<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" version="2.0"><channel><title>La Story Nostalgie</title><link>https://www.spreaker.com/show/la-story-nostalgie</link><description><![CDATA[Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br /> Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br /> Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br /> Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br /> Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.]]></description><atom:link href="https://www.spreaker.com/show/4791613/episodes/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><language>fr</language><category>Music</category><copyright>Nostalgie Belgique</copyright><image><url>https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeaa43b5cc9dd2b8ddd901cc5875d1e7.jpg</url><title>La Story Nostalgie</title><link>https://www.spreaker.com/show/la-story-nostalgie</link></image><lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 14:46:43 +0000</lastBuildDate><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:owner><itunes:name>Nostalgie Belgique</itunes:name><itunes:email>web@nostalgie.be</itunes:email></itunes:owner><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeaa43b5cc9dd2b8ddd901cc5875d1e7.jpg"/><itunes:subtitle>Retrouvez tous les podcasts de "La Story" présentés par Brice Depasse</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br /> Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br /> Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br /> Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br /> Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.]]></itunes:summary><itunes:category text="Music"/><itunes:category text="Music"><itunes:category text="Music History"/></itunes:category><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:type>episodic</itunes:type><item><title>Comment Bonnie Tyler a continué de briller par sa ténacité et ses collaborations</title><link>https://www.spreaker.com/episode/comment-bonnie-tyler-a-continue-de-briller-par-sa-tenacite-et-ses-collaborations--72885380</link><description><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72885380</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:54:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72885380/19313bb6_3cfc_4305_8b3c_0e59cf0c48bf.mp3" length="4543859" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e761c3b86d3fcdcd025d266f8092895.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bonnie Tyler : de l'image country à la star du rock dans les années 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bonnie-tyler-de-l-image-country-a-la-star-du-rock-dans-les-annees-80--72885375</link><description><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72885375</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:52:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72885375/2dacab02_22a3_4eb0_8c0a_916ab7685e35.mp3" length="5581141" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>233</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/26e88792512bea5341e605c969a79858.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bonnie Tyler : son accident vocal et le succès foudroyant de "It's a Heartache"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bonnie-tyler-son-accident-vocal-et-le-succes-foudroyant-de-it-s-a-heartache--72885301</link><description><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72885301</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:50:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72885301/a89b8171_2907_48bb_a6ba_1483da96f985.mp3" length="4859363" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a treize ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c04dfb744d69a1a4c6bb42831d0a030d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les débuts de Bonnie Tyler : l'ascension fulgurante de cette voix inoubliable</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-debuts-de-bonnie-tyler-l-ascension-fulgurante-de-cette-voix-inoubliable--72885285</link><description><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire, en cinq épisodes, enregistrée il y a treize ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72885285</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:48:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72885285/82930e49_e980_4b12_9064_8018c3b41262.mp3" length="4833697" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire, en cinq épisodes, enregistrée il y a treize ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/55e425d6852144d607952f53e536af06.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bonnie Tyler, des mines du Pays de Galles aux sommets des charts</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bonnie-tyler-des-mines-du-pays-de-galles-aux-sommets-des-charts--72885265</link><description><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a 13 ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72885265</guid><pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:36:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72885265/11b8841a_868b_480b_bcf8_c0ee020b92c0.mp3" length="4785495" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 9 juillet 2026, la disparition de Bonnie Tyler a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 9 juillet 2026, la disparition de <b>Bonnie Tyler</b> a bouleversé des millions de mélomanes à travers le monde. Avec sa voix rocailleuse, immédiatement identifiable entre toutes, la chanteuse galloise laisse derrière elle un répertoire qui a marqué plusieurs générations et quelques-uns des plus grands succès de la pop-rock des années 1970 et 1980.<br /><br />Pour lui rendre hommage, <b>La Story Nostalgie</b> vous propose de redécouvrir cette archive enregistrée en 2013. À l'époque, Bonnie Tyler venait de représenter le Royaume-Uni au Concours Eurovision de la chanson, preuve qu'après plus de trente-cinq ans de carrière, elle continuait de défendre sa musique avec la même énergie et la même sincérité.<br /><br />Née <b>Gaynor Hopkins</b> au Pays de Galles, Bonnie Tyler n'était pas destinée à devenir l'une des voix les plus célèbres de la planète. C'est pourtant ce timbre si particulier, né à la suite d'une opération des cordes vocales à la fin des années 1970, qui fera d'elle une artiste unique. Des titres comme It's a Heartache, Total Eclipse of the Heart, Holding Out for a Hero ou encore Lost in France sont devenus des classiques, traversant les décennies sans jamais perdre leur pouvoir d'émotion.<br /><br />Cette Story Nostalgie retrace son parcours, ses succès, les rencontres décisives qui ont jalonné sa carrière, notamment avec le compositeur <b>Jim Steinman</b>, ainsi que les coulisses d'une trajectoire exceptionnelle.<br /><br />Aujourd'hui, cette archive prend une résonance toute particulière. Elle nous rappelle qu'au-delà des disques vendus, des récompenses et des classements, Bonnie Tyler aura offert au monde une voix inimitable et des chansons qui continuent d'accompagner nos vies. Parce que les grandes artistes ne disparaissent jamais tout à fait, elles continuent de vivre à travers leurs œuvres. Nous lui rendons hommage en vous invitant à réécouter cette histoire en cinq épisodes enregistrée il y a 13 ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cf80c0f82e5889c2bc605507c5f4190d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Coluche : 40 ans après sa mort, la voix qui ne s'est jamais éteinte</title><link>https://www.spreaker.com/episode/coluche-40-ans-apres-sa-mort-la-voix-qui-ne-s-est-jamais-eteinte--72576216</link><description><![CDATA[Le 19 juin 1986, la mort de Coluche plonge une génération dans le deuil. Quarante ans plus tard, La Story Nostalgie lui rend hommage.<br /><br /> Michel Colucci, dit Coluche, c'est un style unique : salopette, langage populaire décomplexé et personnages de bistrot qui font rire et réfléchir à la fois. Clochard, beatnik, épicier d'extrême droite ou blouson noir, il invente le stand-up à la française et donne une voix à ceux qui n'en ont pas.<br /><br /> Vendeur de disques et de places de théâtre au-delà de Johnny Hallyday, il va jusqu'à lancer sa candidature à l'Élysée, d'abord en blague, avant que toute la France n'y croie vraiment. Ce même élan populaire donnera naissance aux Restos du Cœur.<br /><br /> Quarante ans après sa disparition, ses sketches sont toujours aussi vivants. Une histoire drôle, touchante et universelle, à écouter sur Nostalgie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72576216</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72576216/365877_coluche_40_ans_1_mp3.mp3" length="5609676" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 19 juin 1986, la mort de Coluche plonge une génération dans le deuil. Quarante ans plus tard, La Story Nostalgie lui rend hommage.

 Michel Colucci, dit Coluche, c'est un style unique : salopette, langage populaire décomplexé et personnages de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 19 juin 1986, la mort de Coluche plonge une génération dans le deuil. Quarante ans plus tard, La Story Nostalgie lui rend hommage.<br /><br /> Michel Colucci, dit Coluche, c'est un style unique : salopette, langage populaire décomplexé et personnages de bistrot qui font rire et réfléchir à la fois. Clochard, beatnik, épicier d'extrême droite ou blouson noir, il invente le stand-up à la française et donne une voix à ceux qui n'en ont pas.<br /><br /> Vendeur de disques et de places de théâtre au-delà de Johnny Hallyday, il va jusqu'à lancer sa candidature à l'Élysée, d'abord en blague, avant que toute la France n'y croie vraiment. Ce même élan populaire donnera naissance aux Restos du Cœur.<br /><br /> Quarante ans après sa disparition, ses sketches sont toujours aussi vivants. Une histoire drôle, touchante et universelle, à écouter sur Nostalgie.]]></itunes:summary><itunes:duration>234</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/00a5e4683d18e875a65e00620036480e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Coluche : l'enfance difficile et les débuts oubliés du plus grand humoriste français</title><link>https://www.spreaker.com/episode/coluche-l-enfance-difficile-et-les-debuts-oublies-du-plus-grand-humoriste-francais--72576215</link><description><![CDATA[Le 19 juin 1986, des millions de Français perdaient Coluche. Mais avant de devenir l'humoriste le plus populaire de sa génération, Michel Colucci a grandi dans la misère en banlieue parisienne, perdu son père à 3 ans et enchaîné une quinzaine de petits boulots : barman, livreur, vendeur de journaux, préparateur en pharmacie ou encore fabricant de guitares électriques. Adolescent, il frôle la délinquance avant de se ressaisir à 15 ans. Après un service militaire chaotique, il tente sa chance comme chanteur dans les cafés du Quartier Latin, puis rencontre Romain Bouteille, pape du café-théâtre, qui lui ouvre les portes du Café de la Gare. C'est là que tout commence vraiment. La Story Nostalgie vous raconte les origines méconnues de Michel Colucci, dit Coluche.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72576215</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72576215/365878_coluche_40_ans_2_mp3.mp3" length="6010579" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 19 juin 1986, des millions de Français perdaient Coluche. Mais avant de devenir l'humoriste le plus populaire de sa génération, Michel Colucci a grandi dans la misère en banlieue parisienne, perdu son père à 3 ans et enchaîné une quinzaine de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 19 juin 1986, des millions de Français perdaient Coluche. Mais avant de devenir l'humoriste le plus populaire de sa génération, Michel Colucci a grandi dans la misère en banlieue parisienne, perdu son père à 3 ans et enchaîné une quinzaine de petits boulots : barman, livreur, vendeur de journaux, préparateur en pharmacie ou encore fabricant de guitares électriques. Adolescent, il frôle la délinquance avant de se ressaisir à 15 ans. Après un service militaire chaotique, il tente sa chance comme chanteur dans les cafés du Quartier Latin, puis rencontre Romain Bouteille, pape du café-théâtre, qui lui ouvre les portes du Café de la Gare. C'est là que tout commence vraiment. La Story Nostalgie vous raconte les origines méconnues de Michel Colucci, dit Coluche.]]></itunes:summary><itunes:duration>251</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/53ad3d9e3a3c9f3dae164af0535de951.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Coluche : du Café de la Gare aux grands écrans, la naissance d'un génie du rire</title><link>https://www.spreaker.com/episode/coluche-du-cafe-de-la-gare-aux-grands-ecrans-la-naissance-d-un-genie-du-rire--72576211</link><description><![CDATA[Dans ce nouvel épisode de La Story Nostalgie, retour sur une période charnière dans la vie de Michel Coluche. Après avoir rejoint l'aventure du Café de la Gare, ce lieu mythique fondé par Romain Bouteille en 1969 avec le soutien de Georges Moustaki et Jacques Brel, Coluche se retrouve face à un choix décisif.<br /><br /> Le réalisateur Claude Berri le repère et veut lui confier le rôle principal de son premier film. Mais les producteurs refusent de miser sur un inconnu : c'est Guy Bedos qui décroche la tête d'affiche du Pistonné. Coluche comprend alors qu'il doit se faire un nom, coûte que coûte.<br /><br /> Cette ambition entre en collision avec la philosophie collective de Romain Bouteille. Les tensions culminent en 1970 avec un affrontement physique. Patrick Dewaere intervient, Bouteille pose son ultimatum, et Coluche est évincé du Café de la Gare. Une rupture douloureuse, mais fondatrice, sur la route d'un génie de l'humour.<br /><br />La Story Nostalgie, le podcast qui raconte les grandes histoires de la musique, du cinéma et de la culture populaire, sur Nostalgie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72576211</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72576211/365879_coluche_40_ans_3_mp3.mp3" length="5495635" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans ce nouvel épisode de La Story Nostalgie, retour sur une période charnière dans la vie de Michel Coluche. Après avoir rejoint l'aventure du Café de la Gare, ce lieu mythique fondé par Romain Bouteille en 1969 avec le soutien de Georges Moustaki et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans ce nouvel épisode de La Story Nostalgie, retour sur une période charnière dans la vie de Michel Coluche. Après avoir rejoint l'aventure du Café de la Gare, ce lieu mythique fondé par Romain Bouteille en 1969 avec le soutien de Georges Moustaki et Jacques Brel, Coluche se retrouve face à un choix décisif.<br /><br /> Le réalisateur Claude Berri le repère et veut lui confier le rôle principal de son premier film. Mais les producteurs refusent de miser sur un inconnu : c'est Guy Bedos qui décroche la tête d'affiche du Pistonné. Coluche comprend alors qu'il doit se faire un nom, coûte que coûte.<br /><br /> Cette ambition entre en collision avec la philosophie collective de Romain Bouteille. Les tensions culminent en 1970 avec un affrontement physique. Patrick Dewaere intervient, Bouteille pose son ultimatum, et Coluche est évincé du Café de la Gare. Une rupture douloureuse, mais fondatrice, sur la route d'un génie de l'humour.<br /><br />La Story Nostalgie, le podcast qui raconte les grandes histoires de la musique, du cinéma et de la culture populaire, sur Nostalgie.]]></itunes:summary><itunes:duration>229</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/dfb98d6fbc3c05fe6471b3a2d043aa4b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Coluche, 40 ans après : de ses débuts au cinéma au César du meilleur acteur, une carrière hors du commun</title><link>https://www.spreaker.com/episode/coluche-40-ans-apres-de-ses-debuts-au-cinema-au-cesar-du-meilleur-acteur-une-carriere-hors-du-commun--72576210</link><description><![CDATA[40 ans après sa disparition en juin 1986, La Story Nostalgie retrace la carrière cinématographique de Coluche, bien au-delà de l'image du simple humoriste. Des petits rôles discrets dans les films de Georges Lautner et Claude Zidi, jusqu'au César du meilleur acteur décroché en 1984 pour Ciao Pantin de Claude Berri, en passant par L'Aile ou la cuisse avec Louis de Funès et Inspecteur la Bavure avec Gérard Depardieu, Coluche aura marqué le cinéma français d'une empreinte indélébile. Un hommage à un artiste rare, attachant et définitivement inoubliable.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72576210</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72576210/365880_coluche_40_ans_4_mp3.mp3" length="6485779" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>40 ans après sa disparition en juin 1986, La Story Nostalgie retrace la carrière cinématographique de Coluche, bien au-delà de l'image du simple humoriste. Des petits rôles discrets dans les films de Georges Lautner et Claude Zidi, jusqu'au César du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[40 ans après sa disparition en juin 1986, La Story Nostalgie retrace la carrière cinématographique de Coluche, bien au-delà de l'image du simple humoriste. Des petits rôles discrets dans les films de Georges Lautner et Claude Zidi, jusqu'au César du meilleur acteur décroché en 1984 pour Ciao Pantin de Claude Berri, en passant par L'Aile ou la cuisse avec Louis de Funès et Inspecteur la Bavure avec Gérard Depardieu, Coluche aura marqué le cinéma français d'une empreinte indélébile. Un hommage à un artiste rare, attachant et définitivement inoubliable.]]></itunes:summary><itunes:duration>270</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3be9bc0067b2cf3304c3fc47f659f588.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Coluche : la nuit du 19 mai 1974 où la France entière a découvert le génie du clown à salopette</title><link>https://www.spreaker.com/episode/coluche-la-nuit-du-19-mai-1974-ou-la-france-entiere-a-decouvert-le-genie-du-clown-a-salopette--72575835</link><description><![CDATA[19 mai 1974. La France suit en direct le second tour de l'élection présidentielle opposant François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing. Mais Mitterrand est en retard. Pour retenir les téléspectateurs, le présentateur <b>Guy Lux </b>propulse sur le petit écran un inconnu du grand public : Coluche. Salopette bleue à rayures, nez rouge, plusieurs kilos de plus et une gouaille incomparable. Ce soir-là, devant des millions de Français et de Belges, Coluche vit une véritable naissance télévisuelle. La Story Nostalgie vous raconte comment un homme en retard a offert à un clown son ticket pour l'immortalité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72575835</guid><pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72575835/365881_coluche_40_ans_5_mp3.mp3" length="5446675" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>19 mai 1974. La France suit en direct le second tour de l'élection présidentielle opposant François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing. Mais Mitterrand est en retard. Pour retenir les téléspectateurs, le présentateur Guy Lux propulse sur le petit...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[19 mai 1974. La France suit en direct le second tour de l'élection présidentielle opposant François Mitterrand à Valéry Giscard d'Estaing. Mais Mitterrand est en retard. Pour retenir les téléspectateurs, le présentateur <b>Guy Lux </b>propulse sur le petit écran un inconnu du grand public : Coluche. Salopette bleue à rayures, nez rouge, plusieurs kilos de plus et une gouaille incomparable. Ce soir-là, devant des millions de Français et de Belges, Coluche vit une véritable naissance télévisuelle. La Story Nostalgie vous raconte comment un homme en retard a offert à un clown son ticket pour l'immortalité.]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cb7e5bf77fad8468656c715c17d76ea3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1986 : l'été d'une génération qui croyait être reine du monde, avec Tom Cruise, Queen et Highlander</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1986-l-ete-d-une-generation-qui-croyait-etre-reine-du-monde-avec-tom-cruise-queen-et-highlander--72577910</link><description><![CDATA[Et si les albums photo étaient les meilleures machines à remonter le temps ? Brice Depasse vous plonge dans l'été 1986, il y a tout juste 40 ans, pour raconter une génération qui a grandi sans smartphone, sans réseaux sociaux, libre de vivre sans se mettre en scène.<br /><br /><br /> Sur ces pages jaunies, on retrouve des visages jeunes et insouciants qui ignoraient tout de ce qui allait venir : la chute du mur de Berlin, Internet, la mondialisation. Cette génération avait pour bande-son George Michael, Jeanne Mas et Queen. Elle découvrait Tom Cruise dans Top Gun et Christophe Lambert dans Highlander, deux films qui célébraient la jeunesse, l'ambition et l'idée d'être les rois du monde.<br /><br /><br /> Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse rappelle que s'arrêter aux Rubik's Cube et aux baladeurs cassette pour résumer les années 80, c'est passer à côté de l'essentiel : une époque où l'avenir semblait immense et où l'on y croyait vraiment.<br /><br /><br /> Un podcast Nostalgie présenté par Brice Depasse.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72577910</guid><pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72577910/365908_juin_86_generation_tom_cruise_top_gun_5_mp3.mp3" length="5500867" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Et si les albums photo étaient les meilleures machines à remonter le temps ? Brice Depasse vous plonge dans l'été 1986, il y a tout juste 40 ans, pour raconter une génération qui a grandi sans smartphone, sans réseaux sociaux, libre de vivre sans se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Et si les albums photo étaient les meilleures machines à remonter le temps ? Brice Depasse vous plonge dans l'été 1986, il y a tout juste 40 ans, pour raconter une génération qui a grandi sans smartphone, sans réseaux sociaux, libre de vivre sans se mettre en scène.<br /><br /><br /> Sur ces pages jaunies, on retrouve des visages jeunes et insouciants qui ignoraient tout de ce qui allait venir : la chute du mur de Berlin, Internet, la mondialisation. Cette génération avait pour bande-son George Michael, Jeanne Mas et Queen. Elle découvrait Tom Cruise dans Top Gun et Christophe Lambert dans Highlander, deux films qui célébraient la jeunesse, l'ambition et l'idée d'être les rois du monde.<br /><br /><br /> Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse rappelle que s'arrêter aux Rubik's Cube et aux baladeurs cassette pour résumer les années 80, c'est passer à côté de l'essentiel : une époque où l'avenir semblait immense et où l'on y croyait vraiment.<br /><br /><br /> Un podcast Nostalgie présenté par Brice Depasse.]]></itunes:summary><itunes:duration>229</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b7e849f7f2a44aa165a3d51451c8163d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Top Gun, l'été 1986 où le cinéma et la musique ont changé les règles du jeu</title><link>https://www.spreaker.com/episode/top-gun-l-ete-1986-ou-le-cinema-et-la-musique-ont-change-les-regles-du-jeu--72577930</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1986, dans un magasin de disques de Louvain-la-Neuve. Un étudiant commande toute une caisse d'un album de musique de film encore inconnu : la bande originale de Top Gun.<br /><br />Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment ce blockbuster de Tony Scott a changé pour toujours le rapport entre cinéma et musique. Avec Danger Zone de Kenny Loggins en ouverture, les synthétiseurs et les ballades radio-friendly calibrées au millimètre, Top Gun inaugure une ère nouvelle : celle où un film est construit avec sa musique, et non plus simplement illustré par elle.<br /><br />Pour la première fois, les industries du cinéma et du disque avancent main dans la main, de façon volontaire et systématique. Une formule qui deviendra la signature de la fin des années 80, déclinée ensuite dans Dirty Dancing, Cocktail, Pretty Woman ou Robin des Bois, Prince des voleurs.<br /><br />La bande originale n'est plus le souvenir d'un film aimé. Elle est désormais un produit à part entière.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72577930</guid><pubDate>Tue, 16 Jun 2026 07:02:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72577930/365907_juin_86_generation_tom_cruise_top_gun_4_mp3.mp3" length="5132227" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1986, dans un magasin de disques de Louvain-la-Neuve. Un étudiant commande toute une caisse d'un album de musique de film encore inconnu : la bande originale de Top Gun.

Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1986, dans un magasin de disques de Louvain-la-Neuve. Un étudiant commande toute une caisse d'un album de musique de film encore inconnu : la bande originale de Top Gun.<br /><br />Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment ce blockbuster de Tony Scott a changé pour toujours le rapport entre cinéma et musique. Avec Danger Zone de Kenny Loggins en ouverture, les synthétiseurs et les ballades radio-friendly calibrées au millimètre, Top Gun inaugure une ère nouvelle : celle où un film est construit avec sa musique, et non plus simplement illustré par elle.<br /><br />Pour la première fois, les industries du cinéma et du disque avancent main dans la main, de façon volontaire et systématique. Une formule qui deviendra la signature de la fin des années 80, déclinée ensuite dans Dirty Dancing, Cocktail, Pretty Woman ou Robin des Bois, Prince des voleurs.<br /><br />La bande originale n'est plus le souvenir d'un film aimé. Elle est désormais un produit à part entière.]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b7e849f7f2a44aa165a3d51451c8163d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Top Gun et Tom Cruise : comment Maverick a conquis toute une génération en 1986</title><link>https://www.spreaker.com/episode/top-gun-et-tom-cruise-comment-maverick-a-conquis-toute-une-generation-en-1986--72577941</link><description><![CDATA[L'été 1986 réserve une surprise totale : ce n'est ni un chanteur, ni un sportif, ni un personnage de la vraie vie qui s'impose comme nouveau modèle d'une génération, mais un pilote de chasse hollywoodien nommé Maverick, interprété par Tom Cruise dans Top Gun.<br /><br /> Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment le film a envahi les cours de récréation, les bureaux et les cafétérias dès le lundi matin suivant sa sortie. Lunettes Ray-Ban, blouson d'aviateur, allure conquérante : ce que les adolescents achètent, c'est avant tout une façon de se tenir, une assurance nouvelle face aux autres.<br /><br /> L'impact dépasse largement la mode : la marine américaine elle-même constate une hausse spectaculaire des demandes de renseignements après la sortie du film. Et Brice Depasse rappelle que ce pouvoir immense du cinéma de transformer un personnage de fiction en modèle générationnel n'est pas nouveau, de Marlon Brando à Tom Cruise dans Risky Business en 1983, porté par la musique de Phil Collins.<br /><br /> Une époque où, en sortant de la salle, on avait le sentiment de pouvoir conquérir le monde.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72577941</guid><pubDate>Tue, 16 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72577941/365905_juin_86_generation_tom_cruise_top_gun_2_mp3.mp3" length="5085153" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'été 1986 réserve une surprise totale : ce n'est ni un chanteur, ni un sportif, ni un personnage de la vraie vie qui s'impose comme nouveau modèle d'une génération, mais un pilote de chasse hollywoodien nommé Maverick, interprété par Tom Cruise dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'été 1986 réserve une surprise totale : ce n'est ni un chanteur, ni un sportif, ni un personnage de la vraie vie qui s'impose comme nouveau modèle d'une génération, mais un pilote de chasse hollywoodien nommé Maverick, interprété par Tom Cruise dans Top Gun.<br /><br /> Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment le film a envahi les cours de récréation, les bureaux et les cafétérias dès le lundi matin suivant sa sortie. Lunettes Ray-Ban, blouson d'aviateur, allure conquérante : ce que les adolescents achètent, c'est avant tout une façon de se tenir, une assurance nouvelle face aux autres.<br /><br /> L'impact dépasse largement la mode : la marine américaine elle-même constate une hausse spectaculaire des demandes de renseignements après la sortie du film. Et Brice Depasse rappelle que ce pouvoir immense du cinéma de transformer un personnage de fiction en modèle générationnel n'est pas nouveau, de Marlon Brando à Tom Cruise dans Risky Business en 1983, porté par la musique de Phil Collins.<br /><br /> Une époque où, en sortant de la salle, on avait le sentiment de pouvoir conquérir le monde.]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b7e849f7f2a44aa165a3d51451c8163d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Nostalgie : l'été 1986, Top Gun et la génération qui a grandi avec le monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-nostalgie-l-ete-1986-top-gun-et-la-generation-qui-a-grandi-avec-le-monde--72577934</link><description><![CDATA[Juin 1986. Tom Cruise devient une star mondiale avec Top Gun. Mais pendant que les réacteurs rugissent sur grand écran, une génération de jeunes Belges vit un été ordinaire, entre la digue de La Panne, un camping dans le sud de la France et les radios francophones. Brice Depasse raconte cette génération particulière, l'une des premières à grandir dans le même univers que le reste du monde occidental : mêmes films, mêmes clips, mêmes chansons qu'à Londres, Paris ou Los Angeles. Freddie Mercury, David Bowie, Madonna, Caroline Loeb... Un été de 1986 qui ne se savait pas encore mythique. Et pourtant, 40 ans après, les souvenirs sont là, intacts. La Story Nostalgie, avec Brice Depasse.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72577934</guid><pubDate>Tue, 16 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72577934/365906_juin_86_generation_tom_cruise_top_gun_3_mp3.mp3" length="5328067" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Juin 1986. Tom Cruise devient une star mondiale avec Top Gun. Mais pendant que les réacteurs rugissent sur grand écran, une génération de jeunes Belges vit un été ordinaire, entre la digue de La Panne, un camping dans le sud de la France et les radios...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Juin 1986. Tom Cruise devient une star mondiale avec Top Gun. Mais pendant que les réacteurs rugissent sur grand écran, une génération de jeunes Belges vit un été ordinaire, entre la digue de La Panne, un camping dans le sud de la France et les radios francophones. Brice Depasse raconte cette génération particulière, l'une des premières à grandir dans le même univers que le reste du monde occidental : mêmes films, mêmes clips, mêmes chansons qu'à Londres, Paris ou Los Angeles. Freddie Mercury, David Bowie, Madonna, Caroline Loeb... Un été de 1986 qui ne se savait pas encore mythique. Et pourtant, 40 ans après, les souvenirs sont là, intacts. La Story Nostalgie, avec Brice Depasse.]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b7e849f7f2a44aa165a3d51451c8163d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Tom Cruise et Top Gun : l'histoire de la naissance d'une superstar mondiale en 1986</title><link>https://www.spreaker.com/episode/tom-cruise-et-top-gun-l-histoire-de-la-naissance-d-une-superstar-mondiale-en-1986--72578137</link><description><![CDATA[En juin 1986, l'Amérique fait rêver la planète entière. Madonna, Prince, Michael Jackson et Bruce Springsteen dominent les ondes, et Hollywood enchaîne les succès. C'est dans cet été électrique que sort Top Gun, le film qui va propulser Tom Cruise au rang de superstar mondiale.<br /><br /><br /> Mais avant d'incarner le beau pilote de chasse Maverick, Tom Cruise a eu un parcours pour le moins chaotique. Enfant dyslexique élevé dans une famille modeste, il a déménagé des dizaines de fois, fréquenté de nombreuses écoles et même envisagé de devenir prêtre avant de découvrir le théâtre.<br /><br /><br /> Dans La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace les étapes clés qui ont mené Tom Cruise vers la gloire : son rôle secondaire dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, aux côtés de Matt Dillon, Patrick Swayze, Emilio Estevez, Ralph Macchio et Rob Lowe, puis le succès de Risky Business et l'échec de Legend signé Ridley Scott.<br /><br /><br /> À 23 ans, il ne lui manquait plus qu'un avion de chasse. Top Gun allait lui offrir bien plus que ça.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72578137</guid><pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72578137/365904_juin_86_generation_tom_cruise_top_gun_1_mp3.mp3" length="5682300" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En juin 1986, l'Amérique fait rêver la planète entière. Madonna, Prince, Michael Jackson et Bruce Springsteen dominent les ondes, et Hollywood enchaîne les succès. C'est dans cet été électrique que sort Top Gun, le film qui va propulser Tom Cruise au...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En juin 1986, l'Amérique fait rêver la planète entière. Madonna, Prince, Michael Jackson et Bruce Springsteen dominent les ondes, et Hollywood enchaîne les succès. C'est dans cet été électrique que sort Top Gun, le film qui va propulser Tom Cruise au rang de superstar mondiale.<br /><br /><br /> Mais avant d'incarner le beau pilote de chasse Maverick, Tom Cruise a eu un parcours pour le moins chaotique. Enfant dyslexique élevé dans une famille modeste, il a déménagé des dizaines de fois, fréquenté de nombreuses écoles et même envisagé de devenir prêtre avant de découvrir le théâtre.<br /><br /><br /> Dans La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace les étapes clés qui ont mené Tom Cruise vers la gloire : son rôle secondaire dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, aux côtés de Matt Dillon, Patrick Swayze, Emilio Estevez, Ralph Macchio et Rob Lowe, puis le succès de Risky Business et l'échec de Legend signé Ridley Scott.<br /><br /><br /> À 23 ans, il ne lui manquait plus qu'un avion de chasse. Top Gun allait lui offrir bien plus que ça.]]></itunes:summary><itunes:duration>237</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b7e849f7f2a44aa165a3d51451c8163d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pop Corn : Le tube au Minimoog qui a révolutionné la musique électronique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pop-corn-le-tube-au-minimoog-qui-a-revolutionne-la-musique-electronique--72316533</link><description><![CDATA[En cet été 1972, Eddy Merckx gagne le Tour de France pour la quatrième fois, les hommes vont toujours sur la Lune régulièrement, Michel Polnareff et Michel Fugain chantent les vacances comme personne et pourtant c’est un titre instrumental pas banal qui nous trotte dans la tête. Ou plutôt un son, un son marrant qui va devenir un tube. Et il porte un nom bizarre qu’on n’a jamais entendu : Pop Corn.<br /><br />C’est quoi un Pop corn ? Ben on ne va pas tarder à découvrir cette friandise dont les Américains s’empifrent depuis longtemps, spécialement au cinéma. Vous vous rendez compte ! Manger pendant qu’on regarde un film, ces Amerloques quand même, ils ne savent rien faire comme les autres. Des chocolats glacés, c’est bon pour les gosses, et encore pendant l’entr’acte. Mais pas pendant un film ! <br /><br />Et donc voilà que ce Pop Corn est le titre d’un morceau de musique qui nous fascine parce que c’est vrai qu’on n’a jamais entendu un son pareil. Il vient en fait d’un instrument dont on parle encore très peu : le synthétiseur, un appareil électronique qui produit des sons artificiels. Et ce synthétiseur particulier a été construit par un monsieur qui s’appelle Robert Moog et qu’il a miniaturisé, voilà pourquoi on l’appelle Minimoog.<br /><br />Derrière le nom de groupe bizarre Hot Butter se cache un jazzman de cinquante ans nommé Stan Free, qui fait des reprises au Minimoog. Et parmi ces reprises il y a un titre composé et enregistré trois ans plus tôt par un certain Gershon Kingsley, le tout premier à enregistrer un disque avec le Minimoog. Mais voilà, ce Kingsley n’est pas le King des arrangements, c’est de la musique pour grands magasins ; il manque au morceau du peps, que va lui donner Stan Free.<br /><br />Et donc un tas d’autres types qui ont un Mini Moog dans leur studio vont y aller de leur reprise tant et si bien qu’on va finir par ne plus s’y retrouver chez le disquaire. Il en est sorti de toutes les sortes des Pop Corn, croyez-moi, c’est comme dans les rayons des grands magasins aujourd’hui.<br /><br />Et donc vous savez désormais, au cas où vous voudriez vous rendre au paradis des tubes oubliés, que la meilleure sauce pour assaisonner vos Pop Corn, c’est le beurre fondu, le Hot Butter de Stan Free et que c’est du 50 ans d’âge, 54 déjà, le premier tube mondial de musique électronique. Et je vous prie de croire qu’en 1972, il n’y avait que des auteurs de science-fiction pour affirmer qu’un jour on n’écouterait plus que de la musique électronique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72316533</guid><pubDate>Fri, 12 Jun 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72316533/363541_pop_corn_le_tube_au_minimoog_qui_a_revolutionne_la_musique_electronique.mp3" length="4528745" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En cet été 1972, Eddy Merckx gagne le Tour de France pour la quatrième fois, les hommes vont toujours sur la Lune régulièrement, Michel Polnareff et Michel Fugain chantent les vacances comme personne et pourtant c’est un titre instrumental pas banal...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En cet été 1972, Eddy Merckx gagne le Tour de France pour la quatrième fois, les hommes vont toujours sur la Lune régulièrement, Michel Polnareff et Michel Fugain chantent les vacances comme personne et pourtant c’est un titre instrumental pas banal qui nous trotte dans la tête. Ou plutôt un son, un son marrant qui va devenir un tube. Et il porte un nom bizarre qu’on n’a jamais entendu : Pop Corn.<br /><br />C’est quoi un Pop corn ? Ben on ne va pas tarder à découvrir cette friandise dont les Américains s’empifrent depuis longtemps, spécialement au cinéma. Vous vous rendez compte ! Manger pendant qu’on regarde un film, ces Amerloques quand même, ils ne savent rien faire comme les autres. Des chocolats glacés, c’est bon pour les gosses, et encore pendant l’entr’acte. Mais pas pendant un film ! <br /><br />Et donc voilà que ce Pop Corn est le titre d’un morceau de musique qui nous fascine parce que c’est vrai qu’on n’a jamais entendu un son pareil. Il vient en fait d’un instrument dont on parle encore très peu : le synthétiseur, un appareil électronique qui produit des sons artificiels. Et ce synthétiseur particulier a été construit par un monsieur qui s’appelle Robert Moog et qu’il a miniaturisé, voilà pourquoi on l’appelle Minimoog.<br /><br />Derrière le nom de groupe bizarre Hot Butter se cache un jazzman de cinquante ans nommé Stan Free, qui fait des reprises au Minimoog. Et parmi ces reprises il y a un titre composé et enregistré trois ans plus tôt par un certain Gershon Kingsley, le tout premier à enregistrer un disque avec le Minimoog. Mais voilà, ce Kingsley n’est pas le King des arrangements, c’est de la musique pour grands magasins ; il manque au morceau du peps, que va lui donner Stan Free.<br /><br />Et donc un tas d’autres types qui ont un Mini Moog dans leur studio vont y aller de leur reprise tant et si bien qu’on va finir par ne plus s’y retrouver chez le disquaire. Il en est sorti de toutes les sortes des Pop Corn, croyez-moi, c’est comme dans les rayons des grands magasins aujourd’hui.<br /><br />Et donc vous savez désormais, au cas où vous voudriez vous rendre au paradis des tubes oubliés, que la meilleure sauce pour assaisonner vos Pop Corn, c’est le beurre fondu, le Hot Butter de Stan Free et que c’est du 50 ans d’âge, 54 déjà, le premier tube mondial de musique électronique. Et je vous prie de croire qu’en 1972, il n’y avait que des auteurs de science-fiction pour affirmer qu’un jour on n’écouterait plus que de la musique électronique.]]></itunes:summary><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>40 ans après Mexico 86, Brice Depasse vous raconte la création de l'hymne éternel du Grand Jojo</title><link>https://www.spreaker.com/episode/40-ans-apres-mexico-86-brice-depasse-vous-raconte-la-creation-de-l-hymne-eternel-du-grand-jojo--72475660</link><description><![CDATA[En juin 1986, la Belgique a vécu l'une des aventures sportives et musicales les plus marquantes de son histoire lors de la Coupe du Monde au Mexique. Ce podcast raconté par Brice Depasse retrace les coulisses de cette "belle et terrible aventure" où, pour la première fois, les <b>Diables Rouges</b> atteignaient la petite finale du mondial.<br /><br /><b>La genèse d'un tube : d'Anderlecht au Mexique</b> Tout commence un an plus tôt avec une collaboration entre le producteur hollandais <b>Hans Custers</b> et le <b>Grand Jojo</b>, supporter emblématique d'Anderlecht. Custers propose au chanteur de créer un hymne pour le club bruxellois, inspiré des chants de supporters néerlandais. Le résultat est <b>"Anderlecht Champion"</b>, un succès immédiat dont le refrain scandé fait vibrer les tribunes du stade Constant Vanden Stock.<br /><br />Lorsque la Belgique se qualifie "par un trou de souris" pour le Mondial 86 après un match de barrage épique contre la Hollande, l'idée germe d'adapter ce succès pour l'équipe nationale. Le célèbre "Allez, allez, allez" devient <b>"Olé, olé, olé"</b> pour coller à l'ambiance mexicaine. Anecdote savoureuse : le rythme entraînant de la chanson aurait été inspiré par celui d'une <b>machine à laver</b> en marche, écouté par les deux amis dans une buanderie.<br /><br /><b>Un tournoi héroïque et des ventes records</b> Le début de la compétition au Mexique est laborieux. Après une défaite contre le pays hôte et des résultats mitigés, la Belgique se qualifie de justesse pour le second tour en tant que "meilleur troisième". C'est alors que l'incroyable se produit. Le <b>15 juin 1986</b>, lors d'un huitième de finale d'anthologie contre l'<b>URSS</b>, les Diables s'imposent 4-3 après prolongations dans un suspense insoutenable.<br /><br />Ce miracle sportif déclenche une véritable <b>hystérie en Belgique</b>. Dès le lendemain, les disquaires sont pris d'assaut pour acheter le single du Grand Jojo ; les usines de pressage doivent travailler jour et nuit pour répondre à la demande sans précédent. La ferveur s'accentue après le quart de finale contre l'<b>Espagne</b>. Dans la chaleur de Puebla, après un match fermé, la Belgique l'emporte aux tirs au but grâce à un arrêt décisif de <b>Jean-Marie Pfaff</b> et au tir final de Leo Van der Elst.<br /><br /><b>Une apothéose historique</b> Bien que stoppés en demi-finale par l'Argentine de <b>Maradona</b> (2-0), les Diables rentrent au pays la tête haute. Le 30 juin, plus de <b>100 000 personnes</b> accueillent l'équipe entre Zaventem et la Grand-Place de Bruxelles. Le Grand Jojo, présent au balcon aux côtés des joueurs et reçu par le roi Baudouin, reçoit une ovation historique.<br /><br />Le succès de <b>"E Viva Mexico"</b> dépasse alors largement les frontières belges. Le refrain "Olé, olé, olé" entre dans le domaine public, repris par des supporters du monde entier et même par les <b>Rolling Stones</b> lors de leurs tournées.<br /><br /><b>L'héritage d'une année dorée</b> L'année 1986 restera comme celle où la Belgique a changé de dimension, portée par cette épopée sportive, mais aussi par sa victoire à l'Eurovision. Le Grand Jojo, avec son don pour croquer des personnages populaires en quelques lignes, est célébré comme un auteur dont la plume, souvent sous-estimée, a su capturer l'âme d'un pays qui, pour la première fois, se regardait avec fierté.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72475660</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2026 09:49:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72475660/365095_40_ans_apres_mexico_86_revivez_la_creation_de_l_hymne_eternel_du_grand_jojo.mp3" length="32065988" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En juin 1986, la Belgique a vécu l'une des aventures sportives et musicales les plus marquantes de son histoire lors de la Coupe du Monde au Mexique. Ce podcast raconté par Brice Depasse retrace les coulisses de cette "belle et terrible aventure" où,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En juin 1986, la Belgique a vécu l'une des aventures sportives et musicales les plus marquantes de son histoire lors de la Coupe du Monde au Mexique. Ce podcast raconté par Brice Depasse retrace les coulisses de cette "belle et terrible aventure" où, pour la première fois, les <b>Diables Rouges</b> atteignaient la petite finale du mondial.<br /><br /><b>La genèse d'un tube : d'Anderlecht au Mexique</b> Tout commence un an plus tôt avec une collaboration entre le producteur hollandais <b>Hans Custers</b> et le <b>Grand Jojo</b>, supporter emblématique d'Anderlecht. Custers propose au chanteur de créer un hymne pour le club bruxellois, inspiré des chants de supporters néerlandais. Le résultat est <b>"Anderlecht Champion"</b>, un succès immédiat dont le refrain scandé fait vibrer les tribunes du stade Constant Vanden Stock.<br /><br />Lorsque la Belgique se qualifie "par un trou de souris" pour le Mondial 86 après un match de barrage épique contre la Hollande, l'idée germe d'adapter ce succès pour l'équipe nationale. Le célèbre "Allez, allez, allez" devient <b>"Olé, olé, olé"</b> pour coller à l'ambiance mexicaine. Anecdote savoureuse : le rythme entraînant de la chanson aurait été inspiré par celui d'une <b>machine à laver</b> en marche, écouté par les deux amis dans une buanderie.<br /><br /><b>Un tournoi héroïque et des ventes records</b> Le début de la compétition au Mexique est laborieux. Après une défaite contre le pays hôte et des résultats mitigés, la Belgique se qualifie de justesse pour le second tour en tant que "meilleur troisième". C'est alors que l'incroyable se produit. Le <b>15 juin 1986</b>, lors d'un huitième de finale d'anthologie contre l'<b>URSS</b>, les Diables s'imposent 4-3 après prolongations dans un suspense insoutenable.<br /><br />Ce miracle sportif déclenche une véritable <b>hystérie en Belgique</b>. Dès le lendemain, les disquaires sont pris d'assaut pour acheter le single du Grand Jojo ; les usines de pressage doivent travailler jour et nuit pour répondre à la demande sans précédent. La ferveur s'accentue après le quart de finale contre l'<b>Espagne</b>. Dans la chaleur de Puebla, après un match fermé, la Belgique l'emporte aux tirs au but grâce à un arrêt décisif de <b>Jean-Marie Pfaff</b> et au tir final de Leo Van der Elst.<br /><br /><b>Une apothéose historique</b> Bien que stoppés en demi-finale par l'Argentine de <b>Maradona</b> (2-0), les Diables rentrent au pays la tête haute. Le 30 juin, plus de <b>100 000 personnes</b> accueillent l'équipe entre Zaventem et la Grand-Place de Bruxelles. Le Grand Jojo, présent au balcon aux côtés des joueurs et reçu par le roi Baudouin, reçoit une ovation historique.<br /><br />Le succès de <b>"E Viva Mexico"</b> dépasse alors largement les frontières belges. Le refrain "Olé, olé, olé" entre dans le domaine public, repris par des supporters du monde entier et même par les <b>Rolling Stones</b> lors de leurs tournées.<br /><br /><b>L'héritage d'une année dorée</b> L'année 1986 restera comme celle où la Belgique a changé de dimension, portée par cette épopée sportive, mais aussi par sa victoire à l'Eurovision. Le Grand Jojo, avec son don pour croquer des personnages populaires en quelques lignes, est célébré comme un auteur dont la plume, souvent sous-estimée, a su capturer l'âme d'un pays qui, pour la première fois, se regardait avec fierté.]]></itunes:summary><itunes:duration>1336</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/25c3fd8c82052dc488983ac1921e9a96.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Soft Cell : Les rois de la New Wave cachés derrière l'ombre de « Tainted Love »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/soft-cell-les-rois-de-la-new-wave-caches-derriere-l-ombre-de-tainted-love--72316536</link><description><![CDATA[Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d’une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n’en avez jamais entendu parler, alors qu’iriez-vous faire sur la page de ces artistes qui n’ont connu qu’un seul hit !<br /><br />Et parmi tous ces artistes censés n’avoir connu qu’une unique heure de gloire, le groupe Soft Cell est sûrement celui compte le plus de tubes oubliés. <br /><br />Soft Cell, c’est bien sûr, Tainted Love.<br /><br />L’histoire de ce duo électro new wave du nord de l’Angleterre est bien connue. La reprise d’une chanson anglaise façon Motown qui n’avait pas marché dans les années 60 et qui devient le plus grand hit de l’année 1981 à l’échelle de la planète, empochant un record de durée dans le Billboard américain et du nombre de 45 Tours vendus en Grande-Bretagne.<br /><br />Et le suivant ? Ben six mois plus tard N°4 … Bedsitter, et puis le suivant ? N°4 … Say hello wave goodbye, le suivant N°2 … Torch, et le suivant ? N°3 What !<br /><br />Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, Soft Cell, c’est alors LE groupe de New Wave ! Oui mais c’est bizarre ! Ah ben justement, être bizarre, c’est la clé pour se faire entendre, passer à la radio et à la télé en Angleterre, en 1981 et 82. Le label qui les a sous contrat s’appelle d’ailleurs Some Bizarre. Le succès de Soft Cell est tel, alors, que le patron du label refile un autre groupe qui les sollicite à un pote fan d’électro car il n’a pas le temps de s’en occuper, le groupe s’appelle Depeche Mode.<br /><br />Alors pourquoi les autres chansons de Soft Cell ne sont-elles pas restées dans nos têtes, ne se sont pas installées avec les années dans le grand inconscient collectif de notre Pop Culture ? Et bien parce que justement Some Bizarre est un label indépendant et que beaucoup de firmes de disques étrangères comme en Belgique, en France, n’ont pas joué le jeu. Si cela avait été une multinationale, la chose aurait sans doute été différente mais Soft Cell, comme les Korgis d’ailleurs, ne joue pas, ou très peu, en public. Nous ne serons pas très nombreux à voir leur unique concert belge au Manhattan à Leuven début 1983.<br /><br />Alors oui, quatre tubes énormes et consécutifs mais uniquement en Grande Bretagne et en Irlande, ce qui est déjà pas mal, si vous les comparez à des artistes français. Mais voilà, c’est Depeche Mode et Simple Minds qui ont pris toute la place et trusté les ventes de disques à partir de là. Alors on est passé à côté de quoi, allez-vous me dire ? Des chansons formidables, qui attendent votre curiosité, comme celle-ci, c’était en 1982, c’était bizarre mais qu’est-ce qu’on a aimé ça.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72316536</guid><pubDate>Thu, 11 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72316536/363542_soft_cell_les_rois_de_la_new_wave_caches_derriere_l_ombre_de_tainted_love.mp3" length="5361641" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d’une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n’en avez jamais entendu parler, alors qu’iriez-vous faire sur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d’une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n’en avez jamais entendu parler, alors qu’iriez-vous faire sur la page de ces artistes qui n’ont connu qu’un seul hit !<br /><br />Et parmi tous ces artistes censés n’avoir connu qu’une unique heure de gloire, le groupe Soft Cell est sûrement celui compte le plus de tubes oubliés. <br /><br />Soft Cell, c’est bien sûr, Tainted Love.<br /><br />L’histoire de ce duo électro new wave du nord de l’Angleterre est bien connue. La reprise d’une chanson anglaise façon Motown qui n’avait pas marché dans les années 60 et qui devient le plus grand hit de l’année 1981 à l’échelle de la planète, empochant un record de durée dans le Billboard américain et du nombre de 45 Tours vendus en Grande-Bretagne.<br /><br />Et le suivant ? Ben six mois plus tard N°4 … Bedsitter, et puis le suivant ? N°4 … Say hello wave goodbye, le suivant N°2 … Torch, et le suivant ? N°3 What !<br /><br />Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, Soft Cell, c’est alors LE groupe de New Wave ! Oui mais c’est bizarre ! Ah ben justement, être bizarre, c’est la clé pour se faire entendre, passer à la radio et à la télé en Angleterre, en 1981 et 82. Le label qui les a sous contrat s’appelle d’ailleurs Some Bizarre. Le succès de Soft Cell est tel, alors, que le patron du label refile un autre groupe qui les sollicite à un pote fan d’électro car il n’a pas le temps de s’en occuper, le groupe s’appelle Depeche Mode.<br /><br />Alors pourquoi les autres chansons de Soft Cell ne sont-elles pas restées dans nos têtes, ne se sont pas installées avec les années dans le grand inconscient collectif de notre Pop Culture ? Et bien parce que justement Some Bizarre est un label indépendant et que beaucoup de firmes de disques étrangères comme en Belgique, en France, n’ont pas joué le jeu. Si cela avait été une multinationale, la chose aurait sans doute été différente mais Soft Cell, comme les Korgis d’ailleurs, ne joue pas, ou très peu, en public. Nous ne serons pas très nombreux à voir leur unique concert belge au Manhattan à Leuven début 1983.<br /><br />Alors oui, quatre tubes énormes et consécutifs mais uniquement en Grande Bretagne et en Irlande, ce qui est déjà pas mal, si vous les comparez à des artistes français. Mais voilà, c’est Depeche Mode et Simple Minds qui ont pris toute la place et trusté les ventes de disques à partir de là. Alors on est passé à côté de quoi, allez-vous me dire ? Des chansons formidables, qui attendent votre curiosité, comme celle-ci, c’était en 1982, c’était bizarre mais qu’est-ce qu’on a aimé ça.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Plastic Bertrand : Plus qu'un éclair punk, une machine à tubes</title><link>https://www.spreaker.com/episode/plastic-bertrand-plus-qu-un-eclair-punk-une-machine-a-tubes--72316528</link><description><![CDATA[A chaque fois que j’entends des gars ranger Plastic Bertrand dans la catégorie des artistes qui ont fait un tube et puis plus rien, ça m’énerve. C’est vrai, comment ignorer qu’après le phénomène planétaire de Ca plane pour moi qui a détrôné les Sex Pistols dans l’imaginaire que le grand public avait du punk, il y a eux cinq autres tubes, en France et en Belgique, en moins de trois ans.<br /><br />Vous connaissez sans doute l’histoire racontée par le créateur de la chanson, feu Lou Deprijck, alors la voix du Two Man Sound, qui connaissait aussi un succès considérable dans le monde. Et ben oui, la firme de disques veut un successeur à Ca plane pour moi. Et un album. <br /><br />Et comme il est du sérail, du monde des producteurs, et que c’est le pactole, ben, Lou ne va pas dire non. C’est donc la raison pour laquelle si vous avez connu l’époque, vous connaissez inévitablement cette chanson Super Cool, et celle-là, Sentimentale-moi, et puis … Houla Hop, et encore Téléphone mon bijou, et puis aussi cette improbable collaboration avec un membre de Telex … Tout petit la planète … <br /><br />Ah on est bien loin du punk, là. Il est vrai que le punk, en tant que musique et mouvement, et surtout le son, tout le monde s’en est vite éloigné, il suffit d’écouter la discographie des Clash ou Police pour s’en convaincre.<br /><br />Pourtant, le duo pygmalion Deprijck Plastic Bertrand remet le couvert devant toutes les caméras de télévision et sur les radios. Car si Ca plane pour moi a été le grand N°1 de l’année, son successeur a été N°4 et a aussi traversé les frontières de la Belgique et de la France, et pas seulement grâce aux longues ondes.<br /><br />Pour ceux qui s’en souviennent, quand on l’a entendu, on ne l’a pas cru, puisque c’est une reprise électrique et speedée d’une chanson de Dalida. Dalida ! En 1978, alors que Téléphone secoue la chanson française, Dalida et le punk, c’est l’eau et le feu. On crie d’autant plus au casse-cou que le successeur d’un immense tube est celui qui, en cas de réussite, lance définitivement la carrière d’un artiste, celui qu’il ne faut pas manquer car sinon, c’est les oubliettes.<br /><br />Mais ça marche ! Qui y a vu une référence à Johnny Hallyday qui faisait d’une chanson de Dalida son premier tube au premier single ? … T’aimer follement … il avait d’ailleurs remis ça avec un Petit Bikini … Alors pas sérieux le Plastic Bertrand, si le taulier l’avait déjà fait ? Et quand on sait que quelques mois plus tard, le bassiste des Sex Pistols reprendra My Way de Frank Sinatra … En tout cas, c’est un carton, et Plastic Bertrand devient une vedette, un copain d’une nouvelle époque. Et si Bambino figure aujourd’hui au Paradis des tubes oubliés, qu’est-ce qu’on l’a entendu à la radio et vu à la télé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72316528</guid><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72316528/363538_plastic_bertrand_plus_qu_un_eclair_punk_une_machine_a_tubes.mp3" length="5516009" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A chaque fois que j’entends des gars ranger Plastic Bertrand dans la catégorie des artistes qui ont fait un tube et puis plus rien, ça m’énerve. C’est vrai, comment ignorer qu’après le phénomène planétaire de Ca plane pour moi qui a détrôné les Sex...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A chaque fois que j’entends des gars ranger Plastic Bertrand dans la catégorie des artistes qui ont fait un tube et puis plus rien, ça m’énerve. C’est vrai, comment ignorer qu’après le phénomène planétaire de Ca plane pour moi qui a détrôné les Sex Pistols dans l’imaginaire que le grand public avait du punk, il y a eux cinq autres tubes, en France et en Belgique, en moins de trois ans.<br /><br />Vous connaissez sans doute l’histoire racontée par le créateur de la chanson, feu Lou Deprijck, alors la voix du Two Man Sound, qui connaissait aussi un succès considérable dans le monde. Et ben oui, la firme de disques veut un successeur à Ca plane pour moi. Et un album. <br /><br />Et comme il est du sérail, du monde des producteurs, et que c’est le pactole, ben, Lou ne va pas dire non. C’est donc la raison pour laquelle si vous avez connu l’époque, vous connaissez inévitablement cette chanson Super Cool, et celle-là, Sentimentale-moi, et puis … Houla Hop, et encore Téléphone mon bijou, et puis aussi cette improbable collaboration avec un membre de Telex … Tout petit la planète … <br /><br />Ah on est bien loin du punk, là. Il est vrai que le punk, en tant que musique et mouvement, et surtout le son, tout le monde s’en est vite éloigné, il suffit d’écouter la discographie des Clash ou Police pour s’en convaincre.<br /><br />Pourtant, le duo pygmalion Deprijck Plastic Bertrand remet le couvert devant toutes les caméras de télévision et sur les radios. Car si Ca plane pour moi a été le grand N°1 de l’année, son successeur a été N°4 et a aussi traversé les frontières de la Belgique et de la France, et pas seulement grâce aux longues ondes.<br /><br />Pour ceux qui s’en souviennent, quand on l’a entendu, on ne l’a pas cru, puisque c’est une reprise électrique et speedée d’une chanson de Dalida. Dalida ! En 1978, alors que Téléphone secoue la chanson française, Dalida et le punk, c’est l’eau et le feu. On crie d’autant plus au casse-cou que le successeur d’un immense tube est celui qui, en cas de réussite, lance définitivement la carrière d’un artiste, celui qu’il ne faut pas manquer car sinon, c’est les oubliettes.<br /><br />Mais ça marche ! Qui y a vu une référence à Johnny Hallyday qui faisait d’une chanson de Dalida son premier tube au premier single ? … T’aimer follement … il avait d’ailleurs remis ça avec un Petit Bikini … Alors pas sérieux le Plastic Bertrand, si le taulier l’avait déjà fait ? Et quand on sait que quelques mois plus tard, le bassiste des Sex Pistols reprendra My Way de Frank Sinatra … En tout cas, c’est un carton, et Plastic Bertrand devient une vedette, un copain d’une nouvelle époque. Et si Bambino figure aujourd’hui au Paradis des tubes oubliés, qu’est-ce qu’on l’a entendu à la radio et vu à la télé.]]></itunes:summary><itunes:duration>230</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Korgis : Bien plus qu’un slow mythique au pays de la New Wave</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-korgis-bien-plus-qu-un-slow-mythique-au-pays-de-la-new-wave--72316529</link><description><![CDATA[Pour tous ceux qui se posent la question de savoir où vont tous les hits qu’on n’entend plus jamais, je leur dis : ben, au paradis des tubes oubliés. Car oui, ça s’oublie, des tubes. Tellement que je retrouve très souvent dans des listes de One Hit Wonders, ceux qui n’ont connu qu’un seul hit, des gens qui n’ont rien à y faire.<br /><br />Allez au hasard, début des années 80, on a tous été babas du même groupe anglais qui nous faisait le coup du slow façon La Boum mais à la puissance dix, version New Wave … <br /><br />Et aujourd’hui, un tas de gars qui devraient se renseigner s’ils n’ont pas vécu l’époque, disent qu’ils n’ont fait qu’un seul hit et puis ont disparu, après ce premier succès. <br /><br />Déjà, pour le groupe The Korgis, ce n’était pas leur premier succès en Grande-Bretagne. Et non. Cela faisait des années que le duo moteur, voix, guitariste et clavier, du groupe existait. Depuis la fin des années 60, pour tout vous dire. Le groupe s’appelle alors Stackridge, un de leurs albums produit par George Martin, le 5ème Beatles, a même connu un joli succès en Grande-Bretagne, en 1973.<br /><br />Mais voilà, séparation en 1976, deux années passent, et revoici notre duo qui recrute deux autres musiciens pour relancer la machine, cette fois sous le nom de Korgis. Et là, bingo ! Nouveau hit avec ce titre que tous les British des 70’s connaissent … If I Had You… C’est plutôt pas mal, non ?<br /><br />Si la chanson n’arrive pas jusque dans la partie francophone de la Belgique, et la France, probablement trop occupée à écouter ce que Paris nous envoie, l’arrivée en force de la New Wave avec Orchestral Manoeuvres et Gary Numan change complètement le son des Korgis sur l’album suivant, qui submerge d’émotion tous ceux qui ont une âme romantique…<br /><br />Il est question un temps que les Korgis fassent la première partie de la tournée de Peter Gabriel, cette année-là, il faut dire qu’ils utilisent sur leurs chansons ses synthés dont son précieux Fairlight, et que son batteur joue aussi souvent avec eux.<br /><br />En tout cas, avec les Buggles, Ph.D, New Musik, M, Jona Lewie, les Korgis font partie de cette vague d’artistes britanniques actifs depuis longtemps à surfer sur le son de la New Wave. Et s’il est vrai que le single suivant n’a pas connu le même succès que l’immortel Everybody’s Got To Learn, le 45 Tours doit encore se trouver dans pas mal de maisons en France et en Belgique francophone. On en a perdu le souvenir, probablement parce qu’il y avait trop de choses géniales dans le Top à ce moment. Un embouteillage de trouvailles à la hauteur de la créativité foisonnante des artistes d’une époque où on créait la musique qu’on avait dans la tête. Et non pas en se préoccupant de répondre aux attentes d’un grand public imaginaire, sorti de données statistiques ou de playlistes radios qui n’existaient pas.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72316529</guid><pubDate>Tue, 09 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72316529/363539_the_korgis_bien_plus_qu_un_slow_mythique_au_pays_de_la_new_wave.mp3" length="5369705" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour tous ceux qui se posent la question de savoir où vont tous les hits qu’on n’entend plus jamais, je leur dis : ben, au paradis des tubes oubliés. Car oui, ça s’oublie, des tubes. Tellement que je retrouve très souvent dans des listes de One Hit...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour tous ceux qui se posent la question de savoir où vont tous les hits qu’on n’entend plus jamais, je leur dis : ben, au paradis des tubes oubliés. Car oui, ça s’oublie, des tubes. Tellement que je retrouve très souvent dans des listes de One Hit Wonders, ceux qui n’ont connu qu’un seul hit, des gens qui n’ont rien à y faire.<br /><br />Allez au hasard, début des années 80, on a tous été babas du même groupe anglais qui nous faisait le coup du slow façon La Boum mais à la puissance dix, version New Wave … <br /><br />Et aujourd’hui, un tas de gars qui devraient se renseigner s’ils n’ont pas vécu l’époque, disent qu’ils n’ont fait qu’un seul hit et puis ont disparu, après ce premier succès. <br /><br />Déjà, pour le groupe The Korgis, ce n’était pas leur premier succès en Grande-Bretagne. Et non. Cela faisait des années que le duo moteur, voix, guitariste et clavier, du groupe existait. Depuis la fin des années 60, pour tout vous dire. Le groupe s’appelle alors Stackridge, un de leurs albums produit par George Martin, le 5ème Beatles, a même connu un joli succès en Grande-Bretagne, en 1973.<br /><br />Mais voilà, séparation en 1976, deux années passent, et revoici notre duo qui recrute deux autres musiciens pour relancer la machine, cette fois sous le nom de Korgis. Et là, bingo ! Nouveau hit avec ce titre que tous les British des 70’s connaissent … If I Had You… C’est plutôt pas mal, non ?<br /><br />Si la chanson n’arrive pas jusque dans la partie francophone de la Belgique, et la France, probablement trop occupée à écouter ce que Paris nous envoie, l’arrivée en force de la New Wave avec Orchestral Manoeuvres et Gary Numan change complètement le son des Korgis sur l’album suivant, qui submerge d’émotion tous ceux qui ont une âme romantique…<br /><br />Il est question un temps que les Korgis fassent la première partie de la tournée de Peter Gabriel, cette année-là, il faut dire qu’ils utilisent sur leurs chansons ses synthés dont son précieux Fairlight, et que son batteur joue aussi souvent avec eux.<br /><br />En tout cas, avec les Buggles, Ph.D, New Musik, M, Jona Lewie, les Korgis font partie de cette vague d’artistes britanniques actifs depuis longtemps à surfer sur le son de la New Wave. Et s’il est vrai que le single suivant n’a pas connu le même succès que l’immortel Everybody’s Got To Learn, le 45 Tours doit encore se trouver dans pas mal de maisons en France et en Belgique francophone. On en a perdu le souvenir, probablement parce qu’il y avait trop de choses géniales dans le Top à ce moment. Un embouteillage de trouvailles à la hauteur de la créativité foisonnante des artistes d’une époque où on créait la musique qu’on avait dans la tête. Et non pas en se préoccupant de répondre aux attentes d’un grand public imaginaire, sorti de données statistiques ou de playlistes radios qui n’existaient pas.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michael Jackson : Le numéro 1 fantôme qui a défié les lois du temps</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michael-jackson-le-numero-1-fantome-qui-a-defie-les-lois-du-temps--72316531</link><description><![CDATA[Depuis le temps déjà lointain où le mot hit a pris une signification, depuis cette époque où, il y a plusieurs générations, on s’est mis à vendre beaucoup de disques, il y a eu tant de succès que certains, on ignore pourquoi, ont disparu. Soit parce que leur son ou leur style est devenu complètement désuet … soit parce que … ben, pour des raisons de pur bizness, de visibilité. C’est pourquoi cette semaine, je vous propose une promenade pas banale, au paradis des tubes oubliés.<br /><br />Et tenez, quoi de plus explicite que de commencer avec l’artiste qui détient tous les records, Michael Jackson. Chez lui, on est bien d’accord, tout s’est transformé en or. Et ben, non.<br /><br />Ainsi, au milieu des années 70, c’en est déjà fini pour lui et ses frères. Cinq ans plus tôt, les Jackson 5 ont fait l’histoire en débutant leur carrière par quatre N°1 consécutifs. Michael, le petit prodige qui chante avec le talent d’un adulte et danse aussi bien que James Brown, n’a alors que douze ans et on dit déjà que ça ne va pas durer. C’est vrai, le public se lasse vite des adolescents, tout d’abord parce qu’ils changent ensemble, leurs intérêts en premier, et puis ensuite, parce qu’avec l’âge, le charme étonnant de la précocité disparaît. <br /><br />Et de fait, en 1975, quand le nouvel album de solo de Michael Jackson paraît à la Motown, la firme qui les a révélés, a cru en eux, et ben le single ne rentre même pas dans le Top américain. Et donc, la fidèle Grande-Bretagne, plus grand marché du disque au monde par tête d’habitant, ne le sort même pas.<br /><br />Quatre ans plus tard, après une traversée du désert pour les frères Jackson, un changement de maison de disques et un arrêt de sa carrière solo, Michael revient à l’âge de 19 ans avec un son révolutionnaire et des chansons à tomber à la renverse qui explosent le Billboard américain.<br /><br />Alors, à la Motown, on se dit qu’il faut profiter de cette aubaine en resortant de vieux disques de Michael. C’est d’autant plus évident qu’au début des années 80, à part le retour miraculeux de Diana Ross, les affaires ne se portent pas très bien pour le label soul historique.<br /><br />Evidemment, la voix de Michael a changé, et puis surtout, la musique. Alors, logiquement, le 45 Tours poussé en radio ne passe pas aux Etats-Unis. Mais en Angleterre, est-ce les quelques rééditions de vieux hits qui ont marché, ou le succès de la vague ska rétro, ou encore le Stars on 45, le 45 Tours de Michael Jackson est N°1. Et on a beau trouver un peu étrange la voix de Michael sur ce nouveau single, car on n’a pas d’info, rien à faire, on le trouve irrésistible surtout sur la piste de danse pendant les séries de slows.<br /><br />Et puis vous savez, l’année suivante ce sera l’album Thriller, et comme ce hit de 1981, enregistré en 1974, n’est pas dans le catalogue de la maison Sony Sonic ni dans les préoccupations de l’artiste lui-même, il ne figurera sur aucune compile par après et on n’entretiendra pas son souvenir. Pourtant, il reste dans la tête de nombre d’entre ceux qui ont vécu cette époque, un jour dans leur vie … et croyez-moi, il plaît toujours autant. Il suffit de le faire tourner …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72316531</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72316531/363540_michael_jackson_le_numero_1_fantome_qui_a_defie_les_lois_du_temps.mp3" length="6129449" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Depuis le temps déjà lointain où le mot hit a pris une signification, depuis cette époque où, il y a plusieurs générations, on s’est mis à vendre beaucoup de disques, il y a eu tant de succès que certains, on ignore pourquoi, ont disparu. Soit parce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Depuis le temps déjà lointain où le mot hit a pris une signification, depuis cette époque où, il y a plusieurs générations, on s’est mis à vendre beaucoup de disques, il y a eu tant de succès que certains, on ignore pourquoi, ont disparu. Soit parce que leur son ou leur style est devenu complètement désuet … soit parce que … ben, pour des raisons de pur bizness, de visibilité. C’est pourquoi cette semaine, je vous propose une promenade pas banale, au paradis des tubes oubliés.<br /><br />Et tenez, quoi de plus explicite que de commencer avec l’artiste qui détient tous les records, Michael Jackson. Chez lui, on est bien d’accord, tout s’est transformé en or. Et ben, non.<br /><br />Ainsi, au milieu des années 70, c’en est déjà fini pour lui et ses frères. Cinq ans plus tôt, les Jackson 5 ont fait l’histoire en débutant leur carrière par quatre N°1 consécutifs. Michael, le petit prodige qui chante avec le talent d’un adulte et danse aussi bien que James Brown, n’a alors que douze ans et on dit déjà que ça ne va pas durer. C’est vrai, le public se lasse vite des adolescents, tout d’abord parce qu’ils changent ensemble, leurs intérêts en premier, et puis ensuite, parce qu’avec l’âge, le charme étonnant de la précocité disparaît. <br /><br />Et de fait, en 1975, quand le nouvel album de solo de Michael Jackson paraît à la Motown, la firme qui les a révélés, a cru en eux, et ben le single ne rentre même pas dans le Top américain. Et donc, la fidèle Grande-Bretagne, plus grand marché du disque au monde par tête d’habitant, ne le sort même pas.<br /><br />Quatre ans plus tard, après une traversée du désert pour les frères Jackson, un changement de maison de disques et un arrêt de sa carrière solo, Michael revient à l’âge de 19 ans avec un son révolutionnaire et des chansons à tomber à la renverse qui explosent le Billboard américain.<br /><br />Alors, à la Motown, on se dit qu’il faut profiter de cette aubaine en resortant de vieux disques de Michael. C’est d’autant plus évident qu’au début des années 80, à part le retour miraculeux de Diana Ross, les affaires ne se portent pas très bien pour le label soul historique.<br /><br />Evidemment, la voix de Michael a changé, et puis surtout, la musique. Alors, logiquement, le 45 Tours poussé en radio ne passe pas aux Etats-Unis. Mais en Angleterre, est-ce les quelques rééditions de vieux hits qui ont marché, ou le succès de la vague ska rétro, ou encore le Stars on 45, le 45 Tours de Michael Jackson est N°1. Et on a beau trouver un peu étrange la voix de Michael sur ce nouveau single, car on n’a pas d’info, rien à faire, on le trouve irrésistible surtout sur la piste de danse pendant les séries de slows.<br /><br />Et puis vous savez, l’année suivante ce sera l’album Thriller, et comme ce hit de 1981, enregistré en 1974, n’est pas dans le catalogue de la maison Sony Sonic ni dans les préoccupations de l’artiste lui-même, il ne figurera sur aucune compile par après et on n’entretiendra pas son souvenir. Pourtant, il reste dans la tête de nombre d’entre ceux qui ont vécu cette époque, un jour dans leur vie … et croyez-moi, il plaît toujours autant. Il suffit de le faire tourner …]]></itunes:summary><itunes:duration>256</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion : Le pari colossal qui a réinventé le désert de Las Vegas</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-le-pari-colossal-qui-a-reinvente-le-desert-de-las-vegas--72297606</link><description><![CDATA[Au début des années 2000, Las Vegas est cette ville où l’on vient jouer, évidemment, et applaudir des légendes un peu has been. Dans les casinos planent l’ombre de Sinatra, Liberace, et plus récemment de Tom Jones. Le Vegas de Tom Jones, c’est des smokings ouverts jusqu’au torse, des femmes qui lancent leur lingerie sur la scène et des serveuses qui traversent la salle avec des plateaux de cocktails aussi grands qu’elles. À Vegas, les stars sont des mecs du genre alpha John Wayne. Des types qui boivent, séduisent et chantent jusqu’au milieu de la nuit sous les néons et dans le chahut des machines à sous.<br /><br />Alors, lorsque le Caesars Palace annonce qu’il va construire une salle gigantesque spécialement pour Céline Dion, aussi célèbre soit-elle devenue, nombreux sont ceux qui crient au casse-cou. Car à Vegas, les chanteurs viennent quelques semaines, des mois au mieux, comme cela a été le cas avec Elvis. Mais une résidence permanente pendant trois ans !<br /><br />Mais les travaux commencent au Caesars Palace, on détruit un ancien théâtre, et peu à peu apparaît ce Colosseum inspiré de la Rome antique, avec ses colonnes, ses dorures et sa salle pensée autour d’une seule voix. Les techniciens eux-mêmes n’en reviennent pas.<br /><br />Et la ville continue à Vegas. Des joueurs perdent leur retraite aux machines à sous, les mariages express se succèdent dans les petites chapelles climatisées avec des Elvis partout, tandis que des vieux habitués parlent encore des soirées folles du Rat Pack comme des anciens combattants.<br /><br />Quelques semaines après les débuts du spectacle de Céline Dion, les premiers à comprendre qu’il se passe quelque chose ne sont ni les journalistes, ni les producteurs. Ce sont les chauffeurs de taxi. Parce que, eux, ils voient arriver les gens avant tout le monde. À l’aéroport de Las Vegas débarquent en effet des couples du Midwest, des groupes de femmes quinquas, des familles entières, des Québécois surexcités, des Européens émerveillés du voyage, tous avec la même idée en tête : “Ils sont là pour Céline !”<br /><br />Puis ce sont les serveurs du Caesars, les restaurants qui se remplissent après le spectacle, ça fait quand même 4000 personnes dans les rues d’un coup, les boutiques ouvrent plus tard et les casinos découvrent qu’une chanteuse capable d’émouvoir une salle entière rapporte davantage qu’un championnat du monde de boxe. Car Céline Dion attire des gens qui jusque-là ne venaient pas à Vegas. Des couples ordinaires. Des touristes qui économisent pendant un an pour se payer le voyage. Des gens qui ne jouent même pas au casino mais qui veulent simplement vivre “leur soirée avec Céline”.<br /><br />Vrai, Céline Dion a transformé Vegas au point que tout le bizness veut y avoir sa résidence : Elton John, Cher, Britney Spears, Kiss, Adele et même U2 y poseront leurs valises.<br /><br />Oui, le véritable tournant de l’histoire de Las Vegas n’a pas été l’annonce de la résidence de Céline par les patrons des casinos. Il a commencé un soir où un chauffeur de taxi a vu monter dans sa voiture un couple venu uniquement pour écouter Céline Dion chanter en plein désert du Nevada.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72297606</guid><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72297606/363474_celine_dion_le_pari_colossal_qui_a_reinvente_le_desert_de_las_vegas.mp3" length="5289639" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 2000, Las Vegas est cette ville où l’on vient jouer, évidemment, et applaudir des légendes un peu has been. Dans les casinos planent l’ombre de Sinatra, Liberace, et plus récemment de Tom Jones. Le Vegas de Tom Jones, c’est des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 2000, Las Vegas est cette ville où l’on vient jouer, évidemment, et applaudir des légendes un peu has been. Dans les casinos planent l’ombre de Sinatra, Liberace, et plus récemment de Tom Jones. Le Vegas de Tom Jones, c’est des smokings ouverts jusqu’au torse, des femmes qui lancent leur lingerie sur la scène et des serveuses qui traversent la salle avec des plateaux de cocktails aussi grands qu’elles. À Vegas, les stars sont des mecs du genre alpha John Wayne. Des types qui boivent, séduisent et chantent jusqu’au milieu de la nuit sous les néons et dans le chahut des machines à sous.<br /><br />Alors, lorsque le Caesars Palace annonce qu’il va construire une salle gigantesque spécialement pour Céline Dion, aussi célèbre soit-elle devenue, nombreux sont ceux qui crient au casse-cou. Car à Vegas, les chanteurs viennent quelques semaines, des mois au mieux, comme cela a été le cas avec Elvis. Mais une résidence permanente pendant trois ans !<br /><br />Mais les travaux commencent au Caesars Palace, on détruit un ancien théâtre, et peu à peu apparaît ce Colosseum inspiré de la Rome antique, avec ses colonnes, ses dorures et sa salle pensée autour d’une seule voix. Les techniciens eux-mêmes n’en reviennent pas.<br /><br />Et la ville continue à Vegas. Des joueurs perdent leur retraite aux machines à sous, les mariages express se succèdent dans les petites chapelles climatisées avec des Elvis partout, tandis que des vieux habitués parlent encore des soirées folles du Rat Pack comme des anciens combattants.<br /><br />Quelques semaines après les débuts du spectacle de Céline Dion, les premiers à comprendre qu’il se passe quelque chose ne sont ni les journalistes, ni les producteurs. Ce sont les chauffeurs de taxi. Parce que, eux, ils voient arriver les gens avant tout le monde. À l’aéroport de Las Vegas débarquent en effet des couples du Midwest, des groupes de femmes quinquas, des familles entières, des Québécois surexcités, des Européens émerveillés du voyage, tous avec la même idée en tête : “Ils sont là pour Céline !”<br /><br />Puis ce sont les serveurs du Caesars, les restaurants qui se remplissent après le spectacle, ça fait quand même 4000 personnes dans les rues d’un coup, les boutiques ouvrent plus tard et les casinos découvrent qu’une chanteuse capable d’émouvoir une salle entière rapporte davantage qu’un championnat du monde de boxe. Car Céline Dion attire des gens qui jusque-là ne venaient pas à Vegas. Des couples ordinaires. Des touristes qui économisent pendant un an pour se payer le voyage. Des gens qui ne jouent même pas au casino mais qui veulent simplement vivre “leur soirée avec Céline”.<br /><br />Vrai, Céline Dion a transformé Vegas au point que tout le bizness veut y avoir sa résidence : Elton John, Cher, Britney Spears, Kiss, Adele et même U2 y poseront leurs valises.<br /><br />Oui, le véritable tournant de l’histoire de Las Vegas n’a pas été l’annonce de la résidence de Céline par les patrons des casinos. Il a commencé un soir où un chauffeur de taxi a vu monter dans sa voiture un couple venu uniquement pour écouter Céline Dion chanter en plein désert du Nevada.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b78a3357206cceadfdc54150203e021c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion : Le duel de Dublin qui a ouvert les portes de l'Amérique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-le-duel-de-dublin-qui-a-ouvert-les-portes-de-l-amerique--72297605</link><description><![CDATA[Quand on parle de l’Eurovision, on évoque toujours la victoire de Abba en 1974 et la révélation d’un groupe qui deviendra une gloire mondiale. Céline Dion n’arrive qu’après, bien après, alors que, excusez-moi, Abba, c’est énorme, c’est évident, mais Céline Dion c’est tout autre chose, une carrière plus haute, plus forte, plus longue.<br /><br />Oui, l’arrivée d’artistes suédois sur la scène internationale était quelque chose d’improbable au milieu des années 70 mais moins que la suprématie totale et durable d’une chanteuse francophone sur un monde anglicisé en ce compris, jusqu’au plus profond d’une Amérique et une Angleterre qui n’imaginent même pas que quelqu’un puisse parler sans leur accent.<br /><br />Et pourtant c’est ce qui s’est passé. Et plus fort encore, le fait que le premier prix de ce concours ne soit pas le fruit du hasard. Alors bien sûr, ce samedi soir d’avril 1988, au terme d’un suspense insoutenable, quand Céline remporte le titre d’un seul point face au Britannique Scott Fitzgerald, on comprend que Céline éclate en sanglots. Et que la joie de René ne soit pas motivée uniquement par le fait qu’il avait parié, joueur invétéré qu’il est, 400 livres sur sa victoire.<br /><br />Ah je peux vous dire qu’il les retient, ses larmes, sous les projecteurs et dans la fureur de l’annonce. Des dizaines, des centaines, peut-être, de millions de téléspectateurs l’ont vue en même temps, et se sont pris le final colossal de sa chanson, à deux reprises. Et même si c’est le soir, de retour à l’hôtel, où il va se passer autre chose dans leur vie à tous les deux, c’est celui de la reconnaissance internationale pour quelqu’un qui sait là où il veut aller, celui qui ouvre les portes de Sony Music, alias l’ancienne Columbia, à New York, pour un album en anglais.<br /><br />Mais attention, il ne faut pas imaginer qu’au lendemain de l’Eurovision, les Américains se ruent sur leurs téléphones en demandant : “Faites venir cette canadienne immédiatement, on la veut”, L’Eurovision, aux Etats-Unis, personne ne connaît. Mais ce trophée européen, c’est quand même un sacré signal.<br /><br />D’autant que ce qui a impressionné ce soir-là n’est pas la chanson, qui est loin d’être la meilleure qu’on y ait entendue, mais la manière dont Céline fait monter l’émotion avant d’envoyer un final qui emporte tout sur son passage.<br /><br />Or, le rêve d’Amérique de René s’est compliqué car à la fin des années 80, les radios américaines ne font aucun cadeau aux artistes étrangers. Alors Céline retourne aux cours de langue et deux ans plus tard, … Where does my heart beat now, … vous connaissez la suite. Et cette histoire a commencé un samedi 30 avril 1988, à Dublin, quand une jeune Québécoise remporte l’Eurovision avant de convaincre l’industrie mondiale qu’elle peut devenir bien plus qu’une chanteuse francophone.<br /><br />Et là où on n’en est pas revenu, nous, c’est qu’au moment même où l’Amérique lui ouvre les bras, Céline Dion revient vers la chanson française, avec un auteur qui connaît aussi bien le monde de l'Hexagone que la musique américaine, il est vrai, Jean-Jacques Goldman.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72297605</guid><pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72297605/363473_celine_dion_le_duel_de_dublin_qui_a_ouvert_les_portes_de_l_amerique.mp3" length="5381889" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on parle de l’Eurovision, on évoque toujours la victoire de Abba en 1974 et la révélation d’un groupe qui deviendra une gloire mondiale. Céline Dion n’arrive qu’après, bien après, alors que, excusez-moi, Abba, c’est énorme, c’est évident, mais...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on parle de l’Eurovision, on évoque toujours la victoire de Abba en 1974 et la révélation d’un groupe qui deviendra une gloire mondiale. Céline Dion n’arrive qu’après, bien après, alors que, excusez-moi, Abba, c’est énorme, c’est évident, mais Céline Dion c’est tout autre chose, une carrière plus haute, plus forte, plus longue.<br /><br />Oui, l’arrivée d’artistes suédois sur la scène internationale était quelque chose d’improbable au milieu des années 70 mais moins que la suprématie totale et durable d’une chanteuse francophone sur un monde anglicisé en ce compris, jusqu’au plus profond d’une Amérique et une Angleterre qui n’imaginent même pas que quelqu’un puisse parler sans leur accent.<br /><br />Et pourtant c’est ce qui s’est passé. Et plus fort encore, le fait que le premier prix de ce concours ne soit pas le fruit du hasard. Alors bien sûr, ce samedi soir d’avril 1988, au terme d’un suspense insoutenable, quand Céline remporte le titre d’un seul point face au Britannique Scott Fitzgerald, on comprend que Céline éclate en sanglots. Et que la joie de René ne soit pas motivée uniquement par le fait qu’il avait parié, joueur invétéré qu’il est, 400 livres sur sa victoire.<br /><br />Ah je peux vous dire qu’il les retient, ses larmes, sous les projecteurs et dans la fureur de l’annonce. Des dizaines, des centaines, peut-être, de millions de téléspectateurs l’ont vue en même temps, et se sont pris le final colossal de sa chanson, à deux reprises. Et même si c’est le soir, de retour à l’hôtel, où il va se passer autre chose dans leur vie à tous les deux, c’est celui de la reconnaissance internationale pour quelqu’un qui sait là où il veut aller, celui qui ouvre les portes de Sony Music, alias l’ancienne Columbia, à New York, pour un album en anglais.<br /><br />Mais attention, il ne faut pas imaginer qu’au lendemain de l’Eurovision, les Américains se ruent sur leurs téléphones en demandant : “Faites venir cette canadienne immédiatement, on la veut”, L’Eurovision, aux Etats-Unis, personne ne connaît. Mais ce trophée européen, c’est quand même un sacré signal.<br /><br />D’autant que ce qui a impressionné ce soir-là n’est pas la chanson, qui est loin d’être la meilleure qu’on y ait entendue, mais la manière dont Céline fait monter l’émotion avant d’envoyer un final qui emporte tout sur son passage.<br /><br />Or, le rêve d’Amérique de René s’est compliqué car à la fin des années 80, les radios américaines ne font aucun cadeau aux artistes étrangers. Alors Céline retourne aux cours de langue et deux ans plus tard, … Where does my heart beat now, … vous connaissez la suite. Et cette histoire a commencé un samedi 30 avril 1988, à Dublin, quand une jeune Québécoise remporte l’Eurovision avant de convaincre l’industrie mondiale qu’elle peut devenir bien plus qu’une chanteuse francophone.<br /><br />Et là où on n’en est pas revenu, nous, c’est qu’au moment même où l’Amérique lui ouvre les bras, Céline Dion revient vers la chanson française, avec un auteur qui connaît aussi bien le monde de l'Hexagone que la musique américaine, il est vrai, Jean-Jacques Goldman.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2f869a2e8729bce6b092aab08f0c7361.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>René Angélil : L'école du show-business, des Baronnets au "modèle" Céline</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rene-angelil-l-ecole-du-show-business-des-baronnets-au-modele-celine--72297603</link><description><![CDATA[Vous le savez, plus les artistes sont célèbres, plus on a raconté leur histoire. Et il y a même fort à parier que ce soit plutôt l’inverse : qu’une bonne histoire fait qu’on parle d’autant plus d’un artiste.<br /><br />Tenez par exemple Céline Dion, la femme au sommet du show business mondial, en train de signer un retour retentissant en passant par la case Midnight in Paris. Vous avez en tête immédiatement son mari et manager René Angélil et puis aussi toutes les anecdotes de la famille nombreuse de Céline et du rapport organique qu’elle entretient avec la musique.<br /><br />C’est comme les filles qui hurlent après les Beatles, Johnny Hallyday qui se roule par terre sur scène horrifiant le monde des adultes, les fesses de Michel Polnareff sur une affiche.<br /><br />Mais qu’y a-t-il derrière ces scènes qui appartiennent aujourd’hui à la légende de notre temps ? Ah sur le moment même, c’est juste le cours de la vie, d’une vie, celle de René Angélil, un impresario canadien old school au début des années 80. Vingt ans plus tôt, il faisait partie d’un trio très populaire qui avait repris des chansons des Beatles et en avait fait un tube au Canada (C'est fou, mais c'est tout). Le premier label américain qui avait édité les Beatles, sans succès, il est vrai, avait alors signé le groupe de René, Les baronnets, c’était leur nom, mais peu après la sortie du disque, avait mis la clé sous le paillasson. Un coup du sort comme il en arrive souvent aux artistes de la chanson et qui avait valu au trio de se séparer.<br /><br />Et là, les hasards chanceux de la vie, un impresario influent et fortuné avec qui il travaillait, lui demande un coup de main. Je voudrais lancer mon poulain aux Etats-Unis, c’est un jeune gamin tellement prometteur mais il ne parle pas anglais. Toi, oui. C’est un sacré boulot mais je suis convaincu qu’on peut y arriver, tu marches ?<br /><br />L’affaire est inespérée. René accepte et y croit d’autant plus que les voilà partis au Japon pour un concours que le jeune René Simard, treize ans, remporte haut la main, le Prix Frank Sinatra, remis par Sinatra en personne. Le voilà avec son poulain partout dans les médias, à Tokyo, à New York mais aussi à Paris où le jeune adolescent assure la première partie de Daniel Guichard à l’Olympia.<br /><br />L’avance d’un million de dollars qu’il demande à la firme CBS pour un contrat, jugée farfelue, n’aboutit pas, mais n’empêche, vous avez compris que ce que René est en train de vivre au milieu des années 70 est le schéma qu’on va retrouver la décennie suivante avec Céline.<br /><br />Car oui, après avoir géré la carrière de Ginette Reno, pas la même affaire, et qu’elle l’ait quitté, René va rencontrer la synthèse des deux artistes dont il s’est occupé : une voix féminine forte et un adolescent surdoué. Dommage pour l’impresario qui a refusé à René de le prendre comme associé. Mais tant mieux aussi, car avec Céline, René fera tout le contraire de son ancien employeur, à savoir ne pas isoler l’artiste adolescent de sa famille et surtout ne pas afficher des conditions exorbitantes d’une multinationale quand elle frappe à la porte d’un débutant.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72297603</guid><pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72297603/363472_rene_angelil_l_ecole_du_show_business_des_baronnets_au_modele_celine.mp3" length="4846119" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous le savez, plus les artistes sont célèbres, plus on a raconté leur histoire. Et il y a même fort à parier que ce soit plutôt l’inverse : qu’une bonne histoire fait qu’on parle d’autant plus d’un artiste.

Tenez par exemple Céline Dion, la femme au...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous le savez, plus les artistes sont célèbres, plus on a raconté leur histoire. Et il y a même fort à parier que ce soit plutôt l’inverse : qu’une bonne histoire fait qu’on parle d’autant plus d’un artiste.<br /><br />Tenez par exemple Céline Dion, la femme au sommet du show business mondial, en train de signer un retour retentissant en passant par la case Midnight in Paris. Vous avez en tête immédiatement son mari et manager René Angélil et puis aussi toutes les anecdotes de la famille nombreuse de Céline et du rapport organique qu’elle entretient avec la musique.<br /><br />C’est comme les filles qui hurlent après les Beatles, Johnny Hallyday qui se roule par terre sur scène horrifiant le monde des adultes, les fesses de Michel Polnareff sur une affiche.<br /><br />Mais qu’y a-t-il derrière ces scènes qui appartiennent aujourd’hui à la légende de notre temps ? Ah sur le moment même, c’est juste le cours de la vie, d’une vie, celle de René Angélil, un impresario canadien old school au début des années 80. Vingt ans plus tôt, il faisait partie d’un trio très populaire qui avait repris des chansons des Beatles et en avait fait un tube au Canada (C'est fou, mais c'est tout). Le premier label américain qui avait édité les Beatles, sans succès, il est vrai, avait alors signé le groupe de René, Les baronnets, c’était leur nom, mais peu après la sortie du disque, avait mis la clé sous le paillasson. Un coup du sort comme il en arrive souvent aux artistes de la chanson et qui avait valu au trio de se séparer.<br /><br />Et là, les hasards chanceux de la vie, un impresario influent et fortuné avec qui il travaillait, lui demande un coup de main. Je voudrais lancer mon poulain aux Etats-Unis, c’est un jeune gamin tellement prometteur mais il ne parle pas anglais. Toi, oui. C’est un sacré boulot mais je suis convaincu qu’on peut y arriver, tu marches ?<br /><br />L’affaire est inespérée. René accepte et y croit d’autant plus que les voilà partis au Japon pour un concours que le jeune René Simard, treize ans, remporte haut la main, le Prix Frank Sinatra, remis par Sinatra en personne. Le voilà avec son poulain partout dans les médias, à Tokyo, à New York mais aussi à Paris où le jeune adolescent assure la première partie de Daniel Guichard à l’Olympia.<br /><br />L’avance d’un million de dollars qu’il demande à la firme CBS pour un contrat, jugée farfelue, n’aboutit pas, mais n’empêche, vous avez compris que ce que René est en train de vivre au milieu des années 70 est le schéma qu’on va retrouver la décennie suivante avec Céline.<br /><br />Car oui, après avoir géré la carrière de Ginette Reno, pas la même affaire, et qu’elle l’ait quitté, René va rencontrer la synthèse des deux artistes dont il s’est occupé : une voix féminine forte et un adolescent surdoué. Dommage pour l’impresario qui a refusé à René de le prendre comme associé. Mais tant mieux aussi, car avec Céline, René fera tout le contraire de son ancien employeur, à savoir ne pas isoler l’artiste adolescent de sa famille et surtout ne pas afficher des conditions exorbitantes d’une multinationale quand elle frappe à la porte d’un débutant.]]></itunes:summary><itunes:duration>202</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3884bd3ee44df9f30fd43825732b464a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>René Angélil &amp; Céline : Le pari fou d'un impresario au bord du gouffre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rene-angelil-celine-le-pari-fou-d-un-impresario-au-bord-du-gouffre--72297602</link><description><![CDATA[L’image la plus forte des J.O. de Paris, c’est Céline Dion. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il n’y a et il n’y aura jamais qu’une Céline Dion. Et s’il y a eu un Colonel Parker derrière Elvis Presley, un Brian Epstein derrière les Beatles, le nom de René Angelil est encore bien plus célèbre. L’histoire de ce triomphe unique dans l’histoire du showbiz est tellement folle qu’elle commence même avant la naissance de Céline, quand René, ex-chanteur d’un groupe pop canadien s’était retrouvé sans rien et avait bifurqué vers le métier d’impresario.<br /><br />Le voilà en effet, tenant les rênes d’un jeune prodige de 13 ans pour le compte d’un autre agent. Il vit sa réussite mais comprend également tout ce qu’il ne faut pas faire dans un cas aussi particulier que celui d’un artiste pré adolescent.<br /><br />Les années passent, mais au début des années 80, René a perdu ses poulains et, à part des espoirs de tapis vert au casino, il ne lui reste pas grand-chose comme perspective quand dans son bureau, à Montréal, nous le retrouvons au téléphone avec à l’autre bout du fil, un dénommé Michel qui lui dit : je sais que vous n’avez pas écouté la cassette de ma sœur car si vous l’aviez fait, vous m’auriez déjà appelé.<br /><br />Ce n’est pas tous les jours qu’on entend ça, même si la ville de Montréal est remplie de mecs qui disent s’occuper du nouveau Johnny Hallyday, ou de la nouvelle Kate Bush.<br /><br />C’est vrai que des cassettes, on en reçoit des centaines au bureau, dit René. Celle de ma sœur n’est pas comme les autres, Monsieur Angélil, écoutez-la, c’est une chanson originale interprétée par une voix comme vous n’en n’avez jamais entendue. Et elle n’a que douze ans.<br /><br />Douze ans ! Voilà qui lui rappelle quelque chose. Les débuts de sa carrière d’agent avec René Simard, jeune chanteur de 11 ans à peine, Prix Frank Sinatra à Tokyo qui lui vaut de faire toutes les émissions de télé américaines et même de mener la grande vie à Paris alors que quelques temps auparavant, il ramait encore avec son groupe.<br /><br />Mais bon, on n’est ni dans un conte ni dans un film hollywoodien, c’est sans enthousiasme particulier que René cherche dans son courrier la fameuse cassette, se préparant à entendre une voix criarde de gamine pour laquelle des parents aimants n’ont pas assez de recul de jugement.<br /><br />Et ben dis donc, ils l’ont bien emballée ! René met de longues secondes à détacher les nombreuses couches, comme une précieuse découverte envoyée par des archéologues au British Museum pour y être exposée. C’est le moment de se souvenir ou de visualiser les lecteurs cassettes de ces années-là, l’ampli et les baffles en bois, un peu classe, pour le bureau d’un professionnel de la musique.<br /><br />Mais la voix qu’il entend n’est pas celle d’une enfant, ni d’une ado. Si ce n’est pas un canular, et cela n’en avait pas l’air au téléphone, quelques minutes plus tôt, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? René cherche le mot d’accompagnement à la cassette, perdu dans les enveloppes, pour y trouver le numéro de téléphone de la famille de cette fameuse Céline Dion qui n’aurait que douze ans. Ainsi commence une histoire improbable de star enfant qui deviendra méga-star adulte.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72297602</guid><pubDate>Tue, 02 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72297602/363471_rene_angelil_celine_le_pari_fou_d_un_impresario_au_bord_du_gouffre.mp3" length="5189415" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’image la plus forte des J.O. de Paris, c’est Céline Dion. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il n’y a et il n’y aura jamais qu’une Céline Dion. Et s’il y a eu un Colonel Parker derrière Elvis Presley, un Brian Epstein derrière les Beatles, le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’image la plus forte des J.O. de Paris, c’est Céline Dion. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il n’y a et il n’y aura jamais qu’une Céline Dion. Et s’il y a eu un Colonel Parker derrière Elvis Presley, un Brian Epstein derrière les Beatles, le nom de René Angelil est encore bien plus célèbre. L’histoire de ce triomphe unique dans l’histoire du showbiz est tellement folle qu’elle commence même avant la naissance de Céline, quand René, ex-chanteur d’un groupe pop canadien s’était retrouvé sans rien et avait bifurqué vers le métier d’impresario.<br /><br />Le voilà en effet, tenant les rênes d’un jeune prodige de 13 ans pour le compte d’un autre agent. Il vit sa réussite mais comprend également tout ce qu’il ne faut pas faire dans un cas aussi particulier que celui d’un artiste pré adolescent.<br /><br />Les années passent, mais au début des années 80, René a perdu ses poulains et, à part des espoirs de tapis vert au casino, il ne lui reste pas grand-chose comme perspective quand dans son bureau, à Montréal, nous le retrouvons au téléphone avec à l’autre bout du fil, un dénommé Michel qui lui dit : je sais que vous n’avez pas écouté la cassette de ma sœur car si vous l’aviez fait, vous m’auriez déjà appelé.<br /><br />Ce n’est pas tous les jours qu’on entend ça, même si la ville de Montréal est remplie de mecs qui disent s’occuper du nouveau Johnny Hallyday, ou de la nouvelle Kate Bush.<br /><br />C’est vrai que des cassettes, on en reçoit des centaines au bureau, dit René. Celle de ma sœur n’est pas comme les autres, Monsieur Angélil, écoutez-la, c’est une chanson originale interprétée par une voix comme vous n’en n’avez jamais entendue. Et elle n’a que douze ans.<br /><br />Douze ans ! Voilà qui lui rappelle quelque chose. Les débuts de sa carrière d’agent avec René Simard, jeune chanteur de 11 ans à peine, Prix Frank Sinatra à Tokyo qui lui vaut de faire toutes les émissions de télé américaines et même de mener la grande vie à Paris alors que quelques temps auparavant, il ramait encore avec son groupe.<br /><br />Mais bon, on n’est ni dans un conte ni dans un film hollywoodien, c’est sans enthousiasme particulier que René cherche dans son courrier la fameuse cassette, se préparant à entendre une voix criarde de gamine pour laquelle des parents aimants n’ont pas assez de recul de jugement.<br /><br />Et ben dis donc, ils l’ont bien emballée ! René met de longues secondes à détacher les nombreuses couches, comme une précieuse découverte envoyée par des archéologues au British Museum pour y être exposée. C’est le moment de se souvenir ou de visualiser les lecteurs cassettes de ces années-là, l’ampli et les baffles en bois, un peu classe, pour le bureau d’un professionnel de la musique.<br /><br />Mais la voix qu’il entend n’est pas celle d’une enfant, ni d’une ado. Si ce n’est pas un canular, et cela n’en avait pas l’air au téléphone, quelques minutes plus tôt, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? René cherche le mot d’accompagnement à la cassette, perdu dans les enveloppes, pour y trouver le numéro de téléphone de la famille de cette fameuse Céline Dion qui n’aurait que douze ans. Ainsi commence une histoire improbable de star enfant qui deviendra méga-star adulte.]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3262a5c5775df1024c610344e3dd003f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion : La métamorphose secrète d'une enfant prodige à la conquête du monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-la-metamorphose-secrete-d-une-enfant-prodige-a-la-conquete-du-monde--72297601</link><description><![CDATA[Quand on évoque Céline Dion, tout est devenu depuis longtemps une évidence : de sa voix à son histoire d’amour, en passant par la conquête de l’Amérique et du monde. Pourtant, au milieu des années 80, quand le Québec découvre cette adolescente à la voix pas banale, dans l’entourage de son manager, René Angélil, on ne manque pas de lui dire que ça ne durera pas. Tu le sais, le problème des enfants artistes, c’est qu’ils brûlent et se brûlent, plus vite que les autres. On en a vu de ces gosses perdre leur belle voix cristalline ou simplement leur envie du métier avant même d’atteindre la vingtaine. Et puis René, il a déjà connu cela avec René Simard, propulsé dans les shows télévisés américains, les concours internationaux et les hôtels de luxe alors qu’il était encore à l’âge de collectionner des autocollants Panini.<br /><br />Alors avec Céline, il ne va pas reproduire les mêmes erreurs. D’autant qu’il s’agit d’une voix exceptionnelle, capable de transpercer un orchestre entier sans perdre une once d’émotion.<br /><br />Aussi, pendant que le public découvre cette jeune fille chanter avec une facilité insolente, en coulisses, on travaille déjà à un entretien de compétition. Des spécialistes apprennent à Céline à respirer autrement, éviter de pousser certaines notes comme elle le fait instinctivement depuis l’enfance. Car, comme beaucoup de jeunes chanteuses, Céline a grandi en imitant les grandes voix qu’elle admire, comme Barbra Streisand ou Ginette Reno.<br /><br />Et ce n’est pas simple de demander à une adolescente d’en faire moins alors que tout le monde l’applaudit parce qu’elle en fait plus que les autres.<br /><br />Et puis une autre bataille s’engage déjà. Le Québec, la France, la Belgique, c’est magnifique, mais l’Amérique ! Le marché est gigantesque. Sauf qu’on ne pardonne rien aux artistes étrangers, surtout pas leur accent.<br /><br />Et donc pendant que Céline apprend à protéger sa voix, elle transforme sa manière de parler. Elle écoute des cassettes audios dans sa chambre d’hôtel, répète des phrases en anglais des dizaines de fois, on lui corrige les voyelles, les respirations et les ponctuations. Le soir, elle chante devant des salles pleines, le jour, elle suit des cours de langue. Et même si ce n’est pas exactement ça, c’est rudement bien imité, on n’obtient rien sans rien.<br /><br />Et quand sort enfin Where Does My Heart Beat Now, la première chanson qui va réellement ouvrir à Céline les portes des Etats-Unis, le public américain la trouve naturelle, ne se pose aucune question et porte son attention sur l’essentiel : une voix exceptionnelle.<br /><br />Oui, derrière ces quelques minutes de chanson, il y a des années de travail invisible. La discipline d’une étudiante ou d’une sportive de haut niveau, et surtout, l’idée fixe de René Angélil : faire de cette adolescente québécoise francophone, une artiste capable de rivaliser avec les plus grandes chanteuses américaines sur leur propre terrain. Mission accomplie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72297601</guid><pubDate>Mon, 01 Jun 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72297601/363470_celine_dion_la_metamorphose_secrete_d_une_enfant_prodige_a_la_conquete_du_monde.mp3" length="4801191" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on évoque Céline Dion, tout est devenu depuis longtemps une évidence : de sa voix à son histoire d’amour, en passant par la conquête de l’Amérique et du monde. Pourtant, au milieu des années 80, quand le Québec découvre cette adolescente à la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on évoque Céline Dion, tout est devenu depuis longtemps une évidence : de sa voix à son histoire d’amour, en passant par la conquête de l’Amérique et du monde. Pourtant, au milieu des années 80, quand le Québec découvre cette adolescente à la voix pas banale, dans l’entourage de son manager, René Angélil, on ne manque pas de lui dire que ça ne durera pas. Tu le sais, le problème des enfants artistes, c’est qu’ils brûlent et se brûlent, plus vite que les autres. On en a vu de ces gosses perdre leur belle voix cristalline ou simplement leur envie du métier avant même d’atteindre la vingtaine. Et puis René, il a déjà connu cela avec René Simard, propulsé dans les shows télévisés américains, les concours internationaux et les hôtels de luxe alors qu’il était encore à l’âge de collectionner des autocollants Panini.<br /><br />Alors avec Céline, il ne va pas reproduire les mêmes erreurs. D’autant qu’il s’agit d’une voix exceptionnelle, capable de transpercer un orchestre entier sans perdre une once d’émotion.<br /><br />Aussi, pendant que le public découvre cette jeune fille chanter avec une facilité insolente, en coulisses, on travaille déjà à un entretien de compétition. Des spécialistes apprennent à Céline à respirer autrement, éviter de pousser certaines notes comme elle le fait instinctivement depuis l’enfance. Car, comme beaucoup de jeunes chanteuses, Céline a grandi en imitant les grandes voix qu’elle admire, comme Barbra Streisand ou Ginette Reno.<br /><br />Et ce n’est pas simple de demander à une adolescente d’en faire moins alors que tout le monde l’applaudit parce qu’elle en fait plus que les autres.<br /><br />Et puis une autre bataille s’engage déjà. Le Québec, la France, la Belgique, c’est magnifique, mais l’Amérique ! Le marché est gigantesque. Sauf qu’on ne pardonne rien aux artistes étrangers, surtout pas leur accent.<br /><br />Et donc pendant que Céline apprend à protéger sa voix, elle transforme sa manière de parler. Elle écoute des cassettes audios dans sa chambre d’hôtel, répète des phrases en anglais des dizaines de fois, on lui corrige les voyelles, les respirations et les ponctuations. Le soir, elle chante devant des salles pleines, le jour, elle suit des cours de langue. Et même si ce n’est pas exactement ça, c’est rudement bien imité, on n’obtient rien sans rien.<br /><br />Et quand sort enfin Where Does My Heart Beat Now, la première chanson qui va réellement ouvrir à Céline les portes des Etats-Unis, le public américain la trouve naturelle, ne se pose aucune question et porte son attention sur l’essentiel : une voix exceptionnelle.<br /><br />Oui, derrière ces quelques minutes de chanson, il y a des années de travail invisible. La discipline d’une étudiante ou d’une sportive de haut niveau, et surtout, l’idée fixe de René Angélil : faire de cette adolescente québécoise francophone, une artiste capable de rivaliser avec les plus grandes chanteuses américaines sur leur propre terrain. Mission accomplie.]]></itunes:summary><itunes:duration>200</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/101b7c1f971fee1be2227776e749e8df.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robin Scott (M) : L'énigme derrière « Pop Muzik », le tube planétaire de 1979</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robin-scott-m-l-enigme-derriere-pop-muzik-le-tube-planetaire-de-1979--72166038</link><description><![CDATA[Au printemps 1979, on découvre à la télé chez André Torrent, le clip, oui le clip, d’un gars bien barge avec des lunettes noires d’aviateur. Il chante un titre qu’on a découvert à la radio, ou dans un juke box, et dont le 45 Tours, à la pochette bien barge aussi, est tombé sur nos platines comme un météore. <br /><br />Le nom du groupe est pas mal, non plus, ou du chanteur, on ne sait pas, on ne sait rien, il s’appelle M. Oui, il y avait déjà Boney M, maintenant il a M, tout court.<br /><br />Quant au single, Pop Muzik, c’en est, justement, en plein, un petit bijou au rythme disco mais pourtant éloigné avec ses synthés, son chant syncopé et sa guitare rockabilly. Un tour de magie que seul un vieux de la vieille qui a déjà tout vécu peut se permettre. En effet, derrière ce M se cache Robin Scott, un Anglais de la génération des Beatles et des Pink Floyd qui roule sa bosse depuis la fin des années 60.<br /><br />C’est à cette époque qu’il rencontre à Londres Malcolm McLaren et Vivienne Westwood, les futurs fringueurs du monde branché punk, et joue de la musique dans des boîtes où il partage parfois l’affiche avec un David Bowie qui, lui aussi, se cherche encore.<br /><br />Au début des années 70, on le retrouve dans divers projets tantôt sur la BBC pour un show, sur scène pour une comédie musicale ou à la télé où il remporte l’émission « A la recherche d’une star » (oui, ça existe déjà). <br /><br />Au milieu de la décennie, il lance son propre label sur lequel sont publiés les premiers singles de nombreuses futures stars de la new wave comme Adam and the Ants. Le voilà producteur chez Barclay, il vit désormais à Paris avec sa compagne Brigitte Vinchon qui sera la voix féminine de son nouveau groupe « M », lequel comprendra à un certain moment pas moins de 4 membres du futur Level 42.<br /><br />Voilà qui est Robin Scott, l’artiste dont on ne sait rien et qui se cache sans se cacher derrière le nom de M, avec son hit N°1 dans dix pays dont les Etats-Unis et dans le top dix de dix autres. C’est rien moins qu’un des plus grands hits de l’année 1979 qui a pourtant été bien chargée en tubes gigantesques et immortels.<br /><br />L’album qui sort en novembre, suite au triomphe du single est une sorte de grande récréation débridée de types qui ont tout vu, tout su, tout lu sur la pop music. Enregistré dans le studio de Queen à Montreux, on y retrouve même David Bowie pour une contribution discrète. En clair, il clappe des mains sur plusieurs titres, mais c’est David Bowie quand même.<br /><br />Le choix du single suivant, l’excellent Moonlight and Muzak est trop différent du précédent et premier hit, au grand désespoir de sa maison de disques : et de fait, il ne fonctionne qu’en Angleterre, ainsi qu’un autre titre de l’album, … Ainsi va l’argent. Les disques suivants ne feront guère mieux, au début des années 80, mais n’empêche, le M de Robin Scott est encore aujourd’hui dans toutes les têtes. On s’est bien éclatés, et lui aussi. Et on en sait un peu plus sur lui.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72166038</guid><pubDate>Fri, 29 May 2026 09:26:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72166038/362011_robin_scott_m_l_enigme_derriere_pop_muzik_le_tube_planetaire_de_1979.mp3" length="5148539" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au printemps 1979, on découvre à la télé chez André Torrent, le clip, oui le clip, d’un gars bien barge avec des lunettes noires d’aviateur. Il chante un titre qu’on a découvert à la radio, ou dans un juke box, et dont le 45 Tours, à la pochette bien...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au printemps 1979, on découvre à la télé chez André Torrent, le clip, oui le clip, d’un gars bien barge avec des lunettes noires d’aviateur. Il chante un titre qu’on a découvert à la radio, ou dans un juke box, et dont le 45 Tours, à la pochette bien barge aussi, est tombé sur nos platines comme un météore. <br /><br />Le nom du groupe est pas mal, non plus, ou du chanteur, on ne sait pas, on ne sait rien, il s’appelle M. Oui, il y avait déjà Boney M, maintenant il a M, tout court.<br /><br />Quant au single, Pop Muzik, c’en est, justement, en plein, un petit bijou au rythme disco mais pourtant éloigné avec ses synthés, son chant syncopé et sa guitare rockabilly. Un tour de magie que seul un vieux de la vieille qui a déjà tout vécu peut se permettre. En effet, derrière ce M se cache Robin Scott, un Anglais de la génération des Beatles et des Pink Floyd qui roule sa bosse depuis la fin des années 60.<br /><br />C’est à cette époque qu’il rencontre à Londres Malcolm McLaren et Vivienne Westwood, les futurs fringueurs du monde branché punk, et joue de la musique dans des boîtes où il partage parfois l’affiche avec un David Bowie qui, lui aussi, se cherche encore.<br /><br />Au début des années 70, on le retrouve dans divers projets tantôt sur la BBC pour un show, sur scène pour une comédie musicale ou à la télé où il remporte l’émission « A la recherche d’une star » (oui, ça existe déjà). <br /><br />Au milieu de la décennie, il lance son propre label sur lequel sont publiés les premiers singles de nombreuses futures stars de la new wave comme Adam and the Ants. Le voilà producteur chez Barclay, il vit désormais à Paris avec sa compagne Brigitte Vinchon qui sera la voix féminine de son nouveau groupe « M », lequel comprendra à un certain moment pas moins de 4 membres du futur Level 42.<br /><br />Voilà qui est Robin Scott, l’artiste dont on ne sait rien et qui se cache sans se cacher derrière le nom de M, avec son hit N°1 dans dix pays dont les Etats-Unis et dans le top dix de dix autres. C’est rien moins qu’un des plus grands hits de l’année 1979 qui a pourtant été bien chargée en tubes gigantesques et immortels.<br /><br />L’album qui sort en novembre, suite au triomphe du single est une sorte de grande récréation débridée de types qui ont tout vu, tout su, tout lu sur la pop music. Enregistré dans le studio de Queen à Montreux, on y retrouve même David Bowie pour une contribution discrète. En clair, il clappe des mains sur plusieurs titres, mais c’est David Bowie quand même.<br /><br />Le choix du single suivant, l’excellent Moonlight and Muzak est trop différent du précédent et premier hit, au grand désespoir de sa maison de disques : et de fait, il ne fonctionne qu’en Angleterre, ainsi qu’un autre titre de l’album, … Ainsi va l’argent. Les disques suivants ne feront guère mieux, au début des années 80, mais n’empêche, le M de Robin Scott est encore aujourd’hui dans toutes les têtes. On s’est bien éclatés, et lui aussi. Et on en sait un peu plus sur lui.]]></itunes:summary><itunes:duration>215</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/93ba0e9e762254ca2e4140e5cd6d2bc1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bobby Kimball : La voix incandescente de Toto restée dans l'ombre du succès</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bobby-kimball-la-voix-incandescente-de-toto-restee-dans-l-ombre-du-succes--72166037</link><description><![CDATA[On connaît tous le nom du chanteur des Rolling Stones, Queen, Indochine. Et parfois, de tous les membres, jusqu’au batteur. <br /><br />Et puis, il y en a dont on connaît un tas de chansons, qui nous ont accompagné de leurs hits pendant une, voire deux, trois décennies, et pourtant on ignore tout de leurs membres, jusqu’à leur nom.<br /><br />Ah si ! Tenez, il y en a même dont on ne connaît pas le visage. Si je vous dis Toto, Hold the line, Rosanna, Africa, etc. Mis à part les fans, bien sûr. <br /><br />Qui pourrait reconnaître leur chanteur, Bobby Kimball, … ben personne. Je m’en suis rendu compte, le soir où il y a bien longtemps, j’allais dîner avec lui dans un restaurant connu de Bruxelles, et ben ils n’ont pas voulu croire que c’était lui. Dans le doute, on vous apporte quand même le livre d’or, a dit le chef de salle, ça l’a bien fait marrer, Bobby.<br /><br />Son histoire commence au Texas. Bobby a grandi dans une famille très religieuse. Il galère pas mal dans des petits groupes, petits concerts locaux. Puis comme des milliers d’autres musiciens à l’époque, il débarque à Los Angeles avec une seule idée : réussir avant d’être obligé de rentrer dans son Texas natal.<br /><br />Et c’est là qu’il rencontre un groupe de musiciens de studios. Des types capables d’enregistrer avec Steely Dan ou Michael Jackson pendant la journée, pour faire bouillir la marmite, puis en rentrant, brûlés par leur passion pour la musique, ils travaillent sur leurs propres morceaux.<br /><br />Ces mecs ont tout : les musiques, les arrangements, les idées mais il leur manque une voix capable de faire passer la vitesse supérieure à leur belle mécanique. Et voilà que Bobby Kimball arrive avec ce qui leur manque encore : le feu. Le désordre, l’énergie, la chaleur humaine qui donne à leur musique, une âme.<br /><br />Mais comme souvent avec les groupes immenses de ces années bénies, l’histoire se complique avec le succès, les tournées gigantesques et la pression incessante. Drogue, alcool, fatigue, bagarres, Bobby Kimball quitte Toto une première fois au milieu des années 1980.<br /><br />Et si le groupe continue à avoir du succès, quelque chose manque. Sa voix. Alors il revient. Puis repart encore. Puis revient de nouveau. Une histoire de séparations impossibles, comme certains vieux couples du rock qui passent leur temps à divorcer avant de se retrouver.<br /><br />Le plus étonnant, finalement, c’est que malgré les millions de disques vendus, Bobby Kimball soit resté un visage discret dans l’histoire de la pop. Juste un chanteur. Un type dont des millions de gens reconnaissent immédiatement la voix sans rien savoir de lui.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72166037</guid><pubDate>Thu, 28 May 2026 09:26:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72166037/362010_bobby_kimball_la_voix_incandescente_de_toto_restee_dans_l_ombre_du_succes.mp3" length="5089211" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On connaît tous le nom du chanteur des Rolling Stones, Queen, Indochine. Et parfois, de tous les membres, jusqu’au batteur. 

Et puis, il y en a dont on connaît un tas de chansons, qui nous ont accompagné de leurs hits pendant une, voire deux, trois...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On connaît tous le nom du chanteur des Rolling Stones, Queen, Indochine. Et parfois, de tous les membres, jusqu’au batteur. <br /><br />Et puis, il y en a dont on connaît un tas de chansons, qui nous ont accompagné de leurs hits pendant une, voire deux, trois décennies, et pourtant on ignore tout de leurs membres, jusqu’à leur nom.<br /><br />Ah si ! Tenez, il y en a même dont on ne connaît pas le visage. Si je vous dis Toto, Hold the line, Rosanna, Africa, etc. Mis à part les fans, bien sûr. <br /><br />Qui pourrait reconnaître leur chanteur, Bobby Kimball, … ben personne. Je m’en suis rendu compte, le soir où il y a bien longtemps, j’allais dîner avec lui dans un restaurant connu de Bruxelles, et ben ils n’ont pas voulu croire que c’était lui. Dans le doute, on vous apporte quand même le livre d’or, a dit le chef de salle, ça l’a bien fait marrer, Bobby.<br /><br />Son histoire commence au Texas. Bobby a grandi dans une famille très religieuse. Il galère pas mal dans des petits groupes, petits concerts locaux. Puis comme des milliers d’autres musiciens à l’époque, il débarque à Los Angeles avec une seule idée : réussir avant d’être obligé de rentrer dans son Texas natal.<br /><br />Et c’est là qu’il rencontre un groupe de musiciens de studios. Des types capables d’enregistrer avec Steely Dan ou Michael Jackson pendant la journée, pour faire bouillir la marmite, puis en rentrant, brûlés par leur passion pour la musique, ils travaillent sur leurs propres morceaux.<br /><br />Ces mecs ont tout : les musiques, les arrangements, les idées mais il leur manque une voix capable de faire passer la vitesse supérieure à leur belle mécanique. Et voilà que Bobby Kimball arrive avec ce qui leur manque encore : le feu. Le désordre, l’énergie, la chaleur humaine qui donne à leur musique, une âme.<br /><br />Mais comme souvent avec les groupes immenses de ces années bénies, l’histoire se complique avec le succès, les tournées gigantesques et la pression incessante. Drogue, alcool, fatigue, bagarres, Bobby Kimball quitte Toto une première fois au milieu des années 1980.<br /><br />Et si le groupe continue à avoir du succès, quelque chose manque. Sa voix. Alors il revient. Puis repart encore. Puis revient de nouveau. Une histoire de séparations impossibles, comme certains vieux couples du rock qui passent leur temps à divorcer avant de se retrouver.<br /><br />Le plus étonnant, finalement, c’est que malgré les millions de disques vendus, Bobby Kimball soit resté un visage discret dans l’histoire de la pop. Juste un chanteur. Un type dont des millions de gens reconnaissent immédiatement la voix sans rien savoir de lui.]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff314e033b03eddc5973a5d45401a3f5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Martin Circus : L'épopée rock et déjantée du premier groupe pop français</title><link>https://www.spreaker.com/episode/martin-circus-l-epopee-rock-et-dejantee-du-premier-groupe-pop-francais--72166036</link><description><![CDATA[Eté 1987, le tube de l’été est français et il est énorme… Son interprète, Gérard Blanc, porte un nom de nouveau venu. C’est vrai, Gérard Rinaldi, on connaît, Michel Blanc aussi, mais Gérard Blanc, non. Ce n’est que quand on l’aperçoit à la télé ou sur la pochette de son single, qu’on se dit : mais oui, c’est bien sûr ! Gérard Blanc, c’est le chanteur des Martin Circus.<br /><br />Le Martin Circus, c’était un truc énorme au début des années 70, un groupe qui a rencontré un succès prodigieux et qu’on a, à tort, comparé au Big Bazar de Michel Fugain. <br /><br />Pourquoi ? Parce qu’ils vendaient des tonnes de disques, que leurs tenues vestimentaires étaient bigarrées et leur musique bien métissée. Mais à la différence de Michel Fugain, les racines musicales du Martin Circus, c’est le rock’n’roll.<br /><br />Au départ, ce sont de sacrés bons musiciens rock, une chose relativement rare en France à la fin des années 60. Et ces gars sont en phase avec ce qui est en train de se passer en Angleterre et aux Etats-Unis. En pleine mode hippie, des surdoués nommés Jimi Hendrix, Santana, Chicago, Eric Clapton proposent une nouvelle musique en marge des Beatles et des Stones. La guitare en avant, ils n’hésitent pas à fusionner leur rock avec le jazz comme Miles Davis, mais aussi des musiques traditionnelles sud-américaines ou africaines.<br /><br />Vous ajoutez un peu de psychédélique là-dessus et vous obtenez des noms à rallonge comme Chicago Transit Authority, Jefferson Airplane, ou encore Blood Sweat and Tears. <br /><br />Cette musique popularisée par des comédies musicales comme Hair et Jesus Christ Superstar, le Martin Circus en propose une version à la française c’est-à-dire chantée en français mais aussi sans se prendre au sérieux. Ils sont pas loin, à ce moment, de l’esprit d’un Michel Polnareff. Un titre comme Je m’éclate au Sénégal, avec des jeux de mots à tomber mort mais servis façon vocalement Beach Boys, c’était vraiment, en effet, une dinguerie … <br /><br />800.000 singles vendus plus tard, les Martin Circus sont les nouvelles vedettes du showbiz qui leur vaut de faire la première partie de Johnny Hallyday et de Claude François. Reconnus comme le premier groupe pop français à remplir l’Olympia, ils sont à l’affiche et chez les disquaires en 1973, du premier opéra rock français, La Révolution française composée par un certain Claude-Michel Schönberg. Gérard Blanc y joue Danton et chante avec ses musiciens aux côtés de Bashung en Robespierre, Antoine alias Bonaparte, Gérard Rinaldi des Charlots en Talleyrand ou encore Jean Schulteiss en Fouquier-Tinville sans oublier Daniel Balavoine qui, lui, est dans les chœurs.<br /><br />L’année suivante, c’est le triomphe avec un album de covers américains des années 60 et une reprise des Beach Boys qui leur permet de vendre 1.500.000 de singles. De la folie. Et puis, en pleine époque disco, à la surprise générale, les Martin Circus se jettent dans la marmite pour faire un gros carton. Ils y perdent au passage leur public rock et disparaissent avec le genre fin de la décennie. On les a oubliés et à part Gérard Blanc, on n’a jamais vraiment su qui ils étaient.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72166036</guid><pubDate>Wed, 27 May 2026 09:26:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72166036/362009_martin_circus_l_epopee_rock_et_dejantee_du_premier_groupe_pop_francais.mp3" length="5859899" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Eté 1987, le tube de l’été est français et il est énorme… Son interprète, Gérard Blanc, porte un nom de nouveau venu. C’est vrai, Gérard Rinaldi, on connaît, Michel Blanc aussi, mais Gérard Blanc, non. Ce n’est que quand on l’aperçoit à la télé ou sur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Eté 1987, le tube de l’été est français et il est énorme… Son interprète, Gérard Blanc, porte un nom de nouveau venu. C’est vrai, Gérard Rinaldi, on connaît, Michel Blanc aussi, mais Gérard Blanc, non. Ce n’est que quand on l’aperçoit à la télé ou sur la pochette de son single, qu’on se dit : mais oui, c’est bien sûr ! Gérard Blanc, c’est le chanteur des Martin Circus.<br /><br />Le Martin Circus, c’était un truc énorme au début des années 70, un groupe qui a rencontré un succès prodigieux et qu’on a, à tort, comparé au Big Bazar de Michel Fugain. <br /><br />Pourquoi ? Parce qu’ils vendaient des tonnes de disques, que leurs tenues vestimentaires étaient bigarrées et leur musique bien métissée. Mais à la différence de Michel Fugain, les racines musicales du Martin Circus, c’est le rock’n’roll.<br /><br />Au départ, ce sont de sacrés bons musiciens rock, une chose relativement rare en France à la fin des années 60. Et ces gars sont en phase avec ce qui est en train de se passer en Angleterre et aux Etats-Unis. En pleine mode hippie, des surdoués nommés Jimi Hendrix, Santana, Chicago, Eric Clapton proposent une nouvelle musique en marge des Beatles et des Stones. La guitare en avant, ils n’hésitent pas à fusionner leur rock avec le jazz comme Miles Davis, mais aussi des musiques traditionnelles sud-américaines ou africaines.<br /><br />Vous ajoutez un peu de psychédélique là-dessus et vous obtenez des noms à rallonge comme Chicago Transit Authority, Jefferson Airplane, ou encore Blood Sweat and Tears. <br /><br />Cette musique popularisée par des comédies musicales comme Hair et Jesus Christ Superstar, le Martin Circus en propose une version à la française c’est-à-dire chantée en français mais aussi sans se prendre au sérieux. Ils sont pas loin, à ce moment, de l’esprit d’un Michel Polnareff. Un titre comme Je m’éclate au Sénégal, avec des jeux de mots à tomber mort mais servis façon vocalement Beach Boys, c’était vraiment, en effet, une dinguerie … <br /><br />800.000 singles vendus plus tard, les Martin Circus sont les nouvelles vedettes du showbiz qui leur vaut de faire la première partie de Johnny Hallyday et de Claude François. Reconnus comme le premier groupe pop français à remplir l’Olympia, ils sont à l’affiche et chez les disquaires en 1973, du premier opéra rock français, La Révolution française composée par un certain Claude-Michel Schönberg. Gérard Blanc y joue Danton et chante avec ses musiciens aux côtés de Bashung en Robespierre, Antoine alias Bonaparte, Gérard Rinaldi des Charlots en Talleyrand ou encore Jean Schulteiss en Fouquier-Tinville sans oublier Daniel Balavoine qui, lui, est dans les chœurs.<br /><br />L’année suivante, c’est le triomphe avec un album de covers américains des années 60 et une reprise des Beach Boys qui leur permet de vendre 1.500.000 de singles. De la folie. Et puis, en pleine époque disco, à la surprise générale, les Martin Circus se jettent dans la marmite pour faire un gros carton. Ils y perdent au passage leur public rock et disparaissent avec le genre fin de la décennie. On les a oubliés et à part Gérard Blanc, on n’a jamais vraiment su qui ils étaient.]]></itunes:summary><itunes:duration>244</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d1d2c4095ff810271048c6129deaea54.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Lene Marlin : La voix fragile du Grand Nord qui a défié les codes de la Pop</title><link>https://www.spreaker.com/episode/lene-marlin-la-voix-fragile-du-grand-nord-qui-a-defie-les-codes-de-la-pop--72166035</link><description><![CDATA[A une époque où tout le monde raconte tout : ses vacances, son petit-déjeuner, ses chagrins amoureux, ses séances de sport ou son chat, intituler une série de Story, On ne sait rien d’eux, c’est une blague ou de la provoc. Car ne rien dire de soi, aujourd’hui, est devenu le luxe ultime dans le monde de la pop. <br /><br />Et bien c’est oublier le temps où on bâtissait des carrières énormes sur le mystère : Led Zeppelin, le plus grand groupe des années 70, ne donnait quasiment aucune interview. Le mystère autour d’eux était tellement entier et l’attente si gigantesque, que des journalistes se déguisaient en femmes de charge pour gratter des ionformations, entendre quelque chose dans le studio d’enregistrement où ils réalisaient leurs albums. Et oui, il fut un temps où certaines stars arrivaient avec des chansons et presque rien d’autre.<br /><br />Ainsi le nom de Lene Marlin vous dit peut-être quelque chose. Et si pas, vous connaissez cette voix et cette chanson … Lene, c’est vrai qu’à la fin des années 90, on ne sait rien d’elle, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs. C’est l’anti pop star par excellence. <br /><br />Tenez, si je vous dis qu’elle est Norvégienne, ça vous étonne, hein ? Vous l’aviez crue Américaine, à l’entendre. Anglo saxonne en tout cas. Il faut dire que ses singles et son album débarquent en pleine déferlante voix de filles, avec Céline Dion, Natalie Imbruglia, Alanis Morissette, toutes ces femmes qui vendent des dizaines de millions de CD. <br /><br />Et oui, Lene, c’est une fille qui vient du nord de la Norvège. Elle est née en 1980 à Tromsø, la grande ville la plus septentrionale au monde. Tromso, c’est le nord du nord, au-dessus du cercle polaire. Alors, Lene a appris seule la guitare dans sa chambre d’adolescente. Ah elle a eu le temps d’occuper ces nuits de plusieurs mois qui dépriment les plus optimistes. Et puis elle s’est mise à écrire des chansons très personnelles, pleines de doutes, d’amours compliquées et de solitude. Oui, sa fragilité nous émeut instantanément.<br /><br />Mais quand elle se retrouve N°1 durant des semaines en Norvège, Lene reste discrète, timide, comme si son succès l’étonnait au point qu’elle en est sûre, ça ne va pas durer. Et puis elle s’est retrouvée numéro un un peu partout en Europe.<br /><br />Et contrairement à beaucoup de jeunes stars de l’époque, elle n’a jamais vraiment cherché à devenir une bête des médias. Pas d’apparitions tapageuses, pas de scandales, pas de surexposition. Elle a même disparu plusieurs années entre certains albums, ce qui a entretenu autour d’elle une espèce d’aura mystérieuse. Lene Marlin ne chante pas fort. Elle chante vrai. Voilà sans doute pourquoi on l’a autant écoutée et qu’elle est aujourd’hui, si pas imitée, en tout cas reconnue par la jeune génération d’artistes féminines scandinaves comme Anna of the north, qui est loin d’être aussi nordique que Lene, là-bas, tout là-haut.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72166035</guid><pubDate>Tue, 26 May 2026 09:26:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72166035/362008_lene_marlin_la_voix_fragile_du_grand_nord_qui_a_defie_les_codes_de_la_pop.mp3" length="5397947" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A une époque où tout le monde raconte tout : ses vacances, son petit-déjeuner, ses chagrins amoureux, ses séances de sport ou son chat, intituler une série de Story, On ne sait rien d’eux, c’est une blague ou de la provoc. Car ne rien dire de soi,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A une époque où tout le monde raconte tout : ses vacances, son petit-déjeuner, ses chagrins amoureux, ses séances de sport ou son chat, intituler une série de Story, On ne sait rien d’eux, c’est une blague ou de la provoc. Car ne rien dire de soi, aujourd’hui, est devenu le luxe ultime dans le monde de la pop. <br /><br />Et bien c’est oublier le temps où on bâtissait des carrières énormes sur le mystère : Led Zeppelin, le plus grand groupe des années 70, ne donnait quasiment aucune interview. Le mystère autour d’eux était tellement entier et l’attente si gigantesque, que des journalistes se déguisaient en femmes de charge pour gratter des ionformations, entendre quelque chose dans le studio d’enregistrement où ils réalisaient leurs albums. Et oui, il fut un temps où certaines stars arrivaient avec des chansons et presque rien d’autre.<br /><br />Ainsi le nom de Lene Marlin vous dit peut-être quelque chose. Et si pas, vous connaissez cette voix et cette chanson … Lene, c’est vrai qu’à la fin des années 90, on ne sait rien d’elle, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs. C’est l’anti pop star par excellence. <br /><br />Tenez, si je vous dis qu’elle est Norvégienne, ça vous étonne, hein ? Vous l’aviez crue Américaine, à l’entendre. Anglo saxonne en tout cas. Il faut dire que ses singles et son album débarquent en pleine déferlante voix de filles, avec Céline Dion, Natalie Imbruglia, Alanis Morissette, toutes ces femmes qui vendent des dizaines de millions de CD. <br /><br />Et oui, Lene, c’est une fille qui vient du nord de la Norvège. Elle est née en 1980 à Tromsø, la grande ville la plus septentrionale au monde. Tromso, c’est le nord du nord, au-dessus du cercle polaire. Alors, Lene a appris seule la guitare dans sa chambre d’adolescente. Ah elle a eu le temps d’occuper ces nuits de plusieurs mois qui dépriment les plus optimistes. Et puis elle s’est mise à écrire des chansons très personnelles, pleines de doutes, d’amours compliquées et de solitude. Oui, sa fragilité nous émeut instantanément.<br /><br />Mais quand elle se retrouve N°1 durant des semaines en Norvège, Lene reste discrète, timide, comme si son succès l’étonnait au point qu’elle en est sûre, ça ne va pas durer. Et puis elle s’est retrouvée numéro un un peu partout en Europe.<br /><br />Et contrairement à beaucoup de jeunes stars de l’époque, elle n’a jamais vraiment cherché à devenir une bête des médias. Pas d’apparitions tapageuses, pas de scandales, pas de surexposition. Elle a même disparu plusieurs années entre certains albums, ce qui a entretenu autour d’elle une espèce d’aura mystérieuse. Lene Marlin ne chante pas fort. Elle chante vrai. Voilà sans doute pourquoi on l’a autant écoutée et qu’elle est aujourd’hui, si pas imitée, en tout cas reconnue par la jeune génération d’artistes féminines scandinaves comme Anna of the north, qui est loin d’être aussi nordique que Lene, là-bas, tout là-haut.]]></itunes:summary><itunes:duration>225</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9b95c8d91a788d14aca21c791b661b28.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Chris Isaak : L'élégance du spleen et le mystère du "Rockmantique" américain</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chris-isaak-l-elegance-du-spleen-et-le-mystere-du-rockmantique-americain--72166039</link><description><![CDATA[Ah vous aimez cette chanson, hein, ça vous rappelle un film, Sailor et Lula, et si pas, vous y êtes instantanément, dans l’Amérique profonde, celle de la Route 66 et des grands espaces. C’est vrai, hein, on la voit, la grosse cylindrée décapotable et la route rectiligne, les restoroutes plantés au milieu de nulle part, écrasés par une chaleur sèche, avec trois pelés et deux tondus attablés à l’intérieur. Ça fout un spleen pas possible mais c’est beau.<br /><br />Comme la musique de Chris Isaak. Ah c’est vrai qu’il est beau ! Avec sa belle gueule bien coiffée style années 50 et ses pochettes qui font autant penser à Elvis Presley qu’à James Dean, il incarne une certaine Amérique, en total décalage avec les années 80 au milieu desquelles il débarque dans nos vies. Et qui lui vaut à la fin de la décennie d’être élu parmi les gars les plus sexys au monde.<br /><br />Chris Isaak, c’est le musicien qui tombe au mauvais moment. En pleine époque synthés et batteries électroniques, lui, il débarque avec des chansons qui sentent les motels perdus, les néons, les Cadillac qui ont trop roulé et les amours qui tournent mal au milieu de la nuit. Ça doit être ça qui a tant plus à un David Lynch qui vient de fasciner le monde avec son film Blue Velvet.<br /><br />La musique de Chris Isaak, c’est du rock avec une pincée de country, de surf, et de rockabilly ralenti façon Roy Orbison. Alors pourquoi il a tant marché à la fin des années 80 et dans les années 90 : probablement à cause de l’immense solitude élégante qu’il dégage. On dirait qu’il a tiré toute son inspiration dans le Heartbreak Hotel d’Elvis Presley, et qu’il s’est arrêté là, avec sa guitare, sur un parking vide.<br /><br />Et puis il y a sa voix, qui passe du murmure au grand vertige romantique dans la même phrase. Une voix de cinéma. Exactement. Une voix qui éveille en nous l’image d’un type très bien sapé en train de se faire lourder sous un panneau “Vacancy”. Alors il remonte dans sa grosse V6 et disparaît vers l’horizon. <br /><br />C’est vrai qu’on connaît tous plusieurs de ses chansons. Qu’elles soient restées collées à un bout de notre vie ou pas, la guitare qui s’accorde à sa voix lancinante a le goût d’une bande son, d’une compile Rockmantique, voilà sans doute pourquoi il était unique. Le plus fou est qu’à l’époque, on ne l’a pas étiqueté rétro, il s’est inscrit naturellement dans le paysage, le Chris Isaak.<br /><br />Et plus fou encore, on n’a jamais vraiment su qui il était. On n’a pas creusé le sujet. Ce n’était ni Prince, ni Madonna, question vie privée/publique et marketing. Et même si la nouvelle génération le connaît plus à cause de la vidéo du baiser forcé devant les caméras de télé à Cameron Diaz, Chris Isaak reste aussi mystérieux que les personnages qu’il incarne dans ses chansons, et toutes ses associations au cinéma dans des films marquants comme True Romance, le chef d’oeuvre de Tony Scott, et bien sûr, les films de David Lynch.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72166039</guid><pubDate>Mon, 25 May 2026 09:26:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72166039/362012_chris_isaak_l_elegance_du_spleen_et_le_mystere_du_rockmantique_americain.mp3" length="5263739" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ah vous aimez cette chanson, hein, ça vous rappelle un film, Sailor et Lula, et si pas, vous y êtes instantanément, dans l’Amérique profonde, celle de la Route 66 et des grands espaces. C’est vrai, hein, on la voit, la grosse cylindrée décapotable et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ah vous aimez cette chanson, hein, ça vous rappelle un film, Sailor et Lula, et si pas, vous y êtes instantanément, dans l’Amérique profonde, celle de la Route 66 et des grands espaces. C’est vrai, hein, on la voit, la grosse cylindrée décapotable et la route rectiligne, les restoroutes plantés au milieu de nulle part, écrasés par une chaleur sèche, avec trois pelés et deux tondus attablés à l’intérieur. Ça fout un spleen pas possible mais c’est beau.<br /><br />Comme la musique de Chris Isaak. Ah c’est vrai qu’il est beau ! Avec sa belle gueule bien coiffée style années 50 et ses pochettes qui font autant penser à Elvis Presley qu’à James Dean, il incarne une certaine Amérique, en total décalage avec les années 80 au milieu desquelles il débarque dans nos vies. Et qui lui vaut à la fin de la décennie d’être élu parmi les gars les plus sexys au monde.<br /><br />Chris Isaak, c’est le musicien qui tombe au mauvais moment. En pleine époque synthés et batteries électroniques, lui, il débarque avec des chansons qui sentent les motels perdus, les néons, les Cadillac qui ont trop roulé et les amours qui tournent mal au milieu de la nuit. Ça doit être ça qui a tant plus à un David Lynch qui vient de fasciner le monde avec son film Blue Velvet.<br /><br />La musique de Chris Isaak, c’est du rock avec une pincée de country, de surf, et de rockabilly ralenti façon Roy Orbison. Alors pourquoi il a tant marché à la fin des années 80 et dans les années 90 : probablement à cause de l’immense solitude élégante qu’il dégage. On dirait qu’il a tiré toute son inspiration dans le Heartbreak Hotel d’Elvis Presley, et qu’il s’est arrêté là, avec sa guitare, sur un parking vide.<br /><br />Et puis il y a sa voix, qui passe du murmure au grand vertige romantique dans la même phrase. Une voix de cinéma. Exactement. Une voix qui éveille en nous l’image d’un type très bien sapé en train de se faire lourder sous un panneau “Vacancy”. Alors il remonte dans sa grosse V6 et disparaît vers l’horizon. <br /><br />C’est vrai qu’on connaît tous plusieurs de ses chansons. Qu’elles soient restées collées à un bout de notre vie ou pas, la guitare qui s’accorde à sa voix lancinante a le goût d’une bande son, d’une compile Rockmantique, voilà sans doute pourquoi il était unique. Le plus fou est qu’à l’époque, on ne l’a pas étiqueté rétro, il s’est inscrit naturellement dans le paysage, le Chris Isaak.<br /><br />Et plus fou encore, on n’a jamais vraiment su qui il était. On n’a pas creusé le sujet. Ce n’était ni Prince, ni Madonna, question vie privée/publique et marketing. Et même si la nouvelle génération le connaît plus à cause de la vidéo du baiser forcé devant les caméras de télé à Cameron Diaz, Chris Isaak reste aussi mystérieux que les personnages qu’il incarne dans ses chansons, et toutes ses associations au cinéma dans des films marquants comme True Romance, le chef d’oeuvre de Tony Scott, et bien sûr, les films de David Lynch.]]></itunes:summary><itunes:duration>219</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9fe4777f63e454a844bcb4b42a5e52a5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision 1969 : Quatre gagnants, un dictateur et le chaos total à Madrid</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-1969-quatre-gagnants-un-dictateur-et-le-chaos-total-a-madrid--72066677</link><description><![CDATA[En 70 années de programme, imaginez les centaines de participants, les milliers qui ont tenté de s’y rendre, dans plus de cinquante pays différents. Il y en a des histoires à raconter. C’est d’ailleurs ce que je fais dans un podcast de Nostalgie qui se nomme Belgium 12 points et que vous pouvez écouter sur notre site, ainsi que sur toutes les plateformes, car il ne passera jamais à la radio. Et croyez-moi, deux heures de podcast, ce n’est pas de trop pour évoquer une aussi longue histoire entre le monde de la chanson, la télé et le public.<br /><br />Tenez en 1969 ! On nous parle toujours des hommes sur la Lune et d’Eddy Merckx qui gagne le Tour de France pour la première fois, mais on ne nous parle jamais de cette édition très particulière de l’Eurovision.<br /><br />On se plaint des tensions aujourd’hui autour du concours mais là, en 1969, l’édition doit avoir lieu à Madrid car c’est l’Espagnole Massiel qui a gagné l’année précédente. SAUF que l’Espagne est depuis trente ans dirigée d’une main de fer par un dictateur, le Général Franco qui a beaucoup de sang sur les mains. Mais voilà, le tourisme explose, alors il a donné la consigne que tout soit nickel, moderne, glamour pour la promotion du pays, et bien sûr, de son image à lui.<br /><br />Et c’est le cas ! Grand orchestre, grand décor, grosse production télé, on a même dû faire venir des moyens techniques d’Allemagne car la télé couleurs n’existe pas encore en Espagne. Alors on a tout répété cent fois, même le vote qui la veille a produit deux gagnants ex-aequo. Et là, on aurait dû se méfier.<br /><br />Mais bon, la Grande Bretagne a envoyé une arme secrète, la petite bombe écossaise Lulu, vedette mondiale depuis cinq ans avec un tube explosif … et numéro 1 aux Etats-Unis deux ans plus tôt avec une chanson de film … (To Sir with love). Et au vu de la chanson avec laquelle elle arrive, c’est du tout cuit pour la BBC. Le titre ? Boom Bang A Bang. Oui, ça a l’air débile comme ça mais la chanson espagnole qui a gagné l’an dernier, c’est La La La et la même année les Beatles ont sorti Ob-La-Di Ob-La-Da, donc poupouille les mauvaises langues, ça va tomber dans l’escarcelle du Royaume-Uni.<br /><br />Sauf que, en 1969, les dix membres de chaque jury peuvent attribuer un point à leur chanson préférée, ce qui donne, malgré la course en tête de Lulu, un score de plus en plus serré. Tellement qu’au terme du dernier vote, on se retrouve avec 4 ex-aequo. Mais comment est-ce possible ? Que fait-on ? La présentatrice se retourne vers le président du jury qui répond que non, le règlement ne prévoit pas ce cas de figure. Alors tous les quatre ont gagné dit l’animatrice !<br /><br />Les quatre chanteurs britannique, français, espagnol et hollandais y vont de leur titre, on n’a évidemment pas assez de trophées ni de médailles, on vous les enverra par la poste. Cinq chaînes dont trois scandinaves sont furieuses, elles boycotteront l’édition 1970 dont le pays organisateur est sélectionné par tirage au sort. Alors, ne me dites pas que c’était mieux avant, même si, il faut l’avouer, 4 gagnants en 1969, c’était cocasse. Cela ne pourrait plus arriver aujourd’hui, vous le savez, les écarts sont énormes grâce au vote du public, comme ce fut le cas avec Loreen, il y a peu.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72066677</guid><pubDate>Fri, 22 May 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72066677/360398_eurovision_1969_quatre_gagnants_un_dictateur_et_le_chaos_total_a_madrid.mp3" length="5872005" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 70 années de programme, imaginez les centaines de participants, les milliers qui ont tenté de s’y rendre, dans plus de cinquante pays différents. Il y en a des histoires à raconter. C’est d’ailleurs ce que je fais dans un podcast de Nostalgie qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 70 années de programme, imaginez les centaines de participants, les milliers qui ont tenté de s’y rendre, dans plus de cinquante pays différents. Il y en a des histoires à raconter. C’est d’ailleurs ce que je fais dans un podcast de Nostalgie qui se nomme Belgium 12 points et que vous pouvez écouter sur notre site, ainsi que sur toutes les plateformes, car il ne passera jamais à la radio. Et croyez-moi, deux heures de podcast, ce n’est pas de trop pour évoquer une aussi longue histoire entre le monde de la chanson, la télé et le public.<br /><br />Tenez en 1969 ! On nous parle toujours des hommes sur la Lune et d’Eddy Merckx qui gagne le Tour de France pour la première fois, mais on ne nous parle jamais de cette édition très particulière de l’Eurovision.<br /><br />On se plaint des tensions aujourd’hui autour du concours mais là, en 1969, l’édition doit avoir lieu à Madrid car c’est l’Espagnole Massiel qui a gagné l’année précédente. SAUF que l’Espagne est depuis trente ans dirigée d’une main de fer par un dictateur, le Général Franco qui a beaucoup de sang sur les mains. Mais voilà, le tourisme explose, alors il a donné la consigne que tout soit nickel, moderne, glamour pour la promotion du pays, et bien sûr, de son image à lui.<br /><br />Et c’est le cas ! Grand orchestre, grand décor, grosse production télé, on a même dû faire venir des moyens techniques d’Allemagne car la télé couleurs n’existe pas encore en Espagne. Alors on a tout répété cent fois, même le vote qui la veille a produit deux gagnants ex-aequo. Et là, on aurait dû se méfier.<br /><br />Mais bon, la Grande Bretagne a envoyé une arme secrète, la petite bombe écossaise Lulu, vedette mondiale depuis cinq ans avec un tube explosif … et numéro 1 aux Etats-Unis deux ans plus tôt avec une chanson de film … (To Sir with love). Et au vu de la chanson avec laquelle elle arrive, c’est du tout cuit pour la BBC. Le titre ? Boom Bang A Bang. Oui, ça a l’air débile comme ça mais la chanson espagnole qui a gagné l’an dernier, c’est La La La et la même année les Beatles ont sorti Ob-La-Di Ob-La-Da, donc poupouille les mauvaises langues, ça va tomber dans l’escarcelle du Royaume-Uni.<br /><br />Sauf que, en 1969, les dix membres de chaque jury peuvent attribuer un point à leur chanson préférée, ce qui donne, malgré la course en tête de Lulu, un score de plus en plus serré. Tellement qu’au terme du dernier vote, on se retrouve avec 4 ex-aequo. Mais comment est-ce possible ? Que fait-on ? La présentatrice se retourne vers le président du jury qui répond que non, le règlement ne prévoit pas ce cas de figure. Alors tous les quatre ont gagné dit l’animatrice !<br /><br />Les quatre chanteurs britannique, français, espagnol et hollandais y vont de leur titre, on n’a évidemment pas assez de trophées ni de médailles, on vous les enverra par la poste. Cinq chaînes dont trois scandinaves sont furieuses, elles boycotteront l’édition 1970 dont le pays organisateur est sélectionné par tirage au sort. Alors, ne me dites pas que c’était mieux avant, même si, il faut l’avouer, 4 gagnants en 1969, c’était cocasse. Cela ne pourrait plus arriver aujourd’hui, vous le savez, les écarts sont énormes grâce au vote du public, comme ce fut le cas avec Loreen, il y a peu.]]></itunes:summary><itunes:duration>245</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision : Le jour où ABBA fut recalé et les secrets des stars qui ont dit non</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-le-jour-ou-abba-fut-recale-et-les-secrets-des-stars-qui-ont-dit-non--72066676</link><description><![CDATA[70 ans ! J’le crois pas ! 70 ans que dans un petit théâtre de Lugano, sur les rives d’un lac suisse, un public tiré à quatre épingles assis sur des fauteuils d’un autre âge, assiste ce 24 mai 1956, à une compétition entre sept chanteurs sélectionnés par la chaîne de télévision de leur pays.<br /><br />Ils sont trente de plus aujourd’hui, représentant autant de pays d’une Europe et même au-delà, qui ne ressemble plus du tout à celle qu’elle était sept décennies plus tôt. 52 pays différents y ont participé au moins une fois. Ça fait un sacré un va-et-vient et pourtant cette émission est toujours là. Un truc de fou car quelle émission peut avoir derrière elle, 70 années d’archives et, comme si cela ne suffisait pas, rencontrer malgré tout encore un tel succès, constituer un tel événement dans la ville qui l’accueille, à chaque édition ?<br /><br />Quand vous les voyez défiler, ces archives, c’est carrément un pan d’histoire, avec les swinging golden sixties, la conquête de la Lune, le disco des années 70, les explosives années 80 mais aussi les changements de frontières en Europe la décennie suivante et l’arrivée des pays de l’Est. Et puis combien de dirigeants politiques ultra populaires, aujourd’hui oubliés alors que, lui, le Concours Eurovision est toujours là, à passionner non seulement les audiences mais surtout les jeunes.<br /><br />Écoutent-ils tous ce que les commentateurs de chaque pays racontent, à savoir les fameuses statistiques tirées de huit décennies de concours ? Y en a des infos qui circulent : sur ceux qui ont gagné le plus souvent, ou jamais, le plus grand nombre de lanternes rouges, ceux qui ont été éliminés le plus grand nombre de fois d’affilée, …<br /><br />Et puis, tiens c’est intéressant, ceux qui ont failli y aller … mais non.<br /><br />Car savez-vous que Abba a été recalé une première fois, en 1973 ? Comme dans beaucoup de pays, la sélection se fait lors d’une soirée télé spéciale, le quatuor déjà célèbre dans son pays, mais séparément, propose une chanson dans le même esprit que le futur Waterloo mais voilà, elle finit troisième des suffrages. Et donc pas d’Eurovision pour abba qui pourtant, y croyait, et avait bien raison quand on voit le succès public. Un miracle qu’ils soient revenus l’année suivante !<br /><br />Et puis il y a ceux qui ont été envisagé, à qui on a demandé mais qui ont répondu non car c’était à une époque où c’était la honte d’y aller. On ne saura jamais si cela est vrai mais il paraît que les noms de Kate Bush, Pet Shop Boys, Joe Cocker, Indochine, Dalida, Robbie Williams et même Adèle ont circulé.<br /><br />Et puis il y a ceux qui y sont allé sans briller, et dont on a oublié, un peu, beaucoup, la participation, comme Julio Iglesias, Olivia Newton-John, Cliff Richard, les Shadows, Lara Fabian ou Bonnie Tyler. Et enfin, il y a ceux qui, bien qu’ayant marqué le concours de leur empreinte, n’ont jamais pu se débarrasser de l’étiquette Eurovision …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72066676</guid><pubDate>Thu, 21 May 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72066676/360397_eurovision_le_jour_ou_abba_fut_recale_et_les_secrets_des_stars_qui_ont_dit_non.mp3" length="5391621" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>70 ans ! J’le crois pas ! 70 ans que dans un petit théâtre de Lugano, sur les rives d’un lac suisse, un public tiré à quatre épingles assis sur des fauteuils d’un autre âge, assiste ce 24 mai 1956, à une compétition entre sept chanteurs sélectionnés...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[70 ans ! J’le crois pas ! 70 ans que dans un petit théâtre de Lugano, sur les rives d’un lac suisse, un public tiré à quatre épingles assis sur des fauteuils d’un autre âge, assiste ce 24 mai 1956, à une compétition entre sept chanteurs sélectionnés par la chaîne de télévision de leur pays.<br /><br />Ils sont trente de plus aujourd’hui, représentant autant de pays d’une Europe et même au-delà, qui ne ressemble plus du tout à celle qu’elle était sept décennies plus tôt. 52 pays différents y ont participé au moins une fois. Ça fait un sacré un va-et-vient et pourtant cette émission est toujours là. Un truc de fou car quelle émission peut avoir derrière elle, 70 années d’archives et, comme si cela ne suffisait pas, rencontrer malgré tout encore un tel succès, constituer un tel événement dans la ville qui l’accueille, à chaque édition ?<br /><br />Quand vous les voyez défiler, ces archives, c’est carrément un pan d’histoire, avec les swinging golden sixties, la conquête de la Lune, le disco des années 70, les explosives années 80 mais aussi les changements de frontières en Europe la décennie suivante et l’arrivée des pays de l’Est. Et puis combien de dirigeants politiques ultra populaires, aujourd’hui oubliés alors que, lui, le Concours Eurovision est toujours là, à passionner non seulement les audiences mais surtout les jeunes.<br /><br />Écoutent-ils tous ce que les commentateurs de chaque pays racontent, à savoir les fameuses statistiques tirées de huit décennies de concours ? Y en a des infos qui circulent : sur ceux qui ont gagné le plus souvent, ou jamais, le plus grand nombre de lanternes rouges, ceux qui ont été éliminés le plus grand nombre de fois d’affilée, …<br /><br />Et puis, tiens c’est intéressant, ceux qui ont failli y aller … mais non.<br /><br />Car savez-vous que Abba a été recalé une première fois, en 1973 ? Comme dans beaucoup de pays, la sélection se fait lors d’une soirée télé spéciale, le quatuor déjà célèbre dans son pays, mais séparément, propose une chanson dans le même esprit que le futur Waterloo mais voilà, elle finit troisième des suffrages. Et donc pas d’Eurovision pour abba qui pourtant, y croyait, et avait bien raison quand on voit le succès public. Un miracle qu’ils soient revenus l’année suivante !<br /><br />Et puis il y a ceux qui ont été envisagé, à qui on a demandé mais qui ont répondu non car c’était à une époque où c’était la honte d’y aller. On ne saura jamais si cela est vrai mais il paraît que les noms de Kate Bush, Pet Shop Boys, Joe Cocker, Indochine, Dalida, Robbie Williams et même Adèle ont circulé.<br /><br />Et puis il y a ceux qui y sont allé sans briller, et dont on a oublié, un peu, beaucoup, la participation, comme Julio Iglesias, Olivia Newton-John, Cliff Richard, les Shadows, Lara Fabian ou Bonnie Tyler. Et enfin, il y a ceux qui, bien qu’ayant marqué le concours de leur empreinte, n’ont jamais pu se débarrasser de l’étiquette Eurovision …]]></itunes:summary><itunes:duration>225</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision : L'hymne de guerre de Louis XIV devenu le générique culte du continent</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-l-hymne-de-guerre-de-louis-xiv-devenu-le-generique-culte-du-continent--72066675</link><description><![CDATA[Imaginez le truc. Une émission de télé qui fête son 70ème anniversaire en cette semaine de mai 2026. Vous n’aimez pas ou vous la regardez chaque année, n’empêche, vous aimez bien le suspense du décompte final, la même émission que vos parents, grands-parents, arrière-grands parents ont regardé durant des dizaines d’années.<br /><br />Car je ne dois pas vous faire un dessin, 18 ans le 24 mai 1956, l’âge qu’il faut avoir pour être debout devant la télé en soirée, à cette époque, ça vous fait 88 ans en 2026, pour regarder les demi-finales et la grande finale à Vienne.<br /><br />Avec le côté rassurant que c’est toujours le même thème au générique depuis 70 ans. Et quelle histoire derrière ce thème ultracourt ! Vous êtes peut-être de ceux qui en connaissent le compositeur, un certain Marc-Antoine Charpentier qui vivait à l’époque de Louis XIV, tu te rends compte !<br /><br />Vous avez tiqué quand on vous a dit que c’était une œuvre religieuse, que certains musicologues pas bien renseignés qualifiaient de requiem joyeux.<br /><br />Il n’en est rien, si la partition date bien du XVII° siècle, Charpentier l’a composée à la gloire de Louis XIV pour célébrer une victoire militaire française, à Braine-le-Comte. Authentique ! Mais je n’en ai pas fini avec mon cocorico belgo-belge. Car comment et où a-t-on été chercher cette musique pour en faire le thème le plus populaire à l’échelle du continent ?<br /><br />Charpentier, comme la plupart des compositeurs baroques, est totalement oublié depuis longtemps quand un prêtre belge originaire d’Eupen, Carl De Nys, découvre les partitions de ses Te Deum. Oh, pas par hasard, hein, il est au début des années 50 un musicologue passionné qui sillonne les bibliothèques d’Europe à la recherche de partitions dont on a perdu jusqu’au souvenir de l’existence. C’est vrai, une partition, ça se range dans des tiroirs, on les oublie, et un jour, avec le temps qui dévore tout, elles finissent par devenir uniques, derniers exemplaires survivants d’une époque. Ainsi a-t-il découvert de nombreuses œuvres de JS Bach mais aussi mis en lumière celles de ses fils.<br /><br />Alors quand il retrouve cette œuvre très enlevée, en 1953, il la fait jouer à la radio et à la télévision françaises où il anime des émissions de musique classique. Le public enthousiaste pousse un éditeur à le sortir en disque et c’est ainsi qu’il tombe dans les mains de ceux qui doivent décider du thème musical qui précédera la retransmission télévisée du couronnement d'Elizabeth II la même année, en direct dans toute l’Europe. L’audience record de l’événement suscite une question dans des dizaines de milliers de chaumières : mais c’est quoi ? C’est génial. Bonne chance ! Pas internet, encore moins Shazam, les disquaires ont dû avoir beaucoup de visites la semaine suivante.<br /><br />Tout comme lors de l’édition 1995 du Concours, presque 40 ans plus tard, avec cette chanson dont on n’a pas su chanter les paroles du refrain quand on est allé demander le petit disque, et pour cause, …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72066675</guid><pubDate>Wed, 20 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72066675/360396_eurovision_l_hymne_de_guerre_de_louis_xiv_devenu_le_generique_culte_du_continent.mp3" length="5433669" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Imaginez le truc. Une émission de télé qui fête son 70ème anniversaire en cette semaine de mai 2026. Vous n’aimez pas ou vous la regardez chaque année, n’empêche, vous aimez bien le suspense du décompte final, la même émission que vos parents,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Imaginez le truc. Une émission de télé qui fête son 70ème anniversaire en cette semaine de mai 2026. Vous n’aimez pas ou vous la regardez chaque année, n’empêche, vous aimez bien le suspense du décompte final, la même émission que vos parents, grands-parents, arrière-grands parents ont regardé durant des dizaines d’années.<br /><br />Car je ne dois pas vous faire un dessin, 18 ans le 24 mai 1956, l’âge qu’il faut avoir pour être debout devant la télé en soirée, à cette époque, ça vous fait 88 ans en 2026, pour regarder les demi-finales et la grande finale à Vienne.<br /><br />Avec le côté rassurant que c’est toujours le même thème au générique depuis 70 ans. Et quelle histoire derrière ce thème ultracourt ! Vous êtes peut-être de ceux qui en connaissent le compositeur, un certain Marc-Antoine Charpentier qui vivait à l’époque de Louis XIV, tu te rends compte !<br /><br />Vous avez tiqué quand on vous a dit que c’était une œuvre religieuse, que certains musicologues pas bien renseignés qualifiaient de requiem joyeux.<br /><br />Il n’en est rien, si la partition date bien du XVII° siècle, Charpentier l’a composée à la gloire de Louis XIV pour célébrer une victoire militaire française, à Braine-le-Comte. Authentique ! Mais je n’en ai pas fini avec mon cocorico belgo-belge. Car comment et où a-t-on été chercher cette musique pour en faire le thème le plus populaire à l’échelle du continent ?<br /><br />Charpentier, comme la plupart des compositeurs baroques, est totalement oublié depuis longtemps quand un prêtre belge originaire d’Eupen, Carl De Nys, découvre les partitions de ses Te Deum. Oh, pas par hasard, hein, il est au début des années 50 un musicologue passionné qui sillonne les bibliothèques d’Europe à la recherche de partitions dont on a perdu jusqu’au souvenir de l’existence. C’est vrai, une partition, ça se range dans des tiroirs, on les oublie, et un jour, avec le temps qui dévore tout, elles finissent par devenir uniques, derniers exemplaires survivants d’une époque. Ainsi a-t-il découvert de nombreuses œuvres de JS Bach mais aussi mis en lumière celles de ses fils.<br /><br />Alors quand il retrouve cette œuvre très enlevée, en 1953, il la fait jouer à la radio et à la télévision françaises où il anime des émissions de musique classique. Le public enthousiaste pousse un éditeur à le sortir en disque et c’est ainsi qu’il tombe dans les mains de ceux qui doivent décider du thème musical qui précédera la retransmission télévisée du couronnement d'Elizabeth II la même année, en direct dans toute l’Europe. L’audience record de l’événement suscite une question dans des dizaines de milliers de chaumières : mais c’est quoi ? C’est génial. Bonne chance ! Pas internet, encore moins Shazam, les disquaires ont dû avoir beaucoup de visites la semaine suivante.<br /><br />Tout comme lors de l’édition 1995 du Concours, presque 40 ans plus tard, avec cette chanson dont on n’a pas su chanter les paroles du refrain quand on est allé demander le petit disque, et pour cause, …]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision 1956 : Bulletins brûlés et secrets de polichinelle pour une première historique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-1956-bulletins-brules-et-secrets-de-polichinelle-pour-une-premiere-historique--72066674</link><description><![CDATA[Quand on y pense, mai 1956 a été un mois exceptionnel dans l’histoire de la musique populaire : en effet, aux Etats-Unis, Elvis Presley atteint pour la première fois le sommet des ventes, faisant du rock’n’roll un genre majeur alors qu’en Europe se tient pour la première fois le Concours Eurovision de la Chanson.<br /><br />70 ans. Vous imaginez ça ? Vous qui m’écoutez, et qui aviez 18 ans, car il y a peu de chance que vous ayez pu avoir, plus jeune, la permission d’être devant la télé en soirée, à cette époque, vous mesurez mieux que quiconque le temps parcouru devant ce souvenir d’une émission dont personne alors n’aurait misé sur la longévité.<br /><br />En 1956, combien de postes de télévision, de téléviseurs comme on dit alors, dans les foyers en Belgique ? C’est un truc de privilégié ou de passionné. Nombreux sont encore ceux qui vont voir le programme du soir chez des parents ou des amis. Ça peut paraître bizarre mais, oui, en 1956, la télé rapproche les gens, crée du lien.<br /><br />Et qu’ont-ils vu ces braves gens, le 24 mai 1956 ? Et bien une scène, en noir et blanc, fermée par des pendillons. Pas de décor, de rares montages de fleurs, avec un chanteur ou une chanteuse d’un côté et l’orchestre de l’autre. On ne s’est pas battu pour en être, parmi les pays de l’UER ; plusieurs dont des grands comme le Royaume-Uni n’ont en effet pas rentré leur candidat à temps. Résultat, ils ne sont que sept à participer : l'Allemagne, la Belgique (et oui, déjà, pays fondateur), la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse. Et pour éviter que l’émission ne soit trop courte, chacun envoie deux candidats ou un seul mais qui interprète deux chansons différentes.<br /><br />Le jury n’a droit qu’à une seule voix mais son vote est secret, autrement dit, il peut choisir le candidat de la chaîne qui l’envoie. Je devrais dire ILS au pluriel car ils sont deux par pays. M’enfin, il paraît que certains sont absents ce soir, on doit faire appel à des remplaçants au pied levé. C’est joyeux, non ? Léger, on pourrait dire, en tout cas pas sérieux. Ah il n’y a pas d’enjeu national, il est vrai, on est là avant tout pour créer un esprit européen, une culture européenne, le ton du commentateur télé, très martial, en dit long sur les consignes qu’il a reçues, l’esprit de ce moment, qui se veut aussi un exploit technique. Car l’Eurovision, c’est ça que ça désigne : les moyens pour diffuser le même programme sur toutes les chaînes de télés publiques.<br /><br />Et donc, si le vote est secret, il n’y a pas de décompte, vous l’avez compris. L’affaire est vite expédiée, on annonce le vainqueur, point. On ignore qui est deuxième, troisième, on ne s’y est même pas intéressé et de toute façon, on ne le saura jamais car les bulletins ont été jetés à la fin de la retransmission.<br /><br />C’était il y a 70 ans exactement, personne ne se doutait au terme de cet exploit technique, avoir été partie prenante d’un moment d’histoire, de quelque chose qui allait durer incroyablement longtemps car, même si on n’aime pas ou plus, il y a inévitablement, quelque chose de l'Eurovision en nous. La preuve …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72066674</guid><pubDate>Tue, 19 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72066674/360395_eurovision_1956_bulletins_brules_et_secrets_de_polichinelle_pour_une_premiere_historique.mp3" length="5639877" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on y pense, mai 1956 a été un mois exceptionnel dans l’histoire de la musique populaire : en effet, aux Etats-Unis, Elvis Presley atteint pour la première fois le sommet des ventes, faisant du rock’n’roll un genre majeur alors qu’en Europe se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on y pense, mai 1956 a été un mois exceptionnel dans l’histoire de la musique populaire : en effet, aux Etats-Unis, Elvis Presley atteint pour la première fois le sommet des ventes, faisant du rock’n’roll un genre majeur alors qu’en Europe se tient pour la première fois le Concours Eurovision de la Chanson.<br /><br />70 ans. Vous imaginez ça ? Vous qui m’écoutez, et qui aviez 18 ans, car il y a peu de chance que vous ayez pu avoir, plus jeune, la permission d’être devant la télé en soirée, à cette époque, vous mesurez mieux que quiconque le temps parcouru devant ce souvenir d’une émission dont personne alors n’aurait misé sur la longévité.<br /><br />En 1956, combien de postes de télévision, de téléviseurs comme on dit alors, dans les foyers en Belgique ? C’est un truc de privilégié ou de passionné. Nombreux sont encore ceux qui vont voir le programme du soir chez des parents ou des amis. Ça peut paraître bizarre mais, oui, en 1956, la télé rapproche les gens, crée du lien.<br /><br />Et qu’ont-ils vu ces braves gens, le 24 mai 1956 ? Et bien une scène, en noir et blanc, fermée par des pendillons. Pas de décor, de rares montages de fleurs, avec un chanteur ou une chanteuse d’un côté et l’orchestre de l’autre. On ne s’est pas battu pour en être, parmi les pays de l’UER ; plusieurs dont des grands comme le Royaume-Uni n’ont en effet pas rentré leur candidat à temps. Résultat, ils ne sont que sept à participer : l'Allemagne, la Belgique (et oui, déjà, pays fondateur), la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse. Et pour éviter que l’émission ne soit trop courte, chacun envoie deux candidats ou un seul mais qui interprète deux chansons différentes.<br /><br />Le jury n’a droit qu’à une seule voix mais son vote est secret, autrement dit, il peut choisir le candidat de la chaîne qui l’envoie. Je devrais dire ILS au pluriel car ils sont deux par pays. M’enfin, il paraît que certains sont absents ce soir, on doit faire appel à des remplaçants au pied levé. C’est joyeux, non ? Léger, on pourrait dire, en tout cas pas sérieux. Ah il n’y a pas d’enjeu national, il est vrai, on est là avant tout pour créer un esprit européen, une culture européenne, le ton du commentateur télé, très martial, en dit long sur les consignes qu’il a reçues, l’esprit de ce moment, qui se veut aussi un exploit technique. Car l’Eurovision, c’est ça que ça désigne : les moyens pour diffuser le même programme sur toutes les chaînes de télés publiques.<br /><br />Et donc, si le vote est secret, il n’y a pas de décompte, vous l’avez compris. L’affaire est vite expédiée, on annonce le vainqueur, point. On ignore qui est deuxième, troisième, on ne s’y est même pas intéressé et de toute façon, on ne le saura jamais car les bulletins ont été jetés à la fin de la retransmission.<br /><br />C’était il y a 70 ans exactement, personne ne se doutait au terme de cet exploit technique, avoir été partie prenante d’un moment d’histoire, de quelque chose qui allait durer incroyablement longtemps car, même si on n’aime pas ou plus, il y a inévitablement, quelque chose de l'Eurovision en nous. La preuve …]]></itunes:summary><itunes:duration>235</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eurovision : De Lys Assia à Céline Dion, la naissance d'un géant de la musique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eurovision-de-lys-assia-a-celine-dion-la-naissance-d-un-geant-de-la-musique--72066673</link><description><![CDATA[Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le Concours Eurovision de la Chanson, on est 1 million de Belges à l’avoir regardé en direct l’an dernier, cette émission fête cette semaine ses 70 années d’existence.<br /><br />Qui plus est dans une forme olympique puisqu’il s’agit du programme musical télé le plus regardé au monde avec 166 millions de téléspectateurs. C’est d’autant plus impressionnant que l’audience est constituée à 60% de jeunes, autrement dit, au lieu de de s’éteindre avec les générations, il est actuellement en pleine croissance comme en témoigne l’engagement incroyable sur les vidéos et le nombre astronomique de réactions sur les plateformes et les réseaux.<br /><br />Et ça dure depuis 70 ans ! Cette année les demi-finales et la grande finale ont lieu en Autriche, est-ce un hasard, Vienne n’est pas très loin de Lugano, en Suisse, là où, dans un théâtre au bord du lac, a eu lieu ce singulier et premier concours européen qui se voulait être un écho, un prolongement au succès du sacre télévisé d’Elizabeth II trois ans plus tôt.<br /><br />Car tout a démarré comme ça, le croirez-vous ? L’union des télévisions publiques européennes, ravie de ce plébiscite pour ce tout jeune média encore fragile, avait en effet décidé de remettre le couvert. Mais avec quoi ? On ne peut pas couronner quelqu’un tous les ans, qui plus est d’une des plus grandes puissances mondiales. Alors un gars, un Italien a parlé du Festival de Sanremo, une émission de variétés où les gens votent pour les chanteurs mais aussi les auteurs compositeurs, c’est une des plus grandes audiences de la RAI.<br /><br />Tout le monde dit banco, parce que la musique n’a pas de frontières et qu’elle permet de passer, comme le sport, au-dessus des barrières linguistiques.<br /><br />Et vous devinez bien sûr, allez voir sur internet, qu’à l’image des postes de télévision de l’époque, ce tout premier Concours de l’histoire ne ressemble en rien au tourbillon de sons, de décors et de ballet qu’il est aujourd’hui. Et ce n’est pas seulement à cause du noir et blanc et de l’image pas nette du tout, pour les 4 à 10 millions de téléspectateurs de cette soirée bouclée en 1 heure 40, non : c’est plutôt les sept concurrents qui interprètent deux chansons, le jury qui expédie son choix en attribuant une unique voix, mais aussi le présentateur qui arrive en fin d’émission, annonce le nom de la gagnante, une Suissesse, et puis Mesdames et messieurs, bonsoir. Ah ben oui, la télévision ferme tôt à cette époque, la télé qui émet 24h/24 ce sera dans plus de trente ans, pour la plupart des chaînes.<br /><br />Une pensée pour cette première lauréate, Lys Assia, … avec sa chanson d’une autre époque, vous avez raison. Le pays, comme elle, ne réalise pas encore l’importance de ce prix car il faudra attendre 1988 pour que la Suisse en reçoive à nouveau les honneurs. Il faut dire que cela n’avait déjà plus rien à voir, que ce soit le spectacle, et le type d’interprète.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/72066673</guid><pubDate>Mon, 18 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/72066673/360394_eurovision_de_lys_assia_a_celine_dion_la_naissance_d_un_geant_de_la_musique.mp3" length="5385861" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le Concours Eurovision de la Chanson, on est 1 million de Belges à l’avoir regardé en direct l’an dernier, cette émission fête cette semaine ses 70 années d’existence.

Qui plus est dans une forme olympique puisqu’il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le Concours Eurovision de la Chanson, on est 1 million de Belges à l’avoir regardé en direct l’an dernier, cette émission fête cette semaine ses 70 années d’existence.<br /><br />Qui plus est dans une forme olympique puisqu’il s’agit du programme musical télé le plus regardé au monde avec 166 millions de téléspectateurs. C’est d’autant plus impressionnant que l’audience est constituée à 60% de jeunes, autrement dit, au lieu de de s’éteindre avec les générations, il est actuellement en pleine croissance comme en témoigne l’engagement incroyable sur les vidéos et le nombre astronomique de réactions sur les plateformes et les réseaux.<br /><br />Et ça dure depuis 70 ans ! Cette année les demi-finales et la grande finale ont lieu en Autriche, est-ce un hasard, Vienne n’est pas très loin de Lugano, en Suisse, là où, dans un théâtre au bord du lac, a eu lieu ce singulier et premier concours européen qui se voulait être un écho, un prolongement au succès du sacre télévisé d’Elizabeth II trois ans plus tôt.<br /><br />Car tout a démarré comme ça, le croirez-vous ? L’union des télévisions publiques européennes, ravie de ce plébiscite pour ce tout jeune média encore fragile, avait en effet décidé de remettre le couvert. Mais avec quoi ? On ne peut pas couronner quelqu’un tous les ans, qui plus est d’une des plus grandes puissances mondiales. Alors un gars, un Italien a parlé du Festival de Sanremo, une émission de variétés où les gens votent pour les chanteurs mais aussi les auteurs compositeurs, c’est une des plus grandes audiences de la RAI.<br /><br />Tout le monde dit banco, parce que la musique n’a pas de frontières et qu’elle permet de passer, comme le sport, au-dessus des barrières linguistiques.<br /><br />Et vous devinez bien sûr, allez voir sur internet, qu’à l’image des postes de télévision de l’époque, ce tout premier Concours de l’histoire ne ressemble en rien au tourbillon de sons, de décors et de ballet qu’il est aujourd’hui. Et ce n’est pas seulement à cause du noir et blanc et de l’image pas nette du tout, pour les 4 à 10 millions de téléspectateurs de cette soirée bouclée en 1 heure 40, non : c’est plutôt les sept concurrents qui interprètent deux chansons, le jury qui expédie son choix en attribuant une unique voix, mais aussi le présentateur qui arrive en fin d’émission, annonce le nom de la gagnante, une Suissesse, et puis Mesdames et messieurs, bonsoir. Ah ben oui, la télévision ferme tôt à cette époque, la télé qui émet 24h/24 ce sera dans plus de trente ans, pour la plupart des chaînes.<br /><br />Une pensée pour cette première lauréate, Lys Assia, … avec sa chanson d’une autre époque, vous avez raison. Le pays, comme elle, ne réalise pas encore l’importance de ce prix car il faudra attendre 1988 pour que la Suisse en reçoive à nouveau les honneurs. Il faut dire que cela n’avait déjà plus rien à voir, que ce soit le spectacle, et le type d’interprète.]]></itunes:summary><itunes:duration>225</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Roman Polanski : Le galion Neptune et le coup d'éclat pirate de Cannes 86</title><link>https://www.spreaker.com/episode/roman-polanski-le-galion-neptune-et-le-coup-d-eclat-pirate-de-cannes-86--71971368</link><description><![CDATA[En ce jour de mai 1986, la star du jour au Festival de Cannes, celle pour laquelle un public nombreux et franchement disparate vient s’écraser sur les barrières Nadar ou saturer la croisette, et ben cette star mesure soixante mètres de long.<br /><br />On attend comme tous les jours des acteurs américains, des lunettes noires, des robes du soir, des arrivées en voiture sombre, et ben non, c’est un bateau pirate qui entre dans la baie au ralenti, toutes voiles dehors. Immense coque sombre, trois mâts dressés qui dominent les yachts modernes, avec ses cordages tendus de partout, et surtout, sa rangée de bouches à feu à bâbord comme à tribord. Les gens sur les terrasses n’en croient pas leurs yeux. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? On le dirait sorti tout droit du XVII° siècle !<br /><br />Ce navire qui n’a rien de mystérieux se nomme en fait, le Neptune. Il a été construit pour Pirates, le nouveau film de Roman Polanski. Et on le constate, là, ce n’est pas un décor de studio, c’est un vrai bateau, qui est fait pour naviguer, avec ses ponts, ses cales, ses trois mâts, ses canons et ses passerelles. Une folie !<br /><br />Quand le bruit court que c’est pour la promotion d’un film, on croit bien évidemment à un coup digne d’Hollywood, et c’est du jamais vu entre parenthèses, pour la promo d’un film américain. Et bien pas du tout, c’est une production française et italienne, il a coûté, on le devine, une fortune, c’est tout bonnement une première à l’échelle européenne.<br /><br />Un projet qui est sur les rails depuis des années. Le budget a été cyclopéen et le tournage compliqué. Polanski veut en effet retrouver l’esprit des grands films d’aventures d’autrefois, ceux où l’on voyait vraiment la mer, la tempête et les abordages.<br /><br />Par contre, pour interpréter le rôle principal, celui du pirate à la barbe noire, Polanski a choisi un acteur américain, une vieille gloire d’Hollywood en fin de carrière. Et pourquoi a-t-il choisi Walter Matthau ? Parce que son film est aussi un pastiche et qu’il lui fallait non seulement un vieux pirate mais aussi une nature comique. Polanski veut en effet refaire le coup de son Bal des vampires, le premier film d’horreur burlesque de l’histoire qui lui avait valu de se faire remarquer dans les années 60. Bref, le même genre de tête fatiguée avec un air filou que son gâteux chasseur de vampires, sauf qu’ici il s’agit d’un capitaine pirate donc, avec un sens de l’autorité quand même !<br /><br />Dois-je vous dire qu’à Cannes, tout le monde parle de cet incroyable bateau. Il fait plus d’effet que le casting : le meilleur acteur du film flotte dans le port, peut-on lire dans un article. C’est méchant car il faut bien le dire : Walter Matthau est extraordinaire.<br /><br />Mais lorsque Pirates est enfin projeté en ouverture du Festival, l’accueil est assez froid. Cela dit, on ne s’en étonne pas plus que ça : à Cannes, il arrive souvent que la promotion réussisse mieux que l’œuvre. Car aujourd’hui encore, quand on reparle de ce Cannes 86 dont beaucoup ont oublié le vainqueur, Mission, très beau film d’ailleurs : l’image qui reste est celle du bateau pirate.<br /><br />Un matin de mai 1986, sur la Croisette, Roman Polanski a amené un galion espagnol pour vendre son film en dolby stéréo et pendant quelques heures, ça a marché. Il faut dire que pour l’heure, le public et Hollywood ont plus la tête dans les nuages que sur l’océan. La preuve : à la rentrée 1986, on ira tous voir Tom Cruise …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71971368</guid><pubDate>Fri, 15 May 2026 06:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71971368/359065_roman_polanski_le_galion_neptune_et_le_coup_d_eclat_pirate_de_cannes_86.mp3" length="5713022" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En ce jour de mai 1986, la star du jour au Festival de Cannes, celle pour laquelle un public nombreux et franchement disparate vient s’écraser sur les barrières Nadar ou saturer la croisette, et ben cette star mesure soixante mètres de long.

On...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En ce jour de mai 1986, la star du jour au Festival de Cannes, celle pour laquelle un public nombreux et franchement disparate vient s’écraser sur les barrières Nadar ou saturer la croisette, et ben cette star mesure soixante mètres de long.<br /><br />On attend comme tous les jours des acteurs américains, des lunettes noires, des robes du soir, des arrivées en voiture sombre, et ben non, c’est un bateau pirate qui entre dans la baie au ralenti, toutes voiles dehors. Immense coque sombre, trois mâts dressés qui dominent les yachts modernes, avec ses cordages tendus de partout, et surtout, sa rangée de bouches à feu à bâbord comme à tribord. Les gens sur les terrasses n’en croient pas leurs yeux. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? On le dirait sorti tout droit du XVII° siècle !<br /><br />Ce navire qui n’a rien de mystérieux se nomme en fait, le Neptune. Il a été construit pour Pirates, le nouveau film de Roman Polanski. Et on le constate, là, ce n’est pas un décor de studio, c’est un vrai bateau, qui est fait pour naviguer, avec ses ponts, ses cales, ses trois mâts, ses canons et ses passerelles. Une folie !<br /><br />Quand le bruit court que c’est pour la promotion d’un film, on croit bien évidemment à un coup digne d’Hollywood, et c’est du jamais vu entre parenthèses, pour la promo d’un film américain. Et bien pas du tout, c’est une production française et italienne, il a coûté, on le devine, une fortune, c’est tout bonnement une première à l’échelle européenne.<br /><br />Un projet qui est sur les rails depuis des années. Le budget a été cyclopéen et le tournage compliqué. Polanski veut en effet retrouver l’esprit des grands films d’aventures d’autrefois, ceux où l’on voyait vraiment la mer, la tempête et les abordages.<br /><br />Par contre, pour interpréter le rôle principal, celui du pirate à la barbe noire, Polanski a choisi un acteur américain, une vieille gloire d’Hollywood en fin de carrière. Et pourquoi a-t-il choisi Walter Matthau ? Parce que son film est aussi un pastiche et qu’il lui fallait non seulement un vieux pirate mais aussi une nature comique. Polanski veut en effet refaire le coup de son Bal des vampires, le premier film d’horreur burlesque de l’histoire qui lui avait valu de se faire remarquer dans les années 60. Bref, le même genre de tête fatiguée avec un air filou que son gâteux chasseur de vampires, sauf qu’ici il s’agit d’un capitaine pirate donc, avec un sens de l’autorité quand même !<br /><br />Dois-je vous dire qu’à Cannes, tout le monde parle de cet incroyable bateau. Il fait plus d’effet que le casting : le meilleur acteur du film flotte dans le port, peut-on lire dans un article. C’est méchant car il faut bien le dire : Walter Matthau est extraordinaire.<br /><br />Mais lorsque Pirates est enfin projeté en ouverture du Festival, l’accueil est assez froid. Cela dit, on ne s’en étonne pas plus que ça : à Cannes, il arrive souvent que la promotion réussisse mieux que l’œuvre. Car aujourd’hui encore, quand on reparle de ce Cannes 86 dont beaucoup ont oublié le vainqueur, Mission, très beau film d’ailleurs : l’image qui reste est celle du bateau pirate.<br /><br />Un matin de mai 1986, sur la Croisette, Roman Polanski a amené un galion espagnol pour vendre son film en dolby stéréo et pendant quelques heures, ça a marché. Il faut dire que pour l’heure, le public et Hollywood ont plus la tête dans les nuages que sur l’océan. La preuve : à la rentrée 1986, on ira tous voir Tom Cruise …]]></itunes:summary><itunes:duration>238</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Queen &amp; Highlander : Le souffle épique de Freddie Mercury au sommet du box-office</title><link>https://www.spreaker.com/episode/queen-highlander-le-souffle-epique-de-freddie-mercury-au-sommet-du-box-office--71971367</link><description><![CDATA[Mai 1986, quand Cannes revient dans le poste de télévision, le cinéma est alors partout. J’ai presque envie de dire, comme la musique avec les radios musicales, les clips vidéos, les émissions musicales à la télé. Dans le rayon des librairies où nous rentrons chaque jour, il y a désormais plusieurs magazines entièrement consacrés au septième art et il y en a pour tous les goûts. Prince et Madonna font un malheur au box office, lançant non seulement les chansons du générique dans le Top 50 mais aussi, involontairement ou pas, une mode vestimentaire et même une coiffure.<br /><br />Combien de jeunes gars sortent-ils brushés comme le héros de Purple Rain, ou de jeunes filles frisées, avec la dentelle au-dessus du pantalon et de la blouse, les poignets lourdement équipés et les colliers multiples parmi pend une croix bien lourde comme dans Recherche Susan désespérément.<br /><br />Et puis il y a toutes ces bandes originales de films remplies de chansons vendues en 33 Tours comme Pretty in Pink. Et pourtant ce ne sont pas des comédies musicales, hein, mais c’est à celui qui ira chercher le plus de locomotives : adieu les musiques de films instrumentales, aujourd’hui on veut chanter les scènes qu’on a vues sur grand écran.<br /><br />Évidemment, si un tel marché est possible, c’est parce que tout le monde voit les mêmes films au cinéma. On n’imagine pas en 1986, une époque future où chacun ne regarde plus que des films, et encore plus des séries, des conneries de séries, mon dieu, quelle horreur !, hyper calibrées pour correspondre à ce que vous aimez. Non, il y a une véritable communion quand on parle d’un film dans la cour de récré, ou au bureau, ou sur un chantier.<br /><br />En 1986, le cinéma rassemble. Les films restent tellement longtemps à l’affiche qu’on finit toujours par aller en voir un qui ne nous tentait pas au départ, sur le papier, ou quand Drucker en a parlé le dimanche après-midi sur Antenne 2. Oui, on paye sa place pour voir un film avec Alain Souchon parce qu’une fille qu’on aime secrètement en est folle. On va voir La couleur pourpre, un vendredi soir, avec une bande de copains qui sont fans de Spielberg car après on ira boire un coup, en bande. Et en sortant, on est étonné, on a découvert un univers qu’on ne soupçonnait pas. Tenez comme Hannah et ses sœurs, qui nous font aimer New York et surtout, ses habitants. Et Woody Allen aussi, on va être des millions.<br /><br />Alors en ce mois de mai 1986, on est aussi allé rêver d’Ecosse, pour la première fois probablement, c’est vrai que le cinéma nous y avait peu emmené jusque-là, du moins pas encore avec une telle passion. C’est vrai que si on y est par moment confronté à une violence orchestrée, inédite depuis Orange Mécanique, ce film est tellement habité par un souffle romantique, qu’il fait du bien à notre jeunesse des années 80.<br /><br />Et puis la bande originale est signée par le groupe Queen, ce qui n’est pas pour nous déplaire d’autant plus que la première expérience, six ans plus tôt, avec Flash Gordon, n’avait guère été concluante à la vision du film. Plusieurs chansons font d’ailleurs partie aujourd’hui de leurs classiques, on ne peut s’empêcher rétrospectivement de faire le lien entre ce titre, le thème du film et le triste destin qui attend son interprète Freddie Mercury, émouvant comme rarement.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71971367</guid><pubDate>Thu, 14 May 2026 06:23:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71971367/359064_queen_highlander_le_souffle_epique_de_freddie_mercury_au_sommet_du_box_office.mp3" length="6520569" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mai 1986, quand Cannes revient dans le poste de télévision, le cinéma est alors partout. J’ai presque envie de dire, comme la musique avec les radios musicales, les clips vidéos, les émissions musicales à la télé. Dans le rayon des librairies où nous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mai 1986, quand Cannes revient dans le poste de télévision, le cinéma est alors partout. J’ai presque envie de dire, comme la musique avec les radios musicales, les clips vidéos, les émissions musicales à la télé. Dans le rayon des librairies où nous rentrons chaque jour, il y a désormais plusieurs magazines entièrement consacrés au septième art et il y en a pour tous les goûts. Prince et Madonna font un malheur au box office, lançant non seulement les chansons du générique dans le Top 50 mais aussi, involontairement ou pas, une mode vestimentaire et même une coiffure.<br /><br />Combien de jeunes gars sortent-ils brushés comme le héros de Purple Rain, ou de jeunes filles frisées, avec la dentelle au-dessus du pantalon et de la blouse, les poignets lourdement équipés et les colliers multiples parmi pend une croix bien lourde comme dans Recherche Susan désespérément.<br /><br />Et puis il y a toutes ces bandes originales de films remplies de chansons vendues en 33 Tours comme Pretty in Pink. Et pourtant ce ne sont pas des comédies musicales, hein, mais c’est à celui qui ira chercher le plus de locomotives : adieu les musiques de films instrumentales, aujourd’hui on veut chanter les scènes qu’on a vues sur grand écran.<br /><br />Évidemment, si un tel marché est possible, c’est parce que tout le monde voit les mêmes films au cinéma. On n’imagine pas en 1986, une époque future où chacun ne regarde plus que des films, et encore plus des séries, des conneries de séries, mon dieu, quelle horreur !, hyper calibrées pour correspondre à ce que vous aimez. Non, il y a une véritable communion quand on parle d’un film dans la cour de récré, ou au bureau, ou sur un chantier.<br /><br />En 1986, le cinéma rassemble. Les films restent tellement longtemps à l’affiche qu’on finit toujours par aller en voir un qui ne nous tentait pas au départ, sur le papier, ou quand Drucker en a parlé le dimanche après-midi sur Antenne 2. Oui, on paye sa place pour voir un film avec Alain Souchon parce qu’une fille qu’on aime secrètement en est folle. On va voir La couleur pourpre, un vendredi soir, avec une bande de copains qui sont fans de Spielberg car après on ira boire un coup, en bande. Et en sortant, on est étonné, on a découvert un univers qu’on ne soupçonnait pas. Tenez comme Hannah et ses sœurs, qui nous font aimer New York et surtout, ses habitants. Et Woody Allen aussi, on va être des millions.<br /><br />Alors en ce mois de mai 1986, on est aussi allé rêver d’Ecosse, pour la première fois probablement, c’est vrai que le cinéma nous y avait peu emmené jusque-là, du moins pas encore avec une telle passion. C’est vrai que si on y est par moment confronté à une violence orchestrée, inédite depuis Orange Mécanique, ce film est tellement habité par un souffle romantique, qu’il fait du bien à notre jeunesse des années 80.<br /><br />Et puis la bande originale est signée par le groupe Queen, ce qui n’est pas pour nous déplaire d’autant plus que la première expérience, six ans plus tôt, avec Flash Gordon, n’avait guère été concluante à la vision du film. Plusieurs chansons font d’ailleurs partie aujourd’hui de leurs classiques, on ne peut s’empêcher rétrospectivement de faire le lien entre ce titre, le thème du film et le triste destin qui attend son interprète Freddie Mercury, émouvant comme rarement.]]></itunes:summary><itunes:duration>272</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Christophe Lambert et le son Dolby : Quand le cinéma de mai 86 défiait la VHS</title><link>https://www.spreaker.com/episode/christophe-lambert-et-le-son-dolby-quand-le-cinema-de-mai-86-defiait-la-vhs--71971366</link><description><![CDATA[Ceux qui sont en âge d’avoir connu l’année 1986 ont toutes les chances d’être allés au cinéma en ce mois de mai. Tout d’abord parce que ces dernières semaines sont sortis des films dont tout le monde parle quel que soit le genre auquel on est attaché : les salles ne désemplissent pas.<br /><br />On est allé chercher une irrésistible envie de safari africain avec Out of Africa pour Robert Redford et Meryl Streep, 7 Oscars au mois de mars, quelle récolte ! Oh on en a beaucoup parlé, hein, parce que c’était mérité tout d’abord, et puis aussi parce que La couleur pourpre de Steven Spielberg, nommé 11 fois, n’en a reçu aucun. Chacun a sa théorie sur le sujet.<br /><br />Donc à voir ! Comme Highlander. Je me rappelle encore la grande salle de l’Eldorado à Namur pleine à craquer pour ce film britannique présenté comme un blockbuster américain.<br /><br />Déjà le héros est incarné par Christophe Lambert. Ah on ne voit que lui ! Récemment, il a été un Tarzan tout-à-fait inattendu et novateur dans Greystoke et aussi un marginal flamboyant errant dans le métro parisien. Qui n’est pas allé voir le déroutant et enthousiasmant Subway.<br /><br />Et puis il y a Pretty in pink, le nouveau film du gars qui a fait Breakfast Club. De celui-là aussi, on va en parler après l’avoir vu car ce n’est pas du tout le teen movie auquel on s’attendait.<br /><br />Le thème est plutôt plombant, l’atmosphère aussi, et pour cause. Et pourtant immense succès et surtout une bande originale qui va enfin lancer aux Etats-Unis le son de la new wave britannique avec les Psychedelic Furs, New Order et Orchestral Manoeuvres.<br /><br />Oui, même si 1986 est l’année où les vidéoclubs commencent à s’installer dans toutes les villes y compris les petites communes, le cinéma attire toujours autant de monde qui aime ces films projetés en dolby stéréo. Oh on ne sait pas exactement ce que c’est sauf que ça sonne super bien dans la salle comme si le son nous enveloppait. Loin le temps où il était diffusé par deux gros baffles placés derrière l’écran.<br /><br />C’est vrai que le monde du cinéma redoute cette cassette VHS à louer, il craint qu’elle ne détourne les gens des salles obscures au profit du divan du salon. Alors pour le moment, vous n’y trouverez que des films du genre Atomic Cyborg, sous produit nanar italien, et non les films d’action à gros biceps et gros budgets qui commencent à s’imposer avec deux figures majeures : Sylvester Stallone qui aligne les Rocky et les Rambo, et Arnold Schwarzenegger qui est sorti de sa première époque barbare avec tout d’abord Terminator, puis ce printemps incarne un tueur à gages pas comme les autres dans Commando. C’est pas fute fute comme film même si on voit que le réalisateur a cherché à faire quelque chose de plus ambitieux.<br /><br />Et quelle meilleure vitrine que Cannes pour le souligner avec, à la surprise générale, un film d’action présenté en compétition. Pas le genre, ça ! Et pourtant Runaway Train, cette histoire de train fou lancé sur les rails à travers l’Alaska avec à son bord comme seul espoir, un détenu réputé dangereux, a tout du film de genre, sur le papier. Il est pourtant signé Kontchalovski, réalisateur russe, déjà primé à Cannes et récemment réfugié aux Etats-Unis. Mais là où l’histoire devient folle, c‘est que le scénario est signé Akira Kurosawa, Palme d’Or à Cannes et réalisateur emblématique des Sept Samuraïs. On est allé le voir, bien sûr, loin de nous douter qu’il inspirera un gars pour signer dans les années 90 un énorme blockbuster nommé Speed, avec Keanu Reeves. Non, vraiment, en 1986, le cinéma est partout, même dans les clips vidéos.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71971366</guid><pubDate>Wed, 13 May 2026 06:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71971366/359063_christophe_lambert_et_le_son_dolby_quand_le_cinema_de_mai_86_defiait_la_vhs.mp3" length="5908857" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ceux qui sont en âge d’avoir connu l’année 1986 ont toutes les chances d’être allés au cinéma en ce mois de mai. Tout d’abord parce que ces dernières semaines sont sortis des films dont tout le monde parle quel que soit le genre auquel on est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ceux qui sont en âge d’avoir connu l’année 1986 ont toutes les chances d’être allés au cinéma en ce mois de mai. Tout d’abord parce que ces dernières semaines sont sortis des films dont tout le monde parle quel que soit le genre auquel on est attaché : les salles ne désemplissent pas.<br /><br />On est allé chercher une irrésistible envie de safari africain avec Out of Africa pour Robert Redford et Meryl Streep, 7 Oscars au mois de mars, quelle récolte ! Oh on en a beaucoup parlé, hein, parce que c’était mérité tout d’abord, et puis aussi parce que La couleur pourpre de Steven Spielberg, nommé 11 fois, n’en a reçu aucun. Chacun a sa théorie sur le sujet.<br /><br />Donc à voir ! Comme Highlander. Je me rappelle encore la grande salle de l’Eldorado à Namur pleine à craquer pour ce film britannique présenté comme un blockbuster américain.<br /><br />Déjà le héros est incarné par Christophe Lambert. Ah on ne voit que lui ! Récemment, il a été un Tarzan tout-à-fait inattendu et novateur dans Greystoke et aussi un marginal flamboyant errant dans le métro parisien. Qui n’est pas allé voir le déroutant et enthousiasmant Subway.<br /><br />Et puis il y a Pretty in pink, le nouveau film du gars qui a fait Breakfast Club. De celui-là aussi, on va en parler après l’avoir vu car ce n’est pas du tout le teen movie auquel on s’attendait.<br /><br />Le thème est plutôt plombant, l’atmosphère aussi, et pour cause. Et pourtant immense succès et surtout une bande originale qui va enfin lancer aux Etats-Unis le son de la new wave britannique avec les Psychedelic Furs, New Order et Orchestral Manoeuvres.<br /><br />Oui, même si 1986 est l’année où les vidéoclubs commencent à s’installer dans toutes les villes y compris les petites communes, le cinéma attire toujours autant de monde qui aime ces films projetés en dolby stéréo. Oh on ne sait pas exactement ce que c’est sauf que ça sonne super bien dans la salle comme si le son nous enveloppait. Loin le temps où il était diffusé par deux gros baffles placés derrière l’écran.<br /><br />C’est vrai que le monde du cinéma redoute cette cassette VHS à louer, il craint qu’elle ne détourne les gens des salles obscures au profit du divan du salon. Alors pour le moment, vous n’y trouverez que des films du genre Atomic Cyborg, sous produit nanar italien, et non les films d’action à gros biceps et gros budgets qui commencent à s’imposer avec deux figures majeures : Sylvester Stallone qui aligne les Rocky et les Rambo, et Arnold Schwarzenegger qui est sorti de sa première époque barbare avec tout d’abord Terminator, puis ce printemps incarne un tueur à gages pas comme les autres dans Commando. C’est pas fute fute comme film même si on voit que le réalisateur a cherché à faire quelque chose de plus ambitieux.<br /><br />Et quelle meilleure vitrine que Cannes pour le souligner avec, à la surprise générale, un film d’action présenté en compétition. Pas le genre, ça ! Et pourtant Runaway Train, cette histoire de train fou lancé sur les rails à travers l’Alaska avec à son bord comme seul espoir, un détenu réputé dangereux, a tout du film de genre, sur le papier. Il est pourtant signé Kontchalovski, réalisateur russe, déjà primé à Cannes et récemment réfugié aux Etats-Unis. Mais là où l’histoire devient folle, c‘est que le scénario est signé Akira Kurosawa, Palme d’Or à Cannes et réalisateur emblématique des Sept Samuraïs. On est allé le voir, bien sûr, loin de nous douter qu’il inspirera un gars pour signer dans les années 90 un énorme blockbuster nommé Speed, avec Keanu Reeves. Non, vraiment, en 1986, le cinéma est partout, même dans les clips vidéos.]]></itunes:summary><itunes:duration>246</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sydney Pollack et l'Âge d'Or : Quand Cannes 86 s'offrait à Hollywood</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sydney-pollack-et-l-age-d-or-quand-cannes-86-s-offrait-a-hollywood--71971365</link><description><![CDATA[Comme Roland Garros, le Festival de Cannes est chaque année pour les écoliers et les étudiants, attaché à la période des examens qui approchent et d’un blocus qui ne laisse que peu de temps aux loisirs. Alors on regarde le midi et le soir, ces images à la télé, au JT ou dans des émissions spéciales.<br /><br />En 1986, tenez, on aime ça hein, les années 80, c’est le visage sympathique de Sydney Pollack qu’on voit partout puisqu’il préside le jury à qui incombe de désigner le meilleur parmi les vingt films en compétition. Il est Américain, tout auréolé des sept Oscars que son dernier film, Out of Africa, vient de recevoir. Oui, Meilleur film et Meilleur réalisateur, il a d’autant plus sa place à la tête des jurés, le Sydney, que quatre ans plus tôt, il nous a offert la comédie la plus drôle et intelligente qu’on ait vue alors. Dans Tootsie, il y met en scène un Dustin Hoffman, acteur de théâtre new yorkais élitiste et exigeant, qui par défi, se déguise en actrice et berne tout le monde en se faisant engager dans un soap télévisé.<br /><br />Énorme succès, celui qu’on présentait déjà comme un vieux de la vieille dans ce monde des années 80 où le cinéma change et se renouvelle tellement, est désormais au premier plan, alors on y croit au palmarès qu’il présentera en fin de festival.<br /><br />Mais on n’y est pas encore. Durant ces premiers jours, tout Hollywood est déjà là puisque Woody Allen y projette, hors compétition, Hannah et ses sœurs, probablement le meilleur film de sa carrière, le plus drôle et le plus émouvant. Steven Spielberg est de la partie aussi. Après E.T. et un second Indiana Jones, il vient promouvoir La Couleur Pourpre, le film qui va changer l’image qu’on a de lui, de machine à fabriquer des blockbusters.<br /><br />Mais celui qui passe le moins inaperçu question marketing est certainement le Pirates de Roman Polanski. Il faut dire que la production a amené avec elle le bateau trois mâts d’époque de ce vieux pirate de Walter Mathau, ancré dans la baie de Cannes. C’est impressionnant de l’y voir, aucun photographe, aucune télé ne va le manquer. Quant au film lui-même, il se veut un pastiche comique du film de pirates, cher à toute une génération, dans la veine de ce qu’il avait fait avec Le Bal des vampires près de vingt ans auparavant. On y va donc pour le grand spectacle, et pour rire aussi. Si le film n’est pas un chef d’oeuvre, il nous fait passer un très bon moment et surtout, il y a fort à parier qu’il ait fortement inspiré ceux qui se mettront un jour autour d’une table pour créer Le Pirate des Caraïbes.<br /><br />Enfin, en compétition en cette année 1986, dix ans après le Taxi Driver qui l’a révélé, revoici Martin Scorsese, un des vieux amis de Spielberg, et puis aussi Robert Altman, monsieur M.A.S.H., qu’on retrouve toujours avec plaisir comme Amélie Nothomb, à chaque rentrée.<br /><br />Oui, il se dégage du monde du cinéma, une sensation de vivacité, de créativité rare en cette année 1986. Les films de genre sont de plus en plus ambitieux, les films d’auteur ont un public plus nombreux que jamais, bref de quoi alimenter bien des conversations passionnées et de longues queues devant le guichet des salles dont on a cru un temps que la télévision allait provoquer leur fermeture.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71971365</guid><pubDate>Tue, 12 May 2026 06:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71971365/359062_sydney_pollack_et_l_age_d_or_quand_cannes_86_s_offrait_a_hollywood.mp3" length="5377785" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comme Roland Garros, le Festival de Cannes est chaque année pour les écoliers et les étudiants, attaché à la période des examens qui approchent et d’un blocus qui ne laisse que peu de temps aux loisirs. Alors on regarde le midi et le soir, ces images...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comme Roland Garros, le Festival de Cannes est chaque année pour les écoliers et les étudiants, attaché à la période des examens qui approchent et d’un blocus qui ne laisse que peu de temps aux loisirs. Alors on regarde le midi et le soir, ces images à la télé, au JT ou dans des émissions spéciales.<br /><br />En 1986, tenez, on aime ça hein, les années 80, c’est le visage sympathique de Sydney Pollack qu’on voit partout puisqu’il préside le jury à qui incombe de désigner le meilleur parmi les vingt films en compétition. Il est Américain, tout auréolé des sept Oscars que son dernier film, Out of Africa, vient de recevoir. Oui, Meilleur film et Meilleur réalisateur, il a d’autant plus sa place à la tête des jurés, le Sydney, que quatre ans plus tôt, il nous a offert la comédie la plus drôle et intelligente qu’on ait vue alors. Dans Tootsie, il y met en scène un Dustin Hoffman, acteur de théâtre new yorkais élitiste et exigeant, qui par défi, se déguise en actrice et berne tout le monde en se faisant engager dans un soap télévisé.<br /><br />Énorme succès, celui qu’on présentait déjà comme un vieux de la vieille dans ce monde des années 80 où le cinéma change et se renouvelle tellement, est désormais au premier plan, alors on y croit au palmarès qu’il présentera en fin de festival.<br /><br />Mais on n’y est pas encore. Durant ces premiers jours, tout Hollywood est déjà là puisque Woody Allen y projette, hors compétition, Hannah et ses sœurs, probablement le meilleur film de sa carrière, le plus drôle et le plus émouvant. Steven Spielberg est de la partie aussi. Après E.T. et un second Indiana Jones, il vient promouvoir La Couleur Pourpre, le film qui va changer l’image qu’on a de lui, de machine à fabriquer des blockbusters.<br /><br />Mais celui qui passe le moins inaperçu question marketing est certainement le Pirates de Roman Polanski. Il faut dire que la production a amené avec elle le bateau trois mâts d’époque de ce vieux pirate de Walter Mathau, ancré dans la baie de Cannes. C’est impressionnant de l’y voir, aucun photographe, aucune télé ne va le manquer. Quant au film lui-même, il se veut un pastiche comique du film de pirates, cher à toute une génération, dans la veine de ce qu’il avait fait avec Le Bal des vampires près de vingt ans auparavant. On y va donc pour le grand spectacle, et pour rire aussi. Si le film n’est pas un chef d’oeuvre, il nous fait passer un très bon moment et surtout, il y a fort à parier qu’il ait fortement inspiré ceux qui se mettront un jour autour d’une table pour créer Le Pirate des Caraïbes.<br /><br />Enfin, en compétition en cette année 1986, dix ans après le Taxi Driver qui l’a révélé, revoici Martin Scorsese, un des vieux amis de Spielberg, et puis aussi Robert Altman, monsieur M.A.S.H., qu’on retrouve toujours avec plaisir comme Amélie Nothomb, à chaque rentrée.<br /><br />Oui, il se dégage du monde du cinéma, une sensation de vivacité, de créativité rare en cette année 1986. Les films de genre sont de plus en plus ambitieux, les films d’auteur ont un public plus nombreux que jamais, bref de quoi alimenter bien des conversations passionnées et de longues queues devant le guichet des salles dont on a cru un temps que la télévision allait provoquer leur fermeture.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Mai 86 : Le Festival de Cannes et l'explosion du cinéma en Dolby Stéréo</title><link>https://www.spreaker.com/episode/mai-86-le-festival-de-cannes-et-l-explosion-du-cinema-en-dolby-stereo--71971364</link><description><![CDATA[La semaine prochaine, c’est déjà le retour du glamour sur notre petit écran, les Journaux Télévisés seront en direct du plus grand Festival du Cinéma, inutile de vous préciser qu’il a lieu à Cannes, vous le savez. Extraordinaire réussite, n’est-ce pas ? Qui autour de la planète ignore le nom de cette ville de la Côte d’Azur qui doit sa notoriété, non pas au cinéma français qui fut un temps la terre de la création du 7ème art et le leader de cette industrie, avant que l’Amérique ne prenne le dessus.<br /><br />Et c’est justement Hollywood avec ses stars et son armada promotionnelle qui fait qu’à chaque printemps, le monde entier se retrouve sur une Croisette bordée par la plage et les palmiers, avec ses hôtels de luxe assiégés, et surtout une montée des iconiques marches rouges menant à un palais, qui ressemble plus à un bunker du mur de l’Atlantique qu’à un temple du cinéma.<br /><br />Mais bon, il faut y entrer pour s’imprégner de l’ambiance des deux grandes salles lors des projections et surtout, plonger dans l’immense hall du sous-sol où fourmille toute l’industrie mondiale du cinéma, d’un stand à l’autre. Et là, vous prenez la mesure des enjeux économiques de ce secteur de création pas comme les autres.<br /><br />Car tout le monde aime le cinéma. Tout le monde a au moins un film qui le suit depuis l’enfance, l’adolescence. Une histoire, des acteurs qui vous ont retourné comme une crêpe, vous empêchant de décoller les yeux de l’écran durant au moins 100 minutes. C’était dans un cinéma de Bruxelles, Charleroi ou Verviers que vous avez pris conscience que jamais vous n’oublierez ce moment, que vous y penseriez encore des décennies plus tard à chaque fois que ce fameux film repasserait à la télé.<br /><br />Car si aujourd’hui le monde foisonnant des séries a pris le pas sur le film, les jours et les soirs sont souvent tristes dans les multiplex désertés, il fût un temps qui a duré très longtemps, où la salle de cinéma était un lieu magique. Oh il ne faut pas remonter si loin, tenez, par exemple en mai 1986, année d’un Festival de Cannes mémorable.<br /><br />Les multiplex ne sont pas encore nés mais les salles en ville se sont démultipliées, ou plutôt divisées en plusieurs plus petites pour offrir à chacun la possibilité de voir le type de film qu’il aime. Un cinéma qui n’arrête pas de progresser au niveau technologique avec son dolby stéréo et son logo sonore en début de projection qui envoie des décibels à vous tirer des larmes d’émotion avant que s’ouvre vraiment le théâtre du rêve qu’est le long métrage. En mai 1986, on va voir Highlander, Hannah et ses sœurs ou Out of Africa qui vient de triompher aux Oscars. On s’est bien sûr arrêté devant les vitrines dans l’entrée de la salle pour regarder les photos et affichettes de films à venir : Tom Cruise en pilote de chasseur, David Bowie en inquiétant personnage dans son labyrinthe, le retour du Karaté Kid, des Aliens en pagaille avec le nom du réalisateur de Terminator.<br /><br />Et puis en sortant, on est entré au café d’à côté pour parler du film avec les copains qui ont partagé le même moment. Mais comme souvent, ils ne sont pas du même avis que vous. Alors on a parlé avec passion, de ce film qu’on venait de voir mais aussi d’un tas d’autres.<br /><br />C’est vrai qu’on n’a pas passé nos années 80 uniquement à écouter des disques et regarder des clips, il y a aussi eu le cinéma qui a fait preuve d’une incroyable créativité, inventé des personnages, de nouvelles stars et créé des mythes. C’était en 1986 et on n’a pas fini d’en parler.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71971364</guid><pubDate>Mon, 11 May 2026 06:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71971364/359061_mai_86_le_festival_de_cannes_et_l_explosion_du_cinema_en_dolby_stereo.mp3" length="5583993" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La semaine prochaine, c’est déjà le retour du glamour sur notre petit écran, les Journaux Télévisés seront en direct du plus grand Festival du Cinéma, inutile de vous préciser qu’il a lieu à Cannes, vous le savez. Extraordinaire réussite, n’est-ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La semaine prochaine, c’est déjà le retour du glamour sur notre petit écran, les Journaux Télévisés seront en direct du plus grand Festival du Cinéma, inutile de vous préciser qu’il a lieu à Cannes, vous le savez. Extraordinaire réussite, n’est-ce pas ? Qui autour de la planète ignore le nom de cette ville de la Côte d’Azur qui doit sa notoriété, non pas au cinéma français qui fut un temps la terre de la création du 7ème art et le leader de cette industrie, avant que l’Amérique ne prenne le dessus.<br /><br />Et c’est justement Hollywood avec ses stars et son armada promotionnelle qui fait qu’à chaque printemps, le monde entier se retrouve sur une Croisette bordée par la plage et les palmiers, avec ses hôtels de luxe assiégés, et surtout une montée des iconiques marches rouges menant à un palais, qui ressemble plus à un bunker du mur de l’Atlantique qu’à un temple du cinéma.<br /><br />Mais bon, il faut y entrer pour s’imprégner de l’ambiance des deux grandes salles lors des projections et surtout, plonger dans l’immense hall du sous-sol où fourmille toute l’industrie mondiale du cinéma, d’un stand à l’autre. Et là, vous prenez la mesure des enjeux économiques de ce secteur de création pas comme les autres.<br /><br />Car tout le monde aime le cinéma. Tout le monde a au moins un film qui le suit depuis l’enfance, l’adolescence. Une histoire, des acteurs qui vous ont retourné comme une crêpe, vous empêchant de décoller les yeux de l’écran durant au moins 100 minutes. C’était dans un cinéma de Bruxelles, Charleroi ou Verviers que vous avez pris conscience que jamais vous n’oublierez ce moment, que vous y penseriez encore des décennies plus tard à chaque fois que ce fameux film repasserait à la télé.<br /><br />Car si aujourd’hui le monde foisonnant des séries a pris le pas sur le film, les jours et les soirs sont souvent tristes dans les multiplex désertés, il fût un temps qui a duré très longtemps, où la salle de cinéma était un lieu magique. Oh il ne faut pas remonter si loin, tenez, par exemple en mai 1986, année d’un Festival de Cannes mémorable.<br /><br />Les multiplex ne sont pas encore nés mais les salles en ville se sont démultipliées, ou plutôt divisées en plusieurs plus petites pour offrir à chacun la possibilité de voir le type de film qu’il aime. Un cinéma qui n’arrête pas de progresser au niveau technologique avec son dolby stéréo et son logo sonore en début de projection qui envoie des décibels à vous tirer des larmes d’émotion avant que s’ouvre vraiment le théâtre du rêve qu’est le long métrage. En mai 1986, on va voir Highlander, Hannah et ses sœurs ou Out of Africa qui vient de triompher aux Oscars. On s’est bien sûr arrêté devant les vitrines dans l’entrée de la salle pour regarder les photos et affichettes de films à venir : Tom Cruise en pilote de chasseur, David Bowie en inquiétant personnage dans son labyrinthe, le retour du Karaté Kid, des Aliens en pagaille avec le nom du réalisateur de Terminator.<br /><br />Et puis en sortant, on est entré au café d’à côté pour parler du film avec les copains qui ont partagé le même moment. Mais comme souvent, ils ne sont pas du même avis que vous. Alors on a parlé avec passion, de ce film qu’on venait de voir mais aussi d’un tas d’autres.<br /><br />C’est vrai qu’on n’a pas passé nos années 80 uniquement à écouter des disques et regarder des clips, il y a aussi eu le cinéma qui a fait preuve d’une incroyable créativité, inventé des personnages, de nouvelles stars et créé des mythes. C’était en 1986 et on n’a pas fini d’en parler.]]></itunes:summary><itunes:duration>233</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Trevor Horn : L'alchimiste de Notting Hill qui a sculpté le son des années 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/trevor-horn-l-alchimiste-de-notting-hill-qui-a-sculpte-le-son-des-annees-80--71876146</link><description><![CDATA[Il arrive un moment dans la vie d’un artiste où il ne doit plus courir après le monde, c’est lui qui vient désormais frapper à sa porte. Jour et nuit.<br /><br />Alors oui, dans les années 80, tout le monde sait dans le métier de la musique qu’un single prometteur, passé dans les mains de Trevor Horn, prend soudain l’allure d’un classique. Il est devenu pour les maisons de disques celui qui sait transformer l’or en platine.<br /><br />Son quartier général de Notting Hill tourne presque sans arrêt. Horn adore cet endroit parce qu’il peut y faire ce qu’il aime le plus : recommencer vingt fois un détail que personne d’autre n’aurait remarqué.<br /><br />Et à force de produire les autres, il finit par vouloir aller encore plus loin. Avec Paul Morley, Anne Dudley et quelques complices, il lance The Art of Noise. Le principe est simple et révolutionnaire : chaque son, n’importe lequel, peut devenir de la musique. Un bruit de porte, un cri, une caisse claire, une phrase volée. On découpe, on colle, on déforme, c’est l’Art du bruit. (Close to the edit)<br /><br />Puis arrive de Liverpool une bande de mecs décidés à faire du bruit qui porte le nom très bizarre de Frankie Goes to Hollywood. Trevor Horn comprend tout de suite qu’ils ont des refrains énormes et une indécence parfaite pour l’époque. Il reprend leur titre Relax, booste les basses et change la rythmique, soigne chaque montée et transforme le morceau en machine irrésistible.<br /><br />La suite, elle, ressemble à un défilé triomphal : trois numéros un consécutifs, trois climats différents, mais une seule signature derrière le triple vitrage de la cabine du studio. En 1984, c’est Trevor Horn qui donne le tempo de la décennie. Pas étonnant qu’on vienne enregistrer chez lui l’hymne du Band Aid.<br /><br />À la fin des années 80, c’est au tour de deux Londoniens de la banlieue qui cherchent un nouveau souffle pour leur pop électronique. Ah on les connaît déjà, et pas un peu, les Pet Shop Boys ont leur style et leurs tubes. Mais Trevor Horn va leur offrir de l’ampleur.<br /><br />Il ouvre les fenêtres, fait entrer les cordes, et par la porte de la cave, fait remonter une majesté typiquement british trop longtemps enfouie. Et alors que les années 80 s’étirent vers leur fin, quand Simple Minds fait aussi appel à lui, tout un symbole, Trevor Horn leur donne un souffle insoupçonné.<br /><br />Et donc, quand le Mandela Day des Minds et le It’s Alright des Pet Shop Boys passent à la radio en 1989, ces années bénies sont presque derrière nous. D’autres modes s’annoncent, d’autres sons arrivent. Mais avant de quitter la scène, elles ont encore le temps de tirer leur révérence avec panache, écoutez !<br /><br />Et si vous vous dites qu’on n’a pas fait mieux depuis ces années 80, en écoutant toutes ces chansons, ces titres produits par Trevor Horn, vous n’êtes pas loin d’avoir raison.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71876146</guid><pubDate>Fri, 08 May 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71876146/358559_trevor_horn_l_alchimiste_de_notting_hill_qui_a_sculpte_le_son_des_annees_80.mp3" length="5806873" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il arrive un moment dans la vie d’un artiste où il ne doit plus courir après le monde, c’est lui qui vient désormais frapper à sa porte. Jour et nuit.

Alors oui, dans les années 80, tout le monde sait dans le métier de la musique qu’un single...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il arrive un moment dans la vie d’un artiste où il ne doit plus courir après le monde, c’est lui qui vient désormais frapper à sa porte. Jour et nuit.<br /><br />Alors oui, dans les années 80, tout le monde sait dans le métier de la musique qu’un single prometteur, passé dans les mains de Trevor Horn, prend soudain l’allure d’un classique. Il est devenu pour les maisons de disques celui qui sait transformer l’or en platine.<br /><br />Son quartier général de Notting Hill tourne presque sans arrêt. Horn adore cet endroit parce qu’il peut y faire ce qu’il aime le plus : recommencer vingt fois un détail que personne d’autre n’aurait remarqué.<br /><br />Et à force de produire les autres, il finit par vouloir aller encore plus loin. Avec Paul Morley, Anne Dudley et quelques complices, il lance The Art of Noise. Le principe est simple et révolutionnaire : chaque son, n’importe lequel, peut devenir de la musique. Un bruit de porte, un cri, une caisse claire, une phrase volée. On découpe, on colle, on déforme, c’est l’Art du bruit. (Close to the edit)<br /><br />Puis arrive de Liverpool une bande de mecs décidés à faire du bruit qui porte le nom très bizarre de Frankie Goes to Hollywood. Trevor Horn comprend tout de suite qu’ils ont des refrains énormes et une indécence parfaite pour l’époque. Il reprend leur titre Relax, booste les basses et change la rythmique, soigne chaque montée et transforme le morceau en machine irrésistible.<br /><br />La suite, elle, ressemble à un défilé triomphal : trois numéros un consécutifs, trois climats différents, mais une seule signature derrière le triple vitrage de la cabine du studio. En 1984, c’est Trevor Horn qui donne le tempo de la décennie. Pas étonnant qu’on vienne enregistrer chez lui l’hymne du Band Aid.<br /><br />À la fin des années 80, c’est au tour de deux Londoniens de la banlieue qui cherchent un nouveau souffle pour leur pop électronique. Ah on les connaît déjà, et pas un peu, les Pet Shop Boys ont leur style et leurs tubes. Mais Trevor Horn va leur offrir de l’ampleur.<br /><br />Il ouvre les fenêtres, fait entrer les cordes, et par la porte de la cave, fait remonter une majesté typiquement british trop longtemps enfouie. Et alors que les années 80 s’étirent vers leur fin, quand Simple Minds fait aussi appel à lui, tout un symbole, Trevor Horn leur donne un souffle insoupçonné.<br /><br />Et donc, quand le Mandela Day des Minds et le It’s Alright des Pet Shop Boys passent à la radio en 1989, ces années bénies sont presque derrière nous. D’autres modes s’annoncent, d’autres sons arrivent. Mais avant de quitter la scène, elles ont encore le temps de tirer leur révérence avec panache, écoutez !<br /><br />Et si vous vous dites qu’on n’a pas fait mieux depuis ces années 80, en écoutant toutes ces chansons, ces titres produits par Trevor Horn, vous n’êtes pas loin d’avoir raison.]]></itunes:summary><itunes:duration>242</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2a0c71af718ed2fd071aafc7167799a9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Trevor Horn &amp; Grace Jones : L'esclave du rythme au cœur d'une église de Notting Hill</title><link>https://www.spreaker.com/episode/trevor-horn-grace-jones-l-esclave-du-rythme-au-coeur-d-une-eglise-de-notting-hill--71876145</link><description><![CDATA[Au milieu des années 80, Trevor Horn n’est désormais plus le chanteur des Buggles. Oublié, les Buggles ! C’est l’homme de génie au centre d’un studio, entouré de boutons, de curseurs, machines et musiciens qu’il pousse jusqu’à leurs dernières limites. Après ABC, Yes, Propaganda, Frankie Goes To Hollywood, tout Londres sait qu’avec lui une chanson peut devenir un événement.<br /><br />Son quartier général est un ancien studio installé dans une église de Notting Hill où les plus grands classiques rock des années 70 ont été forgés. Horn rachète l’endroit, y fait entrer des machines de pointe, il y a des synthés partout, et surtout des enregistreurs qui tournent sans arrêt. Chez lui, les nuits finissent souvent au petit matin.<br /><br />Et c’est là qu’entre en scène, Grace Jones.<br /><br />C’est pas une débutante, hein, ancienne mannequin, figure du disco new yorkais, muse des photographes, silhouette sculptée à la hache par son compagnon Jean-Paul Goude, elle dégage une aura pas possible et est venue chercher le son qui va tuer pour son prochain disque.<br /><br />Dans les tiroirs de ZTT, une chanson traîne, un morceau pensé pour un autre artiste du label, sans doute Frankie Goes to Hollywood. Horn la reprend mais il la démonte, change le tempo, rallonge les breaks, ajoute des percussions, retire des couplets. Et plus il avance, plus il se dit que cette chanson n’ira à personne d’autre que Grace Jones.<br /><br />Le titre s’appelle “Slave to the Rhythm”. Il le lui fait écouter, elle accepte.<br /><br />Et là, il s’emballe. Horn veut tout essayer. Il fait venir des percussionnistes, des choristes, des cuivres, multiplie les prises. Il demande une voix parlée, puis chantée, puis glaciale, puis ironique. Grace Jones soupire, lève les yeux au ciel, mais elle recommence. Horn coupe des bandes au rasoir, recolle, change encore l’ordre des sections. On dit qu’il peut passer des heures sur quelques secondes de transition.<br /><br />Et le morceau devient immense. C’est une chanson pour danser, oui, mais aussi une pièce de théâtre. Quand le disque sort en 1985, impossible de le rater : on s’arrête devant la télé quand le clip passe, les radios diffusent mais surtout, l’album entier est construit autour du même titre, décliné, remodelé, repris sous plusieurs formes, on entend même une interview. Typiquement Trevor Horn, ça : quand il tient une idée, il la pousse jusqu’au bout.<br /><br />Alors si un jour vous êtes à Notting Hill, après avoir été phiotographier le magasin de livres de voyage à la façade bleue, pensez à traîner du côté de l’ancien Sarm Studios, vous reconnaîtrez le corps de bâtiment de l’ancienne église, et imaginez, ces quelques semaines où derrière ces murs, au milieu des années 80, deux caractères faits pour dominer leur monde se sont retrouvés dans la même pièce. Vous ne vous étonnerez plus que ça s’entende encore aujourd’hui, chaque fois que ça passe à la radio. Et écoutez l’album, c’est vraiment une trouvaille …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71876145</guid><pubDate>Thu, 07 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71876145/358558_trevor_horn_grace_jones_l_esclave_du_rythme_au_c_ur_d_une_eglise_de_notting_hill.mp3" length="6340825" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au milieu des années 80, Trevor Horn n’est désormais plus le chanteur des Buggles. Oublié, les Buggles ! C’est l’homme de génie au centre d’un studio, entouré de boutons, de curseurs, machines et musiciens qu’il pousse jusqu’à leurs dernières limites....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au milieu des années 80, Trevor Horn n’est désormais plus le chanteur des Buggles. Oublié, les Buggles ! C’est l’homme de génie au centre d’un studio, entouré de boutons, de curseurs, machines et musiciens qu’il pousse jusqu’à leurs dernières limites. Après ABC, Yes, Propaganda, Frankie Goes To Hollywood, tout Londres sait qu’avec lui une chanson peut devenir un événement.<br /><br />Son quartier général est un ancien studio installé dans une église de Notting Hill où les plus grands classiques rock des années 70 ont été forgés. Horn rachète l’endroit, y fait entrer des machines de pointe, il y a des synthés partout, et surtout des enregistreurs qui tournent sans arrêt. Chez lui, les nuits finissent souvent au petit matin.<br /><br />Et c’est là qu’entre en scène, Grace Jones.<br /><br />C’est pas une débutante, hein, ancienne mannequin, figure du disco new yorkais, muse des photographes, silhouette sculptée à la hache par son compagnon Jean-Paul Goude, elle dégage une aura pas possible et est venue chercher le son qui va tuer pour son prochain disque.<br /><br />Dans les tiroirs de ZTT, une chanson traîne, un morceau pensé pour un autre artiste du label, sans doute Frankie Goes to Hollywood. Horn la reprend mais il la démonte, change le tempo, rallonge les breaks, ajoute des percussions, retire des couplets. Et plus il avance, plus il se dit que cette chanson n’ira à personne d’autre que Grace Jones.<br /><br />Le titre s’appelle “Slave to the Rhythm”. Il le lui fait écouter, elle accepte.<br /><br />Et là, il s’emballe. Horn veut tout essayer. Il fait venir des percussionnistes, des choristes, des cuivres, multiplie les prises. Il demande une voix parlée, puis chantée, puis glaciale, puis ironique. Grace Jones soupire, lève les yeux au ciel, mais elle recommence. Horn coupe des bandes au rasoir, recolle, change encore l’ordre des sections. On dit qu’il peut passer des heures sur quelques secondes de transition.<br /><br />Et le morceau devient immense. C’est une chanson pour danser, oui, mais aussi une pièce de théâtre. Quand le disque sort en 1985, impossible de le rater : on s’arrête devant la télé quand le clip passe, les radios diffusent mais surtout, l’album entier est construit autour du même titre, décliné, remodelé, repris sous plusieurs formes, on entend même une interview. Typiquement Trevor Horn, ça : quand il tient une idée, il la pousse jusqu’au bout.<br /><br />Alors si un jour vous êtes à Notting Hill, après avoir été phiotographier le magasin de livres de voyage à la façade bleue, pensez à traîner du côté de l’ancien Sarm Studios, vous reconnaîtrez le corps de bâtiment de l’ancienne église, et imaginez, ces quelques semaines où derrière ces murs, au milieu des années 80, deux caractères faits pour dominer leur monde se sont retrouvés dans la même pièce. Vous ne vous étonnerez plus que ça s’entende encore aujourd’hui, chaque fois que ça passe à la radio. Et écoutez l’album, c’est vraiment une trouvaille …]]></itunes:summary><itunes:duration>264</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/79f49af58cad49aa249f971139e9ceda.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Trevor Horn : Duel, l’alliance magnétique entre rigueur allemande et pop futuriste</title><link>https://www.spreaker.com/episode/trevor-horn-duel-l-alliance-magnetique-entre-rigueur-allemande-et-pop-futuriste--71876144</link><description><![CDATA[Au début des années 80, la new wave anglaise s’inspire beaucoup moins des groupes punks qu’ils ont été au départ, que des boîtes à rythme et synthés des artistes Allemands des années 70. Kraftwerk, évidemment, la référence absolue pour Human League, Depeche Mode, Orchestral Manoeuvres in the Dark ou encore Soft Cell.<br /><br />Mais il n’y a pas que Kraftwerk en Allemagne, on ne tarde pas en effet à découvrir des Deutsch Amerikanische Freundschaft, Grauzone, Einstürzende Neubauten… des noms aussi impossibles à prononcer que leur musique l’est, à écouter. Quoique certains sont plus accessibles comme Trio, Rheingold ou Propaganda.<br /><br />Ceux-ci sont de Düsseldorf, une région de bassins industriels qui fait furieusement penser aux Midlands britanniques, ce n’est pas un hasard. Leur idée est claire : allier la rigueur et la froideur mécanique allemande aux mélodies de la pop internationale. Les gars, ils veulent conquérir l’Europe.<br /><br />À Londres, un journaliste musical du nom de Paul Morley, un agitateur d’idées, travaille avec un nouveau label au nom étrange : ZTT Records, Zang Tumb Tuum. Un label lancé par Trevor Horn et sa compagne, Jill Sinclair.<br /><br />Ils viennent justement de triompher avec ABC et la métamorphose de Yes. Trevor Horn des Buggles est devenu le producteur dont tout le monde parle, l’homme capable de transformer une bonne partition en événement mondial. Il vient de racheter un studio construit dans une église, où ont été enregistrés des petits trucs comme We will rock you ou Stairway to heaven et qu’il transforme en QG sonore pour ZTT. C’est son laboratoire personnel, avec ses machines dernier cri, consoles immenses, ingénieurs du son pointus, un endroit où il peut inventer l’avenir car dans les années 80, il n’y a que ça qui marche.<br /><br />Alors on les imagine dans un pub de Notting Hill, juste à côté du studio : Paul Morley lui parle de Propaganda, Horn écoute car ce qu’il entend lui plaît immédiatement, la discipline allemande, des voix singulières, une esthétique forte et donc, un potentiel immense. Propaganda signe chez ZTT et déménage à Londres pour travailler au plus près de cette nouvelle usine à rêves.<br /><br />Les séances sont longues, exigeantes, il leur arrive même d’être un peu tendues car Horn pousse tout au plus loin : les arrangements, les textures de son, la dramaturgie. Le premier essai, Dr. Mabuse, est déjà une réussite : une musique cinématographique, menaçante, spectaculaire. Et puis vient le single Duel, plus mélodique, plus accessible, mais tout aussi travaillé : c’est le carton.<br /><br />Ce qui se joue alors dépasse largement un nouveau succès du label de Trevor Horn : la New Wave n’a plus de frontières. Les idées circulent désormais dans les deux sens entre Düsseldorf, Sheffield, Londres, et même Bruxelles. Avec Paul Morley et deux musiciens de génie, Horn va même créer son propre groupe, atypique, The Art of Noise, ils sont d’ailleurs tous très présents, sur ce titre de Propaganda qu’on entend toujours aussi souvent à la radio, plus de quarante ans après.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71876144</guid><pubDate>Wed, 06 May 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71876144/358557_trevor_horn_duel_l_alliance_magnetique_entre_rigueur_allemande_et_pop_futuriste.mp3" length="6197977" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 80, la new wave anglaise s’inspire beaucoup moins des groupes punks qu’ils ont été au départ, que des boîtes à rythme et synthés des artistes Allemands des années 70. Kraftwerk, évidemment, la référence absolue pour Human League,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 80, la new wave anglaise s’inspire beaucoup moins des groupes punks qu’ils ont été au départ, que des boîtes à rythme et synthés des artistes Allemands des années 70. Kraftwerk, évidemment, la référence absolue pour Human League, Depeche Mode, Orchestral Manoeuvres in the Dark ou encore Soft Cell.<br /><br />Mais il n’y a pas que Kraftwerk en Allemagne, on ne tarde pas en effet à découvrir des Deutsch Amerikanische Freundschaft, Grauzone, Einstürzende Neubauten… des noms aussi impossibles à prononcer que leur musique l’est, à écouter. Quoique certains sont plus accessibles comme Trio, Rheingold ou Propaganda.<br /><br />Ceux-ci sont de Düsseldorf, une région de bassins industriels qui fait furieusement penser aux Midlands britanniques, ce n’est pas un hasard. Leur idée est claire : allier la rigueur et la froideur mécanique allemande aux mélodies de la pop internationale. Les gars, ils veulent conquérir l’Europe.<br /><br />À Londres, un journaliste musical du nom de Paul Morley, un agitateur d’idées, travaille avec un nouveau label au nom étrange : ZTT Records, Zang Tumb Tuum. Un label lancé par Trevor Horn et sa compagne, Jill Sinclair.<br /><br />Ils viennent justement de triompher avec ABC et la métamorphose de Yes. Trevor Horn des Buggles est devenu le producteur dont tout le monde parle, l’homme capable de transformer une bonne partition en événement mondial. Il vient de racheter un studio construit dans une église, où ont été enregistrés des petits trucs comme We will rock you ou Stairway to heaven et qu’il transforme en QG sonore pour ZTT. C’est son laboratoire personnel, avec ses machines dernier cri, consoles immenses, ingénieurs du son pointus, un endroit où il peut inventer l’avenir car dans les années 80, il n’y a que ça qui marche.<br /><br />Alors on les imagine dans un pub de Notting Hill, juste à côté du studio : Paul Morley lui parle de Propaganda, Horn écoute car ce qu’il entend lui plaît immédiatement, la discipline allemande, des voix singulières, une esthétique forte et donc, un potentiel immense. Propaganda signe chez ZTT et déménage à Londres pour travailler au plus près de cette nouvelle usine à rêves.<br /><br />Les séances sont longues, exigeantes, il leur arrive même d’être un peu tendues car Horn pousse tout au plus loin : les arrangements, les textures de son, la dramaturgie. Le premier essai, Dr. Mabuse, est déjà une réussite : une musique cinématographique, menaçante, spectaculaire. Et puis vient le single Duel, plus mélodique, plus accessible, mais tout aussi travaillé : c’est le carton.<br /><br />Ce qui se joue alors dépasse largement un nouveau succès du label de Trevor Horn : la New Wave n’a plus de frontières. Les idées circulent désormais dans les deux sens entre Düsseldorf, Sheffield, Londres, et même Bruxelles. Avec Paul Morley et deux musiciens de génie, Horn va même créer son propre groupe, atypique, The Art of Noise, ils sont d’ailleurs tous très présents, sur ce titre de Propaganda qu’on entend toujours aussi souvent à la radio, plus de quarante ans après.]]></itunes:summary><itunes:duration>258</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bd7fd01947fe179f4a63aaa8c407e430.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Trevor Horn &amp; ABC : L'architecte de l'ombre et la naissance de la Pop sophistiquée</title><link>https://www.spreaker.com/episode/trevor-horn-abc-l-architecte-de-l-ombre-et-la-naissance-de-la-pop-sophistiquee--71876142</link><description><![CDATA[Le succès de Video Killed the Radio Star aurait pu rester un heureux accident, une parenthèse fulgurante dans la carrière d’un musicien de studio, comme c’est arrivé à tant d’autres. Et c’est d’autant plus évident que Trevor Horn n’aime pas sa voix, il ne se voit pas en chanteur, et supporte mal l’exposition de son image. Et logiquement, l’aventure des Buggles ne dure pas.<br /><br />C’est vrai ! Notre tête quand on apprend en 1980 que Trevor Horn et Geoff Downes des Buggles rejoignent le groupe Yes en tant que chanteur et claviériste ! Un épisode aussi improbable que bref. Car très vite, Downes part rejoindre un nouveau groupe, Asia, en plein enregistrement du second album des Buggles. C’est la fin, dommage, il y a des moments d’une intensité et beauté immense dans ce disque ...<br /><br />Et c’est justement en se retrouvant seul aux commandes de ce disque que Trevor Horn découvre le plaisir de ne plus être au premier plan. Il a trouvé mieux : contrôler le son, le modeler, le pousser là où personne n’est encore allé. Et c’est précisément à ce moment-là qu’il croise la route de ABC.<br /><br />Des gars qui viennent des Midlands, comme lui, Sheffield précisément, une Angleterre industrielle en plein marasme. Deux musiciens qui jouent une musique électronique sombre et expérimentale, genre David Bowie et Kraftwerk. Et qui bien sûr reste underground jusqu’au jour où un jeune journaliste de fanzine, Martin Fry, vient les interviewer. Passionné, curieux, et surtout parfaitement en phase avec leurs références, de Roxy Music à Bowie. Il lui ressemble étrangement d’ailleurs, vous ne trouvez pas ? Le courant passe immédiatement. Singleton et White lui proposent de les rejoindre. Martin Fry accepte, et en 1981, Vice Versa devient ABC.<br /><br />Le projet change alors de nature. Là où Vice Versa cultivait le minimalisme robotique, ABC cherche le style, l’élégance, une forme de pop sophistiquée qui emprunte autant au funk qu’à la new wave, comme les Spandau Ballet et les Duran Duran. ABC sort un premier single sur son propre label, qui entre dans le Top 20 britannique et attire l’attention de Trevor Horn.<br /><br />C’est un déclic pour lui car il entend dans ce son non abouti comment s’en emparer pour en faire une redoutable chanson.<br /><br />Et de fait, il ne se contente pas de les produire : il organise leurs chansons comme un architecte, joue avec les ruptures, les contrastes, les effets, introduit des gimmicks sonores qui surgissent et disparaissent, ou une conversation en voix off. Leur musique devient quelque chose de singulier, qu’on ne peut que remarquer : on dirait un décor en mouvement.<br /><br />Et c’est vrai que le premier titre de ABC produit par Trevor Horn ne ressemble à aucune autre chanson de l’époque. Non seulement elle va servir de modèle, ce qui est déjà énorme, mais surtout, la question est : qui aujourd’hui est capable de nous servir trois minutes de chanson avec autant de folie et de précision ?<br /><br />Avec ABC, Trevor Horn a trouvé sa place. Lui qui ne voulait plus être devant un micro est devenu celui qui décide de tout ce qu’on va entendre. Oui, c’est fou, après avoir annoncé les années 80 à la fin de la décennie précédente dans une chanson, Trevor Horn va cette fois leur ouvrir la voie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71876142</guid><pubDate>Tue, 05 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71876142/358556_trevor_horn_abc_l_architecte_de_l_ombre_et_la_naissance_de_la_pop_sophistiquee.mp3" length="6401881" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le succès de Video Killed the Radio Star aurait pu rester un heureux accident, une parenthèse fulgurante dans la carrière d’un musicien de studio, comme c’est arrivé à tant d’autres. Et c’est d’autant plus évident que Trevor Horn n’aime pas sa voix,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le succès de Video Killed the Radio Star aurait pu rester un heureux accident, une parenthèse fulgurante dans la carrière d’un musicien de studio, comme c’est arrivé à tant d’autres. Et c’est d’autant plus évident que Trevor Horn n’aime pas sa voix, il ne se voit pas en chanteur, et supporte mal l’exposition de son image. Et logiquement, l’aventure des Buggles ne dure pas.<br /><br />C’est vrai ! Notre tête quand on apprend en 1980 que Trevor Horn et Geoff Downes des Buggles rejoignent le groupe Yes en tant que chanteur et claviériste ! Un épisode aussi improbable que bref. Car très vite, Downes part rejoindre un nouveau groupe, Asia, en plein enregistrement du second album des Buggles. C’est la fin, dommage, il y a des moments d’une intensité et beauté immense dans ce disque ...<br /><br />Et c’est justement en se retrouvant seul aux commandes de ce disque que Trevor Horn découvre le plaisir de ne plus être au premier plan. Il a trouvé mieux : contrôler le son, le modeler, le pousser là où personne n’est encore allé. Et c’est précisément à ce moment-là qu’il croise la route de ABC.<br /><br />Des gars qui viennent des Midlands, comme lui, Sheffield précisément, une Angleterre industrielle en plein marasme. Deux musiciens qui jouent une musique électronique sombre et expérimentale, genre David Bowie et Kraftwerk. Et qui bien sûr reste underground jusqu’au jour où un jeune journaliste de fanzine, Martin Fry, vient les interviewer. Passionné, curieux, et surtout parfaitement en phase avec leurs références, de Roxy Music à Bowie. Il lui ressemble étrangement d’ailleurs, vous ne trouvez pas ? Le courant passe immédiatement. Singleton et White lui proposent de les rejoindre. Martin Fry accepte, et en 1981, Vice Versa devient ABC.<br /><br />Le projet change alors de nature. Là où Vice Versa cultivait le minimalisme robotique, ABC cherche le style, l’élégance, une forme de pop sophistiquée qui emprunte autant au funk qu’à la new wave, comme les Spandau Ballet et les Duran Duran. ABC sort un premier single sur son propre label, qui entre dans le Top 20 britannique et attire l’attention de Trevor Horn.<br /><br />C’est un déclic pour lui car il entend dans ce son non abouti comment s’en emparer pour en faire une redoutable chanson.<br /><br />Et de fait, il ne se contente pas de les produire : il organise leurs chansons comme un architecte, joue avec les ruptures, les contrastes, les effets, introduit des gimmicks sonores qui surgissent et disparaissent, ou une conversation en voix off. Leur musique devient quelque chose de singulier, qu’on ne peut que remarquer : on dirait un décor en mouvement.<br /><br />Et c’est vrai que le premier titre de ABC produit par Trevor Horn ne ressemble à aucune autre chanson de l’époque. Non seulement elle va servir de modèle, ce qui est déjà énorme, mais surtout, la question est : qui aujourd’hui est capable de nous servir trois minutes de chanson avec autant de folie et de précision ?<br /><br />Avec ABC, Trevor Horn a trouvé sa place. Lui qui ne voulait plus être devant un micro est devenu celui qui décide de tout ce qu’on va entendre. Oui, c’est fou, après avoir annoncé les années 80 à la fin de la décennie précédente dans une chanson, Trevor Horn va cette fois leur ouvrir la voie.]]></itunes:summary><itunes:duration>267</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/39fa8830dc9253ee909426fcac8f1119.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Trevor Horn : L'architecte du son qui a tué la radio pour réinventer la Pop</title><link>https://www.spreaker.com/episode/trevor-horn-l-architecte-du-son-qui-a-tue-la-radio-pour-reinventer-la-pop--71876141</link><description><![CDATA[Plus on avance dans ce siècle, plus les années 80 s’y installent. Pour un tas de raisons, mais la principale, c’est quand même la musique pop qui, c’est incroyable, reste actuelle malgré quatre décennies écoulées. C’est comme si à cette époque, tout le monde avait écouté des 78 tours des années 30 et 40 et avait trouvé ça très branché.<br /><br />Et ce « son », il a été créé par quelques pionniers dont les disques, les chansons n’ont pas leur place dans les musées mais à la radio, dans les magasins, les bistros, les restos, les soirées. Combien de nos gosses ne nous étonnent pas en citant le nom des artistes, des vidéos, qui en ont souvent un autre en commun, celui de leur producteur : Trevor Horn.<br /><br />Pourtant au départ, dans les années 70, quelque part dans le nord de l’Angleterre, Trevor Horn est un homme de l’ombre, un gars qu’on appelle pour jouer de la basse, arranger un morceau ou fabriquer des jingles pour la radio. Il accompagne des artistes comme Tina Charles, qui a commis un hit disco, mais vit sa vie surtout dans des studios, où il développe une passion limite obsessionnelle : le son.<br /><br />Cette obsession, il la partage bientôt avec deux autres musiciens, le claviériste Geoff Downes et le guitariste Bruce Woolley, avec qui il forme en 1978 un groupe au nom étrange, The Buggles. Et ils ont à leur répertoire une chanson dans laquelle ils croient énormément, elle est à la fois mélancolique et visionnaire, puisqu’elle parle de ces deux mondes qui sont en train d’apparaître et de disparaître : la vidéo et la radio. Oui dans ce monde du futur que seront les années 80, on n’écoutera plus la radio, on regardera les chansons à la télé. Malheureusement ce titre ne ressemblant à rien de ce qui existe alors, il est refusé par toutes les maisons de disques.<br /><br />Et Bruce Woolley finit par quitter les Buggles pour enregistrer sa propre version du morceau avec un jeune musicien nommé Thomas Dolby…<br /><br />Pendant ce temps, Trevor Horn, lui, continue à travailler : il veut créer un univers qui n’existe pas encore, un souvenir du futur.<br /><br />C’est là que Chris Blackwell, patron de Island Records, éditeur de Bob Marley et bientôt de U2, entend la cassette des Buggles que ses employés ont pourtant déjà refusé. Trevor Horn obtient de lui alors les moyens d’aller au bout de son idée, et il s’y plonge, multiplie les prises, empilant les couches de synthétiseurs mais pas que, cherche sans relâche ce qu’il considère comme le mix parfait.<br /><br />Le disque sort à la fin de l’année 1979, il ne ressemble à rien de connu, et devient un succès mondial, atteignant la première place dans onze pays. Et là, tout le monde va vouloir habiller ses chansons avec son savoir-faire, un producteur pas ordinaire est né.<br /><br />Alors oui, c’est drôle que ce type qui s’est fait connaître en annonçant que la vidéo allait tuer la radio, a passé le reste de son existence à fabriquer des chansons qui ont donné une furieuse envie de chanter avec la radio. Et ce, dès les premières notes …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71876141</guid><pubDate>Mon, 04 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71876141/358555_trevor_horn_l_architecte_du_son_qui_a_tue_la_radio_pour_reinventer_la_pop.mp3" length="5649625" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Plus on avance dans ce siècle, plus les années 80 s’y installent. Pour un tas de raisons, mais la principale, c’est quand même la musique pop qui, c’est incroyable, reste actuelle malgré quatre décennies écoulées. C’est comme si à cette époque, tout...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Plus on avance dans ce siècle, plus les années 80 s’y installent. Pour un tas de raisons, mais la principale, c’est quand même la musique pop qui, c’est incroyable, reste actuelle malgré quatre décennies écoulées. C’est comme si à cette époque, tout le monde avait écouté des 78 tours des années 30 et 40 et avait trouvé ça très branché.<br /><br />Et ce « son », il a été créé par quelques pionniers dont les disques, les chansons n’ont pas leur place dans les musées mais à la radio, dans les magasins, les bistros, les restos, les soirées. Combien de nos gosses ne nous étonnent pas en citant le nom des artistes, des vidéos, qui en ont souvent un autre en commun, celui de leur producteur : Trevor Horn.<br /><br />Pourtant au départ, dans les années 70, quelque part dans le nord de l’Angleterre, Trevor Horn est un homme de l’ombre, un gars qu’on appelle pour jouer de la basse, arranger un morceau ou fabriquer des jingles pour la radio. Il accompagne des artistes comme Tina Charles, qui a commis un hit disco, mais vit sa vie surtout dans des studios, où il développe une passion limite obsessionnelle : le son.<br /><br />Cette obsession, il la partage bientôt avec deux autres musiciens, le claviériste Geoff Downes et le guitariste Bruce Woolley, avec qui il forme en 1978 un groupe au nom étrange, The Buggles. Et ils ont à leur répertoire une chanson dans laquelle ils croient énormément, elle est à la fois mélancolique et visionnaire, puisqu’elle parle de ces deux mondes qui sont en train d’apparaître et de disparaître : la vidéo et la radio. Oui dans ce monde du futur que seront les années 80, on n’écoutera plus la radio, on regardera les chansons à la télé. Malheureusement ce titre ne ressemblant à rien de ce qui existe alors, il est refusé par toutes les maisons de disques.<br /><br />Et Bruce Woolley finit par quitter les Buggles pour enregistrer sa propre version du morceau avec un jeune musicien nommé Thomas Dolby…<br /><br />Pendant ce temps, Trevor Horn, lui, continue à travailler : il veut créer un univers qui n’existe pas encore, un souvenir du futur.<br /><br />C’est là que Chris Blackwell, patron de Island Records, éditeur de Bob Marley et bientôt de U2, entend la cassette des Buggles que ses employés ont pourtant déjà refusé. Trevor Horn obtient de lui alors les moyens d’aller au bout de son idée, et il s’y plonge, multiplie les prises, empilant les couches de synthétiseurs mais pas que, cherche sans relâche ce qu’il considère comme le mix parfait.<br /><br />Le disque sort à la fin de l’année 1979, il ne ressemble à rien de connu, et devient un succès mondial, atteignant la première place dans onze pays. Et là, tout le monde va vouloir habiller ses chansons avec son savoir-faire, un producteur pas ordinaire est né.<br /><br />Alors oui, c’est drôle que ce type qui s’est fait connaître en annonçant que la vidéo allait tuer la radio, a passé le reste de son existence à fabriquer des chansons qui ont donné une furieuse envie de chanter avec la radio. Et ce, dès les premières notes …]]></itunes:summary><itunes:duration>236</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/753103f0c323d29293a867672b2ac262.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zucchero &amp; Miles Davis : Quand le Blues italien s’offre une légende</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zucchero-miles-davis-quand-le-blues-italien-s-offre-une-legende--71492557</link><description><![CDATA[À la fin des années 80, quand Zucchero commence à faire voyager sa musique hors d’Italie, il est encore un artiste périphérique sur la scène internationale. S’il a déjà travaillé avec un des frères Jackson, il est toujours dans l’émerveillement de ce qui lui arrive, il est à nouveau le gamin qu’il a été, celui qui passait des heures à écouter des disques américains, et qui s’était construit une voix en reproduisant des sons avant d’en saisir le sens.<br /><br />Parmi les musiciens qu’il écoute depuis toujours, il y a Miles Davis, une figure qui dépasse largement le jazz et qui incarne cette manière de faire évoluer la musique sans jamais se répéter. L’idée de travailler avec lui semble hors de portée, mais Zucchero tente sa chance malgré tout, en envoyant une cassette via des intermédiaires jusqu’à l’entourage du musicien américain.<br /><br />Contre toute attente, la réponse arrive, et elle est positive. Miles Davis accepte de participer à un enregistrement. La rencontre a lieu en studio, dans un cadre très simple, sans mise en scène particulière, avec cette manière qu’a Davis d’imposer immédiatement un son, une couleur. Zucchero vit un rêve : enregistrer avec le pape de la trompette, qu’il a appris à connaître uniquement à travers des disques.<br /><br />Le titre ne sera pas un succès mais il lui donne une légitimité nouvelle, dans le métier. À partir de là, les collaborations se multiplient, les scènes s’élargissent, et Zucchero passe progressivement du statut de l’artiste italien qui s’exporte à artiste international tout court.<br /><br />Quand il entre en studio quelques années plus tard pour enregistrer l’album Spirito DiVino, en 1995, il n’est plus dans une logique de conquête ni de reconnaissance, mais dans la maîtrise. Il sait désormais comment une chanson se comporte en dehors de son pays, comment elle est reçue, ce qui la rend accessible sans la transformer. Cette expérience accumulée, des studios aux grandes scènes, se retrouve dans un titre qui va s’imposer très rapidement.<br /><br />Une chanson construite sur une énergie immédiate, une structure claire, et une voix identifiable, même quand on ne comprend pas tous les mots dans les phrases.<br /><br />Et lorsque le titre sort dans le commerce, il s’installe aussitôt dans plusieurs pays européens. Cette fois, la boucle est bouclée car parmi les chansons qui circulent partout dans le monde, il y en a ne viennent pas d’Angleterre ni d’Amérique, ce sont les siennes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71492557</guid><pubDate>Fri, 01 May 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71492557/357692_zucchero_miles_davis_quand_le_blues_italien_s_offre_une_legende.mp3" length="5018905" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>À la fin des années 80, quand Zucchero commence à faire voyager sa musique hors d’Italie, il est encore un artiste périphérique sur la scène internationale. S’il a déjà travaillé avec un des frères Jackson, il est toujours dans l’émerveillement de ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[À la fin des années 80, quand Zucchero commence à faire voyager sa musique hors d’Italie, il est encore un artiste périphérique sur la scène internationale. S’il a déjà travaillé avec un des frères Jackson, il est toujours dans l’émerveillement de ce qui lui arrive, il est à nouveau le gamin qu’il a été, celui qui passait des heures à écouter des disques américains, et qui s’était construit une voix en reproduisant des sons avant d’en saisir le sens.<br /><br />Parmi les musiciens qu’il écoute depuis toujours, il y a Miles Davis, une figure qui dépasse largement le jazz et qui incarne cette manière de faire évoluer la musique sans jamais se répéter. L’idée de travailler avec lui semble hors de portée, mais Zucchero tente sa chance malgré tout, en envoyant une cassette via des intermédiaires jusqu’à l’entourage du musicien américain.<br /><br />Contre toute attente, la réponse arrive, et elle est positive. Miles Davis accepte de participer à un enregistrement. La rencontre a lieu en studio, dans un cadre très simple, sans mise en scène particulière, avec cette manière qu’a Davis d’imposer immédiatement un son, une couleur. Zucchero vit un rêve : enregistrer avec le pape de la trompette, qu’il a appris à connaître uniquement à travers des disques.<br /><br />Le titre ne sera pas un succès mais il lui donne une légitimité nouvelle, dans le métier. À partir de là, les collaborations se multiplient, les scènes s’élargissent, et Zucchero passe progressivement du statut de l’artiste italien qui s’exporte à artiste international tout court.<br /><br />Quand il entre en studio quelques années plus tard pour enregistrer l’album Spirito DiVino, en 1995, il n’est plus dans une logique de conquête ni de reconnaissance, mais dans la maîtrise. Il sait désormais comment une chanson se comporte en dehors de son pays, comment elle est reçue, ce qui la rend accessible sans la transformer. Cette expérience accumulée, des studios aux grandes scènes, se retrouve dans un titre qui va s’imposer très rapidement.<br /><br />Une chanson construite sur une énergie immédiate, une structure claire, et une voix identifiable, même quand on ne comprend pas tous les mots dans les phrases.<br /><br />Et lorsque le titre sort dans le commerce, il s’installe aussitôt dans plusieurs pays européens. Cette fois, la boucle est bouclée car parmi les chansons qui circulent partout dans le monde, il y en a ne viennent pas d’Angleterre ni d’Amérique, ce sont les siennes.]]></itunes:summary><itunes:duration>209</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4be784fd67e78bce41e1e6fcdc272315.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zucchero : Le chef d’orchestre des mondes entre Pavarotti et le Rock</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zucchero-le-chef-d-orchestre-des-mondes-entre-pavarotti-et-le-rock--71492558</link><description><![CDATA[Au début des années 90, Zucchero n’est plus seulement un de ces chanteurs italiens qui a réussi percer à l’étranger, mais simplement, un musicien qui a pris sa place à l’international et qui croise d’autres artistes.<br /><br />À Modène, un homme suit cela de près, il s’appelle Luciano Pavarotti. Une star mondiale, une voix, une silhouette, un visage que tout le monde connaît, mais aussi quelqu’un qui cherche à élargir son univers. L’opéra, il le maîtrise parfaitement, mais il a envie d’autre chose, de rencontres, de mélanges.<br /><br />Les deux musiciens italiens échangent sur leurs mondes respectifs qui semblent très éloignés, et pourtant très vite une idée s’installe : faire venir sur une même scène des artistes qui, en temps normal, ne joueraient jamais ensemble. Ce projet, ce sera Pavarotti &amp; Friends.<br /><br />À Modène, sur une grande scène montée en plein air, le public ne vient pas seulement écouter le ténor car dans les coulisses, ce soir-là, les silhouettes ne sont pas celles d’un gala classique. Il y a Bono qui discute, lunettes noires sur le nez. Plus loin, Eric Clapton accorde sa guitare, un peu en retrait, comme s’il était dans un studio et non bientôt devant des milliers de personnes. Et au milieu de tout ça, Zucchero passe de l’un à l’autre, parle, traduit parfois, met les gens en relation.<br /><br />Ce n’est pas un hasard. Il connaît ces deux langues musicales. Il a grandi avec le blues américain, il a construit sa carrière en Italie, et il sait comment faire se rencontrer ces univers sans les dénaturer. Quand le concert commence, le public voit quelque chose d’inhabituel et pourtant, ça fonctionne.<br /><br />Et dans cette mécanique, Zucchero est celui qui a rendu la rencontre possible. Celui qui connaît les chansons, les codes, les habitudes des uns et des autres, et qui permet que tout se passe sans friction.<br /><br />Ce soir-là, et dans les éditions suivantes, il devient évident que quelque chose a changé. Les frontières entre les genres sont moins étanches. Le public accepte d’entendre autre chose, autrement. Et pour Zucchero, c’est une nouvelle étape.<br /><br />Lui qui, quelques années plus tôt, chantait dans des salles où l’on parlait plus qu’on ne l’écoutait, se retrouve au centre d’un dispositif où les plus grandes voix du monde acceptent de se rencontrer non pas autour d’un style, mais autour d’une idée simple : la musique circule mieux quand quelqu’un sait comment faire le lien.<br /><br />Et ce quelqu’un, ce soir-là, c’est Zucchero.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71492558</guid><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71492558/357693_zucchero_le_chef_d_orchestre_des_mondes_entre_pavarotti_et_le_rock.mp3" length="4862809" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 90, Zucchero n’est plus seulement un de ces chanteurs italiens qui a réussi percer à l’étranger, mais simplement, un musicien qui a pris sa place à l’international et qui croise d’autres artistes.

