femme. Il dit : "Adieu, sois heureuse / Adieu et bonne chance / Avec celui que ton cœur a choisi". Ce que le public comprend, c'est que du haut de ses 23 ans, il parvient admirablement à exprimer le respect et la maturité face à la rupture.<br /><br />C'est une ballade sentimentale typique des « chanteurs de charme » ou « chanteur à minettes » des années 70. Un peu de concurrence à Frédéric François ou encore François Valéry. Pour Art Sullivan, c'est surtout un déclencheur. Entre 1972 et 1978, il vend (accrochez-vous) près de 10 millions de disques en Belgique, en France, au Portugal, en Allemagne et en Amérique latine.<br /><br />Il remplit des stades, comme à Madère où plus de 100 000 personnes assistent à son concert. C'est le début de la gloire, pavée d’autres titres marquants comme : « Petite fille aux yeux bleus », « Ensemble », « Mourir ou vivre », « Donne donne-moi », « Une larme d’amour ».<br /><br />En 2017, il fêtera ses 45 ans de carrière, deux ans avant de disparaître, publiant une autobiographie qui, forcément, commence par « Adieu sois heureuse »...]]></itunes:summary><itunes:duration>173</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1a45a4b318097b06d2dd402bb1761f27.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974 : Gigi l’Amoroso devient "Friet met Mayonaise" en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-gigi-l-amoroso-devient-friet-met-mayonaise-en-belgique--67865084</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1974, mais les oracles ont bien du mal à trouver la date exacte de ce Happy Day où un chanteur néerlandais va offrir à Dalida une version transformée de l'un de ses plus grands succès. Une version grasse, folklorique. Une version qui sent bon la mayonnaise. Quelques mois plus tôt, Dalida remonte sur la scène de l'Olympia et présente une nouvelle chanson mi-chantée mi-parlée.<br /><br />Cette histoire, c'est celle de Gigi l'amoroso. Un titre qui, en quelques semaines, se vend à plus de 300 000 exemplaires en France et atteint la 5e place des ventes. Chez nous, pareil.<br /><br />Mais, dans l'ombre, un peu plus au nord de l'Escaut, un homme a bien envie de reprendre à son compte cette chanson dans un esprit de friterie... Il s'appelle Mike Vincent. Vous le connaissez peut-être mieux sous son véritable nom, Cees Vermeulen Windsant.<br /><br />En 1969, il a chanté au sein du groupe The Flying Rockers. Mais c'est sa carrière solo qui nous intéresse. Parce que, grâce à lui, en Flandre et aux Pays-Bas, Gigi va devenir "Friet met mayonnaise".<br /><br />Au début, en apparence, c'est la même rengaine et puis...<br /><br />Le texte oppose le luxe des restaurants et des plats compliqués à la délicieuse simplicité d’un cornet de frites avec de la mayonnaise, chanté dans un esprit convivial et rassembleur. Le refrain est typique : « Wij willen friet met mayonaise / Niet met saté, niet met hachee, maar mayonaise… » (« Nous voulons des frites avec de la mayonnaise, pas avec du saté, ni du hachis, mais de la mayonnaise… »).<br /><br />L'air de rien, peu après sa sortie, la chanson entre dans le Top 40 néerlandais, atteignant la 14e position. Elle y reste classée pendant 6 semaines, devenant un hymne humoristique aux fritkots néerlandais, mais aussi belges, évidemment... Le morceau sera réédité, remixé dans la plus pure tradition de la « piratenmuziek » dans le Benelux. Avec ce refrain inoubliable...<br /><br />Entre Gigi et « Friet Met Mayonaise », le cœur des Belges balance. N'en déplaise à Dalida, cette chanson continue de distiller, depuis ce happy day de 1974, l’art de vivre et la gourmandise typiquement belge et néerlandaise. Sans saté. Sans haché, mais avec un brin de mayonnaise...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67865084</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 09:25:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67865084/330217_1974_gigi_l_amoroso_devient_friet_met_mayonaise_en_belgique.mp3" length="8462150" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1974, mais les oracles ont bien du mal à trouver la date exacte de ce Happy Day où un chanteur néerlandais va offrir à Dalida une version transformée de l'un de ses plus grands succès. Une version grasse, folklorique. Une version qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1974, mais les oracles ont bien du mal à trouver la date exacte de ce Happy Day où un chanteur néerlandais va offrir à Dalida une version transformée de l'un de ses plus grands succès. Une version grasse, folklorique. Une version qui sent bon la mayonnaise. Quelques mois plus tôt, Dalida remonte sur la scène de l'Olympia et présente une nouvelle chanson mi-chantée mi-parlée.<br /><br />Cette histoire, c'est celle de Gigi l'amoroso. Un titre qui, en quelques semaines, se vend à plus de 300 000 exemplaires en France et atteint la 5e place des ventes. Chez nous, pareil.<br /><br />Mais, dans l'ombre, un peu plus au nord de l'Escaut, un homme a bien envie de reprendre à son compte cette chanson dans un esprit de friterie... Il s'appelle Mike Vincent. Vous le connaissez peut-être mieux sous son véritable nom, Cees Vermeulen Windsant.<br /><br />En 1969, il a chanté au sein du groupe The Flying Rockers. Mais c'est sa carrière solo qui nous intéresse. Parce que, grâce à lui, en Flandre et aux Pays-Bas, Gigi va devenir "Friet met mayonnaise".<br /><br />Au début, en apparence, c'est la même rengaine et puis...<br /><br />Le texte oppose le luxe des restaurants et des plats compliqués à la délicieuse simplicité d’un cornet de frites avec de la mayonnaise, chanté dans un esprit convivial et rassembleur. Le refrain est typique : « Wij willen friet met mayonaise / Niet met saté, niet met hachee, maar mayonaise… » (« Nous voulons des frites avec de la mayonnaise, pas avec du saté, ni du hachis, mais de la mayonnaise… »).<br /><br />L'air de rien, peu après sa sortie, la chanson entre dans le Top 40 néerlandais, atteignant la 14e position. Elle y reste classée pendant 6 semaines, devenant un hymne humoristique aux fritkots néerlandais, mais aussi belges, évidemment... Le morceau sera réédité, remixé dans la plus pure tradition de la « piratenmuziek » dans le Benelux. Avec ce refrain inoubliable...<br /><br />Entre Gigi et « Friet Met Mayonaise », le cœur des Belges balance. N'en déplaise à Dalida, cette chanson continue de distiller, depuis ce happy day de 1974, l’art de vivre et la gourmandise typiquement belge et néerlandaise. Sans saté. Sans haché, mais avec un brin de mayonnaise...]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ce556f9dbd485e83cf1122a7a36bc05b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Roy Orbison : “Only the Lonely” fait de lui une légende en 1960</title><link>https://www.spreaker.com/episode/roy-orbison-only-the-lonely-fait-de-lui-une-legende-en-1960--67862463</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 juillet 1960. Happy Day pour chanteur texan. Pour la première fois de sa carrière, il va atteindre la 2e place des ventes aux États-Unis, et même la première place au Royaume-Uni, avec une chanson magnifique, "Only the Lonely". Ce titre propulse Roy Orbison au rang de superstar internationale. Et tout cela, 4 ans après le début de sa carrière avec cette chanson, Ooby Dooby.<br /><br />Ce qui fascine, avec lui, c'est sa voix de ténor capable de couvrir trois octaves, une performance pour l'époque, déjà perceptible dans ses premiers enregistrements rockabilly. À l’origine, Roy Orbinson est davantage influencé par la musique country (celle de Bob Wills ou Hank Williams). Mais ce n'est pas juste un musicien, il adore la radio ! D’ailleurs, il anime à treize ans sa propre émission sur une chaîne du Texas.<br /><br />En 1960, Orbison a 24 ans. Il rejoint Monument Records à Nashville. Il s’oriente alors vers un style plus sophistiqué. Avec un titre qui va tout changer : "Only the lonely".<br /><br />Dès les premières notes, on le ressent : c'est une chanson taillée pour le succès...<br /><br />"Only the lonely" a été publiée et enregistrée en mai 1960. Écrite par Roy Orbison lui-même,c'est une ballade pop qui va carrément marquer le début de ce que l'on appellera le "Nashville sound" (le son de Nashville), avec des arrangements plus sophistiqués (on le disait) et des chœurs.<br /><br />La radio américaine fait son travail. Quelques semaines plus tard, on le disait, 25 juillet 1960, c'est la consécration des 2 côtés de l'Atlantique. Le titre sera "Disque d'argent" en Grande-Bretagne. Et il fera danser tout l'été en Belgique.... "Only the lonely" sera même inscrite au Grammy Hall of Fame en 1999, 11 ans après la disparition du chanteur texan...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67862463</guid><pubDate>Mon, 22 Sep 2025 09:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67862463/330147_roy_orbison_only_the_lonely_fait_de_lui_une_legende_en_1960.mp3" length="6438183" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 juillet 1960. Happy Day pour chanteur texan. Pour la première fois de sa carrière, il va atteindre la 2e place des ventes aux États-Unis, et même la première place au Royaume-Uni, avec une chanson magnifique, "Only the Lonely". Ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 juillet 1960. Happy Day pour chanteur texan. Pour la première fois de sa carrière, il va atteindre la 2e place des ventes aux États-Unis, et même la première place au Royaume-Uni, avec une chanson magnifique, "Only the Lonely". Ce titre propulse Roy Orbison au rang de superstar internationale. Et tout cela, 4 ans après le début de sa carrière avec cette chanson, Ooby Dooby.<br /><br />Ce qui fascine, avec lui, c'est sa voix de ténor capable de couvrir trois octaves, une performance pour l'époque, déjà perceptible dans ses premiers enregistrements rockabilly. À l’origine, Roy Orbinson est davantage influencé par la musique country (celle de Bob Wills ou Hank Williams). Mais ce n'est pas juste un musicien, il adore la radio ! D’ailleurs, il anime à treize ans sa propre émission sur une chaîne du Texas.<br /><br />En 1960, Orbison a 24 ans. Il rejoint Monument Records à Nashville. Il s’oriente alors vers un style plus sophistiqué. Avec un titre qui va tout changer : "Only the lonely".<br /><br />Dès les premières notes, on le ressent : c'est une chanson taillée pour le succès...<br /><br />"Only the lonely" a été publiée et enregistrée en mai 1960. Écrite par Roy Orbison lui-même,c'est une ballade pop qui va carrément marquer le début de ce que l'on appellera le "Nashville sound" (le son de Nashville), avec des arrangements plus sophistiqués (on le disait) et des chœurs.<br /><br />La radio américaine fait son travail. Quelques semaines plus tard, on le disait, 25 juillet 1960, c'est la consécration des 2 côtés de l'Atlantique. Le titre sera "Disque d'argent" en Grande-Bretagne. Et il fera danser tout l'été en Belgique.... "Only the lonely" sera même inscrite au Grammy Hall of Fame en 1999, 11 ans après la disparition du chanteur texan...]]></itunes:summary><itunes:duration>161</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Lio et Banana Split : scandale pop sucré de 1979</title><link>https://www.spreaker.com/episode/lio-et-banana-split-scandale-pop-sucre-de-1979--67804377</link><description><![CDATA[Nous sommes au début du mois de novembre en 1979. Happy Day pour une Bruxelloise d'origine portugaise. Jay Alanski, Jacques Duvall et Marc Moulin offrent à la petite Wanda un texte pop sucré qui, en apparence, fait l'apologie d'un dessert. En apparence, évidemment...<br /><br />Wanda a 17 ans, elle a rencontré Jacques Duvall dans un bar punk de Bruxelles et il lui trouve un jolie voix...<br /><br />Pour Wanda, qui deviendra Lio, Duvall s'intéresse à un titre des choristes d'Ike et Tina Turner, les Ikettes. Cette chanson, c'est "Peaches and Cream", avec des métaphores pâtissières vaguement érotiques...<br /><br />Duvall veut adapter la Pêche Melba, mais ce n'est pas évident. Nous allons y revenir. Jay Alanski, par contre, n'est pas du tout emballé par l'idée. Il travaille depuis des mois sur une chanson originale et n'a pas très envie de se payer une reprise.<br /><br />Touché dans son orgeuil, il prend le texte de Jacques Duval et compose une mélodie en 5 minutes... Les pêches deviennent une banane. L'arrangeur Marc Moulin y ajoute une rythmique disco et... c'est parti pour ce dessert que sert l'abominable homme des neiges...<br /><br />La ringardise ambiante des émissions de variété est transcendée. Lio a trouvé LE titre qui va la sortir de l'anonymat en Belgique. Quelques mois plus tard, en 1980, la petite brunette de 17 ans est invitée dans le "Collaro Show".<br /><br />La vente de ce disque dépassera le million d'exemplaires en France en quelques semaines... Deux ans après "Ca plane pour moi", la Belgique prouve qu'elle peut bousculer tous les repères...<br /><br />Lio, elle, n'assumera pas toujours cette chanson, estimant que les paroles ont aidé à banaliser l'érotisation des jeunes filles. D'autres, qui ont vécu cette époque, estiment qu'elle savait très bien ce qu’elle chantait et qu'elle en jouait. "Banana Split" reste un immense tube pop belge de 1979 et 1980, totalement transgressif, dont les paroles seront, quelques générations plus tard, discutées à la lumière de l’évolution des mentalités....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67804377</guid><pubDate>Fri, 19 Sep 2025 06:23:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67804377/329925_lio_et_banana_split_scandale_pop_sucre_de_1979.mp3" length="6851962" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au début du mois de novembre en 1979. Happy Day pour une Bruxelloise d'origine portugaise. Jay Alanski, Jacques Duvall et Marc Moulin offrent à la petite Wanda un texte pop sucré qui, en apparence, fait l'apologie d'un dessert. En...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au début du mois de novembre en 1979. Happy Day pour une Bruxelloise d'origine portugaise. Jay Alanski, Jacques Duvall et Marc Moulin offrent à la petite Wanda un texte pop sucré qui, en apparence, fait l'apologie d'un dessert. En apparence, évidemment...<br /><br />Wanda a 17 ans, elle a rencontré Jacques Duvall dans un bar punk de Bruxelles et il lui trouve un jolie voix...<br /><br />Pour Wanda, qui deviendra Lio, Duvall s'intéresse à un titre des choristes d'Ike et Tina Turner, les Ikettes. Cette chanson, c'est "Peaches and Cream", avec des métaphores pâtissières vaguement érotiques...<br /><br />Duvall veut adapter la Pêche Melba, mais ce n'est pas évident. Nous allons y revenir. Jay Alanski, par contre, n'est pas du tout emballé par l'idée. Il travaille depuis des mois sur une chanson originale et n'a pas très envie de se payer une reprise.<br /><br />Touché dans son orgeuil, il prend le texte de Jacques Duval et compose une mélodie en 5 minutes... Les pêches deviennent une banane. L'arrangeur Marc Moulin y ajoute une rythmique disco et... c'est parti pour ce dessert que sert l'abominable homme des neiges...<br /><br />La ringardise ambiante des émissions de variété est transcendée. Lio a trouvé LE titre qui va la sortir de l'anonymat en Belgique. Quelques mois plus tard, en 1980, la petite brunette de 17 ans est invitée dans le "Collaro Show".<br /><br />La vente de ce disque dépassera le million d'exemplaires en France en quelques semaines... Deux ans après "Ca plane pour moi", la Belgique prouve qu'elle peut bousculer tous les repères...<br /><br />Lio, elle, n'assumera pas toujours cette chanson, estimant que les paroles ont aidé à banaliser l'érotisation des jeunes filles. D'autres, qui ont vécu cette époque, estiment qu'elle savait très bien ce qu’elle chantait et qu'elle en jouait. "Banana Split" reste un immense tube pop belge de 1979 et 1980, totalement transgressif, dont les paroles seront, quelques générations plus tard, discutées à la lumière de l’évolution des mentalités....]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c1271ac86711b95ea3508da183e39571.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : Pink Floyd, Beatles… la stéréo change la musique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-pink-floyd-beatles-la-stereo-change-la-musique--67790670</link><description><![CDATA[Nous sommes en août 1967. La sortie de "The Piper at the Gates of Dawn" de Pink Floyd est un happy day. Mais pas uniquement musical. C'est plus subtil encore. Ce jalon du rock psychédélique est enregistré d'une manière totalement nouvelle. Écoutez...<br /><br />Vous entendez une partie du son à droite, puis à gauche, puis de tous les côtés. Et pour cause, l'album est enregistré en stéréo, avec une utilisation imaginative de la stéréophonie. Objectif : créer des univers sonores inédits.<br /><br />Mais, de quoi on parle exactement ? De la reproduction sonore via deux canaux (gauche et droite) pour donner l’impression de relief et de profondeur à l’écoute, comme si la musique venait de plusieurs directions.<br /><br />Jusqu'à la fin des années 50, on ne prenait pas la peine d'utiliser deux microsillons distincts. C'est véritablement dans les années 60 que la technologie va se démocratiser. Les premiers vinyles stéréo commerciaux apparaissent en 1958, mais leur adoption massive, notamment pour le rock, s’opère dans la décennie suivante.<br /><br />D'ailleurs, cette période voit la montée en puissance des chaînes hi-fi modulaires : tourne-disque stéréo, amplificateur avec balance gauche/droite, et deux enceintes séparées. C'est l’âge d’or de la hi-fi domestique et d'une marque qui devient très populaire, Pioneer...<br /><br />À la même époque, la radio FM stéréo devient la norme technique dans de nombreux pays, d'abord aux États-Unis, puis chez nous, même si, en Belgique, il faudra attendre les années 90 pour les radios commerciales et privées puissent en bénéficier.<br /><br />Dans la fin des années 60, les studios s’adaptent progressivement à la stéréo, expérimentant de nouveaux effets de panoramique et de spatialisation.<br /><br />"The Piper at the Gates of Dawn" de Pink Floyd en est UN exemple. Un autre sera "Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band" des Beatles. Là aussi, la créativité en stéréo va complètement changer la donne... Un titre incarne à merveille l'âge d'or de la stéréo, c'est "Morning Morning"...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67790670</guid><pubDate>Thu, 18 Sep 2025 07:22:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67790670/329856_1967_pink_floyd_beatles_la_stereo_change_la_musique.mp3" length="6924060" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en août 1967. La sortie de "The Piper at the Gates of Dawn" de Pink Floyd est un happy day. Mais pas uniquement musical. C'est plus subtil encore. Ce jalon du rock psychédélique est enregistré d'une manière totalement nouvelle. Écoutez......</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en août 1967. La sortie de "The Piper at the Gates of Dawn" de Pink Floyd est un happy day. Mais pas uniquement musical. C'est plus subtil encore. Ce jalon du rock psychédélique est enregistré d'une manière totalement nouvelle. Écoutez...<br /><br />Vous entendez une partie du son à droite, puis à gauche, puis de tous les côtés. Et pour cause, l'album est enregistré en stéréo, avec une utilisation imaginative de la stéréophonie. Objectif : créer des univers sonores inédits.<br /><br />Mais, de quoi on parle exactement ? De la reproduction sonore via deux canaux (gauche et droite) pour donner l’impression de relief et de profondeur à l’écoute, comme si la musique venait de plusieurs directions.<br /><br />Jusqu'à la fin des années 50, on ne prenait pas la peine d'utiliser deux microsillons distincts. C'est véritablement dans les années 60 que la technologie va se démocratiser. Les premiers vinyles stéréo commerciaux apparaissent en 1958, mais leur adoption massive, notamment pour le rock, s’opère dans la décennie suivante.<br /><br />D'ailleurs, cette période voit la montée en puissance des chaînes hi-fi modulaires : tourne-disque stéréo, amplificateur avec balance gauche/droite, et deux enceintes séparées. C'est l’âge d’or de la hi-fi domestique et d'une marque qui devient très populaire, Pioneer...<br /><br />À la même époque, la radio FM stéréo devient la norme technique dans de nombreux pays, d'abord aux États-Unis, puis chez nous, même si, en Belgique, il faudra attendre les années 90 pour les radios commerciales et privées puissent en bénéficier.<br /><br />Dans la fin des années 60, les studios s’adaptent progressivement à la stéréo, expérimentant de nouveaux effets de panoramique et de spatialisation.<br /><br />"The Piper at the Gates of Dawn" de Pink Floyd en est UN exemple. Un autre sera "Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band" des Beatles. Là aussi, la créativité en stéréo va complètement changer la donne... Un titre incarne à merveille l'âge d'or de la stéréo, c'est "Morning Morning"...]]></itunes:summary><itunes:duration>173</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1fdf8ea0ee8ebd5b61406f786cc9f14e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Flic Story : polar culte de 1975 avec Alain Delon et Trintignant</title><link>https://www.spreaker.com/episode/flic-story-polar-culte-de-1975-avec-alain-delon-et-trintignant--67790599</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1975. Happy day pour Jacques Deray. Il porte à l'écran un roman autobiographique de Roger Borniche sous le titre "Flic Story".<br /><br />Borniche est un policier français qui a participé à la répression du grand banditisme, avec un sacré butin : 567 arrestations.<br /><br />C'est aussi écrivain : il a signé, durant sa carrière, vingt-huit livres.<br /><br />Pour le casting, Jacques Deray n'y va pas de mains mortes. Alain Delon dans le rôle de l’inspecteur Borniche, et Jean-Louis Trintignant dans celui du truand Emile Buisson. Ambiance...<br /><br />L’intrigue est basée, on l'a compris, sur des faits réels, dans l’après-guerre : elle raconte la traque, sur plusieurs années, d’Émile Buisson, redoutable criminel évadé, par Roger Borniche. Au programme : meurtres, prises d’otages et cavales. Le duel psychologique entre les deux hommes constitue le cœur du film. Un film... cousu main, qui procède à une reconstitution minutieuse de l’époque. Il marque d'ailleurs toute une génération par la justesse de son ambiance policière, mais aussi pour le face-à-face subtil entre Delon et Trintignant.<br /><br />Flic Story est un immense succès en salle, particulièrement en Belgique, où Delon est l'apogée de sa carrière noire. Le film reste d'ailleurs un repère du polar français...<br /><br />Curieusement, il n'a remporté aucun prix majeurs. Ce qui ne l’a pas empêché de connaître un vrai succès public avec 2 millions d’entrées, rien qu'en France...<br /><br />Il va traverser les époques, avec une incroyable modernité dans les dialogues. Il sera d'ailleurs restauré dans une version colorisée, sans toucher à la moindre ligne d'un scénario, lui aussi cousu main...<br /><br />Flic Story, ce sont 112 minutes très intenses avec, pour toile de fond, la musique infernale de Claude Bolling...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67790599</guid><pubDate>Wed, 17 Sep 2025 09:19:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67790599/329855_flic_story_polar_culte_de_1975_avec_alain_delon_et_trintignant.mp3" length="7661758" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1975. Happy day pour Jacques Deray. Il porte à l'écran un roman autobiographique de Roger Borniche sous le titre "Flic Story".

Borniche est un policier français qui a participé à la répression du grand banditisme, avec un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1975. Happy day pour Jacques Deray. Il porte à l'écran un roman autobiographique de Roger Borniche sous le titre "Flic Story".<br /><br />Borniche est un policier français qui a participé à la répression du grand banditisme, avec un sacré butin : 567 arrestations.<br /><br />C'est aussi écrivain : il a signé, durant sa carrière, vingt-huit livres.<br /><br />Pour le casting, Jacques Deray n'y va pas de mains mortes. Alain Delon dans le rôle de l’inspecteur Borniche, et Jean-Louis Trintignant dans celui du truand Emile Buisson. Ambiance...<br /><br />L’intrigue est basée, on l'a compris, sur des faits réels, dans l’après-guerre : elle raconte la traque, sur plusieurs années, d’Émile Buisson, redoutable criminel évadé, par Roger Borniche. Au programme : meurtres, prises d’otages et cavales. Le duel psychologique entre les deux hommes constitue le cœur du film. Un film... cousu main, qui procède à une reconstitution minutieuse de l’époque. Il marque d'ailleurs toute une génération par la justesse de son ambiance policière, mais aussi pour le face-à-face subtil entre Delon et Trintignant.<br /><br />Flic Story est un immense succès en salle, particulièrement en Belgique, où Delon est l'apogée de sa carrière noire. Le film reste d'ailleurs un repère du polar français...<br /><br />Curieusement, il n'a remporté aucun prix majeurs. Ce qui ne l’a pas empêché de connaître un vrai succès public avec 2 millions d’entrées, rien qu'en France...<br /><br />Il va traverser les époques, avec une incroyable modernité dans les dialogues. Il sera d'ailleurs restauré dans une version colorisée, sans toucher à la moindre ligne d'un scénario, lui aussi cousu main...<br /><br />Flic Story, ce sont 112 minutes très intenses avec, pour toile de fond, la musique infernale de Claude Bolling...]]></itunes:summary><itunes:duration>192</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5f636fc68120f82eaecee1ae501ff042.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : Sylvie Vartan bouleverse la France avec "La Maritza"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-sylvie-vartan-bouleverse-la-france-avec-la-maritza--67761507</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1968. Happy Day pour Sylvie Vartan. La chanson la plus personnelle de sa carrière va connaître un tel succès qu'elle va dépasser toutes les attentes de ses 2 créateurs, le parolier Pierre Delanoë et le compositeur Jean Renard.<br /><br />C'est l'histoire d'un fleuve qui prend sa source en Bulgarie — le pays natal de la chanteuse... Benoit Cachin, le biographe de Sylvie Vartan, raconte.<br /><br />Ce fleuve, La Maritza, coule vers la mer Égée. Sylvie Vartan est née en Bulgarie. Elle vécu là-bas jusqu’à l’âge de 8 ans avant de s’installer en France avec sa famille dans des circonstances déchirantes.<br /><br />La chanson exprime la nostalgie d'une enfance bulgare. C'est une forme d'un hommage, fort, et très personnel, à ses racines par le biais du symbole de l'eau. Le texte évoque l’exil familial, la perte, la mémoire de l’enfance, mais surtout l’attachement au père.<br /><br />Dans cette chanson, Pierre Delanoë exprime tout ce que Sylvie Vartan a laissé derrière elle en Bulgarie lors de son départ pour la France,.<br /><br />Ces paroles, touchantes : « il ne me reste plus rien, pas même la plus pauvre poupée, plus rien qu’un petit refrain d’autrefois ».<br /><br />Et sur son adoption par la France, une autre phrase : "La Maritza, c’est ma rivière, comme la Seine est la tienne".<br /><br />En ce happy day de 1968, Sylvie Vartan, du haut de son 8e album, va connaître l'un moments les plus forts de sa carrière. La chanson se classe numéro un des ventes en France, elle y sera certifiée disque d’or, mais le succès dépassera très largement les frontières : Belgique, Suisse, Canada et... qui l'eût cru... quelques années plus tard... la Bulgarie...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67761507</guid><pubDate>Tue, 16 Sep 2025 06:40:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67761507/329681_1968_sylvie_vartan_bouleverse_la_france_avec_la_maritza.mp3" length="6973170" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1968. Happy Day pour Sylvie Vartan. La chanson la plus personnelle de sa carrière va connaître un tel succès qu'elle va dépasser toutes les attentes de ses 2 créateurs, le parolier Pierre Delanoë et le compositeur Jean Renard.

C'est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1968. Happy Day pour Sylvie Vartan. La chanson la plus personnelle de sa carrière va connaître un tel succès qu'elle va dépasser toutes les attentes de ses 2 créateurs, le parolier Pierre Delanoë et le compositeur Jean Renard.<br /><br />C'est l'histoire d'un fleuve qui prend sa source en Bulgarie — le pays natal de la chanteuse... Benoit Cachin, le biographe de Sylvie Vartan, raconte.<br /><br />Ce fleuve, La Maritza, coule vers la mer Égée. Sylvie Vartan est née en Bulgarie. Elle vécu là-bas jusqu’à l’âge de 8 ans avant de s’installer en France avec sa famille dans des circonstances déchirantes.<br /><br />La chanson exprime la nostalgie d'une enfance bulgare. C'est une forme d'un hommage, fort, et très personnel, à ses racines par le biais du symbole de l'eau. Le texte évoque l’exil familial, la perte, la mémoire de l’enfance, mais surtout l’attachement au père.<br /><br />Dans cette chanson, Pierre Delanoë exprime tout ce que Sylvie Vartan a laissé derrière elle en Bulgarie lors de son départ pour la France,.<br /><br />Ces paroles, touchantes : « il ne me reste plus rien, pas même la plus pauvre poupée, plus rien qu’un petit refrain d’autrefois ».<br /><br />Et sur son adoption par la France, une autre phrase : "La Maritza, c’est ma rivière, comme la Seine est la tienne".<br /><br />En ce happy day de 1968, Sylvie Vartan, du haut de son 8e album, va connaître l'un moments les plus forts de sa carrière. La chanson se classe numéro un des ventes en France, elle y sera certifiée disque d’or, mais le succès dépassera très largement les frontières : Belgique, Suisse, Canada et... qui l'eût cru... quelques années plus tard... la Bulgarie...]]></itunes:summary><itunes:duration>175</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a8a4cc534f261d15fa95c48da7094bd8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Hergé à Apostrophes en 1979 : Tintin fête ses 50 ans à la télé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/herge-a-apostrophes-en-1979-tintin-fete-ses-50-ans-a-la-tele--67761494</link><description><![CDATA[Nous sommes le 5 janvier 1979. Un Belge sort du silence. Happy Day pour le monde de la bande dessinée. Hergé est invité principal de l'émission Apostrophes sur Antenne 2 pour un événement : cela fait 50 ans que le personnage de Tintin a été inventé dans un journal illustré pour les enfants.<br /><br />Georges Remi a 62 ans, presque 63. Première question : Hergé a-t-il eu conscience du succès qu'il allait connaître avec le petit blondinet à la houpette ?<br /><br />Tintin est un personnage indissociable des autres, à commencer le capitaine Haddock. D'ailleurs, durant l'entrevue, l'auteur reconnaît être à la fois Tintin, Haddock et les Dupond... Mais Tintin est surtout indissociable de son chien, Milou.<br /><br />Hergé dévoile, l'air de rien, plusieurs cartes de son jeu, qui faisaient l'objet, jusqu'alors, de spéculations des tintinophiles. Il confirme d'ailleurs le portrait de Tintin, qui n'a aucun défaut, contrairement à Milou et à Haddock. Ce dernier boit, à la bouteille. Ce qui ne semble choquer personne chez nous.. Par contre, Bernard Pivot a raison, quid des autres pays ?<br /><br />Si Hergé est invité ce 5 janvier 1979, c'est notamment pour parler d'un livre, "Tintin et moi - Entretiens avec Hergé", un livre sorti en 1975, réédité pour l'occasion. Le livre servira de base à "Tintin et moi", un film documentaire danois qui sortira lui, bien plus tard, en 2003.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67761494</guid><pubDate>Mon, 15 Sep 2025 06:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67761494/329680_herge_a_apostrophes_en_1979_tintin_fete_ses_50_ans_a_la_tele.mp3" length="6498787" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 5 janvier 1979. Un Belge sort du silence. Happy Day pour le monde de la bande dessinée. Hergé est invité principal de l'émission Apostrophes sur Antenne 2 pour un événement : cela fait 50 ans que le personnage de Tintin a été inventé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 5 janvier 1979. Un Belge sort du silence. Happy Day pour le monde de la bande dessinée. Hergé est invité principal de l'émission Apostrophes sur Antenne 2 pour un événement : cela fait 50 ans que le personnage de Tintin a été inventé dans un journal illustré pour les enfants.<br /><br />Georges Remi a 62 ans, presque 63. Première question : Hergé a-t-il eu conscience du succès qu'il allait connaître avec le petit blondinet à la houpette ?<br /><br />Tintin est un personnage indissociable des autres, à commencer le capitaine Haddock. D'ailleurs, durant l'entrevue, l'auteur reconnaît être à la fois Tintin, Haddock et les Dupond... Mais Tintin est surtout indissociable de son chien, Milou.<br /><br />Hergé dévoile, l'air de rien, plusieurs cartes de son jeu, qui faisaient l'objet, jusqu'alors, de spéculations des tintinophiles. Il confirme d'ailleurs le portrait de Tintin, qui n'a aucun défaut, contrairement à Milou et à Haddock. Ce dernier boit, à la bouteille. Ce qui ne semble choquer personne chez nous.. Par contre, Bernard Pivot a raison, quid des autres pays ?<br /><br />Si Hergé est invité ce 5 janvier 1979, c'est notamment pour parler d'un livre, "Tintin et moi - Entretiens avec Hergé", un livre sorti en 1975, réédité pour l'occasion. Le livre servira de base à "Tintin et moi", un film documentaire danois qui sortira lui, bien plus tard, en 2003.]]></itunes:summary><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d8885d7af97f1724f139994767934e9f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : “Le Téléfon” de Nino Ferrer fait sonner les foyers</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-le-telefon-de-nino-ferrer-fait-sonner-les-foyers--67718763</link><description><![CDATA[Nous sommes début 1967. Happy Day pour un appareil qui a désormais trouvé sa place dans tous les foyers et commerces de Belgique et de France. Un appareil à cadran qui rapproche les êtres humains. Qui fascine et qui va dès aujourd'hui illustrer une chanson française. Cet appareil, c'est le téléphone. Et plus précisément, la sonnerie du téléphone...<br /><br />Tout cela pour en venir à un 45 tours qui sort le 6 février, "Le Téléfon", chanson écrite, composée et interprétée par Nino Ferrer. L'histoire raconte qu'elle a été composée à Megève en Haute-Savoie, durant ses vacances. Nino Ferrer aurait trouvé l’inspiration pour ce titre dans un restaurant, où une femme, Solema, appelait « Gaston », qui se trouvait à la cave, pour répondre au téléphone, d’où le fameux refrain...<br /><br />"Gaston,..."<br /><br />En quelques semaines, le disque atteint la 7e place des ventes. Il s'écoule à plus de 100 000 exemplaires. La chanson raconte de manière joyeuse et ludique des conversations imaginaires au téléphone, avec un refrain qui va diviser : soit on l'adopte, soit il agace. Mais quand il agace, c'est solidement ! Nino Ferrer, lui, assume complètement. Le style de la chanson est la marque de fabrique que l'artiste aimait apporter à ses compositions : du léger, du rigolo, avec des paroles simples et une mélodie entraînante. Certains estiment d'ailleurs que ces paroles ne veulent rien dire... Exemple :<br /><br />Il n'empêche, cette chanson est devenue une référence incontournable de la culture française, un peu comme les cornichons, à tel point que la Saint Gaston, fêtée le 6 février, sera ensuite choisie comme "Journée mondiale sans téléphone portable". Une consécration que ne pourra pas vivre le chanteur d'origine italienne. Car en 1998, il met fin à ses jours en raison d'un drame familial... Raccrochant ansi son légendaire téléfon...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67718763</guid><pubDate>Fri, 12 Sep 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67718763/329528_1967_le_telefon_de_nino_ferrer_fait_sonner_les_foyers.mp3" length="5638836" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début 1967. Happy Day pour un appareil qui a désormais trouvé sa place dans tous les foyers et commerces de Belgique et de France. Un appareil à cadran qui rapproche les êtres humains. Qui fascine et qui va dès aujourd'hui illustrer une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début 1967. Happy Day pour un appareil qui a désormais trouvé sa place dans tous les foyers et commerces de Belgique et de France. Un appareil à cadran qui rapproche les êtres humains. Qui fascine et qui va dès aujourd'hui illustrer une chanson française. Cet appareil, c'est le téléphone. Et plus précisément, la sonnerie du téléphone...<br /><br />Tout cela pour en venir à un 45 tours qui sort le 6 février, "Le Téléfon", chanson écrite, composée et interprétée par Nino Ferrer. L'histoire raconte qu'elle a été composée à Megève en Haute-Savoie, durant ses vacances. Nino Ferrer aurait trouvé l’inspiration pour ce titre dans un restaurant, où une femme, Solema, appelait « Gaston », qui se trouvait à la cave, pour répondre au téléphone, d’où le fameux refrain...<br /><br />"Gaston,..."<br /><br />En quelques semaines, le disque atteint la 7e place des ventes. Il s'écoule à plus de 100 000 exemplaires. La chanson raconte de manière joyeuse et ludique des conversations imaginaires au téléphone, avec un refrain qui va diviser : soit on l'adopte, soit il agace. Mais quand il agace, c'est solidement ! Nino Ferrer, lui, assume complètement. Le style de la chanson est la marque de fabrique que l'artiste aimait apporter à ses compositions : du léger, du rigolo, avec des paroles simples et une mélodie entraînante. Certains estiment d'ailleurs que ces paroles ne veulent rien dire... Exemple :<br /><br />Il n'empêche, cette chanson est devenue une référence incontournable de la culture française, un peu comme les cornichons, à tel point que la Saint Gaston, fêtée le 6 février, sera ensuite choisie comme "Journée mondiale sans téléphone portable". Une consécration que ne pourra pas vivre le chanteur d'origine italienne. Car en 1998, il met fin à ses jours en raison d'un drame familial... Raccrochant ansi son légendaire téléfon...]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0dc8b3e971b7036a814eed8b07a4e7e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : le jouet Tac Tac fait vibrer les récrés (et les nerfs des parents)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-le-jouet-tac-tac-fait-vibrer-les-recres-et-les-nerfs-des-parents--67690548</link><description><![CDATA[Nous sommes au printemps 1970. Happy Day pour les enfants, pas vraiment pour les parents. Un bruit insupportable va s'imposer à la maison, dans les plaines de jeux et dans les cours de récréation. Un bruit mécanique, qui envahit la Belgique en quelques semaines, d'Arlon à La Panne... Le voici...<br /><br />Techniquement, ce nouveau jouet est constitué de deux boules en plastique dur, colorées (souvent jaune, rose, orange ou vert), d’environ 3,5 cm de diamètre. Ces deux boules sont reliées par une cordelette blanche d’environ 42 cm de long, au milieu de laquelle un anneau est fixé. Le but du jeu : imprimer des mouvements à cet anneau pour faire rebondir les boules l’une contre l’autre, produisant ce bruit infernal qui lui donnera son nom : « tac-tac ».<br /><br />L'ORTF rencontre un fabricant de Tac Tac, Marc Vidal. Qui répond aux critiques sur le bruit...<br /><br />Soyons honnêtes, personne ne sait si Marc Vidal a créé le Tac-Tac. Tout le monde pense que c'est un accident de l'histoire et un produit industriel... plus qu’une invention attribuée à une personne précise comme un brevet ou une découverte. Cela dit, c'est un truc aux œufs d'or, puisqu'il est visible dans plusieurs films des années 70, témoignant de sa popularité à l’époque, notamment dans des films comiques.<br /><br />Pour revenir à son bruit, le plus énervant dans cette histoire, c'est la question suivant : qui sera le plus endurant au tac tac ? Car, plus le joueur parvient à maintenir le mouvement des boules longtemps, plus il est admiré pour son habileté. Sans oublier cette forme de cerises, vaguement phallique, va passionner les psychanalystes... Marc Vidal est lucide, il faut profiter de ce happy day pour un vendre un maximum...<br /><br />Et pas juste aux enfants, non, on peut même jouer au tac tac en famille...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67690548</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67690548/329350_1970_le_jouet_tac_tac_fait_vibrer_les_recres_et_les_nerfs_des_parents.mp3" length="5473742" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au printemps 1970. Happy Day pour les enfants, pas vraiment pour les parents. Un bruit insupportable va s'imposer à la maison, dans les plaines de jeux et dans les cours de récréation. Un bruit mécanique, qui envahit la Belgique en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au printemps 1970. Happy Day pour les enfants, pas vraiment pour les parents. Un bruit insupportable va s'imposer à la maison, dans les plaines de jeux et dans les cours de récréation. Un bruit mécanique, qui envahit la Belgique en quelques semaines, d'Arlon à La Panne... Le voici...<br /><br />Techniquement, ce nouveau jouet est constitué de deux boules en plastique dur, colorées (souvent jaune, rose, orange ou vert), d’environ 3,5 cm de diamètre. Ces deux boules sont reliées par une cordelette blanche d’environ 42 cm de long, au milieu de laquelle un anneau est fixé. Le but du jeu : imprimer des mouvements à cet anneau pour faire rebondir les boules l’une contre l’autre, produisant ce bruit infernal qui lui donnera son nom : « tac-tac ».<br /><br />L'ORTF rencontre un fabricant de Tac Tac, Marc Vidal. Qui répond aux critiques sur le bruit...<br /><br />Soyons honnêtes, personne ne sait si Marc Vidal a créé le Tac-Tac. Tout le monde pense que c'est un accident de l'histoire et un produit industriel... plus qu’une invention attribuée à une personne précise comme un brevet ou une découverte. Cela dit, c'est un truc aux œufs d'or, puisqu'il est visible dans plusieurs films des années 70, témoignant de sa popularité à l’époque, notamment dans des films comiques.<br /><br />Pour revenir à son bruit, le plus énervant dans cette histoire, c'est la question suivant : qui sera le plus endurant au tac tac ? Car, plus le joueur parvient à maintenir le mouvement des boules longtemps, plus il est admiré pour son habileté. Sans oublier cette forme de cerises, vaguement phallique, va passionner les psychanalystes... Marc Vidal est lucide, il faut profiter de ce happy day pour un vendre un maximum...<br /><br />Et pas juste aux enfants, non, on peut même jouer au tac tac en famille...]]></itunes:summary><itunes:duration>137</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/794615140b39e9bc3b05780c96f2883b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>“Love To Love You Baby” : Donna Summer fait vibrer le disco en 1975</title><link>https://www.spreaker.com/episode/love-to-love-you-baby-donna-summer-fait-vibrer-le-disco-en-1975--67690546</link><description><![CDATA[Nous sommes le 27 août 1975. Donna Summer crée l'événement. Un 45 tours et son album portent un titre qui invite déjà la sensualité, c'est "Love to love you baby". L'album a été enregistré entre mai et juin 1965 dans les studios Musicland à Munich. Jusqu'ici, Donna Summer n'est pas encore un grande vedette. Elle est, en vérité, choriste dans la comédie musicale allemande HAARE (qui deviendra HAIR). Choriste certes, mais on n'entend qu'elle...<br /><br />Un an plus tôt, en 1974, Donna Summer rencontre Giorgio Moroder et Pete Bellotte, qui sont à l'avant-garde absolue du son eurodisco. De cette rencontre naît un premier album, "Lady Of The Night" sous le nom de Donna Summer, mais c'est un coupu d'épée dans l'eau. Ce n'est pas un raté, mais pas un succès non plus. Elle est tout de même invitée sur tous les plateaux, notamment en Allemagne...<br /><br />Le trio sent que le succès est à portée de partition. Il ne s’arrête pas là et publie « Love To Love You Baby » l’année suivante. Cette fois c’est la bonne. Pour ce nouveau 45 tours, Moroder a choisi de glisser un peu beaucoup de provocation dans la machine pour faire parler de Donna. « Love To Love You Baby » est une exploration audacieuse du disco, avec ses 16 à 17 minutes d’une sensualité très contagieuse, exprimée par les gémissements et soupirs de Donna Summer, des sons qui étaient très novateurs pour l'époque... Le début de la chanson donne le ton...<br /><br />En Belgique, la chanson a d’abord connu un succès modéré, mais croissant dans les discothèques, avant de véritablement exploser dans la seconde moitié de 1975. « Love To Love You Baby » deviendra même rapidement un hymne du disco. « Love to Love You Baby » est considéré comme l’une des premières chansons disco à adopter pleinement le format long pensé pour les pistes de danse, un modèle qui influencera profondément les futures productions du genre... et la musique de Moroder en général. Grâce à Giorgio, Donna Summer entre dans la légende comme pionnière mondiale du disco... et va connaître un immense succès dans son pays d'origine... les États-Unis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67690546</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67690546/329349_love_to_love_you_baby_donna_summer_fait_vibrer_le_disco_en_1975.mp3" length="7098558" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 27 août 1975. Donna Summer crée l'événement. Un 45 tours et son album portent un titre qui invite déjà la sensualité, c'est "Love to love you baby". L'album a été enregistré entre mai et juin 1965 dans les studios Musicland à Munich....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 27 août 1975. Donna Summer crée l'événement. Un 45 tours et son album portent un titre qui invite déjà la sensualité, c'est "Love to love you baby". L'album a été enregistré entre mai et juin 1965 dans les studios Musicland à Munich. Jusqu'ici, Donna Summer n'est pas encore un grande vedette. Elle est, en vérité, choriste dans la comédie musicale allemande HAARE (qui deviendra HAIR). Choriste certes, mais on n'entend qu'elle...<br /><br />Un an plus tôt, en 1974, Donna Summer rencontre Giorgio Moroder et Pete Bellotte, qui sont à l'avant-garde absolue du son eurodisco. De cette rencontre naît un premier album, "Lady Of The Night" sous le nom de Donna Summer, mais c'est un coupu d'épée dans l'eau. Ce n'est pas un raté, mais pas un succès non plus. Elle est tout de même invitée sur tous les plateaux, notamment en Allemagne...<br /><br />Le trio sent que le succès est à portée de partition. Il ne s’arrête pas là et publie « Love To Love You Baby » l’année suivante. Cette fois c’est la bonne. Pour ce nouveau 45 tours, Moroder a choisi de glisser un peu beaucoup de provocation dans la machine pour faire parler de Donna. « Love To Love You Baby » est une exploration audacieuse du disco, avec ses 16 à 17 minutes d’une sensualité très contagieuse, exprimée par les gémissements et soupirs de Donna Summer, des sons qui étaient très novateurs pour l'époque... Le début de la chanson donne le ton...<br /><br />En Belgique, la chanson a d’abord connu un succès modéré, mais croissant dans les discothèques, avant de véritablement exploser dans la seconde moitié de 1975. « Love To Love You Baby » deviendra même rapidement un hymne du disco. « Love to Love You Baby » est considéré comme l’une des premières chansons disco à adopter pleinement le format long pensé pour les pistes de danse, un modèle qui influencera profondément les futures productions du genre... et la musique de Moroder en général. Grâce à Giorgio, Donna Summer entre dans la légende comme pionnière mondiale du disco... et va connaître un immense succès dans son pays d'origine... les États-Unis.]]></itunes:summary><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4129f7e4f994d9be407b2cab61896e5c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : Orange Mécanique, le film qui a choqué l’Europe</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-orange-mecanique-le-film-qui-a-choque-l-europe--67673204</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1972. Date symbolique et happy day pour un réalisateur américain du nom de Stanley Kubrick. Son film intrigue, interroge, choque. Il a déjà fait beaucoup parler de lui en Amérique du Nord, sous le titre "A Clockwork Orange'. En français, ça donne "Orange Mécanique". Bande annonce !<br /><br />Bande annonce purement musicale. Défilé d'images, mais aucun dialogue... D'ailleurs, de quoi ça parle ? Le film s’appuie sur le roman d’Anthony Burgess (1962) et transpose dans l’Angleterre future du psychédélique et du punk naissant une satire sociale féroce, mais aussi une interrogation sur la manipulation politique et psychologique.<br /><br />Chez nous, Orange Mécanique suscite une onde de choc et à la fois la fascination et l’indignation, notamment pour sa représentation crue de la violence, de la sexualité et ses questionnements sur la liberté et la répression des États... Traduction : c'est peu osé et c'est surtout très dérangeant... On pourrait même dire bizarre...<br /><br />À sa sortie, la presse et le public européens sont divisés, vous l'aurez compris : d’un côté, acclamé pour sa force visuelle, sa musique électronique signée Wendy Carlos, son audace narrative et la performance de Malcolm McDowell. De l’autre, décrié pour l’effet supposé « incitatif » à la violence et le malaise provoqué par ses scènes-choc. Partout en Europe, et particulièrement dans notre petite Belgique, le film cristallise la polémique. Il faudra quelques années pour digérer tout ça et pour que le long métrage soit perçu comme un film culte emblématique de la contre-culture des années 1970.<br /><br />Quand je vous disais bizarre, ce n'était pas un adjectif choisi au hasard en ce happy day cinéma polémique du 1er janvier 1972. Orange Mécanique devient rapidement une référence du cinéma « moderne » européen. Les codes vestimentaires et le Nadsat (l'argot imaginaire du film) sont repris, alors que Stanley Kubrick, lui, restera un cinéaste énigmatique, reclus dans son château du Hertfordshire....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67673204</guid><pubDate>Tue, 09 Sep 2025 10:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67673204/329178_1972_orange_mecanique_le_film_qui_a_choque_l_europe.mp3" length="8137187" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1972. Date symbolique et happy day pour un réalisateur américain du nom de Stanley Kubrick. Son film intrigue, interroge, choque. Il a déjà fait beaucoup parler de lui en Amérique du Nord, sous le titre "A Clockwork Orange'....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1972. Date symbolique et happy day pour un réalisateur américain du nom de Stanley Kubrick. Son film intrigue, interroge, choque. Il a déjà fait beaucoup parler de lui en Amérique du Nord, sous le titre "A Clockwork Orange'. En français, ça donne "Orange Mécanique". Bande annonce !<br /><br />Bande annonce purement musicale. Défilé d'images, mais aucun dialogue... D'ailleurs, de quoi ça parle ? Le film s’appuie sur le roman d’Anthony Burgess (1962) et transpose dans l’Angleterre future du psychédélique et du punk naissant une satire sociale féroce, mais aussi une interrogation sur la manipulation politique et psychologique.<br /><br />Chez nous, Orange Mécanique suscite une onde de choc et à la fois la fascination et l’indignation, notamment pour sa représentation crue de la violence, de la sexualité et ses questionnements sur la liberté et la répression des États... Traduction : c'est peu osé et c'est surtout très dérangeant... On pourrait même dire bizarre...<br /><br />À sa sortie, la presse et le public européens sont divisés, vous l'aurez compris : d’un côté, acclamé pour sa force visuelle, sa musique électronique signée Wendy Carlos, son audace narrative et la performance de Malcolm McDowell. De l’autre, décrié pour l’effet supposé « incitatif » à la violence et le malaise provoqué par ses scènes-choc. Partout en Europe, et particulièrement dans notre petite Belgique, le film cristallise la polémique. Il faudra quelques années pour digérer tout ça et pour que le long métrage soit perçu comme un film culte emblématique de la contre-culture des années 1970.<br /><br />Quand je vous disais bizarre, ce n'était pas un adjectif choisi au hasard en ce happy day cinéma polémique du 1er janvier 1972. Orange Mécanique devient rapidement une référence du cinéma « moderne » européen. Les codes vestimentaires et le Nadsat (l'argot imaginaire du film) sont repris, alors que Stanley Kubrick, lui, restera un cinéaste énigmatique, reclus dans son château du Hertfordshire....]]></itunes:summary><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4b1082bab229056ca1198b50ba00b92a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Gene Vincent en 1963 : le rock’n’roll américain enflamme Bruxelles</title><link>https://www.spreaker.com/episode/gene-vincent-en-1963-le-rock-n-roll-americain-enflamme-bruxelles--67672848</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 octobre 1963. C'est l'événement à Bruxelles : un happy day sur scène, façon Los Angeles. L'Ancienne Belgique accueille un chanteur américain considéré comme le RIVA NUMERO 1 de Johnny. En tout cas, c'est ce que prétend l'affiche. Bon, en 1963, les plus grands succès de Gene Vincent sont derrière lui. Je veux évidemment, notamment, parler de ce titre de 1956... Be pop a Lula.<br /><br />Même s'il capitalise sur ses succès passés, Gene Vincent reste une figure emblématique sur la scène européenne, multipliant les concerts notamment en France et en Belgique. Son influence sur la jeunesse et les groupes rock européens, elle, est majeure : il inspire OUVERTEMENT la scène yéyé française, des groupes comme Les Chaussettes Noires ou Les Chats Sauvages. D'ailleurs, aujourd'hui, ils partagent l'affiche avec Gene Vincent. Et pour cause, ce concert a pour nom "Tournée âge tendre", sous la direction de Jean-Claude Camus. Sur scène, il y a aussi l'irrésistible comique Tony Ripoll. Et Frank Adams, considéré comme la révélation de 1963... Je pense que lui, on l'a un peu oublié depuis...<br /><br />Le concert est un énorme succès. C'est un mini festival au cœur de Bruxelles. Des milliers de fans se réunissent pour un grand show rock à l'américaine, avec Gene Vincent en vedette. Mais, s'il se fait si présent sur la scène européenne, alors qu'on ne le voit plus beaucoup en Amérique du Nord, c'est pour une bonne raison. Son refus des compromissions en fait un des rockers les plus mal vus dans son Amérique natale. Ce n'est plus qu'en Europe qu'il est encore considéré comme l'égal des grands.... c'est en tout cas l'avis de notre expert national Jean Jième Valmont...<br /><br />N'empêche, personne ne boude son plaisir, en ce happy day du 10 octobre 1963 : Gene Vincent est la grande vedette du jour. L'accueil est un peu plus froid pour les Chats Sauvages. Et pour cause, ils ont changé de chanteur. Alors, Gene Vincent a comme un boulevard devant lui... Allez hop, il monte sur scène...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67672848</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 08:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67672848/329171_gene_vincent_en_1963_le_rock_n_roll_americain_enflamme_bruxelles.mp3" length="6823750" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 octobre 1963. C'est l'événement à Bruxelles : un happy day sur scène, façon Los Angeles. L'Ancienne Belgique accueille un chanteur américain considéré comme le RIVA NUMERO 1 de Johnny. En tout cas, c'est ce que prétend l'affiche....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 octobre 1963. C'est l'événement à Bruxelles : un happy day sur scène, façon Los Angeles. L'Ancienne Belgique accueille un chanteur américain considéré comme le RIVA NUMERO 1 de Johnny. En tout cas, c'est ce que prétend l'affiche. Bon, en 1963, les plus grands succès de Gene Vincent sont derrière lui. Je veux évidemment, notamment, parler de ce titre de 1956... Be pop a Lula.<br /><br />Même s'il capitalise sur ses succès passés, Gene Vincent reste une figure emblématique sur la scène européenne, multipliant les concerts notamment en France et en Belgique. Son influence sur la jeunesse et les groupes rock européens, elle, est majeure : il inspire OUVERTEMENT la scène yéyé française, des groupes comme Les Chaussettes Noires ou Les Chats Sauvages. D'ailleurs, aujourd'hui, ils partagent l'affiche avec Gene Vincent. Et pour cause, ce concert a pour nom "Tournée âge tendre", sous la direction de Jean-Claude Camus. Sur scène, il y a aussi l'irrésistible comique Tony Ripoll. Et Frank Adams, considéré comme la révélation de 1963... Je pense que lui, on l'a un peu oublié depuis...<br /><br />Le concert est un énorme succès. C'est un mini festival au cœur de Bruxelles. Des milliers de fans se réunissent pour un grand show rock à l'américaine, avec Gene Vincent en vedette. Mais, s'il se fait si présent sur la scène européenne, alors qu'on ne le voit plus beaucoup en Amérique du Nord, c'est pour une bonne raison. Son refus des compromissions en fait un des rockers les plus mal vus dans son Amérique natale. Ce n'est plus qu'en Europe qu'il est encore considéré comme l'égal des grands.... c'est en tout cas l'avis de notre expert national Jean Jième Valmont...<br /><br />N'empêche, personne ne boude son plaisir, en ce happy day du 10 octobre 1963 : Gene Vincent est la grande vedette du jour. L'accueil est un peu plus froid pour les Chats Sauvages. Et pour cause, ils ont changé de chanteur. Alors, Gene Vincent a comme un boulevard devant lui... Allez hop, il monte sur scène...]]></itunes:summary><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33926b18d106cf9c5f289d144918ca6f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Byrds : “Mr. Tambourine Man”, la naissance du folk-rock</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-byrds-mr-tambourine-man-la-naissance-du-folk-rock--67594524</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1965. Un groupe californien (formé un an plus tôt) diffuse son tout premier album. Happy Day pour un trio de Los Angeles, qui se compose de Jim McGuinn, Gene Clark et David Crosby. Tous trois ont fait leurs armes dans des cafés folk. Ensemble, ils vont entrer dans la légende avec "Mr. Tambourine Man". C'est à la fois le titre de l'album et le premier 45 tours dont il est issu. Particularité, c'est une reprise osée de Bob Dylan...<br /><br />Le trio a un nom, The Byrds, avec un Y. Et cela, pour une bonne raison. Enfin 3.<br /><br />Le groupe cherchait un nom qui évoque l’idée de l’envol. Bird, ça veut dire oiseau, mais avec I. Alors, l’orthographe modifiée avec un « Y » , c'est une forme de clin d’œil aux Beatles, qui avaient eux aussi volontairement changé l’orthographe du mot « beetles » (scarabées).<br /><br />Enfin, c'était aussi l'occasion pour le groupe de se distinguer d’un autre groupe qui s'appelait déjà « The Birds ».<br /><br />Le single “Mr. Tambourine Man” est enregistré, en partie, avec des musiciens de studio. Pourquoi ? Parce que le producteur Terry Melcher estimait que le groupe n’était pas encore prêt pour une performance totalement autonome.<br /><br />L'inspiration de Bob Dylan ne se limite pas à Mr. Tambourine Man, puisqu'on retrouve également “All I Really Want to Do”. Bon, sur ce 33 tours, je vous rassure, il y a tout de même plusieurs compositions originales, dont "I'll Feel A Whole Lot Better" qui, pour la petite anecdote, fait tout de même très Beatles...<br /><br />Cet album est une révélation. Le single et l’album atteignent la première place des classements aux États-Unis en deux temps trois mouvements. Quant à la musique des Byrds, elle est reconnue comme un véritable défi aux groupes britanniques phares, y compris les Rolling Stones.<br /><br />Ce sera le plus grand succès du groupe. Mais surtout un marqueur : "Mr. Tambourine Man" est considéré comme une pierre angulaire du folk-rock, un genre qui survivra, LUI, au groupe californien…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67594524</guid><pubDate>Fri, 05 Sep 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67594524/328899_the_byrds_mr_tambourine_man_la_naissance_du_folk_rock.mp3" length="6544762" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 juin 1965. Un groupe californien (formé un an plus tôt) diffuse son tout premier album. Happy Day pour un trio de Los Angeles, qui se compose de Jim McGuinn, Gene Clark et David Crosby. Tous trois ont fait leurs armes dans des cafés...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1965. Un groupe californien (formé un an plus tôt) diffuse son tout premier album. Happy Day pour un trio de Los Angeles, qui se compose de Jim McGuinn, Gene Clark et David Crosby. Tous trois ont fait leurs armes dans des cafés folk. Ensemble, ils vont entrer dans la légende avec "Mr. Tambourine Man". C'est à la fois le titre de l'album et le premier 45 tours dont il est issu. Particularité, c'est une reprise osée de Bob Dylan...<br /><br />Le trio a un nom, The Byrds, avec un Y. Et cela, pour une bonne raison. Enfin 3.<br /><br />Le groupe cherchait un nom qui évoque l’idée de l’envol. Bird, ça veut dire oiseau, mais avec I. Alors, l’orthographe modifiée avec un « Y » , c'est une forme de clin d’œil aux Beatles, qui avaient eux aussi volontairement changé l’orthographe du mot « beetles » (scarabées).<br /><br />Enfin, c'était aussi l'occasion pour le groupe de se distinguer d’un autre groupe qui s'appelait déjà « The Birds ».<br /><br />Le single “Mr. Tambourine Man” est enregistré, en partie, avec des musiciens de studio. Pourquoi ? Parce que le producteur Terry Melcher estimait que le groupe n’était pas encore prêt pour une performance totalement autonome.<br /><br />L'inspiration de Bob Dylan ne se limite pas à Mr. Tambourine Man, puisqu'on retrouve également “All I Really Want to Do”. Bon, sur ce 33 tours, je vous rassure, il y a tout de même plusieurs compositions originales, dont "I'll Feel A Whole Lot Better" qui, pour la petite anecdote, fait tout de même très Beatles...<br /><br />Cet album est une révélation. Le single et l’album atteignent la première place des classements aux États-Unis en deux temps trois mouvements. Quant à la musique des Byrds, elle est reconnue comme un véritable défi aux groupes britanniques phares, y compris les Rolling Stones.<br /><br />Ce sera le plus grand succès du groupe. Mais surtout un marqueur : "Mr. Tambourine Man" est considéré comme une pierre angulaire du folk-rock, un genre qui survivra, LUI, au groupe californien…]]></itunes:summary><itunes:duration>164</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/257f7d92c6fbe423b9cc9b49d474bf07.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Jacques Navadic : l’homme qui a modernisé Télé Luxembourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/jacques-navadic-l-homme-qui-a-modernise-tele-luxembourg--67594523</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour un journaliste lillois. Cela fait 20 ans qu'il est arrivé à Télé Luxembourg et il va aujourd'hui prendre la direction de la chaîne familiale. Jacques Navadic a 55 ans. Un sacré tempérament, en costume cravate d’époque.<br /><br />Objectif : asseoir la notoriété de la chaîne auprès des familles, au Grand Duché, mais aussi dans le Nord Est de la France et en Belgique. En 1975, cela fait bientôt 6 ans que la chaîne luxembourgeoise est diffusée dans le Royaume via... le câble. Jacques Navadic le reconnaît, c'est un détonateur.<br /><br />Lorsqu'il succède à Claude Robert à la direction des programmes en 1975, Jacques Navadic affirme la diffusion quotidienne de films, de séries américaines et de jeux -, mais il va aussi faire monter en télévision toute une série de voix connues de la RTL. Il demande aux animateurs d'adapter leurs émissions radiophoniques à la télé. Deux exemples : André Torrent avec le Hit-Parade et le fameux "Stop ou encore".... confié à Georges Lang. Les jeux de fidélisation arrivent également à l'époque, notamment Le Coffre-fort. Il sera présenté chaque soir par Michèle Etzel...<br /><br />Sur Télé Luxembourg, on mise sur la fidélité, la personnalité des animateurs et sur le direct, coûte que coûte. Sous la direction de Jacques Navadic, une mode s'installe : la chaîne cherche à diffuser avant première toute une série de concepts et de séries télé. Elle sera ainsi la première chaîne en Europe à diffuser Dallas.<br /><br />Quatre ans après son arrivée à la tête de Télé Luxembourg, Navadic a une idée de génie, un concours pour engager une nouvelle présentatrice. L'émission s'appelle "Dix en lice" et la soirée de clôture est un véritable événement. Le jury de personnalités est costaud (Michel Drucker, Jean Lefebvre, Frédéric François), mais le public a lui aussi l'occasion de voter. Marylène Bergmann sortira numéro 1 de cette incroyable soirée. Elle deviendra l'une des figures emblématiques de la Villa Louvigny. Navadic poursuivra son œuvre jusqu'en 1982. Malheureusement, le célèbre générique d'ouverture et de fermeture des programmes ne survivra pas à son règne...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67594523</guid><pubDate>Thu, 04 Sep 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67594523/328898_jacques_navadic_l_homme_qui_a_modernise_tele_luxembourg.mp3" length="8400501" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour un journaliste lillois. Cela fait 20 ans qu'il est arrivé à Télé Luxembourg et il va aujourd'hui prendre la direction de la chaîne familiale. Jacques Navadic a 55 ans. Un sacré tempérament, en costume...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour un journaliste lillois. Cela fait 20 ans qu'il est arrivé à Télé Luxembourg et il va aujourd'hui prendre la direction de la chaîne familiale. Jacques Navadic a 55 ans. Un sacré tempérament, en costume cravate d’époque.<br /><br />Objectif : asseoir la notoriété de la chaîne auprès des familles, au Grand Duché, mais aussi dans le Nord Est de la France et en Belgique. En 1975, cela fait bientôt 6 ans que la chaîne luxembourgeoise est diffusée dans le Royaume via... le câble. Jacques Navadic le reconnaît, c'est un détonateur.<br /><br />Lorsqu'il succède à Claude Robert à la direction des programmes en 1975, Jacques Navadic affirme la diffusion quotidienne de films, de séries américaines et de jeux -, mais il va aussi faire monter en télévision toute une série de voix connues de la RTL. Il demande aux animateurs d'adapter leurs émissions radiophoniques à la télé. Deux exemples : André Torrent avec le Hit-Parade et le fameux "Stop ou encore".... confié à Georges Lang. Les jeux de fidélisation arrivent également à l'époque, notamment Le Coffre-fort. Il sera présenté chaque soir par Michèle Etzel...<br /><br />Sur Télé Luxembourg, on mise sur la fidélité, la personnalité des animateurs et sur le direct, coûte que coûte. Sous la direction de Jacques Navadic, une mode s'installe : la chaîne cherche à diffuser avant première toute une série de concepts et de séries télé. Elle sera ainsi la première chaîne en Europe à diffuser Dallas.<br /><br />Quatre ans après son arrivée à la tête de Télé Luxembourg, Navadic a une idée de génie, un concours pour engager une nouvelle présentatrice. L'émission s'appelle "Dix en lice" et la soirée de clôture est un véritable événement. Le jury de personnalités est costaud (Michel Drucker, Jean Lefebvre, Frédéric François), mais le public a lui aussi l'occasion de voter. Marylène Bergmann sortira numéro 1 de cette incroyable soirée. Elle deviendra l'une des figures emblématiques de la Villa Louvigny. Navadic poursuivra son œuvre jusqu'en 1982. Malheureusement, le célèbre générique d'ouverture et de fermeture des programmes ne survivra pas à son règne...]]></itunes:summary><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23b4e48ec20b4aa4a86b0ee2e1cc92eb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Dutronc : “Il est 5 heures, Paris s’éveille”, l’hymne inattendu de 68</title><link>https://www.spreaker.com/episode/dutronc-il-est-5-heures-paris-s-eveille-l-hymne-inattendu-de-68--67594490</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1968. Cela fait une bonne dizaine d'années que Jacques Dutronc fréquente le milieu du rock. Et 8 ans qu'il chante. Il y a deux ans, avec "Et moi, et moi, et moi", il est parvenu à créer le tube de l'été 1966.<br /><br />Mais, retour en mars 1968, aujourd'hui est un happy day. Il va faire encore plus fort qu'un tube de l'été. Il va créer l'événement avec une chanson écrite en pleine nuit, avec Jacques Lanzmann et Anne Ségalen, tout ça à la demande du label Vogue.<br /><br />C'est une commande. Le producteur souhaite un morceau sur le thème « Paris le matin » après un dîner. Le trio se creuse les méninges et trouve des paroles très lointaines, dans une chanson de 1802, « Tableau de Paris à cinq heures du matin » de Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers. Un titre qui devait ressembler à... ceci :<br /><br />Voilà pour le tableau de départ. Dutronc et Ségalen vont puiser dans les souvenirs de Lanzmann lors d’un retour à l’aube dans Paris après un voyage. Le ton est donné, nom du projet "Il est 5 heures, Paris s'éveille".<br /><br />Pour l’enregistrement, Jacques Dutronc fait appel à Roger Bourdin, un flûtiste classique, dont le solo improvisé donnera son relief unique à l'atmosphère de la chanson. Mais comme toujours, il faut batailler pour l'imposer. Initialement jugée fade par ses créateurs, l'intervention de Bourdin va TOTALEMENT transformer la chanson.<br /><br />Dutronc est invité en avril 1968 à la télévision, la première apparition est DEJA un succès...<br /><br />Publiée juste avant les événements de mai 68, "Il est 5 heures, Paris s'éveille" résonne avec l’époque et devient, à sa sortie, un « hymne de la jeunesse française en révolte ». Résultat : on en vend plus de 100 mille exemplaires. La chanson sera même, en 1991, élue « meilleur single francophone de tous les temps ».]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67594490</guid><pubDate>Wed, 03 Sep 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67594490/328897_dutronc_il_est_5_heures_paris_s_eveille_l_hymne_inattendu_de_68.mp3" length="8324223" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er mars 1968. Cela fait une bonne dizaine d'années que Jacques Dutronc fréquente le milieu du rock. Et 8 ans qu'il chante. Il y a deux ans, avec "Et moi, et moi, et moi", il est parvenu à créer le tube de l'été 1966.

Mais, retour en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1968. Cela fait une bonne dizaine d'années que Jacques Dutronc fréquente le milieu du rock. Et 8 ans qu'il chante. Il y a deux ans, avec "Et moi, et moi, et moi", il est parvenu à créer le tube de l'été 1966.<br /><br />Mais, retour en mars 1968, aujourd'hui est un happy day. Il va faire encore plus fort qu'un tube de l'été. Il va créer l'événement avec une chanson écrite en pleine nuit, avec Jacques Lanzmann et Anne Ségalen, tout ça à la demande du label Vogue.<br /><br />C'est une commande. Le producteur souhaite un morceau sur le thème « Paris le matin » après un dîner. Le trio se creuse les méninges et trouve des paroles très lointaines, dans une chanson de 1802, « Tableau de Paris à cinq heures du matin » de Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers. Un titre qui devait ressembler à... ceci :<br /><br />Voilà pour le tableau de départ. Dutronc et Ségalen vont puiser dans les souvenirs de Lanzmann lors d’un retour à l’aube dans Paris après un voyage. Le ton est donné, nom du projet "Il est 5 heures, Paris s'éveille".<br /><br />Pour l’enregistrement, Jacques Dutronc fait appel à Roger Bourdin, un flûtiste classique, dont le solo improvisé donnera son relief unique à l'atmosphère de la chanson. Mais comme toujours, il faut batailler pour l'imposer. Initialement jugée fade par ses créateurs, l'intervention de Bourdin va TOTALEMENT transformer la chanson.<br /><br />Dutronc est invité en avril 1968 à la télévision, la première apparition est DEJA un succès...<br /><br />Publiée juste avant les événements de mai 68, "Il est 5 heures, Paris s'éveille" résonne avec l’époque et devient, à sa sortie, un « hymne de la jeunesse française en révolte ». Résultat : on en vend plus de 100 mille exemplaires. La chanson sera même, en 1991, élue « meilleur single francophone de tous les temps ».]]></itunes:summary><itunes:duration>208</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7c8cb53e21c759f8e7f30bbd8dcae602.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Rintintin : le chien héros qui a marqué des générations</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rintintin-le-chien-heros-qui-a-marque-des-generations--67594488</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1960. Happy day à la RTF. La télévision française diffuse ce soir le premier épisode d'une série américaine qui vient de rencontrer un infernal succès outre-Atlantique depuis 1954.<br /><br />Son titre : "The adventures of Rin Tin Tin". Pour le public francophone, l'adaptation a pour titre "Rin tin tin".<br /><br />Au générique, un acteur d'un genre nouveau, c'est un chien, un berger allemand.<br /><br />L’action se situe à la fin du 19e siècle, pendant la conquête de l’Ouest. Rusty est un jeune orphelin d’une dizaine d’années. Rintintin, son berger allemand, et lui sont les seuls survivants d’un convoi de pionniers attaqué par des Indiens.<br /><br />Rusty et Rintintin sont recueillis par le 101e régiment de cavalerie de Fort Apache, dont Rusty devient le caporal honoraire, tandis que Rintintin, lui, est promu mascotte du régiment. Et pour le plus grand bonheur des familles, Rintintin est carrément de toutes les actions sur le terrain.<br /><br />Ensemble, Rintintin et son petit maître vont vivre des aventures très télégéniques. Ils vont affronter des hors-la-loi, des tribus amérindiennes, le tout dans un décor de far west qui va, l'air de rien, totalement captiver le monde entier.<br /><br />En tout, la série compte 164 épisodes. Chacun dure environ 25 minutes, tous tournés en noir et blanc, même s'ils seront colorisés plus tard. Sur la RTF, la première chaîne française, le rendez-vous est, au départ, hebdomadaire, mais rapidement, il est tellement attendu par les enfants qu'il va devenir quotidien.<br /><br />Car oui, tout est toujours bien qui finit bien avec Rintintin, qui, pour la petite histoire, n'a rien d'un chien fictif. Le « vrai » Rintintin est un berger allemand né en France, retrouvé en 1918 dans les ruines d’un camp allemand par un caporal américain. Autant dire que la série, dans le contexte de l'après-guerre, c’est un excellent remontant..<br /><br />Le succès sera tel que la série sera rediffusée un nombre incalculable de fois, touchant l'air de rien, 2 ou 3 générations....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67594488</guid><pubDate>Tue, 02 Sep 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67594488/328896_rintintin_le_chien_heros_qui_a_marque_des_generations.mp3" length="7953285" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 janvier 1960. Happy day à la RTF. La télévision française diffuse ce soir le premier épisode d'une série américaine qui vient de rencontrer un infernal succès outre-Atlantique depuis 1954.

Son titre : "The adventures of Rin Tin...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1960. Happy day à la RTF. La télévision française diffuse ce soir le premier épisode d'une série américaine qui vient de rencontrer un infernal succès outre-Atlantique depuis 1954.<br /><br />Son titre : "The adventures of Rin Tin Tin". Pour le public francophone, l'adaptation a pour titre "Rin tin tin".<br /><br />Au générique, un acteur d'un genre nouveau, c'est un chien, un berger allemand.<br /><br />L’action se situe à la fin du 19e siècle, pendant la conquête de l’Ouest. Rusty est un jeune orphelin d’une dizaine d’années. Rintintin, son berger allemand, et lui sont les seuls survivants d’un convoi de pionniers attaqué par des Indiens.<br /><br />Rusty et Rintintin sont recueillis par le 101e régiment de cavalerie de Fort Apache, dont Rusty devient le caporal honoraire, tandis que Rintintin, lui, est promu mascotte du régiment. Et pour le plus grand bonheur des familles, Rintintin est carrément de toutes les actions sur le terrain.<br /><br />Ensemble, Rintintin et son petit maître vont vivre des aventures très télégéniques. Ils vont affronter des hors-la-loi, des tribus amérindiennes, le tout dans un décor de far west qui va, l'air de rien, totalement captiver le monde entier.<br /><br />En tout, la série compte 164 épisodes. Chacun dure environ 25 minutes, tous tournés en noir et blanc, même s'ils seront colorisés plus tard. Sur la RTF, la première chaîne française, le rendez-vous est, au départ, hebdomadaire, mais rapidement, il est tellement attendu par les enfants qu'il va devenir quotidien.<br /><br />Car oui, tout est toujours bien qui finit bien avec Rintintin, qui, pour la petite histoire, n'a rien d'un chien fictif. Le « vrai » Rintintin est un berger allemand né en France, retrouvé en 1918 dans les ruines d’un camp allemand par un caporal américain. Autant dire que la série, dans le contexte de l'après-guerre, c’est un excellent remontant..<br /><br />Le succès sera tel que la série sera rediffusée un nombre incalculable de fois, touchant l'air de rien, 2 ou 3 générations....]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4e63408c2ef147d9007665c0de48bc63.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Barbara : “L’Aigle Noir”, un rêve devenu chanson culte</title><link>https://www.spreaker.com/episode/barbara-l-aigle-noir-un-reve-devenu-chanson-culte--67579599</link><description><![CDATA[Nous sommes le 28 mai 1970. Happy day pour Barbara. Elle ne le sait pas encore, mais « L'Aigle Noir » (qui sort aujourd’hui) va un jour devenir son plus grand succès.<br /><br />Barbara a 40 ans. Elle vient de traverser une période difficile dans sa carrière, après un succès à l’Olympia en 1968 et une tentative un peu vaine de renouvellement qui l'éloigne de la musique, on ne sait pas très bien pourquoi.<br /><br />Cette chanson, qui donnera le titre à son album, est écrite plus rapidement que les autres. Quinze jours environ.<br /><br />C'est comme une urgence : il faut un dernier titre pour terminer l'album. C'est alors qu'elle retrouve, au fond d'un tiroir, un texte écrit bien plus tôt, inspiré par un rêve. Dans ce rêve, elle voit un aigle descendre vers elle...<br /><br />Pourquoi ?<br /><br />C'est tout ce qu'elle en dira, à l'époque, même quand on lui pose la question avec insistance...<br /><br />Beaucoup pourtant, dont des psychanalystes, vont ce pencher sur ce texte. Certains y voient une référence à la barbarie nazie et à sa vie de petite fille juive traquée sous l’Occupation. D'autres vont découvrir une métaphore. L’aigle noir, c'est peut-être aussi le père de Barbara et la violence dont elle aurait été victime dans son enfance. Une phrase nous met sur cette piste, celle-ci :<br /><br />La musique est composée en partie au piano, influencée par une sonate de Beethoven. L’enregistrement mobilise 36 musiciens et huit choristes, dirigés par Michel Colombier, au studio Gaité à Paris.<br /><br />Le succès est immédiat. Il remet Barbara en scène, mais la pudeur l'oblige à se montrer économe d'apparitions télé pour défendre cette chanson. À vrai dire, Barbara n’a chanté « L’Aigle noir » à la télévision française que deux fois, dont une le 8 octobre 1970 dans l'émission « La Tête de l’art ».<br /><br />Depuis le 28 mai 1970, ce texte puissant continue d’éveiller des analyses, des curiosités, des interprétations, sans jamais enfermer définitivement son sens. Comme l'a visiblement souhaité... Barbara jusqu’à la publication de ses mémoires...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67579599</guid><pubDate>Mon, 01 Sep 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67579599/328733_barbara_l_aigle_noir_un_reve_devenu_chanson_culte.mp3" length="7093334" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 28 mai 1970. Happy day pour Barbara. Elle ne le sait pas encore, mais « L'Aigle Noir » (qui sort aujourd’hui) va un jour devenir son plus grand succès.

Barbara a 40 ans. Elle vient de traverser une période difficile dans sa carrière,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 28 mai 1970. Happy day pour Barbara. Elle ne le sait pas encore, mais « L'Aigle Noir » (qui sort aujourd’hui) va un jour devenir son plus grand succès.<br /><br />Barbara a 40 ans. Elle vient de traverser une période difficile dans sa carrière, après un succès à l’Olympia en 1968 et une tentative un peu vaine de renouvellement qui l'éloigne de la musique, on ne sait pas très bien pourquoi.<br /><br />Cette chanson, qui donnera le titre à son album, est écrite plus rapidement que les autres. Quinze jours environ.<br /><br />C'est comme une urgence : il faut un dernier titre pour terminer l'album. C'est alors qu'elle retrouve, au fond d'un tiroir, un texte écrit bien plus tôt, inspiré par un rêve. Dans ce rêve, elle voit un aigle descendre vers elle...<br /><br />Pourquoi ?<br /><br />C'est tout ce qu'elle en dira, à l'époque, même quand on lui pose la question avec insistance...<br /><br />Beaucoup pourtant, dont des psychanalystes, vont ce pencher sur ce texte. Certains y voient une référence à la barbarie nazie et à sa vie de petite fille juive traquée sous l’Occupation. D'autres vont découvrir une métaphore. L’aigle noir, c'est peut-être aussi le père de Barbara et la violence dont elle aurait été victime dans son enfance. Une phrase nous met sur cette piste, celle-ci :<br /><br />La musique est composée en partie au piano, influencée par une sonate de Beethoven. L’enregistrement mobilise 36 musiciens et huit choristes, dirigés par Michel Colombier, au studio Gaité à Paris.<br /><br />Le succès est immédiat. Il remet Barbara en scène, mais la pudeur l'oblige à se montrer économe d'apparitions télé pour défendre cette chanson. À vrai dire, Barbara n’a chanté « L’Aigle noir » à la télévision française que deux fois, dont une le 8 octobre 1970 dans l'émission « La Tête de l’art ».<br /><br />Depuis le 28 mai 1970, ce texte puissant continue d’éveiller des analyses, des curiosités, des interprétations, sans jamais enfermer définitivement son sens. Comme l'a visiblement souhaité... Barbara jusqu’à la publication de ses mémoires...]]></itunes:summary><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/da1fff754d81208476cb054f4dc9b072.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Madrague: Brigitte Bardot signe le tube de l'été 1963</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-madrague-brigitte-bardot-signe-le-tube-de-l-ete-1963--67517017</link><description><![CDATA[Elle s’appelle La Madrague, comme sa maison du Lavandou. Et sans le savoir, elle vient de signer le tube de la fin de l’été 1963.<br /><br />À cette époque, Bardot est l’icône absolue. Actrice, sex-symbol, muse de Saint-Tropez… Mais c’est aussi une voix, fragile, à la limite du murmure. L’auteur Jean-Max Rivière et le compositeur Gérard Bourgeois lui écrivent ce morceau sur-mesure, à la fois intime et totalement approprié. Il évoque la fin de l’été, les amis partis, les serviettes oubliées sur la plage, les souvenirs d’une saison déjà terminée. Un peu de mélancolie… mais dans un écrin de lumière.<br /><br />Et très vite, La Madrague devient un incontournable. Ce n’est pas un tube au sens classique du terme : il n’est pas n°1 dans les hit-parades. Mais tout le monde va le fredonner... jusqu'à la fin de l'hiver !<br /><br />D'ailleurs, 1er janvier 1968, lors de la première diffusion télévisée du Show Bardot, sur la deuxième chaîne de l'ORTF, Bardot diffusera pour la première fois le clip de la chanson, tourné à La Madrague. Dans cette vidéo réalisée par François Reichenbach, l'actrice et chanteuse, pieds nus, en chemise et en pantalon, déambule entre la plage et sa maison. Autant dire que l'hiver est chaud !<br /><br />À l’image de Bardot, La Madrague échappe au temps. Elle est rééditée, remixée. Elle sera reprise par Camélia Jordana, Carla Bruni ou encore Vanessa Paradis. Mais c’est bien l’été 1963 qu’elle incarne, celui d'une certaine idée de la liberté.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67517017</guid><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67517017/328356_la_madrague_brigitte_bardot_signe_le_tube_de_l_ete_1963.mp3" length="5198934" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Elle s’appelle La Madrague, comme sa maison du Lavandou. Et sans le savoir, elle vient de signer le tube de la fin de l’été 1963.

À cette époque, Bardot est l’icône absolue. Actrice, sex-symbol, muse de Saint-Tropez… Mais c’est aussi une voix,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Elle s’appelle La Madrague, comme sa maison du Lavandou. Et sans le savoir, elle vient de signer le tube de la fin de l’été 1963.<br /><br />À cette époque, Bardot est l’icône absolue. Actrice, sex-symbol, muse de Saint-Tropez… Mais c’est aussi une voix, fragile, à la limite du murmure. L’auteur Jean-Max Rivière et le compositeur Gérard Bourgeois lui écrivent ce morceau sur-mesure, à la fois intime et totalement approprié. Il évoque la fin de l’été, les amis partis, les serviettes oubliées sur la plage, les souvenirs d’une saison déjà terminée. Un peu de mélancolie… mais dans un écrin de lumière.<br /><br />Et très vite, La Madrague devient un incontournable. Ce n’est pas un tube au sens classique du terme : il n’est pas n°1 dans les hit-parades. Mais tout le monde va le fredonner... jusqu'à la fin de l'hiver !<br /><br />D'ailleurs, 1er janvier 1968, lors de la première diffusion télévisée du Show Bardot, sur la deuxième chaîne de l'ORTF, Bardot diffusera pour la première fois le clip de la chanson, tourné à La Madrague. Dans cette vidéo réalisée par François Reichenbach, l'actrice et chanteuse, pieds nus, en chemise et en pantalon, déambule entre la plage et sa maison. Autant dire que l'hiver est chaud !<br /><br />À l’image de Bardot, La Madrague échappe au temps. Elle est rééditée, remixée. Elle sera reprise par Camélia Jordana, Carla Bruni ou encore Vanessa Paradis. Mais c’est bien l’été 1963 qu’elle incarne, celui d'une certaine idée de la liberté.]]></itunes:summary><itunes:duration>130</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c8b1b31d8fcc7b51064a5612bc1ba6e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>France Gall : “Il jouait du piano debout”, l’hymne libre de l’été 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/france-gall-il-jouait-du-piano-debout-l-hymne-libre-de-l-ete-80--67517016</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 juin 1980. Happy Day pour celle qui, désormais, est officiellement Madame Berger. France Gall sort, ce jour-là, un 45 tours qui va bouleverser sa carrière et signer l’un des tubes de l’été. Sur la pochette : une silhouette, une attitude. Et une chanson qui claque comme un manifeste. Son titre : Il jouait du piano debout.<br /><br />Avec ce morceau, Michel Berger rend hommage à un géant du rock’n’roll, Jerry Lee Lewis. Le « Killer », qui a été rendu célèbre parce qu’on le voyait jouer du piano… debout, justement. Une manière de réinventer les codes, de revendiquer sa différence. Et c’est exactement ce que raconte la chanson : le courage d’être soi, le refus des normes, la liberté par la musique. Bref, c’est du GRAND Michel Berger.<br /><br />La mélodie est immédiate. Dès sa sortie, la chanson tourne sur toutes les radios belges et françaises. Elle est le premier extrait de l’album Paris, France, que France Gall présentera en grande pompe à la presse… lors d’un petit-déjeuner à la Tour Eiffel.<br /><br />Il jouait du piano debout se vend à plus de 800 000 exemplaires. C’est un carton. En Belgique, elle devient l’un des morceaux les plus diffusés de l’été 80. Un tube intergénérationnel, qui dépasse le simple hommage pour devenir un hymne. Car chacun s’y reconnaît : dans cette énergie, ce refus du compromis, ce besoin de danser, coûte que coûte. Et personne ne se doute vraiment qu’on y parle de Jerry Lee Lewis, mais peu importe.<br /><br />Le succès est tel qu’Elton John, touché par la chanson et par La groupie du pianiste, propose à France Gall un duo. Le rendez-vous est pris à Los Angeles, en août 1980. De cette rencontre naîtra Donner pour donner.<br /><br />À sa manière, à la fois populaire et universelle, France Gall impose cet été-là l’un de ses plus grands titres, avec la complicité de Michel Berger…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67517016</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67517016/328355_france_gall_il_jouait_du_piano_debout_l_hymne_libre_de_l_ete_80.mp3" length="5379701" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 juin 1980. Happy Day pour celle qui, désormais, est officiellement Madame Berger. France Gall sort, ce jour-là, un 45 tours qui va bouleverser sa carrière et signer l’un des tubes de l’été. Sur la pochette : une silhouette, une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 juin 1980. Happy Day pour celle qui, désormais, est officiellement Madame Berger. France Gall sort, ce jour-là, un 45 tours qui va bouleverser sa carrière et signer l’un des tubes de l’été. Sur la pochette : une silhouette, une attitude. Et une chanson qui claque comme un manifeste. Son titre : Il jouait du piano debout.<br /><br />Avec ce morceau, Michel Berger rend hommage à un géant du rock’n’roll, Jerry Lee Lewis. Le « Killer », qui a été rendu célèbre parce qu’on le voyait jouer du piano… debout, justement. Une manière de réinventer les codes, de revendiquer sa différence. Et c’est exactement ce que raconte la chanson : le courage d’être soi, le refus des normes, la liberté par la musique. Bref, c’est du GRAND Michel Berger.<br /><br />La mélodie est immédiate. Dès sa sortie, la chanson tourne sur toutes les radios belges et françaises. Elle est le premier extrait de l’album Paris, France, que France Gall présentera en grande pompe à la presse… lors d’un petit-déjeuner à la Tour Eiffel.<br /><br />Il jouait du piano debout se vend à plus de 800 000 exemplaires. C’est un carton. En Belgique, elle devient l’un des morceaux les plus diffusés de l’été 80. Un tube intergénérationnel, qui dépasse le simple hommage pour devenir un hymne. Car chacun s’y reconnaît : dans cette énergie, ce refus du compromis, ce besoin de danser, coûte que coûte. Et personne ne se doute vraiment qu’on y parle de Jerry Lee Lewis, mais peu importe.<br /><br />Le succès est tel qu’Elton John, touché par la chanson et par La groupie du pianiste, propose à France Gall un duo. Le rendez-vous est pris à Los Angeles, en août 1980. De cette rencontre naîtra Donner pour donner.<br /><br />À sa manière, à la fois populaire et universelle, France Gall impose cet été-là l’un de ses plus grands titres, avec la complicité de Michel Berger…]]></itunes:summary><itunes:duration>135</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fcf5b52f8c93c63b97524c30356a7cbc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Polnareff : “Âme câline”, un slow suspendu pour l’été 67</title><link>https://www.spreaker.com/episode/polnareff-ame-caline-un-slow-suspendu-pour-l-ete-67--67517014</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 mai 1967. Happy Day pour Michel Polnareff, qui publie ce jour-là un nouveau 45 tours inspiré par un voyage. En face A, une chanson aux airs de caresse et au titre évocateur : Âme câline. Rien à voir avec ses provocations passées ou à venir. Ici, il livre une ballade douce et épurée.<br /><br />Les contrastes, ça le connaît !<br /><br />Tout commence quelques mois plus tôt, à la toute fin de 1966. Michel Polnareff séjourne à Marrakech, à l’hôtel La Mamounia, un palace de légende. Un soir, dans sa chambre, il entend un oiseau siffler sur le balcon. Inspiré par ce chant, il prend sa guitare et compose aussitôt une mélodie.<br /><br />Cette musique-là, dit-il, il ne l’a pas inventée : il l’a volée à un oiseau. Dans un livre, il ironisera : « C’est la seule fois que j’ai piqué la musique à quelqu’un et qu’on ne m’a pas attaqué. »<br /><br />La chanson paraît en mai 1967 et se hisse rapidement dans les classements. En juillet, elle atteint la 2e place du hit-parade de Salut les Copains, diffusé sur Europe 1 — une référence dans tout le monde francophone, y compris en Belgique, où Âme câline est le potentiel tube de l’été que tous les slows attendent.<br /><br />Pas de refrains tape-à-l’œil ni de batteries fracassantes. Juste une guitare, une voix claire, et cette sensation d’un moment fragile qui ne reviendra plus. Tout l’été 1967, Âme câline résonne comme un murmure dans les transistors des vacances.<br /><br />Ce titre figure ensuite sur Le Bal des Laze, le deuxième album de Polnareff, qui sortira en 1968. Mais à l’été 1967, c’est cette petite chanson écrite sur un balcon marocain qui flotte dans l’air… Polnareff a tout juste 23 ans…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67517014</guid><pubDate>Wed, 27 Aug 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67517014/328354_polnareff_ame_caline_un_slow_suspendu_pour_l_ete_67.mp3" length="5630477" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 mai 1967. Happy Day pour Michel Polnareff, qui publie ce jour-là un nouveau 45 tours inspiré par un voyage. En face A, une chanson aux airs de caresse et au titre évocateur : Âme câline. Rien à voir avec ses provocations passées ou à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 mai 1967. Happy Day pour Michel Polnareff, qui publie ce jour-là un nouveau 45 tours inspiré par un voyage. En face A, une chanson aux airs de caresse et au titre évocateur : Âme câline. Rien à voir avec ses provocations passées ou à venir. Ici, il livre une ballade douce et épurée.<br /><br />Les contrastes, ça le connaît !<br /><br />Tout commence quelques mois plus tôt, à la toute fin de 1966. Michel Polnareff séjourne à Marrakech, à l’hôtel La Mamounia, un palace de légende. Un soir, dans sa chambre, il entend un oiseau siffler sur le balcon. Inspiré par ce chant, il prend sa guitare et compose aussitôt une mélodie.<br /><br />Cette musique-là, dit-il, il ne l’a pas inventée : il l’a volée à un oiseau. Dans un livre, il ironisera : « C’est la seule fois que j’ai piqué la musique à quelqu’un et qu’on ne m’a pas attaqué. »<br /><br />La chanson paraît en mai 1967 et se hisse rapidement dans les classements. En juillet, elle atteint la 2e place du hit-parade de Salut les Copains, diffusé sur Europe 1 — une référence dans tout le monde francophone, y compris en Belgique, où Âme câline est le potentiel tube de l’été que tous les slows attendent.<br /><br />Pas de refrains tape-à-l’œil ni de batteries fracassantes. Juste une guitare, une voix claire, et cette sensation d’un moment fragile qui ne reviendra plus. Tout l’été 1967, Âme câline résonne comme un murmure dans les transistors des vacances.<br /><br />Ce titre figure ensuite sur Le Bal des Laze, le deuxième album de Polnareff, qui sortira en 1968. Mais à l’été 1967, c’est cette petite chanson écrite sur un balcon marocain qui flotte dans l’air… Polnareff a tout juste 23 ans…]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6ad9eb056f19159581f89c31af1cfbe9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Box Tops : “The Letter”, le tube express de l’été 67</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-box-tops-the-letter-le-tube-express-de-l-ete-67--67504688</link><description><![CDATA[Nous sommes le 26 août 1967. Happy Day pour un groupe inconnu de Memphis, fraîchement rebaptisé The Box Tops. Ce jour-là, ils enregistrent une chanson en urgence, sans trop de répétitions, dans un petit studio du Tennessee. Elle ne dure que 1 minute 58. Elle va pourtant devenir l’un des plus gros tubes de l’année… y compris en Belgique.<br /><br />Particularité ? Alex Chilton, le chanteur du groupe, n'av que 16 ans lors de l'enregistrement du morceau.<br /><br />Le titre ? The Letter. L’histoire est celle d'un homme prêt à tout pour rejoindre celle qu’il aime.<br /><br />Le producteur Dan Penn, peu impressionné par les moyens du groupe, leur impose un mot d’ordre : pas de fioritures. L’enregistrement se fait en une journée. Alex Chilton pose sa voix d’un trait. Le résultat est brut et tendu. A ce stade, personne ne sait si cela va marcher. Cela dit, vous et moi connaissons la suite de l'histoire.<br /><br />En quelques semaines, The Letter grimpe en tête des classements aux États-Unis. En Belgique, le disque débarque dès septembre 1967, porté par les disquaires. Le titre commence à tourner à fond sur les transistors, dans les juke-boxes, et même dans certaines boîtes de nuit qui veulent jouer à l’américaine.<br /><br />Le succès est foudroyant. En moins de deux mois, le single se vend à plus de 4 millions d’exemplaires dans le monde. Il restera numéro 1 pendant 4 semaines aux États-Unis. Chez nous, en Belgique, il s’impose dans le top 5 dès octobre, prolongeant l’été dans une ambiance soul-rock électrique.<br /><br />The Letter sera reprise par nombre d'artistes, notamment Joe Cocker dont la version sortie en single en 1970 Et dire que tout est parti d’une démo transmise par Wayne Carson, auteur du titre, à un certain Chips Moman, le boss du studio American Sound. La phrase magique ? « Give me a ticket for an aeroplane »]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67504688</guid><pubDate>Tue, 26 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67504688/328246_the_box_tops_the_letter_le_tube_express_de_l_ete_67.mp3" length="3040592" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 26 août 1967. Happy Day pour un groupe inconnu de Memphis, fraîchement rebaptisé The Box Tops. Ce jour-là, ils enregistrent une chanson en urgence, sans trop de répétitions, dans un petit studio du Tennessee. Elle ne dure que 1 minute...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 26 août 1967. Happy Day pour un groupe inconnu de Memphis, fraîchement rebaptisé The Box Tops. Ce jour-là, ils enregistrent une chanson en urgence, sans trop de répétitions, dans un petit studio du Tennessee. Elle ne dure que 1 minute 58. Elle va pourtant devenir l’un des plus gros tubes de l’année… y compris en Belgique.<br /><br />Particularité ? Alex Chilton, le chanteur du groupe, n'av que 16 ans lors de l'enregistrement du morceau.<br /><br />Le titre ? The Letter. L’histoire est celle d'un homme prêt à tout pour rejoindre celle qu’il aime.<br /><br />Le producteur Dan Penn, peu impressionné par les moyens du groupe, leur impose un mot d’ordre : pas de fioritures. L’enregistrement se fait en une journée. Alex Chilton pose sa voix d’un trait. Le résultat est brut et tendu. A ce stade, personne ne sait si cela va marcher. Cela dit, vous et moi connaissons la suite de l'histoire.<br /><br />En quelques semaines, The Letter grimpe en tête des classements aux États-Unis. En Belgique, le disque débarque dès septembre 1967, porté par les disquaires. Le titre commence à tourner à fond sur les transistors, dans les juke-boxes, et même dans certaines boîtes de nuit qui veulent jouer à l’américaine.<br /><br />Le succès est foudroyant. En moins de deux mois, le single se vend à plus de 4 millions d’exemplaires dans le monde. Il restera numéro 1 pendant 4 semaines aux États-Unis. Chez nous, en Belgique, il s’impose dans le top 5 dès octobre, prolongeant l’été dans une ambiance soul-rock électrique.<br /><br />The Letter sera reprise par nombre d'artistes, notamment Joe Cocker dont la version sortie en single en 1970 Et dire que tout est parti d’une démo transmise par Wayne Carson, auteur du titre, à un certain Chips Moman, le boss du studio American Sound. La phrase magique ? « Give me a ticket for an aeroplane »]]></itunes:summary><itunes:duration>127</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f6309f816d45a78aa229d66adcb8e55f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Nana Mouskouri : “Soleil”, la chanson lumineuse de l’été 71</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nana-mouskouri-soleil-la-chanson-lumineuse-de-l-ete-71--67504687</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 avril 1971. Ce n'est pas encore l'été, mais il ne saurait tarder. En tout cas, c'est un happy day pour Nana Mouskouri. Ce jour-là sort un nouveau 45 tours au titre simple, limpide : Soleil. Une chanson douce et lumineuse qui s'élève timidement et prend son temps.<br /><br />Quelques semaines plus tard, le morceau est sur toutes les lèvres… et sur toutes les ondes.<br /><br />La chanson, écrite par Hubert Giraud et Pierre Delanoë, ne cherche pas la complexité. Elle parle de ce qui intéresse les gens à quelques semaines de leurs congés : du soleil, de la lumière, de la chaleur. Pas de détour, pas de tristesse.<br /><br />Avec une voix limpide et reconnaissable, Nana Mouskouri impose une ambiance très populaire, mais aussi très délicate, du haut de ses 31 ans. Ce n’est ni du yéyé, ni du rock. C’est un style plus intemporel. Et ça plaît.<br /><br />En Belgique, onl’entend partout : dans les transistors sur les plages, au fond des cafés, et même sur les marchés. Il devient le rayon de soleil musical de l’été 1971.<br /><br />À l’automne, le disque se sera écoulé à plus de 500 000 exemplaires, en France et en Belgique. Il restera l’un des plus grands succès francophones de Nana Mouskouri, et un classique des étés passés.<br /><br />Un titre qui va permettre à Nana Mouskouri de briller partout où elle passe désormais. La chanteuse vend au moins 200 000 albums annuels en France entre 1971 et 1974. On lui confie même sa propre émission à la BBC.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67504687</guid><pubDate>Mon, 25 Aug 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67504687/328245_nana_mouskouri_soleil_la_chanson_lumineuse_de_l_ete_71.mp3" length="2604870" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 avril 1971. Ce n'est pas encore l'été, mais il ne saurait tarder. En tout cas, c'est un happy day pour Nana Mouskouri. Ce jour-là sort un nouveau 45 tours au titre simple, limpide : Soleil. Une chanson douce et lumineuse qui s'élève...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 avril 1971. Ce n'est pas encore l'été, mais il ne saurait tarder. En tout cas, c'est un happy day pour Nana Mouskouri. Ce jour-là sort un nouveau 45 tours au titre simple, limpide : Soleil. Une chanson douce et lumineuse qui s'élève timidement et prend son temps.<br /><br />Quelques semaines plus tard, le morceau est sur toutes les lèvres… et sur toutes les ondes.<br /><br />La chanson, écrite par Hubert Giraud et Pierre Delanoë, ne cherche pas la complexité. Elle parle de ce qui intéresse les gens à quelques semaines de leurs congés : du soleil, de la lumière, de la chaleur. Pas de détour, pas de tristesse.<br /><br />Avec une voix limpide et reconnaissable, Nana Mouskouri impose une ambiance très populaire, mais aussi très délicate, du haut de ses 31 ans. Ce n’est ni du yéyé, ni du rock. C’est un style plus intemporel. Et ça plaît.<br /><br />En Belgique, onl’entend partout : dans les transistors sur les plages, au fond des cafés, et même sur les marchés. Il devient le rayon de soleil musical de l’été 1971.<br /><br />À l’automne, le disque se sera écoulé à plus de 500 000 exemplaires, en France et en Belgique. Il restera l’un des plus grands succès francophones de Nana Mouskouri, et un classique des étés passés.<br /><br />Un titre qui va permettre à Nana Mouskouri de briller partout où elle passe désormais. La chanteuse vend au moins 200 000 albums annuels en France entre 1971 et 1974. On lui confie même sa propre émission à la BBC.]]></itunes:summary><itunes:duration>109</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7ead2f8ffdfc29bcb4cd6a57ffd54a7e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Diana Ross : “Upside Down”, le tube irrésistible de l’été 1980</title><link>https://www.spreaker.com/episode/diana-ross-upside-down-le-tube-irresistible-de-l-ete-1980--67414669</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 juin 1980. Happy Day pour Diana Ross, l'ancienne tenancière des Supremes devenue une icône disco. Ce jour-là, elle sort un nouveau single dont elle n'imagine même pas la portée future. Un titre signé par deux pointures du son funk : Nile Rodgers et Bernard Edwards, les fondateurs du groupe Chic. Le morceau s’appelle Upside Down. Et il va mettre l’Europe sens dessus dessous.<br /><br />Tout commence avec une ligne de basse, une guitare qui claquae, une voix d'exception. Diana chante l’amour à l’envers : “Upside down, boy, you turn me…” Une déclaration sensuelle posée sur une piste de danse à quelques jours de l'été. Autant dire que la cible va être parfaitement atteinte.<br /><br />En Belgique, le morceau arrive en plein mois de juin et envahit aussitôt les platines. On l’entend à la radio évidemment, mais aussi dans les soirées, les campings, les salons… C’est un tube transversal, joyeux, immédiat. Même ceux qui ne parlent pas un mot d’anglais se mettent à chantonner ce refrain qui met immédiatement de bonne humeur.<br /><br />Pour Diana Ross, c’est un tournant. Elle quitte les ballades orchestrales pour un son résolument moderne, tendu et dansant. Et ça cartonne : "Upside Down" devient numéro 1 dans plus de (accroche-vous) 15 pays, dont les États-Unis, la France et la Belgique.<br /><br />Et cette chanson a laissé une trace jusque dans les palais royaux. En mars 2025, le roi Charles III du Royaume-Uni a confié, que le 45 tours "Upside Down" faisait partie de ses chansons préférées : “Quand j’étais plus jeune (dit-il) c’était absolument impossible de ne pas me lever pour danser quand elle passait !” On apprend donc que Charles a dansé sur Upside Down. Et ça, c'est déjà incroyable en soi !<br /><br />Tout l’été 1980, sur les plages comme dans les salons, cette chanson a retourné le cœur et les jambes de toute une génération. Et elle continue encore aujourd’hui de le faire, car un tube de l'été ne s'arrête jamais, non jamais...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67414669</guid><pubDate>Fri, 22 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67414669/327926_diana_ross_upside_down_le_tube_irresistible_de_l_ete_1980.mp3" length="2971629" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 juin 1980. Happy Day pour Diana Ross, l'ancienne tenancière des Supremes devenue une icône disco. Ce jour-là, elle sort un nouveau single dont elle n'imagine même pas la portée future. Un titre signé par deux pointures du son funk :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 juin 1980. Happy Day pour Diana Ross, l'ancienne tenancière des Supremes devenue une icône disco. Ce jour-là, elle sort un nouveau single dont elle n'imagine même pas la portée future. Un titre signé par deux pointures du son funk : Nile Rodgers et Bernard Edwards, les fondateurs du groupe Chic. Le morceau s’appelle Upside Down. Et il va mettre l’Europe sens dessus dessous.<br /><br />Tout commence avec une ligne de basse, une guitare qui claquae, une voix d'exception. Diana chante l’amour à l’envers : “Upside down, boy, you turn me…” Une déclaration sensuelle posée sur une piste de danse à quelques jours de l'été. Autant dire que la cible va être parfaitement atteinte.<br /><br />En Belgique, le morceau arrive en plein mois de juin et envahit aussitôt les platines. On l’entend à la radio évidemment, mais aussi dans les soirées, les campings, les salons… C’est un tube transversal, joyeux, immédiat. Même ceux qui ne parlent pas un mot d’anglais se mettent à chantonner ce refrain qui met immédiatement de bonne humeur.<br /><br />Pour Diana Ross, c’est un tournant. Elle quitte les ballades orchestrales pour un son résolument moderne, tendu et dansant. Et ça cartonne : "Upside Down" devient numéro 1 dans plus de (accroche-vous) 15 pays, dont les États-Unis, la France et la Belgique.<br /><br />Et cette chanson a laissé une trace jusque dans les palais royaux. En mars 2025, le roi Charles III du Royaume-Uni a confié, que le 45 tours "Upside Down" faisait partie de ses chansons préférées : “Quand j’étais plus jeune (dit-il) c’était absolument impossible de ne pas me lever pour danser quand elle passait !” On apprend donc que Charles a dansé sur Upside Down. Et ça, c'est déjà incroyable en soi !<br /><br />Tout l’été 1980, sur les plages comme dans les salons, cette chanson a retourné le cœur et les jambes de toute une génération. Et elle continue encore aujourd’hui de le faire, car un tube de l'été ne s'arrête jamais, non jamais...]]></itunes:summary><itunes:duration>124</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3646d282a3a1f41b0c3353da07375b4e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Rolling Stones : “Satisfaction”, l’explosion rock de l’été 65</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-rolling-stones-satisfaction-l-explosion-rock-de-l-ete-65--67414666</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 juin 1965. Happy Day pour un groupe britannique tout jeune mais déjà redouté : ils se font appeler les Rolling Stones. Ce jour-là, sort aux États-Unis un 45 tours rugissant, porté par une guitare saturée et une voix nerveuse. Certains disent même enragée.<br /><br />Ah oui, son titre : (I Can’t Get No) Satisfaction.<br /><br />Au départ, tout part d’un rêve. Keith Richards se réveille en pleine nuit avec trois accords en tête. Il les enregistre à moitié endormi sur un magnétophone. Le matin, sobre, il découvre la base d’un riff qui deviendra l’un des plus célèbres de l’histoire du rock.<br /><br />Le 6 juin, la version américaine sort sans tambour ni trompette. Et pourtant, en quelques jours, c’est l’emballement : le single devient numéro 1 aux États-Unis pendant plusieurs semaines. Ce sera est la première chanson du groupe classée numéro un aux États-Unis.<br /><br />La presse parle d’une révolution. Quant au fond de la chanson, nous sommes en 1965 et, pourtant, il n'étonne personne : les paroles de la chanson font référence à la frustration sexuelle et au mercantilisme.<br /><br />Mais en Europe, le calendrier de sortie est un peu curieux.<br /><br />La chanson n’est commercialisée au Royaume-Uni que le 20 août 1965, mais les radios pirate ont fait leur boulot. C'est déjà un très grand tube.<br /><br />Jagger dira, quelques années plus tard :<br /><br />« C'est la chanson qui a vraiment fait les Rolling Stones, nous sommes passés d'un simple groupe de plus à un groupe énorme, monstrueux... Il a un titre captivant. Il a un riff de guitare captivant. Il a un super son de guitare, ce qui était original à l'époque. Et ça capture l'esprit de l'époque, ce qui est très important dans ce genre de chansons... c'était l'aliénation. »<br /><br />En Belgique, Satisfaction devient le tube inattendu de l’été 65. C’est un cri, une promesse, et un tournant. Le rock devient plus brut, plus libre, plus moderne. Et les Stones, eux, entrent dans la légende…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67414666</guid><pubDate>Thu, 21 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67414666/327925_the_rolling_stones_satisfaction_l_explosion_rock_de_l_ete_65.mp3" length="5550845" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 juin 1965. Happy Day pour un groupe britannique tout jeune mais déjà redouté : ils se font appeler les Rolling Stones. Ce jour-là, sort aux États-Unis un 45 tours rugissant, porté par une guitare saturée et une voix nerveuse. Certains...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 juin 1965. Happy Day pour un groupe britannique tout jeune mais déjà redouté : ils se font appeler les Rolling Stones. Ce jour-là, sort aux États-Unis un 45 tours rugissant, porté par une guitare saturée et une voix nerveuse. Certains disent même enragée.<br /><br />Ah oui, son titre : (I Can’t Get No) Satisfaction.<br /><br />Au départ, tout part d’un rêve. Keith Richards se réveille en pleine nuit avec trois accords en tête. Il les enregistre à moitié endormi sur un magnétophone. Le matin, sobre, il découvre la base d’un riff qui deviendra l’un des plus célèbres de l’histoire du rock.<br /><br />Le 6 juin, la version américaine sort sans tambour ni trompette. Et pourtant, en quelques jours, c’est l’emballement : le single devient numéro 1 aux États-Unis pendant plusieurs semaines. Ce sera est la première chanson du groupe classée numéro un aux États-Unis.<br /><br />La presse parle d’une révolution. Quant au fond de la chanson, nous sommes en 1965 et, pourtant, il n'étonne personne : les paroles de la chanson font référence à la frustration sexuelle et au mercantilisme.<br /><br />Mais en Europe, le calendrier de sortie est un peu curieux.<br /><br />La chanson n’est commercialisée au Royaume-Uni que le 20 août 1965, mais les radios pirate ont fait leur boulot. C'est déjà un très grand tube.<br /><br />Jagger dira, quelques années plus tard :<br /><br />« C'est la chanson qui a vraiment fait les Rolling Stones, nous sommes passés d'un simple groupe de plus à un groupe énorme, monstrueux... Il a un titre captivant. Il a un riff de guitare captivant. Il a un super son de guitare, ce qui était original à l'époque. Et ça capture l'esprit de l'époque, ce qui est très important dans ce genre de chansons... c'était l'aliénation. »<br /><br />En Belgique, Satisfaction devient le tube inattendu de l’été 65. C’est un cri, une promesse, et un tournant. Le rock devient plus brut, plus libre, plus moderne. Et les Stones, eux, entrent dans la légende…]]></itunes:summary><itunes:duration>139</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9918ed595bd0c54592da670e8c9660e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Space : “Magic Fly”, le tube intersidéral qui a électrisé l’été 77</title><link>https://www.spreaker.com/episode/space-magic-fly-le-tube-intersideral-qui-a-electrise-l-ete-77--67414665</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 mai 1977. Happy Day pour un groupe français encore inconnu du grand public. Il s'appelle Space et tout porte à croire qu'on a affaire à des musiciens et à une musique extra-terrestre.<br /><br />Ce jour-là sort Magic Fly, un 45 instrumental futuriste, étrange et hypnotique, qui va faire danser toute l’Europe… et surtout la Belgique, où on expérimente déjà le futur son des années 80.<br /><br />C’est un tube sans parole, mais où on comprend tout ce qui se trame. Une mélodie cosmique, jouée aux synthétiseurs, des nappes électroniques, un rythme à mi-chemin entre la musique disco et la science-fiction. Le morceau est signé Didier Marouani, claviériste formé au classique, qui rêve de conquérir les ondes… depuis une capsule spatiale. Donc oui, tout était écrit dans les étoiles.<br /><br />À l’époque, Magic Fly ne ressemble à rien d’autre. Le groupe apparaît en combinaison d’astronautes à la télévision française. En Belgique, les radios le programment dès la fin mai. Et à partir de juin, le morceau grimpe dans les classements. Tant et si bien qu'il atteint le Top 10 chez nous, passe dans toutes les discothèques, et devient un incontournable des bals d’été... bref, c'est LE TUBE de l'été le plus inattendu de la décennie !<br /><br />C’est aussi l’un des tout premiers tubes européens à assumer une esthétique futuriste, en plein âge d’or de Star Wars, Kraftwerk et du synthé analogique. Un vrai choc auditif pour l’époque. D'ailleurs, Plastic Bertrand n'est pas très loin, à l'époque.<br /><br />Et tout l’été 1977, Magic Fly accompagne les nuits belges sous boule à facettes, les trajets en Solex vers la piscine : une chanson sans voix, mais avec un sacré pouvoir d’attraction que vont même reprendre les COCHONS DANS L'ESPACE…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67414665</guid><pubDate>Wed, 20 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67414665/327924_space_magic_fly_le_tube_intersideral_qui_a_electrise_l_ete_77.mp3" length="3237451" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 mai 1977. Happy Day pour un groupe français encore inconnu du grand public. Il s'appelle Space et tout porte à croire qu'on a affaire à des musiciens et à une musique extra-terrestre.

Ce jour-là sort Magic Fly, un 45 instrumental...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 mai 1977. Happy Day pour un groupe français encore inconnu du grand public. Il s'appelle Space et tout porte à croire qu'on a affaire à des musiciens et à une musique extra-terrestre.<br /><br />Ce jour-là sort Magic Fly, un 45 instrumental futuriste, étrange et hypnotique, qui va faire danser toute l’Europe… et surtout la Belgique, où on expérimente déjà le futur son des années 80.<br /><br />C’est un tube sans parole, mais où on comprend tout ce qui se trame. Une mélodie cosmique, jouée aux synthétiseurs, des nappes électroniques, un rythme à mi-chemin entre la musique disco et la science-fiction. Le morceau est signé Didier Marouani, claviériste formé au classique, qui rêve de conquérir les ondes… depuis une capsule spatiale. Donc oui, tout était écrit dans les étoiles.<br /><br />À l’époque, Magic Fly ne ressemble à rien d’autre. Le groupe apparaît en combinaison d’astronautes à la télévision française. En Belgique, les radios le programment dès la fin mai. Et à partir de juin, le morceau grimpe dans les classements. Tant et si bien qu'il atteint le Top 10 chez nous, passe dans toutes les discothèques, et devient un incontournable des bals d’été... bref, c'est LE TUBE de l'été le plus inattendu de la décennie !<br /><br />C’est aussi l’un des tout premiers tubes européens à assumer une esthétique futuriste, en plein âge d’or de Star Wars, Kraftwerk et du synthé analogique. Un vrai choc auditif pour l’époque. D'ailleurs, Plastic Bertrand n'est pas très loin, à l'époque.<br /><br />Et tout l’été 1977, Magic Fly accompagne les nuits belges sous boule à facettes, les trajets en Solex vers la piscine : une chanson sans voix, mais avec un sacré pouvoir d’attraction que vont même reprendre les COCHONS DANS L'ESPACE…]]></itunes:summary><itunes:duration>135</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b5f8ee094e790922df4fd986e5c0c2d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michel Sardou : “Le France”, un tube de colère qui chavire l’été 76</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michel-sardou-le-france-un-tube-de-colere-qui-chavire-l-ete-76--67414664</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 mai 1976. Happy Day mélancolique pour Michel Sardou. Ce jour-là sort une chanson nostalgique, terriblement engagée. Elle a pour titre "Le France", comme le bateau. Pas un slow, pas un morceau disco, pas de funk, pas non plus de la variété… mais une chanson de colère. Un coup de gueule en pleine période de départs en vacances.<br /><br />À cette époque, le paquebot France est à l’arrêt depuis deux ans. La fierté navale des années 60, ce monstre élégant qui faisait rêver toute l’Europe, est devenu un symbole du déclin industriel de l'Hexagone. Sardou en fait un cri du cœur. Il donne la parole au bateau lui-même :<br /><br />“Si t’as le cœur à vendre, moi je l’achète”,<br /><br />Ce refrain va marquer toute une génération. Car, derrière Le France, c’est aussi la fin d’un monde : celui des grandes traversées, du prestige à la française et des paquebots qu'on pouvait voir, par temps clair, depuis la digue d’Ostende.<br /><br />La chanson sort fin mai, et dès le mois de juin, elle tourne en boucle sur les radios tant en France qu'en Belgique. Sur Radio Luxembourg, dans les cafés, dans les campings, tout le monde connaît les paroles. Ce n’est pas un tube de plage, mais un tube qui fait réagir. Et, un peu comme les Lacs du Connemara quelques années plus tard, c'est une chanson qui va MARQUER son époque.<br /><br />En Belgique, comme en France, elle divise. Mais tout l’été 76, Le France est partout.<br /><br />Et pendant que certains dansent sur du Baccara ou Santa Esmeralda, d’autres chantent à plein poumon dans leur R5 ou au comptoir : “Je ne veux pas qu’on le vende, elle est à moi cette France”. À la télé, dans les bals, dans les transistors. Sardou, lui, devient le nouveau porte-parole du chauvinisme français....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67414664</guid><pubDate>Tue, 19 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67414664/327923_michel_sardou_le_france_un_tube_de_colere_qui_chavire_l_ete_76.mp3" length="2851257" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 mai 1976. Happy Day mélancolique pour Michel Sardou. Ce jour-là sort une chanson nostalgique, terriblement engagée. Elle a pour titre "Le France", comme le bateau. Pas un slow, pas un morceau disco, pas de funk, pas non plus de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 mai 1976. Happy Day mélancolique pour Michel Sardou. Ce jour-là sort une chanson nostalgique, terriblement engagée. Elle a pour titre "Le France", comme le bateau. Pas un slow, pas un morceau disco, pas de funk, pas non plus de la variété… mais une chanson de colère. Un coup de gueule en pleine période de départs en vacances.<br /><br />À cette époque, le paquebot France est à l’arrêt depuis deux ans. La fierté navale des années 60, ce monstre élégant qui faisait rêver toute l’Europe, est devenu un symbole du déclin industriel de l'Hexagone. Sardou en fait un cri du cœur. Il donne la parole au bateau lui-même :<br /><br />“Si t’as le cœur à vendre, moi je l’achète”,<br /><br />Ce refrain va marquer toute une génération. Car, derrière Le France, c’est aussi la fin d’un monde : celui des grandes traversées, du prestige à la française et des paquebots qu'on pouvait voir, par temps clair, depuis la digue d’Ostende.<br /><br />La chanson sort fin mai, et dès le mois de juin, elle tourne en boucle sur les radios tant en France qu'en Belgique. Sur Radio Luxembourg, dans les cafés, dans les campings, tout le monde connaît les paroles. Ce n’est pas un tube de plage, mais un tube qui fait réagir. Et, un peu comme les Lacs du Connemara quelques années plus tard, c'est une chanson qui va MARQUER son époque.<br /><br />En Belgique, comme en France, elle divise. Mais tout l’été 76, Le France est partout.<br /><br />Et pendant que certains dansent sur du Baccara ou Santa Esmeralda, d’autres chantent à plein poumon dans leur R5 ou au comptoir : “Je ne veux pas qu’on le vende, elle est à moi cette France”. À la télé, dans les bals, dans les transistors. Sardou, lui, devient le nouveau porte-parole du chauvinisme français....]]></itunes:summary><itunes:duration>119</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fee2f97ace4cb21cdd9d3054ab0f5900.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C’est ma fête : Richard Anthony pleure et chante le tube de l’été 63</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-ma-fete-richard-anthony-pleure-et-chante-le-tube-de-l-ete-63--67243500</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort "C’est ma fête", une chanson qui n'a rien de très original.<br /><br />Et pour cause, c'est l'adaptation en français d’un tube américain signé Lesley Gore : "It’s My Party".<br /><br />Et comme souvent à l’époque, c’est grâce à Richard Anthony qu’un hit venu des États-Unis franchit les frontières de la langue et s’invite sur les ondes belges.<br /><br />En version française “c’est ma fête et je pleure si je veux…” devient "C'est ma fête Je fais ce qui me plaît". Oui, tous les coups sont permis pour y mettre de la joie.<br /><br />Un texte simple, une histoire d’amour contrariée en plein jour de fête. L’adolescence résumée en trois minutes.<br /><br />La chanson est traduite par Georges Aber, fidèle traducteur de l’époque yéyé. Mais Richard Anthony y ajoute sa patte : une interprétation retenue, douce, un peu triste. Et cette justesse-là touche à peu près tout le monde. Car l'été, ce qui importe, c'est de trouver l'amour. Et ensuite de noyer son chagrin...<br /><br />En Belgique, la chanson arrive très vite en tête des classements francophones. Dans les juke-boxes des cafés de Dinant à Mouscron, elle tourne à plein régime !<br /><br />Richard Anthony est au sommet de sa popularité. L’année suivante, il passera au twist, puis au rock plus sérieux. Mais "C’est ma fête" reste l’un de ses titres les plus légers, mais aussi les plus tendres, les plus universels.<br /><br />Parce que parfois, pleurer un bon coup… c’est encore la meilleure façon de danser. Et de passer l'été...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67243500</guid><pubDate>Mon, 18 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67243500/327330_c_est_ma_fete_richard_anthony_pleure_et_chante_le_tube_de_l_ete_63.mp3" length="2610512" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort "C’est ma fête", une chanson qui n'a rien de très original.<br /><br />Et pour cause, c'est l'adaptation en français d’un tube américain signé Lesley Gore : "It’s My Party".<br /><br />Et comme souvent à l’époque, c’est grâce à Richard Anthony qu’un hit venu des États-Unis franchit les frontières de la langue et s’invite sur les ondes belges.<br /><br />En version française “c’est ma fête et je pleure si je veux…” devient "C'est ma fête Je fais ce qui me plaît". Oui, tous les coups sont permis pour y mettre de la joie.<br /><br />Un texte simple, une histoire d’amour contrariée en plein jour de fête. L’adolescence résumée en trois minutes.<br /><br />La chanson est traduite par Georges Aber, fidèle traducteur de l’époque yéyé. Mais Richard Anthony y ajoute sa patte : une interprétation retenue, douce, un peu triste. Et cette justesse-là touche à peu près tout le monde. Car l'été, ce qui importe, c'est de trouver l'amour. Et ensuite de noyer son chagrin...<br /><br />En Belgique, la chanson arrive très vite en tête des classements francophones. Dans les juke-boxes des cafés de Dinant à Mouscron, elle tourne à plein régime !<br /><br />Richard Anthony est au sommet de sa popularité. L’année suivante, il passera au twist, puis au rock plus sérieux. Mais "C’est ma fête" reste l’un de ses titres les plus légers, mais aussi les plus tendres, les plus universels.<br /><br />Parce que parfois, pleurer un bon coup… c’est encore la meilleure façon de danser. Et de passer l'été...]]></itunes:summary><itunes:duration>109</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd956535dd274a5fb9aebbd5b623ae26.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Joe Dassin : Les Champs-Élysées, la face B devenue tube mondial en 1969</title><link>https://www.spreaker.com/episode/joe-dassin-les-champs-elysees-la-face-b-devenue-tube-mondial-en-1969--67243403</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 août 1969. L'été est déjà bien engagé. Happy Day pour Joe Dassin : ce jour-là, il sort un 45 tours dont la face B va, pour une fois, dépasser les ambitions initiales.<br /><br />Sur ce 45 tours, on trouve "Les Chemin de papa" en face A… et "Les Champs-Élysées" en face B. Vous l'aurez compris, n'ayant probablement aucun souvenir du premier titre. C’est bel et bien cette balade parisienne, légère comme une fin d’après-midi, qui va devenir LE tube de la fin de l'été et... surtout l’un de ses plus grands succès.<br /><br />L’histoire commence quelques mois plus tôt avec un groupe anglais, Jason Crest. Leur chanson "Waterloo Road" n’aura qu’un succès d’estime. Mais elle tape littéralement dans l’oreille de Pierre Delanoë, qui en signe une adaptation française pour Joe Dassin. Et au lieu de Londres, c’est à Paris que l'intrigue se déroule.<br /><br />"Les Champs-Élysées", c'est une carte postale en chanson. L’avenue la plus célèbre du pays, dans une version idéalisée, insouciante.<br /><br />La chanson raconte une rencontre amoureuse un peu magique, entre deux inconnus devenus “deux amoureux tout étourdis par la longue nuit”. Et le refrain, vous le connaissez tous.<br /><br />Le disque se vend à plus de 500 000 exemplaires en France, grimpe à la 2e place des ventes, et connaît aussi un beau succès à l’étranger, jusqu’en URSS ou au Japon, où l’ambassade de France l’utilisera pour promouvoir l’image du pays.<br /><br />Bref, on jugerait presque que c'est une commande de l'office du tourisme, alors que le projet de Pierre Delanoë était sans doute moins ambitieux, mais la face B a parfois raison.<br /><br />À la fin de l’année 69, Joe Dassin réussit un exploit qui ne va pas tellement plaire à Claude François. Il est numéro un au cœur des lecteurs de "Salut les copains”. La chanson, elle, entre dans le patrimoine.<br /><br />Joe Dassin, qui pratique plusieurs langues, va notamment la chanter en anglais, en italien, en allemand et en japonais. Les Champs-Élysées deviennent l’ambassadeur musical de l'élégance à la française...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67243403</guid><pubDate>Fri, 15 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67243403/327319_joe_dassin_les_champs_elysees_la_face_b_devenue_tube_mondial_en_1969.mp3" length="3663769" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 août 1969. L'été est déjà bien engagé. Happy Day pour Joe Dassin : ce jour-là, il sort un 45 tours dont la face B va, pour une fois, dépasser les ambitions initiales.

Sur ce 45 tours, on trouve "Les Chemin de papa" en face A… et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 août 1969. L'été est déjà bien engagé. Happy Day pour Joe Dassin : ce jour-là, il sort un 45 tours dont la face B va, pour une fois, dépasser les ambitions initiales.<br /><br />Sur ce 45 tours, on trouve "Les Chemin de papa" en face A… et "Les Champs-Élysées" en face B. Vous l'aurez compris, n'ayant probablement aucun souvenir du premier titre. C’est bel et bien cette balade parisienne, légère comme une fin d’après-midi, qui va devenir LE tube de la fin de l'été et... surtout l’un de ses plus grands succès.<br /><br />L’histoire commence quelques mois plus tôt avec un groupe anglais, Jason Crest. Leur chanson "Waterloo Road" n’aura qu’un succès d’estime. Mais elle tape littéralement dans l’oreille de Pierre Delanoë, qui en signe une adaptation française pour Joe Dassin. Et au lieu de Londres, c’est à Paris que l'intrigue se déroule.<br /><br />"Les Champs-Élysées", c'est une carte postale en chanson. L’avenue la plus célèbre du pays, dans une version idéalisée, insouciante.<br /><br />La chanson raconte une rencontre amoureuse un peu magique, entre deux inconnus devenus “deux amoureux tout étourdis par la longue nuit”. Et le refrain, vous le connaissez tous.<br /><br />Le disque se vend à plus de 500 000 exemplaires en France, grimpe à la 2e place des ventes, et connaît aussi un beau succès à l’étranger, jusqu’en URSS ou au Japon, où l’ambassade de France l’utilisera pour promouvoir l’image du pays.<br /><br />Bref, on jugerait presque que c'est une commande de l'office du tourisme, alors que le projet de Pierre Delanoë était sans doute moins ambitieux, mais la face B a parfois raison.<br /><br />À la fin de l’année 69, Joe Dassin réussit un exploit qui ne va pas tellement plaire à Claude François. Il est numéro un au cœur des lecteurs de "Salut les copains”. La chanson, elle, entre dans le patrimoine.<br /><br />Joe Dassin, qui pratique plusieurs langues, va notamment la chanter en anglais, en italien, en allemand et en japonais. Les Champs-Élysées deviennent l’ambassadeur musical de l'élégance à la française...]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9379825ac910c01bba6e13fc59ad2f03.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Summer in the City : le coup de chaud rock de l’été 66 signé Lovin’ Spoonful</title><link>https://www.spreaker.com/episode/summer-in-the-city-le-coup-de-chaud-rock-de-l-ete-66-signe-lovin-spoonful--67243402</link><description><![CDATA[Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler les "Lovin’ Spoonful".<br /><br />Les Lovin' Spoonful enregistrent « Summer in the City » en deux sessions dans un studio de Columbia Records à New York en mars 1966.<br /><br />Tous les ingrédients sont réunis pour créer un tube. D'ailleurs, c'est leur ambition. Grâce à lui, un an après leur formation, les Lovin’ Spoonful vont décrocher leur premier carton planétaire.<br /><br />Dès les premières secondes, on entend les bruits de klaxons, des marteaux-piqueurs. L’ambiance est posée : c’est l’été dans la ville de l'Est américain, et ça chauffe, dans tous les sens du terme.<br /><br />La chanson, nerveuse, raconte précisément ces journées étouffantes, où tout est lent, poussiéreux… Mais dès que le soleil se couche, la ville s’électrise : place à la musique et à la drague.<br /><br />Ce contraste jour/nuit se retrouve aussi dans la musique : des couplets sombres et une envolée plus pop-rock dans le refrain. Une structure peu banale à l’époque, qui donne évidemment toute sa force à la chanson.<br /><br />Avec ses bruitages urbains, Summer in the City est aussi l’une des premières chansons à capturer l’ambiance sonore. C’est totalement cinématographique. On est loin des plages californiennes de l'époque et de la dolce vita italienne : ici, c’est New York et ses trottoirs brûlants.<br /><br />Numéro 1 aux États-Unis pendant trois semaines en août, le morceau séduit aussi l’Europe. En Belgique, il tourne tout l’été 66 dans les juke-box.<br /><br />Le groupe ne survivra pas au succès : ils finiront pas se séparer en 1968.<br /><br />La chanson, elle, sera reprise par plusieurs artistes, notamment par Quincy Jones, dont la version de 1973 remportera le Grammy Award du meilleur arrangement instrumental…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67243402</guid><pubDate>Thu, 14 Aug 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67243402/327318_summer_in_the_city_le_coup_de_chaud_rock_de_l_ete_66_signe_lovin_spoonful.mp3" length="3770349" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler les "Lovin’ Spoonful".<br /><br />Les Lovin' Spoonful enregistrent « Summer in the City » en deux sessions dans un studio de Columbia Records à New York en mars 1966.<br /><br />Tous les ingrédients sont réunis pour créer un tube. D'ailleurs, c'est leur ambition. Grâce à lui, un an après leur formation, les Lovin’ Spoonful vont décrocher leur premier carton planétaire.<br /><br />Dès les premières secondes, on entend les bruits de klaxons, des marteaux-piqueurs. L’ambiance est posée : c’est l’été dans la ville de l'Est américain, et ça chauffe, dans tous les sens du terme.<br /><br />La chanson, nerveuse, raconte précisément ces journées étouffantes, où tout est lent, poussiéreux… Mais dès que le soleil se couche, la ville s’électrise : place à la musique et à la drague.<br /><br />Ce contraste jour/nuit se retrouve aussi dans la musique : des couplets sombres et une envolée plus pop-rock dans le refrain. Une structure peu banale à l’époque, qui donne évidemment toute sa force à la chanson.<br /><br />Avec ses bruitages urbains, Summer in the City est aussi l’une des premières chansons à capturer l’ambiance sonore. C’est totalement cinématographique. On est loin des plages californiennes de l'époque et de la dolce vita italienne : ici, c’est New York et ses trottoirs brûlants.<br /><br />Numéro 1 aux États-Unis pendant trois semaines en août, le morceau séduit aussi l’Europe. En Belgique, il tourne tout l’été 66 dans les juke-box.<br /><br />Le groupe ne survivra pas au succès : ils finiront pas se séparer en 1968.<br /><br />La chanson, elle, sera reprise par plusieurs artistes, notamment par Quincy Jones, dont la version de 1973 remportera le Grammy Award du meilleur arrangement instrumental…]]></itunes:summary><itunes:duration>157</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9bf61879bb272eaa39d50eac4e5d2a07.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Maxime Le Forestier : San Francisco, la chanson bleue de l’été 72</title><link>https://www.spreaker.com/episode/maxime-le-forestier-san-francisco-la-chanson-bleue-de-l-ete-72--67243401</link><description><![CDATA[Nous sommes le 11 juin 1972. Happy Day pour Maxime Le Forestier. Ce jour-là sort une balade lente aux accents folk et au titre évocateur : San Francisco. Cette année, le tube de l’été ne sera ni twist ni pop, mais une ballade douce, en hommage à une maison bleue et à un idéal de vie.<br /><br />Le texte est autobiographique. En 1971, Maxime Le Forestier passe plusieurs semaines dans une communauté hippie, au 3841 de la 18e rue, dans le quartier de Castro, à San Francisco. La maison est bleue, pour de vrai, en tout cas à l'époque. Il y vit avec une bande de jeunes, dont une certaine Lucie — « celle qui est dans tous les refrains » — et son frère.<br /><br />Un an plus tard, la chanson sort en 45 tours avec "Education sentimentale" en face B. Tout l’été 72, San Francisco devient un hymne pour ceux qui rêvent d’évasion, de fraternité et de musique. “C’est une chanson sur un moment heureux, écrite sans la moindre ironie”, dira plus tard Le Forestier.<br /><br />L’accueil est assez stupéfiant : la chanson est un succès immédiat en France, mais aussi en Belgique. Et pour cause, elle évoque une utopie douce : celle de l’après-68, des guitares en bois et des cheveux longs.<br /><br />Pour la petite histoire, en 2011, la maison bleue, qui avait été repeinte en vert entretemps, sera restaurée et retrouvera sa couleur originale.<br /><br />Lorsque je vivais à San Fransisco, au début des années 2010, la localisation de la fameuse maison était sans doute la question que les francophones me posaient le plus... D'ailleurs, on peut donc, aujourd'hui encore, voir de ses propres yeux la « maison bleue adossée à la colline », grâce à un projet lancé par… le consulat de France à San Francisco.<br /><br />Preuve que ce tube de l’été 72 a laissé une trace bien réelle, sur deux continents et que l'utopie dessinée par Maxime Le Forestier fait toujours autant rêver…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67243401</guid><pubDate>Wed, 13 Aug 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67243401/327317_maxime_le_forestier_san_francisco_la_chanson_bleue_de_l_ete_72.mp3" length="3081970" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 11 juin 1972. Happy Day pour Maxime Le Forestier. Ce jour-là sort une balade lente aux accents folk et au titre évocateur : San Francisco. Cette année, le tube de l’été ne sera ni twist ni pop, mais une ballade douce, en hommage à une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 11 juin 1972. Happy Day pour Maxime Le Forestier. Ce jour-là sort une balade lente aux accents folk et au titre évocateur : San Francisco. Cette année, le tube de l’été ne sera ni twist ni pop, mais une ballade douce, en hommage à une maison bleue et à un idéal de vie.<br /><br />Le texte est autobiographique. En 1971, Maxime Le Forestier passe plusieurs semaines dans une communauté hippie, au 3841 de la 18e rue, dans le quartier de Castro, à San Francisco. La maison est bleue, pour de vrai, en tout cas à l'époque. Il y vit avec une bande de jeunes, dont une certaine Lucie — « celle qui est dans tous les refrains » — et son frère.<br /><br />Un an plus tard, la chanson sort en 45 tours avec "Education sentimentale" en face B. Tout l’été 72, San Francisco devient un hymne pour ceux qui rêvent d’évasion, de fraternité et de musique. “C’est une chanson sur un moment heureux, écrite sans la moindre ironie”, dira plus tard Le Forestier.<br /><br />L’accueil est assez stupéfiant : la chanson est un succès immédiat en France, mais aussi en Belgique. Et pour cause, elle évoque une utopie douce : celle de l’après-68, des guitares en bois et des cheveux longs.<br /><br />Pour la petite histoire, en 2011, la maison bleue, qui avait été repeinte en vert entretemps, sera restaurée et retrouvera sa couleur originale.<br /><br />Lorsque je vivais à San Fransisco, au début des années 2010, la localisation de la fameuse maison était sans doute la question que les francophones me posaient le plus... D'ailleurs, on peut donc, aujourd'hui encore, voir de ses propres yeux la « maison bleue adossée à la colline », grâce à un projet lancé par… le consulat de France à San Francisco.<br /><br />Preuve que ce tube de l’été 72 a laissé une trace bien réelle, sur deux continents et que l'utopie dessinée par Maxime Le Forestier fait toujours autant rêver…]]></itunes:summary><itunes:duration>129</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/39c80e57ab0474c5f76fc9eecf584d85.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Elton John &amp; Kiki Dee : un duo pop pour l’été 76 avec Don’t Go Breaking My Heart</title><link>https://www.spreaker.com/episode/elton-john-kiki-dee-un-duo-pop-pour-l-ete-76-avec-don-t-go-breaking-my-heart--67243400</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1976. L'été commence, Happy Day pour Elton John. Ce jour-là, il sort un titre pop entraînant et léger. Particularité : il n'est pas seul pour l'incarner. À sa côté, une chanteuse britannique au look androgyne : Kiki Dee. Leur chanson, "Don’t Go Breaking My Heart" va devenir le tube de l’été. Et, aussi curieux que cela puisse paraître... le tout premier numéro 1 d’Elton John au Royaume-Uni.<br /><br />La chanson est écrite par Elton John et Bernie Taupin, sous les pseudonymes Ann Orson et Carte Blanche. À l’origine, le morceau doit être enregistré avec Dusty Springfield, mais elle est trop malade pour entrer en studio.<br /><br />La solution ? Elton se tourne vers Kiki Dee, première chanteuse britannique signée (précisément) par la Motown.<br /><br />"Don’t Go Breaking My Heart" évoque un faux duo d’amoureux, sorte de pastiche de Tamla Motown, avec une ligne de basse funk et un refrain en forme de crème solaire. Traduction : facile à appliquer<br /><br />La chanson est un carton immédiat. Numéro 1 dans plusieurs pays, dont la Belgique, la France, le Canada, les États-Unis. Elle est partout : à la radio, dans les transistors sur la plage, dans tous les bons juke-boxes qui se respectent...<br /><br />Les plus drôle ? Elton et Kiki ne comptent pas remettre le couvert, d’ailleurs Elton ne mange pas de ce pain là. De plus, ils ne la chanteront ensemble en live… qu’une seule fois 20 ans plus tard !<br /><br />En 1976, pas de tournée conjointe, juste quelques apparitions télé. Mais, au fond, pas besoin d'en faire beaucoup : "Don’t Go Breaking My Heart" est sur toutes les lèvres.<br /><br />Et tout l'été 76, de Douvres à Morlanwez, on prête à Elton John et Kiki Dee une passion amoureuses flamboyante... Pour Elton John, on l'a dit, c'est surtout le souvenir de son premier numéro 1 à domicile, au Royaume-Uni, un exploit qu'il mettra 14 ans à dépasser, avec "Sacrifice" en 1990…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67243400</guid><pubDate>Tue, 12 Aug 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67243400/327316_elton_john_kiki_dee_un_duo_pop_pour_l_ete_76_avec_don_t_go_breaking_my_heart.mp3" length="4686934" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 juin 1976. L'été commence, Happy Day pour Elton John. Ce jour-là, il sort un titre pop entraînant et léger. Particularité : il n'est pas seul pour l'incarner. À sa côté, une chanteuse britannique au look androgyne : Kiki Dee. Leur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1976. L'été commence, Happy Day pour Elton John. Ce jour-là, il sort un titre pop entraînant et léger. Particularité : il n'est pas seul pour l'incarner. À sa côté, une chanteuse britannique au look androgyne : Kiki Dee. Leur chanson, "Don’t Go Breaking My Heart" va devenir le tube de l’été. Et, aussi curieux que cela puisse paraître... le tout premier numéro 1 d’Elton John au Royaume-Uni.<br /><br />La chanson est écrite par Elton John et Bernie Taupin, sous les pseudonymes Ann Orson et Carte Blanche. À l’origine, le morceau doit être enregistré avec Dusty Springfield, mais elle est trop malade pour entrer en studio.<br /><br />La solution ? Elton se tourne vers Kiki Dee, première chanteuse britannique signée (précisément) par la Motown.<br /><br />"Don’t Go Breaking My Heart" évoque un faux duo d’amoureux, sorte de pastiche de Tamla Motown, avec une ligne de basse funk et un refrain en forme de crème solaire. Traduction : facile à appliquer<br /><br />La chanson est un carton immédiat. Numéro 1 dans plusieurs pays, dont la Belgique, la France, le Canada, les États-Unis. Elle est partout : à la radio, dans les transistors sur la plage, dans tous les bons juke-boxes qui se respectent...<br /><br />Les plus drôle ? Elton et Kiki ne comptent pas remettre le couvert, d’ailleurs Elton ne mange pas de ce pain là. De plus, ils ne la chanteront ensemble en live… qu’une seule fois 20 ans plus tard !<br /><br />En 1976, pas de tournée conjointe, juste quelques apparitions télé. Mais, au fond, pas besoin d'en faire beaucoup : "Don’t Go Breaking My Heart" est sur toutes les lèvres.<br /><br />Et tout l'été 76, de Douvres à Morlanwez, on prête à Elton John et Kiki Dee une passion amoureuses flamboyante... Pour Elton John, on l'a dit, c'est surtout le souvenir de son premier numéro 1 à domicile, au Royaume-Uni, un exploit qu'il mettra 14 ans à dépasser, avec "Sacrifice" en 1990…]]></itunes:summary><itunes:duration>195</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5e144c0a680a2037b3921bafcd8dc17b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Emmanuelle : la chanson sensuelle de François Valéry qui a embrasé l’été 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/emmanuelle-la-chanson-sensuelle-de-francois-valery-qui-a-embrase-l-ete-80--67243399</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 mars 1980. Dans les arrière-cuisines des studios parisiens, quelques enregistrements ont un objectif bien précis. Faire danser tout l'été. Dans cette optique, tous les coups sont permis, y compris allez puiser dans l'inconscient collectif érotique.<br /><br />Happy Day pour François Valéry, qui sort ce jour-là une chanson au charme envoûtant. Une balade disco, pleine de soleil… et de sensualité. Avec un prénom, qui n'est certainement pas le fait du hasard. Il a surtout un petit goût de fruit défendu...<br /><br />Le tube de l’été est lancé, dont le refrain fait le choix du prénom Emmanuelle. À l’époque, 5 ans après la sortie du film, la France est toujours en pleine "Emmanuellemania", avec ses neuf millions d’entrées. François Valery explique que le truc est venu comme ça, parce qu’Emmanuelle faisait partie des filles sensuelles.<br /><br />Le morceau est une création originale, signée François Valéry pour la musique et Pierre Delanoë pour les paroles. Il ne s’agit pas de la bande originale d'un épisode d'Emmanuelle, mais d’une chanson inspirée par l’ambiance érotico-romantique de la saga.<br /><br />Dans Emmanuelle, François Valéry raconte un coup de foudre amoureux, comme une image de carte postale, avec des paroles simples, sensuelles mais (et c'est important) jamais vulgaires : "Emmanuelle, comme un soleil", "Emmanuelle, toujours plus belle"… L’ensemble évoque les amours d’été et n'a pas d'autre prétention.<br /><br />Et ça marche ! La chanson met quelques semaines à attirer l'attention des programmateurs à la radio. Dès le mois de mai, le succès va s'inscrire dans la durée, puisqu'il va copieusement arroser les radios tout l'été ! Jusqu'à devenir, l'air de rien, le plus gros tube de la carrière de François Valéry, avec plus d’un million d’exemplaires vendus.<br /><br />Avec sa coupe à la Claude François et son sourire carnassier, François Valery va rejoindre le cercle très fermé des chanteurs à minette, avec une petite gommette disco en plus…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67243399</guid><pubDate>Mon, 11 Aug 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67243399/327315_emmanuelle_la_chanson_sensuelle_de_francois_valery_qui_a_embrase_l_ete_80.mp3" length="3597314" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 mars 1980. Dans les arrière-cuisines des studios parisiens, quelques enregistrements ont un objectif bien précis. Faire danser tout l'été. Dans cette optique, tous les coups sont permis, y compris allez puiser dans l'inconscient...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 mars 1980. Dans les arrière-cuisines des studios parisiens, quelques enregistrements ont un objectif bien précis. Faire danser tout l'été. Dans cette optique, tous les coups sont permis, y compris allez puiser dans l'inconscient collectif érotique.<br /><br />Happy Day pour François Valéry, qui sort ce jour-là une chanson au charme envoûtant. Une balade disco, pleine de soleil… et de sensualité. Avec un prénom, qui n'est certainement pas le fait du hasard. Il a surtout un petit goût de fruit défendu...<br /><br />Le tube de l’été est lancé, dont le refrain fait le choix du prénom Emmanuelle. À l’époque, 5 ans après la sortie du film, la France est toujours en pleine "Emmanuellemania", avec ses neuf millions d’entrées. François Valery explique que le truc est venu comme ça, parce qu’Emmanuelle faisait partie des filles sensuelles.<br /><br />Le morceau est une création originale, signée François Valéry pour la musique et Pierre Delanoë pour les paroles. Il ne s’agit pas de la bande originale d'un épisode d'Emmanuelle, mais d’une chanson inspirée par l’ambiance érotico-romantique de la saga.<br /><br />Dans Emmanuelle, François Valéry raconte un coup de foudre amoureux, comme une image de carte postale, avec des paroles simples, sensuelles mais (et c'est important) jamais vulgaires : "Emmanuelle, comme un soleil", "Emmanuelle, toujours plus belle"… L’ensemble évoque les amours d’été et n'a pas d'autre prétention.<br /><br />Et ça marche ! La chanson met quelques semaines à attirer l'attention des programmateurs à la radio. Dès le mois de mai, le succès va s'inscrire dans la durée, puisqu'il va copieusement arroser les radios tout l'été ! Jusqu'à devenir, l'air de rien, le plus gros tube de la carrière de François Valéry, avec plus d’un million d’exemplaires vendus.<br /><br />Avec sa coupe à la Claude François et son sourire carnassier, François Valery va rejoindre le cercle très fermé des chanteurs à minette, avec une petite gommette disco en plus…]]></itunes:summary><itunes:duration>150</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7ff7c6abdd8463d9dabb4b800b18e88e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Get Down : la pépite pop bondissante de l’été 73</title><link>https://www.spreaker.com/episode/get-down-la-pepite-pop-bondissante-de-l-ete-73--67242794</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1973. C'est le printemps, certes, mais certains tubes mettent un peu de temps en phase d'incubation...<br /><br />Happy Day pour Gilbert O’Sullivan, un chanteur irlandais à la coupe au bol inimitable. Ce jour-là sort son nouveau single : Get Down.<br /><br />Une chanson légère, enjouée, très très guitare, qui va clairement devenir le tube de l’été 73 dans toute l’Europe. Mais pour en arriver là, il faut convaincre au-delà des frontières...<br /><br />Littéralement, Get Down signifie Descends.<br /><br />Au premier abord, Get Down ressemble à un ordre lancé à un chien. Mais derrière cette image, O’Sullivan nous parle d’une fille trop collante (ce sont ses propres mots!). Une jeune femme un peu trop enthousiaste, qu’il compare, sur le ton de l’humour, à un chien qui sauterait sur ses genoux sans prévenir.<br /><br />Le ton est léger, la mélodie bondissante fait le reste.<br /><br />Dès le printemps 1973, la chanson grimpe dans les classements britanniques et les radios s'en emparent. Au Royaume-Uni, elle devient numéro 1 pendant deux semaines en avril... et elle revient en mai ! Puis elle conquiert rapidement le reste de l’Europe. En Belgique, "Get Down" arrive dans les transistors en mai et va devenir l’un des morceaux les plus joués de l’été.<br /><br />Pour Gilbert O’Sullivan, c’est un virage. Lui qu’on connaissait surtout pour ses ballades mélancoliques (Alone Again, Claire), propose ici un titre d’une efficacité redoutable.<br /><br />Et, au cas où votre oreille est musicale, si vous vous posiez la question... Oui, selon Rick Finch de KC and the Sunshine Band, "Get Down" a bien inspiré le tube disco de 1975 « Get Down Tonight ». Autre tube de l'été...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67242794</guid><pubDate>Fri, 08 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67242794/327300_get_down_la_pepite_pop_bondissante_de_l_ete_73.mp3" length="2850630" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 mars 1973. C'est le printemps, certes, mais certains tubes mettent un peu de temps en phase d'incubation...

Happy Day pour Gilbert O’Sullivan, un chanteur irlandais à la coupe au bol inimitable. Ce jour-là sort son nouveau single :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1973. C'est le printemps, certes, mais certains tubes mettent un peu de temps en phase d'incubation...<br /><br />Happy Day pour Gilbert O’Sullivan, un chanteur irlandais à la coupe au bol inimitable. Ce jour-là sort son nouveau single : Get Down.<br /><br />Une chanson légère, enjouée, très très guitare, qui va clairement devenir le tube de l’été 73 dans toute l’Europe. Mais pour en arriver là, il faut convaincre au-delà des frontières...<br /><br />Littéralement, Get Down signifie Descends.<br /><br />Au premier abord, Get Down ressemble à un ordre lancé à un chien. Mais derrière cette image, O’Sullivan nous parle d’une fille trop collante (ce sont ses propres mots!). Une jeune femme un peu trop enthousiaste, qu’il compare, sur le ton de l’humour, à un chien qui sauterait sur ses genoux sans prévenir.<br /><br />Le ton est léger, la mélodie bondissante fait le reste.<br /><br />Dès le printemps 1973, la chanson grimpe dans les classements britanniques et les radios s'en emparent. Au Royaume-Uni, elle devient numéro 1 pendant deux semaines en avril... et elle revient en mai ! Puis elle conquiert rapidement le reste de l’Europe. En Belgique, "Get Down" arrive dans les transistors en mai et va devenir l’un des morceaux les plus joués de l’été.<br /><br />Pour Gilbert O’Sullivan, c’est un virage. Lui qu’on connaissait surtout pour ses ballades mélancoliques (Alone Again, Claire), propose ici un titre d’une efficacité redoutable.<br /><br />Et, au cas où votre oreille est musicale, si vous vous posiez la question... Oui, selon Rick Finch de KC and the Sunshine Band, "Get Down" a bien inspiré le tube disco de 1975 « Get Down Tonight ». Autre tube de l'été...]]></itunes:summary><itunes:duration>119</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9b141e748153a05173a47e4f90e5b200.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Johnny Hallyday chante ses premiers souvenirs d’été en 1960</title><link>https://www.spreaker.com/episode/johnny-hallyday-chante-ses-premiers-souvenirs-d-ete-en-1960--67242793</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole des jeunes.<br /><br />Mais contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas une chanson écrite pour lui au départ, mais une adaptation...<br /><br />Petit retour en arrière. Souvenirs, c’est d’abord une chanson américaine. Une rumba discrète, interprétée en 1959 par Barbara Evans.<br /><br />La version originale ne rencontre qu’un succès d’estime, mais elle traverse vite l’Atlantique.<br /><br />Dès l’été 1959, c’est un chanteur allemand, Bill Ramsey, qui transforme le morceau en succès commercial : il atteint la première place des ventes en Allemagne avec sa reprise.<br /><br />C’est CE carton allemand qui attire l’attention du label français Vogue, le label de Johnny.<br /><br />Et comme personne ne la connait chez nous, Johnny peut très bien se l’apprioprier. Johnny la chante avec sa voix encore fragile. Le refrain est simple et parfaitement yeye.<br /><br />La légende raconte que Vogue présente la chanson comme “créée pour Johnny”. Mais en réalité, on l’a compris, le morceau avait déjà connu plusieurs vies avant lui. Reste que c’est bien sa version qui deviendra un classique.<br /><br />En Belgique, dès juillet 1960, la chanson s’impose dans les hit-parades.<br /><br />Souvenirs, souvenirs reste comme le tout premier vrai succès francophone de Johnny... et, ce qui ne gâche rien, son premier vrai tube de l'été…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67242793</guid><pubDate>Thu, 07 Aug 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67242793/327299_johnny_hallyday_chante_ses_premiers_souvenirs_d_ete_en_1960.mp3" length="2607378" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 juin 1960. Happy Day pour un jeune chanteur français très séduisant, mais encore mineur : Johnny Hallyday. Il a tout juste 17 ans. Ce jour-là sort son deuxième 45 tours. “Souvenirs, souvenirs”. Une chanson qui va faire de lui l’idole des jeunes.<br /><br />Mais contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas une chanson écrite pour lui au départ, mais une adaptation...<br /><br />Petit retour en arrière. Souvenirs, c’est d’abord une chanson américaine. Une rumba discrète, interprétée en 1959 par Barbara Evans.<br /><br />La version originale ne rencontre qu’un succès d’estime, mais elle traverse vite l’Atlantique.<br /><br />Dès l’été 1959, c’est un chanteur allemand, Bill Ramsey, qui transforme le morceau en succès commercial : il atteint la première place des ventes en Allemagne avec sa reprise.<br /><br />C’est CE carton allemand qui attire l’attention du label français Vogue, le label de Johnny.<br /><br />Et comme personne ne la connait chez nous, Johnny peut très bien se l’apprioprier. Johnny la chante avec sa voix encore fragile. Le refrain est simple et parfaitement yeye.<br /><br />La légende raconte que Vogue présente la chanson comme “créée pour Johnny”. Mais en réalité, on l’a compris, le morceau avait déjà connu plusieurs vies avant lui. Reste que c’est bien sa version qui deviendra un classique.<br /><br />En Belgique, dès juillet 1960, la chanson s’impose dans les hit-parades.<br /><br />Souvenirs, souvenirs reste comme le tout premier vrai succès francophone de Johnny... et, ce qui ne gâche rien, son premier vrai tube de l'été…]]></itunes:summary><itunes:duration>109</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3e6d0cba8041d192cb1a758d151bcc6b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il était une fois… le slow de l’été 75 signé Joëlle et Richard</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-etait-une-fois-le-slow-de-l-ete-75-signe-joelle-et-richard--67242792</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".<br /><br />Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle".<br /><br />Particularité de cette chanson de 3 minutes 39 secondes : elle est toute simple, lyrique et sans refrain.<br /><br />Personne ne s’attend alors à ce que cette ballade devienne LE slow de l’été 75.<br /><br />L’histoire du groupe, elle, commence deux ans plus tôt, autour de Joëlle, une chanteuse au sourire désarmant. Dans le chanson, la Franco-américaine donne la réplique à un certain Richard.<br /><br />"J’ai encore rêvé d’elle" est écrit par le guitariste du groupe, qui raconte un amour perdu, une nuit sans sommeil, et l’espoir (un peu vain) de revoir celle qui s’est éloignée. Bref, ça ressemble beaucoup à une amourette de vacances, mais en version dramatique...<br /><br />La mélodie est dépouillée, presque fragile, portée par un piano. Problème : la maison de disques hésite à mettre en avant ce titre, notamment pour cette phrase : « Je l'ai rêvée si fort que les draps s'en souviennent », mais la responsable de la programmation musicale de RTL, Monique Le Marcis, va convaincre la production que c'est un énorme TUBE en puissance. Et elle aura raison, la Monique !<br /><br />Le 45 tours sort en avril, grimpe doucement dans les classements… puis explose à l’arrivée des beaux jours. En Belgique, le titre devient numéro 1 dès la mi-juin.<br /><br />Tout l'été, c’est un succès énorme : plus d’un million d’exemplaires vendus, des passages télé à la chaîne, la chanson accompagne les amours de vacances, les départs en train, et les premiers chagrins.<br /><br />Il existe aujourd'hui soixante-cinq versions de la chanson, par vingt-neuf artistes, dont évidemment une parodie gestuelle des frères Taloche, datant de... 1993.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67242792</guid><pubDate>Wed, 06 Aug 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67242792/327298_il_etait_une_fois_le_slow_de_l_ete_75_signe_joelle_et_richard.mp3" length="3179146" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".

Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle"....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 avril 1975. Happy Day pour un jeune groupe français dont l'histoire fait penser à un conte de fée. Leur nom ? "Il était une fois".<br /><br />Ce jour-là, ils sortent un 45 tours au refrain un brin naïf : "J’ai encore rêvé d’elle".<br /><br />Particularité de cette chanson de 3 minutes 39 secondes : elle est toute simple, lyrique et sans refrain.<br /><br />Personne ne s’attend alors à ce que cette ballade devienne LE slow de l’été 75.<br /><br />L’histoire du groupe, elle, commence deux ans plus tôt, autour de Joëlle, une chanteuse au sourire désarmant. Dans le chanson, la Franco-américaine donne la réplique à un certain Richard.<br /><br />"J’ai encore rêvé d’elle" est écrit par le guitariste du groupe, qui raconte un amour perdu, une nuit sans sommeil, et l’espoir (un peu vain) de revoir celle qui s’est éloignée. Bref, ça ressemble beaucoup à une amourette de vacances, mais en version dramatique...<br /><br />La mélodie est dépouillée, presque fragile, portée par un piano. Problème : la maison de disques hésite à mettre en avant ce titre, notamment pour cette phrase : « Je l'ai rêvée si fort que les draps s'en souviennent », mais la responsable de la programmation musicale de RTL, Monique Le Marcis, va convaincre la production que c'est un énorme TUBE en puissance. Et elle aura raison, la Monique !<br /><br />Le 45 tours sort en avril, grimpe doucement dans les classements… puis explose à l’arrivée des beaux jours. En Belgique, le titre devient numéro 1 dès la mi-juin.<br /><br />Tout l'été, c’est un succès énorme : plus d’un million d’exemplaires vendus, des passages télé à la chaîne, la chanson accompagne les amours de vacances, les départs en train, et les premiers chagrins.<br /><br />Il existe aujourd'hui soixante-cinq versions de la chanson, par vingt-neuf artistes, dont évidemment une parodie gestuelle des frères Taloche, datant de... 1993.]]></itunes:summary><itunes:duration>133</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0ce097c2929d448be19551732e523971.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Simon &amp; Garfunkel : quand le condor des Andes survole l’été 70</title><link>https://www.spreaker.com/episode/simon-garfunkel-quand-le-condor-des-andes-survole-l-ete-70--67242791</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 avril 1970. Happy Day pour deux New-Yorkais à la barbe soignée et aux harmonies parfaites, absolument perfect.<br /><br />Simon &amp; Garfunkel sortent ce jour-là un 45 tours original sur le fond et sur la forme.<br /><br />"El condor pasa (If I Could)", c’est une mélodie ancestrale péruvienne, réarrangée en folk moderne.<br /><br />Soyons honnêtes… Personne n'a l'air d'y croire. Pourtant, quelques semaines plus tard, cette chanson deviendra l’un des slows de l’été 1970 en Europe.<br /><br />L’histoire est étonnante. La mélodie originale a été composée en 1913 par un musicien péruvien. Presque 60 ans plus tard, Paul Simon découvre cet air grâce à un groupe folklorique péruvien installé à New York.<br /><br />Séduit par cette mélodie, il décide de l’adapter. Il y ajoute des paroles, pleines de regrets et de rêves impossibles : “I’d rather be a sparrow than a snail…” Traduction ? « Je préfère être un moineau qu'un escargot... »<br /><br />La chanson traditionnelle devient alors une ballade mélancolique sur les choix de vie et sur la liberté, telle qu'on la conçoit (évidemment) en 1970.<br /><br />Dès le mois de mai, le titre entre dans les hit-parades européens. Et en Belgique, il devient l’un des morceaux les plus diffusés durant tout l’été. Dans les bals, il trouve sa place entre les tubes pop et disco, à une époque où le slow ne compte pas pour des prunes.<br /><br />El condor pasa touchera un public bien plus large que prévu. Il est l’un des tout premiers succès mondiaux à populariser la musique des Andes en dehors de l’Amérique du Sud.<br /><br />Et tout l’été 70, cette flûte de pan imaginaire, cette guitare douce, et cette voix mélancolique vont permettre au duo de promouvoir leur plus grand album à ce jour "Bridge over troubled water"…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67242791</guid><pubDate>Tue, 05 Aug 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67242791/327297_simon_garfunkel_quand_le_condor_des_andes_survole_l_ete_70.mp3" length="3098271" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 avril 1970. Happy Day pour deux New-Yorkais à la barbe soignée et aux harmonies parfaites, absolument perfect.

Simon &amp;amp; Garfunkel sortent ce jour-là un 45 tours original sur le fond et sur la forme.

"El condor pasa (If I...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 avril 1970. Happy Day pour deux New-Yorkais à la barbe soignée et aux harmonies parfaites, absolument perfect.<br /><br />Simon &amp; Garfunkel sortent ce jour-là un 45 tours original sur le fond et sur la forme.<br /><br />"El condor pasa (If I Could)", c’est une mélodie ancestrale péruvienne, réarrangée en folk moderne.<br /><br />Soyons honnêtes… Personne n'a l'air d'y croire. Pourtant, quelques semaines plus tard, cette chanson deviendra l’un des slows de l’été 1970 en Europe.<br /><br />L’histoire est étonnante. La mélodie originale a été composée en 1913 par un musicien péruvien. Presque 60 ans plus tard, Paul Simon découvre cet air grâce à un groupe folklorique péruvien installé à New York.<br /><br />Séduit par cette mélodie, il décide de l’adapter. Il y ajoute des paroles, pleines de regrets et de rêves impossibles : “I’d rather be a sparrow than a snail…” Traduction ? « Je préfère être un moineau qu'un escargot... »<br /><br />La chanson traditionnelle devient alors une ballade mélancolique sur les choix de vie et sur la liberté, telle qu'on la conçoit (évidemment) en 1970.<br /><br />Dès le mois de mai, le titre entre dans les hit-parades européens. Et en Belgique, il devient l’un des morceaux les plus diffusés durant tout l’été. Dans les bals, il trouve sa place entre les tubes pop et disco, à une époque où le slow ne compte pas pour des prunes.<br /><br />El condor pasa touchera un public bien plus large que prévu. Il est l’un des tout premiers succès mondiaux à populariser la musique des Andes en dehors de l’Amérique du Sud.<br /><br />Et tout l’été 70, cette flûte de pan imaginaire, cette guitare douce, et cette voix mélancolique vont permettre au duo de promouvoir leur plus grand album à ce jour "Bridge over troubled water"…]]></itunes:summary><itunes:duration>129</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ee19b07811130045b64d330816f1418b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sapore di sale : le goût d’été venu d’Italie par Gino Paoli</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sapore-di-sale-le-gout-d-ete-venu-d-italie-par-gino-paoli--67242790</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire “Goût de sel”.<br /><br />Le texte est rudimentaire. Il raconte une histoire de vacances un peu banale : un homme regarde une femme sortir de l’eau, bronzée, salée, légère, belle sans le savoir. Un instant volé, déjà en train de s’effacer, sous les vagues.<br /><br />La mélodie est signée Ennio Morricone, tout juste au début de sa carrière. Oui, le futur maître des musiques de western spaghetti a commencé quelque part. Ici, il pose une orchestration douce, discrète, presque jazzy.<br /><br />Résultat ? Quelques semaines plus tard, en Italie, Sapore di sale connaît un succès totalement inattendu.<br /><br />En Belgique, quelques semaines plus tard, la chanson passe en boucle dans toutes les maisons de vacances, dans les bars et à la radio. Il se dit même que les vacanciers italiens ramènent le 45 tours original dans leurs valises après un séjour à Rimini ou San Remo.<br /><br />C’est une époque où l’Italie est à la mode. Les Fiat 500 envahissent les routes européennes, les Vespa longent les plages, et la dolce vita fait rêver toute une génération.<br /><br />Gino Paoli, lui, signe un tel succès qu'il va alors devenir l'un des chanteurs et compositeurs italiens les plus courus des années 60.<br /><br />igne qui ne trompe pas : il a participé à cinq reprises au Festival de Sanremo.<br /><br />Tout l’été 63, des côtes ligures à la baraque de Fraiture, on danse ce slow imparable... et on se dit que Gino a de l chance, il vient d'épouser la magnifique actrice Stefania Sandrelli. Avec… un petit goût salé…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67242790</guid><pubDate>Mon, 04 Aug 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67242790/327296_sapore_di_sale_le_gout_d_ete_venu_d_italie_par_gino_paoli.mp3" length="3354062" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire “Goût de sel”.<br /><br />Le texte est rudimentaire. Il raconte une histoire de vacances un peu banale : un homme regarde une femme sortir de l’eau, bronzée, salée, légère, belle sans le savoir. Un instant volé, déjà en train de s’effacer, sous les vagues.<br /><br />La mélodie est signée Ennio Morricone, tout juste au début de sa carrière. Oui, le futur maître des musiques de western spaghetti a commencé quelque part. Ici, il pose une orchestration douce, discrète, presque jazzy.<br /><br />Résultat ? Quelques semaines plus tard, en Italie, Sapore di sale connaît un succès totalement inattendu.<br /><br />En Belgique, quelques semaines plus tard, la chanson passe en boucle dans toutes les maisons de vacances, dans les bars et à la radio. Il se dit même que les vacanciers italiens ramènent le 45 tours original dans leurs valises après un séjour à Rimini ou San Remo.<br /><br />C’est une époque où l’Italie est à la mode. Les Fiat 500 envahissent les routes européennes, les Vespa longent les plages, et la dolce vita fait rêver toute une génération.<br /><br />Gino Paoli, lui, signe un tel succès qu'il va alors devenir l'un des chanteurs et compositeurs italiens les plus courus des années 60.<br /><br />igne qui ne trompe pas : il a participé à cinq reprises au Festival de Sanremo.<br /><br />Tout l’été 63, des côtes ligures à la baraque de Fraiture, on danse ce slow imparable... et on se dit que Gino a de l chance, il vient d'épouser la magnifique actrice Stefania Sandrelli. Avec… un petit goût salé…]]></itunes:summary><itunes:duration>140</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1c7709348fa4e5be8bd77f13b4f2f1b8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Claude François fait danser l’été 77 avec Je vais à Rio</title><link>https://www.spreaker.com/episode/claude-francois-fait-danser-l-ete-77-avec-je-vais-a-rio--67068468</link><description><![CDATA[Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les vacances de l'autre côté de l'Atlantique. Direction : le Brésil.<br /><br />Comme souvent, ce n’est pas Cloclo qui a inventé cette mélodie. Même si c'était un formidable musicien, là n'est pas la question. À l’origine, la chanson s’appelle "I Go to Rio". Elle a été écrite par Peter Allen, chanteur australien.<br /><br />La chanson, c’est une promesse d’évasion. Les paroles évoquent le Brésil, la fête, le soleil, et un besoin urgent de changer d’air. Musicalement, c’est une déferlante de percussions, de cuivres et de rythmes exotiques. Un son parfait pour les platines de l’été 77.<br /><br />Et pour cause, Eddy Marnay a fait du bon travail pour adapter la chanson au public francophone. Ce n'est pas très original, mais ça sonne vacances. L'esprit du texte de départ est respecté en trouvant les bons mots.<br /><br />Le titre reprend même l'intro au piano et conserve les choeurs féminins, pour le plus grand bonheur de Cloclo.<br /><br />Le rythme a été légèrement accéléré par rapport à la version de Peter Allen. Et c'est parti ! En Belgique, en France, Je vais à Rio grimpe dans les classements en ma puis en juin, pour culminer tout l’été. Un succès immédiat, appuyé par les passages télé de Claude François. Pourtant, Claude François n’est jamais allé à Rio à cette époque, ce qu’il reconnaîtra avec humour.<br /><br />Avec "Je vais à Rio", c'est un peu de Copacabana qui s'installe dans les campings de l'Ardenne et dans les discothèques bondées du Hainaut. D'ailleurs, le tube de l'été 77 ne s'arrêtera pas là. Quelques années plus tard, "I Go to Rio" deviendra un hit international, repris par Peggy Lee... il sera même chanté dans un épisode du Muppet Show avec Diana Ross...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67068468</guid><pubDate>Fri, 01 Aug 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67068468/326419_claude_francois_fait_danser_l_ete_77_avec_je_vais_a_rio.mp3" length="3373497" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les vacances de l'autre côté de l'Atlantique. Direction : le Brésil.<br /><br />Comme souvent, ce n’est pas Cloclo qui a inventé cette mélodie. Même si c'était un formidable musicien, là n'est pas la question. À l’origine, la chanson s’appelle "I Go to Rio". Elle a été écrite par Peter Allen, chanteur australien.<br /><br />La chanson, c’est une promesse d’évasion. Les paroles évoquent le Brésil, la fête, le soleil, et un besoin urgent de changer d’air. Musicalement, c’est une déferlante de percussions, de cuivres et de rythmes exotiques. Un son parfait pour les platines de l’été 77.<br /><br />Et pour cause, Eddy Marnay a fait du bon travail pour adapter la chanson au public francophone. Ce n'est pas très original, mais ça sonne vacances. L'esprit du texte de départ est respecté en trouvant les bons mots.<br /><br />Le titre reprend même l'intro au piano et conserve les choeurs féminins, pour le plus grand bonheur de Cloclo.<br /><br />Le rythme a été légèrement accéléré par rapport à la version de Peter Allen. Et c'est parti ! En Belgique, en France, Je vais à Rio grimpe dans les classements en ma puis en juin, pour culminer tout l’été. Un succès immédiat, appuyé par les passages télé de Claude François. Pourtant, Claude François n’est jamais allé à Rio à cette époque, ce qu’il reconnaîtra avec humour.<br /><br />Avec "Je vais à Rio", c'est un peu de Copacabana qui s'installe dans les campings de l'Ardenne et dans les discothèques bondées du Hainaut. D'ailleurs, le tube de l'été 77 ne s'arrêtera pas là. Quelques années plus tard, "I Go to Rio" deviendra un hit international, repris par Peggy Lee... il sera même chanté dans un épisode du Muppet Show avec Diana Ross...]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/104e11a2fa1d1f8f509a0f7a4996b90f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Oh Happy Day : quand le gospel devient tube de l’été 69</title><link>https://www.spreaker.com/episode/oh-happy-day-quand-le-gospel-devient-tube-de-l-ete-69--67068473</link><description><![CDATA[Nous sommes le 7 avril 1969. Happy Day, vraiment, pour un chœur californien dirigé par un jeune musicien de 25 ans. Il s'appelle Edwin Hawkins. Ce jour-là, une version métamorphosée de "Oh Happy Day" débarque officiellement en radio. Elle va enflammer l'Amérique, évidemment, mais aussi l’Europe tout l’été… et devenir l’un des plus grands tubes gospel de tous les temps.<br /><br />Tout commence en 1967. Hawkins dirige une chorale à Oakland, en Californie, et décide de réarranger un vieux cantique anglais datant de 1755 : Oh Happy Day, When Jesus Washed My Sins Away.<br /><br />Mais ici, le gospel ose se confronter à son époque. Hawkins modernise l'hymne avec un piano jazzy inspiré de Sérgio Mendes, des harmonies flamboyantes, et surtout la voix improvisée d'une certaine Dorothy Morrison, influencée par James Brown.<br /><br />Le résultat ? Une chanson parfaitement spirituelle, mais totalement ancrée et assumée dans l’air du temps.<br /><br />À l’origine, ce n’est qu’un enregistrement assez sommaire, réalisé avec peu de moyens. Mais le bouche-à-oreille est fulgurant. À la surprise générale, le titre est repéré par un DJ de San Francisco, puis diffusé sur les radios américaines, et bientôt sur les ondes européennes.<br /><br />En Belgique, "Oh Happy Day" explose dès le mois de mai. Le public, croyant ou non d'ailleurs, est séduit par cette ferveur communicative. La chanson devient numéro 1 dans plusieurs pays européens pendant l’été 1969. Elle s’écoulera à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait la deuxième chanson gospel la plus vendue de tous les temps.<br /><br />L'année suivante, les Edwin Hawkins Singers remportenront le Grammy Award du Meilleur enregistrement gospel soul, et entreront définitivement, pas encore au paradis, mais déjà dans l’histoire des tubes de l’été désacralisés…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67068473</guid><pubDate>Thu, 31 Jul 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67068473/326423_oh_happy_day_quand_le_gospel_devient_tube_de_l_ete_69.mp3" length="3721448" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 7 avril 1969. Happy Day, vraiment, pour un chœur californien dirigé par un jeune musicien de 25 ans. Il s'appelle Edwin Hawkins. Ce jour-là, une version métamorphosée de "Oh Happy Day" débarque officiellement en radio. Elle va enflammer...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 7 avril 1969. Happy Day, vraiment, pour un chœur californien dirigé par un jeune musicien de 25 ans. Il s'appelle Edwin Hawkins. Ce jour-là, une version métamorphosée de "Oh Happy Day" débarque officiellement en radio. Elle va enflammer l'Amérique, évidemment, mais aussi l’Europe tout l’été… et devenir l’un des plus grands tubes gospel de tous les temps.<br /><br />Tout commence en 1967. Hawkins dirige une chorale à Oakland, en Californie, et décide de réarranger un vieux cantique anglais datant de 1755 : Oh Happy Day, When Jesus Washed My Sins Away.<br /><br />Mais ici, le gospel ose se confronter à son époque. Hawkins modernise l'hymne avec un piano jazzy inspiré de Sérgio Mendes, des harmonies flamboyantes, et surtout la voix improvisée d'une certaine Dorothy Morrison, influencée par James Brown.<br /><br />Le résultat ? Une chanson parfaitement spirituelle, mais totalement ancrée et assumée dans l’air du temps.<br /><br />À l’origine, ce n’est qu’un enregistrement assez sommaire, réalisé avec peu de moyens. Mais le bouche-à-oreille est fulgurant. À la surprise générale, le titre est repéré par un DJ de San Francisco, puis diffusé sur les radios américaines, et bientôt sur les ondes européennes.<br /><br />En Belgique, "Oh Happy Day" explose dès le mois de mai. Le public, croyant ou non d'ailleurs, est séduit par cette ferveur communicative. La chanson devient numéro 1 dans plusieurs pays européens pendant l’été 1969. Elle s’écoulera à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait la deuxième chanson gospel la plus vendue de tous les temps.<br /><br />L'année suivante, les Edwin Hawkins Singers remportenront le Grammy Award du Meilleur enregistrement gospel soul, et entreront définitivement, pas encore au paradis, mais déjà dans l’histoire des tubes de l’été désacralisés…]]></itunes:summary><itunes:duration>155</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2ec6cc1d9071e826d5026f320f0cf374.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Butterfly : le succès planétaire inattendu de Danyel Gérard</title><link>https://www.spreaker.com/episode/butterfly-le-succes-planetaire-inattendu-de-danyel-gerard--67068471</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour un artiste français qu’on croyait déjà has-been. Ce jour-là sort (pour la 3e fois dans son histoire) un single au refrain à la guitare folk. Le titre : Butterfly. Le chanteur : Danyel Gérard.<br /><br />Dans les années 60, il a tenté de percer avec des chansons rock’n’roll à la Elvis. Sans vraiment dépasser les frontières de la France. Mais cette fois, il tient quelque chose d’universel : une ballade pop simple, chantée en anglais, sur un amour perdu, symbole d’un papillon qui s’envole.<br /><br />La version originale de “Butterfly” est en réalité sortie pour la première fois en 68 sous un autre titre, Hélas trois fois hélas, sur des paroles de Vline Buggy. De nouvelles paroles sont créées en 1970, la chanson devient Butterfly, mais sans rencontrer immédiatement le succès.<br /><br />En 1971, boum, sortie d'une version internationale au printemps. Le disque est un OVNI. Un Français qui se lance l’international avec une chanson en anglais, c'est assez osé. Aux États-Unis, c’est bingo ! Quelques années plus tard, elle fera même partie du folklore, comme si c'était une chanson folk traditionnelle.<br /><br />Pour en revenir en 1971. Dès le mois de juin, le titre s’installe dans tous les juke-box. En Belgique, Butterfly devient numéro 1 dès le début de l’été.<br /><br />À la télé, Danyel Gérard apparaît avec son look de baroudeur : barbe fournie, chemise à fleurs, chapeau à large bord. Un style original, notamment face à la variété française de l’époque, beaucoup plus glamour.<br /><br />Le succès est tel qu’on enregistre une version française, puis une version japonaise, et même une version en allemand. Résultat : 7 millions d’exemplaires dans le monde, un record pour un chanteur francophone à l’époque.<br /><br />Jamais deux sans trois. Butterfly plane au-dessus des vacances belges... et devient le tube de l'été 1971. Deux ans plus tard, après avoir fait le tour du monde avec son succès, Danyel Gérard reviendra en France, où il fondera sa propre maison de disques, Gypsy]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67068471</guid><pubDate>Wed, 30 Jul 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67068471/326422_butterfly_le_succes_planetaire_inattendu_de_danyel_gerard.mp3" length="3680070" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour un artiste français qu’on croyait déjà has-been. Ce jour-là sort (pour la 3e fois dans son histoire) un single au refrain à la guitare folk. Le titre : Butterfly. Le chanteur : Danyel Gérard.

Dans les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1971. Happy Day pour un artiste français qu’on croyait déjà has-been. Ce jour-là sort (pour la 3e fois dans son histoire) un single au refrain à la guitare folk. Le titre : Butterfly. Le chanteur : Danyel Gérard.<br /><br />Dans les années 60, il a tenté de percer avec des chansons rock’n’roll à la Elvis. Sans vraiment dépasser les frontières de la France. Mais cette fois, il tient quelque chose d’universel : une ballade pop simple, chantée en anglais, sur un amour perdu, symbole d’un papillon qui s’envole.<br /><br />La version originale de “Butterfly” est en réalité sortie pour la première fois en 68 sous un autre titre, Hélas trois fois hélas, sur des paroles de Vline Buggy. De nouvelles paroles sont créées en 1970, la chanson devient Butterfly, mais sans rencontrer immédiatement le succès.<br /><br />En 1971, boum, sortie d'une version internationale au printemps. Le disque est un OVNI. Un Français qui se lance l’international avec une chanson en anglais, c'est assez osé. Aux États-Unis, c’est bingo ! Quelques années plus tard, elle fera même partie du folklore, comme si c'était une chanson folk traditionnelle.<br /><br />Pour en revenir en 1971. Dès le mois de juin, le titre s’installe dans tous les juke-box. En Belgique, Butterfly devient numéro 1 dès le début de l’été.<br /><br />À la télé, Danyel Gérard apparaît avec son look de baroudeur : barbe fournie, chemise à fleurs, chapeau à large bord. Un style original, notamment face à la variété française de l’époque, beaucoup plus glamour.<br /><br />Le succès est tel qu’on enregistre une version française, puis une version japonaise, et même une version en allemand. Résultat : 7 millions d’exemplaires dans le monde, un record pour un chanteur francophone à l’époque.<br /><br />Jamais deux sans trois. Butterfly plane au-dessus des vacances belges... et devient le tube de l'été 1971. Deux ans plus tard, après avoir fait le tour du monde avec son succès, Danyel Gérard reviendra en France, où il fondera sa propre maison de disques, Gypsy]]></itunes:summary><itunes:duration>154</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d63690eb3d7930b67d049eaac1cc0d88.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Santa Esmeralda fait danser l’été 77 avec son flamen-disco brûlant</title><link>https://www.spreaker.com/episode/santa-esmeralda-fait-danser-l-ete-77-avec-son-flamen-disco-brulant--67068470</link><description><![CDATA[Nous sommes le 2 mai 1977. Happy Day pour un duo encore méconnu dans le plat pays : Santa Esmeralda. Ce jour-là, leur tout premier album sort chez Philips. En ouverture, une reprise survoltée d’un classique des sixties : Don’t Let Me Be Misunderstood.<br /><br />À l’origine, la chanson est enregistrée en 1964 par Nina Simone. Puis reprise en 1965 dans une version rock par The Animals.<br /><br />Mais ici, changement total d’ambiance : guitare flamenco, castagnettes, cuivres, rythmique disco, et même un peu de funk.<br /><br />Le tempo s’accélère, les voix s’exaltent. C’est un cocktail explosif, taillé pour les vacances.<br /><br />Mais c'est surtout une chanson à message. Pour beaucoup "Don't Let Me Be Misunderstood" traite du Mouvement afro-américain des droits civiques, raison pour laquelle elle avait été adoptée par Nina Simone au départ. MAIS,il y a débat sur la portée. Pour d'autres, c'est une chanson plus personnelle sur le carrière de la chanteuse elle-même. Personne n'a tranché depuis...<br /><br />Pour en revenir à Santa Esmeralda. Le chanteur, Leroy Gómez, est américain, mais le projet est franco-espagnol. En pleine période Travolta, le groupe fait une piqûre de flamenco à cette mélodie pour l'ancrer dans l'air du temps. Résultat : on découvre le flamen-disco, contraction de flamenco et de disco.<br /><br />En France et en Belgique, Don’t Let Me Be Misunderstood explose à partir du mois de juin. Sur les radios, dans les boîtes de nuit de la côte, dans les bals de village, on n’entend plus qu’elle. La chanson devient numéro 1 en Belgique, et s’installe tout l’été dans les classements européens.<br /><br />L'été 78 est d'ailleurs faste en disco : Baccara, Cerrone, La Bionda… Mais Santa Esmeralda impose son propre style.<br /><br />Vendu à plus de 15 millions d'exemplaires, ce hit a permis au groupe de squatter les sommets estivaux. Plus tard, le titre sera utilisé par Tarantino dans son film « Kill Bill ». Et redeviendra... un tube de l'été…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67068470</guid><pubDate>Tue, 29 Jul 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67068470/326421_santa_esmeralda_fait_danser_l_ete_77_avec_son_flamen_disco_brulant.mp3" length="3265036" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 2 mai 1977. Happy Day pour un duo encore méconnu dans le plat pays : Santa Esmeralda. Ce jour-là, leur tout premier album sort chez Philips. En ouverture, une reprise survoltée d’un classique des sixties : Don’t Let Me Be Misunderstood....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 2 mai 1977. Happy Day pour un duo encore méconnu dans le plat pays : Santa Esmeralda. Ce jour-là, leur tout premier album sort chez Philips. En ouverture, une reprise survoltée d’un classique des sixties : Don’t Let Me Be Misunderstood.<br /><br />À l’origine, la chanson est enregistrée en 1964 par Nina Simone. Puis reprise en 1965 dans une version rock par The Animals.<br /><br />Mais ici, changement total d’ambiance : guitare flamenco, castagnettes, cuivres, rythmique disco, et même un peu de funk.<br /><br />Le tempo s’accélère, les voix s’exaltent. C’est un cocktail explosif, taillé pour les vacances.<br /><br />Mais c'est surtout une chanson à message. Pour beaucoup "Don't Let Me Be Misunderstood" traite du Mouvement afro-américain des droits civiques, raison pour laquelle elle avait été adoptée par Nina Simone au départ. MAIS,il y a débat sur la portée. Pour d'autres, c'est une chanson plus personnelle sur le carrière de la chanteuse elle-même. Personne n'a tranché depuis...<br /><br />Pour en revenir à Santa Esmeralda. Le chanteur, Leroy Gómez, est américain, mais le projet est franco-espagnol. En pleine période Travolta, le groupe fait une piqûre de flamenco à cette mélodie pour l'ancrer dans l'air du temps. Résultat : on découvre le flamen-disco, contraction de flamenco et de disco.<br /><br />En France et en Belgique, Don’t Let Me Be Misunderstood explose à partir du mois de juin. Sur les radios, dans les boîtes de nuit de la côte, dans les bals de village, on n’entend plus qu’elle. La chanson devient numéro 1 en Belgique, et s’installe tout l’été dans les classements européens.<br /><br />L'été 78 est d'ailleurs faste en disco : Baccara, Cerrone, La Bionda… Mais Santa Esmeralda impose son propre style.<br /><br />Vendu à plus de 15 millions d'exemplaires, ce hit a permis au groupe de squatter les sommets estivaux. Plus tard, le titre sera utilisé par Tarantino dans son film « Kill Bill ». Et redeviendra... un tube de l'été…]]></itunes:summary><itunes:duration>136</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e90a200c2b7f66d9f46919a8b42dcbcd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Rain and Tears : le slow baroque-pop de l’été 68 signé Aphrodite’s Child</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rain-and-tears-le-slow-baroque-pop-de-l-ete-68-signe-aphrodite-s-child--67068469</link><description><![CDATA[Nous sommes le 27 mai 1968. Happy Day pour un groupe exilé à Paris, en pleine révolution de la jeunesse. Alors que la France est en grève générale, un étrange slow mélancolique surgit à la radio. Son titre : Rain and Tears. Le nom du groupe : Aphrodite’s Child. Ces jeunes gens sont alors totalement inconnus au bataillon. La formation d'origine grècque s'est formée autour d’un chanteur, Demis Roussos, et d’un jeune claviériste qui s'appelle Vangelis.<br /><br />La chanson est inspirée d’un air du 17e : le Canon de Pachelbel. Cela dit, les gaillards ont du flair. Ce n'est pas un ensemble baroque, mais de la musique pop qui donne déjà un avant-goût de ce que seront les années 70.<br /><br />On a ici un orgue Hammond, une batterie discrète, et cette voix incroyable, inattendue, celle de Demis Roussos.<br /><br />Sorti quelques jours après les événements de mai 68, Rain and Tears devient un vrai phénomène.<br /><br />Ce qu'on ne sait pas, c'est que Paris était, au départ, une simple escale. Le groupe devait en effet enregistrer à Londres, mais a été retenu en France en raison des manifestations. D'ailleurs, sans mai 68, il n'est pas certain que leur succès en France ait été aussi rapide !<br /><br />En Belgique, la chanson grimpe directement en tête des hit-parades dès le début du mois de juin. On fredonne partout des paroles de Boris Bergman rédigées dans une chambre d'hôtel sous la pression de l'éditeur...<br /><br />Tout l’été 68, Rain and Tears traverse l’Europe. Il sera numéro 1 dans sept pays, et vendu à plus d’un million d’exemplaires.<br /><br />Un tube de l’été inattendu, 24 semaines en tête des classements en Belgique, c'est tout de même un joli record…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67068469</guid><pubDate>Mon, 28 Jul 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67068469/326420_rain_and_tears_le_slow_baroque_pop_de_l_ete_68_signe_aphrodite_s_child.mp3" length="3134633" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 27 mai 1968. Happy Day pour un groupe exilé à Paris, en pleine révolution de la jeunesse. Alors que la France est en grève générale, un étrange slow mélancolique surgit à la radio. Son titre : Rain and Tears. Le nom du groupe :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 27 mai 1968. Happy Day pour un groupe exilé à Paris, en pleine révolution de la jeunesse. Alors que la France est en grève générale, un étrange slow mélancolique surgit à la radio. Son titre : Rain and Tears. Le nom du groupe : Aphrodite’s Child. Ces jeunes gens sont alors totalement inconnus au bataillon. La formation d'origine grècque s'est formée autour d’un chanteur, Demis Roussos, et d’un jeune claviériste qui s'appelle Vangelis.<br /><br />La chanson est inspirée d’un air du 17e : le Canon de Pachelbel. Cela dit, les gaillards ont du flair. Ce n'est pas un ensemble baroque, mais de la musique pop qui donne déjà un avant-goût de ce que seront les années 70.<br /><br />On a ici un orgue Hammond, une batterie discrète, et cette voix incroyable, inattendue, celle de Demis Roussos.<br /><br />Sorti quelques jours après les événements de mai 68, Rain and Tears devient un vrai phénomène.<br /><br />Ce qu'on ne sait pas, c'est que Paris était, au départ, une simple escale. Le groupe devait en effet enregistrer à Londres, mais a été retenu en France en raison des manifestations. D'ailleurs, sans mai 68, il n'est pas certain que leur succès en France ait été aussi rapide !<br /><br />En Belgique, la chanson grimpe directement en tête des hit-parades dès le début du mois de juin. On fredonne partout des paroles de Boris Bergman rédigées dans une chambre d'hôtel sous la pression de l'éditeur...<br /><br />Tout l’été 68, Rain and Tears traverse l’Europe. Il sera numéro 1 dans sept pays, et vendu à plus d’un million d’exemplaires.<br /><br />Un tube de l’été inattendu, 24 semaines en tête des classements en Belgique, c'est tout de même un joli record…]]></itunes:summary><itunes:duration>131</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ce448fb750cf40ba07a922a7aff14dad.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Warum nur, warum : le slow venu d’Autriche qui a marqué l’été 64</title><link>https://www.spreaker.com/episode/warum-nur-warum-le-slow-venu-d-autriche-qui-a-marque-l-ete-64--67068374</link><description><![CDATA[Nous sommes le <b>21 mars 1964</b>. Ce n’est pas encore l’été, mais, rassurez-vous, on y sera bientôt.<br /><br />Happy Day pour l’Autriche, qui présente un certain <b>Udo Jürgens</b> au Concours Eurovision de la chanson, cette année-là organisé à Copenhague.<br /><br />Il monte sur scène avec une ballade dramatique, en allemand.<br /><br />Le titre ? Warum nur, warum. (Attention, à ne pas confondre avec Sag Warum de 1959).<br /><br />Traduction ? Littéralement : Pourquoi donc, pourquoi.<br /><br />La chanson ne gagne pas le concours — elle termine 6e — mais elle marque les esprits.<br /><br />Et surtout, elle ne va pas s’arrêter là.<br /><br />Le texte parle d’un amour qui s’en va, sans explication.<br /><br />C’est triste, mais c’est beau. Surtout avec un chef d’orchestre comme Johannes Fehring à l’Eurovision.<br /><br />Et surtout, c’est chanté avec cette voix pleine, ce phrasé tendu, et cette montée finale qui vous saisit à la gorge. Même si n’aimez pas la musique dans les langues germaniques.<br /><br />En fait, Warum nur, warum c’est un modèle de slow orchestral, fait pour l’éclairage tamisé, pour savourer un Riesling de la forêt noire avec une Bratwurst, la fameuse saucisse allemande, connue comme la plus grande d’Europe.<br /><br />Dès le mois d’avril, la chanson commence à circuler en Belgique. Et au début de l’été, Warum nur, warum devient un slow incontournable. Normal : il faut se trouver un amour de vacances.<br /><br />Les paroles sont en allemand, mais tout le monde comprend le message.<br /><br />À l’automne, Matt Monro adaptera le morceau en anglais sous le titre Walk Away, qui connaîtra un succès mondial.<br /><br />Mais en Belgique, c’est bien <b>la version originale de Udo Jürgens</b> qui restera dans les mémoires.<br /><br />Et tout l’été 64, à Nivelles et à Tournai, ,dans les transistors et les juke-boxes, un refrain revient… et s’impose comme le tube de l’été…<br /><br />Warum nur, warum… muss es gescheh’n…?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67068374</guid><pubDate>Fri, 25 Jul 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67068374/326416_warum_nur_warum_le_slow_venu_d_autriche_qui_a_marque_l_ete_64.mp3" length="3305787" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 mars 1964. Ce n’est pas encore l’été, mais, rassurez-vous, on y sera bientôt.