À Modène, un homme suit cela de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 90, Zucchero n’est plus seulement un de ces chanteurs italiens qui a réussi percer à l’étranger, mais simplement, un musicien qui a pris sa place à l’international et qui croise d’autres artistes.<br /><br />À Modène, un homme suit cela de près, il s’appelle Luciano Pavarotti. Une star mondiale, une voix, une silhouette, un visage que tout le monde connaît, mais aussi quelqu’un qui cherche à élargir son univers. L’opéra, il le maîtrise parfaitement, mais il a envie d’autre chose, de rencontres, de mélanges.<br /><br />Les deux musiciens italiens échangent sur leurs mondes respectifs qui semblent très éloignés, et pourtant très vite une idée s’installe : faire venir sur une même scène des artistes qui, en temps normal, ne joueraient jamais ensemble. Ce projet, ce sera Pavarotti &amp; Friends.<br /><br />À Modène, sur une grande scène montée en plein air, le public ne vient pas seulement écouter le ténor car dans les coulisses, ce soir-là, les silhouettes ne sont pas celles d’un gala classique. Il y a Bono qui discute, lunettes noires sur le nez. Plus loin, Eric Clapton accorde sa guitare, un peu en retrait, comme s’il était dans un studio et non bientôt devant des milliers de personnes. Et au milieu de tout ça, Zucchero passe de l’un à l’autre, parle, traduit parfois, met les gens en relation.<br /><br />Ce n’est pas un hasard. Il connaît ces deux langues musicales. Il a grandi avec le blues américain, il a construit sa carrière en Italie, et il sait comment faire se rencontrer ces univers sans les dénaturer. Quand le concert commence, le public voit quelque chose d’inhabituel et pourtant, ça fonctionne.<br /><br />Et dans cette mécanique, Zucchero est celui qui a rendu la rencontre possible. Celui qui connaît les chansons, les codes, les habitudes des uns et des autres, et qui permet que tout se passe sans friction.<br /><br />Ce soir-là, et dans les éditions suivantes, il devient évident que quelque chose a changé. Les frontières entre les genres sont moins étanches. Le public accepte d’entendre autre chose, autrement. Et pour Zucchero, c’est une nouvelle étape.<br /><br />Lui qui, quelques années plus tôt, chantait dans des salles où l’on parlait plus qu’on ne l’écoutait, se retrouve au centre d’un dispositif où les plus grandes voix du monde acceptent de se rencontrer non pas autour d’un style, mais autour d’une idée simple : la musique circule mieux quand quelqu’un sait comment faire le lien.<br /><br />Et ce quelqu’un, ce soir-là, c’est Zucchero.]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/54332329ac3bb9d6e7dee459f7bc7455.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zucchero : L'Anglais inventé et la forge brute du Blues italien</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zucchero-l-anglais-invente-et-la-forge-brute-du-blues-italien--71492559</link><description><![CDATA[Au début des années 70, dans le nord de l’Italie, nous retrouvons Zucchero, de son vrai nom, Adelmo Fornaciari, qui grandit dans une maison où l’on se lève tôt pour aller se tuer au boulot jusque tard, et où l’on parle peu.<br /><br />Son père comme sa mère travaillent la terre. Les journées sont physiques, et la musique n’est pas vraiment une priorité. Pourtant, dans sa chambre, le gamin joue à l’infini sur un petit tourne-disque quelques 45 Tours d’Otis Redding, Wilson Pickett et surtout Joe Cocker.<br /><br />Le problème, c’est qu’il ne comprend pas un mot d’anglais. Alors il invente une méthode. Il écoute et répète à voix basse, note sur un carnet des sons approximatifs, des phrases écrites comme il les voit dans sa tête. Il apprend par imitation pure, sans dictionnaire, et chante des histoires dont il ignore le sens, mais dont il ressent déjà l’impact.<br /><br />Très vite, il monte un groupe. Ça change souvent de nom et de musiciens. Il joue avec des formations locales qui tournent dans toute la région. Le week-end, ils chargent le matériel dans une voiture, parfois deux, amplis, câbles, batterie démontée, et ils vont jouer là où on veut d’eux. Des salles communales éclairées au néon, des fêtes de village où l’on aligne des tables avec des nappes qui collent un peu. Les gens boivent, parlent fort, mangent, se lèvent pour danser sans vraiment regarder le groupe.<br /><br />On leur demande des reprises américaines et anglaises, celles qu’on entend à la radio, hein : du rhythm and blues, du rock, de la soul. Zucchero commence à chanter du Joe Cocker avec un anglais bricolé et une voix qu’il pousse pour coller au modèle.<br /><br />Mais à force de répéter, quelque chose se met en place. Une manière d’attaquer les mots sans les glisser, de rester accroché à la note. Et cette rugosité, elle vient autant de ce qu’il entend et imite, que de ce qu’il est.<br /><br />Car Zucchero, c’est une vie simple, du travail dur, et des disques usés. Et à force de chanter des chansons qu’il ne traduit pas, il apprend comment faire passer une émotion sans s’appuyer sur le sens exact des mots.<br /><br />Quelques années plus tard, quand il écrira ses propres chansons, cette manière restera. A savoir une voix qui cherche juste à être crue. Et ça, il ne l’a pas appris à l’école, ni au conservatoire, Zucchero, non, il l’a appris le soir, dans des salles où personne ne l’écoutait vraiment, en tout cas, pas comme lui, écoutait ses disques.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71492559</guid><pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71492559/357694_zucchero_l_anglais_invente_et_la_forge_brute_du_blues_italien.mp3" length="4949209" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 70, dans le nord de l’Italie, nous retrouvons Zucchero, de son vrai nom, Adelmo Fornaciari, qui grandit dans une maison où l’on se lève tôt pour aller se tuer au boulot jusque tard, et où l’on parle peu.

Son père comme sa mère...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 70, dans le nord de l’Italie, nous retrouvons Zucchero, de son vrai nom, Adelmo Fornaciari, qui grandit dans une maison où l’on se lève tôt pour aller se tuer au boulot jusque tard, et où l’on parle peu.<br /><br />Son père comme sa mère travaillent la terre. Les journées sont physiques, et la musique n’est pas vraiment une priorité. Pourtant, dans sa chambre, le gamin joue à l’infini sur un petit tourne-disque quelques 45 Tours d’Otis Redding, Wilson Pickett et surtout Joe Cocker.<br /><br />Le problème, c’est qu’il ne comprend pas un mot d’anglais. Alors il invente une méthode. Il écoute et répète à voix basse, note sur un carnet des sons approximatifs, des phrases écrites comme il les voit dans sa tête. Il apprend par imitation pure, sans dictionnaire, et chante des histoires dont il ignore le sens, mais dont il ressent déjà l’impact.<br /><br />Très vite, il monte un groupe. Ça change souvent de nom et de musiciens. Il joue avec des formations locales qui tournent dans toute la région. Le week-end, ils chargent le matériel dans une voiture, parfois deux, amplis, câbles, batterie démontée, et ils vont jouer là où on veut d’eux. Des salles communales éclairées au néon, des fêtes de village où l’on aligne des tables avec des nappes qui collent un peu. Les gens boivent, parlent fort, mangent, se lèvent pour danser sans vraiment regarder le groupe.<br /><br />On leur demande des reprises américaines et anglaises, celles qu’on entend à la radio, hein : du rhythm and blues, du rock, de la soul. Zucchero commence à chanter du Joe Cocker avec un anglais bricolé et une voix qu’il pousse pour coller au modèle.<br /><br />Mais à force de répéter, quelque chose se met en place. Une manière d’attaquer les mots sans les glisser, de rester accroché à la note. Et cette rugosité, elle vient autant de ce qu’il entend et imite, que de ce qu’il est.<br /><br />Car Zucchero, c’est une vie simple, du travail dur, et des disques usés. Et à force de chanter des chansons qu’il ne traduit pas, il apprend comment faire passer une émotion sans s’appuyer sur le sens exact des mots.<br /><br />Quelques années plus tard, quand il écrira ses propres chansons, cette manière restera. A savoir une voix qui cherche juste à être crue. Et ça, il ne l’a pas appris à l’école, ni au conservatoire, Zucchero, non, il l’a appris le soir, dans des salles où personne ne l’écoutait vraiment, en tout cas, pas comme lui, écoutait ses disques.]]></itunes:summary><itunes:duration>206</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8675535dcb0ee839ae8cfc5b3b705406.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zucchero &amp; Paul Young : Le duo qui a fait voyager le rhythm and blues italien</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zucchero-paul-young-le-duo-qui-a-fait-voyager-le-rhythm-and-blues-italien--71492560</link><description><![CDATA[À la fin des années 80, Zucchero n’est plus le type qu’on ne remarquait pas, au début, lors du Festival de Sanremo. En Italie, il a trouvé son public, ses disques se vendent, et surtout, il a imposé quelque chose de nouveau : du rhythm and blues chanté en italien.<br /><br />En 1987, il a ainsi sorti un album déterminant dans sa carrière : Blue’s. L’album marche très fort dans la péninsule, et parmi les titres, une ballade passe particulièrement bien à la radio : “Senza una donna”.<br /><br />Mais comme souvent à l’époque, la chanson n’est pas arrêtée à la frontière que par les Alpes. Elle tourne en Italie, elle accompagne les soirées, elle passe dans les voitures, mais elle ne sort pas vraiment du pays.<br /><br />Pourtant, Zucchero commence à fréquenter les circuits internationaux, les studios, les musiciens de passage. C’est dans ce contexte qu’il croise Paul Young, une des voix immédiatement reconnaissables en Angleterre, un chanteur qui a déjà installé des succès dans toute l’Europe, il était déjà à l’affiche du Live Aid, en 1985.<br /><br />Zucchero lui fait entendre “Senza una donna”. La mélodie, la structure, l’émotion, tout est déjà là. Il ne lui manque qu’une porte d’entrée pour le public qui ne comprend pas l’italien.<br /><br />Tout va très vite : la chanson est réenregistrée en anglais, et surtout, en duo. Le texte est adapté, sans trahir l’idée originale, chacun gardant sa manière de chanter.<br /><br />La chanson entre dans les playlists des radios anglaises, puis européennes. Et très vite, c’est le tube.<br /><br />Ce qui frappe, c’est que rien n’a été recalibré pour “faire plus international”. La progression est la même, l’atmosphère aussi, et la voix de Zucchero reste intacte, avec ses aspérités. Simplement, cette fois, elle dialogue avec celle de Paul Young, et c’est ça qui donne à la chanson son ticket d’entrée dans les radios et les télés.<br /><br />Pour Zucchero, c’est un basculement plus que professionnel. C’est toute sa vie qui s’en trouve bouleversée. Lui qui, adolescent, chantait des titres américains en phonétique dans des salles des fêtes de Reggio Émilie, se retrouve avec une chanson que des publics étrangers reprennent, comprennent, s’approprient. Le trajet s’est inversé.<br /><br />Pour la première fois, une de ses chansons ne reste pas en Italie : elle circule comme celles qu’il écoutait, seul, des années plus tôt, sur le tourne-disque fatigué, dans sa chambre d’adolescent. C’est vrai qu’il n’y a de vent favorable pour ceux qui savent où ils vont.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71492560</guid><pubDate>Tue, 28 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71492560/357695_zucchero_paul_young_le_duo_qui_a_fait_voyager_le_rhythm_and_blues_italien.mp3" length="4761433" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>À la fin des années 80, Zucchero n’est plus le type qu’on ne remarquait pas, au début, lors du Festival de Sanremo. En Italie, il a trouvé son public, ses disques se vendent, et surtout, il a imposé quelque chose de nouveau : du rhythm and blues...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[À la fin des années 80, Zucchero n’est plus le type qu’on ne remarquait pas, au début, lors du Festival de Sanremo. En Italie, il a trouvé son public, ses disques se vendent, et surtout, il a imposé quelque chose de nouveau : du rhythm and blues chanté en italien.<br /><br />En 1987, il a ainsi sorti un album déterminant dans sa carrière : Blue’s. L’album marche très fort dans la péninsule, et parmi les titres, une ballade passe particulièrement bien à la radio : “Senza una donna”.<br /><br />Mais comme souvent à l’époque, la chanson n’est pas arrêtée à la frontière que par les Alpes. Elle tourne en Italie, elle accompagne les soirées, elle passe dans les voitures, mais elle ne sort pas vraiment du pays.<br /><br />Pourtant, Zucchero commence à fréquenter les circuits internationaux, les studios, les musiciens de passage. C’est dans ce contexte qu’il croise Paul Young, une des voix immédiatement reconnaissables en Angleterre, un chanteur qui a déjà installé des succès dans toute l’Europe, il était déjà à l’affiche du Live Aid, en 1985.<br /><br />Zucchero lui fait entendre “Senza una donna”. La mélodie, la structure, l’émotion, tout est déjà là. Il ne lui manque qu’une porte d’entrée pour le public qui ne comprend pas l’italien.<br /><br />Tout va très vite : la chanson est réenregistrée en anglais, et surtout, en duo. Le texte est adapté, sans trahir l’idée originale, chacun gardant sa manière de chanter.<br /><br />La chanson entre dans les playlists des radios anglaises, puis européennes. Et très vite, c’est le tube.<br /><br />Ce qui frappe, c’est que rien n’a été recalibré pour “faire plus international”. La progression est la même, l’atmosphère aussi, et la voix de Zucchero reste intacte, avec ses aspérités. Simplement, cette fois, elle dialogue avec celle de Paul Young, et c’est ça qui donne à la chanson son ticket d’entrée dans les radios et les télés.<br /><br />Pour Zucchero, c’est un basculement plus que professionnel. C’est toute sa vie qui s’en trouve bouleversée. Lui qui, adolescent, chantait des titres américains en phonétique dans des salles des fêtes de Reggio Émilie, se retrouve avec une chanson que des publics étrangers reprennent, comprennent, s’approprient. Le trajet s’est inversé.<br /><br />Pour la première fois, une de ses chansons ne reste pas en Italie : elle circule comme celles qu’il écoutait, seul, des années plus tôt, sur le tourne-disque fatigué, dans sa chambre d’adolescent. C’est vrai qu’il n’y a de vent favorable pour ceux qui savent où ils vont.]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ab05fa2d08491a01a703c8ad9014af0c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Zucchero : Le piano désaccordé et la revanche du « Petit Sucre » de Sanremo</title><link>https://www.spreaker.com/episode/zucchero-le-piano-desaccorde-et-la-revanche-du-petit-sucre-de-sanremo--71492561</link><description><![CDATA[Février 1982, tous les Italiens sont devant leur poste de télévision pour regarder, comme chaque année, le festival de la chanson de Sanremo. Alors ils sont tous là ou presque, les Albano et Romina Power avec leur sourire ultra brite et leurs gestes répétés au millimètre, et puis aussi Bobby Solo qui est une immense star. Comment vous le situer, il plairait autant aux admiratrices de Cloclo que Julien Clerc et Michel Polnareff.<br /><br />Et, pendant que ces grosses machines soulèvent une fois de plus l’admiration du pays, un inconnu attend son tour nerveusement derrière le rideau. Il se nomme Adelmo Fornaciari mais tout le monde l’appelle depuis qu’il est gamin, Zucchero. Qui veut dire “sucre”, vous le savez, un diminutif affectueux que son institutrice utilisait pour désigner le gros nounours en sucre qu’il était déjà.<br /><br />Et ça lui est resté, même quand il a quitté sa belle région de Reggio Emilia, entre Milan et Bologne. Ah c’est à lui, on l’annonce ! Zucchero entre sans ovation, car qui pour connaître son nom parmi les 2000 spectateurs dans la salle. L’artiste de 26 ans se lance avec tout son cœur, porté par l’orchestre qui a immédiatement attaqué l’intro. Mais trois minutes plus tard, il quitte la scène comme il y est entré : sans laisser de traces. Le lendemain, il achète les journaux dont il parcourt les pages avec une attente injustifiée : rien sur lui. Même pas une photo floue, ni de dos, il faut dire que la chanson d’Alabano et Romina Power est promise à une certaine postérité… et puis il y avait Kiss, les Stray Cats, Marianne Faithfull et Johnny Hallyday aussi …<br /><br />Et pourtant l’année suivante, en 1983, Zucchero est de retour à Sanremo. Même couloirs étroits en coulisses. Même odeur de laque et de projecteurs chauds. Et encore une fois, il disparaît dans le programme.<br /><br />Entre ces passages, il écrit pour des refrains pour d’autres interprètes qui, eux, passent à la radio. Petite consolation d’entendre ses mots sur les ondes pendant que lui, il roule sur l’autostrada, seul, entre deux petits concerts.<br /><br />Et puis, vient 1984. Sa femme le quitte. Zucchero reste quelques jours dans l’appartement, puis il ferme tout après avoir plié quelques vêtements dans une valise. Il remonte vers la maison de ses parents, près de Reggio Emilia. Là-bas, pas de scène, pas de plancher en bois, plutôt le carrelage froid de la cuisine et de la salle à manger où se trouve, quand même, un piano droit.<br /><br />Ooh le bois a travaillé, et les cordes aussi. Certaines touches n’ont plus vu l’accordeur depuis longtemps mais, à force de traîner son cafard, Zucchero finit par s’asseoir et jouer. Puis avec les jours, il se remet à composer, non pas pour s’occuper l’esprit, penser à autre chose, mais pour comprendre ce qui lui est arrivé et ce qu’il a, peut-être, encore à dire : … “Donne”.<br /><br />Ah, on est loin de la variété, là. Alors, quand il l’enregistre en 1985, Zucchero n’essaie plus de faire comme les autres qu’il a trop longtemps regardés depuis les coulisses. Sa voix n’est plus lisse comme un chanteur de Sanremo mais cette fois, quand le titre passe à la radio, les gens se demandent : “qui c’est, celui-là ?”<br /><br />Ben le même type que tu as déjà vu à la télé deux fois mais dont tu n’as pas retenu le nom. C’était juste une question de bon timing. Pas de quoi décourager ceux qui savent qu’on apprend quelque chose tous les jours.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71492561</guid><pubDate>Mon, 27 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71492561/357696_zucchero_le_piano_desaccorde_et_la_revanche_du_petit_sucre_de_sanremo.mp3" length="6292441" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Février 1982, tous les Italiens sont devant leur poste de télévision pour regarder, comme chaque année, le festival de la chanson de Sanremo. Alors ils sont tous là ou presque, les Albano et Romina Power avec leur sourire ultra brite et leurs gestes...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Février 1982, tous les Italiens sont devant leur poste de télévision pour regarder, comme chaque année, le festival de la chanson de Sanremo. Alors ils sont tous là ou presque, les Albano et Romina Power avec leur sourire ultra brite et leurs gestes répétés au millimètre, et puis aussi Bobby Solo qui est une immense star. Comment vous le situer, il plairait autant aux admiratrices de Cloclo que Julien Clerc et Michel Polnareff.<br /><br />Et, pendant que ces grosses machines soulèvent une fois de plus l’admiration du pays, un inconnu attend son tour nerveusement derrière le rideau. Il se nomme Adelmo Fornaciari mais tout le monde l’appelle depuis qu’il est gamin, Zucchero. Qui veut dire “sucre”, vous le savez, un diminutif affectueux que son institutrice utilisait pour désigner le gros nounours en sucre qu’il était déjà.<br /><br />Et ça lui est resté, même quand il a quitté sa belle région de Reggio Emilia, entre Milan et Bologne. Ah c’est à lui, on l’annonce ! Zucchero entre sans ovation, car qui pour connaître son nom parmi les 2000 spectateurs dans la salle. L’artiste de 26 ans se lance avec tout son cœur, porté par l’orchestre qui a immédiatement attaqué l’intro. Mais trois minutes plus tard, il quitte la scène comme il y est entré : sans laisser de traces. Le lendemain, il achète les journaux dont il parcourt les pages avec une attente injustifiée : rien sur lui. Même pas une photo floue, ni de dos, il faut dire que la chanson d’Alabano et Romina Power est promise à une certaine postérité… et puis il y avait Kiss, les Stray Cats, Marianne Faithfull et Johnny Hallyday aussi …<br /><br />Et pourtant l’année suivante, en 1983, Zucchero est de retour à Sanremo. Même couloirs étroits en coulisses. Même odeur de laque et de projecteurs chauds. Et encore une fois, il disparaît dans le programme.<br /><br />Entre ces passages, il écrit pour des refrains pour d’autres interprètes qui, eux, passent à la radio. Petite consolation d’entendre ses mots sur les ondes pendant que lui, il roule sur l’autostrada, seul, entre deux petits concerts.<br /><br />Et puis, vient 1984. Sa femme le quitte. Zucchero reste quelques jours dans l’appartement, puis il ferme tout après avoir plié quelques vêtements dans une valise. Il remonte vers la maison de ses parents, près de Reggio Emilia. Là-bas, pas de scène, pas de plancher en bois, plutôt le carrelage froid de la cuisine et de la salle à manger où se trouve, quand même, un piano droit.<br /><br />Ooh le bois a travaillé, et les cordes aussi. Certaines touches n’ont plus vu l’accordeur depuis longtemps mais, à force de traîner son cafard, Zucchero finit par s’asseoir et jouer. Puis avec les jours, il se remet à composer, non pas pour s’occuper l’esprit, penser à autre chose, mais pour comprendre ce qui lui est arrivé et ce qu’il a, peut-être, encore à dire : … “Donne”.<br /><br />Ah, on est loin de la variété, là. Alors, quand il l’enregistre en 1985, Zucchero n’essaie plus de faire comme les autres qu’il a trop longtemps regardés depuis les coulisses. Sa voix n’est plus lisse comme un chanteur de Sanremo mais cette fois, quand le titre passe à la radio, les gens se demandent : “qui c’est, celui-là ?”<br /><br />Ben le même type que tu as déjà vu à la télé deux fois mais dont tu n’as pas retenu le nom. C’était juste une question de bon timing. Pas de quoi décourager ceux qui savent qu’on apprend quelque chose tous les jours.]]></itunes:summary><itunes:duration>262</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8675535dcb0ee839ae8cfc5b3b705406.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Prince : Comment le Kid de Minneapolis est devenu l’icône absolue des années 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/prince-comment-le-kid-de-minneapolis-est-devenu-l-icone-absolue-des-annees-80--71210743</link><description><![CDATA[Une silhouette immédiatement reconnaissable, un look à nul autre pareil : Prince, dans les années 80, c’est ça. Mieux : Prince est les années 80. Parce qu’au fond, qui mieux que lui incarne cette décennie de folie vestimentaire, capillaire et musicale ?<br /><br />C’est vrai que cette décennie est fascinante à vivre au quotidien. De New York à Bruxelles, on a tous cette impression enthousiasmante de vivre une modernité que la génération précédente n’avait vue que dans des romans ou des séries de science-fiction. Depuis 1980, le futur entre dans les maisons : les consoles de jeux vidéo, le câble et ses vingt chaînes de télé, le CD, le baladeur, les cassettes vidéo, vous vous rendez compte ? Des films à la maison, qu’on peut regarder quand on veut. C’est gigantesque.<br /><br />Et puis il y a le look. Ça aussi, ça change tout. Pour les grands frères ou les grandes sœurs, s’habiller en hippie ou en punk à Bastogne ou à Morlanwelz quelques années plus tôt, il fallait du courage. Dans les années 80, tout à coup, on peut se fringuer comme Madonna, ou se coiffer comme Sarah Connor dans Terminator, sans que tout le piétonnier de la rue de la Montagne, à Charleroi, se retourne sur vous, le samedi après-midi.<br /><br />Et ça, on le doit à un artiste comme Prince.<br /><br />Et oui, car il a commencé à la fin des années 70. À l’époque, dans la musique noire américaine, on s’habille en cosmonaute doré façon Jacksons ou Earth, Wind &amp; Fire. Prince, lui, c’est autre chose. Un mélange inédit. Ni tout à fait noir, ni tout à fait blanc, ni funk, ni rock, ni homme, ni femme, ni sage, ni correct. On dirait que ce garçon a trouvé son centre de gravité entre l’Amérique et l’Europe, donc quelque part au milieu de l’Atlantique. Et il y a plus de 4.000 mètres d’eau, là-dessous. De quoi fabriquer du vraiment pas banal dans la plus totale solitude.<br /><br />Et en plus, self made man, et self tout court pout puisque Prince enregistre ses disques seul. Oui, c’est écrit dessus : écrit, composé, produit et interprété par Prince. Et la musique ? Pareil. On n’a jamais entendu ça. Un mélange de musique noire et blanche. Si Jimi Hendrix avait eu dix ans de moins, il se serait peut-être appelé Prince.<br /><br />Et il y a encore un plus, car Prince danse comme personne, mieux que James Brown, et il provoque sans forcer, pulvérisant le politiquement correct avec un naturel confondant.<br /><br />Évidemment, avec un tel pedigree, on ne touche pas le grand public immédiatement. Ça balance du seau d’eau froide. En 1980, Prince vend encore surtout aux branchés, même s’ils sont nombreux. Pourtant, quand on réécoute ses premiers albums aujourd’hui, on se dit que tout y était déjà. Comme un pétard qui n’attend plus qu’une allumette, comme le dit la chanson de Bashung sortie à la même époque. Une allumette qui va être quatre ans plus tard allumée par de la pluie, il n’y avait que lui pour imaginer ça. La preuve ; elle est pourpre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71210743</guid><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71210743/355740_prince_comment_le_kid_de_minneapolis_est_devenu_l_icone_absolue_des_annees_80.mp3" length="5598402" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une silhouette immédiatement reconnaissable, un look à nul autre pareil : Prince, dans les années 80, c’est ça. Mieux : Prince est les années 80. Parce qu’au fond, qui mieux que lui incarne cette décennie de folie vestimentaire, capillaire et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une silhouette immédiatement reconnaissable, un look à nul autre pareil : Prince, dans les années 80, c’est ça. Mieux : Prince est les années 80. Parce qu’au fond, qui mieux que lui incarne cette décennie de folie vestimentaire, capillaire et musicale ?<br /><br />C’est vrai que cette décennie est fascinante à vivre au quotidien. De New York à Bruxelles, on a tous cette impression enthousiasmante de vivre une modernité que la génération précédente n’avait vue que dans des romans ou des séries de science-fiction. Depuis 1980, le futur entre dans les maisons : les consoles de jeux vidéo, le câble et ses vingt chaînes de télé, le CD, le baladeur, les cassettes vidéo, vous vous rendez compte ? Des films à la maison, qu’on peut regarder quand on veut. C’est gigantesque.<br /><br />Et puis il y a le look. Ça aussi, ça change tout. Pour les grands frères ou les grandes sœurs, s’habiller en hippie ou en punk à Bastogne ou à Morlanwelz quelques années plus tôt, il fallait du courage. Dans les années 80, tout à coup, on peut se fringuer comme Madonna, ou se coiffer comme Sarah Connor dans Terminator, sans que tout le piétonnier de la rue de la Montagne, à Charleroi, se retourne sur vous, le samedi après-midi.<br /><br />Et ça, on le doit à un artiste comme Prince.<br /><br />Et oui, car il a commencé à la fin des années 70. À l’époque, dans la musique noire américaine, on s’habille en cosmonaute doré façon Jacksons ou Earth, Wind &amp; Fire. Prince, lui, c’est autre chose. Un mélange inédit. Ni tout à fait noir, ni tout à fait blanc, ni funk, ni rock, ni homme, ni femme, ni sage, ni correct. On dirait que ce garçon a trouvé son centre de gravité entre l’Amérique et l’Europe, donc quelque part au milieu de l’Atlantique. Et il y a plus de 4.000 mètres d’eau, là-dessous. De quoi fabriquer du vraiment pas banal dans la plus totale solitude.<br /><br />Et en plus, self made man, et self tout court pout puisque Prince enregistre ses disques seul. Oui, c’est écrit dessus : écrit, composé, produit et interprété par Prince. Et la musique ? Pareil. On n’a jamais entendu ça. Un mélange de musique noire et blanche. Si Jimi Hendrix avait eu dix ans de moins, il se serait peut-être appelé Prince.<br /><br />Et il y a encore un plus, car Prince danse comme personne, mieux que James Brown, et il provoque sans forcer, pulvérisant le politiquement correct avec un naturel confondant.<br /><br />Évidemment, avec un tel pedigree, on ne touche pas le grand public immédiatement. Ça balance du seau d’eau froide. En 1980, Prince vend encore surtout aux branchés, même s’ils sont nombreux. Pourtant, quand on réécoute ses premiers albums aujourd’hui, on se dit que tout y était déjà. Comme un pétard qui n’attend plus qu’une allumette, comme le dit la chanson de Bashung sortie à la même époque. Une allumette qui va être quatre ans plus tard allumée par de la pluie, il n’y avait que lui pour imaginer ça. La preuve ; elle est pourpre.]]></itunes:summary><itunes:duration>233</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1d84b31e043b7402239d2e7ecda4e2a6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Prince : Le jour où la star mondiale est devenue un simple symbole imprononçable</title><link>https://www.spreaker.com/episode/prince-le-jour-ou-la-star-mondiale-est-devenue-un-simple-symbole-imprononcable--71210741</link><description><![CDATA[Ah 1994, c’était une belle année. On était en pleine explosion du monde du CD, des compiles, de la techno, toute jeune, du grunge, qui envoyait grave des décibels et des chemises à carreaux, et donc du monde indépendant où subitement, ça se mettait à thuner grave. Je connaissais justement le patron d’une d’entre elles. Je le vois encore un jour de mai m’accueillir plein d’enthousiasme. Tu ne vas pas le croire, c’est moi qui récupère le nouvel album de Prince. Enfin, un album de Prince, c’est vite dit, puisque justement, il n’a pas le droit de dire “Prince”.<br /><br />Bonne chance, hein. Parce qu’avoir Prince à son catalogue, même par un trou de souris, c’est comme récupérer un morceau de la couronne d’Angleterre. Mais comment vendre ce disque ? Impossible d’écrire “Prince” en grand sur l’affiche, impossible de l’annoncer normalement, impossible même, au fond, d’expliquer clairement aux gens ce qu’ils sont censés acheter.<br /><br />Vu de l’extérieur, il faut bien reconnaître, la situation a quelque chose de franchement comique. L’un des plus grands artistes de la planète vient de décider qu’il n’a plus de nom. À la place : un symbole, un signe. Un machin entre Mars, Vénus et un pictogramme de salle de bains, totalement imprononçable, ce qui est quand même une drôle d’idée quand on vit de la radio, des journaux, des affiches, des interviews, bref de tout ce qui oblige normalement à appeler les gens par leur nom.<br /><br />À la radio, on se débrouille comme on peut. Dans les journaux, on lit cette formule interminable : l’artiste connu précédemment sous le nom de Prince. En clair, ça prend déjà toute la place dans l’article, imaginez le titre, avant même qu’on ait commencé à raconter l’histoire. Dans les magasins de disques, les clients, eux, font preuve de beaucoup plus de bon sens que toute l’industrie réunie : ils entrent simplement en demandant “le nouveau Prince”.<br /><br />Mais bon, c’est pas juste un caprice d’artiste, même s’il est réputé pour ne jamais en manquer. Car ici, il est en guerre, le gars, contre la Warner, sa maison de disques, qu’il accuse de ralentir ses sorties, de garder ses bandes sous clé, de gérer sa musique comme un stock de marchandises. Et ça, pour un garçon qui enregistre comme d’autres respirent, c’est insupportable. Alors, au lieu de discuter calmement comme un adulte bien coiffé, Prince a choisi la méthode Prince : disparaître sous son propre symbole.<br /><br />Évidemment, tout cela est extravagant, déroutant, limite ridicule. Mais c’est avant tout une manière de rappeler qu’il refuse d’appartenir à qui que ce soit. Même à son propre nom. C’est ça, je pense, qui rend cet épisode tragi-comique aussi fascinant, encore aujourd’hui, dix ans après sa disparition : pour ne pas céder, Prince est allé jusqu’à devenir imprononçable.<br /><br />Et pendant qu’au début des années 90, tout le monde se débattait avec ses contrats, ses logos, l’annulation de la sortie de son Black Album alors que 500.000 copies étaient déjà pressées, Prince, lui, continuait à faire ce qu’il faisait le mieux : écrire des chansons. Ainsi de celle-ci qui résume tout cela : Money Don’t Matter 2 Night. Parce qu’au fond, derrière le showbiz dont il a bien vécu, quand même, Prince disait peut-être simplement ceci : l’argent ne compte pas autant que la liberté, et puis l'amour aussi. Surtout ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71210741</guid><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71210741/355739_prince_le_jour_ou_la_star_mondiale_est_devenue_un_simple_symbole_imprononcable.mp3" length="5769474" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ah 1994, c’était une belle année. On était en pleine explosion du monde du CD, des compiles, de la techno, toute jeune, du grunge, qui envoyait grave des décibels et des chemises à carreaux, et donc du monde indépendant où subitement, ça se mettait à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ah 1994, c’était une belle année. On était en pleine explosion du monde du CD, des compiles, de la techno, toute jeune, du grunge, qui envoyait grave des décibels et des chemises à carreaux, et donc du monde indépendant où subitement, ça se mettait à thuner grave. Je connaissais justement le patron d’une d’entre elles. Je le vois encore un jour de mai m’accueillir plein d’enthousiasme. Tu ne vas pas le croire, c’est moi qui récupère le nouvel album de Prince. Enfin, un album de Prince, c’est vite dit, puisque justement, il n’a pas le droit de dire “Prince”.<br /><br />Bonne chance, hein. Parce qu’avoir Prince à son catalogue, même par un trou de souris, c’est comme récupérer un morceau de la couronne d’Angleterre. Mais comment vendre ce disque ? Impossible d’écrire “Prince” en grand sur l’affiche, impossible de l’annoncer normalement, impossible même, au fond, d’expliquer clairement aux gens ce qu’ils sont censés acheter.<br /><br />Vu de l’extérieur, il faut bien reconnaître, la situation a quelque chose de franchement comique. L’un des plus grands artistes de la planète vient de décider qu’il n’a plus de nom. À la place : un symbole, un signe. Un machin entre Mars, Vénus et un pictogramme de salle de bains, totalement imprononçable, ce qui est quand même une drôle d’idée quand on vit de la radio, des journaux, des affiches, des interviews, bref de tout ce qui oblige normalement à appeler les gens par leur nom.<br /><br />À la radio, on se débrouille comme on peut. Dans les journaux, on lit cette formule interminable : l’artiste connu précédemment sous le nom de Prince. En clair, ça prend déjà toute la place dans l’article, imaginez le titre, avant même qu’on ait commencé à raconter l’histoire. Dans les magasins de disques, les clients, eux, font preuve de beaucoup plus de bon sens que toute l’industrie réunie : ils entrent simplement en demandant “le nouveau Prince”.<br /><br />Mais bon, c’est pas juste un caprice d’artiste, même s’il est réputé pour ne jamais en manquer. Car ici, il est en guerre, le gars, contre la Warner, sa maison de disques, qu’il accuse de ralentir ses sorties, de garder ses bandes sous clé, de gérer sa musique comme un stock de marchandises. Et ça, pour un garçon qui enregistre comme d’autres respirent, c’est insupportable. Alors, au lieu de discuter calmement comme un adulte bien coiffé, Prince a choisi la méthode Prince : disparaître sous son propre symbole.<br /><br />Évidemment, tout cela est extravagant, déroutant, limite ridicule. Mais c’est avant tout une manière de rappeler qu’il refuse d’appartenir à qui que ce soit. Même à son propre nom. C’est ça, je pense, qui rend cet épisode tragi-comique aussi fascinant, encore aujourd’hui, dix ans après sa disparition : pour ne pas céder, Prince est allé jusqu’à devenir imprononçable.<br /><br />Et pendant qu’au début des années 90, tout le monde se débattait avec ses contrats, ses logos, l’annulation de la sortie de son Black Album alors que 500.000 copies étaient déjà pressées, Prince, lui, continuait à faire ce qu’il faisait le mieux : écrire des chansons. Ainsi de celle-ci qui résume tout cela : Money Don’t Matter 2 Night. Parce qu’au fond, derrière le showbiz dont il a bien vécu, quand même, Prince disait peut-être simplement ceci : l’argent ne compte pas autant que la liberté, et puis l'amour aussi. Surtout ?]]></itunes:summary><itunes:duration>241</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/19b19bed57f132f35704b9e9388b947e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Prince en 1995 : L’énigme du « Symbole » et ses nuits fauves à Paris</title><link>https://www.spreaker.com/episode/prince-en-1995-l-enigme-du-symbole-et-ses-nuits-fauves-a-paris--71210739</link><description><![CDATA[Rentrée 1995. Prince sort son 17e album en 17 ans. À ce stade, il fait déjà partie des artistes les plus productifs de sa génération ; à l’échelle de sa notoriété, il est même le seul à publier autant de disques. Il faut dire que jusque-là, il n’a rien fait comme les autres. Inutile de dresser la liste de ses singularités : disons pour faire simple que Prince est, et restera, une star unique dans l’histoire de la musique. Nouvelle originalité cette année-là : il ne porte même plus de nom. Sur la pochette de ce nouveau CD, on ne trouve qu’un symbole. Heureusement, l’album, lui, en a un : The Gold Experience.<br /><br />Et les avis sont presque unanimes : c’est l’un de ses meilleurs. Ce qui reste sidérant après une telle carrière. La source du génie n’est donc pas tarie. Chez lui, une règle semble s’imposer : ne jamais s’arrêter. Prince recrute toujours de nouveaux fans. Il suffit de voir les jeunes Parisiens qui font le pied de grue avenue Foch. Car oui, en 1995, cela fait déjà quelques années qu’il possède son appartement à Paris : 600 mètres carrés, rive droite, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Avec un copain, on passe parfois en voiture la nuit pour s’arrêter sous ses fenêtres, juste pour voir s’il y avait de la lumière. Rien que le fait de savoir qu’il est là, ça nous fait notre soirée.<br /><br />Mais ça ne suffit pas à ses fans, qui attendent surtout le moment où Prince va sortir pour se précipiter sur lui. Ce n’est pas vraiment ce qu’il préfère. Il finira d’ailleurs par se lasser et abandonner cet appartement, qui fut pourtant la base arrière de quelques-unes des nuits les plus folles qu’il ait offertes à Paris.<br /><br />Car quand l’envie lui prend, Prince est capable de jouer n’importe où, et surtout n’importe quand. Aux Bains-Douches, par exemple, où on annonce un concert à deux heures du matin… et où il ne monte sur scène qu’à cinq heures. Le croirez-vous ? Le public est toujours là. Et il a bien fait : Prince jouera jusqu’à sept heures.<br /><br />À Bruxelles aussi, il a fait le coup : Botanique, Mirano, Viagge… Mais à Paris, où il ne rate aucune Fashion Week, ces apparitions nocturnes font presque partie du décor. Et pendant que tout cela se passe, pendant que Paris dort ou veille pour lui, Prince continue d’écrire, d’enregistrer, d’empiler les chansons. Au milieu de tout ça, il en signe une qui, elle, va toucher tout le monde, sans détour. Une chanson simple, directe, évidente, qui rappelle que derrière la machine, le symbole et les nuits sans fin, il y a aussi chez Prince, la capacité à écrire, encore et toujours, des chansons qui parlent à tout le monde.<br /><br />Et c’est ça, le plus rare et le plus fort qu’il y a avec lui. Même quand on pense l’avoir suffisamment suivi pour le connaître, Prince trouve encore le moyen de nous surprendre, avec la plus simple des évidences.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71210739</guid><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71210739/355738_prince_en_1995_l_enigme_du_symbole_et_ses_nuits_fauves_a_paris.mp3" length="4639938" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Rentrée 1995. Prince sort son 17e album en 17 ans. À ce stade, il fait déjà partie des artistes les plus productifs de sa génération ; à l’échelle de sa notoriété, il est même le seul à publier autant de disques. Il faut dire que jusque-là, il n’a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Rentrée 1995. Prince sort son 17e album en 17 ans. À ce stade, il fait déjà partie des artistes les plus productifs de sa génération ; à l’échelle de sa notoriété, il est même le seul à publier autant de disques. Il faut dire que jusque-là, il n’a rien fait comme les autres. Inutile de dresser la liste de ses singularités : disons pour faire simple que Prince est, et restera, une star unique dans l’histoire de la musique. Nouvelle originalité cette année-là : il ne porte même plus de nom. Sur la pochette de ce nouveau CD, on ne trouve qu’un symbole. Heureusement, l’album, lui, en a un : The Gold Experience.<br /><br />Et les avis sont presque unanimes : c’est l’un de ses meilleurs. Ce qui reste sidérant après une telle carrière. La source du génie n’est donc pas tarie. Chez lui, une règle semble s’imposer : ne jamais s’arrêter. Prince recrute toujours de nouveaux fans. Il suffit de voir les jeunes Parisiens qui font le pied de grue avenue Foch. Car oui, en 1995, cela fait déjà quelques années qu’il possède son appartement à Paris : 600 mètres carrés, rive droite, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Avec un copain, on passe parfois en voiture la nuit pour s’arrêter sous ses fenêtres, juste pour voir s’il y avait de la lumière. Rien que le fait de savoir qu’il est là, ça nous fait notre soirée.<br /><br />Mais ça ne suffit pas à ses fans, qui attendent surtout le moment où Prince va sortir pour se précipiter sur lui. Ce n’est pas vraiment ce qu’il préfère. Il finira d’ailleurs par se lasser et abandonner cet appartement, qui fut pourtant la base arrière de quelques-unes des nuits les plus folles qu’il ait offertes à Paris.<br /><br />Car quand l’envie lui prend, Prince est capable de jouer n’importe où, et surtout n’importe quand. Aux Bains-Douches, par exemple, où on annonce un concert à deux heures du matin… et où il ne monte sur scène qu’à cinq heures. Le croirez-vous ? Le public est toujours là. Et il a bien fait : Prince jouera jusqu’à sept heures.<br /><br />À Bruxelles aussi, il a fait le coup : Botanique, Mirano, Viagge… Mais à Paris, où il ne rate aucune Fashion Week, ces apparitions nocturnes font presque partie du décor. Et pendant que tout cela se passe, pendant que Paris dort ou veille pour lui, Prince continue d’écrire, d’enregistrer, d’empiler les chansons. Au milieu de tout ça, il en signe une qui, elle, va toucher tout le monde, sans détour. Une chanson simple, directe, évidente, qui rappelle que derrière la machine, le symbole et les nuits sans fin, il y a aussi chez Prince, la capacité à écrire, encore et toujours, des chansons qui parlent à tout le monde.<br /><br />Et c’est ça, le plus rare et le plus fort qu’il y a avec lui. Même quand on pense l’avoir suffisamment suivi pour le connaître, Prince trouve encore le moyen de nous surprendre, avec la plus simple des évidences.]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d02bbbd21ec055024965199f96be12da.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Prince : L'insatiable qui a sacrifié le succès facile pour sa liberté</title><link>https://www.spreaker.com/episode/prince-l-insatiable-qui-a-sacrifie-le-succes-facile-pour-sa-liberte--71210738</link><description><![CDATA[Dix ans après sa disparition brutale et inattendue, vous vous souvenez à quel point elle nous a cueillis ? On en est restés comme deux ronds de flan avec nos souvenirs. Parce qu’avec Prince, il n’y avait pas seulement les chansons, il y avait aussi tout ce qu’il représentait dans nos vies : une époque où les artistes publiaient un album par an, parfois davantage, et où cela nous semblait parfaitement normal.<br /><br />Vos préférés alimentaient sans arrêt la pompe à nouveautés ! Aujourd’hui, quand un artiste vous annonce son nouvel album après quatre ans de silence comme s’il revenait du front. On se demande comment ils ont pu tenir ce rythme-là dans les années 80, et avant.<br /><br />Et encore, chez Prince, un album par an, ce n’était déjà pas assez. En 1987, alors que son précédent hit tourne encore dans les juke-boxes, il a déjà enregistré de quoi sortir un triple album : deux avec The Revolution, un en solo. Prince travaille comme s’il y avait le feu à la boutique. Comme s’il savait qu’il n’aurait pas le temps. Et nous, on n’a même pas encore fini d’user le vinyle ou la bande de la cassette qu’il est déjà ailleurs.<br /><br />Mais à la Warner, sa firme de disques, on commence à s'inquiéter. Après les succès très inégaux de ses derniers et multiples projets, elle freine des deux pieds. Et puis il y a de l’eau dans le gaz avec The Revolution. Il faut les comprendre aussi, ces musiciens qui jouent sur scène comme des dieux n’ont parfois même pas le droit d’enregistrer avec lui en studio. Car Prince veut tout faire, tout seul. Wendy et Lisa ont davantage de place, certes, mais cela ne suffit pas à éviter les tensions.<br /><br />Et c’est fou quand on y pense, parce qu’en 1987, on n’est que deux ans après Purple Rain. Deux années après son triomphe absolu qui l’a, dit-on, hissé au niveau de Michael Jackson. Deux ans après l’Oscar pour la BO du film. Deux ans après le moment où Prince semblait avoir conquis la planète. On aurait pu croire que les jeux étaient faits. Qu’il allait faire tourner la machine à tubes le reste de la décennie. Et ben non.<br /><br />Au moment même où le monde entier croit enfin avoir compris cet artiste bizarre, Prince brouille aussitôt les pistes avec les albums Around the World in a Day et Parade. Y a pas à dire, pour ceux qui croyaient reprendre là où il avait laissé l’histoire, à peine un an avant, il déroute complètement le grand public. Comme s’il nous lançait : “vous m’avez élu numéro un, d’accord, mais ne comptez pas sur moi pour changer quelque chose dans ma vie.”<br /><br />Alors, ce 22 avril 2016, il y a dix ans, repensant à tout cela, j’ai ressorti le double album 1999, celui que j’avais acheté en 1982, et je me suis repassé ce titre que j’avais tant écouté, alors que tous ou presque ignoraient jusqu’à son nom. Et vous savez quoi ? Ça reste plutôt pas mal, comme on dit en 2026, et même plus.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71210738</guid><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71210738/355737_prince_l_insatiable_qui_a_sacrifie_le_succes_facile_pour_sa_liberte.mp3" length="5337474" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dix ans après sa disparition brutale et inattendue, vous vous souvenez à quel point elle nous a cueillis ? On en est restés comme deux ronds de flan avec nos souvenirs. Parce qu’avec Prince, il n’y avait pas seulement les chansons, il y avait aussi...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dix ans après sa disparition brutale et inattendue, vous vous souvenez à quel point elle nous a cueillis ? On en est restés comme deux ronds de flan avec nos souvenirs. Parce qu’avec Prince, il n’y avait pas seulement les chansons, il y avait aussi tout ce qu’il représentait dans nos vies : une époque où les artistes publiaient un album par an, parfois davantage, et où cela nous semblait parfaitement normal.<br /><br />Vos préférés alimentaient sans arrêt la pompe à nouveautés ! Aujourd’hui, quand un artiste vous annonce son nouvel album après quatre ans de silence comme s’il revenait du front. On se demande comment ils ont pu tenir ce rythme-là dans les années 80, et avant.<br /><br />Et encore, chez Prince, un album par an, ce n’était déjà pas assez. En 1987, alors que son précédent hit tourne encore dans les juke-boxes, il a déjà enregistré de quoi sortir un triple album : deux avec The Revolution, un en solo. Prince travaille comme s’il y avait le feu à la boutique. Comme s’il savait qu’il n’aurait pas le temps. Et nous, on n’a même pas encore fini d’user le vinyle ou la bande de la cassette qu’il est déjà ailleurs.<br /><br />Mais à la Warner, sa firme de disques, on commence à s'inquiéter. Après les succès très inégaux de ses derniers et multiples projets, elle freine des deux pieds. Et puis il y a de l’eau dans le gaz avec The Revolution. Il faut les comprendre aussi, ces musiciens qui jouent sur scène comme des dieux n’ont parfois même pas le droit d’enregistrer avec lui en studio. Car Prince veut tout faire, tout seul. Wendy et Lisa ont davantage de place, certes, mais cela ne suffit pas à éviter les tensions.<br /><br />Et c’est fou quand on y pense, parce qu’en 1987, on n’est que deux ans après Purple Rain. Deux années après son triomphe absolu qui l’a, dit-on, hissé au niveau de Michael Jackson. Deux ans après l’Oscar pour la BO du film. Deux ans après le moment où Prince semblait avoir conquis la planète. On aurait pu croire que les jeux étaient faits. Qu’il allait faire tourner la machine à tubes le reste de la décennie. Et ben non.<br /><br />Au moment même où le monde entier croit enfin avoir compris cet artiste bizarre, Prince brouille aussitôt les pistes avec les albums Around the World in a Day et Parade. Y a pas à dire, pour ceux qui croyaient reprendre là où il avait laissé l’histoire, à peine un an avant, il déroute complètement le grand public. Comme s’il nous lançait : “vous m’avez élu numéro un, d’accord, mais ne comptez pas sur moi pour changer quelque chose dans ma vie.”<br /><br />Alors, ce 22 avril 2016, il y a dix ans, repensant à tout cela, j’ai ressorti le double album 1999, celui que j’avais acheté en 1982, et je me suis repassé ce titre que j’avais tant écouté, alors que tous ou presque ignoraient jusqu’à son nom. Et vous savez quoi ? Ça reste plutôt pas mal, comme on dit en 2026, et même plus.]]></itunes:summary><itunes:duration>223</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b918bd97dd6b8a3c27cc83e38175f259.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Prince : Le génie insaisissable qui a défié l'industrie pour rester libre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/prince-le-genie-insaisissable-qui-a-defie-l-industrie-pour-rester-libre--71210736</link><description><![CDATA[Dix ans aujourd’hui que Prince nous a quittés. Dix ans, et pourtant il suffit d’un riff de guitare, un cri, un falsetto, pour que tout revienne d’un coup : les années 80, les clips, les vestes pourpres à clous et épaulettes, les slows à rallonge, et ce type minuscule en haut talons et barbichette à la Don Diego De laVega qui semblait débarquer d’une autre planète.<br /><br />Car au début, Prince, ce n’est pas la musique de tout le monde, avec un son nerveux, une rythmique lascive, déroutante, qu’on se passe sous le manteau, oui, je sais, j’exagère mais c’est pour vous situer. C’est vrai, pour savoir qu’il existe, il faut veiller tard devant Les Enfants du Rock, le samedi : Philippe Manœuvre en est marteau. Pour lui, Prince, c’est le nouveau James Brown. Enfin c’est bien plus que ça puisqu’il écrit, compose, arrange, produit, joue de tous les instruments, et sonne comme un groupe entier à lui tout seul.<br /><br />À l’époque, on doit encore convaincre nos amis, camarades de cours, qu’ils passent à côté de quelque chose. Alors, on leur fait écouter Dirty Mind, Controversy, 1999. Chez nous, sur notre chaîne HiFi ou sur une cassette qu’on leur a enregistrée. Et non, il est pas chelou, il est juste en avance, mon vieux, c’est la musique de demain.<br /><br />Et puis arrive 1984. Et là, c'est terminé. Avec Purple Rain, Prince cesse d’être une affaire de connaisseurs. Il entre chez tout le monde. Et même que ça vous fait tout drôle que l’épicier du coin ne jure plus que par lui. C’est limite comme s’il parlait d’un nouvel artiste alors que vous avez déjà cinq albums de Prince, dont un double, à la maison.<br /><br />Et donc, au milieu des années 80 pourquoi plus personne ne trouve-t-il Prince, étrange ? Déjà il y a son look qui est passé du stade “extraterrestre avant-gardiste” à celui de “normal, j’ai un cousin qui s’habille et se coiffe pareil”. Car chez Prince depuis le début, on n’écoute pas seulement le disque, on le regarde. Lui, bien sûr, mais aussi The Revolution, le groupe spectaculaire attifé comme l’as de pique qu’il traîne derrière lui comme une cour baroque, avec notamment Wendy et Lisa. Car oui, la mode brushing de l’époque, genre, j’ai avalé un mortier de feux d’artifice, il n’y avait pas que Madonna, à l’arborrer.<br /><br />Oui, Prince, c’est un pan entier de nos années 80, avec sa manière à lui, souvent crue, de mettre le désir en vitrine, de parler du corps, du plaisir, de liberté, et de critiquer le pouvoir aussi, dans l’Amérique de Reagan. Ce n’est pas un hasard si Michael Jackson sera reçu à la Maison Blanche, mais pas Prince. Lui restera toujours à côté du centre, là où c’est plus intéressant.<br /><br />Et c’est sans doute pour ça qu’il nous fascine encore, 40 ans plus tard et dix ans, déjà, après sa brutale disparition : au moment même où Purple Rain le transforme en superstar, Prince refuse de devenir confortable. Il brouille les pistes, déroute son public, change de direction, quitte à perdre du monde en route, avant de le retrouver, quelques années plus tard, bien sûr. Mais imaginons que nous n’en sommes qu’au début de l’histoire, c’est tellement plus réjouissant, rassurant. Moi, j’ai un truc, je n’oublierai jamais la voix d’un certain Marc Moulin, sur l’unique radio jeunes, annonçant un artiste au nom totalement improbable, après Queen : Prince.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71210736</guid><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71210736/355736_prince_le_genie_insaisissable_qui_a_defie_l_industrie_pour_rester_libre.mp3" length="5569026" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dix ans aujourd’hui que Prince nous a quittés. Dix ans, et pourtant il suffit d’un riff de guitare, un cri, un falsetto, pour que tout revienne d’un coup : les années 80, les clips, les vestes pourpres à clous et épaulettes, les slows à rallonge, et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dix ans aujourd’hui que Prince nous a quittés. Dix ans, et pourtant il suffit d’un riff de guitare, un cri, un falsetto, pour que tout revienne d’un coup : les années 80, les clips, les vestes pourpres à clous et épaulettes, les slows à rallonge, et ce type minuscule en haut talons et barbichette à la Don Diego De laVega qui semblait débarquer d’une autre planète.<br /><br />Car au début, Prince, ce n’est pas la musique de tout le monde, avec un son nerveux, une rythmique lascive, déroutante, qu’on se passe sous le manteau, oui, je sais, j’exagère mais c’est pour vous situer. C’est vrai, pour savoir qu’il existe, il faut veiller tard devant Les Enfants du Rock, le samedi : Philippe Manœuvre en est marteau. Pour lui, Prince, c’est le nouveau James Brown. Enfin c’est bien plus que ça puisqu’il écrit, compose, arrange, produit, joue de tous les instruments, et sonne comme un groupe entier à lui tout seul.<br /><br />À l’époque, on doit encore convaincre nos amis, camarades de cours, qu’ils passent à côté de quelque chose. Alors, on leur fait écouter Dirty Mind, Controversy, 1999. Chez nous, sur notre chaîne HiFi ou sur une cassette qu’on leur a enregistrée. Et non, il est pas chelou, il est juste en avance, mon vieux, c’est la musique de demain.<br /><br />Et puis arrive 1984. Et là, c'est terminé. Avec Purple Rain, Prince cesse d’être une affaire de connaisseurs. Il entre chez tout le monde. Et même que ça vous fait tout drôle que l’épicier du coin ne jure plus que par lui. C’est limite comme s’il parlait d’un nouvel artiste alors que vous avez déjà cinq albums de Prince, dont un double, à la maison.<br /><br />Et donc, au milieu des années 80 pourquoi plus personne ne trouve-t-il Prince, étrange ? Déjà il y a son look qui est passé du stade “extraterrestre avant-gardiste” à celui de “normal, j’ai un cousin qui s’habille et se coiffe pareil”. Car chez Prince depuis le début, on n’écoute pas seulement le disque, on le regarde. Lui, bien sûr, mais aussi The Revolution, le groupe spectaculaire attifé comme l’as de pique qu’il traîne derrière lui comme une cour baroque, avec notamment Wendy et Lisa. Car oui, la mode brushing de l’époque, genre, j’ai avalé un mortier de feux d’artifice, il n’y avait pas que Madonna, à l’arborrer.<br /><br />Oui, Prince, c’est un pan entier de nos années 80, avec sa manière à lui, souvent crue, de mettre le désir en vitrine, de parler du corps, du plaisir, de liberté, et de critiquer le pouvoir aussi, dans l’Amérique de Reagan. Ce n’est pas un hasard si Michael Jackson sera reçu à la Maison Blanche, mais pas Prince. Lui restera toujours à côté du centre, là où c’est plus intéressant.<br /><br />Et c’est sans doute pour ça qu’il nous fascine encore, 40 ans plus tard et dix ans, déjà, après sa brutale disparition : au moment même où Purple Rain le transforme en superstar, Prince refuse de devenir confortable. Il brouille les pistes, déroute son public, change de direction, quitte à perdre du monde en route, avant de le retrouver, quelques années plus tard, bien sûr. Mais imaginons que nous n’en sommes qu’au début de l’histoire, c’est tellement plus réjouissant, rassurant. Moi, j’ai un truc, je n’oublierai jamais la voix d’un certain Marc Moulin, sur l’unique radio jeunes, annonçant un artiste au nom totalement improbable, après Queen : Prince.]]></itunes:summary><itunes:duration>232</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6d859c5e6ef4a6268ce7e8b82bd74672.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1987 : L’année où Vanessa Paradis a cassé les codes d'une pop devenue trop parfaite</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1987-l-annee-ou-vanessa-paradis-a-casse-les-codes-d-une-pop-devenue-trop-parfaite--71209702</link><description><![CDATA[Je me suis souvent demandé si les années 80 ne s’étaient pas terminées en 1987. Pas sur le calendrier, évidemment, il reste encore deux ans. Mais dans la sensation, l’air qu’on respire, la manière dont la musique sonne. C’est vra&amp;i quand on regarde les gens, la manière dont ils se tiennent, on voit qu’il se passe quelque chose. Comme si la décennie avait déjà donné tout ce qu’elle pouvait.<br /><br />C’est vrai qu’en 1987, tout est installé. Les clips tournent à la télé, la formule est éprouvée, les looks sont parfaitement maîtrisés, les synthés sont partout, les radios FM ont trouvé leur rythme, certaines sont passées du titre de libre, dont elles étaient fières, à “privées”.<br /><br />La pop, elle, est devenue une mécanique très efficace. Comme à l’époque du disco, dix ans plus tôt, on sait comment fabriquer un tube pour toucher le public et comment le lancer. Il y a presque une routine du succès.<br /><br />Et du coup, ben tout commence à se lisser un peu.<br /><br />Les chansons sont propres, très produites, très calibrées. Les artistes arrivent déjà avec une image prête à l’emploi. Même la rébellion a l’air organisée, comme chez Metallica. Il ne reste d’ailleurs plus un seul groupe punk debout, de Police aux Clash en passant par les Sex Pistols. Bref, on sent que la surprise devient plus rare, que les choses rentrent dans des cases. La machine tourne bien, un peu trop bien, même.<br /><br />Alors on retourne devant notre télé le week-end. Et si c’est vrai que Canal Plus a méchamment changé le ton du paysage audiovisuel, Michel Drucker est toujours là, à recevoir Johnny Hallyday, Guy Bedos ou Alain Souchon.<br /><br />Mais au milieu de tous ces artistes, arrive une chanson française qui ne ressemble pas vraiment au reste. Celle d’une toute jeune fille, Vanessa Paradis, quatorze ans à peine. Pas vraiment dans la puissance, ni la démonstration mais une voix fragile, un peu flottante.<br /><br />Et puis le texte. c’est pas une histoire d’amour classique, non, celle d’un chauffeur de taxi, qui connaît les nuits, les clubs, les coins un peu à part. Ça parle de Paris, mais façon Taxi Driver avec De Niro. Un Paris nocturne, métissé, avec des noms, des musiques, des allusions dont on n’a pas ref.<br /><br />Derrière cette chanson, il y a des gens qui savent exactement ce qu’ils font. Des gars d’une autre génération, qui ont déjà écrit, déjà composé : Étienne Roda-Gil pour les paroles, Franck Langolff pour la musique. Il y a du rythme, des synthés, quelque chose de très 80. Mais il y a aussi autre chose : une certainenonchalance qui fait du bien. Le morceau passe partout. Radio, télé, boîtes, cours de récré. Au milieu de cette mécanique bien huilée du Top 50, s’immisce une jeune fille de quatorze ans, avec un titre qui parle d’un taxi de nuit. Et le monde s’arrête un instant.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71209702</guid><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71209702/355640_1987_l_annee_ou_vanessa_paradis_a_casse_les_codes_d_une_pop_devenue_trop_parfaite.mp3" length="5097849" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je me suis souvent demandé si les années 80 ne s’étaient pas terminées en 1987. Pas sur le calendrier, évidemment, il reste encore deux ans. Mais dans la sensation, l’air qu’on respire, la manière dont la musique sonne. C’est vra&amp;amp;i quand on...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je me suis souvent demandé si les années 80 ne s’étaient pas terminées en 1987. Pas sur le calendrier, évidemment, il reste encore deux ans. Mais dans la sensation, l’air qu’on respire, la manière dont la musique sonne. C’est vra&amp;i quand on regarde les gens, la manière dont ils se tiennent, on voit qu’il se passe quelque chose. Comme si la décennie avait déjà donné tout ce qu’elle pouvait.<br /><br />C’est vrai qu’en 1987, tout est installé. Les clips tournent à la télé, la formule est éprouvée, les looks sont parfaitement maîtrisés, les synthés sont partout, les radios FM ont trouvé leur rythme, certaines sont passées du titre de libre, dont elles étaient fières, à “privées”.<br /><br />La pop, elle, est devenue une mécanique très efficace. Comme à l’époque du disco, dix ans plus tôt, on sait comment fabriquer un tube pour toucher le public et comment le lancer. Il y a presque une routine du succès.<br /><br />Et du coup, ben tout commence à se lisser un peu.<br /><br />Les chansons sont propres, très produites, très calibrées. Les artistes arrivent déjà avec une image prête à l’emploi. Même la rébellion a l’air organisée, comme chez Metallica. Il ne reste d’ailleurs plus un seul groupe punk debout, de Police aux Clash en passant par les Sex Pistols. Bref, on sent que la surprise devient plus rare, que les choses rentrent dans des cases. La machine tourne bien, un peu trop bien, même.<br /><br />Alors on retourne devant notre télé le week-end. Et si c’est vrai que Canal Plus a méchamment changé le ton du paysage audiovisuel, Michel Drucker est toujours là, à recevoir Johnny Hallyday, Guy Bedos ou Alain Souchon.<br /><br />Mais au milieu de tous ces artistes, arrive une chanson française qui ne ressemble pas vraiment au reste. Celle d’une toute jeune fille, Vanessa Paradis, quatorze ans à peine. Pas vraiment dans la puissance, ni la démonstration mais une voix fragile, un peu flottante.<br /><br />Et puis le texte. c’est pas une histoire d’amour classique, non, celle d’un chauffeur de taxi, qui connaît les nuits, les clubs, les coins un peu à part. Ça parle de Paris, mais façon Taxi Driver avec De Niro. Un Paris nocturne, métissé, avec des noms, des musiques, des allusions dont on n’a pas ref.<br /><br />Derrière cette chanson, il y a des gens qui savent exactement ce qu’ils font. Des gars d’une autre génération, qui ont déjà écrit, déjà composé : Étienne Roda-Gil pour les paroles, Franck Langolff pour la musique. Il y a du rythme, des synthés, quelque chose de très 80. Mais il y a aussi autre chose : une certainenonchalance qui fait du bien. Le morceau passe partout. Radio, télé, boîtes, cours de récré. Au milieu de cette mécanique bien huilée du Top 50, s’immisce une jeune fille de quatorze ans, avec un titre qui parle d’un taxi de nuit. Et le monde s’arrête un instant.]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4b2abbaffb58d80c043de0d254f10a36.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1985 : Le pari fou derrière "One Night in Bangkok", le tube que personne n'attendait</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1985-le-pari-fou-derriere-one-night-in-bangkok-le-tube-que-personne-n-attendait--71209701</link><description><![CDATA[1985, tout le monde descend ! Nous voilà déjà au milieu de la décennie. On n’a rien vu passer, et franchement, comment aurait-on pu à cette vitesse ? En cinq ans, on est passé de la variété, du rock et du disco, à la new wave, au funk, aux sons plus secs, plus nerveux, plus urbains, qu’on emporte partout grâce à ces fameux radio-cassettes qu’on fait tourner sur piles.<br /><br />La musique pop, on ne l’écoute plus seulement dans sa chambre sur la chaîne hi-fi. Elle nous suit dehors à présent, elle est dans la rue, elle rythme les trajets, les week-ends, les vacances, les après-midis sur un muret. C’est sans doute pour ça que le rythme devient de plus en plus important. Et puis il y a la télé. On ne se contente plus d’écouter les chanteurs, on les regarde. Ils chantent, ils posent, ils jouent même un peu la comédie dans ces clips qui, en 1985, commencent d’ailleurs à tous se ressembler : coiffures étudiées, de préférence brushées, et les synthés bien propres, sans doute est-ce pour cela qu’on parle de nappes …<br /><br />Et donc, en 1985, il faut imaginer la tête de l’animateur de radio libre qui reçoit un 45 Tours intitulé One Night in Bangkok, dont la musique est signée par Benny et Björn, autrement dit les deux mecs d’ABBA. A ce moment-là, ABBA, c’est une époque révolue. La preuve, ils avaient beau avoir dominé la planète dans les années 70 avec des chansons redoutables aux refrains en acier suédois, ils n’avaient pas survécu au début des années 80. <br /><br />Et puis il y a la voix du chanteur, Murray Head. <br /><br />Murray Head, c’est le mec qui a joué et chanté dans Jesus Christ Superstar, l’opéra rock du début des années 70. Avec sa chanson Say It Ain’t So, Joe, c’est le mec qui incarne un monde très sérieux, aux longs cheveux, l’époque où l’on écoute encore les chansons assis ou couché sur le plumard de sa chambre. Et il a joué avec Brigitte Bardot, Jean Rochefort et Annie Girardot, ce qui n’arrange rien.<br /><br />Et donc, les deux mentors de Abba, et Tim Rice, LE parolier des plus grands Musicals, l’engagent pour interpréter une comédie musicale dont le thème est : les tournois internationaux d’échecs, les affrontements entre l’Est et l’Ouest durant la guerre froide. Oui, sur le papier, c’est pas avec ça qu’on va remplir la salle.<br /><br />Sauf qu’avant même que le spectacle existe vraiment dans la tête du grand public, un morceau se détache. Elle nous projette à Bangkok, pendant un tournoi avec un joueur d’échecs, snob et blasé, qui débarque dans cette ville connue pour ses nuits, sa chaleur, ses pièges, et qui regarde tout ça avec l’ironie du type persuadé d’être plus intelligent que l’endroit où il met les pieds.<br /><br />Et là, heureusement, Benny et Björn ne refont pas ABBA. Ils savent qu’on est en 1985. Ils utilisent leur science du refrain, bien sûr, mais la mettent au service de quelque chose de plus moderne. Murray Head ne chante pas tout de suite : il raconte. Et puis le refrain arrive, et là, on a le tube. Comme quoi, avec la pop music, il ne faut jamais se moquer d’une idée de départ absurde parce que c’est précisément là où le tube peut se cacher. Quand on pense que ce truc est sorti l’année du Live Aid …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71209701</guid><pubDate>Thu, 16 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71209701/355639_1985_le_pari_fou_derriere_one_night_in_bangkok_le_tube_que_personne_n_attendait.mp3" length="5102457" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1985, tout le monde descend ! Nous voilà déjà au milieu de la décennie. On n’a rien vu passer, et franchement, comment aurait-on pu à cette vitesse ? En cinq ans, on est passé de la variété, du rock et du disco, à la new wave, au funk, aux sons plus...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1985, tout le monde descend ! Nous voilà déjà au milieu de la décennie. On n’a rien vu passer, et franchement, comment aurait-on pu à cette vitesse ? En cinq ans, on est passé de la variété, du rock et du disco, à la new wave, au funk, aux sons plus secs, plus nerveux, plus urbains, qu’on emporte partout grâce à ces fameux radio-cassettes qu’on fait tourner sur piles.<br /><br />La musique pop, on ne l’écoute plus seulement dans sa chambre sur la chaîne hi-fi. Elle nous suit dehors à présent, elle est dans la rue, elle rythme les trajets, les week-ends, les vacances, les après-midis sur un muret. C’est sans doute pour ça que le rythme devient de plus en plus important. Et puis il y a la télé. On ne se contente plus d’écouter les chanteurs, on les regarde. Ils chantent, ils posent, ils jouent même un peu la comédie dans ces clips qui, en 1985, commencent d’ailleurs à tous se ressembler : coiffures étudiées, de préférence brushées, et les synthés bien propres, sans doute est-ce pour cela qu’on parle de nappes …<br /><br />Et donc, en 1985, il faut imaginer la tête de l’animateur de radio libre qui reçoit un 45 Tours intitulé One Night in Bangkok, dont la musique est signée par Benny et Björn, autrement dit les deux mecs d’ABBA. A ce moment-là, ABBA, c’est une époque révolue. La preuve, ils avaient beau avoir dominé la planète dans les années 70 avec des chansons redoutables aux refrains en acier suédois, ils n’avaient pas survécu au début des années 80. <br /><br />Et puis il y a la voix du chanteur, Murray Head. <br /><br />Murray Head, c’est le mec qui a joué et chanté dans Jesus Christ Superstar, l’opéra rock du début des années 70. Avec sa chanson Say It Ain’t So, Joe, c’est le mec qui incarne un monde très sérieux, aux longs cheveux, l’époque où l’on écoute encore les chansons assis ou couché sur le plumard de sa chambre. Et il a joué avec Brigitte Bardot, Jean Rochefort et Annie Girardot, ce qui n’arrange rien.<br /><br />Et donc, les deux mentors de Abba, et Tim Rice, LE parolier des plus grands Musicals, l’engagent pour interpréter une comédie musicale dont le thème est : les tournois internationaux d’échecs, les affrontements entre l’Est et l’Ouest durant la guerre froide. Oui, sur le papier, c’est pas avec ça qu’on va remplir la salle.<br /><br />Sauf qu’avant même que le spectacle existe vraiment dans la tête du grand public, un morceau se détache. Elle nous projette à Bangkok, pendant un tournoi avec un joueur d’échecs, snob et blasé, qui débarque dans cette ville connue pour ses nuits, sa chaleur, ses pièges, et qui regarde tout ça avec l’ironie du type persuadé d’être plus intelligent que l’endroit où il met les pieds.<br /><br />Et là, heureusement, Benny et Björn ne refont pas ABBA. Ils savent qu’on est en 1985. Ils utilisent leur science du refrain, bien sûr, mais la mettent au service de quelque chose de plus moderne. Murray Head ne chante pas tout de suite : il raconte. Et puis le refrain arrive, et là, on a le tube. Comme quoi, avec la pop music, il ne faut jamais se moquer d’une idée de départ absurde parce que c’est précisément là où le tube peut se cacher. Quand on pense que ce truc est sorti l’année du Live Aid …]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fe698a7d0b556c96f16e645924ff836b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1984 : L’année où la chanson française (Rita Mitsouko, Indochine) a enfin fait sa révolution</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1984-l-annee-ou-la-chanson-francaise-rita-mitsouko-indochine-a-enfin-fait-sa-revolution--71209699</link><description><![CDATA[Je me souviens, au début des années 80, quand débutait le générique de l’émission Champs Elysées, on avait l’impression que Paris n’avait pas capté ce qui se passait en Angleterre et aux Etats-Unis. Que la variété française avait loupé le train de la New Wave, du funk, du rock FM, toutes ces musiques qui nous enthousiasmaient en Belgique.<br /><br />Et puis soudain, en 1984, pour reprendre une expression de l’époque, on dirait que le franc (français bien sûr) est enfin tombé. Est-ce grâce aux nouvelles radios libres et privées, allez savoir mais ça y est, un vent nouveau souffle sur la chanson française. Oh le feu couve depuis deux-trois ans, comme toujours dans ce cas-là, mais il faut que l’eau boue pour que le couvercle tombe.<br /><br />1984, c’est bien sûr la confirmation des stars montantes Jean-Jacques Goldman … et Etienne Daho … mais surtout de l’ascension d’Indochine qui tourne partout, surfant sur son premier tube … <br /><br />Du rythme hypnotique et des images appelant au grand large d’Axel Bauer, ou de Charlélie Couture qui nous a bien fasciné quelques mois plus tôt en signant la musique de ce film fascinant qu’est Tchao Pantin. <br /><br />Là, c’est clair, plus de doute, la chanson française commence à comprendre qu’on peut être populaire sans s’excuser. Est-ce l’influence de Michel Polnareff, l’ancien entre guillemets qui a le mieux compris ce que sont les années 80 et pour cause, il habite Los Angeles ? Ou encore de Serge Gainsbourg qui va aussi trouver ses rythmes ailleurs qu’en France ? Allez savoir.<br /><br />En tout cas, la chanson française sort de la salle à manger où trône la télévision avec ses émissions de Guy Lux et des Carpentier pour passer dans la rue. Oui, à Paris aussi, quelque chose a bougé. Ce n’est plus seulement le Paris des chanteurs à texte, qui se pointent bien coiffés et dégagés autour des oreilles sur les plateaux télé. C’est le Paris des Bains-Douches, du Palace, du Gibus, du Rose Bonbon, des nuits où se croisent la mode, la danse, le théâtre, les garçons trop maquillés, les filles très libres, les gens qui veulent faire de la musique mais aussi du style, du bruit, de l’image, de la vie, quoi ! Un Paris qui sent autant la laque que la moquette, la fumée et la sueur.<br /><br />Pas étonnant qu’on ait finalement eu droit à ça … Car les Rita Mitsouko, quel nom étrange, mais qui pour s’en étonner en 1984, ne sortent pas du tout du même vivier que les vedettes de variétés. Catherine Ringer a fait du théâtre musical, de la danse, des spectacles expérimentaux ; Fred Chichin vient d’un univers plus rock, plus contre-culture. Ils se sont rencontrés à la fin des années 70, et se sont reconnus tout de suite dans les squats parisiens : un même goût pour ce qui déborde, ce qui ne rentre pas dans les cases. Ils commencent à jouer ensemble au tournant de 1980, notamment au Gibus, qu’on voit dans tchao pantin, tiens, et ils ne ressemblent à personne.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71209699</guid><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71209699/355638_1984_l_annee_ou_la_chanson_francaise_rita_mitsouko_indochine_a_enfin_fait_sa_revolution.mp3" length="5301753" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je me souviens, au début des années 80, quand débutait le générique de l’émission Champs Elysées, on avait l’impression que Paris n’avait pas capté ce qui se passait en Angleterre et aux Etats-Unis. Que la variété française avait loupé le train de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je me souviens, au début des années 80, quand débutait le générique de l’émission Champs Elysées, on avait l’impression que Paris n’avait pas capté ce qui se passait en Angleterre et aux Etats-Unis. Que la variété française avait loupé le train de la New Wave, du funk, du rock FM, toutes ces musiques qui nous enthousiasmaient en Belgique.<br /><br />Et puis soudain, en 1984, pour reprendre une expression de l’époque, on dirait que le franc (français bien sûr) est enfin tombé. Est-ce grâce aux nouvelles radios libres et privées, allez savoir mais ça y est, un vent nouveau souffle sur la chanson française. Oh le feu couve depuis deux-trois ans, comme toujours dans ce cas-là, mais il faut que l’eau boue pour que le couvercle tombe.<br /><br />1984, c’est bien sûr la confirmation des stars montantes Jean-Jacques Goldman … et Etienne Daho … mais surtout de l’ascension d’Indochine qui tourne partout, surfant sur son premier tube … <br /><br />Du rythme hypnotique et des images appelant au grand large d’Axel Bauer, ou de Charlélie Couture qui nous a bien fasciné quelques mois plus tôt en signant la musique de ce film fascinant qu’est Tchao Pantin. <br /><br />Là, c’est clair, plus de doute, la chanson française commence à comprendre qu’on peut être populaire sans s’excuser. Est-ce l’influence de Michel Polnareff, l’ancien entre guillemets qui a le mieux compris ce que sont les années 80 et pour cause, il habite Los Angeles ? Ou encore de Serge Gainsbourg qui va aussi trouver ses rythmes ailleurs qu’en France ? Allez savoir.<br /><br />En tout cas, la chanson française sort de la salle à manger où trône la télévision avec ses émissions de Guy Lux et des Carpentier pour passer dans la rue. Oui, à Paris aussi, quelque chose a bougé. Ce n’est plus seulement le Paris des chanteurs à texte, qui se pointent bien coiffés et dégagés autour des oreilles sur les plateaux télé. C’est le Paris des Bains-Douches, du Palace, du Gibus, du Rose Bonbon, des nuits où se croisent la mode, la danse, le théâtre, les garçons trop maquillés, les filles très libres, les gens qui veulent faire de la musique mais aussi du style, du bruit, de l’image, de la vie, quoi ! Un Paris qui sent autant la laque que la moquette, la fumée et la sueur.<br /><br />Pas étonnant qu’on ait finalement eu droit à ça … Car les Rita Mitsouko, quel nom étrange, mais qui pour s’en étonner en 1984, ne sortent pas du tout du même vivier que les vedettes de variétés. Catherine Ringer a fait du théâtre musical, de la danse, des spectacles expérimentaux ; Fred Chichin vient d’un univers plus rock, plus contre-culture. Ils se sont rencontrés à la fin des années 70, et se sont reconnus tout de suite dans les squats parisiens : un même goût pour ce qui déborde, ce qui ne rentre pas dans les cases. Ils commencent à jouer ensemble au tournant de 1980, notamment au Gibus, qu’on voit dans tchao pantin, tiens, et ils ne ressemblent à personne.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/327fa9aed185fb17420a8f720a459e17.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1983 : Le secret de l’année miracle qui domine encore nos playlists</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1983-le-secret-de-l-annee-miracle-qui-domine-encore-nos-playlists--71209698</link><description><![CDATA[On a tous une année de notre jeunesse qui reste ancrée en nous. Et qui est bercée, bien évidemment, par de nombreuses chansons. Tellement qu’on a du mal à discerner si ce sont des événements de notre vie qui sont marqués par des musiques ou bien le contraire. Vous voyez de quoi je parle ?<br /><br />Tenez, si on me posait la question, c’est sans hésitation : 1983. L’année de mes 20 ans, c’est bien plus tard que le classique été de nos 15 ans mais sans doute est-ce la production musicale hors norme qui en est la cause.<br /><br />Car oui, 1983, c’est au moins une centaine de hits sur les 200, 250 qui ont circulé cette année-là, qui sont encore, plus de 40 ans après, connus de tous y compris de ceux nés la décennie suivante, voire dans les années 2000. <br /><br />C’est l’année du Thriller de Michael Jackson avec son train de 45 Tours hallucinants, le triomphe fulgurant de nouveaux groupes comme Culture Club, Eurythmics, Tears for Fears, Spandau Ballet, et celui plus inattendu d’anciens comme David Bowie, Mike Oldfield, ZZ Top, Yes et Lionel Richie. <br /><br />C’est vrai que sous une telle averse, on ne se rendait pas compte que ces nouveaux titres qu’on découvrait à la télé ou sur la bande FM, on allait les écouter à une cadence toujours aussi soutenue 40 ans après. Comment aurait-on pu imaginer ça ? Qui écoutait des chansons des 40 en 1983 ? Et puis, cela serait revenu à dire que ce qui allait sortir par après ne serait plus aussi fort, du moins en de telles quantités. Vraiment, ce n’est pas pour rien que, où qu’on aille en Europe, la musique des années 80 soit toujours aussi présente partout.<br /><br />Oui, 1983 est une année miraculeuse. Tenez, par exemple, le Greg Kihn Band, ça vous dit quelque chose ? C’est typiquement le groupe dont plus personne ne sait rien alors qu’en 1983, tout le monde a entendu ceci : …<br /><br />Et ben, je vais vous dire, ce n’est pas du tout un groupe sorti de nulle part. Greg Kihn, c’est un garçon de Baltimore qui s’installe à San Francisco au milieu des années 70 et monte un groupe qui va faire ce que font des centaines de groupes américains sérieux : tourner, enregistrer, sortir des albums, passer sur les radios FM locales, construire petit à petit un public fidèle. <br /><br />Et pendant des années, le Greg Kihn Band, c’est ça : un bon groupe. Ils sortent disque sur disque sur un label indépendant californien, et finissent même par décrocher un premier succès local en 1981 (The breakup song). <br /><br />Et deux ans plus tard, ils tombent enfin sur la bonne chanson au bon moment. C’est du rock qu’on appelle FM, mais surtout, il arrive avec MTV. Le clip, ce mariage bizarre et un peu absurde, aide en effet énormément.<br /><br />Résultat : Jeopardy monte jusqu’à la 2e place aux États-Unis, son accès à la première place du podium, le tant convoité N°1 du Billboard est en effet bloqué par le légendaire Beat It de Michael Jackson. Pas mal pour un groupe qu’on n’avait jamais vraiment invité à la table des grands.<br /><br />Mais on était en 1983, personne pour s’étonner d’un tube tardif, le jackpot d’un groupe de musiciens qui avaient jusque-là bien appris toutes leurs leçons et fait tous leurs devoirs. La preuve : il résonne encore en 2026 avec une fraîcheur étonnante]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71209698</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71209698/355637_1983_le_secret_de_l_annee_miracle_qui_domine_encore_nos_playlists.mp3" length="6136953" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tous une année de notre jeunesse qui reste ancrée en nous. Et qui est bercée, bien évidemment, par de nombreuses chansons. Tellement qu’on a du mal à discerner si ce sont des événements de notre vie qui sont marqués par des musiques ou bien le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tous une année de notre jeunesse qui reste ancrée en nous. Et qui est bercée, bien évidemment, par de nombreuses chansons. Tellement qu’on a du mal à discerner si ce sont des événements de notre vie qui sont marqués par des musiques ou bien le contraire. Vous voyez de quoi je parle ?<br /><br />Tenez, si on me posait la question, c’est sans hésitation : 1983. L’année de mes 20 ans, c’est bien plus tard que le classique été de nos 15 ans mais sans doute est-ce la production musicale hors norme qui en est la cause.<br /><br />Car oui, 1983, c’est au moins une centaine de hits sur les 200, 250 qui ont circulé cette année-là, qui sont encore, plus de 40 ans après, connus de tous y compris de ceux nés la décennie suivante, voire dans les années 2000. <br /><br />C’est l’année du Thriller de Michael Jackson avec son train de 45 Tours hallucinants, le triomphe fulgurant de nouveaux groupes comme Culture Club, Eurythmics, Tears for Fears, Spandau Ballet, et celui plus inattendu d’anciens comme David Bowie, Mike Oldfield, ZZ Top, Yes et Lionel Richie. <br /><br />C’est vrai que sous une telle averse, on ne se rendait pas compte que ces nouveaux titres qu’on découvrait à la télé ou sur la bande FM, on allait les écouter à une cadence toujours aussi soutenue 40 ans après. Comment aurait-on pu imaginer ça ? Qui écoutait des chansons des 40 en 1983 ? Et puis, cela serait revenu à dire que ce qui allait sortir par après ne serait plus aussi fort, du moins en de telles quantités. Vraiment, ce n’est pas pour rien que, où qu’on aille en Europe, la musique des années 80 soit toujours aussi présente partout.<br /><br />Oui, 1983 est une année miraculeuse. Tenez, par exemple, le Greg Kihn Band, ça vous dit quelque chose ? C’est typiquement le groupe dont plus personne ne sait rien alors qu’en 1983, tout le monde a entendu ceci : …<br /><br />Et ben, je vais vous dire, ce n’est pas du tout un groupe sorti de nulle part. Greg Kihn, c’est un garçon de Baltimore qui s’installe à San Francisco au milieu des années 70 et monte un groupe qui va faire ce que font des centaines de groupes américains sérieux : tourner, enregistrer, sortir des albums, passer sur les radios FM locales, construire petit à petit un public fidèle. <br /><br />Et pendant des années, le Greg Kihn Band, c’est ça : un bon groupe. Ils sortent disque sur disque sur un label indépendant californien, et finissent même par décrocher un premier succès local en 1981 (The breakup song). <br /><br />Et deux ans plus tard, ils tombent enfin sur la bonne chanson au bon moment. C’est du rock qu’on appelle FM, mais surtout, il arrive avec MTV. Le clip, ce mariage bizarre et un peu absurde, aide en effet énormément.<br /><br />Résultat : Jeopardy monte jusqu’à la 2e place aux États-Unis, son accès à la première place du podium, le tant convoité N°1 du Billboard est en effet bloqué par le légendaire Beat It de Michael Jackson. Pas mal pour un groupe qu’on n’avait jamais vraiment invité à la table des grands.<br /><br />Mais on était en 1983, personne pour s’étonner d’un tube tardif, le jackpot d’un groupe de musiciens qui avaient jusque-là bien appris toutes leurs leçons et fait tous leurs devoirs. La preuve : il résonne encore en 2026 avec une fraîcheur étonnante]]></itunes:summary><itunes:duration>256</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/033af33cfbae3fad30f9f867761fe507.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Joan Jett : La revanche d’une rebelle et le secret de «I Love Rock ’n’ Roll»</title><link>https://www.spreaker.com/episode/joan-jett-la-revanche-d-une-rebelle-et-le-secret-de-i-love-rock-n-roll--71209697</link><description><![CDATA[On a tous une image qui nous vient en tête quand on parle des années 80. C’est vrai. Il faut dire que cette décennie n’a manqué ni d’excès, ni de clichés. Le brushing de Bonnie Tyler et des Duran Duran, les fringues de Prince et de Madonna, les biceps de Stallone et Schwarzie, et les synthés de Human League et Soft Cell.<br /><br />Ainsi en avril 1982, le premier et énorme tube de ces derniers vaut à la New Wave d’occuper toute la place au point de résumer ce très large mouvement à cet unique instrument qu’est le synthétiseur. Et le nouveau média qu’est le vidéoclip impose leur image proprette avec jolies filles et mecs sexy à la pose bien étudiée.<br /><br />Alors qui est cette fille qui débarque de nulle part avec un morceau dont le riff de guitare coupe comme une tronçonneuse de bûcheron canadien ? C’est vrai, Joan Jett, avec son look de rockeuse, sa voix râpeuse et son accent sale, n’a rien du stéréotype féminin du moment. En regardant son vidéoclip, le message est clair : elle ne cherche pas à plaire, ni tout simplement, à paraître.<br /><br />Ainsi dans le métier, personne n’a voulu d’elle. Car, et ça va étonner tout le monde, elle ne déboule pas de nulle part avec son hymne. Et oui, à 23 ans, cette New Yorkaise a déjà bien roulé sa bosse de rockeuse : au cours des années 70, elle faisait en effet partie d’un groupe hard rock 100% fille nommé les Runaways.<br /><br />Les Runaways, c’est plus des pochettes de 33 Tours, qui traînaient dans les bacs des disquaires que des disques qu’on a écouté. Il est vrai que le visuel laissait présager le produit préfabriqué, si vous voyez ce que je veux dire. Joan n’avait que 17 ans quand le premier album des Runaways est sorti, le groupe n’a pas fait long feu, on ne les a pas vraiment prises au sérieux. Un groupe rock 100% féminin, ça ne pouvait pas exister, c’est un truc de mecs.<br /><br />Un groupe masculin avec une chanteuse, comme Blondie, avec une Debbie Harry, belle à hurler, et quelques tubes par album, oui, ça, les firmes de disques en veulent bien.<br /><br />Alors, quand les Runaways disparaissent en 1979 et que Joan Jett, la guitariste chanteuse, trouve un gars qui croit en elle pour la produire, et ben, ils restent tous les deux avec leurs bandes de studio sur les bras. 23 refus, vous le croyez, ça. Nous sommes alors en 1981, Kenny Laguna, c’est son nom, même si vous ne le retenez pas, qu’il soit cité, il le mérite, car sans lui, vous n’auriez jamais entendu I love rock’n’roll, et ben, il ne se démonte pas, le gars. Puisqu’ils ne veulent pas de notre disque, on va créer notre label et le vendre nous-mêmes après les concerts. Car il y a quand même des gars pour embaucher l’ancienne Runaways, heureusement.<br /><br />Alors, à force de jouer et convaincre, une maison de distribution offre de placer le disque partout et d’aller frapper à la porte de la toute jeune chaîne de télé MTV avec un clip en noir et blanc. Le public, c’est-à-dire nous, allons découvrir cette fille de cuir traversant une rue américaine qui n’a rien de glamour, et on va la suivre dans un bar à vieux néons qui appartient encore à la décennie précédente. C’est sale, brut, punk, on les avait presque déjà oubliés. Joan Jett a les traits durs d’une fille qui a déjà dormi dans un van et cassé des cordes de guitare. Elle n’a pas attendu qu’on lui ouvre la porte, elle a apporté la sienne et on la suit toujours aussi volontiers quatre décennies plus tard à chaque fois que la chanson démarre, comme ceci.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71209697</guid><pubDate>Mon, 13 Apr 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71209697/355636_joan_jett_la_revanche_d_une_rebelle_et_le_secret_de_i_love_rock_n_roll.mp3" length="5985465" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tous une image qui nous vient en tête quand on parle des années 80. C’est vrai. Il faut dire que cette décennie n’a manqué ni d’excès, ni de clichés. Le brushing de Bonnie Tyler et des Duran Duran, les fringues de Prince et de Madonna, les biceps...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tous une image qui nous vient en tête quand on parle des années 80. C’est vrai. Il faut dire que cette décennie n’a manqué ni d’excès, ni de clichés. Le brushing de Bonnie Tyler et des Duran Duran, les fringues de Prince et de Madonna, les biceps de Stallone et Schwarzie, et les synthés de Human League et Soft Cell.<br /><br />Ainsi en avril 1982, le premier et énorme tube de ces derniers vaut à la New Wave d’occuper toute la place au point de résumer ce très large mouvement à cet unique instrument qu’est le synthétiseur. Et le nouveau média qu’est le vidéoclip impose leur image proprette avec jolies filles et mecs sexy à la pose bien étudiée.<br /><br />Alors qui est cette fille qui débarque de nulle part avec un morceau dont le riff de guitare coupe comme une tronçonneuse de bûcheron canadien ? C’est vrai, Joan Jett, avec son look de rockeuse, sa voix râpeuse et son accent sale, n’a rien du stéréotype féminin du moment. En regardant son vidéoclip, le message est clair : elle ne cherche pas à plaire, ni tout simplement, à paraître.<br /><br />Ainsi dans le métier, personne n’a voulu d’elle. Car, et ça va étonner tout le monde, elle ne déboule pas de nulle part avec son hymne. Et oui, à 23 ans, cette New Yorkaise a déjà bien roulé sa bosse de rockeuse : au cours des années 70, elle faisait en effet partie d’un groupe hard rock 100% fille nommé les Runaways.<br /><br />Les Runaways, c’est plus des pochettes de 33 Tours, qui traînaient dans les bacs des disquaires que des disques qu’on a écouté. Il est vrai que le visuel laissait présager le produit préfabriqué, si vous voyez ce que je veux dire. Joan n’avait que 17 ans quand le premier album des Runaways est sorti, le groupe n’a pas fait long feu, on ne les a pas vraiment prises au sérieux. Un groupe rock 100% féminin, ça ne pouvait pas exister, c’est un truc de mecs.<br /><br />Un groupe masculin avec une chanteuse, comme Blondie, avec une Debbie Harry, belle à hurler, et quelques tubes par album, oui, ça, les firmes de disques en veulent bien.<br /><br />Alors, quand les Runaways disparaissent en 1979 et que Joan Jett, la guitariste chanteuse, trouve un gars qui croit en elle pour la produire, et ben, ils restent tous les deux avec leurs bandes de studio sur les bras. 23 refus, vous le croyez, ça. Nous sommes alors en 1981, Kenny Laguna, c’est son nom, même si vous ne le retenez pas, qu’il soit cité, il le mérite, car sans lui, vous n’auriez jamais entendu I love rock’n’roll, et ben, il ne se démonte pas, le gars. Puisqu’ils ne veulent pas de notre disque, on va créer notre label et le vendre nous-mêmes après les concerts. Car il y a quand même des gars pour embaucher l’ancienne Runaways, heureusement.<br /><br />Alors, à force de jouer et convaincre, une maison de distribution offre de placer le disque partout et d’aller frapper à la porte de la toute jeune chaîne de télé MTV avec un clip en noir et blanc. Le public, c’est-à-dire nous, allons découvrir cette fille de cuir traversant une rue américaine qui n’a rien de glamour, et on va la suivre dans un bar à vieux néons qui appartient encore à la décennie précédente. C’est sale, brut, punk, on les avait presque déjà oubliés. Joan Jett a les traits durs d’une fille qui a déjà dormi dans un van et cassé des cordes de guitare. Elle n’a pas attendu qu’on lui ouvre la porte, elle a apporté la sienne et on la suit toujours aussi volontiers quatre décennies plus tard à chaque fois que la chanson démarre, comme ceci.]]></itunes:summary><itunes:duration>250</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/78c0641b45b10272333021013f2bf661.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kate Bush: La voix des fantômes et le secret de « Babooshka »</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kate-bush-la-voix-des-fantomes-et-le-secret-de-babooshka--71176094</link><description><![CDATA[Dès ses premières compositions d'adolescente, Kate Bush se distingue par une maturité et une approche artistique singulières : elle ne se contente pas de tenir un journal intime en musique, mais écrit ses chansons comme si elle se glissait littéralement <b>dans la peau de personnages</b>. Son univers est peuplé de voix, de silhouettes et d'êtres qui semblent parler à travers elle, une caractéristique qui puise ses racines dans la maison familiale où les livres et la poésie comptaient autant que la musique. Imprégnée d'une vieille culture britannique faite de fantômes et de récits gothiques, et peut-être influencée par le goût de sa mère irlandaise pour les histoires et le mystère, elle ne se contente pas d'être une lectrice d'Emily Brontë. Pour son premier succès mondial, elle choisit de chanter <b>depuis l'intérieur des pages</b> des Hauts de Hurlevent, incarnant totalement l'héroïne.<br /><br />Cette capacité à créer des fictions sonores théâtrales et incarnées explique pourquoi Kate Bush continue de toucher les adolescents de toutes les générations : elle sait donner une forme aux émotions qui les dépassent. Son audace l'amène à traiter des thèmes d'une grande complexité, bien loin des préoccupations habituelles de la jeunesse. C'est le cas du titre <b>« Babooshka »</b>, où elle se met dans la peau d'une femme mûre testant la fidélité de son mari par une lettre anonyme. Par son interprétation fulgurante et son sens du jeu, elle apporte à ces récits de vie intenses une <b>jeunesse insolente</b> qui a définitivement marqué l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71176094</guid><pubDate>Fri, 10 Apr 2026 08:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71176094/354780_kate_bush_la_voix_des_fantomes_et_le_secret_de_babooshka.mp3" length="5901429" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dès ses premières compositions d'adolescente, Kate Bush se distingue par une maturité et une approche artistique singulières : elle ne se contente pas de tenir un journal intime en musique, mais écrit ses chansons comme si elle se glissait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dès ses premières compositions d'adolescente, Kate Bush se distingue par une maturité et une approche artistique singulières : elle ne se contente pas de tenir un journal intime en musique, mais écrit ses chansons comme si elle se glissait littéralement <b>dans la peau de personnages</b>. Son univers est peuplé de voix, de silhouettes et d'êtres qui semblent parler à travers elle, une caractéristique qui puise ses racines dans la maison familiale où les livres et la poésie comptaient autant que la musique. Imprégnée d'une vieille culture britannique faite de fantômes et de récits gothiques, et peut-être influencée par le goût de sa mère irlandaise pour les histoires et le mystère, elle ne se contente pas d'être une lectrice d'Emily Brontë. Pour son premier succès mondial, elle choisit de chanter <b>depuis l'intérieur des pages</b> des Hauts de Hurlevent, incarnant totalement l'héroïne.<br /><br />Cette capacité à créer des fictions sonores théâtrales et incarnées explique pourquoi Kate Bush continue de toucher les adolescents de toutes les générations : elle sait donner une forme aux émotions qui les dépassent. Son audace l'amène à traiter des thèmes d'une grande complexité, bien loin des préoccupations habituelles de la jeunesse. C'est le cas du titre <b>« Babooshka »</b>, où elle se met dans la peau d'une femme mûre testant la fidélité de son mari par une lettre anonyme. Par son interprétation fulgurante et son sens du jeu, elle apporte à ces récits de vie intenses une <b>jeunesse insolente</b> qui a définitivement marqué l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>246</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/722fd0cbd63024b2397d7a1d0fc0cd9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kate Bush: Son incroyable métamorphose dans l'ombre avant l'éruption pop</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kate-bush-son-incroyable-metamorphose-dans-l-ombre-avant-l-eruption-pop--71176092</link><description><![CDATA[À 16 ans, Kate Bush possède déjà une voix et un univers singulier, peuplé d'ombres et d'émotions, mais il lui manque encore la méthode pour faire entrer ses créations dans la vie du public. Contrairement aux pratiques habituelles de l'industrie musicale des années 70, qui cherche à vendre rapidement des visages et des silhouettes, la maison de disques <b>EMI</b> prend une décision déterminante pour sa carrière : comprendre la rareté de son talent et <b>refuser de se précipiter</b>. Au lieu de l'envoyer immédiatement en studio ou devant un objectif au risque de "l'abîmer", le label choisit de financer son attente.<br /><br />Cette période de retrait, loin d'être une frustration, devient pour la jeune fille un véritable chantier de création monacal. Entre son piano familial et sa grange dans le Kent, elle continue d'accumuler des chansons, mais elle réalise surtout qu'une œuvre ne doit pas seulement être chantée, elle doit être <b>habitée</b>. C'est là qu'intervient une rencontre fondamentale avec <b>Lindsay Kemp</b>, danseur et chorégraphe de renom ayant notamment travaillé avec David Bowie.<br /><br />Sous la direction de ce maître du mouvement et du théâtre, Kate Bush apprend que le corps raconte autant que les mots. Elle consacre alors ses journées à un entraînement rigoureux — la danse le matin, le mouvement l'après-midi et le piano le soir — pour se fabriquer un langage complet. Grâce à ce travail intensif dans l'ombre, elle ne surgira pas sur la scène pop comme une simple chanteuse prometteuse, mais comme une artiste totale, possédant une grâce et une manière d'apparaître absolument <b>inédites</b>.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71176092</guid><pubDate>Thu, 09 Apr 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71176092/354779_kate_bush_son_incroyable_metamorphose_dans_l_ombre_avant_l_eruption_pop.mp3" length="5488437" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>À 16 ans, Kate Bush possède déjà une voix et un univers singulier, peuplé d'ombres et d'émotions, mais il lui manque encore la méthode pour faire entrer ses créations dans la vie du public. Contrairement aux pratiques habituelles de l'industrie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[À 16 ans, Kate Bush possède déjà une voix et un univers singulier, peuplé d'ombres et d'émotions, mais il lui manque encore la méthode pour faire entrer ses créations dans la vie du public. Contrairement aux pratiques habituelles de l'industrie musicale des années 70, qui cherche à vendre rapidement des visages et des silhouettes, la maison de disques <b>EMI</b> prend une décision déterminante pour sa carrière : comprendre la rareté de son talent et <b>refuser de se précipiter</b>. Au lieu de l'envoyer immédiatement en studio ou devant un objectif au risque de "l'abîmer", le label choisit de financer son attente.<br /><br />Cette période de retrait, loin d'être une frustration, devient pour la jeune fille un véritable chantier de création monacal. Entre son piano familial et sa grange dans le Kent, elle continue d'accumuler des chansons, mais elle réalise surtout qu'une œuvre ne doit pas seulement être chantée, elle doit être <b>habitée</b>. C'est là qu'intervient une rencontre fondamentale avec <b>Lindsay Kemp</b>, danseur et chorégraphe de renom ayant notamment travaillé avec David Bowie.<br /><br />Sous la direction de ce maître du mouvement et du théâtre, Kate Bush apprend que le corps raconte autant que les mots. Elle consacre alors ses journées à un entraînement rigoureux — la danse le matin, le mouvement l'après-midi et le piano le soir — pour se fabriquer un langage complet. Grâce à ce travail intensif dans l'ombre, elle ne surgira pas sur la scène pop comme une simple chanteuse prometteuse, mais comme une artiste totale, possédant une grâce et une manière d'apparaître absolument <b>inédites</b>.]]></itunes:summary><itunes:duration>229</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/722fd0cbd63024b2397d7a1d0fc0cd9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kate Bush: Le pari fou de David Gilmour pour lancer une icône</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kate-bush-le-pari-fou-de-david-gilmour-pour-lancer-une-icone--71176090</link><description><![CDATA[Dans les années 70, la famille Bush utilise un enregistreur deux pistes pour capturer les créations de la jeune Cathy, qui possède déjà un répertoire impressionnant de <b>50 chansons originales à seulement 13 ans</b>. Convaincu de son talent, un ami de la famille, Ricky Hopper, tente de faire écouter ces bandes aux professionnels, mais se heurte à l'incompréhension des labels. À l'époque, l'univers de l'adolescente est jugé trop singulier par rapport aux standards de David Bowie ou des Jackson 5, et le fait qu'une jeune fille écrive ses propres textes est perçu comme une totale nouveauté par l'industrie.<br /><br />Le destin de l'artiste bascule lorsque Ricky Hopper sollicite son ami <b>David Gilmour</b>, le guitariste de Pink Floyd. En plein enregistrement de The Dark Side of the Moon, Gilmour prend le temps d'écouter la jeune fille et comprend immédiatement que le problème réside dans la qualité technique des micros familiaux et non dans la composition. Sur ses propres deniers, il organise une session professionnelle au <b>Air Studio</b> pour permettre à Kate, alors âgée de 15 ans, d'enregistrer une bande de qualité.<br /><br />Malgré cette première tentative, le succès n'est pas immédiat. Persévérant, David Gilmour « remet le couvert » deux ans plus tard, après sa tournée mondiale, en entourant Kate des meilleurs ingénieurs du son, venus de l'école des Beatles et d'Alan Parsons. Cette fois, à 17 ans, la maturité de l'artiste est telle que le patron d'<b>EMI</b> finit par la signer. Les titres enregistrés lors de cette session se retrouveront sur son premier album trois ans plus tard, dont un morceau qui se vendra à <b>un million d'exemplaires</b> rien qu'en Grande-Bretagne, confirmant l'intuition géniale du guitariste de Pink Floyd.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71176090</guid><pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71176090/354778_kate_bush_le_pari_fou_de_david_gilmour_pour_lancer_une_icone.mp3" length="6215925" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans les années 70, la famille Bush utilise un enregistreur deux pistes pour capturer les créations de la jeune Cathy, qui possède déjà un répertoire impressionnant de 50 chansons originales à seulement 13 ans. Convaincu de son talent, un ami de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans les années 70, la famille Bush utilise un enregistreur deux pistes pour capturer les créations de la jeune Cathy, qui possède déjà un répertoire impressionnant de <b>50 chansons originales à seulement 13 ans</b>. Convaincu de son talent, un ami de la famille, Ricky Hopper, tente de faire écouter ces bandes aux professionnels, mais se heurte à l'incompréhension des labels. À l'époque, l'univers de l'adolescente est jugé trop singulier par rapport aux standards de David Bowie ou des Jackson 5, et le fait qu'une jeune fille écrive ses propres textes est perçu comme une totale nouveauté par l'industrie.<br /><br />Le destin de l'artiste bascule lorsque Ricky Hopper sollicite son ami <b>David Gilmour</b>, le guitariste de Pink Floyd. En plein enregistrement de The Dark Side of the Moon, Gilmour prend le temps d'écouter la jeune fille et comprend immédiatement que le problème réside dans la qualité technique des micros familiaux et non dans la composition. Sur ses propres deniers, il organise une session professionnelle au <b>Air Studio</b> pour permettre à Kate, alors âgée de 15 ans, d'enregistrer une bande de qualité.<br /><br />Malgré cette première tentative, le succès n'est pas immédiat. Persévérant, David Gilmour « remet le couvert » deux ans plus tard, après sa tournée mondiale, en entourant Kate des meilleurs ingénieurs du son, venus de l'école des Beatles et d'Alan Parsons. Cette fois, à 17 ans, la maturité de l'artiste est telle que le patron d'<b>EMI</b> finit par la signer. Les titres enregistrés lors de cette session se retrouveront sur son premier album trois ans plus tard, dont un morceau qui se vendra à <b>un million d'exemplaires</b> rien qu'en Grande-Bretagne, confirmant l'intuition géniale du guitariste de Pink Floyd.]]></itunes:summary><itunes:duration>259</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/722fd0cbd63024b2397d7a1d0fc0cd9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kate Bush: La prodige de 13 ans qui a subjugué le guitariste de Pink Floyd</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kate-bush-la-prodige-de-13-ans-qui-a-subjugue-le-guitariste-de-pink-floyd--71176089</link><description><![CDATA[Contrairement à la plupart des grands créateurs qui passent leur adolescence à imiter leurs influences, Kate Bush a fait de sa jeunesse un véritable <b>« atelier intérieur »</b>. Dès l’âge de 11 ans, elle commence à chanter et à s’approprier le piano, mais ce qui frappe le plus, c’est la maturité immédiate de ses écrits. À seulement 13 ans, elle compose déjà des chansons qui ne sont en rien des brouillons scolaires ou des textes « mignons » inspirés par la radio de l’époque,. Elle explore des thèmes ambigus et complexes, bien trop adultes pour une jeune fille de son âge.<br /><br />L'un des exemples les plus frappants est la chanson <b>« The Man with the Child in His Eyes »</b>, écrite alors qu'elle n'avait que 13 ans. Elle y raconte l'histoire d'un homme mystérieux présent dans sa chambre, que personne d'autre ne voit, mais à qui elle confie tout son amour en secret. La qualité inédite de cette composition, de sa voix et de son interprétation a littéralement subjugué <b>David Gilmour</b>, le guitariste de Pink Floyd, alors au sommet de sa carrière avec The Dark Side of the Moon. Ce titre est d'autant plus exceptionnel qu'il fut enregistré par Kate à seulement <b>16 ans</b> et qu'il réussit l'exploit de devenir son deuxième tube mondial, succédant au phénomène « Wuthering Heights ». Même un demi-siècle plus tard, la force artistique d'une telle précocité continue de paraître presque impossible.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71176089</guid><pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71176089/354777_kate_bush_la_prodige_de_13_ans_qui_a_subjugue_le_guitariste_de_pink_floyd.mp3" length="6197493" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Contrairement à la plupart des grands créateurs qui passent leur adolescence à imiter leurs influences, Kate Bush a fait de sa jeunesse un véritable « atelier intérieur ». Dès l’âge de 11 ans, elle commence à chanter et à s’approprier le piano, mais...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Contrairement à la plupart des grands créateurs qui passent leur adolescence à imiter leurs influences, Kate Bush a fait de sa jeunesse un véritable <b>« atelier intérieur »</b>. Dès l’âge de 11 ans, elle commence à chanter et à s’approprier le piano, mais ce qui frappe le plus, c’est la maturité immédiate de ses écrits. À seulement 13 ans, elle compose déjà des chansons qui ne sont en rien des brouillons scolaires ou des textes « mignons » inspirés par la radio de l’époque,. Elle explore des thèmes ambigus et complexes, bien trop adultes pour une jeune fille de son âge.<br /><br />L'un des exemples les plus frappants est la chanson <b>« The Man with the Child in His Eyes »</b>, écrite alors qu'elle n'avait que 13 ans. Elle y raconte l'histoire d'un homme mystérieux présent dans sa chambre, que personne d'autre ne voit, mais à qui elle confie tout son amour en secret. La qualité inédite de cette composition, de sa voix et de son interprétation a littéralement subjugué <b>David Gilmour</b>, le guitariste de Pink Floyd, alors au sommet de sa carrière avec The Dark Side of the Moon. Ce titre est d'autant plus exceptionnel qu'il fut enregistré par Kate à seulement <b>16 ans</b> et qu'il réussit l'exploit de devenir son deuxième tube mondial, succédant au phénomène « Wuthering Heights ». Même un demi-siècle plus tard, la force artistique d'une telle précocité continue de paraître presque impossible.]]></itunes:summary><itunes:duration>258</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/722fd0cbd63024b2397d7a1d0fc0cd9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>East Wickham Farm: le secret des murs de 400 ans qui ont forgé la légende de Kate Bush</title><link>https://www.spreaker.com/episode/east-wickham-farm-le-secret-des-murs-de-400-ans-qui-ont-forge-la-legende-de-kate-bush--71176088</link><description><![CDATA[Si Kate Bush continue de fasciner les nouvelles générations au XXIe siècle, ce n'est pas seulement le fruit du hasard ou d'une utilisation de ses titres dans des séries télévisées ; c'est avant tout parce que sa musique parle à l'âme profonde de la jeunesse. Pour comprendre comment cette jeune fille de 19 ans a pu imposer un univers aussi mature et décalé en pleine période disco et punk, il faut remonter à ses origines dans la banlieue londonienne, à East Wickham Farm. Cette ferme du XVIIe siècle, acquise par son père médecin, offrait avec ses murs vieux de 400 ans et ses colombages un cadre idéal pour l'éclosion d'un imaginaire digne des romans gothiques anglais.<br /><br />Le parcours de Catherine est indissociable d'une atmosphère familiale exceptionnelle. Contrairement à de nombreux foyers où l'on cherche à « redresser » un enfant trop original, la famille Bush a laissé à la jeune fille la permission rare d'être singulière sans jamais chercher à la corriger. Autodidacte au piano dès l'âge de 11 ans, elle jouait également de l'orgue dans une grange derrière la maison, un lieu où elle voyait sans doute des êtres étranges.<br /><br />Cet environnement, où le monde invisible circulait librement, a permis à l'adolescente d'écrire, dès l'âge de 13 ans, des chansons peuplées d'ombres et de personnages oniriques. Son univers n'a pas été conçu pour satisfaire l'industrie musicale, mais est né naturellement d'un lieu où l'imaginaire était déjà omniprésent. Il n'est donc pas étonnant que sa famille l'ait d'abord surnommée « Cathy », en référence à l'héroïne des Hauts de Hurlevant, avant que le monde entier ne la découvre sous le nom de Kate Bush.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/71176088</guid><pubDate>Mon, 06 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/71176088/354776_east_wickham_farm_le_secret_des_murs_de_400_ans_qui_ont_forge_la_legende_de_kate_bush.mp3" length="4697589" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si Kate Bush continue de fasciner les nouvelles générations au XXIe siècle, ce n'est pas seulement le fruit du hasard ou d'une utilisation de ses titres dans des séries télévisées ; c'est avant tout parce que sa musique parle à l'âme profonde de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si Kate Bush continue de fasciner les nouvelles générations au XXIe siècle, ce n'est pas seulement le fruit du hasard ou d'une utilisation de ses titres dans des séries télévisées ; c'est avant tout parce que sa musique parle à l'âme profonde de la jeunesse. Pour comprendre comment cette jeune fille de 19 ans a pu imposer un univers aussi mature et décalé en pleine période disco et punk, il faut remonter à ses origines dans la banlieue londonienne, à East Wickham Farm. Cette ferme du XVIIe siècle, acquise par son père médecin, offrait avec ses murs vieux de 400 ans et ses colombages un cadre idéal pour l'éclosion d'un imaginaire digne des romans gothiques anglais.<br /><br />Le parcours de Catherine est indissociable d'une atmosphère familiale exceptionnelle. Contrairement à de nombreux foyers où l'on cherche à « redresser » un enfant trop original, la famille Bush a laissé à la jeune fille la permission rare d'être singulière sans jamais chercher à la corriger. Autodidacte au piano dès l'âge de 11 ans, elle jouait également de l'orgue dans une grange derrière la maison, un lieu où elle voyait sans doute des êtres étranges.<br /><br />Cet environnement, où le monde invisible circulait librement, a permis à l'adolescente d'écrire, dès l'âge de 13 ans, des chansons peuplées d'ombres et de personnages oniriques. Son univers n'a pas été conçu pour satisfaire l'industrie musicale, mais est né naturellement d'un lieu où l'imaginaire était déjà omniprésent. Il n'est donc pas étonnant que sa famille l'ait d'abord surnommée « Cathy », en référence à l'héroïne des Hauts de Hurlevant, avant que le monde entier ne la découvre sous le nom de Kate Bush.]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/722fd0cbd63024b2397d7a1d0fc0cd9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>«Love Me Tender» : le pari d’un producteur &amp; Elvis à Holywood</title><link>https://www.spreaker.com/episode/love-me-tender-le-pari-d-un-producteur-elvis-a-holywood--70873658</link><description><![CDATA[C’est au printemps 1956 qu’Elvis Presley devient célèbre à travers toute l’Amérique. Il vend des disques, les adolescentes s’emballent, mais du côté des adultes, et surtout des décideurs, on regarde tout cela avec une certaine distance, avec suspicion, comme si ce succès n’allait pas durer au-delà de l’été.<br /><br />À Hollywood, particulièrement. Ainsi du grand producteur, Hal Wallis, qui a déjà derrière lui des classiques comme Casablanca. Il en a vu défiler des talents, des vrais, des faux, et tous ceux qui se situent quelque part entre les deux. Et donc, lorsqu’on lui propose de rencontrer Elvis Presley, il accepte, simplement pour voir de ses propres yeux ce phénomène dont tout le monde parle.<br /><br />Elvis arrive pour un essai caméra avec ses vingt et un ans, son costume impeccable, sa coiffure déjà reconnaissable, mais aussi avec cette manière un peu maladroite d’être là. Dès qu’il parle, son accent du Sud tranche avec celui des acteurs avec qui Wallis a l’habitude de travailler. <br /><br />Alors on lui donne un texte. Elvis le lit avec application, il essaie de jouer, de se tenir comme on l’attend d’un acteur, mais tout cela reste un peu fragile. Ce n’est pas que c’est mauvais, hein, c’est pas ridicule, mais à la fin du bout d’essai, pour Wallis, Elvis Presley n’est pas un acteur. <br /><br />Toutefois, il ne ferme pas complètement la porte, car derrière l’absence de métier, il a perçu quelque chose de plus difficile à définir, une présence peu commune, une manière d’occuper l’espace qui n’est pas encore maîtrisée mais qui ne passe pas inaperçue.<br /><br />Il compte donc laisser le temps faire son travail, mais voilà, le temps joue en faveur d’Elvis dont la notoriété ne cesse de grandir, notamment grâce à la télévision où chacune de ses apparitions déclenche des réactions de plus en plus fortes, au point que ce garçon que certains prenaient pour une curiosité devient progressivement un sujet qu’on ne peut plus ignorer, même à Hollywood.<br /><br />Lorsque son nom revient sur la table, quelques semaines plus tard, le contexte a changé, et Wallis, qui n’est pas homme à passer à côté d’un phénomène qui s’installe, décide cette fois de tenter l’expérience en encadrant les choses, en ne lui donnant pas immédiatement un rôle écrasant, mais en l’intégrant dans un projet qui permettra de tester sa présence à l’écran.<br /><br />Ça va tâtonner au départ parmi les scénarios proposés, Elvis demande un rôle à texte, un personnage sombre, il veut qu’à l’écran, on le prenne au sérieux. Mais son manager n’est là que pour vendre du disque, alors, pour qu’Elvis joue, il faut qu’il chante, c’est ça que le public attend. <br /><br />Ce film s’appelle Love Me Tender, et il marque le début d’une carrière que personne, à cet instant précis, n’est encore capable de mesurer, pas même Elvis qui rêve de devenir un nouveau James Dean. Il va juste être Elvis Presley, le chanteur d’exception, celui par qui tout est arrivé et qui pouvait tout chanter. Même avec des interprètes nés trop tard pour rêver d’un duo avec lui. Car qui n’aurait pas voulu chanter avec Elvis ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70873658</guid><pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70873658/352777_love_me_tender_le_pari_d_un_producteur_elvis_a_holywood.mp3" length="5769439" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’est au printemps 1956 qu’Elvis Presley devient célèbre à travers toute l’Amérique. Il vend des disques, les adolescentes s’emballent, mais du côté des adultes, et surtout des décideurs, on regarde tout cela avec une certaine distance, avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’est au printemps 1956 qu’Elvis Presley devient célèbre à travers toute l’Amérique. Il vend des disques, les adolescentes s’emballent, mais du côté des adultes, et surtout des décideurs, on regarde tout cela avec une certaine distance, avec suspicion, comme si ce succès n’allait pas durer au-delà de l’été.<br /><br />À Hollywood, particulièrement. Ainsi du grand producteur, Hal Wallis, qui a déjà derrière lui des classiques comme Casablanca. Il en a vu défiler des talents, des vrais, des faux, et tous ceux qui se situent quelque part entre les deux. Et donc, lorsqu’on lui propose de rencontrer Elvis Presley, il accepte, simplement pour voir de ses propres yeux ce phénomène dont tout le monde parle.<br /><br />Elvis arrive pour un essai caméra avec ses vingt et un ans, son costume impeccable, sa coiffure déjà reconnaissable, mais aussi avec cette manière un peu maladroite d’être là. Dès qu’il parle, son accent du Sud tranche avec celui des acteurs avec qui Wallis a l’habitude de travailler. <br /><br />Alors on lui donne un texte. Elvis le lit avec application, il essaie de jouer, de se tenir comme on l’attend d’un acteur, mais tout cela reste un peu fragile. Ce n’est pas que c’est mauvais, hein, c’est pas ridicule, mais à la fin du bout d’essai, pour Wallis, Elvis Presley n’est pas un acteur. <br /><br />Toutefois, il ne ferme pas complètement la porte, car derrière l’absence de métier, il a perçu quelque chose de plus difficile à définir, une présence peu commune, une manière d’occuper l’espace qui n’est pas encore maîtrisée mais qui ne passe pas inaperçue.<br /><br />Il compte donc laisser le temps faire son travail, mais voilà, le temps joue en faveur d’Elvis dont la notoriété ne cesse de grandir, notamment grâce à la télévision où chacune de ses apparitions déclenche des réactions de plus en plus fortes, au point que ce garçon que certains prenaient pour une curiosité devient progressivement un sujet qu’on ne peut plus ignorer, même à Hollywood.<br /><br />Lorsque son nom revient sur la table, quelques semaines plus tard, le contexte a changé, et Wallis, qui n’est pas homme à passer à côté d’un phénomène qui s’installe, décide cette fois de tenter l’expérience en encadrant les choses, en ne lui donnant pas immédiatement un rôle écrasant, mais en l’intégrant dans un projet qui permettra de tester sa présence à l’écran.<br /><br />Ça va tâtonner au départ parmi les scénarios proposés, Elvis demande un rôle à texte, un personnage sombre, il veut qu’à l’écran, on le prenne au sérieux. Mais son manager n’est là que pour vendre du disque, alors, pour qu’Elvis joue, il faut qu’il chante, c’est ça que le public attend. <br /><br />Ce film s’appelle Love Me Tender, et il marque le début d’une carrière que personne, à cet instant précis, n’est encore capable de mesurer, pas même Elvis qui rêve de devenir un nouveau James Dean. Il va juste être Elvis Presley, le chanteur d’exception, celui par qui tout est arrivé et qui pouvait tout chanter. Même avec des interprètes nés trop tard pour rêver d’un duo avec lui. Car qui n’aurait pas voulu chanter avec Elvis ?]]></itunes:summary><itunes:duration>241</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/31c6011838e9b369f203d97d1906796d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Las Vegas, le premier échec d'Elvis Presley, le king</title><link>https://www.spreaker.com/episode/las-vegas-le-premier-echec-d-elvis-presley-le-king--70873659</link><description><![CDATA[A la sortie du premier album d’Elvis Presley, son manager Tom Parker a réussi un joli coup en le plaçant à Las Vegas pendant un mois et pour une belle somme d’argent. Le voilà qui débarque, 21 ans tout juste, au New Frontier Hotel avec sa guitare. Impressionnant en effet, cette reproduction de lui en version 4 mètres de haut. Même en noir et blanc, ça le fait. <br /><br />Mais bon, malgré que son single soit un tube, le contrat ayant été conclu en dernière minute, Elvis n’est pas en tête d’affiche, il a beau être annoncé comme The Atomic Powered Singer, les gens sont venus dîner en écoutant l’humoriste Shecky Greene et la musique de l’orchestre de variétés de Freddy Martin. C’est une salle de mille places mais avec des tables, nappes blanches, verres qui brillent, et autour des couples endimanchés. Et donc, pendant que Elvis chante, se contorsionne, les conversations continuent, les fourchettes et les couteaux font tinter les assiettes, un type demande du pain, un autre du pinard. <br /><br />Ah le jeune homme a fini sa chanson, alors on l’applaudit, sans plus, et encore, pas tout le monde. Revenus en coulisses, aucun des musiciens ne pipe un mot, surtout devant Elvis. Voilà qui est radicalement différent du public de jeunes filles auquel ils sont habitués, celui qui vient hurler sur le devant de la scène. Si c’est comme ça tout à l’heure, car oui, il va falloir y aller deux fois par soir, pendant un mois : ça va être long.<br /><br />Et de fait, c’est rebelote ! Les gens sont polis mais ils n’en ont rien à battre d’Elvis Presley. Alors voulant rattraper le coup le lendemain, il écoute les conseils de tous les vieux de la vieille qui savent y faire avec le public des casinos : il ralentit le rythme et surtout bouge moins, parle davantage par contre, tente une blague, une imitation. Il essaie de rentrer dans le moule de Vegas. Mais on ne demande pas à un moteur de course de tourner au ralenti. Au bout de quelques jours, le découragement s’installe. <br /><br />Entre deux shows, on le retrouve à la piscine de l’hôtel avec ses musiciens. Allongé, discret. Les clients passent à côté de lui sans le reconnaître. Le soir, ils vont manger pendant qu’il chante pour occulter le silence qui règne sur les tables entre les vieux mariés. <br /><br />Et pourtant, pendant ce temps-là, Heartbreak Hotel est numéro un. Elvis a fait un saut jusqu'à Hollywood pour signer un contrat mirobolant avec la Paramount, bref l’Amérique commence à basculer. Mais pas ici. Elvis quitte Vegas début mai, avec deux semaines d’avance sur le contrat.<br /><br />Faut-il y voir la raison pour laquelle on va désormais avoir droit à un Elvis déchaîné devant les caméras de télévision, choquant l’Amérique des parents, du moins une bonne partie, occupant tous les sujets de conversation : a-t-on déjà vu un type aussi animal, dégradant, avec sa musique de sauvages ? <br /><br />En tout cas, il ne s’en laisse pas compter quand, de retour à Memphis, il retrouve ses admiratrices. Un GI vient ainsi l’apostropher dans la rue alors qu’il se trouve dans sa voiture, il frappe la carrosserie des deux poings, exhibant ses biceps et hurlant, alors Elvis, il paraît que tu te tapes ma copine ? Elvis baisse la vitre de sa voiture laissant apparaître le canon d’un revolver. Retraite rapide de l’agresseur mais dépôt de plainte. Voilà Elvis devant le juge qui, se tournant devant le plaignant, blâme le GI de n’être pas capable de faire la différence entre une arme et un jouet. Non lieu. Fin de l’histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70873659</guid><pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70873659/352778_las_vegas_le_premier_echec_d_elvis_presley_le_king.mp3" length="6504991" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A la sortie du premier album d’Elvis Presley, son manager Tom Parker a réussi un joli coup en le plaçant à Las Vegas pendant un mois et pour une belle somme d’argent. Le voilà qui débarque, 21 ans tout juste, au New Frontier Hotel avec sa guitare....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A la sortie du premier album d’Elvis Presley, son manager Tom Parker a réussi un joli coup en le plaçant à Las Vegas pendant un mois et pour une belle somme d’argent. Le voilà qui débarque, 21 ans tout juste, au New Frontier Hotel avec sa guitare. Impressionnant en effet, cette reproduction de lui en version 4 mètres de haut. Même en noir et blanc, ça le fait. <br /><br />Mais bon, malgré que son single soit un tube, le contrat ayant été conclu en dernière minute, Elvis n’est pas en tête d’affiche, il a beau être annoncé comme The Atomic Powered Singer, les gens sont venus dîner en écoutant l’humoriste Shecky Greene et la musique de l’orchestre de variétés de Freddy Martin. C’est une salle de mille places mais avec des tables, nappes blanches, verres qui brillent, et autour des couples endimanchés. Et donc, pendant que Elvis chante, se contorsionne, les conversations continuent, les fourchettes et les couteaux font tinter les assiettes, un type demande du pain, un autre du pinard. <br /><br />Ah le jeune homme a fini sa chanson, alors on l’applaudit, sans plus, et encore, pas tout le monde. Revenus en coulisses, aucun des musiciens ne pipe un mot, surtout devant Elvis. Voilà qui est radicalement différent du public de jeunes filles auquel ils sont habitués, celui qui vient hurler sur le devant de la scène. Si c’est comme ça tout à l’heure, car oui, il va falloir y aller deux fois par soir, pendant un mois : ça va être long.<br /><br />Et de fait, c’est rebelote ! Les gens sont polis mais ils n’en ont rien à battre d’Elvis Presley. Alors voulant rattraper le coup le lendemain, il écoute les conseils de tous les vieux de la vieille qui savent y faire avec le public des casinos : il ralentit le rythme et surtout bouge moins, parle davantage par contre, tente une blague, une imitation. Il essaie de rentrer dans le moule de Vegas. Mais on ne demande pas à un moteur de course de tourner au ralenti. Au bout de quelques jours, le découragement s’installe. <br /><br />Entre deux shows, on le retrouve à la piscine de l’hôtel avec ses musiciens. Allongé, discret. Les clients passent à côté de lui sans le reconnaître. Le soir, ils vont manger pendant qu’il chante pour occulter le silence qui règne sur les tables entre les vieux mariés. <br /><br />Et pourtant, pendant ce temps-là, Heartbreak Hotel est numéro un. Elvis a fait un saut jusqu'à Hollywood pour signer un contrat mirobolant avec la Paramount, bref l’Amérique commence à basculer. Mais pas ici. Elvis quitte Vegas début mai, avec deux semaines d’avance sur le contrat.<br /><br />Faut-il y voir la raison pour laquelle on va désormais avoir droit à un Elvis déchaîné devant les caméras de télévision, choquant l’Amérique des parents, du moins une bonne partie, occupant tous les sujets de conversation : a-t-on déjà vu un type aussi animal, dégradant, avec sa musique de sauvages ? <br /><br />En tout cas, il ne s’en laisse pas compter quand, de retour à Memphis, il retrouve ses admiratrices. Un GI vient ainsi l’apostropher dans la rue alors qu’il se trouve dans sa voiture, il frappe la carrosserie des deux poings, exhibant ses biceps et hurlant, alors Elvis, il paraît que tu te tapes ma copine ? Elvis baisse la vitre de sa voiture laissant apparaître le canon d’un revolver. Retraite rapide de l’agresseur mais dépôt de plainte. Voilà Elvis devant le juge qui, se tournant devant le plaignant, blâme le GI de n’être pas capable de faire la différence entre une arme et un jouet. Non lieu. Fin de l’histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>271</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/306ef3cace87bbb62f010cd36f7d5b75.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Qui était Elvis Presley avant de devenir une légende ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/qui-etait-elvis-presley-avant-de-devenir-une-legende--70873660</link><description><![CDATA[Septante ans, jour pour jour, après la sortie du premier single américain d’Elvis Presley, on mesure le temps, l’abîme qui nous sépare des grands débuts du rock’n’roll. Des grands débuts qui n’étaient pourtant pas ceux d’Elvis qui a bien sûr eu une vie avant, et pas seulement privée, je vous raconte.<br /><br />Déjà, il est né une vingtaine d’années plus tôt, en 1935, dans la campagne du fleuve Mississippi alors frappée par la grande récession. Elvis ne vient pas seul au monde d’ailleurs, il a un frère jumeau, Jesse, qui malheureusement meurt quelques heures plus tard. <br /><br />Qui pour dire que l’enfant de cette famille pauvre va rendre le nom de la ville de Tupelo célèbre dans le monde entier pour les décennies à venir ? Car c’est là qu’il apprend le chant dans la chorale du temple de l’église pentecôtiste ; Elvis est bercé par le gospel et la country, à cheval sur les deux communautés du sud des Etats-Unis. <br /><br />Les choses sérieuses commencent pour lui en 1948 quand il déménage avec ses parents vers Memphis. Le père travaille à l’usine, désormais, on ne se contente plus de survivre mais de vivre, tout simplement. <br /><br />Cinq ans plus tard, Elvis a dix-huit ans. Dans la grande école qu'il fréquente, il a remporté le concours du Nouveau talent en chantant seul avec sa guitare. Chanter est depuis toujours une seconde nature pour Elvis. Même si son rêve est de faire du cinéma. Ayant réussi brillamment ses études, Elvis voudrait aller à l'université mais il doit y renoncer. Ses parents n'en ont pas les moyens. Aussi décide-t-il de travailler comme routier. <br /><br />Mais le 27 juillet 1954, le voilà qui débarque dans les bureaux d’un journal local pour y donner sa première interview en tant que chanteur professionnel. Oh ne nous emballons pas, il est venu sur le temps de midi pendant sa pause chez Crown Electric. Il a en effet enregistré un premier single chez Sun Records, la firme de disques locale, alors il s’entretient avec un journaliste qui se souviendra surtout de sa politesse, de ses “oui, monsieur” et de sa timidité.<br /><br />On tire un portrait de lui, Elvis a enfilé un beau costume et porte le nœud papillon du garçon bien comme il faut, seul son regard traduit le feu intérieur qui va bientôt enflammer le monde. Mais de nouveau, qui pour le savoir dans le bureau de ce journal, sur les rives du Mississippi. L’article paraîtra dix jours plus tard, alors que le disque passe régulièrement sur la radio de Memphis, suscitant déjà des premiers émois. Au fil des galas le week-end, de ville en ville, la voix d’Elvis prend de l’assurance pour, en ce printemps 1956, passer la vitesse supérieure, à l’échelle d’un pays grand comme un continent. Car ça y est, cette fois, on entend la voix à la radio et on voit le déhanchement d’Elvis Presley à la télé, d’un océan à l’autre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70873660</guid><pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70873660/352779_qui_etait_elvis_presley_avant_de_devenir_une_legende.mp3" length="4968223" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Septante ans, jour pour jour, après la sortie du premier single américain d’Elvis Presley, on mesure le temps, l’abîme qui nous sépare des grands débuts du rock’n’roll. Des grands débuts qui n’étaient pourtant pas ceux d’Elvis qui a bien sûr eu une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Septante ans, jour pour jour, après la sortie du premier single américain d’Elvis Presley, on mesure le temps, l’abîme qui nous sépare des grands débuts du rock’n’roll. Des grands débuts qui n’étaient pourtant pas ceux d’Elvis qui a bien sûr eu une vie avant, et pas seulement privée, je vous raconte.<br /><br />Déjà, il est né une vingtaine d’années plus tôt, en 1935, dans la campagne du fleuve Mississippi alors frappée par la grande récession. Elvis ne vient pas seul au monde d’ailleurs, il a un frère jumeau, Jesse, qui malheureusement meurt quelques heures plus tard. <br /><br />Qui pour dire que l’enfant de cette famille pauvre va rendre le nom de la ville de Tupelo célèbre dans le monde entier pour les décennies à venir ? Car c’est là qu’il apprend le chant dans la chorale du temple de l’église pentecôtiste ; Elvis est bercé par le gospel et la country, à cheval sur les deux communautés du sud des Etats-Unis. <br /><br />Les choses sérieuses commencent pour lui en 1948 quand il déménage avec ses parents vers Memphis. Le père travaille à l’usine, désormais, on ne se contente plus de survivre mais de vivre, tout simplement. <br /><br />Cinq ans plus tard, Elvis a dix-huit ans. Dans la grande école qu'il fréquente, il a remporté le concours du Nouveau talent en chantant seul avec sa guitare. Chanter est depuis toujours une seconde nature pour Elvis. Même si son rêve est de faire du cinéma. Ayant réussi brillamment ses études, Elvis voudrait aller à l'université mais il doit y renoncer. Ses parents n'en ont pas les moyens. Aussi décide-t-il de travailler comme routier. <br /><br />Mais le 27 juillet 1954, le voilà qui débarque dans les bureaux d’un journal local pour y donner sa première interview en tant que chanteur professionnel. Oh ne nous emballons pas, il est venu sur le temps de midi pendant sa pause chez Crown Electric. Il a en effet enregistré un premier single chez Sun Records, la firme de disques locale, alors il s’entretient avec un journaliste qui se souviendra surtout de sa politesse, de ses “oui, monsieur” et de sa timidité.<br /><br />On tire un portrait de lui, Elvis a enfilé un beau costume et porte le nœud papillon du garçon bien comme il faut, seul son regard traduit le feu intérieur qui va bientôt enflammer le monde. Mais de nouveau, qui pour le savoir dans le bureau de ce journal, sur les rives du Mississippi. L’article paraîtra dix jours plus tard, alors que le disque passe régulièrement sur la radio de Memphis, suscitant déjà des premiers émois. Au fil des galas le week-end, de ville en ville, la voix d’Elvis prend de l’assurance pour, en ce printemps 1956, passer la vitesse supérieure, à l’échelle d’un pays grand comme un continent. Car ça y est, cette fois, on entend la voix à la radio et on voit le déhanchement d’Elvis Presley à la télé, d’un océan à l’autre.]]></itunes:summary><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/642d7e76666287016b38fd600cfef7c7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1956 : Elvis, la première onde de choc</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1956-elvis-la-premiere-onde-de-choc--70871637</link><description><![CDATA[Que ce soient les Beatles, les Rolling Stones, un président des Etats-Unis, premier ministre britannique, ils se souviennent tous de ce qu’ils faisaient quand ils ont entendu à la radio pour la première fois, Elvis Presley. C’était il y a 70 ans, déjà, Elvis avait 20 ans, eux, 13, 14, 15 et le monde ne serait plus jamais pareil car personne avant lui, n’avait livré une chanson comme celle-là. <br /><br />Il n’y a ni violons, ni choristes, le chanteur n’articule pas très bien, il y a un tas de mots que les jeunes Anglais ne comprennent pas MAIS ça sonne ! Même les silences dans ce morceau dépouillé et bluesy, sonne ! Et instantanément, le premier 45 Tours national d’Elvis et puis le premier album font un malheur en le hissant au niveau de Frank Sinatra, Elvis sera bien vite le roi de la place.<br /><br />Et pourtant, n’allez pas croire qu’en coulisses, les patrons de sa toute nouvelle maison de disques, RCA, et Tom Parker, son manager, sont surpris de ce qui arrive. Ce qui se passe n’est pas inédit pour eux car il a déjà eu lieu.<br /><br />En effet, en ce mois de mars 1956, Elvis n’est pas un inconnu dans le sud des Etats-Unis. Son premier tube local remonte à 1954 et l’année suivante, on en est déjà aux premiers incidents. Car c’est là, sur scène, qu’il se passe quelque chose avec le public, des filles principalement, qui entrent en transe en le voyant onduler sur scène. Ça devient d’ailleurs inquiétant, non ?<br /><br />Mais pas pour Elvis, tout juste vingt ans, qui le soir du 13 mais 1955, joue à Jacksonville, en Floride. Après avoir électrisé une bonne partie des 14.000 spectateurs, il les quitte en disant : les filles, je vous attends au vestiaire. Et là, un vaste bourdonnement, obsédant se fait entendre, juste avant la ruée vers la scène et tout ce qui se trouve autour. Tout est submergé !<br /><br />Elvis, comprenant la menace, déguerpit mais la marée humaine roule plus vite que lui. Dans la course, des ongles, des doigts tentent de le saisir, la police intervient, le libère et l’enferme dans le sous-sol d’un immeuble où Parker et l’organisateur font les comptes. <br /><br />La chemise en lambeaux, sans chaussures, ni chaussettes, Elvis arbore un torse nu et griffé. Ses traits trahissent l’effroi suite à ce déchaînement de passion violente, une frayeur d’autant plus justifiée que la foule en furie est à présent dans le bâtiment, il y a des fenêtres ouvertes, à cause de la chaleur. Et on entend des cris, Elvis !, Elvis !, du brouhaha, des portes qui claquent, des meubles qui tombent, ils sont des centaines à être entrés et à chercher leur nouvelle idole, qui les as invités, il faut le rappeler.<br /><br />Alors oui, ils savent tous ce qui va se passer, à la radio quand les filles vont l’entendre, à la télé quand elles vont le voir onduler lascivement derrière son micro. Une nouvelle époque vient de commencer.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70871637</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70871637/352738_1956_elvis_la_premiere_onde_de_choc.mp3" length="5367391" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Que ce soient les Beatles, les Rolling Stones, un président des Etats-Unis, premier ministre britannique, ils se souviennent tous de ce qu’ils faisaient quand ils ont entendu à la radio pour la première fois, Elvis Presley. C’était il y a 70 ans,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Que ce soient les Beatles, les Rolling Stones, un président des Etats-Unis, premier ministre britannique, ils se souviennent tous de ce qu’ils faisaient quand ils ont entendu à la radio pour la première fois, Elvis Presley. C’était il y a 70 ans, déjà, Elvis avait 20 ans, eux, 13, 14, 15 et le monde ne serait plus jamais pareil car personne avant lui, n’avait livré une chanson comme celle-là. <br /><br />Il n’y a ni violons, ni choristes, le chanteur n’articule pas très bien, il y a un tas de mots que les jeunes Anglais ne comprennent pas MAIS ça sonne ! Même les silences dans ce morceau dépouillé et bluesy, sonne ! Et instantanément, le premier 45 Tours national d’Elvis et puis le premier album font un malheur en le hissant au niveau de Frank Sinatra, Elvis sera bien vite le roi de la place.<br /><br />Et pourtant, n’allez pas croire qu’en coulisses, les patrons de sa toute nouvelle maison de disques, RCA, et Tom Parker, son manager, sont surpris de ce qui arrive. Ce qui se passe n’est pas inédit pour eux car il a déjà eu lieu.<br /><br />En effet, en ce mois de mars 1956, Elvis n’est pas un inconnu dans le sud des Etats-Unis. Son premier tube local remonte à 1954 et l’année suivante, on en est déjà aux premiers incidents. Car c’est là, sur scène, qu’il se passe quelque chose avec le public, des filles principalement, qui entrent en transe en le voyant onduler sur scène. Ça devient d’ailleurs inquiétant, non ?<br /><br />Mais pas pour Elvis, tout juste vingt ans, qui le soir du 13 mais 1955, joue à Jacksonville, en Floride. Après avoir électrisé une bonne partie des 14.000 spectateurs, il les quitte en disant : les filles, je vous attends au vestiaire. Et là, un vaste bourdonnement, obsédant se fait entendre, juste avant la ruée vers la scène et tout ce qui se trouve autour. Tout est submergé !<br /><br />Elvis, comprenant la menace, déguerpit mais la marée humaine roule plus vite que lui. Dans la course, des ongles, des doigts tentent de le saisir, la police intervient, le libère et l’enferme dans le sous-sol d’un immeuble où Parker et l’organisateur font les comptes. <br /><br />La chemise en lambeaux, sans chaussures, ni chaussettes, Elvis arbore un torse nu et griffé. Ses traits trahissent l’effroi suite à ce déchaînement de passion violente, une frayeur d’autant plus justifiée que la foule en furie est à présent dans le bâtiment, il y a des fenêtres ouvertes, à cause de la chaleur. Et on entend des cris, Elvis !, Elvis !, du brouhaha, des portes qui claquent, des meubles qui tombent, ils sont des centaines à être entrés et à chercher leur nouvelle idole, qui les as invités, il faut le rappeler.<br /><br />Alors oui, ils savent tous ce qui va se passer, à la radio quand les filles vont l’entendre, à la télé quand elles vont le voir onduler lascivement derrière son micro. Une nouvelle époque vient de commencer.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/55eaec9827cdae4f6ac4a188e9783d99.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1956 : le premier album d'Elvis fait basculer le monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1956-le-premier-album-d-elvis-fait-basculer-le-monde--70871496</link><description><![CDATA[C’était un 23 mars 1956, que sortait le premier album d’Elvis Presley. Un portrait en noir et blanc en plein mouvement avec sa guitare, chantant sur scène, son prénom en grandes lettres roses verticales sur la gauche et son nom en vert au bas d’une pochette de 30 cm, l’image va devenir d’autant plus iconique qu’il s’agit du premier album à être N°1 et à franchir la barre du million d’exemplaires.<br /><br />Il a été précédé de quelques jours par un 45 Tours intitulé Heartbreak Hotel qui ne figure pas sur l’album, comme on le fait à l’époque. Et les deux disques vont s’épauler dans leur course folle au sommet des classements et des rayons des disquaires. <br /><br />70 ans, vous vous rendez compte, que débarquait un homme d’un nouveau genre, le rocker, qui interprétait de manière survoltée, incarnée, la musique que jouaient déjà des Bill Halley ou Chuck Berry. Et cette félinité qui est alors du jamais vu dans l’attitude d’un chanteur va provoquer une véritable déflagration au point de créer un nouveau monde : celui des adolescents.<br /><br />Vrai, une véritable folie s’empare des enfants d’Amérique lorsqu’Elvis apparaît à la télévision ou passe à la radio. Et que dire de ses prestations sur scène. On leur avait appris à être sages, à bien se tenir en société et les voilà qui s’agitent et hurlent. Mais quelle horreur ! Ce type est un démon, un moins que rien !<br /><br />La rupture est consommée, les jeunes et leurs parents ne se comprennent plus. Les filles sont folles d’Elvis, les garçons veulent l’imiter. De Los Angeles à Paris, en passant par Liverpool et Londres, ils sont des milliers à monter leur groupe de rock ou à l’imiter sur la scène d’un cinéma, une guitare à la main, avant le grand film.<br /><br />Paul McCartney, Johnny Hallyday, Michael Jackson, Freddie Mercury, Bruce Springsteen, Bono de U2, ils ont tous chopé le virus à cause d’Elvis, et ça a commencé avec ce premier et incroyable album, paru en mars 56, c’était il y a une éternité, et pourtant c’était comme si c’était hier. Car on est bien d’accord, tout ce qui s’est passé après, de la folie de la Beatlemania aux hordes chantantes des fans d’Oasis, n’est que la conséquence de l’apparition de cette tornade faite homme.<br /><br />John Lennon, lui-même, a dit : Avant Elvis, il n’y avait rien. Et ça reste vrai. Même s’il n’a rien inventé, n’a été qu’un interprète et a connu une fin de carrière très discutable, sans Elvis, véritable bombe lâchée au milieu des bien pensantes et proprettes années 50, la musique que nous écoutons aujourd’hui ne serait vraiment pas pareille.<br /><br />Alors remettons-nous dans l’esprit de ces années 50, vous le voyez l’électrophone familial au milieu d’un modeste salon ? C’est celui des Dwight, en banlieue londonienne. Ils adorent la musique, le père, c’est le jazz, la maman, tout ce qui sort, c’est pour ça qu’elle a acheté ce disque dont tout le monde parle. Et voilà qu’elle pose l’aiguille sur le sillon avec, se tenant derrière elle, son garçon de neuf ans qui ne va pas en perdre une miette. Dans quelques secondes, la vie du petit Reginald, futur Elton John, va basculer.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70871496</guid><pubDate>Mon, 30 Mar 2026 07:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70871496/352737_1956_le_premier_album_d_elvis_fait_basculer_le_monde.mp3" length="5449759" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était un 23 mars 1956, que sortait le premier album d’Elvis Presley. Un portrait en noir et blanc en plein mouvement avec sa guitare, chantant sur scène, son prénom en grandes lettres roses verticales sur la gauche et son nom en vert au bas d’une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était un 23 mars 1956, que sortait le premier album d’Elvis Presley. Un portrait en noir et blanc en plein mouvement avec sa guitare, chantant sur scène, son prénom en grandes lettres roses verticales sur la gauche et son nom en vert au bas d’une pochette de 30 cm, l’image va devenir d’autant plus iconique qu’il s’agit du premier album à être N°1 et à franchir la barre du million d’exemplaires.<br /><br />Il a été précédé de quelques jours par un 45 Tours intitulé Heartbreak Hotel qui ne figure pas sur l’album, comme on le fait à l’époque. Et les deux disques vont s’épauler dans leur course folle au sommet des classements et des rayons des disquaires. <br /><br />70 ans, vous vous rendez compte, que débarquait un homme d’un nouveau genre, le rocker, qui interprétait de manière survoltée, incarnée, la musique que jouaient déjà des Bill Halley ou Chuck Berry. Et cette félinité qui est alors du jamais vu dans l’attitude d’un chanteur va provoquer une véritable déflagration au point de créer un nouveau monde : celui des adolescents.<br /><br />Vrai, une véritable folie s’empare des enfants d’Amérique lorsqu’Elvis apparaît à la télévision ou passe à la radio. Et que dire de ses prestations sur scène. On leur avait appris à être sages, à bien se tenir en société et les voilà qui s’agitent et hurlent. Mais quelle horreur ! Ce type est un démon, un moins que rien !<br /><br />La rupture est consommée, les jeunes et leurs parents ne se comprennent plus. Les filles sont folles d’Elvis, les garçons veulent l’imiter. De Los Angeles à Paris, en passant par Liverpool et Londres, ils sont des milliers à monter leur groupe de rock ou à l’imiter sur la scène d’un cinéma, une guitare à la main, avant le grand film.<br /><br />Paul McCartney, Johnny Hallyday, Michael Jackson, Freddie Mercury, Bruce Springsteen, Bono de U2, ils ont tous chopé le virus à cause d’Elvis, et ça a commencé avec ce premier et incroyable album, paru en mars 56, c’était il y a une éternité, et pourtant c’était comme si c’était hier. Car on est bien d’accord, tout ce qui s’est passé après, de la folie de la Beatlemania aux hordes chantantes des fans d’Oasis, n’est que la conséquence de l’apparition de cette tornade faite homme.<br /><br />John Lennon, lui-même, a dit : Avant Elvis, il n’y avait rien. Et ça reste vrai. Même s’il n’a rien inventé, n’a été qu’un interprète et a connu une fin de carrière très discutable, sans Elvis, véritable bombe lâchée au milieu des bien pensantes et proprettes années 50, la musique que nous écoutons aujourd’hui ne serait vraiment pas pareille.<br /><br />Alors remettons-nous dans l’esprit de ces années 50, vous le voyez l’électrophone familial au milieu d’un modeste salon ? C’est celui des Dwight, en banlieue londonienne. Ils adorent la musique, le père, c’est le jazz, la maman, tout ce qui sort, c’est pour ça qu’elle a acheté ce disque dont tout le monde parle. Et voilà qu’elle pose l’aiguille sur le sillon avec, se tenant derrière elle, son garçon de neuf ans qui ne va pas en perdre une miette. Dans quelques secondes, la vie du petit Reginald, futur Elton John, va basculer.]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/30debdaa7940a19122f7ff0446611ff2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Madonna: 1981, le pacte de la dernière chance</title><link>https://www.spreaker.com/episode/madonna-1981-le-pacte-de-la-derniere-chance--70750211</link><description><![CDATA[En janvier 81, seule dans son appartement sordide et gelé, Madonna a failli rendre son tablier au Dieu de la réussite mais la visite inopinée de son ami et musicien Gary l’a un peu requinquée. Elle part vivre avec lui et un troisième gars dans une coloc d’une seule pièce située dans l’immeuble où ils louent leur local de répète. Gary ayant obtenu du Max Kansas City la possibilité d’y jouer un soir, c’est l’objectif de la dernière chance pour leur groupe. <br /><br />Madonna ne vit que plus que pour ça, pose pour un artiste afin de gagner le strict minimum, vit d’expédients et surtout, elle met tout en œuvre pour attirer l’attention d’une certaine Camille Barbone qui, avec son associé, possède un studio d’enregistrement dans le même building.<br /><br />Car Madonna sait que Camille a une ambition : être la manager du plus grand artiste de la planète. Alors, profitant de se retrouver avec elle dans l’ascenseur, elle se fait bien remarquer, engage la conversation et l’invite à venir les voir au Max. <br /><br />Cela fait quelques années que le Max est devenu l’endroit le plus branché de Manhattan. On y a assisté aux concerts de Lou Reed et de Blondie, on peut y croiser chaque soir des David Bowie, Miles Davis ou Andy Warhol, mais ce soir où Emmy, le groupe de Madonna se produit, Camille ne vient finalement pas.<br /><br />Vous êtes bien comme tous les New Yorkais, vous faites des promesses avant de nous laisser tomber. Madonna est-elle folle de faire irruption dans le bureau de Camille le lendemain et de se fâcher sur elle, son dernier espoir ? Mais voilà, la prestation de son groupe a été appréciée par la direction du Max qui les réengage pour un second soir. Et cette fois, Camille se trouve dans la salle, alors Madonna, coiffée cheveux courts comme une punk, se déchaîne, harangue le public, monte sur les tables et fait un malheur.<br /><br />Quelques minutes plus tard, dans ce qui sert de coulisses, Camille arrive tenant à la main un thé au miel, histoire que Madonna se refasse la voix qu’elle a explosée durant sa prestation. Tu veux un manager ?, lui dit-elle en lui tendant la tasse ? Oh oui, répond Madonna en lui sautant au cou. <br /><br />Là-dessus, le patron du Max arrive en proposant au groupe un contrat en résidence. La fête devrait être totale, mais voilà, Camille a ajouté que son offre ne valait que pour elle, pas pour le groupe. Elle lui a au passage proposé un appartement correct, celui-là, une somme de cent dollars par semaine et un boulot à mi-temps. <br /><br />Que faire ? Quel dilemme ! Choisir entre un manager pour une carrière solo au résultat hypothétique et un contrat de résidence, avec, c’est tombé entre-temps, de disques pour son groupe ? <br /><br />Le 17 mars 1981, Madonna signe un contrat avec Gotham Records, oui la référence, la société de Camille, qui va lui permettre d’entrer là où on ne va pas quand personne ne vous connaît. C’est le début d’une histoire qui n’aurait jamais dû commencer car qui aurait pu tenir pareil cap dans une telle tempête ? Il fallait avoir le feu, la détermination pour tenir le coup avant de se trouver enfin. Qui plus dans une pareille ville, afin de gagner le droit à la célébrité mondiale.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70750211</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70750211/351785_madonna_1981_le_pacte_de_la_derniere_chance.mp3" length="5169853" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En janvier 81, seule dans son appartement sordide et gelé, Madonna a failli rendre son tablier au Dieu de la réussite mais la visite inopinée de son ami et musicien Gary l’a un peu requinquée. Elle part vivre avec lui et un troisième gars dans une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En janvier 81, seule dans son appartement sordide et gelé, Madonna a failli rendre son tablier au Dieu de la réussite mais la visite inopinée de son ami et musicien Gary l’a un peu requinquée. Elle part vivre avec lui et un troisième gars dans une coloc d’une seule pièce située dans l’immeuble où ils louent leur local de répète. Gary ayant obtenu du Max Kansas City la possibilité d’y jouer un soir, c’est l’objectif de la dernière chance pour leur groupe. <br /><br />Madonna ne vit que plus que pour ça, pose pour un artiste afin de gagner le strict minimum, vit d’expédients et surtout, elle met tout en œuvre pour attirer l’attention d’une certaine Camille Barbone qui, avec son associé, possède un studio d’enregistrement dans le même building.<br /><br />Car Madonna sait que Camille a une ambition : être la manager du plus grand artiste de la planète. Alors, profitant de se retrouver avec elle dans l’ascenseur, elle se fait bien remarquer, engage la conversation et l’invite à venir les voir au Max. <br /><br />Cela fait quelques années que le Max est devenu l’endroit le plus branché de Manhattan. On y a assisté aux concerts de Lou Reed et de Blondie, on peut y croiser chaque soir des David Bowie, Miles Davis ou Andy Warhol, mais ce soir où Emmy, le groupe de Madonna se produit, Camille ne vient finalement pas.<br /><br />Vous êtes bien comme tous les New Yorkais, vous faites des promesses avant de nous laisser tomber. Madonna est-elle folle de faire irruption dans le bureau de Camille le lendemain et de se fâcher sur elle, son dernier espoir ? Mais voilà, la prestation de son groupe a été appréciée par la direction du Max qui les réengage pour un second soir. Et cette fois, Camille se trouve dans la salle, alors Madonna, coiffée cheveux courts comme une punk, se déchaîne, harangue le public, monte sur les tables et fait un malheur.<br /><br />Quelques minutes plus tard, dans ce qui sert de coulisses, Camille arrive tenant à la main un thé au miel, histoire que Madonna se refasse la voix qu’elle a explosée durant sa prestation. Tu veux un manager ?, lui dit-elle en lui tendant la tasse ? Oh oui, répond Madonna en lui sautant au cou. <br /><br />Là-dessus, le patron du Max arrive en proposant au groupe un contrat en résidence. La fête devrait être totale, mais voilà, Camille a ajouté que son offre ne valait que pour elle, pas pour le groupe. Elle lui a au passage proposé un appartement correct, celui-là, une somme de cent dollars par semaine et un boulot à mi-temps. <br /><br />Que faire ? Quel dilemme ! Choisir entre un manager pour une carrière solo au résultat hypothétique et un contrat de résidence, avec, c’est tombé entre-temps, de disques pour son groupe ? <br /><br />Le 17 mars 1981, Madonna signe un contrat avec Gotham Records, oui la référence, la société de Camille, qui va lui permettre d’entrer là où on ne va pas quand personne ne vous connaît. C’est le début d’une histoire qui n’aurait jamais dû commencer car qui aurait pu tenir pareil cap dans une telle tempête ? Il fallait avoir le feu, la détermination pour tenir le coup avant de se trouver enfin. Qui plus dans une pareille ville, afin de gagner le droit à la célébrité mondiale.]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0e6ed2b1a913428a9e17dc6e3ded843c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Madonna: ce moment où elle aurait pu tout arrêter... avant de conquérir le monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/madonna-ce-moment-ou-elle-aurait-pu-tout-arreter-avant-de-conquerir-le-monde--70750212</link><description><![CDATA[Après plus de quatre décennies vécues en tant que superstar, on n’imagine plus ou pas Madonna, en artiste de l’ombre. Au début des années 80, ce n’est pas qu’elle mange de la vache enragée qui est étonnant, les futurs grands sont presque tous passés par là, c’est surtout qu’elle est la batteuse d’un groupe punk new yorkais.<br /><br />Oui, Madonna a beau écrire pas mal de chansons, elle doit attendre que la belle chanteuse et guitariste, celle qui attire tous les regards lors de leurs petits concerts, concert est un bien grand mot, ne soit écartée car elle ne suit plus musicalement.<br /><br />Désormais la seule fille du groupe, fait très rare dans le monde du rock, Madonna n’hésite pas en jouer comme cette fois où elle renverse de l’eau sur son chemisier, captant tous les regards jusqu’à la fin de la prestation. Et comme ils jouent régulièrement au CBGB’s, le club d’où sont sortis les Ramones, Talking Heads et Blondie, on la compare régulièrement à Debbie Harry, ce qui lui plaît énormément. Debbie, c’est un modèle.<br /><br />Les Talent scout, les découvreurs de talents étant nombreux à New York, un soir, l’un d’eux lui suggère de monter son propre groupe, à elle. Et comme il n’est pas le premier, commence alors un long ballet fait de changements de personnel et de noms, Madonna and the sky, The Millionnaires, Emmy and the Emmys, il existe ainsi des enregistrements où on peut entendre une nette influence de deux groupes : Blondie et les Pretenders.<br /><br />Mais toujours pas de résultats, ah si, fin 1980, le groupe est engagé pour une prestation où tout se passe bien. C’est une Madonna revigorée, retourne chez son père, à Detroit, pour fêter Noël.<br /><br />Pourtant, quelques jours plus tard, en janvier 1981, un début d’hiver très rude comme il peut y en avoir à New York, a eu raison des canalisations d’eau et de chauffage dans l’immeuble où habite Madonna. Elle a en effet aménagé tout près du Music Building, un immeuble de douze étages sur la 39ème Rue Ouest dont son groupe loue un des 70 locaux de répétitions. Le quartier est sale, dangereux comme Manhattan l’est depuis une bonne dizaine d’années. Il y a des junkies qui hantent les couloirs, des dealers le hall d’entrée, ça sent l’humidité, l’urine et le renfermé.<br /><br />Est-ce le retour brutal dans cet univers, revenant de la chaleur du foyer de son père qui a provoqué un choc, lui a fait ouvrir les yeux ? Toujours est-il que Gary, le bassiste qui joue avec Madonna depuis presque deux ans, la retrouve roulée en boule sur le sol de son logement new yorkais, grippée, et en train de sangloter. <br /><br />Madonna qui a jusque-là avait fait preuve d’une volonté de fer a fini par craquer. Pas de travail, pas d’argent, et toujours aucune reconnaissance publique, New York a eu raison de sa volonté. Elle parle de rentrer chez elle, à Detroit, alors, Gary s’agenouille et la prend dans ses bras en lui disant, comme les Américains savent le faire, que tout va bien se passer. Mais sachant sa détermination à devenir célèbre, il comprend que pour Madonna puisse conquérir New York, il faudrait désormais un miracle.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70750212</guid><pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70750212/351786_madonna_ce_moment_ou_elle_aurait_pu_tout_arreter_avant_de_conquerir_le_monde.mp3" length="5355901" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après plus de quatre décennies vécues en tant que superstar, on n’imagine plus ou pas Madonna, en artiste de l’ombre. Au début des années 80, ce n’est pas qu’elle mange de la vache enragée qui est étonnant, les futurs grands sont presque tous passés...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après plus de quatre décennies vécues en tant que superstar, on n’imagine plus ou pas Madonna, en artiste de l’ombre. Au début des années 80, ce n’est pas qu’elle mange de la vache enragée qui est étonnant, les futurs grands sont presque tous passés par là, c’est surtout qu’elle est la batteuse d’un groupe punk new yorkais.<br /><br />Oui, Madonna a beau écrire pas mal de chansons, elle doit attendre que la belle chanteuse et guitariste, celle qui attire tous les regards lors de leurs petits concerts, concert est un bien grand mot, ne soit écartée car elle ne suit plus musicalement.<br /><br />Désormais la seule fille du groupe, fait très rare dans le monde du rock, Madonna n’hésite pas en jouer comme cette fois où elle renverse de l’eau sur son chemisier, captant tous les regards jusqu’à la fin de la prestation. Et comme ils jouent régulièrement au CBGB’s, le club d’où sont sortis les Ramones, Talking Heads et Blondie, on la compare régulièrement à Debbie Harry, ce qui lui plaît énormément. Debbie, c’est un modèle.<br /><br />Les Talent scout, les découvreurs de talents étant nombreux à New York, un soir, l’un d’eux lui suggère de monter son propre groupe, à elle. Et comme il n’est pas le premier, commence alors un long ballet fait de changements de personnel et de noms, Madonna and the sky, The Millionnaires, Emmy and the Emmys, il existe ainsi des enregistrements où on peut entendre une nette influence de deux groupes : Blondie et les Pretenders.<br /><br />Mais toujours pas de résultats, ah si, fin 1980, le groupe est engagé pour une prestation où tout se passe bien. C’est une Madonna revigorée, retourne chez son père, à Detroit, pour fêter Noël.<br /><br />Pourtant, quelques jours plus tard, en janvier 1981, un début d’hiver très rude comme il peut y en avoir à New York, a eu raison des canalisations d’eau et de chauffage dans l’immeuble où habite Madonna. Elle a en effet aménagé tout près du Music Building, un immeuble de douze étages sur la 39ème Rue Ouest dont son groupe loue un des 70 locaux de répétitions. Le quartier est sale, dangereux comme Manhattan l’est depuis une bonne dizaine d’années. Il y a des junkies qui hantent les couloirs, des dealers le hall d’entrée, ça sent l’humidité, l’urine et le renfermé.<br /><br />Est-ce le retour brutal dans cet univers, revenant de la chaleur du foyer de son père qui a provoqué un choc, lui a fait ouvrir les yeux ? Toujours est-il que Gary, le bassiste qui joue avec Madonna depuis presque deux ans, la retrouve roulée en boule sur le sol de son logement new yorkais, grippée, et en train de sangloter. <br /><br />Madonna qui a jusque-là avait fait preuve d’une volonté de fer a fini par craquer. Pas de travail, pas d’argent, et toujours aucune reconnaissance publique, New York a eu raison de sa volonté. Elle parle de rentrer chez elle, à Detroit, alors, Gary s’agenouille et la prend dans ses bras en lui disant, comme les Américains savent le faire, que tout va bien se passer. Mais sachant sa détermination à devenir célèbre, il comprend que pour Madonna puisse conquérir New York, il faudrait désormais un miracle.]]></itunes:summary><itunes:duration>223</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0e6ed2b1a913428a9e17dc6e3ded843c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Madonna: l'échec parisien qui a forgé son ambition</title><link>https://www.spreaker.com/episode/madonna-l-echec-parisien-qui-a-forge-son-ambition--70750209</link><description><![CDATA[On a tous ou presque entendu l’histoire de Madonna, qui à la fin des années 70 réussit une audition à New York. A 20-21 ans, avec des petits boulots qui ne durent pas, tirant le diable par la queue entre deux cours de danse, elle a été choisie parmi 1500 candidates pour danser et chanter derrière Patrick Hernandez. Elle veut uniquement danser, pas chanter, dit-elle. Mais le rêve français et la fréquentation du showbiz parisien, la font vite fait déchanter. Ça festoie beaucoup, ça voyage mais ça ne bosse pas comme elle l’entend. Elle est venue pour avancer, trouver sa place, pas pour aller de dîner en dîner.<br /><br />C’est du moins ce qu’elle raconte à ses amis qu’elle avait quittés quelques mois plus tôt lors de son retour prématuré à New York, où elle retrouve les galères, évidemment. Car c’est vrai qu’après avoir abandonné l’université pour des cours de danse, qu’elle avait ensuite abandonnés pour Paris, où va-t-elle, Madonna ?<br /><br />Heureusement qu’elle retrouve les frères Gilroy, artistes musiciens qui ont un joli pied-à-terre d’artistes. Comment Madonna, en logeant chez Ed et Dan, pourrait-elle deviner qu’elle va y trouver la voie royale ? En effet, quand Dan lui montre comment faire un accord avec une guitare, étonnée de pouvoir créer un son qui jusque-là l’impressionnait, Madonna se met à chanter dessus. Ah bon ? C’est aussi simple que ça ?<br /><br />Alors quand ils assistent tous les deux au concert d’un groupe montant nommé Get Wet et dont la chanteuse est vêtue d’un bustier et de crinoline, Madonna la voyant danser et chanter, disons, de manière rudimentaire se dit : ça aussi je peux le faire. Et quand Dan lui montre comment on joue de la batterie et que Madonna s'exclame Ce n’est pas possible que tous ces sons viennent de moi, elle se met à écrire sa première chanson. <br /><br />La dernière pièce du puzzle est une jeune Néerlandaise avec qui Madonna suit des cours des danses. Car quand elle apprend qu’elle joue de la guitare, elle se dit qu’elle a tout pour former un groupe. Ce que Madonna fait fin de l’été 1979. <br /><br />L’anecdote est peu connue mais le groupe se nomme The Breakfast Club. Rien à voir avec le fameux film qui ne sortira que plus tard, c’est Madonna qui a donné l’explication : on s’est appelé ainsi parce qu’on répétait toute la nuit et qu’en sortant du local, on allait prendre notre petit dèj. <br /><br />Une première prestation en duo avec Ed sur un trottoir devant un restaurant d’où ils se font virer par la police, aux premiers concerts du groupe, où Madonna tient la batterie, la musique vient très vite à prendre le pas sur la danse. Chaque pause est matière à répétition sur la guitare ou la batterie, on a d’ailleurs spécialement aménagé une pièce Madonna dans la maison tellement elle s'entraîne longtemps. Selon ses propres dires, elle écrit une chanson par jour. <br /><br />Mais le soir où le groupe joue dans un bar, et que le public ne manifeste rien à la fin du dernier titre, continuant à parler en regardant les images d’un match sur des écrans, Madonna éprouve une terrible frustration. Pas même un clap, un sifflet. Assise avec un des musiciens dans la ruelle adjacente, elle serre les genoux en disant : Je voudrais tellement être célèbre, je veux être célèbre !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70750209</guid><pubDate>Wed, 25 Mar 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70750209/351783_madonna_l_echec_parisien_qui_a_forge_son_ambition.mp3" length="6029245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tous ou presque entendu l’histoire de Madonna, qui à la fin des années 70 réussit une audition à New York. A 20-21 ans, avec des petits boulots qui ne durent pas, tirant le diable par la queue entre deux cours de danse, elle a été choisie parmi...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tous ou presque entendu l’histoire de Madonna, qui à la fin des années 70 réussit une audition à New York. A 20-21 ans, avec des petits boulots qui ne durent pas, tirant le diable par la queue entre deux cours de danse, elle a été choisie parmi 1500 candidates pour danser et chanter derrière Patrick Hernandez. Elle veut uniquement danser, pas chanter, dit-elle. Mais le rêve français et la fréquentation du showbiz parisien, la font vite fait déchanter. Ça festoie beaucoup, ça voyage mais ça ne bosse pas comme elle l’entend. Elle est venue pour avancer, trouver sa place, pas pour aller de dîner en dîner.<br /><br />C’est du moins ce qu’elle raconte à ses amis qu’elle avait quittés quelques mois plus tôt lors de son retour prématuré à New York, où elle retrouve les galères, évidemment. Car c’est vrai qu’après avoir abandonné l’université pour des cours de danse, qu’elle avait ensuite abandonnés pour Paris, où va-t-elle, Madonna ?<br /><br />Heureusement qu’elle retrouve les frères Gilroy, artistes musiciens qui ont un joli pied-à-terre d’artistes. Comment Madonna, en logeant chez Ed et Dan, pourrait-elle deviner qu’elle va y trouver la voie royale ? En effet, quand Dan lui montre comment faire un accord avec une guitare, étonnée de pouvoir créer un son qui jusque-là l’impressionnait, Madonna se met à chanter dessus. Ah bon ? C’est aussi simple que ça ?<br /><br />Alors quand ils assistent tous les deux au concert d’un groupe montant nommé Get Wet et dont la chanteuse est vêtue d’un bustier et de crinoline, Madonna la voyant danser et chanter, disons, de manière rudimentaire se dit : ça aussi je peux le faire. Et quand Dan lui montre comment on joue de la batterie et que Madonna s'exclame Ce n’est pas possible que tous ces sons viennent de moi, elle se met à écrire sa première chanson. <br /><br />La dernière pièce du puzzle est une jeune Néerlandaise avec qui Madonna suit des cours des danses. Car quand elle apprend qu’elle joue de la guitare, elle se dit qu’elle a tout pour former un groupe. Ce que Madonna fait fin de l’été 1979. <br /><br />L’anecdote est peu connue mais le groupe se nomme The Breakfast Club. Rien à voir avec le fameux film qui ne sortira que plus tard, c’est Madonna qui a donné l’explication : on s’est appelé ainsi parce qu’on répétait toute la nuit et qu’en sortant du local, on allait prendre notre petit dèj. <br /><br />Une première prestation en duo avec Ed sur un trottoir devant un restaurant d’où ils se font virer par la police, aux premiers concerts du groupe, où Madonna tient la batterie, la musique vient très vite à prendre le pas sur la danse. Chaque pause est matière à répétition sur la guitare ou la batterie, on a d’ailleurs spécialement aménagé une pièce Madonna dans la maison tellement elle s'entraîne longtemps. Selon ses propres dires, elle écrit une chanson par jour. <br /><br />Mais le soir où le groupe joue dans un bar, et que le public ne manifeste rien à la fin du dernier titre, continuant à parler en regardant les images d’un match sur des écrans, Madonna éprouve une terrible frustration. Pas même un clap, un sifflet. Assise avec un des musiciens dans la ruelle adjacente, elle serre les genoux en disant : Je voudrais tellement être célèbre, je veux être célèbre !]]></itunes:summary><itunes:duration>251</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0e6ed2b1a913428a9e17dc6e3ded843c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Madonna: comment sa rencontre avec Christopher Flynn a forgé son identité d'énorme bosseuse</title><link>https://www.spreaker.com/episode/madonna-comment-sa-rencontre-avec-christopher-flynn-a-forge-son-identite-d-enorme-bosseuse--70750210</link><description><![CDATA[Nous sommes à Rochester vers le milieu des années 70. Quand je dis Rochester, rien à voir avec la ville médiévale au sud de Londres, non, ici nous sommes dans la banlieue nord de Detroit, la région des grands lacs américains, à deux pas de la frontière canadienne. <br /><br />Alors comment un gars comme Christopher Flynn, ex-danseur d’une grande compagnie de ballet, a-t-il atterri là ? Il donne en effet des cours de danse dans la Grand-rue de Rochester et franchement, il a tout de la caricature du prof exigeant, comme on le voit au cinéma, cassant et tortionnaire. Tellement terrible que la petite Madonna Ciccone, 15 ans, n’en mène pas large quand elle se présente à lui. Elle en a peur, comme tous les jeunes de son âge, qui veulent devenir danseurs classiques, notamment une de ses amies qui fait la pom-pom girl avec elle.<br /><br />C’est assez incroyable de la voir aussi peu sûre d’elle, avec la voix limite tremblotante, car la petite Madonna est réputée pour ne jamais se laisser démonter, ni par les étudiantes de son école qui la traitent de salope, elle le sait ,elle en a entendu le dire, tout ça parce qu’elle sort avec qui elle veut, et change souvent de copain, ni par son père, à qui elle reproche un manque d’attention, et sa belle-mère, à qui elle en veut d’avoir remplacé sa vraie maman et occupé le centre du foyer.<br /><br />Le terrible prof ne manque pas de lui signaler son âge, c’est tard pour commencer, même si elle pratique déjà la danse, le jazz, les claquettes et qu’elle a obtenu des ovations lors de ses prestations dans des comédies musicales à l’école. Mais Madonna sait ce qu’elle veut. Et pour cela, elle va accepter les railleries, les insultes et les mauvais traitements du prof. Il y a les coups de baguette ou les pincettes quand la jambe n’est pas assez tirée, mais plus terrible, le crayon pointu placé entre le menton et la gorge pour qu’elle reste bien droite en dansant.<br /><br />Alors bien sûr, en sortant du cours, les filles ne manquent pas de souligner les travers de ce prof sadique, qui se venge sur elles de ne pas avoir réussi dans la vie. Mais peut-être est-ce justement pour qu’elles ne subissent pas que ce qu’il a subi, lui, en approchant du sommet, qu’il veut que seules persévèrent celles pour qui la danse compte plus que tout.<br /><br />Madonna est de celles-là. L’aurait-il vu ? En tout cas, il commence à lui faire des compliments sur son travail et son ardeur au travail. Et puis, comme il l’a dit le premier jour, tu es spéciale. Un autre jour, il lui dit que son visage avaitla beauté d’une statue de la Rome impériale. Madonna est touchée. Jamais personne ne lui a dit une chose pareille, surtout quelqu’un qui n’attend rien en retour. <br /><br />Alors au fil des semaines, Christopher l’emmène dans les musées de Detroit, lui montre ces madones peintes et sculptées de la Renaissance, sur le modèle de l’Antiquité. Elle qui en est aux pulsions adolescentes des poètes romantiques, des anti-héros tragiques genre James Dean dans La fureur de vivre ou Marlon Brando dans Un tramway nommé désir, découvre un autre monde. <br /><br />Chaque artiste majeur a eu un pygmalion, quelqu’un qui lui a montré, volontairement ou pas, la part de lui-même qui bientôt fascinera le public. Christopher, lui, a laissé, en plus à Madonna, une passion pour la peinture qui va bien au-delà de celle qu’elle nourrit pour la chanson, comme en témoignent de nombreuses pochettes de ses disques et scènes de clips mythiques.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70750210</guid><pubDate>Tue, 24 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70750210/351784_madonna_comment_sa_rencontre_avec_christopher_flynn_a_forge_son_identite_d_enorme_bosseuse.mp3" length="5649661" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à Rochester vers le milieu des années 70. Quand je dis Rochester, rien à voir avec la ville médiévale au sud de Londres, non, ici nous sommes dans la banlieue nord de Detroit, la région des grands lacs américains, à deux pas de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à Rochester vers le milieu des années 70. Quand je dis Rochester, rien à voir avec la ville médiévale au sud de Londres, non, ici nous sommes dans la banlieue nord de Detroit, la région des grands lacs américains, à deux pas de la frontière canadienne. <br /><br />Alors comment un gars comme Christopher Flynn, ex-danseur d’une grande compagnie de ballet, a-t-il atterri là ? Il donne en effet des cours de danse dans la Grand-rue de Rochester et franchement, il a tout de la caricature du prof exigeant, comme on le voit au cinéma, cassant et tortionnaire. Tellement terrible que la petite Madonna Ciccone, 15 ans, n’en mène pas large quand elle se présente à lui. Elle en a peur, comme tous les jeunes de son âge, qui veulent devenir danseurs classiques, notamment une de ses amies qui fait la pom-pom girl avec elle.<br /><br />C’est assez incroyable de la voir aussi peu sûre d’elle, avec la voix limite tremblotante, car la petite Madonna est réputée pour ne jamais se laisser démonter, ni par les étudiantes de son école qui la traitent de salope, elle le sait ,elle en a entendu le dire, tout ça parce qu’elle sort avec qui elle veut, et change souvent de copain, ni par son père, à qui elle reproche un manque d’attention, et sa belle-mère, à qui elle en veut d’avoir remplacé sa vraie maman et occupé le centre du foyer.<br /><br />Le terrible prof ne manque pas de lui signaler son âge, c’est tard pour commencer, même si elle pratique déjà la danse, le jazz, les claquettes et qu’elle a obtenu des ovations lors de ses prestations dans des comédies musicales à l’école. Mais Madonna sait ce qu’elle veut. Et pour cela, elle va accepter les railleries, les insultes et les mauvais traitements du prof. Il y a les coups de baguette ou les pincettes quand la jambe n’est pas assez tirée, mais plus terrible, le crayon pointu placé entre le menton et la gorge pour qu’elle reste bien droite en dansant.<br /><br />Alors bien sûr, en sortant du cours, les filles ne manquent pas de souligner les travers de ce prof sadique, qui se venge sur elles de ne pas avoir réussi dans la vie. Mais peut-être est-ce justement pour qu’elles ne subissent pas que ce qu’il a subi, lui, en approchant du sommet, qu’il veut que seules persévèrent celles pour qui la danse compte plus que tout.<br /><br />Madonna est de celles-là. L’aurait-il vu ? En tout cas, il commence à lui faire des compliments sur son travail et son ardeur au travail. Et puis, comme il l’a dit le premier jour, tu es spéciale. Un autre jour, il lui dit que son visage avaitla beauté d’une statue de la Rome impériale. Madonna est touchée. Jamais personne ne lui a dit une chose pareille, surtout quelqu’un qui n’attend rien en retour. <br /><br />Alors au fil des semaines, Christopher l’emmène dans les musées de Detroit, lui montre ces madones peintes et sculptées de la Renaissance, sur le modèle de l’Antiquité. Elle qui en est aux pulsions adolescentes des poètes romantiques, des anti-héros tragiques genre James Dean dans La fureur de vivre ou Marlon Brando dans Un tramway nommé désir, découvre un autre monde. <br /><br />Chaque artiste majeur a eu un pygmalion, quelqu’un qui lui a montré, volontairement ou pas, la part de lui-même qui bientôt fascinera le public. Christopher, lui, a laissé, en plus à Madonna, une passion pour la peinture qui va bien au-delà de celle qu’elle nourrit pour la chanson, comme en témoignent de nombreuses pochettes de ses disques et scènes de clips mythiques.]]></itunes:summary><itunes:duration>236</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0e6ed2b1a913428a9e17dc6e3ded843c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Madonna : L'héritage d'une rage de vaincre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/madonna-l-heritage-d-une-rage-de-vaincre--70750214</link><description><![CDATA[Qu’est-ce qu’on n’a pas dit, que n’a-t-on pas lu sur Madonna ? D’ailleurs, vous vous êtes fait votre propre idée sur elle depuis longtemps. La preuve : une image est apparue dans votre tête quand j’ai cité son nom, pas vrai. Elle a tout fait pour ça, c’est vrai, depuis un peu plus de quarante ans, c’est une des premières stars de la chanson à avoir compris que l’image comptait autant que la musique. Et je ne parle pas que de son goût prononcé pour la provocation, regardez la qualité artistique de ses clips, qui est souvent passée au bleu à cause du tapage médiatique.<br /><br />Alors se poser la question de savoir qui est vraiment la personne qui se cache derrière tous ces disques d’or et de platine est sans doute vain. Entre les différents témoignages de ses proches et collaborateurs qui ont chacun leurs propres raisons de s’exprimer, il est difficile de s’y retrouver.<br /><br />C’est vrai que depuis ses débuts, tout le monde s’accorde pour dire que Madonna est une énorme bosseuse, très prudente en affaires et dans ses dépenses malgré une immense fortune, contrôlant tout de A à Z. Elle est toujours la première au matin et la dernière à bosser le soir dans les bureaux de l’entreprise Madonna. Et tout ce qu’elle voit et entend peut être une source d’inspiration pour une chanson ou la promo. Tout ce qui lui arrive, tout ce que vous pouvez lui dire est susceptible de s’y retrouver recyclé. Sans doute est-ce là qu’il faut, malgré les échecs, y trouver la clé de sa longévité.<br /><br />Mais sans doute la motivation essentielle de ce cap dont elle n’a jamais changé, est à trouver dans ses racines. On connaît la légende de la jeune Madonna arrivant à New York à la fin des années 70 avec seulement quelques dollars en poche, les mois de misère, de privation et d’acharnement au travail qui ont suivi. Ce qu’on sait moins, c’est que Madonna avait un modèle familial, celui de son grand-père Gaetano qui avait débarqué, comme elle, dans cette ville, à l’âge de 19 ans. <br /><br />Après avoir traversé l’Atlantique en troisième classe, il était descendu du cargo avec les autres immigrés italiens. Nous étions en 1920, il fuyait avec son maigre baluchon, la misère des ouvriers agricoles de son pays, la grippe espagnole et un continent ravagé par la première guerre. Il avait croisé d’autres migrants qui retournaient au pays, n’ayant pas tenu le coup du passage de l’esclavage agricole à industriel. Mais Gaetano, lui, va tenir, une carrière dans la sidérurgie, des pensions où il partage son lit avec un autre qui bosse à un autre horaire, puis rejoint par sa femme, enfin, il aura droit à une modeste maison appartenant à l’usine qui l’emploie. De toute façon, dans ce trou perdu qu’on appelle la petite Sibérie, tout appartient à l’entreprise, même le personnel.<br /><br />Alors il y a sûrement beaucoup de Gaetano dans le regard de Madonna. C’est de lui que vient sûrement la rage de persévérer quand elle squatte dans des colocs et bosse dans un restau le soir pour payer ses cours de danse, le jour. Des mois à manger un yaourt et un fruit par jour, sans que cela la dérange, dit-elle, elle n’est pas à New York pour manger mais pour devenir une star de la danse. Et si la ville qui ne dort jamais a fait d’elle finalement une star de la chanson, Madonna n’a jamais chanté que ce qu’elle pouvait danser, et n’a jamais perdu l’urgence de l’ambition de la réussite.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70750214</guid><pubDate>Mon, 23 Mar 2026 08:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70750214/351787_madonna_l_heritage_d_une_rage_de_vaincre.mp3" length="5570749" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qu’est-ce qu’on n’a pas dit, que n’a-t-on pas lu sur Madonna ? D’ailleurs, vous vous êtes fait votre propre idée sur elle depuis longtemps. La preuve : une image est apparue dans votre tête quand j’ai cité son nom, pas vrai. Elle a tout fait pour ça,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qu’est-ce qu’on n’a pas dit, que n’a-t-on pas lu sur Madonna ? D’ailleurs, vous vous êtes fait votre propre idée sur elle depuis longtemps. La preuve : une image est apparue dans votre tête quand j’ai cité son nom, pas vrai. Elle a tout fait pour ça, c’est vrai, depuis un peu plus de quarante ans, c’est une des premières stars de la chanson à avoir compris que l’image comptait autant que la musique. Et je ne parle pas que de son goût prononcé pour la provocation, regardez la qualité artistique de ses clips, qui est souvent passée au bleu à cause du tapage médiatique.<br /><br />Alors se poser la question de savoir qui est vraiment la personne qui se cache derrière tous ces disques d’or et de platine est sans doute vain. Entre les différents témoignages de ses proches et collaborateurs qui ont chacun leurs propres raisons de s’exprimer, il est difficile de s’y retrouver.<br /><br />C’est vrai que depuis ses débuts, tout le monde s’accorde pour dire que Madonna est une énorme bosseuse, très prudente en affaires et dans ses dépenses malgré une immense fortune, contrôlant tout de A à Z. Elle est toujours la première au matin et la dernière à bosser le soir dans les bureaux de l’entreprise Madonna. Et tout ce qu’elle voit et entend peut être une source d’inspiration pour une chanson ou la promo. Tout ce qui lui arrive, tout ce que vous pouvez lui dire est susceptible de s’y retrouver recyclé. Sans doute est-ce là qu’il faut, malgré les échecs, y trouver la clé de sa longévité.<br /><br />Mais sans doute la motivation essentielle de ce cap dont elle n’a jamais changé, est à trouver dans ses racines. On connaît la légende de la jeune Madonna arrivant à New York à la fin des années 70 avec seulement quelques dollars en poche, les mois de misère, de privation et d’acharnement au travail qui ont suivi. Ce qu’on sait moins, c’est que Madonna avait un modèle familial, celui de son grand-père Gaetano qui avait débarqué, comme elle, dans cette ville, à l’âge de 19 ans. <br /><br />Après avoir traversé l’Atlantique en troisième classe, il était descendu du cargo avec les autres immigrés italiens. Nous étions en 1920, il fuyait avec son maigre baluchon, la misère des ouvriers agricoles de son pays, la grippe espagnole et un continent ravagé par la première guerre. Il avait croisé d’autres migrants qui retournaient au pays, n’ayant pas tenu le coup du passage de l’esclavage agricole à industriel. Mais Gaetano, lui, va tenir, une carrière dans la sidérurgie, des pensions où il partage son lit avec un autre qui bosse à un autre horaire, puis rejoint par sa femme, enfin, il aura droit à une modeste maison appartenant à l’usine qui l’emploie. De toute façon, dans ce trou perdu qu’on appelle la petite Sibérie, tout appartient à l’entreprise, même le personnel.<br /><br />Alors il y a sûrement beaucoup de Gaetano dans le regard de Madonna. C’est de lui que vient sûrement la rage de persévérer quand elle squatte dans des colocs et bosse dans un restau le soir pour payer ses cours de danse, le jour. Des mois à manger un yaourt et un fruit par jour, sans que cela la dérange, dit-elle, elle n’est pas à New York pour manger mais pour devenir une star de la danse. Et si la ville qui ne dort jamais a fait d’elle finalement une star de la chanson, Madonna n’a jamais chanté que ce qu’elle pouvait danser, et n’a jamais perdu l’urgence de l’ambition de la réussite.]]></itunes:summary><itunes:duration>232</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0e6ed2b1a913428a9e17dc6e3ded843c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Blondie : Le secret de "Heart of Glass" ou quand le Punk défie le Disco</title><link>https://www.spreaker.com/episode/blondie-le-secret-de-heart-of-glass-ou-quand-le-punk-defie-le-disco--70713035</link><description><![CDATA[A la fin des années 70, le disco est le plus incroyable phénomène musical qu’on n’ait jamais vu et vécu. Il a durant deux bonnes années tellement tout englobé qu’on aurait cru qu’il n’y avait plus de place pour quoi que ce soit d’autre. Même les plus grandes stars du rock comme Rod Stewart ou Kiss s’y sont mis. Et avec quel succès !<br /><br />Et puis un autre aussi. Plus improbable puisqu’il est punk. Et le punk, l’avez-vous remarqué, est cet autre courant musical apparu pile en même temps que le disco. Il est tout aussi phénoménal qu’éphémère et pourtant, de ses racines vont pousser tout ce qui va dominer les années 80.<br /><br />Et autant vous dire une chose, s’il y a un milieu où le disco est détesté à la fin des années 70, c’est bien le milieu punk. C’est clair que ces gens-là sont opposés à tout ce qui est blink blink. Et donc, malheur à celui qui dans ses rangs en jouera, il va se prendre des bouteilles en concert et ne plus vendre un disque.<br /><br />Et pourtant, en pleine fièvre du samedi soir, quand le groupe punk new yorkais Blondie doit enregistrer son troisième album (qui se vendra à 30 millions d’exemplaires, mais ça, ils ne le savent pas encore) ils sortent de leurs cartons parmi les Sunday Girl et autres Hanging on the telephone, un titre qu’ils ont appelé The Disco Song. Oh, il ne l’aurait pas mentionné si le producteur n’avait pas dit “vous n’avez rien d’autre ?” au cours d’une réunion préparatoire où ils lui font entendre les cassettes de leurs nouveaux morceaux.<br /><br />Debbie lui explique qu’ils ne l’ont pas sélectionnée au départ car leur local de répète était tellement pourri par l’humidité qu’ils n’arrivaient pas à accorder leurs instruments. Mais le producteur accroche et le place dans la sélection.<br /><br />Arrivés en studio, ils améliorent le morceau grâce aux synthés et une boîte à rythme genre Kraftwerk, un groupe allemand électro d’avant garde que David Bowie leur a fait découvrir en tournée, quand ils assuraient sa première partie quelques semaines plus tôt. <br /><br />C’est du disco sans en être mais les critiques rock ne vont pas les louper à la sortie de l’album. Heureusement, leur premier single est un succès bien rock qui fait oublier un temps le torrent de boue qui a été déversé sur ce titre incongru, cette concession lâche à la mode, exclusivement motivée par l’argent. Blondie aurait-il vendu son âme au dieu disco? <br /><br />Voilà sur quoi Debbie Harry et son groupe en étaient restés en partant jouer en Europe, quand arrivés à Milan, quelle n’est pas leur surprise de tomber sur le producteur qui les attend au bar lounge de leur hôtel, une bouteille de champagne à la main. Les amis, on est N°1 aux Etats-Unis, à la maison ! Ça se fête ! Cette fois, ça y est, dit Chris Stein, le mari de Debbie et leader de Blondie : nous sommes les punks des punks !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70713035</guid><pubDate>Fri, 20 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70713035/351231_a_la_fin_des_annees_70_le_disco_est_le_plus_incroyable_phenomene_musical_qu_on_n_ait_jamais_vu_et_vecu_il_a_durant_deux_bonnes_annees_tell.mp3" length="5050427" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A la fin des années 70, le disco est le plus incroyable phénomène musical qu’on n’ait jamais vu et vécu. Il a durant deux bonnes années tellement tout englobé qu’on aurait cru qu’il n’y avait plus de place pour quoi que ce soit d’autre. Même les plus...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A la fin des années 70, le disco est le plus incroyable phénomène musical qu’on n’ait jamais vu et vécu. Il a durant deux bonnes années tellement tout englobé qu’on aurait cru qu’il n’y avait plus de place pour quoi que ce soit d’autre. Même les plus grandes stars du rock comme Rod Stewart ou Kiss s’y sont mis. Et avec quel succès !<br /><br />Et puis un autre aussi. Plus improbable puisqu’il est punk. Et le punk, l’avez-vous remarqué, est cet autre courant musical apparu pile en même temps que le disco. Il est tout aussi phénoménal qu’éphémère et pourtant, de ses racines vont pousser tout ce qui va dominer les années 80.<br /><br />Et autant vous dire une chose, s’il y a un milieu où le disco est détesté à la fin des années 70, c’est bien le milieu punk. C’est clair que ces gens-là sont opposés à tout ce qui est blink blink. Et donc, malheur à celui qui dans ses rangs en jouera, il va se prendre des bouteilles en concert et ne plus vendre un disque.<br /><br />Et pourtant, en pleine fièvre du samedi soir, quand le groupe punk new yorkais Blondie doit enregistrer son troisième album (qui se vendra à 30 millions d’exemplaires, mais ça, ils ne le savent pas encore) ils sortent de leurs cartons parmi les Sunday Girl et autres Hanging on the telephone, un titre qu’ils ont appelé The Disco Song. Oh, il ne l’aurait pas mentionné si le producteur n’avait pas dit “vous n’avez rien d’autre ?” au cours d’une réunion préparatoire où ils lui font entendre les cassettes de leurs nouveaux morceaux.<br /><br />Debbie lui explique qu’ils ne l’ont pas sélectionnée au départ car leur local de répète était tellement pourri par l’humidité qu’ils n’arrivaient pas à accorder leurs instruments. Mais le producteur accroche et le place dans la sélection.<br /><br />Arrivés en studio, ils améliorent le morceau grâce aux synthés et une boîte à rythme genre Kraftwerk, un groupe allemand électro d’avant garde que David Bowie leur a fait découvrir en tournée, quand ils assuraient sa première partie quelques semaines plus tôt. <br /><br />C’est du disco sans en être mais les critiques rock ne vont pas les louper à la sortie de l’album. Heureusement, leur premier single est un succès bien rock qui fait oublier un temps le torrent de boue qui a été déversé sur ce titre incongru, cette concession lâche à la mode, exclusivement motivée par l’argent. Blondie aurait-il vendu son âme au dieu disco? <br /><br />Voilà sur quoi Debbie Harry et son groupe en étaient restés en partant jouer en Europe, quand arrivés à Milan, quelle n’est pas leur surprise de tomber sur le producteur qui les attend au bar lounge de leur hôtel, une bouteille de champagne à la main. Les amis, on est N°1 aux Etats-Unis, à la maison ! Ça se fête ! Cette fois, ça y est, dit Chris Stein, le mari de Debbie et leader de Blondie : nous sommes les punks des punks !]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/19e9cd86149fc1b70c97849c378dc8ba.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Nile Rodgers : Comment un camouflet au Studio 54 a donné naissance au tube "Le Freak"</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nile-rodgers-comment-un-camouflet-au-studio-54-a-donne-naissance-au-tube-le-freak--70713036</link><description><![CDATA[Il est aujourd’hui une des grandes stars hsitoriques de la musique, un des rares producteurs à l’être devenu réellement. C’est un type adorable, un des plus doués de sa génération, il se nomme Nile Rodgers. Sûrement la plus brillante des étoiles filantes de l’époque disco. Jugez plutôt, il débarque avec Chic en 1977, multiplie les hits mais aussi les collaborations.<br /><br />Lui qui tirait le diable par la queue avec son complice Bernard Edwards est à présent demandé partout comme cette nuit de la St Sylvestre où Grace Jones les a invités à venir voir son show au Studio 54, LA boîte de nuit new yorkaise du moment. C’est là où il faut être pour rencontrer tout le monde dans une ambiance de folie. <br /><br />Frappant à l’entrée des artistes comme Grace le leur a dit de faire, la porte s’ouvre sur une armoire à glaces qui ne veut rien entendre. Il ne sait pas qui ils sont et n’a rien à faire de leur excuse. C’est raté, les mecs, allez vous faire foutre, crie-t-il en claquant la porte ! <br /><br />Tu vois, tu t’es trompé. Elle a sûrement laissé nos noms à l’entrée. <br /><br />Mais à l’entrée. Rebelotte. Après avoir remonté le long fleuve de la queue, ils ont beau dire qu’ils sont invités par Grace Jones, vous n’êtes pas sur la liste. Après un classique, vous êtes sûr ? Regardez bien, Nile Rodgers, Bernard Edwards, il leur tourne le dos pour reprendre le cours des invités de prestige dans la file. Bernard et Nile savent qu’ils ne rentreront pas dans ce temple du disco qui joue pourtant leurs chansons mais qui a aussi bâti sa notoriété sur la capacité de son personnel à refuser des gens à l’entrée.<br /><br />Alors pour fêter l’année nouvelle, ils s’achètent des bouteilles de Dom Pérignon et rentrent à l’appartement qu’un pote de Nile lui prête tant qu’il est en tournée. Ils trinquent puis comme ils font toujours, l’un à la guitare, l’autre à la basse, ils font les fous en criant leur frustration : Fuck Off Studio 54. Mais après avoir répété ce délire un grand nombre de fois, Bernard dit à Nile : dis, je crois qu’on tient quelque chose, là. Tu rigoles, Fuck Off ? Personne ne passera ça à la radio. Mais non, attend, il suffit de changer. Qu’est-ce qui pourrait bien fonctionner, aaah freak off, Ouais ça marche ! Mais ça ne veut rien dire. Non mais Freak out ! Ah ouais, comme perdre le contrôle sur la piste de danse, pas bête. Puis un verre plus tard, hé The freak, c’est aussi une danse, et le freak avec les filles, c’est chic!<br /><br />Douze millions de singles vendus plus tard, la naissance de ce classique du disco, maintes fois racontée par Nile lui vaudra d’être contacté par un gars sur les réseaux sociaux. Il se présentera comme celui qui l’a jeté ce soir du 31 décembre 1977 et que s’il avait su qui il était … enfin, il est désolé. Mais comment être désolé, se dit Nile, c’est son karma qui a transformé ce qu’il n’a pas pu avoir, lui faisant gagner plus que ce qu’il aurait jamais pu imaginer.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70713036</guid><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 08:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70713036/351232_nile_rodgers_comment_un_camouflet_au_studio_54_a_donne_naissance_au_tube_le_freak.mp3" length="5429025" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il est aujourd’hui une des grandes stars hsitoriques de la musique, un des rares producteurs à l’être devenu réellement. C’est un type adorable, un des plus doués de sa génération, il se nomme Nile Rodgers. Sûrement la plus brillante des étoiles...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il est aujourd’hui une des grandes stars hsitoriques de la musique, un des rares producteurs à l’être devenu réellement. C’est un type adorable, un des plus doués de sa génération, il se nomme Nile Rodgers. Sûrement la plus brillante des étoiles filantes de l’époque disco. Jugez plutôt, il débarque avec Chic en 1977, multiplie les hits mais aussi les collaborations.<br /><br />Lui qui tirait le diable par la queue avec son complice Bernard Edwards est à présent demandé partout comme cette nuit de la St Sylvestre où Grace Jones les a invités à venir voir son show au Studio 54, LA boîte de nuit new yorkaise du moment. C’est là où il faut être pour rencontrer tout le monde dans une ambiance de folie. <br /><br />Frappant à l’entrée des artistes comme Grace le leur a dit de faire, la porte s’ouvre sur une armoire à glaces qui ne veut rien entendre. Il ne sait pas qui ils sont et n’a rien à faire de leur excuse. C’est raté, les mecs, allez vous faire foutre, crie-t-il en claquant la porte ! <br /><br />Tu vois, tu t’es trompé. Elle a sûrement laissé nos noms à l’entrée. <br /><br />Mais à l’entrée. Rebelotte. Après avoir remonté le long fleuve de la queue, ils ont beau dire qu’ils sont invités par Grace Jones, vous n’êtes pas sur la liste. Après un classique, vous êtes sûr ? Regardez bien, Nile Rodgers, Bernard Edwards, il leur tourne le dos pour reprendre le cours des invités de prestige dans la file. Bernard et Nile savent qu’ils ne rentreront pas dans ce temple du disco qui joue pourtant leurs chansons mais qui a aussi bâti sa notoriété sur la capacité de son personnel à refuser des gens à l’entrée.<br /><br />Alors pour fêter l’année nouvelle, ils s’achètent des bouteilles de Dom Pérignon et rentrent à l’appartement qu’un pote de Nile lui prête tant qu’il est en tournée. Ils trinquent puis comme ils font toujours, l’un à la guitare, l’autre à la basse, ils font les fous en criant leur frustration : Fuck Off Studio 54. Mais après avoir répété ce délire un grand nombre de fois, Bernard dit à Nile : dis, je crois qu’on tient quelque chose, là. Tu rigoles, Fuck Off ? Personne ne passera ça à la radio. Mais non, attend, il suffit de changer. Qu’est-ce qui pourrait bien fonctionner, aaah freak off, Ouais ça marche ! Mais ça ne veut rien dire. Non mais Freak out ! Ah ouais, comme perdre le contrôle sur la piste de danse, pas bête. Puis un verre plus tard, hé The freak, c’est aussi une danse, et le freak avec les filles, c’est chic!<br /><br />Douze millions de singles vendus plus tard, la naissance de ce classique du disco, maintes fois racontée par Nile lui vaudra d’être contacté par un gars sur les réseaux sociaux. Il se présentera comme celui qui l’a jeté ce soir du 31 décembre 1977 et que s’il avait su qui il était … enfin, il est désolé. Mais comment être désolé, se dit Nile, c’est son karma qui a transformé ce qu’il n’a pas pu avoir, lui faisant gagner plus que ce qu’il aurait jamais pu imaginer.]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/44b60a3782f0242ddfa6035ef0bfafe0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bee Gees et Saturday Night Fever : comment un trio folk a déclenché la folie Disco</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bee-gees-et-saturday-night-fever-comment-un-trio-folk-a-declenche-la-folie-disco--70713037</link><description><![CDATA[S’il n’y avait eu que Boney M, Village People ou Donna Summer, le disco aurait-il autant marqué l’Histoire ? Je veux dire, sans les Bee Gees et leur fièvre du samedi soir. Car c’est vrai qu’avec ce film et sa musique, une mode devenait un phénomène de société. Tout qui avait plus de seize ans est allé le voir, s’est habillé comme les acteurs du film et a été pris d’une irrésistible fringale de sortir en boîte de nuit le samedi soir pour danser comme Travolta. <br /><br />On ne compte pas chez nous le nombre de discothèques sorties de nulle part, avec leurs installations de projecteurs qui illuminent la piste cernée par une puissante installation sonore qui fait s’entrechoquer les glaçons dans les verres de Cuba Libre. Un double album qui se vend à 40 millions d’exemplaires, une première, un film qui rapporte plus 200 fois la mise de départ, personne n’a vu venir la folie du disco.<br /><br />Pourtant les locomotives de ce succès prodigieux ne sont ni américaines, ni allemandes comme les producteurs de Boney M et Donna Summer, non ils sont Anglais, enfin à l’époque on les croit Australiens. Eux non plus n’ont pas vu venir le truc, ils ont même failli ne pas le faire.<br /><br />Les Bee Gees, c’est en 1977, le trio folk britannique de la génération Beatles &amp; Bob Dylan. Mais les énormes tubes qu’ils ont produits dans les années 60 ont perdu de leur superbe avec l’explosion du rock au cours de la décennie suivante. Il est loin le temps de la guitare acoustique, le trio de frères originaire de Manchester et de l’île de Man, essaie de survivre dans le monde de la pop, avec en 1976, un tube américain, franchement barré. Ah il est gonflé ce titre rock sur un rythme disco, le hit de l’été 1976, leur premier numéro un en dix ans, là-bas.<br /><br />Or, il se fait que leur producteur, qui est aussi celui d’Eric Clapton, est également à ses heures, un solide producteur de cinéma qui adapte des musicals de Londres et Broadway. Ainsi les fameux films Jesus Christ Superstar ou Tommy, des Who, c’est lui.<br /><br />Et justement, son nouveau film, est musical sans l’être. Il parle de ces mecs de la classe ouvrière new yorkaise qui jouent les stars de la piste de danse le samedi soir. Ajouter ce récent tube des Bee Gees, qui de plus lui appartient, est une évidence. Et si le groupe lui faisait en plus quatre ou cinq nouveaux titres ? Ce serait vraiment un atout pour faire parler du film. Et bien, figurez-vous qu’ils vont dire non. C’est vrai, ils sont en France, occupés à enregistrer leur nouvel album. Pas le temps, non, désolé. Mais Robert Stigwood a de la suite dans les idées, il débarque au fameux Château d’Hérouville dans sa grosse voiture, insiste, et à peine est-il parti que Barry Gibb entend quelque chose trotter dans sa tête, une mélodie, un rythme. Il dit à ses frères, je tiens quelque chose, venez. Et semaines plus tard, leur vie ne sera plus jamais plus pareille quand ce 45 Tours sortira …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70713037</guid><pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70713037/351233_bee_gees_et_saturday_night_fever_comment_un_trio_folk_a_declenche_la_folie_disco.mp3" length="5225531" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>S’il n’y avait eu que Boney M, Village People ou Donna Summer, le disco aurait-il autant marqué l’Histoire ? Je veux dire, sans les Bee Gees et leur fièvre du samedi soir. Car c’est vrai qu’avec ce film et sa musique, une mode devenait un phénomène de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[S’il n’y avait eu que Boney M, Village People ou Donna Summer, le disco aurait-il autant marqué l’Histoire ? Je veux dire, sans les Bee Gees et leur fièvre du samedi soir. Car c’est vrai qu’avec ce film et sa musique, une mode devenait un phénomène de société. Tout qui avait plus de seize ans est allé le voir, s’est habillé comme les acteurs du film et a été pris d’une irrésistible fringale de sortir en boîte de nuit le samedi soir pour danser comme Travolta. <br /><br />On ne compte pas chez nous le nombre de discothèques sorties de nulle part, avec leurs installations de projecteurs qui illuminent la piste cernée par une puissante installation sonore qui fait s’entrechoquer les glaçons dans les verres de Cuba Libre. Un double album qui se vend à 40 millions d’exemplaires, une première, un film qui rapporte plus 200 fois la mise de départ, personne n’a vu venir la folie du disco.<br /><br />Pourtant les locomotives de ce succès prodigieux ne sont ni américaines, ni allemandes comme les producteurs de Boney M et Donna Summer, non ils sont Anglais, enfin à l’époque on les croit Australiens. Eux non plus n’ont pas vu venir le truc, ils ont même failli ne pas le faire.<br /><br />Les Bee Gees, c’est en 1977, le trio folk britannique de la génération Beatles &amp; Bob Dylan. Mais les énormes tubes qu’ils ont produits dans les années 60 ont perdu de leur superbe avec l’explosion du rock au cours de la décennie suivante. Il est loin le temps de la guitare acoustique, le trio de frères originaire de Manchester et de l’île de Man, essaie de survivre dans le monde de la pop, avec en 1976, un tube américain, franchement barré. Ah il est gonflé ce titre rock sur un rythme disco, le hit de l’été 1976, leur premier numéro un en dix ans, là-bas.<br /><br />Or, il se fait que leur producteur, qui est aussi celui d’Eric Clapton, est également à ses heures, un solide producteur de cinéma qui adapte des musicals de Londres et Broadway. Ainsi les fameux films Jesus Christ Superstar ou Tommy, des Who, c’est lui.<br /><br />Et justement, son nouveau film, est musical sans l’être. Il parle de ces mecs de la classe ouvrière new yorkaise qui jouent les stars de la piste de danse le samedi soir. Ajouter ce récent tube des Bee Gees, qui de plus lui appartient, est une évidence. Et si le groupe lui faisait en plus quatre ou cinq nouveaux titres ? Ce serait vraiment un atout pour faire parler du film. Et bien, figurez-vous qu’ils vont dire non. C’est vrai, ils sont en France, occupés à enregistrer leur nouvel album. Pas le temps, non, désolé. Mais Robert Stigwood a de la suite dans les idées, il débarque au fameux Château d’Hérouville dans sa grosse voiture, insiste, et à peine est-il parti que Barry Gibb entend quelque chose trotter dans sa tête, une mélodie, un rythme. Il dit à ses frères, je tiens quelque chose, venez. Et semaines plus tard, leur vie ne sera plus jamais plus pareille quand ce 45 Tours sortira …]]></itunes:summary><itunes:duration>218</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1f588cf5b917c29f57fa38772912f25d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Donna Summer : Le secret de "Love to Love You Baby" ou l'invention du format Maxi</title><link>https://www.spreaker.com/episode/donna-summer-le-secret-de-love-to-love-you-baby-ou-l-invention-du-format-maxi--70713038</link><description><![CDATA[Clairement, quand en 1969 Serge Gainsbourg explose les séries de slows en boîte sur sonJe t’aime … moi non plus, on pense que jamais personne n’osera aller plus loin. C’est justement le genre de prédiction qu’il ne faut pas faire, surtout dans la pop musique, un domaine où la création et les résultats financiers font bon ménage. En fait, il suffit d’y aller franco, au premier degré.<br /><br />Et justement, une musique alors naissante va s’y prêter particulièrement. Au milieu des années 70, à Munich, deux producteurs d’origine anglo-italienne, Giorgio Moroder et Pete Bellotte, s’intéressent au succès gigantesque de titres comme Rock the Boat et Rock you Baby. <br /><br />Qu’est-ce qui peut bien plaire au public là-dedans ?<br /><br />Ils identifient dans le rythme un quatre temps joué par la grosse caisse et le charleston de la batterie. C’est ça ! Il n’y a plus qu’à faire pareil.<br /><br />Et justement, ils ont sous la main une artiste américaine vivant en Allemagne, une certaine Donna Summer, dont ils viennent de produire un premier album mais qui, mis à part en Belgique et en Hollande, n’a pas trouvé son public. <br /><br />Et comme le Je t’aime moi non plus de Gainsbourg et Birkin vient de ressortir avec succès chez Warner, Moroder dit à Donna Summer pourquoi on ferait pas un truc dans le genre ? Pourquoi pas, répond la chanteuse. Et pour éviter une comparaison en leur défaveur, ils décident de ne pas y aller avec le dos d'une cuillère.<br /><br />Mais voilà, une fois la chanson écrite et qu’il faut l’enregistrer, Donna éprouve beaucoup de mal à se lâcher : elle est horriblement gênée, ça ne donne rien !<br /><br />Alors Moroder et Bellotte virent du studio tout le personnel qui n’est pas nécessaire et font baisser les lumières au maximum. <br /><br />Donna, pour la prochaine prise, tu vas pousser tes gémissements couchée sur le dos, on va t’installer le micro.<br /><br />M’enfin, Giorgio, tu ne veux quand même pas …<br /><br />Mais nooon ! juste que comme ça, personne ne te verra et tu seras seule.<br /><br />L’enregistrement sulfureux terminé, Donna Summer a du mal à croire que c’est elle qu’elle entend en cabine de son. Moroder, par contre, n’a aucun mal à trouver des distributeurs. Aux Etats-Unis, c’est Neil Bogaert, l’éditeur du groupe Kiss qui est à la manœuvre. Comme il organise fréquemment des fêtes démentes dans sa propriété de Los Angeles, il passe le disque pour le tester. Sur la piste, c’est de la folie, les invités viennent sans arrêt lui demander de le rejouer.<br /><br />A 3 heures du matin, un téléphone sonne à Munich : <br /><br />Pete, c’est Neil ! Il faut que tu me fasses une version longue, mon vieux. Les gens adorent, c’est dingue.<br /><br />Avec ses 16 minutes 50, Love to Love You sort en version maxi qui, vendu à des millions d’exemplaires, va populariser définitivement ce format auprès des DJ.<br /><br />Gigantesque succès, Donna Summer arrêtera toutefois de le chanter sur scène, le jour où en Italie, elle devra quitter la scène en courant, poursuivie par des hommes survoltés. Se réfugiant dans la caravane qui lui sert de loge, elle est terrorisée par les coups que ceux-ci donnent dans la porte et les vitres jusqu’à ce que le service d’ordre vienne la libérer. Et oui, c’était une époque de dingues mais c’était tout simplement la nôtre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70713038</guid><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70713038/351234_donna_summer_le_secret_de_love_to_love_you_baby_ou_l_invention_du_format_maxi.mp3" length="5390843" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Clairement, quand en 1969 Serge Gainsbourg explose les séries de slows en boîte sur sonJe t’aime … moi non plus, on pense que jamais personne n’osera aller plus loin. C’est justement le genre de prédiction qu’il ne faut pas faire, surtout dans la pop...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Clairement, quand en 1969 Serge Gainsbourg explose les séries de slows en boîte sur sonJe t’aime … moi non plus, on pense que jamais personne n’osera aller plus loin. C’est justement le genre de prédiction qu’il ne faut pas faire, surtout dans la pop musique, un domaine où la création et les résultats financiers font bon ménage. En fait, il suffit d’y aller franco, au premier degré.<br /><br />Et justement, une musique alors naissante va s’y prêter particulièrement. Au milieu des années 70, à Munich, deux producteurs d’origine anglo-italienne, Giorgio Moroder et Pete Bellotte, s’intéressent au succès gigantesque de titres comme Rock the Boat et Rock you Baby. <br /><br />Qu’est-ce qui peut bien plaire au public là-dedans ?<br /><br />Ils identifient dans le rythme un quatre temps joué par la grosse caisse et le charleston de la batterie. C’est ça ! Il n’y a plus qu’à faire pareil.<br /><br />Et justement, ils ont sous la main une artiste américaine vivant en Allemagne, une certaine Donna Summer, dont ils viennent de produire un premier album mais qui, mis à part en Belgique et en Hollande, n’a pas trouvé son public. <br /><br />Et comme le Je t’aime moi non plus de Gainsbourg et Birkin vient de ressortir avec succès chez Warner, Moroder dit à Donna Summer pourquoi on ferait pas un truc dans le genre ? Pourquoi pas, répond la chanteuse. Et pour éviter une comparaison en leur défaveur, ils décident de ne pas y aller avec le dos d'une cuillère.<br /><br />Mais voilà, une fois la chanson écrite et qu’il faut l’enregistrer, Donna éprouve beaucoup de mal à se lâcher : elle est horriblement gênée, ça ne donne rien !<br /><br />Alors Moroder et Bellotte virent du studio tout le personnel qui n’est pas nécessaire et font baisser les lumières au maximum. <br /><br />Donna, pour la prochaine prise, tu vas pousser tes gémissements couchée sur le dos, on va t’installer le micro.<br /><br />M’enfin, Giorgio, tu ne veux quand même pas …<br /><br />Mais nooon ! juste que comme ça, personne ne te verra et tu seras seule.<br /><br />L’enregistrement sulfureux terminé, Donna Summer a du mal à croire que c’est elle qu’elle entend en cabine de son. Moroder, par contre, n’a aucun mal à trouver des distributeurs. Aux Etats-Unis, c’est Neil Bogaert, l’éditeur du groupe Kiss qui est à la manœuvre. Comme il organise fréquemment des fêtes démentes dans sa propriété de Los Angeles, il passe le disque pour le tester. Sur la piste, c’est de la folie, les invités viennent sans arrêt lui demander de le rejouer.<br /><br />A 3 heures du matin, un téléphone sonne à Munich : <br /><br />Pete, c’est Neil ! Il faut que tu me fasses une version longue, mon vieux. Les gens adorent, c’est dingue.<br /><br />Avec ses 16 minutes 50, Love to Love You sort en version maxi qui, vendu à des millions d’exemplaires, va populariser définitivement ce format auprès des DJ.<br /><br />Gigantesque succès, Donna Summer arrêtera toutefois de le chanter sur scène, le jour où en Italie, elle devra quitter la scène en courant, poursuivie par des hommes survoltés. Se réfugiant dans la caravane qui lui sert de loge, elle est terrorisée par les coups que ceux-ci donnent dans la porte et les vitres jusqu’à ce que le service d’ordre vienne la libérer. Et oui, c’était une époque de dingues mais c’était tout simplement la nôtre.]]></itunes:summary><itunes:duration>225</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/45f6ac84c47def944dedd9efc53176d8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La fièvre du Disco : pourquoi cette époque rutilante nous fait toujours rêver</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-fievre-du-disco-pourquoi-cette-epoque-rutilante-nous-fait-toujours-rever--70713039</link><description><![CDATA[Le Disco ! Quelle histoire, hein ? Je devrais dire : quelles histoires ! Car on en raconte des trucs depuis une vingtaine d’années sur cette musique qui, après avoir été maudite au début des années 80, est devenue grâce à la Pop Culture, un des grands moments du siècle dernier. Carrément ! Y a des gars qui en rêvent aujourd’hui de cette époque où on se promenait sapé comme Starsky et Hutch ou John Travolta, côté mecs, Donna Summer, Cher ou Sheila, côté filles. Non, je n’ai pas dit les Village People, vous voyez le truc dans la rue.<br /><br />Et c’est vrai que, autant on n’a pas eu l’occasion de se demander ce qui nous arrivait tellement la mode a passé vite, autant une époque n'est jamais apparue aussi rutilante que celle du disco. Les projecteurs des boîtes de nuit, les miroirs des boules à facettes, un rythme net, rapide et régulier, des arrangements de violons classe, des cuivres qui claquent, des plateaux d’émissions de télé qui se transforment en piste de danse, qu’est-ce qui nous a pris ? On ne sait pas mais on a dansé. Et on en a acheté, des disques. Un peu n’importe quoi, parfois, juste parce qu’un mec avait imprimé un faux cachet Disco sur la pochette.<br /><br />Alors bien sûr, des types ont essayé de nous donner des cours là-dessus, dans la pose de ceux qui se veulent intéressants : Voici le premier titre de disco, jamais enregistré. Nous vantant des pionniers, des musiciens qui avaient tout compris avant tout le monde ou étaient arrivés trop tôt.<br /><br />Ça n'a pas beaucoup de sens. Tout d’abord parce que quand on invente une mode, généralement, on est le dernier à deviner que ça va partir en vrille. Et puis surtout parce que le disco, c’est beaucoup plus une époque, qu’une musique particulière avec un charleston, une grosse caisse et des violons.<br /><br />Oui, au milieu des années 70, les fringues de couleurs, la piste de danse qui s’éclaire pour que le spectacle y prenne place, les godasses à haut talons, les DJ qui font leur show au lieu de gentiment passer des disques, des Européens blancs qui font de la musique soul, tout ça se met en scène pour rehausser un monde de la nuit qui a pris un coup dans l’aile à cause de la télé.<br /><br />C’est vrai ! Plus besoin de se bouger pour voir des chanteurs, ils arrivent tous les soirs dans notre salon grâce aux émissions de variétés. Evidemment, si le son est poussé à fond de balle, comme c’est le cas à présent en boîte, ça prend une autre dimension, et si en plus vous pouvez devenir une attraction sans avoir à faire la conversation, simplement en dansant, ça vaut peut-être le coup de sortir le samedi soir plutôt que de regarder le Hit Parade de Guy Lux ou les shows des Carpentier.<br /><br />Voilà qui, sans doute, a aidé Harold Melvin à faire de sa chanson, le premier hit disco fin 1973, enfin à ce qu’il paraît.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70713039</guid><pubDate>Mon, 16 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70713039/351235_la_fievre_du_disco_pourquoi_cette_epoque_rutilante_nous_fait_toujours_rever.mp3" length="4863969" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le Disco ! Quelle histoire, hein ? Je devrais dire : quelles histoires ! Car on en raconte des trucs depuis une vingtaine d’années sur cette musique qui, après avoir été maudite au début des années 80, est devenue grâce à la Pop Culture, un des grands...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le Disco ! Quelle histoire, hein ? Je devrais dire : quelles histoires ! Car on en raconte des trucs depuis une vingtaine d’années sur cette musique qui, après avoir été maudite au début des années 80, est devenue grâce à la Pop Culture, un des grands moments du siècle dernier. Carrément ! Y a des gars qui en rêvent aujourd’hui de cette époque où on se promenait sapé comme Starsky et Hutch ou John Travolta, côté mecs, Donna Summer, Cher ou Sheila, côté filles. Non, je n’ai pas dit les Village People, vous voyez le truc dans la rue.<br /><br />Et c’est vrai que, autant on n’a pas eu l’occasion de se demander ce qui nous arrivait tellement la mode a passé vite, autant une époque n'est jamais apparue aussi rutilante que celle du disco. Les projecteurs des boîtes de nuit, les miroirs des boules à facettes, un rythme net, rapide et régulier, des arrangements de violons classe, des cuivres qui claquent, des plateaux d’émissions de télé qui se transforment en piste de danse, qu’est-ce qui nous a pris ? On ne sait pas mais on a dansé. Et on en a acheté, des disques. Un peu n’importe quoi, parfois, juste parce qu’un mec avait imprimé un faux cachet Disco sur la pochette.<br /><br />Alors bien sûr, des types ont essayé de nous donner des cours là-dessus, dans la pose de ceux qui se veulent intéressants : Voici le premier titre de disco, jamais enregistré. Nous vantant des pionniers, des musiciens qui avaient tout compris avant tout le monde ou étaient arrivés trop tôt.<br /><br />Ça n'a pas beaucoup de sens. Tout d’abord parce que quand on invente une mode, généralement, on est le dernier à deviner que ça va partir en vrille. Et puis surtout parce que le disco, c’est beaucoup plus une époque, qu’une musique particulière avec un charleston, une grosse caisse et des violons.<br /><br />Oui, au milieu des années 70, les fringues de couleurs, la piste de danse qui s’éclaire pour que le spectacle y prenne place, les godasses à haut talons, les DJ qui font leur show au lieu de gentiment passer des disques, des Européens blancs qui font de la musique soul, tout ça se met en scène pour rehausser un monde de la nuit qui a pris un coup dans l’aile à cause de la télé.<br /><br />C’est vrai ! Plus besoin de se bouger pour voir des chanteurs, ils arrivent tous les soirs dans notre salon grâce aux émissions de variétés. Evidemment, si le son est poussé à fond de balle, comme c’est le cas à présent en boîte, ça prend une autre dimension, et si en plus vous pouvez devenir une attraction sans avoir à faire la conversation, simplement en dansant, ça vaut peut-être le coup de sortir le samedi soir plutôt que de regarder le Hit Parade de Guy Lux ou les shows des Carpentier.<br /><br />Voilà qui, sans doute, a aidé Harold Melvin à faire de sa chanson, le premier hit disco fin 1973, enfin à ce qu’il paraît.]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/981c019cddb45dda78af4a9d1406a5bd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Gainsbourg : pourquoi il a refusé d'écrire pour Piaf et offert La Javanaise à Gréco</title><link>https://www.spreaker.com/episode/gainsbourg-pourquoi-il-a-refuse-d-ecrire-pour-piaf-et-offert-la-javanaise-a-greco--70568359</link><description><![CDATA[Ça peut paraître incroyable mais cet énorme classique de Juliette Gréco qui incarne tellement le Paris, la France cliché si répandue à l’étranger est signé Serge Gainsbourg. C’est pas possible, vous allez me dire, c’est pas son genre, un truc pareil ? Et pourtant c’est écrit sur le 45 Tours, pas de doute : paroles et musique : Serge Gainsbourg. Il l’a d’ailleurs chanté, déguisé en clodo, en duo avec son pote Philippe Clay, pour la télévision.<br /><br />Mais alors, pourquoi a-t-il refusé d’écrire pour Edith Piaf ? Parce qu’il l’admirait. Bien sûr qu’ils s’étaient rencontrés. Un soir, au théâtre, pour l’anniversaire de Raymond Devos, il jouait de la guitare dans un orchestre improvisé en compagnie de Bourvil, Guy Béart et Claude Nougaro quand Piaf avait demandé, qui est ce guitariste ? Serge Gainsbourg. Ah bon ? Les gens disent qu’il est méchant. Il a l’air plutôt gentil, non ? Faites-le venir. Serge s’est rendu chez elle, boulevard Lannes, à Paris, elle lui a demandé qu’il lui écrive des chansons.<br /><br />Sans doute ne veut-il pas faire partie de sa cour d’auteurs compositeurs avec qui il n’a rien en commun. Ou qu’il n’aurait pas supporté qu’elle lui refuse un titre et le sarcasme des autres prétendants. C’est la raison pour laquelle Serge vient en octobre de la même année pour lui rendre hommage, lors de sa disparition. La jeune fille au pair Jane Birkin qui s’y trouve aussi, elle loge dans le même immeuble, remarque d’ailleurs dans le défilé des visiteurs, cet homme sombre au regard triste, un peu en retrait. <br /><br />Mais voilà, le succès de l’accordéon vaut à Gainsbourg d’entrer en contact avec Brigitte Bardot. Bardot, star mondiale du cinéma, se met à la chanson et voilà que le grand compositeur de musiques de film et de la télé, Claude Bolling lui présente Serge, venu avec sa partition et qui lui chante trois lignes d’un titre qu’il nomme L’appareil à sous. Pourquoi trois lignes seulement ? Parce que c’est un de ses trucs pour éviter de se faire refuser une chanson, ce dont il a horreur. Trois quatre mesures sur le piano, il présente le meilleur moment en prétendant qu’elle n’est pas finie. Ce qui, cela dit, est probablement vrai.<br /><br />La chanson, pour formidable qu’elle soit, ne fait pas un grand succès. Son ami Claude Nougaro décolle avec trois gros succès consécutifs, mais pas Serge. Seule consolation, sa Javanaise par Juliette Gréco qui paraît quelques semaines après la sienne, devient le titre phare de son tour de chant. Serge avait songé la faire chanter par Brigitte Bardot, Gréco l’a sûrement mieux vendue que BB ne l’aurait fait. Il faudra juste 28 ans pour que le grand public ne découvre vraiment sa version sur une compile.<br /><br />Incroyable, hein ? On est d’accord, cette chanson est tellement formidable, tellement française, même si c’est la première d’une immense série que Gainsbourg est allé enregistrer à Londres. On l’entend même, l’avez-vous remarqué, dans la bande originale du film de Ron Howard, Le Da Vinci Code.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70568359</guid><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70568359/349011_gainsbourg_pourquoi_il_a_refuse_d_ecrire_pour_piaf_et_offert_la_javanaise_a_greco.mp3" length="5520609" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ça peut paraître incroyable mais cet énorme classique de Juliette Gréco qui incarne tellement le Paris, la France cliché si répandue à l’étranger est signé Serge Gainsbourg. C’est pas possible, vous allez me dire, c’est pas son genre, un truc pareil ?...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ça peut paraître incroyable mais cet énorme classique de Juliette Gréco qui incarne tellement le Paris, la France cliché si répandue à l’étranger est signé Serge Gainsbourg. C’est pas possible, vous allez me dire, c’est pas son genre, un truc pareil ? Et pourtant c’est écrit sur le 45 Tours, pas de doute : paroles et musique : Serge Gainsbourg. Il l’a d’ailleurs chanté, déguisé en clodo, en duo avec son pote Philippe Clay, pour la télévision.<br /><br />Mais alors, pourquoi a-t-il refusé d’écrire pour Edith Piaf ? Parce qu’il l’admirait. Bien sûr qu’ils s’étaient rencontrés. Un soir, au théâtre, pour l’anniversaire de Raymond Devos, il jouait de la guitare dans un orchestre improvisé en compagnie de Bourvil, Guy Béart et Claude Nougaro quand Piaf avait demandé, qui est ce guitariste ? Serge Gainsbourg. Ah bon ? Les gens disent qu’il est méchant. Il a l’air plutôt gentil, non ? Faites-le venir. Serge s’est rendu chez elle, boulevard Lannes, à Paris, elle lui a demandé qu’il lui écrive des chansons.<br /><br />Sans doute ne veut-il pas faire partie de sa cour d’auteurs compositeurs avec qui il n’a rien en commun. Ou qu’il n’aurait pas supporté qu’elle lui refuse un titre et le sarcasme des autres prétendants. C’est la raison pour laquelle Serge vient en octobre de la même année pour lui rendre hommage, lors de sa disparition. La jeune fille au pair Jane Birkin qui s’y trouve aussi, elle loge dans le même immeuble, remarque d’ailleurs dans le défilé des visiteurs, cet homme sombre au regard triste, un peu en retrait. <br /><br />Mais voilà, le succès de l’accordéon vaut à Gainsbourg d’entrer en contact avec Brigitte Bardot. Bardot, star mondiale du cinéma, se met à la chanson et voilà que le grand compositeur de musiques de film et de la télé, Claude Bolling lui présente Serge, venu avec sa partition et qui lui chante trois lignes d’un titre qu’il nomme L’appareil à sous. Pourquoi trois lignes seulement ? Parce que c’est un de ses trucs pour éviter de se faire refuser une chanson, ce dont il a horreur. Trois quatre mesures sur le piano, il présente le meilleur moment en prétendant qu’elle n’est pas finie. Ce qui, cela dit, est probablement vrai.<br /><br />La chanson, pour formidable qu’elle soit, ne fait pas un grand succès. Son ami Claude Nougaro décolle avec trois gros succès consécutifs, mais pas Serge. Seule consolation, sa Javanaise par Juliette Gréco qui paraît quelques semaines après la sienne, devient le titre phare de son tour de chant. Serge avait songé la faire chanter par Brigitte Bardot, Gréco l’a sûrement mieux vendue que BB ne l’aurait fait. Il faudra juste 28 ans pour que le grand public ne découvre vraiment sa version sur une compile.<br /><br />Incroyable, hein ? On est d’accord, cette chanson est tellement formidable, tellement française, même si c’est la première d’une immense série que Gainsbourg est allé enregistrer à Londres. On l’entend même, l’avez-vous remarqué, dans la bande originale du film de Ron Howard, Le Da Vinci Code.]]></itunes:summary><itunes:duration>230</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e89d18c010ab16d4431389d5be2d4130.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Gainsbourg à Kingston : douze pages blanches et un disque de platine</title><link>https://www.spreaker.com/episode/gainsbourg-a-kingston-douze-pages-blanches-et-un-disque-de-platine--70568358</link><description><![CDATA[Janvier 1979, le punk est mort. Mais on ne le pleure pas, pas le temps, il y a tellement de nouvelles musiques qui apparaissent qu’il ne se trouve personne pour s’en plaindre. Non, ce que les punks jouent à présent, ce sont des musiques venues d’une île improbable dont on ignorait jusqu’au nom : la Jamaïque. Ça s'appelle le ska et le reggae. Oh le reggae, on connaît, enfin, un peu. Il y a quatre ans, on a été frappé par la foudre en découvrant le I shot the sheriff d’Eric Clapton qui a attiré l’attention sur leur auteur : Bob Marley.<br /><br />Le temps que la pression monte, l’année 78 a été celle du reggae, à coups de Is this love, Jammin’, et d’un duo de Mick Jagger et Jimmy Cliff… <br /><br />Mais bon, les musiciens qui font le voyage jusqu’à Kingston pour trouver le vrai son du reggae sont rares. Déjà faut oser, c’est une des villes les plus dangereuses au monde. L’a-t-on dit à Serge Gainsbourg ? En tout cas, il y est. Incroyable que son directeur artistique ait obtenu de Philips, leur maison de disques, le budget pour y aller en avion avec hôtel et tout le toutim. Enfin, le toutim, ça coûte rien une fois qu’on est sur place. Et puis, on enregistre avec l’équipe de Bob Marley, il y a même sa femme, Rita, dans les choristes. <br /><br />Ce soir, c’est le dernier soir, demain on enregistre les paroles, hein Serge, dit Lerichomme à son artiste attablé dans un restaurant. Ouais ouais ouais, je sais, répond-il, en évacuant la fumée. Aïe ! Pour bien connaître Serge, Lerichomme comprend qu’il n’a pas encore écrit grand-chose. Déjà qu’il y aura peu de titres originaux, ce paresseux a prévu plusieurs reprises comme La Marseillaise qui devient Aux armes etc, ou Marilou reggae, un titre du précédent album L’homme à la tête de chou, qui lui a justement donné l’idée de cet album 100% reggae.<br /><br />Mais quand il le raccompagne à sa chambre, ce qu’il voit par la porte entrouverte le terrifie : sur le lit, douze pages blanches avec au-dessus, le titre de chaque chanson. Il n’a encore rien ! Lerichomme n’en dort pas de la nuit. Dans quelle galère s’est-il encore embarqué avec cet artiste qui n’a plus rien vendu depuis dix ans ? L’homme à la tête de chou n’a même pas atteint les 20.000 exemplaires. A quoi cela sert-il que toute la presse ait hurlé au génie si personne n’achète ?<br /><br />Le matin d’une interminable nuit noire, quand il frappe à la porte de Gainsbourg, il le trouve totalement éreinté avec ses douze pages toujours sur le lit mais entièrement noircies de mots et ratures. Alors il descend au petit déj avec les feuilles, qu’il met au propre, en restructurant le tout pendant que Serge fait une sieste, puis se prépare. A onze heures du matin, ils arrivent au Dynamic Sound, là où Marley a enregistré No woman No cry. Serge se plante devant le micro pour le quitter à deux heures du matin. <br /><br />En repartant du studio dans la chaleur et l’humidité de la nuit jamaïcaine, Serge dit à son complice, Qu’est-ce qu’on a fait ? Je ne sais pas, Serge, mais on l’a fait. L’album Aux armes etc qu’ils vont mixer les deux jours suivants sera disque de platine dans l’année et fera de Gainsbourg la superstar qu’il n’espérait plus devenir après 25 ans de métier.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70568358</guid><pubDate>Thu, 12 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70568358/349010_gainsbourg_a_kingston_douze_pages_blanches_et_un_disque_de_platine.mp3" length="5550921" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Janvier 1979, le punk est mort. Mais on ne le pleure pas, pas le temps, il y a tellement de nouvelles musiques qui apparaissent qu’il ne se trouve personne pour s’en plaindre. Non, ce que les punks jouent à présent, ce sont des musiques venues d’une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Janvier 1979, le punk est mort. Mais on ne le pleure pas, pas le temps, il y a tellement de nouvelles musiques qui apparaissent qu’il ne se trouve personne pour s’en plaindre. Non, ce que les punks jouent à présent, ce sont des musiques venues d’une île improbable dont on ignorait jusqu’au nom : la Jamaïque. Ça s'appelle le ska et le reggae. Oh le reggae, on connaît, enfin, un peu. Il y a quatre ans, on a été frappé par la foudre en découvrant le I shot the sheriff d’Eric Clapton qui a attiré l’attention sur leur auteur : Bob Marley.<br /><br />Le temps que la pression monte, l’année 78 a été celle du reggae, à coups de Is this love, Jammin’, et d’un duo de Mick Jagger et Jimmy Cliff… <br /><br />Mais bon, les musiciens qui font le voyage jusqu’à Kingston pour trouver le vrai son du reggae sont rares. Déjà faut oser, c’est une des villes les plus dangereuses au monde. L’a-t-on dit à Serge Gainsbourg ? En tout cas, il y est. Incroyable que son directeur artistique ait obtenu de Philips, leur maison de disques, le budget pour y aller en avion avec hôtel et tout le toutim. Enfin, le toutim, ça coûte rien une fois qu’on est sur place. Et puis, on enregistre avec l’équipe de Bob Marley, il y a même sa femme, Rita, dans les choristes. <br /><br />Ce soir, c’est le dernier soir, demain on enregistre les paroles, hein Serge, dit Lerichomme à son artiste attablé dans un restaurant. Ouais ouais ouais, je sais, répond-il, en évacuant la fumée. Aïe ! Pour bien connaître Serge, Lerichomme comprend qu’il n’a pas encore écrit grand-chose. Déjà qu’il y aura peu de titres originaux, ce paresseux a prévu plusieurs reprises comme La Marseillaise qui devient Aux armes etc, ou Marilou reggae, un titre du précédent album L’homme à la tête de chou, qui lui a justement donné l’idée de cet album 100% reggae.<br /><br />Mais quand il le raccompagne à sa chambre, ce qu’il voit par la porte entrouverte le terrifie : sur le lit, douze pages blanches avec au-dessus, le titre de chaque chanson. Il n’a encore rien ! Lerichomme n’en dort pas de la nuit. Dans quelle galère s’est-il encore embarqué avec cet artiste qui n’a plus rien vendu depuis dix ans ? L’homme à la tête de chou n’a même pas atteint les 20.000 exemplaires. A quoi cela sert-il que toute la presse ait hurlé au génie si personne n’achète ?<br /><br />Le matin d’une interminable nuit noire, quand il frappe à la porte de Gainsbourg, il le trouve totalement éreinté avec ses douze pages toujours sur le lit mais entièrement noircies de mots et ratures. Alors il descend au petit déj avec les feuilles, qu’il met au propre, en restructurant le tout pendant que Serge fait une sieste, puis se prépare. A onze heures du matin, ils arrivent au Dynamic Sound, là où Marley a enregistré No woman No cry. Serge se plante devant le micro pour le quitter à deux heures du matin. <br /><br />En repartant du studio dans la chaleur et l’humidité de la nuit jamaïcaine, Serge dit à son complice, Qu’est-ce qu’on a fait ? Je ne sais pas, Serge, mais on l’a fait. L’album Aux armes etc qu’ils vont mixer les deux jours suivants sera disque de platine dans l’année et fera de Gainsbourg la superstar qu’il n’espérait plus devenir après 25 ans de métier.]]></itunes:summary><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4cb2752bcc799e6fc1ee01f0077572b7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1962 : la nuit chez Juliette Gréco qui a tout changé pour Gainsbourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1962-la-nuit-chez-juliette-greco-qui-a-tout-change-pour-gainsbourg--70568357</link><description><![CDATA[Y a-t-il encore quelqu’un pour s’en souvenir, ce 2 février 1962, le cercle des étudiants en droit de l’ULB organise une soirée avec un groupe bien à la mode du twist : les Cousins. Et pour se souvenir du chanteur qui a assuré la première partie : Serge Gainsbourg.<br /><br />On parle un peu de lui depuis quelques années, on connaît sans le savoir deux de ses chansons : L’eau à la bouche, à cause du film et de son rythme exotique, et puis aussi le pas banal Poinçonneur des lilas, auquel même Franquin fait référence dans un gag de Gaston Lagaffe. Mais a-t-on retenu son nom ?, non, pas vraiment. Aucun de ses trois premiers 33 Tours ne s’est vendu. Serge Gainsbourg, c’est le chanteur totalement décalé, coincé dans une grande chanson française qui se réclame du jazz. Il n’a rien du yéyé, comme on va appeler ce mouvement absolument dingue à partir de cette année.<br /><br />J’ai dit dingue ? Mais je n’exagère pas. Demandez à Serge : quand il se rend dans un studio ou à sa maison de disques, combien sont-ils, ces jeunes venus de leur province chaque mercredi ou jeudi pour passer une audition. Cent ? Deux cents ? On les parque comme du bétail, on en sélectionne quelques-uns à qui on fait le plan vie de stars. Ils l’ignorent mais ils n’ont que un ou deux 45 Tours pour faire leurs preuves. Si ça marche, ils deviennent les nouveaux chouchous des copains, si pas, on les renvoie dans leur province.<br /><br />Et donc comment voulez-vous qu’un dandy branché art comme Gainsbourg les respecte ? Il les méprise d’autant que la presse et le public ne semblent vouloir ni de sa musique, le jazz, ni de ses textes, trop osés ! Non vraiment, il va abandonner la chanson et retourner à la peinture, déclare-t-il à la télé, car il y passe souvent, même s’il ne vend rien.<br /><br />Et puis sorti des bureaux de l’ORTF, il se rend chez Juliette Gréco, la première star qui l’a chanté avec succès. Ils vont dîner, en écoutant de bons disques, classiques, bien sûr. La nuit passe au fil de bonnes bouteilles de vin, Juliette se lève pour danser devant lui, Serge revit. <br /><br />Le lendemain, elle reçoit un beau bouquet de fleurs avec un mot de remerciement de Serge qui lui dit avoir écrit une chanson en souvenir de cette soirée. Cette chanson que Juliette va immortaliser va faire prendre à la carrière de Serge un tournant aussi inattendu qu’inespéré. La preuve en est son quatrième album, probablement le meilleur de sa carrière. Et même s’il ne va pas se vendre, lui non plus, il contient des classiques qui ne seront découverts que bien plus tard avec les compiles, comme La Javanaise, Baudelaire, L’appareil à sous, bien sûr, et le fameux Black Trombone, aujourd’hui un de ses titres les plus streamés et que personnellement j’use depuis plus de 40 ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70568357</guid><pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70568357/349009_1962_la_nuit_chez_juliette_greco_qui_a_tout_change_pour_gainsbourg.mp3" length="5434569" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Y a-t-il encore quelqu’un pour s’en souvenir, ce 2 février 1962, le cercle des étudiants en droit de l’ULB organise une soirée avec un groupe bien à la mode du twist : les Cousins. Et pour se souvenir du chanteur qui a assuré la première partie :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Y a-t-il encore quelqu’un pour s’en souvenir, ce 2 février 1962, le cercle des étudiants en droit de l’ULB organise une soirée avec un groupe bien à la mode du twist : les Cousins. Et pour se souvenir du chanteur qui a assuré la première partie : Serge Gainsbourg.<br /><br />On parle un peu de lui depuis quelques années, on connaît sans le savoir deux de ses chansons : L’eau à la bouche, à cause du film et de son rythme exotique, et puis aussi le pas banal Poinçonneur des lilas, auquel même Franquin fait référence dans un gag de Gaston Lagaffe. Mais a-t-on retenu son nom ?, non, pas vraiment. Aucun de ses trois premiers 33 Tours ne s’est vendu. Serge Gainsbourg, c’est le chanteur totalement décalé, coincé dans une grande chanson française qui se réclame du jazz. Il n’a rien du yéyé, comme on va appeler ce mouvement absolument dingue à partir de cette année.<br /><br />J’ai dit dingue ? Mais je n’exagère pas. Demandez à Serge : quand il se rend dans un studio ou à sa maison de disques, combien sont-ils, ces jeunes venus de leur province chaque mercredi ou jeudi pour passer une audition. Cent ? Deux cents ? On les parque comme du bétail, on en sélectionne quelques-uns à qui on fait le plan vie de stars. Ils l’ignorent mais ils n’ont que un ou deux 45 Tours pour faire leurs preuves. Si ça marche, ils deviennent les nouveaux chouchous des copains, si pas, on les renvoie dans leur province.<br /><br />Et donc comment voulez-vous qu’un dandy branché art comme Gainsbourg les respecte ? Il les méprise d’autant que la presse et le public ne semblent vouloir ni de sa musique, le jazz, ni de ses textes, trop osés ! Non vraiment, il va abandonner la chanson et retourner à la peinture, déclare-t-il à la télé, car il y passe souvent, même s’il ne vend rien.<br /><br />Et puis sorti des bureaux de l’ORTF, il se rend chez Juliette Gréco, la première star qui l’a chanté avec succès. Ils vont dîner, en écoutant de bons disques, classiques, bien sûr. La nuit passe au fil de bonnes bouteilles de vin, Juliette se lève pour danser devant lui, Serge revit. <br /><br />Le lendemain, elle reçoit un beau bouquet de fleurs avec un mot de remerciement de Serge qui lui dit avoir écrit une chanson en souvenir de cette soirée. Cette chanson que Juliette va immortaliser va faire prendre à la carrière de Serge un tournant aussi inattendu qu’inespéré. La preuve en est son quatrième album, probablement le meilleur de sa carrière. Et même s’il ne va pas se vendre, lui non plus, il contient des classiques qui ne seront découverts que bien plus tard avec les compiles, comme La Javanaise, Baudelaire, L’appareil à sous, bien sûr, et le fameux Black Trombone, aujourd’hui un de ses titres les plus streamés et que personnellement j’use depuis plus de 40 ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fe1e217c94fdf092a8b03a61060a8b10.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La nuit où Drucker a découvert Bardot chez Gainsbourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nuit-ou-drucker-a-decouvert-bardot-chez-gainsbourg--70568135</link><description><![CDATA[Fin 1967, un certain Michel Drucker, alors débutant à la télévision, attend un invité qui ne vient pas. Mais que fait-il ? Une heure plus tard, le voilà avec un assistant de l’émission devant la porte de l’appartement de Serge Gainsbourg. Il tambourine. Pas de réponse. Alors il frappe, toujours pas de réponse. Il refrappe plus fort, insiste, jusqu’à entendre à l’intérieur la voix de l’homme qui faisait celui qui n’est pas là. Ah j’avais oublié, zut, dit-il, innocemment dans l’entrebâillement de la porte. Et le téléphone, alors ? Michel a du mal à croire que cet artiste qui coure tant après le succès puisse oublier une télé. <br /><br />Serge n’est en fait pas seul. Et la personne qui ne se montre pas est la même qui a valu à Serge d’arriver, avec plusieurs jours de retard, à ses séances de travail sur la BO du film Manon 70.<br /><br />J’ai du mal à quitter les bras de Brigitte, a-t-il dit à son partenaire Jean-Claude Vannier, en guise d’excuse. Tu te rends compte, chaque fois que j’enfile ma chemise pour sortir, elle me l’enlève. <br /><br />Brigitte, c’est Brigitte Bardot, bien sûr. Serge a couru annoncer la nouvelle à son père quand ça lui est tombé dessus. Tellement fier il était, tellement il était heureux de cette revanche sur tous ceux qui disent qu’il est laid, se moquent de son nez et de ses oreilles décollées. Maintenant, sourit-il, on m’envie de tous les côtés.<br /><br />Ah c’est vrai que quand elle rentre quelque part, le silence tombe et les regards se tournent. Que ce soit au restaurant, au palais de l’Élysée, et bien sûr dans les studios d’enregistrement et de télé. Ah oui, c’est pareil. Je vous prie de croire que quand on sait que Bardot doit venir, tous les techniciens se bichonnent le matin dans leur salle de bains et mettent leur plus belle tenue. On se croirait un dimanche.<br /><br />Évidemment, une fois que tous les yeux se sont portés sur BB pour la scanner en haute définition, ils se dirigent ensuite vers le gars qui l’accompagne. Gainsbourg ? Noooon ! Ben oui mon vieux, il paraît qu’il lui a sauvé la mise sur le Sacha Show. <br /><br />S’ils savaient que c’est même lui qui l’a contactée pour lui proposer une chanson, Harley Davidson. C’est pas qu’il soit porté sur les motos, non. Ni qu’il soit en mal d’interprètes. Il a refusé d’écrire pour Johnny Hallyday, Sheila et Sylvie Vartan. C’était pourtant du tout cuit. Et ben il a dit non, il ne veut pas rentrer dans le rang, dit-il. Puis on le retrouve avec Mireille Mathieu, vous le croyez, ça ? Si c’est pas de la provoc dirigée vers ce métier qui ne voulait pas de lui. Mais bon, Brigitte Bardot, c’est autre chose, d’autant plus que si c’est lui qui a décroché son téléphone pour lui proposer des chansons, c’est elle qui a pris l’initiative de leur relation. Alors cette Harley Davidson, quel cadeau ! Car non seulement la chanson a tout pour s’inscrire dans le temps mais elle coïncide avec l’arrivée d’une nouvelle mode, les posters grands formats. On va voir BB partout sur les murs.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70568135</guid><pubDate>Mon, 09 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70568135/348993_la_nuit_ou_drucker_a_decouvert_bardot_chez_gainsbourg.mp3" length="4897161" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin 1967, un certain Michel Drucker, alors débutant à la télévision, attend un invité qui ne vient pas. Mais que fait-il ? Une heure plus tard, le voilà avec un assistant de l’émission devant la porte de l’appartement de Serge Gainsbourg. Il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin 1967, un certain Michel Drucker, alors débutant à la télévision, attend un invité qui ne vient pas. Mais que fait-il ? Une heure plus tard, le voilà avec un assistant de l’émission devant la porte de l’appartement de Serge Gainsbourg. Il tambourine. Pas de réponse. Alors il frappe, toujours pas de réponse. Il refrappe plus fort, insiste, jusqu’à entendre à l’intérieur la voix de l’homme qui faisait celui qui n’est pas là. Ah j’avais oublié, zut, dit-il, innocemment dans l’entrebâillement de la porte. Et le téléphone, alors ? Michel a du mal à croire que cet artiste qui coure tant après le succès puisse oublier une télé. <br /><br />Serge n’est en fait pas seul. Et la personne qui ne se montre pas est la même qui a valu à Serge d’arriver, avec plusieurs jours de retard, à ses séances de travail sur la BO du film Manon 70.<br /><br />J’ai du mal à quitter les bras de Brigitte, a-t-il dit à son partenaire Jean-Claude Vannier, en guise d’excuse. Tu te rends compte, chaque fois que j’enfile ma chemise pour sortir, elle me l’enlève. <br /><br />Brigitte, c’est Brigitte Bardot, bien sûr. Serge a couru annoncer la nouvelle à son père quand ça lui est tombé dessus. Tellement fier il était, tellement il était heureux de cette revanche sur tous ceux qui disent qu’il est laid, se moquent de son nez et de ses oreilles décollées. Maintenant, sourit-il, on m’envie de tous les côtés.<br /><br />Ah c’est vrai que quand elle rentre quelque part, le silence tombe et les regards se tournent. Que ce soit au restaurant, au palais de l’Élysée, et bien sûr dans les studios d’enregistrement et de télé. Ah oui, c’est pareil. Je vous prie de croire que quand on sait que Bardot doit venir, tous les techniciens se bichonnent le matin dans leur salle de bains et mettent leur plus belle tenue. On se croirait un dimanche.<br /><br />Évidemment, une fois que tous les yeux se sont portés sur BB pour la scanner en haute définition, ils se dirigent ensuite vers le gars qui l’accompagne. Gainsbourg ? Noooon ! Ben oui mon vieux, il paraît qu’il lui a sauvé la mise sur le Sacha Show. <br /><br />S’ils savaient que c’est même lui qui l’a contactée pour lui proposer une chanson, Harley Davidson. C’est pas qu’il soit porté sur les motos, non. Ni qu’il soit en mal d’interprètes. Il a refusé d’écrire pour Johnny Hallyday, Sheila et Sylvie Vartan. C’était pourtant du tout cuit. Et ben il a dit non, il ne veut pas rentrer dans le rang, dit-il. Puis on le retrouve avec Mireille Mathieu, vous le croyez, ça ? Si c’est pas de la provoc dirigée vers ce métier qui ne voulait pas de lui. Mais bon, Brigitte Bardot, c’est autre chose, d’autant plus que si c’est lui qui a décroché son téléphone pour lui proposer des chansons, c’est elle qui a pris l’initiative de leur relation. Alors cette Harley Davidson, quel cadeau ! Car non seulement la chanson a tout pour s’inscrire dans le temps mais elle coïncide avec l’arrivée d’une nouvelle mode, les posters grands formats. On va voir BB partout sur les murs.]]></itunes:summary><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fe8c2406d919b4f872967198bda71a8a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Gainsbourg, 1975 : un fusil, une chanson nulle et un chef-d'œuvre dans le tiroir</title><link>https://www.spreaker.com/episode/gainsbourg-1975-un-fusil-une-chanson-nulle-et-un-chef-d-oeuvre-dans-le-tiroir--70568132</link><description><![CDATA[A Paris, rue de Verneuil, à deux pas de la Seine et du boulevard St Germain, il ne se passe pas une heure sans que des personnes ne quittent la maison du 5bis, les larmes aux yeux. Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas les seuls, croyez-moi, dit un des gardiens de ce qui était encore, il y a tout juste 35 ans, le domicile de Serge Gainsbourg.<br /><br />Oui, qui aurait pu soupçonner ce 3 mars 1991, alors que des dizaines de fans très émus par la nouvelle, viennent se recueillir devant la déjà célèbre façade, que rien n’y bougerait durant les 30 années à venir et que la maison deviendrait un musée qui ne désemplit pas. Et pour tous ceux qui en font la visite, guidés par la voix de Charlotte, quelle surprise, quel choc, de découvrir non pas le provocateur Gainsbarre superstar des années 80, à l’alcool mauvais, mais le vrai Serge Gainsbourg, celui de La Javanaise, sensible, touchant.<br /><br />Et donc, 35 ans après sa disparition, que peut-on encore raconter sur lui qui n’ait été dit ?, - vous allez me dire. Et ben justement, c’est ce qu’on vous propose cette semaine, comme on a toujours fait.<br /><br />Vous entendez ? A travers le volet baissé, ce piano ? C’est Serge qui compose. Nous sommes en 1975, et mis à part les passages radio de Je suis venu te dire que je m’en vais, Serge est à nouveau en panne de succès. Son Je t’aime moi non plus en 1969 a été sans lendemain. Pire, un chef d'œuvre comme L’histoire de Melody Nelson a été un cinglant échec commercial. Oh il a signé pas mal de hits récemment mais ce sont toujours des chansons écrites pour les autres, des femmes, Jane Birkin, en premier.<br /><br />Seul bémol, l’incroyable titre qu’il vient écrire pour que sa copine Dani le chante à l’Eurovision a été refusé : trop provocateur ! Serge s’est vexé, pas question de changer quoi que ce soit. Alors pour se prouver qu’il peut faire un tube comme il veut, quand il veut, il a enregistré L’ami caouette. Gros succès évidemment, tout le monde le lui demande, même les gosses dans la rue, l’apostrophent en disant : Hé, l’ami Caouette !<br /><br />Le fond du fond est atteint quand, un soir au restaurant, il sympathise avec le maître d’hôtel et sort avec lui après son service boire des coups. Bonne ambiance avec ce partenaire de ribote d’un soir. Et si on allait boire le dernier chez moi ? OK ! Arrivés chez lui, le fameux maître d’hôtel dit alors sur le ton d’un ordre : Et maintenant, tu vas me chanter l’Ami Caouette ! Ah non mon p’tit père, je ne chante que pour du blé et jamais en privé, pas même dans ma salle de bain. Le gars furibard saisit alors un fusil de chasse et crie : Tu vas chanter l’ami Caouette, oui ou merde ! <br /><br />Gainsbourg sans se démonter prend Jane par la main et lui dit : allez, on se casse. Voilà ce qui se passe quand on chante des conneries. Et dire qu’ils n’ont pas voulu de son Boomerang, c’est pourtant pas la chanson de tout le monde. Il a raison Serge, et pourtant, on va mettre des décennies avant de l’entendre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70568132</guid><pubDate>Mon, 09 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70568132/348992_gainsbourg_1975_un_fusil_une_chanson_nulle_et_un_chef_d_uvre_dans_le_tiroir.mp3" length="5462433" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A Paris, rue de Verneuil, à deux pas de la Seine et du boulevard St Germain, il ne se passe pas une heure sans que des personnes ne quittent la maison du 5bis, les larmes aux yeux. Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas les seuls, croyez-moi, dit un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A Paris, rue de Verneuil, à deux pas de la Seine et du boulevard St Germain, il ne se passe pas une heure sans que des personnes ne quittent la maison du 5bis, les larmes aux yeux. Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas les seuls, croyez-moi, dit un des gardiens de ce qui était encore, il y a tout juste 35 ans, le domicile de Serge Gainsbourg.<br /><br />Oui, qui aurait pu soupçonner ce 3 mars 1991, alors que des dizaines de fans très émus par la nouvelle, viennent se recueillir devant la déjà célèbre façade, que rien n’y bougerait durant les 30 années à venir et que la maison deviendrait un musée qui ne désemplit pas. Et pour tous ceux qui en font la visite, guidés par la voix de Charlotte, quelle surprise, quel choc, de découvrir non pas le provocateur Gainsbarre superstar des années 80, à l’alcool mauvais, mais le vrai Serge Gainsbourg, celui de La Javanaise, sensible, touchant.<br /><br />Et donc, 35 ans après sa disparition, que peut-on encore raconter sur lui qui n’ait été dit ?, - vous allez me dire. Et ben justement, c’est ce qu’on vous propose cette semaine, comme on a toujours fait.<br /><br />Vous entendez ? A travers le volet baissé, ce piano ? C’est Serge qui compose. Nous sommes en 1975, et mis à part les passages radio de Je suis venu te dire que je m’en vais, Serge est à nouveau en panne de succès. Son Je t’aime moi non plus en 1969 a été sans lendemain. Pire, un chef d'œuvre comme L’histoire de Melody Nelson a été un cinglant échec commercial. Oh il a signé pas mal de hits récemment mais ce sont toujours des chansons écrites pour les autres, des femmes, Jane Birkin, en premier.<br /><br />Seul bémol, l’incroyable titre qu’il vient écrire pour que sa copine Dani le chante à l’Eurovision a été refusé : trop provocateur ! Serge s’est vexé, pas question de changer quoi que ce soit. Alors pour se prouver qu’il peut faire un tube comme il veut, quand il veut, il a enregistré L’ami caouette. Gros succès évidemment, tout le monde le lui demande, même les gosses dans la rue, l’apostrophent en disant : Hé, l’ami Caouette !<br /><br />Le fond du fond est atteint quand, un soir au restaurant, il sympathise avec le maître d’hôtel et sort avec lui après son service boire des coups. Bonne ambiance avec ce partenaire de ribote d’un soir. Et si on allait boire le dernier chez moi ? OK ! Arrivés chez lui, le fameux maître d’hôtel dit alors sur le ton d’un ordre : Et maintenant, tu vas me chanter l’Ami Caouette ! Ah non mon p’tit père, je ne chante que pour du blé et jamais en privé, pas même dans ma salle de bain. Le gars furibard saisit alors un fusil de chasse et crie : Tu vas chanter l’ami Caouette, oui ou merde ! <br /><br />Gainsbourg sans se démonter prend Jane par la main et lui dit : allez, on se casse. Voilà ce qui se passe quand on chante des conneries. Et dire qu’ils n’ont pas voulu de son Boomerang, c’est pourtant pas la chanson de tout le monde. Il a raison Serge, et pourtant, on va mettre des décennies avant de l’entendre.]]></itunes:summary><itunes:duration>228</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b77f6c55a44909aafb6a814b34923907.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Band on the Run : Paul McCartney au bout du monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/band-on-the-run-paul-mccartney-au-bout-du-monde--70405371</link><description><![CDATA[1er septembre 1973, nous sommes au cœur de l’Afrique, au Nigeria, un pays étonnant dont les incroyables ressources en pétrole, gaz, fer et charbon ont produit une société à deux vitesses. Sa capitale, Lagos, est une ville étonnante, grouillante de population, polluée sous un climat tropical, et ceinturée de forêts luxuriantes.<br /><br />Alors qu’est-ce que vient y faire Paul McCartney, ancien leader des Beatles qui n’ont jamais vendu autant de disques avec les rééditions de tous les 45 Tours et des deux doubles 33 Tours, rouge et bleu ? Pas y fêter son premier succès mondial, Live and Let Die… Un triomphe, comme le film d’ailleurs, qui impose un nouvel acteur dans les habits de James Bond.<br /><br />Et bien figurez-vous que c’est encore une de ses idées à lui pour tirer le meilleur de sa créativité. Maintenant qu’il est bien rôdé avec un nouveau groupe, il compte y retrouver les grandes heures qui lui ont permis d’enregistrer des disques novateurs comme Sgt Pepper Lonely Hearts Club Band, tellement génial que quelques jours après sa sortie, Jimi Hendrix, en faisait déjà un cover sur scène, Paul avait éprouvé un indicible frisson en assistant au concert.<br /><br />Et donc, il demande à EMI, la multinationale qui le distribue, où ils possédent des studios. Un peu partout dans le Commonwealth. Los Angeles, Paris, Berlin, Tokyo, Athènes. Oui, euh, vous n’avez rien de plus … exotique ? Exotique ? Attendez … Johannesbourg, Bombay, Hong Kong, Lagos … Lagos, c’est où ? Au Nigeria.<br /><br />Paul se voyait en touriste la journée avec son band, au boulot le soir et la nuit, ce n’est pas exactement ça qui se produit. Déjà, juste avant le grand départ, il perd son bassiste et son batteur qui n’ont pas envie de risquer leur vie dans ce coupe-gorge. On leur en a parlé de Lagos !<br /><br />Et donc, les Wings sont réduit à trois quand, sortis de l’aéroport, ils découvrent des rues encombrées et des trottoirs débordant de miséreux, de malades, errant devant des maisons délabrées … et un studio entouré de hauts murs protégés par des bouquets de fils barbelés. Ambiance. Un studio … pas exactement comme celui d’Abbey Road. Un matériel très ancien, des micros qui ont souffert, des pièces mal insonorisées où il règne une chaleur humide insupportable. Et si ce n’était que ça. Rentrant un soir avec Linda, Paul subit un vol à main armée, entendez-moi, les mecs ont des armes de guerre, et perd ainsi les cassettes démos de tous ses titres. Il est aussi dérangé par Ginger Baker, l’ancien batteur du groupe Cream et partenaire d’Eric Clapton, expatrié là-bas, et franchement menacé par Fela, pape du jazz africain, et surtout chef tribal, qui n’entend pas non plus qu’un ex-Beatle enregistre à Lagos sans son autorisation.<br /><br />Mais rien n’y fait, on n’arrête pas un passionné, Paul arrondit les angles, sympathise avec tout le monde et enregistre un album aux sonorités franchement nouvelles, la pochette d’ailleurs, fallait oser. Le disque fait un triomphe montrant que, contre toute attente, non seulement, il peut y avoir un “après Beatles” mais surtout qu’il en était la machine débridée à entraîner la création. Et un musicien de scène qui n’a depuis jamais perdu l’enthousiasme de se retrouver face à un public …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70405371</guid><pubDate>Fri, 06 Mar 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70405371/344523_band_on_the_run_paul_mccartney_au_bout_du_monde.mp3" length="5919035" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1er septembre 1973, nous sommes au cœur de l’Afrique, au Nigeria, un pays étonnant dont les incroyables ressources en pétrole, gaz, fer et charbon ont produit une société à deux vitesses. Sa capitale, Lagos, est une ville étonnante, grouillante de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1er septembre 1973, nous sommes au cœur de l’Afrique, au Nigeria, un pays étonnant dont les incroyables ressources en pétrole, gaz, fer et charbon ont produit une société à deux vitesses. Sa capitale, Lagos, est une ville étonnante, grouillante de population, polluée sous un climat tropical, et ceinturée de forêts luxuriantes.<br /><br />Alors qu’est-ce que vient y faire Paul McCartney, ancien leader des Beatles qui n’ont jamais vendu autant de disques avec les rééditions de tous les 45 Tours et des deux doubles 33 Tours, rouge et bleu ? Pas y fêter son premier succès mondial, Live and Let Die… Un triomphe, comme le film d’ailleurs, qui impose un nouvel acteur dans les habits de James Bond.<br /><br />Et bien figurez-vous que c’est encore une de ses idées à lui pour tirer le meilleur de sa créativité. Maintenant qu’il est bien rôdé avec un nouveau groupe, il compte y retrouver les grandes heures qui lui ont permis d’enregistrer des disques novateurs comme Sgt Pepper Lonely Hearts Club Band, tellement génial que quelques jours après sa sortie, Jimi Hendrix, en faisait déjà un cover sur scène, Paul avait éprouvé un indicible frisson en assistant au concert.<br /><br />Et donc, il demande à EMI, la multinationale qui le distribue, où ils possédent des studios. Un peu partout dans le Commonwealth. Los Angeles, Paris, Berlin, Tokyo, Athènes. Oui, euh, vous n’avez rien de plus … exotique ? Exotique ? Attendez … Johannesbourg, Bombay, Hong Kong, Lagos … Lagos, c’est où ? Au Nigeria.<br /><br />Paul se voyait en touriste la journée avec son band, au boulot le soir et la nuit, ce n’est pas exactement ça qui se produit. Déjà, juste avant le grand départ, il perd son bassiste et son batteur qui n’ont pas envie de risquer leur vie dans ce coupe-gorge. On leur en a parlé de Lagos !<br /><br />Et donc, les Wings sont réduit à trois quand, sortis de l’aéroport, ils découvrent des rues encombrées et des trottoirs débordant de miséreux, de malades, errant devant des maisons délabrées … et un studio entouré de hauts murs protégés par des bouquets de fils barbelés. Ambiance. Un studio … pas exactement comme celui d’Abbey Road. Un matériel très ancien, des micros qui ont souffert, des pièces mal insonorisées où il règne une chaleur humide insupportable. Et si ce n’était que ça. Rentrant un soir avec Linda, Paul subit un vol à main armée, entendez-moi, les mecs ont des armes de guerre, et perd ainsi les cassettes démos de tous ses titres. Il est aussi dérangé par Ginger Baker, l’ancien batteur du groupe Cream et partenaire d’Eric Clapton, expatrié là-bas, et franchement menacé par Fela, pape du jazz africain, et surtout chef tribal, qui n’entend pas non plus qu’un ex-Beatle enregistre à Lagos sans son autorisation.<br /><br />Mais rien n’y fait, on n’arrête pas un passionné, Paul arrondit les angles, sympathise avec tout le monde et enregistre un album aux sonorités franchement nouvelles, la pochette d’ailleurs, fallait oser. Le disque fait un triomphe montrant que, contre toute attente, non seulement, il peut y avoir un “après Beatles” mais surtout qu’il en était la machine débridée à entraîner la création. Et un musicien de scène qui n’a depuis jamais perdu l’enthousiasme de se retrouver face à un public …]]></itunes:summary><itunes:duration>247</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/413fece18c2a75d5f1f47f4bcaafb4b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Paul McCartney : du mini-van au générique de James Bond</title><link>https://www.spreaker.com/episode/paul-mccartney-du-mini-van-au-generique-de-james-bond--70405370</link><description><![CDATA[Alors que John Lennon a quitté Londres pour New York après avoir retrouvé le sommet des classements et que George Harrison est devenu l’improbable N°1 des ex-Beatles toutes catégories de classement, Paul McCartney écume les cercles étudiants des Midlands au sud de l’Angleterre en passant par le Pays de Galles. L’aventure s’est d’ailleurs terminée à Oxford avec le ras-le-bol des musiciens qu’il a recrutés. C‘est vrai, les gars croyaient avoir une vie de palaces, avions et restos 3 étoiles en tournant avec un ex-Beatles, ils n’ont que le droit de s’entasser dans un mini van et partager la recette de concerts improvisés.<br /><br />Alors la suite, c’est-à-dire le continent européen, doit être un peu mieux organisée. Déjà, le bus de la tournée est un vieux double deck britannique repeint aux couleurs des Wings. Ça le fait pour la promo, en arrivant en ville, personne ne peut les louper, et sur la route, on peut profiter du ciel ouvert aménagé pour admirer le paysage pleinement et bronzer avec les enfants.<br /><br />Alors bien sûr, c’est pas top quand on doit annuler, faute de réservations. Oui, ça arrive, comme à Lyon. Les jeunes Français ont la tête ailleurs avec Led Zeppelin et Pink Floyd, la musique a vraiment changé, hein. Mais à l’Olympia, c’est le frisson, huit ans après la fameuse série avec les Beatles. Et que dire de ce vieux cinéma d’Anvers, juste après, le tout premier concert d’un Beatles en Belgique, car ils n’y ont jamais joué ! Vous y étiez peut-être, l’atmosphère est magique, et surtout, la surprise de pouvoir le regarder d’aussi près est totale. <br /><br />Mais bon ! Où est-il, le génie qui nous a donné Sgt Pepper, qui a entraîné tout le mouvement psychédélique, cassé les codes de la chanson, amené la musique baroque dans le rock ? La comparaison que font les journalistes, alors tout puissants sur les ventes de disques, n'est pas à l'avantage de la musique que propose McCartney. Lui, repart de zéro volontairement, à tous les niveaux, eux exigent la suite, un toujours plus haut, toujours plus fort.<br /><br />Et c’est là qu’intervient à nouveau George Martin, l’ancien producteur des Beatles, l’homme qui a composé leurs fabuleux arrangements orchestraux car il lui a été justement proposé de composer la BO du nouveau James Bond. Pourquoi ne demandez-vous pas à Paul McCartney de composer la chanson, dit-il au producteur Harry Saltzman ? OK, mais juste écrire alors, les génériques de James Bond, ce sont des interprètes soul. <br /><br />Après avoir lu le roman, McCartney, très inspiré, écrit le titre d’un trait au piano mais exige que son groupe en soit l’interprète.<br /><br />Quand Saltzman s’apprête à dire non, il resonge à ce moment où dix ans plus tôt, il a refusé de produire le film des Beatles A Hard days Night, n’y croyant pas un instant, et laissant la société de Charlie Chaplin, la United Artists, réaliser une excellente affaire. Alors il se ravise, dit oui, ouvrant, sans le savoir, un boulevard au retour de Paul McCartney sur le devant de la scène mondiale …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70405370</guid><pubDate>Thu, 05 Mar 2026 08:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70405370/344522_paul_mccartney_du_mini_van_au_generique_de_james_bond.mp3" length="5178299" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que John Lennon a quitté Londres pour New York après avoir retrouvé le sommet des classements et que George Harrison est devenu l’improbable N°1 des ex-Beatles toutes catégories de classement, Paul McCartney écume les cercles étudiants des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que John Lennon a quitté Londres pour New York après avoir retrouvé le sommet des classements et que George Harrison est devenu l’improbable N°1 des ex-Beatles toutes catégories de classement, Paul McCartney écume les cercles étudiants des Midlands au sud de l’Angleterre en passant par le Pays de Galles. L’aventure s’est d’ailleurs terminée à Oxford avec le ras-le-bol des musiciens qu’il a recrutés. C‘est vrai, les gars croyaient avoir une vie de palaces, avions et restos 3 étoiles en tournant avec un ex-Beatles, ils n’ont que le droit de s’entasser dans un mini van et partager la recette de concerts improvisés.<br /><br />Alors la suite, c’est-à-dire le continent européen, doit être un peu mieux organisée. Déjà, le bus de la tournée est un vieux double deck britannique repeint aux couleurs des Wings. Ça le fait pour la promo, en arrivant en ville, personne ne peut les louper, et sur la route, on peut profiter du ciel ouvert aménagé pour admirer le paysage pleinement et bronzer avec les enfants.<br /><br />Alors bien sûr, c’est pas top quand on doit annuler, faute de réservations. Oui, ça arrive, comme à Lyon. Les jeunes Français ont la tête ailleurs avec Led Zeppelin et Pink Floyd, la musique a vraiment changé, hein. Mais à l’Olympia, c’est le frisson, huit ans après la fameuse série avec les Beatles. Et que dire de ce vieux cinéma d’Anvers, juste après, le tout premier concert d’un Beatles en Belgique, car ils n’y ont jamais joué ! Vous y étiez peut-être, l’atmosphère est magique, et surtout, la surprise de pouvoir le regarder d’aussi près est totale. <br /><br />Mais bon ! Où est-il, le génie qui nous a donné Sgt Pepper, qui a entraîné tout le mouvement psychédélique, cassé les codes de la chanson, amené la musique baroque dans le rock ? La comparaison que font les journalistes, alors tout puissants sur les ventes de disques, n'est pas à l'avantage de la musique que propose McCartney. Lui, repart de zéro volontairement, à tous les niveaux, eux exigent la suite, un toujours plus haut, toujours plus fort.<br /><br />Et c’est là qu’intervient à nouveau George Martin, l’ancien producteur des Beatles, l’homme qui a composé leurs fabuleux arrangements orchestraux car il lui a été justement proposé de composer la BO du nouveau James Bond. Pourquoi ne demandez-vous pas à Paul McCartney de composer la chanson, dit-il au producteur Harry Saltzman ? OK, mais juste écrire alors, les génériques de James Bond, ce sont des interprètes soul. <br /><br />Après avoir lu le roman, McCartney, très inspiré, écrit le titre d’un trait au piano mais exige que son groupe en soit l’interprète.<br /><br />Quand Saltzman s’apprête à dire non, il resonge à ce moment où dix ans plus tôt, il a refusé de produire le film des Beatles A Hard days Night, n’y croyant pas un instant, et laissant la société de Charlie Chaplin, la United Artists, réaliser une excellente affaire. Alors il se ravise, dit oui, ouvrant, sans le savoir, un boulevard au retour de Paul McCartney sur le devant de la scène mondiale …]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3c08ef4a89dce6954137b67e433d0203.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Paul McCartney : recommencer à zéro après les Beatles</title><link>https://www.spreaker.com/episode/paul-mccartney-recommencer-a-zero-apres-les-beatles--70405368</link><description><![CDATA[Février 1971, Paul McCartney enfile le veston qu’il portait deux ans plus tôt sur la pochette de l’album déjà mythique, Abbey Road. Seule différence, il ne se rendra pas pieds nus mais avec de belles chaussures, à son audience devant la Haute Cour de Londres où il va demander la dissolution des Beatles et de son contrat avec leur manager. En effet, le redoutable requin américain leur avait fait accepter de mettre même les revenus de leurs carrières solos dans leur label Apple. Il gardait donc la main sur tout et McCartney pouvait vendre autant de disques qu’il voulait, il allait continuer à gagner peu d’argent.<br /><br />Oh ça ne le dérange pas, vous savez. La preuve : il s’apprête à faire un truc impensable, une fois son procès gagné, un procès qui l’a affecté car il a été obligé de l’intenter contre ses copains d’adolescence. C’est la guerre ! <br /><br />Ainsi, il fait venir de New York les musiciens avec qui il vient d’enregistrer son nouvel album solo, RAM, une merveille entre nous, hein, même si la presse le descend joyeusement. Et quand les gars arrivent dans son repère de la presqu’île de Kintyre, ils découvrent qu’ils ne sont pas là pour des vacances écossaises mais pour créer un vrai groupe qui va enregistrer, là, dans cette ferme spartiate, au milieu des moutons.<br /><br />Le guitariste repart aussitôt pour New York mais les autres restent, alors Paul file au village téléphoner à Londres à son pote Denny Laine, ex-guitariste et chanteur des Moody Blues … ah non, c’est pas lui qui chante ce tube immortel des Moody blues, c’est Justin Hayward, le gars qui l’a remplacé quand il s’est barré en 1966. Qu’est-ce qu’il est devenu depuis, Denny Laine ? Et ben, pas grand chose, la preuve, après le coup de fil, il rapplique aussitôt après avoir accepté un salaire à la semaine.<br /><br />Paul a trouvé un nom pour ce groupe, Wings, les ailes, comme s’il allait s’envoler à nouveau. Et repartir vraiment à zéro, avec un premier album quasiment improvisé à la pochette bucolique, un peu trop d’ailleurs, on le reconnaît à peine. Tout comme la tournée. C’est vrai ! Après quelques coups de fil donnés depuis le village, les voilà partis avec un petit camion de location et un mini van dans lequel ils s’entassent. <br /><br />Oui, alors qu’il aurait été si simple de jouer sur le nom de Paul McCartney, ex-Beatle, toutes les portes se seraient ouvertes, Paul veut rejouer ses débuts. Ainsi en février 1972, une étudiante responsable d’un cercle de l’université de Nottingham se retrouve devant deux jeunes chevelus qui lui demandent s’ils ont une salle. Ben oui ? Vous pourriez venir, on est avec un artiste qui voudrait jouer ici ce soir ? Imaginez sa tête quand arrivée sur le trottoir, elle reconnaît dans le van, Paul McCartney qui lui tend la main, en disant qu’il est d’accord de jouer aux entrées.<br /><br />Le concert aura lieu le lendemain finalement, devant plus de 750 jeunes, imaginez l’ambiance. Et même s’il n’y aura pas une seule chanson des Beatles, le premier concert de Paul depuis ce stade de San Francisco en 1966 est une réussite. Ils ont même gagné 30 livres sterling chacun.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70405368</guid><pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70405368/344521_paul_mccartney_recommencer_a_zero_apres_les_beatles.mp3" length="5409851" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Février 1971, Paul McCartney enfile le veston qu’il portait deux ans plus tôt sur la pochette de l’album déjà mythique, Abbey Road. Seule différence, il ne se rendra pas pieds nus mais avec de belles chaussures, à son audience devant la Haute Cour de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Février 1971, Paul McCartney enfile le veston qu’il portait deux ans plus tôt sur la pochette de l’album déjà mythique, Abbey Road. Seule différence, il ne se rendra pas pieds nus mais avec de belles chaussures, à son audience devant la Haute Cour de Londres où il va demander la dissolution des Beatles et de son contrat avec leur manager. En effet, le redoutable requin américain leur avait fait accepter de mettre même les revenus de leurs carrières solos dans leur label Apple. Il gardait donc la main sur tout et McCartney pouvait vendre autant de disques qu’il voulait, il allait continuer à gagner peu d’argent.<br /><br />Oh ça ne le dérange pas, vous savez. La preuve : il s’apprête à faire un truc impensable, une fois son procès gagné, un procès qui l’a affecté car il a été obligé de l’intenter contre ses copains d’adolescence. C’est la guerre ! <br /><br />Ainsi, il fait venir de New York les musiciens avec qui il vient d’enregistrer son nouvel album solo, RAM, une merveille entre nous, hein, même si la presse le descend joyeusement. Et quand les gars arrivent dans son repère de la presqu’île de Kintyre, ils découvrent qu’ils ne sont pas là pour des vacances écossaises mais pour créer un vrai groupe qui va enregistrer, là, dans cette ferme spartiate, au milieu des moutons.<br /><br />Le guitariste repart aussitôt pour New York mais les autres restent, alors Paul file au village téléphoner à Londres à son pote Denny Laine, ex-guitariste et chanteur des Moody Blues … ah non, c’est pas lui qui chante ce tube immortel des Moody blues, c’est Justin Hayward, le gars qui l’a remplacé quand il s’est barré en 1966. Qu’est-ce qu’il est devenu depuis, Denny Laine ? Et ben, pas grand chose, la preuve, après le coup de fil, il rapplique aussitôt après avoir accepté un salaire à la semaine.<br /><br />Paul a trouvé un nom pour ce groupe, Wings, les ailes, comme s’il allait s’envoler à nouveau. Et repartir vraiment à zéro, avec un premier album quasiment improvisé à la pochette bucolique, un peu trop d’ailleurs, on le reconnaît à peine. Tout comme la tournée. C’est vrai ! Après quelques coups de fil donnés depuis le village, les voilà partis avec un petit camion de location et un mini van dans lequel ils s’entassent. <br /><br />Oui, alors qu’il aurait été si simple de jouer sur le nom de Paul McCartney, ex-Beatle, toutes les portes se seraient ouvertes, Paul veut rejouer ses débuts. Ainsi en février 1972, une étudiante responsable d’un cercle de l’université de Nottingham se retrouve devant deux jeunes chevelus qui lui demandent s’ils ont une salle. Ben oui ? Vous pourriez venir, on est avec un artiste qui voudrait jouer ici ce soir ? Imaginez sa tête quand arrivée sur le trottoir, elle reconnaît dans le van, Paul McCartney qui lui tend la main, en disant qu’il est d’accord de jouer aux entrées.<br /><br />Le concert aura lieu le lendemain finalement, devant plus de 750 jeunes, imaginez l’ambiance. Et même s’il n’y aura pas une seule chanson des Beatles, le premier concert de Paul depuis ce stade de San Francisco en 1966 est une réussite. Ils ont même gagné 30 livres sterling chacun.]]></itunes:summary><itunes:duration>225</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/413fece18c2a75d5f1f47f4bcaafb4b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kintyre : la renaissance de Paul McCartney</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kintyre-la-renaissance-de-paul-mccartney--70405367</link><description><![CDATA[Quand Paul McCartney a acheté ce tas de pierre en 1966 pour une croûte de pain, il ne se doutait pas qu’il s’y réfugierait trois ans plus tard. Là-bas, au bout de la presqu’île de Kintyre en Ecosse, dans l’inconfort le plus total, il a entrepris de tout installer ou réparer lui-même, avec Linda, sa femme, leurs deux enfants et bien sûr, Martha, son chien, qu’il a rendu célèbre grâce à une chanson des Beatles.<br /><br />Paul est comme ça depuis l’adolescence. Il gamberge sans cesse, il a besoin d’être occupé sur un projet. Le duo Lennon-McCartney, le premier cahier de chansons composées à l’adolescence, les albums Sgt Pepper, Abbey Road, Let It Be, c’est lui. Faut toujours qu’il ait une idée pour aller plus loin. Mais aujourd’hui, il n’y a plus rien, John Lennon a jeté l’éponge, alors Paul apprend à bricoler dans sa maison, vivant avec la nature, il est sans cesse occupé, ce qui l’empêche de réfléchir et lui permet de sortir de la dépression.<br /><br />Les journalistes qui arrivent à le retrouver malgré son éloignement de tout, l’énervent, surtout quand il les aperçoit au sommet d’une colline avec des jumelles. Alors, à contrecœur, il reçoit la BBC et le magazine Life pour couper l’herbe sous le pied des candidats au scoop.<br /><br />Pour la première fois depuis l’adolescence, Paul affronte le vide vertigineux de ne plus penser à la musique, et cela, durant des semaines, vous pensez ! John et lui écrivaient puis enregistraient avec George et Ringo tout un album, tout en donnant une vingtaine de concerts, en l’espace de cinq-six semaines. Heureusement, il y a la joie des enfants. C’est aussi une première pour lui. Deux filles en plus ! Lui qui, orphelin à l’adolescence, a vécu avec un père et un frère, trois gars à la maison ! <br /><br />Et donc, un soir Heather, la fille de Linda qu’il adoptera bientôt, lui demande de jouer une nouvelle chanson. Paul essaie de refuser gentiment, tente un “pas ce soir”, mais la petite lui tend déjà une guitare en disant : “allez, une chanson qui parle de maman”. <br /><br />Paul saisit l’instrument et se lance dans une improvisation … <br /><br />Est-ce un hasard ? Un besoin de soleil, de mer et de plage se fait alors sentir. Voilà la famille envolée quelques jours plus tard vers une île des Antilles puisretour à Londres où Paul se fait livrer à domicile un enregistreur à quatre pistes. Il pourrait se faire aider par la terre entière, et ben non ! Puisqu’il est désormais seul, il va faire un truc incroyable pour l’époque, fin 1969, il va enregistrer un album tout seul, en jouant de tous les instruments. L’album s’intitulera tout simplement Paul McCartney, il ne lui vaudra aucun hit, c’est vrai, même s’il est N°1 à sa sortie.<br /><br />Mais Paul n’attendra pas longtemps, l’année suivante déjà, ce sera le premier hit, le début d’une domination sur la décennie suivante après avoir été le maître des sixties. Non, qui aurait dit que ce gamin de Liverpool connaîtrait un tel destin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70405367</guid><pubDate>Tue, 03 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70405367/344520_kintyre_la_renaissance_de_paul_mccartney.mp3" length="5300579" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand Paul McCartney a acheté ce tas de pierre en 1966 pour une croûte de pain, il ne se doutait pas qu’il s’y réfugierait trois ans plus tard. Là-bas, au bout de la presqu’île de Kintyre en Ecosse, dans l’inconfort le plus total, il a entrepris de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand Paul McCartney a acheté ce tas de pierre en 1966 pour une croûte de pain, il ne se doutait pas qu’il s’y réfugierait trois ans plus tard. Là-bas, au bout de la presqu’île de Kintyre en Ecosse, dans l’inconfort le plus total, il a entrepris de tout installer ou réparer lui-même, avec Linda, sa femme, leurs deux enfants et bien sûr, Martha, son chien, qu’il a rendu célèbre grâce à une chanson des Beatles.<br /><br />Paul est comme ça depuis l’adolescence. Il gamberge sans cesse, il a besoin d’être occupé sur un projet. Le duo Lennon-McCartney, le premier cahier de chansons composées à l’adolescence, les albums Sgt Pepper, Abbey Road, Let It Be, c’est lui. Faut toujours qu’il ait une idée pour aller plus loin. Mais aujourd’hui, il n’y a plus rien, John Lennon a jeté l’éponge, alors Paul apprend à bricoler dans sa maison, vivant avec la nature, il est sans cesse occupé, ce qui l’empêche de réfléchir et lui permet de sortir de la dépression.<br /><br />Les journalistes qui arrivent à le retrouver malgré son éloignement de tout, l’énervent, surtout quand il les aperçoit au sommet d’une colline avec des jumelles. Alors, à contrecœur, il reçoit la BBC et le magazine Life pour couper l’herbe sous le pied des candidats au scoop.<br /><br />Pour la première fois depuis l’adolescence, Paul affronte le vide vertigineux de ne plus penser à la musique, et cela, durant des semaines, vous pensez ! John et lui écrivaient puis enregistraient avec George et Ringo tout un album, tout en donnant une vingtaine de concerts, en l’espace de cinq-six semaines. Heureusement, il y a la joie des enfants. C’est aussi une première pour lui. Deux filles en plus ! Lui qui, orphelin à l’adolescence, a vécu avec un père et un frère, trois gars à la maison ! <br /><br />Et donc, un soir Heather, la fille de Linda qu’il adoptera bientôt, lui demande de jouer une nouvelle chanson. Paul essaie de refuser gentiment, tente un “pas ce soir”, mais la petite lui tend déjà une guitare en disant : “allez, une chanson qui parle de maman”. <br /><br />Paul saisit l’instrument et se lance dans une improvisation … <br /><br />Est-ce un hasard ? Un besoin de soleil, de mer et de plage se fait alors sentir. Voilà la famille envolée quelques jours plus tard vers une île des Antilles puisretour à Londres où Paul se fait livrer à domicile un enregistreur à quatre pistes. Il pourrait se faire aider par la terre entière, et ben non ! Puisqu’il est désormais seul, il va faire un truc incroyable pour l’époque, fin 1969, il va enregistrer un album tout seul, en jouant de tous les instruments. L’album s’intitulera tout simplement Paul McCartney, il ne lui vaudra aucun hit, c’est vrai, même s’il est N°1 à sa sortie.<br /><br />Mais Paul n’attendra pas longtemps, l’année suivante déjà, ce sera le premier hit, le début d’une domination sur la décennie suivante après avoir été le maître des sixties. Non, qui aurait dit que ce gamin de Liverpool connaîtrait un tel destin.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e6a40552ca3b3c2f33c9a9e4f62a1201.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969 : Paul McCartney sans les Beatles</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-paul-mccartney-sans-les-beatles--70384619</link><description><![CDATA[Je ne vous apprends rien, on en a raconté de belles histoires, des trucs de fou sur la musique pop et on en raconte encore tous les jours. Et pourtant, la plus incroyable d’entre elles, on ne l’a jamais vraiment racontée. Ou plutôt, on ne l’a pas écoutée. Elle n’avait pourtant aucune chance de passer inaperçue puisque ses protagonistes étaient alors les gens les plus médiatisés au monde. Non vraiment, qui aurait pu se remettre en selle pour courir à la victoire après une chute pareille ? <br /><br />En effet, ce 20 septembre 1969, les Beatles sont réunis dans le quartier général de Apple, la firme de disques qu’ils ont créée il y a même pas deux ans. Et pourtant, il s’y est passé tellement de choses que cela semble déjà une éternité. En janvier dernier, ils jouaient sur le toit devant des caméras et un public médusé, après être passés à deux doigts de la séparation. Et puis Paul McCartney avait réussi à réunir tout le monde durant l’été pour un album qui allait sortir bientôt et qui s’annonçait déjà comme le meilleur qu’ils aient jamais enregistré. Une merveille ! <br /><br />Et justement, Paul, qui depuis deux ans, joue le rôle de locomotive pour que le groupe compose et enregistre, face à un John Lennon complètement démobilisé, est aujourd’hui, gonflé à bloc. Leur nouveau manager, dont il se méfie comme de la peste entre parenthèses, a en effet renégocié le contrat des Beatles avec EMI à un très bon tarif pour les 7 années à venir. Alors ils sont venus tous les quatre pour le signer quand John Lennon annonce à Paul qu’il quitte le groupe. C’est fini, les Beatles ! Mais bon, on n’en dit rien, hein, ce ne serait pas bon pour les affaires et le disque qui va sortir.<br /><br />Paul quitte les bureaux rapidement, en premier, il fait bonne figure devant les fans fidèles qui font le pied de grue, puis monte dans sa mini Morris pour regagner son domicile. Et là, durant tout le trajet, il est en pilote automatique. Mettez vous à sa place. Depuis l’adolescence, il n’a connu que les Beatles, un groupe local d’une ville ouvrière, devenu le plus grand phénomène que la Terre ait jamais porté. Lui, la superstar, est à présent sans-emploi.<br /><br />Alors Paul rentre chez lui et n’en sort plus. Il boit du soir au matin au grand désespoir de sa jeune épouse Linda. La rumeur idiote mais persistante prétendant qu’il est mort et a été remplacé par un sosie n’arrange rien, elle fait les gros titres, et voilà qu’il plonge dans la dépression. Il n’a plus rien dans la vie, même l’argent est bloqué à cause de leurs affaires. Plus rien ? Ah bon.<br /><br />Linda et lui, enfin surtout Linda, décident donc de repartir de rien, c’est-à-dire d’une ferme abandonnée du bout du monde qu’il a achetée trois ans plus tôt, en Ecosse. Aucun équipement, ça tombe bien, personne ne viendra l’ennuyer. Le début de l’histoire d’un improbable retour, celui d’un artiste condamné selon toute probabilité à prendre sa retraite à l’âge de 27 ans car brutalement privé de ses partenaires. Elle va démontrer que Paul avait bien été le moteur de la créativité spectaculaire des Beatles car il a continué à tourner à plein régime chez lui. Cette chanson que vous ne connaissez probablement pas et qui date de 1971, le prouve à l’envi.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70384619</guid><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70384619/344040_1969_paul_mccartney_sans_les_beatles.mp3" length="5520035" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je ne vous apprends rien, on en a raconté de belles histoires, des trucs de fou sur la musique pop et on en raconte encore tous les jours. Et pourtant, la plus incroyable d’entre elles, on ne l’a jamais vraiment racontée. Ou plutôt, on ne l’a pas...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je ne vous apprends rien, on en a raconté de belles histoires, des trucs de fou sur la musique pop et on en raconte encore tous les jours. Et pourtant, la plus incroyable d’entre elles, on ne l’a jamais vraiment racontée. Ou plutôt, on ne l’a pas écoutée. Elle n’avait pourtant aucune chance de passer inaperçue puisque ses protagonistes étaient alors les gens les plus médiatisés au monde. Non vraiment, qui aurait pu se remettre en selle pour courir à la victoire après une chute pareille ? <br /><br />En effet, ce 20 septembre 1969, les Beatles sont réunis dans le quartier général de Apple, la firme de disques qu’ils ont créée il y a même pas deux ans. Et pourtant, il s’y est passé tellement de choses que cela semble déjà une éternité. En janvier dernier, ils jouaient sur le toit devant des caméras et un public médusé, après être passés à deux doigts de la séparation. Et puis Paul McCartney avait réussi à réunir tout le monde durant l’été pour un album qui allait sortir bientôt et qui s’annonçait déjà comme le meilleur qu’ils aient jamais enregistré. Une merveille ! <br /><br />Et justement, Paul, qui depuis deux ans, joue le rôle de locomotive pour que le groupe compose et enregistre, face à un John Lennon complètement démobilisé, est aujourd’hui, gonflé à bloc. Leur nouveau manager, dont il se méfie comme de la peste entre parenthèses, a en effet renégocié le contrat des Beatles avec EMI à un très bon tarif pour les 7 années à venir. Alors ils sont venus tous les quatre pour le signer quand John Lennon annonce à Paul qu’il quitte le groupe. C’est fini, les Beatles ! Mais bon, on n’en dit rien, hein, ce ne serait pas bon pour les affaires et le disque qui va sortir.<br /><br />Paul quitte les bureaux rapidement, en premier, il fait bonne figure devant les fans fidèles qui font le pied de grue, puis monte dans sa mini Morris pour regagner son domicile. Et là, durant tout le trajet, il est en pilote automatique. Mettez vous à sa place. Depuis l’adolescence, il n’a connu que les Beatles, un groupe local d’une ville ouvrière, devenu le plus grand phénomène que la Terre ait jamais porté. Lui, la superstar, est à présent sans-emploi.<br /><br />Alors Paul rentre chez lui et n’en sort plus. Il boit du soir au matin au grand désespoir de sa jeune épouse Linda. La rumeur idiote mais persistante prétendant qu’il est mort et a été remplacé par un sosie n’arrange rien, elle fait les gros titres, et voilà qu’il plonge dans la dépression. Il n’a plus rien dans la vie, même l’argent est bloqué à cause de leurs affaires. Plus rien ? Ah bon.<br /><br />Linda et lui, enfin surtout Linda, décident donc de repartir de rien, c’est-à-dire d’une ferme abandonnée du bout du monde qu’il a achetée trois ans plus tôt, en Ecosse. Aucun équipement, ça tombe bien, personne ne viendra l’ennuyer. Le début de l’histoire d’un improbable retour, celui d’un artiste condamné selon toute probabilité à prendre sa retraite à l’âge de 27 ans car brutalement privé de ses partenaires. Elle va démontrer que Paul avait bien été le moteur de la créativité spectaculaire des Beatles car il a continué à tourner à plein régime chez lui. Cette chanson que vous ne connaissez probablement pas et qui date de 1971, le prouve à l’envi.]]></itunes:summary><itunes:duration>230</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0d466d704969f4896f812cd5558974ff.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1986 : le jour où Téléphone a cessé d’être un groupe</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1986-le-jour-ou-telephone-a-cesse-d-etre-un-groupe--70078762</link><description><![CDATA[En 1986, la musique est en France, à l’heure des radios libres, du Top 50 et de Champs Elysées. Comme autrefois les yéyés, ces médias ont mis en lumière une nouvelle génération d’artistes de leur temps, de Mylène Farmer à Indochine, en passant par Jean-Jacques Goldman et Niagara.<br /><br />Et les Téléphone dans tout ça ? C’est vrai, ils viennent des années 70, eux ! Mais bon, après cinq albums, ne nous dites pas qu’ils n’ont plus rien à nous dire, comme le groupe anglais The Police !<br /><br />Ben faut croire que si. Quelques mois plus tôt, alors qu’ils sont à la recherche du producteur de leur prochain album, ils envisagent Quincy Jones, Monsieur Thriller, puis rapidement d’autres noms dont celui de Steve Lillywhite, le producteur des premiers U2. Ça vous étonne, hein ? Mais à ce moment, les Téléphone sont les petits chouchous de Richard Branson, le patron de Virgin qui a juré de faire d’eux des stars mondiales. Et on ne dit pas non au boss de Virgin, la boîte de disques la plus branchée de la planète.<br /><br />Alors le fameux Steve Lillywhite débarque à Paris lors d’une répétition de Téléphone puis passe la soirée dans une boîte parisienne avec Corinne, la bassiste. Une soirée où, la nuit aidant, elle déballe tout son mal-être. Oh elle ne fait dire que la vérité : au cours de l’enregistrement de leur dernier album, Dure Limite, ils ont fini chacun dans un hôtel différent tellement c’était la bagarre.<br /><br />Et donc le lendemain, Steve Lillywhite annonce au manager de Téléphone qu'il ne fera pas l’album d’un groupe en train de se séparer. Pour lui, il en est sûr, ce disque ne se fera pas. <br /><br />Le 24 mars 1986, alors que l’unique single qui est finalement sorti de tout ça est un énorme tube qui résonne sur les radios et les télés, le fidèle ami des débuts et manager de Téléphone annonce que le groupe prend une année sabbatique, précisant qu’il ne s’agit nullement d’une séparation déguisée. <br /><br />Mais c’est un album de Jean-Louis Aubert avec Richard, puis de Bertignac et Corinne qui suivront. Deux pour le prix d’un, serait-on tenté de dire quand on voit le verre à moitié plein. Mais force est de constater que pour formidables qu’ils soient, ce n’est plus pareil : il y avait en Téléphone quelque chose de nous. Ces quatre rockers nous renvoyaient et nous renvoient toujours au XXI° siècle, l’image de notre jeunesse et d’une époque. La fin des années 70 et le début des années 80 resteront comme la fin des sixties, ces moments où une génération a fait l’Histoire, rejetant le modèle dépassé des plus âgés. Une expression, une culture dans un temps où tout changeait, tout basculait et où il fallait écouter certains disques ou voir certains films pour comprendre ce qui se passait. Mais voilà, les meilleures choses ont une fin ; il faut qu’elles en aient une pour qu’on puisse refermer le livre et le ranger soigneusement afin qu’il ne s’abîme pas.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078762</guid><pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:00:13 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078762/339877_1986_le_jour_ou_telephone_a_cesse_d_etre_un_groupe.mp3" length="5101185" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1986, la musique est en France, à l’heure des radios libres, du Top 50 et de Champs Elysées. Comme autrefois les yéyés, ces médias ont mis en lumière une nouvelle génération d’artistes de leur temps, de Mylène Farmer à Indochine, en passant par...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1986, la musique est en France, à l’heure des radios libres, du Top 50 et de Champs Elysées. Comme autrefois les yéyés, ces médias ont mis en lumière une nouvelle génération d’artistes de leur temps, de Mylène Farmer à Indochine, en passant par Jean-Jacques Goldman et Niagara.<br /><br />Et les Téléphone dans tout ça ? C’est vrai, ils viennent des années 70, eux ! Mais bon, après cinq albums, ne nous dites pas qu’ils n’ont plus rien à nous dire, comme le groupe anglais The Police !<br /><br />Ben faut croire que si. Quelques mois plus tôt, alors qu’ils sont à la recherche du producteur de leur prochain album, ils envisagent Quincy Jones, Monsieur Thriller, puis rapidement d’autres noms dont celui de Steve Lillywhite, le producteur des premiers U2. Ça vous étonne, hein ? Mais à ce moment, les Téléphone sont les petits chouchous de Richard Branson, le patron de Virgin qui a juré de faire d’eux des stars mondiales. Et on ne dit pas non au boss de Virgin, la boîte de disques la plus branchée de la planète.<br /><br />Alors le fameux Steve Lillywhite débarque à Paris lors d’une répétition de Téléphone puis passe la soirée dans une boîte parisienne avec Corinne, la bassiste. Une soirée où, la nuit aidant, elle déballe tout son mal-être. Oh elle ne fait dire que la vérité : au cours de l’enregistrement de leur dernier album, Dure Limite, ils ont fini chacun dans un hôtel différent tellement c’était la bagarre.<br /><br />Et donc le lendemain, Steve Lillywhite annonce au manager de Téléphone qu'il ne fera pas l’album d’un groupe en train de se séparer. Pour lui, il en est sûr, ce disque ne se fera pas. <br /><br />Le 24 mars 1986, alors que l’unique single qui est finalement sorti de tout ça est un énorme tube qui résonne sur les radios et les télés, le fidèle ami des débuts et manager de Téléphone annonce que le groupe prend une année sabbatique, précisant qu’il ne s’agit nullement d’une séparation déguisée. <br /><br />Mais c’est un album de Jean-Louis Aubert avec Richard, puis de Bertignac et Corinne qui suivront. Deux pour le prix d’un, serait-on tenté de dire quand on voit le verre à moitié plein. Mais force est de constater que pour formidables qu’ils soient, ce n’est plus pareil : il y avait en Téléphone quelque chose de nous. Ces quatre rockers nous renvoyaient et nous renvoient toujours au XXI° siècle, l’image de notre jeunesse et d’une époque. La fin des années 70 et le début des années 80 resteront comme la fin des sixties, ces moments où une génération a fait l’Histoire, rejetant le modèle dépassé des plus âgés. Une expression, une culture dans un temps où tout changeait, tout basculait et où il fallait écouter certains disques ou voir certains films pour comprendre ce qui se passait. Mais voilà, les meilleures choses ont une fin ; il faut qu’elles en aient une pour qu’on puisse refermer le livre et le ranger soigneusement afin qu’il ne s’abîme pas.]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/783ff163936bab9d8c6772ca88418d22.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi Téléphone et The Police n’ont pas fait comme les Rolling Stones</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-telephone-et-the-police-n-ont-pas-fait-comme-les-rolling-stones--70078761</link><description><![CDATA[Milieu des années 80, The Police est devenu le plus grand groupe rock au monde, et Téléphone, celui de la francophonie. Pour nous en Belgique, c’est pareil, ça ne fait aucune différence, on les adore. Ça fait sept ans déjà qu’ils sont là, avec nous. Ah, nous ne sommes plus les mêmes qu’à l’époque de Roxanne ou La bombe humaine. On est des grands hommes maintenant. Mais eux, on voudrait qu’ils ne nous quittent jamais. On a un contrat. Ils doivent nous maintenir en vie, en contact avec ce qui nous a éblouis quand on avait 13-15 ans !<br /><br />Mais ce n’est pas à ça que songe Louis Bertignac, l’autre voix de téléphone quand il branche sa guitare, en répète ou récemment, en studio. Ben oui je joue fort, comme toujours. Qu’est-ce qui lui prend, Jean-Louis ? Il a oublié quand on se faisait saigner les doigts sur les cordes ou quoi ?<br /><br />Parfois, quand ça bloque, Jean-Louis pense aux autres. Pas par jalousie, hein, noon, par comparaison. Pour se rappeler pourquoi il fait ça. Et alors qu’ils se prennent la tête avec Jean-Louis et Corinne sur comment doit sonner Téléphone en 1986, une question lui traverse l’esprit : comment font les Rolling Stones ?<br /><br />Ils se supportent à peine depuis des années, on le sait. Ils se sont trahis, engueulés, quittés, retrouvés. Ils ont fait des carrières solo, des procès, des interviews assassines. Et pourtant, à plus de quarante piges, ils montent sur scène, ils jouent, et ça tient. Ne dites pas que c’est parce qu’ils s’aiment. Mais parce qu’ils ont décidé que le groupe passait avant tout.<br /><br />Jean-Louis cherche autre chose. Une musique plus claire, plus pop, plus française. Je le respecte pour ça, c’est pas le problème. Mais moi, je ne veux pas devenir un groupe qui s’explique lors d’interminables soirées qui se terminent la tête à l’envers et le cendrier plein. Je veux un groupe qui déborde, qui dérape, le rock, pour moi, c’est ça.<br /><br />Les Stones ont pigé un truc que nous, on n’a peut-être pas envie d’accepter : tu peux ne plus te comprendre, ne plus te ressembler, ne plus te parler et continuer quand même, parce que le nom du groupe est devenu plus grand que les humeurs et les ambitions de chacun.<br /><br />La différence avec les Stones, c’est peut-être ça. Eux ont accepté de jouer un rôle. Nous, on a toujours voulu être vrais.<br /><br />Louis repose la guitare. Il comprend soudain que la vraie question n’est pas comment ils font. Mais est-ce qu’on a envie de faire pareil ?<br /><br />De l’autre côté de la Manche, c’est pareil pour Sting qui est aux abonnés absents comme ses deux complices de Police. Je devrais dire ses anciens complices de Police. Et si Téléphone va en guise d’adieu, offrir un 45 Tours mélancolique dans lequel les quatre musiciens ne pourront pas tous se reconnaître, Police publiera un cover d’un ancien hit dans lequel nous, on aura de la peine à retrouver leur folle et furieuse folie d’être jeune et leur joie d’être ensemble.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078761</guid><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078761/339876_pourquoi_telephone_et_the_police_n_ont_pas_fait_comme_les_rolling_stones.mp3" length="4819521" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Milieu des années 80, The Police est devenu le plus grand groupe rock au monde, et Téléphone, celui de la francophonie. Pour nous en Belgique, c’est pareil, ça ne fait aucune différence, on les adore. Ça fait sept ans déjà qu’ils sont là, avec nous....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Milieu des années 80, The Police est devenu le plus grand groupe rock au monde, et Téléphone, celui de la francophonie. Pour nous en Belgique, c’est pareil, ça ne fait aucune différence, on les adore. Ça fait sept ans déjà qu’ils sont là, avec nous. Ah, nous ne sommes plus les mêmes qu’à l’époque de Roxanne ou La bombe humaine. On est des grands hommes maintenant. Mais eux, on voudrait qu’ils ne nous quittent jamais. On a un contrat. Ils doivent nous maintenir en vie, en contact avec ce qui nous a éblouis quand on avait 13-15 ans !<br /><br />Mais ce n’est pas à ça que songe Louis Bertignac, l’autre voix de téléphone quand il branche sa guitare, en répète ou récemment, en studio. Ben oui je joue fort, comme toujours. Qu’est-ce qui lui prend, Jean-Louis ? Il a oublié quand on se faisait saigner les doigts sur les cordes ou quoi ?<br /><br />Parfois, quand ça bloque, Jean-Louis pense aux autres. Pas par jalousie, hein, noon, par comparaison. Pour se rappeler pourquoi il fait ça. Et alors qu’ils se prennent la tête avec Jean-Louis et Corinne sur comment doit sonner Téléphone en 1986, une question lui traverse l’esprit : comment font les Rolling Stones ?<br /><br />Ils se supportent à peine depuis des années, on le sait. Ils se sont trahis, engueulés, quittés, retrouvés. Ils ont fait des carrières solo, des procès, des interviews assassines. Et pourtant, à plus de quarante piges, ils montent sur scène, ils jouent, et ça tient. Ne dites pas que c’est parce qu’ils s’aiment. Mais parce qu’ils ont décidé que le groupe passait avant tout.<br /><br />Jean-Louis cherche autre chose. Une musique plus claire, plus pop, plus française. Je le respecte pour ça, c’est pas le problème. Mais moi, je ne veux pas devenir un groupe qui s’explique lors d’interminables soirées qui se terminent la tête à l’envers et le cendrier plein. Je veux un groupe qui déborde, qui dérape, le rock, pour moi, c’est ça.<br /><br />Les Stones ont pigé un truc que nous, on n’a peut-être pas envie d’accepter : tu peux ne plus te comprendre, ne plus te ressembler, ne plus te parler et continuer quand même, parce que le nom du groupe est devenu plus grand que les humeurs et les ambitions de chacun.<br /><br />La différence avec les Stones, c’est peut-être ça. Eux ont accepté de jouer un rôle. Nous, on a toujours voulu être vrais.<br /><br />Louis repose la guitare. Il comprend soudain que la vraie question n’est pas comment ils font. Mais est-ce qu’on a envie de faire pareil ?<br /><br />De l’autre côté de la Manche, c’est pareil pour Sting qui est aux abonnés absents comme ses deux complices de Police. Je devrais dire ses anciens complices de Police. Et si Téléphone va en guise d’adieu, offrir un 45 Tours mélancolique dans lequel les quatre musiciens ne pourront pas tous se reconnaître, Police publiera un cover d’un ancien hit dans lequel nous, on aura de la peine à retrouver leur folle et furieuse folie d’être jeune et leur joie d’être ensemble.]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1579d9f06ee18648afbed9ccd2216fdf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1986: Téléphone, quand la musique sonnait… mais que le cœur n’y était plus</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1986-telephone-quand-la-musique-sonnait-mais-que-le-coeur-n-y-etait-plus--70078760</link><description><![CDATA[Si 1986 a été une nouvelle année formidable au firmament de la musique pop, c’est aussi celle où on a appris qu’on avait perdu en chemin les groupes Téléphone et The Police. Avouez que, malgré l'incroyable foisonnement créatif de l’époque, ça faisait beaucoup pour leurs fans. Surtout pour ceux qui étaient fans des deux, et croyez-moi, en Belgique, il y en avait.<br /><br />Mais comme je vous l’ai raconté, nous aurions été bien étonnés d’être dans la pièce avec eux, lors des derniers instants. Dans leur tête, même. <br /><br />C’est vrai, imaginez Jean-Louis Aubert, au milieu des années 80… <br /><br />“Je me lève avec une chanson en tête, comme toujours. C’est idiot mais c’est comme ça que je mesure si ça va encore. J’attrape ma guitare, je gratte deux accords, je note une phrase sur un bout de papier. Le problème, ce n’est pas d’écrire. Le problème, c’est de savoir pour qui.<br /><br />Téléphone existe encore officiellement. Officieusement, ça fait un moment que le courant ne passe plus. Les malentendus sont permanents, nos attentes ne se rejoignent plus. <br /><br />J’arrive en studio. Louis est déjà là. Il joue fort, il envoie, il occupe l’espace comme d’hab. Corinne est en retrait, concentrée, trop peut-être, comme toujours. Quant à Richard, il tape, solide et fidèle, mais je crois qu’il en a marre d’être le lien entre nous tous.<br /><br />On parle d’un nouvel album, enfin, on va essayer. Je propose un morceau, pas une idée aboutie, non, juste une direction, Louis joue dessus immédiatement mais il joue contre, pas avec. J’arrête, je dis qu’il faut qu’on respire un coup. Les autres ne disent rien, Richard regarde sa montre. <br /><br />Ce silence-là, je le connais, c’est celui de la dernière tournée dans les loges, quand on arrivait chacun de notre côté. Les concerts étaient bons parce qu’on est devenus des pros mais plus personne n’avait envie de rester après, de prolonger la fête. <br /><br />Avant on parlait de tout, de rien, de conneries et surtout de musique. Aujourd’hui, chacun reste sur son territoire. Moi, je protège le mien, c’est-à-dire l’idée que Téléphone doit encore signifier quelque chose. Et là, je commence à comprendre que je suis peut-être le seul.<br /><br />Alors on réessaie après la pause, ça sonne. Ouais, objectivement, ça sonne. C’est du travail bien fait, mais il y manque l’essentiel : la joie. Je range ma guitare plus tôt que prévu, on va boire un verre pour en parler au bistrot d’à côté. Je sors avec cette sensation étrange que tout fonctionne mais que plus rien ne circule. Mes autres chansons ? Est-ce que je vais oser leur dire ce qui me fait le plus peur ? Que je ne peux pas les amener car le groupe ne saura pas ou ne voudra plus les jouer. Elles ne leur appartiennent plus.”]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078760</guid><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078760/339875_1986_telephone_quand_la_musique_sonnait_mais_que_le_c_ur_n_y_etait_plus.mp3" length="4824129" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si 1986 a été une nouvelle année formidable au firmament de la musique pop, c’est aussi celle où on a appris qu’on avait perdu en chemin les groupes Téléphone et The Police. Avouez que, malgré l'incroyable foisonnement créatif de l’époque, ça faisait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si 1986 a été une nouvelle année formidable au firmament de la musique pop, c’est aussi celle où on a appris qu’on avait perdu en chemin les groupes Téléphone et The Police. Avouez que, malgré l'incroyable foisonnement créatif de l’époque, ça faisait beaucoup pour leurs fans. Surtout pour ceux qui étaient fans des deux, et croyez-moi, en Belgique, il y en avait.<br /><br />Mais comme je vous l’ai raconté, nous aurions été bien étonnés d’être dans la pièce avec eux, lors des derniers instants. Dans leur tête, même. <br /><br />C’est vrai, imaginez Jean-Louis Aubert, au milieu des années 80… <br /><br />“Je me lève avec une chanson en tête, comme toujours. C’est idiot mais c’est comme ça que je mesure si ça va encore. J’attrape ma guitare, je gratte deux accords, je note une phrase sur un bout de papier. Le problème, ce n’est pas d’écrire. Le problème, c’est de savoir pour qui.<br /><br />Téléphone existe encore officiellement. Officieusement, ça fait un moment que le courant ne passe plus. Les malentendus sont permanents, nos attentes ne se rejoignent plus. <br /><br />J’arrive en studio. Louis est déjà là. Il joue fort, il envoie, il occupe l’espace comme d’hab. Corinne est en retrait, concentrée, trop peut-être, comme toujours. Quant à Richard, il tape, solide et fidèle, mais je crois qu’il en a marre d’être le lien entre nous tous.<br /><br />On parle d’un nouvel album, enfin, on va essayer. Je propose un morceau, pas une idée aboutie, non, juste une direction, Louis joue dessus immédiatement mais il joue contre, pas avec. J’arrête, je dis qu’il faut qu’on respire un coup. Les autres ne disent rien, Richard regarde sa montre. <br /><br />Ce silence-là, je le connais, c’est celui de la dernière tournée dans les loges, quand on arrivait chacun de notre côté. Les concerts étaient bons parce qu’on est devenus des pros mais plus personne n’avait envie de rester après, de prolonger la fête. <br /><br />Avant on parlait de tout, de rien, de conneries et surtout de musique. Aujourd’hui, chacun reste sur son territoire. Moi, je protège le mien, c’est-à-dire l’idée que Téléphone doit encore signifier quelque chose. Et là, je commence à comprendre que je suis peut-être le seul.<br /><br />Alors on réessaie après la pause, ça sonne. Ouais, objectivement, ça sonne. C’est du travail bien fait, mais il y manque l’essentiel : la joie. Je range ma guitare plus tôt que prévu, on va boire un verre pour en parler au bistrot d’à côté. Je sors avec cette sensation étrange que tout fonctionne mais que plus rien ne circule. Mes autres chansons ? Est-ce que je vais oser leur dire ce qui me fait le plus peur ? Que je ne peux pas les amener car le groupe ne saura pas ou ne voudra plus les jouer. Elles ne leur appartiennent plus.”]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/38b4c5a6b97efd41e812765b4d781f00.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Police : au sommet… et déjà séparés</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-police-au-sommet-et-deja-separes--70078759</link><description><![CDATA[Même si rien n’a pu assombrir cette brillante année 1986, on a quand même morflé une paire de fois avec la disparition des groupes Téléphone et The Police. On leur en a voulu de se séparer. Ils n’avaient pas le droit, pas vrai ? C’était moche de leur part de ne pas penser à nous, de croire qu’on allait dire Ah bon ? Pas grave, on achètera leurs disques solos. Non, nous, ce qu’on aimait c’est ce qu’ils dégageaient ensemble, la musique qui en sortait.<br /><br />On ne pensait pas à eux, évidemment, à ce qu’ils vivaient. Tenez, si on se mettait le temps d’une journée dans la peau de Stewart Copeland, le batteur de Police ? Et le fondateur, le leader du groupe, on l’oublie. Et pas en 86, non, car tout a commencé à se lézarder déjà trois ans auparavant, lors de l’enregistrement de l’album Synchronicity.<br /><br />“Ce matin, je me suis levé tôt, mais pas aussi tôt que Sting. Nous sommes dans les Caraïbes, face à une mer turquoise, sous les palmiers, mais il est déjà au studio quand j’y arrive. On ne se dit plus bonjour, on communique à travers les ingénieurs du son et les assistants. Sting a déjà tout décidé pour ce nouveau morceau. Quant à Andy, il enregistre ses guitares à part.<br /><br />A midi, plus personne ne mange ensemble. Chacun disparaît de son côté. Alors j’essaie d’exister là où il reste de la place, je reste avec les ingénieurs, on parle de micros, de sons, de prises alternatives. C’est plus commode que d’évoquer le reste, on bosse mieux quand on évite les sujets dangereux.<br /><br />L’après-midi, on tente une nouvelle prise, puis Sting demande que je ne joue pas sur cette version, histoire de “voir ce que ça donne”. Je sais très bien ce que ça veut dire. Je sors de la cabine de prise de son, j’écoute derrière la vitre. Le morceau fonctionne sans moi et ça me fait mal. <br /><br />En fin de journée, Andy arrive, on échange trois mots, pas sur la musique, hein, la météo. Il place sa guitare sur la bande et je rentre seul. Et le lendemain ce sera pareil. Et le jour d’après aussi. Le plus terrible dans l’histoire, c’est que l’album sera énorme. Le plus gros succès que nous ayons jamais connu, ce qui n’est pas peu dire. Dans la presse, je lirai que nous sommes au sommet. <br /><br />Mais au sommet de quoi ? Je ne sais qu’une chose : un groupe capable de faire un disque pareil sans se parler n’est plus un groupe de rock. L’histoire est finie mais cela ne s’entendra que sur cette nouvelle version d’un tube du temps où on se marrait vraiment et qu’on a réenregistré juste avant notre rupture, en juillet 86. Ma clavicule me faisait souffrir. Quel idiot de me l’être pétée en jouant au polo. Résultat : je ne joue pas comme je devrais, comme je l’entends dans ma tête. On me parle de boîtes à rythme, de solutions, alors je râle, ce groupe s’est construit sur l’énergie rock et là, on me demande de devenir optionnel. Alors je donne le maximum mais c’est moins fort.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078759</guid><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:00:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078759/339874_the_police_au_sommet_et_deja_separes.mp3" length="5300060" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Même si rien n’a pu assombrir cette brillante année 1986, on a quand même morflé une paire de fois avec la disparition des groupes Téléphone et The Police. On leur en a voulu de se séparer. Ils n’avaient pas le droit, pas vrai ? C’était moche de leur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Même si rien n’a pu assombrir cette brillante année 1986, on a quand même morflé une paire de fois avec la disparition des groupes Téléphone et The Police. On leur en a voulu de se séparer. Ils n’avaient pas le droit, pas vrai ? C’était moche de leur part de ne pas penser à nous, de croire qu’on allait dire Ah bon ? Pas grave, on achètera leurs disques solos. Non, nous, ce qu’on aimait c’est ce qu’ils dégageaient ensemble, la musique qui en sortait.<br /><br />On ne pensait pas à eux, évidemment, à ce qu’ils vivaient. Tenez, si on se mettait le temps d’une journée dans la peau de Stewart Copeland, le batteur de Police ? Et le fondateur, le leader du groupe, on l’oublie. Et pas en 86, non, car tout a commencé à se lézarder déjà trois ans auparavant, lors de l’enregistrement de l’album Synchronicity.<br /><br />“Ce matin, je me suis levé tôt, mais pas aussi tôt que Sting. Nous sommes dans les Caraïbes, face à une mer turquoise, sous les palmiers, mais il est déjà au studio quand j’y arrive. On ne se dit plus bonjour, on communique à travers les ingénieurs du son et les assistants. Sting a déjà tout décidé pour ce nouveau morceau. Quant à Andy, il enregistre ses guitares à part.<br /><br />A midi, plus personne ne mange ensemble. Chacun disparaît de son côté. Alors j’essaie d’exister là où il reste de la place, je reste avec les ingénieurs, on parle de micros, de sons, de prises alternatives. C’est plus commode que d’évoquer le reste, on bosse mieux quand on évite les sujets dangereux.<br /><br />L’après-midi, on tente une nouvelle prise, puis Sting demande que je ne joue pas sur cette version, histoire de “voir ce que ça donne”. Je sais très bien ce que ça veut dire. Je sors de la cabine de prise de son, j’écoute derrière la vitre. Le morceau fonctionne sans moi et ça me fait mal. <br /><br />En fin de journée, Andy arrive, on échange trois mots, pas sur la musique, hein, la météo. Il place sa guitare sur la bande et je rentre seul. Et le lendemain ce sera pareil. Et le jour d’après aussi. Le plus terrible dans l’histoire, c’est que l’album sera énorme. Le plus gros succès que nous ayons jamais connu, ce qui n’est pas peu dire. Dans la presse, je lirai que nous sommes au sommet. <br /><br />Mais au sommet de quoi ? Je ne sais qu’une chose : un groupe capable de faire un disque pareil sans se parler n’est plus un groupe de rock. L’histoire est finie mais cela ne s’entendra que sur cette nouvelle version d’un tube du temps où on se marrait vraiment et qu’on a réenregistré juste avant notre rupture, en juillet 86. Ma clavicule me faisait souffrir. Quel idiot de me l’être pétée en jouant au polo. Résultat : je ne joue pas comme je devrais, comme je l’entends dans ma tête. On me parle de boîtes à rythme, de solutions, alors je râle, ce groupe s’est construit sur l’énergie rock et là, on me demande de devenir optionnel. Alors je donne le maximum mais c’est moins fort.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fc3524948c3df07c51ef6dc222b23084.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Téléphone &amp; The Police : la fin trop rapide des années 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/telephone-the-police-la-fin-trop-rapide-des-annees-80--70078758</link><description><![CDATA[On a beau, à raison, encenser les années 80, ceux et celles qui les ont vécues  savent qu’on a aussi paumé pas mal de nos héros en cours de route. Il y a eu des disparitions, on ne va pas les énumérer, on nous les rappelle régulièrement, mais surtout des séparations.<br /><br />Car si on n’y a pas tous fait gaffe sur le coup, se disant comme avec les Beatles qu’on allait y gagner, avec les carrières solos ça ferait plus de disques, force est de constater que ces groupes qui ne durent que le temps d’une jeunesse, d’une adolescence, ont laissé un goût de trop peu. <br /><br />Et dans le registre de ceux dont on apprécierait aujourd’hui avoir deux ou trois albums de plus à écouter et réécouter, il y a Téléphone et The Police. Vous saviez qu’ils se sont formés et séparés à quelques semaines d’intervalle. Avouez que comme coïncidence, c’est quand même troublant, non ?<br /><br />Fin 76, début 1977, ces Français et Brittons sont tout sauf des punks mais ils s’engouffrent joyeusement dans ce mouvement qui traduit alors ce qui colle le plus à leur jeunesse. Et c’est parce qu’ils sont dans les deux cas des musiciens chevronnés, passionnés, qu’ils vont aussi rapidement prendre leurs distances et ouvrir leurs horizons. Un peu trop d’ailleurs et c’est là que des dissensions vont apparaître entre les membres.<br /><br />C’est une époque où on sort un album par an, au moins, alors c’est vrai qu’entre 1977 et 1984, Police et Téléphone vont livrer chacun de leur côté cinq albums de chansons originales qui seront de plus en plus sophistiqués. La seule vraie différence entre les deux groupes, ce sont les racines jazz de Sting et Andy Summers, c’est vrai. Mais quel parallèle entre ces deux monstres, l’un français, l’autre britannique. Leur autre point commun, c’est la Belgique, notre petit pays, surtout si on en retient que sa partie francophone, où ils ont connu un succès phénoménal. C’est vrai, qui n’a pas chanté Roxanne, qui n’a pas eu quelque chose en lui qui ne tourne pas rond ?<br /><br />Alors en cette année 1986, on a pris le dernier single de Téléphone et de Police pour ce qu’ils étaient : leur nouveau disque, aucun des deux groupes n’ayant signifié spécifiquement qu’ils se séparaient, du moins pas tout de suite. <br /><br />Sans doute avaient-ils du mal à se l’avouer eux-mêmes, qu’il était temps de voler de leurs propres ailes, qu’on ne s’amusait plus ensemble, que le groupe n’était désormais plus aussi grand que toutes les individualités réunies ou simplement qu’on ne jouait plus la même musique. On change. Les seuls dindons de la farce, c’était nous, le public. On aurait aimé que la magie du temps passé à attendre leurs nouveaux disques, leur prochain concert, dans notre chambre avec les posters accrochés aux murs soit prolongée encore d’un ou deux tours, que toute cette histoire n’ait pas été juste une illusion.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078758</guid><pubDate>Mon, 23 Feb 2026 08:00:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078758/339873_telephone_the_police_la_fin_trop_rapide_des_annees_80.mp3" length="4963514" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a beau, à raison, encenser les années 80, ceux et celles qui les ont vécues  savent qu’on a aussi paumé pas mal de nos héros en cours de route. Il y a eu des disparitions, on ne va pas les énumérer, on nous les rappelle régulièrement, mais surtout...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a beau, à raison, encenser les années 80, ceux et celles qui les ont vécues  savent qu’on a aussi paumé pas mal de nos héros en cours de route. Il y a eu des disparitions, on ne va pas les énumérer, on nous les rappelle régulièrement, mais surtout des séparations.<br /><br />Car si on n’y a pas tous fait gaffe sur le coup, se disant comme avec les Beatles qu’on allait y gagner, avec les carrières solos ça ferait plus de disques, force est de constater que ces groupes qui ne durent que le temps d’une jeunesse, d’une adolescence, ont laissé un goût de trop peu. <br /><br />Et dans le registre de ceux dont on apprécierait aujourd’hui avoir deux ou trois albums de plus à écouter et réécouter, il y a Téléphone et The Police. Vous saviez qu’ils se sont formés et séparés à quelques semaines d’intervalle. Avouez que comme coïncidence, c’est quand même troublant, non ?<br /><br />Fin 76, début 1977, ces Français et Brittons sont tout sauf des punks mais ils s’engouffrent joyeusement dans ce mouvement qui traduit alors ce qui colle le plus à leur jeunesse. Et c’est parce qu’ils sont dans les deux cas des musiciens chevronnés, passionnés, qu’ils vont aussi rapidement prendre leurs distances et ouvrir leurs horizons. Un peu trop d’ailleurs et c’est là que des dissensions vont apparaître entre les membres.<br /><br />C’est une époque où on sort un album par an, au moins, alors c’est vrai qu’entre 1977 et 1984, Police et Téléphone vont livrer chacun de leur côté cinq albums de chansons originales qui seront de plus en plus sophistiqués. La seule vraie différence entre les deux groupes, ce sont les racines jazz de Sting et Andy Summers, c’est vrai. Mais quel parallèle entre ces deux monstres, l’un français, l’autre britannique. Leur autre point commun, c’est la Belgique, notre petit pays, surtout si on en retient que sa partie francophone, où ils ont connu un succès phénoménal. C’est vrai, qui n’a pas chanté Roxanne, qui n’a pas eu quelque chose en lui qui ne tourne pas rond ?<br /><br />Alors en cette année 1986, on a pris le dernier single de Téléphone et de Police pour ce qu’ils étaient : leur nouveau disque, aucun des deux groupes n’ayant signifié spécifiquement qu’ils se séparaient, du moins pas tout de suite. <br /><br />Sans doute avaient-ils du mal à se l’avouer eux-mêmes, qu’il était temps de voler de leurs propres ailes, qu’on ne s’amusait plus ensemble, que le groupe n’était désormais plus aussi grand que toutes les individualités réunies ou simplement qu’on ne jouait plus la même musique. On change. Les seuls dindons de la farce, c’était nous, le public. On aurait aimé que la magie du temps passé à attendre leurs nouveaux disques, leur prochain concert, dans notre chambre avec les posters accrochés aux murs soit prolongée encore d’un ou deux tours, que toute cette histoire n’ait pas été juste une illusion.]]></itunes:summary><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/155bf02d18417bb4cda99c528afbfe00.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Love Story: Bob Dylan &amp; Suze, l’hiver où tout a commencé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/love-story-bob-dylan-suze-l-hiver-ou-tout-a-commence--70078365</link><description><![CDATA[La pochette de l’album <b>The Freewheelin' Bob Dylan </b>est aujourd’hui une des images les plus iconiques des années 60. On y voit deux jeunes gens qui marchent bras dessus bras dessous dans une rue enneigée de New York, serrés l’un contre l’autre pour résister au froid. Et on grelotte avec eux, c’est vrai, mais ce qu’on ne peut pas louper, c’est la lumière qui se dégage leur sourire. Une lumière dont on devine, bien évidemment, l’origine : l’amour et la jeunesse, le monde est à leurs pieds.<br /><br />Quand il la rencontre, Bob a vingt ans, pas vraiment d’adresse, et est financièrement raide. Il dort chez des gens sur des canapés, parfois par terre, traîne toute la journée à Greenwich Village, joue dans les petites salles pour le chapeau et vit avec une guitare, un harmonica, un carnet et l’idée obstinée que quelque chose va arriver.<br /><br /><b>Suzanne Rotolo</b>, c’est son nom, est plus jeune que lui, mais plus stable. Elle a un toit, un vrai travail, comme disaient les parents à l’époque, mais aussi des idées politiques et une curiosité immense. Quand Dylan arrive chez elle, il a vite fait de poser tout ce qu’il possède. Suze lui fait à manger : une soupe et des pâtes, rien d’extraordinaire, sauf que pour lui, ça compte énormément.<br /><br />Bob reste. Il parle beaucoup, écrit tout le temps, vit comme si chaque jour était décisif. Suze écoute, l’emmène au théâtre, aux manifestations, lui fait écouter autre chose que du folk. Ils marchent beaucoup, surtout le soir, parce que rester dehors ne coûte rien. Ils s’aiment fort, se disputent aussi. Bob peut être dur, absorbé par son art. <br /><br />La photo de cette pochette d’album qui va se vendre par millions, est prise en plein hiver 1963, dans Jones Street, à Manhattan. Il fait très froid et ils n’ont pas vraiment ce qu’il faut pour s’en protéger. Dylan n’est pas encore une voix mythique, c’est un garçon qui tient debout parce qu’une jeune femme marche à son bras. Vous devriez voir cette autre photo prise un instant plus tard, quand il l’embrasse, et elle fermant les yeux, le visage collé à son épaule à en mourir, c’est bouleversant.<br /><br />Quand l’album sort, et qu’on se met à entendre Blowin’ in the wind partout, les choses vont changer, c’est vrai. Bob va devenir Dylan. Suze, elle, va s’effacer peu à peu. Mais pour l’éternité, il reste cette image : avant la légende, un hiver, deux manteaux trop fins, et un amour en guise de soleil.<br /><br />Avant d’être une pochette mythique, <b>The Freewheelin’ Bob Dylan</b> est le souvenir d’un hiver new-yorkais, d’un artiste en attente de reconnaissance, et d’une jeune femme formidable qui l’a aidé à tenir le temps que sa voix trouve sa place. Alors on reste figé, comme cette photo que des milliers et des milliers de couples sont allés reproduire depuis dans Jones street. La vieille camionnette Volkswagen n’est plus garée sur la gauche de la rue mais le vent d’amour et de cette jeunesse insolente y souffle toujours. Rien ne pourra le faire tomber, pas même le ciel.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078365</guid><pubDate>Fri, 20 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078365/339859_love_story_bob_dylan_suze_l_hiver_ou_tout_a_commence.mp3" length="5627537" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La pochette de l’album The Freewheelin' Bob Dylan est aujourd’hui une des images les plus iconiques des années 60. On y voit deux jeunes gens qui marchent bras dessus bras dessous dans une rue enneigée de New York, serrés l’un contre l’autre pour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La pochette de l’album <b>The Freewheelin' Bob Dylan </b>est aujourd’hui une des images les plus iconiques des années 60. On y voit deux jeunes gens qui marchent bras dessus bras dessous dans une rue enneigée de New York, serrés l’un contre l’autre pour résister au froid. Et on grelotte avec eux, c’est vrai, mais ce qu’on ne peut pas louper, c’est la lumière qui se dégage leur sourire. Une lumière dont on devine, bien évidemment, l’origine : l’amour et la jeunesse, le monde est à leurs pieds.<br /><br />Quand il la rencontre, Bob a vingt ans, pas vraiment d’adresse, et est financièrement raide. Il dort chez des gens sur des canapés, parfois par terre, traîne toute la journée à Greenwich Village, joue dans les petites salles pour le chapeau et vit avec une guitare, un harmonica, un carnet et l’idée obstinée que quelque chose va arriver.<br /><br /><b>Suzanne Rotolo</b>, c’est son nom, est plus jeune que lui, mais plus stable. Elle a un toit, un vrai travail, comme disaient les parents à l’époque, mais aussi des idées politiques et une curiosité immense. Quand Dylan arrive chez elle, il a vite fait de poser tout ce qu’il possède. Suze lui fait à manger : une soupe et des pâtes, rien d’extraordinaire, sauf que pour lui, ça compte énormément.<br /><br />Bob reste. Il parle beaucoup, écrit tout le temps, vit comme si chaque jour était décisif. Suze écoute, l’emmène au théâtre, aux manifestations, lui fait écouter autre chose que du folk. Ils marchent beaucoup, surtout le soir, parce que rester dehors ne coûte rien. Ils s’aiment fort, se disputent aussi. Bob peut être dur, absorbé par son art. <br /><br />La photo de cette pochette d’album qui va se vendre par millions, est prise en plein hiver 1963, dans Jones Street, à Manhattan. Il fait très froid et ils n’ont pas vraiment ce qu’il faut pour s’en protéger. Dylan n’est pas encore une voix mythique, c’est un garçon qui tient debout parce qu’une jeune femme marche à son bras. Vous devriez voir cette autre photo prise un instant plus tard, quand il l’embrasse, et elle fermant les yeux, le visage collé à son épaule à en mourir, c’est bouleversant.<br /><br />Quand l’album sort, et qu’on se met à entendre Blowin’ in the wind partout, les choses vont changer, c’est vrai. Bob va devenir Dylan. Suze, elle, va s’effacer peu à peu. Mais pour l’éternité, il reste cette image : avant la légende, un hiver, deux manteaux trop fins, et un amour en guise de soleil.<br /><br />Avant d’être une pochette mythique, <b>The Freewheelin’ Bob Dylan</b> est le souvenir d’un hiver new-yorkais, d’un artiste en attente de reconnaissance, et d’une jeune femme formidable qui l’a aidé à tenir le temps que sa voix trouve sa place. Alors on reste figé, comme cette photo que des milliers et des milliers de couples sont allés reproduire depuis dans Jones street. La vieille camionnette Volkswagen n’est plus garée sur la gauche de la rue mais le vent d’amour et de cette jeunesse insolente y souffle toujours. Rien ne pourra le faire tomber, pas même le ciel.]]></itunes:summary><itunes:duration>235</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2fb791fc24454ab9e395030f36c29041.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Love Story: Bono &amp; Ali, l’histoire d’amour née le jour où U2 est né</title><link>https://www.spreaker.com/episode/love-story-bono-ali-l-histoire-d-amour-nee-le-jour-ou-u2-est-ne--70078364</link><description><![CDATA[Ce 25 septembre 1976, c’est une histoire d’adolescents que je vais vous raconter, une vraie, que l’on pourrait situer quelque part entre La Boum et un film social britannique. Elle se passe à Dublin, à deux rues du port, dans une école secondaire un peu trop grande pour ceux qui la fréquentent. Et rien qu’en citant le nom de la ville, vous avez deviné déjà qui vont en être les héros, pas vrai ?<br /><br />Début d’année scolaire à Mount Temple, nous y retrouvons Paul Hewson, gamin du nord de la ville, orphelin de mère depuis l’enfance, élevé avec son frère par un père débordé. À la maison, ils forment un trio de mecs qui bricolent comme ils peuvent. Mais dans une Irlande ultra catholique des années 70, grandir sans femmes autour de soi ne donne pas le mode d’emploi pour comprendre les filles. Or Paul en a une en tête. Il l’a remarquée trois ans plus tôt, le jour de son arrivée dans l’école. Nouveau, un peu perdu, il avait demandé son chemin dans un couloir à deux filles avaient ri et étaient parties sans répondre. L’une d’elles s’appelait Alison Stewart. Ali. Depuis ce jour-là, Paul est amoureux à distance. <br /><br />Et puis ce 25 septembre, voilà qu’il tombe sur une petite annonce punaisée aux valves de l’établissement : Batteur cherche musiciens pour former un groupe. <br /><br />Le batteur s’appelle Larry Mullen. Paul le connaît de vue. Larry est un gars qui a de l’allure, une réputation, et surtout une copine superbe. L’après-midi même, Paul se retrouve dans la cuisine des parents Mullen, avec une poignée d’autres garçons, serrés les uns contre les autres. Dans la pièce surchauffée, Larry tape comme un forcené. Il a déjà trouvé son style avec la grosse caisse qui cogne dans le ventre et la une caisse claire qui claque. Il y a aussi un certain Adam Clayton à la basse, et surtout les frères Evans, des types un peu étranges, capables de fabriquer leurs propres guitares et, paraît-il, de faire exploser une cabane de jardin avec leurs expériences de chimie amusante.<br /><br />À la fin de la journée, quelque chose est né. Le groupe n’a pas encore de nom, mais il existe déjà. Ce sera bientôt <b>U2</b>. Pour Paul, c’est une révélation. Mais il y a un problème. Le plus jeune des frères Evans, Dave, futur The Edge, tourne lui aussi autour d’Ali. Et Paul le sent : s’il attend, il va perdre la partie. Alors il fait ce qu’il n’a jamais appris à faire. Il se lance et se déclare. Sans savoir comment ça marche, et donc, sans certitude de ne pas se prendre un râteau, le cauchemar des adolescents.<br /><br />Mais Ali dit oui.<br /><br />C’est le début d’une histoire qui commence bien avant la gloire, avant le Bono charismatique, avant les albums, les clips, les tournées, le triomphe. Elle commence avec un adolescent un peu paumé, une fille qu’il observe de loin et une décision prise à temps. Depuis ce jour-là, il y a un demi-siècle à présent, Paul et <b>Ali Hewson</b> ne se sont plus quittés. Et pendant que le monde apprenait à connaître Bono, lui savait déjà exactement qui il était, et avec qui il voulait avancer.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078364</guid><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078364/339858_love_story_bono_ali_l_histoire_d_amour_nee_le_jour_ou_u2_est_ne.mp3" length="5427665" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce 25 septembre 1976, c’est une histoire d’adolescents que je vais vous raconter, une vraie, que l’on pourrait situer quelque part entre La Boum et un film social britannique. Elle se passe à Dublin, à deux rues du port, dans une école secondaire un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce 25 septembre 1976, c’est une histoire d’adolescents que je vais vous raconter, une vraie, que l’on pourrait situer quelque part entre La Boum et un film social britannique. Elle se passe à Dublin, à deux rues du port, dans une école secondaire un peu trop grande pour ceux qui la fréquentent. Et rien qu’en citant le nom de la ville, vous avez deviné déjà qui vont en être les héros, pas vrai ?<br /><br />Début d’année scolaire à Mount Temple, nous y retrouvons Paul Hewson, gamin du nord de la ville, orphelin de mère depuis l’enfance, élevé avec son frère par un père débordé. À la maison, ils forment un trio de mecs qui bricolent comme ils peuvent. Mais dans une Irlande ultra catholique des années 70, grandir sans femmes autour de soi ne donne pas le mode d’emploi pour comprendre les filles. Or Paul en a une en tête. Il l’a remarquée trois ans plus tôt, le jour de son arrivée dans l’école. Nouveau, un peu perdu, il avait demandé son chemin dans un couloir à deux filles avaient ri et étaient parties sans répondre. L’une d’elles s’appelait Alison Stewart. Ali. Depuis ce jour-là, Paul est amoureux à distance. <br /><br />Et puis ce 25 septembre, voilà qu’il tombe sur une petite annonce punaisée aux valves de l’établissement : Batteur cherche musiciens pour former un groupe. <br /><br />Le batteur s’appelle Larry Mullen. Paul le connaît de vue. Larry est un gars qui a de l’allure, une réputation, et surtout une copine superbe. L’après-midi même, Paul se retrouve dans la cuisine des parents Mullen, avec une poignée d’autres garçons, serrés les uns contre les autres. Dans la pièce surchauffée, Larry tape comme un forcené. Il a déjà trouvé son style avec la grosse caisse qui cogne dans le ventre et la une caisse claire qui claque. Il y a aussi un certain Adam Clayton à la basse, et surtout les frères Evans, des types un peu étranges, capables de fabriquer leurs propres guitares et, paraît-il, de faire exploser une cabane de jardin avec leurs expériences de chimie amusante.<br /><br />À la fin de la journée, quelque chose est né. Le groupe n’a pas encore de nom, mais il existe déjà. Ce sera bientôt <b>U2</b>. Pour Paul, c’est une révélation. Mais il y a un problème. Le plus jeune des frères Evans, Dave, futur The Edge, tourne lui aussi autour d’Ali. Et Paul le sent : s’il attend, il va perdre la partie. Alors il fait ce qu’il n’a jamais appris à faire. Il se lance et se déclare. Sans savoir comment ça marche, et donc, sans certitude de ne pas se prendre un râteau, le cauchemar des adolescents.<br /><br />Mais Ali dit oui.<br /><br />C’est le début d’une histoire qui commence bien avant la gloire, avant le Bono charismatique, avant les albums, les clips, les tournées, le triomphe. Elle commence avec un adolescent un peu paumé, une fille qu’il observe de loin et une décision prise à temps. Depuis ce jour-là, il y a un demi-siècle à présent, Paul et <b>Ali Hewson</b> ne se sont plus quittés. Et pendant que le monde apprenait à connaître Bono, lui savait déjà exactement qui il était, et avec qui il voulait avancer.]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8555766d6f6b1fcee1fc12e00a73ac5d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Love Story: Vanessa Paradis &amp; Johnny Depp, le coup de foudre en deux temps</title><link>https://www.spreaker.com/episode/love-story-vanessa-paradis-johnny-depp-le-coup-de-foudre-en-deux-temps--70078363</link><description><![CDATA[On a lu partout que <b>Vanessa Paradis</b> et <b>Johnny Depp</b> s’étaient rencontrés par hasard. La formule est jolie mais elle n’est pas exacte. <br /><br />L’histoire commence un soir à New York, dans une boîte de nuit où Vanessa accompagne son compagnon de l’époque, <b>Lenny Kravitz</b>. J’emploie le mot « accompagner » à dessein, car ces soirées-là ne sont jamais vraiment les siennes. Où qu’ils aillent, leur arrivée, ou plutôt celle de Lenny, déclenche une foule de regards, de mains tendues, de prénoms répétés à voix haute. Lenny présente, serre des mains, sourit, et puis le même scénario se répète sans cesse. Et là, au milieu de cette mécanique bien huilée, brusquement, une poignée de main différente. Une décharge. Vanessa lève les yeux et reconnaît Johnny Depp, verre dans la main gauche, <b>Kate Moss</b> accrochée à son bras. La foudre lui tombe dessus. Lui, en revanche, ne semble même pas l’avoir vue.<br /><br />Depuis <b>Edward aux mains d'argent</b>, Johnny Depp est devenu, pour beaucoup, l’homme le plus désirable de la planète. Vanessa n’est pas différente des autres. Durant les mois qui suivent, elle reste sur ce moment suspendu, elle en parle à ses amies. Mais rêver ne suffit pas. Vanessa est à nouveau célibataire, Johnny ne l’est pas. Et l’histoire pourrait s’arrêter là.<br /><br />Sauf que deux ans plus tard, elle apprend la séparation de Johnny Depp et Kate Moss. Et là, quelque chose s’enclenche. Vanessa aime les contes de fées, c’est sûr, mais elle sait aussi que les princesses trop passives finissent seules. Si elle ne s’aide pas elle-même, le ciel ne fera rien pour elle. Et le temps presse : un homme comme Johnny Depp ne reste jamais longtemps célibataire.<br /><br />Elle tente donc tout ce qui est possible. Elle se présente au casting du prochain film de <b>Roman Polanski</b>, prête à accepter un rôle secondaire, n’importe lequel, simplement pour être sur le même plateau que lui. Elle n’est pas retenue. Alors elle se fait inviter à une soirée très fermée où Johnny doit être présent. Mais il annule à la dernière minute.<br /><br />Heureusement, le cinéma est un monde en mouvement. Des tournages amènent en effet tout ce petit monde à Paris. Il y aura bien une occasion. Une occasion qui arrive, presque par surprise : Vanessa se retrouve en effet invitée à un dîner donné par Johnny Depp pour quelques amis. Mais qui l’a mise sur la liste ? Mystère. Ils se sont échangé trois mots, deux ans plus tôt, et pourtant elle est là.<br /><br />Quand Johnny entre dans la salle, il ne voit d’abord qu’un dos, à quelques mètres de lui, découvert par un décolleté vertigineux. Puis la femme se retourne, l’aperçoit, c’est Vanessa Paradis qui s’avance vers lui sans hésiter. Ce que Vanessa ignore encore, c’est que Johnny l’avait bien remarquée ce fameux soir à New York. Simplement, il n’avait jamais imaginé qu’elle ait été, elle aussi, frappée par le même coup de foudre. Johnny est un timide maladif, il déteste les mondanités, ne sait jamais où se poser, encore moins comment demander à quelqu’un de s’asseoir près de lui. Heureusement, d’autres ont compris. On les installe côte à côte.<br /><br />Et pour la première fois, Vanessa parle longuement avec un homme qui ne la regarde ni comme une icône, ni comme un trophée, elle est simplement elle-même. Même si l’on connaît la suite, il faut bien l’admettre : cette histoire-là est belle.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078363</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078363/339857_love_story_vanessa_paradis_johnny_depp_le_coup_de_foudre_en_deux_temps.mp3" length="6033617" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a lu partout que Vanessa Paradis et Johnny Depp s’étaient rencontrés par hasard. La formule est jolie mais elle n’est pas exacte. 