Happy Day pour l’Autriche, qui présente un certain Udo Jürgens au Concours Eurovision de la chanson, cette année-là organisé à Copenhague.

Il monte sur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le <b>21 mars 1964</b>. Ce n’est pas encore l’été, mais, rassurez-vous, on y sera bientôt.<br /><br />Happy Day pour l’Autriche, qui présente un certain <b>Udo Jürgens</b> au Concours Eurovision de la chanson, cette année-là organisé à Copenhague.<br /><br />Il monte sur scène avec une ballade dramatique, en allemand.<br /><br />Le titre ? Warum nur, warum. (Attention, à ne pas confondre avec Sag Warum de 1959).<br /><br />Traduction ? Littéralement : Pourquoi donc, pourquoi.<br /><br />La chanson ne gagne pas le concours — elle termine 6e — mais elle marque les esprits.<br /><br />Et surtout, elle ne va pas s’arrêter là.<br /><br />Le texte parle d’un amour qui s’en va, sans explication.<br /><br />C’est triste, mais c’est beau. Surtout avec un chef d’orchestre comme Johannes Fehring à l’Eurovision.<br /><br />Et surtout, c’est chanté avec cette voix pleine, ce phrasé tendu, et cette montée finale qui vous saisit à la gorge. Même si n’aimez pas la musique dans les langues germaniques.<br /><br />En fait, Warum nur, warum c’est un modèle de slow orchestral, fait pour l’éclairage tamisé, pour savourer un Riesling de la forêt noire avec une Bratwurst, la fameuse saucisse allemande, connue comme la plus grande d’Europe.<br /><br />Dès le mois d’avril, la chanson commence à circuler en Belgique. Et au début de l’été, Warum nur, warum devient un slow incontournable. Normal : il faut se trouver un amour de vacances.<br /><br />Les paroles sont en allemand, mais tout le monde comprend le message.<br /><br />À l’automne, Matt Monro adaptera le morceau en anglais sous le titre Walk Away, qui connaîtra un succès mondial.<br /><br />Mais en Belgique, c’est bien <b>la version originale de Udo Jürgens</b> qui restera dans les mémoires.<br /><br />Et tout l’été 64, à Nivelles et à Tournai, ,dans les transistors et les juke-boxes, un refrain revient… et s’impose comme le tube de l’été…<br /><br />Warum nur, warum… muss es gescheh’n…?]]></itunes:summary><itunes:duration>138</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/176d7ed796459051347683f9d320cd0f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Viens, viens : Marie Laforêt signe un tube doux-amer en 72</title><link>https://www.spreaker.com/episode/viens-viens-marie-laforet-signe-un-tube-doux-amer-en-72--67068373</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 juin 1972. Marie Laforêt vit aujourd'hui un joli happy day. Elle ne le sait pas encore, mais une chanson va lui offrir son premier grand succès populaire.<br /><br />Ce jour-là, sa nouvelle chanson commence à tourner sur les radios francophones et débarque chez les disquaires. Son titre : Viens, viens.<br /><br />Un morceau doux et vaguement obsédant... qui va rapidement devenir le tube de l’été 72.<br /><br />Chanson originale ? Non, pas cette fois. "Viens, viens" est l’adaptation française d’un morceau allemand : Rain, Rain, Rain de Simon Butterfly. Dommage pour moi, j'aurais bien aimé vous le dire en allemand.<br /><br />Mais dans sa version francophone, Marie Laforêt ne parle ni de pluie ni de mauvais temps. Elle évoque l’attente, le désir de retrouvailles, les souvenirs d’un amour parti trop loin. Bref, c'est une reprise, avec un texte tout neuf, taillé pour elle.<br /><br />Ce texte français est (justement) signé Eddy Marnay. La musique est simplifiée, presque minimaliste : quelques accords de guitare, un petit orgue, une rythmique discrète. Elle aurait pu être franchement ennnuyeuse. Mais c’est la voix de Marie qui fait de la magie.<br /><br />Une voix claire, presque nonchalante, entre détachement et émotion retenue. Vous allez me dire : pas le genre d'argument qui fait une chanson de l'été. Et bien si, en 1972, c'est le cas.<br /><br />Dès fin juin, la chanson grimpe dans les classements. En Belgique, elle atteint le top 3 dès le mois de juillet.<br /><br />Happy Day pour Marie. Enfin, pas vraiment. Ce n'était pas le genre de chanson qu'elle aurait aimé signer, mais voilà, il faut faire quelques concessions pour passer sur Europe 1 et RTL.<br /><br />Début 72, la chanteuse signe chez Polydor. Après un dernier album très personnel en 1972 elle renonce à ses goûts musicaux pour se laisser guider par ses producteurs.<br /><br />"Viens, viens" est donc son premier tube et un sacré tube de l'été.<br /><br />Et tout l’été 1972, de la mer du Nord à Saint-Raphaël, Viens, viens s’installe dans les cœurs. Rassurez-vous, la chanteuse suisse finira par y trouver son compte et... vendre beaucoup, beaucoup de 45 tours.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67068373</guid><pubDate>Thu, 24 Jul 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67068373/326415_viens_viens_marie_laforet_signe_un_tube_doux_amer_en_72.mp3" length="3288860" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 juin 1972. Marie Laforêt vit aujourd'hui un joli happy day. Elle ne le sait pas encore, mais une chanson va lui offrir son premier grand succès populaire.

Ce jour-là, sa nouvelle chanson commence à tourner sur les radios...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 juin 1972. Marie Laforêt vit aujourd'hui un joli happy day. Elle ne le sait pas encore, mais une chanson va lui offrir son premier grand succès populaire.<br /><br />Ce jour-là, sa nouvelle chanson commence à tourner sur les radios francophones et débarque chez les disquaires. Son titre : Viens, viens.<br /><br />Un morceau doux et vaguement obsédant... qui va rapidement devenir le tube de l’été 72.<br /><br />Chanson originale ? Non, pas cette fois. "Viens, viens" est l’adaptation française d’un morceau allemand : Rain, Rain, Rain de Simon Butterfly. Dommage pour moi, j'aurais bien aimé vous le dire en allemand.<br /><br />Mais dans sa version francophone, Marie Laforêt ne parle ni de pluie ni de mauvais temps. Elle évoque l’attente, le désir de retrouvailles, les souvenirs d’un amour parti trop loin. Bref, c'est une reprise, avec un texte tout neuf, taillé pour elle.<br /><br />Ce texte français est (justement) signé Eddy Marnay. La musique est simplifiée, presque minimaliste : quelques accords de guitare, un petit orgue, une rythmique discrète. Elle aurait pu être franchement ennnuyeuse. Mais c’est la voix de Marie qui fait de la magie.<br /><br />Une voix claire, presque nonchalante, entre détachement et émotion retenue. Vous allez me dire : pas le genre d'argument qui fait une chanson de l'été. Et bien si, en 1972, c'est le cas.<br /><br />Dès fin juin, la chanson grimpe dans les classements. En Belgique, elle atteint le top 3 dès le mois de juillet.<br /><br />Happy Day pour Marie. Enfin, pas vraiment. Ce n'était pas le genre de chanson qu'elle aurait aimé signer, mais voilà, il faut faire quelques concessions pour passer sur Europe 1 et RTL.<br /><br />Début 72, la chanteuse signe chez Polydor. Après un dernier album très personnel en 1972 elle renonce à ses goûts musicaux pour se laisser guider par ses producteurs.<br /><br />"Viens, viens" est donc son premier tube et un sacré tube de l'été.<br /><br />Et tout l’été 1972, de la mer du Nord à Saint-Raphaël, Viens, viens s’installe dans les cœurs. Rassurez-vous, la chanteuse suisse finira par y trouver son compte et... vendre beaucoup, beaucoup de 45 tours.]]></itunes:summary><itunes:duration>137</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c441a9dc174f5a6b56a58c7258d681bb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pretty Woman : Roy Orbison enflamme la fin de l’été 64</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pretty-woman-roy-orbison-enflamme-la-fin-de-l-ete-64--67024185</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 août 1964. Oui, c'est tard dans l'été, mais c'est toujours l'été.<br /><br />Happy Day pour un chanteur texan caché derrière ses lunettes noires. Un certain Roy Orbison que personne ne connaît. Ni ma mamy, qui vient de fêter ses 44 ans, ni la voisine qui ne jure que par Elvis.<br /><br />Bref, ce jour-là, notre Roy sort un nouveau single dont il n'imagine même pas le déferlement... C'est "Oh, Pretty Woman".<br /><br />D'ailleurs, bien dissimulé derrière ses lunettes noires, il ne sait pas encore, mais il vient de signer le plus grand succès de sa carrière… et l’un des derniers tubes de l’été 64.<br /><br />La chanson est écrite en quelques heures à peine. Roy Orbison est chez lui, avec son complice Bill Dees, quand sa femme Claudette (oui elle s'appelait vraiment Claudette) lui annonce qu’elle sort faire des courses. Il lève les yeux, la regarde s’éloigner, et lâche : “Pretty woman, walking down the street…” En moins d’une journée, le morceau est bouclé. Enregistré aussitôt. Et expédié aux radios dans la foulée.<br /><br />Dès sa sortie fin août aux États-Unis, le succès est immédiat. Et en quelques jours, la chanson traverse l’Atlantique. Je pense qu'elle a pu prendre la Malle à Ostende, mais ce n'est pas documenté ! En Belgique, elle grimpe dans les classements dès la première semaine de septembre. Ce sera donc, parce que je vous vois venir, un tube de la fin de l'été et un disque de rentrée. Boum, les 2 à la fois.<br /><br />Ce qui marque, c’est le riff d’intro. Trois accords de guitare, simples et efficaces, qui deviendront un classique du rock. Et tout ça bouclé en quelques heures.<br /><br />Ma grand-mère Henriette découvre la voix de Roy Orbison, capable de monter haut sans jamais forcer.<br /><br />Oh, Pretty Woman devient numéro 1 dans plus de dix pays. Il se vend à plus de 7 millions d’exemplaires. Et même s’il date d’août, c’est le refrain qu’on retient de l’été 64, celui qui ne souffre aucune griffe dans les juke-boxes, les bals et les cafés au bord du Geer, de la Vesdre, de la Semois et peut-être aussi de la Dyle.<br /><br />"Pretty Woman" reviendra par la grande porte, mais beaucoup plus tard, en 1990, dans un film... 2 ans après la mort du grand Roy Orbison !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67024185</guid><pubDate>Wed, 23 Jul 2025 06:30:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67024185/326343_pretty_woman_roy_orbison_enflamme_la_fin_de_l_ete_64.mp3" length="3662516" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 août 1964. Oui, c'est tard dans l'été, mais c'est toujours l'été.

Happy Day pour un chanteur texan caché derrière ses lunettes noires. Un certain Roy Orbison que personne ne connaît. Ni ma mamy, qui vient de fêter ses 44 ans, ni la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 août 1964. Oui, c'est tard dans l'été, mais c'est toujours l'été.<br /><br />Happy Day pour un chanteur texan caché derrière ses lunettes noires. Un certain Roy Orbison que personne ne connaît. Ni ma mamy, qui vient de fêter ses 44 ans, ni la voisine qui ne jure que par Elvis.<br /><br />Bref, ce jour-là, notre Roy sort un nouveau single dont il n'imagine même pas le déferlement... C'est "Oh, Pretty Woman".<br /><br />D'ailleurs, bien dissimulé derrière ses lunettes noires, il ne sait pas encore, mais il vient de signer le plus grand succès de sa carrière… et l’un des derniers tubes de l’été 64.<br /><br />La chanson est écrite en quelques heures à peine. Roy Orbison est chez lui, avec son complice Bill Dees, quand sa femme Claudette (oui elle s'appelait vraiment Claudette) lui annonce qu’elle sort faire des courses. Il lève les yeux, la regarde s’éloigner, et lâche : “Pretty woman, walking down the street…” En moins d’une journée, le morceau est bouclé. Enregistré aussitôt. Et expédié aux radios dans la foulée.<br /><br />Dès sa sortie fin août aux États-Unis, le succès est immédiat. Et en quelques jours, la chanson traverse l’Atlantique. Je pense qu'elle a pu prendre la Malle à Ostende, mais ce n'est pas documenté ! En Belgique, elle grimpe dans les classements dès la première semaine de septembre. Ce sera donc, parce que je vous vois venir, un tube de la fin de l'été et un disque de rentrée. Boum, les 2 à la fois.<br /><br />Ce qui marque, c’est le riff d’intro. Trois accords de guitare, simples et efficaces, qui deviendront un classique du rock. Et tout ça bouclé en quelques heures.<br /><br />Ma grand-mère Henriette découvre la voix de Roy Orbison, capable de monter haut sans jamais forcer.<br /><br />Oh, Pretty Woman devient numéro 1 dans plus de dix pays. Il se vend à plus de 7 millions d’exemplaires. Et même s’il date d’août, c’est le refrain qu’on retient de l’été 64, celui qui ne souffre aucune griffe dans les juke-boxes, les bals et les cafés au bord du Geer, de la Vesdre, de la Semois et peut-être aussi de la Dyle.<br /><br />"Pretty Woman" reviendra par la grande porte, mais beaucoup plus tard, en 1990, dans un film... 2 ans après la mort du grand Roy Orbison !]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8558369ca8f129fcdb05e2f48df576de.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pop Muzik, l’ovni électro qui devient tube de l’été 79</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pop-muzik-l-ovni-electro-qui-devient-tube-de-l-ete-79--67024162</link><description><![CDATA[Nous sommes le 17 mai 1979.<br /><br />Happy Day pour un producteur britannique au look étrange et au nom encore plus mystérieux : M. Derrière cette lettre, cette initiale, il n’y pas encore l’ombre d’un Chedid, mais un certain Robin Scott, qui vient de sortir un morceau un peu ovni, mais diablement efficace.<br /><br />Un titre qui ne ressemble à rien d’autre… et qui va pourtant devenir le tube de l’été 79.<br /><br />Son nom : Pop Muzik. Avec un Z, comme si c’était de l’allemand.<br /><br />Dès les premières secondes, le décor est posé.<br /><br />Un rythme assez mécanique. Des voix passées dans des filtres. Des sons électroniques futuristes. Enfin, pour 1979, c’est carrément de la science fiction en musique.<br /><br />C’est pop. C’est new wave. C’est disco. Et pourtant, ce n’est rien de tout ça à la fois.<br /><br />Pourquoi ? Parce que Robin Scott a écrit Pop Muzik comme un manifeste.<br /><br />Un morceau sur la pop elle-même, sur son absurdité, sa légèreté, son omniprésence. Un titre qui se moque de la musique... en musique.<br /><br />Et ça marche. Mais pas pour les raisons espérées par l’artiste. Et au fond, on s’en fiche un peu.<br /><br />Le refrain est fait pour s’installer dans les oreilles sans passer par la case neurone.<br /><br />Pop pop pop muzik…<br /><br />C’est peut-être un manifeste, mais c’est surtout parfaitement calibré pour les radios de l’époque. Que Robin Scott le veuille ou non.<br /><br />En Belgique, la chanson explose dès le mois de juin. Elle devient numéro 1 en juillet.<br /><br />C’est l’un des premiers grands succès de la musique électronique en Europe, juste avant l’arrivée des années 80.<br /><br />Moins de guitare. Plus de synthés. Moins de flower power. Plus de boîtes à rythmes. Robin Scott ne refera jamais un aussi gros tube. Et son message sera oublié, parce qu’il en aura finalement aussi bien profité, de la “pop musique”.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67024162</guid><pubDate>Tue, 22 Jul 2025 06:35:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67024162/326342_pop_muzik_l_ovni_electro_qui_devient_tube_de_l_ete_79.mp3" length="2650009" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 17 mai 1979.

Happy Day pour un producteur britannique au look étrange et au nom encore plus mystérieux : M. Derrière cette lettre, cette initiale, il n’y pas encore l’ombre d’un Chedid, mais un certain Robin Scott, qui vient de sortir...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 17 mai 1979.<br /><br />Happy Day pour un producteur britannique au look étrange et au nom encore plus mystérieux : M. Derrière cette lettre, cette initiale, il n’y pas encore l’ombre d’un Chedid, mais un certain Robin Scott, qui vient de sortir un morceau un peu ovni, mais diablement efficace.<br /><br />Un titre qui ne ressemble à rien d’autre… et qui va pourtant devenir le tube de l’été 79.<br /><br />Son nom : Pop Muzik. Avec un Z, comme si c’était de l’allemand.<br /><br />Dès les premières secondes, le décor est posé.<br /><br />Un rythme assez mécanique. Des voix passées dans des filtres. Des sons électroniques futuristes. Enfin, pour 1979, c’est carrément de la science fiction en musique.<br /><br />C’est pop. C’est new wave. C’est disco. Et pourtant, ce n’est rien de tout ça à la fois.<br /><br />Pourquoi ? Parce que Robin Scott a écrit Pop Muzik comme un manifeste.<br /><br />Un morceau sur la pop elle-même, sur son absurdité, sa légèreté, son omniprésence. Un titre qui se moque de la musique... en musique.<br /><br />Et ça marche. Mais pas pour les raisons espérées par l’artiste. Et au fond, on s’en fiche un peu.<br /><br />Le refrain est fait pour s’installer dans les oreilles sans passer par la case neurone.<br /><br />Pop pop pop muzik…<br /><br />C’est peut-être un manifeste, mais c’est surtout parfaitement calibré pour les radios de l’époque. Que Robin Scott le veuille ou non.<br /><br />En Belgique, la chanson explose dès le mois de juin. Elle devient numéro 1 en juillet.<br /><br />C’est l’un des premiers grands succès de la musique électronique en Europe, juste avant l’arrivée des années 80.<br /><br />Moins de guitare. Plus de synthés. Moins de flower power. Plus de boîtes à rythmes. Robin Scott ne refera jamais un aussi gros tube. Et son message sera oublié, parce qu’il en aura finalement aussi bien profité, de la “pop musique”.]]></itunes:summary><itunes:duration>111</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/afba25114f2c6e0b77930d7117b20113.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Chez Laurette" : Michel Delpech signe la nostalgie douce de 1965</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chez-laurette-michel-delpech-signe-la-nostalgie-douce-de-1965--67024133</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er mai 1965. Happy Day pour un jeune chanteur au regard timide. Il s’appelle Michel Delpech, et ce jour-là, il sort un 45 tours, mais sa discrétion naturelle va en prendre en coup.<br /><br />La chanson qu'il va porter cet été est tirée d’une comédie musicale qui ne fera pas grand bruit. Le disque s’appelle "Chez Laurette". Et même si « Copains Clopant » va faire un bide, contre toute attente, ce titre va traverser l’été comme un petit miracle.<br /><br />Cela dit, il faut tout de même un peu revenir sur le spectacle Copains-Clopants. Un projet de comédie musicale “yéyé” qui sort en salle au printemps, avec Delpech dans son propre rôle. Dans une scène, il pousse la chansonnette, guitare à la main… et chante "Chez Laurette". Le public ne retient pas vraiment le film, mais il retient la chanson. Finalement, c'est tout ce qui compte.<br /><br />La composition est signée Roland Vincent. Alors qu'il se rend à une réunion de travail chez ce dernier, à Saint-Cloud, Delpech repense à ses années de lycéen et au café où lui et ses camarades se retrouvaient après les cours.<br /><br />"Chez Laurette", c'est de la nostalgie pure.<br /><br />Delpech a 19 ans en 1965. Sa voix est claire, encore un peu fragile. Mais c’est justement cette retenue qui touche. Il ne surjoue rien. Il raconte. Et ça suffit.<br /><br />Un décor simple : un bistrot, une patronne, une bande de copains, quelques souvenirs suspendus. Pas de romance, pas de rebondissement. Juste une ambiance. Une photo en noir et blanc qu’on aurait envie d’encadrer.<br /><br />Au fil des semaines, surtout début juin, la chanson s’installe doucement à la radio. Et en juillet, "Chez Laurette" devient l’un des morceaux les plus diffusés sur la radio publique belge et sur Europe 1.<br /><br />Et tout l’été 1965, dans les transistors, entre deux slows ou un rock endiablé, on entend cette bulle de douceur.<br /><br />AH oui, fallait-il le préciser, cette chanson va offrir à Michel Delpech son premier grand succès...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67024133</guid><pubDate>Mon, 21 Jul 2025 07:06:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67024133/326338_chez_laurette_michel_delpech_signe_la_nostalgie_douce_de_1965.mp3" length="3387916" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er mai 1965. Happy Day pour un jeune chanteur au regard timide. Il s’appelle Michel Delpech, et ce jour-là, il sort un 45 tours, mais sa discrétion naturelle va en prendre en coup.

La chanson qu'il va porter cet été est tirée d’une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er mai 1965. Happy Day pour un jeune chanteur au regard timide. Il s’appelle Michel Delpech, et ce jour-là, il sort un 45 tours, mais sa discrétion naturelle va en prendre en coup.<br /><br />La chanson qu'il va porter cet été est tirée d’une comédie musicale qui ne fera pas grand bruit. Le disque s’appelle "Chez Laurette". Et même si « Copains Clopant » va faire un bide, contre toute attente, ce titre va traverser l’été comme un petit miracle.<br /><br />Cela dit, il faut tout de même un peu revenir sur le spectacle Copains-Clopants. Un projet de comédie musicale “yéyé” qui sort en salle au printemps, avec Delpech dans son propre rôle. Dans une scène, il pousse la chansonnette, guitare à la main… et chante "Chez Laurette". Le public ne retient pas vraiment le film, mais il retient la chanson. Finalement, c'est tout ce qui compte.<br /><br />La composition est signée Roland Vincent. Alors qu'il se rend à une réunion de travail chez ce dernier, à Saint-Cloud, Delpech repense à ses années de lycéen et au café où lui et ses camarades se retrouvaient après les cours.<br /><br />"Chez Laurette", c'est de la nostalgie pure.<br /><br />Delpech a 19 ans en 1965. Sa voix est claire, encore un peu fragile. Mais c’est justement cette retenue qui touche. Il ne surjoue rien. Il raconte. Et ça suffit.<br /><br />Un décor simple : un bistrot, une patronne, une bande de copains, quelques souvenirs suspendus. Pas de romance, pas de rebondissement. Juste une ambiance. Une photo en noir et blanc qu’on aurait envie d’encadrer.<br /><br />Au fil des semaines, surtout début juin, la chanson s’installe doucement à la radio. Et en juillet, "Chez Laurette" devient l’un des morceaux les plus diffusés sur la radio publique belge et sur Europe 1.<br /><br />Et tout l’été 1965, dans les transistors, entre deux slows ou un rock endiablé, on entend cette bulle de douceur.<br /><br />AH oui, fallait-il le préciser, cette chanson va offrir à Michel Delpech son premier grand succès...]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/44cbfb1067cd5c97dd0ff73e69c223f6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Le Cœur grenadine" : Voulzy fait souffler un vent chaud sur l’été 79</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-coeur-grenadine-voulzy-fait-souffler-un-vent-chaud-sur-l-ete-79--66983443</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1979. C'est un moment-clé pour un chanteur rêveur, discret, élégant... et désormais célèbre depuis Rockcollection, qui a été l'un des tubes de l'été 1977. Et si Laurent Voulzy remettait ça cette année ?<br /><br />Le 1er juin, c'est happy day. Le Cœur grenadine est son premier véritable album. Il sort chez RCA.<br /><br />Un disque aux parfums tropicaux, aux guitares claires, aux chœurs suaves… et au milieu de tout ça, un titre va émerger. Il porte le nom de l’album. Et il va devenir le tube de l’été 79.<br /><br />Le Cœur grenadine, c’est une chanson qui ne ressemble à rien d’autre. Pas vraiment une ballade. Pas tout à fait une chanson d’amour. Mais un voyage. Une carte postale musicale. On y entend des ukulélés, des percussions, des chœurs… et la voix légère de Voulzy, entre mélancolie douce et, déjà, une forme de farniente qui fera sa patte.<br /><br />Une fois de plus, Alain Souchon est à la manœuvre. Son texte fait référence aux îles tropicales, Saint Vincent et Grenadine, une île des Caraïbes. Les paroles évoquent, au travers d'une amourette de vacances, la douleur d'être séparé de l'île où il aurait vécu si sa mère n'avait pas quitté son ile pour vivre dans le gris...<br /><br />À peine sorti, le titre va s’imposer sur les ondes. L'album, lui, va se décliner au gré des saisons et des 45 tours : Karin Redinger, Grimaud, Lucienne est américaine, Cocktail chez Mademoiselle et même une reprise de Serge Gainsbourg, "Qui est in qui est out".<br /><br />Mais en ce mois de juin 1979, "Le Cœur grenadine" tourne déjà en boucle, des terrasses aux plages. Même pas besoin de danser. Il suffit d’écouter. Et de se laisser porter par un souffle chaud qui atteindra le sommet des hit-parades, en Belgique comme en France, jusqu'à la fin de l'été…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66983443</guid><pubDate>Fri, 18 Jul 2025 06:37:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66983443/326148_le_c_ur_grenadine_voulzy_fait_souffler_un_vent_chaud_sur_l_ete_79.mp3" length="3359704" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juin 1979. C'est un moment-clé pour un chanteur rêveur, discret, élégant... et désormais célèbre depuis Rockcollection, qui a été l'un des tubes de l'été 1977. Et si Laurent Voulzy remettait ça cette année ?

Le 1er juin, c'est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1979. C'est un moment-clé pour un chanteur rêveur, discret, élégant... et désormais célèbre depuis Rockcollection, qui a été l'un des tubes de l'été 1977. Et si Laurent Voulzy remettait ça cette année ?<br /><br />Le 1er juin, c'est happy day. Le Cœur grenadine est son premier véritable album. Il sort chez RCA.<br /><br />Un disque aux parfums tropicaux, aux guitares claires, aux chœurs suaves… et au milieu de tout ça, un titre va émerger. Il porte le nom de l’album. Et il va devenir le tube de l’été 79.<br /><br />Le Cœur grenadine, c’est une chanson qui ne ressemble à rien d’autre. Pas vraiment une ballade. Pas tout à fait une chanson d’amour. Mais un voyage. Une carte postale musicale. On y entend des ukulélés, des percussions, des chœurs… et la voix légère de Voulzy, entre mélancolie douce et, déjà, une forme de farniente qui fera sa patte.<br /><br />Une fois de plus, Alain Souchon est à la manœuvre. Son texte fait référence aux îles tropicales, Saint Vincent et Grenadine, une île des Caraïbes. Les paroles évoquent, au travers d'une amourette de vacances, la douleur d'être séparé de l'île où il aurait vécu si sa mère n'avait pas quitté son ile pour vivre dans le gris...<br /><br />À peine sorti, le titre va s’imposer sur les ondes. L'album, lui, va se décliner au gré des saisons et des 45 tours : Karin Redinger, Grimaud, Lucienne est américaine, Cocktail chez Mademoiselle et même une reprise de Serge Gainsbourg, "Qui est in qui est out".<br /><br />Mais en ce mois de juin 1979, "Le Cœur grenadine" tourne déjà en boucle, des terrasses aux plages. Même pas besoin de danser. Il suffit d’écouter. Et de se laisser porter par un souffle chaud qui atteindra le sommet des hit-parades, en Belgique comme en France, jusqu'à la fin de l'été…]]></itunes:summary><itunes:duration>140</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d768f4bfeb34ed967fa88dda0b58e482.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>In the Summertime : l’été 70 en roue libre avec Mungo Jerry</title><link>https://www.spreaker.com/episode/in-the-summertime-l-ete-70-en-roue-libre-avec-mungo-jerry--66983436</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 mai 1970. <br /><br />Happy Day pour un groupe anglais à l’allure assez improbable (certains vont jusqu'à dire ridicule) : rouflaquettes XXL, chapeaux mous, pieds nus sur scène. Leur nom, c'est Mungo Jerry. Ce jour-là, ils sortent une chanson insouciante et irrésistible, qui est aussi leur tout premier 45 tours officiel. Son titre : In the Summertime.<br /><br />Enregistré en une seule prise, le morceau est porté par une instrumentation assez brute. Pas de production léchée. Juste une ambiance. Et une voix un peu éraillée qui chante la liberté retrouvée, une fois les beaux jours revenus.<br /><br />Pas de message politique. Pas de grand texte. Juste l’essentiel : le soleil, la route, les copains, les filles. “In the summertime, when the weather is high…” Et tout est dit.<br /><br />La chanson sort fin mai. Et dès le mois de juin, elle résonne partout. Pas uniquement en Grande-Bretagne. Dans les campings, les stations-service, les voitures (sans climatisation à l'époque...), Mungo Jerry réussit son pari haut la main. Numéro 1 au Royaume-Uni. En Belgique, elle grimpe au sommet en juin et explose en juillet. Dans les bals, c’est la bande-son idéale pour porter des tongs en plastique.<br /><br />Le leader du groupe s'appelle Ray Dorset. Il a 34 ans au moment où le tube de l'été fait son happy day. Ce musicien était, au départ, coiffeur pour dames.<br /><br />Durant l'été 70, le groupe est invité sur tous les plateaux télé. Mais c’est surtout dans les transistors que In the Summertime s’installe. Sur les radios, le refrain tourne en boucle. Notamment cette phrase, “Have a drink, have a drive, go out and see what you can find…”<br /><br />Un verre, une balade en auto, une sortie et on voit ce qu'on peut trouver...<br /><br />Une chanson pour sourire. Pour danser. Décidément, il en faut peu pour faire un tube de l'été…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66983436</guid><pubDate>Thu, 17 Jul 2025 06:34:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66983436/326147_in_the_summertime_l_ete_70_en_roue_libre_avec_mungo_jerry.mp3" length="2995453" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 mai 1970. 

Happy Day pour un groupe anglais à l’allure assez improbable (certains vont jusqu'à dire ridicule) : rouflaquettes XXL, chapeaux mous, pieds nus sur scène. Leur nom, c'est Mungo Jerry. Ce jour-là, ils sortent une chanson...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 mai 1970. <br /><br />Happy Day pour un groupe anglais à l’allure assez improbable (certains vont jusqu'à dire ridicule) : rouflaquettes XXL, chapeaux mous, pieds nus sur scène. Leur nom, c'est Mungo Jerry. Ce jour-là, ils sortent une chanson insouciante et irrésistible, qui est aussi leur tout premier 45 tours officiel. Son titre : In the Summertime.<br /><br />Enregistré en une seule prise, le morceau est porté par une instrumentation assez brute. Pas de production léchée. Juste une ambiance. Et une voix un peu éraillée qui chante la liberté retrouvée, une fois les beaux jours revenus.<br /><br />Pas de message politique. Pas de grand texte. Juste l’essentiel : le soleil, la route, les copains, les filles. “In the summertime, when the weather is high…” Et tout est dit.<br /><br />La chanson sort fin mai. Et dès le mois de juin, elle résonne partout. Pas uniquement en Grande-Bretagne. Dans les campings, les stations-service, les voitures (sans climatisation à l'époque...), Mungo Jerry réussit son pari haut la main. Numéro 1 au Royaume-Uni. En Belgique, elle grimpe au sommet en juin et explose en juillet. Dans les bals, c’est la bande-son idéale pour porter des tongs en plastique.<br /><br />Le leader du groupe s'appelle Ray Dorset. Il a 34 ans au moment où le tube de l'été fait son happy day. Ce musicien était, au départ, coiffeur pour dames.<br /><br />Durant l'été 70, le groupe est invité sur tous les plateaux télé. Mais c’est surtout dans les transistors que In the Summertime s’installe. Sur les radios, le refrain tourne en boucle. Notamment cette phrase, “Have a drink, have a drive, go out and see what you can find…”<br /><br />Un verre, une balade en auto, une sortie et on voit ce qu'on peut trouver...<br /><br />Une chanson pour sourire. Pour danser. Décidément, il en faut peu pour faire un tube de l'été…]]></itunes:summary><itunes:duration>125</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/25dc53cdbedaf4a68505ff0adaaaacda.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Capri c’est fini" : l’amour d’un été qui fait chavirer la France en 1965</title><link>https://www.spreaker.com/episode/capri-c-est-fini-l-amour-d-un-ete-qui-fait-chavirer-la-france-en-1965--66983426</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 juin 1965. Happy Day pour un jeune inconnu qui s’apprête à faire chavirer les cœurs tout l'été avec sa toute première GRANDE et VRAIE chanson. Il s’appelle Hervé Vilard, il a 18 ans. Presque 19. Et ce jour-là sort un 45 tours qui va porter le reste de sa carrière. Son titre : Capri, c’est fini.<br /><br />L’histoire est simple. Un amour de vacances, une île italienne, et une fin annoncée. Les paroles évoquent en effet une rupture amoureuse. Le lieu du crime : l'île italienne de Capri.<br /><br />La chanson commence comme une carte postale estivale… et se termine en chagrin noyé dans des paroles de Marcel Hurten.<br /><br />Ce qui est assez amusant, c'est que pour l'élaboration de ce disque, Hervé s'est inspiré d'une chanson de Charles Aznavour, C'est fini, sortie également en 1965, et dans laquelle celui-ci répétait plusieurs fois « c'est fini… ».<br /><br />Cela dit, pour un tube de l'été, ce n'est pas une promenade de santé. Sa maison de disques est peu enthousiaste. La chanson est même refusée par le jury du concours la Rose d'or d'Antibes. Mais c'est, une nouvelle fois, la radio qui va tout changer. Le titre est diffusé sur Europe numéro 1. La suite ?<br /><br />Le titre devient numéro 1 en Belgique dès juillet, et s’impose en France comme la chanson d’amour de l’été 65. Un succès fulgurant : plus de 3 millions d’exemplaires vendus. Hervé Vilard passe en quelques semaines du quasi-anonymat à la une de tous les magazines. Et son image romantique va marquer toute une génération.<br /><br />Une chanson sur la fin… qui lance une carrière. Une chanson triste… qui fait danser. Et tout l’été 1965, de Capri à Feluy, de Remini à Ougrée, ce refrain résonne dans tous les cœurs. Y compris celui de Marguerite Duras. Dans ses mémoires, Hervé Vilard raconte : « Elle m'a écrit plusieurs lettres et me disait que Capri était pour elle la plus belle chanson d'amour de TOUS les temps... »]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66983426</guid><pubDate>Wed, 16 Jul 2025 06:32:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66983426/326146_capri_c_est_fini_l_amour_d_un_ete_qui_fait_chavirer_la_france_en_1965.mp3" length="3116452" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 juin 1965. Happy Day pour un jeune inconnu qui s’apprête à faire chavirer les cœurs tout l'été avec sa toute première GRANDE et VRAIE chanson. Il s’appelle Hervé Vilard, il a 18 ans. Presque 19. Et ce jour-là sort un 45 tours qui va...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 juin 1965. Happy Day pour un jeune inconnu qui s’apprête à faire chavirer les cœurs tout l'été avec sa toute première GRANDE et VRAIE chanson. Il s’appelle Hervé Vilard, il a 18 ans. Presque 19. Et ce jour-là sort un 45 tours qui va porter le reste de sa carrière. Son titre : Capri, c’est fini.<br /><br />L’histoire est simple. Un amour de vacances, une île italienne, et une fin annoncée. Les paroles évoquent en effet une rupture amoureuse. Le lieu du crime : l'île italienne de Capri.<br /><br />La chanson commence comme une carte postale estivale… et se termine en chagrin noyé dans des paroles de Marcel Hurten.<br /><br />Ce qui est assez amusant, c'est que pour l'élaboration de ce disque, Hervé s'est inspiré d'une chanson de Charles Aznavour, C'est fini, sortie également en 1965, et dans laquelle celui-ci répétait plusieurs fois « c'est fini… ».<br /><br />Cela dit, pour un tube de l'été, ce n'est pas une promenade de santé. Sa maison de disques est peu enthousiaste. La chanson est même refusée par le jury du concours la Rose d'or d'Antibes. Mais c'est, une nouvelle fois, la radio qui va tout changer. Le titre est diffusé sur Europe numéro 1. La suite ?<br /><br />Le titre devient numéro 1 en Belgique dès juillet, et s’impose en France comme la chanson d’amour de l’été 65. Un succès fulgurant : plus de 3 millions d’exemplaires vendus. Hervé Vilard passe en quelques semaines du quasi-anonymat à la une de tous les magazines. Et son image romantique va marquer toute une génération.<br /><br />Une chanson sur la fin… qui lance une carrière. Une chanson triste… qui fait danser. Et tout l’été 1965, de Capri à Feluy, de Remini à Ougrée, ce refrain résonne dans tous les cœurs. Y compris celui de Marguerite Duras. Dans ses mémoires, Hervé Vilard raconte : « Elle m'a écrit plusieurs lettres et me disait que Capri était pour elle la plus belle chanson d'amour de TOUS les temps... »]]></itunes:summary><itunes:duration>130</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/11db328fcd581226c0211417751fe2d4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>You’re the One That I Want : l’été 78 enfiévré par Travolta et Olivia Newton-John</title><link>https://www.spreaker.com/episode/you-re-the-one-that-i-want-l-ete-78-enfievre-par-travolta-et-olivia-newton-john--66942246</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 mai 1978. Happy Day pour un duo hollywoodien qui s’apprête à faire chavirer les transistors tout l'été. La chanson sort en mars en Amérique du Nord. Chez nous, elle inaugure le joli mois de mai.<br /><br />C'est en effet le 9 mai que sort un single extrait d’un film pas encore en salles… Le titre ? You’re the One That I Want. Les voix ? John Travolta et Olivia Newton-John.<br /><br />Enregistrée en dernière minute pour la bande originale de Grease, la chanson est un petit miracle pop.<br /><br />Ce qui est assez amusant, c'est que le film sort en juin aux États-Unis, mais en octobre chez nous. Et que, pour une fois, c'est une chanson qui va porter le film et non le contraire.<br /><br />2 minutes 47 d’énergie pure, chorégraphie imaginée dans un garage. John est en cuir noir, Olivia en pantalon moulant. Une chose est sûre, l'été 78 est une année érotique.<br /><br />À peine sorti, le titre grimpe dans tous les classements. Numéro 1 aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne… partout.<br /><br />Ce petit miracle, on le doit au producteur John Farrar. En fait, ce n'est pas le générique du film, mais le second titre dans l'ordre d'accession au trône sur l'album.<br /><br />En parlant de trône justement, "You’re the One That I Want" reste l'un des 45 tours les plus vendus dans le monde : 15 millions de disques rien qu'en Grande-Bretagne et aux États-Unis...<br /><br />Cet été-là, le rock’n’roll revient par la grande porte en passant par Hollywood. Mais c’est un rock propre, chorégraphié, joyeux. Un rock qui met tout le monde d’accord. Un air de comédie musicale dans un monde encore en plein disco…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66942246</guid><pubDate>Tue, 15 Jul 2025 06:37:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66942246/325876_you_re_the_one_that_i_want_l_ete_78_enfievre_par_travolta_et_olivia_newton_john.mp3" length="2829941" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 mai 1978. Happy Day pour un duo hollywoodien qui s’apprête à faire chavirer les transistors tout l'été. La chanson sort en mars en Amérique du Nord. Chez nous, elle inaugure le joli mois de mai.

C'est en effet le 9 mai que sort un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 mai 1978. Happy Day pour un duo hollywoodien qui s’apprête à faire chavirer les transistors tout l'été. La chanson sort en mars en Amérique du Nord. Chez nous, elle inaugure le joli mois de mai.<br /><br />C'est en effet le 9 mai que sort un single extrait d’un film pas encore en salles… Le titre ? You’re the One That I Want. Les voix ? John Travolta et Olivia Newton-John.<br /><br />Enregistrée en dernière minute pour la bande originale de Grease, la chanson est un petit miracle pop.<br /><br />Ce qui est assez amusant, c'est que le film sort en juin aux États-Unis, mais en octobre chez nous. Et que, pour une fois, c'est une chanson qui va porter le film et non le contraire.<br /><br />2 minutes 47 d’énergie pure, chorégraphie imaginée dans un garage. John est en cuir noir, Olivia en pantalon moulant. Une chose est sûre, l'été 78 est une année érotique.<br /><br />À peine sorti, le titre grimpe dans tous les classements. Numéro 1 aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne… partout.<br /><br />Ce petit miracle, on le doit au producteur John Farrar. En fait, ce n'est pas le générique du film, mais le second titre dans l'ordre d'accession au trône sur l'album.<br /><br />En parlant de trône justement, "You’re the One That I Want" reste l'un des 45 tours les plus vendus dans le monde : 15 millions de disques rien qu'en Grande-Bretagne et aux États-Unis...<br /><br />Cet été-là, le rock’n’roll revient par la grande porte en passant par Hollywood. Mais c’est un rock propre, chorégraphié, joyeux. Un rock qui met tout le monde d’accord. Un air de comédie musicale dans un monde encore en plein disco…]]></itunes:summary><itunes:duration>118</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8c90120415beeaf567b4d66b415de7dc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Da Dou Ron Ron : l’été 63 sous le signe de Johnny Hallyday et des refrains yéyé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/da-dou-ron-ron-l-ete-63-sous-le-signe-de-johnny-hallyday-et-des-refrains-yeye--66942234</link><description><![CDATA[Nous sommes le 29 juin 1963. Happy Day pour l'idole des jeunes, encore lui ! Aujourd'hui, Johnny Hallyday sort son nouveau 45 tours. Et sur la face A : une reprise qui va faire danser tout l’été en mode yéyé.<br /><br />"Da Dou Ron Ron", c'est le titre, est l'adaptation française d’un tube américain tout juste débarqué : Da Doo Ron Ron des Crystals, produit par Phil Spector.<br /><br />Au départ, Georges Aber destinait l'adaptation de Da Doo Ron Ron à Frank Alamo, mais face à l'insistance de Johhny, les deux grands garçons vont en partager la sortie dans un grand combat de coq.<br /><br />Au final, d'ailleurs, il n'en restera qu'une en 1963. Celle de Johnny. La messe est dite.<br /><br />Mais pourquoi une telle insistance ? Johnny veut montrer qu’il reste aux faits de de tout ce qui bouge aux États-Unis. Et justement, Da Doo Ron Ron est l’un des grands cartons du printemps 1963 outre-Atlantique. Alors, c'est décidé, ce sera le tube de l'été.<br /><br />Georges Aber ne traduit pas la chanson américaine, il la réinvente : un coup de foudre, une fille, un prénom, et ce Da Dou Ron Ron sorti de nulle part... qui reste… parce qu’il sonne bien.<br /><br />Chœurs omniprésents, refrain en onomatopées : c'est un format yéyé assumé, parfait pour les radios et les juke-boxes.<br /><br />Le disque sort le 29 juin. Et dès le début de juillet, il cartonne en Belgique comme en France. Da Dou Ron Ron devient l’un des titres les plus joués de l’été 63. C’est aussi la période où Sylvie Vartan, sa compagne, commence elle aussi à enregistrer des adaptations du rock américain. L’année suivante, en 1964, elle sortira sa propre version de Da Dou Ron Ron, dans un style plus doux, plus pop.<br /><br />Mais en cet été 63, c’est bien Johnny qui ouvre le bal. Sa chanson atteindra la 5e place des ventes en France et en Belgique... Elle provoquera même l'hystérie début 64 à l'Olympia…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66942234</guid><pubDate>Mon, 14 Jul 2025 06:30:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66942234/325875_da_dou_ron_ron_l_ete_63_sous_le_signe_de_johnny_hallyday_et_des_refrains_yeye.mp3" length="3438072" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 29 juin 1963. Happy Day pour l'idole des jeunes, encore lui ! Aujourd'hui, Johnny Hallyday sort son nouveau 45 tours. Et sur la face A : une reprise qui va faire danser tout l’été en mode yéyé.

"Da Dou Ron Ron", c'est le titre, est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 29 juin 1963. Happy Day pour l'idole des jeunes, encore lui ! Aujourd'hui, Johnny Hallyday sort son nouveau 45 tours. Et sur la face A : une reprise qui va faire danser tout l’été en mode yéyé.<br /><br />"Da Dou Ron Ron", c'est le titre, est l'adaptation française d’un tube américain tout juste débarqué : Da Doo Ron Ron des Crystals, produit par Phil Spector.<br /><br />Au départ, Georges Aber destinait l'adaptation de Da Doo Ron Ron à Frank Alamo, mais face à l'insistance de Johhny, les deux grands garçons vont en partager la sortie dans un grand combat de coq.<br /><br />Au final, d'ailleurs, il n'en restera qu'une en 1963. Celle de Johnny. La messe est dite.<br /><br />Mais pourquoi une telle insistance ? Johnny veut montrer qu’il reste aux faits de de tout ce qui bouge aux États-Unis. Et justement, Da Doo Ron Ron est l’un des grands cartons du printemps 1963 outre-Atlantique. Alors, c'est décidé, ce sera le tube de l'été.<br /><br />Georges Aber ne traduit pas la chanson américaine, il la réinvente : un coup de foudre, une fille, un prénom, et ce Da Dou Ron Ron sorti de nulle part... qui reste… parce qu’il sonne bien.<br /><br />Chœurs omniprésents, refrain en onomatopées : c'est un format yéyé assumé, parfait pour les radios et les juke-boxes.<br /><br />Le disque sort le 29 juin. Et dès le début de juillet, il cartonne en Belgique comme en France. Da Dou Ron Ron devient l’un des titres les plus joués de l’été 63. C’est aussi la période où Sylvie Vartan, sa compagne, commence elle aussi à enregistrer des adaptations du rock américain. L’année suivante, en 1964, elle sortira sa propre version de Da Dou Ron Ron, dans un style plus doux, plus pop.<br /><br />Mais en cet été 63, c’est bien Johnny qui ouvre le bal. Sa chanson atteindra la 5e place des ventes en France et en Belgique... Elle provoquera même l'hystérie début 64 à l'Olympia…]]></itunes:summary><itunes:duration>143</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2da62b56d4172c93c5a6e2104790d307.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Chariot" : Petula Clark embarque l’été 62 dans un carrosse enchanté</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chariot-petula-clark-embarque-l-ete-62-dans-un-carrosse-enchante--66894474</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1962. (d’accord ce n’est pas vraiment l’été) Happy Day pour une artiste qui s’apprête à changer de catégorie, disons de statut. Ce jour-là, Petula Clark enregistre une chanson légère, joyeuse, presque enfantine. Une chanson qui, quelques mois plus tard, va devenir le tube de l'été 62.<br /><br />Elle s’appelle Chariot. Et quelle histoire une fois de plus ! La première version est signée Franck Pourcel, un monument de la variété orchestrale. D'ailleurs, c'est une chanson instrumentale à sa sortie en 1962.<br /><br />Petula Clark s'en empare en gardant le titre "Chariot", mais sur des paroles de Jacques Plante.<br /><br />Le texte imagine un carrosse magique qui emmène l’amoureuse retrouver celui qu’elle aime.<br /><br />Chariot sort discrètement en mars. Mais avec l’arrivée des beaux jours, le titre s’envole. À la radio, dans les juke-boxes, tout le monde se laisse emporter par cette rengaine. En Belgique, c’est un raz-de-marée : le 45 tours grimpe au sommet des classements dès le mois de juillet. Le soufflé ne va retomber qu'à la fonte des glaces à la vanille en septembre.<br /><br />Et puis il y a cette voix. Celle de Petula. En français, elle touche un nouveau public. Et elle donne des idées à ses cousins d'Amérique.<br /><br />Chariot va traverser les frontières, mais l'année suivante. En anglais, la chanson devient I Will Follow Him, reprise par Little Peggy March. Elle cartonnera aux États-Unis comme tube de l'été 63.<br /><br />Mais c’est bien la version de Petula Clark qui accompagne l’été 62 chez nous du Doudou à Mons au 15 août à Liège.<br /><br />Et tout l’été, entre deux bains de soleil, on entend ce carrosse passer… Et on s'imagine, avec Petula, là-bas… vers un monde nouveau… sur un chariot...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66894474</guid><pubDate>Fri, 11 Jul 2025 07:16:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66894474/325322_chariot_petula_clark_embarque_l_ete_62_dans_un_carrosse_enchante.mp3" length="3453118" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 mars 1962. (d’accord ce n’est pas vraiment l’été) Happy Day pour une artiste qui s’apprête à changer de catégorie, disons de statut. Ce jour-là, Petula Clark enregistre une chanson légère, joyeuse, presque enfantine. Une chanson qui,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1962. (d’accord ce n’est pas vraiment l’été) Happy Day pour une artiste qui s’apprête à changer de catégorie, disons de statut. Ce jour-là, Petula Clark enregistre une chanson légère, joyeuse, presque enfantine. Une chanson qui, quelques mois plus tard, va devenir le tube de l'été 62.<br /><br />Elle s’appelle Chariot. Et quelle histoire une fois de plus ! La première version est signée Franck Pourcel, un monument de la variété orchestrale. D'ailleurs, c'est une chanson instrumentale à sa sortie en 1962.<br /><br />Petula Clark s'en empare en gardant le titre "Chariot", mais sur des paroles de Jacques Plante.<br /><br />Le texte imagine un carrosse magique qui emmène l’amoureuse retrouver celui qu’elle aime.<br /><br />Chariot sort discrètement en mars. Mais avec l’arrivée des beaux jours, le titre s’envole. À la radio, dans les juke-boxes, tout le monde se laisse emporter par cette rengaine. En Belgique, c’est un raz-de-marée : le 45 tours grimpe au sommet des classements dès le mois de juillet. Le soufflé ne va retomber qu'à la fonte des glaces à la vanille en septembre.<br /><br />Et puis il y a cette voix. Celle de Petula. En français, elle touche un nouveau public. Et elle donne des idées à ses cousins d'Amérique.<br /><br />Chariot va traverser les frontières, mais l'année suivante. En anglais, la chanson devient I Will Follow Him, reprise par Little Peggy March. Elle cartonnera aux États-Unis comme tube de l'été 63.<br /><br />Mais c’est bien la version de Petula Clark qui accompagne l’été 62 chez nous du Doudou à Mons au 15 août à Liège.<br /><br />Et tout l’été, entre deux bains de soleil, on entend ce carrosse passer… Et on s'imagine, avec Petula, là-bas… vers un monde nouveau… sur un chariot...]]></itunes:summary><itunes:duration>144</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/061f848426d6728c4c372593fe93d8e5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Xanadu : l’été 80 au royaume disco d’Olivia Newton-John</title><link>https://www.spreaker.com/episode/xanadu-l-ete-80-au-royaume-disco-d-olivia-newton-john--66894448</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 juin 1980. C'est un sacré Happy Day pour Olivia Newton-John et pour un pari très risqué. La chanteuse s'affiche en rollers et en robes fluos pour la sortie de son nouveau 45 tours. Ce jour-là, sort en effet une chanson qui va électriser tout l’été. Son nom : Xanadu.<br /><br />C’est un drôle de mélange. Un cocktail entre de la pop sucrée (dont elle a le secret) et une forme de rock symphonique, très loin de son univers.<br /><br />C'est une chanson de contraste. D’un côté, la voix douce d’Olivia. De l’autre, les guitares et les violons de synthèse d’Electric Light Orchestra. Ensemble, ils signent sans le savoir ce qui va devenir le tube de l’été 1980, et un générique inoubliable.<br /><br />Car oui, c'est plus qu'une chanson. C'est la musique du film du même nom, à savoir Xanadu. Une comédie musicale totalement kitsch, où Olivia joue une magnifique muse venue de l’Olympe qui débarque dans une discothèque à Los Angeles. Oui, c’est exactement aussi étrange que ça en a l’air. Et c’est ce qui fait tout son charme.<br /><br />Dès sa sortie, le single est un raz-de-marée. Il devient numéro 1 au Royaume-Uni, mais aussi chez nous en Belgique. Impossible d’y échapper…<br /><br />Et puis, il y a ce mot… Xanadu. Il vient d’un vieux poème anglais, qui évoque un palais de rêve. Alors, forcément, cet été-là, tout le monde veut y croire. Xanadu fait la joie de la Costa Brava. Et quand le soleil se couche, la voix d’Olivia résonne dans toutes les discothèques. C'est ce qu'on appelle un tube de l'été électrisant...<br /><br />Titre : Olivia Newton John “Xanadu”]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66894448</guid><pubDate>Thu, 10 Jul 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66894448/325320_xanadu_l_ete_80_au_royaume_disco_d_olivia_newton_john.mp3" length="2937147" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 juin 1980. C'est un sacré Happy Day pour Olivia Newton-John et pour un pari très risqué. La chanteuse s'affiche en rollers et en robes fluos pour la sortie de son nouveau 45 tours. Ce jour-là, sort en effet une chanson qui va...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 juin 1980. C'est un sacré Happy Day pour Olivia Newton-John et pour un pari très risqué. La chanteuse s'affiche en rollers et en robes fluos pour la sortie de son nouveau 45 tours. Ce jour-là, sort en effet une chanson qui va électriser tout l’été. Son nom : Xanadu.<br /><br />C’est un drôle de mélange. Un cocktail entre de la pop sucrée (dont elle a le secret) et une forme de rock symphonique, très loin de son univers.<br /><br />C'est une chanson de contraste. D’un côté, la voix douce d’Olivia. De l’autre, les guitares et les violons de synthèse d’Electric Light Orchestra. Ensemble, ils signent sans le savoir ce qui va devenir le tube de l’été 1980, et un générique inoubliable.<br /><br />Car oui, c'est plus qu'une chanson. C'est la musique du film du même nom, à savoir Xanadu. Une comédie musicale totalement kitsch, où Olivia joue une magnifique muse venue de l’Olympe qui débarque dans une discothèque à Los Angeles. Oui, c’est exactement aussi étrange que ça en a l’air. Et c’est ce qui fait tout son charme.<br /><br />Dès sa sortie, le single est un raz-de-marée. Il devient numéro 1 au Royaume-Uni, mais aussi chez nous en Belgique. Impossible d’y échapper…<br /><br />Et puis, il y a ce mot… Xanadu. Il vient d’un vieux poème anglais, qui évoque un palais de rêve. Alors, forcément, cet été-là, tout le monde veut y croire. Xanadu fait la joie de la Costa Brava. Et quand le soleil se couche, la voix d’Olivia résonne dans toutes les discothèques. C'est ce qu'on appelle un tube de l'été électrisant...<br /><br />Titre : Olivia Newton John “Xanadu”]]></itunes:summary><itunes:duration>123</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cc9129ce9713840ab7c32807297b2373.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>A Whiter Shade of Pale : la valse envoûtante de l’été 67</title><link>https://www.spreaker.com/episode/a-whiter-shade-of-pale-la-valse-envoutante-de-l-ete-67--66894432</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 mai 1967. Happy Day pour un groupe anglais au nom énigmatique : Procol Harum. Ce jour-là sort une chanson étrange, envoûtante, lente comme une rêverie... ou une nuit d'amour raffinée.<br /><br />Son titre : A Whiter Shade of Pale. Traduction : une nuance de blanc encore plus pâle.<br /><br />Cette chanson, personne ne sait vraiment ce qu’elle raconte. Les paroles sont surréalistes, presque brumeuses. Elles évoquent, à travers des métaphores, une scène de séduction et de rupture entre un homme et une femme, dans une ambiance de fête un peu trouble, où l’ivresse et la nostalgie se mêlent.<br /><br />Pour Keith Reid, le parolier, c’est une forme de divagation de l’esprit. Quant à la musique… quelle splendeur. On ne comprend peut-être pas tout, mais l’orgue Hammond, lui, parle directement au cœur. Dès les premières notes, on reconnaît la mélodie inspirée de Bach. La composition reprend notamment l’Air sur la corde de sol.<br /><br />L’été approche, et avec lui, cette chanson va faire le tour de l’Europe. Elle s’impose semaine après semaine, comme le rayonnement musical de l’été 67. Pas de refrain. Pas de structure classique. Mais une atmosphère. Pour une fois, les âmes sensibles n’ont pas à s’abstenir.<br /><br />Le disque devient numéro 1 au Royaume-Uni pendant six semaines, puis traverse la Manche pour conquérir la Belgique et la France. Et malgré ses paroles insaisissables, on la fredonne sans même y penser.<br /><br />D’ailleurs, c’est l’été de toutes les rêveries. L’année de Sgt. Pepper, du Flower Power, du rêve psychédélique. Et au milieu de tout ça, cette chanson... qui flotte comme un voile blanc au-dessus des soirées d’été. Une chanson sur laquelle on danse serré, en écoutant l’incroyable voix de Gary Brooker.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66894432</guid><pubDate>Wed, 09 Jul 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66894432/325300_a_whiter_shade_of_pale_la_valse_envoutante_de_l_ete_67.mp3" length="3109556" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 mai 1967. Happy Day pour un groupe anglais au nom énigmatique : Procol Harum. Ce jour-là sort une chanson étrange, envoûtante, lente comme une rêverie... ou une nuit d'amour raffinée.

Son titre : A Whiter Shade of Pale. Traduction :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 mai 1967. Happy Day pour un groupe anglais au nom énigmatique : Procol Harum. Ce jour-là sort une chanson étrange, envoûtante, lente comme une rêverie... ou une nuit d'amour raffinée.<br /><br />Son titre : A Whiter Shade of Pale. Traduction : une nuance de blanc encore plus pâle.<br /><br />Cette chanson, personne ne sait vraiment ce qu’elle raconte. Les paroles sont surréalistes, presque brumeuses. Elles évoquent, à travers des métaphores, une scène de séduction et de rupture entre un homme et une femme, dans une ambiance de fête un peu trouble, où l’ivresse et la nostalgie se mêlent.<br /><br />Pour Keith Reid, le parolier, c’est une forme de divagation de l’esprit. Quant à la musique… quelle splendeur. On ne comprend peut-être pas tout, mais l’orgue Hammond, lui, parle directement au cœur. Dès les premières notes, on reconnaît la mélodie inspirée de Bach. La composition reprend notamment l’Air sur la corde de sol.<br /><br />L’été approche, et avec lui, cette chanson va faire le tour de l’Europe. Elle s’impose semaine après semaine, comme le rayonnement musical de l’été 67. Pas de refrain. Pas de structure classique. Mais une atmosphère. Pour une fois, les âmes sensibles n’ont pas à s’abstenir.<br /><br />Le disque devient numéro 1 au Royaume-Uni pendant six semaines, puis traverse la Manche pour conquérir la Belgique et la France. Et malgré ses paroles insaisissables, on la fredonne sans même y penser.<br /><br />D’ailleurs, c’est l’été de toutes les rêveries. L’année de Sgt. Pepper, du Flower Power, du rêve psychédélique. Et au milieu de tout ça, cette chanson... qui flotte comme un voile blanc au-dessus des soirées d’été. Une chanson sur laquelle on danse serré, en écoutant l’incroyable voix de Gary Brooker.]]></itunes:summary><itunes:duration>130</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/24b6c4666d9c83778bfa162d16542c87.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Stayin’ Alive : l’été 78 à 103 battements par minute</title><link>https://www.spreaker.com/episode/stayin-alive-l-ete-78-a-103-battements-par-minute--66894424</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 avril 1978. Happy day dans les cinémas du Royaume. Ce jour-là, La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever) sort dans les salles belges. C'est aussi le cas en Allemagne de l'Ouest, en France, aux Pays-Bas. Et tout va s’accélérer. Sur les écrans : John Travolta. Sur la bande-son : les Bee Gees. Et bientôt, dans tous les transistors de l’été : Stayin’ Alive.<br /><br />Le morceau est déjà sorti quelques mois plus tôt. Logique, le film est un carton depuis bientôt six mois en Amérique du Nord. Mais avec la sortie du film en Europe, il explose à nouveau. Le disco devient une fièvre planétaire. Et Stayin’ Alive sera, en cet été 1978, son battement de cœur.<br /><br />Comme toujours dans les histoires incroyables, il y a un problème qui a failli tout foutre en l'air. Par exemple, le beat. Il est né d’un imprévu. Le batteur du groupe est malade. Alors les Bee Gees créent une boucle à partir d’un vieux morceau.<br /><br />Une rythmique à 103 battements par minute. Tellement parfaite qu’on l’utilisera plus tard… pour enseigner les massages cardiaques. Mais à l’époque, on ne pense pas à sauver des vies. On pense à briller sous la boule à facettes. Et le hasard fait bien les choses : le film et sa musique font rentrer une pluie de dollars.<br /><br />Autre histoire amusante. Les paroles sont plus sombres qu’on ne croit. Ça parle de tenir bon, de marcher droit, dans un monde qui tangue. Mais entre la basse, les cordes et la voix de Barry Gibb, tout le monde danse et se fiche bien des paroles qui accompagnent les 103 battements par minute.<br /><br />Le titre devient numéro 1 dans 18 pays, dont la Belgique. Et tout l’été 78, de Dinant à Marbella, on se lève pour ce refrain. Refrain qui s'accompagne d'une chorégraphie de l'été. Celle de John Travolta.<br /><br />Et puis, tiens, message de service. En cas de massage cardiaque il est préconisé de se souvenir de cette chanson pour pratiquer les compressions à un tempo optimal. Tube de l'été et kit de survie. Ah ah ah Staying alive !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66894424</guid><pubDate>Tue, 08 Jul 2025 08:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66894424/325299_stayin_alive_l_ete_78_a_103_battements_par_minute.mp3" length="3540889" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 avril 1978. Happy day dans les cinémas du Royaume. Ce jour-là, La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever) sort dans les salles belges. C'est aussi le cas en Allemagne de l'Ouest, en France, aux Pays-Bas. Et tout va s’accélérer....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 avril 1978. Happy day dans les cinémas du Royaume. Ce jour-là, La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever) sort dans les salles belges. C'est aussi le cas en Allemagne de l'Ouest, en France, aux Pays-Bas. Et tout va s’accélérer. Sur les écrans : John Travolta. Sur la bande-son : les Bee Gees. Et bientôt, dans tous les transistors de l’été : Stayin’ Alive.<br /><br />Le morceau est déjà sorti quelques mois plus tôt. Logique, le film est un carton depuis bientôt six mois en Amérique du Nord. Mais avec la sortie du film en Europe, il explose à nouveau. Le disco devient une fièvre planétaire. Et Stayin’ Alive sera, en cet été 1978, son battement de cœur.<br /><br />Comme toujours dans les histoires incroyables, il y a un problème qui a failli tout foutre en l'air. Par exemple, le beat. Il est né d’un imprévu. Le batteur du groupe est malade. Alors les Bee Gees créent une boucle à partir d’un vieux morceau.<br /><br />Une rythmique à 103 battements par minute. Tellement parfaite qu’on l’utilisera plus tard… pour enseigner les massages cardiaques. Mais à l’époque, on ne pense pas à sauver des vies. On pense à briller sous la boule à facettes. Et le hasard fait bien les choses : le film et sa musique font rentrer une pluie de dollars.<br /><br />Autre histoire amusante. Les paroles sont plus sombres qu’on ne croit. Ça parle de tenir bon, de marcher droit, dans un monde qui tangue. Mais entre la basse, les cordes et la voix de Barry Gibb, tout le monde danse et se fiche bien des paroles qui accompagnent les 103 battements par minute.<br /><br />Le titre devient numéro 1 dans 18 pays, dont la Belgique. Et tout l’été 78, de Dinant à Marbella, on se lève pour ce refrain. Refrain qui s'accompagne d'une chorégraphie de l'été. Celle de John Travolta.<br /><br />Et puis, tiens, message de service. En cas de massage cardiaque il est préconisé de se souvenir de cette chanson pour pratiquer les compressions à un tempo optimal. Tube de l'été et kit de survie. Ah ah ah Staying alive !]]></itunes:summary><itunes:duration>148</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/edaf5d3e9c0196b3c78beba2349a19ad.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Paroles, paroles : l’été 73 bercé par le duo Dalida-Delon</title><link>https://www.spreaker.com/episode/paroles-paroles-l-ete-73-berce-par-le-duo-dalida-delon--66880876</link><description><![CDATA[Nous sommes le 2 juillet 1973. Happy Day pour un duo inattendu et une histoire d'amour qui tombe comme un glaçon dans la piscine estivale. Lui, c’est Alain Delon, monstre sacré du cinéma français. Elle, c’est Dalida. Depuis quelques mois, elle partage sa vie avec Richard Chanfray, surnommé le « comte de Saint-Germain ». Et c'est justement une histoire de 73.<br /><br />Et pourtant, personne n’avait vu venir cette chanson. Paroles, paroles, c’est d’abord un cadeau venu d’Italie. Une chanson de Mina, qui est alors LA star de la pop transalpine. En janvier, Dalida tombe sous le charme de la version originale, qui a elle-même été un tube de l'été dernier. Elle appelle Delon. Il accepte aussitôt. Quelques jours plus tard, en studio, ils enregistrent le titre… en deux prises seulement.<br /><br />Le 45 tours sort en janvier 1973. Curieux, non ? Carc c’est maintenant, en plein été 1973, qu’il explose grâce à la radio d'abord. Sur les plages, dans les bals, "Paroles, paroles" devient un refrain obsédant. On s'identifie à l'un, à l'autre et pourquoi pas aux deux.<br /><br />La chanson a cela de très original que c'est une déclaration d’amour à sens unique, mi-parlée, mi-chantée. C'est un peu comme si on faisait rentrer une scène de théâtre en musique.<br /><br />Elle chante. Lui répond. Elle rêve. Lui s’amuse.<br /><br />Dalida est sublime. Delon est glacial. Et c’est ce contraste qui fait mouche. On ne sait plus si on doit rire, pleurer… ou simplement se laisser emporter.<br /><br />Le disque devient numéro 1 en France, en Belgique, en Allemagne et, comble du comble, aussi en Italie. Et tout l’été 73 — des gorges du Vercors aux vallées de l'Ardenne belge — les haut-parleurs diffusent ce duo élégant et cruel. Pour la petite histoire, dans la version allemande, "Worte, nur Worte" Dalida fera appel à Friedrich Schütter, une énorme vedette de ciné et de télé dans son pays…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66880876</guid><pubDate>Mon, 07 Jul 2025 07:28:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66880876/325044_paroles_paroles_l_ete_73_berce_par_le_duo_dalida_delon.mp3" length="3678816" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 2 juillet 1973. Happy Day pour un duo inattendu et une histoire d'amour qui tombe comme un glaçon dans la piscine estivale. Lui, c’est Alain Delon, monstre sacré du cinéma français. Elle, c’est Dalida. Depuis quelques mois, elle partage...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 2 juillet 1973. Happy Day pour un duo inattendu et une histoire d'amour qui tombe comme un glaçon dans la piscine estivale. Lui, c’est Alain Delon, monstre sacré du cinéma français. Elle, c’est Dalida. Depuis quelques mois, elle partage sa vie avec Richard Chanfray, surnommé le « comte de Saint-Germain ». Et c'est justement une histoire de 73.<br /><br />Et pourtant, personne n’avait vu venir cette chanson. Paroles, paroles, c’est d’abord un cadeau venu d’Italie. Une chanson de Mina, qui est alors LA star de la pop transalpine. En janvier, Dalida tombe sous le charme de la version originale, qui a elle-même été un tube de l'été dernier. Elle appelle Delon. Il accepte aussitôt. Quelques jours plus tard, en studio, ils enregistrent le titre… en deux prises seulement.<br /><br />Le 45 tours sort en janvier 1973. Curieux, non ? Carc c’est maintenant, en plein été 1973, qu’il explose grâce à la radio d'abord. Sur les plages, dans les bals, "Paroles, paroles" devient un refrain obsédant. On s'identifie à l'un, à l'autre et pourquoi pas aux deux.<br /><br />La chanson a cela de très original que c'est une déclaration d’amour à sens unique, mi-parlée, mi-chantée. C'est un peu comme si on faisait rentrer une scène de théâtre en musique.<br /><br />Elle chante. Lui répond. Elle rêve. Lui s’amuse.<br /><br />Dalida est sublime. Delon est glacial. Et c’est ce contraste qui fait mouche. On ne sait plus si on doit rire, pleurer… ou simplement se laisser emporter.<br /><br />Le disque devient numéro 1 en France, en Belgique, en Allemagne et, comble du comble, aussi en Italie. Et tout l’été 73 — des gorges du Vercors aux vallées de l'Ardenne belge — les haut-parleurs diffusent ce duo élégant et cruel. Pour la petite histoire, dans la version allemande, "Worte, nur Worte" Dalida fera appel à Friedrich Schütter, une énorme vedette de ciné et de télé dans son pays…]]></itunes:summary><itunes:duration>153</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4d1dba9b62b982547c1cc126ec86788f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michel Polnareff : Tous les bateaux, tous les oiseaux, le poème de l’été 69</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michel-polnareff-tous-les-bateaux-tous-les-oiseaux-le-poeme-de-l-ete-69--66817430</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1969. Le tube de l’été arrive un peu tôt, mais il va emmener son auteur sur tous les podiums jusqu’à l’été indien. Depuis Love Me, Please Love Me, Michel Polnareff enchaîne les tubes. Cette fois, il s’apprête à changer de ton. Fini les cris du scandale. Place à la douceur.<br /><br />Voici donc, en ce happy day, une mélodie simple, presque enfantine. Une déclaration d’amour déguisée en comptine. Le titre : Tous les bateaux, tous les oiseaux…<br /><br />Dès les premières notes, on reconnaît la touche Polnareff : les arrangements sont soignés, les mots sont tendres. Il chante l’attente, le désir, l’amour qui tarde. Le texte est signé Jean-Loup Dabadie. Polnareff, lui, compose la musique.<br /><br />Il dira plus tard que c’est l’une des chansons les plus personnelles de sa carrière. Le succès est…. disons… progressif.<br /><br />Le titre devient numéro 1 en Belgique dès le mois de mai. En France, il s’impose dans tous les juke-boxes également entre mai et juin. Le disque s’écoule à près de 500 000 exemplaires.<br /><br />Tous les bateaux, tous les oiseaux, c’est l’anti-yéyé par excellence. Une chanson sans artifice, sans tempo marqué. Mais une chanson qu’on n’oublie pas.<br /><br />Le titre sera repris, avec des fortunes diverses, par de nombreux artistes, dont Frédéric François, Sofia Essaïdi et même…. Hervé Vilard.<br /><br />MAIS, à l’été 69 — de Middlekerke à Saint-Tropez — les bateaux voguent au loin, les oiseaux s’envolent… et Michel Polnareff s’impose comme le poète de l’été.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66817430</guid><pubDate>Fri, 04 Jul 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66817430/324511_michel_polnareff_tous_les_bateaux_tous_les_oiseaux_le_poeme_de_l_ete_69.mp3" length="2711449" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 avril 1969. Le tube de l’été arrive un peu tôt, mais il va emmener son auteur sur tous les podiums jusqu’à l’été indien. Depuis Love Me, Please Love Me, Michel Polnareff enchaîne les tubes. Cette fois, il s’apprête à changer de ton....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1969. Le tube de l’été arrive un peu tôt, mais il va emmener son auteur sur tous les podiums jusqu’à l’été indien. Depuis Love Me, Please Love Me, Michel Polnareff enchaîne les tubes. Cette fois, il s’apprête à changer de ton. Fini les cris du scandale. Place à la douceur.<br /><br />Voici donc, en ce happy day, une mélodie simple, presque enfantine. Une déclaration d’amour déguisée en comptine. Le titre : Tous les bateaux, tous les oiseaux…<br /><br />Dès les premières notes, on reconnaît la touche Polnareff : les arrangements sont soignés, les mots sont tendres. Il chante l’attente, le désir, l’amour qui tarde. Le texte est signé Jean-Loup Dabadie. Polnareff, lui, compose la musique.<br /><br />Il dira plus tard que c’est l’une des chansons les plus personnelles de sa carrière. Le succès est…. disons… progressif.<br /><br />Le titre devient numéro 1 en Belgique dès le mois de mai. En France, il s’impose dans tous les juke-boxes également entre mai et juin. Le disque s’écoule à près de 500 000 exemplaires.<br /><br />Tous les bateaux, tous les oiseaux, c’est l’anti-yéyé par excellence. Une chanson sans artifice, sans tempo marqué. Mais une chanson qu’on n’oublie pas.<br /><br />Le titre sera repris, avec des fortunes diverses, par de nombreux artistes, dont Frédéric François, Sofia Essaïdi et même…. Hervé Vilard.<br /><br />MAIS, à l’été 69 — de Middlekerke à Saint-Tropez — les bateaux voguent au loin, les oiseaux s’envolent… et Michel Polnareff s’impose comme le poète de l’été.]]></itunes:summary><itunes:duration>113</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cddd6b96b9e40f88f5f09d1bbc1b00b6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L’été indien : Joe Dassin signe le slow parfait de 1975</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-ete-indien-joe-dassin-signe-le-slow-parfait-de-1975--66817428</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 juin 1975. Happy Day pour Joe Dassin. Il n’a jamais été aussi populaire. Chemise blanche, brushing impeccable… Cette fois, il s’apprête à marquer les esprits avec un tube de l’été — qui parle justement de la fin de l’été.<br /><br />Le morceau s’appelle L’été indien. C’est un chef-d’œuvre de mélancolie.<br /><br />Une chanson qui ressemble à une composition, un album de vacances : les couchers de soleil, la peau bronzée, les promesses de septembre qui n’ont pas tenu. Le décor ? Une plage, probablement italienne. Mais dans la tête de ceux qui l’écoutent, c’est Ostende, Collioure, ou la baie de Naples.<br /><br />La musique vient d’un duo italien : Toto Cutugno et ses acolytes du groupe Albatros.<br /><br />La version originale s’appelle Africa, mais elle passe presque inaperçue. Joe Dassin la découvre grâce à son arrangeur fétiche, Jacques Plait. Et c’est là qu’intervient un duo de paroliers : Claude Lemesle et Pierre Delanoë.<br /><br />Ils écrivent une histoire simple, nostalgique, presque cinématographique. On y croise même une aquarelle de Marie Laurencin…<br /><br />À l’origine, la chanson devait être proposée à Claude François. Mais c’est bien Joe Dassin qui va l’incarner.<br /><br />“On ira, où tu voudras, quand tu voudras…”<br /><br />Ce refrain serait né d’une inspiration, lors d’une promenade sur la plage à Deauville. Peut-être sous la pluie… Personne ne le sait.<br /><br />L’été indien devient immédiatement un immense succès :<br /><br />Un bon gros million exemplaires vendus en France et en Belgique, plus de 2 millions dans le monde, numéro 1 dans 25 pays. Et comme un tube de l’été se consomme chaud, il est traduit et enregistré par Dassin lui-même, en anglais, en italien, en allemand et en espagnol.<br /><br />Et d’ailleurs, après ce succès, Toto Cutugno composera d’autres tubes pour Dassin, dont Et si tu n’existais pas…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66817428</guid><pubDate>Thu, 03 Jul 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66817428/324510_l_ete_indien_joe_dassin_signe_le_slow_parfait_de_1975.mp3" length="3370362" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 juin 1975. Happy Day pour Joe Dassin. Il n’a jamais été aussi populaire. Chemise blanche, brushing impeccable… Cette fois, il s’apprête à marquer les esprits avec un tube de l’été — qui parle justement de la fin de l’été.

Le morceau...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 juin 1975. Happy Day pour Joe Dassin. Il n’a jamais été aussi populaire. Chemise blanche, brushing impeccable… Cette fois, il s’apprête à marquer les esprits avec un tube de l’été — qui parle justement de la fin de l’été.<br /><br />Le morceau s’appelle L’été indien. C’est un chef-d’œuvre de mélancolie.<br /><br />Une chanson qui ressemble à une composition, un album de vacances : les couchers de soleil, la peau bronzée, les promesses de septembre qui n’ont pas tenu. Le décor ? Une plage, probablement italienne. Mais dans la tête de ceux qui l’écoutent, c’est Ostende, Collioure, ou la baie de Naples.<br /><br />La musique vient d’un duo italien : Toto Cutugno et ses acolytes du groupe Albatros.<br /><br />La version originale s’appelle Africa, mais elle passe presque inaperçue. Joe Dassin la découvre grâce à son arrangeur fétiche, Jacques Plait. Et c’est là qu’intervient un duo de paroliers : Claude Lemesle et Pierre Delanoë.<br /><br />Ils écrivent une histoire simple, nostalgique, presque cinématographique. On y croise même une aquarelle de Marie Laurencin…<br /><br />À l’origine, la chanson devait être proposée à Claude François. Mais c’est bien Joe Dassin qui va l’incarner.<br /><br />“On ira, où tu voudras, quand tu voudras…”<br /><br />Ce refrain serait né d’une inspiration, lors d’une promenade sur la plage à Deauville. Peut-être sous la pluie… Personne ne le sait.<br /><br />L’été indien devient immédiatement un immense succès :<br /><br />Un bon gros million exemplaires vendus en France et en Belgique, plus de 2 millions dans le monde, numéro 1 dans 25 pays. Et comme un tube de l’été se consomme chaud, il est traduit et enregistré par Dassin lui-même, en anglais, en italien, en allemand et en espagnol.<br /><br />Et d’ailleurs, après ce succès, Toto Cutugno composera d’autres tubes pour Dassin, dont Et si tu n’existais pas…]]></itunes:summary><itunes:duration>141</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cb31da76c89c984f89f72079f87ed66d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>J’entends siffler le train : Richard Anthony et l’été mélancolique de 62</title><link>https://www.spreaker.com/episode/j-entends-siffler-le-train-richard-anthony-et-l-ete-melancolique-de-62--66817427</link><description><![CDATA[Nous sommes le 5 juillet 1962. En France, l’actualité est marquée par la fin de la guerre d’Algérie. Happy day pour un chanteur syrien, jusque-là couronné de succès dans le monde du twist. Et pourtant… une mélodie douce-amère va s’imposer à contre-emploi comme le tube de l’été.<br /><br />C’est un sifflement de train, un départ. Une voix grave et posée, celle de Richard Anthony, qu’on n’attendait pas vraiment dans ce registre. Ce tube de l’été ne fait pas danser. Il fait frissonner. C’est un slow de larmes, au goût salé des vacances qui s’achèvent trop tôt. Enfin… c’est ce qu’on croit comprendre en l’écoutant.<br /><br />En juillet 62, deux chanteurs s’en emparent : Hugues Aufray et Richard Anthony. Aufray passera totalement inaperçu.<br /><br />Tout commence avec un air venu d’Amérique. 500 Miles est une chanson folk popularisée un an plus tôt. L’adaptation en français est signée Jacques Plante. Mais ce n’est pas une simple traduction : c’est un vrai texte. Et même, un texte engagé.<br /><br />La chanson rappelle aux familles ces trains qui emmenaient les soldats de l’autre côté de la Méditerranée.<br /><br />Plus d’1,5 million d’exemplaires vendus en France. Numéro 1 chez nous, en Belgique. Des reprises en italien, en néerlandais… et même une version allemande, chantée par Richard Anthony lui-même. Elle s’appelle Und dein Zug fährt durch die Nacht, et sera un énorme succès en Allemagne de l’Ouest.<br /><br />Tout l’été 62, de la Côte d’Azur à la mer du Nord, entre les sanglots longs des violons… on entend le sifflet du dernier train de nuit. Et on danse, sans toujours réfléchir aux paroles qui la portent…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66817427</guid><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66817427/324509_j_entends_siffler_le_train_richard_anthony_et_l_ete_melancolique_de_62.mp3" length="3204850" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 5 juillet 1962. En France, l’actualité est marquée par la fin de la guerre d’Algérie. Happy day pour un chanteur syrien, jusque-là couronné de succès dans le monde du twist. Et pourtant… une mélodie douce-amère va s’imposer à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 5 juillet 1962. En France, l’actualité est marquée par la fin de la guerre d’Algérie. Happy day pour un chanteur syrien, jusque-là couronné de succès dans le monde du twist. Et pourtant… une mélodie douce-amère va s’imposer à contre-emploi comme le tube de l’été.<br /><br />C’est un sifflement de train, un départ. Une voix grave et posée, celle de Richard Anthony, qu’on n’attendait pas vraiment dans ce registre. Ce tube de l’été ne fait pas danser. Il fait frissonner. C’est un slow de larmes, au goût salé des vacances qui s’achèvent trop tôt. Enfin… c’est ce qu’on croit comprendre en l’écoutant.<br /><br />En juillet 62, deux chanteurs s’en emparent : Hugues Aufray et Richard Anthony. Aufray passera totalement inaperçu.<br /><br />Tout commence avec un air venu d’Amérique. 500 Miles est une chanson folk popularisée un an plus tôt. L’adaptation en français est signée Jacques Plante. Mais ce n’est pas une simple traduction : c’est un vrai texte. Et même, un texte engagé.<br /><br />La chanson rappelle aux familles ces trains qui emmenaient les soldats de l’autre côté de la Méditerranée.<br /><br />Plus d’1,5 million d’exemplaires vendus en France. Numéro 1 chez nous, en Belgique. Des reprises en italien, en néerlandais… et même une version allemande, chantée par Richard Anthony lui-même. Elle s’appelle Und dein Zug fährt durch die Nacht, et sera un énorme succès en Allemagne de l’Ouest.<br /><br />Tout l’été 62, de la Côte d’Azur à la mer du Nord, entre les sanglots longs des violons… on entend le sifflet du dernier train de nuit. Et on danse, sans toujours réfléchir aux paroles qui la portent…]]></itunes:summary><itunes:duration>134</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4a4ec89f768b91476ce4dd0d8fc25b4b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Fool : l’été 71 révélé par Gilbert Montagné</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-fool-l-ete-71-revele-par-gilbert-montagne--66817426</link><description><![CDATA[Nous sommes début mai en 1971. Happy Day chez CBS. Le tube de l'été est en boîte. Il vient d'être enregistré aux studios Trident à Londres.<br /><br />Jusqu'ici, sous le pseudonyme Lor Thomas, notre chanteur français n'a pas eu beaucoup de succès. Les valises sont prêtes : direction les États-Unis. On est alors en 1968.<br /><br />Gilbert Montagné décide de rejoindre sa sœur, qui est professeur de français à Miami. Il s'inscrit à l'université dans des études musicales classiques. Pour financer tout !a, il joue dans des clubs de jazz. Mais, il ne se fait pas encore remarquer…<br /><br />Jusqu’au jour où, en 1971, Salvatore Adamo le persuade de rentrer en Europe. Et c'est ainsi, qu'au mois de mai, il se retrouve en studio à Londres. Le tube de l'été est enregistré avec des musiciens de renom : les choristes de Joe Cocker et d’Elvis Presley, les cordes et techniciens d’Elton John.<br /><br />La chanson a pour titre "The Fool". Les paroles en anglais sont signées Patrick Kent et la musique de Montagné lui-même.<br /><br />Le titre devient rapidement un incontournable de l'été 71, atteignant la première place des ventes en Belgique. Au fil des semaines, il va se classer numéro un dans 12 pays.<br /><br />C’est avec “The Fool” que Gilbert Montagné passera pour la première fois à la télévision française, notamment dans l’émission “Midi Première” animée par Danièle Gilbert. La France découvre alors qu'il est aveugle. Une star est née en plein été….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66817426</guid><pubDate>Tue, 01 Jul 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66817426/324508_the_fool_l_ete_71_revele_par_gilbert_montagne.mp3" length="2751574" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début mai en 1971. Happy Day chez CBS. Le tube de l'été est en boîte. Il vient d'être enregistré aux studios Trident à Londres.

Jusqu'ici, sous le pseudonyme Lor Thomas, notre chanteur français n'a pas eu beaucoup de succès. Les valises...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début mai en 1971. Happy Day chez CBS. Le tube de l'été est en boîte. Il vient d'être enregistré aux studios Trident à Londres.<br /><br />Jusqu'ici, sous le pseudonyme Lor Thomas, notre chanteur français n'a pas eu beaucoup de succès. Les valises sont prêtes : direction les États-Unis. On est alors en 1968.<br /><br />Gilbert Montagné décide de rejoindre sa sœur, qui est professeur de français à Miami. Il s'inscrit à l'université dans des études musicales classiques. Pour financer tout !a, il joue dans des clubs de jazz. Mais, il ne se fait pas encore remarquer…<br /><br />Jusqu’au jour où, en 1971, Salvatore Adamo le persuade de rentrer en Europe. Et c'est ainsi, qu'au mois de mai, il se retrouve en studio à Londres. Le tube de l'été est enregistré avec des musiciens de renom : les choristes de Joe Cocker et d’Elvis Presley, les cordes et techniciens d’Elton John.<br /><br />La chanson a pour titre "The Fool". Les paroles en anglais sont signées Patrick Kent et la musique de Montagné lui-même.<br /><br />Le titre devient rapidement un incontournable de l'été 71, atteignant la première place des ventes en Belgique. Au fil des semaines, il va se classer numéro un dans 12 pays.<br /><br />C’est avec “The Fool” que Gilbert Montagné passera pour la première fois à la télévision française, notamment dans l’émission “Midi Première” animée par Danièle Gilbert. La France découvre alors qu'il est aveugle. Une star est née en plein été….]]></itunes:summary><itunes:duration>115</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b5faa775b2dd976c5ae5b8469806aae8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Itsi bitsi petit bikini : Dalida, reine des plages en 1960</title><link>https://www.spreaker.com/episode/itsi-bitsi-petit-bikini-dalida-reine-des-plages-en-1960--66805768</link><description><![CDATA[L'été 1960. Happy Day pour une chanson légère, dans l'air du temps. Elle va offrir à Dalida un immense tube de l'été. Et même de l'été indien.<br /><br />Petit retour en arrière. En mai 1960, Brian Hyland reçoit de Paul Vance un incroyable cadeau, une chanson qui parle avec humour d'une jeune fille timide qui n'ose pas sortir de la cabine de plage dans son nouveau bikini à pois.<br /><br />Cette chanson s'appelle, dans sa version originale, “Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polkadot Bikini”. C'est long, c'est compliqué, mais c'est une petite révolution. Parce que la chanson va contribuer à populariser le port du bikini, qui est encore sujet à controverse aux États-Unis.<br /><br />Quelques semaines plus tard, une autre jeune fille timide (enfin, c’est ce qu’on dit) craint de porter son nouveau bikini sur la plage. Elle s'appelle Dalida. Le titre est adapté pour l'occasion, raccourci et devient “Itsi bitsi, petit bikini”. Qui est plus simple à prononcer.<br /><br />L'adaptation est signée André Salvet et Lucien Morisse. Lucien Morisse qui deviendra le premier mari de Dalida.. mariage qui ne durera que quelques mois.<br /><br />Revenons à notre bikini. Tout comme la version américaine, la chanson adopte un ton joyeux, léger et accessible, parfait pour l’été. Le disque de Dalida va clairement brûler toutes les peaux sur son passage, tout l’été, jusqu'aux derniers rayons d'octobre...<br /><br />Il sera numéro 1 durant 3 semaines en France et Belgique. Ce tube marquera également un tournant dans la carrière de Dalida, qui devient la première femme à rivaliser avec les hommes sur la scène du twist et des chansons pour les jeunes gens.<br /><br />D'autres artistes vont reprendre le fil à en découdre, dont Johnny Hallyday, Line Renaud, Richard Anthony, Dario Moreno, mais seule la version de Dalida atteint la première place du hit-parade. Preuve du flair avec lequel elle a su s'emparer de la révolution du bikini pour s'imposer comme le TUBE de l'été 1960 sur les plages, d'Ostende à Menton, de la Baule à Coxyde…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66805768</guid><pubDate>Mon, 30 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66805768/324492_itsi_bitsi_petit_bikini_dalida_reine_des_plages_en_1960.mp3" length="3888214" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>L'été 1960. Happy Day pour une chanson légère, dans l'air du temps. Elle va offrir à Dalida un immense tube de l'été. Et même de l'été indien.

Petit retour en arrière. En mai 1960, Brian Hyland reçoit de Paul Vance un incroyable cadeau, une chanson...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'été 1960. Happy Day pour une chanson légère, dans l'air du temps. Elle va offrir à Dalida un immense tube de l'été. Et même de l'été indien.<br /><br />Petit retour en arrière. En mai 1960, Brian Hyland reçoit de Paul Vance un incroyable cadeau, une chanson qui parle avec humour d'une jeune fille timide qui n'ose pas sortir de la cabine de plage dans son nouveau bikini à pois.<br /><br />Cette chanson s'appelle, dans sa version originale, “Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polkadot Bikini”. C'est long, c'est compliqué, mais c'est une petite révolution. Parce que la chanson va contribuer à populariser le port du bikini, qui est encore sujet à controverse aux États-Unis.<br /><br />Quelques semaines plus tard, une autre jeune fille timide (enfin, c’est ce qu’on dit) craint de porter son nouveau bikini sur la plage. Elle s'appelle Dalida. Le titre est adapté pour l'occasion, raccourci et devient “Itsi bitsi, petit bikini”. Qui est plus simple à prononcer.<br /><br />L'adaptation est signée André Salvet et Lucien Morisse. Lucien Morisse qui deviendra le premier mari de Dalida.. mariage qui ne durera que quelques mois.<br /><br />Revenons à notre bikini. Tout comme la version américaine, la chanson adopte un ton joyeux, léger et accessible, parfait pour l’été. Le disque de Dalida va clairement brûler toutes les peaux sur son passage, tout l’été, jusqu'aux derniers rayons d'octobre...<br /><br />Il sera numéro 1 durant 3 semaines en France et Belgique. Ce tube marquera également un tournant dans la carrière de Dalida, qui devient la première femme à rivaliser avec les hommes sur la scène du twist et des chansons pour les jeunes gens.<br /><br />D'autres artistes vont reprendre le fil à en découdre, dont Johnny Hallyday, Line Renaud, Richard Anthony, Dario Moreno, mais seule la version de Dalida atteint la première place du hit-parade. Preuve du flair avec lequel elle a su s'emparer de la révolution du bikini pour s'imposer comme le TUBE de l'été 1960 sur les plages, d'Ostende à Menton, de la Baule à Coxyde…]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6caca779f04b83108c08011f52d10e8b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Pebbles : “Seven Horses In The Sky”, le galop magique de la pop belge</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-pebbles-seven-horses-in-the-sky-le-galop-magique-de-la-pop-belge--66768770</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 janvier 1969. Happy Day pour un groupe belge. Son dernier titre entre au hit parade par la grande porte. Ce groupe s'appelle The Pebbles. Ils se sont rencontrés dans la banlieue d'Anvers.<br /><br />C'est Fred Beekmans, musicien et chanteur qui est à l'origine de sa création. Au début de leur union, ils s'appellent "The Fredstones", allusion à Fred évidemment. En 1965, le groupe rencontre le célèbre producteur américain Norman Petty (qui a travaillé avec Buddy Holly). Il leur propose d’enregistrer quelques singles et suggère de changer de nom.<br /><br />Dont acte, Fredstones devient “The Pebbles". Deux ans plus tard, ils signent avec Barclay et connaissent leur premier petit succès. C’est “Get Around”...<br /><br />L'Amérique ne vas pas leur sourire immédiatement. En 1967, les Pebbles connaissent le succès en Belgique, en France et en Espagne, où ils sont très appréciés lors de leurs concerts. Autant dire qu'en Flandre, ils sont peu les vedettes locales. Cela dit, ils attirent l'oreille et l'attention des plus grands. Ils vont en effet partager l’affiche avec des artistes comme Jimi Hendrix et The Small Faces à l’Olympia de Paris.<br /><br />Une chanson “Incredible George” est dédiée à George Harrison.<br /><br />Et, ce qui devait arriver arrivera, le titre attire l’attention du guitariste des Beatles, qui leur envoie un télégramme de félicitations. Conséquence : Barclay refuse de les laisser partir. C'est en 1968 qu'ils vont connaître leur plus grand succès et leur happy day.<br /><br />Sorti mi-janvier, “Seven Horses In The Sky” deviendra le titre le plus emblématique du groupe. Un morceau qui va durablement marquer l’histoire de la pop belge : il est resté onze semaines dans le hit parade chez nous, atteignant la 3e place en Wallonie.<br /><br />Le tour de magie ? Une introduction originale avec le son de chevaux au galop, suivie d’un piano...<br /><br />Les paroles sont écrites par Fred Bekky et Bob Baelemans. La chanson raconte l'épopée de sept chevaux pourpres galopant dans un ciel vert. Une atmosphère aussi poétique que psychédélique.... “Seven Horses In The Sky” est aujourd'hui reconnue comme l’un des plus grands succès internationaux d’un groupe belge des années 60-70 et la signature du groupe The Pebbles, dont l'histoire s'arrêtera quelques années plus tard. Après avoir sorti deux albums, le groupe se sépare en 1974.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66768770</guid><pubDate>Fri, 27 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66768770/324122_the_pebbles_seven_horses_in_the_sky_le_galop_magique_de_la_pop_belge.mp3" length="4175352" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 janvier 1969. Happy Day pour un groupe belge. Son dernier titre entre au hit parade par la grande porte. Ce groupe s'appelle The Pebbles. Ils se sont rencontrés dans la banlieue d'Anvers.

C'est Fred Beekmans, musicien et chanteur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 janvier 1969. Happy Day pour un groupe belge. Son dernier titre entre au hit parade par la grande porte. Ce groupe s'appelle The Pebbles. Ils se sont rencontrés dans la banlieue d'Anvers.<br /><br />C'est Fred Beekmans, musicien et chanteur qui est à l'origine de sa création. Au début de leur union, ils s'appellent "The Fredstones", allusion à Fred évidemment. En 1965, le groupe rencontre le célèbre producteur américain Norman Petty (qui a travaillé avec Buddy Holly). Il leur propose d’enregistrer quelques singles et suggère de changer de nom.<br /><br />Dont acte, Fredstones devient “The Pebbles". Deux ans plus tard, ils signent avec Barclay et connaissent leur premier petit succès. C’est “Get Around”...<br /><br />L'Amérique ne vas pas leur sourire immédiatement. En 1967, les Pebbles connaissent le succès en Belgique, en France et en Espagne, où ils sont très appréciés lors de leurs concerts. Autant dire qu'en Flandre, ils sont peu les vedettes locales. Cela dit, ils attirent l'oreille et l'attention des plus grands. Ils vont en effet partager l’affiche avec des artistes comme Jimi Hendrix et The Small Faces à l’Olympia de Paris.<br /><br />Une chanson “Incredible George” est dédiée à George Harrison.<br /><br />Et, ce qui devait arriver arrivera, le titre attire l’attention du guitariste des Beatles, qui leur envoie un télégramme de félicitations. Conséquence : Barclay refuse de les laisser partir. C'est en 1968 qu'ils vont connaître leur plus grand succès et leur happy day.<br /><br />Sorti mi-janvier, “Seven Horses In The Sky” deviendra le titre le plus emblématique du groupe. Un morceau qui va durablement marquer l’histoire de la pop belge : il est resté onze semaines dans le hit parade chez nous, atteignant la 3e place en Wallonie.<br /><br />Le tour de magie ? Une introduction originale avec le son de chevaux au galop, suivie d’un piano...<br /><br />Les paroles sont écrites par Fred Bekky et Bob Baelemans. La chanson raconte l'épopée de sept chevaux pourpres galopant dans un ciel vert. Une atmosphère aussi poétique que psychédélique.... “Seven Horses In The Sky” est aujourd'hui reconnue comme l’un des plus grands succès internationaux d’un groupe belge des années 60-70 et la signature du groupe The Pebbles, dont l'histoire s'arrêtera quelques années plus tard. Après avoir sorti deux albums, le groupe se sépare en 1974.]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9b2472843fbc8cd203bf5d50e1ee7d03.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Forest National : Béjart, Ella, Marley… Une scène belge entrée dans la légende</title><link>https://www.spreaker.com/episode/forest-national-bejart-ella-marley-une-scene-belge-entree-dans-la-legende--66754290</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 octobre 1970. Happy Day dans la capitale belge. C'est le grand soir. Inauguration d'une nouvelle salle de spectacle à Bruxelles. Elle vient remplacer un bâtiment conçu à l'origine comme vélodrome.<br /><br />C'est la propriété de la commune de Forest, dans le Sud de Bruxelles. La première pierre est posée en mai 1969, c'est dire l'urgence ou l’enthousiasme. Autrefois, on l'appelait "Palais des sports de Forest". Désormais, on dire "Forest National". Pour l'inauguration, rien mois que le ballet du 20e siècle de Maurice Béjart...<br /><br />En 1970, Forest National peut accueillir environ 5 500 spectateurs. Il faudra attendre 45 ans pour que cette capacité soit étendue, portée à 8 400 places.<br /><br />Ce qui distingue Forest National, c'est sa forme ovale, qui offre à la fois une excellente acoustique et une proximité avec la scène qui n'existe pas vraiment dans d'autres lieux de spectacle en Belgique, en tout cas à cette échelle et à cette époque.<br /><br />Le tout premier concert musical, en dehors du ballet Béjart, est donné par Ella Fitzgerald.<br /><br />Juste après Ella Fitzgerald, ce sont les Beach Boys qui vont mettre le feu à Bruxelles. Ces trois événements sont le début d’une longue série de concerts qui vont marquer les esprits en Belgique, notamment parce que la capitale va pouvoir attirer des artistes internationaux de renom.<br /><br />On y verra les Stones en 73, puis les Bee Gees, les Jackson Five, Sinatra et un artiste francophone qui y détient le plus grand nombre de passages, un certain Michel Sardou...<br /><br />Au fil du temps, la musique ne sera pas la seule discipline à s'exprimer dans l'enceinte de Forest National. La salle va servir de décor pour des événements sportifs, des opéras, des comédies musicales et même des spectacles d'humour.<br /><br />Mais si Forest est entré dans la légende, c'est probablement grâce au passage, le 22 juin 1980, d'un certain Bob Marley dans le cadre de sa tournée Uprising. Ce que personne ne savait, c’est que cette tournée serait la dernière. Bob Marley est déjà malade. Ce soir-là, en 1980, il monte sur scène avec une énergie et une intensité invraisemblables.<br /><br />Aujourd’hui encore, ce concert est considéré comme l’un des plus légendaires donnés dans notre pays. Dix ans, presque jour après jour, après ce happy day du 8 octobre 1970, soir de l'inauguration de Forest National.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66754290</guid><pubDate>Thu, 26 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66754290/324045_forest_national_bejart_ella_marley_une_scene_belge_entree_dans_la_legende.mp3" length="4308263" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 octobre 1970. Happy Day dans la capitale belge. C'est le grand soir. Inauguration d'une nouvelle salle de spectacle à Bruxelles. Elle vient remplacer un bâtiment conçu à l'origine comme vélodrome.

C'est la propriété de la commune de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 octobre 1970. Happy Day dans la capitale belge. C'est le grand soir. Inauguration d'une nouvelle salle de spectacle à Bruxelles. Elle vient remplacer un bâtiment conçu à l'origine comme vélodrome.<br /><br />C'est la propriété de la commune de Forest, dans le Sud de Bruxelles. La première pierre est posée en mai 1969, c'est dire l'urgence ou l’enthousiasme. Autrefois, on l'appelait "Palais des sports de Forest". Désormais, on dire "Forest National". Pour l'inauguration, rien mois que le ballet du 20e siècle de Maurice Béjart...<br /><br />En 1970, Forest National peut accueillir environ 5 500 spectateurs. Il faudra attendre 45 ans pour que cette capacité soit étendue, portée à 8 400 places.<br /><br />Ce qui distingue Forest National, c'est sa forme ovale, qui offre à la fois une excellente acoustique et une proximité avec la scène qui n'existe pas vraiment dans d'autres lieux de spectacle en Belgique, en tout cas à cette échelle et à cette époque.<br /><br />Le tout premier concert musical, en dehors du ballet Béjart, est donné par Ella Fitzgerald.<br /><br />Juste après Ella Fitzgerald, ce sont les Beach Boys qui vont mettre le feu à Bruxelles. Ces trois événements sont le début d’une longue série de concerts qui vont marquer les esprits en Belgique, notamment parce que la capitale va pouvoir attirer des artistes internationaux de renom.<br /><br />On y verra les Stones en 73, puis les Bee Gees, les Jackson Five, Sinatra et un artiste francophone qui y détient le plus grand nombre de passages, un certain Michel Sardou...<br /><br />Au fil du temps, la musique ne sera pas la seule discipline à s'exprimer dans l'enceinte de Forest National. La salle va servir de décor pour des événements sportifs, des opéras, des comédies musicales et même des spectacles d'humour.<br /><br />Mais si Forest est entré dans la légende, c'est probablement grâce au passage, le 22 juin 1980, d'un certain Bob Marley dans le cadre de sa tournée Uprising. Ce que personne ne savait, c’est que cette tournée serait la dernière. Bob Marley est déjà malade. Ce soir-là, en 1980, il monte sur scène avec une énergie et une intensité invraisemblables.<br /><br />Aujourd’hui encore, ce concert est considéré comme l’un des plus légendaires donnés dans notre pays. Dix ans, presque jour après jour, après ce happy day du 8 octobre 1970, soir de l'inauguration de Forest National.]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les Aristochats : le Disney jazz et raffiné qui a conquis l’Europe en 1971</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-aristochats-le-disney-jazz-et-raffine-qui-a-conquis-l-europe-en-1971--66722337</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 décembre 1971. Happy Day pour les enfants belges. Un film va attirer les foules et les familles au cinéma. Il dure 78 minutes et débarque 3 ans après le dernier grand succès des studios Disney, Le Livre de la Jungle.<br /><br />C’est le 20e classique d'animation. En anglais, il a pour titre "The aristocats", jeu de mots entre l'aristocratie et les chats. La traduction française ne va pas chercher bien loin, Aristochats, ça sonne très bien aussi ! Comme souvent chez Disney, les animaux parlent, ils font de la musique et ils chantent...<br /><br />Les Aristochats ont une portée symbolique. C'est le dernier film dont la production a été validée par Walt Disney lui-même, avant son décès en 1966.<br /><br />L’histoire nous plonge à Paris en 1910. Madame de Bonnefamille, une riche ex-chanteuse d’opéra, vit entourée de ses chats. Elle décide de léguer toute sa fortune à ses chats, puis, à leur mort, à son majordome Edgar. Edgar, lui, va tenter de se débarrasser des félins pour toucher l’héritage un peu plus vite. Les chats, abandonnés à la campagne, vont alors tenter de rentrer à Paris avec l’aide d'un chat de gouttière, Thomas. Ajoutez à cela une galerie de personnages d'une infinie bonté, dont le jazz band de Scat Cat.<br /><br />Dans la version française, on la confie à Maurice Chevalier.<br /><br />Comme souvent avec Disney, des messages bienveillants se glissent dans le scénario, notamment l’opposition entre les aristochats raffinés et les chats de gouttière jazzmen, qui symbolise la rencontre de deux mondes.<br /><br />Ainsi, le morceau “Tout le monde veut devenir un cat” devient en quelque sorte le symbole de la rencontre entre la haute société et la bohème jazz.<br /><br />Le film (enfin, le dessin animé) aborde aussi la question du danger (le kidnapping, monde extérieur) et de la solidarité, avec des scènes toujours résolues par l’amitié et par l’entraide.<br /><br />En ce happy day du 8 décembre 1971, Les Aristochats ont déjà connu un immense succès en Amérique du Nord, mais la conquête du reste du monde ne fait que commencer, notamment en France où l’action se déroule.<br /><br />Le film va y cumuler plus de 6 millions d’entrées, dépassant même ses résultats américains. La ferveur gagne aussi la Belgique, la Suisse, et toute l'Europe.<br /><br />Les Aristochats restent bien plus qu'un simple dessin animé : c’est une déclaration d’amour à Paris, à la musique, à la famille et à la tolérance, le tout dans une ambiance Belle Époque parfaitement crédible. C’est peut-être aussi le testament du grand Walt Disney…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66722337</guid><pubDate>Wed, 25 Jun 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66722337/323736_les_aristochats_le_disney_jazz_et_raffine_qui_a_conquis_l_europe_en_1971.mp3" length="5206039" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 décembre 1971. Happy Day pour les enfants belges. Un film va attirer les foules et les familles au cinéma. Il dure 78 minutes et débarque 3 ans après le dernier grand succès des studios Disney, Le Livre de la Jungle.

C’est le 20e...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 décembre 1971. Happy Day pour les enfants belges. Un film va attirer les foules et les familles au cinéma. Il dure 78 minutes et débarque 3 ans après le dernier grand succès des studios Disney, Le Livre de la Jungle.<br /><br />C’est le 20e classique d'animation. En anglais, il a pour titre "The aristocats", jeu de mots entre l'aristocratie et les chats. La traduction française ne va pas chercher bien loin, Aristochats, ça sonne très bien aussi ! Comme souvent chez Disney, les animaux parlent, ils font de la musique et ils chantent...<br /><br />Les Aristochats ont une portée symbolique. C'est le dernier film dont la production a été validée par Walt Disney lui-même, avant son décès en 1966.<br /><br />L’histoire nous plonge à Paris en 1910. Madame de Bonnefamille, une riche ex-chanteuse d’opéra, vit entourée de ses chats. Elle décide de léguer toute sa fortune à ses chats, puis, à leur mort, à son majordome Edgar. Edgar, lui, va tenter de se débarrasser des félins pour toucher l’héritage un peu plus vite. Les chats, abandonnés à la campagne, vont alors tenter de rentrer à Paris avec l’aide d'un chat de gouttière, Thomas. Ajoutez à cela une galerie de personnages d'une infinie bonté, dont le jazz band de Scat Cat.<br /><br />Dans la version française, on la confie à Maurice Chevalier.<br /><br />Comme souvent avec Disney, des messages bienveillants se glissent dans le scénario, notamment l’opposition entre les aristochats raffinés et les chats de gouttière jazzmen, qui symbolise la rencontre de deux mondes.<br /><br />Ainsi, le morceau “Tout le monde veut devenir un cat” devient en quelque sorte le symbole de la rencontre entre la haute société et la bohème jazz.<br /><br />Le film (enfin, le dessin animé) aborde aussi la question du danger (le kidnapping, monde extérieur) et de la solidarité, avec des scènes toujours résolues par l’amitié et par l’entraide.<br /><br />En ce happy day du 8 décembre 1971, Les Aristochats ont déjà connu un immense succès en Amérique du Nord, mais la conquête du reste du monde ne fait que commencer, notamment en France où l’action se déroule.<br /><br />Le film va y cumuler plus de 6 millions d’entrées, dépassant même ses résultats américains. La ferveur gagne aussi la Belgique, la Suisse, et toute l'Europe.<br /><br />Les Aristochats restent bien plus qu'un simple dessin animé : c’est une déclaration d’amour à Paris, à la musique, à la famille et à la tolérance, le tout dans une ambiance Belle Époque parfaitement crédible. C’est peut-être aussi le testament du grand Walt Disney…]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b26712f09e3423a8c27022a2f87fd4a2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Claude Barzotti, de "Madame" à "Le Rital" : l’histoire d’un premier jour de gloire en 1979</title><link>https://www.spreaker.com/episode/claude-barzotti-de-madame-a-le-rital-l-histoire-d-un-premier-jour-de-gloire-en-1979--66707183</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1979. Happy Day, parce que l'année commence bien pour Francesco. Il sort une première compilation de ses 45 tours sortis durant les années 70.<br /><br />Compilation, c’est un bien grand mot, car aucune chanson n'a connu le succès, jusqu'ici. Rien n'empêche pourtant ce grand garçon de 25 ans de croire en son destin.<br /><br />Sur scène, Francesco se fait appeler Claude, Claude Barzotti. C'est l'histoire, comme il en existe tant d'autres dans le Hainaut, d'un garçon qui passe la majeure partie de son enfance près de sur la côte adriatique. Puis, ses parents s'installent en Belgique. Il grandit à Châtelineau. Depuis qu'il a 6 ans, il apprend l'accordéon, la guitare et le solfège.<br /><br />En 1975, il sort un 45 tours qui raconte un peu sa propre histoire. Il est alors mécanicien et il a 20 ans. Une femme de la quarantaine lui fait de l'oeil, aperçue durant sa pause. Il n'osera pas l'aborder, mais en fera une chanson, "Madame".<br /><br />Cette ébauche, de ce qui deviendra l'un de ses plus grands succès, ne trouve pas écho auprès du public. En 1975. Il en vendra 200 exemplaires.<br /><br />Faute de réussir, il cumule plusieurs métiers : mécanicien, on l'a dit, mais aussi maçon et professeur de musique. Dans les années 70, les réjouissances sont plutôt personnelles et familiales. Sa première fille, Vanessa, est née en 1974. Francesco est sportif. La même année, son club de tennis de table « la Palette Stéphanoise » est le premier en Belgique à être champion de sa division. C'est peut-être au sport qu'il doit sa persévérance. Il multiplie ainsi, durant toutes la décennie, les expériences musicales sous plusieurs pseudonymes et enchaîne les 45 tours sans rencontrer de véritable succès commercial.<br /><br />Sur la compilation de 1979, on y trouve également une chanson dédié à une autre femme. C'est "Belle"... un texte déchirant...<br /><br />La suite, on la connaît. En 1981, Claude Barzotti réenregistre Madame, sans trop toucher au parole, mais avec des arrangements plus élaborés. Les 200 45 tours vendus en 1975 sont loin, le disque s'écoulera à plus de 200 000 exemplaires cette fois. L'année suivante, ce sera au tour du Rital, qui deviendra son surnom. Et puis "Je ne t'écrirai" plus.<br /><br />En ce happy day du 1er janvier 1979, Barzotti joue le tout pour le tout, pas question d'abandonner sans un sursaut. La compilation "Madame" qui sort aujourd'hui est comme un CV et une lettre de motivation qui l'emmèneront, en 1982, sur la route du succès et sur un label dont on dirait qu'il a été créé pour lui, Déesse... Auprès de laquelle repose aujourd'hui Claude Barzotti, quelque part à Court-Saint-Étienne...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66707183</guid><pubDate>Tue, 24 Jun 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66707183/323524_claude_barzotti_de_madame_a_le_rital_l_histoire_d_un_premier_jour_de_gloire_en_1979.mp3" length="4908243" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1979. Happy Day, parce que l'année commence bien pour Francesco. Il sort une première compilation de ses 45 tours sortis durant les années 70.

Compilation, c’est un bien grand mot, car aucune chanson n'a connu le succès,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1979. Happy Day, parce que l'année commence bien pour Francesco. Il sort une première compilation de ses 45 tours sortis durant les années 70.<br /><br />Compilation, c’est un bien grand mot, car aucune chanson n'a connu le succès, jusqu'ici. Rien n'empêche pourtant ce grand garçon de 25 ans de croire en son destin.<br /><br />Sur scène, Francesco se fait appeler Claude, Claude Barzotti. C'est l'histoire, comme il en existe tant d'autres dans le Hainaut, d'un garçon qui passe la majeure partie de son enfance près de sur la côte adriatique. Puis, ses parents s'installent en Belgique. Il grandit à Châtelineau. Depuis qu'il a 6 ans, il apprend l'accordéon, la guitare et le solfège.<br /><br />En 1975, il sort un 45 tours qui raconte un peu sa propre histoire. Il est alors mécanicien et il a 20 ans. Une femme de la quarantaine lui fait de l'oeil, aperçue durant sa pause. Il n'osera pas l'aborder, mais en fera une chanson, "Madame".<br /><br />Cette ébauche, de ce qui deviendra l'un de ses plus grands succès, ne trouve pas écho auprès du public. En 1975. Il en vendra 200 exemplaires.<br /><br />Faute de réussir, il cumule plusieurs métiers : mécanicien, on l'a dit, mais aussi maçon et professeur de musique. Dans les années 70, les réjouissances sont plutôt personnelles et familiales. Sa première fille, Vanessa, est née en 1974. Francesco est sportif. La même année, son club de tennis de table « la Palette Stéphanoise » est le premier en Belgique à être champion de sa division. C'est peut-être au sport qu'il doit sa persévérance. Il multiplie ainsi, durant toutes la décennie, les expériences musicales sous plusieurs pseudonymes et enchaîne les 45 tours sans rencontrer de véritable succès commercial.<br /><br />Sur la compilation de 1979, on y trouve également une chanson dédié à une autre femme. C'est "Belle"... un texte déchirant...<br /><br />La suite, on la connaît. En 1981, Claude Barzotti réenregistre Madame, sans trop toucher au parole, mais avec des arrangements plus élaborés. Les 200 45 tours vendus en 1975 sont loin, le disque s'écoulera à plus de 200 000 exemplaires cette fois. L'année suivante, ce sera au tour du Rital, qui deviendra son surnom. Et puis "Je ne t'écrirai" plus.<br /><br />En ce happy day du 1er janvier 1979, Barzotti joue le tout pour le tout, pas question d'abandonner sans un sursaut. La compilation "Madame" qui sort aujourd'hui est comme un CV et une lettre de motivation qui l'emmèneront, en 1982, sur la route du succès et sur un label dont on dirait qu'il a été créé pour lui, Déesse... Auprès de laquelle repose aujourd'hui Claude Barzotti, quelque part à Court-Saint-Étienne...]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a85bc220989072d1647825c75016b89f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Belles belles belles, la révélation de Vline Buggy en 1962</title><link>https://www.spreaker.com/episode/belles-belles-belles-la-revelation-de-vline-buggy-en-1962--66707181</link><description><![CDATA[Nous sommes le 27 septembre 1962. Happy Day pour une personnalité de l'ombre, bien cachée derrière un titre de Claude François. En 62, Claude va peut-être perdre son contrat avec Philips. Il faut lui trouver un titre pour rebondir. Régine lui fait écouter une chanson des Everly Brothers... reprise par Eddie Hodges sous le titre "Girls girls girls"...<br /><br />Claude François veut s'en emparer. C'est à la parolière Vline Buggy qu'il fait appel. C'est sur elle que nous allons nous arrêter un instant.<br /><br />Car son histoire est incroyable. Vline est le nom de plume d'Évelyne Yvonne Konyn. Vline tombe malade et meurt le 14 avril 1962.<br /><br />Sa soeur, Liliane Konyn, se fait elle appeler Buggy, car elle est aussi parolière. Après le décès, Liliane décide de réunir les 2 noms de plume.<br /><br />Elle devient alors Vline Buggy. Désormais, même la mort ne peut plus séparer les 2 sœurs.<br /><br />En 1962, elle entre aux éditions Tropicales. Le directeur, Rudy Revil, lui demande donc d’adapter la fameuse chanson américaine, pour laquelle elle a choisi le titre suivant « Rien, Rien, Rien ».<br /><br />Claude François n'y croit pas, il demande à Vline Buggy de trouver un autre refrain. La chanson devient alors : « Belles ! Belles ! Belles ! ». Tout comme la version américaine, celle de Claude François démarre sur un avertissement...<br /><br />La carrière de Vline Buggy est elle même incroyable. Son nom figure en effet sur une interminable liste de tubes des années 60, 70 et 80. De Ma Biche à Pour le Plaisir, de Céline aux Portes du Pénitencier.<br /><br />Alain Chamfort, Linda de Suza, France Gall, Polnareff, Régine, Enrico Macia, Sheila, Hervé Vilard, Johnny et, bien entendu, Claude François, avec qui l'aventure ne fait que commencer. Après "Belles belles belles", Vline lui offre "Marche tout droit", "Pauvre petite fille riche" ainsi qu'un autre adaptation d'un grand standard américain, "Si j'avais un marteau"...<br /><br />Claude et Vline Buggy partageront à peu près 35 titres à succès durant sa carrière. Au fond, en ce 27 septembre 1962, le happy day est autant celui de Cloclo que celui de Vline Buggy. L'un aurait pu cesser d'être chanteur et perdre son contrat. L'autre aurait pu mourir de chagrin. Les destins se sont croisés. 55 ans plus tard, Vline Buggy recevra le titre de "Chevalière de l'ordre des Arts et des Lettres" des mains d'un certain Hugues Aufray... Une histoire belle, belle, belle…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66707181</guid><pubDate>Mon, 23 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66707181/323523_belles_belles_belles_la_revelation_de_vline_buggy_en_1962.mp3" length="4736463" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 27 septembre 1962. Happy Day pour une personnalité de l'ombre, bien cachée derrière un titre de Claude François. En 62, Claude va peut-être perdre son contrat avec Philips. Il faut lui trouver un titre pour rebondir. Régine lui fait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 27 septembre 1962. Happy Day pour une personnalité de l'ombre, bien cachée derrière un titre de Claude François. En 62, Claude va peut-être perdre son contrat avec Philips. Il faut lui trouver un titre pour rebondir. Régine lui fait écouter une chanson des Everly Brothers... reprise par Eddie Hodges sous le titre "Girls girls girls"...<br /><br />Claude François veut s'en emparer. C'est à la parolière Vline Buggy qu'il fait appel. C'est sur elle que nous allons nous arrêter un instant.<br /><br />Car son histoire est incroyable. Vline est le nom de plume d'Évelyne Yvonne Konyn. Vline tombe malade et meurt le 14 avril 1962.<br /><br />Sa soeur, Liliane Konyn, se fait elle appeler Buggy, car elle est aussi parolière. Après le décès, Liliane décide de réunir les 2 noms de plume.<br /><br />Elle devient alors Vline Buggy. Désormais, même la mort ne peut plus séparer les 2 sœurs.<br /><br />En 1962, elle entre aux éditions Tropicales. Le directeur, Rudy Revil, lui demande donc d’adapter la fameuse chanson américaine, pour laquelle elle a choisi le titre suivant « Rien, Rien, Rien ».<br /><br />Claude François n'y croit pas, il demande à Vline Buggy de trouver un autre refrain. La chanson devient alors : « Belles ! Belles ! Belles ! ». Tout comme la version américaine, celle de Claude François démarre sur un avertissement...<br /><br />La carrière de Vline Buggy est elle même incroyable. Son nom figure en effet sur une interminable liste de tubes des années 60, 70 et 80. De Ma Biche à Pour le Plaisir, de Céline aux Portes du Pénitencier.<br /><br />Alain Chamfort, Linda de Suza, France Gall, Polnareff, Régine, Enrico Macia, Sheila, Hervé Vilard, Johnny et, bien entendu, Claude François, avec qui l'aventure ne fait que commencer. Après "Belles belles belles", Vline lui offre "Marche tout droit", "Pauvre petite fille riche" ainsi qu'un autre adaptation d'un grand standard américain, "Si j'avais un marteau"...<br /><br />Claude et Vline Buggy partageront à peu près 35 titres à succès durant sa carrière. Au fond, en ce 27 septembre 1962, le happy day est autant celui de Cloclo que celui de Vline Buggy. L'un aurait pu cesser d'être chanteur et perdre son contrat. L'autre aurait pu mourir de chagrin. Les destins se sont croisés. 55 ans plus tard, Vline Buggy recevra le titre de "Chevalière de l'ordre des Arts et des Lettres" des mains d'un certain Hugues Aufray... Une histoire belle, belle, belle…]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1a1c258fd6961fec1955d18de7d232cd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le jour où Baudouin a cessé d'être un roi triste (Rediffusion)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-baudouin-a-cesse-d-etre-un-roi-triste-rediffusion--66546808</link><description><![CDATA[Oh Happy Day, 15 décembre 1960. Les Belges ont l'honneur d'un événement historique. Ils vont assister, pour la première fois depuis notre indépendance, à un mariage royal. Il fait froid. Il fait gris. Le roi Baudouin, alors âgé de 30 ans, épousera aujourd'hui Fabiola de Mora y Aragón et en fera la Reine des Belges.<br /><br />La rencontre entre Baudouin et Fabiola reste entourée d'un certain mystère. C'est la comtesse Veronica O'Sullivan, la tante du roi, qui aurait joué les entremetteuses.<br /><br />Fabiola, qui a 32 ans le jour de son mariage, est une infirmière de formation. Elle est issue d'une famille noble espagnole. Elle séduit visiblement TRÈS rapidement le cœur du souverain belge. Discrète, comme lui. Pieuse, comme lui. D'apparence un peu austère, enfin plus vraiment aujourd'hui. Puisque, aujourd'hui, jour de mariage, Baudouin a souri.<br /><br />Le mariage est célébré dans la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles par le Cardinal Léon-Joseph Suenens. Il partage avec le Roi un douloureux souvenir. Baudouin déplore la perte précoce de sa mère, la reine Astrid, décédée dans un accident de voiture en 1935. Léon-Joseph Suenens perd son propre père à 4 ans. Le père du Cardinal Suenens est mort à 30 ans. C'est précisément l'âge du roi aujourd'hui, à son mariage.<br /><br />Car oui, ce mariage marque un tournant dans la perception de la monarchie par les Belges. Le roi Baudouin, jusque-là perçu comme distant et réservé, apparaît sous un jour nouveau. Son union avec Fabiola semble lui insuffler une nouvelle énergie et une joie de vivre évidente. La reine Fabiola, quant à elle, va conquérir rapidement le cœur des Belges par sa gentillesse et son engagement dans une série impressionnante de causes sociales. <br /><br />Le cérémonie est terminée, direction la Palais Royal, sous vos applaudissements...<br /><br />Vive le Roi. Vive la Reine. Une chose est sûre, ce 15 décembre 1960 est un happy day pour le Roi. Mais aussi pour l'union de la Belgique. Car leur histoire d'amour, qui a duré plus de trois décennies, a profondément marqué l'histoire du jeune Royaume et renforcé les liens entre la monarchie et le peuple belge. Et ce jour-là, la radio diffuse Ike and Tina Turner. Ils publient leur premier disque d'amour. Ce sera... A Fool in Love.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66546808</guid><pubDate>Fri, 20 Jun 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66546808/299867_le_jour_ou_baudouin_a_cesse_d_etre_un_roi_triste.mp3" length="8420987" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Oh Happy Day, 15 décembre 1960. Les Belges ont l'honneur d'un événement historique. Ils vont assister, pour la première fois depuis notre indépendance, à un mariage royal. Il fait froid. Il fait gris. Le roi Baudouin, alors âgé de 30 ans, épousera...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Oh Happy Day, 15 décembre 1960. Les Belges ont l'honneur d'un événement historique. Ils vont assister, pour la première fois depuis notre indépendance, à un mariage royal. Il fait froid. Il fait gris. Le roi Baudouin, alors âgé de 30 ans, épousera aujourd'hui Fabiola de Mora y Aragón et en fera la Reine des Belges.<br /><br />La rencontre entre Baudouin et Fabiola reste entourée d'un certain mystère. C'est la comtesse Veronica O'Sullivan, la tante du roi, qui aurait joué les entremetteuses.<br /><br />Fabiola, qui a 32 ans le jour de son mariage, est une infirmière de formation. Elle est issue d'une famille noble espagnole. Elle séduit visiblement TRÈS rapidement le cœur du souverain belge. Discrète, comme lui. Pieuse, comme lui. D'apparence un peu austère, enfin plus vraiment aujourd'hui. Puisque, aujourd'hui, jour de mariage, Baudouin a souri.<br /><br />Le mariage est célébré dans la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles par le Cardinal Léon-Joseph Suenens. Il partage avec le Roi un douloureux souvenir. Baudouin déplore la perte précoce de sa mère, la reine Astrid, décédée dans un accident de voiture en 1935. Léon-Joseph Suenens perd son propre père à 4 ans. Le père du Cardinal Suenens est mort à 30 ans. C'est précisément l'âge du roi aujourd'hui, à son mariage.<br /><br />Car oui, ce mariage marque un tournant dans la perception de la monarchie par les Belges. Le roi Baudouin, jusque-là perçu comme distant et réservé, apparaît sous un jour nouveau. Son union avec Fabiola semble lui insuffler une nouvelle énergie et une joie de vivre évidente. La reine Fabiola, quant à elle, va conquérir rapidement le cœur des Belges par sa gentillesse et son engagement dans une série impressionnante de causes sociales. <br /><br />Le cérémonie est terminée, direction la Palais Royal, sous vos applaudissements...<br /><br />Vive le Roi. Vive la Reine. Une chose est sûre, ce 15 décembre 1960 est un happy day pour le Roi. Mais aussi pour l'union de la Belgique. Car leur histoire d'amour, qui a duré plus de trois décennies, a profondément marqué l'histoire du jeune Royaume et renforcé les liens entre la monarchie et le peuple belge. Et ce jour-là, la radio diffuse Ike and Tina Turner. Ils publient leur premier disque d'amour. Ce sera... A Fool in Love.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>351</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23db9ae3f2d25242cc9fe63badf33d5e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1961: Le parc Bobbejaanland ouvre ses portes (Rediffusion)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1961-le-parc-bobbejaanland-ouvre-ses-portes-rediffusion--66546794</link><description><![CDATA[31 décembre 1961. Happy Day et Happy New Year pour la petite commune de Lichtaart ! Et aussi pour l’un de ses citoyens, Bobbejaan Schoepen. C’est déjà une star en Flandre. Notamment avec le titre "Café zonder bier".<br /><br />Bobbejaan, qui s'appelle en réalité Modest, est chanteur, guitariste et c'est aussi un yodleur exceptionnel. Il gagne très bien sa vie. Son rêve : créer un endroit où la musique, la nature et le divertissement se rejoindraient. Inspiré par un certain Walt Disney, Bobbejaan veut créer son propre parc en Belgique.<br /><br />En 1959, il achète un terrain marécageux dans un village situé en Campine anversoise. Avec son équipe, il s'engage. Il assèche les marais, aménage l’espace et commence à construire son petit paradis.<br /><br />Les travaux vont bon train. Si bien qu'en ce mois de décembre 1961, le parc Bobbejaanland peut déjà ouvrir enfin ses portes au public.<br /><br />Bobejaan mouille la chemise. Il se donne en spectacle, avec son épouse Josée, jusqu'à 7 fois par jour, comme l’explique une interview d'époque à la BRT.<br /><br />Et oui, Josée a même vendu des chips au paprika. Au départ, le parc est surtout un théâtre en plein air où Bobejaan se produit lui-même, entouré (on l'a compris) de sa famille et d'autres artistes. <br /><br />Le succès viendra TRÈS rapidement. Donc, Bobbejaan voit déjà plus loin. Il veut que son parc devienne un lieu de divertissement, pour les enfants, mais aussi pour les grands.<br /><br />Au fil des années, le lieu s'enrichit de nouvelles attractions : des manèges, des montagnes russes et des spectacles équestres, ce qui lui donne un petit côté ranch des Flandres.<br /><br />Bobbejaan a réussi son pari, mais aussi sa carrière. Le chanteur flamand a vendu 5 millions de disques. De la variété, de la satire, de la musique instrumentale de film, de la chanson, de la country et de la musique populaire. <br /><br />Mais c'est surtout son sifflement que les mélomanes retiennent. En 1964, il déclare au magazine Humo "Je n’ai pas été un enfant prodige. Lorsque je repense à mes années d’enfance, je n’y retrouve aucun signe de mes futurs succès. La seule matière dans laquelle j’étais vraiment brillant n’apparaît dans aucun programme scolaire : siffler." <br /><br />Bien après son départ, Bobbejaan Schoepen sera intronisé au Whistlers Hall of Fame, considéré comme le panthéon des chanteurs-siffleurs.<br /><br />Cela dit, le 31 décembre 1961 restera comme le Happy Day d'un artiste visionnaire qui, porté par sa passion et sa générosité, a donné naissance à un lieu magique, Bobbejaanland. Trois ans plus tard, il chante en français....<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66546794</guid><pubDate>Thu, 19 Jun 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66546794/302986_1961_le_parc_bobbejaanland_ouvre_ses_portes.mp3" length="8488069" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>31 décembre 1961. Happy Day et Happy New Year pour la petite commune de Lichtaart ! Et aussi pour l’un de ses citoyens, Bobbejaan Schoepen. C’est déjà une star en Flandre. Notamment avec le titre "Café zonder bier".

Bobbejaan, qui s'appelle en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[31 décembre 1961. Happy Day et Happy New Year pour la petite commune de Lichtaart ! Et aussi pour l’un de ses citoyens, Bobbejaan Schoepen. C’est déjà une star en Flandre. Notamment avec le titre "Café zonder bier".<br /><br />Bobbejaan, qui s'appelle en réalité Modest, est chanteur, guitariste et c'est aussi un yodleur exceptionnel. Il gagne très bien sa vie. Son rêve : créer un endroit où la musique, la nature et le divertissement se rejoindraient. Inspiré par un certain Walt Disney, Bobbejaan veut créer son propre parc en Belgique.<br /><br />En 1959, il achète un terrain marécageux dans un village situé en Campine anversoise. Avec son équipe, il s'engage. Il assèche les marais, aménage l’espace et commence à construire son petit paradis.<br /><br />Les travaux vont bon train. Si bien qu'en ce mois de décembre 1961, le parc Bobbejaanland peut déjà ouvrir enfin ses portes au public.<br /><br />Bobejaan mouille la chemise. Il se donne en spectacle, avec son épouse Josée, jusqu'à 7 fois par jour, comme l’explique une interview d'époque à la BRT.<br /><br />Et oui, Josée a même vendu des chips au paprika. Au départ, le parc est surtout un théâtre en plein air où Bobejaan se produit lui-même, entouré (on l'a compris) de sa famille et d'autres artistes. <br /><br />Le succès viendra TRÈS rapidement. Donc, Bobbejaan voit déjà plus loin. Il veut que son parc devienne un lieu de divertissement, pour les enfants, mais aussi pour les grands.<br /><br />Au fil des années, le lieu s'enrichit de nouvelles attractions : des manèges, des montagnes russes et des spectacles équestres, ce qui lui donne un petit côté ranch des Flandres.<br /><br />Bobbejaan a réussi son pari, mais aussi sa carrière. Le chanteur flamand a vendu 5 millions de disques. De la variété, de la satire, de la musique instrumentale de film, de la chanson, de la country et de la musique populaire. <br /><br />Mais c'est surtout son sifflement que les mélomanes retiennent. En 1964, il déclare au magazine Humo "Je n’ai pas été un enfant prodige. Lorsque je repense à mes années d’enfance, je n’y retrouve aucun signe de mes futurs succès. La seule matière dans laquelle j’étais vraiment brillant n’apparaît dans aucun programme scolaire : siffler." <br /><br />Bien après son départ, Bobbejaan Schoepen sera intronisé au Whistlers Hall of Fame, considéré comme le panthéon des chanteurs-siffleurs.<br /><br />Cela dit, le 31 décembre 1961 restera comme le Happy Day d'un artiste visionnaire qui, porté par sa passion et sa générosité, a donné naissance à un lieu magique, Bobbejaanland. Trois ans plus tard, il chante en français....<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>354</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/787af3160009c51e1bf78d711f480c46.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi Louvain-la-Neuve a-t-elle vu le jour en 1972 ? (Rediffusion)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-louvain-la-neuve-a-t-elle-vu-le-jour-en-1972-rediffusion--66546775</link><description><![CDATA[Happy Day pour le Brabant Wallon. Le 20 octobre 1972 sur la place Galilée, inauguration d'une ville nouvelle. Les résidents, les autorités académiques, les responsables communaux et la région. Tout le monde est là.<br /><br />Louvain-La-Neuve est née dans l'urgence. Et, c'est un soulagement, après des années de querelles linguistiques. On rembobine.<br /><br />Le 7 juin 1966, manifestation géante des étudiants flamands. Ils exigent le départ des francophones. Le slogan ? "Walen buiten", "les wallons dehors".<br /><br />7 février 1968. L’affaire Leuven a raison du gouvernement belge. Il s'est laissé déborder par les querelles linguistiques. VDB, Paul Vanden Boyenants, alors premier ministre, annonce sa démission.<br /><br />Depuis des années, les communautés de l'université de Louvain ne s’entendent plus (et ne s’écoutent plus non plus). Les étudiants flamands réclament une université unilingue néerlandophone, tandis que les francophones souhaitent maintenir le bilinguisme.<br /><br />Il faut trouver une solution. Dès lors, une décision historique est prise : séparer l'université en deux entités distinctes.<br /><br />En 1968, le gouvernement belge acte la scission de l'Université catholique de Louvain. Les facultés francophones doivent quitter Leuven pour s'installer en Wallonie.<br /><br />Un défi immense se présente : construire une nouvelle ville universitaire de toutes pièces.<br /><br />Le choix se porte sur un petit village du Brabant wallon : Ottignies. C'est ici que va naître Louvain-la-Neuve, une ville conçue pour et autour de l'université.<br /><br />La première pierre est posée le 2 février 1971, en présence du Roi Baudouin et de son frère, Albert.<br /><br />Les plans sont connus. Ils allient modernité architecturale et respect de l'environnement. L'idée : créer une cité piétonne, où les voitures circulent en souterrain, laissant la place aux piétons et aux cyclistes en surface. Il faudra un an et demi de travaux pour que l'université ouvre ses portes. Nous sommes le 11 octobre 1972.<br /><br />Étudiants, professeurs et habitants, tout le monde participe à cette aventure hors du commun. Les premiers cours sont donnés à Louvain-la-Neuve en 1972. Dans des conditions parfois assez compliquées et particulièrement singulières.<br /><br />Il faut se déplacer d'un bâtiment à l'autre sur des planches de bois pour éviter la boue, qui est encore omniprésente.<br /><br />POURTANT, le 20 octobre 1972 restera comme un Happy Day après des années de mésententes linguistiques. Et aussi, au fond, un cas de divorce accepté, bon gré mal gré, par les autorités de l'Église belge... Bref, comme le chante Fugain, cette année-là, une belle histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66546775</guid><pubDate>Wed, 18 Jun 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66546775/303533_pourquoi_louvain_la_neuve_a_t_elle_vu_le_jour_en_1972.mp3" length="6435472" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour le Brabant Wallon. Le 20 octobre 1972 sur la place Galilée, inauguration d'une ville nouvelle. Les résidents, les autorités académiques, les responsables communaux et la région. Tout le monde est là.

Louvain-La-Neuve est née dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour le Brabant Wallon. Le 20 octobre 1972 sur la place Galilée, inauguration d'une ville nouvelle. Les résidents, les autorités académiques, les responsables communaux et la région. Tout le monde est là.<br /><br />Louvain-La-Neuve est née dans l'urgence. Et, c'est un soulagement, après des années de querelles linguistiques. On rembobine.<br /><br />Le 7 juin 1966, manifestation géante des étudiants flamands. Ils exigent le départ des francophones. Le slogan ? "Walen buiten", "les wallons dehors".<br /><br />7 février 1968. L’affaire Leuven a raison du gouvernement belge. Il s'est laissé déborder par les querelles linguistiques. VDB, Paul Vanden Boyenants, alors premier ministre, annonce sa démission.<br /><br />Depuis des années, les communautés de l'université de Louvain ne s’entendent plus (et ne s’écoutent plus non plus). Les étudiants flamands réclament une université unilingue néerlandophone, tandis que les francophones souhaitent maintenir le bilinguisme.<br /><br />Il faut trouver une solution. Dès lors, une décision historique est prise : séparer l'université en deux entités distinctes.<br /><br />En 1968, le gouvernement belge acte la scission de l'Université catholique de Louvain. Les facultés francophones doivent quitter Leuven pour s'installer en Wallonie.<br /><br />Un défi immense se présente : construire une nouvelle ville universitaire de toutes pièces.<br /><br />Le choix se porte sur un petit village du Brabant wallon : Ottignies. C'est ici que va naître Louvain-la-Neuve, une ville conçue pour et autour de l'université.<br /><br />La première pierre est posée le 2 février 1971, en présence du Roi Baudouin et de son frère, Albert.<br /><br />Les plans sont connus. Ils allient modernité architecturale et respect de l'environnement. L'idée : créer une cité piétonne, où les voitures circulent en souterrain, laissant la place aux piétons et aux cyclistes en surface. Il faudra un an et demi de travaux pour que l'université ouvre ses portes. Nous sommes le 11 octobre 1972.<br /><br />Étudiants, professeurs et habitants, tout le monde participe à cette aventure hors du commun. Les premiers cours sont donnés à Louvain-la-Neuve en 1972. Dans des conditions parfois assez compliquées et particulièrement singulières.<br /><br />Il faut se déplacer d'un bâtiment à l'autre sur des planches de bois pour éviter la boue, qui est encore omniprésente.<br /><br />POURTANT, le 20 octobre 1972 restera comme un Happy Day après des années de mésententes linguistiques. Et aussi, au fond, un cas de divorce accepté, bon gré mal gré, par les autorités de l'Église belge... Bref, comme le chante Fugain, cette année-là, une belle histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>268</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9aa061579f17d9c433f724d4047b1dca.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robert Cogoi et Will Tura : la rencontre musicale qui a marqué 1963 en Belgique (Rediffusion)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robert-cogoi-et-will-tura-la-rencontre-musicale-qui-a-marque-1963-en-belgique-rediffusion--66546739</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ mars 1963. Une solitude venue du Nord et des Corons va offrir à un chanteur hennuyer un immense succès.<br /><br />Il s'appelle Mirko, il est d'origine slovène et il est né en 1939 à Châtelet. Il a beau être passionné par la musique, il doit se trouver un vrai métier. Alors, il suit des études d’électromécanicien à l'Université du Travail de Charleroi.<br /><br />Ce qui ne l'empêchera pas le 22 avril 1962, de participer à un concours de chant au casino d'Ostende.<br /><br />Un concours où il va remporter le prix international des variétés, avec CETTE chanson.<br /><br />Pour pouvoir participer, il a dû trouver un nom de scène. Ce sera Robert Cogoi.<br /><br />Robert, c'est le surnom affectueux que lui donne sa maman.<br /><br />Le prix en poche, il est aussitôt engagé par la maison de disques Philips et par Radio Luxembourg.<br /><br />Cette année-là, il entend une chanson qui va le bouleverser. Elle dit "Ik ben zo eenzam, eenzam zonder jou".<br /><br />Cette voix, c'est celle de Will Tura, qu'on surnommera bientôt le Elvis belge. "Eenzaam zonder jou" est un énorme succès en Flandre et aux Pays-Bas. Le single se vend à 60 000 exemplaires en 1962.<br /><br />Cette chanson, qui raconte la solitude d'un homme sans une femme, deviendra le plus grand succès de Will Tura.<br /><br />Elle sera même reprise, quelques bouquets d'années plus tard, par Arno.<br /><br />Mais revenons en 1963. Robert Cogoi adore cette chanson et veut lui donner un destin en français. Il n'ira pas bien loin chercher les paroles.<br /><br />Traduit du néerlandais, "Eenzam zonder jour" devient "Je m'sens très seul".<br /><br />Voilà, le public francophone ne connaît pas Will Tura, il entend la mélodie pour la première fois et ces paroles qui sonnent juste.<br /><br />"Et même quand mes amis m’invitent<br /><br />Le temps ne passe pas bien vite<br /><br />Quand tu es loin, plus rien ne va" <br /><br />Et c'est le jackpot d’Ostende à Paris en passant par Châtelet et par Spa. Cette notoriété permet à Robert Cogoi de représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson en 1964, avec ce qui deviendra son 2ᵉ plus grand tube, "Près de ma rivière".<br /><br />Mais le 1er mars 1963 restera comme le Happy Day de Robert Cogoi qui, un an après avoir enflammé la Casino d'Ostende, prouve à Will Tura que, décidément, la solitude, ça n'existe pas…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66546739</guid><pubDate>Tue, 17 Jun 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66546739/309561_robert_cogoi_et_will_tura_la_rencontre_musicale_qui_a_marque_1963_en_belgique.mp3" length="5451178" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1ᵉʳ mars 1963. Une solitude venue du Nord et des Corons va offrir à un chanteur hennuyer un immense succès.

Il s'appelle Mirko, il est d'origine slovène et il est né en 1939 à Châtelet. Il a beau être passionné par la musique, il doit...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ mars 1963. Une solitude venue du Nord et des Corons va offrir à un chanteur hennuyer un immense succès.<br /><br />Il s'appelle Mirko, il est d'origine slovène et il est né en 1939 à Châtelet. Il a beau être passionné par la musique, il doit se trouver un vrai métier. Alors, il suit des études d’électromécanicien à l'Université du Travail de Charleroi.<br /><br />Ce qui ne l'empêchera pas le 22 avril 1962, de participer à un concours de chant au casino d'Ostende.<br /><br />Un concours où il va remporter le prix international des variétés, avec CETTE chanson.<br /><br />Pour pouvoir participer, il a dû trouver un nom de scène. Ce sera Robert Cogoi.<br /><br />Robert, c'est le surnom affectueux que lui donne sa maman.<br /><br />Le prix en poche, il est aussitôt engagé par la maison de disques Philips et par Radio Luxembourg.<br /><br />Cette année-là, il entend une chanson qui va le bouleverser. Elle dit "Ik ben zo eenzam, eenzam zonder jou".<br /><br />Cette voix, c'est celle de Will Tura, qu'on surnommera bientôt le Elvis belge. "Eenzaam zonder jou" est un énorme succès en Flandre et aux Pays-Bas. Le single se vend à 60 000 exemplaires en 1962.<br /><br />Cette chanson, qui raconte la solitude d'un homme sans une femme, deviendra le plus grand succès de Will Tura.<br /><br />Elle sera même reprise, quelques bouquets d'années plus tard, par Arno.<br /><br />Mais revenons en 1963. Robert Cogoi adore cette chanson et veut lui donner un destin en français. Il n'ira pas bien loin chercher les paroles.<br /><br />Traduit du néerlandais, "Eenzam zonder jour" devient "Je m'sens très seul".<br /><br />Voilà, le public francophone ne connaît pas Will Tura, il entend la mélodie pour la première fois et ces paroles qui sonnent juste.<br /><br />"Et même quand mes amis m’invitent<br /><br />Le temps ne passe pas bien vite<br /><br />Quand tu es loin, plus rien ne va" <br /><br />Et c'est le jackpot d’Ostende à Paris en passant par Châtelet et par Spa. Cette notoriété permet à Robert Cogoi de représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson en 1964, avec ce qui deviendra son 2ᵉ plus grand tube, "Près de ma rivière".<br /><br />Mais le 1er mars 1963 restera comme le Happy Day de Robert Cogoi qui, un an après avoir enflammé la Casino d'Ostende, prouve à Will Tura que, décidément, la solitude, ça n'existe pas…]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d28c3bd93123f2c29c73893124aca144.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : L’année où Eddy Merckx est devenu le Cannibale (Rediffusion)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-l-annee-ou-eddy-merckx-est-devenu-le-cannibale-rediffusion--66546696</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1969. Happy Day pour un coureur cycliste belge, dont la carrière va prendre un tournant décisif cette année. À Valence, sous le soleil espagnol, Eddy Merckx vient de remporter le Tour du Levant, avec trois victoires d’étapes. Ne boudons pas notre plaisir et reprenons le fil du temps, mois après mois.<br /><br />Le Tour du Levant, c'est une course de prestige depuis sa création en 1929. Pourtant, en ce début de saison, Eddy Merckx commence timidement : il termine deuxième des deux premières étapes. Son manager ne manque pas de le taquiner.<br /><br />Vexé, piqué dans son orgueil, Merckx se réveille. Il écrase la concurrence et enchaîne trois victoires consécutives. À l’arrivée, son bilan est impressionnant.<br /><br />Le printemps s’annonce explosif.<br /><br />Toujours en mars, Eddy Merckx s’attaque à Paris-Nice et décroche le premier de ses trois titres sur cette course. Il marque les esprits lors du contre-la-montre du col d'Èze : parti derrière Jacques Anquetil, il le rejoint puis le dépasse !<br /><br />Autre semaine, autre victoire. Le Milan-San Remo confirme sa forme : Merckx s’impose en solitaire, après une attaque imparable dans la descente du Poggio. Il remporte pour la troisième fois la course.<br /><br />Bon, on va où maintenant ? Jimmy B nous attend à Gand pour le Tour des Flandres !<br /><br />En man die alles kan, ça c'est Eddy tout craché. Car en ce mois d'avril 1969, le Tour des Flandres se court sous une pluie battante. Alors qu’il reste encore tous les monts à gravir, Merckx s’échappe à 70 km de l’arrivée.<br /><br />Merckx est inarrêtable. Il creuse l’écart et franchit la ligne avec plus de 5 minutes d’avance sur Felice Gimondi. C’est une victoire monumentale qui annonce un futur Cannibale.<br /><br />En avril, il s'offre Liège-Bastogne-Liège avec 8 minutes d'avance sur la concurrence !<br /><br />Cela dit, il y aura bien une fausse note, direction San Remo !<br /><br />En mai, il prend le départ du Tour d’Italie avec la ferme intention de le remporter. Il domine la course et porte le maillot rose. Résultat : quatre victoires d’étapes à son actif.<br /><br />Mais le 13 mai, après l’arrivée à Savone, le choc : Merckx est contrôlé positif et exclu du Giro.<br /><br />Merckx va-t-il abandonner ? Évidemment que non. Le 10 juin, l’Union Cycliste Internationale lève sa suspension, reconnaissant un doute sur la procédure. Eddy Merckx est libre de courir le Tour de France.<br /><br />Le 28 juin 1969, le Tour de France prend son envol à Roubaix. Dès la première étape, Eddy Merckx marque les esprits : l’épreuve passe par Woluwe-Saint-Pierre, son quartier d’enfance. Il endosse son tout premier maillot jaune, dans les rues où il a grandi.<br /><br />La suite ? Un carnage.<br /><br />À l’arrivée à Paris, Merckx remporte son premier Tour de France avec 18 minutes d’avance sur Roger Pingeon. Même Léon Zitrone est sous le choc !<br /><br />Le jour de gloire arrive lorsqu’il rentre en Belgique : Bruxelles l’accueille en héros. Une foule immense envahit les rues, et Merckx est reçu en personne par le roi Baudouin.<br /><br />Alors oui, jubilons, en ce happy day du 9 mars 1969 et récapitulons le palmarès :<br /><br />En 1969, Merckx aura remporté :<br /><br /><ol><li>Le Tour du Levant</li><li>Paris-Nice</li><li>Milan-San Remo</li><li>Le Tour des Flandres</li><li>Liège-Bastogne-Liège</li><li>Et son premier Tour de France. Grâce auquel le Cannibale a rendu à la Belgique un titre qu'elle n'avait plus décroché depuis 30 ans.</li></ol>]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66546696</guid><pubDate>Mon, 16 Jun 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66546696/315753_1969_l_annee_ou_eddy_merckx_est_devenu_le_cannibale.mp3" length="5888776" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 mars 1969. Happy Day pour un coureur cycliste belge, dont la carrière va prendre un tournant décisif cette année. À Valence, sous le soleil espagnol, Eddy Merckx vient de remporter le Tour du Levant, avec trois victoires d’étapes. Ne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1969. Happy Day pour un coureur cycliste belge, dont la carrière va prendre un tournant décisif cette année. À Valence, sous le soleil espagnol, Eddy Merckx vient de remporter le Tour du Levant, avec trois victoires d’étapes. Ne boudons pas notre plaisir et reprenons le fil du temps, mois après mois.<br /><br />Le Tour du Levant, c'est une course de prestige depuis sa création en 1929. Pourtant, en ce début de saison, Eddy Merckx commence timidement : il termine deuxième des deux premières étapes. Son manager ne manque pas de le taquiner.<br /><br />Vexé, piqué dans son orgueil, Merckx se réveille. Il écrase la concurrence et enchaîne trois victoires consécutives. À l’arrivée, son bilan est impressionnant.<br /><br />Le printemps s’annonce explosif.<br /><br />Toujours en mars, Eddy Merckx s’attaque à Paris-Nice et décroche le premier de ses trois titres sur cette course. Il marque les esprits lors du contre-la-montre du col d'Èze : parti derrière Jacques Anquetil, il le rejoint puis le dépasse !<br /><br />Autre semaine, autre victoire. Le Milan-San Remo confirme sa forme : Merckx s’impose en solitaire, après une attaque imparable dans la descente du Poggio. Il remporte pour la troisième fois la course.<br /><br />Bon, on va où maintenant ? Jimmy B nous attend à Gand pour le Tour des Flandres !<br /><br />En man die alles kan, ça c'est Eddy tout craché. Car en ce mois d'avril 1969, le Tour des Flandres se court sous une pluie battante. Alors qu’il reste encore tous les monts à gravir, Merckx s’échappe à 70 km de l’arrivée.<br /><br />Merckx est inarrêtable. Il creuse l’écart et franchit la ligne avec plus de 5 minutes d’avance sur Felice Gimondi. C’est une victoire monumentale qui annonce un futur Cannibale.<br /><br />En avril, il s'offre Liège-Bastogne-Liège avec 8 minutes d'avance sur la concurrence !<br /><br />Cela dit, il y aura bien une fausse note, direction San Remo !<br /><br />En mai, il prend le départ du Tour d’Italie avec la ferme intention de le remporter. Il domine la course et porte le maillot rose. Résultat : quatre victoires d’étapes à son actif.<br /><br />Mais le 13 mai, après l’arrivée à Savone, le choc : Merckx est contrôlé positif et exclu du Giro.<br /><br />Merckx va-t-il abandonner ? Évidemment que non. Le 10 juin, l’Union Cycliste Internationale lève sa suspension, reconnaissant un doute sur la procédure. Eddy Merckx est libre de courir le Tour de France.<br /><br />Le 28 juin 1969, le Tour de France prend son envol à Roubaix. Dès la première étape, Eddy Merckx marque les esprits : l’épreuve passe par Woluwe-Saint-Pierre, son quartier d’enfance. Il endosse son tout premier maillot jaune, dans les rues où il a grandi.<br /><br />La suite ? Un carnage.<br /><br />À l’arrivée à Paris, Merckx remporte son premier Tour de France avec 18 minutes d’avance sur Roger Pingeon. Même Léon Zitrone est sous le choc !<br /><br />Le jour de gloire arrive lorsqu’il rentre en Belgique : Bruxelles l’accueille en héros. Une foule immense envahit les rues, et Merckx est reçu en personne par le roi Baudouin.<br /><br />Alors oui, jubilons, en ce happy day du 9 mars 1969 et récapitulons le palmarès :<br /><br />En 1969, Merckx aura remporté :<br /><br /><ol><li>Le Tour du Levant</li><li>Paris-Nice</li><li>Milan-San Remo</li><li>Le Tour des Flandres</li><li>Liège-Bastogne-Liège</li><li>Et son premier Tour de France. Grâce auquel le Cannibale a rendu à la Belgique un titre qu'elle n'avait plus décroché depuis 30 ans.</li></ol>]]></itunes:summary><itunes:duration>246</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd1aadac7672ed06a74a1812081bd0a9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968 : Naissance de la planche à voile, sport de liberté</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-naissance-de-la-planche-a-voile-sport-de-liberte--66545177</link><description><![CDATA[Nous sommes le 27 mars 1968. Happy Day pour deux Américains, qui déposent un brevet après des années d'essais/erreurs. L'idée : permettre de faire du surf y compris par vent calme.<br /><br />Cette idée est esquissée par un jeune Anglais, au début des années 60. Quatre ans plus tard, en 1964, Newman Darby, un Américain, installe un mât sur une grande planche de surf. Problème : tout cela est beaucoup trop rudimentaire pour convaincre les investisseurs.<br /><br />Qu'à cela ne tienne, en 1965, Serge Loiselot, un Français, dépose un premier brevet pour un plateau à voile, mais le succès commercial n'est pas au rendez-vous.<br /><br />D'ailleurs, c'est bien connu, le pays du Surf, c'est la Californie !!<br /><br />C'est d'ailleurs ici qu'interviennent nos deux Californiens. D'un côté, Jim Drake (un ingénieur ). De l'autre, Hoyle Schweitzer (simple surfeur). Ensemble, ils mettent au point le système qui va tout changer.<br /><br /><ol><li>Un joint universel qui permet d’orienter (la voile) dans tous les sens,</li><li>Le wishbone, le double arceau qui permet de tenir la voile</li><li>Le fameux brevet, déposé fin 27 mars 1968</li><li>La marque Windsurfer, qui est déposée dans la foulée</li></ol>Cette marque, Hoyle Schweitzer la rachètera plus tard à Drake. Voilà, on dirait bien que le windsurf vient d'être inventé. En français, on l'appellera la planche à voile.... Une invention qui arrivera en Europe un peu plus tard, dans les années 70. Notamment grâce à la Ten Cate, l'entreprise néerlandaise qui va acheter la licence Windsurf en 1973.<br /><br />Mais c'est en France que le sport va rencontrer un succès fulgurant, avec des pionniers comme Patrick Carn et Yves Loisance...<br /><br />C’est AUSSI en France que sera adaptée la chanson “Surfin USA” par Au bonheur des dames... Musique !<br /><br />Le succès sera tel que la planche à voile deviendra même un sport olympique en 1984, à Los Angeles. Tiens donc.<br /><br />Le premier champion du monde, Robby Naish, n’a que treize ans lors de son sacre.<br /><br />Alors oui, on peut estimer que le 27 mars 1968 restera comme le happy day de deux inventeurs californiens de génie. La planche à voile deviendra un symbole de liberté, d’innovation et de vacances, symbole du Surfin’ USA….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66545177</guid><pubDate>Fri, 13 Jun 2025 09:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66545177/322626_1968_naissance_de_la_planche_a_voile_sport_de_liberte.mp3" length="4611075" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 27 mars 1968. Happy Day pour deux Américains, qui déposent un brevet après des années d'essais/erreurs. L'idée : permettre de faire du surf y compris par vent calme.

Cette idée est esquissée par un jeune Anglais, au début des années...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 27 mars 1968. Happy Day pour deux Américains, qui déposent un brevet après des années d'essais/erreurs. L'idée : permettre de faire du surf y compris par vent calme.<br /><br />Cette idée est esquissée par un jeune Anglais, au début des années 60. Quatre ans plus tard, en 1964, Newman Darby, un Américain, installe un mât sur une grande planche de surf. Problème : tout cela est beaucoup trop rudimentaire pour convaincre les investisseurs.<br /><br />Qu'à cela ne tienne, en 1965, Serge Loiselot, un Français, dépose un premier brevet pour un plateau à voile, mais le succès commercial n'est pas au rendez-vous.<br /><br />D'ailleurs, c'est bien connu, le pays du Surf, c'est la Californie !!<br /><br />C'est d'ailleurs ici qu'interviennent nos deux Californiens. D'un côté, Jim Drake (un ingénieur ). De l'autre, Hoyle Schweitzer (simple surfeur). Ensemble, ils mettent au point le système qui va tout changer.<br /><br /><ol><li>Un joint universel qui permet d’orienter (la voile) dans tous les sens,</li><li>Le wishbone, le double arceau qui permet de tenir la voile</li><li>Le fameux brevet, déposé fin 27 mars 1968</li><li>La marque Windsurfer, qui est déposée dans la foulée</li></ol>Cette marque, Hoyle Schweitzer la rachètera plus tard à Drake. Voilà, on dirait bien que le windsurf vient d'être inventé. En français, on l'appellera la planche à voile.... Une invention qui arrivera en Europe un peu plus tard, dans les années 70. Notamment grâce à la Ten Cate, l'entreprise néerlandaise qui va acheter la licence Windsurf en 1973.<br /><br />Mais c'est en France que le sport va rencontrer un succès fulgurant, avec des pionniers comme Patrick Carn et Yves Loisance...<br /><br />C’est AUSSI en France que sera adaptée la chanson “Surfin USA” par Au bonheur des dames... Musique !<br /><br />Le succès sera tel que la planche à voile deviendra même un sport olympique en 1984, à Los Angeles. Tiens donc.<br /><br />Le premier champion du monde, Robby Naish, n’a que treize ans lors de son sacre.<br /><br />Alors oui, on peut estimer que le 27 mars 1968 restera comme le happy day de deux inventeurs californiens de génie. La planche à voile deviendra un symbole de liberté, d’innovation et de vacances, symbole du Surfin’ USA….]]></itunes:summary><itunes:duration>192</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : La naissance de Starmania, l’opéra rock de Berger &amp; Plamondon</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-la-naissance-de-starmania-l-opera-rock-de-berger-plamondon--66525610</link><description><![CDATA[Nous sommes à Montréal en novembre 1976. Happy Day pour Michel Berger, il va faire une rencontre qui va changer sa vie. Après l'échec de son projet de comédie musicale en 1975, France Gall lui conseille de trouver un auteur capable de traduire la violence qu'il n'arrive pas à exprimer.<br /><br />Elle lui fait écouter une chanteuse, Diane Dufresne. Cette année-là, elle vient de sortir son 4e album…<br /><br />Cet album, il a été écrit par Maxime Leforestier et un certain Luc Plamondon. C'est lui que Berger va rencontrer en novembre 1976 dans la ville canadienne. Ensemble, ils vont reprendre le projet initial de Michel Berger, Angélina Dumas, mais Plamondon va apporter une dimension sociale et politique. Il va ancrer l’histoire dans une dystopie futuriste. Nom de code : Starmania. Particularité : c'est le premier opéra rock. Berger explique le concept à Bernard Pichon, dans une émission de la RTS...<br /><br />Que raconte cet opéra rock ? Starmania se déroule à Monopolis, la nouvelle capitale de l’Occident, dominée par la Tour Dorée, symbole de pouvoir et de réussite. La ville est secouée par les actions terroristes des Étoiles Noires. Une voix incarne cette révolte, celle de Daniel Balavoine...<br /><br />Le démarrage est timide (l’album studio de 1978 a du mal à trouver son public). Le spectacle de 1979, lui, sera un immense succès populaire. Tout le monde se presse au Palais des Congrès de Paris. Certains restent parfois assis sur les marches faute de places.<br /><br />Je vous parlais de Balavoine, il n'est pas le seul à briller sur scène. France Gall est là aussi, René Joli, Nanette Workman, Diane Dufresne et une certaine... Fabienne Thibeault... Elle est bouleversante dans "Le monde est stone"...<br /><br />Moins de deux ans auront suffi à Berger et Plamondon pour créer l'événement. Autre happy day, le 10 avril 1979. Soir de la première du spectacle qui sera joué, adapté, traduit partout dans le monde.<br /><br />En 1979, ce fut un choc, une révolution musicale et scénique. Aujourd’hui encore, ses chansons et ses thèmes continuent de résonner sans rien n’avoir perdu de la prophétie...v]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66525610</guid><pubDate>Thu, 12 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66525610/322581_1976_la_naissance_de_starmania_l_opera_rock_de_berger_plamondon.mp3" length="5202905" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à Montréal en novembre 1976. Happy Day pour Michel Berger, il va faire une rencontre qui va changer sa vie. Après l'échec de son projet de comédie musicale en 1975, France Gall lui conseille de trouver un auteur capable de traduire la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à Montréal en novembre 1976. Happy Day pour Michel Berger, il va faire une rencontre qui va changer sa vie. Après l'échec de son projet de comédie musicale en 1975, France Gall lui conseille de trouver un auteur capable de traduire la violence qu'il n'arrive pas à exprimer.<br /><br />Elle lui fait écouter une chanteuse, Diane Dufresne. Cette année-là, elle vient de sortir son 4e album…<br /><br />Cet album, il a été écrit par Maxime Leforestier et un certain Luc Plamondon. C'est lui que Berger va rencontrer en novembre 1976 dans la ville canadienne. Ensemble, ils vont reprendre le projet initial de Michel Berger, Angélina Dumas, mais Plamondon va apporter une dimension sociale et politique. Il va ancrer l’histoire dans une dystopie futuriste. Nom de code : Starmania. Particularité : c'est le premier opéra rock. Berger explique le concept à Bernard Pichon, dans une émission de la RTS...<br /><br />Que raconte cet opéra rock ? Starmania se déroule à Monopolis, la nouvelle capitale de l’Occident, dominée par la Tour Dorée, symbole de pouvoir et de réussite. La ville est secouée par les actions terroristes des Étoiles Noires. Une voix incarne cette révolte, celle de Daniel Balavoine...<br /><br />Le démarrage est timide (l’album studio de 1978 a du mal à trouver son public). Le spectacle de 1979, lui, sera un immense succès populaire. Tout le monde se presse au Palais des Congrès de Paris. Certains restent parfois assis sur les marches faute de places.<br /><br />Je vous parlais de Balavoine, il n'est pas le seul à briller sur scène. France Gall est là aussi, René Joli, Nanette Workman, Diane Dufresne et une certaine... Fabienne Thibeault... Elle est bouleversante dans "Le monde est stone"...<br /><br />Moins de deux ans auront suffi à Berger et Plamondon pour créer l'événement. Autre happy day, le 10 avril 1979. Soir de la première du spectacle qui sera joué, adapté, traduit partout dans le monde.<br /><br />En 1979, ce fut un choc, une révolution musicale et scénique. Aujourd’hui encore, ses chansons et ses thèmes continuent de résonner sans rien n’avoir perdu de la prophétie...v]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0e2ed8bdd822cb2fa28f47a801df52e8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : "Sex-shop", le film culte et libérateur de Claude Berri</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-sex-shop-le-film-culte-et-liberateur-de-claude-berri--66490647</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 octobre 1972. Happy day libérateur pour Claude Berri, le réalisateur qu'on appelle aussi le parrain du cinéma français. Son nouveau film porte un nom qui attire immédiatement l'attention et la méfiance, Sex Shop.<br /><br />Le casting donne un certain ton : Jean-Pierre Marielle, Nathalie Delon, Jacques Martin, Claude Piéplu et Claude Berri lui-même, dans le rôle du libraire... qui transforme son établissement en boutique X...<br /><br />L'histoire, venons-y ! Claude est donc libraire, en difficulté financière et en pleine crise conjugale. Il décide, sur les conseils d’un ami, de transformer sa librairie en sex-shop.<br /><br />Ce choix, motivé par le contexte de la révolution sexuelle, bouleverse sa vie professionnelle et personnelle.<br /><br />Il découvre un univers insoupçonné, fait de clients haut en couleur et en pratiques variées, notamment à travers le personnage de Lucien, un dentiste libertin qui l’entraîne dans ses aventures. Lucien, c'est Marielle, vous l'aurez compris. Un rôle qui semble taillé pour lui !<br /><br />L'air de rien, sur le ton de la comédie légère à la française, ce film est avant tout une satire de la multiplication des sex-shops dans la France post-68, tout en questionnant la place du sexe et du couple dans la société.<br /><br />Le long métrage met en scène la découverte, parfois complètement naïve (donc très très drôle), de pratiques nouvelles. Habilement, Claude Berri joue sur les contrastes de la bourgeoisie frivole parisienne…<br /><br />Pour la bande originale, le réalisateur sait à qui il faut faire appel. Ce sera Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier.<br /><br />Gainsbourg n'a pas la main légère sur les paroles. On y entend une somme inédite de mots interdits. En ce happy day du 25 octobre 1972, le film “Sex-shop” échappe complètement à la censure. Il deviendra même un film emblématique de la libération sexuelle.<br /><br />“Sex Shop” connaîtra même un très grand succès public, avec près d'1 million et demi d'entrées rien qu'en France.<br /><br />La musique de Serge Gainsbourg et les dialogues savoureux de Jean-Pierre Marielle en feront un objet culte, dont les rediffusions se feront plus rares à mesure que la société retrouvera un peu plus de pudibonderie...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66490647</guid><pubDate>Wed, 11 Jun 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66490647/322369_1972_sex_shop_le_film_culte_et_liberateur_de_claude_berri.mp3" length="4288202" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 octobre 1972. Happy day libérateur pour Claude Berri, le réalisateur qu'on appelle aussi le parrain du cinéma français. Son nouveau film porte un nom qui attire immédiatement l'attention et la méfiance, Sex Shop.

Le casting donne un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 octobre 1972. Happy day libérateur pour Claude Berri, le réalisateur qu'on appelle aussi le parrain du cinéma français. Son nouveau film porte un nom qui attire immédiatement l'attention et la méfiance, Sex Shop.<br /><br />Le casting donne un certain ton : Jean-Pierre Marielle, Nathalie Delon, Jacques Martin, Claude Piéplu et Claude Berri lui-même, dans le rôle du libraire... qui transforme son établissement en boutique X...<br /><br />L'histoire, venons-y ! Claude est donc libraire, en difficulté financière et en pleine crise conjugale. Il décide, sur les conseils d’un ami, de transformer sa librairie en sex-shop.<br /><br />Ce choix, motivé par le contexte de la révolution sexuelle, bouleverse sa vie professionnelle et personnelle.<br /><br />Il découvre un univers insoupçonné, fait de clients haut en couleur et en pratiques variées, notamment à travers le personnage de Lucien, un dentiste libertin qui l’entraîne dans ses aventures. Lucien, c'est Marielle, vous l'aurez compris. Un rôle qui semble taillé pour lui !<br /><br />L'air de rien, sur le ton de la comédie légère à la française, ce film est avant tout une satire de la multiplication des sex-shops dans la France post-68, tout en questionnant la place du sexe et du couple dans la société.<br /><br />Le long métrage met en scène la découverte, parfois complètement naïve (donc très très drôle), de pratiques nouvelles. Habilement, Claude Berri joue sur les contrastes de la bourgeoisie frivole parisienne…<br /><br />Pour la bande originale, le réalisateur sait à qui il faut faire appel. Ce sera Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier.<br /><br />Gainsbourg n'a pas la main légère sur les paroles. On y entend une somme inédite de mots interdits. En ce happy day du 25 octobre 1972, le film “Sex-shop” échappe complètement à la censure. Il deviendra même un film emblématique de la libération sexuelle.<br /><br />“Sex Shop” connaîtra même un très grand succès public, avec près d'1 million et demi d'entrées rien qu'en France.<br /><br />La musique de Serge Gainsbourg et les dialogues savoureux de Jean-Pierre Marielle en feront un objet culte, dont les rediffusions se feront plus rares à mesure que la société retrouvera un peu plus de pudibonderie...]]></itunes:summary><itunes:duration>179</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9b03f5f4edbd4df67050a8f55c20462.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Chic fait danser le monde avec “Everybody Dance”</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-chic-fait-danser-le-monde-avec-everybody-dance--66490646</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er avril 1978. Happy Day pour un groupe américain, il va faire danser la planète pendant plusieurs mois. La chanson a été enregistrée à la fin de l'année 1977 par Nile Rodgers et Bernard Edwards, mais dans des conditions totalement clandestines.<br /><br />La session a coûté 10 dollars, somme qui a permis de soudoyer l’ingénieur de l’ascenseur. Sa mission : ne pas prévenir le responsable du studio que le groupe enregistrait sans autorisation.<br /><br />Ce groupe, c'est Chic. Pour l'instant, il est encore méconnu du grand public. Sauf, peut-être, dans le cadre du groupe New York City, en 1973, notamment sur ce titre...<br /><br />C'est sous pavillon Chic qu'ils enregistrent “Everybody Dance”, qui est le deuxième single du groupe, mais la toute première chanson écrite spécifiquement pour Chic.<br /><br />Le 45 tours sort début avril 1978, avec “You Can Get By” ou “Est-Ce Que C’est Chic” en face B, selon les éditions.<br /><br />Sur “Everybody Dance”, la voix principale est celle de Norma Jean Wright. Dans les choeurs, on retrouve également un certain Luther Vandross....<br /><br />Le succès est non seulement au rendez-vous, mais il va complètement dépasser les membres du groupe.<br /><br />Le single atteint la 38e place du Billboard la première semaine. L'écho est immédiat au Royaume-Uni où il va rester 9 semaines en haut des classements.<br /><br />En Belgique, en pleine vague disco/funk, autant dire qu'il va devenir le tube incontournable de toutes les boîtes de nuit durant l'été 1978.<br /><br />“Everybody Dance” restera une chanson que, peut-être par superstition, le groupe jouera systématiquement en ouverture de ses concerts...<br /><br />En 2017, Nile Rogers le reprendra, à la surprise générale, lors d'un concert de la BBC... ce qui donnera comme une nouvelle vie à ce grand classique disco...<br /><br />Tiens, fait remarquable, il n'existe pas vraiment de version française. Ni Sheila, ni Dalida ni Patrick Hernandez n'auront osé s'attaquer à ce titre enregistré dans la plus grande discrétion, disons clandestinité en ce happy day de la fin 1977...<br /><br />L'album Chic sera auréolé d'un disque d'or. Traduction : 500 mille exemplaires vendus rien qu'en Amérique du Nord....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66490646</guid><pubDate>Tue, 10 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66490646/322368_1978_chic_fait_danser_le_monde_avec_everybody_dance.mp3" length="3889468" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er avril 1978. Happy Day pour un groupe américain, il va faire danser la planète pendant plusieurs mois. La chanson a été enregistrée à la fin de l'année 1977 par Nile Rodgers et Bernard Edwards, mais dans des conditions totalement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er avril 1978. Happy Day pour un groupe américain, il va faire danser la planète pendant plusieurs mois. La chanson a été enregistrée à la fin de l'année 1977 par Nile Rodgers et Bernard Edwards, mais dans des conditions totalement clandestines.<br /><br />La session a coûté 10 dollars, somme qui a permis de soudoyer l’ingénieur de l’ascenseur. Sa mission : ne pas prévenir le responsable du studio que le groupe enregistrait sans autorisation.<br /><br />Ce groupe, c'est Chic. Pour l'instant, il est encore méconnu du grand public. Sauf, peut-être, dans le cadre du groupe New York City, en 1973, notamment sur ce titre...<br /><br />C'est sous pavillon Chic qu'ils enregistrent “Everybody Dance”, qui est le deuxième single du groupe, mais la toute première chanson écrite spécifiquement pour Chic.<br /><br />Le 45 tours sort début avril 1978, avec “You Can Get By” ou “Est-Ce Que C’est Chic” en face B, selon les éditions.<br /><br />Sur “Everybody Dance”, la voix principale est celle de Norma Jean Wright. Dans les choeurs, on retrouve également un certain Luther Vandross....<br /><br />Le succès est non seulement au rendez-vous, mais il va complètement dépasser les membres du groupe.<br /><br />Le single atteint la 38e place du Billboard la première semaine. L'écho est immédiat au Royaume-Uni où il va rester 9 semaines en haut des classements.<br /><br />En Belgique, en pleine vague disco/funk, autant dire qu'il va devenir le tube incontournable de toutes les boîtes de nuit durant l'été 1978.<br /><br />“Everybody Dance” restera une chanson que, peut-être par superstition, le groupe jouera systématiquement en ouverture de ses concerts...<br /><br />En 2017, Nile Rogers le reprendra, à la surprise générale, lors d'un concert de la BBC... ce qui donnera comme une nouvelle vie à ce grand classique disco...<br /><br />Tiens, fait remarquable, il n'existe pas vraiment de version française. Ni Sheila, ni Dalida ni Patrick Hernandez n'auront osé s'attaquer à ce titre enregistré dans la plus grande discrétion, disons clandestinité en ce happy day de la fin 1977...<br /><br />L'album Chic sera auréolé d'un disque d'or. Traduction : 500 mille exemplaires vendus rien qu'en Amérique du Nord....]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cb1816a9018decd42542523cef45e9ad.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1961 : "Dominique", la nonne belge au sommet des hits mondiaux</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1961-dominique-la-nonne-belge-au-sommet-des-hits-mondiaux--66420068</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1961. Happy Day pour une religieuse belge de 28 ans. Jeanine Deckers entre en studio et enregistre une chanson qui va changer sa vie.<br /><br />Professeur de dessin de 1954 à 1959. Elle décide ensuite de rentrer dans l'ordre des dominicaines et devient sœur Luc-Gabriel au couvent de Fichermont, à Waterloo. Très vite, Jeanine Deckers se fait remarquer au sein de sa communauté : elle compose et elle chante.<br /><br />Ses supérieurs veulent lui faire enregistrer un disque. Ils négocient un contrat avec Philips, qui lui trouvent un nom de scène, après avoir interrogé un panel d'auditeurs... Jeanine devient « Sœur Sourire ». Un nom qu'elle n'apprécie pas vraiment...<br /><br />Pourquoi pas sœur Luc-Gabriel, au fond ? Parce qu'à la demande du couvent, ni son nom, ni son image ne devaient apparaître sur les pochettes. « Sœur Sourire » restera la propriété des contractants : Philips et son couvent.<br /><br />Son vœu de pauvreté et d'obéissance oblige Jeanine à accepter que les droits reviennent directement à la maison de disques et au couvent.<br /><br />La chanson "Dominique" est enregistrée en octobre 1961, mais va mettre pas mal de temps à être diffusée. Elle sort d’abord en Belgique, puis rapidement en France et dans toute l’Europe. Cette chanson est dédiée à Dominique de Guzmán, fondateur de l'ordre dominicain dont sœur Luc-Gabriel fait partie à Waterloo.<br /><br />Les paroles sont légères... réécoutons le début...<br /><br />En 1963, consécration. Dominique atteint le sommet des ventes en Europe et, fait rarissime pour une chanson francophone, elle se classe numéro 1 aux USA pendant tout le mois de décembre 1963.<br /><br />Fait exceptionnel : Jeanine Deckers va même dépasser durant quelques jours Elvis Presley. Ce succès vaut à Sœur Sourire d'être nommée à quatre Grammy Awards. Elle remporte celui de la meilleure chanson religieuse en 1964.<br /><br />Comment expliquer ce succès planétaire ? Sans doute le contexte sociopolitique du début des années 1960 (guerre du Vietnam, assassinat de Kennedy). Tout cela a pu favoriser l’accueil d’une chanson positive, s'inscrivant dans le retour du folk, tout en véhiculant une image religieuse rassurante pour l’époque.<br /><br />La voici invitée chez Ed Sullivan... on la surnomme ici, the singing nun, la nonne qui chante...<br /><br />Happy day en ce 24 octobre 1961, même si sœur Luc-Gabriel ne le sait pas encore. L'enregistrement de “Dominique” va changer sa vie, pour le meilleur et pour le pire...<br /><br />Dominique est un symbole, à la fois d’un succès inattendu et d’une destinée tragique. Elle quitte les ordres en 1967, perd le droit d'utiliser le nom Soeur Sourire... les services fiscaux belges la poursuivront dans les années 70.<br /><br />Jeanine Deckers repose en paix à Wavre, où elle s'est éteinte en 1985, avec sa compagne Annie Pécher... loin, très loin des projecteurs....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66420068</guid><pubDate>Mon, 09 Jun 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66420068/322314_1961_dominique_la_nonne_belge_au_sommet_des_hits_mondiaux.mp3" length="5429230" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 octobre 1961. Happy Day pour une religieuse belge de 28 ans. Jeanine Deckers entre en studio et enregistre une chanson qui va changer sa vie.

Professeur de dessin de 1954 à 1959. Elle décide ensuite de rentrer dans l'ordre des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1961. Happy Day pour une religieuse belge de 28 ans. Jeanine Deckers entre en studio et enregistre une chanson qui va changer sa vie.<br /><br />Professeur de dessin de 1954 à 1959. Elle décide ensuite de rentrer dans l'ordre des dominicaines et devient sœur Luc-Gabriel au couvent de Fichermont, à Waterloo. Très vite, Jeanine Deckers se fait remarquer au sein de sa communauté : elle compose et elle chante.<br /><br />Ses supérieurs veulent lui faire enregistrer un disque. Ils négocient un contrat avec Philips, qui lui trouvent un nom de scène, après avoir interrogé un panel d'auditeurs... Jeanine devient « Sœur Sourire ». Un nom qu'elle n'apprécie pas vraiment...<br /><br />Pourquoi pas sœur Luc-Gabriel, au fond ? Parce qu'à la demande du couvent, ni son nom, ni son image ne devaient apparaître sur les pochettes. « Sœur Sourire » restera la propriété des contractants : Philips et son couvent.<br /><br />Son vœu de pauvreté et d'obéissance oblige Jeanine à accepter que les droits reviennent directement à la maison de disques et au couvent.<br /><br />La chanson "Dominique" est enregistrée en octobre 1961, mais va mettre pas mal de temps à être diffusée. Elle sort d’abord en Belgique, puis rapidement en France et dans toute l’Europe. Cette chanson est dédiée à Dominique de Guzmán, fondateur de l'ordre dominicain dont sœur Luc-Gabriel fait partie à Waterloo.<br /><br />Les paroles sont légères... réécoutons le début...<br /><br />En 1963, consécration. Dominique atteint le sommet des ventes en Europe et, fait rarissime pour une chanson francophone, elle se classe numéro 1 aux USA pendant tout le mois de décembre 1963.<br /><br />Fait exceptionnel : Jeanine Deckers va même dépasser durant quelques jours Elvis Presley. Ce succès vaut à Sœur Sourire d'être nommée à quatre Grammy Awards. Elle remporte celui de la meilleure chanson religieuse en 1964.<br /><br />Comment expliquer ce succès planétaire ? Sans doute le contexte sociopolitique du début des années 1960 (guerre du Vietnam, assassinat de Kennedy). Tout cela a pu favoriser l’accueil d’une chanson positive, s'inscrivant dans le retour du folk, tout en véhiculant une image religieuse rassurante pour l’époque.<br /><br />La voici invitée chez Ed Sullivan... on la surnomme ici, the singing nun, la nonne qui chante...<br /><br />Happy day en ce 24 octobre 1961, même si sœur Luc-Gabriel ne le sait pas encore. L'enregistrement de “Dominique” va changer sa vie, pour le meilleur et pour le pire...<br /><br />Dominique est un symbole, à la fois d’un succès inattendu et d’une destinée tragique. Elle quitte les ordres en 1967, perd le droit d'utiliser le nom Soeur Sourire... les services fiscaux belges la poursuivront dans les années 70.<br /><br />Jeanine Deckers repose en paix à Wavre, où elle s'est éteinte en 1985, avec sa compagne Annie Pécher... loin, très loin des projecteurs....]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/be4a3350e528f232bdd19bd8c5bc3131.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Francis Cabrel : le 1er album oublié avant le succès (1977)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/francis-cabrel-le-1er-album-oublie-avant-le-succes-1977--66405154</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 septembre 1977. C'est un happy day pour un chanteur méridional. Son accent chante. CBS le repère. Sur le 33 tours qui sort aujourd'hui, on peut lire "Les Murs de poussière". Francis Cabrel doit livrer un premier single. Il s'intitule "Ma ville".<br /><br />Premier single, premier album, mais pas encore le premier succès escompté. À sa sortie, il passe relativement inaperçu au beau milieu des chanteurs à minette et du disco. Les arrangements de l’album sont confiés à plusieurs musiciens et orchestrateurs de talent. L’enregistrement se fait entre Toulouse, Paris et Londres.<br /><br />Oui mais voilà. Cabrel n’est pas très bien chez CBS. Il se sent incompris par une maison de disque qui ne lui laisse pas exprimer sa véritable personnalité. Un titre figure déjà sur cet album, où les producteurs ont pris soin de gommer son accent méridional. Cabrel est amputé. C'est la première version de "Petite Marie".<br /><br />En 1977 et en 1978, Cabrel se produit pendant un mois à l’Olympia à Paris, en première partie de Dave, ce qui va contribuer à le faire connaître sur scène.<br /><br />Puis, durant l'été 1978, Cabrel remporte le Prix du public au Festival de Spa, chez nous en Belgique. C'est un événement clé dans sa carrière. Il va encore un peu plus contribuer à forger le style Cabrel. Mais aussi le lien qui unit toujours Cabrel avec son public dans le Royaume.<br /><br />Le voilà invité sur des plateaux télé, notamment dans l'émission de Jean-Loup Lafont sur Antenne 2, qui fait autorité sur la variété...<br /><br />Un an plus tard, Cabrel aura son moment de gloire, notamment grâce au titre “Je l’aime à mourir” sur l'album "Les Chemins de traverse".<br /><br />Soit 2 ans après ce happy day du 12 septembre 1977, où est sorti son premier album. Un 33 tours qui sera réévalué à sa juste valeur par la suite... et même certifié disque de platine, avec plus de 300 000 exemplaires vendus.<br /><br />La chanson "Petite Marie" sera réenregistrée, sans filtre à accent. Une demande que CBS aura bien du mal, dorénavant, à lui refuser...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66405154</guid><pubDate>Fri, 06 Jun 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66405154/322182_francis_cabrel_le_1er_album_oublie_avant_le_succes_1977.mp3" length="4017991" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 septembre 1977. C'est un happy day pour un chanteur méridional. Son accent chante. CBS le repère. Sur le 33 tours qui sort aujourd'hui, on peut lire "Les Murs de poussière". Francis Cabrel doit livrer un premier single. Il s'intitule...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 septembre 1977. C'est un happy day pour un chanteur méridional. Son accent chante. CBS le repère. Sur le 33 tours qui sort aujourd'hui, on peut lire "Les Murs de poussière". Francis Cabrel doit livrer un premier single. Il s'intitule "Ma ville".<br /><br />Premier single, premier album, mais pas encore le premier succès escompté. À sa sortie, il passe relativement inaperçu au beau milieu des chanteurs à minette et du disco. Les arrangements de l’album sont confiés à plusieurs musiciens et orchestrateurs de talent. L’enregistrement se fait entre Toulouse, Paris et Londres.<br /><br />Oui mais voilà. Cabrel n’est pas très bien chez CBS. Il se sent incompris par une maison de disque qui ne lui laisse pas exprimer sa véritable personnalité. Un titre figure déjà sur cet album, où les producteurs ont pris soin de gommer son accent méridional. Cabrel est amputé. C'est la première version de "Petite Marie".<br /><br />En 1977 et en 1978, Cabrel se produit pendant un mois à l’Olympia à Paris, en première partie de Dave, ce qui va contribuer à le faire connaître sur scène.<br /><br />Puis, durant l'été 1978, Cabrel remporte le Prix du public au Festival de Spa, chez nous en Belgique. C'est un événement clé dans sa carrière. Il va encore un peu plus contribuer à forger le style Cabrel. Mais aussi le lien qui unit toujours Cabrel avec son public dans le Royaume.<br /><br />Le voilà invité sur des plateaux télé, notamment dans l'émission de Jean-Loup Lafont sur Antenne 2, qui fait autorité sur la variété...<br /><br />Un an plus tard, Cabrel aura son moment de gloire, notamment grâce au titre “Je l’aime à mourir” sur l'album "Les Chemins de traverse".<br /><br />Soit 2 ans après ce happy day du 12 septembre 1977, où est sorti son premier album. Un 33 tours qui sera réévalué à sa juste valeur par la suite... et même certifié disque de platine, avec plus de 300 000 exemplaires vendus.<br /><br />La chanson "Petite Marie" sera réenregistrée, sans filtre à accent. Une demande que CBS aura bien du mal, dorénavant, à lui refuser...]]></itunes:summary><itunes:duration>168</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7fb2059d78e17417ef0072d25c79eb42.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : “Deux hommes dans la ville”, Delon et Gabin contre la peine de mort</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-deux-hommes-dans-la-ville-delon-et-gabin-contre-la-peine-de-mort--66394338</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1973. Happy Day pour José Giovanni. Son film va faire polémique en France et en Italie. Ce long métrage de 100 minutes s'avance sans détour comme un plaidoyer contre la peine de mort. Lui-même est un ancien condamné à mort grâcié dans sa jeunesse.<br /><br />Le casting est très impressionnant. Michel Bouquet, Victor Lanoux, Mimsy Farmer, Bernard Gireaudeau. Mais surtout Jean Gabin et Alain Delon...<br /><br />“Deux hommes dans la ville”, c'est l'histoire de Gino (campé par Alain Delon), un ancien truand libéré après dix ans de prison, qui tente de se réinsérer grâce à l’aide de Germain Cazeneuve (joué par Jean Gabin), un ancien flic devenu éducateur social.<br /><br />Malgré ses efforts pour mener une vie honnête, Gino est harcelé par l’inspecteur Goitreau, un rôle confié à... Michel Bouquet. Rôle de policier obstiné convaincu que l’on ne change jamais vraiment. Goitreau ira jusqu’à saboter la nouvelle vie de Gino. Objectif : le pousser à bout.<br /><br />Alain Delon incarne avec intensité le personnage, un homme marqué par la fatalité et la suspicion permanente. Malheureusement pour lui, une succession de drames viennent ternir cette image, dont la mort accidentelle de sa femme. Rejet de sa belle-famille, pression policière : Gino finit par commettre l’irréparable, il tue Goitreau dans un accès de désespoir.<br /><br />Après cet acte, il est jugé et condamné à mort, puis guillotiné à l’aube, sous les yeux impuissants de ceux qui croyaient en sa rédemption.<br /><br />Au départ, le film devait réunir Delon et Lino Ventura, mais ce dernier a refusé le rôle, tout comme Yves Montand. À sa sortie, le 24 octobre 1973, le film rencontre un succès public et critique totalement inattendu, et pas simplement en raison de ses têtes d'affiche.<br /><br />En ce happy day de 1973, il marque les esprits par la force de son sujet, par la qualité de son interprétation, mais aussi par sa musique, signée Philippe Sarde. “Deux hommes dans la ville” sera même restauré en 2014, avec la même trame musicale…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66394338</guid><pubDate>Thu, 05 Jun 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66394338/322128_1973_deux_hommes_dans_la_ville_delon_et_gabin_contre_la_peine_de_mort.mp3" length="5669975" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 octobre 1973. Happy Day pour José Giovanni. Son film va faire polémique en France et en Italie. Ce long métrage de 100 minutes s'avance sans détour comme un plaidoyer contre la peine de mort. Lui-même est un ancien condamné à mort...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 octobre 1973. Happy Day pour José Giovanni. Son film va faire polémique en France et en Italie. Ce long métrage de 100 minutes s'avance sans détour comme un plaidoyer contre la peine de mort. Lui-même est un ancien condamné à mort grâcié dans sa jeunesse.<br /><br />Le casting est très impressionnant. Michel Bouquet, Victor Lanoux, Mimsy Farmer, Bernard Gireaudeau. Mais surtout Jean Gabin et Alain Delon...<br /><br />“Deux hommes dans la ville”, c'est l'histoire de Gino (campé par Alain Delon), un ancien truand libéré après dix ans de prison, qui tente de se réinsérer grâce à l’aide de Germain Cazeneuve (joué par Jean Gabin), un ancien flic devenu éducateur social.<br /><br />Malgré ses efforts pour mener une vie honnête, Gino est harcelé par l’inspecteur Goitreau, un rôle confié à... Michel Bouquet. Rôle de policier obstiné convaincu que l’on ne change jamais vraiment. Goitreau ira jusqu’à saboter la nouvelle vie de Gino. Objectif : le pousser à bout.<br /><br />Alain Delon incarne avec intensité le personnage, un homme marqué par la fatalité et la suspicion permanente. Malheureusement pour lui, une succession de drames viennent ternir cette image, dont la mort accidentelle de sa femme. Rejet de sa belle-famille, pression policière : Gino finit par commettre l’irréparable, il tue Goitreau dans un accès de désespoir.<br /><br />Après cet acte, il est jugé et condamné à mort, puis guillotiné à l’aube, sous les yeux impuissants de ceux qui croyaient en sa rédemption.<br /><br />Au départ, le film devait réunir Delon et Lino Ventura, mais ce dernier a refusé le rôle, tout comme Yves Montand. À sa sortie, le 24 octobre 1973, le film rencontre un succès public et critique totalement inattendu, et pas simplement en raison de ses têtes d'affiche.<br /><br />En ce happy day de 1973, il marque les esprits par la force de son sujet, par la qualité de son interprétation, mais aussi par sa musique, signée Philippe Sarde. “Deux hommes dans la ville” sera même restauré en 2014, avec la même trame musicale…]]></itunes:summary><itunes:duration>236</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Dalida : “J’attendrai”, le tout premier tube disco en français (1975)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/dalida-j-attendrai-le-tout-premier-tube-disco-en-francais-1975--66394337</link><description><![CDATA[Nous sommes en décembre 1975. Happy Day pour Dalida. Une idée de génie va lui permettre de remporter un infernal succès. Une chanson italienne des années 30 va devenir LE premier tube disco en français.<br /><br />Mais, avant d'en venir aux mains avec les fans de Sheila, il faut rétablir une vérité historique.<br /><br />Oui, Sheila a bien été la première artiste française à s'aventurer en terre disco avec "Samedi Soir", un titre sorti en 1974. L’orchestration signée Jean-Claude Petit atteste du caractère disco. Mais voilà, cette chanson n'a pas du tout trouvé son public. Elle a même fait un flop. Conclusion : "Samedi Soir" est ce que l'on appelle une chanson proto-disco. En aucun cas un tube. D'ailleurs, écoutons ce titre, juste pour voir si les paroles vous reviennent intuitivement... la réponse est probablement non !<br /><br />Chapitre Sheila refermé, venons-en à la sortie de 'J'atteindrai'. C'est, à l’origine, une chanson italienne intitulée "Tornerai". Elle est adaptée en français par Louis Poterat et popularisée en 1938 par la chanteuse Rina Ketty. D'ailleurs, la toute première version de "J'attendrai" deviendra un hymne à la paix durant la Seconde Guerre mondiale, ensuite repris par Tino Rossi, Jean Sablon ou Joséphine Baker. Qui n'est pas vraiment la reine du disco...<br /><br />Nous voilà donc en décembre 1975, quand Dalida, sous la houlette de son frère et producteur Orlando, décide de moderniser la chanson en la réorchestrant dans un style franchement disco. C'est alors une première en France pour une artiste de variété. L’arrangement est signé Tony Rallo. La différence avec la version originale ? Un tempo accéléré, une rythmique qui met en avant la basse, des arrangements modernes... tout en conservant l’émotion du texte de base. Quelques semaines plus tard, on n'entend qu'elle, la nuit et le jour, le titre va se retrouver numéro 1 des ventes en Belgique et en France en janvier puis en février 1976. Voilà donc Dalida devenue reine du disco, invitée dans le RV du dimanche le 7 mars 1976 !<br /><br />Sur scène, Dalida adopte l’esthétique disco : robe pailletée, chorégraphies, garçons qui dansent. Rassurez-vous, Sheila aura bien son moment de gloire disco, mais pas tout de suite, car en ce mois de décembre 1975, la première grande star française à faire un tube disco, c'est incontestablement... Dalida !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66394337</guid><pubDate>Wed, 04 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66394337/322127_dalida_j_attendrai_le_tout_premier_tube_disco_en_francais_1975.mp3" length="4749628" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en décembre 1975. Happy Day pour Dalida. Une idée de génie va lui permettre de remporter un infernal succès. Une chanson italienne des années 30 va devenir LE premier tube disco en français.