L’histoire commence un soir à New York, dans une boîte de nuit où Vanessa accompagne son compagnon de l’époque,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a lu partout que <b>Vanessa Paradis</b> et <b>Johnny Depp</b> s’étaient rencontrés par hasard. La formule est jolie mais elle n’est pas exacte. <br /><br />L’histoire commence un soir à New York, dans une boîte de nuit où Vanessa accompagne son compagnon de l’époque, <b>Lenny Kravitz</b>. J’emploie le mot « accompagner » à dessein, car ces soirées-là ne sont jamais vraiment les siennes. Où qu’ils aillent, leur arrivée, ou plutôt celle de Lenny, déclenche une foule de regards, de mains tendues, de prénoms répétés à voix haute. Lenny présente, serre des mains, sourit, et puis le même scénario se répète sans cesse. Et là, au milieu de cette mécanique bien huilée, brusquement, une poignée de main différente. Une décharge. Vanessa lève les yeux et reconnaît Johnny Depp, verre dans la main gauche, <b>Kate Moss</b> accrochée à son bras. La foudre lui tombe dessus. Lui, en revanche, ne semble même pas l’avoir vue.<br /><br />Depuis <b>Edward aux mains d'argent</b>, Johnny Depp est devenu, pour beaucoup, l’homme le plus désirable de la planète. Vanessa n’est pas différente des autres. Durant les mois qui suivent, elle reste sur ce moment suspendu, elle en parle à ses amies. Mais rêver ne suffit pas. Vanessa est à nouveau célibataire, Johnny ne l’est pas. Et l’histoire pourrait s’arrêter là.<br /><br />Sauf que deux ans plus tard, elle apprend la séparation de Johnny Depp et Kate Moss. Et là, quelque chose s’enclenche. Vanessa aime les contes de fées, c’est sûr, mais elle sait aussi que les princesses trop passives finissent seules. Si elle ne s’aide pas elle-même, le ciel ne fera rien pour elle. Et le temps presse : un homme comme Johnny Depp ne reste jamais longtemps célibataire.<br /><br />Elle tente donc tout ce qui est possible. Elle se présente au casting du prochain film de <b>Roman Polanski</b>, prête à accepter un rôle secondaire, n’importe lequel, simplement pour être sur le même plateau que lui. Elle n’est pas retenue. Alors elle se fait inviter à une soirée très fermée où Johnny doit être présent. Mais il annule à la dernière minute.<br /><br />Heureusement, le cinéma est un monde en mouvement. Des tournages amènent en effet tout ce petit monde à Paris. Il y aura bien une occasion. Une occasion qui arrive, presque par surprise : Vanessa se retrouve en effet invitée à un dîner donné par Johnny Depp pour quelques amis. Mais qui l’a mise sur la liste ? Mystère. Ils se sont échangé trois mots, deux ans plus tôt, et pourtant elle est là.<br /><br />Quand Johnny entre dans la salle, il ne voit d’abord qu’un dos, à quelques mètres de lui, découvert par un décolleté vertigineux. Puis la femme se retourne, l’aperçoit, c’est Vanessa Paradis qui s’avance vers lui sans hésiter. Ce que Vanessa ignore encore, c’est que Johnny l’avait bien remarquée ce fameux soir à New York. Simplement, il n’avait jamais imaginé qu’elle ait été, elle aussi, frappée par le même coup de foudre. Johnny est un timide maladif, il déteste les mondanités, ne sait jamais où se poser, encore moins comment demander à quelqu’un de s’asseoir près de lui. Heureusement, d’autres ont compris. On les installe côte à côte.<br /><br />Et pour la première fois, Vanessa parle longuement avec un homme qui ne la regarde ni comme une icône, ni comme un trophée, elle est simplement elle-même. Même si l’on connaît la suite, il faut bien l’admettre : cette histoire-là est belle.]]></itunes:summary><itunes:duration>251</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/45fcc5672ee9f8962377bf02078cd92d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Love Story: 1967, la danse qui a tout changé pour Paul McCartney</title><link>https://www.spreaker.com/episode/love-story-1967-la-danse-qui-a-tout-change-pour-paul-mccartney--70078362</link><description><![CDATA[Au printemps 1967, les Beatles dominent le monde. Leur nouvel album Sgt. Pepper qui va une nouvelle fois le révolutionner est dans les tuyaux, la machine de génies tourne à plein régime. Mais sentimentalement, Paul McCartney est ailleurs, coincé dans un entre-deux inconfortable. Officiellement il est fiancé à l’actrice Jane Asher, la petite fiancée des Britanniques. Officieusement, leur histoire est figée, encombrée de silences et de va-et-vient, et Paul repousse depuis des semaines une conversation qu’il sait inévitable.<br /><br />Il vit depuis quelque temps une liaison secrète avec une jeune femme célibataire, <b>Francie Schwartz</b>, dont personne n’entendra jamais parler : une relation faite de rendez-vous discrets dans la peur permanente des médias. Francie tient à sa liberté, refuse toute idée de mariage, et Paul, pour la première fois, sent qu’il commence à vouloir une vie plus simple, plus stable, au milieu de ce tourbillon de succès.<br /><br />Ce soir-là, il sort seul, dans un club du centre de Londres. Il observe plus qu’il ne participe. Il connaît les lieux, les regards, les façons de s’approcher de lui. Et puis il remarque une jeune femme qui circule librement, un appareil photo en bandoulière. Elle s’appelle <b>Linda Eastman</b>. Américaine. Photographe. Du moins, c’est ce qu’elle dit. Quand elle lui parle, elle ne fait pas semblant de ne pas savoir qui il est, mais elle ne s’en sert pas non plus. Paul hésite une fraction de seconde avant de répondre. Avec elle, il ne sait pas très bien quel rôle jouer. Alors il n’en joue aucun, il est juste Paul.<br /><br />Soudain, le DJ lance un disque que personne ne connaît encore vraiment : <b>A Whiter Shade of Pale</b>. La salle ralentit. Paul tend la main. Ils vont sur la piste. Un slow. Paul sait qu’il est en train de faire quelque chose qu’il ne pourra pas expliquer facilement s’il rentre chez lui très tard. <br /><br />Ils dansent sans parler. Linda ne se colle pas, ne recule pas non plus. Paul sent le regard des autres, sait qu’on peut le reconnaître, qu’un détail peut circuler, qu’une photo peut exister. Mais il reste quand même. À la fin du morceau, il traverse la piste pour demander au DJ ce qu’il vient de passer. Il veut le nom. Lui seul saint pourquoi.<br /><br />Quand il revient, ils parlent encore. Pas des Beatles, ni de sa vie publique. Ils parlent des villes, des avions, de la fatigue, de ce que ça fait de vivre toujours ailleurs. Linda écoute sans relancer, sans orienter. Paul parle plus qu’il ne l’aurait  soupçonné. <br /><br />La soirée se termine. Paul regarde l’heure. Il sait qu’en rentrant, il devra répondre à des questions. Il sait aussi qu’il ne pourra pas raconter cette soirée comme une simple sortie. Il accompagne Linda jusqu’à la porte. Ils échangent peu de mots. Pas de promesse. Pas de rendez-vous fixé. Juste un regard un peu plus long que les autres.<br /><br />Quand Paul se retrouve seul dans la rue, il comprend une chose très précise : s’il n’a encore rien commis d’irréparable, il sait déjà qu’il vient de se compliquer la vie. Mais il ne regrette rien.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078362</guid><pubDate>Tue, 17 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078362/339856_love_story_1967_la_danse_qui_a_tout_change_pour_paul_mccartney.mp3" length="5832017" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au printemps 1967, les Beatles dominent le monde. Leur nouvel album Sgt. Pepper qui va une nouvelle fois le révolutionner est dans les tuyaux, la machine de génies tourne à plein régime. Mais sentimentalement, Paul McCartney est ailleurs, coincé dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au printemps 1967, les Beatles dominent le monde. Leur nouvel album Sgt. Pepper qui va une nouvelle fois le révolutionner est dans les tuyaux, la machine de génies tourne à plein régime. Mais sentimentalement, Paul McCartney est ailleurs, coincé dans un entre-deux inconfortable. Officiellement il est fiancé à l’actrice Jane Asher, la petite fiancée des Britanniques. Officieusement, leur histoire est figée, encombrée de silences et de va-et-vient, et Paul repousse depuis des semaines une conversation qu’il sait inévitable.<br /><br />Il vit depuis quelque temps une liaison secrète avec une jeune femme célibataire, <b>Francie Schwartz</b>, dont personne n’entendra jamais parler : une relation faite de rendez-vous discrets dans la peur permanente des médias. Francie tient à sa liberté, refuse toute idée de mariage, et Paul, pour la première fois, sent qu’il commence à vouloir une vie plus simple, plus stable, au milieu de ce tourbillon de succès.<br /><br />Ce soir-là, il sort seul, dans un club du centre de Londres. Il observe plus qu’il ne participe. Il connaît les lieux, les regards, les façons de s’approcher de lui. Et puis il remarque une jeune femme qui circule librement, un appareil photo en bandoulière. Elle s’appelle <b>Linda Eastman</b>. Américaine. Photographe. Du moins, c’est ce qu’elle dit. Quand elle lui parle, elle ne fait pas semblant de ne pas savoir qui il est, mais elle ne s’en sert pas non plus. Paul hésite une fraction de seconde avant de répondre. Avec elle, il ne sait pas très bien quel rôle jouer. Alors il n’en joue aucun, il est juste Paul.<br /><br />Soudain, le DJ lance un disque que personne ne connaît encore vraiment : <b>A Whiter Shade of Pale</b>. La salle ralentit. Paul tend la main. Ils vont sur la piste. Un slow. Paul sait qu’il est en train de faire quelque chose qu’il ne pourra pas expliquer facilement s’il rentre chez lui très tard. <br /><br />Ils dansent sans parler. Linda ne se colle pas, ne recule pas non plus. Paul sent le regard des autres, sait qu’on peut le reconnaître, qu’un détail peut circuler, qu’une photo peut exister. Mais il reste quand même. À la fin du morceau, il traverse la piste pour demander au DJ ce qu’il vient de passer. Il veut le nom. Lui seul saint pourquoi.<br /><br />Quand il revient, ils parlent encore. Pas des Beatles, ni de sa vie publique. Ils parlent des villes, des avions, de la fatigue, de ce que ça fait de vivre toujours ailleurs. Linda écoute sans relancer, sans orienter. Paul parle plus qu’il ne l’aurait  soupçonné. <br /><br />La soirée se termine. Paul regarde l’heure. Il sait qu’en rentrant, il devra répondre à des questions. Il sait aussi qu’il ne pourra pas raconter cette soirée comme une simple sortie. Il accompagne Linda jusqu’à la porte. Ils échangent peu de mots. Pas de promesse. Pas de rendez-vous fixé. Juste un regard un peu plus long que les autres.<br /><br />Quand Paul se retrouve seul dans la rue, il comprend une chose très précise : s’il n’a encore rien commis d’irréparable, il sait déjà qu’il vient de se compliquer la vie. Mais il ne regrette rien.]]></itunes:summary><itunes:duration>243</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a3d52385c7556f0df81ba6b83487da33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Love Story : Avant «Rumours», l’amour fondateur de Fleetwood Mac</title><link>https://www.spreaker.com/episode/love-story-avant-rumours-l-amour-fondateur-de-fleetwood-mac--70078361</link><description><![CDATA[On a tant raconté Rumours, l’album de Fleetwood Mac qui figure parmi les plus vendus de tous les temps, comme l’album des problèmes de couple de ses membres, qu’on en finit par oublier que, si certaines histoires d’amour finissent mal, elles n’en sont pas moins toutes belles quand elle commencent, grandes pourvoyeuses de joies, d’espoir et de lendemains qui chantent.<br /><br />Ainsi nous retrouvons la jeune Stevie Nicks, dix-huit ans, dans la Calfornie « peace and love » des années 60, elle se trouve dans une salle fort bruyante, le verre à la main, quand un garçon nommé Lindsey Buckingham monte sur scène avec sa guitare. Il joue sérieusement, très concentré, presque trop pour son âge. Oh, il ne cherche pas à séduire les filles en jouant au surdoué perdu dans un univers magique. Stevie le regarde faire et comprend immédiatement que ce garçon-là ne va pas seulement compter dans sa vie : il va en devenir le centre.<br /><br />Très vite, ils se mettent ensemble. Le couple quitte l’université, enchaîne les petits boulots, rentre le soir dans des appartements trop chers pour lui. Il y a des factures sur la table, un matelas posé à même le sol, peu d’argent, mais une guitare toujours à portée de main. Lindsey travaille les arrangements de ses morceaux avec une précision presque obsessionnelle. Stevie écrit dans des carnets, parle de ce qu’elle ressent, de ce qu’elle vit, de ce qu’elle espère. Ils avancent à deux au jour le jour, convaincus que la musique finira bien par payer.<br /><br />Et de fait 1973, enfin, ils enregistrent un disque à deux, <b>Buckingham Nicks</b>, dans lequel ils mettent tout : leur voix, leur amour, leurs tensions aussi. Mais quand l’album sort, il passe totalement inaperçu et le couple-duo se retrouve avec le sentiment d’avoir tout donné pour rien.<br /><br />Pendant ce temps, un groupe anglais à succès, <b>Fleetwood Mac,</b> est dans le doute alors qu’il doit enregistrer son dixième album. Déjà qu’il avait perdu son fondateur et compositeur, Peter Green, auquel il avait survécu miraculeusement, voilà que son remplaçant se barre aussi. Il reste un nom, c’est vrai, un public fidèle, mais plus vraiment de direction et les deux derniers fondateurs Mick Fleetwood et John Mac Vie se demandent sérieusement si l’aventure va continuer.<br /><br />Et là, alors que <b>Mick Fleetwood </b>est à Los Angeles pour tester le son d’un studio, il reste pétrifié lorsqu’il entend l’enregistrement témoin qu’un technicien a lancé. Cette guitare ! Claire, précise, originale. Mais qui est-ce ? Lindsey Buckingham.<br /><br />Fleetwood pense avoir trouvé le guitariste qui va sauver son groupe. Lindsey écoute sa proposition, puis précise calmement que s’il vient, ce sera avec sa femme Stevie car ils fonctionnent ensemble. <br /><br />Le croirez-vous, Fleetwood Mac accepte. Quand Stevie Nicks et Lindsey Buckingham rejoignent le groupe en 1975, ça s’entend immédiatement sur leur l’album qu’ils vont intituler Fleetwood Mac, tout simplement, comme si l’arrivée de ce jeune couple marquait un nouveau départ. Leurs voix se répondent, se complètent. Sur scène, ils se regardent, se soutiennent. Le succès arrive vite, il est prodigieux, la belle histoire de ces deux jeunes musiciens sans le sou, convaincus que l’amour et la musique suffit à tout faire tenir debout.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/70078361</guid><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/70078361/339855_love_story_avant_rumours_l_amour_fondateur_de_fleetwood_mac.mp3" length="6872752" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tant raconté Rumours, l’album de Fleetwood Mac qui figure parmi les plus vendus de tous les temps, comme l’album des problèmes de couple de ses membres, qu’on en finit par oublier que, si certaines histoires d’amour finissent mal, elles n’en sont...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tant raconté Rumours, l’album de Fleetwood Mac qui figure parmi les plus vendus de tous les temps, comme l’album des problèmes de couple de ses membres, qu’on en finit par oublier que, si certaines histoires d’amour finissent mal, elles n’en sont pas moins toutes belles quand elle commencent, grandes pourvoyeuses de joies, d’espoir et de lendemains qui chantent.<br /><br />Ainsi nous retrouvons la jeune Stevie Nicks, dix-huit ans, dans la Calfornie « peace and love » des années 60, elle se trouve dans une salle fort bruyante, le verre à la main, quand un garçon nommé Lindsey Buckingham monte sur scène avec sa guitare. Il joue sérieusement, très concentré, presque trop pour son âge. Oh, il ne cherche pas à séduire les filles en jouant au surdoué perdu dans un univers magique. Stevie le regarde faire et comprend immédiatement que ce garçon-là ne va pas seulement compter dans sa vie : il va en devenir le centre.<br /><br />Très vite, ils se mettent ensemble. Le couple quitte l’université, enchaîne les petits boulots, rentre le soir dans des appartements trop chers pour lui. Il y a des factures sur la table, un matelas posé à même le sol, peu d’argent, mais une guitare toujours à portée de main. Lindsey travaille les arrangements de ses morceaux avec une précision presque obsessionnelle. Stevie écrit dans des carnets, parle de ce qu’elle ressent, de ce qu’elle vit, de ce qu’elle espère. Ils avancent à deux au jour le jour, convaincus que la musique finira bien par payer.<br /><br />Et de fait 1973, enfin, ils enregistrent un disque à deux, <b>Buckingham Nicks</b>, dans lequel ils mettent tout : leur voix, leur amour, leurs tensions aussi. Mais quand l’album sort, il passe totalement inaperçu et le couple-duo se retrouve avec le sentiment d’avoir tout donné pour rien.<br /><br />Pendant ce temps, un groupe anglais à succès, <b>Fleetwood Mac,</b> est dans le doute alors qu’il doit enregistrer son dixième album. Déjà qu’il avait perdu son fondateur et compositeur, Peter Green, auquel il avait survécu miraculeusement, voilà que son remplaçant se barre aussi. Il reste un nom, c’est vrai, un public fidèle, mais plus vraiment de direction et les deux derniers fondateurs Mick Fleetwood et John Mac Vie se demandent sérieusement si l’aventure va continuer.<br /><br />Et là, alors que <b>Mick Fleetwood </b>est à Los Angeles pour tester le son d’un studio, il reste pétrifié lorsqu’il entend l’enregistrement témoin qu’un technicien a lancé. Cette guitare ! Claire, précise, originale. Mais qui est-ce ? Lindsey Buckingham.<br /><br />Fleetwood pense avoir trouvé le guitariste qui va sauver son groupe. Lindsey écoute sa proposition, puis précise calmement que s’il vient, ce sera avec sa femme Stevie car ils fonctionnent ensemble. <br /><br />Le croirez-vous, Fleetwood Mac accepte. Quand Stevie Nicks et Lindsey Buckingham rejoignent le groupe en 1975, ça s’entend immédiatement sur leur l’album qu’ils vont intituler Fleetwood Mac, tout simplement, comme si l’arrivée de ce jeune couple marquait un nouveau départ. Leurs voix se répondent, se complètent. Sur scène, ils se regardent, se soutiennent. Le succès arrive vite, il est prodigieux, la belle histoire de ces deux jeunes musiciens sans le sou, convaincus que l’amour et la musique suffit à tout faire tenir debout.]]></itunes:summary><itunes:duration>286</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c1a2570644a583342dd6399aad465c9e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bruno Mars : pourquoi il n’a jamais été rétro ?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bruno-mars-pourquoi-il-n-a-jamais-ete-retro--69949593</link><description><![CDATA[Quand vous écoutez sur Spotify l’album Unorthodox Jukebox de Bruno Mars, vous voyez celui avec le gorille qui choisit un morceau sur le clavier d’un vieux Wurlitzer, et ben, vous l’avez vu, l’ancien label de la marque Atlantic tourner en permanence sur l’application, comme si vous écoutiez un vieux 33 Tours. <br /><br />Maintes fois imité depuis quinze ans, Bruno Mars est pour nous le roi du funk et du rock vintage. Oh il n’a pas été le premier sur la balle, Lenny Kravitz a publié son premier album rock rétro que Bruno était encore ce petit prodige qui chantait et jouait sur la scène d’une chaîne d’hôtel à Hawaï avec le groupe de ses parents. <br /><br />Oui, Bruno Mars a suivi la voie de Lenny Kravitz, mais avec une sensibilité soul, alors qu’il est latino, à nul autre pareil. Laissant à Kravitz les six cordes de Jimi Hendrix, il ressort les batteries et percussions des rythmes funk comme sur son incroyable collaboration avec Mark Ronson ... <br /><br />Considéré comme le morceau de la décennie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on y entend la batterie et les cuivres de Earth Wind &amp; Fire et les accents de la voix de James Brown … Il y a dans la musique de Bruno Mars, non pas des airs de marketing vintage qui n’a jamais aussi bien marché mais une allure de destination finale. C’est vrai que la musique pop d’aujourd’hui est sympa mais avouez qu’on n’a jamais rien fait de mieux que dans les années 80, 70, 60. Que la messe est dite ! <br /><br />Quand on le voit aujourd’hui, costume large, micro à l’ancienne, groove impeccable, on parle souvent de nostalgie, de rétro, d’hommage, d’un gars vivant dans un rétroviseur. Mais en réalité, Bruno Mars n’est jamais revenu en arrière. Il n’est jamais parti. Tout commence bien avant les Grammy, bien avant les stades, bien avant Uptown Funk. À Hawaï, quand il était encore enfant, Bruno montait sur scène déguisé en Elvis Presley. La banane, le costume, le déhanchement, ce n’était pas une attraction, pour lui. C’était son quotidien. <br /><br />Alors quand, adulte, on lui demande d’où viennent ces sons, ces grooves, cette façon d’occuper l’espace, il reste interloqué, comme si la question n’avait pas de sens. Ce qu’il fait aujourd’hui, c’est simplement la musique qu’il a toujours entendue à la maison. <br /><br />D’ailleurs, après Uptown Funk, on va lui proposer d’être plus moderne. Plus dans l’air du temps. Mais il refuse. Bruno ne joue pas à l’ancien. Il ne fait pas semblant. Il ne singe personne. Il continue simplement une conversation commencée bien avant lui. Le petit garçon qui imitait Elvis sur une scène de Waikiki n’a jamais changé de langage. Il a seulement appris à parler plus fort, à plus de monde. <br /><br />Et c’est peut-être ça, le secret de sa longévité. Dans un monde qui change de look sans arrêt, Bruno Mars a compris une chose essentielle : on peut évoluer, grandir, conquérir la planète entière sans jamais renier l’enfant qu’on a été. La modernité la plus intègre, c’est simplement de rester soi-même.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69949593</guid><pubDate>Fri, 13 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69949593/339386_bruno_mars_pourquoi_il_n_a_jamais_ete_retro.mp3" length="5745053" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand vous écoutez sur Spotify l’album Unorthodox Jukebox de Bruno Mars, vous voyez celui avec le gorille qui choisit un morceau sur le clavier d’un vieux Wurlitzer, et ben, vous l’avez vu, l’ancien label de la marque Atlantic tourner en permanence...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand vous écoutez sur Spotify l’album Unorthodox Jukebox de Bruno Mars, vous voyez celui avec le gorille qui choisit un morceau sur le clavier d’un vieux Wurlitzer, et ben, vous l’avez vu, l’ancien label de la marque Atlantic tourner en permanence sur l’application, comme si vous écoutiez un vieux 33 Tours. <br /><br />Maintes fois imité depuis quinze ans, Bruno Mars est pour nous le roi du funk et du rock vintage. Oh il n’a pas été le premier sur la balle, Lenny Kravitz a publié son premier album rock rétro que Bruno était encore ce petit prodige qui chantait et jouait sur la scène d’une chaîne d’hôtel à Hawaï avec le groupe de ses parents. <br /><br />Oui, Bruno Mars a suivi la voie de Lenny Kravitz, mais avec une sensibilité soul, alors qu’il est latino, à nul autre pareil. Laissant à Kravitz les six cordes de Jimi Hendrix, il ressort les batteries et percussions des rythmes funk comme sur son incroyable collaboration avec Mark Ronson ... <br /><br />Considéré comme le morceau de la décennie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on y entend la batterie et les cuivres de Earth Wind &amp; Fire et les accents de la voix de James Brown … Il y a dans la musique de Bruno Mars, non pas des airs de marketing vintage qui n’a jamais aussi bien marché mais une allure de destination finale. C’est vrai que la musique pop d’aujourd’hui est sympa mais avouez qu’on n’a jamais rien fait de mieux que dans les années 80, 70, 60. Que la messe est dite ! <br /><br />Quand on le voit aujourd’hui, costume large, micro à l’ancienne, groove impeccable, on parle souvent de nostalgie, de rétro, d’hommage, d’un gars vivant dans un rétroviseur. Mais en réalité, Bruno Mars n’est jamais revenu en arrière. Il n’est jamais parti. Tout commence bien avant les Grammy, bien avant les stades, bien avant Uptown Funk. À Hawaï, quand il était encore enfant, Bruno montait sur scène déguisé en Elvis Presley. La banane, le costume, le déhanchement, ce n’était pas une attraction, pour lui. C’était son quotidien. <br /><br />Alors quand, adulte, on lui demande d’où viennent ces sons, ces grooves, cette façon d’occuper l’espace, il reste interloqué, comme si la question n’avait pas de sens. Ce qu’il fait aujourd’hui, c’est simplement la musique qu’il a toujours entendue à la maison. <br /><br />D’ailleurs, après Uptown Funk, on va lui proposer d’être plus moderne. Plus dans l’air du temps. Mais il refuse. Bruno ne joue pas à l’ancien. Il ne fait pas semblant. Il ne singe personne. Il continue simplement une conversation commencée bien avant lui. Le petit garçon qui imitait Elvis sur une scène de Waikiki n’a jamais changé de langage. Il a seulement appris à parler plus fort, à plus de monde. <br /><br />Et c’est peut-être ça, le secret de sa longévité. Dans un monde qui change de look sans arrêt, Bruno Mars a compris une chose essentielle : on peut évoluer, grandir, conquérir la planète entière sans jamais renier l’enfant qu’on a été. La modernité la plus intègre, c’est simplement de rester soi-même.]]></itunes:summary><itunes:duration>239</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1466582a42df354500c3c7ce0fffb792.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bruno Mars : Le jour où le vintage a repris le pouvoir</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bruno-mars-le-jour-ou-le-vintage-a-repris-le-pouvoir--69949592</link><description><![CDATA[Je vais vous parler d’un temps où le rétro était ringard. Dans les années 70 quand les producteurs disco retournent dans les années 20 et 30 chercher des chansons pour les mettre au goût du jour, certaines font des succès, énormes parfois, mais il faut bien en convenir, c’est ringard, à tout le moins qualifié de vintage ou joliment désuet.<br /><br />C’est vrai, sauf s’il s’agit de faire une référence au texte de la chanson, on n’imagine pas un Michael Jackson, même s’il est fan de Fred Astaire, ou Alice Cooper, le voisin de Groucho Marx à Hollywood, chanter du Foxtrot. C’est pourtant ce qu’un certain Bruno Mars va faire dans les années 2010.<br /><br />Car même si les temps ont changé depuis les seventies, que les enfants écoutent les mêmes chansons que leurs parents, leur musique, à eux, est très différente. Que ce soit la pop ou le rap, on est dans le tout électro. Les vedettes mises en avant, ce sont des DJ, des producteurs, plus des musiciens. Et tout est extrêmement calibré, on est obligé de suivre une recette pour passer à la radio. En clair, on ne fait pas de la musique en suivant son inspiration mais en essayant de donner au public ce qu’il a envie d’entendre.<br /><br />Du moins, c’est ce qu’on croit. En tout cas, c’est ce que les gars du métier disent.<br /><br />Alors, après un premier essai d’album solo couronné de succès, dans un style qui est bien dans l’air du temps, pop crooner sucré, Bruno Mars pourrait se contenter de garder le cap puisqu’il vient déjà d’accomplir un miracle : personne ne croyait en lui. Et ben non, lui qui est fan de Prince, Sting, Michael Jackson, Elvis, James Brown va tous les convier dans son deuxième album. C’est vrai, les gars lui ont dit qu’avec ce qu’il venait de vendre, il pouvait faire tout ce qu’il voulait. Alors, allons-y !<br /><br />Et c’est vrai qu’on a tous reconnu la référence à Sting et The Police. Et que ça nous a fait vachement du bien d’entendre ça à la radio. On s’est dit que tout n’était pas perdu, que dans cette mer de produits qui se ressemblent tous, il y a toujours la possibilité d’une île.<br /><br />Une île qui va s’avérer être un continent puisque non seulement Bruno Mars va devenir l’artiste N°1 mondial de la décennie mais il va décomplexer tous ceux qui luttaient contre les esprits formatés de l’argent facile. On n’entendra rien de neuf, c’est vrai, Bruno Mars et ceux de sa génération ne sont pas les nouveaux David Bowie ou Stevie Wonder, mais ils marquent le retour des musiciens qui savent jouer, des surdoués de la chanson qui avaient trop manqués aux Ultratop et autres Billboards.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69949592</guid><pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69949592/339385_bruno_mars_le_jour_ou_le_vintage_a_repris_le_pouvoir.mp3" length="4909277" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vais vous parler d’un temps où le rétro était ringard. Dans les années 70 quand les producteurs disco retournent dans les années 20 et 30 chercher des chansons pour les mettre au goût du jour, certaines font des succès, énormes parfois, mais il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vais vous parler d’un temps où le rétro était ringard. Dans les années 70 quand les producteurs disco retournent dans les années 20 et 30 chercher des chansons pour les mettre au goût du jour, certaines font des succès, énormes parfois, mais il faut bien en convenir, c’est ringard, à tout le moins qualifié de vintage ou joliment désuet.<br /><br />C’est vrai, sauf s’il s’agit de faire une référence au texte de la chanson, on n’imagine pas un Michael Jackson, même s’il est fan de Fred Astaire, ou Alice Cooper, le voisin de Groucho Marx à Hollywood, chanter du Foxtrot. C’est pourtant ce qu’un certain Bruno Mars va faire dans les années 2010.<br /><br />Car même si les temps ont changé depuis les seventies, que les enfants écoutent les mêmes chansons que leurs parents, leur musique, à eux, est très différente. Que ce soit la pop ou le rap, on est dans le tout électro. Les vedettes mises en avant, ce sont des DJ, des producteurs, plus des musiciens. Et tout est extrêmement calibré, on est obligé de suivre une recette pour passer à la radio. En clair, on ne fait pas de la musique en suivant son inspiration mais en essayant de donner au public ce qu’il a envie d’entendre.<br /><br />Du moins, c’est ce qu’on croit. En tout cas, c’est ce que les gars du métier disent.<br /><br />Alors, après un premier essai d’album solo couronné de succès, dans un style qui est bien dans l’air du temps, pop crooner sucré, Bruno Mars pourrait se contenter de garder le cap puisqu’il vient déjà d’accomplir un miracle : personne ne croyait en lui. Et ben non, lui qui est fan de Prince, Sting, Michael Jackson, Elvis, James Brown va tous les convier dans son deuxième album. C’est vrai, les gars lui ont dit qu’avec ce qu’il venait de vendre, il pouvait faire tout ce qu’il voulait. Alors, allons-y !<br /><br />Et c’est vrai qu’on a tous reconnu la référence à Sting et The Police. Et que ça nous a fait vachement du bien d’entendre ça à la radio. On s’est dit que tout n’était pas perdu, que dans cette mer de produits qui se ressemblent tous, il y a toujours la possibilité d’une île.<br /><br />Une île qui va s’avérer être un continent puisque non seulement Bruno Mars va devenir l’artiste N°1 mondial de la décennie mais il va décomplexer tous ceux qui luttaient contre les esprits formatés de l’argent facile. On n’entendra rien de neuf, c’est vrai, Bruno Mars et ceux de sa génération ne sont pas les nouveaux David Bowie ou Stevie Wonder, mais ils marquent le retour des musiciens qui savent jouer, des surdoués de la chanson qui avaient trop manqués aux Ultratop et autres Billboards.]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/258865a783c2384bb7e36f8ceb8184c2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Avant la gloire : Bruno Mars en featuring</title><link>https://www.spreaker.com/episode/avant-la-gloire-bruno-mars-en-featuring--69949590</link><description><![CDATA[On connaît tous ce morceau, non ? On l’a entendu mille fois et pourtant en 2009, quand il est N°1 dans de très nombreux pays, on ignore tous le nom de ce chanteur featuring un titre de B.O.B. On ignore qu’il s’agit d’un certain Bruno Mars arrivé à Los Angeles six ans plus tôt dans le but de vivre de sa musique.<br /><br />Je devrais dire Peter Hernandez, ou plutôt Bruno Hernandez, ce sera finalement Bruno Mars. Pourquoi ? Parce qu’il lui arrive souvent de répondre aux filles qui lui demandent d’où il vient : de Mars !<br /><br />Six ans, c’est long quand on dort à droite, à gauche, sur un canapé. Los Angeles, c’est pas Honolulu, c’est vrai, les possibilités sont immenses pour un musicien. Mais voilà, Bruno est petit, n’a pas un physique de star pour les maisons de disques et pire que tout : on n’arrive pas à lui coller une étiquette. Mais quel genre de musique faites-vous ? Du rock, de la pop, du reggae, du R’N’B, faut vous choisir un public, mon vieux ! Choisir ? Mais c’est impossible ! J’aime toutes ces musiques.<br /><br />Et le moins qu’on puisse dire, c’est que commercialement, le présent que vit Bruno Mars ne donne pas tort à tous ces gars qui ne veulent pas de lui. C’est vrai, quand il signe avec la Motown, c’est déjà inespéré, incompréhensible. Pour lui, ce devrait être bingo, il devrait crier vous voyez ? Vous avez tous eu tort, bande de nazes !<br /><br />Mais ce n’est pas ce qui se passe. Les années de développement, de tests, de réunions se succèdent sans qu’un disque ne sorte. Un artiste sous contrat qui ne sort pas de disques. Mais quand Bruno finit par se faire remercier par la Motown, tout n’est pas perdu. Il s’y est fait copain avec deux gars qui ont les mêmes intérêts que lui dans cette musique d’hier, qu’on dit vintage, mais, il faut bien le dire, qu’on a jamais vraiment réussi à surpasser.<br /><br />Bruno et eux forment donc un trio de songwriters. Ils vont proposer leurs chansons aux autres, des gars qui ont un physique, une image, et parfois, comme les rappeurs, besoin d’une vraie voix pour chanter les refrains. C’est tout trouvé, ce sera celle de Bruno qui, lui, a appris dès son plus jeune âge à tout donner au public quand il se trouve devant un micro.<br /><br />Et ça se vérifie carrément à chaque fois. Vous voulez un autre exemple ? … (Billionaire) et vous avez remarqué, il assure tellement que c’est lui qui attaque, l’intro de la chanson, c’est dire si on a affaire à une perle rare. Et donc après avoir consécutivement volé deux fois la vedette à l’artiste qui a son nom sur la pochette du single, des producteurs se disent enfin : ce Bruno Mars ? Oui, t’as raison, même quand on le laisse au fond de la pièce, c’est quand même lui qui l’éclaire. Alors si on le mettait sur le devant de la scène pour voir ce que ça donne ?<br /><br />Deux cents millions de disques vendus et des dizaines de milliards de streams plus tard, ils ne l’ont toujours pas regretté.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69949590</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69949590/339384_avant_la_gloire_bruno_mars_en_featuring.mp3" length="5279069" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On connaît tous ce morceau, non ? On l’a entendu mille fois et pourtant en 2009, quand il est N°1 dans de très nombreux pays, on ignore tous le nom de ce chanteur featuring un titre de B.O.B. On ignore qu’il s’agit d’un certain Bruno Mars arrivé à Los...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On connaît tous ce morceau, non ? On l’a entendu mille fois et pourtant en 2009, quand il est N°1 dans de très nombreux pays, on ignore tous le nom de ce chanteur featuring un titre de B.O.B. On ignore qu’il s’agit d’un certain Bruno Mars arrivé à Los Angeles six ans plus tôt dans le but de vivre de sa musique.<br /><br />Je devrais dire Peter Hernandez, ou plutôt Bruno Hernandez, ce sera finalement Bruno Mars. Pourquoi ? Parce qu’il lui arrive souvent de répondre aux filles qui lui demandent d’où il vient : de Mars !<br /><br />Six ans, c’est long quand on dort à droite, à gauche, sur un canapé. Los Angeles, c’est pas Honolulu, c’est vrai, les possibilités sont immenses pour un musicien. Mais voilà, Bruno est petit, n’a pas un physique de star pour les maisons de disques et pire que tout : on n’arrive pas à lui coller une étiquette. Mais quel genre de musique faites-vous ? Du rock, de la pop, du reggae, du R’N’B, faut vous choisir un public, mon vieux ! Choisir ? Mais c’est impossible ! J’aime toutes ces musiques.<br /><br />Et le moins qu’on puisse dire, c’est que commercialement, le présent que vit Bruno Mars ne donne pas tort à tous ces gars qui ne veulent pas de lui. C’est vrai, quand il signe avec la Motown, c’est déjà inespéré, incompréhensible. Pour lui, ce devrait être bingo, il devrait crier vous voyez ? Vous avez tous eu tort, bande de nazes !<br /><br />Mais ce n’est pas ce qui se passe. Les années de développement, de tests, de réunions se succèdent sans qu’un disque ne sorte. Un artiste sous contrat qui ne sort pas de disques. Mais quand Bruno finit par se faire remercier par la Motown, tout n’est pas perdu. Il s’y est fait copain avec deux gars qui ont les mêmes intérêts que lui dans cette musique d’hier, qu’on dit vintage, mais, il faut bien le dire, qu’on a jamais vraiment réussi à surpasser.<br /><br />Bruno et eux forment donc un trio de songwriters. Ils vont proposer leurs chansons aux autres, des gars qui ont un physique, une image, et parfois, comme les rappeurs, besoin d’une vraie voix pour chanter les refrains. C’est tout trouvé, ce sera celle de Bruno qui, lui, a appris dès son plus jeune âge à tout donner au public quand il se trouve devant un micro.<br /><br />Et ça se vérifie carrément à chaque fois. Vous voulez un autre exemple ? … (Billionaire) et vous avez remarqué, il assure tellement que c’est lui qui attaque, l’intro de la chanson, c’est dire si on a affaire à une perle rare. Et donc après avoir consécutivement volé deux fois la vedette à l’artiste qui a son nom sur la pochette du single, des producteurs se disent enfin : ce Bruno Mars ? Oui, t’as raison, même quand on le laisse au fond de la pièce, c’est quand même lui qui l’éclaire. Alors si on le mettait sur le devant de la scène pour voir ce que ça donne ?<br /><br />Deux cents millions de disques vendus et des dizaines de milliards de streams plus tard, ils ne l’ont toujours pas regretté.]]></itunes:summary><itunes:duration>220</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/133b583049d0501d12900236be601434.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bruno Mars : quitter Hawaï pour survivre à ses rêves</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bruno-mars-quitter-hawai-pour-survivre-a-ses-reves--69949588</link><description><![CDATA[1997, c’est la fin d’un monde pour le jeune Peter Hernandez, 12 ans. Nous sommes à Hawaï, et comme l’a montré le très beau film Les descendants, avec George Clooney, ce n’est pas seulement une île idyllique au milieu du Pacifique, mais une terre habitée avec tous ses drames humains. Jusque-là partagé entre l’école et surtout les spectacles dans le groupe de ses parents où il était le petit prodige imitant, entre autres, Elvis Presley, voilà que le groupe éclate avec le divorce de son père et sa mère.<br /><br />Les parents n’ayant plus de revenus, tout disparaît y compris le domicile familial. Avec sa mère, frères et sœurs, Peter vit au rythme du système D, logeant à gauche et à droite, là où on veut bien les héberger, toujours provisoirement.<br /><br />Avec papa, c’est encore pire, on dort dans la voiture, ou n’importe quel squat comme cette fois où un zoo abandonné fait l’affaire. Alors on l’imagine, le jeune Peter, passer son adolescence à essayer de terminer des études secondaires et enchaîner les petits boulots, et les spectacles, bien sûr, pour ce soir, finir avec le paternel sur un toit où ils seront à l’abri, à la fois du regard des gens sur leur misère et de la délinquance. Dans la rue, on vous agresse pour vous voler trois fois rien. Le soleil se couche sur un pays incroyablement beau et pourtant, Bruno, c’est comme ça que son père l’appelle depuis qu’il est tout môme, rêve d’un ailleurs.<br /><br />C’est vrai, c’est beau ici mais tout est vraiment compliqué. Il faut croire que son père a été exaucé quand, devant l’admiration du public pour cet enfant prodige du quartier de Waikiki chantant et dansant comme un adulte, il disait “pourvu qu’il ne grandisse jamais”. A 17 ans, Bruno ne mesure même pas 1m65. Alors il rêve de pousser de manière spectaculaire avant le cap fatal des 18 ans, et puis aussi, surtout, de devenir une star de la musique.<br /><br />C’est tout ce qu’il sait faire et tout ce qu’il a envie de faire. Mais le rêve tant attendu d’avoir un jour un grand producteur américain en vacances dans un resort qui vienne le voir après le spectacle pour lui proposer un contrat, a fait long feu.<br /><br />Non, Hawaï est trop petit pour ses rêves de réussite. D’ailleurs, que répondrait-il à ce producteur ? Quel est son genre de musique ? Le rock, le reggae, la pop, la soul ? Bruno aime tout. C’est à cause de ses parents, ça, ils écoutent de tout, de Police à James Brown. Alors, il ne lui reste qu’une chose à faire : le grand saut. Partir pour Los Angeles, là où sont les grandes firmes de disques, où habite Michael Jackson et puis Metallica et autrefois, Elvis Presley, quand il tournait ses films, dans les années 60.<br /><br />Mais comment vas-tu te débrouiller, là-bas, sans rien ? Et ben ici, alors, comment on fait ? L’errance et l’instabilité à LA vaut bien celle d’Honolulu. Là au moins, il pourra saisir sa chance qui, dit-on, ne sourit qu’aux audacieux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69949588</guid><pubDate>Tue, 10 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69949588/339383_bruno_mars_quitter_hawai_pour_survivre_a_ses_reves.mp3" length="5011805" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1997, c’est la fin d’un monde pour le jeune Peter Hernandez, 12 ans. Nous sommes à Hawaï, et comme l’a montré le très beau film Les descendants, avec George Clooney, ce n’est pas seulement une île idyllique au milieu du Pacifique, mais une terre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1997, c’est la fin d’un monde pour le jeune Peter Hernandez, 12 ans. Nous sommes à Hawaï, et comme l’a montré le très beau film Les descendants, avec George Clooney, ce n’est pas seulement une île idyllique au milieu du Pacifique, mais une terre habitée avec tous ses drames humains. Jusque-là partagé entre l’école et surtout les spectacles dans le groupe de ses parents où il était le petit prodige imitant, entre autres, Elvis Presley, voilà que le groupe éclate avec le divorce de son père et sa mère.<br /><br />Les parents n’ayant plus de revenus, tout disparaît y compris le domicile familial. Avec sa mère, frères et sœurs, Peter vit au rythme du système D, logeant à gauche et à droite, là où on veut bien les héberger, toujours provisoirement.<br /><br />Avec papa, c’est encore pire, on dort dans la voiture, ou n’importe quel squat comme cette fois où un zoo abandonné fait l’affaire. Alors on l’imagine, le jeune Peter, passer son adolescence à essayer de terminer des études secondaires et enchaîner les petits boulots, et les spectacles, bien sûr, pour ce soir, finir avec le paternel sur un toit où ils seront à l’abri, à la fois du regard des gens sur leur misère et de la délinquance. Dans la rue, on vous agresse pour vous voler trois fois rien. Le soleil se couche sur un pays incroyablement beau et pourtant, Bruno, c’est comme ça que son père l’appelle depuis qu’il est tout môme, rêve d’un ailleurs.<br /><br />C’est vrai, c’est beau ici mais tout est vraiment compliqué. Il faut croire que son père a été exaucé quand, devant l’admiration du public pour cet enfant prodige du quartier de Waikiki chantant et dansant comme un adulte, il disait “pourvu qu’il ne grandisse jamais”. A 17 ans, Bruno ne mesure même pas 1m65. Alors il rêve de pousser de manière spectaculaire avant le cap fatal des 18 ans, et puis aussi, surtout, de devenir une star de la musique.<br /><br />C’est tout ce qu’il sait faire et tout ce qu’il a envie de faire. Mais le rêve tant attendu d’avoir un jour un grand producteur américain en vacances dans un resort qui vienne le voir après le spectacle pour lui proposer un contrat, a fait long feu.<br /><br />Non, Hawaï est trop petit pour ses rêves de réussite. D’ailleurs, que répondrait-il à ce producteur ? Quel est son genre de musique ? Le rock, le reggae, la pop, la soul ? Bruno aime tout. C’est à cause de ses parents, ça, ils écoutent de tout, de Police à James Brown. Alors, il ne lui reste qu’une chose à faire : le grand saut. Partir pour Los Angeles, là où sont les grandes firmes de disques, où habite Michael Jackson et puis Metallica et autrefois, Elvis Presley, quand il tournait ses films, dans les années 60.<br /><br />Mais comment vas-tu te débrouiller, là-bas, sans rien ? Et ben ici, alors, comment on fait ? L’errance et l’instabilité à LA vaut bien celle d’Honolulu. Là au moins, il pourra saisir sa chance qui, dit-on, ne sourit qu’aux audacieux.]]></itunes:summary><itunes:duration>209</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/60fce89e34991a9e8e1132197b3da0cb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bruno Mars : l’enfant d’Hawaï qui chantait déjà comme Elvis</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bruno-mars-l-enfant-d-hawai-qui-chantait-deja-comme-elvis--69760151</link><description><![CDATA[Été 1989, la haute saison bat son plein sur l’île d’Hawaï, il y a des touristes partout. Plage et sports aquatiques pour les jeunes, excursions et soirées spectacles pour les parents. Des spectacles musicaux qui ne manquent pas. On a beau être à la fin d’une décennie marquée par les rythmes synthétiques de Depeche Mode à Technotronic et par les guitares survoltées de Metallica, il faut surtout faire plaisir à la génération précédente.<br /><br />C’est pourquoi sur la scène d’un de ces hôtels, ce soir, comme tous les soirs, le groupe de covers The Love Notes, va faire un carton avec des reprises qui vont rappeler bien des souvenirs aux touristes venus du continent. Les Love Notes, les notes d’amour, tout un programme pour une soirée lounge, c’est un groupe familial, formé par les Hernandez. Peter est New Yorkais d’origine, de Brooklyn, un beau cocktail de sang portoricain et d’Europe centrale, Bernadette, sa femme, elle, est d’origine philippine mais aussi portoricaine, comme lui. C’est ici à Hawaï qu’ils se sont rencontrés et étant musiciens tous les deux, l’idée du groupe familial est venue naturellement.<br /><br />Je dis familial car le clou du spectacle c’est l’arrivée sur scène de leur fils de quatre ans, habillé en Elvis Presley dans la tenue miniature de son légendaire concert à Hawaï en 1973. L’image de ce costume a beau être, pour cause de diffusion en mondovision par satellite, une première à l’époque, tellement ancrée dans la culture populaire, ce n’est pas ce déguisement ni la coiffure en banane qui provoquent l’émerveillement du public. C’est surtout la parfaite imitation du chant et du déhanchement d’Elvis par le petit Peter qui soulève l’enthousiasme. Quel talent !<br /><br />Les gens applaudissent, rappellent, Peter se démène à fond comme un adulte, mieux, comme vingt ans auparavant le petit Michael Jackson car Peter fait aussi bien qu’un adulte. Et c’est ça qui est époustouflant : sa façon d’aller chercher le public, le timing et la justesse absolus dans le chant, tout y est déjà. Et il n’a que quatre ans. A cet âge-là, les enfants commencent à peine à apprendre à lire et compter. Lui, sait déjà comment porter toute une salle.<br /><br />Une salle qui l’acclame debout, la soirée a été excellente. Le public, les patrons, les parents et le petit prodige sont heureux. Il faudrait que Bruno ne grandisse jamais, dit Peter en plaisantant. Ah oui, Bruno est le surnom qu’il lui a donné car, bébé, il était tellement costaud et trapu qu’il lui faisait penser à une star du catch des années 60 et 70, Bruno Sammartino. Un truc idiot dit comme ça mais c’est souvent ainsi que ça se passe dans nos vies, une référence, une identification rassurante à notre jeune temps. Comment pourraient-ils deviner que ce surnom va être celui que portera Peter Junior quand, devenu adulte, il deviendra la plus grande star de la planète sous le nom de Bruno Mars, une star qui revendique toujours le Elvis Presley des années 50 comme influence majeure.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69760151</guid><pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69760151/338936_bruno_mars_l_enfant_d_hawai_qui_chantait_deja_comme_elvis.mp3" length="3217204" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Été 1989, la haute saison bat son plein sur l’île d’Hawaï, il y a des touristes partout. Plage et sports aquatiques pour les jeunes, excursions et soirées spectacles pour les parents. Des spectacles musicaux qui ne manquent pas. On a beau être à la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Été 1989, la haute saison bat son plein sur l’île d’Hawaï, il y a des touristes partout. Plage et sports aquatiques pour les jeunes, excursions et soirées spectacles pour les parents. Des spectacles musicaux qui ne manquent pas. On a beau être à la fin d’une décennie marquée par les rythmes synthétiques de Depeche Mode à Technotronic et par les guitares survoltées de Metallica, il faut surtout faire plaisir à la génération précédente.<br /><br />C’est pourquoi sur la scène d’un de ces hôtels, ce soir, comme tous les soirs, le groupe de covers The Love Notes, va faire un carton avec des reprises qui vont rappeler bien des souvenirs aux touristes venus du continent. Les Love Notes, les notes d’amour, tout un programme pour une soirée lounge, c’est un groupe familial, formé par les Hernandez. Peter est New Yorkais d’origine, de Brooklyn, un beau cocktail de sang portoricain et d’Europe centrale, Bernadette, sa femme, elle, est d’origine philippine mais aussi portoricaine, comme lui. C’est ici à Hawaï qu’ils se sont rencontrés et étant musiciens tous les deux, l’idée du groupe familial est venue naturellement.<br /><br />Je dis familial car le clou du spectacle c’est l’arrivée sur scène de leur fils de quatre ans, habillé en Elvis Presley dans la tenue miniature de son légendaire concert à Hawaï en 1973. L’image de ce costume a beau être, pour cause de diffusion en mondovision par satellite, une première à l’époque, tellement ancrée dans la culture populaire, ce n’est pas ce déguisement ni la coiffure en banane qui provoquent l’émerveillement du public. C’est surtout la parfaite imitation du chant et du déhanchement d’Elvis par le petit Peter qui soulève l’enthousiasme. Quel talent !<br /><br />Les gens applaudissent, rappellent, Peter se démène à fond comme un adulte, mieux, comme vingt ans auparavant le petit Michael Jackson car Peter fait aussi bien qu’un adulte. Et c’est ça qui est époustouflant : sa façon d’aller chercher le public, le timing et la justesse absolus dans le chant, tout y est déjà. Et il n’a que quatre ans. A cet âge-là, les enfants commencent à peine à apprendre à lire et compter. Lui, sait déjà comment porter toute une salle.<br /><br />Une salle qui l’acclame debout, la soirée a été excellente. Le public, les patrons, les parents et le petit prodige sont heureux. Il faudrait que Bruno ne grandisse jamais, dit Peter en plaisantant. Ah oui, Bruno est le surnom qu’il lui a donné car, bébé, il était tellement costaud et trapu qu’il lui faisait penser à une star du catch des années 60 et 70, Bruno Sammartino. Un truc idiot dit comme ça mais c’est souvent ainsi que ça se passe dans nos vies, une référence, une identification rassurante à notre jeune temps. Comment pourraient-ils deviner que ce surnom va être celui que portera Peter Junior quand, devenu adulte, il deviendra la plus grande star de la planète sous le nom de Bruno Mars, une star qui revendique toujours le Elvis Presley des années 50 comme influence majeure.]]></itunes:summary><itunes:duration>202</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1466582a42df354500c3c7ce0fffb792.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Chrissie Hynde : au cœur du punk, avant les Pretenders</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chrissie-hynde-au-coeur-du-punk-avant-les-pretenders--69759739</link><description><![CDATA[Vous connaissez ce morceau ? C’est un des tubes de Grace Jones et qui est en fait un titre signé Chrissie Hynde, enregistré sur le premier album des Pretenders. Il faut dire qu’à partir du milieu des années 70, Chrissie a fréquenté tout le monde. Tout d’abord elle a travaillé dans le magasin de Vivien Westwood et Malcolm McLaren, l’homme qui va inventer les Sex Pistols. Dans le quartier de sa coloc habite un gars nommé Captain Sensible ; il vit toujours chez ses parents mais son groupe, les Damned, c’est quelque chose. Il y a toute la bande des Sex Pistols, évidemment, et puis bien sûr, les Clash. <br /><br />Seul bémol, aucun de ces groupes ne veut d’une fille comme guitariste. Chrissie en rêve pourtant. Enfin, disons plutôt qu’elle remise à y rêver. C’est vrai, à 23 - 24 ans, on ne démarre plus une carrière dans le rock’n’roll ! La trentaine approche et on ne connaît aucun rocker digne de ce nom qui a la trentaine ? Oui, Elvis mais il est fini, retraité à Vegas !<br /><br />Alors oui, Chrissie arrive à se faire adopter par un groupe ou l’autre mais bon, soit ils n’arrivent pas à trouver le moindre concert, soit ça part en eau de boudin comme ce jour où elle découvre dans une petite annonce que son groupe cherche un nouveau guitariste. Elle téléphone au numéro indiqué et à l’autre bout du fil, un membre du groupe lui dit, merde, il a complètement oublié de lui dire qu’elle était virée. Rock’n’roll, hein ? D’autant plus qu’elle sera la seule à appeler pour l’annonce.<br /><br />Heureusement que les Clash l’invitent à les accompagner sur leur première tournée nationale. C’est un grand moment de joie et de rigolade sur la route, dans les cercles d’étudiants où ils enchaînent les verres après avoir mis le feu à toute une salle. Car il fallait voir ce que c’était la scène punk, ska, reggae dans les années 70 en Grande-Bretagne : les Clash, Jam ou Police faire pogoter un hall entier plein à craquer, comme un seul homme.<br /><br />Car Joe Strummer, le leader charismatique du groupe, n’était pas qu’un gars dont le but était de s’éclater jour et nuit, il avait un véritable message social, une idéologie face à un monde qui exploitait les masses en leur racontant ce qu’elles veulent entendre pour mieux les utiliser. On sortait gonflé à bloc d’un concert des Clash, on le sentait que le monde allait changer parce qu’on le voulait, qu’on était la génération qui un jour serait à la place des vieux.<br /><br />Oh il y a bien ce gars, Tony, un patron de label de disques qui ayant entendu qu’il y avait une guitariste américaine : il voudrait la produire mais elle lui a répondu OK mais le jour où j’aurai un groupe.<br /><br />Quelques semaines plus tard, alors qu’elle est en train de laver les vitres de la personne qui l’héberge, Chrissie voit passer sur Portobello Road un musicien que Lemmy, le leader de Mötörhead, lui a recommandé. Il lui a décrit son look d’enfer avec jean moulant, perfecto et ceinture à clous. Ça ne peut être que lui ! Chrissie se bat avec le bow window pour l’ouvrir, passe la tête par la fenêtre et hurle Hé, c’est toi Gass Wild ? Qui le demande ? Ça te dit de jouer dans un groupe ? Ouais mais j’ai plus de batterie. T’inquiète, j’en trouverai une, monte ! Chrissie lance un trousseau de clés depuis l’étage : ainsi que commence la fabuleuse histoire des Pretenders.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69759739</guid><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 08:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69759739/338924_chrissie_hynde_au_c_ur_du_punk_avant_les_pretenders.mp3" length="3794824" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous connaissez ce morceau ? C’est un des tubes de Grace Jones et qui est en fait un titre signé Chrissie Hynde, enregistré sur le premier album des Pretenders. Il faut dire qu’à partir du milieu des années 70, Chrissie a fréquenté tout le monde. Tout...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous connaissez ce morceau ? C’est un des tubes de Grace Jones et qui est en fait un titre signé Chrissie Hynde, enregistré sur le premier album des Pretenders. Il faut dire qu’à partir du milieu des années 70, Chrissie a fréquenté tout le monde. Tout d’abord elle a travaillé dans le magasin de Vivien Westwood et Malcolm McLaren, l’homme qui va inventer les Sex Pistols. Dans le quartier de sa coloc habite un gars nommé Captain Sensible ; il vit toujours chez ses parents mais son groupe, les Damned, c’est quelque chose. Il y a toute la bande des Sex Pistols, évidemment, et puis bien sûr, les Clash. <br /><br />Seul bémol, aucun de ces groupes ne veut d’une fille comme guitariste. Chrissie en rêve pourtant. Enfin, disons plutôt qu’elle remise à y rêver. C’est vrai, à 23 - 24 ans, on ne démarre plus une carrière dans le rock’n’roll ! La trentaine approche et on ne connaît aucun rocker digne de ce nom qui a la trentaine ? Oui, Elvis mais il est fini, retraité à Vegas !<br /><br />Alors oui, Chrissie arrive à se faire adopter par un groupe ou l’autre mais bon, soit ils n’arrivent pas à trouver le moindre concert, soit ça part en eau de boudin comme ce jour où elle découvre dans une petite annonce que son groupe cherche un nouveau guitariste. Elle téléphone au numéro indiqué et à l’autre bout du fil, un membre du groupe lui dit, merde, il a complètement oublié de lui dire qu’elle était virée. Rock’n’roll, hein ? D’autant plus qu’elle sera la seule à appeler pour l’annonce.<br /><br />Heureusement que les Clash l’invitent à les accompagner sur leur première tournée nationale. C’est un grand moment de joie et de rigolade sur la route, dans les cercles d’étudiants où ils enchaînent les verres après avoir mis le feu à toute une salle. Car il fallait voir ce que c’était la scène punk, ska, reggae dans les années 70 en Grande-Bretagne : les Clash, Jam ou Police faire pogoter un hall entier plein à craquer, comme un seul homme.<br /><br />Car Joe Strummer, le leader charismatique du groupe, n’était pas qu’un gars dont le but était de s’éclater jour et nuit, il avait un véritable message social, une idéologie face à un monde qui exploitait les masses en leur racontant ce qu’elles veulent entendre pour mieux les utiliser. On sortait gonflé à bloc d’un concert des Clash, on le sentait que le monde allait changer parce qu’on le voulait, qu’on était la génération qui un jour serait à la place des vieux.<br /><br />Oh il y a bien ce gars, Tony, un patron de label de disques qui ayant entendu qu’il y avait une guitariste américaine : il voudrait la produire mais elle lui a répondu OK mais le jour où j’aurai un groupe.<br /><br />Quelques semaines plus tard, alors qu’elle est en train de laver les vitres de la personne qui l’héberge, Chrissie voit passer sur Portobello Road un musicien que Lemmy, le leader de Mötörhead, lui a recommandé. Il lui a décrit son look d’enfer avec jean moulant, perfecto et ceinture à clous. Ça ne peut être que lui ! Chrissie se bat avec le bow window pour l’ouvrir, passe la tête par la fenêtre et hurle Hé, c’est toi Gass Wild ? Qui le demande ? Ça te dit de jouer dans un groupe ? Ouais mais j’ai plus de batterie. T’inquiète, j’en trouverai une, monte ! Chrissie lance un trousseau de clés depuis l’étage : ainsi que commence la fabuleuse histoire des Pretenders.]]></itunes:summary><itunes:duration>238</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fd32f87a7f0f0804c50f803f6b59b56d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Chrissie Hynde : serveuse, Américaine… et bientôt punk à Londres</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chrissie-hynde-serveuse-americaine-et-bientot-punk-a-londres--69759738</link><description><![CDATA[Ceux qui ont assisté à la première apparition de Chrissie Hynde à la télé dans le clip de Brass in Pocket fin 1979 - début 80, savent de quoi je parle : on a été charmé, à défaut d’avoir été vachement ému. Mais ce qu’on ignore bien sûr à cette époque, c'est que la serveuse qu’elle incarne pour illustrer cette magnifique chanson qui nous tombe dessus comme une révélation, c’est que ce n’est pas un rôle de composition.<br /><br />Car Chrissie a bien travaillé dans l’horeca. Vous voyez ces rades, restos routiers, genre Breakfast in America, avec ces femmes en tablier blanc sur une robe rouge avec un filet dans les cheveux, donnant du “vous le voulez à la fraise ou à la banane votre milk shake ? Grand, moyen ou petit ?” <br /><br />Oh et bien sûr, au fil des jobs dans la ville universitaire de Kent dans l’Ohio dont elle a aussi fréquenté les bancs, elle a aussi connu la “jupe noire et chemise blanche” où là, c’était : “votre steak, à point ou saignant ?”.<br /><br />Chrissie était étudiante en art, enfin un peu, mais elle rêvait surtout d’une chose : l’Angleterre. Ça peut paraître fou pour une Américaine, la terre d’Elvis Presley et Bill Haley mais depuis les années 60, la capitale du rock, c’est Londres. Et c’est surtout les filles qui en rêvent pour une bonne raison. Chrissie a ainsi au milieu des années 60 possédé tout le brol de produits dérivés que les Amerloques ont créés autour des Beatles. Elle a tout jeté à la poubelle lors de ses 16 ans comme d’autres générations l’ont fait avec les Spice Girls ou les Pokemon. Et même si elle le regrette aujourd’hui, elle n’a par contre pas raté son rendez-vous avec ses rêves d’adolescente. A l’âge de 21 ans, elle est partie.<br /><br />Arriver à Londres en 1973, pour une Américaine, c’est un choc. Premièrement, il faut apprendre à être poli avec les commerçants, on dit d’abord bonjour comment ça va, et puis s’il vous plaît aussi. On ne demande pas la salle de bains pour aller aux toilettes, le métro, c’est un tube. Et puis aussi, les gens sont tous minces, les parents écoutent la même musique pop que les mômes dans les pubs, on n’y vend pas de vin ni de Tequila mais de la bière crèmeuse ou du whisky. Et puis c’est là qu’on va commencer à l’appeler Chrissie au lieu de Christine ou Chris.<br /><br />Par contre, où sont passées toutes les filles en mini jupes couleurs flashy et les mecs en costards hyper chics, les Mods, les psychédéliques ? Chrissie est arrivée trop tard pour voir l’Angleterre qu’elle avait rêvée étant ado en regardant les photos dans les magazines. Les Beatles ne sont plus là, les filles sont amoureuses de chanteurs glam rock comme Gary Glitter et Slade mais attention, pas de garçons dans les colocs après 22 heures ! <br /><br />Mais bon, malgré le décalage avec l’Amérique, Chrissie adore la ville qu’elle découvre. Les gens surtout. On peut devenir ami avec quelqu’un en parlant à un arrêt de bus, comme ça ! Et attention, c’est une vraie conversation, pas un étalage de phrases convenues, comme dans son pays d’origine. Non, vraiment, si un Américain à Paris, c’est fait depuis longtemps, une Américaine à Londres, ça commence aujourd’hui. Chrissie va entrer partout, fréquenter et jouer avec les membres des Kinks, des Clash ou futurs Culture Club, bref, elle va être la petite fiancée des punks, autant dire qu’elle ne verra pas souvent son lit.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69759738</guid><pubDate>Thu, 05 Feb 2026 08:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69759738/338923_chrissie_hynde_serveuse_americaine_et_bientot_punk_a_londres.mp3" length="2649198" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ceux qui ont assisté à la première apparition de Chrissie Hynde à la télé dans le clip de Brass in Pocket fin 1979 - début 80, savent de quoi je parle : on a été charmé, à défaut d’avoir été vachement ému. Mais ce qu’on ignore bien sûr à cette époque,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ceux qui ont assisté à la première apparition de Chrissie Hynde à la télé dans le clip de Brass in Pocket fin 1979 - début 80, savent de quoi je parle : on a été charmé, à défaut d’avoir été vachement ému. Mais ce qu’on ignore bien sûr à cette époque, c'est que la serveuse qu’elle incarne pour illustrer cette magnifique chanson qui nous tombe dessus comme une révélation, c’est que ce n’est pas un rôle de composition.<br /><br />Car Chrissie a bien travaillé dans l’horeca. Vous voyez ces rades, restos routiers, genre Breakfast in America, avec ces femmes en tablier blanc sur une robe rouge avec un filet dans les cheveux, donnant du “vous le voulez à la fraise ou à la banane votre milk shake ? Grand, moyen ou petit ?” <br /><br />Oh et bien sûr, au fil des jobs dans la ville universitaire de Kent dans l’Ohio dont elle a aussi fréquenté les bancs, elle a aussi connu la “jupe noire et chemise blanche” où là, c’était : “votre steak, à point ou saignant ?”.<br /><br />Chrissie était étudiante en art, enfin un peu, mais elle rêvait surtout d’une chose : l’Angleterre. Ça peut paraître fou pour une Américaine, la terre d’Elvis Presley et Bill Haley mais depuis les années 60, la capitale du rock, c’est Londres. Et c’est surtout les filles qui en rêvent pour une bonne raison. Chrissie a ainsi au milieu des années 60 possédé tout le brol de produits dérivés que les Amerloques ont créés autour des Beatles. Elle a tout jeté à la poubelle lors de ses 16 ans comme d’autres générations l’ont fait avec les Spice Girls ou les Pokemon. Et même si elle le regrette aujourd’hui, elle n’a par contre pas raté son rendez-vous avec ses rêves d’adolescente. A l’âge de 21 ans, elle est partie.<br /><br />Arriver à Londres en 1973, pour une Américaine, c’est un choc. Premièrement, il faut apprendre à être poli avec les commerçants, on dit d’abord bonjour comment ça va, et puis s’il vous plaît aussi. On ne demande pas la salle de bains pour aller aux toilettes, le métro, c’est un tube. Et puis aussi, les gens sont tous minces, les parents écoutent la même musique pop que les mômes dans les pubs, on n’y vend pas de vin ni de Tequila mais de la bière crèmeuse ou du whisky. Et puis c’est là qu’on va commencer à l’appeler Chrissie au lieu de Christine ou Chris.<br /><br />Par contre, où sont passées toutes les filles en mini jupes couleurs flashy et les mecs en costards hyper chics, les Mods, les psychédéliques ? Chrissie est arrivée trop tard pour voir l’Angleterre qu’elle avait rêvée étant ado en regardant les photos dans les magazines. Les Beatles ne sont plus là, les filles sont amoureuses de chanteurs glam rock comme Gary Glitter et Slade mais attention, pas de garçons dans les colocs après 22 heures ! <br /><br />Mais bon, malgré le décalage avec l’Amérique, Chrissie adore la ville qu’elle découvre. Les gens surtout. On peut devenir ami avec quelqu’un en parlant à un arrêt de bus, comme ça ! Et attention, c’est une vraie conversation, pas un étalage de phrases convenues, comme dans son pays d’origine. Non, vraiment, si un Américain à Paris, c’est fait depuis longtemps, une Américaine à Londres, ça commence aujourd’hui. Chrissie va entrer partout, fréquenter et jouer avec les membres des Kinks, des Clash ou futurs Culture Club, bref, elle va être la petite fiancée des punks, autant dire qu’elle ne verra pas souvent son lit.]]></itunes:summary><itunes:duration>166</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bf74c640c1cacfb736a64f2ddfc3be38.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Chrissie Hynde : quand Ziggy Stardust est passé à un mètre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chrissie-hynde-quand-ziggy-stardust-est-passe-a-un-metre--69759737</link><description><![CDATA[Ce 22 septembre 1972 est une date que la jeune Christine Hynde n’oubliera jamais. Cela fait plus un an qu’elle a découvert un type extraordinaire grâce à un album : David Bowie. Un album qui parle d’un tas de choses, de littérature et de contre culture, sur une musique à nulle autre pareille … (Life on Mars ?). Elle en parle à tout le monde, y compris ses collègues serveuses, car elle jobbe pour financer ses activités, les études ne l’intéressent plus du tout.<br /><br />Et bien figurez-vous que c’est dans son trou perdu de l’Ohio que David Bowie alias Ziggy Stardust va donner son tout premier concert aux Etats-Unis. La voilà partie avec sa meilleure copine, Sue, pour Cleveland, c’est pas loin, dans la voiture de sa mère. Chrissie, 21 ans à peine, adore les concerts. Elle aime TOUT dans les concerts, y compris l’ambiance avant et après. Et donc, arrivée très tôt et patientant dans le froid, elle entend le groupe répéter quelques morceaux pour la balance. Et peu de temps après, que voit-elle ? David Bowie en Ziggy, immédiatement reconnaissable avec ses cheveux rouges, sortir à pied avec son entourage pour se rendre àl’hôtel.<br /><br />Vêtu d’un blouson vert et un jean sur ses plateformes, il passe à moins d’un mètre d’elle, comme dans un rêve. Puis, au moment de traverser la rue, il se retourne, la voit, semble hésiter, puis regarde de l’autre côté en disant quelque chose. Un de ses gardes du corps, du moins c’est ce qu’elle croit, le plus beau en plus, propose à sa copine et elle, de les accompagner. <br /><br />Chrissie n’a pas à se retourner, c’est bien à elles qu’il parle, il n’y a qu’elles deux  sur ce trottoir. Pourtant avec leurs fringues en laine torsadée, elles n’ont pas le profil de fans de Ziggy.<br /><br />C’est tremblante d’émotion que Chrissie entre dans la suite du groupe anglais. Elle meurt d’envie d'engager la conversation alors, sans regarder Bowie, enfin Ziggy, dans les yeux, elle lui dit que le public de Cleveland va l’adorer s’il chante le titre de Lou Reed et du Velvet Underground qu’ils ont joué à la répétition. Ah, on va peut-être la faire, alors, répond Bowie en plaisantant. Il joue ce titre chaque soir, mais comment le saurait-elle ?<br /><br />L’histoire devient vertigineuse quand il lui demande si elle connaît un chouette endroit pour aller manger, carrément dingue quand elle abaisse le siège passager de la voiture de sa mère pour qu’il monte à l’arrière. David Bowie dans l’Oldsmobile de sa maman, elle rêve !<br /><br />C’est d’autant plus incroyable que ce à quoi Chrissie va assister ce soir-là est un show comme on n’en a jamais vu et qui va influencer des générations de musiciens. Quinze jours plus tard, Chrissie le rejoint sur un autre concert, à Detroit, même extase, et quand la salle se vide, Chrissie reste comme à son habitude pour prolonger la vibration et s’approche de la scène où s’activent les roadies.<br /><br />Allez Chris, faut y aller, dit Sue. Et là, dans le parterre, au milieu du personnel, un grand blond shote dans des gobelets, désabusé. C’est Iggy Pop ! Chrissie est pétrifiée quand il plante ses yeux verts dans les siens. A-t-il deviné qu’elle est sa plus grande fan ? En tout cas, Chrissie ne sortira pas un mot dans la voiture au cours des 100 miles du chemin de retour.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69759737</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69759737/338922_chrissie_hynde_quand_ziggy_stardust_est_passe_a_un_metre.mp3" length="2928813" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce 22 septembre 1972 est une date que la jeune Christine Hynde n’oubliera jamais. Cela fait plus un an qu’elle a découvert un type extraordinaire grâce à un album : David Bowie. Un album qui parle d’un tas de choses, de littérature et de contre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce 22 septembre 1972 est une date que la jeune Christine Hynde n’oubliera jamais. Cela fait plus un an qu’elle a découvert un type extraordinaire grâce à un album : David Bowie. Un album qui parle d’un tas de choses, de littérature et de contre culture, sur une musique à nulle autre pareille … (Life on Mars ?). Elle en parle à tout le monde, y compris ses collègues serveuses, car elle jobbe pour financer ses activités, les études ne l’intéressent plus du tout.<br /><br />Et bien figurez-vous que c’est dans son trou perdu de l’Ohio que David Bowie alias Ziggy Stardust va donner son tout premier concert aux Etats-Unis. La voilà partie avec sa meilleure copine, Sue, pour Cleveland, c’est pas loin, dans la voiture de sa mère. Chrissie, 21 ans à peine, adore les concerts. Elle aime TOUT dans les concerts, y compris l’ambiance avant et après. Et donc, arrivée très tôt et patientant dans le froid, elle entend le groupe répéter quelques morceaux pour la balance. Et peu de temps après, que voit-elle ? David Bowie en Ziggy, immédiatement reconnaissable avec ses cheveux rouges, sortir à pied avec son entourage pour se rendre àl’hôtel.<br /><br />Vêtu d’un blouson vert et un jean sur ses plateformes, il passe à moins d’un mètre d’elle, comme dans un rêve. Puis, au moment de traverser la rue, il se retourne, la voit, semble hésiter, puis regarde de l’autre côté en disant quelque chose. Un de ses gardes du corps, du moins c’est ce qu’elle croit, le plus beau en plus, propose à sa copine et elle, de les accompagner. <br /><br />Chrissie n’a pas à se retourner, c’est bien à elles qu’il parle, il n’y a qu’elles deux  sur ce trottoir. Pourtant avec leurs fringues en laine torsadée, elles n’ont pas le profil de fans de Ziggy.<br /><br />C’est tremblante d’émotion que Chrissie entre dans la suite du groupe anglais. Elle meurt d’envie d'engager la conversation alors, sans regarder Bowie, enfin Ziggy, dans les yeux, elle lui dit que le public de Cleveland va l’adorer s’il chante le titre de Lou Reed et du Velvet Underground qu’ils ont joué à la répétition. Ah, on va peut-être la faire, alors, répond Bowie en plaisantant. Il joue ce titre chaque soir, mais comment le saurait-elle ?<br /><br />L’histoire devient vertigineuse quand il lui demande si elle connaît un chouette endroit pour aller manger, carrément dingue quand elle abaisse le siège passager de la voiture de sa mère pour qu’il monte à l’arrière. David Bowie dans l’Oldsmobile de sa maman, elle rêve !<br /><br />C’est d’autant plus incroyable que ce à quoi Chrissie va assister ce soir-là est un show comme on n’en a jamais vu et qui va influencer des générations de musiciens. Quinze jours plus tard, Chrissie le rejoint sur un autre concert, à Detroit, même extase, et quand la salle se vide, Chrissie reste comme à son habitude pour prolonger la vibration et s’approche de la scène où s’activent les roadies.<br /><br />Allez Chris, faut y aller, dit Sue. Et là, dans le parterre, au milieu du personnel, un grand blond shote dans des gobelets, désabusé. C’est Iggy Pop ! Chrissie est pétrifiée quand il plante ses yeux verts dans les siens. A-t-il deviné qu’elle est sa plus grande fan ? En tout cas, Chrissie ne sortira pas un mot dans la voiture au cours des 100 miles du chemin de retour.]]></itunes:summary><itunes:duration>183</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9c3e9bb6be3c74cfe01390661811754f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Chrissie Hynde : le jour où l’Amérique a tiré sur sa jeunesse</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chrissie-hynde-le-jour-ou-l-amerique-a-tire-sur-sa-jeunesse--69759735</link><description><![CDATA[L’actualité nous fait sans cesse tourner les yeux vers l’Amérique. Et les images que nous avons reçues de Minneapolis, Los Angeles ou Chicago ne sont pas sans rappeler les mouvements de la jeunesse des années 60 contre la guerre au Vietnam et pour les droits civiques.<br /><br />Ainsi ce jour maudit du 4 mai 1970 est-il entré dans l’Histoire contemporaine américaine. Nous sommes sur le campus de la Kent State University. Kent est une jolie ville de 25.000 habitants au sud de Cleveland dans l’Ohio, à mi-chemin entre Chicago et Washington. C’est sur les bancs de l’Université de Kent, une petite fac pas très regardante sur ses notes moyennes de secondaire, que la jeune Chrissie Hynde a finalement trouvé la voie de l’enseignement supérieur. En clair, elle ne s’est pas encore fait virer de ses cours, ce qui pour elle, qui n’en touche pas une, pas plus que le strict nécessaire, est un exploit.<br /><br />C’est pour ses parents qu’elle fait des études car elle n’a d’intérêt que pour deux choses : la musique rock et la défonce. Et puis son statut de jeune Américaine qui va, avec des centaines de milliers de ses semblables, changer l’horrible monde des adultes. Ces gens qui ne pensent pas à vivre, seulement à gagner de l’argent, d’en amasser, pour ne rien en faire. Et dans les années 60, c’est aussi un monde qui impose le cauchemar au présent de sa génération en l’envoyant se faire tuer dans l’enfer d’une guerre lointaine qui n’est pas la sienne.<br /><br />Alors elle proteste. Sauf que le Give Peace a Chance de John Lennon, c’est bien gentil, mais c’est pas ça qui va faire entendre raison au président Nixon qui envoie tous ces jeunes au Vietnam et à présent, au Cambodge ! C’en est trop, le 2 mai, les étudiants mettent le feu avec des fusées éclairantes au bâtiment en bois des officiers de réserve sur le campus de Kent. La garde nationale intervient, c’est la pagaille, Chrissie s’en sort de justesse, et oui, elle en est. <br /><br />Mais le surlendemain, lors d’une nouvelle manifestation malgré le couvre-feu imposé, les soldats qui gardent les cendres du bâtiment incendié tirent sur la foule.<br /><br />Des gens tombent, des ambulances arrivent, il y a des morts, entend-elle crier. <br /><br />Chrissie est dégrisée. Elle regarde ces militaires qui sont des jeunes gosses de 19-20 ans, comme elle, et qui ont l’air tout aussi surpris par ces coups de feu. Elle s’assied et reste prostrée, figée, en contestation, quand des mains la saisissent. <br /><br />Et pendant qu’on l’emmène de force, Chrissie se dit qu’elle ne reconnaît plus son pays. Le lendemain, le campus est vidé, les étudiants sont renvoyés chez eux, entassés dans des voitures qui alimentent des bouchons vers Chicago, Philadelphie, New York. Le Sex and drugs and rock’n’roll semble être la solution immédiate face à ce monde qu’elle ne peut plus voir, les sixties qui ont vu fleurir son adolescence sont bien terminées. Et pourtant, au bout de cette errance que vont être les années 70, il y aura les Pretenders.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69759735</guid><pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69759735/338921_chrissie_hynde_le_jour_ou_l_amerique_a_tire_sur_sa_jeunesse.mp3" length="3450844" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’actualité nous fait sans cesse tourner les yeux vers l’Amérique. Et les images que nous avons reçues de Minneapolis, Los Angeles ou Chicago ne sont pas sans rappeler les mouvements de la jeunesse des années 60 contre la guerre au Vietnam et pour les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’actualité nous fait sans cesse tourner les yeux vers l’Amérique. Et les images que nous avons reçues de Minneapolis, Los Angeles ou Chicago ne sont pas sans rappeler les mouvements de la jeunesse des années 60 contre la guerre au Vietnam et pour les droits civiques.<br /><br />Ainsi ce jour maudit du 4 mai 1970 est-il entré dans l’Histoire contemporaine américaine. Nous sommes sur le campus de la Kent State University. Kent est une jolie ville de 25.000 habitants au sud de Cleveland dans l’Ohio, à mi-chemin entre Chicago et Washington. C’est sur les bancs de l’Université de Kent, une petite fac pas très regardante sur ses notes moyennes de secondaire, que la jeune Chrissie Hynde a finalement trouvé la voie de l’enseignement supérieur. En clair, elle ne s’est pas encore fait virer de ses cours, ce qui pour elle, qui n’en touche pas une, pas plus que le strict nécessaire, est un exploit.<br /><br />C’est pour ses parents qu’elle fait des études car elle n’a d’intérêt que pour deux choses : la musique rock et la défonce. Et puis son statut de jeune Américaine qui va, avec des centaines de milliers de ses semblables, changer l’horrible monde des adultes. Ces gens qui ne pensent pas à vivre, seulement à gagner de l’argent, d’en amasser, pour ne rien en faire. Et dans les années 60, c’est aussi un monde qui impose le cauchemar au présent de sa génération en l’envoyant se faire tuer dans l’enfer d’une guerre lointaine qui n’est pas la sienne.<br /><br />Alors elle proteste. Sauf que le Give Peace a Chance de John Lennon, c’est bien gentil, mais c’est pas ça qui va faire entendre raison au président Nixon qui envoie tous ces jeunes au Vietnam et à présent, au Cambodge ! C’en est trop, le 2 mai, les étudiants mettent le feu avec des fusées éclairantes au bâtiment en bois des officiers de réserve sur le campus de Kent. La garde nationale intervient, c’est la pagaille, Chrissie s’en sort de justesse, et oui, elle en est. <br /><br />Mais le surlendemain, lors d’une nouvelle manifestation malgré le couvre-feu imposé, les soldats qui gardent les cendres du bâtiment incendié tirent sur la foule.<br /><br />Des gens tombent, des ambulances arrivent, il y a des morts, entend-elle crier. <br /><br />Chrissie est dégrisée. Elle regarde ces militaires qui sont des jeunes gosses de 19-20 ans, comme elle, et qui ont l’air tout aussi surpris par ces coups de feu. Elle s’assied et reste prostrée, figée, en contestation, quand des mains la saisissent. <br /><br />Et pendant qu’on l’emmène de force, Chrissie se dit qu’elle ne reconnaît plus son pays. Le lendemain, le campus est vidé, les étudiants sont renvoyés chez eux, entassés dans des voitures qui alimentent des bouchons vers Chicago, Philadelphie, New York. Le Sex and drugs and rock’n’roll semble être la solution immédiate face à ce monde qu’elle ne peut plus voir, les sixties qui ont vu fleurir son adolescence sont bien terminées. Et pourtant, au bout de cette errance que vont être les années 70, il y aura les Pretenders.]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4848bda25276f1f26fd7fe9e7724b4fc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Chrissie Hynde : la liberté avant la gloire</title><link>https://www.spreaker.com/episode/chrissie-hynde-la-liberte-avant-la-gloire--69741286</link><description><![CDATA[Je n’aurais pas pu raconter tout ça du vivant de mes parents. Ainsi commencent les mémoires de la voix des Pretenders, Chrissie Hynde, une des plus grandes figures féminines du rock’n’roll, cette musique qui fait vibrer le monde depuis 70 ans.<br /><br />Apparue dans un clip à la toute fin des années 70 en serveuse de coffee shop dans cette Angleterre qui s’apprêtait une nouvelle fois à devenir la vitrine du monde avec à présent, la New Wave, on la croyait logiquement Britannique. Chrissie était en fait Américaine, originaire de l’Ohio, elle vivait en Angleterre depuis six ans avec une longue parenthèse parisienne.<br /><br />Comme Debbie Harry et Blondie, Chrissie est un pur produit du mouvement punk américain de la fin des années 60. Il suffit de citer les noms d’Iggy Pop et de Lou Reed, les deux plus célèbres icônes, pour qu’on comprenne à quel point le rock’n’roll était à l’époque un mode de vie destroy.<br /><br />Et Chrissie Hynde en a été. Sauf que son parcours dans l’ombre a été très long, faisant d’elle un témoin rare et privilégié de cette époque où le punk s’est installé à Londres. Un mouvement que les British vont s’approprier pour le mettre à leur sauce, l’histoire se répétait dix ans après les Beatles et les Stones. C’est vrai, c’est tout juste si les gens savent que cette musique est née en Amérique tellement l’empreinte de groupes comme les Clash et les Sex Pistols a définitivement associé le mot punk à l’Angleterre à coups de God Save the Queen et de London Calling.<br /><br />Pas étonnant donc que la voix de Chrissie Hynde ne soit pas sortie d’un squat de New York mais d’un studio londonien. A la Noël 1979, quand Brass in Pocket passe partout à la radio et à la télé en Europe et en Amérique, elle vit toujours sans le moindre penny. Une coloc à Covent Garden avec un matelas par terre, une guitare, quelques vêtements et un radio cassette, le truc le plus cher qu’elle ait possédé jusque-là. Et encore, un cadeau.<br /><br />Ses colocataires et elle ont reçu un avis d’expulsion, les cartons seront vite faits. Dans quinze jours, ce titre dont Chrissie était la seule du groupe à ne pas vouloir le sortir tel quel, sera N°1 mais rien ne changera. Elle ne s’écoutera pas à la radio, ne se regardera pas à la télé et ne jettera jamais un œil sur le montant de son compte en banque. La célébrité, ce n’est pas pour elle, c’est une cage dorée. Elle, la rockeuse, veut être libre de sortir, prendre le métro, faire la fête avec qui elle veut, quand elle le veut, sans être désignée du doigt le lendemain en découvrant une photo ou un article désobligeant dans la presse. Maman, Papa, je suis désolée d’avoir menti sur ce que j’ai fait durant tout ce temps où j’ai été partie. Je sais que vous étiez fiers de moi. Je regrette la moitié de mon histoire, la seconde, c’est la musique que vous avez entendue …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69741286</guid><pubDate>Mon, 02 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69741286/338809_chrissie_hynde_la_liberte_avant_la_gloire.mp3" length="3084293" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je n’aurais pas pu raconter tout ça du vivant de mes parents. Ainsi commencent les mémoires de la voix des Pretenders, Chrissie Hynde, une des plus grandes figures féminines du rock’n’roll, cette musique qui fait vibrer le monde depuis 70 ans....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je n’aurais pas pu raconter tout ça du vivant de mes parents. Ainsi commencent les mémoires de la voix des Pretenders, Chrissie Hynde, une des plus grandes figures féminines du rock’n’roll, cette musique qui fait vibrer le monde depuis 70 ans.<br /><br />Apparue dans un clip à la toute fin des années 70 en serveuse de coffee shop dans cette Angleterre qui s’apprêtait une nouvelle fois à devenir la vitrine du monde avec à présent, la New Wave, on la croyait logiquement Britannique. Chrissie était en fait Américaine, originaire de l’Ohio, elle vivait en Angleterre depuis six ans avec une longue parenthèse parisienne.<br /><br />Comme Debbie Harry et Blondie, Chrissie est un pur produit du mouvement punk américain de la fin des années 60. Il suffit de citer les noms d’Iggy Pop et de Lou Reed, les deux plus célèbres icônes, pour qu’on comprenne à quel point le rock’n’roll était à l’époque un mode de vie destroy.<br /><br />Et Chrissie Hynde en a été. Sauf que son parcours dans l’ombre a été très long, faisant d’elle un témoin rare et privilégié de cette époque où le punk s’est installé à Londres. Un mouvement que les British vont s’approprier pour le mettre à leur sauce, l’histoire se répétait dix ans après les Beatles et les Stones. C’est vrai, c’est tout juste si les gens savent que cette musique est née en Amérique tellement l’empreinte de groupes comme les Clash et les Sex Pistols a définitivement associé le mot punk à l’Angleterre à coups de God Save the Queen et de London Calling.<br /><br />Pas étonnant donc que la voix de Chrissie Hynde ne soit pas sortie d’un squat de New York mais d’un studio londonien. A la Noël 1979, quand Brass in Pocket passe partout à la radio et à la télé en Europe et en Amérique, elle vit toujours sans le moindre penny. Une coloc à Covent Garden avec un matelas par terre, une guitare, quelques vêtements et un radio cassette, le truc le plus cher qu’elle ait possédé jusque-là. Et encore, un cadeau.<br /><br />Ses colocataires et elle ont reçu un avis d’expulsion, les cartons seront vite faits. Dans quinze jours, ce titre dont Chrissie était la seule du groupe à ne pas vouloir le sortir tel quel, sera N°1 mais rien ne changera. Elle ne s’écoutera pas à la radio, ne se regardera pas à la télé et ne jettera jamais un œil sur le montant de son compte en banque. La célébrité, ce n’est pas pour elle, c’est une cage dorée. Elle, la rockeuse, veut être libre de sortir, prendre le métro, faire la fête avec qui elle veut, quand elle le veut, sans être désignée du doigt le lendemain en découvrant une photo ou un article désobligeant dans la presse. Maman, Papa, je suis désolée d’avoir menti sur ce que j’ai fait durant tout ce temps où j’ai été partie. Je sais que vous étiez fiers de moi. Je regrette la moitié de mon histoire, la seconde, c’est la musique que vous avez entendue …]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bf74c640c1cacfb736a64f2ddfc3be38.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'interview du siècle: quand Brel, Brassens et Ferré parlent du monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-interview-du-siecle-quand-brel-brassens-et-ferre-parlent-du-monde--69617997</link><description><![CDATA[Il était une fois trois géants de la chanson française. Ce 6 janvier 1969, pourtant, on peut dire que la société dans laquelle ils sont devenus, il y a quinze ans, ces fameux géants n’existe plus.<br /><br />La télévision occupe toutes les soirées de Monsieur et Madame Tout le Monde tandis que leurs enfants écoutent les Beatles et Michel Polnareff sur un tourne-disque dans leur chambre équipée d’un grand miroir en pied. Et oui, la jeunesse de 1969 aime se regarder même si une partie se laisse pousser les cheveux et la barbe dans tous les sens, préférant les peaux de mouton au manteau gris de papa.<br /><br />Franchement, depuis les yéyés au début de la décennie, est-ce qu’on a vu venir ce nouveau courant venu d’Angleterre et d’Amérique ? Les hippies, les rockers, les folkeux, les beatniks qui chantent love, love, love au lieu de trouver du boulot et fonder une famille comme on a toujours fait !<br /><br />Alors, que vont dire Brel, Brassens et Ferré qui se retrouvent pour la première fois ensemble autour d’une table. Le rédacteur en chef du jeune magazine Rock &amp; Folk n’y croyait pas et pourtant, l’interview des trois mythes va bien avoir lieu dans ses colonnes et c’est l'œuvre d’un de ses pigistes. Et d’un photographe, ravi de les avoir pour lui tout seul car pas d’encombrantes caméras de télévision, juste quelques micros. <br /><br />Mais labellisés une grande station périphérique, tiens. Les trois auteurs, compositeurs, interprètes le remarquent en arrivant, adressant à leur hôte un regard en point d’interrogation. Oui, je n’ai pas eu l’occasion de vous le dire mais au départ, comme je viens d’entrer dans la maison comme assistant, je leur avais proposé et ils m’avaient répondu, oui, euh, pourquoi pas, puis plus rien.<br /><br />Et finalement il y a quelques jours ils m’ont dit d’enregistrer, qu’ils comptaient diffuser des extraits dans la semaine. Mais si vous voulez, je les enlève et on en reste au magazine. Brel et Brassens se connaissent depuis leurs débuts mais c’est la première fois qu’ils se trouvent face à Ferré dans de telles circonstances, alors, aucun des trois ne dit quoi que ce soit. On laissera tout comme ça et c’est du bonheur pour la postérité car une telle rencontre, ça n’arrive qu’une fois, comme l’avenir le prouvera. D’ailleurs en s’asseyant, Brassens ne dit-il pas : vous êtes le seul à avoir réalisé ce tour de force.<br /><br />Alors on va parler de tout, on va évoquer la poésie, sont-ils les plus grands poètes de leur temps, ils s’en défendent, ils sont chanteurs, et puis on va parler d’amour, du travail, la solitude, la mort, l’anarchie, la publicité et même, le croirez-vous, des Beatles. <br /><br />Que faites-vous face à un mur ? Jacques Brel répond : je le défonce, Ferré le contourne, Brassens réfléchit. Et Jacques Brel de conclure : en tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’on veut tous savoir ce qu’il y a derrière !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69617997</guid><pubDate>Fri, 30 Jan 2026 08:00:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69617997/338420_l_interview_du_siecle_quand_brel_brassens_et_ferre_parlent_du_monde.mp3" length="2876568" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il était une fois trois géants de la chanson française. Ce 6 janvier 1969, pourtant, on peut dire que la société dans laquelle ils sont devenus, il y a quinze ans, ces fameux géants n’existe plus.

La télévision occupe toutes les soirées de Monsieur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il était une fois trois géants de la chanson française. Ce 6 janvier 1969, pourtant, on peut dire que la société dans laquelle ils sont devenus, il y a quinze ans, ces fameux géants n’existe plus.<br /><br />La télévision occupe toutes les soirées de Monsieur et Madame Tout le Monde tandis que leurs enfants écoutent les Beatles et Michel Polnareff sur un tourne-disque dans leur chambre équipée d’un grand miroir en pied. Et oui, la jeunesse de 1969 aime se regarder même si une partie se laisse pousser les cheveux et la barbe dans tous les sens, préférant les peaux de mouton au manteau gris de papa.<br /><br />Franchement, depuis les yéyés au début de la décennie, est-ce qu’on a vu venir ce nouveau courant venu d’Angleterre et d’Amérique ? Les hippies, les rockers, les folkeux, les beatniks qui chantent love, love, love au lieu de trouver du boulot et fonder une famille comme on a toujours fait !<br /><br />Alors, que vont dire Brel, Brassens et Ferré qui se retrouvent pour la première fois ensemble autour d’une table. Le rédacteur en chef du jeune magazine Rock &amp; Folk n’y croyait pas et pourtant, l’interview des trois mythes va bien avoir lieu dans ses colonnes et c’est l'œuvre d’un de ses pigistes. Et d’un photographe, ravi de les avoir pour lui tout seul car pas d’encombrantes caméras de télévision, juste quelques micros. <br /><br />Mais labellisés une grande station périphérique, tiens. Les trois auteurs, compositeurs, interprètes le remarquent en arrivant, adressant à leur hôte un regard en point d’interrogation. Oui, je n’ai pas eu l’occasion de vous le dire mais au départ, comme je viens d’entrer dans la maison comme assistant, je leur avais proposé et ils m’avaient répondu, oui, euh, pourquoi pas, puis plus rien.<br /><br />Et finalement il y a quelques jours ils m’ont dit d’enregistrer, qu’ils comptaient diffuser des extraits dans la semaine. Mais si vous voulez, je les enlève et on en reste au magazine. Brel et Brassens se connaissent depuis leurs débuts mais c’est la première fois qu’ils se trouvent face à Ferré dans de telles circonstances, alors, aucun des trois ne dit quoi que ce soit. On laissera tout comme ça et c’est du bonheur pour la postérité car une telle rencontre, ça n’arrive qu’une fois, comme l’avenir le prouvera. D’ailleurs en s’asseyant, Brassens ne dit-il pas : vous êtes le seul à avoir réalisé ce tour de force.<br /><br />Alors on va parler de tout, on va évoquer la poésie, sont-ils les plus grands poètes de leur temps, ils s’en défendent, ils sont chanteurs, et puis on va parler d’amour, du travail, la solitude, la mort, l’anarchie, la publicité et même, le croirez-vous, des Beatles. <br /><br />Que faites-vous face à un mur ? Jacques Brel répond : je le défonce, Ferré le contourne, Brassens réfléchit. Et Jacques Brel de conclure : en tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’on veut tous savoir ce qu’il y a derrière !]]></itunes:summary><itunes:duration>180</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/35d1e289740099f48e6cf5ba3d92a4ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brel, Brassens, Ferré : trois hommes autour d’une table</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brel-brassens-ferre-trois-hommes-autour-d-une-table--69617994</link><description><![CDATA[On connaît tous cette image de Brel, Brassens et Ferré, ah vous l’avez déjà en tête, vous la voyez. Elle est en noir et blanc. Il en existe beaucoup d’autres, avec des attitudes différentes et puis des films couleurs captés durant les deux heures qu’a duré cette rencontre aujourd’hui historique entre les trois géants de la chanson française.<br /><br />Mais pour autant sont-elles intéressantes et frappantes, surtout les images en couleurs, rien à faire, ce n’est pas la même chose que celle qu’on a en nous. Celle qu’on a vue partout dans la chambre d’une copine, la salle d’un restaurant, d’un bistrot, d’un centre culturel. <br /><br />Car aujourd’hui, une affiche de récital de Jacques Brel, le portrait stylisé de Léo Ferré sur une pochette de 33 Tours, une photo de concert de Brassens, la guitare posée sur la jambe, ça relève du mythe. <br /><br />Alors que la photo des trois parlant autour de verres de bière, de magazines et de cendriers, c’est trois hommes, simplement. Oui, des hommes qui ont vécu un quotidien comme celui qu’on est en train d’observer : même s’il est d’exception, qu’il a marqué une époque, suscité des passions, écrit une légende, c’est un quotidien quand même.<br /><br />Quand Ferré exprime sa joie d’être enfin face à Brel qu’il n’a fait que croiser jusque-là, il y a la sincérité, l’empathie d’un homme comme les autres : son art est resté au vestiaire, son humanité n’en est que plus touchante. <br /><br />Alors quand ils parlent de la société dans laquelle ils vivent avec l’humour, la poésie et la provocation qui les caractérisent, qu’ils se font rire les uns les autres, se vannent aussi et surtout font part d'énormément d’autodérision, on se dit que vraiment, on ne s’est pas trompé sur les artistes dont on a usé les disques. Que les raccourcis bouleversants dont ils ont truffé leurs textes qui nous ont bousculés avaient un véritable accent de sincérité.<br /><br />Et donc, tout dans cette photo, antithèse du show bizness, sans projecteurs de scène, costume de scène ni maquillage, ramène notre chanson française à ce qu’elle est depuis ses débuts. Elle parle de nous, avec des mots qu’on n’a pas, enfin souvent, sur une partition plus ou moins inspirée.<br /><br />Voilà pourquoi plus d’un demi-siècle plus tard, cette photo nous parle toujours, même à ceux qui n’étaient pas nés, ou pas encore en âge, ou qui n'aimaient pas à l’époque, parce qu’ils étaient branchés au 220 volts sur les Rolling Stones et Pink Floyd. <br /><br />Léo Ferré a parlé d’un moule dans un de ses plus grands classiques. Un moule que certains voudraient faire croire qu’on a cassé après lui, après Brassens, après Jacques Brel. Disons au contraire que le moule de ce genre de solitude qui habitait les trois hommes sur la photo, sur ce poster, n'a jamais existé, sinon, il n’y aurait pas eu assez de place autour de la table.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69617994</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:00:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69617994/338419_brel_brassens_ferre_trois_hommes_autour_d_une_table.mp3" length="2742403" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On connaît tous cette image de Brel, Brassens et Ferré, ah vous l’avez déjà en tête, vous la voyez. Elle est en noir et blanc. Il en existe beaucoup d’autres, avec des attitudes différentes et puis des films couleurs captés durant les deux heures qu’a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On connaît tous cette image de Brel, Brassens et Ferré, ah vous l’avez déjà en tête, vous la voyez. Elle est en noir et blanc. Il en existe beaucoup d’autres, avec des attitudes différentes et puis des films couleurs captés durant les deux heures qu’a duré cette rencontre aujourd’hui historique entre les trois géants de la chanson française.<br /><br />Mais pour autant sont-elles intéressantes et frappantes, surtout les images en couleurs, rien à faire, ce n’est pas la même chose que celle qu’on a en nous. Celle qu’on a vue partout dans la chambre d’une copine, la salle d’un restaurant, d’un bistrot, d’un centre culturel. <br /><br />Car aujourd’hui, une affiche de récital de Jacques Brel, le portrait stylisé de Léo Ferré sur une pochette de 33 Tours, une photo de concert de Brassens, la guitare posée sur la jambe, ça relève du mythe. <br /><br />Alors que la photo des trois parlant autour de verres de bière, de magazines et de cendriers, c’est trois hommes, simplement. Oui, des hommes qui ont vécu un quotidien comme celui qu’on est en train d’observer : même s’il est d’exception, qu’il a marqué une époque, suscité des passions, écrit une légende, c’est un quotidien quand même.<br /><br />Quand Ferré exprime sa joie d’être enfin face à Brel qu’il n’a fait que croiser jusque-là, il y a la sincérité, l’empathie d’un homme comme les autres : son art est resté au vestiaire, son humanité n’en est que plus touchante. <br /><br />Alors quand ils parlent de la société dans laquelle ils vivent avec l’humour, la poésie et la provocation qui les caractérisent, qu’ils se font rire les uns les autres, se vannent aussi et surtout font part d'énormément d’autodérision, on se dit que vraiment, on ne s’est pas trompé sur les artistes dont on a usé les disques. Que les raccourcis bouleversants dont ils ont truffé leurs textes qui nous ont bousculés avaient un véritable accent de sincérité.<br /><br />Et donc, tout dans cette photo, antithèse du show bizness, sans projecteurs de scène, costume de scène ni maquillage, ramène notre chanson française à ce qu’elle est depuis ses débuts. Elle parle de nous, avec des mots qu’on n’a pas, enfin souvent, sur une partition plus ou moins inspirée.<br /><br />Voilà pourquoi plus d’un demi-siècle plus tard, cette photo nous parle toujours, même à ceux qui n’étaient pas nés, ou pas encore en âge, ou qui n'aimaient pas à l’époque, parce qu’ils étaient branchés au 220 volts sur les Rolling Stones et Pink Floyd. <br /><br />Léo Ferré a parlé d’un moule dans un de ses plus grands classiques. Un moule que certains voudraient faire croire qu’on a cassé après lui, après Brassens, après Jacques Brel. Disons au contraire que le moule de ce genre de solitude qui habitait les trois hommes sur la photo, sur ce poster, n'a jamais existé, sinon, il n’y aurait pas eu assez de place autour de la table.]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/35d1e289740099f48e6cf5ba3d92a4ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1969- Brassens, Brel, Ferré : trois copains d’abord</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1969-brassens-brel-ferre-trois-copains-d-abord--69617992</link><description><![CDATA[La photo est connue, celle des trois hommes autour d’une table, Brel, Brassens et Ferré, héros de la chanson française qui se rencontrent durant deux heures dans un appartement parisien, un 6 janvier 1969. <br /><br />La société de cette fin de décennie est complètement chamboulée. Les jeunes parlent de Mao, de Cuba, de la fin du capitalisme, d’une nouvelle ère de fraternité, d’une société où on ne serait plus obligé de se tuer au travail ni de faire son service militaire. La publicité entre partout dans nos vies, les couleurs explosent en flashy, les jupes sont de plus en plus courtes, les mecs se laissent pousser des barbes à la Jésus Christ superstar, bref, les jeunes n’en ont plus que pour les bonnes vibrations.<br /><br />Pourtant, dans cet appartement du VI° arrondissement, rien n’y paraît. Pour peu, on se croirait encore après-guerre, il y a vingt ans, une éternité, pourtant. Ben justement, c’est l’occasion d’en parler de cette société, et puis de la chanson, non ne sommes pas les plus grands, la question les ennuie, les met mal à l’aise. Brel avait bien raison en s’asseyant de dire : Alors, qu’est-ce qu’on va bien raconter comme conneries ?<br /><br />C’est une conversation comme on en aurait eu une au bistrot. Et c’est sans doute ça qui la rend exceptionnelle car c’est Brel, Brassens et Ferré. Imaginez ça aujourd’hui ! Déjà en 1992, on avait réuni Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Yves Simon et Alain Souchon, en écho à cette fameuse table ronde. Mais qui, déjà, pour s’en souvenir ? La preuve que ces trois-là étaient des mythes de leur vivant. Brel n’avait que 39 ans, Brassens 47, Ferré 52. <br /><br />La réunion d’une œuvre monumentale et d’une personnalité exceptionnelle est déjà chose rare mais imaginez-en trois autour de la même table. Et trois artistes qui n’ont que faire à ce moment précis de leur égo, de prouver qu’ils sont meilleurs en ceci ou cela que celui assis à côté de lui. Non, il y a cette absence totale de concurrence qui donne un accent de sincérité comme on n’en a entendu que trop rarement voire jamais. Ferré admire Brel et Brassens, il l’avait déjà dit, mais ça se voit, ça se sent durant ces deux heures de rencontre.<br /><br />Brel et Brassens sont copains de galères, celles des débuts, d’avant la reconnaissance du public. Et puis finalement, aucun n’exerce un métier. Ils revendiquent tous les trois être des hommes qui ont eu la chance de ne pas devoir entrer dans le moule d’une société qui broie les personnalités et les rêves d’enfant. Ce sont des gamins lucides, travailleurs, qui donnent de leur personne, allez chanter 300 galas par an loin de chez vous et puis en plus écrire des chansons, faire des disques et donner des interviews. Ce n’est en clair pas trois interviews parallèles mais une conversation de trois copains d’alors, trois copains d’abord qui ont soulevé plus de passion et d’admiration sincères que l’ensemble de tous les réseaux sociaux réunis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69617992</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69617992/338418_1969_brassens_brel_ferre_trois_copains_d_abord.mp3" length="3166213" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La photo est connue, celle des trois hommes autour d’une table, Brel, Brassens et Ferré, héros de la chanson française qui se rencontrent durant deux heures dans un appartement parisien, un 6 janvier 1969. 