Mais, avant d'en venir aux mains avec les fans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en décembre 1975. Happy Day pour Dalida. Une idée de génie va lui permettre de remporter un infernal succès. Une chanson italienne des années 30 va devenir LE premier tube disco en français.<br /><br />Mais, avant d'en venir aux mains avec les fans de Sheila, il faut rétablir une vérité historique.<br /><br />Oui, Sheila a bien été la première artiste française à s'aventurer en terre disco avec "Samedi Soir", un titre sorti en 1974. L’orchestration signée Jean-Claude Petit atteste du caractère disco. Mais voilà, cette chanson n'a pas du tout trouvé son public. Elle a même fait un flop. Conclusion : "Samedi Soir" est ce que l'on appelle une chanson proto-disco. En aucun cas un tube. D'ailleurs, écoutons ce titre, juste pour voir si les paroles vous reviennent intuitivement... la réponse est probablement non !<br /><br />Chapitre Sheila refermé, venons-en à la sortie de 'J'atteindrai'. C'est, à l’origine, une chanson italienne intitulée "Tornerai". Elle est adaptée en français par Louis Poterat et popularisée en 1938 par la chanteuse Rina Ketty. D'ailleurs, la toute première version de "J'attendrai" deviendra un hymne à la paix durant la Seconde Guerre mondiale, ensuite repris par Tino Rossi, Jean Sablon ou Joséphine Baker. Qui n'est pas vraiment la reine du disco...<br /><br />Nous voilà donc en décembre 1975, quand Dalida, sous la houlette de son frère et producteur Orlando, décide de moderniser la chanson en la réorchestrant dans un style franchement disco. C'est alors une première en France pour une artiste de variété. L’arrangement est signé Tony Rallo. La différence avec la version originale ? Un tempo accéléré, une rythmique qui met en avant la basse, des arrangements modernes... tout en conservant l’émotion du texte de base. Quelques semaines plus tard, on n'entend qu'elle, la nuit et le jour, le titre va se retrouver numéro 1 des ventes en Belgique et en France en janvier puis en février 1976. Voilà donc Dalida devenue reine du disco, invitée dans le RV du dimanche le 7 mars 1976 !<br /><br />Sur scène, Dalida adopte l’esthétique disco : robe pailletée, chorégraphies, garçons qui dansent. Rassurez-vous, Sheila aura bien son moment de gloire disco, mais pas tout de suite, car en ce mois de décembre 1975, la première grande star française à faire un tube disco, c'est incontestablement... Dalida !]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/24f6098e93475ecb5f6bfe4eb84deb8f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>JO de Rome 1960 : Roger Moens, l’exploit belge sur 800 mètres</title><link>https://www.spreaker.com/episode/jo-de-rome-1960-roger-moens-l-exploit-belge-sur-800-metres--66379405</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 août 1960. Cette année, c'est la ville éternelle, Rome, qui accueille les Jeux Olympiques. Happy Day pour Roger Moens. Cet athlète belge est l'un des grands noms de l'athlétisme mondial. Il va cette année disputer le 800 mètres avec une énorme rage dans le ventre. 4 ans plus tôt, une blessure l'avait empêché de participer aux JO de Mebourne... Bon, direction Rome, c'est la cérémonie d'ouverture et il fait chaud, très chaud !<br /><br />Robers Moens, en 1960. C'est déjà un athèle reconnu et redouté. Le garçon d'Alost vient d'avoir 30 ans et a début sa carrière sur 400 mètres avant de s'imposer maître du 800 mètres dans les années 50. Il devient d'ailleurs champion de Belgique en 1953. Son secret ? Le fameux entraînement par intervalles, qui n'étonne plus personne aujourd'hui, mais qui était une innovation à l'époque en Belgique. Le 3 août 55, il bat le record du monde à Oslo en 1 minute 45,7 au nez et à la barbe de Rudolf Harbig, invaincu depuis 16 ans. Ce record belge tiendra, l'air de rien, 7 ans au niveau mondial.<br /><br />En dehors du sport, Roger est, accroche-vous, policier !<br /><br />D'ailleurs, en parallèle de sa carrière sportive, Moens va mener une brillante carrière dans la police judiciaire belge, gravissant les échelons jusqu’au poste de commissaire général. Mais revenons à Rome un instant. Où il figure parmi les favoris. Il franchit ainsi les trois premiers tours sans encombre. Raison pour laquelle Moens aborde la finale avec sérénité. Sa tactique : contrôler la course, accélérer dans les 200 derniers mètres et tout donner dans la dernière ligne droite.<br /><br />D'ailleurs, en finale, il prend la tête à la sortie du dernier virage, distançant le Jamaïcain George Kerr. Mais voilà, le Néo-Zélandais Peter Snell, alors inconnu du grand public, va surgir à sa gauche et le dépasser sur le fil. Moens terminera 2e, à seulement sept centièmes du vainqueur. Le voilà donc, malgré la déception, en ce 2 septembre 1960, médaille d'argent. Happy Day pour le futur commissaire général qui ne se remettra jamais d'avoir laissé passer sa chance à Melbourne en 56, mais qui deviendra, quelques années plus tard, consultant sportif à la VRT et recevra l’Ordre du Mérite du Comité Olympique et Interfédéral Belge.<br /><br />N'empêche, cette médaille d’argent reste l’un des plus grands exploits de l’athlétisme belge de tous les temps....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66379405</guid><pubDate>Tue, 03 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66379405/321996_jo_de_rome_1960_roger_moens_l_exploit_belge_sur_800_metres.mp3" length="3972224" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 août 1960. Cette année, c'est la ville éternelle, Rome, qui accueille les Jeux Olympiques. Happy Day pour Roger Moens. Cet athlète belge est l'un des grands noms de l'athlétisme mondial. Il va cette année disputer le 800 mètres avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 août 1960. Cette année, c'est la ville éternelle, Rome, qui accueille les Jeux Olympiques. Happy Day pour Roger Moens. Cet athlète belge est l'un des grands noms de l'athlétisme mondial. Il va cette année disputer le 800 mètres avec une énorme rage dans le ventre. 4 ans plus tôt, une blessure l'avait empêché de participer aux JO de Mebourne... Bon, direction Rome, c'est la cérémonie d'ouverture et il fait chaud, très chaud !<br /><br />Robers Moens, en 1960. C'est déjà un athèle reconnu et redouté. Le garçon d'Alost vient d'avoir 30 ans et a début sa carrière sur 400 mètres avant de s'imposer maître du 800 mètres dans les années 50. Il devient d'ailleurs champion de Belgique en 1953. Son secret ? Le fameux entraînement par intervalles, qui n'étonne plus personne aujourd'hui, mais qui était une innovation à l'époque en Belgique. Le 3 août 55, il bat le record du monde à Oslo en 1 minute 45,7 au nez et à la barbe de Rudolf Harbig, invaincu depuis 16 ans. Ce record belge tiendra, l'air de rien, 7 ans au niveau mondial.<br /><br />En dehors du sport, Roger est, accroche-vous, policier !<br /><br />D'ailleurs, en parallèle de sa carrière sportive, Moens va mener une brillante carrière dans la police judiciaire belge, gravissant les échelons jusqu’au poste de commissaire général. Mais revenons à Rome un instant. Où il figure parmi les favoris. Il franchit ainsi les trois premiers tours sans encombre. Raison pour laquelle Moens aborde la finale avec sérénité. Sa tactique : contrôler la course, accélérer dans les 200 derniers mètres et tout donner dans la dernière ligne droite.<br /><br />D'ailleurs, en finale, il prend la tête à la sortie du dernier virage, distançant le Jamaïcain George Kerr. Mais voilà, le Néo-Zélandais Peter Snell, alors inconnu du grand public, va surgir à sa gauche et le dépasser sur le fil. Moens terminera 2e, à seulement sept centièmes du vainqueur. Le voilà donc, malgré la déception, en ce 2 septembre 1960, médaille d'argent. Happy Day pour le futur commissaire général qui ne se remettra jamais d'avoir laissé passer sa chance à Melbourne en 56, mais qui deviendra, quelques années plus tard, consultant sportif à la VRT et recevra l’Ordre du Mérite du Comité Olympique et Interfédéral Belge.<br /><br />N'empêche, cette médaille d’argent reste l’un des plus grands exploits de l’athlétisme belge de tous les temps....]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd10e3f7f6b5b3c7d965df9a8f082ff8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : Ça plane pour Plastic Bertrand</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-ca-plane-pour-plastic-bertrand--66367636</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er décembre 1977. Happy Day pour un certain Roger Jouret. Ce batteur de formation est choisi pour incarner un projet rêvé par Lou Deprijck. La mission : créer le premier tube punk francophone. Roger Jouret est un excentrique. C'est exactement le personnage qu'il faut au moment qu'il faut. Jusqu'ici, Roger s'est illustré avec Hubble Bubble... attention les oreilles, ça pique !<br /><br />Bon, Roger Jouret, ça ne fait pas punk. Alors, il faut lui trouver un nom, ce sera Plastic Bertrand. Ce qui, en 1977, est un hommage à Bert Bertrand, un journaliste rock belge très influent dans le petit monde du punk. C'est en fait lui qui lance le défi à son ami et producteur Lou Deprijck. Donc, Roger Jouret devient "Plastic Bertrand", histoire de rendre à Bert ce qui est à Bert et d'adopter un nom qui sonne anglo-saxon.<br /><br />Venons-en à la chanson, ce sera "Ca plane pour moi". Les paroles sont volontairement absurdes, remplies d’onomatopées et de non-sens. Objectif : s'amuser du punk britannique et rester très “belge” dans l’esprit.<br /><br />En décembre, personne n'y croit vraiment, alors c'est une face B, mais, ça va tellement bien marcher que le 45 tours sera pressé une nouvelle fois. Plus d’un million d’exemplaires vendus en quelques mois, plus de 8 millions au total. Y a pas à dire, le plastique c'est fantastique ! Allez hop...<br /><br />Pendant des années, Plastic Bertrand a été considéré comme l’interprète du morceau. Sauf que, ce bon vieux batteur dissimulait un incroyable secret. Sur la version originale, ce n'est pas lui qui chante, mais Lou Depriick, le producteur. Cela dit, Plastic ne recule devant aucun sacrifice pour assurer la promotion, les concerts, les télés. Il faut dire qu'au début de l'année 1978, le morceau passe en boucle dans toutes les discothèques... à la radio et à la TV. Le voilà invité en Suisse dans l'émission Mosaïque, le 22 février 1978. C'est l'hystérie...<br /><br />Vrai ou faux happy day. Le 1er décembre 77 marque plusieurs étapes. 1. Le Belgique fait du punk. 2. Le playback est là pour s'en servir. 3. Plastic Bertrand va recevoir le coup de fil fatal... Invitation de Michel Drucker ! Résultat : numéro 1 en France, en Belgique, numéro 2 en Australie et numéro 8 en Grande-Bretagne. Bref, ça baigne et ça plane, comme dans tartine et boterham...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66367636</guid><pubDate>Mon, 02 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66367636/321956_1977_ca_plane_pour_plastic_bertrand.mp3" length="4216104" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er décembre 1977. Happy Day pour un certain Roger Jouret. Ce batteur de formation est choisi pour incarner un projet rêvé par Lou Deprijck. La mission : créer le premier tube punk francophone. Roger Jouret est un excentrique. C'est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er décembre 1977. Happy Day pour un certain Roger Jouret. Ce batteur de formation est choisi pour incarner un projet rêvé par Lou Deprijck. La mission : créer le premier tube punk francophone. Roger Jouret est un excentrique. C'est exactement le personnage qu'il faut au moment qu'il faut. Jusqu'ici, Roger s'est illustré avec Hubble Bubble... attention les oreilles, ça pique !<br /><br />Bon, Roger Jouret, ça ne fait pas punk. Alors, il faut lui trouver un nom, ce sera Plastic Bertrand. Ce qui, en 1977, est un hommage à Bert Bertrand, un journaliste rock belge très influent dans le petit monde du punk. C'est en fait lui qui lance le défi à son ami et producteur Lou Deprijck. Donc, Roger Jouret devient "Plastic Bertrand", histoire de rendre à Bert ce qui est à Bert et d'adopter un nom qui sonne anglo-saxon.<br /><br />Venons-en à la chanson, ce sera "Ca plane pour moi". Les paroles sont volontairement absurdes, remplies d’onomatopées et de non-sens. Objectif : s'amuser du punk britannique et rester très “belge” dans l’esprit.<br /><br />En décembre, personne n'y croit vraiment, alors c'est une face B, mais, ça va tellement bien marcher que le 45 tours sera pressé une nouvelle fois. Plus d’un million d’exemplaires vendus en quelques mois, plus de 8 millions au total. Y a pas à dire, le plastique c'est fantastique ! Allez hop...<br /><br />Pendant des années, Plastic Bertrand a été considéré comme l’interprète du morceau. Sauf que, ce bon vieux batteur dissimulait un incroyable secret. Sur la version originale, ce n'est pas lui qui chante, mais Lou Depriick, le producteur. Cela dit, Plastic ne recule devant aucun sacrifice pour assurer la promotion, les concerts, les télés. Il faut dire qu'au début de l'année 1978, le morceau passe en boucle dans toutes les discothèques... à la radio et à la TV. Le voilà invité en Suisse dans l'émission Mosaïque, le 22 février 1978. C'est l'hystérie...<br /><br />Vrai ou faux happy day. Le 1er décembre 77 marque plusieurs étapes. 1. Le Belgique fait du punk. 2. Le playback est là pour s'en servir. 3. Plastic Bertrand va recevoir le coup de fil fatal... Invitation de Michel Drucker ! Résultat : numéro 1 en France, en Belgique, numéro 2 en Australie et numéro 8 en Grande-Bretagne. Bref, ça baigne et ça plane, comme dans tartine et boterham...]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/17fc7d4ce9bea494f227d598539597bc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Dave chante l'amour homosexuel en 1970 avec "Copain, ami, amour"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/dave-chante-l-amour-homosexuel-en-1970-avec-copain-ami-amour--66309353</link><description><![CDATA[Nous sommes en avril 1970. Happy Day pour Dave. Une chanson écrite quatre ans plus tôt, subtile et sincère, va lui permettre de dire sa vérité au grand jour. C'est un titre ambigu, où il parle d'une amitié entre garçons... Ce qui est amusant, c'est qu'un an plus tôt, Dave chante "l'année de l'amour"...<br /><br />Il dit : 'J'ai cherché pendant longtemps l'amour, je n'ai rien trouvé, puis, un jour... je suis allé vers toi... je t'ai pris dans mes bras..."<br /><br />À l’époque de la sortie en 45 tours de “Copain ami amour”, Dave n’a pas encore fait son coming-out public, mais la chanson est aujourd’hui considérée comme un témoignage précoce de ses sentiments. Certains suggèrent même que cette chanson fait référence à Patrick Loiseau. Or, leur rencontre officielle date de 1971, soit après l’écriture de la chanson.<br /><br />Les paroles sont d'une très grande douceur et subtilité. Comme si le chanteur avait choisi de casser son image pour parler à la première personne...<br /><br />Il dit :<br /><br />Écoute-moi. Je ne chante pas Pour n’importe qui Ni n’importe quoi. Comment t’expliquer Un amour insensé, Qui brûle comme un secret, Il y a des gens que j’aime bien, Y a des gens que je n’aime pas, Et puis il y a toi.<br /><br />L'année suivante, lors d'une soirée, Dave rencontre celui qui sera futur époux, Patrick Loiseau. En 1971, ni l'un ni l'autre ne le savent, mais Patrick lui écrira la plus grande partie de ses chansons.<br /><br />Aujourd'hui encore, “Copain ami amour” se distingue du reste du répertoire de Dave, souvent plus léger et entraînant, par sa tonalité plus intime, son rythme posé, où tout est mis sur la table, en 2 minutes 20.<br /><br />Discret sur sa relation, Dave mettre plus dix ans à l'officialiser, histoire de ne pas ternir son image, aux yeux du public surtout. Dans la profession, ce n’est déjà plus un problème... Et dire qu'il avait tout écrit, que c'était là, dans les paroles d'une chanson, sur son 6e 45 tours, sorti chez Barclay en ce happy day, tout doux tout gai, d'avril 1970...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66309353</guid><pubDate>Thu, 29 May 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66309353/321273_dave_chante_l_amour_homosexuel_en_1970_avec_copain_ami_amour.mp3" length="4493837" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en avril 1970. Happy Day pour Dave. Une chanson écrite quatre ans plus tôt, subtile et sincère, va lui permettre de dire sa vérité au grand jour. C'est un titre ambigu, où il parle d'une amitié entre garçons... Ce qui est amusant, c'est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en avril 1970. Happy Day pour Dave. Une chanson écrite quatre ans plus tôt, subtile et sincère, va lui permettre de dire sa vérité au grand jour. C'est un titre ambigu, où il parle d'une amitié entre garçons... Ce qui est amusant, c'est qu'un an plus tôt, Dave chante "l'année de l'amour"...<br /><br />Il dit : 'J'ai cherché pendant longtemps l'amour, je n'ai rien trouvé, puis, un jour... je suis allé vers toi... je t'ai pris dans mes bras..."<br /><br />À l’époque de la sortie en 45 tours de “Copain ami amour”, Dave n’a pas encore fait son coming-out public, mais la chanson est aujourd’hui considérée comme un témoignage précoce de ses sentiments. Certains suggèrent même que cette chanson fait référence à Patrick Loiseau. Or, leur rencontre officielle date de 1971, soit après l’écriture de la chanson.<br /><br />Les paroles sont d'une très grande douceur et subtilité. Comme si le chanteur avait choisi de casser son image pour parler à la première personne...<br /><br />Il dit :<br /><br />Écoute-moi. Je ne chante pas Pour n’importe qui Ni n’importe quoi. Comment t’expliquer Un amour insensé, Qui brûle comme un secret, Il y a des gens que j’aime bien, Y a des gens que je n’aime pas, Et puis il y a toi.<br /><br />L'année suivante, lors d'une soirée, Dave rencontre celui qui sera futur époux, Patrick Loiseau. En 1971, ni l'un ni l'autre ne le savent, mais Patrick lui écrira la plus grande partie de ses chansons.<br /><br />Aujourd'hui encore, “Copain ami amour” se distingue du reste du répertoire de Dave, souvent plus léger et entraînant, par sa tonalité plus intime, son rythme posé, où tout est mis sur la table, en 2 minutes 20.<br /><br />Discret sur sa relation, Dave mettre plus dix ans à l'officialiser, histoire de ne pas ternir son image, aux yeux du public surtout. Dans la profession, ce n’est déjà plus un problème... Et dire qu'il avait tout écrit, que c'était là, dans les paroles d'une chanson, sur son 6e 45 tours, sorti chez Barclay en ce happy day, tout doux tout gai, d'avril 1970...]]></itunes:summary><itunes:duration>187</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/72b8ef317b49e94075ef6323238dfe88.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Animals : le triomphe planétaire de "The House of the Rising Sun" en 1964</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-animals-le-triomphe-planetaire-de-the-house-of-the-rising-sun-en-1964--66311466</link><description><![CDATA[Nous sommes en juin 1964. Happy Day pour un groupe britannique, qui s'empare d'une ballade folk traditionnelle américaine. Elle va offrir aux Animals leur plus grand succès. Cette chanson, ils l'ont chérie durant une tournée en première partie de Chuck Berry...<br /><br />Le chanteur, Eric Burdon raconte, dans une interview à la télévision britannique, comment le groupe Animals s'est rencontré à l'école, comment ils ont démarré, en faisant de la musique jazz...<br /><br />De retour en Grande-Bretagne, le groupe enregistre "The House of the Rising Sun" en une seule prise, le 18 mai 1964. Le temps de presser le disque, les disquaires le reçoivent début juin.<br /><br />En quelques semaines, la chanson devient numéro 1 au Royaume-Uni. Elle atteindra les sommets de l'autre côté de l'Atlantique en septembre.<br /><br />Ce sera le seul single, en dehors des Beatles, à atteindre la première place du Billboard cette année-là.<br /><br />Lorsqu'ils sont invités dans la très courue émission d'Ed Sullivan, c'est l'hystérie américaine...<br /><br />La voix tourmentée d’Eric Burdon va donner à la chanson une intensité dramatique inédite. Le morceau dure 4 minutes 29, un format inhabituel pour l’époque, mais qui n’empêchera pas son triomphe commercial.<br /><br />Mais, de quoi parle cette chanson et d'où vient-elle ?<br /><br />Son origine exacte demeure inconnue. Les premières traces remontent au 19e siècle. La chanson a été transmise oralement dans le folklore américain, avec des versions enregistrées dès les années 1930.<br /><br />Quant au sens de la chanson, elle varie selon les versions : parfois, le “Rising Sun” est décrit comme un bordel de La Nouvelle-Orléans, d’autres fois comme une maison de jeu ou un lieu de perdition. Dans la version des Animals, c'est l’histoire d’un homme dont la vie a été “ruinée” par le “Rising Sun”. Sans doute, là encore, un lieu de débauche...<br /><br />Johnny, lui, y verra une autre signification. Sur des paroles écrites par Hugues Aufray et Vline Buggy, il ouvrira... les portes du pénitencier...<br /><br />“The House of the Rising Sun” aura, comme tous les grands succès, plusieurs vies. Reprise par Bob Dylan, Dave Van Ronk et même Nina Simone. Le 18 mai 1964 restera tout de même le happy day de l'éphémère groupe Animals, qui aura, en une seule prise en studio, fait d’une musique traditionnelle un immense succès populaire...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66311466</guid><pubDate>Wed, 28 May 2025 11:53:49 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66311466/22274_the_house_of_the_rising_sun.mp3" length="161024" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en juin 1964. Happy Day pour un groupe britannique, qui s'empare d'une ballade folk traditionnelle américaine. Elle va offrir aux Animals leur plus grand succès. Cette chanson, ils l'ont chérie durant une tournée en première partie de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en juin 1964. Happy Day pour un groupe britannique, qui s'empare d'une ballade folk traditionnelle américaine. Elle va offrir aux Animals leur plus grand succès. Cette chanson, ils l'ont chérie durant une tournée en première partie de Chuck Berry...<br /><br />Le chanteur, Eric Burdon raconte, dans une interview à la télévision britannique, comment le groupe Animals s'est rencontré à l'école, comment ils ont démarré, en faisant de la musique jazz...<br /><br />De retour en Grande-Bretagne, le groupe enregistre "The House of the Rising Sun" en une seule prise, le 18 mai 1964. Le temps de presser le disque, les disquaires le reçoivent début juin.<br /><br />En quelques semaines, la chanson devient numéro 1 au Royaume-Uni. Elle atteindra les sommets de l'autre côté de l'Atlantique en septembre.<br /><br />Ce sera le seul single, en dehors des Beatles, à atteindre la première place du Billboard cette année-là.<br /><br />Lorsqu'ils sont invités dans la très courue émission d'Ed Sullivan, c'est l'hystérie américaine...<br /><br />La voix tourmentée d’Eric Burdon va donner à la chanson une intensité dramatique inédite. Le morceau dure 4 minutes 29, un format inhabituel pour l’époque, mais qui n’empêchera pas son triomphe commercial.<br /><br />Mais, de quoi parle cette chanson et d'où vient-elle ?<br /><br />Son origine exacte demeure inconnue. Les premières traces remontent au 19e siècle. La chanson a été transmise oralement dans le folklore américain, avec des versions enregistrées dès les années 1930.<br /><br />Quant au sens de la chanson, elle varie selon les versions : parfois, le “Rising Sun” est décrit comme un bordel de La Nouvelle-Orléans, d’autres fois comme une maison de jeu ou un lieu de perdition. Dans la version des Animals, c'est l’histoire d’un homme dont la vie a été “ruinée” par le “Rising Sun”. Sans doute, là encore, un lieu de débauche...<br /><br />Johnny, lui, y verra une autre signification. Sur des paroles écrites par Hugues Aufray et Vline Buggy, il ouvrira... les portes du pénitencier...<br /><br />“The House of the Rising Sun” aura, comme tous les grands succès, plusieurs vies. Reprise par Bob Dylan, Dave Van Ronk et même Nina Simone. Le 18 mai 1964 restera tout de même le happy day de l'éphémère groupe Animals, qui aura, en une seule prise en studio, fait d’une musique traditionnelle un immense succès populaire...]]></itunes:summary><itunes:duration>11</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5150f452b883f8766b485a297e35cd30.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Corniaud : Bourvil et De Funès dans une comédie culte dès 1965</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-corniaud-bourvil-et-de-funes-dans-une-comedie-culte-des-1965--66292925</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 octobre 1965. Sept mois après la France, huit mois après sa présentation officielle à Rome, un film de Gérard Oury connaît son happy day lors d'une projection belge qui a lieu à Gand.<br /><br />Pour Gérard Oury, l'année a été chargée. Son film, le Corniaud est une coproduction entre la France et l'Italie, réunissant deux immenses vedettes, Bourvil et Louis de Funès. Bourvil se confie sur le tournage..<br /><br />Bourvil a raison, c'est une superproduction pour l’époque, avec un budget inhabituel pour une comédie française.<br /><br />Que raconte ce film ? Son scénario s'inspire du démantèlement de l'affaire Jacques Angelvin, un présentateur télé arrêté aux États-Unis en 1962 qui dissimulait un stock d'héroïne pure à son insu.<br /><br />Le Corniaud raconte le voyage, assez similaire, mais de Naples à Bordeaux du brave et naïf Antoine Maréchal à bord d'une Cadillac. Il transporte une cargaison cachée de drogue, d'or et pierres précieuses, sous la surveillance attentive du véreux Saroyan et de malfrats.<br /><br />Le rôle du « corniaud » va à merveille à Bourvil, à l'apogée de sa carrière. Quant au gangster, il est joué par De Funès, qui vient alors de connaître deux grands succès, Le Gendarme et Fantômas.<br /><br />La scène la plus célèbre ? Celle de l'accident...<br /><br />Happy Day pour Gérard Oury, en ce 8 février 1965, la première de son film à Rome est chaudement accueillie. Elle le sera tout autant le 24 mars en France et le 8 octobre en Belgique. Triomphe populaire immédiat : pas loin de 12 millions d’entrées en France, numéro 1 du box-office en 1965. Le film sera récompensé au Festival international de Moscou pour le meilleur scénario cette année-là.<br /><br />Quant au duo Bourvil/De Funès, inédit en tête d’affiche, il deviendra mythique et sera reformé l’année suivante dans... “La Grande Vadrouille".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66292925</guid><pubDate>Wed, 28 May 2025 07:00:10 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66292925/321225_le_corniaud_bourvil_et_de_funes_dans_une_comedie_culte_des_1965.mp3" length="5415437" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 octobre 1965. Sept mois après la France, huit mois après sa présentation officielle à Rome, un film de Gérard Oury connaît son happy day lors d'une projection belge qui a lieu à Gand.

Pour Gérard Oury, l'année a été chargée. Son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 octobre 1965. Sept mois après la France, huit mois après sa présentation officielle à Rome, un film de Gérard Oury connaît son happy day lors d'une projection belge qui a lieu à Gand.<br /><br />Pour Gérard Oury, l'année a été chargée. Son film, le Corniaud est une coproduction entre la France et l'Italie, réunissant deux immenses vedettes, Bourvil et Louis de Funès. Bourvil se confie sur le tournage..<br /><br />Bourvil a raison, c'est une superproduction pour l’époque, avec un budget inhabituel pour une comédie française.<br /><br />Que raconte ce film ? Son scénario s'inspire du démantèlement de l'affaire Jacques Angelvin, un présentateur télé arrêté aux États-Unis en 1962 qui dissimulait un stock d'héroïne pure à son insu.<br /><br />Le Corniaud raconte le voyage, assez similaire, mais de Naples à Bordeaux du brave et naïf Antoine Maréchal à bord d'une Cadillac. Il transporte une cargaison cachée de drogue, d'or et pierres précieuses, sous la surveillance attentive du véreux Saroyan et de malfrats.<br /><br />Le rôle du « corniaud » va à merveille à Bourvil, à l'apogée de sa carrière. Quant au gangster, il est joué par De Funès, qui vient alors de connaître deux grands succès, Le Gendarme et Fantômas.<br /><br />La scène la plus célèbre ? Celle de l'accident...<br /><br />Happy Day pour Gérard Oury, en ce 8 février 1965, la première de son film à Rome est chaudement accueillie. Elle le sera tout autant le 24 mars en France et le 8 octobre en Belgique. Triomphe populaire immédiat : pas loin de 12 millions d’entrées en France, numéro 1 du box-office en 1965. Le film sera récompensé au Festival international de Moscou pour le meilleur scénario cette année-là.<br /><br />Quant au duo Bourvil/De Funès, inédit en tête d’affiche, il deviendra mythique et sera reformé l’année suivante dans... “La Grande Vadrouille".]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f9593904ca95edfd385045b46f5264ef.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Louis Chedid : "T’as beau pas être beau", le tube inattendu de 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/louis-chedid-t-as-beau-pas-etre-beau-le-tube-inattendu-de-1978--66279079</link><description><![CDATA[Nous sommes le 17 septembre 1978. Le hit parade accueille un drôle de titre, aussi joyeux que satirique. Happy Day pour Louis Chedid, il va en vendre 150 mille exemplaires en quelques mois. Le chanteur d'origine libanaise est arrivé en France en 1948, alors qu'il n'avait que 6 mois. Son tout premier succès, il l'a obtenu il y a tout juste un an, en 1977...<br /><br />Il fait ses premiers pas au sein des petits chanteurs à la croix de bois, mais ce n'est pas un enfant modèle, il sera carrément renvoyé de son collège. Sa passion pour la musique, pour l'image et pour le cinéma le conduira à faire des études à l'INRACI à Bruxelles en 1968. Deux ans plus tard, il rentre à Paris et sa carrière démarre, faite de brics et de brocs. Il sera même monteur pour Gaumont-Actualités.<br /><br />Mais voilà, la guitare le démange. La musique ne l'a jamais quitté. Après "La Belle", il a un drôle d'idée, créer une chanson légère mais engagée, conviviale même. Qui serait un portrait satirique et lucide du monde moderne. Titre choisi : "T'as beau pas être beau".<br /><br />Et dans cette chanson, il parle de la pollution, de la violence, des comportements humains et d'un monde cinglé. L'écriture est bouclée en 3 heures, durant l'été. Pour les chœurs, femmes, petits et amis sont mis à contribution. Y compris sa fille Émilie et... son fils, Matthieu, le futur M. En 1978, c'est encore un enfant... On l'entend notamment dans le refrain...<br /><br />Chedid n'y croyait pas vraiment. Pourtant, cette chanson a priori sans importance, va parfaitement correspondre à l'ambiance du moment. On dirait bien que le 17 septembre 1978 ressemble à un furieux happy day pour Chedid. Les radios s'emparent du titre et le voilà sous les projecteurs, invité dans toutes les bonnes émissions de l'époque, en France, en Belgique et en Suisse. Un titre qui lui permettra, un an plus tard, de rejoindre la troupe du conte musical de Philippe Chatel, Émilie Jolie...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66279079</guid><pubDate>Tue, 27 May 2025 07:00:10 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66279079/321148_louis_chedid_t_as_beau_pas_etre_beau_le_tube_inattendu_de_1978.mp3" length="4167829" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 17 septembre 1978. Le hit parade accueille un drôle de titre, aussi joyeux que satirique. Happy Day pour Louis Chedid, il va en vendre 150 mille exemplaires en quelques mois. Le chanteur d'origine libanaise est arrivé en France en 1948,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 17 septembre 1978. Le hit parade accueille un drôle de titre, aussi joyeux que satirique. Happy Day pour Louis Chedid, il va en vendre 150 mille exemplaires en quelques mois. Le chanteur d'origine libanaise est arrivé en France en 1948, alors qu'il n'avait que 6 mois. Son tout premier succès, il l'a obtenu il y a tout juste un an, en 1977...<br /><br />Il fait ses premiers pas au sein des petits chanteurs à la croix de bois, mais ce n'est pas un enfant modèle, il sera carrément renvoyé de son collège. Sa passion pour la musique, pour l'image et pour le cinéma le conduira à faire des études à l'INRACI à Bruxelles en 1968. Deux ans plus tard, il rentre à Paris et sa carrière démarre, faite de brics et de brocs. Il sera même monteur pour Gaumont-Actualités.<br /><br />Mais voilà, la guitare le démange. La musique ne l'a jamais quitté. Après "La Belle", il a un drôle d'idée, créer une chanson légère mais engagée, conviviale même. Qui serait un portrait satirique et lucide du monde moderne. Titre choisi : "T'as beau pas être beau".<br /><br />Et dans cette chanson, il parle de la pollution, de la violence, des comportements humains et d'un monde cinglé. L'écriture est bouclée en 3 heures, durant l'été. Pour les chœurs, femmes, petits et amis sont mis à contribution. Y compris sa fille Émilie et... son fils, Matthieu, le futur M. En 1978, c'est encore un enfant... On l'entend notamment dans le refrain...<br /><br />Chedid n'y croyait pas vraiment. Pourtant, cette chanson a priori sans importance, va parfaitement correspondre à l'ambiance du moment. On dirait bien que le 17 septembre 1978 ressemble à un furieux happy day pour Chedid. Les radios s'emparent du titre et le voilà sous les projecteurs, invité dans toutes les bonnes émissions de l'époque, en France, en Belgique et en Suisse. Un titre qui lui permettra, un an plus tard, de rejoindre la troupe du conte musical de Philippe Chatel, Émilie Jolie...]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/328885297ce1162c5c4200ca15f6f17d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Grand Échiquier : naissance de l'émission culte de Jacques Chancel en 1972</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-grand-echiquier-naissance-de-l-emission-culte-de-jacques-chancel-en-1972--66279067</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 janvier 1972. Sur la première chaîne française, qu'on appelle encore ORTF, depuis le studio 12 des Buttes-Chaumont à Paris, un événement se prépare. Happy Day pour Jacques Chancel, un journaliste déjà célèbre en radio. Cela fait plus de 4 ans qu'il a lancé Radioscopie sur France Inter et c'est un très grand succès, d'audience et d'estime. Le générique marque déjà les esprits, composé par Georges Delerue...<br /><br />Le Grand Échiquier, voilà le nom du nouveau rendez-vous du samedi soir. Le concept est novateur : mêler culture et divertissement en mettant à l’honneur un grand invité, fil rouge de la soirée, entouré de ses proches et d’autres artistes.<br /><br />L’émission est diffusée en direct et en public. Elle dure environ trois heures (parfois plus).<br /><br />Voilà, nous y sommes. 12 janvier 1971, il est 20h30. Un orchestre symphonique de 140 musiciens va accompagner des artistes. Le décor est spectaculaire. Le générique, va lui aussi entrer dans la légende. Sur la musique de Carmina Burana de Carl Orff, des images de pièces d’échecs en mouvement. Et puis il y a cette voix, celle de Jacques Chancel...<br /><br />Pour la première, il est anxieux. Et on le comprend..<br /><br />13 épisodes sont prévues à l'origine. La production ne le sait pas encore, mais l’émission durera 17 ans. Tout le monde s'y presse : Georges Brassens, Léo Ferré, Arthur Rubinstein, Lino Ventura, Jean Cocteau, Herbert von Karajan, Charles Trenet, François Truffaut ou Bernard Hinault. La règle : pas d'auto-promotion, l'émission est ouverte aussi bien aux vedettes qu'aux jeunes talents, musiciens, chanteur. Elle veut aussi remettre la musique classique, la grande musique, à l'oreille du plus grand nombre.<br /><br />Quand Pierre Tchierna lui demande ce qu'il reste de ce temps-là, plus de 20 ans plus tard, Chancel se souvient...<br /><br />Jacques Chancel nous quitte le 23 décembre 2014. France 2 décide alors de refaire l'émission, le temps d'une soirée, en hommage. Une audience record : plus de 13 % de parts de marché ce soir-là.<br /><br />Loin de ce happy day du 12 janvier 1971, où le trac et la grippe n'ont pas eu raison de sa superbe, l'émission aura plusieurs vies, plusieurs visages également. Frédéric Tadeï. Anne Sophie Lapix. Anne-Élisabeth Lemoine. Claire Chazal. Et Georges Delerue, qui n'est jamais très loin de Chancel, hante toujours les studios des Buttes-Chaumont à Paris, avec sa nuit américaine...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66279067</guid><pubDate>Mon, 26 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66279067/321147_le_grand_echiquier_naissance_de_l_emission_culte_de_jacques_chancel_en_1972.mp3" length="7570226" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 janvier 1972. Sur la première chaîne française, qu'on appelle encore ORTF, depuis le studio 12 des Buttes-Chaumont à Paris, un événement se prépare. Happy Day pour Jacques Chancel, un journaliste déjà célèbre en radio. Cela fait plus...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 janvier 1972. Sur la première chaîne française, qu'on appelle encore ORTF, depuis le studio 12 des Buttes-Chaumont à Paris, un événement se prépare. Happy Day pour Jacques Chancel, un journaliste déjà célèbre en radio. Cela fait plus de 4 ans qu'il a lancé Radioscopie sur France Inter et c'est un très grand succès, d'audience et d'estime. Le générique marque déjà les esprits, composé par Georges Delerue...<br /><br />Le Grand Échiquier, voilà le nom du nouveau rendez-vous du samedi soir. Le concept est novateur : mêler culture et divertissement en mettant à l’honneur un grand invité, fil rouge de la soirée, entouré de ses proches et d’autres artistes.<br /><br />L’émission est diffusée en direct et en public. Elle dure environ trois heures (parfois plus).<br /><br />Voilà, nous y sommes. 12 janvier 1971, il est 20h30. Un orchestre symphonique de 140 musiciens va accompagner des artistes. Le décor est spectaculaire. Le générique, va lui aussi entrer dans la légende. Sur la musique de Carmina Burana de Carl Orff, des images de pièces d’échecs en mouvement. Et puis il y a cette voix, celle de Jacques Chancel...<br /><br />Pour la première, il est anxieux. Et on le comprend..<br /><br />13 épisodes sont prévues à l'origine. La production ne le sait pas encore, mais l’émission durera 17 ans. Tout le monde s'y presse : Georges Brassens, Léo Ferré, Arthur Rubinstein, Lino Ventura, Jean Cocteau, Herbert von Karajan, Charles Trenet, François Truffaut ou Bernard Hinault. La règle : pas d'auto-promotion, l'émission est ouverte aussi bien aux vedettes qu'aux jeunes talents, musiciens, chanteur. Elle veut aussi remettre la musique classique, la grande musique, à l'oreille du plus grand nombre.<br /><br />Quand Pierre Tchierna lui demande ce qu'il reste de ce temps-là, plus de 20 ans plus tard, Chancel se souvient...<br /><br />Jacques Chancel nous quitte le 23 décembre 2014. France 2 décide alors de refaire l'émission, le temps d'une soirée, en hommage. Une audience record : plus de 13 % de parts de marché ce soir-là.<br /><br />Loin de ce happy day du 12 janvier 1971, où le trac et la grippe n'ont pas eu raison de sa superbe, l'émission aura plusieurs vies, plusieurs visages également. Frédéric Tadeï. Anne Sophie Lapix. Anne-Élisabeth Lemoine. Claire Chazal. Et Georges Delerue, qui n'est jamais très loin de Chancel, hante toujours les studios des Buttes-Chaumont à Paris, avec sa nuit américaine...]]></itunes:summary><itunes:duration>316</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c2a2636e581fcc3840f4d5cf278f654e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : Voulzy s’invite dans "Candice Candy"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-voulzy-s-invite-dans-candice-candy--66199092</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1976. Happy Day pour Pierre Unia. Le réalisateur français qui ne recule devant aucun string va offrir au cinéma érotique français un moment X. Pierre Unia n'est pas un minou de l'année. En 1968, il a signé "La nuit la plus chaude". Ont suivi d'autres petits succès sous le manteau : la couture française, le pied et puis "Prenez le temps de vivre" en 1975. En ce début 76, une ingénue va marquer les esprits. Elle s'appelle Candice Candy. Ah, nous avons un appel !<br /><br />Mais de quoi parle ce film ? Candice, c'est la sœur aînée. Elle dirige un magazine consacré à la libération des mœurs. Elle vit avec sa jeune sœur Candy, lycéenne de 17 ans. Candice, bien que plongée dans un univers olé olé, se révèle plutôt frigide. Candy elle, est beaucoup plus précoce et délurée. L’intrigue tourne autour de leurs relations, de leurs amis et collègues au sein de la rédaction du magazine. Tout cela est assez attendu, avec les codes de l'époque, beaucoup de pilosité. Et cela dure 1h30 quand même. Avec des moments plus bucoliques, comme ce déjeuner sur l'herbe...<br /><br />Et puis, il y a la musique de ce film. Parlons-en, d'ailleurs, parce que vous vous dites certainement, mais je connais cette voix. Ce n'est pas Laurent Voulzy, il n'aurait pas fait ça quand même ! Et bien si ! En 1976, Voulzy n'est pas encore une grande star. Alors, il ne rechigne pas à faire quelques ménages, quitte à faire des ménages à 3...<br /><br />Candice candy est un film emblématique de l’âge d’or du cinéma érotique français, réalisé juste avant le durcissement de la législation sur le "X" la même année. Il est parfois connu sous d’autres titres à l’international, notamment "French Nympho". Très difficile à trouver en version originale, il est beaucoup plus accessible en anglais et en allemand aujourd'hui, avec des accents français très artisanaux... En ce 21 janvier 1976, Pierre Unia tient son happy day, un répit avant le durcissement de la législation sur ce genre cinématographique. Quant à Voulzy, il voit son nom s'afficher en grand dans les cinémas spécialisés... un an avant Rockcollection. Merci Candice Candy !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66199092</guid><pubDate>Fri, 23 May 2025 07:00:10 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66199092/320970_1976_voulzy_s_invite_dans_candice_candy.mp3" length="4404812" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 janvier 1976. Happy Day pour Pierre Unia. Le réalisateur français qui ne recule devant aucun string va offrir au cinéma érotique français un moment X. Pierre Unia n'est pas un minou de l'année. En 1968, il a signé "La nuit la plus...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1976. Happy Day pour Pierre Unia. Le réalisateur français qui ne recule devant aucun string va offrir au cinéma érotique français un moment X. Pierre Unia n'est pas un minou de l'année. En 1968, il a signé "La nuit la plus chaude". Ont suivi d'autres petits succès sous le manteau : la couture française, le pied et puis "Prenez le temps de vivre" en 1975. En ce début 76, une ingénue va marquer les esprits. Elle s'appelle Candice Candy. Ah, nous avons un appel !<br /><br />Mais de quoi parle ce film ? Candice, c'est la sœur aînée. Elle dirige un magazine consacré à la libération des mœurs. Elle vit avec sa jeune sœur Candy, lycéenne de 17 ans. Candice, bien que plongée dans un univers olé olé, se révèle plutôt frigide. Candy elle, est beaucoup plus précoce et délurée. L’intrigue tourne autour de leurs relations, de leurs amis et collègues au sein de la rédaction du magazine. Tout cela est assez attendu, avec les codes de l'époque, beaucoup de pilosité. Et cela dure 1h30 quand même. Avec des moments plus bucoliques, comme ce déjeuner sur l'herbe...<br /><br />Et puis, il y a la musique de ce film. Parlons-en, d'ailleurs, parce que vous vous dites certainement, mais je connais cette voix. Ce n'est pas Laurent Voulzy, il n'aurait pas fait ça quand même ! Et bien si ! En 1976, Voulzy n'est pas encore une grande star. Alors, il ne rechigne pas à faire quelques ménages, quitte à faire des ménages à 3...<br /><br />Candice candy est un film emblématique de l’âge d’or du cinéma érotique français, réalisé juste avant le durcissement de la législation sur le "X" la même année. Il est parfois connu sous d’autres titres à l’international, notamment "French Nympho". Très difficile à trouver en version originale, il est beaucoup plus accessible en anglais et en allemand aujourd'hui, avec des accents français très artisanaux... En ce 21 janvier 1976, Pierre Unia tient son happy day, un répit avant le durcissement de la législation sur ce genre cinématographique. Quant à Voulzy, il voit son nom s'afficher en grand dans les cinémas spécialisés... un an avant Rockcollection. Merci Candice Candy !]]></itunes:summary><itunes:duration>184</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/eab9e33337fec694e7c248f0a7fe16d8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1973 : Le Royaume-Uni entre en Europe</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1973-le-royaume-uni-entre-en-europe--66199091</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1973. Après une dizaine d'années de négociations et deux refus de la France, happy day pour les sujets de la couronne britannique. Le Royaume-Uni fait officiellement son entrée dans ce qui est alors la Communauté Économique Européenne. Si les négociations ont pu aboutir, c'est évidemment grâce au départ du Général, qui se sera opposé jusqu’au bout à l'arrivée du Royaume-Uni. Côté britannique, la population est assez divisée sur la question européenne. Certains regrettent ce qu’ils considèrent comme la fin d’un empire. "Goodbye Yellow Brick Road", cette fois, Elton John va pouvoir voyager plus facilement !<br /><br />Malgré le froid de janvier 1973, le gouvernement britannique organise "Fanfare for Europe", un festival de dix jours avec plus de 300 événements sportifs et culturels pour marquer l’adhésion en grande pompe. L’Italie prête un Michel-Ange, les Pays-Bas un Rembrandt, mais (cela devient presque un gag), le Louvre refuse de prêter la Joconde. D'ailleurs cette année, deux autres pays font leur entrée dans le marché commun : il y a aussi l'Irlande et le Danemark. Concert à Londres pour Cliff Richard, le titre est tout choisi, "Power to All Our Friends".<br /><br />En dehors de la culture, le sport est également mis à contribution pour y croire !<br /><br />Et notamment le football, qui unit dans son lit à peu près tous les pays. Une équipe des trois nouveaux entrants affronte une équipe des six anciens membres. La victoire ira aux nouveaux entrants. Les choses sont parfois bien faites.<br /><br />L'adhésion à l'Europe ne sera pas simple pour les Britanniques. 39 % d'opinions favorables en juin 1973... contre 34 % en octobre. Il faut dire que Bruxelles a demandé à Londres de se serrer la ceinture... Exemple au journal de l'ORTF avec Monsieur et surtout Madame White, assez remontée contre l'Europe ! Interview à l'heure du thé !<br /><br />La suite de l'histoire, on la connaît. Le mariage de raison durera 47 ans, ce n'est pas rien. Mais, comme dans tout bon divorce, rien ne dit jamais que les chemins ne vont plus se croiser. En ce happy rainy day du 1er janvier 1973, le groupe britannique Mungo Jerry veut y croire... Au premier temps de la valse, c'est encore... Alright alright alright...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66199091</guid><pubDate>Thu, 22 May 2025 09:21:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66199091/320969_1973_le_royaume_uni_entre_en_europe.mp3" length="4722670" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1973. Après une dizaine d'années de négociations et deux refus de la France, happy day pour les sujets de la couronne britannique. Le Royaume-Uni fait officiellement son entrée dans ce qui est alors la Communauté Économique...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1973. Après une dizaine d'années de négociations et deux refus de la France, happy day pour les sujets de la couronne britannique. Le Royaume-Uni fait officiellement son entrée dans ce qui est alors la Communauté Économique Européenne. Si les négociations ont pu aboutir, c'est évidemment grâce au départ du Général, qui se sera opposé jusqu’au bout à l'arrivée du Royaume-Uni. Côté britannique, la population est assez divisée sur la question européenne. Certains regrettent ce qu’ils considèrent comme la fin d’un empire. "Goodbye Yellow Brick Road", cette fois, Elton John va pouvoir voyager plus facilement !<br /><br />Malgré le froid de janvier 1973, le gouvernement britannique organise "Fanfare for Europe", un festival de dix jours avec plus de 300 événements sportifs et culturels pour marquer l’adhésion en grande pompe. L’Italie prête un Michel-Ange, les Pays-Bas un Rembrandt, mais (cela devient presque un gag), le Louvre refuse de prêter la Joconde. D'ailleurs cette année, deux autres pays font leur entrée dans le marché commun : il y a aussi l'Irlande et le Danemark. Concert à Londres pour Cliff Richard, le titre est tout choisi, "Power to All Our Friends".<br /><br />En dehors de la culture, le sport est également mis à contribution pour y croire !<br /><br />Et notamment le football, qui unit dans son lit à peu près tous les pays. Une équipe des trois nouveaux entrants affronte une équipe des six anciens membres. La victoire ira aux nouveaux entrants. Les choses sont parfois bien faites.<br /><br />L'adhésion à l'Europe ne sera pas simple pour les Britanniques. 39 % d'opinions favorables en juin 1973... contre 34 % en octobre. Il faut dire que Bruxelles a demandé à Londres de se serrer la ceinture... Exemple au journal de l'ORTF avec Monsieur et surtout Madame White, assez remontée contre l'Europe ! Interview à l'heure du thé !<br /><br />La suite de l'histoire, on la connaît. Le mariage de raison durera 47 ans, ce n'est pas rien. Mais, comme dans tout bon divorce, rien ne dit jamais que les chemins ne vont plus se croiser. En ce happy rainy day du 1er janvier 1973, le groupe britannique Mungo Jerry veut y croire... Au premier temps de la valse, c'est encore... Alright alright alright...]]></itunes:summary><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : "Daydream", un rêve belge signé Wallace Collection</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-daydream-un-reve-belge-signe-wallace-collection--66180712</link><description><![CDATA[Nous sommes le 28 février 1969. Dans quelques semaines, le titre d'un groupe belge va devenir numéro 1 des ventes chez nous, mais s'exporter comme rarement auparavant. Il faut dire que "16th Century" a voulu réunir toutes les conditions pour créer le tube dont ils zzzzont toujours rêvé. Dans la bande, formée à Bruxelles, on compte Sylvain Vanholme, Freddy Nieuland, Raymond Vincent, Marc Hérouet, Christian Janssens et Jacques Namotte. Bref, il y a du monde dans la caravane et certains qu'on retrouvera un peu plus tard dans... Two man sound.<br /><br />"16th Century" choisit Abbey Road pour enregistrer leur album, Laughing Cavalier. Un titre se montre plus ambitieux que les autres. C'est Daydream. La production est signée David MacKay, un Australien qui a aussi coécrit le titre. Particularité : toute l’équipe d’EMI (des musiciens au personnel administratif) est réquisitionné pour chanter les chœurs finaux, ce qui va donner le fameux effet de chœur massif. Le refrain, lui, s'inspire du final du Lac des cygnes.<br /><br />Avec "Daydream", le groupe se produit durant la tournée de Joe Dassin, en première partie. Les portes de la gloire s'ouvrent pour eux, comme ils ne l'auraient jamais imaginé ! Tiens, j'ai oublié de mentionner que "16th Century" a décidé de changer de nom lors de la sortie du single et de l'album. On les appellera désormais "Wallace Collection". Le nom n'est pas choisi au hasard. Il est inspiré d'un musée londonien, situé près des locaux d’EMI. Quand au titre, en pleine année érotique, il parle à l'indicatif présent : le narrateur s’endort parmi les fleurs, rêve d’une belle journée et d’un amour idéalisé. L'ambiance est légère, printanière et même universelle. Autant dire que pour le groupe bruxellois, le succès était collé à l'étiquette !<br /><br />D'ailleurs, Cloclo va s'en emparer et donner à la chanson une identité francophone... Titre choisi : Rêverie. Chanson qu’il vient présenter en primeur à Guy Lux, évidemment !<br /><br />Revenons à "Wallace Collection" et à ce happy day du 28 février 1969. Numéro 1 en Belgique. Numéro 3 en France. Daydream se classe en tête des ventes dans une vingtaine de pays, d'abord en Europe, et puis au-delà. L'air de rien, il s’agit d’un des plus grands succès pop belges de l’histoire de la musique. D'ailleurs, je vous mets au défi de me donner un autre titre mémorable du groupe. Draydream restera comme leur unique succès. La séparation interviendra 2 ans plus tard...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66180712</guid><pubDate>Wed, 21 May 2025 07:56:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66180712/320878_1969_daydream_un_reve_belge_signe_wallace_collection.mp3" length="4733328" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 28 février 1969. Dans quelques semaines, le titre d'un groupe belge va devenir numéro 1 des ventes chez nous, mais s'exporter comme rarement auparavant. Il faut dire que "16th Century" a voulu réunir toutes les conditions pour créer le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 28 février 1969. Dans quelques semaines, le titre d'un groupe belge va devenir numéro 1 des ventes chez nous, mais s'exporter comme rarement auparavant. Il faut dire que "16th Century" a voulu réunir toutes les conditions pour créer le tube dont ils zzzzont toujours rêvé. Dans la bande, formée à Bruxelles, on compte Sylvain Vanholme, Freddy Nieuland, Raymond Vincent, Marc Hérouet, Christian Janssens et Jacques Namotte. Bref, il y a du monde dans la caravane et certains qu'on retrouvera un peu plus tard dans... Two man sound.<br /><br />"16th Century" choisit Abbey Road pour enregistrer leur album, Laughing Cavalier. Un titre se montre plus ambitieux que les autres. C'est Daydream. La production est signée David MacKay, un Australien qui a aussi coécrit le titre. Particularité : toute l’équipe d’EMI (des musiciens au personnel administratif) est réquisitionné pour chanter les chœurs finaux, ce qui va donner le fameux effet de chœur massif. Le refrain, lui, s'inspire du final du Lac des cygnes.<br /><br />Avec "Daydream", le groupe se produit durant la tournée de Joe Dassin, en première partie. Les portes de la gloire s'ouvrent pour eux, comme ils ne l'auraient jamais imaginé ! Tiens, j'ai oublié de mentionner que "16th Century" a décidé de changer de nom lors de la sortie du single et de l'album. On les appellera désormais "Wallace Collection". Le nom n'est pas choisi au hasard. Il est inspiré d'un musée londonien, situé près des locaux d’EMI. Quand au titre, en pleine année érotique, il parle à l'indicatif présent : le narrateur s’endort parmi les fleurs, rêve d’une belle journée et d’un amour idéalisé. L'ambiance est légère, printanière et même universelle. Autant dire que pour le groupe bruxellois, le succès était collé à l'étiquette !<br /><br />D'ailleurs, Cloclo va s'en emparer et donner à la chanson une identité francophone... Titre choisi : Rêverie. Chanson qu’il vient présenter en primeur à Guy Lux, évidemment !<br /><br />Revenons à "Wallace Collection" et à ce happy day du 28 février 1969. Numéro 1 en Belgique. Numéro 3 en France. Daydream se classe en tête des ventes dans une vingtaine de pays, d'abord en Europe, et puis au-delà. L'air de rien, il s’agit d’un des plus grands succès pop belges de l’histoire de la musique. D'ailleurs, je vous mets au défi de me donner un autre titre mémorable du groupe. Draydream restera comme leur unique succès. La séparation interviendra 2 ans plus tard...]]></itunes:summary><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/180dd3608cc5c454e5c032af7472c7ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi Charles Aznavour a-t-il chanté "Emmenez moi" en 1968 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-charles-aznavour-a-t-il-chante-emmenez-moi-en-1968--66149957</link><description><![CDATA[Nous sommes en février 1968. Un titre sorti quelques mois plus tôt sur l'album « Entre deux rêves » va offrir à Charles Aznavour un grandiose succès, d'abord en français puis en anglais.<br /><br />À l'aube du printemps 68, la France est en proie à des bouleversements sociaux et culturels. Les jeunes en ont assez de la société polie du Général. Ils ont besoin d'évasion, de renouveau. C'est exactement le propos que va développer Charles Aznavour, en parlant de nouveaux horizons.<br /><br />Emmenez-moi, c'est une chanson non plus réaliste, mais idéaliste. Comme si elle évoquait le propre printemps d'Aznavour, après des années de critiques, parfois acerbes, sur son métier de chanteur. Des critiques qui l'ont finalement aidé... Il le reconnaît dans cette interview donnée à la télévision française...<br /><br />« Emmenez-moi » sort au début du mois de février 1968. Les paroles sont de Charles Aznavour. Musique et arrangements sont de Georges Garvarentz, le complice du chanteur, mais aussi son beau-frère. C'est lui qui a épousé sa sœur, Aida, en 1965.<br /><br />Le thème de la chanson, on l'a dit, c'est le le désir de partir au loin vers des pays ensoleillés. Désir de tout quitter sans remords, sans bagage, pour une vie nouvelle, plus légère et plus heureuse. Une phrase illustre à merveille ce propos, qui fera école...<br /><br />Les images de plages, de filles alanguies, de colliers de fleurs, renforcent l’idée d’un paradis lointain et idéalisé. Aznavour a dû le pressentir. Le printemps 68 va être chaud. Sa chanson, elle, va bien voyager. Elle connaîtra notamment une version anglaise... pour laquelle les paroles sont une réplique très fidèle à l'originale... Voici "Take me along"<br /><br />Emmenez-moi ne va pourtant pas faire un numéro 1 au hit-parade, mais va s'installer dans la durée. Et donner naissance à une impressionnante série de reprises. Les croquants, les enfoirés, Vanessa Paradis. On comptera également une reprise en néerlandais, signée Bart Kaëll sur son album Noord &amp; Zuid. Emmenez-moi devient Neem me toch mee. Et ce n'est pas tout, un groupe de speed metal va carrément s'en emparer, bien plus tard, qui doit être la reprise la plus éloignée de l'originale, tout en conservant ce qui a fait son happy day en février 1968. Composition en la mineur... et 3 minutes 31 d'évasion et de bonheur....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66149957</guid><pubDate>Tue, 20 May 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66149957/320765_pourquoi_charles_aznavour_a_t_il_chante_emmenez_moi_en_1968.mp3" length="4750255" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en février 1968. Un titre sorti quelques mois plus tôt sur l'album « Entre deux rêves » va offrir à Charles Aznavour un grandiose succès, d'abord en français puis en anglais.

À l'aube du printemps 68, la France est en proie à des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en février 1968. Un titre sorti quelques mois plus tôt sur l'album « Entre deux rêves » va offrir à Charles Aznavour un grandiose succès, d'abord en français puis en anglais.<br /><br />À l'aube du printemps 68, la France est en proie à des bouleversements sociaux et culturels. Les jeunes en ont assez de la société polie du Général. Ils ont besoin d'évasion, de renouveau. C'est exactement le propos que va développer Charles Aznavour, en parlant de nouveaux horizons.<br /><br />Emmenez-moi, c'est une chanson non plus réaliste, mais idéaliste. Comme si elle évoquait le propre printemps d'Aznavour, après des années de critiques, parfois acerbes, sur son métier de chanteur. Des critiques qui l'ont finalement aidé... Il le reconnaît dans cette interview donnée à la télévision française...<br /><br />« Emmenez-moi » sort au début du mois de février 1968. Les paroles sont de Charles Aznavour. Musique et arrangements sont de Georges Garvarentz, le complice du chanteur, mais aussi son beau-frère. C'est lui qui a épousé sa sœur, Aida, en 1965.<br /><br />Le thème de la chanson, on l'a dit, c'est le le désir de partir au loin vers des pays ensoleillés. Désir de tout quitter sans remords, sans bagage, pour une vie nouvelle, plus légère et plus heureuse. Une phrase illustre à merveille ce propos, qui fera école...<br /><br />Les images de plages, de filles alanguies, de colliers de fleurs, renforcent l’idée d’un paradis lointain et idéalisé. Aznavour a dû le pressentir. Le printemps 68 va être chaud. Sa chanson, elle, va bien voyager. Elle connaîtra notamment une version anglaise... pour laquelle les paroles sont une réplique très fidèle à l'originale... Voici "Take me along"<br /><br />Emmenez-moi ne va pourtant pas faire un numéro 1 au hit-parade, mais va s'installer dans la durée. Et donner naissance à une impressionnante série de reprises. Les croquants, les enfoirés, Vanessa Paradis. On comptera également une reprise en néerlandais, signée Bart Kaëll sur son album Noord &amp; Zuid. Emmenez-moi devient Neem me toch mee. Et ce n'est pas tout, un groupe de speed metal va carrément s'en emparer, bien plus tard, qui doit être la reprise la plus éloignée de l'originale, tout en conservant ce qui a fait son happy day en février 1968. Composition en la mineur... et 3 minutes 31 d'évasion et de bonheur....]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8bc6e8aa2ca67441b46095301a78eebf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Août 1977 : Jazz Bilzen devient Mudstock — The Clash, la pluie et la légende d’un festival belge</title><link>https://www.spreaker.com/episode/aout-1977-jazz-bilzen-devient-mudstock-the-clash-la-pluie-et-la-legende-d-un-festival-belge--66117513</link><description><![CDATA[Nous sommes le 11 août 1977. Happy Day pour les inconditionnels de Jazz Bilzen, ils vont cette année assister à une édition explosive du festival né en 1965.<br /><br />Pour cette 13e édition, les organisateurs sont un peu inquiets. Ils déclarent d'ailleurs « Cette année nous n'aurons toujours pas les Rolling Stones, ni Bob Dylan, ni Elvis Presley sur le podium. Quant à Led Zeppelin ou les Who, ils sont bookés ailleurs. » cela dit, les vrais amateurs de bonne musique savent que le programme sera à la hauteur...<br /><br />D'ailleurs, Bilzen 77 sera en partie axé sur le mouvement punk...Côté population locale, on n'est pas tellement ravi. On voit débarquer des dizaines de drôles de personnages, avec des clous, des chaînes, des colliers pour chien et des épingles de nourrice.<br /><br />Heureusement, il y a AUSSI de la new wave, avec The Clash et 1977...<br /><br />Que la population se rassure, il y a encore du jazz à Bilzen, un peu de rock, mais aussi notre fameuse new wave, avec Elvis Costello, Graham Parker ou encore Damned. D'ailleurs, Damned, parlons-on ! Ils se font copieusement huer par le public. Et pour cause, ce qui sort des enceintes est d'une qualité assez pénible. Bières et canettes de soda volent sur la scène, jusqu'à blesser des personnes au premier rang. Mais qui était le coupable ? Visiblement, un technicien du festival qui se croyait encore au temps des hippies et qui a fait de la prestation du groupe un massacre. Allez, soyons de bon compte, au début, il y avait pas mal d'applaudissements...<br /><br />Ce qui va rester pour la postérité en cette édition 1977 du festival de Bilzen, c'est LA MÉTÉO. La pluie battante va transformer le petit Woodstock flamand en gigantesque piste de danse dans la boue. On retiendra cette incroyable édition comme celle de Mudstock, "Mud" pour la boue, "Stock" pour Woodstock.<br /><br />Entre 11 à 23 heures, la pluie va s'abattre sur la petite ville sans interruption. La plaine va se transformer en bourbier. Conséquence : retard sur retard pour le passage des groupes. Les camions de matériel s'enlisent les uns après les autres dans le petit chemin de campagne. Bref, heureusement pour les organisateurs, en ce 11 août 1977, les préventes ont bien fonctionné et les remboursements ne sont pas prévus. Six mille courageux vont braver la tempête jusqu'à 23h. Seule victime à déplorer, le van d'Organ Contest, qui ne pourra jamais accéder à l'arrière du podium de ce drôle de festival du nom de... Mudstock 1977.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66117513</guid><pubDate>Mon, 19 May 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66117513/320641_aout_1977_jazz_bilzen_devient_mudstock_the_clash_la_pluie_et_la_legende_d_un_festival_belge.mp3" length="4441802" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 11 août 1977. Happy Day pour les inconditionnels de Jazz Bilzen, ils vont cette année assister à une édition explosive du festival né en 1965.

Pour cette 13e édition, les organisateurs sont un peu inquiets. Ils déclarent d'ailleurs «...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 11 août 1977. Happy Day pour les inconditionnels de Jazz Bilzen, ils vont cette année assister à une édition explosive du festival né en 1965.<br /><br />Pour cette 13e édition, les organisateurs sont un peu inquiets. Ils déclarent d'ailleurs « Cette année nous n'aurons toujours pas les Rolling Stones, ni Bob Dylan, ni Elvis Presley sur le podium. Quant à Led Zeppelin ou les Who, ils sont bookés ailleurs. » cela dit, les vrais amateurs de bonne musique savent que le programme sera à la hauteur...<br /><br />D'ailleurs, Bilzen 77 sera en partie axé sur le mouvement punk...Côté population locale, on n'est pas tellement ravi. On voit débarquer des dizaines de drôles de personnages, avec des clous, des chaînes, des colliers pour chien et des épingles de nourrice.<br /><br />Heureusement, il y a AUSSI de la new wave, avec The Clash et 1977...<br /><br />Que la population se rassure, il y a encore du jazz à Bilzen, un peu de rock, mais aussi notre fameuse new wave, avec Elvis Costello, Graham Parker ou encore Damned. D'ailleurs, Damned, parlons-on ! Ils se font copieusement huer par le public. Et pour cause, ce qui sort des enceintes est d'une qualité assez pénible. Bières et canettes de soda volent sur la scène, jusqu'à blesser des personnes au premier rang. Mais qui était le coupable ? Visiblement, un technicien du festival qui se croyait encore au temps des hippies et qui a fait de la prestation du groupe un massacre. Allez, soyons de bon compte, au début, il y avait pas mal d'applaudissements...<br /><br />Ce qui va rester pour la postérité en cette édition 1977 du festival de Bilzen, c'est LA MÉTÉO. La pluie battante va transformer le petit Woodstock flamand en gigantesque piste de danse dans la boue. On retiendra cette incroyable édition comme celle de Mudstock, "Mud" pour la boue, "Stock" pour Woodstock.<br /><br />Entre 11 à 23 heures, la pluie va s'abattre sur la petite ville sans interruption. La plaine va se transformer en bourbier. Conséquence : retard sur retard pour le passage des groupes. Les camions de matériel s'enlisent les uns après les autres dans le petit chemin de campagne. Bref, heureusement pour les organisateurs, en ce 11 août 1977, les préventes ont bien fonctionné et les remboursements ne sont pas prévus. Six mille courageux vont braver la tempête jusqu'à 23h. Seule victime à déplorer, le van d'Organ Contest, qui ne pourra jamais accéder à l'arrière du podium de ce drôle de festival du nom de... Mudstock 1977.]]></itunes:summary><itunes:duration>185</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Récré A2, l'émission jeunesse culte de Dorothée</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-recre-a2-l-emission-jeunesse-culte-de-dorothee--66115271</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 juillet 1978. Happy day pour les enfants en vacances, une nouvelle émission leur est entièrement consacrée. Elle fait ses débuts sur la 2e chaîne publique française, qui s'appelle alors Antenne 2, enfin A2. La directrice des programmes jeunesse vient d'être nommée, elle s'appelle Jacqueline Joubert. L'ancienne speakerine et animatrice a une idée. Créer une émission pour les enfants, où ils vont apprendre en s'amusant. Le concept s'appelle "Récré A2". La première émission est diffusée en début de soirée.<br /><br />D'un côté, Gérard Chambre, un garçon venu du théâtre. De l'autre, Dorothée.<br /><br />Jacqueline Joubert l’a déjà engagée en 1973 pour animer, sur la première chaîne, "Les mercredis de la jeunesse".<br /><br />Depuis 1975, Dorothée anime une émission sur TF1, les "Visiteurs du mercredi". Une émission dont le générique est devenu... une institution !<br /><br />Un 3e personnage intervient dans cette histoire, plus inattendu encore, il s'appelle Fabrice. Fabrice est déjà une vedette de la radio sur RTL. Il a commencé par faire des émissions musicales en 1965, mais il excelle dans un autre exercice, les émission de jeu de la mi-journée.<br /><br />Dans Récré A2, il est chargé des "Quat'zamis" et il chante !<br /><br />Au départ, l'émission est un ballon d'essai, mais le succès va rapidement dépasser les espérances de la 2e chaîne. Récré A2 est reconduit en septembre 1978 tous les jours de la semaine.<br /><br />Durant les 4 premières saisons, Dorothée est la préposée aux mercredis après-midi, mais tout le monde le sent bien. La préférée des enfants, c’est elle ! L'émission permet d'ailleurs à des annonceurs de se bousculer au portillon face à un nouveau public, les enfants qui influencent les décisions d’achat des parents...<br /><br />Récré A2 sera un carton d’audience. L'émission durera dix ans et Dorothée en deviendra la principale propriétaire, alors qu'en ce happy day du 3 juillet 1978, cette aventure n'est supposée durer qu'un bref été.<br /><br />En 1986, Récré A2 va même recevoir un 7 d'Or pour la meilleure émission jeunesse.<br /><br />La fin de l’histoire est cruelle. Dorothée s'en ira avec Jacky sur TF1 en 1987. Récré A2 fermera ses portes l’année suivante, le 29 juin 1988. Son générique, lui, reste, pour la postérité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66115271</guid><pubDate>Fri, 16 May 2025 09:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66115271/320543_1978_recre_a2_l_emission_jeunesse_culte_de_dorothee.mp3" length="8378977" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 juillet 1978. Happy day pour les enfants en vacances, une nouvelle émission leur est entièrement consacrée. Elle fait ses débuts sur la 2e chaîne publique française, qui s'appelle alors Antenne 2, enfin A2. La directrice des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 juillet 1978. Happy day pour les enfants en vacances, une nouvelle émission leur est entièrement consacrée. Elle fait ses débuts sur la 2e chaîne publique française, qui s'appelle alors Antenne 2, enfin A2. La directrice des programmes jeunesse vient d'être nommée, elle s'appelle Jacqueline Joubert. L'ancienne speakerine et animatrice a une idée. Créer une émission pour les enfants, où ils vont apprendre en s'amusant. Le concept s'appelle "Récré A2". La première émission est diffusée en début de soirée.<br /><br />D'un côté, Gérard Chambre, un garçon venu du théâtre. De l'autre, Dorothée.<br /><br />Jacqueline Joubert l’a déjà engagée en 1973 pour animer, sur la première chaîne, "Les mercredis de la jeunesse".<br /><br />Depuis 1975, Dorothée anime une émission sur TF1, les "Visiteurs du mercredi". Une émission dont le générique est devenu... une institution !<br /><br />Un 3e personnage intervient dans cette histoire, plus inattendu encore, il s'appelle Fabrice. Fabrice est déjà une vedette de la radio sur RTL. Il a commencé par faire des émissions musicales en 1965, mais il excelle dans un autre exercice, les émission de jeu de la mi-journée.<br /><br />Dans Récré A2, il est chargé des "Quat'zamis" et il chante !<br /><br />Au départ, l'émission est un ballon d'essai, mais le succès va rapidement dépasser les espérances de la 2e chaîne. Récré A2 est reconduit en septembre 1978 tous les jours de la semaine.<br /><br />Durant les 4 premières saisons, Dorothée est la préposée aux mercredis après-midi, mais tout le monde le sent bien. La préférée des enfants, c’est elle ! L'émission permet d'ailleurs à des annonceurs de se bousculer au portillon face à un nouveau public, les enfants qui influencent les décisions d’achat des parents...<br /><br />Récré A2 sera un carton d’audience. L'émission durera dix ans et Dorothée en deviendra la principale propriétaire, alors qu'en ce happy day du 3 juillet 1978, cette aventure n'est supposée durer qu'un bref été.<br /><br />En 1986, Récré A2 va même recevoir un 7 d'Or pour la meilleure émission jeunesse.<br /><br />La fin de l’histoire est cruelle. Dorothée s'en ira avec Jacky sur TF1 en 1987. Récré A2 fermera ses portes l’année suivante, le 29 juin 1988. Son générique, lui, reste, pour la postérité.]]></itunes:summary><itunes:duration>349</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0d52b91f6deeb7509b192d72edce8b7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Days of Pearly Spencer", un tube né d'une cabine téléphonique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/days-of-pearly-spencer-un-tube-ne-d-une-cabine-telephonique--66082393</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 octobre 1967. Un titre, porté par une nouvelle voix venue d'Irlande, va devenir l'une des chansons les plus importantes des mois à venir en Europe.<br /><br />Quinze semaine de présence continue dans les classements en feront même la 3e chanson la plus écoutée en 1968. Ce chanteur s'appelle David McWilliams. Son premier single, "God and My Country", sorti en septembre 1966, a fait un flop.<br /><br />McWilliams ne se décourage pas pour autant. Il entre en studio à Belfast pour enregistrer quelques démos. Il se fait repérer par un producteur irlandais influent du nom de Phil Solomon. Ce dernier arrache David McWilliams à CBS et l'embarque dans la grande aventure Major Minor.<br /><br />Il l'emmène à Londres enregistrer une balade. Certaines voix sont enregistrées à l'aide d'une ligne téléphonique à partir d'une cabine téléphonique près du studio.<br /><br />C'est l'une des recettes de cette chanson à l'étrange refrain qui dit "The days of Pearly Spencer".<br /><br />Le titre sort en octobre 1967, mais c'est une face B. Preuve qu'on y croit, mais pas assez pour l'exposer plus franchement.<br /><br />Cela dit, une radio va jouer le jeu à fond, et pas n'importe laquelle, c'est Radio Caroline, une station où Phil Solomon a ses entrées.<br /><br />Problème, la BBC ne veut pas du titre. Les violons tournoyants ont beau impressionner la presse musicale. Radio Caroline est une radio pirate, qui émet depuis un bateau en pleine mer. C'est une concurrence sévère pour la radio publique britannique.<br /><br />Ce qui n'arrange rien, c'est que la direction de la BBC apprend que le producteur Solomon est mêlé à cette affaire.<br /><br />Bref, la BBC va boycotter la chanson. Conséquence : les ventes ne sont pas au rendez-vous... En tout cas au Royaume-Uni.<br /><br />Car, ailleurs dans le monde, c'est une autre affaire. En Nouvelle Zélande, par exemple, The Avengers assure une reprise très fidèle à l'originale, quelques mois plus tard.<br /><br />Pas besoin de faire le tour du monde pour trouver le succès. "Days of Pearly Spencer" intègre les 15 premières places des classements en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique.<br /><br />En France, c'est carrément le tube de l'année 1968.<br /><br />Le voile pudique de la BBC n'aura donc fonctionné qu'en vase clos. C'est un triomphe pour David McWilliams. Même David Bowie citera, quelques années plus tard, le chanteur irlandais comme une influence majeure.<br /><br />Et dire que cette chanson, qui fut son premier grand happy day, raconte le destin d’un sans-domicile qu’il a rencontré à Ballymena, un quartier de Belfast où il a lui-même grandi...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66082393</guid><pubDate>Thu, 15 May 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66082393/320389_days_of_pearly_spencer_un_tube_ne_d_une_cabine_telephonique.mp3" length="4701981" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 octobre 1967. Un titre, porté par une nouvelle voix venue d'Irlande, va devenir l'une des chansons les plus importantes des mois à venir en Europe.

Quinze semaine de présence continue dans les classements en feront même la 3e chanson...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 octobre 1967. Un titre, porté par une nouvelle voix venue d'Irlande, va devenir l'une des chansons les plus importantes des mois à venir en Europe.<br /><br />Quinze semaine de présence continue dans les classements en feront même la 3e chanson la plus écoutée en 1968. Ce chanteur s'appelle David McWilliams. Son premier single, "God and My Country", sorti en septembre 1966, a fait un flop.<br /><br />McWilliams ne se décourage pas pour autant. Il entre en studio à Belfast pour enregistrer quelques démos. Il se fait repérer par un producteur irlandais influent du nom de Phil Solomon. Ce dernier arrache David McWilliams à CBS et l'embarque dans la grande aventure Major Minor.<br /><br />Il l'emmène à Londres enregistrer une balade. Certaines voix sont enregistrées à l'aide d'une ligne téléphonique à partir d'une cabine téléphonique près du studio.<br /><br />C'est l'une des recettes de cette chanson à l'étrange refrain qui dit "The days of Pearly Spencer".<br /><br />Le titre sort en octobre 1967, mais c'est une face B. Preuve qu'on y croit, mais pas assez pour l'exposer plus franchement.<br /><br />Cela dit, une radio va jouer le jeu à fond, et pas n'importe laquelle, c'est Radio Caroline, une station où Phil Solomon a ses entrées.<br /><br />Problème, la BBC ne veut pas du titre. Les violons tournoyants ont beau impressionner la presse musicale. Radio Caroline est une radio pirate, qui émet depuis un bateau en pleine mer. C'est une concurrence sévère pour la radio publique britannique.<br /><br />Ce qui n'arrange rien, c'est que la direction de la BBC apprend que le producteur Solomon est mêlé à cette affaire.<br /><br />Bref, la BBC va boycotter la chanson. Conséquence : les ventes ne sont pas au rendez-vous... En tout cas au Royaume-Uni.<br /><br />Car, ailleurs dans le monde, c'est une autre affaire. En Nouvelle Zélande, par exemple, The Avengers assure une reprise très fidèle à l'originale, quelques mois plus tard.<br /><br />Pas besoin de faire le tour du monde pour trouver le succès. "Days of Pearly Spencer" intègre les 15 premières places des classements en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique.<br /><br />En France, c'est carrément le tube de l'année 1968.<br /><br />Le voile pudique de la BBC n'aura donc fonctionné qu'en vase clos. C'est un triomphe pour David McWilliams. Même David Bowie citera, quelques années plus tard, le chanteur irlandais comme une influence majeure.<br /><br />Et dire que cette chanson, qui fut son premier grand happy day, raconte le destin d’un sans-domicile qu’il a rencontré à Ballymena, un quartier de Belfast où il a lui-même grandi...]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8afe4e897c2f3ebc1d81ab3bf025cbcd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : Gerri Lacosta, rêve d'enfant de mineur devenu chanteur</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-gerri-lacosta-reve-d-enfant-de-mineur-devenu-chanteur--66082391</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1978. Un chanteur liégeois d'origine italienne va connaître un beau petit succès grâce à un parrain de choix, un certain Frédéric François, qui croit en lui.<br /><br />OH… en 1978, Fredo fait chavirer les minettes au dancing de son cœur.<br /><br />La musique adoucit les plus grand chagrins, dit Frédéric François. Et lorsqu'il rencontre Gerri Lacosta, c'est l'évidence même. Il faut soutenir ce qu'il est et lui offrir un peu sa lumière.<br /><br />Gerri Lacosta est né dans un petit village d'Italie du nom de Viticuso, entre Rome et Napoli. Il aime la musique et le chant depuis sa plus tendre enfance. Il fait d'ailleurs partie de la chorale paroissiale de son village.<br /><br />Gerri arrive en Belgique avec son frère et sa mère, à treize ans. Son père est déjà ici. Comme celui de Frédéric François, il travaille à la mine de charbon. Cheratte est le point de chute, un village qu'il ne va jamais quitter.<br /><br />Lacosta apprend le français, mais il chante d'abord dans sa langue maternelle... quoi de plus normal...<br /><br />C'est dans le parc de sa cité qu'il commence à gratter de la guitare. Un instrument qu'il est tout de même difficile d'appeler guitare, puisqu'il trouve le manche dans une poubelle. Il se rend chez un ami d'enfance, Tony, qui va l'aider à en faire un véritable instrument de fortune, mais de musique quand même.<br /><br />Il crée son premier groupe, "Les Misérables", et fait une série de connaissances au sein du club des jeunes de Cheratte. Un autre groupe nait de cette aventure, les Squirrels (les écureuils).<br /><br />Et puis vient la rencontre, déterminante, avec Frédéric François, qui lui présente son parolier, Marino Atria. Son premier single est ENFIN sur le métier... Changement de langue, Gerri chante désormais en français.<br /><br />"Comme un gitan" sera son premier single. Un titre qui lui permettra, en ce happy day de 1978, de faire la route des petits festivals et d'être diffusé à la radio, en Belgique et même en France.<br /><br />Certes, il ne fera pas la carrière de son mentor Fredo, mais il parviendra tout de même à mener une carrière faite de tours de chant et, c'est lui qui le dit, de « réaliser un rêve », celui auquel pensaient sans doute beaucoup de petits enfants de la mine... (à la fin des années 70) chanter la vie, chanter l'amour, chanter la nuit, chanter le jour, comme un gitan...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66082391</guid><pubDate>Wed, 14 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66082391/320388_1978_gerri_lacosta_reve_d_enfant_de_mineur_devenu_chanteur.mp3" length="4471268" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1978. Un chanteur liégeois d'origine italienne va connaître un beau petit succès grâce à un parrain de choix, un certain Frédéric François, qui croit en lui.

OH… en 1978, Fredo fait chavirer les minettes au dancing de son cœur.

La...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1978. Un chanteur liégeois d'origine italienne va connaître un beau petit succès grâce à un parrain de choix, un certain Frédéric François, qui croit en lui.<br /><br />OH… en 1978, Fredo fait chavirer les minettes au dancing de son cœur.<br /><br />La musique adoucit les plus grand chagrins, dit Frédéric François. Et lorsqu'il rencontre Gerri Lacosta, c'est l'évidence même. Il faut soutenir ce qu'il est et lui offrir un peu sa lumière.<br /><br />Gerri Lacosta est né dans un petit village d'Italie du nom de Viticuso, entre Rome et Napoli. Il aime la musique et le chant depuis sa plus tendre enfance. Il fait d'ailleurs partie de la chorale paroissiale de son village.<br /><br />Gerri arrive en Belgique avec son frère et sa mère, à treize ans. Son père est déjà ici. Comme celui de Frédéric François, il travaille à la mine de charbon. Cheratte est le point de chute, un village qu'il ne va jamais quitter.<br /><br />Lacosta apprend le français, mais il chante d'abord dans sa langue maternelle... quoi de plus normal...<br /><br />C'est dans le parc de sa cité qu'il commence à gratter de la guitare. Un instrument qu'il est tout de même difficile d'appeler guitare, puisqu'il trouve le manche dans une poubelle. Il se rend chez un ami d'enfance, Tony, qui va l'aider à en faire un véritable instrument de fortune, mais de musique quand même.<br /><br />Il crée son premier groupe, "Les Misérables", et fait une série de connaissances au sein du club des jeunes de Cheratte. Un autre groupe nait de cette aventure, les Squirrels (les écureuils).<br /><br />Et puis vient la rencontre, déterminante, avec Frédéric François, qui lui présente son parolier, Marino Atria. Son premier single est ENFIN sur le métier... Changement de langue, Gerri chante désormais en français.<br /><br />"Comme un gitan" sera son premier single. Un titre qui lui permettra, en ce happy day de 1978, de faire la route des petits festivals et d'être diffusé à la radio, en Belgique et même en France.<br /><br />Certes, il ne fera pas la carrière de son mentor Fredo, mais il parviendra tout de même à mener une carrière faite de tours de chant et, c'est lui qui le dit, de « réaliser un rêve », celui auquel pensaient sans doute beaucoup de petits enfants de la mine... (à la fin des années 70) chanter la vie, chanter l'amour, chanter la nuit, chanter le jour, comme un gitan...]]></itunes:summary><itunes:duration>186</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/74d73c94dbb716270bbb164ab39baaf6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1962 : amour, variole et micro-trottoir à la Saint-Valentin</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1962-amour-variole-et-micro-trottoir-a-la-saint-valentin--66051949</link><description><![CDATA[Nous sommes le 14 février 1962. C'est un jour symbolique pour parler d'amour et de géopolitique. On apprend ce soir aux infos du soir que le Général de Gaulle va rencontrer le chancelier allemand Adenauer dès demain. La rencontre amoureuse aura lieu à Baden Baden, selon France Inter.<br /><br />Du côté de la télévision belge, on veut être un peu plus léger. Et, 14 février oblige, parler d'amour. MAIS… c'est quoi l'amour ? Pour le savoir, on fait un micro trottoir, dans les rues de la capitale belge.<br /><br />Le journaliste se tourne vers une dame âgée, qui porte un fichu sur la tête. Question posée : comment définir l'amour ?<br /><br />D'ailleurs, pourquoi aimer ? C'est le thème d'une chanson qui cartonne en ce moment à la radio. Une chanson de Michel Erner, interprétée par Édith Piaf et Théo Sarapo.<br /><br />Cette chanson fait le tour du monde. C'était quoi déjà la question ? Ah oui, à quoi ça sert l'amour ?<br /><br />Aujourd'hui, certes, c'est la Saint Valentin en Belgique, mais l'actualité n'est pas très joyeuse. En effet, en ce début d'année, la variole a fait son apparition dans le Royaume. En Allemagne de l'Ouest, la situation est un peu catastrophique. Alors, les communes limitrophes proposent des séances de vaccination à Malmedy depuis le 12 février.<br /><br />Bon, il ne faut pas gâcher la fête. Dans les rues de la capitale, on continue de parler d'amour... Et quitte à en parler, autant y mettre les superlatifs requis !<br /><br />Bon, tout le monde n'est pas aussi... enthousiaste. Cette dame, à la voix haut perchée, est plus (disons) plus réaliste...<br /><br />Ah, on n'en fera jamais le tour ! Moi, j'ai souvent entendu dire que l'amour fait souffrir, que l'amour fait pleurer, à quoi ça sert d'aimer ? Au fond, autant laisser le soin de nous l'expliquer à ceux qui le chantent le mieux, en ce happy day du 14 février 1962...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66051949</guid><pubDate>Tue, 13 May 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66051949/320197_1962_amour_variole_et_micro_trottoir_a_la_saint_valentin.mp3" length="4532708" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 14 février 1962. C'est un jour symbolique pour parler d'amour et de géopolitique. On apprend ce soir aux infos du soir que le Général de Gaulle va rencontrer le chancelier allemand Adenauer dès demain. La rencontre amoureuse aura lieu à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 14 février 1962. C'est un jour symbolique pour parler d'amour et de géopolitique. On apprend ce soir aux infos du soir que le Général de Gaulle va rencontrer le chancelier allemand Adenauer dès demain. La rencontre amoureuse aura lieu à Baden Baden, selon France Inter.<br /><br />Du côté de la télévision belge, on veut être un peu plus léger. Et, 14 février oblige, parler d'amour. MAIS… c'est quoi l'amour ? Pour le savoir, on fait un micro trottoir, dans les rues de la capitale belge.<br /><br />Le journaliste se tourne vers une dame âgée, qui porte un fichu sur la tête. Question posée : comment définir l'amour ?<br /><br />D'ailleurs, pourquoi aimer ? C'est le thème d'une chanson qui cartonne en ce moment à la radio. Une chanson de Michel Erner, interprétée par Édith Piaf et Théo Sarapo.<br /><br />Cette chanson fait le tour du monde. C'était quoi déjà la question ? Ah oui, à quoi ça sert l'amour ?<br /><br />Aujourd'hui, certes, c'est la Saint Valentin en Belgique, mais l'actualité n'est pas très joyeuse. En effet, en ce début d'année, la variole a fait son apparition dans le Royaume. En Allemagne de l'Ouest, la situation est un peu catastrophique. Alors, les communes limitrophes proposent des séances de vaccination à Malmedy depuis le 12 février.<br /><br />Bon, il ne faut pas gâcher la fête. Dans les rues de la capitale, on continue de parler d'amour... Et quitte à en parler, autant y mettre les superlatifs requis !<br /><br />Bon, tout le monde n'est pas aussi... enthousiaste. Cette dame, à la voix haut perchée, est plus (disons) plus réaliste...<br /><br />Ah, on n'en fera jamais le tour ! Moi, j'ai souvent entendu dire que l'amour fait souffrir, que l'amour fait pleurer, à quoi ça sert d'aimer ? Au fond, autant laisser le soin de nous l'expliquer à ceux qui le chantent le mieux, en ce happy day du 14 février 1962...]]></itunes:summary><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : Delpech change d'image avec "Pour un flirt"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-delpech-change-d-image-avec-pour-un-flirt--66051948</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1971. Sous pavillon Barclay, une chanson sort aujourd'hui qui était destinée à faire de la figuration. C’est la face B d’un 45 tours. Les radios vont pourtant s'en emparer et en faire un immense succès. Un succès inattendu pour la maison de disque, mais aussi pour son interprète, Michel Delpech.<br /><br />En 1971, c'est déjà un artiste confirmé. Il y a 6 ans, il a connu son premier grand succès « Chez Laurette » et la magie a de nouveau opéré quatre ans plus tard avec un titre inspiré par la pop britannique, « Wight is wight » (qui, entre paranthèse, ne veut rien dire).<br /><br />En 1971, Delpech veut un titre léger et amoureux. Pas question de verser dans la luxure, au contraire de "Je t'aime moi non plus" ou encore de Polnareff avec "l'amour avec toi".<br /><br />Sa trouvaille ? Le mot flirt, qui sonne anglo-saxon, mais reste désuet en français. Le mot présente une connotation élégante et légèrement suggestive. Sans entrer dans le vif du sujet.<br /><br />Lors d'une soirée arrosée de vin, sa créativité est libérée. Il écrit cette chanson, dit-il, en quelques heures, avec son complice Roland Vincent. C'est son collaborateur attitré depuis la comédie musicale « Copains Clopants » en 1964.<br /><br />Quelques accords plus tard, la musique est en boîte.<br /><br />"Pour un flirt" veut accompagner la libération des mœurs en France. Elle aborde le désir et la séduction de façon légère et joyeuse, sans choquer les autorités ni la société. Le duo voulait une accroche subtile, légère. Ils choisissent le piano et puis... quelques lalala....<br /><br />Jusqu'en 1971, Delpech est perçu comme un chanteur pour jeunes filles. Avec « Pour un flirt » , les choses vont changer. Il va monter en gamme dans la chanson française.<br /><br />Pour un flirt sort donc le 19 mai 1971 et va tourner sur toutes les radios, dans tous les juke-boxes. Les hit-parades en sont témoins : le titre restera plusieurs semaines dans les meilleures ventes en France. Et chez nous en Belgique où il sera numéro 1.<br /><br />La face B devient la face A. Résultat, le 45 tours « Pour un flirt » se vend à plus d’un million d’exemplaires en quelques mois. 600 000 rien qu’en France ! Face à l’engouement, Delpech enregistre des versions allemande, italienne et espagnole de la chanson. Le succès sera immense dans des pays plus inattendus : en Norvège, en Finlande et même au Japon !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66051948</guid><pubDate>Mon, 12 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66051948/320196_1971_delpech_change_d_image_avec_pour_un_flirt.mp3" length="4851819" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 mai 1971. Sous pavillon Barclay, une chanson sort aujourd'hui qui était destinée à faire de la figuration. C’est la face B d’un 45 tours. Les radios vont pourtant s'en emparer et en faire un immense succès. Un succès inattendu pour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1971. Sous pavillon Barclay, une chanson sort aujourd'hui qui était destinée à faire de la figuration. C’est la face B d’un 45 tours. Les radios vont pourtant s'en emparer et en faire un immense succès. Un succès inattendu pour la maison de disque, mais aussi pour son interprète, Michel Delpech.<br /><br />En 1971, c'est déjà un artiste confirmé. Il y a 6 ans, il a connu son premier grand succès « Chez Laurette » et la magie a de nouveau opéré quatre ans plus tard avec un titre inspiré par la pop britannique, « Wight is wight » (qui, entre paranthèse, ne veut rien dire).<br /><br />En 1971, Delpech veut un titre léger et amoureux. Pas question de verser dans la luxure, au contraire de "Je t'aime moi non plus" ou encore de Polnareff avec "l'amour avec toi".<br /><br />Sa trouvaille ? Le mot flirt, qui sonne anglo-saxon, mais reste désuet en français. Le mot présente une connotation élégante et légèrement suggestive. Sans entrer dans le vif du sujet.<br /><br />Lors d'une soirée arrosée de vin, sa créativité est libérée. Il écrit cette chanson, dit-il, en quelques heures, avec son complice Roland Vincent. C'est son collaborateur attitré depuis la comédie musicale « Copains Clopants » en 1964.<br /><br />Quelques accords plus tard, la musique est en boîte.<br /><br />"Pour un flirt" veut accompagner la libération des mœurs en France. Elle aborde le désir et la séduction de façon légère et joyeuse, sans choquer les autorités ni la société. Le duo voulait une accroche subtile, légère. Ils choisissent le piano et puis... quelques lalala....<br /><br />Jusqu'en 1971, Delpech est perçu comme un chanteur pour jeunes filles. Avec « Pour un flirt » , les choses vont changer. Il va monter en gamme dans la chanson française.<br /><br />Pour un flirt sort donc le 19 mai 1971 et va tourner sur toutes les radios, dans tous les juke-boxes. Les hit-parades en sont témoins : le titre restera plusieurs semaines dans les meilleures ventes en France. Et chez nous en Belgique où il sera numéro 1.<br /><br />La face B devient la face A. Résultat, le 45 tours « Pour un flirt » se vend à plus d’un million d’exemplaires en quelques mois. 600 000 rien qu’en France ! Face à l’engouement, Delpech enregistre des versions allemande, italienne et espagnole de la chanson. Le succès sera immense dans des pays plus inattendus : en Norvège, en Finlande et même au Japon !]]></itunes:summary><itunes:duration>202</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f8c9fc4e634c4e4bc60e0cdab2680515.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Septième Compagnie : Robert Lamoureux frappe fort</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-septieme-compagnie-robert-lamoureux-frappe-fort--65997948</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 décembre 1973. Happy Day pour Robert Lamoureux. Un film qu'il a écrit à partir de son histoire personnelle, durant la débâcle de juin 1940, va connaître un immense succès en salle.<br /><br />3e place au box office face à de grands films américains, ce n'est pas une mince affaire.<br /><br />L'affiche est spectaculaire et pleine de promesses : Jean Lefebvre, Pierre Mondy, Aldo Maccione, Pierre Tornade, c'est du costaud !<br /><br />Il fallait oser. Il fallait le faire. Titre du film -&gt; Mais où est donc passée la septième compagnie ? Musique signée Henri Bourtayre.<br /><br />L'histoire est celle de trois soldats aussi gaffeurs qu’attachants en pleine débâcle de mai 1940 : Chaudard, Tassin et Pithiviers.<br /><br />Tous les trois, ils appartiennent à la septième compagnie du 106e régiment, lequel subit un raid aérien allemand, ce qui les force à se réfugier dans un bois.<br /><br />Précision : ce n'est pas un film historique, mais une comédie. D'ailleurs, le 106e régiment de transmissions n'a jamais existé.<br /><br />La majorité des scènes sont tournées dans le sud de la région parisienne, dans les Yvelines et en Essonne. Quant aux véhicules militaires français, ils n'étaient plus très faciles à trouver en 1973. Alors, ceux qui apparaissant dans le film sont souvent des surplus de l'armée américaine repeints aux couleurs de l'armée française ou allemande.<br /><br />Bref, comme dans tout bon film français qui se respecte, c'est du bricolage !<br /><br />Tout est à la fois réaliste et totalement absurde... Ah, tiens, entretemps, on les a retrouvés !<br /><br />Le tournage est très difficile, notamment pour Aldo Maccione, qui agace profondément Robert Lamoureux. Certes, c'est une comédie, mais le réalisateur se montre intransigeant avec l'acteur italien, qui est un plaisantin de nature.<br /><br />Tout au long du tournage, Lamoureux doit constamment recadrer Aldo Maccione dès qu'il se met à amuser l'équipe. À tel point qu'un jour, l'acteur quitte brusquement le plateau et téléphone à la production... qui va finalement calmer les troupes.<br /><br />En fait, Lamoureux a une idée bien précise en tête : le film doit sembler sérieux, tout en détournant les codes du film de guerre pour en faire un terrain de jeu comique. Et parce que c'est un peu sa propre histoire, comme dans les autres films qu'il a réalisés, Robert Lamoureux joue un rôle secondaire, celui du colonel Blanchet.<br /><br />On l'a dit, en France et Belgique, c'est un triomphe. Après ce happy day du 13 décembre 1973, où le public se presse dans les cinémas, le bouche à oreille va fonctionner à merveille.<br /><br />En quelques semaines, le film attire près de 4 millions de spectateurs. Ce qui donnera des idées à la production. Notamment pour prolonger l'aventure. Comme pour les gendarmes, il y aura plusieurs suites, deux en l'occurence : "On a retrouvé la septième compagnie" en 1975 et "La septième compagnie au clair de lune" en 1977.<br /><br />La trilogie deviendra ensuite absolument incontournable à chaque rediffusion télé, notamment le 14 juillet durant les années 80....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65997948</guid><pubDate>Fri, 09 May 2025 07:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65997948/320006_la_septieme_compagnie_robert_lamoureux_frappe_fort.mp3" length="5879999" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 décembre 1973. Happy Day pour Robert Lamoureux. Un film qu'il a écrit à partir de son histoire personnelle, durant la débâcle de juin 1940, va connaître un immense succès en salle.

3e place au box office face à de grands films...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 décembre 1973. Happy Day pour Robert Lamoureux. Un film qu'il a écrit à partir de son histoire personnelle, durant la débâcle de juin 1940, va connaître un immense succès en salle.<br /><br />3e place au box office face à de grands films américains, ce n'est pas une mince affaire.<br /><br />L'affiche est spectaculaire et pleine de promesses : Jean Lefebvre, Pierre Mondy, Aldo Maccione, Pierre Tornade, c'est du costaud !<br /><br />Il fallait oser. Il fallait le faire. Titre du film -&gt; Mais où est donc passée la septième compagnie ? Musique signée Henri Bourtayre.<br /><br />L'histoire est celle de trois soldats aussi gaffeurs qu’attachants en pleine débâcle de mai 1940 : Chaudard, Tassin et Pithiviers.<br /><br />Tous les trois, ils appartiennent à la septième compagnie du 106e régiment, lequel subit un raid aérien allemand, ce qui les force à se réfugier dans un bois.<br /><br />Précision : ce n'est pas un film historique, mais une comédie. D'ailleurs, le 106e régiment de transmissions n'a jamais existé.<br /><br />La majorité des scènes sont tournées dans le sud de la région parisienne, dans les Yvelines et en Essonne. Quant aux véhicules militaires français, ils n'étaient plus très faciles à trouver en 1973. Alors, ceux qui apparaissant dans le film sont souvent des surplus de l'armée américaine repeints aux couleurs de l'armée française ou allemande.<br /><br />Bref, comme dans tout bon film français qui se respecte, c'est du bricolage !<br /><br />Tout est à la fois réaliste et totalement absurde... Ah, tiens, entretemps, on les a retrouvés !<br /><br />Le tournage est très difficile, notamment pour Aldo Maccione, qui agace profondément Robert Lamoureux. Certes, c'est une comédie, mais le réalisateur se montre intransigeant avec l'acteur italien, qui est un plaisantin de nature.<br /><br />Tout au long du tournage, Lamoureux doit constamment recadrer Aldo Maccione dès qu'il se met à amuser l'équipe. À tel point qu'un jour, l'acteur quitte brusquement le plateau et téléphone à la production... qui va finalement calmer les troupes.<br /><br />En fait, Lamoureux a une idée bien précise en tête : le film doit sembler sérieux, tout en détournant les codes du film de guerre pour en faire un terrain de jeu comique. Et parce que c'est un peu sa propre histoire, comme dans les autres films qu'il a réalisés, Robert Lamoureux joue un rôle secondaire, celui du colonel Blanchet.<br /><br />On l'a dit, en France et Belgique, c'est un triomphe. Après ce happy day du 13 décembre 1973, où le public se presse dans les cinémas, le bouche à oreille va fonctionner à merveille.<br /><br />En quelques semaines, le film attire près de 4 millions de spectateurs. Ce qui donnera des idées à la production. Notamment pour prolonger l'aventure. Comme pour les gendarmes, il y aura plusieurs suites, deux en l'occurence : "On a retrouvé la septième compagnie" en 1975 et "La septième compagnie au clair de lune" en 1977.<br /><br />La trilogie deviendra ensuite absolument incontournable à chaque rediffusion télé, notamment le 14 juillet durant les années 80....]]></itunes:summary><itunes:duration>245</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f0f94b4c7ffb7474710ae114cd357c0f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Gaby, la chanson qui a sauvé la carrière d'Alain Bashung</title><link>https://www.spreaker.com/episode/gaby-la-chanson-qui-a-sauve-la-carriere-d-alain-bashung--65997947</link><description><![CDATA[Nous sommes en janvier 1980. Le Happy Day n’est plus très loin pour un chanteur français malheureux. Sans le savoir, il va enregistrer le disque sans lequel sa carrière aurait pu s'arrêter là, après des années de déconvenues et d'échecs.<br /><br />Cette chanson est enregistrée aux Studios Ferber à Paris. Le titre sort début février et la vie d'Alain Bashung pourrait bien changer. Il faut dire qu'il y a 3 ans, son premier album "Roman Photos" a été un échec commercial, en pleine période punk...<br /><br />Ce n'est pas la première fois que ses productions propres prennent l'eau. Avec "Roman Photos", Alain Bashung noie sa désillusion dans la drogue, l'alcool et songe même au pire.<br /><br />Il tente une nouvelle aventure en 1979 avec "Roulette Russe", un album plus sombre, plus rock qui sera diffusé, un peu. Il faut alors tenter le tout pour le tout et se mettre au diapason de l'époque. Problème : Bashung est différent.<br /><br />Fin 1979, il est considéré par le métier comme un loser. Philips songe à lui rendre son contrat. Puis arrive un texte de Boris Bergman, qui, au départ, doit être une face B. La chanson devait s'appeler "Max Amphibie". De ce titre, le duo Bashung/Bergman garde la première phrase...<br /><br />Puis le duo réécrit la chanson qui devient “Gaby oh Gaby”. C'est l'histoire, non pas d'une femme, mais d'un travesti. Gaby vient de Gaboune, un mot apache qui signifie homo.<br /><br />Lors de l'enregistrement, en janvier 1980, il manque quelques phrases encore pour terminer la chanson. Bashung s'absente pour aller aux toilettes. Bergman griffonne sur le pupitre ce qu'il pense être une connerie pour détendre l'atmosphère et le faire rire. C'est la fameuse phrase sur les frites...<br /><br />L'ingénieur du son, Dominique Blanc-Francard, estime que cette phrase est je cite “énorme”. Et il a raison. Même si, une fois encore, rien n'est joué ou gagné d'avance.<br /><br />Aucune radio ne veut diffuser le titre. Aucune ? Jean-Bernard Hebey diffuse "Gaby" dans son émission Poste Restante sur RTL. Mais cela ne suffira pas !<br /><br />Il faudra beaucoup, beaucoup de travail pour que le single s'impose. Des articles dans Rock &amp; Folk, mais surtout Best, vont convaincre Europe 1 de diffuser le titre 3 fois par jour. Puis RTL et France Inter suivront.<br /><br />Le 16 août 1980 est sans doute le véritable happy day de cette histoire, "Gaby" entre dans le hit parade et va y rester 18 semaines. Il occupera même la première place le 4 et le 17 octobre.<br /><br />Après 14 ans de métier, des single et des albums injustement boudés, Bashung tient enfin sa revanche. Son disque s'écoulera au total à plus de 800 000 exemplaires. Ce sera AUSSI le premier disque d'Or de sa carrière...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65997947</guid><pubDate>Thu, 08 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65997947/320005_gaby_la_chanson_qui_a_sauve_la_carriere_d_alain_bashung.mp3" length="5392868" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en janvier 1980. Le Happy Day n’est plus très loin pour un chanteur français malheureux. Sans le savoir, il va enregistrer le disque sans lequel sa carrière aurait pu s'arrêter là, après des années de déconvenues et d'échecs.

Cette...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en janvier 1980. Le Happy Day n’est plus très loin pour un chanteur français malheureux. Sans le savoir, il va enregistrer le disque sans lequel sa carrière aurait pu s'arrêter là, après des années de déconvenues et d'échecs.<br /><br />Cette chanson est enregistrée aux Studios Ferber à Paris. Le titre sort début février et la vie d'Alain Bashung pourrait bien changer. Il faut dire qu'il y a 3 ans, son premier album "Roman Photos" a été un échec commercial, en pleine période punk...<br /><br />Ce n'est pas la première fois que ses productions propres prennent l'eau. Avec "Roman Photos", Alain Bashung noie sa désillusion dans la drogue, l'alcool et songe même au pire.<br /><br />Il tente une nouvelle aventure en 1979 avec "Roulette Russe", un album plus sombre, plus rock qui sera diffusé, un peu. Il faut alors tenter le tout pour le tout et se mettre au diapason de l'époque. Problème : Bashung est différent.<br /><br />Fin 1979, il est considéré par le métier comme un loser. Philips songe à lui rendre son contrat. Puis arrive un texte de Boris Bergman, qui, au départ, doit être une face B. La chanson devait s'appeler "Max Amphibie". De ce titre, le duo Bashung/Bergman garde la première phrase...<br /><br />Puis le duo réécrit la chanson qui devient “Gaby oh Gaby”. C'est l'histoire, non pas d'une femme, mais d'un travesti. Gaby vient de Gaboune, un mot apache qui signifie homo.<br /><br />Lors de l'enregistrement, en janvier 1980, il manque quelques phrases encore pour terminer la chanson. Bashung s'absente pour aller aux toilettes. Bergman griffonne sur le pupitre ce qu'il pense être une connerie pour détendre l'atmosphère et le faire rire. C'est la fameuse phrase sur les frites...<br /><br />L'ingénieur du son, Dominique Blanc-Francard, estime que cette phrase est je cite “énorme”. Et il a raison. Même si, une fois encore, rien n'est joué ou gagné d'avance.<br /><br />Aucune radio ne veut diffuser le titre. Aucune ? Jean-Bernard Hebey diffuse "Gaby" dans son émission Poste Restante sur RTL. Mais cela ne suffira pas !<br /><br />Il faudra beaucoup, beaucoup de travail pour que le single s'impose. Des articles dans Rock &amp; Folk, mais surtout Best, vont convaincre Europe 1 de diffuser le titre 3 fois par jour. Puis RTL et France Inter suivront.<br /><br />Le 16 août 1980 est sans doute le véritable happy day de cette histoire, "Gaby" entre dans le hit parade et va y rester 18 semaines. Il occupera même la première place le 4 et le 17 octobre.<br /><br />Après 14 ans de métier, des single et des albums injustement boudés, Bashung tient enfin sa revanche. Son disque s'écoulera au total à plus de 800 000 exemplaires. Ce sera AUSSI le premier disque d'Or de sa carrière...]]></itunes:summary><itunes:duration>225</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c92f219c3fb74b7f2e79b6fd848d0567.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Été 1962 : La Panne s’embrase au rythme du Clapotis</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ete-1962-la-panne-s-embrase-au-rythme-du-clapotis--65966808</link><description><![CDATA[Nous sommes en juillet 1962. Happy pour la petite commune de la Panne. L'un de ses bars va connaître la gloire cet été. Il s'appelle "Le Clapotis".<br /><br />Dans ses mémoires, Jean Jième Valmont (qui vient d'avoir dix-neuf ans et fera bientôt les beaux jours du rock belge) se souvient d'avoir débarqué avec une voiture sur la carrosserie de laquelle il a écrit : "Twist. Danger. Nouvelle Vague".<br /><br />Jean Jième raconte : “J'adorais La Panne. L'ambiance était chaude et conviviale. Les jeunes débarquaient en masse du Nord de la France. Les bistrots étaient toujours bondés.” D’ailleurs, comme ils carburaient tous avec un juke-box, toute la journée on se laissait bercer par les flopées de chansons romantiques comme : “Belles, belles, belles" et, bien entendu, "Oh Lady" !<br /><br />C'est l'été, c'est parti pour la drague, au bout de la digue, dans ce petit établissement qui draine la jeunesse de La Panne. Particularité : c'est bondé jour et nuit, mais attention, il n'est pas permis de danser la journée.<br /><br />La nouvelle vague s'y retrouve, ils et elles sont serrés comme des sardines. Un épais nuage de tabac s'y est installé, dans son décor de filets de pêche et de bouées marines.<br /><br />Au Clapotis, Il y a ceux qui osent flirter le temps d'une journée. Le lendemain, ils passent à une autre. Au Clapotis se jouent également d'interminables parties de poker très viriles, non loin du juke-box, qui diffuse Richard Anthony ad nauseam...<br /><br />Pour Jean Jième, UN personnage se démarque, c'est Robert, le barman du Clapotis.<br /><br />Il écrit : "avec ses énormes poches sous les yeux, c'était vraiment un sacré personnage. La voix éraillée par la cigarette, Robert carburait du matin à la nuit tombante, se frayant tant bien que mal un passage entre le bar, la salle et la terrasse. Il était capable de porter à bout de bras une vingtaine de boissons par plateau."<br /><br />Certes, à la Panne, c'est la cohue permanente, mais Robert a l'oeil, il repère ceux qui arrivent et personne ne repart sans payer.<br /><br />"Si on voulait avoir la paix", explique Jean Jième, "on avait intérêt à garder sa bouteille le plus longtemps possible. Car s'il vous surprenait les mains vides, Robert savait se montrer intraitable ; il vous obligeait à commander une nouvelle boisson."<br /><br />Prix ce l'époque : 20 francs belges, c'était déjà une petite somme, surtout pour la jeunesse. Surtout qu'il faut encore quelques pièces pour le juke-box, où cartonne cet été un certain Dick Rivers...<br /><br />Le Clapotis est une institution, et ça fait les affaires de notre bon vieux Robert, dont les poches de l'uniforme blanc sont tellement bourrées de pièces de cinq francs qu'elles étaient, selon Jean Jième, en permanence sur le point de rendre l'âme.<br /><br />Robert ne dort presque jamais, il mange à peine. Comment tient-il ? Les pourboires ! Ses deux mois de saison au Clapotis lui rapportent assez pour vivre toute l'année. Alors il donne un maximum.<br /><br />En attendant, pas question de se reposer, car oui, c'est l'été 1962 à la côte belge, et le Twist n'a qu'à bien se tenir, la Nouvelle Vague s'y est déjà donné rendez-vous l'été prochain... notamment un groupe, "Jième et les enfants terribles", dont les enregistrements ont disparu, peut-être emportés par la marée...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65966808</guid><pubDate>Wed, 07 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65966808/319703_ete_1962_la_panne_s_embrase_au_rythme_du_clapotis.mp3" length="6098174" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en juillet 1962. Happy pour la petite commune de la Panne. L'un de ses bars va connaître la gloire cet été. Il s'appelle "Le Clapotis".

Dans ses mémoires, Jean Jième Valmont (qui vient d'avoir dix-neuf ans et fera bientôt les beaux jours...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en juillet 1962. Happy pour la petite commune de la Panne. L'un de ses bars va connaître la gloire cet été. Il s'appelle "Le Clapotis".<br /><br />Dans ses mémoires, Jean Jième Valmont (qui vient d'avoir dix-neuf ans et fera bientôt les beaux jours du rock belge) se souvient d'avoir débarqué avec une voiture sur la carrosserie de laquelle il a écrit : "Twist. Danger. Nouvelle Vague".<br /><br />Jean Jième raconte : “J'adorais La Panne. L'ambiance était chaude et conviviale. Les jeunes débarquaient en masse du Nord de la France. Les bistrots étaient toujours bondés.” D’ailleurs, comme ils carburaient tous avec un juke-box, toute la journée on se laissait bercer par les flopées de chansons romantiques comme : “Belles, belles, belles" et, bien entendu, "Oh Lady" !<br /><br />C'est l'été, c'est parti pour la drague, au bout de la digue, dans ce petit établissement qui draine la jeunesse de La Panne. Particularité : c'est bondé jour et nuit, mais attention, il n'est pas permis de danser la journée.<br /><br />La nouvelle vague s'y retrouve, ils et elles sont serrés comme des sardines. Un épais nuage de tabac s'y est installé, dans son décor de filets de pêche et de bouées marines.<br /><br />Au Clapotis, Il y a ceux qui osent flirter le temps d'une journée. Le lendemain, ils passent à une autre. Au Clapotis se jouent également d'interminables parties de poker très viriles, non loin du juke-box, qui diffuse Richard Anthony ad nauseam...<br /><br />Pour Jean Jième, UN personnage se démarque, c'est Robert, le barman du Clapotis.<br /><br />Il écrit : "avec ses énormes poches sous les yeux, c'était vraiment un sacré personnage. La voix éraillée par la cigarette, Robert carburait du matin à la nuit tombante, se frayant tant bien que mal un passage entre le bar, la salle et la terrasse. Il était capable de porter à bout de bras une vingtaine de boissons par plateau."<br /><br />Certes, à la Panne, c'est la cohue permanente, mais Robert a l'oeil, il repère ceux qui arrivent et personne ne repart sans payer.<br /><br />"Si on voulait avoir la paix", explique Jean Jième, "on avait intérêt à garder sa bouteille le plus longtemps possible. Car s'il vous surprenait les mains vides, Robert savait se montrer intraitable ; il vous obligeait à commander une nouvelle boisson."<br /><br />Prix ce l'époque : 20 francs belges, c'était déjà une petite somme, surtout pour la jeunesse. Surtout qu'il faut encore quelques pièces pour le juke-box, où cartonne cet été un certain Dick Rivers...<br /><br />Le Clapotis est une institution, et ça fait les affaires de notre bon vieux Robert, dont les poches de l'uniforme blanc sont tellement bourrées de pièces de cinq francs qu'elles étaient, selon Jean Jième, en permanence sur le point de rendre l'âme.<br /><br />Robert ne dort presque jamais, il mange à peine. Comment tient-il ? Les pourboires ! Ses deux mois de saison au Clapotis lui rapportent assez pour vivre toute l'année. Alors il donne un maximum.<br /><br />En attendant, pas question de se reposer, car oui, c'est l'été 1962 à la côte belge, et le Twist n'a qu'à bien se tenir, la Nouvelle Vague s'y est déjà donné rendez-vous l'été prochain... notamment un groupe, "Jième et les enfants terribles", dont les enregistrements ont disparu, peut-être emportés par la marée...]]></itunes:summary><itunes:duration>254</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e1412bd4f4f574de9a08e834514425b3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision 1975 : une édition chaotique mais historique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-1975-une-edition-chaotique-mais-historique--65921431</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 mars 1975. Happy Day pour <b>Karin Falck</b>. Cette présentatrice suédoise va avoir le privilège d’animer le Grand Concours Eurovision de la Chanson, qui se déroule cette année, merci Abba, à Stockholm.<br /><br />Happy Day, c'est beaucoup dire. Car la préparation de cette édition 75 est semée d'embûches. La loi des séries est celle qu'elle est. Rien ne va se passer comme prévu.<br /><br />Bon, allons-y courageusement, KARIN nous attend, générique !<br /><br />Le concours a lieu ce soir dans une magnifique salle d'exposition inaugurée quatre ans plus tôt. L’orchestre est dans une fosse, au pied de la scène. Le programme va durer deux heures et douze minutes. C'est la première fois dans l'histoire du concours que la retransmission dépasse les 120 minutes.<br /><br />L'orchestre, parlons-en ! Il est dirigé par Mats Olsson. Karin Falck est émue. Elle a répété son texte d'introduction des dizaines de fois, mais bon, ça n'a pas suffit...<br /><br />Je vous parlais de problèmes, de pépins, de couleuvres… Drame en 4 actes :<br /><br /><ul><li>Les mesures de sécurité doivent être considérablement renforcées, en raisons de menaces terroristes...</li><li>Les dirigeants de la télévision publique suédoise trouvent que l'organisation de l'Eurovision coûte très cher. Subtilement, de réunion en réunion, ils cherchent à répartir les coûts entre les participants. Mais rien n'y fait, au bout du fil il n’y a personne, la SR doit régler la note toute seule.</li><li>La France et Malte font cette année leur GRAND retour et la Turquie fait ses débuts. Conséquence : la Grèce se retire par mesure de protestation. Il y a de la friture sur la ligne Chypre.</li><li>On l'a entendu, Karin Falck a quelques soucis avec l'anglais. Niveau français, ce n'est pas mieux.</li></ul>Ce soir, dix-neuf chansons sont en piste. Pour l'Irlande, c'est Jimmy Swarbriggs. Pas de bol, il est victime de la grippe durant les répétitions, il sera plus ou moins réparé pour le grand soir.<br /><br />Le Royaume-Uni mise beaucoup sur les Shadows, mais ce sera peine perdue. La chanson portugaise, Madrugada, est hommage à la Révolution des Œillets. Les responsables du concours ont eu beaucoup de mal à décourager le représentant portugais de monter sur scène avec son uniforme et son fusil.<br /><br />Et puis, il y a la Belgique, représentée cette année par Ann Christy. Très belle mélodie : "Gelukkig Zijn".<br /><br />Bon arrêtons le massacre de cette édition 1975. Le suspense également. Le Luxembourg, représenté par Géraldine, se rapproche de la victoire, mais se fait coiffer au poteau par les Pays-Bas, dont ce sera la 4e victoire.<br /><br />D'ailleurs, happy day ésotérique : c'est la première fois que la chanson d'ouverture du concours arrive sur la première place du podium.<br /><br />Je me rends compte que je ne vous ai même pas rappelé qui avait chanté cette victoire, c'est Teach-In avec l'inoubliable Ding-a-dong, dont la version anglaise fera le tour du monde et deviendra leur plus grand succès !<br /><br />On a beau dire, en 1975, l'Eurovision, malgré les couacs, ça ouvre encore les portes de la gloire !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65921431</guid><pubDate>Tue, 06 May 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65921431/319509_eurovision_1975_une_edition_chaotique_mais_historique.mp3" length="5984071" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 mars 1975. Happy Day pour Karin Falck. Cette présentatrice suédoise va avoir le privilège d’animer le Grand Concours Eurovision de la Chanson, qui se déroule cette année, merci Abba, à Stockholm.

Happy Day, c'est beaucoup dire. Car...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 mars 1975. Happy Day pour <b>Karin Falck</b>. Cette présentatrice suédoise va avoir le privilège d’animer le Grand Concours Eurovision de la Chanson, qui se déroule cette année, merci Abba, à Stockholm.<br /><br />Happy Day, c'est beaucoup dire. Car la préparation de cette édition 75 est semée d'embûches. La loi des séries est celle qu'elle est. Rien ne va se passer comme prévu.<br /><br />Bon, allons-y courageusement, KARIN nous attend, générique !<br /><br />Le concours a lieu ce soir dans une magnifique salle d'exposition inaugurée quatre ans plus tôt. L’orchestre est dans une fosse, au pied de la scène. Le programme va durer deux heures et douze minutes. C'est la première fois dans l'histoire du concours que la retransmission dépasse les 120 minutes.<br /><br />L'orchestre, parlons-en ! Il est dirigé par Mats Olsson. Karin Falck est émue. Elle a répété son texte d'introduction des dizaines de fois, mais bon, ça n'a pas suffit...<br /><br />Je vous parlais de problèmes, de pépins, de couleuvres… Drame en 4 actes :<br /><br /><ul><li>Les mesures de sécurité doivent être considérablement renforcées, en raisons de menaces terroristes...</li><li>Les dirigeants de la télévision publique suédoise trouvent que l'organisation de l'Eurovision coûte très cher. Subtilement, de réunion en réunion, ils cherchent à répartir les coûts entre les participants. Mais rien n'y fait, au bout du fil il n’y a personne, la SR doit régler la note toute seule.</li><li>La France et Malte font cette année leur GRAND retour et la Turquie fait ses débuts. Conséquence : la Grèce se retire par mesure de protestation. Il y a de la friture sur la ligne Chypre.</li><li>On l'a entendu, Karin Falck a quelques soucis avec l'anglais. Niveau français, ce n'est pas mieux.</li></ul>Ce soir, dix-neuf chansons sont en piste. Pour l'Irlande, c'est Jimmy Swarbriggs. Pas de bol, il est victime de la grippe durant les répétitions, il sera plus ou moins réparé pour le grand soir.<br /><br />Le Royaume-Uni mise beaucoup sur les Shadows, mais ce sera peine perdue. La chanson portugaise, Madrugada, est hommage à la Révolution des Œillets. Les responsables du concours ont eu beaucoup de mal à décourager le représentant portugais de monter sur scène avec son uniforme et son fusil.<br /><br />Et puis, il y a la Belgique, représentée cette année par Ann Christy. Très belle mélodie : "Gelukkig Zijn".<br /><br />Bon arrêtons le massacre de cette édition 1975. Le suspense également. Le Luxembourg, représenté par Géraldine, se rapproche de la victoire, mais se fait coiffer au poteau par les Pays-Bas, dont ce sera la 4e victoire.<br /><br />D'ailleurs, happy day ésotérique : c'est la première fois que la chanson d'ouverture du concours arrive sur la première place du podium.<br /><br />Je me rends compte que je ne vous ai même pas rappelé qui avait chanté cette victoire, c'est Teach-In avec l'inoubliable Ding-a-dong, dont la version anglaise fera le tour du monde et deviendra leur plus grand succès !<br /><br />On a beau dire, en 1975, l'Eurovision, malgré les couacs, ça ouvre encore les portes de la gloire !]]></itunes:summary><itunes:duration>250</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Christian Delagrange séduit la France avec "Rosetta"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/christian-delagrange-seduit-la-france-avec-rosetta--65918633</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er février 1972. Sur les ondes, une nouvelle voix s’élève, tendre et vibrante. Happy Day pour Christian Delagrange. Un prénom, "Rosetta", va le faire sortir de l'anonymat.<br /><br />Oh, Christian n'est pas un perdreau de l'année 72. Cela fait quelques années qu'il fait de la musique sous le nom de Chris Galbert, un nom tout simplement trouvé dans l'annuaire, histoire de ne pas se fâcher avec son papa.<br /><br />Sous ce pseudo, le succès ne viendra pas frapper à sa porte. En 1971, il attire tout de même un peu l'attention avec "Tes mains qui me retiennent"..<br /><br />En 1965, il chante en première partie des Beatles puis de Jacques Brel au Palais d'hiver de Lyon. Ce n'est pas rien, mais ce ne sera non plus le tremplin qu'il attendait pour atteindre la gloire.<br /><br />En février 1972, Christian a 25 ans. Un slow, langoureux, va faire chavirer le cœur de ce que l'on appelle alors les minettes. D'ailleurs, tout comme Patrick Juvet, Frédéric François, Mike Brant et Dave, Christian Delagrange va venir grossir le rang de ce que l'on appelle les chanteurs à minette. Point commun : ils chantent l'amour et les femmes...<br /><br />Cela tombe bien, en février 1972, Christian a le béguin pour… Rosetta...<br /><br />Avec cette chanson, il impose un style romantique, porté par une voix grave et avec un atout que n'ont pas tous les chanteurs, un certain regard ténébreux qui ne passe absolument pas inaperçu à la télévision.<br /><br />Ce qu'on ne sait pas forcément, c'est que cette chanson lui a été proposée par Patricia Carli... Chanson qui ne correspond pas vraiment à l'image naturelle du chanteur, comme il l'explique à nos confrères de Sud Radio...<br /><br />Mal barré, parce que Patricia Carli est la femme du producteur. Et parce que le vrai nom de Patricia, c'est Rosetta. N'empêche. C'est le titre dont Christian a besoin pour que sa carrière décolle... et pour que son père soit fier qu'il le porte, à la scène comme dans le privé.<br /><br />Le succès est fulgurant. Rosetta s'écoulera à plus d’un million de 45 tours.<br /><br />L'histoire ne dit pas si Christian et Patricia Rosetta ont fait l'amour, quand vient la nuit quand vient le jour.... Mais ce titre de 1972 restera comme le happy day et l’envol de Christian Delagrange...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65918633</guid><pubDate>Mon, 05 May 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65918633/319479_christian_delagrange_seduit_la_france_avec_rosetta.mp3" length="4517661" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er février 1972. Sur les ondes, une nouvelle voix s’élève, tendre et vibrante. Happy Day pour Christian Delagrange. Un prénom, "Rosetta", va le faire sortir de l'anonymat.

Oh, Christian n'est pas un perdreau de l'année 72. Cela fait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er février 1972. Sur les ondes, une nouvelle voix s’élève, tendre et vibrante. Happy Day pour Christian Delagrange. Un prénom, "Rosetta", va le faire sortir de l'anonymat.<br /><br />Oh, Christian n'est pas un perdreau de l'année 72. Cela fait quelques années qu'il fait de la musique sous le nom de Chris Galbert, un nom tout simplement trouvé dans l'annuaire, histoire de ne pas se fâcher avec son papa.<br /><br />Sous ce pseudo, le succès ne viendra pas frapper à sa porte. En 1971, il attire tout de même un peu l'attention avec "Tes mains qui me retiennent"..<br /><br />En 1965, il chante en première partie des Beatles puis de Jacques Brel au Palais d'hiver de Lyon. Ce n'est pas rien, mais ce ne sera non plus le tremplin qu'il attendait pour atteindre la gloire.<br /><br />En février 1972, Christian a 25 ans. Un slow, langoureux, va faire chavirer le cœur de ce que l'on appelle alors les minettes. D'ailleurs, tout comme Patrick Juvet, Frédéric François, Mike Brant et Dave, Christian Delagrange va venir grossir le rang de ce que l'on appelle les chanteurs à minette. Point commun : ils chantent l'amour et les femmes...<br /><br />Cela tombe bien, en février 1972, Christian a le béguin pour… Rosetta...<br /><br />Avec cette chanson, il impose un style romantique, porté par une voix grave et avec un atout que n'ont pas tous les chanteurs, un certain regard ténébreux qui ne passe absolument pas inaperçu à la télévision.<br /><br />Ce qu'on ne sait pas forcément, c'est que cette chanson lui a été proposée par Patricia Carli... Chanson qui ne correspond pas vraiment à l'image naturelle du chanteur, comme il l'explique à nos confrères de Sud Radio...<br /><br />Mal barré, parce que Patricia Carli est la femme du producteur. Et parce que le vrai nom de Patricia, c'est Rosetta. N'empêche. C'est le titre dont Christian a besoin pour que sa carrière décolle... et pour que son père soit fier qu'il le porte, à la scène comme dans le privé.<br /><br />Le succès est fulgurant. Rosetta s'écoulera à plus d’un million de 45 tours.<br /><br />L'histoire ne dit pas si Christian et Patricia Rosetta ont fait l'amour, quand vient la nuit quand vient le jour.... Mais ce titre de 1972 restera comme le happy day et l’envol de Christian Delagrange...]]></itunes:summary><itunes:duration>188</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f02257d4e0644a222205c358448bb33c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 : Gainsbourg offre « Les P'tits Papiers » à Régine</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-gainsbourg-offre-les-p-tits-papiers-a-regine--65916340</link><description><![CDATA[Nous sommes en juillet 1965. Sous pavillon Pathé Marconi, c'est un happy day pour Régine. Celle qu'on surnommera « Reine de la Nuit » dévoile un nouveau 45 tours qui va se vendre en quelques jours à plus de 240 mille exemplaires. Un titre qui lui permettra d'enregistrer son premier album...<br /><br />En 65, Régine travaille dans un bar, le Whisky à Gogo. Elle est barmaid et c'est là qu'elle rencontre Serge Gainsbourg. Il se produit alors au cabaret Milord l'Arsouille. Régine viendra régulièrement écouter ses compositions.<br /><br />Régine est conquise par son talent. Elle lui demande d’écrire pour elle. La chanteuse inspire à Gainsbourg le personnage de Fréhel, l'une des plus grandes chanteuses de l'entre-deux-guerres. Il se souvient alors d'un titre, les Petits Pavés, qu'il a lui-même interprété...<br /><br />Quand Gainsbourg est inspiré, il improvise et tout sembler de couler de source. Sur un air qui fait penser à Scott Joplin, la chanson présente une particularité. Elle est ponctuée, à chaque seconde strophe, du mot « papier ». Ce mot est suivi d'un adjectif différent. C'est ainsi que naquirent "Les Petits Papiers".<br /><br />Avec "Les P'tits Papiers", Gainsbourg va offrir à Régine l'un de ses plus grands succès. La chanson sera incluse dans le premier album de Régine, en 1967. Elle connaîtra de multiples versions et adaptations, avec ou sans la participation de son interprète originale.<br /><br />Exemple : en 1974, Jane Birkin la chante avec Françoise Hardy pour l'émission « Top à Serge Gainsbourg ». Jane, Serge et Jacques Dutronc l'interprèteront de nouveau ensemble, bien plus tard, en 1987 à l'occasion du réveillon de nouvel an.<br /><br />34 ans après sa sortie, en 2009, Régine enregistrera deux nouvelles versions avec (qui l'eût cru) Jane Birkin, en français et en anglais, pour son album de duo.<br /><br />Juillet 1965 restera comme le happy day d'une collaboration et d'une relation entre Gainsbourg et Régine, qui aurait pu en rester à quelques whiskys, mais qui durera (à peu près) toute la vie....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65916340</guid><pubDate>Fri, 02 May 2025 08:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65916340/319460_1965_gainsbourg_offre_les_p_tits_papiers_a_regine.mp3" length="4547127" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en juillet 1965. Sous pavillon Pathé Marconi, c'est un happy day pour Régine. Celle qu'on surnommera « Reine de la Nuit » dévoile un nouveau 45 tours qui va se vendre en quelques jours à plus de 240 mille exemplaires. Un titre qui lui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en juillet 1965. Sous pavillon Pathé Marconi, c'est un happy day pour Régine. Celle qu'on surnommera « Reine de la Nuit » dévoile un nouveau 45 tours qui va se vendre en quelques jours à plus de 240 mille exemplaires. Un titre qui lui permettra d'enregistrer son premier album...<br /><br />En 65, Régine travaille dans un bar, le Whisky à Gogo. Elle est barmaid et c'est là qu'elle rencontre Serge Gainsbourg. Il se produit alors au cabaret Milord l'Arsouille. Régine viendra régulièrement écouter ses compositions.<br /><br />Régine est conquise par son talent. Elle lui demande d’écrire pour elle. La chanteuse inspire à Gainsbourg le personnage de Fréhel, l'une des plus grandes chanteuses de l'entre-deux-guerres. Il se souvient alors d'un titre, les Petits Pavés, qu'il a lui-même interprété...<br /><br />Quand Gainsbourg est inspiré, il improvise et tout sembler de couler de source. Sur un air qui fait penser à Scott Joplin, la chanson présente une particularité. Elle est ponctuée, à chaque seconde strophe, du mot « papier ». Ce mot est suivi d'un adjectif différent. C'est ainsi que naquirent "Les Petits Papiers".<br /><br />Avec "Les P'tits Papiers", Gainsbourg va offrir à Régine l'un de ses plus grands succès. La chanson sera incluse dans le premier album de Régine, en 1967. Elle connaîtra de multiples versions et adaptations, avec ou sans la participation de son interprète originale.<br /><br />Exemple : en 1974, Jane Birkin la chante avec Françoise Hardy pour l'émission « Top à Serge Gainsbourg ». Jane, Serge et Jacques Dutronc l'interprèteront de nouveau ensemble, bien plus tard, en 1987 à l'occasion du réveillon de nouvel an.<br /><br />34 ans après sa sortie, en 2009, Régine enregistrera deux nouvelles versions avec (qui l'eût cru) Jane Birkin, en français et en anglais, pour son album de duo.<br /><br />Juillet 1965 restera comme le happy day d'une collaboration et d'une relation entre Gainsbourg et Régine, qui aurait pu en rester à quelques whiskys, mais qui durera (à peu près) toute la vie....]]></itunes:summary><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3de4b536b7d23efd1551a2094896ab45.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>TF1 lance Starsky et Hutch, duo culte en France</title><link>https://www.spreaker.com/episode/tf1-lance-starsky-et-hutch-duo-culte-en-france--65802486</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 juin 1978. Happy Day pour TF1, la chaîne diffuse en avant-première une série américaine créée en 1975 et dont le succès a dépassé toutes les attentes pour ABC. Le générique de la version originale est plutôt musclé. La série est tournée en Californie, entre Los Angeles et San Pedro, dans une ville imaginaire…<br /><br />L'histoire est celle de 2 policiers américains. D'un côté, le brun David (ou Dave) Starsky. Il a a grandi dans les rues de New York. C'est un garçon extraverti, un peu naïf. À ses côtés, son acolyte est blond. C'est Kenneth Hutch (enfin Hutchinson). Plus réservé, plus réfléchi aussi. Bref, deux personnages diamétralement opposés, mais parfaitement complémentaires et très liés l'un à l'autre.<br /><br />Ah oui, j'allais oublier deux autres personnages importants. Le 3e dans l'ordre d'accès au trône est le capitaine Harold. Et puis, il y a Huggy, alias Huggy-les-bons-tuyaux, en tout cas dans la version française diffusée par TF1.<br /><br />Voilà, je pense qu'on peut lancer le générique de Starsky et Hutch, en français dans le texte, comme au bon vieux temps.<br /><br />Ce générique français, qui deviendra culte bien plus tard, est interprété par Yves Martin, le mari de Sheila qui, à l'époque, se faisait appeler Lionel Leroy. Dès les premiers épisodes, c'est le grand amour entre le public francophone et les deux personnages campés par Paul Michael Glaser (Starsky) et David Sould (Hutch).<br /><br />On adore le moment où on appelle leur nom de patrouille « Zébra 3 ». Le duo se lance dans des courses-poursuites au volant d'une voiture emblématique. Une Ford Grand Torino rouge zébrée de blanc.<br /><br />D'ailleurs, accrochez-vous !<br /><br />Starsky et Hutch sera diffusé jusqu'au 9 décembre 1984 sur TF1. 92 épisodes de 48 minutes, plus un pilote de 70 minutes. 4 saisons qui feront l'objet d'une édition en VHS à la fin des années 80, puis en DVD, bien plus tard.<br /><br />Et que dire des objets de collection : personnages, voiture mythique, cartes à jouer. Oui, les innombrables rediffusions auront peut-être fait oublier ce happy day du 10 juin 1978 où, grâce à TF1, nous avons découvert deux policiers qui, à l'époque, étaient de véritables sex symbols...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65802486</guid><pubDate>Thu, 01 May 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65802486/318983_tf1_lance_starsky_et_hutch_duo_culte_en_france.mp3" length="7652355" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 juin 1978. Happy Day pour TF1, la chaîne diffuse en avant-première une série américaine créée en 1975 et dont le succès a dépassé toutes les attentes pour ABC. Le générique de la version originale est plutôt musclé. La série est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 juin 1978. Happy Day pour TF1, la chaîne diffuse en avant-première une série américaine créée en 1975 et dont le succès a dépassé toutes les attentes pour ABC. Le générique de la version originale est plutôt musclé. La série est tournée en Californie, entre Los Angeles et San Pedro, dans une ville imaginaire…<br /><br />L'histoire est celle de 2 policiers américains. D'un côté, le brun David (ou Dave) Starsky. Il a a grandi dans les rues de New York. C'est un garçon extraverti, un peu naïf. À ses côtés, son acolyte est blond. C'est Kenneth Hutch (enfin Hutchinson). Plus réservé, plus réfléchi aussi. Bref, deux personnages diamétralement opposés, mais parfaitement complémentaires et très liés l'un à l'autre.<br /><br />Ah oui, j'allais oublier deux autres personnages importants. Le 3e dans l'ordre d'accès au trône est le capitaine Harold. Et puis, il y a Huggy, alias Huggy-les-bons-tuyaux, en tout cas dans la version française diffusée par TF1.<br /><br />Voilà, je pense qu'on peut lancer le générique de Starsky et Hutch, en français dans le texte, comme au bon vieux temps.<br /><br />Ce générique français, qui deviendra culte bien plus tard, est interprété par Yves Martin, le mari de Sheila qui, à l'époque, se faisait appeler Lionel Leroy. Dès les premiers épisodes, c'est le grand amour entre le public francophone et les deux personnages campés par Paul Michael Glaser (Starsky) et David Sould (Hutch).<br /><br />On adore le moment où on appelle leur nom de patrouille « Zébra 3 ». Le duo se lance dans des courses-poursuites au volant d'une voiture emblématique. Une Ford Grand Torino rouge zébrée de blanc.<br /><br />D'ailleurs, accrochez-vous !<br /><br />Starsky et Hutch sera diffusé jusqu'au 9 décembre 1984 sur TF1. 92 épisodes de 48 minutes, plus un pilote de 70 minutes. 4 saisons qui feront l'objet d'une édition en VHS à la fin des années 80, puis en DVD, bien plus tard.<br /><br />Et que dire des objets de collection : personnages, voiture mythique, cartes à jouer. Oui, les innombrables rediffusions auront peut-être fait oublier ce happy day du 10 juin 1978 où, grâce à TF1, nous avons découvert deux policiers qui, à l'époque, étaient de véritables sex symbols...]]></itunes:summary><itunes:duration>319</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Cloclo chante « Même si tu revenais », repris par Barbar</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-cloclo-chante-meme-si-tu-revenais-repris-par-barbar--65802487</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 mars 1966. Happy Day en direct et en public, Claude François se voit offrir sa propre émission "Top à Cloclo". Il interprète, accompagné par le grand orchestre de Raymond Lefèvre, une chanson qui compte beaucoup pour lui... Embarquement immédiat pour une grande maison...<br /><br />Ce titre, c'est « Même si tu revenais », une chanson qu'il a cosignée avec Jacques Chaumelle et Vline Buggy.<br /><br />Cloclo est encore marqué par son accident. En février 1965, il est blessé au cours d'un gala à Abbeville. La scène s'effondre sous ses pieds alors qu'il danse. Plusieurs côtes fracturées et 5 semaines d'hôpital ne l'empêcheront pas de revenir en studio et de remonter sur scène le plus vite possible.<br /><br />Rien qu'en 65, il enregistre 15 titres, dont « Même si tu revenais ». Mais, que peut bien raconter cette chanson ? C'est un titre symbole, dans lequel il tire un trait sur son histoire d'amour avec Janet. Janet le quitte après avoir rencontré Gilbert Bécaud. Le refrain est une affirmation : Cloclo a tourné la page...<br /><br />Cette chanson a beau appartenir à Cloclo, elle va lui échapper, mais bien plus tard. Le 1er avril 1966, un directeur artistique réunit dans un studio parisien les artistes stars du label Philips, dont fait partie Claude François.<br /><br />Objectif : s'échanger une chanson. Le défi consiste à enregistrer la chanson la plus éloignée de son répertoire.<br /><br />Durant l'enregistrement, Barbara choisit de s'approprier « Même si tu revenais », mais cet enregistrement ne sera jamais publié. Jusqu'où jour, en 1987, où un fan chine dans une brocante et retrouve la pièce rare... Il faudra attendre, accrochez-vous, 2012 pour qu'elle soit éditée pour la première fois dans l'intégrale Barbara... Changement de décor, de style, de voix...<br /><br />En ce 3 mars 1966, Cloclo a retrouvé la scène, le public, les caméras et l'émission est un furieux succès. Avec « Même si tu revenais », il tourne une page de sa tumultueuse vie amoureuse et offre, sans le vouloir, à Barbara l'un des titres les plus injustement méconnus de son répertoire...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65802487</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65802487/318984_1966_cloclo_chante_meme_si_tu_revenais_repris_par_barbar.mp3" length="4931441" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 mars 1966. Happy Day en direct et en public, Claude François se voit offrir sa propre émission "Top à Cloclo". Il interprète, accompagné par le grand orchestre de Raymond Lefèvre, une chanson qui compte beaucoup pour lui......</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 mars 1966. Happy Day en direct et en public, Claude François se voit offrir sa propre émission "Top à Cloclo". Il interprète, accompagné par le grand orchestre de Raymond Lefèvre, une chanson qui compte beaucoup pour lui... Embarquement immédiat pour une grande maison...<br /><br />Ce titre, c'est « Même si tu revenais », une chanson qu'il a cosignée avec Jacques Chaumelle et Vline Buggy.<br /><br />Cloclo est encore marqué par son accident. En février 1965, il est blessé au cours d'un gala à Abbeville. La scène s'effondre sous ses pieds alors qu'il danse. Plusieurs côtes fracturées et 5 semaines d'hôpital ne l'empêcheront pas de revenir en studio et de remonter sur scène le plus vite possible.<br /><br />Rien qu'en 65, il enregistre 15 titres, dont « Même si tu revenais ». Mais, que peut bien raconter cette chanson ? C'est un titre symbole, dans lequel il tire un trait sur son histoire d'amour avec Janet. Janet le quitte après avoir rencontré Gilbert Bécaud. Le refrain est une affirmation : Cloclo a tourné la page...<br /><br />Cette chanson a beau appartenir à Cloclo, elle va lui échapper, mais bien plus tard. Le 1er avril 1966, un directeur artistique réunit dans un studio parisien les artistes stars du label Philips, dont fait partie Claude François.<br /><br />Objectif : s'échanger une chanson. Le défi consiste à enregistrer la chanson la plus éloignée de son répertoire.<br /><br />Durant l'enregistrement, Barbara choisit de s'approprier « Même si tu revenais », mais cet enregistrement ne sera jamais publié. Jusqu'où jour, en 1987, où un fan chine dans une brocante et retrouve la pièce rare... Il faudra attendre, accrochez-vous, 2012 pour qu'elle soit éditée pour la première fois dans l'intégrale Barbara... Changement de décor, de style, de voix...<br /><br />En ce 3 mars 1966, Cloclo a retrouvé la scène, le public, les caméras et l'émission est un furieux succès. Avec « Même si tu revenais », il tourne une page de sa tumultueuse vie amoureuse et offre, sans le vouloir, à Barbara l'un des titres les plus injustement méconnus de son répertoire...]]></itunes:summary><itunes:duration>206</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/040b5c3ecd737edcb23348ec17906a4d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Barbra Streisand brille dans « Une étoile est née » (1977)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/barbra-streisand-brille-dans-une-etoile-est-nee-1977--65777798</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 août 1977. C'est la fin de l'été et un film hollywoodien débarque sur nos écrans, plus de six mois après les États-Unis. Happy Day pour les fans de Barbra Streisand. Ils la découvrent sous un nouveau jour et sur grand écran dans « Une étoile est née ».<br /><br />C'est le titre français choisi pour « A Star is Born », un long métrage qui en est déjà à sa troisième adaptation au cinéma. Le premier film date de 1937 et le premier remake de 1954. L'histoire est celle, romancée, de John Barrymore, le grand-père de Drew Barrymore, dont l'alcool va ruiner la carrière.<br /><br />Pour le remake des années 70, tous les regards se tournent vers Elvis.<br /><br />Mais voilà, fin de non-recevoir, retour à l’expéditeur, le colonel Parker estime que le King ne peut pas accepter de jouer ce rôle. On comprendra plus tard que c'eût été mettre les projecteurs sur ses propres turpitudes.<br /><br />C'est la déception pour Barbra Streisand, à qui on a confié la rôle d'Esther Hoffman, une chanteuse de bar.<br /><br />Le rôle principal est alors attribué à Kris Kristofferson, lui-même chanteur. 6 ans plus tôt, il a connu le succès avec une chanson country...<br /><br />Le tournage du film est mouvementé et intense. Il se fait dans les vraies conditions d'un concert : le public présent assiste non seulement à un concert mais également au tournage du film.<br /><br />Le récit a évolué depuis la version originale, mais la trame est restée la même. C'est l'histoire de John Norman, une énorme star du rock dont popularité a rapidement décliné sous l'effet de l'alcool.<br /><br />Il aide la jeune chanteuse Esther à signer dans une maison de disques. Et, pendant qu'elle devient une véritable star de la chanson américaine, John, lui, tombe de plus en plus dans la dépression... Il continue de boire, tout en conduisant, beaucoup trop vite et de manière imprudente...<br /><br />Le film est un succès. D'abord aux États-Unis, puis en Europe. Barbra Streisand dévoile une nouvelle facette de son talent. Elle crève l'écran. Son personnage est émouvant de naïveté et de douceur, mais aussi de révolte, contre la vie.<br /><br />La bande originale, suit elle aussi ce mouvement. Aux États-Unis, à sa sortie en 1976, elle se classera numéro 1 pendant 5 semaines. Dix millions d'albums seront vendus dans le monde fin 1977... Notamment grâce à une inoubliable chanson, "Evergreen".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65777798</guid><pubDate>Tue, 29 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65777798/318872_barbra_streisand_brille_dans_une_etoile_est_nee_1977.mp3" length="8251082" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 août 1977. C'est la fin de l'été et un film hollywoodien débarque sur nos écrans, plus de six mois après les États-Unis. Happy Day pour les fans de Barbra Streisand. Ils la découvrent sous un nouveau jour et sur grand écran dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 août 1977. C'est la fin de l'été et un film hollywoodien débarque sur nos écrans, plus de six mois après les États-Unis. Happy Day pour les fans de Barbra Streisand. Ils la découvrent sous un nouveau jour et sur grand écran dans « Une étoile est née ».<br /><br />C'est le titre français choisi pour « A Star is Born », un long métrage qui en est déjà à sa troisième adaptation au cinéma. Le premier film date de 1937 et le premier remake de 1954. L'histoire est celle, romancée, de John Barrymore, le grand-père de Drew Barrymore, dont l'alcool va ruiner la carrière.<br /><br />Pour le remake des années 70, tous les regards se tournent vers Elvis.<br /><br />Mais voilà, fin de non-recevoir, retour à l’expéditeur, le colonel Parker estime que le King ne peut pas accepter de jouer ce rôle. On comprendra plus tard que c'eût été mettre les projecteurs sur ses propres turpitudes.<br /><br />C'est la déception pour Barbra Streisand, à qui on a confié la rôle d'Esther Hoffman, une chanteuse de bar.<br /><br />Le rôle principal est alors attribué à Kris Kristofferson, lui-même chanteur. 6 ans plus tôt, il a connu le succès avec une chanson country...<br /><br />Le tournage du film est mouvementé et intense. Il se fait dans les vraies conditions d'un concert : le public présent assiste non seulement à un concert mais également au tournage du film.<br /><br />Le récit a évolué depuis la version originale, mais la trame est restée la même. C'est l'histoire de John Norman, une énorme star du rock dont popularité a rapidement décliné sous l'effet de l'alcool.<br /><br />Il aide la jeune chanteuse Esther à signer dans une maison de disques. Et, pendant qu'elle devient une véritable star de la chanson américaine, John, lui, tombe de plus en plus dans la dépression... Il continue de boire, tout en conduisant, beaucoup trop vite et de manière imprudente...<br /><br />Le film est un succès. D'abord aux États-Unis, puis en Europe. Barbra Streisand dévoile une nouvelle facette de son talent. Elle crève l'écran. Son personnage est émouvant de naïveté et de douceur, mais aussi de révolte, contre la vie.<br /><br />La bande originale, suit elle aussi ce mouvement. Aux États-Unis, à sa sortie en 1976, elle se classera numéro 1 pendant 5 semaines. Dix millions d'albums seront vendus dans le monde fin 1977... Notamment grâce à une inoubliable chanson, "Evergreen".]]></itunes:summary><itunes:duration>344</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ab2cea41a698bfd16e53967ab137f691.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970 : Frédéric François épouse Monique, son amour de toujours</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-frederic-francois-epouse-monique-son-amour-de-toujours--65777400</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1970. Dans la plus stricte intimité, Frédéric va épouser Monique, une fille de mineur, comme lui, rencontrée à Tilleur, aux portes de Liège, un an plus tôt.<br /><br />Une rencontre, assez banale, dans le quartier où il vit. Une fille s'arrête. Elle lui demande ce qu'il fait. Il répond qu’il compose des chansons. Il lui chante une chanson. Elle est conquise. Confidence au micro d’Europe 1.<br /><br />C'est donc elle, Monique, qui fait le premier pas d'amour et qui l'invite à danser. Frédéric François est un garçon timide, complexé. C'est la première fois qu'une fille s'intéresse vraiment à lui. Elle sera son premier grand amour, mais aussi sa première fois. Son cœur lui dit je l'aime. Et c'est parti pour la grande aventure de la vie.<br /><br />Ce moment, incroyable, où notre Sabine Mathus, en 2009, dans Face à face, lui demande de parler de son épouse, Monique.<br /><br />En 1970, les voilà mari et femme. Et quand on est un artiste, on a forcément envie de fêter ça en chanson. Alors, Frédéric François signe un titre complètement dans son époque, "I love you je t’aime", en duo avec Monique. Un titre mi chanté, mi parlé...<br /><br />L'année suivante, c'est la naissance de Gloria, leur premier enfant. Monique continue de travailler à l'usine. Frédéric, lui, poursuit sa carrière de chanteur. Avec quelques doutes. Et puis, "I love you, je t’aime" est programmée en 1971 sur une radio pirate hollandaise, du nom de Véronica, qui émettait depuis un bateau ancré hors des eaux territoriales.<br /><br />Il suffisait d'un signe, le voilà. Désormais, partout où il ira, il chantera l'amour. Avec, à ses côtés, Monique, dont Frédéric dit souvent que c'est la femme dont il avait rêvé, la femme idéale, qu'il épouse en ce happy day secret de 1970, i love you, je t'aime, te quiero, ti amo, il ne pourra plus rien dire d'autre que: "Je t'aime"]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65777400</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2025 08:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65777400/318853_1970_frederic_francois_epouse_monique_son_amour_de_toujours.mp3" length="4917648" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1970. Dans la plus stricte intimité, Frédéric va épouser Monique, une fille de mineur, comme lui, rencontrée à Tilleur, aux portes de Liège, un an plus tôt.

Une rencontre, assez banale, dans le quartier où il vit. Une fille s'arrête....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1970. Dans la plus stricte intimité, Frédéric va épouser Monique, une fille de mineur, comme lui, rencontrée à Tilleur, aux portes de Liège, un an plus tôt.<br /><br />Une rencontre, assez banale, dans le quartier où il vit. Une fille s'arrête. Elle lui demande ce qu'il fait. Il répond qu’il compose des chansons. Il lui chante une chanson. Elle est conquise. Confidence au micro d’Europe 1.<br /><br />C'est donc elle, Monique, qui fait le premier pas d'amour et qui l'invite à danser. Frédéric François est un garçon timide, complexé. C'est la première fois qu'une fille s'intéresse vraiment à lui. Elle sera son premier grand amour, mais aussi sa première fois. Son cœur lui dit je l'aime. Et c'est parti pour la grande aventure de la vie.<br /><br />Ce moment, incroyable, où notre Sabine Mathus, en 2009, dans Face à face, lui demande de parler de son épouse, Monique.<br /><br />En 1970, les voilà mari et femme. Et quand on est un artiste, on a forcément envie de fêter ça en chanson. Alors, Frédéric François signe un titre complètement dans son époque, "I love you je t’aime", en duo avec Monique. Un titre mi chanté, mi parlé...<br /><br />L'année suivante, c'est la naissance de Gloria, leur premier enfant. Monique continue de travailler à l'usine. Frédéric, lui, poursuit sa carrière de chanteur. Avec quelques doutes. Et puis, "I love you, je t’aime" est programmée en 1971 sur une radio pirate hollandaise, du nom de Véronica, qui émettait depuis un bateau ancré hors des eaux territoriales.<br /><br />Il suffisait d'un signe, le voilà. Désormais, partout où il ira, il chantera l'amour. Avec, à ses côtés, Monique, dont Frédéric dit souvent que c'est la femme dont il avait rêvé, la femme idéale, qu'il épouse en ce happy day secret de 1970, i love you, je t'aime, te quiero, ti amo, il ne pourra plus rien dire d'autre que: "Je t'aime"]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9404efb4dfccc1630617bd3b53fca8ad.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Gérard Lenorman, le grand départ (1971)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/gerard-lenorman-le-grand-depart-1971--65676074</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 avril 1971. Happy Day pour un grand garçon du Calvados qui vient de fêter ses 26 ans. Il sort son premier 45 tours chez CBS. Jusqu'ici, il a écrit pour les autres. En 1968, il rencontre Brigitte Bardot et lui écrit deux chansons, "La fille de paille" et "Je voudrais perdre la mémoire". C'est une balade mélancolique, qui dit déjà tout de Gérard Lenorman<br /><br />Gérard naît en 1945. Sa maman n'a alors que 16 ans. Dans une maternité où des religieuses accueillent des jeunes femmes dans la difficulté. Il apprendra, bien plus tard, que son père était un officier allemand, mais aussi un musicien, violoniste et chef d'orchestre.<br /><br />La rencontre avec Bardot est déterminante. L'année suivante, il part en tournée avec Sylvie Vartan et c'est là qu'un producteur le remarque. Gérard va désormais remplacer Julien Clerc dans la comédie musicale Hair, qui se joue à Paris. C'est un triomphe, jusqu'en avril 1971...<br /><br />Cette expérience le conduit à signer son premier contrat chez CBS. Sa carrière solo se dessine alors, peu à peu. Ce qu'on remarque, c'est une candeur, un regard persque perdu, mais rempli de bienveillance et de tendresse.<br /><br />Certains disent même qu'il est l'incarnation du petit prince. Son premier single est prêt. Et c'est vrai, à l'écouter de plus près, qu'on y entend peut-être, au loin, la plume de Saint-Exupéry....<br /><br />Il restera quasi jusqu'à la fin de l'année 1971 dans les 10 meilleures ventes de 45 tours en France et en Belgique. Début 1972 sort son premier véritable album, "Les matins d'hiver", trois ans après un autre baptisé sobrement "Gérard Lenorman", qui pourra ensuite sortir de l'anonymat.<br /><br />Pour le petit enfant qui voulait perdre la mémoire, le 24 avril 1971 restera le happy day d'une carrière faite de rencontres symboliques. L'une d'entre elle, Pierre Delanoë, influencera le reste de sa carrière. En attendant, en 1971, Gérard se contente de parler aux oiseaux, aux forêts et aux ruisseaux...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65676074</guid><pubDate>Fri, 25 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65676074/318578_gerard_lenorman_le_grand_depart_1971.mp3" length="4480672" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 avril 1971. Happy Day pour un grand garçon du Calvados qui vient de fêter ses 26 ans. Il sort son premier 45 tours chez CBS. Jusqu'ici, il a écrit pour les autres. En 1968, il rencontre Brigitte Bardot et lui écrit deux chansons, "La...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 avril 1971. Happy Day pour un grand garçon du Calvados qui vient de fêter ses 26 ans. Il sort son premier 45 tours chez CBS. Jusqu'ici, il a écrit pour les autres. En 1968, il rencontre Brigitte Bardot et lui écrit deux chansons, "La fille de paille" et "Je voudrais perdre la mémoire". C'est une balade mélancolique, qui dit déjà tout de Gérard Lenorman<br /><br />Gérard naît en 1945. Sa maman n'a alors que 16 ans. Dans une maternité où des religieuses accueillent des jeunes femmes dans la difficulté. Il apprendra, bien plus tard, que son père était un officier allemand, mais aussi un musicien, violoniste et chef d'orchestre.<br /><br />La rencontre avec Bardot est déterminante. L'année suivante, il part en tournée avec Sylvie Vartan et c'est là qu'un producteur le remarque. Gérard va désormais remplacer Julien Clerc dans la comédie musicale Hair, qui se joue à Paris. C'est un triomphe, jusqu'en avril 1971...<br /><br />Cette expérience le conduit à signer son premier contrat chez CBS. Sa carrière solo se dessine alors, peu à peu. Ce qu'on remarque, c'est une candeur, un regard persque perdu, mais rempli de bienveillance et de tendresse.<br /><br />Certains disent même qu'il est l'incarnation du petit prince. Son premier single est prêt. Et c'est vrai, à l'écouter de plus près, qu'on y entend peut-être, au loin, la plume de Saint-Exupéry....<br /><br />Il restera quasi jusqu'à la fin de l'année 1971 dans les 10 meilleures ventes de 45 tours en France et en Belgique. Début 1972 sort son premier véritable album, "Les matins d'hiver", trois ans après un autre baptisé sobrement "Gérard Lenorman", qui pourra ensuite sortir de l'anonymat.<br /><br />Pour le petit enfant qui voulait perdre la mémoire, le 24 avril 1971 restera le happy day d'une carrière faite de rencontres symboliques. L'une d'entre elle, Pierre Delanoë, influencera le reste de sa carrière. En attendant, en 1971, Gérard se contente de parler aux oiseaux, aux forêts et aux ruisseaux...]]></itunes:summary><itunes:duration>187</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1149aba9dd753b2ea5b2c2ddbda19192.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967, Claude François crée le label Flèche</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-claude-francois-cree-le-label-fleche--65676073</link><description><![CDATA[Nous sommes en septembre 1967. Mauvaise journée pour Philips, happy day pour Claude François. Il a mis fin à son contrat avec la marque néerlandaise et vient de porter sa signature à la fondation d'un nouveau label, qui va lui permettre de contrôler entièrement sa production musicale. Flèche, c'est le nom choisi ! Le premier titre à sortir de presse n'est pas n'importe lequel, c'est « Comme d'habitude », une chanson qui va faire le tour du monde...<br /><br />Flèche n'était pas la première idée de Claude François. Il pensait d'abord à l'adjectif "Belle" (au singulier ou au pluriel), en hommage à son tout premier tube. Un homme va l'en dissuader, il s'appelle Michel Bourdais. Ce dessinateur est de bon conseil, c'est lui qui a donné à Claude l'idée de créer les Clodettes.<br /><br />Argument : belle est trop proche de "bêle" avec un accent circonflexe. Traduction : il risque de s'attirer la moquerie. Bon, soyons honnêtes, Cloclo n'est pas ravi, mais il accepte la remarque. Encore faut-il trouver un nouveau nom pour sa société. L'idée viendra de…. Jean-Marie Périer.<br /><br />On résume. Jean-Marie Périer propose Flèche et ce mot fait l'unanimité. Dans le foulée, Régis Pagniez, à qui on doit le logo de Salut les Copains, se charge de dessiner le logo de Flèche. Voilà, la Flèche est lancée ! Cloclo est patron. Il vient de créer sa propre maison de disques et, malgré son ego, il décide qu'il va également produire de nouveaux artistes.<br /><br />Les bureaux du label sont créés dans un hôtel particulier de Paris, dans le 16e arrondissement. Évidemment, tout cela se sait... la fameuse grille noire restera d'ailleurs célèbre pour les dizaines de groupies, qui espéraient y rencontrer leur idole.<br /><br />Tiens, à part Cloclo, qui est passé par Flèche ? Un certain Alain Chamfort, jusqu'en 1976... D'ailleurs, travailler avec Cloclo, ce n'était pas évident... Souvenir d'un concert donné à la Patinoire de Genève, confié à nos collègues de RTL France...<br /><br />Flèche, c'est Cloclo. Et pas question de lui faire de l'ombre. Le label va d'ailleurs faire de lui une star encore plus incontournable que sous la direction de Philips. C'est dire !<br /><br />Le label Flèche ne survivra pas (musicalement en tout cas) au chanteur, mais la société de production, elle, persistera et deviendra une affaire de famille.<br /><br />À propos, je vous parlais de "Comme d'habitude". Au départ, ce n'était pas Cloclo qui aurait dû en hériter, mais Hervé Vilard... Le compositeur Jacques Revaux parviendra, après bien des tractations, à convaincre Hervé Vilard de passer son tour... Une fois de plus, la vedette s'appelle Cloclo, un règne sans partage..]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65676073</guid><pubDate>Thu, 24 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65676073/318577_1967_claude_francois_cree_le_label_fleche.mp3" length="6689377" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en septembre 1967. Mauvaise journée pour Philips, happy day pour Claude François. Il a mis fin à son contrat avec la marque néerlandaise et vient de porter sa signature à la fondation d'un nouveau label, qui va lui permettre de contrôler...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en septembre 1967. Mauvaise journée pour Philips, happy day pour Claude François. Il a mis fin à son contrat avec la marque néerlandaise et vient de porter sa signature à la fondation d'un nouveau label, qui va lui permettre de contrôler entièrement sa production musicale. Flèche, c'est le nom choisi ! Le premier titre à sortir de presse n'est pas n'importe lequel, c'est « Comme d'habitude », une chanson qui va faire le tour du monde...<br /><br />Flèche n'était pas la première idée de Claude François. Il pensait d'abord à l'adjectif "Belle" (au singulier ou au pluriel), en hommage à son tout premier tube. Un homme va l'en dissuader, il s'appelle Michel Bourdais. Ce dessinateur est de bon conseil, c'est lui qui a donné à Claude l'idée de créer les Clodettes.<br /><br />Argument : belle est trop proche de "bêle" avec un accent circonflexe. Traduction : il risque de s'attirer la moquerie. Bon, soyons honnêtes, Cloclo n'est pas ravi, mais il accepte la remarque. Encore faut-il trouver un nouveau nom pour sa société. L'idée viendra de…. Jean-Marie Périer.<br /><br />On résume. Jean-Marie Périer propose Flèche et ce mot fait l'unanimité. Dans le foulée, Régis Pagniez, à qui on doit le logo de Salut les Copains, se charge de dessiner le logo de Flèche. Voilà, la Flèche est lancée ! Cloclo est patron. Il vient de créer sa propre maison de disques et, malgré son ego, il décide qu'il va également produire de nouveaux artistes.<br /><br />Les bureaux du label sont créés dans un hôtel particulier de Paris, dans le 16e arrondissement. Évidemment, tout cela se sait... la fameuse grille noire restera d'ailleurs célèbre pour les dizaines de groupies, qui espéraient y rencontrer leur idole.<br /><br />Tiens, à part Cloclo, qui est passé par Flèche ? Un certain Alain Chamfort, jusqu'en 1976... D'ailleurs, travailler avec Cloclo, ce n'était pas évident... Souvenir d'un concert donné à la Patinoire de Genève, confié à nos collègues de RTL France...<br /><br />Flèche, c'est Cloclo. Et pas question de lui faire de l'ombre. Le label va d'ailleurs faire de lui une star encore plus incontournable que sous la direction de Philips. C'est dire !<br /><br />Le label Flèche ne survivra pas (musicalement en tout cas) au chanteur, mais la société de production, elle, persistera et deviendra une affaire de famille.<br /><br />À propos, je vous parlais de "Comme d'habitude". Au départ, ce n'était pas Cloclo qui aurait dû en hériter, mais Hervé Vilard... Le compositeur Jacques Revaux parviendra, après bien des tractations, à convaincre Hervé Vilard de passer son tour... Une fois de plus, la vedette s'appelle Cloclo, un règne sans partage..]]></itunes:summary><itunes:duration>279</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/65d08025e7009218d89a96e83659c46f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Vince Taylor, l’archange noir du rock, en 1961</title><link>https://www.spreaker.com/episode/vince-taylor-l-archange-noir-du-rock-en-1961--65661828</link><description><![CDATA[Nous sommes en juillet 1961. À l'affiche à l'Olympia de Paris, des concerts de rock durant 2 jours. Des concerts où vont se produire plusieurs groupes dont Vince Taylor et les Playboys. Et tout cela devant une centaine de personnes.<br /><br />Ce n'est pas encore leur happy day, mais cela ne saurait tarder. Parce que, dans le public, Eddie Barclay cherche la réplique à Johnny. Et pour cause, l'idole des jeunes est parti chez Philips. Vince Taylor a tout ce qu'il faut. Les actualités Pathé s'intéressent à lui... on le surnomme déjà Monsieur Twist !<br /><br />Eddie Barclay engage immédiatement Vince Taylor. Pour assurer sa promo, la maison ne recule devant aucune approximation. Ils vont artificiellement gonfler sa biographie et le présenter comme une star du rock en Amérique et en Angleterre. D'ailleurs, il n'est pas né à Hollywood, mais à Londres.<br /><br />Mais pourquoi mentir ? Pour un objectif bien précis : ridiculiser les Français, disons surtout Johnny.<br /><br />Problème pour Eddie Barclay. Le 18 novembre 1961, le concert de Vince Taylor au Palais des Sports de Paris ne se passe pas vraiment comme prévu. La presse indique que le spectacle a terminé en émeute.<br /><br />Le mal est fait, mais cette émeute est un réalité une mise en scène montée de toute pièce, car les images de chaises cassées sont celles d'un concert des Chats Sauvages. Bref, Vince endosse à tort la responsabilité des bagarres.<br /><br />Cela dit, on ne le surnomme pas archange noir du rock pou rien. Il se produit sur scène avec une grosse chaîne autour du cou et le fameux costume de cuir noir emprunté à Gene Vincent, qui rappelle ouvertement Marlon Brando dans "L'Équipée sauvage". Tout cela lui donne une allure de bad boy.<br /><br />Ce qui n'arrange rien à son image ? Il boit, il se drogue et il est relativement compliqué à gérer humainement.<br /><br />Un jour, il se rend à Londres, récupérer de l'argent... on lui donne du LSD, des amphétamines. Pour Fabrice Gaignault, son biographie, il ne redescendra jamais... mais cet épisode lui permettra de devenir immortel ! Explications en 2014 dans une interview sur Europe 1.<br /><br />Voilà comment un Britannique qu'on a fait passer pour un Américain a plongé dans les travers du rock pour devenir l'inspiration de Ziggy Stardust.<br /><br />Happy Day le 28 novembre 1961 : la Belgique devrait accueillir ce soir Vince Taylor au Cirque Royal. Un concert qui sera annulé le jour-même par les autorités locales, plutôt refroidies par les prétendues émeutes parisiennes... Bref, c'était une partie de l'incroyable histoire, décousue et résolument rock, de Vince Taylor et les Playboys...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65661828</guid><pubDate>Wed, 23 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65661828/318480_vince_taylor_l_archange_noir_du_rock_en_1961.mp3" length="5244910" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en juillet 1961. À l'affiche à l'Olympia de Paris, des concerts de rock durant 2 jours. Des concerts où vont se produire plusieurs groupes dont Vince Taylor et les Playboys. Et tout cela devant une centaine de personnes.

Ce n'est pas...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en juillet 1961. À l'affiche à l'Olympia de Paris, des concerts de rock durant 2 jours. Des concerts où vont se produire plusieurs groupes dont Vince Taylor et les Playboys. Et tout cela devant une centaine de personnes.<br /><br />Ce n'est pas encore leur happy day, mais cela ne saurait tarder. Parce que, dans le public, Eddie Barclay cherche la réplique à Johnny. Et pour cause, l'idole des jeunes est parti chez Philips. Vince Taylor a tout ce qu'il faut. Les actualités Pathé s'intéressent à lui... on le surnomme déjà Monsieur Twist !<br /><br />Eddie Barclay engage immédiatement Vince Taylor. Pour assurer sa promo, la maison ne recule devant aucune approximation. Ils vont artificiellement gonfler sa biographie et le présenter comme une star du rock en Amérique et en Angleterre. D'ailleurs, il n'est pas né à Hollywood, mais à Londres.<br /><br />Mais pourquoi mentir ? Pour un objectif bien précis : ridiculiser les Français, disons surtout Johnny.<br /><br />Problème pour Eddie Barclay. Le 18 novembre 1961, le concert de Vince Taylor au Palais des Sports de Paris ne se passe pas vraiment comme prévu. La presse indique que le spectacle a terminé en émeute.<br /><br />Le mal est fait, mais cette émeute est un réalité une mise en scène montée de toute pièce, car les images de chaises cassées sont celles d'un concert des Chats Sauvages. Bref, Vince endosse à tort la responsabilité des bagarres.<br /><br />Cela dit, on ne le surnomme pas archange noir du rock pou rien. Il se produit sur scène avec une grosse chaîne autour du cou et le fameux costume de cuir noir emprunté à Gene Vincent, qui rappelle ouvertement Marlon Brando dans "L'Équipée sauvage". Tout cela lui donne une allure de bad boy.<br /><br />Ce qui n'arrange rien à son image ? Il boit, il se drogue et il est relativement compliqué à gérer humainement.<br /><br />Un jour, il se rend à Londres, récupérer de l'argent... on lui donne du LSD, des amphétamines. Pour Fabrice Gaignault, son biographie, il ne redescendra jamais... mais cet épisode lui permettra de devenir immortel ! Explications en 2014 dans une interview sur Europe 1.<br /><br />Voilà comment un Britannique qu'on a fait passer pour un Américain a plongé dans les travers du rock pour devenir l'inspiration de Ziggy Stardust.<br /><br />Happy Day le 28 novembre 1961 : la Belgique devrait accueillir ce soir Vince Taylor au Cirque Royal. Un concert qui sera annulé le jour-même par les autorités locales, plutôt refroidies par les prétendues émeutes parisiennes... Bref, c'était une partie de l'incroyable histoire, décousue et résolument rock, de Vince Taylor et les Playboys...]]></itunes:summary><itunes:duration>219</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/62c3132cf2ace8d567feba6f7c0b9803.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979, la Cibi devient enfin légale en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-la-cibi-devient-enfin-legale-en-belgique--65661827</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 juillet 1979. Happy day pour des milliers de Belges qui communiquaient jusqu'ici dans l'illégalité la plus totale. La Belgique autorisera désormais les radioamateurs, mais tout cela sera bien encadré.<br /><br />Ce droit est déjà admis en Suisse, en Autriche, aux États-Unis, au Danemark, en Italie et, encore plus proche de nous, en Allemagne. Enfin, en RFA. Mais de quoi parle-t-on exactement ? D'une nouvelle passion, la Cibi. Reportage en 1979...<br /><br />On peut l'utiliser en voiture, mais aussi chez soi. Dans le confort de la maison pour discuter avec ses amis, des inconnus, en Belgique, mais aussi à l'étranger. Jusqu'alors, l'utilisation des fréquences était interdite chez nous. Certains se sont d'ailleurs fait condamner à des amendes, allant jusqu'à 8000 francs belges, plus la confiscation du matériel. On risquait même théoriquement une peine de prison !<br /><br />Ah oui, Cibi, c'est Citizen Band. Traduction : la bande des citoyens. Elle est désormais libre, mais tout n'est pas permis non plus... Pas question de parler politique, religion ou de faits contraires aux bonnes mœurs... pas non plus de publicité, comme l'explique ce responsable d'un club CB en Belgique.<br /><br />Si, comme moi, vous avez grandi dans un milieu de colombophiles, vous vous souvenez sans doute que de grandes antennes étaient déployées au-dessus des pigeonniers, permettant aux amateurs de suivre le retour des pigeons le dimanche. Ce fut également un moyen de communication idéal pour les camionneurs, en dehors évidemment des services de l'ordre. // On l'a compris. La CB, c'est un hobby, mais c'est parfois très technique. On utilise des mots compliqués.<br /><br />Tous ces mots, ce sont des normes internationales, supposées permettre à la grande communauté Cibi internationale de discuter. On parlait de nos voisins ouest-allemands, il faudra attendre 2 ans encore pour nos cibistes puissent parler aux Français.<br /><br />Son utilisation sera légalisée en 1981, mais de manière encore plus encadrée qu'en Belgique. N'empêche, le 30 juillet 1979 restera le happy day des cibistes wallons, bruxellois et flamands, des dizaines d’années après sa création aux États-Unis en 1947... Et la bonne nouvelle, c'est qu'on peut s'équiper pour 4 ou 5000 francs ! Les passionnés en sont gaga !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65661827</guid><pubDate>Tue, 22 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65661827/318479_1979_la_cibi_devient_enfin_legale_en_belgique.mp3" length="5370925" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 juillet 1979. Happy day pour des milliers de Belges qui communiquaient jusqu'ici dans l'illégalité la plus totale. La Belgique autorisera désormais les radioamateurs, mais tout cela sera bien encadré.

Ce droit est déjà admis en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 juillet 1979. Happy day pour des milliers de Belges qui communiquaient jusqu'ici dans l'illégalité la plus totale. La Belgique autorisera désormais les radioamateurs, mais tout cela sera bien encadré.<br /><br />Ce droit est déjà admis en Suisse, en Autriche, aux États-Unis, au Danemark, en Italie et, encore plus proche de nous, en Allemagne. Enfin, en RFA. Mais de quoi parle-t-on exactement ? D'une nouvelle passion, la Cibi. Reportage en 1979...<br /><br />On peut l'utiliser en voiture, mais aussi chez soi. Dans le confort de la maison pour discuter avec ses amis, des inconnus, en Belgique, mais aussi à l'étranger. Jusqu'alors, l'utilisation des fréquences était interdite chez nous. Certains se sont d'ailleurs fait condamner à des amendes, allant jusqu'à 8000 francs belges, plus la confiscation du matériel. On risquait même théoriquement une peine de prison !<br /><br />Ah oui, Cibi, c'est Citizen Band. Traduction : la bande des citoyens. Elle est désormais libre, mais tout n'est pas permis non plus... Pas question de parler politique, religion ou de faits contraires aux bonnes mœurs... pas non plus de publicité, comme l'explique ce responsable d'un club CB en Belgique.<br /><br />Si, comme moi, vous avez grandi dans un milieu de colombophiles, vous vous souvenez sans doute que de grandes antennes étaient déployées au-dessus des pigeonniers, permettant aux amateurs de suivre le retour des pigeons le dimanche. Ce fut également un moyen de communication idéal pour les camionneurs, en dehors évidemment des services de l'ordre. // On l'a compris. La CB, c'est un hobby, mais c'est parfois très technique. On utilise des mots compliqués.<br /><br />Tous ces mots, ce sont des normes internationales, supposées permettre à la grande communauté Cibi internationale de discuter. On parlait de nos voisins ouest-allemands, il faudra attendre 2 ans encore pour nos cibistes puissent parler aux Français.<br /><br />Son utilisation sera légalisée en 1981, mais de manière encore plus encadrée qu'en Belgique. N'empêche, le 30 juillet 1979 restera le happy day des cibistes wallons, bruxellois et flamands, des dizaines d’années après sa création aux États-Unis en 1947... Et la bonne nouvelle, c'est qu'on peut s'équiper pour 4 ou 5000 francs ! Les passionnés en sont gaga !]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5fa7b5b1b365005f4c0f090f1079cc3c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Adamo et la controverse autour de "Inch’Allah" (1966)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/adamo-et-la-controverse-autour-de-inch-allah-1966--65624332</link><description><![CDATA[Nous sommes en octobre 1966. En pleine tournée en Israël, Adamo entreprend une visite de Jérusalem. Happy day pour cet enfant du catéchisme romain, qui peut enfin voir de ses yeux le Mont des Oliviers.<br /><br />Et puis, c'est ce qu'il raconte, cette visite très émouvante se fracasse sur le mur de la réalité. Il veut entrer dans une chapelle. Un soldat le repousse. Un panneau dit : « Danger frontière ». Il a 24 ans. C'est un choc.<br /><br />Adamo rentre à l'hôtel. Une chanson trotte dans sa tête, comme une urgence…<br /><br />Elle sort fin 1966. 'Inch’Allah' raconte la situation entre Israël, les Palestiniens et les pays arabes, telle qu'il l'a vue, ressentie, en tant qu'homme de paix. Puis, quelques mois plus tard, nous sommes alors le 5 juin 1967, la guerre des Six Jours éclate.<br /><br />Chacun doit choisir son camp. Inch Allah devient polémique et sa diffusion prend des proportions que le chanteur n’aurait pas pu imaginer, lorsqu'il a écrit et composé une chanson qu’il pensait pacifique. On reproche alors à Adamo de défendre avant tout Israël et les Israéliens. Conséquence : le titre est censuré dans certains pays arabes. Sur le champ et sans discussion possible.<br /><br />Ce qui met le feu aux poudres, c'est le dernier couplet...<br /><br />Adamo tente de se défendre, mais sans succès. Il reconnaîtra ensuite qu'il n'a sans doute pas assez parlé, dans la version originale, de la souffrance des Palestiniens. Raison pour laquelle il modifiera en 1993, les paroles du dernier couplet polémique.<br /><br />Depuis 1993, la chanson se termine différemment de la version originale de 1966.<br /><br />Avec le recul, Adamo estime qu'il n'aurait rien changé à la version originale au moment de l'écrire. Il a suivi ses émotions. Il dira : "J’étais sincère quand je l’ai écrite, j’étais sincère, aussi, quand je l’ai modifiée."<br /><br />Une de ses plus grandes joies sera d'avoir pu l'interpréter, près de 40 ans plus tard, en Tunisie, au théâtre antique de Carthage.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65624332</guid><pubDate>Mon, 21 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65624332/318405_adamo_et_la_controverse_autour_de_inch_allah_1966.mp3" length="4306383" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en octobre 1966. En pleine tournée en Israël, Adamo entreprend une visite de Jérusalem. Happy day pour cet enfant du catéchisme romain, qui peut enfin voir de ses yeux le Mont des Oliviers.

Et puis, c'est ce qu'il raconte, cette visite...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en octobre 1966. En pleine tournée en Israël, Adamo entreprend une visite de Jérusalem. Happy day pour cet enfant du catéchisme romain, qui peut enfin voir de ses yeux le Mont des Oliviers.<br /><br />Et puis, c'est ce qu'il raconte, cette visite très émouvante se fracasse sur le mur de la réalité. Il veut entrer dans une chapelle. Un soldat le repousse. Un panneau dit : « Danger frontière ». Il a 24 ans. C'est un choc.<br /><br />Adamo rentre à l'hôtel. Une chanson trotte dans sa tête, comme une urgence…<br /><br />Elle sort fin 1966. 'Inch’Allah' raconte la situation entre Israël, les Palestiniens et les pays arabes, telle qu'il l'a vue, ressentie, en tant qu'homme de paix. Puis, quelques mois plus tard, nous sommes alors le 5 juin 1967, la guerre des Six Jours éclate.<br /><br />Chacun doit choisir son camp. Inch Allah devient polémique et sa diffusion prend des proportions que le chanteur n’aurait pas pu imaginer, lorsqu'il a écrit et composé une chanson qu’il pensait pacifique. On reproche alors à Adamo de défendre avant tout Israël et les Israéliens. Conséquence : le titre est censuré dans certains pays arabes. Sur le champ et sans discussion possible.<br /><br />Ce qui met le feu aux poudres, c'est le dernier couplet...<br /><br />Adamo tente de se défendre, mais sans succès. Il reconnaîtra ensuite qu'il n'a sans doute pas assez parlé, dans la version originale, de la souffrance des Palestiniens. Raison pour laquelle il modifiera en 1993, les paroles du dernier couplet polémique.<br /><br />Depuis 1993, la chanson se termine différemment de la version originale de 1966.<br /><br />Avec le recul, Adamo estime qu'il n'aurait rien changé à la version originale au moment de l'écrire. Il a suivi ses émotions. Il dira : "J’étais sincère quand je l’ai écrite, j’étais sincère, aussi, quand je l’ai modifiée."<br /><br />Une de ses plus grandes joies sera d'avoir pu l'interpréter, près de 40 ans plus tard, en Tunisie, au théâtre antique de Carthage.]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ad3c56cfbb8924cf448a5be6d2bff887.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C. Jérôme : comment “C’est moi” est devenu un tube de 1974</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-jerome-comment-c-est-moi-est-devenu-un-tube-de-1974--65623177</link><description><![CDATA[Nous sommes le vendredi 26 avril 1974. Le label Disc AZ se prépare à sortir le 3e single de l'album "Baby Boy". C Jérôme ne le sait pas encore, mais un titre très personnel va changer de parcours et lui offrir l'un de ses plus grands succès.<br /><br />Ce sera même l'une des meilleures ventes de l'année en France et en Belgique ! Il y a deux ans, il a connu son premier vrai grand tube, avec ce titre... Consécration sur le plateau de l'émission Samedi-Variétés de la TSR...<br /><br />Au printemps 1974, le chanteur, qui a grandi près de Nancy et embrassé une carrière de vendeur de chaussures à 16 ans, est à la recherche d'une nouvelle chanson qui fera au moins aussi bien que "Kiss me". Son parolier Jean Albertini se met au travail sur base d'une composition entraînante de Sylvain Garcia.<br /><br />Titre provisoire "C'est la vie, on s'aime". La chanson raconte l'une de ses amourettes, avec Annette, rencontrée deux ans plus tôt. Depuis leur rupture, C Jérôme n'a pas changé.<br /><br />L'enregistrement a lieu au studio des Dames, dans le 17e arrondissement de Paris. Problème : Jean Albertini n’est pas convaincu par ce texte. Il trouve les paroles à la fois « banales » et totalement « inspides ». Et c'est sa faute, sa très grande faute.<br /><br />Jusqu'à ce moment où Dominique Poncet, l'ingénieur du son, se met à plaisanter en ajoutant ces mots à la chanson : « C. Jérôme, c'est moi ». Albertini réplique alors en disant : « Oui, c'est ça, C. Jérôme, c'est moi. »<br /><br />Il réécrit le texte en quelques minutes à peine. Voilà, nous y sommes; c'est moi, c'est lui, c jerome et cela va TOUT changer...<br /><br />« C'est moi » sort fin avril 1974, happy day et période bénie pour parler d'amour, alors que le printemps est déjà bien avancé et que la France doit trouver son tube de l'été. Le 45 tours s'écoule à 500 000 exemplaires en France, provoquant un regain d'intérêt pour l'album.<br /><br />C Jérôme peut d'ailleurs compter sur les copains pour que le titre soit diffusé à fond les ballons. Parmi eux, Jean-Pierre Foucault, qu'il connaît depuis 1969 grâce à Cloclo. Foucault en fera d'ailleurs un animateur radio dans les années 90, alors qu'il dirige la chaîne RMC.<br /><br />Succès en France, certes, mais, fin avril 1974, l'exportation de "C'est moi" se passe très bien également : numéro 1 aux Pays-Bas, au Québec et en Belgique.<br /><br />Une aventure qui n'aurait peut-être pas été un succès sans la plaisanterie de l'ingénieur du son. D'ailleurs, C. Jérôme et Jean Albertini remercieront, quelques mois plus tard, Dominique Poncet avec un chèque dont le montant est toujours resté secret.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65623177</guid><pubDate>Fri, 18 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65623177/318390_c_jerome_comment_c_est_moi_est_devenu_un_tube_de_1974.mp3" length="4712012" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le vendredi 26 avril 1974. Le label Disc AZ se prépare à sortir le 3e single de l'album "Baby Boy". C Jérôme ne le sait pas encore, mais un titre très personnel va changer de parcours et lui offrir l'un de ses plus grands succès.