La société de cette fin de décennie est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La photo est connue, celle des trois hommes autour d’une table, Brel, Brassens et Ferré, héros de la chanson française qui se rencontrent durant deux heures dans un appartement parisien, un 6 janvier 1969. <br /><br />La société de cette fin de décennie est complètement chamboulée. Les jeunes parlent de Mao, de Cuba, de la fin du capitalisme, d’une nouvelle ère de fraternité, d’une société où on ne serait plus obligé de se tuer au travail ni de faire son service militaire. La publicité entre partout dans nos vies, les couleurs explosent en flashy, les jupes sont de plus en plus courtes, les mecs se laissent pousser des barbes à la Jésus Christ superstar, bref, les jeunes n’en ont plus que pour les bonnes vibrations.<br /><br />Pourtant, dans cet appartement du VI° arrondissement, rien n’y paraît. Pour peu, on se croirait encore après-guerre, il y a vingt ans, une éternité, pourtant. Ben justement, c’est l’occasion d’en parler de cette société, et puis de la chanson, non ne sommes pas les plus grands, la question les ennuie, les met mal à l’aise. Brel avait bien raison en s’asseyant de dire : Alors, qu’est-ce qu’on va bien raconter comme conneries ?<br /><br />C’est une conversation comme on en aurait eu une au bistrot. Et c’est sans doute ça qui la rend exceptionnelle car c’est Brel, Brassens et Ferré. Imaginez ça aujourd’hui ! Déjà en 1992, on avait réuni Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Yves Simon et Alain Souchon, en écho à cette fameuse table ronde. Mais qui, déjà, pour s’en souvenir ? La preuve que ces trois-là étaient des mythes de leur vivant. Brel n’avait que 39 ans, Brassens 47, Ferré 52. <br /><br />La réunion d’une œuvre monumentale et d’une personnalité exceptionnelle est déjà chose rare mais imaginez-en trois autour de la même table. Et trois artistes qui n’ont que faire à ce moment précis de leur égo, de prouver qu’ils sont meilleurs en ceci ou cela que celui assis à côté de lui. Non, il y a cette absence totale de concurrence qui donne un accent de sincérité comme on n’en a entendu que trop rarement voire jamais. Ferré admire Brel et Brassens, il l’avait déjà dit, mais ça se voit, ça se sent durant ces deux heures de rencontre.<br /><br />Brel et Brassens sont copains de galères, celles des débuts, d’avant la reconnaissance du public. Et puis finalement, aucun n’exerce un métier. Ils revendiquent tous les trois être des hommes qui ont eu la chance de ne pas devoir entrer dans le moule d’une société qui broie les personnalités et les rêves d’enfant. Ce sont des gamins lucides, travailleurs, qui donnent de leur personne, allez chanter 300 galas par an loin de chez vous et puis en plus écrire des chansons, faire des disques et donner des interviews. Ce n’est en clair pas trois interviews parallèles mais une conversation de trois copains d’alors, trois copains d’abord qui ont soulevé plus de passion et d’admiration sincères que l’ensemble de tous les réseaux sociaux réunis.]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/35d1e289740099f48e6cf5ba3d92a4ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brassens, Brel, Ferré : La conversation que l’on aurait voulu entendre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brassens-brel-ferre-la-conversation-que-l-on-aurait-voulu-entendre--69617991</link><description><![CDATA[On a tous vu au moins une fois cette photo en noir et blanc dans un magazine, sur un mur : Jacques Brel, Léo Ferré et Georges Brassens engagés dans une discussion qui semble passionnante. Brel et Ferré écoutent, la cigarette à la main, attablés devant des micros, des verres et bouteilles de bière vides, Brassens, tenant son éternelle pipe, raconter quelque chose qu’on voudrait bien partager aussi.<br /><br />La magie d’une photo captant un 60ème de seconde d’une rencontre aujourd’hui historique. Car contrairement à tous ceux qui ont laissé leur nom dans la grande histoire, ceux-là n’ont tué personne, n’ont pas propagé la haine, ni harangué les foules pour le pouvoir. Ils sont tous le contraire. Ils ne sont pas parfaits ni irréprochables, personne ne l’est, mais ce sont des poètes, des musiciens, des chanteurs. Et les plus grands, en ce 6 janvier 1969.<br /><br />Brassens et Brel ont connu leurs premiers succès au milieu des années 50 après avoir écumé, parfois ensemble, les cabarets de Montmartre et de la Rive Gauche pour trois francs et six sous par récital. Et les voilà devenus les idoles d’à présent deux générations. Oh surtout ne leur dites pas ça, ils détestent ce statut qu’ils ont acquis un peu malgré eux.<br /><br />Et Léo Ferré ? Encore moins. Il est de loin le plus libertaire, individualiste et anti-système des trois, ce qui n’est pas peu dire. C’est le plus ancien, aussi. Si Brel aura 40 en avril et Brassens vient de fêter son 48ème anniversaire, Léo Ferré en a 52 ans depuis l’été dernier. Il est né durant la première guerre, lui, et avait déjà 31 ans quand il est monté à Paris, en 1946 pour faire ses débuts dans un cabaret.<br /><br />Alors, même s’ils nourrissent une immense admiration l’un envers l’autre, les voir réunis tous les trois autour d’une même table est de l’ordre de l’impossible. Cela fait des mois qu’un jeune journaliste de 24 ans tente de fixer ce fameux rendez-vous pour un mensuel, tout aussi jeune, Rock &amp; Folk. Le casse-tête ! Brel est sur scène, à Bruxelles, au Théâtre de la Monnaie, rien moins, où il joue sa comédie musicale, L’homme de la Mancha. Mais le voilà à présent à Paris pour y jouer son œuvre qui rencontre un grand succès. L’occasion est trop belle ! <br /><br />Nous sommes fin 1968, il n’y a que des téléphones et des agendas, pas de répondeur, encore moins d’outils électroniques, et le temps passe. Mais ce 6 janvier 1969, ils arrivent, l’un après l’autre, dans l’appartement du journaliste, enfin de sa belle-mère, dans le sixième arrondissement, celui d’un Quartier où le printemps précédent il a régné une atmosphère révolutionnaire. En Angleterre, les Rolling Stones ont été arrêtés par la police, on a vu 2001 Odyssée de l’espace. Dans six mois, des hommes marcheront sur la Lune et 500.000 autres se réuniront à Woodstock, quant aux Beatles, ils joueront fin de ce mois de janvier sur le toit de LEUR propre maison de disques. Les temps changent, cette fois, c’est sûr, que vont en dire ces trois hommes qui n’ont pas la langue de bois, dans l’intimité de cet appartement au cours de ce qu’on pourrait appeler l’interview du siècle ? On aurait voulu y être, pas vrai ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69617991</guid><pubDate>Tue, 27 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69617991/338417_brassens_brel_ferre_la_conversation_que_l_on_aurait_voulu_entendre.mp3" length="3375611" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tous vu au moins une fois cette photo en noir et blanc dans un magazine, sur un mur : Jacques Brel, Léo Ferré et Georges Brassens engagés dans une discussion qui semble passionnante. Brel et Ferré écoutent, la cigarette à la main, attablés devant...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tous vu au moins une fois cette photo en noir et blanc dans un magazine, sur un mur : Jacques Brel, Léo Ferré et Georges Brassens engagés dans une discussion qui semble passionnante. Brel et Ferré écoutent, la cigarette à la main, attablés devant des micros, des verres et bouteilles de bière vides, Brassens, tenant son éternelle pipe, raconter quelque chose qu’on voudrait bien partager aussi.<br /><br />La magie d’une photo captant un 60ème de seconde d’une rencontre aujourd’hui historique. Car contrairement à tous ceux qui ont laissé leur nom dans la grande histoire, ceux-là n’ont tué personne, n’ont pas propagé la haine, ni harangué les foules pour le pouvoir. Ils sont tous le contraire. Ils ne sont pas parfaits ni irréprochables, personne ne l’est, mais ce sont des poètes, des musiciens, des chanteurs. Et les plus grands, en ce 6 janvier 1969.<br /><br />Brassens et Brel ont connu leurs premiers succès au milieu des années 50 après avoir écumé, parfois ensemble, les cabarets de Montmartre et de la Rive Gauche pour trois francs et six sous par récital. Et les voilà devenus les idoles d’à présent deux générations. Oh surtout ne leur dites pas ça, ils détestent ce statut qu’ils ont acquis un peu malgré eux.<br /><br />Et Léo Ferré ? Encore moins. Il est de loin le plus libertaire, individualiste et anti-système des trois, ce qui n’est pas peu dire. C’est le plus ancien, aussi. Si Brel aura 40 en avril et Brassens vient de fêter son 48ème anniversaire, Léo Ferré en a 52 ans depuis l’été dernier. Il est né durant la première guerre, lui, et avait déjà 31 ans quand il est monté à Paris, en 1946 pour faire ses débuts dans un cabaret.<br /><br />Alors, même s’ils nourrissent une immense admiration l’un envers l’autre, les voir réunis tous les trois autour d’une même table est de l’ordre de l’impossible. Cela fait des mois qu’un jeune journaliste de 24 ans tente de fixer ce fameux rendez-vous pour un mensuel, tout aussi jeune, Rock &amp; Folk. Le casse-tête ! Brel est sur scène, à Bruxelles, au Théâtre de la Monnaie, rien moins, où il joue sa comédie musicale, L’homme de la Mancha. Mais le voilà à présent à Paris pour y jouer son œuvre qui rencontre un grand succès. L’occasion est trop belle ! <br /><br />Nous sommes fin 1968, il n’y a que des téléphones et des agendas, pas de répondeur, encore moins d’outils électroniques, et le temps passe. Mais ce 6 janvier 1969, ils arrivent, l’un après l’autre, dans l’appartement du journaliste, enfin de sa belle-mère, dans le sixième arrondissement, celui d’un Quartier où le printemps précédent il a régné une atmosphère révolutionnaire. En Angleterre, les Rolling Stones ont été arrêtés par la police, on a vu 2001 Odyssée de l’espace. Dans six mois, des hommes marcheront sur la Lune et 500.000 autres se réuniront à Woodstock, quant aux Beatles, ils joueront fin de ce mois de janvier sur le toit de LEUR propre maison de disques. Les temps changent, cette fois, c’est sûr, que vont en dire ces trois hommes qui n’ont pas la langue de bois, dans l’intimité de cet appartement au cours de ce qu’on pourrait appeler l’interview du siècle ? On aurait voulu y être, pas vrai ?]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/35d1e289740099f48e6cf5ba3d92a4ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Janvier 1969: Brassens, Brel, Ferré : la photo qui a figé la chanson française</title><link>https://www.spreaker.com/episode/janvier-1969-brassens-brel-ferre-la-photo-qui-a-fige-la-chanson-francaise--69592048</link><description><![CDATA[Je vous ai raconté récemment la photo de Robert Doisneau, et son fameux baiser de l’hôtel de ville, un des posters les plus vendus de l’histoire. Ça vous a fait sourire, vous l’aviez épinglé sur le mur de votre chambre quand vous étiez ado. On pouvait la regarder pendant des heures, hein, cette photo en noir et blanc qui montrait une époque révolue et pourtant, les murs étaient toujours là, intacts, et puis l’amour, surtout.<br /><br />Mais il n’y a pas que le baiser de l’hôtel de ville à avoir fleuri sur nos murs, tenez depuis les années 70, le poster français en noir et blanc le plus vendu, reste cette photo prise en 1969 dans un appartement du VI° arrondissement de Paris. <br /><br />Un appartement qui n’a rien de remarquable, on en est loin, trois hommes qui discutent autour d’une table encombrée, devant une grande fenêtre rideaux et tentures clairs, murs blancs et une porte ouverte sur une pièce plongée dans le noir. C’est le soir, pas de doute, ou alors un mois d’hiver en fin d’après-midi. <br /><br />Et c’est le cas, nous sommes le 6 janvier 1969 dans l’appartement de la belle-maman d’un jeune journaliste de 24 ans nommé François-René Cristiani. Bien sûr qu’elle est d’accord de recevoir chez elle un peu de monde si c’est pour permettre à son beau-fils de publier un article en couverture de magazine.<br /><br />Oh c’est pas Le Figaro, ni Paris Match, non, c’est un mensuel qui n’existe que depuis deux ans à tout casser. C’est pour les jeunes. Mais attention, Rock &amp; Folk, c’est pas Salut les copains, non, ce sont des jeunes de leur temps, mai 68, ça leur parle, ils y étaient. La couverture de leur premier numéro à l’automne 66, c’était d’ailleurs Michel Polnareff, le petit nouveau de la chanson française, un génie. <br /><br />Oui, Rock &amp; Folk c’est la version intello du magazine musical. Quand on y parle des Beatles ou Pink Floyd, c’est pour évoquer leurs textes de dingue et cette musique incroyable qui casse tous les codes. Alors, pourquoi pas une interview commune de Georges Brassens et Jacques Brel ? Brassens va faire sa rentrée à l’automne sur scène et Jacques Brel, qui a abandonné les récitals, fait un malheur dans une comédie musicale, jamais encore ce n’était arrivé à Paris. Génial ! <br /><br />Voilà qui va mettre un peu de beurre dans les épinards, dit François-René, à sa femme en rentrant. Il est seulement pigiste chez Rock &amp; Folk, payé à la ligne, alors être en Une, c’est non seulement incroyable mais surtout, il va toucher plus. Mais enfin, François, tu n’as pas pensé à Léo ?<br /><br />Léo Ferré, le héros des jeunes anarchistes, des mouvements libertaires étudiants, ils sont allés le voir à La Mutualité en mai l’an dernier, l’atmosphère était chauffée à blanc dans la salle. Ils en étaient sortis enthousiastes, le cœur gonflé par la conquête du monde, l’avènement prochain d’une société nouvelle. Comment n’y a-t-il pas pensé ? En plus, il s’entend super bien avec lui, alors oui, ils seront trois. Du moins, on va essayer, ce n’est pas gagné. <br /><br />Mais comment le saurait-il, il n’a pas vu l’émission où Léo Ferré dit récemment que oui, Brel et Brassens, il les a déjà croisés comme ça, mais ce sont les deux seuls chanteurs qu’il aimerait vraiment rencontrer, alors, il regarde la caméra et leur dit, passez à la maison, ça me ferait plaisir de boire un coup avec vous.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69592048</guid><pubDate>Mon, 26 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69592048/338375_janvier_1969_brassens_brel_ferre_la_photo_qui_a_fige_la_chanson_francaise.mp3" length="6870586" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vous ai raconté récemment la photo de Robert Doisneau, et son fameux baiser de l’hôtel de ville, un des posters les plus vendus de l’histoire. Ça vous a fait sourire, vous l’aviez épinglé sur le mur de votre chambre quand vous étiez ado. On pouvait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vous ai raconté récemment la photo de Robert Doisneau, et son fameux baiser de l’hôtel de ville, un des posters les plus vendus de l’histoire. Ça vous a fait sourire, vous l’aviez épinglé sur le mur de votre chambre quand vous étiez ado. On pouvait la regarder pendant des heures, hein, cette photo en noir et blanc qui montrait une époque révolue et pourtant, les murs étaient toujours là, intacts, et puis l’amour, surtout.<br /><br />Mais il n’y a pas que le baiser de l’hôtel de ville à avoir fleuri sur nos murs, tenez depuis les années 70, le poster français en noir et blanc le plus vendu, reste cette photo prise en 1969 dans un appartement du VI° arrondissement de Paris. <br /><br />Un appartement qui n’a rien de remarquable, on en est loin, trois hommes qui discutent autour d’une table encombrée, devant une grande fenêtre rideaux et tentures clairs, murs blancs et une porte ouverte sur une pièce plongée dans le noir. C’est le soir, pas de doute, ou alors un mois d’hiver en fin d’après-midi. <br /><br />Et c’est le cas, nous sommes le 6 janvier 1969 dans l’appartement de la belle-maman d’un jeune journaliste de 24 ans nommé François-René Cristiani. Bien sûr qu’elle est d’accord de recevoir chez elle un peu de monde si c’est pour permettre à son beau-fils de publier un article en couverture de magazine.<br /><br />Oh c’est pas Le Figaro, ni Paris Match, non, c’est un mensuel qui n’existe que depuis deux ans à tout casser. C’est pour les jeunes. Mais attention, Rock &amp; Folk, c’est pas Salut les copains, non, ce sont des jeunes de leur temps, mai 68, ça leur parle, ils y étaient. La couverture de leur premier numéro à l’automne 66, c’était d’ailleurs Michel Polnareff, le petit nouveau de la chanson française, un génie. <br /><br />Oui, Rock &amp; Folk c’est la version intello du magazine musical. Quand on y parle des Beatles ou Pink Floyd, c’est pour évoquer leurs textes de dingue et cette musique incroyable qui casse tous les codes. Alors, pourquoi pas une interview commune de Georges Brassens et Jacques Brel ? Brassens va faire sa rentrée à l’automne sur scène et Jacques Brel, qui a abandonné les récitals, fait un malheur dans une comédie musicale, jamais encore ce n’était arrivé à Paris. Génial ! <br /><br />Voilà qui va mettre un peu de beurre dans les épinards, dit François-René, à sa femme en rentrant. Il est seulement pigiste chez Rock &amp; Folk, payé à la ligne, alors être en Une, c’est non seulement incroyable mais surtout, il va toucher plus. Mais enfin, François, tu n’as pas pensé à Léo ?<br /><br />Léo Ferré, le héros des jeunes anarchistes, des mouvements libertaires étudiants, ils sont allés le voir à La Mutualité en mai l’an dernier, l’atmosphère était chauffée à blanc dans la salle. Ils en étaient sortis enthousiastes, le cœur gonflé par la conquête du monde, l’avènement prochain d’une société nouvelle. Comment n’y a-t-il pas pensé ? En plus, il s’entend super bien avec lui, alors oui, ils seront trois. Du moins, on va essayer, ce n’est pas gagné. <br /><br />Mais comment le saurait-il, il n’a pas vu l’émission où Léo Ferré dit récemment que oui, Brel et Brassens, il les a déjà croisés comme ça, mais ce sont les deux seuls chanteurs qu’il aimerait vraiment rencontrer, alors, il regarde la caméra et leur dit, passez à la maison, ça me ferait plaisir de boire un coup avec vous.]]></itunes:summary><itunes:duration>430</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/35d1e289740099f48e6cf5ba3d92a4ee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Lenny Kravitz : de New York à Los Angeles, le grand basculement</title><link>https://www.spreaker.com/episode/lenny-kravitz-de-new-york-a-los-angeles-le-grand-basculement--69516170</link><description><![CDATA[Woody Allen et Martin Scorsese en ont fait des classiques du cinéma, Billy Joël et Frank Sinatra de la chanson, les New Yorkais sont d’autant plus attachés à leur ville qu’elle est follement réjouissante par son architecture mais surtout son immense réservoir de rencontres. A New York, une nouvelle histoire vous attend à chaque coin de rue.<br /><br />Et c’est déjà ce que vit le jeune Lenny Kravitz, onze ans, à la fin de l’année 1974 quand sa maman, comédienne, remporte un gros succès au théâtre sur Broadway, qui lui vaut d’être contactée pour jouer dans une sitcom, à Los Angeles. <br /><br />L’audition se passe on ne peut mieux, on lui propose tout de suite le rôle, mais attention, lui dit-on, elle doit bien comprendre qu’elle va jouer la femme du premier couple interracial de l’histoire de la télé, elle va devoir embrasser un homme blanc. Sans rien dire, Roxie sort de son sac la photo de son mari, Sy Kravitz, d’origine russe, le producteur sourit, tout est dit.<br /><br />De retour à New York, la réaction à l’incroyable nouvelle est mitigée pour Lenny qui craint de devoir vivre seul avec un père beaucoup trop rigide : il craint que sa vie se transforme en cauchemar. Roxie a beau le rassurer en lui disant qu’il faudra d’abord passer le cap du premier tournage et de la diffusion du pilote, la nouvelle ne tarde pas à tomber : immense succès public, la saison est confirmée, le départ est donc inévitable.<br /><br />Si Lenny est rassuré d’apprendre qu’il part avec sa mère, il est dévasté par le fait de quitter ses copains alors qu’il va entrer en dernière année de primaire. Il allait enfin être le grand de l’école et voilà qu’il part vers l’inconnu. L’inconnu est en fait la maison de Joan, une de ses cinq marraines, c’est dans un divan lit qu’il va passer ses nuits avec sa mère. Ça ne le dérange pas, il dort avec sa grand-mère Bessie le week-end, non, le problème, déjà, c’est le silence de la ville. Santa Monica, c’est pas Manhattan. Où sont partis les gens ? Se demande-t-il le premier matin. Ici, rien n’est vertical, tout est horizontal, les gens ne vivent pas les uns sur les autres, tout est loin de tout.<br /><br />Sa mère met d’ailleurs une heure et demie, deux lignes de bus, pour se rendre chaque jour au studio. Et là, quand Lenny s’y rend avec elle le premier jour, grosse surprise et paradoxe : l’histoire se passe à New York. Il vient donc de quitter le vrai pour se retrouver dans un décor de gratte-ciel en carton-pâte. Par contre, les enregistrements sont tops. Les acteurs jouent deux fois le même programme, un l’après-midi, un le soir, devant deux publics différents, on choisit la meilleure prise. Ne t’en fais pas, ça ne durera peut-être pas, tu sais le succès à la télé, ça ne dure pas.<br /><br />Mais Roxie, même si elle est new-yorkaise jusqu’au bout des ongles, va bientôt quitter le plan logement provisoire on ne sait jamais chez son amie, car elle va tourner 200 épisodes des Jefferson. C’est Sy Kravitz qui va devoir franchir l’Amérique pour les rejoindre, pour une vie plus confortable, certes, mais la nécessité pour Lenny de se faire à Los Angeles. C’est là qu’il va découvrir <b>Elton John</b>, le skateboard et les tagueurs des débuts du hip hop mais surtout <b>Led Zeppelin</b> sur la cassette d’un copain. Décharge électrique, dernière révélation, le tableau est désormais complet. On devra juste attendre une quinzaine d’années avant le premier album d’un Lenny Kravitzdans lequel on peut, déjà, entendre toute son histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69516170</guid><pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:00:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69516170/337265_lenny_kravitz_de_new_york_a_los_angeles_le_grand_basculement.mp3" length="7884555" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Woody Allen et Martin Scorsese en ont fait des classiques du cinéma, Billy Joël et Frank Sinatra de la chanson, les New Yorkais sont d’autant plus attachés à leur ville qu’elle est follement réjouissante par son architecture mais surtout son immense...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Woody Allen et Martin Scorsese en ont fait des classiques du cinéma, Billy Joël et Frank Sinatra de la chanson, les New Yorkais sont d’autant plus attachés à leur ville qu’elle est follement réjouissante par son architecture mais surtout son immense réservoir de rencontres. A New York, une nouvelle histoire vous attend à chaque coin de rue.<br /><br />Et c’est déjà ce que vit le jeune Lenny Kravitz, onze ans, à la fin de l’année 1974 quand sa maman, comédienne, remporte un gros succès au théâtre sur Broadway, qui lui vaut d’être contactée pour jouer dans une sitcom, à Los Angeles. <br /><br />L’audition se passe on ne peut mieux, on lui propose tout de suite le rôle, mais attention, lui dit-on, elle doit bien comprendre qu’elle va jouer la femme du premier couple interracial de l’histoire de la télé, elle va devoir embrasser un homme blanc. Sans rien dire, Roxie sort de son sac la photo de son mari, Sy Kravitz, d’origine russe, le producteur sourit, tout est dit.<br /><br />De retour à New York, la réaction à l’incroyable nouvelle est mitigée pour Lenny qui craint de devoir vivre seul avec un père beaucoup trop rigide : il craint que sa vie se transforme en cauchemar. Roxie a beau le rassurer en lui disant qu’il faudra d’abord passer le cap du premier tournage et de la diffusion du pilote, la nouvelle ne tarde pas à tomber : immense succès public, la saison est confirmée, le départ est donc inévitable.<br /><br />Si Lenny est rassuré d’apprendre qu’il part avec sa mère, il est dévasté par le fait de quitter ses copains alors qu’il va entrer en dernière année de primaire. Il allait enfin être le grand de l’école et voilà qu’il part vers l’inconnu. L’inconnu est en fait la maison de Joan, une de ses cinq marraines, c’est dans un divan lit qu’il va passer ses nuits avec sa mère. Ça ne le dérange pas, il dort avec sa grand-mère Bessie le week-end, non, le problème, déjà, c’est le silence de la ville. Santa Monica, c’est pas Manhattan. Où sont partis les gens ? Se demande-t-il le premier matin. Ici, rien n’est vertical, tout est horizontal, les gens ne vivent pas les uns sur les autres, tout est loin de tout.<br /><br />Sa mère met d’ailleurs une heure et demie, deux lignes de bus, pour se rendre chaque jour au studio. Et là, quand Lenny s’y rend avec elle le premier jour, grosse surprise et paradoxe : l’histoire se passe à New York. Il vient donc de quitter le vrai pour se retrouver dans un décor de gratte-ciel en carton-pâte. Par contre, les enregistrements sont tops. Les acteurs jouent deux fois le même programme, un l’après-midi, un le soir, devant deux publics différents, on choisit la meilleure prise. Ne t’en fais pas, ça ne durera peut-être pas, tu sais le succès à la télé, ça ne dure pas.<br /><br />Mais Roxie, même si elle est new-yorkaise jusqu’au bout des ongles, va bientôt quitter le plan logement provisoire on ne sait jamais chez son amie, car elle va tourner 200 épisodes des Jefferson. C’est Sy Kravitz qui va devoir franchir l’Amérique pour les rejoindre, pour une vie plus confortable, certes, mais la nécessité pour Lenny de se faire à Los Angeles. C’est là qu’il va découvrir <b>Elton John</b>, le skateboard et les tagueurs des débuts du hip hop mais surtout <b>Led Zeppelin</b> sur la cassette d’un copain. Décharge électrique, dernière révélation, le tableau est désormais complet. On devra juste attendre une quinzaine d’années avant le premier album d’un Lenny Kravitzdans lequel on peut, déjà, entendre toute son histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>493</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a3b4bd20f1daf07f89747bc78a7a1ab4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Quand James Brown bouleverse Lenny Kravitz</title><link>https://www.spreaker.com/episode/quand-james-brown-bouleverse-lenny-kravitz--69516169</link><description><![CDATA[L’enfance de <b>Lenny Kravitz</b> a été partagée entre deux mondes, celui de la communauté juive, du côté de son père, et de la communauté noire caribéenne, du côté de sa mère. Fils unique, il aurait dû se sentir seul mais ça n’a jamais été le cas, que du contraire. Principalement grâce aux cinq marraines que sa mère lui a choisies. Cinq marraines, ça n’existe nulle part ! Ben si. Tout d’abord Cicely, qui a joué au théâtre avec sa mère. Tout comme Shauneille, écrivaine et actrice reconnue, dont l’immense salon a été transformé en centre culturel du mouvement Black Arts. Sa fille et Lenny ont été élevés comme frères et sœurs. La troisième marraine, Diahann, la première noire à avoir reçu le prix de la meilleure actrice de théâtre, a joué au cinéma avec sa mère, aux côtés <b>de James Earl Jones</b>, trois ans avant qu’il ne devienne la voix de <b>Dark Vador</b>. Ça s'appelle Claudine, et c’est à voir. Et puis la marraine de Los Angeles, tante Joan et enfin, tante Joy du Queens. <br /><br />Pour Lenny, c’est son étoile à cinq branches, l’impression d’être très entouré et qui l’empêche de pousser de travers car tout n’aura été que bienveillance et joie de vivre, malgré les malheurs, les problèmes, malgré le fait qu’on est noir et que la vie est une lutte.<br /><br />Au centre de l’étoile, la délicieuse Maman. D’autant plus délicieuse que tous les hommes semblent l’admirer. Et à qui Lenny doit la deuxième révélation de sa vie en l'emmenant un jour à l'<b>Apollo Theatre</b>, le temple de la musique soul à New York. Les voilà en train de remonter la 125ème rue à pied avec le son du rythm and blues qui sort par la porte ouverte de magasins de disques et d'instruments. Le monde se presse devant la salle de concert mais l’ambiance est sereine, à la fête, il va se passer quelque chose de pas banal pour tous ces gens, ils le savent, ça se voit, Lenny le sent quand il s’assied à la cinquième rangée avec sa mère, il ne l’oubliera jamais.<br /><br />Comme le soir où il a vu les Jackson Five, deux ans plus tôt, quand la lumière s’éteint, une ferveur indicible saisit la salle. Mais l’atmosphère de ce vieux théâtre alourdie par la fumée et les projecteurs est différente quand <b>James Brown</b> apparaît sur la scène : le public se lève aussitôt et ne va jamais se rasseoir. On croit sans peine en ce souvenir d’un garçon de huit ans au milieu de tous ces adultes qui tapent dans les mains. Comme il le dira : James Brown ne danse pas en rythme, il EST le rythme, chantant, criant, dansant, tournoyant et finissant à genoux en jouant avec son micro comme le magicien Gandalf avec son bâton pour maintenir la salle entière sous le charme.<br /><br />Après le spectacle, Lenny et sa mère arrivent à accéder aux coulisses. Comment a-t-elle fait ? Il ne s’en souvient pas. Mais par contre, l’image de James Brown en sueur, torse nu, dans sa loge lorsqu’ils passent devant, il ne pourra pas l’oublier, dans les coulisses de cette salle qu’il a lui-même rendue mythique en enregistrant un live mémorable l’année de sa naissance. <br /><br />Et puis Maman lui lance un petit bonjour, James lui répond, au milieu de la pièce remplie de gens. Elle s’apprête à entrer, pour lui présenter son fils, puis devant tous ces gens, elle se ravise et ils sortent par la porte des artistes, à l’arrière du théâtre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69516169</guid><pubDate>Thu, 22 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69516169/337264_quand_james_brown_bouleverse_lenny_kravitz.mp3" length="6356496" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’enfance de Lenny Kravitz a été partagée entre deux mondes, celui de la communauté juive, du côté de son père, et de la communauté noire caribéenne, du côté de sa mère. Fils unique, il aurait dû se sentir seul mais ça n’a jamais été le cas, que du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’enfance de <b>Lenny Kravitz</b> a été partagée entre deux mondes, celui de la communauté juive, du côté de son père, et de la communauté noire caribéenne, du côté de sa mère. Fils unique, il aurait dû se sentir seul mais ça n’a jamais été le cas, que du contraire. Principalement grâce aux cinq marraines que sa mère lui a choisies. Cinq marraines, ça n’existe nulle part ! Ben si. Tout d’abord Cicely, qui a joué au théâtre avec sa mère. Tout comme Shauneille, écrivaine et actrice reconnue, dont l’immense salon a été transformé en centre culturel du mouvement Black Arts. Sa fille et Lenny ont été élevés comme frères et sœurs. La troisième marraine, Diahann, la première noire à avoir reçu le prix de la meilleure actrice de théâtre, a joué au cinéma avec sa mère, aux côtés <b>de James Earl Jones</b>, trois ans avant qu’il ne devienne la voix de <b>Dark Vador</b>. Ça s'appelle Claudine, et c’est à voir. Et puis la marraine de Los Angeles, tante Joan et enfin, tante Joy du Queens. <br /><br />Pour Lenny, c’est son étoile à cinq branches, l’impression d’être très entouré et qui l’empêche de pousser de travers car tout n’aura été que bienveillance et joie de vivre, malgré les malheurs, les problèmes, malgré le fait qu’on est noir et que la vie est une lutte.<br /><br />Au centre de l’étoile, la délicieuse Maman. D’autant plus délicieuse que tous les hommes semblent l’admirer. Et à qui Lenny doit la deuxième révélation de sa vie en l'emmenant un jour à l'<b>Apollo Theatre</b>, le temple de la musique soul à New York. Les voilà en train de remonter la 125ème rue à pied avec le son du rythm and blues qui sort par la porte ouverte de magasins de disques et d'instruments. Le monde se presse devant la salle de concert mais l’ambiance est sereine, à la fête, il va se passer quelque chose de pas banal pour tous ces gens, ils le savent, ça se voit, Lenny le sent quand il s’assied à la cinquième rangée avec sa mère, il ne l’oubliera jamais.<br /><br />Comme le soir où il a vu les Jackson Five, deux ans plus tôt, quand la lumière s’éteint, une ferveur indicible saisit la salle. Mais l’atmosphère de ce vieux théâtre alourdie par la fumée et les projecteurs est différente quand <b>James Brown</b> apparaît sur la scène : le public se lève aussitôt et ne va jamais se rasseoir. On croit sans peine en ce souvenir d’un garçon de huit ans au milieu de tous ces adultes qui tapent dans les mains. Comme il le dira : James Brown ne danse pas en rythme, il EST le rythme, chantant, criant, dansant, tournoyant et finissant à genoux en jouant avec son micro comme le magicien Gandalf avec son bâton pour maintenir la salle entière sous le charme.<br /><br />Après le spectacle, Lenny et sa mère arrivent à accéder aux coulisses. Comment a-t-elle fait ? Il ne s’en souvient pas. Mais par contre, l’image de James Brown en sueur, torse nu, dans sa loge lorsqu’ils passent devant, il ne pourra pas l’oublier, dans les coulisses de cette salle qu’il a lui-même rendue mythique en enregistrant un live mémorable l’année de sa naissance. <br /><br />Et puis Maman lui lance un petit bonjour, James lui répond, au milieu de la pièce remplie de gens. Elle s’apprête à entrer, pour lui présenter son fils, puis devant tous ces gens, elle se ravise et ils sortent par la porte des artistes, à l’arrière du théâtre.]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a3b4bd20f1daf07f89747bc78a7a1ab4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Lenny Kravitz: Stevie Wonder, une guitare et la musique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/lenny-kravitz-stevie-wonder-une-guitare-et-la-musique--69465549</link><description><![CDATA[Aimer le même disque que ses parents dans les années 70, ce n’est pas dans toutes les maisons que ça se produit. Le monde entre les deux générations s’est depuis quelques années tellement éloigné que c’en est devenu abyssal, jamais l’expression Le fossé des générations n’a été aussi vraie. <br /><br />Et pourtant, l’album préféré de Lenny Kravitz, 10 ans, est le même que sa mère, il se nomme Innervisions et est signé Stevie Wonder. Comment vous expliquer ? Déjà vous le savez pour l’avoir vécu, à cet âge-là, on est capable d’écouter le même disque cent fois sans s’en lasser. A chaque écoute, on découvre de nouveaux arrangements, de nouveaux instruments. Ce n’est pas un album de chansons, c’est une œuvre d’art. A ce stade, ça devient carrément spirituel, quand Lenny s’assied et regarde le disque tourner, le temps n’existe plus, il est, comme disait Stevie Wonder, dans la paume de Dieu.<br /><br />Et donc, quand au cours de cet été, ses parents l’envoient en colonie de vacances à la campagne, Lenny emporte avec lui la guitare électrique que lui a offert sa grand-mère Bessie. Et comme l’un des jeunes moniteurs en joue, il lui apprend des morceaux et lui fait intégrer la fanfare du camp. Quelle n’est pas la surprise de ses parents de le voir interpréter des morceaux à la guitare avec les autres lors d’une visite organisée. <br /><br />Mais c’est formidable, Lenny, lui disent-ils après, c’est la chose la plus drôle qu’on ait jamais vue.<br /><br />Plus drôle ? Je n’étais pas bon ?<br /><br />Lenny ne leur pose pas la question mais à son retour, une surprise l’attend. Ils l’ont inscrit à des cours de guitare qui se donnent à la Harlem School of Arts. Harlem, c’est pas à côté de Central Park, la maison, alors Maman lui montre comment prendre le bus pour s’y rendre. Vous vous rendez compte ? A dix ans, seul dans les rues de New York, avec sa guitare. Quel sentiment d’être déjà grand. Le rêve de beaucoup d’enfants de l’époque, trop pressés de vieillir pour être indépendants. Celui de Lenny se double du plaisir de jouer de la guitare, correctement, à présent. Bon, c’est vrai que les cours de solfège lui donnent bien du souci, car c’est fastidieux de retenir tous ces signes sur une partition.<br /><br />Mais Lenny a l’oreille. Depuis toujours, il est capable de retenir toutes les notes qu’il entend et désormais, il peut les reproduire sans avoir besoin de les lire. Voilà qui rend plus facile la vie avec un papa, aimant certes, y a pas à redire, mais qui ne supporte pas le désordre et ne comprend pas que son fils ne soit pas comme lui. Son retour du Vietnam après un an de guerre comme journaliste en armes, a été une bénédiction mais à part ça, le Lenny, range ta chambre, bon Dieu !, c’est pénible.<br /><br />Heureusement qu’il y a les sorties entre hommes. Les glaces, les courses, les visites chez les amis, dont le parrain Vinnie n’est pas des moindres. Il aime beaucoup Maman, à qui il fait de splendides cadeaux. Et comment oublier ce soir où, au restaurant, Sammy Davis Jr, le grand crooner, partenaire de Frank Sinatra, entre dans le restaurant où ils dînent et vient directement le saluer en l’embrassant sur les deux joues. Tu vois Lenny, c’est pas juste parce qu’on a fait le Vietnam, tous les deux, non, ton parrain Vinnie sera toujours là pour toi.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69465549</guid><pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69465549/337126_lenny_kravitz_stevie_wonder_une_guitare_et_la_musique.mp3" length="7342880" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Aimer le même disque que ses parents dans les années 70, ce n’est pas dans toutes les maisons que ça se produit. Le monde entre les deux générations s’est depuis quelques années tellement éloigné que c’en est devenu abyssal, jamais l’expression Le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Aimer le même disque que ses parents dans les années 70, ce n’est pas dans toutes les maisons que ça se produit. Le monde entre les deux générations s’est depuis quelques années tellement éloigné que c’en est devenu abyssal, jamais l’expression Le fossé des générations n’a été aussi vraie. <br /><br />Et pourtant, l’album préféré de Lenny Kravitz, 10 ans, est le même que sa mère, il se nomme Innervisions et est signé Stevie Wonder. Comment vous expliquer ? Déjà vous le savez pour l’avoir vécu, à cet âge-là, on est capable d’écouter le même disque cent fois sans s’en lasser. A chaque écoute, on découvre de nouveaux arrangements, de nouveaux instruments. Ce n’est pas un album de chansons, c’est une œuvre d’art. A ce stade, ça devient carrément spirituel, quand Lenny s’assied et regarde le disque tourner, le temps n’existe plus, il est, comme disait Stevie Wonder, dans la paume de Dieu.<br /><br />Et donc, quand au cours de cet été, ses parents l’envoient en colonie de vacances à la campagne, Lenny emporte avec lui la guitare électrique que lui a offert sa grand-mère Bessie. Et comme l’un des jeunes moniteurs en joue, il lui apprend des morceaux et lui fait intégrer la fanfare du camp. Quelle n’est pas la surprise de ses parents de le voir interpréter des morceaux à la guitare avec les autres lors d’une visite organisée. <br /><br />Mais c’est formidable, Lenny, lui disent-ils après, c’est la chose la plus drôle qu’on ait jamais vue.<br /><br />Plus drôle ? Je n’étais pas bon ?<br /><br />Lenny ne leur pose pas la question mais à son retour, une surprise l’attend. Ils l’ont inscrit à des cours de guitare qui se donnent à la Harlem School of Arts. Harlem, c’est pas à côté de Central Park, la maison, alors Maman lui montre comment prendre le bus pour s’y rendre. Vous vous rendez compte ? A dix ans, seul dans les rues de New York, avec sa guitare. Quel sentiment d’être déjà grand. Le rêve de beaucoup d’enfants de l’époque, trop pressés de vieillir pour être indépendants. Celui de Lenny se double du plaisir de jouer de la guitare, correctement, à présent. Bon, c’est vrai que les cours de solfège lui donnent bien du souci, car c’est fastidieux de retenir tous ces signes sur une partition.<br /><br />Mais Lenny a l’oreille. Depuis toujours, il est capable de retenir toutes les notes qu’il entend et désormais, il peut les reproduire sans avoir besoin de les lire. Voilà qui rend plus facile la vie avec un papa, aimant certes, y a pas à redire, mais qui ne supporte pas le désordre et ne comprend pas que son fils ne soit pas comme lui. Son retour du Vietnam après un an de guerre comme journaliste en armes, a été une bénédiction mais à part ça, le Lenny, range ta chambre, bon Dieu !, c’est pénible.<br /><br />Heureusement qu’il y a les sorties entre hommes. Les glaces, les courses, les visites chez les amis, dont le parrain Vinnie n’est pas des moindres. Il aime beaucoup Maman, à qui il fait de splendides cadeaux. Et comment oublier ce soir où, au restaurant, Sammy Davis Jr, le grand crooner, partenaire de Frank Sinatra, entre dans le restaurant où ils dînent et vient directement le saluer en l’embrassant sur les deux joues. Tu vois Lenny, c’est pas juste parce qu’on a fait le Vietnam, tous les deux, non, ton parrain Vinnie sera toujours là pour toi.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2d1fa7036c3bdd2af07935270b729f29.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>«I want you back» : comment les Jackson Five ont bouleversé la vie de Lenny Kravitz</title><link>https://www.spreaker.com/episode/i-want-you-back-comment-les-jackson-five-ont-bouleverse-la-vie-de-lenny-kravitz--69465431</link><description><![CDATA[Madame demande ce que tu chantes, Lenny ?<br /><br />Le petit Lenny regarde, étonné, sa grand-mère Bessie tournée vers lui. Puis croisant le regard interrogateur de la caissière du supermarché, il répond que c’est du Tchaïkovski.<br /><br />Tchaïkovski ? Mais où as-tu entendu ça?<br /><br />Lenny explique alors qu’il s’agit d’un air diffusé par un de ses jouets. Comment expliquer à cette dame qu’il a beau être noir, le jouet lui a été offert par son grand-père juif russe, tailleur à Brooklyn. Nous sommes dans les années 60, il y a quelques mois encore, dans une grande partie des Etats-Unis, les noirs n’avaient pas le droit de s’asseoir avec les blancs.<br /><br />Mais c’est une mélodie très compliquée à retenir pour un enfant de son âge. Votre petit a un don, dit la caissière à la grand-mère. Lenny hausse les épaules : mais bien sûr que c’est de son âge, ça lui est très facile de retenir les musicals de Broadway, les symphonies de Beethoven, les Beatles, James Brown, il mémorise toutes les musiques qu’il entend.<br /><br />Tout aurait pu en rester là. Les enfants que nous avons tous été ont un rapport privilégié avec la musique, comme avec le dessin. Mais quelques jours plus tard, la vie de Lenny Kravitz, cinq ans, va basculer. Nous sommes en 1969 quand il entend ceci : I want you back. <br /><br />Avec leurs cinq premiers singles N°1, les Jackson Five sont plus qu’une révélation pour Lenny. Comme il le dit lui-même, c’est une chose de dire que vous aimez un groupe, c’en est une autre d’affirmer qu’il a changé votre vie. <br /><br />Car imaginez le petit Lenny, à présent six ans, devant le poste de télé à regarder les Jackson Five avec leurs tenues psychédéliques hyper colorées jouant et dansant une chorégraphie très élaborée. Avec bien sûr, au centre, un petit bonhomme qui fait beaucoup moins que son âge, onze ans. Et Michael, c’est pas juste un enfant auquel les autres mômes peuvent s‘identifier, c’est un prodige du niveau des adultes. Du jamais vu. Du moins dans le monde de la pop music.<br /><br />Et donc, vous le voyez l’enfant des Kravitz foncer dans leurs affaires pour en tirer des bottes, des écharpes et se planter devant le miroir sapé comme un Jackson ? Pardon, en tenant un grand feutre en main en guise de micro, C’EST un Jackson. Le sixième ! D’ailleurs il l’a écrit dans son cahier d’école, son nom est Lennie Jackson, le frère perdu de Michael.<br /><br />Alors, le jour de son anniversaire, quand son père vient le chercher à l’école, ce qu’il ne fait jamais, c’est pour l’emmener à un concert à Madison Square Garden, la grande salle aux 20.000 sièges. Et pourtant, ils sont assis au premier rang, juste devant la scène. D’ailleurs, quel brouhaha quand vient s’asseoir derrière eux Aretha Franklin, avec tout son entourage. Et puis boum, la lumière s’éteint et Lenny assiste à son premier concert live. Le groupe s’appelle les Commodores, il ne les connaît pas mais c’est formidable de les voir tous jouer. A la fin, croyant le spectacle terminé, son père lui dit que non, c’est juste la première partie. Les gens tapent du pied, une folie débordante saisit toute la salle autour de lui quand les Jackson Five déboulent sur scène. Lenny exulte, c’est mille fois mieux que sur son disque, avec Michael, juste devant lui. Sy Kravitz est venu avec son appareil sachant ce que cela représente pour son fils. Plus d’un demi-siècle plus tard, la photo est toujours là sur son mur. Il est de ces moments où notre avenir s’écrit dans le présent, et ce n’est pas tous les jours.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69465431</guid><pubDate>Tue, 20 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69465431/337122_i_want_you_back_comment_les_jackson_five_ont_bouleverse_la_vie_de_lenny_kravitz.mp3" length="7289799" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Madame demande ce que tu chantes, Lenny ?

Le petit Lenny regarde, étonné, sa grand-mère Bessie tournée vers lui. Puis croisant le regard interrogateur de la caissière du supermarché, il répond que c’est du Tchaïkovski.

Tchaïkovski ? Mais où as-tu...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Madame demande ce que tu chantes, Lenny ?<br /><br />Le petit Lenny regarde, étonné, sa grand-mère Bessie tournée vers lui. Puis croisant le regard interrogateur de la caissière du supermarché, il répond que c’est du Tchaïkovski.<br /><br />Tchaïkovski ? Mais où as-tu entendu ça?<br /><br />Lenny explique alors qu’il s’agit d’un air diffusé par un de ses jouets. Comment expliquer à cette dame qu’il a beau être noir, le jouet lui a été offert par son grand-père juif russe, tailleur à Brooklyn. Nous sommes dans les années 60, il y a quelques mois encore, dans une grande partie des Etats-Unis, les noirs n’avaient pas le droit de s’asseoir avec les blancs.<br /><br />Mais c’est une mélodie très compliquée à retenir pour un enfant de son âge. Votre petit a un don, dit la caissière à la grand-mère. Lenny hausse les épaules : mais bien sûr que c’est de son âge, ça lui est très facile de retenir les musicals de Broadway, les symphonies de Beethoven, les Beatles, James Brown, il mémorise toutes les musiques qu’il entend.<br /><br />Tout aurait pu en rester là. Les enfants que nous avons tous été ont un rapport privilégié avec la musique, comme avec le dessin. Mais quelques jours plus tard, la vie de Lenny Kravitz, cinq ans, va basculer. Nous sommes en 1969 quand il entend ceci : I want you back. <br /><br />Avec leurs cinq premiers singles N°1, les Jackson Five sont plus qu’une révélation pour Lenny. Comme il le dit lui-même, c’est une chose de dire que vous aimez un groupe, c’en est une autre d’affirmer qu’il a changé votre vie. <br /><br />Car imaginez le petit Lenny, à présent six ans, devant le poste de télé à regarder les Jackson Five avec leurs tenues psychédéliques hyper colorées jouant et dansant une chorégraphie très élaborée. Avec bien sûr, au centre, un petit bonhomme qui fait beaucoup moins que son âge, onze ans. Et Michael, c’est pas juste un enfant auquel les autres mômes peuvent s‘identifier, c’est un prodige du niveau des adultes. Du jamais vu. Du moins dans le monde de la pop music.<br /><br />Et donc, vous le voyez l’enfant des Kravitz foncer dans leurs affaires pour en tirer des bottes, des écharpes et se planter devant le miroir sapé comme un Jackson ? Pardon, en tenant un grand feutre en main en guise de micro, C’EST un Jackson. Le sixième ! D’ailleurs il l’a écrit dans son cahier d’école, son nom est Lennie Jackson, le frère perdu de Michael.<br /><br />Alors, le jour de son anniversaire, quand son père vient le chercher à l’école, ce qu’il ne fait jamais, c’est pour l’emmener à un concert à Madison Square Garden, la grande salle aux 20.000 sièges. Et pourtant, ils sont assis au premier rang, juste devant la scène. D’ailleurs, quel brouhaha quand vient s’asseoir derrière eux Aretha Franklin, avec tout son entourage. Et puis boum, la lumière s’éteint et Lenny assiste à son premier concert live. Le groupe s’appelle les Commodores, il ne les connaît pas mais c’est formidable de les voir tous jouer. A la fin, croyant le spectacle terminé, son père lui dit que non, c’est juste la première partie. Les gens tapent du pied, une folie débordante saisit toute la salle autour de lui quand les Jackson Five déboulent sur scène. Lenny exulte, c’est mille fois mieux que sur son disque, avec Michael, juste devant lui. Sy Kravitz est venu avec son appareil sachant ce que cela représente pour son fils. Plus d’un demi-siècle plus tard, la photo est toujours là sur son mur. Il est de ces moments où notre avenir s’écrit dans le présent, et ce n’est pas tous les jours.]]></itunes:summary><itunes:duration>456</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/090db6ea7ac8295e83e08007486a2106.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Lenny Kravitz: son enfance à New York</title><link>https://www.spreaker.com/episode/lenny-kravitz-son-enfance-a-new-york--69464874</link><description><![CDATA[Nous sommes à Manhattan en 1963. Dans le quartier de l’Upper East Side exactement, un endroit où aujourd’hui le plus petit logement est hors de prix. Mais ce n’est pas le cas à l’époque, c’est là que vit Sy Kravitz, 39 ans, divorcé et deux enfants, journaliste producteur sur NBC, quand il entreprend de plaire à Roxy Roker, cinq ans plus jeune que lui, célibataire et assistante d’un des grands directeurs de la chaîne.<br /><br />Roxy n’est jamais sortie avec un blanc. Mais ce n’est pas cela qui la retient au début, quand elle imagine que ce Juif d’origine russe va avoir bien du mal à faire accepter à sa famille, une Goy chrétienne et noire de peau. Non, ce qui l’inquiète, c’est d’entretenir une relation avec quelqu’un du même bureau. Et puis, il est un peu inquiétant ce type, qui d’après ce qu’elle a compris, n’a plus aucun contact avec ses filles. <br /><br />Mais bon, il lui plaît, il l’emmène à des concerts de jazz mais aussi au théâtre, à Broadway, elle qui est diplômée de l’Université Shakespeare en Angleterre et comédienne à ses heures. Et surtout, il la soutient, enthousiaste, en venant la voir jouer, le soir, quand elle interprète sur une scène du Off Broadway, une pièce d’avant-garde que seule une élite new-yorkaise semble apprécier.<br /><br />Le mariage a lieu dans l’intimité. L’absence des parents de Sy est remarquée, ils ne reviendront qu’avec la naissance de leur enfant, qu’ils ont prénommé Leonard Albert, mais que tout le monde va très vite appeler Lenny.<br /><br />Si New York est déjà la ville rêvée pour le monde entier, le pâté de maisons où il grandit, et qui est longé par Central Park, n’est pas encore le plus glamour de Manhattan, même s’il est déjà chic. Mais les fenêtres du petit appartement loti dans une ancienne maison de quatre étages, j’allais dire seulement, donnent sur un mur. Lenny occupe l’unique chambre, ses parents dorment dans un canapé lit, dans le living, ce qui leur permet de recevoir leurs nombreux amis, sans le réveiller.<br /><br />Car oui, si Lenny vit une enfance très particulière, avec d’une part une famille juive russe et d’autre part, une noire américaine chrétienne, ça ne lui pose aucun problème, c’est une évidence. Le fait que les murs du domicile de ses parents soient recouverts de livres et de disques de jazz doit y être pour beaucoup. On peut vivre dans un petit espace avec l’esprit grand ouvert. <br /><br />Lenny garde d’ailleurs un beau souvenir d’une manifestation pour la paix au Vietnam à laquelle il ne comprend pas grand-chose. Assis sur les épaules d’un membre de sa famille, il éprouve un tel sentiment de sécurité au milieu de tous ces gens, lui qui se trouve au carrefour de deux mondes qui ne communiquent pas entre eux, ou si peu. Entre les squats pourris des frères noirs qui sortent sapés comme des princes avec leurs pantalons pattes d’eph et chaînes en or, et les boucheries casher, synagogues et boutiques de tailleurs, Lenny grandit dans le monde des grands-parents. On devine de quel côté sa musique vient. Mais pourtant, c’est bien le grand-père Kravitz qui lui met son premier micro en main, celui du magnétophone dans lequel il chante, à ses heures perdues.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69464874</guid><pubDate>Mon, 19 Jan 2026 08:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69464874/337098_lenny_kravitz_son_enfance_a_new_york.mp3" length="6986778" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à Manhattan en 1963. Dans le quartier de l’Upper East Side exactement, un endroit où aujourd’hui le plus petit logement est hors de prix. Mais ce n’est pas le cas à l’époque, c’est là que vit Sy Kravitz, 39 ans, divorcé et deux enfants,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à Manhattan en 1963. Dans le quartier de l’Upper East Side exactement, un endroit où aujourd’hui le plus petit logement est hors de prix. Mais ce n’est pas le cas à l’époque, c’est là que vit Sy Kravitz, 39 ans, divorcé et deux enfants, journaliste producteur sur NBC, quand il entreprend de plaire à Roxy Roker, cinq ans plus jeune que lui, célibataire et assistante d’un des grands directeurs de la chaîne.<br /><br />Roxy n’est jamais sortie avec un blanc. Mais ce n’est pas cela qui la retient au début, quand elle imagine que ce Juif d’origine russe va avoir bien du mal à faire accepter à sa famille, une Goy chrétienne et noire de peau. Non, ce qui l’inquiète, c’est d’entretenir une relation avec quelqu’un du même bureau. Et puis, il est un peu inquiétant ce type, qui d’après ce qu’elle a compris, n’a plus aucun contact avec ses filles. <br /><br />Mais bon, il lui plaît, il l’emmène à des concerts de jazz mais aussi au théâtre, à Broadway, elle qui est diplômée de l’Université Shakespeare en Angleterre et comédienne à ses heures. Et surtout, il la soutient, enthousiaste, en venant la voir jouer, le soir, quand elle interprète sur une scène du Off Broadway, une pièce d’avant-garde que seule une élite new-yorkaise semble apprécier.<br /><br />Le mariage a lieu dans l’intimité. L’absence des parents de Sy est remarquée, ils ne reviendront qu’avec la naissance de leur enfant, qu’ils ont prénommé Leonard Albert, mais que tout le monde va très vite appeler Lenny.<br /><br />Si New York est déjà la ville rêvée pour le monde entier, le pâté de maisons où il grandit, et qui est longé par Central Park, n’est pas encore le plus glamour de Manhattan, même s’il est déjà chic. Mais les fenêtres du petit appartement loti dans une ancienne maison de quatre étages, j’allais dire seulement, donnent sur un mur. Lenny occupe l’unique chambre, ses parents dorment dans un canapé lit, dans le living, ce qui leur permet de recevoir leurs nombreux amis, sans le réveiller.<br /><br />Car oui, si Lenny vit une enfance très particulière, avec d’une part une famille juive russe et d’autre part, une noire américaine chrétienne, ça ne lui pose aucun problème, c’est une évidence. Le fait que les murs du domicile de ses parents soient recouverts de livres et de disques de jazz doit y être pour beaucoup. On peut vivre dans un petit espace avec l’esprit grand ouvert. <br /><br />Lenny garde d’ailleurs un beau souvenir d’une manifestation pour la paix au Vietnam à laquelle il ne comprend pas grand-chose. Assis sur les épaules d’un membre de sa famille, il éprouve un tel sentiment de sécurité au milieu de tous ces gens, lui qui se trouve au carrefour de deux mondes qui ne communiquent pas entre eux, ou si peu. Entre les squats pourris des frères noirs qui sortent sapés comme des princes avec leurs pantalons pattes d’eph et chaînes en or, et les boucheries casher, synagogues et boutiques de tailleurs, Lenny grandit dans le monde des grands-parents. On devine de quel côté sa musique vient. Mais pourtant, c’est bien le grand-père Kravitz qui lui met son premier micro en main, celui du magnétophone dans lequel il chante, à ses heures perdues.]]></itunes:summary><itunes:duration>437</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a3b4bd20f1daf07f89747bc78a7a1ab4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>2013, David Bowie : le retour inattendu d’un maître du temps</title><link>https://www.spreaker.com/episode/2013-david-bowie-le-retour-inattendu-d-un-maitre-du-temps--69399008</link><description><![CDATA[En 2013, <b>David Bowie</b> revenait après dix interminables années de silence avec un album tonitruant, probablement le meilleur qu’il ait jamais enregistré. Trente ans tout pile après Let’s Dance, il accumulait les N°1 partout autour de la planète avec cet album réalisé dans le plus grand secret et sorti par surprise, comme un diable sortant d’une boîte. La pochette, des gimmicks sonores, des paroles évocatrices, les références à un passé fameux ne manquent pas et pourtant, The Next Day est une totale réussite, à la hauteur d’un artiste qui a toujours refusé de nager là où il avait pied. Sans doute la raison pour laquelle, il n’y avait pas eu de Let’s Dance bis ou deux, 30 ans plus tôt, en 1984. C’eût été trop facile. Et puis, son entourage le sait : David Bowie s’ennuie vite en studio. C’est ainsi qu’il refuse en novembre de chanter les deux premières lignes de la chanson Do they know it’s Xmas time ? pour, par contre, s’impliquer totalement dans le Live Aid. On l’ignore mais en plus de la magistrale prestation qu’il livre sur scène, juste après Queen, Bowie ayant vu le reportage tourné au Soudan, renonce à interpréter une dernière chanson pour qu’on ait le temps de le diffuser. Son discours et le document sont tellement forts que le montant des dons explose … <br /><br />David doit d’ailleurs interpréter en duo une chanson avec Mick Jagger, lui à Wembley, Mick à Philadelphie. Mais conçu comme l’autre attraction technologique de l’événement avec la prestation de Phil Collins des deux côtés de l’Atlantique grâce au Concorde, il doit y renoncer lors de répétitions : malgré les efforts des techniciens, un décalage entre l’image et le son subsiste, rendant le duo en live impossible.<br /><br />Et donc, ce samedi du mois de juin 1985, alors que Bowie est occupé à enregistrer la chanson d’un film dans lequel il joue, Absolute Beginners, un titre qui, de l’avis de tous, va faire un malheur, il dit : “Est-ce qu’on peut finir à 6 heures, ce soir, j’ai Mick qui doit venir.” Ah ben oui, à défaut de pouvoir la jouer en live, ils vont faire un clip de ce duo phare du Live Aid. Alors, une heure avant l’arrivée de Mick, on sort le 45 Tours dont on va faire un cover et on l’écoute, avant de s’y mettre. Ce sont des pros, et pas des moindres, mais la première tentative est catastrophique, on dirait un orchestre de bal de province. Pas mieux. Qu’est-ce que c’est que ce merdier ? Le producteur n’a pas le temps de finir sa phrase qu’entre Mick Jagger, et qui file directement à la cabine de son d’un air “Mick est là, on y va”. Ça tombe bien, Bowie est en train de chanter, Jagger accroche son wagon et c’est parti, tous les musiciens du band se mettent à jouer comme des dieux comme s’ils n’avaient jamais joué autre chose.<br /><br />Ce fut en 1985 le dernier N°1 britannique de David Bowie, avant ce fameux, inattendu et nostalgique Where are we now ? en 2013, sonnant la fin d’un long entr’acte, c’est vrai, mais débutant un cinquième acte, toujours aussi misérablement court.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69399008</guid><pubDate>Wed, 14 Jan 2026 11:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69399008/336863_david_bowie_10_ans_apres_episode_5.mp3" length="18922672" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 2013, David Bowie revenait après dix interminables années de silence avec un album tonitruant, probablement le meilleur qu’il ait jamais enregistré. Trente ans tout pile après Let’s Dance, il accumulait les N°1 partout autour de la planète avec cet...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 2013, <b>David Bowie</b> revenait après dix interminables années de silence avec un album tonitruant, probablement le meilleur qu’il ait jamais enregistré. Trente ans tout pile après Let’s Dance, il accumulait les N°1 partout autour de la planète avec cet album réalisé dans le plus grand secret et sorti par surprise, comme un diable sortant d’une boîte. La pochette, des gimmicks sonores, des paroles évocatrices, les références à un passé fameux ne manquent pas et pourtant, The Next Day est une totale réussite, à la hauteur d’un artiste qui a toujours refusé de nager là où il avait pied. Sans doute la raison pour laquelle, il n’y avait pas eu de Let’s Dance bis ou deux, 30 ans plus tôt, en 1984. C’eût été trop facile. Et puis, son entourage le sait : David Bowie s’ennuie vite en studio. C’est ainsi qu’il refuse en novembre de chanter les deux premières lignes de la chanson Do they know it’s Xmas time ? pour, par contre, s’impliquer totalement dans le Live Aid. On l’ignore mais en plus de la magistrale prestation qu’il livre sur scène, juste après Queen, Bowie ayant vu le reportage tourné au Soudan, renonce à interpréter une dernière chanson pour qu’on ait le temps de le diffuser. Son discours et le document sont tellement forts que le montant des dons explose … <br /><br />David doit d’ailleurs interpréter en duo une chanson avec Mick Jagger, lui à Wembley, Mick à Philadelphie. Mais conçu comme l’autre attraction technologique de l’événement avec la prestation de Phil Collins des deux côtés de l’Atlantique grâce au Concorde, il doit y renoncer lors de répétitions : malgré les efforts des techniciens, un décalage entre l’image et le son subsiste, rendant le duo en live impossible.<br /><br />Et donc, ce samedi du mois de juin 1985, alors que Bowie est occupé à enregistrer la chanson d’un film dans lequel il joue, Absolute Beginners, un titre qui, de l’avis de tous, va faire un malheur, il dit : “Est-ce qu’on peut finir à 6 heures, ce soir, j’ai Mick qui doit venir.” Ah ben oui, à défaut de pouvoir la jouer en live, ils vont faire un clip de ce duo phare du Live Aid. Alors, une heure avant l’arrivée de Mick, on sort le 45 Tours dont on va faire un cover et on l’écoute, avant de s’y mettre. Ce sont des pros, et pas des moindres, mais la première tentative est catastrophique, on dirait un orchestre de bal de province. Pas mieux. Qu’est-ce que c’est que ce merdier ? Le producteur n’a pas le temps de finir sa phrase qu’entre Mick Jagger, et qui file directement à la cabine de son d’un air “Mick est là, on y va”. Ça tombe bien, Bowie est en train de chanter, Jagger accroche son wagon et c’est parti, tous les musiciens du band se mettent à jouer comme des dieux comme s’ils n’avaient jamais joué autre chose.<br /><br />Ce fut en 1985 le dernier N°1 britannique de David Bowie, avant ce fameux, inattendu et nostalgique Where are we now ? en 2013, sonnant la fin d’un long entr’acte, c’est vrai, mais débutant un cinquième acte, toujours aussi misérablement court.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>474</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a71ea4746cad6dea5502a5d05f74b810.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie : comment “Heroes” est entré dans l’Histoire</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-comment-heroes-est-entre-dans-l-histoire--69399000</link><description><![CDATA[Il suffit que dans une conversation, je mentionne, pas souvent hein, avoir rencontré <b>David Bowie</b> pour lire dans la réaction des gens à quel point son statut est passé de personnage légendaire à aujourd’hui, historique. La preuve : lors de ce dixième anniversaire de sa disparition, on n’a pas compté le nombre de chroniqueurs qui ont parlé de sa trilogie berlinoise comme d’une évidence. Il n’y en a sûrement pas un pour savoir qu’en réalité, Bowie n’a enregistré qu’un album et demi à Berlin. Mais c’est justement quand les gens évoquent un fait comme certain sans le vérifier qu’on voit qu’il est devenu historique. Ah c’est vrai que le titre Heroes et l’album du même nom, enregistrés intégralement à Berlin, ceux-là, ont marqué les esprits. La pochette déjà, immédiatement identifiable et identifiée, est iconique. Et si l’album est loin d’être le plus vendu de sa carrière, peu d’entre nous le connaissent par cœur, la chanson titre est aujourd’hui la plus streamée de son répertoire.<br /><br />Une réussite que Bowie ne doit qu’à lui et à son producteur et ami Tony Visconti. Le choix du studio Hansa, tout d’abord, avec sa cabine de son immense, et pour cause, une ancienne salle de concert, qui avait d’ailleurs servi de salle de réunion à la Gestapo. Tony a donc prévu de ne pas isoler David dans une cabine son comme on le fait habituellement pour les chanteurs, afin de bénéficier d’une réverbération dans la voix, 100% naturelle. Un enregistrement qui se fait quasiment en même temps que l’écriture. David va plusieurs fois demander une pause pour changer des phrases. Et c’est là que le génie se manifeste. Car arrivés au studio, quel n’est pas l’étonnement des musiciens en ouvrant grand les tentures lourdes de découvrir une baie vitrée donnant sur le Mur de Berlin, avec à 500 mètres, des gardes soviétiques qui les observent à la jumelle depuis un mirador. <br /><br />Berlin est alors une ville sinistre, du moins les quartiers, les rues et les boîtes où Bowie son équipe le soir, après la session. Il ne veut pas qu’elle soit distraite par autre chose que le travail auquel elle est occupée : son disque. Quant à lui, il fait flèche de tout bois. Ainsi, la chanteuse d’un cabaret que Tony a ramenée, participe aux chœurs sur la chanson. Et au cours d’une des pauses demandée par David, Tony sort avec elle pour le laisser écrire et au cours de leur promenade, l’embrasse près du mur. Bowie les voyant depuis la fameuse baie vitrée a alors l’idée d’un fameux couplet. En moins de deux heures, tout est terminé.<br /><br />Oui, David Bowie est entré dans l’Histoire. Non pas parce qu’il nous a quittés il y a dix ans mais parce que plus aucune page de son fabuleux parcours ne sera écrite. Sans doute la raison pour laquelle il a tenu la plume jusqu’au dernier week-end de son existence.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69399000</guid><pubDate>Tue, 13 Jan 2026 12:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69399000/336862_david_bowie_10_ans_apres_episode_4.mp3" length="21381232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il suffit que dans une conversation, je mentionne, pas souvent hein, avoir rencontré David Bowie pour lire dans la réaction des gens à quel point son statut est passé de personnage légendaire à aujourd’hui, historique. La preuve : lors de ce dixième...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il suffit que dans une conversation, je mentionne, pas souvent hein, avoir rencontré <b>David Bowie</b> pour lire dans la réaction des gens à quel point son statut est passé de personnage légendaire à aujourd’hui, historique. La preuve : lors de ce dixième anniversaire de sa disparition, on n’a pas compté le nombre de chroniqueurs qui ont parlé de sa trilogie berlinoise comme d’une évidence. Il n’y en a sûrement pas un pour savoir qu’en réalité, Bowie n’a enregistré qu’un album et demi à Berlin. Mais c’est justement quand les gens évoquent un fait comme certain sans le vérifier qu’on voit qu’il est devenu historique. Ah c’est vrai que le titre Heroes et l’album du même nom, enregistrés intégralement à Berlin, ceux-là, ont marqué les esprits. La pochette déjà, immédiatement identifiable et identifiée, est iconique. Et si l’album est loin d’être le plus vendu de sa carrière, peu d’entre nous le connaissent par cœur, la chanson titre est aujourd’hui la plus streamée de son répertoire.<br /><br />Une réussite que Bowie ne doit qu’à lui et à son producteur et ami Tony Visconti. Le choix du studio Hansa, tout d’abord, avec sa cabine de son immense, et pour cause, une ancienne salle de concert, qui avait d’ailleurs servi de salle de réunion à la Gestapo. Tony a donc prévu de ne pas isoler David dans une cabine son comme on le fait habituellement pour les chanteurs, afin de bénéficier d’une réverbération dans la voix, 100% naturelle. Un enregistrement qui se fait quasiment en même temps que l’écriture. David va plusieurs fois demander une pause pour changer des phrases. Et c’est là que le génie se manifeste. Car arrivés au studio, quel n’est pas l’étonnement des musiciens en ouvrant grand les tentures lourdes de découvrir une baie vitrée donnant sur le Mur de Berlin, avec à 500 mètres, des gardes soviétiques qui les observent à la jumelle depuis un mirador. <br /><br />Berlin est alors une ville sinistre, du moins les quartiers, les rues et les boîtes où Bowie son équipe le soir, après la session. Il ne veut pas qu’elle soit distraite par autre chose que le travail auquel elle est occupée : son disque. Quant à lui, il fait flèche de tout bois. Ainsi, la chanteuse d’un cabaret que Tony a ramenée, participe aux chœurs sur la chanson. Et au cours d’une des pauses demandée par David, Tony sort avec elle pour le laisser écrire et au cours de leur promenade, l’embrasse près du mur. Bowie les voyant depuis la fameuse baie vitrée a alors l’idée d’un fameux couplet. En moins de deux heures, tout est terminé.<br /><br />Oui, David Bowie est entré dans l’Histoire. Non pas parce qu’il nous a quittés il y a dix ans mais parce que plus aucune page de son fabuleux parcours ne sera écrite. Sans doute la raison pour laquelle il a tenu la plume jusqu’au dernier week-end de son existence.]]></itunes:summary><itunes:duration>535</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a71ea4746cad6dea5502a5d05f74b810.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>De New York à Los Angeles: l'histoire américaine intime et musicale de David Bowie</title><link>https://www.spreaker.com/episode/de-new-york-a-los-angeles-l-histoire-americaine-intime-et-musicale-de-david-bowie--69398990</link><description><![CDATA[On ne peut pas ne pas en parler avec l’image que ses dirigeants nous renvoient de nos jours, <b>David Bowie</b> a vécu une histoire d’amour complexe avec l’Amérique, faite de passion, de fantasmes, de peur et de malentendus. Les Etats-Unis, c’est tout d’abord pour le jeune artiste dans l’âme qu’il est, la terre des libertés et de la musique. Un immense décor fait des grands espaces vus dans les films au cinéma, des longues routes vers l’aventure avec la voiture pleine de copains façon <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Kerouac" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jack Kerouac</a></b>, avec la musique d’<b>Elvis Presley</b>, etc <br /><br />Ses premiers séjours à New York ne font que le conforter dans le genre l’Amérique est un pays de liberté avec “s”. Rien à voir avec l’éducation étriquée des Anglais, ses rencontres avec <b>Andy Warhol</b>, <b>Iggy Pop</b> et <b>Lou Reed </b>puis ses premières tournées en<b> Ziggy Stardust </b>le confirment. Évidemment, il s’est fait traiter de femmelette, de gonzesse par des mecs au chapeau de cowboy. Ca aurait dû l’alerter mais bon, il s’installe quand même à Los Angeles où il se fait dévorer par ses excès d’alcool et de drogue. David n’est plus qu’une ombre, un homme encore jeune mais aux yeux creusés quand il rentre en Europe en 1976, on le voit à Paris, à Berlin et à Londres, sa musique est métamorphosée, elle ne se vend plus qu’à certains initiés.<br /><br />Et quand en 1980, alors qu’il triomphe à Broadway dans la pièce Elephant Man, son ami John Lennon est assassiné par un gars venu exprès de Hawaï pour se faire un nom, David Bowie prend brutalement conscience que l’Amérique n’est pas seulement le pays de l’énergie artistique et de l’avant-garde, mais aussi celui où une légende du rock peut finir sur un trottoir. Lui, mieux que tout autre, savait que John Lennon avait quitté l’Angleterre pour vivre libre à New York, il y avait trouvé la mort à tout juste 40 ans. David rentre à nouveau en Europe, en Suisse cette fois, où il trouve refuge près du lac Léman. Il aime toujours New York, certes, mais à distance. Il n’y revient que deux ans plus tard, au sein d’une équipe de cinéma, en compagnie de Catherine Deneuve et Susan Sarandon qui deviendra sa maîtresse, le temps du tournage d’un film où il incarne un vampire lié à la même femme depuis des siècles. <br /><br />Et pourtant c’est à New York que va repartir de plus belle son histoire d’amour avec le public pop, une rencontre avec Nile Rodgers le propulse au sommet des années 80. L’Amérique lui rend la gloire, celle qu’il avait d’ailleurs, ironie du sort, chantée en duo avec John Lennon au milieu des années 70 et lui avait valu son dernier N°1 américain en date. <br /><br />Oui, David Bowie a peur des Américains, c’est certainement un des singles les plus marquants des années 90 et l’un des plus autobiographiques … <br /><br />Et pourtant, Bowie va finalement se fixer à New York, à un moment où il s’est fait beaucoup plus discret sur sa vie privée qui est désormais totalement apaisée. Homme marié assumé, papa gâteau mais avec une âme d’artiste intacte, grand faiseur de chansons et éclaireur de l’avant-garde, pour autant que ce mot signifie encore quelque chose, ici, comme en Amérique. Mais qu’est-ce que l’Amérique si ce n’est un mythe ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69398990</guid><pubDate>Tue, 13 Jan 2026 11:03:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69398990/336859_david_bowie_10_ans_apres_episode_3.mp3" length="17397232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On ne peut pas ne pas en parler avec l’image que ses dirigeants nous renvoient de nos jours, David Bowie a vécu une histoire d’amour complexe avec l’Amérique, faite de passion, de fantasmes, de peur et de malentendus. Les Etats-Unis, c’est tout...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On ne peut pas ne pas en parler avec l’image que ses dirigeants nous renvoient de nos jours, <b>David Bowie</b> a vécu une histoire d’amour complexe avec l’Amérique, faite de passion, de fantasmes, de peur et de malentendus. Les Etats-Unis, c’est tout d’abord pour le jeune artiste dans l’âme qu’il est, la terre des libertés et de la musique. Un immense décor fait des grands espaces vus dans les films au cinéma, des longues routes vers l’aventure avec la voiture pleine de copains façon <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Kerouac" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jack Kerouac</a></b>, avec la musique d’<b>Elvis Presley</b>, etc <br /><br />Ses premiers séjours à New York ne font que le conforter dans le genre l’Amérique est un pays de liberté avec “s”. Rien à voir avec l’éducation étriquée des Anglais, ses rencontres avec <b>Andy Warhol</b>, <b>Iggy Pop</b> et <b>Lou Reed </b>puis ses premières tournées en<b> Ziggy Stardust </b>le confirment. Évidemment, il s’est fait traiter de femmelette, de gonzesse par des mecs au chapeau de cowboy. Ca aurait dû l’alerter mais bon, il s’installe quand même à Los Angeles où il se fait dévorer par ses excès d’alcool et de drogue. David n’est plus qu’une ombre, un homme encore jeune mais aux yeux creusés quand il rentre en Europe en 1976, on le voit à Paris, à Berlin et à Londres, sa musique est métamorphosée, elle ne se vend plus qu’à certains initiés.<br /><br />Et quand en 1980, alors qu’il triomphe à Broadway dans la pièce Elephant Man, son ami John Lennon est assassiné par un gars venu exprès de Hawaï pour se faire un nom, David Bowie prend brutalement conscience que l’Amérique n’est pas seulement le pays de l’énergie artistique et de l’avant-garde, mais aussi celui où une légende du rock peut finir sur un trottoir. Lui, mieux que tout autre, savait que John Lennon avait quitté l’Angleterre pour vivre libre à New York, il y avait trouvé la mort à tout juste 40 ans. David rentre à nouveau en Europe, en Suisse cette fois, où il trouve refuge près du lac Léman. Il aime toujours New York, certes, mais à distance. Il n’y revient que deux ans plus tard, au sein d’une équipe de cinéma, en compagnie de Catherine Deneuve et Susan Sarandon qui deviendra sa maîtresse, le temps du tournage d’un film où il incarne un vampire lié à la même femme depuis des siècles. <br /><br />Et pourtant c’est à New York que va repartir de plus belle son histoire d’amour avec le public pop, une rencontre avec Nile Rodgers le propulse au sommet des années 80. L’Amérique lui rend la gloire, celle qu’il avait d’ailleurs, ironie du sort, chantée en duo avec John Lennon au milieu des années 70 et lui avait valu son dernier N°1 américain en date. <br /><br />Oui, David Bowie a peur des Américains, c’est certainement un des singles les plus marquants des années 90 et l’un des plus autobiographiques … <br /><br />Et pourtant, Bowie va finalement se fixer à New York, à un moment où il s’est fait beaucoup plus discret sur sa vie privée qui est désormais totalement apaisée. Homme marié assumé, papa gâteau mais avec une âme d’artiste intacte, grand faiseur de chansons et éclaireur de l’avant-garde, pour autant que ce mot signifie encore quelque chose, ici, comme en Amérique. Mais qu’est-ce que l’Amérique si ce n’est un mythe ?]]></itunes:summary><itunes:duration>435</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a71ea4746cad6dea5502a5d05f74b810.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Pourquoi David Bowie, au sommet avec Scary Monsters, a-t-il fui la scène?</title><link>https://www.spreaker.com/episode/pourquoi-david-bowie-au-sommet-avec-scary-monsters-a-t-il-fui-la-scene--69398956</link><description><![CDATA[Mi-novembre 1981, les fans de David Bowie que nous sommes commencent à trouver le temps long. Cela fait à présent plus d’un an qu’il a fait ce retour incroyable et inattendu au sommet des hits parades avec son fabuleux album Scary Monsters, et son redoutable single Ashes to Ashes. Mais pas de concerts à Bruxelles, ni ailleurs, pas de tournée, ça l’a foutu mal. Il paraît qu’il était pris par une pièce de théâtre à New York. Puis il y a eu le film, Moi Christiane F… On avait couru le voir au cinéma mais il n’y apparaissait que quelques minutes dans son propre rôle. Mais bon, ça nous permettait de voir des images de concert sur grand écran, alors rien que ça, ça valait le déplacement. Un copain avait acheté le 33 Tours pour sa collection, un autre avait le poster épinglé sur un mur de sa chambre. David Bowie était devenu un chanteur culte, un type qui faisait une musique très compliquée, c’est pas un truc pour toi qu’on disait aux potes, et puis aux filles, histoire de se rendre intéressant du haut de notre adolescence.<br /><br />Alors quand paraît le nouveau disque de Bowie en cette mi-novembre où on ne jure plus que par la New Wave, on est déçus car Changes Two, c’est la suite du Changes One, un best of qui n’en est pas un, David ne fait rien comme les autres. <br /><br />Et ce n’est pas prêt de changer. Bien sûr, on ignore que le théâtre où il a joué l’an dernier se trouvait à quelques dizaines de mètres de l’endroit où a été assassiné John Lennon, le 8 décembre. John et lui étaient devenus potes au milieu des années 70 alors qu’ils habitaient tous les deux Los Angeles. Beaucoup de fêtes mais aussi quelques enregistrements mémorables ensemble, leur duo avait donné un N°1 au Billboard américain … et puis David avait aussi repris un titre des Beatles signé John Lennon ... <br /><br />Mais mis à part une formidable soirée passée ensemble lors d’une rencontre inopinée dans un hôtel de Hong Kong en 1977, ils ne s’étaient plus revus. John devait venir le voir sur la scène du Booth Theater, il n’en aurait jamais l’occasion. <br /><br />Si la terrible nouvelle affecte David quand il l’apprend, bien évidemment, il est horrifié d’apprendre dans la presse ce que son meurtrier a avoué aux enquêteurs : Chapman est en effet venu au théâtre voir Elephant Man, quelques jours avant son crime. Et ayant du mal à croiser Lennon au pied de son immeuble, il avait projeté de venir tuer David Bowie en pleine représentation, au cas où il raterait l’ex-Beatle. Vous vous rendez compte que pour ce genre de dingue, un artiste de scène, c’est du tir à pipe ! David avait annulé les prolongations, la tournée de la pièce et les concerts. On l’ignorait quand on a  regardé le clip nouvellement enregistré de cet ancien titre, Bowie ne voulait plus alors apparaître seul, raison pour laquelle il allait se faire diriger dans des films, à l’abri de la foule et aussi, enregistrer quelques B.O.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69398956</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2026 13:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69398956/336855_david_bowie_10_ans_apres_episode_2.mp3" length="21433072" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mi-novembre 1981, les fans de David Bowie que nous sommes commencent à trouver le temps long. Cela fait à présent plus d’un an qu’il a fait ce retour incroyable et inattendu au sommet des hits parades avec son fabuleux album Scary Monsters, et son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mi-novembre 1981, les fans de David Bowie que nous sommes commencent à trouver le temps long. Cela fait à présent plus d’un an qu’il a fait ce retour incroyable et inattendu au sommet des hits parades avec son fabuleux album Scary Monsters, et son redoutable single Ashes to Ashes. Mais pas de concerts à Bruxelles, ni ailleurs, pas de tournée, ça l’a foutu mal. Il paraît qu’il était pris par une pièce de théâtre à New York. Puis il y a eu le film, Moi Christiane F… On avait couru le voir au cinéma mais il n’y apparaissait que quelques minutes dans son propre rôle. Mais bon, ça nous permettait de voir des images de concert sur grand écran, alors rien que ça, ça valait le déplacement. Un copain avait acheté le 33 Tours pour sa collection, un autre avait le poster épinglé sur un mur de sa chambre. David Bowie était devenu un chanteur culte, un type qui faisait une musique très compliquée, c’est pas un truc pour toi qu’on disait aux potes, et puis aux filles, histoire de se rendre intéressant du haut de notre adolescence.<br /><br />Alors quand paraît le nouveau disque de Bowie en cette mi-novembre où on ne jure plus que par la New Wave, on est déçus car Changes Two, c’est la suite du Changes One, un best of qui n’en est pas un, David ne fait rien comme les autres. <br /><br />Et ce n’est pas prêt de changer. Bien sûr, on ignore que le théâtre où il a joué l’an dernier se trouvait à quelques dizaines de mètres de l’endroit où a été assassiné John Lennon, le 8 décembre. John et lui étaient devenus potes au milieu des années 70 alors qu’ils habitaient tous les deux Los Angeles. Beaucoup de fêtes mais aussi quelques enregistrements mémorables ensemble, leur duo avait donné un N°1 au Billboard américain … et puis David avait aussi repris un titre des Beatles signé John Lennon ... <br /><br />Mais mis à part une formidable soirée passée ensemble lors d’une rencontre inopinée dans un hôtel de Hong Kong en 1977, ils ne s’étaient plus revus. John devait venir le voir sur la scène du Booth Theater, il n’en aurait jamais l’occasion. <br /><br />Si la terrible nouvelle affecte David quand il l’apprend, bien évidemment, il est horrifié d’apprendre dans la presse ce que son meurtrier a avoué aux enquêteurs : Chapman est en effet venu au théâtre voir Elephant Man, quelques jours avant son crime. Et ayant du mal à croiser Lennon au pied de son immeuble, il avait projeté de venir tuer David Bowie en pleine représentation, au cas où il raterait l’ex-Beatle. Vous vous rendez compte que pour ce genre de dingue, un artiste de scène, c’est du tir à pipe ! David avait annulé les prolongations, la tournée de la pièce et les concerts. On l’ignorait quand on a  regardé le clip nouvellement enregistré de cet ancien titre, Bowie ne voulait plus alors apparaître seul, raison pour laquelle il allait se faire diriger dans des films, à l’abri de la foule et aussi, enregistrer quelques B.O.]]></itunes:summary><itunes:duration>536</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a71ea4746cad6dea5502a5d05f74b810.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie : le jour où tout a commencé</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-le-jour-ou-tout-a-commence--69398928</link><description><![CDATA[Dix ans déjà que <b>David Bowie</b> nous a quittés. J’ignore si vous vous souvenez de ce que vous faisiez quand vous avez appris la nouvelle, le lundi 11 janvier 2016 au matin. Son dernier album, fascinant en diable comme à sa meilleure époque, était sorti le vendredi précédent, on attendait la suite de l’histoire, on avait eu droit à la fin. David Bowie avait orchestré sa sortie de scène de main de maître, lui qui avait eu tant de mal à y entrer sous les ovations et les projecteurs. J’avais accueilli la nouvelle presque en larmes, il fallait que je rejoigne la radio au plus vite, la nouvelle nous avait tous surpris. Ce n’était pas facile de se dire que désormais l’artiste qui nous accompagnait depuis tant de décennies était parti et que nous allions désormais devoir vivre dans un monde sans David Bowie.<br /><br />Et c’est vrai qu’il s’était donné tant de mal, David, pour être présent dans notre vie. Tenez, au printemps 1969, à Beckenham, dans le sud du Grand Londres, une certaine <b>Mary Finnigan</b>, jeune trentenaire fraîchement divorcée avec deux enfants, entend par la fenêtre ouverte de ses voisins du dessus, une musique magnifique mais très particulière. Elle appelle pour savoir qui peut sortir un son pareil dans son immeuble et voit passer la tête blonde d’un jeune gars. Ne voudrait-il pas descendre boire un thé ? L’homme s’avère de bonne éducation, conversation et surtout, c’est pas le gars genre qui va changer le monde comme on en rencontre à tous les coins de rue en cette époque hippie. Mais bon, il n’est pas très heureux. Sa compagne vient de le quitter et il est retourné vivre chez ses parents, à Bromley, le patelin d’à côté. Il a sorti un album qui n‘a pas marché, aucune promo, et son manager s’entête à vouloir faire de lui un chanteur de variétés qu’il n’est pas.  Et s’il venait sous-louer une chambre chez elle ? La réponse est oui, immédiatement.<br /><br />Et donc quelques jours plus tard, le jeune artiste débarque avec une valise et la guitare à douze cordes qu’elle avait entendue par la fenêtre ouverte. Les deux enfants de Mary étant alors déjà rentrés de l’école, il propose de leur chanter une chanson. Oh ouiiii disent les deux mômes de 8 et 10 ans. Un pied posé sur la chaise, la guitare électrique sur la cuisse, l’auteur-compositeur-interprète, comme il s’est présenté, entame la chanson qu’il doit bientôt enregistrer avec son partenaire puisqu’ils comptent devenir les nouveaux <b>Simon &amp; Garfunkel</b>. Cette chanson est magnifique, dit Mary en applaudissant avec ses enfants, mais ça va faire un hit énorme ! Le cadet des deux garçons revient de sa chambre avec le dessin que lui a inspiré la chanson du nouveau colocataire et bientôt amant de sa maman, on y voit un astronaute sortant d’une fusée dans l’espace avec en fond, la Terre et la Lune … il doit sans doute toujours y être, là où David Bowie l’a abandonné à la fin de sa chanson, le début d’un long chemin qu’il allait parcourir avec nous, le public.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69398928</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2026 10:50:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69398928/336854_david_bowie_10_ans_apres_episode_1.mp3" length="18068265" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dix ans déjà que David Bowie nous a quittés. J’ignore si vous vous souvenez de ce que vous faisiez quand vous avez appris la nouvelle, le lundi 11 janvier 2016 au matin. Son dernier album, fascinant en diable comme à sa meilleure époque, était sorti...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dix ans déjà que <b>David Bowie</b> nous a quittés. J’ignore si vous vous souvenez de ce que vous faisiez quand vous avez appris la nouvelle, le lundi 11 janvier 2016 au matin. Son dernier album, fascinant en diable comme à sa meilleure époque, était sorti le vendredi précédent, on attendait la suite de l’histoire, on avait eu droit à la fin. David Bowie avait orchestré sa sortie de scène de main de maître, lui qui avait eu tant de mal à y entrer sous les ovations et les projecteurs. J’avais accueilli la nouvelle presque en larmes, il fallait que je rejoigne la radio au plus vite, la nouvelle nous avait tous surpris. Ce n’était pas facile de se dire que désormais l’artiste qui nous accompagnait depuis tant de décennies était parti et que nous allions désormais devoir vivre dans un monde sans David Bowie.<br /><br />Et c’est vrai qu’il s’était donné tant de mal, David, pour être présent dans notre vie. Tenez, au printemps 1969, à Beckenham, dans le sud du Grand Londres, une certaine <b>Mary Finnigan</b>, jeune trentenaire fraîchement divorcée avec deux enfants, entend par la fenêtre ouverte de ses voisins du dessus, une musique magnifique mais très particulière. Elle appelle pour savoir qui peut sortir un son pareil dans son immeuble et voit passer la tête blonde d’un jeune gars. Ne voudrait-il pas descendre boire un thé ? L’homme s’avère de bonne éducation, conversation et surtout, c’est pas le gars genre qui va changer le monde comme on en rencontre à tous les coins de rue en cette époque hippie. Mais bon, il n’est pas très heureux. Sa compagne vient de le quitter et il est retourné vivre chez ses parents, à Bromley, le patelin d’à côté. Il a sorti un album qui n‘a pas marché, aucune promo, et son manager s’entête à vouloir faire de lui un chanteur de variétés qu’il n’est pas.  Et s’il venait sous-louer une chambre chez elle ? La réponse est oui, immédiatement.<br /><br />Et donc quelques jours plus tard, le jeune artiste débarque avec une valise et la guitare à douze cordes qu’elle avait entendue par la fenêtre ouverte. Les deux enfants de Mary étant alors déjà rentrés de l’école, il propose de leur chanter une chanson. Oh ouiiii disent les deux mômes de 8 et 10 ans. Un pied posé sur la chaise, la guitare électrique sur la cuisse, l’auteur-compositeur-interprète, comme il s’est présenté, entame la chanson qu’il doit bientôt enregistrer avec son partenaire puisqu’ils comptent devenir les nouveaux <b>Simon &amp; Garfunkel</b>. Cette chanson est magnifique, dit Mary en applaudissant avec ses enfants, mais ça va faire un hit énorme ! Le cadet des deux garçons revient de sa chambre avec le dessin que lui a inspiré la chanson du nouveau colocataire et bientôt amant de sa maman, on y voit un astronaute sortant d’une fusée dans l’espace avec en fond, la Terre et la Lune … il doit sans doute toujours y être, là où David Bowie l’a abandonné à la fin de sa chanson, le début d’un long chemin qu’il allait parcourir avec nous, le public.]]></itunes:summary><itunes:duration>452</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a71ea4746cad6dea5502a5d05f74b810.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Véronique Sanson : chanter l’amour impossible</title><link>https://www.spreaker.com/episode/veronique-sanson-chanter-l-amour-impossible--69318301</link><description><![CDATA[Fin septembre 1999, <b>Véronique Sanson</b> étonne tout le monde en publiant un album constitué intégralement de reprises de <b>Michel Berger</b>, disparu quelques années plus tôt et dont sa veuve <b>France Gall</b> vient également de sortir un CD. La démarche a de quoi étonner venant d’une des très rares auteures et compositrices de la chanson, qui plus est une artiste qui a imposé un style. La musique de Véronique Sanson est unique et son succès ne s’est jamais démenti depuis le début des années 70.<br /><br />L’autre surprise à l’écoute D’un papillon à une étoile, c’est la manière dont Véronique Sanson s’approprie le style de Berger. Bien sûr, en 1999, on sait dans le métier qu’ils ont eu une histoire ensemble à leurs débuts mais internet ne révèle pas encore  les détails biographiques dans chaque chaumière. De toute façon, comment raconter une histoire qui n’a jamais vraiment commencé. Même eux n’auraient pu dire quand exactement ils s’étaient rencontrés. En effet, leur maman respective se connaissant, Michel et Véronique se croisaient régulièrement depuis toujours. Mais aucune camaraderie n’était ressortie des goûters d’anniversaire et autres dîners où ils s’étaient vus. Il faudra une passion commune pour la musique pour les réunir alors qu’ils sont devenus de jeunes adultes.<br /><br />Ce jour-là, Michel Berger est convié par Madame <b>Colette Sanson</b> à un goûter où elle demande à ses deux filles d’interpréter leur répertoire. Violaine et Véronique forment en effet un trio avec un certain <b>François Bernheim </b>qu’elles ont nommé les <b>Roche Martin</b>. L’invitation n’est pas innocente car Berger est à présent le très jeune directeur artistique d’une firme de disques qui ne veut pas rater la future star Yéyé, même si ce mot ne veut alors plus dire grand-chose. Et elle ne sera pas sans conséquence car Michel semble découvrir Véronique pour la première fois : il n’a d’yeux que pour elle. L’affaire est dans la poche : son collègue <b>Claude-Michel Schönberg</b> et lui vont s’occuper des Roche-Martin.<br /><br />Si leur premier 45Tours paraît au printemps 1967, le second bien que pressé n’a pas le temps de sortir que François Bernheim quitte le navire en décembre. En coulisses, on n’en fait pas un drame : passe ton bac d’abord disent les Sanson à leur fille Véronique qui le rate à deux reprises. Entretemps, lors d’un weekend organisé chez Claude-Michel Schönberg, futur compositeur des Misérables et d’un grand tube, Véro devient la maîtresse de Michel Berger.<br /><br />Commencent alors plusieurs années de vie cachée mais commune, tant amoureusement qu’artistiquement, au cours de laquelle ils forgent leur style qui de l’avis de tous sera d’une gémellité rare dans l’histoire de la chanson. Lequel a déteint sur l’autre ? Allez savoir, à moins qu’aucun n’ait vraiment dominé. Une formation classique, une même approche du chant, un goût identique pour le rock américain et britannique, un amour intense, Michel et Véronique se complètent et trouvent leur identité côte-à-côte, sans doute la raison pour laquelle la célébrité les a séparés. Bien des années sont passées sur cet amour malheureux qui a laissé de terribles traces chez l’un et chez l’autre, comme une blessure jamais cicatrisée.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69318301</guid><pubDate>Fri, 09 Jan 2026 07:20:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69318301/336399_la_story_veronique_sanson_episode_5.mp3" length="20169712" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin septembre 1999, Véronique Sanson étonne tout le monde en publiant un album constitué intégralement de reprises de Michel Berger, disparu quelques années plus tôt et dont sa veuve France Gall vient également de sortir un CD. La démarche a de quoi...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin septembre 1999, <b>Véronique Sanson</b> étonne tout le monde en publiant un album constitué intégralement de reprises de <b>Michel Berger</b>, disparu quelques années plus tôt et dont sa veuve <b>France Gall</b> vient également de sortir un CD. La démarche a de quoi étonner venant d’une des très rares auteures et compositrices de la chanson, qui plus est une artiste qui a imposé un style. La musique de Véronique Sanson est unique et son succès ne s’est jamais démenti depuis le début des années 70.<br /><br />L’autre surprise à l’écoute D’un papillon à une étoile, c’est la manière dont Véronique Sanson s’approprie le style de Berger. Bien sûr, en 1999, on sait dans le métier qu’ils ont eu une histoire ensemble à leurs débuts mais internet ne révèle pas encore  les détails biographiques dans chaque chaumière. De toute façon, comment raconter une histoire qui n’a jamais vraiment commencé. Même eux n’auraient pu dire quand exactement ils s’étaient rencontrés. En effet, leur maman respective se connaissant, Michel et Véronique se croisaient régulièrement depuis toujours. Mais aucune camaraderie n’était ressortie des goûters d’anniversaire et autres dîners où ils s’étaient vus. Il faudra une passion commune pour la musique pour les réunir alors qu’ils sont devenus de jeunes adultes.<br /><br />Ce jour-là, Michel Berger est convié par Madame <b>Colette Sanson</b> à un goûter où elle demande à ses deux filles d’interpréter leur répertoire. Violaine et Véronique forment en effet un trio avec un certain <b>François Bernheim </b>qu’elles ont nommé les <b>Roche Martin</b>. L’invitation n’est pas innocente car Berger est à présent le très jeune directeur artistique d’une firme de disques qui ne veut pas rater la future star Yéyé, même si ce mot ne veut alors plus dire grand-chose. Et elle ne sera pas sans conséquence car Michel semble découvrir Véronique pour la première fois : il n’a d’yeux que pour elle. L’affaire est dans la poche : son collègue <b>Claude-Michel Schönberg</b> et lui vont s’occuper des Roche-Martin.<br /><br />Si leur premier 45Tours paraît au printemps 1967, le second bien que pressé n’a pas le temps de sortir que François Bernheim quitte le navire en décembre. En coulisses, on n’en fait pas un drame : passe ton bac d’abord disent les Sanson à leur fille Véronique qui le rate à deux reprises. Entretemps, lors d’un weekend organisé chez Claude-Michel Schönberg, futur compositeur des Misérables et d’un grand tube, Véro devient la maîtresse de Michel Berger.<br /><br />Commencent alors plusieurs années de vie cachée mais commune, tant amoureusement qu’artistiquement, au cours de laquelle ils forgent leur style qui de l’avis de tous sera d’une gémellité rare dans l’histoire de la chanson. Lequel a déteint sur l’autre ? Allez savoir, à moins qu’aucun n’ait vraiment dominé. Une formation classique, une même approche du chant, un goût identique pour le rock américain et britannique, un amour intense, Michel et Véronique se complètent et trouvent leur identité côte-à-côte, sans doute la raison pour laquelle la célébrité les a séparés. Bien des années sont passées sur cet amour malheureux qui a laissé de terribles traces chez l’un et chez l’autre, comme une blessure jamais cicatrisée.]]></itunes:summary><itunes:duration>505</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2dfae5a2e4e153fe68df6fb194c9839e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Véronique Sanson : survivre aux années 80 (divorce, combat judiciaire, panne d'inspiration...)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/veronique-sanson-survivre-aux-annees-80-divorce-combat-judiciaire-panne-d-inspiration--69318243</link><description><![CDATA[Fin des années 70, <b>Véronique Sanson</b> est la plus grande star féminine du métier français. Elle est ainsi la première chanteuse à tenir l’affiche du <b>Palais des Sports</b>, à Paris, trois soirs à 4600 sièges en 1979, ce seront trois semaines deux ans plus tard. Mais si sa carrière atteint des sommets, on ne peut pas en dire autant de sa vie privée : le rêve américain du mariage sans attendre avec <b>Stephen Stills</b> a cédé la place au cauchemar de la femme battue. Mais si l’alcool, cocaïne et violence conjugale sont au menu du quotidien, rien ne transparaît en public. <br /><br />Pourtant, en 1980, Véronique Sanson est de retour en France. Elle a obtenu le divorce de Stephen Stills mais pas le passeport de leur fils de six ans, qui lui permettrait de le faire sortir des États-Unis. La bataille judiciaire va durer des mois et des années, une bataille durant laquelle la panne d’inspiration s’installe. Elle qui pouvait composer le matériel d’un album en une semaine ne sort plus rien, trouvant sa musique vieille et dépassée, au milieu du grand tourbillon de ces années-là. <br /><br />Le retour a lieu avec un album à la pochette blanche : un immense point d’interrogation pour ceux qui le sortent du bac des disquaires en cette année 1985. Car oui, Véro a raison, la musique a sérieusement changé avec la New Wave et le hard rock britannique, le funk et le métal américain. <b>France Gall </b>occupe toute la place, <b>Jean-Jacques Goldman</b> s’impose, alors la question est : son public existe-t-il encore ? La réponse est oui : les réactions de la presse sont excellentes et les ventes d’albums suivent car les nouvelles chansons de Véronique Sanson tournent sur les toutes nouvelles radios libres de la bande FM. Rien n’a donc changé dans le cœur des Belges et des Français, elle joue tout le mois de novembre à l’<b>Olympia</b> avant d’innover l’année suivante, avec Chacun son tour, la double tournée en compagnie d’<b>Alain Souchon</b>.<br /><br />Trois ans plus tard, son nouvel album confirme qu’elle fait plus que survivre aux années 80, un succès qui lui vaut à la fin de la décennie de rejoindre la bande des Enfoirés en compagnie de <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Eddy Mitchell</b>, <b>Michel Sardou</b> et Jean-Jacques Goldman. Tant d’artistes dits de Variétés n’ont pas réussi à garder leur public durant les années 80, probablement les plus foisonnantes de l’histoire de l’industrie musicale. Ce ne fut pas le cas de Véronique qui après un coup de mou pour cause de vie privée gardera sans faille son statut de star établie, bien que plus discrète, et bien que toujours aussi fragilement reliée au monde qui l’entoure.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69318243</guid><pubDate>Thu, 08 Jan 2026 07:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69318243/336397_la_story_veronique_sanson_episode_4.mp3" length="14350192" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin des années 70, Véronique Sanson est la plus grande star féminine du métier français. Elle est ainsi la première chanteuse à tenir l’affiche du Palais des Sports, à Paris, trois soirs à 4600 sièges en 1979, ce seront trois semaines deux ans plus...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin des années 70, <b>Véronique Sanson</b> est la plus grande star féminine du métier français. Elle est ainsi la première chanteuse à tenir l’affiche du <b>Palais des Sports</b>, à Paris, trois soirs à 4600 sièges en 1979, ce seront trois semaines deux ans plus tard. Mais si sa carrière atteint des sommets, on ne peut pas en dire autant de sa vie privée : le rêve américain du mariage sans attendre avec <b>Stephen Stills</b> a cédé la place au cauchemar de la femme battue. Mais si l’alcool, cocaïne et violence conjugale sont au menu du quotidien, rien ne transparaît en public. <br /><br />Pourtant, en 1980, Véronique Sanson est de retour en France. Elle a obtenu le divorce de Stephen Stills mais pas le passeport de leur fils de six ans, qui lui permettrait de le faire sortir des États-Unis. La bataille judiciaire va durer des mois et des années, une bataille durant laquelle la panne d’inspiration s’installe. Elle qui pouvait composer le matériel d’un album en une semaine ne sort plus rien, trouvant sa musique vieille et dépassée, au milieu du grand tourbillon de ces années-là. <br /><br />Le retour a lieu avec un album à la pochette blanche : un immense point d’interrogation pour ceux qui le sortent du bac des disquaires en cette année 1985. Car oui, Véro a raison, la musique a sérieusement changé avec la New Wave et le hard rock britannique, le funk et le métal américain. <b>France Gall </b>occupe toute la place, <b>Jean-Jacques Goldman</b> s’impose, alors la question est : son public existe-t-il encore ? La réponse est oui : les réactions de la presse sont excellentes et les ventes d’albums suivent car les nouvelles chansons de Véronique Sanson tournent sur les toutes nouvelles radios libres de la bande FM. Rien n’a donc changé dans le cœur des Belges et des Français, elle joue tout le mois de novembre à l’<b>Olympia</b> avant d’innover l’année suivante, avec Chacun son tour, la double tournée en compagnie d’<b>Alain Souchon</b>.<br /><br />Trois ans plus tard, son nouvel album confirme qu’elle fait plus que survivre aux années 80, un succès qui lui vaut à la fin de la décennie de rejoindre la bande des Enfoirés en compagnie de <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Eddy Mitchell</b>, <b>Michel Sardou</b> et Jean-Jacques Goldman. Tant d’artistes dits de Variétés n’ont pas réussi à garder leur public durant les années 80, probablement les plus foisonnantes de l’histoire de l’industrie musicale. Ce ne fut pas le cas de Véronique qui après un coup de mou pour cause de vie privée gardera sans faille son statut de star établie, bien que plus discrète, et bien que toujours aussi fragilement reliée au monde qui l’entoure.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>359</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2dfae5a2e4e153fe68df6fb194c9839e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Véronique Sanson : 1973, l’appel de l’Amérique</title><link>https://www.spreaker.com/episode/veronique-sanson-1973-l-appel-de-l-amerique--69318117</link><description><![CDATA[Mars 1973, <b>Véronique Sanson</b> est partie. Entendez par là qu’elle a brusquement quitté la France pour l’Angleterre où elle s’est mariée dans l’urgence avant de s’envoler pour les Etats-Unis où elle va vivre désormais. L’élu de son cœur n’est autre qu’une star du rock, l’Américain <b>Stephen Stills</b>, oui le Stills de <b>Crosby, Stills and Nash</b>. Véronique est aux anges de vivre là-bas : imaginez pour une jeune artiste française dans les années 70, le privilège de vivre au quotidien avec des musiciens américains, a fortiori, les fabuleusement doués partenaires de son mari. Personne à Paris ne dispose d’un tel environnement musical, c’est le paradis. Car c’est vrai, si depuis <b>Serge Gainsbourg</b>, beaucoup de chanteurs français enregistrent en Angleterre, peu arrivent à réunir les fonds pour franchir l’Atlantique où se trouve le son original du rock’n’roll.<br /><br />Un paradis dont la fresque idéale se complète par la naissance d’un garçon, Christopher, le 19 avril 1974. Alors imaginez la sortie de son nouvel album, 100% américain, Le Maudit, qui lui vaut un double disque d’or en France et deux titres qui deviendront des classiques … (Alia Souza et On m’attend là-bas). Voilà qui lui donne enfin la force de monter sur scène en vedette. On commence par la maison, entendez le Canada, Vancouver, juste de l’autre côté de la frontière américaine, avant de jouer en France. Et non, les spectateurs de l’<b>Olympia</b> ne rêvent pas, c’est bien Stephen Stills de Crosby Stills Nash and Young, qui est à la basse. Ah l’Amérique ! La fascination des grands espaces, et des grands studios, avec ses musiciens de légende. Pourtant, c’est en Angleterre que Véronique Sanson enregistre en 1976 ce qui reste son plus grand classique … Vancouver. Il faut dire que nous sommes au <b>studio Trident</b>, dans une étroite rue londonienne qui voit à l’époque passer <b>George Harrison</b>, <b>David Bowie,</b> <b>Elton John</b>,<b> Queen</b>, inutile de continuer l’énumération. C’est le seul succès de l’album mais quel hit ! Triple disque d’or, deux semaines à l’affiche de l’Olympia, Véronique Sanson est devenue une des grandes vedettes de la chanson en France et chez nous. <br /><br />La peur du public est désormais une affaire classée, Véro est à présentcataloguée bête de scène, la preuve avec son premier album live qui paraît également en cette année 1976. <br /><br />Mais malgré le fait qu’elle soit mariée à une star mondiale du rock et qu’elle habite Denver, dans le Colorado, Véronique ne va jamais tenter une carrière américaine. Il lui serait pourtant si facile de frapper à la porte de l’immense label Atlantic qui édite Stephen Stills et son groupe. Si son nouvel album se nomme Hollywood, c’est juste parce qu’elle vient d’y emménager avec sa famille. Il comprend deux nouveaux tubes, classiques, Bernard’s Song et surtout ce Féminin qui lui sied tellement bien.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69318117</guid><pubDate>Wed, 07 Jan 2026 07:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69318117/336396_la_story_veronique_sanson_episode_3.mp3" length="16152112" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mars 1973, Véronique Sanson est partie. Entendez par là qu’elle a brusquement quitté la France pour l’Angleterre où elle s’est mariée dans l’urgence avant de s’envoler pour les Etats-Unis où elle va vivre désormais. L’élu de son cœur n’est autre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mars 1973, <b>Véronique Sanson</b> est partie. Entendez par là qu’elle a brusquement quitté la France pour l’Angleterre où elle s’est mariée dans l’urgence avant de s’envoler pour les Etats-Unis où elle va vivre désormais. L’élu de son cœur n’est autre qu’une star du rock, l’Américain <b>Stephen Stills</b>, oui le Stills de <b>Crosby, Stills and Nash</b>. Véronique est aux anges de vivre là-bas : imaginez pour une jeune artiste française dans les années 70, le privilège de vivre au quotidien avec des musiciens américains, a fortiori, les fabuleusement doués partenaires de son mari. Personne à Paris ne dispose d’un tel environnement musical, c’est le paradis. Car c’est vrai, si depuis <b>Serge Gainsbourg</b>, beaucoup de chanteurs français enregistrent en Angleterre, peu arrivent à réunir les fonds pour franchir l’Atlantique où se trouve le son original du rock’n’roll.<br /><br />Un paradis dont la fresque idéale se complète par la naissance d’un garçon, Christopher, le 19 avril 1974. Alors imaginez la sortie de son nouvel album, 100% américain, Le Maudit, qui lui vaut un double disque d’or en France et deux titres qui deviendront des classiques … (Alia Souza et On m’attend là-bas). Voilà qui lui donne enfin la force de monter sur scène en vedette. On commence par la maison, entendez le Canada, Vancouver, juste de l’autre côté de la frontière américaine, avant de jouer en France. Et non, les spectateurs de l’<b>Olympia</b> ne rêvent pas, c’est bien Stephen Stills de Crosby Stills Nash and Young, qui est à la basse. Ah l’Amérique ! La fascination des grands espaces, et des grands studios, avec ses musiciens de légende. Pourtant, c’est en Angleterre que Véronique Sanson enregistre en 1976 ce qui reste son plus grand classique … Vancouver. Il faut dire que nous sommes au <b>studio Trident</b>, dans une étroite rue londonienne qui voit à l’époque passer <b>George Harrison</b>, <b>David Bowie,</b> <b>Elton John</b>,<b> Queen</b>, inutile de continuer l’énumération. C’est le seul succès de l’album mais quel hit ! Triple disque d’or, deux semaines à l’affiche de l’Olympia, Véronique Sanson est devenue une des grandes vedettes de la chanson en France et chez nous. <br /><br />La peur du public est désormais une affaire classée, Véro est à présentcataloguée bête de scène, la preuve avec son premier album live qui paraît également en cette année 1976. <br /><br />Mais malgré le fait qu’elle soit mariée à une star mondiale du rock et qu’elle habite Denver, dans le Colorado, Véronique ne va jamais tenter une carrière américaine. Il lui serait pourtant si facile de frapper à la porte de l’immense label Atlantic qui édite Stephen Stills et son groupe. Si son nouvel album se nomme Hollywood, c’est juste parce qu’elle vient d’y emménager avec sa famille. Il comprend deux nouveaux tubes, classiques, Bernard’s Song et surtout ce Féminin qui lui sied tellement bien.]]></itunes:summary><itunes:duration>404</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2dfae5a2e4e153fe68df6fb194c9839e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Véronique Sanson &amp; Michel Berger : l’amour, la musique, la légende</title><link>https://www.spreaker.com/episode/veronique-sanson-michel-berger-l-amour-la-musique-la-legende--69318074</link><description><![CDATA[Le couple <b>Véronique Sanson</b> et <b>Michel Berger</b> a aujourd’hui sa place dans la légende de la chanson française. Outre le fait essentiel qu’il s’agisse de deux auteurs compositeurs qui ont révolutionné le genre, leur histoire d’amour qui s’est mal terminée avait tout pour créer un mythe. Et pour ceux qui l’avaient oublié ou l’ignoraient, Véronique avait sorti au grand jour cette histoire qu’on ne racontait jusque-là qu’à mots couverts, grâce à  l'énorme succès de son improbable mais ô combien réussi, album de reprises à la fin du XX° siècle.<br /><br />Si Michel Berger et Véronique Sanson se connaissent depuis l’enfance, leurs parents sont en effet amis, ils ne se découvrent vraiment qu’à la fin de leur adolescence. Michel est à présent devenu le plus jeune directeur artistique de la firme de disques <b>Pathé Marconi</b>, qui vient de sortir le 45 Tours du groupe <b>Les Roche Martin</b>, formé autour du duo des sœurs Sanson. Il faut dire que la maman avait astucieusement convoqué Michel à une Tea Party où ses filles avaient interprété quelques morceaux. Michel était venu avec son collègue, <b>Claude-Michel Schönberg</b>, futur compositeur des Misérables. Ils avaient craqué, surtout Michel, sur Véro. <br /><br />Le succès des deux super 45 Tours n’est pas au rendez-vous. Dommage, le trio que les sœurs forment avec <b>François Bernheim</b> est un de ces condensés de génies, de faiseurs, comme on en voit rarement. Des <b>Poppys</b> à <b>Quentin Mosimann</b>, en passant par <b>Renaud</b>, <b>Patricia Kaas</b> et <b>Melissa Mars</b>, François Bernheim a en effet fait chanter des générations.<br /><br />Mais pas question de se décourager, Berger incite sa compagne à se lancer seule. Malheureusement le single ne marche pas. Trois échecs consécutifs pour la même voix, Pathé Marconi abandonne Véronique Sanson, nous sommes en 1969. Les deux jeunes artistes qui vivent alors une histoire d’amour développent à ce moment un style dont on serait bien en peine de dire qui a influencé l’autre. Un piano maître de cérémonie, un vibrato dans la voix, à la Julien Clerc, serait-on tenté de dire, il est immensément populaire en cette année 1971 où Véronique Sanson travaille dans l’ombre les chansons d’un premier album que beaucoup considèrent comme son meilleur. Ah on l’entend et on la voit partout ! Mais pas sur scène : Véronique est en effet échaudée par sa première mauvaise expérience de chanteuse pour touristes au Cabaret de la <b>Tour Eiffel</b>. C’est vrai, elle a beau chaque soir dominer la Rive Droite et la Rive Gauche de la ville lumière, le <b>Jules Verne</b>, c’est un restaurant, il ne faut pas s‘étonner que le public s’intéresse plus au contenu de son assiette qu’aux quatre chansons interprétées par une chanteuse qu’ils ne connaissent pas. <br /><br />Mais quelques mois plus tard, paraît déjà son second album, toujours produit par Michel Berger, évidemment. Un Michel Berger dont la vie va basculer le jour où celle qui partage sa vie descend acheter des cigarettes pour ne jamais revenir.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69318074</guid><pubDate>Tue, 06 Jan 2026 13:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69318074/336394_la_story_veronique_sanson_episode_2.mp3" length="17282032" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le couple Véronique Sanson et Michel Berger a aujourd’hui sa place dans la légende de la chanson française. Outre le fait essentiel qu’il s’agisse de deux auteurs compositeurs qui ont révolutionné le genre, leur histoire d’amour qui s’est mal terminée...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le couple <b>Véronique Sanson</b> et <b>Michel Berger</b> a aujourd’hui sa place dans la légende de la chanson française. Outre le fait essentiel qu’il s’agisse de deux auteurs compositeurs qui ont révolutionné le genre, leur histoire d’amour qui s’est mal terminée avait tout pour créer un mythe. Et pour ceux qui l’avaient oublié ou l’ignoraient, Véronique avait sorti au grand jour cette histoire qu’on ne racontait jusque-là qu’à mots couverts, grâce à  l'énorme succès de son improbable mais ô combien réussi, album de reprises à la fin du XX° siècle.<br /><br />Si Michel Berger et Véronique Sanson se connaissent depuis l’enfance, leurs parents sont en effet amis, ils ne se découvrent vraiment qu’à la fin de leur adolescence. Michel est à présent devenu le plus jeune directeur artistique de la firme de disques <b>Pathé Marconi</b>, qui vient de sortir le 45 Tours du groupe <b>Les Roche Martin</b>, formé autour du duo des sœurs Sanson. Il faut dire que la maman avait astucieusement convoqué Michel à une Tea Party où ses filles avaient interprété quelques morceaux. Michel était venu avec son collègue, <b>Claude-Michel Schönberg</b>, futur compositeur des Misérables. Ils avaient craqué, surtout Michel, sur Véro. <br /><br />Le succès des deux super 45 Tours n’est pas au rendez-vous. Dommage, le trio que les sœurs forment avec <b>François Bernheim</b> est un de ces condensés de génies, de faiseurs, comme on en voit rarement. Des <b>Poppys</b> à <b>Quentin Mosimann</b>, en passant par <b>Renaud</b>, <b>Patricia Kaas</b> et <b>Melissa Mars</b>, François Bernheim a en effet fait chanter des générations.<br /><br />Mais pas question de se décourager, Berger incite sa compagne à se lancer seule. Malheureusement le single ne marche pas. Trois échecs consécutifs pour la même voix, Pathé Marconi abandonne Véronique Sanson, nous sommes en 1969. Les deux jeunes artistes qui vivent alors une histoire d’amour développent à ce moment un style dont on serait bien en peine de dire qui a influencé l’autre. Un piano maître de cérémonie, un vibrato dans la voix, à la Julien Clerc, serait-on tenté de dire, il est immensément populaire en cette année 1971 où Véronique Sanson travaille dans l’ombre les chansons d’un premier album que beaucoup considèrent comme son meilleur. Ah on l’entend et on la voit partout ! Mais pas sur scène : Véronique est en effet échaudée par sa première mauvaise expérience de chanteuse pour touristes au Cabaret de la <b>Tour Eiffel</b>. C’est vrai, elle a beau chaque soir dominer la Rive Droite et la Rive Gauche de la ville lumière, le <b>Jules Verne</b>, c’est un restaurant, il ne faut pas s‘étonner que le public s’intéresse plus au contenu de son assiette qu’aux quatre chansons interprétées par une chanteuse qu’ils ne connaissent pas. <br /><br />Mais quelques mois plus tard, paraît déjà son second album, toujours produit par Michel Berger, évidemment. Un Michel Berger dont la vie va basculer le jour où celle qui partage sa vie descend acheter des cigarettes pour ne jamais revenir.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>433</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2dfae5a2e4e153fe68df6fb194c9839e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Véronique Sanson : le piano comme destin</title><link>https://www.spreaker.com/episode/veronique-sanson-le-piano-comme-destin--69304576</link><description><![CDATA[Comment imaginer Véronique Sanson autrement que, assise devant son piano ? Il faut dire que sa sœur Violaine et elle, s’y sont trouvées depuis leur plus âge, celui auquel leurs parents les ont inscrites au cours de piano.<br /><br />Violaine et Véro. Vous avez remarqué ? Deux prénoms en V. Ce n’est pas un hasard, leurs parents se sont rencontrés durant la guerre au sein du réseau de la Résistance et ont voulu marquer cette alliance dans l’initiale du prénom de leurs filles, V comme Victoire, signe des deux doigts affiché par Winston Churchill.<br /><br />Colette et René Sanson veulent donner à leurs filles la meilleure éducation qui soit dans la société d’après-guerre où on veut, plus que jamais, que les enfants aient un avenir meilleur que ce qu’ils ont vécu. <br /><br />Le piano va logiquement toute la place, au propre comme au figuré, dans la vie de la jeune Véronique et de sa sœur aînée. On ne s’étonnera donc pas quand à l’âge de 18 et 20 ans, elles enregistrent ensemble leur premier 45 Tours au sein d’un groupe nommé Les Roche Martin.<br /><br />Classe, hein ! La différence avec les Chaussettes Noires, les Toréros ou les Chats sauvages saute aux yeux. <br /><br />Mais le trio aura une vie aussi éphémère que la confidentialité de leur succès ; en 1969, Véronique Sanson publie son premier 45 Tours solo, un disque qui, lui non plus, ne trouve pas son public.<br /><br />Trois ans plus tard, nous la retrouvons au Cabaret Jules Verne, au premier étage de la Tour Eiffel. J’aime autant vous dire qu’après un numéro de jongleur et de prestidigitateur, ce lieu à touristes est une grosse galère pour une délicate et jeune chanteuse qui vient y interpréter ses propres compositions, autrement dit des chansons inconnues du public. <br /><br />Mais sa voix et son style sont exceptionnels, c’est pour cela qu’elle affronte chaque soir une audience aussi ingrate, il faut se faire connaître à tout prix, en allant au charbon, c’est ce que pense l’homme qui partage alors sa vie : Michel Berger. <br /><br />L’expérience, traumatisante pour Véronique, ne dure heureusement pas : la même année 1972 sort son premier album, produit par Michel, alors le jeune directeur artistique parisien qui monte. Amoureuse, la première chanson qui accroche les médias et le grand public, n’est pas encore le titre de cet album qui ne le prendra que bien plus tard, lors de la réédition en CD. <br /><br />Mais c’est le single suivant, Besoin de personne, qui est le déclencheur de la notoriété de Véro et lui vaut de passer partout à la télé, enfin, sur les deux seules chaînes françaises qui existent alors. Véronique Sanson s’impose comme une artiste atypique, du sang neuf, comme on en réclame sans cesse dans le monde de la musique qui en plein âge d’or. Fini le cabaret Jules Verne, elle assure la première partie d’autres artistes eux-mêmes atypiques que sont Julien Clerc, Claude François et Michel Polnareff.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69304576</guid><pubDate>Mon, 05 Jan 2026 10:15:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69304576/336352_la_story_veronique_sanson_episode_1.mp3" length="14214825" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment imaginer Véronique Sanson autrement que, assise devant son piano ? Il faut dire que sa sœur Violaine et elle, s’y sont trouvées depuis leur plus âge, celui auquel leurs parents les ont inscrites au cours de piano.

Violaine et Véro. Vous avez...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment imaginer Véronique Sanson autrement que, assise devant son piano ? Il faut dire que sa sœur Violaine et elle, s’y sont trouvées depuis leur plus âge, celui auquel leurs parents les ont inscrites au cours de piano.<br /><br />Violaine et Véro. Vous avez remarqué ? Deux prénoms en V. Ce n’est pas un hasard, leurs parents se sont rencontrés durant la guerre au sein du réseau de la Résistance et ont voulu marquer cette alliance dans l’initiale du prénom de leurs filles, V comme Victoire, signe des deux doigts affiché par Winston Churchill.<br /><br />Colette et René Sanson veulent donner à leurs filles la meilleure éducation qui soit dans la société d’après-guerre où on veut, plus que jamais, que les enfants aient un avenir meilleur que ce qu’ils ont vécu. <br /><br />Le piano va logiquement toute la place, au propre comme au figuré, dans la vie de la jeune Véronique et de sa sœur aînée. On ne s’étonnera donc pas quand à l’âge de 18 et 20 ans, elles enregistrent ensemble leur premier 45 Tours au sein d’un groupe nommé Les Roche Martin.<br /><br />Classe, hein ! La différence avec les Chaussettes Noires, les Toréros ou les Chats sauvages saute aux yeux. <br /><br />Mais le trio aura une vie aussi éphémère que la confidentialité de leur succès ; en 1969, Véronique Sanson publie son premier 45 Tours solo, un disque qui, lui non plus, ne trouve pas son public.<br /><br />Trois ans plus tard, nous la retrouvons au Cabaret Jules Verne, au premier étage de la Tour Eiffel. J’aime autant vous dire qu’après un numéro de jongleur et de prestidigitateur, ce lieu à touristes est une grosse galère pour une délicate et jeune chanteuse qui vient y interpréter ses propres compositions, autrement dit des chansons inconnues du public. <br /><br />Mais sa voix et son style sont exceptionnels, c’est pour cela qu’elle affronte chaque soir une audience aussi ingrate, il faut se faire connaître à tout prix, en allant au charbon, c’est ce que pense l’homme qui partage alors sa vie : Michel Berger. <br /><br />L’expérience, traumatisante pour Véronique, ne dure heureusement pas : la même année 1972 sort son premier album, produit par Michel, alors le jeune directeur artistique parisien qui monte. Amoureuse, la première chanson qui accroche les médias et le grand public, n’est pas encore le titre de cet album qui ne le prendra que bien plus tard, lors de la réédition en CD. <br /><br />Mais c’est le single suivant, Besoin de personne, qui est le déclencheur de la notoriété de Véro et lui vaut de passer partout à la télé, enfin, sur les deux seules chaînes françaises qui existent alors. Véronique Sanson s’impose comme une artiste atypique, du sang neuf, comme on en réclame sans cesse dans le monde de la musique qui en plein âge d’or. Fini le cabaret Jules Verne, elle assure la première partie d’autres artistes eux-mêmes atypiques que sont Julien Clerc, Claude François et Michel Polnareff.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>356</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2dfae5a2e4e153fe68df6fb194c9839e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Elton John &amp; Freddie Mercury : Noël chez les rock stars britanniques - Conte de Noël</title><link>https://www.spreaker.com/episode/elton-john-freddie-mercury-noel-chez-les-rock-stars-britanniques-conte-de-noel--69113567</link><description><![CDATA[Vous avez peut-être vu la vidéo hilarante que <b>Elton John</b> a publiée ces jours-ci dans laquelle il n’arrive plus à ouvrir une porte chez lui, que ce soit celle de son living, frigo et même le four dans sa cuisine, sans entendre une chanson de Noël en sortir. Elle lui a d’ailleurs valu une remarque sur la propreté de la porte intérieure de son four, alors que l’artiste est réputé pour ne pas supporter la moindre saleté ni le désordre.<br /><br />Mais bref, cela n’a rien d’étonnant car le mois de décembre en Grande Bretagne est un mois chargé comme on n’en voit nulle part ailleurs dans le monde. Ce n’est pas pour rien que c’est là qu’est née la fête telle que nous la pratiquons aujourd’hui, le Christmas Carol de <b>Charles Dickens</b> en est d’ailleurs la preuve.<br /><br />Mais bon, il aime ça aussi, Elton John, tout comme son ami <b>Freddie Mercury</b>. Aah, la Noël, c’était sacré. Ces deux gars qui avaient connu une enfance compliquée à tous les niveaux, avaient du retard à rattraper quand ils sont devenus des stars riches comme <b>Crésus</b>. Ca y allait les cadeaux chez <b>Cartier</b>, <b>Fortnum &amp; Mason</b> ou <b>Tiffany</b>, à Londres et à New York, le samedi avant la Noël. Un ami de Freddie Mercury se souvient qu’une année chez <b>Harrods</b>, Freddie s’était vu refuser sa carte <b>American Express</b>, pour cause de solde dépassé, tellement il y était allé fort en bouteilles de parfum pour ses invités. Freddie était comme ça. Sûrement le plus calme de la bande en privé, quand il était chez lui, à Manhattan, Kensington ou Montreux. Il était loin d’être le plus extravagant avec ses proches, c’était plutôt les autres qui se déchaînaient, trop heureux d’être avec LUI, la rockstar. Freddie, lui, cherchait juste le réconfort d’un noyau de gens qui l’accepte pour ce qu’il est, pas ce qu’il chante. Voilà sans doute le pourquoi de l’avalanche de cadeaux. Pareil pour Elton John. D’ailleurs, vous vous souvenez dans le film Love Actually, quand il invite <b>Bill Nighy</b> alias le punk <b>Billy Mack</b> devenu N°1 du Top40. L’auteur n’a rien inventé, Elton John est connu pour ses fêtes de Noël à la hauteur de la ferveur populaire qui saisit les Britanniques. C’est vrai qu’on y fête plus le sapin, la dinde et la cuvée spéciale que le petit Jésus dans la crèche.<br /><br />On raconte qu’il y invitait souvent son voisin le prince Philippe et la reine, ses voisins à Windsor, et qu’ils déclinaient poliment. Par contre qu’il y ait compté dans les années 90, un certain <b>Robbie Williams</b> et les <b>Spice Girls </b>pour l’écouter jouer au piano jusqu’à huit heures du matin, ça c’est lui qui l’a raconté. Tout cela avait lieu, évidemment, dans sa maison de campagne, loin des voisins qu’on aurait pu déranger. Imaginez <b>Geri Halliwell</b> en robe de mère Noël ultra courte, en train de hurler dans la cour Merry Christmas avec Robbie Williams. Freddie était, sur ce coup-là, plus discret, je vous l’ai dit, comme en atteste l’unique disque de Noël publié par <b>Queen</b> en 1984, et dont la carrière a été, cette année-là, éclipsée par l’immense single du <b>Band Aid</b>.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69113567</guid><pubDate>Wed, 24 Dec 2025 08:35:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69113567/335564_contes_de_noel_episode_5.mp3" length="17868592" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous avez peut-être vu la vidéo hilarante que Elton John a publiée ces jours-ci dans laquelle il n’arrive plus à ouvrir une porte chez lui, que ce soit celle de son living, frigo et même le four dans sa cuisine, sans entendre une chanson de Noël en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous avez peut-être vu la vidéo hilarante que <b>Elton John</b> a publiée ces jours-ci dans laquelle il n’arrive plus à ouvrir une porte chez lui, que ce soit celle de son living, frigo et même le four dans sa cuisine, sans entendre une chanson de Noël en sortir. Elle lui a d’ailleurs valu une remarque sur la propreté de la porte intérieure de son four, alors que l’artiste est réputé pour ne pas supporter la moindre saleté ni le désordre.<br /><br />Mais bref, cela n’a rien d’étonnant car le mois de décembre en Grande Bretagne est un mois chargé comme on n’en voit nulle part ailleurs dans le monde. Ce n’est pas pour rien que c’est là qu’est née la fête telle que nous la pratiquons aujourd’hui, le Christmas Carol de <b>Charles Dickens</b> en est d’ailleurs la preuve.<br /><br />Mais bon, il aime ça aussi, Elton John, tout comme son ami <b>Freddie Mercury</b>. Aah, la Noël, c’était sacré. Ces deux gars qui avaient connu une enfance compliquée à tous les niveaux, avaient du retard à rattraper quand ils sont devenus des stars riches comme <b>Crésus</b>. Ca y allait les cadeaux chez <b>Cartier</b>, <b>Fortnum &amp; Mason</b> ou <b>Tiffany</b>, à Londres et à New York, le samedi avant la Noël. Un ami de Freddie Mercury se souvient qu’une année chez <b>Harrods</b>, Freddie s’était vu refuser sa carte <b>American Express</b>, pour cause de solde dépassé, tellement il y était allé fort en bouteilles de parfum pour ses invités. Freddie était comme ça. Sûrement le plus calme de la bande en privé, quand il était chez lui, à Manhattan, Kensington ou Montreux. Il était loin d’être le plus extravagant avec ses proches, c’était plutôt les autres qui se déchaînaient, trop heureux d’être avec LUI, la rockstar. Freddie, lui, cherchait juste le réconfort d’un noyau de gens qui l’accepte pour ce qu’il est, pas ce qu’il chante. Voilà sans doute le pourquoi de l’avalanche de cadeaux. Pareil pour Elton John. D’ailleurs, vous vous souvenez dans le film Love Actually, quand il invite <b>Bill Nighy</b> alias le punk <b>Billy Mack</b> devenu N°1 du Top40. L’auteur n’a rien inventé, Elton John est connu pour ses fêtes de Noël à la hauteur de la ferveur populaire qui saisit les Britanniques. C’est vrai qu’on y fête plus le sapin, la dinde et la cuvée spéciale que le petit Jésus dans la crèche.<br /><br />On raconte qu’il y invitait souvent son voisin le prince Philippe et la reine, ses voisins à Windsor, et qu’ils déclinaient poliment. Par contre qu’il y ait compté dans les années 90, un certain <b>Robbie Williams</b> et les <b>Spice Girls </b>pour l’écouter jouer au piano jusqu’à huit heures du matin, ça c’est lui qui l’a raconté. Tout cela avait lieu, évidemment, dans sa maison de campagne, loin des voisins qu’on aurait pu déranger. Imaginez <b>Geri Halliwell</b> en robe de mère Noël ultra courte, en train de hurler dans la cour Merry Christmas avec Robbie Williams. Freddie était, sur ce coup-là, plus discret, je vous l’ai dit, comme en atteste l’unique disque de Noël publié par <b>Queen</b> en 1984, et dont la carrière a été, cette année-là, éclipsée par l’immense single du <b>Band Aid</b>.]]></itunes:summary><itunes:duration>447</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e26ce4a354f96a26178bd788295ecdd8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Wham! : comment “Last Christmas” a inventé Noël version années 80 - Conte de Noël</title><link>https://www.spreaker.com/episode/wham-comment-last-christmas-a-invente-noel-version-annees-80-conte-de-noel--69113466</link><description><![CDATA[Les contes de Noël ont bien changé depuis le 19ème siècle. Je crois que c’est dans les années 80 que tout a basculé. Que tout est devenu, disons, plus moderne. Il est vrai que jamais une décennie n’a été vécue autant dans le présent que celle-là, elle restera celle où on a arrêté de croire qu’en l’an 2000 on volerait dans notre engin spatial individuel et donc, au père Noël.<br /><br />Le père Noël, c’est nous ! Ca, <b>George Michael</b> et <b>Andrew Ridgeley </b>l’ont bien compris du haut de leurs 20 ans. Et alors que leur duo, <b>Wham!</b>, vient d’être propulsé au sommet, et qu’ils sont tous deux chez les parents de George, celui-ci imagine un conte de Noël moderne. Vous connaissez cette histoire d’amour heureux puis malheureux, entre deux Noël, on l’a assez entendue … Une chanson dans laquelle George croit fermement et qu’il enregistre seul, en plein été, comme <b>Nat King Cole</b> des décennies avant lui, mais dont il compte tourner un clip crédible. Avec Andrew, l’histoire est entendue, il faut reconstituer une bande de jeunes qui font la fête aux sports d’hiver, sous la neige. <br /><br />Coup de bol, en novembre, il a neigé en Suisse, dans le Valais. On y va ! Mais qui va jouer la fiancée et la future ex ? Un mannequin, <b>Kathy Hill</b>, les choristes <b>Pepsie et Shirley</b> et quelques potes à eux sont du voyage, ils joueront la bande. Ils sont un peu fauchés, alors, trop contents de se faire un week-end à la montagne. Mais bon, on n’a pas trop de budget, dit le manager. Ça n'empêche toute la bande de faire le siège du bar de l’hôtel en attendant l’arrivée de George et Andrew. Ça commence bien.<br /><br />Tu as la broche ? demande le réalisateur à Andrew. Bien sûr. Celle que George est censé offrir à sa copine et qu’il va retrouver un an plus tard avec Andrew et en avoir le cœur brisé. Le tournage est prévu dans deux chalets, un pour les extérieurs et un pour le dîner entre copains où la consigne est claire : on doit y croire !<br /><br />Et on y croit. Ça rit avec une telle sincérité que c’en est bluffant à l’image. Il faut dire que c’est du vrai vin qu’on sert à tout va, c’est gratos. On n’a pas mis du jus de raisin pour le réalisme, bonne idée, mais là, on finit par y être un peu trop. Heureusement, on a de belles images où George offre à Katty, la fameuse broche, de la maman d’Andrew. Mais voilà, une pause, un moment d’inattention, lorsque Kathy reprend le manteau qu’elle avait ôté, plus de broche. Catastrophe pour le réalisateur, il faut encore tourner l’autre scène qui rend George triste, et puis, c’est un bijou de maman, crie Andrew, bien dégivré sur le coup ! Tout le monde se met à chercher la broche. Où a-t-elle bien pu la perdre ? Tout l’hôtel est passé au peigne fin, lits, oreillers, bar, couloirs, salles de bain. Et là, deux versions circulent, celle du portier qui dit l’avoir retrouvée sur la rue dans la neige, probablement tombée en sortant d’une voiture ; l’autre par Kathy qui dit l’avoir retrouvée au fond de son sac, accrochée à un autre vêtement.<br /><br />Happy end dans les deux cas pour ce conte des eighties. Le clip a merveilleusement fonctionné et tourné sur toutes les télés, et surtout la bande s’est éclatée grave à un point qu’on ne peut en raconter les détails sur antenne à une heure de grande écoute, surtout à un moment où TOUT commence à ressembler sacrément à Noël …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69113466</guid><pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:29:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69113466/335561_contes_de_noel_episode_4.mp3" length="15940912" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les contes de Noël ont bien changé depuis le 19ème siècle. Je crois que c’est dans les années 80 que tout a basculé. Que tout est devenu, disons, plus moderne. Il est vrai que jamais une décennie n’a été vécue autant dans le présent que celle-là, elle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les contes de Noël ont bien changé depuis le 19ème siècle. Je crois que c’est dans les années 80 que tout a basculé. Que tout est devenu, disons, plus moderne. Il est vrai que jamais une décennie n’a été vécue autant dans le présent que celle-là, elle restera celle où on a arrêté de croire qu’en l’an 2000 on volerait dans notre engin spatial individuel et donc, au père Noël.<br /><br />Le père Noël, c’est nous ! Ca, <b>George Michael</b> et <b>Andrew Ridgeley </b>l’ont bien compris du haut de leurs 20 ans. Et alors que leur duo, <b>Wham!</b>, vient d’être propulsé au sommet, et qu’ils sont tous deux chez les parents de George, celui-ci imagine un conte de Noël moderne. Vous connaissez cette histoire d’amour heureux puis malheureux, entre deux Noël, on l’a assez entendue … Une chanson dans laquelle George croit fermement et qu’il enregistre seul, en plein été, comme <b>Nat King Cole</b> des décennies avant lui, mais dont il compte tourner un clip crédible. Avec Andrew, l’histoire est entendue, il faut reconstituer une bande de jeunes qui font la fête aux sports d’hiver, sous la neige. <br /><br />Coup de bol, en novembre, il a neigé en Suisse, dans le Valais. On y va ! Mais qui va jouer la fiancée et la future ex ? Un mannequin, <b>Kathy Hill</b>, les choristes <b>Pepsie et Shirley</b> et quelques potes à eux sont du voyage, ils joueront la bande. Ils sont un peu fauchés, alors, trop contents de se faire un week-end à la montagne. Mais bon, on n’a pas trop de budget, dit le manager. Ça n'empêche toute la bande de faire le siège du bar de l’hôtel en attendant l’arrivée de George et Andrew. Ça commence bien.<br /><br />Tu as la broche ? demande le réalisateur à Andrew. Bien sûr. Celle que George est censé offrir à sa copine et qu’il va retrouver un an plus tard avec Andrew et en avoir le cœur brisé. Le tournage est prévu dans deux chalets, un pour les extérieurs et un pour le dîner entre copains où la consigne est claire : on doit y croire !<br /><br />Et on y croit. Ça rit avec une telle sincérité que c’en est bluffant à l’image. Il faut dire que c’est du vrai vin qu’on sert à tout va, c’est gratos. On n’a pas mis du jus de raisin pour le réalisme, bonne idée, mais là, on finit par y être un peu trop. Heureusement, on a de belles images où George offre à Katty, la fameuse broche, de la maman d’Andrew. Mais voilà, une pause, un moment d’inattention, lorsque Kathy reprend le manteau qu’elle avait ôté, plus de broche. Catastrophe pour le réalisateur, il faut encore tourner l’autre scène qui rend George triste, et puis, c’est un bijou de maman, crie Andrew, bien dégivré sur le coup ! Tout le monde se met à chercher la broche. Où a-t-elle bien pu la perdre ? Tout l’hôtel est passé au peigne fin, lits, oreillers, bar, couloirs, salles de bain. Et là, deux versions circulent, celle du portier qui dit l’avoir retrouvée sur la rue dans la neige, probablement tombée en sortant d’une voiture ; l’autre par Kathy qui dit l’avoir retrouvée au fond de son sac, accrochée à un autre vêtement.<br /><br />Happy end dans les deux cas pour ce conte des eighties. Le clip a merveilleusement fonctionné et tourné sur toutes les télés, et surtout la bande s’est éclatée grave à un point qu’on ne peut en raconter les détails sur antenne à une heure de grande écoute, surtout à un moment où TOUT commence à ressembler sacrément à Noël …]]></itunes:summary><itunes:duration>399</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/dce3c4dcec425be5182d30666f73aeb6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Louis Armstrong : le premier Noël d’une légende - Conte de Noël</title><link>https://www.spreaker.com/episode/louis-armstrong-le-premier-noel-d-une-legende-conte-de-noel--69113413</link><description><![CDATA[Les crooners ont depuis des décennies, liés leur art au répertoire de Noël. Quel plaisir d'entendre ces voix de velours nous chanter la période qui se veut être la plus douce mais aussi la plus scintillante de l’année. Et pourtant, il fut un temps où ces jazzmen n’étaient jamais chez eux à la Noël, comme un certain <b>Louis Armstrong</b> qui, dans les années 30, 40, donnait 300 représentations annuelles avec de grandes formations. Vous l’avez compris, il vivait dans des hôtels. <br /><br />Alors un 24 décembre, sa femme Lucille, décide de lui faire une surprise. L’après-midi, elle fait les magasins et revient avec un petit arbre de Noël et toutes ses décorations. Vous devinez l’attente de la réaction de son mari quand il rentrera dans la chambre et découvrira l’arbre de lumières et les cadeaux qu’elle a disposés en dessous pour lui et les musiciens qui sont ses amis. <br /><br />Trois heures du matin, quand il rentre dans la chambre, la surprise est totale. Armstrong est enchanté. Elle le savait, pas de suspense, il adore Noël. Mais quand il se met au lit, Armstrong ne quitte pas les lumières qu’il fixe avec un regard d’enfant. Aussi quand Lucile lui propose de les éteindre, il dit non, laisse-les allumées. Je vais continuer à les regarder. Tu sais, c’est mon premier sapin de Noël.<br /><br />Comment aurait-elle pu deviner ? Bien sûr, à presque 50 ans, il a toujours été sur la route à cette époque de l’année mais qui à cet âge, n’a JAMAIS eu un arbre de Noël chez lui ne fût-ce qu’une fois ? Mais c’est vrai, et elle aurait dû y penser, Louis a eu une enfance tellement pauvre que, évidemment, il n’a jamais connu ça. Alors Armstrong passe la nuit avec son sapin allumé. Et alors qu’à l’époque tout le monde démonte les décorations le lendemain de Noël, il demande à sa femme d’emmener le sapin avec eux. Les voilà partis à Kansas City avec le petit arbre et ses décorations : c’est d’ailleurs la première chose qu’on déballe arrivé à l’hôtel, avant d’ouvrir les bagages. Et à partir de là, on achètera chaque année un petit sapin pour la chambre d’hôtel, de la Noël jusqu’au Nouvel An. On n’a pas compté le nombre de fois où Lucile a monté et démonté les décorations dans autant de chambres d’hôtel, pour que son mari ait aussi droit à la magie de Noël, après l’avoir offerte au public venu le voir et l’écouter. Et quand il n’y aura pas de concerts de fin d’année, avec la diminution des engagements à cause de la concurrence de la télévision, il fera monter chez lui, à New York, un sapin jusqu’au plafond.<br /><br />Enfin un jour, quand viendra la dernière tournée à la Noël, Armstrong demandera à sa femme de faire envoyer l’arbre à la maison. Celui-là, je le garde. Mais voyons, Louis, ce n’est pas un sapin artificiel, il ne supportera pas le voyage du retour par la poste !<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69113413</guid><pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:25:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69113413/335558_contes_de_noel_episode_3.mp3" length="13136752" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les crooners ont depuis des décennies, liés leur art au répertoire de Noël. Quel plaisir d'entendre ces voix de velours nous chanter la période qui se veut être la plus douce mais aussi la plus scintillante de l’année. Et pourtant, il fut un temps où...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les crooners ont depuis des décennies, liés leur art au répertoire de Noël. Quel plaisir d'entendre ces voix de velours nous chanter la période qui se veut être la plus douce mais aussi la plus scintillante de l’année. Et pourtant, il fut un temps où ces jazzmen n’étaient jamais chez eux à la Noël, comme un certain <b>Louis Armstrong</b> qui, dans les années 30, 40, donnait 300 représentations annuelles avec de grandes formations. Vous l’avez compris, il vivait dans des hôtels. <br /><br />Alors un 24 décembre, sa femme Lucille, décide de lui faire une surprise. L’après-midi, elle fait les magasins et revient avec un petit arbre de Noël et toutes ses décorations. Vous devinez l’attente de la réaction de son mari quand il rentrera dans la chambre et découvrira l’arbre de lumières et les cadeaux qu’elle a disposés en dessous pour lui et les musiciens qui sont ses amis. <br /><br />Trois heures du matin, quand il rentre dans la chambre, la surprise est totale. Armstrong est enchanté. Elle le savait, pas de suspense, il adore Noël. Mais quand il se met au lit, Armstrong ne quitte pas les lumières qu’il fixe avec un regard d’enfant. Aussi quand Lucile lui propose de les éteindre, il dit non, laisse-les allumées. Je vais continuer à les regarder. Tu sais, c’est mon premier sapin de Noël.<br /><br />Comment aurait-elle pu deviner ? Bien sûr, à presque 50 ans, il a toujours été sur la route à cette époque de l’année mais qui à cet âge, n’a JAMAIS eu un arbre de Noël chez lui ne fût-ce qu’une fois ? Mais c’est vrai, et elle aurait dû y penser, Louis a eu une enfance tellement pauvre que, évidemment, il n’a jamais connu ça. Alors Armstrong passe la nuit avec son sapin allumé. Et alors qu’à l’époque tout le monde démonte les décorations le lendemain de Noël, il demande à sa femme d’emmener le sapin avec eux. Les voilà partis à Kansas City avec le petit arbre et ses décorations : c’est d’ailleurs la première chose qu’on déballe arrivé à l’hôtel, avant d’ouvrir les bagages. Et à partir de là, on achètera chaque année un petit sapin pour la chambre d’hôtel, de la Noël jusqu’au Nouvel An. On n’a pas compté le nombre de fois où Lucile a monté et démonté les décorations dans autant de chambres d’hôtel, pour que son mari ait aussi droit à la magie de Noël, après l’avoir offerte au public venu le voir et l’écouter. Et quand il n’y aura pas de concerts de fin d’année, avec la diminution des engagements à cause de la concurrence de la télévision, il fera monter chez lui, à New York, un sapin jusqu’au plafond.<br /><br />Enfin un jour, quand viendra la dernière tournée à la Noël, Armstrong demandera à sa femme de faire envoyer l’arbre à la maison. Celui-là, je le garde. Mais voyons, Louis, ce n’est pas un sapin artificiel, il ne supportera pas le voyage du retour par la poste !<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>329</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/71147f2da352c000c2d7a7eb66edd0c4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les Beatles : un Noël complètement dingue - Conte de Noël</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-beatles-un-noel-completement-dingue-conte-de-noel--69113357</link><description><![CDATA[Probablement n’avez-vous jamais entendu ces 45 tours de Noël que les <b>Beatles</b> ont publié chaque année jusqu’à la fin du groupe, gravés dans un disque souple pour être envoyés exclusivement aux membres de leur fan club. Il faut dire que dès le départ, en 1963, ses membres sont si nombreux et actifs qu’il prend des allures de véritable entreprise, le modèle que vont essayer de reproduire beaucoup d’artistes par après, comme le groupe <b>Kiss</b>, aux Etats-Unis.<br /><br />Si ces 7 singles n’ont jamais été vraiment commercialisés, excepté un box à tirage limité il y a quelques années, c’est surtout parce qu’ils sont invendables. Il s’agit principalement de messages délirants des quatre joyeux lurons souhaitant leurs meilleurs vœux à leurs fans, quelques impros et, en 1968, nous sommes en pleine année psychédélique, des collages de sons bizarres. Mais cette année, est-ce un signe, les messages sont enregistrés individuellement. Ah ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ils ne sont pas en guerre. La preuve, une fête de Noël est organisée chez <b>Apple</b>, le label qu’ils ont créé, sur Savile Row, à Londres. Oui, la maison sur le toit de laquelle ils vont jouer dans un mois leur dernier et légendaire concert. Mais là, en cette période proche du réveillon où les Anglais ne savent plus se tenir tellement ils ont l’esprit à la fête, c’est le grand soir chez Apple dont la porte d’entrée n’arrête pas de sonner. <b>Derek Taylor</b>, le chef de la communication a en effet battu le rappel du personnel : les Beatles vont offrir des cadeaux à leur famille.<br /><br />Et qui joue le Père Noël ? Ben <b>John Lennon</b>, évidemment. C’est lui le fondateur des Beatles. Et même s’il est aux abonnés absents question d’être le chef, depuis maintenant deux bonnes années, il aime croire être à la barre. Il a d’ailleurs bombardé <b>Yoko Ono</b>, sa nouvelle compagne, mère Noël. Je ne vous dis pas la tête des mômes des employés qui déjà n'avaient jamais vu une mère Noël, encore moins perchée sur des hauts talons. <br /><br />Si <b>Paul McCartney</b> et sa compagne Linda ne sont pas présents, tiens, tiens, <b>Ringo Starr</b> et George <b>Harrison</b> sont bien là, avec leur femme. Et bien sûr, en pleine période hippie, c’est le grand foutoir : tout le monde a invité tout le monde. Alors que John Lennon y va de grands Ho-Ho-Ho en distribuant des cadeaux, Derek l’interrompt en disant, John, y a une bande de Hells Angels à la porte. Quoi ? C’est moi qui les ai invités, dit George, avec son flegme habituel. Soyez sympas avec eux, ce sont de braves gens. Des Hells ! Mais tu les as rencontrés où ? A San Francisco. Quoi ? Je te dis qu’ils sont sympas. Et c’est vrai qu’ils sont cools. Bon à un moment, ils vont s’énerver car la dinde de 21 kilos 500 que Derek a achetée n’en finit pas de rôtir dans le four. Alors tout le monde se rue sur les roulades de saucisses de l’apéro. Derek s’est d’ailleurs réfugié dans les toilettes avec une assiette débordant de ce met typiquement british, par crainte de ne rien manger d’autre ce soir. C’est vrai, des <b>Hells Angels</b> à Londres, à une soirée de Noël ! Pourquoi pas une chanson de Noël en plein mois de juillet, enregistrée par 30°C à l’ombre. S’il savait que ça a été le cas de la plus célèbre de toutes …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69113357</guid><pubDate>Sun, 21 Dec 2025 08:19:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69113357/335554_contes_de_noel_episode_2.mp3" length="16088752" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Probablement n’avez-vous jamais entendu ces 45 tours de Noël que les Beatles ont publié chaque année jusqu’à la fin du groupe, gravés dans un disque souple pour être envoyés exclusivement aux membres de leur fan club. Il faut dire que dès le départ,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Probablement n’avez-vous jamais entendu ces 45 tours de Noël que les <b>Beatles</b> ont publié chaque année jusqu’à la fin du groupe, gravés dans un disque souple pour être envoyés exclusivement aux membres de leur fan club. Il faut dire que dès le départ, en 1963, ses membres sont si nombreux et actifs qu’il prend des allures de véritable entreprise, le modèle que vont essayer de reproduire beaucoup d’artistes par après, comme le groupe <b>Kiss</b>, aux Etats-Unis.<br /><br />Si ces 7 singles n’ont jamais été vraiment commercialisés, excepté un box à tirage limité il y a quelques années, c’est surtout parce qu’ils sont invendables. Il s’agit principalement de messages délirants des quatre joyeux lurons souhaitant leurs meilleurs vœux à leurs fans, quelques impros et, en 1968, nous sommes en pleine année psychédélique, des collages de sons bizarres. Mais cette année, est-ce un signe, les messages sont enregistrés individuellement. Ah ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ils ne sont pas en guerre. La preuve, une fête de Noël est organisée chez <b>Apple</b>, le label qu’ils ont créé, sur Savile Row, à Londres. Oui, la maison sur le toit de laquelle ils vont jouer dans un mois leur dernier et légendaire concert. Mais là, en cette période proche du réveillon où les Anglais ne savent plus se tenir tellement ils ont l’esprit à la fête, c’est le grand soir chez Apple dont la porte d’entrée n’arrête pas de sonner. <b>Derek Taylor</b>, le chef de la communication a en effet battu le rappel du personnel : les Beatles vont offrir des cadeaux à leur famille.<br /><br />Et qui joue le Père Noël ? Ben <b>John Lennon</b>, évidemment. C’est lui le fondateur des Beatles. Et même s’il est aux abonnés absents question d’être le chef, depuis maintenant deux bonnes années, il aime croire être à la barre. Il a d’ailleurs bombardé <b>Yoko Ono</b>, sa nouvelle compagne, mère Noël. Je ne vous dis pas la tête des mômes des employés qui déjà n'avaient jamais vu une mère Noël, encore moins perchée sur des hauts talons. <br /><br />Si <b>Paul McCartney</b> et sa compagne Linda ne sont pas présents, tiens, tiens, <b>Ringo Starr</b> et George <b>Harrison</b> sont bien là, avec leur femme. Et bien sûr, en pleine période hippie, c’est le grand foutoir : tout le monde a invité tout le monde. Alors que John Lennon y va de grands Ho-Ho-Ho en distribuant des cadeaux, Derek l’interrompt en disant, John, y a une bande de Hells Angels à la porte. Quoi ? C’est moi qui les ai invités, dit George, avec son flegme habituel. Soyez sympas avec eux, ce sont de braves gens. Des Hells ! Mais tu les as rencontrés où ? A San Francisco. Quoi ? Je te dis qu’ils sont sympas. Et c’est vrai qu’ils sont cools. Bon à un moment, ils vont s’énerver car la dinde de 21 kilos 500 que Derek a achetée n’en finit pas de rôtir dans le four. Alors tout le monde se rue sur les roulades de saucisses de l’apéro. Derek s’est d’ailleurs réfugié dans les toilettes avec une assiette débordant de ce met typiquement british, par crainte de ne rien manger d’autre ce soir. C’est vrai, des <b>Hells Angels</b> à Londres, à une soirée de Noël ! Pourquoi pas une chanson de Noël en plein mois de juillet, enregistrée par 30°C à l’ombre. S’il savait que ça a été le cas de la plus célèbre de toutes …]]></itunes:summary><itunes:duration>403</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2833432bdfbaa0c2afc71998654ec8d1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Serge Gainsbourg : un Noël anglais, tendre et provocateur - Conte de Noël</title><link>https://www.spreaker.com/episode/serge-gainsbourg-un-noel-anglais-tendre-et-provocateur-conte-de-noel--69113271</link><description><![CDATA[Noël 1974, beaucoup de messieurs, jeunes et moins jeunes, achètent en librairie et en kiosque le numéro de Noël du magazine Lui. Énorme succès : on s’arrache ce numéro dans lequel on peut regarder à loisir des photos scandaleuses de <b>Jane Birkin </b>qui est devenue, contre toute attente, une des grandes stars du cinéma français. Des photos qui ont été mises en scène par son compagnon, <b>Serge Gainsbourg</b>. Dois-je vous dire que dans sa maison du 5bis rue de Verneuil, il se réjouit de son coup médiatique. Ah ben oui, c’est uniquement par cynisme et par passion pour le succès public, qu’il a fait ça. C’est vrai que sous le costume du provocateur pervers, Gainsbourg cache un tendre, une peluche qui en étonnerait plus d’un mais qu’il réserve à ses intimes, à sa famille. D’ailleurs Noël en famille, Serge Gainsbourg adore ça. Spécialement en Angleterre où la fête est beaucoup plus colorée et spectaculaire qu’en France. Avez-vous déjà vu les vitrines et les rues de Londres, Édimbourg à cette époque ? Retour en enfance garanti.<br /><br />Ainsi de ce dîner de Noël chez Jane, à Londres, où le soir du réveillon, on sonne à la porte. Serge va ouvrir, c’est un sans-abri qui demande s’ils n’auraient pas une pièce ou quelque chose à manger. Et voilà que Serge lui fait une place à table, elle est abondante, il n'aime pas manquer de quoi que ce soit. Serge est très animé ; il met à l’aise le pauvre homme qui se retrouve au chaud, devant un sapin illuminé du sol au plafond. Le repas terminé, Serge lui dit tu ne vas pas partir comme ça et il lui remplit un sac de victuailles comprenant une bonne bouteille de vin, bien sûr. Il lui offre même sa montre, cadeau ! Noël, c’est ça aussi. Et Serge n’en reste pas là car lors d’un réveillon avec la famille Birkin sur l’île de Wight, cette fois, car avec Andrew, le frère de Jane, avec qui il s’entend comme larron en foire, thick as thieves, comme ils disent, Serge s’est mis en tête de faire venir un prestidigitateur. <br /><br /><ul><li>Où comptes-tu en trouver sur cette île ? dit Andrew. </li><li>Justement, je viens de lire un article dans la gazette locale. Un type qui s’appelle Fred The Conjuror. Appelle-le.</li></ul>Andrew saisit le téléphone et contacte le dit Magicien, bien étonné en arrivant, de ne trouver comme public, six adultes, alors que son numéro est réservé à un public d’enfants. Sans se laisser démonter, il déballe son matériel et se lance dans une série de tours consternants. Les Birkin sont morts de rire mais Serge encourage l’artiste en applaudissant à tout rompre. A la fin de la représentation, Gainsbourg arrondit fortement la somme convenue pour le cachet de l’artiste. Merry Christmas.<br /><br />Oui Gainsbourg adore l’Angleterre ; pas uniquement pour l’ambiance de Noël et la splendide femme que ce pays lui a donnés. Cela fait depuis six ans qu’il trouve l’inspiration dans les pubs de Londres et les meilleurs musiciens dans ses studios, alors les Noël, ça se fête en Grande-Bretagne et à la maison.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69113271</guid><pubDate>Sat, 20 Dec 2025 07:21:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69113271/335551_contes_de_noel_episode_1.mp3" length="17474025" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Noël 1974, beaucoup de messieurs, jeunes et moins jeunes, achètent en librairie et en kiosque le numéro de Noël du magazine Lui. Énorme succès : on s’arrache ce numéro dans lequel on peut regarder à loisir des photos scandaleuses de Jane Birkin qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Noël 1974, beaucoup de messieurs, jeunes et moins jeunes, achètent en librairie et en kiosque le numéro de Noël du magazine Lui. Énorme succès : on s’arrache ce numéro dans lequel on peut regarder à loisir des photos scandaleuses de <b>Jane Birkin </b>qui est devenue, contre toute attente, une des grandes stars du cinéma français. Des photos qui ont été mises en scène par son compagnon, <b>Serge Gainsbourg</b>. Dois-je vous dire que dans sa maison du 5bis rue de Verneuil, il se réjouit de son coup médiatique. Ah ben oui, c’est uniquement par cynisme et par passion pour le succès public, qu’il a fait ça. C’est vrai que sous le costume du provocateur pervers, Gainsbourg cache un tendre, une peluche qui en étonnerait plus d’un mais qu’il réserve à ses intimes, à sa famille. D’ailleurs Noël en famille, Serge Gainsbourg adore ça. Spécialement en Angleterre où la fête est beaucoup plus colorée et spectaculaire qu’en France. Avez-vous déjà vu les vitrines et les rues de Londres, Édimbourg à cette époque ? Retour en enfance garanti.<br /><br />Ainsi de ce dîner de Noël chez Jane, à Londres, où le soir du réveillon, on sonne à la porte. Serge va ouvrir, c’est un sans-abri qui demande s’ils n’auraient pas une pièce ou quelque chose à manger. Et voilà que Serge lui fait une place à table, elle est abondante, il n'aime pas manquer de quoi que ce soit. Serge est très animé ; il met à l’aise le pauvre homme qui se retrouve au chaud, devant un sapin illuminé du sol au plafond. Le repas terminé, Serge lui dit tu ne vas pas partir comme ça et il lui remplit un sac de victuailles comprenant une bonne bouteille de vin, bien sûr. Il lui offre même sa montre, cadeau ! Noël, c’est ça aussi. Et Serge n’en reste pas là car lors d’un réveillon avec la famille Birkin sur l’île de Wight, cette fois, car avec Andrew, le frère de Jane, avec qui il s’entend comme larron en foire, thick as thieves, comme ils disent, Serge s’est mis en tête de faire venir un prestidigitateur. <br /><br /><ul><li>Où comptes-tu en trouver sur cette île ? dit Andrew. </li><li>Justement, je viens de lire un article dans la gazette locale. Un type qui s’appelle Fred The Conjuror. Appelle-le.</li></ul>Andrew saisit le téléphone et contacte le dit Magicien, bien étonné en arrivant, de ne trouver comme public, six adultes, alors que son numéro est réservé à un public d’enfants. Sans se laisser démonter, il déballe son matériel et se lance dans une série de tours consternants. Les Birkin sont morts de rire mais Serge encourage l’artiste en applaudissant à tout rompre. A la fin de la représentation, Gainsbourg arrondit fortement la somme convenue pour le cachet de l’artiste. Merry Christmas.<br /><br />Oui Gainsbourg adore l’Angleterre ; pas uniquement pour l’ambiance de Noël et la splendide femme que ce pays lui a donnés. Cela fait depuis six ans qu’il trouve l’inspiration dans les pubs de Londres et les meilleurs musiciens dans ses studios, alors les Noël, ça se fête en Grande-Bretagne et à la maison.]]></itunes:summary><itunes:duration>437</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4bd87462216430bcd8ebc167f8356cec.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Amy Winehouse : chanter la vérité à nu - Hey Crooner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/amy-winehouse-chanter-la-verite-a-nu-hey-crooner--69055533</link><description><![CDATA[Mettre un disque d’Amy Winehouse et écouter sa voix, son souffle, cette technique incroyable qu’elle a acquise très jeune en imitant les grands saxophonistes de jazz. Et oui, c’est ça son secret. L’amour est un jeu perdu d’avance, c’est une expérience absolument bouleversante que d’écouter Amy Winehouse chanter ça, seule à la guitare. Toute la tristesse du blues noir américain sur des accords jazzy. Au début, Amy le chantait pour elle-même puis pour un petit public dans les clubs où tous étaient saisis par l’émotion que suscitaient ses textes. Un artiste a-t-il déjà trimballé une telle sincérité dans des chansons aussi désespérées ?<br /><br /> Et puis le succès vient. Il y a de plus en plus de monde dans les salles qui deviennent de plus en plus grandes. Un public qui paie de plus en plus cher au fur et à mesure que le succès devient un triomphe puis prend des proportions inédites. Amy Winehouse est la première auteure-interprète britannique à battre les records de Kate Bush (largement d’ailleurs). Alors c’est un public qui vient communier avec une star et en veut pour ses sous. Il chante et hurle les refrains et parfois toutes les paroles avec elle. Un tel succès pour du jazz dans les années 2000, c’est fou, non ? Un jazz qu’elle joue à sa façon certes, et puis ses textes, mon Dieu, aucun crooner n’aurait jamais osé chanter ça. Si vous saviez à quoi elle fait allusion dans ses chansons, même Gainsbourg et Prince n’ont jamais osé aller aussi loin.<br /><br /> Mais Amy est comme ça, Cash, et elle envoie du bois aussi bien dans ses chansons que dans la vie de tous les jours. Le premier album n’a pas trop bien marché mais le suivant, quatre ans plus tard, est un triomphe. Amy a besoin de sécurité, que quelqu’un s’occupe de la manne qui lui tombe du ciel. Mitch Winehouse devient le papa qui règle tout. Malheureusement, il ne récolte pas que des honneurs et des livres sterling, il recolle aussi les morceaux de sa fille comme les lendemains de la veille des bamboches à répétition où elle est d’humeur massacrante et puis un désastre affectif permanent.  Coiffée de son désormais célèbre chignon en choucroute à 150 livres, avec sa petite robe noire et son trait infini de eyeliner, c’est la Amy dont nous gardons le souvenir qui reçoit ce prix et quatre autres ; elle est à la fois la révélation de l’année mais aussi Award du meilleur single et meilleur album.<br /><br /> Ces trophées, elle ne les recevra pas en mains propres car Amy est en duplex depuis Londres, avec son groupe et devant un public restreint ; elle n’a pas pu prendre l’avion pour Los Angeles car son visa lui a été refusé pour cause de consommation de drogue avérée. Alors oui, le coeur est à la fête ce soir, Amy interprète Rehab, bien sûr, mais aussi plusieurs autres chansons, toute sa vie en quelques lignes de poésie et accords de guitare dont elle joue divinement, tel un ange triste.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69055533</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2025 12:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69055533/335373_hey_crooner_episode_5_amy_winehouse.mp3" length="17769712" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mettre un disque d’Amy Winehouse et écouter sa voix, son souffle, cette technique incroyable qu’elle a acquise très jeune en imitant les grands saxophonistes de jazz. Et oui, c’est ça son secret. L’amour est un jeu perdu d’avance, c’est une expérience...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mettre un disque d’Amy Winehouse et écouter sa voix, son souffle, cette technique incroyable qu’elle a acquise très jeune en imitant les grands saxophonistes de jazz. Et oui, c’est ça son secret. L’amour est un jeu perdu d’avance, c’est une expérience absolument bouleversante que d’écouter Amy Winehouse chanter ça, seule à la guitare. Toute la tristesse du blues noir américain sur des accords jazzy. Au début, Amy le chantait pour elle-même puis pour un petit public dans les clubs où tous étaient saisis par l’émotion que suscitaient ses textes. Un artiste a-t-il déjà trimballé une telle sincérité dans des chansons aussi désespérées ?<br /><br /> Et puis le succès vient. Il y a de plus en plus de monde dans les salles qui deviennent de plus en plus grandes. Un public qui paie de plus en plus cher au fur et à mesure que le succès devient un triomphe puis prend des proportions inédites. Amy Winehouse est la première auteure-interprète britannique à battre les records de Kate Bush (largement d’ailleurs). Alors c’est un public qui vient communier avec une star et en veut pour ses sous. Il chante et hurle les refrains et parfois toutes les paroles avec elle. Un tel succès pour du jazz dans les années 2000, c’est fou, non ? Un jazz qu’elle joue à sa façon certes, et puis ses textes, mon Dieu, aucun crooner n’aurait jamais osé chanter ça. Si vous saviez à quoi elle fait allusion dans ses chansons, même Gainsbourg et Prince n’ont jamais osé aller aussi loin.<br /><br /> Mais Amy est comme ça, Cash, et elle envoie du bois aussi bien dans ses chansons que dans la vie de tous les jours. Le premier album n’a pas trop bien marché mais le suivant, quatre ans plus tard, est un triomphe. Amy a besoin de sécurité, que quelqu’un s’occupe de la manne qui lui tombe du ciel. Mitch Winehouse devient le papa qui règle tout. Malheureusement, il ne récolte pas que des honneurs et des livres sterling, il recolle aussi les morceaux de sa fille comme les lendemains de la veille des bamboches à répétition où elle est d’humeur massacrante et puis un désastre affectif permanent.  Coiffée de son désormais célèbre chignon en choucroute à 150 livres, avec sa petite robe noire et son trait infini de eyeliner, c’est la Amy dont nous gardons le souvenir qui reçoit ce prix et quatre autres ; elle est à la fois la révélation de l’année mais aussi Award du meilleur single et meilleur album.<br /><br /> Ces trophées, elle ne les recevra pas en mains propres car Amy est en duplex depuis Londres, avec son groupe et devant un public restreint ; elle n’a pas pu prendre l’avion pour Los Angeles car son visa lui a été refusé pour cause de consommation de drogue avérée. Alors oui, le coeur est à la fête ce soir, Amy interprète Rehab, bien sûr, mais aussi plusieurs autres chansons, toute sa vie en quelques lignes de poésie et accords de guitare dont elle joue divinement, tel un ange triste.]]></itunes:summary><itunes:duration>445</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9ebeb5e91f8a7604ac212cfdf650f8d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le grand retour des crooners - Hey Crooner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-grand-retour-des-crooners-hey-crooner--69055485</link><description><![CDATA[Vous les entendez partout à nouveau, hein, les crooners. Et ça fait du bien en décembre d’entendre <b>Bing Crosby</b> ou <b>Nat King Cole</b> chanter Noël, ces voix suaves venues d’une Amérique d’une autre époque qui nous souhaitent de joyeuses fêtes et déjà, une bonne année. Qui aurait cru ça dans les années 70 et 80 où ce genre de chanson était totalement dépassé. C’était un truc que les vieux écoutaient pour se bercer d’émotions d’un temps qui n’avait rien de moderne. C’est de ça dont parle le tube de Guy Marchand en 1977, en pleine époque disco et new wave : <br /><br />Hey Crooner<br /><br />Tu t'sens pas ridicule la main sur le cœur <br /><br />Tu fais marrer tous les rock'n rollers <br /><br />Quand tu roules tes épaules de mait'nageur <br /><br />Qu’est-ce qu’on a entendu cette chanson à la radio et à la télé. Il faut dire que ce n’était pas un hasard, non, au milieu des années 70, une grande mode rétro années 40 et 50 avait touché l’Amérique puis s’était exportée chez nous via le monde de la variété. <b>Dalida </b>avait repris une vieille rengaine en mode disco (énorme tube),<b> Dave</b> y était allé de sa chansonnette avec le même succès. Oui, vous allez me dire, comme <b>Bruel</b> 25 ans plus tard, avec Entre-deux, mais avec cette différence que dans les années 70, un chanteur âgé de 40 ans était bon pour la retraite. Est-ce le succès d’<b>Elvis</b> qui n’en finissait pas à Vegas, allez savoir, en tout cas, les crooners avaient connu un bref retour en grâce, comme le montre d’ailleurs l’excellent et explosif film de <b>Woody Allen</b>, Broadway Danny Rose.<br /><br />Et donc oui, ça peut paraître fou aujourd’hui mais il y a une cinquantaine d’années, cela faisait des années qui nous semblaient être une éternité que Sinatra n’avait plus fait de tubes, Hollywood avait remisé les comédies musicales au placard avec les crooners. On n’en a plus vu fonctionner une seule jusqu’à Grease, en 1978, et encore, c’est une exception et il fallait bien se garder d’utiliser le terme de Comédie Musicale. Cette année-là, <b>David Bowie</b> enregistrait un improbable duo avec Bing Crosby, le pionnier du genre, dans une émission de Noël qui serait sa dernière apparition publique. Bowie jouait alors le rôle de l’improbable fan, présent uniquement sur le plateau parce que Bing était le chanteur favori de sa mère. Oui, c’était sa madeleine à lui, le rocker avant-gardiste.<br /><br />Alors, un demi-siècle plus tard, on se demande ce qui s’est passé. Pourquoi les enfants et petits-enfants de ces jeunes des années 60, 70, 80 trouvent ce répertoire de velours jazzy hyper cool, classe. Durant ce premier quart de siècle, on n’a d’ailleurs jamais vu autant de nouvelles stars se faire accompagner par un grand orchestre en tenue de soirée, de <b>Lady Gaga</b> à <b>Robbie Williams</b>, en passant par<b> Jamie Cullum</b>, la réincarnation d’un <b>Frank Sinatra</b> qui aurait fusionné avec<b> Billy Joël</b>. C’est vrai, quand il reprend un vieux titre des années 30, on dirait une chanson d’aujourd’hui.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69055485</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2025 12:53:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69055485/335370_hey_crooner_episode_4.mp3" length="20358832" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous les entendez partout à nouveau, hein, les crooners. Et ça fait du bien en décembre d’entendre Bing Crosby ou Nat King Cole chanter Noël, ces voix suaves venues d’une Amérique d’une autre époque qui nous souhaitent de joyeuses fêtes et déjà, une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous les entendez partout à nouveau, hein, les crooners. Et ça fait du bien en décembre d’entendre <b>Bing Crosby</b> ou <b>Nat King Cole</b> chanter Noël, ces voix suaves venues d’une Amérique d’une autre époque qui nous souhaitent de joyeuses fêtes et déjà, une bonne année. Qui aurait cru ça dans les années 70 et 80 où ce genre de chanson était totalement dépassé. C’était un truc que les vieux écoutaient pour se bercer d’émotions d’un temps qui n’avait rien de moderne. C’est de ça dont parle le tube de Guy Marchand en 1977, en pleine époque disco et new wave : <br /><br />Hey Crooner<br /><br />Tu t'sens pas ridicule la main sur le cœur <br /><br />Tu fais marrer tous les rock'n rollers <br /><br />Quand tu roules tes épaules de mait'nageur <br /><br />Qu’est-ce qu’on a entendu cette chanson à la radio et à la télé. Il faut dire que ce n’était pas un hasard, non, au milieu des années 70, une grande mode rétro années 40 et 50 avait touché l’Amérique puis s’était exportée chez nous via le monde de la variété. <b>Dalida </b>avait repris une vieille rengaine en mode disco (énorme tube),<b> Dave</b> y était allé de sa chansonnette avec le même succès. Oui, vous allez me dire, comme <b>Bruel</b> 25 ans plus tard, avec Entre-deux, mais avec cette différence que dans les années 70, un chanteur âgé de 40 ans était bon pour la retraite. Est-ce le succès d’<b>Elvis</b> qui n’en finissait pas à Vegas, allez savoir, en tout cas, les crooners avaient connu un bref retour en grâce, comme le montre d’ailleurs l’excellent et explosif film de <b>Woody Allen</b>, Broadway Danny Rose.<br /><br />Et donc oui, ça peut paraître fou aujourd’hui mais il y a une cinquantaine d’années, cela faisait des années qui nous semblaient être une éternité que Sinatra n’avait plus fait de tubes, Hollywood avait remisé les comédies musicales au placard avec les crooners. On n’en a plus vu fonctionner une seule jusqu’à Grease, en 1978, et encore, c’est une exception et il fallait bien se garder d’utiliser le terme de Comédie Musicale. Cette année-là, <b>David Bowie</b> enregistrait un improbable duo avec Bing Crosby, le pionnier du genre, dans une émission de Noël qui serait sa dernière apparition publique. Bowie jouait alors le rôle de l’improbable fan, présent uniquement sur le plateau parce que Bing était le chanteur favori de sa mère. Oui, c’était sa madeleine à lui, le rocker avant-gardiste.<br /><br />Alors, un demi-siècle plus tard, on se demande ce qui s’est passé. Pourquoi les enfants et petits-enfants de ces jeunes des années 60, 70, 80 trouvent ce répertoire de velours jazzy hyper cool, classe. Durant ce premier quart de siècle, on n’a d’ailleurs jamais vu autant de nouvelles stars se faire accompagner par un grand orchestre en tenue de soirée, de <b>Lady Gaga</b> à <b>Robbie Williams</b>, en passant par<b> Jamie Cullum</b>, la réincarnation d’un <b>Frank Sinatra</b> qui aurait fusionné avec<b> Billy Joël</b>. C’est vrai, quand il reprend un vieux titre des années 30, on dirait une chanson d’aujourd’hui.]]></itunes:summary><itunes:duration>509</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/178d4231df54877e61822c10b1352ff1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Dean Martin : bien plus qu’un crooner rigolard - Hey Crooner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/dean-martin-bien-plus-qu-un-crooner-rigolard-hey-crooner--69055447</link><description><![CDATA[Et non, Dean Martin n’a pas été que le faire valoir crooner et amusant de <b>Frank Sinatra</b>. La preuve, quand il se rapproche de lui en 1957, il est au sommet de sa gloire et pas n’importe laquelle puisqu’il forme avec <b>Jerry Lewis</b> le plus populaire des duos aux Etats-Unis. Ils viennent en effet de tourner 17 films en 7 ans. Toujours avec les mêmes réalisateurs, alors avant que la corde ne casse, Dean et Jerry décident de se séparer.<br /><br />Pour Jerry Lewis, ce n’est qu’une formalité. Il était le clown auguste du duo qu’ils formaient depuis dix ans à la radio, télé et au cinéma, c’est lui qui focalisait toutes les réactions du public. Dean était le gars sérieux, viril et séduisant, le clown blanc. Alors, il décide de continuer au cinéma en se dirigeant vers des rôles dramatiques, où il va exceller, aux côtés de <b>Marlon Brando</b> ou <b>John Wayne</b>, et puis de retourner à la chanson. C’est comme ça qu’il a connu Jerry Lewis, en jouant dans le même cabaret à New York, juste après la guerre. Ils avaient commencé par des improvisations et la réaction du public avait fait le reste.<br /><br />Mais voilà, au moment où Dean revient à la musique crooner de ses débuts, une nouvelle mode éclate : le rock’n’roll. Et le rock, dans la personne d’<b>Elvis Presley </b>et <b>Little Richard</b>, ce n’est pas une mode, c’est une déflagration, un déchaînement d’énergie comme on n’en avait jamais vu. Le public adolescent qui était le sien n’a plus d’yeux que pour ces nouvelles stars. <br /><br />Dean Martin a donc toutes les raisons de se faire du souci à propos de sa carrière de chanteur, tout comme un autre Italo Américain : Frank Sinatra. <br /><br />Et Frankie est d’autant plus concerné que s’il est au sommet de sa gloire, lui aussi, il revient de loin, de très loin. Il y a peu, il était fini, plus personne ne voulait de lui : ni les producteurs Hollywood, ni les firmes de disques de New York. Sinatra déprime, fait de terribles déclarations dans la presse pour exprimer son dégoût du rock’n’roll et début 1957, on le retrouve sur scène avec Dean Martin. <br /><br />Dean Martin, alias Dino Crocetti, est resté jusqu’à ses cinq ans un Italien pur jus, il ne parlait même pas anglais en entrant à l’école. Mais attention, s’il a dans sa jeunesse passé du whisky à la frontière canadienne et même tenu une table de jeu, il n’a pas suivi la voie que ses parents redoutaient : s’il a des potes mafieux, il garde ses distances. <br /><br />Ce qui n’est pas le cas de Frank Sinatra. Et donc quand ils forment un groupe de 5 chanteurs et comédiens surnommé le <b>Rat Pack</b> et qui va faire d’eux des superstars encore plus grandes _ les Ocean’s Eleven originaux, c’est eux _ <b>Dino Martini</b> devenu Dean Martin ne fait que jouer à l’ami de Sinatra. Ainsi à la télé, il joue au gros buveur de whisky, mais c’est du jus de pomme dans son verre. Toujours couché avant minuit, levé tôt le matin, Dean Martin est le crooner qui ne se voyait pas chanteur au départ. Comme il disait : nous autres crooners, on passe bien car on est relativement inodores. Une autre époque.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69055447</guid><pubDate>Wed, 17 Dec 2025 12:48:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69055447/335367_hey_crooner_episode_3_dean_martin.mp3" length="14691952" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Et non, Dean Martin n’a pas été que le faire valoir crooner et amusant de Frank Sinatra. La preuve, quand il se rapproche de lui en 1957, il est au sommet de sa gloire et pas n’importe laquelle puisqu’il forme avec Jerry Lewis le plus populaire des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Et non, Dean Martin n’a pas été que le faire valoir crooner et amusant de <b>Frank Sinatra</b>. La preuve, quand il se rapproche de lui en 1957, il est au sommet de sa gloire et pas n’importe laquelle puisqu’il forme avec <b>Jerry Lewis</b> le plus populaire des duos aux Etats-Unis. Ils viennent en effet de tourner 17 films en 7 ans. Toujours avec les mêmes réalisateurs, alors avant que la corde ne casse, Dean et Jerry décident de se séparer.<br /><br />Pour Jerry Lewis, ce n’est qu’une formalité. Il était le clown auguste du duo qu’ils formaient depuis dix ans à la radio, télé et au cinéma, c’est lui qui focalisait toutes les réactions du public. Dean était le gars sérieux, viril et séduisant, le clown blanc. Alors, il décide de continuer au cinéma en se dirigeant vers des rôles dramatiques, où il va exceller, aux côtés de <b>Marlon Brando</b> ou <b>John Wayne</b>, et puis de retourner à la chanson. C’est comme ça qu’il a connu Jerry Lewis, en jouant dans le même cabaret à New York, juste après la guerre. Ils avaient commencé par des improvisations et la réaction du public avait fait le reste.<br /><br />Mais voilà, au moment où Dean revient à la musique crooner de ses débuts, une nouvelle mode éclate : le rock’n’roll. Et le rock, dans la personne d’<b>Elvis Presley </b>et <b>Little Richard</b>, ce n’est pas une mode, c’est une déflagration, un déchaînement d’énergie comme on n’en avait jamais vu. Le public adolescent qui était le sien n’a plus d’yeux que pour ces nouvelles stars. <br /><br />Dean Martin a donc toutes les raisons de se faire du souci à propos de sa carrière de chanteur, tout comme un autre Italo Américain : Frank Sinatra. <br /><br />Et Frankie est d’autant plus concerné que s’il est au sommet de sa gloire, lui aussi, il revient de loin, de très loin. Il y a peu, il était fini, plus personne ne voulait de lui : ni les producteurs Hollywood, ni les firmes de disques de New York. Sinatra déprime, fait de terribles déclarations dans la presse pour exprimer son dégoût du rock’n’roll et début 1957, on le retrouve sur scène avec Dean Martin. <br /><br />Dean Martin, alias Dino Crocetti, est resté jusqu’à ses cinq ans un Italien pur jus, il ne parlait même pas anglais en entrant à l’école. Mais attention, s’il a dans sa jeunesse passé du whisky à la frontière canadienne et même tenu une table de jeu, il n’a pas suivi la voie que ses parents redoutaient : s’il a des potes mafieux, il garde ses distances. <br /><br />Ce qui n’est pas le cas de Frank Sinatra. Et donc quand ils forment un groupe de 5 chanteurs et comédiens surnommé le <b>Rat Pack</b> et qui va faire d’eux des superstars encore plus grandes _ les Ocean’s Eleven originaux, c’est eux _ <b>Dino Martini</b> devenu Dean Martin ne fait que jouer à l’ami de Sinatra. Ainsi à la télé, il joue au gros buveur de whisky, mais c’est du jus de pomme dans son verre. Toujours couché avant minuit, levé tôt le matin, Dean Martin est le crooner qui ne se voyait pas chanteur au départ. Comme il disait : nous autres crooners, on passe bien car on est relativement inodores. Une autre époque.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>368</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a400df6f5ca1a9f987fb0984658115a4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Frank Sinatra : un soir d’hiver à New York - Hey Crooner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/frank-sinatra-un-soir-d-hiver-a-new-york-hey-crooner--69055401</link><description><![CDATA[Alors, on le voit, le plus célèbre d’entre tous les crooners, <b>Frank Sinatra</b>, avec son complet bleu qui inspirera plus tard celui de son disciple, Charles Aznavour. Le voilà qui sort en effet d’une grosse cylindrée sur Broadway, à la tombé de la nuit. Nous sommes en décembre, la vapeur sort des bouches du métro pour s’élever des trottoirs vers le sommet des gratte-ciels. Il fait déjà froid, aussi Frankie enfonce un peu plus son chapeau iconique, relève d’une main le col du manteau qu’il vient d’enfiler, puis de l’autre, il saisit la main d’une jeune femme qui sort à présent de la voiture. Les voilà tous les deux qui pressent le pas puis se mettent à courir vers l’enseigne d’un club de jazz pendant qu’au coin de la rue, des soldats de l’armée du salut entonnent un chant de Noël, à côté d’une échoppe de vendeur de marrons chauds.<br /><br />A 30 ans, la guerre terminée, Sinatra a la vie devant lui. Cela fait dix ans déjà qu’il a enregistré son premier 78 Tours, il est passé d’une formation de jazz à l’autre et depuis le début des années 40, Frank est une vedette de la radio et du cinéma. Comme tous ceux qui passent par Hollywood, il incarne le standard obligatoire de la classe qui, chez lui, est naturelle ; c’est vrai qu’il n’est pas tombé loin de Manhattan à sa naissance. Même si c’était dans un milieu compliqué, celui de pauvres immigrés, Frankie s’est bien débrouillé, n’a pas été regardant du tout sur des amitiés qui sont plutôt fatales, on a tous grandi dans la rue d’un mafieux dans ces quartiers oubliés de l’Amérique quand on est Sicilien d’origine. Mais ce qui importe, c’est le bonheur que Frank apporte au public sur les disques qu’il enregistre. Il y a pas deux gars comme lui pour faire oublier le grand malheur qu’on vient de traverser dans les années 40. Quand Sinatra chante l’amour, on se croit aimée comme une princesse si on est une femme, irrésistible si on est un jeune homme. <br /><br />Alors oui, 80 ans plus tard, on les voit ces projecteurs baigner de lumières le micro sur la scène du club, et puis l’orchestre de Tommy Dorsey prêt à accompagner la star de la soirée. Ceux qui ne le verront pas, l’entendront à la radio, le show est retransmis dans tout le pays. On imagine les familles, les couples, réunis autour du grand poste de bois, ils ne vont pas rater ce moment vanté dans les programmes radios des magazines. On n’écoutera pas le feuilleton ce soir mais le concert de Frankie Blue eyes Sinatra sur une radio concurrente. L’imagination fera le reste, loin de concevoir que vingt ans plus tard, le chanteur sera toujours là, survivant miraculeusement à la déferlante du rock’n’roll. Sinatra est comme la Noël, un refuge dans la magie d’un monde idéal dans lequel on croit, loin du bruit et de la fureur.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69055401</guid><pubDate>Tue, 16 Dec 2025 12:42:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69055401/335364_hey_crooner_episode_2_frank_sinatra.mp3" length="13912425" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors, on le voit, le plus célèbre d’entre tous les crooners, Frank Sinatra, avec son complet bleu qui inspirera plus tard celui de son disciple, Charles Aznavour. Le voilà qui sort en effet d’une grosse cylindrée sur Broadway, à la tombé de la nuit....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors, on le voit, le plus célèbre d’entre tous les crooners, <b>Frank Sinatra</b>, avec son complet bleu qui inspirera plus tard celui de son disciple, Charles Aznavour. Le voilà qui sort en effet d’une grosse cylindrée sur Broadway, à la tombé de la nuit. Nous sommes en décembre, la vapeur sort des bouches du métro pour s’élever des trottoirs vers le sommet des gratte-ciels. Il fait déjà froid, aussi Frankie enfonce un peu plus son chapeau iconique, relève d’une main le col du manteau qu’il vient d’enfiler, puis de l’autre, il saisit la main d’une jeune femme qui sort à présent de la voiture. Les voilà tous les deux qui pressent le pas puis se mettent à courir vers l’enseigne d’un club de jazz pendant qu’au coin de la rue, des soldats de l’armée du salut entonnent un chant de Noël, à côté d’une échoppe de vendeur de marrons chauds.<br /><br />A 30 ans, la guerre terminée, Sinatra a la vie devant lui. Cela fait dix ans déjà qu’il a enregistré son premier 78 Tours, il est passé d’une formation de jazz à l’autre et depuis le début des années 40, Frank est une vedette de la radio et du cinéma. Comme tous ceux qui passent par Hollywood, il incarne le standard obligatoire de la classe qui, chez lui, est naturelle ; c’est vrai qu’il n’est pas tombé loin de Manhattan à sa naissance. Même si c’était dans un milieu compliqué, celui de pauvres immigrés, Frankie s’est bien débrouillé, n’a pas été regardant du tout sur des amitiés qui sont plutôt fatales, on a tous grandi dans la rue d’un mafieux dans ces quartiers oubliés de l’Amérique quand on est Sicilien d’origine. Mais ce qui importe, c’est le bonheur que Frank apporte au public sur les disques qu’il enregistre. Il y a pas deux gars comme lui pour faire oublier le grand malheur qu’on vient de traverser dans les années 40. Quand Sinatra chante l’amour, on se croit aimée comme une princesse si on est une femme, irrésistible si on est un jeune homme. <br /><br />Alors oui, 80 ans plus tard, on les voit ces projecteurs baigner de lumières le micro sur la scène du club, et puis l’orchestre de Tommy Dorsey prêt à accompagner la star de la soirée. Ceux qui ne le verront pas, l’entendront à la radio, le show est retransmis dans tout le pays. On imagine les familles, les couples, réunis autour du grand poste de bois, ils ne vont pas rater ce moment vanté dans les programmes radios des magazines. On n’écoutera pas le feuilleton ce soir mais le concert de Frankie Blue eyes Sinatra sur une radio concurrente. L’imagination fera le reste, loin de concevoir que vingt ans plus tard, le chanteur sera toujours là, survivant miraculeusement à la déferlante du rock’n’roll. Sinatra est comme la Noël, un refuge dans la magie d’un monde idéal dans lequel on croit, loin du bruit et de la fureur.]]></itunes:summary><itunes:duration>348</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1f2998e298d4b1b84822d24dcf18be6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Neil Diamond : le géant pop que tout le monde a chanté - Hey Crooner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/neil-diamond-le-geant-pop-que-tout-le-monde-a-chante-hey-crooner--69052117</link><description><![CDATA[La sortie de Sur un air de blues avec <b>Hugh Jackman</b> et <b>Kate Hudson</b> va remettre le couvert sur le répertoire d’un des plus grands artistes pops américains, <b>Neil Diamond</b>. Ecrit et réalisé par le New Yorkais <b>Craig Brewer</b>, un disciple de <b>Quentin Tarantino</b> genre “j’assume ma passion référence pour le vintage”, le film raconte l’histoire vraie de deux artistes oubliés avant d’avoir été connus qui vont connaître le succès en faisant des covers de l’homme aux 50 tubes. <br /><br />Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, c’est le cas, si on a surtout l’image d’un crooner, celui de Jazz Singer, un album qui a rencontré un succès considérable au début des années 80, Neil Diamond à ses débuts, est catalogué pop rock. Dans la deuxième partie des années 60, on le classe avec les <b>Simon &amp; Garfunkel</b> et <b>Leonard Cohen</b>. On l’a oublié mais Neil Diamond a alors aligné un nombre impressionnant de tubes qui sont devenus immortels, dans leur version originale ou grâce aux artistes qui l’ont repris. Allez au hasard, on commence par cet incontournable, dans le Pulp Fiction de Tarantino … puis le fameux Believer popularisé par les <b>Monkees</b>, je m’en voudrais d’oublier le Song Sung Blue qui vient de donner son titre original au film … et enfin celle-ci dont <b>UB40</b> a livré une version reggae 15 ans après, on était dans les années 80. Et si Neil Diamond a été chanté par tout le monde, de <b>Frank Sinatra</b> à <b>U2</b>, en passant par <b>Joe Dassin</b> et <b>Elvis Presley</b>, il a aussi donné vie à des chansons françaises dans le monde anglo-saxon comme celle de <b>Jacques Brel</b> … ou encore <b>Gilbert Bécaud</b> … Et comment l’oublier, Neil Diamond est à l’affiche de la dernière du groupe The Band de Bob Dylan en 1976, aux côtés d’<b>Eric Clapton</b>, <b>Joni Mitchell</b> ou encore <b>Ron Wood</b> des <b>Rolling Stones</b>, devant les caméras de <b>Martin Scorsese</b>, ça s’appelle The Last Waltz, et c’est à voir, c’est du patrimoine aujourd’hui. Enfin, je vous mets au défi de ne pas trouver dans la maison (salon, bureau, grenier) d’un ami ou membre de votre famille, un exemplaire du fameux Jonathan Livingstone Seagull, la B.O. du film signée et chantée par Neil Diamond. Tenez-vous bien, il s’en est vendu 200.000 rien qu’en Belgique durant les années 70, et après. E-Nor-Me !<br /><br />Sûr qu’on va écouter du Neil Diamond, en mode folk rock années 60 et 70 ou crooner, cet hiver, c’est une occasion unique de le redécouvrir, son dernier retour fracassant date des années 2000 avec l’immense succès de son album acoustique 12 songs. L’artiste s’est retiré de la vie publique il y a quelques années, annulant une tournée mondiale, après avoir fait part de sa maladie de Parkinson. Mais son catalogue folk rock, pop, crooner et symphonique est toujours aussi présent, comme en témoignent les 135 millions d’albums qu’il a vendus au cours de l’âge d’or du vinyle et de la cassette.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/69052117</guid><pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:55:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/69052117/335338_hey_crooner_episode_1_neil_diamond.mp3" length="17084265" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La sortie de Sur un air de blues avec Hugh Jackman et Kate Hudson va remettre le couvert sur le répertoire d’un des plus grands artistes pops américains, Neil Diamond. Ecrit et réalisé par le New Yorkais Craig Brewer, un disciple de Quentin Tarantino...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La sortie de Sur un air de blues avec <b>Hugh Jackman</b> et <b>Kate Hudson</b> va remettre le couvert sur le répertoire d’un des plus grands artistes pops américains, <b>Neil Diamond</b>. Ecrit et réalisé par le New Yorkais <b>Craig Brewer</b>, un disciple de <b>Quentin Tarantino</b> genre “j’assume ma passion référence pour le vintage”, le film raconte l’histoire vraie de deux artistes oubliés avant d’avoir été connus qui vont connaître le succès en faisant des covers de l’homme aux 50 tubes. <br /><br />Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, c’est le cas, si on a surtout l’image d’un crooner, celui de Jazz Singer, un album qui a rencontré un succès considérable au début des années 80, Neil Diamond à ses débuts, est catalogué pop rock. Dans la deuxième partie des années 60, on le classe avec les <b>Simon &amp; Garfunkel</b> et <b>Leonard Cohen</b>. On l’a oublié mais Neil Diamond a alors aligné un nombre impressionnant de tubes qui sont devenus immortels, dans leur version originale ou grâce aux artistes qui l’ont repris. Allez au hasard, on commence par cet incontournable, dans le Pulp Fiction de Tarantino … puis le fameux Believer popularisé par les <b>Monkees</b>, je m’en voudrais d’oublier le Song Sung Blue qui vient de donner son titre original au film … et enfin celle-ci dont <b>UB40</b> a livré une version reggae 15 ans après, on était dans les années 80. Et si Neil Diamond a été chanté par tout le monde, de <b>Frank Sinatra</b> à <b>U2</b>, en passant par <b>Joe Dassin</b> et <b>Elvis Presley</b>, il a aussi donné vie à des chansons françaises dans le monde anglo-saxon comme celle de <b>Jacques Brel</b> … ou encore <b>Gilbert Bécaud</b> … Et comment l’oublier, Neil Diamond est à l’affiche de la dernière du groupe The Band de Bob Dylan en 1976, aux côtés d’<b>Eric Clapton</b>, <b>Joni Mitchell</b> ou encore <b>Ron Wood</b> des <b>Rolling Stones</b>, devant les caméras de <b>Martin Scorsese</b>, ça s’appelle The Last Waltz, et c’est à voir, c’est du patrimoine aujourd’hui. Enfin, je vous mets au défi de ne pas trouver dans la maison (salon, bureau, grenier) d’un ami ou membre de votre famille, un exemplaire du fameux Jonathan Livingstone Seagull, la B.O. du film signée et chantée par Neil Diamond. Tenez-vous bien, il s’en est vendu 200.000 rien qu’en Belgique durant les années 70, et après. E-Nor-Me !<br /><br />Sûr qu’on va écouter du Neil Diamond, en mode folk rock années 60 et 70 ou crooner, cet hiver, c’est une occasion unique de le redécouvrir, son dernier retour fracassant date des années 2000 avec l’immense succès de son album acoustique 12 songs. L’artiste s’est retiré de la vie publique il y a quelques années, annulant une tournée mondiale, après avoir fait part de sa maladie de Parkinson. Mais son catalogue folk rock, pop, crooner et symphonique est toujours aussi présent, comme en témoignent les 135 millions d’albums qu’il a vendus au cours de l’âge d’or du vinyle et de la cassette.]]></itunes:summary><itunes:duration>428</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bf7eedd06d2b3201502d2129e0328dd7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Eddy Mitchell : Belleville comme berceau</title><link>https://www.spreaker.com/episode/eddy-mitchell-belleville-comme-berceau--68941603</link><description><![CDATA[Vous êtes déjà allés à <b>Belleville </b>? Ah il ne figure pas dans le circuit des 90 millions de touristes qui se pressent chaque année dans les rues de Paris. Belleville, c’est pile entre le parc des <b>Buttes Chaumont</b> et le cimetière du <b>Père Lachaise</b>. Un quartier qui portait mal son nom au début, avec ses baraques miséreuses et branlantes, rasées il y a un siècle, après la première guerre mondiale. C’est alors qu’on y a vu pousser des grands immeubles d’habitation, vaguement art déco, séparés par de larges boulevards comme celui d'Algérie, tiens ! <br /><br />Regardez celui qui porte le numéro 9 et qui est plutôt pas mal avec ses briques rouges et qui occupe tout le pâté de maison. C’est là que vit la famille Moine, dans un petit quatre pièces, deux chambres, une salle à manger et une cuisine qui fait aussi salle de bains. Faut donc se lever tôt le matin pour se laver, enfin en fonction de la complexité du menu du soir. Le petit Claude, teenager des années 50, voit depuis le balcon les anciennes fortifications de Paris abandonnées, dans lesquelles il va jouer aux cowboys et indiens avec ses copains du quartier.<br /><br />Un quartier étonnant que celui de Belleville. Il y a des gens de toutes les nationalités, on ne voit ça nulle part ailleurs. C’est bien simple, le mec qui fait des sandwiches en face, c’est un Tunisien, dans la rue d’à côté, y a un restaurant chinois, et les voisins de palier sont Antillais. C’est toujours l’ambiance le soir, y a un monde là-dedans, mais ils sont gentils, ils apportent souvent des trucs à manger, des spécialités de leur pays. C’est exotique. Pas besoin de partir en vacances, qui d’ailleurs peut se payer un billet d’avion dans ce quartier. <br /><br />Alors bien sûr, on n’est pas à Bisounoursland. Claude sait qu’il y a des mafiosi corses et pieds noirs qui se fritent avec des Magrébins. Et ils n’y allaient pas avec le dos de la cuillère, comme il m’a dit un jour dans sa loge avant un concert. <br /><br />Plus personne ne l’appelle <b>Claude Moine,</b> depuis longtemps, mais <b>Eddy Mitchell</b>. Les bagarres entre bandes de blousons noirs sur la place du marché où tournaient les vespas étaient passées par là avec l’adolescence. <br /><br />Puis il y avait eu la rencontre avec <b>Johnny</b> à la Trinité, de l’autre côté de Paris, l’audition chez <b>Eddie Barclay</b> avec les potes de son groupe qui s’étaient vu bombarder du nom de <b>Chaussettes Noires</b>. <br /><br />Mais malgré les disques d’or, les grands espaces de l’Amérique que son succès lui a permis de visiter, les éblouissants plateaux de télévision, Eddy n’a jamais oublié les souvenirs de cinéma du p’tit Claude aux Tourelles, à la porte des Lilas, avec ses portes battantes à hublot, le soleil en céramique sur le sol du hall d’entrée et l’étoile bleue au plafond. Il avait même un toit ouvrant en été. C’était génial mais faut éviter la séance de l’après-midi pour la lumière et surtout les cris et plongeons des nageurs de la piscine juste à côté. Et puis il y avait le théâtre de Belleville où avait lieu l’émission de l’unique chaîne de télé, 36 chandelles. Claude se souvient avoir été très impressionné par un jeune chanteur en complet bleu, <b>Charles Aznavour</b>. On ne voyait que lui ! Le Eddy d’aujourd’hui ne regrette qu’une chose : les jeunes de toute nationalité semblaient s’entendre très bien, tous ensemble, quand il était môme.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68941603</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2025 10:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68941603/334904_comme_quand_j_etais_mome_5_eddy_mitchell.mp3" length="17196592" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous êtes déjà allés à Belleville ? Ah il ne figure pas dans le circuit des 90 millions de touristes qui se pressent chaque année dans les rues de Paris. Belleville, c’est pile entre le parc des Buttes Chaumont et le cimetière du Père Lachaise. Un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous êtes déjà allés à <b>Belleville </b>? Ah il ne figure pas dans le circuit des 90 millions de touristes qui se pressent chaque année dans les rues de Paris. Belleville, c’est pile entre le parc des <b>Buttes Chaumont</b> et le cimetière du <b>Père Lachaise</b>. Un quartier qui portait mal son nom au début, avec ses baraques miséreuses et branlantes, rasées il y a un siècle, après la première guerre mondiale. C’est alors qu’on y a vu pousser des grands immeubles d’habitation, vaguement art déco, séparés par de larges boulevards comme celui d'Algérie, tiens ! <br /><br />Regardez celui qui porte le numéro 9 et qui est plutôt pas mal avec ses briques rouges et qui occupe tout le pâté de maison. C’est là que vit la famille Moine, dans un petit quatre pièces, deux chambres, une salle à manger et une cuisine qui fait aussi salle de bains. Faut donc se lever tôt le matin pour se laver, enfin en fonction de la complexité du menu du soir. Le petit Claude, teenager des années 50, voit depuis le balcon les anciennes fortifications de Paris abandonnées, dans lesquelles il va jouer aux cowboys et indiens avec ses copains du quartier.<br /><br />Un quartier étonnant que celui de Belleville. Il y a des gens de toutes les nationalités, on ne voit ça nulle part ailleurs. C’est bien simple, le mec qui fait des sandwiches en face, c’est un Tunisien, dans la rue d’à côté, y a un restaurant chinois, et les voisins de palier sont Antillais. C’est toujours l’ambiance le soir, y a un monde là-dedans, mais ils sont gentils, ils apportent souvent des trucs à manger, des spécialités de leur pays. C’est exotique. Pas besoin de partir en vacances, qui d’ailleurs peut se payer un billet d’avion dans ce quartier. <br /><br />Alors bien sûr, on n’est pas à Bisounoursland. Claude sait qu’il y a des mafiosi corses et pieds noirs qui se fritent avec des Magrébins. Et ils n’y allaient pas avec le dos de la cuillère, comme il m’a dit un jour dans sa loge avant un concert. <br /><br />Plus personne ne l’appelle <b>Claude Moine,</b> depuis longtemps, mais <b>Eddy Mitchell</b>. Les bagarres entre bandes de blousons noirs sur la place du marché où tournaient les vespas étaient passées par là avec l’adolescence. <br /><br />Puis il y avait eu la rencontre avec <b>Johnny</b> à la Trinité, de l’autre côté de Paris, l’audition chez <b>Eddie Barclay</b> avec les potes de son groupe qui s’étaient vu bombarder du nom de <b>Chaussettes Noires</b>. <br /><br />Mais malgré les disques d’or, les grands espaces de l’Amérique que son succès lui a permis de visiter, les éblouissants plateaux de télévision, Eddy n’a jamais oublié les souvenirs de cinéma du p’tit Claude aux Tourelles, à la porte des Lilas, avec ses portes battantes à hublot, le soleil en céramique sur le sol du hall d’entrée et l’étoile bleue au plafond. Il avait même un toit ouvrant en été. C’était génial mais faut éviter la séance de l’après-midi pour la lumière et surtout les cris et plongeons des nageurs de la piscine juste à côté. Et puis il y avait le théâtre de Belleville où avait lieu l’émission de l’unique chaîne de télé, 36 chandelles. Claude se souvient avoir été très impressionné par un jeune chanteur en complet bleu, <b>Charles Aznavour</b>. On ne voyait que lui ! Le Eddy d’aujourd’hui ne regrette qu’une chose : les jeunes de toute nationalité semblaient s’entendre très bien, tous ensemble, quand il était môme.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>430</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3d769f2417d06cafe6f98819233b1764.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>France Gall : une enfance dans les coulisses du showbiz avec son père</title><link>https://www.spreaker.com/episode/france-gall-une-enfance-dans-les-coulisses-du-showbiz-avec-son-pere--68941556</link><description><![CDATA[Il y a des mômes, comme on dit à Paris, qui ont vécu une enfance différente. Regardez la petite Isabelle. Dans les années 50, les enfants n’existent pas dans la société : en dehors du cadre familial, ils apparaissent un instant quand il y a des invités à la maison avant de rejoindre leur chambre. Leur univers, c’est l’école, la maison et le chemin qui les relie. <br /><br />Et puis il y a Isabelle que son père réveille régulièrement en pleine nuit pour l’emmener à son travail. Où ça ? Dans des théâtres, après un parcours à moto dans les rues de Paris by night. Et la voilà en coulisses. Tiens, tu es venu avec ma petite fiancée, dit par blague un monsieur qu’elle ne connaît que trop bien, <b>Charles Aznavour</b>. Son père travaille avec lui, il l’accompagne parfois en tournée, Isabelle le suit. Imaginez les loges, restaurants, hôtels avec ces gars en costume cravate qui discutent jusqu’à pas d’heure, le verre à la main et la clope au coin du bec.<br /><br />Les années 50 ne sont des années en noir et blanc dans les photos d’albums de famille. Pour Isabelle, elles ont les couleurs du showbiz français, foisonnant de rencontres, de gens qui rient, râlent, se donnent au public, gravent des disques. Il n’y en a qu’une qui est toujours, ou déjà, en noir et blanc, c’est <b>Edith Piaf</b>. Quand Isabelle accompagne son père dans son appartement, elle est impressionnée par le personnage et encore plus sur scène, car elle a le privilège de l’observer depuis les coulisses. <br /><br />Et le dimanche ? Isabelle fait le garçon manqué en allant jouer au foot dans le bois de Vincennes avec ses deux frères et leur père. Elle adore ça, c’est d’ailleurs elle qui a insisté au début pour aller jouer avec eux. C’est vrai, mise à part sa mère, elle est la seule fille du clan Gall, et ne veut pas rester en plan, alors si pour jouer avec eux il faut faire du football, ça lui va. A tel point qu’Isabelle sera championne de son lycée avec son équipe. Un sacré caractère qu’elle ne va pas perdre quand elle changera de prénom pour la scène : <b>France Gall</b> ? C’est une emmerdeuse, mon vieux, si tu veux mon avis. Ah ben oui, on a entendu dire ça dans le métier à l’époque, et pas seulement quand elle est devenue la championne du nombre de l’affluence en salles, non. De toute façon pour moi, ce n’est pas une insulte, disait-elle, c’est un compliment. J’ai du caractère ! C’est vrai, si refuser de dire oui systématiquement à tout ce qu’on vous demande, c’est être une enquiquineuse, alors, oui, j’assume.<br /><br />Il faut dire qu’on parle d’une époque où des profs de piano frappent sur les doigts de leurs très jeunes élèves avec une règle. Doit-on s’étonner qu’Isabelle Gall préfère les cours de guitare qu’elle prend avec ses deux frères, eux aussi contaminés par le virus de parents musiciens. Et puis tout a été si vite. Si bien, mais si vite. Avec des complications et de terribles drames, mais vaincus grâce à la résilience que France Gall a acquise quand elle était môme.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68941556</guid><pubDate>Thu, 11 Dec 2025 10:33:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68941556/334901_comme_quand_j_etais_mome_4_france_gall.mp3" length="14864752" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a des mômes, comme on dit à Paris, qui ont vécu une enfance différente. Regardez la petite Isabelle. Dans les années 50, les enfants n’existent pas dans la société : en dehors du cadre familial, ils apparaissent un instant quand il y a des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a des mômes, comme on dit à Paris, qui ont vécu une enfance différente. Regardez la petite Isabelle. Dans les années 50, les enfants n’existent pas dans la société : en dehors du cadre familial, ils apparaissent un instant quand il y a des invités à la maison avant de rejoindre leur chambre. Leur univers, c’est l’école, la maison et le chemin qui les relie. <br /><br />Et puis il y a Isabelle que son père réveille régulièrement en pleine nuit pour l’emmener à son travail. Où ça ? Dans des théâtres, après un parcours à moto dans les rues de Paris by night. Et la voilà en coulisses. Tiens, tu es venu avec ma petite fiancée, dit par blague un monsieur qu’elle ne connaît que trop bien, <b>Charles Aznavour</b>. Son père travaille avec lui, il l’accompagne parfois en tournée, Isabelle le suit. Imaginez les loges, restaurants, hôtels avec ces gars en costume cravate qui discutent jusqu’à pas d’heure, le verre à la main et la clope au coin du bec.<br /><br />Les années 50 ne sont des années en noir et blanc dans les photos d’albums de famille. Pour Isabelle, elles ont les couleurs du showbiz français, foisonnant de rencontres, de gens qui rient, râlent, se donnent au public, gravent des disques. Il n’y en a qu’une qui est toujours, ou déjà, en noir et blanc, c’est <b>Edith Piaf</b>. Quand Isabelle accompagne son père dans son appartement, elle est impressionnée par le personnage et encore plus sur scène, car elle a le privilège de l’observer depuis les coulisses. <br /><br />Et le dimanche ? Isabelle fait le garçon manqué en allant jouer au foot dans le bois de Vincennes avec ses deux frères et leur père. Elle adore ça, c’est d’ailleurs elle qui a insisté au début pour aller jouer avec eux. C’est vrai, mise à part sa mère, elle est la seule fille du clan Gall, et ne veut pas rester en plan, alors si pour jouer avec eux il faut faire du football, ça lui va. A tel point qu’Isabelle sera championne de son lycée avec son équipe. Un sacré caractère qu’elle ne va pas perdre quand elle changera de prénom pour la scène : <b>France Gall</b> ? C’est une emmerdeuse, mon vieux, si tu veux mon avis. Ah ben oui, on a entendu dire ça dans le métier à l’époque, et pas seulement quand elle est devenue la championne du nombre de l’affluence en salles, non. De toute façon pour moi, ce n’est pas une insulte, disait-elle, c’est un compliment. J’ai du caractère ! C’est vrai, si refuser de dire oui systématiquement à tout ce qu’on vous demande, c’est être une enquiquineuse, alors, oui, j’assume.<br /><br />Il faut dire qu’on parle d’une époque où des profs de piano frappent sur les doigts de leurs très jeunes élèves avec une règle. Doit-on s’étonner qu’Isabelle Gall préfère les cours de guitare qu’elle prend avec ses deux frères, eux aussi contaminés par le virus de parents musiciens. Et puis tout a été si vite. Si bien, mais si vite. Avec des complications et de terribles drames, mais vaincus grâce à la résilience que France Gall a acquise quand elle était môme.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>372</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ee698ff72f2bfe54ac155fcaf4e215d5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Exil, internat, déracinement et solitude : Freddie Mercury, l’enfance du silence</title><link>https://www.spreaker.com/episode/exil-internat-deracinement-et-solitude-freddie-mercury-l-enfance-du-silence--68941311</link><description><![CDATA[On sait peu de choses sur l’enfance de <b>Freddie Mercury</b>. Du moins par lui. Le chanteur se confiait très peu à la presse et même aux amis, sur ses années de <b>Freddie Bulsara</b>.<br /><br />Bulsara ? Tiens c’est le nom des deux Indiens qui se sont un jour pointés après un concert de Queen demandant à le voir, ils disaient qu’ils étaient ses cousins. Et alors ? Ben, il a refusé de les voir. <br /><br />Est-ce pour faire un trait sur les traumatismes qu’il a vécus ? Freddie était un enfant de bons bourgeois de Zanzibar, cette terre africaine paradisiaque en bord de mer, le père était un fonctionnaire de l’empire britannique. Mais une révolution a tout fait s’écrouler : en quittant précipitamment son poste, Bomi Bulsara et sa famille ont tout perdu. De privilégiés en Afrique, ils sont devenus des riens du tout à Londres où ils ont débarqués après avoir tout abandonné derrière eux. Les voilà devenus des Pakis comme les autres, eux qui sont pourtant issus d’une très ancienne communauté. Mais le premier traumatisme, Freddie l’avait vécu bien plus tôt. C’est celui de l’abandon, du grand départ alors qu’il était encore enfant, pour un internat indien élitiste : soixante jours de voyage au milieu des années 50 pour l’amener au milieu de la jungle, en altitude, dans un collège où il va selon ses dires, devoir soudain grandir terriblement vite pour assurer ses arrières. Port de l’uniforme, lever à six heures, coucher à 21.30, devoirs le soir, inspection dans la cour de récréation, coiffure, uniforme, Freddie a vraiment intérêt à faire tout ce qu’on lui demande. Un collège avec son inévitable attirail de harcèlements divers et variés, celui de Freddie est tout trouvé, on l’a surnommé Bucky, comme Bugs Bunny, à cause de ses dents de lapin. Un harcèlement tellement épuisant qu’il prend des cours de boxe où il excelle. Mais quand elle l’apprend, sa mère prend peur, écrit au directeur et Freddie se retrouve devant une table de ping-pong pendant les heures de gymnastique.<br /><br />Heureusement qu’il y a la chorale une fois par semaine et puis les cours particuliers de piano où il se montre excellent. Il est vrai que tout petit, à Zanzibar, Freddie restait des heures devant le pick-up à écouter des symphonies de Beethoven, concertos pour piano de Mozart et même, des cantates de Bach. Mais Freddie ne montre pas d’excellentes prédispositions que pour la musique, il y a aussi la poésie et le dessin. Il écrit et dessine partout et tout le temps. Comme ce jour que sa tante, celle qui vit près de son internat, n’est pas prête d’oublier. Freddie arrive en effet près d’elle et lui offre un dessin représentant deux chevaux pris dans une tempête au bord de la mer. C’est magnifique. Mais qu’est-ce que c’est, Freddie ? Ma sœur et moi, répond-il. Il n’en dira pas plus, Freddie est très réservé. Mais pas asocial, non. A l’école, il s’est entouré d’un petit groupe, comme si, en quête d’affection, il cherchait à se recréer un environnement familial.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68941311</guid><pubDate>Wed, 10 Dec 2025 10:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68941311/334886_comme_quand_j_etais_mome_3_freddie_mercury.mp3" length="17265712" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On sait peu de choses sur l’enfance de Freddie Mercury. Du moins par lui. Le chanteur se confiait très peu à la presse et même aux amis, sur ses années de Freddie Bulsara.