Ce sera...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le vendredi 26 avril 1974. Le label Disc AZ se prépare à sortir le 3e single de l'album "Baby Boy". C Jérôme ne le sait pas encore, mais un titre très personnel va changer de parcours et lui offrir l'un de ses plus grands succès.<br /><br />Ce sera même l'une des meilleures ventes de l'année en France et en Belgique ! Il y a deux ans, il a connu son premier vrai grand tube, avec ce titre... Consécration sur le plateau de l'émission Samedi-Variétés de la TSR...<br /><br />Au printemps 1974, le chanteur, qui a grandi près de Nancy et embrassé une carrière de vendeur de chaussures à 16 ans, est à la recherche d'une nouvelle chanson qui fera au moins aussi bien que "Kiss me". Son parolier Jean Albertini se met au travail sur base d'une composition entraînante de Sylvain Garcia.<br /><br />Titre provisoire "C'est la vie, on s'aime". La chanson raconte l'une de ses amourettes, avec Annette, rencontrée deux ans plus tôt. Depuis leur rupture, C Jérôme n'a pas changé.<br /><br />L'enregistrement a lieu au studio des Dames, dans le 17e arrondissement de Paris. Problème : Jean Albertini n’est pas convaincu par ce texte. Il trouve les paroles à la fois « banales » et totalement « inspides ». Et c'est sa faute, sa très grande faute.<br /><br />Jusqu'à ce moment où Dominique Poncet, l'ingénieur du son, se met à plaisanter en ajoutant ces mots à la chanson : « C. Jérôme, c'est moi ». Albertini réplique alors en disant : « Oui, c'est ça, C. Jérôme, c'est moi. »<br /><br />Il réécrit le texte en quelques minutes à peine. Voilà, nous y sommes; c'est moi, c'est lui, c jerome et cela va TOUT changer...<br /><br />« C'est moi » sort fin avril 1974, happy day et période bénie pour parler d'amour, alors que le printemps est déjà bien avancé et que la France doit trouver son tube de l'été. Le 45 tours s'écoule à 500 000 exemplaires en France, provoquant un regain d'intérêt pour l'album.<br /><br />C Jérôme peut d'ailleurs compter sur les copains pour que le titre soit diffusé à fond les ballons. Parmi eux, Jean-Pierre Foucault, qu'il connaît depuis 1969 grâce à Cloclo. Foucault en fera d'ailleurs un animateur radio dans les années 90, alors qu'il dirige la chaîne RMC.<br /><br />Succès en France, certes, mais, fin avril 1974, l'exportation de "C'est moi" se passe très bien également : numéro 1 aux Pays-Bas, au Québec et en Belgique.<br /><br />Une aventure qui n'aurait peut-être pas été un succès sans la plaisanterie de l'ingénieur du son. D'ailleurs, C. Jérôme et Jean Albertini remercieront, quelques mois plus tard, Dominique Poncet avec un chèque dont le montant est toujours resté secret.]]></itunes:summary><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>21 septembre 1960 : le Roi Baudouin présente Fabiola, la future Reine des Belges</title><link>https://www.spreaker.com/episode/21-septembre-1960-le-roi-baudouin-presente-fabiola-la-future-reine-des-belges--65592431</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 septembre 1960. Happy Day pour le Roi Baudouin. Il a une grande nouvelle à annoncer. Aujourd'hui, il présente sa fiancée au monde entier, depuis les jardins d'un château familial en Wallonie. Le prénom de l'élue de son cœur : Fabiola. Les actualités françaises s'ouvrent ce jour-là sur l'heureuse nouvelle...<br /><br />Cette présentation, inattendue en effet, a lieu au château de Ciergnon. C'est l'une des résidences d'été préférée de la famille royale belge à l'époque. Elle se trouve en province de Namur. Propriété et parc font d'ailleurs partie de ce que l'on appelle la Donation royale. C'est à dire les biens légués à l’état belge par le roi Léopold II en 1903.<br /><br />C'est Léopold 1er qui achète ce bien sur demande de son épouse, Marie-Louise. Sa santé est alors fragile et les médecins recommandent que la Reine puisse bénéficier d'une demeure dans une région où l'air serait plus favorable à ses bronches.<br /><br />En ce 21 septembre 1960, l'annonce des fiançailles réjouit le cœur des Belges. Avec Fabiola, le Roi sourit. C'est déjà ça de gagné ! Un Roi que les habitants du village connaissent bien. En tout cas, ils le croisent régulièrement à l'époque...<br /><br />Après les fiançailles, il faut penser au mariage. Il sera célébré trois mois plus tard, dans le froid piquant du 15 décembre 1960, l'un des premiers grands événements retransmis en direct par la télévision belge, en Eurovision.<br /><br />La cérémonie est grandiose, très religieuse. Ce sera d'ailleurs la dernière grande cérémonie du genre à oser parler de la soumission absolue de la Reine au Roi. En ce happy day du 21 septembre 1960, l'annonce des fiançailles est le happy day que les Belges attendaient. Car au fond, depuis le 17 juillet 1951, jour où le Prince Royal a prêté le serment pour devenir le cinquième Roi des Belges, on ne l'avait pas vraiment vu sourire. Ce ne sont pourtant pas les défis qui attendent le couple dans les années à venir : frontière linguistique en 62, décès de la Reine Elisabeth en 65 et révolte de Louvain en 66. Il règnera sur le Royaume jusqu'en 1993.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65592431</guid><pubDate>Thu, 17 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65592431/318166_21_septembre_1960_le_roi_baudouin_presente_fabiola_la_future_reine_des_belges.mp3" length="4648691" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 septembre 1960. Happy Day pour le Roi Baudouin. Il a une grande nouvelle à annoncer. Aujourd'hui, il présente sa fiancée au monde entier, depuis les jardins d'un château familial en Wallonie. Le prénom de l'élue de son cœur :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 septembre 1960. Happy Day pour le Roi Baudouin. Il a une grande nouvelle à annoncer. Aujourd'hui, il présente sa fiancée au monde entier, depuis les jardins d'un château familial en Wallonie. Le prénom de l'élue de son cœur : Fabiola. Les actualités françaises s'ouvrent ce jour-là sur l'heureuse nouvelle...<br /><br />Cette présentation, inattendue en effet, a lieu au château de Ciergnon. C'est l'une des résidences d'été préférée de la famille royale belge à l'époque. Elle se trouve en province de Namur. Propriété et parc font d'ailleurs partie de ce que l'on appelle la Donation royale. C'est à dire les biens légués à l’état belge par le roi Léopold II en 1903.<br /><br />C'est Léopold 1er qui achète ce bien sur demande de son épouse, Marie-Louise. Sa santé est alors fragile et les médecins recommandent que la Reine puisse bénéficier d'une demeure dans une région où l'air serait plus favorable à ses bronches.<br /><br />En ce 21 septembre 1960, l'annonce des fiançailles réjouit le cœur des Belges. Avec Fabiola, le Roi sourit. C'est déjà ça de gagné ! Un Roi que les habitants du village connaissent bien. En tout cas, ils le croisent régulièrement à l'époque...<br /><br />Après les fiançailles, il faut penser au mariage. Il sera célébré trois mois plus tard, dans le froid piquant du 15 décembre 1960, l'un des premiers grands événements retransmis en direct par la télévision belge, en Eurovision.<br /><br />La cérémonie est grandiose, très religieuse. Ce sera d'ailleurs la dernière grande cérémonie du genre à oser parler de la soumission absolue de la Reine au Roi. En ce happy day du 21 septembre 1960, l'annonce des fiançailles est le happy day que les Belges attendaient. Car au fond, depuis le 17 juillet 1951, jour où le Prince Royal a prêté le serment pour devenir le cinquième Roi des Belges, on ne l'avait pas vraiment vu sourire. Ce ne sont pourtant pas les défis qui attendent le couple dans les années à venir : frontière linguistique en 62, décès de la Reine Elisabeth en 65 et révolte de Louvain en 66. Il règnera sur le Royaume jusqu'en 1993.]]></itunes:summary><itunes:duration>194</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/63ce9616d1126fca4dd0d5a147211d48.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978 : quand Sylvie Vartan devient "Disco Queen", à sa façon</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-quand-sylvie-vartan-devient-disco-queen-a-sa-facon--65592430</link><description><![CDATA[Nous sommes en février 1978. Sylvie Vartan va troquer son image post-yeye contre celle de reine du disco. Un happy day qui n'était pas gagné d'avance, tant Sylvie doit faire le grand écart entre ce 45 tours et ses déclarations sur la musique disco, genre qu'elle n'apprécie pas vraiment et qu'elle juge répétitif.<br /><br />Elle va tout de même se laisser convaincre par une reprise de « Johnny Johnny please come home », un titre de Claudja Barry, qui a été choriste du groupe allemand Boney M, mais pas très longtemps... Cela dit, quelle carte de visite !<br /><br />En français, sur une adaptation de Michel Mallory, « Johnny Johnny please come home » devient « Disco Queen ». Voilà donc notre Sylvie rhabillée en reine du disco. En dehors de quelques reprises sur scène, principalement de "No more Tears" ou "It’s raining men", on n'attendait pas vraiment la chanteuse sur ce créneau. Cela dit, entendre Sylvie sur "It’s raining men", c'est quelque chose !<br /><br />Revenons donc à "Disco Queen". C'est un titre bien produit et qui finit par plaire à Sylvie pour une bonne raison : il souligne le côté éphémère de la mode disco. Certes, ce ne sera pas "Spacer" ou "Born to be alive", mais le titre va plutôt bien se vendre. 75 mille exemplaires, rien qu'en France ! Et pour cause, c'est tout de même bien produit.. et c'est du disco en français !<br /><br />La face B, "Sidere Sideral" va également trouver écho auprès du public. La preuve que ce nouveau costume n'allait finalement pas si mal à la chanteuse. Les paroles sont futuristes : "Sur une ancienne planète, dans les caves en ruine d'une vieille ville, en vidéo cassette j'ai trouvé un show de l'an 2000..."<br /><br />Voilà donc pour la face B de "Disco Queen", l'inattendu happy day qui va mettre quelques paillettes dans la carrière de l'ex-madame-idole des jeunes. Sylvie l’a d'ailleurs chantée dans l'émission "numéro Un" consacrée à Johnny Mathis, vêtue de la fameuse robe à franges tigrée de Bob Mackie. Et rien que pour ça, il faut réécouter et revoir "Disco Queen", les lunettes noires, ses danseurs en pantalon blanc... ou alors revenir à l'originale de Claudja Barry, à vous de choisir...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65592430</guid><pubDate>Wed, 16 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65592430/318165_1978_quand_sylvie_vartan_devient_disco_queen_a_sa_facon.mp3" length="8862974" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en février 1978. Sylvie Vartan va troquer son image post-yeye contre celle de reine du disco. Un happy day qui n'était pas gagné d'avance, tant Sylvie doit faire le grand écart entre ce 45 tours et ses déclarations sur la musique disco,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en février 1978. Sylvie Vartan va troquer son image post-yeye contre celle de reine du disco. Un happy day qui n'était pas gagné d'avance, tant Sylvie doit faire le grand écart entre ce 45 tours et ses déclarations sur la musique disco, genre qu'elle n'apprécie pas vraiment et qu'elle juge répétitif.<br /><br />Elle va tout de même se laisser convaincre par une reprise de « Johnny Johnny please come home », un titre de Claudja Barry, qui a été choriste du groupe allemand Boney M, mais pas très longtemps... Cela dit, quelle carte de visite !<br /><br />En français, sur une adaptation de Michel Mallory, « Johnny Johnny please come home » devient « Disco Queen ». Voilà donc notre Sylvie rhabillée en reine du disco. En dehors de quelques reprises sur scène, principalement de "No more Tears" ou "It’s raining men", on n'attendait pas vraiment la chanteuse sur ce créneau. Cela dit, entendre Sylvie sur "It’s raining men", c'est quelque chose !<br /><br />Revenons donc à "Disco Queen". C'est un titre bien produit et qui finit par plaire à Sylvie pour une bonne raison : il souligne le côté éphémère de la mode disco. Certes, ce ne sera pas "Spacer" ou "Born to be alive", mais le titre va plutôt bien se vendre. 75 mille exemplaires, rien qu'en France ! Et pour cause, c'est tout de même bien produit.. et c'est du disco en français !<br /><br />La face B, "Sidere Sideral" va également trouver écho auprès du public. La preuve que ce nouveau costume n'allait finalement pas si mal à la chanteuse. Les paroles sont futuristes : "Sur une ancienne planète, dans les caves en ruine d'une vieille ville, en vidéo cassette j'ai trouvé un show de l'an 2000..."<br /><br />Voilà donc pour la face B de "Disco Queen", l'inattendu happy day qui va mettre quelques paillettes dans la carrière de l'ex-madame-idole des jeunes. Sylvie l’a d'ailleurs chantée dans l'émission "numéro Un" consacrée à Johnny Mathis, vêtue de la fameuse robe à franges tigrée de Bob Mackie. Et rien que pour ça, il faut réécouter et revoir "Disco Queen", les lunettes noires, ses danseurs en pantalon blanc... ou alors revenir à l'originale de Claudja Barry, à vous de choisir...]]></itunes:summary><itunes:duration>369</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/61b80fa150ab56d10bd89c726fa1f400.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : le roman Shogun avant son immense succès TV</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-le-roman-shogun-avant-son-immense-succes-tv--65580143</link><description><![CDATA[Beaucoup de personnages et de faits sont inspirés par la grande histoire, qui démarre en l'an 1600 en plein Japon féodal. Pourquoi James Clavell s'intéresse-t-il au Japon ? Parce que ce Britannique est d'origine australienne. Jeune officier d'artillerie, il est fait prisonnier par les Japonais lors de la chute de Singapour. Grâce à lui, de nombreux Britanniques, mais surtout des Américains, vont s'intéresser à la culture japonaise.<br /><br />Son roman est un joli succès dans les pays anglo-saxons. L'histoire va séduire NBC qui, en partenariat avec Paramount, a pour projet une adaptation du roman de Clavell. Et elle y met les moyens : plus de 20 millions de dollars de l'époque, ce qui représenterait aujourd'hui plus de 90 millions d'euros. C'est colossal.<br /><br />La bonne nouvelle ? L'auteur est d'accord, il est même très enthousiaste à l'idée que son roman soit transposé à l'écran. L'adaptation se passe plutôt bien.<br /><br />Avance rapide vers le pitch. Et puis on revient au tournage !<br /><br />Reprenons le fil des événements. Démarre alors le casting. L'auteur veut un comédien britannique. La production se tourne d'abord vers Sean Connery. Il refuse. Motif : il n'a jamais fait de télévision et n'a pas spécialement envie de s'y mettre.<br /><br />Roger Moore est contacté, mais lui non plus n'est pas très enthousiaste, il refuse. Le critère britannique est mis de côté et tous les yeux se tournent vers une vedette de la télévision américaine, un Californien pur jus du nom de Richard Chamberlain.<br /><br />L'acteur lit le roman et, machinalement, il se laisse pousser la barbe. Sa performance va largement contenter l'auteur du roman. Et la carrière de Chamberlain va prendre une nouvelle tournure ! Le tournage prend plus de 130 jours en 1979. Le montage est accéléré. NBC va bientôt pouvoir diffuser "Shogun". Générique !<br /><br />19 septembre 1980, NBC diffuse le premier épisode. Sa version française attendra elle 3 ans avant d'être adoptée par TF1.<br /><br />Aux États-Unis, c'est un carton. Carton d'audience tout d'abord. Et puis sur le plan des récompenses. Emmy Award de la meilleur série, des meilleurs costumes, Golden Globe de la meilleure série dramatique, meilleur acteur dramatique pour Richard Chamberlain et meilleure actrice dramatique pour Yôko Shimada.<br /><br />Même s'il déplorera les errances hollywoodiennes de l'adaptation télé, le 8 juin 1975 restera comme le happy day de James Clavell, dont la carrière de romancier des grands récits asiatiques explosera désormais aux 4 coins du monde.<br /><br />Quant à la série, son succès en fera une franchise et produira une série impressionnante de produits dérivés, de plus en plus éloignés de l'idée originale.<br /><br />Shogun est un incontournable télé. Je vous conseille de revoir la version originale, parce qu'elle comporte des passages narratifs en voix-off, lus par Orson Welles. Cette narration aide à comprendre les comportement des personnages dans certaines scènes japonaises. Cette voix-off a été quasiment retirée de la version française.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65580143</guid><pubDate>Tue, 15 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65580143/318006_1975_le_roman_shogun_avant_son_immense_succes_tv.mp3" length="5532048" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Beaucoup de personnages et de faits sont inspirés par la grande histoire, qui démarre en l'an 1600 en plein Japon féodal. Pourquoi James Clavell s'intéresse-t-il au Japon ? Parce que ce Britannique est d'origine australienne. Jeune officier...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Beaucoup de personnages et de faits sont inspirés par la grande histoire, qui démarre en l'an 1600 en plein Japon féodal. Pourquoi James Clavell s'intéresse-t-il au Japon ? Parce que ce Britannique est d'origine australienne. Jeune officier d'artillerie, il est fait prisonnier par les Japonais lors de la chute de Singapour. Grâce à lui, de nombreux Britanniques, mais surtout des Américains, vont s'intéresser à la culture japonaise.<br /><br />Son roman est un joli succès dans les pays anglo-saxons. L'histoire va séduire NBC qui, en partenariat avec Paramount, a pour projet une adaptation du roman de Clavell. Et elle y met les moyens : plus de 20 millions de dollars de l'époque, ce qui représenterait aujourd'hui plus de 90 millions d'euros. C'est colossal.<br /><br />La bonne nouvelle ? L'auteur est d'accord, il est même très enthousiaste à l'idée que son roman soit transposé à l'écran. L'adaptation se passe plutôt bien.<br /><br />Avance rapide vers le pitch. Et puis on revient au tournage !<br /><br />Reprenons le fil des événements. Démarre alors le casting. L'auteur veut un comédien britannique. La production se tourne d'abord vers Sean Connery. Il refuse. Motif : il n'a jamais fait de télévision et n'a pas spécialement envie de s'y mettre.<br /><br />Roger Moore est contacté, mais lui non plus n'est pas très enthousiaste, il refuse. Le critère britannique est mis de côté et tous les yeux se tournent vers une vedette de la télévision américaine, un Californien pur jus du nom de Richard Chamberlain.<br /><br />L'acteur lit le roman et, machinalement, il se laisse pousser la barbe. Sa performance va largement contenter l'auteur du roman. Et la carrière de Chamberlain va prendre une nouvelle tournure ! Le tournage prend plus de 130 jours en 1979. Le montage est accéléré. NBC va bientôt pouvoir diffuser "Shogun". Générique !<br /><br />19 septembre 1980, NBC diffuse le premier épisode. Sa version française attendra elle 3 ans avant d'être adoptée par TF1.<br /><br />Aux États-Unis, c'est un carton. Carton d'audience tout d'abord. Et puis sur le plan des récompenses. Emmy Award de la meilleur série, des meilleurs costumes, Golden Globe de la meilleure série dramatique, meilleur acteur dramatique pour Richard Chamberlain et meilleure actrice dramatique pour Yôko Shimada.<br /><br />Même s'il déplorera les errances hollywoodiennes de l'adaptation télé, le 8 juin 1975 restera comme le happy day de James Clavell, dont la carrière de romancier des grands récits asiatiques explosera désormais aux 4 coins du monde.<br /><br />Quant à la série, son succès en fera une franchise et produira une série impressionnante de produits dérivés, de plus en plus éloignés de l'idée originale.<br /><br />Shogun est un incontournable télé. Je vous conseille de revoir la version originale, parce qu'elle comporte des passages narratifs en voix-off, lus par Orson Welles. Cette narration aide à comprendre les comportement des personnages dans certaines scènes japonaises. Cette voix-off a été quasiment retirée de la version française.]]></itunes:summary><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Alouette, la chanson qui n'était pas prévue pour Gilles Dreu en 1968</title><link>https://www.spreaker.com/episode/alouette-la-chanson-qui-n-etait-pas-prevue-pour-gilles-dreu-en-1968--65580141</link><description><![CDATA[Nous sommes fin avril 1968. Un chanteur anonyme va devenir la star de l'année, avec une chanson qui n'était a priori pas faite pour lui.<br /><br />En 1968, Gilles Dreu n'est pas un nom connu et il n'a rien de très ye ye. 5 ans plus tôt, il a connu tout de même un petit succès. Mais vraiment un TOUT petit succès... "Fille de Garches, enfant de Puteaux"...<br /><br />Il se lance alors dans le cinéma, décroche quelques rôles et fait du doublage. Là non plus, rien de très populaire à signaler. En 1966, le producteur d’Hugues Aufray, Norbert Saara, croise sa route. Ce dernier va prendre Gilles Dreu sous son aile, qui a alors 32 ans.<br /><br />En avril 1968, Pierre Delanoë adapte une musique folklorique argentine aux consonances religieuses, "La peregrinación". La version originale est signée Ariel Ramirez...<br /><br />L'adaptation française sera très libre, car Delanoë va à peu près tout changer aux paroles de la version originale de 1965. "A la huella, a la huella" devient Alouette. Le titre est présenté à Jean-Claude Pascal, mais il renvoie le cadeau.<br /><br />Pierre Delanoë continue d'y croire. Il cherche une nouvelle voix. Ce sera notre fameux Gilles Dreu. Pourquoi lui ? Parce que c'est l'un des choristes de la maquette initiale.<br /><br />La suite ? Le producteur Norbert Saada lui propose la chanson. Lucien Morisse, directeur des programmes d’Europe 1, en fait le disque de la semaine début mai 1968 et, malgré les événements parisiens, les ventes explosent. Il se fait même inviter sur le plateau de l'émission Télé Dimanche...<br /><br />En quelques semaines, le 45 tours se vendra à 1 500 000 exemplaires. Ou comment notre chanteur anonyme est devenu l'un des plus gros vendeurs de 45 tours de l'année 1968 en ce happy day où le refus de Jean-Claude Pascal lui ouvre soudainement, par le plus grand des hasards, à la fois les pavés et la plage....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65580141</guid><pubDate>Mon, 14 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65580141/318005_alouette_la_chanson_qui_n_etait_pas_prevue_pour_gilles_dreu_en_1968.mp3" length="6642357" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes fin avril 1968. Un chanteur anonyme va devenir la star de l'année, avec une chanson qui n'était a priori pas faite pour lui.

En 1968, Gilles Dreu n'est pas un nom connu et il n'a rien de très ye ye. 5 ans plus tôt, il a connu tout de même...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes fin avril 1968. Un chanteur anonyme va devenir la star de l'année, avec une chanson qui n'était a priori pas faite pour lui.<br /><br />En 1968, Gilles Dreu n'est pas un nom connu et il n'a rien de très ye ye. 5 ans plus tôt, il a connu tout de même un petit succès. Mais vraiment un TOUT petit succès... "Fille de Garches, enfant de Puteaux"...<br /><br />Il se lance alors dans le cinéma, décroche quelques rôles et fait du doublage. Là non plus, rien de très populaire à signaler. En 1966, le producteur d’Hugues Aufray, Norbert Saara, croise sa route. Ce dernier va prendre Gilles Dreu sous son aile, qui a alors 32 ans.<br /><br />En avril 1968, Pierre Delanoë adapte une musique folklorique argentine aux consonances religieuses, "La peregrinación". La version originale est signée Ariel Ramirez...<br /><br />L'adaptation française sera très libre, car Delanoë va à peu près tout changer aux paroles de la version originale de 1965. "A la huella, a la huella" devient Alouette. Le titre est présenté à Jean-Claude Pascal, mais il renvoie le cadeau.<br /><br />Pierre Delanoë continue d'y croire. Il cherche une nouvelle voix. Ce sera notre fameux Gilles Dreu. Pourquoi lui ? Parce que c'est l'un des choristes de la maquette initiale.<br /><br />La suite ? Le producteur Norbert Saada lui propose la chanson. Lucien Morisse, directeur des programmes d’Europe 1, en fait le disque de la semaine début mai 1968 et, malgré les événements parisiens, les ventes explosent. Il se fait même inviter sur le plateau de l'émission Télé Dimanche...<br /><br />En quelques semaines, le 45 tours se vendra à 1 500 000 exemplaires. Ou comment notre chanteur anonyme est devenu l'un des plus gros vendeurs de 45 tours de l'année 1968 en ce happy day où le refus de Jean-Claude Pascal lui ouvre soudainement, par le plus grand des hasards, à la fois les pavés et la plage....]]></itunes:summary><itunes:duration>277</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/859c6ae8621eac09d4ab36d50888508f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977 : 300 femmes défilent à Paris pour la première Gay Pride française</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-300-femmes-defilent-a-paris-pour-la-premiere-gay-pride-francaise--65538071</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 juin 1977. Ce jour-là, Paris vit un moment historique : la toute première manifestation homo française défile dans les rues de la capitale. Et on se dit, c'est un événement, il ne pleut pas, alors on va en parler au journal télé de Patrick Lecoq sur Antenne 2...<br /><br />Sauf que Patrick Lecoq évoque la Fanfare de la Garde républicaine et non le slogan provocateur et audacieux « Nous sommes plus de 343 », qui animait les rues de la capitale. Pourquoi 343 ? C'est un clin d’œil au manifeste des femmes, une pétition d'avril 1971 publiée dans Le Nouvel Observateur et appelant à la légalisation de l'avortement en France.<br /><br />Ils seront à peu près 300 : des hommes et de femmes décident pour la première fois de briser les tabous en revendiquant publiquement leur droit à aimer librement.<br /><br />L'historienne et militante Marie-Jo Bonnet se souvient, elle se confie au Nouvel Obs :<br /><br />Ce sont en majorité des femmes qui défilent ce jour-là à Paris. Sauf que, à l'époque, elles risquent la prison. Rappelons qu'en France, il faudra attendre 1982 pour que l’homosexualité soit dépénalisée. Et dix ans de plus pour qu'elle ne soit plus considérée comme une pathologie psychiatrique.<br /><br />Le bilan ? Pas de répression. Et même de la joie, comme le rappelle Marie-Jo Bonnet :<br /><br />Il faudra attendre 1981 pour que la première grande marche nationale pour les droits et les libertés des homosexuels et lesbiennes se tienne officiellement France. Avec non plus 300 personnes, mais entre 10 et 15 000 manifestants. François Mitterand soutient la cause. Le Président l'avait déclaré un an plus tôt : « L'homosexualité doit cesser d'être un délit. » Alors, l’année suivante, en 1982, la marche gay a enfin droit au journal de Christine Ockrent. C'est dire si les temps ont vraiment changé... D'ailleurs, dans la marche, il y a cette maman, qui accompagne son fils et ses amis...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65538071</guid><pubDate>Fri, 11 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65538071/317615_1977_300_femmes_defilent_a_paris_pour_la_premiere_gay_pride_francaise.mp3" length="4335849" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 juin 1977. Ce jour-là, Paris vit un moment historique : la toute première manifestation homo française défile dans les rues de la capitale. Et on se dit, c'est un événement, il ne pleut pas, alors on va en parler au journal télé de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 juin 1977. Ce jour-là, Paris vit un moment historique : la toute première manifestation homo française défile dans les rues de la capitale. Et on se dit, c'est un événement, il ne pleut pas, alors on va en parler au journal télé de Patrick Lecoq sur Antenne 2...<br /><br />Sauf que Patrick Lecoq évoque la Fanfare de la Garde républicaine et non le slogan provocateur et audacieux « Nous sommes plus de 343 », qui animait les rues de la capitale. Pourquoi 343 ? C'est un clin d’œil au manifeste des femmes, une pétition d'avril 1971 publiée dans Le Nouvel Observateur et appelant à la légalisation de l'avortement en France.<br /><br />Ils seront à peu près 300 : des hommes et de femmes décident pour la première fois de briser les tabous en revendiquant publiquement leur droit à aimer librement.<br /><br />L'historienne et militante Marie-Jo Bonnet se souvient, elle se confie au Nouvel Obs :<br /><br />Ce sont en majorité des femmes qui défilent ce jour-là à Paris. Sauf que, à l'époque, elles risquent la prison. Rappelons qu'en France, il faudra attendre 1982 pour que l’homosexualité soit dépénalisée. Et dix ans de plus pour qu'elle ne soit plus considérée comme une pathologie psychiatrique.<br /><br />Le bilan ? Pas de répression. Et même de la joie, comme le rappelle Marie-Jo Bonnet :<br /><br />Il faudra attendre 1981 pour que la première grande marche nationale pour les droits et les libertés des homosexuels et lesbiennes se tienne officiellement France. Avec non plus 300 personnes, mais entre 10 et 15 000 manifestants. François Mitterand soutient la cause. Le Président l'avait déclaré un an plus tôt : « L'homosexualité doit cesser d'être un délit. » Alors, l’année suivante, en 1982, la marche gay a enfin droit au journal de Christine Ockrent. C'est dire si les temps ont vraiment changé... D'ailleurs, dans la marche, il y a cette maman, qui accompagne son fils et ses amis...]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kiki &amp; Pearly, Sheila… et Patrick : la drôle d’histoire d’un tube partagé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kiki-pearly-sheila-et-patrick-la-drole-d-histoire-d-un-tube-partage--65527364</link><description><![CDATA[Nous sommes le 27 décembre 1975. Un titre local entre au hit parade néerlandais. Happy day pour Kiki van Oostindië, la chanson qu'elle a écrite va connaître un fabuleux destin. Kiki n'est pas encore très connue du grand public. Elle est alors mannequin. Son mari, Herman Schmitz, lui propose de former un duo. Ce sera Kiki et Pearly. La chanson démarre par de la pluie et un bulletin météo diffusé à la radio.<br /><br />Oui, ça ressemble beaucoup à un autre titre qui démarre par le même bulletin météo en français. Vous allez comprendre pourquoi.<br /><br />Ce qui est assez singulier avec cette chanson, c'est qu'elle est mi-parlée, mi-chantée. Que les paroles sont écrites et dites en anglais, sauf une mention, en français elle, mention d'un certain « Patrick ».<br /><br />La pluie évoque des souvenirs amoureux (et plus car affinités) à Kiki, des souvenirs d'été, qui sont tellement vifs, tellement forts, qu'elle se met à trembler...<br /><br />Rendons à Kiki ce qui est à Kiki et Pearly ! C'est un très beau succès aux Pays-Bas. Le single atteint directement la 7ᵉ place du Top 40. Mais, quelques mois plus tard, une autre artiste va leur voler la vedette. Elle s'appelle Sheila. L’été 1976 sera caniculaire. Sheila s'approprie « Patrick, mon chéri », avec les mêmes paroles assez érotiques et (à peu près) les mêmes souvenirs que notre Kiki. Ah, il y a de nouveau un bulletin météo à la radio..<br /><br />Kiki et Pearly vont empocher, l'air de rien, pas mal de droits d'auteur, car la chanson inspire d'autres versions. L’actrice brésilienne Maria Isabel de Lizandra tombe amoureuse des paroles. Cette fois, la météo commence, non pas par des villes européennes, mais par Sao Paolo. Quasi au même moment, la chanteuse espagnole Isabel Patton s'intéresse également à la chanson, qui devient "Patrick, Amor Mío".<br /><br />L’aventure Kiki &amp; Pearly restera éphémère. Kiki tente une aventure en solo avec la reprise d'une musique de film érotique italien, mais elle fera un flop. Jusqu'au jour où elle rencontre Art Sullivan, avec qui elle formera un nouveau duo (ce sera l’objet d’un autre happy day).<br /><br />Alors oui, en ce happy day du 27 décembre 1975, on sait qui de Kiki ou Sheila aura été la première à nous raconter ses souvenirs moites du mystérieux Patrick, dont il se dit encore qu'il a vraiment existé. Et qui a sans doute été bien inspiré d'un jour, par temps de pluie, lui dire, sans remords ni regrets... "adieu jolie kiki" !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65527364</guid><pubDate>Thu, 10 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65527364/317528_kiki_pearly_sheila_et_patrick_la_drole_d_histoire_d_un_tube_partage.mp3" length="9218448" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 27 décembre 1975. Un titre local entre au hit parade néerlandais. Happy day pour Kiki van Oostindië, la chanson qu'elle a écrite va connaître un fabuleux destin. Kiki n'est pas encore très connue du grand public. Elle est alors...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 27 décembre 1975. Un titre local entre au hit parade néerlandais. Happy day pour Kiki van Oostindië, la chanson qu'elle a écrite va connaître un fabuleux destin. Kiki n'est pas encore très connue du grand public. Elle est alors mannequin. Son mari, Herman Schmitz, lui propose de former un duo. Ce sera Kiki et Pearly. La chanson démarre par de la pluie et un bulletin météo diffusé à la radio.<br /><br />Oui, ça ressemble beaucoup à un autre titre qui démarre par le même bulletin météo en français. Vous allez comprendre pourquoi.<br /><br />Ce qui est assez singulier avec cette chanson, c'est qu'elle est mi-parlée, mi-chantée. Que les paroles sont écrites et dites en anglais, sauf une mention, en français elle, mention d'un certain « Patrick ».<br /><br />La pluie évoque des souvenirs amoureux (et plus car affinités) à Kiki, des souvenirs d'été, qui sont tellement vifs, tellement forts, qu'elle se met à trembler...<br /><br />Rendons à Kiki ce qui est à Kiki et Pearly ! C'est un très beau succès aux Pays-Bas. Le single atteint directement la 7ᵉ place du Top 40. Mais, quelques mois plus tard, une autre artiste va leur voler la vedette. Elle s'appelle Sheila. L’été 1976 sera caniculaire. Sheila s'approprie « Patrick, mon chéri », avec les mêmes paroles assez érotiques et (à peu près) les mêmes souvenirs que notre Kiki. Ah, il y a de nouveau un bulletin météo à la radio..<br /><br />Kiki et Pearly vont empocher, l'air de rien, pas mal de droits d'auteur, car la chanson inspire d'autres versions. L’actrice brésilienne Maria Isabel de Lizandra tombe amoureuse des paroles. Cette fois, la météo commence, non pas par des villes européennes, mais par Sao Paolo. Quasi au même moment, la chanteuse espagnole Isabel Patton s'intéresse également à la chanson, qui devient "Patrick, Amor Mío".<br /><br />L’aventure Kiki &amp; Pearly restera éphémère. Kiki tente une aventure en solo avec la reprise d'une musique de film érotique italien, mais elle fera un flop. Jusqu'au jour où elle rencontre Art Sullivan, avec qui elle formera un nouveau duo (ce sera l’objet d’un autre happy day).<br /><br />Alors oui, en ce happy day du 27 décembre 1975, on sait qui de Kiki ou Sheila aura été la première à nous raconter ses souvenirs moites du mystérieux Patrick, dont il se dit encore qu'il a vraiment existé. Et qui a sans doute été bien inspiré d'un jour, par temps de pluie, lui dire, sans remords ni regrets... "adieu jolie kiki" !]]></itunes:summary><itunes:duration>384</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d837c505792547c8b3faa2a846cdaa9e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Goldorak arrive sur Récré A2 en 1978 : le choc japonais qui électrise la télé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/goldorak-arrive-sur-recre-a2-en-1978-le-choc-japonais-qui-electrise-la-tele--65473878</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 juillet 1978. Happy Day pour Dorothée, Gérard Chambre et Fabrice. Ils présentent la première émission Récré A2 sur Antenne 2. Un dessin animé va fortement impressionner les enfants sages branchés devant leur télé à 18h. Ce dessin animé vient du Japon, où on l'appelle "Grendizer, le robot OVNI". L'histoire est celle de Véga, un empire qui a ravagé une lointaine planète pacifique, Euphor.<br /><br />Son prince a pu échapper au massacre, à bord d'une machine de combat, Grendizer dans la version japonaise.<br /><br />Ce prince s'appelle Actarus. Tourmenté, introverti, musicien à ses heures, il est lui aussi en faveur de la paix. Son prochain combat s'appelle la Planète Terre, planète qu'il rejoint à bord du Grendizer, qui, pour les petits francophones que nous étions, s'appellera Goldorak ! Allez hop, générique en français !<br /><br />Bon, soyons sérieux un instant, Goldorak, ça ne rigole pas. C'est une gigantesque machine de guerre en deux parties. La première, un robot Mecha. L'autre, sa soucoupe de transport qui est très lourdement armée. Pour des raisons de sécurité, Goldorak est stationné dans un lieu tenu secret du Centre de recherches spatiales. Il n'en sort que pour ses missions, secrètes elles aussi.<br /><br />Dans Récré A2, le doublage en français est assuré par Jane Val et Michel Gatineau. C'est lui qui va prêter sa voix au professeur Procyon, le père d'Actarus. Mais en fait, on se sait pas très si c'est son père biologique ou un père adoptif. Tout au long de la série, il est la figure adulte sage, paternelle, expérimentée et inspirée. Mais aussi un peu tourmentée...<br /><br />Michel Gatineau sera aussi la voix de Charles Ingalls dans la petite maison dans la Prairie et celle de Derrick. Mais nous n'en sommes pas encore là. Car ce que vous venez d'entendre est un extrait du 42e épisode de Goldorak. Et la tension est à son comble, car le centre spatial n'a jamais été aussi fragile.<br /><br />Il y aura 3 saisons de Goldorak. Trois seulement. Alors, personne ne le sait encore, mais en ce happy day du 3 juillet 1978, Récré A2 est programmé pour ne durer qu'un été, Goldorak est un ballon d'essai. Bien entendu, avec le recul, on sait que l'un et l'autre poursuivront leurs aventures.<br /><br />Au fond, seuls les Japonais n'auront pas été au rendez-vous de ce dessin animé, parce que, dans les autres pays où Goldorak est importé — souvent presque par hasard — la série va remporter un succès phénoménal, en France on l'a compris, en Italie, en Belgique, au Québec, en Espagne, mais également au Moyen-Orient.<br /><br />Goldorak révèle aussi la toute jeune voix d'un certain Noam, choisi lui aussi un peu par hasard, et qui deviendra la voix de Goldorak le grand..]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65473878</guid><pubDate>Wed, 09 Apr 2025 13:53:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65473878/317386_goldorak_arrive_sur_recre_a2_en_1978_le_choc_japonais_qui_electrise_la_tele.mp3" length="8270517" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 juillet 1978. Happy Day pour Dorothée, Gérard Chambre et Fabrice. Ils présentent la première émission Récré A2 sur Antenne 2. Un dessin animé va fortement impressionner les enfants sages branchés devant leur télé à 18h. Ce dessin...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 juillet 1978. Happy Day pour Dorothée, Gérard Chambre et Fabrice. Ils présentent la première émission Récré A2 sur Antenne 2. Un dessin animé va fortement impressionner les enfants sages branchés devant leur télé à 18h. Ce dessin animé vient du Japon, où on l'appelle "Grendizer, le robot OVNI". L'histoire est celle de Véga, un empire qui a ravagé une lointaine planète pacifique, Euphor.<br /><br />Son prince a pu échapper au massacre, à bord d'une machine de combat, Grendizer dans la version japonaise.<br /><br />Ce prince s'appelle Actarus. Tourmenté, introverti, musicien à ses heures, il est lui aussi en faveur de la paix. Son prochain combat s'appelle la Planète Terre, planète qu'il rejoint à bord du Grendizer, qui, pour les petits francophones que nous étions, s'appellera Goldorak ! Allez hop, générique en français !<br /><br />Bon, soyons sérieux un instant, Goldorak, ça ne rigole pas. C'est une gigantesque machine de guerre en deux parties. La première, un robot Mecha. L'autre, sa soucoupe de transport qui est très lourdement armée. Pour des raisons de sécurité, Goldorak est stationné dans un lieu tenu secret du Centre de recherches spatiales. Il n'en sort que pour ses missions, secrètes elles aussi.<br /><br />Dans Récré A2, le doublage en français est assuré par Jane Val et Michel Gatineau. C'est lui qui va prêter sa voix au professeur Procyon, le père d'Actarus. Mais en fait, on se sait pas très si c'est son père biologique ou un père adoptif. Tout au long de la série, il est la figure adulte sage, paternelle, expérimentée et inspirée. Mais aussi un peu tourmentée...<br /><br />Michel Gatineau sera aussi la voix de Charles Ingalls dans la petite maison dans la Prairie et celle de Derrick. Mais nous n'en sommes pas encore là. Car ce que vous venez d'entendre est un extrait du 42e épisode de Goldorak. Et la tension est à son comble, car le centre spatial n'a jamais été aussi fragile.<br /><br />Il y aura 3 saisons de Goldorak. Trois seulement. Alors, personne ne le sait encore, mais en ce happy day du 3 juillet 1978, Récré A2 est programmé pour ne durer qu'un été, Goldorak est un ballon d'essai. Bien entendu, avec le recul, on sait que l'un et l'autre poursuivront leurs aventures.<br /><br />Au fond, seuls les Japonais n'auront pas été au rendez-vous de ce dessin animé, parce que, dans les autres pays où Goldorak est importé — souvent presque par hasard — la série va remporter un succès phénoménal, en France on l'a compris, en Italie, en Belgique, au Québec, en Espagne, mais également au Moyen-Orient.<br /><br />Goldorak révèle aussi la toute jeune voix d'un certain Noam, choisi lui aussi un peu par hasard, et qui deviendra la voix de Goldorak le grand..]]></itunes:summary><itunes:duration>345</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/667abae037e039d8c7ac0c6d10ec03de.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Jean-Marie Périer capture l’esprit yéyé dans une photo devenue culte</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-jean-marie-perier-capture-l-esprit-yeye-dans-une-photo-devenue-culte--65404954</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1966. Il est 16h au Studio Mac Mahon, situé rue des Acacias, dans le 17e arrondissement de Paris. Trois semaines de préparation auront été nécessaires pour réunir le gotha des vedettes françaises de l'époque. Un travail complexe, épuisant pour un jeune photographe de 28 ans du nom de Jean-Marie Périer. Mais d'où venait cette idée ?<br /><br />Réponse de Jean-Marie Périer au magazine Polka<br /><br />Le pari est réussi, en tout cas la réunion ! Sur le coup de 16h, le studio accueille du très beau monde, de Johnny Hallyday à Sylvie Vartan en passant par Claude François, Michel Berger et une certaine... Sheila.<br /><br />L'inviter est une évidence pour celle qu’on surnomme déjà la "yeye girl". Périer explique que c'est (je cite) "une vraie prolo qui s'en est sortie toute seule". Sur la photo, à 1m50 de distance, on voit Michel Berger et France Gall qui, comble de l'ironie, ne se connaissent pas encore. On reconnaît également Eddy Mitchell, Jacques Dutronc, Michèle Torr, Dick Rivers. Même Serge Gainsbourg a répondu présent...<br /><br />La photo est publiée deux mois plus tard, en juin 1966 comme poster central du numéro spécial du mensuel "Salut les copains", le 47e, afin de fêter le quatrième anniversaire de sa parution. Et c'est évidemment carton plein.<br /><br />C'était une idée de génie, réunir celles et ceux qui font danser l’Hexagone, sur les notes pop et rock arrivant des États-Unis et du Royaume-Uni, mais adaptées en version jambon beurrer Devant l’objectif, les stars posent, sourient, s’esclaffent. L'insouciance est parfaitement captée. Heureusement, les producteurs et autres attachés de presse sont loin du studio...<br /><br />(Illustration sonore : cliquetis d’un obturateur, exclamations d’étonnement, ambiance festive)<br /><br />On ne parle pas encore de "Photo du siècle" en 1966. Ce nom viendra bien plus tard, à l'occasion de ses 50 ans. D'ailleurs, en matière de "photo du siècle", certains estiment que ce nom revient plutôt à la première photo du lever de terre depuis la lune, prise par Apollo 8 deux ans plus tard.<br /><br />Peu importe, happy day ce 12 avril 1966 à 16h, Jean-Marie Périer vient de cristalliser l’esprit yéyé et l’explosion pop en France en un seul cliché, dont il a souvent avoué qu'elle serait aujourd'hui impossible à refaire avec autant d'innocence et de spontanéité...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65404954</guid><pubDate>Tue, 08 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65404954/317169_1966_jean_marie_perier_capture_l_esprit_yeye_dans_une_photo_devenue_culte.mp3" length="7840437" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 avril 1966. Il est 16h au Studio Mac Mahon, situé rue des Acacias, dans le 17e arrondissement de Paris. Trois semaines de préparation auront été nécessaires pour réunir le gotha des vedettes françaises de l'époque. Un travail...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 avril 1966. Il est 16h au Studio Mac Mahon, situé rue des Acacias, dans le 17e arrondissement de Paris. Trois semaines de préparation auront été nécessaires pour réunir le gotha des vedettes françaises de l'époque. Un travail complexe, épuisant pour un jeune photographe de 28 ans du nom de Jean-Marie Périer. Mais d'où venait cette idée ?<br /><br />Réponse de Jean-Marie Périer au magazine Polka<br /><br />Le pari est réussi, en tout cas la réunion ! Sur le coup de 16h, le studio accueille du très beau monde, de Johnny Hallyday à Sylvie Vartan en passant par Claude François, Michel Berger et une certaine... Sheila.<br /><br />L'inviter est une évidence pour celle qu’on surnomme déjà la "yeye girl". Périer explique que c'est (je cite) "une vraie prolo qui s'en est sortie toute seule". Sur la photo, à 1m50 de distance, on voit Michel Berger et France Gall qui, comble de l'ironie, ne se connaissent pas encore. On reconnaît également Eddy Mitchell, Jacques Dutronc, Michèle Torr, Dick Rivers. Même Serge Gainsbourg a répondu présent...<br /><br />La photo est publiée deux mois plus tard, en juin 1966 comme poster central du numéro spécial du mensuel "Salut les copains", le 47e, afin de fêter le quatrième anniversaire de sa parution. Et c'est évidemment carton plein.<br /><br />C'était une idée de génie, réunir celles et ceux qui font danser l’Hexagone, sur les notes pop et rock arrivant des États-Unis et du Royaume-Uni, mais adaptées en version jambon beurrer Devant l’objectif, les stars posent, sourient, s’esclaffent. L'insouciance est parfaitement captée. Heureusement, les producteurs et autres attachés de presse sont loin du studio...<br /><br />(Illustration sonore : cliquetis d’un obturateur, exclamations d’étonnement, ambiance festive)<br /><br />On ne parle pas encore de "Photo du siècle" en 1966. Ce nom viendra bien plus tard, à l'occasion de ses 50 ans. D'ailleurs, en matière de "photo du siècle", certains estiment que ce nom revient plutôt à la première photo du lever de terre depuis la lune, prise par Apollo 8 deux ans plus tard.<br /><br />Peu importe, happy day ce 12 avril 1966 à 16h, Jean-Marie Périer vient de cristalliser l’esprit yéyé et l’explosion pop en France en un seul cliché, dont il a souvent avoué qu'elle serait aujourd'hui impossible à refaire avec autant d'innocence et de spontanéité...]]></itunes:summary><itunes:duration>327</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b880abc68900059c14f2237e98c39c08.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Cerrone et "Love in C Minor" : du bide parisien au triomphe new-yorkais</title><link>https://www.spreaker.com/episode/cerrone-et-love-in-c-minor-du-bide-parisien-au-triomphe-new-yorkais--65404953</link><description><![CDATA[Nous sommes début 1976. Happy Day pour un jeune immigré Italien dont la famille a fui le fascisme, direction la France. Il s'apprête à connaître le plus grand bide de sa carrière, un bide qui finira tout de même par s'imposer, quelques mois plus tard, comme l'une des pièces maîtresses de boîtes de nuit américaines. Comme souvent, pour retracer le fil des événements, il faut appuyer sur Rewind...<br /><br />Marc a 12 ans lorsque sa maman lui offre sa première batterie. Il reprend à son compte Chicago, Jimi Hendrix et Santana. Son premier groupe, il le fonde à l'école à 14 ans.<br /><br />Parce qu'il lui faut un avenir, son papa l'oblige à étudier un métier, ce sera la coiffure pour le cinéma. Marc obtiendra d'ailleurs son diplôme avec mention.<br /><br />Mais, Marc Cerrone n'a pas spécialement envie de devenir coiffeur. Alors, il fugue de chez ses parents et, de fil en aiguille, va devenir directeur artistique de 40 Clubs Méditerranée.<br /><br />Son premier vrai groupe est formé en 1972, avec les meilleurs musiciens qu'il a trouvés au Club Med. Ce groupe, les Kongas, se fait repérer par Eddie Barclay. Tendez l'oreille, on y entend déjà une patte bien particulière...<br /><br />Avec l'aide d'un ami qui possède un studio à Paris, il décide de créer une maquette début 1976 et il voit grand, puisqu'il va l'enregistrer à Londres. Titre choisi : "Love in C Minor" (l’amour en do mineur). Durée : une quinzaine de minutes, beaucoup trop long pour les radios, avec en toile de fond une musique de film pornographique américain.<br /><br />Bien entendu, aucune radio ne diffuse ce titre et personne ne veut le produire. Il va alors fabriquer son album à ses frais. Voilà, "Love in C Minor" est sur le marché ! Petit extrait !<br /><br />Ce qui n'arrange rien à ses affaires, c'est la pochette, où Cerrone pose avec une femme nue à genoux à ses côtés. Après tout, la musique s'inspire d'un film pornographique.<br /><br />Résultat ? La distribution se fait en tout petit comité... Mais, le hasard fait qu’une enseigne, Champs Disques, envoie à New York un carton qui contient le disque de Cerrone, par erreur, à la place d'albums de Barry White défectueux.<br /><br />Quelques malles postales plus loin, à NY, la pochette attire le distributeur, qui fait écouter “Love in C Minor” à des DJ avec ces fameux cris...<br /><br />Une version pirate s'arrache alors entre dJ et "Love in C Minor" devient l'hymne des boîtes de nuit de l'autre côté de l'Atlantique. Cerrone l'apprend, il fonce à New York et se fait engager par Atlantic Records.<br /><br />Quelques mois après le bide, c'est enfin le happy day tant espéré : Cerrone raconte que le label lui a ensuite laissé faire tout ce qu’il voulait. Il était avec les Jackson Five, Quincy Jones, Ray Charles… Le seul Blanc, c'était lui ! Et français, de sucroît.<br /><br />Le fugueur s'installe à New York. Démarre alors pour lui une carrière qui sera marquée par TOUS les succès et, surtout, tous les excès…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65404953</guid><pubDate>Mon, 07 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65404953/317168_cerrone_et_love_in_c_minor_du_bide_parisien_au_triomphe_new_yorkais.mp3" length="5303842" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début 1976. Happy Day pour un jeune immigré Italien dont la famille a fui le fascisme, direction la France. Il s'apprête à connaître le plus grand bide de sa carrière, un bide qui finira tout de même par s'imposer, quelques mois plus tard,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début 1976. Happy Day pour un jeune immigré Italien dont la famille a fui le fascisme, direction la France. Il s'apprête à connaître le plus grand bide de sa carrière, un bide qui finira tout de même par s'imposer, quelques mois plus tard, comme l'une des pièces maîtresses de boîtes de nuit américaines. Comme souvent, pour retracer le fil des événements, il faut appuyer sur Rewind...<br /><br />Marc a 12 ans lorsque sa maman lui offre sa première batterie. Il reprend à son compte Chicago, Jimi Hendrix et Santana. Son premier groupe, il le fonde à l'école à 14 ans.<br /><br />Parce qu'il lui faut un avenir, son papa l'oblige à étudier un métier, ce sera la coiffure pour le cinéma. Marc obtiendra d'ailleurs son diplôme avec mention.<br /><br />Mais, Marc Cerrone n'a pas spécialement envie de devenir coiffeur. Alors, il fugue de chez ses parents et, de fil en aiguille, va devenir directeur artistique de 40 Clubs Méditerranée.<br /><br />Son premier vrai groupe est formé en 1972, avec les meilleurs musiciens qu'il a trouvés au Club Med. Ce groupe, les Kongas, se fait repérer par Eddie Barclay. Tendez l'oreille, on y entend déjà une patte bien particulière...<br /><br />Avec l'aide d'un ami qui possède un studio à Paris, il décide de créer une maquette début 1976 et il voit grand, puisqu'il va l'enregistrer à Londres. Titre choisi : "Love in C Minor" (l’amour en do mineur). Durée : une quinzaine de minutes, beaucoup trop long pour les radios, avec en toile de fond une musique de film pornographique américain.<br /><br />Bien entendu, aucune radio ne diffuse ce titre et personne ne veut le produire. Il va alors fabriquer son album à ses frais. Voilà, "Love in C Minor" est sur le marché ! Petit extrait !<br /><br />Ce qui n'arrange rien à ses affaires, c'est la pochette, où Cerrone pose avec une femme nue à genoux à ses côtés. Après tout, la musique s'inspire d'un film pornographique.<br /><br />Résultat ? La distribution se fait en tout petit comité... Mais, le hasard fait qu’une enseigne, Champs Disques, envoie à New York un carton qui contient le disque de Cerrone, par erreur, à la place d'albums de Barry White défectueux.<br /><br />Quelques malles postales plus loin, à NY, la pochette attire le distributeur, qui fait écouter “Love in C Minor” à des DJ avec ces fameux cris...<br /><br />Une version pirate s'arrache alors entre dJ et "Love in C Minor" devient l'hymne des boîtes de nuit de l'autre côté de l'Atlantique. Cerrone l'apprend, il fonce à New York et se fait engager par Atlantic Records.<br /><br />Quelques mois après le bide, c'est enfin le happy day tant espéré : Cerrone raconte que le label lui a ensuite laissé faire tout ce qu’il voulait. Il était avec les Jackson Five, Quincy Jones, Ray Charles… Le seul Blanc, c'était lui ! Et français, de sucroît.<br /><br />Le fugueur s'installe à New York. Démarre alors pour lui une carrière qui sera marquée par TOUS les succès et, surtout, tous les excès…]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7142062dabcf97b34dcef862e657f6f4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : le métro de Bruxelles entre en scène, une révolution sous la ville</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-le-metro-de-bruxelles-entre-en-scene-une-revolution-sous-la-ville--65345098</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 septembre 1976. Inauguration en grande pompe à Bruxelles, en présence de sa majesté le Roi Baudouin. De nouveaux bolides orange vont circuler sous les pavés de la capitale. Le métro bruxellois est sur les rails ! Le journal télévisé en fait évidemment sa Une.<br /><br />Les travaux démarrent en 1965 au rond-point Schuman, il faudra 11 ans pour que le pré-métro devienne un véritable métro lourd.<br /><br />La construction du dépôt, situé à Delta, démarre ELLE en 1972. Les premières rames y sont hébergées avant de pouvoir rouler dès l'automne 1976.<br /><br />Le Roi Baudouin est d'ailleurs le premier passager à pouvoir emprunter le métro orange, flambant neuf et ultra-moderne.<br /><br />Jean-Pierre Alvin, ancien porte-parole de la STIB, raconte l'engouement qui entourait la première sortie du métro, le 20 septembre 1976.<br /><br />Ce fameux métro, c'est une très longue histoire. On retrouve les premiers projets en 1892, appuyés par le roi bâtisseur, Léopold II. Il voulait prendre en exemple les villes de Paris et de Londres. Ainsi, durant la première moitié du 20e siècle, plusieurs plans de réseaux souterrains seront imaginés, mais jamais ils ne vont recevoir le soutien de la population et les financements de la collectivité. 84 ans plus tard, le métro est bel et bien là. Et Toots Thielemans a préparé un titre spécial pour l'inauguration...<br /><br />Cette voix, c'est celle de Rony Pots, ancien superviseur du métro, qui explique combien les collaborateurs de la STIB étaient, eux-aussi, très fiers de participer à l'événement populaire.<br /><br />Dans l'esprit des Bruxellois, 1976, c'est le début d'une autre ère. L'expansion démarre : l'année suivante, en 1977, la ligne est prolongée à ses extrémités avec l’ouverture de deux nouvelles stations : Sainte-Catherine à l’ouest, Demey sur la branche sud-est. En ce happy day du 20 septembre 76, Alma, Stockel et Erasme sont encore loin à l’horizon, mais le voyage ne fait que commencer]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65345098</guid><pubDate>Fri, 04 Apr 2025 07:49:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65345098/316909_1976_le_metro_de_bruxelles_entre_en_scene_une_revolution_sous_la_ville.mp3" length="4391019" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 septembre 1976. Inauguration en grande pompe à Bruxelles, en présence de sa majesté le Roi Baudouin. De nouveaux bolides orange vont circuler sous les pavés de la capitale. Le métro bruxellois est sur les rails ! Le journal télévisé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 septembre 1976. Inauguration en grande pompe à Bruxelles, en présence de sa majesté le Roi Baudouin. De nouveaux bolides orange vont circuler sous les pavés de la capitale. Le métro bruxellois est sur les rails ! Le journal télévisé en fait évidemment sa Une.<br /><br />Les travaux démarrent en 1965 au rond-point Schuman, il faudra 11 ans pour que le pré-métro devienne un véritable métro lourd.<br /><br />La construction du dépôt, situé à Delta, démarre ELLE en 1972. Les premières rames y sont hébergées avant de pouvoir rouler dès l'automne 1976.<br /><br />Le Roi Baudouin est d'ailleurs le premier passager à pouvoir emprunter le métro orange, flambant neuf et ultra-moderne.<br /><br />Jean-Pierre Alvin, ancien porte-parole de la STIB, raconte l'engouement qui entourait la première sortie du métro, le 20 septembre 1976.<br /><br />Ce fameux métro, c'est une très longue histoire. On retrouve les premiers projets en 1892, appuyés par le roi bâtisseur, Léopold II. Il voulait prendre en exemple les villes de Paris et de Londres. Ainsi, durant la première moitié du 20e siècle, plusieurs plans de réseaux souterrains seront imaginés, mais jamais ils ne vont recevoir le soutien de la population et les financements de la collectivité. 84 ans plus tard, le métro est bel et bien là. Et Toots Thielemans a préparé un titre spécial pour l'inauguration...<br /><br />Cette voix, c'est celle de Rony Pots, ancien superviseur du métro, qui explique combien les collaborateurs de la STIB étaient, eux-aussi, très fiers de participer à l'événement populaire.<br /><br />Dans l'esprit des Bruxellois, 1976, c'est le début d'une autre ère. L'expansion démarre : l'année suivante, en 1977, la ligne est prolongée à ses extrémités avec l’ouverture de deux nouvelles stations : Sainte-Catherine à l’ouest, Demey sur la branche sud-est. En ce happy day du 20 septembre 76, Alma, Stockel et Erasme sont encore loin à l’horizon, mais le voyage ne fait que commencer]]></itunes:summary><itunes:duration>183</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cab5dc8fdc6cb17eecc2a785669a4c33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>« Je vole » : la chanson de Michel Sardou qui a bouleversé la France en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/je-vole-la-chanson-de-michel-sardou-qui-a-bouleverse-la-france-en-1978--65306667</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 novembre 1978. Un titre, sorti un mois plus tôt, devient numéro 1 des ventes contre toute attente. Une chanson dramatique, encore incomprise, va toucher le public en plein cœur. Les premières phrases donnent le ton, on est loin, très loin des bals populaires...<br /><br />Quand on écoute les paroles, on y voit l’histoire d’un adolescent qui fugue loin du cocon familial et s'émancipe… Mais la vérité, qui sera révélée bien plus tard, est tout autre.<br /><br />Parue sur l'album "Je vole", dont elle est le deuxième single, la chanson est écrite par Pierre Billon (le fils de Patachou) et Michel Sardou lui-même.<br /><br />Pierre et Michel se connaissent depuis l'enfance. Ils travailleront ensemble sur une trentaine de chansons, dont celle-ci, qui présente une particularité étonnante, vu la puissance de la voix de Sardou : les couplets sont parlés. Le refrain, lui, est chanté.<br /><br />Quand j'étais petit, je rêvais de vivre en Amérique. Alors, quand j'en avais l'occasion, seul face à mes turpitudes, je plaçais le 33 tours sur la chaîne hi-fi du salon et j'écoutais Sardou raconter :<br /><br />Ne pas se retourner S'éloigner un peu plus Il y a gare, une autre gare Et enfin l'Atlantique<br /><br />Et j'ai cru, moi aussi, que cet enfant-là s'en allait simplement vers son propre destin. Sauf que, en vérité, la chanson raconte le suicide d'un enfant. Un événement tragique vécu par Sardou lui-même, quelques années plus tôt. En écrivant "Je vole", il choisit de dresser le portrait d’un jeune en souffrance qui décide de quitter ce monde. Et, pour mieux préserver la sensibilité du public, Sardou ne nomme pas frontalement l’acte fatal. Voilà pourquoi autant de confusion aura régné autour de la vérité.<br /><br />Et pourtant, Sardou dit ceci :<br /><br />"C'est bizarre cette cage Qui me bloque la poitrine Je ne peux plus respirer”<br /><br />Aurait-on peut-être dû écouter la version anglaise, "Last Flight", sortie l'année suivante, en 1979, pour tout comprendre ?<br /><br />Cette sombre mélodie n'empêche pas le titre de s’arracher en 45 tours. Tous les pays francophones succombent en 1978. 500 mille exemplaires seront vendus en quelques semaines, c'est colossal. Surtout pour un titre qui parle à la première personne, en plein milieu de l'hiver, d’un drame. Alors oui, comme pour "l'été de porcelaine", le 22 novembre 1978 restera comme le Happy Day où Michel Sardou a su, habilement, garder secrète la véritable histoire d'une chanson pour lui permettre d'appartenir à chacun et, peut-être aussi, de lui échapper...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65306667</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65306667/316669_je_vole_la_chanson_de_michel_sardou_qui_a_bouleverse_la_france_en_1978.mp3" length="4856208" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 novembre 1978. Un titre, sorti un mois plus tôt, devient numéro 1 des ventes contre toute attente. Une chanson dramatique, encore incomprise, va toucher le public en plein cœur. Les premières phrases donnent le ton, on est loin, très...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 novembre 1978. Un titre, sorti un mois plus tôt, devient numéro 1 des ventes contre toute attente. Une chanson dramatique, encore incomprise, va toucher le public en plein cœur. Les premières phrases donnent le ton, on est loin, très loin des bals populaires...<br /><br />Quand on écoute les paroles, on y voit l’histoire d’un adolescent qui fugue loin du cocon familial et s'émancipe… Mais la vérité, qui sera révélée bien plus tard, est tout autre.<br /><br />Parue sur l'album "Je vole", dont elle est le deuxième single, la chanson est écrite par Pierre Billon (le fils de Patachou) et Michel Sardou lui-même.<br /><br />Pierre et Michel se connaissent depuis l'enfance. Ils travailleront ensemble sur une trentaine de chansons, dont celle-ci, qui présente une particularité étonnante, vu la puissance de la voix de Sardou : les couplets sont parlés. Le refrain, lui, est chanté.<br /><br />Quand j'étais petit, je rêvais de vivre en Amérique. Alors, quand j'en avais l'occasion, seul face à mes turpitudes, je plaçais le 33 tours sur la chaîne hi-fi du salon et j'écoutais Sardou raconter :<br /><br />Ne pas se retourner S'éloigner un peu plus Il y a gare, une autre gare Et enfin l'Atlantique<br /><br />Et j'ai cru, moi aussi, que cet enfant-là s'en allait simplement vers son propre destin. Sauf que, en vérité, la chanson raconte le suicide d'un enfant. Un événement tragique vécu par Sardou lui-même, quelques années plus tôt. En écrivant "Je vole", il choisit de dresser le portrait d’un jeune en souffrance qui décide de quitter ce monde. Et, pour mieux préserver la sensibilité du public, Sardou ne nomme pas frontalement l’acte fatal. Voilà pourquoi autant de confusion aura régné autour de la vérité.<br /><br />Et pourtant, Sardou dit ceci :<br /><br />"C'est bizarre cette cage Qui me bloque la poitrine Je ne peux plus respirer”<br /><br />Aurait-on peut-être dû écouter la version anglaise, "Last Flight", sortie l'année suivante, en 1979, pour tout comprendre ?<br /><br />Cette sombre mélodie n'empêche pas le titre de s’arracher en 45 tours. Tous les pays francophones succombent en 1978. 500 mille exemplaires seront vendus en quelques semaines, c'est colossal. Surtout pour un titre qui parle à la première personne, en plein milieu de l'hiver, d’un drame. Alors oui, comme pour "l'été de porcelaine", le 22 novembre 1978 restera comme le Happy Day où Michel Sardou a su, habilement, garder secrète la véritable histoire d'une chanson pour lui permettre d'appartenir à chacun et, peut-être aussi, de lui échapper...]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/91e59844f54b3d7f74c6d3cdf3fa1fb1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Atari 2600 : la console qui a révolutionné le jeu vidéo à domicile en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/atari-2600-la-console-qui-a-revolutionne-le-jeu-video-a-domicile-en-1978--65306665</link><description><![CDATA[Nous sommes le 14 octobre 1978. Happy Day pour les familles américaines. Elles sont les premières dans le monde à pouvoir profiter d'une console d'un nouveau genre. Avec une sacrée promesse, surtout pour l'époque : permettre à chaque foyer de goûter aux joies des jeux vidéo et des pixels sans avoir à fréquenter les salles de jeu. // À l'époque, les bruitages sont encore, disons, assez sommaires !<br /><br />Ce nouvel appareil s'appelle d'abord VCS, Video Computer System. Mais la marque Atari parle à tous les Américains. Alors, on lui colle un numéro. Et la console devient l'Atari 2600.<br /><br />L'entreprise, fondée par Nolan Bushnell et Ted Dabney, s’est déjà fait remarquer avec Pong, qui est, en quelques années, devenu l'icône des bornes d’arcade. Mais l’idée d’offrir une console à la maison, ça c'est vraiment révolutionnaire. Avec non pas un seul, mais plusieurs jeux, qu'on lance en insérant de simples cartouches.<br /><br />Petite page de publicité !<br /><br />La console a un incroyable talent, sa puce centrale, qui permet à la 2600 de prendre en charge tout un catalogue de titres, de Space Invaders à Pitfall!, en passant par Asteroids, notre bon vieux Pong, mais aussi la nouvelle star des familles, un mangeur de fantômes qui s'appelle Pacman.<br /><br />Attention, Pacman a faim !<br /><br />Bon, soyons réalistes. Les débuts sont timides : la machine sort pour la saison de Noël 1977 à un prix élevé, à savoir 199 $, ce qui représenterait aujourd'hui (accrochez-vous) la coquette somme de 970 €. Mais rassurez-vous, les ventes décollent l’année suivante, notamment grâce à la publicité et... à un prix plus accessible.<br /><br />Avec l’Atari 2600, la concurrence subit un choc : finis les systèmes fermés aux titres préenregistrés. On peut désormais collectionner des cartouches et changer de jeu selon son envie.<br /><br />Chez nous, le happy day sera célébré en léger différé. Il faudra attendre septembre 1981 pour l'obtenir en Belgique, où cartonne déjà une autre console, le Videopac de Philips. Cela dit, une fois dans les foyers européens, la console va se retrouver dans toutes les bonnes familles modernes jusqu'à disparition en 1992. Mais quel héritage : on aura compté rien moins que 900 jeux différents, dont un est resté cher à mon cœur, l'incroyable Pitfall, ses pièges, ses bouts de bois qui roulaient contre le sol et sa bande son toujours aussi... ultramodernes !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65306665</guid><pubDate>Wed, 02 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65306665/316668_atari_2600_la_console_qui_a_revolutionne_le_jeu_video_a_domicile_en_1978.mp3" length="4781602" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 14 octobre 1978. Happy Day pour les familles américaines. Elles sont les premières dans le monde à pouvoir profiter d'une console d'un nouveau genre. Avec une sacrée promesse, surtout pour l'époque : permettre à chaque foyer de goûter...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 14 octobre 1978. Happy Day pour les familles américaines. Elles sont les premières dans le monde à pouvoir profiter d'une console d'un nouveau genre. Avec une sacrée promesse, surtout pour l'époque : permettre à chaque foyer de goûter aux joies des jeux vidéo et des pixels sans avoir à fréquenter les salles de jeu. // À l'époque, les bruitages sont encore, disons, assez sommaires !<br /><br />Ce nouvel appareil s'appelle d'abord VCS, Video Computer System. Mais la marque Atari parle à tous les Américains. Alors, on lui colle un numéro. Et la console devient l'Atari 2600.<br /><br />L'entreprise, fondée par Nolan Bushnell et Ted Dabney, s’est déjà fait remarquer avec Pong, qui est, en quelques années, devenu l'icône des bornes d’arcade. Mais l’idée d’offrir une console à la maison, ça c'est vraiment révolutionnaire. Avec non pas un seul, mais plusieurs jeux, qu'on lance en insérant de simples cartouches.<br /><br />Petite page de publicité !<br /><br />La console a un incroyable talent, sa puce centrale, qui permet à la 2600 de prendre en charge tout un catalogue de titres, de Space Invaders à Pitfall!, en passant par Asteroids, notre bon vieux Pong, mais aussi la nouvelle star des familles, un mangeur de fantômes qui s'appelle Pacman.<br /><br />Attention, Pacman a faim !<br /><br />Bon, soyons réalistes. Les débuts sont timides : la machine sort pour la saison de Noël 1977 à un prix élevé, à savoir 199 $, ce qui représenterait aujourd'hui (accrochez-vous) la coquette somme de 970 €. Mais rassurez-vous, les ventes décollent l’année suivante, notamment grâce à la publicité et... à un prix plus accessible.<br /><br />Avec l’Atari 2600, la concurrence subit un choc : finis les systèmes fermés aux titres préenregistrés. On peut désormais collectionner des cartouches et changer de jeu selon son envie.<br /><br />Chez nous, le happy day sera célébré en léger différé. Il faudra attendre septembre 1981 pour l'obtenir en Belgique, où cartonne déjà une autre console, le Videopac de Philips. Cela dit, une fois dans les foyers européens, la console va se retrouver dans toutes les bonnes familles modernes jusqu'à disparition en 1992. Mais quel héritage : on aura compté rien moins que 900 jeux différents, dont un est resté cher à mon cœur, l'incroyable Pitfall, ses pièges, ses bouts de bois qui roulaient contre le sol et sa bande son toujours aussi... ultramodernes !]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/349a913cfcf29a1843a193ee2265b7e1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Taxi Driver : le jour où Scorsese et De Niro ont marqué l’Histoire du cinéma</title><link>https://www.spreaker.com/episode/taxi-driver-le-jour-ou-scorsese-et-de-niro-ont-marque-l-histoire-du-cinema--65284695</link><description><![CDATA[Nous sommes le 2 juin 1976. Quatre mois après avoir fait sensation au Festival de Cannes, un film noir va marquer les esprits. Happy Day pour Martin Scorsese. Le petit Sicilien élevé dans la petite Italie de New York est à son apogée. Son film est très attendu, deux ans après "Mean Streets", son premier long métrage qui raconte le parcours de 2 jeunes ambitieux de Little Italy.<br /><br />Un acteur du nom de Robert de Niro va le suivre une nouvelle fois dans cette aventure et devenir son complice. Avec une réplique, qui sera bientôt culte. Celle-ci :<br /><br />"You're talking to me"<br /><br />Taxi Driver, c'est une plongée dans un New York nocturne et oppressant, à travers les yeux d’un chauffeur de taxi insomniaque. Le scénario, écrit par Paul Schrader, met en scène Travis Bickle, ex-marine perturbé, incarné par Robert De Niro.<br /><br />Errant dans les rues de Manhattan, il est témoin de la violence et de la déliquescence morale d’une ville qui ne dort, elle non plus, jamais... et qui est en crise. La jeune Jodie Foster, à peine 12 ans à l'époque du tournage, y interprète une prostituée mineure. Ce qui va donner à "Taxi Driver", un caractère encore plus malaisant et poignant.<br /><br />La réalisation de Scorsese est à la fois nerveuse et stylisée. Chaque plan diffuse une intensité rare. La célèbre La partition jazz de Bernard Herrmann, achevée peu avant sa disparition, ajoute une touche mélancolique ce à film, qui subjugue tous les critiques, même les plus anti-américains, sur son passage.<br /><br />En parlant de critique, justement, au Festival de Cannes, début février 1976, « Taxi Driver » a décroché la Palme d’or, suscitant à la fois quelques polémiques, mais SURTOUT l’admiration d’une grande partie des journalistes pour un second film, très, très réussi.<br /><br />À n'en pas douter, le 2 juin 1976 restera comme le Happy Day où Martin Scorsese a laissé exploser son génie, mais aussi comme celui qui a consacré chez nous Robert De Niro comme l’un des acteurs majeurs de sa génération, dans une œuvre sombre et violente, mais surtout crue, comme la vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65284695</guid><pubDate>Tue, 01 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65284695/316619_taxi_driver_le_jour_ou_scorsese_et_de_niro_ont_marque_l_histoire_du_cinema.mp3" length="4800410" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 2 juin 1976. Quatre mois après avoir fait sensation au Festival de Cannes, un film noir va marquer les esprits. Happy Day pour Martin Scorsese. Le petit Sicilien élevé dans la petite Italie de New York est à son apogée. Son film est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 2 juin 1976. Quatre mois après avoir fait sensation au Festival de Cannes, un film noir va marquer les esprits. Happy Day pour Martin Scorsese. Le petit Sicilien élevé dans la petite Italie de New York est à son apogée. Son film est très attendu, deux ans après "Mean Streets", son premier long métrage qui raconte le parcours de 2 jeunes ambitieux de Little Italy.<br /><br />Un acteur du nom de Robert de Niro va le suivre une nouvelle fois dans cette aventure et devenir son complice. Avec une réplique, qui sera bientôt culte. Celle-ci :<br /><br />"You're talking to me"<br /><br />Taxi Driver, c'est une plongée dans un New York nocturne et oppressant, à travers les yeux d’un chauffeur de taxi insomniaque. Le scénario, écrit par Paul Schrader, met en scène Travis Bickle, ex-marine perturbé, incarné par Robert De Niro.<br /><br />Errant dans les rues de Manhattan, il est témoin de la violence et de la déliquescence morale d’une ville qui ne dort, elle non plus, jamais... et qui est en crise. La jeune Jodie Foster, à peine 12 ans à l'époque du tournage, y interprète une prostituée mineure. Ce qui va donner à "Taxi Driver", un caractère encore plus malaisant et poignant.<br /><br />La réalisation de Scorsese est à la fois nerveuse et stylisée. Chaque plan diffuse une intensité rare. La célèbre La partition jazz de Bernard Herrmann, achevée peu avant sa disparition, ajoute une touche mélancolique ce à film, qui subjugue tous les critiques, même les plus anti-américains, sur son passage.<br /><br />En parlant de critique, justement, au Festival de Cannes, début février 1976, « Taxi Driver » a décroché la Palme d’or, suscitant à la fois quelques polémiques, mais SURTOUT l’admiration d’une grande partie des journalistes pour un second film, très, très réussi.<br /><br />À n'en pas douter, le 2 juin 1976 restera comme le Happy Day où Martin Scorsese a laissé exploser son génie, mais aussi comme celui qui a consacré chez nous Robert De Niro comme l’un des acteurs majeurs de sa génération, dans une œuvre sombre et violente, mais surtout crue, comme la vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f8fbc34088f1ace8dbd8766e3f665353.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michel Polnareff : l’histoire céleste de « On ira tous au paradis »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michel-polnareff-l-histoire-celeste-de-on-ira-tous-au-paradis--65246315</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 octobre 1972. Ce matin, un single entre au hit parade français en 46e position, mais il va rapidement grimper jusqu'au ciel pour s'imposer comme l'une des meilleures ventes de l'année. Béni soit Michel Polnareff. Son idée était la bonne : composer un morceau universel, à la mélodie entraînante, qui pourrait être repris par une foule entière, comme un fleuve humain.<br /><br />D'ailleurs, depuis quelques jours, Michel fait polémique. En cause, une affiche.<br /><br />L'affiche du concert, associée à la sortie de l'album Polnarévolution, est une de ses provocations les plus notoires. On compte rien moins que 6 000 affiches dans tout Paris. Et forcément, ça fait parler. / Revenons à la musique ! Quelques mois plus tôt, pour composer cette fameuse chanson de foule, Michel fait appel à son parolier fétiche, Jean-Loup Dabadie, mais ce dernier peine à trouver l'inspiration.<br /><br />Jusqu’au jour où une évidence surgit :<br /><br />« On ira tous au paradis Qu’on soit béni ou qu’on soit maudit »<br /><br />Abadie explique que le texte s’est alors écrit naturellement, sans dogme religieux imposé, sans interdit non plus (c'est polanreff), mais avec un message fédérateur et drôle : chacun est convié au grand bal final.<br /><br />Allez, on reprendra bien un brin de provocation !<br /><br />Une fois la chanson prête, Polnareff a une idée : et si les passants eux-mêmes participaient aux chœurs ? L’assistant du producteur descend dans la rue, proposant à des inconnus de spontanément chanter le refrain. Le résultat ? Une chorale vivante, joyeuse, exactement ce que Polnareff imaginait pour capturer l’esprit universel de sa chanson. L'orchestration est confiée à Jean-Claude Vannier. Et c'est parti pour les sommets et pour le paradis !<br /><br />Le 9 octobre 1972, le 45 tours est de sortie et, vu le rythme endiablé des diffusions radio, ce n’est pas juste un happy day, c’est une joyeuse bénédiction. L'idée fera son chemin jusqu'au cinéma, quelques années plus tard. En 1977 sortira "Nous irons tous au paradis", un film d'Yves Robert, dont le scénario est signé de la plume (accrochez-vous à l'arbre magique), d’un certain Jean-Loup Dabadie, lequel doit aujourd'hui forcément s'amuser lui aussi, avec les bonnes soeurs et les voleurs, au Paradis...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65246315</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65246315/316455_michel_polnareff_l_histoire_celeste_de_on_ira_tous_au_paradis.mp3" length="4575966" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 octobre 1972. Ce matin, un single entre au hit parade français en 46e position, mais il va rapidement grimper jusqu'au ciel pour s'imposer comme l'une des meilleures ventes de l'année. Béni soit Michel Polnareff. Son idée était la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 octobre 1972. Ce matin, un single entre au hit parade français en 46e position, mais il va rapidement grimper jusqu'au ciel pour s'imposer comme l'une des meilleures ventes de l'année. Béni soit Michel Polnareff. Son idée était la bonne : composer un morceau universel, à la mélodie entraînante, qui pourrait être repris par une foule entière, comme un fleuve humain.<br /><br />D'ailleurs, depuis quelques jours, Michel fait polémique. En cause, une affiche.<br /><br />L'affiche du concert, associée à la sortie de l'album Polnarévolution, est une de ses provocations les plus notoires. On compte rien moins que 6 000 affiches dans tout Paris. Et forcément, ça fait parler. / Revenons à la musique ! Quelques mois plus tôt, pour composer cette fameuse chanson de foule, Michel fait appel à son parolier fétiche, Jean-Loup Dabadie, mais ce dernier peine à trouver l'inspiration.<br /><br />Jusqu’au jour où une évidence surgit :<br /><br />« On ira tous au paradis Qu’on soit béni ou qu’on soit maudit »<br /><br />Abadie explique que le texte s’est alors écrit naturellement, sans dogme religieux imposé, sans interdit non plus (c'est polanreff), mais avec un message fédérateur et drôle : chacun est convié au grand bal final.<br /><br />Allez, on reprendra bien un brin de provocation !<br /><br />Une fois la chanson prête, Polnareff a une idée : et si les passants eux-mêmes participaient aux chœurs ? L’assistant du producteur descend dans la rue, proposant à des inconnus de spontanément chanter le refrain. Le résultat ? Une chorale vivante, joyeuse, exactement ce que Polnareff imaginait pour capturer l’esprit universel de sa chanson. L'orchestration est confiée à Jean-Claude Vannier. Et c'est parti pour les sommets et pour le paradis !<br /><br />Le 9 octobre 1972, le 45 tours est de sortie et, vu le rythme endiablé des diffusions radio, ce n’est pas juste un happy day, c’est une joyeuse bénédiction. L'idée fera son chemin jusqu'au cinéma, quelques années plus tard. En 1977 sortira "Nous irons tous au paradis", un film d'Yves Robert, dont le scénario est signé de la plume (accrochez-vous à l'arbre magique), d’un certain Jean-Loup Dabadie, lequel doit aujourd'hui forcément s'amuser lui aussi, avec les bonnes soeurs et les voleurs, au Paradis...]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/178c5358af469ace8e1d760b2ec01028.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ma Belle Amie : le tube néerlandais à la conquête du monde en 1969</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ma-belle-amie-le-tube-neerlandais-a-la-conquete-du-monde-en-1969--65131430</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1969. Happy Day, c'est la sortie d'une chanson composée à Delft par des Néerlandais, chanson qui va connaître un destin international grâce à un titre en français. Bref, un peu d'Eurovision sans concours. Mais avec un générique, pour faire comme si !<br /><br />Il faut d'abord parler du groupe, Tee Set, parce que je ne suis pas certain que son nom vous rappelle grand-chose. Tee Set, c'est un groupe néerlandais de nederbeat. Là encore, ouvrons le grand dictionnaire de Robert Quibel. Nederbeat désigne des groupes néerlandais inspirés par la vague de musique beat anglo-saxonne du milieu des années 1960. La Nederbeat s'installe à la Haye avec quelques représentants illustres : The Oustiders, Q65, Les Baroques et, bien entendu, nos amis de Tee Set. Un titre fait leur réputation, pour le pire et le meilleur, "she likes weed".<br /><br />Quand je dis leur plus grand succès, je pêche par omission. Car le véritable tube sera tout autre. Il a pour titre "Ma belle amie" (enfin "Ma belle amie"). La chanson est écrite début 1969, alors que le musicien et producteur Hans Van Eijck est en convalescence après un accident de voiture. Pour se démarquer, il ajoute une touche française à la chanson, avec, en plus du titre, une seule ligne.<br /><br />L'enregistrement a eu lieu aux Soundpush Studios à Blaricum, en mai 1969. Tee Set peut compter sur la voix de Peter Tetteroo et Hans Van Eijck se charge de l'orgue et de la guitare. Aux Pays-Bas, la chanson est initialement diffusée en juin 1969 sur le label Tee Set Records (autant dire que tout est fait maison). Elle va directement atteindre la 6e place des ventes.<br /><br />Happy day pour Tee Set : le titre dépasse les frontières et "Ma Belle Amie" connaît un véritable succès mondial, atteignant la 5e place dans le top 100 aux États-Unis en mars 1970, ainsi que des tops 10 en Australie et au Canada.<br /><br />Au Royaume-Uni, la version de "Ma Belle Amie" diffusée via Major Minor sera plus lente. Ce qui ne l'empêchera pas d'être un très beau succès, elle aussi. Succès que le groupe ne parviendra pas à retrouver avec "She likes weed", un titre qui sera jugé non grata en Amérique. Motif : il ferait la promotion du cannabis. En 1969-70, déjà, les Pays-Bas sont un peu trop avance sur tous les temps...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65131430</guid><pubDate>Fri, 28 Mar 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65131430/316288_ma_belle_amie_le_tube_neerlandais_a_la_conquete_du_monde_en_1969.mp3" length="8692446" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juillet 1969. Happy Day, c'est la sortie d'une chanson composée à Delft par des Néerlandais, chanson qui va connaître un destin international grâce à un titre en français. Bref, un peu d'Eurovision sans concours. Mais avec un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1969. Happy Day, c'est la sortie d'une chanson composée à Delft par des Néerlandais, chanson qui va connaître un destin international grâce à un titre en français. Bref, un peu d'Eurovision sans concours. Mais avec un générique, pour faire comme si !<br /><br />Il faut d'abord parler du groupe, Tee Set, parce que je ne suis pas certain que son nom vous rappelle grand-chose. Tee Set, c'est un groupe néerlandais de nederbeat. Là encore, ouvrons le grand dictionnaire de Robert Quibel. Nederbeat désigne des groupes néerlandais inspirés par la vague de musique beat anglo-saxonne du milieu des années 1960. La Nederbeat s'installe à la Haye avec quelques représentants illustres : The Oustiders, Q65, Les Baroques et, bien entendu, nos amis de Tee Set. Un titre fait leur réputation, pour le pire et le meilleur, "she likes weed".<br /><br />Quand je dis leur plus grand succès, je pêche par omission. Car le véritable tube sera tout autre. Il a pour titre "Ma belle amie" (enfin "Ma belle amie"). La chanson est écrite début 1969, alors que le musicien et producteur Hans Van Eijck est en convalescence après un accident de voiture. Pour se démarquer, il ajoute une touche française à la chanson, avec, en plus du titre, une seule ligne.<br /><br />L'enregistrement a eu lieu aux Soundpush Studios à Blaricum, en mai 1969. Tee Set peut compter sur la voix de Peter Tetteroo et Hans Van Eijck se charge de l'orgue et de la guitare. Aux Pays-Bas, la chanson est initialement diffusée en juin 1969 sur le label Tee Set Records (autant dire que tout est fait maison). Elle va directement atteindre la 6e place des ventes.<br /><br />Happy day pour Tee Set : le titre dépasse les frontières et "Ma Belle Amie" connaît un véritable succès mondial, atteignant la 5e place dans le top 100 aux États-Unis en mars 1970, ainsi que des tops 10 en Australie et au Canada.<br /><br />Au Royaume-Uni, la version de "Ma Belle Amie" diffusée via Major Minor sera plus lente. Ce qui ne l'empêchera pas d'être un très beau succès, elle aussi. Succès que le groupe ne parviendra pas à retrouver avec "She likes weed", un titre qui sera jugé non grata en Amérique. Motif : il ferait la promotion du cannabis. En 1969-70, déjà, les Pays-Bas sont un peu trop avance sur tous les temps...]]></itunes:summary><itunes:duration>362</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f446a3267cc3d021fea10379385f492e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Années 60 : l’âge d’or d’Anderlecht et la légende de Zorro</title><link>https://www.spreaker.com/episode/annees-60-l-age-d-or-d-anderlecht-et-la-legende-de-zorro--65103206</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 mai 1962. Le championnat de Belgique de football 1961-1962 achève sa 59e saison. Happy Day pour le Royal Sporting Club Anderlechtois. Il décroche le neuvième titre de son Histoire.<br /><br />Les Mauves mènent le classement d'un bout à l'autre de la saison. Ils sont sacrés champions au nez et à la barbe du Standard de Liège, qui termine bon second, devant l'Antwerp.<br /><br />Le champion de l'année s'appelle Jacques Stockman, qu'on appelle aussi Zorro. C'est le meilleur buteur ! On lui doit déjà la victoire de 1959. Un supporter est déjà HORS DE LUI, il s'appelle Jojo !<br /><br />La fin de la saison 1961-62 a été une promenade de santé pour le club bruxellois. Ils ont mené le classement après 25 journées seulement. L’occasion de terminer en roue libre. Peut-être un peu trop facilement d'ailleurs, car l'année suivante, c'est la chute. Le combat continue entre Anderlecht et le Standard. La rivalité est à son comble et le club liégeois décroche en 63 son troisième titre devant l'Antwerp et Anderlecht qui connaît un terrible passage à vide. Jusqu'à... l'année suivante ! Sans doute grâce à un fan indécrottable...<br /><br />Pour la saison 63-64, le duel continue entre Liège et Anderlecht. Un jeune attaquant va faire la différence. Il s'appelle Paul Van Himst, un nouveau champion grâce auquel les Anderlechtois décrochent la récompense ultime pour la dixième fois de leur histoire.<br /><br />À partir de ce moment, c'est un SANS-FAUTE pour le reste des sixties ! Avec cinq victoires consécutives entre 1963 et 1968, un record encore et toujours inégalé dans le football belge.<br /><br />Le clou du spectacle ? Le RSC sera le premier club belge à atteindre une finale européenne lors de ce qu'on appelait encore la "Coupe des villes de foires" saison 1969-1970 et qui deviendra plus tard la Coupe UEFA. Anderlecht envoie bouler Newcastle United et l'Inter Milan. Très proches du but, ils s'inclineront pourtant en finale face aux Anglais d'Arsenal FC.<br /><br />Allez Jojo, c’est ton happy day, y a de quoi fêter !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65103206</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65103206/316191_annees_60_l_age_d_or_d_anderlecht_et_la_legende_de_zorro.mp3" length="4502615" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 mai 1962. Le championnat de Belgique de football 1961-1962 achève sa 59e saison. Happy Day pour le Royal Sporting Club Anderlechtois. Il décroche le neuvième titre de son Histoire.

Les Mauves mènent le classement d'un bout à l'autre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 mai 1962. Le championnat de Belgique de football 1961-1962 achève sa 59e saison. Happy Day pour le Royal Sporting Club Anderlechtois. Il décroche le neuvième titre de son Histoire.<br /><br />Les Mauves mènent le classement d'un bout à l'autre de la saison. Ils sont sacrés champions au nez et à la barbe du Standard de Liège, qui termine bon second, devant l'Antwerp.<br /><br />Le champion de l'année s'appelle Jacques Stockman, qu'on appelle aussi Zorro. C'est le meilleur buteur ! On lui doit déjà la victoire de 1959. Un supporter est déjà HORS DE LUI, il s'appelle Jojo !<br /><br />La fin de la saison 1961-62 a été une promenade de santé pour le club bruxellois. Ils ont mené le classement après 25 journées seulement. L’occasion de terminer en roue libre. Peut-être un peu trop facilement d'ailleurs, car l'année suivante, c'est la chute. Le combat continue entre Anderlecht et le Standard. La rivalité est à son comble et le club liégeois décroche en 63 son troisième titre devant l'Antwerp et Anderlecht qui connaît un terrible passage à vide. Jusqu'à... l'année suivante ! Sans doute grâce à un fan indécrottable...<br /><br />Pour la saison 63-64, le duel continue entre Liège et Anderlecht. Un jeune attaquant va faire la différence. Il s'appelle Paul Van Himst, un nouveau champion grâce auquel les Anderlechtois décrochent la récompense ultime pour la dixième fois de leur histoire.<br /><br />À partir de ce moment, c'est un SANS-FAUTE pour le reste des sixties ! Avec cinq victoires consécutives entre 1963 et 1968, un record encore et toujours inégalé dans le football belge.<br /><br />Le clou du spectacle ? Le RSC sera le premier club belge à atteindre une finale européenne lors de ce qu'on appelait encore la "Coupe des villes de foires" saison 1969-1970 et qui deviendra plus tard la Coupe UEFA. Anderlecht envoie bouler Newcastle United et l'Inter Milan. Très proches du but, ils s'inclineront pourtant en finale face aux Anglais d'Arsenal FC.<br /><br />Allez Jojo, c’est ton happy day, y a de quoi fêter !]]></itunes:summary><itunes:duration>188</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ca3e6bb045157fcfaeffdba3898995a1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Umberto Tozzi et « Ti Amo » : 8 millions de disques pour un amour éternel</title><link>https://www.spreaker.com/episode/umberto-tozzi-et-ti-amo-8-millions-de-disques-pour-un-amour-eternel--65103205</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 février 1977. Happy Day pour un jeune chanteur italien, qui va prendre dès aujourd'hui la première place des ventes de 45 tours en France et conserver cette place très convoitée durant une bonne partie de l'année.<br /><br />Sans surprise, c'est un chanson d'amour. Particularité : elle a été écrite en jouant du piano par un certain Umberto Antonio Tozzi. Signe qui ne trompe pas : Michel Drucker l'invite dans les Rendez-vous du Dimanche et c'est parti pour l'aventura !<br /><br />En 1977, Umberto Tozzi a 25 ans. Il est né à Turin, dans une famille de classe moyenne. Papa est agent de police. Maman est femme au foyer. Sa carrière démarre en 1968 dans un petit groupe, baptisé Off Sound. Après les petites salles de Turin, il vons tout de même assurer une tournée à travers l'Italie. En 1975, il participe au groupe "La Strana Società". Il a alors dix-neuf ans, et connaît son premier succès, "un corpo, un'anima".<br /><br />Il sort son premier album en 1976, mais ce n'est pas encore le grand soir. Puis arrive février 1977. Tozzi vient d'enregistrer "Ti Amo" dans sa ville natale de Turin, avec son producteur et co-compositeur Giancarlo Bigazzi.<br /><br />Au moment de sa sortie, Tozzi ne mesure pas encore que ce titre va complètement changer sa vie. Le 45 tours va se vendre à 8 millions d'exemplaires dans le monde. Il sera forcément numéro un en Italie, mais aussi en Autriche, en Allemagne, en Suisse puis... en France et en Belgique. Ti Amo est d'ailleurs SON tout premier disque à sortir en France. Pays où il restera, accrochez-vous, sept mois en première place du top 50, battant tous les records de vente de l'année 1977.<br /><br />Il va même inspirer une autre Italienne... Dalida, en version française.<br /><br />Lorsqu'elle entend cette chanson pour la première fois, Dalida tombe sous le charme. Les paroles résonnent : un homme parle de son amour à une femme, tout en lui demandant de lui pardonner ses erreurs. On est loin des clichés de l'époque... Autre reprise en français, celle du groupe belge California, toujours en 1977... Attention, c'est une rareté.<br /><br />Quelques poignées d'amour d'années plus tard, en 2017, Umberto Tozzi célébrera les 40 ans de cette chanson, avec une version italo-anglaise en charmante compagnie, avec Anastacia. Mais tout cela nous ramène inlassablement à ce happy day de février 1977 où aucune Saint-Valentin ne peut échapper à "Ti amo"...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65103205</guid><pubDate>Wed, 26 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65103205/316190_umberto_tozzi_et_ti_amo_8_millions_de_disques_pour_un_amour_eternel.mp3" length="5459323" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 février 1977. Happy Day pour un jeune chanteur italien, qui va prendre dès aujourd'hui la première place des ventes de 45 tours en France et conserver cette place très convoitée durant une bonne partie de l'année.

Sans surprise,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 février 1977. Happy Day pour un jeune chanteur italien, qui va prendre dès aujourd'hui la première place des ventes de 45 tours en France et conserver cette place très convoitée durant une bonne partie de l'année.<br /><br />Sans surprise, c'est un chanson d'amour. Particularité : elle a été écrite en jouant du piano par un certain Umberto Antonio Tozzi. Signe qui ne trompe pas : Michel Drucker l'invite dans les Rendez-vous du Dimanche et c'est parti pour l'aventura !<br /><br />En 1977, Umberto Tozzi a 25 ans. Il est né à Turin, dans une famille de classe moyenne. Papa est agent de police. Maman est femme au foyer. Sa carrière démarre en 1968 dans un petit groupe, baptisé Off Sound. Après les petites salles de Turin, il vons tout de même assurer une tournée à travers l'Italie. En 1975, il participe au groupe "La Strana Società". Il a alors dix-neuf ans, et connaît son premier succès, "un corpo, un'anima".<br /><br />Il sort son premier album en 1976, mais ce n'est pas encore le grand soir. Puis arrive février 1977. Tozzi vient d'enregistrer "Ti Amo" dans sa ville natale de Turin, avec son producteur et co-compositeur Giancarlo Bigazzi.<br /><br />Au moment de sa sortie, Tozzi ne mesure pas encore que ce titre va complètement changer sa vie. Le 45 tours va se vendre à 8 millions d'exemplaires dans le monde. Il sera forcément numéro un en Italie, mais aussi en Autriche, en Allemagne, en Suisse puis... en France et en Belgique. Ti Amo est d'ailleurs SON tout premier disque à sortir en France. Pays où il restera, accrochez-vous, sept mois en première place du top 50, battant tous les records de vente de l'année 1977.<br /><br />Il va même inspirer une autre Italienne... Dalida, en version française.<br /><br />Lorsqu'elle entend cette chanson pour la première fois, Dalida tombe sous le charme. Les paroles résonnent : un homme parle de son amour à une femme, tout en lui demandant de lui pardonner ses erreurs. On est loin des clichés de l'époque... Autre reprise en français, celle du groupe belge California, toujours en 1977... Attention, c'est une rareté.<br /><br />Quelques poignées d'amour d'années plus tard, en 2017, Umberto Tozzi célébrera les 40 ans de cette chanson, avec une version italo-anglaise en charmante compagnie, avec Anastacia. Mais tout cela nous ramène inlassablement à ce happy day de février 1977 où aucune Saint-Valentin ne peut échapper à "Ti amo"...]]></itunes:summary><itunes:duration>228</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/786574a7f410e610d9f96c27538f97db.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : Paco Rabanne électrise la mode avec la robe d’Audrey Hepburn</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-paco-rabanne-electrise-la-mode-avec-la-robe-d-audrey-hepburn--65103202</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 septembre 1967. Un film, sorti fin avril aux États-Unis, va faire sensation dans les salles de cinéma en Belgique et, à cette occasion, devenir un furieux happy day pour un couturier français. Ce film, c'est "Two for the road", "Voyage à deux" en français. À l'affiche, une Belge, Audrey Ruston. Enfin, à Hollywoood, on l'appelle Audrey Hepburn. En voiture !<br /><br />Cette comédie romantique, réalisée par Stanley Donen, met en vedette Audrey Hepburn et le séduisant Albert Finey.<br /><br />Cela dit, dans ce film, c'est la mode qui s'invite. Audrey Hepburn devient une véritable ambassadrice des plus grands créateurs : Cacharel, Courrèges ou encore Burberry lui assurent une garde-robe exceptionnelle.<br /><br />Mais une silhouette emblématique va se démarquer, il s'agit d'une ncroyable robe imaginée par Paco Rabanne. Une scène en particulier retient l'attention, dans une voiture...<br /><br />C'est une robe ultra-courte, entièrement composée de disques métalliques reliés entre eux, qu’Audrey Hepburn, alors âgée de 38 ans, porte avec une grâce et un charme inégalé, dans l'inconfort du siège passager. Un look avant-gardiste, proche de l’armure.<br /><br />Cette tenue va tellement marquer les esprits qu'elle sera surnommée « la robe Audrey ».<br /><br />La création de Rabanne surprend autant qu’elle fascine. Arborant de longues boucles d’oreilles coordonnées, Hepburn l’exhibe fièrement, presque naturellement, alors que cette robe est TOUT sauf naturelle. C'est une invention complexe. Il faut plus de 80 heures de travail manuel pour assembler près de 6500 pièces métalliques, ce qui la rend particulièrement lourde à porter. On la qualifie même de « robe importable ». Importable, sauf pour Audrey.<br /><br />À Paris, Paco Rabanne déchaîne les passions. Il explique à Radio Canada sa conception de la mode féminine.<br /><br />Ce défi technique et esthétique va propulser Paco Rabanne sous les projecteurs. Déjà remarqué pour ses robes en matériaux inattendus, il s’impose comme le couturier espagnol le plus excentrique de sa génération. Quant à Audrey Hepburn, en ce happy day du 6 septembre 1967, elle confirme son aura d'icône de la mode… et de l’amour…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65103202</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65103202/316189_1967_paco_rabanne_electrise_la_mode_avec_la_robe_d_audrey_hepburn.mp3" length="4707624" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 septembre 1967. Un film, sorti fin avril aux États-Unis, va faire sensation dans les salles de cinéma en Belgique et, à cette occasion, devenir un furieux happy day pour un couturier français. Ce film, c'est "Two for the road",...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 septembre 1967. Un film, sorti fin avril aux États-Unis, va faire sensation dans les salles de cinéma en Belgique et, à cette occasion, devenir un furieux happy day pour un couturier français. Ce film, c'est "Two for the road", "Voyage à deux" en français. À l'affiche, une Belge, Audrey Ruston. Enfin, à Hollywoood, on l'appelle Audrey Hepburn. En voiture !<br /><br />Cette comédie romantique, réalisée par Stanley Donen, met en vedette Audrey Hepburn et le séduisant Albert Finey.<br /><br />Cela dit, dans ce film, c'est la mode qui s'invite. Audrey Hepburn devient une véritable ambassadrice des plus grands créateurs : Cacharel, Courrèges ou encore Burberry lui assurent une garde-robe exceptionnelle.<br /><br />Mais une silhouette emblématique va se démarquer, il s'agit d'une ncroyable robe imaginée par Paco Rabanne. Une scène en particulier retient l'attention, dans une voiture...<br /><br />C'est une robe ultra-courte, entièrement composée de disques métalliques reliés entre eux, qu’Audrey Hepburn, alors âgée de 38 ans, porte avec une grâce et un charme inégalé, dans l'inconfort du siège passager. Un look avant-gardiste, proche de l’armure.<br /><br />Cette tenue va tellement marquer les esprits qu'elle sera surnommée « la robe Audrey ».<br /><br />La création de Rabanne surprend autant qu’elle fascine. Arborant de longues boucles d’oreilles coordonnées, Hepburn l’exhibe fièrement, presque naturellement, alors que cette robe est TOUT sauf naturelle. C'est une invention complexe. Il faut plus de 80 heures de travail manuel pour assembler près de 6500 pièces métalliques, ce qui la rend particulièrement lourde à porter. On la qualifie même de « robe importable ». Importable, sauf pour Audrey.<br /><br />À Paris, Paco Rabanne déchaîne les passions. Il explique à Radio Canada sa conception de la mode féminine.<br /><br />Ce défi technique et esthétique va propulser Paco Rabanne sous les projecteurs. Déjà remarqué pour ses robes en matériaux inattendus, il s’impose comme le couturier espagnol le plus excentrique de sa génération. Quant à Audrey Hepburn, en ce happy day du 6 septembre 1967, elle confirme son aura d'icône de la mode… et de l’amour…]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cb772fd0a4e4a058f13f3868301d094f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Manureva : le tube culte de Chamfort né d’un mot de Gainsbourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/manureva-le-tube-culte-de-chamfort-ne-d-un-mot-de-gainsbourg--65015350</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 septembre 1979. Happy Day pour Alain Chamfort. Le premier extrait de son futur album est de sortie et il va tout bousculer sur son passage, après quelques années de disette, en tout cas du côté de sa carrière solo. Titre final de la chanson « Manureva », mais avant de parler de ce succès, il faut revenir sur son histoire. On rembobine.<br /><br />Quelques mois plus tôt, Chamfort s'envole pour Los Angeles. Objectif : enregistrer son 3e album, "Poses", dans le même studio que celui qui avait servi pour "Rock'n Rose", deux ans plus tôt. Avec le même complice à l'écriture, son ami Serge Gainsbourg.<br /><br />“Rock'n Rose" n’a pas été un succès, il faut bien le reconnaître. Avec « Pose », les choses vont changer.<br /><br />Le premier extrait est, ce que Chamfort appelle une « musique lancinante et dynamique ». Le titre : Adieu California. Comme l'auteur est Serge Gainsbourg, tout le monde trouvait ça formidable, y compris la maison de disques CBS. Sauf que le texte ne plait pas du tout à Alain Chamfort. Il ose alors demander à Serge Gainsbourg de réécrire les paroles.<br /><br />Un soir, Gainsbourg a le déclic. Il l'appelle et lui dit « Manu, Manureva ». L'évocation de ce mot, poétique, séduit immédiatement Chamfort, même s'il ne sait pas encore de quoi parle la chanson. C'est un hommage au navigateur français Alain Colas, disparu en mer le 16 novembre 1978 à bord de son trimaran Manureva, dont Jane était la marraine.<br /><br />Réaction ? Il l’explique sur Europe 1.<br /><br />La messe est dite. CBS arrête la fabrication. Chamfort retourne à Los Angeles ré-enregistrer sa voix. Et le voici déjà sur les plateaux télé de l'époque, avec un immense tube en puissance, qu'il est venu présenter dans les Rendez-vous du dimanche à Michel Drucker.<br /><br />Le 45 tours sort en ce happy day du 15 septembre 1979, 4 semaines avant l'album. La version radio est une version écourtée par rapport à celle de l'album, mais elle sera bien publiée en maxi 45 tours quelques semaines plus tard.<br /><br />Et pour cause, c'est l’un des TUBES de l’année, qui parviendra à la 2e place des ventes et sera certifié disque d'or quelques mois plus tard. Ce sera d'ailleurs le plus grand succès de toute la carrière de Chamfort. Un tel succès qu'il ressortira en janvier 2016 pour les cinquante ans de carrière du chanteur.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65015350</guid><pubDate>Mon, 24 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65015350/315994_manureva_le_tube_culte_de_chamfort_ne_d_un_mot_de_gainsbourg.mp3" length="4985984" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 septembre 1979. Happy Day pour Alain Chamfort. Le premier extrait de son futur album est de sortie et il va tout bousculer sur son passage, après quelques années de disette, en tout cas du côté de sa carrière solo. Titre final de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 septembre 1979. Happy Day pour Alain Chamfort. Le premier extrait de son futur album est de sortie et il va tout bousculer sur son passage, après quelques années de disette, en tout cas du côté de sa carrière solo. Titre final de la chanson « Manureva », mais avant de parler de ce succès, il faut revenir sur son histoire. On rembobine.<br /><br />Quelques mois plus tôt, Chamfort s'envole pour Los Angeles. Objectif : enregistrer son 3e album, "Poses", dans le même studio que celui qui avait servi pour "Rock'n Rose", deux ans plus tôt. Avec le même complice à l'écriture, son ami Serge Gainsbourg.<br /><br />“Rock'n Rose" n’a pas été un succès, il faut bien le reconnaître. Avec « Pose », les choses vont changer.<br /><br />Le premier extrait est, ce que Chamfort appelle une « musique lancinante et dynamique ». Le titre : Adieu California. Comme l'auteur est Serge Gainsbourg, tout le monde trouvait ça formidable, y compris la maison de disques CBS. Sauf que le texte ne plait pas du tout à Alain Chamfort. Il ose alors demander à Serge Gainsbourg de réécrire les paroles.<br /><br />Un soir, Gainsbourg a le déclic. Il l'appelle et lui dit « Manu, Manureva ». L'évocation de ce mot, poétique, séduit immédiatement Chamfort, même s'il ne sait pas encore de quoi parle la chanson. C'est un hommage au navigateur français Alain Colas, disparu en mer le 16 novembre 1978 à bord de son trimaran Manureva, dont Jane était la marraine.<br /><br />Réaction ? Il l’explique sur Europe 1.<br /><br />La messe est dite. CBS arrête la fabrication. Chamfort retourne à Los Angeles ré-enregistrer sa voix. Et le voici déjà sur les plateaux télé de l'époque, avec un immense tube en puissance, qu'il est venu présenter dans les Rendez-vous du dimanche à Michel Drucker.<br /><br />Le 45 tours sort en ce happy day du 15 septembre 1979, 4 semaines avant l'album. La version radio est une version écourtée par rapport à celle de l'album, mais elle sera bien publiée en maxi 45 tours quelques semaines plus tard.<br /><br />Et pour cause, c'est l’un des TUBES de l’année, qui parviendra à la 2e place des ventes et sera certifié disque d'or quelques mois plus tard. Ce sera d'ailleurs le plus grand succès de toute la carrière de Chamfort. Un tel succès qu'il ressortira en janvier 2016 pour les cinquante ans de carrière du chanteur.]]></itunes:summary><itunes:duration>208</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1464ce9a0680da91480848bc42d8a261.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>« Rencontres du troisième type » : le film qui a réinventé la science-fiction en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rencontres-du-troisieme-type-le-film-qui-a-reinvente-la-science-fiction-en-1978--65009387</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 février 1978. Happy Day pour un réalisateur qui, deux ans après les "Dents de la mer", joue sa réputation sur un nouveau long-métrage.<br /><br />Sorti en novembre 1977 aux États-Unis, ce film de science fiction a pour titre "Close Encounters of the Third Kind".<br /><br />Il projette sur l’écran une fascination pour la vie extraterrestre et la rencontre pacifique entre humains et créatures venues d’ailleurs, au travers de notes de musique.<br /><br />Chez nous, le titre est traduit ainsi : "Rencontres du troisième type". Bande-annonce.<br /><br />Avec cette nouvelle super production, Spielberg décide de s’aventurer dans une histoire plus intime, inspirée par ses souvenirs d’enfance et son admiration pour le ciel étoilé.<br /><br />Richard Dreyfuss y campe Roy Neary, un homme ordinaire transformé par le contact avec l’inconnu. Le casting est international. François Truffaut fait une apparition remarquée dans le rôle de Claude Lacombe, un scientifique lui aussi fasciné par les signaux aliens.<br /><br />Spielberg admire François Truffaut. En lui confiant ce rôle, il veut l'impressionner par l'immensité du studio qui a été réservé pour ce tournage.<br /><br />D'ailleurs, si Truffaut parle français, c'est parce qu'il ne maîtrise pas l'anglais. Spielberg accepte donc qu'il parle sa propre langue dans la version originale et qu'un personnage, l'assistant de Claude Lacombe, traduise en anglais les propos de son collègue. Ce qui n’était pas prévu dans le scénario original…<br /><br />Dans la version originale, qu'il faut revoir rien que pour cela, Truffaut a droit à deux ou trois répliques en anglais. Le reste, c'est en français.<br /><br />Au départ, le film doit s'intituler "Watch the Skies", soit les derniers mots du film "La Chose d'un autre monde" (de 1951). Finalement, ce sera donc "Close Encounters of the Third Kind", une expression issue d'un système de classification de Hynek, utilisée en ufologie.<br /><br />"Rencontres du troisième type" est le film de tous les records. Il détient notamment le record du plus grand nombre de directeurs de la photographie : onze au total. Oscar de la meilleure photographie. BAFTA de la meilleure direction artistique. Et même un Grammy Award l'année suivante pour la musique géniale, signée John Williams.<br /><br />La critique est mitigée, surtout de notre côté de l'Atlantique. Dans Le Monde, on peut lire ceci : "Ce film n'est ni bon ni mauvais, il est autre. Fantastique dans tous les sens du terme. Sidérant autant que sidéral."<br /><br />Dans Télérama, par contre, les propos sont moins mesurés : "C'est complètement naïf, débordant d'humanisme candide, à la gloire de l'Amérique nouvelle, post-Nixon, lavée du péché originel, régénérée dans l'idéalisme mystique".<br /><br />La critique est un peu plus mesurée aux États-Unis. Encore que. Et puis peu importe, 116 millions de dollars de l'époque en recette, près de 304 millions dans le monde.<br /><br />Le 24 février 1978 ne sera pas le happy day tranquille qu'espérait Spielberg après les Dents de la Mer. Il n'empêche, c'est un immense succès en salle. Qui sera réédité deux ans plus tard, dans une nouvelle version. Mais avec la même trame audacieuse, presque poétique. "Rencontres du troisième type" a peut-être instillé dans notre imaginaire qu'une forme intelligente extraterrestre peut tenter de communiquer avec notre civilisation par le biais... de la musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65009387</guid><pubDate>Fri, 21 Mar 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65009387/315914_rencontres_du_troisieme_type_le_film_qui_a_reinvente_la_science_fiction_en_1978.mp3" length="6036107" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 février 1978. Happy Day pour un réalisateur qui, deux ans après les "Dents de la mer", joue sa réputation sur un nouveau long-métrage.

Sorti en novembre 1977 aux États-Unis, ce film de science fiction a pour titre "Close Encounters...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 février 1978. Happy Day pour un réalisateur qui, deux ans après les "Dents de la mer", joue sa réputation sur un nouveau long-métrage.<br /><br />Sorti en novembre 1977 aux États-Unis, ce film de science fiction a pour titre "Close Encounters of the Third Kind".<br /><br />Il projette sur l’écran une fascination pour la vie extraterrestre et la rencontre pacifique entre humains et créatures venues d’ailleurs, au travers de notes de musique.<br /><br />Chez nous, le titre est traduit ainsi : "Rencontres du troisième type". Bande-annonce.<br /><br />Avec cette nouvelle super production, Spielberg décide de s’aventurer dans une histoire plus intime, inspirée par ses souvenirs d’enfance et son admiration pour le ciel étoilé.<br /><br />Richard Dreyfuss y campe Roy Neary, un homme ordinaire transformé par le contact avec l’inconnu. Le casting est international. François Truffaut fait une apparition remarquée dans le rôle de Claude Lacombe, un scientifique lui aussi fasciné par les signaux aliens.<br /><br />Spielberg admire François Truffaut. En lui confiant ce rôle, il veut l'impressionner par l'immensité du studio qui a été réservé pour ce tournage.<br /><br />D'ailleurs, si Truffaut parle français, c'est parce qu'il ne maîtrise pas l'anglais. Spielberg accepte donc qu'il parle sa propre langue dans la version originale et qu'un personnage, l'assistant de Claude Lacombe, traduise en anglais les propos de son collègue. Ce qui n’était pas prévu dans le scénario original…<br /><br />Dans la version originale, qu'il faut revoir rien que pour cela, Truffaut a droit à deux ou trois répliques en anglais. Le reste, c'est en français.<br /><br />Au départ, le film doit s'intituler "Watch the Skies", soit les derniers mots du film "La Chose d'un autre monde" (de 1951). Finalement, ce sera donc "Close Encounters of the Third Kind", une expression issue d'un système de classification de Hynek, utilisée en ufologie.<br /><br />"Rencontres du troisième type" est le film de tous les records. Il détient notamment le record du plus grand nombre de directeurs de la photographie : onze au total. Oscar de la meilleure photographie. BAFTA de la meilleure direction artistique. Et même un Grammy Award l'année suivante pour la musique géniale, signée John Williams.<br /><br />La critique est mitigée, surtout de notre côté de l'Atlantique. Dans Le Monde, on peut lire ceci : "Ce film n'est ni bon ni mauvais, il est autre. Fantastique dans tous les sens du terme. Sidérant autant que sidéral."<br /><br />Dans Télérama, par contre, les propos sont moins mesurés : "C'est complètement naïf, débordant d'humanisme candide, à la gloire de l'Amérique nouvelle, post-Nixon, lavée du péché originel, régénérée dans l'idéalisme mystique".<br /><br />La critique est un peu plus mesurée aux États-Unis. Encore que. Et puis peu importe, 116 millions de dollars de l'époque en recette, près de 304 millions dans le monde.<br /><br />Le 24 février 1978 ne sera pas le happy day tranquille qu'espérait Spielberg après les Dents de la Mer. Il n'empêche, c'est un immense succès en salle. Qui sera réédité deux ans plus tard, dans une nouvelle version. Mais avec la même trame audacieuse, presque poétique. "Rencontres du troisième type" a peut-être instillé dans notre imaginaire qu'une forme intelligente extraterrestre peut tenter de communiquer avec notre civilisation par le biais... de la musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>252</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/22883b53fba7ed3b1a07d87da8b8be2f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : L’année où Eddy Merckx est devenu le Cannibale</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-l-annee-ou-eddy-merckx-est-devenu-le-cannibale--64970311</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1969. Happy Day pour un coureur cycliste belge, dont la carrière va prendre un tournant décisif cette année. À Valence, sous le soleil espagnol, Eddy Merckx vient de remporter le Tour du Levant, avec trois victoires d’étapes. Ne boudons pas notre plaisir et reprenons le fil du temps, mois après mois.<br /><br />Le Tour du Levant, c'est une course de prestige depuis sa création en 1929. Pourtant, en ce début de saison, Eddy Merckx commence timidement : il termine deuxième des deux premières étapes. Son manager ne manque pas de le taquiner.<br /><br />Vexé, piqué dans son orgueil, Merckx se réveille. Il écrase la concurrence et enchaîne trois victoires consécutives. À l’arrivée, son bilan est impressionnant.<br /><br />Le printemps s’annonce explosif.<br /><br />Toujours en mars, Eddy Merckx s’attaque à Paris-Nice et décroche le premier de ses trois titres sur cette course. Il marque les esprits lors du contre-la-montre du col d'Èze : parti derrière Jacques Anquetil, il le rejoint puis le dépasse !<br /><br />Autre semaine, autre victoire. Le Milan-San Remo confirme sa forme : Merckx s’impose en solitaire, après une attaque imparable dans la descente du Poggio. Il remporte pour la troisième fois la course.<br /><br />Bon, on va où maintenant ? Jimmy B nous attend à Gand pour le Tour des Flandres !<br /><br />En man die alles kan, ça c'est Eddy tout craché. Car en ce mois d'avril 1969, le Tour des Flandres se court sous une pluie battante. Alors qu’il reste encore tous les monts à gravir, Merckx s’échappe à 70 km de l’arrivée.<br /><br />Merckx est inarrêtable. Il creuse l’écart et franchit la ligne avec plus de 5 minutes d’avance sur Felice Gimondi. C’est une victoire monumentale qui annonce un futur Cannibale.<br /><br />En avril, il s'offre Liège-Bastogne-Liège avec 8 minutes d'avance sur la concurrence !<br /><br />Cela dit, il y aura bien une fausse note, direction San Remo !<br /><br />En mai, il prend le départ du Tour d’Italie avec la ferme intention de le remporter. Il domine la course et porte le maillot rose. Résultat : quatre victoires d’étapes à son actif.<br /><br />Mais le 13 mai, après l’arrivée à Savone, le choc : Merckx est contrôlé positif et exclu du Giro.<br /><br />Merckx va-t-il abandonner ? Évidemment que non. Le 10 juin, l’Union Cycliste Internationale lève sa suspension, reconnaissant un doute sur la procédure. Eddy Merckx est libre de courir le Tour de France.<br /><br />Le 28 juin 1969, le Tour de France prend son envol à Roubaix. Dès la première étape, Eddy Merckx marque les esprits : l’épreuve passe par Woluwe-Saint-Pierre, son quartier d’enfance. Il endosse son tout premier maillot jaune, dans les rues où il a grandi.<br /><br />La suite ? Un carnage.<br /><br />À l’arrivée à Paris, Merckx remporte son premier Tour de France avec 18 minutes d’avance sur Roger Pingeon. Même Léon Zitrone est sous le choc !<br /><br />Le jour de gloire arrive lorsqu’il rentre en Belgique : Bruxelles l’accueille en héros. Une foule immense envahit les rues, et Merckx est reçu en personne par le roi Baudouin.<br /><br />Alors oui, jubilons, en ce happy day du 9 mars 1969 et récapitulons le palmarès :<br /><br />En 1969, Merckx aura remporté :<br /><br /><ul><li>Le Tour du Levant</li><li>Paris-Nice</li><li>Milan-San Remo</li><li>Le Tour des Flandres</li><li>Liège-Bastogne-Liège</li></ul>Et son premier Tour de France. Grâce auquel le Cannibale a rendu à la Belgique un titre qu'elle n'avait plus décroché depuis 30 ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64970311</guid><pubDate>Thu, 20 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64970311/315753_1969_l_annee_ou_eddy_merckx_est_devenu_le_cannibale.mp3" length="5888776" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 mars 1969. Happy Day pour un coureur cycliste belge, dont la carrière va prendre un tournant décisif cette année. À Valence, sous le soleil espagnol, Eddy Merckx vient de remporter le Tour du Levant, avec trois victoires d’étapes. Ne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1969. Happy Day pour un coureur cycliste belge, dont la carrière va prendre un tournant décisif cette année. À Valence, sous le soleil espagnol, Eddy Merckx vient de remporter le Tour du Levant, avec trois victoires d’étapes. Ne boudons pas notre plaisir et reprenons le fil du temps, mois après mois.<br /><br />Le Tour du Levant, c'est une course de prestige depuis sa création en 1929. Pourtant, en ce début de saison, Eddy Merckx commence timidement : il termine deuxième des deux premières étapes. Son manager ne manque pas de le taquiner.<br /><br />Vexé, piqué dans son orgueil, Merckx se réveille. Il écrase la concurrence et enchaîne trois victoires consécutives. À l’arrivée, son bilan est impressionnant.<br /><br />Le printemps s’annonce explosif.<br /><br />Toujours en mars, Eddy Merckx s’attaque à Paris-Nice et décroche le premier de ses trois titres sur cette course. Il marque les esprits lors du contre-la-montre du col d'Èze : parti derrière Jacques Anquetil, il le rejoint puis le dépasse !<br /><br />Autre semaine, autre victoire. Le Milan-San Remo confirme sa forme : Merckx s’impose en solitaire, après une attaque imparable dans la descente du Poggio. Il remporte pour la troisième fois la course.<br /><br />Bon, on va où maintenant ? Jimmy B nous attend à Gand pour le Tour des Flandres !<br /><br />En man die alles kan, ça c'est Eddy tout craché. Car en ce mois d'avril 1969, le Tour des Flandres se court sous une pluie battante. Alors qu’il reste encore tous les monts à gravir, Merckx s’échappe à 70 km de l’arrivée.<br /><br />Merckx est inarrêtable. Il creuse l’écart et franchit la ligne avec plus de 5 minutes d’avance sur Felice Gimondi. C’est une victoire monumentale qui annonce un futur Cannibale.<br /><br />En avril, il s'offre Liège-Bastogne-Liège avec 8 minutes d'avance sur la concurrence !<br /><br />Cela dit, il y aura bien une fausse note, direction San Remo !<br /><br />En mai, il prend le départ du Tour d’Italie avec la ferme intention de le remporter. Il domine la course et porte le maillot rose. Résultat : quatre victoires d’étapes à son actif.<br /><br />Mais le 13 mai, après l’arrivée à Savone, le choc : Merckx est contrôlé positif et exclu du Giro.<br /><br />Merckx va-t-il abandonner ? Évidemment que non. Le 10 juin, l’Union Cycliste Internationale lève sa suspension, reconnaissant un doute sur la procédure. Eddy Merckx est libre de courir le Tour de France.<br /><br />Le 28 juin 1969, le Tour de France prend son envol à Roubaix. Dès la première étape, Eddy Merckx marque les esprits : l’épreuve passe par Woluwe-Saint-Pierre, son quartier d’enfance. Il endosse son tout premier maillot jaune, dans les rues où il a grandi.<br /><br />La suite ? Un carnage.<br /><br />À l’arrivée à Paris, Merckx remporte son premier Tour de France avec 18 minutes d’avance sur Roger Pingeon. Même Léon Zitrone est sous le choc !<br /><br />Le jour de gloire arrive lorsqu’il rentre en Belgique : Bruxelles l’accueille en héros. Une foule immense envahit les rues, et Merckx est reçu en personne par le roi Baudouin.<br /><br />Alors oui, jubilons, en ce happy day du 9 mars 1969 et récapitulons le palmarès :<br /><br />En 1969, Merckx aura remporté :<br /><br /><ul><li>Le Tour du Levant</li><li>Paris-Nice</li><li>Milan-San Remo</li><li>Le Tour des Flandres</li><li>Liège-Bastogne-Liège</li></ul>Et son premier Tour de France. Grâce auquel le Cannibale a rendu à la Belgique un titre qu'elle n'avait plus décroché depuis 30 ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>246</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd1aadac7672ed06a74a1812081bd0a9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Simon : le jeu électronique culte qui a révolutionné la mémoire en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/simon-le-jeu-electronique-culte-qui-a-revolutionne-la-memoire-en-1978--64936455</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 mai 1978. Happy Day pour Ralph Baer, un inventeur allemand dont la famille a émigré aux États-Unis après la guerre.<br /><br />Il choisit le Studio 54, la célèbre boite de nuit à New York, pour lancer un objet auquel il croit beaucoup. Il va même s'assurer de la disponibilité immédiate, dans les grands magasins de jouets, d'un nouveau gadget qui fait directement sensation.<br /><br />Son nom : Simon. Cet appareil circulaire et coloré va bientôt devenir un incontournable dans tous les foyers, américains, mais très vite européens.<br /><br />Son principe : tester votre mémoire en reproduisant des suites de sons et de lumières de plus en plus longues.<br /><br />Oui, c'est un jeu intelligent que lui a inspiré "Touch Me", une invention d'Atari, assez rudimentaire... Écoutez !<br /><br />Quatre ans plus tôt, Atari sort en effet un pupitre avec quatre gros boutons. À chaque bouton est associée une note. Le jeu va produire une séquence de notes de plus en plus longue, qu'il faut reproduire en pressant les boutons.<br /><br />Cette invention géniale vient aux oreilles de Ralph Baer et Howard Morrison. Ils trouvent le modèle intéressant, mais pas très pratique. Ils décident alors de repenser le concept entièrement.<br /><br />Dans leur version, chaque bouton s’associe à un son distinctif et à une couleur vive, répartie sur un cercle. Ainsi naît Simon, en référence au célèbre jeu enfantin « Jacques a dit », ce qui donne en anglais « Simon Says ».<br /><br />Vous n'avez PAS PU oublier ce son.<br /><br />Simon disposera de 3 modes de jeu différents. Le premier consiste à reproduire une suite de touches créée aléatoirement.<br /><br />Le mode 2 inverse les rôles : c'est le joueur qui va composer la suite de touches, et Simon va la reproduire.<br /><br />Le mode 3 est multijoueur : chaque joueur va s'attribuer une touche, et devra la presser quand Simon la lui demandera.<br /><br />Bref, avec ces variantes, on en a pour un bon bout de temps. Surtout que plus on avance, plus la séquence est rapide.<br /><br />Résultat ? C’est un énorme succès de vente pour la société Milton Bradley, qui a directement cru au projet.<br /><br />Peu après la sortie de Simon, Atari décide de rééditer son jeu Touch me!, dans une version portable, mais elle ne parviendra pas à s'imposer, malgré d'insistantes pages de publicité à la télévision...<br /><br />Le 15 mai 1978 restera donc le Happy Day de Ralph Baer et de la maison Milton Bradley, qui sera, quelques années plus tard, rachetée par Hasbro.<br /><br />Avec ses 4 couleurs et ses bips électroniques, le SIMON va très rapidement débarquer dans les foyers belges et se décliner dans une infinité de formats, jusqu’au jeu vidéo. La preuve d'une simple test de mémoire suffit, parfois, à marquer l’histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64936455</guid><pubDate>Wed, 19 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64936455/315452_simon_le_jeu_electronique_culte_qui_a_revolutionne_la_memoire_en_1978.mp3" length="4780975" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 mai 1978. Happy Day pour Ralph Baer, un inventeur allemand dont la famille a émigré aux États-Unis après la guerre.

Il choisit le Studio 54, la célèbre boite de nuit à New York, pour lancer un objet auquel il croit beaucoup. Il va...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 mai 1978. Happy Day pour Ralph Baer, un inventeur allemand dont la famille a émigré aux États-Unis après la guerre.<br /><br />Il choisit le Studio 54, la célèbre boite de nuit à New York, pour lancer un objet auquel il croit beaucoup. Il va même s'assurer de la disponibilité immédiate, dans les grands magasins de jouets, d'un nouveau gadget qui fait directement sensation.<br /><br />Son nom : Simon. Cet appareil circulaire et coloré va bientôt devenir un incontournable dans tous les foyers, américains, mais très vite européens.<br /><br />Son principe : tester votre mémoire en reproduisant des suites de sons et de lumières de plus en plus longues.<br /><br />Oui, c'est un jeu intelligent que lui a inspiré "Touch Me", une invention d'Atari, assez rudimentaire... Écoutez !<br /><br />Quatre ans plus tôt, Atari sort en effet un pupitre avec quatre gros boutons. À chaque bouton est associée une note. Le jeu va produire une séquence de notes de plus en plus longue, qu'il faut reproduire en pressant les boutons.<br /><br />Cette invention géniale vient aux oreilles de Ralph Baer et Howard Morrison. Ils trouvent le modèle intéressant, mais pas très pratique. Ils décident alors de repenser le concept entièrement.<br /><br />Dans leur version, chaque bouton s’associe à un son distinctif et à une couleur vive, répartie sur un cercle. Ainsi naît Simon, en référence au célèbre jeu enfantin « Jacques a dit », ce qui donne en anglais « Simon Says ».<br /><br />Vous n'avez PAS PU oublier ce son.<br /><br />Simon disposera de 3 modes de jeu différents. Le premier consiste à reproduire une suite de touches créée aléatoirement.<br /><br />Le mode 2 inverse les rôles : c'est le joueur qui va composer la suite de touches, et Simon va la reproduire.<br /><br />Le mode 3 est multijoueur : chaque joueur va s'attribuer une touche, et devra la presser quand Simon la lui demandera.<br /><br />Bref, avec ces variantes, on en a pour un bon bout de temps. Surtout que plus on avance, plus la séquence est rapide.<br /><br />Résultat ? C’est un énorme succès de vente pour la société Milton Bradley, qui a directement cru au projet.<br /><br />Peu après la sortie de Simon, Atari décide de rééditer son jeu Touch me!, dans une version portable, mais elle ne parviendra pas à s'imposer, malgré d'insistantes pages de publicité à la télévision...<br /><br />Le 15 mai 1978 restera donc le Happy Day de Ralph Baer et de la maison Milton Bradley, qui sera, quelques années plus tard, rachetée par Hasbro.<br /><br />Avec ses 4 couleurs et ses bips électroniques, le SIMON va très rapidement débarquer dans les foyers belges et se décliner dans une infinité de formats, jusqu’au jeu vidéo. La preuve d'une simple test de mémoire suffit, parfois, à marquer l’histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>« Adieu jolie Candy » : le tube surprise de l’été 1969 signé Michel Berger</title><link>https://www.spreaker.com/episode/adieu-jolie-candy-le-tube-surprise-de-l-ete-1969-signe-michel-berger--64936454</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er août 1969. Un amour de vacances va se terminer en happy day et l’histoire va se vendre à des centaines de milliers d'exemplaires. C'est une chanson, composée par un certain Michel Berger qui, en 1969, travaille notamment comme producteur pour Vogue. Il vient d'ailleurs de signer un beau petit succès avec un titre taillé pour Vanina Michel.<br /><br />Dans cette histoire d'amour de vacances, un autre personnage apparaît, quelques années plus tôt. C'est Yves Roze. Il sort plusieurs 45 tours chez Barclay, mais c'est un fiasco. Alors, il est licencié par Eddie Barclay, qui le réengage immédiatement, mais pour tout autre chose. Il devient directeur artistique de Michel Delpech. En 69, Michel Delpech tient lui aussi un disque d'or avec “Wight is wight”.<br /><br />Pour revenir à notre cher Yves Roze, il se dit qu'il aimerait chanter de nouveau. Deux de ses amis, Michel Berger et Alain Boublil, lui proposent d’enregistrer une chanson inspirée du film Candy.<br /><br />« Adieu jolie Candy » évoque l’innocence et l’éclat d’une romance éphémère. Cette chanson est inspirée par Ewa Aulin, une jeune actrice suédoise foudroyante de beauté dans le film, aux côtés de Ringo Starr, Charles Aznavour, Richard Burton et Marlon Brando.<br /><br />L’objectif, c'est de faire un coup, comme on dit. C'est un titre sur lequel Berger et Boublil misent beaucoup et ils veulent que ce soit Yves Roze qui le chante. Problème, il travaille pour la maison d'en face, Barclay. Alors il doit trouver un surnom, ce sera Jean-François Michaël. Il enregistre le disque dans la plus grande discrétion, convaincu qu'il ne sera diffusée qu'à la radio. Et puis, un beau jour, on le retrouve sur le plateau de l'émission Numéro 1<br /><br />En quelques semaines, le disque affole les ventes, jusqu’à 60 000 exemplaires par jour. Il détrône même « Wight Is Wight » de Michel Delpech au sommet du hit-parade. Le subterfuge du pseudonyme est vite éventé. Ce qui arrive aux oreilles d'Eddie Barclay, qui vire notre chanteur pour la seconde fois.<br /><br />Suivront un voyage autour du monde et des versions à succès dans d'autres langues, en italien, en espagnol et même en allemand, Adieu süsse Candy, interprété dans un allemand épouvantable...<br /><br />Le 1er août 1969 restera comme le Happy Day de cette « jolie Candy », qui a permis à Yves Roze de devenir Jean-François Michaël et de se venger de l'horrible Eddie Barclay. Et c'est aussi jackpot pour Michel Berger, dont le flair ne se démentira plus jamais. « Adieu jolie Candy » aura été bien plus que le fameux coup tant espéré par ses compositeurs !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64936454</guid><pubDate>Tue, 18 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64936454/315451_adieu_jolie_candy_le_tube_surprise_de_l_ete_1969_signe_michel_berger.mp3" length="5201651" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er août 1969. Un amour de vacances va se terminer en happy day et l’histoire va se vendre à des centaines de milliers d'exemplaires. C'est une chanson, composée par un certain Michel Berger qui, en 1969, travaille notamment comme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er août 1969. Un amour de vacances va se terminer en happy day et l’histoire va se vendre à des centaines de milliers d'exemplaires. C'est une chanson, composée par un certain Michel Berger qui, en 1969, travaille notamment comme producteur pour Vogue. Il vient d'ailleurs de signer un beau petit succès avec un titre taillé pour Vanina Michel.<br /><br />Dans cette histoire d'amour de vacances, un autre personnage apparaît, quelques années plus tôt. C'est Yves Roze. Il sort plusieurs 45 tours chez Barclay, mais c'est un fiasco. Alors, il est licencié par Eddie Barclay, qui le réengage immédiatement, mais pour tout autre chose. Il devient directeur artistique de Michel Delpech. En 69, Michel Delpech tient lui aussi un disque d'or avec “Wight is wight”.<br /><br />Pour revenir à notre cher Yves Roze, il se dit qu'il aimerait chanter de nouveau. Deux de ses amis, Michel Berger et Alain Boublil, lui proposent d’enregistrer une chanson inspirée du film Candy.<br /><br />« Adieu jolie Candy » évoque l’innocence et l’éclat d’une romance éphémère. Cette chanson est inspirée par Ewa Aulin, une jeune actrice suédoise foudroyante de beauté dans le film, aux côtés de Ringo Starr, Charles Aznavour, Richard Burton et Marlon Brando.<br /><br />L’objectif, c'est de faire un coup, comme on dit. C'est un titre sur lequel Berger et Boublil misent beaucoup et ils veulent que ce soit Yves Roze qui le chante. Problème, il travaille pour la maison d'en face, Barclay. Alors il doit trouver un surnom, ce sera Jean-François Michaël. Il enregistre le disque dans la plus grande discrétion, convaincu qu'il ne sera diffusée qu'à la radio. Et puis, un beau jour, on le retrouve sur le plateau de l'émission Numéro 1<br /><br />En quelques semaines, le disque affole les ventes, jusqu’à 60 000 exemplaires par jour. Il détrône même « Wight Is Wight » de Michel Delpech au sommet du hit-parade. Le subterfuge du pseudonyme est vite éventé. Ce qui arrive aux oreilles d'Eddie Barclay, qui vire notre chanteur pour la seconde fois.<br /><br />Suivront un voyage autour du monde et des versions à succès dans d'autres langues, en italien, en espagnol et même en allemand, Adieu süsse Candy, interprété dans un allemand épouvantable...<br /><br />Le 1er août 1969 restera comme le Happy Day de cette « jolie Candy », qui a permis à Yves Roze de devenir Jean-François Michaël et de se venger de l'horrible Eddie Barclay. Et c'est aussi jackpot pour Michel Berger, dont le flair ne se démentira plus jamais. « Adieu jolie Candy » aura été bien plus que le fameux coup tant espéré par ses compositeurs !]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5abd96970d2edacb5ce042ea7b6fa85b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Herbert Léonard et "Pour le Plaisir" : l’histoire méconnue d’un tube intemporel</title><link>https://www.spreaker.com/episode/herbert-leonard-et-pour-le-plaisir-l-histoire-meconnue-d-un-tube-intemporel--64880832</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1977. Happy Day pour un jeune chanteur français. Sans le savoir, il est au cœur de la conception d'une chanson qui va changer sa vie, quelques années plus tard, grâce à un compositeur déjà connu, un certainJulien Lepers. Il est alors animateur radio sur RMC. Il ne fait pas encore de télévision, mais s'est invité chez Guy Lux dans le hit-parade...<br /><br />C'est l'été 1977. Julien Lepers rencontre la parolière Vline Buggy par l'intermédiaire de Claude François. Cette rencontre est déterminante. Ils s'entendent à merveille et ils vont travailler ensemble sur une chanson qui va mettre beaucoup de temps à être publiée.<br /><br />Pour cette chanson, Vline Buggy pense à Herbert Léonard. Depuis son grave accident de voiture en 1970, il est un peu un hors circuit et n'a jamais réussi à percer, malgré des collaborations prestigieuses avec Sylvie Vartan ou Michèle Torr. À une exception près, en 1967, il signe une reprise de "Somebody to Love", que toutes les radios vont diffuser....<br /><br />Malheureusement, "Si j'avais le courage" ne se vendra pas très bien. En 1977, le petit chanteur de Strasbourg n'y croit plus vraiment. Il fait une pause dans sa carrière pour se consacrer au journalisme.<br /><br />Pourtant, Vline Buggy sent que c'est lui qui va porter « Pour le Plaisir », une chanson qu'elle a écrite, inspirée par une émission de France Inter. Là encore, personne n'y croit, à part elle. La maquette ne convaincra aucun directeur artistique. Vline décide alors de produire elle-même le 45 tours et en confie la distribution à Polydor. Par contre, en tant que productrice, ce n'est pas forcément un cadeau…<br /><br />Il aura fallu du temps pour que la chanson devienne un tube de l'été, puisque "Pour le Plaisir" sortira en avril 1981, soit 4 ans après sa conception. Le clip vidéo est tourné place de la Concorde à Paris. Les ventes décollent, pour la première fois dans sa carrière. 2 millions d'exemplaires, il est certifié disque de platine. Il sera même le 45 tours le plus vendu en France en 1981.... Sans en attendre rien, juste… pour le plaisir…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64880832</guid><pubDate>Mon, 17 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64880832/315065_herbert_leonard_et_pour_le_plaisir_l_histoire_meconnue_d_un_tube_intemporel.mp3" length="5592861" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juillet 1977. Happy Day pour un jeune chanteur français. Sans le savoir, il est au cœur de la conception d'une chanson qui va changer sa vie, quelques années plus tard, grâce à un compositeur déjà connu, un certainJulien Lepers. Il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juillet 1977. Happy Day pour un jeune chanteur français. Sans le savoir, il est au cœur de la conception d'une chanson qui va changer sa vie, quelques années plus tard, grâce à un compositeur déjà connu, un certainJulien Lepers. Il est alors animateur radio sur RMC. Il ne fait pas encore de télévision, mais s'est invité chez Guy Lux dans le hit-parade...<br /><br />C'est l'été 1977. Julien Lepers rencontre la parolière Vline Buggy par l'intermédiaire de Claude François. Cette rencontre est déterminante. Ils s'entendent à merveille et ils vont travailler ensemble sur une chanson qui va mettre beaucoup de temps à être publiée.<br /><br />Pour cette chanson, Vline Buggy pense à Herbert Léonard. Depuis son grave accident de voiture en 1970, il est un peu un hors circuit et n'a jamais réussi à percer, malgré des collaborations prestigieuses avec Sylvie Vartan ou Michèle Torr. À une exception près, en 1967, il signe une reprise de "Somebody to Love", que toutes les radios vont diffuser....<br /><br />Malheureusement, "Si j'avais le courage" ne se vendra pas très bien. En 1977, le petit chanteur de Strasbourg n'y croit plus vraiment. Il fait une pause dans sa carrière pour se consacrer au journalisme.<br /><br />Pourtant, Vline Buggy sent que c'est lui qui va porter « Pour le Plaisir », une chanson qu'elle a écrite, inspirée par une émission de France Inter. Là encore, personne n'y croit, à part elle. La maquette ne convaincra aucun directeur artistique. Vline décide alors de produire elle-même le 45 tours et en confie la distribution à Polydor. Par contre, en tant que productrice, ce n'est pas forcément un cadeau…<br /><br />Il aura fallu du temps pour que la chanson devienne un tube de l'été, puisque "Pour le Plaisir" sortira en avril 1981, soit 4 ans après sa conception. Le clip vidéo est tourné place de la Concorde à Paris. Les ventes décollent, pour la première fois dans sa carrière. 2 millions d'exemplaires, il est certifié disque de platine. Il sera même le 45 tours le plus vendu en France en 1981.... Sans en attendre rien, juste… pour le plaisir…]]></itunes:summary><itunes:duration>233</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e08bea809e13cd84cee5a3b141e18dfa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L’École des fans : le rendez-vous culte du dimanche lancé en 1977</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-ecole-des-fans-le-rendez-vous-culte-du-dimanche-lance-en-1977--64860445</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 janvier 1977. C'est un dimanche matin. Dans le salon, on entend l'imposante pendule annoncer fièrement qu'il est midi. Dans la verrière, un peu de fumée se dégage de la première cuisson des pommes de terre, coupées grossièrement, comme on fait des frites à la campagne.<br /><br />Un poulet, arraché à la vie dans la basse-cour, fera le régal d'un petit enfant blond, comme les blés. Je crois que c'est moi, chez ma grand-mère, je crois qu'il fait froid dehors. Alors, je me tiens près du poêle à charbon et je dois regarder la neige tomber, dehors, sur la vallée.<br /><br />Et puis, quelques dizaines de minutes après le repas, la télévision s'allume. Dimanche, c'est le happy day, il y a tout ce qu'il faut à la télévision pour ne pas penser au froid dehors. Générique !<br /><br />Sur Antenne 2, une émission inédite fait son apparition, nous ne la connaissons pas encore. Elle s'appelle « L’École des fans » et elle est présentée par Jacques Martin. Son concept ? Faire chanter des enfants devant leur idole, dans un décor bienveillant et familial. Ce n'est pas un concours. Ce n'est pas une compétition. C'est juste ce qu'il faut pour faire passer la mousse au chocolat et le flan qui l'accompagne. Parfois même, ils se mélangent dans l'assiette.<br /><br />Le principe est simple : chaque dimanche, un artiste de la chanson se prête au jeu, entouré de petits amateurs âgés de 4 à 10 ans. Les enfants interprètent les chansons de l’invité, avec une spontanéité parfois irrésistible. Oh oui, c’est vrai, quelques fausses notes de temps en temps.<br /><br />Quant à Jacques Martin, improvisateur hors pair, il anime les échanges et les confidences. Et c'est toujours un spectacle !<br /><br />Installée dans le cadre de l'émission "Bon dimanche", l'école des fans s'arrête le 25 juin 1978, mais elle va rapidement revenir à l'écran sous la pression générale. Le 21 décembre 1980, la véritable grande aventure va commencer, celle de Dimanche Martin. Avec 2 futurs incontournables : un pianiste et un contrebassiste. Souvenez-vous... de Robert Quibel et Pino Lattuca.<br /><br />Au sein de Dimanche Martin, l'école des fans occupe une place TRÈS spéciale. Avec, chaque dimanche, des moments inattendus.<br /><br />Et oui, autant que le poulet, le flan, la mousse au chocolat et la messe du dimanche, le 30 janvier 1977 restera comme le Happy Day de Jacques Martin qui, avec « L’École des fans », va nous offrir une parenthèse de tendresse et de rires. Et quelques habitués aussi, Nana Mouskouri, Chantal Goya et notre cher Frédéric François...<br /><br />Alors, pour l'école des fans, pour incroyable mais vrai, pour le monde est à vous… au grand théâtre de l’empire, juste merci, Jacques, merci Dimanche Martin !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64860445</guid><pubDate>Fri, 14 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64860445/314952_l_ecole_des_fans_le_rendez_vous_culte_du_dimanche_lance_en_1977.mp3" length="6187826" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 janvier 1977. C'est un dimanche matin. Dans le salon, on entend l'imposante pendule annoncer fièrement qu'il est midi. Dans la verrière, un peu de fumée se dégage de la première cuisson des pommes de terre, coupées grossièrement,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 janvier 1977. C'est un dimanche matin. Dans le salon, on entend l'imposante pendule annoncer fièrement qu'il est midi. Dans la verrière, un peu de fumée se dégage de la première cuisson des pommes de terre, coupées grossièrement, comme on fait des frites à la campagne.<br /><br />Un poulet, arraché à la vie dans la basse-cour, fera le régal d'un petit enfant blond, comme les blés. Je crois que c'est moi, chez ma grand-mère, je crois qu'il fait froid dehors. Alors, je me tiens près du poêle à charbon et je dois regarder la neige tomber, dehors, sur la vallée.<br /><br />Et puis, quelques dizaines de minutes après le repas, la télévision s'allume. Dimanche, c'est le happy day, il y a tout ce qu'il faut à la télévision pour ne pas penser au froid dehors. Générique !<br /><br />Sur Antenne 2, une émission inédite fait son apparition, nous ne la connaissons pas encore. Elle s'appelle « L’École des fans » et elle est présentée par Jacques Martin. Son concept ? Faire chanter des enfants devant leur idole, dans un décor bienveillant et familial. Ce n'est pas un concours. Ce n'est pas une compétition. C'est juste ce qu'il faut pour faire passer la mousse au chocolat et le flan qui l'accompagne. Parfois même, ils se mélangent dans l'assiette.<br /><br />Le principe est simple : chaque dimanche, un artiste de la chanson se prête au jeu, entouré de petits amateurs âgés de 4 à 10 ans. Les enfants interprètent les chansons de l’invité, avec une spontanéité parfois irrésistible. Oh oui, c’est vrai, quelques fausses notes de temps en temps.<br /><br />Quant à Jacques Martin, improvisateur hors pair, il anime les échanges et les confidences. Et c'est toujours un spectacle !<br /><br />Installée dans le cadre de l'émission "Bon dimanche", l'école des fans s'arrête le 25 juin 1978, mais elle va rapidement revenir à l'écran sous la pression générale. Le 21 décembre 1980, la véritable grande aventure va commencer, celle de Dimanche Martin. Avec 2 futurs incontournables : un pianiste et un contrebassiste. Souvenez-vous... de Robert Quibel et Pino Lattuca.<br /><br />Au sein de Dimanche Martin, l'école des fans occupe une place TRÈS spéciale. Avec, chaque dimanche, des moments inattendus.<br /><br />Et oui, autant que le poulet, le flan, la mousse au chocolat et la messe du dimanche, le 30 janvier 1977 restera comme le Happy Day de Jacques Martin qui, avec « L’École des fans », va nous offrir une parenthèse de tendresse et de rires. Et quelques habitués aussi, Nana Mouskouri, Chantal Goya et notre cher Frédéric François...<br /><br />Alors, pour l'école des fans, pour incroyable mais vrai, pour le monde est à vous… au grand théâtre de l’empire, juste merci, Jacques, merci Dimanche Martin !]]></itunes:summary><itunes:duration>258</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/da89efb0b58f41baa497b4f82e3fd6e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Twist : la danse qui a conquis le monde en 1960</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-twist-la-danse-qui-a-conquis-le-monde-en-1960--64860319</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ juin 1960, à l'aube d'une révolution pour la musique. Happy Day pour Chubby Checker. Ce tout jeune chanteur de 21 ans venu de Caroline du Sud va reprendre à son compte un titre qui n'a pas connu le succès escompté en 1959. Et pour cause, ce titre de Hank Ballard figure en face B de "Teardrops On Your Letter". Pourtant, à bien l'écouter, tout y est !<br /><br />Ce n'est pas grave, The Twist va connaître une deuxième vie l'année suivante, grâce à notre tout jeune Chubby Checker. On l'avouera, ce nom de scène est un peu bizarre. Car Chubby, cela signifie enrobé. Et bien, c'est un hommage à Fats Domino. L'adjectif "fat" renvoyant à peu près à la même signification d'embonpoint. Mais ce n'est pas la syntaxe qui nous intéresse, c'est une danse, qu'on appelle le twist.<br /><br />Quelle différence avec la version originale ? Pas grand chose à vrai dire, à part cette voix !<br /><br />Cette reprise, publiée en juin 1960, ne connaît pas immédiatement le succès, mais l'été va faire son travail. Il le propulse en tête des ventes au mois de septembre. Ajoutez des apparitions dans les émissions télé de l'époque. Et une chorégraphie à la fois simple et visuelle. Tout est là pour faire danser l'Amérique, puritaine comme libérée. Car le twist présente une particularité : pas de contact, pas de corps à corps.<br /><br />The Twist n'est pas juste une chansonnette de l'été. Non, la version de Chubby Checker est la seule chanson de l'histoire à avoir atteint la première place des ventes deux fois dans la même version aux USA. En septembre 1960 et en janvier 1962. D'ailleurs, en 2008, The Twist sera déclaré le plus grand tube américain de tous les temps par l’hebdomadaire Billboard. C'est dire !<br /><br />Question : et en Europe, combien de temps le twist mettra-t-il à s'imposer ? Réponse, quelques mois seulement. Non seulement grâce à Chubby Checker, mais grâce à un certain Eddy Mitchell.<br /><br />Décembre 1961. La chanson est traduite en français et enregistrée par Eddy Mitchell et Les Chaussettes noires. Et non, ce n'est pas Johnny qui aura reçu ce cadeau en primeur. Même si, lui aussi va s'en emparer en deux temps trois mouvements. Il interprète « Viens danser le twist » sur la scène de l’Olympia, ce qui lui permettra, tout de même, de décrocher son premier disque d’or.<br /><br />Bon, récapitulons. 1959, création du Twist par Hank Ballard. Face B sans succès. L'année suivante, Happy day de juin 1960 pour Chubby Checker. Le reste n'est qu'affaire de produits dérivés, car d'Atlanta à Saint-Tropez, le phénomène twist ne fait que commencer...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64860319</guid><pubDate>Thu, 13 Mar 2025 12:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64860319/314951_le_twist_la_danse_qui_a_conquis_le_monde_en_1960.mp3" length="4419232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1ᵉʳ juin 1960, à l'aube d'une révolution pour la musique. Happy Day pour Chubby Checker. Ce tout jeune chanteur de 21 ans venu de Caroline du Sud va reprendre à son compte un titre qui n'a pas connu le succès escompté en 1959. Et pour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ juin 1960, à l'aube d'une révolution pour la musique. Happy Day pour Chubby Checker. Ce tout jeune chanteur de 21 ans venu de Caroline du Sud va reprendre à son compte un titre qui n'a pas connu le succès escompté en 1959. Et pour cause, ce titre de Hank Ballard figure en face B de "Teardrops On Your Letter". Pourtant, à bien l'écouter, tout y est !<br /><br />Ce n'est pas grave, The Twist va connaître une deuxième vie l'année suivante, grâce à notre tout jeune Chubby Checker. On l'avouera, ce nom de scène est un peu bizarre. Car Chubby, cela signifie enrobé. Et bien, c'est un hommage à Fats Domino. L'adjectif "fat" renvoyant à peu près à la même signification d'embonpoint. Mais ce n'est pas la syntaxe qui nous intéresse, c'est une danse, qu'on appelle le twist.<br /><br />Quelle différence avec la version originale ? Pas grand chose à vrai dire, à part cette voix !<br /><br />Cette reprise, publiée en juin 1960, ne connaît pas immédiatement le succès, mais l'été va faire son travail. Il le propulse en tête des ventes au mois de septembre. Ajoutez des apparitions dans les émissions télé de l'époque. Et une chorégraphie à la fois simple et visuelle. Tout est là pour faire danser l'Amérique, puritaine comme libérée. Car le twist présente une particularité : pas de contact, pas de corps à corps.<br /><br />The Twist n'est pas juste une chansonnette de l'été. Non, la version de Chubby Checker est la seule chanson de l'histoire à avoir atteint la première place des ventes deux fois dans la même version aux USA. En septembre 1960 et en janvier 1962. D'ailleurs, en 2008, The Twist sera déclaré le plus grand tube américain de tous les temps par l’hebdomadaire Billboard. C'est dire !<br /><br />Question : et en Europe, combien de temps le twist mettra-t-il à s'imposer ? Réponse, quelques mois seulement. Non seulement grâce à Chubby Checker, mais grâce à un certain Eddy Mitchell.<br /><br />Décembre 1961. La chanson est traduite en français et enregistrée par Eddy Mitchell et Les Chaussettes noires. Et non, ce n'est pas Johnny qui aura reçu ce cadeau en primeur. Même si, lui aussi va s'en emparer en deux temps trois mouvements. Il interprète « Viens danser le twist » sur la scène de l’Olympia, ce qui lui permettra, tout de même, de décrocher son premier disque d’or.<br /><br />Bon, récapitulons. 1959, création du Twist par Hank Ballard. Face B sans succès. L'année suivante, Happy day de juin 1960 pour Chubby Checker. Le reste n'est qu'affaire de produits dérivés, car d'Atlanta à Saint-Tropez, le phénomène twist ne fait que commencer...]]></itunes:summary><itunes:duration>184</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5d5bea9570b66cb1d3109890ffbb368f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bontempi B3 : le clavier qui a rendu la musique accessible dès 1970</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bontempi-b3-le-clavier-qui-a-rendu-la-musique-accessible-des-1970--64693398</link><description><![CDATA[Nous sommes début 1970. J'aimerais beaucoup être plus précis, mais quelqu'un a dû effacer toute trace de généalogie pour dater ce happy day où une marque italienne va changer à jamais le monde de la musique grâce au B3.<br /><br />Un orgue électrique qui fonctionne sur le même principe sonore qu'un instrument à vent, le mélodica. Des arches libres vibrent au passage de l'air. L'air est propulsé au moyen d'un ventilateur. Et avanti, ça donne ceci ! Attention les oreilles, surtout si vous avez dépassé le stade du solfège !<br /><br />Le B3 est l'invention géniale d'une marque italienne qui s'appelle Bontempi. Elle installée depuis 1937 à Potenza Picena. Et, dans les années 70, elle entend rendre la musique accessible au plus grand nombre. Pour cela, elle va concevoir des claviers d'orgue simplifiés et robustes à un prix accessible, ce qui va assurer le succès de la marque auprès des familles.<br /><br />Ah petite page de publicité à la Rai !<br /><br />Le succès va être colossal pour la petite entreprise italienne. Si bien qu'elle va diversifier la production. Le B3 était plutôt élaboré dans son genre, mais Bontempi va rapidement se tourner vers la fabrication d'orgues électroniques encore plus abordables. Avec une palette réduite de sons et, le clou du spectacle, un accompagnement automatique. Attention les oreilles, même si vous n’avez pas dépassé le stade de la clé de sol !<br /><br />En 1970, le Bontempi B3 est particulièrement apprécié comme cadeau aux enfants, que ce soit pour son aspect vintage ou sa simplicité d'utilisation. Malheureusement pour les musiciens, il est un peu trop accessible aux débutants et aux enfants. Mais quel parent n'a jamais rêvé qu'un Chopin ou une Chopine grandissse à la maison ! Voilà pourquoi l'appareil maléfique était vendu avec des partitions simplifiées.<br /><br />Ah, encore une page de publicité !<br /><br />Alors oui, même s'il est aussi difficile de dater le B3 que la date de naissance d'Amanda Lear, personne n'a oublié ses premier pas, sa première danse, sa première harmonie ou sa première fanfare, sur un petit clavier bon marché qu'on retrouvera partout désormais, dans les bals populaires...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64693398</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64693398/314360_bontempi_b3_le_clavier_qui_a_rendu_la_musique_accessible_des_1970.mp3" length="4169083" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début 1970. J'aimerais beaucoup être plus précis, mais quelqu'un a dû effacer toute trace de généalogie pour dater ce happy day où une marque italienne va changer à jamais le monde de la musique grâce au B3.

Un orgue électrique qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début 1970. J'aimerais beaucoup être plus précis, mais quelqu'un a dû effacer toute trace de généalogie pour dater ce happy day où une marque italienne va changer à jamais le monde de la musique grâce au B3.<br /><br />Un orgue électrique qui fonctionne sur le même principe sonore qu'un instrument à vent, le mélodica. Des arches libres vibrent au passage de l'air. L'air est propulsé au moyen d'un ventilateur. Et avanti, ça donne ceci ! Attention les oreilles, surtout si vous avez dépassé le stade du solfège !<br /><br />Le B3 est l'invention géniale d'une marque italienne qui s'appelle Bontempi. Elle installée depuis 1937 à Potenza Picena. Et, dans les années 70, elle entend rendre la musique accessible au plus grand nombre. Pour cela, elle va concevoir des claviers d'orgue simplifiés et robustes à un prix accessible, ce qui va assurer le succès de la marque auprès des familles.<br /><br />Ah petite page de publicité à la Rai !<br /><br />Le succès va être colossal pour la petite entreprise italienne. Si bien qu'elle va diversifier la production. Le B3 était plutôt élaboré dans son genre, mais Bontempi va rapidement se tourner vers la fabrication d'orgues électroniques encore plus abordables. Avec une palette réduite de sons et, le clou du spectacle, un accompagnement automatique. Attention les oreilles, même si vous n’avez pas dépassé le stade de la clé de sol !<br /><br />En 1970, le Bontempi B3 est particulièrement apprécié comme cadeau aux enfants, que ce soit pour son aspect vintage ou sa simplicité d'utilisation. Malheureusement pour les musiciens, il est un peu trop accessible aux débutants et aux enfants. Mais quel parent n'a jamais rêvé qu'un Chopin ou une Chopine grandissse à la maison ! Voilà pourquoi l'appareil maléfique était vendu avec des partitions simplifiées.<br /><br />Ah, encore une page de publicité !<br /><br />Alors oui, même s'il est aussi difficile de dater le B3 que la date de naissance d'Amanda Lear, personne n'a oublié ses premier pas, sa première danse, sa première harmonie ou sa première fanfare, sur un petit clavier bon marché qu'on retrouvera partout désormais, dans les bals populaires...]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/caab336b824203f8901c8aaeda4d07f7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Millecroquettes : l’invention belge qui a révolutionné la cuisine en 1962</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-millecroquettes-l-invention-belge-qui-a-revolutionne-la-cuisine-en-1962--64693397</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1962. Happy Day pour Gaspard Thienpont. Cet anversois, spécialiste du gibier et de la volaille, va créer l'événement à Bruxelles, où se déroule le 11e salon des Inventeurs.<br /><br />Mais avant de parler de son invention, il faut revenir sur un pan de notre histoire, les croquettes. Générique !<br /><br />En 1962, les croquettes, ce sont un peu les pommes de terre de la fête. On les retrouve dans tous les bons menus festifs, avec le vol-au-vent, le rôti de bœuf ou les rouleaux de sole. Elles accompagnent également la dinde de Noël.<br /><br />Dans les années 1960, grâce à la friteuse électrique, les croquettes peuvent être frites beaucoup plus facilement. La friteuse, c'est d'ailleurs un cadeau de mariage et de Noël très apprécié. Sauf que, faire une croquette, c'est un peu fastidieux. On les commande généralement chez son boucher.<br /><br />Et c'est ici qu'intervient notre anversois. Il cherche une solution à cette activité à forte intensité de main-d'œuvre. Il invente un appareil qui rend la fabrication de belles croquettes uniformes plus rapide, plus facile et plus efficace. Nom de code du projet "Kroketen machine".<br /><br />Nous sommes donc, au salon des inventeurs de Bruxelles, face à une invention majeure dans toute bonne cuisine des années 60. L'invention porte un nom absolument génial, c'est le Millecroquettes.<br /><br />Oui, oui, probablement, notre plus grande fierté nationale. Après Eddie Merckx et Annie Cordy évidemment !<br /><br />Revenons à notre salon et au stand de Gaspard Thienpont. Le 18 mars, il obtient la médaille d’or dans la catégorie des appareils ménagers, et le Millecroquettes s’exporte jusqu’aux Pays-Bas, au Canada et aux États-Unis.<br /><br />Dans certaines familles, on ne jure bientôt plus que par cette invention pour régaler la tablée à Noël ou le dimanche. Logique, ce dispositif est totalement révolutionnaire. Il permet d’extruder la purée de pommes de terre en trois fins rouleaux identiques.<br /><br />Ensuite, on les découpe et on les pane : plus besoin de façonner chaque croquette à la main.<br /><br />Le Millecroquettes séduit à la fois les restaurants et ménagères de l’époque. Mais tout ne sera pas rose dans l'histoire du millecroquettes, non.<br /><br />Un beau matin, dix ou quinze ans plus tard, comme un vieux couple, la Belgique se réveillera sous un ciel nouveau. Elle oubliera, peu à peu, l'invention de Gaspard Thienpont.<br /><br />Le millecroquette terminera au fond des armoires. Il continuera pourtant de s'exporter, partout, jusqu'en Thaïlande, mais en Belgique, c'est le désamour. Il tombe presque dans l’oubli… Jusqu’à ce jour où, dans l’émission du chef Jeroen Meus, on ressort ce bon vieux Millecroquette de la naphtaline, ravivant la nostalgie de toute une génération. Et les comptes en banque de la famille Thienpont.<br /><br />N'oublions jamais ce happy day de mars 1962 où un objet a été exposé, qui a changé la vie des ménagères et des restaurateurs du plat pays et qui a permis d'accompagner le vol-au-vent et le poulet du dimanche de magnifiques croquettes croustillantes et uniformes.<br /><br />Car, OUI, le Millecroquettes, il est terrible !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64693397</guid><pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64693397/314359_le_millecroquettes_l_invention_belge_qui_a_revolutionne_la_cuisine_en_1962.mp3" length="4862477" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 mars 1962. Happy Day pour Gaspard Thienpont. Cet anversois, spécialiste du gibier et de la volaille, va créer l'événement à Bruxelles, où se déroule le 11e salon des Inventeurs.

Mais avant de parler de son invention, il faut revenir...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 mars 1962. Happy Day pour Gaspard Thienpont. Cet anversois, spécialiste du gibier et de la volaille, va créer l'événement à Bruxelles, où se déroule le 11e salon des Inventeurs.<br /><br />Mais avant de parler de son invention, il faut revenir sur un pan de notre histoire, les croquettes. Générique !<br /><br />En 1962, les croquettes, ce sont un peu les pommes de terre de la fête. On les retrouve dans tous les bons menus festifs, avec le vol-au-vent, le rôti de bœuf ou les rouleaux de sole. Elles accompagnent également la dinde de Noël.<br /><br />Dans les années 1960, grâce à la friteuse électrique, les croquettes peuvent être frites beaucoup plus facilement. La friteuse, c'est d'ailleurs un cadeau de mariage et de Noël très apprécié. Sauf que, faire une croquette, c'est un peu fastidieux. On les commande généralement chez son boucher.<br /><br />Et c'est ici qu'intervient notre anversois. Il cherche une solution à cette activité à forte intensité de main-d'œuvre. Il invente un appareil qui rend la fabrication de belles croquettes uniformes plus rapide, plus facile et plus efficace. Nom de code du projet "Kroketen machine".<br /><br />Nous sommes donc, au salon des inventeurs de Bruxelles, face à une invention majeure dans toute bonne cuisine des années 60. L'invention porte un nom absolument génial, c'est le Millecroquettes.<br /><br />Oui, oui, probablement, notre plus grande fierté nationale. Après Eddie Merckx et Annie Cordy évidemment !<br /><br />Revenons à notre salon et au stand de Gaspard Thienpont. Le 18 mars, il obtient la médaille d’or dans la catégorie des appareils ménagers, et le Millecroquettes s’exporte jusqu’aux Pays-Bas, au Canada et aux États-Unis.<br /><br />Dans certaines familles, on ne jure bientôt plus que par cette invention pour régaler la tablée à Noël ou le dimanche. Logique, ce dispositif est totalement révolutionnaire. Il permet d’extruder la purée de pommes de terre en trois fins rouleaux identiques.<br /><br />Ensuite, on les découpe et on les pane : plus besoin de façonner chaque croquette à la main.<br /><br />Le Millecroquettes séduit à la fois les restaurants et ménagères de l’époque. Mais tout ne sera pas rose dans l'histoire du millecroquettes, non.<br /><br />Un beau matin, dix ou quinze ans plus tard, comme un vieux couple, la Belgique se réveillera sous un ciel nouveau. Elle oubliera, peu à peu, l'invention de Gaspard Thienpont.<br /><br />Le millecroquette terminera au fond des armoires. Il continuera pourtant de s'exporter, partout, jusqu'en Thaïlande, mais en Belgique, c'est le désamour. Il tombe presque dans l’oubli… Jusqu’à ce jour où, dans l’émission du chef Jeroen Meus, on ressort ce bon vieux Millecroquette de la naphtaline, ravivant la nostalgie de toute une génération. Et les comptes en banque de la famille Thienpont.<br /><br />N'oublions jamais ce happy day de mars 1962 où un objet a été exposé, qui a changé la vie des ménagères et des restaurateurs du plat pays et qui a permis d'accompagner le vol-au-vent et le poulet du dimanche de magnifiques croquettes croustillantes et uniformes.<br /><br />Car, OUI, le Millecroquettes, il est terrible !]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c6a901d6485859496266efea5675ea3b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les Poppys et « Non, non, rien n’a changé » : le tube pacifiste qui a marqué 1971</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-poppys-et-non-non-rien-n-a-change-le-tube-pacifiste-qui-a-marque-1971--64693396</link><description><![CDATA[Nous sommes début 1971. Happy Day pour une chorale d'enfants et d'adolescents, issus pour la plupart de la Maîtrise d’Asnières. Avec un message d'espoir, ils s’apprêtent à sortir un titre qui va marquer les années 70 et la génération hippie. Quelques mois plus tôt, les Poppys ont connu leur premier succès avec une chanson de Noël....<br /><br />Âgés de 10 à 14 ans, ces jeunes chanteurs ont la voix claire et un enthousiasme contagieux. Ils chantent des textes qui parlent de paix, de fraternité et de lendemains qui chantent. Un peu comme leur inspiration originale, The Voices of East Harlem...<br /><br />En France, 17 choristes sont sélectionnés, repérés par Jean-Jacques Thébaut, qui les présente à Eddie Barclay. Le contrat est signé et la télévision accélère leur popularité, notamment grâce à Guy Lux, Danielle Gilbert, mais surtout à Gilbert et Maritie Carpentier.<br /><br />Début 1971, beaucoup doivent quitter l'aventure (mue oblige), pour céder la place à d'autres chanteurs plus jeunes. Les voici sur le plateau de l'émission "Les étoiles de la chanson" en février 1971.<br /><br />C'est bien ce titre qui va les faire entrer dans la légende, «Non, non, rien n’a changé». Le disque se vend immédiatement par centaines de milliers d’exemplaires. La télévision et la radio feront le reste du travail. Le disque atteindra 1 million 250 mille ventes en quelques mois. C'est un disque d'or et c'est l'un des plus gros succès de l'année !<br /><br />On a dit tout et son contraire sur la porté pacifiste et positive de la chanson. C'est peut-être oublier que le texte est finalement relativement désabusé. Car les paroles disent aussi : « C'est l'histoire d'une trêve que j'avais demandée. ». Une trève qui n'est pourtant pas respectée. Car oui, « tout a continué, mais tout a continué. ».<br /><br />Happy day de 1971, les Poppys n'auront jamais connu la gloire et les liasses de billets de francs français. Et pour cause. Les redevances collectées de ces ventes ne seront pas redistribuées, car la chorale est tout simplement une association. Là non plus, rien n'a vraiment changé…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64693396</guid><pubDate>Mon, 10 Mar 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64693396/314358_les_poppys_et_non_non_rien_n_a_change_le_tube_pacifiste_qui_a_marque_1971.mp3" length="5112626" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début 1971. Happy Day pour une chorale d'enfants et d'adolescents, issus pour la plupart de la Maîtrise d’Asnières. Avec un message d'espoir, ils s’apprêtent à sortir un titre qui va marquer les années 70 et la génération hippie. Quelques...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début 1971. Happy Day pour une chorale d'enfants et d'adolescents, issus pour la plupart de la Maîtrise d’Asnières. Avec un message d'espoir, ils s’apprêtent à sortir un titre qui va marquer les années 70 et la génération hippie. Quelques mois plus tôt, les Poppys ont connu leur premier succès avec une chanson de Noël....<br /><br />Âgés de 10 à 14 ans, ces jeunes chanteurs ont la voix claire et un enthousiasme contagieux. Ils chantent des textes qui parlent de paix, de fraternité et de lendemains qui chantent. Un peu comme leur inspiration originale, The Voices of East Harlem...<br /><br />En France, 17 choristes sont sélectionnés, repérés par Jean-Jacques Thébaut, qui les présente à Eddie Barclay. Le contrat est signé et la télévision accélère leur popularité, notamment grâce à Guy Lux, Danielle Gilbert, mais surtout à Gilbert et Maritie Carpentier.<br /><br />Début 1971, beaucoup doivent quitter l'aventure (mue oblige), pour céder la place à d'autres chanteurs plus jeunes. Les voici sur le plateau de l'émission "Les étoiles de la chanson" en février 1971.<br /><br />C'est bien ce titre qui va les faire entrer dans la légende, «Non, non, rien n’a changé». Le disque se vend immédiatement par centaines de milliers d’exemplaires. La télévision et la radio feront le reste du travail. Le disque atteindra 1 million 250 mille ventes en quelques mois. C'est un disque d'or et c'est l'un des plus gros succès de l'année !<br /><br />On a dit tout et son contraire sur la porté pacifiste et positive de la chanson. C'est peut-être oublier que le texte est finalement relativement désabusé. Car les paroles disent aussi : « C'est l'histoire d'une trêve que j'avais demandée. ». Une trève qui n'est pourtant pas respectée. Car oui, « tout a continué, mais tout a continué. ».<br /><br />Happy day de 1971, les Poppys n'auront jamais connu la gloire et les liasses de billets de francs français. Et pour cause. Les redevances collectées de ces ventes ne seront pas redistribuées, car la chorale est tout simplement une association. Là non plus, rien n'a vraiment changé…]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8140807bd9e11f4a8a6d10621b259a51.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les Fiancés d’Auvergne : le tube d’André Verchuren qui a fait danser la France en 1961</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-fiances-d-auvergne-le-tube-d-andre-verchuren-qui-a-fait-danser-la-france-en-1961--64692427</link><description><![CDATA[Nous sommes le 14 juillet 1961. Happy Day pour nos voisins français, ils préparent leur fête nationale sur un air d'accordéon qui deviendra l'un des plus grands succès musicaux et commerciaux de l'été.<br /><br />C'est l'histoire des fiancés d'Auvergne. Une histoire sans paroles, à laquelle va donner vie un certain André Verchuren.<br /><br />Et moi, qui ai grandi dans le café de ma grand-mère entre les neiges du Kilimanjaro et la danse des canards, bah, je ne résiste JAMAIS à un petit accordéon ! André, c’est à vous !<br /><br />Né en 1920 dans l'Oise, André Edmond Verschuer est d'origine belge, flamande même. Il a grandi dans une famille de musiciens et c'est en 1936, à l'âge de 16 ans, qu'il remporte le concours international d'accordéon de Soignies. Oui, oui, en Belgique !<br /><br />Lorsqu'il remporte ce prix, il a déjà 12 ans de carrière. Il faut dire qu’André a démarré l'accordéon à 4 ans seulement. Et c'est son père qui lui a donné ses premiers cours de musique. D’ailleurs, il le reconnaît, c’était pas la mine, mais c’était assez musclé !<br /><br />En ce début des sixties, les goûts évoluent, la jeunesse se tourne de plus en plus vers le rock et la pop. Pourtant, André reste sur sa ligne : le folklore, l'instrument des guinguettes et la nostalgie des fanfares.<br /><br />« Les Fiancés d’Auvergne » démontreront que le répertoire traditionnel, porté par un accordéon joyeux, peut encore faire danser les Français, dans toutes les fêtes de village en cet été 1961.<br /><br />Le voilà MÊME invité chez Guy Lux avec un grand orchestre. Et c'est un triomphe, évidemment !<br /><br />Contre toute attente, le 45 tours le plus vendu en 1961 sera celui-là. « Les Fiancés d’Auvergne » ont pourtant une solide concurrence face à eux :<br /><br />Édith Piaf, Non, je ne regrette rien, Les Chaussettes Noires, Daniela Johnny Hallyday, Viens danser le twist<br /><br />Pourtant, c'est bien André Verchuren qui occupera la première place du podium. En ce happy day du 14 juillet 1961, Verchu n'a pas les faveurs de Salut les Copains, mais peu importe. Il va rester animateur radio durant 17 ans sur RTL puis 13 sur Europe 1.<br /><br />Mais, à quoi doit-on exactement le succès des « Fiancés d’Auvergne » ? En 1961, la France réalise qu'elle perd son empire colonial pour de bon. Alors, ma foi, on danse !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64692427</guid><pubDate>Fri, 07 Mar 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64692427/314347_les_fiances_d_auvergne_le_tube_d_andre_verchuren_qui_a_fait_danser_la_france_en_1961.mp3" length="6657403" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 14 juillet 1961. Happy Day pour nos voisins français, ils préparent leur fête nationale sur un air d'accordéon qui deviendra l'un des plus grands succès musicaux et commerciaux de l'été.

C'est l'histoire des fiancés d'Auvergne. Une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 14 juillet 1961. Happy Day pour nos voisins français, ils préparent leur fête nationale sur un air d'accordéon qui deviendra l'un des plus grands succès musicaux et commerciaux de l'été.<br /><br />C'est l'histoire des fiancés d'Auvergne. Une histoire sans paroles, à laquelle va donner vie un certain André Verchuren.<br /><br />Et moi, qui ai grandi dans le café de ma grand-mère entre les neiges du Kilimanjaro et la danse des canards, bah, je ne résiste JAMAIS à un petit accordéon ! André, c’est à vous !<br /><br />Né en 1920 dans l'Oise, André Edmond Verschuer est d'origine belge, flamande même. Il a grandi dans une famille de musiciens et c'est en 1936, à l'âge de 16 ans, qu'il remporte le concours international d'accordéon de Soignies. Oui, oui, en Belgique !<br /><br />Lorsqu'il remporte ce prix, il a déjà 12 ans de carrière. Il faut dire qu’André a démarré l'accordéon à 4 ans seulement. Et c'est son père qui lui a donné ses premiers cours de musique. D’ailleurs, il le reconnaît, c’était pas la mine, mais c’était assez musclé !<br /><br />En ce début des sixties, les goûts évoluent, la jeunesse se tourne de plus en plus vers le rock et la pop. Pourtant, André reste sur sa ligne : le folklore, l'instrument des guinguettes et la nostalgie des fanfares.<br /><br />« Les Fiancés d’Auvergne » démontreront que le répertoire traditionnel, porté par un accordéon joyeux, peut encore faire danser les Français, dans toutes les fêtes de village en cet été 1961.<br /><br />Le voilà MÊME invité chez Guy Lux avec un grand orchestre. Et c'est un triomphe, évidemment !<br /><br />Contre toute attente, le 45 tours le plus vendu en 1961 sera celui-là. « Les Fiancés d’Auvergne » ont pourtant une solide concurrence face à eux :<br /><br />Édith Piaf, Non, je ne regrette rien, Les Chaussettes Noires, Daniela Johnny Hallyday, Viens danser le twist<br /><br />Pourtant, c'est bien André Verchuren qui occupera la première place du podium. En ce happy day du 14 juillet 1961, Verchu n'a pas les faveurs de Salut les Copains, mais peu importe. Il va rester animateur radio durant 17 ans sur RTL puis 13 sur Europe 1.<br /><br />Mais, à quoi doit-on exactement le succès des « Fiancés d’Auvergne » ? En 1961, la France réalise qu'elle perd son empire colonial pour de bon. Alors, ma foi, on danse !]]></itunes:summary><itunes:duration>278</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a1e9e08f19236e4c5d9c858c9fa68f9f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>« Mon Vieux » : l’hommage bouleversant de Daniel Guichard à son père</title><link>https://www.spreaker.com/episode/mon-vieux-l-hommage-bouleversant-de-daniel-guichard-a-son-pere--64692426</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 avril 1974. Happy Day pour un auteur-compositeur-interprète de 26 ans. Il va ressusciter une chanson de 1962, avec une voix grave et pleine de douleur. Une chanson qui parle de son père, Henri. Soudeur en usine, il meurt alors que Daniel a tout juste 15 ans. Les premières paroles sont chargées d'émotion.<br /><br />Je vous parlais de résurrection. Car oui, c'est en 1962 que la parolière Michelle Senlis écrit un texte qui parle, à la première personne, de son papa. Quelques mois plus tard, son ami Jean Ferrat en compose la musique. Mais ce n'est pas lui qui va chanter « Mon vieux », ce sera tout d'abord Jacques Boyer.<br /><br />Le 7 novembre 1963, le père de Michelle Senlis meurt. Elle demande alors que la chanson ne soit plus jamais exploitée. Jusqu'en 1974, où elle accepte de cosigner une reprise d'un certain Daniel Guichard.<br /><br />C'est une décision qu'elle va regretter, bien plus tard, estimant que Daniel a retouché des paroles sans son accord, ce que tout le monde lui avait caché jusqu'à la parution du disque.<br /><br />Le succès de la chanson pèsera lourd sur son cœur. Elle va, en effet, très mal vivre ce qu’elle considère comme une « fausse filiation », que les journalistes ont faite entre Daniel Guichard et sa propre chanson.<br /><br />Ne parlez pas de trahison à Guichard. Pour lui, ce texte est universel. Il l'a simplement adapté à sa propre histoire...<br /><br />Au fond, le génie de cette chanson tient peut-être dans ce regret-là, qui n'appartient ni à Daniel Guichard ni même à Michelle Senlis. Le regret de ne pas avoir pu ou su dire je t'aime, quand il était encore temps.<br /><br />"Mais quand on a juste quinze ans On n'a pas le cœur assez grand Pour y loger toutes ces choses-là.”<br /><br />Voilà ce qui va toucher le public et faire de la chanson la mélancolie la plus chantée du printemps 1974. Un hommage en musique qui transcende le temps, et qui continuera, longtemps encore, de bouleverser celles et ceux qui l’écoutent et que la chanson finit toujours par déborder...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64692426</guid><pubDate>Thu, 06 Mar 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64692426/314346_mon_vieux_l_hommage_bouleversant_de_daniel_guichard_a_son_pere.mp3" length="4676904" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 avril 1974. Happy Day pour un auteur-compositeur-interprète de 26 ans. Il va ressusciter une chanson de 1962, avec une voix grave et pleine de douleur. Une chanson qui parle de son père, Henri. Soudeur en usine, il meurt alors que...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 avril 1974. Happy Day pour un auteur-compositeur-interprète de 26 ans. Il va ressusciter une chanson de 1962, avec une voix grave et pleine de douleur. Une chanson qui parle de son père, Henri. Soudeur en usine, il meurt alors que Daniel a tout juste 15 ans. Les premières paroles sont chargées d'émotion.<br /><br />Je vous parlais de résurrection. Car oui, c'est en 1962 que la parolière Michelle Senlis écrit un texte qui parle, à la première personne, de son papa. Quelques mois plus tard, son ami Jean Ferrat en compose la musique. Mais ce n'est pas lui qui va chanter « Mon vieux », ce sera tout d'abord Jacques Boyer.<br /><br />Le 7 novembre 1963, le père de Michelle Senlis meurt. Elle demande alors que la chanson ne soit plus jamais exploitée. Jusqu'en 1974, où elle accepte de cosigner une reprise d'un certain Daniel Guichard.<br /><br />C'est une décision qu'elle va regretter, bien plus tard, estimant que Daniel a retouché des paroles sans son accord, ce que tout le monde lui avait caché jusqu'à la parution du disque.<br /><br />Le succès de la chanson pèsera lourd sur son cœur. Elle va, en effet, très mal vivre ce qu’elle considère comme une « fausse filiation », que les journalistes ont faite entre Daniel Guichard et sa propre chanson.<br /><br />Ne parlez pas de trahison à Guichard. Pour lui, ce texte est universel. Il l'a simplement adapté à sa propre histoire...<br /><br />Au fond, le génie de cette chanson tient peut-être dans ce regret-là, qui n'appartient ni à Daniel Guichard ni même à Michelle Senlis. Le regret de ne pas avoir pu ou su dire je t'aime, quand il était encore temps.<br /><br />"Mais quand on a juste quinze ans On n'a pas le cœur assez grand Pour y loger toutes ces choses-là.”<br /><br />Voilà ce qui va toucher le public et faire de la chanson la mélancolie la plus chantée du printemps 1974. Un hommage en musique qui transcende le temps, et qui continuera, longtemps encore, de bouleverser celles et ceux qui l’écoutent et que la chanson finit toujours par déborder...]]></itunes:summary><itunes:duration>195</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a04de1f18b85d4a2a8d23bd683a2dc20.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Goldfinger : le James Bond qui a marqué l’histoire du cinéma et de la musique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/goldfinger-le-james-bond-qui-a-marque-l-histoire-du-cinema-et-de-la-musique--64692425</link><description><![CDATA[Nous sommes le 4 juin 1965. Happy Day pour les fans d'un célèbre espion britannique. Réglée comme un métronome, la production dévoile le 3e volet de la saga James Bond. Un personnage de fiction inventé par Ian Flaming dans le roman "Casino Royale".<br /><br />Particularité, c'est un ancien espion. Cette année, 007 a pour ennemi un certain Auric Goldfinger, banquier officieux du SMERSH, industriel milliardaire d'origine balte, totalement obsédé par l'or. Générique !<br /><br />Le film est réalisé par Guy Hamilton. L’agent, lui, est incarné par Sean Connery, qui affronte donc notre méchant Goldfinger et ses sinistres desseins. Cette année, Bond va franchir un palier, tant en termes de box-office que de reconnaissance internationale.<br /><br />La recette est déjà bien rodée : de l’action, des gadgets high-tech fournis par Q, la fameuse Aston Martin DB5, et un méchant charismatique.<br /><br />Sans oublier la « Bond girl » de 1964, Honor Blackman, alias Pussy Galore. La rencontre est assez musclée.<br /><br />« Goldfinger » est un triomphe, partout dans le monde, de Bruxelles à Mexico.<br /><br />MAIS, un autre ingrédient essentiel va séduire autant que les scènes d’action : la musique. Le morceau-titre, « Goldfinger », est chanté par Shirley Bassey.<br /><br />Composée par John Barry, cette chanson devient, en un instant, un énormissime succès. Avec sa voix dramatique, Shirley Bassey va imprimer à jamais sa marque dans la saga.<br /><br />Même si, l'une des idées de génie de la chanson, ce sont les premières notes composées par John Barry...<br /><br />Certes, il y a débat, mais ce titre sera souvent considéré comme l’une des meilleures – voire LA meilleure – chanson de l’univers 007. C'est aussi le diamant de la chanteuse Shirley Bassey, d’origine galloise, qui va, avec James Bond, trouver le rôle de sa vie : elle reviendra chanter pour 007 à deux autres reprises (« Moonraker » et « Diamonds are Forever »).<br /><br />Le 4 juin 1965 restera comme un double Happy Day pour « Goldfinger ». D'un côté, le film triomphe au box-office. De l'autre, il offre à Shirley Bassey un tremplin légendaire. Et même un trophée, car Goldfinger sera le seul titre de sa carrière à figurer en tête des ventes, en 1964.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64692425</guid><pubDate>Wed, 05 Mar 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64692425/314345_goldfinger_le_james_bond_qui_a_marque_l_histoire_du_cinema_et_de_la_musique.mp3" length="5004163" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 4 juin 1965. Happy Day pour les fans d'un célèbre espion britannique. Réglée comme un métronome, la production dévoile le 3e volet de la saga James Bond. Un personnage de fiction inventé par Ian Flaming dans le roman "Casino Royale"....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 4 juin 1965. Happy Day pour les fans d'un célèbre espion britannique. Réglée comme un métronome, la production dévoile le 3e volet de la saga James Bond. Un personnage de fiction inventé par Ian Flaming dans le roman "Casino Royale".<br /><br />Particularité, c'est un ancien espion. Cette année, 007 a pour ennemi un certain Auric Goldfinger, banquier officieux du SMERSH, industriel milliardaire d'origine balte, totalement obsédé par l'or. Générique !<br /><br />Le film est réalisé par Guy Hamilton. L’agent, lui, est incarné par Sean Connery, qui affronte donc notre méchant Goldfinger et ses sinistres desseins. Cette année, Bond va franchir un palier, tant en termes de box-office que de reconnaissance internationale.<br /><br />La recette est déjà bien rodée : de l’action, des gadgets high-tech fournis par Q, la fameuse Aston Martin DB5, et un méchant charismatique.<br /><br />Sans oublier la « Bond girl » de 1964, Honor Blackman, alias Pussy Galore. La rencontre est assez musclée.<br /><br />« Goldfinger » est un triomphe, partout dans le monde, de Bruxelles à Mexico.<br /><br />MAIS, un autre ingrédient essentiel va séduire autant que les scènes d’action : la musique. Le morceau-titre, « Goldfinger », est chanté par Shirley Bassey.<br /><br />Composée par John Barry, cette chanson devient, en un instant, un énormissime succès. Avec sa voix dramatique, Shirley Bassey va imprimer à jamais sa marque dans la saga.<br /><br />Même si, l'une des idées de génie de la chanson, ce sont les premières notes composées par John Barry...<br /><br />Certes, il y a débat, mais ce titre sera souvent considéré comme l’une des meilleures – voire LA meilleure – chanson de l’univers 007. C'est aussi le diamant de la chanteuse Shirley Bassey, d’origine galloise, qui va, avec James Bond, trouver le rôle de sa vie : elle reviendra chanter pour 007 à deux autres reprises (« Moonraker » et « Diamonds are Forever »).<br /><br />Le 4 juin 1965 restera comme un double Happy Day pour « Goldfinger ». D'un côté, le film triomphe au box-office. De l'autre, il offre à Shirley Bassey un tremplin légendaire. Et même un trophée, car Goldfinger sera le seul titre de sa carrière à figurer en tête des ventes, en 1964.]]></itunes:summary><itunes:duration>209</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3f77005c9c035eb307b3f490c8e1823a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zygomaticorama : le show belge qui a révolutionné l’humour télé en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zygomaticorama-le-show-belge-qui-a-revolutionne-l-humour-tele-en-1978--64668903</link><description><![CDATA[Nous sommes en septembre 1978. Rentrée télé sous le signe de l'humour à la RTB. Happy Day pour une nouvelle émission, qui va animer les soirées du dimanche. Une émission confiée à un animateur chevronné, un certain Pierre Tchierna.<br /><br />Le titre de l'émission, c’est Zygomaticorama. L'un des premiers invités sur le plateau est un certain Pierre Richard. Il vient y parler, notamment, de l'énorme succès du Grand blond en Allemagne et en Amérique du Sud.<br /><br />Le principe est assez simple : un public, des invités, des sketches et... des caméras cachées. Pour ce faire, la production a fait appel à un comédien (lui aussi français) qui s'appelle Bernard Faure.<br /><br />Cet acteur d'origine bretonne est arrivé en Belgique en 1956. Durant ses études, il a côtoyé quelques futures étoiles, comme Belmondo et Marielle. C'est au théâtre du gymnase à Liège qu'il fait ses premiers pas. Au départ, il compte y rester un an ou deux…. jusqu'au moment où il rencontre sa future épouse, qui lui donnera une bonne raison de rester un sujet du Roi Baudouin.<br /><br />Dans Zygomaticorama, Bernard Faure devient Monsieur Zygo. Son rôle : piéger des gens en caméra cachée. Un rôle qui l'amuse, comme il le confie à Arlette Vincent et à ce bon vieux Chandelle.<br /><br />Le problème, c'est que l'émission est un véritable succès et qu'on va rapidement reconnaître Monsieur Zygo. Il raconte d'ailleurs qu'à la fin, cela devenait très difficile : les gens le reconnaissaient uniquement à la voix. Quand il va chercher ses enfants à l'école, tout le monde regarde en attendant quel sera le gag.<br /><br />L'une des caméras cachées les plus célèbres à ses débuts est le rappel au service militaire...<br /><br />L'avantage de mettre Tchierna à la présentation, c'est qu'il attire du TRES beau monde : de Bernard Blier à Jean Carmet en passant par Micheline Dax et Michel Serrault, les vedettes de l'époque viendront régulièrement sur le plateau de l'émission à Charleroi. Mais la vedette, c'est monsieur Zygo !<br /><br />Ce succès arrive aux oreilles des chaînes françaises, qui vont à leur tour diffuser certains canulars dans de grandes émissions, notamment chez Stéphane Collaro.<br /><br />Et oui, en ce premier dimanche de septembre 1978, la télévision belge a trouvé de nouvelles valeurs sûres et un nouveau créneau porteur. Happy Day et succès personnel pour Bernard Faure, qui lui permettra, dès 1983, de présenter à son tour l'émission Zygomaticorama, après le départ de Pierre Tchierna.<br /><br />Avec là encore, de très bonnes audiences ! Trois ans plus tard, Zygo deviendra le Tatayet Show. Les Sunday Sunday seront désormais placés, et pour un bon bout de temps, sous le signe de l'humour et des caméras cachées.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64668903</guid><pubDate>Tue, 04 Mar 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64668903/314238_zygomaticorama_le_show_belge_qui_a_revolutionne_l_humour_tele_en_1978.mp3" length="5298827" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en septembre 1978. Rentrée télé sous le signe de l'humour à la RTB. Happy Day pour une nouvelle émission, qui va animer les soirées du dimanche. Une émission confiée à un animateur chevronné, un certain Pierre Tchierna.