Bulsara ? Tiens c’est le nom des deux Indiens qui se sont un jour pointés...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On sait peu de choses sur l’enfance de <b>Freddie Mercury</b>. Du moins par lui. Le chanteur se confiait très peu à la presse et même aux amis, sur ses années de <b>Freddie Bulsara</b>.<br /><br />Bulsara ? Tiens c’est le nom des deux Indiens qui se sont un jour pointés après un concert de Queen demandant à le voir, ils disaient qu’ils étaient ses cousins. Et alors ? Ben, il a refusé de les voir. <br /><br />Est-ce pour faire un trait sur les traumatismes qu’il a vécus ? Freddie était un enfant de bons bourgeois de Zanzibar, cette terre africaine paradisiaque en bord de mer, le père était un fonctionnaire de l’empire britannique. Mais une révolution a tout fait s’écrouler : en quittant précipitamment son poste, Bomi Bulsara et sa famille ont tout perdu. De privilégiés en Afrique, ils sont devenus des riens du tout à Londres où ils ont débarqués après avoir tout abandonné derrière eux. Les voilà devenus des Pakis comme les autres, eux qui sont pourtant issus d’une très ancienne communauté. Mais le premier traumatisme, Freddie l’avait vécu bien plus tôt. C’est celui de l’abandon, du grand départ alors qu’il était encore enfant, pour un internat indien élitiste : soixante jours de voyage au milieu des années 50 pour l’amener au milieu de la jungle, en altitude, dans un collège où il va selon ses dires, devoir soudain grandir terriblement vite pour assurer ses arrières. Port de l’uniforme, lever à six heures, coucher à 21.30, devoirs le soir, inspection dans la cour de récréation, coiffure, uniforme, Freddie a vraiment intérêt à faire tout ce qu’on lui demande. Un collège avec son inévitable attirail de harcèlements divers et variés, celui de Freddie est tout trouvé, on l’a surnommé Bucky, comme Bugs Bunny, à cause de ses dents de lapin. Un harcèlement tellement épuisant qu’il prend des cours de boxe où il excelle. Mais quand elle l’apprend, sa mère prend peur, écrit au directeur et Freddie se retrouve devant une table de ping-pong pendant les heures de gymnastique.<br /><br />Heureusement qu’il y a la chorale une fois par semaine et puis les cours particuliers de piano où il se montre excellent. Il est vrai que tout petit, à Zanzibar, Freddie restait des heures devant le pick-up à écouter des symphonies de Beethoven, concertos pour piano de Mozart et même, des cantates de Bach. Mais Freddie ne montre pas d’excellentes prédispositions que pour la musique, il y a aussi la poésie et le dessin. Il écrit et dessine partout et tout le temps. Comme ce jour que sa tante, celle qui vit près de son internat, n’est pas prête d’oublier. Freddie arrive en effet près d’elle et lui offre un dessin représentant deux chevaux pris dans une tempête au bord de la mer. C’est magnifique. Mais qu’est-ce que c’est, Freddie ? Ma sœur et moi, répond-il. Il n’en dira pas plus, Freddie est très réservé. Mais pas asocial, non. A l’école, il s’est entouré d’un petit groupe, comme si, en quête d’affection, il cherchait à se recréer un environnement familial.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>432</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/135ffa1ba9cb225cd141189ef7c9426f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Adele : grandir à Tottenham entre famille nombreuses et chansons partagées</title><link>https://www.spreaker.com/episode/adele-grandir-a-tottenham-entre-famille-nombreuses-et-chansons-partagees--68941133</link><description><![CDATA[Il y a ceux qui ont connu, pleinement vécu les années 80. Et puis il y a ceux qui y sont nés. Et franchement, on en est tous fiers, hein, d’avoir eu le compteur qui tourne au cours de ces fameuses années. Tenez, en 1988, nous sommes allés voir Rain Man, Le Grand Bleu et Piège de Cristal, c’est l’année où <b>Ayrton Senna</b> était champion du Monde de F1 et <b>Tottenham</b> terminait sixième du championnat de foot britannique. Ah c’est vrai que ce club a fait connaître le nom de ce quartier de l’extrême- nord du grand Londres dans le monde entier. Pas toujours en bien d’ailleurs, à cause de ses supporters hooligans. Et ben justement, c’est dans ce quartier très remuant et populaire qu’en 1988, naît la petite <b>Adele Adkins</b>, et c’est là qu’elle va se construire une personnalité et une histoire qui lui vaudront un succès prodigieux dans les années 2000.<br /><br />Oui c’est dans le quartier de Tottenham, avec ses deux cents nationalités différentes recensées, ses gangs qui livrent des batailles rangées avec la police ou avec d’autres bandes que la môme <b>Adele</b> a grandi. Si elle a été élevée par une mère seule, elle a été très entourée par une trentaine d’oncles, tantes et cousins qui vivent tous dans le voisinage. On ne tombe jamais bien loin de l’arbre dans la banlieue londonienne. On n’avait pas d’argent mais j’ai eu la meilleure enfance qui soit, dira Adele. A cinq ans déjà, on ne la met pas au lit le soir lors des fréquentes réunions de famille. Elle reste à table, au milieu des rires et des cris de la tribu qui se retrouve autour d’une bonne tourte et d’une flopée de bouteilles en tout genre. Et bien sûr, tout le monde chante, on est en Angleterre, et quand Adele reprend <b>Gabrielle </b>(Dreams) et les <b>Spice Girls</b>, là, tout le monde se tait et écoute, tout sourire, le petit prodige de la famille, avant d'applaudir.<br /><br />Non vraiment, Adele n’a pas loupé son rendez-vous avec la musique durant son enfance. Si je vous dis qu’elle assiste à son premier concert de rock cette année-là, vous n’allez pas le croire et pourtant c’est vrai. Nous sommes à <b>Finsbury Park</b>, un autre quartier métissé de la capitale. Et vous avez raison, elle est trop petite pour voir ce qui se passe sur scène. Alors sa mère demande au mec bâti comme une armoire à glace à côté d’elle s’il ne pourrait pas prendre la petite sur ses épaules. Et là, la gamine s’envole, vous vous souvenez quand vous étiez môme et qu’on vous soulevait, avec cette impression de voler, si pas, de flotter dans les airs. Et puis surtout de découvrir un point de vue incroyable. Plus besoin de lever les yeux pour avoir de toute façon la vue bouchée par une armée d’épaules, voilà Adele voguant sur une mer de têtes avec à l’horizon, des musiciens, des lumières et de la musique à fond les manettes. Ça va si fort qu’elle en a les larmes aux yeux. Pas étonnant que sur son album le plus vendu, on y retrouve un cover des <b>Cure </b>chargé d’émotion. Et même si ce n’est pas ce jour-là qu’Adele a décidé qu’elle serait chanteuse et rien d’autre, il est des moments de notre vie en mode jeune pousse qui impriment en nous tout ce que nous allons inexorablement devenir.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68941133</guid><pubDate>Tue, 09 Dec 2025 09:29:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68941133/334882_comme_quand_j_etais_mome_2_adele.mp3" length="19782832" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a ceux qui ont connu, pleinement vécu les années 80. Et puis il y a ceux qui y sont nés. Et franchement, on en est tous fiers, hein, d’avoir eu le compteur qui tourne au cours de ces fameuses années. Tenez, en 1988, nous sommes allés voir Rain...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a ceux qui ont connu, pleinement vécu les années 80. Et puis il y a ceux qui y sont nés. Et franchement, on en est tous fiers, hein, d’avoir eu le compteur qui tourne au cours de ces fameuses années. Tenez, en 1988, nous sommes allés voir Rain Man, Le Grand Bleu et Piège de Cristal, c’est l’année où <b>Ayrton Senna</b> était champion du Monde de F1 et <b>Tottenham</b> terminait sixième du championnat de foot britannique. Ah c’est vrai que ce club a fait connaître le nom de ce quartier de l’extrême- nord du grand Londres dans le monde entier. Pas toujours en bien d’ailleurs, à cause de ses supporters hooligans. Et ben justement, c’est dans ce quartier très remuant et populaire qu’en 1988, naît la petite <b>Adele Adkins</b>, et c’est là qu’elle va se construire une personnalité et une histoire qui lui vaudront un succès prodigieux dans les années 2000.<br /><br />Oui c’est dans le quartier de Tottenham, avec ses deux cents nationalités différentes recensées, ses gangs qui livrent des batailles rangées avec la police ou avec d’autres bandes que la môme <b>Adele</b> a grandi. Si elle a été élevée par une mère seule, elle a été très entourée par une trentaine d’oncles, tantes et cousins qui vivent tous dans le voisinage. On ne tombe jamais bien loin de l’arbre dans la banlieue londonienne. On n’avait pas d’argent mais j’ai eu la meilleure enfance qui soit, dira Adele. A cinq ans déjà, on ne la met pas au lit le soir lors des fréquentes réunions de famille. Elle reste à table, au milieu des rires et des cris de la tribu qui se retrouve autour d’une bonne tourte et d’une flopée de bouteilles en tout genre. Et bien sûr, tout le monde chante, on est en Angleterre, et quand Adele reprend <b>Gabrielle </b>(Dreams) et les <b>Spice Girls</b>, là, tout le monde se tait et écoute, tout sourire, le petit prodige de la famille, avant d'applaudir.<br /><br />Non vraiment, Adele n’a pas loupé son rendez-vous avec la musique durant son enfance. Si je vous dis qu’elle assiste à son premier concert de rock cette année-là, vous n’allez pas le croire et pourtant c’est vrai. Nous sommes à <b>Finsbury Park</b>, un autre quartier métissé de la capitale. Et vous avez raison, elle est trop petite pour voir ce qui se passe sur scène. Alors sa mère demande au mec bâti comme une armoire à glace à côté d’elle s’il ne pourrait pas prendre la petite sur ses épaules. Et là, la gamine s’envole, vous vous souvenez quand vous étiez môme et qu’on vous soulevait, avec cette impression de voler, si pas, de flotter dans les airs. Et puis surtout de découvrir un point de vue incroyable. Plus besoin de lever les yeux pour avoir de toute façon la vue bouchée par une armée d’épaules, voilà Adele voguant sur une mer de têtes avec à l’horizon, des musiciens, des lumières et de la musique à fond les manettes. Ça va si fort qu’elle en a les larmes aux yeux. Pas étonnant que sur son album le plus vendu, on y retrouve un cover des <b>Cure </b>chargé d’émotion. Et même si ce n’est pas ce jour-là qu’Adele a décidé qu’elle serait chanteuse et rien d’autre, il est des moments de notre vie en mode jeune pousse qui impriment en nous tout ce que nous allons inexorablement devenir.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>495</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bd1be5252b27d7ad174bfb061a1aaf3a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Quand Mylène Farmer était canadienne</title><link>https://www.spreaker.com/episode/quand-mylene-farmer-etait-canadienne--68940999</link><description><![CDATA[Ça y est, nous y sommes. Avec le retour du Nostalgie Magic Tour, c’est déjà la St Nicolas, puis les autres fêtes de la fin d’année. Et bien sûr, si on s’attarde sur les vitrines de lumières, les artisans qui débarquent les sapins destinés à orner notre salon-salle à manger, on ne peut pas empêcher nos souvenirs de remonter. C’est étrange, tous ces moments oubliés, ces sensations disparues de la magie de Noël qui pétillait en nous quand on était môme. L’impatience des derniers jours d’école mêlée à celle de recevoir les cadeaux à la Noël, la joie indéfinissable qu’on sentait monter dans la maison, les dessins animés à la télé, tout prenait les couleurs d’un moment d’exception. Il faut dire que ça nous semblait long, une année. Il y en avait des étapes entre deux Noël : des trimestres d’école, sessions d’examens, Pâques, les interminables grandes vacances surtout vues depuis le trente juin, la Toussaint, alors quand St Nicolas arrivait et que Noël approchait, c’était comme si c’était la première fois. C’est vrai qu’on a oublié, perdu, gommé l’enthousiasme des fêtes quand on était gosse.<br /><br />Il en va ainsi des Noël sous la neige, dans la ville de Pierrefonds, en banlieue de Montréal, où <b>Mylène Gautier</b> est née au début des années 60. Elle n’a gardé que peu de souvenirs précis de cette époque car elle avait huit ans quand ses parents sont revenus en France, mais elle se rappelle du piano que son père avait fait installer dans la maison pour qu’elle en joue avec sa grand-mère. Il faut dire qu’il était souvent absent, ingénieur sur le chantier d’un immense barrage. Les hivers canadiens sont longs. Mylène joue souvent dans la neige avec ses frère et sœur, et aussi les enfants des voisins. Est-ce un hasard si la neige est très présente dans l’imagerie cinématographique de celle qui deviendra <b>Mylène Farmer</b>. Et que dire du premier film qu’elle voit, Bambi ? C’est tellement triste, ce qui lui arrive au début. Sans oublier la fête d’Halloween alors totalement inconnue en France et en Belgique.<br /><br />Et puis, il y a le bus jaune qui emmène à l’école la petite fille qu’elle est, avec son uniforme à carreaux verts et bleus. Et en arrivant ce matin, l’institutrice trouve que Mylène dégage une odeur épouvantable. Mais elle est toute propre, c’est à n’y rien comprendre, alors elle appelle sa maman qui lui explique que la veille au soir Mylène a trouvé dans le garage une mouffette qui, bien sûr, l’a arrosée. Et comme dans Bambi, cette cousine de Fleur a un fumet tenace. Et donc imaginez Mylène, cinq ans, qui en fin de journée, en a marre des tu pues que lui crient les autres gosses ; elle ne monte pas dans le bus et rentre chez elle, à pied.<br /><br />A la maison, vous devinez, c’est l’inquiétude quand on ne la voit pas arriver. Au bout de plusieurs heures de recherche, on finit par la retrouver dans les bois où elle s’est perdue. Pour la débarrasser de cette odeur, un seul remède, dit la voisine, un bon bain de jus de tomate. Ah c’est efficace, elle avait raison. Mais c’est un moment de vie spectaculaire et sûrement marquant pour la petite fille qui va revenir inévitablement hanter l’univers de ses chansons et ses clips.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68940999</guid><pubDate>Mon, 08 Dec 2025 09:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68940999/334877_comme_quand_j_etais_mome_1_mylene_farmer.mp3" length="17139945" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ça y est, nous y sommes. Avec le retour du Nostalgie Magic Tour, c’est déjà la St Nicolas, puis les autres fêtes de la fin d’année. Et bien sûr, si on s’attarde sur les vitrines de lumières, les artisans qui débarquent les sapins destinés à orner...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ça y est, nous y sommes. Avec le retour du Nostalgie Magic Tour, c’est déjà la St Nicolas, puis les autres fêtes de la fin d’année. Et bien sûr, si on s’attarde sur les vitrines de lumières, les artisans qui débarquent les sapins destinés à orner notre salon-salle à manger, on ne peut pas empêcher nos souvenirs de remonter. C’est étrange, tous ces moments oubliés, ces sensations disparues de la magie de Noël qui pétillait en nous quand on était môme. L’impatience des derniers jours d’école mêlée à celle de recevoir les cadeaux à la Noël, la joie indéfinissable qu’on sentait monter dans la maison, les dessins animés à la télé, tout prenait les couleurs d’un moment d’exception. Il faut dire que ça nous semblait long, une année. Il y en avait des étapes entre deux Noël : des trimestres d’école, sessions d’examens, Pâques, les interminables grandes vacances surtout vues depuis le trente juin, la Toussaint, alors quand St Nicolas arrivait et que Noël approchait, c’était comme si c’était la première fois. C’est vrai qu’on a oublié, perdu, gommé l’enthousiasme des fêtes quand on était gosse.<br /><br />Il en va ainsi des Noël sous la neige, dans la ville de Pierrefonds, en banlieue de Montréal, où <b>Mylène Gautier</b> est née au début des années 60. Elle n’a gardé que peu de souvenirs précis de cette époque car elle avait huit ans quand ses parents sont revenus en France, mais elle se rappelle du piano que son père avait fait installer dans la maison pour qu’elle en joue avec sa grand-mère. Il faut dire qu’il était souvent absent, ingénieur sur le chantier d’un immense barrage. Les hivers canadiens sont longs. Mylène joue souvent dans la neige avec ses frère et sœur, et aussi les enfants des voisins. Est-ce un hasard si la neige est très présente dans l’imagerie cinématographique de celle qui deviendra <b>Mylène Farmer</b>. Et que dire du premier film qu’elle voit, Bambi ? C’est tellement triste, ce qui lui arrive au début. Sans oublier la fête d’Halloween alors totalement inconnue en France et en Belgique.<br /><br />Et puis, il y a le bus jaune qui emmène à l’école la petite fille qu’elle est, avec son uniforme à carreaux verts et bleus. Et en arrivant ce matin, l’institutrice trouve que Mylène dégage une odeur épouvantable. Mais elle est toute propre, c’est à n’y rien comprendre, alors elle appelle sa maman qui lui explique que la veille au soir Mylène a trouvé dans le garage une mouffette qui, bien sûr, l’a arrosée. Et comme dans Bambi, cette cousine de Fleur a un fumet tenace. Et donc imaginez Mylène, cinq ans, qui en fin de journée, en a marre des tu pues que lui crient les autres gosses ; elle ne monte pas dans le bus et rentre chez elle, à pied.<br /><br />A la maison, vous devinez, c’est l’inquiétude quand on ne la voit pas arriver. Au bout de plusieurs heures de recherche, on finit par la retrouver dans les bois où elle s’est perdue. Pour la débarrasser de cette odeur, un seul remède, dit la voisine, un bon bain de jus de tomate. Ah c’est efficace, elle avait raison. Mais c’est un moment de vie spectaculaire et sûrement marquant pour la petite fille qui va revenir inévitablement hanter l’univers de ses chansons et ses clips.]]></itunes:summary><itunes:duration>429</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/348fd970e270d4c7b1732170e59b6fe2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatles Anthology 2025 (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatles-anthology-2025-episode-5--68830439</link><description><![CDATA[Ce “sortie de scène hélicoptère pour échapper à la foule”, c’est l’image forte que <b>Laurent Voulzy</b> utilise en 1977 pour flasher les <b>Beatles</b> dans sa chanson, Rockollection. Et c’est vrai qu’elle a marqué les esprits. Jusque-là, l’hélico était réservé au président des Etats-Unis ou au Pape, mais pas à des stars du rock, un genre nouveau d’ailleurs. C’est en 1965 la fameuse image des Beatles arrivant en hélico au <b>Shea Stadium</b>, la première fois de l’histoire qu’un groupe de rock joue dans un stade. 55.000 personnes placées trop loin de la scène, il est vrai, mais la police redoute tellement la violence des fans, un John Lennon qui s’amuse beaucoup et un volume sonore inégalé, non pas celui de la sono des Beatles mais du cri de la foule.<br /><br />Pourtant, ce n’est pas pour les Beatles, le sommet de cette tournée américaine, non, car une rencontre privée doit avoir lieu avec <b>Elvis Presley</b>. Où ? A Hollywood. Et oui, les Beatles, comme Elvis, sont toujours en route, donc difficile de les avoir dans la même ville au même moment. Mais là, ils ont une semaine off avant leurs concerts à Los Angeles, ils louent donc la maison d’une star d’Hollywood alors que Elvis y tourne justement, un de ses nombreux films. <br /><br />Et les mecs, on va voir Elvis ! Ah ouais, merde, j’avais oublié … Je ne vous raconte pas l’ambiance dans la limousine à qui les conduit au rendez-vous. A cette époque, il est vrai, ils sont encore tous les quatre à se marrer constamment comme des baleines. En arrivant, l’ambiance change. Si la maison est aussi hollywoodienne que celle dans laquelle ils résident, il y a un nombre incroyable de mecs dans tous les coins depuis le portail jusque dans l’arrière-cuisine. La première chose qui les impressionne, en dehors de rencontrer le King dont ils sont fans fondus depuis l’adolescence, c’est l’immense billard dont le <b>Colonel Parker</b>, le manager d’Elvis, semble très fier.<br /><br />Puis on s’avance vers une autre pièce, en compagnie de plus de gardes que pour un parrain de la mafia. Elvis est là, la télé allumée, un écran géant ce qui est inimaginable en 1965. Il les salue. Vous voulez quelque chose à boire ? On s’assied en rond et quand le colonel demande une chaise pour Mr Epstein, le manager des Beatles, quinze gars se précipitent aussitôt avec autant de chaises.<br /><br />Mais personne n’ose lancer le premier mot, les Beatles sont tétanisés. Finalement une question part, vous avez un projet de film ? Bien sûr ! Ça parle quoi ? Un gars du pays qui se promène avec sa guitare et qui rencontre quelques filles et chantent quelques chansons. Les Beatles échangent un regard interrogateur, c’est une blague ?, mais le Colonel Parker renchérit en disant : c’est vrai ! Les fois où on a changé de scénario, on a perdu de l’argent. Tout le monde se marre, la glace est brisée, du moins celle qui ne se trouve pas dans les verres. Bien sûr, on a amené des guitares, ils jouent ensemble, et pas que de la musique, au billard, aussi, évidemment. Vers 22 heures, Priscilla fait une apparition éclair mais remarquée, en tenue de soirée. On est bien à Hollywood. Puis elle disparaît après ce moment d’émotion, que n’a pas partagé George. Il n’a rien vu, penché sur sa guitare.<br /><br />Comme le dira John, cette rencontre était une nécessité pour les Beatles, ils devaient tout à Elvis. Mais il faut bien dire qu’en 1965, ces mêmes Beatles apportent un tel changement dans la musique qu’ils mettent Elvis hors course pour la jeune génération. C’était il y a soixante ans. On disait alors que les Beatles et Elvis seraient oubliés en l’an 2000 mais ils sont toujours là, quelque part, avec nous.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68830439</guid><pubDate>Sat, 06 Dec 2025 10:58:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68830439/334632_beatles_anthology_2025_episode_5.mp3" length="19559152" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce “sortie de scène hélicoptère pour échapper à la foule”, c’est l’image forte que Laurent Voulzy utilise en 1977 pour flasher les Beatles dans sa chanson, Rockollection. Et c’est vrai qu’elle a marqué les esprits. Jusque-là, l’hélico était réservé au...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce “sortie de scène hélicoptère pour échapper à la foule”, c’est l’image forte que <b>Laurent Voulzy</b> utilise en 1977 pour flasher les <b>Beatles</b> dans sa chanson, Rockollection. Et c’est vrai qu’elle a marqué les esprits. Jusque-là, l’hélico était réservé au président des Etats-Unis ou au Pape, mais pas à des stars du rock, un genre nouveau d’ailleurs. C’est en 1965 la fameuse image des Beatles arrivant en hélico au <b>Shea Stadium</b>, la première fois de l’histoire qu’un groupe de rock joue dans un stade. 55.000 personnes placées trop loin de la scène, il est vrai, mais la police redoute tellement la violence des fans, un John Lennon qui s’amuse beaucoup et un volume sonore inégalé, non pas celui de la sono des Beatles mais du cri de la foule.<br /><br />Pourtant, ce n’est pas pour les Beatles, le sommet de cette tournée américaine, non, car une rencontre privée doit avoir lieu avec <b>Elvis Presley</b>. Où ? A Hollywood. Et oui, les Beatles, comme Elvis, sont toujours en route, donc difficile de les avoir dans la même ville au même moment. Mais là, ils ont une semaine off avant leurs concerts à Los Angeles, ils louent donc la maison d’une star d’Hollywood alors que Elvis y tourne justement, un de ses nombreux films. <br /><br />Et les mecs, on va voir Elvis ! Ah ouais, merde, j’avais oublié … Je ne vous raconte pas l’ambiance dans la limousine à qui les conduit au rendez-vous. A cette époque, il est vrai, ils sont encore tous les quatre à se marrer constamment comme des baleines. En arrivant, l’ambiance change. Si la maison est aussi hollywoodienne que celle dans laquelle ils résident, il y a un nombre incroyable de mecs dans tous les coins depuis le portail jusque dans l’arrière-cuisine. La première chose qui les impressionne, en dehors de rencontrer le King dont ils sont fans fondus depuis l’adolescence, c’est l’immense billard dont le <b>Colonel Parker</b>, le manager d’Elvis, semble très fier.<br /><br />Puis on s’avance vers une autre pièce, en compagnie de plus de gardes que pour un parrain de la mafia. Elvis est là, la télé allumée, un écran géant ce qui est inimaginable en 1965. Il les salue. Vous voulez quelque chose à boire ? On s’assied en rond et quand le colonel demande une chaise pour Mr Epstein, le manager des Beatles, quinze gars se précipitent aussitôt avec autant de chaises.<br /><br />Mais personne n’ose lancer le premier mot, les Beatles sont tétanisés. Finalement une question part, vous avez un projet de film ? Bien sûr ! Ça parle quoi ? Un gars du pays qui se promène avec sa guitare et qui rencontre quelques filles et chantent quelques chansons. Les Beatles échangent un regard interrogateur, c’est une blague ?, mais le Colonel Parker renchérit en disant : c’est vrai ! Les fois où on a changé de scénario, on a perdu de l’argent. Tout le monde se marre, la glace est brisée, du moins celle qui ne se trouve pas dans les verres. Bien sûr, on a amené des guitares, ils jouent ensemble, et pas que de la musique, au billard, aussi, évidemment. Vers 22 heures, Priscilla fait une apparition éclair mais remarquée, en tenue de soirée. On est bien à Hollywood. Puis elle disparaît après ce moment d’émotion, que n’a pas partagé George. Il n’a rien vu, penché sur sa guitare.<br /><br />Comme le dira John, cette rencontre était une nécessité pour les Beatles, ils devaient tout à Elvis. Mais il faut bien dire qu’en 1965, ces mêmes Beatles apportent un tel changement dans la musique qu’ils mettent Elvis hors course pour la jeune génération. C’était il y a soixante ans. On disait alors que les Beatles et Elvis seraient oubliés en l’an 2000 mais ils sont toujours là, quelque part, avec nous.]]></itunes:summary><itunes:duration>489</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d1bcca0018796e4c90ae86343b8a6def.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatles Anthology 2025 (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatles-anthology-2025-episode-4--68830395</link><description><![CDATA[25 février 1964<b>, George Harrison</b> fête ses 21 ans. Le plus jeune de la bande des quatre a bien du mal à le croire quand on lui montre les 30.000 cartes postales et lettres reçues pour son anniversaire. Il a ensuite droit à une conférence de presse, les journalistes veulent tout savoir sur la fête de ce soir. Entre parenthèses, Georges recevra une montre de <b>Brian Epstein</b> le manager des Beatles qui depuis trois ans se coupe en quatre pour eux. Trois ans. Il s’en est passé des choses depuis cet automne 1961, c’était d’ailleurs à ce moment que John avait fêté ses 21 ans. Il avait reçu en cadeau de Paul, un hamburger et un coca, c’était alors tout ce qu’ils pouvaient s’offrir.<br /><br />Oui, début 1964, les Beatles sont les gars les plus sollicités au monde. Comme ils disent, il y a dans une journée de quoi remplir l’agenda d’une semaine. On est passé du « personne ne veut de nous » à « tout le monde nous veut et tout de suite, maintenant ». Quelques jours après l’anniversaire de Georges, ils commencent le tournage de leur premier film en tant qu’acteurs, comme Elvis, une comédie loufoque, à l’humour limite <b>Monty Python</b>, dont ils vont composer et enregistrer les treize titres en neuf jours. Et donc, à un tel rythme, apparaît très vite la nécessité de prendre des vacances avant ce qui doit être leur première tournée mondiale. Mais où ? Impossible d’aller quelque part sans se faire accoster quand ce n’est pas carrément se faire sauter dessus par une horde de jeunes filles hurlantes. <b>McCartney </b>en est déjà à porter un chapeau, des fausses lunettes et une barbe postiche.<br /><br />Si on allait dans les îles, au soleil ?<br /><br />La bonne idée. Mais prudence. A la moindre fuite, la presse quotidienne mondiale va sortir ça, en feuilleton. On prend donc des billets d’avion avec deux destinations différentes pour éviter les rapprochements : <b>Paul McCartney</b> et <b>Ringo Starr</b> vont aux îles Vierges, dans les Antilles, avec leur compagne, tandis que George Harrison et <b>John Lennon</b> vont en Polynésie française sur un atoll perdu au milieu du Pacifique. Ca fait une paire d’avions à prendre, alors on se choisit des pseudos pour les réservations, à l’époque, c’était possible, mais non sans humour, Beatles oblige, ce qui nous vaut des Mrs Bond ou Mr Stone. Sauf que quand un douanier dit en regardant Mr Stone, alias Paul McCartney, mais ce n’est pas vous, ça, en montrant la photo, c’est l’incident. Ils ont mélangé leurs passeports. C’est vrai, dit Ringo, ils se ressemblent tous, ces carnets. <br /><br />Mais bon, après quelques péripéties, tout le monde arrive à bon port, c’est le cas de le dire, ils ont chacun leur bateau pour profiter de la mer. Et c’est vrai que les photos dans les îles de John et George avec Cynthia et Pattie, blondes emblématiques des golden sixties, sont merveilleuses. Le premier matin quand George Harrison, qui a vécu les vingt premières années de sa vie dans une minuscule maison de corons, se retrouve en se levant dans le décor idyllique d’un lagon avec son eau transparente et ses cocotiers, il est émerveillé. Quant à John Lennon, ben, il n'en a rien à faire de rester allongé comme une crêpe sur la plage. Il a entrepris d’écrire un livre, il vient d’ailleurs de publier son premier. C’est vrai, dit-il, on va rentrer noirs comme des myrtilles et le lendemain, ça sera déjà parti, alors à quoi ça sert ? En plus, on sera pas reposés mais morts de fatigue avant de partir en tournée. Je m’en fous du soleil. Mais pas George, sans doute la raison pour laquelle sa chanson est, de loin, la plus écoutée des Beatles sur internet.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68830395</guid><pubDate>Fri, 05 Dec 2025 10:53:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68830395/334631_beatles_anthology_2025_episode_4.mp3" length="15480112" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>25 février 1964, George Harrison fête ses 21 ans. Le plus jeune de la bande des quatre a bien du mal à le croire quand on lui montre les 30.000 cartes postales et lettres reçues pour son anniversaire. Il a ensuite droit à une conférence de presse, les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[25 février 1964<b>, George Harrison</b> fête ses 21 ans. Le plus jeune de la bande des quatre a bien du mal à le croire quand on lui montre les 30.000 cartes postales et lettres reçues pour son anniversaire. Il a ensuite droit à une conférence de presse, les journalistes veulent tout savoir sur la fête de ce soir. Entre parenthèses, Georges recevra une montre de <b>Brian Epstein</b> le manager des Beatles qui depuis trois ans se coupe en quatre pour eux. Trois ans. Il s’en est passé des choses depuis cet automne 1961, c’était d’ailleurs à ce moment que John avait fêté ses 21 ans. Il avait reçu en cadeau de Paul, un hamburger et un coca, c’était alors tout ce qu’ils pouvaient s’offrir.<br /><br />Oui, début 1964, les Beatles sont les gars les plus sollicités au monde. Comme ils disent, il y a dans une journée de quoi remplir l’agenda d’une semaine. On est passé du « personne ne veut de nous » à « tout le monde nous veut et tout de suite, maintenant ». Quelques jours après l’anniversaire de Georges, ils commencent le tournage de leur premier film en tant qu’acteurs, comme Elvis, une comédie loufoque, à l’humour limite <b>Monty Python</b>, dont ils vont composer et enregistrer les treize titres en neuf jours. Et donc, à un tel rythme, apparaît très vite la nécessité de prendre des vacances avant ce qui doit être leur première tournée mondiale. Mais où ? Impossible d’aller quelque part sans se faire accoster quand ce n’est pas carrément se faire sauter dessus par une horde de jeunes filles hurlantes. <b>McCartney </b>en est déjà à porter un chapeau, des fausses lunettes et une barbe postiche.<br /><br />Si on allait dans les îles, au soleil ?<br /><br />La bonne idée. Mais prudence. A la moindre fuite, la presse quotidienne mondiale va sortir ça, en feuilleton. On prend donc des billets d’avion avec deux destinations différentes pour éviter les rapprochements : <b>Paul McCartney</b> et <b>Ringo Starr</b> vont aux îles Vierges, dans les Antilles, avec leur compagne, tandis que George Harrison et <b>John Lennon</b> vont en Polynésie française sur un atoll perdu au milieu du Pacifique. Ca fait une paire d’avions à prendre, alors on se choisit des pseudos pour les réservations, à l’époque, c’était possible, mais non sans humour, Beatles oblige, ce qui nous vaut des Mrs Bond ou Mr Stone. Sauf que quand un douanier dit en regardant Mr Stone, alias Paul McCartney, mais ce n’est pas vous, ça, en montrant la photo, c’est l’incident. Ils ont mélangé leurs passeports. C’est vrai, dit Ringo, ils se ressemblent tous, ces carnets. <br /><br />Mais bon, après quelques péripéties, tout le monde arrive à bon port, c’est le cas de le dire, ils ont chacun leur bateau pour profiter de la mer. Et c’est vrai que les photos dans les îles de John et George avec Cynthia et Pattie, blondes emblématiques des golden sixties, sont merveilleuses. Le premier matin quand George Harrison, qui a vécu les vingt premières années de sa vie dans une minuscule maison de corons, se retrouve en se levant dans le décor idyllique d’un lagon avec son eau transparente et ses cocotiers, il est émerveillé. Quant à John Lennon, ben, il n'en a rien à faire de rester allongé comme une crêpe sur la plage. Il a entrepris d’écrire un livre, il vient d’ailleurs de publier son premier. C’est vrai, dit-il, on va rentrer noirs comme des myrtilles et le lendemain, ça sera déjà parti, alors à quoi ça sert ? En plus, on sera pas reposés mais morts de fatigue avant de partir en tournée. Je m’en fous du soleil. Mais pas George, sans doute la raison pour laquelle sa chanson est, de loin, la plus écoutée des Beatles sur internet.]]></itunes:summary><itunes:duration>387</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d1bcca0018796e4c90ae86343b8a6def.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatles Anthology 2025 (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatles-anthology-2025-episode-3--68830368</link><description><![CDATA[Que vous soyez de Liège, Charleroi ou Bruxelles, imaginez-vous, devenu artiste, que vous ayez quitté votre ville pour y revenir quelques mois plus tard et que les trottoirs soient partout où vous passez, accueillis par une foule qui vous applaudit. Et ben c’est ce qui arrive aux <b>Beatles</b> en ce début d’été 1964. Ils viennent de boucler leur première tournée de l’autre côté de la Terre (Japon, Australie, Nouvelle Zélande) et voilà qu’ils reprennent un avion cette fois pour Liverpool pour la première de leur premier film, A Hard Days Night. Tout a été si vite. Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête de ces petits gars qui ont la petite vingtaine, en voyant tous ces lieux qu’ils ont arpentés depuis tout môme, où ils ont eu une vie normale et anonyme, soudain remplis de gens de chez eux mais qu’ils ne connaissent pas et qui les acclament, alors que leur cortège de voitures se rend en centre ville depuis l’aéroport ? <br /><br />Oh ils ont bien entendu des rumeurs comme quoi on leur en voulait d’être partis, qu’ils se croyaient trop bien pour eux maintenant qu’ils avaient le monde à leurs pieds. Et c’est vrai qu’ils l’ont. Un peu trop d’ailleurs. Et c’est à Liverpool que les Beatles prennent vraiment conscience du prix de la célébrité quand le succès prend de telles proportions : la fin de la liberté. Déjà, la liberté d’aller faire les courses dans un magasin ou d’aller au pub. Ce n’est plus possible sans entourage. Ou alors tout seul. Ca ils le découvrent avec surprise. Les gens s’imaginent que nous sommes toujours à quatre, alors quand on arrive seuls, souvent, ils ne nous reconnaissent pas.<br /><br />Et aux Etats-Unis, où ils se rendent ensuite pour leur deuxième tournée, les choses prennent une tournure totalement hors de contrôle. C’est bien pire que les images pourtant célèbres qu’on a tous en tête lors de leur première visite l’hiver dernier avec la foule à l’aéroport et devant l’hôtel. Il est désormais à présent impossible aux Beatles de sortir sans escorte policière. On en est là.<br /><br />Et si ce n’était que ça. Tout le monde veut les voir, en privé. Pas un gouverneur, un maire, un chef de la police qui ne souhaite que leur femme ou leurs filles rencontrent les Beatles. Comme cette fois où en pleine nuit, arrive à leur hôtel la femme du maire qui demande à voir les Beatles. On appelle <b>Derek Taylor</b>, leur attaché de presse qui descend. Mais madame, c’est impossible, ils dorment, ils ont un agenda de concerts, voyage et promo infernal, ils sont crevés. Réveillez-les ! Non ! Réveillez-les, je vous dis, ou j’ameute la presse.<br /><br />C’est vrai, les images incroyables de ces années folles passent sous silence les nombreuses humiliations que les Beatles ont subies durant ces moments hors de la réalité que sont les tournées de superstar hors normes qu’ils étaient. Rien d’étonnant qu’au bout de trois ans, ils jetteront l’éponge et préfèreront se concentrer uniquement sur la création de leur musique, si particulière.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68830368</guid><pubDate>Thu, 04 Dec 2025 10:50:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68830368/334630_beatles_anthology_2025_episode_3.mp3" length="15202672" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Que vous soyez de Liège, Charleroi ou Bruxelles, imaginez-vous, devenu artiste, que vous ayez quitté votre ville pour y revenir quelques mois plus tard et que les trottoirs soient partout où vous passez, accueillis par une foule qui vous applaudit. Et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Que vous soyez de Liège, Charleroi ou Bruxelles, imaginez-vous, devenu artiste, que vous ayez quitté votre ville pour y revenir quelques mois plus tard et que les trottoirs soient partout où vous passez, accueillis par une foule qui vous applaudit. Et ben c’est ce qui arrive aux <b>Beatles</b> en ce début d’été 1964. Ils viennent de boucler leur première tournée de l’autre côté de la Terre (Japon, Australie, Nouvelle Zélande) et voilà qu’ils reprennent un avion cette fois pour Liverpool pour la première de leur premier film, A Hard Days Night. Tout a été si vite. Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête de ces petits gars qui ont la petite vingtaine, en voyant tous ces lieux qu’ils ont arpentés depuis tout môme, où ils ont eu une vie normale et anonyme, soudain remplis de gens de chez eux mais qu’ils ne connaissent pas et qui les acclament, alors que leur cortège de voitures se rend en centre ville depuis l’aéroport ? <br /><br />Oh ils ont bien entendu des rumeurs comme quoi on leur en voulait d’être partis, qu’ils se croyaient trop bien pour eux maintenant qu’ils avaient le monde à leurs pieds. Et c’est vrai qu’ils l’ont. Un peu trop d’ailleurs. Et c’est à Liverpool que les Beatles prennent vraiment conscience du prix de la célébrité quand le succès prend de telles proportions : la fin de la liberté. Déjà, la liberté d’aller faire les courses dans un magasin ou d’aller au pub. Ce n’est plus possible sans entourage. Ou alors tout seul. Ca ils le découvrent avec surprise. Les gens s’imaginent que nous sommes toujours à quatre, alors quand on arrive seuls, souvent, ils ne nous reconnaissent pas.<br /><br />Et aux Etats-Unis, où ils se rendent ensuite pour leur deuxième tournée, les choses prennent une tournure totalement hors de contrôle. C’est bien pire que les images pourtant célèbres qu’on a tous en tête lors de leur première visite l’hiver dernier avec la foule à l’aéroport et devant l’hôtel. Il est désormais à présent impossible aux Beatles de sortir sans escorte policière. On en est là.<br /><br />Et si ce n’était que ça. Tout le monde veut les voir, en privé. Pas un gouverneur, un maire, un chef de la police qui ne souhaite que leur femme ou leurs filles rencontrent les Beatles. Comme cette fois où en pleine nuit, arrive à leur hôtel la femme du maire qui demande à voir les Beatles. On appelle <b>Derek Taylor</b>, leur attaché de presse qui descend. Mais madame, c’est impossible, ils dorment, ils ont un agenda de concerts, voyage et promo infernal, ils sont crevés. Réveillez-les ! Non ! Réveillez-les, je vous dis, ou j’ameute la presse.<br /><br />C’est vrai, les images incroyables de ces années folles passent sous silence les nombreuses humiliations que les Beatles ont subies durant ces moments hors de la réalité que sont les tournées de superstar hors normes qu’ils étaient. Rien d’étonnant qu’au bout de trois ans, ils jetteront l’éponge et préfèreront se concentrer uniquement sur la création de leur musique, si particulière.]]></itunes:summary><itunes:duration>381</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d1bcca0018796e4c90ae86343b8a6def.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatles Anthology 2025 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatles-anthology-2025-episode-2--68830354</link><description><![CDATA[On ne racontera jamais assez comment l’incroyable aventure des <b>Beatles </b>a failli cent fois prendre fin avant de trouver la voie du succès. Ainsi quand ces gamins rentrent quasiment les uns après les autres de leur première et longue série d’engagements à Hambourg. <b>George Harrison</b> qui n’était pas encore majeur a en effet été expulsé du territoire suite à une dénonciation aux autorités par le patron d’un bar avec qui ils s’étaient brouillés. <b>Pete Best</b> et <b>Paul McCartney</b> avaient été arrêtés peu de temps après, eux aussi, ils jouaient sans permis de travail, <b>John Lennon</b> et <b>Stuart Sutcliffe</b>, eux, étaient rentrés à Liverpool les derniers. C’est la débâcle. Paul voit les semaines passer sans nouvelles des autres. Personne ne semble appeler personne. C’est fini.<br /><br />Ne reste pas comme ça. Trouve-toi un job, dit le père McCartney. Alors Paul trouve un. Les jours passent, l’hiver est bien avancé quand John et George arrivent chez Massey and Coggins, trouvant Paul en train de balayer la cour.<br /><br />Tu viens ? On a trouvé un engagement au Cavern ? <br /><br />Le Cavern est alors un club de jazz ouvert quelques années plus tôt dans les sous-sols d’un entrepôt, près des quais. Les jeunes s’y rendent pour écouter des groupes jouer en soirée et sur le temps de midi, on y sert du café et de la soupe, l’endroit est glauque mais c’est mieux que rien. D’ailleurs la vie pour les jeunes à cette époque, c’est rien.<br /><br />J’peux pas, répond Paul, j’ai un job fixe maintenant. Je gagne 7 livres et 10 shillings par semaine, ils m’apprennent un boulot, j’peux pas rêver mieux.<br /><br />John et George traînent Paul jusqu’au Cavern. Tu devrais arrêter de faire tout ce que dit ton père, lui dit John, dis-lui d’aller se faire foutre. Il ne va pas te tuer, il est trop vieux pour ça.<br /><br />Paul sent la vibration du public, ce soir au Cavern Club. Et après avoir dormi dessus, il ne met plus un pied chez Massey and Coggins. Tant pis pour ce que son père va dire. <br /><br />Le Cavern Club a annoncé sur les affiches une représentation unique des Beatles avec, en sous-titre, « directement débarqué de Hambourg ». Mais vous parlez drôlement bien Anglais, leur disent des filles après leur prestation. Tu te rends compte Paul, elles nous prennent pour des Allemands, rit John Lennon. <br /><br />Oui, ce soir du 9 février 1961, les Beatles, que les trois quarts de la salle pensent être des Allemands, rencontrent leur premier vrai succès. Eux qui jusque-là, étaient le groupe de bal ou du bar, sont cette fois écoutés comme de vrais artistes, avec un public qui vient les voir après pour les féliciter. Et croyez-moi, ça fait du bien quand on sort de scène. Et oui, ils réalisent qu’ils ont changé en jouant six heures par soir durant trois mois sans interruption à Hambourg. Ils sont passés du bon groupe, comme les autres, à des gars qui font ce que personne ne fait. Hé les Beatles, bravo, hein, votre rock’n’roll, c’est autre chose que la bouillie de Cliff Richard, dit un Teddy Boy. Quant à leur nationalité allemande, il va falloir deux bonnes années pour que cette légende disparaisse, il faut dire que les Beatles vont encore retourner jouer plus de deux cents soirs à Hambourg. Et à chaque retour à Liverpool, le public sort du Cavern Club en se disant que non, décidément, personne ne met l’ambiance comme les Beatles.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68830354</guid><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 10:45:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68830354/334629_beatles_anthology_2025_episode_2.mp3" length="15128752" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On ne racontera jamais assez comment l’incroyable aventure des Beatles a failli cent fois prendre fin avant de trouver la voie du succès. Ainsi quand ces gamins rentrent quasiment les uns après les autres de leur première et longue série d’engagements...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On ne racontera jamais assez comment l’incroyable aventure des <b>Beatles </b>a failli cent fois prendre fin avant de trouver la voie du succès. Ainsi quand ces gamins rentrent quasiment les uns après les autres de leur première et longue série d’engagements à Hambourg. <b>George Harrison</b> qui n’était pas encore majeur a en effet été expulsé du territoire suite à une dénonciation aux autorités par le patron d’un bar avec qui ils s’étaient brouillés. <b>Pete Best</b> et <b>Paul McCartney</b> avaient été arrêtés peu de temps après, eux aussi, ils jouaient sans permis de travail, <b>John Lennon</b> et <b>Stuart Sutcliffe</b>, eux, étaient rentrés à Liverpool les derniers. C’est la débâcle. Paul voit les semaines passer sans nouvelles des autres. Personne ne semble appeler personne. C’est fini.<br /><br />Ne reste pas comme ça. Trouve-toi un job, dit le père McCartney. Alors Paul trouve un. Les jours passent, l’hiver est bien avancé quand John et George arrivent chez Massey and Coggins, trouvant Paul en train de balayer la cour.<br /><br />Tu viens ? On a trouvé un engagement au Cavern ? <br /><br />Le Cavern est alors un club de jazz ouvert quelques années plus tôt dans les sous-sols d’un entrepôt, près des quais. Les jeunes s’y rendent pour écouter des groupes jouer en soirée et sur le temps de midi, on y sert du café et de la soupe, l’endroit est glauque mais c’est mieux que rien. D’ailleurs la vie pour les jeunes à cette époque, c’est rien.<br /><br />J’peux pas, répond Paul, j’ai un job fixe maintenant. Je gagne 7 livres et 10 shillings par semaine, ils m’apprennent un boulot, j’peux pas rêver mieux.<br /><br />John et George traînent Paul jusqu’au Cavern. Tu devrais arrêter de faire tout ce que dit ton père, lui dit John, dis-lui d’aller se faire foutre. Il ne va pas te tuer, il est trop vieux pour ça.<br /><br />Paul sent la vibration du public, ce soir au Cavern Club. Et après avoir dormi dessus, il ne met plus un pied chez Massey and Coggins. Tant pis pour ce que son père va dire. <br /><br />Le Cavern Club a annoncé sur les affiches une représentation unique des Beatles avec, en sous-titre, « directement débarqué de Hambourg ». Mais vous parlez drôlement bien Anglais, leur disent des filles après leur prestation. Tu te rends compte Paul, elles nous prennent pour des Allemands, rit John Lennon. <br /><br />Oui, ce soir du 9 février 1961, les Beatles, que les trois quarts de la salle pensent être des Allemands, rencontrent leur premier vrai succès. Eux qui jusque-là, étaient le groupe de bal ou du bar, sont cette fois écoutés comme de vrais artistes, avec un public qui vient les voir après pour les féliciter. Et croyez-moi, ça fait du bien quand on sort de scène. Et oui, ils réalisent qu’ils ont changé en jouant six heures par soir durant trois mois sans interruption à Hambourg. Ils sont passés du bon groupe, comme les autres, à des gars qui font ce que personne ne fait. Hé les Beatles, bravo, hein, votre rock’n’roll, c’est autre chose que la bouillie de Cliff Richard, dit un Teddy Boy. Quant à leur nationalité allemande, il va falloir deux bonnes années pour que cette légende disparaisse, il faut dire que les Beatles vont encore retourner jouer plus de deux cents soirs à Hambourg. Et à chaque retour à Liverpool, le public sort du Cavern Club en se disant que non, décidément, personne ne met l’ambiance comme les Beatles.]]></itunes:summary><itunes:duration>379</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d1bcca0018796e4c90ae86343b8a6def.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatles Anthology 2025 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatles-anthology-2025-episode-1--68830200</link><description><![CDATA[L’arrivée de l’incroyable série Anthology sur <b>Disney+</b>, 22 ans après la sortie en box DVD du plus monumental “doc” rock jamais réalisé, va à n’en pas douter fasciner plusieurs générations de spectateurs. Car bien au-delà du triomphe commercial jamais égalé, c’est surtout l’histoire des quatre musiciens qui vaut la peine d’être racontée. Les <b>Beatles</b>, c’est le Seigneur des Anneaux, le Star Wars, les Chevaliers de la Table Ronde du rock’n’roll, en clair la plus grande légende du XX° siècle, foisonnante, touchante et truffée de rebondissements aussi inattendus que spectaculaires. <br /><br />Vrai, qui à la fin des années 40 aurait pu prédire un tel destin à ces gamins courant dans les rues pour jouer dans les “bombies” comme on les appelle à Liverpool. Oh ils ignorent ce que ça veut dire mais c’est dans ces terrains vagues, plaies béantes dans des quartiers bombardés durant la guerre qui les a vus naître, que ces mômes aux genoux écorchés et gelés ont trouvé leur terrain de jeu. Ils n’imaginent pas une vie en dehors de Liverpool, cette cité portuaire noircie par la pollution des usines et des bateaux qui y accostent venant du monde entier. Ils parlent d’ailleurs un Anglais très singulier, le scouse, que personne ne comprend une fois qu’on s’en éloigne de dix miles. <br /><br />Pourtant, à l’automne 1960, nous les retrouvons dans un autre port, Hambourg, une ville qui a bien des points communs avec la leur. Particulièrement ses quartiers mal famés, hantés par des marins ivres le soir, errant jusqu’au bout de la nuit parmi les putes, comme ils disent, et voguant de cafés en lieux de débauche où on apprécie les groupes britanniques, les seuls à pouvoir jouer cette musique américaine des <b>Elvis Presley</b> et autres <b>Bill Haley</b> qu’ils apprécient tant. Ils sont alors six Beatles à jouer dans les bars de Reeperbahn et ses rues voisines. Oui, on parle toujours du 5ème Beatle mais ils sont six à en avoir fait partie officiellement. <b>John Lennon</b> a fondé les <b>Quarrymen</b> en 1956 alors qu’il était à la Quarry Bank High School, rejoint par <b>Paul McCartney</b> l’année suivante, puis <b>George Harrison</b> et enfin, <b>Stuart Sutcliffe</b> et <b>Pete Best</b>. Ils sont donc cinq, quatre guitaristes et un batteur, c’est d’ailleurs la maman du dernier arrivé, Pete Best, qui en leur trouvant pas mal d’engagements a enfin apporté une stabilité au groupe. Sans la maman de Pete, les Beatles auraient peut-être disparu des radars. Et tant qu’on parle des Beatles, c’est John et Stuart qui ont trouvé ce nom en janvier 1960.<br /><br />Alors imaginez l’arrivée à Hambourg fin 1960 pour ces jeunes hommes qui n’ont jamais franchi les frontières de la Grande-Bretagne. Assis sur leur matos dans le mini-minibus de leur manager qui n’est autre que le patron du Jacaranda, un café de Liverpool, ils débarquent en fin de soirée après avoir traversé la Hollande. Le patron de la boîte où ils doivent jouer, l’Indra, pas très chaleureux, les loge dans une pièce en béton sans fenêtre avec des matelas par terre, dans un cinéma borderline, avec juste les water sans eau chaude pour se débarbouiller. Ces deux lieux aujourd’hui encore miraculeusement intacts, c’est là où les Beatles vont apprendre leur métier en jouant plusieurs heures toutes les nuits, et où ils vont croiser <b>Ringo Starr</b>, le futur sixième Beatle qui joue avec un autre groupe de Liverpool. Mais c’est surtout là qu’ils vont comprendre le contact avec le public mieux que leurs semblables british et développer leur art comme personne, faisant d’eux le groupe de scène le plus phénoménal qu’on ait vu, suscitant des émotions dans le public féminin comme plus jamais on en verra. Non, vraiment, quand quatre ans plus tard, les Beatles débarquent à New York, aucun Américain n’a vu et entendu jouer LEUR musique comme le font les Beatles. C’est sauvage, le public exulte, leurs parents sont horrifiés.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68830200</guid><pubDate>Tue, 02 Dec 2025 10:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68830200/334628_beatles_anthology_2025_episode_1.mp3" length="14941545" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’arrivée de l’incroyable série Anthology sur Disney+, 22 ans après la sortie en box DVD du plus monumental “doc” rock jamais réalisé, va à n’en pas douter fasciner plusieurs générations de spectateurs. Car bien au-delà du triomphe commercial jamais...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’arrivée de l’incroyable série Anthology sur <b>Disney+</b>, 22 ans après la sortie en box DVD du plus monumental “doc” rock jamais réalisé, va à n’en pas douter fasciner plusieurs générations de spectateurs. Car bien au-delà du triomphe commercial jamais égalé, c’est surtout l’histoire des quatre musiciens qui vaut la peine d’être racontée. Les <b>Beatles</b>, c’est le Seigneur des Anneaux, le Star Wars, les Chevaliers de la Table Ronde du rock’n’roll, en clair la plus grande légende du XX° siècle, foisonnante, touchante et truffée de rebondissements aussi inattendus que spectaculaires. <br /><br />Vrai, qui à la fin des années 40 aurait pu prédire un tel destin à ces gamins courant dans les rues pour jouer dans les “bombies” comme on les appelle à Liverpool. Oh ils ignorent ce que ça veut dire mais c’est dans ces terrains vagues, plaies béantes dans des quartiers bombardés durant la guerre qui les a vus naître, que ces mômes aux genoux écorchés et gelés ont trouvé leur terrain de jeu. Ils n’imaginent pas une vie en dehors de Liverpool, cette cité portuaire noircie par la pollution des usines et des bateaux qui y accostent venant du monde entier. Ils parlent d’ailleurs un Anglais très singulier, le scouse, que personne ne comprend une fois qu’on s’en éloigne de dix miles. <br /><br />Pourtant, à l’automne 1960, nous les retrouvons dans un autre port, Hambourg, une ville qui a bien des points communs avec la leur. Particulièrement ses quartiers mal famés, hantés par des marins ivres le soir, errant jusqu’au bout de la nuit parmi les putes, comme ils disent, et voguant de cafés en lieux de débauche où on apprécie les groupes britanniques, les seuls à pouvoir jouer cette musique américaine des <b>Elvis Presley</b> et autres <b>Bill Haley</b> qu’ils apprécient tant. Ils sont alors six Beatles à jouer dans les bars de Reeperbahn et ses rues voisines. Oui, on parle toujours du 5ème Beatle mais ils sont six à en avoir fait partie officiellement. <b>John Lennon</b> a fondé les <b>Quarrymen</b> en 1956 alors qu’il était à la Quarry Bank High School, rejoint par <b>Paul McCartney</b> l’année suivante, puis <b>George Harrison</b> et enfin, <b>Stuart Sutcliffe</b> et <b>Pete Best</b>. Ils sont donc cinq, quatre guitaristes et un batteur, c’est d’ailleurs la maman du dernier arrivé, Pete Best, qui en leur trouvant pas mal d’engagements a enfin apporté une stabilité au groupe. Sans la maman de Pete, les Beatles auraient peut-être disparu des radars. Et tant qu’on parle des Beatles, c’est John et Stuart qui ont trouvé ce nom en janvier 1960.<br /><br />Alors imaginez l’arrivée à Hambourg fin 1960 pour ces jeunes hommes qui n’ont jamais franchi les frontières de la Grande-Bretagne. Assis sur leur matos dans le mini-minibus de leur manager qui n’est autre que le patron du Jacaranda, un café de Liverpool, ils débarquent en fin de soirée après avoir traversé la Hollande. Le patron de la boîte où ils doivent jouer, l’Indra, pas très chaleureux, les loge dans une pièce en béton sans fenêtre avec des matelas par terre, dans un cinéma borderline, avec juste les water sans eau chaude pour se débarbouiller. Ces deux lieux aujourd’hui encore miraculeusement intacts, c’est là où les Beatles vont apprendre leur métier en jouant plusieurs heures toutes les nuits, et où ils vont croiser <b>Ringo Starr</b>, le futur sixième Beatle qui joue avec un autre groupe de Liverpool. Mais c’est surtout là qu’ils vont comprendre le contact avec le public mieux que leurs semblables british et développer leur art comme personne, faisant d’eux le groupe de scène le plus phénoménal qu’on ait vu, suscitant des émotions dans le public féminin comme plus jamais on en verra. Non, vraiment, quand quatre ans plus tard, les Beatles débarquent à New York, aucun Américain n’a vu et entendu jouer LEUR musique comme le font les Beatles. C’est sauvage, le public exulte, leurs parents sont horrifiés.]]></itunes:summary><itunes:duration>374</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d1bcca0018796e4c90ae86343b8a6def.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il était une fois Simple Minds (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-etait-une-fois-simple-minds-episode-5--68739346</link><description><![CDATA[On ne saura jamais qui a franchement fait fonctionner l’autre. Est-ce le film The Breakfast Club qui a fait vendre autant de disques à <b>Simple Minds</b> qui en signe le générique ou bien les jeunes sont-ils allés au cinéma parce qu’ils ont entendu la chanson à la radio ou vu le clip à la télé ? Les deux évidemment. En tout cas, l’association du groupe new wave écossais et d’un cinéaste américain, très fan de leur son, a parfaitement fonctionné. Au-delà de toute attente puisque le film rapporte cinquante fois la mise de départ.<br /><br />Ainsi quand en pleine tournée promo pour le nouvel album en France, Jim Kerr reçoit un appel dans sa chambre d’hôtel, il ne sait pas quoi répondre à sa firme de disques quand elle lui annonce que le single est N°1 aux Etats-Unis. La nouvelle pour celui qui se considère toujours comme un petit gars de Glasgow est énorme. Jim raccroche : tu es numéro UN en Amérique, comme les Beatles 20 ans plus tôt, ils étaient les premiers Britanniques, mais aussi comme dans la chanson de Frank Sinatra. C’est un feu d’artifice dans sa tête. Mais voilà, il est six heures de l’après-midi, et Jim est seul dans sa chambre. Il est le seul des Simple Minds à l’hôtel d’ailleurs. Pas de GSM à l’époque. Que faire ? Il faut fêter ça ! Et bien que Jim ne boive pas, ce qui pour un Ecossais est assez rare, je vous l’accorde, il descend au bar.<br /><br />Ouvrez-moi une bouteille de champagne ? <br /><br />Vraiment ? Quel champagne ?<br /><br />J’en sais rien, du bon !<br /><br />Ah on fête quelque chose, là. Combien de verres ?<br /><br />Euh, un. Je fais partie du groupe de rock qui est descendu dans votre hôtel et je viens d’apprendre qu’on est N°1 aux États-Unis.<br /><br />Évidemment, pompette dès le premier verre. Jim est complètement jeté dès le troisième et lance un franc Mettez un verre à cet homme, dès qu’un mec entre dans le bar. Ah ben oui, c’est pas rien d’être devenu Frank Sinatra du jour au lendemain, faut assurer. Et même si personne ne le croit ce soir-là, s’il s’est ruiné en addition, et même si le lendemain tous ses cheveux se sont mis à pousser à l’intérieur du crâne, comme Jim l’a dit, N°1 aux USA, il fallait que ce soit fait.<br /><br />Quelques mois plus tard sort l’album Once Upon A Time, déjà le septième pour Simple Minds, mais le premier sur lequel ils alignent cinq hits et se mettent à vendre des millions de disques, avec toutefois, des chansons engagées, comme leurs copains de U2. Tenez, celle-ci qui parle des femmes polonaises dont les maris, opposants à la Russie soviétique, ont disparu depuis longtemps sans laisser de traces, n’est pas des moindres.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68739346</guid><pubDate>Fri, 28 Nov 2025 13:12:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68739346/334243_il_etait_une_fois_simple_minds_episode_5.mp3" length="16788592" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On ne saura jamais qui a franchement fait fonctionner l’autre. Est-ce le film The Breakfast Club qui a fait vendre autant de disques à Simple Minds qui en signe le générique ou bien les jeunes sont-ils allés au cinéma parce qu’ils ont entendu la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On ne saura jamais qui a franchement fait fonctionner l’autre. Est-ce le film The Breakfast Club qui a fait vendre autant de disques à <b>Simple Minds</b> qui en signe le générique ou bien les jeunes sont-ils allés au cinéma parce qu’ils ont entendu la chanson à la radio ou vu le clip à la télé ? Les deux évidemment. En tout cas, l’association du groupe new wave écossais et d’un cinéaste américain, très fan de leur son, a parfaitement fonctionné. Au-delà de toute attente puisque le film rapporte cinquante fois la mise de départ.<br /><br />Ainsi quand en pleine tournée promo pour le nouvel album en France, Jim Kerr reçoit un appel dans sa chambre d’hôtel, il ne sait pas quoi répondre à sa firme de disques quand elle lui annonce que le single est N°1 aux Etats-Unis. La nouvelle pour celui qui se considère toujours comme un petit gars de Glasgow est énorme. Jim raccroche : tu es numéro UN en Amérique, comme les Beatles 20 ans plus tôt, ils étaient les premiers Britanniques, mais aussi comme dans la chanson de Frank Sinatra. C’est un feu d’artifice dans sa tête. Mais voilà, il est six heures de l’après-midi, et Jim est seul dans sa chambre. Il est le seul des Simple Minds à l’hôtel d’ailleurs. Pas de GSM à l’époque. Que faire ? Il faut fêter ça ! Et bien que Jim ne boive pas, ce qui pour un Ecossais est assez rare, je vous l’accorde, il descend au bar.<br /><br />Ouvrez-moi une bouteille de champagne ? <br /><br />Vraiment ? Quel champagne ?<br /><br />J’en sais rien, du bon !<br /><br />Ah on fête quelque chose, là. Combien de verres ?<br /><br />Euh, un. Je fais partie du groupe de rock qui est descendu dans votre hôtel et je viens d’apprendre qu’on est N°1 aux États-Unis.<br /><br />Évidemment, pompette dès le premier verre. Jim est complètement jeté dès le troisième et lance un franc Mettez un verre à cet homme, dès qu’un mec entre dans le bar. Ah ben oui, c’est pas rien d’être devenu Frank Sinatra du jour au lendemain, faut assurer. Et même si personne ne le croit ce soir-là, s’il s’est ruiné en addition, et même si le lendemain tous ses cheveux se sont mis à pousser à l’intérieur du crâne, comme Jim l’a dit, N°1 aux USA, il fallait que ce soit fait.<br /><br />Quelques mois plus tard sort l’album Once Upon A Time, déjà le septième pour Simple Minds, mais le premier sur lequel ils alignent cinq hits et se mettent à vendre des millions de disques, avec toutefois, des chansons engagées, comme leurs copains de U2. Tenez, celle-ci qui parle des femmes polonaises dont les maris, opposants à la Russie soviétique, ont disparu depuis longtemps sans laisser de traces, n’est pas des moindres.]]></itunes:summary><itunes:duration>420</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bde121403b97bfd06abb7cd8b3433190.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il était une fois Simple Minds (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-etait-une-fois-simple-minds-episode-4--68739325</link><description><![CDATA[Pour tous ceux qui ont connu le début des années 80, le nom de Simple Minds occupe sûrement une place particulière. Évidemment, on n’était pas des milliers en mars 82 et 84 à l’Ancienne Belgique, alors le temple de la New Wave avec le Beursschouwburg. Mais l’ambiance y était. Par contre, on était des dizaines de milliers en 83 à Torhout et Werchter. Les examens étaient finis et les vacances commençaient avec U2, l’après-midi, et Simple Minds qui concluaient la soirée, juste avant la tête d’affiche, Peter Gabriel. Les Minds n’avaient alors jamais joué devant un public aussi nombreux, et c’était chez nous. <br /><br />Jim Kerr ne portait pas encore les pantalons comme des oreilles d’éléphant qu’il allait arborer deux ans plus tard sur la scène du Live Aid, le plus grand festival de tous les temps. Il était alors la plus crédible incarnation du nouveau David Bowie, celui que toute la New Wave imitait de Depeche Mode à Duran Duran, en passant par Gary Numan. <br /><br />Mais Jim Kerr n’imitait pas Bowie. Il adoptait une attitude particulière sur scène, tous les yeux étaient focalisés sur lui, un charisme dingue, on n’avait plus vu ça … ben, depuis David Bowie.<br /><br />Et il faut bien ça. Car autant U2 est un groupe dont on identifie très bien depuis le début, ses quatre membres, autant on s’y perd avec Simple Minds. Ils changent de personnel quasiment à chaque album, voire single. Et comme ils ont sorti sept 33 Tours en l’espace de six ans, ça fait du mouvement. Non, vraiment, de Simple Minds on ne retient que Jim Kerr, et puis le guitariste Charlie Burchill, le seul à être aussi présent depuis le début. Mais bon, ça le fait d’avoir un poster de Simple Minds dans sa chambre ou son kot, au début des années 80. Ce nom étrange et ces images insolites qui servent de pochette à leurs 30 cm, ça vous pose un max devant les copains et les copains des copains. C’est branché, Simple Minds ! Alors comme à l'époque, il n’y a pas internet, y a des gars qui prétendent que ça veut dire les “simples d’esprits”. Sauf qu’en anglais on place l’adjectif avant le nom, et donc, ça fait “esprits simples”.<br /><br />OK, ça reste pas beaucoup plus valorisant. Sauf que, et on y revient, ça vient d’une chanson de David Bowie. Oui, dans Jean Genie, époque Ziggy Stardust … et dans le contexte, ça correspond tellement bien à la mentalité des Ecossais qu’ils sont. C’est vrai, quand vous entrez dans un pub en Ecosse, vous ne restez pas seuls, on vit ensemble, et on chante à tue-tête le vendredi soir avec le gars qui vient jouer avec sa guitare pour mettre l’ambiance. Sept ans après avoir choisi ce nom, les Simple Minds sont bien loin de l’arrière-salle de leur pub de Glasgow, ils sont sur le toit du monde parmi les groupes britanniques qui vendent le plus de disques, avec Dire Straits, Queen et Duran Duran … <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68739325</guid><pubDate>Fri, 28 Nov 2025 13:09:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68739325/334242_il_etait_une_fois_simple_minds_episode_4.mp3" length="16622512" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour tous ceux qui ont connu le début des années 80, le nom de Simple Minds occupe sûrement une place particulière. Évidemment, on n’était pas des milliers en mars 82 et 84 à l’Ancienne Belgique, alors le temple de la New Wave avec le Beursschouwburg....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour tous ceux qui ont connu le début des années 80, le nom de Simple Minds occupe sûrement une place particulière. Évidemment, on n’était pas des milliers en mars 82 et 84 à l’Ancienne Belgique, alors le temple de la New Wave avec le Beursschouwburg. Mais l’ambiance y était. Par contre, on était des dizaines de milliers en 83 à Torhout et Werchter. Les examens étaient finis et les vacances commençaient avec U2, l’après-midi, et Simple Minds qui concluaient la soirée, juste avant la tête d’affiche, Peter Gabriel. Les Minds n’avaient alors jamais joué devant un public aussi nombreux, et c’était chez nous. <br /><br />Jim Kerr ne portait pas encore les pantalons comme des oreilles d’éléphant qu’il allait arborer deux ans plus tard sur la scène du Live Aid, le plus grand festival de tous les temps. Il était alors la plus crédible incarnation du nouveau David Bowie, celui que toute la New Wave imitait de Depeche Mode à Duran Duran, en passant par Gary Numan. <br /><br />Mais Jim Kerr n’imitait pas Bowie. Il adoptait une attitude particulière sur scène, tous les yeux étaient focalisés sur lui, un charisme dingue, on n’avait plus vu ça … ben, depuis David Bowie.<br /><br />Et il faut bien ça. Car autant U2 est un groupe dont on identifie très bien depuis le début, ses quatre membres, autant on s’y perd avec Simple Minds. Ils changent de personnel quasiment à chaque album, voire single. Et comme ils ont sorti sept 33 Tours en l’espace de six ans, ça fait du mouvement. Non, vraiment, de Simple Minds on ne retient que Jim Kerr, et puis le guitariste Charlie Burchill, le seul à être aussi présent depuis le début. Mais bon, ça le fait d’avoir un poster de Simple Minds dans sa chambre ou son kot, au début des années 80. Ce nom étrange et ces images insolites qui servent de pochette à leurs 30 cm, ça vous pose un max devant les copains et les copains des copains. C’est branché, Simple Minds ! Alors comme à l'époque, il n’y a pas internet, y a des gars qui prétendent que ça veut dire les “simples d’esprits”. Sauf qu’en anglais on place l’adjectif avant le nom, et donc, ça fait “esprits simples”.<br /><br />OK, ça reste pas beaucoup plus valorisant. Sauf que, et on y revient, ça vient d’une chanson de David Bowie. Oui, dans Jean Genie, époque Ziggy Stardust … et dans le contexte, ça correspond tellement bien à la mentalité des Ecossais qu’ils sont. C’est vrai, quand vous entrez dans un pub en Ecosse, vous ne restez pas seuls, on vit ensemble, et on chante à tue-tête le vendredi soir avec le gars qui vient jouer avec sa guitare pour mettre l’ambiance. Sept ans après avoir choisi ce nom, les Simple Minds sont bien loin de l’arrière-salle de leur pub de Glasgow, ils sont sur le toit du monde parmi les groupes britanniques qui vendent le plus de disques, avec Dire Straits, Queen et Duran Duran … <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>416</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bde121403b97bfd06abb7cd8b3433190.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il était une fois Simple Minds (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-etait-une-fois-simple-minds-episode-3--68739304</link><description><![CDATA[C’est l’époque qui voulait ça, dans les années 80, énormément de mythes circulaient à propos des groupes, chanteurs et chanteuses. On n’avait rien sous la main pour vérifier ce que des gars disaient à propos d’untel ou untel, les articles étaient rares dans la presse et les journalistes des magazines spécialisés étaient souvent logés à la même enseigne que leurs lecteurs. En clair, on ne savait rien des mecs qu’on écoutait en boucle, à part ce qui était écrit sur les pochettes de leurs disques. Alors, un groupe comme <b>Simple Minds</b>, vous pensez si on en a entendu au milieu des années 80. Tenez, à propos de leur énorme tube de l’été 85, Don’t you forget about me … ben la chanson n’est pas d’eux. Ah bon ? Vérification faite sur le disque, ben ouais. Merde, c’est <b>Keith Forsey</b>. En résumé, c’est un transfuge, un british venu du monde crypto rock allemand des années 70 qui devient le batteur de <b>Donna Summer</b> mais produit aussi Billy Idol, puis écrit des musiques sur la BO de Flashdance et Ghostbusters. Et justement il est approché par une jeune cinéaste américain pour un projet nommé The Breakfast Club. Ça raconte le samedi de quelques ados en retenue dans leur école. Et comme ce cinéaste est fan de New Wave british, il veut <b>Simple Minds</b>.<br /><br />Les gars écoutent la chanson, mais non. On veut bien en faire une mais on l’écrit nous-mêmes. Mais leur manager étant convaincu que le générique d’un film américain, c’est bien pour percer le marché, il insiste et leur fait voir une copie du film … <br /><br />A la sortie, ça reste non. Qu’est-ce qu’on en a à foutre des problèmes d’étudiants amerloques. C’est quoi ces heures de retenue ? Ça n'existe pas chez nous, en Écosse. Bon, OK, on se rend. Keith Forsey et John Hugues approchent <b>Billy Idol</b> mais c’est non aussi, il fait un alors un carton monstre, et puis <b>Bryan Ferry</b> mais là encore, pas de bol, il sort disque sur disque solo et ne tient pas à embrouiller les cartes. Alors qui ?<br /><br />Et là, il se trouve quelqu’un à qui la chanson a plu. C’est <b>Chrissie Hynde</b>, la chanteuse des <b>Pretenders</b>. Et qui est depuis peu la femme de <b>Jim Kerr</b>. Et ce que femme veut … Bref, les Simple Minds se retrouvent avec Keith Forsey. Fais voir un peu ta chanson … ouais pas mal. Écoute, on va la faire mais je vais changer les paroles au début et à la fin OK ? A-t-il manqué de temps ? En tout cas, le jour de l'enregistrement, Jim Kerr envoie un hey Hey Hey au début et des Lalalalala à la fin. Je vais combler après, dit-il, je reviendrai. Jim ne reviendra pas, la chanson sortira comme ça et bingo. C’est les gimmicks que tout le monde a retenu, et aussi le premier et dernier numéro 1 de Simple Minds aux États-Unis. Alors, on va l’ajouter sur le nouvel album finalement, qui sort fin de l’année 1985.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68739304</guid><pubDate>Thu, 27 Nov 2025 13:06:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68739304/334241_il_etait_une_fois_simple_minds_episode_3.mp3" length="17882032" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’est l’époque qui voulait ça, dans les années 80, énormément de mythes circulaient à propos des groupes, chanteurs et chanteuses. On n’avait rien sous la main pour vérifier ce que des gars disaient à propos d’untel ou untel, les articles étaient...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’est l’époque qui voulait ça, dans les années 80, énormément de mythes circulaient à propos des groupes, chanteurs et chanteuses. On n’avait rien sous la main pour vérifier ce que des gars disaient à propos d’untel ou untel, les articles étaient rares dans la presse et les journalistes des magazines spécialisés étaient souvent logés à la même enseigne que leurs lecteurs. En clair, on ne savait rien des mecs qu’on écoutait en boucle, à part ce qui était écrit sur les pochettes de leurs disques. Alors, un groupe comme <b>Simple Minds</b>, vous pensez si on en a entendu au milieu des années 80. Tenez, à propos de leur énorme tube de l’été 85, Don’t you forget about me … ben la chanson n’est pas d’eux. Ah bon ? Vérification faite sur le disque, ben ouais. Merde, c’est <b>Keith Forsey</b>. En résumé, c’est un transfuge, un british venu du monde crypto rock allemand des années 70 qui devient le batteur de <b>Donna Summer</b> mais produit aussi Billy Idol, puis écrit des musiques sur la BO de Flashdance et Ghostbusters. Et justement il est approché par une jeune cinéaste américain pour un projet nommé The Breakfast Club. Ça raconte le samedi de quelques ados en retenue dans leur école. Et comme ce cinéaste est fan de New Wave british, il veut <b>Simple Minds</b>.<br /><br />Les gars écoutent la chanson, mais non. On veut bien en faire une mais on l’écrit nous-mêmes. Mais leur manager étant convaincu que le générique d’un film américain, c’est bien pour percer le marché, il insiste et leur fait voir une copie du film … <br /><br />A la sortie, ça reste non. Qu’est-ce qu’on en a à foutre des problèmes d’étudiants amerloques. C’est quoi ces heures de retenue ? Ça n'existe pas chez nous, en Écosse. Bon, OK, on se rend. Keith Forsey et John Hugues approchent <b>Billy Idol</b> mais c’est non aussi, il fait un alors un carton monstre, et puis <b>Bryan Ferry</b> mais là encore, pas de bol, il sort disque sur disque solo et ne tient pas à embrouiller les cartes. Alors qui ?<br /><br />Et là, il se trouve quelqu’un à qui la chanson a plu. C’est <b>Chrissie Hynde</b>, la chanteuse des <b>Pretenders</b>. Et qui est depuis peu la femme de <b>Jim Kerr</b>. Et ce que femme veut … Bref, les Simple Minds se retrouvent avec Keith Forsey. Fais voir un peu ta chanson … ouais pas mal. Écoute, on va la faire mais je vais changer les paroles au début et à la fin OK ? A-t-il manqué de temps ? En tout cas, le jour de l'enregistrement, Jim Kerr envoie un hey Hey Hey au début et des Lalalalala à la fin. Je vais combler après, dit-il, je reviendrai. Jim ne reviendra pas, la chanson sortira comme ça et bingo. C’est les gimmicks que tout le monde a retenu, et aussi le premier et dernier numéro 1 de Simple Minds aux États-Unis. Alors, on va l’ajouter sur le nouvel album finalement, qui sort fin de l’année 1985.]]></itunes:summary><itunes:duration>448</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bde121403b97bfd06abb7cd8b3433190.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il était une fois Simple Minds (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-etait-une-fois-simple-minds-episode-2--68739279</link><description><![CDATA[Il y a quarante ans exactement, beaucoup d’entre nous se faisaient une fête d’aller chez le disquaire acheter le nouvel album de<b> Simple Minds</b>, ou l’un de ses cinq singles qui ont tous fait un tube … Ah oui, album de platine en Belgique quand même. Là, on a largement débordé du cadre des fans de New Wave pure et dure qui suivaient le mouvement depuis maintenant six ans. En Grande-Bretagne, c’est carrément trois fois platine, 900.000 albums pour un pays alors de moins de 60 millions d’habitants et aux États-Unis, ça démarre vraiment pour eux avec un demi-million.<br /><br />Évidemment, le générique final d’un certain film y est pour quelque chose … et bien sûr les têtes d’affiche du Festival Torhout Werchter aussi, avec leurs demi-frères de U2. C’est bien simple, U2 et Simple Minds sont alors les deux noms que tout le monde cite quand on parle de New Wave. Il est déjà loin le temps où les Simple Minds étaient un groupe punk rock de Glasgow qui se faisaient appeler Johnny and the self abusers, très loin cette voix cavernale, quasiment d’outre tombe de Jim Kerr qui annonaient des paroles avec toute la joie d’une homélie funèbre. D’ailleurs combien d’entre vous n’ont pas entendu des copains ou copines dire à l’époque : Simple Minds, je les préférais avant, quand ils faisaient de la New Wave. Maintenant, c’est du commercial, ils ont vendu leur âme au dieu dollar.<br /><br />Ah ben oui, c’était ça, aussi, les années 80. Si vous étiez vraiment rock, vous ne mettiez pas un pied à Champs Élysées ou chez Jacques Martin. Un certain <b>Philippe Manoeuvre </b>dans les Enfants du rock le samedi, tard le soir, était là pour blâmer tout ce qui était formaté pour le grand public. Et c’est vrai qu’on a tous été étonnés quand en 1981, on a entendu le nouveau 45 Tours de Simple Minds sur les longues ondes des radios périphériques françaises, c’était juste improbable … <br /><br />Mais voilà, les temps changent, les années 80 sont les années 45 Tours et vidéoclips. <b>Genesis</b> et <b>Queen</b> sont devenus les rois du single, alors pourquoi pas Simple Minds. Car il faut leur laisser ça, aux Minds, quand on écoute leurs disques, on ne peut pas dire qu’ils ont troqué leurs instruments pour plaire aux fans de variétés françaises, ça envoie toujours. Ça envoie même plus qu’avant. Il faut dire que le producteur de leur nouveau disque est un gars qui a fait ses armes sur les premiers albums de <b>Bruce Springsteen</b>, produit le premier tube mondial de <b>Patti Smith</b> … ainsi que, l’année précédente, l’album live de U2, qui a révélé le groupe au public rock américain via<b> MTV</b> … Et franchement, ce titre, depuis quarante ans, on ne s’en est jamais lassé … <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68739279</guid><pubDate>Wed, 26 Nov 2025 13:02:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68739279/334240_il_etait_une_fois_simple_minds_episode_2.mp3" length="19311472" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a quarante ans exactement, beaucoup d’entre nous se faisaient une fête d’aller chez le disquaire acheter le nouvel album de Simple Minds, ou l’un de ses cinq singles qui ont tous fait un tube … Ah oui, album de platine en Belgique quand même. Là,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a quarante ans exactement, beaucoup d’entre nous se faisaient une fête d’aller chez le disquaire acheter le nouvel album de<b> Simple Minds</b>, ou l’un de ses cinq singles qui ont tous fait un tube … Ah oui, album de platine en Belgique quand même. Là, on a largement débordé du cadre des fans de New Wave pure et dure qui suivaient le mouvement depuis maintenant six ans. En Grande-Bretagne, c’est carrément trois fois platine, 900.000 albums pour un pays alors de moins de 60 millions d’habitants et aux États-Unis, ça démarre vraiment pour eux avec un demi-million.<br /><br />Évidemment, le générique final d’un certain film y est pour quelque chose … et bien sûr les têtes d’affiche du Festival Torhout Werchter aussi, avec leurs demi-frères de U2. C’est bien simple, U2 et Simple Minds sont alors les deux noms que tout le monde cite quand on parle de New Wave. Il est déjà loin le temps où les Simple Minds étaient un groupe punk rock de Glasgow qui se faisaient appeler Johnny and the self abusers, très loin cette voix cavernale, quasiment d’outre tombe de Jim Kerr qui annonaient des paroles avec toute la joie d’une homélie funèbre. D’ailleurs combien d’entre vous n’ont pas entendu des copains ou copines dire à l’époque : Simple Minds, je les préférais avant, quand ils faisaient de la New Wave. Maintenant, c’est du commercial, ils ont vendu leur âme au dieu dollar.<br /><br />Ah ben oui, c’était ça, aussi, les années 80. Si vous étiez vraiment rock, vous ne mettiez pas un pied à Champs Élysées ou chez Jacques Martin. Un certain <b>Philippe Manoeuvre </b>dans les Enfants du rock le samedi, tard le soir, était là pour blâmer tout ce qui était formaté pour le grand public. Et c’est vrai qu’on a tous été étonnés quand en 1981, on a entendu le nouveau 45 Tours de Simple Minds sur les longues ondes des radios périphériques françaises, c’était juste improbable … <br /><br />Mais voilà, les temps changent, les années 80 sont les années 45 Tours et vidéoclips. <b>Genesis</b> et <b>Queen</b> sont devenus les rois du single, alors pourquoi pas Simple Minds. Car il faut leur laisser ça, aux Minds, quand on écoute leurs disques, on ne peut pas dire qu’ils ont troqué leurs instruments pour plaire aux fans de variétés françaises, ça envoie toujours. Ça envoie même plus qu’avant. Il faut dire que le producteur de leur nouveau disque est un gars qui a fait ses armes sur les premiers albums de <b>Bruce Springsteen</b>, produit le premier tube mondial de <b>Patti Smith</b> … ainsi que, l’année précédente, l’album live de U2, qui a révélé le groupe au public rock américain via<b> MTV</b> … Et franchement, ce titre, depuis quarante ans, on ne s’en est jamais lassé … <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>483</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bde121403b97bfd06abb7cd8b3433190.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il était une fois Simple Minds (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-etait-une-fois-simple-minds-episode-1--68739247</link><description><![CDATA[Les années 80, ça nous plaît, hein. La bonne musique funky, la pop électro, les synthés, la liberté de ton, la grosse éclate permanente. Franchement, on a vécu pire comme décennie, et probablement pas mieux. En 1985, on était au beau milieu du parcours et franchement, si on nous avait dit que cela n’allait pas durer ainsi, on se serait tous mis à freiner des quatre fers pour y rester le plus longtemps possible. <br /><br />Et donc aujourd’hui, un tas de gens nous disent tout le bien qu’ils pensent de ces années 80 même s’ils n’étaient pas nés ou étaient haut comme trois pommes, et encore, seulement à la fin. Et donc, je peux vous dire que les vivre, c’était quelque chose. Tenez 1985, on nous bassine toujours, et à raison, le même <b>Live Aid</b> mais grands dieux, il ne s’est pas passé que ça. 1985, c’est l’année du triomphe sans précédent de <b>Dire Straits</b>, quatre hits phénoménaux sur le même album … l’année où le Thriller de<b> Michael Jackson</b> atteint les 42 millions ‘exemplaires … du retour phénoménal de <b>Kate Bush</b> … et où <b>Phil Collins</b> règne sans partage sur le métier du disque … 1985, c’est bien l’album Positif de <b>Jean-Jacques Goldman</b> … du premier album de <b>Jeanne Mas</b> … <b>Serge Gainsbourg </b>remplit le Casino de Paris, <b>Luc Besson </b>débarque avec son ovni Subway, et puisqu’on parle cinéma, on court voir par millions Trois hommes et un couffin, Rambo II, Retour vers le futur, Out of Africa et un film pour ados, avec des ados, intitulé The breakfast Club.<br /><br />Pour nous, en Europe, et surtout en Belgique, le mec qui chante le générique final, on le connaissait déjà depuis des années, c’est <b>Jim Kerr</b> de Simple Minds. Mais pour la plupart des Américains, c’est une découverte qui vaut au groupe leader de la New Wave de faire une improbable percée dans ce pays où le son de cette musique ne s’est pas encore vraiment imposé. <br /><br />Le succès énorme et surprise du single vaut à Simple Minds d’être du bon côté de l’Atlantique le jour du Live Aid, à Philadelphie. Ah ben oui, quand<b> U2 </b>fait ce qui est pour nous, sa légendaire prestation sur la scène de Wembley vers 17.15, il est 9.15 à Los Angeles. Pas évident d’être devant sa télé. Tandis que pour Simple Minds, il est 14.00, un jour de week-end. Tout est dit. Alors justement, l’album que le groupe doit sortir à l’automne, pas question de le rater ; il est d’autant plus attendu que la prestation de Jim Kerr a été remarquée au Live Aid. Ah, il sort du lot, le gars, il a une attitude particulière, bien rodée par des années de succès à travers l’Europe. <br /><br />Et de fait, ce septième album de Simple Minds, qui s’intitule Once Upon A Time, je ne dois pas vous traduire, c’est le Purple Rain de Simple Minds : non seulement celui qui se vendra le plus, grâce au marché américain, mais aussi le meilleur d’un groupe qui nous en avait pourtant déjà sorti de solides. Quarante ans plus tard, avec ses cinq tubes devenus des classiques, il marque d’une pierre blanche le milieu d’une décennie d’exception. Car parmi tant d’autres chefs d'œuvres inoxydables parus cette année-là, il est le révélateur du fait que jamais la musique pop n’a atteint un tel niveau de qualité et de production. Et quand on mettait l’album sur la platine, il commençait comme ceci …<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68739247</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 12:52:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68739247/334239_il_etait_une_fois_simple_minds_episode_1.mp3" length="22466985" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 80, ça nous plaît, hein. La bonne musique funky, la pop électro, les synthés, la liberté de ton, la grosse éclate permanente. Franchement, on a vécu pire comme décennie, et probablement pas mieux. En 1985, on était au beau milieu du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 80, ça nous plaît, hein. La bonne musique funky, la pop électro, les synthés, la liberté de ton, la grosse éclate permanente. Franchement, on a vécu pire comme décennie, et probablement pas mieux. En 1985, on était au beau milieu du parcours et franchement, si on nous avait dit que cela n’allait pas durer ainsi, on se serait tous mis à freiner des quatre fers pour y rester le plus longtemps possible. <br /><br />Et donc aujourd’hui, un tas de gens nous disent tout le bien qu’ils pensent de ces années 80 même s’ils n’étaient pas nés ou étaient haut comme trois pommes, et encore, seulement à la fin. Et donc, je peux vous dire que les vivre, c’était quelque chose. Tenez 1985, on nous bassine toujours, et à raison, le même <b>Live Aid</b> mais grands dieux, il ne s’est pas passé que ça. 1985, c’est l’année du triomphe sans précédent de <b>Dire Straits</b>, quatre hits phénoménaux sur le même album … l’année où le Thriller de<b> Michael Jackson</b> atteint les 42 millions ‘exemplaires … du retour phénoménal de <b>Kate Bush</b> … et où <b>Phil Collins</b> règne sans partage sur le métier du disque … 1985, c’est bien l’album Positif de <b>Jean-Jacques Goldman</b> … du premier album de <b>Jeanne Mas</b> … <b>Serge Gainsbourg </b>remplit le Casino de Paris, <b>Luc Besson </b>débarque avec son ovni Subway, et puisqu’on parle cinéma, on court voir par millions Trois hommes et un couffin, Rambo II, Retour vers le futur, Out of Africa et un film pour ados, avec des ados, intitulé The breakfast Club.<br /><br />Pour nous, en Europe, et surtout en Belgique, le mec qui chante le générique final, on le connaissait déjà depuis des années, c’est <b>Jim Kerr</b> de Simple Minds. Mais pour la plupart des Américains, c’est une découverte qui vaut au groupe leader de la New Wave de faire une improbable percée dans ce pays où le son de cette musique ne s’est pas encore vraiment imposé. <br /><br />Le succès énorme et surprise du single vaut à Simple Minds d’être du bon côté de l’Atlantique le jour du Live Aid, à Philadelphie. Ah ben oui, quand<b> U2 </b>fait ce qui est pour nous, sa légendaire prestation sur la scène de Wembley vers 17.15, il est 9.15 à Los Angeles. Pas évident d’être devant sa télé. Tandis que pour Simple Minds, il est 14.00, un jour de week-end. Tout est dit. Alors justement, l’album que le groupe doit sortir à l’automne, pas question de le rater ; il est d’autant plus attendu que la prestation de Jim Kerr a été remarquée au Live Aid. Ah, il sort du lot, le gars, il a une attitude particulière, bien rodée par des années de succès à travers l’Europe. <br /><br />Et de fait, ce septième album de Simple Minds, qui s’intitule Once Upon A Time, je ne dois pas vous traduire, c’est le Purple Rain de Simple Minds : non seulement celui qui se vendra le plus, grâce au marché américain, mais aussi le meilleur d’un groupe qui nous en avait pourtant déjà sorti de solides. Quarante ans plus tard, avec ses cinq tubes devenus des classiques, il marque d’une pierre blanche le milieu d’une décennie d’exception. Car parmi tant d’autres chefs d'œuvres inoxydables parus cette année-là, il est le révélateur du fait que jamais la musique pop n’a atteint un tel niveau de qualité et de production. Et quand on mettait l’album sur la platine, il commençait comme ceci …<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>562</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bde121403b97bfd06abb7cd8b3433190.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les étoiles de Nostalgie (5) : Rick Davies</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-etoiles-de-nostalgie-5-rick-davies--68736962</link><description><![CDATA[C’est sûr, la disparition de <b>Rick Davies</b> a ému des millions de gens lors de cette rentrée 2025. Le 6 septembre au soir, beaucoup d’albums de <b>Supertramp</b> dont il est le fondateur, le claviériste et la seconde voix, ont dû tourner sur des platines et des plateformes. Que de souvenirs ! Et quelle voix particulière ! Quand en 1969, il croise un milliardaire hollandais qui lui promet de le produire s’il monte un nouveau groupe, Rick Davies, 25 ans, a déjà vécu beaucoup de choses. Adolescent, il avait monté son premier rock band dans son Swindon natal, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Comme disait sa mère, la musique est la seule chose dans laquelle Rick était bon à l’école ... <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68736962</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 09:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68736962/334219_les_etoiles_de_nostalgie_5_rick_davies.mp3" length="23757232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’est sûr, la disparition de Rick Davies a ému des millions de gens lors de cette rentrée 2025. Le 6 septembre au soir, beaucoup d’albums de Supertramp dont il est le fondateur, le claviériste et la seconde voix, ont dû tourner sur des platines et des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’est sûr, la disparition de <b>Rick Davies</b> a ému des millions de gens lors de cette rentrée 2025. Le 6 septembre au soir, beaucoup d’albums de <b>Supertramp</b> dont il est le fondateur, le claviériste et la seconde voix, ont dû tourner sur des platines et des plateformes. Que de souvenirs ! Et quelle voix particulière ! Quand en 1969, il croise un milliardaire hollandais qui lui promet de le produire s’il monte un nouveau groupe, Rick Davies, 25 ans, a déjà vécu beaucoup de choses. Adolescent, il avait monté son premier rock band dans son Swindon natal, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Comme disait sa mère, la musique est la seule chose dans laquelle Rick était bon à l’école ... <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>594</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/65cd259674ccbbc382da22bcfd491f49.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les étoiles de Nostalgie (4) : Robert Redford</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-etoiles-de-nostalgie-4-robert-redford--68736852</link><description><![CDATA[La nouvelle de la disparition de Robert Redford, à l’âge de 88 ans, a ravivé bien des souvenirs et des braises encore rouges dans l’âtre de nombreux cœurs. Et, là, en cette soirée du 18 août 2025, des images reviennent : ses cheveux blonds, son regard d’acier, son sourire de soleil californien, et cette élégance un peu mélancolique. Butch Cassidy et le Kid, L’Arnaque, Out of Africa, Nos plus belles années, Les hommes du président sont reprogrammés les jours suivants à la télé, sur les plateformes, car Redford, c’était le cinéma américain dans tout ce qu’il avait de plus noble et de plus photogénique.<br /><br />Car oui, d’où lui vient cette distance avec le cinéma hollywoodien, lui qui est né à Santa Monica, Los Angeles, en plein âge d’or du cinéma américain ? Peut-être ses origines puisqu’il est un des descendants d’un des pionniers de l’Amérique, le huguenot wallon <b>Philippe de Lannoye</b>, jeune aristocrate de l’actuelle frontière belgo-française, alors territoire des Pays-Bas. Le tout s’est mélangé au fil des générations à du sang anglais, écossais, irlandais. Alors on ne s’étonne pas de croiser des peintres qui l’ont croisé ou fréquenté dans les écoles d’art de Paris, Florence au cours des années 50.<br /><br />De retour aux Etats-Unis, Robert se fixe à New York où il étudie à l’académie américaine d’arts dramatiques. Broadway n’est pas loin, c’est une évidence, il convainc dès ses débuts en 1959 et enchaîne les pièces, trouvant le succès deux ans plus tard dans Sunday in New York puis Barefoot in the park, trois saisons à guichets fermés qui lui valent d’attirer l’attention de réalisateurs comme <b>Sidney Pollack</b>, <b>George Roy Hill</b>. Tous voient en lui ce mélange unique de virilité et de doute, d’homme fort et vulnérable, loin des clichés de <b>John Wayne</b>. Et quand il forme son duo avec <b>Paul Newman</b> dans Butch Cassidy et le Kid, c’est l’explosion médiatique. Le public ne voit plus un “joli garçon”, mais l’ami qu’on rêve d’avoir, le type loyal, silencieux, un peu insaisissable. Pas comme Steve McQueen, hein, Redford, c’est autre chose.<br /><br />Car il sera et est resté aussi celui qui aura refusé, malgré l’accumulation de triomphes cinématographiques, son star system. Il a ainsi fondé son festival de Sundance pour soutenir le cinéma indépendant, et continué à défendre des causes environnementales pendant plus de cinquante ans. Robert Redford, c’est au fond, l’homme sauvage qui n’a jamais voulu être une star. Pas loin de celui qu’il interprète admirablement dans Out of Africa. Et quand on lui demande s’il regrette d’avoir été réduit à sa beauté, son physique, il répond : “Je n’ai jamais compris pourquoi on me trouvait beau. J’ai toujours eu l’impression de devoir le mériter.” Et c’est parce qu’il le mérite qu’on n’en a pas fini avec ces gens, jeunes ou pas, qui découvrent ses films dans le monde.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68736852</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 09:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68736852/334217_les_etoiles_de_nostalgie_4_robert_redford.mp3" length="7893232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La nouvelle de la disparition de Robert Redford, à l’âge de 88 ans, a ravivé bien des souvenirs et des braises encore rouges dans l’âtre de nombreux cœurs. Et, là, en cette soirée du 18 août 2025, des images reviennent : ses cheveux blonds, son regard...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La nouvelle de la disparition de Robert Redford, à l’âge de 88 ans, a ravivé bien des souvenirs et des braises encore rouges dans l’âtre de nombreux cœurs. Et, là, en cette soirée du 18 août 2025, des images reviennent : ses cheveux blonds, son regard d’acier, son sourire de soleil californien, et cette élégance un peu mélancolique. Butch Cassidy et le Kid, L’Arnaque, Out of Africa, Nos plus belles années, Les hommes du président sont reprogrammés les jours suivants à la télé, sur les plateformes, car Redford, c’était le cinéma américain dans tout ce qu’il avait de plus noble et de plus photogénique.<br /><br />Car oui, d’où lui vient cette distance avec le cinéma hollywoodien, lui qui est né à Santa Monica, Los Angeles, en plein âge d’or du cinéma américain ? Peut-être ses origines puisqu’il est un des descendants d’un des pionniers de l’Amérique, le huguenot wallon <b>Philippe de Lannoye</b>, jeune aristocrate de l’actuelle frontière belgo-française, alors territoire des Pays-Bas. Le tout s’est mélangé au fil des générations à du sang anglais, écossais, irlandais. Alors on ne s’étonne pas de croiser des peintres qui l’ont croisé ou fréquenté dans les écoles d’art de Paris, Florence au cours des années 50.<br /><br />De retour aux Etats-Unis, Robert se fixe à New York où il étudie à l’académie américaine d’arts dramatiques. Broadway n’est pas loin, c’est une évidence, il convainc dès ses débuts en 1959 et enchaîne les pièces, trouvant le succès deux ans plus tard dans Sunday in New York puis Barefoot in the park, trois saisons à guichets fermés qui lui valent d’attirer l’attention de réalisateurs comme <b>Sidney Pollack</b>, <b>George Roy Hill</b>. Tous voient en lui ce mélange unique de virilité et de doute, d’homme fort et vulnérable, loin des clichés de <b>John Wayne</b>. Et quand il forme son duo avec <b>Paul Newman</b> dans Butch Cassidy et le Kid, c’est l’explosion médiatique. Le public ne voit plus un “joli garçon”, mais l’ami qu’on rêve d’avoir, le type loyal, silencieux, un peu insaisissable. Pas comme Steve McQueen, hein, Redford, c’est autre chose.<br /><br />Car il sera et est resté aussi celui qui aura refusé, malgré l’accumulation de triomphes cinématographiques, son star system. Il a ainsi fondé son festival de Sundance pour soutenir le cinéma indépendant, et continué à défendre des causes environnementales pendant plus de cinquante ans. Robert Redford, c’est au fond, l’homme sauvage qui n’a jamais voulu être une star. Pas loin de celui qu’il interprète admirablement dans Out of Africa. Et quand on lui demande s’il regrette d’avoir été réduit à sa beauté, son physique, il répond : “Je n’ai jamais compris pourquoi on me trouvait beau. J’ai toujours eu l’impression de devoir le mériter.” Et c’est parce qu’il le mérite qu’on n’en a pas fini avec ces gens, jeunes ou pas, qui découvrent ses films dans le monde.]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1325f599ece57c4958e8c38cf7f238f6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les étoiles de Nostalgie (3) : Nicole Croisille</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-etoiles-de-nostalgie-3-nicole-croisille--68736777</link><description><![CDATA[Le 9 février 2025, la nouvelle tombe, triste, comme on en a désormais pris l’habitude avec une certaine résignation : <b>Nicole Croisille</b> nous a quittés à l’âge de 88 ans. Et, tout de suite, cette voix revient. Ce timbre chaud, reconnaissable entre mille, celui qui vous caresse autant qu’il vous transperce. Mais avant d’être “la” voix d’Un homme et une femme, Nicole Croisille a connu mille vies ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68736777</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 09:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68736777/334214_les_etoiles_de_nostalgie_3_nicole_croisille.mp3" length="12673065" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 9 février 2025, la nouvelle tombe, triste, comme on en a désormais pris l’habitude avec une certaine résignation : Nicole Croisille nous a quittés à l’âge de 88 ans. Et, tout de suite, cette voix revient. Ce timbre chaud, reconnaissable entre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 9 février 2025, la nouvelle tombe, triste, comme on en a désormais pris l’habitude avec une certaine résignation : <b>Nicole Croisille</b> nous a quittés à l’âge de 88 ans. Et, tout de suite, cette voix revient. Ce timbre chaud, reconnaissable entre mille, celui qui vous caresse autant qu’il vous transperce. Mais avant d’être “la” voix d’Un homme et une femme, Nicole Croisille a connu mille vies ...]]></itunes:summary><itunes:duration>317</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/00e11a839be85fb7f726b2158485133f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les étoiles de Nostalgie (2) : Marianne Faithfull</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-etoiles-de-nostalgie-2-marianne-faithfull--68736740</link><description><![CDATA[Le 30 janvier 2025, on avait appris la triste nouvelle de la disparition de <b>Marianne Faithfull,</b> à l’âge de 78 ans. On la pensait oubliée et pourtant, toute la toile s’était éclairée d’images prouvant que la petite princesse des années 60 et son comeback retentissant au début de la new wave avait laissé une empreinte indélébile dans beaucoup de vies. Alors pourquoi ne pas retourner, l’espace d’une soirée, assister à un de ces moments qui ont compté énormément dans la légende de notre pop culture ... <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68736740</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 08:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68736740/334211_les_etoiles_de_nostalgie_2_marianne_faithfull.mp3" length="16006185" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 30 janvier 2025, on avait appris la triste nouvelle de la disparition de Marianne Faithfull, à l’âge de 78 ans. On la pensait oubliée et pourtant, toute la toile s’était éclairée d’images prouvant que la petite princesse des années 60 et son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 30 janvier 2025, on avait appris la triste nouvelle de la disparition de <b>Marianne Faithfull,</b> à l’âge de 78 ans. On la pensait oubliée et pourtant, toute la toile s’était éclairée d’images prouvant que la petite princesse des années 60 et son comeback retentissant au début de la new wave avait laissé une empreinte indélébile dans beaucoup de vies. Alors pourquoi ne pas retourner, l’espace d’une soirée, assister à un de ces moments qui ont compté énormément dans la légende de notre pop culture ... <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4e55c7aa7e9619575d2e26726a343e62.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les étoiles de Nostalgie (1) : Richard Chamberlain</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-etoiles-de-nostalgie-1-richard-chamberlain--68736683</link><description><![CDATA[Le 17 mars 2025, nous avons appris la disparition de <b>Richard Chamberlain</b>, à l’âge de 90 ans. Et tout de suite, une génération entière s’est revue, adolescente ou pas, le cœur battant devant ce sourire parfait sur le petit écran regardant la mini-série Les oiseaux se cachent pour mourir et Shogun. Car c’est aussi ça, la légende des années 80 ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68736683</guid><pubDate>Tue, 25 Nov 2025 08:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68736683/334208_les_etoiles_de_nostalgie_1_richard_chamberlain.mp3" length="8527785" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 17 mars 2025, nous avons appris la disparition de Richard Chamberlain, à l’âge de 90 ans. Et tout de suite, une génération entière s’est revue, adolescente ou pas, le cœur battant devant ce sourire parfait sur le petit écran regardant la mini-série...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 17 mars 2025, nous avons appris la disparition de <b>Richard Chamberlain</b>, à l’âge de 90 ans. Et tout de suite, une génération entière s’est revue, adolescente ou pas, le cœur battant devant ce sourire parfait sur le petit écran regardant la mini-série Les oiseaux se cachent pour mourir et Shogun. Car c’est aussi ça, la légende des années 80 ...]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b10fa5b44811ee3fefd98d17ec7d466d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les années MTV (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-annees-mtv-episode-5--68720819</link><description><![CDATA[Nous n’y étions pas mais les raconteurs d’anecdotes n’arrêtent pas de nous dire que la première chanson diffusée par <b>MTV</b> fut Video Killed the Radio Stars. C’est un peu court, jeune homme, dirait <b>Cyrano de Bergerac</b>. Et comme nous avons dû attendre les années 90 avant de recevoir MTV chez nous, cette première journée de MTV, je m’en vais vous la raconter grâce à notre machine à remonter le temps, ça vaut le voyage. Nous sommes le 1er août 1981 dans le New Jersey. On y va ? <br /><br />Aujourd’hui, seuls les abonnés au câble de quelques états américains vont avoir droit à ce lancement historique d’une chaîne de télé 100% musicale et qui doit être exclusivement rock. Budget minuscule, peu de gens y croient, on a envoyé quelques communiqués de presse et placé des affiches dans les magasins de disques pour l’annoncer. Pas de panique dit le patron à ses quelques employés, y aura personne devant le poste, le premier jour. Ah ben ouais, certains membres de l’équipe se sont offusqués que la première vidéo soit celle d’un groupe anglais, les <b>Buggles</b>, avec un titre qui n’a même pas fait un succès aux USA. Mais avouez qu’avec un titre pareil, cette chanson s’impose pour ouvrir le programme. <br /><br />Et puis il y a eu le problème <b>Neil Armstrong</b>, le premier homme sur la Lune les a en effet menacés d’un procès s’ils utilisaient l’image de ses fameux premiers pas pour le lancement d’une chaîne privée, il a fallu bidouiller sur l’image même à la dernière minute pour éviter les ennuis. Mais bon, c’est parti. Avec les moyens du bord évidemment. C’est-à-dire un magnéto professionnel de location et certaines bandes fournies par les firmes de disques qui ne sont pas au bon format.<br /><br />Quant aux animateurs, les VJ, Vidéo Jockey comme on les appelle, pas de loge, ils doivent se changer dans les toilettes. On ne s’étonnera pas que la jeune animatrice de 19 ans ait gardé le même pull à l’écran toute la journée. Ah en parlant d’animer, elle a souffert : le prompteur va trop vite, pas le temps de tout lire, donc elle improvise. Et puis quand un autre animateur prend le relais, il annonce <b>The Who</b> You better you bet, et c’est <b>Pat Benatar</b> qui apparaît à l’écran, avec You Better Run. Mais c’est pas graaave, je vous dis, y a personne qui regarde. Personne, y a quand même un gars qui a appelé en disant “Arrêtez de passer des trucs zarrebis, mettez du <b>Journey</b>.” Il appelait d’où ? De l’Oklahoma. De l’Oklahoma ? Mince ! La secrétaire note ça sur un post-it, le premier feedback du public de MTV, qu’elle pose sur le bureau du dirlo qui n’est pas là, ce premier jour, c’est pour ça qu’il a enregistré les premiers mots prononcés à l’ouverture du canal. <br /><br />Bref, nous voilà à la fin de cette première journée de programme. On y est arrivé ! Il y a eu 7 enchaînements loupés, 4 écrans noirs et le magnéto a surchauffé, heureusement qu’il a supporté le vent frais d’un gros ventilateur dirigé sur lui en catastrophe. Quant au fait qu’il n’y aurait personne, ils étaient 250.000 devant leur poste à regarder ces clips nonstop. La chaîne en espère 500.000 au bout d’une année, elle passera la barre du million en neuf mois. Quant aux Buggles, ils sont repassés une seconde fois, à la fin de cette journée avec ce clip qui ouvrait un chemin inattendu à l’industrie du disque. Car non, MTV n’a pas tué les stars de la radio.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68720819</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 11:54:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68720819/334154_les_annees_mtv_episode_5.mp3" length="16464112" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous n’y étions pas mais les raconteurs d’anecdotes n’arrêtent pas de nous dire que la première chanson diffusée par MTV fut Video Killed the Radio Stars. C’est un peu court, jeune homme, dirait Cyrano de Bergerac. Et comme nous avons dû attendre les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous n’y étions pas mais les raconteurs d’anecdotes n’arrêtent pas de nous dire que la première chanson diffusée par <b>MTV</b> fut Video Killed the Radio Stars. C’est un peu court, jeune homme, dirait <b>Cyrano de Bergerac</b>. Et comme nous avons dû attendre les années 90 avant de recevoir MTV chez nous, cette première journée de MTV, je m’en vais vous la raconter grâce à notre machine à remonter le temps, ça vaut le voyage. Nous sommes le 1er août 1981 dans le New Jersey. On y va ? <br /><br />Aujourd’hui, seuls les abonnés au câble de quelques états américains vont avoir droit à ce lancement historique d’une chaîne de télé 100% musicale et qui doit être exclusivement rock. Budget minuscule, peu de gens y croient, on a envoyé quelques communiqués de presse et placé des affiches dans les magasins de disques pour l’annoncer. Pas de panique dit le patron à ses quelques employés, y aura personne devant le poste, le premier jour. Ah ben ouais, certains membres de l’équipe se sont offusqués que la première vidéo soit celle d’un groupe anglais, les <b>Buggles</b>, avec un titre qui n’a même pas fait un succès aux USA. Mais avouez qu’avec un titre pareil, cette chanson s’impose pour ouvrir le programme. <br /><br />Et puis il y a eu le problème <b>Neil Armstrong</b>, le premier homme sur la Lune les a en effet menacés d’un procès s’ils utilisaient l’image de ses fameux premiers pas pour le lancement d’une chaîne privée, il a fallu bidouiller sur l’image même à la dernière minute pour éviter les ennuis. Mais bon, c’est parti. Avec les moyens du bord évidemment. C’est-à-dire un magnéto professionnel de location et certaines bandes fournies par les firmes de disques qui ne sont pas au bon format.<br /><br />Quant aux animateurs, les VJ, Vidéo Jockey comme on les appelle, pas de loge, ils doivent se changer dans les toilettes. On ne s’étonnera pas que la jeune animatrice de 19 ans ait gardé le même pull à l’écran toute la journée. Ah en parlant d’animer, elle a souffert : le prompteur va trop vite, pas le temps de tout lire, donc elle improvise. Et puis quand un autre animateur prend le relais, il annonce <b>The Who</b> You better you bet, et c’est <b>Pat Benatar</b> qui apparaît à l’écran, avec You Better Run. Mais c’est pas graaave, je vous dis, y a personne qui regarde. Personne, y a quand même un gars qui a appelé en disant “Arrêtez de passer des trucs zarrebis, mettez du <b>Journey</b>.” Il appelait d’où ? De l’Oklahoma. De l’Oklahoma ? Mince ! La secrétaire note ça sur un post-it, le premier feedback du public de MTV, qu’elle pose sur le bureau du dirlo qui n’est pas là, ce premier jour, c’est pour ça qu’il a enregistré les premiers mots prononcés à l’ouverture du canal. <br /><br />Bref, nous voilà à la fin de cette première journée de programme. On y est arrivé ! Il y a eu 7 enchaînements loupés, 4 écrans noirs et le magnéto a surchauffé, heureusement qu’il a supporté le vent frais d’un gros ventilateur dirigé sur lui en catastrophe. Quant au fait qu’il n’y aurait personne, ils étaient 250.000 devant leur poste à regarder ces clips nonstop. La chaîne en espère 500.000 au bout d’une année, elle passera la barre du million en neuf mois. Quant aux Buggles, ils sont repassés une seconde fois, à la fin de cette journée avec ce clip qui ouvrait un chemin inattendu à l’industrie du disque. Car non, MTV n’a pas tué les stars de la radio.]]></itunes:summary><itunes:duration>412</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5169f85b68e6f8bd59a10c61cf59842a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les années MTV (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-annees-mtv-episode-4--68720801</link><description><![CDATA[Même si elle ne date pas de cette époque, la musique acoustique a été particulièrement populaire au cours de la première partie des années nonante. C’est d’autant plus étonnant qu’on nage déjà dans l’ère électro à cause de MTV, et que c’est pourtant cette même chaîne qui va populariser l'acoustique avec un mot : Unplugged ! <br /><br />Le truc ? Demander à des artistes de venir jouer en live sur un plateau, leur répertoire en débranchant l'électricité de leurs instruments. Le seul courant qui doit passer est celui des micros et celui qui relie le musicien au public. Bien sûr, MTV n’invente pas le concept. Ainsi dans son célèbre show télé, Le comeback special en 1969, <b>Elvis Presley</b> joue une partie de son répertoire avec ses musiciens uniquement sur des guitares acoustiques. Et puis <b>Led Zeppelin</b>, au cours des années 70 faisait un break au milieu du concert en jouant un set tous les quatre sur des instruments acoustiques sur le devant de la scène, assis sur des tabourets. Mais bon, ici il s’agit d’une émission de télévision. Elle démarre en 1989. Au début, ça ne se bouscule pas au portillon avec des seconds couteaux, au demeurant excellents comme <b>Squeeze</b>, <b>The Alarm</b> et l’excellent <b>Joe Walsh</b>, guitariste des <b>Eagles</b>. <br /><br />Ça commence en fait à bouger l’année suivante avec la venue de quelques grands formats du hard rock américain comme <b>Aerosmith</b> mais aussi des stars telles que <b>Hall &amp; Oates</b> et <b>Elton John</b>. Mais c’est la publication en CD de la prestation de <b>Paul McCartney</b> en 1991 qui donne un statut culte à l’émission. Le disque qui se nomme Official Bootleg est de plus une totale réussite de la part de l’ex-Beatle qui se réaffirme de plus en plus comme une bête de scène. Avec le passage des <b>Cure</b>, <b>R.E.M.</b>, <b>Elvis Costello</b> et <b>Sting</b>, MTV Unplugged devient un rendez-vous prisé pour les artistes qui maintenant sont en demande d’y participer. <br /><br />Parmi les <b>Eurythmics</b>, <b>Springsteen</b>, ou<b> Pearl Jam</b> qui s’y produisent cette année-là, on trouve aussi <b>Eric Clapton</b>. Au terme de l’enregistrement, quelqu’un suggère de le sortir en CD. Clapton n’est pas chaud : il a commis quelques petites erreurs par ci par là et surtout il n’y croit absolument pas. Qui va acheter ça ? Warner, sa firme de disques, n'y croit pas non plus. Mais enfin, Clapton n’a pas sorti de disque depuis trois ans et ça commence à faire long. On en vendra toujours aux fans.<br /><br />Unplugged figure aujourd’hui parmi les albums les plus vendus de tous les temps. Le succès a été immédiat : N°1 dans beaucoup de pays, multi platine, il se vend rien qu’aux Etats-Unis à 10 millions d’exemplaires faisant la fortune de Clapton et donnant à l’émission un statut de reine. Les grands moments vont alors se multiplier comme les passages de <b>Bob Dylan</b> et de <b>Nirvana</b>, la reformation des <b>Eagles</b> et de <b>Kiss</b>. Mais alors que tous ces grands moments télévisés se vendent par millions en CD, l’électro prend toujours de plus en plus de place dans la programmation de MTV, il faut dire que cette musique mise pleinement sur l’image.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68720801</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 11:51:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68720801/334153_les_annees_mtv_episode_4.mp3" length="17981872" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Même si elle ne date pas de cette époque, la musique acoustique a été particulièrement populaire au cours de la première partie des années nonante. C’est d’autant plus étonnant qu’on nage déjà dans l’ère électro à cause de MTV, et que c’est pourtant...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Même si elle ne date pas de cette époque, la musique acoustique a été particulièrement populaire au cours de la première partie des années nonante. C’est d’autant plus étonnant qu’on nage déjà dans l’ère électro à cause de MTV, et que c’est pourtant cette même chaîne qui va populariser l'acoustique avec un mot : Unplugged ! <br /><br />Le truc ? Demander à des artistes de venir jouer en live sur un plateau, leur répertoire en débranchant l'électricité de leurs instruments. Le seul courant qui doit passer est celui des micros et celui qui relie le musicien au public. Bien sûr, MTV n’invente pas le concept. Ainsi dans son célèbre show télé, Le comeback special en 1969, <b>Elvis Presley</b> joue une partie de son répertoire avec ses musiciens uniquement sur des guitares acoustiques. Et puis <b>Led Zeppelin</b>, au cours des années 70 faisait un break au milieu du concert en jouant un set tous les quatre sur des instruments acoustiques sur le devant de la scène, assis sur des tabourets. Mais bon, ici il s’agit d’une émission de télévision. Elle démarre en 1989. Au début, ça ne se bouscule pas au portillon avec des seconds couteaux, au demeurant excellents comme <b>Squeeze</b>, <b>The Alarm</b> et l’excellent <b>Joe Walsh</b>, guitariste des <b>Eagles</b>. <br /><br />Ça commence en fait à bouger l’année suivante avec la venue de quelques grands formats du hard rock américain comme <b>Aerosmith</b> mais aussi des stars telles que <b>Hall &amp; Oates</b> et <b>Elton John</b>. Mais c’est la publication en CD de la prestation de <b>Paul McCartney</b> en 1991 qui donne un statut culte à l’émission. Le disque qui se nomme Official Bootleg est de plus une totale réussite de la part de l’ex-Beatle qui se réaffirme de plus en plus comme une bête de scène. Avec le passage des <b>Cure</b>, <b>R.E.M.</b>, <b>Elvis Costello</b> et <b>Sting</b>, MTV Unplugged devient un rendez-vous prisé pour les artistes qui maintenant sont en demande d’y participer. <br /><br />Parmi les <b>Eurythmics</b>, <b>Springsteen</b>, ou<b> Pearl Jam</b> qui s’y produisent cette année-là, on trouve aussi <b>Eric Clapton</b>. Au terme de l’enregistrement, quelqu’un suggère de le sortir en CD. Clapton n’est pas chaud : il a commis quelques petites erreurs par ci par là et surtout il n’y croit absolument pas. Qui va acheter ça ? Warner, sa firme de disques, n'y croit pas non plus. Mais enfin, Clapton n’a pas sorti de disque depuis trois ans et ça commence à faire long. On en vendra toujours aux fans.<br /><br />Unplugged figure aujourd’hui parmi les albums les plus vendus de tous les temps. Le succès a été immédiat : N°1 dans beaucoup de pays, multi platine, il se vend rien qu’aux Etats-Unis à 10 millions d’exemplaires faisant la fortune de Clapton et donnant à l’émission un statut de reine. Les grands moments vont alors se multiplier comme les passages de <b>Bob Dylan</b> et de <b>Nirvana</b>, la reformation des <b>Eagles</b> et de <b>Kiss</b>. Mais alors que tous ces grands moments télévisés se vendent par millions en CD, l’électro prend toujours de plus en plus de place dans la programmation de MTV, il faut dire que cette musique mise pleinement sur l’image.]]></itunes:summary><itunes:duration>450</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5169f85b68e6f8bd59a10c61cf59842a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les années MTV (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-annees-mtv-episode-3--68720772</link><description><![CDATA[En 2001, on n’a pas eu droit à une odyssée de l’espace mais à la mue de MTV. En effet, le Musical de MTV est de moins en moins visible face à la montée de la télé-réalité sur son antenne. Mais bon, il reste encore de la zikmu comme dans la très populaire émission Total Request Live qui réunit l’après-midi deux millions de téléspectateurs pour regarder les clips les plus demandés par téléphone, et déjà, par internet.<br /><br />Mais ce 2 avril 2001, son animateur <b>Carson Daly</b>, va vivre quelques moments de solitude. En effet vers 15h27, au lieu d'un bon clip pop, l'écran vire au noir, et boom, apparaît <b>Johnny Knoxville</b>, l'un des piliers de Jackass, l’émission de cascades absurdes lancée quelques mois plus tôt. Et que voit-on, cette bourrique de Knoxville se faire électrocuter avec un Taser de 50.000 volts. Il tombe dans les pommes durant quelques secondes interminables, sans avertissement préalable, rien. Le clip enchaîne sur <b>Steve-O</b>, un autre sociétaire de l’émission qui avale un poisson rouge vivant, avant de le recracher. Le poisson vit toujours, ok, mais qu’est-ce que c’est que ce truc de dingues ? <br /><br />Et ben, les créateurs de Jackass ont glissé ces extraits dans la rotation de TRL pour booster l’audience de leur émission en soirée, sans prévenir la régie MTV, pensant que ça passerait dans le flux. <br /><br />Panique immédiate à la maison-mère de MTV, les plaintes affluent, 400 appels en deux minutes au standard, dont beaucoup de parents furieux. Le CSA américain, reçoit, lui, douze signalements en cinq minutes, un record pour un après-midi. Carson Daly, rouge vif, apparaît à l'antenne : "Euh… c'était Jackass. On revient après la pub." Une pub pour des céréales pour les mômes, la totale. Pendant ce temps, le big boss de MTV Networks reçoit un coup de fil de celui de Nickelodeon qui partage son signal sur le câble : "Vos tarés polluent mon réseau familial !" <br /><br />Le VJ et la régie improvisent : ils ajoutent un bandeau géant disant "Ne faites pas ça chez vous", mais c’est trop tard pour les scènes déjà passées comme celle du gars se faisant mordre par un alligator ou celui poursuivi par un taureau en string. L'audience explose à 4,2 millions de téléspectateurs, un record pour TRL, mais de très gros annonceurs retirent leurs campagnes, et un sénateur menace d'une enquête fédérale.<br /><br />En réunion d'urgence, MTV hésite à tout stopper. Knoxville et l'équipe menacent de claquer la porte si on censure. Jackass survit, mais avec des avertissements obligatoires. Ironie du sort, cette diffusion sauvage booste l'émission (+40 % d'audience les jours suivants), il y aura même un film au cinéma, puis d’autres. Cette journée marque le pic du "chaos créatif" de MTV : un pari risqué où on a frôlé la catastrophe mais qui a immortalisé Jackass comme un phénomène de la contre-culture, aujourd’hui bien dépassé par toutes les gamelles qu’on regarde sur Youtube. Pendant ce temps, cette année-là, y avait la chanson de la B.O. de Moulin Rouge qui passait sur MTV.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68720772</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 11:48:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68720772/334152_les_annees_mtv_episode_3.mp3" length="15978352" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 2001, on n’a pas eu droit à une odyssée de l’espace mais à la mue de MTV. En effet, le Musical de MTV est de moins en moins visible face à la montée de la télé-réalité sur son antenne. Mais bon, il reste encore de la zikmu comme dans la très...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 2001, on n’a pas eu droit à une odyssée de l’espace mais à la mue de MTV. En effet, le Musical de MTV est de moins en moins visible face à la montée de la télé-réalité sur son antenne. Mais bon, il reste encore de la zikmu comme dans la très populaire émission Total Request Live qui réunit l’après-midi deux millions de téléspectateurs pour regarder les clips les plus demandés par téléphone, et déjà, par internet.<br /><br />Mais ce 2 avril 2001, son animateur <b>Carson Daly</b>, va vivre quelques moments de solitude. En effet vers 15h27, au lieu d'un bon clip pop, l'écran vire au noir, et boom, apparaît <b>Johnny Knoxville</b>, l'un des piliers de Jackass, l’émission de cascades absurdes lancée quelques mois plus tôt. Et que voit-on, cette bourrique de Knoxville se faire électrocuter avec un Taser de 50.000 volts. Il tombe dans les pommes durant quelques secondes interminables, sans avertissement préalable, rien. Le clip enchaîne sur <b>Steve-O</b>, un autre sociétaire de l’émission qui avale un poisson rouge vivant, avant de le recracher. Le poisson vit toujours, ok, mais qu’est-ce que c’est que ce truc de dingues ? <br /><br />Et ben, les créateurs de Jackass ont glissé ces extraits dans la rotation de TRL pour booster l’audience de leur émission en soirée, sans prévenir la régie MTV, pensant que ça passerait dans le flux. <br /><br />Panique immédiate à la maison-mère de MTV, les plaintes affluent, 400 appels en deux minutes au standard, dont beaucoup de parents furieux. Le CSA américain, reçoit, lui, douze signalements en cinq minutes, un record pour un après-midi. Carson Daly, rouge vif, apparaît à l'antenne : "Euh… c'était Jackass. On revient après la pub." Une pub pour des céréales pour les mômes, la totale. Pendant ce temps, le big boss de MTV Networks reçoit un coup de fil de celui de Nickelodeon qui partage son signal sur le câble : "Vos tarés polluent mon réseau familial !" <br /><br />Le VJ et la régie improvisent : ils ajoutent un bandeau géant disant "Ne faites pas ça chez vous", mais c’est trop tard pour les scènes déjà passées comme celle du gars se faisant mordre par un alligator ou celui poursuivi par un taureau en string. L'audience explose à 4,2 millions de téléspectateurs, un record pour TRL, mais de très gros annonceurs retirent leurs campagnes, et un sénateur menace d'une enquête fédérale.<br /><br />En réunion d'urgence, MTV hésite à tout stopper. Knoxville et l'équipe menacent de claquer la porte si on censure. Jackass survit, mais avec des avertissements obligatoires. Ironie du sort, cette diffusion sauvage booste l'émission (+40 % d'audience les jours suivants), il y aura même un film au cinéma, puis d’autres. Cette journée marque le pic du "chaos créatif" de MTV : un pari risqué où on a frôlé la catastrophe mais qui a immortalisé Jackass comme un phénomène de la contre-culture, aujourd’hui bien dépassé par toutes les gamelles qu’on regarde sur Youtube. Pendant ce temps, cette année-là, y avait la chanson de la B.O. de Moulin Rouge qui passait sur MTV.]]></itunes:summary><itunes:duration>400</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5169f85b68e6f8bd59a10c61cf59842a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les années MTV (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-annees-mtv-episode-2--68720754</link><description><![CDATA[Je ne pense pas être le seul, vous avez sans doute remarqué qu’au cours de ces vingt dernières années, le rock et les groupes en général ont perdu du terrain dans les classements et les ventes. Et même si depuis peu, il y a un retour du rock, nous vivons une époque où il n’y en a plus que pour les chanteurs, rappeurs et les DJ bien sûr, qui chipotent seuls dans leur coin ou s’invitent les uns les autres sur leurs singles désincarnés en streaming. Si on vend encore beaucoup de 33 Tours de groupes de rock ou de musiciens soul, il faut bien reconnaître que ce sont ceux d’anciens des années 60, 70, 80 et 90. De cette époque où pour exister, créer dans le monde de l’industrie musicale et face au public, rien ne valait être dans un groupe. Cette époque où tous se rêvaient devenir les prochains <b>Beatles</b>, <b>Earth Wind &amp; Fire</b> ou <b>Nirvana</b>.<br /><br />Et tout ça, s’était amplifié dans les années 80 et 90 avec l’arrivée des clips vidéos, du CD aussi, qu’on emmenait partout avec nous, et bien sûr des télés musicales. Les années MTV, quoi. Dans les années 80, on n’imaginait pas un monde où n’apparaîtrait pas chaque semaine un nouveau et sensationnel groupe pop. Et dans les années 90, l’arrivée du grunge des Etats-Unis et de la Britpop d’Angleterre nous faisait croire que la relève allait continuer à sortir des caves et des greniers de manière permanente avec un nouveau son. On ne savait pas encore que c’était la dernière fois, mais ne cassons pas le rêve, nous sommes en 1993. La radio et la télé diffusent alors nonstop les nouveaux titres de <b>Nirvana</b>, <b>REM</b> et <b>Red Hot Chili Peppers</b> quand sort le single d’un groupe qu’on croirait sorti tout droit de Seattle. Vrai, en les entendant à la radio, on imagine les <b>Radiohead</b> portant des jeans troués, de longues chemises de bûcheron et des cheveux bien gras.<br /><br />Mais rien à voir ; ces petits nouveaux ne vivent pas très loin de chez nous, ils sont de Oxford et comme leurs aînés de <b>Pink Floyd</b>, ils sortent de l’université. Ils ont commencé à jouer ensemble durant leurs humanités et ne se sont pas perdus de vue pendant leurs études supérieures. L’un d’eux jobant dans un magasin de disques a ainsi donné la cassette qu’ils ont enregistrée à un représentant de la firme EMI et bingo, ils ont dit ça nous intéresse. Et justement, pour <b>Thom Yorke</b>, le chanteur et guitariste, on ne dit pas non à EMI, la firme de disques de <b>Queen</b>. C’est parce qu’il était fan de <b>Brian May</b> que le père de Thom lui avait acheté une guitare acoustique, et c’est en voyant à 17 ans jouer le groupe new wave <b>Siouxsie Sioux and The Banshees </b>qu’il a décidé de se mettre au chant. Quant au nom de Radiohead, il vient d’une chanson des <b>Talking Heads</b>, un autre groupe qu’il a beaucoup écouté.<br /><br />Alors grunge, les Radiohead ? Pas du tout. Ils sont plutôt Pink Floyd, les mecs de Cambridge : pas le même coin ni la même époque mais la démarche est la même. Des guitares, oui, mais aussi et surtout de l’électronique et cette volonté de travailler en vase clos, de chercher, de créer des choses qui n’ont jamais été entendues. C’est pas un chouïa déprimant ? disent des gars à la BBC qui ne les diffusent pas au départ mais vont y être obligés à cause de <b>MTV</b> qui elle, les matraque. Oui, mais c’est dans l’air du temps en 1993, écoutez <b>Pearl Jam</b> et Nirvana. Et puis Pink Floyd l’était aussi, un peu déprimant, même <b>Coluche</b> le disait …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68720754</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 11:45:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68720754/334151_les_annees_mtv_episode_2.mp3" length="18380272" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je ne pense pas être le seul, vous avez sans doute remarqué qu’au cours de ces vingt dernières années, le rock et les groupes en général ont perdu du terrain dans les classements et les ventes. Et même si depuis peu, il y a un retour du rock, nous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je ne pense pas être le seul, vous avez sans doute remarqué qu’au cours de ces vingt dernières années, le rock et les groupes en général ont perdu du terrain dans les classements et les ventes. Et même si depuis peu, il y a un retour du rock, nous vivons une époque où il n’y en a plus que pour les chanteurs, rappeurs et les DJ bien sûr, qui chipotent seuls dans leur coin ou s’invitent les uns les autres sur leurs singles désincarnés en streaming. Si on vend encore beaucoup de 33 Tours de groupes de rock ou de musiciens soul, il faut bien reconnaître que ce sont ceux d’anciens des années 60, 70, 80 et 90. De cette époque où pour exister, créer dans le monde de l’industrie musicale et face au public, rien ne valait être dans un groupe. Cette époque où tous se rêvaient devenir les prochains <b>Beatles</b>, <b>Earth Wind &amp; Fire</b> ou <b>Nirvana</b>.<br /><br />Et tout ça, s’était amplifié dans les années 80 et 90 avec l’arrivée des clips vidéos, du CD aussi, qu’on emmenait partout avec nous, et bien sûr des télés musicales. Les années MTV, quoi. Dans les années 80, on n’imaginait pas un monde où n’apparaîtrait pas chaque semaine un nouveau et sensationnel groupe pop. Et dans les années 90, l’arrivée du grunge des Etats-Unis et de la Britpop d’Angleterre nous faisait croire que la relève allait continuer à sortir des caves et des greniers de manière permanente avec un nouveau son. On ne savait pas encore que c’était la dernière fois, mais ne cassons pas le rêve, nous sommes en 1993. La radio et la télé diffusent alors nonstop les nouveaux titres de <b>Nirvana</b>, <b>REM</b> et <b>Red Hot Chili Peppers</b> quand sort le single d’un groupe qu’on croirait sorti tout droit de Seattle. Vrai, en les entendant à la radio, on imagine les <b>Radiohead</b> portant des jeans troués, de longues chemises de bûcheron et des cheveux bien gras.<br /><br />Mais rien à voir ; ces petits nouveaux ne vivent pas très loin de chez nous, ils sont de Oxford et comme leurs aînés de <b>Pink Floyd</b>, ils sortent de l’université. Ils ont commencé à jouer ensemble durant leurs humanités et ne se sont pas perdus de vue pendant leurs études supérieures. L’un d’eux jobant dans un magasin de disques a ainsi donné la cassette qu’ils ont enregistrée à un représentant de la firme EMI et bingo, ils ont dit ça nous intéresse. Et justement, pour <b>Thom Yorke</b>, le chanteur et guitariste, on ne dit pas non à EMI, la firme de disques de <b>Queen</b>. C’est parce qu’il était fan de <b>Brian May</b> que le père de Thom lui avait acheté une guitare acoustique, et c’est en voyant à 17 ans jouer le groupe new wave <b>Siouxsie Sioux and The Banshees </b>qu’il a décidé de se mettre au chant. Quant au nom de Radiohead, il vient d’une chanson des <b>Talking Heads</b>, un autre groupe qu’il a beaucoup écouté.<br /><br />Alors grunge, les Radiohead ? Pas du tout. Ils sont plutôt Pink Floyd, les mecs de Cambridge : pas le même coin ni la même époque mais la démarche est la même. Des guitares, oui, mais aussi et surtout de l’électronique et cette volonté de travailler en vase clos, de chercher, de créer des choses qui n’ont jamais été entendues. C’est pas un chouïa déprimant ? disent des gars à la BBC qui ne les diffusent pas au départ mais vont y être obligés à cause de <b>MTV</b> qui elle, les matraque. Oui, mais c’est dans l’air du temps en 1993, écoutez <b>Pearl Jam</b> et Nirvana. Et puis Pink Floyd l’était aussi, un peu déprimant, même <b>Coluche</b> le disait …]]></itunes:summary><itunes:duration>460</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5169f85b68e6f8bd59a10c61cf59842a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les années MTV (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-annees-mtv-episode-1--68720735</link><description><![CDATA[Chaque jour depuis des décennies, nous sommes des millions à regarder la télévision. Quel succès pour un meuble ! Cette vanne de <b>Coluche</b> nous avait bien fait rire à l’époque. Et depuis cette époque, elle a bien changé, notre télé. Je ne parle pas du fait qu’elle soit devenue ultra plate avec un son de cinéma, non. Mais plutôt qu’elle offre une myriade de chaînes et de plateformes. C’est vrai, aujourd’hui, tous les soirs, c’est “chacun regarde ce qui lui plaît”. <br /><br />Et donc, on a perdu la grande communion télévisuelle, celle qui faisait que le lendemain, on avait quasiment tous vu le même programme : on pouvait partager les émotions qu’on avait ressenties. Et justement, ce week-end, je me suis arrêté sur une chaîne que ça faisait plus de vingt ans que je ne l’avais plus regardée : MTV. Et ben, ça m’a fichu un coup parce que MTV, ça a quand même été une fête quand elle a débarqué en Belgique et en France au début des années 90. C’est vrai qu'on en entendait parler depuis dix ans sans pouvoir la regarder. On se disait que ça devait être le pied de pouvoir regarder des clips à n’importe quelle heure de la journée ; il suffisait d’allumer sa télé et hop, c’était parti. Ça devait vraiment être magique, MTV. C’était l’époque où le groupe Police en faisait la pub. C’est d’ailleurs ce qui avait donné l’inspiration à <b>Mark Knopfler</b> de ce fameux titre de <b>Dire Straits </b>en 1985 …<br /><br />Et donc début 90, quand cette chaîne musicale est enfin arrivée chez nous, on s’est calé devant le poste et c’est vrai qu’on a découvert un autre univers, à la fois américain et britannique. Alors pour ceux qui n’ont pas connu, ce n’était pas seulement un défilé de clips. Il y avait un tas d’émissions musicales dont certaines nous ont tous réunis en soirée comme MTV Unplugged. Combien d’entre vous ont regardé celui de <b>Nirvana</b>, <b>Bob Dylan</b>, <b>Page</b> et <b>Plant</b>, le presque <b>Led Zeppelin</b>, ou encore <b>Rod Stewart</b>. Des CD de l’émission figurent parmi les plus grands best sellers des années 90 comme celui d’<b>Eric Clapton</b>. Et puis les autres soirs on regardait Most Wanted avec l’incroyable <b>Ray Cookes</b> qui ne se contentait pas de lancer des vidéos. Nous, en Belgique, on le connaissait déjà car il avait été animateur télé sur la chaîne publique avant, mais là, il était déchaîné ! Il nous parlait tout près de la caméra comme s’il était dans notre salon, et il dialoguait avec le cameraman qui parfois répondait et dont on n’a jamais vu que l’ombre sur le décor. Et ça c’était une première dans l’histoire de la télé qu’un technicien donne la réplique à un animateur.<br /><br />Bref, on a encore tous quelque part dans notre tête, je vous l’ai rappelé, le I want my MTV, alors moi je dis I want my MTV back, rendez-nous notre MTV, celle qui nous a fait découvrir tant d’artistes dans les années 90 comme, tenez, <b>TLC</b>, qu’est-ce qu’il a tourné ce clip soul, cool et rafraîchissant, souvenez-vous ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68720735</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2025 11:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68720735/334148_les_annees_mtv_episode_1.mp3" length="15679785" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Chaque jour depuis des décennies, nous sommes des millions à regarder la télévision. Quel succès pour un meuble ! Cette vanne de Coluche nous avait bien fait rire à l’époque. Et depuis cette époque, elle a bien changé, notre télé. Je ne parle pas du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Chaque jour depuis des décennies, nous sommes des millions à regarder la télévision. Quel succès pour un meuble ! Cette vanne de <b>Coluche</b> nous avait bien fait rire à l’époque. Et depuis cette époque, elle a bien changé, notre télé. Je ne parle pas du fait qu’elle soit devenue ultra plate avec un son de cinéma, non. Mais plutôt qu’elle offre une myriade de chaînes et de plateformes. C’est vrai, aujourd’hui, tous les soirs, c’est “chacun regarde ce qui lui plaît”. <br /><br />Et donc, on a perdu la grande communion télévisuelle, celle qui faisait que le lendemain, on avait quasiment tous vu le même programme : on pouvait partager les émotions qu’on avait ressenties. Et justement, ce week-end, je me suis arrêté sur une chaîne que ça faisait plus de vingt ans que je ne l’avais plus regardée : MTV. Et ben, ça m’a fichu un coup parce que MTV, ça a quand même été une fête quand elle a débarqué en Belgique et en France au début des années 90. C’est vrai qu'on en entendait parler depuis dix ans sans pouvoir la regarder. On se disait que ça devait être le pied de pouvoir regarder des clips à n’importe quelle heure de la journée ; il suffisait d’allumer sa télé et hop, c’était parti. Ça devait vraiment être magique, MTV. C’était l’époque où le groupe Police en faisait la pub. C’est d’ailleurs ce qui avait donné l’inspiration à <b>Mark Knopfler</b> de ce fameux titre de <b>Dire Straits </b>en 1985 …<br /><br />Et donc début 90, quand cette chaîne musicale est enfin arrivée chez nous, on s’est calé devant le poste et c’est vrai qu’on a découvert un autre univers, à la fois américain et britannique. Alors pour ceux qui n’ont pas connu, ce n’était pas seulement un défilé de clips. Il y avait un tas d’émissions musicales dont certaines nous ont tous réunis en soirée comme MTV Unplugged. Combien d’entre vous ont regardé celui de <b>Nirvana</b>, <b>Bob Dylan</b>, <b>Page</b> et <b>Plant</b>, le presque <b>Led Zeppelin</b>, ou encore <b>Rod Stewart</b>. Des CD de l’émission figurent parmi les plus grands best sellers des années 90 comme celui d’<b>Eric Clapton</b>. Et puis les autres soirs on regardait Most Wanted avec l’incroyable <b>Ray Cookes</b> qui ne se contentait pas de lancer des vidéos. Nous, en Belgique, on le connaissait déjà car il avait été animateur télé sur la chaîne publique avant, mais là, il était déchaîné ! Il nous parlait tout près de la caméra comme s’il était dans notre salon, et il dialoguait avec le cameraman qui parfois répondait et dont on n’a jamais vu que l’ombre sur le décor. Et ça c’était une première dans l’histoire de la télé qu’un technicien donne la réplique à un animateur.<br /><br />Bref, on a encore tous quelque part dans notre tête, je vous l’ai rappelé, le I want my MTV, alors moi je dis I want my MTV back, rendez-nous notre MTV, celle qui nous a fait découvrir tant d’artistes dans les années 90 comme, tenez, <b>TLC</b>, qu’est-ce qu’il a tourné ce clip soul, cool et rafraîchissant, souvenez-vous ...]]></itunes:summary><itunes:duration>392</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5169f85b68e6f8bd59a10c61cf59842a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robert Doisneau et ses instants volés (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robert-doisneau-et-ses-instants-voles-episode-5--68397620</link><description><![CDATA[Un homme et son chien. Un gros Briard noir frisé dont les poils hirsutes cachent le regard bravement couché au pied de la chaise de son maître assis à la terrasse d’une buvette parisienne. L’homme porte le costume cravate et chapeau classique comme tout le monde après-guerre mais il se tient légèrement avachi face à son verre de guignolet, la clope au bec et le regard dans le vide. On devine que son esprit est perdu dans une probable inspiration, assemblant des phrases et des rimes puisque l’homme en question se nomme<b> Jacques Prévert</b>, immédiatement reconnaissable, il est le poète le plus connu de sa génération.<br /><br />Dialoguiste d’une vingtaine de classiques du cinéma des Enfants du Paradis aux Visiteurs du soir, en passant par Quai des brumes et Drôle de drame… (bizarre, bizarre), Prévert a été chanté avec succès par son ami Yves Montand, Les feuilles mortes, et puis par<b> Juliette Gréco</b>, <b>Serge Reggiani</b>, et même <b>Serge Gainsbourg</b> qui lui rend hommage dans un superbe titre … Un Prévert qui à Paris, a longtemps préféré vivre à l’hôtel ou dans des meublés. Et quand il s’installe enfin dans un appartement, c’est derrière le Moulin Rouge, dans une rue en cul-de-sac, avec pour voisin de pallier, <b>Boris Vian </b>…<br /><br />L’homme qui prend cette photo sous les platanes d’un trottoir parisien, c’est bien évidemment Robert Doisneau. Prévert et lui se sont rencontrés grâce à son frère Pierre qui bosse dans un cabaret. Prévert et Doisneau se sont très vite trouvés. Je devrais dire, reconnus car ils partagent l’amour des petites gens : tu dois mettre dans le rectangle les laissés pour compte envoyés par le hasard pour en faire un bouquet, dit le poète au photographe. <br /><br />L’exposition de photos montées sur des planches dans ledit cabaret est un succès éclair puisque l’acteur <b>Anthony Quinn</b>, star d’Hollywood, Zorba le Grec et Quasimodo de Notre-Dame de Paris, achète toutes les photos. Il avait raison, Prévert. C’est autrement plus passionnant et enrichissant de cadrer les gens du peuple dans leur quotidien que d’aller photographier les têtes couronnées pour une couverture de magazine ou la nouvelle Renault pour une pub. Alors quand son ami Prévert, dont l’âme poétique accorde une importance particulière au nom des rues, l’appelle pour lui dire : Tu sais qu’il existe une rue des cinq diamants ? Viens, on va la photographier. Il est fréquent pour les Parisiens de croiser Prévert et Doisneau, dans l’improbable rue du Pont-aux-biches, comment auraient-ils pu louper ça, ou en train de flâner rue du Dessous-des-Berges ou encore au Passage de la Main d’Or. <br /><br />On ne croit donc pas au hasard de cette photo mythique de Prévert à la terrasse de La buvette du pont, sous les platanes, avec des tractions sur la rue en arrière-plan, les deux amis se complétaient à merveille, l’un faisait danser les mots, l’autre donnait une vie rêvée aux images.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68397620</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:45:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68397620/332775_robert_doisneau_et_ses_instants_voles_episode_5.mp3" length="14752432" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Un homme et son chien. Un gros Briard noir frisé dont les poils hirsutes cachent le regard bravement couché au pied de la chaise de son maître assis à la terrasse d’une buvette parisienne. L’homme porte le costume cravate et chapeau classique comme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Un homme et son chien. Un gros Briard noir frisé dont les poils hirsutes cachent le regard bravement couché au pied de la chaise de son maître assis à la terrasse d’une buvette parisienne. L’homme porte le costume cravate et chapeau classique comme tout le monde après-guerre mais il se tient légèrement avachi face à son verre de guignolet, la clope au bec et le regard dans le vide. On devine que son esprit est perdu dans une probable inspiration, assemblant des phrases et des rimes puisque l’homme en question se nomme<b> Jacques Prévert</b>, immédiatement reconnaissable, il est le poète le plus connu de sa génération.<br /><br />Dialoguiste d’une vingtaine de classiques du cinéma des Enfants du Paradis aux Visiteurs du soir, en passant par Quai des brumes et Drôle de drame… (bizarre, bizarre), Prévert a été chanté avec succès par son ami Yves Montand, Les feuilles mortes, et puis par<b> Juliette Gréco</b>, <b>Serge Reggiani</b>, et même <b>Serge Gainsbourg</b> qui lui rend hommage dans un superbe titre … Un Prévert qui à Paris, a longtemps préféré vivre à l’hôtel ou dans des meublés. Et quand il s’installe enfin dans un appartement, c’est derrière le Moulin Rouge, dans une rue en cul-de-sac, avec pour voisin de pallier, <b>Boris Vian </b>…<br /><br />L’homme qui prend cette photo sous les platanes d’un trottoir parisien, c’est bien évidemment Robert Doisneau. Prévert et lui se sont rencontrés grâce à son frère Pierre qui bosse dans un cabaret. Prévert et Doisneau se sont très vite trouvés. Je devrais dire, reconnus car ils partagent l’amour des petites gens : tu dois mettre dans le rectangle les laissés pour compte envoyés par le hasard pour en faire un bouquet, dit le poète au photographe. <br /><br />L’exposition de photos montées sur des planches dans ledit cabaret est un succès éclair puisque l’acteur <b>Anthony Quinn</b>, star d’Hollywood, Zorba le Grec et Quasimodo de Notre-Dame de Paris, achète toutes les photos. Il avait raison, Prévert. C’est autrement plus passionnant et enrichissant de cadrer les gens du peuple dans leur quotidien que d’aller photographier les têtes couronnées pour une couverture de magazine ou la nouvelle Renault pour une pub. Alors quand son ami Prévert, dont l’âme poétique accorde une importance particulière au nom des rues, l’appelle pour lui dire : Tu sais qu’il existe une rue des cinq diamants ? Viens, on va la photographier. Il est fréquent pour les Parisiens de croiser Prévert et Doisneau, dans l’improbable rue du Pont-aux-biches, comment auraient-ils pu louper ça, ou en train de flâner rue du Dessous-des-Berges ou encore au Passage de la Main d’Or. <br /><br />On ne croit donc pas au hasard de cette photo mythique de Prévert à la terrasse de La buvette du pont, sous les platanes, avec des tractions sur la rue en arrière-plan, les deux amis se complétaient à merveille, l’un faisait danser les mots, l’autre donnait une vie rêvée aux images.]]></itunes:summary><itunes:duration>369</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/580feda1e76c1d85cc8c632d6487b8cb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robert Doisneau et ses instants volés (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robert-doisneau-et-ses-instants-voles-episode-4--68397474</link><description><![CDATA[Au printemps 1945, il y a du monde au Louvre, aujourd’hui. Les visiteurs ont tous revêtu leur tenue du dimanche pour venir au grand musée. On n’imagine plus ça, aujourd’hui. Ils sont venus voir, entre autres, mais principalement elle, La Joconde, évidemment. Une Joconde placée sur un chevalet, de sorte que le public puisse faire le tour du tableau. On n’imagine plus ça, non plus.<br /><br />Pourquoi je vous raconte ça ? Et bien parce qu’un jeune photographe de 32 ans s’y trouve pour un reportage et qu’il va prendre une photo comme on le fait encore rarement, sinon jamais. En effet, au lieu de prendre l’image de <b>Mona Lisa</b>, ce qui n’aurait pas manqué d’intéresser les lecteurs de publications, il photographie le public, six personnes en plan rapproché, trois hommes, deux femmes et un enfant dont on devine l’émotion dans le regard ébloui, interpellé, fasciné, pris dans son flash. Sans doute faut-il voir dans ce coup de génie, la trace d’un homme qui connaît aussi bien les gens, le public qu’il capte à toute heure dans les rues, que les peintres. Certains des plus grands plus d'entre eux sont d’ailleurs ses voisins, à Montrouge. <br /><br />Et oui, bien avant qu’on y entende résonner la voix du jeune <b>Jean-Jacques Goldman</b>, à Montrouge, cette localité collée à Paris, au-delà du périphérique parisien, abrite l’atelier de photographie de <b>Robert Doisneau</b>, originaire d’une commune voisine. Et de l‘atelier du célébrissime Fernand Léger, il passera à celui de <b>Picasso</b> avec des portraits qui ne manquent pas d’humour, l’incroyable <b>Giacometti </b>au milieu de ses statues longilignes, <b>Niki de Saint Phalle</b>, à table entre deux de ses monumentales nanas ou encore le dessinateur Sempé qui projette sur le mur et lui-même une de ses foules innombrables de petits personnages qui tentent de monter dans le même bus. <br /><br />Ami de <b>Jacques Prévert</b>, Robert Doisneau est un artiste qui aime les artistes. Cela lui permet d’approcher tout le monde, même avant la starification comme la jeune <b>Brigitte Bardot</b> encore mannequin, 16 ans, mais déjà la coqueluche d’un magazine féminin. Resplendissante en tenue de bal, elle contraste avec un Orson Welles gouailleur, un ballon à la main au comptoir d’un bistrot. Le bistrot est un incontournable chez Doisneau, comme pour la majorité des Parisiens de l’époque, la pièce supplémentaire de tous les appartements du quartier, comme il aimait à le dire. Alors, quoi de plus normal de prendre une photo de la jeune et rebelle <b>Isabelle Huppert</b> se faisant servir un canon de rouge au comptoir, sous le regard de tous ces messieurs autour d’elle. Ou la même année 1985, et toujours en noir et blanc, la merveilleuse <b>Sabine Azéma</b>, buvant à la paille à la terrasse de chez Gégène. <br /><br />D’ailleurs, c’est simple, si vous aviez voulu croiser Robert Doisneau, à l’époque, il suffisait de vous pointer en fin de journée au café Chez Fraysse, rue de Seine, à St Germain. C’est là qu’il retrouvait quelques amis écrivains dont Jacques Prévert mais aussi <b>Robert Giraud</b>, frère d’argot de <b>René Falet</b> et <b>Michel Audiard</b>. Et puis des peintres, un patron de presse, un prof des Beaux-Arts, l’école est juste en face. Et tout ça, discute, boit le coup, Doisneau qui n’a jamais fini sa journée sortira plus d’une fois son appareil pour prendre des clichés d’une époque où on savait encore vivre ensemble. On terminera le parcours avec un splendide cliché de la grande <b>Simone de Beauvoir</b>, seule à table, sur la moleskine d’une banquette du Café de Flore, à l’époque où il était encore exclusivement le rendez-vous d’artistes. On veut cette époque authentique, elle nous appelle, dommage qu’on n’y ait pas plus prêté attention à l’époque, et heureusement qu’il y avait des gens comme Doisneau pour l’immortaliser en soulignant le merveilleux qui planait dans l’air.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68397474</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68397474/332774_robert_doisneau_et_ses_instants_voles_episode_4.mp3" length="18437872" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au printemps 1945, il y a du monde au Louvre, aujourd’hui. Les visiteurs ont tous revêtu leur tenue du dimanche pour venir au grand musée. On n’imagine plus ça, aujourd’hui. Ils sont venus voir, entre autres, mais principalement elle, La Joconde,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au printemps 1945, il y a du monde au Louvre, aujourd’hui. Les visiteurs ont tous revêtu leur tenue du dimanche pour venir au grand musée. On n’imagine plus ça, aujourd’hui. Ils sont venus voir, entre autres, mais principalement elle, La Joconde, évidemment. Une Joconde placée sur un chevalet, de sorte que le public puisse faire le tour du tableau. On n’imagine plus ça, non plus.<br /><br />Pourquoi je vous raconte ça ? Et bien parce qu’un jeune photographe de 32 ans s’y trouve pour un reportage et qu’il va prendre une photo comme on le fait encore rarement, sinon jamais. En effet, au lieu de prendre l’image de <b>Mona Lisa</b>, ce qui n’aurait pas manqué d’intéresser les lecteurs de publications, il photographie le public, six personnes en plan rapproché, trois hommes, deux femmes et un enfant dont on devine l’émotion dans le regard ébloui, interpellé, fasciné, pris dans son flash. Sans doute faut-il voir dans ce coup de génie, la trace d’un homme qui connaît aussi bien les gens, le public qu’il capte à toute heure dans les rues, que les peintres. Certains des plus grands plus d'entre eux sont d’ailleurs ses voisins, à Montrouge. <br /><br />Et oui, bien avant qu’on y entende résonner la voix du jeune <b>Jean-Jacques Goldman</b>, à Montrouge, cette localité collée à Paris, au-delà du périphérique parisien, abrite l’atelier de photographie de <b>Robert Doisneau</b>, originaire d’une commune voisine. Et de l‘atelier du célébrissime Fernand Léger, il passera à celui de <b>Picasso</b> avec des portraits qui ne manquent pas d’humour, l’incroyable <b>Giacometti </b>au milieu de ses statues longilignes, <b>Niki de Saint Phalle</b>, à table entre deux de ses monumentales nanas ou encore le dessinateur Sempé qui projette sur le mur et lui-même une de ses foules innombrables de petits personnages qui tentent de monter dans le même bus. <br /><br />Ami de <b>Jacques Prévert</b>, Robert Doisneau est un artiste qui aime les artistes. Cela lui permet d’approcher tout le monde, même avant la starification comme la jeune <b>Brigitte Bardot</b> encore mannequin, 16 ans, mais déjà la coqueluche d’un magazine féminin. Resplendissante en tenue de bal, elle contraste avec un Orson Welles gouailleur, un ballon à la main au comptoir d’un bistrot. Le bistrot est un incontournable chez Doisneau, comme pour la majorité des Parisiens de l’époque, la pièce supplémentaire de tous les appartements du quartier, comme il aimait à le dire. Alors, quoi de plus normal de prendre une photo de la jeune et rebelle <b>Isabelle Huppert</b> se faisant servir un canon de rouge au comptoir, sous le regard de tous ces messieurs autour d’elle. Ou la même année 1985, et toujours en noir et blanc, la merveilleuse <b>Sabine Azéma</b>, buvant à la paille à la terrasse de chez Gégène. <br /><br />D’ailleurs, c’est simple, si vous aviez voulu croiser Robert Doisneau, à l’époque, il suffisait de vous pointer en fin de journée au café Chez Fraysse, rue de Seine, à St Germain. C’est là qu’il retrouvait quelques amis écrivains dont Jacques Prévert mais aussi <b>Robert Giraud</b>, frère d’argot de <b>René Falet</b> et <b>Michel Audiard</b>. Et puis des peintres, un patron de presse, un prof des Beaux-Arts, l’école est juste en face. Et tout ça, discute, boit le coup, Doisneau qui n’a jamais fini sa journée sortira plus d’une fois son appareil pour prendre des clichés d’une époque où on savait encore vivre ensemble. On terminera le parcours avec un splendide cliché de la grande <b>Simone de Beauvoir</b>, seule à table, sur la moleskine d’une banquette du Café de Flore, à l’époque où il était encore exclusivement le rendez-vous d’artistes. On veut cette époque authentique, elle nous appelle, dommage qu’on n’y ait pas plus prêté attention à l’époque, et heureusement qu’il y avait des gens comme Doisneau pour l’immortaliser en soulignant le merveilleux qui planait dans l’air.]]></itunes:summary><itunes:duration>461</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/580feda1e76c1d85cc8c632d6487b8cb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robert Doisneau et ses instants volés (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robert-doisneau-et-ses-instants-voles-episode-3--68397447</link><description><![CDATA[On a tous en nous quelque chose de <b>Robert Doisneau</b>. De ce baiser de l’hôtel de ville qu’une copine avait en poster dans sa chambre ou un pote dans son kot, une affiche sur un mur, une couverture de farde de cours. Cette image a fait plus que le tour du monde, c’est un vrai tube, celui qui a fait connaître le nom d’un artiste dont la destinée n’est justement pas d’être connu de tous. <br /><br />Tout a commencé au printemps 1950 quand le magazine américain Life demande à Doisneau un reportage photo sur l’amour à la parisienne. Car c’est bien connu, les Américains le savent, que les Français ont une façon de vivre qu’ils n’imaginent pas, qu’on ne tolérerait pas aux Etats-Unis. Les hommes et les femmes n’hésitent pas à s’embrasser dans la rue, mieux, ou pire, personne n’y prête attention. Et donc dans ce numéro de Life qui, croyez-moi, va faire grand bruit et circuler partout suscitant fantasmes et envie de voir Paris, bref qui va créer un véritable mythe, on voit donc en grand sur la page de gauche, un homme et une femme s’embrasser sur un escalier, au milieu de la foule. <br /><br />Ah non, ce n’est pas le fameux baiser de l'hôtel de ville. Lui, il partage la page suivante avec d’autres clichés dont celui des amants qui se bécottent sur un banc public sous le regard d’une vieille dame en noir, bien en évidence. Non, coincé entre deux photos en haut de page, et recadré, ne permettant pas de reconnaître l’hôtel de ville, ce cliché ne ressort pas du lot de toutes ces images réalisées par Doisneau et qui ont fait rêver ou choqué plus d’un Américain. <br /><br />Et puis on oublie tout ça dans les années 60, 70, jusqu’à ce qu’un éditeur, en 1985, demande à Robert Doisneau, les droits pour en faire un poster. Doisneau signe mais quand même, il doute que ça marche. Des milliers et des milliers de cartes postales, affiches et une foule de produits dérivés plus tard, sa fortune faite et tombée du ciel sans prévenir, Doisneau profite de cette notoriété mondiale inattendue et sur le tard, quand un couple lui intente un procès, lui reprochant d’avoir utilisé leur image. Mais devant le tribunal, c’est un Robert Doisneau bien embêté qui vient leur dire qu’ils se trompent, ce n’est pas eux qu’il a photographié 40 ans plus tôtmais deux comédiens du cours Simon auxquels il avait proposé de poser pour 500 francs de l’époque. Françoise, la modèle, vient d’ailleurs confirmer à la barre, tenant dans les mains un tirage original signé par l’artiste. <br /><br />Le procès remporté par Doisneau casse un peu le mythe. Mais il est bien la preuve que l’artiste avait raison de recourir à deux modèles pour illustrer le Paris romantique cher aux Américains. Il n’avait pas le droit d’exploiter l’image de deux personnes à leur insu. Et demander le consentement des gens dans la rue aurait autant brisé la spontanéité. Le fait que vous n’ayez probablement pas entendu parler de cette affaire judiciaire illustre parfaitement la totale réussite de cette image, le mouvement, l’attitude des passants impassibles qui, eux, n’étaient pas dans le coup. Dernière preuve, s’il en faut : en novembre 2015, on a vu s’afficher Place de la République en réponse aux attentats qui venaient de blesser Paris, la photo du baiser de l’hôtel de ville avec cette légende : Même pas mal !<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68397447</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:36:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68397447/332773_robert_doisneau_et_ses_instants_voles_episode_3.mp3" length="14728432" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tous en nous quelque chose de Robert Doisneau. De ce baiser de l’hôtel de ville qu’une copine avait en poster dans sa chambre ou un pote dans son kot, une affiche sur un mur, une couverture de farde de cours. Cette image a fait plus que le tour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tous en nous quelque chose de <b>Robert Doisneau</b>. De ce baiser de l’hôtel de ville qu’une copine avait en poster dans sa chambre ou un pote dans son kot, une affiche sur un mur, une couverture de farde de cours. Cette image a fait plus que le tour du monde, c’est un vrai tube, celui qui a fait connaître le nom d’un artiste dont la destinée n’est justement pas d’être connu de tous. <br /><br />Tout a commencé au printemps 1950 quand le magazine américain Life demande à Doisneau un reportage photo sur l’amour à la parisienne. Car c’est bien connu, les Américains le savent, que les Français ont une façon de vivre qu’ils n’imaginent pas, qu’on ne tolérerait pas aux Etats-Unis. Les hommes et les femmes n’hésitent pas à s’embrasser dans la rue, mieux, ou pire, personne n’y prête attention. Et donc dans ce numéro de Life qui, croyez-moi, va faire grand bruit et circuler partout suscitant fantasmes et envie de voir Paris, bref qui va créer un véritable mythe, on voit donc en grand sur la page de gauche, un homme et une femme s’embrasser sur un escalier, au milieu de la foule. <br /><br />Ah non, ce n’est pas le fameux baiser de l'hôtel de ville. Lui, il partage la page suivante avec d’autres clichés dont celui des amants qui se bécottent sur un banc public sous le regard d’une vieille dame en noir, bien en évidence. Non, coincé entre deux photos en haut de page, et recadré, ne permettant pas de reconnaître l’hôtel de ville, ce cliché ne ressort pas du lot de toutes ces images réalisées par Doisneau et qui ont fait rêver ou choqué plus d’un Américain. <br /><br />Et puis on oublie tout ça dans les années 60, 70, jusqu’à ce qu’un éditeur, en 1985, demande à Robert Doisneau, les droits pour en faire un poster. Doisneau signe mais quand même, il doute que ça marche. Des milliers et des milliers de cartes postales, affiches et une foule de produits dérivés plus tard, sa fortune faite et tombée du ciel sans prévenir, Doisneau profite de cette notoriété mondiale inattendue et sur le tard, quand un couple lui intente un procès, lui reprochant d’avoir utilisé leur image. Mais devant le tribunal, c’est un Robert Doisneau bien embêté qui vient leur dire qu’ils se trompent, ce n’est pas eux qu’il a photographié 40 ans plus tôtmais deux comédiens du cours Simon auxquels il avait proposé de poser pour 500 francs de l’époque. Françoise, la modèle, vient d’ailleurs confirmer à la barre, tenant dans les mains un tirage original signé par l’artiste. <br /><br />Le procès remporté par Doisneau casse un peu le mythe. Mais il est bien la preuve que l’artiste avait raison de recourir à deux modèles pour illustrer le Paris romantique cher aux Américains. Il n’avait pas le droit d’exploiter l’image de deux personnes à leur insu. Et demander le consentement des gens dans la rue aurait autant brisé la spontanéité. Le fait que vous n’ayez probablement pas entendu parler de cette affaire judiciaire illustre parfaitement la totale réussite de cette image, le mouvement, l’attitude des passants impassibles qui, eux, n’étaient pas dans le coup. Dernière preuve, s’il en faut : en novembre 2015, on a vu s’afficher Place de la République en réponse aux attentats qui venaient de blesser Paris, la photo du baiser de l’hôtel de ville avec cette légende : Même pas mal !<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>369</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/580feda1e76c1d85cc8c632d6487b8cb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robert Doisneau et ses instants volés (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robert-doisneau-et-ses-instants-voles-episode-2--68397431</link><description><![CDATA[On a tous des scènes de notre enfance bien ancrées dans notre mémoire. Ce n’est pas un hasard si ce sont celles que nous avons pris l’habitude d’évoquer quand il s’agit de raconter des souvenirs de cette époque où le monde nous paraissait beaucoup plus grand. Mais à présent, si je vous demande de chercher dans les coins de votre mémoire d’autres scènes que celles-là, des banales de votre quotidien quand vous étiez mômes, comme disaient les Parisiens. Tenez, vous l’entendez sonner, la cloche de la récréation, vous la reconnaissez. Vous vous voyez en train de courir quand la porte s’ouvre et crier en vous élançant dans la cour de l’école. Et tous ces rires, et puis les jeux avec vos camarades. Vous jouiez à quoi d’ailleurs ?<br /><br />Une chose est sûre : ceux qui ont vécu leur enfance dans les années d’avant et après-guerre, disposent d’images de ces instants incroyables que furent leurs jeux durant l’enfance. Grâce à <b>Robert Doisneau</b>, l’homme du baiser de l’hôtel de ville qui a autant profité de la fabuleuse notoriété acquise par cette photo qu’elle en cache les 450.000 autres. Car ce que Doisneau a photographié le plus, ce sont les enfants qui, à l’époque, jouaient dans les rues et les terrains vagues de la capitale française. <br /><br />Ainsi en 1944, sa photo d’un groupe d’enfants courant et sautant en criant au pied de la Tour Eiffel est aussi passée à la postérité. Comment ne pas être sensible à cette explosion de jeunesse, cette joie de tout découvrir et expérimenter, de former un chouette groupe, aussi. Doisneau dira que pour être bien lisible, une image doit avoir la forme d’une lettre. La Tour Eiffel est ici un “I”, c’est une évidence, quant à la nuée d’enfants à ses pieds, elle ressemble à une vague déferlante de lettres. Et quand on sait que Doisneau a perdu son job chez Renault car il était toujours en retard et trafiquait l’heure de son arrivée sur ses cartes de présence, s’il est devenu un artiste, c’est probablement parce qu’il était resté l’enfant qu’il cherchait en vain dans le regard des adultes photographiés pour ses magazines.<br /><br />Des photos, il a commencé à en prendre dès l’adolescence. Il préfère ça de loin à la profession que tentent de lui imposer ses parents. Apprends d’abord un métier, entend-il quand il leur montre fièrement ses premiers clichés. C’est vrai, ils sont tous d’accord dans la famille : les photos de Robert, c’est de la pellicule gâchée. Ça coûte cher, un film ! <br /><br />Je m’en fous, confie Doisneau, à sa plume et son cahier de brouillon, je continuerai quand même. Un jour peut-être quelqu’un y verra autre chose que de la pellicule Kodak gâchée.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68397431</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:33:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68397431/332772_robert_doisneau_et_ses_instants_voles_episode_2.mp3" length="15436912" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tous des scènes de notre enfance bien ancrées dans notre mémoire. Ce n’est pas un hasard si ce sont celles que nous avons pris l’habitude d’évoquer quand il s’agit de raconter des souvenirs de cette époque où le monde nous paraissait beaucoup...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tous des scènes de notre enfance bien ancrées dans notre mémoire. Ce n’est pas un hasard si ce sont celles que nous avons pris l’habitude d’évoquer quand il s’agit de raconter des souvenirs de cette époque où le monde nous paraissait beaucoup plus grand. Mais à présent, si je vous demande de chercher dans les coins de votre mémoire d’autres scènes que celles-là, des banales de votre quotidien quand vous étiez mômes, comme disaient les Parisiens. Tenez, vous l’entendez sonner, la cloche de la récréation, vous la reconnaissez. Vous vous voyez en train de courir quand la porte s’ouvre et crier en vous élançant dans la cour de l’école. Et tous ces rires, et puis les jeux avec vos camarades. Vous jouiez à quoi d’ailleurs ?<br /><br />Une chose est sûre : ceux qui ont vécu leur enfance dans les années d’avant et après-guerre, disposent d’images de ces instants incroyables que furent leurs jeux durant l’enfance. Grâce à <b>Robert Doisneau</b>, l’homme du baiser de l’hôtel de ville qui a autant profité de la fabuleuse notoriété acquise par cette photo qu’elle en cache les 450.000 autres. Car ce que Doisneau a photographié le plus, ce sont les enfants qui, à l’époque, jouaient dans les rues et les terrains vagues de la capitale française. <br /><br />Ainsi en 1944, sa photo d’un groupe d’enfants courant et sautant en criant au pied de la Tour Eiffel est aussi passée à la postérité. Comment ne pas être sensible à cette explosion de jeunesse, cette joie de tout découvrir et expérimenter, de former un chouette groupe, aussi. Doisneau dira que pour être bien lisible, une image doit avoir la forme d’une lettre. La Tour Eiffel est ici un “I”, c’est une évidence, quant à la nuée d’enfants à ses pieds, elle ressemble à une vague déferlante de lettres. Et quand on sait que Doisneau a perdu son job chez Renault car il était toujours en retard et trafiquait l’heure de son arrivée sur ses cartes de présence, s’il est devenu un artiste, c’est probablement parce qu’il était resté l’enfant qu’il cherchait en vain dans le regard des adultes photographiés pour ses magazines.<br /><br />Des photos, il a commencé à en prendre dès l’adolescence. Il préfère ça de loin à la profession que tentent de lui imposer ses parents. Apprends d’abord un métier, entend-il quand il leur montre fièrement ses premiers clichés. C’est vrai, ils sont tous d’accord dans la famille : les photos de Robert, c’est de la pellicule gâchée. Ça coûte cher, un film ! <br /><br />Je m’en fous, confie Doisneau, à sa plume et son cahier de brouillon, je continuerai quand même. Un jour peut-être quelqu’un y verra autre chose que de la pellicule Kodak gâchée.]]></itunes:summary><itunes:duration>386</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/580feda1e76c1d85cc8c632d6487b8cb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Robert Doisneau et ses instants volés (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/robert-doisneau-et-ses-instants-voles-episode-1--68397154</link><description><![CDATA[Depuis que je raconte des histoires à la radio, j’ai souvent eu l’occasion de me rendre compte que s’il y a des détenteurs d’anecdotes incroyables du show bizness, ce sont les photographes. Ainsi on connaît tous ou presque le formidable Jean-Marié Périer, témoin de l’époque bénie des yéyés et des débuts du rock britannique. Mais il faut bien le reconnaître, peu d’autres noms sont passés à la postérité alors qu’ils ont approché les plus grands dans leur exercice et bien souvent, ont assisté à ce que personne ne voit : la création d’un disque, les coulisses d’un concert, les voyages promos.<br /><br />Le nom de grands témoins belges comme <b>Guido Marcon</b>, <b>Philippe Carly</b> ou <b>Paul Coerten</b> ne vous dit peut-être rien et pourtant, de <b>Jacques Brel</b> à <b>U2</b>, en passant par <b>Queen</b>, <b>Bob Marley</b> et <b>Claude François</b>, ils les ont tous photographiés et fréquentés de leurs débuts au sommet de leur gloire. Et justement, nous avons cet automne et cet hiver l’occasion d’aller admirer en Belgique, à La Boverie, à Liège, les photos du plus célèbre des témoins de l’ère du noir et blanc : <b>Robert Doisneau</b>.<br /><br />Vous venez sans doute, à l’évocation de son nom, de vous la projeter dans votre tête, sa légendaire photo du baiser de l’hôtel de ville ! <br /><br />Doisneau, c’est rien moins que le photographe le plus célèbre du XX° siècle. Et donc, le plus connu de tous les temps. Pas seulement parce qu’il a laissé 450.000 clichés, à une époque où, bien évidemment, on ne trimballe pas un appareil en permanence dans sa poche. Mais surtout parce que ces instants captés majoritairement dans les rues de Paris, sont de véritables témoignages historiques d’une vie quotidienne aujourd’hui disparue. On dit de Robert Doisneau qu’il voyait le monde tel qu’il est mais en soulignant le merveilleux, et tout ça avec la magie du noir et blanc. <br /><br />Et si au départ, ces photos étaient destinées à illustrer l’actualité dans de nombreux et prestigieux magazines français et américains, elles ont, avec la notoriété croissante de Doisneau, fini par constituer une bibliothèque d’images qui montre la vie des gens des années 30 à 80, qu’ils soient riches, célèbres, pauvres, défavorisés. Car c’est ça aussi Doisneau : à la fois le photographe de Vogue et de Life, correspondant permanent pour l’Amérique de la vie parisienne, mais aussi l’homme qui parcourt inlassablement et tranquillement les rues de sa ville pour capter le bon moment quand il se présente. Était-il conscient, à ses débuts, qu’il était occupé à découper le temps en lamelles fines pour les générations à venir ? Probablement pas, du moins à ses débuts. On a du mal à imaginer de nos jours où nous prenons des milliers de photos digitales dont l’espoir de vie est d’ailleurs bien maigre, un Robert Doisneau transformant la salle de bains familiale en chambre noire, en laboratoire de développement, avec les négatifs et les tirages qui pendent, accrochés à une corde. L’oeuvre de l’artiste qu’il était, c’est la vision d’un monde qui n’était pas meilleur qu’aujourd’hui et pourtant, quand on visite son expo ou qu’on feuillette un de ses livres, on n’y voit que des gens aimables, montrant que oui, un monde meilleur existe. La preuve : Doisneau l’a photographié.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68397154</guid><pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68397154/332771_robert_doisneau_et_ses_instants_voles_episode_1.mp3" length="15995625" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Depuis que je raconte des histoires à la radio, j’ai souvent eu l’occasion de me rendre compte que s’il y a des détenteurs d’anecdotes incroyables du show bizness, ce sont les photographes. Ainsi on connaît tous ou presque le formidable Jean-Marié...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Depuis que je raconte des histoires à la radio, j’ai souvent eu l’occasion de me rendre compte que s’il y a des détenteurs d’anecdotes incroyables du show bizness, ce sont les photographes. Ainsi on connaît tous ou presque le formidable Jean-Marié Périer, témoin de l’époque bénie des yéyés et des débuts du rock britannique. Mais il faut bien le reconnaître, peu d’autres noms sont passés à la postérité alors qu’ils ont approché les plus grands dans leur exercice et bien souvent, ont assisté à ce que personne ne voit : la création d’un disque, les coulisses d’un concert, les voyages promos.<br /><br />Le nom de grands témoins belges comme <b>Guido Marcon</b>, <b>Philippe Carly</b> ou <b>Paul Coerten</b> ne vous dit peut-être rien et pourtant, de <b>Jacques Brel</b> à <b>U2</b>, en passant par <b>Queen</b>, <b>Bob Marley</b> et <b>Claude François</b>, ils les ont tous photographiés et fréquentés de leurs débuts au sommet de leur gloire. Et justement, nous avons cet automne et cet hiver l’occasion d’aller admirer en Belgique, à La Boverie, à Liège, les photos du plus célèbre des témoins de l’ère du noir et blanc : <b>Robert Doisneau</b>.<br /><br />Vous venez sans doute, à l’évocation de son nom, de vous la projeter dans votre tête, sa légendaire photo du baiser de l’hôtel de ville ! <br /><br />Doisneau, c’est rien moins que le photographe le plus célèbre du XX° siècle. Et donc, le plus connu de tous les temps. Pas seulement parce qu’il a laissé 450.000 clichés, à une époque où, bien évidemment, on ne trimballe pas un appareil en permanence dans sa poche. Mais surtout parce que ces instants captés majoritairement dans les rues de Paris, sont de véritables témoignages historiques d’une vie quotidienne aujourd’hui disparue. On dit de Robert Doisneau qu’il voyait le monde tel qu’il est mais en soulignant le merveilleux, et tout ça avec la magie du noir et blanc. <br /><br />Et si au départ, ces photos étaient destinées à illustrer l’actualité dans de nombreux et prestigieux magazines français et américains, elles ont, avec la notoriété croissante de Doisneau, fini par constituer une bibliothèque d’images qui montre la vie des gens des années 30 à 80, qu’ils soient riches, célèbres, pauvres, défavorisés. Car c’est ça aussi Doisneau : à la fois le photographe de Vogue et de Life, correspondant permanent pour l’Amérique de la vie parisienne, mais aussi l’homme qui parcourt inlassablement et tranquillement les rues de sa ville pour capter le bon moment quand il se présente. Était-il conscient, à ses débuts, qu’il était occupé à découper le temps en lamelles fines pour les générations à venir ? Probablement pas, du moins à ses débuts. On a du mal à imaginer de nos jours où nous prenons des milliers de photos digitales dont l’espoir de vie est d’ailleurs bien maigre, un Robert Doisneau transformant la salle de bains familiale en chambre noire, en laboratoire de développement, avec les négatifs et les tirages qui pendent, accrochés à une corde. L’oeuvre de l’artiste qu’il était, c’est la vision d’un monde qui n’était pas meilleur qu’aujourd’hui et pourtant, quand on visite son expo ou qu’on feuillette un de ses livres, on n’y voit que des gens aimables, montrant que oui, un monde meilleur existe. La preuve : Doisneau l’a photographié.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>400</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/580feda1e76c1d85cc8c632d6487b8cb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>50 ans de Bohemian Rhapsody (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/50-ans-de-bohemian-rhapsody-episode-5--68311684</link><description><![CDATA[Cela fait cinquante ans que cette chanson a rejoint le firmament, notre panthéon à tous, ou presque. Et spécialement des Belges auxquels <b>Queen</b> a été particulièrement fidèle. C’est vrai, au moins un concert à <b>Forest National</b>, le plus souvent deux, par tournée, c'est-à-dire, chaque année. Même la dernière et gigantesque tournée des stades en 1986, et ben la Belgique fait exception puisque c’est à nouveau Forest National au programme. Pourtant, on a quand même un problème, nous les Belges. C’est que si le groupe nous a gratifié d’un précoce concert au <b>Théâtre 140</b>, en 1974, on ne l’a pas vu chez nous les deux années suivantes, c’est-à-dire en pleine folie Bohemian Rhapsody. Queen a joué partout, au Japon et aux Etats-Unis, surtout, mais pas en Belgique. On comprend la toute grosse folie au printemps 78 et les soirées consécutives à guichets fermés à Forest ; ils viennent de remettre deux belles couches de hits avec We will rock you et We are the champions. Cela fait alors tout juste deux ans que <b>Freddie Mercury</b> est devenu célibataire en quittant sa femme <b>Mary Austin</b> pour vivre sa sexualité librement mais aussi, et probablement surtout, la vie rêvée de star où tout n’est plus que création, interprétation, divertissement, vie. C’est du moins ce à quoi il aspire.<br /><br />D’ailleurs les résultats du single Bohemian Rhapsody et l’album A night at the opera ne se sont pas fait attendre : les ventes des deux se comptent par millions et les salles pour accueillir Queen s’élargissent chaque soir. Point culminant, l’organisateur d’événements et fondateur de la maison de disques <b>Virgin</b>, <b>Richard Branson</b> monte pour eux un concert à Hyde Park, le quartier où vit Freddie. Le lieu devenu mythique où il organisait un festival à l'américaine au début de l’été à la fin des années 60. Ce sera toujours l’été mais un 18 septembre, en mémoire de Jimi Hendrix, mort pas loin de là, et ce jour-là, quelques années plus tôt.<br /><br />Oui, ce 18 septembre 1976, entre 150 et 200.000 fans sont réunis dans l’immense clairière de Hyde Park pour retrouver un Freddie en décolleté vertigineux, et un <b>Brian May</b> avec sa tenue d’Ange blanc. Il y a quelques premières parties qui vont entraîner du retard, Queen va devoir faire l’impasse sur les rappels, la police menaçant de couper l’électricité. Mais l’événement est considérable, il dope les membres du groupe à la testostérone et à la confiance en leur art. Le concert filmé pour être diffusé à la télé, l’année suivante, ne le sera pas mais il constitue un document incroyable à une époque où personne ou presque ne filme les concerts.<br /><br />C’était il y a un demi-siècle, une nouvelle génération appelée new wave frappe déjà à la porte du succès et du grand public, elle va engouffrer la plupart des stars de la première partie des années 70, leur filant un méchant coup de vieux. Mais pas Queen, non, et malgré le dénigrement incessant de la presse rock alors toute puissante, la pompe à succès ne va faire que s’amplifier avec notamment la sortie du fameux Greatest Hits, la compile la plus vendue de tous les temps. En attendant, <b>Roger Taylor</b> a rencontré ce 18 septembre une certaine <b>Dominique Beyrand</b>, l’assistante de Richard Branson qu’il va lui ravir pour en faire sa femme, la mère de ses deux aînés. Quant à Freddie, il mène désormais une vie de bâton de chaise, à la recherche d’un amour improbable.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68311684</guid><pubDate>Fri, 31 Oct 2025 13:00:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68311684/332183_50_ans_de_bohemian_rhapsody_episode_5.mp3" length="21146992" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait cinquante ans que cette chanson a rejoint le firmament, notre panthéon à tous, ou presque. Et spécialement des Belges auxquels Queen a été particulièrement fidèle. C’est vrai, au moins un concert à Forest National, le plus souvent deux, par...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait cinquante ans que cette chanson a rejoint le firmament, notre panthéon à tous, ou presque. Et spécialement des Belges auxquels <b>Queen</b> a été particulièrement fidèle. C’est vrai, au moins un concert à <b>Forest National</b>, le plus souvent deux, par tournée, c'est-à-dire, chaque année. Même la dernière et gigantesque tournée des stades en 1986, et ben la Belgique fait exception puisque c’est à nouveau Forest National au programme. Pourtant, on a quand même un problème, nous les Belges. C’est que si le groupe nous a gratifié d’un précoce concert au <b>Théâtre 140</b>, en 1974, on ne l’a pas vu chez nous les deux années suivantes, c’est-à-dire en pleine folie Bohemian Rhapsody. Queen a joué partout, au Japon et aux Etats-Unis, surtout, mais pas en Belgique. On comprend la toute grosse folie au printemps 78 et les soirées consécutives à guichets fermés à Forest ; ils viennent de remettre deux belles couches de hits avec We will rock you et We are the champions. Cela fait alors tout juste deux ans que <b>Freddie Mercury</b> est devenu célibataire en quittant sa femme <b>Mary Austin</b> pour vivre sa sexualité librement mais aussi, et probablement surtout, la vie rêvée de star où tout n’est plus que création, interprétation, divertissement, vie. C’est du moins ce à quoi il aspire.<br /><br />D’ailleurs les résultats du single Bohemian Rhapsody et l’album A night at the opera ne se sont pas fait attendre : les ventes des deux se comptent par millions et les salles pour accueillir Queen s’élargissent chaque soir. Point culminant, l’organisateur d’événements et fondateur de la maison de disques <b>Virgin</b>, <b>Richard Branson</b> monte pour eux un concert à Hyde Park, le quartier où vit Freddie. Le lieu devenu mythique où il organisait un festival à l'américaine au début de l’été à la fin des années 60. Ce sera toujours l’été mais un 18 septembre, en mémoire de Jimi Hendrix, mort pas loin de là, et ce jour-là, quelques années plus tôt.<br /><br />Oui, ce 18 septembre 1976, entre 150 et 200.000 fans sont réunis dans l’immense clairière de Hyde Park pour retrouver un Freddie en décolleté vertigineux, et un <b>Brian May</b> avec sa tenue d’Ange blanc. Il y a quelques premières parties qui vont entraîner du retard, Queen va devoir faire l’impasse sur les rappels, la police menaçant de couper l’électricité. Mais l’événement est considérable, il dope les membres du groupe à la testostérone et à la confiance en leur art. Le concert filmé pour être diffusé à la télé, l’année suivante, ne le sera pas mais il constitue un document incroyable à une époque où personne ou presque ne filme les concerts.<br /><br />C’était il y a un demi-siècle, une nouvelle génération appelée new wave frappe déjà à la porte du succès et du grand public, elle va engouffrer la plupart des stars de la première partie des années 70, leur filant un méchant coup de vieux. Mais pas Queen, non, et malgré le dénigrement incessant de la presse rock alors toute puissante, la pompe à succès ne va faire que s’amplifier avec notamment la sortie du fameux Greatest Hits, la compile la plus vendue de tous les temps. En attendant, <b>Roger Taylor</b> a rencontré ce 18 septembre une certaine <b>Dominique Beyrand</b>, l’assistante de Richard Branson qu’il va lui ravir pour en faire sa femme, la mère de ses deux aînés. Quant à Freddie, il mène désormais une vie de bâton de chaise, à la recherche d’un amour improbable.]]></itunes:summary><itunes:duration>529</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/95bd8184ae472bba1681a0408b63f130.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>50 ans de Bohemian Rhapsody (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/50-ans-de-bohemian-rhapsody-episode-4--68311628</link><description><![CDATA[Il paraît que tout le monde se souvient de ce qu’il faisait quand il a entendu pour la première fois Bohemian Rhapsody. Voilà qui est différent du 11 septembre 2001 ou de la mort de <b>Claude François</b>, <b>JFK</b> ou <b>John Lennon</b>. Il n’y a pas de communion médiatique et instantanée ici, et de plus, elle a lieu sur plusieurs générations, son streaming record aujourd’hui en est la preuve, 3 milliards d’écoutes, rien que sur <b>Spotify</b>.<br /><br />C’est comme si vous aviez vu un paysage, un animal fabuleux, comme vous ne saviez même pas que cela pouvait exister, pas vrai ? Le plus étrange est que, malgré son immense succès, <b>Freddie Mercury</b> s’est toujours refusé à donner une explication à cette œuvre qui apparaît d’emblée aussi belle que complexe. On sent que ça le concerne. Qu’a-t-il voulu raconter ? On dirait au départ, les derniers mots d’un condamné, et puis il y a cette allusion à un opéra qui met en scène des personnages célèbres de son répertoire comme Figaro ou le ballet de Scaramouche mais on sent dans l’adresse la voix du Diable ou du Commandeur qui l’appelle, d’ailleurs il le dit : Belzébuth a mis un démon de côté pour moi.<br /><br />Certains prétendent que ce n’est pas pour rien qu’à ce moment, le manager <b>John Reid</b> fait irruption dans la vie de <b>Queen</b>, le groupe a en effet engagé l’homme d’affaires d’<b>Elton John</b> alors assis au sommet du monde, pour s’occuper de la promo de ce nouveau disque. John Reid qui est aussi l’amant d’Elton John. Et là, pour la première fois, Freddie se retrouve à vraiment cotoyer le milieu gay londonien dont jusque-là, il s’était tenu éloigné. <br /><br />Cela fait cinq ans en effet que Freddie vit avec <b>Mary Austin</b>. Ils se sont connus avant Queen, bien avant même qu’il ne prenne le nom de Mercury. C’était <b>Brian May</b>, au départ, qui était amoureux d’elle. Il l’avait remarquée dans un célèbre magasin de fringues de Kensington où elle était vendeuse et l’avait invitée plusieurs fois à venir le voir jouer avec son groupe, <b>Smile</b>. Mais un ou deux verres au pub n’y avait rien fait, Mary ne semblait pas être intéressée. C’est du moins ce qu’il a dit à son pote <b>Freddie Bulsara</b>, le cocoteur de <b>Roger Taylor</b>, le batteur avec qui Brian joue. Sentant Freddie intéressé, lui aussi, Brian avait tenté de le décourager.<br /><br />Et de fait, Freddie s’était pris un râteau à sa première invitation, Mary avait prétexté devoir aller aux toilettes et ne s’était pas repointée durant la soirée au pub, pensant que Freddie était branché sur la fille avec qui elle était venue au rancard. Freddie était revenu à la charge, durant des semaines, en faisant mine de rien, en clair fou de trac, jusqu’au jour où il était arrivé avec un bouquet de fleurs.<br /><br />Et depuis, Freddie et Mary, c’était le couple classique qui recevait ses amis dans le petit appart de Kensington que Mary tenait impeccablement malgré leurs maigres revenus et que Freddie décorait de trouvailles chez les antiquaires. Et donc, la fréquentation de tous ces hommes libérés place Freddie dans un drame cornélien, lui qui avait jusque-là réussi à cloisonner les deux mondes entre lesquels il était partagé. Freddie ne supporte pas l’abandon et pourtant, il y fonce tout droit avec ce nouvel album et ça s’entend. <br /><br />Reste l’humour, celui qui l’accompagne depuis son enfance, A night at the opera n’en est pas exclu, les Beatles ont montré la voie, comme le prouve ce titre, une suite encore plus légère au Killer Queen de l’album précédent. Il est méconnu sauf de ceux qui ont usé le disque mais il mérite le détour, imaginez les stations balnéaires anglaises de la Belle époque, vous y êtes ?<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68311628</guid><pubDate>Thu, 30 Oct 2025 12:56:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68311628/332182_50_ans_de_bohemian_rhapsody_episode_4.mp3" length="15576112" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il paraît que tout le monde se souvient de ce qu’il faisait quand il a entendu pour la première fois Bohemian Rhapsody. Voilà qui est différent du 11 septembre 2001 ou de la mort de Claude François, JFK ou John Lennon. Il n’y a pas de communion...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il paraît que tout le monde se souvient de ce qu’il faisait quand il a entendu pour la première fois Bohemian Rhapsody. Voilà qui est différent du 11 septembre 2001 ou de la mort de <b>Claude François</b>, <b>JFK</b> ou <b>John Lennon</b>. Il n’y a pas de communion médiatique et instantanée ici, et de plus, elle a lieu sur plusieurs générations, son streaming record aujourd’hui en est la preuve, 3 milliards d’écoutes, rien que sur <b>Spotify</b>.<br /><br />C’est comme si vous aviez vu un paysage, un animal fabuleux, comme vous ne saviez même pas que cela pouvait exister, pas vrai ? Le plus étrange est que, malgré son immense succès, <b>Freddie Mercury</b> s’est toujours refusé à donner une explication à cette œuvre qui apparaît d’emblée aussi belle que complexe. On sent que ça le concerne. Qu’a-t-il voulu raconter ? On dirait au départ, les derniers mots d’un condamné, et puis il y a cette allusion à un opéra qui met en scène des personnages célèbres de son répertoire comme Figaro ou le ballet de Scaramouche mais on sent dans l’adresse la voix du Diable ou du Commandeur qui l’appelle, d’ailleurs il le dit : Belzébuth a mis un démon de côté pour moi.<br /><br />Certains prétendent que ce n’est pas pour rien qu’à ce moment, le manager <b>John Reid</b> fait irruption dans la vie de <b>Queen</b>, le groupe a en effet engagé l’homme d’affaires d’<b>Elton John</b> alors assis au sommet du monde, pour s’occuper de la promo de ce nouveau disque. John Reid qui est aussi l’amant d’Elton John. Et là, pour la première fois, Freddie se retrouve à vraiment cotoyer le milieu gay londonien dont jusque-là, il s’était tenu éloigné. <br /><br />Cela fait cinq ans en effet que Freddie vit avec <b>Mary Austin</b>. Ils se sont connus avant Queen, bien avant même qu’il ne prenne le nom de Mercury. C’était <b>Brian May</b>, au départ, qui était amoureux d’elle. Il l’avait remarquée dans un célèbre magasin de fringues de Kensington où elle était vendeuse et l’avait invitée plusieurs fois à venir le voir jouer avec son groupe, <b>Smile</b>. Mais un ou deux verres au pub n’y avait rien fait, Mary ne semblait pas être intéressée. C’est du moins ce qu’il a dit à son pote <b>Freddie Bulsara</b>, le cocoteur de <b>Roger Taylor</b>, le batteur avec qui Brian joue. Sentant Freddie intéressé, lui aussi, Brian avait tenté de le décourager.<br /><br />Et de fait, Freddie s’était pris un râteau à sa première invitation, Mary avait prétexté devoir aller aux toilettes et ne s’était pas repointée durant la soirée au pub, pensant que Freddie était branché sur la fille avec qui elle était venue au rancard. Freddie était revenu à la charge, durant des semaines, en faisant mine de rien, en clair fou de trac, jusqu’au jour où il était arrivé avec un bouquet de fleurs.<br /><br />Et depuis, Freddie et Mary, c’était le couple classique qui recevait ses amis dans le petit appart de Kensington que Mary tenait impeccablement malgré leurs maigres revenus et que Freddie décorait de trouvailles chez les antiquaires. Et donc, la fréquentation de tous ces hommes libérés place Freddie dans un drame cornélien, lui qui avait jusque-là réussi à cloisonner les deux mondes entre lesquels il était partagé. Freddie ne supporte pas l’abandon et pourtant, il y fonce tout droit avec ce nouvel album et ça s’entend. <br /><br />Reste l’humour, celui qui l’accompagne depuis son enfance, A night at the opera n’en est pas exclu, les Beatles ont montré la voie, comme le prouve ce titre, une suite encore plus légère au Killer Queen de l’album précédent. Il est méconnu sauf de ceux qui ont usé le disque mais il mérite le détour, imaginez les stations balnéaires anglaises de la Belle époque, vous y êtes ?<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>390</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/95bd8184ae472bba1681a0408b63f130.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>50 ans de Bohemian Rhapsody (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/50-ans-de-bohemian-rhapsody-episode-2--68311582</link><description><![CDATA[Au milieu des années 70, des albums qui sortent avec des pochettes extraordinaires, on ne va pas dire que c’est normal, c’est plutôt que c’est obligé. Avec leur trente centimètres de côté, c'est non seulement un appel aux artistes plasticiens à se dépasser pour y réaliser une œuvre digne de ce nom, mais c’est surtout pour ceux qui y mettent des sous, l’obligation d’attirer l’attention pour vendre le disque qui se trouve à l’intérieur. Car les enquêtes ne mentent pas : la pochette peut être responsable jusqu’à 50% du succès d’un album. On est entré chez le disquaire, on l’a vu, on l’a acheté. Alors, cette pochette blanche, avec un blason multicolore qui fait furieusement penser à celui de la couronne britannique, on ne voit que ça. Il faut dire que le nom du groupe, <b>Queen</b>, nous aiguille déjà fortement. C’est d’ailleurs son chanteur, un certain <b>Freddie Mercury</b>, graphiste de formation, qui a dessiné ce qui va devenir le logo du groupe.<br /><br />Si le quatuor londonien est déjà familier auprès de certains fans de rock chez nous, 400 d’entre eux sont allés les voir au <b>Théâtre 140 </b>à Bruxelles l’année précédente, c’est le succès hors norme que rencontre leur nouveau single en Angleterre depuis un mois qui fait bouger les lignes. Ah oui, un truc de dingue. Personne ne voulait de cette chanson comme single. Déjà six minutes sur un 45 Tours, c’est costaud, mais surtout quelle radio diffuserait une chanson aussi longue ? Aucune ! En plus, avec du chant d’opéra dessus, c’est un sketch. Non, c’est un titre d’album. Alors, Freddie Mercury, l’auteur de la chanson mais aussi son arrangeur et co-producteur, se rend chez une connaissance, <b>Kenny Everett</b>, l’animateur très populaire de <b>Capital Radio</b>, à Londres, avec un pressage test.<br /><br />Innocemment, il est venu pour lui demander conseil : Dis, tu te rends compte, ils ne veulent pas en faire un single, qu’est-ce que t’en penses, toi ? Freddie le lui laisse en lui faisant promettre de ne pas passer la chanson dans son émission. Promis, hein ? Je vais avoir des ennuis sinon.<br /><br />Mais bien sûr qu’il va le faire ! Et logiquement, le standard téléphonique de Capital Radio est rapidement saturé : c’est quoi ? ça sort quand ? On veut le réentendre. Il va passer 14 fois le même week-end provoquant une ruée chez les disquaires qui, eux-mêmes, exigent le 45 Tours à la firme de disques. Ils en ont marre de ces mecs qui n’arrêtent de rentrer dans le magasin pour demander ce disque. Le plus fou, c’est que le même cinéma a lieu aux États-Unis via la chaîne de radio RKO, un type diffuse en effet une cassette qu’il a enregistrée alors qu’il était en Angleterre. Rapidement un million de 45 tours se vend de chaque côté de l’Atlantique, on en est à 15 millions de singles aujourd’hui.<br /><br />Alors un mois plus tard, quand vient la sortie de l’album A night at the opera, on est bien en peine de raconter ce qu’on a entendu à la fin du disque, quand l’hymne du God Save the Queen version rock a fini de retentir dans nos baffles. Une chose est sûre, Bohemian Rhapsody n’est pas la seule perle sur ce disque, on va s’intéresser à tout ce que Queen a fait précédemment. Les albums se vendent par camions, les critiques rock détestent, disant que Mercury y gagnerait s’il ne se prenait pas, par moments, pour <b>Tino Rossi</b>. On sait un demi siècle plus tard que l’artiste était dans le bon : le cœur du public, qu’il a su saisir avec un son et une musique atypiques, la maîtrise d’un art qui ne craint pas d’être populaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68311582</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:49:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68311582/332180_50_ans_de_bohemian_rhapsody_episode_2.mp3" length="16027312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au milieu des années 70, des albums qui sortent avec des pochettes extraordinaires, on ne va pas dire que c’est normal, c’est plutôt que c’est obligé. Avec leur trente centimètres de côté, c'est non seulement un appel aux artistes plasticiens à se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au milieu des années 70, des albums qui sortent avec des pochettes extraordinaires, on ne va pas dire que c’est normal, c’est plutôt que c’est obligé. Avec leur trente centimètres de côté, c'est non seulement un appel aux artistes plasticiens à se dépasser pour y réaliser une œuvre digne de ce nom, mais c’est surtout pour ceux qui y mettent des sous, l’obligation d’attirer l’attention pour vendre le disque qui se trouve à l’intérieur. Car les enquêtes ne mentent pas : la pochette peut être responsable jusqu’à 50% du succès d’un album. On est entré chez le disquaire, on l’a vu, on l’a acheté. Alors, cette pochette blanche, avec un blason multicolore qui fait furieusement penser à celui de la couronne britannique, on ne voit que ça. Il faut dire que le nom du groupe, <b>Queen</b>, nous aiguille déjà fortement. C’est d’ailleurs son chanteur, un certain <b>Freddie Mercury</b>, graphiste de formation, qui a dessiné ce qui va devenir le logo du groupe.<br /><br />Si le quatuor londonien est déjà familier auprès de certains fans de rock chez nous, 400 d’entre eux sont allés les voir au <b>Théâtre 140 </b>à Bruxelles l’année précédente, c’est le succès hors norme que rencontre leur nouveau single en Angleterre depuis un mois qui fait bouger les lignes. Ah oui, un truc de dingue. Personne ne voulait de cette chanson comme single. Déjà six minutes sur un 45 Tours, c’est costaud, mais surtout quelle radio diffuserait une chanson aussi longue ? Aucune ! En plus, avec du chant d’opéra dessus, c’est un sketch. Non, c’est un titre d’album. Alors, Freddie Mercury, l’auteur de la chanson mais aussi son arrangeur et co-producteur, se rend chez une connaissance, <b>Kenny Everett</b>, l’animateur très populaire de <b>Capital Radio</b>, à Londres, avec un pressage test.<br /><br />Innocemment, il est venu pour lui demander conseil : Dis, tu te rends compte, ils ne veulent pas en faire un single, qu’est-ce que t’en penses, toi ? Freddie le lui laisse en lui faisant promettre de ne pas passer la chanson dans son émission. Promis, hein ? Je vais avoir des ennuis sinon.<br /><br />Mais bien sûr qu’il va le faire ! Et logiquement, le standard téléphonique de Capital Radio est rapidement saturé : c’est quoi ? ça sort quand ? On veut le réentendre. Il va passer 14 fois le même week-end provoquant une ruée chez les disquaires qui, eux-mêmes, exigent le 45 Tours à la firme de disques. Ils en ont marre de ces mecs qui n’arrêtent de rentrer dans le magasin pour demander ce disque. Le plus fou, c’est que le même cinéma a lieu aux États-Unis via la chaîne de radio RKO, un type diffuse en effet une cassette qu’il a enregistrée alors qu’il était en Angleterre. Rapidement un million de 45 tours se vend de chaque côté de l’Atlantique, on en est à 15 millions de singles aujourd’hui.<br /><br />Alors un mois plus tard, quand vient la sortie de l’album A night at the opera, on est bien en peine de raconter ce qu’on a entendu à la fin du disque, quand l’hymne du God Save the Queen version rock a fini de retentir dans nos baffles. Une chose est sûre, Bohemian Rhapsody n’est pas la seule perle sur ce disque, on va s’intéresser à tout ce que Queen a fait précédemment. Les albums se vendent par camions, les critiques rock détestent, disant que Mercury y gagnerait s’il ne se prenait pas, par moments, pour <b>Tino Rossi</b>. On sait un demi siècle plus tard que l’artiste était dans le bon : le cœur du public, qu’il a su saisir avec un son et une musique atypiques, la maîtrise d’un art qui ne craint pas d’être populaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/95bd8184ae472bba1681a0408b63f130.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>50 ans de Bohemian Rhapsody (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/50-ans-de-bohemian-rhapsody-episode-3--68311606</link><description><![CDATA[Cela fait désormais un demi-siècle que sortait cette chanson, Bohemian Rhapsody, devenue depuis longtemps votre préférée dans les sondages. Ça ne rajeunit pas ceux qui, comme certains d’entre vous et moi, étaient déjà en âge de tomber sous son charme imparable. Et paradoxalement, c’est ce qui nous garde tous jeunes dans notre tête, quelle que soit notre génération. <br /><br />Alors imaginez toute l’histoire autour de sa naissance. D’une part vous avez les membres du groupe <b>Queen</b>, qui après trois albums à succès ne gagnent que des cacahuètes car ils ont signé le contrat qu’il fallait pas avec un studio, à un moment où personne ne voulait d’eux. Alors ils ont engagé un avocat spécialisé qui casse le contrat, et leur mince tirelire pour les en sortir. D’autre part, vous avez l’énorme succès qui est déjà le leur et qui leur permet de convaincre leur firme de disques de mettre de l’argent sur le tapis pour enregistrer l’album le plus cher de l’époque. Jugez plutôt, Bohemian Rhapsody, c’est plus de 180 pistes d’enregistrement. Ah oui, c’est ça le son si particulier de Queen, ces chœurs qu’ils enregistrent à trois pendant douze heures d’affilée. Et comme il n’y a alors que 24 pistes sur les enregistreurs, ça veut dire qu’on en réunit, par exemple, dix sur une bande qu’on remet ensuite en deux pistes sur une autre. Tant et si bien que les bandes finissent parfois par être transparentes tellement elles sont passées par l'aimant de la tête d’enregistrement, jusqu’à en perdre leur vernis. Alors pour éviter qu’elles ne se rompent, on prend parfois des ciseaux pour découper des bouts de bande et les coller afin de leur éviter un ou plusieurs passages supplémentaires sur la matrice finale.<br /><br />Enregistrant les titres au gré des tournées, les artistes sortent un album tous les ans au plus tard à l’époque, pas le temps de s’arrêter, Queen a fréquenté sept studios différents pour réunir les titres de ce nouvel album intitulé A night at the opera. Beau titre. Une nuit à l’opéra, ça sonne ! C’est ambitieux ! Et c’est tendance en 1975 en plein triomphe du rock progressif, aussi appelé symphonique. Mais la référence n’est pas là, il s’agit du titre d’un des meilleurs films des <b>Marx Brothers</b> que les membres de Queen ont regardé ensemble à la télé pendant les sessions d’enregistrement. Comédie musicale hollywoodienne, bien que atypique au moment de sa sortie, elle est dépassée en 1975, il faut bien le dire. Mais ses gags explosifs, et la maîtrise artistique totale des trois frères, de la danse au piano en passant par la harpe, ont bien diverti les quatre musiciens britanniques dont l’humour fait bien évidemment partie du Way of life. Et donc, on ne s’étonnera pas d’entendre une harpe sur ce disque, en plus du piano de Freddie sur un titre qui va être particulièrement remarqué, combien d’entre nous l’ont expérimenté pendant les séries de slows dans les boums de la génération des années 70. Il faut dire que les filles que ça a mis du rose dans la chambre des filles, en voilà une déclaration d’amour ! dont on apprendra bien plus tard qu’il s’agissait d’une situation vécue pour Freddie, un amour qui entrera dans la légende des belles histoires.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68311606</guid><pubDate>Tue, 28 Oct 2025 12:52:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68311606/332181_50_ans_de_bohemian_rhapsody_episode_3.mp3" length="16372912" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait désormais un demi-siècle que sortait cette chanson, Bohemian Rhapsody, devenue depuis longtemps votre préférée dans les sondages. Ça ne rajeunit pas ceux qui, comme certains d’entre vous et moi, étaient déjà en âge de tomber sous son charme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait désormais un demi-siècle que sortait cette chanson, Bohemian Rhapsody, devenue depuis longtemps votre préférée dans les sondages. Ça ne rajeunit pas ceux qui, comme certains d’entre vous et moi, étaient déjà en âge de tomber sous son charme imparable. Et paradoxalement, c’est ce qui nous garde tous jeunes dans notre tête, quelle que soit notre génération. <br /><br />Alors imaginez toute l’histoire autour de sa naissance. D’une part vous avez les membres du groupe <b>Queen</b>, qui après trois albums à succès ne gagnent que des cacahuètes car ils ont signé le contrat qu’il fallait pas avec un studio, à un moment où personne ne voulait d’eux. Alors ils ont engagé un avocat spécialisé qui casse le contrat, et leur mince tirelire pour les en sortir. D’autre part, vous avez l’énorme succès qui est déjà le leur et qui leur permet de convaincre leur firme de disques de mettre de l’argent sur le tapis pour enregistrer l’album le plus cher de l’époque. Jugez plutôt, Bohemian Rhapsody, c’est plus de 180 pistes d’enregistrement. Ah oui, c’est ça le son si particulier de Queen, ces chœurs qu’ils enregistrent à trois pendant douze heures d’affilée. Et comme il n’y a alors que 24 pistes sur les enregistreurs, ça veut dire qu’on en réunit, par exemple, dix sur une bande qu’on remet ensuite en deux pistes sur une autre. Tant et si bien que les bandes finissent parfois par être transparentes tellement elles sont passées par l'aimant de la tête d’enregistrement, jusqu’à en perdre leur vernis. Alors pour éviter qu’elles ne se rompent, on prend parfois des ciseaux pour découper des bouts de bande et les coller afin de leur éviter un ou plusieurs passages supplémentaires sur la matrice finale.<br /><br />Enregistrant les titres au gré des tournées, les artistes sortent un album tous les ans au plus tard à l’époque, pas le temps de s’arrêter, Queen a fréquenté sept studios différents pour réunir les titres de ce nouvel album intitulé A night at the opera. Beau titre. Une nuit à l’opéra, ça sonne ! C’est ambitieux ! Et c’est tendance en 1975 en plein triomphe du rock progressif, aussi appelé symphonique. Mais la référence n’est pas là, il s’agit du titre d’un des meilleurs films des <b>Marx Brothers</b> que les membres de Queen ont regardé ensemble à la télé pendant les sessions d’enregistrement. Comédie musicale hollywoodienne, bien que atypique au moment de sa sortie, elle est dépassée en 1975, il faut bien le dire. Mais ses gags explosifs, et la maîtrise artistique totale des trois frères, de la danse au piano en passant par la harpe, ont bien diverti les quatre musiciens britanniques dont l’humour fait bien évidemment partie du Way of life. Et donc, on ne s’étonnera pas d’entendre une harpe sur ce disque, en plus du piano de Freddie sur un titre qui va être particulièrement remarqué, combien d’entre nous l’ont expérimenté pendant les séries de slows dans les boums de la génération des années 70. Il faut dire que les filles que ça a mis du rose dans la chambre des filles, en voilà une déclaration d’amour ! dont on apprendra bien plus tard qu’il s’agissait d’une situation vécue pour Freddie, un amour qui entrera dans la légende des belles histoires.]]></itunes:summary><itunes:duration>410</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/95bd8184ae472bba1681a0408b63f130.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>50 ans de Bohemian Rhapsody (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/50-ans-de-bohemian-rhapsody-episode-1--68311566</link><description><![CDATA[En 1975, on en a écouté des trucs incroyables à la radio et chez le disquaire. C’est vrai, un sur deux parmi nous est allé acheter un album de <b>Pink Floyd</b>, on a entendu tout l’été Le Sud de <b>Nino Ferrer</b>, I’m not in love de <b>10cc</b> et bien sûr, L’Été indien de <b>Joe Dassin</b>. Et puis, en vrac, on a découvert un chanteur espagnol, improbable … Manuela, un comique français … Le schmilblick, et des Allemands qui jouent sur des machines … Autobahn. Mais voilà qu’à la fin de l’année, alors qu’un soir, on joue aux cartes avec mon frère en écoutant l’unique émission de rock à la radio, on entend ceci … Bohemian Rhapsody.<br /><br />Alors, faut bien dire une chose, des gars qui mélangent la musique classique et le rock, depuis les Beatles, on connaît, c’est même devenu une mode énorme, on appelle ça le rock progressif : de <b>Yes</b> à <b>Pink Floyd</b>, justement, en passant par <b>Genesis</b> et <b>Deep Purple</b>, cette musique fait un carton. Et c’est une spécialité britannique. Mais là, cette façon que ces gars ont d’y amener l’opéra, non sans humour, et que cela donne un résultat aussi aérien que percutant, non, on n’a jamais entendu un truc pareil. Autant dire qu’on n’a pas trop fait attention à notre jeu jusqu’à la fin de cet improbable Bohemian Rhapsody, joué par un groupe dont on n’a pas encore entendu parler au fond de notre province. On apprendra les jours suivants qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai, c’est leur quatrième album, ils sont déjà des stars au Royaume-Uni et se sont même fendus d’un concert, confidentiel, dans une petite salle bruxelloise l’année précédente. Et oui, les informations ne circulaient pas de la même façon à l'époque, ce qui apportait une part de mystère à la musique. D’ailleurs, le parcours de Queen, en cette fin novembre 1975 où ils sortent un album intitulé A night at the opera, Une nuit à l’opéra, d’après le titre d’un film burlesque des <b>Marx Brothers</b>, leur parcours, donc, a été long et pénible.<br /><br />Car un an plus tôt, avec ce qui est déjà un deuxième tube dans son pays d’origine, le groupe Queen débarque au Japon où ses membres découvrent qu’ils sont des énormes stars. La preuve : à la différence des autres artistes, ils ne vont pas simplement jouer à Tokyo mais parcourir le pays, en tournée. Dès l’aéroport, ils sont accueillis par des fans qui hurlent leur nom. Freddie Mercury en a le vertige mais en même temps la confirmation qu’ils ne se sont pas trompés de route : Queen est vraiment le meilleur groupe du moment. D’ailleurs le premier concert à Tokyo est interrompu par une horde de jeunes qui arrivent à monter sur scène. Alors, quand en rentrant chez eux, les quatre musiciens en reviennent à leur précarité : impossible de louer un appart décent dans Londres, s’acheter une voiture, même en se mettant à genoux devant leurs producteurs. Ils décident donc de tout foutre en l’air. Ça va se traduire par un album en guise de mue, le papillon va s’envoler avec une chanson dans laquelle, évidemment, personne ne voit venir, ni leurs producteurs, ni leur firme de disques. Queen est le seul à croire en sa destinée et pourtant, cinquante ans plus tard, leur chanson se trouve toujours sur la première marche du podium des titres que vous préférez.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68311566</guid><pubDate>Tue, 28 Oct 2025 12:37:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68311566/332179_50_ans_de_bohemian_rhapsody_episode_1.mp3" length="22659945" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1975, on en a écouté des trucs incroyables à la radio et chez le disquaire. C’est vrai, un sur deux parmi nous est allé acheter un album de Pink Floyd, on a entendu tout l’été Le Sud de Nino Ferrer, I’m not in love de 10cc et bien sûr, L’Été indien...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1975, on en a écouté des trucs incroyables à la radio et chez le disquaire. C’est vrai, un sur deux parmi nous est allé acheter un album de <b>Pink Floyd</b>, on a entendu tout l’été Le Sud de <b>Nino Ferrer</b>, I’m not in love de <b>10cc</b> et bien sûr, L’Été indien de <b>Joe Dassin</b>. Et puis, en vrac, on a découvert un chanteur espagnol, improbable … Manuela, un comique français … Le schmilblick, et des Allemands qui jouent sur des machines … Autobahn. Mais voilà qu’à la fin de l’année, alors qu’un soir, on joue aux cartes avec mon frère en écoutant l’unique émission de rock à la radio, on entend ceci … Bohemian Rhapsody.<br /><br />Alors, faut bien dire une chose, des gars qui mélangent la musique classique et le rock, depuis les Beatles, on connaît, c’est même devenu une mode énorme, on appelle ça le rock progressif : de <b>Yes</b> à <b>Pink Floyd</b>, justement, en passant par <b>Genesis</b> et <b>Deep Purple</b>, cette musique fait un carton. Et c’est une spécialité britannique. Mais là, cette façon que ces gars ont d’y amener l’opéra, non sans humour, et que cela donne un résultat aussi aérien que percutant, non, on n’a jamais entendu un truc pareil. Autant dire qu’on n’a pas trop fait attention à notre jeu jusqu’à la fin de cet improbable Bohemian Rhapsody, joué par un groupe dont on n’a pas encore entendu parler au fond de notre province. On apprendra les jours suivants qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai, c’est leur quatrième album, ils sont déjà des stars au Royaume-Uni et se sont même fendus d’un concert, confidentiel, dans une petite salle bruxelloise l’année précédente. Et oui, les informations ne circulaient pas de la même façon à l'époque, ce qui apportait une part de mystère à la musique. D’ailleurs, le parcours de Queen, en cette fin novembre 1975 où ils sortent un album intitulé A night at the opera, Une nuit à l’opéra, d’après le titre d’un film burlesque des <b>Marx Brothers</b>, leur parcours, donc, a été long et pénible.<br /><br />Car un an plus tôt, avec ce qui est déjà un deuxième tube dans son pays d’origine, le groupe Queen débarque au Japon où ses membres découvrent qu’ils sont des énormes stars. La preuve : à la différence des autres artistes, ils ne vont pas simplement jouer à Tokyo mais parcourir le pays, en tournée. Dès l’aéroport, ils sont accueillis par des fans qui hurlent leur nom. Freddie Mercury en a le vertige mais en même temps la confirmation qu’ils ne se sont pas trompés de route : Queen est vraiment le meilleur groupe du moment. D’ailleurs le premier concert à Tokyo est interrompu par une horde de jeunes qui arrivent à monter sur scène. Alors, quand en rentrant chez eux, les quatre musiciens en reviennent à leur précarité : impossible de louer un appart décent dans Londres, s’acheter une voiture, même en se mettant à genoux devant leurs producteurs. Ils décident donc de tout foutre en l’air. Ça va se traduire par un album en guise de mue, le papillon va s’envoler avec une chanson dans laquelle, évidemment, personne ne voit venir, ni leurs producteurs, ni leur firme de disques. Queen est le seul à croire en sa destinée et pourtant, cinquante ans plus tard, leur chanson se trouve toujours sur la première marche du podium des titres que vous préférez.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>567</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/95bd8184ae472bba1681a0408b63f130.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kylie Minogue, La petite princesse de la pop (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kylie-minogue-la-petite-princesse-de-la-pop-episode-5--68163751</link><description><![CDATA[1988, Kylie Minogue, à peine 20 ans, est une sensation pop avec un album et des singles qui cartonnent mondialement. C’est arrivé par accident, en pleine seconde saison de la série dans laquelle elle tourne. Mais Kylie aspire déjà à plus qu’à la télé ; elle veut prouver son talent d'actrice au cinéma. <br /><br />C’est là qu’un producteur lui propose le rôle d’une ado rebelle des années 50, inspirée d’un roman semi-autobiographique. Kylie devient une blonde platine pour le rôle, qui va inspirer le Suicide Blonde d'INXS, elle se prépare intensément. En lisant le roman, tout d’abord, elle répète des accents des années 50, et s'immerge dans l'époque avec des costumes rétro. Il faut dire que la presse australienne met la pression en prédisant un flop, elle doute qu'une "pop star" aussi jeune qu’elle puisse porter un drame sérieux. <br /><br />Le tournage commence fin 1988 dans le Queensland australien, sous un soleil écrasant. L'ambiance sur le plateau est un mélange d'excitation et de chaos : Kylie, encore inexpérimentée au cinéma, arrive avec une énergie spontanée, mais se sent vulnérable face à une équipe de cent personnes. Ce n’est plus le même genre de tournage que pour les séries. Elle est nerveuse, elle tremble avant chaque prise, notamment celle où elle fuit sa famille en courant dans  les rues poussiéreuses, les larmes aux yeux, sous une pluie artificielle pour ajouter du drame. Ou la naissance de son bébé dans une école de redressement. Kylie simule des contractions sous des lumières crues ; elle pleure pour de vrai, épuisée par les prises répétées. Elle fête ses 21 ans sur le plateau, un gâteau et des chants entonnés par toute l’équipe, un moment joyeux au milieu du stress. Il faut dire que les producteurs américains poussent pour plus de romance et moins de "réalisme australien", menant à des réécritures nocturnes et des changements de script. Kylie a les larmes aux yeux, le dernier jour du tournage, elle s’est donnée à fond. <br /><br />Le film sort en décembre 1989 et rencontre un beau succès commercial en Australie, mais beaucoup plus mitigé en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Les critiques de cinéma ne croient pas en elle, en tout cas pas pour l’instant écrit le Variety, LE magazine cinéma de référence. Les dés sont-ils jetés ? Une carrière commencée prématurément en tant que comédienne à la télé australienne bifurque vers un succès planétaire dans la chanson. Kylie ne sera pas la comédienne qui chante mais la chanteuse qui fait parfois du cinéma. Les grands films seront rares, c’est vrai, mais il y en aura au moins un. La vie des stars n’est pas aussi réussie que ne laisse penser les résultats au box office, l’histoire est connue. Il n’en reste pas moins un parcours hors du commun, une longévité à laquelle seule une poignée de chanteuses a pu prétendre. C’est plus qu’une réussite artistique, ça tient à la personnalité et au travail, comme Kylie en avait usé lors du tournage de ce film aujourd’hui oublié.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68163751</guid><pubDate>Sun, 19 Oct 2025 03:28:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68163751/331595_kylie_minogue_la_petite_princesse_de_la_pop_episode_5.mp3" length="17099632" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1988, Kylie Minogue, à peine 20 ans, est une sensation pop avec un album et des singles qui cartonnent mondialement. C’est arrivé par accident, en pleine seconde saison de la série dans laquelle elle tourne. Mais Kylie aspire déjà à plus qu’à la télé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1988, Kylie Minogue, à peine 20 ans, est une sensation pop avec un album et des singles qui cartonnent mondialement. C’est arrivé par accident, en pleine seconde saison de la série dans laquelle elle tourne. Mais Kylie aspire déjà à plus qu’à la télé ; elle veut prouver son talent d'actrice au cinéma. <br /><br />C’est là qu’un producteur lui propose le rôle d’une ado rebelle des années 50, inspirée d’un roman semi-autobiographique. Kylie devient une blonde platine pour le rôle, qui va inspirer le Suicide Blonde d'INXS, elle se prépare intensément. En lisant le roman, tout d’abord, elle répète des accents des années 50, et s'immerge dans l'époque avec des costumes rétro. Il faut dire que la presse australienne met la pression en prédisant un flop, elle doute qu'une "pop star" aussi jeune qu’elle puisse porter un drame sérieux. <br /><br />Le tournage commence fin 1988 dans le Queensland australien, sous un soleil écrasant. L'ambiance sur le plateau est un mélange d'excitation et de chaos : Kylie, encore inexpérimentée au cinéma, arrive avec une énergie spontanée, mais se sent vulnérable face à une équipe de cent personnes. Ce n’est plus le même genre de tournage que pour les séries. Elle est nerveuse, elle tremble avant chaque prise, notamment celle où elle fuit sa famille en courant dans  les rues poussiéreuses, les larmes aux yeux, sous une pluie artificielle pour ajouter du drame. Ou la naissance de son bébé dans une école de redressement. Kylie simule des contractions sous des lumières crues ; elle pleure pour de vrai, épuisée par les prises répétées. Elle fête ses 21 ans sur le plateau, un gâteau et des chants entonnés par toute l’équipe, un moment joyeux au milieu du stress. Il faut dire que les producteurs américains poussent pour plus de romance et moins de "réalisme australien", menant à des réécritures nocturnes et des changements de script. Kylie a les larmes aux yeux, le dernier jour du tournage, elle s’est donnée à fond. <br /><br />Le film sort en décembre 1989 et rencontre un beau succès commercial en Australie, mais beaucoup plus mitigé en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Les critiques de cinéma ne croient pas en elle, en tout cas pas pour l’instant écrit le Variety, LE magazine cinéma de référence. Les dés sont-ils jetés ? Une carrière commencée prématurément en tant que comédienne à la télé australienne bifurque vers un succès planétaire dans la chanson. Kylie ne sera pas la comédienne qui chante mais la chanteuse qui fait parfois du cinéma. Les grands films seront rares, c’est vrai, mais il y en aura au moins un. La vie des stars n’est pas aussi réussie que ne laisse penser les résultats au box office, l’histoire est connue. Il n’en reste pas moins un parcours hors du commun, une longévité à laquelle seule une poignée de chanteuses a pu prétendre. C’est plus qu’une réussite artistique, ça tient à la personnalité et au travail, comme Kylie en avait usé lors du tournage de ce film aujourd’hui oublié.]]></itunes:summary><itunes:duration>428</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/605c5f542c7a807c3af049fe1c7381e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kylie Minogue, La petite princesse de la pop (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kylie-minogue-la-petite-princesse-de-la-pop-episode-4--68163742</link><description><![CDATA[Tous ceux qui se souviennent de l’époque vous le diront, à la fin des années 80, <b>Kylie Minogue</b> était l’incarnation de la fille d’à côté, The girl next door, comme disent les anglo-saxons. En admettant, évidemment, que votre voisine soit une Barbie. L’image renvoyée par les pochettes de disques et les clips vidéos est en effet aussi aseptisée que les partenaires féminines d’<b>Elvis Presley </b>dans ses films des années 60. Sa relation avec Jason Donovan, partenaire de la série qui l’a rendue célèbre et également membre de l’écurie Stock Aitken Waterman n’arrange rien. Alors, y a-t-il un lien entre sa rupture avec lui et le fait que Kylie veuille s’émanciper de ses producteurs ? <br /><br />Ou est-ce parce que le hasard lui a fait croiser la route, sinueuse s’il en est, de Michael Hutchence, le très charismatique chanteur du groupe INXS ? Un groupe australien. Au succès le plus spectaculaire qu’on ait vu depuis AC/DC. Mais bien plus sulfureux ! Michael est totalement sex and drugs and rock’n’roll, que va faire la jeune et jolie Kylie Minogue avec ce suppôt de Satan? Vous les entendez les voix ?<br /><br />Au départ, ce sont des rumeurs, des “il paraît”. On les a vus ensemble, à Hong Kong, Paris, Amsterdam. Il y aurait eu des voyages en jet privé, à l’abri des objectifs et regards indiscrets. Il n’en faut pas plus pour que la presse people se branche sur le sujet tant le rapprochement torride de l’eau et du feu est une formule qui fait toujours vendre du papier. Oui, la Suicide blonde, c’est Kylie. Michael l’a écrite en pensant à elle qui, à présent, ne se reconnaît plus et souhaite quitter ses producteurs, changer de musique. Changer d’image, elle s’en charge. Kylie choisit les tenues sexy qui font d’elles une femme fatale dans ce clip qui date des heures folles passées avec un amant qu’elle finit par ne plus cacher au public. On parle de soirées débridées à absorber tout ce qui passe, de virées au bout de la nuit, d’excès, et on compare leur course éperdue à celle de Jim Morrison et sa maîtresse Pamela Courson, à la fin des années 60. Une histoire qui finit mal.<br /><br />Oui, avouera-t-elle, Michael m’a ouvert de nouveaux horizons. J’avais envie de tout tester et il était le partenaire idéal.<br /><br />En tout cas, la fin de leur histoire est à l’image de celle trimballée par le personnage puisque Hutchence rompt avec elle par téléphone, en transit entre deux avions, enfin c’est ce qu’on raconte. En tout cas, c’est aussi brutalement qu’il lui avoue avoir rencontré une autre femme, un mannequin danois, et c’est d’une violence rare. Ces deux années auront été comme une chevauchée sauvage dont je suis sortie plus forte, dira-t-elle, Michael a éveillé en moi un appétit insoupçonné. Mais n’empêche, elle est sous le choc, dévastée. Ainsi va la vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68163742</guid><pubDate>Sat, 18 Oct 2025 05:25:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68163742/331594_kylie_minogue_la_petite_princesse_de_la_pop_episode_4.mp3" length="15602032" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Tous ceux qui se souviennent de l’époque vous le diront, à la fin des années 80, Kylie Minogue était l’incarnation de la fille d’à côté, The girl next door, comme disent les anglo-saxons. En admettant, évidemment, que votre voisine soit une Barbie....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Tous ceux qui se souviennent de l’époque vous le diront, à la fin des années 80, <b>Kylie Minogue</b> était l’incarnation de la fille d’à côté, The girl next door, comme disent les anglo-saxons. En admettant, évidemment, que votre voisine soit une Barbie. L’image renvoyée par les pochettes de disques et les clips vidéos est en effet aussi aseptisée que les partenaires féminines d’<b>Elvis Presley </b>dans ses films des années 60. Sa relation avec Jason Donovan, partenaire de la série qui l’a rendue célèbre et également membre de l’écurie Stock Aitken Waterman n’arrange rien. Alors, y a-t-il un lien entre sa rupture avec lui et le fait que Kylie veuille s’émanciper de ses producteurs ? <br /><br />Ou est-ce parce que le hasard lui a fait croiser la route, sinueuse s’il en est, de Michael Hutchence, le très charismatique chanteur du groupe INXS ? Un groupe australien. Au succès le plus spectaculaire qu’on ait vu depuis AC/DC. Mais bien plus sulfureux ! Michael est totalement sex and drugs and rock’n’roll, que va faire la jeune et jolie Kylie Minogue avec ce suppôt de Satan? Vous les entendez les voix ?<br /><br />Au départ, ce sont des rumeurs, des “il paraît”. On les a vus ensemble, à Hong Kong, Paris, Amsterdam. Il y aurait eu des voyages en jet privé, à l’abri des objectifs et regards indiscrets. Il n’en faut pas plus pour que la presse people se branche sur le sujet tant le rapprochement torride de l’eau et du feu est une formule qui fait toujours vendre du papier. Oui, la Suicide blonde, c’est Kylie. Michael l’a écrite en pensant à elle qui, à présent, ne se reconnaît plus et souhaite quitter ses producteurs, changer de musique. Changer d’image, elle s’en charge. Kylie choisit les tenues sexy qui font d’elles une femme fatale dans ce clip qui date des heures folles passées avec un amant qu’elle finit par ne plus cacher au public. On parle de soirées débridées à absorber tout ce qui passe, de virées au bout de la nuit, d’excès, et on compare leur course éperdue à celle de Jim Morrison et sa maîtresse Pamela Courson, à la fin des années 60. Une histoire qui finit mal.<br /><br />Oui, avouera-t-elle, Michael m’a ouvert de nouveaux horizons. J’avais envie de tout tester et il était le partenaire idéal.<br /><br />En tout cas, la fin de leur histoire est à l’image de celle trimballée par le personnage puisque Hutchence rompt avec elle par téléphone, en transit entre deux avions, enfin c’est ce qu’on raconte. En tout cas, c’est aussi brutalement qu’il lui avoue avoir rencontré une autre femme, un mannequin danois, et c’est d’une violence rare. Ces deux années auront été comme une chevauchée sauvage dont je suis sortie plus forte, dira-t-elle, Michael a éveillé en moi un appétit insoupçonné. Mais n’empêche, elle est sous le choc, dévastée. Ainsi va la vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>391</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/605c5f542c7a807c3af049fe1c7381e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kylie Minogue, La petite princesse de la pop (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kylie-minogue-la-petite-princesse-de-la-pop-episode-3--68163713</link><description><![CDATA[Les innombrables succès que <b>Kylie Minogue</b> a alignés grâce à ses producteurs, auteurs compositeurs britanniques <b>Stock</b> <b>Aitken</b> et <b>Waterman </b>ont été à double tranchant. Car autant la formule sur laquelle ces gars travaillaient faisaient mouche, non seulement avec elle, mais avec un tas d’autres artistes comme son petit ami<b> Jason Donovan </b>ou <b>Donna Summer</b>, autant ils lui ont valu d’être cataloguée dans le registre bubble gum. En d’autres mots, des hits jetables. Ça a un goût sucré, c’est sympa mais artificiel.<br /><br />La première rencontre entre l’interprète et le trio est d’ailleurs totalement révélatrice de la manière dont ces gars travaillaient. Un vrai sketch. Suite au succès de son single en Australie, produit par un assistant du trio, Kylie Minogue profite de quelques jours off du tournage de la série australienne dont elle est devenue l’actrice star pour faire un saut à leur bureau de l’autre côté de la Terre. Elle dispose de peu de temps. Mais quand on leur dit qu’ils ont rendez-vous avec la jeune fille qui est dans la salle d’attente, aucun des trois ne sait. Qui a oublié ce rendez-vous ? Qui est-ce ? Une star de la télé. D’où vient-elle ? D’Australie. Quoi ? On va la recevoir. <br /><br />Et de fait, elle est belle. La voix, rien de spécial. Mais son tube et sa notoriété là-bas, c’est énorme. On va vous trouver quelque chose à chanter. Rentrez à l’hôtel. Kylie ne le croit pas : faire 17.000 kilomètres pour découvrir des mecs qui l’ont oubliée. Et elle ignore que les trois gus vont plier la chanson en 40 minutes, certains disent même 20. Leur formule est, faut-il le répéter, rodée avec les nombreux interprètes de l’écurie. Mais ils attendent le dernier moment où Kylie se trouve à Londres pour lui faire interpréter le texte en studio, ligne après ligne, sans qu’elle puisse entendre le résultat en entier, avant de remonter dans l’avion. Elle est furieuse.<br /><br />Le tube gigantesque qui s’ensuit et les autres qui vont enchaîner durant quatre albums vont assimiler Kylie à ses producteurs dont la cote chute au début des années 90. Et elle souffre de l’étiquette que le public mais aussi le métier a collé sur elle. D’autant plus qu’elle partage alors la vie d’une star du rock, <b>Michael Hutchence</b>, chanteur d’<b>INXS</b>, un gras bien destroy, on est très loin de l’univers bubble gum. <br /><br />Mais il faut du temps et de la patience pour qu’une chenille se transforme en papillon. Ainsi de sa rencontre avec l’artiste post punk <b>Nick Cave </b>dont le groupe <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Birthday_Party_(groupe)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Birthday Party</a> avait agité le monde alternatif australien au début des années 80. Les paroles de sa chanson apparemment légère Better the devil you know l’ont interpellé. Ce n’est pas une sucrerie adolescente, loin de là. Alors, pourquoi ne ferait-elle pas la partenaire idéale d’un duo où chantent l’amant et sa maîtresse qu’il a assassinée. On est très loin de son public, avec une telle démarche artistique, rare et culottée, vous en conviendrez. La chanson est devenue un hit d’autant plus inattendu qu’elle est restée dans les mémoires et les playlists de la génération Nirvana. Kylie Minogue réussit le pari impossible de gommer son image d’éternelle ado, de femme enfant dans laquelle la musique de ses producteurs l’avaient enfermée. Ceux qui l’entendent réciter en public cette année-là, I should be so lucky comme un poème, une autre suggestion de Nick Cave, vous le confirmeront.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68163713</guid><pubDate>Fri, 17 Oct 2025 12:21:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68163713/331592_kylie_minogue_la_petite_princesse_de_la_pop_episode_3.mp3" length="18441712" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les innombrables succès que Kylie Minogue a alignés grâce à ses producteurs, auteurs compositeurs britanniques Stock Aitken et Waterman ont été à double tranchant. Car autant la formule sur laquelle ces gars travaillaient faisaient mouche, non...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les innombrables succès que <b>Kylie Minogue</b> a alignés grâce à ses producteurs, auteurs compositeurs britanniques <b>Stock</b> <b>Aitken</b> et <b>Waterman </b>ont été à double tranchant. Car autant la formule sur laquelle ces gars travaillaient faisaient mouche, non seulement avec elle, mais avec un tas d’autres artistes comme son petit ami<b> Jason Donovan </b>ou <b>Donna Summer</b>, autant ils lui ont valu d’être cataloguée dans le registre bubble gum. En d’autres mots, des hits jetables. Ça a un goût sucré, c’est sympa mais artificiel.<br /><br />La première rencontre entre l’interprète et le trio est d’ailleurs totalement révélatrice de la manière dont ces gars travaillaient. Un vrai sketch. Suite au succès de son single en Australie, produit par un assistant du trio, Kylie Minogue profite de quelques jours off du tournage de la série australienne dont elle est devenue l’actrice star pour faire un saut à leur bureau de l’autre côté de la Terre. Elle dispose de peu de temps. Mais quand on leur dit qu’ils ont rendez-vous avec la jeune fille qui est dans la salle d’attente, aucun des trois ne sait. Qui a oublié ce rendez-vous ? Qui est-ce ? Une star de la télé. D’où vient-elle ? D’Australie. Quoi ? On va la recevoir. <br /><br />Et de fait, elle est belle. La voix, rien de spécial. Mais son tube et sa notoriété là-bas, c’est énorme. On va vous trouver quelque chose à chanter. Rentrez à l’hôtel. Kylie ne le croit pas : faire 17.000 kilomètres pour découvrir des mecs qui l’ont oubliée. Et elle ignore que les trois gus vont plier la chanson en 40 minutes, certains disent même 20. Leur formule est, faut-il le répéter, rodée avec les nombreux interprètes de l’écurie. Mais ils attendent le dernier moment où Kylie se trouve à Londres pour lui faire interpréter le texte en studio, ligne après ligne, sans qu’elle puisse entendre le résultat en entier, avant de remonter dans l’avion. Elle est furieuse.<br /><br />Le tube gigantesque qui s’ensuit et les autres qui vont enchaîner durant quatre albums vont assimiler Kylie à ses producteurs dont la cote chute au début des années 90. Et elle souffre de l’étiquette que le public mais aussi le métier a collé sur elle. D’autant plus qu’elle partage alors la vie d’une star du rock, <b>Michael Hutchence</b>, chanteur d’<b>INXS</b>, un gras bien destroy, on est très loin de l’univers bubble gum. <br /><br />Mais il faut du temps et de la patience pour qu’une chenille se transforme en papillon. Ainsi de sa rencontre avec l’artiste post punk <b>Nick Cave </b>dont le groupe <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Birthday_Party_(groupe)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Birthday Party</a> avait agité le monde alternatif australien au début des années 80. Les paroles de sa chanson apparemment légère Better the devil you know l’ont interpellé. Ce n’est pas une sucrerie adolescente, loin de là. Alors, pourquoi ne ferait-elle pas la partenaire idéale d’un duo où chantent l’amant et sa maîtresse qu’il a assassinée. On est très loin de son public, avec une telle démarche artistique, rare et culottée, vous en conviendrez. La chanson est devenue un hit d’autant plus inattendu qu’elle est restée dans les mémoires et les playlists de la génération Nirvana. Kylie Minogue réussit le pari impossible de gommer son image d’éternelle ado, de femme enfant dans laquelle la musique de ses producteurs l’avaient enfermée. Ceux qui l’entendent réciter en public cette année-là, I should be so lucky comme un poème, une autre suggestion de Nick Cave, vous le confirmeront.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>462</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/605c5f542c7a807c3af049fe1c7381e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kylie Minogue, La petite princesse de la pop (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kylie-minogue-la-petite-princesse-de-la-pop-episode-2--68163523</link><description><![CDATA[Ils ne sont pas nombreux mais quand on voit comment des carrières ont basculé pour certains artistes, du cinéma à la chanson ou vice versa, on se dit que les gens ont bien tort de coller des étiquettes aux uns et aux autres, et de leur fermer des portes. C’est vrai, ils sont comédiens, alors pourquoi veulent-ils chanter ? <br /><br />Prenons l’exemple de la jeune <b>Kylie Minogue</b>, à peine 17 ans, dont c’est le premier rôle important dans une série télé. Ça s'appelle les enfants Henderson, avec parmi la bande de copains, le beau <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Mendelsohn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ben Mendelsohn</a>, qui, lui, va faire aussi connaître une longue carrière. Et alors que Kylie vit ce tournage comme le début d’une grande histoire, ça ne se passe pas bien. Oui, elle oublie souvent son texte, trop souvent. Et il arrive plus d’une fois que le réalisateur ou le producteur se fâche, hurle sur elle. Kylie se retrouve en pleurs, désespérée, elle qui s’est battue avec sa mère pour abandonner ses études pour la comédie. Et ce qui doit arriver arrive : Kylie n’est pas retenue pour la seconde saison de la série. Le drame.<br /><br />La chanson, alors ? Elle envoie une démo au producteur de l’émission Young Talent Time ; elle a pris assez de cours de musique, de chant et de danse. Et puis sa sœur Dannii fait déjà partie de la troupe, elle y chante régulièrement. C’est ainsi que Kylie fait sa première apparition en tant que chanteuse à la télévision australienne en 1985 … mais n’est finalement pas reprise dans la troupe, ça reste sans suite. Heureusement, les castings se succèdent, elle réussit l’audition pour une série qui doit redémarrer la saison suivante. En effet, Neighbours, Les voisins, qui racontent la vie quotidienne des habitants d’une rue imaginaire de Melbourne, n’ont pas connu un grand succès en 1985. La chaîne a jeté l’éponge mais une autre y croit, la reprend et envisage d’étoffer le casting avec de jeunes prometteurs comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Pearce" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guy Pearce</a> et Kylie Minogue. Elle doit y incarner une étudiante qui quitte l’école pour devenir mécano dans un garage. Et, le croirez-vous, non seulement ce rôle lui convient à merveille, mais sa proximité avec un autre comédien de la distribution, le jeune Jason Donovan, braque les projecteurs de la presse sur elle, y compris en Grande-Bretagne où la série est diffusée. L’épisode de leur mariage, de fiction, réunit 20 millions de téléspectateurs en 1987, les producteurs sont enchantés, la promo tourne toute seule grâce à ces deux jeunes premiers amoureux à l’écran comme à la ville. <br /><br />Et quand on dit que le showbiz est imprévisible, la semaine suivant ce fameux épisode sort le single d’un cover que Kylie a interprété lors d’un événement qui réunissait tout le casting de la série. Une firme de disques s’est dit que ce serait du tout cuit vu la notoriété de la jeune comédienne, et elle met dans le mille, c’est le plus gros succès jamais enregistré en Australie pour un single. Le succès de ce disque en entraîne un autre, Kylie Minogue ne prolongera pas sa participation à la série Neighbours qui ne s’est arrêtée, le saviez-vous, qu’en 2022, c’est fou. Quant à Kylie, elle a continué à chanter cette chanson par laquelle tout est arrivé, lors de toutes ses tournées.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68163523</guid><pubDate>Thu, 16 Oct 2025 11:58:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68163523/331591_kylie_minogue_la_petite_princesse_de_la_pop_episode_2.mp3" length="15798832" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ils ne sont pas nombreux mais quand on voit comment des carrières ont basculé pour certains artistes, du cinéma à la chanson ou vice versa, on se dit que les gens ont bien tort de coller des étiquettes aux uns et aux autres, et de leur fermer des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ils ne sont pas nombreux mais quand on voit comment des carrières ont basculé pour certains artistes, du cinéma à la chanson ou vice versa, on se dit que les gens ont bien tort de coller des étiquettes aux uns et aux autres, et de leur fermer des portes. C’est vrai, ils sont comédiens, alors pourquoi veulent-ils chanter ? <br /><br />Prenons l’exemple de la jeune <b>Kylie Minogue</b>, à peine 17 ans, dont c’est le premier rôle important dans une série télé. Ça s'appelle les enfants Henderson, avec parmi la bande de copains, le beau <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Mendelsohn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ben Mendelsohn</a>, qui, lui, va faire aussi connaître une longue carrière. Et alors que Kylie vit ce tournage comme le début d’une grande histoire, ça ne se passe pas bien. Oui, elle oublie souvent son texte, trop souvent. Et il arrive plus d’une fois que le réalisateur ou le producteur se fâche, hurle sur elle. Kylie se retrouve en pleurs, désespérée, elle qui s’est battue avec sa mère pour abandonner ses études pour la comédie. Et ce qui doit arriver arrive : Kylie n’est pas retenue pour la seconde saison de la série. Le drame.<br /><br />La chanson, alors ? Elle envoie une démo au producteur de l’émission Young Talent Time ; elle a pris assez de cours de musique, de chant et de danse. Et puis sa sœur Dannii fait déjà partie de la troupe, elle y chante régulièrement. C’est ainsi que Kylie fait sa première apparition en tant que chanteuse à la télévision australienne en 1985 … mais n’est finalement pas reprise dans la troupe, ça reste sans suite. Heureusement, les castings se succèdent, elle réussit l’audition pour une série qui doit redémarrer la saison suivante. En effet, Neighbours, Les voisins, qui racontent la vie quotidienne des habitants d’une rue imaginaire de Melbourne, n’ont pas connu un grand succès en 1985. La chaîne a jeté l’éponge mais une autre y croit, la reprend et envisage d’étoffer le casting avec de jeunes prometteurs comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Pearce" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guy Pearce</a> et Kylie Minogue. Elle doit y incarner une étudiante qui quitte l’école pour devenir mécano dans un garage. Et, le croirez-vous, non seulement ce rôle lui convient à merveille, mais sa proximité avec un autre comédien de la distribution, le jeune Jason Donovan, braque les projecteurs de la presse sur elle, y compris en Grande-Bretagne où la série est diffusée. L’épisode de leur mariage, de fiction, réunit 20 millions de téléspectateurs en 1987, les producteurs sont enchantés, la promo tourne toute seule grâce à ces deux jeunes premiers amoureux à l’écran comme à la ville. <br /><br />Et quand on dit que le showbiz est imprévisible, la semaine suivant ce fameux épisode sort le single d’un cover que Kylie a interprété lors d’un événement qui réunissait tout le casting de la série. Une firme de disques s’est dit que ce serait du tout cuit vu la notoriété de la jeune comédienne, et elle met dans le mille, c’est le plus gros succès jamais enregistré en Australie pour un single. Le succès de ce disque en entraîne un autre, Kylie Minogue ne prolongera pas sa participation à la série Neighbours qui ne s’est arrêtée, le saviez-vous, qu’en 2022, c’est fou. Quant à Kylie, elle a continué à chanter cette chanson par laquelle tout est arrivé, lors de toutes ses tournées.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>395</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/605c5f542c7a807c3af049fe1c7381e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kylie Minogue, La petite princesse de la pop (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kylie-minogue-la-petite-princesse-de-la-pop-episode-1--68163315</link><description><![CDATA[On ne présente pas <b>Kylie Minogue</b>. Ça fait longtemps qu’on ne la présente plus. Depuis ses premiers succès dans les années 80 avec sa pop dansante sucrée, puis son tonitruant retour dans les années 2000 en reine du dance floor, sans oublier ses collaborations avec des artistes rock indépendants et, bien sûr, rubrique people oblige, sa vie privée partagée avec quelques stars de la musique et du cinéma. En tout cas, une étonnante longévité, près de 40 années, longévité rimant avec popularité, totalement en porte-à-faux avec les carrières éphémères des interprètes de ce genre de musique populaire. Comment la mini princesse de la pop, surnommée ainsi en raison de son mètre 53, a-t-elle pu accomplir un tel miracle ? Est-ce lié à ce qui la fait courir depuis le début de son adolescence ? Je vous raconte.<br /><br />Milieu des années 80, nous sommes Down Under, en bas en dessous, comme disent les Australiens. Et s’ils y pensent, car ça ne se voit pas qu’on a la tête en bas quand on y vit, c’est parce que la majorité de ses habitants vient de l’autre côté, des îles britanniques. C’est le cas de <b>Carol Ann Jones</b>, une Galloise qui est arrivée en 1958 avec ses parents, sur le fameux <b><a href="https://pier21.ca/fairsea-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fairsea</a></b>, un bateau de guerre américain de la seconde guerre mondiale reconverti en cargo pour migrants. Elle avait ainsi effectué le trajet avec la famille Gibb dont les enfants sont devenus plus tard, les <b>Bee Gees</b>. Alors l’histoire de ce groupe de gamins vedettes de la télé australienne dans les années 60, elle l’a suivie. Et elle sait à quel point ils ont eu du mal dans leur carrière avant de, par chance, tomber sur un producteur anglais qui fasse d’eux des stars. Et même après, ça n’a pas été tout seul. Donc, non, Carol refuse que sa fille quitte l’école pour se donner à fond dans la comédie.<br /><br />Certes, elle a mis ses deux filles <b>Dannii</b> et Kylie aux cours de piano et de violon, comme beaucoup de Britanniques, et elle a dit oui quand sa sœur Suzette a proposé d’emmener Dannii à un casting pour un petit rôle de gosse dans une série télé locale. Quelle n’avait pas été la surprise au retour quand elle lui avait annoncé que c’était finalement Kylie, qui les avait accompagnées, qui avait été prise. Le monde du showbiz est vraiment étonnant. Ainsi après ce rôle dans les Sullivans, Kylie Minogue, dix ans, avait enchaîné l’année suivante, avec un épisode dans une autre série qui n’est pas passée à la postérité. C’est pas grand chose dans la vie d’une écolière mais suffisant pour donner envie d’autre chose à une adolescente qui ne vit pas très bien ses années de lycée. Kylie se lie peu avec ses camarades de classe et se trouve être une élève très moyenne, c’est-à-dire pas passionnée du tout. Alors, en cette année 1984, quand elle réussit le casting pour un rôle important dans un autre soap familial, Kylie veut mettre ses études de côté pour se concentrer uniquement sur ses rôles. Mais c’est hors de question, répond sa mère, tu n’imagines pas la chance qu’il faut pour réussir dans ce métier. Il faudrait que tu sois la reine des veinardes pour t’en sortir.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68163315</guid><pubDate>Thu, 16 Oct 2025 11:46:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68163315/331590_kylie_minogue_la_petite_princesse_de_la_pop_episode_1.mp3" length="15546345" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On ne présente pas Kylie Minogue. Ça fait longtemps qu’on ne la présente plus. Depuis ses premiers succès dans les années 80 avec sa pop dansante sucrée, puis son tonitruant retour dans les années 2000 en reine du dance floor, sans oublier ses...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On ne présente pas <b>Kylie Minogue</b>. Ça fait longtemps qu’on ne la présente plus. Depuis ses premiers succès dans les années 80 avec sa pop dansante sucrée, puis son tonitruant retour dans les années 2000 en reine du dance floor, sans oublier ses collaborations avec des artistes rock indépendants et, bien sûr, rubrique people oblige, sa vie privée partagée avec quelques stars de la musique et du cinéma. En tout cas, une étonnante longévité, près de 40 années, longévité rimant avec popularité, totalement en porte-à-faux avec les carrières éphémères des interprètes de ce genre de musique populaire. Comment la mini princesse de la pop, surnommée ainsi en raison de son mètre 53, a-t-elle pu accomplir un tel miracle ? Est-ce lié à ce qui la fait courir depuis le début de son adolescence ? Je vous raconte.<br /><br />Milieu des années 80, nous sommes Down Under, en bas en dessous, comme disent les Australiens. Et s’ils y pensent, car ça ne se voit pas qu’on a la tête en bas quand on y vit, c’est parce que la majorité de ses habitants vient de l’autre côté, des îles britanniques. C’est le cas de <b>Carol Ann Jones</b>, une Galloise qui est arrivée en 1958 avec ses parents, sur le fameux <b><a href="https://pier21.ca/fairsea-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fairsea</a></b>, un bateau de guerre américain de la seconde guerre mondiale reconverti en cargo pour migrants. Elle avait ainsi effectué le trajet avec la famille Gibb dont les enfants sont devenus plus tard, les <b>Bee Gees</b>. Alors l’histoire de ce groupe de gamins vedettes de la télé australienne dans les années 60, elle l’a suivie. Et elle sait à quel point ils ont eu du mal dans leur carrière avant de, par chance, tomber sur un producteur anglais qui fasse d’eux des stars. Et même après, ça n’a pas été tout seul. Donc, non, Carol refuse que sa fille quitte l’école pour se donner à fond dans la comédie.<br /><br />Certes, elle a mis ses deux filles <b>Dannii</b> et Kylie aux cours de piano et de violon, comme beaucoup de Britanniques, et elle a dit oui quand sa sœur Suzette a proposé d’emmener Dannii à un casting pour un petit rôle de gosse dans une série télé locale. Quelle n’avait pas été la surprise au retour quand elle lui avait annoncé que c’était finalement Kylie, qui les avait accompagnées, qui avait été prise. Le monde du showbiz est vraiment étonnant. Ainsi après ce rôle dans les Sullivans, Kylie Minogue, dix ans, avait enchaîné l’année suivante, avec un épisode dans une autre série qui n’est pas passée à la postérité. C’est pas grand chose dans la vie d’une écolière mais suffisant pour donner envie d’autre chose à une adolescente qui ne vit pas très bien ses années de lycée. Kylie se lie peu avec ses camarades de classe et se trouve être une élève très moyenne, c’est-à-dire pas passionnée du tout. Alors, en cette année 1984, quand elle réussit le casting pour un rôle important dans un autre soap familial, Kylie veut mettre ses études de côté pour se concentrer uniquement sur ses rôles. Mais c’est hors de question, répond sa mère, tu n’imagines pas la chance qu’il faut pour réussir dans ce métier. Il faudrait que tu sois la reine des veinardes pour t’en sortir.]]></itunes:summary><itunes:duration>389</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/605c5f542c7a807c3af049fe1c7381e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La résurrection de James Bond (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-resurrection-de-james-bond-episode-5--68027887</link><description><![CDATA[Si <b>Sean Connery</b> a voulu, assez vite, prendre ses distances avec le personnage de <b>James Bond</b>, c’est parce que les producteurs de cinéma ne voulaient pas lui donner de rôles importants dans de grosses productions car ils disaient que les gens ne verraient en lui que l'agent 007. Pourtant quand vous le voyez en vrai, à l’époque, avec ses moustaches et son cheveu rare, il faut beaucoup d’imagination. Ce n’est plus la même personne. Disons plutôt qu’ayant été le premier à l’incarner au cinéma, c’est son nom sur une affiche qui est devenu synonyme de James Bond.<br /><br />Alors, quand <b>Daniel Craig</b> est pressenti par <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara_Broccoli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Barbara Broccoli</a></b>, la fille du producteur emblématique de la série qui compte déjà vingt films, la question ne se pose plus. Il est déjà le numéro 6, sans compter les anecdotiques. Il va d’ailleurs refuser la fameuse moumoute qu’avait acceptée Sean Connery pour ressembler au héros des romans de<b> Ian Fleming</b>. Au grand dam de certains fans de la série qui ne supportent pas ses cheveux blonds et vont monter un site pour appeler au boycott du film. Charmant ! <br /><br />Mais pour le reste Craig va offrir un réalisme aux situations vécues qu’aucun acteur n’avait pu jusque-là apporter en jouant lui-même une bonne partie des scènes d’action. Vous la voyez la poursuite et le combat sur une grue de travaux de plus de quarante mètres de haut ? Ça fout les foies rien que de l’imaginer, hein ? Et on se dit, c’est un truc de cascadeur professionnel. Et bien malgré sa peur du vide, Daniel Craig va y aller, là-haut, et permettre ainsi des gros plans réels dont aucun réalisateur de film d’action ne pourrait rêver. Dans une bagarre, il va même perdre une dent. Mais pas question de quitter le tournage, le dentiste se déplace pour réparer les dégâts et on reprend. Voilà qui explique le réalisme de l’engagement dans toutes ces terribles scènes qui nous ont scotchés. On les sent, les coups, et pour cause.<br /><br />Et bien sûr, comment ne pas évoquer la terrible scène de torture avec <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mads_Mikkelsen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mads Mikkelsen</a></b>. Il y va tellement fort que la plaque protectrice sous le siège sur lequel Craig est attaché, va rompre <a href="https://www.youtube.com/watch?v=l1pqswXNAgs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sous le choc</a>. Il ne sera heureusement pas blessé, imaginez le truc, mais la scène est tellement violente et réaliste que la production et le réalisateur vont un moment songer la couper au montage. Non vraiment, Daniel Craig fait tout ce qu’on lui demande et même au-delà pour être au plus près de la réalité de ce que le film raconte. Et c’est sans doute cela que vous avez ressenti dans votre fauteuil, et qui fait qu’aucun James Bond ne vous avait jamais autant touché. Et je ne parle pas de la scène où l’acteur hyper basé sort de l’eau en arrivant sur la plage aux Bahamas, vêtu d’un maillot de bain. Elle était moins physique, quoique, mais elle est restée gravée dans beaucoup de mémoires. <br /><br />Et à force d’y aller, jour après jour, comme un coureur de marathon, Daniel Craig finit par créer sa propre chance, au point de faire avaler les insultes blessantes de ceux qui n’y croyaient pas au vu de sa filmographie et de la couleur de ses cheveux. Un véritable coup de tonnerre qui ressuscite un James Bond ramené à ses débuts, et au-delà. Au point qu’on se demande aujourd’hui, qui pour faire mieux ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68027887</guid><pubDate>Fri, 10 Oct 2025 08:54:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68027887/330798_la_resurrection_de_james_bond_episode_5.mp3" length="15469552" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si Sean Connery a voulu, assez vite, prendre ses distances avec le personnage de James Bond, c’est parce que les producteurs de cinéma ne voulaient pas lui donner de rôles importants dans de grosses productions car ils disaient que les gens ne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si <b>Sean Connery</b> a voulu, assez vite, prendre ses distances avec le personnage de <b>James Bond</b>, c’est parce que les producteurs de cinéma ne voulaient pas lui donner de rôles importants dans de grosses productions car ils disaient que les gens ne verraient en lui que l'agent 007. Pourtant quand vous le voyez en vrai, à l’époque, avec ses moustaches et son cheveu rare, il faut beaucoup d’imagination. Ce n’est plus la même personne. Disons plutôt qu’ayant été le premier à l’incarner au cinéma, c’est son nom sur une affiche qui est devenu synonyme de James Bond.<br /><br />Alors, quand <b>Daniel Craig</b> est pressenti par <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara_Broccoli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Barbara Broccoli</a></b>, la fille du producteur emblématique de la série qui compte déjà vingt films, la question ne se pose plus. Il est déjà le numéro 6, sans compter les anecdotiques. Il va d’ailleurs refuser la fameuse moumoute qu’avait acceptée Sean Connery pour ressembler au héros des romans de<b> Ian Fleming</b>. Au grand dam de certains fans de la série qui ne supportent pas ses cheveux blonds et vont monter un site pour appeler au boycott du film. Charmant ! <br /><br />Mais pour le reste Craig va offrir un réalisme aux situations vécues qu’aucun acteur n’avait pu jusque-là apporter en jouant lui-même une bonne partie des scènes d’action. Vous la voyez la poursuite et le combat sur une grue de travaux de plus de quarante mètres de haut ? Ça fout les foies rien que de l’imaginer, hein ? Et on se dit, c’est un truc de cascadeur professionnel. Et bien malgré sa peur du vide, Daniel Craig va y aller, là-haut, et permettre ainsi des gros plans réels dont aucun réalisateur de film d’action ne pourrait rêver. Dans une bagarre, il va même perdre une dent. Mais pas question de quitter le tournage, le dentiste se déplace pour réparer les dégâts et on reprend. Voilà qui explique le réalisme de l’engagement dans toutes ces terribles scènes qui nous ont scotchés. On les sent, les coups, et pour cause.<br /><br />Et bien sûr, comment ne pas évoquer la terrible scène de torture avec <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mads_Mikkelsen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mads Mikkelsen</a></b>. Il y va tellement fort que la plaque protectrice sous le siège sur lequel Craig est attaché, va rompre <a href="https://www.youtube.com/watch?v=l1pqswXNAgs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sous le choc</a>. Il ne sera heureusement pas blessé, imaginez le truc, mais la scène est tellement violente et réaliste que la production et le réalisateur vont un moment songer la couper au montage. Non vraiment, Daniel Craig fait tout ce qu’on lui demande et même au-delà pour être au plus près de la réalité de ce que le film raconte. Et c’est sans doute cela que vous avez ressenti dans votre fauteuil, et qui fait qu’aucun James Bond ne vous avait jamais autant touché. Et je ne parle pas de la scène où l’acteur hyper basé sort de l’eau en arrivant sur la plage aux Bahamas, vêtu d’un maillot de bain. Elle était moins physique, quoique, mais elle est restée gravée dans beaucoup de mémoires. <br /><br />Et à force d’y aller, jour après jour, comme un coureur de marathon, Daniel Craig finit par créer sa propre chance, au point de faire avaler les insultes blessantes de ceux qui n’y croyaient pas au vu de sa filmographie et de la couleur de ses cheveux. Un véritable coup de tonnerre qui ressuscite un James Bond ramené à ses débuts, et au-delà. Au point qu’on se demande aujourd’hui, qui pour faire mieux ?]]></itunes:summary><itunes:duration>387</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f2b9bbbf8595ae9461f1d221b9f591d2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La résurrection de James Bond (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-resurrection-de-james-bond-episode-4--68027865</link><description><![CDATA[A-t-on déjà vu ça ? Un James Bond dont l’action débute quelques minutes après la fin du précédent. Jamais. Avec<a href="https://www.youtube.com/watch?v=yfYC_CBNtiM" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Quantum of Solace</a>, en 2008, Il y a véritablement une rupture dans la franchise et bien sûr, une adéquation avec l’air du temps qui inscrit de plus en plus le langage cinématographique dans le cadre des séries. Oui, <b>Daniel Craig</b> incarne le premier <b>James Bond</b> à évoluer dans une histoire qui se prolonge, de film en film. Un reboot, quand on reprend son histoire à ses débuts, premier roman de son créateur<b> Ian Fleming</b>, mais on la prolonge, tout en racontant le passé de l’agent 007 mais aussi sa fin. C’est culotté, il fallait y penser, oser surtout, et ça marche.<br /><br />On n’a jamais vu une incarnation plus brute, c’est-à-dire proche de l’homme qu’il faut être pour assumer une telle tâche. Et donc, en même temps, plus humaine. La vie de James Bond ne se résume pas aux 90 minutes sur papier d’un scénario hollywoodien, avec ses pirouettes, raccourcis et bons mots. Quand James Bond se bat, ça fait mal, il se blesse, il souffre dans sa chair. Et quand il perd quelqu’un, il balise jusqu’à tout foutre en l’air. Car si on vit dans une époque désormais lointaine du James Bond misogyne et brutal avec les femmes, il ne faut pas oublier l’ADN du personnage qui déteste les réceptions guindées, les vernissages et cocktails où on se pointe en smoking pour raconter des banalités à des gens qui ne sont là que pour se montrer. D’ailleurs son nom dit tout de lui, et quand il le dit, on a compris : c’est sec comme une détonation, c’est vrai, mais c’est surtout direct et franc !<br /><br />Alors c’est vrai qu’il habite Chelsea, qui n’est pas le plus déshérité des quartiers de Londres. Mais c’est un rez-de-chaussée qui donne sur un square où il vit comme un vieux garçon. Une pièce de séjour avec une bibliothèque remplie de livres, une chambre au papier peint blanc et or mais sous l’oreiller, un pistolet toujours chargé. La salle de bains est le théâtre de ses douches froides suivies de douche bouillante et bien sûr de ses pompes, tractions et abdominaux matinaux, ainsi que d’autres exercices de musculation. Bien sûr que son corps est usé avant l’heure, il lui en a trop demandé au cours de ses missions et entraînements, le médecin du <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Secret_Intelligence_Service" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MI6</a></b> lui a déjà fait savoir et l’a communiqué à la hiérarchie. Plus d’une fois. Et bien tout ça se lit dans l’attitude de Daniel Craig à l’écran. Dans le regard de cet Anglais pas comme les autres, mais Anglais quand même, qui débute sa journée avec des œufs brouillés et du bacon américain.<br /><br />C’est donc plus une véritable humanisation qu’une résurrection qui nous a été offerte par Daniel Craig pour le personnage de James Bond il y a maintenant vingt ans. Tellement incarné que même en vacances, au soleil, entre deux tournages, ce n’est pas l’acteur que montraient les photos des paparazzis mais James Bond lui-même, toujours en alerte, toujours prêt, car pour se planquer de tous ceux qui lui en veulent, le monde ne suffit pas. Pas étonnant qu’il ait voulu y mettre car jamais dans l’histoire du cinéma, un comédien n’a été rattrapé par un personnage, tant il est devenu crédible.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68027865</guid><pubDate>Thu, 09 Oct 2025 08:18:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68027865/330797_la_resurrection_de_james_bond_episode_4.mp3" length="17535472" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A-t-on déjà vu ça ? Un James Bond dont l’action débute quelques minutes après la fin du précédent. Jamais. Avechttps://www.youtube.com/watch?v=yfYC_CBNtiM, en 2008, Il y a véritablement une rupture dans la franchise et bien sûr, une adéquation avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A-t-on déjà vu ça ? Un James Bond dont l’action débute quelques minutes après la fin du précédent. Jamais. Avec<a href="https://www.youtube.com/watch?v=yfYC_CBNtiM" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Quantum of Solace</a>, en 2008, Il y a véritablement une rupture dans la franchise et bien sûr, une adéquation avec l’air du temps qui inscrit de plus en plus le langage cinématographique dans le cadre des séries. Oui, <b>Daniel Craig</b> incarne le premier <b>James Bond</b> à évoluer dans une histoire qui se prolonge, de film en film. Un reboot, quand on reprend son histoire à ses débuts, premier roman de son créateur<b> Ian Fleming</b>, mais on la prolonge, tout en racontant le passé de l’agent 007 mais aussi sa fin. C’est culotté, il fallait y penser, oser surtout, et ça marche.<br /><br />On n’a jamais vu une incarnation plus brute, c’est-à-dire proche de l’homme qu’il faut être pour assumer une telle tâche. Et donc, en même temps, plus humaine. La vie de James Bond ne se résume pas aux 90 minutes sur papier d’un scénario hollywoodien, avec ses pirouettes, raccourcis et bons mots. Quand James Bond se bat, ça fait mal, il se blesse, il souffre dans sa chair. Et quand il perd quelqu’un, il balise jusqu’à tout foutre en l’air. Car si on vit dans une époque désormais lointaine du James Bond misogyne et brutal avec les femmes, il ne faut pas oublier l’ADN du personnage qui déteste les réceptions guindées, les vernissages et cocktails où on se pointe en smoking pour raconter des banalités à des gens qui ne sont là que pour se montrer. D’ailleurs son nom dit tout de lui, et quand il le dit, on a compris : c’est sec comme une détonation, c’est vrai, mais c’est surtout direct et franc !<br /><br />Alors c’est vrai qu’il habite Chelsea, qui n’est pas le plus déshérité des quartiers de Londres. Mais c’est un rez-de-chaussée qui donne sur un square où il vit comme un vieux garçon. Une pièce de séjour avec une bibliothèque remplie de livres, une chambre au papier peint blanc et or mais sous l’oreiller, un pistolet toujours chargé. La salle de bains est le théâtre de ses douches froides suivies de douche bouillante et bien sûr de ses pompes, tractions et abdominaux matinaux, ainsi que d’autres exercices de musculation. Bien sûr que son corps est usé avant l’heure, il lui en a trop demandé au cours de ses missions et entraînements, le médecin du <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Secret_Intelligence_Service" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MI6</a></b> lui a déjà fait savoir et l’a communiqué à la hiérarchie. Plus d’une fois. Et bien tout ça se lit dans l’attitude de Daniel Craig à l’écran. Dans le regard de cet Anglais pas comme les autres, mais Anglais quand même, qui débute sa journée avec des œufs brouillés et du bacon américain.<br /><br />C’est donc plus une véritable humanisation qu’une résurrection qui nous a été offerte par Daniel Craig pour le personnage de James Bond il y a maintenant vingt ans. Tellement incarné que même en vacances, au soleil, entre deux tournages, ce n’est pas l’acteur que montraient les photos des paparazzis mais James Bond lui-même, toujours en alerte, toujours prêt, car pour se planquer de tous ceux qui lui en veulent, le monde ne suffit pas. Pas étonnant qu’il ait voulu y mettre car jamais dans l’histoire du cinéma, un comédien n’a été rattrapé par un personnage, tant il est devenu crédible.]]></itunes:summary><itunes:duration>439</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f2b9bbbf8595ae9461f1d221b9f591d2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La résurrection de James Bond (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-resurrection-de-james-bond-episode-3--68027492</link><description><![CDATA[Mai 2006, le plus grand bateau à voiles qu’on y ait vu depuis 300 ans entre dans le grand Canal de Venise devant des caméras de cinéma, avec à son bord, <b>James Bond</b>. Le nouveau James Bond, je devrais dire, tellement nouveau que personne ne l’a encore vu à l’écran. Il se nomme Daniel Craig et doit à ce moment avoir un moral aussi inoxydable que celui qu’il incarne pour la première fois. <br /><br />Depuis quelques mois, en effet, on assiste à un bashing monumental sur internet, un site a même été créé pour tous ceux qui trouvent que, non, <b>Daniel Craig</b>, N’est PAS James Bond. Il ne l’est tellement pas que ces fans de la série proclament qu’ils boycotteront le film. Ils n’iront pas le voir ! Que lui reprochent-ils ? Déjà, il est trop petit : 1m78. C’est dix centimètres de moins que <b>Sean Connery</b>, qui reste le comédien emblématique de la franchise, celui qui l’a lancé, incarné en premier. Et s’il portait, déjà à l’époque, une prothèse capillaire, en clair, une moumoute, c’est parce que James Bond a une toison dense et sombre.<br /><br />Mais Daniel Craig ne veut rien entendre, il ne se fera pas teindre les cheveux pour incarner James Bond. Il a juste prévu de se les faire couper court pour avoir l’air plus brutal, plus brut de décoffrage. Car si, l’acteur a, au départ, décliné l’offre pourtant faramineuse qui lui a été faite, c’est justement parce qu’il trouve que ces films obéissent tous à la même formule. Mais quelques mois plus tard, lorsque la production lui fournit le scénario, il change d’avis car il est justement question de rompre avec la routine et surtout l’image d’un James Bond, personnage de film de divertissement. Et c’est ce que Daniel Craig pense. James Bond, même s’il est dans le bon camp, au service de sa majesté, c’est un tueur. Et un tueur quand il rentre dans une pièce, observe aussi bien les gens que les portes de sortie, ça doit se lire dans son regard, créer un charisme particulier. Et ça change tout au rôle, à l’attitude du personnage auquel il faut alors donner de la profondeur en lui créant une histoire, celle qui l’a amené à devenir l’homme sombre, tourmenté, mais décidé, qu’il est devenu.<br /><br />Et ce James Bond, là, né sous les traits de l'emblématique <b>Sean Connery</b>, on ne l’a encore jamais vu à l’écran. Car ce regard, cette attitude, Daniel Craig les connaît bien, il est né à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chester_(Royaume-Uni)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chester</a>, dans le grand bassin ouvrier, le moteur de l’Empire britannique industriel, avec un père, gérant de pub. Les hommes rudes, les types qui cognent pour un oui ou un non gavé de pintes et de whisky, il connaît. Puis il a grandi à Liverpool, après le divorce de ses parents, un autre lieu où on vit à la dure dans des rues sombres fréquentées par des mecs relous qui ont vu les quatre coins de la Terre à fond de cale. Ses mauvais résultats à l’école ont conduit sa mère à l’inscrire dans une institution de charité, une école de théâtre réservée aux enfants de la classe ouvrière en décrochage scolaire. Alors, on ne s’étonnera pas de lire dans ce regard toute une histoire réellement vécue que le comédien a appris a exprimé dès son plus jeune âge et qui fait de lui, le plus crédible des agents double zéro, celui qui va battre le record d’entrées de la série.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68027492</guid><pubDate>Wed, 08 Oct 2025 09:08:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68027492/330789_la_resurrection_de_james_bond_episode_3.mp3" length="17561392" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mai 2006, le plus grand bateau à voiles qu’on y ait vu depuis 300 ans entre dans le grand Canal de Venise devant des caméras de cinéma, avec à son bord, James Bond. Le nouveau James Bond, je devrais dire, tellement nouveau que personne ne l’a encore...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mai 2006, le plus grand bateau à voiles qu’on y ait vu depuis 300 ans entre dans le grand Canal de Venise devant des caméras de cinéma, avec à son bord, <b>James Bond</b>. Le nouveau James Bond, je devrais dire, tellement nouveau que personne ne l’a encore vu à l’écran. Il se nomme Daniel Craig et doit à ce moment avoir un moral aussi inoxydable que celui qu’il incarne pour la première fois. <br /><br />Depuis quelques mois, en effet, on assiste à un bashing monumental sur internet, un site a même été créé pour tous ceux qui trouvent que, non, <b>Daniel Craig</b>, N’est PAS James Bond. Il ne l’est tellement pas que ces fans de la série proclament qu’ils boycotteront le film. Ils n’iront pas le voir ! Que lui reprochent-ils ? Déjà, il est trop petit : 1m78. C’est dix centimètres de moins que <b>Sean Connery</b>, qui reste le comédien emblématique de la franchise, celui qui l’a lancé, incarné en premier. Et s’il portait, déjà à l’époque, une prothèse capillaire, en clair, une moumoute, c’est parce que James Bond a une toison dense et sombre.<br /><br />Mais Daniel Craig ne veut rien entendre, il ne se fera pas teindre les cheveux pour incarner James Bond. Il a juste prévu de se les faire couper court pour avoir l’air plus brutal, plus brut de décoffrage. Car si, l’acteur a, au départ, décliné l’offre pourtant faramineuse qui lui a été faite, c’est justement parce qu’il trouve que ces films obéissent tous à la même formule. Mais quelques mois plus tard, lorsque la production lui fournit le scénario, il change d’avis car il est justement question de rompre avec la routine et surtout l’image d’un James Bond, personnage de film de divertissement. Et c’est ce que Daniel Craig pense. James Bond, même s’il est dans le bon camp, au service de sa majesté, c’est un tueur. Et un tueur quand il rentre dans une pièce, observe aussi bien les gens que les portes de sortie, ça doit se lire dans son regard, créer un charisme particulier. Et ça change tout au rôle, à l’attitude du personnage auquel il faut alors donner de la profondeur en lui créant une histoire, celle qui l’a amené à devenir l’homme sombre, tourmenté, mais décidé, qu’il est devenu.<br /><br />Et ce James Bond, là, né sous les traits de l'emblématique <b>Sean Connery</b>, on ne l’a encore jamais vu à l’écran. Car ce regard, cette attitude, Daniel Craig les connaît bien, il est né à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chester_(Royaume-Uni)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chester</a>, dans le grand bassin ouvrier, le moteur de l’Empire britannique industriel, avec un père, gérant de pub. Les hommes rudes, les types qui cognent pour un oui ou un non gavé de pintes et de whisky, il connaît. Puis il a grandi à Liverpool, après le divorce de ses parents, un autre lieu où on vit à la dure dans des rues sombres fréquentées par des mecs relous qui ont vu les quatre coins de la Terre à fond de cale. Ses mauvais résultats à l’école ont conduit sa mère à l’inscrire dans une institution de charité, une école de théâtre réservée aux enfants de la classe ouvrière en décrochage scolaire. Alors, on ne s’étonnera pas de lire dans ce regard toute une histoire réellement vécue que le comédien a appris a exprimé dès son plus jeune âge et qui fait de lui, le plus crédible des agents double zéro, celui qui va battre le record d’entrées de la série.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>440</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f2b9bbbf8595ae9461f1d221b9f591d2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La résurrection de James Bond (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-resurrection-de-james-bond-episode-2--68027446</link><description><![CDATA[Vous connaissez <b>Michael Wilson</b> et <b>Barbara Broccoli </b>? Ce sont les producteurs de la série James Bond que leur beau-père et père, <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_R._Broccoli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Albert Broccoli</a></b>, a eu la bonne idée d’acheter à son créateur,<b> Ian Fleming</b>, dans les années 60. Et ben, ils sont pas sympas. C’est vrai, <b>Pierce Brosnan</b>, qui a succédé rapidement à <b>Timothy Dalton </b>dans le rôle de l’agent 007 au milieu des années 90, a plu au public dès sa première interprétation. Goldeneye, Demain ne meurt jamais, Le monde ne suffit pas, film après film, on continue à récolter plusieurs fois l’énorme mise de départ des coûts de production et de promotion. Tout va bien.<br /><br />Et pourtant, en 2003, un an après la sortie du quatrième film, Meurs un autre jour, alors qu’il est en train de tourner un autre film aux Bahamas, il reçoit un appel de son agent comme quoi les négociations pour le prochain Bond, prévu dans quelques mois, ont échoué. Au téléphone, il demande aux producteurs s’ils ont renoncé à leur projet de faire Casino Royale, quel n’est pas son étonnement d’entendre : “si, mais plus avec toi. Tu es trop âgé pour le rôle, on te remercie.” Clac ! <br /><br />C’est vrai qu’il y a de cela mais surtout, la franchise ronronne. Il faut la relancer avant qu’il ne soit trop tard, le cinéma a bien changé ces dernières années, il faut du sang neuf.<br /><br />Le croirez-vous ? Deux cents acteurs vont être considérés et approchés. <b>Michael Fassbender</b>, <b>Rupert Friend</b>, <b>Sam Heughan</b>, oui le bel Ecossais de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=8IzIX4tjG9c" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Outlander</a>, <b>Henry Cavill</b> qui va devenir Superman, Man of Steel et The Witcher, ou encore<b> Ewan McGregor</b> qui aura droit à plusieurs rencontres. Mais n’allez pas croire que tout le monde se met à genoux devant le Graal du Box Office. Il y a des <b>Christian Bale</b>,<b> Hugh Jackman</b>, <b>Clive Owen</b> et <b>Ralph Fiennes</b> qui disent non. Chacun a ses raisons. Par exemple, Owen ne se voit pas dans le rôle et Fiennes ne veut plus d’une franchise, il va déjà être <b><a href="https://www.youtube.com/watch?v=KYimxdQlogg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Voldemort</a></b> dans Harry Potter. Et oui, je sais, il va finalement rejoindre James Bond dans le rôle de “M”, à partir de Skyfall. Alors qui pour interpréter un James Bond de 29 ans, en début de carrière ? Le reboot idéal sur le papier ! En fait, dit alors la directrice de casting, le problème est que les acteurs dans la vingtaine n’ont pas le charisme et la stature pour incarner l’image d’homme mûr que nous avons de James Bond.<br /><br />Et que diriez-vous alors de <b>Daniel Craig </b>?<br /><br />Il a quel âge ?<br /><br />35 ans.<br /><br />Ah il a la cote en Grande-Bretagne, c’est un acteur de théâtre célèbre qui a connu récemment un succès auprès du grand public avec une série et surtout, c’est une figure du cinéma britannique indépendant. Il a d’ailleurs bien regretté d’avoir accepté deux ans auparavant de jouer dans Tomb Raider aux côtés d’<b>Angelina Jolie</b> en Lara Croft. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, contacté, Daniel Craig va dire non au rôle de James Bond. Mais que ça reste entre nous, hein ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/68027446</guid><pubDate>Tue, 07 Oct 2025 08:56:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/68027446/330780_la_resurrection_de_james_bond_episode_2.mp3" length="15080752" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous connaissez Michael Wilson et Barbara Broccoli ? Ce sont les producteurs de la série James Bond que leur beau-père et père, https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_R._Broccoli, a eu la bonne idée d’acheter à son créateur, Ian Fleming, dans les années...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous connaissez <b>Michael Wilson</b> et <b>Barbara Broccoli </b>? Ce sont les producteurs de la série James Bond que leur beau-père et père, <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_R._Broccoli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Albert Broccoli</a></b>, a eu la bonne idée d’acheter à son créateur,<b> Ian Fleming</b>, dans les années 60. Et ben, ils sont pas sympas. C’est vrai, <b>Pierce Brosnan</b>, qui a succédé rapidement à <b>Timothy Dalton </b>dans le rôle de l’agent 007 au milieu des années 90, a plu au public dès sa première interprétation. Goldeneye, Demain ne meurt jamais, Le monde ne suffit pas, film après film, on continue à récolter plusieurs fois l’énorme mise de départ des coûts de production et de promotion. Tout va bien.<br /><br />Et pourtant, en 2003, un an après la sortie du quatrième film, Meurs un autre jour, alors qu’il est en train de tourner un autre film aux Bahamas, il reçoit un appel de son agent comme quoi les négociations pour le prochain Bond, prévu dans quelques mois, ont échoué. Au téléphone, il demande aux producteurs s’ils ont renoncé à leur projet de faire Casino Royale, quel n’est pas son étonnement d’entendre : “si, mais plus avec toi. Tu es trop âgé pour le rôle, on te remercie.” Clac ! <br /><br />C’est vrai qu’il y a de cela mais surtout, la franchise ronronne. Il faut la relancer avant qu’il ne soit trop tard, le cinéma a bien changé ces dernières années, il faut du sang neuf.<br /><br />Le croirez-vous ? Deux cents acteurs vont être considérés et approchés. <b>Michael Fassbender</b>, <b>Rupert Friend</b>, <b>Sam Heughan</b>, oui le bel Ecossais de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=8IzIX4tjG9c" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Outlander</a>, <b>Henry Cavill</b> qui va devenir Superman, Man of Steel et The Witcher, ou encore<b> Ewan McGregor</b> qui aura droit à plusieurs rencontres. Mais n’allez pas croire que tout le monde se met à genoux devant le Graal du Box Office. Il y a des <b>Christian Bale</b>,<b> Hugh Jackman</b>, <b>Clive Owen</b> et <b>Ralph Fiennes</b> qui disent non. Chacun a ses raisons. Par exemple, Owen ne se voit pas dans le rôle et Fiennes ne veut plus d’une franchise, il va déjà être <b><a href="https://www.youtube.com/watch?v=KYimxdQlogg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Voldemort</a></b> dans Harry Potter. Et oui, je sais, il va finalement rejoindre James Bond dans le rôle de “M”, à partir de Skyfall. Alors qui pour interpréter un James Bond de 29 ans, en début de carrière ? Le reboot idéal sur le papier ! En fait, dit alors la directrice de casting, le problème est que les acteurs dans la vingtaine n’ont pas le charisme et la stature pour incarner l’image d’homme mûr que nous avons de James Bond.<br /><br />Et que diriez-vous alors de <b>Daniel Craig </b>?<br /><br />Il a quel âge ?<br /><br />35 ans.<br /><br />Ah il a la cote en Grande-Bretagne, c’est un acteur de théâtre célèbre qui a connu récemment un succès auprès du grand public avec une série et surtout, c’est une figure du cinéma britannique indépendant. Il a d’ailleurs bien regretté d’avoir accepté deux ans auparavant de jouer dans Tomb Raider aux côtés d’<b>Angelina Jolie</b> en Lara Croft. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, contacté, Daniel Craig va dire non au rôle de James Bond. Mais que ça reste entre nous, hein ?]]></itunes:summary><itunes:duration>377</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f2b9bbbf8595ae9461f1d221b9f591d2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La résurrection de James Bond (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-resurrection-de-james-bond-episode-1--67985205</link><description><![CDATA[C’est un 14 octobre 2005 que nous avons appris qu’un nouvel acteur incarnerait désormais James Bond dans la franchise entrée dans sa cinquième décennie de succès. Des succès divers et bien sûr, des incarnations variées.<br /><br />Le petit nouveau dénommé <b>Daniel Craig</b> sera le sixième acteur officiel entre guillemets, et franchement, sur le coup, on n’aurait pas misé un penny sur l’énorme phénomène qu’il allait devenir. Car oui, vous le savez, les temps avaient vraiment changé en ce début de XXI° siècle. Des temps qui ne convenaient plus très bien au matricule 007, à cet univers des prestigieux services secrets britanniques. La grande puissance de l’empire était désormais loin, plus encore que le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Swinging_Sixties" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Swinging London</a> ; le bloc des méchants de l’est également (on ne doutait de rien) ; et que dire de Spectre, l’internationale du crime, rejoint par la réalité des cartels latino-américains. Et pourtant, le reboot moderne et le charisme de Daniel Craig vont accomplir le miracle de ressusciter le personnage. L’interminable attente pour connaître son successeur après son départ volontaire en sera la preuve. C’est vrai que pour le même prix, en 2005, ç'aurait très bien pu être le contraire : mauvais résultats au box office, désaffection du public par manque d’intérêt et méchante concurrence d’un tas d’autres franchises spectaculaires. Alors, que s’est-il passé ?<br /><br />Au début du siècle, on avait fini par faire le tour des romans et nouvelles écrits par <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Fleming" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ian Fleming</a></b>, disparu en 1964 à l’âge de 56 ans. Mais la saga continuait à faire recette, gentiment, on dira. Ca rapportait toujours plusieurs fois la mise de départ malgré une relance avec l’acteur Timothy Dalton remplacé rapidement par <b>Pierce Brosnan</b>. Alors au lieu de tourner un nouveau avec ce dernier, les producteurs prennent le risque de lever l’option avec Brosnan pour choisir un nouveau comédien. La raison ? Revenir aux débuts, Casino Royale, le seul roman qu’ils n’avaient pas encore adapté car le seul sur lequel ils n’avaient pas achetés les droits à l’époque. Et donc, il faut un Bond plus jeune. La vérité est surtout que le projet remonte au milieu des années 90 où, après Pulp Fiction, <b>Quentin Tarantino</b> leur avait proposé d’adapter Casino Royale, avec Pierce Brosnan. Ils avaient dit non, car ils venaient de lancer la production de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=L8s4NHVI_AI" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Goldeneye</a>, qui fut par ailleurs un gros succès. Tarantino était revenu deux fois à la charge, et la seconde, en 2003, avait été la bonne. Mais ce serait sans lui. Sans doute parce que Tarantino est trop … trop ! Si vous voyez ce que je veux dire.<br /><br />Alors qui pour remplacer l’Irlandais Pierce Brosnan ? Il a la cote avec le public et il a balancé son éviction à la presse alors que le successeur n’était pas encore choisi. Ça la fout mal. Mais bon, il y a eu pire : la longue mésentente et le départ de <b>Sean Connery</b>, une histoire qui a duré une paire d’années. Alors d’où sort ce Daniel Craig, bien anglais, celui-là, comme le héros des romans. Mais différent, très différent de ses prédécesseurs, un gars qui va sortir la licence de tuer de la légèreté de traitement de l’industrie hollywoodienne.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67985205</guid><pubDate>Mon, 06 Oct 2025 12:08:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67985205/330695_la_resurection_de_james_bond_episode_1.mp3" length="20566185" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’est un 14 octobre 2005 que nous avons appris qu’un nouvel acteur incarnerait désormais James Bond dans la franchise entrée dans sa cinquième décennie de succès. Des succès divers et bien sûr, des incarnations variées.