Le titre de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en septembre 1978. Rentrée télé sous le signe de l'humour à la RTB. Happy Day pour une nouvelle émission, qui va animer les soirées du dimanche. Une émission confiée à un animateur chevronné, un certain Pierre Tchierna.<br /><br />Le titre de l'émission, c’est Zygomaticorama. L'un des premiers invités sur le plateau est un certain Pierre Richard. Il vient y parler, notamment, de l'énorme succès du Grand blond en Allemagne et en Amérique du Sud.<br /><br />Le principe est assez simple : un public, des invités, des sketches et... des caméras cachées. Pour ce faire, la production a fait appel à un comédien (lui aussi français) qui s'appelle Bernard Faure.<br /><br />Cet acteur d'origine bretonne est arrivé en Belgique en 1956. Durant ses études, il a côtoyé quelques futures étoiles, comme Belmondo et Marielle. C'est au théâtre du gymnase à Liège qu'il fait ses premiers pas. Au départ, il compte y rester un an ou deux…. jusqu'au moment où il rencontre sa future épouse, qui lui donnera une bonne raison de rester un sujet du Roi Baudouin.<br /><br />Dans Zygomaticorama, Bernard Faure devient Monsieur Zygo. Son rôle : piéger des gens en caméra cachée. Un rôle qui l'amuse, comme il le confie à Arlette Vincent et à ce bon vieux Chandelle.<br /><br />Le problème, c'est que l'émission est un véritable succès et qu'on va rapidement reconnaître Monsieur Zygo. Il raconte d'ailleurs qu'à la fin, cela devenait très difficile : les gens le reconnaissaient uniquement à la voix. Quand il va chercher ses enfants à l'école, tout le monde regarde en attendant quel sera le gag.<br /><br />L'une des caméras cachées les plus célèbres à ses débuts est le rappel au service militaire...<br /><br />L'avantage de mettre Tchierna à la présentation, c'est qu'il attire du TRES beau monde : de Bernard Blier à Jean Carmet en passant par Micheline Dax et Michel Serrault, les vedettes de l'époque viendront régulièrement sur le plateau de l'émission à Charleroi. Mais la vedette, c'est monsieur Zygo !<br /><br />Ce succès arrive aux oreilles des chaînes françaises, qui vont à leur tour diffuser certains canulars dans de grandes émissions, notamment chez Stéphane Collaro.<br /><br />Et oui, en ce premier dimanche de septembre 1978, la télévision belge a trouvé de nouvelles valeurs sûres et un nouveau créneau porteur. Happy Day et succès personnel pour Bernard Faure, qui lui permettra, dès 1983, de présenter à son tour l'émission Zygomaticorama, après le départ de Pierre Tchierna.<br /><br />Avec là encore, de très bonnes audiences ! Trois ans plus tard, Zygo deviendra le Tatayet Show. Les Sunday Sunday seront désormais placés, et pour un bon bout de temps, sous le signe de l'humour et des caméras cachées.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/289a4e7ccc6f92336b2621a106c50041.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Richard Anthony et la Nouvelle Vague : le tube qui a lancé les yé-yé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/richard-anthony-et-la-nouvelle-vague-le-tube-qui-a-lance-les-ye-ye--64668902</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1959. Dans quelques mois, il deviendra l'une des stars francophones de l'année 60. En attendant, happy Day pour un jeune Français né au Caire et d'origine syrienne.<br /><br />Ce pionnier du twist va importer de la musique venue d'Amérique et récolter ses premiers succès. Ce n'est pas courant à l'époque, mais Ibrahim Richard parle six langues, dont l'anglais et l'allemand.<br /><br />Celui qui va lui donner sa première chance, c'est Claude Wolf, le mari de Petula Clark qui, en 1959, danse sur guitare et tambourin.<br /><br />Claude et Petula vont lui permettre de se produire le jeudi soir au Vieux Colombier à Paris. Très influencé par la pop anglaise et américaine, qu'il est l'un des seuls en France à comprendre parfaitement, il décide d'adapter ce nouveau genre musical avec des textes français.<br /><br />Au premier temps de la valse, il enregistre "Tu m'étais destinée", une adaptation de You Are My Destiny de Paul Anka.<br /><br />Ibrahim Richard fait alors le tour des maisons de disques sans dire qu'il en est le chanteur. D'ailleurs, ce chanteur porte un autre nom, Richard Anthony. Ce qui correspond, en réalité - et c'est subtil - à la réunion de ses deux prénoms de l'état civil.<br /><br />Finalement, il signeavec le label Columbia, mais c'est un coup d'épée dans l'eau. Le titre ne trouve pas son public. Un second 45 tours, "La rue des cœurs perdus", connaît le même destin l'année suivante.<br /><br />C'est fin 1959 que Richard Anthony va trouver sa voix. Pour cela, il adapte « Three Cool Cats » des Coasters.<br /><br />En français, "3 cool cats" donne "Nouvelle Vague". Un texte qui parle de liberté, à bord d’une petite voiture MG qui symbolise l’indépendance.<br /><br />"Nouvelle Vague" figure sur son premier 45 tours - 4 titres. Alors qu'il n'a que 20 ans, il va convaincre les radios, les disquaires et connaître son tout premier grand succès.<br /><br />Le single se vendra à plus de 500 000 exemplaires, un score remarquable pour le jeune chanteur, qui se hisse dans le hit-parade français à la 7ᵉ place, comme ça, d'un coup.<br /><br />Alors que Pathé-Marconi Columbia se préparait à arrêter les frais, bonne nouvelle : en 1960, il aura même droit à son premier 33 tours.<br /><br />Alors oui, le 1er octobre 1959 restera comme le Happy Day où une reprise va sortir Richard Anthony des petites salles.<br /><br />Au fond… c'est peut-être lui l’inventeur d’une nouvelle vague, qui consistera, dans les années 60, à adapter des tubes anglo-saxons avec des textes jambon beurre, une mode qui va inspirer ses futurs camarades de jeu, qu'on appellera bientôt les yé-yé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64668902</guid><pubDate>Mon, 03 Mar 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64668902/314237_richard_anthony_et_la_nouvelle_vague_le_tube_qui_a_lance_les_ye_ye.mp3" length="5248045" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1959. Dans quelques mois, il deviendra l'une des stars francophones de l'année 60. En attendant, happy Day pour un jeune Français né au Caire et d'origine syrienne.

Ce pionnier du twist va importer de la musique venue...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1959. Dans quelques mois, il deviendra l'une des stars francophones de l'année 60. En attendant, happy Day pour un jeune Français né au Caire et d'origine syrienne.<br /><br />Ce pionnier du twist va importer de la musique venue d'Amérique et récolter ses premiers succès. Ce n'est pas courant à l'époque, mais Ibrahim Richard parle six langues, dont l'anglais et l'allemand.<br /><br />Celui qui va lui donner sa première chance, c'est Claude Wolf, le mari de Petula Clark qui, en 1959, danse sur guitare et tambourin.<br /><br />Claude et Petula vont lui permettre de se produire le jeudi soir au Vieux Colombier à Paris. Très influencé par la pop anglaise et américaine, qu'il est l'un des seuls en France à comprendre parfaitement, il décide d'adapter ce nouveau genre musical avec des textes français.<br /><br />Au premier temps de la valse, il enregistre "Tu m'étais destinée", une adaptation de You Are My Destiny de Paul Anka.<br /><br />Ibrahim Richard fait alors le tour des maisons de disques sans dire qu'il en est le chanteur. D'ailleurs, ce chanteur porte un autre nom, Richard Anthony. Ce qui correspond, en réalité - et c'est subtil - à la réunion de ses deux prénoms de l'état civil.<br /><br />Finalement, il signeavec le label Columbia, mais c'est un coup d'épée dans l'eau. Le titre ne trouve pas son public. Un second 45 tours, "La rue des cœurs perdus", connaît le même destin l'année suivante.<br /><br />C'est fin 1959 que Richard Anthony va trouver sa voix. Pour cela, il adapte « Three Cool Cats » des Coasters.<br /><br />En français, "3 cool cats" donne "Nouvelle Vague". Un texte qui parle de liberté, à bord d’une petite voiture MG qui symbolise l’indépendance.<br /><br />"Nouvelle Vague" figure sur son premier 45 tours - 4 titres. Alors qu'il n'a que 20 ans, il va convaincre les radios, les disquaires et connaître son tout premier grand succès.<br /><br />Le single se vendra à plus de 500 000 exemplaires, un score remarquable pour le jeune chanteur, qui se hisse dans le hit-parade français à la 7ᵉ place, comme ça, d'un coup.<br /><br />Alors que Pathé-Marconi Columbia se préparait à arrêter les frais, bonne nouvelle : en 1960, il aura même droit à son premier 33 tours.<br /><br />Alors oui, le 1er octobre 1959 restera comme le Happy Day où une reprise va sortir Richard Anthony des petites salles.<br /><br />Au fond… c'est peut-être lui l’inventeur d’une nouvelle vague, qui consistera, dans les années 60, à adapter des tubes anglo-saxons avec des textes jambon beurre, une mode qui va inspirer ses futurs camarades de jeu, qu'on appellera bientôt les yé-yé.]]></itunes:summary><itunes:duration>219</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d660331fdc36fbf53274ee9adb07897f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1962 : Salut les copains, le magazine qui fait vibrer la génération yéyé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1962-salut-les-copains-le-magazine-qui-fait-vibrer-la-generation-yeye--64625078</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1962. Happy Day pour la génération des idoles. Dans les kiosques, un tout nouveau magazine vient de sortir de presse. Il va attirer immédiatement les regards des adolescents. Son nom ? « Salut les copains ». Un nom qui fait penser à... une émission de radio. Générique !<br /><br />Sur Europe numéro 1, « Salut les copains » est une émission animée par Daniel Filipacchi et Frank Ténot depuis le 19 octobre 1959. Le titre de cette émission est un hommage à une chanson de Gilbert Bécaud sortie en 1958, sur un texte de Pierre Delanoë qui, accrochez-vous, en 1958, est aussi directeur des programmes de la radio !<br /><br />L'émission est un énorme succès d'audience. Alors, pourquoi ne pas en faire un magazine. C’est le début d’une aventure éditoriale qui va marquer la culture pop en France et en Belgique. Et pour cause, le magazine va entièrement se tourner vers la la génération yéyé, qui est en plein essor. Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Françoise Hardy ont créé un véritable raz-de-marée musical chez les 15-20 ans.<br /><br />Mais à part la radio, il manque un élément médiatique capable de canaliser cette effervescence. Ce sera donc un magazine, avec beaucoup, beaucoup de photos.<br /><br />Toutes les photos - enfin, presque - sont signées Jean-Marie Perier. Le photographe reconnaît le génie de Daniel Filipacchi...<br /><br />Car oui, il y a les yéyé d'un côté, mais surtout les nouveaux rythmes anglo-saxons. Une vague musicale venue principalement des États-Unis et d'Angleterre, radicalement différente de celle des parents des auditeurs de l'émission.<br /><br />Résultat ? Tout le monde a vu juste ! Le magazine est énorme succès de vente, lui aussi. Le mensuel « Salut les copains » comprend des photos branchées, des interviews exclusives, des rubriques sur la mode, la beauté, la musique et la vie des jeunes.<br /><br />Et tout cela, avec un ton léger, complice, qui va séduire des centaines de milliers d’adolescents. Radio, magazine, c’est un peu la même maison !<br /><br />Ah, d'ailleurs aujourd'hui, il y a un invité dans l'émission, qui fait la Une du magazine ! Tant qu'à faire !<br /><br />Le ton est donné. Le premier numéro fait immédiatement parler de lui. Il se vend comme des petits pains. Les fans s’arrachent les posters, les adresses des clubs, les confidences des idoles.<br /><br />L'air de rien, SLC va accompagner l’éclosion de la scène yéyé et deviendra un emblème de cette génération. Et tout cela grâce à animateur visionnaire, Daniel Filipacchi, qui, en ce happy day du 1er juin 1962, va créer le complément idéal à son émission radio et faire entrer “Salut les copains” dans la légende...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64625078</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64625078/314197_1962_salut_les_copains_le_magazine_qui_fait_vibrer_la_generation_yeye.mp3" length="5310739" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juin 1962. Happy Day pour la génération des idoles. Dans les kiosques, un tout nouveau magazine vient de sortir de presse. Il va attirer immédiatement les regards des adolescents. Son nom ? « Salut les copains ». Un nom qui fait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1962. Happy Day pour la génération des idoles. Dans les kiosques, un tout nouveau magazine vient de sortir de presse. Il va attirer immédiatement les regards des adolescents. Son nom ? « Salut les copains ». Un nom qui fait penser à... une émission de radio. Générique !<br /><br />Sur Europe numéro 1, « Salut les copains » est une émission animée par Daniel Filipacchi et Frank Ténot depuis le 19 octobre 1959. Le titre de cette émission est un hommage à une chanson de Gilbert Bécaud sortie en 1958, sur un texte de Pierre Delanoë qui, accrochez-vous, en 1958, est aussi directeur des programmes de la radio !<br /><br />L'émission est un énorme succès d'audience. Alors, pourquoi ne pas en faire un magazine. C’est le début d’une aventure éditoriale qui va marquer la culture pop en France et en Belgique. Et pour cause, le magazine va entièrement se tourner vers la la génération yéyé, qui est en plein essor. Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Françoise Hardy ont créé un véritable raz-de-marée musical chez les 15-20 ans.<br /><br />Mais à part la radio, il manque un élément médiatique capable de canaliser cette effervescence. Ce sera donc un magazine, avec beaucoup, beaucoup de photos.<br /><br />Toutes les photos - enfin, presque - sont signées Jean-Marie Perier. Le photographe reconnaît le génie de Daniel Filipacchi...<br /><br />Car oui, il y a les yéyé d'un côté, mais surtout les nouveaux rythmes anglo-saxons. Une vague musicale venue principalement des États-Unis et d'Angleterre, radicalement différente de celle des parents des auditeurs de l'émission.<br /><br />Résultat ? Tout le monde a vu juste ! Le magazine est énorme succès de vente, lui aussi. Le mensuel « Salut les copains » comprend des photos branchées, des interviews exclusives, des rubriques sur la mode, la beauté, la musique et la vie des jeunes.<br /><br />Et tout cela, avec un ton léger, complice, qui va séduire des centaines de milliers d’adolescents. Radio, magazine, c’est un peu la même maison !<br /><br />Ah, d'ailleurs aujourd'hui, il y a un invité dans l'émission, qui fait la Une du magazine ! Tant qu'à faire !<br /><br />Le ton est donné. Le premier numéro fait immédiatement parler de lui. Il se vend comme des petits pains. Les fans s’arrachent les posters, les adresses des clubs, les confidences des idoles.<br /><br />L'air de rien, SLC va accompagner l’éclosion de la scène yéyé et deviendra un emblème de cette génération. Et tout cela grâce à animateur visionnaire, Daniel Filipacchi, qui, en ce happy day du 1er juin 1962, va créer le complément idéal à son émission radio et faire entrer “Salut les copains” dans la légende...]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/41a79fbc9c497de4e14e670b820b0ba1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : Giorgio Moroder décroche son premier hit avec Looky Looky</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-giorgio-moroder-decroche-son-premier-hit-avec-looky-looky--64601068</link><description><![CDATA[Nous sommes le 24 mars 1969. Un titre de bubblegum pop va lancer la carrière solo internationale d'un Italien de 29 ans né dans les montagnes du nord de l'Italie.<br /><br />Il est musicien, mais ce n'est pas encore l'icône du disco qu'il va devenir, quelques années plus tard. Ce qui beaucoup l'aider, c'est qu'il est né dans une famille où l'on compte déjà de nombreux artistes : sculpteurs, peintres, écrivains.<br /><br />Il apprend à jouer de la guitare à 15 ans et fait ses premiers pas dans des petits groupes. L'un d'entre eux, The Happy Trio, aura même le privilège de jouer à l'hôtel Savoy à Londres.<br /><br />Dans les années 60, il est bassiste et accompagne en tournée un certain Johnny Hallyday.<br /><br />Et Johnny en concert en 1969, c'est quelque chose !<br /><br />Tiens, j'ai oublié de vous donner son nom. Ce jeune Italien s'appelle Giovanni Giorgio Moroder, mais sur scène, c'est tout simplement "Giorgo".<br /><br />Depuis quelques années, il tente de lancer sa carrière solo, mais avec assez peu de succès. Son premier single est édité en 1965, puis il signe un contrat avec la maison de disque allemande Hansa Records, avec laquelle il va enregistrer une dizaine de singles et deux albums. Dans le lot, un titre, un seul, va s'émanciper et lui offrir un premier succès. Grâce notamment à un gimmick. Celui-ci :<br /><br />« Papa-Oom-Mow-Mow » est l'invention géniale du titre "Looky Looky". Moroder est à la manœuvre : il assure tout seul le chant et les instruments.<br /><br />Seul le refrain, inspiré des Rivingtons, est interprété par un ami, Michael Holm. La légende raconte qu'il aura été payé avec un bon steak en guise de cachet.<br /><br />Car en 1979, Giorgo est un peu fauché. N'empêche, plus pour longtemps, car il tient là son premier et son gros succès international en solo. On le voit partout, notamment dans les émissions de variété en France...<br /><br />Voilà, c'est parti, Giorgo n'a pas encore rencontré Donna Summer, mais en ce happy day du 24 mars 1969, il tient son premier succès, qui va naturellement amener les foules à acheter son album "That's Bubblegum - That's Giorgio".<br /><br />Et, à partir de ce moment, il redevient Giorgo Moroder et la vie va changer. Il s'installe à Munich, en collaboration avec un musicien anglais. Et il devient producteur de musique disco.<br /><br />La suite, c'est Lucky Lucky évidemment !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64601068</guid><pubDate>Thu, 27 Feb 2025 09:41:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64601068/314119_1969_giorgio_moroder_decroche_son_premier_hit_avec_looky_looky.mp3" length="5026108" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 24 mars 1969. Un titre de bubblegum pop va lancer la carrière solo internationale d'un Italien de 29 ans né dans les montagnes du nord de l'Italie.

Il est musicien, mais ce n'est pas encore l'icône du disco qu'il va devenir, quelques...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 24 mars 1969. Un titre de bubblegum pop va lancer la carrière solo internationale d'un Italien de 29 ans né dans les montagnes du nord de l'Italie.<br /><br />Il est musicien, mais ce n'est pas encore l'icône du disco qu'il va devenir, quelques années plus tard. Ce qui beaucoup l'aider, c'est qu'il est né dans une famille où l'on compte déjà de nombreux artistes : sculpteurs, peintres, écrivains.<br /><br />Il apprend à jouer de la guitare à 15 ans et fait ses premiers pas dans des petits groupes. L'un d'entre eux, The Happy Trio, aura même le privilège de jouer à l'hôtel Savoy à Londres.<br /><br />Dans les années 60, il est bassiste et accompagne en tournée un certain Johnny Hallyday.<br /><br />Et Johnny en concert en 1969, c'est quelque chose !<br /><br />Tiens, j'ai oublié de vous donner son nom. Ce jeune Italien s'appelle Giovanni Giorgio Moroder, mais sur scène, c'est tout simplement "Giorgo".<br /><br />Depuis quelques années, il tente de lancer sa carrière solo, mais avec assez peu de succès. Son premier single est édité en 1965, puis il signe un contrat avec la maison de disque allemande Hansa Records, avec laquelle il va enregistrer une dizaine de singles et deux albums. Dans le lot, un titre, un seul, va s'émanciper et lui offrir un premier succès. Grâce notamment à un gimmick. Celui-ci :<br /><br />« Papa-Oom-Mow-Mow » est l'invention géniale du titre "Looky Looky". Moroder est à la manœuvre : il assure tout seul le chant et les instruments.<br /><br />Seul le refrain, inspiré des Rivingtons, est interprété par un ami, Michael Holm. La légende raconte qu'il aura été payé avec un bon steak en guise de cachet.<br /><br />Car en 1979, Giorgo est un peu fauché. N'empêche, plus pour longtemps, car il tient là son premier et son gros succès international en solo. On le voit partout, notamment dans les émissions de variété en France...<br /><br />Voilà, c'est parti, Giorgo n'a pas encore rencontré Donna Summer, mais en ce happy day du 24 mars 1969, il tient son premier succès, qui va naturellement amener les foules à acheter son album "That's Bubblegum - That's Giorgio".<br /><br />Et, à partir de ce moment, il redevient Giorgo Moroder et la vie va changer. Il s'installe à Munich, en collaboration avec un musicien anglais. Et il devient producteur de musique disco.<br /><br />La suite, c'est Lucky Lucky évidemment !]]></itunes:summary><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f03dc01de5717962bdd9aa51aac169d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : Les Charlots explosent au cinéma avec Les Bidasses en folie</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-les-charlots-explosent-au-cinema-avec-les-bidasses-en-folie--64563773</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 décembre 1971. Happy Day pour cinq musiciens farfelus. Ils sont les vedettes d'un nouveau film sans autre prétention que celle de faire rire : « Les Bidasses en folie ».<br /><br />Ces garçons s'appellent les Charlots. À l’origine, ce n'est pas qu'une bande de rigolos. Formés comme groupe de rock en 1965, ils se font d’abord appeler "Les Problèmes", comme l'explique Luis Rego.<br /><br />À leurs débuts, les Problèmes accompagnent Antoine en studio et sur scène, puis croisent la route de stars telles que Françoise Hardy, Johnny Hallyday et Claude François.<br /><br />Oui, il y a eu une vie incroyable avant la naissance des Charlots. En 1970, Philippe Clair leur offre une première expérience au cinéma avec « La Grande Java », mais c’est en 1971, avec « Les Bidasses en folie », que la machine s’emballe.<br /><br />Réalisé par un certain Claude Zidi, pour qui c’est le premier long métrage, le film sera un succès colossal. Ambiance de tournage à Falaise en Normandie.<br /><br />Mais que raconte ce chef d'œuvre de bêtise contagieuse ? Dans le film, cinq copains passionnés de musique sont convoqués pour leur service militaire, ruinant leurs projets de groupe. Caserne, sergent autoritaire, blagues à peine drôles… Le film exploite les décors locaux — la caserne, la maison familiale — pour donner un cachet régional insolite à cette comédie potache.<br /><br />La recette est simple : un enchaînement de gags absurdes et de quiproquos, sur fond de rock et de camaraderie. Bref, quelque chose qui fait penser à "Les Problèmes", mais surtout un humour débridé façon "Les Charlots".<br /><br />Les critiques sont partagées, certes, mais le triomphe commercial est là. Contre toute attente, le public adhère immédiatement. En France et en Belgique, c'est un succès.<br /><br />« Les Bidasses en folie » vont littéralement faire des Charlots des stars du cinéma et du petit écran. C'est aussi, l'air de rien, un joyeux happy day pour Claude Zidi, car pour lui aussi, c'est le grand départ. Le 15 décembre 1971, ni les Charlots ni Zidi ne le savent encore, mais ils vont attirer près de 7,5 millions de spectateurs en salle rien qu'en France, provocant même le fameux rire du Sergent...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64563773</guid><pubDate>Wed, 26 Feb 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64563773/314043_1971_les_charlots_explosent_au_cinema_avec_les_bidasses_en_folie.mp3" length="4759033" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 décembre 1971. Happy Day pour cinq musiciens farfelus. Ils sont les vedettes d'un nouveau film sans autre prétention que celle de faire rire : « Les Bidasses en folie ».

Ces garçons s'appellent les Charlots. À l’origine, ce n'est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 décembre 1971. Happy Day pour cinq musiciens farfelus. Ils sont les vedettes d'un nouveau film sans autre prétention que celle de faire rire : « Les Bidasses en folie ».<br /><br />Ces garçons s'appellent les Charlots. À l’origine, ce n'est pas qu'une bande de rigolos. Formés comme groupe de rock en 1965, ils se font d’abord appeler "Les Problèmes", comme l'explique Luis Rego.<br /><br />À leurs débuts, les Problèmes accompagnent Antoine en studio et sur scène, puis croisent la route de stars telles que Françoise Hardy, Johnny Hallyday et Claude François.<br /><br />Oui, il y a eu une vie incroyable avant la naissance des Charlots. En 1970, Philippe Clair leur offre une première expérience au cinéma avec « La Grande Java », mais c’est en 1971, avec « Les Bidasses en folie », que la machine s’emballe.<br /><br />Réalisé par un certain Claude Zidi, pour qui c’est le premier long métrage, le film sera un succès colossal. Ambiance de tournage à Falaise en Normandie.<br /><br />Mais que raconte ce chef d'œuvre de bêtise contagieuse ? Dans le film, cinq copains passionnés de musique sont convoqués pour leur service militaire, ruinant leurs projets de groupe. Caserne, sergent autoritaire, blagues à peine drôles… Le film exploite les décors locaux — la caserne, la maison familiale — pour donner un cachet régional insolite à cette comédie potache.<br /><br />La recette est simple : un enchaînement de gags absurdes et de quiproquos, sur fond de rock et de camaraderie. Bref, quelque chose qui fait penser à "Les Problèmes", mais surtout un humour débridé façon "Les Charlots".<br /><br />Les critiques sont partagées, certes, mais le triomphe commercial est là. Contre toute attente, le public adhère immédiatement. En France et en Belgique, c'est un succès.<br /><br />« Les Bidasses en folie » vont littéralement faire des Charlots des stars du cinéma et du petit écran. C'est aussi, l'air de rien, un joyeux happy day pour Claude Zidi, car pour lui aussi, c'est le grand départ. Le 15 décembre 1971, ni les Charlots ni Zidi ne le savent encore, mais ils vont attirer près de 7,5 millions de spectateurs en salle rien qu'en France, provocant même le fameux rire du Sergent...]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2b8c76114d9ed9224419521e4779cc74.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976 : Boney M, le groupe disco qui va enflammer les pistes</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-boney-m-le-groupe-disco-qui-va-enflammer-les-pistes--64563772</link><description><![CDATA[Nous sommes le 28 juin 1976. Happy Day pour un producteur allemand du nom de Frank Farian. Il va lancer une pièce montée qui va enchaîner les tubes et marquer la fin des années 70.<br /><br />Cette pièce montée s'appelle Boney M. Leur premier album, « Take the Heat off Me », vient de sortir. Pour l'émission "Jetz geht die Party richtig", ils ont mis les petits plats dans les grands avec cette chanson. Ambiance d'époque avec "Baby do you wanna bump" !<br /><br />Frank Farian est déjà connu pour son flair. Il crée Boney M en 1975 avec une idée bien précise, créer un son funky et ensoleillé, porté par des voix qui évoquent les Caraïbes. D'ailleurs, revenons à "Baby do you wanna bump".<br /><br />Ce titre, Frank Farian, le sort l'année précédente. Problème : il est tout seul et cela risque de se voir rapidement s’il est invité sur un plateau. Alors, devant le succès, il décide de monter un groupe afin d'assurer la promotion de cette chanson à la télévision et dans les boîtes de nuit.<br /><br />Autour de lui se constitue un quatuor, qui va beaucoup changer au fil du temps : Liz Mitchell, Marcia Barrett, Maizie Williams et Bobby Farrell, chacun avec un style singulier.<br /><br />Mais c’est lui, Frank Farian, qui, dans l’ombre, gère la production, écrit certaines parties vocales et assure la cohésion globale de ce groupe monté en Allemagne de l'Ouest.<br /><br />En 1976, l’album « Take the Heat off Me » débarque dans les bacs avec "Baby do you wanna bump" et un autre titre qui va immédiatement être un carton. Direction le plateau de la chaîne de télévision allemande ZDF, dans l'émission ZDF Disco... Vous vouliez du soleil ? Sie wollen Sonne ? Meine Damen und Herren, Musik!<br /><br />Oui, vous l'aurez reconnu. C'est Sunny. Et ce ne sera pas le seul tube de ce premier album. Il y aura aussi "Daddy Cool".<br /><br />"Take the Heat off Me", le 33 tours, va carrément se classer dans le top 40 au Royaume-Uni. Il va déclencher une folie furieuse en Norvège, en Suède, en Belgique aussi. Le 3e single "Daddy Cool" sera numéro 1 en Allemagne et chez nous.<br /><br />Des morceaux enjoués, parfois un peu kitsch, mais qui rapportent gros. Avec 50 millions de singles et 60 millions d'albums vendus dans le monde, Boney M reste “LE” symbole du disco européen.<br /><br />Et dire que Frank Farian se destinait à la cuisine. Sacré destin ! Quand ça doit bumper, ça doit bumper !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64563772</guid><pubDate>Tue, 25 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64563772/314042_1976_boney_m_le_groupe_disco_qui_va_enflammer_les_pistes.mp3" length="4823607" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 28 juin 1976. Happy Day pour un producteur allemand du nom de Frank Farian. Il va lancer une pièce montée qui va enchaîner les tubes et marquer la fin des années 70.

Cette pièce montée s'appelle Boney M. Leur premier album, « Take the...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 28 juin 1976. Happy Day pour un producteur allemand du nom de Frank Farian. Il va lancer une pièce montée qui va enchaîner les tubes et marquer la fin des années 70.<br /><br />Cette pièce montée s'appelle Boney M. Leur premier album, « Take the Heat off Me », vient de sortir. Pour l'émission "Jetz geht die Party richtig", ils ont mis les petits plats dans les grands avec cette chanson. Ambiance d'époque avec "Baby do you wanna bump" !<br /><br />Frank Farian est déjà connu pour son flair. Il crée Boney M en 1975 avec une idée bien précise, créer un son funky et ensoleillé, porté par des voix qui évoquent les Caraïbes. D'ailleurs, revenons à "Baby do you wanna bump".<br /><br />Ce titre, Frank Farian, le sort l'année précédente. Problème : il est tout seul et cela risque de se voir rapidement s’il est invité sur un plateau. Alors, devant le succès, il décide de monter un groupe afin d'assurer la promotion de cette chanson à la télévision et dans les boîtes de nuit.<br /><br />Autour de lui se constitue un quatuor, qui va beaucoup changer au fil du temps : Liz Mitchell, Marcia Barrett, Maizie Williams et Bobby Farrell, chacun avec un style singulier.<br /><br />Mais c’est lui, Frank Farian, qui, dans l’ombre, gère la production, écrit certaines parties vocales et assure la cohésion globale de ce groupe monté en Allemagne de l'Ouest.<br /><br />En 1976, l’album « Take the Heat off Me » débarque dans les bacs avec "Baby do you wanna bump" et un autre titre qui va immédiatement être un carton. Direction le plateau de la chaîne de télévision allemande ZDF, dans l'émission ZDF Disco... Vous vouliez du soleil ? Sie wollen Sonne ? Meine Damen und Herren, Musik!<br /><br />Oui, vous l'aurez reconnu. C'est Sunny. Et ce ne sera pas le seul tube de ce premier album. Il y aura aussi "Daddy Cool".<br /><br />"Take the Heat off Me", le 33 tours, va carrément se classer dans le top 40 au Royaume-Uni. Il va déclencher une folie furieuse en Norvège, en Suède, en Belgique aussi. Le 3e single "Daddy Cool" sera numéro 1 en Allemagne et chez nous.<br /><br />Des morceaux enjoués, parfois un peu kitsch, mais qui rapportent gros. Avec 50 millions de singles et 60 millions d'albums vendus dans le monde, Boney M reste “LE” symbole du disco européen.<br /><br />Et dire que Frank Farian se destinait à la cuisine. Sacré destin ! Quand ça doit bumper, ça doit bumper !]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e8d5201720969618274122b16112405e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1966 : Paul Vanden Boeynants, un boucher devenu Premier ministre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1966-paul-vanden-boeynants-un-boucher-devenu-premier-ministre--64538145</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 mars 1966. Happy Day pour un certain Paul. Il va prêter serment devant le Roi des Belges et devenir premier Ministre. En 66, Paul Vanden Boeynants a déjà reçu le surnom de VDB. C'est un bruxellois et il parle néerlandais. D'ailleurs, pour lui, les flamands et les wallons sont faits pour s'entendre. Même s'il leur reconnaît quelques différends. Rien de pire que la différence entre les parisiens et les marseillais... en tout cas c'est son avis !<br /><br />Quand on sait que la crise linguistique aura raison de son gouvernement, cette mise sous le tapis est plutôt cocasse, disons un peu trop optimiste.<br /><br />N'empêche, en mars 1966, VDB en est persuadé, la Belgique va se relever.<br /><br />Cette année, il fête son 47e anniversaire. Son histoire n'a pas croisé les grandes écoles. Et c'est ça qui le rend plutôt sympathique, disons nouveau, aux yeux des Belges. Ses parents étaient bouchers, originaires de Malines. Il n'est pas très bon élève. Alors il fait des études en boucherie, à son tour. En parallèle, il joue au football à l'Union Saint Gilloise, mais une blessure au genou va l'empêcher d'aller plus haut.<br /><br />Paul Vanden Boeynants fait son service militaire en 1938 et en 1939. Et puis, boum. Le Président du Conseil Edouard Daladier parle aux Français depuis son bureau, à Matignon.<br /><br />La guerre éclate. En 1940, VDB est fait prisonnier. Il est envoyé au Stalag où il est interprète. Il sera libéré comme Flamand en janvier 1941. Trois ans plus tard, il ouvre une école professionnelle de boucherie-charcuterie.<br /><br />Encouragé à faire de la politique, VDB rejoint le Parti Social Chrétien en 1948. Il apportera d'ailleurs son soutien à Léopold III pendant la Question royale. Pour les Belges, c'est un parlementaire efficace. Il défend les intérêts des commerçants, un domaine qui n'a aucun secret pour lui.<br /><br />De 1966 à 1968, il est Premier ministre. La Belgique est en proie à d'énormes difficultés, économiques notamment. Les pouvoirs spéciaux sont accordés.<br /><br />Et puis arrive le 7 juin 1966, manifestation géante des étudiants flamands. Ils exigent le départ des francophones de Leuven. Quelques mois plus tard, le 7 février 1968, l’affaire Leuven a raison du gouvernement belge.<br /><br />Il s'est laissé déborder par les querelles linguistiques. VDB, Paul Vanden Boyenants, alors premier ministre, annonce sa démission. Il le reconnaît, il a peut-être commis une erreur de jugement.<br /><br />L'année suivante, il sera nommé ministre d'État, mais de lourds soupçons d'affairisme vont alors commencer à le poursuivre. Il sera condamné, dans les années 80, pour fraude fiscale. Sans oublier son rocambolesque enlèvement. N'empêche, celui qu'on appellera « le (vieux) Crocodile » aura marqué l'histoire de notre pays. Et ce petit fils de commerçant aura connu, le 13 mars 1966, un coup de pouce du destin ou un coup de chance, c'est selon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64538145</guid><pubDate>Mon, 24 Feb 2025 08:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64538145/313941_1966_paul_vanden_boeynants_un_boucher_devenu_premier_ministre.mp3" length="6022941" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 mars 1966. Happy Day pour un certain Paul. Il va prêter serment devant le Roi des Belges et devenir premier Ministre. En 66, Paul Vanden Boeynants a déjà reçu le surnom de VDB. C'est un bruxellois et il parle néerlandais. D'ailleurs,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 mars 1966. Happy Day pour un certain Paul. Il va prêter serment devant le Roi des Belges et devenir premier Ministre. En 66, Paul Vanden Boeynants a déjà reçu le surnom de VDB. C'est un bruxellois et il parle néerlandais. D'ailleurs, pour lui, les flamands et les wallons sont faits pour s'entendre. Même s'il leur reconnaît quelques différends. Rien de pire que la différence entre les parisiens et les marseillais... en tout cas c'est son avis !<br /><br />Quand on sait que la crise linguistique aura raison de son gouvernement, cette mise sous le tapis est plutôt cocasse, disons un peu trop optimiste.<br /><br />N'empêche, en mars 1966, VDB en est persuadé, la Belgique va se relever.<br /><br />Cette année, il fête son 47e anniversaire. Son histoire n'a pas croisé les grandes écoles. Et c'est ça qui le rend plutôt sympathique, disons nouveau, aux yeux des Belges. Ses parents étaient bouchers, originaires de Malines. Il n'est pas très bon élève. Alors il fait des études en boucherie, à son tour. En parallèle, il joue au football à l'Union Saint Gilloise, mais une blessure au genou va l'empêcher d'aller plus haut.<br /><br />Paul Vanden Boeynants fait son service militaire en 1938 et en 1939. Et puis, boum. Le Président du Conseil Edouard Daladier parle aux Français depuis son bureau, à Matignon.<br /><br />La guerre éclate. En 1940, VDB est fait prisonnier. Il est envoyé au Stalag où il est interprète. Il sera libéré comme Flamand en janvier 1941. Trois ans plus tard, il ouvre une école professionnelle de boucherie-charcuterie.<br /><br />Encouragé à faire de la politique, VDB rejoint le Parti Social Chrétien en 1948. Il apportera d'ailleurs son soutien à Léopold III pendant la Question royale. Pour les Belges, c'est un parlementaire efficace. Il défend les intérêts des commerçants, un domaine qui n'a aucun secret pour lui.<br /><br />De 1966 à 1968, il est Premier ministre. La Belgique est en proie à d'énormes difficultés, économiques notamment. Les pouvoirs spéciaux sont accordés.<br /><br />Et puis arrive le 7 juin 1966, manifestation géante des étudiants flamands. Ils exigent le départ des francophones de Leuven. Quelques mois plus tard, le 7 février 1968, l’affaire Leuven a raison du gouvernement belge.<br /><br />Il s'est laissé déborder par les querelles linguistiques. VDB, Paul Vanden Boyenants, alors premier ministre, annonce sa démission. Il le reconnaît, il a peut-être commis une erreur de jugement.<br /><br />L'année suivante, il sera nommé ministre d'État, mais de lourds soupçons d'affairisme vont alors commencer à le poursuivre. Il sera condamné, dans les années 80, pour fraude fiscale. Sans oublier son rocambolesque enlèvement. N'empêche, celui qu'on appellera « le (vieux) Crocodile » aura marqué l'histoire de notre pays. Et ce petit fils de commerçant aura connu, le 13 mars 1966, un coup de pouce du destin ou un coup de chance, c'est selon.]]></itunes:summary><itunes:duration>251</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e7bf84e610edb123197e5c1819bda122.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974-1975 : De Rio à l’Europe, le phénomène musical Charlie Brown</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-1975-de-rio-a-l-europe-le-phenomene-musical-charlie-brown--64470700</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1974. Un chanteur brésilien vient, sans le savoir, de lancer un titre qui va connaître un destin extraordinaire. Il s'appelle Benito di Paula et il a travaillé comme crooner dans les boîtes de nuit de Rio de Janeiro dans les années 60.<br /><br />Les années 70 sont une consécration pour lui, il aura même sa propre émission de télévision. Mais revenons en 1974. Il sort ce titre. Dont vous allez immédiatement reconnaître le cri de ralliement.<br /><br />Charlie Brown c'est un titre samba de 1974, avec une histoire qui remonte le temps.<br /><br />Cette chanson, Benito di Paula met 5 ans à la composer, à partir de 1969. Cette année-là, Di Paula vit dans une pension de famille italienne à Santos et il voit les autres résidents lire des bandes dessinées. Car oui. La chanson parle bien de Charlie Brown, le personnage de la BD Snoopy, Peanuts en version originale.<br /><br />Mais avec une subtilité régionaliste ! Les paroles de la chanson fourmillent de références au Brésil, à sa culture et à ses personnages célèbres.<br /><br />Charlie Brown est enregistrée pour la première fois en 1974 à São Paulo par le label Copacabana. Elle deviendra sa chanson la plus populaire et la plus jouée dans le monde. Et puis la chanson va s'exporter. Ce sera un énorme tube aux Pays-Bas, grâce à Ton Van Kluyve, qui rebaptise "Charlie Brown" en "Mijn Hoempapa".<br /><br />Et puis vient un trio belge Two Man Sound, qui va la reprendre dans sa version originale portugaise, mais dans un style disco-samba plus rapide. Le groupe est constitué de trois musiciens : il y a Lou Deprijck, Sylvain Vanholme et Yvan Lacomblez (qu'on appelle aussi affectueusement « Pipou »).<br /><br />Cette reprise va cartonner en Allemagne et atteindre la première place des ventes en Belgique en 1975. Les voici sur le plateau d'une émission de variété en France. C'est la consécration !<br /><br />Alors oui, on peut acter que le 1er octobre 1974 est le happy day de Benito di Paula, mais on se souviendra surtout que le 1er décembre 1975 sera celui de Two Man Sound, un trio belge qui en profitera pour passer chez Vogue et lâcher le label Pink Elephant. Je vous le disais, de Rio à Westerloo, tout le monde chante, selon sa région, “Mijn Hoempapa” ou “Charlie Brown”.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64470700</guid><pubDate>Fri, 21 Feb 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64470700/313777_1974_1975_de_rio_a_l_europe_le_phenomene_musical_charlie_brown.mp3" length="5065606" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1974. Un chanteur brésilien vient, sans le savoir, de lancer un titre qui va connaître un destin extraordinaire. Il s'appelle Benito di Paula et il a travaillé comme crooner dans les boîtes de nuit de Rio de Janeiro dans les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1974. Un chanteur brésilien vient, sans le savoir, de lancer un titre qui va connaître un destin extraordinaire. Il s'appelle Benito di Paula et il a travaillé comme crooner dans les boîtes de nuit de Rio de Janeiro dans les années 60.<br /><br />Les années 70 sont une consécration pour lui, il aura même sa propre émission de télévision. Mais revenons en 1974. Il sort ce titre. Dont vous allez immédiatement reconnaître le cri de ralliement.<br /><br />Charlie Brown c'est un titre samba de 1974, avec une histoire qui remonte le temps.<br /><br />Cette chanson, Benito di Paula met 5 ans à la composer, à partir de 1969. Cette année-là, Di Paula vit dans une pension de famille italienne à Santos et il voit les autres résidents lire des bandes dessinées. Car oui. La chanson parle bien de Charlie Brown, le personnage de la BD Snoopy, Peanuts en version originale.<br /><br />Mais avec une subtilité régionaliste ! Les paroles de la chanson fourmillent de références au Brésil, à sa culture et à ses personnages célèbres.<br /><br />Charlie Brown est enregistrée pour la première fois en 1974 à São Paulo par le label Copacabana. Elle deviendra sa chanson la plus populaire et la plus jouée dans le monde. Et puis la chanson va s'exporter. Ce sera un énorme tube aux Pays-Bas, grâce à Ton Van Kluyve, qui rebaptise "Charlie Brown" en "Mijn Hoempapa".<br /><br />Et puis vient un trio belge Two Man Sound, qui va la reprendre dans sa version originale portugaise, mais dans un style disco-samba plus rapide. Le groupe est constitué de trois musiciens : il y a Lou Deprijck, Sylvain Vanholme et Yvan Lacomblez (qu'on appelle aussi affectueusement « Pipou »).<br /><br />Cette reprise va cartonner en Allemagne et atteindre la première place des ventes en Belgique en 1975. Les voici sur le plateau d'une émission de variété en France. C'est la consécration !<br /><br />Alors oui, on peut acter que le 1er octobre 1974 est le happy day de Benito di Paula, mais on se souviendra surtout que le 1er décembre 1975 sera celui de Two Man Sound, un trio belge qui en profitera pour passer chez Vogue et lâcher le label Pink Elephant. Je vous le disais, de Rio à Westerloo, tout le monde chante, selon sa région, “Mijn Hoempapa” ou “Charlie Brown”.]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a3a218d399d49d2a1a131b0f927fece3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975 : un DJ invente le scratch</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-un-dj-invente-le-scratch--64470699</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1975. Happy Day pour un jeune DJ new-yorkais, du nom de Theodore Livingston.<br /><br />Il a douze ans à peine et la musique va très fort dans sa chambre. Un peu trop au goût de sa mère, qui est furieuse. Et une black mama énervée, ça fait du bruit AUSSI !<br /><br />Notre tout jeune garçon de 12 ans va donc obéir. Theodore met le disque en pause pour pouvoir écouter ce que sa maman a à lui reprocher. Et, alors qu'il tient le disque immobile, sans le vouloir, peut-être dans un moment de stress, il déplace le disque d'avant en arrière accidentellement. Et, une fois le calme revenu, il recommence. Il aime le son ainsi produit. À partir de ce moment, notreTheodore va alors devenir Grand Wizzard Theodore, futur DJ légendaire. Car, sans le savoir, lorsqu'il stoppe la rotation du disque tout en bougeant légèrement le vinyle, il invente un nouveau genre à lui tout seul, le scratch.<br /><br />Il faut dire que notre jeune DJ est né exactement là tout se passe. Au cœur du Bronx. Des pionniers comme Afrika Bambaataa ou Grandmaster Flash expérimentent déjà le mix et le pass-pass. Mais le scratch, ça, c'est nouveau. Et quand il scracthe, ça fait du bruit !<br /><br />Bon, on récapitule la recette du scratch en ce happy day de 1975. Frotter le vinyle d’avant en arrière, synchronisé avec le beat, pour créer un effet percussif et musical.<br /><br />Mais pour cela, il faut une platine adaptée. Et cela tombe bien, Technics vient de sortir la platine idéale. La fameuse SL-1200, sur laquelle ce geste devient un atout d’expression pour les DJ américains de New York.<br /><br />Partout dans le monde, le scratch s’impose comme l’une des signatures du hip-hop. C’est un peu l’équivalent d’un solo de guitare pour les DJ.<br /><br />Comme quoi, l'innovation peut parfois surgir, comme un petit miracle, au beau milieu d’une dispute de famille…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64470699</guid><pubDate>Thu, 20 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64470699/313776_1975_un_dj_invente_le_scratch.mp3" length="3184162" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1975. Happy Day pour un jeune DJ new-yorkais, du nom de Theodore Livingston.

Il a douze ans à peine et la musique va très fort dans sa chambre. Un peu trop au goût de sa mère, qui est furieuse. Et une black mama énervée, ça fait du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1975. Happy Day pour un jeune DJ new-yorkais, du nom de Theodore Livingston.<br /><br />Il a douze ans à peine et la musique va très fort dans sa chambre. Un peu trop au goût de sa mère, qui est furieuse. Et une black mama énervée, ça fait du bruit AUSSI !<br /><br />Notre tout jeune garçon de 12 ans va donc obéir. Theodore met le disque en pause pour pouvoir écouter ce que sa maman a à lui reprocher. Et, alors qu'il tient le disque immobile, sans le vouloir, peut-être dans un moment de stress, il déplace le disque d'avant en arrière accidentellement. Et, une fois le calme revenu, il recommence. Il aime le son ainsi produit. À partir de ce moment, notreTheodore va alors devenir Grand Wizzard Theodore, futur DJ légendaire. Car, sans le savoir, lorsqu'il stoppe la rotation du disque tout en bougeant légèrement le vinyle, il invente un nouveau genre à lui tout seul, le scratch.<br /><br />Il faut dire que notre jeune DJ est né exactement là tout se passe. Au cœur du Bronx. Des pionniers comme Afrika Bambaataa ou Grandmaster Flash expérimentent déjà le mix et le pass-pass. Mais le scratch, ça, c'est nouveau. Et quand il scracthe, ça fait du bruit !<br /><br />Bon, on récapitule la recette du scratch en ce happy day de 1975. Frotter le vinyle d’avant en arrière, synchronisé avec le beat, pour créer un effet percussif et musical.<br /><br />Mais pour cela, il faut une platine adaptée. Et cela tombe bien, Technics vient de sortir la platine idéale. La fameuse SL-1200, sur laquelle ce geste devient un atout d’expression pour les DJ américains de New York.<br /><br />Partout dans le monde, le scratch s’impose comme l’une des signatures du hip-hop. C’est un peu l’équivalent d’un solo de guitare pour les DJ.<br /><br />Comme quoi, l'innovation peut parfois surgir, comme un petit miracle, au beau milieu d’une dispute de famille…]]></itunes:summary><itunes:duration>133</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/64d02fa5ecf64907927bfa4bec7ef210.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1962 : Rien ne peut plus arrêter “The Loco-Motion”</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1962-rien-ne-peut-plus-arreter-the-loco-motion--64449447</link><description><![CDATA[Nous sommes en juin 1962. Happy day pour Eva Boyd. Cette toute jeune Américaine de 19 ans, née en Caroline du Nord, va faire se trémousser la planète entière. Avec une chorégraphie complètement délirante.<br /><br />Son titre, c'est "The Loco-motion".<br /><br />Son nom de scène, Little Eva.<br /><br />Et c'est parti pour un tour de piste !<br /><br />Ce qui fait l'originalité de cette chanson, c'est qu'elle inaugure une nouvelle mode, celle du danse-chant : les paroles sont en réalité une simple description de la danse elle-même.<br /><br />Et quelle histoire, cette chanson ! On raconte que Carole King jouait de la musique chez elle quand Eva Boyd, occupée à faire des tâches ménagères, s'est mise à danser et à inventer la future danse du Loco-Motion.<br /><br />Sauf que, Little Eva racontera plus tard que les choses se sont déroulées autrement.<br /><br />Elle assure que la chanson a précédé la danse, car celle-ci n’existait pas encore au moment de la composition.<br /><br />C'est LORSQUE le titre est devenu un succès retentissant, qu'Eva Boyd a fini (en effet) par inventer une chorégraphie pour l’accompagner. La fameuse danse du Loco-Motion.<br /><br />Ce qui est vrai, c'est qu'on doit cette chanson au couple Carole King et Gerry Goffin, des auteurs-compositeurs déjà responsables de nombreux succès aux États-Unis.<br /><br />Inspirés par un pas de danse en vogue, ils écrivent « The Loco-Motion » pour Little Eva.<br /><br />Sorti en single, le morceau devient un hit immédiatement aux États-Unis. Il est numéro 3 chez nous en Belgique. Eva est invitée sur TOUS les plateaux télé !<br /><br />Mais l’aventure ne s’arrête pas là. En France, l’engouement pour la musique yéyé est à son apogée. Je rappelle que nous sommes en juin 1962. Les producteurs n'ont pas le temps de commander des chansons originales. Alors, ils importent des concepts clé en main des USA.<br /><br />La chanson est adaptée en français la même anné. Avec trois interprètes, rien que ça. Le premier, c'est Danny Boy. La seconde, c'est.... (Sylvie Vartan la voix off du Youtube)... (puis je reviens) Ah ben ça tombe bien, elle arrive sur scène ! Sylvie, c'est à vous !<br /><br />Et si vous préférez une version masculine, vous avez une troisième option, monsieur Danny Logan et ses pirates ! C'était le nom de son groupe ! Oh yeah !<br /><br />Dans le trio, c'est Sylvie Vartan qui raflera la mise. Avec un numéro 1 en France en octobre 1962. Suivront d'autres versions : Carole King (tant qu'à faire), le groupe disco Ritz, Dave Stewart, Barbara Gaskin et, bien plus tard, Kylie Minogue. Même John Lennon reconnaîtra, en 1974, durant une interview, que Loco Motion était une très, très bonne chanson !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64449447</guid><pubDate>Wed, 19 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64449447/313621_1962_rien_ne_peut_plus_arreter_the_loco_motion.mp3" length="5046170" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en juin 1962. Happy day pour Eva Boyd. Cette toute jeune Américaine de 19 ans, née en Caroline du Nord, va faire se trémousser la planète entière. Avec une chorégraphie complètement délirante.

Son titre, c'est "The Loco-motion".

Son nom...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en juin 1962. Happy day pour Eva Boyd. Cette toute jeune Américaine de 19 ans, née en Caroline du Nord, va faire se trémousser la planète entière. Avec une chorégraphie complètement délirante.<br /><br />Son titre, c'est "The Loco-motion".<br /><br />Son nom de scène, Little Eva.<br /><br />Et c'est parti pour un tour de piste !<br /><br />Ce qui fait l'originalité de cette chanson, c'est qu'elle inaugure une nouvelle mode, celle du danse-chant : les paroles sont en réalité une simple description de la danse elle-même.<br /><br />Et quelle histoire, cette chanson ! On raconte que Carole King jouait de la musique chez elle quand Eva Boyd, occupée à faire des tâches ménagères, s'est mise à danser et à inventer la future danse du Loco-Motion.<br /><br />Sauf que, Little Eva racontera plus tard que les choses se sont déroulées autrement.<br /><br />Elle assure que la chanson a précédé la danse, car celle-ci n’existait pas encore au moment de la composition.<br /><br />C'est LORSQUE le titre est devenu un succès retentissant, qu'Eva Boyd a fini (en effet) par inventer une chorégraphie pour l’accompagner. La fameuse danse du Loco-Motion.<br /><br />Ce qui est vrai, c'est qu'on doit cette chanson au couple Carole King et Gerry Goffin, des auteurs-compositeurs déjà responsables de nombreux succès aux États-Unis.<br /><br />Inspirés par un pas de danse en vogue, ils écrivent « The Loco-Motion » pour Little Eva.<br /><br />Sorti en single, le morceau devient un hit immédiatement aux États-Unis. Il est numéro 3 chez nous en Belgique. Eva est invitée sur TOUS les plateaux télé !<br /><br />Mais l’aventure ne s’arrête pas là. En France, l’engouement pour la musique yéyé est à son apogée. Je rappelle que nous sommes en juin 1962. Les producteurs n'ont pas le temps de commander des chansons originales. Alors, ils importent des concepts clé en main des USA.<br /><br />La chanson est adaptée en français la même anné. Avec trois interprètes, rien que ça. Le premier, c'est Danny Boy. La seconde, c'est.... (Sylvie Vartan la voix off du Youtube)... (puis je reviens) Ah ben ça tombe bien, elle arrive sur scène ! Sylvie, c'est à vous !<br /><br />Et si vous préférez une version masculine, vous avez une troisième option, monsieur Danny Logan et ses pirates ! C'était le nom de son groupe ! Oh yeah !<br /><br />Dans le trio, c'est Sylvie Vartan qui raflera la mise. Avec un numéro 1 en France en octobre 1962. Suivront d'autres versions : Carole King (tant qu'à faire), le groupe disco Ritz, Dave Stewart, Barbara Gaskin et, bien plus tard, Kylie Minogue. Même John Lennon reconnaîtra, en 1974, durant une interview, que Loco Motion était une très, très bonne chanson !]]></itunes:summary><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e4d51be2119892fb161e89b0545a5358.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967 : « San Francisco », l'hymne du Summer of Love</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-san-francisco-l-hymne-du-summer-of-love--64413670</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 mai 1967. Happy day pour un chanteur qui a grandi en Floride et encore inconnu du grand public. Il va prêter sa voix à un titre qui deviendra, sur la côte Ouest, l'hymne de l'été amoureux, le fameux Summer of Love. Et pour se mettre dans l'ambiance, un peu de psyché nous fera le plus grand bien !<br /><br />Voilà, nous y sommes. Nord de la Californie. Quelque part entre Berkeley et San Francisco. Je vous sers aujourd'hui de guide. Cela tombe bien, j'ai eu la chance d'y résider quelques années. Mais ce que moi je n'ai pas eu le privilège de vivre, ce sont ces années où Frisco fut le berceau des beatniks, des freaks, des hippies, de la paix et de l'amour.<br /><br />San Francisco est alors le berceau de la contre-culture. D'ailleurs, Le festival pop de Monterey qui se tiendra du 16 au 18 juin 1967 sera le premier grand évènement de l'été amoureux. Exit le jazz et la folk. Place à la pop et au rock !<br /><br />Encore faut-il une chanson pour rassurer les autorités. On confie cette tâche à John Phillips, des "Mamas and Papas". Mais oui, vous voyez très bien, ils ont cartonné en 66 avec CECI…<br /><br />John Phillips prend soin de composer une chanson pour calmer les appréhensions des autorités locales. Elles ne voient pas d'un très bon œil l'idée que des milliers de jeunes gens débarquent dans un festival de musique.<br /><br />Et qui pour chanter ? Un certain Scott Mckenzie. Cela tombe bien, il vit désormais dans le Sud de la Californie.<br /><br />Et c'est ainsi que débarquent à la radio quelques notes qui vont changer le monde... C'est l'histoire d'une guitare et de quelques accords, simples, mais diablement efficaces... Tout comme les paroles qui vont évoquer l’ambiance pacifique qui DEVRA régner cet été en Californie.<br /><br />La chanson démarre sur une affirmation forte : Si tu vas à San Francisco, n'oublie pas les fleurs dans tes cheveux !<br /><br />Sa voix douce et la mélodie simple font mouche. CQFD. Le single se classe numéro 1 au Royaume-Uni, grimpe en 4ᵉ position du top 100 aux États-Unis. Sans tarder, il fait un carton dans de nombreux pays d’Europe, dont la Belgique et la France. France, où un chanteur va assurer une traduction à peu près fidèle du tube américain.<br /><br />Au-delà de son succès, « San Francisco » symbolise la rencontre entre la pop et le mouvement hippie. Un titre télécommandé, mais qui finira par s'imposer par lui-même, porteur de valeurs de solidarité, de tolérance et de fête.<br /><br />Le 13 mai 1967 restera donc le happy day de Scott Mckenzie. Il vient de créer la bande-son du Summer of Love. Et moi, je vous le confirme, j'aurais diablement aimé vivre à Frisco à ce moment-là, peut-être aurais-je croisé un Maxime Leforestier, dans une maison bleue accrochée à la colline. Peut-être portait-il, lui aussi, des fleurs dans les cheveux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64413670</guid><pubDate>Tue, 18 Feb 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64413670/313445_1967_san_francisco_l_hymne_du_summer_of_love.mp3" length="5930781" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 mai 1967. Happy day pour un chanteur qui a grandi en Floride et encore inconnu du grand public. Il va prêter sa voix à un titre qui deviendra, sur la côte Ouest, l'hymne de l'été amoureux, le fameux Summer of Love. Et pour se mettre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 mai 1967. Happy day pour un chanteur qui a grandi en Floride et encore inconnu du grand public. Il va prêter sa voix à un titre qui deviendra, sur la côte Ouest, l'hymne de l'été amoureux, le fameux Summer of Love. Et pour se mettre dans l'ambiance, un peu de psyché nous fera le plus grand bien !<br /><br />Voilà, nous y sommes. Nord de la Californie. Quelque part entre Berkeley et San Francisco. Je vous sers aujourd'hui de guide. Cela tombe bien, j'ai eu la chance d'y résider quelques années. Mais ce que moi je n'ai pas eu le privilège de vivre, ce sont ces années où Frisco fut le berceau des beatniks, des freaks, des hippies, de la paix et de l'amour.<br /><br />San Francisco est alors le berceau de la contre-culture. D'ailleurs, Le festival pop de Monterey qui se tiendra du 16 au 18 juin 1967 sera le premier grand évènement de l'été amoureux. Exit le jazz et la folk. Place à la pop et au rock !<br /><br />Encore faut-il une chanson pour rassurer les autorités. On confie cette tâche à John Phillips, des "Mamas and Papas". Mais oui, vous voyez très bien, ils ont cartonné en 66 avec CECI…<br /><br />John Phillips prend soin de composer une chanson pour calmer les appréhensions des autorités locales. Elles ne voient pas d'un très bon œil l'idée que des milliers de jeunes gens débarquent dans un festival de musique.<br /><br />Et qui pour chanter ? Un certain Scott Mckenzie. Cela tombe bien, il vit désormais dans le Sud de la Californie.<br /><br />Et c'est ainsi que débarquent à la radio quelques notes qui vont changer le monde... C'est l'histoire d'une guitare et de quelques accords, simples, mais diablement efficaces... Tout comme les paroles qui vont évoquer l’ambiance pacifique qui DEVRA régner cet été en Californie.<br /><br />La chanson démarre sur une affirmation forte : Si tu vas à San Francisco, n'oublie pas les fleurs dans tes cheveux !<br /><br />Sa voix douce et la mélodie simple font mouche. CQFD. Le single se classe numéro 1 au Royaume-Uni, grimpe en 4ᵉ position du top 100 aux États-Unis. Sans tarder, il fait un carton dans de nombreux pays d’Europe, dont la Belgique et la France. France, où un chanteur va assurer une traduction à peu près fidèle du tube américain.<br /><br />Au-delà de son succès, « San Francisco » symbolise la rencontre entre la pop et le mouvement hippie. Un titre télécommandé, mais qui finira par s'imposer par lui-même, porteur de valeurs de solidarité, de tolérance et de fête.<br /><br />Le 13 mai 1967 restera donc le happy day de Scott Mckenzie. Il vient de créer la bande-son du Summer of Love. Et moi, je vous le confirme, j'aurais diablement aimé vivre à Frisco à ce moment-là, peut-être aurais-je croisé un Maxime Leforestier, dans une maison bleue accrochée à la colline. Peut-être portait-il, lui aussi, des fleurs dans les cheveux.]]></itunes:summary><itunes:duration>247</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/31a459d339b0a998f64249b7a0e5a9bf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1960 : la Sabena et le Boeing 707, une première mondiale</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1960-la-sabena-et-le-boeing-707-une-premiere-mondiale--64413669</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 janvier 1960. Happy Day pour le fleuron de notre Royaume. La Sabena va s'envoyer en l'air, et c'est une première mondiale, avec l’incroyable Boeing 707.<br /><br />Notre compagnie nationale va franchir un cap historique en déployant dans sa flotte le tout nouveau bolide des airs, un avion à réaction long-courrier qui va redessiner la cartographie du transport aérien.<br /><br />La Sabena, c'est la classe. Allez, une petite page de publicité d'époque, en anglais. Excusez du peu !<br /><br />Du personnel accueillant. Un service impeccable. Et on y mange tellement bien que la Sabena a remporté un prix, celui du Club des Gastronomes. Avec le B707, on peut dire que la réputation ne va certainement pas se démentir de si tôt.<br /><br />Le premier exemplaire livré en décembre 1959 est présenté à Léopoldville et Élisabethville dès janvier 1960, le temps d’entraîner les équipages sur place. À son retour en Belgique, l’appareil effectue un vol expérimental sans escale entre Bruxelles et New York, preuve de la performance de ce géant à réaction.<br /><br />Oui, la Sabena faisait, en 1960, le voyage entre Bruxelles et New York.<br /><br />D'ailleurs, si vous voyagez en dehors du Benelux, une petite surprise vous attend….<br /><br />Vous pouvez acheter hors taxes. Des cigarettes. Du parfum. De l'alcool. Et même des diamants. Mais, revenons à notre moment de gloire ! C’est le 25 janvier 1960 que la Sabena s’illustre en devenant la première compagnie au monde à mettre en service régulier le Boeing 707 d’Europe vers l’Afrique, reliant Bruxelles à Johannesbourg via Léopoldville.<br /><br />Quelques mois plus tard, la compagnie multiplie les escales et les vols intercontinentaux. Le 6 avril, elle opère même la première liaison entre les États-Unis et la Russie, reliant New York à Moscou via Bruxelles en B707.<br /><br />Et tout cela, avec des hôtesses qui sont un peu, comment dire. Allez, laissons la journaliste de la RTB le dire à notre place...<br /><br />L'air de rien, pour que la Sabena soit la Sabena, il faut que ça brille ! Alors, certes, le 25 janvier 1960 restera comme le happy day d'une Sabena au top de sa forme. Mais, quelques mois plus tard, la décolonisation du Congo fera de notre compagnie aérienne l’un des plus vastes ponts aériens jamais organisés pour rapatrier rien moins que 30 mille personnes.<br /><br />Un record absolu sera établi quand un seul B707 embarquera 293 passagers, dont de nombreux enfants, plus dix membres d’équipage.<br /><br />Fin 1960, on peut aller à peu près partout avec la Sabena, découvrir la ferveur de Mexico ou tout simplement s'offrir un petit séjour en bord de mer à Nice ou à Palma !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64413669</guid><pubDate>Mon, 17 Feb 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64413669/313444_1960_la_sabena_et_le_boeing_707_une_premiere_mondiale.mp3" length="5561514" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 janvier 1960. Happy Day pour le fleuron de notre Royaume. La Sabena va s'envoyer en l'air, et c'est une première mondiale, avec l’incroyable Boeing 707.

Notre compagnie nationale va franchir un cap historique en déployant dans sa...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 janvier 1960. Happy Day pour le fleuron de notre Royaume. La Sabena va s'envoyer en l'air, et c'est une première mondiale, avec l’incroyable Boeing 707.<br /><br />Notre compagnie nationale va franchir un cap historique en déployant dans sa flotte le tout nouveau bolide des airs, un avion à réaction long-courrier qui va redessiner la cartographie du transport aérien.<br /><br />La Sabena, c'est la classe. Allez, une petite page de publicité d'époque, en anglais. Excusez du peu !<br /><br />Du personnel accueillant. Un service impeccable. Et on y mange tellement bien que la Sabena a remporté un prix, celui du Club des Gastronomes. Avec le B707, on peut dire que la réputation ne va certainement pas se démentir de si tôt.<br /><br />Le premier exemplaire livré en décembre 1959 est présenté à Léopoldville et Élisabethville dès janvier 1960, le temps d’entraîner les équipages sur place. À son retour en Belgique, l’appareil effectue un vol expérimental sans escale entre Bruxelles et New York, preuve de la performance de ce géant à réaction.<br /><br />Oui, la Sabena faisait, en 1960, le voyage entre Bruxelles et New York.<br /><br />D'ailleurs, si vous voyagez en dehors du Benelux, une petite surprise vous attend….<br /><br />Vous pouvez acheter hors taxes. Des cigarettes. Du parfum. De l'alcool. Et même des diamants. Mais, revenons à notre moment de gloire ! C’est le 25 janvier 1960 que la Sabena s’illustre en devenant la première compagnie au monde à mettre en service régulier le Boeing 707 d’Europe vers l’Afrique, reliant Bruxelles à Johannesbourg via Léopoldville.<br /><br />Quelques mois plus tard, la compagnie multiplie les escales et les vols intercontinentaux. Le 6 avril, elle opère même la première liaison entre les États-Unis et la Russie, reliant New York à Moscou via Bruxelles en B707.<br /><br />Et tout cela, avec des hôtesses qui sont un peu, comment dire. Allez, laissons la journaliste de la RTB le dire à notre place...<br /><br />L'air de rien, pour que la Sabena soit la Sabena, il faut que ça brille ! Alors, certes, le 25 janvier 1960 restera comme le happy day d'une Sabena au top de sa forme. Mais, quelques mois plus tard, la décolonisation du Congo fera de notre compagnie aérienne l’un des plus vastes ponts aériens jamais organisés pour rapatrier rien moins que 30 mille personnes.<br /><br />Un record absolu sera établi quand un seul B707 embarquera 293 passagers, dont de nombreux enfants, plus dix membres d’équipage.<br /><br />Fin 1960, on peut aller à peu près partout avec la Sabena, découvrir la ferveur de Mexico ou tout simplement s'offrir un petit séjour en bord de mer à Nice ou à Palma !]]></itunes:summary><itunes:duration>232</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6fcf56cdff3a930b682c11ef4555707.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi Dolly Parton a-t-elle écrit "I Will Always Love You" ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-dolly-parton-a-t-elle-ecrit-i-will-always-love-you--64315230</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 mars 1974. Une séparation artistique va se transformer en happy day libérateur pour une chanteuse country qui a grandi dans une famille modeste du Tennessee.<br /><br />Son tout premier succès, elle le doit à son oncle Bill. Il travaille alors dans une radio locale. C’est lui qui va diffuser la toute première chanson de Dolly Rebecca Parton à la radio.<br /><br />Son titre : Puppy Love !<br /><br />En 1973, Dolly est déjà une star en devenir. À 18 ans, elle a déménagé à Nashville, où elle a rencontré Porter Wagoner, un chanteur de country, mais surtout l'animateur de l'une des plus grandes émissions musicales de l'époque.<br /><br />Ensemble, ils vont écrire quelques succès, mais Dolly a envie de prendre son indépendance. Au cœur de l’été 73, la chanteuse de 27 ans annonce à son mentor, qu'elle veut mettre un terme à leur collaboration.<br /><br />Cette rupture est un tournant : elle souhaite voler de ses propres ailes, écrire et produire sa musique elle-même, en toute indépendance. Et c'est exactement ce qu'elle va faire... mais de la plus belle manière qui soit...<br /><br />Elle l’explique si joliment. Dans la vie de Dolly Parton, Porter Wagoner est une personne qui tient une place particulière. C'est à lui qu'elle va dédier une chanson, pour lui dire à quel point elle l'aime.<br /><br />"I Will Always Love You" parle à la première personne : elle y témoignage de son affection, de sa gratitude, mais surtout de son besoin de liberté.<br /><br />Écrite fin 1973, la chanson sort en single en mars 1974. « I Will Always Love You » est un très grand succès. Une mélodie simple sublimée par une voix imposante, qui va séduire bien au-delà des milieux country.<br /><br />Tant de voix et d'artistes adapteront cette chanson, se l'appropriant jusqu'à faire oublier qu'au départ, c'est Dolly Parton qui l'a écrite, avec ses tripes.<br /><br />Linda Rondstadt, Amber Riley, Kenny Rogers, LeAnn Rimes, Sarah Washington et, bien entendu, Whitney Houston.<br /><br />En ce happy day du 18 mars 1974 démarre officiellement une carrière couverte de superlatifs, d'émissions télé, de tubes et de concerts.<br /><br />Avec Dolly Parton, la douceur de l’Amérique rurale s'impose au-delà des studios de Nashville. D'ailleurs, pour son premier concert événement à New York, 4 ans plus tard, Dolly Parton ira saluer deux invités de prestige, Mick Jagger et Patti Smith.<br /><br />Concert après lequel elle déclarera : "On n'en fera jamais beaucoup si on est pas assez courageux pour essayer. Quand on veut l'arc-en-ciel, il faut supporter la pluie".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64315230</guid><pubDate>Fri, 14 Feb 2025 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64315230/313066_pourquoi_dolly_parton_a_t_elle_ecrit_i_will_always_love_you.mp3" length="5471862" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 mars 1974. Une séparation artistique va se transformer en happy day libérateur pour une chanteuse country qui a grandi dans une famille modeste du Tennessee.

Son tout premier succès, elle le doit à son oncle Bill. Il travaille alors...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 mars 1974. Une séparation artistique va se transformer en happy day libérateur pour une chanteuse country qui a grandi dans une famille modeste du Tennessee.<br /><br />Son tout premier succès, elle le doit à son oncle Bill. Il travaille alors dans une radio locale. C’est lui qui va diffuser la toute première chanson de Dolly Rebecca Parton à la radio.<br /><br />Son titre : Puppy Love !<br /><br />En 1973, Dolly est déjà une star en devenir. À 18 ans, elle a déménagé à Nashville, où elle a rencontré Porter Wagoner, un chanteur de country, mais surtout l'animateur de l'une des plus grandes émissions musicales de l'époque.<br /><br />Ensemble, ils vont écrire quelques succès, mais Dolly a envie de prendre son indépendance. Au cœur de l’été 73, la chanteuse de 27 ans annonce à son mentor, qu'elle veut mettre un terme à leur collaboration.<br /><br />Cette rupture est un tournant : elle souhaite voler de ses propres ailes, écrire et produire sa musique elle-même, en toute indépendance. Et c'est exactement ce qu'elle va faire... mais de la plus belle manière qui soit...<br /><br />Elle l’explique si joliment. Dans la vie de Dolly Parton, Porter Wagoner est une personne qui tient une place particulière. C'est à lui qu'elle va dédier une chanson, pour lui dire à quel point elle l'aime.<br /><br />"I Will Always Love You" parle à la première personne : elle y témoignage de son affection, de sa gratitude, mais surtout de son besoin de liberté.<br /><br />Écrite fin 1973, la chanson sort en single en mars 1974. « I Will Always Love You » est un très grand succès. Une mélodie simple sublimée par une voix imposante, qui va séduire bien au-delà des milieux country.<br /><br />Tant de voix et d'artistes adapteront cette chanson, se l'appropriant jusqu'à faire oublier qu'au départ, c'est Dolly Parton qui l'a écrite, avec ses tripes.<br /><br />Linda Rondstadt, Amber Riley, Kenny Rogers, LeAnn Rimes, Sarah Washington et, bien entendu, Whitney Houston.<br /><br />En ce happy day du 18 mars 1974 démarre officiellement une carrière couverte de superlatifs, d'émissions télé, de tubes et de concerts.<br /><br />Avec Dolly Parton, la douceur de l’Amérique rurale s'impose au-delà des studios de Nashville. D'ailleurs, pour son premier concert événement à New York, 4 ans plus tard, Dolly Parton ira saluer deux invités de prestige, Mick Jagger et Patti Smith.<br /><br />Concert après lequel elle déclarera : "On n'en fera jamais beaucoup si on est pas assez courageux pour essayer. Quand on veut l'arc-en-ciel, il faut supporter la pluie".]]></itunes:summary><itunes:duration>228</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6e9c9bcdd191637eb456ab2a5a5074f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi René Goscinny et Albert Uderzo ont-ils détesté le premier film Astérix ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-rene-goscinny-et-albert-uderzo-ont-ils-deteste-le-premier-film-asterix--64315228</link><description><![CDATA[Nous sommes le 23 décembre 1967. Happy Day pour les familles belges. Les cinémas diffusent la première adaptation au cinéma d'une bande dessinée qui cartonne depuis sa sortie en 1961. Trois jours après la France, le Royaume découvre « Astérix le Gaulois ». D'où est venue cette idée d'ailleurs ? Et comment a été créé Asterix ? Réponse de René Goscinny à la télévision suisse.<br /><br />En 1967, le personnage passe de la BD au grand écran. MAIS, qu'en pensent Albert Uderzo et René Goscinny ? En fait, ils ne sont pas au courant. Ils ont même été tenus à l'écart lors de l'élaboration du projet. C'est lors d'une projection privée qu'ils découvrent l'adaptation de leurs planches au cinéma. Leur réaction ? Nous allons y revenir.<br /><br />Produit par Belvision, le film met en scène tous les héros de la BD : Astérix, avec la voix fablueuse de Roger Carel, Obélix, Panoramix et Abraracourcix, le chef, auquel a prêté sa voix Pierre Tornade.<br /><br />La nouveauté, c'est une voix off, qui dirige les scènes comme si on tournait les pages de la BD. D'ailleurs, la version dessin animé est plutôt proche des planches. Elle nous plonge 50 années avant J.-C., période où Jules César a conquis toute la Gaule. Enfin presque.<br /><br />Dans ce village, des guerriers, dont Astérix et Obélix, résistent à l'envahisseur romain. Et tout cela grâce à la potion magique du druide Panoramix, potion qui leur donne une force surhumaine.<br /><br />Le trait reste assez fidèle à l’univers d’Uderzo, et les dialogues sont pétris d’humour. Mais mais mais... Albert Uderzo et René Goscinny ne sont pas convaincus. Ils sont même déçus, à tel point qu'ils vont exiger la destruction des deux autres films déjà prévus et imposer d'être partie prenante dans l'élaboration du long-métrage suivant, Astérix et Cléopâtre, qui sortira en décembre 1968. Goscinny le reconnaît, c'est un travail titanesque...<br /><br />Peu importe ce qu'ils en pensent. Le public répond présent. Le 23 décembre 1967 restera, si pas le happy day de ses concepteurs, en tout cas celui des fans de la BD.<br /><br />La file d’attente est tellement longue devant les cinémas que les salles prévoient des chaises aux mamans et distribuent des bonbons et des boissons, comme de la potion magique.<br /><br />Curieux hasard, un chanteur cartonne ce mois-là avec un autre héros de BD, tiens, voilà les Dalton !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64315228</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64315228/313065_pourquoi_rene_goscinny_et_albert_uderzo_ont_ils_deteste_le_premier_film_asterix.mp3" length="5306977" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 23 décembre 1967. Happy Day pour les familles belges. Les cinémas diffusent la première adaptation au cinéma d'une bande dessinée qui cartonne depuis sa sortie en 1961. Trois jours après la France, le Royaume découvre « Astérix le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 23 décembre 1967. Happy Day pour les familles belges. Les cinémas diffusent la première adaptation au cinéma d'une bande dessinée qui cartonne depuis sa sortie en 1961. Trois jours après la France, le Royaume découvre « Astérix le Gaulois ». D'où est venue cette idée d'ailleurs ? Et comment a été créé Asterix ? Réponse de René Goscinny à la télévision suisse.<br /><br />En 1967, le personnage passe de la BD au grand écran. MAIS, qu'en pensent Albert Uderzo et René Goscinny ? En fait, ils ne sont pas au courant. Ils ont même été tenus à l'écart lors de l'élaboration du projet. C'est lors d'une projection privée qu'ils découvrent l'adaptation de leurs planches au cinéma. Leur réaction ? Nous allons y revenir.<br /><br />Produit par Belvision, le film met en scène tous les héros de la BD : Astérix, avec la voix fablueuse de Roger Carel, Obélix, Panoramix et Abraracourcix, le chef, auquel a prêté sa voix Pierre Tornade.<br /><br />La nouveauté, c'est une voix off, qui dirige les scènes comme si on tournait les pages de la BD. D'ailleurs, la version dessin animé est plutôt proche des planches. Elle nous plonge 50 années avant J.-C., période où Jules César a conquis toute la Gaule. Enfin presque.<br /><br />Dans ce village, des guerriers, dont Astérix et Obélix, résistent à l'envahisseur romain. Et tout cela grâce à la potion magique du druide Panoramix, potion qui leur donne une force surhumaine.<br /><br />Le trait reste assez fidèle à l’univers d’Uderzo, et les dialogues sont pétris d’humour. Mais mais mais... Albert Uderzo et René Goscinny ne sont pas convaincus. Ils sont même déçus, à tel point qu'ils vont exiger la destruction des deux autres films déjà prévus et imposer d'être partie prenante dans l'élaboration du long-métrage suivant, Astérix et Cléopâtre, qui sortira en décembre 1968. Goscinny le reconnaît, c'est un travail titanesque...<br /><br />Peu importe ce qu'ils en pensent. Le public répond présent. Le 23 décembre 1967 restera, si pas le happy day de ses concepteurs, en tout cas celui des fans de la BD.<br /><br />La file d’attente est tellement longue devant les cinémas que les salles prévoient des chaises aux mamans et distribuent des bonbons et des boissons, comme de la potion magique.<br /><br />Curieux hasard, un chanteur cartonne ce mois-là avec un autre héros de BD, tiens, voilà les Dalton !]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b67d7e0a362a4b5c4c879b8ebc9eb9c5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi "Je suis malade" de Serge Lama a-t-il failli ne jamais voir le jour ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-je-suis-malade-de-serge-lama-a-t-il-failli-ne-jamais-voir-le-jour--64315227</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 septembre 1973. Happy Day pour Serge Lama. Un vieux chagrin d'amour transposé en chanson va lui offrir son plus grand succès de tous les temps. Et pourtant, il doit batailler pour imposer ce texte à sa maison de disque, qui lui préfère une autre chanson, bien plus légère…<br /><br />Pour Serge Lama, c'est "Je suis malade" qui doit s'imposer, qui VA s'imposer. Cette évidence ne l'est pas pour Philips, sa maison de disques, qui n'en mesure pas le potentiel et n'y croit pas vraiment.<br /><br />Pugnace comme jamais, Serge Lama va menacer d'interrompre l'enregistrement de l'album si Philips ne lui laisse pas enregistrer ce titre. Et c’est Dalida, très émue par le texte, qui va l’intégrer à son album "Julien" la même année, quelques mois après la sortie de la version originale de Serge Lama.<br /><br />Résultat : le succès de Dalida va donner raison à Serge Lama. Et va raviver la curiosité de ses fans vers la version originale.<br /><br />L'histoire, qui a tant ému Dalida, se déroule en 1969. Serge Lama tombe amoureux de Michèle Potier, mais ils sont tous deux déjà mariés.<br /><br />Leur relation reste secrète, puis Michèle part au Maroc. Une déchirure pour Lama, qui se confiera à son amie Alice Donna, avec ces mots : "Cette histoire me rend malade".<br /><br />C'est elle qui va composer en quelques heures une musique poignante sur laquelle Serge, revenu de tournée, écrit presque d’un jet le texte, comme une confession... urgente.<br /><br />Dans « Je suis malade », Serge Lama ne parle pas seulement de sa propre douleur amoureuse. Il y glisse aussi des blessures d’enfance, celles de son père baryton qui a dû renoncer à sa carrière. C'est une chanson qui parle de l’abandon, de la colère et du désespoir.<br /><br />Grâce à ce titre, sorti le 15 septembre 1973, le talent d’auteur de Serge Lama est alors reconnu à sa juste valeur. L'album se vend à plus d’un million d’exemplaires.<br /><br />« Je suis malade » trouvera sa consécration l'année suivante. Lors d’un concert donné à l’Olympia en 1974, Serge Lama termine la chanson sans micro, a cappella, devant un public, conquis. C'est un triomphe qui poussera même Philips à sortir un album "live", sobrement intitulé "Serge Lama à l'Olympia".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64315227</guid><pubDate>Wed, 12 Feb 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64315227/313064_pourquoi_je_suis_malade_de_serge_lama_a_t_il_failli_ne_jamais_voir_le_jour.mp3" length="9744450" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 septembre 1973. Happy Day pour Serge Lama. Un vieux chagrin d'amour transposé en chanson va lui offrir son plus grand succès de tous les temps. Et pourtant, il doit batailler pour imposer ce texte à sa maison de disque, qui lui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 septembre 1973. Happy Day pour Serge Lama. Un vieux chagrin d'amour transposé en chanson va lui offrir son plus grand succès de tous les temps. Et pourtant, il doit batailler pour imposer ce texte à sa maison de disque, qui lui préfère une autre chanson, bien plus légère…<br /><br />Pour Serge Lama, c'est "Je suis malade" qui doit s'imposer, qui VA s'imposer. Cette évidence ne l'est pas pour Philips, sa maison de disques, qui n'en mesure pas le potentiel et n'y croit pas vraiment.<br /><br />Pugnace comme jamais, Serge Lama va menacer d'interrompre l'enregistrement de l'album si Philips ne lui laisse pas enregistrer ce titre. Et c’est Dalida, très émue par le texte, qui va l’intégrer à son album "Julien" la même année, quelques mois après la sortie de la version originale de Serge Lama.<br /><br />Résultat : le succès de Dalida va donner raison à Serge Lama. Et va raviver la curiosité de ses fans vers la version originale.<br /><br />L'histoire, qui a tant ému Dalida, se déroule en 1969. Serge Lama tombe amoureux de Michèle Potier, mais ils sont tous deux déjà mariés.<br /><br />Leur relation reste secrète, puis Michèle part au Maroc. Une déchirure pour Lama, qui se confiera à son amie Alice Donna, avec ces mots : "Cette histoire me rend malade".<br /><br />C'est elle qui va composer en quelques heures une musique poignante sur laquelle Serge, revenu de tournée, écrit presque d’un jet le texte, comme une confession... urgente.<br /><br />Dans « Je suis malade », Serge Lama ne parle pas seulement de sa propre douleur amoureuse. Il y glisse aussi des blessures d’enfance, celles de son père baryton qui a dû renoncer à sa carrière. C'est une chanson qui parle de l’abandon, de la colère et du désespoir.<br /><br />Grâce à ce titre, sorti le 15 septembre 1973, le talent d’auteur de Serge Lama est alors reconnu à sa juste valeur. L'album se vend à plus d’un million d’exemplaires.<br /><br />« Je suis malade » trouvera sa consécration l'année suivante. Lors d’un concert donné à l’Olympia en 1974, Serge Lama termine la chanson sans micro, a cappella, devant un public, conquis. C'est un triomphe qui poussera même Philips à sortir un album "live", sobrement intitulé "Serge Lama à l'Olympia".]]></itunes:summary><itunes:duration>406</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d303fc3bf52bfdff04038f5d50298cf3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment Raymond Devos a-t-il lancé sa carrière avec son premier one-man-show en 1963 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-raymond-devos-a-t-il-lance-sa-carriere-avec-son-premier-one-man-show-en-1963--64315226</link><description><![CDATA[Nous sommes début septembre 1963. Happy Day pour un humoriste dont tout le monde pense qu'il est belge parce qu'il est né à Mouscron. En fait, il est français. C'est à Bruxelles, au Vaudeville, qu'il lance son premier « one man show ». Un seul en scène face au public dont Raymond Devos ne mesure pas encore la portée... Son rayon, c'est le comique de l'absurde et des mots. Son obsession : faire rire.<br /><br />Blessé, comme dans son enfance sans doute.<br /><br />Au premier temps de la valse, au milieu des années 20, il vit une une enfance heureuse au Château des Tourelles avec ses parents. Il a 4 frères et une sœur.<br /><br />Tout petit déjà, il découvre le cirque et le théâtre avec émerveillement. La musique aussi.<br /><br />Lorsqu'il a 2 ans, en 1924, son père fait faillite. La famille se retrouve alors à Tourcoing. Mais, victimes de la crise financière de 1929, ils devront le retirer à contrecœur de l’école du Sacré Cœur de Tourcoing. Direction : la plus modeste banlieue parisienne.<br /><br />Devos est un très bon élève, mais il doit renoncer à sa scolarité pour contribuer aux charges familiales. À 15 ans, il exerce différents métiers : libraire, crémier aux Halles puis livreur.<br /><br />Le soir, il prend aussi des cours de musique et de théâtre. Et il fait ses débuts de comédien dans de petites compagnies. Ce n'est pas encore le grand soir...<br /><br />Dans les années 50, c'est au cabaret « Le Cheval d’Or » puis aux « Trois-baudets » qu’il teste ses premiers sketchs et qu'il se fait remarquer par Maurice Chevalier, qui l'invitera à faire la première partie de son spectacle à l’Alhambra. C'est début de la consécration.<br /><br />Pour lui, l'humour, c'est du travail. Rien à voir avec le profil du bout-en-train.<br /><br />À partir de 1957, Raymond Devos multiplie les représentations. Il fait de la musique. Il fait aussi du cinéma. Mais c'est en ce happy day de la rentrée 1963 que sa carrière va prendre une toute autre direction.<br /><br />Son premier « One man show » s'installe au Théâtre du Vaudeville à Bruxelles. C'est un tel succès qu'il sera suivi d’une tournée. Une tournée qui, l'année suivante, le ramènera à Paris par la grande porte, cette fois.<br /><br />Le 23 septembre, il s’installe pour six mois au Théâtre des Variétés. Un spectacle qui connaîtra un tel succès qu'il le ramènera, l'années suivante, pour une tournée de six mois chez nous en Belgique, mais aussi en Suisse, en Afrique du Nord et au Liban.<br /><br />Pour lui, le rire est une choses sérieuse, avec laquelle il ne faut SURTOUT pas plaisanter]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64315226</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64315226/313063_comment_raymond_devos_a_t_il_lance_sa_carriere_avec_son_premier_one_man_show_en_1963.mp3" length="4690696" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes début septembre 1963. Happy Day pour un humoriste dont tout le monde pense qu'il est belge parce qu'il est né à Mouscron. En fait, il est français. C'est à Bruxelles, au Vaudeville, qu'il lance son premier « one man show ». Un seul en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes début septembre 1963. Happy Day pour un humoriste dont tout le monde pense qu'il est belge parce qu'il est né à Mouscron. En fait, il est français. C'est à Bruxelles, au Vaudeville, qu'il lance son premier « one man show ». Un seul en scène face au public dont Raymond Devos ne mesure pas encore la portée... Son rayon, c'est le comique de l'absurde et des mots. Son obsession : faire rire.<br /><br />Blessé, comme dans son enfance sans doute.<br /><br />Au premier temps de la valse, au milieu des années 20, il vit une une enfance heureuse au Château des Tourelles avec ses parents. Il a 4 frères et une sœur.<br /><br />Tout petit déjà, il découvre le cirque et le théâtre avec émerveillement. La musique aussi.<br /><br />Lorsqu'il a 2 ans, en 1924, son père fait faillite. La famille se retrouve alors à Tourcoing. Mais, victimes de la crise financière de 1929, ils devront le retirer à contrecœur de l’école du Sacré Cœur de Tourcoing. Direction : la plus modeste banlieue parisienne.<br /><br />Devos est un très bon élève, mais il doit renoncer à sa scolarité pour contribuer aux charges familiales. À 15 ans, il exerce différents métiers : libraire, crémier aux Halles puis livreur.<br /><br />Le soir, il prend aussi des cours de musique et de théâtre. Et il fait ses débuts de comédien dans de petites compagnies. Ce n'est pas encore le grand soir...<br /><br />Dans les années 50, c'est au cabaret « Le Cheval d’Or » puis aux « Trois-baudets » qu’il teste ses premiers sketchs et qu'il se fait remarquer par Maurice Chevalier, qui l'invitera à faire la première partie de son spectacle à l’Alhambra. C'est début de la consécration.<br /><br />Pour lui, l'humour, c'est du travail. Rien à voir avec le profil du bout-en-train.<br /><br />À partir de 1957, Raymond Devos multiplie les représentations. Il fait de la musique. Il fait aussi du cinéma. Mais c'est en ce happy day de la rentrée 1963 que sa carrière va prendre une toute autre direction.<br /><br />Son premier « One man show » s'installe au Théâtre du Vaudeville à Bruxelles. C'est un tel succès qu'il sera suivi d’une tournée. Une tournée qui, l'année suivante, le ramènera à Paris par la grande porte, cette fois.<br /><br />Le 23 septembre, il s’installe pour six mois au Théâtre des Variétés. Un spectacle qui connaîtra un tel succès qu'il le ramènera, l'années suivante, pour une tournée de six mois chez nous en Belgique, mais aussi en Suisse, en Afrique du Nord et au Liban.<br /><br />Pour lui, le rire est une choses sérieuse, avec laquelle il ne faut SURTOUT pas plaisanter]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c74d031598a4894f6fbceb80806e8c8e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment Baccara est-il devenu un phénomène disco en 1977 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-baccara-est-il-devenu-un-phenomene-disco-en-1977--64297127</link><description><![CDATA[Nous sommes le 2 juillet 1977. Happy Day pour un duo espagnol, remarqué dans un hôtel des îles Canaries par un producteur allemand. Leur nom ? Baccara. Particularité : elles sont danseuses de cabaret ! Ambiance !<br /><br />Au début des années 70, la chaîne espagnole TVE diffuse des émissions de divertissements entrecoupées de ballets chorégraphiés. Parmi les danseuses, deux jeunes filles. Une brune, qui s’appelle Mayte. Et une brune tendance rousse, c’est Maria. Elles sont copines, inséparables et elles aiment beaucoup passer à la télé.<br /><br />Ensemble, elles vont former un duo spécialisé dans les danses traditionnelles. Tout cela se déroule dans un hôtel de Fuerteventura. Hôtel où un producteur allemand va les remarquer et va leur proposer un deal.<br /><br />Nous sommes en pleine vague disco, mais il n'y a pas encore de duo espagnol féminin dans le tableau. Rolf Soja les a convaincus. Voici le duo Baccara sous pavillon RCA et voici le début de leur première chanson ! Sur un fond de violons qui vous rappellera sans doute le "Don’t Leave me this way" de Thelma Houston…<br /><br />Sur scène, tous les ingrédients sont réunis : un petit accent espagnol, des vocalises langoureuses très suggestives, des jambes dénudées, mais tout est dans l'évocation. Pas question de vulgarité. Le producteur n'en veut pas.<br /><br />Et il a raison : il a trouvé dans cet érotisme débordant mais contenu la recette d’un succès immédiat. Juste retour sur investissement pour RCA, qui a mis la main au portefeuille. Les costumes coûtent jusqu'à 4 000 € par prestation. Il faut que ça claque. Le refrain obsédant va se charger du reste !<br /><br />Le succès est garanti, phénoménal, fulgurant. Le 45 tours s’écoule à plus de 16 millions d’exemplaires en Europe. En Europe, parce que la chanson, contre toute attente, ne marche pas DU TOUT aux États-Unis, malgré une diffusion assez insistante.<br /><br />Voilà qui est plié, en quelques semaines, en 1977, Baccara devient l’un des symboles disco de la fin des seventies. Mais aussi un symbole européen avant l'heure : duo ibérique qui enregistre aux Pays-Bas un titre en anglais produit par des Allemands.<br /><br />Le 2 juillet 1977 restera comme le Happy Day de Baccara, dont la saveur délicieusement kitsch, portera les couleurs du Luxembourg l'année suivante à l'Eurovision... avec une chanson en français.<br /><br />En attendant, il faut que ça brille. Et que ça boogie, boogie all night long !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64297127</guid><pubDate>Mon, 10 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64297127/313004_comment_baccara_est_il_devenu_un_phenomene_disco_en_1977.mp3" length="4533962" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 2 juillet 1977. Happy Day pour un duo espagnol, remarqué dans un hôtel des îles Canaries par un producteur allemand. Leur nom ? Baccara. Particularité : elles sont danseuses de cabaret ! Ambiance !

Au début des années 70, la chaîne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 2 juillet 1977. Happy Day pour un duo espagnol, remarqué dans un hôtel des îles Canaries par un producteur allemand. Leur nom ? Baccara. Particularité : elles sont danseuses de cabaret ! Ambiance !<br /><br />Au début des années 70, la chaîne espagnole TVE diffuse des émissions de divertissements entrecoupées de ballets chorégraphiés. Parmi les danseuses, deux jeunes filles. Une brune, qui s’appelle Mayte. Et une brune tendance rousse, c’est Maria. Elles sont copines, inséparables et elles aiment beaucoup passer à la télé.<br /><br />Ensemble, elles vont former un duo spécialisé dans les danses traditionnelles. Tout cela se déroule dans un hôtel de Fuerteventura. Hôtel où un producteur allemand va les remarquer et va leur proposer un deal.<br /><br />Nous sommes en pleine vague disco, mais il n'y a pas encore de duo espagnol féminin dans le tableau. Rolf Soja les a convaincus. Voici le duo Baccara sous pavillon RCA et voici le début de leur première chanson ! Sur un fond de violons qui vous rappellera sans doute le "Don’t Leave me this way" de Thelma Houston…<br /><br />Sur scène, tous les ingrédients sont réunis : un petit accent espagnol, des vocalises langoureuses très suggestives, des jambes dénudées, mais tout est dans l'évocation. Pas question de vulgarité. Le producteur n'en veut pas.<br /><br />Et il a raison : il a trouvé dans cet érotisme débordant mais contenu la recette d’un succès immédiat. Juste retour sur investissement pour RCA, qui a mis la main au portefeuille. Les costumes coûtent jusqu'à 4 000 € par prestation. Il faut que ça claque. Le refrain obsédant va se charger du reste !<br /><br />Le succès est garanti, phénoménal, fulgurant. Le 45 tours s’écoule à plus de 16 millions d’exemplaires en Europe. En Europe, parce que la chanson, contre toute attente, ne marche pas DU TOUT aux États-Unis, malgré une diffusion assez insistante.<br /><br />Voilà qui est plié, en quelques semaines, en 1977, Baccara devient l’un des symboles disco de la fin des seventies. Mais aussi un symbole européen avant l'heure : duo ibérique qui enregistre aux Pays-Bas un titre en anglais produit par des Allemands.<br /><br />Le 2 juillet 1977 restera comme le Happy Day de Baccara, dont la saveur délicieusement kitsch, portera les couleurs du Luxembourg l'année suivante à l'Eurovision... avec une chanson en français.<br /><br />En attendant, il faut que ça brille. Et que ça boogie, boogie all night long !]]></itunes:summary><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bf917ef627f97bfebc52f66d5ea6e2a9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi West Side Story a-t-il triomphé aux Oscars 1962 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-west-side-story-a-t-il-triomphe-aux-oscars-1962--64244308</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 avril 1962. Happy Day pour Bob Hope, il devient le maître de cérémonie de la 34e cérémonie des Oscars. Un film va ce soir retenir toute l'attention. Sortez les nœuds papillon. Lever de rideau à Santa Monica.<br /><br />La musique sera à la fête pour cette édition 1962. Alors, les organisateurs ont choisi une cantatrice et actrice pour lancer la cérémonie. Elle s'appelle Mary Costa. Elle vient du Tennessee. Il y a 3 ans, elle incarnait la princesse Aurore, dans le film de Disney "La Belle au bois dormant", à qui a prêté son incroyable voix. Ce soir, autre honneur, l'hymne national !<br /><br />Le moment est venu de dévoiler le meilleur film de l'année. En compétition :<br /><br />West Side Story de Robert Wise Fanny de Joshua Logan Les Canons de Navarone (The Guns of Navarone) de Carl Foreman L'Arnaqueur (The Hustler) de Robert Rossen Et Jugement à Nuremberg (Judgment at Nuremberg) de Stanley Kramer<br /><br />Qui va remporter l'Oscar ?<br /><br />« West Side Story » est né de la rencontre entre Robert Wise et Jerome Robbins, un chorégraphe de génie. Inspirés par Roméo et Juliette, ils transposent la tragédie dans le New York des années 1950, où deux gangs rivaux se disputent les rues de l’ouest de Manhattan. C'est un film, mais surtout une comédie musicale !<br /><br />“West Side Story” accouchera de chorégraphies époustouflantes, malgré une ambiance électrique durant le tournage. Sorti en 1961, le film bat tous les records de fréquentation en salle. D'ailleurs, en France, il restera cinq ans d’affilée à l’affiche au cinéma George V, à Paris.<br /><br />Mais il va surtout, ce soir-là, remporter 10 Oscars.<br /><br />Rétablissons, tout de même, une petite vérité historique sur l’une des actrices à l’affiche, Natalie Wood. Elle enregistre d’abord toutes ses chansons, convaincue d’interpréter Maria de bout en bout. Mais la production, jugeant sa voix insuffisante, fait appel en secret à la soprano Marni Nixon pour la doubler. L’illusion est parfaite : personne ne se doute alors que la célèbre comédienne ne chante pas vraiment.<br /><br />Cerise sur le gâteau : le film remportera aussi l'Oscar de la meilleure musique de film.<br /><br />Le 9 avril 1962 restera donc le happy d'une comédie musicale devenue un film culte, auquel Jacques Demy rendra hommage, quelques années plus tard, dans les Demoiselles de Rochefort, notamment dans cette chanson….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64244308</guid><pubDate>Fri, 07 Feb 2025 09:54:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64244308/312947_pourquoi_west_side_story_a_t_il_triomphe_aux_oscars_1962.mp3" length="4873135" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 avril 1962. Happy Day pour Bob Hope, il devient le maître de cérémonie de la 34e cérémonie des Oscars. Un film va ce soir retenir toute l'attention. Sortez les nœuds papillon. Lever de rideau à Santa Monica.

La musique sera à la fête...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 avril 1962. Happy Day pour Bob Hope, il devient le maître de cérémonie de la 34e cérémonie des Oscars. Un film va ce soir retenir toute l'attention. Sortez les nœuds papillon. Lever de rideau à Santa Monica.<br /><br />La musique sera à la fête pour cette édition 1962. Alors, les organisateurs ont choisi une cantatrice et actrice pour lancer la cérémonie. Elle s'appelle Mary Costa. Elle vient du Tennessee. Il y a 3 ans, elle incarnait la princesse Aurore, dans le film de Disney "La Belle au bois dormant", à qui a prêté son incroyable voix. Ce soir, autre honneur, l'hymne national !<br /><br />Le moment est venu de dévoiler le meilleur film de l'année. En compétition :<br /><br />West Side Story de Robert Wise Fanny de Joshua Logan Les Canons de Navarone (The Guns of Navarone) de Carl Foreman L'Arnaqueur (The Hustler) de Robert Rossen Et Jugement à Nuremberg (Judgment at Nuremberg) de Stanley Kramer<br /><br />Qui va remporter l'Oscar ?<br /><br />« West Side Story » est né de la rencontre entre Robert Wise et Jerome Robbins, un chorégraphe de génie. Inspirés par Roméo et Juliette, ils transposent la tragédie dans le New York des années 1950, où deux gangs rivaux se disputent les rues de l’ouest de Manhattan. C'est un film, mais surtout une comédie musicale !<br /><br />“West Side Story” accouchera de chorégraphies époustouflantes, malgré une ambiance électrique durant le tournage. Sorti en 1961, le film bat tous les records de fréquentation en salle. D'ailleurs, en France, il restera cinq ans d’affilée à l’affiche au cinéma George V, à Paris.<br /><br />Mais il va surtout, ce soir-là, remporter 10 Oscars.<br /><br />Rétablissons, tout de même, une petite vérité historique sur l’une des actrices à l’affiche, Natalie Wood. Elle enregistre d’abord toutes ses chansons, convaincue d’interpréter Maria de bout en bout. Mais la production, jugeant sa voix insuffisante, fait appel en secret à la soprano Marni Nixon pour la doubler. L’illusion est parfaite : personne ne se doute alors que la célèbre comédienne ne chante pas vraiment.<br /><br />Cerise sur le gâteau : le film remportera aussi l'Oscar de la meilleure musique de film.<br /><br />Le 9 avril 1962 restera donc le happy d'une comédie musicale devenue un film culte, auquel Jacques Demy rendra hommage, quelques années plus tard, dans les Demoiselles de Rochefort, notamment dans cette chanson….]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c3e5831a397ec44852859f136739690d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1971 : Véronique Sanson enregistre son premier single et change de destin</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1971-veronique-sanson-enregistre-son-premier-single-et-change-de-destin--64214261</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er décembre 1971. Véronique Sanson enregistre son premier single. Un titre qu'elle a écrit, composé et arrangé elle-même, au piano. Elle ne le sait pas encore, mais ce titre va bouleverser sa vie... grâce à un homme qui a directement cru en elle. Il s'appelle Michel Berger et vient de livrer au public PUZZLE, un album instrumental pour « piano, orchestre symphonique et formation pop ».<br /><br />Au début de l'année 1971, Michel Berger est devenu directeur artistique chez WEA, une des toutes premières majors du disque. Elle réunit alors trois labels, Warner-Elektra-Atlantic. Véronique et lui se connaissent depuis quelques années, à l'époque où Berger était encore directeur artistique chez Pathé-Marconi. En 1969, Berger et Sanson sont en couple. Il l’aidera à publier son premier 45 tours, "Le Printemps est là". Une adaptation de "Sunny Goodge Street" de Donovan.<br /><br />Le succès ne sera pas au rendez-vous. Sanson continue alors d'écrire, de composer, notamment par Isabelle de Funès, la nièce de l'acteur.<br /><br />En 1971, sous la direction du producteur Bernard de Bosson, Michel Berger va mettre tout son poids pour soutenir l'envol de Véronique. Elle sera la première artiste française signée sous le label Elektra.<br /><br />Son album est prévu pour 1972, mais un premier single doit être prêt le plus rapidement possible. Ce titre, c'est "Besoin de personne".<br /><br />À l’époque, Véronique Sanson aspire à un style nouveau : des textes typés, engagés et portés par des harmonies pop plus anglo-saxonnes. Les paroles de "Besoin de personne" sont éloquentes. La chanson parle du désir d'indépendance, de la possibilité pour une femme de se suffire à elle-même. C'est une affirmation positive de l'autonomie des femmes, comme un défi lancé à l'époque.<br /><br />Elle chante avec une aisance déconcertante. Elle se confie alors à Denise Glaser.<br /><br />« Besoin de personne » semble couler de source. Le public applaudit : le 45 tours de se vend à plus de 100 000 exemplaires. Il sera le prélude à un premier album, “Amoureuse", qui sortira le 20 mars 1972.<br /><br />Alors oui, en ce happy day du 1er décembre 1971, on peut dire que le charme a finir par agir. De ce premier album, deux autres titres deviendront des classiques de son répertoire : "Comme je l'imagine" et "Chanson sur ma drôle de vie". Ce sera aussi la fin de l'histoire d'amour entre Berger et Sanson. Car en 1972, Sanson n'aura besoin de personne pour tomber amoureuse d’un Américain et… de l'Amérique...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64214261</guid><pubDate>Thu, 06 Feb 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64214261/312743_1971_veronique_sanson_enregistre_son_premier_single_et_change_de_destin.mp3" length="5474370" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er décembre 1971. Véronique Sanson enregistre son premier single. Un titre qu'elle a écrit, composé et arrangé elle-même, au piano. Elle ne le sait pas encore, mais ce titre va bouleverser sa vie... grâce à un homme qui a directement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er décembre 1971. Véronique Sanson enregistre son premier single. Un titre qu'elle a écrit, composé et arrangé elle-même, au piano. Elle ne le sait pas encore, mais ce titre va bouleverser sa vie... grâce à un homme qui a directement cru en elle. Il s'appelle Michel Berger et vient de livrer au public PUZZLE, un album instrumental pour « piano, orchestre symphonique et formation pop ».<br /><br />Au début de l'année 1971, Michel Berger est devenu directeur artistique chez WEA, une des toutes premières majors du disque. Elle réunit alors trois labels, Warner-Elektra-Atlantic. Véronique et lui se connaissent depuis quelques années, à l'époque où Berger était encore directeur artistique chez Pathé-Marconi. En 1969, Berger et Sanson sont en couple. Il l’aidera à publier son premier 45 tours, "Le Printemps est là". Une adaptation de "Sunny Goodge Street" de Donovan.<br /><br />Le succès ne sera pas au rendez-vous. Sanson continue alors d'écrire, de composer, notamment par Isabelle de Funès, la nièce de l'acteur.<br /><br />En 1971, sous la direction du producteur Bernard de Bosson, Michel Berger va mettre tout son poids pour soutenir l'envol de Véronique. Elle sera la première artiste française signée sous le label Elektra.<br /><br />Son album est prévu pour 1972, mais un premier single doit être prêt le plus rapidement possible. Ce titre, c'est "Besoin de personne".<br /><br />À l’époque, Véronique Sanson aspire à un style nouveau : des textes typés, engagés et portés par des harmonies pop plus anglo-saxonnes. Les paroles de "Besoin de personne" sont éloquentes. La chanson parle du désir d'indépendance, de la possibilité pour une femme de se suffire à elle-même. C'est une affirmation positive de l'autonomie des femmes, comme un défi lancé à l'époque.<br /><br />Elle chante avec une aisance déconcertante. Elle se confie alors à Denise Glaser.<br /><br />« Besoin de personne » semble couler de source. Le public applaudit : le 45 tours de se vend à plus de 100 000 exemplaires. Il sera le prélude à un premier album, “Amoureuse", qui sortira le 20 mars 1972.<br /><br />Alors oui, en ce happy day du 1er décembre 1971, on peut dire que le charme a finir par agir. De ce premier album, deux autres titres deviendront des classiques de son répertoire : "Comme je l'imagine" et "Chanson sur ma drôle de vie". Ce sera aussi la fin de l'histoire d'amour entre Berger et Sanson. Car en 1972, Sanson n'aura besoin de personne pour tomber amoureuse d’un Américain et… de l'Amérique...]]></itunes:summary><itunes:duration>228</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fadb82e5eb841050748ec6b3ec3de3d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1959 : La naissance de la Mini, une icône de l'automobile</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1959-la-naissance-de-la-mini-une-icone-de-l-automobile--64188680</link><description><![CDATA[Nous sommes le 26 août 1959. Happy day pour Alec Issigonis. Cet ingénieur britannique d'origine grecque travaille depuis trois ans sur un prototype qui peut enfin sortir du garage ce matin.<br /><br />Le projet est porté par la BMC. C'est une réponse à la crise du canal de Suez en 1956, qui avait entraîné une pénurie de carburant en Europe.<br /><br />Leonard Lord, patron de la British Motor Corporation (BMC), voulait une voiture économique, compacte mais capable de transporter quatre personnes. Et c'est ici qu'intervient notre ingénieur.<br /><br />C'est à lui qu'on doit un design révolutionnaire. Décliné en deux voitures : d'un côté, l'Austin Seven, de l'autre la Morris Mini-Minor. La seule différence, c'est la calandre.<br /><br />Six mois avant 1960, voilà que BMC vient d'inventer la Mini.<br /><br />Évidemment, cette information fait la Une des actualités Pathé britanniques !<br /><br />Avant d’être officiellement lancée, la Mini existait sous un prototype secret appelé "XC9003", que les ingénieurs surnommaient "The Orange Box" (la boîte orange) en raison de sa couleur.<br /><br />Un autre prototype, plus avancé, était surnommé "The Frog" (la grenouille), en raison de sa petite taille et de son allure trapue. D'ailleurs, la taille, parlons-on ! Issigonis voulait démontrer à quel point la Mini était compacte. Lors d’une démonstration, il place la voiture dans une boîte mesurant seulement 3 mètres de long. Les journalistes sont stupéfaits de voir que quatre adultes pouvaient malgré tout s’y asseoir (plus ou moins) confortablement.<br /><br />La première Mini n’a pas de vitres descendantes, mais des vitres coulissantes, ce qui permet d’économiser de l’espace dans les portières.<br /><br />Vitesse de pointe : 70 mph, c'est à dire environ 110 kmh.<br /><br />Car oui, l'idée est bien de rivaliser avec les voitures continentales, comprenez européennes. Le prix, est lui aussi, étudié pour vendre en masse. À son lancement en 1959, la Mini coûte 497 livres sterling (l’équivalent de 1 300 € actuels), ce qui en fait une voiture incroyablement abordable pour l’époque. Une stratégie un peu risquée, qui fait gagner des parts de marché à BMC... mais perdre de l'argent. En tout cas dans un premier temps.<br /><br />Car, même si la Mini était conçue comme une voiture économique pour les classes moyennes, elle est rapidement devenue un symbole assez chic. Dès 1960-61, Peter Sellers en possède une, tout comme Enzo Ferrari. Il l'utilise comme voiture personnelle pour se déplacer dans son usine. Et même la famille royale britannique l'adopte ! C'est dire la qualité !<br /><br />La voiture familiale parfaite, voilà notre ingénieur rhabillé pour toutes les années 60 en ce happy day du 26 août 1959. Et il n'est pas au bout de ses surprises. En 1961, l'ingénieur John Cooper voit le potentiel sportif de la Mini et crée une version améliorée : la Mini Cooper. Avec un moteur plus puissant et 55 chevaux, elle va pouvoir atteindre 135 km/h et dominer les rallyes.<br /><br />Autre fan inconditionnel de la Mini, George Harrison, qui peindra la sienne en rouge. Et en fera un véritable objet de collection. Oh, baby, you can drive my car. Yes, Mini's gonna be a star !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64188680</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64188680/312676_1959_la_naissance_de_la_mini_une_icone_de_l_automobile.mp3" length="5622327" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 26 août 1959. Happy day pour Alec Issigonis. Cet ingénieur britannique d'origine grecque travaille depuis trois ans sur un prototype qui peut enfin sortir du garage ce matin.

Le projet est porté par la BMC. C'est une réponse à la crise...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 26 août 1959. Happy day pour Alec Issigonis. Cet ingénieur britannique d'origine grecque travaille depuis trois ans sur un prototype qui peut enfin sortir du garage ce matin.<br /><br />Le projet est porté par la BMC. C'est une réponse à la crise du canal de Suez en 1956, qui avait entraîné une pénurie de carburant en Europe.<br /><br />Leonard Lord, patron de la British Motor Corporation (BMC), voulait une voiture économique, compacte mais capable de transporter quatre personnes. Et c'est ici qu'intervient notre ingénieur.<br /><br />C'est à lui qu'on doit un design révolutionnaire. Décliné en deux voitures : d'un côté, l'Austin Seven, de l'autre la Morris Mini-Minor. La seule différence, c'est la calandre.<br /><br />Six mois avant 1960, voilà que BMC vient d'inventer la Mini.<br /><br />Évidemment, cette information fait la Une des actualités Pathé britanniques !<br /><br />Avant d’être officiellement lancée, la Mini existait sous un prototype secret appelé "XC9003", que les ingénieurs surnommaient "The Orange Box" (la boîte orange) en raison de sa couleur.<br /><br />Un autre prototype, plus avancé, était surnommé "The Frog" (la grenouille), en raison de sa petite taille et de son allure trapue. D'ailleurs, la taille, parlons-on ! Issigonis voulait démontrer à quel point la Mini était compacte. Lors d’une démonstration, il place la voiture dans une boîte mesurant seulement 3 mètres de long. Les journalistes sont stupéfaits de voir que quatre adultes pouvaient malgré tout s’y asseoir (plus ou moins) confortablement.<br /><br />La première Mini n’a pas de vitres descendantes, mais des vitres coulissantes, ce qui permet d’économiser de l’espace dans les portières.<br /><br />Vitesse de pointe : 70 mph, c'est à dire environ 110 kmh.<br /><br />Car oui, l'idée est bien de rivaliser avec les voitures continentales, comprenez européennes. Le prix, est lui aussi, étudié pour vendre en masse. À son lancement en 1959, la Mini coûte 497 livres sterling (l’équivalent de 1 300 € actuels), ce qui en fait une voiture incroyablement abordable pour l’époque. Une stratégie un peu risquée, qui fait gagner des parts de marché à BMC... mais perdre de l'argent. En tout cas dans un premier temps.<br /><br />Car, même si la Mini était conçue comme une voiture économique pour les classes moyennes, elle est rapidement devenue un symbole assez chic. Dès 1960-61, Peter Sellers en possède une, tout comme Enzo Ferrari. Il l'utilise comme voiture personnelle pour se déplacer dans son usine. Et même la famille royale britannique l'adopte ! C'est dire la qualité !<br /><br />La voiture familiale parfaite, voilà notre ingénieur rhabillé pour toutes les années 60 en ce happy day du 26 août 1959. Et il n'est pas au bout de ses surprises. En 1961, l'ingénieur John Cooper voit le potentiel sportif de la Mini et crée une version améliorée : la Mini Cooper. Avec un moteur plus puissant et 55 chevaux, elle va pouvoir atteindre 135 km/h et dominer les rallyes.<br /><br />Autre fan inconditionnel de la Mini, George Harrison, qui peindra la sienne en rouge. Et en fera un véritable objet de collection. Oh, baby, you can drive my car. Yes, Mini's gonna be a star !]]></itunes:summary><itunes:duration>234</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33547f9bf25277412d6cef92f64809ed.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977: la veille de ses 20 ans, Marie Myriam gagne l'Eurovision</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-la-veille-de-ses-20-ans-marie-myriam-gagne-l-eurovision--64166884</link><description><![CDATA[Nous sommes le 7 mai 1977. Marie Myriam aura 20 ans demain. Ce soir, elle est retenue par un événement international qui la pétrifie. Elle va représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il se déroule cette année à Londres. <br /><br />Cette nomination est le résultat de plusieurs mois de travail acharné. En février 1977, elle fait partie des 14 candidats sélectionnés par TF1. Les demi-finales sont présentées par Yves Lecoq, Évelyne Leclercq et... Patrick Sébastien, avec qui elle se fiancera l'année suivante...<br /><br />Face à elle, ce soir-là, deux adversaires au féminin. Monique Pianéa et, l'une des favorites, “La Poupée” de Corinne Colbert.<br /><br />Le 6 mars 1977, c'est la finale. Grâce aux votes des téléspectateurs par téléphone, Marie Myriam est choisie comme représentante de la France au Concours Eurovision, juste devant Corinne Colbert... <br /><br />Pour Marie Myriam, le pire reste à venir. Cette perspective la rend tellement nerveuse, qu'elle ne peut empêcher ses mains de trembler, y compris pendant les répétitions. <br /><br />Répétitions qui ne se passent pas comme prévu. Sa voix n'est pas à son meilleur niveau. Conséquence, elle s'écroule auprès des bookmakers. <br /><br />Et puis, miracle, le direct s'impose à elle.<br /><br />Avant son passage, ses choristes doivent changer leurs robes, parce qu'elles sont trop transparentes. Marie Myriam est déjà angoissée. Voilà qu'elle doit passer sur la scène en dix-huitième et dernière position. <br /><br />Sous la direction du chef d'orchestre Raymond Donnez, plus question de reculer. Elle chante les deux premières phrases a cappella.<br /><br />D'abord timorée, la prestation gagne en puissance au gré des mesures et le final est majestueux. Mais c'est trop, trop de pression, trop de stress pour la chanteuse de 19 ans. <br /><br />À partir ce moment, elle y croit et n'y croit plus vraiment. Et pourtant, au terme du vote final, elle va remporter le concours avec 136 points. Mention spéciale pour les 12 points attribués par la Suisse, par l'Allemagne et la Finlande. <br /><br />Marie Myriam s'impose devant le Royaume-Uni, l'Irlande, mais surtout Monaco, qui a choisi Michèle Torr cette année-là. Avec, comble de l'ironie pour le rocher, une chanson qui s'intitule "Une petite française".<br /><br />Ce 7 mai 1977 restera bien le happy day de Marie Myriam. La petite fille née au Congo belge, offre à la France sa cinquième victoire dans le Concours Eurovision de la chanson. <br /><br />Alors qu'elle doit regagner la scène pour recevoir son prix, un cadreur de la BBC chute sur le tapis. Marie, en pleurs, l'aide à se relever pendant que présentatrice doit meubler l'antenne. <br /><br />Voilà, sa carrière est lancée. Elle déclarera d'ailleurs, bien plus tard : « J'allais en bus à Wembley, je suis rentrée de l'Eurovision en Rolls. » L'Oiseau et l'Enfant sera un immense succès, en français, en anglais, allemand, italien, espagnol et portugais. La preuve de l'immense pouvoir de l'Eurovision en 1977.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64166884</guid><pubDate>Tue, 04 Feb 2025 08:12:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64166884/312543_1977_la_veille_de_ses_20_ans_marie_myriam_gagne_l_eurovision.mp3" length="6345815" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 7 mai 1977. Marie Myriam aura 20 ans demain. Ce soir, elle est retenue par un événement international qui la pétrifie. Elle va représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il se déroule cette année à Londres. 

Cette...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 7 mai 1977. Marie Myriam aura 20 ans demain. Ce soir, elle est retenue par un événement international qui la pétrifie. Elle va représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il se déroule cette année à Londres. <br /><br />Cette nomination est le résultat de plusieurs mois de travail acharné. En février 1977, elle fait partie des 14 candidats sélectionnés par TF1. Les demi-finales sont présentées par Yves Lecoq, Évelyne Leclercq et... Patrick Sébastien, avec qui elle se fiancera l'année suivante...<br /><br />Face à elle, ce soir-là, deux adversaires au féminin. Monique Pianéa et, l'une des favorites, “La Poupée” de Corinne Colbert.<br /><br />Le 6 mars 1977, c'est la finale. Grâce aux votes des téléspectateurs par téléphone, Marie Myriam est choisie comme représentante de la France au Concours Eurovision, juste devant Corinne Colbert... <br /><br />Pour Marie Myriam, le pire reste à venir. Cette perspective la rend tellement nerveuse, qu'elle ne peut empêcher ses mains de trembler, y compris pendant les répétitions. <br /><br />Répétitions qui ne se passent pas comme prévu. Sa voix n'est pas à son meilleur niveau. Conséquence, elle s'écroule auprès des bookmakers. <br /><br />Et puis, miracle, le direct s'impose à elle.<br /><br />Avant son passage, ses choristes doivent changer leurs robes, parce qu'elles sont trop transparentes. Marie Myriam est déjà angoissée. Voilà qu'elle doit passer sur la scène en dix-huitième et dernière position. <br /><br />Sous la direction du chef d'orchestre Raymond Donnez, plus question de reculer. Elle chante les deux premières phrases a cappella.<br /><br />D'abord timorée, la prestation gagne en puissance au gré des mesures et le final est majestueux. Mais c'est trop, trop de pression, trop de stress pour la chanteuse de 19 ans. <br /><br />À partir ce moment, elle y croit et n'y croit plus vraiment. Et pourtant, au terme du vote final, elle va remporter le concours avec 136 points. Mention spéciale pour les 12 points attribués par la Suisse, par l'Allemagne et la Finlande. <br /><br />Marie Myriam s'impose devant le Royaume-Uni, l'Irlande, mais surtout Monaco, qui a choisi Michèle Torr cette année-là. Avec, comble de l'ironie pour le rocher, une chanson qui s'intitule "Une petite française".<br /><br />Ce 7 mai 1977 restera bien le happy day de Marie Myriam. La petite fille née au Congo belge, offre à la France sa cinquième victoire dans le Concours Eurovision de la chanson. <br /><br />Alors qu'elle doit regagner la scène pour recevoir son prix, un cadreur de la BBC chute sur le tapis. Marie, en pleurs, l'aide à se relever pendant que présentatrice doit meubler l'antenne. <br /><br />Voilà, sa carrière est lancée. Elle déclarera d'ailleurs, bien plus tard : « J'allais en bus à Wembley, je suis rentrée de l'Eurovision en Rolls. » L'Oiseau et l'Enfant sera un immense succès, en français, en anglais, allemand, italien, espagnol et portugais. La preuve de l'immense pouvoir de l'Eurovision en 1977.]]></itunes:summary><itunes:duration>265</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4e8719de915371f5de24ddf776dcf8e8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978: Capitaine Flam, tu n'es pas de notre galaxie !</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-capitaine-flam-tu-n-es-pas-de-notre-galaxie--64080762</link><description><![CDATA[Nous sommes le 7 novembre 1978. Happy Day pour les enfants japonais. Ils découvrent sur NHK une nouvelle série de science-fiction… produite par le studio Toei Animation. Il s'agit de l'adaptation des romans "Capitaine Futur" d'Edmond Hamilton. <br /><br />Non, ce générique n'est pas très science fiction, mais c'était la volonté de la chaîne NHK. Ce sont deux chansons romantiques qui sont choisies, au début et à la fin de chaque épisode de 30 minutes.<br /><br />Mais de quoi ça parle ? Ce sont les aventures de Curtis Newton, un orphelin élevé par un robot, un androïde et un cerveau vivant dans une enceinte de verre. À bord de son vaisseau, le Cyberlab, notre personnage sillonne l’espace pour maintenir la paix dans le système solaire.<br /><br />Je vous parlais donc bien de « Capitaine Flam », un dessin animé révolutionnaire pour l’époque, où l’héroïsme galactique se conjugue avec la curiosité scientifique. Si la série est diffusée dès novembre 1978 au Japon, ce seront les Canadiens francophones qui la verront en primeur en septembre 1980, puis TF1 l'adoptera en janvier 1981 dans les Visiteurs du mercredi. En Belgique, il faudra même attendre Lollipop pour se délecter des 52 épisodes du capitaine Flam. 52, comme les semaines de l'année, pas un de plus !<br /><br />Cette voix française est celle de Philippe Ogouz, qui est aussi la voix de Patrick Duffy (Bobby Ewing) dans Dallas. Oui, le 7 novembre 1978 restera comme le happy day d'une série qui va marquer plusieurs générations !<br /><br />Quant au générique français, il deviendra tellement célèbre dans les années 80 qu'il atteindra le stade ultime : il sera diffusé dans les boîtes de nuit entre Gilbert Montagné et Boney M !<br /><br />Capitaine Flam tu n'es pas De notre galaxie Mais du fond de la nuit D'aussi loin que l'infini Tu descends jusqu'ici Pour sauver tous les hommes<br /><br />Ce générique signé Roger Dumas sur une musique de Jean-Jacques Debout nous aura tout de même fait connaître l'incroyable voix de Richard Simon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64080762</guid><pubDate>Mon, 03 Feb 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64080762/312400_1978_capitaine_flam_tu_n_es_pas_de_notre_galaxie.mp3" length="7753292" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 7 novembre 1978. Happy Day pour les enfants japonais. Ils découvrent sur NHK une nouvelle série de science-fiction… produite par le studio Toei Animation. Il s'agit de l'adaptation des romans "Capitaine Futur" d'Edmond Hamilton. 

Non,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 7 novembre 1978. Happy Day pour les enfants japonais. Ils découvrent sur NHK une nouvelle série de science-fiction… produite par le studio Toei Animation. Il s'agit de l'adaptation des romans "Capitaine Futur" d'Edmond Hamilton. <br /><br />Non, ce générique n'est pas très science fiction, mais c'était la volonté de la chaîne NHK. Ce sont deux chansons romantiques qui sont choisies, au début et à la fin de chaque épisode de 30 minutes.<br /><br />Mais de quoi ça parle ? Ce sont les aventures de Curtis Newton, un orphelin élevé par un robot, un androïde et un cerveau vivant dans une enceinte de verre. À bord de son vaisseau, le Cyberlab, notre personnage sillonne l’espace pour maintenir la paix dans le système solaire.<br /><br />Je vous parlais donc bien de « Capitaine Flam », un dessin animé révolutionnaire pour l’époque, où l’héroïsme galactique se conjugue avec la curiosité scientifique. Si la série est diffusée dès novembre 1978 au Japon, ce seront les Canadiens francophones qui la verront en primeur en septembre 1980, puis TF1 l'adoptera en janvier 1981 dans les Visiteurs du mercredi. En Belgique, il faudra même attendre Lollipop pour se délecter des 52 épisodes du capitaine Flam. 52, comme les semaines de l'année, pas un de plus !<br /><br />Cette voix française est celle de Philippe Ogouz, qui est aussi la voix de Patrick Duffy (Bobby Ewing) dans Dallas. Oui, le 7 novembre 1978 restera comme le happy day d'une série qui va marquer plusieurs générations !<br /><br />Quant au générique français, il deviendra tellement célèbre dans les années 80 qu'il atteindra le stade ultime : il sera diffusé dans les boîtes de nuit entre Gilbert Montagné et Boney M !<br /><br />Capitaine Flam tu n'es pas De notre galaxie Mais du fond de la nuit D'aussi loin que l'infini Tu descends jusqu'ici Pour sauver tous les hommes<br /><br />Ce générique signé Roger Dumas sur une musique de Jean-Jacques Debout nous aura tout de même fait connaître l'incroyable voix de Richard Simon.]]></itunes:summary><itunes:duration>323</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/05886dfca1578501419eb9d16c642fa6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1963 : Salvatore Adamo entre en scène avec "Sans toi ma mie"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1963-salvatore-adamo-entre-en-scene-avec-sans-toi-ma-mie--64039466</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1963. Happy Day pour un tout jeune auteur-compositeur-interprète de vingt ans, encore inconnu du grand public. Il va bientôt enregistrer le titre qui fera basculer sa vie, trois ans après avoir remporté le prestigieux concours de Radio Luxembourg avec "La première fois que je t'ai vue".<br /><br />Tendez l'oreille, c'est une pièce rare.<br /><br />Salvatore Adamo naît en Sicile, à Comiso, le 1ᵉʳ novembre 1943. Pendant sept ans, il est fils unique. Son père, Antonio, répare des puits, sa mère, Concetta, femme au foyer. En 1947, la famille quitte l’Italie pour la Belgique. Pour éviter à leur fils de suivre la voie minière, ses parents l’orientent vers le journalisme. Élève solitaire et travailleur, Salvatore voit la famille s’agrandir : sept frères et sœurs naîtront entre 1950 et 1960, année où il remportera donc le concours de Radio Luxembourg.<br /><br />Aux yeux de la profession, ce n'est pourtant pas gagné d'avance. Ce qui joue contre lui, c'est sa voix. Comme il l'ironisera, quelques années plus tard, dans une interview avec Denise Glaser...<br /><br />Retour en 1963. Le jour même où il doit enregistrer son premier disque, il est censé passer un examen en journalisme. Le professeur refuse tout aménagement et lui inflige un zéro. Ironie du sort, ce coup du destin l’encourage à se tourner définitivement vers la chanson. Et vers sa première chanson, "Sans toi ma mie".<br /><br />Le titre sort le 1er janvier, mais l’accueil est plutôt timide. Les radios ne sont pas convaincues par la voix particulière d’Adamo — on la qualifie même de « désagréable ». Les ventes stagnent. Mais voilà, les Italiens sont coriaces. Tout comme celui de Frédéric François, son papa est convaincu du potentiel de la chanson. Il démarche salles de spectacle, labels et, surtout, mise tout sur les juke-box installés dans les cafés. Et là, la magie opère : petit à petit, les gens se mettent à réclamer la chanson en radio.<br /><br />Le succès finit par éclater. « Sans toi ma mie » reste plus de six mois dans les classements de 45 tours. Le 1er janvier 1963 restera donc le Happy Day d'un chanteur et de son père.<br /><br />Quand on demande à Adamo les raisons de son succès, il répond avec beaucoup de modestie « J’ai sans doute gagné un concours de circonstances. J’étais là avec les chansons qu’il fallait au bon moment. Je ne sais pas à quoi ça tient. Je connais des tas d’artistes intrinsèquement plus talentueux que moi qui sont restés dans l’ombre. Il y a vraisemblablement le coup de pouce du destin. » Le destin, parlons-en : cette année-là, en 1963, grâce à Annie Cordy... il fera sa première télé. Le reste relève, à partir de ce moment-là, du talent de durer…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64039466</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2025 05:53:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64039466/312329_1963_salvatore_adamo_entre_en_scene_avec_sans_toi_ma_mie.mp3" length="5746461" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1963. Happy Day pour un tout jeune auteur-compositeur-interprète de vingt ans, encore inconnu du grand public. Il va bientôt enregistrer le titre qui fera basculer sa vie, trois ans après avoir remporté le prestigieux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1963. Happy Day pour un tout jeune auteur-compositeur-interprète de vingt ans, encore inconnu du grand public. Il va bientôt enregistrer le titre qui fera basculer sa vie, trois ans après avoir remporté le prestigieux concours de Radio Luxembourg avec "La première fois que je t'ai vue".<br /><br />Tendez l'oreille, c'est une pièce rare.<br /><br />Salvatore Adamo naît en Sicile, à Comiso, le 1ᵉʳ novembre 1943. Pendant sept ans, il est fils unique. Son père, Antonio, répare des puits, sa mère, Concetta, femme au foyer. En 1947, la famille quitte l’Italie pour la Belgique. Pour éviter à leur fils de suivre la voie minière, ses parents l’orientent vers le journalisme. Élève solitaire et travailleur, Salvatore voit la famille s’agrandir : sept frères et sœurs naîtront entre 1950 et 1960, année où il remportera donc le concours de Radio Luxembourg.<br /><br />Aux yeux de la profession, ce n'est pourtant pas gagné d'avance. Ce qui joue contre lui, c'est sa voix. Comme il l'ironisera, quelques années plus tard, dans une interview avec Denise Glaser...<br /><br />Retour en 1963. Le jour même où il doit enregistrer son premier disque, il est censé passer un examen en journalisme. Le professeur refuse tout aménagement et lui inflige un zéro. Ironie du sort, ce coup du destin l’encourage à se tourner définitivement vers la chanson. Et vers sa première chanson, "Sans toi ma mie".<br /><br />Le titre sort le 1er janvier, mais l’accueil est plutôt timide. Les radios ne sont pas convaincues par la voix particulière d’Adamo — on la qualifie même de « désagréable ». Les ventes stagnent. Mais voilà, les Italiens sont coriaces. Tout comme celui de Frédéric François, son papa est convaincu du potentiel de la chanson. Il démarche salles de spectacle, labels et, surtout, mise tout sur les juke-box installés dans les cafés. Et là, la magie opère : petit à petit, les gens se mettent à réclamer la chanson en radio.<br /><br />Le succès finit par éclater. « Sans toi ma mie » reste plus de six mois dans les classements de 45 tours. Le 1er janvier 1963 restera donc le Happy Day d'un chanteur et de son père.<br /><br />Quand on demande à Adamo les raisons de son succès, il répond avec beaucoup de modestie « J’ai sans doute gagné un concours de circonstances. J’étais là avec les chansons qu’il fallait au bon moment. Je ne sais pas à quoi ça tient. Je connais des tas d’artistes intrinsèquement plus talentueux que moi qui sont restés dans l’ombre. Il y a vraisemblablement le coup de pouce du destin. » Le destin, parlons-en : cette année-là, en 1963, grâce à Annie Cordy... il fera sa première télé. Le reste relève, à partir de ce moment-là, du talent de durer…]]></itunes:summary><itunes:duration>240</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3cba0de03ad68d75297de7c86a8306d4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1975, Chantal Goya marque l’Histoire avec "Adieu les jolis foulards"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1975-chantal-goya-marque-l-histoire-avec-adieu-les-jolis-foulards--63960597</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 mai 1975. Ce soir, l'émission Numéro 1 de Maritie et Gilbert Carpentier est consacrée à Carlos. Jean-Jacques Debout a composé une chanson pour Brigitte Bardot. Mais rien, absolument rien ne va se dérouler comme prévu. Bardot devra se contenter d'une apparition dans les pages de publicité télé... En ce moment, elle vante les atouts d'Air France !<br /><br />Pour Jean-Jacques Debout, c'est la déception totale. Il a planifié un beau duo dans l’émission, mais, à la dernière minute, Brigitte Bardot déclare forfait à cause d’une grippe.<br /><br />Incompréhension, coup de stress, mais surtout lucidité : l’émission est en direct, il faut trouver une solution. Jean-Jacques Debout va, très rapidement, trouver un plan B... et pour cela, il va se tourner vers... son épouse. Chantal Goya n'est pas une inconnue au bataillon. On l'a vue, par exemple, dans un film de Jean-Luc Godard, Masculin féminin, en 1966. Elle y a même chanté.<br /><br />Retour au 10 mai 1975. Jean-Jacques Debout compose en un éclair une chanson qu’il propose à sa femme pour remplacer la séquence de Bardot. Celle-ci accepte, presque sur un coup de tête. Cette chanson s'appelle «Adieu les jolis foulards».<br /><br />Chantal est née à Saïgon, en 1942, dans la plantation de son père. La famille quitte l'Indochine en 1946. Dans l'émission Numéro 1, Debout va lui offrir un texte qui parle de souvenirs lointains, mais déplacer ces souvenirs.. en Martinique. C'est le temps des adieux...<br /><br />Le soir de l’émission et le lendemain, le standard de TF1 est inondé d’appels. Chantal ne comprend pas encore ce qui est en train de se passer. Jean-Jacques Debout est très lucide. Cela ressemble au début d'une carrière pour celle qui voulait au départ devenir journaliste et a arrêté la chanson à la fin des années 60 pour élever ses enfants.<br /><br />Jean-Jacques Debout sort le disque dans la foulée. Et quelques mois plus tard, Chantal Goya signe un contrat de cinq ans chez RCA. C'est l’année suivante que sortira son premier album, "Voulez-vous danser grand-mère ?". Je m'en souviens très bien, on me la faisait chanter, tout petit, dans le café de ma grand-mère...<br /><br />Le 10 mai 1975, Chantal Goya ne le sait pas encore, mais devient le Happy Day qui aura inscrit la petite fille de Saigon dans le cœur de tous les francophones, sur un air qui nous rappelle, combien la vie était belle, une grippe, un contretemps, et voilà comment le hasard s'empare du destin...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63960597</guid><pubDate>Thu, 30 Jan 2025 08:07:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63960597/312161_1975_chantal_goya_marque_l_histoire_avec_adieu_les_jolis_foulards.mp3" length="9115326" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 mai 1975. Ce soir, l'émission Numéro 1 de Maritie et Gilbert Carpentier est consacrée à Carlos. Jean-Jacques Debout a composé une chanson pour Brigitte Bardot. Mais rien, absolument rien ne va se dérouler comme prévu. Bardot devra se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 mai 1975. Ce soir, l'émission Numéro 1 de Maritie et Gilbert Carpentier est consacrée à Carlos. Jean-Jacques Debout a composé une chanson pour Brigitte Bardot. Mais rien, absolument rien ne va se dérouler comme prévu. Bardot devra se contenter d'une apparition dans les pages de publicité télé... En ce moment, elle vante les atouts d'Air France !<br /><br />Pour Jean-Jacques Debout, c'est la déception totale. Il a planifié un beau duo dans l’émission, mais, à la dernière minute, Brigitte Bardot déclare forfait à cause d’une grippe.<br /><br />Incompréhension, coup de stress, mais surtout lucidité : l’émission est en direct, il faut trouver une solution. Jean-Jacques Debout va, très rapidement, trouver un plan B... et pour cela, il va se tourner vers... son épouse. Chantal Goya n'est pas une inconnue au bataillon. On l'a vue, par exemple, dans un film de Jean-Luc Godard, Masculin féminin, en 1966. Elle y a même chanté.<br /><br />Retour au 10 mai 1975. Jean-Jacques Debout compose en un éclair une chanson qu’il propose à sa femme pour remplacer la séquence de Bardot. Celle-ci accepte, presque sur un coup de tête. Cette chanson s'appelle «Adieu les jolis foulards».<br /><br />Chantal est née à Saïgon, en 1942, dans la plantation de son père. La famille quitte l'Indochine en 1946. Dans l'émission Numéro 1, Debout va lui offrir un texte qui parle de souvenirs lointains, mais déplacer ces souvenirs.. en Martinique. C'est le temps des adieux...<br /><br />Le soir de l’émission et le lendemain, le standard de TF1 est inondé d’appels. Chantal ne comprend pas encore ce qui est en train de se passer. Jean-Jacques Debout est très lucide. Cela ressemble au début d'une carrière pour celle qui voulait au départ devenir journaliste et a arrêté la chanson à la fin des années 60 pour élever ses enfants.<br /><br />Jean-Jacques Debout sort le disque dans la foulée. Et quelques mois plus tard, Chantal Goya signe un contrat de cinq ans chez RCA. C'est l’année suivante que sortira son premier album, "Voulez-vous danser grand-mère ?". Je m'en souviens très bien, on me la faisait chanter, tout petit, dans le café de ma grand-mère...<br /><br />Le 10 mai 1975, Chantal Goya ne le sait pas encore, mais devient le Happy Day qui aura inscrit la petite fille de Saigon dans le cœur de tous les francophones, sur un air qui nous rappelle, combien la vie était belle, une grippe, un contretemps, et voilà comment le hasard s'empare du destin...]]></itunes:summary><itunes:duration>228</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/57ad3da09922a23d3be653f40afd9eb2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1963, Carmen Curlers et la révolution du bigoudi électrique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1963-carmen-curlers-et-la-revolution-du-bigoudi-electrique--63960563</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1963. Happy Day pour un jeune entrepreneur danois, Arne Bybjerg (AHNE BUE-BIIIR). Ce dernier tombe, par petite annonce interposée, sur une invention inattendue : un prototype de bigoudi électrique. Dans le monde de la mise en plis traditionnelle, avec de longs séchages et d’interminables séances sous casque, cette curiosité a de quoi surprendre. Pourtant, Arne en est convaincu : ce rouleau chauffant peut révolutionner la coiffure. Ah, le bruit enivrant du séchage des cheveux dans un salon de coiffure…<br /><br />Malmené dans son enfance, notre Arne a soif de reconnaissance et rêve de prouver son talent. En lisant une petite annonce parlant d’un « bigoudi électrique », il flaire le potentiel d'une invention inédite. Il consacre le peu d’argent qu’il possède à développer et peaufiner cet objet pourtant si banal au premier abord : le bigoudi.<br /><br />Aux yeux de la société danoise, Arne est considéré comme un fou. Les dettes s’accumulent, personne ne croit qu’un simple rouleau capable de chauffer puisse changer le destin des femmes et de la coiffure. Mais notre inventeur persiste. Il réunit autour de lui des femmes au foyer, des agricultrices, leur proposant un emploi d’assemblage et de commercialisation du fameux bigoudi électrique. Ainsi naît l’ébauche de Carmen Curlers...<br /><br />Carmen Curlers, son entreprise, comptera bientôt 3 500 employés, principalement des femmes, créant un succès fou et une indépendance nouvelle pour beaucoup d’entre elles. Et pourtant, les bigoudis, ce n'est rien de très nouveau. Ils existent depuis le 19e siècle. Les premiers étaient des rouleaux de plomb minuscules recouverts de fibres de cuir. Une fois chaussés, ils permettaient de friser les cheveux et leur donner du volume. Avec Carmen Curlers, on passe au plastique, toujours sous sa forme cylindrique. Il suffit d'enrouler les mèches dessus et de les fixer avec une petite aiguille. Et la pub va s'en donner à coeur joie !<br /><br />Du jaune au rose fluo, le bigoudi va évoluer avec le temps et connaître son apogée dans les années 70 grâce au séchoirs-casques. Les femmes pourront même porter le bigoudi durant la nuit, en mousse souple avant d'autres modèles... recouverts de Velcro. Oh, que ce fut un happy day en 1963 pour notre génie danois. Ses bigoudis électriques deviendront un succès phénoménal partout dans le monde. Si bien qu'en 1969, il vendra sa société à American Clairol avant de déménager en Australie... c'était son rêve et il l'a réalisé...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63960563</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 08:04:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63960563/312160_1963_carmen_curlers_et_la_revolution_du_bigoudi_electrique.mp3" length="4451206" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1963. Happy Day pour un jeune entrepreneur danois, Arne Bybjerg (AHNE BUE-BIIIR). Ce dernier tombe, par petite annonce interposée, sur une invention inattendue : un prototype de bigoudi électrique. Dans le monde de la mise en plis...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1963. Happy Day pour un jeune entrepreneur danois, Arne Bybjerg (AHNE BUE-BIIIR). Ce dernier tombe, par petite annonce interposée, sur une invention inattendue : un prototype de bigoudi électrique. Dans le monde de la mise en plis traditionnelle, avec de longs séchages et d’interminables séances sous casque, cette curiosité a de quoi surprendre. Pourtant, Arne en est convaincu : ce rouleau chauffant peut révolutionner la coiffure. Ah, le bruit enivrant du séchage des cheveux dans un salon de coiffure…<br /><br />Malmené dans son enfance, notre Arne a soif de reconnaissance et rêve de prouver son talent. En lisant une petite annonce parlant d’un « bigoudi électrique », il flaire le potentiel d'une invention inédite. Il consacre le peu d’argent qu’il possède à développer et peaufiner cet objet pourtant si banal au premier abord : le bigoudi.<br /><br />Aux yeux de la société danoise, Arne est considéré comme un fou. Les dettes s’accumulent, personne ne croit qu’un simple rouleau capable de chauffer puisse changer le destin des femmes et de la coiffure. Mais notre inventeur persiste. Il réunit autour de lui des femmes au foyer, des agricultrices, leur proposant un emploi d’assemblage et de commercialisation du fameux bigoudi électrique. Ainsi naît l’ébauche de Carmen Curlers...<br /><br />Carmen Curlers, son entreprise, comptera bientôt 3 500 employés, principalement des femmes, créant un succès fou et une indépendance nouvelle pour beaucoup d’entre elles. Et pourtant, les bigoudis, ce n'est rien de très nouveau. Ils existent depuis le 19e siècle. Les premiers étaient des rouleaux de plomb minuscules recouverts de fibres de cuir. Une fois chaussés, ils permettaient de friser les cheveux et leur donner du volume. Avec Carmen Curlers, on passe au plastique, toujours sous sa forme cylindrique. Il suffit d'enrouler les mèches dessus et de les fixer avec une petite aiguille. Et la pub va s'en donner à coeur joie !<br /><br />Du jaune au rose fluo, le bigoudi va évoluer avec le temps et connaître son apogée dans les années 70 grâce au séchoirs-casques. Les femmes pourront même porter le bigoudi durant la nuit, en mousse souple avant d'autres modèles... recouverts de Velcro. Oh, que ce fut un happy day en 1963 pour notre génie danois. Ses bigoudis électriques deviendront un succès phénoménal partout dans le monde. Si bien qu'en 1969, il vendra sa société à American Clairol avant de déménager en Australie... c'était son rêve et il l'a réalisé...]]></itunes:summary><itunes:duration>186</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5676cf5af4b1d5c6b994ce7e7f96b83d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Décembre 1961, Dalida triomphe sur la scène de l’Olympia</title><link>https://www.spreaker.com/episode/decembre-1961-dalida-triomphe-sur-la-scene-de-l-olympia--63873527</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 décembre 1961. Sur la scène de l'Olympia, le Happy Day n’est pas gagné d’avance. Dalida doit défendre son titre de Madone. C'est quitte ou double. Il faut dire que l'année a été tumultueuse. Certes, le soleil finit toujours par briller, mais pour cela, il faut un bon orage….<br /><br />Le 8 avril 1961, Dalida épouse Lucien Morisse. Elle obtient alors enfin la nationalité française. Son mari n'est autre que le directeur des programmes d'Europe numéro 1, mais aussi le fondateur du label Disc'AZ. Un label dont les bureaux sont ceux... de la radio privée. C'est lui qui importe en France le concept américain de playlist, c'est à dire la multi-diffusion d'un titre afin d'en faire un tube. Lucien Morisse fait la pluie et le beau temps dans le monde de la musique. Il a découvert Petula Clark, Christophe, Pascal Danel et un certain Michel Polnareff. Pour Dalida, ce n'est pas ce que l’on peut appeler un mariage d'amour, mais plutôt un remerciement pour celui qui a fait d'elle une vedette. Pourtant, le 8 avril 1961…<br /><br />Je vous parlais des orages de la vie. Et pour cause. Au festival de Cannes, où les photographes ne manquent aucun geste des jeunes mariés, Dalida fait une rencontre impromptue, inattendue. Celle d'un jeune peintre. Il s'appelle Jean Sobieski. Un seul baiser suffira, capturé au téléobjectif, pour changer le regard que la profession porte alors sur Dalida. Le public est plus mesuré. D'accord, on la siffle ça et là durant ses vacances, mais le problème principal s'appelle Lucien Morisse. Des clans vont se former, la presse se déchaîner. Peu importe, Dalida est tombée ,amoureuse. Jean Sobieski se souvient très bien d'elle, en 1961...<br /><br />Il n'y a pas d'amour heureux, dit-on. Dalida portera ce fardeau durant plusieurs mois, jusqu'en décembre 1961, sur la scène de l'Olympia. Le public est là, mais dans l'expectative. Le concert s'ouvre sur trois chansons légères. Puis, comme une forme de confession au tribunal, elle expose sa version des faits : « Je ne sais pas pourquoi je vivais. Je ne savais pas à quoi je pensais. Maintenant, je le sais. »<br /><br />Le public se lève, se dresse, unanime, comme un seul homme, touché en plein cœur par cette sincérité, débordante, crue, nue. En ce happy day du 8 décembre 1961, Dalida se sent vivre, parce qu'elle aime et parce qu'elle est aimée de Jean Sobieski....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63873527</guid><pubDate>Tue, 28 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63873527/311974_decembre_1961_dalida_triomphe_sur_la_scene_de_l_olympia.mp3" length="7517563" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 décembre 1961. Sur la scène de l'Olympia, le Happy Day n’est pas gagné d’avance. Dalida doit défendre son titre de Madone. C'est quitte ou double. Il faut dire que l'année a été tumultueuse. Certes, le soleil finit toujours par...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 décembre 1961. Sur la scène de l'Olympia, le Happy Day n’est pas gagné d’avance. Dalida doit défendre son titre de Madone. C'est quitte ou double. Il faut dire que l'année a été tumultueuse. Certes, le soleil finit toujours par briller, mais pour cela, il faut un bon orage….<br /><br />Le 8 avril 1961, Dalida épouse Lucien Morisse. Elle obtient alors enfin la nationalité française. Son mari n'est autre que le directeur des programmes d'Europe numéro 1, mais aussi le fondateur du label Disc'AZ. Un label dont les bureaux sont ceux... de la radio privée. C'est lui qui importe en France le concept américain de playlist, c'est à dire la multi-diffusion d'un titre afin d'en faire un tube. Lucien Morisse fait la pluie et le beau temps dans le monde de la musique. Il a découvert Petula Clark, Christophe, Pascal Danel et un certain Michel Polnareff. Pour Dalida, ce n'est pas ce que l’on peut appeler un mariage d'amour, mais plutôt un remerciement pour celui qui a fait d'elle une vedette. Pourtant, le 8 avril 1961…<br /><br />Je vous parlais des orages de la vie. Et pour cause. Au festival de Cannes, où les photographes ne manquent aucun geste des jeunes mariés, Dalida fait une rencontre impromptue, inattendue. Celle d'un jeune peintre. Il s'appelle Jean Sobieski. Un seul baiser suffira, capturé au téléobjectif, pour changer le regard que la profession porte alors sur Dalida. Le public est plus mesuré. D'accord, on la siffle ça et là durant ses vacances, mais le problème principal s'appelle Lucien Morisse. Des clans vont se former, la presse se déchaîner. Peu importe, Dalida est tombée ,amoureuse. Jean Sobieski se souvient très bien d'elle, en 1961...<br /><br />Il n'y a pas d'amour heureux, dit-on. Dalida portera ce fardeau durant plusieurs mois, jusqu'en décembre 1961, sur la scène de l'Olympia. Le public est là, mais dans l'expectative. Le concert s'ouvre sur trois chansons légères. Puis, comme une forme de confession au tribunal, elle expose sa version des faits : « Je ne sais pas pourquoi je vivais. Je ne savais pas à quoi je pensais. Maintenant, je le sais. »<br /><br />Le public se lève, se dresse, unanime, comme un seul homme, touché en plein cœur par cette sincérité, débordante, crue, nue. En ce happy day du 8 décembre 1961, Dalida se sent vivre, parce qu'elle aime et parce qu'elle est aimée de Jean Sobieski....]]></itunes:summary><itunes:duration>313</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1cb48a12a4c548a902336139eee1785f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1977: "Orca", le thriller aquatique de Michael Anderson est dévoilé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1977-orca-le-thriller-aquatique-de-michael-anderson-est-devoile--63873517</link><description><![CDATA[Nous sommes le 7 décembre 1977. Happy Day pour Michael Anderson. Deux ans après l’incroyable succès des "Dents de la mer", le réalisateur dévoile un nouveau film aquatique qui va donner des frissons à la planète entière : il s’intitule « Orca ».<br /><br />Cette fois, le danger ne vient pas d’un requin blanc, mais (comme son nom l’indique en version originale) d’un orque prêt à tout pour défendre sa famille. Le tournage se déroule en partie à Malte, à Redwood City en Californie, ainsi que dans une petite ville de province de Terre-Neuve-et-Labrador au Canada, entre juin et octobre 1976.<br /><br />C'est un coproduction entre l'Italie et la Grande-Bretagne. À l'affiche, Charlotte Rampling.<br /><br />L'histoire est celle du capitaine Nolan. Il revend les animaux qu'il capture à des aquariums. Un jour, il rencontre Rachel (campée par Charlotte Rampling), professeur d'université passionnée par les orques. Nolan se met alors en tête d'attraper un de ces animaux. En tentant de capturer l'animal, il blesse mortellement l'orque femelle qui était sur le point de mettre bas.<br /><br />Autant dire que le mâle, furieux, va prendre en chasse le bateau du capitaine et le poursuivre jusqu'à ce qu'il obtienne vengeance.<br /><br />Au-delà du scénario, l’ambition du producteur Dino De Laurentiis est d’exploiter la vague de film d'horreur marin lancée par Spielberg, tout en proposant une approche plus dramatique — mettant en scène l’intelligence de l’orque et, surtout, la culpabilité humaine.<br /><br />Problème : la sortie du film ne se solde pas par un triomphe critique ou commercial. Le public voit en "Orca" un ersatz de "Jaws" (Les dents de la mer) sans la même force de mise en scène.<br /><br />Il faudra du temps pour que le long-métrage de 92 minutes gagne son statut de film culte auprès des passionnés de cinéma. Notamment la scène finale... Toujours aussi terrifiante.<br /><br />En ce happy day du 7 décembre 1977, les cinémas tremblent devant "Orca". Mais ils vont rapidement fondre grâce à un élément capital de la production, la bande originale. Le générique de fin "My Love, We Are One", est composée par Ennio Morricone et interprétée par la voix sublime de Carol Connors…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63873517</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63873517/311973_1977_orca_le_thriller_aquatique_de_michael_anderson_est_devoile.mp3" length="6454275" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 7 décembre 1977. Happy Day pour Michael Anderson. Deux ans après l’incroyable succès des "Dents de la mer", le réalisateur dévoile un nouveau film aquatique qui va donner des frissons à la planète entière : il s’intitule « Orca »....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 7 décembre 1977. Happy Day pour Michael Anderson. Deux ans après l’incroyable succès des "Dents de la mer", le réalisateur dévoile un nouveau film aquatique qui va donner des frissons à la planète entière : il s’intitule « Orca ».<br /><br />Cette fois, le danger ne vient pas d’un requin blanc, mais (comme son nom l’indique en version originale) d’un orque prêt à tout pour défendre sa famille. Le tournage se déroule en partie à Malte, à Redwood City en Californie, ainsi que dans une petite ville de province de Terre-Neuve-et-Labrador au Canada, entre juin et octobre 1976.<br /><br />C'est un coproduction entre l'Italie et la Grande-Bretagne. À l'affiche, Charlotte Rampling.<br /><br />L'histoire est celle du capitaine Nolan. Il revend les animaux qu'il capture à des aquariums. Un jour, il rencontre Rachel (campée par Charlotte Rampling), professeur d'université passionnée par les orques. Nolan se met alors en tête d'attraper un de ces animaux. En tentant de capturer l'animal, il blesse mortellement l'orque femelle qui était sur le point de mettre bas.<br /><br />Autant dire que le mâle, furieux, va prendre en chasse le bateau du capitaine et le poursuivre jusqu'à ce qu'il obtienne vengeance.<br /><br />Au-delà du scénario, l’ambition du producteur Dino De Laurentiis est d’exploiter la vague de film d'horreur marin lancée par Spielberg, tout en proposant une approche plus dramatique — mettant en scène l’intelligence de l’orque et, surtout, la culpabilité humaine.<br /><br />Problème : la sortie du film ne se solde pas par un triomphe critique ou commercial. Le public voit en "Orca" un ersatz de "Jaws" (Les dents de la mer) sans la même force de mise en scène.<br /><br />Il faudra du temps pour que le long-métrage de 92 minutes gagne son statut de film culte auprès des passionnés de cinéma. Notamment la scène finale... Toujours aussi terrifiante.<br /><br />En ce happy day du 7 décembre 1977, les cinémas tremblent devant "Orca". Mais ils vont rapidement fondre grâce à un élément capital de la production, la bande originale. Le générique de fin "My Love, We Are One", est composée par Ennio Morricone et interprétée par la voix sublime de Carol Connors…]]></itunes:summary><itunes:duration>269</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c4a2bc87ee3ba2b03eb9080786b6e484.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1970, "Aujourd’hui Madame", l’émission dédiée aux femmes au foyer, voit le jour</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1970-aujourd-hui-madame-l-emission-dediee-aux-femmes-au-foyer-voit-le-jour--63873504</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1970. Happy Day pour les mères au foyer. Elles auront désormais droit à leur propre émission, juste après la vaisselle de midi. Oui, je sais, mais nous sommes bien en mai 1970. Sur la deuxième chaîne couleur de l’ORTF, un nouveau magazine quotidien fait ses premiers pas. Une émission imaginée par Armand Jammot, qui va ouvrir la programmation de l’après-midi, dès 14 h 30. Et c'est évidemment un homme qui la présente. Il s'appelle Alain JEROME.<br /><br />Cette émission, diffusée donc du mardi au samedi, s'appelle « Aujourd’hui Madame ». Elle est destinée aux femmes au foyer. Mais c'est surtout la première émission à occuper ce créneau horaire en milieu de journée.<br /><br />Elle alterne plateaux et reportages, explorant des thèmes de société susceptibles d’intéresser un large public féminin : la famille, la mode, la santé, la vie pratique… Elle s’adresse avant tout à ces femmes au foyer, souhaitant être informées et diverties en pleine après-midi.<br /><br />Je rappelle donc que nous sommes en 1970.<br /><br />L'une des invitées (de la première émission) est l'actrice Françoise ROSAY. Question : quelles sont pour elle les choses importantes de la vie ?<br /><br />On apprendra donc que ce qui importe, c'est donc la bonne santé, une hygiène de vie convenable. Selon elle, "chacun peut être heureux en regardant et en appréciant ce qu'il a." Elle donne également son opinion sur l'amour, et la nouvelle génération de comédiennes.<br /><br />L'émission est un peu figée à ses débuts, mais elle va rapidement évoluer pour devenir plus décontractée. Aux commandes, plusieurs visages se succèdent ou se relaient : Jacques Garat, Nicole André, Alexa… Mais aussi d’autres chroniqueurs et chroniqueuses comme Maud Sacquard de Belleroche ou encore Patrice Laffont.<br /><br />Ah oui tiens, Patrice Laffont. En 1973, il organise une émission sur les femmes avec, sur le plateau, uniquement des hommes...<br /><br />Patrice Laffont et ses invités, tous masculins, je le rappelle, vont définir leur femme idéale. Allez hop, un petit exemple de ce qu'on disait sur le plateau...<br /><br />Le 19 mai 1970 reste donc dans les mémoires des femmes au foyer de l'époque un happy day, celui où un magazine a commencé timidement, avec un peu de condescendance, à s'adresser à elles. « Aujourd’hui Madame » tiendra l’antenne jusqu’au 15 janvier 1982. Avec un générique cultissime !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63873504</guid><pubDate>Fri, 24 Jan 2025 08:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63873504/311972_1970_aujourd_hui_madame_l_emission_dediee_aux_femmes_au_foyer_voit_le_jour.mp3" length="6017299" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 mai 1970. Happy Day pour les mères au foyer. Elles auront désormais droit à leur propre émission, juste après la vaisselle de midi. Oui, je sais, mais nous sommes bien en mai 1970. Sur la deuxième chaîne couleur de l’ORTF, un nouveau...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1970. Happy Day pour les mères au foyer. Elles auront désormais droit à leur propre émission, juste après la vaisselle de midi. Oui, je sais, mais nous sommes bien en mai 1970. Sur la deuxième chaîne couleur de l’ORTF, un nouveau magazine quotidien fait ses premiers pas. Une émission imaginée par Armand Jammot, qui va ouvrir la programmation de l’après-midi, dès 14 h 30. Et c'est évidemment un homme qui la présente. Il s'appelle Alain JEROME.<br /><br />Cette émission, diffusée donc du mardi au samedi, s'appelle « Aujourd’hui Madame ». Elle est destinée aux femmes au foyer. Mais c'est surtout la première émission à occuper ce créneau horaire en milieu de journée.<br /><br />Elle alterne plateaux et reportages, explorant des thèmes de société susceptibles d’intéresser un large public féminin : la famille, la mode, la santé, la vie pratique… Elle s’adresse avant tout à ces femmes au foyer, souhaitant être informées et diverties en pleine après-midi.<br /><br />Je rappelle donc que nous sommes en 1970.<br /><br />L'une des invitées (de la première émission) est l'actrice Françoise ROSAY. Question : quelles sont pour elle les choses importantes de la vie ?<br /><br />On apprendra donc que ce qui importe, c'est donc la bonne santé, une hygiène de vie convenable. Selon elle, "chacun peut être heureux en regardant et en appréciant ce qu'il a." Elle donne également son opinion sur l'amour, et la nouvelle génération de comédiennes.<br /><br />L'émission est un peu figée à ses débuts, mais elle va rapidement évoluer pour devenir plus décontractée. Aux commandes, plusieurs visages se succèdent ou se relaient : Jacques Garat, Nicole André, Alexa… Mais aussi d’autres chroniqueurs et chroniqueuses comme Maud Sacquard de Belleroche ou encore Patrice Laffont.<br /><br />Ah oui tiens, Patrice Laffont. En 1973, il organise une émission sur les femmes avec, sur le plateau, uniquement des hommes...<br /><br />Patrice Laffont et ses invités, tous masculins, je le rappelle, vont définir leur femme idéale. Allez hop, un petit exemple de ce qu'on disait sur le plateau...<br /><br />Le 19 mai 1970 reste donc dans les mémoires des femmes au foyer de l'époque un happy day, celui où un magazine a commencé timidement, avec un peu de condescendance, à s'adresser à elles. « Aujourd’hui Madame » tiendra l’antenne jusqu’au 15 janvier 1982. Avec un générique cultissime !]]></itunes:summary><itunes:duration>251</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c3a3ff66631bd96bdc0e29c20ecb5f32.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1963, lancement de "Surfin' USA", hymne californien des Beach Boys</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1963-lancement-de-surfin-usa-hymne-californien-des-beach-boys--63797991</link><description><![CDATA[Nous sommes le 4 mars 1963. Happy Day pour un jeune groupe californien. Il s’apprête à conquérir le monde avec un titre qui fleure bon la culture locale : « Surfin' USA ». Ce 45 tours va marquer la naissance commerciale du seul groupe américain capable, à cette époque, de rivaliser avec les Beatles et les Rolling Stones.<br /><br />Il y a fort à faire, car en ce moment, ces derniers triomphent à la télé américaine avec ceci...<br /><br />Ce succès ne fait pas peur à notre groupe californien. Ils s'appeleront "Beach Boys".<br /><br />Formée deux ans plus tôt, la troupe est composée de trois frères, de leur cousin et d'un ami. Leur trouvaille est géniale : ils vont créer une nouvelle forme de musique, qu’on appellera “surf music”, avec des harmonies vocales élaborées, mais très mélodiques.<br /><br />« Surfin' USA » est la créature de Brian Wilson. D’ailleurs, il sera le compositeur de la plupart des succès des Beach Boys.<br /><br />Tout commence par une histoire d’amour : Brian sort avec Judy Bowles, dont le frère, Jimmy, est passionné de surf. Son inspiration, c'est cette chanson :<br /><br />« Surfin' USA » s'enracine donc dans la lignée de « Twistin' USA » de Chubby Checker. Encore faut-il des paroles. Brian décide de créer une chanson énumérant les spots de surf californiens. Il demande à Jimmy de dresser une liste de tous les endroits mythiques pour y glisser les noms dans le texte. Quitte à prendre quelques libertés avec son état natal, puisque la chanson évoque aussi des spots à Hawaii et en Australie. Prenez votre planche, on y va !<br /><br />Autant dire que les paroles résonnent, aux USA, mais aussi dans le reste du monde. Le titre sort et grimpe aussitôt dans les classements. 3e meilleure vente en Amérique du Nord en mars 63, excusez du peu !<br /><br />Mais un problème se pose : la mélodie rappelle fortement une autre mélodie...<br /><br />C'est vrai qu'à l'écoute, c'est assez clair ! Chuck Berry reconnaît la patte de "Sweet Little Sixteen" et c'est parti pour un tour de menaces de poursuites judiciaires, Chuck Berry sera crédité comme seul auteur-compositeur, sans aucune mention de Brian Wilson. Cela dit, la carrière des garçons est lancée, la chanson triomphe malgré tout. À la fin du mois du mars, elle reparaît comme première piste de leur premier grand album. Ils n'iront pas chercher son titre bien loin, ce sera (aussi) “Surfin' U.S.A”..<br /><br />Alors, à n'en pas douter, les Beach Boys se souviendront du 4 mars 1963 comme le Happy Day qui leur a permis de contrer l'invasion des groupes britanniques, la fameuse British Invasion, avec un morceau qui fleure bon la Californie, la plage et l’insouciance. Un titre qui amorce, l'air de rien, la formidable aventure des Beach Boys.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63797991</guid><pubDate>Thu, 23 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63797991/311807_1963_lancement_de_surfin_usa_hymne_californien_des_beach_boys.mp3" length="5369044" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 4 mars 1963. Happy Day pour un jeune groupe californien. Il s’apprête à conquérir le monde avec un titre qui fleure bon la culture locale : « Surfin' USA ». Ce 45 tours va marquer la naissance commerciale du seul groupe américain...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 4 mars 1963. Happy Day pour un jeune groupe californien. Il s’apprête à conquérir le monde avec un titre qui fleure bon la culture locale : « Surfin' USA ». Ce 45 tours va marquer la naissance commerciale du seul groupe américain capable, à cette époque, de rivaliser avec les Beatles et les Rolling Stones.<br /><br />Il y a fort à faire, car en ce moment, ces derniers triomphent à la télé américaine avec ceci...<br /><br />Ce succès ne fait pas peur à notre groupe californien. Ils s'appeleront "Beach Boys".<br /><br />Formée deux ans plus tôt, la troupe est composée de trois frères, de leur cousin et d'un ami. Leur trouvaille est géniale : ils vont créer une nouvelle forme de musique, qu’on appellera “surf music”, avec des harmonies vocales élaborées, mais très mélodiques.<br /><br />« Surfin' USA » est la créature de Brian Wilson. D’ailleurs, il sera le compositeur de la plupart des succès des Beach Boys.<br /><br />Tout commence par une histoire d’amour : Brian sort avec Judy Bowles, dont le frère, Jimmy, est passionné de surf. Son inspiration, c'est cette chanson :<br /><br />« Surfin' USA » s'enracine donc dans la lignée de « Twistin' USA » de Chubby Checker. Encore faut-il des paroles. Brian décide de créer une chanson énumérant les spots de surf californiens. Il demande à Jimmy de dresser une liste de tous les endroits mythiques pour y glisser les noms dans le texte. Quitte à prendre quelques libertés avec son état natal, puisque la chanson évoque aussi des spots à Hawaii et en Australie. Prenez votre planche, on y va !<br /><br />Autant dire que les paroles résonnent, aux USA, mais aussi dans le reste du monde. Le titre sort et grimpe aussitôt dans les classements. 3e meilleure vente en Amérique du Nord en mars 63, excusez du peu !<br /><br />Mais un problème se pose : la mélodie rappelle fortement une autre mélodie...<br /><br />C'est vrai qu'à l'écoute, c'est assez clair ! Chuck Berry reconnaît la patte de "Sweet Little Sixteen" et c'est parti pour un tour de menaces de poursuites judiciaires, Chuck Berry sera crédité comme seul auteur-compositeur, sans aucune mention de Brian Wilson. Cela dit, la carrière des garçons est lancée, la chanson triomphe malgré tout. À la fin du mois du mars, elle reparaît comme première piste de leur premier grand album. Ils n'iront pas chercher son titre bien loin, ce sera (aussi) “Surfin' U.S.A”..<br /><br />Alors, à n'en pas douter, les Beach Boys se souviendront du 4 mars 1963 comme le Happy Day qui leur a permis de contrer l'invasion des groupes britanniques, la fameuse British Invasion, avec un morceau qui fleure bon la Californie, la plage et l’insouciance. Un titre qui amorce, l'air de rien, la formidable aventure des Beach Boys.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8547867e17ec89305c2276b90f805492.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>22 janvier 1968: Leuven devient l’épicentre de la contestation étudiante</title><link>https://www.spreaker.com/episode/22-janvier-1968-leuven-devient-l-epicentre-de-la-contestation-etudiante--63797510</link><description><![CDATA[Nous sommes en janvier 1968. Happy Day pour la contestation estudiantine flamande. Bien avant Paris, le Quartier latin et les barricades, c'est en Belgique que la jeunesse universitaire gronde. Elle n’a pas attendu que la Sorbonne s’agite. C’est à Leuven que la première étincelle a jailli. Ambiance d'époque.<br /><br />"Ontslag VDB", c'est un slogan qui signifie littéralement «VDB Démission ». Dans le contexte des manifestations belges de 1968, cette exclamation vise directement le Premier ministre de l’époque, Paul Vanden Boeynants. Les manifestants réclament son départ du gouvernement, notamment en lien avec la crise linguistique et universitaire autour de Louvain.<br /><br />Les évêques francophones annoncent le 14 janvier 68 leur intention de rester à Leuven. Ils proclament le caractère intangible de l’université. Il n'en fallait pas moins pour mettre le feu aux poudres et mobiliser l’ensemble de la communauté académique flamande.<br /><br />Cette affaire traîne depuis 7 ans, comme le reconnait cet habitant de Leuven...<br /><br />Et pour cause, en janvier 1968, la plus ancienne université catholique du pays se retrouve au cœur d’un brasier politique, linguistique et culturel. La question de la scission entre francophones et néerlandophones, déjà sous-jacente, devient explosive.<br /><br />Des slogans apparaissent, comme le fameux « Walen buiten », signe d’une tension qui dépasse largement le simple cadre des bancs d’école. Michel Molitor, professeur émérite à la Faculté des sciences sociales et politiques de l'UCLouvain, se souvient.<br /><br />On le sait, Louvain-La-Neuve naîtra de cette scission. En attendant, pendant que Paris n’a pas encore levé le poing, Leuven bouillonne. Les étudiants occupent les locaux, discutent, se mobilisent contre une vision jugée archaïque de l’enseignement, mais aussi pour une meilleure reconnaissance de la Flandre et du flamand.<br /><br />Puis, quand mai 68 embrase la France, la Belgique a déjà fait le gros du travail. Les revendications de Leuven entrent en résonance avec la vague contestataire internationale. Les espoirs de changement, la volonté d’émancipation des jeunes générations : tout s’entrechoque et se nourrit mutuellement, de Bruxelles à Paris, de Leuven à Berkeley.<br /><br />Le 14 janvier 1968 est-il un happy day ? Il y a débat. “You say goodbye, I say hello.” Avec Louvain-La-Neuve, la Wallonie devra faire preuve d'audace pour créer un nouveau pôle académique en Brabant wallon. Certains estiment que sans les événements de Leuven, la Belgique ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Pas plus que le mai 68 français, d’ailleurs, qui s’en est largement inspiré.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63797510</guid><pubDate>Wed, 22 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63797510/311802_22_janvier_1968_leuven_devient_l_epicentre_de_la_contestation_etudiante.mp3" length="5077517" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en janvier 1968. Happy Day pour la contestation estudiantine flamande. Bien avant Paris, le Quartier latin et les barricades, c'est en Belgique que la jeunesse universitaire gronde. Elle n’a pas attendu que la Sorbonne s’agite. C’est à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en janvier 1968. Happy Day pour la contestation estudiantine flamande. Bien avant Paris, le Quartier latin et les barricades, c'est en Belgique que la jeunesse universitaire gronde. Elle n’a pas attendu que la Sorbonne s’agite. C’est à Leuven que la première étincelle a jailli. Ambiance d'époque.<br /><br />"Ontslag VDB", c'est un slogan qui signifie littéralement «VDB Démission ». Dans le contexte des manifestations belges de 1968, cette exclamation vise directement le Premier ministre de l’époque, Paul Vanden Boeynants. Les manifestants réclament son départ du gouvernement, notamment en lien avec la crise linguistique et universitaire autour de Louvain.<br /><br />Les évêques francophones annoncent le 14 janvier 68 leur intention de rester à Leuven. Ils proclament le caractère intangible de l’université. Il n'en fallait pas moins pour mettre le feu aux poudres et mobiliser l’ensemble de la communauté académique flamande.<br /><br />Cette affaire traîne depuis 7 ans, comme le reconnait cet habitant de Leuven...<br /><br />Et pour cause, en janvier 1968, la plus ancienne université catholique du pays se retrouve au cœur d’un brasier politique, linguistique et culturel. La question de la scission entre francophones et néerlandophones, déjà sous-jacente, devient explosive.<br /><br />Des slogans apparaissent, comme le fameux « Walen buiten », signe d’une tension qui dépasse largement le simple cadre des bancs d’école. Michel Molitor, professeur émérite à la Faculté des sciences sociales et politiques de l'UCLouvain, se souvient.<br /><br />On le sait, Louvain-La-Neuve naîtra de cette scission. En attendant, pendant que Paris n’a pas encore levé le poing, Leuven bouillonne. Les étudiants occupent les locaux, discutent, se mobilisent contre une vision jugée archaïque de l’enseignement, mais aussi pour une meilleure reconnaissance de la Flandre et du flamand.<br /><br />Puis, quand mai 68 embrase la France, la Belgique a déjà fait le gros du travail. Les revendications de Leuven entrent en résonance avec la vague contestataire internationale. Les espoirs de changement, la volonté d’émancipation des jeunes générations : tout s’entrechoque et se nourrit mutuellement, de Bruxelles à Paris, de Leuven à Berkeley.<br /><br />Le 14 janvier 1968 est-il un happy day ? Il y a débat. “You say goodbye, I say hello.” Avec Louvain-La-Neuve, la Wallonie devra faire preuve d'audace pour créer un nouveau pôle académique en Brabant wallon. Certains estiment que sans les événements de Leuven, la Belgique ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Pas plus que le mai 68 français, d’ailleurs, qui s’en est largement inspiré.]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3fa69f747e36b7a3ee1c61ef8e9fbc3d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : « L’Aventure, c’est l’aventure » révèle Aldo Maccione</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-l-aventure-c-est-l-aventure-revele-aldo-maccione--63763363</link><description><![CDATA[Nous sommes le 4 mai 1972. Happy Day pour un acteur italien apparu deux ans plus tôt dans "Le Voyou" et qui a tapé dans l’oeil du réalisateur, Claude Lelouch. Il va lui offrir son premier grand rôle dans un film qui va marquer l’année : « L’Aventure, c’est l’aventure ».<br /><br />Au milieu d’acteurs confirmés comme Lino Ventura, Jacques Brel ou encore Charles Denner, un certain Aldo Maccione se fait remarquer par son charisme et son sens inimitable de la comédie. Notamment pour draguer les filles. Son arme secrète, une démarche....<br /><br />Dans cette scène culte, Aldo fait une démonstration de sa démarche devant Jacques Brel et Lino Ventura. Il incarne l’un des cinq compères — plus ou moins escrocs — qui décident de se lancer dans des aventures rocambolesques pour gagner de l’argent : enlèvements, show-business, trafic en tout genre, rien ne leur fait peur, tant que la fortune est au bout du chemin. La fameuse scène de la plage est complètement improvisée. Claude Lelouch le reconnaîtra plus tard...<br /><br />Dans ce joyeux bazar, qui aurait pu être un film beaucoup plus sérieux, Aldo Maccione se distingue par sa gouaille italienne, et cette dégaine exagérée — devenue sa signature — qui provoque l’hilarité du public.<br /><br />Il joue un véritable rôle de composition, un filou séducteur, toujours prompt à une pirouette ou un bon mot, contrastant avec la force tranquille de Lino Ventura.<br /><br />Autre figurant célèbre, Michel Drucker, qui annonce une information de la plus haute importance !<br /><br />Johnny Hallyday, lui aussi au casting, regarde le journal dans le salon, en train de fumer, avec Jacques Brel et Aldo Maccione à côté de lui. Tout cela est improbable, mais va permettre à Aldo de crever l'écran et de se faire remarquer comme... la vedette principale du film de Lelouch.<br /><br />Oui, le 4 mai 1972 restera comme le Happy Day d'un artiste italien, encore inconnu du grand public francophone, mais qui parvient presque à éclipser une distribution de légendes. Dans « L’Aventure, c’est l’aventure », on devine déjà (mais c'est normal, on connaît la suite de l'histoire) qu'Aldo la classe italienne va marquer le reste des années 70, le début des années 80 et vivre sa plus belle dolce vita....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63763363</guid><pubDate>Tue, 21 Jan 2025 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63763363/311702_1972_l_aventure_c_est_l_aventure_revele_aldo_maccione.mp3" length="5080652" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 4 mai 1972. Happy Day pour un acteur italien apparu deux ans plus tôt dans "Le Voyou" et qui a tapé dans l’oeil du réalisateur, Claude Lelouch. Il va lui offrir son premier grand rôle dans un film qui va marquer l’année : « L’Aventure,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 4 mai 1972. Happy Day pour un acteur italien apparu deux ans plus tôt dans "Le Voyou" et qui a tapé dans l’oeil du réalisateur, Claude Lelouch. Il va lui offrir son premier grand rôle dans un film qui va marquer l’année : « L’Aventure, c’est l’aventure ».<br /><br />Au milieu d’acteurs confirmés comme Lino Ventura, Jacques Brel ou encore Charles Denner, un certain Aldo Maccione se fait remarquer par son charisme et son sens inimitable de la comédie. Notamment pour draguer les filles. Son arme secrète, une démarche....<br /><br />Dans cette scène culte, Aldo fait une démonstration de sa démarche devant Jacques Brel et Lino Ventura. Il incarne l’un des cinq compères — plus ou moins escrocs — qui décident de se lancer dans des aventures rocambolesques pour gagner de l’argent : enlèvements, show-business, trafic en tout genre, rien ne leur fait peur, tant que la fortune est au bout du chemin. La fameuse scène de la plage est complètement improvisée. Claude Lelouch le reconnaîtra plus tard...<br /><br />Dans ce joyeux bazar, qui aurait pu être un film beaucoup plus sérieux, Aldo Maccione se distingue par sa gouaille italienne, et cette dégaine exagérée — devenue sa signature — qui provoque l’hilarité du public.<br /><br />Il joue un véritable rôle de composition, un filou séducteur, toujours prompt à une pirouette ou un bon mot, contrastant avec la force tranquille de Lino Ventura.<br /><br />Autre figurant célèbre, Michel Drucker, qui annonce une information de la plus haute importance !<br /><br />Johnny Hallyday, lui aussi au casting, regarde le journal dans le salon, en train de fumer, avec Jacques Brel et Aldo Maccione à côté de lui. Tout cela est improbable, mais va permettre à Aldo de crever l'écran et de se faire remarquer comme... la vedette principale du film de Lelouch.<br /><br />Oui, le 4 mai 1972 restera comme le Happy Day d'un artiste italien, encore inconnu du grand public francophone, mais qui parvient presque à éclipser une distribution de légendes. Dans « L’Aventure, c’est l’aventure », on devine déjà (mais c'est normal, on connaît la suite de l'histoire) qu'Aldo la classe italienne va marquer le reste des années 70, le début des années 80 et vivre sa plus belle dolce vita....]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f103477352eb7a04c9b69e8064963233.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>I love America : ce jour de 1978 qui a changé la carrière de Patrick Juvet</title><link>https://www.spreaker.com/episode/i-love-america-ce-jour-de-1978-qui-a-change-la-carriere-de-patrick-juvet--63763362</link><description><![CDATA[Au printemps 1978, Patrick Juvet s’installe quelque temps à Los Angeles pour retrouver le moral. Mais en rentrant, une escale imprévue à New York va tout changer. Il est hébergé chez une amie de Nicoletta et découvre la frénésie du Studio 54. Là, il croise Jacques Morali et Henri Belolo, les producteurs derrière les <b>Village People</b>. Ceux-ci lui demandent s’il a un titre à leur proposer.<br /><br />Juvet leur joue une ballade mélancolique au piano, mais Morali lui demande d’accélérer le tempo. En quelques heures naît <b>« I Love America »</b>, un titre qui marie son univers sensible à l’énergie du disco américain. Grâce à un contrat avec le label Casablanca, la chanson devient un succès mondial, dominant les charts dans plus de 15 pays.<br /><br />Ce 27 mai 1978 reste gravé comme <b>le jour où Patrick Juvet est devenu une star internationale</b>.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63763362</guid><pubDate>Mon, 20 Jan 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63763362/311701_surfin_usa_le_premier_grand_succes_des_beach_boys_etait_un_peu_beaucoup_un_plagiat.mp3" length="5490670" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Au printemps 1978, Patrick Juvet s’installe quelque temps à Los Angeles pour retrouver le moral. Mais en rentrant, une escale imprévue à New York va tout changer. Il est hébergé chez une amie de Nicoletta et découvre la frénésie du Studio 54. Là, il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au printemps 1978, Patrick Juvet s’installe quelque temps à Los Angeles pour retrouver le moral. Mais en rentrant, une escale imprévue à New York va tout changer. Il est hébergé chez une amie de Nicoletta et découvre la frénésie du Studio 54. Là, il croise Jacques Morali et Henri Belolo, les producteurs derrière les <b>Village People</b>. Ceux-ci lui demandent s’il a un titre à leur proposer.<br /><br />Juvet leur joue une ballade mélancolique au piano, mais Morali lui demande d’accélérer le tempo. En quelques heures naît <b>« I Love America »</b>, un titre qui marie son univers sensible à l’énergie du disco américain. Grâce à un contrat avec le label Casablanca, la chanson devient un succès mondial, dominant les charts dans plus de 15 pays.<br /><br />Ce 27 mai 1978 reste gravé comme <b>le jour où Patrick Juvet est devenu une star internationale</b>.]]></itunes:summary><itunes:duration>229</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/861e2db210582bf2d1b508aed7377c5b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : Le Grand Blond avec une chaussure noire, une comédie culte</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-le-grand-blond-avec-une-chaussure-noire-une-comedie-culte--63724476</link><description><![CDATA[Nous sommes le 6 décembre 1972. Happy Day pour les cinéphiles les plus sages. Saint-Nicolas a déposé dans leurs petits souliers des tickets de cinéma pour aller applaudir un film familial, mais avec plusieurs niveaux de lecture.<br /><br />Le réalisateur est Yves Robert. La vedette s'appelle Pierre Richard. Il joue le rôle d'un violoniste un peu rêveur, Francois Perrin. Le personnage arrive a Orly avec aux pieds une chaussure jaune et l'autre noire. Et il est suivi.<br /><br />François Perrin est choisi au hasard par les services secrets français pour devenir… un faux agent double ! Tout cela dans le but de tromper un haut responsable jaloux, prêt à toutes les manigances pour éliminer un rival.<br /><br />Bien entendu, ce suspense est une grande farce. François Perrin, coiffure en bataille et maladresse géniale, ignore tout de ce complot. Il traverse la ville et la vie sans se rendre compte qu’il est suivi, espionné, et considéré comme le plus grand des espions.<br /><br />Aux côtés de Pierre Richard, du lourd. Bernard Blier, Mireille Darc, Colette Castel et, dans le rôle du colonel Louis Toulouse, un merveilleux Jean Rochefort.<br /><br />À l’écran, Pierre Richard est irrésistible, dans un rôle qui est taillé pour lui. Celui du grand blond candide, marionnette malgré lui d’un jeu de dupes savoureux. Face à lui, on retrouve donc Bernard Blier, chef des services secrets plus vrai que nature et diablement ambitieux. Et tout cela aux côtés d'une galerie de seconds rôles aussi pittoresques qu’efficaces dans ce qu'il faut appeler une comédie, disons un film d'espionnage parfaitement grotesque.<br /><br />« Le Grand Blond avec une chaussure noire » est un très, très grand succès en France, dans les pays francophones, mais aussi dans d'autres pays européens.<br /><br />En 1973, le film obtient l'Ours d'argent au Festival international du film de Berlin. En 1976, il recevra même un Goldene Leinwand (Ecran d'or en français). Cette récompense allemande est réservée à des films au box-office exceptionnel, de plus de 3 millions de spectateurs.<br /><br />Le 6 décembre 1972 est un happy day pour le réalisateur, Yves Robert et une comédie culte, dont l’humour absurde marquera plusieurs générations autour d'une musique composée par Vladimir Cosma, elle aussi entrée dans la légende...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63724476</guid><pubDate>Fri, 17 Jan 2025 10:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63724476/311592_1972_le_grand_blond_avec_une_chaussure_noire_une_comedie_culte.mp3" length="4977204" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 6 décembre 1972. Happy Day pour les cinéphiles les plus sages. Saint-Nicolas a déposé dans leurs petits souliers des tickets de cinéma pour aller applaudir un film familial, mais avec plusieurs niveaux de lecture.

Le réalisateur est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 6 décembre 1972. Happy Day pour les cinéphiles les plus sages. Saint-Nicolas a déposé dans leurs petits souliers des tickets de cinéma pour aller applaudir un film familial, mais avec plusieurs niveaux de lecture.<br /><br />Le réalisateur est Yves Robert. La vedette s'appelle Pierre Richard. Il joue le rôle d'un violoniste un peu rêveur, Francois Perrin. Le personnage arrive a Orly avec aux pieds une chaussure jaune et l'autre noire. Et il est suivi.<br /><br />François Perrin est choisi au hasard par les services secrets français pour devenir… un faux agent double ! Tout cela dans le but de tromper un haut responsable jaloux, prêt à toutes les manigances pour éliminer un rival.<br /><br />Bien entendu, ce suspense est une grande farce. François Perrin, coiffure en bataille et maladresse géniale, ignore tout de ce complot. Il traverse la ville et la vie sans se rendre compte qu’il est suivi, espionné, et considéré comme le plus grand des espions.<br /><br />Aux côtés de Pierre Richard, du lourd. Bernard Blier, Mireille Darc, Colette Castel et, dans le rôle du colonel Louis Toulouse, un merveilleux Jean Rochefort.<br /><br />À l’écran, Pierre Richard est irrésistible, dans un rôle qui est taillé pour lui. Celui du grand blond candide, marionnette malgré lui d’un jeu de dupes savoureux. Face à lui, on retrouve donc Bernard Blier, chef des services secrets plus vrai que nature et diablement ambitieux. Et tout cela aux côtés d'une galerie de seconds rôles aussi pittoresques qu’efficaces dans ce qu'il faut appeler une comédie, disons un film d'espionnage parfaitement grotesque.<br /><br />« Le Grand Blond avec une chaussure noire » est un très, très grand succès en France, dans les pays francophones, mais aussi dans d'autres pays européens.<br /><br />En 1973, le film obtient l'Ours d'argent au Festival international du film de Berlin. En 1976, il recevra même un Goldene Leinwand (Ecran d'or en français). Cette récompense allemande est réservée à des films au box-office exceptionnel, de plus de 3 millions de spectateurs.<br /><br />Le 6 décembre 1972 est un happy day pour le réalisateur, Yves Robert et une comédie culte, dont l’humour absurde marquera plusieurs générations autour d'une musique composée par Vladimir Cosma, elle aussi entrée dans la légende...]]></itunes:summary><itunes:duration>208</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7b1a52f5f1eafa399494a180f33518d7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1961 : Gilbert Bécaud triomphe avec Et maintenant</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1961-gilbert-becaud-triomphe-avec-et-maintenant--63701063</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er mai 1961. Happy Day pour un artiste français accompli qu'on a déjà surnommé "Monsieur 100 000 volts". Ce jour-là, il libère des paroles écrites par Pierre Delanoë et signe une chanson qui va devenir un monument du répertoire francophone. Cette chanson n'est pas née par hasard, comme il l'expliquera à Michel Drucker, quelques années plus tard.<br /><br />Avec les mêmes photographes. La presse invente alors une histoire d'amour entre les deux inconnus. Bécaud a passé un week-end à la côte d'azur avec une jolie demoiselle étrangère. Sauf qu'il n'en était rien. Au retour, ils se parlent, elle le raccompagne chez lui. Très triste. Il lui propose de prendre un thé. Et là..<br /><br />« Et maintenant », que vont faire Bécaud et son parolier ? Ils vont en faire une chanson. Lorsqu’il découvre le texte de Delanoë, il compose une mélodie empreinte de désarroi. « Et maintenant » exprime la souffrance d’un amour perdu, d’une rupture brutale qui laisse sans repère. Et tout cela sur un air de boléro, qui rappelle un certain Maurice Ravel. Je veux parler de CECI.<br /><br />Très vite, "Et maintenant" devient un énorme succès, criant de vérité, qui s'accroche durant des semaines en tête du hit-parade en France et en Belgique. La chanson sera ensuite reprise par Eddy Mitchell, Petula Clark ou encore Isabelle Aubret. Elle va même connaître un destin international, d'abord par une version anglaise, mise au point par Gilbert Bécaud lui-même.<br /><br />Voici "What now my love", chanté sur le plateau d'Ed Sullivan en 62.<br /><br />Dans sa version anglaise, sur des paroles de Carl Sigman,"Et maintenant" inspire d'autres artistes, anglo-saxons cette fois. Au total, plus de 300 versions seront enregistrées, entre autres par Frank Sinatra et Elvis Presley.<br /><br />"What now my love" par le King, ça donne ceci, en public, à Honolulu, 10 ans plus tard...<br /><br />Le 1er mai 1961 restera gravé comme le Happy Day d'un Gilbert Bécaud qui, sans le savoir, sur le souvenir d'une rencontre brève et sans issue, connaîtra son plus grand succès, un succès qui lui échappera bientôt pour connaître un destin planétaire, pas une fleur et pas de pleurs, au moment de l'adieu....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63701063</guid><pubDate>Thu, 16 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63701063/311363_1961_gilbert_becaud_triomphe_avec_et_maintenant.mp3" length="5706334" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er mai 1961. Happy Day pour un artiste français accompli qu'on a déjà surnommé "Monsieur 100 000 volts". Ce jour-là, il libère des paroles écrites par Pierre Delanoë et signe une chanson qui va devenir un monument du répertoire...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er mai 1961. Happy Day pour un artiste français accompli qu'on a déjà surnommé "Monsieur 100 000 volts". Ce jour-là, il libère des paroles écrites par Pierre Delanoë et signe une chanson qui va devenir un monument du répertoire francophone. Cette chanson n'est pas née par hasard, comme il l'expliquera à Michel Drucker, quelques années plus tard.<br /><br />Avec les mêmes photographes. La presse invente alors une histoire d'amour entre les deux inconnus. Bécaud a passé un week-end à la côte d'azur avec une jolie demoiselle étrangère. Sauf qu'il n'en était rien. Au retour, ils se parlent, elle le raccompagne chez lui. Très triste. Il lui propose de prendre un thé. Et là..<br /><br />« Et maintenant », que vont faire Bécaud et son parolier ? Ils vont en faire une chanson. Lorsqu’il découvre le texte de Delanoë, il compose une mélodie empreinte de désarroi. « Et maintenant » exprime la souffrance d’un amour perdu, d’une rupture brutale qui laisse sans repère. Et tout cela sur un air de boléro, qui rappelle un certain Maurice Ravel. Je veux parler de CECI.<br /><br />Très vite, "Et maintenant" devient un énorme succès, criant de vérité, qui s'accroche durant des semaines en tête du hit-parade en France et en Belgique. La chanson sera ensuite reprise par Eddy Mitchell, Petula Clark ou encore Isabelle Aubret. Elle va même connaître un destin international, d'abord par une version anglaise, mise au point par Gilbert Bécaud lui-même.<br /><br />Voici "What now my love", chanté sur le plateau d'Ed Sullivan en 62.<br /><br />Dans sa version anglaise, sur des paroles de Carl Sigman,"Et maintenant" inspire d'autres artistes, anglo-saxons cette fois. Au total, plus de 300 versions seront enregistrées, entre autres par Frank Sinatra et Elvis Presley.<br /><br />"What now my love" par le King, ça donne ceci, en public, à Honolulu, 10 ans plus tard...<br /><br />Le 1er mai 1961 restera gravé comme le Happy Day d'un Gilbert Bécaud qui, sans le savoir, sur le souvenir d'une rencontre brève et sans issue, connaîtra son plus grand succès, un succès qui lui échappera bientôt pour connaître un destin planétaire, pas une fleur et pas de pleurs, au moment de l'adieu....]]></itunes:summary><itunes:duration>238</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/88dfb1bc396bfd9dc4ad15abbdc27d7d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1974, Le Sony Compact Stereo révolutionne la hi-fi familiale</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1974-le-sony-compact-stereo-revolutionne-la-hi-fi-familiale--63684324</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1974. Happy Day dans les familles américaines. Elles découvrent, à quelques semaines des fêtes, un appareil qui va faire entrer la hi-fi dans tous les foyers de la working class moyenne. Contrairement aux chaînes hi-fi de l'époque, cet appareil est compact. Et c’est Madame qui l’a choisi !<br /><br />Cette mère au foyer explique qu'elle ne peut pas vraiment distinguer un « un tweeter - d'un woofer - d'un tawoofer », raison pour laquelle elle a opté pour le tout nouveau Sony Compact Stereo. Son slogan est tout trouvé : "It will blow your socks off". Traduction : Il vous en mettra plein la vue.<br /><br />Mais surtout les oreilles. Cet appareil comprend une platine, un amplificateur et un récepteur radio, capable de capter à la fois les ondes moyennes et la FM en stéréo. Il suffit d'y brancher les haut-parleurs fournis dans la boîte et que le spectacle commence.<br /><br />Le "Sony Compact Stereo", c'est une expression que tout le monde comprend. N’est-ce pas madame ?<br /><br />Elle le dit elle-même, cela coûte quelques dollars de plus, mais c'est du Sony ! Le modèle commercialisé en 1974 est vendu au prix de 370 $ US à sa sortie. Chez nous, il est lancé au prix de 15 000 francs belges.<br /><br />Contrairement aux systèmes hi-fi séparés plus coûteux, ce modèle compact permet à de nombreuses familles d'accéder à une meilleure qualité sonore.<br /><br />Avec un look moderne et un format tout-en-un, il s’intègre parfaitement dans TOUS les salons qui se respectent.<br /><br />Avec un message fort : il est fait pour vous, audiophile ou non, expert ou néophyte.<br /><br />Au fil des années, le Compact Stereo va évoluer. Chez nous, en plus de la FM, la chaîne hi-fi comprendra bientôt un lecteur/enregistreur de cassettes.<br /><br />Oui, à n'en pas douter, le 1er novembre 1974 ressemble à un furieux happy day pour une marque qui a compris comment se rendre indispensable à la maison, du rock au classique, du disco à la musique funk.<br /><br />D'ailleurs, même la platine a une furieuse envie de chanter "Rock you baby"...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63684324</guid><pubDate>Wed, 15 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63684324/311150_1974_le_sony_compact_stereo_revolutionne_la_hi_fi_familiale.mp3" length="4243686" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er novembre 1974. Happy Day dans les familles américaines. Elles découvrent, à quelques semaines des fêtes, un appareil qui va faire entrer la hi-fi dans tous les foyers de la working class moyenne. Contrairement aux chaînes hi-fi de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er novembre 1974. Happy Day dans les familles américaines. Elles découvrent, à quelques semaines des fêtes, un appareil qui va faire entrer la hi-fi dans tous les foyers de la working class moyenne. Contrairement aux chaînes hi-fi de l'époque, cet appareil est compact. Et c’est Madame qui l’a choisi !<br /><br />Cette mère au foyer explique qu'elle ne peut pas vraiment distinguer un « un tweeter - d'un woofer - d'un tawoofer », raison pour laquelle elle a opté pour le tout nouveau Sony Compact Stereo. Son slogan est tout trouvé : "It will blow your socks off". Traduction : Il vous en mettra plein la vue.<br /><br />Mais surtout les oreilles. Cet appareil comprend une platine, un amplificateur et un récepteur radio, capable de capter à la fois les ondes moyennes et la FM en stéréo. Il suffit d'y brancher les haut-parleurs fournis dans la boîte et que le spectacle commence.<br /><br />Le "Sony Compact Stereo", c'est une expression que tout le monde comprend. N’est-ce pas madame ?<br /><br />Elle le dit elle-même, cela coûte quelques dollars de plus, mais c'est du Sony ! Le modèle commercialisé en 1974 est vendu au prix de 370 $ US à sa sortie. Chez nous, il est lancé au prix de 15 000 francs belges.<br /><br />Contrairement aux systèmes hi-fi séparés plus coûteux, ce modèle compact permet à de nombreuses familles d'accéder à une meilleure qualité sonore.<br /><br />Avec un look moderne et un format tout-en-un, il s’intègre parfaitement dans TOUS les salons qui se respectent.<br /><br />Avec un message fort : il est fait pour vous, audiophile ou non, expert ou néophyte.<br /><br />Au fil des années, le Compact Stereo va évoluer. Chez nous, en plus de la FM, la chaîne hi-fi comprendra bientôt un lecteur/enregistreur de cassettes.<br /><br />Oui, à n'en pas douter, le 1er novembre 1974 ressemble à un furieux happy day pour une marque qui a compris comment se rendre indispensable à la maison, du rock au classique, du disco à la musique funk.<br /><br />D'ailleurs, même la platine a une furieuse envie de chanter "Rock you baby"...]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/239831970fa19181128f618d7ffb55e9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1960, Henri Salvador sort "Faut rigoler", un hommage joyeux à Boris Vian</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1960-henri-salvador-sort-faut-rigoler-un-hommage-joyeux-a-boris-vian--63684323</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1960. Happy Day pour un chanteur né à Cayenne. Déjà bien installé dans le cœur des francophones, Henri Salvador va sortir de son chapeau un petit « cha-cha-cha » qu'il a composé deux ans plus tôt avec un certain Boris Vian.<br /><br />« Faut rigoler » sort début juin 1960. La musique, c’est Salvador lui-même qui la compose. La plume, c'est celle de Boris Vian. Leur ambition : se moquer du petit monde du rock and roll, car leur passion, c'est le jazz !<br /><br />Henri Salvador et Boris Vian ont l’habitude d'écrire des chansons ensemble. Henri Salvador improvise au piano et Boris Vian rédige les textes dans la foulée.<br /><br />« Faut rigoler » naît (justement) d'une anecdote. Henri Salvador raconte à Boris Vian que, petit, un de ses professeurs aux Antilles lui parlait de « leurs ancêtres les Gaulois », une expression qu'il trouve à la fois drôle et absurde. C'est à partir de ce souvenir que la chanson est écrite en 30 minutes à peine.<br /><br />Mais pourquoi a-t-il fallu deux ans pour que sorte cette petite farce ? Parce que le 29 juin 1959 survient un événement tragique.<br /><br />Boris Vian décède prématurément sur le coup de 11 heures. Il assiste à une projection de travail, contrarié par certaines images du film dont il restait à composer la musique.<br /><br />Voilà son comparse, Henri Salvador, orphelin d'un ami, mais bien décidé à lui rendre hommage avec une chanson où peut entièrement se déployer le rire communicatif et la malice à toute épreuve de Salvador.<br /><br />En reprenant la maxime « Nos ancêtres les Gaulois », récitée à l’école, il se moque gentiment de ce décalage entre son propre univers et celui de ces hommes qu'il ne reconnaît pas vraiment....<br /><br />La légende raconte que René Goscinny et Albert Uderzo auraient trouvé un écho dans ces couplets guillerets pour imaginer les aventures d'Astérix et Obélix. Le succès est immense. On voit Salvador régulièrement dans les émissions de variétés, notamment chez Maritie et Gilbert Carpentier. Et comme il est drôle, il obtient même, en première partie de soirée, sa propre émission sur l'ORTF, « Salves d’Or ». Avec un générique à son image, parfaitement jazz !<br /><br />Tout le monde l'adore. Même le Général de Gaulle déclare qu'il ne rate jamais ses émissions !<br /><br />Un an après la mort de son ami Boris Vian, le 1er juin 1960 est un happy day qui prouve qu'avec un brin d'intelligence et de bonne humeur, on peut franchement rire de tout, y compris des livres d'histoire...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63684323</guid><pubDate>Tue, 14 Jan 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63684323/311149_1960_henri_salvador_sort_faut_rigoler_un_hommage_joyeux_a_boris_vian.mp3" length="5418569" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juin 1960. Happy Day pour un chanteur né à Cayenne. Déjà bien installé dans le cœur des francophones, Henri Salvador va sortir de son chapeau un petit « cha-cha-cha » qu'il a composé deux ans plus tôt avec un certain Boris Vian.

«...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1960. Happy Day pour un chanteur né à Cayenne. Déjà bien installé dans le cœur des francophones, Henri Salvador va sortir de son chapeau un petit « cha-cha-cha » qu'il a composé deux ans plus tôt avec un certain Boris Vian.<br /><br />« Faut rigoler » sort début juin 1960. La musique, c’est Salvador lui-même qui la compose. La plume, c'est celle de Boris Vian. Leur ambition : se moquer du petit monde du rock and roll, car leur passion, c'est le jazz !<br /><br />Henri Salvador et Boris Vian ont l’habitude d'écrire des chansons ensemble. Henri Salvador improvise au piano et Boris Vian rédige les textes dans la foulée.<br /><br />« Faut rigoler » naît (justement) d'une anecdote. Henri Salvador raconte à Boris Vian que, petit, un de ses professeurs aux Antilles lui parlait de « leurs ancêtres les Gaulois », une expression qu'il trouve à la fois drôle et absurde. C'est à partir de ce souvenir que la chanson est écrite en 30 minutes à peine.<br /><br />Mais pourquoi a-t-il fallu deux ans pour que sorte cette petite farce ? Parce que le 29 juin 1959 survient un événement tragique.<br /><br />Boris Vian décède prématurément sur le coup de 11 heures. Il assiste à une projection de travail, contrarié par certaines images du film dont il restait à composer la musique.<br /><br />Voilà son comparse, Henri Salvador, orphelin d'un ami, mais bien décidé à lui rendre hommage avec une chanson où peut entièrement se déployer le rire communicatif et la malice à toute épreuve de Salvador.<br /><br />En reprenant la maxime « Nos ancêtres les Gaulois », récitée à l’école, il se moque gentiment de ce décalage entre son propre univers et celui de ces hommes qu'il ne reconnaît pas vraiment....<br /><br />La légende raconte que René Goscinny et Albert Uderzo auraient trouvé un écho dans ces couplets guillerets pour imaginer les aventures d'Astérix et Obélix. Le succès est immense. On voit Salvador régulièrement dans les émissions de variétés, notamment chez Maritie et Gilbert Carpentier. Et comme il est drôle, il obtient même, en première partie de soirée, sa propre émission sur l'ORTF, « Salves d’Or ». Avec un générique à son image, parfaitement jazz !<br /><br />Tout le monde l'adore. Même le Général de Gaulle déclare qu'il ne rate jamais ses émissions !<br /><br />Un an après la mort de son ami Boris Vian, le 1er juin 1960 est un happy day qui prouve qu'avec un brin d'intelligence et de bonne humeur, on peut franchement rire de tout, y compris des livres d'histoire...]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/68d6829ae74e1db633f12a3f83100ab9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Dans les coulisses des débuts du festival Rock Werchter à Werchter</title><link>https://www.spreaker.com/episode/dans-les-coulisses-des-debuts-du-festival-rock-werchter-a-werchter--63673848</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 juillet 1975. Dans une petite ville du Brabant flamand, à 10 km de Leuven, un événement se prépare. Une scène faite de bacs de bière va réunir plusieurs groupes de rock et de blues. C'est d'ailleurs le nom choisi : "Rock &amp; Blues".<br /><br />Le samedi est consacré à une soirée musicale, baptisée T Dansart, accessible pour 40 francs seulement. Le dimanche, à 15h, place à des concerts.<br /><br />Les premiers à monter sur scène à Werchter s'appellent Vulgus, un groupe formé par 5 copains. Le chanteur, René Scheveneels s'en souvient très bien.<br /><br />Comme il l'explique, les garçons rencontrent, un peu par hasard, Hedwig de Meyer, l'organisateur.<br /><br />De Meyer cherche un groupe qui assurera la première scène du festival. Ce sera donc Vulgus.<br /><br />Les préventes sont lancées quelques semaines plus tôt. Plusieurs enseignes participent : Musicland à Leuven, le Café Bij Claude à Haacht ou encore Disco Center à Tremelo.<br /><br />Pour assister au concert du dimanche, il faut débourser 100 francs belges en prévente, 120 sur place.<br /><br />Aux côtés de Vulgus, quelques noms déjà connus dans le petit monde du rock belge, qui en est encore à ses débuts. On trouve Banzai et Kandahar. Un groupe de jazz rock/fusion parfaitement à l'aise dans son époque...<br /><br />Cette année, il aussi Stormy Monday et Big Bill Krakkebaas. Un machiniste les accompagne, un certain Pol Van Bruystegem (Lange Polle pour les intimes). Bien des années plus tard, il triomphera sur la scène principale de Rock Werchter avec Triggerfinger.<br /><br />Puisque oui, on s'en doute, ce fameux "Rock &amp; Blues" créé en 1975 va rapidement changer de niveau ! Et tout ça, le doit à notre fameux Hedwig De Meyer.<br /><br />L'arrivée d'Herman Schueremans dans l'aventure, l'année suivante, va permettre de jeter les bases du futur festival Rock Werchter.<br /><br />Trois ans plus tard, en 1978, Hedwig De Meyer conçoit pour la première fois sa propre scène. Il n'a pas le choix, il ne trouve aucune entreprise de location. Et c'est ici que démarrera l'histoire de Stageco, l'une des plus grandes entreprises de scènes dans le monde. Son système de tours d'acier est tellement ingénieux qu'il va dépasser la concurrence pendant plusieurs années.<br /><br />Mais, l'air de rien, tout commence en ce happy day du 12 juillet 1975, quand quelques passionnés s’installent dans un champ, sous le soleil estival, pour partager un moment de musique et d’insouciance, entre le blues et le rock, devant le concert de Big Bill Krakkebaas…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63673848</guid><pubDate>Mon, 13 Jan 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63673848/311109_dans_les_coulisses_des_debuts_du_festival_rock_werchter_a_werchter.mp3" length="8911245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 juillet 1975. Dans une petite ville du Brabant flamand, à 10 km de Leuven, un événement se prépare. Une scène faite de bacs de bière va réunir plusieurs groupes de rock et de blues. C'est d'ailleurs le nom choisi : "Rock &amp;amp;...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 juillet 1975. Dans une petite ville du Brabant flamand, à 10 km de Leuven, un événement se prépare. Une scène faite de bacs de bière va réunir plusieurs groupes de rock et de blues. C'est d'ailleurs le nom choisi : "Rock &amp; Blues".<br /><br />Le samedi est consacré à une soirée musicale, baptisée T Dansart, accessible pour 40 francs seulement. Le dimanche, à 15h, place à des concerts.<br /><br />Les premiers à monter sur scène à Werchter s'appellent Vulgus, un groupe formé par 5 copains. Le chanteur, René Scheveneels s'en souvient très bien.<br /><br />Comme il l'explique, les garçons rencontrent, un peu par hasard, Hedwig de Meyer, l'organisateur.<br /><br />De Meyer cherche un groupe qui assurera la première scène du festival. Ce sera donc Vulgus.<br /><br />Les préventes sont lancées quelques semaines plus tôt. Plusieurs enseignes participent : Musicland à Leuven, le Café Bij Claude à Haacht ou encore Disco Center à Tremelo.<br /><br />Pour assister au concert du dimanche, il faut débourser 100 francs belges en prévente, 120 sur place.<br /><br />Aux côtés de Vulgus, quelques noms déjà connus dans le petit monde du rock belge, qui en est encore à ses débuts. On trouve Banzai et Kandahar. Un groupe de jazz rock/fusion parfaitement à l'aise dans son époque...<br /><br />Cette année, il aussi Stormy Monday et Big Bill Krakkebaas. Un machiniste les accompagne, un certain Pol Van Bruystegem (Lange Polle pour les intimes). Bien des années plus tard, il triomphera sur la scène principale de Rock Werchter avec Triggerfinger.<br /><br />Puisque oui, on s'en doute, ce fameux "Rock &amp; Blues" créé en 1975 va rapidement changer de niveau ! Et tout ça, le doit à notre fameux Hedwig De Meyer.<br /><br />L'arrivée d'Herman Schueremans dans l'aventure, l'année suivante, va permettre de jeter les bases du futur festival Rock Werchter.<br /><br />Trois ans plus tard, en 1978, Hedwig De Meyer conçoit pour la première fois sa propre scène. Il n'a pas le choix, il ne trouve aucune entreprise de location. Et c'est ici que démarrera l'histoire de Stageco, l'une des plus grandes entreprises de scènes dans le monde. Son système de tours d'acier est tellement ingénieux qu'il va dépasser la concurrence pendant plusieurs années.<br /><br />Mais, l'air de rien, tout commence en ce happy day du 12 juillet 1975, quand quelques passionnés s’installent dans un champ, sous le soleil estival, pour partager un moment de musique et d’insouciance, entre le blues et le rock, devant le concert de Big Bill Krakkebaas…]]></itunes:summary><itunes:duration>371</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fd987635f994826f847f5efed59274ea.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment Demis Roussos a débuté sa carrière solo avec We Shall Dance</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-demis-roussos-a-debute-sa-carriere-solo-avec-we-shall-dance--63623306</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1971. Happy Day un chanteur d’origine grecque, déjà connu dans le monde entier. Il s’apprête à marcher en solitaire, avec un titre et un album.<br /><br />Ce jour-là sort "We Shall Dance", son premier 45 tours solo.<br /><br />En 1971, le petit Artémios s'appelle déjà Demis Roussos et il a 25 ans. Il démarré dans le choeur de l'église orthodoxe d'Alexandrie. Il s'est fait connaître avec Aphrodite’s Child, aux côtés de Vangelis et Lucas Sideras.<br /><br />Le trio a marque plusieurs points à la fin des années 60, notamment avec l’album "It’s Five O’Clock", mais surtout titre phare, "Rain and tears"....<br /><br />Vers la fin des années 60, les membres du groupe n'ont plus grand chose à se dire et à partager. Demis sait qu'il a du talent. Alors, il décide de se lancer seul à la barre.<br /><br />Son premier 45 tours sort en juin 1971.<br /><br />Le chanteur veut rompre avec le style psychédélique et progressif d’Aphrodite’s Child. Cela dit, pas question de faire une croix sur les instruments de musique traditionnels grecs qui ont fait son succès.<br /><br />"We Shall Dance" promet d'être plus pop, plus accessible... Après tout, il faut lancer une carrière...<br /><br />Le disque sort partout en Europe. En Belgique, il rejoint, la semaine de sa sortie, les 10 meilleures ventes de 45 tours.<br /><br />Le moment est venu de sortir un premier album chez Philips, "On the Greek Side of My Mind" (Du côté grec de mon esprit). Cet album est produit par Jean-Claude Desmarty et c'est un très beau succès.<br /><br />Le 33 tours est certifié disque d'argent au Royaume-Uni. Il atteint la première place au Portugal et il se classe dans le top 5 chez nous. Après "We shall dance", Demis connaîtra un 2e succès issu de cet album, "Fire and Ice", qui deviendra tout simplement... le nouveau titre de cet album.<br /><br />Après trois albums sous pavillon Aphrodite's Child, dont le très cultissime « 666 » inspiré par l'Apocalypse de Saint-Jean, Demis est prêt. Le 1er juin 1971, advienne que pourra, il décide de voler de ses propres ailes et de nous inviter au bal, pour la première danse...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63623306</guid><pubDate>Fri, 10 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63623306/310822_comment_demis_roussos_a_debute_sa_carriere_solo_avec_we_shall_dance.mp3" length="4824231" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juin 1971. Happy Day un chanteur d’origine grecque, déjà connu dans le monde entier. Il s’apprête à marcher en solitaire, avec un titre et un album.

Ce jour-là sort "We Shall Dance", son premier 45 tours solo.

En 1971, le petit...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1971. Happy Day un chanteur d’origine grecque, déjà connu dans le monde entier. Il s’apprête à marcher en solitaire, avec un titre et un album.<br /><br />Ce jour-là sort "We Shall Dance", son premier 45 tours solo.<br /><br />En 1971, le petit Artémios s'appelle déjà Demis Roussos et il a 25 ans. Il démarré dans le choeur de l'église orthodoxe d'Alexandrie. Il s'est fait connaître avec Aphrodite’s Child, aux côtés de Vangelis et Lucas Sideras.<br /><br />Le trio a marque plusieurs points à la fin des années 60, notamment avec l’album "It’s Five O’Clock", mais surtout titre phare, "Rain and tears"....<br /><br />Vers la fin des années 60, les membres du groupe n'ont plus grand chose à se dire et à partager. Demis sait qu'il a du talent. Alors, il décide de se lancer seul à la barre.<br /><br />Son premier 45 tours sort en juin 1971.<br /><br />Le chanteur veut rompre avec le style psychédélique et progressif d’Aphrodite’s Child. Cela dit, pas question de faire une croix sur les instruments de musique traditionnels grecs qui ont fait son succès.<br /><br />"We Shall Dance" promet d'être plus pop, plus accessible... Après tout, il faut lancer une carrière...<br /><br />Le disque sort partout en Europe. En Belgique, il rejoint, la semaine de sa sortie, les 10 meilleures ventes de 45 tours.<br /><br />Le moment est venu de sortir un premier album chez Philips, "On the Greek Side of My Mind" (Du côté grec de mon esprit). Cet album est produit par Jean-Claude Desmarty et c'est un très beau succès.<br /><br />Le 33 tours est certifié disque d'argent au Royaume-Uni. Il atteint la première place au Portugal et il se classe dans le top 5 chez nous. Après "We shall dance", Demis connaîtra un 2e succès issu de cet album, "Fire and Ice", qui deviendra tout simplement... le nouveau titre de cet album.<br /><br />Après trois albums sous pavillon Aphrodite's Child, dont le très cultissime « 666 » inspiré par l'Apocalypse de Saint-Jean, Demis est prêt. Le 1er juin 1971, advienne que pourra, il décide de voler de ses propres ailes et de nous inviter au bal, pour la première danse...]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/30c548fea7b5b23d47a84d25a3824c34.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1964 : Fantômas revient au cinéma avec Louis de Funès et Jean Marais</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1964-fantomas-revient-au-cinema-avec-louis-de-funes-et-jean-marais--63623304</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 novembre 1964. Louis de Funès est partout. Un an avant le Gendarme de St-Tropez, un peu moins de 2 ans avant le Corniaud, il se retrouve à l'affiche d'un film drôle, grotesque et fantastique, inspiré des romans policiers de Marcel Allain et Pierre Souvestre de 1911. Un certain...<br /><br />Oui, le fabuleux destin de Fantômas sera forrrrmidable. En 1964 sort le premier volet de la trilogie.<br /><br />L'histoire ? Place Vendôme, un richissime lord arrive en Rolls-Royce. Il veut acheter quelques bijoux pour son épouse (5,5 millions de francs français tout de même). Il paie avec un chèque dont l'encre s'efface après son départ de Shelton.<br /><br />À ses trousses, le commissaire Juve, campé par Louis de Funès et... Jean Marais, dans le rôle de Fandor, journaliste au quotidien "Le Point du jour". Fantômas devient son obsession et il décide d'enquêter.<br /><br />La fin du tournage a lieu en septembre. L'ORTF est sur place et suit Jean Marais.<br /><br />Jean Marais est doublement à l'affiche, parce qu'il joue le rôle du journaliste, mais aussi celui de Fantômas. Face à Marais, Louis de Funès adopte des mimiques aussi grotesques qu'exaspérantes. Le contraste est saisissant. Notamment durant cet interrogatoire entre les 2 personnages.<br /><br />Happy Day pour André Hunebelle le 3 novembre. Son film est un carton en salles, avec 4,5 millions de spectateurs rien qu'en France.<br /><br />Mais il ne plait pas à tout le monde, à commencer par Marcel Allain, seul des auteurs de Fantômas encore en vie à la sortie du film. Il décide alors de poursuivre en justice la société Gaumont pour les torts causés par ce qu'il estime un film « grotesque » et nuisible à son œuvre littéraire.<br /><br />Le tribunal de grande instance de Paris jugera d'ailleurs en sa faveur en janvier 1969. Il recevra désormais 3 % des recettes de tous les films. Sauf que ce bon Marcel ne touchera pas longtemps le pactole. Il meurt le 25 août 1969, deux ans après la sortie du 3e et dernier volet de ces films qui auront été les trois derniers clous de son cercueil....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63623304</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63623304/310821_1964_fantomas_revient_au_cinema_avec_louis_de_funes_et_jean_marais.mp3" length="6056793" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 novembre 1964. Louis de Funès est partout. Un an avant le Gendarme de St-Tropez, un peu moins de 2 ans avant le Corniaud, il se retrouve à l'affiche d'un film drôle, grotesque et fantastique, inspiré des romans policiers de Marcel...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 novembre 1964. Louis de Funès est partout. Un an avant le Gendarme de St-Tropez, un peu moins de 2 ans avant le Corniaud, il se retrouve à l'affiche d'un film drôle, grotesque et fantastique, inspiré des romans policiers de Marcel Allain et Pierre Souvestre de 1911. Un certain...<br /><br />Oui, le fabuleux destin de Fantômas sera forrrrmidable. En 1964 sort le premier volet de la trilogie.<br /><br />L'histoire ? Place Vendôme, un richissime lord arrive en Rolls-Royce. Il veut acheter quelques bijoux pour son épouse (5,5 millions de francs français tout de même). Il paie avec un chèque dont l'encre s'efface après son départ de Shelton.<br /><br />À ses trousses, le commissaire Juve, campé par Louis de Funès et... Jean Marais, dans le rôle de Fandor, journaliste au quotidien "Le Point du jour". Fantômas devient son obsession et il décide d'enquêter.<br /><br />La fin du tournage a lieu en septembre. L'ORTF est sur place et suit Jean Marais.<br /><br />Jean Marais est doublement à l'affiche, parce qu'il joue le rôle du journaliste, mais aussi celui de Fantômas. Face à Marais, Louis de Funès adopte des mimiques aussi grotesques qu'exaspérantes. Le contraste est saisissant. Notamment durant cet interrogatoire entre les 2 personnages.<br /><br />Happy Day pour André Hunebelle le 3 novembre. Son film est un carton en salles, avec 4,5 millions de spectateurs rien qu'en France.<br /><br />Mais il ne plait pas à tout le monde, à commencer par Marcel Allain, seul des auteurs de Fantômas encore en vie à la sortie du film. Il décide alors de poursuivre en justice la société Gaumont pour les torts causés par ce qu'il estime un film « grotesque » et nuisible à son œuvre littéraire.<br /><br />Le tribunal de grande instance de Paris jugera d'ailleurs en sa faveur en janvier 1969. Il recevra désormais 3 % des recettes de tous les films. Sauf que ce bon Marcel ne touchera pas longtemps le pactole. Il meurt le 25 août 1969, deux ans après la sortie du 3e et dernier volet de ces films qui auront été les trois derniers clous de son cercueil....]]></itunes:summary><itunes:duration>253</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/694839ea377611d2523c256e426c1c90.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972 : Pong, le premier jeu vidéo grand public, fait ses débuts</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-pong-le-premier-jeu-video-grand-public-fait-ses-debuts--63601256</link><description><![CDATA[Nous sommes le 29 novembre 1972. Happy Day pour Nolan Bushnell et Allan Alcorn. Les 2 Américains ont convaincu Atari de commercialiser leur invention.<br /><br />Au début des années 70, les jeux vidéo ne sont alors qu’une curiosité, confinés dans les laboratoires d’universités, branchés sur des ordinateurs géants. Mais cette année-là, tout va changer avec l’arrivée d’un petit boîtier qui fait des bruits très étranges.<br /><br />Cette invention s'appelle Pong. C'est un jeu de sport, aux graphismes rudimentaires. Deux barres verticales font office de raquettes, un carré blanc représente la balle, et voilà. C'est un peu ridicule, mais c'est à peu près tout. Et pourtant, c'est le début de ce que l'on va appeler les jeux d'arcade. Bref, l'air de rien, personne ne s'en doute, mais nous sommes à l’aube dorée d'une révolution culturelle.<br /><br />Tous les foyers américains dans les années 70 veulent leur Atari. Et c'est exactement ce qu'il se passe chez nous aussi en Belgique, avec un léger décalage horaire.<br /><br />En dehors des foyers, les consoles de jeu arrivent dans les bars ! L’histoire raconte que la première borne d’arcade testée dans un bar californien se bloque rapidement : la machine ne rend plus la monnaie. La raison ? Le réservoir de pièces est déjà plein.<br /><br />En 72, la partie coûte une pièce de quart de dollars ! Autant dire que c'est jackpot !<br /><br />En quelques mois, dès 1973, Pong devient un phénomène culturel. Les salles d’arcade se multiplient. Des versions pour la maison apparaissent, sur des consoles encore très rudimentaires elles aussi. Mais peu importe, tout le monde veut jouer à ce tennis minimaliste sur via le téléviseur du salon.<br /><br />Quand on interrogera le créateur du jeu, Allan Alcorn, quelques années plus tard, il répondra... que cette histoire ne le rajeunit pas, mais qu'il reste très heureux d'avoir donné autant de joie aux familles américaines...<br /><br />Non, demain ne meurt jamais, surtout quand demain est imaginé par des visionnaires et rocket men, comme Allan Alcornn et son acolyte Nolan Bushnell.<br /><br />En ce happy day du 29 novembre 1972, ils vont inventer une industrie qui deviendra, bien plus tard, plus importante que le cinéma et la musique réunis. Rocket man, on disait !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63601256</guid><pubDate>Wed, 08 Jan 2025 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63601256/310737_1972_pong_le_premier_jeu_video_grand_public_fait_ses_debuts.mp3" length="4731444" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 29 novembre 1972. Happy Day pour Nolan Bushnell et Allan Alcorn. Les 2 Américains ont convaincu Atari de commercialiser leur invention.

Au début des années 70, les jeux vidéo ne sont alors qu’une curiosité, confinés dans les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 29 novembre 1972. Happy Day pour Nolan Bushnell et Allan Alcorn. Les 2 Américains ont convaincu Atari de commercialiser leur invention.<br /><br />Au début des années 70, les jeux vidéo ne sont alors qu’une curiosité, confinés dans les laboratoires d’universités, branchés sur des ordinateurs géants. Mais cette année-là, tout va changer avec l’arrivée d’un petit boîtier qui fait des bruits très étranges.<br /><br />Cette invention s'appelle Pong. C'est un jeu de sport, aux graphismes rudimentaires. Deux barres verticales font office de raquettes, un carré blanc représente la balle, et voilà. C'est un peu ridicule, mais c'est à peu près tout. Et pourtant, c'est le début de ce que l'on va appeler les jeux d'arcade. Bref, l'air de rien, personne ne s'en doute, mais nous sommes à l’aube dorée d'une révolution culturelle.<br /><br />Tous les foyers américains dans les années 70 veulent leur Atari. Et c'est exactement ce qu'il se passe chez nous aussi en Belgique, avec un léger décalage horaire.<br /><br />En dehors des foyers, les consoles de jeu arrivent dans les bars ! L’histoire raconte que la première borne d’arcade testée dans un bar californien se bloque rapidement : la machine ne rend plus la monnaie. La raison ? Le réservoir de pièces est déjà plein.<br /><br />En 72, la partie coûte une pièce de quart de dollars ! Autant dire que c'est jackpot !<br /><br />En quelques mois, dès 1973, Pong devient un phénomène culturel. Les salles d’arcade se multiplient. Des versions pour la maison apparaissent, sur des consoles encore très rudimentaires elles aussi. Mais peu importe, tout le monde veut jouer à ce tennis minimaliste sur via le téléviseur du salon.<br /><br />Quand on interrogera le créateur du jeu, Allan Alcorn, quelques années plus tard, il répondra... que cette histoire ne le rajeunit pas, mais qu'il reste très heureux d'avoir donné autant de joie aux familles américaines...<br /><br />Non, demain ne meurt jamais, surtout quand demain est imaginé par des visionnaires et rocket men, comme Allan Alcornn et son acolyte Nolan Bushnell.<br /><br />En ce happy day du 29 novembre 1972, ils vont inventer une industrie qui deviendra, bien plus tard, plus importante que le cinéma et la musique réunis. Rocket man, on disait !]]></itunes:summary><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8a08a8bdb09a5251b69f6d34c810069c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1978, Arnold et Willy débute à la télévision américaine</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1978-arnold-et-willy-debute-a-la-television-americaine--63587996</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 novembre 1978. Happy Day pour deux enfants noirs qui ont grandi à Harlem. Ils sont recueillis par un milliardaire de Manhattan. Diffusée par NBC sur les écrans américains, cette série est un véritable choc de culture. En Amérique, on l'appelle "Diff’rent strokes".<br /><br />Les deux enfants entrent en scène, sous vos applaudissements.<br /><br />Voilà, Arnold et Willy sont arrivés chez monsieur Drummond. Le nom de la série "Diff'rent Strokes" est en réalité un jeu de mots dérivé de l’expression américaine « Different strokes for different folks », qu’on peut traduire par « À chacun sa façon de faire » ou « Chacun son truc ».<br /><br />Pour la sitcom, ce titre renvoie directement au concept de la série : d’un côté, deux jeunes frères afro-américains issus d’un milieu modeste ; de l’autre, un riche homme d’affaires blanc vivant dans un quartier huppé.<br /><br />La même entrée, mais en version française cette fois.<br /><br />D'ailleurs, la version française devra attendre 4 ans avant d'arriver chez nous. C'est TF1 qui en aura la primeur dès 1982. Mais aux Etats-Unis, en 1978, c'est déjà un phénomène.<br /><br />L'histoire était taillée pour le public américain. D'ailleurs, connaissez-vous la véritable histoire d'Arnold et Willy ? Monsieur Drummond est veuf. Il a promis à sa gouvernante, mourante, de s'occuper de ses deux fils. C'est ainsi qu'il accueille deux garçons noirs et pauvres. Arnold, 8 ans. Et son frère Willy, 13 ans.<br /><br />Les jeunes acteurs sont fabuleux. Gary Coleman (Arnold) a une bouille irrésistible. Tout comme, à ses côtés, Todd Bridges (Willy). Humour, tendresse et un brin de pédagogie. C'est de l'inclusion avant l'heure. Mais c'est avant tout une comédie.<br /><br />Cela dit, la série aborde des thématiques nouvelles pour l’époque — la différence, la famille recomposée et la solidarité. Mr Drummond est drôle, mais surtout touchant.<br /><br />J'ai failli oublier un personnage important, en tout cas dans les 2 premières saisons. Edna Garrett, la gouvernante de Mr Drummond.<br /><br />La série va se déplier sur 8 saisons. Elle comptera 189 épisodes et va inaugurer un nouveau format pour la télévision, 25 minutes. C'est deux fois plus court que Dallas !<br /><br />Le 3 novembre 1978 restera comme un Happy Day pour "Arnold et Willy" qui, en entrant dans le grand appartement de Manhattan, entreront aussi dans le cœur de toute la planète. Il faut de tout pour faire un monde, disait son générique, en français....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63587996</guid><pubDate>Tue, 07 Jan 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63587996/310651_1978_arnold_et_willy_debute_a_la_television_americaine.mp3" length="7864884" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 novembre 1978. Happy Day pour deux enfants noirs qui ont grandi à Harlem. Ils sont recueillis par un milliardaire de Manhattan. Diffusée par NBC sur les écrans américains, cette série est un véritable choc de culture. En Amérique, on...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 novembre 1978. Happy Day pour deux enfants noirs qui ont grandi à Harlem. Ils sont recueillis par un milliardaire de Manhattan. Diffusée par NBC sur les écrans américains, cette série est un véritable choc de culture. En Amérique, on l'appelle "Diff’rent strokes".<br /><br />Les deux enfants entrent en scène, sous vos applaudissements.<br /><br />Voilà, Arnold et Willy sont arrivés chez monsieur Drummond. Le nom de la série "Diff'rent Strokes" est en réalité un jeu de mots dérivé de l’expression américaine « Different strokes for different folks », qu’on peut traduire par « À chacun sa façon de faire » ou « Chacun son truc ».<br /><br />Pour la sitcom, ce titre renvoie directement au concept de la série : d’un côté, deux jeunes frères afro-américains issus d’un milieu modeste ; de l’autre, un riche homme d’affaires blanc vivant dans un quartier huppé.<br /><br />La même entrée, mais en version française cette fois.<br /><br />D'ailleurs, la version française devra attendre 4 ans avant d'arriver chez nous. C'est TF1 qui en aura la primeur dès 1982. Mais aux Etats-Unis, en 1978, c'est déjà un phénomène.<br /><br />L'histoire était taillée pour le public américain. D'ailleurs, connaissez-vous la véritable histoire d'Arnold et Willy ? Monsieur Drummond est veuf. Il a promis à sa gouvernante, mourante, de s'occuper de ses deux fils. C'est ainsi qu'il accueille deux garçons noirs et pauvres. Arnold, 8 ans. Et son frère Willy, 13 ans.<br /><br />Les jeunes acteurs sont fabuleux. Gary Coleman (Arnold) a une bouille irrésistible. Tout comme, à ses côtés, Todd Bridges (Willy). Humour, tendresse et un brin de pédagogie. C'est de l'inclusion avant l'heure. Mais c'est avant tout une comédie.<br /><br />Cela dit, la série aborde des thématiques nouvelles pour l’époque — la différence, la famille recomposée et la solidarité. Mr Drummond est drôle, mais surtout touchant.<br /><br />J'ai failli oublier un personnage important, en tout cas dans les 2 premières saisons. Edna Garrett, la gouvernante de Mr Drummond.<br /><br />La série va se déplier sur 8 saisons. Elle comptera 189 épisodes et va inaugurer un nouveau format pour la télévision, 25 minutes. C'est deux fois plus court que Dallas !<br /><br />Le 3 novembre 1978 restera comme un Happy Day pour "Arnold et Willy" qui, en entrant dans le grand appartement de Manhattan, entreront aussi dans le cœur de toute la planète. Il faut de tout pour faire un monde, disait son générique, en français....]]></itunes:summary><itunes:duration>328</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/926946a95ec46294451130a73bb6f75d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1979, Laurent Voulzy dévoile Le Cœur Grenadine</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1979-laurent-voulzy-devoile-le-coeur-grenadine--63587995</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1979. Happy Day pour le petit Lucien. Deux ans après avoir décroché le tube de l'été, il va imposer sa première grande composition personnelle.<br /><br />Dans le monde de la musique, Lucien s'appelle Laurent, Laurent Voulzy. Et déjà, cette histoire implique un certain Alain Souchon.<br /><br />5 ans plus tôt, Laurent lui a offert un beau cadeau. Celui-ci…<br /><br />Alain va lui rendre la pareille en 1977 avec Rockcollection, un hommage au rock des années 1960 qui paraît en 45 tours. Face A et Face B, le tout fait 11 minutes, même si c'est la première partie qui est la plus connue.<br /><br />En 1978, petit passage à vide par contre avec Bubble Star, une chanson qui a beaucoup de mal à trouver son public, malgré ce refrain obsédant, qui finira par s'imposer plus tard...<br /><br />Laurent Voulzy est très demandé. Et il aime prendre son temps. Déjà ! Il compose depuis plusieurs années pour d'autres groupes. Il sait aussi se diversifier, car en 1976, il signe la musique d'un film pornographique, "Candice Candy". Si on prête bien l'oreille, on entend déjà un peu le cocktail chez Mademoiselle. Mais, pour "Candice Candy", c'est un cocktail sans chemise et sans pantalon...<br /><br />On disait donc qu'il aime prendre son temps et apprendre de ses échecs. Voilà pourquoi il faut attendre 2 ans après la collection rock pour dévoiler un titre et un album qui vont le faire entrer dans la cour des TRÈS grands.<br /><br />Ce sera "Le Cœur grenadine". Le début donne le ton : il fait beau, il fait chaud, direction les sunlight des tropiques...<br /><br />Pourquoi le cœur est-il grenadine ? Parce que Laurent fait référence à l'île Grenadine, dans les Caraïbes. Sous couvert d'un amour de vacances, il confie sa douleur d'être séparé d'une île où il aurait vécu si sa mère n'avait pas quitté la Guadeloupe pour vivre à Paris. Lui qui est né dans le gris par accident.<br /><br />L'album comprendra 2 grands succès supplémentaires. D'un côté, Karin Redinger. De l'autre, on y revient, Cocktail chez mademoiselle.<br /><br />Le 1er juin 1979 constitue donc à n'en pas douter le happy day d'un artiste qui aura fait de sa mélancolie un refrain universel. Même si, une faute de français s'est glissée dans les paroles. Voulzy met planisphère au féminin. Cette faute, à moitié pardonnée monsieur Souchon, ne sera jamais corrigée.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63587995</guid><pubDate>Mon, 06 Jan 2025 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63587995/310650_1979_laurent_voulzy_devoile_le_c_ur_grenadine.mp3" length="5461837" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er juin 1979. Happy Day pour le petit Lucien. Deux ans après avoir décroché le tube de l'été, il va imposer sa première grande composition personnelle.

Dans le monde de la musique, Lucien s'appelle Laurent, Laurent Voulzy. Et déjà,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er juin 1979. Happy Day pour le petit Lucien. Deux ans après avoir décroché le tube de l'été, il va imposer sa première grande composition personnelle.<br /><br />Dans le monde de la musique, Lucien s'appelle Laurent, Laurent Voulzy. Et déjà, cette histoire implique un certain Alain Souchon.<br /><br />5 ans plus tôt, Laurent lui a offert un beau cadeau. Celui-ci…<br /><br />Alain va lui rendre la pareille en 1977 avec Rockcollection, un hommage au rock des années 1960 qui paraît en 45 tours. Face A et Face B, le tout fait 11 minutes, même si c'est la première partie qui est la plus connue.<br /><br />En 1978, petit passage à vide par contre avec Bubble Star, une chanson qui a beaucoup de mal à trouver son public, malgré ce refrain obsédant, qui finira par s'imposer plus tard...<br /><br />Laurent Voulzy est très demandé. Et il aime prendre son temps. Déjà ! Il compose depuis plusieurs années pour d'autres groupes. Il sait aussi se diversifier, car en 1976, il signe la musique d'un film pornographique, "Candice Candy". Si on prête bien l'oreille, on entend déjà un peu le cocktail chez Mademoiselle. Mais, pour "Candice Candy", c'est un cocktail sans chemise et sans pantalon...<br /><br />On disait donc qu'il aime prendre son temps et apprendre de ses échecs. Voilà pourquoi il faut attendre 2 ans après la collection rock pour dévoiler un titre et un album qui vont le faire entrer dans la cour des TRÈS grands.<br /><br />Ce sera "Le Cœur grenadine". Le début donne le ton : il fait beau, il fait chaud, direction les sunlight des tropiques...<br /><br />Pourquoi le cœur est-il grenadine ? Parce que Laurent fait référence à l'île Grenadine, dans les Caraïbes. Sous couvert d'un amour de vacances, il confie sa douleur d'être séparé d'une île où il aurait vécu si sa mère n'avait pas quitté la Guadeloupe pour vivre à Paris. Lui qui est né dans le gris par accident.<br /><br />L'album comprendra 2 grands succès supplémentaires. D'un côté, Karin Redinger. De l'autre, on y revient, Cocktail chez mademoiselle.<br /><br />Le 1er juin 1979 constitue donc à n'en pas douter le happy day d'un artiste qui aura fait de sa mélancolie un refrain universel. Même si, une faute de français s'est glissée dans les paroles. Voulzy met planisphère au féminin. Cette faute, à moitié pardonnée monsieur Souchon, ne sera jamais corrigée.]]></itunes:summary><itunes:duration>228</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9542c6451784788f1cac3cc8216b251e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En 1978, la Belge Claude Lombard publie un disque chez Barclay</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-1978-la-belge-claude-lombard-publie-un-disque-chez-barclay--63580302</link><description><![CDATA[Son pseudonyme, Claude Lombard, rend hommage à la rue bruxelloise où elle a grandi.<br /><br />Dix ans plus tôt, sa voix avait charmé le public à l’Eurovision, où elle avait interprété Quand tu reviendras pour la Belgique. Si elle termine 7ᵉ sur 17 participants, cette prestation marque un tournant : sa chanson est enregistrée en plusieurs langues et lance sa carrière. Elle enchaîne ensuite avec des projets variés, dont la musique des Malheurs de Sophie, jouée à guichets fermés à Bruxelles.<br /><br /><b>Barclay et une deuxième chance</b><br /><br />Après quelques années dans l’ombre, 1978 marque un nouveau départ. Grâce au producteur Jacques Canetti, Claude enregistre un album éponyme sous le label Barclay. Plus intimiste, cet opus reflète une artiste mature et sincère, avec des arrangements sobres qui mettent en avant sa voix délicate. Un titre se distingue particulièrement : L’invitée, symbole d’un style raffiné mais toujours accessible.<br /><br />Malheureusement, cet album ne rencontre pas le succès espéré. Pourtant, pour Claude Lombard, cette aventure reste une étape précieuse, une reconnaissance méritée qui vient couronner un long parcours d’efforts et de passion. Ce happy day ouvre de nouvelles portes.<br /><br /><b>Une carrière à l'ombre </b><br /><br />Installée à Paris après la disparition de son mari, Claude Lombard s'épanouit autrement. Elle écrit la musique d'Attention fragile, une comédie musicale d'Anny Duperey et Bernard Giraudeau, et devient choriste pour Charles Aznavour. Surtout, elle se spécialise dans un domaine où son talent marquera durablement : les chansons de dessins animés.<br /><br />De Winnie l’Ourson à Embrasse-moi Lucile et Max et Compagnie, sa voix devient l’écho des souvenirs d’enfance de toute une génération. <br /><br />Cette petite fille d’Etterbeek, qui rêvait de musique, laisse un héritage discret mais lumineux, à l’image des émotions qu’elle a su transmettre tout au long de sa vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63580302</guid><pubDate>Fri, 03 Jan 2025 12:25:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63580302/310607_en_1978_la_belge_claude_lombard_publie_un_disque_chez_barclay.mp3" length="4101059" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Son pseudonyme, Claude Lombard, rend hommage à la rue bruxelloise où elle a grandi.

Dix ans plus tôt, sa voix avait charmé le public à l’Eurovision, où elle avait interprété Quand tu reviendras pour la Belgique. Si elle termine 7ᵉ sur 17...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Son pseudonyme, Claude Lombard, rend hommage à la rue bruxelloise où elle a grandi.<br /><br />Dix ans plus tôt, sa voix avait charmé le public à l’Eurovision, où elle avait interprété Quand tu reviendras pour la Belgique. Si elle termine 7ᵉ sur 17 participants, cette prestation marque un tournant : sa chanson est enregistrée en plusieurs langues et lance sa carrière. Elle enchaîne ensuite avec des projets variés, dont la musique des Malheurs de Sophie, jouée à guichets fermés à Bruxelles.<br /><br /><b>Barclay et une deuxième chance</b><br /><br />Après quelques années dans l’ombre, 1978 marque un nouveau départ. Grâce au producteur Jacques Canetti, Claude enregistre un album éponyme sous le label Barclay. Plus intimiste, cet opus reflète une artiste mature et sincère, avec des arrangements sobres qui mettent en avant sa voix délicate. Un titre se distingue particulièrement : L’invitée, symbole d’un style raffiné mais toujours accessible.<br /><br />Malheureusement, cet album ne rencontre pas le succès espéré. Pourtant, pour Claude Lombard, cette aventure reste une étape précieuse, une reconnaissance méritée qui vient couronner un long parcours d’efforts et de passion. Ce happy day ouvre de nouvelles portes.<br /><br /><b>Une carrière à l'ombre </b><br /><br />Installée à Paris après la disparition de son mari, Claude Lombard s'épanouit autrement. Elle écrit la musique d'Attention fragile, une comédie musicale d'Anny Duperey et Bernard Giraudeau, et devient choriste pour Charles Aznavour. Surtout, elle se spécialise dans un domaine où son talent marquera durablement : les chansons de dessins animés.<br /><br />De Winnie l’Ourson à Embrasse-moi Lucile et Max et Compagnie, sa voix devient l’écho des souvenirs d’enfance de toute une génération. <br /><br />Cette petite fille d’Etterbeek, qui rêvait de musique, laisse un héritage discret mais lumineux, à l’image des émotions qu’elle a su transmettre tout au long de sa vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>257</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/19686797ae2834f6e4cb24a83733ce94.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>23 mars 1968 : vive le Rugby français… et Georgette Plana !</title><link>https://www.spreaker.com/episode/23-mars-1968-vive-le-rugby-francais-et-georgette-plana--63523993</link><description><![CDATA[Nous sommes le 23 mars 1968. Happy day pour la France du rugby. Le Tournoi des Cinq Nations, 74e de l'histoire, voit la victoire de la France et son premier Grand Chelem. Nos voisins gagnent leurs quatre matches. Et tout cela au nez et à la barbe de l'Écosse. Déjà en 1923, Maurice Chevalier l'avait prédit !<br /><br />Un mois avant le tournoi des 5 Nations, la France rapporte 3 médailles d'or des jeux olympiques. Le héros national s'appelle alors Jean-Claude Killy. Oui, 1968 est une année sportive.<br /><br />Dans les rues de Paris, une voix gouailleuse exulte. C'est son grand retour à la chanson, après 20 années passées à gérer les dettes de l'entreprise de son mari. Georgette Plana a la chic pour s'emparer de reprises qu'elle remet au goût du jour. Elle le fait avec une chanson des années 20. Le titre est immédiatement numéro 1 au hit parade et se vend à 450 mille exemplaires. C'est un triomphe pour Riquita !<br /><br />Dans la foulée, Georgette Plana enregistre d'autres anciens succès, ceux de Gaston Gabaroche, Lucien Boyer et Montéhus.<br /><br />Avec l'accordéoniste Aimable et son orchestre, Georgette prépare un album. Sur celui-ci figurera la fameuse chanson de Maurice Chevalier.<br /><br />Tant qu'à faire un album pour son grand retour, autant surfer sur la vague des victoires sportives de l'année. Georgette s'empare donc de "Rubgy marche". Dans sa voix, les paroles deviennent très frivoles.<br /><br />Elle dit, par exemple, "mesdemoiselles si ça vous asticote, tapez dans l'tas".<br /><br />Oui, nous sommes encore dans la France du Général. Et Georgette s'en amuse beaucoup. L'année d'après, elle chantera à l’Olympia aux côtés de Robert Charlebois et d’Antoine. Sa deuxième carrière est lancée.<br /><br />Autant dire que ce 23 mars 1968 est un happy day aussi sportif que musical pour le ballon ovale. Mesdames, vous savez ce qu'il vous rester à faire : le général va bientôt tomber, alors autant charmer un champion du sport et de l'amour !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63523993</guid><pubDate>Thu, 02 Jan 2025 08:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63523993/310381_23_mars_1968_le_premier_grand_chelem_de_la_france_au_tournoi_des_cinq_nations.mp3" length="8757027" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 23 mars 1968. Happy day pour la France du rugby. Le Tournoi des Cinq Nations, 74e de l'histoire, voit la victoire de la France et son premier Grand Chelem. Nos voisins gagnent leurs quatre matches. Et tout cela au nez et à la barbe de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 23 mars 1968. Happy day pour la France du rugby. Le Tournoi des Cinq Nations, 74e de l'histoire, voit la victoire de la France et son premier Grand Chelem. Nos voisins gagnent leurs quatre matches. Et tout cela au nez et à la barbe de l'Écosse. Déjà en 1923, Maurice Chevalier l'avait prédit !<br /><br />Un mois avant le tournoi des 5 Nations, la France rapporte 3 médailles d'or des jeux olympiques. Le héros national s'appelle alors Jean-Claude Killy. Oui, 1968 est une année sportive.<br /><br />Dans les rues de Paris, une voix gouailleuse exulte. C'est son grand retour à la chanson, après 20 années passées à gérer les dettes de l'entreprise de son mari. Georgette Plana a la chic pour s'emparer de reprises qu'elle remet au goût du jour. Elle le fait avec une chanson des années 20. Le titre est immédiatement numéro 1 au hit parade et se vend à 450 mille exemplaires. C'est un triomphe pour Riquita !<br /><br />Dans la foulée, Georgette Plana enregistre d'autres anciens succès, ceux de Gaston Gabaroche, Lucien Boyer et Montéhus.<br /><br />Avec l'accordéoniste Aimable et son orchestre, Georgette prépare un album. Sur celui-ci figurera la fameuse chanson de Maurice Chevalier.<br /><br />Tant qu'à faire un album pour son grand retour, autant surfer sur la vague des victoires sportives de l'année. Georgette s'empare donc de "Rubgy marche". Dans sa voix, les paroles deviennent très frivoles.<br /><br />Elle dit, par exemple, "mesdemoiselles si ça vous asticote, tapez dans l'tas".<br /><br />Oui, nous sommes encore dans la France du Général. Et Georgette s'en amuse beaucoup. L'année d'après, elle chantera à l’Olympia aux côtés de Robert Charlebois et d’Antoine. Sa deuxième carrière est lancée.<br /><br />Autant dire que ce 23 mars 1968 est un happy day aussi sportif que musical pour le ballon ovale. Mesdames, vous savez ce qu'il vous rester à faire : le général va bientôt tomber, alors autant charmer un champion du sport et de l'amour !]]></itunes:summary><itunes:duration>365</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5bc3839c232e1b1820b19c152fdc47bc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>20 avril 1964 : La naissance de Nutella, la pâte à tartiner iconique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/20-avril-1964-la-naissance-de-nutella-la-pate-a-tartiner-iconique--63516400</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 avril 1964. Happy Day pour Ferrero. Dans la région du Piémont, l'entreprise italienne vient de commercialiser un petit pot de pâte à tartiner dont le monde entier va se régaler, voire même se gaver. Chez elle, on l'appelle la Nutella. Et tout le monde l'adore !<br /><br />Que serait le monde sans Nutella ! Mais quelle est son origine ? Car comme souvent en Italie, on n'invente rien, on perpétue les traditions. Le Nutella est un dérivé du gianduja, une pâte de chocolat et de noisettes finement broyées. On dit que ce sont les pâtissiers de Turin qui l'ont inventée pendant le blocus continental de Napoléon.<br /><br />Mais le petit pot magique, on le doit à Michele Ferrero. Fils de Pietro Ferrero, il reprend la recette de la "Supercrema", élaborée dans les années 50 pour pallier la pénurie de cacao. L’idée de génie ? Ajouter une bonne dose de noisettes. Cela tombe bien, elles sont disponibles en masse dans la région du Piémont.<br /><br />Au départ, le nom choisi est Tartinoise, mais la véritable trouvaille, ce sera…. Nutella ! Tout le monde le comprend, de Turin à Las Vegas en passant par Strepy et Mariakerke. Avec son pot emblématique et son logo rouge, la marque va se forger une identité forte et même devenir un phénomène culturel. En quelques années, Nutella, c'est presque un nom commun.<br /><br />Mais dites, j’ai oublié de vous donner la recette ???<br /><br />Cette recette, elle passe crème en 1963 : sucre, huile de palme, noisettes, cacao, lait, lactosérum et émulsifiants. Les Italiens en sont sûrs : c'est ce qu'il y a de mieux et de plus sain. C'est même une réserve d'énergie pour les sportifs !<br /><br />Ne boudons pas notre plaisir sucré. Le 20 avril 1964 restera comme le Happy Day d'une pâte à tartiner que personne n'a l'intention de bouder. Surtout pas le bel Adriano Celentano. Car, en 1964, le secret de son succès tient peut-être dans un petit pot de Nutella.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63516400</guid><pubDate>Wed, 01 Jan 2025 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63516400/310363_20_avril_1964_la_naissance_de_nutella_la_pate_a_tartiner_iconique.mp3" length="4683179" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 avril 1964. Happy Day pour Ferrero. Dans la région du Piémont, l'entreprise italienne vient de commercialiser un petit pot de pâte à tartiner dont le monde entier va se régaler, voire même se gaver. Chez elle, on l'appelle la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 avril 1964. Happy Day pour Ferrero. Dans la région du Piémont, l'entreprise italienne vient de commercialiser un petit pot de pâte à tartiner dont le monde entier va se régaler, voire même se gaver. Chez elle, on l'appelle la Nutella. Et tout le monde l'adore !<br /><br />Que serait le monde sans Nutella ! Mais quelle est son origine ? Car comme souvent en Italie, on n'invente rien, on perpétue les traditions. Le Nutella est un dérivé du gianduja, une pâte de chocolat et de noisettes finement broyées. On dit que ce sont les pâtissiers de Turin qui l'ont inventée pendant le blocus continental de Napoléon.<br /><br />Mais le petit pot magique, on le doit à Michele Ferrero. Fils de Pietro Ferrero, il reprend la recette de la "Supercrema", élaborée dans les années 50 pour pallier la pénurie de cacao. L’idée de génie ? Ajouter une bonne dose de noisettes. Cela tombe bien, elles sont disponibles en masse dans la région du Piémont.<br /><br />Au départ, le nom choisi est Tartinoise, mais la véritable trouvaille, ce sera…. Nutella ! Tout le monde le comprend, de Turin à Las Vegas en passant par Strepy et Mariakerke. Avec son pot emblématique et son logo rouge, la marque va se forger une identité forte et même devenir un phénomène culturel. En quelques années, Nutella, c'est presque un nom commun.<br /><br />Mais dites, j’ai oublié de vous donner la recette ???<br /><br />Cette recette, elle passe crème en 1963 : sucre, huile de palme, noisettes, cacao, lait, lactosérum et émulsifiants. Les Italiens en sont sûrs : c'est ce qu'il y a de mieux et de plus sain. C'est même une réserve d'énergie pour les sportifs !<br /><br />Ne boudons pas notre plaisir sucré. Le 20 avril 1964 restera comme le Happy Day d'une pâte à tartiner que personne n'a l'intention de bouder. Surtout pas le bel Adriano Celentano. Car, en 1964, le secret de son succès tient peut-être dans un petit pot de Nutella.]]></itunes:summary><itunes:duration>195</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/823a7b3d89066f99bc11525696adbc53.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968: La Planète des singes de Pierre Boule conquiert le cinéma</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-la-planete-des-singes-de-pierre-boule-conquiert-le-cinema--63516401</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 avril 1968. Happy Day pour un écrivain français, Pierre Boule.<br /><br />Hollywood vient de porter au cinéma l'un de ses romans les plus importants, sorti 5 ans plus tôt.<br /><br />C'est déjà, en 1968, un grand classique de la littérature francophone dans le monde, mais "La Planète des singes" va s'imposer au cinéma.<br /><br />Pour l'auteur, c'est une satire, comme il l'explique dans l'émission "Lectures pour tous" en février 63. Il ne se revendique pas de la science fiction.<br /><br />Le film, lui aussi, est profondément humain. Les primates parlent, ils ont établi une hiérarchie. La puissance du scénario questionne le rapport de l’homme à sa propre civilisation et à ses certitudes.<br /><br />Une fable philosophique qui résonne avec le climat social et politique de la fin des années 60.<br /><br />La vedette du film s'appelle Charlton Heston, dans le rôle d’un astronaute échoué dans un monde dominé par des singes, qui ressemble aux hommes et qui parlent (évidemment) parfaitement anglais.. <br /><br />Autour de Charlton Heston, le réalisateur Franklin Schaffner a réuni des acteurs comme Roddy McDowall et Kim Hunter, qui disparaissent littéralement sous des maquillages spectaculaires, imaginés par un homme, John Chambers, inventeur d'un procédé de maquillage révolutionnaire pour l’époque.<br /><br />Bienvenue sur une planète où les êtres supérieurs sont les singes.<br /><br />La musique est signée Jerry Goldsmith, mélange avant-gardiste de percussions et de sons dissonants. Comme pour renforcer l’étrangeté du décor et le sentiment de décalage.<br /><br />Oui, le 25 avril 1968 reste comme le Happy Day où "La Planète des singes" de Pierre Boule s'affiche sur tous les écrans de Belgique, 5 ans après la parution de son roman.<br /><br />Une partition audacieuse qui devient immédiatement un succès international. Notamment pour sa scène finale, monumentale, qui renverse toutes nos certitudes. Car au fond, quelle est donc cette planète sur laquelle George Taylor est arrivé et à quoi va donc mener la révolution ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63516401</guid><pubDate>Tue, 31 Dec 2024 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63516401/310364_1968_la_planete_des_singes_de_pierre_boule_conquiert_le_cinema.mp3" length="4757158" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 avril 1968. Happy Day pour un écrivain français, Pierre Boule.

Hollywood vient de porter au cinéma l'un de ses romans les plus importants, sorti 5 ans plus tôt.

C'est déjà, en 1968, un grand classique de la littérature francophone...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 avril 1968. Happy Day pour un écrivain français, Pierre Boule.<br /><br />Hollywood vient de porter au cinéma l'un de ses romans les plus importants, sorti 5 ans plus tôt.<br /><br />C'est déjà, en 1968, un grand classique de la littérature francophone dans le monde, mais "La Planète des singes" va s'imposer au cinéma.<br /><br />Pour l'auteur, c'est une satire, comme il l'explique dans l'émission "Lectures pour tous" en février 63. Il ne se revendique pas de la science fiction.<br /><br />Le film, lui aussi, est profondément humain. Les primates parlent, ils ont établi une hiérarchie. La puissance du scénario questionne le rapport de l’homme à sa propre civilisation et à ses certitudes.<br /><br />Une fable philosophique qui résonne avec le climat social et politique de la fin des années 60.<br /><br />La vedette du film s'appelle Charlton Heston, dans le rôle d’un astronaute échoué dans un monde dominé par des singes, qui ressemble aux hommes et qui parlent (évidemment) parfaitement anglais.. <br /><br />Autour de Charlton Heston, le réalisateur Franklin Schaffner a réuni des acteurs comme Roddy McDowall et Kim Hunter, qui disparaissent littéralement sous des maquillages spectaculaires, imaginés par un homme, John Chambers, inventeur d'un procédé de maquillage révolutionnaire pour l’époque.<br /><br />Bienvenue sur une planète où les êtres supérieurs sont les singes.<br /><br />La musique est signée Jerry Goldsmith, mélange avant-gardiste de percussions et de sons dissonants. Comme pour renforcer l’étrangeté du décor et le sentiment de décalage.<br /><br />Oui, le 25 avril 1968 reste comme le Happy Day où "La Planète des singes" de Pierre Boule s'affiche sur tous les écrans de Belgique, 5 ans après la parution de son roman.<br /><br />Une partition audacieuse qui devient immédiatement un succès international. Notamment pour sa scène finale, monumentale, qui renverse toutes nos certitudes. Car au fond, quelle est donc cette planète sur laquelle George Taylor est arrivé et à quoi va donc mener la révolution ?]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fef283c00d12fab1a20b7f9bd1b41b7a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>25 novembre 1972 : Mort Shuman triomphe avec Le Lac Majeur</title><link>https://www.spreaker.com/episode/25-novembre-1972-mort-shuman-triomphe-avec-le-lac-majeur--63447131</link><description><![CDATA[Nous sommes le 25 novembre 1972. Happy Day pour Mortimer. Il vient de fêter ses 34 ans et va signer l'un de ses plus grands succès en français. C'est un musicien né à Brooklyn, dont la réputation dans le monde de la musique n'est plus à faire. Il a beaucoup écrit, notamment pour Elvis. En 1961, il participe à ce qui deviendra le plus grand succès des Drifters.<br /><br />Ce titre "Sweets for my sweet" sera repris par Frank Alamo en français. Une version autour de laquelle Mort Schuman va également se pencher.<br /><br />Malgré ces succès répétés, Mort Shuman quitte New York au milieu des années 1960 pour voyager. Il s'arrête d'abord un temps à Londres en 1965, il y écrit pour des vedettes de l'époque. Et ça marche, une fois encore. Un exemple, parmi tant d'autres, "Here I Go Again" des Hollies.<br /><br />Mort se sent bien en Europe. En 1966, il collabore avec la parolière Vline Buggy en France. C'est à Paris qu'il va s'installer.<br /><br />Il va y monter une comédie musicale sur Jacques Brel, qui sera jouée partout dans le monde. Puis il va se lier d'amitié avec plusieurs artistes francophones de l'époque, dont Eddy Mitchell, qui sera l'un des premiers à chanter du Mort Schuman en français.<br /><br />Mais le New-Yorkais n'est pas simplement compositeur. Il est aussi chanteur. Sa rencontre avec Étienne Roda-Gil, jusque-là parolier attitré de Julien Clerc, va changer sa vie. Ensemble, ils vont composer et écrire une chanson qui parle des révolutions anrchistes italiennes. Ce titre se déroule dans la région des grands lacs italiens. Le tableau est bouleversant...<br /><br />Le texte de cette chanson parle de Mikhaïl Bakounine, révolutionnaire, théoricien de l'anarchisme et philosophe russe. C'est lui qui a fait tirer en juillet 1874 un feu d'artifice en l'honneur de sa femme, face au lac Majeur.<br /><br />Problème pour Mort Schuman : les radios refusent de diffuser sa chanson en raison de la sa longueur (elle fait plus de 5 minutes).<br /><br />Les auditeurs vont pourtant la réclamer à grands coups de cartes de postales et d'appels en studio. Les radios vont donc l’adopter, à la demande générale, fin 1972.<br /><br />Numéro 1 en France, numéro 1 en Belgique francophone, la chanson sera traduite en italien et en allamend. Puis reprise un nombre incalculable de fois. Ce titre deviendra même le 2e plus grand succès personnel de Mort Schuman.<br /><br />Happy Day pour Mort Schuman le 25 novembre 1972. Peu importe ce qu’en pensent les radios de l’époque, il entend comme un moteur, c'est le bateau de cinq heures, a peut-être tout oublié du bonheur, mais ce soir, il neige sur le Lac Majeur.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63447131</guid><pubDate>Mon, 30 Dec 2024 06:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63447131/310171_25_novembre_1972_mort_shuman_triomphe_avec_le_lac_majeur.mp3" length="5734555" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 25 novembre 1972. Happy Day pour Mortimer. Il vient de fêter ses 34 ans et va signer l'un de ses plus grands succès en français. C'est un musicien né à Brooklyn, dont la réputation dans le monde de la musique n'est plus à faire. Il a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 25 novembre 1972. Happy Day pour Mortimer. Il vient de fêter ses 34 ans et va signer l'un de ses plus grands succès en français. C'est un musicien né à Brooklyn, dont la réputation dans le monde de la musique n'est plus à faire. Il a beaucoup écrit, notamment pour Elvis. En 1961, il participe à ce qui deviendra le plus grand succès des Drifters.<br /><br />Ce titre "Sweets for my sweet" sera repris par Frank Alamo en français. Une version autour de laquelle Mort Schuman va également se pencher.<br /><br />Malgré ces succès répétés, Mort Shuman quitte New York au milieu des années 1960 pour voyager. Il s'arrête d'abord un temps à Londres en 1965, il y écrit pour des vedettes de l'époque. Et ça marche, une fois encore. Un exemple, parmi tant d'autres, "Here I Go Again" des Hollies.<br /><br />Mort se sent bien en Europe. En 1966, il collabore avec la parolière Vline Buggy en France. C'est à Paris qu'il va s'installer.<br /><br />Il va y monter une comédie musicale sur Jacques Brel, qui sera jouée partout dans le monde. Puis il va se lier d'amitié avec plusieurs artistes francophones de l'époque, dont Eddy Mitchell, qui sera l'un des premiers à chanter du Mort Schuman en français.<br /><br />Mais le New-Yorkais n'est pas simplement compositeur. Il est aussi chanteur. Sa rencontre avec Étienne Roda-Gil, jusque-là parolier attitré de Julien Clerc, va changer sa vie. Ensemble, ils vont composer et écrire une chanson qui parle des révolutions anrchistes italiennes. Ce titre se déroule dans la région des grands lacs italiens. Le tableau est bouleversant...<br /><br />Le texte de cette chanson parle de Mikhaïl Bakounine, révolutionnaire, théoricien de l'anarchisme et philosophe russe. C'est lui qui a fait tirer en juillet 1874 un feu d'artifice en l'honneur de sa femme, face au lac Majeur.<br /><br />Problème pour Mort Schuman : les radios refusent de diffuser sa chanson en raison de la sa longueur (elle fait plus de 5 minutes).<br /><br />Les auditeurs vont pourtant la réclamer à grands coups de cartes de postales et d'appels en studio. Les radios vont donc l’adopter, à la demande générale, fin 1972.<br /><br />Numéro 1 en France, numéro 1 en Belgique francophone, la chanson sera traduite en italien et en allamend. Puis reprise un nombre incalculable de fois. Ce titre deviendra même le 2e plus grand succès personnel de Mort Schuman.<br /><br />Happy Day pour Mort Schuman le 25 novembre 1972. Peu importe ce qu’en pensent les radios de l’époque, il entend comme un moteur, c'est le bateau de cinq heures, a peut-être tout oublié du bonheur, mais ce soir, il neige sur le Lac Majeur.]]></itunes:summary><itunes:duration>239</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bcde1e559d1c0a1094443a95a6180b9b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1er juillet 1966 : Les Jolies Colonies de Vacances, le premier succès de Pierre Perret</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1er-juillet-1966-les-jolies-colonies-de-vacances-le-premier-succes-de-pierre-perret--63447046</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1966. C’est l’été, Happy Day et temps béni des colonies de vacances. Un tout jeune auteur-compositeur-interprète va marquer les esprits rebelles avec une chanson pleine d’ironie et de tendresse.<br /><br />Cette chanson a pour titre "Les jolies colonies de vacances" et Pierre Perret l'a écrite en deux jours seulement.<br /><br />C'est la lettre d'un petit garçon de 8 ans qui écrit à ses parents....<br /><br />La chanson met en scène ces fameux séjours en colonie, rituel estival pour des milliers d’enfants en France et en Belgique.<br /><br />En apparence, le texte donne l’impression d’évoquer des souvenirs heureux. Mais Pierre Perret joue sur les contrastes.<br /><br />Derrière le refrain joyeux, il dresse une critique de l’organisation, de la discipline parfois trop rigide et du manque de confort.<br /><br />Pour Pierre Perret, « le but, c’était de dégonfler un peu la baudruche ». Il voulait montrer que, dans ces camps de vacances, tout n’était pas rose et bon enfant.<br /><br />D’ailleurs, il le sait, il a lui même fréquenté les colonies de vacances pour le meilleur et pour le pire, comme il l'expliquera plus tard à Patrick Simonin sur TV5.<br /><br />Et ça marche ! Pierre Perret connaît son premier succès. Cela dit, ça ne plait pas à tout le monde. Le second degré passe mal auprès des médias en 1966. La télévision va censurer la chanson pendant six mois. La première dame Yvonne de Gaulle interviendra elle même personnellement auprès du directeur de France Inter pour faire cesser la diffusion. Une phrase l'a choquée. Celle-ci :<br /><br />Le pipi dans le lavabo, en 1966, ce n’est pas ce qu’il y a de plus radiophonique. Mais Yvonne n'est pas la seule à se plaindre : associations, éducateurs, parents, pouvoirs publics, tout le monde veut la peau de ce jeune chanteur.<br /><br />Le disque se vendra et s’écoutera donc sous le manteau.<br /><br />Cela dit, il fera bien rire et certains sortiront du bois. Pierre Perret dira ceci : "J'ai reçu des lettres formidables de directeurs de colonies qui me disaient que chez eux, on se marrait bien avec ma chanson..."<br /><br />Et oui, le 1er juillet 1966 restera le début des vacances et un joyeux Happy Day pour Pierre Perret, qui vendra 200 mille exemplaires de sa chanson. Ce sera son premier succès, bien loin des douceurs estivales de l'époque comme "Le ciel, le soleil et la mer" ou encore "Qu'il est doux, le temps des vacances". Alors, vivent les jolies colonies de vacances. Merci maman, merci papa. You kaïdi aïdi aïda.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63447046</guid><pubDate>Fri, 27 Dec 2024 11:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63447046/310170_1er_juillet_1966_les_jolies_colonies_de_vacances_le_premier_succes_de_pierre_perret.mp3" length="4671894" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1966. C’est l’été, Happy Day et temps béni des colonies de vacances. Un tout jeune auteur-compositeur-interprète va marquer les esprits rebelles avec une chanson pleine d’ironie et de tendresse.

Cette chanson a pour titre "Les jolies...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1966. C’est l’été, Happy Day et temps béni des colonies de vacances. Un tout jeune auteur-compositeur-interprète va marquer les esprits rebelles avec une chanson pleine d’ironie et de tendresse.<br /><br />Cette chanson a pour titre "Les jolies colonies de vacances" et Pierre Perret l'a écrite en deux jours seulement.<br /><br />C'est la lettre d'un petit garçon de 8 ans qui écrit à ses parents....<br /><br />La chanson met en scène ces fameux séjours en colonie, rituel estival pour des milliers d’enfants en France et en Belgique.<br /><br />En apparence, le texte donne l’impression d’évoquer des souvenirs heureux. Mais Pierre Perret joue sur les contrastes.<br /><br />Derrière le refrain joyeux, il dresse une critique de l’organisation, de la discipline parfois trop rigide et du manque de confort.<br /><br />Pour Pierre Perret, « le but, c’était de dégonfler un peu la baudruche ». Il voulait montrer que, dans ces camps de vacances, tout n’était pas rose et bon enfant.<br /><br />D’ailleurs, il le sait, il a lui même fréquenté les colonies de vacances pour le meilleur et pour le pire, comme il l'expliquera plus tard à Patrick Simonin sur TV5.<br /><br />Et ça marche ! Pierre Perret connaît son premier succès. Cela dit, ça ne plait pas à tout le monde. Le second degré passe mal auprès des médias en 1966. La télévision va censurer la chanson pendant six mois. La première dame Yvonne de Gaulle interviendra elle même personnellement auprès du directeur de France Inter pour faire cesser la diffusion. Une phrase l'a choquée. Celle-ci :<br /><br />Le pipi dans le lavabo, en 1966, ce n’est pas ce qu’il y a de plus radiophonique. Mais Yvonne n'est pas la seule à se plaindre : associations, éducateurs, parents, pouvoirs publics, tout le monde veut la peau de ce jeune chanteur.<br /><br />Le disque se vendra et s’écoutera donc sous le manteau.<br /><br />Cela dit, il fera bien rire et certains sortiront du bois. Pierre Perret dira ceci : "J'ai reçu des lettres formidables de directeurs de colonies qui me disaient que chez eux, on se marrait bien avec ma chanson..."<br /><br />Et oui, le 1er juillet 1966 restera le début des vacances et un joyeux Happy Day pour Pierre Perret, qui vendra 200 mille exemplaires de sa chanson. Ce sera son premier succès, bien loin des douceurs estivales de l'époque comme "Le ciel, le soleil et la mer" ou encore "Qu'il est doux, le temps des vacances". Alors, vivent les jolies colonies de vacances. Merci maman, merci papa. You kaïdi aïdi aïda.]]></itunes:summary><itunes:duration>195</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a5d333373a82fa0c14586f1b498d6886.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 : L’aspartame, découvert par hasard, révolutionne le sucre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-l-aspartame-decouvert-par-hasard-revolutionne-le-sucre--63447045</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1965. Happy Day pour James Schlatter. Dans un laboratoire américain, ce chercheur travaille sur un médicament expérimental contre l’ulcère. Une expérience banale, des réactions chimiques, et soudain… le hasard frappe.<br /><br />Pendant des manipulations, Schlatter effleure par inadvertance son doigt de la langue… et découvre une saveur sucrée inattendue. Il vient de synthétiser par hasard une molécule qui va bouleverser l’industrie alimentaire.<br /><br />Et il va falloir expliquer tout ça. Un peu comme doit le faire cette année-là au cinéma le commissaire Juve....<br /><br />Ce que Louis de Funès essaie de vous expliquer, c'est que Schlatter vient de découvrir l’aspartame. Un édulcorant intense. Tellement intense qu'il est 200 fois plus sucré que le saccharose, mais avec une particularité. On n'y trouve pas les calories du sucre classique.<br /><br />L’aspartame fait bientôt l’objet d’études approfondies. Au début, son usage reste limité. Il faudra attendre 1974 pour qu’une première autorisation de mise sur le marché soit accordée aux États-Unis. Inutile de vous faire un dessin : des laboratoires pharmaceutiques aux industriels, tout le monde flaire déjà la bonne affaire !<br /><br />Du sucre, dans les années 70, il y en a partout. Côté petit déjeuner, Benco a la main un peu lourde sur le sucre...<br /><br />Dès la fin des années 70, l’aspartame conquiert les rayons des supermarchés. On le retrouve dans les boissons "light", les chewing-gums sans sucre, certains yaourts, des sirops pour la toux, des compléments vitaminés. Sa popularité est immense, mais suscite elle aussi des controverses, des études scientifiques opposées, des rumeurs et des débats sans fin.<br /><br /> En ce happy day édulcoré du 1er janvier 1965, personne ne peut imaginer l’ampleur que cette découverte fortuite aura sur l’industrie agroalimentaire mondiale. Pas même son inventeur, James Schlatter.<br /><br />Le sucre est la pire des addictions, "Sugar Pie, Honey Bunch", en 1965, il envahit même les chansons....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63447045</guid><pubDate>Thu, 26 Dec 2024 11:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63447045/310169_1965_l_aspartame_decouvert_par_hasard_revolutionne_le_sucre.mp3" length="4369083" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1965. Happy Day pour James Schlatter. Dans un laboratoire américain, ce chercheur travaille sur un médicament expérimental contre l’ulcère. Une expérience banale, des réactions chimiques, et soudain… le hasard frappe.

Pendant des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1965. Happy Day pour James Schlatter. Dans un laboratoire américain, ce chercheur travaille sur un médicament expérimental contre l’ulcère. Une expérience banale, des réactions chimiques, et soudain… le hasard frappe.<br /><br />Pendant des manipulations, Schlatter effleure par inadvertance son doigt de la langue… et découvre une saveur sucrée inattendue. Il vient de synthétiser par hasard une molécule qui va bouleverser l’industrie alimentaire.<br /><br />Et il va falloir expliquer tout ça. Un peu comme doit le faire cette année-là au cinéma le commissaire Juve....<br /><br />Ce que Louis de Funès essaie de vous expliquer, c'est que Schlatter vient de découvrir l’aspartame. Un édulcorant intense. Tellement intense qu'il est 200 fois plus sucré que le saccharose, mais avec une particularité. On n'y trouve pas les calories du sucre classique.<br /><br />L’aspartame fait bientôt l’objet d’études approfondies. Au début, son usage reste limité. Il faudra attendre 1974 pour qu’une première autorisation de mise sur le marché soit accordée aux États-Unis. Inutile de vous faire un dessin : des laboratoires pharmaceutiques aux industriels, tout le monde flaire déjà la bonne affaire !<br /><br />Du sucre, dans les années 70, il y en a partout. Côté petit déjeuner, Benco a la main un peu lourde sur le sucre...<br /><br />Dès la fin des années 70, l’aspartame conquiert les rayons des supermarchés. On le retrouve dans les boissons "light", les chewing-gums sans sucre, certains yaourts, des sirops pour la toux, des compléments vitaminés. Sa popularité est immense, mais suscite elle aussi des controverses, des études scientifiques opposées, des rumeurs et des débats sans fin.<br /><br /> En ce happy day édulcoré du 1er janvier 1965, personne ne peut imaginer l’ampleur que cette découverte fortuite aura sur l’industrie agroalimentaire mondiale. Pas même son inventeur, James Schlatter.<br /><br />Le sucre est la pire des addictions, "Sugar Pie, Honey Bunch", en 1965, il envahit même les chansons....]]></itunes:summary><itunes:duration>182</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/07872244f872103cfe747621d3365c45.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>22 novembre 1963 : L'album de Noël de Phil Spector passe inaperçu</title><link>https://www.spreaker.com/episode/22-novembre-1963-l-album-de-noel-de-phil-spector-passe-inapercu--63447044</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 novembre 1963. Happy Day pour un producteur américain. Enfin, c'est ce qu'il croit lorsqu’il publie un album de Noël à son image. Son titre, “A Christmas Gift for You from Phil Spector”.<br /><br />Le premier titre de la face A est, sans surprise, "White Christmas". Un classique que va pourtant solidement revisiter Darlene Love. Elle le connaît par cœur, elle l'a chanté dans la chorale de son église à Los Angeles.<br /><br />Et alors, "White Christmas" par Darlene, qu'est-ce que c'est beau !<br /><br />Cet album rassemble plusieurs artistes de la galaxie Spector, notamment les Ronettes et The Crystals. Leur mission : revisiter les classiques de Noël avec un style pop et soul qui doit sonner franchement sixties.<br /><br />L'enregistrement de l'album a lieu entre septembre et octobre 1963. En studio, on trouve aussi Brian Wilson des Beach Boys, qui tente de revisiter "Santa Claus is coming to Town" au piano. Mais c'est un échec. Phil Spector trouve la performance…. disons…. peu convaincante. Brian Wilson est congédié.<br /><br />Nous sommes le 22 novembre 1963, disais-je. Phil Spector ne pouvait pas vraiment anticiper ce qui allait se passer. Édition spéciale !<br /><br />CBS, qui coupe ses programmes pour diffuser ce flash, n'officialise pas encore la mort du Président Kennedy, mais l'annonce blessé par balles. L'Amérique est sous le choc. Ce n'est pas vraiment le moment de foncer chez le disquaire. Conséquence : "A Christmas Gift for You" est un échec cuisant pour le producteur.<br /><br />C’est un disque festif, débordant d’énergie, pas vraiment ce dont l’Amérique a besoin pour son travail de deuil.<br /><br />Même Phil Spector est sous le choc, comme il l'expliquera à la BBC en 1972.<br /><br />Cela dit, au fil des années, l'album va gagner en popularité. Il va même devenir un incontournable des fêtes. Notamment la chanson “Christmas (Baby Please Come Home)” de Darlene Love, qui s’érigera en classique absolu dans les années qui suivent.<br /><br />À tel point que cet album, à l’origine ignoré, est désormais considéré par la presse musicale comme le meilleur album de Noël jamais réalisé.<br /><br />Le 22 novembre 1963 n'aura donc pas été le Happy Day tant espéré par le producteur. Encore que, le démarrage un peu lent du cadeau musical de Phil Spector au monde trouvera écho l'année suivante, puis l'année d'après... faisant des Ronettes, des Crystals et de Darlene Love des légendes de Noël !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63447044</guid><pubDate>Wed, 25 Dec 2024 11:00:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63447044/310168_22_novembre_1963_l_album_de_noel_de_phil_spector_passe_inapercu.mp3" length="5625468" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 novembre 1963. Happy Day pour un producteur américain. Enfin, c'est ce qu'il croit lorsqu’il publie un album de Noël à son image. Son titre, “A Christmas Gift for You from Phil Spector”.

Le premier titre de la face A est, sans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 novembre 1963. Happy Day pour un producteur américain. Enfin, c'est ce qu'il croit lorsqu’il publie un album de Noël à son image. Son titre, “A Christmas Gift for You from Phil Spector”.<br /><br />Le premier titre de la face A est, sans surprise, "White Christmas". Un classique que va pourtant solidement revisiter Darlene Love. Elle le connaît par cœur, elle l'a chanté dans la chorale de son église à Los Angeles.<br /><br />Et alors, "White Christmas" par Darlene, qu'est-ce que c'est beau !<br /><br />Cet album rassemble plusieurs artistes de la galaxie Spector, notamment les Ronettes et The Crystals. Leur mission : revisiter les classiques de Noël avec un style pop et soul qui doit sonner franchement sixties.<br /><br />L'enregistrement de l'album a lieu entre septembre et octobre 1963. En studio, on trouve aussi Brian Wilson des Beach Boys, qui tente de revisiter "Santa Claus is coming to Town" au piano. Mais c'est un échec. Phil Spector trouve la performance…. disons…. peu convaincante. Brian Wilson est congédié.<br /><br />Nous sommes le 22 novembre 1963, disais-je. Phil Spector ne pouvait pas vraiment anticiper ce qui allait se passer. Édition spéciale !<br /><br />CBS, qui coupe ses programmes pour diffuser ce flash, n'officialise pas encore la mort du Président Kennedy, mais l'annonce blessé par balles. L'Amérique est sous le choc. Ce n'est pas vraiment le moment de foncer chez le disquaire. Conséquence : "A Christmas Gift for You" est un échec cuisant pour le producteur.<br /><br />C’est un disque festif, débordant d’énergie, pas vraiment ce dont l’Amérique a besoin pour son travail de deuil.<br /><br />Même Phil Spector est sous le choc, comme il l'expliquera à la BBC en 1972.<br /><br />Cela dit, au fil des années, l'album va gagner en popularité. Il va même devenir un incontournable des fêtes. Notamment la chanson “Christmas (Baby Please Come Home)” de Darlene Love, qui s’érigera en classique absolu dans les années qui suivent.<br /><br />À tel point que cet album, à l’origine ignoré, est désormais considéré par la presse musicale comme le meilleur album de Noël jamais réalisé.<br /><br />Le 22 novembre 1963 n'aura donc pas été le Happy Day tant espéré par le producteur. Encore que, le démarrage un peu lent du cadeau musical de Phil Spector au monde trouvera écho l'année suivante, puis l'année d'après... faisant des Ronettes, des Crystals et de Darlene Love des légendes de Noël !]]></itunes:summary><itunes:duration>235</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>19 juin 1970 : L’Étreinte, le film belge qui défie la censure</title><link>https://www.spreaker.com/episode/19-juin-1970-l-etreinte-le-film-belge-qui-defie-la-censure--63447043</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 juin 1970. Happy Day pour les amateurs de cinéma olé olé. Un film doit arriver sur les écrans en France et en Belgique, mais il va semer la controverse. Réalisé par Pierre Drouot et Paul Collet, ce long-métrage de 1h42 s'inspire de l’esprit sulfureux du roman "Histoire d’O".<br /><br />Ce film va bientôt goûter à l’amertume de la censure.<br /><br />Son tournage a lieu quelques mois plus tôt, en...<br /><br />"L'étreinte", c'est son titre. C'est une coproduction franco-belge, un film qui veut explorer les désirs, les corps et la liberté, dans une époque où, malgré 1969, les mœurs commencent à peine à s’assouplir, en tout cas à la télévision et au cinéma.<br /><br />Ses auteurs, Drouot et Collet, tentent un pari risqué : pousser plus loin les limites de la représentation érotique sur grand écran.<br /><br />Ce film, c'est l'histoire de Gisèle, une jeune fille naïve, engagée comme gouvernante par Michel, un bourgeois libertin. Entre eux vont se développer des rapports de domination, subtils et raffinés, mais dérangeants.<br /><br />Gisèle est couverte de cadeaux... cadeaux qui correspondent parfaitement aux imaginaires érotiques de l'époque.<br /><br /> Puis arrive Léni, une amie de Michel, qui profite de l'absence de ce dernier pour tenter de faire prendre conscience à Gisèle de son aliénation. Et du rapport de domination qui s'est installé...<br /><br /> Le film suscite fascination, malaise et révolte.<br /><br />En 1969, au Festival National du Film Belge d’Anvers, la projection de L’Étreinte est purement et simplement interdite.<br /><br />Neuf réalisateurs flamands retirent leurs œuvres du festival en signe de protestation. Le film est alors perçu comme un symbole : celui du combat contre la censure et du droit à la création.<br /><br />En France, la situation n’est pas plus clémente. D’abord frappé d’interdiction totale, L’Étreinte subit une amputation d’une dizaine de minutes afin d’obtenir une autorisation de sortie. Il sera interdit aux moins de 18 ans.<br /><br />Chez nous, il faudra attendre le soutien de la Cinémathèque de Bruxelles pour que L’Étreinte vive sa vie de film libre et son Happy Day. Censuré de toutes parts, il pourra enfin être projeté à Bruxelles, la traversée durera toute l'année, pour vaincre les maléfices, jusqu'à la fin de soixante-dix...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63447043</guid><pubDate>Tue, 24 Dec 2024 11:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63447043/310167_19_juin_1970_l_etreinte_le_film_belge_qui_defie_la_censure.mp3" length="4343378" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 juin 1970. Happy Day pour les amateurs de cinéma olé olé. Un film doit arriver sur les écrans en France et en Belgique, mais il va semer la controverse. Réalisé par Pierre Drouot et Paul Collet, ce long-métrage de 1h42 s'inspire de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 juin 1970. Happy Day pour les amateurs de cinéma olé olé. Un film doit arriver sur les écrans en France et en Belgique, mais il va semer la controverse. Réalisé par Pierre Drouot et Paul Collet, ce long-métrage de 1h42 s'inspire de l’esprit sulfureux du roman "Histoire d’O".<br /><br />Ce film va bientôt goûter à l’amertume de la censure.<br /><br />Son tournage a lieu quelques mois plus tôt, en...<br /><br />"L'étreinte", c'est son titre. C'est une coproduction franco-belge, un film qui veut explorer les désirs, les corps et la liberté, dans une époque où, malgré 1969, les mœurs commencent à peine à s’assouplir, en tout cas à la télévision et au cinéma.<br /><br />Ses auteurs, Drouot et Collet, tentent un pari risqué : pousser plus loin les limites de la représentation érotique sur grand écran.<br /><br />Ce film, c'est l'histoire de Gisèle, une jeune fille naïve, engagée comme gouvernante par Michel, un bourgeois libertin. Entre eux vont se développer des rapports de domination, subtils et raffinés, mais dérangeants.<br /><br />Gisèle est couverte de cadeaux... cadeaux qui correspondent parfaitement aux imaginaires érotiques de l'époque.<br /><br /> Puis arrive Léni, une amie de Michel, qui profite de l'absence de ce dernier pour tenter de faire prendre conscience à Gisèle de son aliénation. Et du rapport de domination qui s'est installé...<br /><br /> Le film suscite fascination, malaise et révolte.<br /><br />En 1969, au Festival National du Film Belge d’Anvers, la projection de L’Étreinte est purement et simplement interdite.<br /><br />Neuf réalisateurs flamands retirent leurs œuvres du festival en signe de protestation. Le film est alors perçu comme un symbole : celui du combat contre la censure et du droit à la création.<br /><br />En France, la situation n’est pas plus clémente. D’abord frappé d’interdiction totale, L’Étreinte subit une amputation d’une dizaine de minutes afin d’obtenir une autorisation de sortie. Il sera interdit aux moins de 18 ans.<br /><br />Chez nous, il faudra attendre le soutien de la Cinémathèque de Bruxelles pour que L’Étreinte vive sa vie de film libre et son Happy Day. Censuré de toutes parts, il pourra enfin être projeté à Bruxelles, la traversée durera toute l'année, pour vaincre les maléfices, jusqu'à la fin de soixante-dix...]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>30 septembre 1977 : Mireille Mathieu enchante avec Mille Colombes</title><link>https://www.spreaker.com/episode/30-septembre-1977-mireille-mathieu-enchante-avec-mille-colombes--63447042</link><description><![CDATA[1977 : Mireille Mathieu chante "Mille colombes"<br /><br />Nous sommes le 30 septembre 1977. Happy Day pour une toute jeune chanteuse française venue d'Avignon. Loin du rock, loin du disco, elle fait de la chanson française et sa voix impressionne toute la profession depuis 10 ans.<br /><br />Le premier succès de cette chanteuse de 31 ans remonte à 1966. Sur le plateau de la RTS, avant d'entamer une tournée américaine, elle chante "Mon credo", son 1er 45 tours, en direct. Paroles : André Pascal. Musique : Paul Mauriat.<br /><br />Mireille Mathieu semble chanter depuis toujours. Sa voix puissante et son timbre envolé, lui valent très vite l’attention du public (mais aussi quelques moqueries). Encadrée par Johnny Stark, son imprésario, elle devient l’ambassadrice de la chanson française à travers le monde. De Moscou à New York en passant par Pékin, tout le monde se l'arrache.<br /><br /> En 1977, Mireille Mathieu enregistre "Mille colombes", une chanson écrite par le grand Eddy Marnay. Les "Amants de Paris" en 1948, c'était déjà lui.<br /><br />Eddy Marnayveut un titre à la mesure des prouesses vocales de Mireille. Alors, il va adapter "Casta Diva", un extrait de l'opéra "Norma" de Bellini.<br /><br />Le texte évoque des colombes qui s'envolent, comme un symbole de paix, de fraternité et d’unité. Dans un monde traversé par les tensions de la guerre froide, Mireille Mathieu sait qu'elle ne va changer à la géopolitique du moment, mais qu'elle peut offrir une parenthèse de sérénité et d’amour universel.<br /><br />La chanteuse est croyante, elle ne s'en est jamais cachée : elle enregistre cette chanson avec grand l'orchestre de Christian Bruhn, en compagnie des Petits chanteurs à la croix de bois. On peut les entendre, dans le refrain...<br /><br />Sur scène, Mireille Mathieu est phénoménale. Maurice Chevalier disait d'elle : "La mome Piaf marchait sur le trottoir de l'ombre, mais vous Mireille, vous êtes sur le trottoir du soleil !" Elle s'en souvient toujours, émue aux larmes, sur le plateau de TV5.<br /><br />Maurice Chevalier voit clair. Et le public ne s’y trompe pas. "Mille colombes" rencontre immédiatement un immense succès, se classant en tête des ventes dès sa sortie en France et en Belgique.<br /><br />En ce happy day du 30 septembre 1977, "Mille colombes" devient l'un des titres emblématiques de sa carrière, mais surtout un refrain universel, qui va bientôt totalement lui échapper. Au fond, c'est le destin de TOUTES les grandes chansons.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63447042</guid><pubDate>Mon, 23 Dec 2024 11:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63447042/310166_30_septembre_1977_mireille_mathieu_enchante_avec_mille_colombes.mp3" length="5267486" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1977 : Mireille Mathieu chante "Mille colombes"

Nous sommes le 30 septembre 1977. Happy Day pour une toute jeune chanteuse française venue d'Avignon. Loin du rock, loin du disco, elle fait de la chanson française et sa voix impressionne toute la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1977 : Mireille Mathieu chante "Mille colombes"<br /><br />Nous sommes le 30 septembre 1977. Happy Day pour une toute jeune chanteuse française venue d'Avignon. Loin du rock, loin du disco, elle fait de la chanson française et sa voix impressionne toute la profession depuis 10 ans.<br /><br />Le premier succès de cette chanteuse de 31 ans remonte à 1966. Sur le plateau de la RTS, avant d'entamer une tournée américaine, elle chante "Mon credo", son 1er 45 tours, en direct. Paroles : André Pascal. Musique : Paul Mauriat.<br /><br />Mireille Mathieu semble chanter depuis toujours. Sa voix puissante et son timbre envolé, lui valent très vite l’attention du public (mais aussi quelques moqueries). Encadrée par Johnny Stark, son imprésario, elle devient l’ambassadrice de la chanson française à travers le monde. De Moscou à New York en passant par Pékin, tout le monde se l'arrache.<br /><br /> En 1977, Mireille Mathieu enregistre "Mille colombes", une chanson écrite par le grand Eddy Marnay. Les "Amants de Paris" en 1948, c'était déjà lui.<br /><br />Eddy Marnayveut un titre à la mesure des prouesses vocales de Mireille. Alors, il va adapter "Casta Diva", un extrait de l'opéra "Norma" de Bellini.<br /><br />Le texte évoque des colombes qui s'envolent, comme un symbole de paix, de fraternité et d’unité. Dans un monde traversé par les tensions de la guerre froide, Mireille Mathieu sait qu'elle ne va changer à la géopolitique du moment, mais qu'elle peut offrir une parenthèse de sérénité et d’amour universel.<br /><br />La chanteuse est croyante, elle ne s'en est jamais cachée : elle enregistre cette chanson avec grand l'orchestre de Christian Bruhn, en compagnie des Petits chanteurs à la croix de bois. On peut les entendre, dans le refrain...<br /><br />Sur scène, Mireille Mathieu est phénoménale. Maurice Chevalier disait d'elle : "La mome Piaf marchait sur le trottoir de l'ombre, mais vous Mireille, vous êtes sur le trottoir du soleil !" Elle s'en souvient toujours, émue aux larmes, sur le plateau de TV5.<br /><br />Maurice Chevalier voit clair. Et le public ne s’y trompe pas. "Mille colombes" rencontre immédiatement un immense succès, se classant en tête des ventes dès sa sortie en France et en Belgique.<br /><br />En ce happy day du 30 septembre 1977, "Mille colombes" devient l'un des titres emblématiques de sa carrière, mais surtout un refrain universel, qui va bientôt totalement lui échapper. Au fond, c'est le destin de TOUTES les grandes chansons.]]></itunes:summary><itunes:duration>220</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cf7254af68f3ae2d5e6310b76ff9995b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Anita Ward : Le succès fulgurant de Ring My Bell en 1979</title><link>https://www.spreaker.com/episode/anita-ward-le-succes-fulgurant-de-ring-my-bell-en-1979--63337122</link><description><![CDATA[Nous sommes le 7 juillet 1979. Happy Day pour une jeune institutrice de Memphis. Elle vient de signer son premier contrat avec une maison de disque.<br /><br />Anita a débuté sa carrière dans le gospel. Elle est diplômée en psychologie et son ambition est d'être prof, mais elle a un autre rêve. Chanter. Et pour le réaliser, elle va tenter sa chance dans l'industrie. Ca tombe bien, elle vit à Memphis !<br /><br />Anita rencontre le patron d'un petit label, Frederick Knight, qui va lui permettre d'enregistrer son premier album, *Songs of Love*.<br /><br />Avec une petite demande particulière : qu'elle enregistre une chanson qu’il avait écrite, à l’origine, pour la chanteuse Stacy Lattisaw.<br /><br />Mais oui, vous la connaissez, rappelez-vous….<br /><br />Le problème, c'est que Stacy n'a pas voulu de la chanson de Mister Knight. Alors, il la présente à notre gentille Anita Ward. Mais une réécriture s’impose : les paroles originelles sont taillées pour une adolescente. Il faut donc adapter tout ça pour une femme mûre de 22 ans.<br /><br />Frederic Knight fait écouter la chanson à Anita Ward, mais il voit bien à sa tête que ça va être un peu compliqué. Anita est une chanteuse soul, blues et gospel et l'idée de se lancer dans le disco ne lui plait pas beaucoup.<br /><br />Je vous passe les tractations et les coulisses. Anita finira par accepter, car elle a bien compris qu'une chanson disco est exactement ce qu'il lui faut pour être connue...<br /><br />La chanson, qui ciblait à l'origine les adolescentes, est donc réécrite avec des paroles plus adultes. La cloche a sonné, Anita enregistre "Ring My Bell".<br /><br />Elle qui avait chanté dans les églises, la voilà associée à une chanson qui parle de sexe ! Et le pire, c'est que ça marche ! "Ring My Bell" atteint quasi immédiatement la place de numéro 1 au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. En Belgique, elle restera 4e meilleure vente durant 2 semaines.<br /><br />Ensuite ? Anita Ward sortira un second single extrait de l'album, "Don't Drop My Love", qui se classera 87e aux États-Unis. Suivront des différends avec Frederick Knight et le recul progressif du disco. Et oui, elle est arrivée un peu tard.<br /><br />Anita Ward va donc arrêter sa carrière et tentera de revenir plusieurs fois, sans grand succès. Le 7 juillet 1979 restera donc le seul et unique Happy Day de sa carrière de chanteuse. Même si ce titre continuera de lui rapporter très, très longtemps...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63337122</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2024 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63337122/309810_anita_ward_le_succes_fulgurant_de_ring_my_bell_en_1979.mp3" length="4787251" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 7 juillet 1979. Happy Day pour une jeune institutrice de Memphis. Elle vient de signer son premier contrat avec une maison de disque.

Anita a débuté sa carrière dans le gospel. Elle est diplômée en psychologie et son ambition est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 7 juillet 1979. Happy Day pour une jeune institutrice de Memphis. Elle vient de signer son premier contrat avec une maison de disque.<br /><br />Anita a débuté sa carrière dans le gospel. Elle est diplômée en psychologie et son ambition est d'être prof, mais elle a un autre rêve. Chanter. Et pour le réaliser, elle va tenter sa chance dans l'industrie. Ca tombe bien, elle vit à Memphis !<br /><br />Anita rencontre le patron d'un petit label, Frederick Knight, qui va lui permettre d'enregistrer son premier album, *Songs of Love*.<br /><br />Avec une petite demande particulière : qu'elle enregistre une chanson qu’il avait écrite, à l’origine, pour la chanteuse Stacy Lattisaw.<br /><br />Mais oui, vous la connaissez, rappelez-vous….<br /><br />Le problème, c'est que Stacy n'a pas voulu de la chanson de Mister Knight. Alors, il la présente à notre gentille Anita Ward. Mais une réécriture s’impose : les paroles originelles sont taillées pour une adolescente. Il faut donc adapter tout ça pour une femme mûre de 22 ans.<br /><br />Frederic Knight fait écouter la chanson à Anita Ward, mais il voit bien à sa tête que ça va être un peu compliqué. Anita est une chanteuse soul, blues et gospel et l'idée de se lancer dans le disco ne lui plait pas beaucoup.<br /><br />Je vous passe les tractations et les coulisses. Anita finira par accepter, car elle a bien compris qu'une chanson disco est exactement ce qu'il lui faut pour être connue...<br /><br />La chanson, qui ciblait à l'origine les adolescentes, est donc réécrite avec des paroles plus adultes. La cloche a sonné, Anita enregistre "Ring My Bell".<br /><br />Elle qui avait chanté dans les églises, la voilà associée à une chanson qui parle de sexe ! Et le pire, c'est que ça marche ! "Ring My Bell" atteint quasi immédiatement la place de numéro 1 au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. En Belgique, elle restera 4e meilleure vente durant 2 semaines.<br /><br />Ensuite ? Anita Ward sortira un second single extrait de l'album, "Don't Drop My Love", qui se classera 87e aux États-Unis. Suivront des différends avec Frederick Knight et le recul progressif du disco. Et oui, elle est arrivée un peu tard.<br /><br />Anita Ward va donc arrêter sa carrière et tentera de revenir plusieurs fois, sans grand succès. Le 7 juillet 1979 restera donc le seul et unique Happy Day de sa carrière de chanteuse. Même si ce titre continuera de lui rapporter très, très longtemps...]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0f4ee367757bbc7d8339c991e55666d7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision 1966 : Tonia brille pour la Belgique avec Un peu de poivre, un peu de sel</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-1966-tonia-brille-pour-la-belgique-avec-un-peu-de-poivre-un-peu-de-sel--63337121</link><description><![CDATA[Nous sommes le 5 mars 1966. Happy Day pour une toute jeune chanteuse belge. Ce soir, elle représente le Royaume au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Luxembourg.<br /><br />L'an dernier, c'est France Gall qui a remporté la compétition. La soirée est présentée par Josiane Chen, une des premières speakerines de Télé Luxembourg.<br /><br />Madame, c'est à vous !<br /><br />Dans ces pays, il y l'Allemagne de l'Est.<br /><br />Les candidats cette année sont très jeunes, il y a par exemple Michele Torr.<br /><br />Mais revenons à notre chanteuse belge.<br /><br />Arlette Antoine Dominicus, elle aussi, est très jeune, elle a 19 ans. Elle est née à Anderlecht, c'est la fille du cycliste Jef Dominicus et elle peut déjà se targuer d'avoir participé à un autre concours important, la Coupe d'Europe du tour de Chant de Knokke en 1965.<br /><br />Ah oui, j'ai oublié de vous dire qu'Arlette Antoine s'appelle Tonia dans le monde de la chanson.<br /><br />Le 5 mars 1966, Tonia a la trac. Et on la comprend. Le candidat italien s'avance sur la scène. C'est le grand Domenico Modugno. Il chante "Dio, come ti amo". (Dieu comme je t’aime). Et c'est très impressionnant...<br /><br />Bon, il terminera 17e à égalité avec Monaco, sur 18 pays. Par contre, Tonia, elle, c'est une toute autre histoire.<br /><br />Le chef d'orchestre est Jean Roderès. Sa chanson, "Un peu de poivre, un peu de sel", parle des saveurs de la vie et de l'amour.<br /><br />Bon, c'est pas tout ça, mais c'est à nous. Allez, Tonia, on y croit !<br /><br />Eurovision 66. C'est l'Autriche qui remporte le trophée avec "Merci, Chérie" de Udo Jürgens. La Suède arrive en deuxième position, suivie de la Norvège.<br /><br />Et Tonia ? Et bien, elle termine 4e, avec 14 points, ex aequo avec l'Irlande, représentée par Dickie Rock. Quant à Michèle Torr, qui représente le Luxembourg, elle terminera 10e.<br /><br />Alors, oui, happy day pour Tonia et vive la Belgique. La preuve qu'avec un peu de poivre, un peu de sel, un peu d'amour, un peu de miel, quand tout cela est bien mélangé, arrive ce qui devait arriver....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63337121</guid><pubDate>Thu, 19 Dec 2024 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63337121/309809_eurovision_1966_tonia_brille_pour_la_belgique_avec_un_peu_de_poivre_un_peu_de_sel.mp3" length="4431150" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 5 mars 1966. Happy Day pour une toute jeune chanteuse belge. Ce soir, elle représente le Royaume au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Luxembourg.

L'an dernier, c'est France Gall qui a remporté la compétition. La soirée...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 5 mars 1966. Happy Day pour une toute jeune chanteuse belge. Ce soir, elle représente le Royaume au Concours Eurovision de la chanson qui se tient à Luxembourg.<br /><br />L'an dernier, c'est France Gall qui a remporté la compétition. La soirée est présentée par Josiane Chen, une des premières speakerines de Télé Luxembourg.<br /><br />Madame, c'est à vous !<br /><br />Dans ces pays, il y l'Allemagne de l'Est.<br /><br />Les candidats cette année sont très jeunes, il y a par exemple Michele Torr.<br /><br />Mais revenons à notre chanteuse belge.<br /><br />Arlette Antoine Dominicus, elle aussi, est très jeune, elle a 19 ans. Elle est née à Anderlecht, c'est la fille du cycliste Jef Dominicus et elle peut déjà se targuer d'avoir participé à un autre concours important, la Coupe d'Europe du tour de Chant de Knokke en 1965.<br /><br />Ah oui, j'ai oublié de vous dire qu'Arlette Antoine s'appelle Tonia dans le monde de la chanson.<br /><br />Le 5 mars 1966, Tonia a la trac. Et on la comprend. Le candidat italien s'avance sur la scène. C'est le grand Domenico Modugno. Il chante "Dio, come ti amo". (Dieu comme je t’aime). Et c'est très impressionnant...<br /><br />Bon, il terminera 17e à égalité avec Monaco, sur 18 pays. Par contre, Tonia, elle, c'est une toute autre histoire.<br /><br />Le chef d'orchestre est Jean Roderès. Sa chanson, "Un peu de poivre, un peu de sel", parle des saveurs de la vie et de l'amour.<br /><br />Bon, c'est pas tout ça, mais c'est à nous. Allez, Tonia, on y croit !<br /><br />Eurovision 66. C'est l'Autriche qui remporte le trophée avec "Merci, Chérie" de Udo Jürgens. La Suède arrive en deuxième position, suivie de la Norvège.<br /><br />Et Tonia ? Et bien, elle termine 4e, avec 14 points, ex aequo avec l'Irlande, représentée par Dickie Rock. Quant à Michèle Torr, qui représente le Luxembourg, elle terminera 10e.<br /><br />Alors, oui, happy day pour Tonia et vive la Belgique. La preuve qu'avec un peu de poivre, un peu de sel, un peu d'amour, un peu de miel, quand tout cela est bien mélangé, arrive ce qui devait arriver....]]></itunes:summary><itunes:duration>185</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6be0bdfe2e9c17b6c97d226f43f89120.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le marché de la Batte sauvé en 1969 : Histoire d’un symbole liégeois</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-marche-de-la-batte-sauve-en-1969-histoire-d-un-symbole-liegeois--63337120</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1969. Happy Day pour ses commerçants et pour ses millions de visiteurs chaque année. Le marché dominical de la Batte restera bien le long de la rive gauche de la Meuse à Liège. Le déménagement n'aura pas lieu. "Hé là, on a eu chaud". Mais que s'est-il exactement passé ? On rembobine !<br /><br />En 1969, il est question de déménager la batte et ses marchands. Où ? On verra bien, la ville cherche.<br /><br />Tout tourne autour de la batte le dimanche à Liège. Le trafic est dévié, y compris celui des bus. Les autorités ont de grands projets.<br /><br />Mais mais mais… C'est un véritable cataclysme dans la vie liégeoise.<br /><br />Car le marché de la Batte existe depuis 1561. C'était au départ un marché de bétail, puis il a grandi. Fruits, légumes, brocanteurs. Tout le monde finira par s'y retrouver dès 1663, sous le règne du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière.<br /><br />L'air de rien, c'est LE plus ancien marché du pays. Et tout le monde y a ses habitudes, comme cette marchande, bien assise dans son fauteuil, et qui n'a aucune intention de dégager des lieux...<br /><br />La batte, c'est 3,6 km d'étals. Une superficie totale de vente proche des 10 000 m2. Par beau temps on y peut y croiser plus de 100 000 personnes.<br /><br />En plus, on y fait de bonnes affaires. Les marchands ambulants se déplacent de partout. Ils viennent même de la Flandre toute proche, avec des promotions incroyables ! Par exemple sur le linge de lit !<br /><br />C'est presque 50% de réduction, l'air de rien. Et il apporte tout ça à la maison. C'est cadeau. Mais c'est uniquement sur la batte.<br /><br />Un marché qui rapporte beaucoup d'argent aux commerçants, mais aussi à la ville de Litche.<br /><br />D'ailleurs, combien exactement ? 5 millions de francs belges par marché. Et la ville s'en met aussi plein les poches, comme le rappelle le porte-parole du marché...<br /><br />Pour la faire court, un débat a eu lieu au conseil communal. La profession s'est défendue. Le marché de la batte est resté sur les quais.<br /><br />Happy Day et *tout est bien qui finit bien*. En 1969, on se dit que la Batte en a vu d'autres, qu'il y a un Saint-Lambert qui protège la ville et que c'était juste... "une mauvaise blague" "m'enfin on a chaud hein"...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63337120</guid><pubDate>Wed, 18 Dec 2024 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63337120/309808_le_marche_de_la_batte_sauve_en_1969_histoire_d_un_symbole_liegeois.mp3" length="5031757" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1969. Happy Day pour ses commerçants et pour ses millions de visiteurs chaque année. Le marché dominical de la Batte restera bien le long de la rive gauche de la Meuse à Liège. Le déménagement n'aura pas lieu. "Hé là, on a eu chaud"....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1969. Happy Day pour ses commerçants et pour ses millions de visiteurs chaque année. Le marché dominical de la Batte restera bien le long de la rive gauche de la Meuse à Liège. Le déménagement n'aura pas lieu. "Hé là, on a eu chaud". Mais que s'est-il exactement passé ? On rembobine !<br /><br />En 1969, il est question de déménager la batte et ses marchands. Où ? On verra bien, la ville cherche.<br /><br />Tout tourne autour de la batte le dimanche à Liège. Le trafic est dévié, y compris celui des bus. Les autorités ont de grands projets.<br /><br />Mais mais mais… C'est un véritable cataclysme dans la vie liégeoise.<br /><br />Car le marché de la Batte existe depuis 1561. C'était au départ un marché de bétail, puis il a grandi. Fruits, légumes, brocanteurs. Tout le monde finira par s'y retrouver dès 1663, sous le règne du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière.<br /><br />L'air de rien, c'est LE plus ancien marché du pays. Et tout le monde y a ses habitudes, comme cette marchande, bien assise dans son fauteuil, et qui n'a aucune intention de dégager des lieux...<br /><br />La batte, c'est 3,6 km d'étals. Une superficie totale de vente proche des 10 000 m2. Par beau temps on y peut y croiser plus de 100 000 personnes.<br /><br />En plus, on y fait de bonnes affaires. Les marchands ambulants se déplacent de partout. Ils viennent même de la Flandre toute proche, avec des promotions incroyables ! Par exemple sur le linge de lit !<br /><br />C'est presque 50% de réduction, l'air de rien. Et il apporte tout ça à la maison. C'est cadeau. Mais c'est uniquement sur la batte.<br /><br />Un marché qui rapporte beaucoup d'argent aux commerçants, mais aussi à la ville de Litche.<br /><br />D'ailleurs, combien exactement ? 5 millions de francs belges par marché. Et la ville s'en met aussi plein les poches, comme le rappelle le porte-parole du marché...<br /><br />Pour la faire court, un débat a eu lieu au conseil communal. La profession s'est défendue. Le marché de la batte est resté sur les quais.<br /><br />Happy Day et *tout est bien qui finit bien*. En 1969, on se dit que la Batte en a vu d'autres, qu'il y a un Saint-Lambert qui protège la ville et que c'était juste... "une mauvaise blague" "m'enfin on a chaud hein"...]]></itunes:summary><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ray Tomlinson : L'invention du premier e-mail en 1971</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ray-tomlinson-l-invention-du-premier-e-mail-en-1971--63337119</link><description><![CDATA[Nous sommes en mars 1971. Happy Day pour Ray Tomlinson, l'un des pionniers de l'informatique. Aujourd'hui marque une étape cruciale dans l'histoire des communications. L'ingénieur américain va envoyer le tout premier message électronique de l'histoire. Et tout ça sur un bon vieux clavier bien dur, bien rigide, à peine plus silencieux qu'un aspirateur…<br /><br />Ray Tomlinson travaille pour BBN, une entreprise spécialisée dans les technologies de l'information. À cette époque, il est chargé de développer un système de messagerie pour le réseau ARPANET. Ce réseau, c’est celui des universités et de la défense américaine. Il peut même résister à une attaque nucléaire.<br /><br />En mars 1971, Tomlinson décide de tester un nouveau protocole qu'il a développé sur une idée assez simple : faire passer des informations d'un ordinateur à un autre. Il s'explique dans une interview.<br /><br />Il configure deux ordinateurs côte à côte au sein de son laboratoire et rédige un message simple. Avec, déjà l'utilisation du symbole @, pour indiquer la relation entre l'utilisateur et l'ordinateur.<br /><br />Ce premier message n'était destiné qu'à tester la communication entre deux machines.<br /><br />À ce stade, Tomlinson ne mesure pas l'impact de cet envoi.<br /><br />Pourtant, il est immense. Pour lui, c'était normal, c'était une idée, il l'a concrétisée...<br /><br />Charles Herzfeld, son patron n’est pas de cet avis. Pour lui, c'est une révolution...<br /><br />1971 restera comme le Happy Day de Ray Tomlinson, le jour où cet ingénieur de BBN est entré dans la légende en posant les premières pierres de la communication numérique. *Joy to the world*, en 1971, l'e-mail vient d'être inventé !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63337119</guid><pubDate>Tue, 17 Dec 2024 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63337119/309807_ray_tomlinson_l_invention_du_premier_e_mail_en_1971.mp3" length="4019251" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en mars 1971. Happy Day pour Ray Tomlinson, l'un des pionniers de l'informatique. Aujourd'hui marque une étape cruciale dans l'histoire des communications. L'ingénieur américain va envoyer le tout premier message électronique de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en mars 1971. Happy Day pour Ray Tomlinson, l'un des pionniers de l'informatique. Aujourd'hui marque une étape cruciale dans l'histoire des communications. L'ingénieur américain va envoyer le tout premier message électronique de l'histoire. Et tout ça sur un bon vieux clavier bien dur, bien rigide, à peine plus silencieux qu'un aspirateur…<br /><br />Ray Tomlinson travaille pour BBN, une entreprise spécialisée dans les technologies de l'information. À cette époque, il est chargé de développer un système de messagerie pour le réseau ARPANET. Ce réseau, c’est celui des universités et de la défense américaine. Il peut même résister à une attaque nucléaire.<br /><br />En mars 1971, Tomlinson décide de tester un nouveau protocole qu'il a développé sur une idée assez simple : faire passer des informations d'un ordinateur à un autre. Il s'explique dans une interview.<br /><br />Il configure deux ordinateurs côte à côte au sein de son laboratoire et rédige un message simple. Avec, déjà l'utilisation du symbole @, pour indiquer la relation entre l'utilisateur et l'ordinateur.<br /><br />Ce premier message n'était destiné qu'à tester la communication entre deux machines.<br /><br />À ce stade, Tomlinson ne mesure pas l'impact de cet envoi.<br /><br />Pourtant, il est immense. Pour lui, c'était normal, c'était une idée, il l'a concrétisée...<br /><br />Charles Herzfeld, son patron n’est pas de cet avis. Pour lui, c'est une révolution...<br /><br />1971 restera comme le Happy Day de Ray Tomlinson, le jour où cet ingénieur de BBN est entré dans la légende en posant les premières pierres de la communication numérique. *Joy to the world*, en 1971, l'e-mail vient d'être inventé !]]></itunes:summary><itunes:duration>168</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Jacques Dutronc : Le succès de J’aime les filles en 1967</title><link>https://www.spreaker.com/episode/jacques-dutronc-le-succes-de-j-aime-les-filles-en-1967--63337118</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ avril 1967. Ce n'est ni un poisson ni même un secret : Jacques aime les filles. Toutes les filles. Rien que les filles. Et en ce Happy Day, il va le chanter sur tous les toits <br /><br />Pour y arriver, il doit séduire une maison de disque, Vogue. Ça tombe bien : il a été la star de l'été 1966 avec single centré sur... lui-même.Pour se faire remarquer, il passe à la télé et... sa petite mèche ne laisse personne indifférent... Même quand il dit<br /><br />Quand vient la fin de l'été, Vogue lui offre un beau cadeau. La possibilité de sortir son premier album. <br /><br />On va y trouver tout ce qui va créer son personnage. "Les Play-Boys" et puis "Les Cactus". D'ailleurs, il aura même l'honneur d'être cité à l'Assemblée nationale par Georges Pompidou...<br /><br />Sur cet album figure aussi une déclaration, SA déclaration. C'est Jacques Lanzmann, son fidèle parolier, qui va dresser avec lui un portrait satirique de la société française de l'époque, mêlant ironie, légèreté et beaucoup d'érotisme.<br /><br />"J'aime les filles" célèbre les femmes, jouant sur tous les clichés et les références culturelles de 1966/67.<br /><br />Avec l'orchestre de Raymond Lefèvre, ce soir, sur l'ORTF, il déclare... sur l'honneur...<br /><br />Il les aime de Chez Castel (qui était un club restaurant de Paris), de chez Régine, qu'on voit dans Elle, des magazines, de chez Renault ou Citroën, des hauts fourneaux, qui travaillent à la chaîne. Bref, à toutes les sauces, qu'elles viennent de St Tropez ou de la Rochelle.<br /><br />Cet album va déboucher sur 200 concerts, au premier rang desquels on trouve... des filles, encore des filles.<br /><br />La chanson, elle, va être déclinée à toutes les sauces ! Publicité pour des produits de coiffure, pour des Gnocchi et même pour le coming-out d'une adolescente, mais bien plus tard. Elle sera même utilisée dans le film "On connaît la chanson" d'Alain Resnais.<br /><br />Bref, ce n'est ni un poisson ni la nouvelle de l'année, mais en ce happy day d'avril 1967, Dutronc a trouvé les mots bleus qu'on dit avec les yeux. D'ailleurs, si vous êtes comme ça, téléphonez-moi, si vous êtes comme ci, téléphonez-me…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63337118</guid><pubDate>Mon, 16 Dec 2024 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63337118/309806_jacques_dutronc_le_succes_de_j_aime_les_filles_en_1967.mp3" length="3987277" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1ᵉʳ avril 1967. Ce n'est ni un poisson ni même un secret : Jacques aime les filles. Toutes les filles. Rien que les filles. Et en ce Happy Day, il va le chanter sur tous les toits 

Pour y arriver, il doit séduire une maison de disque,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ avril 1967. Ce n'est ni un poisson ni même un secret : Jacques aime les filles. Toutes les filles. Rien que les filles. Et en ce Happy Day, il va le chanter sur tous les toits <br /><br />Pour y arriver, il doit séduire une maison de disque, Vogue. Ça tombe bien : il a été la star de l'été 1966 avec single centré sur... lui-même.Pour se faire remarquer, il passe à la télé et... sa petite mèche ne laisse personne indifférent... Même quand il dit<br /><br />Quand vient la fin de l'été, Vogue lui offre un beau cadeau. La possibilité de sortir son premier album. <br /><br />On va y trouver tout ce qui va créer son personnage. "Les Play-Boys" et puis "Les Cactus". D'ailleurs, il aura même l'honneur d'être cité à l'Assemblée nationale par Georges Pompidou...<br /><br />Sur cet album figure aussi une déclaration, SA déclaration. C'est Jacques Lanzmann, son fidèle parolier, qui va dresser avec lui un portrait satirique de la société française de l'époque, mêlant ironie, légèreté et beaucoup d'érotisme.<br /><br />"J'aime les filles" célèbre les femmes, jouant sur tous les clichés et les références culturelles de 1966/67.<br /><br />Avec l'orchestre de Raymond Lefèvre, ce soir, sur l'ORTF, il déclare... sur l'honneur...<br /><br />Il les aime de Chez Castel (qui était un club restaurant de Paris), de chez Régine, qu'on voit dans Elle, des magazines, de chez Renault ou Citroën, des hauts fourneaux, qui travaillent à la chaîne. Bref, à toutes les sauces, qu'elles viennent de St Tropez ou de la Rochelle.<br /><br />Cet album va déboucher sur 200 concerts, au premier rang desquels on trouve... des filles, encore des filles.<br /><br />La chanson, elle, va être déclinée à toutes les sauces ! Publicité pour des produits de coiffure, pour des Gnocchi et même pour le coming-out d'une adolescente, mais bien plus tard. Elle sera même utilisée dans le film "On connaît la chanson" d'Alain Resnais.<br /><br />Bref, ce n'est ni un poisson ni la nouvelle de l'année, mais en ce happy day d'avril 1967, Dutronc a trouvé les mots bleus qu'on dit avec les yeux. D'ailleurs, si vous êtes comme ça, téléphonez-moi, si vous êtes comme ci, téléphonez-me…]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b3a8366fc2816786c848b050af957d10.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Altair 8800 : le micro-ordinateur qui a lancé Microsoft et révolutionné l’informatique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/altair-8800-le-micro-ordinateur-qui-a-lance-microsoft-et-revolutionne-l-informatique--63266313</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les passionnés d'informatique et de technologie. Un kit va se prendre à plusieurs milliers d'exemplaires auprès des particuliers. Il s'appelle Altair 8800, c'est le tout premier ordinateur fondé sur ce que l'on appelle des micro-processeurs. Cela dit, à l'époque, chez nous, on ne sait pas encore très bien à quoi ça sert....<br /><br />En janvier 1975, le nouvel appareil fait son apparition dans le magazine Popular Electronics : l'Altair 8800 est conçu par Ed Roberts, fondateur de la société MITS. Son invention est présentée comme le premier micro-ordinateur accessible au grand public. Il est vendu pour 390 $ américains. Chez nous, il vaut alors un peu plus de 15 000 francs belges.<br /><br />Que peut-on s'offrir avec 15 000 francs belges ? En 1975, c'est l'équivalent du salaire mensuel moyen. On peut s'offrir un téléviseur couleur, un scooter et des vacances, en Espagne ou en Grève. 15 mille francs, c'est aussi le prix d'une petite voiture d'occasion. Voilà qui situe un peu l'Altair 8800 dans notre réalité du moment.<br /><br />Un personnage va s'intéresser à notre Altair 8800. Et pas n'importe qui...<br /><br />Bon, en 1975, Bill Gates n'est encore Chairman de rien du tout. Il a 20 ans et c'est juste un pionnier de la micro-informatique. Avec son ami d'école Paul Allen, ils découvrent l'Altair 8800 dans le magazine. Ils envoient une lettre à la société MITS avec un projet complètement dingue. Ils veulent développer le langage informatique BASIC pour cette machine. Projet accepté, ils se mettent au travail. 30 jours plus tard, ils vont faire une démonstration du Altair BASIC. L'essai fonctionne du premier coup.<br /><br />Sur place, Paul Allen et Bill Gates flairent la bonne affaire. Ils fondent immédiatement leur société Microsoft. Ils s'installent dans un motel du Nouveau-Mexique avec un modèle économique tout trouvé : il faudra débourser 35 USD par copie de leur langage, soit un peu plus de 1300 francs belges. Et c'est jackpot !<br /><br />Le 1er janvier 1975 est certainement le happy day de l'Altair 8800, considéré comme le premier micro-ordinateur grand public. Mais c'est aussi, finalement, le début d'une grande aventure, celle de l'informatique personnelle, et la fondation de Microsoft. D'ailleurs, cette année-là, Esther Philips a raison. Un jour peut faire toute la différence, What a difference a day makes...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63266313</guid><pubDate>Fri, 13 Dec 2024 07:30:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63266313/309590_altair_8800_le_micro_ordinateur_qui_a_lance_microsoft_et_revolutionne_l_informatique.mp3" length="5189745" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les passionnés d'informatique et de technologie. Un kit va se prendre à plusieurs milliers d'exemplaires auprès des particuliers. Il s'appelle Altair 8800, c'est le tout premier ordinateur fondé sur ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er janvier 1975. Happy Day pour les passionnés d'informatique et de technologie. Un kit va se prendre à plusieurs milliers d'exemplaires auprès des particuliers. Il s'appelle Altair 8800, c'est le tout premier ordinateur fondé sur ce que l'on appelle des micro-processeurs. Cela dit, à l'époque, chez nous, on ne sait pas encore très bien à quoi ça sert....<br /><br />En janvier 1975, le nouvel appareil fait son apparition dans le magazine Popular Electronics : l'Altair 8800 est conçu par Ed Roberts, fondateur de la société MITS. Son invention est présentée comme le premier micro-ordinateur accessible au grand public. Il est vendu pour 390 $ américains. Chez nous, il vaut alors un peu plus de 15 000 francs belges.<br /><br />Que peut-on s'offrir avec 15 000 francs belges ? En 1975, c'est l'équivalent du salaire mensuel moyen. On peut s'offrir un téléviseur couleur, un scooter et des vacances, en Espagne ou en Grève. 15 mille francs, c'est aussi le prix d'une petite voiture d'occasion. Voilà qui situe un peu l'Altair 8800 dans notre réalité du moment.<br /><br />Un personnage va s'intéresser à notre Altair 8800. Et pas n'importe qui...<br /><br />Bon, en 1975, Bill Gates n'est encore Chairman de rien du tout. Il a 20 ans et c'est juste un pionnier de la micro-informatique. Avec son ami d'école Paul Allen, ils découvrent l'Altair 8800 dans le magazine. Ils envoient une lettre à la société MITS avec un projet complètement dingue. Ils veulent développer le langage informatique BASIC pour cette machine. Projet accepté, ils se mettent au travail. 30 jours plus tard, ils vont faire une démonstration du Altair BASIC. L'essai fonctionne du premier coup.<br /><br />Sur place, Paul Allen et Bill Gates flairent la bonne affaire. Ils fondent immédiatement leur société Microsoft. Ils s'installent dans un motel du Nouveau-Mexique avec un modèle économique tout trouvé : il faudra débourser 35 USD par copie de leur langage, soit un peu plus de 1300 francs belges. Et c'est jackpot !<br /><br />Le 1er janvier 1975 est certainement le happy day de l'Altair 8800, considéré comme le premier micro-ordinateur grand public. Mais c'est aussi, finalement, le début d'une grande aventure, celle de l'informatique personnelle, et la fondation de Microsoft. D'ailleurs, cette année-là, Esther Philips a raison. Un jour peut faire toute la différence, What a difference a day makes...]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7fbc2148cf43c45331706621705231b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Machiavel : les débuts d’un groupe belge mythique avec "Cheerlessness"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/machiavel-les-debuts-d-un-groupe-belge-mythique-avec-cheerlessness--63266312</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1976. Happy Day pour un groupe de rock progressif belge, encore méconnu du grand public. Il s'apprête à faire son entrée en douceur dans le paysage musical, avec un single, "Cheerlessness".<br /><br />Ce groupe, c'est Machiavel. Il s'est formé 2 ans plus tôt, en 1974. Autour de 4 comparses, dont deux anciens membres du groupe Moby Dick.<br /><br />Il y a :<br /><br />Albert Letecheur aux claviers, Roland De Greef à la basse, Marc Ysaye à la batterie, Jack Roskam à la guitare.<br /><br />Leur musique est encore indéfinie, en tout cas aux yeux du public. Il mélange rock progressif, recherche de mélodies et, aussi, quelques influences symphoniques. Pourquoi avoir choisi ce nom, Machiavel ? C'est un concours de circonstances, selon Marc Ysaye. Il l'explique à Fanny Ruwet.<br /><br />Tout au long de sa carrière, le groupe va connaître des défections, des remises en question. Très vite, Jack Roskam est remplacé par Jean-Paul Devaux, juste avant l'arrivée de Mario Guccio. Il deviendra le chanteur du groupe.<br /><br />Jacques Ysaÿe (« Jack Say » pour les intimes), possède un studio d'enregistrement 24 pistes. C'est lui qui enregistre et qui mixe les premiers titres du groupe. Il présente la démo chez E.M.I., qui accepte de produire leur premier 33 tours.<br /><br />Deux ans après sa formation, Machiavel sort son premier album, éponyme. On y trouve 6 titres, dont ce splendide "Cry no more".<br /><br />Parmi les titres présents sur ce premier album, on trouve aussi "Cheerlessness". Ce titre aborde le thème de la solitude et du mal-être. La chanson est portée, admirablement, par la voix de Mario Guccio.<br /><br />En quelques années, Machiavel va enchaîner les albums et connaître un succès grandissant, avec des albums studio comme Jester en 1977 ou encore New Lines en 1980. Un album sur lequel figure "Fly", qui deviendra leur plus grand succès, avant une période plus sombre, qui passera notamment par la case banqueroute.<br /><br />En attendant, 4 ans plus tôt, le groupe belge savoure sa première victoire. Le 1er mars 1976 restera comme le Happy Day d'un groupe belge dont la résilience n'a pas fini de faire parler. Avec l'album Machiavel et "Cheerlessness", les portes de la gloire s'ouvrent.... pour le meilleur et pour le pire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63266312</guid><pubDate>Thu, 12 Dec 2024 07:30:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63266312/309589_machiavel_les_debuts_d_un_groupe_belge_mythique_avec_cheerlessness.mp3" length="5138336" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er mars 1976. Happy Day pour un groupe de rock progressif belge, encore méconnu du grand public. Il s'apprête à faire son entrée en douceur dans le paysage musical, avec un single, "Cheerlessness".

Ce groupe, c'est Machiavel. Il s'est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1976. Happy Day pour un groupe de rock progressif belge, encore méconnu du grand public. Il s'apprête à faire son entrée en douceur dans le paysage musical, avec un single, "Cheerlessness".<br /><br />Ce groupe, c'est Machiavel. Il s'est formé 2 ans plus tôt, en 1974. Autour de 4 comparses, dont deux anciens membres du groupe Moby Dick.<br /><br />Il y a :<br /><br />Albert Letecheur aux claviers, Roland De Greef à la basse, Marc Ysaye à la batterie, Jack Roskam à la guitare.<br /><br />Leur musique est encore indéfinie, en tout cas aux yeux du public. Il mélange rock progressif, recherche de mélodies et, aussi, quelques influences symphoniques. Pourquoi avoir choisi ce nom, Machiavel ? C'est un concours de circonstances, selon Marc Ysaye. Il l'explique à Fanny Ruwet.<br /><br />Tout au long de sa carrière, le groupe va connaître des défections, des remises en question. Très vite, Jack Roskam est remplacé par Jean-Paul Devaux, juste avant l'arrivée de Mario Guccio. Il deviendra le chanteur du groupe.<br /><br />Jacques Ysaÿe (« Jack Say » pour les intimes), possède un studio d'enregistrement 24 pistes. C'est lui qui enregistre et qui mixe les premiers titres du groupe. Il présente la démo chez E.M.I., qui accepte de produire leur premier 33 tours.<br /><br />Deux ans après sa formation, Machiavel sort son premier album, éponyme. On y trouve 6 titres, dont ce splendide "Cry no more".<br /><br />Parmi les titres présents sur ce premier album, on trouve aussi "Cheerlessness". Ce titre aborde le thème de la solitude et du mal-être. La chanson est portée, admirablement, par la voix de Mario Guccio.<br /><br />En quelques années, Machiavel va enchaîner les albums et connaître un succès grandissant, avec des albums studio comme Jester en 1977 ou encore New Lines en 1980. Un album sur lequel figure "Fly", qui deviendra leur plus grand succès, avant une période plus sombre, qui passera notamment par la case banqueroute.<br /><br />En attendant, 4 ans plus tôt, le groupe belge savoure sa première victoire. Le 1er mars 1976 restera comme le Happy Day d'un groupe belge dont la résilience n'a pas fini de faire parler. Avec l'album Machiavel et "Cheerlessness", les portes de la gloire s'ouvrent.... pour le meilleur et pour le pire.]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f4e58e0ec972d305cdbc60d601502db5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"Le Clan des Siciliens" : quand Verneuil réunit Gabin, Delon et Ventura</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-clan-des-siciliens-quand-verneuil-reunit-gabin-delon-et-ventura--63253467</link><description><![CDATA[Nous sommes le 5 décembre 1969. Happy Day pour Henri Verneuil. Il est parvenu à réunir sur une même affiche trois monstres sacrés du cinéma français : Lino Ventura, Alain Delon et Jean Gabin.<br /><br />"Le Clan des Siciliens", c'est l'adaptation d'un roman d'Auguste Le Breton sorti 2 ans plus tôt, en 1967. Le scénario est signé Henri Verneuil, José Giovanni et Pierre Pelegri. C'est l'histoire d'une alliance entre un petit truand et une famille mafieuse sicilienne. Vittorio Manalese, interprété par Jean Gabin, est le patriarche d'un clan sicilien établi à Paris. Il organise l'évasion de Roger Sartet, joué par Alain Delon. Objectif : réaliser un audacieux hold-up de bijoux exposés à Rome.<br /><br />Mais le commissaire Le Goff, incarné par Lino Ventura, est sur leurs traces, déterminé à les arrêter.Dans le bureau du juge, Alain Delon reconnaît l'arme du crime.<br /><br /> Le film est en grande partie tourné à Rome. C'est une véritable plongée dans les codes du film noir, mêlant suspense, trahison et codes d'honneur. La réalisation d'Henri Verneuil comprend quelques scènes cultes, dont le détournement d'un avion chargé d'une collection de bijoux, suivi de son atterrissage sur une autoroute. Henri Verneuil racontera avoir tourné la scène à partir d'un avion léger qui s'est vraiment posé sur un bout d'autoroute en construction.<br /><br />L'un des éléments les plus marquants du film, c'est sa musique. La collaboration entre Verneuil et Ennio Morricone donne au film une identité sonore unique. La musique devient presque un personnage à part entière.<br /><br />"Le Clan des Siciliens" est un succès commercial et critique. Autant dire que, pour Verneuil, le 5 décembre 1969 reste un Happy Day. Son film attire près de 5 millions de spectateurs, se classant parmi les plus grands succès de l'année 1969. Un film qui continue d'inspirer et de fasciner. Et dont quelques notes de piano suffisent à raviver les plus belles répliques....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63253467</guid><pubDate>Wed, 11 Dec 2024 07:30:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63253467/309562_le_clan_des_siciliens_quand_verneuil_reunit_gabin_delon_et_ventura.mp3" length="4231783" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 5 décembre 1969. Happy Day pour Henri Verneuil. Il est parvenu à réunir sur une même affiche trois monstres sacrés du cinéma français : Lino Ventura, Alain Delon et Jean Gabin.

"Le Clan des Siciliens", c'est l'adaptation d'un roman...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 5 décembre 1969. Happy Day pour Henri Verneuil. Il est parvenu à réunir sur une même affiche trois monstres sacrés du cinéma français : Lino Ventura, Alain Delon et Jean Gabin.<br /><br />"Le Clan des Siciliens", c'est l'adaptation d'un roman d'Auguste Le Breton sorti 2 ans plus tôt, en 1967. Le scénario est signé Henri Verneuil, José Giovanni et Pierre Pelegri. C'est l'histoire d'une alliance entre un petit truand et une famille mafieuse sicilienne. Vittorio Manalese, interprété par Jean Gabin, est le patriarche d'un clan sicilien établi à Paris. Il organise l'évasion de Roger Sartet, joué par Alain Delon. Objectif : réaliser un audacieux hold-up de bijoux exposés à Rome.<br /><br />Mais le commissaire Le Goff, incarné par Lino Ventura, est sur leurs traces, déterminé à les arrêter.Dans le bureau du juge, Alain Delon reconnaît l'arme du crime.<br /><br /> Le film est en grande partie tourné à Rome. C'est une véritable plongée dans les codes du film noir, mêlant suspense, trahison et codes d'honneur. La réalisation d'Henri Verneuil comprend quelques scènes cultes, dont le détournement d'un avion chargé d'une collection de bijoux, suivi de son atterrissage sur une autoroute. Henri Verneuil racontera avoir tourné la scène à partir d'un avion léger qui s'est vraiment posé sur un bout d'autoroute en construction.<br /><br />L'un des éléments les plus marquants du film, c'est sa musique. La collaboration entre Verneuil et Ennio Morricone donne au film une identité sonore unique. La musique devient presque un personnage à part entière.<br /><br />"Le Clan des Siciliens" est un succès commercial et critique. Autant dire que, pour Verneuil, le 5 décembre 1969 reste un Happy Day. Son film attire près de 5 millions de spectateurs, se classant parmi les plus grands succès de l'année 1969. Un film qui continue d'inspirer et de fasciner. Et dont quelques notes de piano suffisent à raviver les plus belles répliques....]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a69cca63a0a2ead6d4603eeac3811cdd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robert Cogoi et Will Tura : la rencontre musicale qui a marqué 1963 en Belgique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robert-cogoi-et-will-tura-la-rencontre-musicale-qui-a-marque-1963-en-belgique--63253466</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ mars 1963. Une solitude venue du Nord et des Corons va offrir à un chanteur hennuyer un immense succès.<br /><br />Il s'appelle Mirko, il est d'origine slovène et il est né en 1939 à Châtelet. Il a beau être passionné par la musique, il doit se trouver un vrai métier. Alors, il suit des études d’électromécanicien à l'Université du Travail de Charleroi.<br /><br />Ce qui ne l'empêchera pas le 22 avril 1962, de participer à un concours de chant au casino d'Ostende.<br /><br />Un concours où il va remporter le prix international des variétés, avec CETTE chanson.<br /><br />Pour pouvoir participer, il a dû trouver un nom de scène. Ce sera Robert Cogoi.<br /><br />Robert, c'est le surnom affectueux que lui donne sa maman.<br /><br />Le prix en poche, il est aussitôt engagé par la maison de disques Philips et par Radio Luxembourg.<br /><br />Cette année-là, il entend une chanson qui va le bouleverser. Elle dit "Ik ben zo eenzam, eenzam zonder jou".<br /><br />Cette voix, c'est celle de Will Tura, qu'on surnommera bientôt le Elvis belge. "Eenzaam zonder jou" est un énorme succès en Flandre et aux Pays-Bas. Le single se vend à 60 000 exemplaires en 1962.<br /><br />Cette chanson, qui raconte la solitude d'un homme sans une femme, deviendra le plus grand succès de Will Tura.<br /><br />Elle sera même reprise, quelques bouquets d'années plus tard, par Arno.<br /><br />Mais revenons en 1963. Robert Cogoi adore cette chanson et veut lui donner un destin en français. Il n'ira pas bien loin chercher les paroles.<br /><br />Traduit du néerlandais, "Eenzam zonder jour" devient "Je m'sens très seul".<br /><br />Voilà, le public francophone ne connaît pas Will Tura, il entend la mélodie pour la première fois et ces paroles qui sonnent juste.<br /><br />"Et même quand mes amis m’invitent<br /><br />Le temps ne passe pas bien vite<br /><br />Quand tu es loin, plus rien ne va"<br /><br />Et c'est le jackpot d’Ostende à Paris en passant par Châtelet et par Spa. Cette notoriété permet à Robert Cogoi de représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson en 1964, avec ce qui deviendra son 2ᵉ plus grand tube, "Près de ma rivière".<br /><br />Mais le 1er mars 1963 restera comme le Happy Day de Robert Cogoi qui, un an après avoir enflammé la Casino d'Ostende, prouve à Will Tura que, décidément, la solitude, ça n'existe pas…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63253466</guid><pubDate>Tue, 10 Dec 2024 07:30:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63253466/309561_robert_cogoi_et_will_tura_la_rencontre_musicale_qui_a_marque_1963_en_belgique.mp3" length="5451178" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1ᵉʳ mars 1963. Une solitude venue du Nord et des Corons va offrir à un chanteur hennuyer un immense succès.

Il s'appelle Mirko, il est d'origine slovène et il est né en 1939 à Châtelet. Il a beau être passionné par la musique, il doit...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1ᵉʳ mars 1963. Une solitude venue du Nord et des Corons va offrir à un chanteur hennuyer un immense succès.<br /><br />Il s'appelle Mirko, il est d'origine slovène et il est né en 1939 à Châtelet. Il a beau être passionné par la musique, il doit se trouver un vrai métier. Alors, il suit des études d’électromécanicien à l'Université du Travail de Charleroi.<br /><br />Ce qui ne l'empêchera pas le 22 avril 1962, de participer à un concours de chant au casino d'Ostende.<br /><br />Un concours où il va remporter le prix international des variétés, avec CETTE chanson.<br /><br />Pour pouvoir participer, il a dû trouver un nom de scène. Ce sera Robert Cogoi.<br /><br />Robert, c'est le surnom affectueux que lui donne sa maman.<br /><br />Le prix en poche, il est aussitôt engagé par la maison de disques Philips et par Radio Luxembourg.<br /><br />Cette année-là, il entend une chanson qui va le bouleverser. Elle dit "Ik ben zo eenzam, eenzam zonder jou".<br /><br />Cette voix, c'est celle de Will Tura, qu'on surnommera bientôt le Elvis belge. "Eenzaam zonder jou" est un énorme succès en Flandre et aux Pays-Bas. Le single se vend à 60 000 exemplaires en 1962.<br /><br />Cette chanson, qui raconte la solitude d'un homme sans une femme, deviendra le plus grand succès de Will Tura.<br /><br />Elle sera même reprise, quelques bouquets d'années plus tard, par Arno.<br /><br />Mais revenons en 1963. Robert Cogoi adore cette chanson et veut lui donner un destin en français. Il n'ira pas bien loin chercher les paroles.<br /><br />Traduit du néerlandais, "Eenzam zonder jour" devient "Je m'sens très seul".<br /><br />Voilà, le public francophone ne connaît pas Will Tura, il entend la mélodie pour la première fois et ces paroles qui sonnent juste.<br /><br />"Et même quand mes amis m’invitent<br /><br />Le temps ne passe pas bien vite<br /><br />Quand tu es loin, plus rien ne va"<br /><br />Et c'est le jackpot d’Ostende à Paris en passant par Châtelet et par Spa. Cette notoriété permet à Robert Cogoi de représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson en 1964, avec ce qui deviendra son 2ᵉ plus grand tube, "Près de ma rivière".<br /><br />Mais le 1er mars 1963 restera comme le Happy Day de Robert Cogoi qui, un an après avoir enflammé la Casino d'Ostende, prouve à Will Tura que, décidément, la solitude, ça n'existe pas…]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L’Alcazar : le cabaret mythique qui a enflammé les nuits parisiennes dès 1968</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-alcazar-le-cabaret-mythique-qui-a-enflamme-les-nuits-parisiennes-des-1968--63234858</link><description><![CDATA[Nous voilà en 1968, en plein cœur de Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Happy Day pour les oiseaux de nuit. Un cabaret ouvre ses portes au public : l’Alcazar. Une scène où se mêleront glamour, excentricité et un soupçon de scandale.<br /><br />Sortez les plumes, ce soir, je vous emmène au cabaret.<br /><br />L’Alcazar s'installe dans un bâtiment chargé d'histoire. Au 17ᵉ siècle, il abrite un jeu de paume, l'ancêtre du tennis. Jean-Marie Rivière, futur animateur du Paradis Latin, veut sortir le grand jeu. Et redonner vie à cet endroit en y installant un cabaret.<br /><br />Inspiré par le faste des revues parisiennes, les fondateurs veulent concentrer tout ce qui fait que Paris est Paris : spectacles de transformistes, revues à plumes, paillettes et parfum de scandale.<br /><br />Dès son ouverture, début 1968, l’Alcazar va faire naître des artistes comme Dani….<br /><br />Mais, la future égérie du lieu, c'est Marie-France, une femme trans qui fait tourner toutes les têtes. Son numéro de Marylin va faire courir le tout Paris. Les Belges, les provinciaux, tout le monde veut goûter à la fête.<br /><br />Même Marie-France le dit : c’était mieux avant…<br /><br />Mais l’Alcazar, ce n’est pas seulement du cabaret. L'année après sa création, en 1969, il communique avec une discothèque, le Rock’n Roll Circus.<br /><br />Ce lieu va devenir le rendez-vous de la jeunesse branchée. Mais il est AUSSI tristement célèbre, car Jim Morrison y aurait passé ses dernières heures, dans la nuit du 2 au 3 juillet 1971.<br /><br />Ah l'Alcazar. On en trouve des traces partout dans les mémoires. Mais aussi dans les chansons... D'ailleurs, tous les soirs...<br /><br />Et oui, même dans les "Les Remparts de Varsovie" !<br /><br />L’Alcazar va traverser les époques. Duke Ellington y fête ses 70 ans en janvier 1970.... devant Maurice Chevalier.<br /><br />En 1973, il accueille même le tournage d’un téléfilm de Fassbinder.<br /><br />Jusqu’aux années 80, il manie sans tact l'art de la provocation. On y verra par exemple y danser nue... Florence Thomassin.<br /><br />Glamour. Champagne. Paillettes. Nuits blanches.1968 se souvient encore, un an avant l'année érotique, de ce Happy Day où un lieu a ravivé les flammes de l'enfer parisien. Tandis que nous, souvenez-vous, tous les soirs, nous étions chanteuses légères, à l'Alcazar...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63234858</guid><pubDate>Mon, 09 Dec 2024 09:16:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63234858/309480_l_alcazar_le_cabaret_mythique_qui_a_enflamme_les_nuits_parisiennes_des_1968.mp3" length="4995393" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous voilà en 1968, en plein cœur de Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Happy Day pour les oiseaux de nuit. Un cabaret ouvre ses portes au public : l’Alcazar. Une scène où se mêleront glamour, excentricité et un soupçon de scandale....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous voilà en 1968, en plein cœur de Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Happy Day pour les oiseaux de nuit. Un cabaret ouvre ses portes au public : l’Alcazar. Une scène où se mêleront glamour, excentricité et un soupçon de scandale.<br /><br />Sortez les plumes, ce soir, je vous emmène au cabaret.<br /><br />L’Alcazar s'installe dans un bâtiment chargé d'histoire. Au 17ᵉ siècle, il abrite un jeu de paume, l'ancêtre du tennis. Jean-Marie Rivière, futur animateur du Paradis Latin, veut sortir le grand jeu. Et redonner vie à cet endroit en y installant un cabaret.<br /><br />Inspiré par le faste des revues parisiennes, les fondateurs veulent concentrer tout ce qui fait que Paris est Paris : spectacles de transformistes, revues à plumes, paillettes et parfum de scandale.<br /><br />Dès son ouverture, début 1968, l’Alcazar va faire naître des artistes comme Dani….<br /><br />Mais, la future égérie du lieu, c'est Marie-France, une femme trans qui fait tourner toutes les têtes. Son numéro de Marylin va faire courir le tout Paris. Les Belges, les provinciaux, tout le monde veut goûter à la fête.<br /><br />Même Marie-France le dit : c’était mieux avant…<br /><br />Mais l’Alcazar, ce n’est pas seulement du cabaret. L'année après sa création, en 1969, il communique avec une discothèque, le Rock’n Roll Circus.<br /><br />Ce lieu va devenir le rendez-vous de la jeunesse branchée. Mais il est AUSSI tristement célèbre, car Jim Morrison y aurait passé ses dernières heures, dans la nuit du 2 au 3 juillet 1971.<br /><br />Ah l'Alcazar. On en trouve des traces partout dans les mémoires. Mais aussi dans les chansons... D'ailleurs, tous les soirs...<br /><br />Et oui, même dans les "Les Remparts de Varsovie" !<br /><br />L’Alcazar va traverser les époques. Duke Ellington y fête ses 70 ans en janvier 1970.... devant Maurice Chevalier.<br /><br />En 1973, il accueille même le tournage d’un téléfilm de Fassbinder.<br /><br />Jusqu’aux années 80, il manie sans tact l'art de la provocation. On y verra par exemple y danser nue... Florence Thomassin.<br /><br />Glamour. Champagne. Paillettes. Nuits blanches.1968 se souvient encore, un an avant l'année érotique, de ce Happy Day où un lieu a ravivé les flammes de l'enfer parisien. Tandis que nous, souvenez-vous, tous les soirs, nous étions chanteuses légères, à l'Alcazar...]]></itunes:summary><itunes:duration>208</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/134f68cf444098a2df806e52efd908e7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Télécran : l’histoire magique d’un jouet révolutionnaire de 1960</title><link>https://www.spreaker.com/episode/telecran-l-histoire-magique-d-un-jouet-revolutionnaire-de-1960--63185370</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1960. Happy Day pour les familles. Un jouet révolutionnaire fait son apparition en Belgique. Le monde change. Les petits garçons et les petites filles ont des goûts différents. Le Père Noël et Saint-Nicolas vont devoir changer de catalogue…<br /><br />Bonne nouvelle, voici le Télécran, mieux connu sous le nom d'écran magique. Cet objet va marquer des générations et devenir un incontournable des chambres d'enfants pendant très, très longtemps.<br /><br />On doit cet appareil révolutionnaire à un inventeur français, André Cassagnes.<br /><br />Électricien de profession et passionné par les jouets, il découvre par hasard un procédé étonnant.<br /><br />En manipulant une feuille de plastique recouverte de poudre d'aluminium, il est possible de tracer des dessins en déplaçant une pointe. Cette pointe retire la poudre, laissant apparaître des lignes sur la surface transparente. C'est nouveau, c'est original et c'est surtout MAGIQUE !<br /><br />André Cassagnes perfectionne son invention et la présente sous le nom de "L'Écran Magique" au Salon du jouet de Nuremberg en 1959. Son invention attire l'attention de la société française Joustra, qui décide de le commercialiser dans plusieurs pays européens, sous le nom de Télécran en 1960.<br /><br />Dans sa toute première version, le Télécran se présente comme une tablette rectangulaire avec deux boutons rotatifs en façade.<br /><br />Tournez le bouton, le bouton tout rond, vous connaissez la chanson.<br /><br />Le succès est presque trop facile. Les enfants sont fascinés. Les parents apprécient l'aspect éducatif, stimulant la créativité et la motricité.<br /><br />Le télécran s'exporte ! Aux États-Unis, il est commercialisé sous le nom de "Etch A Sketch" et devient l'un des jouets les plus vendus au monde.<br /><br />Lancé en plein apogée du baby-boom, l'écran magique fait désormais partie du National Toy Hall of Fame aux États-Unis. L'équivalent pour les jouets des plus grandes récompenses du cinéma et de la musique.<br /><br />Le télécran traverse le temps, les années 60, les années 70, se modernise et ne peut pas échapper à la copie. N'empêche, le 1ᵉʳ janvier 1960 restera comme le Happy Day d'André Cassagnes, un inventeur qui aura vendu du temps de cerveau disponible... pour une noble cause et pour lancer une nouvelle vague.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63185370</guid><pubDate>Fri, 06 Dec 2024 09:52:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63185370/309239_telecran_l_histoire_magique_d_un_jouet_revolutionnaire_de_1960.mp3" length="4661235" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1960. Happy Day pour les familles. Un jouet révolutionnaire fait son apparition en Belgique. Le monde change. Les petits garçons et les petites filles ont des goûts différents. Le Père Noël et Saint-Nicolas vont devoir changer de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1960. Happy Day pour les familles. Un jouet révolutionnaire fait son apparition en Belgique. Le monde change. Les petits garçons et les petites filles ont des goûts différents. Le Père Noël et Saint-Nicolas vont devoir changer de catalogue…<br /><br />Bonne nouvelle, voici le Télécran, mieux connu sous le nom d'écran magique. Cet objet va marquer des générations et devenir un incontournable des chambres d'enfants pendant très, très longtemps.<br /><br />On doit cet appareil révolutionnaire à un inventeur français, André Cassagnes.<br /><br />Électricien de profession et passionné par les jouets, il découvre par hasard un procédé étonnant.<br /><br />En manipulant une feuille de plastique recouverte de poudre d'aluminium, il est possible de tracer des dessins en déplaçant une pointe. Cette pointe retire la poudre, laissant apparaître des lignes sur la surface transparente. C'est nouveau, c'est original et c'est surtout MAGIQUE !<br /><br />André Cassagnes perfectionne son invention et la présente sous le nom de "L'Écran Magique" au Salon du jouet de Nuremberg en 1959. Son invention attire l'attention de la société française Joustra, qui décide de le commercialiser dans plusieurs pays européens, sous le nom de Télécran en 1960.<br /><br />Dans sa toute première version, le Télécran se présente comme une tablette rectangulaire avec deux boutons rotatifs en façade.<br /><br />Tournez le bouton, le bouton tout rond, vous connaissez la chanson.<br /><br />Le succès est presque trop facile. Les enfants sont fascinés. Les parents apprécient l'aspect éducatif, stimulant la créativité et la motricité.<br /><br />Le télécran s'exporte ! Aux États-Unis, il est commercialisé sous le nom de "Etch A Sketch" et devient l'un des jouets les plus vendus au monde.<br /><br />Lancé en plein apogée du baby-boom, l'écran magique fait désormais partie du National Toy Hall of Fame aux États-Unis. L'équivalent pour les jouets des plus grandes récompenses du cinéma et de la musique.<br /><br />Le télécran traverse le temps, les années 60, les années 70, se modernise et ne peut pas échapper à la copie. N'empêche, le 1ᵉʳ janvier 1960 restera comme le Happy Day d'André Cassagnes, un inventeur qui aura vendu du temps de cerveau disponible... pour une noble cause et pour lancer une nouvelle vague.]]></itunes:summary><itunes:duration>194</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bee Gees : l’histoire de "To Love Somebody", leur hymne intemporel à l’amour</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bee-gees-l-histoire-de-to-love-somebody-leur-hymne-intemporel-a-l-amour--63160639</link><description><![CDATA[Nous sommes le 3 juin 1967. Happy Day pour un groupe qui sort son 3ᵉ album. C’est le premier destiné au marché international. Sur cet album figure “Holiday”. Ce n'est pas le titre qui va nous intéresser, mais il invite au grand voyage…<br /><br />À sa fondation, à la fin des années 50, le groupe est une histoire de famille. En 1955, la tribu s'installe près de Manchester : c'est là que les frères Gibb chantent pour la toute première fois.<br /><br />Trois ans plus tard, la famille boucle ses valises. Direction Brisbane, à l'autre bout du monde. Ils s'installent dans l'un des quartiers les plus pauvres de la ville.<br /><br />Pour les frères, il y a 2 possibilités. Soit ils deviennent des voyous. Soit... ils font de la musique.<br /><br />Les 3 garçons se font repérer par Bill Good (B.G) un organisateur de spectacle. Qui les présente à un autre BG, l'animateur d'une radio locale qui s'appelle Bill Gates (un homonyme !).<br /><br />Cette histoire de BG trotte dans la tête des garçons, qui vont devenir… les BG, à savoir les Bee Gees.<br /><br />Barry, Robin et Maurice Gibb débutent ainsi leur carrière en Australie. Et ils vont connaître un bon petit succès national avec des titres comme “I can’t see nobody”.<br /><br />Après dix ans, les frères ressentent l'appel de leur terre natale. Ils décident alors, en 1967, de revenir en Angleterre pour tenter leur chance sur la scène internationale. C’est un moment idéal, comme ils l'expliquent lors d'une interview avec Clive Anderson à la télévision britannique.<br /><br />C'est lors de l'enregistrement de leur premier album international, "Bee Gees' 1st", que naît "To Love Somebody".<br /><br />Voilà la chanson qui nous intéresse aujourd'hui.<br /><br />Elle est écrite pour Otis Redding, l'une de leurs idoles. Sauf que… Otis Redding décède tragiquement avant de pouvoir l'enregistrer. Les Bee Gees décident alors d'interpréter eux-mêmes la chanson…<br /><br />Ladies and Gentleman, les Bee Gees passent à la télé !<br /><br />"To Love Somebody" exprime la profondeur des sentiments amoureux et la difficulté de les communiquer. Le single sort en juin 1967 et connaît un succès immédiat.<br /><br />Ce titre va offrir à la fratrie le succès international qu'il attend depuis plus de dix ans.<br /><br />"To Love Somebody" connaîtra tellement de vies qu'on n'est jamais certain d'être à la dernière. Au fil des années, elle est reprise par un nombre incalculable de musiciens, dont Nina Simone, Roberta Flack, Jimmy Somerville, Michael Bolton, Billy Corgan, Rod Stewart, Michael Bublé, Bonnie Tyler, Lesley Gore, Hank Williams Junior et une certaine... Janis Joplin.<br /><br />"To Love Somebody" devient un standard, passant de la soul au rock, du country au jazz et bientôt même à la pop. Mais autant revenir à l’originale. En ce happy day du 3 juin 1967. Le jour où les Bee Gees ont offert au monde leur premier grand album monde… et un nouvel hymne à l'amour.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63160639</guid><pubDate>Thu, 05 Dec 2024 08:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63160639/307927_bee_gees_l_histoire_de_to_love_somebody_leur_hymne_intemporel_a_l_amour.mp3" length="6445503" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 3 juin 1967. Happy Day pour un groupe qui sort son 3ᵉ album. C’est le premier destiné au marché international. Sur cet album figure “Holiday”. Ce n'est pas le titre qui va nous intéresser, mais il invite au grand voyage…

À sa...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 3 juin 1967. Happy Day pour un groupe qui sort son 3ᵉ album. C’est le premier destiné au marché international. Sur cet album figure “Holiday”. Ce n'est pas le titre qui va nous intéresser, mais il invite au grand voyage…<br /><br />À sa fondation, à la fin des années 50, le groupe est une histoire de famille. En 1955, la tribu s'installe près de Manchester : c'est là que les frères Gibb chantent pour la toute première fois.<br /><br />Trois ans plus tard, la famille boucle ses valises. Direction Brisbane, à l'autre bout du monde. Ils s'installent dans l'un des quartiers les plus pauvres de la ville.<br /><br />Pour les frères, il y a 2 possibilités. Soit ils deviennent des voyous. Soit... ils font de la musique.<br /><br />Les 3 garçons se font repérer par Bill Good (B.G) un organisateur de spectacle. Qui les présente à un autre BG, l'animateur d'une radio locale qui s'appelle Bill Gates (un homonyme !).<br /><br />Cette histoire de BG trotte dans la tête des garçons, qui vont devenir… les BG, à savoir les Bee Gees.<br /><br />Barry, Robin et Maurice Gibb débutent ainsi leur carrière en Australie. Et ils vont connaître un bon petit succès national avec des titres comme “I can’t see nobody”.<br /><br />Après dix ans, les frères ressentent l'appel de leur terre natale. Ils décident alors, en 1967, de revenir en Angleterre pour tenter leur chance sur la scène internationale. C’est un moment idéal, comme ils l'expliquent lors d'une interview avec Clive Anderson à la télévision britannique.<br /><br />C'est lors de l'enregistrement de leur premier album international, "Bee Gees' 1st", que naît "To Love Somebody".<br /><br />Voilà la chanson qui nous intéresse aujourd'hui.<br /><br />Elle est écrite pour Otis Redding, l'une de leurs idoles. Sauf que… Otis Redding décède tragiquement avant de pouvoir l'enregistrer. Les Bee Gees décident alors d'interpréter eux-mêmes la chanson…<br /><br />Ladies and Gentleman, les Bee Gees passent à la télé !<br /><br />"To Love Somebody" exprime la profondeur des sentiments amoureux et la difficulté de les communiquer. Le single sort en juin 1967 et connaît un succès immédiat.<br /><br />Ce titre va offrir à la fratrie le succès international qu'il attend depuis plus de dix ans.<br /><br />"To Love Somebody" connaîtra tellement de vies qu'on n'est jamais certain d'être à la dernière. Au fil des années, elle est reprise par un nombre incalculable de musiciens, dont Nina Simone, Roberta Flack, Jimmy Somerville, Michael Bolton, Billy Corgan, Rod Stewart, Michael Bublé, Bonnie Tyler, Lesley Gore, Hank Williams Junior et une certaine... Janis Joplin.<br /><br />"To Love Somebody" devient un standard, passant de la soul au rock, du country au jazz et bientôt même à la pop. Mais autant revenir à l’originale. En ce happy day du 3 juin 1967. Le jour où les Bee Gees ont offert au monde leur premier grand album monde… et un nouvel hymne à l'amour.]]></itunes:summary><itunes:duration>269</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4267323a955014fa367c5c6e8f2a23ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L’Île aux enfants : Casimir, le héros intemporel des petits et grands</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-ile-aux-enfants-casimir-le-heros-intemporel-des-petits-et-grands--63160638</link><description><![CDATA[Nous sommes le 16 septembre 1974. Happy Day pour les petits et les grands. Aujourd'hui, démarre une émission qui va marquer des générations entières..<br /><br />Le directeur général de la troisième chaîne confie à Christophe Izard l'adaptation pour la France d'une émission éducative américaine, Sesame Street.<br /><br />En France, l'émission s'appelle Bonjour Sésame. Elle doit durer 20 minutes et reprend le concept des scènes avec marionnettes en mousse et des personnages réels. Problème : le tout fait 16 minutes, documentaire compris. Il faut combler les 4 minutes restantes.<br /><br />Entouré d'une TOUTE PETITE équipe, Christophe Izard crée alors la séquence de L'Île aux enfants, avec un personnage principal, Casimir.<br /><br />C'est un tel succès qu'en janvier 1975, l'Île aux enfants devient l'émission principale. Quant à Sesame Street, ce sera juste une simple séquence…<br /><br />Pour sa première saison, L'Île aux enfants est tournée dans les studios de l'ORTF à Marseille. Pour marquer les esprits, il faut un générique fort. Et la trouvaille va dépasser toutes les espérances.<br /><br />Au cœur de cet univers, le gentil Casimir va rapidement devenir la star de l'émission. Ce dinosaure coloré a tout pour plaire aux petits et pour rassurer les parents. Une voix chaleureuse. Des yeux curieux. Il regarde les enfants. Et il leur parle. Au début, il est même très intimidé.<br /><br />Casimir incarne l'amitié, la tolérance et la joie de vivre. Il est entouré d'une galerie de personnages attachants comme Hippolyte.<br /><br />L’audience est si importante que la 3ᵉ chaîne perd rapidement ce rendez-vous pour la première.<br /><br />TF1 diffusera l’émission durant 7 saisons consécutives.<br /><br />Les Américains ne doivent pas être ravis, Sesame Street s'est fait manger tout cru par Casimir, comme autant de gloubi-boulga. D'ailleurs, connaissez-vous la recette du gloubi-boulga, son dessert préféré...<br /><br />Et bien bon appétit ! // À partir de la rentrée 1976, L'Île aux enfants ne reprend plus les séquences de Sesame Street. L'émission est composée à 100 % de productions MAISON.<br /><br />Le succès est foudroyant, jusqu'au 30 juin 1982.<br /><br />Ce jour-là, Casimir tire sa révérence et c’est le début du "Village dans les nuages". MAIS... Le 16 septembre 1974 restera comme le Happy Day où "L'île aux enfants" a ouvert les portes de son univers enchanté, une émission qui, encore aujourd'hui, évoque nostalgie et tendresse et dont le générique n'a pris à peu près aucune ride...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63160638</guid><pubDate>Wed, 04 Dec 2024 08:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63160638/307926_l_ile_aux_enfants_casimir_le_heros_intemporel_des_petits_et_grands.mp3" length="5338956" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 16 septembre 1974. Happy Day pour les petits et les grands. Aujourd'hui, démarre une émission qui va marquer des générations entières..

Le directeur général de la troisième chaîne confie à Christophe Izard l'adaptation pour la France...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 16 septembre 1974. Happy Day pour les petits et les grands. Aujourd'hui, démarre une émission qui va marquer des générations entières..<br /><br />Le directeur général de la troisième chaîne confie à Christophe Izard l'adaptation pour la France d'une émission éducative américaine, Sesame Street.<br /><br />En France, l'émission s'appelle Bonjour Sésame. Elle doit durer 20 minutes et reprend le concept des scènes avec marionnettes en mousse et des personnages réels. Problème : le tout fait 16 minutes, documentaire compris. Il faut combler les 4 minutes restantes.<br /><br />Entouré d'une TOUTE PETITE équipe, Christophe Izard crée alors la séquence de L'Île aux enfants, avec un personnage principal, Casimir.<br /><br />C'est un tel succès qu'en janvier 1975, l'Île aux enfants devient l'émission principale. Quant à Sesame Street, ce sera juste une simple séquence…<br /><br />Pour sa première saison, L'Île aux enfants est tournée dans les studios de l'ORTF à Marseille. Pour marquer les esprits, il faut un générique fort. Et la trouvaille va dépasser toutes les espérances.<br /><br />Au cœur de cet univers, le gentil Casimir va rapidement devenir la star de l'émission. Ce dinosaure coloré a tout pour plaire aux petits et pour rassurer les parents. Une voix chaleureuse. Des yeux curieux. Il regarde les enfants. Et il leur parle. Au début, il est même très intimidé.<br /><br />Casimir incarne l'amitié, la tolérance et la joie de vivre. Il est entouré d'une galerie de personnages attachants comme Hippolyte.<br /><br />L’audience est si importante que la 3ᵉ chaîne perd rapidement ce rendez-vous pour la première.<br /><br />TF1 diffusera l’émission durant 7 saisons consécutives.<br /><br />Les Américains ne doivent pas être ravis, Sesame Street s'est fait manger tout cru par Casimir, comme autant de gloubi-boulga. D'ailleurs, connaissez-vous la recette du gloubi-boulga, son dessert préféré...<br /><br />Et bien bon appétit ! // À partir de la rentrée 1976, L'Île aux enfants ne reprend plus les séquences de Sesame Street. L'émission est composée à 100 % de productions MAISON.<br /><br />Le succès est foudroyant, jusqu'au 30 juin 1982.<br /><br />Ce jour-là, Casimir tire sa révérence et c’est le début du "Village dans les nuages". MAIS... Le 16 septembre 1974 restera comme le Happy Day où "L'île aux enfants" a ouvert les portes de son univers enchanté, une émission qui, encore aujourd'hui, évoque nostalgie et tendresse et dont le générique n'a pris à peu près aucune ride...]]></itunes:summary><itunes:duration>223</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/559d68ba3f6434f93d57396577f51f00.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L’hiver 1963 en Belgique : quand le pays grelottait sous un froid historique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-hiver-1963-en-belgique-quand-le-pays-grelottait-sous-un-froid-historique--63124228</link><description><![CDATA[On raconte que l'été 1976 a été le plus chaud de l'histoire de notre pays. Treize ans plus tôt, un autre record est battu. Happy Day pour les vendeurs de marrons chauds. La Belgique va greloter un bon bout de temps...<br /><br />Dès la mi-novembre 1962, les feuilles mortes ne sont plus qu'un vieux souvenir. Le gel se généralise, de Bastogne à Tubize, d'Eupen à Ostende (oui oui, on va y revenir). Le gel va persister, presque sans interruption, jusqu'au début du mois de mars 1963.<br /><br />On n'a jamais vu ça. Les températures passent au-dessous de -20°. Conséquence : la mer du Nord gèle pendant plusieurs jours. Ce n'est pas une blague. On assiste même à la formation d’une petite banquise qui va de La Panne à Knokke.<br /><br />Oui, durant l'hiver 1963, quelques courageux décident de prendre la voiture ou le train pour aller voir de leurs yeux cette banquise belge inédite dans notre histoire…<br /><br />Dans le sud de la Belgique, le tableau est encore plus effrayant. Les congères peuvent atteindre 3 mètres de haut. Les canaux et les rivières sont gelés. La Meuse devient une patinoire à ciel ouvert. Et, ce n'est pas drôle DU TOUT.<br /><br />Dans la capitale, les rues sont devenues totalement impraticables. Les pompiers de Bruxelles doivent régulièrement intervenir. Là encore, on a l'impression d'être dans le grand Nord, des stalactites se forment sur les balcons. À tout moment, ils peuvent tomber sur des passants.<br /><br />Mais le record, c'est à la Cascade de Coo.<br /><br />Il gèle même dans les grottes cette année-là. Dans les rues des villes, gaufres, marrons chauds. C'est un happy day pour les vendeurs ambulants. Enfin, happy, c'est beaucoup dire.<br /><br />L'hiver 1963 reste à la fois le plus long et le plus froid du 20ᵉ siècle en Belgique. Il faudra attendre la fin du mois de mars pour trouver le premier bonheur du jour et retrouver, tout bientôt, les vendanges de l'amour…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63124228</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2024 10:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63124228/307829_l_hiver_1963_en_belgique_quand_le_pays_grelottait_sous_un_froid_historique.mp3" length="5661829" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>On raconte que l'été 1976 a été le plus chaud de l'histoire de notre pays. Treize ans plus tôt, un autre record est battu. Happy Day pour les vendeurs de marrons chauds. La Belgique va greloter un bon bout de temps...

Dès la mi-novembre 1962, les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On raconte que l'été 1976 a été le plus chaud de l'histoire de notre pays. Treize ans plus tôt, un autre record est battu. Happy Day pour les vendeurs de marrons chauds. La Belgique va greloter un bon bout de temps...<br /><br />Dès la mi-novembre 1962, les feuilles mortes ne sont plus qu'un vieux souvenir. Le gel se généralise, de Bastogne à Tubize, d'Eupen à Ostende (oui oui, on va y revenir). Le gel va persister, presque sans interruption, jusqu'au début du mois de mars 1963.<br /><br />On n'a jamais vu ça. Les températures passent au-dessous de -20°. Conséquence : la mer du Nord gèle pendant plusieurs jours. Ce n'est pas une blague. On assiste même à la formation d’une petite banquise qui va de La Panne à Knokke.<br /><br />Oui, durant l'hiver 1963, quelques courageux décident de prendre la voiture ou le train pour aller voir de leurs yeux cette banquise belge inédite dans notre histoire…<br /><br />Dans le sud de la Belgique, le tableau est encore plus effrayant. Les congères peuvent atteindre 3 mètres de haut. Les canaux et les rivières sont gelés. La Meuse devient une patinoire à ciel ouvert. Et, ce n'est pas drôle DU TOUT.<br /><br />Dans la capitale, les rues sont devenues totalement impraticables. Les pompiers de Bruxelles doivent régulièrement intervenir. Là encore, on a l'impression d'être dans le grand Nord, des stalactites se forment sur les balcons. À tout moment, ils peuvent tomber sur des passants.<br /><br />Mais le record, c'est à la Cascade de Coo.<br /><br />Il gèle même dans les grottes cette année-là. Dans les rues des villes, gaufres, marrons chauds. C'est un happy day pour les vendeurs ambulants. Enfin, happy, c'est beaucoup dire.<br /><br />L'hiver 1963 reste à la fois le plus long et le plus froid du 20ᵉ siècle en Belgique. Il faudra attendre la fin du mois de mars pour trouver le premier bonheur du jour et retrouver, tout bientôt, les vendanges de l'amour…]]></itunes:summary><itunes:duration>236</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/579c3d0cee24a71f65b4afb408243be5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Françoise Hardy et "La maison où j'ai grandi" : l'histoire d'un succès intemporel</title><link>https://www.spreaker.com/episode/francoise-hardy-et-la-maison-ou-j-ai-grandi-l-histoire-d-un-succes-intemporel--63046123</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 novembre 1966. Happy Day pour Françoise Hardy. Elle lance l’un des albums les plus importants de sa carrière. MAIS… Ce 6e album n'aurait jamais pu voir le jour sans une petite échappée en Italie. On rembobine le film des événements…<br /><br />Le 27 janvier 1966, Françoise Hardy participe au 16ᵉ Festival de la chanson italienne de Sanremo. Elle va y interpréter "Parlami di te", sur une musique d'Edoardo Vianello.<br /><br />Lui-même y défend une autre chanson, "Ci sono cose più grandi".<br /><br />Premier lien, première idée. Françoise retient ce titre en version italienne, mais aussi pour en faire une version française, qui deviendra "Il est des choses".<br /><br />S'ouvre alors, pour Françoise Hardy, une véritable période italienne. Elle chante en italien. Elle passe à la télévision. Et elle donne plusieurs galas.<br /><br />Puis arrive le festival de San Remo.<br /><br />"Parlami di te" ne l'emballe pas trop. Mais peu importe, puisqu’elle va y rencontrer Adriano Celentano.<br /><br />Il devait y défendre une création autobiographique, "Il ragazzo della via Gluck" La chanson raconte l'histoire d'un jeune homme qui retourne dans le quartier de son enfance, confronté à l'urbanisation.<br /><br />Problème : ce titre magnifique, le jury l'a écarté...<br /><br />Aujourd'hui encore, on se demande pourquoi...<br /><br />Souvenez-vous, cela commence par une confession...<br /><br />Françoise Hardy trouve sa propre prestation au festival calamiteuse, mais elle vient de faire une rencontre importante. Musicale. La rencontre avec une chanson.<br /><br />Séduite par la mélodie et son message, elle décide d'en faire une adaptation en français.<br /><br />À son retour à Paris, Françoise Hardy s'arrange pour négocier les droits d'édition du titre d'Adriano Celentano.<br /><br />Elle fait appel au parolier Eddie Marnay et réalise une adaptation aussi fidèle à l'originale qu'à celle de sa propre histoire.<br /><br />"Il ragazzo della via Gluck" devient "La maison où j'ai grandi". Elle y parle de ses racines et de l'enfance envolée...<br /><br />"La maison où j'ai grandi" est d'abord un single, puis devient l'album tout entier. Il sort en novembre 1966. Et c’est un immense succès. Et ce n’est pas étonnant, car cette chanson évoque sans doute des souvenirs de happy days , cette maison où nous avons tous un peu grandi…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63046123</guid><pubDate>Mon, 02 Dec 2024 07:30:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63046123/307513_francoise_hardy_et_la_maison_ou_j_ai_grandi_l_histoire_d_un_succes_intemporel.mp3" length="5667472" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 novembre 1966. Happy Day pour Françoise Hardy. Elle lance l’un des albums les plus importants de sa carrière. MAIS… Ce 6e album n'aurait jamais pu voir le jour sans une petite échappée en Italie. On rembobine le film des événements…...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 novembre 1966. Happy Day pour Françoise Hardy. Elle lance l’un des albums les plus importants de sa carrière. MAIS… Ce 6e album n'aurait jamais pu voir le jour sans une petite échappée en Italie. On rembobine le film des événements…<br /><br />Le 27 janvier 1966, Françoise Hardy participe au 16ᵉ Festival de la chanson italienne de Sanremo. Elle va y interpréter "Parlami di te", sur une musique d'Edoardo Vianello.<br /><br />Lui-même y défend une autre chanson, "Ci sono cose più grandi".<br /><br />Premier lien, première idée. Françoise retient ce titre en version italienne, mais aussi pour en faire une version française, qui deviendra "Il est des choses".<br /><br />S'ouvre alors, pour Françoise Hardy, une véritable période italienne. Elle chante en italien. Elle passe à la télévision. Et elle donne plusieurs galas.<br /><br />Puis arrive le festival de San Remo.<br /><br />"Parlami di te" ne l'emballe pas trop. Mais peu importe, puisqu’elle va y rencontrer Adriano Celentano.<br /><br />Il devait y défendre une création autobiographique, "Il ragazzo della via Gluck" La chanson raconte l'histoire d'un jeune homme qui retourne dans le quartier de son enfance, confronté à l'urbanisation.<br /><br />Problème : ce titre magnifique, le jury l'a écarté...<br /><br />Aujourd'hui encore, on se demande pourquoi...<br /><br />Souvenez-vous, cela commence par une confession...<br /><br />Françoise Hardy trouve sa propre prestation au festival calamiteuse, mais elle vient de faire une rencontre importante. Musicale. La rencontre avec une chanson.<br /><br />Séduite par la mélodie et son message, elle décide d'en faire une adaptation en français.<br /><br />À son retour à Paris, Françoise Hardy s'arrange pour négocier les droits d'édition du titre d'Adriano Celentano.<br /><br />Elle fait appel au parolier Eddie Marnay et réalise une adaptation aussi fidèle à l'originale qu'à celle de sa propre histoire.<br /><br />"Il ragazzo della via Gluck" devient "La maison où j'ai grandi". Elle y parle de ses racines et de l'enfance envolée...<br /><br />"La maison où j'ai grandi" est d'abord un single, puis devient l'album tout entier. Il sort en novembre 1966. Et c’est un immense succès. Et ce n’est pas étonnant, car cette chanson évoque sans doute des souvenirs de happy days , cette maison où nous avons tous un peu grandi…]]></itunes:summary><itunes:duration>236</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/acfa00fef9a89e2ba82098151a1e7828.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Frank Alamo : De "Sweets for My Sweet" à l'icône yéyé des années 60</title><link>https://www.spreaker.com/episode/frank-alamo-de-sweets-for-my-sweet-a-l-icone-yeye-des-annees-60--63046125</link><description><![CDATA[1er juillet 1963. Happy Day pour Jean-François, un jeune chanteur français qui a fait ses débuts parmi les Petits Chanteurs à la croix de bois. <br /><br />Il est repéré quelques mois plus tôt par Eddie Barclay lors d'un concours de chant. Sa mission, s’il l’accepte : intégrer la vague yéyé qui déferle au début des années 60. <br /><br />Chez Barclay, on mise sur une reprise de "Sweets for My Sweet" des Drifters...<br /><br />Sweets for My Sweet est une chanson écrite par Doc Pomus et Mort Shuman. Elle est enregistrée pour la première fois en 1961 par le groupe américain. C'est un petit succès, mais pas non plus un numéro 1. <br /><br />Deux ans plus tard, l'été venu, deux reprises vont se faire face. <br /><br />D'un côté, les Searchers, un groupe britannique dont c'est le tout premier 45 tours. <br /><br />De l'autre, Jean-François Grandin, pour lequel Eddie Barclay doit trouver un nom de scène. Ce sera Frank Alamo, écrit à l'anglaise, tant qu'à faire. On est en plein ye ye, on peut s'arranger avec à peu près tout. <br /><br />Pour en faire un tube, il faut de nouvelles paroles en français. Elles sont écrites par Vline Buggy. La Parisienne trouve ceci : "Biche, oh ma biche, lorsque tu soulignes au crayon noir tes jolis yeux. Moi, je m'imagine que ce sont deux papillons bleus."<br /><br />Frank Alamo ne trouve pas les paroles très modernes. Et pourtant, il se laisse convaincre, il chante "Ma biche"... et, roulement de tambour, c'est un succès. <br /><br />Il n'en fallait pas plus pour plaire aux filles. D'autant plus que le garçon est grand, sportif, a lui aussi de jolis yeux malicieux. Bref, Eddy Barclay a de nouveau trouvé une idole.<br /><br />Une idole qui sera pourtant éphémère. Frank Alamo enchaîne les tubes et les tournées pendant 5 ans. <br /><br />Puis… sans prévenir, il part, par un beau matin...<br /><br />En 68, il abandonne la chanson pour se consacrer à la photo professionnelle. Il va aussi s'occuper du sauvetage de l'usine de télévision de son père. Car oui, Jean-François Grandin est bien le fils du fondateur de Grandin, une illustre marque française de postes de radio et de téléviseurs. <br /><br />Frank Alamo aura donc été chanteur et sauveur de l’entreprise familiale. C’est beaucoup pour un seul homme. <br /><br />Quant au 1ᵉʳ juillet 1963, il restera le Happy Day de Frank Alamo et d’une chanson qui symbolise l'insouciance et la joie de vivre des années 60.... avec ou sans crayon noir sur les jolis yeux de biche ô sa biche...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63046125</guid><pubDate>Fri, 29 Nov 2024 07:30:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63046125/307515_frank_alamo_de_sweets_for_my_sweet_a_l_icone_yeye_des_annees_60.mp3" length="4914518" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1er juillet 1963. Happy Day pour Jean-François, un jeune chanteur français qui a fait ses débuts parmi les Petits Chanteurs à la croix de bois. 

Il est repéré quelques mois plus tôt par Eddie Barclay lors d'un concours de chant. Sa mission, s’il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1er juillet 1963. Happy Day pour Jean-François, un jeune chanteur français qui a fait ses débuts parmi les Petits Chanteurs à la croix de bois. <br /><br />Il est repéré quelques mois plus tôt par Eddie Barclay lors d'un concours de chant. Sa mission, s’il l’accepte : intégrer la vague yéyé qui déferle au début des années 60. <br /><br />Chez Barclay, on mise sur une reprise de "Sweets for My Sweet" des Drifters...<br /><br />Sweets for My Sweet est une chanson écrite par Doc Pomus et Mort Shuman. Elle est enregistrée pour la première fois en 1961 par le groupe américain. C'est un petit succès, mais pas non plus un numéro 1. <br /><br />Deux ans plus tard, l'été venu, deux reprises vont se faire face. <br /><br />D'un côté, les Searchers, un groupe britannique dont c'est le tout premier 45 tours. <br /><br />De l'autre, Jean-François Grandin, pour lequel Eddie Barclay doit trouver un nom de scène. Ce sera Frank Alamo, écrit à l'anglaise, tant qu'à faire. On est en plein ye ye, on peut s'arranger avec à peu près tout. <br /><br />Pour en faire un tube, il faut de nouvelles paroles en français. Elles sont écrites par Vline Buggy. La Parisienne trouve ceci : "Biche, oh ma biche, lorsque tu soulignes au crayon noir tes jolis yeux. Moi, je m'imagine que ce sont deux papillons bleus."<br /><br />Frank Alamo ne trouve pas les paroles très modernes. Et pourtant, il se laisse convaincre, il chante "Ma biche"... et, roulement de tambour, c'est un succès. <br /><br />Il n'en fallait pas plus pour plaire aux filles. D'autant plus que le garçon est grand, sportif, a lui aussi de jolis yeux malicieux. Bref, Eddy Barclay a de nouveau trouvé une idole.<br /><br />Une idole qui sera pourtant éphémère. Frank Alamo enchaîne les tubes et les tournées pendant 5 ans. <br /><br />Puis… sans prévenir, il part, par un beau matin...<br /><br />En 68, il abandonne la chanson pour se consacrer à la photo professionnelle. Il va aussi s'occuper du sauvetage de l'usine de télévision de son père. Car oui, Jean-François Grandin est bien le fils du fondateur de Grandin, une illustre marque française de postes de radio et de téléviseurs. <br /><br />Frank Alamo aura donc été chanteur et sauveur de l’entreprise familiale. C’est beaucoup pour un seul homme. <br /><br />Quant au 1ᵉʳ juillet 1963, il restera le Happy Day de Frank Alamo et d’une chanson qui symbolise l'insouciance et la joie de vivre des années 60.... avec ou sans crayon noir sur les jolis yeux de biche ô sa biche...]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0b19c40cdcf3006052203267c172a1e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Lucien Van Impe : Le jour où la Belgique a conquis le Tour de France</title><link>https://www.spreaker.com/episode/lucien-van-impe-le-jour-ou-la-belgique-a-conquis-le-tour-de-france--63029792</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 juillet 1976. Happy Day pour la Flandre et pour Belgique. Ambiance festive et fanfare de klaxons. Une victoire va faire rayonner la Royaume sur la scène sportive internationale. Ouverture du journal d'Antenne 2 ce soir-là...<br /><br />Van Impe s'appelle en réalité Lucien Van Impe. Il est né le 20 octobre 1946 à Mere en Flandre-Orientale. Son talent ? C'est un grimpeur exceptionnel, malgré sa petite taille. <br /><br />Van Impe roule en professionnel depuis 1969. Durant sa carrière, il participe à quinze Tours de France. Il termine chacun d'entre eux, et se classe neuf fois dans les six premiers. <br /><br />Sa spécialité : la montagne. Il a remporté six fois le Grand Prix de la montagne, un record qui n'est pas donné à tout le monde. <br /><br />D'ailleurs, ce soir, du côté d'Erpe Mere, tout le monde l'attend !<br /><br />En 1976, un autre nom entre dans la légende. Cyrille Guimard, jeune directeur sportif débutant, mais déjà visionnaire. C'est un peu lui le sorcier derrière la victoire de Lucien Van Impe. <br /><br />Il faut également préciser qu'en 1976, il y a un grand absent au Tour, notre Eddy Merckx national. Principalement en raison de problèmes de santé et de fatigue accumulée après des années de compétition intensive. <br /><br />Et pour cause, Eddy a remporté le Tour à cinq reprises (1969, 1970, 1971, 1972 et 1974). Il a terminé deuxième en 1975. <br /><br />En 76, son équipe décide de ne pas participer au Tour de France. Lui doit se reposer, il songe même à arrêter sa carrière. <br /><br />La légende belge, jusqu'ici, c'est lui, et c'est Léon Zitrone qui le dit ! <br /><br />Mais revenons au héros du jour, Lucien Van Impe. L'absence du grand Eddy Merckx est une chose, mais la concurrence reste féroce. Lucien a face à lui des coureurs comme Joop Zoetemelk ou Raymond Poulidor.<br /><br />Le Tour de France 1976 est vraiment très belge. Le parcours passe par chez nous pendant quatre jours, avec des étapes à Bornem, Leuven, Verviers et Bastogne. Tout au long des 22 étapes, Van Impe montre sa régularité et sa maîtrise en montagne. Il prend le maillot jaune lors de la quinzième étape et ne le lâchera plus jusqu'à l'arrivée sur les Champs-Élysées. Sa vitesse moyenne sur l'ensemble du Tour : 34,518 km/h. Sur la BRT, on célèbre le champion !<br /><br />Oui, ce 18 juillet 1976 reste comme le Happy Day de Lucien Van Impe, qui devient ainsi le deuxième Belge à remporter le Tour de France après Eddy Merckx. <br /><br />Et s'il ne ne remporte pas le classement par points, ce n'est pas grave, il y a d'autres Belges sur place. C'est Freddy Maertens qui s'adjugera le maillot vert. Vive la Belgique, leve Belgie, le Royaume va chanter et danser jusqu'au bout de la nuit...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63029792</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2024 07:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63029792/307456_lucien_van_impe_le_jour_ou_la_belgique_a_conquis_le_tour_de_france.mp3" length="6371524" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 juillet 1976. Happy Day pour la Flandre et pour Belgique. Ambiance festive et fanfare de klaxons. Une victoire va faire rayonner la Royaume sur la scène sportive internationale. Ouverture du journal d'Antenne 2 ce soir-là...