Le petit nouveau dénommé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’est un 14 octobre 2005 que nous avons appris qu’un nouvel acteur incarnerait désormais James Bond dans la franchise entrée dans sa cinquième décennie de succès. Des succès divers et bien sûr, des incarnations variées.<br /><br />Le petit nouveau dénommé <b>Daniel Craig</b> sera le sixième acteur officiel entre guillemets, et franchement, sur le coup, on n’aurait pas misé un penny sur l’énorme phénomène qu’il allait devenir. Car oui, vous le savez, les temps avaient vraiment changé en ce début de XXI° siècle. Des temps qui ne convenaient plus très bien au matricule 007, à cet univers des prestigieux services secrets britanniques. La grande puissance de l’empire était désormais loin, plus encore que le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Swinging_Sixties" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Swinging London</a> ; le bloc des méchants de l’est également (on ne doutait de rien) ; et que dire de Spectre, l’internationale du crime, rejoint par la réalité des cartels latino-américains. Et pourtant, le reboot moderne et le charisme de Daniel Craig vont accomplir le miracle de ressusciter le personnage. L’interminable attente pour connaître son successeur après son départ volontaire en sera la preuve. C’est vrai que pour le même prix, en 2005, ç'aurait très bien pu être le contraire : mauvais résultats au box office, désaffection du public par manque d’intérêt et méchante concurrence d’un tas d’autres franchises spectaculaires. Alors, que s’est-il passé ?<br /><br />Au début du siècle, on avait fini par faire le tour des romans et nouvelles écrits par <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Fleming" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ian Fleming</a></b>, disparu en 1964 à l’âge de 56 ans. Mais la saga continuait à faire recette, gentiment, on dira. Ca rapportait toujours plusieurs fois la mise de départ malgré une relance avec l’acteur Timothy Dalton remplacé rapidement par <b>Pierce Brosnan</b>. Alors au lieu de tourner un nouveau avec ce dernier, les producteurs prennent le risque de lever l’option avec Brosnan pour choisir un nouveau comédien. La raison ? Revenir aux débuts, Casino Royale, le seul roman qu’ils n’avaient pas encore adapté car le seul sur lequel ils n’avaient pas achetés les droits à l’époque. Et donc, il faut un Bond plus jeune. La vérité est surtout que le projet remonte au milieu des années 90 où, après Pulp Fiction, <b>Quentin Tarantino</b> leur avait proposé d’adapter Casino Royale, avec Pierce Brosnan. Ils avaient dit non, car ils venaient de lancer la production de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=L8s4NHVI_AI" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Goldeneye</a>, qui fut par ailleurs un gros succès. Tarantino était revenu deux fois à la charge, et la seconde, en 2003, avait été la bonne. Mais ce serait sans lui. Sans doute parce que Tarantino est trop … trop ! Si vous voyez ce que je veux dire.<br /><br />Alors qui pour remplacer l’Irlandais Pierce Brosnan ? Il a la cote avec le public et il a balancé son éviction à la presse alors que le successeur n’était pas encore choisi. Ça la fout mal. Mais bon, il y a eu pire : la longue mésentente et le départ de <b>Sean Connery</b>, une histoire qui a duré une paire d’années. Alors d’où sort ce Daniel Craig, bien anglais, celui-là, comme le héros des romans. Mais différent, très différent de ses prédécesseurs, un gars qui va sortir la licence de tuer de la légèreté de traitement de l’industrie hollywoodienne.]]></itunes:summary><itunes:duration>515</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f2b9bbbf8595ae9461f1d221b9f591d2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>A Paris (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/a-paris-episode-5--67950010</link><description><![CDATA[Qu’on vienne à Paris le temps d’un week-end ou qu’on y vive, la Seine, on ne peut pas l’oublier. On la longe sur les quais, on l'enjambe sur les ponts, on la franchit sous terre, en métro ou RER. Elle est là depuis toujours, coupant la ville en deux de son imposante masse d’eau. Tellement présente qu’il paraît que les gens sont différents Rive droite et Rive gauche. C’est vrai que c’est pas tout-à-fait la même ville. Qui s’est d’ailleurs longtemps résumée à l’île en son milieu, l’île-de-la cité, et bien sûr la ville romaine, rive gauche, quartier latin qui se terminait place d’Italie, début de la voie romaine menant à Rome. Bref, la Seine sur laquelle se reflètent le sommet de la Tour Eiffel et les tours de Notre-Dame, n’a pas inspiré que les amoureux et les peintres. Pour toute une classe populaire dont vont sortir beaucoup de chanteurs pour qui la mer est trop loin, elle est le seul endroit propice à l’évasion et à la rêverie.<br /><br />La Seine et ses quais, vous y êtes ? Peut-être, êtes-vous passés trop de fois en voiture pour vous lancer dans une promenade à pied, sans savoir que vu de là, en prenant le temps, vous ne voyez plus la même ville.<br /><br />Sous le ciel de Paris … ah elle les connaît,<b> Edith Piaf</b>, les quais de Seine, elle a, toute jeune, chanté sous le Pont-Neuf pour quelques pièces durant des années. <br /><br />Les Quais de la Seine Et <b>Jacques Brel</b> qui dans les années 50 cherche désespérément le succès, vivant dans une chambre de bonne, vient trouver la rêverie et la solitude sur les quais de Notre-Dame, dans l’espoir d’écrire la chanson qui va le rendre célèbre. <br /><br />Sous le soleil exactement Et oui, c’est sur le Pont des Arts, que <b>Serge Gainsbourg</b> a trouvé l’inspiration de cette chanson en regardant le soleil faire scintiller la Seine un soir d’été. Ce n’est pas un hasard, il longeait souvent le quai de l’Hôtel de ville, face à l’île Saint-Louis, quand il habitait sa chambre de la Cité des Arts. <br /><br />La Nuit avec moi, Johnny bien sûr, mais avec <b>Johnny Hallyday</b>, c’est la nuit, et la nuit, la Seine est noire … Mais elle reflète les lumières de la ville et des péniches qui naviguent. Alors Johnny y venait avec sa bande du Square de la Trinité et depuis le Pont Neuf, regardait ces bateaux partir vers un ailleurs où il avait envie d’être.<br /><br />Quai des Amours perdues Quelques années plus tard, c’est <b>Julien Clerc</b> et <b>Etienne Roda-Gil </b>qui y passent, en-dessous, longeant le quai, à la recherche d’inspiration, eux aussi, ils trouvent l’endroit propice à la mélancolie et ça les aide à vivre leur musique et leur texte.<br /><br />San Et si aujourd’hui la Seine émeut toujours des artistes comme <b>Orelsan </b>ou <b>Christine and the Queens</b>, c’est bien sûr <b>Vanessa Paradis </b>et <b>M</b> qui l’ont chantée avec succès, le clip a d’ailleurs été tourné sur une péniche, est-ce un hasard, près du Pont-Neuf.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67950010</guid><pubDate>Fri, 03 Oct 2025 07:00:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67950010/330572_a_paris_episode_5.mp3" length="13745392" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qu’on vienne à Paris le temps d’un week-end ou qu’on y vive, la Seine, on ne peut pas l’oublier. On la longe sur les quais, on l'enjambe sur les ponts, on la franchit sous terre, en métro ou RER. Elle est là depuis toujours, coupant la ville en deux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qu’on vienne à Paris le temps d’un week-end ou qu’on y vive, la Seine, on ne peut pas l’oublier. On la longe sur les quais, on l'enjambe sur les ponts, on la franchit sous terre, en métro ou RER. Elle est là depuis toujours, coupant la ville en deux de son imposante masse d’eau. Tellement présente qu’il paraît que les gens sont différents Rive droite et Rive gauche. C’est vrai que c’est pas tout-à-fait la même ville. Qui s’est d’ailleurs longtemps résumée à l’île en son milieu, l’île-de-la cité, et bien sûr la ville romaine, rive gauche, quartier latin qui se terminait place d’Italie, début de la voie romaine menant à Rome. Bref, la Seine sur laquelle se reflètent le sommet de la Tour Eiffel et les tours de Notre-Dame, n’a pas inspiré que les amoureux et les peintres. Pour toute une classe populaire dont vont sortir beaucoup de chanteurs pour qui la mer est trop loin, elle est le seul endroit propice à l’évasion et à la rêverie.<br /><br />La Seine et ses quais, vous y êtes ? Peut-être, êtes-vous passés trop de fois en voiture pour vous lancer dans une promenade à pied, sans savoir que vu de là, en prenant le temps, vous ne voyez plus la même ville.<br /><br />Sous le ciel de Paris … ah elle les connaît,<b> Edith Piaf</b>, les quais de Seine, elle a, toute jeune, chanté sous le Pont-Neuf pour quelques pièces durant des années. <br /><br />Les Quais de la Seine Et <b>Jacques Brel</b> qui dans les années 50 cherche désespérément le succès, vivant dans une chambre de bonne, vient trouver la rêverie et la solitude sur les quais de Notre-Dame, dans l’espoir d’écrire la chanson qui va le rendre célèbre. <br /><br />Sous le soleil exactement Et oui, c’est sur le Pont des Arts, que <b>Serge Gainsbourg</b> a trouvé l’inspiration de cette chanson en regardant le soleil faire scintiller la Seine un soir d’été. Ce n’est pas un hasard, il longeait souvent le quai de l’Hôtel de ville, face à l’île Saint-Louis, quand il habitait sa chambre de la Cité des Arts. <br /><br />La Nuit avec moi, Johnny bien sûr, mais avec <b>Johnny Hallyday</b>, c’est la nuit, et la nuit, la Seine est noire … Mais elle reflète les lumières de la ville et des péniches qui naviguent. Alors Johnny y venait avec sa bande du Square de la Trinité et depuis le Pont Neuf, regardait ces bateaux partir vers un ailleurs où il avait envie d’être.<br /><br />Quai des Amours perdues Quelques années plus tard, c’est <b>Julien Clerc</b> et <b>Etienne Roda-Gil </b>qui y passent, en-dessous, longeant le quai, à la recherche d’inspiration, eux aussi, ils trouvent l’endroit propice à la mélancolie et ça les aide à vivre leur musique et leur texte.<br /><br />San Et si aujourd’hui la Seine émeut toujours des artistes comme <b>Orelsan </b>ou <b>Christine and the Queens</b>, c’est bien sûr <b>Vanessa Paradis </b>et <b>M</b> qui l’ont chantée avec succès, le clip a d’ailleurs été tourné sur une péniche, est-ce un hasard, près du Pont-Neuf.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>344</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/94f98aaea0df99b46ee1b67546ec3acc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>A Paris (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/a-paris-episode-4--67949947</link><description><![CDATA[Comme toutes les grandes capitales, Paris n’est pas seulement qu’une carte postale. Ce n’est pas une révélation. Tout le monde a vu Tchao Pantin, La Haine ou Entre les murs. Paris a eu et a encore ses quartiers oubliés par les promoteurs, et on est toujours partagés quand il s’agit de dire si c’est un bien ou un mal. <b>Emile Zola</b> racontait déjà au XIX° siècle comment <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cur%C3%A9e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les grands travaux de Paris </a>sous le Baron Hausman avaient aussi été une vaste opération d’expropriation et de corruption. La grande fortune pour les uns et l’exil pour les autres.<br /><br />Car à ceux qui désignent du doigt la délinquance et les enfants dans les rues, je montre dans les mêmes bandes et logements très modestes des <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Edith Piaf</b> ou<b> Françoise Hardy</b>. Il ne faut jamais jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est ce que se dit probablement le personnage incarné par <b>Coluche </b>dans Tchao Pantin. Lambert, le pompiste, qui se prend de sympathie pour le jeune Ben Soussan dans le sombre quartier de la place de la Chapelle, dans le 19ème arrondissement.<br /><br />Est-ce un hasard si pas loin de là, à Belleville, l’ancien quartier de Piaf, justement, dans le XX° a vu la naissance du groupe Téléphone. C’est l’époque des squats, des apparts partagés par des jeunes en pleine rébellion contre leurs parents comme <b>Jean-Louis Aubert</b> dont le père est un haut fonctionnaire. Le Lycée, ça n’a pas été son truc. A-t-il laissé un mauvais souvenir à l’un des pions, <b>Gérard Jugnot</b>, qui est là pour nouer les deux bouts de sa vie d’artiste, allez savoir. En tout cas, le groupe rock sans nom au départ qu’il forme avec Louis puis Richard et Corinne est tombé comme un sacré pavé dans la mare de la chanson française des années 70.<br /><br />C’est l’époque où le rock français fait rire et sourire. Personne ne trouve, non sans raison, que ça vaille la peine d’investir de l’argent sur des gars qui imitent les Anglais et les Américains. Mais ces jeunes ont des histoires à raconter : des histoires d’ados, des galères de jeunes citadins, des désespoirs face à une société à laquelle ils refusent d’appartenir. Alors oui, Téléphone trouve très rapidement un public de lycéens qui reprend Quelque chose en toi ou La bombe humaine. Et tout ça est sorti du quartier de Belleville, un de ceux que les touristes évitent, qu’iraient-ils y faire ?<br /><br />C’est pourtant de ces quartiers que sortent la musique de Téléphone, de Trust aussi, des comiques comme Coluche, qui aurait voulu être un rocker, vous le saviez ? Il n'avait pas le physique. Et puis des films comme Marche à l’ombre ou Viens chez moi j’habite chez une copine. On y découvre un autre Paris dont on ne parle pas à l’époque, celui des immigrés et des oubliés, et qui va donner une nouvelle génération de musiciens, de rappeurs en français. Ca aussi personne n’y a cru pendant plus de dix ans. Le rap, c’est américain, ça doit être scandé en anglais, pas en français. Et puis il y a eu <b>MC Solaar</b>, qui en a des choses à raconter sur ce Paris, bien loin de la ville romantique à laquelle rêvent les Américains durant toute leur vie.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67949947</guid><pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:55:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67949947/330569_a_paris_episode_4.mp3" length="15735472" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comme toutes les grandes capitales, Paris n’est pas seulement qu’une carte postale. Ce n’est pas une révélation. Tout le monde a vu Tchao Pantin, La Haine ou Entre les murs. Paris a eu et a encore ses quartiers oubliés par les promoteurs, et on est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comme toutes les grandes capitales, Paris n’est pas seulement qu’une carte postale. Ce n’est pas une révélation. Tout le monde a vu Tchao Pantin, La Haine ou Entre les murs. Paris a eu et a encore ses quartiers oubliés par les promoteurs, et on est toujours partagés quand il s’agit de dire si c’est un bien ou un mal. <b>Emile Zola</b> racontait déjà au XIX° siècle comment <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cur%C3%A9e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les grands travaux de Paris </a>sous le Baron Hausman avaient aussi été une vaste opération d’expropriation et de corruption. La grande fortune pour les uns et l’exil pour les autres.<br /><br />Car à ceux qui désignent du doigt la délinquance et les enfants dans les rues, je montre dans les mêmes bandes et logements très modestes des <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Edith Piaf</b> ou<b> Françoise Hardy</b>. Il ne faut jamais jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est ce que se dit probablement le personnage incarné par <b>Coluche </b>dans Tchao Pantin. Lambert, le pompiste, qui se prend de sympathie pour le jeune Ben Soussan dans le sombre quartier de la place de la Chapelle, dans le 19ème arrondissement.<br /><br />Est-ce un hasard si pas loin de là, à Belleville, l’ancien quartier de Piaf, justement, dans le XX° a vu la naissance du groupe Téléphone. C’est l’époque des squats, des apparts partagés par des jeunes en pleine rébellion contre leurs parents comme <b>Jean-Louis Aubert</b> dont le père est un haut fonctionnaire. Le Lycée, ça n’a pas été son truc. A-t-il laissé un mauvais souvenir à l’un des pions, <b>Gérard Jugnot</b>, qui est là pour nouer les deux bouts de sa vie d’artiste, allez savoir. En tout cas, le groupe rock sans nom au départ qu’il forme avec Louis puis Richard et Corinne est tombé comme un sacré pavé dans la mare de la chanson française des années 70.<br /><br />C’est l’époque où le rock français fait rire et sourire. Personne ne trouve, non sans raison, que ça vaille la peine d’investir de l’argent sur des gars qui imitent les Anglais et les Américains. Mais ces jeunes ont des histoires à raconter : des histoires d’ados, des galères de jeunes citadins, des désespoirs face à une société à laquelle ils refusent d’appartenir. Alors oui, Téléphone trouve très rapidement un public de lycéens qui reprend Quelque chose en toi ou La bombe humaine. Et tout ça est sorti du quartier de Belleville, un de ceux que les touristes évitent, qu’iraient-ils y faire ?<br /><br />C’est pourtant de ces quartiers que sortent la musique de Téléphone, de Trust aussi, des comiques comme Coluche, qui aurait voulu être un rocker, vous le saviez ? Il n'avait pas le physique. Et puis des films comme Marche à l’ombre ou Viens chez moi j’habite chez une copine. On y découvre un autre Paris dont on ne parle pas à l’époque, celui des immigrés et des oubliés, et qui va donner une nouvelle génération de musiciens, de rappeurs en français. Ca aussi personne n’y a cru pendant plus de dix ans. Le rap, c’est américain, ça doit être scandé en anglais, pas en français. Et puis il y a eu <b>MC Solaar</b>, qui en a des choses à raconter sur ce Paris, bien loin de la ville romantique à laquelle rêvent les Américains durant toute leur vie.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>394</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6a8b79294309b8f56382673ae883eb80.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>A Paris (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/a-paris-episode-3--67949861</link><description><![CDATA[Paris vaut bien une Story. Elle valait bien une messe pour Henri IV et encore, pour lui, ce n’était pas un cadeau. Tandis que pour nous, qu’on ait été en voyage de tourisme ou de travail, c’est un souvenir éclairant avec ses monuments célèbres, ses musées, le jour, et ses restaurants et spectacles la nuit. Paris ne dort jamais, c’est vrai, comme si les gens se passaient le relais sur les trottoirs et les places pour ne pas trop se marcher dessus. Ce ne sont pas les mêmes gens qu’on croise non plus, comme <b>Jacques Dutronc</b> le chantait déjà il y a près de soixante ans.<br /><br />Oui, le matin, après les boulangers, les livreurs et les marchands de journaux, ce sont les écoliers qui succèdent aux gens de la nuit qui ont hanté les rues. <b>Serge Gainsbourg</b> essaie de ne pas réveiller ses voisins artistes du cinquième étage de la Cité des arts, dans le Marais. Il en tient une bonne et pourtant, il a une sacrée descente, probablement la plus redoutable de la rive droite. Il a une raison qui est son un problème, il n’a pas envie de retrouver son logement vide. Ce n’est pas qu’il soit grand, le piano prend presque toute la place, il y a surtout qu’il y vit seul, il n’a pas trouvé l’amour, celui qui le retient au port chaque soir. Et alors qu’il s’est enfin couché, les mômes et les ados arpentent les trottoirs sur le chemin de l’école et des lycées. Ainsi du jeune <b>Renaud Séchan</b> qui porte alors très bien son nom puisque les bancs du Lycée Montaigne à Montparnasse, il ne les voit plus trop souvent, séchant les cours pour traîner dans les rues et jouer de la guitare. Tout comme<b> Jean-Louis Aubert</b>, deux arrondissements plus loin, dans le XVI°, il est un peu plus jeune que lui, mais tout aussi passionné par la guitare et le rock’n’roll.<br /><br />En parlant du Lycée Montaigne, celui du sixième arrondissement, Quartier latin, accueille la bande de <b>Paul-Alain Leclerc</b>. Il va obtenir son bac, comme Jean-Louis d’ailleurs, et puis, voisinage de la Sorbonne oblige, s’inscrire en Sciences-Po. Son point de chute est dans son quartier, le bistrot L'Écritoire, Place de la Sorbonne, vue offerte sur un des bâtiments de l’Université, depuis la terrasse où, avec ses amis <b><a href="https://www.julien-clerc.net/auteurs/maurice-vallet.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maurice Vallet</a></b> et <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Roda-Gil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Etienne Roda-Gil</a></b>, il refait le monde. C’est d’ailleurs là que vont être écrits plusieurs des premiers tubes de celui qui ne s’appelle pas encore <b>Julien Clerc</b>.<br /><br />Et si vous désirez encore une adresse dans le coin, histoire de montrer que la légende s’écrit parfois dès le plus jeune âge, nous sommes aussi tout près du Panthéon et de sa vaste place emblématique. C’est là que dans vingt ans, <b>Patrick Bruel </b>imaginera les retrouvailles de copains de classe. Il s’y étaient donnés rendez-vous dix ans après s’être quittés, histoire de voir ce qu’ils étaient devenus. Mais on sait que c’est plutôt histoire de se rappeler les grands rêves qu’on avait et dont la plupart n’ont pas été réalisés : on n’en a même pas pris le chemin, sans le vouloir, sans le savoir. Julien Clerc a gardé le cap de ses rêves depuis l’époque de la place de la Sorbonne, Patrick Bruel, lui, a créé un mythe. Vous êtes-vous déjà retrouvé dix ou vingt ans plus tard ? En tout cas, les murs et les rues de Paris gardent toujours l’écho de telles histoires devenues légendaires. D’autres gens les habitent, d’autres y bâtissent leur propre histoire mais quoi de mieux pour les imprimer que d’en faire une chanson que tout le monde chante.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67949861</guid><pubDate>Wed, 01 Oct 2025 10:37:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67949861/330566_a_paris_episode_3.mp3" length="16313392" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Paris vaut bien une Story. Elle valait bien une messe pour Henri IV et encore, pour lui, ce n’était pas un cadeau. Tandis que pour nous, qu’on ait été en voyage de tourisme ou de travail, c’est un souvenir éclairant avec ses monuments célèbres, ses...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Paris vaut bien une Story. Elle valait bien une messe pour Henri IV et encore, pour lui, ce n’était pas un cadeau. Tandis que pour nous, qu’on ait été en voyage de tourisme ou de travail, c’est un souvenir éclairant avec ses monuments célèbres, ses musées, le jour, et ses restaurants et spectacles la nuit. Paris ne dort jamais, c’est vrai, comme si les gens se passaient le relais sur les trottoirs et les places pour ne pas trop se marcher dessus. Ce ne sont pas les mêmes gens qu’on croise non plus, comme <b>Jacques Dutronc</b> le chantait déjà il y a près de soixante ans.<br /><br />Oui, le matin, après les boulangers, les livreurs et les marchands de journaux, ce sont les écoliers qui succèdent aux gens de la nuit qui ont hanté les rues. <b>Serge Gainsbourg</b> essaie de ne pas réveiller ses voisins artistes du cinquième étage de la Cité des arts, dans le Marais. Il en tient une bonne et pourtant, il a une sacrée descente, probablement la plus redoutable de la rive droite. Il a une raison qui est son un problème, il n’a pas envie de retrouver son logement vide. Ce n’est pas qu’il soit grand, le piano prend presque toute la place, il y a surtout qu’il y vit seul, il n’a pas trouvé l’amour, celui qui le retient au port chaque soir. Et alors qu’il s’est enfin couché, les mômes et les ados arpentent les trottoirs sur le chemin de l’école et des lycées. Ainsi du jeune <b>Renaud Séchan</b> qui porte alors très bien son nom puisque les bancs du Lycée Montaigne à Montparnasse, il ne les voit plus trop souvent, séchant les cours pour traîner dans les rues et jouer de la guitare. Tout comme<b> Jean-Louis Aubert</b>, deux arrondissements plus loin, dans le XVI°, il est un peu plus jeune que lui, mais tout aussi passionné par la guitare et le rock’n’roll.<br /><br />En parlant du Lycée Montaigne, celui du sixième arrondissement, Quartier latin, accueille la bande de <b>Paul-Alain Leclerc</b>. Il va obtenir son bac, comme Jean-Louis d’ailleurs, et puis, voisinage de la Sorbonne oblige, s’inscrire en Sciences-Po. Son point de chute est dans son quartier, le bistrot L'Écritoire, Place de la Sorbonne, vue offerte sur un des bâtiments de l’Université, depuis la terrasse où, avec ses amis <b><a href="https://www.julien-clerc.net/auteurs/maurice-vallet.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maurice Vallet</a></b> et <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Roda-Gil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Etienne Roda-Gil</a></b>, il refait le monde. C’est d’ailleurs là que vont être écrits plusieurs des premiers tubes de celui qui ne s’appelle pas encore <b>Julien Clerc</b>.<br /><br />Et si vous désirez encore une adresse dans le coin, histoire de montrer que la légende s’écrit parfois dès le plus jeune âge, nous sommes aussi tout près du Panthéon et de sa vaste place emblématique. C’est là que dans vingt ans, <b>Patrick Bruel </b>imaginera les retrouvailles de copains de classe. Il s’y étaient donnés rendez-vous dix ans après s’être quittés, histoire de voir ce qu’ils étaient devenus. Mais on sait que c’est plutôt histoire de se rappeler les grands rêves qu’on avait et dont la plupart n’ont pas été réalisés : on n’en a même pas pris le chemin, sans le vouloir, sans le savoir. Julien Clerc a gardé le cap de ses rêves depuis l’époque de la place de la Sorbonne, Patrick Bruel, lui, a créé un mythe. Vous êtes-vous déjà retrouvé dix ou vingt ans plus tard ? En tout cas, les murs et les rues de Paris gardent toujours l’écho de telles histoires devenues légendaires. D’autres gens les habitent, d’autres y bâtissent leur propre histoire mais quoi de mieux pour les imprimer que d’en faire une chanson que tout le monde chante.]]></itunes:summary><itunes:duration>408</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8f4d7606581922652f32a42ca420c35c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>A Paris (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/a-paris-episode-2--67949782</link><description><![CDATA[Si aujourd'hui les Américains débarquent par colonies à Paris, on peut pointer du doigt les responsables : ça a commencé avec Le bossu de Notre-Dame, puis Midnight in Paris et Le Da Vinci Code, et puis ça ne s’est plus arrêté, j’en veux pour preuve Ratatouille ou la série Emily in Paris, puisque ça marche !, et c’est parti en vrille. Mais bon, les touristes américains ne datent pas des années 90. Il y a en Amérique, depuis plus d’un siècle, un véritable mythe du voyage à Paris avec tous ces couples de riches que montre si bien <b>Woody Allen</b> dans son film mais aussi tous ces couples aux revenus modestes qui économisent toute leur vie pour s’y rendre un jour. <br /><br />Voir la Tour Eiffel en vrai, et la vue depuis le troisième étage. Faire les grands magasins, les premiers de l’Histoire, avec leur architecture folle et leurs boutiques de luxe. Descendre les Champs Elysées. Ah ce n’est pas un hasard si la première chose que les <b>Beatles </b>vont faire en 1964, c’est de les descendre en compagnie d’une horde de photographes. On est en plein hiver, il fait glacial mais on va la prendre, cette photo, à la table d’une improbable terrasse ! Bon, il faut dire aussi qu’ils logent pas loin, à l’hôtel Georges V, sur la célèbre avenue du même nom qui converge, comme les Champs Elysées, vers l’Arc de Triomphe. Est-ce un hasard si la clientèle de cet hôtel était au départ essentiellement américaine, elle débarquait en masse des paquebots arrivant de New York. Les Beatles sont les premiers rockers à y descendre et à y loger longtemps, trois semaines, ils seront suivis par les <b>Rolling Stones</b> et tant d’autres comme les <b>Doors</b>. <br /><br />Et c’est ainsi que leur chanteur <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Morrison" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jim Morrison</a></b> débarque seul à Paris en 1970. Il songe en finir avec les Doors mais surtout se plonger dans cette ville qui le fascine. Et donc, ce n’est pas au George V qu’il va se retrouver en immersion : au bout d’une semaine il quitte ce qu’il appelle un bordel à tapis rouge, que je vous conseille quand même de visiter, c’est une merveille, pour un petit hôtel discret en plein quartier du Marais. C’est à la terrasse du Vin des Pyrénées, dans la rue Beautreillis, entre la Place des Vosges, la Bastille et la Seine, que Jim, un verre ou une tasse de café à la main, peut observer les gens passer, parler, vivre. Peu d’entre les passants reconnaissent sa grande carcasse avec sa barbe hirsute. Et quand il n’est pas là, il déjeune un peu plus loin dans la même rue, au Dindon en laisse. Les deux établissements existent toujours mais qui parmi ces milliers de touristes, sait la présence singulière que le lieu garde encore dans sa mémoire. On voudrait être une souris, une mouche sur le mur comme disent les anglo-saxons pour avoir pu entendre ce qui s’est dit à table, ces jours-là, entre Jim, sa petite amie, et ses potes.<br /><br />Car ils sont des millions d’Américains et d’Anglais à y venir encore, dans cette ville qu’ils qualifient de plus romantique au monde. Ils ne connaissent pas les chanteurs français, à part peut-être <b>Edith Piaf</b>, et encore, <b>Jacques Brel</b>, qui ne l’est même pas. Mais faut-il être Français pour être Parisien de coeur, la meilleure preuve est la chanson de <b>Gary Moore</b>, qui en dit tellement sur le fait que Paris est une fête, une ville où l’Amour se grave dans les pierres de ses façades et le pavé de ses ruelles.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67949782</guid><pubDate>Tue, 30 Sep 2025 10:28:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67949782/330563_a_paris_episode_2.mp3" length="18267952" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si aujourd'hui les Américains débarquent par colonies à Paris, on peut pointer du doigt les responsables : ça a commencé avec Le bossu de Notre-Dame, puis Midnight in Paris et Le Da Vinci Code, et puis ça ne s’est plus arrêté, j’en veux pour preuve...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si aujourd'hui les Américains débarquent par colonies à Paris, on peut pointer du doigt les responsables : ça a commencé avec Le bossu de Notre-Dame, puis Midnight in Paris et Le Da Vinci Code, et puis ça ne s’est plus arrêté, j’en veux pour preuve Ratatouille ou la série Emily in Paris, puisque ça marche !, et c’est parti en vrille. Mais bon, les touristes américains ne datent pas des années 90. Il y a en Amérique, depuis plus d’un siècle, un véritable mythe du voyage à Paris avec tous ces couples de riches que montre si bien <b>Woody Allen</b> dans son film mais aussi tous ces couples aux revenus modestes qui économisent toute leur vie pour s’y rendre un jour. <br /><br />Voir la Tour Eiffel en vrai, et la vue depuis le troisième étage. Faire les grands magasins, les premiers de l’Histoire, avec leur architecture folle et leurs boutiques de luxe. Descendre les Champs Elysées. Ah ce n’est pas un hasard si la première chose que les <b>Beatles </b>vont faire en 1964, c’est de les descendre en compagnie d’une horde de photographes. On est en plein hiver, il fait glacial mais on va la prendre, cette photo, à la table d’une improbable terrasse ! Bon, il faut dire aussi qu’ils logent pas loin, à l’hôtel Georges V, sur la célèbre avenue du même nom qui converge, comme les Champs Elysées, vers l’Arc de Triomphe. Est-ce un hasard si la clientèle de cet hôtel était au départ essentiellement américaine, elle débarquait en masse des paquebots arrivant de New York. Les Beatles sont les premiers rockers à y descendre et à y loger longtemps, trois semaines, ils seront suivis par les <b>Rolling Stones</b> et tant d’autres comme les <b>Doors</b>. <br /><br />Et c’est ainsi que leur chanteur <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Morrison" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jim Morrison</a></b> débarque seul à Paris en 1970. Il songe en finir avec les Doors mais surtout se plonger dans cette ville qui le fascine. Et donc, ce n’est pas au George V qu’il va se retrouver en immersion : au bout d’une semaine il quitte ce qu’il appelle un bordel à tapis rouge, que je vous conseille quand même de visiter, c’est une merveille, pour un petit hôtel discret en plein quartier du Marais. C’est à la terrasse du Vin des Pyrénées, dans la rue Beautreillis, entre la Place des Vosges, la Bastille et la Seine, que Jim, un verre ou une tasse de café à la main, peut observer les gens passer, parler, vivre. Peu d’entre les passants reconnaissent sa grande carcasse avec sa barbe hirsute. Et quand il n’est pas là, il déjeune un peu plus loin dans la même rue, au Dindon en laisse. Les deux établissements existent toujours mais qui parmi ces milliers de touristes, sait la présence singulière que le lieu garde encore dans sa mémoire. On voudrait être une souris, une mouche sur le mur comme disent les anglo-saxons pour avoir pu entendre ce qui s’est dit à table, ces jours-là, entre Jim, sa petite amie, et ses potes.<br /><br />Car ils sont des millions d’Américains et d’Anglais à y venir encore, dans cette ville qu’ils qualifient de plus romantique au monde. Ils ne connaissent pas les chanteurs français, à part peut-être <b>Edith Piaf</b>, et encore, <b>Jacques Brel</b>, qui ne l’est même pas. Mais faut-il être Français pour être Parisien de coeur, la meilleure preuve est la chanson de <b>Gary Moore</b>, qui en dit tellement sur le fait que Paris est une fête, une ville où l’Amour se grave dans les pierres de ses façades et le pavé de ses ruelles.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/51d10563568aebb634e23b21d0e11a5f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>A Paris (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/a-paris-episode-1--67949716</link><description><![CDATA[Ce n’est pas un hasard si le film Midnight in Paris a été le plus grand succès de <b>Woody Allen</b>. On y retrouve sa narration particulière, un zeste de Fantastique, beaucoup d’humour, évidemment, mais surtout PARIS.<br /><br />Car Paris n’est pas seulement une ville à visiter pour ses bâtiments, ses restaurants et bistrots et ses spectacles. C’est surtout une ville marquée par la légende. Je vous le demande, y a-t-il un quartier dans cette ville où vous ne pouvez pas vous arrêter sans y entendre l’écho d’un souvenir fabuleux ? Oh oui bien sûr, celui de l’<b>Olympia</b> sur le boulevard des Capucines. On les voit, les monumentales lettres rouges former le nom de <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Michel Sardou</b> ou <b>Michel Fugain et le Big Bazar</b> sur la grande enseigne de la façade et y rester des mois et des mois, car la salle ne désemplit pas. On les connaît, les photos en noir et blanc des coulisses débordant de monde avec les <b>Beatles </b>et <b>Sylvie Vartan</b>, de la scène noire éclairée par un unique projecteur sur une<b> Edith Piaf</b> droite derrière un micro, ou <b>Madonna</b> sur une chaise avec les 4 lettres MDNA en fond. L’entrée des artistes en a vu passer dans la rue Caumartin … et puis quand vous revenez sur le boulevard, à droite, l’image d’un Johnny arrivant en décapotable avec une équipe de télé nous ramène dans le Paris en noir et blanc de 1961. La nouvelle idole des Copains va tourner devant l’église de la Madeleine, toute proche, un lieu qui résonne différemment dans notre mémoire désormais.<br /><br />Mais si l’Olympia, la Madeleine, c’est une évidence, alors filons jusqu’à cet endroit comme il y en a mille autres à Paris, une rue étroite où les bâtiments de cinq étages laissent voir peu de ciel bleu. L’immeuble du N°13 ne paie vraiment pas de mine ; une certaine <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Smet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hélène Mar</a></b> y vivait après-guerre, elle y a élevé son neveu Jean-Philippe. Alors on l’imagine, l’ado, futur Johnny Hallyday, faire le mur et rejoindre ses copains. Au carrefour tout proche, se dresse en effet l’église de la Trinité avec, de l’autre côté, devant le parvis, le petit square avec ses arbres.<br /><br />Alors qu’est-ce qui nous empêche de nous asseoir sur un banc ? Et de nous demander, qui parmi tous ces passants du Square de la Trinité, ces habitants pour prendre le temps de regarder, d’imaginer, ce qui était à l’époque le repaire de la bande des blousons noirs du quartier. Je dis du quartier car il arrive à la bande à Johnny de se promener en espérant croiser celle du Sacré-Coeur et de pouvoir se friter avec elle. <br /><br />Ah il est loin le bébé Jean-Phi qui s’est fait baptiser dans cette église. C’est aujourd’hui un grand gamin de la bande qui tourne à moto comme <b>Marlon Brando</b> dans <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89quip%C3%A9e_sauvage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L'équipée sauvage</a>. Enfin bon, pas en Harley Davidson, hein, mais en Vespa qu’il emprunte sans le consentement de son propriétaire, le plus souvent. Et qui cherche la bagarre aussi, comme dans La fureur de vivre avec <b>James Dean</b>. Sauf que James Dean ne veut pas se battre dans ce film, ils ont pas bien capté, les titis parisiens, trop fascinés par cet univers de l’adolescence américaine qu’ils découvrent pour la première fois au cinéma. Et c’est vrai que transposé dans ce Paris toujours ancré dans le début du siècle, ça ne le fait pas. Son pote du square <b>Claude Moine</b>, qui ne s’appelle pas encore Eddy, est bien de cet avis. Et puis il y aussi Slip, enfin celui qu’ils ont surnommé comme ça, celui qui se trimballe avec une guitare dans le dos comme Johnny et qui se nomme <b>Jacques Dutronc</b>.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67949716</guid><pubDate>Tue, 30 Sep 2025 10:13:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67949716/330558_a_paris_episode_1.mp3" length="15906345" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce n’est pas un hasard si le film Midnight in Paris a été le plus grand succès de Woody Allen. On y retrouve sa narration particulière, un zeste de Fantastique, beaucoup d’humour, évidemment, mais surtout PARIS.

Car Paris n’est pas seulement une...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce n’est pas un hasard si le film Midnight in Paris a été le plus grand succès de <b>Woody Allen</b>. On y retrouve sa narration particulière, un zeste de Fantastique, beaucoup d’humour, évidemment, mais surtout PARIS.<br /><br />Car Paris n’est pas seulement une ville à visiter pour ses bâtiments, ses restaurants et bistrots et ses spectacles. C’est surtout une ville marquée par la légende. Je vous le demande, y a-t-il un quartier dans cette ville où vous ne pouvez pas vous arrêter sans y entendre l’écho d’un souvenir fabuleux ? Oh oui bien sûr, celui de l’<b>Olympia</b> sur le boulevard des Capucines. On les voit, les monumentales lettres rouges former le nom de <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Michel Sardou</b> ou <b>Michel Fugain et le Big Bazar</b> sur la grande enseigne de la façade et y rester des mois et des mois, car la salle ne désemplit pas. On les connaît, les photos en noir et blanc des coulisses débordant de monde avec les <b>Beatles </b>et <b>Sylvie Vartan</b>, de la scène noire éclairée par un unique projecteur sur une<b> Edith Piaf</b> droite derrière un micro, ou <b>Madonna</b> sur une chaise avec les 4 lettres MDNA en fond. L’entrée des artistes en a vu passer dans la rue Caumartin … et puis quand vous revenez sur le boulevard, à droite, l’image d’un Johnny arrivant en décapotable avec une équipe de télé nous ramène dans le Paris en noir et blanc de 1961. La nouvelle idole des Copains va tourner devant l’église de la Madeleine, toute proche, un lieu qui résonne différemment dans notre mémoire désormais.<br /><br />Mais si l’Olympia, la Madeleine, c’est une évidence, alors filons jusqu’à cet endroit comme il y en a mille autres à Paris, une rue étroite où les bâtiments de cinq étages laissent voir peu de ciel bleu. L’immeuble du N°13 ne paie vraiment pas de mine ; une certaine <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Smet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hélène Mar</a></b> y vivait après-guerre, elle y a élevé son neveu Jean-Philippe. Alors on l’imagine, l’ado, futur Johnny Hallyday, faire le mur et rejoindre ses copains. Au carrefour tout proche, se dresse en effet l’église de la Trinité avec, de l’autre côté, devant le parvis, le petit square avec ses arbres.<br /><br />Alors qu’est-ce qui nous empêche de nous asseoir sur un banc ? Et de nous demander, qui parmi tous ces passants du Square de la Trinité, ces habitants pour prendre le temps de regarder, d’imaginer, ce qui était à l’époque le repaire de la bande des blousons noirs du quartier. Je dis du quartier car il arrive à la bande à Johnny de se promener en espérant croiser celle du Sacré-Coeur et de pouvoir se friter avec elle. <br /><br />Ah il est loin le bébé Jean-Phi qui s’est fait baptiser dans cette église. C’est aujourd’hui un grand gamin de la bande qui tourne à moto comme <b>Marlon Brando</b> dans <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89quip%C3%A9e_sauvage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L'équipée sauvage</a>. Enfin bon, pas en Harley Davidson, hein, mais en Vespa qu’il emprunte sans le consentement de son propriétaire, le plus souvent. Et qui cherche la bagarre aussi, comme dans La fureur de vivre avec <b>James Dean</b>. Sauf que James Dean ne veut pas se battre dans ce film, ils ont pas bien capté, les titis parisiens, trop fascinés par cet univers de l’adolescence américaine qu’ils découvrent pour la première fois au cinéma. Et c’est vrai que transposé dans ce Paris toujours ancré dans le début du siècle, ça ne le fait pas. Son pote du square <b>Claude Moine</b>, qui ne s’appelle pas encore Eddy, est bien de cet avis. Et puis il y aussi Slip, enfin celui qu’ils ont surnommé comme ça, celui qui se trimballe avec une guitare dans le dos comme Johnny et qui se nomme <b>Jacques Dutronc</b>.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/da869a31da4b53089552b5e67b95478b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le génie du pianiste, Michel Berger (Ep.5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-genie-du-pianiste-michel-berger-ep-5--67890624</link><description><![CDATA[<b>Michel Berger</b>, ce bourreau de travail qui ne savait pas s’arrêter de peur d’être rattrapé par ses angoisses d’homme abandonné, oui, ce Michel Berger avait-il des rêves ? En tout cas, au début des années 80, un immense bonheur lui tombe dessus. Lui qui quinze ans plus tôt avait arrêté de chanter car, disait-il, les Français ne pouvaient pas suivre les Américains et les Anglais sur leur propre terrain, enregistre désormais à Hollywood, Los Angeles. Auteur, compositeur, producteur et mari de <b>France Gall</b>, Berger s’est non seulement remis à la chanson mais en est déjà à son sixième album. 1980 a d’ailleurs été l’année de France et Michel : 5 tubes à eux d’eux et leurs albums respectifs au sommet des ventes, ils ont même séduit Elton John qui souhaite travailler avec France Gall, et lui, bien sûr.<br /><br />Fin août, Michel est donc en studio à Hollywood avec la déjà légendaire équipe d’<b>Elton John</b> pour l’enregistrement des trois premiers titres d’un album à venir. Michel a écrit et composé le premier titre, et écrit le texte du second sur une musique d’Elton qui lui demande des conseils de prononciation en français. Le courant passe très bien entre les deux hommes : Michel tente de s’adapter à son style, Elton lui laisse le champ libre à la production. Précisons qu’il en profite aussi pour essayer les costumes de la prochaine tournée dans le studio juste à côté. Le troisième titre sur lequel ils travaillent ne sera jamais terminé, comme le reste de l’album du duo France Gall – Elton John. Il n’y aura pas de tournée non plus mais un nouvel album pour France Gall qui atteindra pour la première fois le million d‘exemplaires. L’adolescente star des sixties devient alors la favorite des nouvelles radios libres ouvrant le robinet des années Berger qui assoit son influence jusqu’à l’improbable mais très réussi nouvel album de <b>Johnny Hallyday </b>en 1985.<br /><br />Pourtant, la fortune et la gloire ne parviennent pas à tuer cette mélancolie qui pèse sur la vie de Michel Berger. La série noire des proches qui partent trop tôt ne semble pas vouloir cesser : <b>Joe Dassin</b> en 1980, Bernard Hamburger, son frère aîné deux ans plus tard, <b>Daniel Balavoine</b> et <b>Coluche</b> (le parrain de son fils) en 1986. <br /><br />De plus, Michel souffre de ne pas être reconnu par le vrai bizness, celui des anglophones. Son album en anglais n’a pas trouvé preneur en 1982. Quatre ans plus tard, il doit produire <b>Diana Ross</b> mais sa maison de disques ne veut pas d’un inconnu, ce seront finalement les <b>Bee Gees</b>. Enfin, affront suprême, la même année Les Misérables de son vieux copain <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Michel_Sch%C3%B6nberg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claude-Michel Schoenberg</a></b> triomphent sans partage au box-office américain et anglais. <br /><br />Et puis, coup de pouce d’un fan haut placé en 1988, <b>François Mitterrand</b> fait jouer Starmania à l’Elysée pour <b>Lady Di </b>et le <b>Prince Charles</b>. Et neuf mois plus tard, Michel entame une production de Starmania rebaptisé Tycoon en anglais pour lequel il va réunir une brochette de stars dont le chanteur de <b>Cock Robin</b> qui lui offre son premier hit britannique. Malheureusement Tycoon ne sera jamais joué ni à Londres, ni à Broadway, emporté au paradis par la disparition brutale de son compositeur.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67890624</guid><pubDate>Mon, 29 Sep 2025 04:57:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67890624/330336_le_genie_du_pianiste_michel_berger_ep_5.mp3" length="17250352" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Michel Berger, ce bourreau de travail qui ne savait pas s’arrêter de peur d’être rattrapé par ses angoisses d’homme abandonné, oui, ce Michel Berger avait-il des rêves ? En tout cas, au début des années 80, un immense bonheur lui tombe dessus. Lui qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[<b>Michel Berger</b>, ce bourreau de travail qui ne savait pas s’arrêter de peur d’être rattrapé par ses angoisses d’homme abandonné, oui, ce Michel Berger avait-il des rêves ? En tout cas, au début des années 80, un immense bonheur lui tombe dessus. Lui qui quinze ans plus tôt avait arrêté de chanter car, disait-il, les Français ne pouvaient pas suivre les Américains et les Anglais sur leur propre terrain, enregistre désormais à Hollywood, Los Angeles. Auteur, compositeur, producteur et mari de <b>France Gall</b>, Berger s’est non seulement remis à la chanson mais en est déjà à son sixième album. 1980 a d’ailleurs été l’année de France et Michel : 5 tubes à eux d’eux et leurs albums respectifs au sommet des ventes, ils ont même séduit Elton John qui souhaite travailler avec France Gall, et lui, bien sûr.<br /><br />Fin août, Michel est donc en studio à Hollywood avec la déjà légendaire équipe d’<b>Elton John</b> pour l’enregistrement des trois premiers titres d’un album à venir. Michel a écrit et composé le premier titre, et écrit le texte du second sur une musique d’Elton qui lui demande des conseils de prononciation en français. Le courant passe très bien entre les deux hommes : Michel tente de s’adapter à son style, Elton lui laisse le champ libre à la production. Précisons qu’il en profite aussi pour essayer les costumes de la prochaine tournée dans le studio juste à côté. Le troisième titre sur lequel ils travaillent ne sera jamais terminé, comme le reste de l’album du duo France Gall – Elton John. Il n’y aura pas de tournée non plus mais un nouvel album pour France Gall qui atteindra pour la première fois le million d‘exemplaires. L’adolescente star des sixties devient alors la favorite des nouvelles radios libres ouvrant le robinet des années Berger qui assoit son influence jusqu’à l’improbable mais très réussi nouvel album de <b>Johnny Hallyday </b>en 1985.<br /><br />Pourtant, la fortune et la gloire ne parviennent pas à tuer cette mélancolie qui pèse sur la vie de Michel Berger. La série noire des proches qui partent trop tôt ne semble pas vouloir cesser : <b>Joe Dassin</b> en 1980, Bernard Hamburger, son frère aîné deux ans plus tard, <b>Daniel Balavoine</b> et <b>Coluche</b> (le parrain de son fils) en 1986. <br /><br />De plus, Michel souffre de ne pas être reconnu par le vrai bizness, celui des anglophones. Son album en anglais n’a pas trouvé preneur en 1982. Quatre ans plus tard, il doit produire <b>Diana Ross</b> mais sa maison de disques ne veut pas d’un inconnu, ce seront finalement les <b>Bee Gees</b>. Enfin, affront suprême, la même année Les Misérables de son vieux copain <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Michel_Sch%C3%B6nberg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claude-Michel Schoenberg</a></b> triomphent sans partage au box-office américain et anglais. <br /><br />Et puis, coup de pouce d’un fan haut placé en 1988, <b>François Mitterrand</b> fait jouer Starmania à l’Elysée pour <b>Lady Di </b>et le <b>Prince Charles</b>. Et neuf mois plus tard, Michel entame une production de Starmania rebaptisé Tycoon en anglais pour lequel il va réunir une brochette de stars dont le chanteur de <b>Cock Robin</b> qui lui offre son premier hit britannique. Malheureusement Tycoon ne sera jamais joué ni à Londres, ni à Broadway, emporté au paradis par la disparition brutale de son compositeur.]]></itunes:summary><itunes:duration>432</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d5efff0e4d71e36cd05e828bc62fdca5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le génie du pianiste, Michel Berger (Ep.4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-genie-du-pianiste-michel-berger-ep-4--67890534</link><description><![CDATA[“Il n’y a pas de hasard”. Une phrase qu’on entend régulièrement aujourd’hui dans la conversation. Et qui convient admirablement à propos de l’union artistique et amoureuse de <b>Michel Berger</b> et <b>Véronique Sanson</b>. Est-ce un hasard si leurs deux pères se sont rencontrés, avant leur naissance, dans la résistance, sans pour autant nouer de liens. L’affaire aurait dû rester sans suite mais voilà que les deux mamans aussi se connaissent, et se fréquentent. Mais alors qu’on pourrait croire qu’à l’occasion des dîners qu’elles organisent ou des goûters d’anniversaire de leurs enfants, les deux jeunes ont commencé à se fréquenter, et bien, non, à nouveau pas du tout. Il ne se passe rien durant leur enfance ni adolescence.<br /><br />Ce n’est que, alors qu’il fréquente les bancs de l’université, Michel Berger se retrouve dans un pool de directeurs artistiques chez Pathé Marconi qui entre parenthèses deviendront tous riches et célèbres comme <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Manset" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gérard Manset</a></b> (et oui, c’est lui), ou<b> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Michel_Sch%C3%B6nberg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claude Michel Schönberg</a></b>, le compositeur de la fameuse comédie musicale Misérables, que Michel Berger est convié par Madame Colette Sanson à un goûter où elle a demandé à ses deux filles d’interpréter leur répertoire. Violaine et Véronique forment en effet avec un certain <b>François Bernheim</b> un trio qu’elles ont nommé les <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Roche_Martin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Roche Martin</a></b>.<br /><br />Oui, il a fallu attendre ce jour-là, pour que Michel Berger accompagné de Schönberg, semble enfin voir Véronique Sanson et sa sœur pour la première fois. Il n’a d’yeux désormais que pour elles, l’affaire est entendue : Schönberg et lui vont s’occuper d’elles. La suite on la connaît. Le travail en commun débouche sur une histoire commune. Puis vient la révélation de la chanteuse Véronique Sanson mais aussi du style Berger. <br /><br />Ainsi quand France Gall entend pour la première fois à la radio un extrait du premier album de Michel Berger et file l’acheter chez un disquaire pour l’écouter. Elle est tellement frappée par la ressemblance avec Véronique Sanson qu’elle en vient à croire qu’il imite, et imagine même casser le 33 Tours, avant d’apprendre que Michel est à la base de sa carrière. Un Michel Berger n’est plus le garçon réservé qu’il a été. C’est un homme meurtri par un amour malheureux et le terrible choc d’un abandon brutal. Partie acheter des cigarettes et jamais revenue. Véronique s’envole pour les Etats-Unis, suivant une rockstar américaine, sans crier gare, sans une explication. Michel est dévasté, il se retrouve une fois de plus, une fois de trop dans la situation de l’abandonné, comme quand son père a déclaré ne plus le reconnaître et a coupé les ponts pour refaire sa vie ailleurs.<br /><br />Michel se révèle inflexible, il ne veut pas travailler avec France Gall et le lui dit sans ménagement. Mais France ne lâche rien, fait le siège de la forteresse, jusqu’à ce que l’opportunité de faire une voix sur l’album de Michel se présente. Berger est alors frappé par ce qu’il entend, loin du souvenir qu’il avait gardé de celle qu’il avait bien évidemment croisée du temps des yéyés et qui n’est plus une ado à présent, comme lui après tout, même si elle en a toujours le physique et les traits. Alors, à l’heure où Berger remet la carrière de <b>Françoise Hardy</b> en selle, il reprend aussi celle de France Gall, qui a dit “à corps perdu”.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67890534</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 10:48:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67890534/330334_le_genie_du_pianiste_michel_berger_ep_4.mp3" length="24651952" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>“Il n’y a pas de hasard”. Une phrase qu’on entend régulièrement aujourd’hui dans la conversation. Et qui convient admirablement à propos de l’union artistique et amoureuse de Michel Berger et Véronique Sanson. Est-ce un hasard si leurs deux pères se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[“Il n’y a pas de hasard”. Une phrase qu’on entend régulièrement aujourd’hui dans la conversation. Et qui convient admirablement à propos de l’union artistique et amoureuse de <b>Michel Berger</b> et <b>Véronique Sanson</b>. Est-ce un hasard si leurs deux pères se sont rencontrés, avant leur naissance, dans la résistance, sans pour autant nouer de liens. L’affaire aurait dû rester sans suite mais voilà que les deux mamans aussi se connaissent, et se fréquentent. Mais alors qu’on pourrait croire qu’à l’occasion des dîners qu’elles organisent ou des goûters d’anniversaire de leurs enfants, les deux jeunes ont commencé à se fréquenter, et bien, non, à nouveau pas du tout. Il ne se passe rien durant leur enfance ni adolescence.<br /><br />Ce n’est que, alors qu’il fréquente les bancs de l’université, Michel Berger se retrouve dans un pool de directeurs artistiques chez Pathé Marconi qui entre parenthèses deviendront tous riches et célèbres comme <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Manset" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gérard Manset</a></b> (et oui, c’est lui), ou<b> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude-Michel_Sch%C3%B6nberg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claude Michel Schönberg</a></b>, le compositeur de la fameuse comédie musicale Misérables, que Michel Berger est convié par Madame Colette Sanson à un goûter où elle a demandé à ses deux filles d’interpréter leur répertoire. Violaine et Véronique forment en effet avec un certain <b>François Bernheim</b> un trio qu’elles ont nommé les <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Roche_Martin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Roche Martin</a></b>.<br /><br />Oui, il a fallu attendre ce jour-là, pour que Michel Berger accompagné de Schönberg, semble enfin voir Véronique Sanson et sa sœur pour la première fois. Il n’a d’yeux désormais que pour elles, l’affaire est entendue : Schönberg et lui vont s’occuper d’elles. La suite on la connaît. Le travail en commun débouche sur une histoire commune. Puis vient la révélation de la chanteuse Véronique Sanson mais aussi du style Berger. <br /><br />Ainsi quand France Gall entend pour la première fois à la radio un extrait du premier album de Michel Berger et file l’acheter chez un disquaire pour l’écouter. Elle est tellement frappée par la ressemblance avec Véronique Sanson qu’elle en vient à croire qu’il imite, et imagine même casser le 33 Tours, avant d’apprendre que Michel est à la base de sa carrière. Un Michel Berger n’est plus le garçon réservé qu’il a été. C’est un homme meurtri par un amour malheureux et le terrible choc d’un abandon brutal. Partie acheter des cigarettes et jamais revenue. Véronique s’envole pour les Etats-Unis, suivant une rockstar américaine, sans crier gare, sans une explication. Michel est dévasté, il se retrouve une fois de plus, une fois de trop dans la situation de l’abandonné, comme quand son père a déclaré ne plus le reconnaître et a coupé les ponts pour refaire sa vie ailleurs.<br /><br />Michel se révèle inflexible, il ne veut pas travailler avec France Gall et le lui dit sans ménagement. Mais France ne lâche rien, fait le siège de la forteresse, jusqu’à ce que l’opportunité de faire une voix sur l’album de Michel se présente. Berger est alors frappé par ce qu’il entend, loin du souvenir qu’il avait gardé de celle qu’il avait bien évidemment croisée du temps des yéyés et qui n’est plus une ado à présent, comme lui après tout, même si elle en a toujours le physique et les traits. Alors, à l’heure où Berger remet la carrière de <b>Françoise Hardy</b> en selle, il reprend aussi celle de France Gall, qui a dit “à corps perdu”.]]></itunes:summary><itunes:duration>617</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d5efff0e4d71e36cd05e828bc62fdca5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le génie du pianiste, Michel Berger (Ep.3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-genie-du-pianiste-michel-berger-ep-3--67890413</link><description><![CDATA[Juin 1963, si les Britanniques commencent à se méconduire quand elles voient leurs nouvelles idoles, les <b>Beatles</b> ne sont pas encore arrivés en France. La jeunesse parisienne vit encore à l’heure américaine grâce à <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Eddy Mitchell</b> et <b>Dick Rivers</b>. On les appelle les Yéyés et il en pousse quinze nouveaux par mois dont presque tous disparaissent aussitôt qu’ils sont arrivés. Il faut dire que les firmes de disques signent tout ce qui passe, enregistrent et abandonnent aussi sec si le premier single, pressé à 200 exemplaires, ne marche pas.<br /><br />Heureusement pour Michel Berger, 16 ans, son disque est le « Chouchou de la semaine » de l’émission Salut les Copains sur <b>Europe 1</b>. Michel a donc droit à un passage au début et à la fin de l’émission, écoutée par un million de paires d’oreilles, au moins, et article dans le magazine pour lequel <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_P%C3%A9rier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Marie Périer</a></b> fait le déplacement jusqu’à la maison de vacances de la nouvelle vedette. Pour l’occasion, la jeune Première <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marl%C3%A8ne_Jobert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marlène Jobert</a></b> pose avec lui sur les photos du reportage. Elle n’est pas là par hasard : Marlène est une amie de sa sœur aînée, Franka, et elle est aussi courtisée par son frère Bernard.<br /><br />Contrairement à Eddy, Johnny et Dick, Michel ne change rien à son quotidien qui se résume en dehors de la promotion et des galas, aux cours et aux devoirs. L’argent ne change rien puisqu’il n’en a jamais manqué à la maison. Bien sûr qu’il a le trac lors de sa première télé. Il ne remarque d’ailleurs pas une débutante comme lui qui vient y chanter son premier tube. Oui, à part quelques mauvaises expériences comme la huée du public de l’Olympia alors qu’il assure la première partie des <b>Kinks</b> (c’était pas vraiment une bonne idée, pas le même public), <b>Michel Berger </b>est un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A9y%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yéyé</a> à succès. Les sept disques qu’il publie ont plutôt bien marché, sans casser la baraque, hein, et même si pour s’en défendre, Michel dira plus tard : ça ne veut rien dire, tout marchait à l’époque. Une politesse de plus car cela est faux, bien évidemment.<br /><br />Et pourtant, alors que le 12 avril 1966, il pose avec tous les Copains yéyés pour ce qu’on appellera un jour la photo du siècle, devant l’objectif de Jean-Marie Périer, Michel Berger décide d’arrêter les frais. En effet, en cette année où les Américains et surtout les Anglais comme les Beatles, Rolling Stones et Bob Dylan publient chef d’œuvre sur chef d’œuvre, Michel dit qu’ils ont pris trop d’avance : les Français ne peuvent plus les suivre sur leur terrain. Michel arrête la chanson, passe son bac et rentre à la Fac. Oui, après un bac philo, il entame une maîtrise de Philosophie, dit-il, parce son voisin est un passionné, ce dont Jacques Attali, le voisin, c’était lui, a eu l’occasion depuis de démentir : Michel était modeste, il avait de solides bases en philo, et pas que. D’ailleurs les examinateurs de sa maîtrise ne sont pas près d’en oublier le thème : L’esthétique de la musique pop, dans laquelle il se lance dans l’exégèse de deux albums de <b>Jimi Hendrix</b>.<br /><br />Car si Michel a quitté le monde de la chanson en tant qu’interprète, il a accepté de sa maison de disques un rôle de directeur artistique. Alors qu’il est toujours étudiant, vous le croyez ça. Bon, on est dans les années 60, alors c’est vrai, pour tous ces gars qui gèrent la carrière d’<b>Edith Piaf </b>ou des <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Compagnons_de_la_chanson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Compagnons de la Chanson</a></b>, qui mieux qu’un Yéyé de bonne famille pour dénicher et s’occuper d’autres yéyés.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67890413</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 05:41:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67890413/330331_le_genie_du_pianiste_michel_berger_ep_3.mp3" length="19565872" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Juin 1963, si les Britanniques commencent à se méconduire quand elles voient leurs nouvelles idoles, les Beatles ne sont pas encore arrivés en France. La jeunesse parisienne vit encore à l’heure américaine grâce à Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Juin 1963, si les Britanniques commencent à se méconduire quand elles voient leurs nouvelles idoles, les <b>Beatles</b> ne sont pas encore arrivés en France. La jeunesse parisienne vit encore à l’heure américaine grâce à <b>Johnny Hallyday</b>, <b>Eddy Mitchell</b> et <b>Dick Rivers</b>. On les appelle les Yéyés et il en pousse quinze nouveaux par mois dont presque tous disparaissent aussitôt qu’ils sont arrivés. Il faut dire que les firmes de disques signent tout ce qui passe, enregistrent et abandonnent aussi sec si le premier single, pressé à 200 exemplaires, ne marche pas.<br /><br />Heureusement pour Michel Berger, 16 ans, son disque est le « Chouchou de la semaine » de l’émission Salut les Copains sur <b>Europe 1</b>. Michel a donc droit à un passage au début et à la fin de l’émission, écoutée par un million de paires d’oreilles, au moins, et article dans le magazine pour lequel <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_P%C3%A9rier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Marie Périer</a></b> fait le déplacement jusqu’à la maison de vacances de la nouvelle vedette. Pour l’occasion, la jeune Première <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marl%C3%A8ne_Jobert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marlène Jobert</a></b> pose avec lui sur les photos du reportage. Elle n’est pas là par hasard : Marlène est une amie de sa sœur aînée, Franka, et elle est aussi courtisée par son frère Bernard.<br /><br />Contrairement à Eddy, Johnny et Dick, Michel ne change rien à son quotidien qui se résume en dehors de la promotion et des galas, aux cours et aux devoirs. L’argent ne change rien puisqu’il n’en a jamais manqué à la maison. Bien sûr qu’il a le trac lors de sa première télé. Il ne remarque d’ailleurs pas une débutante comme lui qui vient y chanter son premier tube. Oui, à part quelques mauvaises expériences comme la huée du public de l’Olympia alors qu’il assure la première partie des <b>Kinks</b> (c’était pas vraiment une bonne idée, pas le même public), <b>Michel Berger </b>est un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A9y%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yéyé</a> à succès. Les sept disques qu’il publie ont plutôt bien marché, sans casser la baraque, hein, et même si pour s’en défendre, Michel dira plus tard : ça ne veut rien dire, tout marchait à l’époque. Une politesse de plus car cela est faux, bien évidemment.<br /><br />Et pourtant, alors que le 12 avril 1966, il pose avec tous les Copains yéyés pour ce qu’on appellera un jour la photo du siècle, devant l’objectif de Jean-Marie Périer, Michel Berger décide d’arrêter les frais. En effet, en cette année où les Américains et surtout les Anglais comme les Beatles, Rolling Stones et Bob Dylan publient chef d’œuvre sur chef d’œuvre, Michel dit qu’ils ont pris trop d’avance : les Français ne peuvent plus les suivre sur leur terrain. Michel arrête la chanson, passe son bac et rentre à la Fac. Oui, après un bac philo, il entame une maîtrise de Philosophie, dit-il, parce son voisin est un passionné, ce dont Jacques Attali, le voisin, c’était lui, a eu l’occasion depuis de démentir : Michel était modeste, il avait de solides bases en philo, et pas que. D’ailleurs les examinateurs de sa maîtrise ne sont pas près d’en oublier le thème : L’esthétique de la musique pop, dans laquelle il se lance dans l’exégèse de deux albums de <b>Jimi Hendrix</b>.<br /><br />Car si Michel a quitté le monde de la chanson en tant qu’interprète, il a accepté de sa maison de disques un rôle de directeur artistique. Alors qu’il est toujours étudiant, vous le croyez ça. Bon, on est dans les années 60, alors c’est vrai, pour tous ces gars qui gèrent la carrière d’<b>Edith Piaf </b>ou des <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Compagnons_de_la_chanson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Compagnons de la Chanson</a></b>, qui mieux qu’un Yéyé de bonne famille pour dénicher et s’occuper d’autres yéyés.]]></itunes:summary><itunes:duration>490</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d5efff0e4d71e36cd05e828bc62fdca5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le génie du pianiste, Michel Berger (Ep.2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-genie-du-pianiste-michel-berger-ep-2--67890326</link><description><![CDATA[Ce n’est un secret pour personne, il y a dans la musique de <b>Michel Berger </b>et les histoires qu’il raconte, une infinie mélancolie. Et tous ceux de sa génération qui l’ont vu évoluer et parler à la télé ont ressenti que malgré la réussite artistique et la vie du couple idéalisé qu’il formait avec <b>France Gall</b>, cet homme n’a pas été heureux. Il a connu des joies, nombreuses, mais il n’a pas réussi à se construire un monde achevé, encore moins parfait dans sa tête. Sans doute est-ce ce qui nous a touché le plus dans sa musique.<br /><br />Bien sûr, je vous ai parlé du drame de sa vie avec un père célèbre qui prétexte l’amnésie pour abandonner sa famille. Mais il y a bien plus encore. Regardez Michel jouer du piano : il a tout du concertiste, n’est-ce pas ? Il a sûrement fait le conservatoire. Et bien pas du tout. Non, Michel, quand il suit les cours de piano, à domicile, a bien du mal à se concentrer sur Chopin et Beethoven. Il faut dire que les professeurs ennuyeux ont du mal à rivaliser en cette fin des années cinquante avec cette musique qui vient des Etats-Unis, le rock’n’roll.<br /><br />Pour Michel, comme pour la plupart des jeunes de sa génération, cette musique occupe toute la place dans sa vie. Il passe ainsi des heures à écouter le single  What’d I Say de<b> Ray Charles</b>. Et que dire du grand Jerry Lee Lewis qui, lui, a trouvé comment jouer du piano d’une manière intéressante. Mais voilà, jamais dans sa famille qui vit dans un hôtel particulier avec personnel de maison, où on doit toujours bien se tenir y compris le dimanche, il ne pourrait pas ôter sa cravate, ni monter sur son piano et encore moins, en jouer debout. Non, lui, le seul truc rythmé qu’on l’autorise à jouer, c’est du <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Gershwin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gershwin</a></b>. Mais Michel ne se révolte pas : pas assez de force ni de soutien pour briser la couche formée par les convenances de la haute société et le drame qui pèse sur le noyau familial, autant qu’il ne l’a soudé.<br /><br />Même quand Michel commence à jouer du rock avec deux copains de lycée, aussi guindés que lui, il demeure un Hamburger ou un <b>Haas-Guggenheim</b> selon qu’on lui trouve une ressemblance avec son père ou sa mère.<br /><br />Alors quand avec ses comparses, il se rend à l’audition des disques <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Path%C3%A9-Marconi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pathé-Marconi</a></b> annoncée par le journal <b>France Soir</b>, Michel a du mal de jouer à être un autre que lui-même. Difficile. Impossible, coincé dans l’uniforme de son école, de faire comme <b>Dick Rivers</b> des <b>Chats Sauvages</b>, ce Niçois de 16 ans, un an de plus que lui, devenu une star et découvert par <b>Jacques Scingland</b>, l’homme devant lequel Michel se tient. <br /><br />Et quand il entend dire cet homme à qui il faut plaire lors de cette audition des idoles de demain : C’est bien, ça, Petit, ce que vous venez de jouer. Tu t’appelles comment ?, Michel n’en croit pas ses oreilles. Comment a-t-il pu déceler dans le jeune bourge qu’il est, qui est loin d’avoir l’insolence d’<b>Eddy Mitchell</b> ni le charisme de <b>Johnny Hallyday</b>, l'attraction qu’il va exercer sur le public et le métier de la chanson ? C’est vrai, quand on vous dit ça, c’est qu’on va vous engager. Mais quelle était sa question déjà ? Ah oui, tu t'appelles comment.<br /><br />Et là, Michel, qui en a assez qu’on lui parle de pommes frites à cause du nom de ce père qu’il ne connaît pas, répond : Berger, Monsieur, je m’appelle Michel Berger. <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67890326</guid><pubDate>Sat, 27 Sep 2025 10:34:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67890326/330330_le_genie_du_pianiste_michel_berger_ep_2.mp3" length="17773552" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce n’est un secret pour personne, il y a dans la musique de Michel Berger et les histoires qu’il raconte, une infinie mélancolie. Et tous ceux de sa génération qui l’ont vu évoluer et parler à la télé ont ressenti que malgré la réussite artistique et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce n’est un secret pour personne, il y a dans la musique de <b>Michel Berger </b>et les histoires qu’il raconte, une infinie mélancolie. Et tous ceux de sa génération qui l’ont vu évoluer et parler à la télé ont ressenti que malgré la réussite artistique et la vie du couple idéalisé qu’il formait avec <b>France Gall</b>, cet homme n’a pas été heureux. Il a connu des joies, nombreuses, mais il n’a pas réussi à se construire un monde achevé, encore moins parfait dans sa tête. Sans doute est-ce ce qui nous a touché le plus dans sa musique.<br /><br />Bien sûr, je vous ai parlé du drame de sa vie avec un père célèbre qui prétexte l’amnésie pour abandonner sa famille. Mais il y a bien plus encore. Regardez Michel jouer du piano : il a tout du concertiste, n’est-ce pas ? Il a sûrement fait le conservatoire. Et bien pas du tout. Non, Michel, quand il suit les cours de piano, à domicile, a bien du mal à se concentrer sur Chopin et Beethoven. Il faut dire que les professeurs ennuyeux ont du mal à rivaliser en cette fin des années cinquante avec cette musique qui vient des Etats-Unis, le rock’n’roll.<br /><br />Pour Michel, comme pour la plupart des jeunes de sa génération, cette musique occupe toute la place dans sa vie. Il passe ainsi des heures à écouter le single  What’d I Say de<b> Ray Charles</b>. Et que dire du grand Jerry Lee Lewis qui, lui, a trouvé comment jouer du piano d’une manière intéressante. Mais voilà, jamais dans sa famille qui vit dans un hôtel particulier avec personnel de maison, où on doit toujours bien se tenir y compris le dimanche, il ne pourrait pas ôter sa cravate, ni monter sur son piano et encore moins, en jouer debout. Non, lui, le seul truc rythmé qu’on l’autorise à jouer, c’est du <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Gershwin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gershwin</a></b>. Mais Michel ne se révolte pas : pas assez de force ni de soutien pour briser la couche formée par les convenances de la haute société et le drame qui pèse sur le noyau familial, autant qu’il ne l’a soudé.<br /><br />Même quand Michel commence à jouer du rock avec deux copains de lycée, aussi guindés que lui, il demeure un Hamburger ou un <b>Haas-Guggenheim</b> selon qu’on lui trouve une ressemblance avec son père ou sa mère.<br /><br />Alors quand avec ses comparses, il se rend à l’audition des disques <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Path%C3%A9-Marconi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pathé-Marconi</a></b> annoncée par le journal <b>France Soir</b>, Michel a du mal de jouer à être un autre que lui-même. Difficile. Impossible, coincé dans l’uniforme de son école, de faire comme <b>Dick Rivers</b> des <b>Chats Sauvages</b>, ce Niçois de 16 ans, un an de plus que lui, devenu une star et découvert par <b>Jacques Scingland</b>, l’homme devant lequel Michel se tient. <br /><br />Et quand il entend dire cet homme à qui il faut plaire lors de cette audition des idoles de demain : C’est bien, ça, Petit, ce que vous venez de jouer. Tu t’appelles comment ?, Michel n’en croit pas ses oreilles. Comment a-t-il pu déceler dans le jeune bourge qu’il est, qui est loin d’avoir l’insolence d’<b>Eddy Mitchell</b> ni le charisme de <b>Johnny Hallyday</b>, l'attraction qu’il va exercer sur le public et le métier de la chanson ? C’est vrai, quand on vous dit ça, c’est qu’on va vous engager. Mais quelle était sa question déjà ? Ah oui, tu t'appelles comment.<br /><br />Et là, Michel, qui en a assez qu’on lui parle de pommes frites à cause du nom de ce père qu’il ne connaît pas, répond : Berger, Monsieur, je m’appelle Michel Berger. <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>445</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d5efff0e4d71e36cd05e828bc62fdca5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le génie du pianiste, Michel Berger (Ep.1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-genie-du-pianiste-michel-berger-ep-1--67889962</link><description><![CDATA[On garde de <b>Michel Berger</b>, de très nombreuses mélodies et un son, celui du piano, son compagnon depuis la tendre enfance. Une enfance qui entre un père, héritier d’une dynastie d’antiquaires d’Amsterdam et une mère, fille de bijoutiers et amie de<b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Poulenc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Francis Poulenc</a></b>, l’immense compositeur du Paris de l’âge d’or, une enfance donc qui aurait dû être heureuse. Mais il n’en a rien été.<br /><br />Car quand est né Michel Berger ? En 1947, sous le nom de Michel-Jean Hamburger ? Ou plutôt ce terrible jour de 1954 quand il rend visite à son père qui a subi une terrible opération chirurgicale où il a failli rester. <br /><br />Que faites-vous là ? Qui êtes-vous ?, s’exclame-t-il depuis son lit en le désignant avec sa mère, son frère et sa sœur. Infirmière, pouvez-vous demander à ces gens de partir ? Je ne les connais pas et ils me fatiguent. <br /><br />Votre papa est devenu amnésique. Il ne nous reconnaît plus mais ne vous inquiétez pas, la mémoire lui reviendra.<br /><br />Annette, la maman, écrit donc une lettre à son mari chaque lundi pour lui donner des nouvelles, espérant l’aider à retrouver la mémoire. Elle va le faire durant près de quarante ans sans jamais obtenir de réponse. Amnésie étrange car Jean Hamburger, brillant académicien, philosophe et médecin, n’a par contre rien oublié de ses immenses connaissances et va continuer à faire progresser la médecine à l’échelle planétaire. <br /><br />Avec les années, il reverra son fils, lors de déjeuners occasionnels, extrêmement froids et distants. Le personnage public qu’il est, admet admirer ce que son fils est devenu lors d’interviews à la télé et la radio. Mais il se montre irrité quand on lui demande s’il est le père de Michel Berger ? Michel, comme sa sœur cadette Franka, pas dupes, ont abandonné la première syllabe du nom de cet homme qui les a, lui, abandonnés pour vivre libre entre guillemets, de la manière la plus lâche qui soit. Alors oui, la musique de Michel, d’une éternelle mélancolie, sa façon singulière de jouer du piano et de composer trouvent sûrement, aux côtés d’une passion pour le rock anglo-saxon, son origine dans ce drame de l’abandon précoce et de l’absence de réponse.<br /><br />Car pour le reste, Michel et sa famille ne sont heureusement pas dans le besoin. Michel a grandi dans un monde aisé marqué par la culture française de l’entre-deux-guerres, le paradis blanc du grand salon familial où brillent un Steinway et un Pleyel. <br /><br />Signe du destin ? Son père <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Hamburger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean Hamburger</a></b> est parti quelques mois avant lui, en février 1992. Présents à la lecture du testament, Michel et sa sœur découvrent que leur père ne les y cite même pas : il les a déshérités sachant pertinemment que la loi le lui interdisait. Et pourtant, en vidant l’appartement paternel, découvrant enfin son univers, Franka découvre une grande valise contenant toutes les lettres que sa mère a écrites à son père. Le plus étrange est qu’elles ont toutes été ouvertes, lues et relues. Un nouveau mystère qui restera sans réponse. On ne s’étonnera donc pas que Michel se soit si jeune créé un univers dans lequel il a trouvé refuge toute sa vie : la musique. Mais écoutez bien les paroles de Quelques mots d'amour ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67889962</guid><pubDate>Sat, 27 Sep 2025 05:03:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67889962/330319_la_story_de_sujet_episode_xx.mp3" length="16985385" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On garde de Michel Berger, de très nombreuses mélodies et un son, celui du piano, son compagnon depuis la tendre enfance. Une enfance qui entre un père, héritier d’une dynastie d’antiquaires d’Amsterdam et une mère, fille de bijoutiers et amie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On garde de <b>Michel Berger</b>, de très nombreuses mélodies et un son, celui du piano, son compagnon depuis la tendre enfance. Une enfance qui entre un père, héritier d’une dynastie d’antiquaires d’Amsterdam et une mère, fille de bijoutiers et amie de<b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Poulenc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Francis Poulenc</a></b>, l’immense compositeur du Paris de l’âge d’or, une enfance donc qui aurait dû être heureuse. Mais il n’en a rien été.<br /><br />Car quand est né Michel Berger ? En 1947, sous le nom de Michel-Jean Hamburger ? Ou plutôt ce terrible jour de 1954 quand il rend visite à son père qui a subi une terrible opération chirurgicale où il a failli rester. <br /><br />Que faites-vous là ? Qui êtes-vous ?, s’exclame-t-il depuis son lit en le désignant avec sa mère, son frère et sa sœur. Infirmière, pouvez-vous demander à ces gens de partir ? Je ne les connais pas et ils me fatiguent. <br /><br />Votre papa est devenu amnésique. Il ne nous reconnaît plus mais ne vous inquiétez pas, la mémoire lui reviendra.<br /><br />Annette, la maman, écrit donc une lettre à son mari chaque lundi pour lui donner des nouvelles, espérant l’aider à retrouver la mémoire. Elle va le faire durant près de quarante ans sans jamais obtenir de réponse. Amnésie étrange car Jean Hamburger, brillant académicien, philosophe et médecin, n’a par contre rien oublié de ses immenses connaissances et va continuer à faire progresser la médecine à l’échelle planétaire. <br /><br />Avec les années, il reverra son fils, lors de déjeuners occasionnels, extrêmement froids et distants. Le personnage public qu’il est, admet admirer ce que son fils est devenu lors d’interviews à la télé et la radio. Mais il se montre irrité quand on lui demande s’il est le père de Michel Berger ? Michel, comme sa sœur cadette Franka, pas dupes, ont abandonné la première syllabe du nom de cet homme qui les a, lui, abandonnés pour vivre libre entre guillemets, de la manière la plus lâche qui soit. Alors oui, la musique de Michel, d’une éternelle mélancolie, sa façon singulière de jouer du piano et de composer trouvent sûrement, aux côtés d’une passion pour le rock anglo-saxon, son origine dans ce drame de l’abandon précoce et de l’absence de réponse.<br /><br />Car pour le reste, Michel et sa famille ne sont heureusement pas dans le besoin. Michel a grandi dans un monde aisé marqué par la culture française de l’entre-deux-guerres, le paradis blanc du grand salon familial où brillent un Steinway et un Pleyel. <br /><br />Signe du destin ? Son père <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Hamburger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean Hamburger</a></b> est parti quelques mois avant lui, en février 1992. Présents à la lecture du testament, Michel et sa sœur découvrent que leur père ne les y cite même pas : il les a déshérités sachant pertinemment que la loi le lui interdisait. Et pourtant, en vidant l’appartement paternel, découvrant enfin son univers, Franka découvre une grande valise contenant toutes les lettres que sa mère a écrites à son père. Le plus étrange est qu’elles ont toutes été ouvertes, lues et relues. Un nouveau mystère qui restera sans réponse. On ne s’étonnera donc pas que Michel se soit si jeune créé un univers dans lequel il a trouvé refuge toute sa vie : la musique. Mais écoutez bien les paroles de Quelques mots d'amour ...]]></itunes:summary><itunes:duration>425</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d5efff0e4d71e36cd05e828bc62fdca5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Une nuit à New York (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/une-nuit-a-new-york-episode-5--67865265</link><description><![CDATA[Ces quelques notes de piano sur lesquelles viennent se poser un harmonica, ce n’est pas banal. C’est vrai, dans notre inconscient collectif, la guitare et l’harmonica sont inséparables pour un chanteur folk. Si le chanteur<b> Billy Joël </b>voulait se faire remarquer, il a mis dans le mille. Mais bon, c’est surtout de sa propre histoire dont il est question dans cette chanson, qui est en tout point singulière et rappelle que le succès est parfois, souvent, le résultat de nos échecs. Je vous raconte.<br /><br />En 1973, lorsque les Américains et les Européens découvrent ce qui est le premier tube de Billy Joël, qui pour se douter que ce musicien de 34 ans a déjà plusieurs vies derrière lui. Tout a commencé dans son New Jersey natal, à un saut de puce de New York où jeune pianiste et organiste surdoué, Billy, dopé par la musique des<b> Beatles</b> connaît dans les années 60 son premier hit local avec un groupe de bal. Et ça change tout dans leur existence : les voilà qui passent des salles de fêtes à la télé, locale aussi, mais enfin New York et le New Jersey, c’est déjà pas mal ! <br /><br />Ils ne gagnent pas des fortunes, alors Billy loge dans la maison du batteur du groupe qui est aussi son meilleur ami, et de sa famille. Ils en profitent pour y  installer le local de répétition et l’ont surnommé logiquement The rock house. Mais voilà catastrophe, Billy tombe amoureux de la femme de son logeur et meilleur pote, une femme qui répond à ses sentiments. Vous imaginez le drame, la séparation du couple et du groupe, tout le monde finit par se retrouver seul et Billy, rongé par la culpabilité, lâche prise, fait une tentative de suicide, se retrouve SDF, avant de remonter la pente car, coup de bol, un producteur de Los Angeles a entendu ses chansons et veut le signer.<br /><br />Billy qui s’est finalement mis en ménage avec la femme de son pote, qui lui a entretemps pardonné, fait le grand saut avec elle jusqu’à L.A. et enregistre un album en 1971 qui ne le mène nulle part. La firme de disques ne suit pas, le groupe en tournée n’est pas payé, bref, il se retrouve à nouveau sans le sou mais avec cette fois, une famille à nourrir et une maison à payer. Alors, pour gagner sa vie, il se fait engager comme pianiste du bar d’un hôtel, sous le nom de Bill Martin, au cas où quelqu’un le reconnaîtrait. Évidemment, avec un talent pareil, pas une semaine sans qu’un gars ne lui dise, je suis agent, je suis producteur, je pourrais produire votre disque. Billy se garde bien de dire qu’il a déjà un contrat, et dont il voudrait sortir. Mais voilà, il tire de la faune qu’il fréquente dans ce bar tous les samedis soirs une histoire qui devient une chanson bouleversante, un premier tube qui lui permet de revenir dans sa ville, New York, à la Columbia, la firme qui édite déjà d’autres grandes incarnations de cette ville : Bob Dylan, Simon &amp; Garfunkel et à présent, Bruce Springsteen.<br /><br />Alors, il va la raconter, la vie et la faune new yorkaise, avec ses gens simples, ses bars et restaurants italiens. Et parmi tout cet extraordinaire répertoire, une chanson montre à quel point il est fier et heureux d’être revenu dans sa ville. C’est celle qu’il a écrite dès son retour, dans un bus, le long de l’East River. A peine le temps de rentrer à la maison, la chanson était écrite, sa vie pouvait enfin commencer, à New York, de jour, comme de nuit, et où il retrouve les habitués de bars qui écoutent le pianiste pour oublier, le temps d’un morceau, tous les rêves qu’ils ont laissé s’échapper avec leur jeunesse.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67865265</guid><pubDate>Fri, 26 Sep 2025 08:53:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67865265/330225_une_nuit_a_new_york_episode_5.mp3" length="22704112" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ces quelques notes de piano sur lesquelles viennent se poser un harmonica, ce n’est pas banal. C’est vrai, dans notre inconscient collectif, la guitare et l’harmonica sont inséparables pour un chanteur folk. Si le chanteur Billy Joël voulait se faire...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ces quelques notes de piano sur lesquelles viennent se poser un harmonica, ce n’est pas banal. C’est vrai, dans notre inconscient collectif, la guitare et l’harmonica sont inséparables pour un chanteur folk. Si le chanteur<b> Billy Joël </b>voulait se faire remarquer, il a mis dans le mille. Mais bon, c’est surtout de sa propre histoire dont il est question dans cette chanson, qui est en tout point singulière et rappelle que le succès est parfois, souvent, le résultat de nos échecs. Je vous raconte.<br /><br />En 1973, lorsque les Américains et les Européens découvrent ce qui est le premier tube de Billy Joël, qui pour se douter que ce musicien de 34 ans a déjà plusieurs vies derrière lui. Tout a commencé dans son New Jersey natal, à un saut de puce de New York où jeune pianiste et organiste surdoué, Billy, dopé par la musique des<b> Beatles</b> connaît dans les années 60 son premier hit local avec un groupe de bal. Et ça change tout dans leur existence : les voilà qui passent des salles de fêtes à la télé, locale aussi, mais enfin New York et le New Jersey, c’est déjà pas mal ! <br /><br />Ils ne gagnent pas des fortunes, alors Billy loge dans la maison du batteur du groupe qui est aussi son meilleur ami, et de sa famille. Ils en profitent pour y  installer le local de répétition et l’ont surnommé logiquement The rock house. Mais voilà catastrophe, Billy tombe amoureux de la femme de son logeur et meilleur pote, une femme qui répond à ses sentiments. Vous imaginez le drame, la séparation du couple et du groupe, tout le monde finit par se retrouver seul et Billy, rongé par la culpabilité, lâche prise, fait une tentative de suicide, se retrouve SDF, avant de remonter la pente car, coup de bol, un producteur de Los Angeles a entendu ses chansons et veut le signer.<br /><br />Billy qui s’est finalement mis en ménage avec la femme de son pote, qui lui a entretemps pardonné, fait le grand saut avec elle jusqu’à L.A. et enregistre un album en 1971 qui ne le mène nulle part. La firme de disques ne suit pas, le groupe en tournée n’est pas payé, bref, il se retrouve à nouveau sans le sou mais avec cette fois, une famille à nourrir et une maison à payer. Alors, pour gagner sa vie, il se fait engager comme pianiste du bar d’un hôtel, sous le nom de Bill Martin, au cas où quelqu’un le reconnaîtrait. Évidemment, avec un talent pareil, pas une semaine sans qu’un gars ne lui dise, je suis agent, je suis producteur, je pourrais produire votre disque. Billy se garde bien de dire qu’il a déjà un contrat, et dont il voudrait sortir. Mais voilà, il tire de la faune qu’il fréquente dans ce bar tous les samedis soirs une histoire qui devient une chanson bouleversante, un premier tube qui lui permet de revenir dans sa ville, New York, à la Columbia, la firme qui édite déjà d’autres grandes incarnations de cette ville : Bob Dylan, Simon &amp; Garfunkel et à présent, Bruce Springsteen.<br /><br />Alors, il va la raconter, la vie et la faune new yorkaise, avec ses gens simples, ses bars et restaurants italiens. Et parmi tout cet extraordinaire répertoire, une chanson montre à quel point il est fier et heureux d’être revenu dans sa ville. C’est celle qu’il a écrite dès son retour, dans un bus, le long de l’East River. A peine le temps de rentrer à la maison, la chanson était écrite, sa vie pouvait enfin commencer, à New York, de jour, comme de nuit, et où il retrouve les habitués de bars qui écoutent le pianiste pour oublier, le temps d’un morceau, tous les rêves qu’ils ont laissé s’échapper avec leur jeunesse.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>568</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/37f736f01ce0bc26b4010e1087d412f6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Une nuit à New York (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/une-nuit-a-new-york-episode-4--67865204</link><description><![CDATA[New York est la ville la plus photographiée et la plus filmée au monde. La plus racontée aussi. Tellement que nous en avons tous une image. Là je suis sûr qu’en m’écoutant, vous en avez une en tête. Je ne sais plus qui a dit que c’est la seule ville à être mieux en vrai que sur les cartes postales mais que dire alors de New York, la nuit. C’est vrai qu’à l’heure où le soleil se couche, où des centaines de milliers de fenêtres et enseignes s’éclairent à l’électricité, cette ville étonnante change de visage, devient féérique. Sans doute parce que chaque lumière nous dit : hé, il y a quelqu'un, là-dedans, une histoire se déroule à l’intérieur, et peut-être, sans doute que cette histoire est passionnante.<br /><br />Regardez la porte de cet immeuble s’ouvrir, à deux pas de l’East River, vous voyez le type qui en sort ? Oui, il est deux heures du matin, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ce Londonien est venu vivre ici, en 1980, dans cette ville qui ne dort jamais. Il est vrai que pour un gars qui souffre d’insomnie, Londres et l’Angleterre en général, ne sont pas réputés pour la densité de leur vie nocturne. Par contre, ici, quelle que soit l’heure, Freddie sait qu’il peut appeler un taxi pour se faire conduire en boîte et rencontrer des gens. En plus, les Américains n’ont pas encore imprimé son nouveau look cheveux courts et moustaches, on ne le reconnaît pas d’emblée. Le temps de descendre les 33 étages en ascenseur, le taxi l’attend en bas de son immeuble, le <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Sovereign" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sovereign</a>, qui possède une vue imprenable sur Manhattan depuis l’East River. <br /><br />Et c’est vrai que c’est superbe depuis le balcon de son appart. Mais vu de si haut, la solitude, la nuit, n’en est que plus grande, elle vous donne autant l’impression de survoler la ville que d’en être exclu. Alors souvent, <b>Freddie Mercury</b> craque et sort. Un regard vers l’ombre du pont devenu célèbre depuis peu grâce à l’affiche du film de<b> Woody Allen</b>, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Manhattan_(1979_film)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Manhattan</a>. Freddie est allé voir jusque-là, c’est tout près, mais le banc où le héros passe la fin de nuit avec sa maîtresse en attendant le moment où sa myriade de lumières s’éteint au lever du jour, n’existe pas. Il paraît qu’il a été placé juste pour le film.<br /><br />Freddie donne une adresse au taximan qui démarre, comme la conversation. Arrivés à un grand carrefour, le chauffeur lui demande de regarder à droite, par la vitre, un immeuble qu’il désigne. <br /><br /><ul><li>Ça ne vous dit rien ?</li></ul>Freddie scrute une façade franchement décrépie mais non, rien.<br /><br /><ul><li>Et ça ?</li></ul>Il lui tend alors une cassette préenregistrée que Freddie reconnaît, c’est l’album le plus vendu du moment, celui de <b>Billy Joël</b>, et de son tube, Honesty. Tout le monde l’a acheté à New York, dit-il. Et pas qu’ici. Freddie écoute le chauffeur lui raconter fièrement avoir assisté par hasard à la séance photo il y a quelques mois. Il avait ralenti en voyant un coin de façade éclairé par des parapluies de photographe au milieu de quelques badauds, et il avait reconnu Billy Joël. Il était, bien sûr, déjà fan ; comment ne pas l’être du type qui a chanté Piano Man, cette chanson qui raconte si justement l’Amérique la nuit, celle des bars. Il était descendu de son taxi mais avait été tenu à l’écart. <br /><br /><ul><li>Quelle aventure, ironise Freddie. C’est fou les rencontres qu’on peut faire quand on est à New York. Bon, chéri, on y va ? Tu m'emmènes en boîte ? </li></ul>]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67865204</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 09:43:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67865204/330222_une_nuit_a_new_york_episode_4.mp3" length="17337712" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>New York est la ville la plus photographiée et la plus filmée au monde. La plus racontée aussi. Tellement que nous en avons tous une image. Là je suis sûr qu’en m’écoutant, vous en avez une en tête. Je ne sais plus qui a dit que c’est la seule ville à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[New York est la ville la plus photographiée et la plus filmée au monde. La plus racontée aussi. Tellement que nous en avons tous une image. Là je suis sûr qu’en m’écoutant, vous en avez une en tête. Je ne sais plus qui a dit que c’est la seule ville à être mieux en vrai que sur les cartes postales mais que dire alors de New York, la nuit. C’est vrai qu’à l’heure où le soleil se couche, où des centaines de milliers de fenêtres et enseignes s’éclairent à l’électricité, cette ville étonnante change de visage, devient féérique. Sans doute parce que chaque lumière nous dit : hé, il y a quelqu'un, là-dedans, une histoire se déroule à l’intérieur, et peut-être, sans doute que cette histoire est passionnante.<br /><br />Regardez la porte de cet immeuble s’ouvrir, à deux pas de l’East River, vous voyez le type qui en sort ? Oui, il est deux heures du matin, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ce Londonien est venu vivre ici, en 1980, dans cette ville qui ne dort jamais. Il est vrai que pour un gars qui souffre d’insomnie, Londres et l’Angleterre en général, ne sont pas réputés pour la densité de leur vie nocturne. Par contre, ici, quelle que soit l’heure, Freddie sait qu’il peut appeler un taxi pour se faire conduire en boîte et rencontrer des gens. En plus, les Américains n’ont pas encore imprimé son nouveau look cheveux courts et moustaches, on ne le reconnaît pas d’emblée. Le temps de descendre les 33 étages en ascenseur, le taxi l’attend en bas de son immeuble, le <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Sovereign" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sovereign</a>, qui possède une vue imprenable sur Manhattan depuis l’East River. <br /><br />Et c’est vrai que c’est superbe depuis le balcon de son appart. Mais vu de si haut, la solitude, la nuit, n’en est que plus grande, elle vous donne autant l’impression de survoler la ville que d’en être exclu. Alors souvent, <b>Freddie Mercury</b> craque et sort. Un regard vers l’ombre du pont devenu célèbre depuis peu grâce à l’affiche du film de<b> Woody Allen</b>, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Manhattan_(1979_film)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Manhattan</a>. Freddie est allé voir jusque-là, c’est tout près, mais le banc où le héros passe la fin de nuit avec sa maîtresse en attendant le moment où sa myriade de lumières s’éteint au lever du jour, n’existe pas. Il paraît qu’il a été placé juste pour le film.<br /><br />Freddie donne une adresse au taximan qui démarre, comme la conversation. Arrivés à un grand carrefour, le chauffeur lui demande de regarder à droite, par la vitre, un immeuble qu’il désigne. <br /><br /><ul><li>Ça ne vous dit rien ?</li></ul>Freddie scrute une façade franchement décrépie mais non, rien.<br /><br /><ul><li>Et ça ?</li></ul>Il lui tend alors une cassette préenregistrée que Freddie reconnaît, c’est l’album le plus vendu du moment, celui de <b>Billy Joël</b>, et de son tube, Honesty. Tout le monde l’a acheté à New York, dit-il. Et pas qu’ici. Freddie écoute le chauffeur lui raconter fièrement avoir assisté par hasard à la séance photo il y a quelques mois. Il avait ralenti en voyant un coin de façade éclairé par des parapluies de photographe au milieu de quelques badauds, et il avait reconnu Billy Joël. Il était, bien sûr, déjà fan ; comment ne pas l’être du type qui a chanté Piano Man, cette chanson qui raconte si justement l’Amérique la nuit, celle des bars. Il était descendu de son taxi mais avait été tenu à l’écart. <br /><br /><ul><li>Quelle aventure, ironise Freddie. C’est fou les rencontres qu’on peut faire quand on est à New York. Bon, chéri, on y va ? Tu m'emmènes en boîte ? </li></ul>]]></itunes:summary><itunes:duration>434</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3e219c741ac480fe8ae45582fb042eab.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Une nuit à New York (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/une-nuit-a-new-york-episode-3--67865027</link><description><![CDATA[Octobre 1987,<b> Sting </b>publie ce qui est déjà son troisième album solo en deux ans et une fois de plus, il s’agit d’un disque radicalement différent. Si le fait d’avoir l’année précédente perdu sa mère mais aussi participé à la tournée d’<b>Amnesty International </b>a assombri sa vision du monde, c’est surtout son séjour à New York qui est à l’origine de cette nouvelle métamorphose qui le place désormais très loin de ce qu’il faisait avec<b> The Police</b>. Un séjour que l’artiste a voulu en mode terre brûlée. Il loue un appartement simplement meublé, juste un lit et un piano, avec le téléphone débranché, il ne veut aucune distraction qui puisse nuire à une inspiration nouvelle. Pas de femmes, ni enfants, ni maîtresse, dit-il en plaisantant. OK, j’irai parfois en boîte, pour me bourrer la gueule, c’est lui qui le dit, hein. Mais la cause est entendue, l’objectif clair : une vie monacale, exclusivement consacrée à la composition et l’écriture. Sting veut ouvrir de nouveaux horizons pour sa musique. C’est vrai, en 1985, lorsqu’il a sorti son premier album solo, un énorme succès, il a trop entendu, trop lu, que c’était la suite logique de Synchronicity, le dernier album de Police.<br /><br />Alors, pourquoi New York ? Sans doute a-t-il été justement inspiré par ce qu’a déclaré <b>Robert de Niro</b> : « Je vais à Paris, je vais à Londres, je vais à Rome, et je dis toujours : « il n’y a pas d’autre endroit comme New York ». C’est la ville la plus excitante au monde aujourd’hui. C’est comme ça. C’est tout. ». <br /><br />Et donc chaque matin, Sting se lève, prépare lui-même sa bouffe, se rend à la salle de sport, ah oui, les années 80, c’est le grand boom du culturisme avec Schwarzie et Stallone. Il prend même des cours de piano, car ne plus composer à la guitare va l’aider à tout changer. Et dès midi, il bosse jusqu’à pas d’heure. Et puis quand au milieu de la nuit, il sent la solitude le gagner, et bien il sort. New York, la nuit. Et sa faune. Ainsi quand un gars l’arrête et lui demande Quelle est la beauté de la lune ?, au lieu de passer son chemin, Sting s’arrête et lui répond avec une citation de Shakespeare : My mistress’ eyes are nothing like the sun, le regard de ma maîtresse est un rayon de soleil. Et il repart avec ce qui va devenir la chanson Sister Moon, et en même temps, le titre du nouvel album.<br /><br />Étonnant que, Sting trouve l’inspiration d’une chanson grâce à un type bourré dans la rue, comme les <b>Clash</b>, sept ans plus tôt, pour une chanson de leur célèbre album Sandinista. C’est vrai qu’à Manhattan, il y a toujours quelqu’un pour vous adresser la parole dans la rue. Les Américains doivent tenir ça des Britanniques, c’est logique que les gens se parlent, mais enfin, à Londres, on dort plus la nuit qu’on ne vit, aime dire Sting. <br /><br />Et puis, au fil de ses promenades nocturnes, il rencontre aussi une grande figure de la contre-culture britannique, l’écrivain <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Quentin_Crisp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quentin Crisp</a></b>, qui est venu chercher dans cette ville un regard plus bienveillant, à tout le moins tolérant, vis-à-vis de son homosexualité. Mais voilà, l’accent et l'attitude font que même à New York, un Anglais reste un étranger, voire, un extraterrestre.<br /><br /><br /><br /><br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67865027</guid><pubDate>Thu, 25 Sep 2025 08:33:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67865027/330216_une_nuit_a_new_york_episode_3.mp3" length="18349552" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Octobre 1987, Sting publie ce qui est déjà son troisième album solo en deux ans et une fois de plus, il s’agit d’un disque radicalement différent. Si le fait d’avoir l’année précédente perdu sa mère mais aussi participé à la tournée d’Amnesty...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Octobre 1987,<b> Sting </b>publie ce qui est déjà son troisième album solo en deux ans et une fois de plus, il s’agit d’un disque radicalement différent. Si le fait d’avoir l’année précédente perdu sa mère mais aussi participé à la tournée d’<b>Amnesty International </b>a assombri sa vision du monde, c’est surtout son séjour à New York qui est à l’origine de cette nouvelle métamorphose qui le place désormais très loin de ce qu’il faisait avec<b> The Police</b>. Un séjour que l’artiste a voulu en mode terre brûlée. Il loue un appartement simplement meublé, juste un lit et un piano, avec le téléphone débranché, il ne veut aucune distraction qui puisse nuire à une inspiration nouvelle. Pas de femmes, ni enfants, ni maîtresse, dit-il en plaisantant. OK, j’irai parfois en boîte, pour me bourrer la gueule, c’est lui qui le dit, hein. Mais la cause est entendue, l’objectif clair : une vie monacale, exclusivement consacrée à la composition et l’écriture. Sting veut ouvrir de nouveaux horizons pour sa musique. C’est vrai, en 1985, lorsqu’il a sorti son premier album solo, un énorme succès, il a trop entendu, trop lu, que c’était la suite logique de Synchronicity, le dernier album de Police.<br /><br />Alors, pourquoi New York ? Sans doute a-t-il été justement inspiré par ce qu’a déclaré <b>Robert de Niro</b> : « Je vais à Paris, je vais à Londres, je vais à Rome, et je dis toujours : « il n’y a pas d’autre endroit comme New York ». C’est la ville la plus excitante au monde aujourd’hui. C’est comme ça. C’est tout. ». <br /><br />Et donc chaque matin, Sting se lève, prépare lui-même sa bouffe, se rend à la salle de sport, ah oui, les années 80, c’est le grand boom du culturisme avec Schwarzie et Stallone. Il prend même des cours de piano, car ne plus composer à la guitare va l’aider à tout changer. Et dès midi, il bosse jusqu’à pas d’heure. Et puis quand au milieu de la nuit, il sent la solitude le gagner, et bien il sort. New York, la nuit. Et sa faune. Ainsi quand un gars l’arrête et lui demande Quelle est la beauté de la lune ?, au lieu de passer son chemin, Sting s’arrête et lui répond avec une citation de Shakespeare : My mistress’ eyes are nothing like the sun, le regard de ma maîtresse est un rayon de soleil. Et il repart avec ce qui va devenir la chanson Sister Moon, et en même temps, le titre du nouvel album.<br /><br />Étonnant que, Sting trouve l’inspiration d’une chanson grâce à un type bourré dans la rue, comme les <b>Clash</b>, sept ans plus tôt, pour une chanson de leur célèbre album Sandinista. C’est vrai qu’à Manhattan, il y a toujours quelqu’un pour vous adresser la parole dans la rue. Les Américains doivent tenir ça des Britanniques, c’est logique que les gens se parlent, mais enfin, à Londres, on dort plus la nuit qu’on ne vit, aime dire Sting. <br /><br />Et puis, au fil de ses promenades nocturnes, il rencontre aussi une grande figure de la contre-culture britannique, l’écrivain <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Quentin_Crisp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quentin Crisp</a></b>, qui est venu chercher dans cette ville un regard plus bienveillant, à tout le moins tolérant, vis-à-vis de son homosexualité. Mais voilà, l’accent et l'attitude font que même à New York, un Anglais reste un étranger, voire, un extraterrestre.<br /><br /><br /><br /><br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7355d3b5ef9efce8306d6f1e9eac4ecb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Une nuit à New York (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/une-nuit-a-new-york-episode-2--67864953</link><description><![CDATA[Certains d’entre vous ont déjà vu durant leurs vacances, New York la nuit. Comment résister à une balade qui nous met inévitablement dans les pas de tant de cinéastes, photographes, chanteurs, compositeurs, écrivains et acteurs qui ont marqué notre imagination. Et vous vous y êtes cru, hein ? Vous vous êtes revu dans votre fauteuil à regarder Breakfast at Tiffany’s, Vous avez un message ou encore Mad Men. Tant de films, tant de séries, impossible de les citer tous. Et puis il y a les chansons, de <b>Bob Dylan</b> à <b>Lady Gaga</b>, en passant par<b> Simon &amp; Garfunkel</b>, <b>Bruce Springsteen</b> et <b>Taylor Swift</b>.<br /><br />New York, la nuit. La ville qui ne dort jamais, comme dit la chanson. Tout le monde connaît New York New York. Les néons de Times Square qui éclaboussent Broadway de leurs couleurs, les sirènes de police qui déchirent l’air, les taxis jaunes qui filent vers le pont de Brooklyn, les patineurs en décembre sur Rockfeller Plaza, chaque quartier ou coin de rue a déjà été filmé, chanté, raconté, bref, a été immortalisé. <b>Robert De Niro</b>, en Taxi Driver, fou de solitude, <b>Al Pacino</b> dans la peau de Serpico, le flic désabusé, <b>Woody Allen</b> qui regarde l’aube se lever sur Manhattan, et <b>John Travolta</b> dansant dans une discothèque de Brooklyn sur un titre des <b>Bee Gees</b> ; la nuit new-yorkaise, c’est cette promesse de fiction qui se transforme en réalité.<br /><br />Car la nuit à New York, c’est le grand écart : les paillettes et la misère, les comédies musicales de Broadway et le jazz enfumé dans les clubs de Harlem, la réussite et la ruine à Wall Street et bien sûr l’Empire State Building et les façades sombres du Bronx. Les rêves s’y font et s’y brisent, mais toujours sur fond de musique et d’histoires, comme si la ville refusait le silence.<br /><br />Et la chanson ne dément pas. <b>Frank Sinatra</b>, je vous l’ai dit. Mais aussi <b>Madonna</b>, dansant sur un taxi, <b>Lou Reed</b> qui erre poétiquement dans l’underground, les bas-fonds, et à l’opposé <b>Jay-Z</b> et <b>Alicia Keys</b> érigeant New York en cathédrale pop avec Empire State of Mind. <br /><br />Alors chaque soir, le rideau se lève. Vous le savez, vous y avez assisté. Les projecteurs éclairent Manhattan, un réalisateur invisible crie « Action ! ». Et vous, simple passant, devenez pour quelques heures l’acteur d’un film plus grand que vous. Parce qu’à New York, la nuit, la légende ne s’arrête jamais. Comme disait <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Simone de Beauvoir</a></b> : “Il y a quelque chose dans l’air de New York qui rend le sommeil inutile.”]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67864953</guid><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 09:25:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67864953/330201_une_nuit_a_new_york_episode_2.mp3" length="17298352" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Certains d’entre vous ont déjà vu durant leurs vacances, New York la nuit. Comment résister à une balade qui nous met inévitablement dans les pas de tant de cinéastes, photographes, chanteurs, compositeurs, écrivains et acteurs qui ont marqué notre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Certains d’entre vous ont déjà vu durant leurs vacances, New York la nuit. Comment résister à une balade qui nous met inévitablement dans les pas de tant de cinéastes, photographes, chanteurs, compositeurs, écrivains et acteurs qui ont marqué notre imagination. Et vous vous y êtes cru, hein ? Vous vous êtes revu dans votre fauteuil à regarder Breakfast at Tiffany’s, Vous avez un message ou encore Mad Men. Tant de films, tant de séries, impossible de les citer tous. Et puis il y a les chansons, de <b>Bob Dylan</b> à <b>Lady Gaga</b>, en passant par<b> Simon &amp; Garfunkel</b>, <b>Bruce Springsteen</b> et <b>Taylor Swift</b>.<br /><br />New York, la nuit. La ville qui ne dort jamais, comme dit la chanson. Tout le monde connaît New York New York. Les néons de Times Square qui éclaboussent Broadway de leurs couleurs, les sirènes de police qui déchirent l’air, les taxis jaunes qui filent vers le pont de Brooklyn, les patineurs en décembre sur Rockfeller Plaza, chaque quartier ou coin de rue a déjà été filmé, chanté, raconté, bref, a été immortalisé. <b>Robert De Niro</b>, en Taxi Driver, fou de solitude, <b>Al Pacino</b> dans la peau de Serpico, le flic désabusé, <b>Woody Allen</b> qui regarde l’aube se lever sur Manhattan, et <b>John Travolta</b> dansant dans une discothèque de Brooklyn sur un titre des <b>Bee Gees</b> ; la nuit new-yorkaise, c’est cette promesse de fiction qui se transforme en réalité.<br /><br />Car la nuit à New York, c’est le grand écart : les paillettes et la misère, les comédies musicales de Broadway et le jazz enfumé dans les clubs de Harlem, la réussite et la ruine à Wall Street et bien sûr l’Empire State Building et les façades sombres du Bronx. Les rêves s’y font et s’y brisent, mais toujours sur fond de musique et d’histoires, comme si la ville refusait le silence.<br /><br />Et la chanson ne dément pas. <b>Frank Sinatra</b>, je vous l’ai dit. Mais aussi <b>Madonna</b>, dansant sur un taxi, <b>Lou Reed</b> qui erre poétiquement dans l’underground, les bas-fonds, et à l’opposé <b>Jay-Z</b> et <b>Alicia Keys</b> érigeant New York en cathédrale pop avec Empire State of Mind. <br /><br />Alors chaque soir, le rideau se lève. Vous le savez, vous y avez assisté. Les projecteurs éclairent Manhattan, un réalisateur invisible crie « Action ! ». Et vous, simple passant, devenez pour quelques heures l’acteur d’un film plus grand que vous. Parce qu’à New York, la nuit, la légende ne s’arrête jamais. Comme disait <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Simone de Beauvoir</a></b> : “Il y a quelque chose dans l’air de New York qui rend le sommeil inutile.”]]></itunes:summary><itunes:duration>433</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b4305257ff1991462e2c27ccae0d3710.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Une nuit à New York (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/une-nuit-a-new-york-episode-1--67864901</link><description><![CDATA[On a tous en nous une image de New York, la nuit, qui nous marquée : les lumières de Manhattan qui se reflètent sur un East River tellement vaste qu’on ne sait plus si c’est encore un fleuve ou déjà la mer. Et le plus fascinant dans cette histoire, c’est que cette ville est tellement peuplée qu’elle ne dort jamais, qu’il s’y passe des choses folles, autant le jour que la nuit. <br /><br />Regardez cette jeune femme, très belle d’ailleurs, qui entre dans un immeuble du West Side à la fin du jour. Elle n’y habite pas, non, elle vient juste dire bonjour au concierge avec qui elle a sympathisé. Oh, elle a une idée en tête, oui, elle rêve d’y vivre. Il faut dire qu’avec son compagnon, elle déménage en moyenne une fois par an mais en cet automne 1978, même si <b>Debbie Harry</b> est loin d’être riche, son couple ne tire plus le diable par la queue comme cela a été le cas pendant des années. Dix ans qu’elle s’est installée à New York avec un petit boulot de secrétaire mais là, le troisième album de son groupe Blondie est bien parti pour être celui qui va faire d’eux des stars du rock. Et Debbie a eu raison de lui laisser régulièrement un pourboire pour l’avertir au cas où, elle va l’avoir son appart au dernier étage, qui était au départ, d’après le concierge, la buanderie de l’immeuble. La peinture des murs est out, il y a des fuites et des courants d’air, un toit en goudron qui va les faire cuire en été mais il y a une terrasse sur trois côtés et pour Debbie, ça veut dire tout. Imaginez la vue, de jour, comme de nuit.<br /><br />Enfin, la nuit, je veux dire, très tard, le point du jour quand ils rentrent de leur émission de télé. Car oui, Chris et Debbie font de la télé. Avec des artistes qui ont décidé de faire une émission barge et expérimentale tous les jeudis soirs. L’émission s’appelle TV Party et est dirigée par un réalisateur indépendant que Debbie et Chris connaissent bien, Amos Poe, sur une chaîne de télé locale qui loue son antenne à l’heure, à tous ceux qui veulent faire passer un message.<br /><br />Dans l’équipe, un artiste bien barré, qui compose des morceaux à l’image de ses graffitis, un certain <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Basquiat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Michel Basquiat</a></b>. Jean-Michel est SDF, en galère, alors il demande à Debbie qui vient de présenter une séquence dans laquelle elle montre comment pogoter avec une béquille, de lui acheter un tableau. Et comme dans un film de Woody Allen, Chris et elle, viennent voir son œuvre monumentale et effrayante et la lui achètent pour 300 dollars. Une vraie fortune pour lui ! Le jeudi suivant, il dira aux autres de l’émission qu’il les a arnaqués. Oui, le Basquiat dont certaines toiles quittent aujourd’hui les salles de vente pour 100 millions de dollars. Quand on pense que le patron de la chaîne a refusé qu’il tague un mur du studio.<br /><br />Quant au type derrière la caméra, Freddy, dit <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fab_Five_Freddy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fab Five Freddy</a></b>, c’est aussi un artiste hip hop. C’est quoi le Hip Hop ? Freddy emmène Debbie et Chris à leur premier concert de rap, on n’a pas encore entendu le Rapper’s Delight des <b>Sugarhill Gang</b> que les deux artistes punks sont sous le charme, voilà pourquoi Debbie lui adressera un clin d’oeil dans le single qui fera d’elle la première rappeuse blanche.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67864901</guid><pubDate>Tue, 23 Sep 2025 13:15:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67864901/330196_une_nuit_a_new_york_episode_1.mp3" length="21752745" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a tous en nous une image de New York, la nuit, qui nous marquée : les lumières de Manhattan qui se reflètent sur un East River tellement vaste qu’on ne sait plus si c’est encore un fleuve ou déjà la mer. Et le plus fascinant dans cette histoire,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a tous en nous une image de New York, la nuit, qui nous marquée : les lumières de Manhattan qui se reflètent sur un East River tellement vaste qu’on ne sait plus si c’est encore un fleuve ou déjà la mer. Et le plus fascinant dans cette histoire, c’est que cette ville est tellement peuplée qu’elle ne dort jamais, qu’il s’y passe des choses folles, autant le jour que la nuit. <br /><br />Regardez cette jeune femme, très belle d’ailleurs, qui entre dans un immeuble du West Side à la fin du jour. Elle n’y habite pas, non, elle vient juste dire bonjour au concierge avec qui elle a sympathisé. Oh, elle a une idée en tête, oui, elle rêve d’y vivre. Il faut dire qu’avec son compagnon, elle déménage en moyenne une fois par an mais en cet automne 1978, même si <b>Debbie Harry</b> est loin d’être riche, son couple ne tire plus le diable par la queue comme cela a été le cas pendant des années. Dix ans qu’elle s’est installée à New York avec un petit boulot de secrétaire mais là, le troisième album de son groupe Blondie est bien parti pour être celui qui va faire d’eux des stars du rock. Et Debbie a eu raison de lui laisser régulièrement un pourboire pour l’avertir au cas où, elle va l’avoir son appart au dernier étage, qui était au départ, d’après le concierge, la buanderie de l’immeuble. La peinture des murs est out, il y a des fuites et des courants d’air, un toit en goudron qui va les faire cuire en été mais il y a une terrasse sur trois côtés et pour Debbie, ça veut dire tout. Imaginez la vue, de jour, comme de nuit.<br /><br />Enfin, la nuit, je veux dire, très tard, le point du jour quand ils rentrent de leur émission de télé. Car oui, Chris et Debbie font de la télé. Avec des artistes qui ont décidé de faire une émission barge et expérimentale tous les jeudis soirs. L’émission s’appelle TV Party et est dirigée par un réalisateur indépendant que Debbie et Chris connaissent bien, Amos Poe, sur une chaîne de télé locale qui loue son antenne à l’heure, à tous ceux qui veulent faire passer un message.<br /><br />Dans l’équipe, un artiste bien barré, qui compose des morceaux à l’image de ses graffitis, un certain <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Basquiat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Michel Basquiat</a></b>. Jean-Michel est SDF, en galère, alors il demande à Debbie qui vient de présenter une séquence dans laquelle elle montre comment pogoter avec une béquille, de lui acheter un tableau. Et comme dans un film de Woody Allen, Chris et elle, viennent voir son œuvre monumentale et effrayante et la lui achètent pour 300 dollars. Une vraie fortune pour lui ! Le jeudi suivant, il dira aux autres de l’émission qu’il les a arnaqués. Oui, le Basquiat dont certaines toiles quittent aujourd’hui les salles de vente pour 100 millions de dollars. Quand on pense que le patron de la chaîne a refusé qu’il tague un mur du studio.<br /><br />Quant au type derrière la caméra, Freddy, dit <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fab_Five_Freddy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fab Five Freddy</a></b>, c’est aussi un artiste hip hop. C’est quoi le Hip Hop ? Freddy emmène Debbie et Chris à leur premier concert de rap, on n’a pas encore entendu le Rapper’s Delight des <b>Sugarhill Gang</b> que les deux artistes punks sont sous le charme, voilà pourquoi Debbie lui adressera un clin d’oeil dans le single qui fera d’elle la première rappeuse blanche.]]></itunes:summary><itunes:duration>544</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/adeb59dd473e33418121e5afc845ec7d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 L'année Louis de Funès (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-l-annee-louis-de-funes-episode-5--67686031</link><description><![CDATA[Parlez-en à vos parents, grands-parents, en 1965, ils ne sont pas allés voir que <b>Sean Connery</b> alias James Bond, les <b>Beatles</b>, <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Wayne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Wayne</a></b> et <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Sharif" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Omar Sharif</a></b>. Non, ils sont comme un spectateur sur cinq, allés voir au moins un film avec <b>Louis de Funès</b>. <br /><br />Un acteur qui a bien changé de registre car figurez-vous que l’année précédente, l’<b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Office_de_radiodiffusion-t%C3%A9l%C3%A9vision_fran%C3%A7aise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ORTF</a></b>, l’unique chaîne de télé a diffusé une quinzaine de films avec lui, dont certains où il tient, déjà, le premier rôle. Mais ce n’est pas celui qui, métamorphosé, explose à l’écran : nerveux, roublard, vaniteux, ignoble avec ses subalternes et larvaire devant les plus grands que lui. Un personnage qu’il a développé en interprétant au théâtre le rôle de <b>Bertrand Barnier </b>dans la pièce Oscar, et qui lui a valu une première consécration. Tout Paris, toute la France et la Belgique ont couru voir cette comédie, attendant la fameuse tirade du nez dont tout le monde parle. Il y a eu, bien sûr, des tests, des répétitions, mises au point au cinéma, comme dans Des pissenlits par la racine, Carambolages, Faites sauter la banque ou encore Pouic Pouic, qui au début des années 60 font des succès mais se noient partie du flux de films qui nourrit la programmation de milliers de salles depuis la fin de la guerre. Des cinémas de 2000 places où on entre sans savoir le film qu’on va voir, avec un premier long métrage, des actualités et un dessin animé, avant le grand film.<br /><br />C’est totalement incompréhensible et pourtant qui alors pour remarquer dans le jeu de Louis de Funès autre chose que des grimaces. Car on n’a jamais vu ça, un premier rôle qui utilise autant les mimiques que la parole, … et puis ses colères ! Les gens finissent d’ailleurs par y croire. Il est comme ça dans la vie. Et la rumeur court, dans les milieux du théâtre et du cinéma, comme quoi, Louis de Funès serait colérique, qu’il s’emporterait sur ses partenaires et les techniciens. De Funès s’en amuse mais ne contredit pas, il laisse la rumeur devenir sa réputation. Il se confiera un jour à une journaliste en disant : on dit que je brouiller avec tout le monde. Ça fait tellement peur à la troupe que tous jouent sans rigoler et c’est tant mieux. C’est le public qui doit rire, pas nous. Et comme je suis moi-même rieur et qu’il ne faut pas me pousser, faire régner la terreur est le seul truc que j’ai trouvé pour faire rire le public sérieusement.<br /><br />Et puis c’est pour cela que tout le monde s’est pressé en salles en cette année 1965, pour ces colères tellement spectaculaires qu’elles en deviennent irrésistiblement drôles. Cruchot, Saroyan et Juve, flic ou voyou, ont imprimé sur la pellicule une image tellement forte que soixante ans après, ils restent les seuls personnages du cinéma des années 60 à être toujours diffusés sur une chaîne généraliste en prime time avec la certitude que le lendemain, ils figureront en tête du box-office. Comme les<b> Rolling Stones</b>, finalement, pour qui l’année 1965 a aussi été celle de la révélation, du phénomène.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67686031</guid><pubDate>Sat, 13 Sep 2025 05:18:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67686031/329255_1965_l_annee_louis_de_funes_episode_5.mp3" length="6911484" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Parlez-en à vos parents, grands-parents, en 1965, ils ne sont pas allés voir que Sean Connery alias James Bond, les Beatles, https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Wayne et https://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Sharif. Non, ils sont comme un spectateur sur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Parlez-en à vos parents, grands-parents, en 1965, ils ne sont pas allés voir que <b>Sean Connery</b> alias James Bond, les <b>Beatles</b>, <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Wayne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Wayne</a></b> et <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Sharif" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Omar Sharif</a></b>. Non, ils sont comme un spectateur sur cinq, allés voir au moins un film avec <b>Louis de Funès</b>. <br /><br />Un acteur qui a bien changé de registre car figurez-vous que l’année précédente, l’<b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Office_de_radiodiffusion-t%C3%A9l%C3%A9vision_fran%C3%A7aise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ORTF</a></b>, l’unique chaîne de télé a diffusé une quinzaine de films avec lui, dont certains où il tient, déjà, le premier rôle. Mais ce n’est pas celui qui, métamorphosé, explose à l’écran : nerveux, roublard, vaniteux, ignoble avec ses subalternes et larvaire devant les plus grands que lui. Un personnage qu’il a développé en interprétant au théâtre le rôle de <b>Bertrand Barnier </b>dans la pièce Oscar, et qui lui a valu une première consécration. Tout Paris, toute la France et la Belgique ont couru voir cette comédie, attendant la fameuse tirade du nez dont tout le monde parle. Il y a eu, bien sûr, des tests, des répétitions, mises au point au cinéma, comme dans Des pissenlits par la racine, Carambolages, Faites sauter la banque ou encore Pouic Pouic, qui au début des années 60 font des succès mais se noient partie du flux de films qui nourrit la programmation de milliers de salles depuis la fin de la guerre. Des cinémas de 2000 places où on entre sans savoir le film qu’on va voir, avec un premier long métrage, des actualités et un dessin animé, avant le grand film.<br /><br />C’est totalement incompréhensible et pourtant qui alors pour remarquer dans le jeu de Louis de Funès autre chose que des grimaces. Car on n’a jamais vu ça, un premier rôle qui utilise autant les mimiques que la parole, … et puis ses colères ! Les gens finissent d’ailleurs par y croire. Il est comme ça dans la vie. Et la rumeur court, dans les milieux du théâtre et du cinéma, comme quoi, Louis de Funès serait colérique, qu’il s’emporterait sur ses partenaires et les techniciens. De Funès s’en amuse mais ne contredit pas, il laisse la rumeur devenir sa réputation. Il se confiera un jour à une journaliste en disant : on dit que je brouiller avec tout le monde. Ça fait tellement peur à la troupe que tous jouent sans rigoler et c’est tant mieux. C’est le public qui doit rire, pas nous. Et comme je suis moi-même rieur et qu’il ne faut pas me pousser, faire régner la terreur est le seul truc que j’ai trouvé pour faire rire le public sérieusement.<br /><br />Et puis c’est pour cela que tout le monde s’est pressé en salles en cette année 1965, pour ces colères tellement spectaculaires qu’elles en deviennent irrésistiblement drôles. Cruchot, Saroyan et Juve, flic ou voyou, ont imprimé sur la pellicule une image tellement forte que soixante ans après, ils restent les seuls personnages du cinéma des années 60 à être toujours diffusés sur une chaîne généraliste en prime time avec la certitude que le lendemain, ils figureront en tête du box-office. Comme les<b> Rolling Stones</b>, finalement, pour qui l’année 1965 a aussi été celle de la révélation, du phénomène.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>432</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6eb0272a33b2c30852a4d16b5a7ea175.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 L'année Louis de Funès (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-l-annee-louis-de-funes-episode-4--67685928</link><description><![CDATA[Si vous allez voir sur internet, pas de doute, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gendarme_de_Saint-Tropez" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le gendarme de St Tropez</a>, c’est le film qui a lancé Louis de Funès à l’automne 1964. Erreur grave. Ce n’est pas comme ça que cela se passait à l’époque. Les films sortaient d’abord, à Paris, dans certaines salles, en exclusivité. Pourquoi ? Parce que les bobines de projection coûtent cher, il n’y en a qu’un nombre limité. C’est la raison pour laquelle les comédies sont non seulement tournées très vite mais de plus, en noir et blanc.<br /><br />Donc c’est dans ces salles que vous devez vous rendre pour voir le film dont on parle dans les journaux, à la radio et sur l’unique chaîne de télé. Qu’ont-elles de plus que les autres ? Et bien le prix du ticket, qui est deux fois plus élevé que dans les cinémas de quartier et en province, bien sûr. Et donc, plus il marche, plus vous allez devoir attendre pour voir arriver les bobines dans le cinéma de votre quartier, de votre ville ou village. C’est parfois carrément deux ans. Ainsi ce fameux Gendarme de St Tropez, sorti à Paris le 9 septembre 1964, et ben il arrive à Bruxelles en mars 1965, soit en même temps que Le Corniaud à Paris. Vous imaginez le décalage. Y a le premier <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trilogie_Fantomas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fantômas</a> qui est sorti à Paris, entretemps, et dont on a aussi entendu parler. Lui, il est arrivé chez nous en février 1965, donc un mois avant le Gendarme. La raison, et bien une carrière moins longue en exclusivité dans les salles parisiennes.<br /><br />Alors, comment faisait-on, nous, le public ? Et bien, on attendait, tout simplement. On savait qu’il faudrait des mois avant qu’on puisse voir ce qui n’est au départ, pour tout le monde, qu’un petit film. <b>Louis de Funès </b>n’a d’ailleurs pas plus de scènes que les autres dans ce film collectif. Mais tous ses partenaires lui renvoient si bien la balle que son jeu n’en ressort que plus étonnamment. <br /><br />Ils sont d’ailleurs tous arrivés, début juin 64, sans aucune ambition, avec juste la joie de passer quelques semaines cool à la Côte d’Azur, aux frais de la production. Mais voilà, ils tournent avec un réalisateur qui sait lâcher la bride à ses comédiens et leur permet d’improviser, de re-tourner une scène le lendemain, si en regardant les rushes, ils trouvent une meilleure idée.<br /><br />Et ce n’est pas un hasard, car en 1964, le cinéma français connaît un renouveau et une reconnaissance mondiale, surtout aux Etats-Unis, grâce à la Nouvelle Vague, cette école de jeunes réalisateurs qui font du cinéma comme dans la vraie vie. Alors bien sûr, on tourne en couleurs et surtout plus en studio. On n’a plus besoin de techniciens pour recréer la réalité, on tourne en décors naturels, avec des cadres assez larges pour donner de la liberté aux acteurs.<br /><br />Et non seulement, on n’a jamais vu la Côte d’Azur de cette manière, mais de plus, le burlesque qui ne s'embarrasse jamais de la crédibilité ainsi que la parodie, passent d’autant mieux qu’on se dit que, oui, le cinéma comique façon nouvelle vague, ça le fait, et que Louis de Funès, malgré ses mimiques et son interprétation physique manie le verbe, joue la comédie avec une justesse à laquelle peu peuvent prétendre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67685928</guid><pubDate>Fri, 12 Sep 2025 07:07:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67685928/329248_1965_l_annee_louis_de_funes_episode_4.mp3" length="6103986" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si vous allez voir sur internet, pas de doute, https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gendarme_de_Saint-Tropez, c’est le film qui a lancé Louis de Funès à l’automne 1964. Erreur grave. Ce n’est pas comme ça que cela se passait à l’époque. Les films...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si vous allez voir sur internet, pas de doute, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gendarme_de_Saint-Tropez" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le gendarme de St Tropez</a>, c’est le film qui a lancé Louis de Funès à l’automne 1964. Erreur grave. Ce n’est pas comme ça que cela se passait à l’époque. Les films sortaient d’abord, à Paris, dans certaines salles, en exclusivité. Pourquoi ? Parce que les bobines de projection coûtent cher, il n’y en a qu’un nombre limité. C’est la raison pour laquelle les comédies sont non seulement tournées très vite mais de plus, en noir et blanc.<br /><br />Donc c’est dans ces salles que vous devez vous rendre pour voir le film dont on parle dans les journaux, à la radio et sur l’unique chaîne de télé. Qu’ont-elles de plus que les autres ? Et bien le prix du ticket, qui est deux fois plus élevé que dans les cinémas de quartier et en province, bien sûr. Et donc, plus il marche, plus vous allez devoir attendre pour voir arriver les bobines dans le cinéma de votre quartier, de votre ville ou village. C’est parfois carrément deux ans. Ainsi ce fameux Gendarme de St Tropez, sorti à Paris le 9 septembre 1964, et ben il arrive à Bruxelles en mars 1965, soit en même temps que Le Corniaud à Paris. Vous imaginez le décalage. Y a le premier <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trilogie_Fantomas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fantômas</a> qui est sorti à Paris, entretemps, et dont on a aussi entendu parler. Lui, il est arrivé chez nous en février 1965, donc un mois avant le Gendarme. La raison, et bien une carrière moins longue en exclusivité dans les salles parisiennes.<br /><br />Alors, comment faisait-on, nous, le public ? Et bien, on attendait, tout simplement. On savait qu’il faudrait des mois avant qu’on puisse voir ce qui n’est au départ, pour tout le monde, qu’un petit film. <b>Louis de Funès </b>n’a d’ailleurs pas plus de scènes que les autres dans ce film collectif. Mais tous ses partenaires lui renvoient si bien la balle que son jeu n’en ressort que plus étonnamment. <br /><br />Ils sont d’ailleurs tous arrivés, début juin 64, sans aucune ambition, avec juste la joie de passer quelques semaines cool à la Côte d’Azur, aux frais de la production. Mais voilà, ils tournent avec un réalisateur qui sait lâcher la bride à ses comédiens et leur permet d’improviser, de re-tourner une scène le lendemain, si en regardant les rushes, ils trouvent une meilleure idée.<br /><br />Et ce n’est pas un hasard, car en 1964, le cinéma français connaît un renouveau et une reconnaissance mondiale, surtout aux Etats-Unis, grâce à la Nouvelle Vague, cette école de jeunes réalisateurs qui font du cinéma comme dans la vraie vie. Alors bien sûr, on tourne en couleurs et surtout plus en studio. On n’a plus besoin de techniciens pour recréer la réalité, on tourne en décors naturels, avec des cadres assez larges pour donner de la liberté aux acteurs.<br /><br />Et non seulement, on n’a jamais vu la Côte d’Azur de cette manière, mais de plus, le burlesque qui ne s'embarrasse jamais de la crédibilité ainsi que la parodie, passent d’autant mieux qu’on se dit que, oui, le cinéma comique façon nouvelle vague, ça le fait, et que Louis de Funès, malgré ses mimiques et son interprétation physique manie le verbe, joue la comédie avec une justesse à laquelle peu peuvent prétendre.]]></itunes:summary><itunes:duration>382</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/25dc8ac13206f48f034afdd2bebf88d8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 L'année Louis de Funès (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-l-annee-louis-de-funes-episode-3--67685818</link><description><![CDATA[Quelques semaines après la sortie de Fantômas, le réalisateur <b>André Hunebelle</b> songe à réaliser une suite. Ça se passera au Sahara et ce sera très exotique, déclare-t-il dans la presse. On sent qu’il a déjà tourné deux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/OSS_117" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OSS 117</a> et puis il y a les James Bond au sommet du box office. Et oui, ce sera bien évidemment avec <b>Jean Marais</b> et <b>Mylène Demongeot</b>, mais Hunebelle ne mentionne pas <b>Louis de Funès</b>. Pas qu’il soit fâché avec lui, Louis et lui se connaissent depuis près de vingt ans et ont déjà tourné ensemble plusieurs films, mais c’est plutôt parce qu’il souhaite que son Fantômas contre Interpol soit un film d’action pure, pas une comédie.<br /><br />Mais voilà, le triomphe exponentiel de Louis de Funès, écrasant même les films d’action au box office, y compris Goldfinger, le dernier <b>James Bond</b>, fait réfléchir le producteur réalisateur. Alors, au grand dam de Jean Marais, de Funès revient au casting et les scènes comiques se multiplient au fur et à mesure de l’écriture du scénario. <br /><br />Bien sûr, on remarque les heures de maquillage de Jean Marais pour se transformer en Fantômas, mais aussi en professeur Lefèvre et même en commissaire Juve. Mais il va être éclipsé par les déguisements de Louis de Funès en colonel italien, valet de chambre, contrôleur de train, évêque ou encore pirate de bal masqué. Mais comment fait-il ? Car contrairement à ce qu’on pourrait penser, ou à certains témoignages qui circulent, Louis de Funès, en 1965, amuse les équipes.<br /><br />A table, au déjeuner, il est toujours avec Mylène Demongeot, les seconds rôles et les techniciens qu’il ne cesse de faire rire. En clair, Louis teste ce qu’il va faire devant la caméra. C’est vrai, au théâtre, on sait si ce qu’on dit ou ce qu’on fait est drôle : on entend le public rire, retour immédiat. Au cinéma, il faut que le film soit projeté pour le savoir, et là, inutile de dire que si c’est pas drôle, c’est trop tard. Et donc, en bon professionnel, éternel inquiet, Louis fait endosser aux équipes techniques et aux autres acteurs, le rôle du public dont il a besoin pour ne pas se tromper, être le meilleur.<br /><br />Et il y arrive. Si Fantômas se déchaîne, car Hunebelle a finalement abandonné les titres de Fantômas contre Interpol et Fantômas revient, n’arrive pas à la hauteur du score du premier. Il bat malgré tout Le gendarme à New York dont la réalisation hâtée a finalement eu raison du bouche-à-oreilles.<br /><br />Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est à coup de millions que les gens se sont déplacés pour ces deux films qui vont tenir l’affiche une éternité dans les salles les plus reculées de France et d’Europe. Vraiment, en ces fêtes de fin d’année 1965, quand Louis de Funès tient le compte depuis Pouic Pouic, deux ans plus tôt, il s’est retrouvé à l’affiche dix fois, pas un semestre sans film avec lui. Il est devenu une vedette énorme, lui, le spécialiste de la figuration dans les années 40, du petit rôle la décennie suivante, et a vécu une année 1965 comme aucun comédien n’en a vécu, même dans l’histoire d’Hollywood. Et si l’Amérique ne succombe pas à son jeu, la belle affaire !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67685818</guid><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 08:52:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67685818/329241_1965_l_annee_louis_de_funes_episode_3.mp3" length="5455314" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quelques semaines après la sortie de Fantômas, le réalisateur André Hunebelle songe à réaliser une suite. Ça se passera au Sahara et ce sera très exotique, déclare-t-il dans la presse. On sent qu’il a déjà tourné deux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quelques semaines après la sortie de Fantômas, le réalisateur <b>André Hunebelle</b> songe à réaliser une suite. Ça se passera au Sahara et ce sera très exotique, déclare-t-il dans la presse. On sent qu’il a déjà tourné deux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/OSS_117" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OSS 117</a> et puis il y a les James Bond au sommet du box office. Et oui, ce sera bien évidemment avec <b>Jean Marais</b> et <b>Mylène Demongeot</b>, mais Hunebelle ne mentionne pas <b>Louis de Funès</b>. Pas qu’il soit fâché avec lui, Louis et lui se connaissent depuis près de vingt ans et ont déjà tourné ensemble plusieurs films, mais c’est plutôt parce qu’il souhaite que son Fantômas contre Interpol soit un film d’action pure, pas une comédie.<br /><br />Mais voilà, le triomphe exponentiel de Louis de Funès, écrasant même les films d’action au box office, y compris Goldfinger, le dernier <b>James Bond</b>, fait réfléchir le producteur réalisateur. Alors, au grand dam de Jean Marais, de Funès revient au casting et les scènes comiques se multiplient au fur et à mesure de l’écriture du scénario. <br /><br />Bien sûr, on remarque les heures de maquillage de Jean Marais pour se transformer en Fantômas, mais aussi en professeur Lefèvre et même en commissaire Juve. Mais il va être éclipsé par les déguisements de Louis de Funès en colonel italien, valet de chambre, contrôleur de train, évêque ou encore pirate de bal masqué. Mais comment fait-il ? Car contrairement à ce qu’on pourrait penser, ou à certains témoignages qui circulent, Louis de Funès, en 1965, amuse les équipes.<br /><br />A table, au déjeuner, il est toujours avec Mylène Demongeot, les seconds rôles et les techniciens qu’il ne cesse de faire rire. En clair, Louis teste ce qu’il va faire devant la caméra. C’est vrai, au théâtre, on sait si ce qu’on dit ou ce qu’on fait est drôle : on entend le public rire, retour immédiat. Au cinéma, il faut que le film soit projeté pour le savoir, et là, inutile de dire que si c’est pas drôle, c’est trop tard. Et donc, en bon professionnel, éternel inquiet, Louis fait endosser aux équipes techniques et aux autres acteurs, le rôle du public dont il a besoin pour ne pas se tromper, être le meilleur.<br /><br />Et il y arrive. Si Fantômas se déchaîne, car Hunebelle a finalement abandonné les titres de Fantômas contre Interpol et Fantômas revient, n’arrive pas à la hauteur du score du premier. Il bat malgré tout Le gendarme à New York dont la réalisation hâtée a finalement eu raison du bouche-à-oreilles.<br /><br />Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est à coup de millions que les gens se sont déplacés pour ces deux films qui vont tenir l’affiche une éternité dans les salles les plus reculées de France et d’Europe. Vraiment, en ces fêtes de fin d’année 1965, quand Louis de Funès tient le compte depuis Pouic Pouic, deux ans plus tôt, il s’est retrouvé à l’affiche dix fois, pas un semestre sans film avec lui. Il est devenu une vedette énorme, lui, le spécialiste de la figuration dans les années 40, du petit rôle la décennie suivante, et a vécu une année 1965 comme aucun comédien n’en a vécu, même dans l’histoire d’Hollywood. Et si l’Amérique ne succombe pas à son jeu, la belle affaire !]]></itunes:summary><itunes:duration>341</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f9332020a2cb39ac89cb4cb372745348.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 L'année Louis de Funès (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-l-annee-louis-de-funes-episode-2--67685747</link><description><![CDATA[Festival de Cannes 65, les professionnels ne parlent que d’un film français, Le gendarme de St Tropez : douze millions de recettes en France, 26 semaines qu’il est à l’affiche à Bruxelles, 23 à Montréal, il est vendu dans toute l’Europe, même en URSS, aux Etats-Unis, en Amérique latine, Hong Kong, jusqu’au Pakistan. Et le prochain est déjà prévendu partout, annonce le producteur. <br /><br />Le prochain ? Un gendarme 2 ? Oui, le tournage est commencé depuis quelques jours. Incroyable mais vrai, quand on sait que le film n’est sorti qu’en automne dernier, et que depuis, <b>Louis de Funès</b> en a tourné trois autres, dont un avec le duo <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Lautner" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lautner</a>-<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Audiard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Audiard</a></b>, oui celui des Tontons flingueurs. C’est le plus méconnu, je vais vous expliquer pourquoi.<br /><br />Si autant de pays font un triomphe au Gendarme de St Tropez, il faut qu’il s’exporte, cette fois. Mais où ? New York étant la ville la plus familière auprès du public mondial, banco, les gendarmes vont se rendre à un congrès sur le paquebot France, évidemment, où ils vont tourner quelques scènes d’anthologie. Cela dit, la réalité dépasse souvent la fiction. Ainsi, vous vous souvenez que <b>Jean Lefèvre</b> se casse une jambe à l’arrivée et se retrouve à l'hôpital durant tout le séjour à New York. Et bien c’est parce qu’au cours du voyage, il s’est violemment disputé avec le réalisateur et a quitté le tournage. Toutes les scènes à New York vont donc se faire sans lui. Et donc le problème résolu, tous les plans avec lui seront filmés en France, dont le taxi, l'hôpital et la chambre d’hôtel.<br /><br />Mais ce n’est pas le seul problème que rencontre Louis de Funès dans sa toute nouvelle carrière de star car alors que Le Corniaud, Fantômas et le premier Gendarme triomphent dans toute la France et ailleurs, ce vendredi 29 octobre 1965, on ne parle que de la sortie du Gendarme à New York. Mais voilà, la veille vient de sortir Les bons vivants, le fameux film en noir et blanc de Lautner dans lequel de Funès joue un bon et prude bourgeois de province qui va se retrouver maquereau malgré lui.  Aucun des deux distributeurs n’a voulu céder sa place à l’autre, révélateur du fait que Louis de Funès est désormais le plus bankable des comédiens français, que dis-je, européens. Le Gendarme à New York est un nouveau triomphe, Louis de Funès a demandé d’éviter les invités les premiers jours de la sortie, et il a bien fait. Un spectateur pas comme les autres a ainsi payé sa place et devant la salle comble, il est rassuré. Ce spectateur se nomme <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Hunebelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">André Hunebelle</a></b>, vieil ami de Louis de Funès avec qui il vient de tourner un deuxième <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fantomas_se_d%C3%A9cha%C3%AEne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fantômas</a></b>, qui se passe à Rome, cette fois, comme Le Corniaud. Il faut dire que le public italien fait un triomphe à de Funès, et que cet été-là, en France, on danse le slow sur le nom d’une île italienne.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67685747</guid><pubDate>Wed, 10 Sep 2025 08:44:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67685747/329239_1965_l_annee_louis_de_funes_episode_2.mp3" length="6237733" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Festival de Cannes 65, les professionnels ne parlent que d’un film français, Le gendarme de St Tropez : douze millions de recettes en France, 26 semaines qu’il est à l’affiche à Bruxelles, 23 à Montréal, il est vendu dans toute l’Europe, même en URSS,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Festival de Cannes 65, les professionnels ne parlent que d’un film français, Le gendarme de St Tropez : douze millions de recettes en France, 26 semaines qu’il est à l’affiche à Bruxelles, 23 à Montréal, il est vendu dans toute l’Europe, même en URSS, aux Etats-Unis, en Amérique latine, Hong Kong, jusqu’au Pakistan. Et le prochain est déjà prévendu partout, annonce le producteur. <br /><br />Le prochain ? Un gendarme 2 ? Oui, le tournage est commencé depuis quelques jours. Incroyable mais vrai, quand on sait que le film n’est sorti qu’en automne dernier, et que depuis, <b>Louis de Funès</b> en a tourné trois autres, dont un avec le duo <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Lautner" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lautner</a>-<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Audiard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Audiard</a></b>, oui celui des Tontons flingueurs. C’est le plus méconnu, je vais vous expliquer pourquoi.<br /><br />Si autant de pays font un triomphe au Gendarme de St Tropez, il faut qu’il s’exporte, cette fois. Mais où ? New York étant la ville la plus familière auprès du public mondial, banco, les gendarmes vont se rendre à un congrès sur le paquebot France, évidemment, où ils vont tourner quelques scènes d’anthologie. Cela dit, la réalité dépasse souvent la fiction. Ainsi, vous vous souvenez que <b>Jean Lefèvre</b> se casse une jambe à l’arrivée et se retrouve à l'hôpital durant tout le séjour à New York. Et bien c’est parce qu’au cours du voyage, il s’est violemment disputé avec le réalisateur et a quitté le tournage. Toutes les scènes à New York vont donc se faire sans lui. Et donc le problème résolu, tous les plans avec lui seront filmés en France, dont le taxi, l'hôpital et la chambre d’hôtel.<br /><br />Mais ce n’est pas le seul problème que rencontre Louis de Funès dans sa toute nouvelle carrière de star car alors que Le Corniaud, Fantômas et le premier Gendarme triomphent dans toute la France et ailleurs, ce vendredi 29 octobre 1965, on ne parle que de la sortie du Gendarme à New York. Mais voilà, la veille vient de sortir Les bons vivants, le fameux film en noir et blanc de Lautner dans lequel de Funès joue un bon et prude bourgeois de province qui va se retrouver maquereau malgré lui.  Aucun des deux distributeurs n’a voulu céder sa place à l’autre, révélateur du fait que Louis de Funès est désormais le plus bankable des comédiens français, que dis-je, européens. Le Gendarme à New York est un nouveau triomphe, Louis de Funès a demandé d’éviter les invités les premiers jours de la sortie, et il a bien fait. Un spectateur pas comme les autres a ainsi payé sa place et devant la salle comble, il est rassuré. Ce spectateur se nomme <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Hunebelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">André Hunebelle</a></b>, vieil ami de Louis de Funès avec qui il vient de tourner un deuxième <b><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fantomas_se_d%C3%A9cha%C3%AEne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fantômas</a></b>, qui se passe à Rome, cette fois, comme Le Corniaud. Il faut dire que le public italien fait un triomphe à de Funès, et que cet été-là, en France, on danse le slow sur le nom d’une île italienne.]]></itunes:summary><itunes:duration>390</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bdb0177b1bc5db001eac8aade8f74d39.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1965 L'année Louis de Funès (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1965-l-annee-louis-de-funes-episode-1--67685684</link><description><![CDATA[Il faudra attendre un jour lointain pour que les historiens qualifient notre époque de charnière. Ainsi, 60 ans après, nous pouvons dire que 1965 en a été une avec l’entrée de l’Amérique dans la Guerre du Vietnam, le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis mais aussi le succès mondial d’artistes rock comme les <b>Rolling Stones</b>, <b>Bob Dylan</b> et bien sûr, les <b>Beatles</b> qui ont eu un impact considérable sur toute une génération et au-delà. Et c’est au milieu de ce bouleversement qu’un petit acteur français, présent dans le métier depuis vingt ans, spécialiste des seconds rôles, avec plus de cent films au compteur, va se hisser au sommet du box-office européen. <br /><br />Oui, contre toute attente, c’est ce second couteau, devenu récemment vedette du théâtre de boulevard, qui va, entre guillemets, sauver le cinéma européen de l’effondrement des fréquentations en salle : - 75% ces dix dernières années. On ne compte plus les fermetures des cinémas de village et de quartier, partout en France, Angleterre, Belgique, Allemagne. Sauf que depuis le début de l’année, le vaste public qui avait abandonné les salles obscures pour la télévision, y revient en courant pour voir deux films dont tout le monde parle : Le gendarme de St Tropez et Fantômas. Oui, même Fantômas, où il n’a que le second rôle derrière Jean Marais, c’est à peine la presse parle de lui, fait un malheur grâce à <b>Louis de Funès</b>.<br /><br />L’acteur est au courant de son soudain succès mais entre ceux qui disent que c’est un hasard, un long tournage en Italie qui l’emmène loin de Paris, et puis, comment savoir que ses films remplissent à Liège, Bordeaux, Nice, allez vous faire une certitude. Ça fait tellement longtemps que Louis est noyé dans la masse de ceux se battent pour un jour ou deux de tournage ! <br /><br />Mais voilà, ce 25 mars 1965, jour de la sortie du Corniaud, première grosse production où son nom figure en haut de l’affiche, va tout changer. Les critiques de presse, tout d’abord, puis les entrées en salles qui semaine après semaine augmentent. Je vous le demande, quand a-t-on vu ça ? 71.000 spectateurs à Paris, la première semaine, plus de 900.000 à la fin de l’année. Et puis il y a la province, et l’étranger, chez nous, le film ne sort qu’en octobre, sous le titre De snul en Flandre, tant et si bien que fin de l’année suivante, Le Corniaud franchit la barre des 8 millions d’entrées. Fin de l’année suivante, … Ah c’est certain, le monde a bien changé. Aujourd’hui sur les plateformes, nous sommes parfois des millions à regarder un même film ou épisode de série, le premier jour de sa diffusion. En 1965, à Bruxelles, les quatre derniers de Funès sont à l’affiche en même temps, en 25ème, voire en 50ème semaine. Car on en parle : je suis allé voir, j’ai ri du début à la fin. Il est incroyable. <br /><br />Alors oui, même si on évoque surtout la sortie de Thunderball, le 4ème <b>James Bond</b>, du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Docteur_Jivago_(film)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Docteur Jivago</a>, avec ses cinq Oscars, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierrot_le_Fou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pierrot le fou</a> de <b>Godard</b>, avec <b>Belmondo</b>, et du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Help!_(film,_1965)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Help!</a> des Beatles, 1965 fut bel et bien, l’année Louis de Funès, et le début du règne d’un acteur, à l’échelle de l’Europe.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67685684</guid><pubDate>Tue, 09 Sep 2025 08:31:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67685684/329236_1965_l_annee_louis_de_funes_episode_1.mp3" length="5666376" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il faudra attendre un jour lointain pour que les historiens qualifient notre époque de charnière. Ainsi, 60 ans après, nous pouvons dire que 1965 en a été une avec l’entrée de l’Amérique dans la Guerre du Vietnam, le mouvement des droits civiques aux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il faudra attendre un jour lointain pour que les historiens qualifient notre époque de charnière. Ainsi, 60 ans après, nous pouvons dire que 1965 en a été une avec l’entrée de l’Amérique dans la Guerre du Vietnam, le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis mais aussi le succès mondial d’artistes rock comme les <b>Rolling Stones</b>, <b>Bob Dylan</b> et bien sûr, les <b>Beatles</b> qui ont eu un impact considérable sur toute une génération et au-delà. Et c’est au milieu de ce bouleversement qu’un petit acteur français, présent dans le métier depuis vingt ans, spécialiste des seconds rôles, avec plus de cent films au compteur, va se hisser au sommet du box-office européen. <br /><br />Oui, contre toute attente, c’est ce second couteau, devenu récemment vedette du théâtre de boulevard, qui va, entre guillemets, sauver le cinéma européen de l’effondrement des fréquentations en salle : - 75% ces dix dernières années. On ne compte plus les fermetures des cinémas de village et de quartier, partout en France, Angleterre, Belgique, Allemagne. Sauf que depuis le début de l’année, le vaste public qui avait abandonné les salles obscures pour la télévision, y revient en courant pour voir deux films dont tout le monde parle : Le gendarme de St Tropez et Fantômas. Oui, même Fantômas, où il n’a que le second rôle derrière Jean Marais, c’est à peine la presse parle de lui, fait un malheur grâce à <b>Louis de Funès</b>.<br /><br />L’acteur est au courant de son soudain succès mais entre ceux qui disent que c’est un hasard, un long tournage en Italie qui l’emmène loin de Paris, et puis, comment savoir que ses films remplissent à Liège, Bordeaux, Nice, allez vous faire une certitude. Ça fait tellement longtemps que Louis est noyé dans la masse de ceux se battent pour un jour ou deux de tournage ! <br /><br />Mais voilà, ce 25 mars 1965, jour de la sortie du Corniaud, première grosse production où son nom figure en haut de l’affiche, va tout changer. Les critiques de presse, tout d’abord, puis les entrées en salles qui semaine après semaine augmentent. Je vous le demande, quand a-t-on vu ça ? 71.000 spectateurs à Paris, la première semaine, plus de 900.000 à la fin de l’année. Et puis il y a la province, et l’étranger, chez nous, le film ne sort qu’en octobre, sous le titre De snul en Flandre, tant et si bien que fin de l’année suivante, Le Corniaud franchit la barre des 8 millions d’entrées. Fin de l’année suivante, … Ah c’est certain, le monde a bien changé. Aujourd’hui sur les plateformes, nous sommes parfois des millions à regarder un même film ou épisode de série, le premier jour de sa diffusion. En 1965, à Bruxelles, les quatre derniers de Funès sont à l’affiche en même temps, en 25ème, voire en 50ème semaine. Car on en parle : je suis allé voir, j’ai ri du début à la fin. Il est incroyable. <br /><br />Alors oui, même si on évoque surtout la sortie de Thunderball, le 4ème <b>James Bond</b>, du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Docteur_Jivago_(film)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Docteur Jivago</a>, avec ses cinq Oscars, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierrot_le_Fou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pierrot le fou</a> de <b>Godard</b>, avec <b>Belmondo</b>, et du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Help!_(film,_1965)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Help!</a> des Beatles, 1965 fut bel et bien, l’année Louis de Funès, et le début du règne d’un acteur, à l’échelle de l’Europe.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>355</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f1fecc54f05b010a2e7c1f18e3f8c622.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Supertramp (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-supertramp-episode-4--67671710</link><description><![CDATA[La lecture des biographies de Supertramp sur internet nous inspire une réflexion  immédiate : et ben ils en ont mis du temps à avoir du succès. Et c’est vrai : six années entre la formation du groupe et le premier tube cela doit paraître bien long.<br /><br />Et pourtant, ce n’est pas parce que la case tube est vide que les musiciens sont restés les bras croisés. Ils ont pendant ce temps composé un tas de chansons, publié quatre albums et donné un tas de concerts. Et surtout commencé à gagner leur vie correctement : un toit et de la nourriture, une maison de disques et des tournées, quand on fait de la musique rock dans les années septante c’est déjà pas si mal. C’est même très bien.<br /><br />Oui, leur premier album a été enregistré entre minuit et six heures du matin avec un ingénieur du son qui piquait du nez vers trois heures, raide épuisé mais ils l’ont fait ce disque … qui ne s’est pas vendu. Et comme tout était payé par un mécène hollandais, Supertramp a pu en enregistrer un second album sans se faire virer. Bon, mauvaise idée cette femme tatouée torse nu, même si le torse était plutôt pas mal, sur la pochette de leur second 33 tours qui ne s’est pas vendu non plus.<br /><br />Là le mécène, il jette l’éponge. Nous sommes en 1972, quelques membres du groupe ont quitté le navire et ont été remplacés. Supertamp met deux ans avant de sortir le disque de la dernière chance et … bingo. C’est le hit en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où les musiciens ont fini par conquérir un public qui leur permet de gagner leur vie en jouant pas mal. <br /><br />Il n’en faut pas plus pour que plusieurs d’entre eux élisent domicile en Californie, aux Etats-Unis, où ils enregistrent leur nouvel album en 1976. Là, vous vous attendez à ce que je vous raconte un studio à Los Angeles, sous le soleil, pas loin de la plage dorée, le ciel bleu intense limite mauve et les bars en paillote … et bien non, la bande se retrouve dans les montagnes, au Caribou Ranch Studio, à Nederland, dans le Colorado. Quand on sait que leur ancien mécène était Hollandais, c’est un signe.<br /><br />Pas étonnant donc que l’album qui en sort se nomme Even in the quietest moments, même dans les moments les plus calmes. Hé, vous avez vu la vue ? Les montagnes enneigées derrière le piano ? C’est beau, hein ? Ben, allez voir sur Google Images. Et pas de trucage à l’époque, une équipe a dû monter le piano jusqu’au sommet de la montagne pour réaliser la photo de couverture du 33 tours. <br /><br />La partition sur le piano à queue est intitulée Fool’s ouverture, un long titre de près de 11 minutes qui encore aujourd’hui est dans toutes les oreilles. Pour les fans, pas de doute, c’est le meilleur de leur carrière. C’est d’ailleurs celui qu’on fait écouter aux copains sur disque ou sur cassette, il n’y a ni Facebook, ni Youtube à l’époque : comment tu ne connais pas ? C’est super, il a plein de bruitages et quand le morceau démarre enfin, tu décolles avec lui. <br /><br />La tournée qui passe par chez nous se déroule sur 130 concerts, un vrai triomphe pour Supertramp longtemps espéré par ses membres. Ca y est, se disent-ils : on est au sommet, on n’ira pas plus haut.<br /><br />Et pourtant …<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67671710</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 06:26:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67671710/329149_la_story_supertramp_episode_4.mp3" length="10446097" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La lecture des biographies de Supertramp sur internet nous inspire une réflexion  immédiate : et ben ils en ont mis du temps à avoir du succès. Et c’est vrai : six années entre la formation du groupe et le premier tube cela doit paraître bien long....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La lecture des biographies de Supertramp sur internet nous inspire une réflexion  immédiate : et ben ils en ont mis du temps à avoir du succès. Et c’est vrai : six années entre la formation du groupe et le premier tube cela doit paraître bien long.<br /><br />Et pourtant, ce n’est pas parce que la case tube est vide que les musiciens sont restés les bras croisés. Ils ont pendant ce temps composé un tas de chansons, publié quatre albums et donné un tas de concerts. Et surtout commencé à gagner leur vie correctement : un toit et de la nourriture, une maison de disques et des tournées, quand on fait de la musique rock dans les années septante c’est déjà pas si mal. C’est même très bien.<br /><br />Oui, leur premier album a été enregistré entre minuit et six heures du matin avec un ingénieur du son qui piquait du nez vers trois heures, raide épuisé mais ils l’ont fait ce disque … qui ne s’est pas vendu. Et comme tout était payé par un mécène hollandais, Supertramp a pu en enregistrer un second album sans se faire virer. Bon, mauvaise idée cette femme tatouée torse nu, même si le torse était plutôt pas mal, sur la pochette de leur second 33 tours qui ne s’est pas vendu non plus.<br /><br />Là le mécène, il jette l’éponge. Nous sommes en 1972, quelques membres du groupe ont quitté le navire et ont été remplacés. Supertamp met deux ans avant de sortir le disque de la dernière chance et … bingo. C’est le hit en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où les musiciens ont fini par conquérir un public qui leur permet de gagner leur vie en jouant pas mal. <br /><br />Il n’en faut pas plus pour que plusieurs d’entre eux élisent domicile en Californie, aux Etats-Unis, où ils enregistrent leur nouvel album en 1976. Là, vous vous attendez à ce que je vous raconte un studio à Los Angeles, sous le soleil, pas loin de la plage dorée, le ciel bleu intense limite mauve et les bars en paillote … et bien non, la bande se retrouve dans les montagnes, au Caribou Ranch Studio, à Nederland, dans le Colorado. Quand on sait que leur ancien mécène était Hollandais, c’est un signe.<br /><br />Pas étonnant donc que l’album qui en sort se nomme Even in the quietest moments, même dans les moments les plus calmes. Hé, vous avez vu la vue ? Les montagnes enneigées derrière le piano ? C’est beau, hein ? Ben, allez voir sur Google Images. Et pas de trucage à l’époque, une équipe a dû monter le piano jusqu’au sommet de la montagne pour réaliser la photo de couverture du 33 tours. <br /><br />La partition sur le piano à queue est intitulée Fool’s ouverture, un long titre de près de 11 minutes qui encore aujourd’hui est dans toutes les oreilles. Pour les fans, pas de doute, c’est le meilleur de leur carrière. C’est d’ailleurs celui qu’on fait écouter aux copains sur disque ou sur cassette, il n’y a ni Facebook, ni Youtube à l’époque : comment tu ne connais pas ? C’est super, il a plein de bruitages et quand le morceau démarre enfin, tu décolles avec lui. <br /><br />La tournée qui passe par chez nous se déroule sur 130 concerts, un vrai triomphe pour Supertramp longtemps espéré par ses membres. Ca y est, se disent-ils : on est au sommet, on n’ira pas plus haut.<br /><br />Et pourtant …<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>653</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/65cd259674ccbbc382da22bcfd491f49.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Supertramp (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-supertramp-episode-3--67671558</link><description><![CDATA[Il a raison Voulzy. Londres en 1966 est véritablement coupée en deux mondes qui semblent ne pas pouvoir se rejoindre. D’un côté vous avez les bobbys, les hommes en costumes noirs, les façades sombres, bref à part le rouge des cabines téléphoniques et des autobus, la capitale de l’ex-empire britannique n’a pas changé malgré la reconstruction d’après-guerre. <br /><br />Et puis de l’autre côté, vous avez quelques quartiers où la folie explose : ça s’appelle la pop. Elle s’écoute sur quelques nouvelles radios de la BBC et de la Mer du Nord embarquant la jeunesse anglaise dans un monde de couleurs. Les jupes sont courtes à faire peur, les cheveux longs à en rire, et puis surtout il a ces danses où les jeunes font n’importe quoi.<br /><br />Dans cette ville où l’industrie du disque règne grâce aux ventes mondiales des Beatles, Tom Jones, Eric Clapton, des Who et autres Rolling Stones, l’argent coule à flots. Tout est permis surtout de rêver dans sa cave, son grenier, le garage des parents, qu’on peut réussir comme eux. <br /><br />C’est tellement possible que même les Américains quittent New York pour Londres afin de se faire connaître chez eux. Ainsi le jeune Jimi Hendrix qui vient de recruter deux Anglais pour former son groupe : the Experience. Il a pour ce faire, dévoyé un certain Noel Redding de son groupe les Lovely Ones qui se retrouve sans claviériste. Je peux le remplacer si vous voulez ? Tu sais jouer de l’orgue ? Bien sûr. <br /><br />Rick Davies, 22 ans, a menti. Mais la perspective de partir enregistrer de la musique en Allemagne l’a poussé à raconter cette carbistouille. <br /><br />Après une solide formation musicale à la batterie, Rick a appris tout seul le piano il y a quelques années pour jouer du rock’n’roll. Mais l’orgue électrique, c’est autre chose. <br /><br />Sauf qu’en 1966 à Londres, tout est possible, je vous l’ai dit. <br /><br />Rick apprend vite. <br /><br />Le groupe ne fait pas d’étincelles mais lors d’une session de studio à Munich, Rick rencontre un riche Hollandais qui lui fait une proposition dingue : tu es vraiment doué. Si tu montes un groupe, je le finance. Je paie tout : matériel, enregistrement.<br /><br />Produire un groupe du pays des Beatles, un hobby de millionaire du continent. Et il tient parole. Rick organise un casting en 1969 en publiant une petite annonce à laquelle répondent de nombreux musiciens dont un multi-instrumentiste à la voix haut perchée nommé Rodger Hodgson. C’est le coup de foudre artistique, un nouveau duo de la trempe Lennon-McCartney vient de naître. Il faudra juste six ans pour que leurs compatriotes en entendent parler et presque dix pour qu’ils soient populaires dans le monde entier. <br /><br />Comment ont-ils tenus tout ce temps ? Tout simplement parce que gagner des fortunes n’était pas leur but. A l’époque, tout ce qu’ils voulaient, c’est créer de la musique et la jouer, si possible devant des salles pleines et accueillantes. <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67671558</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 06:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67671558/329148_la_story_supertramp_episode_3.mp3" length="7040984" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il a raison Voulzy. Londres en 1966 est véritablement coupée en deux mondes qui semblent ne pas pouvoir se rejoindre. D’un côté vous avez les bobbys, les hommes en costumes noirs, les façades sombres, bref à part le rouge des cabines téléphoniques et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il a raison Voulzy. Londres en 1966 est véritablement coupée en deux mondes qui semblent ne pas pouvoir se rejoindre. D’un côté vous avez les bobbys, les hommes en costumes noirs, les façades sombres, bref à part le rouge des cabines téléphoniques et des autobus, la capitale de l’ex-empire britannique n’a pas changé malgré la reconstruction d’après-guerre. <br /><br />Et puis de l’autre côté, vous avez quelques quartiers où la folie explose : ça s’appelle la pop. Elle s’écoute sur quelques nouvelles radios de la BBC et de la Mer du Nord embarquant la jeunesse anglaise dans un monde de couleurs. Les jupes sont courtes à faire peur, les cheveux longs à en rire, et puis surtout il a ces danses où les jeunes font n’importe quoi.<br /><br />Dans cette ville où l’industrie du disque règne grâce aux ventes mondiales des Beatles, Tom Jones, Eric Clapton, des Who et autres Rolling Stones, l’argent coule à flots. Tout est permis surtout de rêver dans sa cave, son grenier, le garage des parents, qu’on peut réussir comme eux. <br /><br />C’est tellement possible que même les Américains quittent New York pour Londres afin de se faire connaître chez eux. Ainsi le jeune Jimi Hendrix qui vient de recruter deux Anglais pour former son groupe : the Experience. Il a pour ce faire, dévoyé un certain Noel Redding de son groupe les Lovely Ones qui se retrouve sans claviériste. Je peux le remplacer si vous voulez ? Tu sais jouer de l’orgue ? Bien sûr. <br /><br />Rick Davies, 22 ans, a menti. Mais la perspective de partir enregistrer de la musique en Allemagne l’a poussé à raconter cette carbistouille. <br /><br />Après une solide formation musicale à la batterie, Rick a appris tout seul le piano il y a quelques années pour jouer du rock’n’roll. Mais l’orgue électrique, c’est autre chose. <br /><br />Sauf qu’en 1966 à Londres, tout est possible, je vous l’ai dit. <br /><br />Rick apprend vite. <br /><br />Le groupe ne fait pas d’étincelles mais lors d’une session de studio à Munich, Rick rencontre un riche Hollandais qui lui fait une proposition dingue : tu es vraiment doué. Si tu montes un groupe, je le finance. Je paie tout : matériel, enregistrement.<br /><br />Produire un groupe du pays des Beatles, un hobby de millionaire du continent. Et il tient parole. Rick organise un casting en 1969 en publiant une petite annonce à laquelle répondent de nombreux musiciens dont un multi-instrumentiste à la voix haut perchée nommé Rodger Hodgson. C’est le coup de foudre artistique, un nouveau duo de la trempe Lennon-McCartney vient de naître. Il faudra juste six ans pour que leurs compatriotes en entendent parler et presque dix pour qu’ils soient populaires dans le monde entier. <br /><br />Comment ont-ils tenus tout ce temps ? Tout simplement parce que gagner des fortunes n’était pas leur but. A l’époque, tout ce qu’ils voulaient, c’est créer de la musique et la jouer, si possible devant des salles pleines et accueillantes. <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>441</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/65cd259674ccbbc382da22bcfd491f49.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Supertramp (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-supertramp-episode-2--67671543</link><description><![CDATA[Ceux qui ont connu une star de la pop ou du cinéma sur les bancs de l’école ont tous dit la même chose : on n’aurait jamais cru. <br /><br />Oui, qui peut affirmer : « J’ai toujours su que Mick deviendrait une star. <br /><br />John ? On était tous d’accord au lycée : un jour, on le verrait passer à la télé. »<br /><br />Non, bien sûr. Les profs et les camarades de classe ont tous été étonnés du destin d’un Michel Polnareff ou d’un Paul McCartney. Mais alors puisqu’il n’y a pas d’école de stars où elles grandissent toutes ensemble, qu’est-ce qui fait qu’un jour Michael devient Mick Jagger ou un Farokh Boulsara, Freddie Mercury ?<br /><br />Et bien, le plus souvent, un drame, une fêlure, un manque, bref un gros problème non résolu qui poussent ces enfants à développer un talent dans lequel ils vont tout donner, s’engouffrer, et qui va un jour être reconnu par tous car, oui, on n’a jamais vu ou entendu un truc pareil. <br /><br />Et en 1962, à Windlesham, une petite ville de la campagne londonienne près du fameux champ de course hippique d’Ascot, le jeune Roger Hodgson vit un drame avec le divorce de ses parents. Avant de quitter la maison familiale, son père lui fait un incroyable cadeau : une guitare électrique. <br /><br />A cette époque, je peux vous dire que des guitares électriques, on n’en voit pas beaucoup. D’ailleurs pourquoi deviendrait-on guitariste ? Les membres de l’orchestre sont toujours dans l’ombre, regardez, derrière Elvis Presley ou Frank Sinatra. Ce sont les Beatles qui dans quelques mois vont devenir les premiers premiers musiciens superstars et envoyer des milliers d’adolescents britanniques dans les magasins d’instruments, créant une génération de surdoués. <br /><br />Voilà donc notre jeune Roger replié sur sa guitare électrique. Il est tellement attaché à ce cadeau de son père que, pour combler le vide, se protéger du complexe d’être désormais un enfant de divorcé, il se rend à l’école avec elle. Et surprise, il ne se fait pas montrer du doigt en classe, miuex, son instituteur lui apprend à jouer les trois accords principaux.<br /><br />Rodger fusionne alors avec sa guitare. Un an plus tard, il donne déjà un concert dans son école en duo avec un autre élève avec qui il interprète neuf chansons qu’il a lui-même composées. La musique et lui font désormais UN. Rodger apprend aussi à jouer de nombreux instruments, rien ne lui résiste.<br /><br />Au sortir de l’école, en 1969, Rodger Hodgson enregistre déjà un disque pour le label Island qui avant de produire Bob Marley et U2, publie alors Steve Winwood et Eric Clapton. Il faut dire que Rodger a croisé le chemin d’un autre surdoué nommé Reginald Dwight avec qui il chante sous le nom de Argosy. <br /><br />Malheureusement après un premier 45 tours, Reginald le quitte avec le batteur et l’autre guitariste pour faire une carrière solo sous le nom de Elton John. <br /><br />Se retrouvant seul, Roger Hodgson répond alors à la petite annonce d’un certain Rick Davies : cherche guitariste. Le jour de l’audition, ils sont une petite centaine à faire la file. Pourtant, immédiatement, Rick dira : C’est lui ! Quel talent ! Je n’ai jamais entendu un truc pareil.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67671543</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 06:20:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67671543/329147_la_story_supertramp_episode_2.mp3" length="7957568" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ceux qui ont connu une star de la pop ou du cinéma sur les bancs de l’école ont tous dit la même chose : on n’aurait jamais cru. 

Oui, qui peut affirmer : « J’ai toujours su que Mick deviendrait une star. 

John ? On était tous d’accord au lycée : un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ceux qui ont connu une star de la pop ou du cinéma sur les bancs de l’école ont tous dit la même chose : on n’aurait jamais cru. <br /><br />Oui, qui peut affirmer : « J’ai toujours su que Mick deviendrait une star. <br /><br />John ? On était tous d’accord au lycée : un jour, on le verrait passer à la télé. »<br /><br />Non, bien sûr. Les profs et les camarades de classe ont tous été étonnés du destin d’un Michel Polnareff ou d’un Paul McCartney. Mais alors puisqu’il n’y a pas d’école de stars où elles grandissent toutes ensemble, qu’est-ce qui fait qu’un jour Michael devient Mick Jagger ou un Farokh Boulsara, Freddie Mercury ?<br /><br />Et bien, le plus souvent, un drame, une fêlure, un manque, bref un gros problème non résolu qui poussent ces enfants à développer un talent dans lequel ils vont tout donner, s’engouffrer, et qui va un jour être reconnu par tous car, oui, on n’a jamais vu ou entendu un truc pareil. <br /><br />Et en 1962, à Windlesham, une petite ville de la campagne londonienne près du fameux champ de course hippique d’Ascot, le jeune Roger Hodgson vit un drame avec le divorce de ses parents. Avant de quitter la maison familiale, son père lui fait un incroyable cadeau : une guitare électrique. <br /><br />A cette époque, je peux vous dire que des guitares électriques, on n’en voit pas beaucoup. D’ailleurs pourquoi deviendrait-on guitariste ? Les membres de l’orchestre sont toujours dans l’ombre, regardez, derrière Elvis Presley ou Frank Sinatra. Ce sont les Beatles qui dans quelques mois vont devenir les premiers premiers musiciens superstars et envoyer des milliers d’adolescents britanniques dans les magasins d’instruments, créant une génération de surdoués. <br /><br />Voilà donc notre jeune Roger replié sur sa guitare électrique. Il est tellement attaché à ce cadeau de son père que, pour combler le vide, se protéger du complexe d’être désormais un enfant de divorcé, il se rend à l’école avec elle. Et surprise, il ne se fait pas montrer du doigt en classe, miuex, son instituteur lui apprend à jouer les trois accords principaux.<br /><br />Rodger fusionne alors avec sa guitare. Un an plus tard, il donne déjà un concert dans son école en duo avec un autre élève avec qui il interprète neuf chansons qu’il a lui-même composées. La musique et lui font désormais UN. Rodger apprend aussi à jouer de nombreux instruments, rien ne lui résiste.<br /><br />Au sortir de l’école, en 1969, Rodger Hodgson enregistre déjà un disque pour le label Island qui avant de produire Bob Marley et U2, publie alors Steve Winwood et Eric Clapton. Il faut dire que Rodger a croisé le chemin d’un autre surdoué nommé Reginald Dwight avec qui il chante sous le nom de Argosy. <br /><br />Malheureusement après un premier 45 tours, Reginald le quitte avec le batteur et l’autre guitariste pour faire une carrière solo sous le nom de Elton John. <br /><br />Se retrouvant seul, Roger Hodgson répond alors à la petite annonce d’un certain Rick Davies : cherche guitariste. Le jour de l’audition, ils sont une petite centaine à faire la file. Pourtant, immédiatement, Rick dira : C’est lui ! Quel talent ! Je n’ai jamais entendu un truc pareil.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>498</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/65cd259674ccbbc382da22bcfd491f49.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Supertramp (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-supertramp-episode-1--67671503</link><description><![CDATA[Si on prend les exemples les plus connus de la légende du rock, les Beatles, les Rolling Stones ou encore Queen, on apprend qu’ils ont vécu des débuts très difficiles avec un métier qui ne croit pas en eux, ne leur laissant qu’une misère et la foi en leur musique pour vivre.<br /><br /><br /><br />Et bien si cela a été le cas pour les membres de Supertramp, sachez que nous n’aurions en fait jamais dû en entendre parler, ils n’auraient jamais commis les tubes et les albums que nous connaissons par cœur s’ils n’avaient pas été aidé par un homme totalement désintéressé, ou presque. Et ça, c’est une belle story.<br /><br /><br /><br />Au début des années 50, dans le sud de l’Angleterre, un défilé militaire défile à Swindon, une ville ouvrière de la taille de Liège. A son passage un petit garçon nommé Rick Davies ouvre la porte de sa maison pour les voir passer. Il ne rate jamais une fanfare, il adore ça. Particulièrement le son métallique du tambour, c’est ça qui le fait vibrer. <br /><br /><br /><br />Aussi, à l’occasion d’un anniversaire, un ami de la famille qui est bricoleur lui offre une batterie qu’il a fabriquée lui-même à l’aide de boîtes de biscuit en métal. Ca fait un boucan d’enfer, au grand dam des parents mais le petit adore ça et il se débrouille drôlement bien. En faut-il plus pour qu’il entre à l’académie ? <br /><br /><br /><br />Du tout, Rick est super motivé et il apprend le solfège, la musique, la batterie. A l’âge de douze ans, ça y est : il en possède une vraie. Un véritable événement, ses parents ne sont pas riches avec un père dans la marine marchande et une maman coiffeuse dans un petit salon.<br /><br /><br /><br />A l’âge de 15 ans, Rick découvre le rock’n’roll avec Cliff Richard et les Shadows, c’est le coup de foudre. Il s’est mis entretemps au piano et à l’orgue électrique dont il a appris tout seul à jouer. Une nouvelle fois, admiration de ses parents et de ses amis.<br /><br /><br /><br />Sûr, ce gamin ne mérite pas la vie dure de ses parents, aussi ils l’envoient dans l’enseignement supérieur où Rick rencontre d’autres musiciens avec qui il forme un groupe de rock. Le batteur se nomme Gilbert O’Sullivan. Oui, LE Gilbert O’Sullivan qui sera un jour une superstar mondiale et à qui, il le clamera haut et fort, Rick Davies a tout appris puisqu’au départ il n’est que le batteur du groupe.<br /><br /><br /><br />Mais voilà, son père tombé gravement malade et pour longtemps, Rick doit abandonner les études et son groupe pour travailler : c’est sur lui que pèse désormais la charge de faire rentrer de l’argent à la maison. <br /><br /><br /><br />La soudure à l’usine, ça n’a rien à voir avec la musique : jour après jour, mois après mois, la routine s’installe. Ce n’est plus dans la vie rêvée des Beatles dans A Hard Days Night mais plutôt Le Voyage au bout de l’enfer avec Robert de Niro et Meryl Streep.<br /><br /><br /><br />Qui pourrait croire que ce jeune type qui arrive l’usine le matin, la mine sombre avec dans son sac sa boîte et son thermos va un jour écrire et chanter des chansons que le monde entier reprendra durant des décennies ? Seul un rêveur pourrait y croire.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67671503</guid><pubDate>Mon, 08 Sep 2025 06:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67671503/329146_la_story_supertramp_episode_1.mp3" length="6721245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si on prend les exemples les plus connus de la légende du rock, les Beatles, les Rolling Stones ou encore Queen, on apprend qu’ils ont vécu des débuts très difficiles avec un métier qui ne croit pas en eux, ne leur laissant qu’une misère et la foi en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si on prend les exemples les plus connus de la légende du rock, les Beatles, les Rolling Stones ou encore Queen, on apprend qu’ils ont vécu des débuts très difficiles avec un métier qui ne croit pas en eux, ne leur laissant qu’une misère et la foi en leur musique pour vivre.<br /><br /><br /><br />Et bien si cela a été le cas pour les membres de Supertramp, sachez que nous n’aurions en fait jamais dû en entendre parler, ils n’auraient jamais commis les tubes et les albums que nous connaissons par cœur s’ils n’avaient pas été aidé par un homme totalement désintéressé, ou presque. Et ça, c’est une belle story.<br /><br /><br /><br />Au début des années 50, dans le sud de l’Angleterre, un défilé militaire défile à Swindon, une ville ouvrière de la taille de Liège. A son passage un petit garçon nommé Rick Davies ouvre la porte de sa maison pour les voir passer. Il ne rate jamais une fanfare, il adore ça. Particulièrement le son métallique du tambour, c’est ça qui le fait vibrer. <br /><br /><br /><br />Aussi, à l’occasion d’un anniversaire, un ami de la famille qui est bricoleur lui offre une batterie qu’il a fabriquée lui-même à l’aide de boîtes de biscuit en métal. Ca fait un boucan d’enfer, au grand dam des parents mais le petit adore ça et il se débrouille drôlement bien. En faut-il plus pour qu’il entre à l’académie ? <br /><br /><br /><br />Du tout, Rick est super motivé et il apprend le solfège, la musique, la batterie. A l’âge de douze ans, ça y est : il en possède une vraie. Un véritable événement, ses parents ne sont pas riches avec un père dans la marine marchande et une maman coiffeuse dans un petit salon.<br /><br /><br /><br />A l’âge de 15 ans, Rick découvre le rock’n’roll avec Cliff Richard et les Shadows, c’est le coup de foudre. Il s’est mis entretemps au piano et à l’orgue électrique dont il a appris tout seul à jouer. Une nouvelle fois, admiration de ses parents et de ses amis.<br /><br /><br /><br />Sûr, ce gamin ne mérite pas la vie dure de ses parents, aussi ils l’envoient dans l’enseignement supérieur où Rick rencontre d’autres musiciens avec qui il forme un groupe de rock. Le batteur se nomme Gilbert O’Sullivan. Oui, LE Gilbert O’Sullivan qui sera un jour une superstar mondiale et à qui, il le clamera haut et fort, Rick Davies a tout appris puisqu’au départ il n’est que le batteur du groupe.<br /><br /><br /><br />Mais voilà, son père tombé gravement malade et pour longtemps, Rick doit abandonner les études et son groupe pour travailler : c’est sur lui que pèse désormais la charge de faire rentrer de l’argent à la maison. <br /><br /><br /><br />La soudure à l’usine, ça n’a rien à voir avec la musique : jour après jour, mois après mois, la routine s’installe. Ce n’est plus dans la vie rêvée des Beatles dans A Hard Days Night mais plutôt Le Voyage au bout de l’enfer avec Robert de Niro et Meryl Streep.<br /><br /><br /><br />Qui pourrait croire que ce jeune type qui arrive l’usine le matin, la mine sombre avec dans son sac sa boîte et son thermos va un jour écrire et chanter des chansons que le monde entier reprendra durant des décennies ? Seul un rêveur pourrait y croire.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/65cd259674ccbbc382da22bcfd491f49.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Septembre 1989 pour Jean-Louis Aubert et toujours en été</title><link>https://www.spreaker.com/episode/septembre-1989-pour-jean-louis-aubert-et-toujours-en-ete--67593432</link><description><![CDATA[Premier septembre 1989, c’est toujours l’été, les années 80 se terminent sans qu’on ne fasse trop attention à la décennie de fous qu’on vient de vivre. Dix années où tout est arrivé, où la révolution du monde du cinéma, de la musique, de la télé et des jeux vidéos a donné des couleurs comme rarement à deux générations de teenagers qui s’y sont superposés en partageant la même production foisonnante de ce qu’on n’appelle pas encore la Pop Culture. <br /><br />Finalement, le seul moment mélancolique de ces années folles ce premier septembre, n’est-il pas la nouvelle chanson de Jean-Louis Aubert qui paraît en single. Il y a évidemment mille façons de comprendre ce texte mais il faut bien avouer qu’elle noue la gorge et l’estomac, elle nous parle ! La fin d’une époque, fin d’un amour et bien sûr, pour Jean-Louis, la fin de Téléphone.<br /><br />Alors on les imagine, avec son aide poétique et musicale, les quatre membres de Téléphone qui n’ont pas pu aller plus loin ensemble que le milieu des années 80. Deux par deux, ils ne s’entendent plus. Jean-Louis et Corinne n’aiment pas les nouvelles chansons mièvres de Jean-Louis, malgré les ventes astronomiques du nouveau single. Ils s’entendent sur l’insistance de Jean-Louis et Richard, et puis du manager de Téléphone enregistrer un nouvel album. Puis ils feront un break, pas de tournée. Et certainement pas Bercy, la nouvelle salle qui leur tend les bras.<br /><br />Mais dès le premier jour des répétitions, Corinne pose sa basse. Les titres de Jean-Louis, Juste une illusion et Plâtre et ciment, ne sont vraiment pas, dit-elle, des chansons pour Téléphone. Elle n’y arrive pas, n’y arrive plus. La répétition tourne court, on se perd dans de longues discussions stériles sur la direction musicale du groupe, et bien sûr les énormes enjeux financiers désormais autour du groupe. Où est encore le rock’n’roll dans ce qu’ils font ? <br /><br />C’est vrai, dit Jean-Louis, j’ai l’impression d’aller à l’usine en venant à cette répétition, ça ne va pas. C’était pas comme ça, avant.<br /><br />Une réunion est fixée quelques jours plus tard dans le café de la rue de Belleville qui huit ans plus tôt avait vu les débuts improbables de cette bande de jeunes fous, un peu destroy, dont la vie pulsait au rythme du rock, des copains et de la fête. On n’en est plus là. L’entrevue prend des airs de dernier verre ensemble avec au-dessus de leur tête le nom tout aussi improbable de leur projet commun : Téléphone. Aucun d’eux n’est soulagé ni joyeux, c’est dans une atmosphère de profonde tristesse qu’ils disent adieu au bistrot de quartier de leur jeunesse et à leur aventure folle. Un adieu alourdi par le courrier des fans qui leur reprochent de les abandonner, là, au milieu de cette décennie qui, décidément, n’a pas été avare de surprises, bonnes et mauvaises.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67593432</guid><pubDate>Sat, 06 Sep 2025 11:25:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67593432/328863_septembre_1989_pour_jean_louis_aubert_et_toujours_en_ete.mp3" length="7586906" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Premier septembre 1989, c’est toujours l’été, les années 80 se terminent sans qu’on ne fasse trop attention à la décennie de fous qu’on vient de vivre. Dix années où tout est arrivé, où la révolution du monde du cinéma, de la musique, de la télé et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Premier septembre 1989, c’est toujours l’été, les années 80 se terminent sans qu’on ne fasse trop attention à la décennie de fous qu’on vient de vivre. Dix années où tout est arrivé, où la révolution du monde du cinéma, de la musique, de la télé et des jeux vidéos a donné des couleurs comme rarement à deux générations de teenagers qui s’y sont superposés en partageant la même production foisonnante de ce qu’on n’appelle pas encore la Pop Culture. <br /><br />Finalement, le seul moment mélancolique de ces années folles ce premier septembre, n’est-il pas la nouvelle chanson de Jean-Louis Aubert qui paraît en single. Il y a évidemment mille façons de comprendre ce texte mais il faut bien avouer qu’elle noue la gorge et l’estomac, elle nous parle ! La fin d’une époque, fin d’un amour et bien sûr, pour Jean-Louis, la fin de Téléphone.<br /><br />Alors on les imagine, avec son aide poétique et musicale, les quatre membres de Téléphone qui n’ont pas pu aller plus loin ensemble que le milieu des années 80. Deux par deux, ils ne s’entendent plus. Jean-Louis et Corinne n’aiment pas les nouvelles chansons mièvres de Jean-Louis, malgré les ventes astronomiques du nouveau single. Ils s’entendent sur l’insistance de Jean-Louis et Richard, et puis du manager de Téléphone enregistrer un nouvel album. Puis ils feront un break, pas de tournée. Et certainement pas Bercy, la nouvelle salle qui leur tend les bras.<br /><br />Mais dès le premier jour des répétitions, Corinne pose sa basse. Les titres de Jean-Louis, Juste une illusion et Plâtre et ciment, ne sont vraiment pas, dit-elle, des chansons pour Téléphone. Elle n’y arrive pas, n’y arrive plus. La répétition tourne court, on se perd dans de longues discussions stériles sur la direction musicale du groupe, et bien sûr les énormes enjeux financiers désormais autour du groupe. Où est encore le rock’n’roll dans ce qu’ils font ? <br /><br />C’est vrai, dit Jean-Louis, j’ai l’impression d’aller à l’usine en venant à cette répétition, ça ne va pas. C’était pas comme ça, avant.<br /><br />Une réunion est fixée quelques jours plus tard dans le café de la rue de Belleville qui huit ans plus tôt avait vu les débuts improbables de cette bande de jeunes fous, un peu destroy, dont la vie pulsait au rythme du rock, des copains et de la fête. On n’en est plus là. L’entrevue prend des airs de dernier verre ensemble avec au-dessus de leur tête le nom tout aussi improbable de leur projet commun : Téléphone. Aucun d’eux n’est soulagé ni joyeux, c’est dans une atmosphère de profonde tristesse qu’ils disent adieu au bistrot de quartier de leur jeunesse et à leur aventure folle. Un adieu alourdi par le courrier des fans qui leur reprochent de les abandonner, là, au milieu de cette décennie qui, décidément, n’a pas été avare de surprises, bonnes et mauvaises.]]></itunes:summary><itunes:duration>475</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f66c9903b88724d26afe87d099bbbc21.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Septembre 1977 pour Blondie et toujours en été</title><link>https://www.spreaker.com/episode/septembre-1977-pour-blondie-et-toujours-en-ete--67593396</link><description><![CDATA[L’été 1977 n’est pas seulement celui où Star Wars triomphe dans les salles américaines et où les Bee Gees enregistrent Saturday Night Fever dans un studio de la région parisienne. Ça étonne toujours, hein, que ces chansons qui incarnent tellement les mythiques discothèques d’Amérique aient été enregistrées par des Anglais dans la campagne française. Et encore, s’il n’y avait que ça. Car en cette année 1977, il y a aussi le punk qui explose à Londres avec les Clash et les Sex Pistols, une musique pourtant au départ typiquement américaine. C’est vrai, la principale colonie se développe depuis maintenant trois bonnes années dans les squats et boîtes pourries de Manhattan. Une véritable fourmilière, une jeunesse aussi remuante et active que le furent bien avant eux des Bob Dylan, Lou Reed et autres Andy Warhol. Disons que l’actuelle est plus radicale musicalement, moins optimiste dans l’esprit mais toujours partante pour une partie de rigolade, peu importe le carburant. Ils n’ont pas un balle, vivent de rien, mangent rarement, ingèrent tout ce qui se boit et s’inhale, alors avec un pédigrée pareil, on n’aurait jamais dû entendre parler d’eux. Mais on est à New York, la ville où si on se fait connaître, on devient célèbre dans le monde entier, dit la chanson.<br /><br />Et c’est vrai que tous ces groupes punks sont signés les uns après les autres par de grandes firmes de disques, ils s'appellent les Talking Heads, Televison ou encore les Ramones. Les seuls de la bande qui sont à la traîne, ce sont les plus barrés mais aussi les plus actifs artistiquement : Blondie. Pourquoi pas eux ? C’est ce que se disent souvent Debbie Harry, la chanteuse, et son compagnon Chris Stein, photographe et guitariste, et leader du groupe. Et quand enfin, un label daigne enfin s’intéresser à d’eux, c’est pas le plus grand. Loin s’en faut. Tenez, on n’a même pas retenu le nom : Private Stock. Mais ils ont le mérite d’y croire. Un 45 Tours d’abord, qui ne marche pas, puis un album, intitulé Blondie qui ne marche pas terrible non plus, sauf en Australie, où un single devient N°1. <br /><br />Mais quand Blondie débarque en Grande-Bretagne, tout change. Le public, d’abord, punk jusqu’à l’os qui pogote du sol au plafond pendant les concerts, puis la presse. Alors que fait leur manager, il va trouver une des grandes maisons de disques britanniques, très actives dans la new wave et leur vend Blondie. Il fait le truc à l’envers ! Chrysalis, c’est son nom, rachète le contrat au petit label new yorkais, et signe avec Blondie ce premier septembre 1977. Dans les bagages de l’album qui est en cours d’enregistrement, un cover dont Blondie a la spécialité, version dynamitée d’un hit view doo wop de 1963 … Denise devient Denis pour des raisons évidentes, et je vais vous dire : tout le monde aurait aimé se prénommer comme ça, Denis, quand Debbie l’a chanté jusqu’au sommet des hits parades européens.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67593396</guid><pubDate>Fri, 05 Sep 2025 11:17:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67593396/328857_septembre_1977_pour_blondie_et_toujours_en_ete.mp3" length="5330762" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’été 1977 n’est pas seulement celui où Star Wars triomphe dans les salles américaines et où les Bee Gees enregistrent Saturday Night Fever dans un studio de la région parisienne. Ça étonne toujours, hein, que ces chansons qui incarnent tellement les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’été 1977 n’est pas seulement celui où Star Wars triomphe dans les salles américaines et où les Bee Gees enregistrent Saturday Night Fever dans un studio de la région parisienne. Ça étonne toujours, hein, que ces chansons qui incarnent tellement les mythiques discothèques d’Amérique aient été enregistrées par des Anglais dans la campagne française. Et encore, s’il n’y avait que ça. Car en cette année 1977, il y a aussi le punk qui explose à Londres avec les Clash et les Sex Pistols, une musique pourtant au départ typiquement américaine. C’est vrai, la principale colonie se développe depuis maintenant trois bonnes années dans les squats et boîtes pourries de Manhattan. Une véritable fourmilière, une jeunesse aussi remuante et active que le furent bien avant eux des Bob Dylan, Lou Reed et autres Andy Warhol. Disons que l’actuelle est plus radicale musicalement, moins optimiste dans l’esprit mais toujours partante pour une partie de rigolade, peu importe le carburant. Ils n’ont pas un balle, vivent de rien, mangent rarement, ingèrent tout ce qui se boit et s’inhale, alors avec un pédigrée pareil, on n’aurait jamais dû entendre parler d’eux. Mais on est à New York, la ville où si on se fait connaître, on devient célèbre dans le monde entier, dit la chanson.<br /><br />Et c’est vrai que tous ces groupes punks sont signés les uns après les autres par de grandes firmes de disques, ils s'appellent les Talking Heads, Televison ou encore les Ramones. Les seuls de la bande qui sont à la traîne, ce sont les plus barrés mais aussi les plus actifs artistiquement : Blondie. Pourquoi pas eux ? C’est ce que se disent souvent Debbie Harry, la chanteuse, et son compagnon Chris Stein, photographe et guitariste, et leader du groupe. Et quand enfin, un label daigne enfin s’intéresser à d’eux, c’est pas le plus grand. Loin s’en faut. Tenez, on n’a même pas retenu le nom : Private Stock. Mais ils ont le mérite d’y croire. Un 45 Tours d’abord, qui ne marche pas, puis un album, intitulé Blondie qui ne marche pas terrible non plus, sauf en Australie, où un single devient N°1. <br /><br />Mais quand Blondie débarque en Grande-Bretagne, tout change. Le public, d’abord, punk jusqu’à l’os qui pogote du sol au plafond pendant les concerts, puis la presse. Alors que fait leur manager, il va trouver une des grandes maisons de disques britanniques, très actives dans la new wave et leur vend Blondie. Il fait le truc à l’envers ! Chrysalis, c’est son nom, rachète le contrat au petit label new yorkais, et signe avec Blondie ce premier septembre 1977. Dans les bagages de l’album qui est en cours d’enregistrement, un cover dont Blondie a la spécialité, version dynamitée d’un hit view doo wop de 1963 … Denise devient Denis pour des raisons évidentes, et je vais vous dire : tout le monde aurait aimé se prénommer comme ça, Denis, quand Debbie l’a chanté jusqu’au sommet des hits parades européens.]]></itunes:summary><itunes:duration>334</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/36898e4bb3f677e6730e7e8b0d53e72d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Septembre 1965 et toujours en été pour les Rolling Stones</title><link>https://www.spreaker.com/episode/septembre-1965-et-toujours-en-ete-pour-les-rolling-stones--67593297</link><description><![CDATA[Je pense ne pas me tromper en disant que certains d’entre vous doivent garder un souvenir de ce mois de septembre 1965. De cet été qui semble ne pas vouloir en finir avec des bandes de jeunes qui tournent à moto sur la place en écoutant les Animals, les Beatles, et bien sûr, les copains, les yéyés. Les deux tubes de cet été, les premiers de l’Histoire de notre pop culture ne sont-ils pas Capri, c’est fini d’Hervé Vilard et Aline de Christophe ?<br /><br />Mais en ce mois de septembre 65, c’est une chanson d’un groupe qu’on n’a pas vu venir qui va tout changer dans le monde de l’adolescence. En effet, si les Beatles viennent par la voix de John Lennon de chanter, pour la première fois, autre chose que des histoires de garçons et filles, ce sont les Rolling Stones qui se mettent à tracer clairement une ligne de démarcation entre les deux générations parents – enfants. <br /><br />Un peu moins de quatre minutes, quelques riffs de guitare saturée et cinq mots chantés par Mick Jagger en feu d'artifice, et le monde bascule. Car oui les jeunes d’aujourd’hui sont blasés par le monde des aînés. Et pourtant, Mick Jagger le chante : c’est pas faute d’avoir essayé de s’y faire. Le succès prodigieux de ce titre va souder la génération des teenagers sur la piste de danse, et transformer la sortie du samedi soir en communion incantatoire. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que tout cela n’arrive pas.<br /><br />Tout d’abord parce que ce matin-là, quand Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones, se réveille chez lui à Londres, il porte encore dans le palais le goût d’une nuit qui a été passablement arosée. Arrivé devant son enregistreur, il est étonné de voir que la cassette qu’il avait glissée dedans la veille, ça il se le rappelle, est au bout de la bande. Alors, il la rebobine et entend ces notes qu’il a enregistrées mais dont il ne garde aucun souvenir. Rapide coup de d’œil dans l’appartement, non il n’y a personne, c’est bien lui qui a joué ces notes, d’ailleurs il s’entend ronfler sur le reste de la bande.<br /><br />Lorsque quelques jours plus tard, au bord d’une piscine à Miami, en pleine tournée des Stones, il fait entendre ces notes à Mick Jagger, son regard s’illumine. Et voilà qu’il écrit sur le champ le texte de la chanson qu’ils enregistrent aussitôt. Richards joue ses riffs sur sa guitare électrique mais dit au producteur et manager des Rolling Stones qu’il doit les remplacer par des cuivres genre Motown. Andrew Loog Oldham, c’est son nom, n’est pas de cet avis, alors que fait-il : il publie le 45 tours dans cette version, aux Etats-Unis uniquement, fin mai ,sans l’avoir consulté, faisant des Rolling Stones, groupe de blues anglais à succès, des stars mondiales du rock’n’roll. Mieux ! Des modèles pour une génération qui va réclamer un monde nouveau.<br /><br />Alors oui, on peut dire que le Summer of love, la contestation contre la guerre au Vietnam, Mai 68, tout cela a pris racine avec le premier numéro 1 américain des Stones, un 3 septembre 1965, grâce à un sillon gravé dans le rock.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67593297</guid><pubDate>Thu, 04 Sep 2025 11:07:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67593297/328852_septembre_1965_et_toujours_en_ete_pour_les_rolling_stones.mp3" length="7076160" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je pense ne pas me tromper en disant que certains d’entre vous doivent garder un souvenir de ce mois de septembre 1965. De cet été qui semble ne pas vouloir en finir avec des bandes de jeunes qui tournent à moto sur la place en écoutant les Animals,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je pense ne pas me tromper en disant que certains d’entre vous doivent garder un souvenir de ce mois de septembre 1965. De cet été qui semble ne pas vouloir en finir avec des bandes de jeunes qui tournent à moto sur la place en écoutant les Animals, les Beatles, et bien sûr, les copains, les yéyés. Les deux tubes de cet été, les premiers de l’Histoire de notre pop culture ne sont-ils pas Capri, c’est fini d’Hervé Vilard et Aline de Christophe ?<br /><br />Mais en ce mois de septembre 65, c’est une chanson d’un groupe qu’on n’a pas vu venir qui va tout changer dans le monde de l’adolescence. En effet, si les Beatles viennent par la voix de John Lennon de chanter, pour la première fois, autre chose que des histoires de garçons et filles, ce sont les Rolling Stones qui se mettent à tracer clairement une ligne de démarcation entre les deux générations parents – enfants. <br /><br />Un peu moins de quatre minutes, quelques riffs de guitare saturée et cinq mots chantés par Mick Jagger en feu d'artifice, et le monde bascule. Car oui les jeunes d’aujourd’hui sont blasés par le monde des aînés. Et pourtant, Mick Jagger le chante : c’est pas faute d’avoir essayé de s’y faire. Le succès prodigieux de ce titre va souder la génération des teenagers sur la piste de danse, et transformer la sortie du samedi soir en communion incantatoire. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que tout cela n’arrive pas.<br /><br />Tout d’abord parce que ce matin-là, quand Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones, se réveille chez lui à Londres, il porte encore dans le palais le goût d’une nuit qui a été passablement arosée. Arrivé devant son enregistreur, il est étonné de voir que la cassette qu’il avait glissée dedans la veille, ça il se le rappelle, est au bout de la bande. Alors, il la rebobine et entend ces notes qu’il a enregistrées mais dont il ne garde aucun souvenir. Rapide coup de d’œil dans l’appartement, non il n’y a personne, c’est bien lui qui a joué ces notes, d’ailleurs il s’entend ronfler sur le reste de la bande.<br /><br />Lorsque quelques jours plus tard, au bord d’une piscine à Miami, en pleine tournée des Stones, il fait entendre ces notes à Mick Jagger, son regard s’illumine. Et voilà qu’il écrit sur le champ le texte de la chanson qu’ils enregistrent aussitôt. Richards joue ses riffs sur sa guitare électrique mais dit au producteur et manager des Rolling Stones qu’il doit les remplacer par des cuivres genre Motown. Andrew Loog Oldham, c’est son nom, n’est pas de cet avis, alors que fait-il : il publie le 45 tours dans cette version, aux Etats-Unis uniquement, fin mai ,sans l’avoir consulté, faisant des Rolling Stones, groupe de blues anglais à succès, des stars mondiales du rock’n’roll. Mieux ! Des modèles pour une génération qui va réclamer un monde nouveau.<br /><br />Alors oui, on peut dire que le Summer of love, la contestation contre la guerre au Vietnam, Mai 68, tout cela a pris racine avec le premier numéro 1 américain des Stones, un 3 septembre 1965, grâce à un sillon gravé dans le rock.]]></itunes:summary><itunes:duration>443</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8b4a1e1eb86c32464e02580b86aa23ed.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Septembre 1984 et toujours en été pour Tina Turner</title><link>https://www.spreaker.com/episode/septembre-1984-et-toujours-en-ete-pour-tina-turner--67593206</link><description><![CDATA[En septembre, l’été n’est pas un vain mot aux Etats-Unis. Et en cette année 1984, il a été sonorisé par les nouveaux albums de Michael Jackson, Prince, Van Halen et The Police, et pour cause, on les écoute encore autant 40 ans après. Mais si ce n’était que ça car ce 1er septembre se produit un événement improbable : Tina Turner est N°1 au Billboard. Qui l’eût cru. Personne n’aurait osé miser un cent sur Tina. En effet, depuis qu’elle avait disparu de la chambre d’hôtel de Las Vegas où elle devait donner un concert avec son mari Ike Turner, si Tina avait mis un terme à sa vie de femme battue, elle avait échoué à retrouver le succès. Le public américain voulait Ike &amp; Tina Turner pas Tina toute seule, comme le prouve l’échec de différents disques dont un carrément disco, l’énergie du désespoir, à la fin des années 70. <br /><br />Aussi quand en 1983, Tina qui n’a plus accès qu’à des salles de seconde zone dans son pays est trop heureuse quand le groupe New Wave anglais Heaven 17 lui propose de produire un titre sur leur label, à Londres. Tina est loin de son univers rock mais le 45 Tours fait un hit en Europe et dans les classements soul en Amérique. La firme Capitol qui a signé Tina Turner à Londres voudrait sortir un album mais voilà, Capitol US refuse. Vous imaginez le truc, c’est son pays, hein, mais non, on estime en haut lieu que la promo va coûter trop cher pour ne pas vendre grand chose. Ce n’est donc pas la joie.<br /><br />Mais voilà, au cours de ce printemps - été 1983, une toute nouvelle signature de Capitol America fait exploser les records de vente : David Bowie. Et quand il débarque pour la promotion de son nouvel album, Let’s Dance, alors que le single démarre sur les chapeaux de roue et qu’on entend plus que lui à la radio, les pontes de la firme de disques lui ont préparé une belle soirée new yorkaise avec grand restaurant et tout le toutim. <br /><br />Ah non, répond Bowie, j’peux pas, je vais voir ma chanteuse préférée. <br /><br />Qui ? <br /><br />Tina Turner. <br /><br />Il faut dire que Tina vient de reprendre un de ses vieux titres avec les gars de Heaven 17, le cover figurant en face B, n’est pas génial mais c’est la chanson d’un album dont l’insuccès avait laissé Bowie sur sa faim dix ans auparavant. <br /><br />Alors que fait le staff de Capitol, il accompagne son artiste évidemment, au Ritz, et se retrouvent avec entre autres Keith Richards et le tennisman John McEnroe. Tina est à la hauteur du challenge, elle emballe le public et quand en applaudissant, Bowie se retourne vers eux en disant : vous devriez sortir son album. Mais bien sûr, David. Voilà comment en ce premier septembre 84, grâce au petit coup de pouce de David Bowie, Tina Turner se retrouve N°1 pour la première fois de sa carrière alors que tout le monde s’attendait à la voir disparaître dans l’arrière-boutique du showbiz. Avec un single qu’elle n’aimait pas, en plus ! Non, elle en aurait préféré un autre, plus rock, mais bon, elle ne va pas faire la fine bouche.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67593206</guid><pubDate>Wed, 03 Sep 2025 10:59:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67593206/328849_septembre_1984_et_toujours_en_ete_pour_tina_turner.mp3" length="6996322" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En septembre, l’été n’est pas un vain mot aux Etats-Unis. Et en cette année 1984, il a été sonorisé par les nouveaux albums de Michael Jackson, Prince, Van Halen et The Police, et pour cause, on les écoute encore autant 40 ans après. Mais si ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En septembre, l’été n’est pas un vain mot aux Etats-Unis. Et en cette année 1984, il a été sonorisé par les nouveaux albums de Michael Jackson, Prince, Van Halen et The Police, et pour cause, on les écoute encore autant 40 ans après. Mais si ce n’était que ça car ce 1er septembre se produit un événement improbable : Tina Turner est N°1 au Billboard. Qui l’eût cru. Personne n’aurait osé miser un cent sur Tina. En effet, depuis qu’elle avait disparu de la chambre d’hôtel de Las Vegas où elle devait donner un concert avec son mari Ike Turner, si Tina avait mis un terme à sa vie de femme battue, elle avait échoué à retrouver le succès. Le public américain voulait Ike &amp; Tina Turner pas Tina toute seule, comme le prouve l’échec de différents disques dont un carrément disco, l’énergie du désespoir, à la fin des années 70. <br /><br />Aussi quand en 1983, Tina qui n’a plus accès qu’à des salles de seconde zone dans son pays est trop heureuse quand le groupe New Wave anglais Heaven 17 lui propose de produire un titre sur leur label, à Londres. Tina est loin de son univers rock mais le 45 Tours fait un hit en Europe et dans les classements soul en Amérique. La firme Capitol qui a signé Tina Turner à Londres voudrait sortir un album mais voilà, Capitol US refuse. Vous imaginez le truc, c’est son pays, hein, mais non, on estime en haut lieu que la promo va coûter trop cher pour ne pas vendre grand chose. Ce n’est donc pas la joie.<br /><br />Mais voilà, au cours de ce printemps - été 1983, une toute nouvelle signature de Capitol America fait exploser les records de vente : David Bowie. Et quand il débarque pour la promotion de son nouvel album, Let’s Dance, alors que le single démarre sur les chapeaux de roue et qu’on entend plus que lui à la radio, les pontes de la firme de disques lui ont préparé une belle soirée new yorkaise avec grand restaurant et tout le toutim. <br /><br />Ah non, répond Bowie, j’peux pas, je vais voir ma chanteuse préférée. <br /><br />Qui ? <br /><br />Tina Turner. <br /><br />Il faut dire que Tina vient de reprendre un de ses vieux titres avec les gars de Heaven 17, le cover figurant en face B, n’est pas génial mais c’est la chanson d’un album dont l’insuccès avait laissé Bowie sur sa faim dix ans auparavant. <br /><br />Alors que fait le staff de Capitol, il accompagne son artiste évidemment, au Ritz, et se retrouvent avec entre autres Keith Richards et le tennisman John McEnroe. Tina est à la hauteur du challenge, elle emballe le public et quand en applaudissant, Bowie se retourne vers eux en disant : vous devriez sortir son album. Mais bien sûr, David. Voilà comment en ce premier septembre 84, grâce au petit coup de pouce de David Bowie, Tina Turner se retrouve N°1 pour la première fois de sa carrière alors que tout le monde s’attendait à la voir disparaître dans l’arrière-boutique du showbiz. Avec un single qu’elle n’aimait pas, en plus ! Non, elle en aurait préféré un autre, plus rock, mais bon, elle ne va pas faire la fine bouche.]]></itunes:summary><itunes:duration>438</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8ab15c4d63eb6b4270776366193348d7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Septembre 2001 et toujours en été pour Michael Jackson</title><link>https://www.spreaker.com/episode/septembre-2001-et-toujours-en-ete-pour-michael-jackson--67593047</link><description><![CDATA[Le 7 septembre 2001, c’est toujours l’été à New York. Une température qui varie entre 25 et 30°C, de rares passages nuageux, c’est l’été indien comme on l’aime à Manhattan doit avoir lieu l’événement de l’année. En effet, ce soir à Madison Square Garden a lieu la première des deux représentations célébrant les 30 ans de carrière de Michael Jackson ? A 43 ans, c’est pas mal, hein ? Et encore ce sont les 30 ans du premier disque des Jacksons Five, avec qui il va jouer ce soir. Imaginez le truc, tous les frères Jackson seront sur scène pour un bon best of de leurs hits, c’est historique ! Mais ce n’est pas tout puisqu’une pléiade de géants de la pop, de Whitney Houston à Ray Charles en passant par Usher, Britney Spears et les Destiny’s Child, seront aussi de la partie. Et puis bien sûr, Michael terminera seul avec trois titres dont son nouveau single, et oui, il s’agit aussi et surtout d’un programme télé pour CBS afin de lancer le nouvel album de Michael. Un Michael dont les ventes de disques s’éloignent de plus en plus du record de Thriller et qui, aussi, s’est plaint de ne pas avoir eu assez de temps pour répéter un tel événement télévisé.<br /><br />20 heures, la salle est en ébullition, avec ses plus de 20.000 sièges occupés mais voilà, Michael, qui est censé assister à la première partie aux premiers rangs, n’est toujours pas arrivé. 20.30, toujours pas de Michael et il ne répond pas au téléphone. Son assistant se fait ouvrir la porte de la chambre d’hôtel où il est descendu et constate que la star de la soirée est au lit. Il dort.<br /><br /> T’as pris quelque chose ?<br /><br />Du Demorol, j’avais trop mal au dos.<br /><br />On se fiche de ce que tu as pris. Tu dois monter sur scène.<br /><br />Michael arrive très en retard et mal en point, au bras d’Elizabeth Taylor. Sous les flashes des photographes, il répond mécaniquement à une ou deux questions, comme un zombie. Ambiance Thriller. Et arrivé en coulisses, il dort debout. C’est la panique à la production, on a du mal à croire qu’il puisse assurer. Mais il y arrive malgré quelques hésitations, et bien sûr, une légère déception dans le public. Heureusement qu’il y a une seconde représentation dans trois jours, Michael a le temps de mettre au point ce qui ne fonctionne pas, et surtout d’être clair, en forme ce 10 septembre 2001 au soir.<br /><br />Même si l’audience cumulée des deux diffusions sur CBS de cette célébration dépassera les 70 millions de téléspectateurs en novembre, un chiffre ahurissant, ce ne seront cependant pas ces images que nous garderons imprimées de ce mois de septembre 2001 et qui vont, on le comprend, faire passer au second plan la sortie du nouvel album de Michael Jackson.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67593047</guid><pubDate>Tue, 02 Sep 2025 10:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67593047/328846_septembre_2001_et_toujours_en_ete_pour_michael_jackson.mp3" length="6824541" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 7 septembre 2001, c’est toujours l’été à New York. Une température qui varie entre 25 et 30°C, de rares passages nuageux, c’est l’été indien comme on l’aime à Manhattan doit avoir lieu l’événement de l’année. En effet, ce soir à Madison Square...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 7 septembre 2001, c’est toujours l’été à New York. Une température qui varie entre 25 et 30°C, de rares passages nuageux, c’est l’été indien comme on l’aime à Manhattan doit avoir lieu l’événement de l’année. En effet, ce soir à Madison Square Garden a lieu la première des deux représentations célébrant les 30 ans de carrière de Michael Jackson ? A 43 ans, c’est pas mal, hein ? Et encore ce sont les 30 ans du premier disque des Jacksons Five, avec qui il va jouer ce soir. Imaginez le truc, tous les frères Jackson seront sur scène pour un bon best of de leurs hits, c’est historique ! Mais ce n’est pas tout puisqu’une pléiade de géants de la pop, de Whitney Houston à Ray Charles en passant par Usher, Britney Spears et les Destiny’s Child, seront aussi de la partie. Et puis bien sûr, Michael terminera seul avec trois titres dont son nouveau single, et oui, il s’agit aussi et surtout d’un programme télé pour CBS afin de lancer le nouvel album de Michael. Un Michael dont les ventes de disques s’éloignent de plus en plus du record de Thriller et qui, aussi, s’est plaint de ne pas avoir eu assez de temps pour répéter un tel événement télévisé.<br /><br />20 heures, la salle est en ébullition, avec ses plus de 20.000 sièges occupés mais voilà, Michael, qui est censé assister à la première partie aux premiers rangs, n’est toujours pas arrivé. 20.30, toujours pas de Michael et il ne répond pas au téléphone. Son assistant se fait ouvrir la porte de la chambre d’hôtel où il est descendu et constate que la star de la soirée est au lit. Il dort.<br /><br /> T’as pris quelque chose ?<br /><br />Du Demorol, j’avais trop mal au dos.<br /><br />On se fiche de ce que tu as pris. Tu dois monter sur scène.<br /><br />Michael arrive très en retard et mal en point, au bras d’Elizabeth Taylor. Sous les flashes des photographes, il répond mécaniquement à une ou deux questions, comme un zombie. Ambiance Thriller. Et arrivé en coulisses, il dort debout. C’est la panique à la production, on a du mal à croire qu’il puisse assurer. Mais il y arrive malgré quelques hésitations, et bien sûr, une légère déception dans le public. Heureusement qu’il y a une seconde représentation dans trois jours, Michael a le temps de mettre au point ce qui ne fonctionne pas, et surtout d’être clair, en forme ce 10 septembre 2001 au soir.<br /><br />Même si l’audience cumulée des deux diffusions sur CBS de cette célébration dépassera les 70 millions de téléspectateurs en novembre, un chiffre ahurissant, ce ne seront cependant pas ces images que nous garderons imprimées de ce mois de septembre 2001 et qui vont, on le comprend, faire passer au second plan la sortie du nouvel album de Michael Jackson.]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8d22d68a6310852a72e6f45748da0f83.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Laurent Voulzy : là où il va, c'est Mélancollection (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/laurent-voulzy-la-ou-il-va-c-est-melancollection-episode-5--67540047</link><description><![CDATA[Laurent Voulzy n’a jamais été un homme pressé. Chaque chanson est un voyage, un paysage sonore où le temps semble s’arrêter ou revenir. Depuis ses débuts avec Rockollection, il a toujours su mêler nostalgie, poésie et mélodies lumineuses. En 1977, à 29 ans, il veut déjà raconter sa jeunesse avec les chansons qui l’ont fait rêver. L’idée est folle : un patchwork de hits anglais des sixties, avec ses propres mots et sa propre voix. Chaque accord, chaque refrain, est un fragment de mémoire. Il trouve même un titre : Mélancollection. Mélancolie + collection. Parce que oui, il y a une douceur triste ou une nostalgie heureuse dans ses souvenirs. <br /><br />Le producteur, lui, fronce les sourcils : C’est trop triste, Laurent. Le public ne suivra pas. Voulzy hésite. Il aime ce mot. Cette idée que sa chanson respire un peu de nostalgie. Après quelques discussions, ils trouvent le compromis parfait : Rockollection. Rock, pour le rythme, l’énergie. Collection, pour le côté souvenirs. Et ça fonctionne. Tout est là : la nostalgie reste, mais elle danse. À la sortie du single, c’est l’explosion. Les adolescents encore à l’âge de lire Podium découvrent une manière de revivre leurs propres souvenirs. Les adultes retrouvent les leurs, qui datent de bien avant. <br /><br />Cet énorme succès en poche, à travers les années et les décennies qui ont suivi, Laurent Voulzy a tissé patiemment, et lentement, une discographie où la lumière, le rêve et le temps se sont entrelacés. Et le voyage a continué, toujours. C’est d’ailleurs ce fil conducteur qui le mène au succès, encore une fois, de son Là où je vais, une chanson plus récente, du XXI° siècle, mais qui reprend tous les thèmes chers à l’artiste : le périple intérieur, la douceur, et cette capacité à nous transporter ailleurs. Dans ce titre, Voulzy regarde vers l’avenir avec la même poésie qui l’accompagne depuis le début : tendre une main au rêveur qui sommeille en chacun de nous, et rappeler que, peu importe où la vie nous mène, il y a toujours un endroit vers lequel l’âme peut s’envoler.<br /><br />Avec Là où je vais, le parcours de Laurent Voulzy trouve une belle conclusion pour une chanson inédite figurant sur une double compilation de hits, mais c’est aussi, en cette année 2003, un nouveau départ. Comme toujours, ses chansons ne vieillissent pas : elles voyagent avec nous, et nous rappellent que la musique est un horizon infini, un chemin qui mène vers un ailleurs.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67540047</guid><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 08:24:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67540047/328535_laurent_voulzy_la_ou_il_va_c_est_melancollection_episode_5.mp3" length="7548453" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Laurent Voulzy n’a jamais été un homme pressé. Chaque chanson est un voyage, un paysage sonore où le temps semble s’arrêter ou revenir. Depuis ses débuts avec Rockollection, il a toujours su mêler nostalgie, poésie et mélodies lumineuses. En 1977, à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Laurent Voulzy n’a jamais été un homme pressé. Chaque chanson est un voyage, un paysage sonore où le temps semble s’arrêter ou revenir. Depuis ses débuts avec Rockollection, il a toujours su mêler nostalgie, poésie et mélodies lumineuses. En 1977, à 29 ans, il veut déjà raconter sa jeunesse avec les chansons qui l’ont fait rêver. L’idée est folle : un patchwork de hits anglais des sixties, avec ses propres mots et sa propre voix. Chaque accord, chaque refrain, est un fragment de mémoire. Il trouve même un titre : Mélancollection. Mélancolie + collection. Parce que oui, il y a une douceur triste ou une nostalgie heureuse dans ses souvenirs. <br /><br />Le producteur, lui, fronce les sourcils : C’est trop triste, Laurent. Le public ne suivra pas. Voulzy hésite. Il aime ce mot. Cette idée que sa chanson respire un peu de nostalgie. Après quelques discussions, ils trouvent le compromis parfait : Rockollection. Rock, pour le rythme, l’énergie. Collection, pour le côté souvenirs. Et ça fonctionne. Tout est là : la nostalgie reste, mais elle danse. À la sortie du single, c’est l’explosion. Les adolescents encore à l’âge de lire Podium découvrent une manière de revivre leurs propres souvenirs. Les adultes retrouvent les leurs, qui datent de bien avant. <br /><br />Cet énorme succès en poche, à travers les années et les décennies qui ont suivi, Laurent Voulzy a tissé patiemment, et lentement, une discographie où la lumière, le rêve et le temps se sont entrelacés. Et le voyage a continué, toujours. C’est d’ailleurs ce fil conducteur qui le mène au succès, encore une fois, de son Là où je vais, une chanson plus récente, du XXI° siècle, mais qui reprend tous les thèmes chers à l’artiste : le périple intérieur, la douceur, et cette capacité à nous transporter ailleurs. Dans ce titre, Voulzy regarde vers l’avenir avec la même poésie qui l’accompagne depuis le début : tendre une main au rêveur qui sommeille en chacun de nous, et rappeler que, peu importe où la vie nous mène, il y a toujours un endroit vers lequel l’âme peut s’envoler.<br /><br />Avec Là où je vais, le parcours de Laurent Voulzy trouve une belle conclusion pour une chanson inédite figurant sur une double compilation de hits, mais c’est aussi, en cette année 2003, un nouveau départ. Comme toujours, ses chansons ne vieillissent pas : elles voyagent avec nous, et nous rappellent que la musique est un horizon infini, un chemin qui mène vers un ailleurs.]]></itunes:summary><itunes:duration>472</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0284a4ac727afa3200cb973b0f50e951.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Laurent Voulzy &amp; Serge Gainsbourg (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/laurent-voulzy-serge-gainsbourg-episode-4--67539994</link><description><![CDATA[3 février 1990, les années 80 sont finies. Viendront celles où on les pleurera mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Ce soir à Paris, les sièges du Zénith sont occupés par tous les acteurs de la chanson française pour une nouvelle cérémonie des Victoires de la Musique avec en finale, un trophée d’honneur remis à Serge Gainsbourg pour l’ensemble de son œuvre et l’immense influence qu’il exerce. <br /><br />Serge est le premier à se dire que ça sent le sapin. Il est aux premières loges. Alors il va donner le meilleur de lui-même, se montrer tel qu’il est vraiment, fini les frasques et la provoc cathodique pour faire les gros titres. Pour ce faire, il a loué le plus beau des costumes avec nœud pap et reste sobre. C’est Michel Sardou qui est chargé du discours et qui entame La Javanaise, suivi par Patrick Bruel, la nouvelle star, un symbole, et Vanessa Paradis, avec qui Gainsbourg travaille actuellement. Et puis, last but not least, il y a Laurent Voulzy. Il t’aimait bien, hein ? lui dit Alain Souchon en regardant les images plus de 20 ans après. C’est vrai que sur le papier Voulzy et Gainsbourg sont deux des artistes qui ont dominé et façonné le son des années 80. On pourrait croire de prime abord qu’ils sont l’eau et le feu, sans doute la raison pour laquelle on n’a pas eu la joie de les voir collaborer.<br /><br />Sans doute étaient-ils trop complets musicalement pour avoir à collaborer. Mais il n’empêche, ils partageaient la même passion pour le son et les arrangements. Combien d’ingénieurs du son et d’assistants pourraient témoigner de ces nuits interminables avec un Gainsbourg qui demandait à entendre et réentendre encore chaque piste, remixer, demander à l’interprète qui le chantait de réinterpréter car le résultat ne correspondait pas tout-à-fait au morceau qu’il avait dans la tête.<br /><br />Alors c’est vrai que Gainsbourg souffre d’une mauvaise réputation de bâcleur et travailleur de dernière minute, à cause des anecdotes qui ont été trop racontées. Ce n’était vrai que pour les textes, pas la musique. La musique, c’était comme par Voulzy, qui est là, assis dans la salle à reprendre la Javanaise pour lui, et avec lui. Il vient, comme Gainsbourg, de sortir une compile qui casse la baraque chez les disquaires. Tous deux voient leurs singles connus et moins connus alignés sur un même CD suscitant une admiration nouvelle. Et tous deux préparent un nouvel album. Pour Gainsbourg, ce sera un disque de blues qu’il va enregistrer à la Nouvelle Orléans mais que le destin abandonnera à jamais dans les limbes. Quant à Laurent, son Caché Derrière sera son plus grand succès, un des plus grands dans l’histoire de l’industrie de la musique française, un disque aux accents mélancoliques et nostalgiques, il est vrai que Gainsbourg était pour lui une source d’inspiration et de rêve.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67539994</guid><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 08:10:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67539994/328521_laurent_voulzy_serge_gainsbourg_episode_4.mp3" length="7626605" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>3 février 1990, les années 80 sont finies. Viendront celles où on les pleurera mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Ce soir à Paris, les sièges du Zénith sont occupés par tous les acteurs de la chanson française pour une nouvelle cérémonie des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[3 février 1990, les années 80 sont finies. Viendront celles où on les pleurera mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Ce soir à Paris, les sièges du Zénith sont occupés par tous les acteurs de la chanson française pour une nouvelle cérémonie des Victoires de la Musique avec en finale, un trophée d’honneur remis à Serge Gainsbourg pour l’ensemble de son œuvre et l’immense influence qu’il exerce. <br /><br />Serge est le premier à se dire que ça sent le sapin. Il est aux premières loges. Alors il va donner le meilleur de lui-même, se montrer tel qu’il est vraiment, fini les frasques et la provoc cathodique pour faire les gros titres. Pour ce faire, il a loué le plus beau des costumes avec nœud pap et reste sobre. C’est Michel Sardou qui est chargé du discours et qui entame La Javanaise, suivi par Patrick Bruel, la nouvelle star, un symbole, et Vanessa Paradis, avec qui Gainsbourg travaille actuellement. Et puis, last but not least, il y a Laurent Voulzy. Il t’aimait bien, hein ? lui dit Alain Souchon en regardant les images plus de 20 ans après. C’est vrai que sur le papier Voulzy et Gainsbourg sont deux des artistes qui ont dominé et façonné le son des années 80. On pourrait croire de prime abord qu’ils sont l’eau et le feu, sans doute la raison pour laquelle on n’a pas eu la joie de les voir collaborer.<br /><br />Sans doute étaient-ils trop complets musicalement pour avoir à collaborer. Mais il n’empêche, ils partageaient la même passion pour le son et les arrangements. Combien d’ingénieurs du son et d’assistants pourraient témoigner de ces nuits interminables avec un Gainsbourg qui demandait à entendre et réentendre encore chaque piste, remixer, demander à l’interprète qui le chantait de réinterpréter car le résultat ne correspondait pas tout-à-fait au morceau qu’il avait dans la tête.<br /><br />Alors c’est vrai que Gainsbourg souffre d’une mauvaise réputation de bâcleur et travailleur de dernière minute, à cause des anecdotes qui ont été trop racontées. Ce n’était vrai que pour les textes, pas la musique. La musique, c’était comme par Voulzy, qui est là, assis dans la salle à reprendre la Javanaise pour lui, et avec lui. Il vient, comme Gainsbourg, de sortir une compile qui casse la baraque chez les disquaires. Tous deux voient leurs singles connus et moins connus alignés sur un même CD suscitant une admiration nouvelle. Et tous deux préparent un nouvel album. Pour Gainsbourg, ce sera un disque de blues qu’il va enregistrer à la Nouvelle Orléans mais que le destin abandonnera à jamais dans les limbes. Quant à Laurent, son Caché Derrière sera son plus grand succès, un des plus grands dans l’histoire de l’industrie de la musique française, un disque aux accents mélancoliques et nostalgiques, il est vrai que Gainsbourg était pour lui une source d’inspiration et de rêve.]]></itunes:summary><itunes:duration>477</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4ad9bcafb712c9d237b32ecd0564caa8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Laurent Voulzy et le temps qui passe (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/laurent-voulzy-et-le-temps-qui-passe-episode-3--67539838</link><description><![CDATA[Il est désormais loin le temps où tous les artistes, quelle que soit leur nationalité, devaient sortir un album par an et une paire de singles pour espérer rester dans la course impitoyable au succès. Oh il y avait déjà une exception, Laurent Voulzy, qui dès ses débuts a opté pour un album de chansons originales par décennie et un single par an. Et ce n’est pas parce que c’était bon comme ça, non. Laurent a toujours été un orfèvre qui a du mal à laisser partir son bijou, le retaillant sans cesse.<br /><br />Et ça marche ! En 1992, Laurent Voulzy n’est plus seulement le chanteur de Rockollection ou de Belle-Île-en-Mer. Il est devenu un créateur rare et célébré grâce à son troisième et nouvel album, le CD absolu qui ne compte aucun temps mort entre les six tubes qu’il va donner dont plusieurs battent des records de diffusion radio. Cet album dénommé à juste titre Caché derrière est celui qui pousse Laurent à, enfin, monter sur scène, plus de quinze ans après son premier tube. Vous le croyez ça ? On l’a peut-être oublié mais c’est vrai. Ce qui est vrai aussi, c’est que d’emblée il a affiché un tel génie, une telle maîtrise sur scène que ces années d’absence invraisemblable ont d’office été gommées. C’est comme si Laurent avait toujours été sur le devant de la scène. <br /><br />Mais voilà, c’est pas pour ça qu’il va aller plus vite pour sortir de nouvelles chansons. Il va falloir attendre le siècle suivant, soit neuf ans en tout, pour entendre un nouveau single de Laurent Voulzy à la radio. Je me rappelle encore du bazar des attachés de presse de la firme de disques autour de l’arrivée de ce disque improbable, inespéré. Le texte, signé Alain Souchon, raconte l’attente, l’absence, la force d’un amour qui se vit comme une épopée intime. Le mot « héroïne » ne désigne pas une guerrière de roman, mais une femme réelle, forte et insaisissable, capable de bouleverser une vie. L’enregistrement est somptueux. Les arrangements, luxuriants, portent la voix de Voulzy comme une vague. La chanson dure plus de six minutes, un format inimaginable pour la radio. Mais c’est aussi ça, Laurent : ne pas céder à la mode, suivre son inspiration.<br /><br />Avec Une héroïne, Laurent Voulzy rappelle qu’il est un orfèvre : un artiste qui écrit peu, mais dont chaque chanson compte. Après ce retour triomphal, il pourra à nouveau disparaître, prendre son temps, malgré quelques surprises, mais revenir, toujours avec des mélodies qui marquent des générations entières.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67539838</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2025 08:03:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67539838/328514_laurent_voulzy_et_le_temps_qui_passe_episode_3.mp3" length="6520692" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il est désormais loin le temps où tous les artistes, quelle que soit leur nationalité, devaient sortir un album par an et une paire de singles pour espérer rester dans la course impitoyable au succès. Oh il y avait déjà une exception, Laurent Voulzy,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il est désormais loin le temps où tous les artistes, quelle que soit leur nationalité, devaient sortir un album par an et une paire de singles pour espérer rester dans la course impitoyable au succès. Oh il y avait déjà une exception, Laurent Voulzy, qui dès ses débuts a opté pour un album de chansons originales par décennie et un single par an. Et ce n’est pas parce que c’était bon comme ça, non. Laurent a toujours été un orfèvre qui a du mal à laisser partir son bijou, le retaillant sans cesse.<br /><br />Et ça marche ! En 1992, Laurent Voulzy n’est plus seulement le chanteur de Rockollection ou de Belle-Île-en-Mer. Il est devenu un créateur rare et célébré grâce à son troisième et nouvel album, le CD absolu qui ne compte aucun temps mort entre les six tubes qu’il va donner dont plusieurs battent des records de diffusion radio. Cet album dénommé à juste titre Caché derrière est celui qui pousse Laurent à, enfin, monter sur scène, plus de quinze ans après son premier tube. Vous le croyez ça ? On l’a peut-être oublié mais c’est vrai. Ce qui est vrai aussi, c’est que d’emblée il a affiché un tel génie, une telle maîtrise sur scène que ces années d’absence invraisemblable ont d’office été gommées. C’est comme si Laurent avait toujours été sur le devant de la scène. <br /><br />Mais voilà, c’est pas pour ça qu’il va aller plus vite pour sortir de nouvelles chansons. Il va falloir attendre le siècle suivant, soit neuf ans en tout, pour entendre un nouveau single de Laurent Voulzy à la radio. Je me rappelle encore du bazar des attachés de presse de la firme de disques autour de l’arrivée de ce disque improbable, inespéré. Le texte, signé Alain Souchon, raconte l’attente, l’absence, la force d’un amour qui se vit comme une épopée intime. Le mot « héroïne » ne désigne pas une guerrière de roman, mais une femme réelle, forte et insaisissable, capable de bouleverser une vie. L’enregistrement est somptueux. Les arrangements, luxuriants, portent la voix de Voulzy comme une vague. La chanson dure plus de six minutes, un format inimaginable pour la radio. Mais c’est aussi ça, Laurent : ne pas céder à la mode, suivre son inspiration.<br /><br />Avec Une héroïne, Laurent Voulzy rappelle qu’il est un orfèvre : un artiste qui écrit peu, mais dont chaque chanson compte. Après ce retour triomphal, il pourra à nouveau disparaître, prendre son temps, malgré quelques surprises, mais revenir, toujours avec des mélodies qui marquent des générations entières.]]></itunes:summary><itunes:duration>408</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b5c7481b0248ac4abb9faff0aaa4a111.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>When Laurent Voulzy Met Paul McCartney (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/when-laurent-voulzy-met-paul-mccartney-episode-2--67539793</link><description><![CDATA[Ca nous a sauté aux oreilles dès son premier tube, en 1977 : Laurent Voulzy est un fan des Beatles. Mais pas un « fan » comme on dit vite fait, non. Lui, c’est du sérieux. Les Beatles, il les a écoutés à s’en user les pavillons. À l’âge de douze ans, il a appris la guitare uniquement pour jouer leurs chansons.<br /><br />Et justement, un après-midi de 1978, son téléphone sonne. Voulzy décroche.<br /><br />— Laurent, it’s Paul here.<br /><br />Laurent pense à une blague, un pote qui imite McCartney. Ça doit être ça. Sauf que non. C’est bien Lui au bout du fil, qui a entendu Rockollection, et qui a adoré. Il lui dit même avoir retrouvé dans cette chanson française, l’énergie et la mélancolie des débuts des Beatles. Laurent est sous le choc. Imaginez : vous avez grandi en imitant vos idoles, et un jour, c’est l’une d’elles qui vous appelle pour dire qu’elle aime ce que vous faites.<br /><br />Les deux hommes se rencontrent. Paul, en gentleman, demande : Tu veux qu’on joue quelque chose ? Voulzy, paralysé, n’ose pas sortir sa guitare. Il se contente d’écouter, de parler musique, de boire chaque mot comme un gosse. Il dira : Je ne pouvais pas jouer devant Paul. Moi, je suis son fan, pas son confrère.<br /><br />Hey Laurent, ça va ?<br /><br />Laurent sort du vieux rêve qu’il avait fait à la sortie de Rockollection, s’imaginant fraterniser avec McCartney. Nous sommes dix ans plus tard, et il est dans les coulisses d’un studio télé, face à Michel Drucker. Oui, Laurent Voulzy est assis face à la porte fermée d’une loge sur laquelle il est écrit Paul McCartney, avec un poster et un feutre en main. Devinant qu’il a l’air d’un gamin, lui la désormais star française aux multiples tubes, il dit d’emblée à l’animateur : <br /><br />J’attendrai le temps qu’il faut. T’imagine pas ce qu’il représente pour moi.<br /><br />Attends, dit Drucker, je vais lui dire qui tu es.<br /><br />Drucker entre la loge de McCartney qui a accepté de venir chanter pour le Téléthon, son dernier tube en date, qui faisait lui aussi référence, comme la chanson de Voulzy, à cette période qu’il trouve déjà très lointaine. Vingt ans ! Et aussi sept ans après la mort brutale de son ami John, Paul n’est pas encore débarrassé de sa peur du public. Il n’y en aura d’ailleurs pas, à sa demande, sur le plateau. <br /><br />Paul, le gars qui attend devant ta porte, c’est un chanteur très célèbre ici, et un excellent guitariste. Il a un son ! Tu n’imagines pas à quel point tu comptes pour lui.<br /><br />McCartney fait un signe de la main signifiant OK, OK, il n’en est pas à sa première star qui est fan de lui. Michel appelle Laurent qui entre. McCartney vient vers lui et lui serre la main sans que Voulzy n’arrive pas à sortir un mot car, comme il le dira, c’était comme si l’ex-Beatle venait de tomber d’un poster.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67539793</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2025 07:54:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67539793/328511_when_laurent_voulzy_met_paul_mccartney_episode_2.mp3" length="6721312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ca nous a sauté aux oreilles dès son premier tube, en 1977 : Laurent Voulzy est un fan des Beatles. Mais pas un « fan » comme on dit vite fait, non. Lui, c’est du sérieux. Les Beatles, il les a écoutés à s’en user les pavillons. À l’âge de douze ans,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ca nous a sauté aux oreilles dès son premier tube, en 1977 : Laurent Voulzy est un fan des Beatles. Mais pas un « fan » comme on dit vite fait, non. Lui, c’est du sérieux. Les Beatles, il les a écoutés à s’en user les pavillons. À l’âge de douze ans, il a appris la guitare uniquement pour jouer leurs chansons.<br /><br />Et justement, un après-midi de 1978, son téléphone sonne. Voulzy décroche.<br /><br />— Laurent, it’s Paul here.<br /><br />Laurent pense à une blague, un pote qui imite McCartney. Ça doit être ça. Sauf que non. C’est bien Lui au bout du fil, qui a entendu Rockollection, et qui a adoré. Il lui dit même avoir retrouvé dans cette chanson française, l’énergie et la mélancolie des débuts des Beatles. Laurent est sous le choc. Imaginez : vous avez grandi en imitant vos idoles, et un jour, c’est l’une d’elles qui vous appelle pour dire qu’elle aime ce que vous faites.<br /><br />Les deux hommes se rencontrent. Paul, en gentleman, demande : Tu veux qu’on joue quelque chose ? Voulzy, paralysé, n’ose pas sortir sa guitare. Il se contente d’écouter, de parler musique, de boire chaque mot comme un gosse. Il dira : Je ne pouvais pas jouer devant Paul. Moi, je suis son fan, pas son confrère.<br /><br />Hey Laurent, ça va ?<br /><br />Laurent sort du vieux rêve qu’il avait fait à la sortie de Rockollection, s’imaginant fraterniser avec McCartney. Nous sommes dix ans plus tard, et il est dans les coulisses d’un studio télé, face à Michel Drucker. Oui, Laurent Voulzy est assis face à la porte fermée d’une loge sur laquelle il est écrit Paul McCartney, avec un poster et un feutre en main. Devinant qu’il a l’air d’un gamin, lui la désormais star française aux multiples tubes, il dit d’emblée à l’animateur : <br /><br />J’attendrai le temps qu’il faut. T’imagine pas ce qu’il représente pour moi.<br /><br />Attends, dit Drucker, je vais lui dire qui tu es.<br /><br />Drucker entre la loge de McCartney qui a accepté de venir chanter pour le Téléthon, son dernier tube en date, qui faisait lui aussi référence, comme la chanson de Voulzy, à cette période qu’il trouve déjà très lointaine. Vingt ans ! Et aussi sept ans après la mort brutale de son ami John, Paul n’est pas encore débarrassé de sa peur du public. Il n’y en aura d’ailleurs pas, à sa demande, sur le plateau. <br /><br />Paul, le gars qui attend devant ta porte, c’est un chanteur très célèbre ici, et un excellent guitariste. Il a un son ! Tu n’imagines pas à quel point tu comptes pour lui.<br /><br />McCartney fait un signe de la main signifiant OK, OK, il n’en est pas à sa première star qui est fan de lui. Michel appelle Laurent qui entre. McCartney vient vers lui et lui serre la main sans que Voulzy n’arrive pas à sortir un mot car, comme il le dira, c’était comme si l’ex-Beatle venait de tomber d’un poster.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/43353f934c4a25ca9d0ff858dffa7e8d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Larent Voulzy et nous (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/larent-voulzy-et-nous-episode-1--67539767</link><description><![CDATA[Vous connaissez sans doute l’histoire de ce titre de Laurent Voulzy qui à la fin des années 80 avait été élu par le public français, meilleure chanson de la décennie. En effet en 1980, Laurent cherche l’idée du prochain single quand là, dans un livre de voyage, il tombe sur une photo de Belle-Île-en-Mer. Le nom l’interpelle et le paysage le fait rêver. Pas de Google image à l’époque, mais n’empêche, c’est ça être compositeur, quelques accords lui viennent, puis des mots : Belle-Île-en-Mer, Ouessant, Marie-Galante, Saint-Vincent… Il aligne des noms comme on enfile des perles. Des lieux réels, mais pour lui, encore imaginaires et qui, sous la plume de Souchon, se transforment en une carte postale envoyée d’un endroit où il n’est jamais allé.<br /><br />Quelques mois plus tard, Voulzy finit par se rendre dans cette île qui est désormais célèbre grâce à lui. Et là, surprise, car les Bellilois l’attendent. Tu as chanté notre île mieux que nous, lui dit-on. Laurent, ému, avoue qu’il ne la connaissait pas, qu’il a écrit la chanson en rêvant. Son rêve a parlé juste …<br /><br />Et huit ans plus tard, Laurent Voulzy sort un titre qui, au premier abord, peut également faire croire à une chanson d’été mais qui est, en fait, bien plus qu’un air de plage. L’histoire commence en Guadeloupe. Laurent est en vacances, il a emporté avec lui un petit synthé, un instrument minuscule sur lequel il bidouille une suite d’accords qu’il pense d’abord utiliser pour une face B mais très vite, il sent qu’il tient quelque chose. Quelques mots lui viennent, en anglais : « In the sun down… » Et soudain, la phrase claque : Le Soleil donne. Simple, évident.<br /><br />De retour à Paris, il en parle à son complice Alain Souchon qui lui écrit des paroles limpides : Le soleil donne la même couleur aux gens. Tout est dit dans ce message universel car bien sûr que le soleil se fiche de nos origines, de nos différences. Il éclaire tout le monde pareil. Laurent, qui a connu le racisme dans son enfance de métis, y met beaucoup de lui-même. Et comme le message ne doit pas avoir de frontières, il reprend les paroles en plusieurs langues. En studio, l’ambiance est particulière. Voulzy veut que la chanson reste légère, mais que le fond transparaisse.<br /><br />À sa sortie, en 1988, Le Soleil donne devient un tube. On le chante en France, en Belgique, en Suisse, au Québec. Dans les écoles, les colonies de vacances, les veillées, tout le monde s’en empare. C’est une chanson simple, facile à fredonner, mais qui, mine de rien, porte un message profond, comme celui de Bob Marley : sous la peau coule un même sang rouge, nous sommes tous pareils.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/67539767</guid><pubDate>Thu, 28 Aug 2025 07:37:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/67539767/328508_larent_voulzy_et_nous_episode_1.mp3" length="6241070" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous connaissez sans doute l’histoire de ce titre de Laurent Voulzy qui à la fin des années 80 avait été élu par le public français, meilleure chanson de la décennie. En effet en 1980, Laurent cherche l’idée du prochain single quand là, dans un livre...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous connaissez sans doute l’histoire de ce titre de Laurent Voulzy qui à la fin des années 80 avait été élu par le public français, meilleure chanson de la décennie. En effet en 1980, Laurent cherche l’idée du prochain single quand là, dans un livre de voyage, il tombe sur une photo de Belle-Île-en-Mer. Le nom l’interpelle et le paysage le fait rêver. Pas de Google image à l’époque, mais n’empêche, c’est ça être compositeur, quelques accords lui viennent, puis des mots : Belle-Île-en-Mer, Ouessant, Marie-Galante, Saint-Vincent… Il aligne des noms comme on enfile des perles. Des lieux réels, mais pour lui, encore imaginaires et qui, sous la plume de Souchon, se transforment en une carte postale envoyée d’un endroit où il n’est jamais allé.<br /><br />Quelques mois plus tard, Voulzy finit par se rendre dans cette île qui est désormais célèbre grâce à lui. Et là, surprise, car les Bellilois l’attendent. Tu as chanté notre île mieux que nous, lui dit-on. Laurent, ému, avoue qu’il ne la connaissait pas, qu’il a écrit la chanson en rêvant. Son rêve a parlé juste …<br /><br />Et huit ans plus tard, Laurent Voulzy sort un titre qui, au premier abord, peut également faire croire à une chanson d’été mais qui est, en fait, bien plus qu’un air de plage. L’histoire commence en Guadeloupe. Laurent est en vacances, il a emporté avec lui un petit synthé, un instrument minuscule sur lequel il bidouille une suite d’accords qu’il pense d’abord utiliser pour une face B mais très vite, il sent qu’il tient quelque chose. Quelques mots lui viennent, en anglais : « In the sun down… » Et soudain, la phrase claque : Le Soleil donne. Simple, évident.<br /><br />De retour à Paris, il en parle à son complice Alain Souchon qui lui écrit des paroles limpides : Le soleil donne la même couleur aux gens. Tout est dit dans ce message universel car bien sûr que le soleil se fiche de nos origines, de nos différences. Il éclaire tout le monde pareil. Laurent, qui a connu le racisme dans son enfance de métis, y met beaucoup de lui-même. Et comme le message ne doit pas avoir de frontières, il reprend les paroles en plusieurs langues. En studio, l’ambiance est particulière. Voulzy veut que la chanson reste légère, mais que le fond transparaisse.<br /><br />À sa sortie, en 1988, Le Soleil donne devient un tube. On le chante en France, en Belgique, en Suisse, au Québec. Dans les écoles, les colonies de vacances, les veillées, tout le monde s’en empare. C’est une chanson simple, facile à fredonner, mais qui, mine de rien, porte un message profond, comme celui de Bob Marley : sous la peau coule un même sang rouge, nous sommes tous pareils.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>391</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1b05e5de70f3e5774b51a0c402365943.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de vos vacances</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-vos-vacances--66706294</link><description><![CDATA[Vous le sentez ? Ce petit parfum d’iode, de monoï et de gelati qui fondent trop vite ? Ça y est, on y est presque. On est fin juin. Le moment où dans les bureaux,  les écoles, les familles, tout le monde commence à décrocher un peu. Les esprits sont ailleurs. On roule déjà vitres ouvertes, avec le coude qui dépasse de la portière, le soleil sur la nuque. <br /><br />Et c’est là que revient dans votre tête, comme chaque année, la bande-son de souvenirs de vos vacances. Enfin certaines. Vous connaissez ça ?<br /><br />Le tube de l’été qui tournait sur l’autoradio de papa, une compile gravée sur le PC à la va-vite avant le départ, la cassette qu’on retournait toutes les trente minutes sur le lecteur orange fluo, entre deux plongeons dans la piscine. Et ce CD qu’on glissait dans le changeur 6 disques de la voiture, en espérant qu’il ne saute pas sur les ralentisseurs. Ou ce slow qui était parti en vrille lors d’une soirée en boîte, en Espagne ou à la côte d’Azur, ou au bal du camping sous les lampions. Finalement, en cette époque où la pub veut nous faire croire que c’est sûr, cette fois on va ramasser 250 millions, si c’était ça, le vrai luxe : avoir 15 ans à nouveau le temps d’une chanson.<br /><br />Parce qu’on l’oublie trop souvent, mais les vacances, c’est pas seulement le farniente et les files sur l’autoroute du soleil. C’est la famille qui rigole, les copains qu’on revoit, les coups de soleil qu’on n’a pas vu venir et les refrains qu’on n’a jamais oubliés. Ce sont lesquels, dites-moi ?<br /><br />Tenez, moi, c’est un été 1973. La première fois qu’on part en Espagne. Ca s’annonce magique, on est coincé dans d’interminables bouchons au poste frontière dans les Pyrénées quand tout à coup, sur les longues ondes, on envoie la chanson d’un groupe au nom improbable, Michel Fugain et le Big Bazar. Où qu’on se trouve, ça vend déjà du rêve, mais là quand vous êtes aux portes d’un pays labellisé terre de vacances comme vous n’en avez encore jamais vu, et pour cause, à onze ans à cette époque, on n’a encore rien vu.<br /><br />Les vacances, c’est ça. Ce sont des lieux, des visages, des odeurs mais surtout des musiques. Parce qu’aucun souvenir d’enfance ou d’adolescence n’est complet sans un refrain qui l’accompagne. On n’a jamais embrassé quelqu’un pour la première fois sans une musique en fond sonore. On n’a jamais quitté un endroit, un été, un amour de passage, sans une chanson dans les oreilles et un petit pincement au cœur. Alors cette année, laissez les soucis au bureau, fermez les écrans, et embarquez pour un été que vous allez vivre dans l’instant présent, le seul qui vaille la peine d’être vécu, mais en laissant tourner la musique de ces instants gravés dans votre mémoire avec le volume à fond. Vous allez voir, ça marche.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66706294</guid><pubDate>Sun, 29 Jun 2025 15:24:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66706294/323489_la_story_de_vos_vacances.mp3" length="3083040" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous le sentez ? Ce petit parfum d’iode, de monoï et de gelati qui fondent trop vite ? Ça y est, on y est presque. On est fin juin. Le moment où dans les bureaux,  les écoles, les familles, tout le monde commence à décrocher un peu. Les esprits sont...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous le sentez ? Ce petit parfum d’iode, de monoï et de gelati qui fondent trop vite ? Ça y est, on y est presque. On est fin juin. Le moment où dans les bureaux,  les écoles, les familles, tout le monde commence à décrocher un peu. Les esprits sont ailleurs. On roule déjà vitres ouvertes, avec le coude qui dépasse de la portière, le soleil sur la nuque. <br /><br />Et c’est là que revient dans votre tête, comme chaque année, la bande-son de souvenirs de vos vacances. Enfin certaines. Vous connaissez ça ?<br /><br />Le tube de l’été qui tournait sur l’autoradio de papa, une compile gravée sur le PC à la va-vite avant le départ, la cassette qu’on retournait toutes les trente minutes sur le lecteur orange fluo, entre deux plongeons dans la piscine. Et ce CD qu’on glissait dans le changeur 6 disques de la voiture, en espérant qu’il ne saute pas sur les ralentisseurs. Ou ce slow qui était parti en vrille lors d’une soirée en boîte, en Espagne ou à la côte d’Azur, ou au bal du camping sous les lampions. Finalement, en cette époque où la pub veut nous faire croire que c’est sûr, cette fois on va ramasser 250 millions, si c’était ça, le vrai luxe : avoir 15 ans à nouveau le temps d’une chanson.<br /><br />Parce qu’on l’oublie trop souvent, mais les vacances, c’est pas seulement le farniente et les files sur l’autoroute du soleil. C’est la famille qui rigole, les copains qu’on revoit, les coups de soleil qu’on n’a pas vu venir et les refrains qu’on n’a jamais oubliés. Ce sont lesquels, dites-moi ?<br /><br />Tenez, moi, c’est un été 1973. La première fois qu’on part en Espagne. Ca s’annonce magique, on est coincé dans d’interminables bouchons au poste frontière dans les Pyrénées quand tout à coup, sur les longues ondes, on envoie la chanson d’un groupe au nom improbable, Michel Fugain et le Big Bazar. Où qu’on se trouve, ça vend déjà du rêve, mais là quand vous êtes aux portes d’un pays labellisé terre de vacances comme vous n’en avez encore jamais vu, et pour cause, à onze ans à cette époque, on n’a encore rien vu.<br /><br />Les vacances, c’est ça. Ce sont des lieux, des visages, des odeurs mais surtout des musiques. Parce qu’aucun souvenir d’enfance ou d’adolescence n’est complet sans un refrain qui l’accompagne. On n’a jamais embrassé quelqu’un pour la première fois sans une musique en fond sonore. On n’a jamais quitté un endroit, un été, un amour de passage, sans une chanson dans les oreilles et un petit pincement au cœur. Alors cette année, laissez les soucis au bureau, fermez les écrans, et embarquez pour un été que vous allez vivre dans l’instant présent, le seul qui vaille la peine d’être vécu, mais en laissant tourner la musique de ces instants gravés dans votre mémoire avec le volume à fond. Vous allez voir, ça marche.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4747f22f8bde6fccef1321c2049b043f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec Mylène Farmer</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-mylene-farmer--66706234</link><description><![CDATA[Ah, l’Amérique… Pour certains, c’est le rêve d’une vie. Pour Mylène Farmer, ce fut une échappée presque définitive. Des vacances en mode aller simple pour disparaître. Je vous raconte. <br /><br />Nous sommes au milieu des années 90. Mylène a explosé tous les records de vente avec son album Ainsi soit je… , on chante Pourvu qu’elles soient douces et Sans contrefaçon, partout, c’est l’apothéose. Tout le monde dans les médias et le public veut sa part de Mylène. Sauf elle. Parce que derrière le succès, il y a une femme fatiguée. Vidée. Et surtout très marquée par un événement dont on parle peu : l’échec cuisant de son premier film, Giorgino, en 1994. Projet personnel du duo avec son complice Laurent Boutonnat, ce film très esthétique a fait un four monumental en salles, alors que Mylène s’est donnée corps et âme dans cette œuvre sombre. Et voilà que la critique l’enterre sans fleurs ni couronnes et qu’à l’heure des visites, pas de files. Mais où est passé son immense public ? Mylène encaisse mal. Très mal.<br /><br />Alors elle s’en va. Elle s’envole pour Los Angeles, seule, anonyme. Elle loue une maison sur les hauteurs de Beverly Hills, se met à la peinture, au yoga, écrit ses pensées. Elle sort le soir, parfois, flâne sur Melrose Avenue, capuche sur la tête. Personne ne la reconnaît. Elle vit comme une ombre dans la ville des anges et du soleil.<br /><br />À ce moment, personne en France ne sait si elle reviendra un jour. Pas même Laurent Boutonnat. Elle pense sérieusement à tout arrêter. Mais c’est là qu’elle commence à écrire ce qui deviendra son grand retour : Anamorphosée. Un peu comme Sting à New York, quelques années plus tôt. Cela donne un album très influencé par ce qui sera une parenthèse américaine, plus rock, plus brut, plus libre.<br /><br />La Mylène mystérieuse qu’on connaît aujourd’hui, serait-elle née là-bas, dans cette retraite californienne, entre les doutes existentiels et quelques soirées au Château Marmont. Une star européenne parmi d’autres à L.A., sauf qu’elle, va décider de renaître et qui revient, fin 1995, avec XXL. Une autre Mylène, plus forte, plus directe, mais qui se veut toujours plus insaisissable. Et depuis ? Chaque fois qu’elle disparaît, on se dit qu’elle est peut-être repartie là-bas. Sous le soleil de Californie. Parce que même les icônes ont parfois besoin de vacances, le soleil, c’est pas bon pour elles qui risquent d’en perdre leurs couleurs. Non, ce qui leur convient ce sont de longues pauses à l’ombre, très longues.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66706234</guid><pubDate>Sun, 29 Jun 2025 11:18:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66706234/323486_en_vacances_avec_mylene_farmer.mp3" length="2816800" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ah, l’Amérique… Pour certains, c’est le rêve d’une vie. Pour Mylène Farmer, ce fut une échappée presque définitive. Des vacances en mode aller simple pour disparaître. Je vous raconte. 