Van...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 juillet 1976. Happy Day pour la Flandre et pour Belgique. Ambiance festive et fanfare de klaxons. Une victoire va faire rayonner la Royaume sur la scène sportive internationale. Ouverture du journal d'Antenne 2 ce soir-là...<br /><br />Van Impe s'appelle en réalité Lucien Van Impe. Il est né le 20 octobre 1946 à Mere en Flandre-Orientale. Son talent ? C'est un grimpeur exceptionnel, malgré sa petite taille. <br /><br />Van Impe roule en professionnel depuis 1969. Durant sa carrière, il participe à quinze Tours de France. Il termine chacun d'entre eux, et se classe neuf fois dans les six premiers. <br /><br />Sa spécialité : la montagne. Il a remporté six fois le Grand Prix de la montagne, un record qui n'est pas donné à tout le monde. <br /><br />D'ailleurs, ce soir, du côté d'Erpe Mere, tout le monde l'attend !<br /><br />En 1976, un autre nom entre dans la légende. Cyrille Guimard, jeune directeur sportif débutant, mais déjà visionnaire. C'est un peu lui le sorcier derrière la victoire de Lucien Van Impe. <br /><br />Il faut également préciser qu'en 1976, il y a un grand absent au Tour, notre Eddy Merckx national. Principalement en raison de problèmes de santé et de fatigue accumulée après des années de compétition intensive. <br /><br />Et pour cause, Eddy a remporté le Tour à cinq reprises (1969, 1970, 1971, 1972 et 1974). Il a terminé deuxième en 1975. <br /><br />En 76, son équipe décide de ne pas participer au Tour de France. Lui doit se reposer, il songe même à arrêter sa carrière. <br /><br />La légende belge, jusqu'ici, c'est lui, et c'est Léon Zitrone qui le dit ! <br /><br />Mais revenons au héros du jour, Lucien Van Impe. L'absence du grand Eddy Merckx est une chose, mais la concurrence reste féroce. Lucien a face à lui des coureurs comme Joop Zoetemelk ou Raymond Poulidor.<br /><br />Le Tour de France 1976 est vraiment très belge. Le parcours passe par chez nous pendant quatre jours, avec des étapes à Bornem, Leuven, Verviers et Bastogne. Tout au long des 22 étapes, Van Impe montre sa régularité et sa maîtrise en montagne. Il prend le maillot jaune lors de la quinzième étape et ne le lâchera plus jusqu'à l'arrivée sur les Champs-Élysées. Sa vitesse moyenne sur l'ensemble du Tour : 34,518 km/h. Sur la BRT, on célèbre le champion !<br /><br />Oui, ce 18 juillet 1976 reste comme le Happy Day de Lucien Van Impe, qui devient ainsi le deuxième Belge à remporter le Tour de France après Eddy Merckx. <br /><br />Et s'il ne ne remporte pas le classement par points, ce n'est pas grave, il y a d'autres Belges sur place. C'est Freddy Maertens qui s'adjugera le maillot vert. Vive la Belgique, leve Belgie, le Royaume va chanter et danser jusqu'au bout de la nuit...]]></itunes:summary><itunes:duration>266</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/10277e277a0939a4ab1f76d6a6639767.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>I Heard It Through the Grapevine : Le succès inattendu de Marvin Gaye</title><link>https://www.spreaker.com/episode/i-heard-it-through-the-grapevine-le-succes-inattendu-de-marvin-gaye--63029791</link><description><![CDATA[Nous sommes le 30 octobre 1968. Happy Day pour Marvin Gaye. Il n'a déjà plus grand-chose à prouver. MAIS il va s'autoriser une reprise, qui va connaître un tel succès qu'on la confondra ensuite avec lui. <br /><br />Mais comme toujours, une chanson, ça a plusieurs vies. <br /><br />Écrite par Norman Whitfield et Barrett Strong, elle est enregistrée par Smokey Robinson &amp; The Miracles en 1966. <br /><br />Ça commence ainsi...<br /><br />Je disais plusieurs vies. C'est vrai, quelques mois plus tard, Gladys Knight &amp; The Pips s'en empare. Pour se démarquer, il faut trouver une nouvelle introduction et un nouveau rythme, plus rapide. <br /><br />Allez, on démarre !<br /><br />La musique est déjà bien imprimée dans la tête des Américains. Mais cela ne suffit pas. Marvin Gaye a envie de s'en emparer, lui aussi. Alors il la réenregistre en février 1967. <br /><br />Problème : sa version est initialement mise de côté par la Motown. Motif : elle est beaucoup trop sombre et introspective pour le public. Gladys Knight l'avait dit !<br /><br />Mais mais mais, en octobre 1968, la chanson est finalement publiée (comme si de rien n'était) sur l'album "In the Groove". Marvin Gaye jubile. <br /><br />A-t-elle été réarrangée ? Même pas. Comme au bon vieux temps de Smokey Robinson, l'introduction prend son temps...<br /><br />Voilà, "I Heard It Through the Grapevine" va devenir un classique et va tellement bien marcher, que l'album "In the Groove" de Marvin Gaye sera renommé (comme si de rien n'était) "I Heard It Through the Grapevine".<br /><br />Il ne faut JAMAIS écouter les producteurs. Car le titre va devenir le single le plus vendu de l'histoire de Motown à cette époque, quatre millions d'exemplaires.<br /><br />Ah oui, ça veut dire quoi "I Heard It Through the Grapevine" ? La phrase titre signifie littéralement : "Je l'ai entendu par la vigne". Traduction : c'est la rumeur qui me l'a appris.<br /><br />Le 30 octobre 1968 restera pour Marvin Gaye un happy day et une petite revanche sur des producteurs qui la trouvaient larmoyante. <br /><br />"I Heard It Through the Grapevine" sortira de nouveau en 1986 pour une publicité Levis. Et ce sera de nouveau un immense succès. Comme quoi, les chagrins d'amour, c'est parfois bon pour le portefeuille...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63029791</guid><pubDate>Wed, 27 Nov 2024 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63029791/307455_i_heard_it_through_the_grapevine_le_succes_inattendu_de_marvin_gaye.mp3" length="5215449" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 30 octobre 1968. Happy Day pour Marvin Gaye. Il n'a déjà plus grand-chose à prouver. MAIS il va s'autoriser une reprise, qui va connaître un tel succès qu'on la confondra ensuite avec lui. 

Mais comme toujours, une chanson, ça a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 30 octobre 1968. Happy Day pour Marvin Gaye. Il n'a déjà plus grand-chose à prouver. MAIS il va s'autoriser une reprise, qui va connaître un tel succès qu'on la confondra ensuite avec lui. <br /><br />Mais comme toujours, une chanson, ça a plusieurs vies. <br /><br />Écrite par Norman Whitfield et Barrett Strong, elle est enregistrée par Smokey Robinson &amp; The Miracles en 1966. <br /><br />Ça commence ainsi...<br /><br />Je disais plusieurs vies. C'est vrai, quelques mois plus tard, Gladys Knight &amp; The Pips s'en empare. Pour se démarquer, il faut trouver une nouvelle introduction et un nouveau rythme, plus rapide. <br /><br />Allez, on démarre !<br /><br />La musique est déjà bien imprimée dans la tête des Américains. Mais cela ne suffit pas. Marvin Gaye a envie de s'en emparer, lui aussi. Alors il la réenregistre en février 1967. <br /><br />Problème : sa version est initialement mise de côté par la Motown. Motif : elle est beaucoup trop sombre et introspective pour le public. Gladys Knight l'avait dit !<br /><br />Mais mais mais, en octobre 1968, la chanson est finalement publiée (comme si de rien n'était) sur l'album "In the Groove". Marvin Gaye jubile. <br /><br />A-t-elle été réarrangée ? Même pas. Comme au bon vieux temps de Smokey Robinson, l'introduction prend son temps...<br /><br />Voilà, "I Heard It Through the Grapevine" va devenir un classique et va tellement bien marcher, que l'album "In the Groove" de Marvin Gaye sera renommé (comme si de rien n'était) "I Heard It Through the Grapevine".<br /><br />Il ne faut JAMAIS écouter les producteurs. Car le titre va devenir le single le plus vendu de l'histoire de Motown à cette époque, quatre millions d'exemplaires.<br /><br />Ah oui, ça veut dire quoi "I Heard It Through the Grapevine" ? La phrase titre signifie littéralement : "Je l'ai entendu par la vigne". Traduction : c'est la rumeur qui me l'a appris.<br /><br />Le 30 octobre 1968 restera pour Marvin Gaye un happy day et une petite revanche sur des producteurs qui la trouvaient larmoyante. <br /><br />"I Heard It Through the Grapevine" sortira de nouveau en 1986 pour une publicité Levis. Et ce sera de nouveau un immense succès. Comme quoi, les chagrins d'amour, c'est parfois bon pour le portefeuille...]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cabdb360aab1d6948eab39815eb4ba74.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Renault 5 : L'icône française qui a révolutionné la voiture populaire</title><link>https://www.spreaker.com/episode/renault-5-l-icone-francaise-qui-a-revolutionne-la-voiture-populaire--63029790</link><description><![CDATA[Moteur. Nous sommes le 28 janvier 1972. Happy Day pour l'automobile française. Les rues de l'Hexagone s'apprêtent à accueillir une nouvelle étoile. Elle veut changer l'image qu'on se faisait d'une voiture familiale. Son petit nom, c’est Renault ))) R5 pour les intimes. On l'appelle aussi la Supercar.<br /><br />L'histoire de la Renault 5 commence quelques années plus tôt, à la fin des années 60. Renault a envie de créer une voiture adaptée aux besoins de la société moderne : elle doit être pratique, économique moderne, et si possible amusante. <br /><br />C'est le designer Michel Boué qui imagine les lignes audacieuses de cette citadine. Malheureusement, il ne verra pas le succès de sa création, car il décède prématurément en 1971.<br /><br />Surnommée affectueusement "Supercar", la Renault 5 est présentée au public le 28 janvier 1972. Elle se distingue par ses pare-chocs en plastique et par ses formes arrondies qui lui donnent un air sympathique et dynamique. <br /><br />L'agence de pub de Renault veut créer une relation affective entre le conducteur et sa R5. Alors, en utilisant le dessin, on va l'humaniser. <br /><br />Impossible d’y échapper. La R5 s'affiche dans la rue, avec des yeux à la place des phares, une bouche souriante à la place de la plaque d'immatriculation. <br /><br />Sur Europe 1, RTL et Radio Monte Carlo et bientôt au cinéma, la R5 donne de la voix.<br /><br />C'est la première fois qu'une publicité pour une voiture est drôle. Publicis a eu du flair ! La R5 est parfaite pour tout le monde, en ville, sur route et à la campagne. <br /><br />Son intérieur est modulable, ses sièges rabattables. Elle incarne l'esprit des années 70 : liberté, mobilité et modernité. <br /><br />C’est une VRAIE révolution, comme l'explique Hubert d'Artemare. <br /><br />La Renault 5 connaîtra plusieurs vies, dont une carrière sportive avec des versions comme la R5 Alpine et la légendaire R5 Turbo.<br /><br />Tout cela renforcera un peu plus l'image de Renault, qui fait briller le savoir-faire français, partout dans le monde. <br /><br />À sa sortie, en 1972, le succès est immédiat. En quelques mois, la Renault 5 devient l'une des voitures les plus vendues en France. Elle séduit également à l'international, notamment en Espagne et même aux États-Unis où elle se fait appeler "Le Car".<br /><br />Oui oui oui, le 28 janvier 1972 restera comme le Happy Day de la Renault 5, qui va marquer son époque, jusqu’en 1985. <br /><br />Elle cède alors sa place à la Super cinq, non sans humour. <br /><br />La vieille star s'offre même une dernière publicité et disparaît en sanglotant pour laisser la place à la suivante... sans jamais oublier d’où elle vient et combien de familles elle a transportées, sous le soleil de France...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63029790</guid><pubDate>Tue, 26 Nov 2024 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63029790/307454_renault_5_l_icone_francaise_qui_a_revolutionne_la_voiture_populaire.mp3" length="5932040" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Moteur. Nous sommes le 28 janvier 1972. Happy Day pour l'automobile française. Les rues de l'Hexagone s'apprêtent à accueillir une nouvelle étoile. Elle veut changer l'image qu'on se faisait d'une voiture familiale. Son petit nom, c’est Renault ))) R5...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Moteur. Nous sommes le 28 janvier 1972. Happy Day pour l'automobile française. Les rues de l'Hexagone s'apprêtent à accueillir une nouvelle étoile. Elle veut changer l'image qu'on se faisait d'une voiture familiale. Son petit nom, c’est Renault ))) R5 pour les intimes. On l'appelle aussi la Supercar.<br /><br />L'histoire de la Renault 5 commence quelques années plus tôt, à la fin des années 60. Renault a envie de créer une voiture adaptée aux besoins de la société moderne : elle doit être pratique, économique moderne, et si possible amusante. <br /><br />C'est le designer Michel Boué qui imagine les lignes audacieuses de cette citadine. Malheureusement, il ne verra pas le succès de sa création, car il décède prématurément en 1971.<br /><br />Surnommée affectueusement "Supercar", la Renault 5 est présentée au public le 28 janvier 1972. Elle se distingue par ses pare-chocs en plastique et par ses formes arrondies qui lui donnent un air sympathique et dynamique. <br /><br />L'agence de pub de Renault veut créer une relation affective entre le conducteur et sa R5. Alors, en utilisant le dessin, on va l'humaniser. <br /><br />Impossible d’y échapper. La R5 s'affiche dans la rue, avec des yeux à la place des phares, une bouche souriante à la place de la plaque d'immatriculation. <br /><br />Sur Europe 1, RTL et Radio Monte Carlo et bientôt au cinéma, la R5 donne de la voix.<br /><br />C'est la première fois qu'une publicité pour une voiture est drôle. Publicis a eu du flair ! La R5 est parfaite pour tout le monde, en ville, sur route et à la campagne. <br /><br />Son intérieur est modulable, ses sièges rabattables. Elle incarne l'esprit des années 70 : liberté, mobilité et modernité. <br /><br />C’est une VRAIE révolution, comme l'explique Hubert d'Artemare. <br /><br />La Renault 5 connaîtra plusieurs vies, dont une carrière sportive avec des versions comme la R5 Alpine et la légendaire R5 Turbo.<br /><br />Tout cela renforcera un peu plus l'image de Renault, qui fait briller le savoir-faire français, partout dans le monde. <br /><br />À sa sortie, en 1972, le succès est immédiat. En quelques mois, la Renault 5 devient l'une des voitures les plus vendues en France. Elle séduit également à l'international, notamment en Espagne et même aux États-Unis où elle se fait appeler "Le Car".<br /><br />Oui oui oui, le 28 janvier 1972 restera comme le Happy Day de la Renault 5, qui va marquer son époque, jusqu’en 1985. <br /><br />Elle cède alors sa place à la Super cinq, non sans humour. <br /><br />La vieille star s'offre même une dernière publicité et disparaît en sanglotant pour laisser la place à la suivante... sans jamais oublier d’où elle vient et combien de familles elle a transportées, sous le soleil de France...]]></itunes:summary><itunes:duration>247</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a2d08907214ac496e5badf42726a0ed3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Isabelle Aubret : De l'Olympia à l'Eurovision, une ascension semée d'embûches</title><link>https://www.spreaker.com/episode/isabelle-aubret-de-l-olympia-a-l-eurovision-une-ascension-semee-d-embuches--62996406</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1963. Comme le grand Jacques, Isabelle Aubret a sans doute le trac. C'est un furieux happy day pour la petite fille du Nord. Elle va faire la première partie du spectacle de Jacques Brel à l'Olympia durant une semaine. Rideau !<br /><br />Thérèse Coquerelle, c'est son vrai nom, est née à Lille le 27 juillet 1938. Elle est issue d'une famille ouvrière qui compte 11 enfants. <br /><br />Elle-même sera ouvrière et va commencer à travailler à 16 ans. <br /><br />Ce n'est pas dans la chanson, mais dans le sport qu'elle va d'abord se faire un nom. Elle remporte en 1958 le championnat de France de gymnastique. <br /><br />Lorsqu'elle donne ses premières interviews à la radio, tout le monde remarque sa voix. Et c'est CETTE voix qui va lui ouvrir les portes d'un concours de chant à l'Olympia. <br /><br />On y revient. Elle y rencontre le directeur de la salle, Bruno Coquatrix. De fil en aiguille, elle finit par enregistrer son premier 45 tours, « Nous les amoureux ».<br /><br />Tout semble aller presque trop bien pour Isabelle Aubret. Mais, tous les bonheurs sont provisoires, c'est bien connu. Michel Legrand lui propose de jouer le premier rôle d'une comédie musicale qu'il va produire, les Parapluies de Cherbourg. Elle accepte, sans réfléchir, mais le destin va... frapper.<br /><br />Isabelle est victime d'un accident de la route. C'est très grave. Transportée à l'hôpital, elle se trouve dans un état critique. Le verdict des médecins est pessimiste. Elle ne pourra probablement plus marcher. Alors, Jacques Brel lui rend visite. En quittant la chambre, il lui cède les droits d'une chanson. C'est "La fanette". <br /><br />Il a en falloir du courage et de la détermination. Une dizaine d'opérations. Plusieurs mois de rééducation. À sa sortie d'hôpital, elle boîte encore. Elle s'aide d'une canne pour marcher. <br /><br />"La source", c'est la chanson qu'elle va interpréter à l'Eurovision en 1968, terminera 3e. 5 ans après l'Olympia, la voilà libérée. Enfin, réparée. Elle n'oubliera jamais le cadeau de Brel, fait en ce happy day du 1er mars 1963, celui de monter sur scène, avant de tomber puis... de se relever...<br /><br />Son cri d'espoir aura toujours été celui-ci : <br /><br />"Tout ce qui tremble et palpite<br /><br />Tout ce qui lutte et se bat<br /><br />Tout ce que j'ai cru trop vite<br /><br />À jamais perdu pour moi...<br /><br />Que c'est beau la vie..."]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62996406</guid><pubDate>Mon, 25 Nov 2024 08:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62996406/307091_isabelle_aubret_de_l_olympia_a_l_eurovision_une_ascension_semee_d_embuches.mp3" length="5809787" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er mars 1963. Comme le grand Jacques, Isabelle Aubret a sans doute le trac. C'est un furieux happy day pour la petite fille du Nord. Elle va faire la première partie du spectacle de Jacques Brel à l'Olympia durant une semaine. Rideau !...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er mars 1963. Comme le grand Jacques, Isabelle Aubret a sans doute le trac. C'est un furieux happy day pour la petite fille du Nord. Elle va faire la première partie du spectacle de Jacques Brel à l'Olympia durant une semaine. Rideau !<br /><br />Thérèse Coquerelle, c'est son vrai nom, est née à Lille le 27 juillet 1938. Elle est issue d'une famille ouvrière qui compte 11 enfants. <br /><br />Elle-même sera ouvrière et va commencer à travailler à 16 ans. <br /><br />Ce n'est pas dans la chanson, mais dans le sport qu'elle va d'abord se faire un nom. Elle remporte en 1958 le championnat de France de gymnastique. <br /><br />Lorsqu'elle donne ses premières interviews à la radio, tout le monde remarque sa voix. Et c'est CETTE voix qui va lui ouvrir les portes d'un concours de chant à l'Olympia. <br /><br />On y revient. Elle y rencontre le directeur de la salle, Bruno Coquatrix. De fil en aiguille, elle finit par enregistrer son premier 45 tours, « Nous les amoureux ».<br /><br />Tout semble aller presque trop bien pour Isabelle Aubret. Mais, tous les bonheurs sont provisoires, c'est bien connu. Michel Legrand lui propose de jouer le premier rôle d'une comédie musicale qu'il va produire, les Parapluies de Cherbourg. Elle accepte, sans réfléchir, mais le destin va... frapper.<br /><br />Isabelle est victime d'un accident de la route. C'est très grave. Transportée à l'hôpital, elle se trouve dans un état critique. Le verdict des médecins est pessimiste. Elle ne pourra probablement plus marcher. Alors, Jacques Brel lui rend visite. En quittant la chambre, il lui cède les droits d'une chanson. C'est "La fanette". <br /><br />Il a en falloir du courage et de la détermination. Une dizaine d'opérations. Plusieurs mois de rééducation. À sa sortie d'hôpital, elle boîte encore. Elle s'aide d'une canne pour marcher. <br /><br />"La source", c'est la chanson qu'elle va interpréter à l'Eurovision en 1968, terminera 3e. 5 ans après l'Olympia, la voilà libérée. Enfin, réparée. Elle n'oubliera jamais le cadeau de Brel, fait en ce happy day du 1er mars 1963, celui de monter sur scène, avant de tomber puis... de se relever...<br /><br />Son cri d'espoir aura toujours été celui-ci : <br /><br />"Tout ce qui tremble et palpite<br /><br />Tout ce qui lutte et se bat<br /><br />Tout ce que j'ai cru trop vite<br /><br />À jamais perdu pour moi...<br /><br />Que c'est beau la vie..."]]></itunes:summary><itunes:duration>242</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fec3047b452c0a258466428780f23852.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment la calculatrice de poche est-elle née? Une révolution technologique de 1972</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-la-calculatrice-de-poche-est-elle-nee-une-revolution-technologique-de-1972--62952743</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 octobre 1972. Happy day pour Texas Instrument. L'entreprise va probablement révolutionner notre quotidien avec une invention a priori banale. Elle s'appelle TI-2500 et permet de compter, compter.<br /><br />Quoi de plus banal qu'une calculatrice de poche. Sauf que, pour en arriver là, il a fallu très, très longtemps. Pour comprendre l'histoire de la calculatrice électronique de poche, il faut remonter le temps, jusqu'à la Chine antique.<br /><br />Il y a des millénaires, naissait le boulier, un instrument ingénieux qui permettait déjà de réaliser des calculs complexes. Au fil des siècles, nous avons eu de plus en plus besoin de calculs précis et rapides. <br /><br />Avec la révolution industrielle, et le commerce, apparaissent les premières machines mécaniques à calculer, comme celles de Blaise Pascal au 17ᵉ, qu'on appelait la Pascaline.<br /><br />Puis, il y a eu celle de Charles Babbage au 19ᵉ siècle. Mais ces machines restent encombrantes et réservées à une élite.<br /><br />En 1880, la machine à calculer fait son entrée officielle dans les administrations américaines, grâce à un spécialiste des études statistiques.<br /><br />Suivant le principe des cartes perforées, la machine permettait d'établir des recensements de population, trois fois plus vite qu'auparavant. Et c'est cette invention qui donnera naissance, un peu plus tard, à l'entreprise IBM.<br /><br />Dans les années 1960, les avancées en électronique ouvrent de nouvelles perspectives. En 1967, Texas Instruments développe le premier prototype de calculatrice électronique de poche.<br /><br />Niveau miniaturisation, ce n'est pas encore ça. Le patron de Texas Instrument est furieux. On est proche du but, mais on n'y est pas encore.<br /><br />En 1970, Sharp s'y essaie, avec la QT-8D. Ses problèmes ? Elle est limitée à 4 opérations arithmétiques de base. Elle mesure 24 cm et pèse 1400 grammes.<br /><br />Ouf, 1972 arrive. Le patron de Texas Instrument respire. La première calculatrice de poche vendue chez nous est la TI-2500 Datamath. Elle est commercialisée le 12 octobre 1972. Son prix, 4 850 francs belges. Ce n'est pas donné.<br /><br />Au même moment, c'est un autre Américain qui réplique, Hewlett-Packard. Il lance le modèle HP-35, considéré comme la première calculatrice scientifique du monde. L'histoire retiendra ce second modèle qui, malgré son prix de 20 mille francs belges, se vendra à plus de 300 mille exemplaires.<br /><br />On ne sait pas quel modèle a été utilisé cette année-là pour compter les liasses de billets dans le bureau du producteur de Roberta Flack. Avec « The First Time Ever I Saw Your Face », elle culmine en tête des ventes durant plusieurs mois... Mais, c'est bien connu, quand on aime, on ne compte pas.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62952743</guid><pubDate>Fri, 22 Nov 2024 06:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62952743/306841_comment_la_calculatrice_de_poche_est_elle_nee_une_revolution_technologique_de_1972.mp3" length="5906335" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 octobre 1972. Happy day pour Texas Instrument. L'entreprise va probablement révolutionner notre quotidien avec une invention a priori banale. Elle s'appelle TI-2500 et permet de compter, compter.

Quoi de plus banal qu'une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 octobre 1972. Happy day pour Texas Instrument. L'entreprise va probablement révolutionner notre quotidien avec une invention a priori banale. Elle s'appelle TI-2500 et permet de compter, compter.<br /><br />Quoi de plus banal qu'une calculatrice de poche. Sauf que, pour en arriver là, il a fallu très, très longtemps. Pour comprendre l'histoire de la calculatrice électronique de poche, il faut remonter le temps, jusqu'à la Chine antique.<br /><br />Il y a des millénaires, naissait le boulier, un instrument ingénieux qui permettait déjà de réaliser des calculs complexes. Au fil des siècles, nous avons eu de plus en plus besoin de calculs précis et rapides. <br /><br />Avec la révolution industrielle, et le commerce, apparaissent les premières machines mécaniques à calculer, comme celles de Blaise Pascal au 17ᵉ, qu'on appelait la Pascaline.<br /><br />Puis, il y a eu celle de Charles Babbage au 19ᵉ siècle. Mais ces machines restent encombrantes et réservées à une élite.<br /><br />En 1880, la machine à calculer fait son entrée officielle dans les administrations américaines, grâce à un spécialiste des études statistiques.<br /><br />Suivant le principe des cartes perforées, la machine permettait d'établir des recensements de population, trois fois plus vite qu'auparavant. Et c'est cette invention qui donnera naissance, un peu plus tard, à l'entreprise IBM.<br /><br />Dans les années 1960, les avancées en électronique ouvrent de nouvelles perspectives. En 1967, Texas Instruments développe le premier prototype de calculatrice électronique de poche.<br /><br />Niveau miniaturisation, ce n'est pas encore ça. Le patron de Texas Instrument est furieux. On est proche du but, mais on n'y est pas encore.<br /><br />En 1970, Sharp s'y essaie, avec la QT-8D. Ses problèmes ? Elle est limitée à 4 opérations arithmétiques de base. Elle mesure 24 cm et pèse 1400 grammes.<br /><br />Ouf, 1972 arrive. Le patron de Texas Instrument respire. La première calculatrice de poche vendue chez nous est la TI-2500 Datamath. Elle est commercialisée le 12 octobre 1972. Son prix, 4 850 francs belges. Ce n'est pas donné.<br /><br />Au même moment, c'est un autre Américain qui réplique, Hewlett-Packard. Il lance le modèle HP-35, considéré comme la première calculatrice scientifique du monde. L'histoire retiendra ce second modèle qui, malgré son prix de 20 mille francs belges, se vendra à plus de 300 mille exemplaires.<br /><br />On ne sait pas quel modèle a été utilisé cette année-là pour compter les liasses de billets dans le bureau du producteur de Roberta Flack. Avec « The First Time Ever I Saw Your Face », elle culmine en tête des ventes durant plusieurs mois... Mais, c'est bien connu, quand on aime, on ne compte pas.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>246</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/dcd4f8317cdb2644c0b2d5c2e9b12485.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Permis de conduire en Belgique : retour sur la révolution de 1969</title><link>https://www.spreaker.com/episode/permis-de-conduire-en-belgique-retour-sur-la-revolution-de-1969--62867673</link><description><![CDATA[En ce premier janvier 1969, tout le monde n'est pas Happy. N'empêche, pour les futures auto-écoles, c'est un super happy day. Le permis de conduire devient obligatoire en Belgique. Il l'était déjà depuis 1967, mais la nouveauté, c'est qu'il faut passer un EXAMEN. <br /><br />Allez, on y va ! Avant 67, pas de besoin de permis. On apprenait avec tonton ou avec le vendeur de voiture, qui y trouvait son avantage. Il y avait beaucoup d'infractions, d'approximations et d'accidents, mais c'était un peu l'école du cirque. <br /><br />En 1967, les choses vont changer. Le permis devient obligatoire. Mais mais mais, il est assez simple à obtenir. Il suffit de se rendre à l'administration communale. Et le tour est joué. D'ailleurs, même si c'est une obligation, tout le monde a une bonne raison en 1969 de ne jamais avoir cherché à obtenir son permis de conduire… <br /><br />Depuis le 1ᵉʳ janvier 1969, il faut passer ce qu'on appelle un permis théorique. Il faut connaître le code la route par cœur, qui n'est pas encore très élaboré, mais c'est déjà un premier pas. <br /><br />Pour empocher le gros lot et le papier magique, il faut obtenir 21 points sur 30. C’est pas très compliqué. Cela dit, tout le monde n'est pas content. <br /><br />Madame n'est pas heureuse, mais elle n'a pas le choix. Et elle n'est pas au bout de ses surprises. Car ce permis théorique ne va pas résoudre grand-chose. La courbe des accidents ne baisse pas. Le nombre de voitures en circulation explose. Le gouvernement doit se résoudre à instaurer une double peine. D'un côté un permis théorique, de l'autre, un permis pratique. Ce ne sera tellement pas évident qu'il faudra attendre 1977 pour appliquer une grande réforme du code de la route, votée en 1975. <br /><br />Alors, franchement, en 1969, on est encore plutôt tranquilles...<br /><br />Le 1er janvier 1969 est donc perçu comme un happy day ou un jour noir pour l'histoire de la conduite en Belgique. <br /><br />D'ailleurs, comme tout le monde a attendu la dernière minute, dans les grandes villes, la file est longue pour passer l'examen... Et le pire, c'est que tous les jours, l'administration ferme le guichet avant 17h..]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62867673</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2024 11:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62867673/306771_permis_de_conduire_en_belgique_retour_sur_la_revolution_de_1969.mp3" length="4619857" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>En ce premier janvier 1969, tout le monde n'est pas Happy. N'empêche, pour les futures auto-écoles, c'est un super happy day. Le permis de conduire devient obligatoire en Belgique. Il l'était déjà depuis 1967, mais la nouveauté, c'est qu'il faut...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En ce premier janvier 1969, tout le monde n'est pas Happy. N'empêche, pour les futures auto-écoles, c'est un super happy day. Le permis de conduire devient obligatoire en Belgique. Il l'était déjà depuis 1967, mais la nouveauté, c'est qu'il faut passer un EXAMEN. <br /><br />Allez, on y va ! Avant 67, pas de besoin de permis. On apprenait avec tonton ou avec le vendeur de voiture, qui y trouvait son avantage. Il y avait beaucoup d'infractions, d'approximations et d'accidents, mais c'était un peu l'école du cirque. <br /><br />En 1967, les choses vont changer. Le permis devient obligatoire. Mais mais mais, il est assez simple à obtenir. Il suffit de se rendre à l'administration communale. Et le tour est joué. D'ailleurs, même si c'est une obligation, tout le monde a une bonne raison en 1969 de ne jamais avoir cherché à obtenir son permis de conduire… <br /><br />Depuis le 1ᵉʳ janvier 1969, il faut passer ce qu'on appelle un permis théorique. Il faut connaître le code la route par cœur, qui n'est pas encore très élaboré, mais c'est déjà un premier pas. <br /><br />Pour empocher le gros lot et le papier magique, il faut obtenir 21 points sur 30. C’est pas très compliqué. Cela dit, tout le monde n'est pas content. <br /><br />Madame n'est pas heureuse, mais elle n'a pas le choix. Et elle n'est pas au bout de ses surprises. Car ce permis théorique ne va pas résoudre grand-chose. La courbe des accidents ne baisse pas. Le nombre de voitures en circulation explose. Le gouvernement doit se résoudre à instaurer une double peine. D'un côté un permis théorique, de l'autre, un permis pratique. Ce ne sera tellement pas évident qu'il faudra attendre 1977 pour appliquer une grande réforme du code de la route, votée en 1975. <br /><br />Alors, franchement, en 1969, on est encore plutôt tranquilles...<br /><br />Le 1er janvier 1969 est donc perçu comme un happy day ou un jour noir pour l'histoire de la conduite en Belgique. <br /><br />D'ailleurs, comme tout le monde a attendu la dernière minute, dans les grandes villes, la file est longue pour passer l'examen... Et le pire, c'est que tous les jours, l'administration ferme le guichet avant 17h..]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/367ac655ad541e8178d97b05e5ca0d00.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Arno et Paul : les débuts de Tjens Couter avec l’album « who cares »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/arno-et-paul-les-debuts-de-tjens-couter-avec-l-album-who-cares--62867671</link><description><![CDATA[Nous sommes fin 1975. Happy Day pour un duo belge de rock qui deviendra plus tard TC Matic. Il publie son premier album, "Who Cares". Depuis 1974, le groupe porte le nom Tjens Couter.<br /><br />Tjens fait référence à Arnold Hintjens. <br /><br />Couter fait référence à Paul Decoutere. <br /><br />Arnold, ça ne fait pas très rock. Alors, l'Ostendais décide de raccourcir le prénom et le nom de famille, qui devient Arno Tjens. <br /><br />Paul fait la même chose et devient Paul Couter. <br /><br />Sur ce premier album figure une reprise de Willie Dixon, "Little Red Rooster". Avec un son… disons… particulièrement particulier.<br /><br />« Who Cares », c'est un mélange de blues et de rock brut. Ce qui ne veut pas dire grand-chose. On y retrouve la voix d'Arno jeune, mais déjà très en forme. Et tout cela associé aux guitares de Couter. <br /><br />Au fil du temps, cela devient un un album clé dans l'histoire du rock belge. Mais en 1975, il ne connait pas vraiment le succès. <br /><br />Arno ne s'en fiche pas, mais il est assez lucide. Il dira plus tard ceci, traduit de l'ostendais, comme on peut : <br /><br />"Oubliez tout ce que vous avez appris à l'école, contentez-vous de faire les choses simplement. Sans être trop polissé, il faut que ce soit sale et réel. Gras. Ça doit sentir. La sueur et les larmes. Et les moules d'Ostende."<br /><br />Que cherche donc Arno en faisant de la musique ? Explications.<br /><br />La pochette de "Who Cares" est, elle aussi, avec le temps, devenue culte. Elle est signée Danny Willems. Un personnage important dans sa carrière, puisque le photographe collaborera avec Arno durant 50 ans, ce qui fait en tout et pour tout... 21 pochettes d'album.<br /><br />Deux ans plus tard, en 1977, le groupe s’élargit avec l’arrivée de Rudy Cloet (batterie) et Ferre Baelen (basse). L'année suivante sort l’album "Plat du jour". <br /><br />Pour réussir l'intégration des 2 nouveaux membres, ce second album contient, sur sa pochette, une nouvelle mention, T.C. Band. <br /><br />Il faudra attendre 1980 et l'arrivée de Serge Feys au clavier pour devenir TC Matic. <br /><br />Au fond, Tjens Couter aura traversé le temps, dix ans, jusqu'à la séparation du groupe en 1986.<br /><br />Fin 1975 reste sans doute un Happy Day pour Arno et pour Paul, avec la sortie de leur premier album. Ils y croient, mais la consécration viendra bien plus tard. <br /><br />Lors d'une exposition à Ostende, il dira : "C’est dangereux pour moi de voir tout ça, car j'ai peur de me confronter à un passé dont je ne me souviens pas."<br /><br />Et puis cette dernière citation, qui dit à peu près tout de ce qu'Arno a représenté et représente encore : "J'ai eu une vie fantastique. Si vous faites ce que vous aimez, vous n'aurez jamais à travailler. Gandhi, semble-t-il, a dit cela un jour, mais il me l'a sûrement piqué".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62867671</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 11:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62867671/306770_arno_et_paul_les_debuts_de_tjens_couter_avec_l_album_who_cares.mp3" length="7694992" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes fin 1975. Happy Day pour un duo belge de rock qui deviendra plus tard TC Matic. Il publie son premier album, "Who Cares". Depuis 1974, le groupe porte le nom Tjens Couter.

Tjens fait référence à Arnold Hintjens. 

Couter fait référence à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes fin 1975. Happy Day pour un duo belge de rock qui deviendra plus tard TC Matic. Il publie son premier album, "Who Cares". Depuis 1974, le groupe porte le nom Tjens Couter.<br /><br />Tjens fait référence à Arnold Hintjens. <br /><br />Couter fait référence à Paul Decoutere. <br /><br />Arnold, ça ne fait pas très rock. Alors, l'Ostendais décide de raccourcir le prénom et le nom de famille, qui devient Arno Tjens. <br /><br />Paul fait la même chose et devient Paul Couter. <br /><br />Sur ce premier album figure une reprise de Willie Dixon, "Little Red Rooster". Avec un son… disons… particulièrement particulier.<br /><br />« Who Cares », c'est un mélange de blues et de rock brut. Ce qui ne veut pas dire grand-chose. On y retrouve la voix d'Arno jeune, mais déjà très en forme. Et tout cela associé aux guitares de Couter. <br /><br />Au fil du temps, cela devient un un album clé dans l'histoire du rock belge. Mais en 1975, il ne connait pas vraiment le succès. <br /><br />Arno ne s'en fiche pas, mais il est assez lucide. Il dira plus tard ceci, traduit de l'ostendais, comme on peut : <br /><br />"Oubliez tout ce que vous avez appris à l'école, contentez-vous de faire les choses simplement. Sans être trop polissé, il faut que ce soit sale et réel. Gras. Ça doit sentir. La sueur et les larmes. Et les moules d'Ostende."<br /><br />Que cherche donc Arno en faisant de la musique ? Explications.<br /><br />La pochette de "Who Cares" est, elle aussi, avec le temps, devenue culte. Elle est signée Danny Willems. Un personnage important dans sa carrière, puisque le photographe collaborera avec Arno durant 50 ans, ce qui fait en tout et pour tout... 21 pochettes d'album.<br /><br />Deux ans plus tard, en 1977, le groupe s’élargit avec l’arrivée de Rudy Cloet (batterie) et Ferre Baelen (basse). L'année suivante sort l’album "Plat du jour". <br /><br />Pour réussir l'intégration des 2 nouveaux membres, ce second album contient, sur sa pochette, une nouvelle mention, T.C. Band. <br /><br />Il faudra attendre 1980 et l'arrivée de Serge Feys au clavier pour devenir TC Matic. <br /><br />Au fond, Tjens Couter aura traversé le temps, dix ans, jusqu'à la séparation du groupe en 1986.<br /><br />Fin 1975 reste sans doute un Happy Day pour Arno et pour Paul, avec la sortie de leur premier album. Ils y croient, mais la consécration viendra bien plus tard. <br /><br />Lors d'une exposition à Ostende, il dira : "C’est dangereux pour moi de voir tout ça, car j'ai peur de me confronter à un passé dont je ne me souviens pas."<br /><br />Et puis cette dernière citation, qui dit à peu près tout de ce qu'Arno a représenté et représente encore : "J'ai eu une vie fantastique. Si vous faites ce que vous aimez, vous n'aurez jamais à travailler. Gandhi, semble-t-il, a dit cela un jour, mais il me l'a sûrement piqué".]]></itunes:summary><itunes:duration>321</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f8c05394003dcedf9c48d75360e078d2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les bijoux de la Castafiore : Tintin au cœur d’une aventure unique sans voyages</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-bijoux-de-la-castafiore-tintin-au-coeur-d-une-aventure-unique-sans-voyages--62788218</link><description><![CDATA[Nous sommes le 4 septembre 1962. Hergé publie le vingt et unième album des aventures du plus célèbre reporter à la houppette. <br /><br />"Les Bijoux de la Castafiore", en voilà un titre qui intrigue et promet une aventure hors du commun pour Tintin.<br /><br />Cette aventure est d'abord publiée dans le journal Tintin à partir du 4 juillet 1961. Mais cette fois-ci, Tintin prend soin de son bilan carbone. Il n’ira pas au bout du monde. <br /><br />Non, l'action se déroule intégralement au château de Moulinsart, la demeure du capitaine. <br /><br />Le capitaine, un personnage fétiche d'Hergé, comme il l'explique à la RTS...<br /><br />Cette situation, à Moulinsart, est une première dans la série. Le voyage cède la place à une intrigue plus intimiste. Tout commence par l'arrivée impromptue de la diva, Bianca Castafiore. <br /><br />Elle met rapidement le château sens dessus dessous. En cause : une mystérieuse affaire de bijoux disparus. <br /><br />Cette histoire s'inspire d'un fait divers survenu en 1960. Le vol des bijoux de l'actrice Sophia Loren lors d’un tournage. <br /><br />"Les Bijoux de la Castafiore" est un album à part dans l'œuvre d'Hergé. Ici, pas de méchants menaçants, pas de courses-poursuites effrénées.<br /><br />Hergé joue avec les codes du suspense.<br /><br />Les bijoux, c'est aussi l'occasion pour Hergé de critiquer avec humour la presse à sensation. On parle, par exemple, de journalistes avides de scoops qui envahissent Moulinsart. Mais aussi des préjugés, avec le campement des gitans installé près du château, pointant du doigt les jugements hâtifs de la société belge des années 60.<br /><br />Pour le psychanalyste Serge Tisseron, "Les Bijoux de la Castafiore" représentent une sorte d'accomplissement dans la carrière d'Hergé, comme si ce 21ᵉ album était... la clé ou la fin de l'énigme. <br /><br />Le 4 septembre 1962 restera comme le Happy Day d'un dessinateur belge, qui a peut-être résolu sa propre énigme, mais vient surtout d'offrir un album riche en humour et en finesse. <br /><br />Et une icône vient de naître, qui sera l’héroïne d’un fabuleux dessin animé, une véritable diva, si belle de se voir, en ce miroir.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62788218</guid><pubDate>Tue, 19 Nov 2024 11:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62788218/306481_les_bijoux_de_la_castafiore_tintin_au_c_ur_d_une_aventure_unique_sans_voyages.mp3" length="5518260" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 4 septembre 1962. Hergé publie le vingt et unième album des aventures du plus célèbre reporter à la houppette. 

"Les Bijoux de la Castafiore", en voilà un titre qui intrigue et promet une aventure hors du commun pour Tintin.

Cette...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 4 septembre 1962. Hergé publie le vingt et unième album des aventures du plus célèbre reporter à la houppette. <br /><br />"Les Bijoux de la Castafiore", en voilà un titre qui intrigue et promet une aventure hors du commun pour Tintin.<br /><br />Cette aventure est d'abord publiée dans le journal Tintin à partir du 4 juillet 1961. Mais cette fois-ci, Tintin prend soin de son bilan carbone. Il n’ira pas au bout du monde. <br /><br />Non, l'action se déroule intégralement au château de Moulinsart, la demeure du capitaine. <br /><br />Le capitaine, un personnage fétiche d'Hergé, comme il l'explique à la RTS...<br /><br />Cette situation, à Moulinsart, est une première dans la série. Le voyage cède la place à une intrigue plus intimiste. Tout commence par l'arrivée impromptue de la diva, Bianca Castafiore. <br /><br />Elle met rapidement le château sens dessus dessous. En cause : une mystérieuse affaire de bijoux disparus. <br /><br />Cette histoire s'inspire d'un fait divers survenu en 1960. Le vol des bijoux de l'actrice Sophia Loren lors d’un tournage. <br /><br />"Les Bijoux de la Castafiore" est un album à part dans l'œuvre d'Hergé. Ici, pas de méchants menaçants, pas de courses-poursuites effrénées.<br /><br />Hergé joue avec les codes du suspense.<br /><br />Les bijoux, c'est aussi l'occasion pour Hergé de critiquer avec humour la presse à sensation. On parle, par exemple, de journalistes avides de scoops qui envahissent Moulinsart. Mais aussi des préjugés, avec le campement des gitans installé près du château, pointant du doigt les jugements hâtifs de la société belge des années 60.<br /><br />Pour le psychanalyste Serge Tisseron, "Les Bijoux de la Castafiore" représentent une sorte d'accomplissement dans la carrière d'Hergé, comme si ce 21ᵉ album était... la clé ou la fin de l'énigme. <br /><br />Le 4 septembre 1962 restera comme le Happy Day d'un dessinateur belge, qui a peut-être résolu sa propre énigme, mais vient surtout d'offrir un album riche en humour et en finesse. <br /><br />Et une icône vient de naître, qui sera l’héroïne d’un fabuleux dessin animé, une véritable diva, si belle de se voir, en ce miroir.]]></itunes:summary><itunes:duration>230</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3209ba3c14ccae15e9dca1c25c91fb89.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Alain Barrière : Le succès d'un chanteur breton en 1964</title><link>https://www.spreaker.com/episode/alain-barriere-le-succes-d-un-chanteur-breton-en-1964--62721613</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1964. Happy Day pour un chanteur breton plutôt réservé. Il va produire un TUBE, un an après avoir participé à l'Eurovision pour la France.<br /><br />Concours où il terminera 5e sur 16. Pourtant cette chanson…<br /><br />En 1964, Alain Barrière a 29 ans. Il est né à La Trinité-sur-Mer. Son vrai nom, c'est Alain Bellec. Oui, il est bien breton, aucun doute.<br /><br />Après des études d'ingénieur aux arts et métiers, il se découvre une passion irrépressible pour la musique.<br /><br />En 1961, il participe au concours "Les Relais de la Chanson Française". Là, il se fait remarquer avec un prénom….<br /><br />Cathy avec un "C". Ne pas confondre avec Kathy de Marc Aryan, Kathy avec un K. <br /><br /> En 1964, sa carrière prend un tournant décisif. Alain Barrière écrit et compose une ballade intime où il se livre sans fard. La chanson évoque les joies et les peines, les espoirs et les regrets qui jalonnent une existence.<br /><br />Sa sincérité est désarmante. Il raconte SA VIE.<br /><br />Le problème de cette chanson, c'est la durée. 4 minutes 16. Les stations de radio la jugent trop longue pour la diffuser. C'est grâce aux juke-box que "Ma vie" deviendra l'un des singles les plus vendus en 1964.<br /><br />La chanson atteint la première place des ventes dès le début du mois d'octobre en France. En Belgique, c'est aussi un succès commercial. Troisième meilleure vente en Wallonie et deuxième en Flandre.<br /><br />Il a tout pour être heureux et content, mais un jour, Alain Barrière entend "Rêveries" d'Hervé Vilard. Son sang ne fait qu'un tour.<br /><br />Alain Barrière poursuit Hervé Vilard, l'accusant d'avoir plagié sa chanson. Le tribunal en jugera autrement. Dans ses mémoires, Vilard raconte ceci : « J’ai démontré que le chanteur breton à la teinture noire n’avait pas le talent de Schubert ou de Bach, deux compositeurs dont je me suis fortement inspiré. Comme lui d’ailleurs ! ».<br /><br />Malgré sa notoriété, Alain Barrière restera toujours un homme assez discret, fidèle à ses racines bretonnes. Sa vie, c'est le bord de la mer, pas vraiment le strass et les paillettes du show-business.<br /><br />Il va pourtant, en ce happy day d'octobre 1964, obtenir son plus grand succès et se produire seul, en vedette, à l'Olympia, pour raconter SA VIE….]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62721613</guid><pubDate>Fri, 15 Nov 2024 11:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62721613/305849_alain_barriere_le_succes_d_un_chanteur_breton_en_1964.mp3" length="4873767" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1964. Happy Day pour un chanteur breton plutôt réservé. Il va produire un TUBE, un an après avoir participé à l'Eurovision pour la France.

Concours où il terminera 5e sur 16. Pourtant cette chanson…

En 1964, Alain Barrière...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1964. Happy Day pour un chanteur breton plutôt réservé. Il va produire un TUBE, un an après avoir participé à l'Eurovision pour la France.<br /><br />Concours où il terminera 5e sur 16. Pourtant cette chanson…<br /><br />En 1964, Alain Barrière a 29 ans. Il est né à La Trinité-sur-Mer. Son vrai nom, c'est Alain Bellec. Oui, il est bien breton, aucun doute.<br /><br />Après des études d'ingénieur aux arts et métiers, il se découvre une passion irrépressible pour la musique.<br /><br />En 1961, il participe au concours "Les Relais de la Chanson Française". Là, il se fait remarquer avec un prénom….<br /><br />Cathy avec un "C". Ne pas confondre avec Kathy de Marc Aryan, Kathy avec un K. <br /><br /> En 1964, sa carrière prend un tournant décisif. Alain Barrière écrit et compose une ballade intime où il se livre sans fard. La chanson évoque les joies et les peines, les espoirs et les regrets qui jalonnent une existence.<br /><br />Sa sincérité est désarmante. Il raconte SA VIE.<br /><br />Le problème de cette chanson, c'est la durée. 4 minutes 16. Les stations de radio la jugent trop longue pour la diffuser. C'est grâce aux juke-box que "Ma vie" deviendra l'un des singles les plus vendus en 1964.<br /><br />La chanson atteint la première place des ventes dès le début du mois d'octobre en France. En Belgique, c'est aussi un succès commercial. Troisième meilleure vente en Wallonie et deuxième en Flandre.<br /><br />Il a tout pour être heureux et content, mais un jour, Alain Barrière entend "Rêveries" d'Hervé Vilard. Son sang ne fait qu'un tour.<br /><br />Alain Barrière poursuit Hervé Vilard, l'accusant d'avoir plagié sa chanson. Le tribunal en jugera autrement. Dans ses mémoires, Vilard raconte ceci : « J’ai démontré que le chanteur breton à la teinture noire n’avait pas le talent de Schubert ou de Bach, deux compositeurs dont je me suis fortement inspiré. Comme lui d’ailleurs ! ».<br /><br />Malgré sa notoriété, Alain Barrière restera toujours un homme assez discret, fidèle à ses racines bretonnes. Sa vie, c'est le bord de la mer, pas vraiment le strass et les paillettes du show-business.<br /><br />Il va pourtant, en ce happy day d'octobre 1964, obtenir son plus grand succès et se produire seul, en vedette, à l'Olympia, pour raconter SA VIE….]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/56de4990c8ee3ebe9c75fac5af265273.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment la Place Saint-Lambert a-t-elle été transformée dans les années 70?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-la-place-saint-lambert-a-t-elle-ete-transformee-dans-les-annees-70--62721503</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1974, au cœur de Liège. Happy Day pour la cité ardente. Un événement majeur est sur le point de transformer le visage de la ville des princes-évêques : les démolitions commencent sur la Place Saint-Lambert. Ce lieu emblématique, chargé d'histoire, s'apprête à vivre une métamorphose sans précédent.<br /><br />Mais n'allons pas si vite. Dans les années 60, les responsables communaux veulent faciliter l’arrivée au centre-ville des transports en commun et des automobiles. L’ampleur des embouteillages à la fin des années 60 est telle qu'elle conduit les autorités communales à vouloir réaménager totalement le centre-ville.<br /><br />En 1968, Liège adopte le « plan particulier d’aménagement de la place Saint-Lambert », le PPA. On l'appellera aussi le plan Lejeune, du nom du fameux échevin, amoureux de sa ville. <br /><br />Le PPA initial prévoit de transformer la place Saint-Lambert en un carrefour de voies rapides. Et sous la place, un immense parking. <br /><br />En 1974, les coups de pioche lancent les hostilités d'un premier projet qui va rapidement s'enliser. <br /><br /> Les destructions avancent, mais les difficultés financières et les désaccords politiques ont rapidement raison des plans du départ. <br /><br />Ajoutons à cela le mécontentement des défenseurs du patrimoine, des commerçants et des habitants en général. La Place est éventrée, mais tout le monde veut bloquer la reconstruction.  <br /><br />Je me souviens très bien de la une de la Meuse ce jour-là. Et du titre "Nos binamé Jean-Paul". Traduction : notre Jean-Paul bien aimé. <br /><br />La visite du pape n'y fait rien. La ville est à court d'argent. La dette de l'époque : 45 milliards de francs belges. <br /><br />Mais revenons à la fin des années 70, car ce fut vraiment un film à retournements. <br /><br />En 1977, le Grand Bazar ferme ses portes pour cause de faillite. Un panneau sur la façade porte l’inscription « Grand Bazar, le chemin de 800 chômeurs ». <br /><br />Une partie du béton, enfoui inutilement pour la fameuse gare des bus, est récupérée pour créer le parking Saint-Lambert. <br /><br />En décembre 1978, on commence l’enlèvement des platanes de la place Saint-Lambert. Et comme tout le monde s'énerve, les autorités décident de les replanter près du pont de Wandre.<br /><br />Avouez que c'est un peu sévère. Même si certains espéraient, en ce happy day de 1974, que les coups de pioche allaient durer quelques mois. <br /><br />Au fond, 30 ans plus tard, la Place Saint-Lambert revivra. Tous les projets finissent toujours par aboutir. <br /><br />Même si, il faut l'avouer, en 1974, Liège, c'est un peu le champ de bataille de Waterloo...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62721503</guid><pubDate>Thu, 14 Nov 2024 11:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62721503/305848_comment_la_place_saint_lambert_a_t_elle_ete_transformee_dans_les_annees_70.mp3" length="6093163" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1974, au cœur de Liège. Happy Day pour la cité ardente. Un événement majeur est sur le point de transformer le visage de la ville des princes-évêques : les démolitions commencent sur la Place Saint-Lambert. Ce lieu emblématique, chargé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1974, au cœur de Liège. Happy Day pour la cité ardente. Un événement majeur est sur le point de transformer le visage de la ville des princes-évêques : les démolitions commencent sur la Place Saint-Lambert. Ce lieu emblématique, chargé d'histoire, s'apprête à vivre une métamorphose sans précédent.<br /><br />Mais n'allons pas si vite. Dans les années 60, les responsables communaux veulent faciliter l’arrivée au centre-ville des transports en commun et des automobiles. L’ampleur des embouteillages à la fin des années 60 est telle qu'elle conduit les autorités communales à vouloir réaménager totalement le centre-ville.<br /><br />En 1968, Liège adopte le « plan particulier d’aménagement de la place Saint-Lambert », le PPA. On l'appellera aussi le plan Lejeune, du nom du fameux échevin, amoureux de sa ville. <br /><br />Le PPA initial prévoit de transformer la place Saint-Lambert en un carrefour de voies rapides. Et sous la place, un immense parking. <br /><br />En 1974, les coups de pioche lancent les hostilités d'un premier projet qui va rapidement s'enliser. <br /><br /> Les destructions avancent, mais les difficultés financières et les désaccords politiques ont rapidement raison des plans du départ. <br /><br />Ajoutons à cela le mécontentement des défenseurs du patrimoine, des commerçants et des habitants en général. La Place est éventrée, mais tout le monde veut bloquer la reconstruction.  <br /><br />Je me souviens très bien de la une de la Meuse ce jour-là. Et du titre "Nos binamé Jean-Paul". Traduction : notre Jean-Paul bien aimé. <br /><br />La visite du pape n'y fait rien. La ville est à court d'argent. La dette de l'époque : 45 milliards de francs belges. <br /><br />Mais revenons à la fin des années 70, car ce fut vraiment un film à retournements. <br /><br />En 1977, le Grand Bazar ferme ses portes pour cause de faillite. Un panneau sur la façade porte l’inscription « Grand Bazar, le chemin de 800 chômeurs ». <br /><br />Une partie du béton, enfoui inutilement pour la fameuse gare des bus, est récupérée pour créer le parking Saint-Lambert. <br /><br />En décembre 1978, on commence l’enlèvement des platanes de la place Saint-Lambert. Et comme tout le monde s'énerve, les autorités décident de les replanter près du pont de Wandre.<br /><br />Avouez que c'est un peu sévère. Même si certains espéraient, en ce happy day de 1974, que les coups de pioche allaient durer quelques mois. <br /><br />Au fond, 30 ans plus tard, la Place Saint-Lambert revivra. Tous les projets finissent toujours par aboutir. <br /><br />Même si, il faut l'avouer, en 1974, Liège, c'est un peu le champ de bataille de Waterloo...]]></itunes:summary><itunes:duration>254</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/df8db8073e7950d9d61fa2e748033003.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les Choses de la vie : un chef-d'œuvre de Claude Sautet avec Romy Schneider et Michel Piccoli</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-choses-de-la-vie-un-chef-d-oeuvre-de-claude-sautet-avec-romy-schneider-et-michel-piccoli--62715665</link><description><![CDATA[Nous sommes le 13 mars 1970. Happy day pour Claude Sautet. Il porte à l'écran un roman de Paul Guimard publié en 1967, Les Choses de la vie.<br /><br />Le film est une coproduction entre la France, l'Italie et la Suisse.<br /><br />Deux ans plus tôt, Sautet reçoit, des mains de Jean-Loup Dabadie, un scénario adapté du roman. Il y voit enfin, dit-il, l'occasion de pouvoir traiter des problèmes de couple et surtout un accident de voiture à peu près impossible à faire.<br /><br />Sautet estime que beaucoup de cinéastes ont renoncé avant lui (Claude Chabrol ou encore Alain Cavalier).<br /><br />En 1968, le contrat indique les noms d'Yves Montand et d'Annie Girardot. Claude Sautet n'en veut pas. Il pense immédiatement à Michel Piccoli. C'est lui qui va incarner Pierre.<br /><br /> Pierre, architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de voiture. Éjecté du véhicule, il gît inconscient sur l'herbe, au bord de la route.<br /><br />Entre la vie et la mort, Pierre revoit les moments clés de son existence. Le film explore avec finesse et émotion les méandres de la vie, de l'amour et du destin.<br /><br />Ses souvenirs le ramènent, d'abord, vers Hélène, incarnée par la sublime Romy Schneider, une maîtresse passionnée avec qui il entretient une relation intense, mais complexe.<br /><br />Il veut la quitter, mais voilà.... Romy chante si bien l'amour désespéré...<br /><br />Il pense aussi à Catherine, son ex-femme interprétée par Lea Massari. Entre regrets et espoirs, Pierre revisite les choix qui ont façonné sa vie.<br /><br />La musique, parlons-en, composée par Philippe Sarde. Elle ajoute une dimension profonde et dramatique au film. C'est la première collaboration de Sautet avec Sarde. Il signera ensuite la musique de PRESQUE tous ses films.<br /><br />Le film laissera quelques répliques et échanges cultes, comme cet au revoir entre Michel Piccoli et Romy Schneider.<br /><br />13 mars 1970. Happy pour Claude Sautet. “Les Choses de la vie” remporteront le Grand Prix du Cinéma Français. Nomination, cette année-là, pour le Prix du Jury au Festival de Cannes. <br /><br />"La Chanson d'Hélène", interprétée par Romy Schneider, elle devient le symbole de la complicité entre les personnages. Sautet ne l'aimait pas tellement. Ce sera pourtant un énorme succès... à la radio.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62715665</guid><pubDate>Wed, 13 Nov 2024 11:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62715665/305577_les_choses_de_la_vie_un_chef_d_uvre_de_claude_sautet_avec_romy_schneider_et_michel_piccoli.mp3" length="5222345" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 13 mars 1970. Happy day pour Claude Sautet. Il porte à l'écran un roman de Paul Guimard publié en 1967, Les Choses de la vie.

Le film est une coproduction entre la France, l'Italie et la Suisse.

Deux ans plus tôt, Sautet reçoit, des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 13 mars 1970. Happy day pour Claude Sautet. Il porte à l'écran un roman de Paul Guimard publié en 1967, Les Choses de la vie.<br /><br />Le film est une coproduction entre la France, l'Italie et la Suisse.<br /><br />Deux ans plus tôt, Sautet reçoit, des mains de Jean-Loup Dabadie, un scénario adapté du roman. Il y voit enfin, dit-il, l'occasion de pouvoir traiter des problèmes de couple et surtout un accident de voiture à peu près impossible à faire.<br /><br />Sautet estime que beaucoup de cinéastes ont renoncé avant lui (Claude Chabrol ou encore Alain Cavalier).<br /><br />En 1968, le contrat indique les noms d'Yves Montand et d'Annie Girardot. Claude Sautet n'en veut pas. Il pense immédiatement à Michel Piccoli. C'est lui qui va incarner Pierre.<br /><br /> Pierre, architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de voiture. Éjecté du véhicule, il gît inconscient sur l'herbe, au bord de la route.<br /><br />Entre la vie et la mort, Pierre revoit les moments clés de son existence. Le film explore avec finesse et émotion les méandres de la vie, de l'amour et du destin.<br /><br />Ses souvenirs le ramènent, d'abord, vers Hélène, incarnée par la sublime Romy Schneider, une maîtresse passionnée avec qui il entretient une relation intense, mais complexe.<br /><br />Il veut la quitter, mais voilà.... Romy chante si bien l'amour désespéré...<br /><br />Il pense aussi à Catherine, son ex-femme interprétée par Lea Massari. Entre regrets et espoirs, Pierre revisite les choix qui ont façonné sa vie.<br /><br />La musique, parlons-en, composée par Philippe Sarde. Elle ajoute une dimension profonde et dramatique au film. C'est la première collaboration de Sautet avec Sarde. Il signera ensuite la musique de PRESQUE tous ses films.<br /><br />Le film laissera quelques répliques et échanges cultes, comme cet au revoir entre Michel Piccoli et Romy Schneider.<br /><br />13 mars 1970. Happy pour Claude Sautet. “Les Choses de la vie” remporteront le Grand Prix du Cinéma Français. Nomination, cette année-là, pour le Prix du Jury au Festival de Cannes. <br /><br />"La Chanson d'Hélène", interprétée par Romy Schneider, elle devient le symbole de la complicité entre les personnages. Sautet ne l'aimait pas tellement. Ce sera pourtant un énorme succès... à la radio.]]></itunes:summary><itunes:duration>218</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c38e24e9ebfc6d1001a2ecb6fbaebcb5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michèle Torr et le succès intemporel de 'Emmène-moi danser ce soir' en 1978</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michele-torr-et-le-succes-intemporel-de-emmene-moi-danser-ce-soir-en-1978--62703849</link><description><![CDATA[1er juin 1978. Happy Day pour Michèle Torr. La chanteuse va connaître son plus grand succès cet été. Et pour y arriver, elle nous propose de sortir ce soir.<br /><br />Elle regarde dans le rétroviseur. Voit-elle cette petite fille du Luberon qui connut, à 14 ans, son premier succès, avec une reprise.<br /><br />"Dans mes bras oublie ta peine" est une version française de "Let Me Make You Smile Again" de Ginny Arnell.<br /><br />Dans les années 60, Michelle Torr fait comme tout le monde. Elle interprète des chansons traduites en français, principalement américaines.<br /><br />Elle va connaître quelques beaux petits succès. Exemple : l'adaptation en français de "Only You (And You Alone)" des Platters.<br /><br />D'ailleurs, ce titre, il est très bien, alors Jacques Plante, l'adaptateur, choisit de le garder.<br /><br />En 1964, Michelle Torr joue gros. Elle doit assurer son premier Olympia, mais pas encore sous son propre nom.<br /><br />Elle se produit en lever de rideau de Claude François. Son succès se confirme. Si bien, que 2 ans plus tard, elle figurera sur la fameuse « photo du siècle » de Jean-Marie Périer, capturée en avril 1966 aux côtés de 45 autres vedettes françaises de l'époque du « yéyé ».<br /><br />Quelques mois plus tard, elle représente le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson, avec "Ce soir je t'attendais".<br /><br />Cette fois, le moment est venu de proposer non plus des adaptations, mais des titres originaux.<br /><br />C'est dans les années 70 que Michèle Torr change (petit à petit) de registre. Le yéyé a bien vécu, elle veut conquérir un nouveau public, au rayon ROMANTIQUE.<br /><br />Il faudra un peu de temps pour imposer cette nouvelle Michèle, mais en 1976 un titre se vendra à plus de 150 000 exemplaires.<br /><br />"Je m'appelle Michèle" est ce que l'on appelle un VRAI tube. L'année suivante, elle participe une nouvelle fois à l'Eurovision pour représenter Monaco. Elle terminera 4e.<br /><br />Quelques mois passent. Puis, on lui propose un titre qui va changer sa vie.<br /><br />Le thème de cette chanson, ce sont les difficultés d'un couple après plusieurs années de mariage. Paroles et musique sont signés François Valery. L'amour existe encore. D'ailleurs, ce soir, Michèle a envie de déposer son tablier...<br /><br />En ce 1ᵉʳ juin 1978, Michèle Torr vit un happy day. "Emmène-moi danser ce soir" sera la 15e meilleure vente de l'année 1978. Mais surtout, son plus grand succès.<br /><br />« Fais-moi la cour comme aux premiers instants.»<br /><br />En 3 minutes 10, la petite fille du Sud parle au cœur de toutes les femmes, de toutes les générations.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62703849</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2024 10:51:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62703849/305507_michele_torr_et_le_succes_intemporel_de_emmene_moi_danser_ce_soir_en_1978.mp3" length="5827968" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1er juin 1978. Happy Day pour Michèle Torr. La chanteuse va connaître son plus grand succès cet été. Et pour y arriver, elle nous propose de sortir ce soir.

Elle regarde dans le rétroviseur. Voit-elle cette petite fille du Luberon qui connut, à 14...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1er juin 1978. Happy Day pour Michèle Torr. La chanteuse va connaître son plus grand succès cet été. Et pour y arriver, elle nous propose de sortir ce soir.<br /><br />Elle regarde dans le rétroviseur. Voit-elle cette petite fille du Luberon qui connut, à 14 ans, son premier succès, avec une reprise.<br /><br />"Dans mes bras oublie ta peine" est une version française de "Let Me Make You Smile Again" de Ginny Arnell.<br /><br />Dans les années 60, Michelle Torr fait comme tout le monde. Elle interprète des chansons traduites en français, principalement américaines.<br /><br />Elle va connaître quelques beaux petits succès. Exemple : l'adaptation en français de "Only You (And You Alone)" des Platters.<br /><br />D'ailleurs, ce titre, il est très bien, alors Jacques Plante, l'adaptateur, choisit de le garder.<br /><br />En 1964, Michelle Torr joue gros. Elle doit assurer son premier Olympia, mais pas encore sous son propre nom.<br /><br />Elle se produit en lever de rideau de Claude François. Son succès se confirme. Si bien, que 2 ans plus tard, elle figurera sur la fameuse « photo du siècle » de Jean-Marie Périer, capturée en avril 1966 aux côtés de 45 autres vedettes françaises de l'époque du « yéyé ».<br /><br />Quelques mois plus tard, elle représente le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson, avec "Ce soir je t'attendais".<br /><br />Cette fois, le moment est venu de proposer non plus des adaptations, mais des titres originaux.<br /><br />C'est dans les années 70 que Michèle Torr change (petit à petit) de registre. Le yéyé a bien vécu, elle veut conquérir un nouveau public, au rayon ROMANTIQUE.<br /><br />Il faudra un peu de temps pour imposer cette nouvelle Michèle, mais en 1976 un titre se vendra à plus de 150 000 exemplaires.<br /><br />"Je m'appelle Michèle" est ce que l'on appelle un VRAI tube. L'année suivante, elle participe une nouvelle fois à l'Eurovision pour représenter Monaco. Elle terminera 4e.<br /><br />Quelques mois passent. Puis, on lui propose un titre qui va changer sa vie.<br /><br />Le thème de cette chanson, ce sont les difficultés d'un couple après plusieurs années de mariage. Paroles et musique sont signés François Valery. L'amour existe encore. D'ailleurs, ce soir, Michèle a envie de déposer son tablier...<br /><br />En ce 1ᵉʳ juin 1978, Michèle Torr vit un happy day. "Emmène-moi danser ce soir" sera la 15e meilleure vente de l'année 1978. Mais surtout, son plus grand succès.<br /><br />« Fais-moi la cour comme aux premiers instants.»<br /><br />En 3 minutes 10, la petite fille du Sud parle au cœur de toutes les femmes, de toutes les générations.]]></itunes:summary><itunes:duration>243</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f0e138000392db926e7010c8ce67752b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'Amphicar 770 : l'épopée de la voiture amphibie qui a traversé la Manche</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-amphicar-770-l-epopee-de-la-voiture-amphibie-qui-a-traverse-la-manche--62663774</link><description><![CDATA[Nous sommes le 10 août 1962. Happy Day pour deux Français, Jean Bruel et Tony Andal. <br /><br />Ils réalisent un exploit extraordinaire. Traverser la Manche en 5h50 avec une voiture un peu particulière. Oui, une voiture. <br /><br />Bienvenue à bord de l’Amphicar 770. Voiture ou bateau, plus besoin de choisir. <br /><br />Pour comprendre de quoi on parle, il faut rembobiner un peu. Allons-y.<br /><br />L'histoire de la voiture amphibie nous ramène dans les années 30. Un designer allemand, Hans Trippel, nourrit un rêve, celui d'une voiture qui pourrait rouler sur la terre et naviguer sur l'eau. <br /><br />Pour y arriver, il prend la base d’une DKW F2. Il ajoute une étanchéité des soubassements et des trains roulants pour créer une alliance entre moteur et hélice. <br /><br />La Wehrmacht, l'armée allemande, s'y intéresse de très près. Elle y voit plusieurs débouchés militaires. Eins, zwei, drei, polizei… 1000 unités sortiront des chaînes l'année suivante.<br /><br />Le projet renait dans les années 60. Nous sommes à Paris, en bord de Seine.<br /><br />Hans Trippel a donc décidé de lancer une voiture amphibie pour le Grand Public. C'est en 1962 que sort officiellement l’Amphicar 770. <br /><br />C'est certainement une révolution, mais elle nécessite beaucoup de précautions. <br /><br />Pour passer de la terre à l’eau, il faut… <br /><br />Verrouiller les poignées supplémentaires des deux portes. <br /><br />Retirer le bouchon d’évacuation d’eau. <br /><br />Passer au point mort de la boîte de vitesses. <br /><br />Et bien sûr lancer les hélices. <br /><br />Le processus est tout aussi contraignant une fois sorti de l'eau. Mais peu importe. // Hans Trippel a de TRÈS GRANDES ambitions. Il lance l'Amphicar à la conquête de l'Ouest américain !<br /><br />Bon, c'est un fiasco total. Toutes les unités présentées à la presse coulent, parce que le bouchon d’évacuation d’eau n’a pas été enlevé. <br /><br />Cela dit, ce qui a raison de l’Amphicar 770, c’est son coût de production. Réalisation à la main, normes de sécurité toujours plus strictes. <br /><br />Hans Trippel vendra 3 800 unités de son amphicar, mais il doit se résoudre à cesser sa fabrication, en 1968.<br /><br />Ne boudons pas les rêves d’un ingénieur en ce Happy Day du 10 août 1962, l'Amphicar 770 ne sait pas encore que sa vie sera éphémère, mais que les 3 500 exemplaires restants vont s'arracher, six ans plus tard, pour des sommes absolument folles. <br /><br />La malheur de Hans Trippel fait le bonheur des collectionneurs. Une véritable leçon de Twist...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62663774</guid><pubDate>Mon, 11 Nov 2024 00:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62663774/305405_l_amphicar_770_l_epopee_de_la_voiture_amphibie_qui_a_traverse_la_manche.mp3" length="5568415" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 10 août 1962. Happy Day pour deux Français, Jean Bruel et Tony Andal. 

Ils réalisent un exploit extraordinaire. Traverser la Manche en 5h50 avec une voiture un peu particulière. Oui, une voiture. 

Bienvenue à bord de l’Amphicar 770....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 10 août 1962. Happy Day pour deux Français, Jean Bruel et Tony Andal. <br /><br />Ils réalisent un exploit extraordinaire. Traverser la Manche en 5h50 avec une voiture un peu particulière. Oui, une voiture. <br /><br />Bienvenue à bord de l’Amphicar 770. Voiture ou bateau, plus besoin de choisir. <br /><br />Pour comprendre de quoi on parle, il faut rembobiner un peu. Allons-y.<br /><br />L'histoire de la voiture amphibie nous ramène dans les années 30. Un designer allemand, Hans Trippel, nourrit un rêve, celui d'une voiture qui pourrait rouler sur la terre et naviguer sur l'eau. <br /><br />Pour y arriver, il prend la base d’une DKW F2. Il ajoute une étanchéité des soubassements et des trains roulants pour créer une alliance entre moteur et hélice. <br /><br />La Wehrmacht, l'armée allemande, s'y intéresse de très près. Elle y voit plusieurs débouchés militaires. Eins, zwei, drei, polizei… 1000 unités sortiront des chaînes l'année suivante.<br /><br />Le projet renait dans les années 60. Nous sommes à Paris, en bord de Seine.<br /><br />Hans Trippel a donc décidé de lancer une voiture amphibie pour le Grand Public. C'est en 1962 que sort officiellement l’Amphicar 770. <br /><br />C'est certainement une révolution, mais elle nécessite beaucoup de précautions. <br /><br />Pour passer de la terre à l’eau, il faut… <br /><br />Verrouiller les poignées supplémentaires des deux portes. <br /><br />Retirer le bouchon d’évacuation d’eau. <br /><br />Passer au point mort de la boîte de vitesses. <br /><br />Et bien sûr lancer les hélices. <br /><br />Le processus est tout aussi contraignant une fois sorti de l'eau. Mais peu importe. // Hans Trippel a de TRÈS GRANDES ambitions. Il lance l'Amphicar à la conquête de l'Ouest américain !<br /><br />Bon, c'est un fiasco total. Toutes les unités présentées à la presse coulent, parce que le bouchon d’évacuation d’eau n’a pas été enlevé. <br /><br />Cela dit, ce qui a raison de l’Amphicar 770, c’est son coût de production. Réalisation à la main, normes de sécurité toujours plus strictes. <br /><br />Hans Trippel vendra 3 800 unités de son amphicar, mais il doit se résoudre à cesser sa fabrication, en 1968.<br /><br />Ne boudons pas les rêves d’un ingénieur en ce Happy Day du 10 août 1962, l'Amphicar 770 ne sait pas encore que sa vie sera éphémère, mais que les 3 500 exemplaires restants vont s'arracher, six ans plus tard, pour des sommes absolument folles. <br /><br />La malheur de Hans Trippel fait le bonheur des collectionneurs. Une véritable leçon de Twist...]]></itunes:summary><itunes:duration>232</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>"It's Five O'Clock" : le Succès qui a lancé Vangelis et Demis Roussos</title><link>https://www.spreaker.com/episode/it-s-five-o-clock-le-succes-qui-a-lance-vangelis-et-demis-roussos--62638581</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er février 1970. Happy day pour Demis Roussos et Vangelis. L'heure du succès a sonné pour Aphrodite's Child. Au 3e top, il sera... 5 O'Clock.  <br /><br />Aphrodite's Child se forme en 1967. Le groupe réunit trois musiciens talentueux. <br /><br />Demis Roussos, à la basse et au chant. <br /><br />Vangelis Papathanassiou, au clavier, qui va rapidement devenir un compositeur de renommée internationale. <br /><br />Et Lucas Sideras, à la batterie et au chant.<br /><br />Leur musique est une salade grecque, un concentré de rock psychédélique, de pop et de sonorités progressives, avec des instruments traditionnels.<br /><br />Ils entendent refléter l'effervescence créative de la fin des années 60.<br /><br />En 1968, ils connaissent leur premier succès avec "End of the world" et "Rain &amp; Tears".<br /><br />C'est un bon début, mais le groupe a plus grandes ambitions encore. En 1969, ils choisissent Londres pour enregistrer un 2e album, "It's Five O'Clock". <br /><br />Le titre phare est une ballade, portée par la voix de Demis Roussos et les arrangements mélodiques de Vangelis. <br /><br />L'album a un peu de mal à démarrer, mais très vite, la chanson principale connaît un véritable succès international. <br /><br />La télévision française les reçoit. Déjà, c'est Demis Roussos qui est le plus loquace. Il faut dire que son français est impeccable. Il explique à Denise GLASER comment il conçoit le mariage entre leur identité culturelle et le rock.<br /><br />Le succès de la chanson en anglais est tel qu'il donne lieu à des reprises. La chanteuse italienne Milva s'offre une version allemande "Kennst du das auch" et une version en français, passée un peu inaperçue chez nous... C'est "Le Drapeau de l'humanité". Attention à vos oreilles…<br /><br />Demis Roussos devient le visage du groupe. Groupe qui va s'offrir un joli disque d'or en France, avec 100 mille albums vendus. Numéro 1 en Belgique dans l'Ultratop. Numéro 1 en France, en Italie. Il faut en profiter, car 2 ans plus tard, les chemins entre Vangelis et Demis vont se séparer.  <br /><br />Le 1er février 1970 restera donc comme l'apogée d'un groupe qui, avec "It's Five O'Clock", a posé les jalons de 2 futures grandes carrières solo. Celle de Vangelis. Et celle de Demis Roussos. <br /><br />Demain ne meurt jamais, c'est bien connu. "It's Five O'Clock" sera ré-enregistrée en 1987 par Demis Roussos. Qui sortira en single et sera une fois encore un énorme succès, 30 ans après la sortie de l'édition originale.... ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62638581</guid><pubDate>Thu, 07 Nov 2024 23:05:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62638581/305234_it_s_five_o_clock_le_succes_qui_a_lance_vangelis_et_demis_roussos.mp3" length="5594120" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er février 1970. Happy day pour Demis Roussos et Vangelis. L'heure du succès a sonné pour Aphrodite's Child. Au 3e top, il sera... 5 O'Clock.  

Aphrodite's Child se forme en 1967. Le groupe réunit trois musiciens talentueux. 

Demis...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er février 1970. Happy day pour Demis Roussos et Vangelis. L'heure du succès a sonné pour Aphrodite's Child. Au 3e top, il sera... 5 O'Clock.  <br /><br />Aphrodite's Child se forme en 1967. Le groupe réunit trois musiciens talentueux. <br /><br />Demis Roussos, à la basse et au chant. <br /><br />Vangelis Papathanassiou, au clavier, qui va rapidement devenir un compositeur de renommée internationale. <br /><br />Et Lucas Sideras, à la batterie et au chant.<br /><br />Leur musique est une salade grecque, un concentré de rock psychédélique, de pop et de sonorités progressives, avec des instruments traditionnels.<br /><br />Ils entendent refléter l'effervescence créative de la fin des années 60.<br /><br />En 1968, ils connaissent leur premier succès avec "End of the world" et "Rain &amp; Tears".<br /><br />C'est un bon début, mais le groupe a plus grandes ambitions encore. En 1969, ils choisissent Londres pour enregistrer un 2e album, "It's Five O'Clock". <br /><br />Le titre phare est une ballade, portée par la voix de Demis Roussos et les arrangements mélodiques de Vangelis. <br /><br />L'album a un peu de mal à démarrer, mais très vite, la chanson principale connaît un véritable succès international. <br /><br />La télévision française les reçoit. Déjà, c'est Demis Roussos qui est le plus loquace. Il faut dire que son français est impeccable. Il explique à Denise GLASER comment il conçoit le mariage entre leur identité culturelle et le rock.<br /><br />Le succès de la chanson en anglais est tel qu'il donne lieu à des reprises. La chanteuse italienne Milva s'offre une version allemande "Kennst du das auch" et une version en français, passée un peu inaperçue chez nous... C'est "Le Drapeau de l'humanité". Attention à vos oreilles…<br /><br />Demis Roussos devient le visage du groupe. Groupe qui va s'offrir un joli disque d'or en France, avec 100 mille albums vendus. Numéro 1 en Belgique dans l'Ultratop. Numéro 1 en France, en Italie. Il faut en profiter, car 2 ans plus tard, les chemins entre Vangelis et Demis vont se séparer.  <br /><br />Le 1er février 1970 restera donc comme l'apogée d'un groupe qui, avec "It's Five O'Clock", a posé les jalons de 2 futures grandes carrières solo. Celle de Vangelis. Et celle de Demis Roussos. <br /><br />Demain ne meurt jamais, c'est bien connu. "It's Five O'Clock" sera ré-enregistrée en 1987 par Demis Roussos. Qui sortira en single et sera une fois encore un énorme succès, 30 ans après la sortie de l'édition originale.... ]]></itunes:summary><itunes:duration>233</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fe268c47946c4d52e5add252e74b4535.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment "Mary Poppins" est-elle devenue un classique mondial en 1965 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-mary-poppins-est-elle-devenue-un-classique-mondial-en-1965--62620478</link><description><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1965. Un film va unir dans son lit les cheveux blonds, les cheveux gris. Il cartonne depuis août 64 aux États-Unis. <br /><br />Pour les studios Disney, c'est une démonstration de force. Des prises de vue réelles se mêlent à de l'animation. C'est de la féérie à l'état pur. On n'a jamais vu ça au cinéma... <br /><br />Silence, la séance de "Mary Poppins" va commencer.<br /><br />"Mary Poppins" raconte l'histoire d'une gouvernante EXTRAordinaire. Descendue du ciel avec son parapluie enchanté, elle arrive au sein de la famille Banks, à Londres, en 1910. <br /><br />Mary est incarnée par Julie Andrews, dont c'est le premier rôle au cinéma. Même si ce n'est pas un penny de l'année ! C'est même déjà une grande vedette de Broadway, notamment grâce à son rôle d'Eliza Doolittle dans la comédie musicale My Fair Lady en <br /><br />1956. À ses côtés, Dick Van Dyke dans le rôle de Bert, le ramoneur.<br /><br />En français, la voix de Mary Poppins est celle d'Éliane Thibault. Inoubliable voix qui parle et qui chante merveilleusement bien. <br /><br />Les chansons, c'est justement l'un des éléments incontournables de Mary Poppins. Elles sont composées par les frères Shermann et deviennent instantanément des tubes de l'époque, notamment... "Supercalifragilistic…et caetera”<br /><br />En français, pareil. Ce n'est pas un hasard s'il a fallu 6 mois pour que le film traverse l'Atlantique, les chansons sont adaptées. Disney confie cette mission Christian Jollet, qui avait déjà réussi le pari de Merlin l'Enchanteur. <br /><br />Partout dans le monde, le succès est retentissant. "Mary Poppins" est nommée pour treize Oscars et en remporte cinq, dont celui de la meilleure actrice pour Julie Andrews. <br /><br />C'est une consécration pour elle, mais aussi pour les studios Disney, qui vont aligner, l'air de rien, en 4 ans à peine, trois immenses standards : Merlin, Mary Poppins et Le Livre de la jungle.<br /><br />Le 15 septembre 1965 a lieu l'avant-première d'un film de 2h20 (tout de même). Tout le monde s'emballe, même les journalistes ! <br /><br />Deux semaines plus tard, 1er octobre, c'est un happy day pour les enfants et pour les grands, mais aussi pour les studios Disney. <br /><br />Ils avaient misé gros : la production du film a duré quatre ans et coûté plus de 5 millions de dollars. Une somme qui sera très vite rentabilisée. Mary Poppins reste l'un des plus GRANDS succès dans l'histoire du Royaume de Mickey, tant au niveau critique que financier…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62620478</guid><pubDate>Thu, 07 Nov 2024 09:51:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62620478/305135_comment_mary_poppins_est_elle_devenue_un_classique_mondial_en_1965.mp3" length="4589137" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 1er octobre 1965. Un film va unir dans son lit les cheveux blonds, les cheveux gris. Il cartonne depuis août 64 aux États-Unis. 

Pour les studios Disney, c'est une démonstration de force. Des prises de vue réelles se mêlent à de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 1er octobre 1965. Un film va unir dans son lit les cheveux blonds, les cheveux gris. Il cartonne depuis août 64 aux États-Unis. <br /><br />Pour les studios Disney, c'est une démonstration de force. Des prises de vue réelles se mêlent à de l'animation. C'est de la féérie à l'état pur. On n'a jamais vu ça au cinéma... <br /><br />Silence, la séance de "Mary Poppins" va commencer.<br /><br />"Mary Poppins" raconte l'histoire d'une gouvernante EXTRAordinaire. Descendue du ciel avec son parapluie enchanté, elle arrive au sein de la famille Banks, à Londres, en 1910. <br /><br />Mary est incarnée par Julie Andrews, dont c'est le premier rôle au cinéma. Même si ce n'est pas un penny de l'année ! C'est même déjà une grande vedette de Broadway, notamment grâce à son rôle d'Eliza Doolittle dans la comédie musicale My Fair Lady en <br /><br />1956. À ses côtés, Dick Van Dyke dans le rôle de Bert, le ramoneur.<br /><br />En français, la voix de Mary Poppins est celle d'Éliane Thibault. Inoubliable voix qui parle et qui chante merveilleusement bien. <br /><br />Les chansons, c'est justement l'un des éléments incontournables de Mary Poppins. Elles sont composées par les frères Shermann et deviennent instantanément des tubes de l'époque, notamment... "Supercalifragilistic…et caetera”<br /><br />En français, pareil. Ce n'est pas un hasard s'il a fallu 6 mois pour que le film traverse l'Atlantique, les chansons sont adaptées. Disney confie cette mission Christian Jollet, qui avait déjà réussi le pari de Merlin l'Enchanteur. <br /><br />Partout dans le monde, le succès est retentissant. "Mary Poppins" est nommée pour treize Oscars et en remporte cinq, dont celui de la meilleure actrice pour Julie Andrews. <br /><br />C'est une consécration pour elle, mais aussi pour les studios Disney, qui vont aligner, l'air de rien, en 4 ans à peine, trois immenses standards : Merlin, Mary Poppins et Le Livre de la jungle.<br /><br />Le 15 septembre 1965 a lieu l'avant-première d'un film de 2h20 (tout de même). Tout le monde s'emballe, même les journalistes ! <br /><br />Deux semaines plus tard, 1er octobre, c'est un happy day pour les enfants et pour les grands, mais aussi pour les studios Disney. <br /><br />Ils avaient misé gros : la production du film a duré quatre ans et coûté plus de 5 millions de dollars. Une somme qui sera très vite rentabilisée. Mary Poppins reste l'un des plus GRANDS succès dans l'histoire du Royaume de Mickey, tant au niveau critique que financier…]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff0ce1284b1f2bc9dd6a1a2e8bdaa82e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment Dire Straits est-il devenu célèbre avec "Sultans of Swing" en 1978 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-dire-straits-est-il-devenu-celebre-avec-sultans-of-swing-en-1978--62620467</link><description><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1978. Happy Day pour un groupe britannique, encore inconnu du grand public. Son nom, Dire Straits, ce qui fait référence à leur situation financière compliquée. En tout cas, à leurs débuts. <br /><br />"Sultans of Swing" est composé en 1977 par Mark Knopfler. L'Écossais a alors 27 ans. Il vient de laisser tomber sa carrière de journaliste et de professeur d’anglais. Son objectif : se consacrer entièrement à la musique. <br /><br />Jusqu'ici, il a à peu près tout fait, du prof au fermier en passant par des boulots dans des usines, comme il l'explique en 1977 à la télévision norvégienne.<br /><br />Mark vit au sud de Londres dans un appartement qu'il partage avec deux autres garçons. D'un côté, son frère David, qui est lui aussi guitariste. De l'autre, John Illsley, qui est lui bassiste. <br /><br />Le trio est rejoint par Pick Withers, qui deviendra le batteur du groupe. <br /><br />Leur problème, c’est qu’ils sont dans le dèche, mais ils vont tout de même parvenir à réunir 120 livres sterling. <br /><br />C'est la somme nécessaire pour enregistrer une maquette de cinq titres. <br /><br />Sur cette maquette figure la toute première version de "Sultans of Swing". Elle donne ceci : <br /><br />Mais d'où est venue cette idée ? "Sultans of Swing" naît de l'observation par Mark Knopfler d'un groupe de jazz dans un pub presque vide. <br /><br />Ce n'est pas une légende. Le groupe a vraiment existé. <br /><br />Malgré le peu des spectateurs, le chanteur lâche, à la fin de la prestation, "we are the sultans of swing" et il rigole. Car non, ces musiciens n'ont pas réellement l'apparence des sultans, même du swing. <br /><br />"Sultans of Swing", version Dire Straits, c'est DOBNC un hommage à tous les musiciens de bar et de cabaret. <br /><br />Mais revenons à notre maquette. Une fois ficelée, le groupe l’envoie à un ami pour avoir son avis. <br /><br />Avant même de donner son avis, l'ami en question a déjà pris les devants. Il a fait passer la démo à Charlie Gillet, un animateur de BBC Radio London.<br /><br />L'animateur de l'émission "Honky Tonk", qui est un succès d'audience à la fin des années 70, adore le titre. Et quand il aime un titre, il le passe plusieurs fois. Tous les soirs. Et ce, sans prévenir le groupe. <br /><br />Et c'est ici que "Sultans of Swing" arrive aux oreilles de plusieurs maisons de disques, qui contactent la radio. <br /><br />Quelques jours plus tard, Dire Straits signe avec Phonogram pour cinq 33T. Oui, ils signent directement pour plusieurs albums.<br /><br />La maquette n'est pas trop mal, mais Phonogram veut un son parfait. <br /><br />Alors, ils vont réenregistrer "Sultans of Swing". Et passer à la télé. La première TV du groupe se déroule en mai 1979 dans l'émission "The Old Grey Whistle Test". Cette performance a eu lieu trois jours avant la sortie au Royaume-Uni de leur premier single. Et c’est parti !<br /><br />Le timbre de voix de Mark Knopfler, son jeu de guitare... Et c'est BINGO ! <br /><br />Le 19 mai 1978 reste comme le Happy Day d'un groupe fauché comme les blés, qui va changer de vie. <br /><br />La version officielle de "Sultans of Swing" est publiée en single, l'album suit dans la foulée. Le groupe connaît un succès fulgurant. Double album de platine au Royaume-Uni. Triple album de platine en Italie. Et 4e plus grosse vente du début 1979 aux Etats-Unis, alors qu'en Grande-Bretagne, le single n'a jamais atteint que la 8e place. <br /><br />Comme quoi, pas plus que les prophètes, nul n'est sultan en son pays…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62620467</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2024 09:49:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62620467/305131_comment_dire_straits_est_il_devenu_celebre_avec_sultans_of_swing_en_1978.mp3" length="5145232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 19 mai 1978. Happy Day pour un groupe britannique, encore inconnu du grand public. Son nom, Dire Straits, ce qui fait référence à leur situation financière compliquée. En tout cas, à leurs débuts. 

"Sultans of Swing" est composé en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 19 mai 1978. Happy Day pour un groupe britannique, encore inconnu du grand public. Son nom, Dire Straits, ce qui fait référence à leur situation financière compliquée. En tout cas, à leurs débuts. <br /><br />"Sultans of Swing" est composé en 1977 par Mark Knopfler. L'Écossais a alors 27 ans. Il vient de laisser tomber sa carrière de journaliste et de professeur d’anglais. Son objectif : se consacrer entièrement à la musique. <br /><br />Jusqu'ici, il a à peu près tout fait, du prof au fermier en passant par des boulots dans des usines, comme il l'explique en 1977 à la télévision norvégienne.<br /><br />Mark vit au sud de Londres dans un appartement qu'il partage avec deux autres garçons. D'un côté, son frère David, qui est lui aussi guitariste. De l'autre, John Illsley, qui est lui bassiste. <br /><br />Le trio est rejoint par Pick Withers, qui deviendra le batteur du groupe. <br /><br />Leur problème, c’est qu’ils sont dans le dèche, mais ils vont tout de même parvenir à réunir 120 livres sterling. <br /><br />C'est la somme nécessaire pour enregistrer une maquette de cinq titres. <br /><br />Sur cette maquette figure la toute première version de "Sultans of Swing". Elle donne ceci : <br /><br />Mais d'où est venue cette idée ? "Sultans of Swing" naît de l'observation par Mark Knopfler d'un groupe de jazz dans un pub presque vide. <br /><br />Ce n'est pas une légende. Le groupe a vraiment existé. <br /><br />Malgré le peu des spectateurs, le chanteur lâche, à la fin de la prestation, "we are the sultans of swing" et il rigole. Car non, ces musiciens n'ont pas réellement l'apparence des sultans, même du swing. <br /><br />"Sultans of Swing", version Dire Straits, c'est DOBNC un hommage à tous les musiciens de bar et de cabaret. <br /><br />Mais revenons à notre maquette. Une fois ficelée, le groupe l’envoie à un ami pour avoir son avis. <br /><br />Avant même de donner son avis, l'ami en question a déjà pris les devants. Il a fait passer la démo à Charlie Gillet, un animateur de BBC Radio London.<br /><br />L'animateur de l'émission "Honky Tonk", qui est un succès d'audience à la fin des années 70, adore le titre. Et quand il aime un titre, il le passe plusieurs fois. Tous les soirs. Et ce, sans prévenir le groupe. <br /><br />Et c'est ici que "Sultans of Swing" arrive aux oreilles de plusieurs maisons de disques, qui contactent la radio. <br /><br />Quelques jours plus tard, Dire Straits signe avec Phonogram pour cinq 33T. Oui, ils signent directement pour plusieurs albums.<br /><br />La maquette n'est pas trop mal, mais Phonogram veut un son parfait. <br /><br />Alors, ils vont réenregistrer "Sultans of Swing". Et passer à la télé. La première TV du groupe se déroule en mai 1979 dans l'émission "The Old Grey Whistle Test". Cette performance a eu lieu trois jours avant la sortie au Royaume-Uni de leur premier single. Et c’est parti !<br /><br />Le timbre de voix de Mark Knopfler, son jeu de guitare... Et c'est BINGO ! <br /><br />Le 19 mai 1978 reste comme le Happy Day d'un groupe fauché comme les blés, qui va changer de vie. <br /><br />La version officielle de "Sultans of Swing" est publiée en single, l'album suit dans la foulée. Le groupe connaît un succès fulgurant. Double album de platine au Royaume-Uni. Triple album de platine en Italie. Et 4e plus grosse vente du début 1979 aux Etats-Unis, alors qu'en Grande-Bretagne, le single n'a jamais atteint que la 8e place. <br /><br />Comme quoi, pas plus que les prophètes, nul n'est sultan en son pays…]]></itunes:summary><itunes:duration>215</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/22a1b6962ffa3a6979fa4e6856d3c5c2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Septembre 1961 : Ouverture du premier Hypermarché européen, le Super Bazar d’Auderghem</title><link>https://www.spreaker.com/episode/septembre-1961-ouverture-du-premier-hypermarche-europeen-le-super-bazar-d-auderghem--62620458</link><description><![CDATA[Nous sommes le 15 septembre 1961. <br /><br />Happy Day pour les habitants de la commune d'Auderghem, en région bruxelloise, 4 ans après la création du supermarché Delhaize, ils découvrent l'Hypermarché. Une première en Europe qu'on doit à Maurice Cauwe. <br /><br />Cet ingénieur commercial de Solvay (promotion 1926), entre à l'Innovation, qu'il quitte en 1932 pour ce qui deviendra Le Grand Bazar d'Anvers. <br /><br />Fasciné par les États-Unis, il commence par lire tout ce qu'il trouve sur le commerce dans ce pays. Et puis, il va réaliser un premier voyage d'étude d'un mois. <br /><br />Il raconte : "Ce fut pour moi une révélation, une découverte. Ce voyage m'a apporté une moisson extraordinaire d'idées et de faits. Il m'a fait connaître des techniques, des méthodes, des façons de penser nouvelles. Je suis revenu enthousiasmé." <br /><br />En septembre 61, il inaugure le Super Bazar. <br /><br />Le grand magasin d'Auderghem dispose d'une énorme surface de vente de 9 100 m² et d'un parking de 800 places. Il ressemble à ce que Maurice Cauwe a vu en Amérique. Là-bas, les hyper ont déjà conquis les zones périurbaines depuis les années 30. Ils présentent, par exemple, une variété incroyable de cornflakes... <br /><br />L’hypermarché est généralement considéré comme une invention française. Et bien non, Carrefour n'est pas l'inventeur de l’hypermarché. C'est bien en 1961, près de deux ans plus tôt, que (ce qui deviendra) GB ouvre les premiers hypermarchés européens sous l’enseigne Super Bazar. <br /><br />On parle alors d'« usine de distribution ». Car, au moment où Maurice Cauwe inagure ces nouveaux magasins pionniers, le terme hypermarché n’existe pas encore. Il sera inventé en 1968 par Jacques Pictet, fondateur d'une revue spécialisée. <br /><br />Il en proposera même une définition. Un hypermarché est un magasin de grande taille et localisé en périphérie urbaine. Il propose au client une panoplie étendue et variée de produits (de 20 000 à 35 000 articles).<br /><br />Le Super Bazar correspond ! L'établissement du boulevard du Souverain à Auderghem n'est pas seul très longtemps à occuper le terrain. Bruges ouvre ses portes avec 3 300 m² de surface de vente, puis Anderlecht (Avenue Marius Renard) 7 950 m². Et c'est le jackpot !<br /><br />Les consommateurs belges sont séduits par le libre-service, l’association de l’alimentaire et du non alimentaire et par la présence de grands espaces de parking. <br /><br />Bruges et Anderlecht seront rapidement reconfigurés en supermarchés. L’hypermarché d’Auderghem restera très longtemps le seul survivant des débuts du Super Bazar.<br /><br />Le 15 septembre 1961, Maurice Cauwe n'a pas le sentiment d'inventer une nouvelle forme de magasin, mais simplement d'importer pour la première fois en Europe une forme de commerce qui est la norme en Amérique. <br /><br />Durant sa carrière, l'homme d'affaires belges fera 33 voyages aux États-Unis. Mais en ce happy day de 1961, il n'en revient pas, à Auderghem, on fait la file pour pouvoir entrer au Super Bazar… On peut même y acheter le dernier disque de Jerry Lee Lewis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62620458</guid><pubDate>Tue, 05 Nov 2024 09:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62620458/305127_septembre_1961_ouverture_du_premier_hypermarche_europeen_le_super_bazar_d_auderghem.mp3" length="5503214" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 15 septembre 1961. 

Happy Day pour les habitants de la commune d'Auderghem, en région bruxelloise, 4 ans après la création du supermarché Delhaize, ils découvrent l'Hypermarché. Une première en Europe qu'on doit à Maurice Cauwe. 

Cet...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 15 septembre 1961. <br /><br />Happy Day pour les habitants de la commune d'Auderghem, en région bruxelloise, 4 ans après la création du supermarché Delhaize, ils découvrent l'Hypermarché. Une première en Europe qu'on doit à Maurice Cauwe. <br /><br />Cet ingénieur commercial de Solvay (promotion 1926), entre à l'Innovation, qu'il quitte en 1932 pour ce qui deviendra Le Grand Bazar d'Anvers. <br /><br />Fasciné par les États-Unis, il commence par lire tout ce qu'il trouve sur le commerce dans ce pays. Et puis, il va réaliser un premier voyage d'étude d'un mois. <br /><br />Il raconte : "Ce fut pour moi une révélation, une découverte. Ce voyage m'a apporté une moisson extraordinaire d'idées et de faits. Il m'a fait connaître des techniques, des méthodes, des façons de penser nouvelles. Je suis revenu enthousiasmé." <br /><br />En septembre 61, il inaugure le Super Bazar. <br /><br />Le grand magasin d'Auderghem dispose d'une énorme surface de vente de 9 100 m² et d'un parking de 800 places. Il ressemble à ce que Maurice Cauwe a vu en Amérique. Là-bas, les hyper ont déjà conquis les zones périurbaines depuis les années 30. Ils présentent, par exemple, une variété incroyable de cornflakes... <br /><br />L’hypermarché est généralement considéré comme une invention française. Et bien non, Carrefour n'est pas l'inventeur de l’hypermarché. C'est bien en 1961, près de deux ans plus tôt, que (ce qui deviendra) GB ouvre les premiers hypermarchés européens sous l’enseigne Super Bazar. <br /><br />On parle alors d'« usine de distribution ». Car, au moment où Maurice Cauwe inagure ces nouveaux magasins pionniers, le terme hypermarché n’existe pas encore. Il sera inventé en 1968 par Jacques Pictet, fondateur d'une revue spécialisée. <br /><br />Il en proposera même une définition. Un hypermarché est un magasin de grande taille et localisé en périphérie urbaine. Il propose au client une panoplie étendue et variée de produits (de 20 000 à 35 000 articles).<br /><br />Le Super Bazar correspond ! L'établissement du boulevard du Souverain à Auderghem n'est pas seul très longtemps à occuper le terrain. Bruges ouvre ses portes avec 3 300 m² de surface de vente, puis Anderlecht (Avenue Marius Renard) 7 950 m². Et c'est le jackpot !<br /><br />Les consommateurs belges sont séduits par le libre-service, l’association de l’alimentaire et du non alimentaire et par la présence de grands espaces de parking. <br /><br />Bruges et Anderlecht seront rapidement reconfigurés en supermarchés. L’hypermarché d’Auderghem restera très longtemps le seul survivant des débuts du Super Bazar.<br /><br />Le 15 septembre 1961, Maurice Cauwe n'a pas le sentiment d'inventer une nouvelle forme de magasin, mais simplement d'importer pour la première fois en Europe une forme de commerce qui est la norme en Amérique. <br /><br />Durant sa carrière, l'homme d'affaires belges fera 33 voyages aux États-Unis. Mais en ce happy day de 1961, il n'en revient pas, à Auderghem, on fait la file pour pouvoir entrer au Super Bazar… On peut même y acheter le dernier disque de Jerry Lee Lewis.]]></itunes:summary><itunes:duration>229</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c4b324dac043a622dac39700b8326416.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Avril 1972 : Annie Cordy triomphe avec la version française de "Hello, Dolly!"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/avril-1972-annie-cordy-triomphe-avec-la-version-francaise-de-hello-dolly--62620452</link><description><![CDATA[Nous sommes le 22 avril 1972. Happy day pour Annie Cordy. Elle va ce soir créer l'événement à Paris, avec la version française d'une comédie musicale américaine, Hello Dolly. <br /><br />D’ailleurs, CONCENTRATION, Annie est en pleine répétition. <br /><br />Qui d'autre qu'Annie, son sourire éclatant et son énergie débordante, pour s'approprier ce rôle qui fait fureur depuis quelques années en Amérique. <br /><br />Depuis 1964, « Hello Dolly ! » triomphe à Broadway. Écrit par Jerry Herman et inspiré de la pièce de Wilder, le spectacle raconte l'histoire de Dolly, une entremetteuse qui décide de se trouver un mari. <br /><br />Succès de scène, mais aussi musical. La chanson-titre est interprétée pour la première fois en 1964 par le duo Carol Channing et David Hartman. <br /><br />Mais cette chanson, elle va surtout devenir un énorme standard de la musique américaine l'année suivante. Et tout cela grâce à Louis Amstrong. Avec son groupe, il enregistre sa propre version jazz au studio Columbia à New York...<br /><br /> Mais revenons à Annie Cordy. En 1972, elle a 44 ans. La Bruxelloise n'est pas un perdreau de l'année. Elle s'est déjà fait un nom dans le monde du music-hall, enchaînant les revues, les opérettes et les comédies musicales. <br /><br />De passage à New York, elle est séduite par l'énergie et l'humour de « Hello Dolly ! ».Annie Cordy décide d'en proposer une version française. <br /><br />En 1972, elle relève le défi de transposer ce succès américain pour le public francophone. Et c'est…. bien vu ! <br /><br />Après Mogador, la comédie musicale traverse la France. Partout où la troupe passe, c'est un triomphe. Les critiques saluent la performance d'Annie Cordy, qui réussit à apporter sa touche personnelle tout en respectant l'esprit originel du spectacle américain. <br /><br />Cette aventure marque un tournant dans la carrière d'Annie Cordy. Elle confirme son statut de reine du music-hall francophone. Sa performance dans « Hello Dolly ! » reste encore aujourd'hui l'un des moments forts de sa carrière.<br /><br />Un Happy Day d’avril 1972 qui a su rapprocher Broadway de Paris, en passant par Bruxelles. ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62620452</guid><pubDate>Mon, 04 Nov 2024 09:44:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62620452/305124_avril_1972_annie_cordy_triomphe_avec_la_version_francaise_de_hello_dolly.mp3" length="5064357" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 22 avril 1972. Happy day pour Annie Cordy. Elle va ce soir créer l'événement à Paris, avec la version française d'une comédie musicale américaine, Hello Dolly. 

D’ailleurs, CONCENTRATION, Annie est en pleine répétition. 

Qui d'autre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 22 avril 1972. Happy day pour Annie Cordy. Elle va ce soir créer l'événement à Paris, avec la version française d'une comédie musicale américaine, Hello Dolly. <br /><br />D’ailleurs, CONCENTRATION, Annie est en pleine répétition. <br /><br />Qui d'autre qu'Annie, son sourire éclatant et son énergie débordante, pour s'approprier ce rôle qui fait fureur depuis quelques années en Amérique. <br /><br />Depuis 1964, « Hello Dolly ! » triomphe à Broadway. Écrit par Jerry Herman et inspiré de la pièce de Wilder, le spectacle raconte l'histoire de Dolly, une entremetteuse qui décide de se trouver un mari. <br /><br />Succès de scène, mais aussi musical. La chanson-titre est interprétée pour la première fois en 1964 par le duo Carol Channing et David Hartman. <br /><br />Mais cette chanson, elle va surtout devenir un énorme standard de la musique américaine l'année suivante. Et tout cela grâce à Louis Amstrong. Avec son groupe, il enregistre sa propre version jazz au studio Columbia à New York...<br /><br /> Mais revenons à Annie Cordy. En 1972, elle a 44 ans. La Bruxelloise n'est pas un perdreau de l'année. Elle s'est déjà fait un nom dans le monde du music-hall, enchaînant les revues, les opérettes et les comédies musicales. <br /><br />De passage à New York, elle est séduite par l'énergie et l'humour de « Hello Dolly ! ».Annie Cordy décide d'en proposer une version française. <br /><br />En 1972, elle relève le défi de transposer ce succès américain pour le public francophone. Et c'est…. bien vu ! <br /><br />Après Mogador, la comédie musicale traverse la France. Partout où la troupe passe, c'est un triomphe. Les critiques saluent la performance d'Annie Cordy, qui réussit à apporter sa touche personnelle tout en respectant l'esprit originel du spectacle américain. <br /><br />Cette aventure marque un tournant dans la carrière d'Annie Cordy. Elle confirme son statut de reine du music-hall francophone. Sa performance dans « Hello Dolly ! » reste encore aujourd'hui l'un des moments forts de sa carrière.<br /><br />Un Happy Day d’avril 1972 qui a su rapprocher Broadway de Paris, en passant par Bruxelles. ]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/17d3a9f5d339dfd4d0078c91428d841f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972: Le Mange-Disque Penny révolutionne les foyers belges</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-le-mange-disque-penny-revolutionne-les-foyers-belges--62554365</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1972. Happy Day pour la marque Landsay et pour les enfants. Une petite révolution musicale s'invite dans les foyers et les cours de récréation. <br /><br />Une platine qui permet d'écouter de la musique d'une manière totalement nouvelle. Elle est "Made in Italy", arrive en Belgique et permet d'écouter les tubes du moment, comme "Kiss me"...<br /><br />Le nom de cet appareil est assez étrange. C'est le mange-disque Penny. Un objet coloré et ludique qui va marquer toute une génération d'enfants et d'adolescents, dans les années 70 et même au-delà, leur offrant une nouvelle façon d'écouter de la musique, librement et partout.<br /><br />D'ailleurs, pourquoi dit-on mange-disque ? Parce que cet électrophone (disons cette platine) est presque entièrement fermée. <br /><br />Son fonctionnement est simple : il suffit d'insérer le disque dans la fente prévue à cet effet, comme on le ferait avec une pièce dans un juke-box.<br /><br />D'où son surnom affectueux de "mange-disque". <br /><br />L’appareil lit le disque, automatiquement. Et quand le 45 tours est terminé, il l’éjecte. Pour les enfants de l'époque, c'est l'Himalaya !<br /><br />Le manque-disque Penny (le modèle qui sort chez Landsay cette année-là) est conçu pour être simple d'utilisation et surtout portable. Il dispose, pour cela, d'une poignée intégrée. <br /><br />Pour qu'il plaise aux jeunes, il affiche des couleurs vives, rouge, orange et jaune. Rapidement, le Penny devient l'accessoire indispensable de la jeunesse des années 70.<br /><br />Le succès du mange-disque est tel qu'il influence même l'industrie musicale. Les artistes et les maisons de disques proposent de plus en plus de 45 tours. <br /><br />Un format idéal et moins cher qui leur permet d'arriver dans les foyers. <br /><br />Comme le mange-disque, les pochettes deviennent colorées et plus attractives. On peut écouter, en boucle, autre chose que C Jerome, par exemple Don Mc Lean.<br /><br />Côté qualité de son, en 1972, la critique n'est pas tendre. Les puristes fulminent ! On peut lire "Ils massacrent les morceaux, égorgent les mélodies, agressent les tympans, et détruisent les sillons des précieuses galettes. S’il faut retenir un objet flop, nous retiendrons celui-ci, ça ne s’appelle pas un mange-disque sans raison." <br /><br />Voilà notre PAUVRE mange-disque Penny, rhabillé pour quelques décennies.<br /><br />Ce qui ne l'empêchera pas d'être un très, très grand succès commercial. // Alors, que les audiophiles coupent le son : 1972 restera comme le Happy Day des enfants et des ados, qui vont s'approprier le mange-disque Penny et en faire l'objet que tous les foyers belges se doivent de posséder. // Et de s'écrier, face aux détracteurs et aux peine-à-jouir : nous sommes en 1972, laissez-moi vivre ma vie !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62554365</guid><pubDate>Fri, 01 Nov 2024 11:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62554365/304451_1972_le_mange_disque_penny_revolutionne_les_foyers_belges.mp3" length="4998528" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1972. Happy Day pour la marque Landsay et pour les enfants. Une petite révolution musicale s'invite dans les foyers et les cours de récréation. 

Une platine qui permet d'écouter de la musique d'une manière totalement nouvelle. Elle est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1972. Happy Day pour la marque Landsay et pour les enfants. Une petite révolution musicale s'invite dans les foyers et les cours de récréation. <br /><br />Une platine qui permet d'écouter de la musique d'une manière totalement nouvelle. Elle est "Made in Italy", arrive en Belgique et permet d'écouter les tubes du moment, comme "Kiss me"...<br /><br />Le nom de cet appareil est assez étrange. C'est le mange-disque Penny. Un objet coloré et ludique qui va marquer toute une génération d'enfants et d'adolescents, dans les années 70 et même au-delà, leur offrant une nouvelle façon d'écouter de la musique, librement et partout.<br /><br />D'ailleurs, pourquoi dit-on mange-disque ? Parce que cet électrophone (disons cette platine) est presque entièrement fermée. <br /><br />Son fonctionnement est simple : il suffit d'insérer le disque dans la fente prévue à cet effet, comme on le ferait avec une pièce dans un juke-box.<br /><br />D'où son surnom affectueux de "mange-disque". <br /><br />L’appareil lit le disque, automatiquement. Et quand le 45 tours est terminé, il l’éjecte. Pour les enfants de l'époque, c'est l'Himalaya !<br /><br />Le manque-disque Penny (le modèle qui sort chez Landsay cette année-là) est conçu pour être simple d'utilisation et surtout portable. Il dispose, pour cela, d'une poignée intégrée. <br /><br />Pour qu'il plaise aux jeunes, il affiche des couleurs vives, rouge, orange et jaune. Rapidement, le Penny devient l'accessoire indispensable de la jeunesse des années 70.<br /><br />Le succès du mange-disque est tel qu'il influence même l'industrie musicale. Les artistes et les maisons de disques proposent de plus en plus de 45 tours. <br /><br />Un format idéal et moins cher qui leur permet d'arriver dans les foyers. <br /><br />Comme le mange-disque, les pochettes deviennent colorées et plus attractives. On peut écouter, en boucle, autre chose que C Jerome, par exemple Don Mc Lean.<br /><br />Côté qualité de son, en 1972, la critique n'est pas tendre. Les puristes fulminent ! On peut lire "Ils massacrent les morceaux, égorgent les mélodies, agressent les tympans, et détruisent les sillons des précieuses galettes. S’il faut retenir un objet flop, nous retiendrons celui-ci, ça ne s’appelle pas un mange-disque sans raison." <br /><br />Voilà notre PAUVRE mange-disque Penny, rhabillé pour quelques décennies.<br /><br />Ce qui ne l'empêchera pas d'être un très, très grand succès commercial. // Alors, que les audiophiles coupent le son : 1972 restera comme le Happy Day des enfants et des ados, qui vont s'approprier le mange-disque Penny et en faire l'objet que tous les foyers belges se doivent de posséder. // Et de s'écrier, face aux détracteurs et aux peine-à-jouir : nous sommes en 1972, laissez-moi vivre ma vie !]]></itunes:summary><itunes:duration>208</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/739ca8602728e91634b19d2d7d14e075.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Juin 1978: Michel Sardou retrouve le succès avec "En Chantant"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/juin-1978-michel-sardou-retrouve-le-succes-avec-en-chantant--62554366</link><description><![CDATA[Happy Day en juin 1978. Michel Sardou a grand besoin de légèreté et de simplicité. Après des années marquées par des chansons engagées et parfois controversées, il aspire à une bouffée d'air frais. <br /><br />Une mélodie qui changer la donne : "En chantant". On est loin, très loin du "temps des colonies"...<br /><br />Car deux ans plus tôt, Sardou fait polémique. En 1976, il sort l'album "La Vieille", un 33 tours qui contient des titres forts, certes, mais qui abordent des thèmes sensibles et qui divisent. On l'accuse de provocation. <br /><br />Ces thèmes il les assume, mais il rappelle également qu'il raconte des histoires. Comme un romancier. Sardou s'attire les critiques d'une certaine presse. Notamment pour des chansons comme "Je suis pour".<br /><br />Ces polémiques pèsent sur l'artiste. Dans son autobiographie, La Moitié du chemin, il raconte ceci : « J'avais besoin d'une vraie chanson populaire, facile à entendre et simple à retenir. Les chansons de combat commençaient à me fatiguer. J'avais dans l'idée de changer de métier. J'étais malade, et aucun médecin ne savait de quoi je souffrais. Quelqu'un m'a conseillé de partir en voyage ; en m'assurant que j'allais m'ennuyer partout, mais qu'en rentrant je serais guéri. Je suis parti. »<br /><br />Tous les bateaux s'envolent. Les polémiques pareil. Sardou reçoit alors un cadeau, "En chantant". Cette chanson est écrite par Pierre Delanoë et Sardou, lui-même. Le titre, qui va figurer sur l'album "Je vole" sera composée par le chanteur italien Toto Cutugno. <br /><br />Sardou ressent le besoin de se reconnecter avec le public sur des bases plus légères, plus universelles. Alors, il parle de son enfance...<br /><br />La chanson est une ode à la vie, à la joie simple de chanter à chaque étape de son existence. Elle évoque l'enfance, l'âge adulte, la vieillesse, toujours avec ce fil conducteur qu'est la musique. <br /><br />Voilà qui tranche avec les thématiques tranchantes de son précédent album. Et ça marche. Personne ne sait si Sardou est guéri. Le public, lui, est immédiatement conquis. <br /><br />Cette chanson marque un tournant pour Sardou. Elle lui permet de renouer avec une image plus apaisée, plus positive aussi. "En chantant" rencontre un grand succès en France et en Belgique, s'écoulant à plus d'un million d'exemplaires en 1978.<br /><br />Ce 1er juin 1978 restera donc comme un Happy Day pour Michel Sardou, qui a retrouvé la légèreté. Et dont la famille s'agrandit. Car ce jour-là, c'est la naissance de Davy Sardou, le deuxième fils de Babette et Michel. <br /><br />Et comme deux bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules, quelques semaines plus tard, Michel Sardou fera la connaissance de Didier Barbelivien, qui deviendra l'un de ses paroliers réguliers. // Car oui, la victoire se gagne aussi, en chantant.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62554366</guid><pubDate>Thu, 31 Oct 2024 11:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62554366/304452_juin_1978_michel_sardou_retrouve_le_succes_avec_en_chantant.mp3" length="5565281" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day en juin 1978. Michel Sardou a grand besoin de légèreté et de simplicité. Après des années marquées par des chansons engagées et parfois controversées, il aspire à une bouffée d'air frais. 

Une mélodie qui changer la donne : "En chantant"....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day en juin 1978. Michel Sardou a grand besoin de légèreté et de simplicité. Après des années marquées par des chansons engagées et parfois controversées, il aspire à une bouffée d'air frais. <br /><br />Une mélodie qui changer la donne : "En chantant". On est loin, très loin du "temps des colonies"...<br /><br />Car deux ans plus tôt, Sardou fait polémique. En 1976, il sort l'album "La Vieille", un 33 tours qui contient des titres forts, certes, mais qui abordent des thèmes sensibles et qui divisent. On l'accuse de provocation. <br /><br />Ces thèmes il les assume, mais il rappelle également qu'il raconte des histoires. Comme un romancier. Sardou s'attire les critiques d'une certaine presse. Notamment pour des chansons comme "Je suis pour".<br /><br />Ces polémiques pèsent sur l'artiste. Dans son autobiographie, La Moitié du chemin, il raconte ceci : « J'avais besoin d'une vraie chanson populaire, facile à entendre et simple à retenir. Les chansons de combat commençaient à me fatiguer. J'avais dans l'idée de changer de métier. J'étais malade, et aucun médecin ne savait de quoi je souffrais. Quelqu'un m'a conseillé de partir en voyage ; en m'assurant que j'allais m'ennuyer partout, mais qu'en rentrant je serais guéri. Je suis parti. »<br /><br />Tous les bateaux s'envolent. Les polémiques pareil. Sardou reçoit alors un cadeau, "En chantant". Cette chanson est écrite par Pierre Delanoë et Sardou, lui-même. Le titre, qui va figurer sur l'album "Je vole" sera composée par le chanteur italien Toto Cutugno. <br /><br />Sardou ressent le besoin de se reconnecter avec le public sur des bases plus légères, plus universelles. Alors, il parle de son enfance...<br /><br />La chanson est une ode à la vie, à la joie simple de chanter à chaque étape de son existence. Elle évoque l'enfance, l'âge adulte, la vieillesse, toujours avec ce fil conducteur qu'est la musique. <br /><br />Voilà qui tranche avec les thématiques tranchantes de son précédent album. Et ça marche. Personne ne sait si Sardou est guéri. Le public, lui, est immédiatement conquis. <br /><br />Cette chanson marque un tournant pour Sardou. Elle lui permet de renouer avec une image plus apaisée, plus positive aussi. "En chantant" rencontre un grand succès en France et en Belgique, s'écoulant à plus d'un million d'exemplaires en 1978.<br /><br />Ce 1er juin 1978 restera donc comme un Happy Day pour Michel Sardou, qui a retrouvé la légèreté. Et dont la famille s'agrandit. Car ce jour-là, c'est la naissance de Davy Sardou, le deuxième fils de Babette et Michel. <br /><br />Et comme deux bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules, quelques semaines plus tard, Michel Sardou fera la connaissance de Didier Barbelivien, qui deviendra l'un de ses paroliers réguliers. // Car oui, la victoire se gagne aussi, en chantant.]]></itunes:summary><itunes:duration>232</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4efa9bde8912a54ecccbb2074ab48df1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brigitte Bardot fête ses 30 ans : Retour sur son année marquante de 1964</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brigitte-bardot-fete-ses-30-ans-retour-sur-son-annee-marquante-de-1964--62541824</link><description><![CDATA[Nous sommes le 28 septembre 1964. Happy Day pour Brigitte Bardot, l'icône mondiale fête ses 30 ans. <br /><br />Paris est en effervescence. La presse internationale s'empare de l'événement : « B.B.'s turning 30 ! » (BB a 30 ans) <br /><br />Paris Match dépêche son meilleur reporter et photographe pour immortaliser ce moment. Partout, on célèbre l'anniversaire de celle qui incarne la liberté et la modernité de sa génération. <br /><br />30 ans, ça pourrait tout changer.<br /><br />Le 28 septembre 1964, une lettre retient l'attention de Brigitte. Elle est publiée dans la revue Candide et porte la signature de Marguerite Duras.<br /><br />Elle écrit : « Brigitte, vous avez aujourd'hui atteint l'absurde impossible. L'âge incroyable de 30 ans. Est-ce la fin de votre éblouissante matinée ? ». <br /><br />Une réflexion à la fois piquante et admirative, signée d'une plume acérée.<br /><br />En juin 1964, un autre événement marque son année. Joséphine Baker lance un appel pour sauver son château du Périgord, où elle a recueilli ses enfants adoptifs. Touchée par la détresse de l'artiste, Bardot intervient à la télévision pour lancer un appel en sa faveur.<br /><br />1964, c'est aussi l'année d'un nouvel amour provisoire. Cette nouvelle idylle est née en janvier, avec le musicien brésilien Bob Zagury. Très vite, ensemble, ils s'envolent pour l'Amérique du Sud. <br /><br />À son arrivée, c'est la folie. Les photographes la pourchassent, la foule se presse pour apercevoir la star. Pour échapper à l'émeute, elle doit s'isoler dans son appartement. Brigitte est une véritable déesse aux yeux du public brésilien.<br /><br />Fin 1964, elle va partir passer les fêtes de Noël à Búzios, un petit village de pêcheurs au Brésil, toujours aux côtés de Bob Zagury. Sa présence met loe boxon dans ce lieu paisible d'Amérique du Sud. <br /><br />En signe de gratitude, les habitants érigent une statue à son effigie, sculptée par Christina Motta.  <br /><br />Et le cinéma ? En 64, Louis Malle lui propose un défi de taille : partager l'affiche avec Jeanne Moreau dans « Viva Maria! », une parodie de western à grand spectacle, tournée au Mexique. Tiens donc ! <br /><br />Son agent lui explique que c'est une opportunité unique de montrer au monde qu'elle est plus qu'une simple beauté, qu'elle peut rivaliser avec les plus grandes actrices de son temps. <br /><br />La décision est difficile, mais Brigitte accepte de relever le défi.<br /><br />Mais quelle année, cette année 64 ! Cette année-là, elle chante 'j'en ai fait des voyages, j'en ai vu des orages'. Oui, le 28 septembre 1964 restera vraiment comme le Happy Day de Brigitte Bardot qui, à 30 ans, n'a jamais été aussi belle, aussi célèbre, aussi désirable, même si, rapidement, avec Bob Zagury, c'est... la fin de l'été...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62541824</guid><pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62541824/304389_brigitte_bardot_fete_ses_30_ans_retour_sur_son_annee_marquante_de_1964.mp3" length="6154603" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 28 septembre 1964. Happy Day pour Brigitte Bardot, l'icône mondiale fête ses 30 ans. 

Paris est en effervescence. La presse internationale s'empare de l'événement : « B.B.'s turning 30 ! » (BB a 30 ans) 

Paris Match dépêche son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 28 septembre 1964. Happy Day pour Brigitte Bardot, l'icône mondiale fête ses 30 ans. <br /><br />Paris est en effervescence. La presse internationale s'empare de l'événement : « B.B.'s turning 30 ! » (BB a 30 ans) <br /><br />Paris Match dépêche son meilleur reporter et photographe pour immortaliser ce moment. Partout, on célèbre l'anniversaire de celle qui incarne la liberté et la modernité de sa génération. <br /><br />30 ans, ça pourrait tout changer.<br /><br />Le 28 septembre 1964, une lettre retient l'attention de Brigitte. Elle est publiée dans la revue Candide et porte la signature de Marguerite Duras.<br /><br />Elle écrit : « Brigitte, vous avez aujourd'hui atteint l'absurde impossible. L'âge incroyable de 30 ans. Est-ce la fin de votre éblouissante matinée ? ». <br /><br />Une réflexion à la fois piquante et admirative, signée d'une plume acérée.<br /><br />En juin 1964, un autre événement marque son année. Joséphine Baker lance un appel pour sauver son château du Périgord, où elle a recueilli ses enfants adoptifs. Touchée par la détresse de l'artiste, Bardot intervient à la télévision pour lancer un appel en sa faveur.<br /><br />1964, c'est aussi l'année d'un nouvel amour provisoire. Cette nouvelle idylle est née en janvier, avec le musicien brésilien Bob Zagury. Très vite, ensemble, ils s'envolent pour l'Amérique du Sud. <br /><br />À son arrivée, c'est la folie. Les photographes la pourchassent, la foule se presse pour apercevoir la star. Pour échapper à l'émeute, elle doit s'isoler dans son appartement. Brigitte est une véritable déesse aux yeux du public brésilien.<br /><br />Fin 1964, elle va partir passer les fêtes de Noël à Búzios, un petit village de pêcheurs au Brésil, toujours aux côtés de Bob Zagury. Sa présence met loe boxon dans ce lieu paisible d'Amérique du Sud. <br /><br />En signe de gratitude, les habitants érigent une statue à son effigie, sculptée par Christina Motta.  <br /><br />Et le cinéma ? En 64, Louis Malle lui propose un défi de taille : partager l'affiche avec Jeanne Moreau dans « Viva Maria! », une parodie de western à grand spectacle, tournée au Mexique. Tiens donc ! <br /><br />Son agent lui explique que c'est une opportunité unique de montrer au monde qu'elle est plus qu'une simple beauté, qu'elle peut rivaliser avec les plus grandes actrices de son temps. <br /><br />La décision est difficile, mais Brigitte accepte de relever le défi.<br /><br />Mais quelle année, cette année 64 ! Cette année-là, elle chante 'j'en ai fait des voyages, j'en ai vu des orages'. Oui, le 28 septembre 1964 restera vraiment comme le Happy Day de Brigitte Bardot qui, à 30 ans, n'a jamais été aussi belle, aussi célèbre, aussi désirable, même si, rapidement, avec Bob Zagury, c'est... la fin de l'été...]]></itunes:summary><itunes:duration>257</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/94bbd23e30aae461b7ba5a322cc84aaa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1968: Comment la série Colombo est-elle arrivée sur nos écrans?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1968-comment-la-serie-colombo-est-elle-arrivee-sur-nos-ecrans--62541823</link><description><![CDATA[Nous sommes le 20 février 1968. Happy Day pour Peter Falk. La chaîne américaine NBC diffuse le premier épisode d'une série policière qui va le faire entrer dans la légende : Columbo. <br /><br />Ce soir-là, les téléspectateurs découvrent un détective peu conventionnel, vêtu d'un imperméable froissé, roulant dans une vieille Peugeot 403 cabossée, et toujours accompagné de son cigare.<br /><br />Qui est Columbo ? Le personnage de Columbo est créé par Richard Levinson et William Link. Il apparaît pour la première fois en 1960 dans un épisode de la série "The Chevy Mystery Show". <br /><br />C'est en 1968 que Columbo prend véritablement vie, incarné par Peter Falk dans le téléfilm "Prescription: Murder". Il servira de pilote à la future série.<br /><br />La particularité de cette série Columbo est son format inversé. Contrairement aux séries policières traditionnelles, chaque épisode commence par la préparation et la réalisation du meurtre. Le téléspectateur connaît donc dès le départ l'identité du coupable et les circonstances du crime. <br /><br />Le suspense consiste à savoir comment Columbo va dénouer l'affaire.<br /><br />Peter Falk, avec son œil droit de verre, apporte au personnage une humanité et une certaine authenticité. Son apparence négligée, son attitude apparemment distraite, cachent en réalité un esprit vif et analytique. <br /><br />Columbo est loin des détectives glamour de l'époque ; il est plutôt humble, pas très sexy, mais tenace. Il use de son apparente naïveté pour parler de sa femme et... déstabiliser les suspects. <br /><br />En 1972, la série Columbo arrive en France et en Belgique, diffusée sur l'ORTF. Le public adhère. Son fameux "Juste une dernière chose..." devient une réplique culte, annonçant souvent le piège final tendu au coupable.<br /><br />Peter Falk va incarner Columbo pendant plus de trois décennies, de 1968 jusqu'en 2003. Mais le 20 février 1968 restera comme un Happy Day pour Peter Falk et son personnage fétiche, faussement ingénu, mais redoutablement intelligent. <br /><br />D'ailleurs, juste une dernière chose, où étiez-vous précisément lorsque le premier épisode a été diffusé ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62541823</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62541823/304388_1968_comment_la_serie_colombo_est_elle_arrivee_sur_nos_ecrans.mp3" length="5529545" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 20 février 1968. Happy Day pour Peter Falk. La chaîne américaine NBC diffuse le premier épisode d'une série policière qui va le faire entrer dans la légende : Columbo. 

Ce soir-là, les téléspectateurs découvrent un détective peu...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 20 février 1968. Happy Day pour Peter Falk. La chaîne américaine NBC diffuse le premier épisode d'une série policière qui va le faire entrer dans la légende : Columbo. <br /><br />Ce soir-là, les téléspectateurs découvrent un détective peu conventionnel, vêtu d'un imperméable froissé, roulant dans une vieille Peugeot 403 cabossée, et toujours accompagné de son cigare.<br /><br />Qui est Columbo ? Le personnage de Columbo est créé par Richard Levinson et William Link. Il apparaît pour la première fois en 1960 dans un épisode de la série "The Chevy Mystery Show". <br /><br />C'est en 1968 que Columbo prend véritablement vie, incarné par Peter Falk dans le téléfilm "Prescription: Murder". Il servira de pilote à la future série.<br /><br />La particularité de cette série Columbo est son format inversé. Contrairement aux séries policières traditionnelles, chaque épisode commence par la préparation et la réalisation du meurtre. Le téléspectateur connaît donc dès le départ l'identité du coupable et les circonstances du crime. <br /><br />Le suspense consiste à savoir comment Columbo va dénouer l'affaire.<br /><br />Peter Falk, avec son œil droit de verre, apporte au personnage une humanité et une certaine authenticité. Son apparence négligée, son attitude apparemment distraite, cachent en réalité un esprit vif et analytique. <br /><br />Columbo est loin des détectives glamour de l'époque ; il est plutôt humble, pas très sexy, mais tenace. Il use de son apparente naïveté pour parler de sa femme et... déstabiliser les suspects. <br /><br />En 1972, la série Columbo arrive en France et en Belgique, diffusée sur l'ORTF. Le public adhère. Son fameux "Juste une dernière chose..." devient une réplique culte, annonçant souvent le piège final tendu au coupable.<br /><br />Peter Falk va incarner Columbo pendant plus de trois décennies, de 1968 jusqu'en 2003. Mais le 20 février 1968 restera comme un Happy Day pour Peter Falk et son personnage fétiche, faussement ingénu, mais redoutablement intelligent. <br /><br />D'ailleurs, juste une dernière chose, où étiez-vous précisément lorsque le premier épisode a été diffusé ?]]></itunes:summary><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ddb6ef1e2f563c58b444e455a454138c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Quand France Gall a-t-elle entendu Michel Berger pour la première fois ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/quand-france-gall-a-t-elle-entendu-michel-berger-pour-la-premiere-fois--62475027</link><description><![CDATA[Nous sommes au printemps 1973, dans les rues de Paris. Happy Day pour France Gall, au volant de sa petite Austin. Elle écoute la radio. Soudain, une chanson capte toute son attention. C'est "Attends-moi" de Michel Berger.<br /><br />France est subjuguée par la mélodie et par les paroles. Au volant de sa voiture, elle ressent une connexion immédiate avec cet artiste qu'elle ne connaît pas, enfin pas encore.<br /><br />Le destin fait parfois bien les choses. Paris, rue François 1er, dans les locaux d’Europe 1, ils se croisent. France Gall veut l'aborder. Elle lui demande son avis sur des chansons que son producteur lui propose. Michel Berger accepte. <br /><br />La suite n’est pas très encourageante. France raconte qu'elle arrive chez lui huit jours plus tard pour lui faire écouter la cassette. Sa réaction est assez glaçante : "C'est nul". <br /><br />Pourtant, un dialogue va naître entre eux. Une sorte de lien, qui va se nouer petit à petit. France joue beaucoup de piano devant lui. Il la fait chanter. <br /><br />Six mois passent. En 1974, premier essai. France Gall prête sa voix sur le titre "Mon fils rira du rock'n'roll".<br /><br /> Après la sortie du nouvel album de Michel Berger, l'éditeur de France Gall propose à Michel d'écrire pour elle. Cette fois, il accepte. <br /><br />France est déterminée : "Ce sera lui ou personne". La chanson arrive. C’est une déclaration d’amour.<br /><br />Michel joue la chanson pour la première fois au piano. La réaction de France ? Pas très emballée. Elle rêvait d'un titre plus rythmique et se retrouve avec une ballade. <br /><br />Le jour de l'enregistrement, elle est tendue. Après quelques prises, Michel semble lui TRÈS satisfait. Il lui demande alors d'écrire un texte parlé pour la fin de la chanson. Michel veut l'impliquer. Il veut qu'elle se dépasse.<br /><br />En pleine nuit, ils comprennent qu'il manque un solo de guitare. Un guitariste, Jean-Pierre Castelain, accepte de poser sa touche en un quart d'heure.<br /><br />La magie opère. Le piano omniprésent de Michel donne à la chanson son balancement si particulier. "La Déclaration d'amour" sort en août 1974. Pour France Gall, c'est une renaissance. Elle déclare : "Ça a transformé mon existence, ma vie. Ça m’a apaisée”.<br /><br />Sa collaboration avec Michel Berger vient effacer les traces d'une première partie de carrière qu'elle souhaitait probablement oublier. La relation avec Gainsbourg, la rupture avec Claude François et puis des titres comme "Sacré Charlemagne", qu'elle n'a jamais assumé. <br /><br />En ce happy day d'août 1973, France écoute la radio dans sa voiture. Elle ignore encore que Michel deviendra son grand amour. Et qu'elle l’épousera 3 ans plus tard, le 22 juin 1976. 3 ans après la déclaration d’amour.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62475027</guid><pubDate>Mon, 28 Oct 2024 11:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62475027/303974_quand_france_gall_a_t_elle_entendu_michel_berger_pour_la_premiere_fois.mp3" length="5314505" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes au printemps 1973, dans les rues de Paris. Happy Day pour France Gall, au volant de sa petite Austin. Elle écoute la radio. Soudain, une chanson capte toute son attention. C'est "Attends-moi" de Michel Berger.

France est subjuguée par la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes au printemps 1973, dans les rues de Paris. Happy Day pour France Gall, au volant de sa petite Austin. Elle écoute la radio. Soudain, une chanson capte toute son attention. C'est "Attends-moi" de Michel Berger.<br /><br />France est subjuguée par la mélodie et par les paroles. Au volant de sa voiture, elle ressent une connexion immédiate avec cet artiste qu'elle ne connaît pas, enfin pas encore.<br /><br />Le destin fait parfois bien les choses. Paris, rue François 1er, dans les locaux d’Europe 1, ils se croisent. France Gall veut l'aborder. Elle lui demande son avis sur des chansons que son producteur lui propose. Michel Berger accepte. <br /><br />La suite n’est pas très encourageante. France raconte qu'elle arrive chez lui huit jours plus tard pour lui faire écouter la cassette. Sa réaction est assez glaçante : "C'est nul". <br /><br />Pourtant, un dialogue va naître entre eux. Une sorte de lien, qui va se nouer petit à petit. France joue beaucoup de piano devant lui. Il la fait chanter. <br /><br />Six mois passent. En 1974, premier essai. France Gall prête sa voix sur le titre "Mon fils rira du rock'n'roll".<br /><br /> Après la sortie du nouvel album de Michel Berger, l'éditeur de France Gall propose à Michel d'écrire pour elle. Cette fois, il accepte. <br /><br />France est déterminée : "Ce sera lui ou personne". La chanson arrive. C’est une déclaration d’amour.<br /><br />Michel joue la chanson pour la première fois au piano. La réaction de France ? Pas très emballée. Elle rêvait d'un titre plus rythmique et se retrouve avec une ballade. <br /><br />Le jour de l'enregistrement, elle est tendue. Après quelques prises, Michel semble lui TRÈS satisfait. Il lui demande alors d'écrire un texte parlé pour la fin de la chanson. Michel veut l'impliquer. Il veut qu'elle se dépasse.<br /><br />En pleine nuit, ils comprennent qu'il manque un solo de guitare. Un guitariste, Jean-Pierre Castelain, accepte de poser sa touche en un quart d'heure.<br /><br />La magie opère. Le piano omniprésent de Michel donne à la chanson son balancement si particulier. "La Déclaration d'amour" sort en août 1974. Pour France Gall, c'est une renaissance. Elle déclare : "Ça a transformé mon existence, ma vie. Ça m’a apaisée”.<br /><br />Sa collaboration avec Michel Berger vient effacer les traces d'une première partie de carrière qu'elle souhaitait probablement oublier. La relation avec Gainsbourg, la rupture avec Claude François et puis des titres comme "Sacré Charlemagne", qu'elle n'a jamais assumé. <br /><br />En ce happy day d'août 1973, France écoute la radio dans sa voiture. Elle ignore encore que Michel deviendra son grand amour. Et qu'elle l’épousera 3 ans plus tard, le 22 juin 1976. 3 ans après la déclaration d’amour.]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4dfb12ae2175c6eca1845dc989d4a964.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Quand les Beatles ont-ils accordé leur première interview à un journaliste belge ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/quand-les-beatles-ont-ils-accorde-leur-premiere-interview-a-un-journaliste-belge--62461073</link><description><![CDATA[Nous sommes en janvier 1964 en pleine Beatlemania. Les Britanniques s’offrent un premier séjour parisien et une série de concerts. C’est l'occasion pour quelques journalistes privilégiés de les approcher de près. Parmi eux, Un Belge sera le tout premier à les interviewer.<br /><br />Happy Day pour Frans Romeyns, producteur de la BRT. Il a l'honneur d'être le premier journaliste belge à rencontrer les Beatles. <br /><br />En janvier 1964, il les interroge dans leur chambre d'hôtel à Paris. Une rencontre privilégiée, mais qui n'a pas vraiment le panache de leur visite à Radio Luxembourg. Où c'est l'hystérie complète.<br /><br />Les Beatles vont donner 41 concerts. Ils resteront 3 semaines complètes à Paris. Ce qui permettra à Michel Lemaire, journaliste pour la presse francophone belge, de les rencontrer. <br /><br />Ce sera son happy day à lui, le 16 janvier 1964. Le journaliste de la RTB Radio recueillera quelques paroles des Beatles. Quelques minutes précieuses, puisqu'il aura été le seul journaliste belge francophone à pouvoir les interviewer. <br /><br />Quelques mois plus tard, Jan Torfs, fondateur du magazine "Juke Box", interviewe à son tour les Beatles à Londres sur le tournage de leur film "A Hard Day's Night". <br /><br />Il partagera cette exclusivité dans le numéro de juin 1964, offrant aux lecteurs belges un aperçu de la vie des Beatles en coulisses. <br /><br />Côté francophone, Michel Lemaire conserve toujours le titre du seul francophone à avoir approché les garçons. <br /><br />Jusqu'au 26 juin 1965. Les Beatles sont alors en tournée en Italie. Gérard Valet, journaliste à la RTB, réussit à les contacter par téléphone. <br /><br />Mais voilà, on est en 65. La conversation avec l’Italie est interrompue et ne pourra jamais être rétablie. D’ailleurs, on a beau chercher, il ne reste rien de cette interview.<br /><br />On l’a compris. Les Beatles et la Belgique, c'est compliqué. D’ailleurs, ils ne se sont jamais produits en concert chez nous. Une question se pose alors : pourquoi avoir été boudé par le plus grand groupe de l'époque ?<br /><br />Probablement, le manque d'initiative. D'autre part, l'absence de structures adaptées pour accueillir un tel événement. À cette époque, Forest National n'existe pas encore. Les directeurs de salles craignent sans doute les débordements des fans en délire. Et puis ces histoires de visa, qui empêchaient les Britanniques, qui n'étaient pas encore européens, de venir se produire chez nous.<br /><br />N'empêche, janvier 1964 restera comme le Happy Day de Frans Romeyns, qui aura été le premier journaliste belge à pouvoir approcher les Beatles. Et à leur serrer la pince, ne serait-ce que quelques minutes...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62461073</guid><pubDate>Fri, 25 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62461073/303885_quand_les_beatles_ont_ils_accorde_leur_premiere_interview_a_un_journaliste_belge.mp3" length="7676184" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en janvier 1964 en pleine Beatlemania. Les Britanniques s’offrent un premier séjour parisien et une série de concerts. C’est l'occasion pour quelques journalistes privilégiés de les approcher de près. Parmi eux, Un Belge sera le tout...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en janvier 1964 en pleine Beatlemania. Les Britanniques s’offrent un premier séjour parisien et une série de concerts. C’est l'occasion pour quelques journalistes privilégiés de les approcher de près. Parmi eux, Un Belge sera le tout premier à les interviewer.<br /><br />Happy Day pour Frans Romeyns, producteur de la BRT. Il a l'honneur d'être le premier journaliste belge à rencontrer les Beatles. <br /><br />En janvier 1964, il les interroge dans leur chambre d'hôtel à Paris. Une rencontre privilégiée, mais qui n'a pas vraiment le panache de leur visite à Radio Luxembourg. Où c'est l'hystérie complète.<br /><br />Les Beatles vont donner 41 concerts. Ils resteront 3 semaines complètes à Paris. Ce qui permettra à Michel Lemaire, journaliste pour la presse francophone belge, de les rencontrer. <br /><br />Ce sera son happy day à lui, le 16 janvier 1964. Le journaliste de la RTB Radio recueillera quelques paroles des Beatles. Quelques minutes précieuses, puisqu'il aura été le seul journaliste belge francophone à pouvoir les interviewer. <br /><br />Quelques mois plus tard, Jan Torfs, fondateur du magazine "Juke Box", interviewe à son tour les Beatles à Londres sur le tournage de leur film "A Hard Day's Night". <br /><br />Il partagera cette exclusivité dans le numéro de juin 1964, offrant aux lecteurs belges un aperçu de la vie des Beatles en coulisses. <br /><br />Côté francophone, Michel Lemaire conserve toujours le titre du seul francophone à avoir approché les garçons. <br /><br />Jusqu'au 26 juin 1965. Les Beatles sont alors en tournée en Italie. Gérard Valet, journaliste à la RTB, réussit à les contacter par téléphone. <br /><br />Mais voilà, on est en 65. La conversation avec l’Italie est interrompue et ne pourra jamais être rétablie. D’ailleurs, on a beau chercher, il ne reste rien de cette interview.<br /><br />On l’a compris. Les Beatles et la Belgique, c'est compliqué. D’ailleurs, ils ne se sont jamais produits en concert chez nous. Une question se pose alors : pourquoi avoir été boudé par le plus grand groupe de l'époque ?<br /><br />Probablement, le manque d'initiative. D'autre part, l'absence de structures adaptées pour accueillir un tel événement. À cette époque, Forest National n'existe pas encore. Les directeurs de salles craignent sans doute les débordements des fans en délire. Et puis ces histoires de visa, qui empêchaient les Britanniques, qui n'étaient pas encore européens, de venir se produire chez nous.<br /><br />N'empêche, janvier 1964 restera comme le Happy Day de Frans Romeyns, qui aura été le premier journaliste belge à pouvoir approcher les Beatles. Et à leur serrer la pince, ne serait-ce que quelques minutes...]]></itunes:summary><itunes:duration>320</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/047dbf7ca2445c9a627e20281c4c2c28.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment la RTB et la BRT ont-elles transformé la télé belge en 1960 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-la-rtb-et-la-brt-ont-elles-transforme-la-tele-belge-en-1960--62461071</link><description><![CDATA[Nous sommes en mai 1960. Happy Day pour la télévision belge. <br /><br />Le gouvernement Eyskens vient de scinder l'INR en deux entités différentes. Au Nord, la BRT. Au Sud du pays, la RTB. <br /><br />La loi est publiée le 18 mai. Après 30 années d’existence, l’INR cède sa place et change de Ministre. La télé ne sera plus liée aux PTT, mais au Ministre des Affaires culturelles, Pierre Harmel. <br /><br />L'actualité est lourde, cette année-là, on parle de plus en plus de l'indépendance du Congo.<br /><br />L'information, en 1960, c'est la radio. Et bien, cela va changer. La RTB hérite des infrastructures et du personnel francophone de l'INR. Elle a pour mission de développer des programmes qui reflètent la culture, la langue et les préoccupations de la communauté francophone. <br /><br />De son côté, la BRT fait de même pour la communauté néerlandophone. Et pour informer, il faut un journal. Avec un générique fort.<br /><br />On dit déjà, en 1960, que la RTB doit disposer d’une autonomie et d'une indépendance vis-à-vis du gouvernement. Ce ne sera évidemment pas aussi simple. L’État verse à la RTB une dotation annuelle. La publicité commerciale est toujours interdite.<br /><br />Le budget est limité. Les téléviseurs en circulation, pareil. Les productions belges ne sont pas encore majoritaires. On entend alors CECI :<br /><br />Ce générique signifie que la RTB va rejoindre les programmes de la RTF (donc la France). <br /><br />Il y aura un peu plus de Belge dès 1961. Les relais de Paris diminuent, petit à petit. Si bien qu'en 1966, ils ne représentent plus que 15 % du volume total des émissions.<br /><br />La RTB se sent à l'étroit à Flagey, un lieu qui était pensé au départ pour la radio. C'est le début du grand chantier de la Cité du boulevard Reyers, où s'installeront la RTB et la BRT dès 1964. <br /><br />Mais tout cela se fera petit à petit. Il faudra attendre 14 ans pour une migration complète de la radio ET de la télé.<br /><br />En 1968, la RTB lance sa première émission d'actualité régionale. Elle est d'abord hebdomadaire, elle deviendra vite quotidienne. Dans les rues de Bruxelles, on réalise des micro-trottoirs. La télé n'est plus un mythe, elle se rapproche du public et lui pose des questions.<br /><br />À propos, c'est le mariage du roi Baudouin, le 15 décembre 1960, qui a marqué le début de l'achat en masse des téléviseurs chez nous. Un Happy Day retransmis avec de gros moyens techniques par la RTB et la BRT. À la radio, cette semaine-là, c'est Johnny qui parle d'amour...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62461071</guid><pubDate>Thu, 24 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62461071/303884_comment_la_rtb_et_la_brt_ont_elles_transforme_la_tele_belge_en_1960.mp3" length="5125797" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en mai 1960. Happy Day pour la télévision belge. 

Le gouvernement Eyskens vient de scinder l'INR en deux entités différentes. Au Nord, la BRT. Au Sud du pays, la RTB. 

La loi est publiée le 18 mai. Après 30 années d’existence, l’INR cède...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en mai 1960. Happy Day pour la télévision belge. <br /><br />Le gouvernement Eyskens vient de scinder l'INR en deux entités différentes. Au Nord, la BRT. Au Sud du pays, la RTB. <br /><br />La loi est publiée le 18 mai. Après 30 années d’existence, l’INR cède sa place et change de Ministre. La télé ne sera plus liée aux PTT, mais au Ministre des Affaires culturelles, Pierre Harmel. <br /><br />L'actualité est lourde, cette année-là, on parle de plus en plus de l'indépendance du Congo.<br /><br />L'information, en 1960, c'est la radio. Et bien, cela va changer. La RTB hérite des infrastructures et du personnel francophone de l'INR. Elle a pour mission de développer des programmes qui reflètent la culture, la langue et les préoccupations de la communauté francophone. <br /><br />De son côté, la BRT fait de même pour la communauté néerlandophone. Et pour informer, il faut un journal. Avec un générique fort.<br /><br />On dit déjà, en 1960, que la RTB doit disposer d’une autonomie et d'une indépendance vis-à-vis du gouvernement. Ce ne sera évidemment pas aussi simple. L’État verse à la RTB une dotation annuelle. La publicité commerciale est toujours interdite.<br /><br />Le budget est limité. Les téléviseurs en circulation, pareil. Les productions belges ne sont pas encore majoritaires. On entend alors CECI :<br /><br />Ce générique signifie que la RTB va rejoindre les programmes de la RTF (donc la France). <br /><br />Il y aura un peu plus de Belge dès 1961. Les relais de Paris diminuent, petit à petit. Si bien qu'en 1966, ils ne représentent plus que 15 % du volume total des émissions.<br /><br />La RTB se sent à l'étroit à Flagey, un lieu qui était pensé au départ pour la radio. C'est le début du grand chantier de la Cité du boulevard Reyers, où s'installeront la RTB et la BRT dès 1964. <br /><br />Mais tout cela se fera petit à petit. Il faudra attendre 14 ans pour une migration complète de la radio ET de la télé.<br /><br />En 1968, la RTB lance sa première émission d'actualité régionale. Elle est d'abord hebdomadaire, elle deviendra vite quotidienne. Dans les rues de Bruxelles, on réalise des micro-trottoirs. La télé n'est plus un mythe, elle se rapproche du public et lui pose des questions.<br /><br />À propos, c'est le mariage du roi Baudouin, le 15 décembre 1960, qui a marqué le début de l'achat en masse des téléviseurs chez nous. Un Happy Day retransmis avec de gros moyens techniques par la RTB et la BRT. À la radio, cette semaine-là, c'est Johnny qui parle d'amour...]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/44eb570b7718595860149211f63f7a6c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi "Borsalino" a-t-il marqué l'histoire du cinéma en 1970 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-borsalino-a-t-il-marque-l-histoire-du-cinema-en-1970--62461069</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1970. Un film va offrir au cinéma français un moment historique. Il va réunir, pour la première fois, deux géants : Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. <br /><br />Pour Jacques Deray, l’association de ces deux monuments sur la même affiche est un rêve absolu. L'affiche va marquer les esprits. Tout comme la musique, signée Claude Bolling, pianiste de jazz et chef d'orchestre.<br /><br />"Borsalino" nous plonge dans le Marseille des années 1930. L'histoire est inspirée de faits réels. Elle suit les aventures de deux petits malfrats, Roch Siffredi (interprété par Alain Delon) et François Capella (joué par Jean-Paul Belmondo). <br /><br />Ensemble, ils gravissent les échelons du milieu marseillais. Avec 3 ingrédients : amitié, rivalité et ambition. Leur première rencontre, c'est un duel qui se termine par un ex-aequo... et des présentations musclées.<br /><br />D'ailleurs, pourquoi ce titre, "Borsalino" ? C'est une référence à une célèbre marque italienne de chapeaux, emblème d'élégance et de raffinement. <br /><br />Dans le film, le borsalino est plus qu'un accessoire ; c'est d'abord et avant tout une marque de style et statut, celui des gangsters de l'époque. Le "Borsalino" devient presque un personnage à part entière.<br /><br />Le film est comme une reconstitution des années 30. C'est visuellement sublime et, grâce aux acteurs, spectaculaire. <br /><br />En réalité, ce n'est pas tant un hommage au Marseille des années 30 pour le réalisateur. Il a également puisé son inspiration dans les films de gangsters américians de la Grande Dépression.<br /><br />Pour Belmondo et pour Delon, Borsalino participe à la création de leur mythe, en multipliant les scènes mythiques… et les répliques tranchantes. Comme ce pile ou face...<br /><br />La distribution du film ne s'arrête pourtant pas là.<br /><br />Au casting, on trouve un petit criminel, Boccace, interprété par Julien Guiomar. Mais aussi maître Rinaldi, fourbe et vicieux, un rôle campé par... Michel Bouquet. <br /><br />Dans la distribution, Catherine Rouvel, Henri Attal, Mireille Darc et Roland Malet.<br /><br />Le 20 mai 1970 restera comme un Happy Day pour le cinéma français, qui réunit pour la première fois les 2 acteurs les plus en vue, autour d'un scénario impeccablement ficelé. <br /><br />C'était gagné d'avance. À sa sortie, Borsalino connaît un triomphe public, quatre millions de spectateurs en France. C’est largement mérité. <br /><br />En Belgique, le film engrangera des recettes de 8,3 millions de francs belges, ce qui correspond à environ 130 000 spectateurs. <br /><br />Puis le film disparaît longtemps à cause d’un montage financier complexe. 12 ans. Sans JAMAIS pendre une seule ride...  ]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62461069</guid><pubDate>Wed, 23 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62461069/303883_pourquoi_borsalino_a_t_il_marque_l_histoire_du_cinema_en_1970.mp3" length="7622894" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1970. Un film va offrir au cinéma français un moment historique. Il va réunir, pour la première fois, deux géants : Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. 

Pour Jacques Deray, l’association de ces deux monuments sur la même affiche est un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1970. Un film va offrir au cinéma français un moment historique. Il va réunir, pour la première fois, deux géants : Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. <br /><br />Pour Jacques Deray, l’association de ces deux monuments sur la même affiche est un rêve absolu. L'affiche va marquer les esprits. Tout comme la musique, signée Claude Bolling, pianiste de jazz et chef d'orchestre.<br /><br />"Borsalino" nous plonge dans le Marseille des années 1930. L'histoire est inspirée de faits réels. Elle suit les aventures de deux petits malfrats, Roch Siffredi (interprété par Alain Delon) et François Capella (joué par Jean-Paul Belmondo). <br /><br />Ensemble, ils gravissent les échelons du milieu marseillais. Avec 3 ingrédients : amitié, rivalité et ambition. Leur première rencontre, c'est un duel qui se termine par un ex-aequo... et des présentations musclées.<br /><br />D'ailleurs, pourquoi ce titre, "Borsalino" ? C'est une référence à une célèbre marque italienne de chapeaux, emblème d'élégance et de raffinement. <br /><br />Dans le film, le borsalino est plus qu'un accessoire ; c'est d'abord et avant tout une marque de style et statut, celui des gangsters de l'époque. Le "Borsalino" devient presque un personnage à part entière.<br /><br />Le film est comme une reconstitution des années 30. C'est visuellement sublime et, grâce aux acteurs, spectaculaire. <br /><br />En réalité, ce n'est pas tant un hommage au Marseille des années 30 pour le réalisateur. Il a également puisé son inspiration dans les films de gangsters américians de la Grande Dépression.<br /><br />Pour Belmondo et pour Delon, Borsalino participe à la création de leur mythe, en multipliant les scènes mythiques… et les répliques tranchantes. Comme ce pile ou face...<br /><br />La distribution du film ne s'arrête pourtant pas là.<br /><br />Au casting, on trouve un petit criminel, Boccace, interprété par Julien Guiomar. Mais aussi maître Rinaldi, fourbe et vicieux, un rôle campé par... Michel Bouquet. <br /><br />Dans la distribution, Catherine Rouvel, Henri Attal, Mireille Darc et Roland Malet.<br /><br />Le 20 mai 1970 restera comme un Happy Day pour le cinéma français, qui réunit pour la première fois les 2 acteurs les plus en vue, autour d'un scénario impeccablement ficelé. <br /><br />C'était gagné d'avance. À sa sortie, Borsalino connaît un triomphe public, quatre millions de spectateurs en France. C’est largement mérité. <br /><br />En Belgique, le film engrangera des recettes de 8,3 millions de francs belges, ce qui correspond à environ 130 000 spectateurs. <br /><br />Puis le film disparaît longtemps à cause d’un montage financier complexe. 12 ans. Sans JAMAIS pendre une seule ride...  ]]></itunes:summary><itunes:duration>318</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5adb97867b09b98fd72666758778d644.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment Isabelle Aubret a-t-elle remporté l'Eurovision en 1962 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-isabelle-aubret-a-t-elle-remporte-l-eurovision-en-1962--62461066</link><description><![CDATA[Nous sommes le 18 mars 1962. Happy Day pour le Grand Duché du Luxembourg. Il accueille le Grand Concours Eurovision de la Chanson. <br /><br />C'est la 7e édition. Le 18 mars est un dimanche. Ce sera d'ailleurs la dernière fois que l'événement a lieu un dimanche. <br /><br />Cette année, seize pays participent. Les commentaires pour la France sont assurés par Pierre Tchierna. Il décrit la salle pour ceux qui écoutent la radio et n'ont pas encore la chance de voir tout cela à la télévision.<br /><br />Ce dimanche soir, le concours a lieu à l'auditorium de la Villa Louvigny, le célèbre siège de la Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, qui deviendra un peu plus tard RTL.  <br /><br />L'orchestre, les artistes et le tableau de vote sont placés sur la même scène. <br /><br />La présentatrice de la soirée s'appelle Mireille Delannoy, une animatrice de Télé Luxembourg. Elle ouvre le bal et la soirée par l'expression traditionnelle « Bonsoir l'Europe ! ».<br /><br />Le tirage au sort a désigné la Finlande. Premier pays à monter sur scène. Marion Rung, sous vos applaudissements, va changer "Tipi-tii". Ca veut dire tralalère en français, c'est l'histoire d'un petit oiseau et du printemps.<br /><br />"Tipi-tii" terminera 7e sur 16, ex æquo avec la Suède, son voisin. Ensuite, c'est la Belgique. Fud Leclerc, 4e participation depuis la création du concours en 1956. Ca devient presque un sketch. La chanson s'appelle "Ton nom".<br /><br />"Ton nom" termina en 16e position. C'est à dire dernier. Fud Leclerc restera célèbre pour avoir été la première chanson du concours à ne remporter aucun point. Ce sera aussi le clap de fin pour sa carrière à l’Eurovision.<br /><br />En 1962, à la Villa Louvigny, l'Eurovision est remportée par 3 habitués des premières places. Le Luxembourg est 3e. Monaco termine second. C'est Isabelle Aubret qui termine sur la première place du podium avec "Un Premier Amour". <br /><br />Elle reçoit une très jolie médaille pour l'occasion, des mains de Mireille Delannoy et de Jean-Claude Pascal. Le gagnant de l'édition 61.<br /><br />Isabelle Aubray est ravie. Ravissante aussi avec une robe très claire, qui tranche un peu avec la soirée diffusée en noir et blanc. Elle remporte l'Eurovision en ce happy day de mars 1962, deux ans après avoir gagné un concours de chant organisé à l'Olympia. Mais ce soir, devant l’Europe entière, elle a défendu les couleurs de la France avec "Un Premier Amour"]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62461066</guid><pubDate>Tue, 22 Oct 2024 10:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62461066/303882_comment_isabelle_aubret_a_t_elle_remporte_l_eurovision_en_1962.mp3" length="6074982" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 18 mars 1962. Happy Day pour le Grand Duché du Luxembourg. Il accueille le Grand Concours Eurovision de la Chanson. 

C'est la 7e édition. Le 18 mars est un dimanche. Ce sera d'ailleurs la dernière fois que l'événement a lieu un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 18 mars 1962. Happy Day pour le Grand Duché du Luxembourg. Il accueille le Grand Concours Eurovision de la Chanson. <br /><br />C'est la 7e édition. Le 18 mars est un dimanche. Ce sera d'ailleurs la dernière fois que l'événement a lieu un dimanche. <br /><br />Cette année, seize pays participent. Les commentaires pour la France sont assurés par Pierre Tchierna. Il décrit la salle pour ceux qui écoutent la radio et n'ont pas encore la chance de voir tout cela à la télévision.<br /><br />Ce dimanche soir, le concours a lieu à l'auditorium de la Villa Louvigny, le célèbre siège de la Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, qui deviendra un peu plus tard RTL.  <br /><br />L'orchestre, les artistes et le tableau de vote sont placés sur la même scène. <br /><br />La présentatrice de la soirée s'appelle Mireille Delannoy, une animatrice de Télé Luxembourg. Elle ouvre le bal et la soirée par l'expression traditionnelle « Bonsoir l'Europe ! ».<br /><br />Le tirage au sort a désigné la Finlande. Premier pays à monter sur scène. Marion Rung, sous vos applaudissements, va changer "Tipi-tii". Ca veut dire tralalère en français, c'est l'histoire d'un petit oiseau et du printemps.<br /><br />"Tipi-tii" terminera 7e sur 16, ex æquo avec la Suède, son voisin. Ensuite, c'est la Belgique. Fud Leclerc, 4e participation depuis la création du concours en 1956. Ca devient presque un sketch. La chanson s'appelle "Ton nom".<br /><br />"Ton nom" termina en 16e position. C'est à dire dernier. Fud Leclerc restera célèbre pour avoir été la première chanson du concours à ne remporter aucun point. Ce sera aussi le clap de fin pour sa carrière à l’Eurovision.<br /><br />En 1962, à la Villa Louvigny, l'Eurovision est remportée par 3 habitués des premières places. Le Luxembourg est 3e. Monaco termine second. C'est Isabelle Aubret qui termine sur la première place du podium avec "Un Premier Amour". <br /><br />Elle reçoit une très jolie médaille pour l'occasion, des mains de Mireille Delannoy et de Jean-Claude Pascal. Le gagnant de l'édition 61.<br /><br />Isabelle Aubray est ravie. Ravissante aussi avec une robe très claire, qui tranche un peu avec la soirée diffusée en noir et blanc. Elle remporte l'Eurovision en ce happy day de mars 1962, deux ans après avoir gagné un concours de chant organisé à l'Olympia. Mais ce soir, devant l’Europe entière, elle a défendu les couleurs de la France avec "Un Premier Amour"]]></itunes:summary><itunes:duration>253</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d28c3bd93123f2c29c73893124aca144.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment les Shadows ont-ils révolutionné le rock avec « Apache » en 1960 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-les-shadows-ont-ils-revolutionne-le-rock-avec-apache-en-1960--62439138</link><description><![CDATA[1 juillet 1960. Happy Day pour un groupe britannique qui va faire entrer la musique instrumentale dans la légende. <br /><br />Il y a Hank à la guitare solo, Bruce à la rythmique, Jet à la basse et Tony à la batterie. <br /><br />La formation voit le jour à la fin des années 50. À l'origine, ils s'appellent The Drifters, mais pour éviter toute confusion avec le groupe américain, ils adoptent un autre nom et deviennent... The Shadows.<br /><br />Les Shadows vont s'inspirer d'un film pour créer une chanson. Ce film, c'est BRONCO APACHE avec Burt Lancaster et Charles Bronson.<br /><br />Les Shadows l’enregistrent en mai 1960 aux studios Abbey Road de Londres. Il a été composé par Jerry Lordan, qui l'a d'abord proposé à un guitariste britannique, qui n’en a pas voulu.<br /><br />Les Shadows s'en emparent. Ils vont employer des guitares électriques Fender, et font appel au tambour pour lui donner une petite touche supplémentaire de western.<br /><br />Les premières notes donnent le ton.<br /><br />« Apache » est un mélange qui n’a jamais été osé jusqu’ici. Avec un riff très reconnaissable, le titre parvient immédiatement, sans image, à évoquer les grands espaces de l'Ouest américain. <br /><br />Et tout ça, sans tomber dans la caricature ou le grotesque. « Apache » est ce que l'on va appeler une composition de musique western-rock. Si on ferme les yeux, on a presque l'impression... que les chevaux arrivent !<br /><br />Bon, remettons le tipi au milieu du désert, si le titre s'inspire de Bronco Apache, le compositeur avouera plus tard qu'il s'est laissé inspirer par d'autres films de western et par la musique d'Ennio Morricone. <br /><br />Avec les Shadows, Jerry Lordan a trouvé le groupe qui va donne vie à son idée géniale. En juillet 1960, le succès est immédiat. « Apache » atteint la première place des classements au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens. <br /><br />En Grande-Bretagne, le titre reste numéro un pendant cinq semaines. C'est quasi un record pour un instrumental.<br /><br />Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Deux ans plus tard, ils sortent "Wonderful Land", une autre composition de Jerry Lordan. <br /><br />Cette chanson dépassera tous les records. Elle restera en tête des charts britanniques pendant huit semaines.<br /><br />En 1962, "Wonderful Land" sera même le single le plus vendu au Royaume-Uni, devant tous les titres des Beatles. Je répète : devant TOUS les titres des Beatles. <br /><br />Mais le 1er juillet 1960 restera comme le Happy Day des Shadows, qui, avec « Apache », ont ouvert la voie à une nouvelle branche, le rock western.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62439138</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 14:02:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62439138/303843_comment_les_shadows_ont_ils_revolutionne_le_rock_avec_apache_en_1960.mp3" length="5073761" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1 juillet 1960. Happy Day pour un groupe britannique qui va faire entrer la musique instrumentale dans la légende. 

Il y a Hank à la guitare solo, Bruce à la rythmique, Jet à la basse et Tony à la batterie. 

La formation voit le jour à la fin des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1 juillet 1960. Happy Day pour un groupe britannique qui va faire entrer la musique instrumentale dans la légende. <br /><br />Il y a Hank à la guitare solo, Bruce à la rythmique, Jet à la basse et Tony à la batterie. <br /><br />La formation voit le jour à la fin des années 50. À l'origine, ils s'appellent The Drifters, mais pour éviter toute confusion avec le groupe américain, ils adoptent un autre nom et deviennent... The Shadows.<br /><br />Les Shadows vont s'inspirer d'un film pour créer une chanson. Ce film, c'est BRONCO APACHE avec Burt Lancaster et Charles Bronson.<br /><br />Les Shadows l’enregistrent en mai 1960 aux studios Abbey Road de Londres. Il a été composé par Jerry Lordan, qui l'a d'abord proposé à un guitariste britannique, qui n’en a pas voulu.<br /><br />Les Shadows s'en emparent. Ils vont employer des guitares électriques Fender, et font appel au tambour pour lui donner une petite touche supplémentaire de western.<br /><br />Les premières notes donnent le ton.<br /><br />« Apache » est un mélange qui n’a jamais été osé jusqu’ici. Avec un riff très reconnaissable, le titre parvient immédiatement, sans image, à évoquer les grands espaces de l'Ouest américain. <br /><br />Et tout ça, sans tomber dans la caricature ou le grotesque. « Apache » est ce que l'on va appeler une composition de musique western-rock. Si on ferme les yeux, on a presque l'impression... que les chevaux arrivent !<br /><br />Bon, remettons le tipi au milieu du désert, si le titre s'inspire de Bronco Apache, le compositeur avouera plus tard qu'il s'est laissé inspirer par d'autres films de western et par la musique d'Ennio Morricone. <br /><br />Avec les Shadows, Jerry Lordan a trouvé le groupe qui va donne vie à son idée géniale. En juillet 1960, le succès est immédiat. « Apache » atteint la première place des classements au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens. <br /><br />En Grande-Bretagne, le titre reste numéro un pendant cinq semaines. C'est quasi un record pour un instrumental.<br /><br />Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Deux ans plus tard, ils sortent "Wonderful Land", une autre composition de Jerry Lordan. <br /><br />Cette chanson dépassera tous les records. Elle restera en tête des charts britanniques pendant huit semaines.<br /><br />En 1962, "Wonderful Land" sera même le single le plus vendu au Royaume-Uni, devant tous les titres des Beatles. Je répète : devant TOUS les titres des Beatles. <br /><br />Mais le 1er juillet 1960 restera comme le Happy Day des Shadows, qui, avec « Apache », ont ouvert la voie à une nouvelle branche, le rock western.]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4c5cd8de7f027b8889fc04e798e9f269.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le jour où Charles Aznavour a failli tout arrêter avant son triomphe à l'Alhambra</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-charles-aznavour-a-failli-tout-arreter-avant-son-triomphe-a-l-alhambra--62398222</link><description><![CDATA[Nous sommes le 12 décembre 1960, à l'Alhambra de Paris. Happy day et tournant décisif dans la carrière d'un artiste qui aura probablement tout essayé : Charles Aznavour. <br /><br />À 36 ans, après des années de doutes et de remises en question, il va monter sur scène pour un récital, qui pourrait bien être sa dernière chance. <br /><br />Depuis des années, il affronte la critique qui ne l'a jamais épargné.<br /><br />Aznavour, ce n’est pas un perdreau de l’année . Né en 1924 à Paris de parents arméniens, il a débuté très jeune. Pourtant, le succès populaire tarde à venir. Certains critiquent sa voix, d'autres son physique. Charles, LUI, ne baisse pas les bras.<br /><br />Peu importe. Ce soir, il monte sur scène.<br /><br />C'est son nouveau tour de chant. Après sept chansons, le public reste froid, presque indifférent. L'atmosphère est pesante. En coulisses, le doute s'installe. <br /><br />Charles a une dernière carte à jouer : une chanson qu'il a écrite quelques mois plus tôt dans un bar de Bruxelles. Un titre qui a été refusé par... Yves Montand. Cette chanson, c'est : "Je m'voyais déjà".<br /><br />La mise en scène est audacieuse. Aznavour décide d'interpréter une partie de la chanson dos au public. // Les paroles racontent l'histoire d'un artiste dont la carrière ne décolle pas, un récit qui, fait étrangement écho à son propre parcours. // Il l'explique à Lise Elina dans une interview de décembre 1960.<br /><br />Extrait 1:27 "Je voudrais vous poser une question" jusqu'à 1:47 "Qu'est-ce qui m'a fait réussir ?"<br /><br />Ce soir-là, à Paris, dans "Je m'voyais déjà", Aznavour utilise un jeu de scène qu'il va répéter durant cinquante ans. Il chante. Et pendant ce temps, il s'habille, il noue sa cravate, puis, lorsqu'il est complètement habillé, il tourne le dos au public<br /><br />Problème. À la fin de la prestation, les projecteurs sont braqués sur le public. Mais rien ne se passe. Aucun applaudissement. <br /><br />Il quitte la scène. Et, c'est là qu'il décide de retourner saluer le public une dernière fois. En retour, il reçoit un tonnerre d’applaudissements. C'est un triomphe. <br /><br />Aznavour a trouvé sa voix. Il va parler de la vie. De sa vie. Avec dramaturgie et justesse. D'ailleurs, la chanson comique ne l'a jamais attiré, comme il le confirme lors d'une interview à la RTB en 1961.<br /><br />Son registre, c'est l'audace et l'émotion. En ce happy day de décembre 1960, sur scène, Charles Aznavour vient de conquérir le cœur du public... <br /><br />Le voilà enfin reconnu à sa juste valeur. Les journalistes ont du mal à l'avouer, mais le public ne se trompe pas. <br /><br />Ce soir-là, le cœur enfin léger et le bagage plus mince, il est prêt à conquérir Paris.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62398222</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 10:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62398222/303703_le_jour_ou_charles_aznavour_a_failli_tout_arreter_avant_son_triomphe_a_l_alhambra.mp3" length="6287514" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 12 décembre 1960, à l'Alhambra de Paris. Happy day et tournant décisif dans la carrière d'un artiste qui aura probablement tout essayé : Charles Aznavour. 

À 36 ans, après des années de doutes et de remises en question, il va monter...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 12 décembre 1960, à l'Alhambra de Paris. Happy day et tournant décisif dans la carrière d'un artiste qui aura probablement tout essayé : Charles Aznavour. <br /><br />À 36 ans, après des années de doutes et de remises en question, il va monter sur scène pour un récital, qui pourrait bien être sa dernière chance. <br /><br />Depuis des années, il affronte la critique qui ne l'a jamais épargné.<br /><br />Aznavour, ce n’est pas un perdreau de l’année . Né en 1924 à Paris de parents arméniens, il a débuté très jeune. Pourtant, le succès populaire tarde à venir. Certains critiquent sa voix, d'autres son physique. Charles, LUI, ne baisse pas les bras.<br /><br />Peu importe. Ce soir, il monte sur scène.<br /><br />C'est son nouveau tour de chant. Après sept chansons, le public reste froid, presque indifférent. L'atmosphère est pesante. En coulisses, le doute s'installe. <br /><br />Charles a une dernière carte à jouer : une chanson qu'il a écrite quelques mois plus tôt dans un bar de Bruxelles. Un titre qui a été refusé par... Yves Montand. Cette chanson, c'est : "Je m'voyais déjà".<br /><br />La mise en scène est audacieuse. Aznavour décide d'interpréter une partie de la chanson dos au public. // Les paroles racontent l'histoire d'un artiste dont la carrière ne décolle pas, un récit qui, fait étrangement écho à son propre parcours. // Il l'explique à Lise Elina dans une interview de décembre 1960.<br /><br />Extrait 1:27 "Je voudrais vous poser une question" jusqu'à 1:47 "Qu'est-ce qui m'a fait réussir ?"<br /><br />Ce soir-là, à Paris, dans "Je m'voyais déjà", Aznavour utilise un jeu de scène qu'il va répéter durant cinquante ans. Il chante. Et pendant ce temps, il s'habille, il noue sa cravate, puis, lorsqu'il est complètement habillé, il tourne le dos au public<br /><br />Problème. À la fin de la prestation, les projecteurs sont braqués sur le public. Mais rien ne se passe. Aucun applaudissement. <br /><br />Il quitte la scène. Et, c'est là qu'il décide de retourner saluer le public une dernière fois. En retour, il reçoit un tonnerre d’applaudissements. C'est un triomphe. <br /><br />Aznavour a trouvé sa voix. Il va parler de la vie. De sa vie. Avec dramaturgie et justesse. D'ailleurs, la chanson comique ne l'a jamais attiré, comme il le confirme lors d'une interview à la RTB en 1961.<br /><br />Son registre, c'est l'audace et l'émotion. En ce happy day de décembre 1960, sur scène, Charles Aznavour vient de conquérir le cœur du public... <br /><br />Le voilà enfin reconnu à sa juste valeur. Les journalistes ont du mal à l'avouer, mais le public ne se trompe pas. <br /><br />Ce soir-là, le cœur enfin léger et le bagage plus mince, il est prêt à conquérir Paris.]]></itunes:summary><itunes:duration>262</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a48b98f1305dfc73472e07bbbbd8f18c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Lancement du Magnétoscope VHS: Une révolution dans les foyers en 1976</title><link>https://www.spreaker.com/episode/lancement-du-magnetoscope-vhs-une-revolution-dans-les-foyers-en-1976--62398221</link><description><![CDATA[Nous sommes le 9 septembre 1976. Happy Day pour le Président de JVC. Depuis l'hôtel Okura de Tokyo, il présente fièrement le Victor HR-3300, premier magnétoscope à utiliser le format VHS, Video Home System. <br /><br />Tout est dans son nom : la vidéo entre dans nos salons.<br /><br />Des publicités diffusées à la télé vont donner envie aux foyers de s’équiper. Tout le monde VEUT SON magnétoscope.<br /><br />Le Victor HR-3300 est le fruit de plusieurs années de recherche et d'innovation. Face à des concurrents comme Sony avec son Betamax, JVC mise sur un format avec une durée d'enregistrement plus longue — jusqu'à 2 ou 3 heures — idéal pour enregistrer un film entier. <br /><br />Le problème, à l'époque, c'est qu'il faut encore se farcir les publicités… qu’on ne peut pas ENCORE zapper à l’enregistrement….<br /><br />Le Victor HR-3300 de JVC, ce n'est que le début. Il fait fureur aux États-Unis et va très vite débarquer chez nous. <br /><br />L’année suivante, l’appareil est modifié au niveau du tuner et les boutons rotatifs sont remplacés par un système de bouton à pression. <br /><br />On a même droit à huit chaines préprogrammées. Petit à petit, le magnétoscope arrive dans toutes la bonnes maisons… qui ont les moyens.<br /><br />Bon, remettons l'église au milieu du village, l'envol du VHS n'est pas forcément lié au cinéma. En tout cas au cinéma classique. En réalité, c'est un tout autre acteur qui va propulser le magnétoscope sur le devant de la scène : l'industrie des films pour adultes. <br /><br />Voyant le potentiel de cette nouvelle technologie, les producteurs commencent à distribuer massivement leurs films sur cassettes VHS, inondant les étals de nouveaux types de commerces, qu'on appelle des vidéoclubs… et qui débarquent partout en 79 et en 80. Papa et maman regardent, par exemple "Maîtresses très particulières"...<br /><br />Oui, elle a vraiment dû enlever le Tampax pour les besoins du tournage.<br /><br />Avec le VHS, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Rapidement, un autre genre profite de l’occasion : le film d'épouvante. <br /><br />Des titres qui peinaient à trouver leur place dans les circuits traditionnels de distribution se retrouvent désormais accessibles à domicile. Là encore, le vidéoclub se trouve un produit d'appel assez juteux. On regarde à la maison "Malédiction". Et tout le monde a peur.<br /><br />Bouh, et dire qu'il y a les Charlots à cette époque. Mais bon. Le 9 septembre 1976 restera comme un Happy Day pour le VHS et pour l'entreprise JVC, qui fait entrer le magnétoscope dans nos vies. // Certains disent que la vidéo va tuer les stars de la radio. Mais on dit tellement de choses...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62398221</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 10:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62398221/303702_lancement_du_magnetoscope_vhs_une_revolution_dans_les_foyers_en_1976.mp3" length="5992853" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 9 septembre 1976. Happy Day pour le Président de JVC. Depuis l'hôtel Okura de Tokyo, il présente fièrement le Victor HR-3300, premier magnétoscope à utiliser le format VHS, Video Home System. 

Tout est dans son nom : la vidéo entre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 9 septembre 1976. Happy Day pour le Président de JVC. Depuis l'hôtel Okura de Tokyo, il présente fièrement le Victor HR-3300, premier magnétoscope à utiliser le format VHS, Video Home System. <br /><br />Tout est dans son nom : la vidéo entre dans nos salons.<br /><br />Des publicités diffusées à la télé vont donner envie aux foyers de s’équiper. Tout le monde VEUT SON magnétoscope.<br /><br />Le Victor HR-3300 est le fruit de plusieurs années de recherche et d'innovation. Face à des concurrents comme Sony avec son Betamax, JVC mise sur un format avec une durée d'enregistrement plus longue — jusqu'à 2 ou 3 heures — idéal pour enregistrer un film entier. <br /><br />Le problème, à l'époque, c'est qu'il faut encore se farcir les publicités… qu’on ne peut pas ENCORE zapper à l’enregistrement….<br /><br />Le Victor HR-3300 de JVC, ce n'est que le début. Il fait fureur aux États-Unis et va très vite débarquer chez nous. <br /><br />L’année suivante, l’appareil est modifié au niveau du tuner et les boutons rotatifs sont remplacés par un système de bouton à pression. <br /><br />On a même droit à huit chaines préprogrammées. Petit à petit, le magnétoscope arrive dans toutes la bonnes maisons… qui ont les moyens.<br /><br />Bon, remettons l'église au milieu du village, l'envol du VHS n'est pas forcément lié au cinéma. En tout cas au cinéma classique. En réalité, c'est un tout autre acteur qui va propulser le magnétoscope sur le devant de la scène : l'industrie des films pour adultes. <br /><br />Voyant le potentiel de cette nouvelle technologie, les producteurs commencent à distribuer massivement leurs films sur cassettes VHS, inondant les étals de nouveaux types de commerces, qu'on appelle des vidéoclubs… et qui débarquent partout en 79 et en 80. Papa et maman regardent, par exemple "Maîtresses très particulières"...<br /><br />Oui, elle a vraiment dû enlever le Tampax pour les besoins du tournage.<br /><br />Avec le VHS, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Rapidement, un autre genre profite de l’occasion : le film d'épouvante. <br /><br />Des titres qui peinaient à trouver leur place dans les circuits traditionnels de distribution se retrouvent désormais accessibles à domicile. Là encore, le vidéoclub se trouve un produit d'appel assez juteux. On regarde à la maison "Malédiction". Et tout le monde a peur.<br /><br />Bouh, et dire qu'il y a les Charlots à cette époque. Mais bon. Le 9 septembre 1976 restera comme un Happy Day pour le VHS et pour l'entreprise JVC, qui fait entrer le magnétoscope dans nos vies. // Certains disent que la vidéo va tuer les stars de la radio. Mais on dit tellement de choses...]]></itunes:summary><itunes:duration>250</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/750f39f5ad460524f3650ef28fc08183.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment Gérard Palaprat est-il devenu célèbre avec "Fais-moi un signe" en 1971 ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-gerard-palaprat-est-il-devenu-celebre-avec-fais-moi-un-signe-en-1971--62371388</link><description><![CDATA[Longs cheveux blonds et barbe généreuse. L'homme est heureux. Nous sommes le 13 novembre 1971. Happy Day pour Gérard Palaprat, le prophète. <br /><br />Sa chanson invite à marcher les pieds nus dans la neige et à gravir la montagne. Avec des airs de Jésus-Christ aux yeux bleus, il est assis, en position de méditation, sur le plateau de l'émission "Samedi variétés".<br /><br />Né 21 ans plus tôt, à Paris, Gérard Palaprat grandit dans une famille modeste. Très tôt, il se passionne pour la musique et pour le théâtre. <br /><br />À 12 ans, il se dirige vers l'École du Spectacle pour y suivre des cours de violon, de danse, d'art dramatique ET de chant.<br /><br />À la fin des années 60, il intègre le Petit Conservatoire de Mireille, qui est déjà une pépinière de talents. <br /><br />Il y côtoie d'autres futurs grands noms de la chanson française. Alice Dona, Françoise Hardy, Hervé Christiani ou encore Pascal Sevran. <br /><br />Mais c'est en rejoignant la troupe de la comédie musicale "Hair" en 1969 qu'il se fait vraiment remarquer, aux côtés de Julien Clerc.<br /><br />"Hair" est une expérience qui le marque profondément, tant sur le plan artistique que personnel. <br /><br />Sur cette bonne impression, en 1971, Gérard décide de se lancer en sol, avec "Fais-moi un signe", une ballade mélodieuse, saupoudrée de quelques petits accents religieux.. La chanson parle d'amour, de quête de soi et de transcendance.<br /><br />On évoque pourtant à l'époque un plagiat. Et pour cause, la musique de "Fais-moi un signe" possède un lien de parenté évident avec "My sweet lord" de George Harrisson. Cela s'entend dès les premiers accords...<br /><br />Cette inspiration, Palaprat l'assume. C'est LUI-même qui L’A suggéré à son ami et compositeur Patrick Lemaître. <br /><br />Les paroles sont de Jean-Pierre Lang, qui a su capter, au début des années 70, combien les incertitudes avaient besoin de perspectives et de lumière.<br /><br />Alors oui, ce samedi de novembre 1971, sur le plateau de la RTS, est un Happy Day pour cet homme qui va bientôt parcourir le monde, à la recherche, lui aussi, de la vérité. <br /><br />"Fais-moi un signe" reste encore la signature de Gérard Palaprat. Presque... une prophétie....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62371388</guid><pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62371388/303534_comment_gerard_palaprat_est_il_devenu_celebre_avec_fais_moi_un_signe_en_1971.mp3" length="4155922" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Longs cheveux blonds et barbe généreuse. L'homme est heureux. Nous sommes le 13 novembre 1971. Happy Day pour Gérard Palaprat, le prophète. 

Sa chanson invite à marcher les pieds nus dans la neige et à gravir la montagne. Avec des airs de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Longs cheveux blonds et barbe généreuse. L'homme est heureux. Nous sommes le 13 novembre 1971. Happy Day pour Gérard Palaprat, le prophète. <br /><br />Sa chanson invite à marcher les pieds nus dans la neige et à gravir la montagne. Avec des airs de Jésus-Christ aux yeux bleus, il est assis, en position de méditation, sur le plateau de l'émission "Samedi variétés".<br /><br />Né 21 ans plus tôt, à Paris, Gérard Palaprat grandit dans une famille modeste. Très tôt, il se passionne pour la musique et pour le théâtre. <br /><br />À 12 ans, il se dirige vers l'École du Spectacle pour y suivre des cours de violon, de danse, d'art dramatique ET de chant.<br /><br />À la fin des années 60, il intègre le Petit Conservatoire de Mireille, qui est déjà une pépinière de talents. <br /><br />Il y côtoie d'autres futurs grands noms de la chanson française. Alice Dona, Françoise Hardy, Hervé Christiani ou encore Pascal Sevran. <br /><br />Mais c'est en rejoignant la troupe de la comédie musicale "Hair" en 1969 qu'il se fait vraiment remarquer, aux côtés de Julien Clerc.<br /><br />"Hair" est une expérience qui le marque profondément, tant sur le plan artistique que personnel. <br /><br />Sur cette bonne impression, en 1971, Gérard décide de se lancer en sol, avec "Fais-moi un signe", une ballade mélodieuse, saupoudrée de quelques petits accents religieux.. La chanson parle d'amour, de quête de soi et de transcendance.<br /><br />On évoque pourtant à l'époque un plagiat. Et pour cause, la musique de "Fais-moi un signe" possède un lien de parenté évident avec "My sweet lord" de George Harrisson. Cela s'entend dès les premiers accords...<br /><br />Cette inspiration, Palaprat l'assume. C'est LUI-même qui L’A suggéré à son ami et compositeur Patrick Lemaître. <br /><br />Les paroles sont de Jean-Pierre Lang, qui a su capter, au début des années 70, combien les incertitudes avaient besoin de perspectives et de lumière.<br /><br />Alors oui, ce samedi de novembre 1971, sur le plateau de la RTS, est un Happy Day pour cet homme qui va bientôt parcourir le monde, à la recherche, lui aussi, de la vérité. <br /><br />"Fais-moi un signe" reste encore la signature de Gérard Palaprat. Presque... une prophétie....]]></itunes:summary><itunes:duration>173</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f395cff2942b11a46a709f5e5f042e27.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi Louvain-la-Neuve a-t-elle vu le jour en 1972?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-louvain-la-neuve-a-t-elle-vu-le-jour-en-1972--62371387</link><description><![CDATA[Happy Day pour le Brabant Wallon. Le 20 octobre 1972 sur la place Galilée, inauguration d'une ville nouvelle. Les résidents, les autorités académiques, les responsables communaux et la région. Tout le monde est là.<br /><br />Louvain-La-Neuve est née dans l'urgence. Et, c'est un soulagement, après des années de querelles linguistiques. On rembobine.<br /><br />Le 7 juin 1966, manifestation géante des étudiants flamands. Ils exigent le départ des francophones. Le slogan ? "Walen buiten", "les wallons dehors".<br /><br />7 février 1968. L’affaire Leuven a raison du gouvernement belge. Il s'est laissé déborder par les querelles linguistiques. VDB, Paul Vanden Boyenants, alors premier ministre, annonce sa démission.<br /><br />Depuis des années, les communautés de l'université de Louvain ne s’entendent plus (et ne s’écoutent plus non plus). Les étudiants flamands réclament une université unilingue néerlandophone, tandis que les francophones souhaitent maintenir le bilinguisme.<br /><br />Il faut trouver une solution. Dès lors, une décision historique est prise : séparer l'université en deux entités distinctes.<br /><br />En 1968, le gouvernement belge acte la scission de l'Université catholique de Louvain. Les facultés francophones doivent quitter Leuven pour s'installer en Wallonie.<br /><br />Un défi immense se présente : construire une nouvelle ville universitaire de toutes pièces.<br /><br />Le choix se porte sur un petit village du Brabant wallon : Ottignies. C'est ici que va naître Louvain-la-Neuve, une ville conçue pour et autour de l'université. <br /><br />La première pierre est posée le 2 février 1971, en présence du Roi Baudouin et de son frère, Albert.<br /><br />Les plans sont connus. Ils allient modernité architecturale et respect de l'environnement. L'idée : créer une cité piétonne, où les voitures circulent en souterrain, laissant la place aux piétons et aux cyclistes en surface. Il faudra un an et demi de travaux pour que l'université ouvre ses portes. Nous sommes le 11 octobre 1972.<br /><br />Étudiants, professeurs et habitants, tout le monde participe à cette aventure hors du commun. Les premiers cours sont donnés à Louvain-la-Neuve en 1972. Dans des conditions parfois assez compliquées et particulièrement singulières.<br /><br />Il faut se déplacer d'un bâtiment à l'autre sur des planches de bois pour éviter la boue, qui est encore omniprésente.<br /><br />POURTANT, le 20 octobre 1972 restera comme un Happy Day après des années de mésententes linguistiques. Et aussi, au fond, un cas de divorce accepté, bon gré mal gré, par les autorités de l'Église belge... Bref, comme le chante Fugain, cette année-là, une belle histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62371387</guid><pubDate>Tue, 15 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62371387/303533_pourquoi_louvain_la_neuve_a_t_elle_vu_le_jour_en_1972.mp3" length="6435472" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour le Brabant Wallon. Le 20 octobre 1972 sur la place Galilée, inauguration d'une ville nouvelle. Les résidents, les autorités académiques, les responsables communaux et la région. Tout le monde est là.