Nous sommes au milieu des années 90. Mylène a explosé tous les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ah, l’Amérique… Pour certains, c’est le rêve d’une vie. Pour Mylène Farmer, ce fut une échappée presque définitive. Des vacances en mode aller simple pour disparaître. Je vous raconte. <br /><br />Nous sommes au milieu des années 90. Mylène a explosé tous les records de vente avec son album Ainsi soit je… , on chante Pourvu qu’elles soient douces et Sans contrefaçon, partout, c’est l’apothéose. Tout le monde dans les médias et le public veut sa part de Mylène. Sauf elle. Parce que derrière le succès, il y a une femme fatiguée. Vidée. Et surtout très marquée par un événement dont on parle peu : l’échec cuisant de son premier film, Giorgino, en 1994. Projet personnel du duo avec son complice Laurent Boutonnat, ce film très esthétique a fait un four monumental en salles, alors que Mylène s’est donnée corps et âme dans cette œuvre sombre. Et voilà que la critique l’enterre sans fleurs ni couronnes et qu’à l’heure des visites, pas de files. Mais où est passé son immense public ? Mylène encaisse mal. Très mal.<br /><br />Alors elle s’en va. Elle s’envole pour Los Angeles, seule, anonyme. Elle loue une maison sur les hauteurs de Beverly Hills, se met à la peinture, au yoga, écrit ses pensées. Elle sort le soir, parfois, flâne sur Melrose Avenue, capuche sur la tête. Personne ne la reconnaît. Elle vit comme une ombre dans la ville des anges et du soleil.<br /><br />À ce moment, personne en France ne sait si elle reviendra un jour. Pas même Laurent Boutonnat. Elle pense sérieusement à tout arrêter. Mais c’est là qu’elle commence à écrire ce qui deviendra son grand retour : Anamorphosée. Un peu comme Sting à New York, quelques années plus tôt. Cela donne un album très influencé par ce qui sera une parenthèse américaine, plus rock, plus brut, plus libre.<br /><br />La Mylène mystérieuse qu’on connaît aujourd’hui, serait-elle née là-bas, dans cette retraite californienne, entre les doutes existentiels et quelques soirées au Château Marmont. Une star européenne parmi d’autres à L.A., sauf qu’elle, va décider de renaître et qui revient, fin 1995, avec XXL. Une autre Mylène, plus forte, plus directe, mais qui se veut toujours plus insaisissable. Et depuis ? Chaque fois qu’elle disparaît, on se dit qu’elle est peut-être repartie là-bas. Sous le soleil de Californie. Parce que même les icônes ont parfois besoin de vacances, le soleil, c’est pas bon pour elles qui risquent d’en perdre leurs couleurs. Non, ce qui leur convient ce sont de longues pauses à l’ombre, très longues.]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f245cd2d0d05b13cd3122b7acf306691.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec John Lennon</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-john-lennon--66706108</link><description><![CDATA[Hong Kong, été 1977. David Bowie s’ennuie. Ben oui, ça arrive, même aux stars du rock en tournée mondiale qui par définition n’ont pas le temps de voir passer le temps. Mais là, il traîne dans le hall de son hôtel, accompagné de son inséparable et impitoyable assistante Coco Schwab, et de son pote Iggy Pop probablement encore jet-lagué de leur tournée nippone. Les rues moites de la ville ne lui disent rien. Trop chaud, trop loin, trop rien.<br /><br />Soudain, une silhouette surgit de l’ascenseur, sourire espiègle, baskets aux pieds, c’est John Lennon. L’ex-Beatle, en vacances anonymes avec son fils Julian, et qui ouvre les bras vers Bowie.<br /><br />Hey Dave ! Tu t’en souviens de L.A. ?<br /><br />Comment David pourrait-il oublier leur rencontre à Los Angeles trois ans plus tôt lors d’une fête chez Elizabeth Taylor. Bowie est encore timide, Lennon est déjà fan. Ils se sont retrouvés en studio à New York début 75. Bowie a lancé un riff. Lennon a poussé un Fame qui a donné un N°1 mondial.<br /><br />Et donc, ces deux grands trentenaires reprennent leur numéro comme s’ils s’étaient quittés la veille. Lennon sort des vannes et Bowie rit. Un vacancier les reconnaît :<br /><br />Vous êtes John Lennon ?<br /><br />Non, mais j’aimerais avoir son compte en banque, répond John. Bowie adore cette vanne, il va la ressortir plus d’une fois.<br /><br />David et John sortent dîner, explorent les clubs douteux de Wan Chai, un verre glacé à la main. À un moment, Lennon monte sur scène dans un bar et lance au public un Vous connaissez les Beatles ? histoire de rigoler. Plus tard, dans une échoppe, David trouve un blouson The Beatles. Il insiste pour que John l’essaie, elle ne lui va pas mais on prend une photo souvenir. Malheureusement le temps passe vite, même en vacances. C’est la dernière fois que David et John se voient. Ils devaient se retrouver à New York en décembre 1980 pendant la série de représentations de la pièce Elephant Man que David jouait à Broadway, malheureusement … <br /><br />Six ans plus tard, Bowie est de retour à Hong Kong, pour la dernière date de sa tournée Serious Moonlight. Ce soir-là, après un triomphal Let’s dance, il entonne Imagine, les larmes aux yeux. Nous sommes le 8 décembre 1983, trois ans jour pour jour après la mort de John, David ne s’en est jamais vraiment remis. Comme quoi, même les extraterrestres peuvent avoir le cœur brisé avec un souvenir d’été.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66706108</guid><pubDate>Sun, 29 Jun 2025 07:10:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66706108/323483_en_vacances_avec_john_lennon.mp3" length="2772496" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Hong Kong, été 1977. David Bowie s’ennuie. Ben oui, ça arrive, même aux stars du rock en tournée mondiale qui par définition n’ont pas le temps de voir passer le temps. Mais là, il traîne dans le hall de son hôtel, accompagné de son inséparable et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Hong Kong, été 1977. David Bowie s’ennuie. Ben oui, ça arrive, même aux stars du rock en tournée mondiale qui par définition n’ont pas le temps de voir passer le temps. Mais là, il traîne dans le hall de son hôtel, accompagné de son inséparable et impitoyable assistante Coco Schwab, et de son pote Iggy Pop probablement encore jet-lagué de leur tournée nippone. Les rues moites de la ville ne lui disent rien. Trop chaud, trop loin, trop rien.<br /><br />Soudain, une silhouette surgit de l’ascenseur, sourire espiègle, baskets aux pieds, c’est John Lennon. L’ex-Beatle, en vacances anonymes avec son fils Julian, et qui ouvre les bras vers Bowie.<br /><br />Hey Dave ! Tu t’en souviens de L.A. ?<br /><br />Comment David pourrait-il oublier leur rencontre à Los Angeles trois ans plus tôt lors d’une fête chez Elizabeth Taylor. Bowie est encore timide, Lennon est déjà fan. Ils se sont retrouvés en studio à New York début 75. Bowie a lancé un riff. Lennon a poussé un Fame qui a donné un N°1 mondial.<br /><br />Et donc, ces deux grands trentenaires reprennent leur numéro comme s’ils s’étaient quittés la veille. Lennon sort des vannes et Bowie rit. Un vacancier les reconnaît :<br /><br />Vous êtes John Lennon ?<br /><br />Non, mais j’aimerais avoir son compte en banque, répond John. Bowie adore cette vanne, il va la ressortir plus d’une fois.<br /><br />David et John sortent dîner, explorent les clubs douteux de Wan Chai, un verre glacé à la main. À un moment, Lennon monte sur scène dans un bar et lance au public un Vous connaissez les Beatles ? histoire de rigoler. Plus tard, dans une échoppe, David trouve un blouson The Beatles. Il insiste pour que John l’essaie, elle ne lui va pas mais on prend une photo souvenir. Malheureusement le temps passe vite, même en vacances. C’est la dernière fois que David et John se voient. Ils devaient se retrouver à New York en décembre 1980 pendant la série de représentations de la pièce Elephant Man que David jouait à Broadway, malheureusement … <br /><br />Six ans plus tard, Bowie est de retour à Hong Kong, pour la dernière date de sa tournée Serious Moonlight. Ce soir-là, après un triomphal Let’s dance, il entonne Imagine, les larmes aux yeux. Nous sommes le 8 décembre 1983, trois ans jour pour jour après la mort de John, David ne s’en est jamais vraiment remis. Comme quoi, même les extraterrestres peuvent avoir le cœur brisé avec un souvenir d’été.]]></itunes:summary><itunes:duration>174</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6fca8092ac4f021409f6d5149e207c12.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec des voisins bruyants</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-des-voisins-bruyants--66706071</link><description><![CDATA[Aaah ! Vacances. J’oublie tout, dit la chanson depuis des générations. Fini le réveil, rien que le bruit de la mer, comme cette année du début de ce siècle où un jeune homme se paie des vacances à vraiment pas cher sur la Côte d’Azur. Et attention ! Pas un camping à trente kilomètres de la Méditerranée, non à Beaulieu-sur-Mer, entre Nice et Saint-Jean-Cap Ferrat. La maison est de rêve, c’est celle des parents de sa copine qui lui ont demandé de la garder. Alors ce jardin en terrasse, les cactus, la piscine et le chant des oiseaux, il s’apprête à en profiter. Les batteries sont prêtes à la recharge en mode farniente et grasse matinée. <br /><br />Mais voilà, à la fin de la première soirée, alors que les cigales viennent de se taire, l’ambiance vespérale prend un tournant inattendu. En effet, les deux jeunes gens entendent des éclats de voix, des rires et des accords de guitare qui semblent venir de la maison d’à côté. À travers la fenêtre, la copine aperçoit en effet deux silhouettes y allant de leurs refrains, le verre à la main. <br /><br />À 2 heures du matin, ras-le-bol. Direction la porte des voisins bruyants. Sonnerie. La musique s’arrête net. Un calme gêné s’installe. Qu’est-ce tu vas leur dire ? Mais leur demander de faire un peu moins de bruit, voyons. C’est bien les mecs, ça, t’as peur d’eux ? Je vais leur expliquer, moi, qu’ils ne sont pas les seuls sur terre. Et là, à travers la porte, un éclat de rire contenu, et irrésistiblement communicatif. Pas assez cependant pour la petite amie qui ne semble pas contaminée quand la porte s’ouvre. Et là ? Surprise !<br /><br />Face à eux, ou à vous, imaginez que ça vous arrive, enfin ça vous est peut-être arrivé, car oui, là, dans l’embrasure de la porte, se tiennent deux icônes de la chanson française : Alain Souchon et Laurent Voulzy, gais comme des pinsons, beurrés comme des tartines, dégoulinant de bonne humeur à défaut de confiture. Champagne à la main et complices, ils leur expliquent, vous expliquent : Oaaah on fête la fin de la tournée, on a un peu oublié les voisins, désolés mais bon, c’est les vacances, hein ! Excuses acceptées, finalement, aucun reproche, juste des sourires sincères, on se tape dans le dos, bonne nuit, bonnes vacances.<br /><br />Vous retournez, ils retournent dans leur maison de vacances, l’été commence plutôt bien avec cette rencontre improbable parce que le lendemain, c’est vous qui allez réveiller deux chanteurs célèbres, enfin eux, car cette histoire est vraiment arrivée, oui avec Souchon et Voulzy. Et pensez à ceux qui ont eu la même blague avec Johnny Hallyday, et Johnny qui a eu la même blague avec le groupe Kiss, alors, vous savez qu’ils ont eu une histoire unique, à raconter lors  d’un repas, un irrésistible clin d’œil à la dolce vita estivale.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66706071</guid><pubDate>Sat, 28 Jun 2025 11:05:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66706071/323480_en_vacances_avec_des_voisins_bruyants.mp3" length="2859849" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Aaah ! Vacances. J’oublie tout, dit la chanson depuis des générations. Fini le réveil, rien que le bruit de la mer, comme cette année du début de ce siècle où un jeune homme se paie des vacances à vraiment pas cher sur la Côte d’Azur. Et attention !...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Aaah ! Vacances. J’oublie tout, dit la chanson depuis des générations. Fini le réveil, rien que le bruit de la mer, comme cette année du début de ce siècle où un jeune homme se paie des vacances à vraiment pas cher sur la Côte d’Azur. Et attention ! Pas un camping à trente kilomètres de la Méditerranée, non à Beaulieu-sur-Mer, entre Nice et Saint-Jean-Cap Ferrat. La maison est de rêve, c’est celle des parents de sa copine qui lui ont demandé de la garder. Alors ce jardin en terrasse, les cactus, la piscine et le chant des oiseaux, il s’apprête à en profiter. Les batteries sont prêtes à la recharge en mode farniente et grasse matinée. <br /><br />Mais voilà, à la fin de la première soirée, alors que les cigales viennent de se taire, l’ambiance vespérale prend un tournant inattendu. En effet, les deux jeunes gens entendent des éclats de voix, des rires et des accords de guitare qui semblent venir de la maison d’à côté. À travers la fenêtre, la copine aperçoit en effet deux silhouettes y allant de leurs refrains, le verre à la main. <br /><br />À 2 heures du matin, ras-le-bol. Direction la porte des voisins bruyants. Sonnerie. La musique s’arrête net. Un calme gêné s’installe. Qu’est-ce tu vas leur dire ? Mais leur demander de faire un peu moins de bruit, voyons. C’est bien les mecs, ça, t’as peur d’eux ? Je vais leur expliquer, moi, qu’ils ne sont pas les seuls sur terre. Et là, à travers la porte, un éclat de rire contenu, et irrésistiblement communicatif. Pas assez cependant pour la petite amie qui ne semble pas contaminée quand la porte s’ouvre. Et là ? Surprise !<br /><br />Face à eux, ou à vous, imaginez que ça vous arrive, enfin ça vous est peut-être arrivé, car oui, là, dans l’embrasure de la porte, se tiennent deux icônes de la chanson française : Alain Souchon et Laurent Voulzy, gais comme des pinsons, beurrés comme des tartines, dégoulinant de bonne humeur à défaut de confiture. Champagne à la main et complices, ils leur expliquent, vous expliquent : Oaaah on fête la fin de la tournée, on a un peu oublié les voisins, désolés mais bon, c’est les vacances, hein ! Excuses acceptées, finalement, aucun reproche, juste des sourires sincères, on se tape dans le dos, bonne nuit, bonnes vacances.<br /><br />Vous retournez, ils retournent dans leur maison de vacances, l’été commence plutôt bien avec cette rencontre improbable parce que le lendemain, c’est vous qui allez réveiller deux chanteurs célèbres, enfin eux, car cette histoire est vraiment arrivée, oui avec Souchon et Voulzy. Et pensez à ceux qui ont eu la même blague avec Johnny Hallyday, et Johnny qui a eu la même blague avec le groupe Kiss, alors, vous savez qu’ils ont eu une histoire unique, à raconter lors  d’un repas, un irrésistible clin d’œil à la dolce vita estivale.]]></itunes:summary><itunes:duration>179</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/62c5b999dc36ea9da72ffd90f16ce101.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec Monsieur Hulot</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-monsieur-hulot--66706031</link><description><![CDATA[Ça y est ? Vous y êtes ? Hé, ces deux mois de vacances, ils nous semblaient à leurs débuts ne jamais devoir prendre fin, tellement le compte des semaines à venir était du haut de nos trois pommes, innombrable. Neuf semaines, c’est interminable sous un ciel bleu. Pas de classe, ni devoirs, ni leçons ni ce soir, ni ce week-end. Demain matin, on se lèvera sans ce maudit réveil ou le clairon des parents avec la voix pleine d’insistance.<br /><br />Et puis il y a le départ en vacances et l’excitation quand la date approche. Voilà sans doute ce qui a expliqué l’énorme succès international d’un petit film français au milieu des années 50 : Les vacances de Mr Hulot. Et aussi le fait qu’il ait traversé les décennies. Notre quotidien ne ressemble plus en rien à cette époque ni aux bonnes manières de sa société stricte mais le film marche toujours aussi efficacement, malgré le noir et blanc. Il faut dire que les personnages correspondent toujours à ceux sur qui on tombe en vacances. Les gosses qui crient et font des conneries, l’homme d’affaires très pris et très imbu de sa réussite, la belle pour qui on va en pincer et qui voit les matins se lever en se demandant quand on va se décider. J’allais oublier la bande de scouts, le gars qui s’y croit, le patron d’hôtel très sérieux et le garçon j’en foutre, le couple de vieux qui se promène tout le temps et arrive en premier à l’heure du souper, non vraiment, les temps changent mais les comportements restent les mêmes. Jacques Tati met toujours dans le mille.<br /><br />Et puis, il y a la mer, la plage, le soleil. Ces jeunes gens qui vivent le meilleur moment de leur vie et vont peut-être mettre le reste à s’en remettre. Sérieux, on a tous laissé un bout de nous-mêmes en vacances, avec un Monsieur Hulot ou pas. Et quel que soit l’âge où on a vécu cet été pas comme les autres, celui qui nous revient plus ou moins régulièrement avec force, au détour d’une photo, un film, une chanson.<br /><br />Alors je ne sais pas si vous allez vous les refaire à la télé, ces Vacances de Mr Hulot, ce moment de bonheur, que vous avez peut-être connu avec Les bronzés,  Hôtel de la plage ou Camping. Le plus important est de ne pas perdre de vue que  malgré ce que vous pouvez croire parfois, quand vous y repensez, non, vous n’avez rien raté. Vous avez été, vous êtes à la hauteur des rêves de cette fille, de ce gamin que vous étiez, cet été-là. Car le présent, c’est plus que le moment plus important de votre vie, c’est le seul que vous vivrez jamais. Alors, bonnes vacances !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66706031</guid><pubDate>Sat, 28 Jun 2025 10:56:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66706031/323477_en_vacances_avec_monsieur_hulot.mp3" length="2930066" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ça y est ? Vous y êtes ? Hé, ces deux mois de vacances, ils nous semblaient à leurs débuts ne jamais devoir prendre fin, tellement le compte des semaines à venir était du haut de nos trois pommes, innombrable. Neuf semaines, c’est interminable sous un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ça y est ? Vous y êtes ? Hé, ces deux mois de vacances, ils nous semblaient à leurs débuts ne jamais devoir prendre fin, tellement le compte des semaines à venir était du haut de nos trois pommes, innombrable. Neuf semaines, c’est interminable sous un ciel bleu. Pas de classe, ni devoirs, ni leçons ni ce soir, ni ce week-end. Demain matin, on se lèvera sans ce maudit réveil ou le clairon des parents avec la voix pleine d’insistance.<br /><br />Et puis il y a le départ en vacances et l’excitation quand la date approche. Voilà sans doute ce qui a expliqué l’énorme succès international d’un petit film français au milieu des années 50 : Les vacances de Mr Hulot. Et aussi le fait qu’il ait traversé les décennies. Notre quotidien ne ressemble plus en rien à cette époque ni aux bonnes manières de sa société stricte mais le film marche toujours aussi efficacement, malgré le noir et blanc. Il faut dire que les personnages correspondent toujours à ceux sur qui on tombe en vacances. Les gosses qui crient et font des conneries, l’homme d’affaires très pris et très imbu de sa réussite, la belle pour qui on va en pincer et qui voit les matins se lever en se demandant quand on va se décider. J’allais oublier la bande de scouts, le gars qui s’y croit, le patron d’hôtel très sérieux et le garçon j’en foutre, le couple de vieux qui se promène tout le temps et arrive en premier à l’heure du souper, non vraiment, les temps changent mais les comportements restent les mêmes. Jacques Tati met toujours dans le mille.<br /><br />Et puis, il y a la mer, la plage, le soleil. Ces jeunes gens qui vivent le meilleur moment de leur vie et vont peut-être mettre le reste à s’en remettre. Sérieux, on a tous laissé un bout de nous-mêmes en vacances, avec un Monsieur Hulot ou pas. Et quel que soit l’âge où on a vécu cet été pas comme les autres, celui qui nous revient plus ou moins régulièrement avec force, au détour d’une photo, un film, une chanson.<br /><br />Alors je ne sais pas si vous allez vous les refaire à la télé, ces Vacances de Mr Hulot, ce moment de bonheur, que vous avez peut-être connu avec Les bronzés,  Hôtel de la plage ou Camping. Le plus important est de ne pas perdre de vue que  malgré ce que vous pouvez croire parfois, quand vous y repensez, non, vous n’avez rien raté. Vous avez été, vous êtes à la hauteur des rêves de cette fille, de ce gamin que vous étiez, cet été-là. Car le présent, c’est plus que le moment plus important de votre vie, c’est le seul que vous vivrez jamais. Alors, bonnes vacances !]]></itunes:summary><itunes:duration>184</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/802602bfef9fdabd43233eb2483e7190.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sur scène avec Paul McCartney</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sur-scene-avec-paul-mccartney--66705734</link><description><![CDATA[Le rideau est encore baissé mais dans les coulisses, l’air est déjà chargé d’électricité. On entend des cordes de guitares grattées nerveusement, des pas précipités, des talkies-walkies qui crachent. Et au milieu de ce chaos organisé, debout, tranquille, presque zen… Paul McCartney. Ex-Beatle, ex-Wings, et ce soir, redevenu tout simplement rock star solo. <br /><br />Nous sommes dans la banlieue d’Oslo en 1989, le premier soir de la première véritable tournée mondiale de Paul depuis les années 70. Autant dire un événement. Et en coulisses, ça se sent. Il y a cette tension qu’on sent juste avant un premier baiser ou un saut dans le vide. Même les musiciens sont un peu nerveux. Il faut dire que jouer aux côtés d’un Beatle, ce n’est pas rien. Même pour des pros. Et lui ? Lui, il rigole. Il grignote une banane. Oui, une banane. Un petit rituel. Pour l’énergie, dit-il avec un clin d’œil. Puis il attrape sa basse Höfner, en forme de violon. Le public, lui, n’en peut plus. Il crie, il scande « Paul ! Paul ! ». Dans la salle, il y a des gens qui ont grandi avec les Beatles, d’autres avec Live and let die, et puis leurs enfants. Des familles entières venues voir une légende marcher sur les braises de sa propre histoire. Et là, d’un coup, blackout. Un silence qui ne dure que trois secondes mais qui semble suspendre le monde entier. Puis les lumières explosent, et McCartney entre sur scène. Et là… c’est la décharge. Il commence avec deux nouveaux titres et un tube des Wings, faut oser. Riff costaud, voix impeccable. Et tout de suite après, sans prévenir, Got to Get You Into My Life. Et là, c’est Hiroshima dans la salle. Les gens pleurent. Dansent. Hurlent. Certains sont pétrifiés. Lui, il sourit. Ce sourire qu’on connaît par cœur, mais qui, vu d’aussi près, paraît presque irréel. <br /><br />Sur scène, McCartney est comme un gamin qui aurait retrouvé ses jouets préférés : sa voix, sa basse, et le public. Il bouge, plaisante, balance des anecdotes. Et quand il s’assoit au piano, tout chavire. Il prend une longue respiration. Un silence se fait. Et là, tout doucement, Let it be. Le temps s’arrête, la salle entière l’accompagne, comme quand il chante seul Yesterday. <br /><br />1989, c’est bien plus qu’un comeback. C’est McCartney qui reprend possession de sa légende, debout, vivant, devant des milliers de gens qui n’ont jamais cessé d’y croire. Et quand il quitte le public ce soir-là, en balançant un see you next time, on sent bien que quelque chose vient de se passer. Que l’histoire recommence, qu’il ne va plus jamais redescendre de scène. Car malgré les millions, malgré un succès complètement hors norme, jouer de la musique en public, c’est toute sa vie, à Paul McCartney, depuis ses quinze ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66705734</guid><pubDate>Fri, 27 Jun 2025 11:14:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66705734/323474_sur_scene_avec_paul_mccartney.mp3" length="2967683" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le rideau est encore baissé mais dans les coulisses, l’air est déjà chargé d’électricité. On entend des cordes de guitares grattées nerveusement, des pas précipités, des talkies-walkies qui crachent. Et au milieu de ce chaos organisé, debout,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le rideau est encore baissé mais dans les coulisses, l’air est déjà chargé d’électricité. On entend des cordes de guitares grattées nerveusement, des pas précipités, des talkies-walkies qui crachent. Et au milieu de ce chaos organisé, debout, tranquille, presque zen… Paul McCartney. Ex-Beatle, ex-Wings, et ce soir, redevenu tout simplement rock star solo. <br /><br />Nous sommes dans la banlieue d’Oslo en 1989, le premier soir de la première véritable tournée mondiale de Paul depuis les années 70. Autant dire un événement. Et en coulisses, ça se sent. Il y a cette tension qu’on sent juste avant un premier baiser ou un saut dans le vide. Même les musiciens sont un peu nerveux. Il faut dire que jouer aux côtés d’un Beatle, ce n’est pas rien. Même pour des pros. Et lui ? Lui, il rigole. Il grignote une banane. Oui, une banane. Un petit rituel. Pour l’énergie, dit-il avec un clin d’œil. Puis il attrape sa basse Höfner, en forme de violon. Le public, lui, n’en peut plus. Il crie, il scande « Paul ! Paul ! ». Dans la salle, il y a des gens qui ont grandi avec les Beatles, d’autres avec Live and let die, et puis leurs enfants. Des familles entières venues voir une légende marcher sur les braises de sa propre histoire. Et là, d’un coup, blackout. Un silence qui ne dure que trois secondes mais qui semble suspendre le monde entier. Puis les lumières explosent, et McCartney entre sur scène. Et là… c’est la décharge. Il commence avec deux nouveaux titres et un tube des Wings, faut oser. Riff costaud, voix impeccable. Et tout de suite après, sans prévenir, Got to Get You Into My Life. Et là, c’est Hiroshima dans la salle. Les gens pleurent. Dansent. Hurlent. Certains sont pétrifiés. Lui, il sourit. Ce sourire qu’on connaît par cœur, mais qui, vu d’aussi près, paraît presque irréel. <br /><br />Sur scène, McCartney est comme un gamin qui aurait retrouvé ses jouets préférés : sa voix, sa basse, et le public. Il bouge, plaisante, balance des anecdotes. Et quand il s’assoit au piano, tout chavire. Il prend une longue respiration. Un silence se fait. Et là, tout doucement, Let it be. Le temps s’arrête, la salle entière l’accompagne, comme quand il chante seul Yesterday. <br /><br />1989, c’est bien plus qu’un comeback. C’est McCartney qui reprend possession de sa légende, debout, vivant, devant des milliers de gens qui n’ont jamais cessé d’y croire. Et quand il quitte le public ce soir-là, en balançant un see you next time, on sent bien que quelque chose vient de se passer. Que l’histoire recommence, qu’il ne va plus jamais redescendre de scène. Car malgré les millions, malgré un succès complètement hors norme, jouer de la musique en public, c’est toute sa vie, à Paul McCartney, depuis ses quinze ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>186</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4192e6a46b32d4914e4257ff5c01a185.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sur scène avec Serge Gainsbourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sur-scene-avec-serge-gainsbourg--66705658</link><description><![CDATA[5 janvier 1980, le thermomètre est ce soir proche du zéro et pourtant le quartier de la colonne du congrès pourtant habitué à la foule des spectacles du Cirque Royal connaît une agitation inhabituelle. Ce soir Serge Gainsbourg va s’y produire à deux reprises, un truc de fou, car il s’agit de répondre à l’énorme demande qui a assailli le bureau de location dès l’annonce de sa venue. Cela fait donc deux fois plus de monde qui se croise à l’entrée et la sortie, entre les deux représentations. Et bien plus de monde encore que d’habitude puisqu’ayant ôté les sièges du parterre, c’est près de deux fois 2.500 personnes qui se croisent et se pressent dans la salle. <br /><br />La première explication, c’est que malgré 25 ans de carrière, personne ou presque en Belgique n’a encore vu Gainsbourg sur scène, puisqu’il l’a abandonnée en 1964, épuisé par les mauvaises réflexions à propos de sa voix et les insultes aussi au sujet de son physique. La seconde c’est que son album Aux armes etc paru au printemps dernier est un énorme succès en France et encore plus en Belgique, un disque 100% reggae, un genre musical qui est au sommet de sa popularité. Le reggae, c’est LA musique jeune. Alors les rythmes ronds et chauds joués par les potes de Bob Marley associés aux textes transgressifs, potaches ou joyeusement défoulatoires de Gainsbourg font un malheur. <br /><br />Le voilà d’ailleurs qui entre sur scène avec son personnage de dandy désabusé, jean, chemise légèrement ouverte et clope au bec. Pas de paras français aux premiers rangs comme la veille à Strasbourg pour l’empêcher de chanter sa version reggae de la Marseillaise. Au contraire, c’est la clameur d’un public conquis d’avance qui l’accueille et le rassure après un sérieux traumatisme. Il faut dire que ce public est une mosaïque : des étudiants, des couples fauchés, des fans de la première heure et des curieux. Tous scotchés. Ce n’est pas le Gainsbourg provoc’ de la télé. Pas besoin de pyrotechnie. C’est un type en état de grâce, pas encore le gars qui susurre, il a encore sa voix claire., diablement magnétique. Gainsbourg danse à peine, balance doucement les hanches, l’œil rieur. On sent déjà pointer Gainsbarre, son double mal léché, mais ce soir, il reste à distance. Serge est encore poète. Il chante Aux armes et cætera une seconde fois pour notre plus grand plaisir. Et cette fois, les gens chantent avec lui. Une salle belge emportée par une chanson française née en Jamaïque. Faut le faire.<br /><br />Entre les deux concerts, à peine une pause. Le public du deuxième round est tout aussi brûlant. Moins surpris, peut-être, mais encore plus prêt. Ce soir-là, tout le monde repart avec un truc en plus. Une vibration. Une fièvre. Gilles Verlant, l’animateur de la seule émission de télé rock belge et coorganisateur de ce concert fou, est heureux. Il a le sentiment d’avoir vécu quelque chose de rare, loin de se douter que dans pas longtemps, il écrira la biographie de référence de l’artiste qui vient de sortir de scène.<br /><br />Gainsbourg au Cirque Royal, c’est pas juste un souvenir. C’est un parfum. Celui d’un moment suspendu, où un artiste a touché quelque chose de sacré. Et nous “avec”, comme on disait à Bruxelles, en ce temps-là.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66705658</guid><pubDate>Fri, 27 Jun 2025 08:05:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66705658/323471_sur_scene_avec_serge_gainsbourg.mp3" length="3464218" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>5 janvier 1980, le thermomètre est ce soir proche du zéro et pourtant le quartier de la colonne du congrès pourtant habitué à la foule des spectacles du Cirque Royal connaît une agitation inhabituelle. Ce soir Serge Gainsbourg va s’y produire à deux...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[5 janvier 1980, le thermomètre est ce soir proche du zéro et pourtant le quartier de la colonne du congrès pourtant habitué à la foule des spectacles du Cirque Royal connaît une agitation inhabituelle. Ce soir Serge Gainsbourg va s’y produire à deux reprises, un truc de fou, car il s’agit de répondre à l’énorme demande qui a assailli le bureau de location dès l’annonce de sa venue. Cela fait donc deux fois plus de monde qui se croise à l’entrée et la sortie, entre les deux représentations. Et bien plus de monde encore que d’habitude puisqu’ayant ôté les sièges du parterre, c’est près de deux fois 2.500 personnes qui se croisent et se pressent dans la salle. <br /><br />La première explication, c’est que malgré 25 ans de carrière, personne ou presque en Belgique n’a encore vu Gainsbourg sur scène, puisqu’il l’a abandonnée en 1964, épuisé par les mauvaises réflexions à propos de sa voix et les insultes aussi au sujet de son physique. La seconde c’est que son album Aux armes etc paru au printemps dernier est un énorme succès en France et encore plus en Belgique, un disque 100% reggae, un genre musical qui est au sommet de sa popularité. Le reggae, c’est LA musique jeune. Alors les rythmes ronds et chauds joués par les potes de Bob Marley associés aux textes transgressifs, potaches ou joyeusement défoulatoires de Gainsbourg font un malheur. <br /><br />Le voilà d’ailleurs qui entre sur scène avec son personnage de dandy désabusé, jean, chemise légèrement ouverte et clope au bec. Pas de paras français aux premiers rangs comme la veille à Strasbourg pour l’empêcher de chanter sa version reggae de la Marseillaise. Au contraire, c’est la clameur d’un public conquis d’avance qui l’accueille et le rassure après un sérieux traumatisme. Il faut dire que ce public est une mosaïque : des étudiants, des couples fauchés, des fans de la première heure et des curieux. Tous scotchés. Ce n’est pas le Gainsbourg provoc’ de la télé. Pas besoin de pyrotechnie. C’est un type en état de grâce, pas encore le gars qui susurre, il a encore sa voix claire., diablement magnétique. Gainsbourg danse à peine, balance doucement les hanches, l’œil rieur. On sent déjà pointer Gainsbarre, son double mal léché, mais ce soir, il reste à distance. Serge est encore poète. Il chante Aux armes et cætera une seconde fois pour notre plus grand plaisir. Et cette fois, les gens chantent avec lui. Une salle belge emportée par une chanson française née en Jamaïque. Faut le faire.<br /><br />Entre les deux concerts, à peine une pause. Le public du deuxième round est tout aussi brûlant. Moins surpris, peut-être, mais encore plus prêt. Ce soir-là, tout le monde repart avec un truc en plus. Une vibration. Une fièvre. Gilles Verlant, l’animateur de la seule émission de télé rock belge et coorganisateur de ce concert fou, est heureux. Il a le sentiment d’avoir vécu quelque chose de rare, loin de se douter que dans pas longtemps, il écrira la biographie de référence de l’artiste qui vient de sortir de scène.<br /><br />Gainsbourg au Cirque Royal, c’est pas juste un souvenir. C’est un parfum. Celui d’un moment suspendu, où un artiste a touché quelque chose de sacré. Et nous “avec”, comme on disait à Bruxelles, en ce temps-là.]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/311c415556a36119f1aa1ede249b1347.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sur scène avec Bob Marley</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sur-scene-avec-bob-marley--66705586</link><description><![CDATA[Ceux qui ont vu Bob Marley sur scène n’ont jamais pu l’oublier.<br /><br />Ceux qui ont vu Bob Marley savent ce qui se passait quand il était dans la salle. Je vous raconte ?<br /><br />Fermez les yeux une seconde. Imaginez… la grande fosse de Forest National en 1978, le moment où on éteint les lumières, la clameur, la chaleur presque moite, et voilà le lieu devenu subitement un temple. Un projo sur scène, il est là. Bob Marley. Silhouette fine, dreadlocks dansant au rythme du groove de son discours de bienvenue et sa voix, … Ah, sa voix, elle s’élève comme un cri d’espoir, comme une prière musicale. La foule est déjà conquise. Ce n’est pas un concert. C’est une cérémonie. Une messe rasta. Les bras se lèvent, les corps ondulent doucement, comme portés par un courant invisible. Pas besoin de savoir danser, ici c’est l’âme qui bouge. Même les plus raides deviennent fluides. Et Marley, lui, il est comme toujours, habité. Yeux mi-clos, sourire discret, il prêche, en musique.<br /><br />Déjà en arrivant, devant Forest National il y avait cette foule immense, colorée, bigarrée, des jeans pattes d’eph et des chemises bariolées, évidemment, mais aussi des écharpes rasta, et des effluves qui chatouillaient les narines. Ça parlait français, flamand, anglais, ça rigolait, ça planait déjà un peu. Ce soir, Bob Marley est à Bruxelles. Un Bob qui, si ne parle pas beaucoup entre les chansons, rayonne. Il est le chef d’orchestre d’un truc bien plus fort que lui. Quand il entonne Punky Reggae Party, Forest devient un village. On se connaît pas, mais on se serre. On chante. Y a cette nana juste devant, les larmes aux yeux et ce gars torse nu qui bat le rythme comme s’il était en transe. C’est que Bob, il chante pas seulement pour les oreilles, il chante pour les tripes. Et puis arrive No Woman No Cry. Là, tout le monde se lève, bien sûr. Mais c’est plus que ça. C’est une clameur. Une déclaration. Comme si pendant quelques minutes, la Belgique entière se dressait contre l’injustice du monde. Dans le noir de Forest National, on voit s’allumer des centaines de petites flammes humaines et des briquets aussi. Une communion. <br /><br />Quand les lumières se rallument à la fin, les gens ne bougent pas. Ils restent là, hébétés, rincés, heureux. Comme si un prophète venait de passer, avec une guitare, un sourire, et une vérité simple : l’amour, la paix, la dignité. Ce soir de 1978, comme toutes les autres fois, à Bruxelles, Bob Marley n’a pas donné un concert. Il a allumé la lumière. <br /><br />Et ceux qui y étaient s’en souviennent encore, pas vrai, le cœur qui bat un peu plus lentement, mais toujours en rythme.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66705586</guid><pubDate>Thu, 26 Jun 2025 12:57:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66705586/323468_sur_scene_avec_bob_marley.mp3" length="3021182" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ceux qui ont vu Bob Marley sur scène n’ont jamais pu l’oublier.

Ceux qui ont vu Bob Marley savent ce qui se passait quand il était dans la salle. Je vous raconte ?

Fermez les yeux une seconde. Imaginez… la grande fosse de Forest National en 1978, le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ceux qui ont vu Bob Marley sur scène n’ont jamais pu l’oublier.<br /><br />Ceux qui ont vu Bob Marley savent ce qui se passait quand il était dans la salle. Je vous raconte ?<br /><br />Fermez les yeux une seconde. Imaginez… la grande fosse de Forest National en 1978, le moment où on éteint les lumières, la clameur, la chaleur presque moite, et voilà le lieu devenu subitement un temple. Un projo sur scène, il est là. Bob Marley. Silhouette fine, dreadlocks dansant au rythme du groove de son discours de bienvenue et sa voix, … Ah, sa voix, elle s’élève comme un cri d’espoir, comme une prière musicale. La foule est déjà conquise. Ce n’est pas un concert. C’est une cérémonie. Une messe rasta. Les bras se lèvent, les corps ondulent doucement, comme portés par un courant invisible. Pas besoin de savoir danser, ici c’est l’âme qui bouge. Même les plus raides deviennent fluides. Et Marley, lui, il est comme toujours, habité. Yeux mi-clos, sourire discret, il prêche, en musique.<br /><br />Déjà en arrivant, devant Forest National il y avait cette foule immense, colorée, bigarrée, des jeans pattes d’eph et des chemises bariolées, évidemment, mais aussi des écharpes rasta, et des effluves qui chatouillaient les narines. Ça parlait français, flamand, anglais, ça rigolait, ça planait déjà un peu. Ce soir, Bob Marley est à Bruxelles. Un Bob qui, si ne parle pas beaucoup entre les chansons, rayonne. Il est le chef d’orchestre d’un truc bien plus fort que lui. Quand il entonne Punky Reggae Party, Forest devient un village. On se connaît pas, mais on se serre. On chante. Y a cette nana juste devant, les larmes aux yeux et ce gars torse nu qui bat le rythme comme s’il était en transe. C’est que Bob, il chante pas seulement pour les oreilles, il chante pour les tripes. Et puis arrive No Woman No Cry. Là, tout le monde se lève, bien sûr. Mais c’est plus que ça. C’est une clameur. Une déclaration. Comme si pendant quelques minutes, la Belgique entière se dressait contre l’injustice du monde. Dans le noir de Forest National, on voit s’allumer des centaines de petites flammes humaines et des briquets aussi. Une communion. <br /><br />Quand les lumières se rallument à la fin, les gens ne bougent pas. Ils restent là, hébétés, rincés, heureux. Comme si un prophète venait de passer, avec une guitare, un sourire, et une vérité simple : l’amour, la paix, la dignité. Ce soir de 1978, comme toutes les autres fois, à Bruxelles, Bob Marley n’a pas donné un concert. Il a allumé la lumière. <br /><br />Et ceux qui y étaient s’en souviennent encore, pas vrai, le cœur qui bat un peu plus lentement, mais toujours en rythme.]]></itunes:summary><itunes:duration>189</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6741fea55273b461291db24b99b7218.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sur scène avec Michel Polnareff</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sur-scene-avec-michel-polnareff--66705532</link><description><![CDATA[Quand la dernière note du dernier concert de<b> Michel Polnareff</b> retentit dans l'arène de Forest National en ce printemps 2025, sa derrière tournée comme il dit, il règne un air de nostalgie sertie de souvenirs de moments légendaires. Car depuis qu’il est monté sur la scène de l’Ancienne Belgique il y a plus d’un demi-siècle, jusqu’aux grands soirs de la salle de Forest en passant par celle du Cirque Royal, Michel Polnareff a offert des concerts d’exception au public de chanceux amoureux de musique qui sont allés l’applaudir. <br /><br />On repense à son piano transparent et aux tenues futuristes de ses musiciens dont certains ne sont rien moins que les plus grands de l’histoire de la pop anglo-saxonne. Qui sait que lors de ce fameux concert à Forest National retransmis en direct sur une radio périphérique pour que toute la France l’entende, se tenait derrière les claviers l’homme qui un jour écrira et produira pour Whitney Houston, Céline Dion ou Earth Wind &amp; Fire. Tenez, ce fameux concert, oui, c’est celui où le matériel, la sono n’arrive pas. Imaginez le truc, l'ambiance dans les coulisses et la loge. La salle est pleine d’attente, comble de ces fans venus de loin car Michel est parti pour l’Amérique et ne peut plus remettre un pied en France, sous la menace d’une contrainte du fisc. <br /><br />Mais Michel ne se contente pas d’être le roi des studios, le plus inventif des compositeurs, arrangeur de génie, c’est aussi une bête de scène. Il n’a peur de rien, et certainement pas de son public. Il monte sur le podium, s’assied à son piano en expliquant avec humour ce qui se passe, donc, à la salle, mais aussi à la France entière, je le répète. Comment il se fait entendre ? Avec un haut parleur, un gueulophone comme disent les jeunes. Puis Michel se met à jouer pour ce public qui n’est pas venu pour rien, et chante dans le gueulophone. Imaginez la scène, ou plutôt, écoutez. Ah c’est clair que ce type est un artiste à part, rien à voir avec le monde bien encadré de la variété qui est alors au sommet de sa popularité grâce à un nombre ahurissant d’émissions de télévision que tout le monde regarde, et qui réunit toutes les générations, en famille, le soir devant le poste. Michel n’est pas là que pour l’argent et la gloire. Ainsi de ce soir ou par blague, en province, il se glisse sur scène pendant un concert de son ami Johnny Hallyday. La surprise est totale, Johnny et lui s’amusent. Au point qu’ils décident de faire le Palais des Sports ensemble en octobre 1971. Michel en pianiste de Johnny. Spectacle total mais surtout, grande prestation d’artistes fous de rock’n’roll.<br /><br />Les occasions ont été rares de voir Polnareff en concert et de profiter des arrangements de fous qu’il offrait de ses tubes, de ses envolées au piano et surtout de son humour car il nous parlait comme si on était dans son salon. Alors comme une chanson vaut mieux qu’un long discours, je vous propose de découvrir un enregistrement live rare, que seuls connaissent ceux qui avaient été assez vite pour l’acheter en 1981. Montez le son, c’est maintenant.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66705532</guid><pubDate>Thu, 26 Jun 2025 09:45:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66705532/323463_sur_scene_avec_michel_polnareff.mp3" length="3541959" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand la dernière note du dernier concert de Michel Polnareff retentit dans l'arène de Forest National en ce printemps 2025, sa derrière tournée comme il dit, il règne un air de nostalgie sertie de souvenirs de moments légendaires. Car depuis qu’il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand la dernière note du dernier concert de<b> Michel Polnareff</b> retentit dans l'arène de Forest National en ce printemps 2025, sa derrière tournée comme il dit, il règne un air de nostalgie sertie de souvenirs de moments légendaires. Car depuis qu’il est monté sur la scène de l’Ancienne Belgique il y a plus d’un demi-siècle, jusqu’aux grands soirs de la salle de Forest en passant par celle du Cirque Royal, Michel Polnareff a offert des concerts d’exception au public de chanceux amoureux de musique qui sont allés l’applaudir. <br /><br />On repense à son piano transparent et aux tenues futuristes de ses musiciens dont certains ne sont rien moins que les plus grands de l’histoire de la pop anglo-saxonne. Qui sait que lors de ce fameux concert à Forest National retransmis en direct sur une radio périphérique pour que toute la France l’entende, se tenait derrière les claviers l’homme qui un jour écrira et produira pour Whitney Houston, Céline Dion ou Earth Wind &amp; Fire. Tenez, ce fameux concert, oui, c’est celui où le matériel, la sono n’arrive pas. Imaginez le truc, l'ambiance dans les coulisses et la loge. La salle est pleine d’attente, comble de ces fans venus de loin car Michel est parti pour l’Amérique et ne peut plus remettre un pied en France, sous la menace d’une contrainte du fisc. <br /><br />Mais Michel ne se contente pas d’être le roi des studios, le plus inventif des compositeurs, arrangeur de génie, c’est aussi une bête de scène. Il n’a peur de rien, et certainement pas de son public. Il monte sur le podium, s’assied à son piano en expliquant avec humour ce qui se passe, donc, à la salle, mais aussi à la France entière, je le répète. Comment il se fait entendre ? Avec un haut parleur, un gueulophone comme disent les jeunes. Puis Michel se met à jouer pour ce public qui n’est pas venu pour rien, et chante dans le gueulophone. Imaginez la scène, ou plutôt, écoutez. Ah c’est clair que ce type est un artiste à part, rien à voir avec le monde bien encadré de la variété qui est alors au sommet de sa popularité grâce à un nombre ahurissant d’émissions de télévision que tout le monde regarde, et qui réunit toutes les générations, en famille, le soir devant le poste. Michel n’est pas là que pour l’argent et la gloire. Ainsi de ce soir ou par blague, en province, il se glisse sur scène pendant un concert de son ami Johnny Hallyday. La surprise est totale, Johnny et lui s’amusent. Au point qu’ils décident de faire le Palais des Sports ensemble en octobre 1971. Michel en pianiste de Johnny. Spectacle total mais surtout, grande prestation d’artistes fous de rock’n’roll.<br /><br />Les occasions ont été rares de voir Polnareff en concert et de profiter des arrangements de fous qu’il offrait de ses tubes, de ses envolées au piano et surtout de son humour car il nous parlait comme si on était dans son salon. Alors comme une chanson vaut mieux qu’un long discours, je vous propose de découvrir un enregistrement live rare, que seuls connaissent ceux qui avaient été assez vite pour l’acheter en 1981. Montez le son, c’est maintenant.]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ce3bf881437fecbc430b2397262741c8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Sur scène avec Joe Cocker</title><link>https://www.spreaker.com/episode/sur-scene-avec-joe-cocker--66705217</link><description><![CDATA[Il n’y a rien à faire, l’émotion suscitée par un disque est décuplée quand l’artiste est là devant vous à jouer son répertoire. Bien sûr, tout dépend du talent d’interprète, du niveau des musiciens et de leur authenticité. Et puis, il y a les phénomènes, ceux qui vivent leur musique comme personne, au point qu’on en reste bouche bée devant le spectacle prodigieux de leur performance, voire nous font carrément perdre les pédales. Alors, je vous emmène avec moi sur scène, au plus près de ces artistes d’exception qui ont, grâce à leur charisme et leur génie, fait du concert pop, un art. <br /><br />Et nous voilà à Woodstock, en plein été 1969. Trois jours de musique, de paix et d’amour libre ont promis les organisateurs de ce festival sur les affiches qui ont recouvert les murs de New York. Ils n’auraient peut-être pas dû parce que tout le monde les a crus, on dirait. Dès le premier jour, plus moyen d’avancer sur les routes. Même le matériel et les artistes sont coincés dans des bouchons invraisemblables, causant des retards considérables et des ballets d'hélicoptères improvisés. Et puis, il a beau faire chaud dans la région à ce moment de l’année, des draches orageuses transforment la plaine en bain de boue. Bref, des corps allongés sur des bâches, des tentes enroulées comme des chips, et cette odeur… mélange de terre mouillée, de patchouli et de liberté.<br /><br />Et nous voici au début du troisième jour. Enfin, il est quatorze heures car les têtes d’affiches terminent vers 8 - 10 heures du matin, quand un type que personne ne connaît grimpe sur scène, l’air plus déglingué qu’un vieux tracteur. Dans le public, on croit que c’est un gars sorti des premiers rangs pour faire patienter le public. Mais non, il vient de Sheffield, en Angleterre, et il chante. L’accent aussi épais que sa tignasse. Le regard flou, les bras qui dansent tout seuls, comme désarticulés face à cette marée humaine de 400 000 personnes. Le ciel, au-dessus, s’assombrit comme dans un film catastrophe mais lui, il s’en fout. Il s’avance une dernière fois et lance son arme secrète : une reprise des Beatles qu’il transfigure en version pesante, viscérale. Une messe sauvage. Joe Cocker ne chante pas, il grimace, il se tord comme s’il expulsait un démon à chaque note. Le public est hypnotisé. Un silence étrange est tombé sur la foule. Même les plus stones lèvent les yeux, les plus boueux s’arrêtent de fumer. Parce que ce qu’ils voient là, c’est pas juste un chanteur. C’est une âme en train de brûler, là, sous leurs yeux.<br /><br />Quand il crie le dernier "my friends", le ciel explose. L’orage se met à gronder, comme si la nature répondait à l’appel. Une douche céleste tombe sur la plaine, semant la confusion. Mais il est trop tard. Le moment est gravé. Joe Cocker vient de faire basculer Woodstock dans la légende car tout a été filmé et enregistré. Et le plus dingue ? Après le concert, il sort de scène, lessivé, comme vidé. On lui tend une serviette, il bafouille un merci. Il a mis le feu mais il ne le sait pas encore.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66705217</guid><pubDate>Wed, 25 Jun 2025 12:37:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66705217/323460_sur_scene_avec_joe_cocker.mp3" length="3506850" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il n’y a rien à faire, l’émotion suscitée par un disque est décuplée quand l’artiste est là devant vous à jouer son répertoire. Bien sûr, tout dépend du talent d’interprète, du niveau des musiciens et de leur authenticité. Et puis, il y a les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il n’y a rien à faire, l’émotion suscitée par un disque est décuplée quand l’artiste est là devant vous à jouer son répertoire. Bien sûr, tout dépend du talent d’interprète, du niveau des musiciens et de leur authenticité. Et puis, il y a les phénomènes, ceux qui vivent leur musique comme personne, au point qu’on en reste bouche bée devant le spectacle prodigieux de leur performance, voire nous font carrément perdre les pédales. Alors, je vous emmène avec moi sur scène, au plus près de ces artistes d’exception qui ont, grâce à leur charisme et leur génie, fait du concert pop, un art. <br /><br />Et nous voilà à Woodstock, en plein été 1969. Trois jours de musique, de paix et d’amour libre ont promis les organisateurs de ce festival sur les affiches qui ont recouvert les murs de New York. Ils n’auraient peut-être pas dû parce que tout le monde les a crus, on dirait. Dès le premier jour, plus moyen d’avancer sur les routes. Même le matériel et les artistes sont coincés dans des bouchons invraisemblables, causant des retards considérables et des ballets d'hélicoptères improvisés. Et puis, il a beau faire chaud dans la région à ce moment de l’année, des draches orageuses transforment la plaine en bain de boue. Bref, des corps allongés sur des bâches, des tentes enroulées comme des chips, et cette odeur… mélange de terre mouillée, de patchouli et de liberté.<br /><br />Et nous voici au début du troisième jour. Enfin, il est quatorze heures car les têtes d’affiches terminent vers 8 - 10 heures du matin, quand un type que personne ne connaît grimpe sur scène, l’air plus déglingué qu’un vieux tracteur. Dans le public, on croit que c’est un gars sorti des premiers rangs pour faire patienter le public. Mais non, il vient de Sheffield, en Angleterre, et il chante. L’accent aussi épais que sa tignasse. Le regard flou, les bras qui dansent tout seuls, comme désarticulés face à cette marée humaine de 400 000 personnes. Le ciel, au-dessus, s’assombrit comme dans un film catastrophe mais lui, il s’en fout. Il s’avance une dernière fois et lance son arme secrète : une reprise des Beatles qu’il transfigure en version pesante, viscérale. Une messe sauvage. Joe Cocker ne chante pas, il grimace, il se tord comme s’il expulsait un démon à chaque note. Le public est hypnotisé. Un silence étrange est tombé sur la foule. Même les plus stones lèvent les yeux, les plus boueux s’arrêtent de fumer. Parce que ce qu’ils voient là, c’est pas juste un chanteur. C’est une âme en train de brûler, là, sous leurs yeux.<br /><br />Quand il crie le dernier "my friends", le ciel explose. L’orage se met à gronder, comme si la nature répondait à l’appel. Une douche céleste tombe sur la plaine, semant la confusion. Mais il est trop tard. Le moment est gravé. Joe Cocker vient de faire basculer Woodstock dans la légende car tout a été filmé et enregistré. Et le plus dingue ? Après le concert, il sort de scène, lessivé, comme vidé. On lui tend une serviette, il bafouille un merci. Il a mis le feu mais il ne le sait pas encore.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>220</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/30310c721dabbab0613dfc088b89304d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé en juin à Madonna</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-en-juin-a-madonna--66705151</link><description><![CDATA[11 juin 1985, il y a 40 ans exactement, Madonna donne le dernier de ses cinq concerts new yorkais à Madison Square Garden. Et la voilà pour la dernière fois de cette première tournée, apparaissant au rappel en tenue de mariée enchaînant Like a Virgin et Material Girl. <br /><br />L’an dernier, elle en était encore à jouer quelques morceaux dans des boîtes de nuit et puis voilà qu’au printemps elle passe aux grandes salles de concerts. Quarante en tout, à travers les Etats-Unis avec un petit crochet par le Canada le temps d’une soirée. C’est une solide réussite commerciale, pas encore artistique, on est encore loin des méga shows, tout est encore nouveau aussi bien pour le métier que pour elle. <br /><br />Mais le plus important n’est pas là. Ca se passe en effet dans les premiers rangs, ceux que Madonna ne manque pas de voir depuis la scène malgré les nombreux ballets, elle bouge beaucoup, c’est vrai, pas question de faire des concerts avec juste un groupe qui joue derrière elle. Et ben, elles sont là, toutes, les filles habillées comme elle, sur ses disques, les photos de presse et bien sûr, le film, Recherche Susan désespérément. Oui, ce look qu’elle s’est construite, avec les sous-vêtements par-dessus, les multiples chaînes et croix qui pendent à son cou et puis les innombrables bracelets en joyeux toc, et ben, elle les retrouve sur celles qu’on va appeler les Madona Wannabe. Toutes ces filles qui veulent être des Madonna. C’est plus du star system, là. C’est sociologique. Car ça va bien au-delà du cercle des fans qui viennent au concert et épinglent ses posters dans leur chambre, non, l’industrie de la lingerie annonce cette année-là une augmentation du volume de ventes de plus de 30%. Elle qui s’habillait comme ça par anticonformisme, voilà que tout le monde s’habille comme elle. Alors oui, sociologique n’est pas un superlatif exagéré comme on en entend trop aujourd’hui, Madonna est, comme Prince, pour quelque chose dans les stéréotypes vestimentaires qu’on retient aujourd’hui des années 80.<br /><br />Mais ce mois de juin 1985 ne s’arrête pas là pour la Madone. Quelques jours plus tard, des photos d’elle nue, prises avant la célébrité, sont publiées sans son consentement dans Playboy et Penthouse. Premier scandale et embarras auquel elle répond par un : Je n’ai pas honte. Une réponse qui renforce encore son image de femme libre et assumée, un modèle pour les femmes, plus qu’un sex symbol pour les mecs. Car vous souvenez-vous de ce moment où, pour la première fois, vous avez entendu Into the Groove à la radio ? Ce frisson qui vous a traversé, cette envie soudaine de danser, de vivre, d’être libre. C’était ça, l’effet Madonna.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66705151</guid><pubDate>Wed, 25 Jun 2025 09:30:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66705151/323451_c_est_arrive_en_juin_a_madonna.mp3" length="4417264" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>11 juin 1985, il y a 40 ans exactement, Madonna donne le dernier de ses cinq concerts new yorkais à Madison Square Garden. Et la voilà pour la dernière fois de cette première tournée, apparaissant au rappel en tenue de mariée enchaînant Like a Virgin...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[11 juin 1985, il y a 40 ans exactement, Madonna donne le dernier de ses cinq concerts new yorkais à Madison Square Garden. Et la voilà pour la dernière fois de cette première tournée, apparaissant au rappel en tenue de mariée enchaînant Like a Virgin et Material Girl. <br /><br />L’an dernier, elle en était encore à jouer quelques morceaux dans des boîtes de nuit et puis voilà qu’au printemps elle passe aux grandes salles de concerts. Quarante en tout, à travers les Etats-Unis avec un petit crochet par le Canada le temps d’une soirée. C’est une solide réussite commerciale, pas encore artistique, on est encore loin des méga shows, tout est encore nouveau aussi bien pour le métier que pour elle. <br /><br />Mais le plus important n’est pas là. Ca se passe en effet dans les premiers rangs, ceux que Madonna ne manque pas de voir depuis la scène malgré les nombreux ballets, elle bouge beaucoup, c’est vrai, pas question de faire des concerts avec juste un groupe qui joue derrière elle. Et ben, elles sont là, toutes, les filles habillées comme elle, sur ses disques, les photos de presse et bien sûr, le film, Recherche Susan désespérément. Oui, ce look qu’elle s’est construite, avec les sous-vêtements par-dessus, les multiples chaînes et croix qui pendent à son cou et puis les innombrables bracelets en joyeux toc, et ben, elle les retrouve sur celles qu’on va appeler les Madona Wannabe. Toutes ces filles qui veulent être des Madonna. C’est plus du star system, là. C’est sociologique. Car ça va bien au-delà du cercle des fans qui viennent au concert et épinglent ses posters dans leur chambre, non, l’industrie de la lingerie annonce cette année-là une augmentation du volume de ventes de plus de 30%. Elle qui s’habillait comme ça par anticonformisme, voilà que tout le monde s’habille comme elle. Alors oui, sociologique n’est pas un superlatif exagéré comme on en entend trop aujourd’hui, Madonna est, comme Prince, pour quelque chose dans les stéréotypes vestimentaires qu’on retient aujourd’hui des années 80.<br /><br />Mais ce mois de juin 1985 ne s’arrête pas là pour la Madone. Quelques jours plus tard, des photos d’elle nue, prises avant la célébrité, sont publiées sans son consentement dans Playboy et Penthouse. Premier scandale et embarras auquel elle répond par un : Je n’ai pas honte. Une réponse qui renforce encore son image de femme libre et assumée, un modèle pour les femmes, plus qu’un sex symbol pour les mecs. Car vous souvenez-vous de ce moment où, pour la première fois, vous avez entendu Into the Groove à la radio ? Ce frisson qui vous a traversé, cette envie soudaine de danser, de vivre, d’être libre. C’était ça, l’effet Madonna.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>184</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c526f5b1e6b1acbb448fb0d83f965119.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé en juin à Serge Gainsbourg</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-en-juin-a-serge-gainsbourg--66705110</link><description><![CDATA[19 juin 1986, la nouvelle tombe, terrible. <b>Coluche</b> est mort. Un proche, pour Serge. Il se rappelle ce soir pas si éloigné où il l’avait invité à la maison, et où son pote avait dégagé toute la table sans lui demander la permission pour le dîner qu’il s’était mis en tête de préparer lui-même depuis des plombes. Serge avait piqué une colère du bazar qu’il avait mis avec les autres convives, c’est vrai, c’était pas une table pour manger. En tout cas, ce qu’il regrette, c’est le frère qu’il a perdu. Car Coluche et lui ont un point commun : ils sont la cible des têtes bien pensantes d’une société qu’ils ne manquent jamais de choquer. Désormais, Serge sait qu’il est seul dans la ligne de mire. Lui, le gros dégueulasse, le provocateur. Ce n’est pas un hasard si Coluche et lui ont tous les deux crevés les records d’audience télé lors de leur passage dans Le jeu de la vérité. Tenez, c’était il y a tout juste un an. <br /><br />Le 7 juin 1985, Serge n’en mène pas large juste avant l’émission. Il adore la promo mais là, il va se retrouver seul devant dix millions de gens dont certains qui vont lui poser des questions. Le mettre au pied de ses récentes provocations dont il est si fier quand il voit la visibilité que cela lui rapporte. Mais là, le coup du gros billet auquel il a foutu le feu récemment, il sait que ça ne passe vraiment pas bien. Même <b>Charlotte</b> est victime de railleries à l’école, et elle en souffre. Va-t-il comme Coluche deux semaines plus tôt, utiliser ses deux jokers immédiatement ? <br /><br />Enfin, point positif, Serge a arrêté de picoler depuis huit jours. Il aura moins les idées claires. Enfin, même à jeun, il n’est plus tout à fait fit and well après autant d’années d’excès. On va le lui reprocher d’ailleurs : lui balancer au téléphone et en direct qu’il est sale, vulgaire, cynique, qu’il a déshonoré la France avec sa Marseillaise en reggae, outragé le monde ouvrier avec son billet de 500 balles et qu’il n’est pas venu chanter pour l’Ethiopie avec son pote <b>Renaud</b>. Mais Serge a encore des réserves, c’est le cas de le dire. Il sort un chéquier et rédige un ordre de 100.000 nouveaux francs pour Médecins sans frontières. Applaudissements. Il a marqué un point, et pas des moindres. Bon, il ne peut s’empêcher de raconter des blagues épouvantablement mauvaises qu’il collectionne. Là, il est authentique pour une fois. L’une d’entre elles lui vaut d’ailleurs d’être accosté en boîte juste après l’émission par une jeune femme qui lui dit que sa blague du petit immigré qui va demander à Le Pen combien il lui donnerait pour qu’il quitte la France et que Le Pen lui répond 5 minutes, avait bien fait rire son père. Et qui est-ce, votre père ? Ben, Jean-Marie Le Pen. Gainsbourg ne le croit pas mais c’est bien une<b> Marine Le Pen</b> face à lui, bien loin de s’imaginer qu’un jour elle fera un jour de la politique. <br /><br />Mais pour en revenir à l’émission, l’idée de ressortir une chanson d<b>'Aznavour</b> de 1959 et de l’interpréter, à une époque où la grande majorité du public ne connaît pas La Javanaise, était excellente. Car bientôt, avec l’arrivée du CD, on va tous découvrir ces chansons des années 50 et 60 que presque personne n’avait achetées et qui étaient bien loin du Gainsbarre des années 80 … <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66705110</guid><pubDate>Tue, 24 Jun 2025 13:20:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66705110/323447_c_est_arrive_en_juin_a_serge_gainsbourg.mp3" length="5051099" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>19 juin 1986, la nouvelle tombe, terrible. Coluche est mort. Un proche, pour Serge. Il se rappelle ce soir pas si éloigné où il l’avait invité à la maison, et où son pote avait dégagé toute la table sans lui demander la permission pour le dîner qu’il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[19 juin 1986, la nouvelle tombe, terrible. <b>Coluche</b> est mort. Un proche, pour Serge. Il se rappelle ce soir pas si éloigné où il l’avait invité à la maison, et où son pote avait dégagé toute la table sans lui demander la permission pour le dîner qu’il s’était mis en tête de préparer lui-même depuis des plombes. Serge avait piqué une colère du bazar qu’il avait mis avec les autres convives, c’est vrai, c’était pas une table pour manger. En tout cas, ce qu’il regrette, c’est le frère qu’il a perdu. Car Coluche et lui ont un point commun : ils sont la cible des têtes bien pensantes d’une société qu’ils ne manquent jamais de choquer. Désormais, Serge sait qu’il est seul dans la ligne de mire. Lui, le gros dégueulasse, le provocateur. Ce n’est pas un hasard si Coluche et lui ont tous les deux crevés les records d’audience télé lors de leur passage dans Le jeu de la vérité. Tenez, c’était il y a tout juste un an. <br /><br />Le 7 juin 1985, Serge n’en mène pas large juste avant l’émission. Il adore la promo mais là, il va se retrouver seul devant dix millions de gens dont certains qui vont lui poser des questions. Le mettre au pied de ses récentes provocations dont il est si fier quand il voit la visibilité que cela lui rapporte. Mais là, le coup du gros billet auquel il a foutu le feu récemment, il sait que ça ne passe vraiment pas bien. Même <b>Charlotte</b> est victime de railleries à l’école, et elle en souffre. Va-t-il comme Coluche deux semaines plus tôt, utiliser ses deux jokers immédiatement ? <br /><br />Enfin, point positif, Serge a arrêté de picoler depuis huit jours. Il aura moins les idées claires. Enfin, même à jeun, il n’est plus tout à fait fit and well après autant d’années d’excès. On va le lui reprocher d’ailleurs : lui balancer au téléphone et en direct qu’il est sale, vulgaire, cynique, qu’il a déshonoré la France avec sa Marseillaise en reggae, outragé le monde ouvrier avec son billet de 500 balles et qu’il n’est pas venu chanter pour l’Ethiopie avec son pote <b>Renaud</b>. Mais Serge a encore des réserves, c’est le cas de le dire. Il sort un chéquier et rédige un ordre de 100.000 nouveaux francs pour Médecins sans frontières. Applaudissements. Il a marqué un point, et pas des moindres. Bon, il ne peut s’empêcher de raconter des blagues épouvantablement mauvaises qu’il collectionne. Là, il est authentique pour une fois. L’une d’entre elles lui vaut d’ailleurs d’être accosté en boîte juste après l’émission par une jeune femme qui lui dit que sa blague du petit immigré qui va demander à Le Pen combien il lui donnerait pour qu’il quitte la France et que Le Pen lui répond 5 minutes, avait bien fait rire son père. Et qui est-ce, votre père ? Ben, Jean-Marie Le Pen. Gainsbourg ne le croit pas mais c’est bien une<b> Marine Le Pen</b> face à lui, bien loin de s’imaginer qu’un jour elle fera un jour de la politique. <br /><br />Mais pour en revenir à l’émission, l’idée de ressortir une chanson d<b>'Aznavour</b> de 1959 et de l’interpréter, à une époque où la grande majorité du public ne connaît pas La Javanaise, était excellente. Car bientôt, avec l’arrivée du CD, on va tous découvrir ces chansons des années 50 et 60 que presque personne n’avait achetées et qui étaient bien loin du Gainsbarre des années 80 … <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8ca14e12cc01b41d698bb676e15b59b9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé en juin à Jean-Jacques Goldman</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-en-juin-a-jean-jacques-goldman--66704961</link><description><![CDATA[Juin 1988, ce n’est pas seulement les années fameuses années insouciantes qui tirent à leur fin, ni l’époque des chemises à rayures et pull Lacoste, c’est surtout pour tous les élèves de secondaires qui tournent une cassette de Jean-Jacques Goldman dans leur baladeur d’être à Paris. Car depuis le mois dernier, l’artiste qui ne fait rien comme les autres, a entamé une tournée parisienne. Oui, au lieu de jouer au finish dans une salle, il en fait plusieurs, de la plus petite à la plus grande. Déjà, ça permet à ceux qui ont des préférences de choisir la taille du lieu. Bon, il fallait être rapide et surtout se pointer tôt devant le guichet pour les deux soirs au Bataclan et les trois à l’Olympia. Après c’était déjà la jauge de 4500 sièges du palais des Sports qui s’est  également rempli très vite pour deux semaines jusqu’à la fin du mois.<br /><br />Et donc en ce mois de juin, direction le tout récent Zénith. Une semaine remplie en un clin d'œil, puis on ouvre une seconde semaine et rebelotte, plus un strapontin de libre. Jean-Jacques aurait pu faire Bercy, tout aussi neuf, mais il choisit la proximité, la chaleur du public, l’intimité dans la foule. Alors le public vient de toute la France. Des cars entiers arrivent de Bretagne, d’Alsace, de Lyon. Des gamins avec des t-shirts marqués Minoritaire. Des couples qui se tiennent la main pendant Il changeait la vie. Et des larmes qui coulent au coin des yeux pendant Comme toi. Le show, lui, est millimétré mais sans chichis, c’est pas du Johnny. Pas de flammes, ni de cascades. Juste Goldman, ses potes musiciens, sa guitare rouge et des mots qui vont droit au cœur. <br /><br />En ce mois de juin, dans un Paris encore un peu noir de la désillusion du grand rêve Mitterrand, Goldman donne treize concerts avec chaque soir, un public qui chante toujours plus fort que la veille. Et c’est peut-être ça, le vrai miracle de juin 1988. Ce n’est pas la performance, ni les ventes de disques. C’est ce moment suspendu où la France chantait en chœur, sans cynisme, avec un gars qui n’a pas besoin de costume à paillettes pour briller. Comme il le dit dans une interview qu’il donne pendant la série, ce sont les spectateurs qui m'ont appris la scène, qui me l'ont fait aimer. A priori, je suis le contraire d'un homme de scène. Gauche, lent à la répartie, introverti. Mon énergie, c'est celle qu'ils me communiquent. Mon plaisir, c'est celui de passer une soirée ensemble, autour de choses qui touchent. C'est pourquoi je ne cherche pas à jouer devant des « curieux », à racoler le plus de monde possible. <br /><br />Oui, je sais, on a vécu la même expérience quelques mois plus tard à Bruxelles, à Forest National. Six soirées consécutives fin novembre, début décembre et trois supplémentaires en janvier suivant qui feront dire à un journaliste : si Michael Jackson met des mois à réunir 60000 Belges pour un soir, Jean-Jacques Goldman a vendu 72000 tickets à la vitesse de la lumière. Sans doute est-ce parce que le public sent que Goldman fait ça par plaisir et pour aucune autre raison. Les gens savent qu’il est allé jouer au Congo, dans les îles, là où il n’y avait pas un franc à gagner, et parce que ses musiciens étaient OK d’y aller. Jouer, être avec les autres. Le plaisir, et rien d’autre.<br /><br /><br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66704961</guid><pubDate>Tue, 24 Jun 2025 09:11:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66704961/323442_c_est_arrive_en_juin_a_jean_jacques_goldman.mp3" length="5290590" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Juin 1988, ce n’est pas seulement les années fameuses années insouciantes qui tirent à leur fin, ni l’époque des chemises à rayures et pull Lacoste, c’est surtout pour tous les élèves de secondaires qui tournent une cassette de Jean-Jacques Goldman...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Juin 1988, ce n’est pas seulement les années fameuses années insouciantes qui tirent à leur fin, ni l’époque des chemises à rayures et pull Lacoste, c’est surtout pour tous les élèves de secondaires qui tournent une cassette de Jean-Jacques Goldman dans leur baladeur d’être à Paris. Car depuis le mois dernier, l’artiste qui ne fait rien comme les autres, a entamé une tournée parisienne. Oui, au lieu de jouer au finish dans une salle, il en fait plusieurs, de la plus petite à la plus grande. Déjà, ça permet à ceux qui ont des préférences de choisir la taille du lieu. Bon, il fallait être rapide et surtout se pointer tôt devant le guichet pour les deux soirs au Bataclan et les trois à l’Olympia. Après c’était déjà la jauge de 4500 sièges du palais des Sports qui s’est  également rempli très vite pour deux semaines jusqu’à la fin du mois.<br /><br />Et donc en ce mois de juin, direction le tout récent Zénith. Une semaine remplie en un clin d'œil, puis on ouvre une seconde semaine et rebelotte, plus un strapontin de libre. Jean-Jacques aurait pu faire Bercy, tout aussi neuf, mais il choisit la proximité, la chaleur du public, l’intimité dans la foule. Alors le public vient de toute la France. Des cars entiers arrivent de Bretagne, d’Alsace, de Lyon. Des gamins avec des t-shirts marqués Minoritaire. Des couples qui se tiennent la main pendant Il changeait la vie. Et des larmes qui coulent au coin des yeux pendant Comme toi. Le show, lui, est millimétré mais sans chichis, c’est pas du Johnny. Pas de flammes, ni de cascades. Juste Goldman, ses potes musiciens, sa guitare rouge et des mots qui vont droit au cœur. <br /><br />En ce mois de juin, dans un Paris encore un peu noir de la désillusion du grand rêve Mitterrand, Goldman donne treize concerts avec chaque soir, un public qui chante toujours plus fort que la veille. Et c’est peut-être ça, le vrai miracle de juin 1988. Ce n’est pas la performance, ni les ventes de disques. C’est ce moment suspendu où la France chantait en chœur, sans cynisme, avec un gars qui n’a pas besoin de costume à paillettes pour briller. Comme il le dit dans une interview qu’il donne pendant la série, ce sont les spectateurs qui m'ont appris la scène, qui me l'ont fait aimer. A priori, je suis le contraire d'un homme de scène. Gauche, lent à la répartie, introverti. Mon énergie, c'est celle qu'ils me communiquent. Mon plaisir, c'est celui de passer une soirée ensemble, autour de choses qui touchent. C'est pourquoi je ne cherche pas à jouer devant des « curieux », à racoler le plus de monde possible. <br /><br />Oui, je sais, on a vécu la même expérience quelques mois plus tard à Bruxelles, à Forest National. Six soirées consécutives fin novembre, début décembre et trois supplémentaires en janvier suivant qui feront dire à un journaliste : si Michael Jackson met des mois à réunir 60000 Belges pour un soir, Jean-Jacques Goldman a vendu 72000 tickets à la vitesse de la lumière. Sans doute est-ce parce que le public sent que Goldman fait ça par plaisir et pour aucune autre raison. Les gens savent qu’il est allé jouer au Congo, dans les îles, là où il n’y avait pas un franc à gagner, et parce que ses musiciens étaient OK d’y aller. Jouer, être avec les autres. Le plaisir, et rien d’autre.<br /><br /><br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7dce34ae9f652d8dabb505f1804cecee.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé en juin à David Bowie</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-en-juin-a-david-bowie--66704817</link><description><![CDATA[Le 16 juin 1972, le disquaire, c'est un autre monde aujourd’hui disparu mais alors un point de passage obligé pour presque tout le monde. C’est là qu’on se procure ces chansons magiques qu’on a entendues à la radio, dans un juke-box, dans une émission de variétés à la télé ou chez des copains. Et puis il y a ceux, des passionnés, qui s’y rendent pour se renseigner sur ce qui vient de sortir, écouter un extrait et si ils accrochent, ils achètent et rentrent chez eux avec leur nouveau trésor. Car c’est ça la musique en 1972 : un bien précieux. Et si la pochette est belle, c’est encore mieux. <br /><br />Et justement, en parlant de pochette, sur ce 33 Tours qui vient d’arriver chez le disquaire, on voit un type pâle, les cheveux couleur feu, poser dans une ruelle sombre avec la guitare nonchalamment en bandoulière. Et puis gros plan à l’arrière dans une de ces fameuses cabines téléphoniques rouges, c’est sûrement Londres. Le gars, on dirait un acteur échappé d’un film de science-fiction. Le titre de l’album est à rallonge en plus, c’est pas une première mais il est intriguant quand même : The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Oui, tout ça. Le chanteur se nomme David Bowie. Certains le connaissent. Il a déjà sorti pas mal de disques mais bon, c’est un second couteau qui n’a pas bien choisi son camp, entre rock, folk, expérimental, cabaret, bref il est aussi flou que la photo de la pochette de ce disque. Et là, il fait le coup de l’album concept façon Sgt Pepper des Beatles. Il pousse même un peu plus loin car cela semble raconter toute une histoire, celle d’une rockstar, un messie déchu, prophète de notre décadence. Ah bon ? On est décadent ?<br /><br />Mais ce qu’on ignore ici c’est que David Bowie ne fait pas que raconter une histoire : il la vit de l’autre côté de la Manche, soir après soir sur scène, maquillé comme une drag-queen samouraï. Et le public britannique devient fou. En Belgique et en France, on ne va pas comprendre tout de suite. Trop bizarre, trop anglais. Mais dans les chambres d’adolescents, le disque commence à tourner, on s’en parle en classe ou à l’intercours. Car Ziggy est le premier vrai héros pop à dire : sois toi-même, même si ce “toi-même” vient d’une autre planète. Imaginez le choc pour tous ceux qui vivent à l’intérieur d’eux-mêmes, avec la peur de l’extérieur, de ce qu’on va dire. Et puis tous ceux qui, à cet âge, rêvent d’être quelqu’un d’autre, fantasment en s’endormant chaque soir dans la maison familiale remplie de silence et d’ennui.<br /><br />There's a starman waiting in the sky… dit la chanson qui vient de sortir en 45 Tours. Personne pour imaginer que des décennies plus tard, elle sera utilisée dans une campagne de pub pour des télécoms. Ni que David Bowie sera alors un artiste connu de tous. Et respecté. Ce qui ne va pas être le cas, ni en cette année 1972, ni les suivantes, où il y aura plus de gens pour le détester que l’apprécier. Et encore moins que cet album sera un jour considéré comme un des plus grands de l’histoire. Mais quelle histoire ? Tout cela n’est que du présent, et de l’émotion, ce 16 juin 1972. D’ailleurs, ce soir, vous l’avez vu, cet homme des étoiles, juste avant de vous endormir avec le casque sur les oreilles. Et il vous regardait.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66704817</guid><pubDate>Mon, 23 Jun 2025 13:03:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66704817/323434_c_est_arrive_en_juin_a_david_bowie.mp3" length="5600298" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 16 juin 1972, le disquaire, c'est un autre monde aujourd’hui disparu mais alors un point de passage obligé pour presque tout le monde. C’est là qu’on se procure ces chansons magiques qu’on a entendues à la radio, dans un juke-box, dans une émission...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 16 juin 1972, le disquaire, c'est un autre monde aujourd’hui disparu mais alors un point de passage obligé pour presque tout le monde. C’est là qu’on se procure ces chansons magiques qu’on a entendues à la radio, dans un juke-box, dans une émission de variétés à la télé ou chez des copains. Et puis il y a ceux, des passionnés, qui s’y rendent pour se renseigner sur ce qui vient de sortir, écouter un extrait et si ils accrochent, ils achètent et rentrent chez eux avec leur nouveau trésor. Car c’est ça la musique en 1972 : un bien précieux. Et si la pochette est belle, c’est encore mieux. <br /><br />Et justement, en parlant de pochette, sur ce 33 Tours qui vient d’arriver chez le disquaire, on voit un type pâle, les cheveux couleur feu, poser dans une ruelle sombre avec la guitare nonchalamment en bandoulière. Et puis gros plan à l’arrière dans une de ces fameuses cabines téléphoniques rouges, c’est sûrement Londres. Le gars, on dirait un acteur échappé d’un film de science-fiction. Le titre de l’album est à rallonge en plus, c’est pas une première mais il est intriguant quand même : The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Oui, tout ça. Le chanteur se nomme David Bowie. Certains le connaissent. Il a déjà sorti pas mal de disques mais bon, c’est un second couteau qui n’a pas bien choisi son camp, entre rock, folk, expérimental, cabaret, bref il est aussi flou que la photo de la pochette de ce disque. Et là, il fait le coup de l’album concept façon Sgt Pepper des Beatles. Il pousse même un peu plus loin car cela semble raconter toute une histoire, celle d’une rockstar, un messie déchu, prophète de notre décadence. Ah bon ? On est décadent ?<br /><br />Mais ce qu’on ignore ici c’est que David Bowie ne fait pas que raconter une histoire : il la vit de l’autre côté de la Manche, soir après soir sur scène, maquillé comme une drag-queen samouraï. Et le public britannique devient fou. En Belgique et en France, on ne va pas comprendre tout de suite. Trop bizarre, trop anglais. Mais dans les chambres d’adolescents, le disque commence à tourner, on s’en parle en classe ou à l’intercours. Car Ziggy est le premier vrai héros pop à dire : sois toi-même, même si ce “toi-même” vient d’une autre planète. Imaginez le choc pour tous ceux qui vivent à l’intérieur d’eux-mêmes, avec la peur de l’extérieur, de ce qu’on va dire. Et puis tous ceux qui, à cet âge, rêvent d’être quelqu’un d’autre, fantasment en s’endormant chaque soir dans la maison familiale remplie de silence et d’ennui.<br /><br />There's a starman waiting in the sky… dit la chanson qui vient de sortir en 45 Tours. Personne pour imaginer que des décennies plus tard, elle sera utilisée dans une campagne de pub pour des télécoms. Ni que David Bowie sera alors un artiste connu de tous. Et respecté. Ce qui ne va pas être le cas, ni en cette année 1972, ni les suivantes, où il y aura plus de gens pour le détester que l’apprécier. Et encore moins que cet album sera un jour considéré comme un des plus grands de l’histoire. Mais quelle histoire ? Tout cela n’est que du présent, et de l’émotion, ce 16 juin 1972. D’ailleurs, ce soir, vous l’avez vu, cet homme des étoiles, juste avant de vous endormir avec le casque sur les oreilles. Et il vous regardait.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>233</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/971a7a564a5d00b0a1dd934028b61688.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé en juin aux Rolling Stones</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-en-juin-aux-rolling-stones--66704755</link><description><![CDATA[On ne peut pas parler des Rolling Stones sans penser à leur incroyable succès aux Etats-Unis. L’histoire entre le groupe et ce pays a été et reste légendaire. Là-bas, les Stones, c’est une religion. Et pourtant, l’avez-vous remarqué, on ne parle jamais de leur première venue aux Etats-Unis. On devrait ! Regardez les Beatles, vous voyez tout de suite ces images folles de milliers de jeunes gens qui les accueillent en criant à l’aéroport, les scènes de poursuite dans les rues, les records d’audience télé au Ed Sullivan Show. Et les Stones, alors? <br /><br />Et bien, ils arrivent à JFK en juin 1964, quatre mois après le phénoménal déclenchement de la Beatlemania. A l’aéroport, des filles crient quand ils montent dans les limousines, quelques motards les escortent, on y est. Enfin, pas tout-à-fait car le Ed Sullivan Show n’a pas voulu d’eux et là, ils auraient dû se méfier. Car pour leur première télé, à Los Angeles, c’est un show de seconde zone, les Stones découvrent au dernier moment qu’ils vont chanter entre deux numéros de cirque. Ils sont de plus présentés par un animateur ringard et ivre qui dit aux téléspectateurs que le gars du numéro de trampoline après eux c’est leur père qui essaie désespérément de se tuer. Dans une autre émission, c’est le chanteur comédien Dean Martin, partenaire de Frank Sinatra, bourré lui aussi, qui les traite de singes. Puis commence la tournée dans des endroits du perdus du Texas, Minnesota, Nebraska, Michigan. Les Stones ne sont pas encore connus, alors leur équipe a pris les engagements qu’ils ont trouvés. Ils jouent en attraction, ici avant un groupe country, là dans un rodéo où le public qui a du mal avec les cheveux longs, leur demande s’ils sont les Beatles ou s’ils sont des gonzesses. T’as vu, y a une puce qui vient de sauter de la tête du guitariste. Ouais ils puent tellement qu’elles ne tiennent pas le coup. Et quand ils sont en vedette, les auditoires sont vides. Ou presque. 600 personnes dans une salle qui peut en accueillir 10.000. Alors les Stones font tout pour que le public ne regarde pas derrière, et ils jouent plus fort pour que le courant passe. Comme dit Keith Richards, Nous sur scène, on voit une grande grotte vide mais eux sont comme à un mariage, ils regardent les mariés.<br /><br />Oui, en ce mois de juin 1964, les Stones en bavent lors de leur première tournée américaine, ils en sont encore à apprendre le métier, à entrer par la petite porte. Mais en voyant le public accrocher à leur musique, lire le bonheur sur les visages, ils prennent de l’assurance. A force de jouer, leurs disques montent de la 80ème à la 60ième place pendant que les chansons des Beatles occupent les cinq premières. Ils sont un peu sauvés à New York par l’animateur radio que John Lennon a lui-même contacté pour qu’il daigne assurer leur présentation. Il a attiré du monde, la salle est pleine. L’année prochaine, la sortie de leur Satisfaction changera tout, les Stones feront au moins deux tournées par an et en 1978, ils en seront déjà à leur première tournée des stades. Mais le 22 juin 1964 quand leur avion atterrit à Londres de retour de la Terre promise, Keith Richards a dans sa valise un revolver du même calibre que celui qu’un policier lui a braqué sous le nez avant un concert car il refusait de vider dans les toilettes des loges un verre de whisky coca.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66704755</guid><pubDate>Mon, 23 Jun 2025 09:46:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66704755/323431_c_est_arrive_en_juin_aux_rolling_stones.mp3" length="3748431" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On ne peut pas parler des Rolling Stones sans penser à leur incroyable succès aux Etats-Unis. L’histoire entre le groupe et ce pays a été et reste légendaire. Là-bas, les Stones, c’est une religion. Et pourtant, l’avez-vous remarqué, on ne parle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On ne peut pas parler des Rolling Stones sans penser à leur incroyable succès aux Etats-Unis. L’histoire entre le groupe et ce pays a été et reste légendaire. Là-bas, les Stones, c’est une religion. Et pourtant, l’avez-vous remarqué, on ne parle jamais de leur première venue aux Etats-Unis. On devrait ! Regardez les Beatles, vous voyez tout de suite ces images folles de milliers de jeunes gens qui les accueillent en criant à l’aéroport, les scènes de poursuite dans les rues, les records d’audience télé au Ed Sullivan Show. Et les Stones, alors? <br /><br />Et bien, ils arrivent à JFK en juin 1964, quatre mois après le phénoménal déclenchement de la Beatlemania. A l’aéroport, des filles crient quand ils montent dans les limousines, quelques motards les escortent, on y est. Enfin, pas tout-à-fait car le Ed Sullivan Show n’a pas voulu d’eux et là, ils auraient dû se méfier. Car pour leur première télé, à Los Angeles, c’est un show de seconde zone, les Stones découvrent au dernier moment qu’ils vont chanter entre deux numéros de cirque. Ils sont de plus présentés par un animateur ringard et ivre qui dit aux téléspectateurs que le gars du numéro de trampoline après eux c’est leur père qui essaie désespérément de se tuer. Dans une autre émission, c’est le chanteur comédien Dean Martin, partenaire de Frank Sinatra, bourré lui aussi, qui les traite de singes. Puis commence la tournée dans des endroits du perdus du Texas, Minnesota, Nebraska, Michigan. Les Stones ne sont pas encore connus, alors leur équipe a pris les engagements qu’ils ont trouvés. Ils jouent en attraction, ici avant un groupe country, là dans un rodéo où le public qui a du mal avec les cheveux longs, leur demande s’ils sont les Beatles ou s’ils sont des gonzesses. T’as vu, y a une puce qui vient de sauter de la tête du guitariste. Ouais ils puent tellement qu’elles ne tiennent pas le coup. Et quand ils sont en vedette, les auditoires sont vides. Ou presque. 600 personnes dans une salle qui peut en accueillir 10.000. Alors les Stones font tout pour que le public ne regarde pas derrière, et ils jouent plus fort pour que le courant passe. Comme dit Keith Richards, Nous sur scène, on voit une grande grotte vide mais eux sont comme à un mariage, ils regardent les mariés.<br /><br />Oui, en ce mois de juin 1964, les Stones en bavent lors de leur première tournée américaine, ils en sont encore à apprendre le métier, à entrer par la petite porte. Mais en voyant le public accrocher à leur musique, lire le bonheur sur les visages, ils prennent de l’assurance. A force de jouer, leurs disques montent de la 80ème à la 60ième place pendant que les chansons des Beatles occupent les cinq premières. Ils sont un peu sauvés à New York par l’animateur radio que John Lennon a lui-même contacté pour qu’il daigne assurer leur présentation. Il a attiré du monde, la salle est pleine. L’année prochaine, la sortie de leur Satisfaction changera tout, les Stones feront au moins deux tournées par an et en 1978, ils en seront déjà à leur première tournée des stades. Mais le 22 juin 1964 quand leur avion atterrit à Londres de retour de la Terre promise, Keith Richards a dans sa valise un revolver du même calibre que celui qu’un policier lui a braqué sous le nez avant un concert car il refusait de vider dans les toilettes des loges un verre de whisky coca.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>235</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c26e5585f97392fc8052487330c1dcf0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Un soir avec les frères Gallagher</title><link>https://www.spreaker.com/episode/un-soir-avec-les-freres-gallagher--66578091</link><description><![CDATA[Hé les amis, vous savez quoi ? Je vous emmène passer la soirée avec les frères Gallagher. Non, sérieux ! C’est pas d’hier que je traîne dans tous les coins de la Grande-Bretagne. Bon je veux pas vous obliger, hein, faut que vous aimiez les cendriers pleins, les verres cassés, les éclats de voix avec les Beatles à fond. Allez, on vous ouvre la porte de leur QG à Londres, ou de la grande baraque de Supernova Heights, tiens. C’est celle de Noel, on dit Nole en anglais, et Noel Gallagher, c’est le cerveau, l’auteur de Oasis. <br /><br />Et Oasis, c’est pas juste un groupe. C’est une bande. Et surtout, impossible de l’ignorer, deux frères ennemis qui vivent entourés comme des caïds de Manchester. On n’entre pas là comme dans un moulin. Non, mais on débarque pour s’y éclater, entre mecs, avec les potes d’enfance, les roadies, les musiciens, des fans sélectionnés — ou parfois juste ramassés en fin de soirée au pub. Mais attention, pas de rendez-vous chez les Gallagher. Faut tomber au bon moment. Et une fois dedans, pas question de rester coincé dans l’entrée. On vous file une bonne ale, on s’assoit sur un canapé écrasé par cent derrières depuis 1994, et on vous passe la dernière démo de Noel ou un live pirate de leur dernier concert. Il n’est pas impossible de tomber sur Johnny Depp, parfois, ou sur Kate Moss qui cherche Liam dans la cuisine. Parce que Liam, lui, il squatte la cuisine. Il parle peu, marmonne beaucoup, toujours avec une clope en main et un regard d’enfant jaloux dans un corps d’adulte. Liam, c’est le feu. Le charisme, le front en avant. Il chante à travers les murs, des vieux trucs de Lennon, parfois même du Slade, et il fout la paix à personne. Noel, lui, c’est la salle de musique. Casque sur les oreilles, guitare sur les genoux, il compose. Il y en a toujours un qui bosse et un autre qui fout le bordel. Et vice versa.<br /><br />Entre les deux, ça claque. Littéralement. On a vu des verres voler, des amplis aussi. Même qu’une fois, un Brit Award a fini dans l’aquarium. Mais faut pas croire, ils s’aiment. À leur manière. Des frères, quoi. Avec des coups dans le dos et des câlins qui finissent en prise de catch. Un jour, on a trouvé une lettre d’amour de Liam à Noel. Deux lignes bourrées de cœurs et de fautes. On a cru à une blague. C’en était pas une. <br /><br />Ah, et les objets ? Parlons-en. Des centaines de lunettes rondes à la Lennon, pour Liam, alignées sur un meuble Ikea. Des guitares à moitié pétées que Noel refuse de jeter. Et des baskets Adidas neuves, jamais portées. Parce que faut que ça claque, même aux pieds, comme dit Liam. Et puis le jukebox qui marche une fois sur deux et où on trouve des 45 Tours de Bowie, The La’s, Stone Roses et un seul disque de Blur. Rayé. Volontairement.<br /><br />Oui, ce soir, chez les Gallagher, ça va encore fumer, gueuler, chanter et rigoler jusqu’à pas d’heure. Demain on s’insultera dans la presse ou on se battra dans les loges. Oasis, c’est pas une success story. C’est une tragédie rock à deux voix. Et c’est p’tet pour ça qu’on les aime, ces sales gamins.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66578091</guid><pubDate>Fri, 20 Jun 2025 12:22:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66578091/322792_un_soir_avec_les_freres_gallagher.mp3" length="3211353" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Hé les amis, vous savez quoi ? Je vous emmène passer la soirée avec les frères Gallagher. Non, sérieux ! C’est pas d’hier que je traîne dans tous les coins de la Grande-Bretagne. Bon je veux pas vous obliger, hein, faut que vous aimiez les cendriers...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Hé les amis, vous savez quoi ? Je vous emmène passer la soirée avec les frères Gallagher. Non, sérieux ! C’est pas d’hier que je traîne dans tous les coins de la Grande-Bretagne. Bon je veux pas vous obliger, hein, faut que vous aimiez les cendriers pleins, les verres cassés, les éclats de voix avec les Beatles à fond. Allez, on vous ouvre la porte de leur QG à Londres, ou de la grande baraque de Supernova Heights, tiens. C’est celle de Noel, on dit Nole en anglais, et Noel Gallagher, c’est le cerveau, l’auteur de Oasis. <br /><br />Et Oasis, c’est pas juste un groupe. C’est une bande. Et surtout, impossible de l’ignorer, deux frères ennemis qui vivent entourés comme des caïds de Manchester. On n’entre pas là comme dans un moulin. Non, mais on débarque pour s’y éclater, entre mecs, avec les potes d’enfance, les roadies, les musiciens, des fans sélectionnés — ou parfois juste ramassés en fin de soirée au pub. Mais attention, pas de rendez-vous chez les Gallagher. Faut tomber au bon moment. Et une fois dedans, pas question de rester coincé dans l’entrée. On vous file une bonne ale, on s’assoit sur un canapé écrasé par cent derrières depuis 1994, et on vous passe la dernière démo de Noel ou un live pirate de leur dernier concert. Il n’est pas impossible de tomber sur Johnny Depp, parfois, ou sur Kate Moss qui cherche Liam dans la cuisine. Parce que Liam, lui, il squatte la cuisine. Il parle peu, marmonne beaucoup, toujours avec une clope en main et un regard d’enfant jaloux dans un corps d’adulte. Liam, c’est le feu. Le charisme, le front en avant. Il chante à travers les murs, des vieux trucs de Lennon, parfois même du Slade, et il fout la paix à personne. Noel, lui, c’est la salle de musique. Casque sur les oreilles, guitare sur les genoux, il compose. Il y en a toujours un qui bosse et un autre qui fout le bordel. Et vice versa.<br /><br />Entre les deux, ça claque. Littéralement. On a vu des verres voler, des amplis aussi. Même qu’une fois, un Brit Award a fini dans l’aquarium. Mais faut pas croire, ils s’aiment. À leur manière. Des frères, quoi. Avec des coups dans le dos et des câlins qui finissent en prise de catch. Un jour, on a trouvé une lettre d’amour de Liam à Noel. Deux lignes bourrées de cœurs et de fautes. On a cru à une blague. C’en était pas une. <br /><br />Ah, et les objets ? Parlons-en. Des centaines de lunettes rondes à la Lennon, pour Liam, alignées sur un meuble Ikea. Des guitares à moitié pétées que Noel refuse de jeter. Et des baskets Adidas neuves, jamais portées. Parce que faut que ça claque, même aux pieds, comme dit Liam. Et puis le jukebox qui marche une fois sur deux et où on trouve des 45 Tours de Bowie, The La’s, Stone Roses et un seul disque de Blur. Rayé. Volontairement.<br /><br />Oui, ce soir, chez les Gallagher, ça va encore fumer, gueuler, chanter et rigoler jusqu’à pas d’heure. Demain on s’insultera dans la presse ou on se battra dans les loges. Oasis, c’est pas une success story. C’est une tragédie rock à deux voix. Et c’est p’tet pour ça qu’on les aime, ces sales gamins.]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9c85698a4beafeaf6ad055d04a3ad282.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Un soir avec Jacques Brel</title><link>https://www.spreaker.com/episode/un-soir-avec-jacques-brel--66578001</link><description><![CDATA[Paris, 1966. Le rideau tombe sur la scène de l'Olympia, où Jacques Brel vient de livrer une fois de plus, un récital bouleversant. Le public, encore sous le choc, applaudit à tout rompre. Brel, épuisé mais exalté, quitte les coulisses sans un mot, son regard déjà tourné vers la nuit qui s’ouvre. Il retrouve ses amis dans un bistrot discret de Montmartre, un lieu qu'il affectionne pour son ambiance chaleureuse et son absence de prétention. Autour d'une table de bois usée, les verres se remplissent et la conversation s'anime. Brel, toujours en quête d'authenticité, écoute autant qu'il ne parle, car il ne peut s’empêcher d’observer les visages et de capturer les émotions. <br /><br />On ferme ! <br /><br />Oh non ! Brel insiste pour avoir le petit dernier en forçant un accent brusseleir mais ça ne marche pas, alors rentré dans son immeuble, il va réveiller Georges Brassens, son nouveau voisin de palier. Les deux artistes et amis de longue date échangent des histoires, des nouvelles et des rires. La nuit avance, la bouteille se vide, mais l'énergie ne faiblit pas.<br /><br />Cette fois, il n’est plus d’heure, Brel suggère de continuer la soirée chez lui, où quelques bouteilles de Chartreuse les attendent. Brassens refuse mais Brel insiste. Chez Brel, la musique reprend, les discussions s'intensifient, Jacques en est à la philosophie, aux grands sermons, il s’emporte, refait le monde, il est vrai qu’il n’a pas besoin d’aller jusqu’au bout de la nuit pour livrer sa version définitive du sens de la vie. Ce n’est pas que l’homme soit méchant, en définitive, mais il est toujours perdant à vivre avec les autres, non ce qu’il faut c’est être libre … Mais à l'aube, il est seul, Brassens, épuisé, s'est endormi sur le canapé. Brel le raccompagne à son appartement, non sans difficulté, et alors qu'il le couche, Brassens ouvre un œil et murmure : Je prendrais bien un petit dernier !  <br /><br />Le lendemain soir, Jacques se rend dans son restaurant favori. Il est rentré à Bruxelles dans la journée. Assis à sa table favorite, il déguste des croquettes de crevettes, son plat préféré, tout en prenant des notes dans un carnet. Il note des idées, … Une nouvelle chanson ? Il ne sait pas encore. Il observe les clients, le personnel, en écoutant les conversations autour de lui. C'est dans ces moments de solitude et de réflexion que naissent ses plus belles histoires. <br /><br />Ainsi vous avez assisté à une soirée classique avec Jacques Brel : entre passion, amitié, musique et recherche incessante de vérité. Un homme loin d’être parfait mais qu’il ne revendique pas, non, il est profondément humain, toujours en mouvement, toujours en recherche, laissant derrière lui des femmes tristes mais des souvenirs impérissables.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66578001</guid><pubDate>Thu, 19 Jun 2025 12:17:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66578001/322785_un_soir_avec_jacques_brel.mp3" length="2743239" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Paris, 1966. Le rideau tombe sur la scène de l'Olympia, où Jacques Brel vient de livrer une fois de plus, un récital bouleversant. Le public, encore sous le choc, applaudit à tout rompre. Brel, épuisé mais exalté, quitte les coulisses sans un mot, son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Paris, 1966. Le rideau tombe sur la scène de l'Olympia, où Jacques Brel vient de livrer une fois de plus, un récital bouleversant. Le public, encore sous le choc, applaudit à tout rompre. Brel, épuisé mais exalté, quitte les coulisses sans un mot, son regard déjà tourné vers la nuit qui s’ouvre. Il retrouve ses amis dans un bistrot discret de Montmartre, un lieu qu'il affectionne pour son ambiance chaleureuse et son absence de prétention. Autour d'une table de bois usée, les verres se remplissent et la conversation s'anime. Brel, toujours en quête d'authenticité, écoute autant qu'il ne parle, car il ne peut s’empêcher d’observer les visages et de capturer les émotions. <br /><br />On ferme ! <br /><br />Oh non ! Brel insiste pour avoir le petit dernier en forçant un accent brusseleir mais ça ne marche pas, alors rentré dans son immeuble, il va réveiller Georges Brassens, son nouveau voisin de palier. Les deux artistes et amis de longue date échangent des histoires, des nouvelles et des rires. La nuit avance, la bouteille se vide, mais l'énergie ne faiblit pas.<br /><br />Cette fois, il n’est plus d’heure, Brel suggère de continuer la soirée chez lui, où quelques bouteilles de Chartreuse les attendent. Brassens refuse mais Brel insiste. Chez Brel, la musique reprend, les discussions s'intensifient, Jacques en est à la philosophie, aux grands sermons, il s’emporte, refait le monde, il est vrai qu’il n’a pas besoin d’aller jusqu’au bout de la nuit pour livrer sa version définitive du sens de la vie. Ce n’est pas que l’homme soit méchant, en définitive, mais il est toujours perdant à vivre avec les autres, non ce qu’il faut c’est être libre … Mais à l'aube, il est seul, Brassens, épuisé, s'est endormi sur le canapé. Brel le raccompagne à son appartement, non sans difficulté, et alors qu'il le couche, Brassens ouvre un œil et murmure : Je prendrais bien un petit dernier !  <br /><br />Le lendemain soir, Jacques se rend dans son restaurant favori. Il est rentré à Bruxelles dans la journée. Assis à sa table favorite, il déguste des croquettes de crevettes, son plat préféré, tout en prenant des notes dans un carnet. Il note des idées, … Une nouvelle chanson ? Il ne sait pas encore. Il observe les clients, le personnel, en écoutant les conversations autour de lui. C'est dans ces moments de solitude et de réflexion que naissent ses plus belles histoires. <br /><br />Ainsi vous avez assisté à une soirée classique avec Jacques Brel : entre passion, amitié, musique et recherche incessante de vérité. Un homme loin d’être parfait mais qu’il ne revendique pas, non, il est profondément humain, toujours en mouvement, toujours en recherche, laissant derrière lui des femmes tristes mais des souvenirs impérissables.]]></itunes:summary><itunes:duration>172</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/47d61cb79f102663cafb20dc880535cd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Un soir avec Linda Perry</title><link>https://www.spreaker.com/episode/un-soir-avec-linda-perry--66577919</link><description><![CDATA[Nous sommes à la fin des années 80 dans les rues de San Francisco. Le quartier animé du Castro, où une jeune artiste venue du Massachusetts, vit dans une petite chambre sans fenêtre. Qu’est-elle venue faire loin de sa côte est et de New York ? Elle est artiste, d’accord, mais alors pourquoi pas Los Angeles, là où tout se passe. Et en effet, le jour, elle travaille comme serveuse pour le soir, arpenter les rues avec sa guitare, jouant ses compositions originales aux passants qui sont, il faut bien le dire, beaucoup plus réceptifs aux artistes et à la musique folk dans cette ville où est né, 25 ans plus tôt, le mouvement hippie. Ce soir-là, elle se produit au Nightbreak, un club de Haight Street aujourd’hui disparu mais à l’époque réputé pour sa scène alternative, et aussi son vin californien, ses bières mexicaines et jamaïcaines, je peux en témoigner, j’y ai traîné au même moment. Elle m’a peut-être servi, cette demoiselle dont vous devinez qu’elle n’y est pas restée, dans ce bar. La salle est modeste, mais l'ambiance électrique, c’est pour ça qu’on y vient ou que d’autres nous y emmènent. Linda, j’ai oublié de vous dire que la jeune fille se prénomme Linda, monte sur scène, coiffée d’un chapeau particulier dans le Massachusetts mais ici c’est ok. <br /><br />Et elle entame une chanson qu'elle a écrite dans sa chambre, vous savez la petite chambre sans fenêtre dont je viens de vous parler. Dans le public, un gars qui rame assez bien pour le moment. Il s’appelle Stephan Jenkins, et il est dans le désordre le futur leader de Third Eye Blind, un groupe pré grunge qui va vendre des millions d’albums, et qui sera par après le compagnon de Charlize Theron et de Vanessa Carlton. Mais pour le moment, il est juste rien, enfin il est lui, ce qui est déjà pas mal avec ce que je viens de vous dire et il est captivé, le gars. À la fin de la prestation, il l'aborde, et les voilà à discuter de leur vie qui commençait, comme disait la chanson de Michel Fugain. Elle lui rejoue son What's Up?, car vous avez deviné qu’il s’agit de Linda Perry des 4 Non Blondes, et lui son Semi-Charmed Life. Ils ignorent évidemment que ces chansons deviendront immortelles, ce qui ne rend l’instant présent que plus beau.<br /><br />Après ça, Linda et quelques amis se dirigent vers le Paradise Lounge, un autre endroit emblématique de la scène musicale de San Francisco. Là, elle improvise un mini-set acoustique, captivant l'audience évidemment, avec sa voix et puis ses textes. La nuit se termine dans un café du Mission District, où artistes et musiciens se rassemblent pour discuter, partager des idées et rêver de succès. Linda, bien que fatiguée, est inspirée. Elle griffonne des paroles sur une serviette en papier, peut-être les prémices d'une future chanson à succès.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66577919</guid><pubDate>Wed, 18 Jun 2025 12:11:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66577919/322782_un_soir_avec_linda_perry.mp3" length="2835608" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à la fin des années 80 dans les rues de San Francisco. Le quartier animé du Castro, où une jeune artiste venue du Massachusetts, vit dans une petite chambre sans fenêtre. Qu’est-elle venue faire loin de sa côte est et de New York ? Elle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à la fin des années 80 dans les rues de San Francisco. Le quartier animé du Castro, où une jeune artiste venue du Massachusetts, vit dans une petite chambre sans fenêtre. Qu’est-elle venue faire loin de sa côte est et de New York ? Elle est artiste, d’accord, mais alors pourquoi pas Los Angeles, là où tout se passe. Et en effet, le jour, elle travaille comme serveuse pour le soir, arpenter les rues avec sa guitare, jouant ses compositions originales aux passants qui sont, il faut bien le dire, beaucoup plus réceptifs aux artistes et à la musique folk dans cette ville où est né, 25 ans plus tôt, le mouvement hippie. Ce soir-là, elle se produit au Nightbreak, un club de Haight Street aujourd’hui disparu mais à l’époque réputé pour sa scène alternative, et aussi son vin californien, ses bières mexicaines et jamaïcaines, je peux en témoigner, j’y ai traîné au même moment. Elle m’a peut-être servi, cette demoiselle dont vous devinez qu’elle n’y est pas restée, dans ce bar. La salle est modeste, mais l'ambiance électrique, c’est pour ça qu’on y vient ou que d’autres nous y emmènent. Linda, j’ai oublié de vous dire que la jeune fille se prénomme Linda, monte sur scène, coiffée d’un chapeau particulier dans le Massachusetts mais ici c’est ok. <br /><br />Et elle entame une chanson qu'elle a écrite dans sa chambre, vous savez la petite chambre sans fenêtre dont je viens de vous parler. Dans le public, un gars qui rame assez bien pour le moment. Il s’appelle Stephan Jenkins, et il est dans le désordre le futur leader de Third Eye Blind, un groupe pré grunge qui va vendre des millions d’albums, et qui sera par après le compagnon de Charlize Theron et de Vanessa Carlton. Mais pour le moment, il est juste rien, enfin il est lui, ce qui est déjà pas mal avec ce que je viens de vous dire et il est captivé, le gars. À la fin de la prestation, il l'aborde, et les voilà à discuter de leur vie qui commençait, comme disait la chanson de Michel Fugain. Elle lui rejoue son What's Up?, car vous avez deviné qu’il s’agit de Linda Perry des 4 Non Blondes, et lui son Semi-Charmed Life. Ils ignorent évidemment que ces chansons deviendront immortelles, ce qui ne rend l’instant présent que plus beau.<br /><br />Après ça, Linda et quelques amis se dirigent vers le Paradise Lounge, un autre endroit emblématique de la scène musicale de San Francisco. Là, elle improvise un mini-set acoustique, captivant l'audience évidemment, avec sa voix et puis ses textes. La nuit se termine dans un café du Mission District, où artistes et musiciens se rassemblent pour discuter, partager des idées et rêver de succès. Linda, bien que fatiguée, est inspirée. Elle griffonne des paroles sur une serviette en papier, peut-être les prémices d'une future chanson à succès.]]></itunes:summary><itunes:duration>178</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7285c0f33d047390238626240490ff51.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Un soir avec Coluche</title><link>https://www.spreaker.com/episode/un-soir-avec-coluche--66577832</link><description><![CDATA[Il fut un temps où, si vous vouliez passer une soirée avec Coluche, c’était possible, et sans payer votre ticket de théâtre, quand il était à l’affiche. Si vous étiez copain avec lui, ou le copain d’un copain, il suffisait de sonner à la porte de sa maison, à Paris. Ah ils sont très nombreux à connaître la façade carrée de briques rouges du numéro 11 de la rue Gazan, avec la cour jardin sur le côté gauche, derrière une grille où on gare les motos et mobylettes.<br /><br />Oui, il a beau être devenu une star, Coluche a gardé le plaisir, l’instinct de vivre en meute. Il est d’ailleurs interdit de prendre rendez-vous, de demander l’autorisation de passer et obligatoire de s’asseoir, boire un coup et accepter la bouffe qu’on va vous servir. L’installation parle d’elle-même : la juxtaposition des divans devant la télé, la série de chaises de bistrot et de chaises longues vous appelle quand vous entrez dans la salle de séjour, très éclairée. <br /><br />Il y a beaucoup de chance que ce soit Gérard Lanvin qui soit venu ouvrir la porte. Oui, le comédien qu’on a tous vu dans le terrible film, Tir groupé, et qui nous a fait rire dans Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine. Gérard habite là. Car c’est Coluche qui l’a emmené dans le métier, l’a tiré des puces de St Ouen où il vendait un tas de trucs. Au début Gérard conduisait la voiture, la camionnette, décrochait le téléphone, faisait un peu tout. Puis il a construit un café théâtre avec d’autres potes, Le Point Virgule, c’est lui qui y a fait entrer tout le bois des banquettes et du balcon. Puis Gérard a fourni des vannes à Coluche, pour le spectacle mais aussi les émissions de radio. Et même quand Véro est partie, Gérard est resté, enfin, un temps, on ne va pas s’attarder. Mais suivons-le, entrons … <br /><br />Le coude sur la table, une cigarette à la main et un verre de whisky devant lui, c’est Eddy Mitchell, bien sûr, le grand pote, avec Renaud, pas loin, avec un demi ou un pastagard. C’est le cercle rapproché des chanteurs, car la musique, ça le botte, Coluche, il aurait tant voulu être chanteur. Il a même monté un studio d’enregistrement dans la maison. Pour lui, oui, et que les copains utilisent pour enregistrer leurs trucs, ah ils se démerdent entre eux, dit Coluche, j’loue pas, j’suis pas dans l’commerce, moi. On ne peut pas s’empêcher de s’attarder un instant sur les casques de motos sur l’appui de fenêtre. Pourquoi il y en a tant ? Un pour chaque moto ? Non, un pour chaque usage. Enfin bref, passons, le présentoir à lunettes est beaucoup plus fun. Ça a commencé bêtement parce qu’il les paumait, ses lunettes, alors il en avait toujours plusieurs paires. Et pour rigoler, un copain lui a un jour offert un présentoir qu’il s’est mis en peine de garnir complètement. Ah oui, tous ses potes lui apportent un tas de trucs quand ils viennent. Alors, il ne les jette pas, du moins tant qu’y viennent, comme il dit. Et comme il faut les distraire, tous ces camarades, il y a deux flippers sur lesquels Mick Jagger et même Jack Nicholson ont joué, oui monsieur, et puis la table de ping pong qui remplace la piscine dans laquelle on s’est bien marrés mais au bout d’un temps, on a fini par ne plus y aller. C’est comme tout, hein, on se lasse.<br /><br />Oui, ce soir, chez Coluche, on va encore parler, rigoler jusque tard dans la nuit. Demain n’existe pas quand on est une bande de jeunes et qu’on se fend la gueule …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66577832</guid><pubDate>Tue, 17 Jun 2025 12:04:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66577832/322779_un_soir_avec_coluche.mp3" length="3301632" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il fut un temps où, si vous vouliez passer une soirée avec Coluche, c’était possible, et sans payer votre ticket de théâtre, quand il était à l’affiche. Si vous étiez copain avec lui, ou le copain d’un copain, il suffisait de sonner à la porte de sa...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il fut un temps où, si vous vouliez passer une soirée avec Coluche, c’était possible, et sans payer votre ticket de théâtre, quand il était à l’affiche. Si vous étiez copain avec lui, ou le copain d’un copain, il suffisait de sonner à la porte de sa maison, à Paris. Ah ils sont très nombreux à connaître la façade carrée de briques rouges du numéro 11 de la rue Gazan, avec la cour jardin sur le côté gauche, derrière une grille où on gare les motos et mobylettes.<br /><br />Oui, il a beau être devenu une star, Coluche a gardé le plaisir, l’instinct de vivre en meute. Il est d’ailleurs interdit de prendre rendez-vous, de demander l’autorisation de passer et obligatoire de s’asseoir, boire un coup et accepter la bouffe qu’on va vous servir. L’installation parle d’elle-même : la juxtaposition des divans devant la télé, la série de chaises de bistrot et de chaises longues vous appelle quand vous entrez dans la salle de séjour, très éclairée. <br /><br />Il y a beaucoup de chance que ce soit Gérard Lanvin qui soit venu ouvrir la porte. Oui, le comédien qu’on a tous vu dans le terrible film, Tir groupé, et qui nous a fait rire dans Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine. Gérard habite là. Car c’est Coluche qui l’a emmené dans le métier, l’a tiré des puces de St Ouen où il vendait un tas de trucs. Au début Gérard conduisait la voiture, la camionnette, décrochait le téléphone, faisait un peu tout. Puis il a construit un café théâtre avec d’autres potes, Le Point Virgule, c’est lui qui y a fait entrer tout le bois des banquettes et du balcon. Puis Gérard a fourni des vannes à Coluche, pour le spectacle mais aussi les émissions de radio. Et même quand Véro est partie, Gérard est resté, enfin, un temps, on ne va pas s’attarder. Mais suivons-le, entrons … <br /><br />Le coude sur la table, une cigarette à la main et un verre de whisky devant lui, c’est Eddy Mitchell, bien sûr, le grand pote, avec Renaud, pas loin, avec un demi ou un pastagard. C’est le cercle rapproché des chanteurs, car la musique, ça le botte, Coluche, il aurait tant voulu être chanteur. Il a même monté un studio d’enregistrement dans la maison. Pour lui, oui, et que les copains utilisent pour enregistrer leurs trucs, ah ils se démerdent entre eux, dit Coluche, j’loue pas, j’suis pas dans l’commerce, moi. On ne peut pas s’empêcher de s’attarder un instant sur les casques de motos sur l’appui de fenêtre. Pourquoi il y en a tant ? Un pour chaque moto ? Non, un pour chaque usage. Enfin bref, passons, le présentoir à lunettes est beaucoup plus fun. Ça a commencé bêtement parce qu’il les paumait, ses lunettes, alors il en avait toujours plusieurs paires. Et pour rigoler, un copain lui a un jour offert un présentoir qu’il s’est mis en peine de garnir complètement. Ah oui, tous ses potes lui apportent un tas de trucs quand ils viennent. Alors, il ne les jette pas, du moins tant qu’y viennent, comme il dit. Et comme il faut les distraire, tous ces camarades, il y a deux flippers sur lesquels Mick Jagger et même Jack Nicholson ont joué, oui monsieur, et puis la table de ping pong qui remplace la piscine dans laquelle on s’est bien marrés mais au bout d’un temps, on a fini par ne plus y aller. C’est comme tout, hein, on se lasse.<br /><br />Oui, ce soir, chez Coluche, on va encore parler, rigoler jusque tard dans la nuit. Demain n’existe pas quand on est une bande de jeunes et qu’on se fend la gueule …]]></itunes:summary><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e725e0812c6b6af4ebc7e27cb36ca49e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Un soir avec Freddie Mercury</title><link>https://www.spreaker.com/episode/un-soir-avec-freddie-mercury--66577784</link><description><![CDATA[Munich, début des années 80. Freddie Mercury y séjourne régulièrement dans un petit appartement meublé que lui a dégoté son amie Barbara Valentin, star allemande du cinéma, égérie du réalisateur Rainer Fassbinder. Barbara adore faire la fête, comme Freddie qui adore Munich. Il aurait pu, comme David Bowie, aller à Berlin où on connaît le chemin qui mène au bout de la nuit mais voilà, Freddie a atterri dans la capitale bavaroise pour des raisons professionnelles : pour travailler avec le producteur Reinhold Mack qui s’est notamment illustré sur tous les albums à succès d’Electric Light Orchestra. <br /><br />Et donc c’est en découvrant le studio de cet ingénieur du son qui va renouveler le son de Queen en 1980 que Freddie constate à sa grande satisfaction qu’en plus des soirées sans fin, on le laisse tranquille quand il marche dans la rue, s’assoit dans un café. Pas de chasseurs d’autographes comme à Londres, et surtout, pas de photographes d’impitoyables tabloïds britanniques.<br /><br />Et donc ce soir, tout commence dans un grand restaurant. Ambiance chic, couverts en argent, Freddie est invité par des gens qui veulent lui parler affaires. Freddie s’ennuie rapidement. Il soupire. Et quand l’un des convives ose faire une blague sur son look, Freddie se lève, balance sa serviette et sort. Rideau. <br /><br />Le voilà dans la rue sous les lampadaires, habillé en rock star, perfecto noir, lunettes fumées et bottes de cuir, quand au coin de la rue, il entend de la musique. Des rires. C’est une fête, étudiante, on dirait. Freddie sonne à la porte. On ouvre. Le reconnaît-on ? Il n’en sait rien. Son nouveau look cheveux courts et surtout moustache n’est pas encore vraiment connu de tous. Et puis des moustaches comme la sienne, en Allemagne, à cette époque, il y en a à tous les coins de rue. Alors Freddie entre, prend une bière, s’assoit avec les autres, discute, rigole. Puis, il entend quelqu’un jouer sur un piano droit, s’approche, demande si il peut, s’installe et joue Bohemian Rhapsody. <br /><br />La salle se fige, murmure. Puis explose. Tout le monde chante. Freddie monte sur une table, improvisant un récital improbable devant une trentaine de jeunes gens ébahis. Et vers quatre heures du matin, c’est lui qui sert les bières derrière le bar, blaguant, hilare, avant de filer au petit matin en lançant un : Thanks for the party, darlings! C’est ça, Freddie Mercury. Chanter devant dix mille spectateurs ou trente convives, ça reste le même plaisir. Et si cette histoire qui circule et que j’ai enjolivée n’est pas tout-à-fait exacte, quelle importance. Elle a forcément eu lieu. J’ai assez assisté à des scènes de ce genre pour savoir que c’est arrivé et que ça se produit encore, enfin peut-être plus parce qu’aujourd’hui des gens sortent aussitôt leur portable pour filmer. Freddie n’aurait pas aimé car ce qu’il appréciait par-dessus tout, c’était de vivre, faire la fête, pas la regarder. La vraie vie, quoi.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66577784</guid><pubDate>Mon, 16 Jun 2025 11:50:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66577784/322776_un_soir_avec_freddie_mercury.mp3" length="3204666" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Munich, début des années 80. Freddie Mercury y séjourne régulièrement dans un petit appartement meublé que lui a dégoté son amie Barbara Valentin, star allemande du cinéma, égérie du réalisateur Rainer Fassbinder. Barbara adore faire la fête, comme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Munich, début des années 80. Freddie Mercury y séjourne régulièrement dans un petit appartement meublé que lui a dégoté son amie Barbara Valentin, star allemande du cinéma, égérie du réalisateur Rainer Fassbinder. Barbara adore faire la fête, comme Freddie qui adore Munich. Il aurait pu, comme David Bowie, aller à Berlin où on connaît le chemin qui mène au bout de la nuit mais voilà, Freddie a atterri dans la capitale bavaroise pour des raisons professionnelles : pour travailler avec le producteur Reinhold Mack qui s’est notamment illustré sur tous les albums à succès d’Electric Light Orchestra. <br /><br />Et donc c’est en découvrant le studio de cet ingénieur du son qui va renouveler le son de Queen en 1980 que Freddie constate à sa grande satisfaction qu’en plus des soirées sans fin, on le laisse tranquille quand il marche dans la rue, s’assoit dans un café. Pas de chasseurs d’autographes comme à Londres, et surtout, pas de photographes d’impitoyables tabloïds britanniques.<br /><br />Et donc ce soir, tout commence dans un grand restaurant. Ambiance chic, couverts en argent, Freddie est invité par des gens qui veulent lui parler affaires. Freddie s’ennuie rapidement. Il soupire. Et quand l’un des convives ose faire une blague sur son look, Freddie se lève, balance sa serviette et sort. Rideau. <br /><br />Le voilà dans la rue sous les lampadaires, habillé en rock star, perfecto noir, lunettes fumées et bottes de cuir, quand au coin de la rue, il entend de la musique. Des rires. C’est une fête, étudiante, on dirait. Freddie sonne à la porte. On ouvre. Le reconnaît-on ? Il n’en sait rien. Son nouveau look cheveux courts et surtout moustache n’est pas encore vraiment connu de tous. Et puis des moustaches comme la sienne, en Allemagne, à cette époque, il y en a à tous les coins de rue. Alors Freddie entre, prend une bière, s’assoit avec les autres, discute, rigole. Puis, il entend quelqu’un jouer sur un piano droit, s’approche, demande si il peut, s’installe et joue Bohemian Rhapsody. <br /><br />La salle se fige, murmure. Puis explose. Tout le monde chante. Freddie monte sur une table, improvisant un récital improbable devant une trentaine de jeunes gens ébahis. Et vers quatre heures du matin, c’est lui qui sert les bières derrière le bar, blaguant, hilare, avant de filer au petit matin en lançant un : Thanks for the party, darlings! C’est ça, Freddie Mercury. Chanter devant dix mille spectateurs ou trente convives, ça reste le même plaisir. Et si cette histoire qui circule et que j’ai enjolivée n’est pas tout-à-fait exacte, quelle importance. Elle a forcément eu lieu. J’ai assez assisté à des scènes de ce genre pour savoir que c’est arrivé et que ça se produit encore, enfin peut-être plus parce qu’aujourd’hui des gens sortent aussitôt leur portable pour filmer. Freddie n’aurait pas aimé car ce qu’il appréciait par-dessus tout, c’était de vivre, faire la fête, pas la regarder. La vraie vie, quoi.]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/43515214a35e8696cd500dd501e9a77f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>On ne sait rien d'eux : Joan Osborne</title><link>https://www.spreaker.com/episode/on-ne-sait-rien-d-eux-joan-osborne--66367104</link><description><![CDATA[Quand on milieu des années 90, une chanson intitulée One of Us, se met à tourner en radio et qu’on découvre la jeune femme qui l’interprète dans un clip, on se dit qu’on va faire connaissance avec l’artiste, que ce n’est que le début de son histoire avec nous. Et pourtant ce n’est pas ce qui va se passer car, vous le savez, que sait-on de <b>Joan Osborne</b> dont on n’a retenu, finalement, que cette chanson. Et bien déjà, sachez qu’elle n’aurait jamais dû être une star de la musique. Car quand à la fin des années 80, Joan quitte son Kentucky natal pour étudier le cinéma à New York, rien, absolument rien, ne la prédestine à se retrouver un jour au sommet des charts, aux côtés de<b> Madonna</b> et <b>Michael Jackson</b>.<br /><br />Mais voilà, un soir, dans un club de Manhattan, ses amis la poussent à prendre le micro. La voix sort. Râpeuse, chaude, habitée. Le public est scotché. Joan vient de trouver sa voie et sa voix. Et là, c’est le coup de théâtre. Un musicien de Philadelphie, <b>Eric Bazilian</b>, écrit une petite chanson, presque pour rire, pour séduire une fille. Il n’y croit pas une seconde. Mais son producteur, <b>Rick Chertoff</b>, entend le truc et se dit : Et si Joan la chantait ?<br /><br />La suite est fulgurante. En 1995. L’Amérique, puis nous, découvrons son One of Us. Une guitare qui traîne, une voix pleine de spleen, avec cette question insolite : Et si Dieu était l’un de nous ? Juste un paumé comme nous… Dans un monde qui court après le progrès, Joan Osborne lâche une bombe douce : un morceau spirituel, presque naïf, qui fait le tour du monde, plantant le doute dans la tête des croyants comme des sceptiques. Le clip passe sur MTV, on l’entend dans les cafés, les pubs, les voitures. Joan est partout. Elle est tout en haut de l’échelle de Jacob. Mais jamais elle ne fera mieux.<br /><br />Et c’est peut-être ça, le plus beau. Joan Osborne n’a jamais couru après le tube suivant. Elle a préféré suivre sa route : jouer du blues, reprendre du Dylan, chanter du gospel, être sur scène. Une carrière à contre-courant, à hauteur d’âme. One hit wonder ? Comme disent les Américains. Peut-être. One of a kind ? Comme disent les Anglais. Sans aucun doute.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66367104</guid><pubDate>Fri, 06 Jun 2025 12:12:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66367104/321949_on_ne_sait_rien_d_eux_joan_osborne.mp3" length="2578145" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on milieu des années 90, une chanson intitulée One of Us, se met à tourner en radio et qu’on découvre la jeune femme qui l’interprète dans un clip, on se dit qu’on va faire connaissance avec l’artiste, que ce n’est que le début de son histoire...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on milieu des années 90, une chanson intitulée One of Us, se met à tourner en radio et qu’on découvre la jeune femme qui l’interprète dans un clip, on se dit qu’on va faire connaissance avec l’artiste, que ce n’est que le début de son histoire avec nous. Et pourtant ce n’est pas ce qui va se passer car, vous le savez, que sait-on de <b>Joan Osborne</b> dont on n’a retenu, finalement, que cette chanson. Et bien déjà, sachez qu’elle n’aurait jamais dû être une star de la musique. Car quand à la fin des années 80, Joan quitte son Kentucky natal pour étudier le cinéma à New York, rien, absolument rien, ne la prédestine à se retrouver un jour au sommet des charts, aux côtés de<b> Madonna</b> et <b>Michael Jackson</b>.<br /><br />Mais voilà, un soir, dans un club de Manhattan, ses amis la poussent à prendre le micro. La voix sort. Râpeuse, chaude, habitée. Le public est scotché. Joan vient de trouver sa voie et sa voix. Et là, c’est le coup de théâtre. Un musicien de Philadelphie, <b>Eric Bazilian</b>, écrit une petite chanson, presque pour rire, pour séduire une fille. Il n’y croit pas une seconde. Mais son producteur, <b>Rick Chertoff</b>, entend le truc et se dit : Et si Joan la chantait ?<br /><br />La suite est fulgurante. En 1995. L’Amérique, puis nous, découvrons son One of Us. Une guitare qui traîne, une voix pleine de spleen, avec cette question insolite : Et si Dieu était l’un de nous ? Juste un paumé comme nous… Dans un monde qui court après le progrès, Joan Osborne lâche une bombe douce : un morceau spirituel, presque naïf, qui fait le tour du monde, plantant le doute dans la tête des croyants comme des sceptiques. Le clip passe sur MTV, on l’entend dans les cafés, les pubs, les voitures. Joan est partout. Elle est tout en haut de l’échelle de Jacob. Mais jamais elle ne fera mieux.<br /><br />Et c’est peut-être ça, le plus beau. Joan Osborne n’a jamais couru après le tube suivant. Elle a préféré suivre sa route : jouer du blues, reprendre du Dylan, chanter du gospel, être sur scène. Une carrière à contre-courant, à hauteur d’âme. One hit wonder ? Comme disent les Américains. Peut-être. One of a kind ? Comme disent les Anglais. Sans aucun doute.]]></itunes:summary><itunes:duration>162</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2f03116c1f3945e0b295869022c922a9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>On ne sait rien d'eux : Philippe Timsit</title><link>https://www.spreaker.com/episode/on-ne-sait-rien-d-eux-philippe-timsit--66367030</link><description><![CDATA[On a peu d’images des shows de <b>Claude François</b>, ce qui est bien dommage entre parenthèses car il est de loin, la plus grande bête de scène que le métier français ait connu. Mais, vous le savez sans doute, la tension était les jours de concert aussi élevée que le niveau d’énergie dépensé, alors cette image de Claude François sermonnant rudement son éclairagiste n’est pas passée inaperçue depuis cette année 1977 où elle a été captée par une équipe de télé. Et bien, figurez-vous que cet éclairagiste qu’on ne voit pas à l’image, se nomme <b>Philippe Timsit</b>. Et que, quelques mois plus tard, ce jour fatal du 11 mars 1978, il se retrouve sans boulot car il tournait énormément avec Cloclo. Alors, puisque dans le domaine de la variété, on a déjà tout vu en France, comme un laveur de voitures qui devient vedette de la chanson, alors pourquoi pas lui ? Philippe en parle à<b> Paul Lederman</b>, l’agent de Claude François qui lui dit, OK ! C’est vrai, il écrit de chouettes chansons, Timsit, voyons ce que ça va donner. <br /><br />C’est ainsi que paraît en 1979 le premier 45 Tours de Philippe Timsit qui n’a aucun succès, tout comme le suivant. Il faut dire que les textes sont un peu légers, c’est du déjà entendu. Mais le chanteur a un style et une voix différente. Il vend bien son texte. Faut juste qu’il ponde celui qui va vraiment émouvoir. Et puis il a un son, aussi. Grand bien lui prend, à son producteur, de persévérer car en 1981, c’est la bonne pioche avec cette chanson mélancolique qui parle d’un temps révolu, celui des yéyés au Golfe Drouot où beaucoup de stars sont nées mais où d’autres musiciens n’ont pas réussi à trouver la lumière, ou la garder sur eux. Et c’est le cas d’Henri, qui habitait Porte des Lilas et qui se rappelle au bon souvenir de quelqu’un, à vous de l’imaginer, de cette époque lointaine où il a été sous les feux de la rampe et dont les souvenirs se sont figés. C’est la même inspiration musicale, la même façon de chanter mais cette fois, le disque interpelle, accroche dès la première écoute et paradoxalement, cette histoire de loser vaut un immense succès à Philippe Timsit.<br /><br />Un succès sans lendemain, les disques suivants ne fonctionnent pas, alors, comme il connaît très bien ce métier de l’intérieur, Philippe retourne à son métier de régisseur pour les plus grands, de <b>Michel Sardou</b> à <b>Claude Nougaro </b>en passant par<b> Michel Fugain. </b>Combien de fois s’est-il repassé cette histoire dans sa tête à l’ombre de ceux à qui il donnait la lumière ? On ne le saura jamais, mais il nous a laissé un sacré testament avec cette histoire que combien d’artistes ont vécu avant de disparaître du showbiz.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66367030</guid><pubDate>Thu, 05 Jun 2025 12:05:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66367030/321945_on_ne_sait_rien_d_eux_philippe_timsit.mp3" length="3025779" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a peu d’images des shows de Claude François, ce qui est bien dommage entre parenthèses car il est de loin, la plus grande bête de scène que le métier français ait connu. Mais, vous le savez sans doute, la tension était les jours de concert aussi...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a peu d’images des shows de <b>Claude François</b>, ce qui est bien dommage entre parenthèses car il est de loin, la plus grande bête de scène que le métier français ait connu. Mais, vous le savez sans doute, la tension était les jours de concert aussi élevée que le niveau d’énergie dépensé, alors cette image de Claude François sermonnant rudement son éclairagiste n’est pas passée inaperçue depuis cette année 1977 où elle a été captée par une équipe de télé. Et bien, figurez-vous que cet éclairagiste qu’on ne voit pas à l’image, se nomme <b>Philippe Timsit</b>. Et que, quelques mois plus tard, ce jour fatal du 11 mars 1978, il se retrouve sans boulot car il tournait énormément avec Cloclo. Alors, puisque dans le domaine de la variété, on a déjà tout vu en France, comme un laveur de voitures qui devient vedette de la chanson, alors pourquoi pas lui ? Philippe en parle à<b> Paul Lederman</b>, l’agent de Claude François qui lui dit, OK ! C’est vrai, il écrit de chouettes chansons, Timsit, voyons ce que ça va donner. <br /><br />C’est ainsi que paraît en 1979 le premier 45 Tours de Philippe Timsit qui n’a aucun succès, tout comme le suivant. Il faut dire que les textes sont un peu légers, c’est du déjà entendu. Mais le chanteur a un style et une voix différente. Il vend bien son texte. Faut juste qu’il ponde celui qui va vraiment émouvoir. Et puis il a un son, aussi. Grand bien lui prend, à son producteur, de persévérer car en 1981, c’est la bonne pioche avec cette chanson mélancolique qui parle d’un temps révolu, celui des yéyés au Golfe Drouot où beaucoup de stars sont nées mais où d’autres musiciens n’ont pas réussi à trouver la lumière, ou la garder sur eux. Et c’est le cas d’Henri, qui habitait Porte des Lilas et qui se rappelle au bon souvenir de quelqu’un, à vous de l’imaginer, de cette époque lointaine où il a été sous les feux de la rampe et dont les souvenirs se sont figés. C’est la même inspiration musicale, la même façon de chanter mais cette fois, le disque interpelle, accroche dès la première écoute et paradoxalement, cette histoire de loser vaut un immense succès à Philippe Timsit.<br /><br />Un succès sans lendemain, les disques suivants ne fonctionnent pas, alors, comme il connaît très bien ce métier de l’intérieur, Philippe retourne à son métier de régisseur pour les plus grands, de <b>Michel Sardou</b> à <b>Claude Nougaro </b>en passant par<b> Michel Fugain. </b>Combien de fois s’est-il repassé cette histoire dans sa tête à l’ombre de ceux à qui il donnait la lumière ? On ne le saura jamais, mais il nous a laissé un sacré testament avec cette histoire que combien d’artistes ont vécu avant de disparaître du showbiz.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1233ac148b904ae779524c9674d7779e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>On ne sait rien d'eux : Spin Doctors</title><link>https://www.spreaker.com/episode/on-ne-sait-rien-d-eux-spin-doctors--66366973</link><description><![CDATA[Si je vous dis, <b>Spin Doctors</b>, vous allez probablement répondre Quoi ? Mais si je vous mets le disque … j’entends déjà les ah oui, ça ! <br /><br />Quel énorme tube au début des années 90 pour ce groupe sorti de nulle part, et pour cause, il fait partie du mouvement qu’on a appelé le rock alternatif. Peu importe finalement le nom qu’on lui donne, ce qui compte, au début des années 90, c’est le succès fulgurant des groupes Nirvana et Pearl Jam, tous deux sortis de la même ville du fin fond des Etats-Unis qui réveille subitement les géants de l’industrie du disque. Et oui, elles n’en avaient plus que pour le Hip hop et le Rap, d’un côté, et le métal de l’autre. Et au milieu ? Et ben, il y a une foule de groupes rock qui se font éditer par des labels indépendants, locaux, à cause de leur manque d’intérêt. C’est d’ailleurs de là que sort<b> Nirvana</b>.<br /><br />Alors quoi ? Qu’est-ce que vous attendez ? disent les boss des grandes boîtes à leurs chercheurs de talents qui déjà découvrent qu’ils ont plein de groupes dans leurs écuries et que ça serait bien de mettre des sous sur leur nouvel album, genre <b>Faith No More</b> … et bien sûr ils signent tout ce qui bouge, ou presque.<br /><br />Dans le cas des Spin Doctors, ils n’ont pas dû aller bien loin, ils sont de New York. Et leur musique est un mélange de musique rock, funk, punk, on ne sait pas bien mais c’est ce qui est à la mode, la fusion, alors, on les pousse ? Et voilà que leur album sorti l’année précédente décolle au son d’un single qui, il faut bien ce qui est, est d’une efficacité redoutable. Mais si vous ne faites rien pour le faire entendre, évidemment, il ne se passera rien pour eux ou pas grand chose. Y a pas encore internet en 1992.<br /><br />Et ainsi du jour au lendemain, on voit les Spin Doctors, notamment sur MTV qui est en demande de clips depuis que tous les mômes sont en pâmoison devant les vidéos de<b> Nirvana</b> et <b>Pearl Jam</b>. On glisse le titre sur les compiles aussi, même si c’est une compile grunge, hein, allons-y, ils ne verront pas la différence. Ben si, justement, il y a une différence, les Spin Doctors, c’est un groupe rock tranquille comme les<b> Soul Asylum</b> et les <b>Counting Crows</b>, tiens, qui vont être poussés de la même façon. Ca vous dit quelque chose ? Je vous fais entendre … Et c’est vrai qu’on les entendus partout et qu’on n’a pas fait l’effort promo avec l’album suivant évidemment, on avait fait entrer trop de monde dans la maison pour les pouponner tous, ces bébés. Alors on n’a plus entendu parler des Spin Doctors, Chris Barron, le chanteur, a aussi eu un problème aux cordes vocales, ce qui n’a pas aidé. On aura eu le temps de les voir à Werchter, sur la grande scène bien sûr, et de pogoter comme des malades sur leur titre, Two Princes. Je dois rappeler des souvenirs à certains, on était quand même nombreux cet été-là, y avait Rage Against the Machin, Peter Gabriel et Aerosmith qui jouaient juste après. Alors on se le refait ce Two princes des Spin Doctors ? Ça veut dire quoi ? C’est des gars qu’on appelle au secours quand il faut rectifier la mauvaise posture d’un homme politique, façon de dire que ces gars font de la musique comme un discours.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66366973</guid><pubDate>Wed, 04 Jun 2025 11:57:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66366973/321941_on_ne_sait_rien_d_eux_spin_doctors.mp3" length="3424094" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si je vous dis, Spin Doctors, vous allez probablement répondre Quoi ? Mais si je vous mets le disque … j’entends déjà les ah oui, ça ! 

Quel énorme tube au début des années 90 pour ce groupe sorti de nulle part, et pour cause, il fait partie du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si je vous dis, <b>Spin Doctors</b>, vous allez probablement répondre Quoi ? Mais si je vous mets le disque … j’entends déjà les ah oui, ça ! <br /><br />Quel énorme tube au début des années 90 pour ce groupe sorti de nulle part, et pour cause, il fait partie du mouvement qu’on a appelé le rock alternatif. Peu importe finalement le nom qu’on lui donne, ce qui compte, au début des années 90, c’est le succès fulgurant des groupes Nirvana et Pearl Jam, tous deux sortis de la même ville du fin fond des Etats-Unis qui réveille subitement les géants de l’industrie du disque. Et oui, elles n’en avaient plus que pour le Hip hop et le Rap, d’un côté, et le métal de l’autre. Et au milieu ? Et ben, il y a une foule de groupes rock qui se font éditer par des labels indépendants, locaux, à cause de leur manque d’intérêt. C’est d’ailleurs de là que sort<b> Nirvana</b>.<br /><br />Alors quoi ? Qu’est-ce que vous attendez ? disent les boss des grandes boîtes à leurs chercheurs de talents qui déjà découvrent qu’ils ont plein de groupes dans leurs écuries et que ça serait bien de mettre des sous sur leur nouvel album, genre <b>Faith No More</b> … et bien sûr ils signent tout ce qui bouge, ou presque.<br /><br />Dans le cas des Spin Doctors, ils n’ont pas dû aller bien loin, ils sont de New York. Et leur musique est un mélange de musique rock, funk, punk, on ne sait pas bien mais c’est ce qui est à la mode, la fusion, alors, on les pousse ? Et voilà que leur album sorti l’année précédente décolle au son d’un single qui, il faut bien ce qui est, est d’une efficacité redoutable. Mais si vous ne faites rien pour le faire entendre, évidemment, il ne se passera rien pour eux ou pas grand chose. Y a pas encore internet en 1992.<br /><br />Et ainsi du jour au lendemain, on voit les Spin Doctors, notamment sur MTV qui est en demande de clips depuis que tous les mômes sont en pâmoison devant les vidéos de<b> Nirvana</b> et <b>Pearl Jam</b>. On glisse le titre sur les compiles aussi, même si c’est une compile grunge, hein, allons-y, ils ne verront pas la différence. Ben si, justement, il y a une différence, les Spin Doctors, c’est un groupe rock tranquille comme les<b> Soul Asylum</b> et les <b>Counting Crows</b>, tiens, qui vont être poussés de la même façon. Ca vous dit quelque chose ? Je vous fais entendre … Et c’est vrai qu’on les entendus partout et qu’on n’a pas fait l’effort promo avec l’album suivant évidemment, on avait fait entrer trop de monde dans la maison pour les pouponner tous, ces bébés. Alors on n’a plus entendu parler des Spin Doctors, Chris Barron, le chanteur, a aussi eu un problème aux cordes vocales, ce qui n’a pas aidé. On aura eu le temps de les voir à Werchter, sur la grande scène bien sûr, et de pogoter comme des malades sur leur titre, Two Princes. Je dois rappeler des souvenirs à certains, on était quand même nombreux cet été-là, y avait Rage Against the Machin, Peter Gabriel et Aerosmith qui jouaient juste après. Alors on se le refait ce Two princes des Spin Doctors ? Ça veut dire quoi ? C’est des gars qu’on appelle au secours quand il faut rectifier la mauvaise posture d’un homme politique, façon de dire que ces gars font de la musique comme un discours.]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/91c36a331b5a4b655bf3f05cf2777cae.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>On ne sait rien d'eux : Duffy</title><link>https://www.spreaker.com/episode/on-ne-sait-rien-d-eux-duffy--66366923</link><description><![CDATA[Avec sa voix et ses intonations soul retro qu’on dirait tout droit sorties d’un enregistrement de la Motown des sixties, <b>Duffy</b> a illuminé la fin des années 2000. Vrai, d’où sortait cette fille pour se hisser à la hauteur de l’inimitable<b> Amy Winehouse</b> ? Quels débuts fracassants avec cet album vendu à plus de six millions de copies et je ne vous parle pas de son propre pays où elle est un véritable phénomène avec son premier single écoulé à 500.000 exemplaires. Un demi-million de CD singles en 2008, vous vous rendez compte ?<br /><br />Duffy, c’est son vrai nom, son nom de famille, se prénomme Aimée. Un patronyme bien français mais on ne s’en étonne au Royaume-Uni, même au Pays de Galles, une région en retrait mais qui a quand même donné son lot de stars. Si je vous dis<b> Tom Jones</b>, les <b>Stereophonics</b> ou <b>Bonnie Tyler</b>, on y est. Et finalement, n’est-ce pas de ces embruns venus de l’Atlantique et des hautes plaines du pays gallois que vient ce grain dans la voix et ce souffle particuliers qu’ont ses habitants quand ils chantent. Et qui vous fait dresser les poils, venir la larme à l’oeil quand ils poussent en plein refrain. Duffy est de cette race d’interprètes. Comme beaucoup de Britanniques, elle a grandi avec une maman dingue de soul américaine. Vous n’imaginez pas à quel point cette musique est populaire en Grande-Bretagne, c’est comme la génération yéyé en France, c’est pareil. <br /><br />Et puis brusquement, un traumatisme pas banal à l’adolescence. Comment, à 14 ans, gérer son stress, le sentiment d’insécurité particulièrement quand la police vous exfiltre de chez vous pour vous cacher car elle a découvert que l’ex-femme de votre beau-père a engagé un tueur à gage pour l’assassiner ? Duffy part vivre chez son père, sa mère et ses soeurs coupent les ponts avec elle, elle devient une adolescente rebelle qui s’adonne au binge drinking comme beaucoup de filles de son âge d’ailleurs, un fléau qui s’abat sur les îles britanniques au début du siècle et que le pays va avoir du mal à gérer. Heureusement qu’il y a la musique, qu’elle a dans le sang, et qui la suit durant toutes ses années d’études. C’est ainsi que revenue dans son Pays de Galles après des années d’études supérieures, Duffy participe à une émission de télé locale à la recherche de nouveaux talents. Aimée Duffy termine deuxième et sort un EP qui lui sert de carte de visite.<br /><br />C’est ainsi que naît le fameux album Rockferry. Bye Bye le job de serveuse et d’employée dans une poissonnerie, la voilà propulsée révélation mondiale, multipliant les singles et établissant son nom. Un feu de paille malheureusement. Que se passe-t-il ? L’album suivant ne tient pas les promesses du premier. Suivi par un début de carrière au cinéma et puis plus rien. Duffy disparaît. Elle dira bien plus tard avoir été séquestrée dans un pays à l’étranger, on n’en sait pas plus mais toujours est-il qu’il n’y a pas eu de suite à ce début de carrière éblouissant. On attendait d’elle de prendre la place d’une Amy Winehouse dont le parcours dramatique ne lui a pas non plus permis de dépasser le cap du deuxième album. Reste ce tube gigantesque et tous les autres de l’album Rockferry, indispensable, et cette merveilleuse chanteuse au look de Brigitte Bardot des années 60. Elle s’appelait Duffy, elle avait un talent fou.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66366923</guid><pubDate>Tue, 03 Jun 2025 11:48:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66366923/321938_on_ne_sait_rien_d_eux_duffy.mp3" length="3955738" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Avec sa voix et ses intonations soul retro qu’on dirait tout droit sorties d’un enregistrement de la Motown des sixties, Duffy a illuminé la fin des années 2000. Vrai, d’où sortait cette fille pour se hisser à la hauteur de l’inimitable Amy...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Avec sa voix et ses intonations soul retro qu’on dirait tout droit sorties d’un enregistrement de la Motown des sixties, <b>Duffy</b> a illuminé la fin des années 2000. Vrai, d’où sortait cette fille pour se hisser à la hauteur de l’inimitable<b> Amy Winehouse</b> ? Quels débuts fracassants avec cet album vendu à plus de six millions de copies et je ne vous parle pas de son propre pays où elle est un véritable phénomène avec son premier single écoulé à 500.000 exemplaires. Un demi-million de CD singles en 2008, vous vous rendez compte ?<br /><br />Duffy, c’est son vrai nom, son nom de famille, se prénomme Aimée. Un patronyme bien français mais on ne s’en étonne au Royaume-Uni, même au Pays de Galles, une région en retrait mais qui a quand même donné son lot de stars. Si je vous dis<b> Tom Jones</b>, les <b>Stereophonics</b> ou <b>Bonnie Tyler</b>, on y est. Et finalement, n’est-ce pas de ces embruns venus de l’Atlantique et des hautes plaines du pays gallois que vient ce grain dans la voix et ce souffle particuliers qu’ont ses habitants quand ils chantent. Et qui vous fait dresser les poils, venir la larme à l’oeil quand ils poussent en plein refrain. Duffy est de cette race d’interprètes. Comme beaucoup de Britanniques, elle a grandi avec une maman dingue de soul américaine. Vous n’imaginez pas à quel point cette musique est populaire en Grande-Bretagne, c’est comme la génération yéyé en France, c’est pareil. <br /><br />Et puis brusquement, un traumatisme pas banal à l’adolescence. Comment, à 14 ans, gérer son stress, le sentiment d’insécurité particulièrement quand la police vous exfiltre de chez vous pour vous cacher car elle a découvert que l’ex-femme de votre beau-père a engagé un tueur à gage pour l’assassiner ? Duffy part vivre chez son père, sa mère et ses soeurs coupent les ponts avec elle, elle devient une adolescente rebelle qui s’adonne au binge drinking comme beaucoup de filles de son âge d’ailleurs, un fléau qui s’abat sur les îles britanniques au début du siècle et que le pays va avoir du mal à gérer. Heureusement qu’il y a la musique, qu’elle a dans le sang, et qui la suit durant toutes ses années d’études. C’est ainsi que revenue dans son Pays de Galles après des années d’études supérieures, Duffy participe à une émission de télé locale à la recherche de nouveaux talents. Aimée Duffy termine deuxième et sort un EP qui lui sert de carte de visite.<br /><br />C’est ainsi que naît le fameux album Rockferry. Bye Bye le job de serveuse et d’employée dans une poissonnerie, la voilà propulsée révélation mondiale, multipliant les singles et établissant son nom. Un feu de paille malheureusement. Que se passe-t-il ? L’album suivant ne tient pas les promesses du premier. Suivi par un début de carrière au cinéma et puis plus rien. Duffy disparaît. Elle dira bien plus tard avoir été séquestrée dans un pays à l’étranger, on n’en sait pas plus mais toujours est-il qu’il n’y a pas eu de suite à ce début de carrière éblouissant. On attendait d’elle de prendre la place d’une Amy Winehouse dont le parcours dramatique ne lui a pas non plus permis de dépasser le cap du deuxième album. Reste ce tube gigantesque et tous les autres de l’album Rockferry, indispensable, et cette merveilleuse chanteuse au look de Brigitte Bardot des années 60. Elle s’appelait Duffy, elle avait un talent fou.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>248</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a48456427b72f1f23dc885afa2f6f5e6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>On ne sait rien d'eux : Elégance</title><link>https://www.spreaker.com/episode/on-ne-sait-rien-d-eux-elegance--66365070</link><description><![CDATA[L’autre jour, je fouillais dans les 45 tours que j’ai achetés dans les années 80 et dont une bonne partie tourne sur Nostalgie depuis 25 ans et je me disais qu’on sait finalement peu de choses, sinon rien, sur la majorité des artistes dont les chansons, du moins certains, sont devenues des classiques. Regardez <b>Elegance</b>, le groupe dont le tube ressort inévitablement chaque été avec le même bonheur. Parce que c’est clair qu’on s’y voit ou qu’on s’y revoit sur le chemin des vacances dès le premier couplet. C’est d’ailleurs une des forces imparables de ce titre qui fait partie de la légende des années 80. Mais finalement qui est-ce ? Vous pourriez ne fut-ce que dire combien ils étaient ces gars-là ? Je vous raconte.<br /><br />En 1981, grâce à <b>Chagrin d’amour</b>, la preuve est faite qu’on peut faire du funk et même du rap en français avec bonheur. Est-ce cela qui motive trois jeunes gens qui oeuvrent dans la musique à se mettre ensemble pour tenter de faire le même coup ? Allez savoir. Toujours est-il que<b> Marc Ricci</b>, <b>Pierre Zito</b> et <b>Patrick Bourges</b> décident de former Elegance pour nous emmener dans un univers nettement moins borderline. Ils ont respectivement 22, 26 et 18 ans et chacun apporte son expérience. Marc est DJ au Palace à Paris et au Papagayo à St Tropez, c’est la grande époque des platines, du funk et du hip hop mais aussi les remarquables débuts des rythmes automatiques de la new wave. Marc a tout entendu de<b> Prince</b>, <b>Earth Wind &amp; Fire</b> et <b>Orchestral Manoeuvres</b>, alors pourquoi ne pas marier les deux en faisant un truc très groovy avec des synthés ? Pierre est musicien, claviériste, c’est sur lui que va reposer la composition des mélodies. Patrick, lui, est chanteur, il va assurer les refrains car les couplets vont être slammés par le DJ, Marc, qui connaît la musique, c’est le cas de le dire. Inutile de vous dire que le mariage de ces trois talents fait de cette chanson sans prétention, hein, un truc définitif, tellement qu’aucun d’eux n’imagine alors qu’elle fera encore du bien à tout le monde, plus de 40 ans après.<br /><br />Et en parlant d’après, je sais ce que vous pensez, ils n’ont plus rien fait. Ben si, justement, pas mal de 45 Tours avec Élégance, déjà. Au moins un par an. Mais aucun ne rentre dans le Top 50. Est-ce le manque d’envie, d’inspiration, du vite fait, de la paresse, on n’en sait rien mais force est de constater si tous sont bien réalisés et balancés, ça ne fonctionne pas, du moins pas de la même façon que ces vacances qui leur ont valu de vendre un million de singles en 1982. Oui, je sais, j’en entends certains qui disent : il va oublier de dire que la chanson a été arrangée par <b>François Feldman</b> qui était alors inconnu. C’est vrai mais il a aussi travaillé sur d’autres titres d'Élégance, donc. <br /><br />Marc est retourné à ses platines, et avec quel succès car quand l’ère des DJ est venue, ben, il a cartonné avec les fameux <b>Hotel Costes </b>et les compiles du même nom, et puis des chansons pour beaucoup d’interprètes de Marc Lavoine à Yannick Noah en passant par Alain Chamfort et Chimène Badi. Quant à Patrick, il a aussi écrit, avec Pierre, pour d’autres, comme le fameux Un enfant de toi de Phil Barney. Élégance s’est séparé en 1986 mais on ne les a pas oubliés, en tout cas pas le nom de leur groupe.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66365070</guid><pubDate>Mon, 02 Jun 2025 09:42:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66365070/321916_on_ne_sait_rien_d_eux_elegance.mp3" length="3618863" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’autre jour, je fouillais dans les 45 tours que j’ai achetés dans les années 80 et dont une bonne partie tourne sur Nostalgie depuis 25 ans et je me disais qu’on sait finalement peu de choses, sinon rien, sur la majorité des artistes dont les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’autre jour, je fouillais dans les 45 tours que j’ai achetés dans les années 80 et dont une bonne partie tourne sur Nostalgie depuis 25 ans et je me disais qu’on sait finalement peu de choses, sinon rien, sur la majorité des artistes dont les chansons, du moins certains, sont devenues des classiques. Regardez <b>Elegance</b>, le groupe dont le tube ressort inévitablement chaque été avec le même bonheur. Parce que c’est clair qu’on s’y voit ou qu’on s’y revoit sur le chemin des vacances dès le premier couplet. C’est d’ailleurs une des forces imparables de ce titre qui fait partie de la légende des années 80. Mais finalement qui est-ce ? Vous pourriez ne fut-ce que dire combien ils étaient ces gars-là ? Je vous raconte.<br /><br />En 1981, grâce à <b>Chagrin d’amour</b>, la preuve est faite qu’on peut faire du funk et même du rap en français avec bonheur. Est-ce cela qui motive trois jeunes gens qui oeuvrent dans la musique à se mettre ensemble pour tenter de faire le même coup ? Allez savoir. Toujours est-il que<b> Marc Ricci</b>, <b>Pierre Zito</b> et <b>Patrick Bourges</b> décident de former Elegance pour nous emmener dans un univers nettement moins borderline. Ils ont respectivement 22, 26 et 18 ans et chacun apporte son expérience. Marc est DJ au Palace à Paris et au Papagayo à St Tropez, c’est la grande époque des platines, du funk et du hip hop mais aussi les remarquables débuts des rythmes automatiques de la new wave. Marc a tout entendu de<b> Prince</b>, <b>Earth Wind &amp; Fire</b> et <b>Orchestral Manoeuvres</b>, alors pourquoi ne pas marier les deux en faisant un truc très groovy avec des synthés ? Pierre est musicien, claviériste, c’est sur lui que va reposer la composition des mélodies. Patrick, lui, est chanteur, il va assurer les refrains car les couplets vont être slammés par le DJ, Marc, qui connaît la musique, c’est le cas de le dire. Inutile de vous dire que le mariage de ces trois talents fait de cette chanson sans prétention, hein, un truc définitif, tellement qu’aucun d’eux n’imagine alors qu’elle fera encore du bien à tout le monde, plus de 40 ans après.<br /><br />Et en parlant d’après, je sais ce que vous pensez, ils n’ont plus rien fait. Ben si, justement, pas mal de 45 Tours avec Élégance, déjà. Au moins un par an. Mais aucun ne rentre dans le Top 50. Est-ce le manque d’envie, d’inspiration, du vite fait, de la paresse, on n’en sait rien mais force est de constater si tous sont bien réalisés et balancés, ça ne fonctionne pas, du moins pas de la même façon que ces vacances qui leur ont valu de vendre un million de singles en 1982. Oui, je sais, j’en entends certains qui disent : il va oublier de dire que la chanson a été arrangée par <b>François Feldman</b> qui était alors inconnu. C’est vrai mais il a aussi travaillé sur d’autres titres d'Élégance, donc. <br /><br />Marc est retourné à ses platines, et avec quel succès car quand l’ère des DJ est venue, ben, il a cartonné avec les fameux <b>Hotel Costes </b>et les compiles du même nom, et puis des chansons pour beaucoup d’interprètes de Marc Lavoine à Yannick Noah en passant par Alain Chamfort et Chimène Badi. Quant à Patrick, il a aussi écrit, avec Pierre, pour d’autres, comme le fameux Un enfant de toi de Phil Barney. Élégance s’est séparé en 1986 mais on ne les a pas oubliés, en tout cas pas le nom de leur groupe.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c326a7dac54253b69bf8097b23924f01.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Cannes avec Serge Gainsbourg en 1974</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-cannes-avec-serge-gainsbourg-en-1974--66197770</link><description><![CDATA[Pourquoi aller au Festival de Cannes quand on est artiste mais qu’on n’a rien à y vendre ? C’est ce que doit se dire Serge Gainsbourg en ce mois de mai 1974 où malgré vingt années de métier et un unique immense tube international en 1969, il n’est toujours pas une star. Ses récents albums Histoire de Melody Nelson et Vu de l’extérieur n’ont pas marché du tout et ça lui a fait mal. Il était pourtant sûr d’avoir fait œuvre de nouveauté, de culot. On a beaucoup entendu Je venu te dire que je m’en vais à la radio, mais c’est tout. Aucune reconnaissance du public si ce n’est ceux qui élèvent la voix pour dire qu’ils n’aiment pas Gainsbourg, ce gros dégueulasse. <br /><br />Par contre, pour Jane, tout va bien. C’est un peu elle qui fait bouillir la marmite à leur domicile, rue de Verneuil. Les disques qu’il lui écrit marchent bien et surtout, Jane est devenue une star du cinéma : trois films l’an dernier et cinq cette année dont un actuellement en tournage, pas loin de Cannes, avec Pierre Richard (et qui entre parenthèses va connaître un succès considérable). Alors Cannes, c’est plutôt une évidence pour Monsieur Birkin, comme certains commencent à dire pour se moquer de lui. En ce mois de mai, un petit tour lui fera du bien pour se regonfler le moral. Il faut dire que l’émission de télé que les Carpentier lui ont, enfin, proposée a été un fiasco d’audience. Ce soir du Top à Serge Gainsbourg, il avait beau avoir convié Françoise Hardy et Jacques Dutronc, et puis Jane aussi, les gens ont regardé l’autre chaîne. Et pour cette majorité qui n’a pas regardé, la presse donne le coup de grâce : Pourquoi invite-t-on Serge Gainsbourg ? Il n’a aucun talent, il est sale et mal rasé.<br /><br />Et donc, ce photographe qui reconnaît le couple Gainsbourg Birkin et lui demande de poser devant le Carlton aux couleurs du nouveau James Bond avec Roger Moore, ça lui fait du bien, à Serge. Son sourire radieux et spontané fait plaisir à voir. Et qu’est-ce qu’elle est belle, Jane, comme ça, nature, avec son jean et son panier de courses en osier qu’elle vient de rendre à la mode. <br /><br />Et si on faisait d’autres photos sur la plage ?<br /><br />Gainsbourg ne se fait pas prier. D’autres photographes se joignent à la séance improvisée, des vacanciers s’attroupent autour d’eux, tu as vu, c’est Jane Birkin, c’est Gainsbourg. Serge s’en trouve un peu requinqué, et ça tombe bien, en buvant un café dix minutes plus tôt, il est tombé sur un article de Nice-Matin qui disait : Personne de sensé n’aime Serge Gainsbourg. Il est dépravé, méprisant et chante comme un drogué, régurgitant des chansons que personne ne comprend.<br /><br />Alors, invité à un déjeuner au restaurant, Gainsbourg a enfilé son fameux veston sombre à fines lignes. Assis en bout de table avec devant lui un pot de langues de belles-mères, ces fameuses plantes à la mode en forme de couteau dressé vers le ciel, un producteur vient s’asseoir à côté de lui : Dites, j’ai vu votre émission. J’ai senti que la réalisation venait de vous. Le jour où vous voulez réaliser un film, venez me voir. Gainsbourg remercie dans un souffle, en écrasant sa Gitane, il sait ce que vaut une promesse de festival. Mais bon, Jane va repartir tourner ce fameux film La moutarde me monte au nez, alors, pourquoi pas, écrire et réaliser un film. Ainsi va le Festival de Cannes …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66197770</guid><pubDate>Fri, 23 May 2025 15:09:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66197770/320942_c_est_arrive_a_cannes_avec_serge_gainsbourg_en_1974.mp3" length="3379373" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pourquoi aller au Festival de Cannes quand on est artiste mais qu’on n’a rien à y vendre ? C’est ce que doit se dire Serge Gainsbourg en ce mois de mai 1974 où malgré vingt années de métier et un unique immense tube international en 1969, il n’est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pourquoi aller au Festival de Cannes quand on est artiste mais qu’on n’a rien à y vendre ? C’est ce que doit se dire Serge Gainsbourg en ce mois de mai 1974 où malgré vingt années de métier et un unique immense tube international en 1969, il n’est toujours pas une star. Ses récents albums Histoire de Melody Nelson et Vu de l’extérieur n’ont pas marché du tout et ça lui a fait mal. Il était pourtant sûr d’avoir fait œuvre de nouveauté, de culot. On a beaucoup entendu Je venu te dire que je m’en vais à la radio, mais c’est tout. Aucune reconnaissance du public si ce n’est ceux qui élèvent la voix pour dire qu’ils n’aiment pas Gainsbourg, ce gros dégueulasse. <br /><br />Par contre, pour Jane, tout va bien. C’est un peu elle qui fait bouillir la marmite à leur domicile, rue de Verneuil. Les disques qu’il lui écrit marchent bien et surtout, Jane est devenue une star du cinéma : trois films l’an dernier et cinq cette année dont un actuellement en tournage, pas loin de Cannes, avec Pierre Richard (et qui entre parenthèses va connaître un succès considérable). Alors Cannes, c’est plutôt une évidence pour Monsieur Birkin, comme certains commencent à dire pour se moquer de lui. En ce mois de mai, un petit tour lui fera du bien pour se regonfler le moral. Il faut dire que l’émission de télé que les Carpentier lui ont, enfin, proposée a été un fiasco d’audience. Ce soir du Top à Serge Gainsbourg, il avait beau avoir convié Françoise Hardy et Jacques Dutronc, et puis Jane aussi, les gens ont regardé l’autre chaîne. Et pour cette majorité qui n’a pas regardé, la presse donne le coup de grâce : Pourquoi invite-t-on Serge Gainsbourg ? Il n’a aucun talent, il est sale et mal rasé.<br /><br />Et donc, ce photographe qui reconnaît le couple Gainsbourg Birkin et lui demande de poser devant le Carlton aux couleurs du nouveau James Bond avec Roger Moore, ça lui fait du bien, à Serge. Son sourire radieux et spontané fait plaisir à voir. Et qu’est-ce qu’elle est belle, Jane, comme ça, nature, avec son jean et son panier de courses en osier qu’elle vient de rendre à la mode. <br /><br />Et si on faisait d’autres photos sur la plage ?<br /><br />Gainsbourg ne se fait pas prier. D’autres photographes se joignent à la séance improvisée, des vacanciers s’attroupent autour d’eux, tu as vu, c’est Jane Birkin, c’est Gainsbourg. Serge s’en trouve un peu requinqué, et ça tombe bien, en buvant un café dix minutes plus tôt, il est tombé sur un article de Nice-Matin qui disait : Personne de sensé n’aime Serge Gainsbourg. Il est dépravé, méprisant et chante comme un drogué, régurgitant des chansons que personne ne comprend.<br /><br />Alors, invité à un déjeuner au restaurant, Gainsbourg a enfilé son fameux veston sombre à fines lignes. Assis en bout de table avec devant lui un pot de langues de belles-mères, ces fameuses plantes à la mode en forme de couteau dressé vers le ciel, un producteur vient s’asseoir à côté de lui : Dites, j’ai vu votre émission. J’ai senti que la réalisation venait de vous. Le jour où vous voulez réaliser un film, venez me voir. Gainsbourg remercie dans un souffle, en écrasant sa Gitane, il sait ce que vaut une promesse de festival. Mais bon, Jane va repartir tourner ce fameux film La moutarde me monte au nez, alors, pourquoi pas, écrire et réaliser un film. Ainsi va le Festival de Cannes …]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d0550b088c674e14b9c006c1ee19650c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Cannes avec John Lennon en 1971</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-cannes-avec-john-lennon-en-1971--66171722</link><description><![CDATA[Mai 1971, le Festival de Cannes s’apprête à vivre ce qui est, rétrospectivement, un événement de taille, et pourtant, sur le coup, on dirait que tout le monde passe à côté. Oui si vous aviez cette année-là arpenté la Croisette, où la foule ne se pressait pas encore en masse comme aujourd’hui, vous auriez croisé John Lennon. <br /><br />Nous sommes juste un an après l’annonce officielle de la fin des Beatles, l’histoire est encore du présent, tout le monde pense qu’ils vont se remettre ensemble et John Lennon est là, tranquille, sans se faire harceler par des fans des Beatles qui soit, ne sont pas au courant de sa présence, soit sont passés à autre chose. Il faut dire que depuis quelques années, Lennon a tout fait pour casser le mythe de l’idole : des albums solos expérimentaux pour ne pas dire ridicules, des appels à la fin de la guerre rendus inaudibles, eux aussi, par une faune dont il s’entoure ou qui profite de lui, et bien sûr ses errements dans des événements artistiques d’avant-garde comme les deux films qu’il a réalisés avec sa femme Yoko et qui vont être projetés au cours du festival.<br /><br />N’empêche, quel moment privilégié, loin de la folie des années écoulées et quelle occasion que ce Festival de Cannes où on le voit répondre à des interviews de journalistes avec le même humour et le même décalage qu’à l’époque de la Beatlemania. Il n’a en fait pas changé. Il a en vérité, toujours été le même, malgré la pression, malgré la fureur hystérique qui régnait autour de lui. Ça lui faisait plaisir, ce succès, mais jamais cela ne lui est pas monté à la tête. Alors on le voit ce soir, à table avec des amis dont Louis Malle et Jeanne Moreau, John est allé assister avec eux à la projection de leur film. On fait peu de photos à l’époque, qui a un appareil sur lui, mais on est à Cannes et les photographes accrédités sont déjà nombreux, à la pêche aux clichés à vendre à des rédactions.<br /><br />Mais John Lennon avec ses lunettes rondes fumées et sa veste en jeans ne vaut plus les colonnes à la Une désormais réservées aux Rolling Stones, Led Zeppelin et les Doors. C’est à peine si on entendra parler du public de la salle qui a hué la projection de son film, il faut dire qu’on y voit une mouche se promener durant 25 minutes sur le corps nu d’une actrice. Ah il n’y avait pas que ça, ils ont aussi projeté un autre de ses films nommé Apotheosis, une grosse production, là, puisqu’il s’agit d’un ballon dont il a filmé avec Yoko l’ascension jusqu’aux nuages durant 17 minutes.<br /><br />Comme quoi, si vous pensiez qu’on a tout vu à Cannes, c’était déjà plié en 1971 dont on ne doit retenir que la présence de l’ex-Beatle, charmant, tranquille et plein d’humour. Mais avec les idées bien en place quand on lui parle musique. Tenez, comme à ce journaliste de la télévision norvégienne, à qui il explique qu’il n’est pas heureux quand on le réduit aux Beatles. La musique des Beatles, c’est l'œuvre d’un groupe ; lui, en tant qu’artiste, ce qu’il veut à présent, c’est savoir ce qu’on pense de la musique qu’il fait seul, aujourd’hui, car c’est de lui qu’il parle, ce qu’il ressent. Et cette musique en 1971, c’est par exemple cette chanson …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66171722</guid><pubDate>Fri, 23 May 2025 14:44:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66171722/320850_c_est_arrive_a_cannes_avec_john_lennon_en_1971.mp3" length="3259000" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mai 1971, le Festival de Cannes s’apprête à vivre ce qui est, rétrospectivement, un événement de taille, et pourtant, sur le coup, on dirait que tout le monde passe à côté. Oui si vous aviez cette année-là arpenté la Croisette, où la foule ne se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mai 1971, le Festival de Cannes s’apprête à vivre ce qui est, rétrospectivement, un événement de taille, et pourtant, sur le coup, on dirait que tout le monde passe à côté. Oui si vous aviez cette année-là arpenté la Croisette, où la foule ne se pressait pas encore en masse comme aujourd’hui, vous auriez croisé John Lennon. <br /><br />Nous sommes juste un an après l’annonce officielle de la fin des Beatles, l’histoire est encore du présent, tout le monde pense qu’ils vont se remettre ensemble et John Lennon est là, tranquille, sans se faire harceler par des fans des Beatles qui soit, ne sont pas au courant de sa présence, soit sont passés à autre chose. Il faut dire que depuis quelques années, Lennon a tout fait pour casser le mythe de l’idole : des albums solos expérimentaux pour ne pas dire ridicules, des appels à la fin de la guerre rendus inaudibles, eux aussi, par une faune dont il s’entoure ou qui profite de lui, et bien sûr ses errements dans des événements artistiques d’avant-garde comme les deux films qu’il a réalisés avec sa femme Yoko et qui vont être projetés au cours du festival.<br /><br />N’empêche, quel moment privilégié, loin de la folie des années écoulées et quelle occasion que ce Festival de Cannes où on le voit répondre à des interviews de journalistes avec le même humour et le même décalage qu’à l’époque de la Beatlemania. Il n’a en fait pas changé. Il a en vérité, toujours été le même, malgré la pression, malgré la fureur hystérique qui régnait autour de lui. Ça lui faisait plaisir, ce succès, mais jamais cela ne lui est pas monté à la tête. Alors on le voit ce soir, à table avec des amis dont Louis Malle et Jeanne Moreau, John est allé assister avec eux à la projection de leur film. On fait peu de photos à l’époque, qui a un appareil sur lui, mais on est à Cannes et les photographes accrédités sont déjà nombreux, à la pêche aux clichés à vendre à des rédactions.<br /><br />Mais John Lennon avec ses lunettes rondes fumées et sa veste en jeans ne vaut plus les colonnes à la Une désormais réservées aux Rolling Stones, Led Zeppelin et les Doors. C’est à peine si on entendra parler du public de la salle qui a hué la projection de son film, il faut dire qu’on y voit une mouche se promener durant 25 minutes sur le corps nu d’une actrice. Ah il n’y avait pas que ça, ils ont aussi projeté un autre de ses films nommé Apotheosis, une grosse production, là, puisqu’il s’agit d’un ballon dont il a filmé avec Yoko l’ascension jusqu’aux nuages durant 17 minutes.<br /><br />Comme quoi, si vous pensiez qu’on a tout vu à Cannes, c’était déjà plié en 1971 dont on ne doit retenir que la présence de l’ex-Beatle, charmant, tranquille et plein d’humour. Mais avec les idées bien en place quand on lui parle musique. Tenez, comme à ce journaliste de la télévision norvégienne, à qui il explique qu’il n’est pas heureux quand on le réduit aux Beatles. La musique des Beatles, c’est l'œuvre d’un groupe ; lui, en tant qu’artiste, ce qu’il veut à présent, c’est savoir ce qu’on pense de la musique qu’il fait seul, aujourd’hui, car c’est de lui qu’il parle, ce qu’il ressent. Et cette musique en 1971, c’est par exemple cette chanson …]]></itunes:summary><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bed57f294aaaf6f0af8008134852eadc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Cannes avec Johnny Hallyday en 1962</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-cannes-avec-johnny-hallyday-en-1962--66171667</link><description><![CDATA[Autant on parle des années 80 aujourd’hui, autant dans les années 80 on rêvait des années 60. Ah c’est vrai que c’était pas du pipeau, non plus, les sixties. Tenez imaginez-vous en ce mois de mai 1962, sous le soleil du Festival de Cannes, car c’est encore une de ces éditions qui bénéficie d’une météo splendide. Vous la voyez cette affiche de film devant l’hôtel Carlton ? On ne peut pas la louper avec Alain Delon en grand, aux côtés de Monica Vitti. Le film se nomme L’éclipse, signé Michelangelo Antonioni, un film oublié aujourd’hui mais il va remporter le prix spécial du jury et c’est mérité. <br /><br />Une Jaguar cabriolet décapotée passe sous l’affiche, pas de quoi étonner les passants à Cannes, sauf qu’au volant, c’est Johnny Hallyday tout juste débarqué d’avion pour un passage éclair. Mais que fait-il là ? On ne va pas tarder à le savoir, y a sûrement de la promo dans l’air pour le jeune sauvage de la chanson française qu’on va cette année surnommer Yéyé et qui est aussi désormais acteur.<br /><br />Et de fait, il rejoint sur la plage, à deux pas du Carlton, l’actrice allemande Elke Sommer, l’héroïne du film De quoi tu te mêles Daniela, qu’on a vu l’an dernier et pour lequel son ami Eddy Mitchell et ses Chaussettes noires ont interprété une chanson signée Charles Aznavour … La pose des deux jeunes gens devant les caméras et les objectifs n’est pas innocente, on annonce en effet que Johnny et Elke joueront bientôt ensemble. Et le voilà assis sur le porte bagage d’un vélomoteur conduit par celle qui partage sa vie, Patricia Viterbo, et qui n’est pas encore actrice. Ils vont prendre un bateau pour voir Cannes depuis le large, puis il y aura une partie de pétanque, c’est un vrai Français, notre Johnny. Allez, on ne pointe pas sans boire un ballon de blanc sorti d’un pichet bien frais.<br /><br />Mais le Festival reprend déjà le dessus, Johnny est à présent attablé avec des professionnels du cinéma, on le retrouve assis à une terrasse aux côtés de Ludmila Tcherina, une des rares danseuses étoiles à avoir réussi une carrière d’actrice. On lui demande un autographe, Johnny s’exécute aimablement, il va déjà repartir, ce garçon a décidément un V8 sous la chemise. Il faut dire que le Twist l’appelle, cette danse rock venue d’Amérique dont il a ravi la vedette à Richard Anthony et qui lui vaut une mauvaise réputation auprès d’une bonne partie de la belle société, horrifiée de le voir “remuer comme un singe et se traîner par terre”, disent-ils. Mais ce n’est pas à cela que nous assistons, un orchestre mexicain, en tout cas en tenue mariachi, joue un twist exécuté par des enfants habillés aussi en tenue mexicaine, Johnny se joint au groupe pour son fameux pas de danse, il est tout sourire, aimable, loin de la mauvaise réputation qu’on lui fait.<br /><br />Ce soir, Johnny enfilera un smoking qui convient si bien à cette époque dont nous n’avons gardé le souvenir qu’en noir et blanc, il montera et descendra les marches de l’escalier de l’ancien Palais Croisette, il va soutenir Claude Chabrol, un des rois de la Nouvelle Vague, et puis, il finira la nuit au Whisky à Gogo, évidemment, en dansant et chantant. Le lendemain, Johnny s’envolera pour New York, un peu à la manière de ces acteurs américains venus se montrer au monde entier, comme chaque printemps, sur cette Côte d’Azur où il se passe tant de choses. Tenez, un peu plus loin vers Marseille, à St Tropez, un gars nommé Claude François donne des cours de danse.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66171667</guid><pubDate>Thu, 22 May 2025 14:38:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66171667/320847_c_est_arrive_a_cannes_avec_johnny_hallyday_en_1962.mp3" length="3456695" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Autant on parle des années 80 aujourd’hui, autant dans les années 80 on rêvait des années 60. Ah c’est vrai que c’était pas du pipeau, non plus, les sixties. Tenez imaginez-vous en ce mois de mai 1962, sous le soleil du Festival de Cannes, car c’est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Autant on parle des années 80 aujourd’hui, autant dans les années 80 on rêvait des années 60. Ah c’est vrai que c’était pas du pipeau, non plus, les sixties. Tenez imaginez-vous en ce mois de mai 1962, sous le soleil du Festival de Cannes, car c’est encore une de ces éditions qui bénéficie d’une météo splendide. Vous la voyez cette affiche de film devant l’hôtel Carlton ? On ne peut pas la louper avec Alain Delon en grand, aux côtés de Monica Vitti. Le film se nomme L’éclipse, signé Michelangelo Antonioni, un film oublié aujourd’hui mais il va remporter le prix spécial du jury et c’est mérité. <br /><br />Une Jaguar cabriolet décapotée passe sous l’affiche, pas de quoi étonner les passants à Cannes, sauf qu’au volant, c’est Johnny Hallyday tout juste débarqué d’avion pour un passage éclair. Mais que fait-il là ? On ne va pas tarder à le savoir, y a sûrement de la promo dans l’air pour le jeune sauvage de la chanson française qu’on va cette année surnommer Yéyé et qui est aussi désormais acteur.<br /><br />Et de fait, il rejoint sur la plage, à deux pas du Carlton, l’actrice allemande Elke Sommer, l’héroïne du film De quoi tu te mêles Daniela, qu’on a vu l’an dernier et pour lequel son ami Eddy Mitchell et ses Chaussettes noires ont interprété une chanson signée Charles Aznavour … La pose des deux jeunes gens devant les caméras et les objectifs n’est pas innocente, on annonce en effet que Johnny et Elke joueront bientôt ensemble. Et le voilà assis sur le porte bagage d’un vélomoteur conduit par celle qui partage sa vie, Patricia Viterbo, et qui n’est pas encore actrice. Ils vont prendre un bateau pour voir Cannes depuis le large, puis il y aura une partie de pétanque, c’est un vrai Français, notre Johnny. Allez, on ne pointe pas sans boire un ballon de blanc sorti d’un pichet bien frais.<br /><br />Mais le Festival reprend déjà le dessus, Johnny est à présent attablé avec des professionnels du cinéma, on le retrouve assis à une terrasse aux côtés de Ludmila Tcherina, une des rares danseuses étoiles à avoir réussi une carrière d’actrice. On lui demande un autographe, Johnny s’exécute aimablement, il va déjà repartir, ce garçon a décidément un V8 sous la chemise. Il faut dire que le Twist l’appelle, cette danse rock venue d’Amérique dont il a ravi la vedette à Richard Anthony et qui lui vaut une mauvaise réputation auprès d’une bonne partie de la belle société, horrifiée de le voir “remuer comme un singe et se traîner par terre”, disent-ils. Mais ce n’est pas à cela que nous assistons, un orchestre mexicain, en tout cas en tenue mariachi, joue un twist exécuté par des enfants habillés aussi en tenue mexicaine, Johnny se joint au groupe pour son fameux pas de danse, il est tout sourire, aimable, loin de la mauvaise réputation qu’on lui fait.<br /><br />Ce soir, Johnny enfilera un smoking qui convient si bien à cette époque dont nous n’avons gardé le souvenir qu’en noir et blanc, il montera et descendra les marches de l’escalier de l’ancien Palais Croisette, il va soutenir Claude Chabrol, un des rois de la Nouvelle Vague, et puis, il finira la nuit au Whisky à Gogo, évidemment, en dansant et chantant. Le lendemain, Johnny s’envolera pour New York, un peu à la manière de ces acteurs américains venus se montrer au monde entier, comme chaque printemps, sur cette Côte d’Azur où il se passe tant de choses. Tenez, un peu plus loin vers Marseille, à St Tropez, un gars nommé Claude François donne des cours de danse.]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/de13f2dabaeed66095a8ee8c330ee963.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Cannes avec Michael Jackson en 1997</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-cannes-avec-michael-jackson-en-1997--66171637</link><description><![CDATA[Je vous l’ai dit, et vous le devinez sans peine, il vaut mieux voir le Festival de Cannes à la télé que sur place. Sur place, on ne voit rien, et quand il se passe quelque chose, c’est la cohue, ça dure deux secondes et c’est terminé. Ou alors il faut avoir un rendez-vous et ça, c’est autre chose. Et puis, il y a des jours plus calmes que d’autres, ça dépend en fait de qui va monter les marches le soir, car à un moment où l’autre, ce “qui” va se déplacer en ville, se pointer dans un restau ou une fête au milieu de la nuit. Ainsi de ce 8 mai 1997, où l’hôtel Carlton est en ébullition. Oh on a l’habitude de voir des stars au Carlton, 14 ans plus tôt Elton John y a même tourné un clip mythique … les murs de sa suite se souviennent encore de la fiesta qu’il y a faite avec les musiciens de Duran Duran. <br /><br />Mais revenons à ce 8 mai 1997 où il n’y a non seulement pas moyen de passer sur le trottoir devant, ni de déambuler dans le hall car Michael Jackson arrive. Que vient-il y faire ? Et bien, présenter en avant-première son film Ghosts ? Un moyen métrage d’une demi-heure, il refait le coup du clip grand format de Thriller en 1983. Mais ici, c’est plus grand, plus long, plus fort. <br /><br />La projection a lieu à minuit, évidemment, il fallait y penser. C’est donc sur une Croisette nocturne que sa limousine s’engage après qu’il ait, tout sourire, réussi à s’extirper non pas de la foule mais de la cohue des cameramen et photographes qui l’attendent dans le hall. Ah oui, plus de 200 chaînes de télé et titres de presse de 70 pays sont accrédités pour cette soirée.<br /><br />Sur le trajet, relativement court, entre l’hôtel et le palais des festivals, quelques jeunes fans courent à côté de la voiture, l’ambiance est bon enfant, sans stress, m’enfin, on est un peu étonnés d’en voir une courir très vite en tenant ses béquilles dans la main gauche. A l’arrivée, pas moyen de sortir, trop de monde, la foule déborde, il y a même des gens perchés dans les palmiers, le chauffeur s’arrête donc avant l’espace du photocall pour permettre au service d’ordre et aux gardes du corps persos de se frayer un chemin. Grosses bousculades dans le public, des photographes râlent car ils n’ont rien obtenu de valable, Michael est passé trop vite, mais finalement, ça s’est bien passé, on attaque le tapis rouge. Michael se retourne vers le public pour un salut souriant mais trop vite à nouveau pour les photographes qui pestent à nouveau. Les fans, eux, sont heureux de ces quelques secondes où ils ont vu leur idole en vrai. Ça valait bien les deux heures d’attente et les centaines de kilomètres parcourus. Et puis les plus organisés d’entre eux qui ont fait le pied de grue la veille sous le soleil de la croisette, l’ont vu sortir sur le balcon de sa suite au Carlton. Ils ont crié après lui, Michael s’est penché au balcon et a répondu en faisant signe de la main. Il était bien plus cool que ce soir où malgré les sourires, on voit bien que les apparitions mondaines, ce n'est pas son truc.<br /><br />Ce n’est pas la première fois qu’un chanteur fait une apparition remarquée à Cannes pour une raison autre que le cinéma, John Lennon l’avait déjà précédé, George Harrison aussi, et encore, du temps des Beatles, il s’agit ce soir d’un vidéoclip mais la télé n’est-elle pas, après tout, la fiancée du Festival de Cannes. En tout cas le film Ghosts, ben, il tient ses promesses. Michael y joue plusieurs rôles dont certains sont inattendus, c’est un clip qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie, surtout qu’un budget pareil, vu l’état du marché aujourd’hui, on n’est plus près d’en voir un.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66171637</guid><pubDate>Wed, 21 May 2025 14:32:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66171637/320844_c_est_arrive_a_cannes_avec_michael_jackson_en_1997.mp3" length="3879670" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vous l’ai dit, et vous le devinez sans peine, il vaut mieux voir le Festival de Cannes à la télé que sur place. Sur place, on ne voit rien, et quand il se passe quelque chose, c’est la cohue, ça dure deux secondes et c’est terminé. Ou alors il faut...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vous l’ai dit, et vous le devinez sans peine, il vaut mieux voir le Festival de Cannes à la télé que sur place. Sur place, on ne voit rien, et quand il se passe quelque chose, c’est la cohue, ça dure deux secondes et c’est terminé. Ou alors il faut avoir un rendez-vous et ça, c’est autre chose. Et puis, il y a des jours plus calmes que d’autres, ça dépend en fait de qui va monter les marches le soir, car à un moment où l’autre, ce “qui” va se déplacer en ville, se pointer dans un restau ou une fête au milieu de la nuit. Ainsi de ce 8 mai 1997, où l’hôtel Carlton est en ébullition. Oh on a l’habitude de voir des stars au Carlton, 14 ans plus tôt Elton John y a même tourné un clip mythique … les murs de sa suite se souviennent encore de la fiesta qu’il y a faite avec les musiciens de Duran Duran. <br /><br />Mais revenons à ce 8 mai 1997 où il n’y a non seulement pas moyen de passer sur le trottoir devant, ni de déambuler dans le hall car Michael Jackson arrive. Que vient-il y faire ? Et bien, présenter en avant-première son film Ghosts ? Un moyen métrage d’une demi-heure, il refait le coup du clip grand format de Thriller en 1983. Mais ici, c’est plus grand, plus long, plus fort. <br /><br />La projection a lieu à minuit, évidemment, il fallait y penser. C’est donc sur une Croisette nocturne que sa limousine s’engage après qu’il ait, tout sourire, réussi à s’extirper non pas de la foule mais de la cohue des cameramen et photographes qui l’attendent dans le hall. Ah oui, plus de 200 chaînes de télé et titres de presse de 70 pays sont accrédités pour cette soirée.<br /><br />Sur le trajet, relativement court, entre l’hôtel et le palais des festivals, quelques jeunes fans courent à côté de la voiture, l’ambiance est bon enfant, sans stress, m’enfin, on est un peu étonnés d’en voir une courir très vite en tenant ses béquilles dans la main gauche. A l’arrivée, pas moyen de sortir, trop de monde, la foule déborde, il y a même des gens perchés dans les palmiers, le chauffeur s’arrête donc avant l’espace du photocall pour permettre au service d’ordre et aux gardes du corps persos de se frayer un chemin. Grosses bousculades dans le public, des photographes râlent car ils n’ont rien obtenu de valable, Michael est passé trop vite, mais finalement, ça s’est bien passé, on attaque le tapis rouge. Michael se retourne vers le public pour un salut souriant mais trop vite à nouveau pour les photographes qui pestent à nouveau. Les fans, eux, sont heureux de ces quelques secondes où ils ont vu leur idole en vrai. Ça valait bien les deux heures d’attente et les centaines de kilomètres parcourus. Et puis les plus organisés d’entre eux qui ont fait le pied de grue la veille sous le soleil de la croisette, l’ont vu sortir sur le balcon de sa suite au Carlton. Ils ont crié après lui, Michael s’est penché au balcon et a répondu en faisant signe de la main. Il était bien plus cool que ce soir où malgré les sourires, on voit bien que les apparitions mondaines, ce n'est pas son truc.<br /><br />Ce n’est pas la première fois qu’un chanteur fait une apparition remarquée à Cannes pour une raison autre que le cinéma, John Lennon l’avait déjà précédé, George Harrison aussi, et encore, du temps des Beatles, il s’agit ce soir d’un vidéoclip mais la télé n’est-elle pas, après tout, la fiancée du Festival de Cannes. En tout cas le film Ghosts, ben, il tient ses promesses. Michael y joue plusieurs rôles dont certains sont inattendus, c’est un clip qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie, surtout qu’un budget pareil, vu l’état du marché aujourd’hui, on n’est plus près d’en voir un.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>243</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f7ff263ee9c0c78dc5168b2cace7ba12.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Cannes avec Robert De Niro en 1976</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-cannes-avec-robert-de-niro-en-1976--66171594</link><description><![CDATA[On en a beaucoup parlé les jours qui ont suivi, les images resteront sans doute dans l’histoire du cinéma, Robert de Niro recevant de Leonardo Dicaprio une palme d’or d’honneur en ouverture du 78ème festival de Cannes, c’est historique. Et tous les journalistes de mentionner sa toute première célébration à Cannes en 1976 qui avait lancé sa carrière et imprimé son nom dans le monde entier. On la voit encore cette affiche où De Niro se tient debout devant son taxi jaune. Près de 50 ans plus tard, Taxi Driver reste un film fascinant, qui nous montre un personnage que sa solitude a rendu inquiétant et qui, pourtant, est convaincu d'être du bon côté. Mais c’est là qu’il faut sortir des sentiers battus, des raccourcis : l’image que nous offrent les médias et surtout la télévision, car finalement c’est surtout ça, le festival de Cannes, une émission de télévision qui nous vend du rêve avec ces grands acteurs et réalisateurs, américains surtout, dans le cadre idyllique de la Côte d’azur. Car quand on s’y trouve, dans cette ville qui finalement n’est pas bien grande, au milieu de la foule agitée de gens de cinéma, de médias, de Cannois, de touristes, d’invités, c’est pas du tout la même chose. On est soit perdu, on ne sait pas où ça se passe, même si on a le badge, hein, tellement il y a des accrédités qui courent partout, soit on ne voit rien, à part la foule. Ah ben oui, je me suis une nuit, retrouvé obligé à quatre heures du matin de rentrer d’une soirée à pied, des kilomètres, car toute la croisette était à l’arrêt, coincée à mort.<br /><br />Alors imaginez-le, Robert de Niro, en 1976. Déjà il a pas du tout la même image que celle qui s’imprime dans votre tête actuellement. Son compère Martin Scorsese non plus, mince avec sa barbe noire, d’ailleurs essayez de le reconnaître dans le film, en client cocu dans le taxi, et fou furieux. Et bien, ils n’en mènent pas large, ces deux jeunes cinéastes. Oh Cannes, ils connaissent, enfin un peu, car ils y sont venus deux ans plus tôt, totalement inconnus, pour présenter un premier film à la Quinzaine des réalisateurs, ça s’appelait Mean streets, et leur avait valu de se faire un peu remarquer.<br /><br />Mais depuis, De Niro a joué Vito Corleone jeune dans Le Parrain 2, sa cote a monté et pourtant, il a refusé un blockbuster pour un tout petit cachet sur un second film avec Scorsese, Taxi Driver. Il y croit. Mais à la projection en compétition, ça ne se passe pas bien. En fait, le public, comme le jury, est terriblement divisé. Trop violent. Mais New York est comme ça ! D’accord mais vous justifiez la violence du héros ! Bref, quand il apprend que le grand Tennessee Williams, membre du jury, a détesté le film, Scorsese repart pour New York sans attendre le verdict, bientôt suivi par De Niro. Mais le jour de la délibération, deux autres membres du jury nommés Ennio Morricone et Costa Gavras bataillent ferme, alors, c’est à la surprise générale qu’on annonce que la Palme d’or va à Taxi Driver. Il n’y a plus que le producteur pour recevoir le prix, avec la moitié de la salle debout et une partie de l’autre qui siffle en guise de protestation. La carrière de Taxi Driver est lancée, on va courir dans les salles comme rarement après une Palme, et souvent on ne sera pas d’accord, après, au bistro. Robert De Niro deviendra la légende du cinéma américain qu’on connaît et du cinéma tout court, d’ailleurs. Et c’est à Cannes que ça a commencé.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/66171594</guid><pubDate>Tue, 20 May 2025 14:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/66171594/320841_c_est_arrive_a_cannes_avec_robert_de_niro_en_1976.mp3" length="3924809" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On en a beaucoup parlé les jours qui ont suivi, les images resteront sans doute dans l’histoire du cinéma, Robert de Niro recevant de Leonardo Dicaprio une palme d’or d’honneur en ouverture du 78ème festival de Cannes, c’est historique. Et tous les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On en a beaucoup parlé les jours qui ont suivi, les images resteront sans doute dans l’histoire du cinéma, Robert de Niro recevant de Leonardo Dicaprio une palme d’or d’honneur en ouverture du 78ème festival de Cannes, c’est historique. Et tous les journalistes de mentionner sa toute première célébration à Cannes en 1976 qui avait lancé sa carrière et imprimé son nom dans le monde entier. On la voit encore cette affiche où De Niro se tient debout devant son taxi jaune. Près de 50 ans plus tard, Taxi Driver reste un film fascinant, qui nous montre un personnage que sa solitude a rendu inquiétant et qui, pourtant, est convaincu d'être du bon côté. Mais c’est là qu’il faut sortir des sentiers battus, des raccourcis : l’image que nous offrent les médias et surtout la télévision, car finalement c’est surtout ça, le festival de Cannes, une émission de télévision qui nous vend du rêve avec ces grands acteurs et réalisateurs, américains surtout, dans le cadre idyllique de la Côte d’azur. Car quand on s’y trouve, dans cette ville qui finalement n’est pas bien grande, au milieu de la foule agitée de gens de cinéma, de médias, de Cannois, de touristes, d’invités, c’est pas du tout la même chose. On est soit perdu, on ne sait pas où ça se passe, même si on a le badge, hein, tellement il y a des accrédités qui courent partout, soit on ne voit rien, à part la foule. Ah ben oui, je me suis une nuit, retrouvé obligé à quatre heures du matin de rentrer d’une soirée à pied, des kilomètres, car toute la croisette était à l’arrêt, coincée à mort.<br /><br />Alors imaginez-le, Robert de Niro, en 1976. Déjà il a pas du tout la même image que celle qui s’imprime dans votre tête actuellement. Son compère Martin Scorsese non plus, mince avec sa barbe noire, d’ailleurs essayez de le reconnaître dans le film, en client cocu dans le taxi, et fou furieux. Et bien, ils n’en mènent pas large, ces deux jeunes cinéastes. Oh Cannes, ils connaissent, enfin un peu, car ils y sont venus deux ans plus tôt, totalement inconnus, pour présenter un premier film à la Quinzaine des réalisateurs, ça s’appelait Mean streets, et leur avait valu de se faire un peu remarquer.<br /><br />Mais depuis, De Niro a joué Vito Corleone jeune dans Le Parrain 2, sa cote a monté et pourtant, il a refusé un blockbuster pour un tout petit cachet sur un second film avec Scorsese, Taxi Driver. Il y croit. Mais à la projection en compétition, ça ne se passe pas bien. En fait, le public, comme le jury, est terriblement divisé. Trop violent. Mais New York est comme ça ! D’accord mais vous justifiez la violence du héros ! Bref, quand il apprend que le grand Tennessee Williams, membre du jury, a détesté le film, Scorsese repart pour New York sans attendre le verdict, bientôt suivi par De Niro. Mais le jour de la délibération, deux autres membres du jury nommés Ennio Morricone et Costa Gavras bataillent ferme, alors, c’est à la surprise générale qu’on annonce que la Palme d’or va à Taxi Driver. Il n’y a plus que le producteur pour recevoir le prix, avec la moitié de la salle debout et une partie de l’autre qui siffle en guise de protestation. La carrière de Taxi Driver est lancée, on va courir dans les salles comme rarement après une Palme, et souvent on ne sera pas d’accord, après, au bistro. Robert De Niro deviendra la légende du cinéma américain qu’on connaît et du cinéma tout court, d’ailleurs. Et c’est à Cannes que ça a commencé.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>246</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/335c23ea227328d4c121b6737e0e8c89.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1984, quand Van Halen devient une star de la pop</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1984-quand-van-halen-devient-une-star-de-la-pop--65778685</link><description><![CDATA[1984, c’est non seulement une grande année musicalement parlant mais aussi le titre d’un album de Van Halen qui est alors l’incarnation du groupe de heavy metal. Oui, Van Halen, c’est un son … Un son à part dans la musique rock des années 70 qu’ils imposent grâce à un hit mondial, une reprise étonnante des années 60. Et c’est vrai qu’en 1984, beaucoup de ces messieurs mais aussi demoiselles croient que ce fameux Van Halen est logiquement le chanteur mais en fait il n’en est rien, Van Halen, c’est le nom de famille d’Eddie, le guitariste, et Alex, le batteur. Tous autant que nous sommes ignorons qu’ils ne sont pas Américains mais sont nés pas loin de chez nous , à Amsterdam, en Hollande. Ce n’est que 7 ans plus tard qu’ils émigrent avec leurs parents vers les Etats-Unis et s'établissent dans la ville de Pasadena. C’est là que plus tard, les frères Alex et Edward, devenu Eddie, forment leur premier groupe qu’ils baptisent Mammoth. Pourquoi ? Vous avez deviné.<br /><br />Entretemps, Papa Jan Van Halen, excellent clarinettiste et saxophoniste, a mis ses deux rejetons au cours de piano classique. Mais bon, au début des années septante, tous les jeunes gars ont plus envie de jouer le répertoire de Led Zeppelin et des Stones que celui de Chopin et Schubert. Eddie se met donc à la batterie et Alex à la guitare. Vous vous rendez compte à côté de quoi on a failli passer ? Pour ne prendre qu’un exemple parmi d’autres, le solo de guitare de Beat it n’aurait jamais été aussi génial. Car c’est en constatant qu’Alex est bien meilleur que lui à la batterie, que Eddie abandonne les tambours au profit des cordes de guitare. Son jeu devient rapidement révolutionnaire ; les guitaristes rock ayant une formation de pianiste classique sont en effet très rares. Et après avoir maîtrisé son instrument, Eddie comprend qu’il peut comme sur un piano jouer des notes différentes avec chaque main sur sa guitare. Personne n’y avait jamais pensé avant lui et pourtant le résultat est hallucinant et inédit. Conscient de sa trouvaille, Eddie va réussir à la cacher aux éventuels imitateurs et concurrents en jouant durant plusieurs années en tournant le dos au public. <br /><br />C’est l’arrivée de David Lee Roth au chant qui va changer la donne. En effet, quand celui qui n’est que le loueur de matériel, prend le micro et fait son show, le groupe devient tout simplement explosif. Fini Mammoth, bonjour Van Halen ! <br /><br />Mais Van Halen est surtout un groupe d’albums, entendez par là qu’à chaque disque qui sort, les nouveaux fans achètent tous les précédents. Ainsi leur premier album se vend-il aux Etats-Unis à 10 millions d’exemplaires. Van Halen, c’est une machine colossale au son tout aussi énorme qui lorsqu’il propose en 1984, déjà son sixième album, va découvrir les joies d’être N°1 au hit parade des singles. Cela fait en effet quelques années qu’Eddie Van Halen a découvert les synthés dont il s’est servi jusque-là pour encore alourdir le son du groupe. Est-ce le passage par le studio de Michael Jackson et la joie d’entendre son solo cinq fois par jour à la radio mais ici, pour la première fois, il se sert des claviers pour le rendre plus aérien, plus mélodique. Le résultat est étonnant, Jump figure aujourd’hui, avec Beat it, au panthéon des plus grandes chansons des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65778685</guid><pubDate>Sat, 03 May 2025 03:29:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65778685/318895_1984_quand_van_halen_devient_une_star_de_la_pop.mp3" length="4146328" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1984, c’est non seulement une grande année musicalement parlant mais aussi le titre d’un album de Van Halen qui est alors l’incarnation du groupe de heavy metal. Oui, Van Halen, c’est un son … Un son à part dans la musique rock des années 70 qu’ils...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1984, c’est non seulement une grande année musicalement parlant mais aussi le titre d’un album de Van Halen qui est alors l’incarnation du groupe de heavy metal. Oui, Van Halen, c’est un son … Un son à part dans la musique rock des années 70 qu’ils imposent grâce à un hit mondial, une reprise étonnante des années 60. Et c’est vrai qu’en 1984, beaucoup de ces messieurs mais aussi demoiselles croient que ce fameux Van Halen est logiquement le chanteur mais en fait il n’en est rien, Van Halen, c’est le nom de famille d’Eddie, le guitariste, et Alex, le batteur. Tous autant que nous sommes ignorons qu’ils ne sont pas Américains mais sont nés pas loin de chez nous , à Amsterdam, en Hollande. Ce n’est que 7 ans plus tard qu’ils émigrent avec leurs parents vers les Etats-Unis et s'établissent dans la ville de Pasadena. C’est là que plus tard, les frères Alex et Edward, devenu Eddie, forment leur premier groupe qu’ils baptisent Mammoth. Pourquoi ? Vous avez deviné.<br /><br />Entretemps, Papa Jan Van Halen, excellent clarinettiste et saxophoniste, a mis ses deux rejetons au cours de piano classique. Mais bon, au début des années septante, tous les jeunes gars ont plus envie de jouer le répertoire de Led Zeppelin et des Stones que celui de Chopin et Schubert. Eddie se met donc à la batterie et Alex à la guitare. Vous vous rendez compte à côté de quoi on a failli passer ? Pour ne prendre qu’un exemple parmi d’autres, le solo de guitare de Beat it n’aurait jamais été aussi génial. Car c’est en constatant qu’Alex est bien meilleur que lui à la batterie, que Eddie abandonne les tambours au profit des cordes de guitare. Son jeu devient rapidement révolutionnaire ; les guitaristes rock ayant une formation de pianiste classique sont en effet très rares. Et après avoir maîtrisé son instrument, Eddie comprend qu’il peut comme sur un piano jouer des notes différentes avec chaque main sur sa guitare. Personne n’y avait jamais pensé avant lui et pourtant le résultat est hallucinant et inédit. Conscient de sa trouvaille, Eddie va réussir à la cacher aux éventuels imitateurs et concurrents en jouant durant plusieurs années en tournant le dos au public. <br /><br />C’est l’arrivée de David Lee Roth au chant qui va changer la donne. En effet, quand celui qui n’est que le loueur de matériel, prend le micro et fait son show, le groupe devient tout simplement explosif. Fini Mammoth, bonjour Van Halen ! <br /><br />Mais Van Halen est surtout un groupe d’albums, entendez par là qu’à chaque disque qui sort, les nouveaux fans achètent tous les précédents. Ainsi leur premier album se vend-il aux Etats-Unis à 10 millions d’exemplaires. Van Halen, c’est une machine colossale au son tout aussi énorme qui lorsqu’il propose en 1984, déjà son sixième album, va découvrir les joies d’être N°1 au hit parade des singles. Cela fait en effet quelques années qu’Eddie Van Halen a découvert les synthés dont il s’est servi jusque-là pour encore alourdir le son du groupe. Est-ce le passage par le studio de Michael Jackson et la joie d’entendre son solo cinq fois par jour à la radio mais ici, pour la première fois, il se sert des claviers pour le rendre plus aérien, plus mélodique. Le résultat est étonnant, Jump figure aujourd’hui, avec Beat it, au panthéon des plus grandes chansons des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>260</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1fd63bd0fefe230a42c4efeea0624571.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1983, cette année surprenante où même David Bowie nous a demandé de danser</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1983-cette-annee-surprenante-ou-meme-david-bowie-nous-a-demande-de-danser--65778640</link><description><![CDATA[Parmi les figures qui ont forgé la légende des années 80, la plus foisonnante des décennies de l’histoire de la musique populaire, la présence de <b>David Bowie</b> est inévitable, incontournable et pourtant la plus étonnante. Inattendue je devrais dire. En tout cas en 1983. Pourquoi ? Ben il faudrait qu’on y retourne, je vous emmène ?<br /><br />En ce printemps 83 où on en a plus que pour <b>Michael Jackson</b>, <b>U2 </b>et <b>Simple Minds</b>, bref une nouvelle aube sonore et musicale, David Bowie a tout de l’artiste des années 70 où il a brillé partout. Au point qu’il est le modèle de toute cette nouvelle génération nommée New Wave qui lui a tout piqué ou presque. Est-ce pour cela qu’il a disparu depuis trois ans ? Non. Ou en tout cas pas uniquement. C’est vrai que David a un problème avec tous ces clones de lui. Il a l’impression de se voir et de s’entendre partout. Mais bon, il y a aussi eu l’assassinat de son pote <b>John Lennon</b> à New York alors qu’il était lui-même sur scène à deux pas de là et qui a engendré une peur bleue de se montrer en public. Et puis enfin un gros problème de relation avec sa maison de disques qu’il a dû régler. <br /><br />Et malgré cette longue absence, qui pourrait imaginer que de tous les albums de David Bowie, ce fameux Let’s dance est de tous, celui qui a été le moins préparé et le plus vite exécuté. David n’a écrit que cinq nouvelles chansons en trois ans quand il approche des portes du studio d’enregistrement. L’option de tout écrire en une nuit en absorbant des substances illicites appartenant au passé, il lui reste celle des fonds de tiroir, ce qu’il fait en reprenant une chanson qu’il a enregistrée quelques mois plus tôt avec<b> Giorgio Moroder </b>pour un film d’horreur esthétique mais de série B passé plus ou moins inaperçu en dehors des couloirs du <b>BIFF</b> à Bruxelles et des vidéoclubs. C’est ainsi qu’il ressort également un titre dont il a coécrit la musique avec son ami <b>Iggy Pop</b> pour le premier album solo qu’il a produit pour lui … en 1977, encore les 70’s. Ah c’est qu’il s’amuse toujours avec Iggy qui est probablement son seul ami ; il l’avait d’ailleurs emmené dans ses valises quand il avait quitté Los Angeles au milieu de la décennie, pour Paris, puis Berlin. C’est là qu’ils avaient écrit cette chanson qui, au départ, n’a rien d’une bluette puisqu’elle fait référence à la coke et à l’héroïne. C’est d’ailleurs cela qui amuse beaucoup <b>Nile Rodgers</b>, le producteur de Let’s Dance : faire de cette China Girl un titre pop à prendre au premier degré comme le prouvera le vidéoclip. Et il fait bien vu l’incroyable succès qu’elle va rencontrer en cette année 1983.<br /><br />Comme Nile le dira plus tard : il m’est souvent arrivé de savoir que la chanson que j’enregistrais allait faire un tube. Comme cette fois où on a fait écouter “Le Freak” à notre maison de disques. Ils n’y ont pas cru et pourtant c’est le single le plus vendu de leur histoire. C’était le cas aussi pour le “We are family” de Sister Sledge mais pas pour “China Girl”. Nile a ainsi poussé Bowie à sortir Let’s dance en premier. Bowie n’y croyait pas, il avait tort. Lui, il voulait sortir China Girl en premier. Les deux ont eu raison et ont eu tort, mais heureusement pas au même moment. Résultat, deux tubes successifs et un Bowie au sommet, qui marque la décennie de son empreinte, imposant une nouveau look et regagnant en cette année 1983 tout l’argent qu’il avait perdu dans les années 70.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65778640</guid><pubDate>Fri, 02 May 2025 03:18:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65778640/318891_1983_cette_annee_surprenante_ou_meme_david_bowie_nous_a_demande_de_danser.mp3" length="3819484" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Parmi les figures qui ont forgé la légende des années 80, la plus foisonnante des décennies de l’histoire de la musique populaire, la présence de David Bowie est inévitable, incontournable et pourtant la plus étonnante. Inattendue je devrais dire. En...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Parmi les figures qui ont forgé la légende des années 80, la plus foisonnante des décennies de l’histoire de la musique populaire, la présence de <b>David Bowie</b> est inévitable, incontournable et pourtant la plus étonnante. Inattendue je devrais dire. En tout cas en 1983. Pourquoi ? Ben il faudrait qu’on y retourne, je vous emmène ?<br /><br />En ce printemps 83 où on en a plus que pour <b>Michael Jackson</b>, <b>U2 </b>et <b>Simple Minds</b>, bref une nouvelle aube sonore et musicale, David Bowie a tout de l’artiste des années 70 où il a brillé partout. Au point qu’il est le modèle de toute cette nouvelle génération nommée New Wave qui lui a tout piqué ou presque. Est-ce pour cela qu’il a disparu depuis trois ans ? Non. Ou en tout cas pas uniquement. C’est vrai que David a un problème avec tous ces clones de lui. Il a l’impression de se voir et de s’entendre partout. Mais bon, il y a aussi eu l’assassinat de son pote <b>John Lennon</b> à New York alors qu’il était lui-même sur scène à deux pas de là et qui a engendré une peur bleue de se montrer en public. Et puis enfin un gros problème de relation avec sa maison de disques qu’il a dû régler. <br /><br />Et malgré cette longue absence, qui pourrait imaginer que de tous les albums de David Bowie, ce fameux Let’s dance est de tous, celui qui a été le moins préparé et le plus vite exécuté. David n’a écrit que cinq nouvelles chansons en trois ans quand il approche des portes du studio d’enregistrement. L’option de tout écrire en une nuit en absorbant des substances illicites appartenant au passé, il lui reste celle des fonds de tiroir, ce qu’il fait en reprenant une chanson qu’il a enregistrée quelques mois plus tôt avec<b> Giorgio Moroder </b>pour un film d’horreur esthétique mais de série B passé plus ou moins inaperçu en dehors des couloirs du <b>BIFF</b> à Bruxelles et des vidéoclubs. C’est ainsi qu’il ressort également un titre dont il a coécrit la musique avec son ami <b>Iggy Pop</b> pour le premier album solo qu’il a produit pour lui … en 1977, encore les 70’s. Ah c’est qu’il s’amuse toujours avec Iggy qui est probablement son seul ami ; il l’avait d’ailleurs emmené dans ses valises quand il avait quitté Los Angeles au milieu de la décennie, pour Paris, puis Berlin. C’est là qu’ils avaient écrit cette chanson qui, au départ, n’a rien d’une bluette puisqu’elle fait référence à la coke et à l’héroïne. C’est d’ailleurs cela qui amuse beaucoup <b>Nile Rodgers</b>, le producteur de Let’s Dance : faire de cette China Girl un titre pop à prendre au premier degré comme le prouvera le vidéoclip. Et il fait bien vu l’incroyable succès qu’elle va rencontrer en cette année 1983.<br /><br />Comme Nile le dira plus tard : il m’est souvent arrivé de savoir que la chanson que j’enregistrais allait faire un tube. Comme cette fois où on a fait écouter “Le Freak” à notre maison de disques. Ils n’y ont pas cru et pourtant c’est le single le plus vendu de leur histoire. C’était le cas aussi pour le “We are family” de Sister Sledge mais pas pour “China Girl”. Nile a ainsi poussé Bowie à sortir Let’s dance en premier. Bowie n’y croyait pas, il avait tort. Lui, il voulait sortir China Girl en premier. Les deux ont eu raison et ont eu tort, mais heureusement pas au même moment. Résultat, deux tubes successifs et un Bowie au sommet, qui marque la décennie de son empreinte, imposant une nouveau look et regagnant en cette année 1983 tout l’argent qu’il avait perdu dans les années 70.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>239</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/49f1e1a3ae770b76ecdf3bc5eb498399.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Quand Kate Bush gravissait les sommets au milieu des années 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/quand-kate-bush-gravissait-les-sommets-au-milieu-des-annees-80--65778531</link><description><![CDATA[On n’a parlé que de ça en 2022, Kate Bush, 63 ans, était N°1 dans le monde entier avec une chanson qu’elle avait pourtant sortie en 1985. Et ce n’est pas tellement le fait que cette chanson ait connu un succès prodigieux à cause de Stranger Things qui étonne, c’est plutôt que l’une des héroïnes de la série l’écoute sur son baladeur et que ça lui sauve la vie. Alors Ca a beau se passer il y a 45 ans, tous les ados d’aujourd’hui se sont identifiés à elle car non seulement ils font tous pareil sauf que c’est du streaming, plus une cassette, mais surtout la musique des années 80 est une évidence pour eux, elle fait partie de leur présent au même titre que les nouveautés. On ne s’étonne donc pas que les jeunes Américains et leurs parents aient découvert un titre qui à l’époque avait échappé à leur pays tout entier. Il faut dire que Kate Bush est une artiste authentiquement et profondément anglaise, un pays dont elle n’aime pas sortir. Comme autrefois le professeur d’Oxford Tolkien dont elle a donné vie à l’univers avec ses Elfes et ses magiciens, dans le monde de la pop et du rock. Avec son visage d’ange, la grâce d’un corps qui semble plus voler que marcher, un talent de compositeur qu’on n’a plus entendu depuis Purcel, une voix de fée haut perchée, Kate Bush nous emmène dans la pénombre des greniers des manoirs britanniques à la recherche d’une adolescence égarée.<br /><br />Plus de quarante ans après ses premiers succès, il ne s’est trouvé personne pour prendre sa place. Comment un tel génie, de la première touche de piano au dernier pas de danse d’un de ses vidéoclips, a-t-il pu éclore dans l’esprit et le corps d’une jeune fille de 19 ans, quand elle a commis son premier tube ? Plus fort, elle n'avait que 16 ans lorsqu’elle a enregistré cette perle sous la direction d’un certain David Gilmour, un des deux leaders de Pink Floyd, totalement subjugué par la musique et la poésie de ce petit prodige qui a déjà écrit une cinquantaine de chansons et dont pourtant, aucun label de disques ne s’était dit intéressé. Après avoir prêté une oreille aux enregistrements recommandés par Gilmour, le patron d’EMI se dit qu’en cette époque où la musique change, cette fille pourrait être « The next big thing », le prochain gros truc. De fait, en 1978, son premier disque allait déchirer les charts de toute l’Europe de haut en bas. On y avait mis les moyens : Geoff Emerick, l’ingénieur du son des Beatles, et une partie de l’entourage de son copain Alan Parsons, un ancien collaborateur de Pink Floyd qui lui aussi s’était mis à vendre des camions de disques. <br /><br />Quatre albums plus tard, en 1985, Kate Bush n’a que 26 ans et pourtant, elle joue jeu égal avec un Peter Gabriel en proposant des disques ambitieux au son révolutionnaire mais authentique, ce qui lui permet d'accomplir le miracle d’en faire des hits. Les Américains ont attendu 2022 pour l’adopter mais au vu des compteurs de streaming de l’ensemble de son répertoire, ils ne sont pas limités à cet unique titre découvert grâce à la série. Avec une voix et une musique surgie d’un passé lointain, Kate Bush séduit les ados d’aujourd’hui mais est-ce si étonnant, quand on sait que le temps n’a pas de prise sur les fées.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65778531</guid><pubDate>Thu, 01 May 2025 04:02:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65778531/318887_quand_kate_bush_gravissait_les_sommets_au_milieu_des_annees_80.mp3" length="3604653" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On n’a parlé que de ça en 2022, Kate Bush, 63 ans, était N°1 dans le monde entier avec une chanson qu’elle avait pourtant sortie en 1985. Et ce n’est pas tellement le fait que cette chanson ait connu un succès prodigieux à cause de Stranger Things qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On n’a parlé que de ça en 2022, Kate Bush, 63 ans, était N°1 dans le monde entier avec une chanson qu’elle avait pourtant sortie en 1985. Et ce n’est pas tellement le fait que cette chanson ait connu un succès prodigieux à cause de Stranger Things qui étonne, c’est plutôt que l’une des héroïnes de la série l’écoute sur son baladeur et que ça lui sauve la vie. Alors Ca a beau se passer il y a 45 ans, tous les ados d’aujourd’hui se sont identifiés à elle car non seulement ils font tous pareil sauf que c’est du streaming, plus une cassette, mais surtout la musique des années 80 est une évidence pour eux, elle fait partie de leur présent au même titre que les nouveautés. On ne s’étonne donc pas que les jeunes Américains et leurs parents aient découvert un titre qui à l’époque avait échappé à leur pays tout entier. Il faut dire que Kate Bush est une artiste authentiquement et profondément anglaise, un pays dont elle n’aime pas sortir. Comme autrefois le professeur d’Oxford Tolkien dont elle a donné vie à l’univers avec ses Elfes et ses magiciens, dans le monde de la pop et du rock. Avec son visage d’ange, la grâce d’un corps qui semble plus voler que marcher, un talent de compositeur qu’on n’a plus entendu depuis Purcel, une voix de fée haut perchée, Kate Bush nous emmène dans la pénombre des greniers des manoirs britanniques à la recherche d’une adolescence égarée.<br /><br />Plus de quarante ans après ses premiers succès, il ne s’est trouvé personne pour prendre sa place. Comment un tel génie, de la première touche de piano au dernier pas de danse d’un de ses vidéoclips, a-t-il pu éclore dans l’esprit et le corps d’une jeune fille de 19 ans, quand elle a commis son premier tube ? Plus fort, elle n'avait que 16 ans lorsqu’elle a enregistré cette perle sous la direction d’un certain David Gilmour, un des deux leaders de Pink Floyd, totalement subjugué par la musique et la poésie de ce petit prodige qui a déjà écrit une cinquantaine de chansons et dont pourtant, aucun label de disques ne s’était dit intéressé. Après avoir prêté une oreille aux enregistrements recommandés par Gilmour, le patron d’EMI se dit qu’en cette époque où la musique change, cette fille pourrait être « The next big thing », le prochain gros truc. De fait, en 1978, son premier disque allait déchirer les charts de toute l’Europe de haut en bas. On y avait mis les moyens : Geoff Emerick, l’ingénieur du son des Beatles, et une partie de l’entourage de son copain Alan Parsons, un ancien collaborateur de Pink Floyd qui lui aussi s’était mis à vendre des camions de disques. <br /><br />Quatre albums plus tard, en 1985, Kate Bush n’a que 26 ans et pourtant, elle joue jeu égal avec un Peter Gabriel en proposant des disques ambitieux au son révolutionnaire mais authentique, ce qui lui permet d'accomplir le miracle d’en faire des hits. Les Américains ont attendu 2022 pour l’adopter mais au vu des compteurs de streaming de l’ensemble de son répertoire, ils ne sont pas limités à cet unique titre découvert grâce à la série. Avec une voix et une musique surgie d’un passé lointain, Kate Bush séduit les ados d’aujourd’hui mais est-ce si étonnant, quand on sait que le temps n’a pas de prise sur les fées.]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/585055b90e3bf380b2546dcec41ac01a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beat it, la machine à propulsion de Michael Jackson</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beat-it-la-machine-a-propulsion-de-michael-jackson--65778394</link><description><![CDATA[Les années 80. Quel bonheur d’avoir vécu ça. La musique bougeait de partout et nous bousculait de ses trouvailles enthousiasmantes. Et ne vous avisez pas de piquer ce qu’un autre a fait, non, que du contraire, si vous voulez que ça marche pour vous, il faut que vous surpreniez tout le monde. Et c’est ce qu’a fait <b>Michael Jackson</b>, avec son pote <b>Quincy Jones</b> et une sacrée brochette de musiciens. Oui, c’est vrai qu’il faut avoir vécu la sortie à quelques semaines d’intervalle de Billie Jean et de Beat it pour comprendre pourquoi le succès de Michael Jackson parti en vrille comme jamais ce n’était arrivé.<br /><br />Beat it, c’était en février 1983, en pleine folie Billie Jean, alors N°1. Il s’agissait déjà du troisième single issu de l’album Thriller. Un truc de fou, n’est-ce pas ? Ben oui, justement, c’est ça la grande idée de Michael ; faire le même coup que les <b>Beatles</b> près de 20 ans plus tôt. Je vous raconte … <br /><br />Hé oui, l’année précédente, le timide Michael ne s’en était pas caché à Quincy : il voulait réaliser le plus grand disque de tous les temps. Ce qui avait fait sourire son producteur. Mais Quincy respecte, alors on va tout faire pour, en ne lâchant rien. <br /><br />Michael, si tu veux toucher le public blanc, tu devrais faire un titre très rock.<br /><br />Super, j’adore ça. <br /><br />Alors, fais-moi un titre dans le genre My Sharona.<br /><br />Gigantesque tube mondial par le groupe <b>The Knack</b> deux ans plus tôt, même un jazzman comme Quincy Jones le connaît, c’est dire. <br /><br />Alors Michael tape, cogne dans sa tête. Ça doit déménager grave, vrombir, et bien sûr chanter. Et pour bien expliquer ce qu’il veut aux musiciens du groupe Toto qui travaillent avec lui, Michael enregistre tout avec sa voix et ses mains. <br /><br />Alors ça cogne, ça frappe, ça gratte dur ; Michael n’est jamais content, tout est tellement poussé à fond qu’à un moment un baffle se met à brûler. <br /><br />Ce son de ouf de l’intro qui nous a tous marqués d’emblée, c’est Michael qui l’a trouvé. Enfin, il a sauté sur le compositeur Tom Bahler quand il l’a joué sur son Synclavier, le premier synthé numérique. C’est quoi ça, je le veux ; et à nouveau, il le pousse à fond. Quant au gros coup de tom comme un coup de poing de cinéma qui nous a aussi tous interpellés à l'époque, c’est encore Michael qui le trouve quand un objet tombe sur l’étui d’un instrument. Michael bondit aussitôt sur l’objet et le fait retomber dessus. <br /><br />Mais c’est génial, ça ! Bruce, tu peux enregistrer ce bruit ? <br /><br />Alors le fidèle et génial ingénieur du son l’enregistre, on le pousse à bloc, lui aussi, et d’ailleurs vous allez faire pareil pour réécouter le titre, en faisant cette fois à attention à ces fameux sons qui nous sont, avec les décennies, devenus si familiers mais qui à l’époque, étaient inédits. Vous allez voir que vous n’allez plus entendre que ça cette fois, et comprendre pourquoi ces années 80 ont été si incroyables.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65778394</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 11:50:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65778394/318884_beat_it_la_machine_a_propulsion_de_michael_jackson.mp3" length="3580411" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 80. Quel bonheur d’avoir vécu ça. La musique bougeait de partout et nous bousculait de ses trouvailles enthousiasmantes. Et ne vous avisez pas de piquer ce qu’un autre a fait, non, que du contraire, si vous voulez que ça marche pour vous,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 80. Quel bonheur d’avoir vécu ça. La musique bougeait de partout et nous bousculait de ses trouvailles enthousiasmantes. Et ne vous avisez pas de piquer ce qu’un autre a fait, non, que du contraire, si vous voulez que ça marche pour vous, il faut que vous surpreniez tout le monde. Et c’est ce qu’a fait <b>Michael Jackson</b>, avec son pote <b>Quincy Jones</b> et une sacrée brochette de musiciens. Oui, c’est vrai qu’il faut avoir vécu la sortie à quelques semaines d’intervalle de Billie Jean et de Beat it pour comprendre pourquoi le succès de Michael Jackson parti en vrille comme jamais ce n’était arrivé.<br /><br />Beat it, c’était en février 1983, en pleine folie Billie Jean, alors N°1. Il s’agissait déjà du troisième single issu de l’album Thriller. Un truc de fou, n’est-ce pas ? Ben oui, justement, c’est ça la grande idée de Michael ; faire le même coup que les <b>Beatles</b> près de 20 ans plus tôt. Je vous raconte … <br /><br />Hé oui, l’année précédente, le timide Michael ne s’en était pas caché à Quincy : il voulait réaliser le plus grand disque de tous les temps. Ce qui avait fait sourire son producteur. Mais Quincy respecte, alors on va tout faire pour, en ne lâchant rien. <br /><br />Michael, si tu veux toucher le public blanc, tu devrais faire un titre très rock.<br /><br />Super, j’adore ça. <br /><br />Alors, fais-moi un titre dans le genre My Sharona.<br /><br />Gigantesque tube mondial par le groupe <b>The Knack</b> deux ans plus tôt, même un jazzman comme Quincy Jones le connaît, c’est dire. <br /><br />Alors Michael tape, cogne dans sa tête. Ça doit déménager grave, vrombir, et bien sûr chanter. Et pour bien expliquer ce qu’il veut aux musiciens du groupe Toto qui travaillent avec lui, Michael enregistre tout avec sa voix et ses mains. <br /><br />Alors ça cogne, ça frappe, ça gratte dur ; Michael n’est jamais content, tout est tellement poussé à fond qu’à un moment un baffle se met à brûler. <br /><br />Ce son de ouf de l’intro qui nous a tous marqués d’emblée, c’est Michael qui l’a trouvé. Enfin, il a sauté sur le compositeur Tom Bahler quand il l’a joué sur son Synclavier, le premier synthé numérique. C’est quoi ça, je le veux ; et à nouveau, il le pousse à fond. Quant au gros coup de tom comme un coup de poing de cinéma qui nous a aussi tous interpellés à l'époque, c’est encore Michael qui le trouve quand un objet tombe sur l’étui d’un instrument. Michael bondit aussitôt sur l’objet et le fait retomber dessus. <br /><br />Mais c’est génial, ça ! Bruce, tu peux enregistrer ce bruit ? <br /><br />Alors le fidèle et génial ingénieur du son l’enregistre, on le pousse à bloc, lui aussi, et d’ailleurs vous allez faire pareil pour réécouter le titre, en faisant cette fois à attention à ces fameux sons qui nous sont, avec les décennies, devenus si familiers mais qui à l’époque, étaient inédits. Vous allez voir que vous n’allez plus entendre que ça cette fois, et comprendre pourquoi ces années 80 ont été si incroyables.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3d9a713b4c2c50bc8144e648d3628653.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Dans les années 80, chacun faisait c'qu'il lui plaît</title><link>https://www.spreaker.com/episode/dans-les-annees-80-chacun-faisait-c-qu-il-lui-plait--65778125</link><description><![CDATA[Qui aurait dit que les paroles de cette chanson, pardon ce rap, seraient encore chantées toutes générations confondues plus de 40 ans après. En effet, quand le 45 Tours sort chez les disquaires en 1982, dans les salles de cinéma, on projette un film qui s’appelle Blade Runner et qui nous raconte à quoi ressemblera le monde de 2019. Alors en 2025, six ans plus tard, vous pensez bien que plus personne n’aura gardé le souvenir ni de l’air ni de l’histoire de ce mec et de cette fille, en voyage au bout de la nuit. Et pourtant, vous le savez, il y a beau ne plus avoir de disquaires pour mettre la pochette du single de Chagrin d’amour dans leur vitrine, même les jeunes du Millenium la chantent encore. <br /><br />Il est facile aujourd’hui d’en donner les raisons. Chacun fait c’qu’il lui plaît, c’est d’abord le premier rap en français, un titre qui colle aux années 80 qu’on en finit plus de célébrer au XXI° siècle. Et puis il y a le thème universel de la vie solitaire dans les grandes villes, jouant sur le mythe de la décadence urbaine : l’alcool, le sexe, la solitude, le sordide, l’insomnie, les bars interlopes et les petits matins chargés de nicotine. <br /><br />L’auteur de la chanson se nomme Philippe Bourgoin. Dans les années 70, il était parti à New York vivre son rêve de devenir un réalisateur renommé. C’est là qu’il rencontre une Américaine francophile comme on en trouve beaucoup dans les milieux branchés à l’époque. Elle se nomme Valli Kligerman et l’admire, Philippe est un surdoué. Bien qu’il soit en train de terminer ses études, il a déjà signé le scénario d’un film dans lequel jouent Jean Yanne et Jodie Foster. Phil et Valli se plaisent, sortent ensemble et se marient, en cachette. Mais une fois son diplôme obtenu, il rentre en France laissant Valli à New York. Philippe est revenu au pays avec dans la tête une chanson qu’il a écrite plusieurs années auparavant avec son pote Gérard Presgurvic. Ils avaient en vain essayé de vendre à tout le monde cette histoire d’insomnie et de fille de bar, sans succès. Mais lorsqu’il entend la chanson Magnificent Seven des Clash, un rap qui commence par un réveil qui sonne à 7 heures du matin, Philippe se souvient du hip hop de Sugarhill Gang qu’il a découvert quand il était à New York. Il écrit alors Cinq heures du mat, j’ai des frissons et revoit tout le texte en le scandant comme un rappeur. Ce n’est plus du tout la même chanson. Gérard Presgurvic ne compte donc plus l’interpréter, Bourgoin contacte alors Gregory Ken, un gars qui a déjà pas mal bourlingué puisque de guitariste de groupe yéyé dans les sixties, il est devenu un chanteur emblématique des comédies musicales parisiennes dans les années 70. On l’a vu dans Hair, Jesus Christ superstar, Mayflower et Starmania où il interprète Ziggy, à sa création, avec France Gall. Sa femme Valli ayant décidé de le rejoindre à Paris, Bourgoin réécrit la chanson et lui donne le rôle de la fille de bar : le duo Chagrin d’Amour est né et convainc Eddie Barclay.<br /><br />Cette chanson pourtant étonnamment noire et désespérée est un tube énorme notamment grâce à la nouvelle radio jeune NRJ et d’autres radios libres qui diffusent le disque vingt fois par jour. Tout le monde en est dingue, qu’on se reconnaisse ou pas dans la déshérence de l’anti héros. Trois millions de 45 tours vendus plus tard, ce n’est plus un tube, c’est un hymne à notre sombre humanité qui refuse de le prendre avec gravité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65778125</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 09:11:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65778125/318881_dans_les_annees_80_chacun_faisait_c_qu_il_lui_plait.mp3" length="3862115" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui aurait dit que les paroles de cette chanson, pardon ce rap, seraient encore chantées toutes générations confondues plus de 40 ans après. En effet, quand le 45 Tours sort chez les disquaires en 1982, dans les salles de cinéma, on projette un film...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui aurait dit que les paroles de cette chanson, pardon ce rap, seraient encore chantées toutes générations confondues plus de 40 ans après. En effet, quand le 45 Tours sort chez les disquaires en 1982, dans les salles de cinéma, on projette un film qui s’appelle Blade Runner et qui nous raconte à quoi ressemblera le monde de 2019. Alors en 2025, six ans plus tard, vous pensez bien que plus personne n’aura gardé le souvenir ni de l’air ni de l’histoire de ce mec et de cette fille, en voyage au bout de la nuit. Et pourtant, vous le savez, il y a beau ne plus avoir de disquaires pour mettre la pochette du single de Chagrin d’amour dans leur vitrine, même les jeunes du Millenium la chantent encore. <br /><br />Il est facile aujourd’hui d’en donner les raisons. Chacun fait c’qu’il lui plaît, c’est d’abord le premier rap en français, un titre qui colle aux années 80 qu’on en finit plus de célébrer au XXI° siècle. Et puis il y a le thème universel de la vie solitaire dans les grandes villes, jouant sur le mythe de la décadence urbaine : l’alcool, le sexe, la solitude, le sordide, l’insomnie, les bars interlopes et les petits matins chargés de nicotine. <br /><br />L’auteur de la chanson se nomme Philippe Bourgoin. Dans les années 70, il était parti à New York vivre son rêve de devenir un réalisateur renommé. C’est là qu’il rencontre une Américaine francophile comme on en trouve beaucoup dans les milieux branchés à l’époque. Elle se nomme Valli Kligerman et l’admire, Philippe est un surdoué. Bien qu’il soit en train de terminer ses études, il a déjà signé le scénario d’un film dans lequel jouent Jean Yanne et Jodie Foster. Phil et Valli se plaisent, sortent ensemble et se marient, en cachette. Mais une fois son diplôme obtenu, il rentre en France laissant Valli à New York. Philippe est revenu au pays avec dans la tête une chanson qu’il a écrite plusieurs années auparavant avec son pote Gérard Presgurvic. Ils avaient en vain essayé de vendre à tout le monde cette histoire d’insomnie et de fille de bar, sans succès. Mais lorsqu’il entend la chanson Magnificent Seven des Clash, un rap qui commence par un réveil qui sonne à 7 heures du matin, Philippe se souvient du hip hop de Sugarhill Gang qu’il a découvert quand il était à New York. Il écrit alors Cinq heures du mat, j’ai des frissons et revoit tout le texte en le scandant comme un rappeur. Ce n’est plus du tout la même chanson. Gérard Presgurvic ne compte donc plus l’interpréter, Bourgoin contacte alors Gregory Ken, un gars qui a déjà pas mal bourlingué puisque de guitariste de groupe yéyé dans les sixties, il est devenu un chanteur emblématique des comédies musicales parisiennes dans les années 70. On l’a vu dans Hair, Jesus Christ superstar, Mayflower et Starmania où il interprète Ziggy, à sa création, avec France Gall. Sa femme Valli ayant décidé de le rejoindre à Paris, Bourgoin réécrit la chanson et lui donne le rôle de la fille de bar : le duo Chagrin d’Amour est né et convainc Eddie Barclay.<br /><br />Cette chanson pourtant étonnamment noire et désespérée est un tube énorme notamment grâce à la nouvelle radio jeune NRJ et d’autres radios libres qui diffusent le disque vingt fois par jour. Tout le monde en est dingue, qu’on se reconnaisse ou pas dans la déshérence de l’anti héros. Trois millions de 45 tours vendus plus tard, ce n’est plus un tube, c’est un hymne à notre sombre humanité qui refuse de le prendre avec gravité.]]></itunes:summary><itunes:duration>242</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/daf3005ed30d45373f9b9e2ec38b31d6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Benjamin Biolay, l'artiste du Millenium</title><link>https://www.spreaker.com/episode/benjamin-biolay-l-artiste-du-millenium--65777423</link><description><![CDATA[Benjamin Biolay, un nom qu’on commence à entendre par çi, par là en cette année 2000 qu’on a tant attendue au cours du XX° siècle, année surprise où Henri Salvador, l’ancien chanteur comique, vend un million de singles et autant d’albums. Il faut dire que parmi les quatre chansons de sa plume, trois vont sortir en single … Benjamin a travaillé en duo avec Keren Ann, l’artiste dont il a produit le premier album sur lequel il a composé 11 des 13 titres. On a compris que dans le duo, c’est plutôt lui qui tire la partition et pourtant bizarrement, c’est elle que Salvador pousse partout en interview sans le mentionner. Il revient même à Biolay que Salvador le traite de p’tit con. Benjamin ne comprend pas. Alors quand, quelques mois plus tard, vient son tour de sortir son premier (et entre parenthèses extraordinaire) album, il ne se prive pas de dire dans les médias que s’il est un p’tit con, Salvador, c’est un gros connard.<br /><br />Le ton est donné car Benjamin sait qu’il aura le mauvais rôle, lui le bleu, l’inconnu, face à l’ancienne star, l’homme qui a fait rire toute la France et bien au-delà. Et pourtant, ce sont bien ses trouvailles sonores et ses mélodies qui permettent à Salvador d’opérer le retour le plus fracassant et improbable que le show bizness français ait jamais vu. Avec un disque d’or et une victoire de la musique, révélation de l’année, Benjamin succède quelque part au Johnny Hallyday que le même Salvador avait hué sur scène en 1960, criant “sortez-le !” devant un public hilare. Ce n’est pas cela qui va empêcher Biolay de collaborer avec des dizaines d’artistes dont les plus grands. Tous, ou presque. <br /><br />Mais bizarrement son succès personnel va mettre très longtemps avant d’atteindre le rivage du grand public. Il joue devant des demi-salles, nous sommes peu nombreux, début des années 2000 à l’AB et pourtant c’est magique. Ce n’est pas la faute au public, c’est plutôt que Biolay brouille les pistes, ne fait aucune concession aux radios ni à sa maison de disques qui après six ans, finit par ne plus avoir envie de sortir un prochain album. Il faut dire que comme Gainsbourg dans les années 70, son dernier CD, encore une fois centré sur son chagrin d’amour, sa rupture, s’est vendu à moins de 18.000 exemplaires. Alors Benjamin quitte le monde des multinationales, il paye les heures de studio de sa poche pour enregistrer un album qui va lui rapporter deux Victoires de la Musique, Meilleur interprète, Meilleur album, un disque de platine et ses premiers grands classiques. Des titres qui s’aggripent à votre âme et vous tirent des larmes d’émotion. Comme ces Cerfs volants qui en 2001 lui avaient valu la Victoire de la Musique de la révélation musicale de l’année. Tout y était déjà, la mélancolie précoce à la vingtaine, ambiance Perfect Day de Lou Reed, et surtout, déjà, une musique qui n’est pas celle de tout le monde.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65777423</guid><pubDate>Tue, 29 Apr 2025 14:16:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65777423/318856_benjamin_biolay_l_artiste_du_millenium.mp3" length="3517717" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Benjamin Biolay, un nom qu’on commence à entendre par çi, par là en cette année 2000 qu’on a tant attendue au cours du XX° siècle, année surprise où Henri Salvador, l’ancien chanteur comique, vend un million de singles et autant d’albums. Il faut dire...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Benjamin Biolay, un nom qu’on commence à entendre par çi, par là en cette année 2000 qu’on a tant attendue au cours du XX° siècle, année surprise où Henri Salvador, l’ancien chanteur comique, vend un million de singles et autant d’albums. Il faut dire que parmi les quatre chansons de sa plume, trois vont sortir en single … Benjamin a travaillé en duo avec Keren Ann, l’artiste dont il a produit le premier album sur lequel il a composé 11 des 13 titres. On a compris que dans le duo, c’est plutôt lui qui tire la partition et pourtant bizarrement, c’est elle que Salvador pousse partout en interview sans le mentionner. Il revient même à Biolay que Salvador le traite de p’tit con. Benjamin ne comprend pas. Alors quand, quelques mois plus tard, vient son tour de sortir son premier (et entre parenthèses extraordinaire) album, il ne se prive pas de dire dans les médias que s’il est un p’tit con, Salvador, c’est un gros connard.<br /><br />Le ton est donné car Benjamin sait qu’il aura le mauvais rôle, lui le bleu, l’inconnu, face à l’ancienne star, l’homme qui a fait rire toute la France et bien au-delà. Et pourtant, ce sont bien ses trouvailles sonores et ses mélodies qui permettent à Salvador d’opérer le retour le plus fracassant et improbable que le show bizness français ait jamais vu. Avec un disque d’or et une victoire de la musique, révélation de l’année, Benjamin succède quelque part au Johnny Hallyday que le même Salvador avait hué sur scène en 1960, criant “sortez-le !” devant un public hilare. Ce n’est pas cela qui va empêcher Biolay de collaborer avec des dizaines d’artistes dont les plus grands. Tous, ou presque. <br /><br />Mais bizarrement son succès personnel va mettre très longtemps avant d’atteindre le rivage du grand public. Il joue devant des demi-salles, nous sommes peu nombreux, début des années 2000 à l’AB et pourtant c’est magique. Ce n’est pas la faute au public, c’est plutôt que Biolay brouille les pistes, ne fait aucune concession aux radios ni à sa maison de disques qui après six ans, finit par ne plus avoir envie de sortir un prochain album. Il faut dire que comme Gainsbourg dans les années 70, son dernier CD, encore une fois centré sur son chagrin d’amour, sa rupture, s’est vendu à moins de 18.000 exemplaires. Alors Benjamin quitte le monde des multinationales, il paye les heures de studio de sa poche pour enregistrer un album qui va lui rapporter deux Victoires de la Musique, Meilleur interprète, Meilleur album, un disque de platine et ses premiers grands classiques. Des titres qui s’aggripent à votre âme et vous tirent des larmes d’émotion. Comme ces Cerfs volants qui en 2001 lui avaient valu la Victoire de la Musique de la révélation musicale de l’année. Tout y était déjà, la mélancolie précoce à la vingtaine, ambiance Perfect Day de Lou Reed, et surtout, déjà, une musique qui n’est pas celle de tout le monde.]]></itunes:summary><itunes:duration>220</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/634dd591ce0c3cb72f7802cb71b72fda.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>James Blunt, le pop hero du Millenium</title><link>https://www.spreaker.com/episode/james-blunt-le-pop-hero-du-millenium--65777356</link><description><![CDATA[Je me demande quand viendra le temps où on dira "les années 20", comme on l’a tant entendu au XX° siècle. Et qu’en dira-t-on ? Ah c’est vrai qu’on parle déjà pas mal des années des années 2000. Elles commencent à dater, mine de rien, non ? <br /><br />Et on en garde de bons souvenirs. Tenez si je vous demande celui que vous gardez de ce clip où un jeune chanteur anglais se déshabillait puis plongeait dans la mer depuis une falaise ? Oui, You’re beautiful, par James Blunt. <br /><br />L’idée est géniale. Un sol immaculé et un chanteur qui vous regarde dans les yeux. Il est vachement beau, hein. Mais nous les garçons, bizarrement, on ne le jalouse pas ; c’est pas un Bruel mais plutôt une version romantique de Jim Morrison. On a envie d’être son pote pendant qu’on le voit ôter le haut, ses baskets et ranger toutes ses affaires soigneusement devant lui. Tout ça sous une belle averse et un ciel bien couvert avec quelques oiseaux de mer qui tournent au-dessus de lui. Ah il est bien bâti ce James Blunt, il faut dire que c’est un ancien officier qui a quitté les rangs après avoir fait la guerre des Balkans. Et puis, il y a la musique, ça nous change de la pop dance avec tous ces artistes qui font à peu près la même chose. James Blunt, lui, il joue de la pop à l’ancienne qui n’est pas sans évoquer des Cat Stevens, les Doors avec, il faut bien le dire, une voix en or et un sacré physique. <br /><br />Et donc, on a tous avec le menton qui tombe sur le le sol quand à la fin du clip, ce bon James Blunt se jette dans la mer car voilà, astuce du réalisateur, on ne pouvait pas se rendre compte qu’elle est aussi loin, il n’en finit pas de tomber. On a le clip que le clip aavit été tourné sous la neige d’Ecosse par Jean-Pierre Jeunet, le réalisateur d’Amélie Poulain et de Alien, la résurrection mais il n’en est rien. Non, la vidéo a en réalité été tournée sur l’île de Majorque aux Baléares et s’il ne faisait pas aussi froid, c’était par contre, vachement haut. C’est ce que se dit James Blunt en voyant d’où il va devoir sauter. Non, je ne peux pas faire ça. Mais au vu de l’équipe réunie autour de lui et celle des plongeurs qui l’attend sous l’eau au cas où, il ne se dégonfle pas. Mais voilà, mauvaise nouvelle. La prise est ratée. James est obligé de remettre ça, il ose à nouveau mais s’ouvre la lèvre en touchant l’eau. La prise est bonne cette fois, le chanteur ne regrettera pas son acte héroïque car, comme il a eu l’occasion de le dire, sans cette vidéo, la tournée mondiale se serait résumée à celle du nord de Londres.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65777356</guid><pubDate>Tue, 29 Apr 2025 08:09:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65777356/318850_james_blunt_le_pop_hero_du_millenium.mp3" length="2817635" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je me demande quand viendra le temps où on dira "les années 20", comme on l’a tant entendu au XX° siècle. Et qu’en dira-t-on ? Ah c’est vrai qu’on parle déjà pas mal des années des années 2000. Elles commencent à dater, mine de rien, non ? 