Louvain-La-Neuve est née dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour le Brabant Wallon. Le 20 octobre 1972 sur la place Galilée, inauguration d'une ville nouvelle. Les résidents, les autorités académiques, les responsables communaux et la région. Tout le monde est là.<br /><br />Louvain-La-Neuve est née dans l'urgence. Et, c'est un soulagement, après des années de querelles linguistiques. On rembobine.<br /><br />Le 7 juin 1966, manifestation géante des étudiants flamands. Ils exigent le départ des francophones. Le slogan ? "Walen buiten", "les wallons dehors".<br /><br />7 février 1968. L’affaire Leuven a raison du gouvernement belge. Il s'est laissé déborder par les querelles linguistiques. VDB, Paul Vanden Boyenants, alors premier ministre, annonce sa démission.<br /><br />Depuis des années, les communautés de l'université de Louvain ne s’entendent plus (et ne s’écoutent plus non plus). Les étudiants flamands réclament une université unilingue néerlandophone, tandis que les francophones souhaitent maintenir le bilinguisme.<br /><br />Il faut trouver une solution. Dès lors, une décision historique est prise : séparer l'université en deux entités distinctes.<br /><br />En 1968, le gouvernement belge acte la scission de l'Université catholique de Louvain. Les facultés francophones doivent quitter Leuven pour s'installer en Wallonie.<br /><br />Un défi immense se présente : construire une nouvelle ville universitaire de toutes pièces.<br /><br />Le choix se porte sur un petit village du Brabant wallon : Ottignies. C'est ici que va naître Louvain-la-Neuve, une ville conçue pour et autour de l'université. <br /><br />La première pierre est posée le 2 février 1971, en présence du Roi Baudouin et de son frère, Albert.<br /><br />Les plans sont connus. Ils allient modernité architecturale et respect de l'environnement. L'idée : créer une cité piétonne, où les voitures circulent en souterrain, laissant la place aux piétons et aux cyclistes en surface. Il faudra un an et demi de travaux pour que l'université ouvre ses portes. Nous sommes le 11 octobre 1972.<br /><br />Étudiants, professeurs et habitants, tout le monde participe à cette aventure hors du commun. Les premiers cours sont donnés à Louvain-la-Neuve en 1972. Dans des conditions parfois assez compliquées et particulièrement singulières.<br /><br />Il faut se déplacer d'un bâtiment à l'autre sur des planches de bois pour éviter la boue, qui est encore omniprésente.<br /><br />POURTANT, le 20 octobre 1972 restera comme un Happy Day après des années de mésententes linguistiques. Et aussi, au fond, un cas de divorce accepté, bon gré mal gré, par les autorités de l'Église belge... Bref, comme le chante Fugain, cette année-là, une belle histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>268</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9aa061579f17d9c433f724d4047b1dca.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi Cloclo a-t-il gardé la naissance de son premier fils secrète ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-cloclo-a-t-il-garde-la-naissance-de-son-premier-fils-secrete--62358154</link><description><![CDATA[Nous sommes le 8 juillet 1968, à Neuilly-sur-Seine. Faire-part de naissance, dans la discrétion la plus totale. Un heureux événement va changer la vie d'une des plus grandes stars de la chanson française. <br /><br />Claude François est papa, pour la première fois. <br /><br />En ce même mois de juillet 1968, il est au sommet de sa carrière. Deux titres phares sortent ce mois-là : "Déborah", une adaptation d'une chanson italienne, et "Après tout".<br /><br />Le premier enfant s'appelle Claude François Junior. Enfin, COCO. Ce petit enfant blond est le fruit de son amour avec Isabelle Forêt. <br /><br />Oh, c’est le premier à le reconnaître, Claude François et l'amour, c'est... compliqué.<br /><br />L'union avec Isabelle Forêt durera 6 ans. Ce qui les a rapprochés ? Des passions communes. Pour la première fois, le chanteur mal aimé se sent compris. Il pourra fonder une véritable famille.<br /><br />Claude François Junior est né. Pas un mot à la presse, pas une annonce officielle. Le public n'apprendra l'existence de son fils, que plusieurs mois plus tard. <br /><br />Mais, pourquoi ? Deux explications sont avancées. <br /><br />Certains estiment que Cloclo voulait protéger sa famille. D'autres estiment plutôt que Claude voulait surtout protéger son image de séducteur. <br /><br />Ce que l'on sait, c'est que Cloclo était comblé. Isabelle raconte la première rencontre entre Claude François et Coco.<br /><br />Marc, second fils du couple, nait l'année suivante. Il sera lui totalement caché du grand public durant six ans. Jusqu'à cette interview célèbre, sur le plateau de Michel Drucker. <br /><br />Claude François est fier. Ses deux enfants sont au piano.<br /><br />Le 8 juillet 1968 restera comme le Happy Day d'un artiste, qui, malgré le tourbillon médiatique, accueille en secret son premier fils. Ce jour-là, TOUT semble sourire au chanteur malheureux...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62358154</guid><pubDate>Mon, 14 Oct 2024 11:28:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62358154/303459_pourquoi_cloclo_a_t_il_garde_la_naissance_de_son_premier_fils_secrete.mp3" length="4797908" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 8 juillet 1968, à Neuilly-sur-Seine. Faire-part de naissance, dans la discrétion la plus totale. Un heureux événement va changer la vie d'une des plus grandes stars de la chanson française. 

Claude François est papa, pour la première...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 8 juillet 1968, à Neuilly-sur-Seine. Faire-part de naissance, dans la discrétion la plus totale. Un heureux événement va changer la vie d'une des plus grandes stars de la chanson française. <br /><br />Claude François est papa, pour la première fois. <br /><br />En ce même mois de juillet 1968, il est au sommet de sa carrière. Deux titres phares sortent ce mois-là : "Déborah", une adaptation d'une chanson italienne, et "Après tout".<br /><br />Le premier enfant s'appelle Claude François Junior. Enfin, COCO. Ce petit enfant blond est le fruit de son amour avec Isabelle Forêt. <br /><br />Oh, c’est le premier à le reconnaître, Claude François et l'amour, c'est... compliqué.<br /><br />L'union avec Isabelle Forêt durera 6 ans. Ce qui les a rapprochés ? Des passions communes. Pour la première fois, le chanteur mal aimé se sent compris. Il pourra fonder une véritable famille.<br /><br />Claude François Junior est né. Pas un mot à la presse, pas une annonce officielle. Le public n'apprendra l'existence de son fils, que plusieurs mois plus tard. <br /><br />Mais, pourquoi ? Deux explications sont avancées. <br /><br />Certains estiment que Cloclo voulait protéger sa famille. D'autres estiment plutôt que Claude voulait surtout protéger son image de séducteur. <br /><br />Ce que l'on sait, c'est que Cloclo était comblé. Isabelle raconte la première rencontre entre Claude François et Coco.<br /><br />Marc, second fils du couple, nait l'année suivante. Il sera lui totalement caché du grand public durant six ans. Jusqu'à cette interview célèbre, sur le plateau de Michel Drucker. <br /><br />Claude François est fier. Ses deux enfants sont au piano.<br /><br />Le 8 juillet 1968 restera comme le Happy Day d'un artiste, qui, malgré le tourbillon médiatique, accueille en secret son premier fils. Ce jour-là, TOUT semble sourire au chanteur malheureux...]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7d183efb04a4dcb91520f149e5bd9ae2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Qui était Aline dont Christophe parle dans sa chanson?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/qui-etait-aline-dont-christophe-parle-dans-sa-chanson--62311927</link><description><![CDATA[1er juillet 1965. Il fait beau. Il fait chaud. Paris se vide de ses habitants. Les touristes prendront bientôt la capitale française d'assaut. Happy Day pour Christophe. Il va signer le slow de l'été et lancer sa carrière. En attendant, il dessine sur le sable.<br /><br />Christophe raconte que la chanson est née en 1964, alors qu'il dinait chez sa grand-mère. Il l'a composée à la guitare, en deux temps trois mouvements.<br /><br />Jusque là, Christophe n'a pas vraiment connu la gloire. Il démarre sa carrière en 63 avec un premier 45 tours "Reviens Sophie", qui est un échec.<br /><br />En 1965, il effectue son service militaire. Ce qui ne l'empêche pas de composer la chanson qui va tout changer pour lui, Aline. D'ailleurs, qui est Aline ? Elle aurait pu être un personnage de fiction imaginé par Christophe. Mais évidemment, comme toute bonne chanson, elle s'enracine dans une histoire de cœur, un petit coup de foudre. <br /><br />La fameuse Aline a bien existé. C'est une jeune fille polonaise qui, le jour, était assistante dentaire, boulevard du Montparnasse à Paris. La nuit, s'occupait d'un vestiaire dans un club, Orphéon, une boîte de nuit. <br /><br />C’est DONC cette Aline-là qui lui a permis d'écrire "Aline" en quinze minutes environ. Et de crier, crier...<br /><br />Au départ, le registre du titre aurait dû être le blues, mais la chanson prend des sonorités qui sont plus proches de la variété. Elle est devenue un slow à cause de… (ou grâce à des) arrangements.<br /><br />Sortie en juillet 1965, Aline est un immense succès. Le titre se classe en tête des ventes en France et en Belgique, dépassant en quelques semaines le million de disques vendus. <br /><br />D'ailleurs, quatorze ans plus tard, la chanson va ressortir en 45 tours sans avoir été réenregistrée ou remixée... Et elle va de nouveau se classer en tête du hit parade. <br /><br />Aline restera comme le happy day tant espéré de Christophe, qui aura dû passer par la case variété, pour, ENSUITE, totalement… s'en démarquer.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62311927</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62311927/303275_qui_etait_aline_dont_christophe_parle_dans_sa_chanson.mp3" length="4942104" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1er juillet 1965. Il fait beau. Il fait chaud. Paris se vide de ses habitants. Les touristes prendront bientôt la capitale française d'assaut. Happy Day pour Christophe. Il va signer le slow de l'été et lancer sa carrière. En attendant, il dessine sur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1er juillet 1965. Il fait beau. Il fait chaud. Paris se vide de ses habitants. Les touristes prendront bientôt la capitale française d'assaut. Happy Day pour Christophe. Il va signer le slow de l'été et lancer sa carrière. En attendant, il dessine sur le sable.<br /><br />Christophe raconte que la chanson est née en 1964, alors qu'il dinait chez sa grand-mère. Il l'a composée à la guitare, en deux temps trois mouvements.<br /><br />Jusque là, Christophe n'a pas vraiment connu la gloire. Il démarre sa carrière en 63 avec un premier 45 tours "Reviens Sophie", qui est un échec.<br /><br />En 1965, il effectue son service militaire. Ce qui ne l'empêche pas de composer la chanson qui va tout changer pour lui, Aline. D'ailleurs, qui est Aline ? Elle aurait pu être un personnage de fiction imaginé par Christophe. Mais évidemment, comme toute bonne chanson, elle s'enracine dans une histoire de cœur, un petit coup de foudre. <br /><br />La fameuse Aline a bien existé. C'est une jeune fille polonaise qui, le jour, était assistante dentaire, boulevard du Montparnasse à Paris. La nuit, s'occupait d'un vestiaire dans un club, Orphéon, une boîte de nuit. <br /><br />C’est DONC cette Aline-là qui lui a permis d'écrire "Aline" en quinze minutes environ. Et de crier, crier...<br /><br />Au départ, le registre du titre aurait dû être le blues, mais la chanson prend des sonorités qui sont plus proches de la variété. Elle est devenue un slow à cause de… (ou grâce à des) arrangements.<br /><br />Sortie en juillet 1965, Aline est un immense succès. Le titre se classe en tête des ventes en France et en Belgique, dépassant en quelques semaines le million de disques vendus. <br /><br />D'ailleurs, quatorze ans plus tard, la chanson va ressortir en 45 tours sans avoir été réenregistrée ou remixée... Et elle va de nouveau se classer en tête du hit parade. <br /><br />Aline restera comme le happy day tant espéré de Christophe, qui aura dû passer par la case variété, pour, ENSUITE, totalement… s'en démarquer.]]></itunes:summary><itunes:duration>206</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/86f5db345bbda6836b7497e21572ec36.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1972: Jean Yanne tient sa revanche sur les médias</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1972-jean-yanne-tient-sa-revanche-sur-les-medias--62284946</link><description><![CDATA[5 mai 1972. Happy Day pour Jeanne Yanne. Il réalise un CURIEUX film qui va le ramener dans le monde de la radio. Ce film, c'est Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.<br /><br />Un titre ironique qui en dit long sur le ton du scénario. <br /><br />C’est une comédie satirique qui va secouer le paysage cinématographique français. <br /><br />Le pitch ? Un journaliste idéaliste dans une station de radio commerciale, lassé par la censure, les manipulations et les compromissions. ALORS, il décide de dire la vérité (TOUTE la vérité) à l'antenne, quoi qu'il en coûte. Une rébellion qui va provoquer des remous jusque dans les hautes sphères du pouvoir.<br /><br />C'est bien la voix de Jean Yanne. Il réalise et il fait partie du casting. <br /><br />D'ailleurs, il n'y va pas de main morte. Avec un humour caustique, il livre une critique acerbe des médias, de la politique et de la société de consommation française du début des années 70. <br /><br />Il met en lumière l'hypocrisie ambiante, où tout doit être lisse et agréable en surface, tandis que la réalité est bien plus complexe. (Toute ressemblance avec une époque plus récente est bien évidemment fortuite) D'ailleurs, réécoutons un journal d'époque.<br /><br />Jean Yanne n'est pas tout seul pour foutre le boxon. Il y a Daniel Prevost. Et un certain Jacques François, qui débarque en studio... au moment de la diffusion d'une chanson très irréVErencieuse sur la religion...<br /><br />Et puis il y a un magistral Michel Serrault qui sert le courrier des lecteurs...<br /><br />Résultat ? Le film est un succès retentissant. Et c'est aussi une petite vengeance. Yanne a été renvoyé pour son impertinence en 1965 de la télé, il est embauché par RTL qui le renvoie en 1969. Il est également renvoyé d'Europe 1 et France Inter. <br /><br />MAIS le 5 mai 1972 restera comme le Happy Day d'un iconoclaste audacieux qui, avec "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", a donné un gros coup de pied dans le bénitier…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62284946</guid><pubDate>Thu, 10 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62284946/303108_1972_jean_yanne_tient_sa_revanche_sur_les_medias.mp3" length="6626688" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>5 mai 1972. Happy Day pour Jeanne Yanne. Il réalise un CURIEUX film qui va le ramener dans le monde de la radio. Ce film, c'est Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Un titre ironique qui en dit long sur le ton du scénario. 

C’est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[5 mai 1972. Happy Day pour Jeanne Yanne. Il réalise un CURIEUX film qui va le ramener dans le monde de la radio. Ce film, c'est Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.<br /><br />Un titre ironique qui en dit long sur le ton du scénario. <br /><br />C’est une comédie satirique qui va secouer le paysage cinématographique français. <br /><br />Le pitch ? Un journaliste idéaliste dans une station de radio commerciale, lassé par la censure, les manipulations et les compromissions. ALORS, il décide de dire la vérité (TOUTE la vérité) à l'antenne, quoi qu'il en coûte. Une rébellion qui va provoquer des remous jusque dans les hautes sphères du pouvoir.<br /><br />C'est bien la voix de Jean Yanne. Il réalise et il fait partie du casting. <br /><br />D'ailleurs, il n'y va pas de main morte. Avec un humour caustique, il livre une critique acerbe des médias, de la politique et de la société de consommation française du début des années 70. <br /><br />Il met en lumière l'hypocrisie ambiante, où tout doit être lisse et agréable en surface, tandis que la réalité est bien plus complexe. (Toute ressemblance avec une époque plus récente est bien évidemment fortuite) D'ailleurs, réécoutons un journal d'époque.<br /><br />Jean Yanne n'est pas tout seul pour foutre le boxon. Il y a Daniel Prevost. Et un certain Jacques François, qui débarque en studio... au moment de la diffusion d'une chanson très irréVErencieuse sur la religion...<br /><br />Et puis il y a un magistral Michel Serrault qui sert le courrier des lecteurs...<br /><br />Résultat ? Le film est un succès retentissant. Et c'est aussi une petite vengeance. Yanne a été renvoyé pour son impertinence en 1965 de la télé, il est embauché par RTL qui le renvoie en 1969. Il est également renvoyé d'Europe 1 et France Inter. <br /><br />MAIS le 5 mai 1972 restera comme le Happy Day d'un iconoclaste audacieux qui, avec "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", a donné un gros coup de pied dans le bénitier…]]></itunes:summary><itunes:duration>276</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d725ca24d72c9245f10b02c5d7134f35.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Fin juin 1976: la Belgique a chaud, histoire de cette canicule</title><link>https://www.spreaker.com/episode/fin-juin-1976-la-belgique-a-chaud-histoire-de-cette-canicule--62284945</link><description><![CDATA[Le début de l'été 1976 restera, en Belgique, comme le happy day des vendeurs de glaces et de boissons rafraîchissantes. <br /><br />Le 19 juin, rien ne laisse encore présager l’arrivée de la chaleur. Un premier coup de chaud a frappé début juin. <br /><br />Mais, souvenez vous, le temps s’est fortement détérioré. Nous sommes à l’approche des congés scolaires et des vacances. Et comme toujours, il va faire mauvais. D'ailleurs, il pleut.<br /><br />La chaleur, on l'a déjà connue chez nous. C'est ce qu'on se dit. En 1964, il faisait "mourant de chaud".<br /><br />Donc, vers le 19 juin, il pleut. Mais ça ne va pas durer. Très vite, le mercure monte. On a peine à imaginer l’intensité des vagues de chaleur qui ont émaillé cet été-là. La période du 22 juin au 8 juillet est terrible. <br /><br />On a enregistré 15 à 16 jours consécutifs avec une température de 30°C ou plus, à peu près partout dans le Royaume. <br /><br />Une aussi longue série de jours caniculaires est UNIQUE dans l’histoire de la météo en Belgique.<br /><br />L’été 1976 va se hisser en deuxième position au palmarès des étés de canicule, après 1833.<br /><br />Un aspect peut-être oublié de l’été 1976, c'est le retour du froid à plusieurs reprises. La nuit du 4 au 5 juin, il gelait encore par endroits. Le 21 juillet, fête nationale, a été particulièrement frisquet : 14,6°C à Uccle, soit l'une des températures les plus basses jamais observées en juillet.<br /><br />Je disais que TOUTE la Belgique a eu chaud, mais ce n'est pas tout à fait vrai. La côte, en 1976, n’a absolument pas connu de canicule. <br /><br />Sur la digue d’Ostende, la température n’a même jamais dépassé les 30°C. Pas mieux à La Panne. <br /><br />N'empêche, toute personne qui se trouvait en Belgique fin juin vous le dira. La canicule et la sécheresse de 1976 servent toujours de référence lorsque le mercure grimpe dangereusement et que les sols s’assèchent. <br /><br />Mais bon, l'été 76, c'était surtout un happy day pour les cafetiers. On conseille même, sur FR3, de boire jusqu'à 1l5 de bière par jour...<br /><br />Alors, si c'est FR3 qui vous le dit, faites TOUT simplement référence à l'été 1976 en Belgique…. où il faisait mourant de chaud…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62284945</guid><pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62284945/303107_fin_juin_1976_la_belgique_a_chaud_histoire_de_cette_canicule.mp3" length="5248050" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Le début de l'été 1976 restera, en Belgique, comme le happy day des vendeurs de glaces et de boissons rafraîchissantes. 

Le 19 juin, rien ne laisse encore présager l’arrivée de la chaleur. Un premier coup de chaud a frappé début juin. 

Mais,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le début de l'été 1976 restera, en Belgique, comme le happy day des vendeurs de glaces et de boissons rafraîchissantes. <br /><br />Le 19 juin, rien ne laisse encore présager l’arrivée de la chaleur. Un premier coup de chaud a frappé début juin. <br /><br />Mais, souvenez vous, le temps s’est fortement détérioré. Nous sommes à l’approche des congés scolaires et des vacances. Et comme toujours, il va faire mauvais. D'ailleurs, il pleut.<br /><br />La chaleur, on l'a déjà connue chez nous. C'est ce qu'on se dit. En 1964, il faisait "mourant de chaud".<br /><br />Donc, vers le 19 juin, il pleut. Mais ça ne va pas durer. Très vite, le mercure monte. On a peine à imaginer l’intensité des vagues de chaleur qui ont émaillé cet été-là. La période du 22 juin au 8 juillet est terrible. <br /><br />On a enregistré 15 à 16 jours consécutifs avec une température de 30°C ou plus, à peu près partout dans le Royaume. <br /><br />Une aussi longue série de jours caniculaires est UNIQUE dans l’histoire de la météo en Belgique.<br /><br />L’été 1976 va se hisser en deuxième position au palmarès des étés de canicule, après 1833.<br /><br />Un aspect peut-être oublié de l’été 1976, c'est le retour du froid à plusieurs reprises. La nuit du 4 au 5 juin, il gelait encore par endroits. Le 21 juillet, fête nationale, a été particulièrement frisquet : 14,6°C à Uccle, soit l'une des températures les plus basses jamais observées en juillet.<br /><br />Je disais que TOUTE la Belgique a eu chaud, mais ce n'est pas tout à fait vrai. La côte, en 1976, n’a absolument pas connu de canicule. <br /><br />Sur la digue d’Ostende, la température n’a même jamais dépassé les 30°C. Pas mieux à La Panne. <br /><br />N'empêche, toute personne qui se trouvait en Belgique fin juin vous le dira. La canicule et la sécheresse de 1976 servent toujours de référence lorsque le mercure grimpe dangereusement et que les sols s’assèchent. <br /><br />Mais bon, l'été 76, c'était surtout un happy day pour les cafetiers. On conseille même, sur FR3, de boire jusqu'à 1l5 de bière par jour...<br /><br />Alors, si c'est FR3 qui vous le dit, faites TOUT simplement référence à l'été 1976 en Belgique…. où il faisait mourant de chaud…]]></itunes:summary><itunes:duration>219</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9a1a17e43041fc340ffdf0554f2e11bc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les débuts de Cyndi Lauper: comment Blue Angel a lancé la carrière d’une icône pop</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-debuts-de-cyndi-lauper-comment-blue-angel-a-lance-la-carriere-d-une-icone-pop--62270001</link><description><![CDATA[1978. Happy day à New York pour John et Cyndi, ils viennent de former un groupe et se font remarquer par le manager des Allman Brothers. <br /><br />Sur la table, un contrat de 5 000 dollars, ce qui représenterait aujourd'hui près de 25 mille euros. <br /><br />John Turi joue du saxophone, il rencontre Cyndi par l'intermédiaire de son manager. Mais c'est Cyndi qui va vous nous intéresser aujourd'hui.<br /><br /> Cyndi s'appelle en réalité Cynthia Ann Stephanie Lauper. Elle nait en 1953 à Brooklyn dans une famille catholique. Papa est d'origine allemande et suisse. Maman est une Italo-Américaine venue de Sicile. Sa passion ? C'est la musique. Depuis son adolescence, elle arpente les scènes des petits clubs. Elle fait des reprises. Ce n'est pas exactement ce qu'elle rêve de faire, mais c'est un début.<br /><br />Ce qui la caractérise, c'est une forme d'excentricité, elle porte des coiffures et des vêtements bizarres. Elle est "odd" (étrange). Et elle mettra du temps à l'assumer.<br /><br />Son originalité va devenir sa personnalité ARTISTIQUE. Mais voilà, en 1977, coup de massue. Cyndi Lauper endommage gravement ses cordes vocales. Les médecins sont formels : elle ne pourra plus jamais chanter. L’annonce va la dévaster. Cyndi reste un an sans chanter, mais ne baisse pas les bras. Avec l'aide d'une coach vocale, elle entreprend une rééducation intensive. Jour après jour, note après note, elle réapprend à utiliser sa voix. Cyndi en est certaine : nous avons tous un ange gardien...<br /><br />1978. C'est la rédemption. Sa voix est de retour. Guérie et plus forte que jamais, Cindy fait une rencontre décisive, John Turi. Ensemble, ils forment le groupe "Blue Angel", mêlant influences rockabilly, pop et new wave.<br /><br />Rapidement, ils signent leur premier contrat avec Polydor. L’album est en route. John le sait bien, la voix de Cyndi Lauper EST le véritable argument. D'ailleurs, elle reçoit plusieurs offres d'enregistrement en solo. TOUTES seront refusées. Ce qui compte, en 1978, c'est son nouveau groupe. C’est vrai, tout n'est pas parfait, mais ça lui convient.<br /><br />L'objectif, c'est aussi le premier album. Il comprendra une reprise de "I'm gonna be strong". Une chanson enregistrée pour la première fois par Frankie Laine en 1963, qui ne deviendra un succès que l'année suivant, grâce à une version de Gene Pitney.<br /><br />15 ans plus tard, le titre retrouve une seconde jeunesse, grâce à Blue Angel et SURTOUT à une future star (qui ne le sait pas encore), Cyndi Lauper. <br /><br />Ils cherchent un titre pour l’album. Ce sera Blue Angel, tout simplement. Cyndi déteste la couverture. Elle estime qu'elle ressemble à un vilain personnage du Muppet Show. Elle a tort, le magazine Rolling Stone la considérera, bien plus tard, comme l'une des 100 meilleures couvertures d'albums de new wave.<br /><br />Quant à l'album, malgré les éloges de la critique, il se vend mal. Conséquence : le groupe se sépare et Cyndi perd de nouveau la voix en raison d'un kyste dans sa corde vocale. Il faudra attendre 1983 pour qu'elle retrouve le chemin des studios, des concerts et des plateaux télé. <br /><br />Une future carrière l'attend, mais en ce happy day de 1978, Cyndi Lauper se sent plus forte que jamais. She's going to be strong...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62270001</guid><pubDate>Tue, 08 Oct 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62270001/302987_les_debuts_de_cyndi_lauper_comment_blue_angel_a_lance_la_carriere_d_une_icone_pop.mp3" length="6067459" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1978. Happy day à New York pour John et Cyndi, ils viennent de former un groupe et se font remarquer par le manager des Allman Brothers. 

Sur la table, un contrat de 5 000 dollars, ce qui représenterait aujourd'hui près de 25 mille euros. 

John Turi...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1978. Happy day à New York pour John et Cyndi, ils viennent de former un groupe et se font remarquer par le manager des Allman Brothers. <br /><br />Sur la table, un contrat de 5 000 dollars, ce qui représenterait aujourd'hui près de 25 mille euros. <br /><br />John Turi joue du saxophone, il rencontre Cyndi par l'intermédiaire de son manager. Mais c'est Cyndi qui va vous nous intéresser aujourd'hui.<br /><br /> Cyndi s'appelle en réalité Cynthia Ann Stephanie Lauper. Elle nait en 1953 à Brooklyn dans une famille catholique. Papa est d'origine allemande et suisse. Maman est une Italo-Américaine venue de Sicile. Sa passion ? C'est la musique. Depuis son adolescence, elle arpente les scènes des petits clubs. Elle fait des reprises. Ce n'est pas exactement ce qu'elle rêve de faire, mais c'est un début.<br /><br />Ce qui la caractérise, c'est une forme d'excentricité, elle porte des coiffures et des vêtements bizarres. Elle est "odd" (étrange). Et elle mettra du temps à l'assumer.<br /><br />Son originalité va devenir sa personnalité ARTISTIQUE. Mais voilà, en 1977, coup de massue. Cyndi Lauper endommage gravement ses cordes vocales. Les médecins sont formels : elle ne pourra plus jamais chanter. L’annonce va la dévaster. Cyndi reste un an sans chanter, mais ne baisse pas les bras. Avec l'aide d'une coach vocale, elle entreprend une rééducation intensive. Jour après jour, note après note, elle réapprend à utiliser sa voix. Cyndi en est certaine : nous avons tous un ange gardien...<br /><br />1978. C'est la rédemption. Sa voix est de retour. Guérie et plus forte que jamais, Cindy fait une rencontre décisive, John Turi. Ensemble, ils forment le groupe "Blue Angel", mêlant influences rockabilly, pop et new wave.<br /><br />Rapidement, ils signent leur premier contrat avec Polydor. L’album est en route. John le sait bien, la voix de Cyndi Lauper EST le véritable argument. D'ailleurs, elle reçoit plusieurs offres d'enregistrement en solo. TOUTES seront refusées. Ce qui compte, en 1978, c'est son nouveau groupe. C’est vrai, tout n'est pas parfait, mais ça lui convient.<br /><br />L'objectif, c'est aussi le premier album. Il comprendra une reprise de "I'm gonna be strong". Une chanson enregistrée pour la première fois par Frankie Laine en 1963, qui ne deviendra un succès que l'année suivant, grâce à une version de Gene Pitney.<br /><br />15 ans plus tard, le titre retrouve une seconde jeunesse, grâce à Blue Angel et SURTOUT à une future star (qui ne le sait pas encore), Cyndi Lauper. <br /><br />Ils cherchent un titre pour l’album. Ce sera Blue Angel, tout simplement. Cyndi déteste la couverture. Elle estime qu'elle ressemble à un vilain personnage du Muppet Show. Elle a tort, le magazine Rolling Stone la considérera, bien plus tard, comme l'une des 100 meilleures couvertures d'albums de new wave.<br /><br />Quant à l'album, malgré les éloges de la critique, il se vend mal. Conséquence : le groupe se sépare et Cyndi perd de nouveau la voix en raison d'un kyste dans sa corde vocale. Il faudra attendre 1983 pour qu'elle retrouve le chemin des studios, des concerts et des plateaux télé. <br /><br />Une future carrière l'attend, mais en ce happy day de 1978, Cyndi Lauper se sent plus forte que jamais. She's going to be strong...]]></itunes:summary><itunes:duration>253</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4b029090554519dc992a038d68846f23.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1961: Le parc Bobbejaanland ouvre ses portes</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1961-le-parc-bobbejaanland-ouvre-ses-portes--62270000</link><description><![CDATA[31 décembre 1961. Happy Day et Happy New Year pour la petite commune de Lichtaart ! Et aussi pour l’un de ses citoyens, Bobbejaan Schoepen. C’est déjà une star en Flandre. Notamment avec le titre "Café zonder bier".<br /><br />Bobbejaan, qui s'appelle en réalité Modest, est chanteur, guitariste et c'est aussi un yodleur exceptionnel. Il gagne très bien sa vie. Son rêve : créer un endroit où la musique, la nature et le divertissement se rejoindraient. Inspiré par un certain Walt Disney, Bobbejaan veut créer son propre parc en Belgique.<br /><br />En 1959, il achète un terrain marécageux dans un village situé en Campine anversoise. Avec son équipe, il s'engage. Il assèche les marais, aménage l’espace et commence à construire son petit paradis.<br /><br />Les travaux vont bon train. Si bien qu'en ce mois de décembre 1961, le parc Bobbejaanland peut déjà ouvrir enfin ses portes au public.<br /><br />Bobejaan mouille la chemise. Il se donne en spectacle, avec son épouse Josée, jusqu'à 7 fois par jour, comme l’explique une interview d'époque à la BRT.<br /><br />Et oui, Josée a même vendu des chips au paprika. Au départ, le parc est surtout un théâtre en plein air où Bobejaan se produit lui-même, entouré (on l'a compris) de sa famille et d'autres artistes. <br /><br />Le succès viendra TRÈS rapidement. Donc, Bobbejaan voit déjà plus loin. Il veut que son parc devienne un lieu de divertissement, pour les enfants, mais aussi pour les grands.<br /><br />Au fil des années, le lieu s'enrichit de nouvelles attractions : des manèges, des montagnes russes et des spectacles équestres, ce qui lui donne un petit côté ranch des Flandres.<br /><br />Bobbejaan a réussi son pari, mais aussi sa carrière. Le chanteur flamand a vendu 5 millions de disques. De la variété, de la satire, de la musique instrumentale de film, de la chanson, de la country et de la musique populaire. <br /><br />Mais c'est surtout son sifflement que les mélomanes retiennent. En 1964, il déclare au magazine Humo "Je n’ai pas été un enfant prodige. Lorsque je repense à mes années d’enfance, je n’y retrouve aucun signe de mes futurs succès. La seule matière dans laquelle j’étais vraiment brillant n’apparaît dans aucun programme scolaire : siffler." <br /><br />Bien après son départ, Bobbejaan Schoepen sera intronisé au Whistlers Hall of Fame, considéré comme le panthéon des chanteurs-siffleurs.<br /><br />Cela dit, le 31 décembre 1961 restera comme le Happy Day d'un artiste visionnaire qui, porté par sa passion et sa générosité, a donné naissance à un lieu magique, Bobbejaanland. Trois ans plus tard, il chante en français....]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62270000</guid><pubDate>Mon, 07 Oct 2024 13:04:38 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62270000/302986_1961_le_parc_bobbejaanland_ouvre_ses_portes.mp3" length="8488069" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>31 décembre 1961. Happy Day et Happy New Year pour la petite commune de Lichtaart ! Et aussi pour l’un de ses citoyens, Bobbejaan Schoepen. C’est déjà une star en Flandre. Notamment avec le titre "Café zonder bier".

Bobbejaan, qui s'appelle en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[31 décembre 1961. Happy Day et Happy New Year pour la petite commune de Lichtaart ! Et aussi pour l’un de ses citoyens, Bobbejaan Schoepen. C’est déjà une star en Flandre. Notamment avec le titre "Café zonder bier".<br /><br />Bobbejaan, qui s'appelle en réalité Modest, est chanteur, guitariste et c'est aussi un yodleur exceptionnel. Il gagne très bien sa vie. Son rêve : créer un endroit où la musique, la nature et le divertissement se rejoindraient. Inspiré par un certain Walt Disney, Bobbejaan veut créer son propre parc en Belgique.<br /><br />En 1959, il achète un terrain marécageux dans un village situé en Campine anversoise. Avec son équipe, il s'engage. Il assèche les marais, aménage l’espace et commence à construire son petit paradis.<br /><br />Les travaux vont bon train. Si bien qu'en ce mois de décembre 1961, le parc Bobbejaanland peut déjà ouvrir enfin ses portes au public.<br /><br />Bobejaan mouille la chemise. Il se donne en spectacle, avec son épouse Josée, jusqu'à 7 fois par jour, comme l’explique une interview d'époque à la BRT.<br /><br />Et oui, Josée a même vendu des chips au paprika. Au départ, le parc est surtout un théâtre en plein air où Bobejaan se produit lui-même, entouré (on l'a compris) de sa famille et d'autres artistes. <br /><br />Le succès viendra TRÈS rapidement. Donc, Bobbejaan voit déjà plus loin. Il veut que son parc devienne un lieu de divertissement, pour les enfants, mais aussi pour les grands.<br /><br />Au fil des années, le lieu s'enrichit de nouvelles attractions : des manèges, des montagnes russes et des spectacles équestres, ce qui lui donne un petit côté ranch des Flandres.<br /><br />Bobbejaan a réussi son pari, mais aussi sa carrière. Le chanteur flamand a vendu 5 millions de disques. De la variété, de la satire, de la musique instrumentale de film, de la chanson, de la country et de la musique populaire. <br /><br />Mais c'est surtout son sifflement que les mélomanes retiennent. En 1964, il déclare au magazine Humo "Je n’ai pas été un enfant prodige. Lorsque je repense à mes années d’enfance, je n’y retrouve aucun signe de mes futurs succès. La seule matière dans laquelle j’étais vraiment brillant n’apparaît dans aucun programme scolaire : siffler." <br /><br />Bien après son départ, Bobbejaan Schoepen sera intronisé au Whistlers Hall of Fame, considéré comme le panthéon des chanteurs-siffleurs.<br /><br />Cela dit, le 31 décembre 1961 restera comme le Happy Day d'un artiste visionnaire qui, porté par sa passion et sa générosité, a donné naissance à un lieu magique, Bobbejaanland. Trois ans plus tard, il chante en français....]]></itunes:summary><itunes:duration>354</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/787af3160009c51e1bf78d711f480c46.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976: premier vol commercial du Concorde, l’avion supersonique qui a révolutionné l’aviation</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-premier-vol-commercial-du-concorde-l-avion-supersonique-qui-a-revolutionne-l-aviation--62207999</link><description><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1976. Happy Day pour l'aviation. À l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, il règne une excitation particulière, mais aussi une tension. <br /><br />Les regards sont tournés vers un avion à l'allure futuriste, élégant et élancé. Il s'appelle Concorde.<br /><br />L'histoire du Concorde, c'est celle d'une persévérance industrielle, entre la France et le Royaume-Uni. <br /><br />La volonté nait à la fin des années 50 et le premier prototype sort des hangars de Toulouse en avril 1966. <br /><br />Trois ans plus tard, toujours à Toulouse, le Concorde effectue son premier vol d'essai. C'est un exploit, il peut voler à DEUX fois la vitesse du son, soit à 2 000 km/h.<br /><br />C'est un grand spectacle, certes, mais tout le monde retient son souffle. <br /><br />C'est un essai, il est symbolique. <br /><br />Les défis sont encore nombreux : maîtriser le vol supersonique, assurer le confort des passagers à des altitudes stratosphériques et garantir la sécurité. <br /><br />Mais la détermination est sans faille. Le 10 octobre 1975, après des années de tests rigoureux, le Concorde reçoit son certificat de navigabilité. Il va pouvoir accueillir ses premiers passagers.<br /><br />Nous y sommes. 21 janvier 1976. Le Concorde décolle pour son premier vol commercial. Le parcours est ambitieux. Il relie Paris à Rio de Janeiro avec une escale à Dakar. À son bord, des passagers privilégiés. Des représentants des gouvernements français et britannique, des dirigeants d'Air France, des journalistes internationaux et des personnalités du monde économique.<br /><br />Le message du pilote restera célèbre :<br /><br />« Mesdames et Messieurs, bienvenue à bord du Concorde. Nous atteindrons une vitesse de Mach 2 et une altitude de 18 000 mètres. Bon vol ! »<br /><br />Autre souvenir, celui du bruit du Concorde passant le mur du son...<br /><br />Le Concorde n'est pas qu'un avion. Il devient rapidement le symbole du luxe et de la vitesse. Il n'est pas rentable. Il est même réservé à une clientèle prestigieuse.<br /><br />Quoi qu’on en pense, début 1976, le Concorde fait rêver le monde entier. Il place Paris à 3h d'avion de New York… Mais il place surtout l’Europe à l’avant-plan de l’innovation face au bloc de l’Est.  <br /><br />Le Concorde reliera les capitales, transportant chefs d'État, célébrités et hommes d'affaires, toujours plus haut, toujours plus vite. C'est une révolution, qui sera éphémère, mais en ce happy day de 1976, l'aéroport de Paris est d'abord et avant tout... une fête.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62207999</guid><pubDate>Fri, 04 Oct 2024 10:33:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62207999/302854_1976_premier_vol_commercial_du_concorde_l_avion_supersonique_qui_a_revolutionne_l_aviation.mp3" length="4892575" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes le 21 janvier 1976. Happy Day pour l'aviation. À l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, il règne une excitation particulière, mais aussi une tension. 

Les regards sont tournés vers un avion à l'allure futuriste, élégant et élancé. Il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes le 21 janvier 1976. Happy Day pour l'aviation. À l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, il règne une excitation particulière, mais aussi une tension. <br /><br />Les regards sont tournés vers un avion à l'allure futuriste, élégant et élancé. Il s'appelle Concorde.<br /><br />L'histoire du Concorde, c'est celle d'une persévérance industrielle, entre la France et le Royaume-Uni. <br /><br />La volonté nait à la fin des années 50 et le premier prototype sort des hangars de Toulouse en avril 1966. <br /><br />Trois ans plus tard, toujours à Toulouse, le Concorde effectue son premier vol d'essai. C'est un exploit, il peut voler à DEUX fois la vitesse du son, soit à 2 000 km/h.<br /><br />C'est un grand spectacle, certes, mais tout le monde retient son souffle. <br /><br />C'est un essai, il est symbolique. <br /><br />Les défis sont encore nombreux : maîtriser le vol supersonique, assurer le confort des passagers à des altitudes stratosphériques et garantir la sécurité. <br /><br />Mais la détermination est sans faille. Le 10 octobre 1975, après des années de tests rigoureux, le Concorde reçoit son certificat de navigabilité. Il va pouvoir accueillir ses premiers passagers.<br /><br />Nous y sommes. 21 janvier 1976. Le Concorde décolle pour son premier vol commercial. Le parcours est ambitieux. Il relie Paris à Rio de Janeiro avec une escale à Dakar. À son bord, des passagers privilégiés. Des représentants des gouvernements français et britannique, des dirigeants d'Air France, des journalistes internationaux et des personnalités du monde économique.<br /><br />Le message du pilote restera célèbre :<br /><br />« Mesdames et Messieurs, bienvenue à bord du Concorde. Nous atteindrons une vitesse de Mach 2 et une altitude de 18 000 mètres. Bon vol ! »<br /><br />Autre souvenir, celui du bruit du Concorde passant le mur du son...<br /><br />Le Concorde n'est pas qu'un avion. Il devient rapidement le symbole du luxe et de la vitesse. Il n'est pas rentable. Il est même réservé à une clientèle prestigieuse.<br /><br />Quoi qu’on en pense, début 1976, le Concorde fait rêver le monde entier. Il place Paris à 3h d'avion de New York… Mais il place surtout l’Europe à l’avant-plan de l’innovation face au bloc de l’Est.  <br /><br />Le Concorde reliera les capitales, transportant chefs d'État, célébrités et hommes d'affaires, toujours plus haut, toujours plus vite. C'est une révolution, qui sera éphémère, mais en ce happy day de 1976, l'aéroport de Paris est d'abord et avant tout... une fête.]]></itunes:summary><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c291edd6f84ef0b6101fc47f78e27f7d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Quelle émission a relancé la carrière d'Elvis en 1968?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/quelle-emission-a-relance-la-carriere-d-elvis-en-1968--62207729</link><description><![CDATA[Happy day : 3 décembre 1968. Dans quelques semaines, c'est Noël. Une émission va relancer la carrière d'un artiste qui s'était éloigné des plateaux et des salles de concert, depuis plusieurs années. <br /><br />Elvis Presley traverse une période difficile. On est loin, très très loin, de l'hystérie qu'il provoque partout où il passe en 1956, comme sur le plateau d'Ed Sullivan. <br /><br />En 1968, le Roi du rock 'n' roll vient de produire plusieurs films et albums qui n'ont pas rencontré le succès. <br /><br />Conséquence : Elvis va s'éloigner de la scène musicale qui l'a vu naître. Son manager, le Colonel Parker, ne parvient même plus à trouver des producteurs pour investir dans de nouveaux projets. <br /><br />Face à ce déclin, il faut changer de stratégie. Parker conclut un accord avec NBC, qui accepte de financer un film et une émission spéciale. Elle sera diffusée pour Noël. Budget : plus d’un 1 million de dollars.<br /><br />En voilà une occasion unique pour Elvis, qui n'est pas apparu à la télévision depuis le 12 mai 1960, lors de l'émission "Welcome Home Elvis" de Frank Sinatra, après son service militaire en Allemagne. <br /><br />Tout cela va demander des mois de préparation.<br /><br />Fin juin 1968, à Burbank, les caméras captent une performance unique. L'émission est simplement intitulée "Elvis". Mais c'est bien plus qu'une émission. Lors de sa diffusion, c'est une renaissance artistique.<br /><br />Pas de costume brillant, mais une absolue sobriété. <br /><br />Elvis porte un costume en cuir noir, il revient à ses racines. S'il n'était pas à l'aise à l'idée de retrouver du public, Elvis est incroyable mais vrai. <br /><br />Il est lui-même ; charismatique, énergique, et sa voix est toujours aussi puissante. Pour le public, il revisite ses plus grands succès. Avec quelques fausses notes, beaucoup de sourires et cette capacité de séduction inégalée…<br /><br />Elvis présente même de nouvelles chansons, devant un public intime et conquis. L'atmosphère est électrique. La prestation sur "If I Can Dream" est particulièrement marquante. <br /><br />Cette chanson s’inspire des bouleversements sociaux de l'époque, notamment l'assassinat de Martin Luther King. <br /><br />Elvis se montre engagé. Sa voix porte un message d'espoir et de paix. D'ailleurs, il a changé de costume et porte du blanc.<br /><br />Happy Day pour Elvis. L'émission du 3 décembre 1968 est un triomphe. Les critiques sont unanimes : Elvis est de retour, au sommet de son art. <br /><br />Il va bientôt entrer à l'American Sound Studio de Memphis pour préparer un nouvel album. Au fond, cette émission spéciale de 1968, diffusée par NBC, a non seulement relancé sa carrière, mais a également rappelé au monde entier pourquoi il sera, à jamais, le King du rock 'n' roll.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62207729</guid><pubDate>Thu, 03 Oct 2024 10:03:15 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62207729/302853_quelle_emission_a_relance_la_carriere_d_elvis_en_1968.mp3" length="6327638" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy day : 3 décembre 1968. Dans quelques semaines, c'est Noël. Une émission va relancer la carrière d'un artiste qui s'était éloigné des plateaux et des salles de concert, depuis plusieurs années. 

Elvis Presley traverse une période difficile. On...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy day : 3 décembre 1968. Dans quelques semaines, c'est Noël. Une émission va relancer la carrière d'un artiste qui s'était éloigné des plateaux et des salles de concert, depuis plusieurs années. <br /><br />Elvis Presley traverse une période difficile. On est loin, très très loin, de l'hystérie qu'il provoque partout où il passe en 1956, comme sur le plateau d'Ed Sullivan. <br /><br />En 1968, le Roi du rock 'n' roll vient de produire plusieurs films et albums qui n'ont pas rencontré le succès. <br /><br />Conséquence : Elvis va s'éloigner de la scène musicale qui l'a vu naître. Son manager, le Colonel Parker, ne parvient même plus à trouver des producteurs pour investir dans de nouveaux projets. <br /><br />Face à ce déclin, il faut changer de stratégie. Parker conclut un accord avec NBC, qui accepte de financer un film et une émission spéciale. Elle sera diffusée pour Noël. Budget : plus d’un 1 million de dollars.<br /><br />En voilà une occasion unique pour Elvis, qui n'est pas apparu à la télévision depuis le 12 mai 1960, lors de l'émission "Welcome Home Elvis" de Frank Sinatra, après son service militaire en Allemagne. <br /><br />Tout cela va demander des mois de préparation.<br /><br />Fin juin 1968, à Burbank, les caméras captent une performance unique. L'émission est simplement intitulée "Elvis". Mais c'est bien plus qu'une émission. Lors de sa diffusion, c'est une renaissance artistique.<br /><br />Pas de costume brillant, mais une absolue sobriété. <br /><br />Elvis porte un costume en cuir noir, il revient à ses racines. S'il n'était pas à l'aise à l'idée de retrouver du public, Elvis est incroyable mais vrai. <br /><br />Il est lui-même ; charismatique, énergique, et sa voix est toujours aussi puissante. Pour le public, il revisite ses plus grands succès. Avec quelques fausses notes, beaucoup de sourires et cette capacité de séduction inégalée…<br /><br />Elvis présente même de nouvelles chansons, devant un public intime et conquis. L'atmosphère est électrique. La prestation sur "If I Can Dream" est particulièrement marquante. <br /><br />Cette chanson s’inspire des bouleversements sociaux de l'époque, notamment l'assassinat de Martin Luther King. <br /><br />Elvis se montre engagé. Sa voix porte un message d'espoir et de paix. D'ailleurs, il a changé de costume et porte du blanc.<br /><br />Happy Day pour Elvis. L'émission du 3 décembre 1968 est un triomphe. Les critiques sont unanimes : Elvis est de retour, au sommet de son art. <br /><br />Il va bientôt entrer à l'American Sound Studio de Memphis pour préparer un nouvel album. Au fond, cette émission spéciale de 1968, diffusée par NBC, a non seulement relancé sa carrière, mais a également rappelé au monde entier pourquoi il sera, à jamais, le King du rock 'n' roll.]]></itunes:summary><itunes:duration>264</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f06ad01337497a1ef63b9c24dd081fef.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La première télé de Linda de Suza sur Antenne 2</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-premiere-tele-de-linda-de-suza-sur-antenne-2--62207728</link><description><![CDATA[Happy day en ce début d'année 1978 pour une femme. Elle a fui son pays il y a 6 ans seulement. Emportant, avec elle, son fils et une simple valise en carton. <br /><br />Cette femme s'appelle Linda et elle chantait le fado, dans le Portugal d'avant la révolution.<br /><br />1972. Tirouli tiroula. Linda quitte sa terre natale, laissant derrière elle une vie difficile, rêvant d'un avenir meilleur en France. Sans passeport, sans papiers, elle traverse la frontière clandestinement. Direction, Paris. Et elle y arrive, quelques semaines plus tard. <br /><br />À Paris, la réalité est dure. Les petits boulots s'enchaînent : femme de ménage, femme de chambre, serveuse, ouvrière. Chaque jour est un combat. Pourtant, Linda rêve. La musique est son refuge, sa passion. Elle chante dès qu'elle le peut. Linda a toujours chanté.<br /><br />Linda chante dans un bistro, Chez Louisette, à Saint-Ouen. Elle ne baisse pas les bras, la chance pourrait lui sourire. Qui sait ? <br /><br />Sans relâche, elle va elle-même présenter des maquettes de chansons à des producteurs parisiens. <br /><br />Son inspiration du moment ? Elle reprend Gigi L’Amoroso de Dalida pour montrer l'étendue de sa puissance vocale.  <br /><br />Le moment arrive. En 1978, Linda de Suza a trouvé un producteur. Elle enregistre son premier single, "Un Portugais". <br /><br />Une chanson qui raconte son histoire, mais surtout l'histoire des immigrants, de leurs espoirs, de leurs sacrifices. Maintenant, il faut qu’on la remarque !<br /><br />Un jour, pour la première fois, elle est invitée dans une émission de télévision de Jacques Martin. Boum !<br /><br />Il est 20h30. Nous sommes sur Antenne 2. Linda de Suza chante en direct, avec un véritable orchestre, dans sa propre langue.<br /><br />La prestation est splendide. Mais au moment de chanter, quelques notes un peu hésitantes s'échappent, Linda est envahie par le trac. Cela dit, personne ne lui en tiendra rigueur. <br /><br />Son authenticité, sa sincérité, sa voix émouvante séduisent le public francophone. En ce happy day de 1978, la mère seule qui faisait honte à sa famille est officiellement à l'aube d'une forme de carrière. <br /><br />Elle ignore tout des 14 albums et des 20 millions de disques qui suivront "Le Portugais".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62207728</guid><pubDate>Thu, 03 Oct 2024 10:03:14 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62207728/302852_la_premiere_tele_de_linda_de_suza_sur_antenne_2.mp3" length="5792233" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy day en ce début d'année 1978 pour une femme. Elle a fui son pays il y a 6 ans seulement. Emportant, avec elle, son fils et une simple valise en carton. 

Cette femme s'appelle Linda et elle chantait le fado, dans le Portugal d'avant la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy day en ce début d'année 1978 pour une femme. Elle a fui son pays il y a 6 ans seulement. Emportant, avec elle, son fils et une simple valise en carton. <br /><br />Cette femme s'appelle Linda et elle chantait le fado, dans le Portugal d'avant la révolution.<br /><br />1972. Tirouli tiroula. Linda quitte sa terre natale, laissant derrière elle une vie difficile, rêvant d'un avenir meilleur en France. Sans passeport, sans papiers, elle traverse la frontière clandestinement. Direction, Paris. Et elle y arrive, quelques semaines plus tard. <br /><br />À Paris, la réalité est dure. Les petits boulots s'enchaînent : femme de ménage, femme de chambre, serveuse, ouvrière. Chaque jour est un combat. Pourtant, Linda rêve. La musique est son refuge, sa passion. Elle chante dès qu'elle le peut. Linda a toujours chanté.<br /><br />Linda chante dans un bistro, Chez Louisette, à Saint-Ouen. Elle ne baisse pas les bras, la chance pourrait lui sourire. Qui sait ? <br /><br />Sans relâche, elle va elle-même présenter des maquettes de chansons à des producteurs parisiens. <br /><br />Son inspiration du moment ? Elle reprend Gigi L’Amoroso de Dalida pour montrer l'étendue de sa puissance vocale.  <br /><br />Le moment arrive. En 1978, Linda de Suza a trouvé un producteur. Elle enregistre son premier single, "Un Portugais". <br /><br />Une chanson qui raconte son histoire, mais surtout l'histoire des immigrants, de leurs espoirs, de leurs sacrifices. Maintenant, il faut qu’on la remarque !<br /><br />Un jour, pour la première fois, elle est invitée dans une émission de télévision de Jacques Martin. Boum !<br /><br />Il est 20h30. Nous sommes sur Antenne 2. Linda de Suza chante en direct, avec un véritable orchestre, dans sa propre langue.<br /><br />La prestation est splendide. Mais au moment de chanter, quelques notes un peu hésitantes s'échappent, Linda est envahie par le trac. Cela dit, personne ne lui en tiendra rigueur. <br /><br />Son authenticité, sa sincérité, sa voix émouvante séduisent le public francophone. En ce happy day de 1978, la mère seule qui faisait honte à sa famille est officiellement à l'aube d'une forme de carrière. <br /><br />Elle ignore tout des 14 albums et des 20 millions de disques qui suivront "Le Portugais".]]></itunes:summary><itunes:duration>242</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/47309d35a6f79f6875eebb9ac5a47629.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ben: le premier succès solo de Michael Jackson en 1972</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ben-le-premier-succes-solo-de-michael-jackson-en-1972--62161900</link><description><![CDATA[12 juillet 1972. Happy Day pour un jeune prodige qui fait déjà vibrer la planète entière avec ses frères. <br /><br />Michael Jackson. Ce nom résonne déjà dans toutes les têtes et sur toutes les scènes.<br /><br />Les Jackson, c'est une histoire de famille. Avec les Jackson 5, la tribu enchaîne de manière interrompue la production de succès comme "ABC", "I Want You Back" et "I'll Be There". Rien ne les arrête. <br /><br />Mais aujourd'hui, quelque chose de spécial est en train mijoter. Les tensions au sein du groupe sont de plus en plus nombreuses. Alors, à seulement 13 ans, Michael s'apprête à prendre son envol en solo avec une chanson qui va marquer un tournant pour lui.<br /><br />C'est une balade, qui a pour titre BEN. Et c'est, au départ, la bande originale d'un film... sur un rat, oui, un rat dont le prénom est (justement) Ben ! <br /><br />Le film d'horreur ne connaîtra aucune espèce de succès en salle. Par contre, il donne l'occasion à la voix de Michael Jackson de s'affirmer dans le plus simple appareil. <br /><br />Son interprétation transcende le texte et le contexte. Sa maturité vocale, sa sensibilité, rien ne laisse à penser que Michael vient à peine de fêter son 13e anniversaire.<br /><br />Ben, le film, passe donc à l'arrière-plan. Ben, la chanson, c'est tout le contraire. Elle touche le public. Elle émeut. Il émeut. Et pour cause, c'est une ballade émouvante qui parle d'amitié, de loyauté et de compréhension. Dans la bouche d'un tout jeune garçon, cela sonne juste.  <br /><br />Le succès est immédiat. En quelques jours, la radio a fait son travail. Ben grimpe en TÊTE des ventes, offrant à Michael son premier numéro 1 en solo. <br /><br />Partout dans le monde, le titre atteint les premières places des classements, y compris aux États-Unis, où Ben restera, durant plusieurs semaines, numéro 1 au Billboard.<br /><br />Mais, en 1972, le tout jeune Michael n’est pas au bout de ses surprises. Ben remporte le Golden Globe de la meilleure chanson originale. Une reconnaissance incroyable et surtout INÉDITE pour un artiste de 13 ans. D'ailleurs, durant la cérémonie, Michael va partager cette récompense avec Walter Scharf (le compositeur) et Don Black, le parolier.<br /><br />En 1973, Ben est nommé aux Oscars, comme meilleure musique de film. “Michael Jackson ne devrait pas être debout si tard”, s'en amuse le présentateur de la soirée...<br /><br />Pas de César cette fois. La Motown ne remporte pas le trophée, mais a trouvé en Michael Jackson solo un diamant. <br /><br />Le 12 juillet 1972 restera comme le Happy Day d'un chanteur noir qui, du haut de ses 13 ans, donne un aperçu de ses capacités vocales hors du commun. <br /><br />Un titre à la fois, il commence à marcher seul sur la route du succès, tout en continuant à briller avec ses frères… Peut-être plus pour très longtemps.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62161900</guid><pubDate>Tue, 01 Oct 2024 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62161900/302591_ben_le_premier_succes_solo_de_michael_jackson_en_1972.mp3" length="5288801" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>12 juillet 1972. Happy Day pour un jeune prodige qui fait déjà vibrer la planète entière avec ses frères. 

Michael Jackson. Ce nom résonne déjà dans toutes les têtes et sur toutes les scènes.

Les Jackson, c'est une histoire de famille. Avec les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[12 juillet 1972. Happy Day pour un jeune prodige qui fait déjà vibrer la planète entière avec ses frères. <br /><br />Michael Jackson. Ce nom résonne déjà dans toutes les têtes et sur toutes les scènes.<br /><br />Les Jackson, c'est une histoire de famille. Avec les Jackson 5, la tribu enchaîne de manière interrompue la production de succès comme "ABC", "I Want You Back" et "I'll Be There". Rien ne les arrête. <br /><br />Mais aujourd'hui, quelque chose de spécial est en train mijoter. Les tensions au sein du groupe sont de plus en plus nombreuses. Alors, à seulement 13 ans, Michael s'apprête à prendre son envol en solo avec une chanson qui va marquer un tournant pour lui.<br /><br />C'est une balade, qui a pour titre BEN. Et c'est, au départ, la bande originale d'un film... sur un rat, oui, un rat dont le prénom est (justement) Ben ! <br /><br />Le film d'horreur ne connaîtra aucune espèce de succès en salle. Par contre, il donne l'occasion à la voix de Michael Jackson de s'affirmer dans le plus simple appareil. <br /><br />Son interprétation transcende le texte et le contexte. Sa maturité vocale, sa sensibilité, rien ne laisse à penser que Michael vient à peine de fêter son 13e anniversaire.<br /><br />Ben, le film, passe donc à l'arrière-plan. Ben, la chanson, c'est tout le contraire. Elle touche le public. Elle émeut. Il émeut. Et pour cause, c'est une ballade émouvante qui parle d'amitié, de loyauté et de compréhension. Dans la bouche d'un tout jeune garçon, cela sonne juste.  <br /><br />Le succès est immédiat. En quelques jours, la radio a fait son travail. Ben grimpe en TÊTE des ventes, offrant à Michael son premier numéro 1 en solo. <br /><br />Partout dans le monde, le titre atteint les premières places des classements, y compris aux États-Unis, où Ben restera, durant plusieurs semaines, numéro 1 au Billboard.<br /><br />Mais, en 1972, le tout jeune Michael n’est pas au bout de ses surprises. Ben remporte le Golden Globe de la meilleure chanson originale. Une reconnaissance incroyable et surtout INÉDITE pour un artiste de 13 ans. D'ailleurs, durant la cérémonie, Michael va partager cette récompense avec Walter Scharf (le compositeur) et Don Black, le parolier.<br /><br />En 1973, Ben est nommé aux Oscars, comme meilleure musique de film. “Michael Jackson ne devrait pas être debout si tard”, s'en amuse le présentateur de la soirée...<br /><br />Pas de César cette fois. La Motown ne remporte pas le trophée, mais a trouvé en Michael Jackson solo un diamant. <br /><br />Le 12 juillet 1972 restera comme le Happy Day d'un chanteur noir qui, du haut de ses 13 ans, donne un aperçu de ses capacités vocales hors du commun. <br /><br />Un titre à la fois, il commence à marcher seul sur la route du succès, tout en continuant à briller avec ses frères… Peut-être plus pour très longtemps.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5ef283c18cb56bd5a155bc1ea25f0508.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Comment et pourquoi Jeanne Moreau a chanté dans Jules et Jim</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-et-pourquoi-jeanne-moreau-a-chante-dans-jules-et-jim--62126313</link><description><![CDATA[23 janvier 1962, Happy Day pour François Truffaut et Jeanne Moreau. C’est la sortie d’un film qui va déranger et la faire chanter, “Jules et Jim”. Et c’est aussi un truc qui ne s'est jamais fait au cinéma, jusqu'ici. <br /><br />Jules et Jim, c’est l'adaptation d'un roman méconnu d'Henri-Pierre Rocher. Jeanne Moreau assumera toujours le film, qu’elle résumera ainsi : "C'est l'histoire d'une femme qui hésite entre plusieurs hommes, et décide de les aimer tous".<br /><br /> En 1962, le film se paie - il fallait s’en douter - un petit scandale, notamment parce qu'il évoque l’amour pluriel, du point de vue de la femme. <br /><br />Le tournage est difficile. L'ambiance est morose. Le budget est serré. La production manque d'argent. Pour ne rien arranger, un technicien est victime d'un accident d'hélicoptère. Bref, cela manque de sourire. <br /><br />L'équipe se trouve dans un grand chalet des Vosges.  François Truffaut a une idée : "On va chanter". <br /><br />C'est là qu'un certain Serge Rezvani prend la guitare. Serge, c'est un peintre bohème qui vit dans un HLM. Jeanne Moreau et lui se connaissent depuis longtemps. Ils chantent ensemble pour amuser leurs amis. L'une de ces chansons a pour titre "Le Tourbillon". <br /><br />Pour Truffaut, qui l’entend pour la première fois, c'est le déclic. "Le Tourbillon" est LA chanson parfaite pour illustrer son film. <br /><br />C'est comme si ces paroles avaient été écrites pour Jules et Jim. Serge Rezvani accepte d'apparaître dans le film aux côtés de Jeanne Moreau, mais sous un pseudonyme, Cyrus Bassiak ("Bassiak" qui signifie vagabond en russe). <br /><br />Le Tourbillon de la vie arrive par la petite porte, une heure après le début du film. Une guitare, Jeanne Moreau, ses deux hommes. <br /><br />C’est une scène inoubliable. Et pas uniquement par sa configuration en triangle. Non, c’est parce que les paroles sonnent juste dans le scénario. Et voilà comment s'installe dans la légende un titre qui n'était pas, au départ, destiné à figurer dans un film.<br /><br />En ce happy day de janvier 1962, un refrain va faire d'une actrice une chanteuse, connue, reconnue, perdue de vue, qui s'est sans doute soûlée en l'écoutant, l'alcool fait oublier le temps, qui s'est ensuite réveillée en sentant, des baisers sur son front brûlant, alors tous deux sont repartis, dans le tourbillon de la vie, ont continué à tourner, tous les deux... enlacés.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62126313</guid><pubDate>Mon, 30 Sep 2024 09:24:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62126313/302397_comment_et_pourquoi_jeanne_moreau_a_chante_dans_jules_et_jim.mp3" length="5264350" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>23 janvier 1962, Happy Day pour François Truffaut et Jeanne Moreau. C’est la sortie d’un film qui va déranger et la faire chanter, “Jules et Jim”. Et c’est aussi un truc qui ne s'est jamais fait au cinéma, jusqu'ici. 

Jules et Jim, c’est l'adaptation...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[23 janvier 1962, Happy Day pour François Truffaut et Jeanne Moreau. C’est la sortie d’un film qui va déranger et la faire chanter, “Jules et Jim”. Et c’est aussi un truc qui ne s'est jamais fait au cinéma, jusqu'ici. <br /><br />Jules et Jim, c’est l'adaptation d'un roman méconnu d'Henri-Pierre Rocher. Jeanne Moreau assumera toujours le film, qu’elle résumera ainsi : "C'est l'histoire d'une femme qui hésite entre plusieurs hommes, et décide de les aimer tous".<br /><br /> En 1962, le film se paie - il fallait s’en douter - un petit scandale, notamment parce qu'il évoque l’amour pluriel, du point de vue de la femme. <br /><br />Le tournage est difficile. L'ambiance est morose. Le budget est serré. La production manque d'argent. Pour ne rien arranger, un technicien est victime d'un accident d'hélicoptère. Bref, cela manque de sourire. <br /><br />L'équipe se trouve dans un grand chalet des Vosges.  François Truffaut a une idée : "On va chanter". <br /><br />C'est là qu'un certain Serge Rezvani prend la guitare. Serge, c'est un peintre bohème qui vit dans un HLM. Jeanne Moreau et lui se connaissent depuis longtemps. Ils chantent ensemble pour amuser leurs amis. L'une de ces chansons a pour titre "Le Tourbillon". <br /><br />Pour Truffaut, qui l’entend pour la première fois, c'est le déclic. "Le Tourbillon" est LA chanson parfaite pour illustrer son film. <br /><br />C'est comme si ces paroles avaient été écrites pour Jules et Jim. Serge Rezvani accepte d'apparaître dans le film aux côtés de Jeanne Moreau, mais sous un pseudonyme, Cyrus Bassiak ("Bassiak" qui signifie vagabond en russe). <br /><br />Le Tourbillon de la vie arrive par la petite porte, une heure après le début du film. Une guitare, Jeanne Moreau, ses deux hommes. <br /><br />C’est une scène inoubliable. Et pas uniquement par sa configuration en triangle. Non, c’est parce que les paroles sonnent juste dans le scénario. Et voilà comment s'installe dans la légende un titre qui n'était pas, au départ, destiné à figurer dans un film.<br /><br />En ce happy day de janvier 1962, un refrain va faire d'une actrice une chanteuse, connue, reconnue, perdue de vue, qui s'est sans doute soûlée en l'écoutant, l'alcool fait oublier le temps, qui s'est ensuite réveillée en sentant, des baisers sur son front brûlant, alors tous deux sont repartis, dans le tourbillon de la vie, ont continué à tourner, tous les deux... enlacés.]]></itunes:summary><itunes:duration>220</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6cfde1cb8b3dd0c724da2cfe3827905d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision 78: la revanche de Jean Vallée</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-78-la-revanche-de-jean-vallee--62126312</link><description><![CDATA[22 avril 1978. Happy day pour la Belgique. Nous allons toucher les étoiles, enfin presque. <br /><br />En plein cœur de Paris, Jean Vallée a le trac. Et il y a de quoi. L'Eurovision, c'est ce soir. Jean Vallée le sait bien. 20 pays participent au 23e concours, c'est un nouveau record. Deux revenants monteront sur scène : la Turquie et le Danemark, après 12 ans d'absence. <br /><br />Le lieu choisi, c'est le fameux Palais des Congrès. Il est tout jeune à l'époque. Il a été inauguré en 1974.<br /><br />La vidéo d'introduction montre des vues touristiques de Paris. Le dernier plan fixe l'attention sur l'Arc de Triomphe. On voit à présent l'orchestre. La scène. La caméra fait également plusieurs plans sur le public. D'ailleurs, on dirait Jane et Serge. Et oui, ils sont là aussi, dans le public, Jane Birkin et Serge Gainsbourg applaudissent. <br /><br />Puis, on voit deux présentateurs. Oui, pour la première fois, ils seront deux. Denise Fabre et Léon Zitrone.<br /><br />Parmi les 20 candidats, on mise beaucoup à Paris sur les représentantes luxembourgeoises, le duo Baccara. C’est le favori des bookmakers. <br /><br />Mais c'est Israël qui va remporter la médaille. Le pays débarque avec un morceau complètement différent dans une compétition souvent dominée par des ballades ou des chansons plus traditionnelles. <br /><br />Ce titre, c'est "A-Ba-Ni-Bi" d'Izhar Cohen et les Alphabeta. Dès les premières notes, le public est conquis. Le jury aussi. D'ailleurs, cette chanson devient rapidement un succès partout en Europe.<br /><br />Mais où est donc Jean Vallée qui porte les couleurs de la Belgique ? Jean Vallée n'est pas vraiment disco. Sa chanson est une balade. Elle a pour titre "L’amour ça fait chanter la vie". C'est la 2e fois qu'il représente le Royaume à l'Eurovision. <br /><br />Il dit : "L'amour, ça vous met dans le cœur des crayons de couleur..." Sa prestation est impeccable, sa voix transporte le public, et on sent que quelque chose de spécial se joue ce soir-là.<br /><br />"L’amour ça fait chanter la vie" parvient à capturer l’attention des jurys. Il accumule les points au fil de la soirée, et à la fin, il se classe non pas premier, mais excellent second. <br /><br />C’est une performance incroyable pour la Belgique. Ce soir, notre drapeau flotte sur la scène européenne, à une époque où l’Eurovision est encore un des rares moments où TOUT le continent se retrouve devant le même programme.  <br /><br />Papa est fier. Maman a versé une larme. Mamy s'est endormie. En ce 22 avril 1978, Jean Vallée aime la vie, la vie tout la vie. Avec "L’amour ça fait chanter la vie", il nous offre le meilleur résultat que le petit Royaume obtiendra... (chuchoté) jusqu'en 1986.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62126312</guid><pubDate>Fri, 27 Sep 2024 09:33:26 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62126312/302396_eurovision_78_la_revanche_de_jean_vallee.mp3" length="5379080" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>22 avril 1978. Happy day pour la Belgique. Nous allons toucher les étoiles, enfin presque. 

En plein cœur de Paris, Jean Vallée a le trac. Et il y a de quoi. L'Eurovision, c'est ce soir. Jean Vallée le sait bien. 20 pays participent au 23e concours,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[22 avril 1978. Happy day pour la Belgique. Nous allons toucher les étoiles, enfin presque. <br /><br />En plein cœur de Paris, Jean Vallée a le trac. Et il y a de quoi. L'Eurovision, c'est ce soir. Jean Vallée le sait bien. 20 pays participent au 23e concours, c'est un nouveau record. Deux revenants monteront sur scène : la Turquie et le Danemark, après 12 ans d'absence. <br /><br />Le lieu choisi, c'est le fameux Palais des Congrès. Il est tout jeune à l'époque. Il a été inauguré en 1974.<br /><br />La vidéo d'introduction montre des vues touristiques de Paris. Le dernier plan fixe l'attention sur l'Arc de Triomphe. On voit à présent l'orchestre. La scène. La caméra fait également plusieurs plans sur le public. D'ailleurs, on dirait Jane et Serge. Et oui, ils sont là aussi, dans le public, Jane Birkin et Serge Gainsbourg applaudissent. <br /><br />Puis, on voit deux présentateurs. Oui, pour la première fois, ils seront deux. Denise Fabre et Léon Zitrone.<br /><br />Parmi les 20 candidats, on mise beaucoup à Paris sur les représentantes luxembourgeoises, le duo Baccara. C’est le favori des bookmakers. <br /><br />Mais c'est Israël qui va remporter la médaille. Le pays débarque avec un morceau complètement différent dans une compétition souvent dominée par des ballades ou des chansons plus traditionnelles. <br /><br />Ce titre, c'est "A-Ba-Ni-Bi" d'Izhar Cohen et les Alphabeta. Dès les premières notes, le public est conquis. Le jury aussi. D'ailleurs, cette chanson devient rapidement un succès partout en Europe.<br /><br />Mais où est donc Jean Vallée qui porte les couleurs de la Belgique ? Jean Vallée n'est pas vraiment disco. Sa chanson est une balade. Elle a pour titre "L’amour ça fait chanter la vie". C'est la 2e fois qu'il représente le Royaume à l'Eurovision. <br /><br />Il dit : "L'amour, ça vous met dans le cœur des crayons de couleur..." Sa prestation est impeccable, sa voix transporte le public, et on sent que quelque chose de spécial se joue ce soir-là.<br /><br />"L’amour ça fait chanter la vie" parvient à capturer l’attention des jurys. Il accumule les points au fil de la soirée, et à la fin, il se classe non pas premier, mais excellent second. <br /><br />C’est une performance incroyable pour la Belgique. Ce soir, notre drapeau flotte sur la scène européenne, à une époque où l’Eurovision est encore un des rares moments où TOUT le continent se retrouve devant le même programme.  <br /><br />Papa est fier. Maman a versé une larme. Mamy s'est endormie. En ce 22 avril 1978, Jean Vallée aime la vie, la vie tout la vie. Avec "L’amour ça fait chanter la vie", il nous offre le meilleur résultat que le petit Royaume obtiendra... (chuchoté) jusqu'en 1986.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/faac3d565de77f351513d677685e7dac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Frédéric François doit tout à son papa chanteur</title><link>https://www.spreaker.com/episode/frederic-francois-doit-tout-a-son-papa-chanteur--62077659</link><description><![CDATA[C'est l'été 1969. Un été qui restera comme le Happy Day d'un petit garçon originaire de Sicile, avec ses parents. Direction, la Belgique. <br /><br />Ce petit garçon s'appelle Francesco. Enfin, Cicco, pour sa maman. Il naît le 3 juin 1950. Et quitte l'Italie deux ans plus tard pour s'installer à Liège. <br /><br />Son père est mineur, mais aussi chanteur. Sa maman est une mère au foyer, aimante, mais inquiète aussi. Son père travaille à la mine, c'est difficile et c'est surtout très dangereux. En 1952, Francesco Barracato ne s'appelle pas encore Frédéric François. Il va apprendre la musique, grâce à son père…<br /><br />En 1966, Francesco remporte un concours de chant organisé à Châtelet. Son père va tout faire pour le soutenir. Il l'explique au micro de l'émission Lumière Intérieure.<br /><br />Et effectivement, tout va s'enchaîner pour celui qui se fera appeler Frédéric François à partir de 1969. <br /><br />Pourquoi ce nom ? C'est un hommage à Frédéric Chopin, dont le prénom complet était en réalité Frédéric-François Chopin. <br /><br />Voilà, les dés sont jetés. Il enregistre son tout premier disque, produit par Constant Defourny. Il signe son premier contrat avec une maison de disques, Barclay-Belgique. Le titre, Sylvie, est pressé en juillet 1969.<br /><br />L'année suivante, c'est grâce à Lucien Morisse (d'Europe 1) que sa musique arrive en France. Bon, c’est vrai, “Sylvie” ne sera pas un tube, mais une rampe de lancement pour une carrière dont il ne sait encore à peu près rien<br /><br />En 1971, tout s'éclaire. Il connaît son véritable premier succès….avec une chanson d’amour ! La première d’une LONGUE série.<br /><br />“Je n’ai jamais aimé comme je t’aime” restera rien moins que 13 semaines N°1 au Hit Parade en France. Chez nous, pareil. <br /><br />C’est bon ! Frédéric François sort de l’anonymat. Et même s'il fait partie de ce que l'on appelle, dans les années 70, les “Chanteurs à minettes", jamais il ne va oublier d'où il vient. // <br /><br />Son papa aura eu raison de croire en Cicco. Son père qui a tout donné pour lui. Son temps. Ses économies. Peut-être un peu de sa vie, aussi. Car c'est grâce à lui, en 1969, si Francesco a pu chanter l’amour avec... “Sylvie”...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62077659</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62077659/301835_frederic_francois_doit_tout_a_son_papa_chanteur.mp3" length="6571518" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>C'est l'été 1969. Un été qui restera comme le Happy Day d'un petit garçon originaire de Sicile, avec ses parents. Direction, la Belgique. 

Ce petit garçon s'appelle Francesco. Enfin, Cicco, pour sa maman. Il naît le 3 juin 1950. Et quitte l'Italie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C'est l'été 1969. Un été qui restera comme le Happy Day d'un petit garçon originaire de Sicile, avec ses parents. Direction, la Belgique. <br /><br />Ce petit garçon s'appelle Francesco. Enfin, Cicco, pour sa maman. Il naît le 3 juin 1950. Et quitte l'Italie deux ans plus tard pour s'installer à Liège. <br /><br />Son père est mineur, mais aussi chanteur. Sa maman est une mère au foyer, aimante, mais inquiète aussi. Son père travaille à la mine, c'est difficile et c'est surtout très dangereux. En 1952, Francesco Barracato ne s'appelle pas encore Frédéric François. Il va apprendre la musique, grâce à son père…<br /><br />En 1966, Francesco remporte un concours de chant organisé à Châtelet. Son père va tout faire pour le soutenir. Il l'explique au micro de l'émission Lumière Intérieure.<br /><br />Et effectivement, tout va s'enchaîner pour celui qui se fera appeler Frédéric François à partir de 1969. <br /><br />Pourquoi ce nom ? C'est un hommage à Frédéric Chopin, dont le prénom complet était en réalité Frédéric-François Chopin. <br /><br />Voilà, les dés sont jetés. Il enregistre son tout premier disque, produit par Constant Defourny. Il signe son premier contrat avec une maison de disques, Barclay-Belgique. Le titre, Sylvie, est pressé en juillet 1969.<br /><br />L'année suivante, c'est grâce à Lucien Morisse (d'Europe 1) que sa musique arrive en France. Bon, c’est vrai, “Sylvie” ne sera pas un tube, mais une rampe de lancement pour une carrière dont il ne sait encore à peu près rien<br /><br />En 1971, tout s'éclaire. Il connaît son véritable premier succès….avec une chanson d’amour ! La première d’une LONGUE série.<br /><br />“Je n’ai jamais aimé comme je t’aime” restera rien moins que 13 semaines N°1 au Hit Parade en France. Chez nous, pareil. <br /><br />C’est bon ! Frédéric François sort de l’anonymat. Et même s'il fait partie de ce que l'on appelle, dans les années 70, les “Chanteurs à minettes", jamais il ne va oublier d'où il vient. // <br /><br />Son papa aura eu raison de croire en Cicco. Son père qui a tout donné pour lui. Son temps. Ses économies. Peut-être un peu de sa vie, aussi. Car c'est grâce à lui, en 1969, si Francesco a pu chanter l’amour avec... “Sylvie”...]]></itunes:summary><itunes:duration>274</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b80502d61103043365eae0f37d86cefc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zippo, l'histoire d'un briquet chic et pratique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zippo-l-histoire-d-un-briquet-chic-et-pratique--62077658</link><description><![CDATA[1960. Happy day pour une marque américaine de briquets. Elle va créer (malgré elle) une nouvelle tendance qu'on retrouve dans tous les BONS concerts de l'époque. Le moment Zippo. Le principe : on lève son briquet, allumé, pour leur déclarer sa flamme à la musique.<br /><br />Zippo, c'est un peu la Rolls des briquets. Son histoire commence en 1930 en Pennsylvanie. // C’est surtout durant la 2e guerre mondiale que Zippo va connaître son apogée. Il faut dire que, dans les tranchées, le petit objet a de quoi séduire. Il permet de protéger la flamme du vent.<br /><br />C'est d'ailleurs sous les vents de l'Autriche que son inventeur, Mister Blaidsell, va trouver l'inspiration dans les années 30. Le modèle autrichien n'est pourtant pas très convaincant. Alors monsieur Blaidsell va le reconstruire à sa sauce. Il reprend tout à zéro.<br /><br />L'Américain a une idée. Un petit boîtier rectangulaire, tout plat, surmonté d'un capuchon mobile monté sur charnière. Et zip, c'est à la fois un beau briquet qui s'utilise d'une seule main et... une formidable invention qui défie le vent. <br /><br />À partir du verbe ZIP, il crée ZIPPO. Et c'est parti pour la gloire !<br /><br />Dans les années 60, posséder un Zippo, c'est être à la mode. C'est même un objet un peu chic. Car tout le monde fume et cela ne pose un problème à personne. C'est même tout ce qu'il y a de plus normal dans le cinéma. <br /><br />Le Zippo a tenu un rôle dans plus de 2000 films, partout dans le monde, dans tous les styles. Le clic du Zippo est particulièrement cinématographique. En France, l’objet est un peu la coqueluche du showbiz. D'ailleurs, il ne quitte à peu près jamais Belmondo. Même dans son bain, dans Pierrot le fou, en 1965... clope au bec, à côté d'une petite fille.<br /><br />Le Zippo, c'est aussi une forme de gri gri pour Simone Signoret. D'ailleurs, pour ces dames, Zippo va créer une version plus petite, le SLIM. Et curieusement, le Zippo Slim va aussi plaire aux hommes.<br /><br />En 1960, le briquet favori des militaires s'est trouvé un nouveau public. Happy day et temps de paix, il faut viser large…. si possible, toute la classe moyenne américaine. Puis le reste du monde entier. <br /><br />Zippo, c'est une VRAIE légende. Depuis sa création, la marque américaine en aura vendu... 500 millions d'exemplaires... <br /><br />Un succès qui pique les yeux et fait pleurer, mais n'est certainement pas près de s'envoler en fumée...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62077658</guid><pubDate>Wed, 25 Sep 2024 10:00:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62077658/301834_zippo_l_histoire_d_un_briquet_chic_et_pratique.mp3" length="4233663" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>1960. Happy day pour une marque américaine de briquets. Elle va créer (malgré elle) une nouvelle tendance qu'on retrouve dans tous les BONS concerts de l'époque. Le moment Zippo. Le principe : on lève son briquet, allumé, pour leur déclarer sa flamme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1960. Happy day pour une marque américaine de briquets. Elle va créer (malgré elle) une nouvelle tendance qu'on retrouve dans tous les BONS concerts de l'époque. Le moment Zippo. Le principe : on lève son briquet, allumé, pour leur déclarer sa flamme à la musique.<br /><br />Zippo, c'est un peu la Rolls des briquets. Son histoire commence en 1930 en Pennsylvanie. // C’est surtout durant la 2e guerre mondiale que Zippo va connaître son apogée. Il faut dire que, dans les tranchées, le petit objet a de quoi séduire. Il permet de protéger la flamme du vent.<br /><br />C'est d'ailleurs sous les vents de l'Autriche que son inventeur, Mister Blaidsell, va trouver l'inspiration dans les années 30. Le modèle autrichien n'est pourtant pas très convaincant. Alors monsieur Blaidsell va le reconstruire à sa sauce. Il reprend tout à zéro.<br /><br />L'Américain a une idée. Un petit boîtier rectangulaire, tout plat, surmonté d'un capuchon mobile monté sur charnière. Et zip, c'est à la fois un beau briquet qui s'utilise d'une seule main et... une formidable invention qui défie le vent. <br /><br />À partir du verbe ZIP, il crée ZIPPO. Et c'est parti pour la gloire !<br /><br />Dans les années 60, posséder un Zippo, c'est être à la mode. C'est même un objet un peu chic. Car tout le monde fume et cela ne pose un problème à personne. C'est même tout ce qu'il y a de plus normal dans le cinéma. <br /><br />Le Zippo a tenu un rôle dans plus de 2000 films, partout dans le monde, dans tous les styles. Le clic du Zippo est particulièrement cinématographique. En France, l’objet est un peu la coqueluche du showbiz. D'ailleurs, il ne quitte à peu près jamais Belmondo. Même dans son bain, dans Pierrot le fou, en 1965... clope au bec, à côté d'une petite fille.<br /><br />Le Zippo, c'est aussi une forme de gri gri pour Simone Signoret. D'ailleurs, pour ces dames, Zippo va créer une version plus petite, le SLIM. Et curieusement, le Zippo Slim va aussi plaire aux hommes.<br /><br />En 1960, le briquet favori des militaires s'est trouvé un nouveau public. Happy day et temps de paix, il faut viser large…. si possible, toute la classe moyenne américaine. Puis le reste du monde entier. <br /><br />Zippo, c'est une VRAIE légende. Depuis sa création, la marque américaine en aura vendu... 500 millions d'exemplaires... <br /><br />Un succès qui pique les yeux et fait pleurer, mais n'est certainement pas près de s'envoler en fumée...]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/642b4b58bf139e0b0c1db863a8870e99.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le premier appel depuis un téléphone (trans)portable</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-premier-appel-depuis-un-telephone-trans-portable--62077657</link><description><![CDATA[Happy day pour Martin Cooper le 3 avril 1973. Il va effectuer un geste incroyable en pleine rue, à New York.  Cet ingénieur, né à Chicago en 1928, travaillait jusqu'alors à la production de radios pour la police et pour l'armée américaine.<br /><br />Martin Cooper commence sa carrière chez Motorola dans les années 1950. En plein cœur des années 60, il imagine un monde où chaque Américain pourrait avoir son propre téléphone sans fil, un téléphone qu’on pourrait transporter n’importe où. <br /><br />Problème : à cette époque, c'est impossible. Les téléphones sont encore reliés par des câbles et même les premiers essais de téléphonie mobile se font dans les voitures. Aucun projet sérieux ne concerne monsieur et madame tout le monde.<br /><br />Cooper et son équipe chez Motorola vont se lancer un défi de taille : créer un téléphone véritablement portable. Cela dit, ils ne sont pas seuls dans cette course. <br /><br />Bell Labs, un autre géant américain des communications, travaille également sur un système de téléphonie mobile. Mais mais mais… Cooper apprend que le projet de Bell Labs concerne une nouvelle fois les voitures. <br /><br />On l'a compris, il veut aller plus loin. Pour lui, un téléphone mobile doit pouvoir être transporté dans la rue, au travail et pourquoi pas au supermarché.<br /><br />Début 1973. Après des années de rêve, après des mois de recherche et de développement, Cooper et son équipe créent le DynaTAC. Cet appareil est énorme : 25 centimètres de long, plus d’un kilo et une autonomie qui ne dépasse pas 25 minutes en conversation. Le clou du spectacle, c'est qu'il faut ensuite 5h pour le recharger. <br /><br />Pourtant, en 1973, c’est une prouesse technologique. Toutes ces limites n'avaient aucune importance pour Martin Cooper. Il expliquera plus tard que le DynaTAC était si lourd que personne n’était capable de le soulever pendant 25 minutes. <br /><br />Le 3 avril 1973, Martin Cooper fait un pas décisif. Il se rend dans les rues de New York.<br /><br />Avec son prototype en main, Martin va passer le tout premier appel mobile de l’histoire. Et il ne va pas le faire avec n'importe qui. Il va appeler son principal concurrent, Joel Engel, de Bell Labs. <br /><br />D’un ton plein d’assurance et de malice, Cooper lui lance : « Je t’appelle depuis un vrai téléphone portable, à New York. » <br /><br />Bon d'accord, le chemin vers la commercialisation est encore long. Le DynaTAC, bien que révolutionnaire, est loin d’être prêt pour le grand public. Il faudra une bonne dizaine d'années pour le commercialiser. <br /><br />N'empêche, en ce happy day d'avril 1973, Martin Cooper va inscrire la marque américaine Motorola dans le camp des révolutions technologiques. Car oui, dans les années 70, 25 minutes sans fil, c'est un record sans appel !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62077657</guid><pubDate>Tue, 24 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62077657/301833_le_premier_appel_depuis_un_telephone_trans_portable.mp3" length="5217330" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy day pour Martin Cooper le 3 avril 1973. Il va effectuer un geste incroyable en pleine rue, à New York.  Cet ingénieur, né à Chicago en 1928, travaillait jusqu'alors à la production de radios pour la police et pour l'armée américaine.

Martin...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy day pour Martin Cooper le 3 avril 1973. Il va effectuer un geste incroyable en pleine rue, à New York.  Cet ingénieur, né à Chicago en 1928, travaillait jusqu'alors à la production de radios pour la police et pour l'armée américaine.<br /><br />Martin Cooper commence sa carrière chez Motorola dans les années 1950. En plein cœur des années 60, il imagine un monde où chaque Américain pourrait avoir son propre téléphone sans fil, un téléphone qu’on pourrait transporter n’importe où. <br /><br />Problème : à cette époque, c'est impossible. Les téléphones sont encore reliés par des câbles et même les premiers essais de téléphonie mobile se font dans les voitures. Aucun projet sérieux ne concerne monsieur et madame tout le monde.<br /><br />Cooper et son équipe chez Motorola vont se lancer un défi de taille : créer un téléphone véritablement portable. Cela dit, ils ne sont pas seuls dans cette course. <br /><br />Bell Labs, un autre géant américain des communications, travaille également sur un système de téléphonie mobile. Mais mais mais… Cooper apprend que le projet de Bell Labs concerne une nouvelle fois les voitures. <br /><br />On l'a compris, il veut aller plus loin. Pour lui, un téléphone mobile doit pouvoir être transporté dans la rue, au travail et pourquoi pas au supermarché.<br /><br />Début 1973. Après des années de rêve, après des mois de recherche et de développement, Cooper et son équipe créent le DynaTAC. Cet appareil est énorme : 25 centimètres de long, plus d’un kilo et une autonomie qui ne dépasse pas 25 minutes en conversation. Le clou du spectacle, c'est qu'il faut ensuite 5h pour le recharger. <br /><br />Pourtant, en 1973, c’est une prouesse technologique. Toutes ces limites n'avaient aucune importance pour Martin Cooper. Il expliquera plus tard que le DynaTAC était si lourd que personne n’était capable de le soulever pendant 25 minutes. <br /><br />Le 3 avril 1973, Martin Cooper fait un pas décisif. Il se rend dans les rues de New York.<br /><br />Avec son prototype en main, Martin va passer le tout premier appel mobile de l’histoire. Et il ne va pas le faire avec n'importe qui. Il va appeler son principal concurrent, Joel Engel, de Bell Labs. <br /><br />D’un ton plein d’assurance et de malice, Cooper lui lance : « Je t’appelle depuis un vrai téléphone portable, à New York. » <br /><br />Bon d'accord, le chemin vers la commercialisation est encore long. Le DynaTAC, bien que révolutionnaire, est loin d’être prêt pour le grand public. Il faudra une bonne dizaine d'années pour le commercialiser. <br /><br />N'empêche, en ce happy day d'avril 1973, Martin Cooper va inscrire la marque américaine Motorola dans le camp des révolutions technologiques. Car oui, dans les années 70, 25 minutes sans fil, c'est un record sans appel !]]></itunes:summary><itunes:duration>218</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3d45beca880e9996b7b6b20d3d5fc6f3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976: Stallone, un homme et son chien</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-stallone-un-homme-et-son-chien--62077656</link><description><![CDATA[21 novembre 1976. Happy day pour un acteur américain, qui aura été obligé de vendre son meilleur ami pour réussir son premier film. Direction New York.<br /><br />Ce jeune homme, d'origine italienne, c'est Sylvester Stallone. Il a grandi dans le quartier de Hell's Kitchen. C'est alors un jeune acteur en galère qui, à 30 ans, n’arrive pas à percer. <br /><br />Pour se distraire, il assiste à un combat de boxe qui oppose Muhammad Ali, à un illustre inconnu qui s'appelle, Chuck Wepner. A priori, ce dernier n’a aucune chance, mais il se bat, jusqu’à mettre Ali complètement à terre.<br /><br />Stallone n'en revient pas. Ce combat d’un homme ordinaire face à une légende lui inspire un récit. Il se met immédiatement à l'écrire. En trois jours, le scénario de Rocky est bouclé. Le personnage principal s'appellera Rocky Balboa.<br /><br />À l’époque, Stallone est complètement fauché. Il vit dans un petit appartement et n'a même plus de quoi s'acheter de la nourriture. Un jour, affamé, il pousse la porte d'une épicerie, le 7-Eleven du coin. Et il vend son chien pour 40 dollars. La séparation avec Butkus est un drame personnel. Un échec. Au fond de lui, Stallone regarde Butkus et lui promet qu'il reviendra le chercher. <br /><br />Ensuite, Sylvester fera du porte-à-porte auprès des producteurs. United Artists accepte de produire le film avec un budget très modeste, environ 1 million de dollars. Stallone en décroche le rôle principal, mais aussi une chance inespérée de se faire un nom à Hollywood.<br /><br />Le tournage commence rapidement, avec un timing serré : Stallone dispose de 28 jours seulement pour boucler le film. <br /><br />Talia Shire, qu’on avait déjà remarquée dans Le Parrain, incarne Adrian, son amoureuse. Burgess Meredith joue le rôle inoubliable de Mickey, l’entraîneur du boxeur. <br /><br />L’équipe se serre les coudes et multiplie les astuces pour compenser le manque de moyens. Certaines scènes, comme celles où Rocky court dans les rues de Philadelphie, sont tournées à la volée, sans autorisation, ce qui donnera au film une ambiance réaliste... complètement brute. À sa sortie, le film est un énorme succès.<br /><br /><b>Mais</b> qu'est devenu Butkus ? Stallone raconte : « J’ai vendu le scénario de Rocky et j’ai pu le racheter. Son nouveau propriétaire savait que je voulais désespérément le récupérer. Il me l’a facturé 15.000 dollars » Butkus et Stallone sont réunis. Les galères sont derrière eux. Car Rocky rapporte plus de 225 millions de dollars au box-office.<br /><br />Rocky, c'est une légende. Mais également une musique. Composée par Bill Conti, la bande originale, Gonna Fly Now, reste aujourd’hui une des musiques les plus reconnaissables du cinéma.<br /><br />Happy Day en novembre 1976 pour Rocky et pour Stallone : une histoire de persévérance, de dépassement de soi, de rêve américain, mais surtout… de retrouvailles entre un homme et son chien.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62077656</guid><pubDate>Mon, 23 Sep 2024 13:58:43 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62077656/301832_1976_stallone_un_homme_et_son_chien.mp3" length="5950848" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>21 novembre 1976. Happy day pour un acteur américain, qui aura été obligé de vendre son meilleur ami pour réussir son premier film. Direction New York.

Ce jeune homme, d'origine italienne, c'est Sylvester Stallone. Il a grandi dans le quartier de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[21 novembre 1976. Happy day pour un acteur américain, qui aura été obligé de vendre son meilleur ami pour réussir son premier film. Direction New York.<br /><br />Ce jeune homme, d'origine italienne, c'est Sylvester Stallone. Il a grandi dans le quartier de Hell's Kitchen. C'est alors un jeune acteur en galère qui, à 30 ans, n’arrive pas à percer. <br /><br />Pour se distraire, il assiste à un combat de boxe qui oppose Muhammad Ali, à un illustre inconnu qui s'appelle, Chuck Wepner. A priori, ce dernier n’a aucune chance, mais il se bat, jusqu’à mettre Ali complètement à terre.<br /><br />Stallone n'en revient pas. Ce combat d’un homme ordinaire face à une légende lui inspire un récit. Il se met immédiatement à l'écrire. En trois jours, le scénario de Rocky est bouclé. Le personnage principal s'appellera Rocky Balboa.<br /><br />À l’époque, Stallone est complètement fauché. Il vit dans un petit appartement et n'a même plus de quoi s'acheter de la nourriture. Un jour, affamé, il pousse la porte d'une épicerie, le 7-Eleven du coin. Et il vend son chien pour 40 dollars. La séparation avec Butkus est un drame personnel. Un échec. Au fond de lui, Stallone regarde Butkus et lui promet qu'il reviendra le chercher. <br /><br />Ensuite, Sylvester fera du porte-à-porte auprès des producteurs. United Artists accepte de produire le film avec un budget très modeste, environ 1 million de dollars. Stallone en décroche le rôle principal, mais aussi une chance inespérée de se faire un nom à Hollywood.<br /><br />Le tournage commence rapidement, avec un timing serré : Stallone dispose de 28 jours seulement pour boucler le film. <br /><br />Talia Shire, qu’on avait déjà remarquée dans Le Parrain, incarne Adrian, son amoureuse. Burgess Meredith joue le rôle inoubliable de Mickey, l’entraîneur du boxeur. <br /><br />L’équipe se serre les coudes et multiplie les astuces pour compenser le manque de moyens. Certaines scènes, comme celles où Rocky court dans les rues de Philadelphie, sont tournées à la volée, sans autorisation, ce qui donnera au film une ambiance réaliste... complètement brute. À sa sortie, le film est un énorme succès.<br /><br /><b>Mais</b> qu'est devenu Butkus ? Stallone raconte : « J’ai vendu le scénario de Rocky et j’ai pu le racheter. Son nouveau propriétaire savait que je voulais désespérément le récupérer. Il me l’a facturé 15.000 dollars » Butkus et Stallone sont réunis. Les galères sont derrière eux. Car Rocky rapporte plus de 225 millions de dollars au box-office.<br /><br />Rocky, c'est une légende. Mais également une musique. Composée par Bill Conti, la bande originale, Gonna Fly Now, reste aujourd’hui une des musiques les plus reconnaissables du cinéma.<br /><br />Happy Day en novembre 1976 pour Rocky et pour Stallone : une histoire de persévérance, de dépassement de soi, de rêve américain, mais surtout… de retrouvailles entre un homme et son chien.]]></itunes:summary><itunes:duration>248</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d4b495a35ba8ac365779dadc55d09b27.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'invention du Walkman en 1979: Une révolution musicale portable</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-invention-du-walkman-en-1979-une-revolution-musicale-portable--62041091</link><description><![CDATA[Happy Day pour le monde de la musique le 1er juillet 1979. Au Japon, Akio Morita, cofondateur de Sony, va commercialiser un concept révolutionnaire qui va permettra au monde entier de sa balader en musique en poche. Bon, d'accord, il existe des radios portables, qui fonctionnent sur pile, et qui permettent d'écouter les ondes longues, moyennes, courtes ou la FM. Mais elle sont encore assez encombrantes.<br /><br />Car en 1979, on a envie d'écouter quand sa musique quand on le souhaite, sans devoir attendre sa diffusion à la radio. Ni les énormes lecteurs de cassette audio et les platines ne sont vraiment transportables. Alors, Akio Morita va sortir de son chapeau un incroyable appareil qui permettra d'écouter dans le bus, le train, en courant, en marchant... "Knock on Wood" d'Ami Stewart.<br /><br />Et tout ça, c'est possible grâce au premier Walkman de Sony, le TPS-L2. Il est de couleur bleu et gris métallisé. Sa commercialisation débute au Japon en juillet 1979.<br /><br />On doit l'idée à un Germano-brésilien, Andreas Pavel. Deux ans plus tôt, il dépose plusieurs brevets portant sur un appareil stéréo portable, qui permet d'écouter de la musique . // Son nom, c'est Stereobelt, ce qui signifie ceinture stéréo. Mais voilà, c'est Sony qui en fera quelque chose. Sans vraiment le vouloir d'ailleurs. En fait, c'est un exercice de design à partir du Pressman, un magnétophone transportable à cassettes pour les journalistes. Ils tentent d'en créer une version grand public, plus légère. La télé japonaise va participer à son succès. Notamment grâce à cette publicité. Où un homme d'âge mur en kimono et une jeune fille ont tous les deux sur la tête un casque de Walkman. Et que font-ils ? Ils dansent.<br /><br />C'est bon. Le Walkman est adopté. // La 2ᵉ version participera à en faire un objet culte. Un objet indispensable pour la jeunesse. Objet qui, l'air de rien, en ce happy day de 1979, va changer à jamais nos habitudes d’écoute sur un support lui aussi culte, la cassette audio. Le Walkman n'est pas une simple marque. C'est désormais un terme générique pour décrire un appareil qui permet d'écouter... sa musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62041091</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2024 10:05:32 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62041091/301625_l_invention_du_walkman_en_1979_une_revolution_musicale_portable.mp3" length="4193539" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour le monde de la musique le 1er juillet 1979. Au Japon, Akio Morita, cofondateur de Sony, va commercialiser un concept révolutionnaire qui va permettra au monde entier de sa balader en musique en poche. Bon, d'accord, il existe des radios...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour le monde de la musique le 1er juillet 1979. Au Japon, Akio Morita, cofondateur de Sony, va commercialiser un concept révolutionnaire qui va permettra au monde entier de sa balader en musique en poche. Bon, d'accord, il existe des radios portables, qui fonctionnent sur pile, et qui permettent d'écouter les ondes longues, moyennes, courtes ou la FM. Mais elle sont encore assez encombrantes.<br /><br />Car en 1979, on a envie d'écouter quand sa musique quand on le souhaite, sans devoir attendre sa diffusion à la radio. Ni les énormes lecteurs de cassette audio et les platines ne sont vraiment transportables. Alors, Akio Morita va sortir de son chapeau un incroyable appareil qui permettra d'écouter dans le bus, le train, en courant, en marchant... "Knock on Wood" d'Ami Stewart.<br /><br />Et tout ça, c'est possible grâce au premier Walkman de Sony, le TPS-L2. Il est de couleur bleu et gris métallisé. Sa commercialisation débute au Japon en juillet 1979.<br /><br />On doit l'idée à un Germano-brésilien, Andreas Pavel. Deux ans plus tôt, il dépose plusieurs brevets portant sur un appareil stéréo portable, qui permet d'écouter de la musique . // Son nom, c'est Stereobelt, ce qui signifie ceinture stéréo. Mais voilà, c'est Sony qui en fera quelque chose. Sans vraiment le vouloir d'ailleurs. En fait, c'est un exercice de design à partir du Pressman, un magnétophone transportable à cassettes pour les journalistes. Ils tentent d'en créer une version grand public, plus légère. La télé japonaise va participer à son succès. Notamment grâce à cette publicité. Où un homme d'âge mur en kimono et une jeune fille ont tous les deux sur la tête un casque de Walkman. Et que font-ils ? Ils dansent.<br /><br />C'est bon. Le Walkman est adopté. // La 2ᵉ version participera à en faire un objet culte. Un objet indispensable pour la jeunesse. Objet qui, l'air de rien, en ce happy day de 1979, va changer à jamais nos habitudes d’écoute sur un support lui aussi culte, la cassette audio. Le Walkman n'est pas une simple marque. C'est désormais un terme générique pour décrire un appareil qui permet d'écouter... sa musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>175</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/65eb5d7c198ff15aa8aa1b5ff818212a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Turtles: Happy together, puis implosion</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-turtles-happy-together-puis-implosion--61940455</link><description><![CDATA[Happy Day 1967. Ils sont heureux. Ils sont contents. Ils sont "Happy Together". 6 copains font de la musique depuis quelques années à Los Angeles. Ce sont des amis d'enfance, qui ont fréquenté la même école. Et qui, dans quelques années, vont se séparer sans fleurs dans les cheveux et sans couronne. Au début des années 60, ils font ce que l'on appelle de la Surf Music. Un peu comme les Beach Boys.<br /><br />Ce groupe s'est trouvé un nom qui sonne bien, les Turtles, les tortues. Comme pour les Byrds, les Turtles vont passer par la case reprise pour connaître leur premier succès. Et il sera fulgurant. Ils choisissent une chanson de Bob Dylan, "It Ain't Me Babe", qui est connue, mais pas trop non plus. Et là, c'est bingo ! Cette reprise atteint le Top 10 du classement Billboard à la fin de l'été 1965. Tous les codes de l'époque y sont. Et c'est parti, le premier album est en route.<br /><br />Ils faisaient de la Surf Music, mais grâce à ces harmonies vocales un petit peu plus complexes, le son du groupe va changer. À la manière des Byrds, ils vont explorer des sonorités plus chamber pop, voire carrément pop. C'est ici qu'intervient la première déception. Le batteur Don Murray et le bassiste Chuck Portz quittent le groupe.<br /><br />Personne ne sait officiellement pourquoi. Peut-être que la musique des Turtles évoluait trop vite pour eux. Le groupe commençait en efffet à expérimenter des sonorités plus psychédéliques. Autre possibilité : des tensions au sein du groupe. Quoi qu'il en soit, le départ de Murray et Portz a marqué un tournant dans l'histoire des Turtles. Leurs remplaçants, Chip Douglas et Johnny Barbata, apportent un vent de fraîcheur. Un vent qui va les conduire à leur plus grand succès... en 1967.<br /><br />Comme beaucoup de titres à succès, "Happy Together" est rejeté par plusieurs interprètes. Tant mieux pour les Turtles "Happy Together" est à la fois leur plus grand succès et leur chanson signature. C'est d'ailleurs grâce à la nouvelle recrue, Chip Douglas, qui en a assuré l'arrangement. En 1967, le groupe californien atteint les sommets. Le single va même détrôner "Penny Lane" des Beatles à la première place du Top 100 américain au printemps.<br /><br />"Happy Together" sera le seul numéro 1 des Turtles, mais ils peuvent être fiers. Il y est resté pendant trois semaines. Trois ans plus tard, ils mettent un terme à leur carrière avec une compilation. La disparition des Turtles ne fait pas les affaires du label White Whale, qui a perdu son plus gros générateur de revenus. D'ailleurs, il ne s'en remettra pas. Les membres du groupe, eux, suivront des destins différents, avec le souvenir d'avoir été... un jour... dans les années 60... Happy Together.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61940455</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61940455/300463_the_turtles_happy_together_puis_implosion.mp3" length="4834897" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day 1967. Ils sont heureux. Ils sont contents. Ils sont "Happy Together". 6 copains font de la musique depuis quelques années à Los Angeles. Ce sont des amis d'enfance, qui ont fréquenté la même école. Et qui, dans quelques années, vont se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day 1967. Ils sont heureux. Ils sont contents. Ils sont "Happy Together". 6 copains font de la musique depuis quelques années à Los Angeles. Ce sont des amis d'enfance, qui ont fréquenté la même école. Et qui, dans quelques années, vont se séparer sans fleurs dans les cheveux et sans couronne. Au début des années 60, ils font ce que l'on appelle de la Surf Music. Un peu comme les Beach Boys.<br /><br />Ce groupe s'est trouvé un nom qui sonne bien, les Turtles, les tortues. Comme pour les Byrds, les Turtles vont passer par la case reprise pour connaître leur premier succès. Et il sera fulgurant. Ils choisissent une chanson de Bob Dylan, "It Ain't Me Babe", qui est connue, mais pas trop non plus. Et là, c'est bingo ! Cette reprise atteint le Top 10 du classement Billboard à la fin de l'été 1965. Tous les codes de l'époque y sont. Et c'est parti, le premier album est en route.<br /><br />Ils faisaient de la Surf Music, mais grâce à ces harmonies vocales un petit peu plus complexes, le son du groupe va changer. À la manière des Byrds, ils vont explorer des sonorités plus chamber pop, voire carrément pop. C'est ici qu'intervient la première déception. Le batteur Don Murray et le bassiste Chuck Portz quittent le groupe.<br /><br />Personne ne sait officiellement pourquoi. Peut-être que la musique des Turtles évoluait trop vite pour eux. Le groupe commençait en efffet à expérimenter des sonorités plus psychédéliques. Autre possibilité : des tensions au sein du groupe. Quoi qu'il en soit, le départ de Murray et Portz a marqué un tournant dans l'histoire des Turtles. Leurs remplaçants, Chip Douglas et Johnny Barbata, apportent un vent de fraîcheur. Un vent qui va les conduire à leur plus grand succès... en 1967.<br /><br />Comme beaucoup de titres à succès, "Happy Together" est rejeté par plusieurs interprètes. Tant mieux pour les Turtles "Happy Together" est à la fois leur plus grand succès et leur chanson signature. C'est d'ailleurs grâce à la nouvelle recrue, Chip Douglas, qui en a assuré l'arrangement. En 1967, le groupe californien atteint les sommets. Le single va même détrôner "Penny Lane" des Beatles à la première place du Top 100 américain au printemps.<br /><br />"Happy Together" sera le seul numéro 1 des Turtles, mais ils peuvent être fiers. Il y est resté pendant trois semaines. Trois ans plus tard, ils mettent un terme à leur carrière avec une compilation. La disparition des Turtles ne fait pas les affaires du label White Whale, qui a perdu son plus gros générateur de revenus. D'ailleurs, il ne s'en remettra pas. Les membres du groupe, eux, suivront des destins différents, avec le souvenir d'avoir été... un jour... dans les années 60... Happy Together.]]></itunes:summary><itunes:duration>202</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1521d06af22d1350e78d490e32e9a7b2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1967: L’improbable rencontre entre Charlie Chaplin et Petula Clark</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1967-l-improbable-rencontre-entre-charlie-chaplin-et-petula-clark--61940450</link><description><![CDATA[Album photo 1967. Happy Day pour un vieux monsieur à gauche, debout, regard étonné. C'est Charlie Chaplin. Au piano, à droite, rayonnante, Petula Clark. Ensemble, ils vont créer une chanson qui n'était pas, à première vue, destinée à devenir un tube.<br /><br />1967. Chaplin a 77 ans. Il travaille sur ce qui sera son dernier film, La Comtesse de Hong-Kong. C'est une comédie romantique avec un casting de rêve, Marlon Brando et Sophia Loren aux premières loges. Et c'est aussi un tournant dans la carrière de Chaplin. Il s'éloigne de ses classiques du cinéma muet pour réaliser une œuvre en couleur et avec des dialogues sonores. Chaplin y fait même une petite apparition, dans le rôle d'un steward. S'est-il trop éloigné du style qui a fait son succès ? Le film va essuyer pas mal de critiques. Le film, car la musique, elle, ne va pas connaître le même sort.<br /><br />Chaplin veut que son film, "A Countess from Hong Kong", ait une bande originale mémorable. Initialement, il imagine cette mélodie comme un simple thème instrumental, mais rapidement, il décide de lui ajouter des paroles. Sa première idée ? Une voix classique, comme celle d’Al Jolson, mais il est décédé depuis des années. Alors, lui vient une idée. Pourquoi pas Petula Clark. Elle vient de signer un immense succès avec un titre de Gainsbourg.<br /><br />La liaison entre Charlie et Petula est assez simple. Car elle possède une maison en Suisse, qui est voisine de la sienne. En septembre 1966, Claude Wolff, le mari et manager de Clark, reççoit une copie de la chanson. Il estime qu'elle a du potentiel. Problème : Tony Hatch, le collaborateur habituel de Clark, n'est pas de cet avis. Il refuse carrément de se charger de l'arrangement. Le label français Vogue engage alors Jacques Denjean, autre arrangeur à succès, mais son travail est refusé par Wolf.<br /><br />Alors, finalement, ce sera le distributeur américain de Vogue va tout arranger et faire enregistrer la chanson à Los Angeles. Voilà, elle est prête cette chanson. Ce sera "This is my Song".<br /><br />Petula Clark enregistre la chanson non seulement en anglais, mais également en français sous le titre "C'est Ma Chanson", avec des paroles de Pierre Delanoë. Ce qui est assez amusant, presque tragi-comique, c'est que Delanoë trouvait également que la chanson ne convenait pas à Clark. Peu importe, "C'est Ma Chanson" sera un succès, quoi qu'il en pense...<br /><br />Et je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Pour être très honnête, Petula Clark n'aimait pas tellement la chanson en anglais. Elle la trouvait démodée, notamment les paroles, des paroles que Charlie Chaplin avait tout simplement refusé de modifier. Le destin donnera tort à tout le monde, sauf à Chaplin. En ce happy day de 1967, il ne réussit pas l'examen du dernier film, mais s'offre son premier tube planétaire avec "This is my song"...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61940450</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61940450/300462_1967_l_improbable_rencontre_entre_charlie_chaplin_et_petula_clark.mp3" length="5167802" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Album photo 1967. Happy Day pour un vieux monsieur à gauche, debout, regard étonné. C'est Charlie Chaplin. Au piano, à droite, rayonnante, Petula Clark. Ensemble, ils vont créer une chanson qui n'était pas, à première vue, destinée à devenir un tube....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Album photo 1967. Happy Day pour un vieux monsieur à gauche, debout, regard étonné. C'est Charlie Chaplin. Au piano, à droite, rayonnante, Petula Clark. Ensemble, ils vont créer une chanson qui n'était pas, à première vue, destinée à devenir un tube.<br /><br />1967. Chaplin a 77 ans. Il travaille sur ce qui sera son dernier film, La Comtesse de Hong-Kong. C'est une comédie romantique avec un casting de rêve, Marlon Brando et Sophia Loren aux premières loges. Et c'est aussi un tournant dans la carrière de Chaplin. Il s'éloigne de ses classiques du cinéma muet pour réaliser une œuvre en couleur et avec des dialogues sonores. Chaplin y fait même une petite apparition, dans le rôle d'un steward. S'est-il trop éloigné du style qui a fait son succès ? Le film va essuyer pas mal de critiques. Le film, car la musique, elle, ne va pas connaître le même sort.<br /><br />Chaplin veut que son film, "A Countess from Hong Kong", ait une bande originale mémorable. Initialement, il imagine cette mélodie comme un simple thème instrumental, mais rapidement, il décide de lui ajouter des paroles. Sa première idée ? Une voix classique, comme celle d’Al Jolson, mais il est décédé depuis des années. Alors, lui vient une idée. Pourquoi pas Petula Clark. Elle vient de signer un immense succès avec un titre de Gainsbourg.<br /><br />La liaison entre Charlie et Petula est assez simple. Car elle possède une maison en Suisse, qui est voisine de la sienne. En septembre 1966, Claude Wolff, le mari et manager de Clark, reççoit une copie de la chanson. Il estime qu'elle a du potentiel. Problème : Tony Hatch, le collaborateur habituel de Clark, n'est pas de cet avis. Il refuse carrément de se charger de l'arrangement. Le label français Vogue engage alors Jacques Denjean, autre arrangeur à succès, mais son travail est refusé par Wolf.<br /><br />Alors, finalement, ce sera le distributeur américain de Vogue va tout arranger et faire enregistrer la chanson à Los Angeles. Voilà, elle est prête cette chanson. Ce sera "This is my Song".<br /><br />Petula Clark enregistre la chanson non seulement en anglais, mais également en français sous le titre "C'est Ma Chanson", avec des paroles de Pierre Delanoë. Ce qui est assez amusant, presque tragi-comique, c'est que Delanoë trouvait également que la chanson ne convenait pas à Clark. Peu importe, "C'est Ma Chanson" sera un succès, quoi qu'il en pense...<br /><br />Et je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Pour être très honnête, Petula Clark n'aimait pas tellement la chanson en anglais. Elle la trouvait démodée, notamment les paroles, des paroles que Charlie Chaplin avait tout simplement refusé de modifier. Le destin donnera tort à tout le monde, sauf à Chaplin. En ce happy day de 1967, il ne réussit pas l'examen du dernier film, mais s'offre son premier tube planétaire avec "This is my song"...]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f10670f036eb74d30c2e92c306bb322a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le fabuleux destin de Ponytail, la première Barbie</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-fabuleux-destin-de-ponytail-la-premiere-barbie--61819490</link><description><![CDATA[Terrain de jeu du jour : 1960. Happy Day pour les petites filles. Elles ont une nouvelle copine. Cette amie s'appelle Barbie. Le premier modèle, la Barbie Ponytail. fait son apparition en Amérique du Nord. Ponytail, qui décrit parfaitement sa coiffure en queue de cheval. On la reconnaît également à ses vêtements en noir et blanc. Mais pourquoi diable du noir et blanc ?<br /><br />En 1960, les cheveux de Barbie sont blond platine ou bruns. La prunelle de ses yeux est blanche. Elle porte des lunettes de soleil blanches, des chaussures noires et des boucles d'oreilles. Pourquoi ? Tout simplement parce que Mattel veut qu'elle soit parfaite pour le petit écran, qui est toujours en noir et blanc.<br /><br />Barbie n'est pas une invention américaine. Comme Walt Disney est allé chercher l'inspiration de son parc d'attraction à Copenhague, Barbie s'inspire de Bild Lilli, une poupée allemande avec un corps d'adulte, des cheveux blonds et une garde-robe contemporaine (en tout cas pour 1960).<br /><br />Ce qui est assez comique (encore que), c'est que le créateur de Lilli va, dans un premier temps, menacer de poursuivre Mattel en justice. Ne rêvons pas : la petite entreprise allemande n'a pas assez de ressources financières et les poursuites sont abandonnées. Quatre ans plus tard, Rolf Hausser vendra les droits de la poupée Lilli à Mattel. La boucle est bouclée, Barbie est seule, désormais.<br /><br />Mais revenons à notre blonde platine.<br /><br />En 1960, Barbie penche gentiment la tête. Et cela donne une forme de regard taquin et faussement soumis. Mais cela fait de Barbie non seulement une amie des petites filles, mais presque un icône sexuelle. D'ailleurs, Barbie sort. Elle fréquente les cocktails. Elle a une robe pour ça. C'est même la tenue emblématique qui a été vendue avec la première Barbie Ponytail, une jupe bouffante en taffetas et un haut ajusté. Mais Barbie sait aussi se détendre. Pour ça, elle a la "Day Dress" (la robe de journée). Plus décontractée mais toujours chic, avec des imprimés colorés ou des motifs à rayures. Autre classique l'ensemble "Diana" (1961) : une robe élégante avec une coupe sophistiquée, parfaite pour les occasions spéciales. Ou pour les surprise-parties.<br /><br />Il faut un peu de diversité que diable, nous sommes dans les années 60 ! Alors, en 1962, Mattel dégaine une version rousse de la poupée Barbie. Toujours plus décontractée, elle porte un maillot de bain rouge. Il faut dire qu'elle se prépare à envahir l'Europe. La France accueillera Barbie en 1963, la Belgique aussi. La voilà prête pour la plage !<br /><br />Et puisqu'elle a désormais un summer body, il faut qu'elle bouge. En 1964, Barbie peut plier les genoux, ses yeux se ferment et le monde entier accueille sa petite sœur, Skipper. Son amoureux viendra plus tard. Barbie Ponytail a incarné le style sophistiqué et moderne des années 60. Devenue un symbole érotique puissant, Barbie s'est adaptée à toutes les saisons, tous les fétiches. Elle a même fait de la montagne en France, grâce à une combinaison de ski. Collections été ou hiver, 1960 restera comme le Happy Day de toutes, absolument TOUTES les petites filles...<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61819490</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2024 09:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61819490/300366_le_fabuleux_destin_de_ponytail_la_premiere_barbie.mp3" length="5323909" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Terrain de jeu du jour : 1960. Happy Day pour les petites filles. Elles ont une nouvelle copine. Cette amie s'appelle Barbie. Le premier modèle, la Barbie Ponytail. fait son apparition en Amérique du Nord. Ponytail, qui décrit parfaitement sa coiffure...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Terrain de jeu du jour : 1960. Happy Day pour les petites filles. Elles ont une nouvelle copine. Cette amie s'appelle Barbie. Le premier modèle, la Barbie Ponytail. fait son apparition en Amérique du Nord. Ponytail, qui décrit parfaitement sa coiffure en queue de cheval. On la reconnaît également à ses vêtements en noir et blanc. Mais pourquoi diable du noir et blanc ?<br /><br />En 1960, les cheveux de Barbie sont blond platine ou bruns. La prunelle de ses yeux est blanche. Elle porte des lunettes de soleil blanches, des chaussures noires et des boucles d'oreilles. Pourquoi ? Tout simplement parce que Mattel veut qu'elle soit parfaite pour le petit écran, qui est toujours en noir et blanc.<br /><br />Barbie n'est pas une invention américaine. Comme Walt Disney est allé chercher l'inspiration de son parc d'attraction à Copenhague, Barbie s'inspire de Bild Lilli, une poupée allemande avec un corps d'adulte, des cheveux blonds et une garde-robe contemporaine (en tout cas pour 1960).<br /><br />Ce qui est assez comique (encore que), c'est que le créateur de Lilli va, dans un premier temps, menacer de poursuivre Mattel en justice. Ne rêvons pas : la petite entreprise allemande n'a pas assez de ressources financières et les poursuites sont abandonnées. Quatre ans plus tard, Rolf Hausser vendra les droits de la poupée Lilli à Mattel. La boucle est bouclée, Barbie est seule, désormais.<br /><br />Mais revenons à notre blonde platine.<br /><br />En 1960, Barbie penche gentiment la tête. Et cela donne une forme de regard taquin et faussement soumis. Mais cela fait de Barbie non seulement une amie des petites filles, mais presque un icône sexuelle. D'ailleurs, Barbie sort. Elle fréquente les cocktails. Elle a une robe pour ça. C'est même la tenue emblématique qui a été vendue avec la première Barbie Ponytail, une jupe bouffante en taffetas et un haut ajusté. Mais Barbie sait aussi se détendre. Pour ça, elle a la "Day Dress" (la robe de journée). Plus décontractée mais toujours chic, avec des imprimés colorés ou des motifs à rayures. Autre classique l'ensemble "Diana" (1961) : une robe élégante avec une coupe sophistiquée, parfaite pour les occasions spéciales. Ou pour les surprise-parties.<br /><br />Il faut un peu de diversité que diable, nous sommes dans les années 60 ! Alors, en 1962, Mattel dégaine une version rousse de la poupée Barbie. Toujours plus décontractée, elle porte un maillot de bain rouge. Il faut dire qu'elle se prépare à envahir l'Europe. La France accueillera Barbie en 1963, la Belgique aussi. La voilà prête pour la plage !<br /><br />Et puisqu'elle a désormais un summer body, il faut qu'elle bouge. En 1964, Barbie peut plier les genoux, ses yeux se ferment et le monde entier accueille sa petite sœur, Skipper. Son amoureux viendra plus tard. Barbie Ponytail a incarné le style sophistiqué et moderne des années 60. Devenue un symbole érotique puissant, Barbie s'est adaptée à toutes les saisons, tous les fétiches. Elle a même fait de la montagne en France, grâce à une combinaison de ski. Collections été ou hiver, 1960 restera comme le Happy Day de toutes, absolument TOUTES les petites filles...<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9581f47fe6867e5c8579aeaa3a5e4e29.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Goldman, l’enfant caché de Léo Ferré</title><link>https://www.spreaker.com/episode/goldman-l-enfant-cache-de-leo-ferre--61819489</link><description><![CDATA[Happy Day en ce jour de 1976 pour un chanteur français qui, jusqu'alors, n'avait d'oreille que pour la musique anglo-saxonne. Une musique qu'il pratique avec son groupe Taï Phong.<br /><br />Taï Phong est le groupe qu'il rejoint en 1975 après son service militaire dans l'armée de l'air. Au départ, il ne doit as chanter avec le groupe, mais tout simplement remplacer le chanteur, qui est malade. Et c'est un premier succès, plutôt inattendu, pour Sister Jane, qui va soutenir la sortie du premier album du groupe.<br /><br />Mais voilà, 1976. Jean-Jacques Goldman assiste à un concert de Léo Ferre à Lille. Il est alors étudiant en école de commerce. Le déclic.<br /><br />Goldman s'exprimera, bien plus tard, sur ce moment clé.<br /><br />« Je me suis retrouvé cloué sur ma chaise. Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait. Et puis j'ai compris que c'était possible en français, qu'il y a des mots qui peuvent tuer. Il est inhumain. Devant Ferré, qui que tu sois, tu es un petit garçon. Tous les mots comme poésie, mysticisme, dont quinze ans d'Éducation nationale avaient réussi à me dégoûter, je les ai compris. »<br /><br />À partir de ce moment, tout va changer pour Goldman. Lui qui, jusqu'alors, a toujours déclaré que la chanson “Think” d’Aretha Franklin avait été pour lui une véritable révélation artistique, alors qu'il avait 17 ans.<br /><br />Changement de registre. Il décide de s’exprimer en français et c'est ainsi que va se lancer sa carrière solo. Un revirement qui n'aurait sans doute pas pu voir le jour sans ce concert de Léo Ferré qui l’a laissé admiratif. Il sort en 1976, un premier 45 tours en solo qui contient deux titres : "C'est pas grave papa" et "Tu m'as dit". <br /><br />Les 2 titres passeront inaperçus. L'année suivante, en 1977, Goldman sort "Les nuits de solitude". Là encore, ce sera un coup d'épée dans l'eau. Il faudra attendre 1981 et "Il suffira d'un signe" pour qu'il devienne un chanteur connu et même REconnu. Ces titres, en français, écrits, composés et enregistrés à partir de 1976, eront réédités (bien plus tard!) dans un best of "Les Années Warner", qui sortira en 1984.<br /><br />Une chose est sûre. Ce happy day de 1976 au concert de Ferré aura profondément changé le destin de Goldman. Même s'il devra attendre avant d'imposer sa patte dans la chanson française. Comme quoi, Léo avait raison, avec le temps va, tout s'en va.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61819489</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2024 10:00:41 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61819489/300365_goldman_l_enfant_cache_de_leo_ferre.mp3" length="5000409" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day en ce jour de 1976 pour un chanteur français qui, jusqu'alors, n'avait d'oreille que pour la musique anglo-saxonne. Une musique qu'il pratique avec son groupe Taï Phong.

Taï Phong est le groupe qu'il rejoint en 1975 après son service...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day en ce jour de 1976 pour un chanteur français qui, jusqu'alors, n'avait d'oreille que pour la musique anglo-saxonne. Une musique qu'il pratique avec son groupe Taï Phong.<br /><br />Taï Phong est le groupe qu'il rejoint en 1975 après son service militaire dans l'armée de l'air. Au départ, il ne doit as chanter avec le groupe, mais tout simplement remplacer le chanteur, qui est malade. Et c'est un premier succès, plutôt inattendu, pour Sister Jane, qui va soutenir la sortie du premier album du groupe.<br /><br />Mais voilà, 1976. Jean-Jacques Goldman assiste à un concert de Léo Ferre à Lille. Il est alors étudiant en école de commerce. Le déclic.<br /><br />Goldman s'exprimera, bien plus tard, sur ce moment clé.<br /><br />« Je me suis retrouvé cloué sur ma chaise. Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait. Et puis j'ai compris que c'était possible en français, qu'il y a des mots qui peuvent tuer. Il est inhumain. Devant Ferré, qui que tu sois, tu es un petit garçon. Tous les mots comme poésie, mysticisme, dont quinze ans d'Éducation nationale avaient réussi à me dégoûter, je les ai compris. »<br /><br />À partir de ce moment, tout va changer pour Goldman. Lui qui, jusqu'alors, a toujours déclaré que la chanson “Think” d’Aretha Franklin avait été pour lui une véritable révélation artistique, alors qu'il avait 17 ans.<br /><br />Changement de registre. Il décide de s’exprimer en français et c'est ainsi que va se lancer sa carrière solo. Un revirement qui n'aurait sans doute pas pu voir le jour sans ce concert de Léo Ferré qui l’a laissé admiratif. Il sort en 1976, un premier 45 tours en solo qui contient deux titres : "C'est pas grave papa" et "Tu m'as dit". <br /><br />Les 2 titres passeront inaperçus. L'année suivante, en 1977, Goldman sort "Les nuits de solitude". Là encore, ce sera un coup d'épée dans l'eau. Il faudra attendre 1981 et "Il suffira d'un signe" pour qu'il devienne un chanteur connu et même REconnu. Ces titres, en français, écrits, composés et enregistrés à partir de 1976, eront réédités (bien plus tard!) dans un best of "Les Années Warner", qui sortira en 1984.<br /><br />Une chose est sûre. Ce happy day de 1976 au concert de Ferré aura profondément changé le destin de Goldman. Même s'il devra attendre avant d'imposer sa patte dans la chanson française. Comme quoi, Léo avait raison, avec le temps va, tout s'en va.]]></itunes:summary><itunes:duration>209</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9e372124bc43c97ced3ffd7af466cc6a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965: Sylvie et Johnny se marient… à l’abri des regards (pensent-ils)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-sylvie-et-johnny-se-marient-a-l-abri-des-regards-pensent-ils--61420965</link><description><![CDATA[Happy Day pour certains. Un peu moins pour les hordes de groupies de Johnny. Nous voici en avril 1965, à l'aube d'une annonce qui aurait dû rester une annonce. Celle du mariage de Johnny et Sylvie, deux immenses stars de la chanson française. Une Blonde et son bad boy, qui est aussi l'idole des jeunes...<br /><br />Le mariage de Sylvie et Johnny, c'est un événement. Mais un événement qui aurait dû se tenir en tout petit comité. Pour éloigner les projecteurs, le couple décide de s'éloigner de Paris. C'est la petite église de Loconville dans l'Oise, qui est choisie. Johnny, en service militaire en Allemagne, a obtenu une permission spéciale pour sceller cette union... en tout petit comité, disions nous.<br /><br />Problème. Ce qui était supposé être un tout petit comité se transforme en une foule de badauds et de journalistes. Les photographes, armés de leurs appareils, se disputent la meilleure place, tandis que des fans en larmes tentent désespérément de s'approcher de la mariée. Et du marié. Et là, c'est la catastrophe.<br /><br />Quelqu'un a vendu l'information du mariage à la presse. Mais qui ? Sylvie et Johnny, qui espéraient donc la plus stricte intimité (autant que possible pour deux stars de leur envergure), se retrouvent littéralement assiégés. La cérémonie se déroule dans une ambiance mêlée d'émotion et de glamour, mais aussi d'une certaine nervosité.<br /><br />On pense que c'est le maire qui a vendu la mèche au journal du dimanche. Ce qui devait être un petit mariage de campagne est en réalité un énorme barnum.<br /><br />Les paparazzis sont partout, dans les arbres ou sous les toits des maisons en face de l'église, soulevant les tuiles pour y glisser leur objectif.<br /><br />Alors qui a parlé ? Qui a vendu l’info ? Bien plus tard, Sylvie s'exprimera sur le sujet à la télévision. <br /><br />L'année suivante, autre happy day, c'est la naissance de David Hallyday. David naît le 14 août. Un an et quelques mois après ce qui restera comme… le secret le moins bien gardé de toutes les yéyés…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61420965</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2024 10:25:55 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61420965/300257_1965_sylvie_et_johnny_se_marient_a_l_abri_des_regards_pensent_ils.mp3" length="4542744" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day pour certains. Un peu moins pour les hordes de groupies de Johnny. Nous voici en avril 1965, à l'aube d'une annonce qui aurait dû rester une annonce. Celle du mariage de Johnny et Sylvie, deux immenses stars de la chanson française. Une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day pour certains. Un peu moins pour les hordes de groupies de Johnny. Nous voici en avril 1965, à l'aube d'une annonce qui aurait dû rester une annonce. Celle du mariage de Johnny et Sylvie, deux immenses stars de la chanson française. Une Blonde et son bad boy, qui est aussi l'idole des jeunes...<br /><br />Le mariage de Sylvie et Johnny, c'est un événement. Mais un événement qui aurait dû se tenir en tout petit comité. Pour éloigner les projecteurs, le couple décide de s'éloigner de Paris. C'est la petite église de Loconville dans l'Oise, qui est choisie. Johnny, en service militaire en Allemagne, a obtenu une permission spéciale pour sceller cette union... en tout petit comité, disions nous.<br /><br />Problème. Ce qui était supposé être un tout petit comité se transforme en une foule de badauds et de journalistes. Les photographes, armés de leurs appareils, se disputent la meilleure place, tandis que des fans en larmes tentent désespérément de s'approcher de la mariée. Et du marié. Et là, c'est la catastrophe.<br /><br />Quelqu'un a vendu l'information du mariage à la presse. Mais qui ? Sylvie et Johnny, qui espéraient donc la plus stricte intimité (autant que possible pour deux stars de leur envergure), se retrouvent littéralement assiégés. La cérémonie se déroule dans une ambiance mêlée d'émotion et de glamour, mais aussi d'une certaine nervosité.<br /><br />On pense que c'est le maire qui a vendu la mèche au journal du dimanche. Ce qui devait être un petit mariage de campagne est en réalité un énorme barnum.<br /><br />Les paparazzis sont partout, dans les arbres ou sous les toits des maisons en face de l'église, soulevant les tuiles pour y glisser leur objectif.<br /><br />Alors qui a parlé ? Qui a vendu l’info ? Bien plus tard, Sylvie s'exprimera sur le sujet à la télévision. <br /><br />L'année suivante, autre happy day, c'est la naissance de David Hallyday. David naît le 14 août. Un an et quelques mois après ce qui restera comme… le secret le moins bien gardé de toutes les yéyés…]]></itunes:summary><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cdc16c291c5e06430efbc13d18ac8b3e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En 1978, “Le chanteur” se voyait déjà…</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-1978-le-chanteur-se-voyait-deja--61310090</link><description><![CDATA[Happy day en juin 1978 pour un chanteur qui a beaucoup de mal à convaincre à la fois Eddie Barclay... et surtout le public. Ce chanteur s'appelle Daniel Balavoine. Il a déjà sorti 2 albums. Des albums qui lui ont valu des succès d'estime, mais aucune reconnaissance à proprement parler. Un titre va tout changer. C'est la 6e chanson d'un 33 tours. Celle qui en ouvre la face B. Signe distinctif : une trompette.<br /><br />Une trompette qui, en réalité, s'est retrouvée là un peu par hasard. Voire carrément par erreur. Et c'est précisément cet instrument qui va évoquer à Balavoine les « trompettes de la gloire ». Il peinait encore à trouver un thème et des paroles à la chanson. C'est une révélation. La légende raconte que le texte est bouclé sur un coin de table, en moins d'une heure. Daniel se présente, il s'appelle Henri...<br /><br />Henri, c'est "Le Chanteur". Mais surtout le début de la carrière de Daniel Balavoine. Il a alors 26 ans. Le chanteur a grandi dans une famille modeste en Normandie. Cela fait bientôt 8 ans qu'il est monté tenter sa chance à Paris.  <br /><br />Ce qui touche le public, ce sont les paroles, qui s'inspirent de sa propre expérience, de ses galères et de ses turpitudes. Et aussi de ses observations sur le milieu du show-business. "Le chanteur" raconte l'histoire d'un artiste confronté aux défis de la célébrité et à la pression de l'industrie musicale.<br /><br />On a parfois reproché à Balavoine de s'être un peu trop inspiré de "Je m'voyais déjà" d'Aznavour. Une critique qu'il balayera d'un revers de la main, en disant que "Le chanteur" est une chanson amusante... là où celle d'Aznavour était du premier degré.<br /><br />Pour Fabien Lecœuvre, qui a écrit "Balavoine, la véritable histoire", il y a un peu de vrai là-dedans. Balavoine avouera en effet avoir réécouté Aznavour avant d'écrire sa propre chanson. Et d'ajouter que le texte du Chanteur est un aussi un règlement de compte. Il se moque plus ou moins habilement d'Eddie Barclay, qui trouvait que Balavoine n'était pas beau et qu'il avait, je cite, "une voix de pédé". Chez Barclay, ll faudra compter sur la détermination de Léo Missir, le vice-président et responsable des services artistiques, pour le soutenir dans la durée. À raison. Le succès du "Chanteur" est fulgurant.<br /><br />L'album se vend à plus de 500 000 exemplaires. Et surtout, il permet à Balavoine de se produire dans des salles de plus en plus grandes et d'acquérir une notoriété partout dans le monde francophone. L'air de rien, ce happy day de 1978 ouvre la voie à une série de succès qui feront de Balavoine l'un des artistes les plus appréciés. Les plus engagés, aussi.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61310090</guid><pubDate>Thu, 12 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61310090/299953_en_1978_le_chanteur_se_voyait_deja.mp3" length="4889441" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy day en juin 1978 pour un chanteur qui a beaucoup de mal à convaincre à la fois Eddie Barclay... et surtout le public. Ce chanteur s'appelle Daniel Balavoine. Il a déjà sorti 2 albums. Des albums qui lui ont valu des succès d'estime, mais aucune...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy day en juin 1978 pour un chanteur qui a beaucoup de mal à convaincre à la fois Eddie Barclay... et surtout le public. Ce chanteur s'appelle Daniel Balavoine. Il a déjà sorti 2 albums. Des albums qui lui ont valu des succès d'estime, mais aucune reconnaissance à proprement parler. Un titre va tout changer. C'est la 6e chanson d'un 33 tours. Celle qui en ouvre la face B. Signe distinctif : une trompette.<br /><br />Une trompette qui, en réalité, s'est retrouvée là un peu par hasard. Voire carrément par erreur. Et c'est précisément cet instrument qui va évoquer à Balavoine les « trompettes de la gloire ». Il peinait encore à trouver un thème et des paroles à la chanson. C'est une révélation. La légende raconte que le texte est bouclé sur un coin de table, en moins d'une heure. Daniel se présente, il s'appelle Henri...<br /><br />Henri, c'est "Le Chanteur". Mais surtout le début de la carrière de Daniel Balavoine. Il a alors 26 ans. Le chanteur a grandi dans une famille modeste en Normandie. Cela fait bientôt 8 ans qu'il est monté tenter sa chance à Paris.  <br /><br />Ce qui touche le public, ce sont les paroles, qui s'inspirent de sa propre expérience, de ses galères et de ses turpitudes. Et aussi de ses observations sur le milieu du show-business. "Le chanteur" raconte l'histoire d'un artiste confronté aux défis de la célébrité et à la pression de l'industrie musicale.<br /><br />On a parfois reproché à Balavoine de s'être un peu trop inspiré de "Je m'voyais déjà" d'Aznavour. Une critique qu'il balayera d'un revers de la main, en disant que "Le chanteur" est une chanson amusante... là où celle d'Aznavour était du premier degré.<br /><br />Pour Fabien Lecœuvre, qui a écrit "Balavoine, la véritable histoire", il y a un peu de vrai là-dedans. Balavoine avouera en effet avoir réécouté Aznavour avant d'écrire sa propre chanson. Et d'ajouter que le texte du Chanteur est un aussi un règlement de compte. Il se moque plus ou moins habilement d'Eddie Barclay, qui trouvait que Balavoine n'était pas beau et qu'il avait, je cite, "une voix de pédé". Chez Barclay, ll faudra compter sur la détermination de Léo Missir, le vice-président et responsable des services artistiques, pour le soutenir dans la durée. À raison. Le succès du "Chanteur" est fulgurant.<br /><br />L'album se vend à plus de 500 000 exemplaires. Et surtout, il permet à Balavoine de se produire dans des salles de plus en plus grandes et d'acquérir une notoriété partout dans le monde francophone. L'air de rien, ce happy day de 1978 ouvre la voie à une série de succès qui feront de Balavoine l'un des artistes les plus appréciés. Les plus engagés, aussi.]]></itunes:summary><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/13e50e2ebb842f4103bcb85273ec49d2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La minijupe a rendu Mary Quant célèbre aux 4 coins du monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-minijupe-a-rendu-mary-quant-celebre-aux-4-coins-du-monde--61310089</link><description><![CDATA[Happy Day en cette rentrée de septembre 1962, en plein cœur des Swinging Sixties. Quelques centimètres de moins vont suffire à une styliste britannique pour créer un vent de légèreté et jeter un parfum de scandale sur la mode au féminin.<br /><br />Mary Quant a de la chance. Les écoles d'art sont désormais ouvertes à la classe ouvrière. Elle va avoir le privilège de suivre un cursus durant la fin des années 40. Brillante, novatrice, elle décroche un poste chez un couturier, mais Mary est libre. En 1955, en bonne autodidacte, elle s'associe à son mari et ouvre une boutique de fripes sur King's Road à Londres. Trois ans plus tard, elle veut raccourcir les jupes. Et c'est le déclic. La première minijupe de Mary Quant est commercialisée en 1962 dans sa boutique, le Bazaar.<br /><br />Alors oui, il y a débat dans le milieu de la mode sur l'invention de la minijupe entre le tailleur français Lucien David Langman et André Courrèges. André Courrèges présente sa collection "Space Age" en 1964, avec des minijupes futuristes. Mais c'est bien Mary Quant qui aura osé, la première, vendre à madame tout le monde sa diabolique création.<br /><br />Inspirée par la jeunesse et la liberté, elle raccourcit les jupes jusqu'à mi-cuisse, ce qui crée un look à la fois moderne et provocateur.<br /><br />Les Londonien en chapeau melon viennent rapidement frapper à la fenêtre de la boutique pour dire tout le mal qu'ils pensent de ce nouveau vêtement, qualifié d'« immoral !». Immoral, pas pour tout le monde. Au sous-sol de la boutique, l'époux de Mary a ouvert un restaurant où se pressent des musiciens de jazz et des vedettes de l'époque. On y croise les Stones, Brigitte Bardot et les Beatles. Ces derniers ne manquent évidemment pas de passer par la boutique.<br /><br />En quelques mois, la minijupe de Mary a conquis le show business. Stars et icônes de la mode s'en emparent. Twiggy, le mannequin aux yeux de biche, devient l'égérie de ce nouveau style. Dans la série Star Trek (version 60s), les officiers féminins portent toutes des collants et des minijupes très courtes.<br /><br />En 1965, Mary Quant est choisie par la chaîne de magasins américaine JC Penney à dessiner des collections. Des collections qui comprennent sa fameuse jupe raccourcie, mais un peu moins que dans sa boutique londonienne. JC Penney, c'est la mode pour toutes et le succès est immédiat. Les conservateurs de l'époque s'étouffent. Aux États-Unis, les jambes des filles s’offrent à la vue de tout-venant. Partout en Europe, on voit les jambes des filles pour la première fois dans l'histoire, depuis la jupette guerrière du soldat romain. Car s'il y a bien une inspiration historique à la minijupe, c'est celle-là.<br /><br />Mary a touché la corde sensible. La minijupe est interdite dans certains pays. En 1969, ça ne s'invente pas, le Vatican va jusqu'à qualifier de "triste spectacle". Aujourd'hui, il n'y a plus vraiment débat, la minijupe est devenue un classique. Mais... en ce happy day de la rentrée 1962, et Mary Quant ne le sait pas encore, elle va changer à tout jamais la garde-robe des femmes. Une épopée racontée dans le livre "Quant on Quant" aux éditions Chivers. Assurez-vous de trouver un exemplaire original de 1966, année où Bardot, en minijupe, fait des incantations... au soleil.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61310089</guid><pubDate>Wed, 11 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61310089/299952_la_minijupe_a_rendu_mary_quant_celebre_aux_4_coins_du_monde.mp3" length="6037993" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Happy Day en cette rentrée de septembre 1962, en plein cœur des Swinging Sixties. Quelques centimètres de moins vont suffire à une styliste britannique pour créer un vent de légèreté et jeter un parfum de scandale sur la mode au féminin.

Mary Quant a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Happy Day en cette rentrée de septembre 1962, en plein cœur des Swinging Sixties. Quelques centimètres de moins vont suffire à une styliste britannique pour créer un vent de légèreté et jeter un parfum de scandale sur la mode au féminin.<br /><br />Mary Quant a de la chance. Les écoles d'art sont désormais ouvertes à la classe ouvrière. Elle va avoir le privilège de suivre un cursus durant la fin des années 40. Brillante, novatrice, elle décroche un poste chez un couturier, mais Mary est libre. En 1955, en bonne autodidacte, elle s'associe à son mari et ouvre une boutique de fripes sur King's Road à Londres. Trois ans plus tard, elle veut raccourcir les jupes. Et c'est le déclic. La première minijupe de Mary Quant est commercialisée en 1962 dans sa boutique, le Bazaar.<br /><br />Alors oui, il y a débat dans le milieu de la mode sur l'invention de la minijupe entre le tailleur français Lucien David Langman et André Courrèges. André Courrèges présente sa collection "Space Age" en 1964, avec des minijupes futuristes. Mais c'est bien Mary Quant qui aura osé, la première, vendre à madame tout le monde sa diabolique création.<br /><br />Inspirée par la jeunesse et la liberté, elle raccourcit les jupes jusqu'à mi-cuisse, ce qui crée un look à la fois moderne et provocateur.<br /><br />Les Londonien en chapeau melon viennent rapidement frapper à la fenêtre de la boutique pour dire tout le mal qu'ils pensent de ce nouveau vêtement, qualifié d'« immoral !». Immoral, pas pour tout le monde. Au sous-sol de la boutique, l'époux de Mary a ouvert un restaurant où se pressent des musiciens de jazz et des vedettes de l'époque. On y croise les Stones, Brigitte Bardot et les Beatles. Ces derniers ne manquent évidemment pas de passer par la boutique.<br /><br />En quelques mois, la minijupe de Mary a conquis le show business. Stars et icônes de la mode s'en emparent. Twiggy, le mannequin aux yeux de biche, devient l'égérie de ce nouveau style. Dans la série Star Trek (version 60s), les officiers féminins portent toutes des collants et des minijupes très courtes.<br /><br />En 1965, Mary Quant est choisie par la chaîne de magasins américaine JC Penney à dessiner des collections. Des collections qui comprennent sa fameuse jupe raccourcie, mais un peu moins que dans sa boutique londonienne. JC Penney, c'est la mode pour toutes et le succès est immédiat. Les conservateurs de l'époque s'étouffent. Aux États-Unis, les jambes des filles s’offrent à la vue de tout-venant. Partout en Europe, on voit les jambes des filles pour la première fois dans l'histoire, depuis la jupette guerrière du soldat romain. Car s'il y a bien une inspiration historique à la minijupe, c'est celle-là.<br /><br />Mary a touché la corde sensible. La minijupe est interdite dans certains pays. En 1969, ça ne s'invente pas, le Vatican va jusqu'à qualifier de "triste spectacle". Aujourd'hui, il n'y a plus vraiment débat, la minijupe est devenue un classique. Mais... en ce happy day de la rentrée 1962, et Mary Quant ne le sait pas encore, elle va changer à tout jamais la garde-robe des femmes. Une épopée racontée dans le livre "Quant on Quant" aux éditions Chivers. Assurez-vous de trouver un exemplaire original de 1966, année où Bardot, en minijupe, fait des incantations... au soleil.]]></itunes:summary><itunes:duration>252</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/15de63b790a3723cbf0dcfc8a49f9811.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le premier succès de Billy Paul était un amour interdit</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-premier-succes-de-billy-paul-etait-un-amour-interdit--61310088</link><description><![CDATA[Septembre 1972. Il l'attend depuis des années. Il l'a trouvé. Happy Day grâce à un TITRE qui va rendre Paul Williams célèbre dans le monde entier...<br /><br />Paul, c'est un gars du Nord de Philadelphie, un de ces types qui a grandi dans un quartier où la musique coule dans les veines, un peu comme l’alcool. Paul commence à chanter très jeune. À l’époque, la scène jazz est en pleine effervescence. C’est un crooner, mais avec une touche de soul qui fait toute la différence. Une voix chaude et profonde qui peine à trouver un public au-delà du cercle des adeptes du jazz.<br /><br />Pourtant. Tout va changer en 1972. Paul Williams a 38 ans. Le monde entier découvre alors celui qui se fera appeler Billy Paul grâceà titre soul, écrit par Kenny Gamble, Leon Huff et Cary Gilbert. Un titre dont l'introduction langoureuse laisse à penser qu'il s'agit d'une histoire d'amour…<br /><br />Et oui, “Me and Mrs. Jones”, c'est bien une affaire de cœur. Mais c’est surtout l’histoire d’une relation interdite, d’une liaison dangereuse, cachée, entre un homme et une femme… déjà mariée. "Me and Mrs. Jones" raconte leur rencontre secrète dans un café chaque jour à la même heure, à 6h30. "We got a thing going on", chante Billy, "Y a un truc entre nous". Et il ajoute : "But we both know it's wrong/but it's much too strong/to let it go now."<br /><br />Traduction ? Y a un truc entre nous. Dont nous savons tous les deux que c'est mal. Mais qui est tellement fort, tellement puissant. Qu'il est impossible à contenir. Ces paroles, elles tranchent en Amérique du Nord, avec le reste du catalogue un peu mièvre et attendu. Résultat : le titre est immédiatement accueilli par un succès retentissant.<br /><br />Numéro un des classements R&amp;B, numéro trois au Billboard Hot 100, c’est une consécration, espérée, mais inattendue, pour Billy Paul. Le single se vend à des millions d’exemplaires. "Me and Mrs. Jones" devient un hymne pour tous ceux qui ont connu l’amour interdit et qui ont cédé à la tentation. Les radios s'en emparent, mais elles ont besoin d'une version un peu plus courte. CBS obéit, la maison de disque va omettre le deuxième couplet et raccourcir la coda. C'est à dire la fin du titre.<br /><br />Et après ? Billy Paul sortira d'autres albums, mais aucun ne va jamais atteindre à nouveau le sommet. Un titre fera tout de même exception et c'est une reprise. Reprise de Your Song, une chanson d'Elton John sortie 2 ans plus tôt. Là encore, réinterprétation totale….<br /><br />Dans Your Song, Billy Paul s'assure un réarrangement à sa sauce. Soul et langoureux. "Your Song" sera son 2e succès.<br /><br />Mais pour beaucoup, Billy Paul restera toujours l'homme qui a chanté l'amour interdit entre "Me and Mrs. Jones". Un happy day intemporel qui nous rappelle à quel point l’amour est parfois... une cascade.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61310088</guid><pubDate>Tue, 10 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61310088/299951_le_premier_succes_de_billy_paul_etait_un_amour_interdit.mp3" length="5120154" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Septembre 1972. Il l'attend depuis des années. Il l'a trouvé. Happy Day grâce à un TITRE qui va rendre Paul Williams célèbre dans le monde entier...

Paul, c'est un gars du Nord de Philadelphie, un de ces types qui a grandi dans un quartier où la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Septembre 1972. Il l'attend depuis des années. Il l'a trouvé. Happy Day grâce à un TITRE qui va rendre Paul Williams célèbre dans le monde entier...<br /><br />Paul, c'est un gars du Nord de Philadelphie, un de ces types qui a grandi dans un quartier où la musique coule dans les veines, un peu comme l’alcool. Paul commence à chanter très jeune. À l’époque, la scène jazz est en pleine effervescence. C’est un crooner, mais avec une touche de soul qui fait toute la différence. Une voix chaude et profonde qui peine à trouver un public au-delà du cercle des adeptes du jazz.<br /><br />Pourtant. Tout va changer en 1972. Paul Williams a 38 ans. Le monde entier découvre alors celui qui se fera appeler Billy Paul grâceà titre soul, écrit par Kenny Gamble, Leon Huff et Cary Gilbert. Un titre dont l'introduction langoureuse laisse à penser qu'il s'agit d'une histoire d'amour…<br /><br />Et oui, “Me and Mrs. Jones”, c'est bien une affaire de cœur. Mais c’est surtout l’histoire d’une relation interdite, d’une liaison dangereuse, cachée, entre un homme et une femme… déjà mariée. "Me and Mrs. Jones" raconte leur rencontre secrète dans un café chaque jour à la même heure, à 6h30. "We got a thing going on", chante Billy, "Y a un truc entre nous". Et il ajoute : "But we both know it's wrong/but it's much too strong/to let it go now."<br /><br />Traduction ? Y a un truc entre nous. Dont nous savons tous les deux que c'est mal. Mais qui est tellement fort, tellement puissant. Qu'il est impossible à contenir. Ces paroles, elles tranchent en Amérique du Nord, avec le reste du catalogue un peu mièvre et attendu. Résultat : le titre est immédiatement accueilli par un succès retentissant.<br /><br />Numéro un des classements R&amp;B, numéro trois au Billboard Hot 100, c’est une consécration, espérée, mais inattendue, pour Billy Paul. Le single se vend à des millions d’exemplaires. "Me and Mrs. Jones" devient un hymne pour tous ceux qui ont connu l’amour interdit et qui ont cédé à la tentation. Les radios s'en emparent, mais elles ont besoin d'une version un peu plus courte. CBS obéit, la maison de disque va omettre le deuxième couplet et raccourcir la coda. C'est à dire la fin du titre.<br /><br />Et après ? Billy Paul sortira d'autres albums, mais aucun ne va jamais atteindre à nouveau le sommet. Un titre fera tout de même exception et c'est une reprise. Reprise de Your Song, une chanson d'Elton John sortie 2 ans plus tôt. Là encore, réinterprétation totale….<br /><br />Dans Your Song, Billy Paul s'assure un réarrangement à sa sauce. Soul et langoureux. "Your Song" sera son 2e succès.<br /><br />Mais pour beaucoup, Billy Paul restera toujours l'homme qui a chanté l'amour interdit entre "Me and Mrs. Jones". Un happy day intemporel qui nous rappelle à quel point l’amour est parfois... une cascade.]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/addbbe84cdc59ad03da0b6fd4d83007b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le jour où Baudouin a cessé d'être un roi triste</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-baudouin-a-cesse-d-etre-un-roi-triste--61283548</link><description><![CDATA[Oh Happy Day, 15 décembre 1960. Les Belges ont l'honneur d'un événement historique. Ils vont assister, pour la première fois depuis notre indépendance, à un mariage royal. Il fait froid. Il fait gris. Le roi Baudouin, alors âgé de 30 ans, épousera aujourd'hui Fabiola de Mora y Aragón et en fera la Reine des Belges.<br /><br />La rencontre entre Baudouin et Fabiola reste entourée d'un certain mystère. C'est la comtesse Veronica O'Sullivan, la tante du roi, qui aurait joué les entremetteuses.<br /><br /> Fabiola, qui a 32 ans le jour de son mariage, est une infirmière de formation. Elle est issue d'une famille noble espagnole. Elle séduit visiblement TRÈS rapidement le cœur du souverain belge. Discrète, comme lui. Pieuse, comme lui. D'apparence un peu austère, enfin plus vraiment aujourd'hui. Puisque, aujourd'hui, jour de mariage, Baudouin a souri.<br /><br />Le mariage est célébré dans la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles par le Cardinal Léon-Joseph Suenens. Il partage avec le Roi un douloureux souvenir. Baudouin déplore la perte précoce de sa mère, la reine Astrid, décédée dans un accident de voiture en 1935. Léon-Joseph Suenens perd son propre père à 4 ans. Le père du Cardinal Suenens est mort à 30 ans. C'est précisément l'âge du roi aujourd'hui, à son mariage.<br /><br />Car oui, ce mariage marque un tournant dans la perception de la monarchie par les Belges. Le roi Baudouin, jusque-là perçu comme distant et réservé, apparaît sous un jour nouveau. Son union avec Fabiola semble lui insuffler une nouvelle énergie et une joie de vivre évidente. La reine Fabiola, quant à elle, va conquérir rapidement le cœur des Belges par sa gentillesse et son engagement dans une série impressionnante de causes sociales. <br /><br />Le cérémonie est terminée, direction la Palais Royal, sous vos applaudissements...<br /><br />Vive le Roi. Vive la Reine. Une chose est sûre, ce 15 décembre 1960 est un happy day pour le Roi. Mais aussi pour l'union de la Belgique. Car leur histoire d'amour, qui a duré plus de trois décennies, a profondément marqué l'histoire du jeune Royaume et renforcé les liens entre la monarchie et le peuple belge. Et ce jour-là, la radio diffuse Ike and Tina Turner. Ils publient leur premier disque d'amour. Ce sera... A Fool in Love.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61283548</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61283548/299867_le_jour_ou_baudouin_a_cesse_d_etre_un_roi_triste.mp3" length="8420987" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Oh Happy Day, 15 décembre 1960. Les Belges ont l'honneur d'un événement historique. Ils vont assister, pour la première fois depuis notre indépendance, à un mariage royal. Il fait froid. Il fait gris. Le roi Baudouin, alors âgé de 30 ans, épousera...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Oh Happy Day, 15 décembre 1960. Les Belges ont l'honneur d'un événement historique. Ils vont assister, pour la première fois depuis notre indépendance, à un mariage royal. Il fait froid. Il fait gris. Le roi Baudouin, alors âgé de 30 ans, épousera aujourd'hui Fabiola de Mora y Aragón et en fera la Reine des Belges.<br /><br />La rencontre entre Baudouin et Fabiola reste entourée d'un certain mystère. C'est la comtesse Veronica O'Sullivan, la tante du roi, qui aurait joué les entremetteuses.<br /><br /> Fabiola, qui a 32 ans le jour de son mariage, est une infirmière de formation. Elle est issue d'une famille noble espagnole. Elle séduit visiblement TRÈS rapidement le cœur du souverain belge. Discrète, comme lui. Pieuse, comme lui. D'apparence un peu austère, enfin plus vraiment aujourd'hui. Puisque, aujourd'hui, jour de mariage, Baudouin a souri.<br /><br />Le mariage est célébré dans la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles par le Cardinal Léon-Joseph Suenens. Il partage avec le Roi un douloureux souvenir. Baudouin déplore la perte précoce de sa mère, la reine Astrid, décédée dans un accident de voiture en 1935. Léon-Joseph Suenens perd son propre père à 4 ans. Le père du Cardinal Suenens est mort à 30 ans. C'est précisément l'âge du roi aujourd'hui, à son mariage.<br /><br />Car oui, ce mariage marque un tournant dans la perception de la monarchie par les Belges. Le roi Baudouin, jusque-là perçu comme distant et réservé, apparaît sous un jour nouveau. Son union avec Fabiola semble lui insuffler une nouvelle énergie et une joie de vivre évidente. La reine Fabiola, quant à elle, va conquérir rapidement le cœur des Belges par sa gentillesse et son engagement dans une série impressionnante de causes sociales. <br /><br />Le cérémonie est terminée, direction la Palais Royal, sous vos applaudissements...<br /><br />Vive le Roi. Vive la Reine. Une chose est sûre, ce 15 décembre 1960 est un happy day pour le Roi. Mais aussi pour l'union de la Belgique. Car leur histoire d'amour, qui a duré plus de trois décennies, a profondément marqué l'histoire du jeune Royaume et renforcé les liens entre la monarchie et le peuple belge. Et ce jour-là, la radio diffuse Ike and Tina Turner. Ils publient leur premier disque d'amour. Ce sera... A Fool in Love.]]></itunes:summary><itunes:duration>351</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23db9ae3f2d25242cc9fe63badf33d5e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Mais qui est Ziggy Stardust ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/mais-qui-est-ziggy-stardust--61249883</link><description><![CDATA[Faut-il vraiment parler de Happy Day, quand, en 1972, David Bowie dévoile une sorte de figure messianique qui vient annoncer la fin du monde ? Ce personnage de fiction s'appelle Ziggy Stardust et il va faire entrer Bowie dans une période de créativité inédite. Certains parleront même... de provocation.<br /><br />Question. Qui est Ziggy Stardust ? <br /><br />Ziggy, c'est le protagoniste de l'album "The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars". Un album sorti en 1972. L'album raconte l'histoire d'un extraterrestre devenu une superstar du rock, qui finit par être détruit par sa propre célébrité.<br /><br />Ziggy est le symbole de l'excès, de l'ascension, mais aussi de la chute vertigineuse des stars. Le personnage représente à la fois l'aliénation et la destruction de soi.  <br /><br />Mais Ziggy a quelque chose d'un peu novateur pour l'époque. Il crée une forme de rupture avec les normes de genre. Bowie a décidé de brouiller les pistes, voire les frontières, entre les sexes.<br /><br />Mais d'où est venue cette drôle d'idée ? 4 pistes sont possibles. Elles sont même certaines et totalement cumulables.<br /><br />1. Le rock. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le rock est en pleine transformation. On assiste à la naissance du mouvement glam rock, avec des costumes flamboyants et une esthétique un peu plus théâtrale, à l'image de T Rex. Bowie y a vu une chance de porter cette esthétique beaucoup plus loin.<br /><br />2. Les icônes du rock. Bowie confiera plus tard qu'il s'est inspiré de figures du rock comme Iggy Pop et Lou Reed, qui incarnaient tous les deux une nouvelle image, à la fois rebelle et androgyne. Iggy Pop, en particulier. Il fut une source d'inspiration pour la personnalité complètement extravagante de Ziggy Stardust.<br /><br />3. La science-fiction. Ce n'est pas un mystère, il l'a souvent évoqué. Bowie était fasciné par la science-fiction (tant dans la littérature que dans le cinéma). Cela se reflète naturellement dans l'histoire de Ziggy Stardust. Le personnage est un extraterrestre androgynique qui vient sur Terre pour devenir une star de rock, tout en prédisant la fin du monde. Cette intrigue est partiellement inspirée par des œuvres comme "2001: L'Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick et les écrits de science-fiction de l'époque. <br /><br />4. La culture japonaise. L'esthétique visuelle de Ziggy Stardust doit beaucoup à la culture nippone. Les maquillages exagérés et les tenues flamboyantes de Ziggy rappellent clairement ces influences. Le Britannique s'inspire du théâtre kabuki et du travail de Yamamoto, qui a lui-même pu créer des costumes pour Bowie.<br /><br />Ziggy Stardust est à l’affiche et Bowie à son apogée. Il faisait fantasmer les midinettes et les minets. Bowie est désormais une icône culturelle et musicale. On pourrait même dire INTELLECTUELLE. Avec une influence incroyable sur la génération des années 70. Pas question pour autant de s'enfermer dans son personnage. La "mort" de Ziggy est prononcée, ni fleurs in couronnes, lors d'un concert à Londres en 1973. N'empêche, Ziggy poursuivra Bowie jusqu'à la fin de sa carrière, et même au-delà. Car quand on y pense... Ziggy est ce que l'on appellerait aujourd'hui un IEL, une image androgyne, revendiquée. Comme quoi, personne n'a JAMAIS rien inventé, à part peut-être Bowie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61249883</guid><pubDate>Fri, 06 Sep 2024 10:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61249883/299451_mais_qui_est_ziggy_stardust.mp3" length="9392115" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Faut-il vraiment parler de Happy Day, quand, en 1972, David Bowie dévoile une sorte de figure messianique qui vient annoncer la fin du monde ? Ce personnage de fiction s'appelle Ziggy Stardust et il va faire entrer Bowie dans une période de créativité...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Faut-il vraiment parler de Happy Day, quand, en 1972, David Bowie dévoile une sorte de figure messianique qui vient annoncer la fin du monde ? Ce personnage de fiction s'appelle Ziggy Stardust et il va faire entrer Bowie dans une période de créativité inédite. Certains parleront même... de provocation.<br /><br />Question. Qui est Ziggy Stardust ? <br /><br />Ziggy, c'est le protagoniste de l'album "The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars". Un album sorti en 1972. L'album raconte l'histoire d'un extraterrestre devenu une superstar du rock, qui finit par être détruit par sa propre célébrité.<br /><br />Ziggy est le symbole de l'excès, de l'ascension, mais aussi de la chute vertigineuse des stars. Le personnage représente à la fois l'aliénation et la destruction de soi.  <br /><br />Mais Ziggy a quelque chose d'un peu novateur pour l'époque. Il crée une forme de rupture avec les normes de genre. Bowie a décidé de brouiller les pistes, voire les frontières, entre les sexes.<br /><br />Mais d'où est venue cette drôle d'idée ? 4 pistes sont possibles. Elles sont même certaines et totalement cumulables.<br /><br />1. Le rock. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le rock est en pleine transformation. On assiste à la naissance du mouvement glam rock, avec des costumes flamboyants et une esthétique un peu plus théâtrale, à l'image de T Rex. Bowie y a vu une chance de porter cette esthétique beaucoup plus loin.<br /><br />2. Les icônes du rock. Bowie confiera plus tard qu'il s'est inspiré de figures du rock comme Iggy Pop et Lou Reed, qui incarnaient tous les deux une nouvelle image, à la fois rebelle et androgyne. Iggy Pop, en particulier. Il fut une source d'inspiration pour la personnalité complètement extravagante de Ziggy Stardust.<br /><br />3. La science-fiction. Ce n'est pas un mystère, il l'a souvent évoqué. Bowie était fasciné par la science-fiction (tant dans la littérature que dans le cinéma). Cela se reflète naturellement dans l'histoire de Ziggy Stardust. Le personnage est un extraterrestre androgynique qui vient sur Terre pour devenir une star de rock, tout en prédisant la fin du monde. Cette intrigue est partiellement inspirée par des œuvres comme "2001: L'Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick et les écrits de science-fiction de l'époque. <br /><br />4. La culture japonaise. L'esthétique visuelle de Ziggy Stardust doit beaucoup à la culture nippone. Les maquillages exagérés et les tenues flamboyantes de Ziggy rappellent clairement ces influences. Le Britannique s'inspire du théâtre kabuki et du travail de Yamamoto, qui a lui-même pu créer des costumes pour Bowie.<br /><br />Ziggy Stardust est à l’affiche et Bowie à son apogée. Il faisait fantasmer les midinettes et les minets. Bowie est désormais une icône culturelle et musicale. On pourrait même dire INTELLECTUELLE. Avec une influence incroyable sur la génération des années 70. Pas question pour autant de s'enfermer dans son personnage. La "mort" de Ziggy est prononcée, ni fleurs in couronnes, lors d'un concert à Londres en 1973. N'empêche, Ziggy poursuivra Bowie jusqu'à la fin de sa carrière, et même au-delà. Car quand on y pense... Ziggy est ce que l'on appellerait aujourd'hui un IEL, une image androgyne, revendiquée. Comme quoi, personne n'a JAMAIS rien inventé, à part peut-être Bowie.]]></itunes:summary><itunes:duration>392</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6f2e7da623d2da0443cb752e2947eca.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sugar Baby Love, ce titre dont personne ne voulait</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sugar-baby-love-ce-titre-dont-personne-ne-voulait--61249882</link><description><![CDATA[Et si l'Eurovision n'était pas une fin en soi ? Le happy day des Rubettes en sait quelque chose. Le samedi 7 avril 1973, c'est la consécration pour le Luxembourg. Anne-Marie David vient de remporter le concours avec Tu te reconnaîtras.<br /><br />Le titre, langoureux et un peu mièvre, fait un carton. Le Grand Duché remporte le concours. Juste devant l'Espagne et la Grande-Bretagne. C'est ici que deux producteurs britanniques interviennent. Wayne Bickerton et Tony Waddington. Ils veulent la victoire du Royaume-Uni l'année prochaine. Et ils sont prêts à tout pour cela. Tout, y compris le grand écart entre le doo-wop et le glam rock qui commence à percer. Alors, ils écrivent une mélodie accrocheuse. Objectif : un mariage inattendu et joyeux entre la nostalgie des années 50 et la modernité colorée des années 70. Avec cette chanson, ils tiennent leur trophée. En tout cas, c'est ce qu'ils pensent.<br /><br />Ils vont donc le proposer, début 1974, au comité de sélection britannique pour le concours Eurovision de la chanson. Avec beaucoup de confiance. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Car boum, le morceau n'est pas retenu par le jury.   Cela ne va décourager nos deux producteurs. Qui vont carrément offrir le titre au groupe pop Showaddywaddy, lui aussi britannique. Sauf que... le groupe n'y croit pas. Il n'est pas DU TOUT intéressé...<br /><br />Alors, jamais deux sans trois, les producteurs acharnés font appel aux musiciens qui ont joué sur la maquette et décident d'exploiter le morceau eux-mêmes. Ils vont créer un titre, un groupe. Cette créature s'appelle The Rubettes. 6 membres. Et, sur le métier, un titre qui aura eu bien raison d'attendre son heure. Un truc en plume avec une introduction qui fait le même effet à tout le monde. Elle rend heureux, joyeux, euphorique. Sugar Baby Love est arrivé ! <br /><br />Cela dit, on n'est plus à une approximation ou déconvenue près, celui qui prête sa voix de tête au refrain, Paul Da Vinci, va quitter les Rubettes avant même que le groupe ne devienne célèbre. Pas de bol pour lui, il va laisser toute la lumière à Alan Williams, qui devra assurer les prestations en concert, ce qui demandera pas mal de travail de répétition. <br /><br />Nous y sommes. 1er mars 1974. Happy Day pour les Rubettes, sortie de "Sugar Baby Love". Sugar se classe, quelques jours plus tard, premier des ventes au Royaume-Uni. Un titre qu’il va conserver tout au long de l’année 1974. 500 mille exemplaires vendus en GB. Et près de 3 millions dans le monde. Conclusion. Non, vraiment pas, l’Eurovision n’est jamais une fin en soi…]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61249882</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2024 10:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61249882/299450_sugar_baby_love_ce_titre_dont_personne_ne_voulait.mp3" length="9383338" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Et si l'Eurovision n'était pas une fin en soi ? Le happy day des Rubettes en sait quelque chose. Le samedi 7 avril 1973, c'est la consécration pour le Luxembourg. Anne-Marie David vient de remporter le concours avec Tu te reconnaîtras.

Le titre,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Et si l'Eurovision n'était pas une fin en soi ? Le happy day des Rubettes en sait quelque chose. Le samedi 7 avril 1973, c'est la consécration pour le Luxembourg. Anne-Marie David vient de remporter le concours avec Tu te reconnaîtras.<br /><br />Le titre, langoureux et un peu mièvre, fait un carton. Le Grand Duché remporte le concours. Juste devant l'Espagne et la Grande-Bretagne. C'est ici que deux producteurs britanniques interviennent. Wayne Bickerton et Tony Waddington. Ils veulent la victoire du Royaume-Uni l'année prochaine. Et ils sont prêts à tout pour cela. Tout, y compris le grand écart entre le doo-wop et le glam rock qui commence à percer. Alors, ils écrivent une mélodie accrocheuse. Objectif : un mariage inattendu et joyeux entre la nostalgie des années 50 et la modernité colorée des années 70. Avec cette chanson, ils tiennent leur trophée. En tout cas, c'est ce qu'ils pensent.<br /><br />Ils vont donc le proposer, début 1974, au comité de sélection britannique pour le concours Eurovision de la chanson. Avec beaucoup de confiance. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Car boum, le morceau n'est pas retenu par le jury.   Cela ne va décourager nos deux producteurs. Qui vont carrément offrir le titre au groupe pop Showaddywaddy, lui aussi britannique. Sauf que... le groupe n'y croit pas. Il n'est pas DU TOUT intéressé...<br /><br />Alors, jamais deux sans trois, les producteurs acharnés font appel aux musiciens qui ont joué sur la maquette et décident d'exploiter le morceau eux-mêmes. Ils vont créer un titre, un groupe. Cette créature s'appelle The Rubettes. 6 membres. Et, sur le métier, un titre qui aura eu bien raison d'attendre son heure. Un truc en plume avec une introduction qui fait le même effet à tout le monde. Elle rend heureux, joyeux, euphorique. Sugar Baby Love est arrivé ! <br /><br />Cela dit, on n'est plus à une approximation ou déconvenue près, celui qui prête sa voix de tête au refrain, Paul Da Vinci, va quitter les Rubettes avant même que le groupe ne devienne célèbre. Pas de bol pour lui, il va laisser toute la lumière à Alan Williams, qui devra assurer les prestations en concert, ce qui demandera pas mal de travail de répétition. <br /><br />Nous y sommes. 1er mars 1974. Happy Day pour les Rubettes, sortie de "Sugar Baby Love". Sugar se classe, quelques jours plus tard, premier des ventes au Royaume-Uni. Un titre qu’il va conserver tout au long de l’année 1974. 500 mille exemplaires vendus en GB. Et près de 3 millions dans le monde. Conclusion. Non, vraiment pas, l’Eurovision n’est jamais une fin en soi…]]></itunes:summary><itunes:duration>391</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f194b49d31864b532c84b55622a6da3c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La double victoire de Vicky Leandros à l’Eurovision</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-double-victoire-de-vicky-leandros-a-l-eurovision--61238659</link><description><![CDATA[C'est l'histoire d'un drame en deux actes, qui démarre à Corfou en 1949. Avec non pas UN, mais deux happy days. Cette histoire, c'est celle de Vicky Leandros. Petite fille d'origine grècque. Vicky est la fille de 2 artistes.<br /><br />Maman est peintre, papa est chanteur. Il est déjà connu sous le nom de Leo Leandros (mais aussi Mario Panas). Connu, mais pas vraiment en Grèce. C'est à la fin des années 50 que Vicky rejoint ses parents dans le Nord de l'Allemagne, à Hambourg.<br /><br />À l'époque, son papa est une valeur sûre. Il est numéro 1 des ventes. Dans son microsillon et sous son aile, Vicky va démarrer sa carrière en 1965, avec un titre. Un titre qui va immédiatement connaître un grand succès dans les pays germanophones : Messer, Gabel, Schere, Licht.<br /><br />Vicky acte 1, Eurovision 1967. Cette année-là, le concours se tient à Vienne et Vicky défend les couleurs du Grand Duché de Luxembourg avec une chanson d'amour... en français. L'air a été composé par André Popp. Les paroles ont été écrites par Pierre Cour. Ce titre, c'est "L'amour est bleu". Il termine 4e au podium. Ce n'est pas mal, mais Vicky peut mieux faire.<br /><br />« L'amour est bleu » termine 4e au podium. En fait, ce titre va connaître un succès mondial grâce à une reprise, l'année suivante. Signée Paul Mauriat. Particularité… ce succès, Paul l'obtiendra avec la version instrumentale ! Il atteindra la première place du Billboard.<br /><br />Suivront un nombre incalculable de reprises. “L’amour est bleu” va lancer la carrière de Vicky Leandros aux 4 coins de la planète. Jusqu'à l'acte 2. Nous sommes en 1972. Vicky va de nouveau défendre les couleurs du Grand-Duché du Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson, qui se tient cette année à Édimbourg, capitale de l'Écosse.<br /><br />Pour la 2e fois, Vicky Landros chantera en français. Elle chantera un titre composé par Mario Panas (qui est l'autre nom de scène de son papa, souvenez-vous). L'émouvante balade sera dirigée par Klaus Munro. L'amour était bleu en 1967. Il va cette fois prendre une teinte un peu plus grise avec un titre qui évoque la rupture amoureuse, ce sera “Après Toi”.<br /><br />Après Toi connaît un succès phénoménal dans le monde entier et sera traduit en sept langues. En français, la chanson est numéro 1 au Benelux, en Suisse, en France et même en Norvège. Et ce n'est pas tout, "Come what may", la version anglaise, sera numéro 2 des ventes au Royaume-Uni.<br /><br />Ce 2e happy day lui ouvre les portes du 50e anniversaire de la prestigieuse BBC. Désormais, Vicky Leandros n'a plus rien à prouver. Ni à son père, ni au public. Et si les histoires d'amour terminent mal, en général, celle d’"Après toi" aura changé sa vie (peut-être la vôtre aussi). D'ailleurs, grâce à ses deux participations, Vicky Leandros peut se targuer d'être l'interprète qui a vendu le plus de disques et de titres dérivés à travers le monde, après l'Eurovision. Plus qu'Abba.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61238659</guid><pubDate>Wed, 04 Sep 2024 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61238659/299275_la_double_victoire_de_vicky_leandros_a_l_eurovision.mp3" length="9602139" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>C'est l'histoire d'un drame en deux actes, qui démarre à Corfou en 1949. Avec non pas UN, mais deux happy days. Cette histoire, c'est celle de Vicky Leandros. Petite fille d'origine grècque. Vicky est la fille de 2 artistes.

Maman est peintre, papa...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C'est l'histoire d'un drame en deux actes, qui démarre à Corfou en 1949. Avec non pas UN, mais deux happy days. Cette histoire, c'est celle de Vicky Leandros. Petite fille d'origine grècque. Vicky est la fille de 2 artistes.<br /><br />Maman est peintre, papa est chanteur. Il est déjà connu sous le nom de Leo Leandros (mais aussi Mario Panas). Connu, mais pas vraiment en Grèce. C'est à la fin des années 50 que Vicky rejoint ses parents dans le Nord de l'Allemagne, à Hambourg.<br /><br />À l'époque, son papa est une valeur sûre. Il est numéro 1 des ventes. Dans son microsillon et sous son aile, Vicky va démarrer sa carrière en 1965, avec un titre. Un titre qui va immédiatement connaître un grand succès dans les pays germanophones : Messer, Gabel, Schere, Licht.<br /><br />Vicky acte 1, Eurovision 1967. Cette année-là, le concours se tient à Vienne et Vicky défend les couleurs du Grand Duché de Luxembourg avec une chanson d'amour... en français. L'air a été composé par André Popp. Les paroles ont été écrites par Pierre Cour. Ce titre, c'est "L'amour est bleu". Il termine 4e au podium. Ce n'est pas mal, mais Vicky peut mieux faire.<br /><br />« L'amour est bleu » termine 4e au podium. En fait, ce titre va connaître un succès mondial grâce à une reprise, l'année suivante. Signée Paul Mauriat. Particularité… ce succès, Paul l'obtiendra avec la version instrumentale ! Il atteindra la première place du Billboard.<br /><br />Suivront un nombre incalculable de reprises. “L’amour est bleu” va lancer la carrière de Vicky Leandros aux 4 coins de la planète. Jusqu'à l'acte 2. Nous sommes en 1972. Vicky va de nouveau défendre les couleurs du Grand-Duché du Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson, qui se tient cette année à Édimbourg, capitale de l'Écosse.<br /><br />Pour la 2e fois, Vicky Landros chantera en français. Elle chantera un titre composé par Mario Panas (qui est l'autre nom de scène de son papa, souvenez-vous). L'émouvante balade sera dirigée par Klaus Munro. L'amour était bleu en 1967. Il va cette fois prendre une teinte un peu plus grise avec un titre qui évoque la rupture amoureuse, ce sera “Après Toi”.<br /><br />Après Toi connaît un succès phénoménal dans le monde entier et sera traduit en sept langues. En français, la chanson est numéro 1 au Benelux, en Suisse, en France et même en Norvège. Et ce n'est pas tout, "Come what may", la version anglaise, sera numéro 2 des ventes au Royaume-Uni.<br /><br />Ce 2e happy day lui ouvre les portes du 50e anniversaire de la prestigieuse BBC. Désormais, Vicky Leandros n'a plus rien à prouver. Ni à son père, ni au public. Et si les histoires d'amour terminent mal, en général, celle d’"Après toi" aura changé sa vie (peut-être la vôtre aussi). D'ailleurs, grâce à ses deux participations, Vicky Leandros peut se targuer d'être l'interprète qui a vendu le plus de disques et de titres dérivés à travers le monde, après l'Eurovision. Plus qu'Abba.]]></itunes:summary><itunes:duration>400</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/55d402ce20cfe9345b58b19676b5e113.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>« Si je chante », le premier disque en français de Dave</title><link>https://www.spreaker.com/episode/si-je-chante-le-premier-disque-en-francais-de-dave--61238538</link><description><![CDATA[Parfois, les happy days ne sont pas forcément liés au succès. Parfois, ils relèvent juste du symbole. C’est ce qui s’est passé pour Wouter Otto, un petit garçon néerlandais passionné d'eau et de musique, dès son plus âge. Il grandit à Amsterdam. Un jour, ses parents prennent la clé des champs et s'installent à la campagne. Oui, mais voilà. Amsterdam ne quittera à peu près jamais le petit garçon, qui y retournera dès son adolescence.<br /><br />Wouter a 14 ans quand il apprend à jouer de la guitare et du piano. C'est aussi à 14 ans qu'il se fait embaucher dans une imprimerie. Ce premier emploi a tout d'un symbole : il va y fabriquer des pochettes plastiques destinées à protéger des albums, des 33 tours. Et, pendant qu'il confectionne ces plastiques pour les pochettes, Wouter poursuit son apprentissage musical. Ses influences vont tous azimuts, Everly Brothers, Gene Pitney ou encore... Roy Orbison.<br /><br />Deux ans plus tard, il faut trouver un métier. Alors, à 16 ans, Wouter Otto envisage des études de théologie. Oui, quand on sait que Wouter s'appellera bientôt Dave, il y a de quoi sourire. Les études de théologie ne sont pas vraiment faites pour lui (ou était-ce le contraire ?). Alors, il se tourne vers le droit. Résultat : pas mieux. L'homme veut reprendre les canaux. Et la musique ne va plus le quitter.<br /><br />En 1963, il a 19 ans. Et il enregistre son premier 45 tours à Londres. Commercialisé uniquement aux Pays-Bas, il est tellement collector qu'il est devenu absolument introuvable. Par contre... En matière de trouvaille, Wouter Otto s'est déniché un nom de scène, il s’appellera Dave Rich. Il a 21 ans quand il décide de quitter les Pays-Bas par les voies fluviales. Direction le Sud. La Belgique. Après la Belgique, il y a Jeumont, dans le nord de la France. Mais la direction, c’est Paris, où il accoste au pied de la tour Eiffel.<br /><br />Pour gagner sa vie, Dave Rich fait la manche. Parcours classique : il chante dans les restaurants et les bars. La fortune n'étant pas au bout du couloir, Wouter a décidé de rejoindre l’autre Sud, le Midi de la France. Direction Saint-Tropez. Il paraît que c'est là que tout se passe désormais. Il y fait une rencontre déterminante, mais pas beaucoup plus rentable. Eddie Barclay va produire son tout premier disque, "Si je chante".<br /><br />C'est le HAPPY DAY de celui qui s'appellera désormais DAVE. Son premier EP en français est né. Nous sommes en 1968 et il est même parvenu à convaincre Eddy que ce disque comporte une pochette ouvrante (ce qui est encore un luxe). "J'y suis resté 10 ans et je n'ai pas vendu un seul disque", ironisera plus tard Dave. Et pour cause, il faudra attendre son arrivée chez CBS, en 1974, pour connaître le vrai, le GRAND succès.<br /><br />N'empêche. Tout est déjà là en 1968. La voix. La chevelure. L'accent. Même s'il explosera plus tard, aux yeux du public français, DAVE est un peu né, avec "Si je chante".]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61238538</guid><pubDate>Tue, 03 Sep 2024 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61238538/299230_si_je_chante_le_premier_disque_en_francais_de_dave.mp3" length="8990246" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Parfois, les happy days ne sont pas forcément liés au succès. Parfois, ils relèvent juste du symbole. C’est ce qui s’est passé pour Wouter Otto, un petit garçon néerlandais passionné d'eau et de musique, dès son plus âge. Il grandit à Amsterdam. Un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Parfois, les happy days ne sont pas forcément liés au succès. Parfois, ils relèvent juste du symbole. C’est ce qui s’est passé pour Wouter Otto, un petit garçon néerlandais passionné d'eau et de musique, dès son plus âge. Il grandit à Amsterdam. Un jour, ses parents prennent la clé des champs et s'installent à la campagne. Oui, mais voilà. Amsterdam ne quittera à peu près jamais le petit garçon, qui y retournera dès son adolescence.<br /><br />Wouter a 14 ans quand il apprend à jouer de la guitare et du piano. C'est aussi à 14 ans qu'il se fait embaucher dans une imprimerie. Ce premier emploi a tout d'un symbole : il va y fabriquer des pochettes plastiques destinées à protéger des albums, des 33 tours. Et, pendant qu'il confectionne ces plastiques pour les pochettes, Wouter poursuit son apprentissage musical. Ses influences vont tous azimuts, Everly Brothers, Gene Pitney ou encore... Roy Orbison.<br /><br />Deux ans plus tard, il faut trouver un métier. Alors, à 16 ans, Wouter Otto envisage des études de théologie. Oui, quand on sait que Wouter s'appellera bientôt Dave, il y a de quoi sourire. Les études de théologie ne sont pas vraiment faites pour lui (ou était-ce le contraire ?). Alors, il se tourne vers le droit. Résultat : pas mieux. L'homme veut reprendre les canaux. Et la musique ne va plus le quitter.<br /><br />En 1963, il a 19 ans. Et il enregistre son premier 45 tours à Londres. Commercialisé uniquement aux Pays-Bas, il est tellement collector qu'il est devenu absolument introuvable. Par contre... En matière de trouvaille, Wouter Otto s'est déniché un nom de scène, il s’appellera Dave Rich. Il a 21 ans quand il décide de quitter les Pays-Bas par les voies fluviales. Direction le Sud. La Belgique. Après la Belgique, il y a Jeumont, dans le nord de la France. Mais la direction, c’est Paris, où il accoste au pied de la tour Eiffel.<br /><br />Pour gagner sa vie, Dave Rich fait la manche. Parcours classique : il chante dans les restaurants et les bars. La fortune n'étant pas au bout du couloir, Wouter a décidé de rejoindre l’autre Sud, le Midi de la France. Direction Saint-Tropez. Il paraît que c'est là que tout se passe désormais. Il y fait une rencontre déterminante, mais pas beaucoup plus rentable. Eddie Barclay va produire son tout premier disque, "Si je chante".<br /><br />C'est le HAPPY DAY de celui qui s'appellera désormais DAVE. Son premier EP en français est né. Nous sommes en 1968 et il est même parvenu à convaincre Eddy que ce disque comporte une pochette ouvrante (ce qui est encore un luxe). "J'y suis resté 10 ans et je n'ai pas vendu un seul disque", ironisera plus tard Dave. Et pour cause, il faudra attendre son arrivée chez CBS, en 1974, pour connaître le vrai, le GRAND succès.<br /><br />N'empêche. Tout est déjà là en 1968. La voix. La chevelure. L'accent. Même s'il explosera plus tard, aux yeux du public français, DAVE est un peu né, avec "Si je chante".]]></itunes:summary><itunes:duration>375</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/72b8ef317b49e94075ef6323238dfe88.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Concert for Bangladesh (1971)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-concert-for-bangladesh-1971--61238395</link><description><![CDATA[Dans l’album souvenir des Happy Days de 1971, arrêt sur son le 1ᵉʳ août. Mais d’abord. Petit flashback. En novembre 1970. Le cyclone Bhola dévaste la côte de ce qui était encore alors le Pakistan oriental. Ce territoire, il deviendra plus tard le Bangladesh. Cette catastrophe émeut George Harrison. Le guitariste connaît bien la région. C'est un peu lui qui a inspiré le virage spirituel des Beatles au milieu des années 60. Comme dans… Here comes the sun. George est touché. Il veut se rendre utile. Alors, il cherche un moyen de venir en aide à la population. Pour cela, il va se rapprocher de Ravi Shankar, un musicien indien. Avec lui, il décide d'organiser un concert pour venir en aide aux sinistrés. <br /><br />The Concert for Bangladesh sera programmé en août au Madison Square Garden de New York. L'air de rien, à deux, ils vont inventer un nouveau genre et permettre à la scène de devenir une gigantesque œuvre de charité. Nous y sommes. 1er août 1971. Pour les fans de musique et pour l'UNICEF, c'est clairement un happy day. Plus de 40 mille personnes assisteront à deux représentations. La première à midi. La seconde à 19h. Dès les premières minutes, c'est l'hystérie. Ravi Shankar et George Harrison ne sont pas seuls. La liesse de la foule est là pour une bonne raison. Ils ont réuni d'autres musiciens, qui sont aussi des amis. Oh, trois fois rien, des gens comme : Eric Clapton, Ringo Starr, Billy Preston, Leon Russel et un certain... Bob Dylan. <br /><br />Harrison a raison, ce jour-là, tous les musiciens, stars comprises, ont un peu laissé leur ego au vestiaire pour une cause bien plus grande. Comme le dira Ravi Shankar, à la fin de la soirée, partout dans le monde, on connaît désormais le Bangladesh.<br /><br />De ce double concert naîtra un album: The Concert for Bangladesh. Une étape importante dans l'histoire de la musique rock et pop, puisque le rassemblement inspirera d'autres concerts caritatifs. Exemple : Concerts for the People of Kampuchea en 1979 à Londres avec un certain.. Paul McCartney.<br /><br />Résumons. The Concert for Bangladesh fut donc… un double concert. Un album qui n'est pas vraiment resté dans les mémoires. Mais surtout, la naissance d’un nouveau courant, qu'on appellera plus tard « charity rock »... puis « charity pop ». On pense évidemment au Live Aid, en 1985. Là encore, Eric Clapton répondra présent... 1er août 1970. Un happy day pour les réfugié. The Concert for Bangladesh permettra de récolter plus de 12 millions de dollars. Comme quoi, le soleil finit toujours par briller.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61238395</guid><pubDate>Mon, 02 Sep 2024 12:55:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61238395/299208_the_concert_for_bangladesh_1971.mp3" length="9454180" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie+</itunes:author><itunes:subtitle>Dans l’album souvenir des Happy Days de 1971, arrêt sur son le 1ᵉʳ août. Mais d’abord. Petit flashback. En novembre 1970. Le cyclone Bhola dévaste la côte de ce qui était encore alors le Pakistan oriental. Ce territoire, il deviendra plus tard le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans l’album souvenir des Happy Days de 1971, arrêt sur son le 1ᵉʳ août. Mais d’abord. Petit flashback. En novembre 1970. Le cyclone Bhola dévaste la côte de ce qui était encore alors le Pakistan oriental. Ce territoire, il deviendra plus tard le Bangladesh. Cette catastrophe émeut George Harrison. Le guitariste connaît bien la région. C'est un peu lui qui a inspiré le virage spirituel des Beatles au milieu des années 60. Comme dans… Here comes the sun. George est touché. Il veut se rendre utile. Alors, il cherche un moyen de venir en aide à la population. Pour cela, il va se rapprocher de Ravi Shankar, un musicien indien. Avec lui, il décide d'organiser un concert pour venir en aide aux sinistrés. <br /><br />The Concert for Bangladesh sera programmé en août au Madison Square Garden de New York. L'air de rien, à deux, ils vont inventer un nouveau genre et permettre à la scène de devenir une gigantesque œuvre de charité. Nous y sommes. 1er août 1971. Pour les fans de musique et pour l'UNICEF, c'est clairement un happy day. Plus de 40 mille personnes assisteront à deux représentations. La première à midi. La seconde à 19h. Dès les premières minutes, c'est l'hystérie. Ravi Shankar et George Harrison ne sont pas seuls. La liesse de la foule est là pour une bonne raison. Ils ont réuni d'autres musiciens, qui sont aussi des amis. Oh, trois fois rien, des gens comme : Eric Clapton, Ringo Starr, Billy Preston, Leon Russel et un certain... Bob Dylan. <br /><br />Harrison a raison, ce jour-là, tous les musiciens, stars comprises, ont un peu laissé leur ego au vestiaire pour une cause bien plus grande. Comme le dira Ravi Shankar, à la fin de la soirée, partout dans le monde, on connaît désormais le Bangladesh.<br /><br />De ce double concert naîtra un album: The Concert for Bangladesh. Une étape importante dans l'histoire de la musique rock et pop, puisque le rassemblement inspirera d'autres concerts caritatifs. Exemple : Concerts for the People of Kampuchea en 1979 à Londres avec un certain.. Paul McCartney.<br /><br />Résumons. The Concert for Bangladesh fut donc… un double concert. Un album qui n'est pas vraiment resté dans les mémoires. Mais surtout, la naissance d’un nouveau courant, qu'on appellera plus tard « charity rock »... puis « charity pop ». On pense évidemment au Live Aid, en 1985. Là encore, Eric Clapton répondra présent... 1er août 1970. Un happy day pour les réfugié. The Concert for Bangladesh permettra de récolter plus de 12 millions de dollars. Comme quoi, le soleil finit toujours par briller.]]></itunes:summary><itunes:duration>394</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7e25f8418b54adaa2e8aa0b66d3c32bb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item></channel></rss>