Et on en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je me demande quand viendra le temps où on dira "les années 20", comme on l’a tant entendu au XX° siècle. Et qu’en dira-t-on ? Ah c’est vrai qu’on parle déjà pas mal des années des années 2000. Elles commencent à dater, mine de rien, non ? <br /><br />Et on en garde de bons souvenirs. Tenez si je vous demande celui que vous gardez de ce clip où un jeune chanteur anglais se déshabillait puis plongeait dans la mer depuis une falaise ? Oui, You’re beautiful, par James Blunt. <br /><br />L’idée est géniale. Un sol immaculé et un chanteur qui vous regarde dans les yeux. Il est vachement beau, hein. Mais nous les garçons, bizarrement, on ne le jalouse pas ; c’est pas un Bruel mais plutôt une version romantique de Jim Morrison. On a envie d’être son pote pendant qu’on le voit ôter le haut, ses baskets et ranger toutes ses affaires soigneusement devant lui. Tout ça sous une belle averse et un ciel bien couvert avec quelques oiseaux de mer qui tournent au-dessus de lui. Ah il est bien bâti ce James Blunt, il faut dire que c’est un ancien officier qui a quitté les rangs après avoir fait la guerre des Balkans. Et puis, il y a la musique, ça nous change de la pop dance avec tous ces artistes qui font à peu près la même chose. James Blunt, lui, il joue de la pop à l’ancienne qui n’est pas sans évoquer des Cat Stevens, les Doors avec, il faut bien le dire, une voix en or et un sacré physique. <br /><br />Et donc, on a tous avec le menton qui tombe sur le le sol quand à la fin du clip, ce bon James Blunt se jette dans la mer car voilà, astuce du réalisateur, on ne pouvait pas se rendre compte qu’elle est aussi loin, il n’en finit pas de tomber. On a le clip que le clip aavit été tourné sous la neige d’Ecosse par Jean-Pierre Jeunet, le réalisateur d’Amélie Poulain et de Alien, la résurrection mais il n’en est rien. Non, la vidéo a en réalité été tournée sur l’île de Majorque aux Baléares et s’il ne faisait pas aussi froid, c’était par contre, vachement haut. C’est ce que se dit James Blunt en voyant d’où il va devoir sauter. Non, je ne peux pas faire ça. Mais au vu de l’équipe réunie autour de lui et celle des plongeurs qui l’attend sous l’eau au cas où, il ne se dégonfle pas. Mais voilà, mauvaise nouvelle. La prise est ratée. James est obligé de remettre ça, il ose à nouveau mais s’ouvre la lèvre en touchant l’eau. La prise est bonne cette fois, le chanteur ne regrettera pas son acte héroïque car, comme il a eu l’occasion de le dire, sans cette vidéo, la tournée mondiale se serait résumée à celle du nord de Londres.]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6b022aee8d1ceaed764b9c42557bda28.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les années 2000, c'était quand même bien</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-annees-2000-c-etait-quand-meme-bien--65777311</link><description><![CDATA[Beaucoup aujourd'hui regrettent les années 2000. C’est drôle quand on sait qu’on en rêvait depuis les années 50 mais pas pour les mêmes raisons. La preuve ? Les années 2020, c’est nettement moins bien. Car vous savez ce qu’il y avait de bien dans les années 2000 et qu’il n’y a plus maintenant ? Déjà on pouvait envoyer un Bzzz sur MSN pour réveiller celui ou celle avec qui on discutait mais qu’on sentait distrait, parce qu’il répondait pas. Alors on faisait trembler son ordi. Vous vous souvenez ? Essayez avec Whatsapp, y a pas !<br /><br />Mais bon, plus sérieusement, à cette époque où Star Wars n’avait pas encore été acheté par Disney, franchement on nous l’aurait dit, c’était un truc à mettre dans un sketch, mais bref, dans les années 2000, on a eu Astérix Mission Cléopâtre, Gladiator, Les Seigneur des anneaux, Harry Potter, Pirates des Caraïbes, Love Actually et autres Batman de Christopher Nolan. Et Daniel Craig qui ressuscite James Bond. Bref, de très bonnes raisons d’aller au cinéma. Et puis, qu’on ait 15 ou 30 ans, le lendemain au boulot ou dans la cour de récré, tout le monde avait vu les nouveaux épisodes de Charmed ou de Desperate Housewives. Pourquoi ? Parce que tout le monde regardait les mêmes trois, quatre chaînes de télé. Allez-y aujourd’hui. Vous avez déjà fait le test de vous écrier “Et vous avez vu la nouvelle série ?” et de ne recevoir en retour que des yeux en forme de points d’interrogation, avant de comprendre que vous le ou la seule abonnée à ce site. Et que même ça vous vaut des regards méprisants d’envie. Si, parfois.<br /><br />Et puis, y avait Brice de Nice à la télé. Et la StarAc. Là, c’était sûr que tout le monde avait regardé. Bien sûr, il y avait les pour et les contre. Ceux qui trouvaient ça chouette de retrouver de grandes communions populaires autour de la chanson, alors la disparition des émissions de variétés. Et ceux qui se lamentaient ou se fâchaient sur cette télévision réalité qui sortaient des artistes de nulle part, sans expérience, et les transformaient en stars du jour au lendemain. Mais bon, on allait quand même y chanter car il faut bien vendre le nouveau disque. <br /><br />Enfin, c’est l’occasion que ces années 2000 ont porté de solides nouveaux noms. Dont des étranges. Tenez ce gars qui avait une coiffure reconnaissable de loin comme Jamiroquaï. Ben oui, M. Comme Mathieu Chédid mais M c’est un personnage qu’il s’invente pour se donner en spectacle sur scène, un art qu’il maîtrise avec une vraie musique organique, du funk et du rock, en français. C’est le Ziggy Stardust de David Bowie version Millenium et francophone, évidemment, et une occasion, si pas un espoir, la musique et la création font encore et toujours bon ménage.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65777311</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2025 15:01:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65777311/318847_les_annees_2000_c_etait_quand_meme_bien.mp3" length="3056708" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Beaucoup aujourd'hui regrettent les années 2000. C’est drôle quand on sait qu’on en rêvait depuis les années 50 mais pas pour les mêmes raisons. La preuve ? Les années 2020, c’est nettement moins bien. Car vous savez ce qu’il y avait de bien dans les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Beaucoup aujourd'hui regrettent les années 2000. C’est drôle quand on sait qu’on en rêvait depuis les années 50 mais pas pour les mêmes raisons. La preuve ? Les années 2020, c’est nettement moins bien. Car vous savez ce qu’il y avait de bien dans les années 2000 et qu’il n’y a plus maintenant ? Déjà on pouvait envoyer un Bzzz sur MSN pour réveiller celui ou celle avec qui on discutait mais qu’on sentait distrait, parce qu’il répondait pas. Alors on faisait trembler son ordi. Vous vous souvenez ? Essayez avec Whatsapp, y a pas !<br /><br />Mais bon, plus sérieusement, à cette époque où Star Wars n’avait pas encore été acheté par Disney, franchement on nous l’aurait dit, c’était un truc à mettre dans un sketch, mais bref, dans les années 2000, on a eu Astérix Mission Cléopâtre, Gladiator, Les Seigneur des anneaux, Harry Potter, Pirates des Caraïbes, Love Actually et autres Batman de Christopher Nolan. Et Daniel Craig qui ressuscite James Bond. Bref, de très bonnes raisons d’aller au cinéma. Et puis, qu’on ait 15 ou 30 ans, le lendemain au boulot ou dans la cour de récré, tout le monde avait vu les nouveaux épisodes de Charmed ou de Desperate Housewives. Pourquoi ? Parce que tout le monde regardait les mêmes trois, quatre chaînes de télé. Allez-y aujourd’hui. Vous avez déjà fait le test de vous écrier “Et vous avez vu la nouvelle série ?” et de ne recevoir en retour que des yeux en forme de points d’interrogation, avant de comprendre que vous le ou la seule abonnée à ce site. Et que même ça vous vaut des regards méprisants d’envie. Si, parfois.<br /><br />Et puis, y avait Brice de Nice à la télé. Et la StarAc. Là, c’était sûr que tout le monde avait regardé. Bien sûr, il y avait les pour et les contre. Ceux qui trouvaient ça chouette de retrouver de grandes communions populaires autour de la chanson, alors la disparition des émissions de variétés. Et ceux qui se lamentaient ou se fâchaient sur cette télévision réalité qui sortaient des artistes de nulle part, sans expérience, et les transformaient en stars du jour au lendemain. Mais bon, on allait quand même y chanter car il faut bien vendre le nouveau disque. <br /><br />Enfin, c’est l’occasion que ces années 2000 ont porté de solides nouveaux noms. Dont des étranges. Tenez ce gars qui avait une coiffure reconnaissable de loin comme Jamiroquaï. Ben oui, M. Comme Mathieu Chédid mais M c’est un personnage qu’il s’invente pour se donner en spectacle sur scène, un art qu’il maîtrise avec une vraie musique organique, du funk et du rock, en français. C’est le Ziggy Stardust de David Bowie version Millenium et francophone, évidemment, et une occasion, si pas un espoir, la musique et la création font encore et toujours bon ménage.]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/367d75cdbbcc2e59a4ad34848f7b1294.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Daft Punk et l'appel des années 2000</title><link>https://www.spreaker.com/episode/daft-punk-et-l-appel-des-annees-2000--65777270</link><description><![CDATA[Quand on parle des années 2000 aujourd’hui, on entend souvent dire que c’est à cette époque que la musique populaire est arrivée au bout de ce parcours étonnant qu’elle avait fait depuis les années 50. C’est vrai que c’est l’époque où on commence à réécouter ce qui s’est fait avant, que les rappeurs font d’énormes succès en samplant des sons, des gimmicks ou carrément des refrains de vieux morceaux. L’ère du recyclage aurait commencé au moment du 2.0 avec les machines qui rendent tout tellement plus simple, tellement moins cher aussi. <br /><br />Alors, le duo français formé par Thomas et Guy-Manuel qui se sont lancés dans la dance la décennie précédente serait-elle venue ? Ces deux gars qui bricolent chez eux des grooves mixés avec des sons très seventies dont le célèbre (mais oublié) Vocorder sont-ils destinés à dominer le marché mondial de la musique. C’est qu’ils viennent de loin, ces deux lascars mais avec un sacré bagage. Ils sont potes depuis l’adolescence, le lycée quand ils forment un groupe nommé Darlin’ et qui sonne grunge comme la plupart des jeunes formations dans le sillage de Nirvana. Un label anglais indépendant sort leur single qui ne se vend guère. Darlin’ ne trouvant pas sa place sur la scène française, Laurent, le troisième larron du trio, quitte l’aventure et formera bientôt Phoenix, le groupe de rock français le plus célèbre dans le monde que vous n’avez pas pu rater lors de la cérémonie de clôture des JO de Paris. C’est dire le concentré de destins et de génie qu’il y a dans ce trio qui n’a pourtant pas giclé bien loin. Franchement, ce serait arrivé à des Anglais ou des Américains, tout le monde aurait entendu parler de cette histoire et considérerait aujourd’hui le 45 Tours de Darlin’ comme culte. Mais bref !<br /><br />Voilà donc le duo de copains à la recherche d’un nouveau projet. Mais pourquoi aller chercher ce qu’ils ont déjà et ne pas rester à deux ? Compliqué de faire du rock à deux mais justement, la musique est à cette époque encore en pleine explosion et surtout en mutation. On parle maintenant de techno, de house, bref des trucs qu’on peut faire à la maison sur des synthés et des ordinateurs. Comme nom, ils se sont choisis une expression créée par un journaliste anglais du magazine spécialisé Melody Maker pour qualifier la musique de l’ancien groupe dans lequel ils avaient joué : Daft Punk Thrash, punk idiot pourri. On enlève le thrash et le tour est joué : voilà un nom qui sonne dans toutes les langues. <br /><br />La réussite de leur premier album est étonnante mais annonciatrice de ce nouveau monde, 2 millions d’exemplaires vendus grâce au clip de Around the world réalisé par Michel Gondry, futur réalisateur du film culte Eternal sunshine of the spotless mind avec Jim Carrey. On entend aussi des choses étonnantes comme Dee-Lite qui jouent énormément sur le vintage et remettent des vieux sons à la mode d’aujourd’hui. Et ça, mettre l’ambiance, c’est un truc qu’on connaît bien dans la famille de Thomas puisque son père, Daniel Bangalter a dans les années septante sous le pseudo de Daniel Vangarde travaillé avec Ottawan, Sheila ou encore les Gibson Brothers. La voie est donc toute trouvée, le disco façon années 2000, pourquoi pas, Daft Punk va mettre la recette de cette musique oubliée en orbite dans le monde connecté.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65777270</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2025 11:47:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65777270/318844_daft_punk_et_l_appel_des_annees_2000.mp3" length="3603817" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on parle des années 2000 aujourd’hui, on entend souvent dire que c’est à cette époque que la musique populaire est arrivée au bout de ce parcours étonnant qu’elle avait fait depuis les années 50. C’est vrai que c’est l’époque où on commence à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on parle des années 2000 aujourd’hui, on entend souvent dire que c’est à cette époque que la musique populaire est arrivée au bout de ce parcours étonnant qu’elle avait fait depuis les années 50. C’est vrai que c’est l’époque où on commence à réécouter ce qui s’est fait avant, que les rappeurs font d’énormes succès en samplant des sons, des gimmicks ou carrément des refrains de vieux morceaux. L’ère du recyclage aurait commencé au moment du 2.0 avec les machines qui rendent tout tellement plus simple, tellement moins cher aussi. <br /><br />Alors, le duo français formé par Thomas et Guy-Manuel qui se sont lancés dans la dance la décennie précédente serait-elle venue ? Ces deux gars qui bricolent chez eux des grooves mixés avec des sons très seventies dont le célèbre (mais oublié) Vocorder sont-ils destinés à dominer le marché mondial de la musique. C’est qu’ils viennent de loin, ces deux lascars mais avec un sacré bagage. Ils sont potes depuis l’adolescence, le lycée quand ils forment un groupe nommé Darlin’ et qui sonne grunge comme la plupart des jeunes formations dans le sillage de Nirvana. Un label anglais indépendant sort leur single qui ne se vend guère. Darlin’ ne trouvant pas sa place sur la scène française, Laurent, le troisième larron du trio, quitte l’aventure et formera bientôt Phoenix, le groupe de rock français le plus célèbre dans le monde que vous n’avez pas pu rater lors de la cérémonie de clôture des JO de Paris. C’est dire le concentré de destins et de génie qu’il y a dans ce trio qui n’a pourtant pas giclé bien loin. Franchement, ce serait arrivé à des Anglais ou des Américains, tout le monde aurait entendu parler de cette histoire et considérerait aujourd’hui le 45 Tours de Darlin’ comme culte. Mais bref !<br /><br />Voilà donc le duo de copains à la recherche d’un nouveau projet. Mais pourquoi aller chercher ce qu’ils ont déjà et ne pas rester à deux ? Compliqué de faire du rock à deux mais justement, la musique est à cette époque encore en pleine explosion et surtout en mutation. On parle maintenant de techno, de house, bref des trucs qu’on peut faire à la maison sur des synthés et des ordinateurs. Comme nom, ils se sont choisis une expression créée par un journaliste anglais du magazine spécialisé Melody Maker pour qualifier la musique de l’ancien groupe dans lequel ils avaient joué : Daft Punk Thrash, punk idiot pourri. On enlève le thrash et le tour est joué : voilà un nom qui sonne dans toutes les langues. <br /><br />La réussite de leur premier album est étonnante mais annonciatrice de ce nouveau monde, 2 millions d’exemplaires vendus grâce au clip de Around the world réalisé par Michel Gondry, futur réalisateur du film culte Eternal sunshine of the spotless mind avec Jim Carrey. On entend aussi des choses étonnantes comme Dee-Lite qui jouent énormément sur le vintage et remettent des vieux sons à la mode d’aujourd’hui. Et ça, mettre l’ambiance, c’est un truc qu’on connaît bien dans la famille de Thomas puisque son père, Daniel Bangalter a dans les années septante sous le pseudo de Daniel Vangarde travaillé avec Ottawan, Sheila ou encore les Gibson Brothers. La voie est donc toute trouvée, le disco façon années 2000, pourquoi pas, Daft Punk va mettre la recette de cette musique oubliée en orbite dans le monde connecté.]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/952875f09382fe3cc06947a8b31397d4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Millenium, les premières années du nouveau monde</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-millenium-les-premieres-annees-du-nouveau-monde--65777056</link><description><![CDATA[Le Millenium ! Il y a 25 ans tout rond, nous venions de le passer, ce fameux réveillon de l’an 2000 qui allait être le truc le plus extraordinaire jamais vu et que finalement … bon vous savez. Du moins pour ceux qui étaient déjà en âge de faire réveillon, de rester éveillé jusqu’au 31 décembre 1999 à 23 heures 59.<br /><br />Et franchement, combien ont dit : J’ai bien réfléchi, partez sans moi, je reste au XX° siècle ! Je vous rejoindrai p’t’être. Ils auraient eu tort, hein ? Ils auraient raté les smartphones et la révolution du numérique qui s’est installée dans nos vies quotidiennes à coup de réseaux sociaux, d’infos et d’images en tout genre. Non, pas sûr que beaucoup d'auteurs de science-fiction des années 50 à 70 qui nous ont fait rêver avec leurs mondes futurs aient vu venir cette génération perpétuellement collée à une petit planche électronique qui tient dans la poche. Je n’exagère pas. De 2001, où on était censé partir en odyssée dans l’espace à 2010, on est passé de 500 millions de personnes possédant un GSM à 4 milliards six cents millions. Voilà qui a changé nos sociétés et notre vie. Connectée qu’ils disent. Aux autres, au monde, disent les optimistes, à un monde virtuel, en d’autres mots “pas la vraie vie” disent les autres.<br /><br />C’est vrai qu’on ne regarde plus les disques tourner en écoutant la musique qui est devenue un fond sonore et non plus une occupation. C’est vrai aussi qu’on ne doit plus attendre le journal télé du soir pour connaître les infos du jour. Et c’est vrai qu’on peut même regarder des films et écouter de la musique sans avoir à payer (et entre parenthèses en toute illégalité). On peut même parler à certains d’entre eux sur un site nommé MySpace. C’est étonnant mais ils y ont ouvert chacun leur compte pour y déposer des sons, des photos, des images, des infos et parfois, ils répondent à vos messages. Ca fait tout drôle d’être dans son espace, un contact direct avec un musicien ou une chanteuse. Le nombre des chaînes télés explose sur nos téléviseurs, les jeux vidéos passent en haute définition, l’internet en haut débit (vous vous souvenez des 4 lettres ADSL?), les films deviennent des séries de Harry Potter aux Super Héros Marvel, DC Comics et autres. Un besoin de super héros sans doute rassurant avec la montée de super méchants, bien ancrés dans le monde réel, eux. Et donc, un nouveau monde baptisé 2.0 s’éveille comme en témoigne ces nouveaux leaders héros entrepreneurs, comme Bill Gates et Steve Jobs. Des nouveaux leaders et des nouvelles stars, nées à la fin des années 80, et qui ont grandi dans ce nouveau monde digital avec Toy Story comme la jeune Taylor Swift, 18 ans et déjà un deuxième album. Les lendemains qui chantent toujours dans cette nouvelle ère, avec cette nouvelle version de Roméo et Juliette qui vont finalement se marier et qui vont hisser son interprète à un niveau jamais atteint par une chanteuse dans le coeur du public.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65777056</guid><pubDate>Mon, 28 Apr 2025 07:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65777056/318841_le_millenium_les_premieres_annees_du_nouveau_monde.mp3" length="3135702" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le Millenium ! Il y a 25 ans tout rond, nous venions de le passer, ce fameux réveillon de l’an 2000 qui allait être le truc le plus extraordinaire jamais vu et que finalement … bon vous savez. Du moins pour ceux qui étaient déjà en âge de faire...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le Millenium ! Il y a 25 ans tout rond, nous venions de le passer, ce fameux réveillon de l’an 2000 qui allait être le truc le plus extraordinaire jamais vu et que finalement … bon vous savez. Du moins pour ceux qui étaient déjà en âge de faire réveillon, de rester éveillé jusqu’au 31 décembre 1999 à 23 heures 59.<br /><br />Et franchement, combien ont dit : J’ai bien réfléchi, partez sans moi, je reste au XX° siècle ! Je vous rejoindrai p’t’être. Ils auraient eu tort, hein ? Ils auraient raté les smartphones et la révolution du numérique qui s’est installée dans nos vies quotidiennes à coup de réseaux sociaux, d’infos et d’images en tout genre. Non, pas sûr que beaucoup d'auteurs de science-fiction des années 50 à 70 qui nous ont fait rêver avec leurs mondes futurs aient vu venir cette génération perpétuellement collée à une petit planche électronique qui tient dans la poche. Je n’exagère pas. De 2001, où on était censé partir en odyssée dans l’espace à 2010, on est passé de 500 millions de personnes possédant un GSM à 4 milliards six cents millions. Voilà qui a changé nos sociétés et notre vie. Connectée qu’ils disent. Aux autres, au monde, disent les optimistes, à un monde virtuel, en d’autres mots “pas la vraie vie” disent les autres.<br /><br />C’est vrai qu’on ne regarde plus les disques tourner en écoutant la musique qui est devenue un fond sonore et non plus une occupation. C’est vrai aussi qu’on ne doit plus attendre le journal télé du soir pour connaître les infos du jour. Et c’est vrai qu’on peut même regarder des films et écouter de la musique sans avoir à payer (et entre parenthèses en toute illégalité). On peut même parler à certains d’entre eux sur un site nommé MySpace. C’est étonnant mais ils y ont ouvert chacun leur compte pour y déposer des sons, des photos, des images, des infos et parfois, ils répondent à vos messages. Ca fait tout drôle d’être dans son espace, un contact direct avec un musicien ou une chanteuse. Le nombre des chaînes télés explose sur nos téléviseurs, les jeux vidéos passent en haute définition, l’internet en haut débit (vous vous souvenez des 4 lettres ADSL?), les films deviennent des séries de Harry Potter aux Super Héros Marvel, DC Comics et autres. Un besoin de super héros sans doute rassurant avec la montée de super méchants, bien ancrés dans le monde réel, eux. Et donc, un nouveau monde baptisé 2.0 s’éveille comme en témoigne ces nouveaux leaders héros entrepreneurs, comme Bill Gates et Steve Jobs. Des nouveaux leaders et des nouvelles stars, nées à la fin des années 80, et qui ont grandi dans ce nouveau monde digital avec Toy Story comme la jeune Taylor Swift, 18 ans et déjà un deuxième album. Les lendemains qui chantent toujours dans cette nouvelle ère, avec cette nouvelle version de Roméo et Juliette qui vont finalement se marier et qui vont hisser son interprète à un niveau jamais atteint par une chanteuse dans le coeur du public.]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0b644031e0c3a6a5ad650f9545d49919.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Courtney Love &amp; Kurt Cobain</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-courtney-love-kurt-cobain--65566169</link><description><![CDATA[L’histoire d’amour la plus emblématique des années 90 est loin d’être fleur bleue puisque c’est celle de Kurt Cobain, chanteur et éminence grise de Nirvana, et de Courtney Love. A côté d’eux, les exactions de Tommy Lee et de Pamela Anderson, c’est du sirop pour contes de fées. Inutile de vous rappeler tout ce qui a noirci les colonnes des journaux et magazines people à coups de beuveries, bagarres, consommations d’héroïne, dope et autres tentatives de désintoxication. Ceux qui ont parlé d’autodestruction et d’autoroute vers l’enfer n’étaient pas loin du compte.<br /><br />Est-ce l’époque assombrie par les mouvements grunge et électro du début de la décennie, gigantesque gueule de bois de l’après années 80 ou est-ce tout simplement la région d’où ils venaient tous les deux, désespérante pour la jeunesse. Cet état de Washington dans le nord-ouest de l’Amérique, coincé sous la frontière avec le Canada, qu’on imagine gelé tout l’hiver mais non, il y fait très rarement froid. Entre les vastes forêts et le courant chaud charrié par l’océan, il y pleut quasiment toute l’année. On dirait que tout pourrit sur place dès l’adolescence. Alors on pense à la légende de Kurt Cobain, qui aurait vécu SDF sous un pont, mais qui en fait a trouvé une petite amie qui travaille pour eux deux. C’est elle qui paie toutes les factures alors qu’il zone dans son plumard, puis quand elle rentre, part répéter avec ses potes musiciens. Et enfin quand la sauce rock commence à prendre, il lui dit que c’est terminé, n’osant pas lui avouer qu’il est tombé amoureux d’une punkette nommée Tobi Vail. Mais avec qui il ne réussit pas à construire une histoire, il y a juste un flirt, pas plus, mais il va en souffrir, baliser, obsédé par l’image de cette fille qui est pour lui la rockeuse absolue, l’idéal féminin.<br /><br />Et donc ce soir de 1990 où Kurt se trouve à Portland dans une boîte de nuit, après la sortie du premier album de Nirvana et qu’il s’apprête à monter sur scène, cette fille-là, plus grande et plus forte que lui, lui fait diablement penser à Tobi. Mais voilà qu’elle se fout de sa balle et puis ta petite amie est grosse. Alors Kurt lui saute dessus, ils s’empoignent, jusqu’à tomber par terre, là, devant le juke box qui joue la chanson préférée de cette sublime apparition. Et puis ils s’embrassent, baignant dans une flaque de bière. Kurt voudrait aller plus loin après le concert mais cette sacrée nana prénommée Courtney, musicienne, elle aussi, disparaît comme elle est apparue. Et voilà Kurt avec un visage en tête, perdu dans une nouvelle passion à sens unique, mais dans l’ignorance que Courtney suit toute son ascension dans la presse. Tout va alors très vite pour Nirvana. Surtout que Dave Grohl, le batteur, sort avec la meilleure amie de Courtney et qu’il lui apprend qu’elle a un crush pour lui. Ouais mon vieux, le soir où tu l’as rencontrée, cela faisait des mois qu’elle avait eu un flash en nous voyant jouer. Mais elle est comme ça, elle ne sait pas comment faire avec les mecs qui lui plaisent. La prochaine fois qu’il la croise, c’est sûr, Kurt ne ratera pas le train.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65566169</guid><pubDate>Thu, 17 Apr 2025 12:05:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65566169/317826_la_love_story_de_courtney_love_kurt_cobain.mp3" length="3301632" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’histoire d’amour la plus emblématique des années 90 est loin d’être fleur bleue puisque c’est celle de Kurt Cobain, chanteur et éminence grise de Nirvana, et de Courtney Love. A côté d’eux, les exactions de Tommy Lee et de Pamela Anderson, c’est du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’histoire d’amour la plus emblématique des années 90 est loin d’être fleur bleue puisque c’est celle de Kurt Cobain, chanteur et éminence grise de Nirvana, et de Courtney Love. A côté d’eux, les exactions de Tommy Lee et de Pamela Anderson, c’est du sirop pour contes de fées. Inutile de vous rappeler tout ce qui a noirci les colonnes des journaux et magazines people à coups de beuveries, bagarres, consommations d’héroïne, dope et autres tentatives de désintoxication. Ceux qui ont parlé d’autodestruction et d’autoroute vers l’enfer n’étaient pas loin du compte.<br /><br />Est-ce l’époque assombrie par les mouvements grunge et électro du début de la décennie, gigantesque gueule de bois de l’après années 80 ou est-ce tout simplement la région d’où ils venaient tous les deux, désespérante pour la jeunesse. Cet état de Washington dans le nord-ouest de l’Amérique, coincé sous la frontière avec le Canada, qu’on imagine gelé tout l’hiver mais non, il y fait très rarement froid. Entre les vastes forêts et le courant chaud charrié par l’océan, il y pleut quasiment toute l’année. On dirait que tout pourrit sur place dès l’adolescence. Alors on pense à la légende de Kurt Cobain, qui aurait vécu SDF sous un pont, mais qui en fait a trouvé une petite amie qui travaille pour eux deux. C’est elle qui paie toutes les factures alors qu’il zone dans son plumard, puis quand elle rentre, part répéter avec ses potes musiciens. Et enfin quand la sauce rock commence à prendre, il lui dit que c’est terminé, n’osant pas lui avouer qu’il est tombé amoureux d’une punkette nommée Tobi Vail. Mais avec qui il ne réussit pas à construire une histoire, il y a juste un flirt, pas plus, mais il va en souffrir, baliser, obsédé par l’image de cette fille qui est pour lui la rockeuse absolue, l’idéal féminin.<br /><br />Et donc ce soir de 1990 où Kurt se trouve à Portland dans une boîte de nuit, après la sortie du premier album de Nirvana et qu’il s’apprête à monter sur scène, cette fille-là, plus grande et plus forte que lui, lui fait diablement penser à Tobi. Mais voilà qu’elle se fout de sa balle et puis ta petite amie est grosse. Alors Kurt lui saute dessus, ils s’empoignent, jusqu’à tomber par terre, là, devant le juke box qui joue la chanson préférée de cette sublime apparition. Et puis ils s’embrassent, baignant dans une flaque de bière. Kurt voudrait aller plus loin après le concert mais cette sacrée nana prénommée Courtney, musicienne, elle aussi, disparaît comme elle est apparue. Et voilà Kurt avec un visage en tête, perdu dans une nouvelle passion à sens unique, mais dans l’ignorance que Courtney suit toute son ascension dans la presse. Tout va alors très vite pour Nirvana. Surtout que Dave Grohl, le batteur, sort avec la meilleure amie de Courtney et qu’il lui apprend qu’elle a un crush pour lui. Ouais mon vieux, le soir où tu l’as rencontrée, cela faisait des mois qu’elle avait eu un flash en nous voyant jouer. Mais elle est comme ça, elle ne sait pas comment faire avec les mecs qui lui plaisent. La prochaine fois qu’il la croise, c’est sûr, Kurt ne ratera pas le train.]]></itunes:summary><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a2deb09e459db7a5909fa2045769438d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Marianne Faithfull &amp; Mick Jagger</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-marianne-faithfull-mick-jagger--65566041</link><description><![CDATA[Ce 9 octobre 1966 au soir, nous allons assister à un de ces moments qui ont compté énormément dans la légende de notre pop culture mais dont bien évidemment aucun des acteurs n’a alors conscience. En effet, Marianne Faithfull, 19 ans mais déjà un mariage raté, un enfant et quelques disques à son actif, est venue à Bristol voir jouer les Rolling Stones. Mais que fait-elle là, en coulisses, alors qu’elle s’approche de Mick Jagger en plein cours de danse avec Tina Turner qui le traite de nul en le rabrouant. Marianne se demande pourquoi elle s’est tapée la route jusque-là, Jagger n’est pas son type. Deux ans plus tôt, quand le manager et producteur des Stones l’a découverte et lui a proposé une chanson signée Jagger-Richards, le contact avec Mick avait été peu probant lors de leur unique rencontre. Elle se revoit monter dans le taxi en sortant du studio et Mick lui proposer de s’asseoir sur ses genoux. Elle a 17 ans, une éducation aristocratique héritée de sa mère, c’est hors de question. Et Mick de ne rien trouver de mieux que de renverser exprès du champagne sur sa robe. Heureusement que Marianne ignore que son producteur l’a convaincu d’écrire une chanson pour elle avec ces mots : Tu vas voir mon vieux, c’est un ange avec une grosse paire de nichons.<br /><br />Il est vrai que les Stones ne sont pas réputés pour leur poésie. C’est une sacrée bande de gamins attardés arrivés de nulle part dans un monde qui leur offre tout au milieu de cette décennie de dingues. Ah il y a bien Keith Richard, le taiseux, pour plaire à Marianne. Il lui plaît vachement, en fait. Bref, après le concert, tout le monde rentre à l’hôtel, Marianne assiste au bazar de toute la bande dans la chambre de Mick. Ça s'agite beaucoup au début puis ça se calme. Brian Jones et sa copine Anita Pallenberg finissent par partir, suivis par Keith qui en fait se meurt d’amour pour Anita, c’est foutu pour Marianne. <br /><br />Quatre du mat, il ne reste plus dans la chambre que Mick, évidemment, Marianne et une danseuse-choriste de Ike et Tina Turner qui se verrait bien finir la nuit avec Mick Jagger. Mais au bout d’un moment, comprenant qu’elle est de trop, elle s’en va, elle aussi. Alors quand Mick se met à la regarder avec les yeux du Grosminet qui va dévorer Titi, Marianne lui propose d’aller faire un tour dans le parc de l’hôtel. Il est joli, non ? Et puis, Bristol, c’est beau, la nuit. Marianne a capté dans les discussions que Mick allait rompre avec Chrissie, son officielle, car il avait l’actrice Julie Christie dans le viseur. Julie Christie, c’est Lara, l’amour de Omar Sharif dans Le docteur Jivago, l’immense succès du moment aux six Oscars. Non, Marianne ne fera pas office de biscuit cette nuit, pas question. Mais voilà, au fil de la conversation, celui qu’elle prenait pour un sale gamin, la charme en répondant à ses questions sur la légende du Roi Arthur, pilier de la littérature anglo-saxonne. Et tel Lancelot pour sa Guenièvre, de retour dans la chambre, Mick se montre prévenant en mettant ses petites chaussures percées par la rosée, à sécher sur le radiateur. On est loin de la brutalité des Stones, là. Mick va appeler Marianne et lui rendre visite de plus en plus régulièrement dans son appartement londonien. Pas de Julie Christie, Mick et Marianne vont devenir le couple emblématique du Swinging London. On ne parlera pas de la fin, on va en rester à “ils furent heureux”, c’est mieux non ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65566041</guid><pubDate>Wed, 16 Apr 2025 11:59:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65566041/317810_la_love_story_de_marianne_faithfull_mick_jagger.mp3" length="3775598" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce 9 octobre 1966 au soir, nous allons assister à un de ces moments qui ont compté énormément dans la légende de notre pop culture mais dont bien évidemment aucun des acteurs n’a alors conscience. En effet, Marianne Faithfull, 19 ans mais déjà un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce 9 octobre 1966 au soir, nous allons assister à un de ces moments qui ont compté énormément dans la légende de notre pop culture mais dont bien évidemment aucun des acteurs n’a alors conscience. En effet, Marianne Faithfull, 19 ans mais déjà un mariage raté, un enfant et quelques disques à son actif, est venue à Bristol voir jouer les Rolling Stones. Mais que fait-elle là, en coulisses, alors qu’elle s’approche de Mick Jagger en plein cours de danse avec Tina Turner qui le traite de nul en le rabrouant. Marianne se demande pourquoi elle s’est tapée la route jusque-là, Jagger n’est pas son type. Deux ans plus tôt, quand le manager et producteur des Stones l’a découverte et lui a proposé une chanson signée Jagger-Richards, le contact avec Mick avait été peu probant lors de leur unique rencontre. Elle se revoit monter dans le taxi en sortant du studio et Mick lui proposer de s’asseoir sur ses genoux. Elle a 17 ans, une éducation aristocratique héritée de sa mère, c’est hors de question. Et Mick de ne rien trouver de mieux que de renverser exprès du champagne sur sa robe. Heureusement que Marianne ignore que son producteur l’a convaincu d’écrire une chanson pour elle avec ces mots : Tu vas voir mon vieux, c’est un ange avec une grosse paire de nichons.<br /><br />Il est vrai que les Stones ne sont pas réputés pour leur poésie. C’est une sacrée bande de gamins attardés arrivés de nulle part dans un monde qui leur offre tout au milieu de cette décennie de dingues. Ah il y a bien Keith Richard, le taiseux, pour plaire à Marianne. Il lui plaît vachement, en fait. Bref, après le concert, tout le monde rentre à l’hôtel, Marianne assiste au bazar de toute la bande dans la chambre de Mick. Ça s'agite beaucoup au début puis ça se calme. Brian Jones et sa copine Anita Pallenberg finissent par partir, suivis par Keith qui en fait se meurt d’amour pour Anita, c’est foutu pour Marianne. <br /><br />Quatre du mat, il ne reste plus dans la chambre que Mick, évidemment, Marianne et une danseuse-choriste de Ike et Tina Turner qui se verrait bien finir la nuit avec Mick Jagger. Mais au bout d’un moment, comprenant qu’elle est de trop, elle s’en va, elle aussi. Alors quand Mick se met à la regarder avec les yeux du Grosminet qui va dévorer Titi, Marianne lui propose d’aller faire un tour dans le parc de l’hôtel. Il est joli, non ? Et puis, Bristol, c’est beau, la nuit. Marianne a capté dans les discussions que Mick allait rompre avec Chrissie, son officielle, car il avait l’actrice Julie Christie dans le viseur. Julie Christie, c’est Lara, l’amour de Omar Sharif dans Le docteur Jivago, l’immense succès du moment aux six Oscars. Non, Marianne ne fera pas office de biscuit cette nuit, pas question. Mais voilà, au fil de la conversation, celui qu’elle prenait pour un sale gamin, la charme en répondant à ses questions sur la légende du Roi Arthur, pilier de la littérature anglo-saxonne. Et tel Lancelot pour sa Guenièvre, de retour dans la chambre, Mick se montre prévenant en mettant ses petites chaussures percées par la rosée, à sécher sur le radiateur. On est loin de la brutalité des Stones, là. Mick va appeler Marianne et lui rendre visite de plus en plus régulièrement dans son appartement londonien. Pas de Julie Christie, Mick et Marianne vont devenir le couple emblématique du Swinging London. On ne parlera pas de la fin, on va en rester à “ils furent heureux”, c’est mieux non ?]]></itunes:summary><itunes:duration>236</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/edb1515719d30355e8bf4ea2357338aa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Charlotte Rampling et Jean-Michel Jarre</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-charlotte-rampling-et-jean-michel-jarre--65565980</link><description><![CDATA[Il fut un temps où on considérait que les histoires d’amour compliquées, qu’on jugeait sordides, ne pouvaient se produire que dans le monde de la musique et du cinéma. Il n’en était rien, évidemment, juste le fait, non négligeable que le scandale faisant vendre, ces histoires étaient médiatisées à l’extrême. Et au milieu des années 70, où le divorce se porte encore en société comme une bosse sur le dos, c’est un drame quand un coup de foudre tombe sur une personne publique. Surtout quand elle vient de se marier. Je devrais dire quand ils viennent de se marier. <br /><br />Comment Charlotte Rampling et Jean-Michel Jarre pourraient-ils se douter que ce soir de mai 1976, ils vont tomber amoureux. Charlotte est l’actrice fascinante en vue, connue pour des rôles marquants au cinéma dans des films qui ont fait parler d’eux comme le dernier, le sulfureux Portier de nuit. Mariée depuis quatre ans au comédien Bryan Southcombe, elle vit désormais à la Côte d’Azur pour échapper au fisc britannique, comme les Rolling Stones. C’est ainsi qu’elle se trouve invitée ce soir dans un restaurant de St Tropez par l’agent artistique de Patrick Juvet qui vient de terminer un nouvel album prometteur au casting cinq étoiles. <br /><br />L’actrice fait donc la rencontre ce soir-là du parolier de Patrick Juvet qui est aussi celui de Christophe et dont tout le monde a en tête la chanson parue il y a peu … Le jeune musicien de 27 ans, car il est musicien aussi, il est d’ailleurs le fils du célébrissime compositeur oscarisé, se montre très loquace, drôle, en fait, Charlotte le trouve magnétique et rentre chez elle ce soir-là, très troublée. Mais pas autant que Jean-Michel car lui, est bouleversé. Il confie d’ailleurs son désespoir à Patrick Juvet car il est marié, lui aussi, et depuis un an. Et même si son mariage ne fonctionne pas, ça ne se fait pas. <br /><br />Mais de retour chez lui, quelques jours plus tard, Jean-Michel apprend la présence de Charlotte Rampling à Paris pour la promotion d’un film où elle donne la réplique à Robert Mitchum dont c’est le retour en force. Jean-Michel craque, l’appelle et la retrouve à son hôtel où ils restent cachés durant tout le week-end. A son retour, son mari ayant deviné qu’il s’était passé quelque chose, se fâche, Charlotte s’enfuit à Paris, Jean-Michel quitte le domicile conjugal et ils s’installent tous deux chez sa mère.<br /><br />Charlotte et Jean-Michel ne se cachent plus, l’affaire fait grand bruit jusqu’au divorce puisqu’ils n'hésitent pas à s’afficher ensemble lors du Festival de Cannes. Jean-Michel est alors occupé à enregistrer un disque instrumental qui de l’avis de son entourage est bien barré. Mais Charlotte l’écoute fascinée et lui annonce que ce ne sera pas facile : ce sera soit un échec retentissant, soit un triomphe sans précédent. L’histoire de cet amour naissant semble liée à celle de ce disque dont au départ personne ne veut et puis que tout le monde va prendre pour modèle, une bouffée d’oxygène.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65565980</guid><pubDate>Tue, 15 Apr 2025 11:48:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65565980/317802_la_love_story_de_charlotte_rampling_et_jean_michel_jarre.mp3" length="3359728" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il fut un temps où on considérait que les histoires d’amour compliquées, qu’on jugeait sordides, ne pouvaient se produire que dans le monde de la musique et du cinéma. Il n’en était rien, évidemment, juste le fait, non négligeable que le scandale...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il fut un temps où on considérait que les histoires d’amour compliquées, qu’on jugeait sordides, ne pouvaient se produire que dans le monde de la musique et du cinéma. Il n’en était rien, évidemment, juste le fait, non négligeable que le scandale faisant vendre, ces histoires étaient médiatisées à l’extrême. Et au milieu des années 70, où le divorce se porte encore en société comme une bosse sur le dos, c’est un drame quand un coup de foudre tombe sur une personne publique. Surtout quand elle vient de se marier. Je devrais dire quand ils viennent de se marier. <br /><br />Comment Charlotte Rampling et Jean-Michel Jarre pourraient-ils se douter que ce soir de mai 1976, ils vont tomber amoureux. Charlotte est l’actrice fascinante en vue, connue pour des rôles marquants au cinéma dans des films qui ont fait parler d’eux comme le dernier, le sulfureux Portier de nuit. Mariée depuis quatre ans au comédien Bryan Southcombe, elle vit désormais à la Côte d’Azur pour échapper au fisc britannique, comme les Rolling Stones. C’est ainsi qu’elle se trouve invitée ce soir dans un restaurant de St Tropez par l’agent artistique de Patrick Juvet qui vient de terminer un nouvel album prometteur au casting cinq étoiles. <br /><br />L’actrice fait donc la rencontre ce soir-là du parolier de Patrick Juvet qui est aussi celui de Christophe et dont tout le monde a en tête la chanson parue il y a peu … Le jeune musicien de 27 ans, car il est musicien aussi, il est d’ailleurs le fils du célébrissime compositeur oscarisé, se montre très loquace, drôle, en fait, Charlotte le trouve magnétique et rentre chez elle ce soir-là, très troublée. Mais pas autant que Jean-Michel car lui, est bouleversé. Il confie d’ailleurs son désespoir à Patrick Juvet car il est marié, lui aussi, et depuis un an. Et même si son mariage ne fonctionne pas, ça ne se fait pas. <br /><br />Mais de retour chez lui, quelques jours plus tard, Jean-Michel apprend la présence de Charlotte Rampling à Paris pour la promotion d’un film où elle donne la réplique à Robert Mitchum dont c’est le retour en force. Jean-Michel craque, l’appelle et la retrouve à son hôtel où ils restent cachés durant tout le week-end. A son retour, son mari ayant deviné qu’il s’était passé quelque chose, se fâche, Charlotte s’enfuit à Paris, Jean-Michel quitte le domicile conjugal et ils s’installent tous deux chez sa mère.<br /><br />Charlotte et Jean-Michel ne se cachent plus, l’affaire fait grand bruit jusqu’au divorce puisqu’ils n'hésitent pas à s’afficher ensemble lors du Festival de Cannes. Jean-Michel est alors occupé à enregistrer un disque instrumental qui de l’avis de son entourage est bien barré. Mais Charlotte l’écoute fascinée et lui annonce que ce ne sera pas facile : ce sera soit un échec retentissant, soit un triomphe sans précédent. L’histoire de cet amour naissant semble liée à celle de ce disque dont au départ personne ne veut et puis que tout le monde va prendre pour modèle, une bouffée d’oxygène.]]></itunes:summary><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/604136b4449725a8c0ea943da2c92cb2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Cynthia &amp; John Lennon</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-cynthia-john-lennon--65565922</link><description><![CDATA[Je ne sais plus qui a écrit : il n’y a que deux types d’histoires, un homme tombe amoureux d’une femme et un type arrive en ville. Et c’est vrai que des deux, celle qui émeut le plus, c’est la Love Story. Et qu’il y en a eu des légendaires dans l’histoire du showbizness, voulues et entretenues dans les médias, ou pas. Regardez John Lennon, rien que prononcer son nom, vous pensez déjà à Yoko Ono. Et pourtant, il a connu une sacrée histoire d’amour avant, et une belle. Je vous raconte ?<br /><br />Nous sommes à Liverpool en 1957. Quinze ans après avoir été ravagée par les bombardements, il y règne enfin une nouvelle joie de vivre avec la fin de la reconstruction. Surtout pour les adolescents. Bien que le quotidien soit difficile pour le monde ouvrier, c’est le règne de la débrouille comme chez les Powell. Cynthia, 17 ans, orpheline de père depuis peu, ne doit d’être inscrite à la grande école d’art de Liverpool qu’au fait que sa mère loue une partie de leur petite maison à quatre ouvriers.<br /><br />Les mois passent, Cynthia change, se laisse pousser les cheveux et ne porte ses lunettes à grosses montures que pour lire au tableau. Bon, elle ne descend pas toujours au bon arrêt de bus mais elle est plus avenante comme ça. D’ailleurs ce matin, le cours va débuter quand un jeune gars coiffé comme Elvis Presley déboule dans la classe, les mains dans les poches et le regard animal. Il se dirige vers le banc libre, juste derrière Cynthia et, après l’avoir frôlée, il s’effondre sur la chaise, puis lui tape sur l’épaule en disant, Salut, moi, c’est John ! Auquel elle répond par un Cynthia, en souriant, mais très vite car le prof qui a commencé son cours lui jette un regard en sourcillant.<br /><br />John emprunte du matériel de Cynthia dont il se sert à peine, il fait plus marrer la classe que travailler. En clair, il a atterri dans cette classe car les autres profs ne veulent plus de lui. Il est en fait tout ce qu’elle n’est pas, il se fout des cours, est effronté comme pas permis et ne pense qu’à attirer l’attention sur lui. Mais quand il vient avec sa guitare et chante entre les cours, ce n’est plus le même gars, il a une lueur dans le regard quand elle le croise qui la fait craquer. Ce n’est vraiment pas un type pour toi, lui dit sa meilleure amie. Et c’est vrai qu’il ne la calcule pas, il faut dire que leurs univers sont si différents. M’enfin, elle apprend qu’il est aussi orphelin depuis peu, comme elle, et qu’ils sont myopes tous les deux, et le cachent !<br /><br />Alors quand Cynthia se rend à une fête de fin d’année, devenue blonde et coiffée comme Brigitte Bardot, car elle a entendu John dire qu’il en était sot, toute de noire vêtue, comme lui, la jeune fille timide n’en revient pas de le voir arriver au pub. Mais la soirée se passe sans qu’il ne vienne vers elle, très occupé à amuser la galerie. Tu viens, Cynthia, on y va, on va rater le 72. Et alors que Cynthia met la main sur la poignée de porte, on la retient. C’est John qui lui demande de rester. Cynthia regarde son amie qui lui dit non du regard, mais elle reste, esquissant un sourire en guise d’excuse. Deux verres passent, de nombreuses phrases s’échangent puis John propose d’y aller. Où ? La chambre d’étudiant d’un copain. En sortant, la tranquillité de la rue tranche avec la cohue dans le pub, John en profite pour donner un long, passionné et irrésistible baiser à celle qui dans six ans sera connue dans le monde entier sous le nom de Cynthia Lennon, la maman de Julian.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65565922</guid><pubDate>Mon, 14 Apr 2025 11:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65565922/317799_la_love_story_de_cynthia_joyhn_lennon.mp3" length="3834530" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je ne sais plus qui a écrit : il n’y a que deux types d’histoires, un homme tombe amoureux d’une femme et un type arrive en ville. Et c’est vrai que des deux, celle qui émeut le plus, c’est la Love Story. Et qu’il y en a eu des légendaires dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je ne sais plus qui a écrit : il n’y a que deux types d’histoires, un homme tombe amoureux d’une femme et un type arrive en ville. Et c’est vrai que des deux, celle qui émeut le plus, c’est la Love Story. Et qu’il y en a eu des légendaires dans l’histoire du showbizness, voulues et entretenues dans les médias, ou pas. Regardez John Lennon, rien que prononcer son nom, vous pensez déjà à Yoko Ono. Et pourtant, il a connu une sacrée histoire d’amour avant, et une belle. Je vous raconte ?<br /><br />Nous sommes à Liverpool en 1957. Quinze ans après avoir été ravagée par les bombardements, il y règne enfin une nouvelle joie de vivre avec la fin de la reconstruction. Surtout pour les adolescents. Bien que le quotidien soit difficile pour le monde ouvrier, c’est le règne de la débrouille comme chez les Powell. Cynthia, 17 ans, orpheline de père depuis peu, ne doit d’être inscrite à la grande école d’art de Liverpool qu’au fait que sa mère loue une partie de leur petite maison à quatre ouvriers.<br /><br />Les mois passent, Cynthia change, se laisse pousser les cheveux et ne porte ses lunettes à grosses montures que pour lire au tableau. Bon, elle ne descend pas toujours au bon arrêt de bus mais elle est plus avenante comme ça. D’ailleurs ce matin, le cours va débuter quand un jeune gars coiffé comme Elvis Presley déboule dans la classe, les mains dans les poches et le regard animal. Il se dirige vers le banc libre, juste derrière Cynthia et, après l’avoir frôlée, il s’effondre sur la chaise, puis lui tape sur l’épaule en disant, Salut, moi, c’est John ! Auquel elle répond par un Cynthia, en souriant, mais très vite car le prof qui a commencé son cours lui jette un regard en sourcillant.<br /><br />John emprunte du matériel de Cynthia dont il se sert à peine, il fait plus marrer la classe que travailler. En clair, il a atterri dans cette classe car les autres profs ne veulent plus de lui. Il est en fait tout ce qu’elle n’est pas, il se fout des cours, est effronté comme pas permis et ne pense qu’à attirer l’attention sur lui. Mais quand il vient avec sa guitare et chante entre les cours, ce n’est plus le même gars, il a une lueur dans le regard quand elle le croise qui la fait craquer. Ce n’est vraiment pas un type pour toi, lui dit sa meilleure amie. Et c’est vrai qu’il ne la calcule pas, il faut dire que leurs univers sont si différents. M’enfin, elle apprend qu’il est aussi orphelin depuis peu, comme elle, et qu’ils sont myopes tous les deux, et le cachent !<br /><br />Alors quand Cynthia se rend à une fête de fin d’année, devenue blonde et coiffée comme Brigitte Bardot, car elle a entendu John dire qu’il en était sot, toute de noire vêtue, comme lui, la jeune fille timide n’en revient pas de le voir arriver au pub. Mais la soirée se passe sans qu’il ne vienne vers elle, très occupé à amuser la galerie. Tu viens, Cynthia, on y va, on va rater le 72. Et alors que Cynthia met la main sur la poignée de porte, on la retient. C’est John qui lui demande de rester. Cynthia regarde son amie qui lui dit non du regard, mais elle reste, esquissant un sourire en guise d’excuse. Deux verres passent, de nombreuses phrases s’échangent puis John propose d’y aller. Où ? La chambre d’étudiant d’un copain. En sortant, la tranquillité de la rue tranche avec la cohue dans le pub, John en profite pour donner un long, passionné et irrésistible baiser à celle qui dans six ans sera connue dans le monde entier sous le nom de Cynthia Lennon, la maman de Julian.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>240</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7a23ff5db2aa859482ba11be9a3b71ff.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Lionel Richie (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-lionel-richie-episode-5--65439349</link><description><![CDATA[Il était une fois la Motown, probablement la plus belle légende à raconter pour une firme de disques, familiale, avec un patriarche au milieu, démarrant dans une ville improbable, Détroit, la cité de l’automobile. Succès gigantesque dès le début des années 60, on ne compte plus les noms des stars qui en sortent : Marvin Gaye, Stevie Wonder, les Temptations, Four Tops, Supremes, Diana Ross, les Jackson Five, les Commodores. Mais voilà, au début des années 80, la musique noire explose sur la scène mondiale avec la fin du disco. Le monde s’est mis à danser et la Motown, portée par le retour inespéré de Diana Ross et de Stevie Wonder qui avaient été en retrait durant la mode disco, ne voit pas venir l'essoufflement de ses troupes. C’est vrai qu’ils sont tous là depuis les sixties. C’est aussi le cas pour les Commodores, alors Berry leur conseille de prendre une année sabbatique. Ca ne pouvait pas mieux tomber pour Lionel qui multiplie alors les collaborations et bascule du côté blanc du métier. En 1982 son premier album solo qui ne doit n’être qu’une parenthèse, sort chez A&amp;M, une firme de Los Angeles, celle qui édite, entre autres, The Police, LE groupe du moment. Lionel ne reviendra pas dans le giron des Commodores et de la Motown, ils vont devoir continuer sans lui.<br /><br />Oui, le métier du disque a changé. Terminée la toute puissance des firmes du nord-est New York, Chicago, Detroit, tout se joue désormais à Los Angeles. Et c’est là que se trouve Lionel, avec son ami Michael Jackson. On comprend qu’il ait été vite question quand il a été demandé au duo de copains Lionel Richie et Kenny Rogers de faire une chanson pour l’Ethiopie en 1985, d’aller chercher Michael et Quincy Jones. Et quarante ans après, on a du mal à imaginer combien Lionel Richie, associé à Michael Jackson et Kenny Rogers, pesait lourd sur le marché mondial du disque. Ils cumulent à eux trois 800 millions de disques vendus. Aux JO de Los Angeles, qui invite les athlètes et le monde entier à faire la fête toute la nuit, c’est Lionel, qui aura récolté 15 hits mondiaux en solo sans compter les collaborations ni le fameux We are the world.<br /><br />C’est là qu’on va comprendre pourquoi Lionel Richie reste un des artistes phare des années 80, il marque une pause pour profiter de la vie et aussi pour d’autres raisons matrimoniales. Mais comme souvent, s’arrêter, c’est laisser le monde changer sans vous et donc, vous oublier. C’est ce qui est arrivé. Revenu en 1996, Lionel Richie ne retrouvera pas le chemin des sommets, ni avec cet album, ni avec les suivants. N’empêche l’histoire est belle, elle a été longue, et aujourd’hui, Lionel Richie fait à nouveau recette avec un public qui prend en compte la carrière d’un artiste plus que le succès du moment, conscient de la futilité d’un tube qui bien souvent, est sans lendemain.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65439349</guid><pubDate>Fri, 11 Apr 2025 09:17:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65439349/317219_la_story_lionel_richie_episode_5.mp3" length="3309155" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il était une fois la Motown, probablement la plus belle légende à raconter pour une firme de disques, familiale, avec un patriarche au milieu, démarrant dans une ville improbable, Détroit, la cité de l’automobile. Succès gigantesque dès le début des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il était une fois la Motown, probablement la plus belle légende à raconter pour une firme de disques, familiale, avec un patriarche au milieu, démarrant dans une ville improbable, Détroit, la cité de l’automobile. Succès gigantesque dès le début des années 60, on ne compte plus les noms des stars qui en sortent : Marvin Gaye, Stevie Wonder, les Temptations, Four Tops, Supremes, Diana Ross, les Jackson Five, les Commodores. Mais voilà, au début des années 80, la musique noire explose sur la scène mondiale avec la fin du disco. Le monde s’est mis à danser et la Motown, portée par le retour inespéré de Diana Ross et de Stevie Wonder qui avaient été en retrait durant la mode disco, ne voit pas venir l'essoufflement de ses troupes. C’est vrai qu’ils sont tous là depuis les sixties. C’est aussi le cas pour les Commodores, alors Berry leur conseille de prendre une année sabbatique. Ca ne pouvait pas mieux tomber pour Lionel qui multiplie alors les collaborations et bascule du côté blanc du métier. En 1982 son premier album solo qui ne doit n’être qu’une parenthèse, sort chez A&amp;M, une firme de Los Angeles, celle qui édite, entre autres, The Police, LE groupe du moment. Lionel ne reviendra pas dans le giron des Commodores et de la Motown, ils vont devoir continuer sans lui.<br /><br />Oui, le métier du disque a changé. Terminée la toute puissance des firmes du nord-est New York, Chicago, Detroit, tout se joue désormais à Los Angeles. Et c’est là que se trouve Lionel, avec son ami Michael Jackson. On comprend qu’il ait été vite question quand il a été demandé au duo de copains Lionel Richie et Kenny Rogers de faire une chanson pour l’Ethiopie en 1985, d’aller chercher Michael et Quincy Jones. Et quarante ans après, on a du mal à imaginer combien Lionel Richie, associé à Michael Jackson et Kenny Rogers, pesait lourd sur le marché mondial du disque. Ils cumulent à eux trois 800 millions de disques vendus. Aux JO de Los Angeles, qui invite les athlètes et le monde entier à faire la fête toute la nuit, c’est Lionel, qui aura récolté 15 hits mondiaux en solo sans compter les collaborations ni le fameux We are the world.<br /><br />C’est là qu’on va comprendre pourquoi Lionel Richie reste un des artistes phare des années 80, il marque une pause pour profiter de la vie et aussi pour d’autres raisons matrimoniales. Mais comme souvent, s’arrêter, c’est laisser le monde changer sans vous et donc, vous oublier. C’est ce qui est arrivé. Revenu en 1996, Lionel Richie ne retrouvera pas le chemin des sommets, ni avec cet album, ni avec les suivants. N’empêche l’histoire est belle, elle a été longue, et aujourd’hui, Lionel Richie fait à nouveau recette avec un public qui prend en compte la carrière d’un artiste plus que le succès du moment, conscient de la futilité d’un tube qui bien souvent, est sans lendemain.]]></itunes:summary><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9afff2180f8595621a0be2069907a6e9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Lionel Richie (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-lionel-richie-episode-4--65438652</link><description><![CDATA[Une guitare légère au son très large, un groove rond, le son des Commodores est à nul autre pareil, il colle aux années 70 comme un film de l’Inspecteur Harry. Et quand vient le basculement dans les années 80 et que le disco disparaît, l’Europe alors totalement conquise par la soul music découvre les trois plus grands groupes américains d’un genre jusque-là confidentiel, le funk : ils se nomment Earth Wind &amp; Fire, les Jacksons et bien sûr les Commodores. Mais étonnamment, aussi énorme que soit le son de ce qui est déjà leur dixième album et la qualité des chansons, les Commodores sont à la traîne, complètement éclipsés derrière les deux autres. Et doit-on parler du succès de Michael Jackson en solo !<br /><br />Alors en 1982, le groupe décide d’une pause, après quinze années de tournées et de disques non stop. Pour la première fois, il va y avoir une année sans album des Commodores. Est-ce un hasard si c’est celle où paraît le Thriller de Michael Jackson, qui est l’ami et le cadet de Lionel Richie, il a neuf ans de moins que lui, ce qui, quand on a 24 ans, compte quand même ! <br /><br />On dit toujours qu’il n’y a pas de hasard. Un plus tôt, était sorti un single du chanteur country Kenny Rogers, un concept qui semble fou au départ puisqu'il s’agit de métisser ce genre 100% blanc avec la musique soul. Et qui a été le plus grand crooner côté black dans les années 70 ? Lionel Richie des Commodores. Ecrire pour un autre ne lui pose pas de problème, il le fait pour Walter Orange l’autre chanteur des Commodores et a déjà eu un N°1 avec une chanson écrite pour les Temptations. Et puis c’est dans ce registre que les deux hommes peuvent se rencontrer le plus facilement. Et c’est vrai que cette année-là, quand on a entendu Lady pour la première fois à la radio, on a eu une hésitation. C’est Lionel Richie, ah non, si, non. C’est le jackpot, pour la première fois, une chanson est N°1 dans les quatre catégories du Billboard américain : Adult, R&amp;B, Country et bien sûr, le Hot 100, celui qui cumule tout. De là à inspirer Michael Jackson dans sa quête de conquérir le public blanc, il n’y a qu’un pas.<br /><br />Mais Lionel Richie n’en reste pas là car il se fend aussi d’un duo avec la meilleure amie de Michael, Diana Ross, dont la carrière a été reboostée par la pléiade de tubes offerts par le groupe chic, nouveau et dernier groupe noir américain à avoir conquis le public blanc. En plus, c’est la chanson d’un film avec Brooke Shields, tiens, tiens. Oui, il y a une voie royale qui vient de s’ouvrir au discret Lionel Richie. Son heure est venue. Il vient d’ailleurs d’être pris en charge par le manager de Kenny Rogers, un blanc qui tient le métier du disque à Los Angeles dans les mains. Un gars sympa qui n’a pas la grosse tête car elle est bien faite et qui lui a tenu ces propos : “Tu vois, Lionel, ton problème, c’est que les gens connaissent tes chansons mais pas ton nom. Je vais régler ça.” Lionel ne retournera jamais chez les Commodores.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65438652</guid><pubDate>Thu, 10 Apr 2025 09:13:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65438652/317218_la_story_lionel_richie_episode_4.mp3" length="3651046" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une guitare légère au son très large, un groove rond, le son des Commodores est à nul autre pareil, il colle aux années 70 comme un film de l’Inspecteur Harry. Et quand vient le basculement dans les années 80 et que le disco disparaît, l’Europe alors...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une guitare légère au son très large, un groove rond, le son des Commodores est à nul autre pareil, il colle aux années 70 comme un film de l’Inspecteur Harry. Et quand vient le basculement dans les années 80 et que le disco disparaît, l’Europe alors totalement conquise par la soul music découvre les trois plus grands groupes américains d’un genre jusque-là confidentiel, le funk : ils se nomment Earth Wind &amp; Fire, les Jacksons et bien sûr les Commodores. Mais étonnamment, aussi énorme que soit le son de ce qui est déjà leur dixième album et la qualité des chansons, les Commodores sont à la traîne, complètement éclipsés derrière les deux autres. Et doit-on parler du succès de Michael Jackson en solo !<br /><br />Alors en 1982, le groupe décide d’une pause, après quinze années de tournées et de disques non stop. Pour la première fois, il va y avoir une année sans album des Commodores. Est-ce un hasard si c’est celle où paraît le Thriller de Michael Jackson, qui est l’ami et le cadet de Lionel Richie, il a neuf ans de moins que lui, ce qui, quand on a 24 ans, compte quand même ! <br /><br />On dit toujours qu’il n’y a pas de hasard. Un plus tôt, était sorti un single du chanteur country Kenny Rogers, un concept qui semble fou au départ puisqu'il s’agit de métisser ce genre 100% blanc avec la musique soul. Et qui a été le plus grand crooner côté black dans les années 70 ? Lionel Richie des Commodores. Ecrire pour un autre ne lui pose pas de problème, il le fait pour Walter Orange l’autre chanteur des Commodores et a déjà eu un N°1 avec une chanson écrite pour les Temptations. Et puis c’est dans ce registre que les deux hommes peuvent se rencontrer le plus facilement. Et c’est vrai que cette année-là, quand on a entendu Lady pour la première fois à la radio, on a eu une hésitation. C’est Lionel Richie, ah non, si, non. C’est le jackpot, pour la première fois, une chanson est N°1 dans les quatre catégories du Billboard américain : Adult, R&amp;B, Country et bien sûr, le Hot 100, celui qui cumule tout. De là à inspirer Michael Jackson dans sa quête de conquérir le public blanc, il n’y a qu’un pas.<br /><br />Mais Lionel Richie n’en reste pas là car il se fend aussi d’un duo avec la meilleure amie de Michael, Diana Ross, dont la carrière a été reboostée par la pléiade de tubes offerts par le groupe chic, nouveau et dernier groupe noir américain à avoir conquis le public blanc. En plus, c’est la chanson d’un film avec Brooke Shields, tiens, tiens. Oui, il y a une voie royale qui vient de s’ouvrir au discret Lionel Richie. Son heure est venue. Il vient d’ailleurs d’être pris en charge par le manager de Kenny Rogers, un blanc qui tient le métier du disque à Los Angeles dans les mains. Un gars sympa qui n’a pas la grosse tête car elle est bien faite et qui lui a tenu ces propos : “Tu vois, Lionel, ton problème, c’est que les gens connaissent tes chansons mais pas ton nom. Je vais régler ça.” Lionel ne retournera jamais chez les Commodores.]]></itunes:summary><itunes:duration>229</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9afff2180f8595621a0be2069907a6e9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Lionel Richie (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-lionel-richie-episode-3--65438318</link><description><![CDATA[Si quand il a crevé les écrans de télé dans les années 80, on vous avait dit comme ça d’un bloc que la carrière de Lionel Richie avait débuté dans les années 60, vous ne l’auriez pas cru. C’est vrai, il semblait être tellement de notre époque, comme Prince. Et pourtant c’est vrai que cette histoire avait commencé au milieu des années 60 avec son groupe les Commodores formé sur le campus d’une université de l’Alabama. Les choses avaient été assez vite puisque le groupe signe en 1968 sur le légendaire label R’N’B, Atlantic, celui qui avait révélé Ray Charles. La voie royale. Les Commodores sont alors déjà une fameuse bande avec un chanteur batteur du nom de Walter Orange. Si on entend la voix de Lionel Richie sur le premier album des Commodores, ce n’est que dans les chœurs puisqu’on le retrouve alors principalement aux claviers et au saxophone, il compose d’ailleurs les partitions de cuivres. Sans doute la raison pour laquelle Lionel se trouve au centre des six musiciens sur la pochette en noir et blanc de ce 33 Tours qui commence comme ceci ... on dirait un générique, n'est-ce pas ? Et justement, on va entendre ce morceau instrumental des Commodores un peu partout à la radio et la télé en générique d’émission et bingo, le voilà qui monte dans les charts. Et l’album qui porte d’ailleurs le nom de ce titre se termine par deux chansons signées Lionel Richie. C’est alors que Walter lui-même, convainc Lionel de se lancer en chantant ses propres compositions sur l’album suivant car dit-il, si tu as aussi un excellent sens du swing, tu es un bien meilleur crooner que moi. <br /><br />Et en 1975, les Commodores connaissent un premier grand hit américain, cette fois chez la Motown, et avec la voix de Lionel Richie. Il s’intitule Slippery when wet, … sympa hein ? Et quel groove ! On se croirait dans un film de Tarantino, c’est pas un hasard, c’est un fan, … En tout cas ce titre écrit et interprété par Lionel Richie propulse les Commodores au niveau de leurs compatriotes d’Earth, Wind &amp; Fire. N°1 des charts R&amp;B, une nouvelle étoile est née, en tout cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la France, la Belgique demeurent encore hermétique à cette musique qui n’a pas encore conquis Paris. Mais cela ne va pas tarder car au fil des ans, les morceaux pops côtoient de plus en plus les titres funks sur les albums des Commodores imposant Lionel Richie comme le nouveau crooner, quelque part entre Elvis Presley et Frank Sinatra. Ce type a tout pour plaire, les hits qui s’accumulent le prouvent. Seul ombre au tableau, comme c’est le cas pour Earth Wind &amp; Fire ou Kool &amp; the Gang, les gens ne connaissent pas le nom des musiciens des Commodores. C’est pas le même star system que pour les rockers. Il va falloir changer ça et justement, c’est ce qui va arriver à Lionel Richie au début des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65438318</guid><pubDate>Wed, 09 Apr 2025 09:07:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65438318/317217_la_story_lionel_richie_episode_3.mp3" length="3129433" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si quand il a crevé les écrans de télé dans les années 80, on vous avait dit comme ça d’un bloc que la carrière de Lionel Richie avait débuté dans les années 60, vous ne l’auriez pas cru. C’est vrai, il semblait être tellement de notre époque, comme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si quand il a crevé les écrans de télé dans les années 80, on vous avait dit comme ça d’un bloc que la carrière de Lionel Richie avait débuté dans les années 60, vous ne l’auriez pas cru. C’est vrai, il semblait être tellement de notre époque, comme Prince. Et pourtant c’est vrai que cette histoire avait commencé au milieu des années 60 avec son groupe les Commodores formé sur le campus d’une université de l’Alabama. Les choses avaient été assez vite puisque le groupe signe en 1968 sur le légendaire label R’N’B, Atlantic, celui qui avait révélé Ray Charles. La voie royale. Les Commodores sont alors déjà une fameuse bande avec un chanteur batteur du nom de Walter Orange. Si on entend la voix de Lionel Richie sur le premier album des Commodores, ce n’est que dans les chœurs puisqu’on le retrouve alors principalement aux claviers et au saxophone, il compose d’ailleurs les partitions de cuivres. Sans doute la raison pour laquelle Lionel se trouve au centre des six musiciens sur la pochette en noir et blanc de ce 33 Tours qui commence comme ceci ... on dirait un générique, n'est-ce pas ? Et justement, on va entendre ce morceau instrumental des Commodores un peu partout à la radio et la télé en générique d’émission et bingo, le voilà qui monte dans les charts. Et l’album qui porte d’ailleurs le nom de ce titre se termine par deux chansons signées Lionel Richie. C’est alors que Walter lui-même, convainc Lionel de se lancer en chantant ses propres compositions sur l’album suivant car dit-il, si tu as aussi un excellent sens du swing, tu es un bien meilleur crooner que moi. <br /><br />Et en 1975, les Commodores connaissent un premier grand hit américain, cette fois chez la Motown, et avec la voix de Lionel Richie. Il s’intitule Slippery when wet, … sympa hein ? Et quel groove ! On se croirait dans un film de Tarantino, c’est pas un hasard, c’est un fan, … En tout cas ce titre écrit et interprété par Lionel Richie propulse les Commodores au niveau de leurs compatriotes d’Earth, Wind &amp; Fire. N°1 des charts R&amp;B, une nouvelle étoile est née, en tout cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la France, la Belgique demeurent encore hermétique à cette musique qui n’a pas encore conquis Paris. Mais cela ne va pas tarder car au fil des ans, les morceaux pops côtoient de plus en plus les titres funks sur les albums des Commodores imposant Lionel Richie comme le nouveau crooner, quelque part entre Elvis Presley et Frank Sinatra. Ce type a tout pour plaire, les hits qui s’accumulent le prouvent. Seul ombre au tableau, comme c’est le cas pour Earth Wind &amp; Fire ou Kool &amp; the Gang, les gens ne connaissent pas le nom des musiciens des Commodores. C’est pas le même star system que pour les rockers. Il va falloir changer ça et justement, c’est ce qui va arriver à Lionel Richie au début des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9afff2180f8595621a0be2069907a6e9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Lionel Richie (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-lionel-richie-episode-2--65437221</link><description><![CDATA[On connaît tous la voix et le nom de Lionel Richie. Star des années 80, comme Phil Collins, il est issu d’un groupe et voilà qu’au début de la décennie, ils alignent tous deux les disques solos, les duos et écrivent, produisent pour d’autres artistes. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que nous n’entendions jamais parler de lui dans notre Europe, si lointaine de son Etat d’Alabama, où il est né Lionel Brockman Richie Jr. <br /><br />Alabama, rien que le nom, on imagine les plaines, les déserts, les grands troupeaux de vaches et les cowboys. Mais en Alabama, il y a de grandes villes et des universités où Lionel a grandi dans les années 50. Chaque communauté vit de son côté mais ça n’empêche pas sa grand-mère d’être une pianiste classique renommée et sa maman d’être enseignante, principale d’une école et puis son père aussi, IT dans l’US Army. Non, Lionel ne vient pas d’un milieu défavorisé. Il entame d’ailleurs au milieu des années 60 des études de sciences économiques et obtient un diplôme de bachelier. Et après ça ? Ben il y pense depuis un certain temps, il se voit bien devenir prêtre dans la puissante église protestante épiscopale. Ah, il pourra utiliser les talents de chanteur et de musicien qu’il a développés grâce à sa grand-mère, le dimanche lors des offices ! <br /><br />Mais bon, je ne vais pas tirer l’affaire en longueur puisque vous connaissez la suite, la vie sur le campus et son appartenance à la plus grande fraternité estudiantine ont fait découvrir à Lionel d’autres horizons. A tel point qu’il finit par se dire qu’il n’est pas taillé dans le bois dont on fait un prêtre. Alors ? Ben alors il se verrait bien continuer dans la musique car à l’université, les gars qui font de la musique et les occasions de jouer ne manquent pas le samedi soir. Le groupe de Lionel se nomme les Commodores, ils sont six, et Lionel n’en est pas le chanteur, non, le chanteur c’est un certain James Ingram, non rien n’à voir, c’est un homonyme, de toute façon, il ne reste pas car en 1968, il est appelé sous les drapeaux au Vietnam. Aussitôt remplacé par un certain Walter Orange, batteur, mais qui devient la voix principale des Commodores. Un Walter Orange qui après quelque temps convainc Lionel qu’il a un fameux talent, il est donc convenu que les Commodores auront deux chanteurs, ce qui n’a rien d’exceptionnel, regardez les Beatles. <br /><br />Le premier hit des Commodres, en 1974, est signé Lionel Richie, un instrumental repris en générique d’émissions de télé, en B.O. de film, de séries. Mais au fil des albums qui se succèdent à une vitesse ahurissante, le moment attendu sur le nouveau 33 Tours est toujours la ou les ballades signées et chantées par Lionel Richie. Tant et si bien qu’en 1980 lorsque paraît l’album X, et oui, dix en six ans ou presque, Lionel a déjà à son répertoire une solide liste de succès et de classiques. D’ailleurs qui n’a pas été étonné d’apprendre au début des années 90 que l’énorme tube du groupe rock Faith No More était un simple cover des Commodores signé Lionel Richie. Et qui est depuis, devenu familier à tout un chacun. Et ben non, ça n’avait pas charté chez nous à l’époque.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65437221</guid><pubDate>Tue, 08 Apr 2025 08:55:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65437221/317216_la_story_lionel_richie_episode_2.mp3" length="3562857" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On connaît tous la voix et le nom de Lionel Richie. Star des années 80, comme Phil Collins, il est issu d’un groupe et voilà qu’au début de la décennie, ils alignent tous deux les disques solos, les duos et écrivent, produisent pour d’autres artistes....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On connaît tous la voix et le nom de Lionel Richie. Star des années 80, comme Phil Collins, il est issu d’un groupe et voilà qu’au début de la décennie, ils alignent tous deux les disques solos, les duos et écrivent, produisent pour d’autres artistes. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que nous n’entendions jamais parler de lui dans notre Europe, si lointaine de son Etat d’Alabama, où il est né Lionel Brockman Richie Jr. <br /><br />Alabama, rien que le nom, on imagine les plaines, les déserts, les grands troupeaux de vaches et les cowboys. Mais en Alabama, il y a de grandes villes et des universités où Lionel a grandi dans les années 50. Chaque communauté vit de son côté mais ça n’empêche pas sa grand-mère d’être une pianiste classique renommée et sa maman d’être enseignante, principale d’une école et puis son père aussi, IT dans l’US Army. Non, Lionel ne vient pas d’un milieu défavorisé. Il entame d’ailleurs au milieu des années 60 des études de sciences économiques et obtient un diplôme de bachelier. Et après ça ? Ben il y pense depuis un certain temps, il se voit bien devenir prêtre dans la puissante église protestante épiscopale. Ah, il pourra utiliser les talents de chanteur et de musicien qu’il a développés grâce à sa grand-mère, le dimanche lors des offices ! <br /><br />Mais bon, je ne vais pas tirer l’affaire en longueur puisque vous connaissez la suite, la vie sur le campus et son appartenance à la plus grande fraternité estudiantine ont fait découvrir à Lionel d’autres horizons. A tel point qu’il finit par se dire qu’il n’est pas taillé dans le bois dont on fait un prêtre. Alors ? Ben alors il se verrait bien continuer dans la musique car à l’université, les gars qui font de la musique et les occasions de jouer ne manquent pas le samedi soir. Le groupe de Lionel se nomme les Commodores, ils sont six, et Lionel n’en est pas le chanteur, non, le chanteur c’est un certain James Ingram, non rien n’à voir, c’est un homonyme, de toute façon, il ne reste pas car en 1968, il est appelé sous les drapeaux au Vietnam. Aussitôt remplacé par un certain Walter Orange, batteur, mais qui devient la voix principale des Commodores. Un Walter Orange qui après quelque temps convainc Lionel qu’il a un fameux talent, il est donc convenu que les Commodores auront deux chanteurs, ce qui n’a rien d’exceptionnel, regardez les Beatles. <br /><br />Le premier hit des Commodres, en 1974, est signé Lionel Richie, un instrumental repris en générique d’émissions de télé, en B.O. de film, de séries. Mais au fil des albums qui se succèdent à une vitesse ahurissante, le moment attendu sur le nouveau 33 Tours est toujours la ou les ballades signées et chantées par Lionel Richie. Tant et si bien qu’en 1980 lorsque paraît l’album X, et oui, dix en six ans ou presque, Lionel a déjà à son répertoire une solide liste de succès et de classiques. D’ailleurs qui n’a pas été étonné d’apprendre au début des années 90 que l’énorme tube du groupe rock Faith No More était un simple cover des Commodores signé Lionel Richie. Et qui est depuis, devenu familier à tout un chacun. Et ben non, ça n’avait pas charté chez nous à l’époque.]]></itunes:summary><itunes:duration>223</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9afff2180f8595621a0be2069907a6e9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Lionel Richie (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-lionel-richie-episode-1--65400077</link><description><![CDATA[Lionel Richie est une des grandes figures de la musique populaire. Une évidence. Le crooner noir qui sait aussi bien écrire des chansons qu’il les chante, et qu’on a tous immédiatement en tête. Des chansons des années 80, une étiquette qu’il doit au succès gigantesque qu’il a remporté durant cette décennie qu’il a marquée d’or et de diamant avec Michael Jackson, Prince et Whitney Houston. Et pourtant, comme Michael Jackson, Lionel Richie est au départ un artiste des années 70. Un de ces musiciens qui a marqué la soul à une époque où le marché du disque est encore séparé, où les Afro Américains possèdent leurs propres charts, leurs propres émissions de télé et radio. Il y a certes un public blanc pour acheter leurs disques mais la grande majorité ne semble pas concernée avant l’arrivée d’un Barry White qui reste longtemps une exception dans le paysage. Oui, la soul music reste quelque part dans l’ombre des grands jazzmen comme Miles Davis qui ont réussi dans le passé à briser le mur mais à la fin des années 70, avec la folie du disco, les choses semblent changer, le mur est en train de se fissurer, chose dont le jeune Michael Jackson, vingt ans mais déjà plus de dix années de métier, compte bien profiter. Michael veut devenir N°1 en conquérant le public blanc car oui, c’est possible. Ainsi le chanteur country, Kenny Rogers, immense star américaine, ne vient-il pas en 1980 de faire un immense tube avec une chanson écrite et produite par Lionel Richie.<br /><br />Lionel Richie, c’est le type que personne n’a vu venir. A la fin des années 60, s’il forme un groupe avec des copains, c’est parce que ça le fait auprès des filles de jouer de la musique dans un band. Lionel n’est pas le chanteur, non, c’est Walter, la voix groove des Commodores. Car le truc de Lionel, c’est sa voix suave pour chanter les slows, le reste du temps, il souffle dans son saxophone. Et ça marche. Enfin, ça marche, … gentiment. Pas comme les Jackson Five qui sont les stars de la Motown, le label de disques soul sur lequel ils ont signé eux aussi. Les cinq premiers singles des Jackson Five sont N°1, du jamais vu depuis les Beatles, alors en concert, ce sont les Commodores qui ouvrent les spectacles avant les frères Jackson. Mais avec le temps ils deviennent un sacré groupe de scène et ô surprise, en 1974, ça y est, ils tiennent leur premier tube, dans les charts R’N’B mais quand même, c’est un sacré marché et un sacré groove ce Machine Gun. Lionel aligne alors chaque année un ou deux succès par album des Commodores dont un inévitable slow qu’on se surprend à espérer à chaque sortie comme cet extraordinaire Still, en 1977, sur ce qui est déjà leur cinquième album.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65400077</guid><pubDate>Mon, 07 Apr 2025 11:56:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65400077/317143_la_story_lionel_richie_episode_1.mp3" length="3048349" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Lionel Richie est une des grandes figures de la musique populaire. Une évidence. Le crooner noir qui sait aussi bien écrire des chansons qu’il les chante, et qu’on a tous immédiatement en tête. Des chansons des années 80, une étiquette qu’il doit au...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Lionel Richie est une des grandes figures de la musique populaire. Une évidence. Le crooner noir qui sait aussi bien écrire des chansons qu’il les chante, et qu’on a tous immédiatement en tête. Des chansons des années 80, une étiquette qu’il doit au succès gigantesque qu’il a remporté durant cette décennie qu’il a marquée d’or et de diamant avec Michael Jackson, Prince et Whitney Houston. Et pourtant, comme Michael Jackson, Lionel Richie est au départ un artiste des années 70. Un de ces musiciens qui a marqué la soul à une époque où le marché du disque est encore séparé, où les Afro Américains possèdent leurs propres charts, leurs propres émissions de télé et radio. Il y a certes un public blanc pour acheter leurs disques mais la grande majorité ne semble pas concernée avant l’arrivée d’un Barry White qui reste longtemps une exception dans le paysage. Oui, la soul music reste quelque part dans l’ombre des grands jazzmen comme Miles Davis qui ont réussi dans le passé à briser le mur mais à la fin des années 70, avec la folie du disco, les choses semblent changer, le mur est en train de se fissurer, chose dont le jeune Michael Jackson, vingt ans mais déjà plus de dix années de métier, compte bien profiter. Michael veut devenir N°1 en conquérant le public blanc car oui, c’est possible. Ainsi le chanteur country, Kenny Rogers, immense star américaine, ne vient-il pas en 1980 de faire un immense tube avec une chanson écrite et produite par Lionel Richie.<br /><br />Lionel Richie, c’est le type que personne n’a vu venir. A la fin des années 60, s’il forme un groupe avec des copains, c’est parce que ça le fait auprès des filles de jouer de la musique dans un band. Lionel n’est pas le chanteur, non, c’est Walter, la voix groove des Commodores. Car le truc de Lionel, c’est sa voix suave pour chanter les slows, le reste du temps, il souffle dans son saxophone. Et ça marche. Enfin, ça marche, … gentiment. Pas comme les Jackson Five qui sont les stars de la Motown, le label de disques soul sur lequel ils ont signé eux aussi. Les cinq premiers singles des Jackson Five sont N°1, du jamais vu depuis les Beatles, alors en concert, ce sont les Commodores qui ouvrent les spectacles avant les frères Jackson. Mais avec le temps ils deviennent un sacré groupe de scène et ô surprise, en 1974, ça y est, ils tiennent leur premier tube, dans les charts R’N’B mais quand même, c’est un sacré marché et un sacré groove ce Machine Gun. Lionel aligne alors chaque année un ou deux succès par album des Commodores dont un inévitable slow qu’on se surprend à espérer à chaque sortie comme cet extraordinaire Still, en 1977, sur ce qui est déjà leur cinquième album.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9afff2180f8595621a0be2069907a6e9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Back to 1995 (Episode 3) : Ophélie Winter</title><link>https://www.spreaker.com/episode/back-to-1995-episode-3-ophelie-winter--65254989</link><description><![CDATA[Au milieu des années 90, tout le monde regarde la télé le soir, l’après-midi, et même le matin car ça y est, les programmes tournent 24 heures sur 24. On va oublier progressivement ce qu’est la mire avec ce son si poétique … et puis aussi les génériques de début et de fin des programmes dont l’un a rendu célèbre un artiste … Et puis comment oublier celui de la télé américaine dans Poltergeist, le film de Spielberg et Tobe Hopper … <br /><br />Alors qu’est-ce qu’ils regardent, tous ces gens ? Ben s’ils sont mômes, les émissions de Dorothée, et s’ils sont adolescents aussi, des sitcoms, pas de Dorothée, hein, mais c’est la même équipe de production derrière. De toute façon, dans les années 90, tout le monde regarde TF1, c’est là que ça brille le plus. Enfin, pas tout le monde. Il y a Nulle Part ailleurs le soir sur Canal avec une bande de grands malades comme Les Nuls, Les Guignols et le duo Antoine de Caunes et José Garcia … et le week-end sur M6, la petite chaîne qui monte, dirigée par le frère de Michel Drucker, il y a Thierry Ardisson qui sévit déjà. Je devrais dire qui sévit toujours. Il produit notamment La nuit la plus Love : la 1ère coupe du monde de la séduction. Pourquoi ça ne vous étonne pas ? <br /><br />C’est dans cette émission qu’une directrice de la chaîne remarque une jeune femme qui a ce quelque chose que la majorité n’a pas. Elle a tout ce qui faut pour faire tourner une émission de télé et surtout amener du monde. Les deux femmes se parlent et quelques semaines plus tard, Ophélie Winter commence à animer une émission de M6 au départ essentiellement musicale : Hit Machine. Et autant on va très vite parler d’Ophélie Winter dans tous les magazines télé etsurtout dans toutes les écoles, autant on ignore qu’elle n’est pas une nouvelle venue. Car non, ce n’est pas un pseudonyme. Ou plutôt si, mais c’était celui de son père, un Hollandais qui a roulé sa bosse dans le monde, puis venu à Paris, avait commis un ou deux succès à l’époque des Yéyés, est même allé à l’Eurovision au début des années 70, avant de disparaître définitivement aux Etats-Unis. Mais voilà, comme beaucoup d’artistes venus de l’étranger, ils se reconnaîtront, David Alexandre Winter a laissé un petit garçon nommé Mickaël et une petite fille nommée Ophélie dont la maman est une ex-Miss française. Les chiens ne font pas de chats, Ophélie est très belle, devient mannequin, s’essaie à la chanson une paire de fois avec divers producteurs mais sans succès avant ce jour où elle participe à l’émission de Thierry Ardisson, elle n’a alors pourtant que 20 ans. Si on se souvient que Ophélie va présenter l’émission Dance Machine avec son frère Mickaël, on a surtout retenu les singles qu’elle va sortir à cette époque et qui vont faire d’elle la personnalité la plus en vue de ce milieu de décennie. Back to 1995, avec Ophélie Winter, c’était quand même vachement bien balancé, non ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65254989</guid><pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:04:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65254989/316516_back_to_1995_episode_3_ophelie_winter.mp3" length="3116894" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au milieu des années 90, tout le monde regarde la télé le soir, l’après-midi, et même le matin car ça y est, les programmes tournent 24 heures sur 24. On va oublier progressivement ce qu’est la mire avec ce son si poétique … et puis aussi les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au milieu des années 90, tout le monde regarde la télé le soir, l’après-midi, et même le matin car ça y est, les programmes tournent 24 heures sur 24. On va oublier progressivement ce qu’est la mire avec ce son si poétique … et puis aussi les génériques de début et de fin des programmes dont l’un a rendu célèbre un artiste … Et puis comment oublier celui de la télé américaine dans Poltergeist, le film de Spielberg et Tobe Hopper … <br /><br />Alors qu’est-ce qu’ils regardent, tous ces gens ? Ben s’ils sont mômes, les émissions de Dorothée, et s’ils sont adolescents aussi, des sitcoms, pas de Dorothée, hein, mais c’est la même équipe de production derrière. De toute façon, dans les années 90, tout le monde regarde TF1, c’est là que ça brille le plus. Enfin, pas tout le monde. Il y a Nulle Part ailleurs le soir sur Canal avec une bande de grands malades comme Les Nuls, Les Guignols et le duo Antoine de Caunes et José Garcia … et le week-end sur M6, la petite chaîne qui monte, dirigée par le frère de Michel Drucker, il y a Thierry Ardisson qui sévit déjà. Je devrais dire qui sévit toujours. Il produit notamment La nuit la plus Love : la 1ère coupe du monde de la séduction. Pourquoi ça ne vous étonne pas ? <br /><br />C’est dans cette émission qu’une directrice de la chaîne remarque une jeune femme qui a ce quelque chose que la majorité n’a pas. Elle a tout ce qui faut pour faire tourner une émission de télé et surtout amener du monde. Les deux femmes se parlent et quelques semaines plus tard, Ophélie Winter commence à animer une émission de M6 au départ essentiellement musicale : Hit Machine. Et autant on va très vite parler d’Ophélie Winter dans tous les magazines télé etsurtout dans toutes les écoles, autant on ignore qu’elle n’est pas une nouvelle venue. Car non, ce n’est pas un pseudonyme. Ou plutôt si, mais c’était celui de son père, un Hollandais qui a roulé sa bosse dans le monde, puis venu à Paris, avait commis un ou deux succès à l’époque des Yéyés, est même allé à l’Eurovision au début des années 70, avant de disparaître définitivement aux Etats-Unis. Mais voilà, comme beaucoup d’artistes venus de l’étranger, ils se reconnaîtront, David Alexandre Winter a laissé un petit garçon nommé Mickaël et une petite fille nommée Ophélie dont la maman est une ex-Miss française. Les chiens ne font pas de chats, Ophélie est très belle, devient mannequin, s’essaie à la chanson une paire de fois avec divers producteurs mais sans succès avant ce jour où elle participe à l’émission de Thierry Ardisson, elle n’a alors pourtant que 20 ans. Si on se souvient que Ophélie va présenter l’émission Dance Machine avec son frère Mickaël, on a surtout retenu les singles qu’elle va sortir à cette époque et qui vont faire d’elle la personnalité la plus en vue de ce milieu de décennie. Back to 1995, avec Ophélie Winter, c’était quand même vachement bien balancé, non ?]]></itunes:summary><itunes:duration>195</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f7acf98b44e225ace22c6ed90ee4abd9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Back to 1995 (Episode 2) : Elton John</title><link>https://www.spreaker.com/episode/back-to-1995-episode-2-elton-john--65254844</link><description><![CDATA[Retour en 1995. S’il y a un film de cette année qui réunit tout le monde cette année-là, c’est bien Le Roi Lion. Qu’on l’ait vu avec des yeux d’enfant, d’adolescent ou de parent, on y est tous passé ou presque. Et je ne parle pas de la cassette vidéo qui a suivi et tourné, tourné, tourné mille fois. Chouette invention, hein, pour les mômes, mais pour les parents, dix fois, la même scène, c'est un sacerdoce. Mais bref, N°1 au Box Office mondial, Disney n’avait plus connu ça depuis les années 70. La traversée du désert a été longue, mais les aventures de Simba, Timon et Pumbaa sur fond de tragédie shakespearienne, c’est une trouvaille. Et qui a un effet collatéral puisqu’il marque aussi le retour d’Elton John sous unepluie des disques d’or et de platine. Ah ça faisait longtemps aussi, une petite dizaine d’années malgré une production toujours aussi dense, quasiment un album par an. Oui, avec les années, ça y était, Elton John n’était plus acheté par les jeunes mais par une partie seulement de ceux qui en avaient été les fans du début des années 70 jusqu’au milieu des années 80. Ce qui était déjà pas mal, qui peut se vanter d’une carrière pareille. C’est vrai qu’au fil des albums, il avait fini, si pas par décevoir, en tout cas par user notre émerveillement, Elton John. Il composait toujours de belles chansons mais elles avaient perdu l’attrait de la nouveauté, de leur folie et aussi de l’impétuosité de l’artiste sur scène. Vingt-cinq ans de carrière, même un peu plus, disons de succès, et donc, quand le film sort, un Elton John qui sert la soupe à Disney, c’est un peu l’antichambre de la maison de retraite, une pension pour un homme qui n’en a pas besoin, en plus. <br /><br />Vous le savez, ce doublé de succès va être énorme, gigantesque replaçant Elton John sur le podium du business mondial. Pour la première fois, on parle de record de longévité pour un artiste qui aligne les N°1 et les disques de platine sur trois décennies. Mais c’est bien peu de choses par rapport à ce qui va sortir quatre ans plus tard, la comédie musicale du roi lion, qui plus d’un quart de siècle après attire toujours autant de monde dans les théâtres, on ne compte plus le nombre de troupes qui ne jouent que ça à travers le monde. On n’ose même pas imaginer ce que ça doit représenter en droits d’auteur !<br /><br />Reste bien sûr le principal : l’émotion à l’écoute de cette chanson d’Elton John, qui se marie diablement bien avec ce film qui a tiré des larmes à plus d’un, la première fois sans doute chez Disney, dans de telles proportions, depuis Bambi, cinquante ans plus tôt. Alors, pas besoin de mettre le calendrier de la DeLorean sur 1995, ça marche toujours, il suffit d’écouter la chanson.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65254844</guid><pubDate>Tue, 01 Apr 2025 10:56:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65254844/316513_back_to_1995_episode_2_elton_john.mp3" length="2944277" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Retour en 1995. S’il y a un film de cette année qui réunit tout le monde cette année-là, c’est bien Le Roi Lion. Qu’on l’ait vu avec des yeux d’enfant, d’adolescent ou de parent, on y est tous passé ou presque. Et je ne parle pas de la cassette vidéo...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Retour en 1995. S’il y a un film de cette année qui réunit tout le monde cette année-là, c’est bien Le Roi Lion. Qu’on l’ait vu avec des yeux d’enfant, d’adolescent ou de parent, on y est tous passé ou presque. Et je ne parle pas de la cassette vidéo qui a suivi et tourné, tourné, tourné mille fois. Chouette invention, hein, pour les mômes, mais pour les parents, dix fois, la même scène, c'est un sacerdoce. Mais bref, N°1 au Box Office mondial, Disney n’avait plus connu ça depuis les années 70. La traversée du désert a été longue, mais les aventures de Simba, Timon et Pumbaa sur fond de tragédie shakespearienne, c’est une trouvaille. Et qui a un effet collatéral puisqu’il marque aussi le retour d’Elton John sous unepluie des disques d’or et de platine. Ah ça faisait longtemps aussi, une petite dizaine d’années malgré une production toujours aussi dense, quasiment un album par an. Oui, avec les années, ça y était, Elton John n’était plus acheté par les jeunes mais par une partie seulement de ceux qui en avaient été les fans du début des années 70 jusqu’au milieu des années 80. Ce qui était déjà pas mal, qui peut se vanter d’une carrière pareille. C’est vrai qu’au fil des albums, il avait fini, si pas par décevoir, en tout cas par user notre émerveillement, Elton John. Il composait toujours de belles chansons mais elles avaient perdu l’attrait de la nouveauté, de leur folie et aussi de l’impétuosité de l’artiste sur scène. Vingt-cinq ans de carrière, même un peu plus, disons de succès, et donc, quand le film sort, un Elton John qui sert la soupe à Disney, c’est un peu l’antichambre de la maison de retraite, une pension pour un homme qui n’en a pas besoin, en plus. <br /><br />Vous le savez, ce doublé de succès va être énorme, gigantesque replaçant Elton John sur le podium du business mondial. Pour la première fois, on parle de record de longévité pour un artiste qui aligne les N°1 et les disques de platine sur trois décennies. Mais c’est bien peu de choses par rapport à ce qui va sortir quatre ans plus tard, la comédie musicale du roi lion, qui plus d’un quart de siècle après attire toujours autant de monde dans les théâtres, on ne compte plus le nombre de troupes qui ne jouent que ça à travers le monde. On n’ose même pas imaginer ce que ça doit représenter en droits d’auteur !<br /><br />Reste bien sûr le principal : l’émotion à l’écoute de cette chanson d’Elton John, qui se marie diablement bien avec ce film qui a tiré des larmes à plus d’un, la première fois sans doute chez Disney, dans de telles proportions, depuis Bambi, cinquante ans plus tôt. Alors, pas besoin de mettre le calendrier de la DeLorean sur 1995, ça marche toujours, il suffit d’écouter la chanson.]]></itunes:summary><itunes:duration>184</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2bfc939efe45d0fee72d248b9da2bf02.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Back to 1995 (Episode 1) : The Cranberries</title><link>https://www.spreaker.com/episode/back-to-1995-episode-1-the-cranberries--65254806</link><description><![CDATA[Il y a trente ans, nous étions en 1995. Si loin et pourtant c’est comme si c’était hier. Tenez, vous le voyez encore ce logo Windows 95 qu’on allait garder si longtemps sur la page d’accueil de nos PC qui faisaient à peine plus que du traitement de texte mais accueillait déjà des jeux vidéo. Je me trompe ? <br /><br />Tout comme la finale de Wimbledon remportée pour la troisième fois consécutive par Pete Sampras, vous ne pouvez pas l’oublier, c’était juste après la fin de ces foutus examens qui vous privaient chaque année de Roland Garros. Et n’oublions pas Steffi Graf qui, elle, a remporté ces deux tournois.<br /><br />C’est vrai que c’est un peu l’année de la femme, 1995. On n’a jamais vu autant de chanteuses sur le devant de la scène : Céline Dion triomphe en établissant un record de vente qui ne sera jamais battu par aucun chanteur français, et puis il y a Mylène Farmer, Axelle Red, Native, Ophélie Winter, Janet Jackson, Tina Turner, Mariah Carey, Whitney Houston, Enya, Ace of Base, Annie Lennox, TLC, Bjork, et bien sûr, Madonna. Mais là où on se dit qu’il se passe quelque chose, c’est qu’à présent les filles s’imposent en nombre dans une musique réputée être un truc de garçon : le rock. Ainsi les CD d’Alanis Morissette tapissent l’entrée des Virgin et vitrines de tous les magasins de disques petits et grands qui n’ont jamais vu passer autant de clients qu’en ces années 90. C’est la révélation et surtout le carton puisque son album Jagged Little Pill se vend à 30 millions d’exemplaires. 30 millions, vous vous rendez compte ? A hauteur du fameux album de Nirvana. L’année 95 avait d’ailleurs commencé tout en haut de la gamme puisqu’on avait démarré en janvier, collés au plafond avec la voix de Beth Gibbons du groupe Portishead … Glory box , on en plane encore, hein ? Et puis pour la première aussi, celle de Shirley Manson du groupe Garbage … I’m only happy when it rains. Oui, Garbage, le groupe du producteur du son énorme du fameux Smells like teen spirit.<br /><br />Mais la sensation féminine de 1995 est sans nul doute irlandaise. Que les fans des Cranberries lèvent le doigt. Sorti durant l’automne 1994, le CD vous a accompagné toute l’année, hein ? Il s’en est quand même vendu plus de 17 millions en Europe et en Amérique, quand même. En France, il n’y a que Cabrel et son Samedi soir sur la Terre pour battre les Cranberries et en Belgique, ben c’est un double album de platine, je vous dis que vous y êtes allé, tous ou presque chez le disquaire, et si pas, à la médiathèque pour vous en faire une cassette. Bon, ne nous gargarisons pas trop, au Canada c’est 5 fois platine, aux Etats-Unis, sept fois. Merci MTV. Et merci, la radio. <br /><br />Mais qui était à Torhout ou Werchter le 1er ou le 2 juillet, pour Dolores et son groupe en tête d’affiche ? Sur le second podium, oui, mais sur le principal il y avait The Cure et R.E.M, quand même.Non, on n’avait jamais entendu le mariage d’une chanteuse gaélique avec la pop et surtout un rock aussi dru, la bande son idéale d’une adolescence romantique qui pousse les sentiments à l’extrême. Et vraiment, vu ainsi, 1995, a été une année formidable.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65254806</guid><pubDate>Mon, 31 Mar 2025 10:45:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65254806/316510_back_to_1995_episode_1_the_cranberries.mp3" length="3630566" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a trente ans, nous étions en 1995. Si loin et pourtant c’est comme si c’était hier. Tenez, vous le voyez encore ce logo Windows 95 qu’on allait garder si longtemps sur la page d’accueil de nos PC qui faisaient à peine plus que du traitement de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a trente ans, nous étions en 1995. Si loin et pourtant c’est comme si c’était hier. Tenez, vous le voyez encore ce logo Windows 95 qu’on allait garder si longtemps sur la page d’accueil de nos PC qui faisaient à peine plus que du traitement de texte mais accueillait déjà des jeux vidéo. Je me trompe ? <br /><br />Tout comme la finale de Wimbledon remportée pour la troisième fois consécutive par Pete Sampras, vous ne pouvez pas l’oublier, c’était juste après la fin de ces foutus examens qui vous privaient chaque année de Roland Garros. Et n’oublions pas Steffi Graf qui, elle, a remporté ces deux tournois.<br /><br />C’est vrai que c’est un peu l’année de la femme, 1995. On n’a jamais vu autant de chanteuses sur le devant de la scène : Céline Dion triomphe en établissant un record de vente qui ne sera jamais battu par aucun chanteur français, et puis il y a Mylène Farmer, Axelle Red, Native, Ophélie Winter, Janet Jackson, Tina Turner, Mariah Carey, Whitney Houston, Enya, Ace of Base, Annie Lennox, TLC, Bjork, et bien sûr, Madonna. Mais là où on se dit qu’il se passe quelque chose, c’est qu’à présent les filles s’imposent en nombre dans une musique réputée être un truc de garçon : le rock. Ainsi les CD d’Alanis Morissette tapissent l’entrée des Virgin et vitrines de tous les magasins de disques petits et grands qui n’ont jamais vu passer autant de clients qu’en ces années 90. C’est la révélation et surtout le carton puisque son album Jagged Little Pill se vend à 30 millions d’exemplaires. 30 millions, vous vous rendez compte ? A hauteur du fameux album de Nirvana. L’année 95 avait d’ailleurs commencé tout en haut de la gamme puisqu’on avait démarré en janvier, collés au plafond avec la voix de Beth Gibbons du groupe Portishead … Glory box , on en plane encore, hein ? Et puis pour la première aussi, celle de Shirley Manson du groupe Garbage … I’m only happy when it rains. Oui, Garbage, le groupe du producteur du son énorme du fameux Smells like teen spirit.<br /><br />Mais la sensation féminine de 1995 est sans nul doute irlandaise. Que les fans des Cranberries lèvent le doigt. Sorti durant l’automne 1994, le CD vous a accompagné toute l’année, hein ? Il s’en est quand même vendu plus de 17 millions en Europe et en Amérique, quand même. En France, il n’y a que Cabrel et son Samedi soir sur la Terre pour battre les Cranberries et en Belgique, ben c’est un double album de platine, je vous dis que vous y êtes allé, tous ou presque chez le disquaire, et si pas, à la médiathèque pour vous en faire une cassette. Bon, ne nous gargarisons pas trop, au Canada c’est 5 fois platine, aux Etats-Unis, sept fois. Merci MTV. Et merci, la radio. <br /><br />Mais qui était à Torhout ou Werchter le 1er ou le 2 juillet, pour Dolores et son groupe en tête d’affiche ? Sur le second podium, oui, mais sur le principal il y avait The Cure et R.E.M, quand même.Non, on n’avait jamais entendu le mariage d’une chanteuse gaélique avec la pop et surtout un rock aussi dru, la bande son idéale d’une adolescence romantique qui pousse les sentiments à l’extrême. Et vraiment, vu ainsi, 1995, a été une année formidable.]]></itunes:summary><itunes:duration>227</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7ae04a32103bc7a5854d9ebc16d07316.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Back to 1995 (Episode 5) : The Scatman</title><link>https://www.spreaker.com/episode/back-to-1995-episode-5-the-scatman--65255222</link><description><![CDATA[Je vais demander à vous qui avez connu, vécu, cette année 1995 de vous souvenir d’un endroit qui était alors essentiel, quel que soit votre âge, cette année-là. Qui a dit disquaire ? Bravo ! Oui, le disquaire du centre ville en Wallonie, car à Bruxelles, il y en avait dans toutes les communes et parfois les quartiers. C’est là finalement qu’il fallait se rendre pour découvrir la musique et pouvoir la ramener chez soi ; on y a passé une partie de notre jeunesse. <br /><br />Il y avait quelque chose de magique à entrer chez un disquaire en 1995, la présence physique de toute cette musique, tous ces CD qui étaient mystérieux : on se demandait souvent ce que pouvaient contenir les boîtiers dont certains étaient de véritables petites œuvres. Et puis les posters aussi, c’était tout un univers où on passait beaucoup de temps. Car on n’y faisait pas que regarder les pochettes en faisant défiler les disques sous nos doigts dans les bacs, on écoutait aussi pour savoir si ça allait nous plaire. Mettre le casque et passer le CD au disquaire qui le plaçait dans le lecteur et revenait plus ou moins fréquemment passer à la chanson suivante si c’était un album, quoi qu'en 1995, on voyait apparaître ces fameuses colonnes avec les piles de CD et là on faisait tout nous-même. Mais bon, fallait bien dire que c’était pas de tout repos, être disquaire, car il prenait des risques, celui de rester avec le stock commandé, fallait faire évoluer la vitrine constamment, et les assortiments en magasins, les têtes de gondole, en fonction des grosses sorties de la semaine. Et puis il y avait le disquaire fan de musique, celui qui déroulait le tapis rouge à une nouveauté et pouvait vendre des quantités invraisemblables de l’album d’un nouvel artiste ou d’un groupe alors que dans la ville d’à côté, il y en avait juste vingt qui étaient partis.<br /><br />Et comme toujours, il fallait se farcir une certaine clientèle. Je ne parle pas du casse-pied qui l’est dans tous les types de commerce, non, ici on parle de musique donc il y avait des phénomènes spécifiques. Le gars qui écoutait tout et ne prenait rien, gaaarde ton calme, Bertrand, ne sois pas désagréable, tu vas gâcher l’ambiance et puis tu vas montrer une mauvaise image aux autres clients, une mauvaise réputation est vite faite. Le client de mauvaise foi qui rapportait le disque parce qu’il ne l’aimait pas. Que faire ? Il avait peut-être fait sa cassette et en venait chercher un autre. Il en faut des kilos de diplomatie. Et puis enfin, le passionné. Par une chanson. Qu’il a entendue à la radio. Le chanteur ? Il ne sait pas, il n’a pas compris, c’est pas un chanteur français. Le titre alors ? Il ne sait pas non plus. Mais alors que faire ? Et alors là, le gars, il se met à chanter l’air, qu’on ne reconnaît pas, évidemment, soit parce qu’il chante très très mal, soit parce que le morceau est trop nouveau, soit … ah ben oui, en 1995, quand le gars voulait une chanson dont il n’avait compris ni le titre ni l’interprète, ni les paroles, c’était une fois sur deux celle du Scatman.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65255222</guid><pubDate>Fri, 28 Mar 2025 12:27:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65255222/316529_back_to_1995_episode_5_the_scatman.mp3" length="3047931" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vais demander à vous qui avez connu, vécu, cette année 1995 de vous souvenir d’un endroit qui était alors essentiel, quel que soit votre âge, cette année-là. Qui a dit disquaire ? Bravo ! Oui, le disquaire du centre ville en Wallonie, car à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vais demander à vous qui avez connu, vécu, cette année 1995 de vous souvenir d’un endroit qui était alors essentiel, quel que soit votre âge, cette année-là. Qui a dit disquaire ? Bravo ! Oui, le disquaire du centre ville en Wallonie, car à Bruxelles, il y en avait dans toutes les communes et parfois les quartiers. C’est là finalement qu’il fallait se rendre pour découvrir la musique et pouvoir la ramener chez soi ; on y a passé une partie de notre jeunesse. <br /><br />Il y avait quelque chose de magique à entrer chez un disquaire en 1995, la présence physique de toute cette musique, tous ces CD qui étaient mystérieux : on se demandait souvent ce que pouvaient contenir les boîtiers dont certains étaient de véritables petites œuvres. Et puis les posters aussi, c’était tout un univers où on passait beaucoup de temps. Car on n’y faisait pas que regarder les pochettes en faisant défiler les disques sous nos doigts dans les bacs, on écoutait aussi pour savoir si ça allait nous plaire. Mettre le casque et passer le CD au disquaire qui le plaçait dans le lecteur et revenait plus ou moins fréquemment passer à la chanson suivante si c’était un album, quoi qu'en 1995, on voyait apparaître ces fameuses colonnes avec les piles de CD et là on faisait tout nous-même. Mais bon, fallait bien dire que c’était pas de tout repos, être disquaire, car il prenait des risques, celui de rester avec le stock commandé, fallait faire évoluer la vitrine constamment, et les assortiments en magasins, les têtes de gondole, en fonction des grosses sorties de la semaine. Et puis il y avait le disquaire fan de musique, celui qui déroulait le tapis rouge à une nouveauté et pouvait vendre des quantités invraisemblables de l’album d’un nouvel artiste ou d’un groupe alors que dans la ville d’à côté, il y en avait juste vingt qui étaient partis.<br /><br />Et comme toujours, il fallait se farcir une certaine clientèle. Je ne parle pas du casse-pied qui l’est dans tous les types de commerce, non, ici on parle de musique donc il y avait des phénomènes spécifiques. Le gars qui écoutait tout et ne prenait rien, gaaarde ton calme, Bertrand, ne sois pas désagréable, tu vas gâcher l’ambiance et puis tu vas montrer une mauvaise image aux autres clients, une mauvaise réputation est vite faite. Le client de mauvaise foi qui rapportait le disque parce qu’il ne l’aimait pas. Que faire ? Il avait peut-être fait sa cassette et en venait chercher un autre. Il en faut des kilos de diplomatie. Et puis enfin, le passionné. Par une chanson. Qu’il a entendue à la radio. Le chanteur ? Il ne sait pas, il n’a pas compris, c’est pas un chanteur français. Le titre alors ? Il ne sait pas non plus. Mais alors que faire ? Et alors là, le gars, il se met à chanter l’air, qu’on ne reconnaît pas, évidemment, soit parce qu’il chante très très mal, soit parce que le morceau est trop nouveau, soit … ah ben oui, en 1995, quand le gars voulait une chanson dont il n’avait compris ni le titre ni l’interprète, ni les paroles, c’était une fois sur deux celle du Scatman.]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2a486df8c70c07f198880711fffb6fdc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Harrison Ford, dans l’ombre avant d’être une star (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/harrison-ford-dans-l-ombre-avant-d-etre-une-star-episode-5--65103984</link><description><![CDATA[Si nous avons fait connaissance avec Harrison Ford grâce à son rôle d’Han Solo dans Star Wars à la fin de l’année 1977, l’acteur était pourtant arrivé de sa province profonde, à Hollywood, en 1964. Alors pourquoi ces treize années dans l’ombre ? Et bien parce que le jeune comédien, bien que recommandé auprès d’un grand studio, n’entend pas faire n’importe quoi. Il est là pour bien jouer de bons rôles, il vient du théâtre. Alors les conneries des gens du studio, genre lui faire une coupe de cheveux à la Elvis Presley parce que c’est dans le vent et aussi, ça c’est le pompon, prendre un pseudonyme, ils peuvent se le foutre au cul. C’est pas moi qui le dit, c’est Harrison Ford dans le bureau de Jerry Tarkovski, le vice-président de la Columbia qui le paie au mois. Le gars étant du genre sanguin, Ford est d’abord mis à pied puis finalement viré et blacklisté. Ne l’engagez pas, vous n’aurez que des problèmes avec lui.<br /><br />Et en effet, Harrison Ford galère pour nourrir sa famille. Il doit ainsi retaper lui-même la maison qu’il vient d’acheter, une bonne affaire mais elle est en mauvais état, y a pas de miracle. Et se découvrant des talents dans le bâtiment, il les met au service d’autres acteurs et de musiciens en exécutant leurs travaux. L’affaire  marche plutôt bien, il finit par avoir des chantiers partout. Il a toujours son agent qui lui trouve des castings mais quand son artiste s’y rend, il n’est pas sûr qu’il va en revenir avec un contrat. Et parfois pour des raisons autres qu’artistiques : je ne vais pas accepter un rôle qui me rapporte moins que la menuiserie ! <br /><br />Jusqu’à ce jour où, travaillant de nuit dans les bureaux de Francis Ford Coppola, dans un film duquel il a déjà tenu un petit rôle, il tombe, tôt le matin, sur George Lucas. En bleu de travail, et avec ses outils, Ford est bien embarrassé car il a aussi joué pour Lucas, un petit rôle mais dont on a parlé, dans ce qui est alors l’unique grand succès du réalisateur : American Graffiti.<br /><br />George, comment vas-tu ? <br /><br /> Je viens faire passer des castings pour ma prochaine production, je prépare un film de Science-Fiction. <br /><br /> Bon, ben, salut.<br /><br />Lucas l’a à peine quitté qu’il se dit que Ford pourrait donner la réplique aux candidats du casting. Il le rattrape et pendant des jours Harrison Ford briefe les acteurs et joue le rôle d’un contrebandier assez rustre dans lequel il est vachement bon, idéal même. La suite, vous la connaissez. <br /><br />Ce qu’on sait moins, c’est que l’actrice chez qui Harrison Ford n’est jamais venu terminer un chantier dans sa cuisine, a mis une pancarte sur l’échelle avec ces mots Harrison Ford a laissé ça ici.<br /><br />La conclusion de cette histoire incroyable de gens de l’ombre qui sont devenus des stars, c’est vingt ans plus tard, Harrison Ford, alors devenu l’acteur le mieux payé d’Hollywood arrive dans un restaurant huppé de Los Angeles. Et alors qu’il vient de s’installer, un garçon lui apporte une carte de visite. C’est celle de Jerry Tarkovski avec ces mots écrits au dos : « Je me suis planté ». Se retournant sur la salle, Harrison Ford avouera ne pas reconnaître le visage de son ancien tortionnaire parmi les clients du restaurant.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65103984</guid><pubDate>Fri, 28 Mar 2025 11:27:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65103984/316210_harrison_ford_dans_l_ombre_avant_d_etre_une_star_episode_5.mp3" length="3370177" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si nous avons fait connaissance avec Harrison Ford grâce à son rôle d’Han Solo dans Star Wars à la fin de l’année 1977, l’acteur était pourtant arrivé de sa province profonde, à Hollywood, en 1964. Alors pourquoi ces treize années dans l’ombre ? Et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si nous avons fait connaissance avec Harrison Ford grâce à son rôle d’Han Solo dans Star Wars à la fin de l’année 1977, l’acteur était pourtant arrivé de sa province profonde, à Hollywood, en 1964. Alors pourquoi ces treize années dans l’ombre ? Et bien parce que le jeune comédien, bien que recommandé auprès d’un grand studio, n’entend pas faire n’importe quoi. Il est là pour bien jouer de bons rôles, il vient du théâtre. Alors les conneries des gens du studio, genre lui faire une coupe de cheveux à la Elvis Presley parce que c’est dans le vent et aussi, ça c’est le pompon, prendre un pseudonyme, ils peuvent se le foutre au cul. C’est pas moi qui le dit, c’est Harrison Ford dans le bureau de Jerry Tarkovski, le vice-président de la Columbia qui le paie au mois. Le gars étant du genre sanguin, Ford est d’abord mis à pied puis finalement viré et blacklisté. Ne l’engagez pas, vous n’aurez que des problèmes avec lui.<br /><br />Et en effet, Harrison Ford galère pour nourrir sa famille. Il doit ainsi retaper lui-même la maison qu’il vient d’acheter, une bonne affaire mais elle est en mauvais état, y a pas de miracle. Et se découvrant des talents dans le bâtiment, il les met au service d’autres acteurs et de musiciens en exécutant leurs travaux. L’affaire  marche plutôt bien, il finit par avoir des chantiers partout. Il a toujours son agent qui lui trouve des castings mais quand son artiste s’y rend, il n’est pas sûr qu’il va en revenir avec un contrat. Et parfois pour des raisons autres qu’artistiques : je ne vais pas accepter un rôle qui me rapporte moins que la menuiserie ! <br /><br />Jusqu’à ce jour où, travaillant de nuit dans les bureaux de Francis Ford Coppola, dans un film duquel il a déjà tenu un petit rôle, il tombe, tôt le matin, sur George Lucas. En bleu de travail, et avec ses outils, Ford est bien embarrassé car il a aussi joué pour Lucas, un petit rôle mais dont on a parlé, dans ce qui est alors l’unique grand succès du réalisateur : American Graffiti.<br /><br />George, comment vas-tu ? <br /><br /> Je viens faire passer des castings pour ma prochaine production, je prépare un film de Science-Fiction. <br /><br /> Bon, ben, salut.<br /><br />Lucas l’a à peine quitté qu’il se dit que Ford pourrait donner la réplique aux candidats du casting. Il le rattrape et pendant des jours Harrison Ford briefe les acteurs et joue le rôle d’un contrebandier assez rustre dans lequel il est vachement bon, idéal même. La suite, vous la connaissez. <br /><br />Ce qu’on sait moins, c’est que l’actrice chez qui Harrison Ford n’est jamais venu terminer un chantier dans sa cuisine, a mis une pancarte sur l’échelle avec ces mots Harrison Ford a laissé ça ici.<br /><br />La conclusion de cette histoire incroyable de gens de l’ombre qui sont devenus des stars, c’est vingt ans plus tard, Harrison Ford, alors devenu l’acteur le mieux payé d’Hollywood arrive dans un restaurant huppé de Los Angeles. Et alors qu’il vient de s’installer, un garçon lui apporte une carte de visite. C’est celle de Jerry Tarkovski avec ces mots écrits au dos : « Je me suis planté ». Se retournant sur la salle, Harrison Ford avouera ne pas reconnaître le visage de son ancien tortionnaire parmi les clients du restaurant.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3f613ef4e611458d3d8cd54ba8e00a05.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Back to 1995 (Episode 4) : The Beatles</title><link>https://www.spreaker.com/episode/back-to-1995-episode-4-the-beatles--65255073</link><description><![CDATA[Je n’oublierai jamais ce 20 novembre 1995. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je me mettais à la recherche dans Bruxelles du premier disquaire sur lequel j’allais tomber en sortant de mon bureau tellement je ne pouvais pas attendre pour le mettre directement dans ma voiture. Il faut dire qu’il s’agissait d’un disque improbable, le premier album original des Beatles depuis 1970. Comment était-ce possible ? On n’en savait rien mais voilà que paraissait officiellement un double CD intitulé Anthology avec une foule de documents sonores dont des chansons jamais entendues et même une entièrement nouvelle. Oui, quinze ans après la mort de John Lennon qui rendait toute réunification impossible, cette année 1995 nous rendait les Beatles, 25 ans tout juste après leur séparation officielle et leur entrée dans la légende.<br /><br />Alors bien sûr, on ignorait que les fameuses compiles Double rouge et double bleue, étaient au départ la B.O. d’un reportage imaginé par le vieil ami des Beatles de la première heure, Neil Aspinall, le petit gars de Liverpool qui, à leurs débuts, les trimballait dans sa camionnette. Ils l’avaient depuis nommé directeur de leur label, Apple. Le doc télé intitulé The long and winding road, n’était jamais sorti, ni le projet suivant, douze ans plus tard, en 1984, Sessions, qui comprenait des titres inédits et des versions différentes car les Beatles enregistraient de nombreuses versions du même titre avec des évolutions incroyables au fil des essais. Mais cette fois, ça y est, ils ont réuni les deux idées : un reportage télé de six heures, sûrement le plus cher jamais consacré à un artiste, un livre titanesque de photos et une histoire racontée uniquement par les quatre membres. Et puis, une B.O. en trois double CD qui vont sortit à partir de cette fin novembre. <br /><br />En cette année 1995, on n’a pas encore vu de rééditions d’albums avec un CD bonus de raretés et donc, la surprise ne va qu’en être plus grande d’entendre ces gamins qui enregistrent leur premier disque en 1958, quatre ans avant le véritable début, un disque qui avait été gravé en un seul exemplaire puis disparu dans une malle durant plus de trente ans avant de réapparaître et d’être racheté à prix d’or par McCartney. Le groupe s’appelait alors les Quarrymen, les gamins n’avaient pas d’argent et n’avaient pu graver qu’un seul exemplaire qu’ils se faisaient tourner, et on avait oublié qui l’avait eu en dernier. Oui, c’est étonnant de dire qu’en 1995, l’année où la techno, le hip hop, les boys bands et le rock alternatif triomphent, où les adolescents regardent MTV et écoutent des CD sur leur baladeur en jouant aux jeux vidéos, qu’un nouveau single des Beatles soit N°1 partout, au pire N°2, et que leur double album de titres au son pas terrible se vende à dix millions d’exemplaires? Car c’était ça aussi 1995, le retour d’une voix disparue et la réunion des quatre fabuleux, pour une dernière session de studio ensemble. <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65255073</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 12:20:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65255073/316522_back_to_1995_episode_4_the_beatles.mp3" length="3351369" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je n’oublierai jamais ce 20 novembre 1995. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je me mettais à la recherche dans Bruxelles du premier disquaire sur lequel j’allais tomber en sortant de mon bureau tellement je ne pouvais pas attendre pour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je n’oublierai jamais ce 20 novembre 1995. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je me mettais à la recherche dans Bruxelles du premier disquaire sur lequel j’allais tomber en sortant de mon bureau tellement je ne pouvais pas attendre pour le mettre directement dans ma voiture. Il faut dire qu’il s’agissait d’un disque improbable, le premier album original des Beatles depuis 1970. Comment était-ce possible ? On n’en savait rien mais voilà que paraissait officiellement un double CD intitulé Anthology avec une foule de documents sonores dont des chansons jamais entendues et même une entièrement nouvelle. Oui, quinze ans après la mort de John Lennon qui rendait toute réunification impossible, cette année 1995 nous rendait les Beatles, 25 ans tout juste après leur séparation officielle et leur entrée dans la légende.<br /><br />Alors bien sûr, on ignorait que les fameuses compiles Double rouge et double bleue, étaient au départ la B.O. d’un reportage imaginé par le vieil ami des Beatles de la première heure, Neil Aspinall, le petit gars de Liverpool qui, à leurs débuts, les trimballait dans sa camionnette. Ils l’avaient depuis nommé directeur de leur label, Apple. Le doc télé intitulé The long and winding road, n’était jamais sorti, ni le projet suivant, douze ans plus tard, en 1984, Sessions, qui comprenait des titres inédits et des versions différentes car les Beatles enregistraient de nombreuses versions du même titre avec des évolutions incroyables au fil des essais. Mais cette fois, ça y est, ils ont réuni les deux idées : un reportage télé de six heures, sûrement le plus cher jamais consacré à un artiste, un livre titanesque de photos et une histoire racontée uniquement par les quatre membres. Et puis, une B.O. en trois double CD qui vont sortit à partir de cette fin novembre. <br /><br />En cette année 1995, on n’a pas encore vu de rééditions d’albums avec un CD bonus de raretés et donc, la surprise ne va qu’en être plus grande d’entendre ces gamins qui enregistrent leur premier disque en 1958, quatre ans avant le véritable début, un disque qui avait été gravé en un seul exemplaire puis disparu dans une malle durant plus de trente ans avant de réapparaître et d’être racheté à prix d’or par McCartney. Le groupe s’appelait alors les Quarrymen, les gamins n’avaient pas d’argent et n’avaient pu graver qu’un seul exemplaire qu’ils se faisaient tourner, et on avait oublié qui l’avait eu en dernier. Oui, c’est étonnant de dire qu’en 1995, l’année où la techno, le hip hop, les boys bands et le rock alternatif triomphent, où les adolescents regardent MTV et écoutent des CD sur leur baladeur en jouant aux jeux vidéos, qu’un nouveau single des Beatles soit N°1 partout, au pire N°2, et que leur double album de titres au son pas terrible se vende à dix millions d’exemplaires? Car c’était ça aussi 1995, le retour d’une voix disparue et la réunion des quatre fabuleux, pour une dernière session de studio ensemble. <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/569666c2e9705bfeb91daba688c34ee6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>John Williams, dans l’ombre avant d’être une star (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/john-williams-dans-l-ombre-avant-d-etre-une-star-episode-4--65103937</link><description><![CDATA[Nous sommes à Hollywood, Los Angeles, en 1958. L’âge d’or du cinéma mais aussi depuis peu, une usine à séries télévisées. Ah ce sont deux choses bien distinctes car la télé c’est de la fiction vite faite, vite consommée, une véritable usine. Et justement, on est occupé à y monter la seconde série créée par un jeune réalisateur répondant au nom de Blake Edwards. On le dit prometteur même si les quelques films qu’il a réalisés pour le cinéma n’ont pas trouvé leur public. Mais bon, il faut qu’il fasse ses armes et justement, cette série policière de la chaîne NBC (pour laquelle entre parenthèses travaille à New York le jeune Woody Allen) semble prometteuse. Ça parle d’un détective avec de forts penchants pour les femmes, l’alcool et le jazz, son nom : Peter Gunn.<br /><br />Ah, s’il est question de jazz, il faut confier la musique à un spécialiste de la bande originale et du jazz : Henry Mancini. Lequel s’exécute mais allez savoir si c’est faute de temps ou de cachet, il faudrait un solide pianiste pour arranger et exécuter ça, vite fait aussi, bien sûr, on est à Hollywood et on a autre chose à faire. Ah oui, et qui ne soit pas trop gourmand non plus.<br /><br />On n’a qu’à demander à Johnny. Johnny Williams, c’est ce pianiste qui joue à gauche à droite, et qui travaille aussi pour les studios Universal. Un gars très cool qui ne fait jamais d’histoires. Parfait ! <br /><br />Johnny, John de son vrai prénom, mais Johnny ça fait plus jazzman pour les engagements dans les clubs, vient en studio pour 40 dollars et en trois heures, il plie le thème de Peter Gunn, sans avoir conscience, évidemment, du destin exceptionnel que va connaître ce morceau qui constitue la collaboration improbable de deux des plus grands compositeurs de l’histoire du cinéma. Oui, qui sait encore aujourd’hui à quoi ressemblait cette série, qui était ce Peter Gunn. Mais tout le monde connaît le morceau et aussi, sait qui est Blake Edwards, qui ne manquera pas de faire appel à Henry Mancini quand il tournera deux ans plus tard Breakfast at Tiffany’s et puis encore plus tard La Panthère Rose.<br /><br />Quant à Johnny ? Et ben il va laisser tomber le y, les p’tits concerts de jazz et se consacrer à ses œuvres pour orchestre classique. Car autant il n’a jusqu'ici jamais cru qu’il arriverait à vivre de la composition, c’est vrai il n’y a que jouer du piano pour faire bouillir la marmite, autant grâce à ce Peter Gunn, on va commencer à lui proposer des musiques de film. Et il va ainsi traverser les années 60 à pondre des bandes originales de petits films jusqu’à cet Oscar pour une chanson qu’on a oubliée mais qui lui vaut de passer la vitesse supérieure et de devenir le compositeur attitré de films d’un nouveau genre au début des années 70 : les films catastrophes. Et après un Poséidon, un Tremblement de terre et une Tour infernale, John Williams est contacté par le jeune Steven Spielberg à qui Williams offre la recette ultime : le thème musical, pièce essentielle du scénario … Les Dents de la Mer. De là à ce que Spielberg le recommande à son ami George Lucas, il n’y avait qu’un pas, et 54 nominations aux Oscars plus tard, qui ignore le nom de John Williams ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65103937</guid><pubDate>Thu, 27 Mar 2025 11:20:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65103937/316207_john_williams_dans_l_ombre_avant_d_etre_une_star_episode_4.mp3" length="3381880" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à Hollywood, Los Angeles, en 1958. L’âge d’or du cinéma mais aussi depuis peu, une usine à séries télévisées. Ah ce sont deux choses bien distinctes car la télé c’est de la fiction vite faite, vite consommée, une véritable usine. Et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à Hollywood, Los Angeles, en 1958. L’âge d’or du cinéma mais aussi depuis peu, une usine à séries télévisées. Ah ce sont deux choses bien distinctes car la télé c’est de la fiction vite faite, vite consommée, une véritable usine. Et justement, on est occupé à y monter la seconde série créée par un jeune réalisateur répondant au nom de Blake Edwards. On le dit prometteur même si les quelques films qu’il a réalisés pour le cinéma n’ont pas trouvé leur public. Mais bon, il faut qu’il fasse ses armes et justement, cette série policière de la chaîne NBC (pour laquelle entre parenthèses travaille à New York le jeune Woody Allen) semble prometteuse. Ça parle d’un détective avec de forts penchants pour les femmes, l’alcool et le jazz, son nom : Peter Gunn.<br /><br />Ah, s’il est question de jazz, il faut confier la musique à un spécialiste de la bande originale et du jazz : Henry Mancini. Lequel s’exécute mais allez savoir si c’est faute de temps ou de cachet, il faudrait un solide pianiste pour arranger et exécuter ça, vite fait aussi, bien sûr, on est à Hollywood et on a autre chose à faire. Ah oui, et qui ne soit pas trop gourmand non plus.<br /><br />On n’a qu’à demander à Johnny. Johnny Williams, c’est ce pianiste qui joue à gauche à droite, et qui travaille aussi pour les studios Universal. Un gars très cool qui ne fait jamais d’histoires. Parfait ! <br /><br />Johnny, John de son vrai prénom, mais Johnny ça fait plus jazzman pour les engagements dans les clubs, vient en studio pour 40 dollars et en trois heures, il plie le thème de Peter Gunn, sans avoir conscience, évidemment, du destin exceptionnel que va connaître ce morceau qui constitue la collaboration improbable de deux des plus grands compositeurs de l’histoire du cinéma. Oui, qui sait encore aujourd’hui à quoi ressemblait cette série, qui était ce Peter Gunn. Mais tout le monde connaît le morceau et aussi, sait qui est Blake Edwards, qui ne manquera pas de faire appel à Henry Mancini quand il tournera deux ans plus tard Breakfast at Tiffany’s et puis encore plus tard La Panthère Rose.<br /><br />Quant à Johnny ? Et ben il va laisser tomber le y, les p’tits concerts de jazz et se consacrer à ses œuvres pour orchestre classique. Car autant il n’a jusqu'ici jamais cru qu’il arriverait à vivre de la composition, c’est vrai il n’y a que jouer du piano pour faire bouillir la marmite, autant grâce à ce Peter Gunn, on va commencer à lui proposer des musiques de film. Et il va ainsi traverser les années 60 à pondre des bandes originales de petits films jusqu’à cet Oscar pour une chanson qu’on a oubliée mais qui lui vaut de passer la vitesse supérieure et de devenir le compositeur attitré de films d’un nouveau genre au début des années 70 : les films catastrophes. Et après un Poséidon, un Tremblement de terre et une Tour infernale, John Williams est contacté par le jeune Steven Spielberg à qui Williams offre la recette ultime : le thème musical, pièce essentielle du scénario … Les Dents de la Mer. De là à ce que Spielberg le recommande à son ami George Lucas, il n’y avait qu’un pas, et 54 nominations aux Oscars plus tard, qui ignore le nom de John Williams ?]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6b97b471098fe318ce9f396ba25a4f6c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Woody Allen, dans l’ombre avant d’être une star (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/woody-allen-dans-l-ombre-avant-d-etre-une-star-episode-3--65103873</link><description><![CDATA[Mais bon dieu, qu’est-ce qu’il lui a pris de vouloir jouer devant un public ? C’est vrai qu’Allan Konigsberg n’a rien pour lui, je veux dire physiquement, pour réussir dans le showbizness des années 50. Et du haut de son mètre 63, il l’a bien compris. Il aurait habité le milieu de la campagne ou des montagnes rocheuses, il aurait pu se rêver acteur ou musicien star, il n’avait aucun modèle sous les yeux dans son quotidien. Mais quand on habite New York, dans un appartement d’une pièce situé juste à côté de la porte électrique d’un immeuble aux multiples étages et qu’à quelques centaines de mètres de là, toutes les stars du théâtre et du cinéma jouent à Broadway, que des dizaines de gars triomphent dans les cafés théâtres de Greenwich Village ou les boîtes chics des grands boulevards, on a des exemples à qui se comparer quand on se tient le matin devant le miroir de la salle de bains.<br /><br />Non, Allen, qui a choisi de transformer son prénom en nom, prenant Woody comme prénom, a trouvé sa voie. Depuis l’adolescence il sait comment faire rire, envoyer une vanne ou imaginer des situations comiques, mais il les fait dire et jouer par d’autres qui le paient très bien pour ça. Ainsi à seize ans, il écrit déjà Sid Caesar, le comique de la radio et de la télé. Seize ans, vous le croyez, ça ? Alors qu’il est toujours à l’école. Sans doute est-ce la raison pour laquelle les cours à l’université ne vont pas l’intéresser. Les années passent. Woody grimpe à la télé, jusqu’au sommet, c’est-à-dire les émissions les plus regardées par l’Amérique comme le Ed Sullivan Show qui révèle les plus grands talents le dimanche soir comme Elvis Presley.<br /><br />Alors qu’est-ce qui lui a pris de laisser germer cette graine tombée dans le terreau de sa créativité d’artiste. En effet, la chaîne NBC qui l’emploie l’envoie dans une boîte très chic où tout coûte un pont, assister au show de l’humoriste du moment : Mort Sahl. Woody serait bien incapable d’expliquer ce qui fait le génie de ce gars mais une chose est sûre : il a foutu sa vie en l’air. Car désormais, Woody veut être lui. Aussi pour la première fois, il écrit un sketch qu’il joue un soir au débotté devant des amis producteurs. Et ils le trouvent très drôle, au point de lui monter un plan de dingue. Oui, ce dimanche soir, une star du stand up demande à la salle comble venue l’applaudir, de rester après le spectacle pour voir un débutant. Et voilà un petit homme qui s’avance, liquéfié de frayeur, vers ce micro dressé au milieu d’une scène qui lui paraît immense. Le silence tombe sur le public avec le dernier applaudissement, il pèse des tonnes sur les épaules de Woody qui balaye du regard ces crânes dont il ne distingue que le contour mais devine dans l’ombre les paires d’yeux posées sur lui, et rien que lui.<br /><br />Après une interminable poignée de secondes, il se lance enfin … et les rires fusent. Si fort, si bruyants que Woody semble rétrécir dans son costume, écrasé par les cascades de rires et les applaudissements. Quelques minutes plus tard, comment est-il arrivé sur cette chaise dans la loge, il ne s’en souvient pas ? Entouré de ses amis qui, il l’ignore encore, vont produire tous ses futurs films. Il écoute les conseils, qui tombent de gauche et de droite, il est dépassé par l’intensité de ce qui lui arrive. Le lendemain, les propositions vont pleuvoir de partout, Woody Allen est né au public ce soir de l’an 1960.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65103873</guid><pubDate>Wed, 26 Mar 2025 11:09:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65103873/316204_woody_allen_dans_l_ombre_avant_d_etre_une_star_episode_3.mp3" length="3465890" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mais bon dieu, qu’est-ce qu’il lui a pris de vouloir jouer devant un public ? C’est vrai qu’Allan Konigsberg n’a rien pour lui, je veux dire physiquement, pour réussir dans le showbizness des années 50. Et du haut de son mètre 63, il l’a bien compris....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mais bon dieu, qu’est-ce qu’il lui a pris de vouloir jouer devant un public ? C’est vrai qu’Allan Konigsberg n’a rien pour lui, je veux dire physiquement, pour réussir dans le showbizness des années 50. Et du haut de son mètre 63, il l’a bien compris. Il aurait habité le milieu de la campagne ou des montagnes rocheuses, il aurait pu se rêver acteur ou musicien star, il n’avait aucun modèle sous les yeux dans son quotidien. Mais quand on habite New York, dans un appartement d’une pièce situé juste à côté de la porte électrique d’un immeuble aux multiples étages et qu’à quelques centaines de mètres de là, toutes les stars du théâtre et du cinéma jouent à Broadway, que des dizaines de gars triomphent dans les cafés théâtres de Greenwich Village ou les boîtes chics des grands boulevards, on a des exemples à qui se comparer quand on se tient le matin devant le miroir de la salle de bains.<br /><br />Non, Allen, qui a choisi de transformer son prénom en nom, prenant Woody comme prénom, a trouvé sa voie. Depuis l’adolescence il sait comment faire rire, envoyer une vanne ou imaginer des situations comiques, mais il les fait dire et jouer par d’autres qui le paient très bien pour ça. Ainsi à seize ans, il écrit déjà Sid Caesar, le comique de la radio et de la télé. Seize ans, vous le croyez, ça ? Alors qu’il est toujours à l’école. Sans doute est-ce la raison pour laquelle les cours à l’université ne vont pas l’intéresser. Les années passent. Woody grimpe à la télé, jusqu’au sommet, c’est-à-dire les émissions les plus regardées par l’Amérique comme le Ed Sullivan Show qui révèle les plus grands talents le dimanche soir comme Elvis Presley.<br /><br />Alors qu’est-ce qui lui a pris de laisser germer cette graine tombée dans le terreau de sa créativité d’artiste. En effet, la chaîne NBC qui l’emploie l’envoie dans une boîte très chic où tout coûte un pont, assister au show de l’humoriste du moment : Mort Sahl. Woody serait bien incapable d’expliquer ce qui fait le génie de ce gars mais une chose est sûre : il a foutu sa vie en l’air. Car désormais, Woody veut être lui. Aussi pour la première fois, il écrit un sketch qu’il joue un soir au débotté devant des amis producteurs. Et ils le trouvent très drôle, au point de lui monter un plan de dingue. Oui, ce dimanche soir, une star du stand up demande à la salle comble venue l’applaudir, de rester après le spectacle pour voir un débutant. Et voilà un petit homme qui s’avance, liquéfié de frayeur, vers ce micro dressé au milieu d’une scène qui lui paraît immense. Le silence tombe sur le public avec le dernier applaudissement, il pèse des tonnes sur les épaules de Woody qui balaye du regard ces crânes dont il ne distingue que le contour mais devine dans l’ombre les paires d’yeux posées sur lui, et rien que lui.<br /><br />Après une interminable poignée de secondes, il se lance enfin … et les rires fusent. Si fort, si bruyants que Woody semble rétrécir dans son costume, écrasé par les cascades de rires et les applaudissements. Quelques minutes plus tard, comment est-il arrivé sur cette chaise dans la loge, il ne s’en souvient pas ? Entouré de ses amis qui, il l’ignore encore, vont produire tous ses futurs films. Il écoute les conseils, qui tombent de gauche et de droite, il est dépassé par l’intensité de ce qui lui arrive. Le lendemain, les propositions vont pleuvoir de partout, Woody Allen est né au public ce soir de l’an 1960.]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/22100d1fd647c5a3d0979ff13bca1e02.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Louis de Funès, dans l’ombre avant d’être une star (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/louis-de-funes-dans-l-ombre-avant-d-etre-une-star-episode-2--65103783</link><description><![CDATA[Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale. Paris est occupée par les Allemands, les temps sont très durs. Marie de Funès paie à son frère Louis, qui est pianiste de bar, des cours de comédie chez René Simon, où il se lie d'amitié avec une bande de joyeux lurons nommés Robert Dhéry, Colette Brosset et Daniel Gélin. Mais il quitte rapidement les cours, ce qui n’étonne pas sa soeur, il a toujours été instable. Ce dont Louis se défend une fois de plus : ce n’est pas la comédie qui le fera vivre de son art, même s'il reconnaît avoir beaucoup appris. Et notamment à amuser le public le soir. Louis a en effet remarqué que depuis qu'il fait l'andouille en jouant, les gens viennent non seulement pour l'écouter (ce qui est déjà en soi un exploit) mais aussi pour le voir. Voilà donc comment il compte faire vivre la nouvelle famille qu'il forme avec Jeanne, sa jeune épouse qu'il rencontrée au cours Simon : en devenant un musicien réputé. Mais le destin est bien imprévisible car un jour de 1944, Louis tombe sur Daniel Gélin alors qu’il attend le métro. Mais au fait ! Et Daniel de lui demander de reprendre un rôle créé par Bernard Blier dans une pièce qu'il monte pour une représentation unique.<br /><br />- Mais je ne peux pas, je n’ai jamais joué. Et puis je ne suis pas libre.<br /><br />- Qu’est-ce que tu fais ?<br /><br />- Je joue du piano le soir dans un cabaret.<br /><br />- Et bien, pas de problème. La pièce se joue en matinée. Tu ne perdras pas ton cachet.<br /><br />Si on compte la mère et la femme de Louis de Funès, sept personnes assistent cet après-midi là à la représentation de L'amant de paille, à la salle Pleyel. Parmi elles, se trouve la directrice du théâtre de la Gaîté Montparnasse qui, conquise, lui propose de jouer dans la prochaine pièce du même auteur. A trente ans et de manière inattendue, Louis de Funès devient acteur. Daniel Gélin et lui ne se quittent plus. Daniel et son épouse, Danièle Delorme, étant devenus célèbres, ils pistonnent leur ami Louis sur tous les tournages, des figurations et petits rôles, un demi-jour, deux jours tout au plus, mais ça va arrondir tes fins de mois. Il faudra, vous le savez sans doute, attendre 1964 avant que le succès ne lui tombe dessus au cinéma. Pendant cette longue période de sa vie, Louis de Funès aura été le roi de la figuration et du petit rôle dans plus de cent films. Il y aura eu certes quelques rôles secondaires marquants, des rôles principaux dans des petits films et un gros succès au théâtre de boulevard mais avant d’enchaîner en quelques semaines Le Gendarme de St Tropez, Fantômas et Le Corniaud, il ne s’est trouvé durant vingt ans personne pour voir en Louis de Funès l’incontestable tête d’affiche mondiale qu’il allait devenir.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65103783</guid><pubDate>Tue, 25 Mar 2025 10:58:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65103783/316201_louis_de_funes_dans_l_ombre_avant_d_etre_une_star_episode_2.mp3" length="3208845" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale. Paris est occupée par les Allemands, les temps sont très durs. Marie de Funès paie à son frère Louis, qui est pianiste de bar, des cours de comédie chez René Simon, où il se lie d'amitié avec une bande de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale. Paris est occupée par les Allemands, les temps sont très durs. Marie de Funès paie à son frère Louis, qui est pianiste de bar, des cours de comédie chez René Simon, où il se lie d'amitié avec une bande de joyeux lurons nommés Robert Dhéry, Colette Brosset et Daniel Gélin. Mais il quitte rapidement les cours, ce qui n’étonne pas sa soeur, il a toujours été instable. Ce dont Louis se défend une fois de plus : ce n’est pas la comédie qui le fera vivre de son art, même s'il reconnaît avoir beaucoup appris. Et notamment à amuser le public le soir. Louis a en effet remarqué que depuis qu'il fait l'andouille en jouant, les gens viennent non seulement pour l'écouter (ce qui est déjà en soi un exploit) mais aussi pour le voir. Voilà donc comment il compte faire vivre la nouvelle famille qu'il forme avec Jeanne, sa jeune épouse qu'il rencontrée au cours Simon : en devenant un musicien réputé. Mais le destin est bien imprévisible car un jour de 1944, Louis tombe sur Daniel Gélin alors qu’il attend le métro. Mais au fait ! Et Daniel de lui demander de reprendre un rôle créé par Bernard Blier dans une pièce qu'il monte pour une représentation unique.<br /><br />- Mais je ne peux pas, je n’ai jamais joué. Et puis je ne suis pas libre.<br /><br />- Qu’est-ce que tu fais ?<br /><br />- Je joue du piano le soir dans un cabaret.<br /><br />- Et bien, pas de problème. La pièce se joue en matinée. Tu ne perdras pas ton cachet.<br /><br />Si on compte la mère et la femme de Louis de Funès, sept personnes assistent cet après-midi là à la représentation de L'amant de paille, à la salle Pleyel. Parmi elles, se trouve la directrice du théâtre de la Gaîté Montparnasse qui, conquise, lui propose de jouer dans la prochaine pièce du même auteur. A trente ans et de manière inattendue, Louis de Funès devient acteur. Daniel Gélin et lui ne se quittent plus. Daniel et son épouse, Danièle Delorme, étant devenus célèbres, ils pistonnent leur ami Louis sur tous les tournages, des figurations et petits rôles, un demi-jour, deux jours tout au plus, mais ça va arrondir tes fins de mois. Il faudra, vous le savez sans doute, attendre 1964 avant que le succès ne lui tombe dessus au cinéma. Pendant cette longue période de sa vie, Louis de Funès aura été le roi de la figuration et du petit rôle dans plus de cent films. Il y aura eu certes quelques rôles secondaires marquants, des rôles principaux dans des petits films et un gros succès au théâtre de boulevard mais avant d’enchaîner en quelques semaines Le Gendarme de St Tropez, Fantômas et Le Corniaud, il ne s’est trouvé durant vingt ans personne pour voir en Louis de Funès l’incontestable tête d’affiche mondiale qu’il allait devenir.]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/348b86b5e25e6cec9c9526ad4ce15f95.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Mel Brooks, dans l’ombre avant d’être une star (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/mel-brooks-dans-l-ombre-avant-d-etre-une-star-episode-1--65081429</link><description><![CDATA[La vie des artistes est une source inépuisable d’histoires passionnantes qui résonnent en nous. Car c’est formidable de regarder rétrospectivement une future star de la musique ou du cinéma qui tente de trouver la reconnaissance mais à laquelle personne n’accorde d’intérêt. Et je ne parle pas de tous ceux qui ont renoncé juste avant d’y arriver : quelle place auraient-ils occupée ? <br /><br />Et puis il y a ceux qui avaient un travail qu’on appelle de l’ombre et qui un jour arrivent dans la lumière. Oui, qui aurait dit que le secrétaire particulier de Sylvie Vartan, de Fernand Raynaud et de Claude François deviendraient des grands noms de la chanson populaire, la télévision et le cinéma sous le nom de Carlos, Bézu et Ticky Holgado.<br /><br />Ainsi de Melvin Kaminsky qui à l’âge de vingt ans est démobilisé de l’armée américaine où son QI exceptionnel l’a conduit à être ingénieur sur le front belge en 44-45, lors de la bataille des Ardennes. Depuis le jour où à l’âge de neuf ans, il a assisté à sa première pièce de théâtre à New York, Mel sait qu’il ne fera pas le même travail que les autres. Et s’il vient de changer de nom, ce n’est pas pour cacher ses origines juives d’Europe de l’Est. Non, Mel étant batteur et pianiste, il veut éviter qu’on le confonde avec le grand trompettiste Max Kaminsky. Alors, il prend le nom de jeune fille de sa mère, Brookman, pour faire Brooks, et joue dans des hôtels pour touristes. Et un soir où le comique du spectacle est indisposé, comme dans la chanson de Michel Jonasz, Mel qui adore faire rire, regarde le micro et se dit : je me lance, allez, tant pis.<br /><br />Oui faire rire, est le moyen que tout môme, Mel avait trouvé pour que ses camarades de classe arrêtent de se moquer de sa petite taille. Alors il raconte des blagues, imite des personnalités, le public rit, on le garde le lendemain, il a trouvé sa voie. Mais réussir en Amérique est une tâche aussi énorme que le pays. Hollywood c’est très loin, à New York, c’est le théâtre, la radio et la télé, alors Mel fait des pieds et des mains pour approcher son idole, celui qui fait rire l’Amérique du début des années 50 : Sid Caesar. En quelques secondes, il lui balance une vanne et accroche la star qui lui en commande d’autres pour son émission. Ainsi débute la carrière d’auteur de Mel Brooks qui vend ses bons mots et ses sketchs. Parfois ça se passe bien, allant jusqu’à la création et l’écriture de séries comme Max la Menace ou des pièces de théâtre. Parfois ça se passe mal avec la star, ainsi Mel claque la porte du nouveau film de Jerry Lewis en 1960 et exige qu’on ôte son nom du générique. Si The ladies Man remporte un succès colossal, il ne reste que deux scènes écrites par Mel Brooks.<br /><br />Puis un jour de 1967 vient l’écriture et la mise en scène d’un film, parodie du monde des producteurs de Broadway que Mel connaît si bien. C’est si drôle mais tellement vitriolé que personne n’ose le distribuer. Heureusement, Peter Sellers, alias Clouseau, admiratif, lui achète de la publicité dans les magazines et, l’Oscar du meilleur scénario tombe sur Mel Brooks. C’est promis, au prochain film, car prochain film il va y avoir, grâce à cet Oscar, Mel jouera devant la caméra. Qui n’a pas vu depuis Frankenstein Junior, Space Balls ou La Folle histoire du monde. Mel Brooks est aujourd’hui presque centenaire mais qui ne se souvient pas d’une de ses chansons des années 80. Car on ignorait qu’il avait été aussi musicien. Ah non, pas chanteur ! Mais bon quand on est une star, on peut tout se permettre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/65081429</guid><pubDate>Mon, 24 Mar 2025 12:57:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/65081429/316081_mel_brooks_dans_l_ombre_avant_d_etre_une_star_episode_1.mp3" length="3817812" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La vie des artistes est une source inépuisable d’histoires passionnantes qui résonnent en nous. Car c’est formidable de regarder rétrospectivement une future star de la musique ou du cinéma qui tente de trouver la reconnaissance mais à laquelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La vie des artistes est une source inépuisable d’histoires passionnantes qui résonnent en nous. Car c’est formidable de regarder rétrospectivement une future star de la musique ou du cinéma qui tente de trouver la reconnaissance mais à laquelle personne n’accorde d’intérêt. Et je ne parle pas de tous ceux qui ont renoncé juste avant d’y arriver : quelle place auraient-ils occupée ? <br /><br />Et puis il y a ceux qui avaient un travail qu’on appelle de l’ombre et qui un jour arrivent dans la lumière. Oui, qui aurait dit que le secrétaire particulier de Sylvie Vartan, de Fernand Raynaud et de Claude François deviendraient des grands noms de la chanson populaire, la télévision et le cinéma sous le nom de Carlos, Bézu et Ticky Holgado.<br /><br />Ainsi de Melvin Kaminsky qui à l’âge de vingt ans est démobilisé de l’armée américaine où son QI exceptionnel l’a conduit à être ingénieur sur le front belge en 44-45, lors de la bataille des Ardennes. Depuis le jour où à l’âge de neuf ans, il a assisté à sa première pièce de théâtre à New York, Mel sait qu’il ne fera pas le même travail que les autres. Et s’il vient de changer de nom, ce n’est pas pour cacher ses origines juives d’Europe de l’Est. Non, Mel étant batteur et pianiste, il veut éviter qu’on le confonde avec le grand trompettiste Max Kaminsky. Alors, il prend le nom de jeune fille de sa mère, Brookman, pour faire Brooks, et joue dans des hôtels pour touristes. Et un soir où le comique du spectacle est indisposé, comme dans la chanson de Michel Jonasz, Mel qui adore faire rire, regarde le micro et se dit : je me lance, allez, tant pis.<br /><br />Oui faire rire, est le moyen que tout môme, Mel avait trouvé pour que ses camarades de classe arrêtent de se moquer de sa petite taille. Alors il raconte des blagues, imite des personnalités, le public rit, on le garde le lendemain, il a trouvé sa voie. Mais réussir en Amérique est une tâche aussi énorme que le pays. Hollywood c’est très loin, à New York, c’est le théâtre, la radio et la télé, alors Mel fait des pieds et des mains pour approcher son idole, celui qui fait rire l’Amérique du début des années 50 : Sid Caesar. En quelques secondes, il lui balance une vanne et accroche la star qui lui en commande d’autres pour son émission. Ainsi débute la carrière d’auteur de Mel Brooks qui vend ses bons mots et ses sketchs. Parfois ça se passe bien, allant jusqu’à la création et l’écriture de séries comme Max la Menace ou des pièces de théâtre. Parfois ça se passe mal avec la star, ainsi Mel claque la porte du nouveau film de Jerry Lewis en 1960 et exige qu’on ôte son nom du générique. Si The ladies Man remporte un succès colossal, il ne reste que deux scènes écrites par Mel Brooks.<br /><br />Puis un jour de 1967 vient l’écriture et la mise en scène d’un film, parodie du monde des producteurs de Broadway que Mel connaît si bien. C’est si drôle mais tellement vitriolé que personne n’ose le distribuer. Heureusement, Peter Sellers, alias Clouseau, admiratif, lui achète de la publicité dans les magazines et, l’Oscar du meilleur scénario tombe sur Mel Brooks. C’est promis, au prochain film, car prochain film il va y avoir, grâce à cet Oscar, Mel jouera devant la caméra. Qui n’a pas vu depuis Frankenstein Junior, Space Balls ou La Folle histoire du monde. Mel Brooks est aujourd’hui presque centenaire mais qui ne se souvient pas d’une de ses chansons des années 80. Car on ignorait qu’il avait été aussi musicien. Ah non, pas chanteur ! Mais bon quand on est une star, on peut tout se permettre.]]></itunes:summary><itunes:duration>239</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/dc8ac921a12aa5ca1fc14a7d6efb8364.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il y a 40 ans, We are the World par USA for Africa (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-y-a-40-ans-we-are-the-world-par-usa-for-africa-episode-5--64949475</link><description><![CDATA[Los Angeles, 20 janvier 1985, huit jours avant que n’ait lieu le plus grand événement jamais organisé dans l’histoire de la musique populaire américaine, ça y est ! Lionel Richie et Michael Jackson ont terminé la chanson que 44 énormes stars doivent enregistrer ensemble en studio. Reste le plus compliqué à organiser. Pas de mail à l’époque, encore moins de WhatsApp, il faut faire parvenir une cassette à tout le monde sans qu’il n’y ait de fuite dans la presse. Mais avant ça, enregistrer une maquette pour que chacun ait répété en arrivant. C’est vrai, pas question de commencer le truc sur place dans une ambiance et une cohue qui s’annoncent proches des Fêtes de Wallonie ou du carnaval de Binche. <br /><br />Nous sommes alors Jour J-5, Quincy Jones est à la table de mixage, un téléphone qui n’arrête pas de sonner, posé juste à côté de lui. Quoi ? Tu rigoles ? Amène-toi, Michael et Lionel sont là. Les musiciens sont prêts, Michael et Lionel devant les micros et c’est parti, tout le monde se lance. On s’arrête, évidemment pour des ajustements, Michael préfèrerait ainsi tel mot plutôt qu’un tel car il sonnera mieux, Quincy est d’accord, quand quelqu’un entre dans le studio. C’est Stevie Wonder, enfin ! C’était lui au téléphone, tout à l’heure. Mais ça fait près d’un mois qu’on l’a appelé, qu’il a dit oui et qu’on ne l’a jamais vu. <br /><br />Bon, on s’y met ?<br /><br />Mais euh, on ne t’a rien dit ? C’est fait, Michael et moi l’avons écrite. Là, on fait la maquette pour l’envoyer à tout le monde.<br /><br />Ah bon ? <br /><br />Un moment suspendu. A-t-on tenu Stevie informé ou est-ce lui qui a oublié, ou bien tente-t-il de donner le change car il sait très bien qu’il a laissé tout le monde dans le vent pendant des semaines.<br /><br />Très bien ! dit-il. On fait la démo alors ?<br /><br />Le croirez-vous ? Il n’y a pas internet en 1985 mais trois jours plus tard, tous, de New York à San Francisco ont reçu la cassette et la partition. Cinquante exactement qui ont transité via un manager, un agent ou atterri directement dans les mains des artistes. Huey Lewis, déjà quelques tubes à son actif aux USA, même si son Power of Love ne sortira qu’en juin, découvre la chanson sur le lecteur cassette de son autoradio en sillonnant les rues de San Francisco et Bruce Springsteen sur sa tournée américaine qui se termine la veille de l’enregistrement. C’est sûr que ça va faire un tube, alors, ils seront bien là le jour J. Format atypique de plus de six minutes mais succès prodigieux, il y aura entre-temps une session d’enregistrement qui vaut son pesant de Story mais faute de temps, je vous la raconterai, dans cinq saisons, tenez, pour les 45 ans ! Car c’est sûr qu’elle tournera encore aussi souvent sur notre antenne. Faut-il le souligner, un tel panel d’artistes d’exception, ça n’arrive qu’une fois.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64949475</guid><pubDate>Fri, 21 Mar 2025 13:25:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64949475/315469_il_y_a_40_ans_we_are_the_world_par_usa_for_africa_episode_5.mp3" length="3076770" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Los Angeles, 20 janvier 1985, huit jours avant que n’ait lieu le plus grand événement jamais organisé dans l’histoire de la musique populaire américaine, ça y est ! Lionel Richie et Michael Jackson ont terminé la chanson que 44 énormes stars doivent...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Los Angeles, 20 janvier 1985, huit jours avant que n’ait lieu le plus grand événement jamais organisé dans l’histoire de la musique populaire américaine, ça y est ! Lionel Richie et Michael Jackson ont terminé la chanson que 44 énormes stars doivent enregistrer ensemble en studio. Reste le plus compliqué à organiser. Pas de mail à l’époque, encore moins de WhatsApp, il faut faire parvenir une cassette à tout le monde sans qu’il n’y ait de fuite dans la presse. Mais avant ça, enregistrer une maquette pour que chacun ait répété en arrivant. C’est vrai, pas question de commencer le truc sur place dans une ambiance et une cohue qui s’annoncent proches des Fêtes de Wallonie ou du carnaval de Binche. <br /><br />Nous sommes alors Jour J-5, Quincy Jones est à la table de mixage, un téléphone qui n’arrête pas de sonner, posé juste à côté de lui. Quoi ? Tu rigoles ? Amène-toi, Michael et Lionel sont là. Les musiciens sont prêts, Michael et Lionel devant les micros et c’est parti, tout le monde se lance. On s’arrête, évidemment pour des ajustements, Michael préfèrerait ainsi tel mot plutôt qu’un tel car il sonnera mieux, Quincy est d’accord, quand quelqu’un entre dans le studio. C’est Stevie Wonder, enfin ! C’était lui au téléphone, tout à l’heure. Mais ça fait près d’un mois qu’on l’a appelé, qu’il a dit oui et qu’on ne l’a jamais vu. <br /><br />Bon, on s’y met ?<br /><br />Mais euh, on ne t’a rien dit ? C’est fait, Michael et moi l’avons écrite. Là, on fait la maquette pour l’envoyer à tout le monde.<br /><br />Ah bon ? <br /><br />Un moment suspendu. A-t-on tenu Stevie informé ou est-ce lui qui a oublié, ou bien tente-t-il de donner le change car il sait très bien qu’il a laissé tout le monde dans le vent pendant des semaines.<br /><br />Très bien ! dit-il. On fait la démo alors ?<br /><br />Le croirez-vous ? Il n’y a pas internet en 1985 mais trois jours plus tard, tous, de New York à San Francisco ont reçu la cassette et la partition. Cinquante exactement qui ont transité via un manager, un agent ou atterri directement dans les mains des artistes. Huey Lewis, déjà quelques tubes à son actif aux USA, même si son Power of Love ne sortira qu’en juin, découvre la chanson sur le lecteur cassette de son autoradio en sillonnant les rues de San Francisco et Bruce Springsteen sur sa tournée américaine qui se termine la veille de l’enregistrement. C’est sûr que ça va faire un tube, alors, ils seront bien là le jour J. Format atypique de plus de six minutes mais succès prodigieux, il y aura entre-temps une session d’enregistrement qui vaut son pesant de Story mais faute de temps, je vous la raconterai, dans cinq saisons, tenez, pour les 45 ans ! Car c’est sûr qu’elle tournera encore aussi souvent sur notre antenne. Faut-il le souligner, un tel panel d’artistes d’exception, ça n’arrive qu’une fois.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/164250616c5cde073c05718ce1712991.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il y a 40 ans, We are the World par USA for Africa (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-y-a-40-ans-we-are-the-world-par-usa-for-africa-episode-4--64949383</link><description><![CDATA[Il y a quarante ans exactement que sortait une chanson qui non seulement reste un des cinq singles les plus vendus de tous les temps mais a été l’élément déclencheur du plus prestigieux festival de tous les temps … Mais autant on a l’impression que tous les artistes se connaissent, dînent ensemble tous les midis, autant on ignore à quel point il n’est pas évident de les réunir le même jour et au même endroit. Et plus ils sont célèbres, plus c’est compliqué. Je dirais même que plus ils sont américains, plus c’est compliqué. Pour faire travailler ensemble Lionel Richie, Stevie Wonder et Michael Jackson, cela a été très facile. Il suffit déjà d’oublier Stevie Wonder, l’homme le plus sympa mais le plus injoignable du showbiz dans les années 80. Michael et Lionel sont amis depuis leurs débuts. Alors ils travaillent chez Michael, enfin, chez ses parents. Mais de manière un peu trop cool tant il est vrai qu’ils sont les deux artistes américains à vendre le plus de disques en ce moment.<br /><br />Mais les gars, vous vous rendez compte qu’on enregistre la semaine prochaine ? dit Quincy Jones qui a fait le déplacement.<br /><br />Quoi ?<br /><br />Oui, juste après la cérémonie des American Music Awards. Tout le monde sera là et on n’aura qu’une nuit !<br /><br />Cérémonie présentée, à la télé, en direct, par Lionel Richie. Imaginez le truc. Et donc la pression sur les épaules de Lionel et Michael. Car là, c’est le stress amplifié par la crainte que Quincy ne se retire du projet, faute de chanson valable. Alors, Lionel se met au piano et commence à jouer, il cherche, essaie des trucs et tout à coup Michael s’écrie : oui, c’est ça ! Comme par magie, ils tiennent le refrain et d’après les souvenirs de Lionel, c’est Michael qui trouve le We are the world. <br /><br />Quant au studio, l’équipe de Kregan a réservé le A&amp;M, celui de la célèbre firme de disques, pour sa situation et surtout sa qualité, mais attention ! Tout doit rester secret, ce qui, étant donné le nombre de personnes impliquées, est un casse-tête. Mais l’enjeu est énorme car le soir même, vu le nombre de journalistes présents en ville et la notoriété des artistes, si un Bob Dylan, Michael Jackson ou Prince se pointe et voit la foule devant la porte, ils passeront leur chemin et on pourra les oublier. Car non, il n’y a pas de contrat, c’est du caritatif, du bénévolat, et oui, jusqu’à la dernière minute, il n’y aura aucune garantie que ces stars seront bien là. Même Prince. Surtout Prince. Celui que tout le monde veut en 1985, Purple Rain oblige.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64949383</guid><pubDate>Thu, 20 Mar 2025 13:21:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64949383/315467_il_y_a_40_ans_we_are_the_world_par_usa_for_africa_episode_4.mp3" length="2629136" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a quarante ans exactement que sortait une chanson qui non seulement reste un des cinq singles les plus vendus de tous les temps mais a été l’élément déclencheur du plus prestigieux festival de tous les temps … Mais autant on a l’impression que...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a quarante ans exactement que sortait une chanson qui non seulement reste un des cinq singles les plus vendus de tous les temps mais a été l’élément déclencheur du plus prestigieux festival de tous les temps … Mais autant on a l’impression que tous les artistes se connaissent, dînent ensemble tous les midis, autant on ignore à quel point il n’est pas évident de les réunir le même jour et au même endroit. Et plus ils sont célèbres, plus c’est compliqué. Je dirais même que plus ils sont américains, plus c’est compliqué. Pour faire travailler ensemble Lionel Richie, Stevie Wonder et Michael Jackson, cela a été très facile. Il suffit déjà d’oublier Stevie Wonder, l’homme le plus sympa mais le plus injoignable du showbiz dans les années 80. Michael et Lionel sont amis depuis leurs débuts. Alors ils travaillent chez Michael, enfin, chez ses parents. Mais de manière un peu trop cool tant il est vrai qu’ils sont les deux artistes américains à vendre le plus de disques en ce moment.<br /><br />Mais les gars, vous vous rendez compte qu’on enregistre la semaine prochaine ? dit Quincy Jones qui a fait le déplacement.<br /><br />Quoi ?<br /><br />Oui, juste après la cérémonie des American Music Awards. Tout le monde sera là et on n’aura qu’une nuit !<br /><br />Cérémonie présentée, à la télé, en direct, par Lionel Richie. Imaginez le truc. Et donc la pression sur les épaules de Lionel et Michael. Car là, c’est le stress amplifié par la crainte que Quincy ne se retire du projet, faute de chanson valable. Alors, Lionel se met au piano et commence à jouer, il cherche, essaie des trucs et tout à coup Michael s’écrie : oui, c’est ça ! Comme par magie, ils tiennent le refrain et d’après les souvenirs de Lionel, c’est Michael qui trouve le We are the world. <br /><br />Quant au studio, l’équipe de Kregan a réservé le A&amp;M, celui de la célèbre firme de disques, pour sa situation et surtout sa qualité, mais attention ! Tout doit rester secret, ce qui, étant donné le nombre de personnes impliquées, est un casse-tête. Mais l’enjeu est énorme car le soir même, vu le nombre de journalistes présents en ville et la notoriété des artistes, si un Bob Dylan, Michael Jackson ou Prince se pointe et voit la foule devant la porte, ils passeront leur chemin et on pourra les oublier. Car non, il n’y a pas de contrat, c’est du caritatif, du bénévolat, et oui, jusqu’à la dernière minute, il n’y aura aucune garantie que ces stars seront bien là. Même Prince. Surtout Prince. Celui que tout le monde veut en 1985, Purple Rain oblige.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>165</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/164250616c5cde073c05718ce1712991.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il y a 40 ans, We are the World par USA for Africa (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-y-a-40-ans-we-are-the-world-par-usa-for-africa-episode-3--64949360</link><description><![CDATA[Début 1985, si on avait eu idée de ce qui se tramait à Los Angeles, on aurait été bien enthousiasmé par le projet ahurissant qui se montait. D’une part, dans la grande maison des Jackson, alors que le chimpanzé de Michael faisait des facéties, Lionel Richie tentait de trouver une mélodie sur le piano. Un truc pas simple entre le mainate qui imitait l’aboiement d’un chien et celui des parents de Michael qui lui répondait aussi sec. Et d’autre part, dans les bureaux de Ken Kragen, l’agent de Lionel Richie, tout le personnel était à la manœuvre pour réunir l’équipe de stars qui allait interpréter leur chanson, comme sur le disque des Britanniques qui n’arrêtait pas d’engranger les records … <br /><br />Mais quand tout Londres, de Phil Collins à Bono, en passant par Spandau Ballet et Sting, était venu en studio, tranquille, le seul dimanche de libre, réunir toutes ces stars américaines étaient un vrai casse-tête. Pour les convaincre, il suffisait de prononcer les noms de Michael Jackson, Quincy Jones, Lionel Richie et Stevie Wonder, auxquels Kragen avait ajouté le nom d’un autre de ses poulains, alors au sommet : Kenny Rogers. Et à une époque où le portable n’existe pas, il faut franchir le barrage des agents, conjoints et secrétaires à l’autre bout de la ligne fixe. Et puis, ces artistes ont la bougeotte : personne n’est au même endroit, à la même date. C’est infernal ! C’est alors que passe la pub télé annonçant la remise prochaine des American Music Awards et le casting de ceux qui y participeront : Prince, Madonna, Hall &amp; Oates, Cyndi Lauper et Diana Ross. Ils seront donc présents à Los Angeles, tous frais payés. Alors il faut contacter le producteur de l’émission pour qu’il soit de la partie. Chose faite, il n’y a plus qu’à travailler sur ceux qui ne seront pas présents. Et quand ils réussissent à convaincre Bruce Springsteen au top avec Born in the USA puis Bob Dylan, qui est n’est plus au top mais c’est une légende, il n’y a désormais plus aucun souci de casting.<br /><br />Le dernier souci est en fait, le plus gros, celui sur lequel tout repose : la chanson elle-même. Car on ne compte pas les grandes réunions de stars qui ont fait flop parce que le titre qu’ils ont interprété n’était pas terrible. Et bien, dix jours avant la date fatidique, ils ne sont encore nulle part. C’est vrai que Lionel Richie, avec sa tournée solo, et Michael Jackson, son Thriller, plus le nouvel album et la tournée des Jacksons tout juste derrière, avant son prochain album, ne manquent pas de travail. Alors chaque fois qu’ils se voient, ils ne sentent pas vraiment la nécessité de boucler la chanson. On règlera ça la prochaine fois. Sauf qu’aujourd’hui, un appel de Ken Kragen les ramène à la réalité : hé les gars, ce n’est pas seulement votre chanson, on a aussi Billy Joel, Paul Simon, Ray Charles et Tina Turner.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64949360</guid><pubDate>Wed, 19 Mar 2025 13:16:14 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64949360/315466_il_y_a_40_ans_we_are_the_world_par_usa_for_africa_episode_3.mp3" length="2988999" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Début 1985, si on avait eu idée de ce qui se tramait à Los Angeles, on aurait été bien enthousiasmé par le projet ahurissant qui se montait. D’une part, dans la grande maison des Jackson, alors que le chimpanzé de Michael faisait des facéties, Lionel...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Début 1985, si on avait eu idée de ce qui se tramait à Los Angeles, on aurait été bien enthousiasmé par le projet ahurissant qui se montait. D’une part, dans la grande maison des Jackson, alors que le chimpanzé de Michael faisait des facéties, Lionel Richie tentait de trouver une mélodie sur le piano. Un truc pas simple entre le mainate qui imitait l’aboiement d’un chien et celui des parents de Michael qui lui répondait aussi sec. Et d’autre part, dans les bureaux de Ken Kragen, l’agent de Lionel Richie, tout le personnel était à la manœuvre pour réunir l’équipe de stars qui allait interpréter leur chanson, comme sur le disque des Britanniques qui n’arrêtait pas d’engranger les records … <br /><br />Mais quand tout Londres, de Phil Collins à Bono, en passant par Spandau Ballet et Sting, était venu en studio, tranquille, le seul dimanche de libre, réunir toutes ces stars américaines étaient un vrai casse-tête. Pour les convaincre, il suffisait de prononcer les noms de Michael Jackson, Quincy Jones, Lionel Richie et Stevie Wonder, auxquels Kragen avait ajouté le nom d’un autre de ses poulains, alors au sommet : Kenny Rogers. Et à une époque où le portable n’existe pas, il faut franchir le barrage des agents, conjoints et secrétaires à l’autre bout de la ligne fixe. Et puis, ces artistes ont la bougeotte : personne n’est au même endroit, à la même date. C’est infernal ! C’est alors que passe la pub télé annonçant la remise prochaine des American Music Awards et le casting de ceux qui y participeront : Prince, Madonna, Hall &amp; Oates, Cyndi Lauper et Diana Ross. Ils seront donc présents à Los Angeles, tous frais payés. Alors il faut contacter le producteur de l’émission pour qu’il soit de la partie. Chose faite, il n’y a plus qu’à travailler sur ceux qui ne seront pas présents. Et quand ils réussissent à convaincre Bruce Springsteen au top avec Born in the USA puis Bob Dylan, qui est n’est plus au top mais c’est une légende, il n’y a désormais plus aucun souci de casting.<br /><br />Le dernier souci est en fait, le plus gros, celui sur lequel tout repose : la chanson elle-même. Car on ne compte pas les grandes réunions de stars qui ont fait flop parce que le titre qu’ils ont interprété n’était pas terrible. Et bien, dix jours avant la date fatidique, ils ne sont encore nulle part. C’est vrai que Lionel Richie, avec sa tournée solo, et Michael Jackson, son Thriller, plus le nouvel album et la tournée des Jacksons tout juste derrière, avant son prochain album, ne manquent pas de travail. Alors chaque fois qu’ils se voient, ils ne sentent pas vraiment la nécessité de boucler la chanson. On règlera ça la prochaine fois. Sauf qu’aujourd’hui, un appel de Ken Kragen les ramène à la réalité : hé les gars, ce n’est pas seulement votre chanson, on a aussi Billy Joel, Paul Simon, Ray Charles et Tina Turner.]]></itunes:summary><itunes:duration>187</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/164250616c5cde073c05718ce1712991.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il y a 40 ans, We are the World par USA for Africa (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-y-a-40-ans-we-are-the-world-par-usa-for-africa-episode-2--64949300</link><description><![CDATA[A deux jours de la Noël 1984, a lieu la conversation téléphonique qui enclenche définitivement le moment historique que s’apprête à vivre une décennie pourtant exceptionnellement créative et enthousiasmante. En effet, Lionel Richie, nouvelle star de la pop mondiale, est en discussion avec son agent Ken Kragen lui expliquant qu’en Europe, des rockers blancs sont en train de réaliser une vente de disques historique pour sauver des Africains de la famine. Et que le chanteur Harry Belafonte est venu lui dire que la communauté afro américaine ne peut pas être en reste. Alors, il a besoin de lui, et de sa notoriété. Lionel Richie va avoir besoin du plus grand des producteurs pour un challenge pareil car il s’agit non seulement de convaincre tout le pays d’acheter le disque mais aussi de tenir la comparaison avec la chanson des Britanniques. Et en 1984, le plus grand des grands se nomme Quincy Jones.<br /><br />Et donc, le lendemain soir, Lionel Richie vit la nuit, alors qu’ils roulent dans la limousine de Lionel, son manager propose d’utiliser son téléphone, autant vous dire que c’est une rareté à l’époque, pour appeler son ami Stevie Wonder. La raison est simple : pour écrire la chanson, Lionel Richie ne va disposer que de très peu de temps car il doit préparer la présentation des American Music Awards et surtout, sa première tournée en solo. Un enjeu considérable quand on sait le nombre de disques qu’il vend désormais. Stevie ne répond pas. Ils vont essayer de le joindre toute la nuit sans résultat mais ne s’en étonnent pas, Stevie se manage seul et met souvent des plombes avant de rappeler. McCartney l’a attendu vingt jours en studio avant d’enregistrer Ebony &amp; Ivory. Ah ? Ça sonne. Ce doit être lui ! Mais non, c’est Quincy Jones pour annoncer qu’il voit Michael Jackson le lendemain et qu’il va lui en parler.<br /><br />Lionel et Michael se connaissent depuis longtemps, depuis leurs débuts. Lionel a certes presque dix ans de plus que Michael mais le succès des Jackson Five, un groupe de gamins, avait été immédiat, aussi les Commodores, le groupe dont Lionel était le saxophoniste et second soliste, avait assuré la première partie de leur tournée au début des années 70. Et c’est vrai que les années d’adolescence sont importantes, fondatrices. Si je vous dis que la première destination du jeune Michael quand il a appris à conduire, a été de se rendre chez Lionel, vous avez compris les liens entre les deux hommes, en cette fin d’année 1984. Michael est alors au sommet avec les ventes démesurées de Thriller, et en plus de son duo avec McCartney, il participe à un single qui vient d’entrer dans les charts. Nouveau succès, à nouveau un truc à frissons mais bon, il va participer au projet de Lionel et Quincy, bien sûr. Et comme Stevie Wonder n’a toujours pas rappelé malgré des messages sur son répondeur, il propose à Lionel de commencer à écrire la chanson sans lui. <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64949300</guid><pubDate>Tue, 18 Mar 2025 13:11:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64949300/315465_la_story_de_sujet_episode_xx.mp3" length="3052528" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A deux jours de la Noël 1984, a lieu la conversation téléphonique qui enclenche définitivement le moment historique que s’apprête à vivre une décennie pourtant exceptionnellement créative et enthousiasmante. En effet, Lionel Richie, nouvelle star de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A deux jours de la Noël 1984, a lieu la conversation téléphonique qui enclenche définitivement le moment historique que s’apprête à vivre une décennie pourtant exceptionnellement créative et enthousiasmante. En effet, Lionel Richie, nouvelle star de la pop mondiale, est en discussion avec son agent Ken Kragen lui expliquant qu’en Europe, des rockers blancs sont en train de réaliser une vente de disques historique pour sauver des Africains de la famine. Et que le chanteur Harry Belafonte est venu lui dire que la communauté afro américaine ne peut pas être en reste. Alors, il a besoin de lui, et de sa notoriété. Lionel Richie va avoir besoin du plus grand des producteurs pour un challenge pareil car il s’agit non seulement de convaincre tout le pays d’acheter le disque mais aussi de tenir la comparaison avec la chanson des Britanniques. Et en 1984, le plus grand des grands se nomme Quincy Jones.<br /><br />Et donc, le lendemain soir, Lionel Richie vit la nuit, alors qu’ils roulent dans la limousine de Lionel, son manager propose d’utiliser son téléphone, autant vous dire que c’est une rareté à l’époque, pour appeler son ami Stevie Wonder. La raison est simple : pour écrire la chanson, Lionel Richie ne va disposer que de très peu de temps car il doit préparer la présentation des American Music Awards et surtout, sa première tournée en solo. Un enjeu considérable quand on sait le nombre de disques qu’il vend désormais. Stevie ne répond pas. Ils vont essayer de le joindre toute la nuit sans résultat mais ne s’en étonnent pas, Stevie se manage seul et met souvent des plombes avant de rappeler. McCartney l’a attendu vingt jours en studio avant d’enregistrer Ebony &amp; Ivory. Ah ? Ça sonne. Ce doit être lui ! Mais non, c’est Quincy Jones pour annoncer qu’il voit Michael Jackson le lendemain et qu’il va lui en parler.<br /><br />Lionel et Michael se connaissent depuis longtemps, depuis leurs débuts. Lionel a certes presque dix ans de plus que Michael mais le succès des Jackson Five, un groupe de gamins, avait été immédiat, aussi les Commodores, le groupe dont Lionel était le saxophoniste et second soliste, avait assuré la première partie de leur tournée au début des années 70. Et c’est vrai que les années d’adolescence sont importantes, fondatrices. Si je vous dis que la première destination du jeune Michael quand il a appris à conduire, a été de se rendre chez Lionel, vous avez compris les liens entre les deux hommes, en cette fin d’année 1984. Michael est alors au sommet avec les ventes démesurées de Thriller, et en plus de son duo avec McCartney, il participe à un single qui vient d’entrer dans les charts. Nouveau succès, à nouveau un truc à frissons mais bon, il va participer au projet de Lionel et Quincy, bien sûr. Et comme Stevie Wonder n’a toujours pas rappelé malgré des messages sur son répondeur, il propose à Lionel de commencer à écrire la chanson sans lui. <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/164250616c5cde073c05718ce1712991.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Il y a 40 ans, We are the World par USA for Africa (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/il-y-a-40-ans-we-are-the-world-par-usa-for-africa-episode-1--64933860</link><description><![CDATA[Nous sommes à la veille du réveillon de Noël 1984. L’année a été fabuleuse, spécialement à Los Angeles où grâce au succès historique d’une incroyable brochette d’artistes tels que Michael Jackson, Madonna, Bryan Adams ou Metallica, l’industrie du disque basée dans cette ville n’a jamais autant rapporté. Car oui, à Hollywood, Los Angeles, il y a désormais une autre industrie que le cinéma et la télé à faire recette : la musique. Ah je vous prie de croire que tout le monde commence à connaître le chemin du studio hollywoodien où Michael a enregistré Thriller. Et puis, c’est dans cette ville que, venu du grand nord des Etats-Unis, il a emménagé tout gamin, au début des années 70, avec sa famille. Il vit d’ailleurs toujours dans la même maison, avec ses parents. Bref, on ne compte plus les musiciens vivant à L.A., les ingénieurs du son, producteurs, surtout depuis l’époque récente, du disco, mais aussi les agents. Parmi eux, un certain Ken Kragen, 39 ans, se distingue de ses pairs en ce qu’il est lui-même devenu une vedette des médias. <br /><br />Et ce matin du 23 décembre, il reçoit dans ses bureaux la visite inattendue d’une véritable légende de la chanson populaire : Harry Belafonte. Si ce nom ne vous dit rien, pas de complexe, en 1984, Belafonte n’est plus connu que des militants des droits civiques dont il a été une des grandes figures, vingt ans plus tôt, quand il était, lui aussi, une star de la chanson établie depuis longtemps. Vous ne pouvez pas, ne pas connaître Banana Boat ni Try to remember. Et donc, si ce matin du 23 décembre, on serait curieux de savoir ce qu’aurait fait Ken Kragen, s’il avait su que cette poignée de main et accolade qu’il donne à Belafonte allait déboucher sur la seule chose pour laquelle finalement on parle toujours de lui.<br /><br /><ul><li>As-tu entendu ce que les Britanniques viennent de sortir pour sauver des vies en Afrique ?</li></ul>Bien sûr qu’il est au courant, c’est actuellement la vente du siècle en Europe. Mais l’Amérique est loin et on en parle assez peu. Et bien ?<br /><br /><ul><li>Et bien je voudrais qu’on reprenne l’idée de Bob Geldof et qu’on réunisse les plus grandes stars des Etats-Unis pour un concert. Comme tu es le manager de deux des plus grandes, tu me vois me tenir devant toi.</li></ul>C’est donc en cette journée que Ken Kragen appelle l’artiste qui lui doit tout. Celui à qui il a dit trois ans plus tôt, alors qu’il s’apprête à quitter un des groupes les plus populaires des Etats-Unis : ton problème, c’est que le public connaît tes chansons mais pas ton nom. Je m’en occupe ! Et après deux albums solos triomphaux dont le second à l’échelle de la planète, Lionel Richie reçoit un appel de son manager qui lui dit avoir besoin de lui.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64933860</guid><pubDate>Mon, 17 Mar 2025 13:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64933860/315390_il_y_a_40_ans_we_are_the_world_par_usa_for_africa_episode_1.mp3" length="3077606" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à la veille du réveillon de Noël 1984. L’année a été fabuleuse, spécialement à Los Angeles où grâce au succès historique d’une incroyable brochette d’artistes tels que Michael Jackson, Madonna, Bryan Adams ou Metallica, l’industrie du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à la veille du réveillon de Noël 1984. L’année a été fabuleuse, spécialement à Los Angeles où grâce au succès historique d’une incroyable brochette d’artistes tels que Michael Jackson, Madonna, Bryan Adams ou Metallica, l’industrie du disque basée dans cette ville n’a jamais autant rapporté. Car oui, à Hollywood, Los Angeles, il y a désormais une autre industrie que le cinéma et la télé à faire recette : la musique. Ah je vous prie de croire que tout le monde commence à connaître le chemin du studio hollywoodien où Michael a enregistré Thriller. Et puis, c’est dans cette ville que, venu du grand nord des Etats-Unis, il a emménagé tout gamin, au début des années 70, avec sa famille. Il vit d’ailleurs toujours dans la même maison, avec ses parents. Bref, on ne compte plus les musiciens vivant à L.A., les ingénieurs du son, producteurs, surtout depuis l’époque récente, du disco, mais aussi les agents. Parmi eux, un certain Ken Kragen, 39 ans, se distingue de ses pairs en ce qu’il est lui-même devenu une vedette des médias. <br /><br />Et ce matin du 23 décembre, il reçoit dans ses bureaux la visite inattendue d’une véritable légende de la chanson populaire : Harry Belafonte. Si ce nom ne vous dit rien, pas de complexe, en 1984, Belafonte n’est plus connu que des militants des droits civiques dont il a été une des grandes figures, vingt ans plus tôt, quand il était, lui aussi, une star de la chanson établie depuis longtemps. Vous ne pouvez pas, ne pas connaître Banana Boat ni Try to remember. Et donc, si ce matin du 23 décembre, on serait curieux de savoir ce qu’aurait fait Ken Kragen, s’il avait su que cette poignée de main et accolade qu’il donne à Belafonte allait déboucher sur la seule chose pour laquelle finalement on parle toujours de lui.<br /><br /><ul><li>As-tu entendu ce que les Britanniques viennent de sortir pour sauver des vies en Afrique ?</li></ul>Bien sûr qu’il est au courant, c’est actuellement la vente du siècle en Europe. Mais l’Amérique est loin et on en parle assez peu. Et bien ?<br /><br /><ul><li>Et bien je voudrais qu’on reprenne l’idée de Bob Geldof et qu’on réunisse les plus grandes stars des Etats-Unis pour un concert. Comme tu es le manager de deux des plus grandes, tu me vois me tenir devant toi.</li></ul>C’est donc en cette journée que Ken Kragen appelle l’artiste qui lui doit tout. Celui à qui il a dit trois ans plus tôt, alors qu’il s’apprête à quitter un des groupes les plus populaires des Etats-Unis : ton problème, c’est que le public connaît tes chansons mais pas ton nom. Je m’en occupe ! Et après deux albums solos triomphaux dont le second à l’échelle de la planète, Lionel Richie reçoit un appel de son manager qui lui dit avoir besoin de lui.]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/164250616c5cde073c05718ce1712991.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/que-reste-t-il-de-serge-gainsbourg-episode-5--64786912</link><description><![CDATA[Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? Que reste-t-il de ce soir du premier mars 1991 où il sort au restaurant avec sa fille Charlotte mais aussi Bambou, sa compagne, l’officielle depuis le départ de Jane, la mère de son fils Lulu mais avec qui il n’a jamais vécu. Deux des femmes de sa vie pour une dernière soirée au climat pesant ; Serge n’a jamais été un grand mangeur mais là, il est vraiment au bout du rouleau. Tout le monde est mal malgré les paroles rassurantes qu’il murmure.<br /><br />Mais bien sûr que tout va bien, s’énerve encore Serge le lendemain matin au téléphone ; enfin il s’énerve gentiment, il l’adore son Fulbert, son assistant, merveilleux de sollicitude et excellent cuisinier, au demeurant. Serge raccroche, marque un temps puis reprend le cornet pour donner le plus improbable des coups de fil, à sa première femme, Lise. Il parle un bon moment avec celle qui n’aura connu que ses années de peintre incompris, de prof de dessin et de pianiste de bar ; ils ont divorcé en 1957, une éternité et pourtant, le dernier appel sera pour elle. Serge raccroche puis traverse péniblement son salon pour la toute dernière fois afin de rejoindre sa chambre. Il a toujours sur l’estomac le verre de Porto qu’il a pris la veille au soir au restaurant. Il n’aurait pas dû. Serge s’assied sur son lit pour une sieste. Il veut être en forme tout à l’heure pour transcrire le texte des chansons de son prochain CD qu’il a enregistré sur son dictaphone. Vers 23.30 pourtant, des pompiers défoncent la porte d’entrée de son domicile mais Serge n’entend rien, il ne se fâche pas sur ces importuns qui déplacent ses objets savamment agencés dans son musée particulier, comme il l’avait fait quelques années plus tôt sur Coluche et ses amis quand ils avaient dégagé la table de salle à manger pour le dîner.<br /><br />Non, Serge n’est plus avec nous quand on le transporte vers l’ambulance dont les lumières éclairent par intermittence le visage des badauds et des deux mères de ses enfants qui vont passer la nuit dans la maison. Quelle tristesse de devoir quitter la scène en plein spectacle, ces années 90 commençaient si bien avec le triomphe de sa double compilation CD qui donnait enfin à des vieux titres comme La Javanaise la notoriété et la reconnaissance qu’ils n’avaient pas rencontrés au début des années 60. Mais que voulez-vous, ainsi va la vie, ou plutôt la mort. Demain ce sera le choc pour ce public qui l’a tant célébré ou haï ces dix dernières années. <br /><br />Et dans quelques jours sortira un nouveau single, un remix, dont Serge était très content, un tube en puissance qui, on aimerait le croire, montre à quel point les grands artistes savent soigner leur sortie de scène.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64786912</guid><pubDate>Fri, 14 Mar 2025 10:47:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64786912/314698_que_reste_t_il_de_serge_gainsbourg_episode_5.mp3" length="2857760" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? Que reste-t-il de ce soir du premier mars 1991 où il sort au restaurant avec sa fille Charlotte mais aussi Bambou, sa compagne, l’officielle depuis le départ de Jane, la mère de son fils Lulu mais avec qui il n’a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? Que reste-t-il de ce soir du premier mars 1991 où il sort au restaurant avec sa fille Charlotte mais aussi Bambou, sa compagne, l’officielle depuis le départ de Jane, la mère de son fils Lulu mais avec qui il n’a jamais vécu. Deux des femmes de sa vie pour une dernière soirée au climat pesant ; Serge n’a jamais été un grand mangeur mais là, il est vraiment au bout du rouleau. Tout le monde est mal malgré les paroles rassurantes qu’il murmure.<br /><br />Mais bien sûr que tout va bien, s’énerve encore Serge le lendemain matin au téléphone ; enfin il s’énerve gentiment, il l’adore son Fulbert, son assistant, merveilleux de sollicitude et excellent cuisinier, au demeurant. Serge raccroche, marque un temps puis reprend le cornet pour donner le plus improbable des coups de fil, à sa première femme, Lise. Il parle un bon moment avec celle qui n’aura connu que ses années de peintre incompris, de prof de dessin et de pianiste de bar ; ils ont divorcé en 1957, une éternité et pourtant, le dernier appel sera pour elle. Serge raccroche puis traverse péniblement son salon pour la toute dernière fois afin de rejoindre sa chambre. Il a toujours sur l’estomac le verre de Porto qu’il a pris la veille au soir au restaurant. Il n’aurait pas dû. Serge s’assied sur son lit pour une sieste. Il veut être en forme tout à l’heure pour transcrire le texte des chansons de son prochain CD qu’il a enregistré sur son dictaphone. Vers 23.30 pourtant, des pompiers défoncent la porte d’entrée de son domicile mais Serge n’entend rien, il ne se fâche pas sur ces importuns qui déplacent ses objets savamment agencés dans son musée particulier, comme il l’avait fait quelques années plus tôt sur Coluche et ses amis quand ils avaient dégagé la table de salle à manger pour le dîner.<br /><br />Non, Serge n’est plus avec nous quand on le transporte vers l’ambulance dont les lumières éclairent par intermittence le visage des badauds et des deux mères de ses enfants qui vont passer la nuit dans la maison. Quelle tristesse de devoir quitter la scène en plein spectacle, ces années 90 commençaient si bien avec le triomphe de sa double compilation CD qui donnait enfin à des vieux titres comme La Javanaise la notoriété et la reconnaissance qu’ils n’avaient pas rencontrés au début des années 60. Mais que voulez-vous, ainsi va la vie, ou plutôt la mort. Demain ce sera le choc pour ce public qui l’a tant célébré ou haï ces dix dernières années. <br /><br />Et dans quelques jours sortira un nouveau single, un remix, dont Serge était très content, un tube en puissance qui, on aimerait le croire, montre à quel point les grands artistes savent soigner leur sortie de scène.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>179</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a458dea3c8ab08f3c6b376eed9c233a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/que-reste-t-il-de-serge-gainsbourg-episode-4--64786894</link><description><![CDATA[Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? C’est vrai que quelques anecdotes sont passées dans le domaine public. Le seul problème c’est que beaucoup de chroniqueurs reprennent toujours les mêmes, alors que reste-t-il de cette histoire incroyable ? <br /><br />Un an après le Grand Prix Eurovision avec France Gall, Gainsbourg gagne enfin convenablement sa vie en droits d’auteur. Mais bon, les albums qu’il sort sous son nom continuent à ne pas bien se vendre. 20.000 pour Gainsbourg à côté des 800.000 de Johnny, ça fait une sacrée différence pour deux artistes qui sont aussi présents dans les médias. La spécialité de Gainsbourg, ce sont les émissions de variétés mises en scène, genre Carpentier ou Sacha Distel. Serge n’a en effet pas son pareil pour imaginer des sketchs souvent drôles, parfois pathétiques auxquels tout le monde se prête. <br /><br />Et puis, il y a le cinéma où il n’arrête pas de tourner. Oh pas des grands films mais il a un style, alors ce n’est pas désagréable à regarder. Ainsi en août 1966, il est à l’affiche d’Estouffade à la Caraïbe, un polar nanar où il donne pourtant la réplique à Jean Seberg, l’inoubliable partenaire de Belmondo d’A bout de souffle. Le dernier soir des six semaines de tournage en Colombie, Gainsbourg dîne dans un restaurant où après avoir allumé une cigarette, il jette une allumette distraitement par-dessus son épaule. Celle-ci atterrit dans une décoration de plantes séchées et met le feu à l’établissement en quelques secondes. Sorti en courant avec le personnel et la clientèle, il regarde flamber l’établissement en s’exclamant, C’est moi qui ai fait ça ? Pas fier et inquiet de ce qui pourrait lui arriver en ces contrées lointaines et incertaines, Gainsbourg passe sa dernière nuit latino-américaine non pas à son hôtel mais chez une prostituée.<br /><br />Et lorsque le lendemain il vient reprendre sa valise avant de filer à l’aéroport, des policiers l’attendent et l’emmènent au poste. Le producteur du film flairant la catastrophe, lui envoie un avocat genre « Bourbon &amp; costume blanc » comme on n’en voit que dans les films noirs américains des années 40.<br /><br />- Un conseil : niez tout en bloc. Ce n’est pas vous qui avez jeté l’allumette puisque vous n’avez pas fumé.<br /><br />Serge Gainsbourg ment donc mais souffre le martyr durant les treize heures d’interrogatoires, de voir les policiers griller cigarette sur cigarette. Mais il ne bronche pas.<br /><br />Finalement, la production du film paie les dégâts et Gainsbourg est libéré. Au moment de quitter le bureau de police, un officier lui tend son paquet de cigarettes : Serge en prend une aussi sec.<br /><br />-  Vous voyez que vous fumez !<br /><br />Et Gainsbourg de répondre avec ce demi-sourire, qu’il a légué à sa fille :<br /><br />- J’ai dit que je n'avais pas fumé mais je n’ai jamais dit que je ne fumais pas.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64786894</guid><pubDate>Thu, 13 Mar 2025 10:44:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64786894/314697_que_reste_t_il_de_serge_gainsbourg_episode_4.mp3" length="2980222" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? C’est vrai que quelques anecdotes sont passées dans le domaine public. Le seul problème c’est que beaucoup de chroniqueurs reprennent toujours les mêmes, alors que reste-t-il de cette histoire incroyable ? 

Un an...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? C’est vrai que quelques anecdotes sont passées dans le domaine public. Le seul problème c’est que beaucoup de chroniqueurs reprennent toujours les mêmes, alors que reste-t-il de cette histoire incroyable ? <br /><br />Un an après le Grand Prix Eurovision avec France Gall, Gainsbourg gagne enfin convenablement sa vie en droits d’auteur. Mais bon, les albums qu’il sort sous son nom continuent à ne pas bien se vendre. 20.000 pour Gainsbourg à côté des 800.000 de Johnny, ça fait une sacrée différence pour deux artistes qui sont aussi présents dans les médias. La spécialité de Gainsbourg, ce sont les émissions de variétés mises en scène, genre Carpentier ou Sacha Distel. Serge n’a en effet pas son pareil pour imaginer des sketchs souvent drôles, parfois pathétiques auxquels tout le monde se prête. <br /><br />Et puis, il y a le cinéma où il n’arrête pas de tourner. Oh pas des grands films mais il a un style, alors ce n’est pas désagréable à regarder. Ainsi en août 1966, il est à l’affiche d’Estouffade à la Caraïbe, un polar nanar où il donne pourtant la réplique à Jean Seberg, l’inoubliable partenaire de Belmondo d’A bout de souffle. Le dernier soir des six semaines de tournage en Colombie, Gainsbourg dîne dans un restaurant où après avoir allumé une cigarette, il jette une allumette distraitement par-dessus son épaule. Celle-ci atterrit dans une décoration de plantes séchées et met le feu à l’établissement en quelques secondes. Sorti en courant avec le personnel et la clientèle, il regarde flamber l’établissement en s’exclamant, C’est moi qui ai fait ça ? Pas fier et inquiet de ce qui pourrait lui arriver en ces contrées lointaines et incertaines, Gainsbourg passe sa dernière nuit latino-américaine non pas à son hôtel mais chez une prostituée.<br /><br />Et lorsque le lendemain il vient reprendre sa valise avant de filer à l’aéroport, des policiers l’attendent et l’emmènent au poste. Le producteur du film flairant la catastrophe, lui envoie un avocat genre « Bourbon &amp; costume blanc » comme on n’en voit que dans les films noirs américains des années 40.<br /><br />- Un conseil : niez tout en bloc. Ce n’est pas vous qui avez jeté l’allumette puisque vous n’avez pas fumé.<br /><br />Serge Gainsbourg ment donc mais souffre le martyr durant les treize heures d’interrogatoires, de voir les policiers griller cigarette sur cigarette. Mais il ne bronche pas.<br /><br />Finalement, la production du film paie les dégâts et Gainsbourg est libéré. Au moment de quitter le bureau de police, un officier lui tend son paquet de cigarettes : Serge en prend une aussi sec.<br /><br />-  Vous voyez que vous fumez !<br /><br />Et Gainsbourg de répondre avec ce demi-sourire, qu’il a légué à sa fille :<br /><br />- J’ai dit que je n'avais pas fumé mais je n’ai jamais dit que je ne fumais pas.]]></itunes:summary><itunes:duration>187</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a458dea3c8ab08f3c6b376eed9c233a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/que-reste-t-il-de-serge-gainsbourg-episode-3--64786885</link><description><![CDATA[On voit encore parfois passer sur les réseaux des extraits vidéos de ses dérapages télévisuels, on entend encore des reprises, hommages rendus par de jeunes artistes, il fait jeu égal avec Johnny Hallyday en streaming, mais que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? <br /><br />Et bien quelque chose d’exceptionnel, vous le savez, sa maison dans laquelle rien n’a bougé depuis cette triste nuit où les pompiers l’ont emmené. Vide et inhabitée durant des décennies, elle est aujourd’hui devenue un musée où nombreux sont ceux à être pris d’une vive émotion en la visitant, alors, imaginez que nous soyons, par miracle, projetés dans les années 70. Il fait nuit, bientôt le matin, quand une silhouette titubante s’arrête devant le 5bis de la rue de Verneuil. Oui, Serge Gainsbourg rentre chez lui, encore beurré comme une tartine. Il foulle ses poches à la recherche de ses clés mais où les a-t-il mises ? Il ne les a quand même pas oubliées sur la table de ce bar, dont il ignore le nom ? Ou sur la banquette arrière du taxi ? Ah non, les voilà. Maintenant, le plus dur : la bonne trajectoire vers la serrure sans laisser tomber le trousseau. Le voilà dans la place, sans faire de bruit, pour ne pas réveiller les filles. Serge a promis à Jane, rentrée bien avant lui, d’être de retour avant le matin et il a tenu parole, hein ? Alors ce dernier verre de Bordeaux qu’il se sert, il l’a bien mérité. Et là, l’inspiration lui vient, il se dirige vers le piano et joue doucement la musique qui lui trotte dans la tête, un truc sorti de la brume, comme son taxi se garant débouchant des quais de Seine vers ce qui est depuis presque cinq ans, le domicile des Gainsbourg.<br /><br />Mais joue-t-il de plus en plus fort sans le remarquer ? Toujours est-il que Jane descend et l’engueule. N’est-il pas fou de jouer à une heure pareille ? Il va réveiller Charlotte et puis, elle se lève tôt pour partir en tournage. Serge s’étonne, il a promis de rentrer avant que les gamines se lèvent, pas de se coucher. D’accord, il fait du bruit mais c’est la musique, c’est son métier, on ne peut pas transiger là-dessus. Le ton monte, c’est l’engueulade, une de plus, Jane ne supporte plus sa vie de bâton de chaise, ses copains douteux, sa frénésie à boire jusqu’au bout de la nuit alors qu’il a une vie de famille heureuse. Elle part se réfugier dans la chambre des poupées, cette pièce pour où elle a réuni ses objets personnels car il n’y a pas de place ailleurs, toute la scénographie a été étudiée comme dans un musée. <br /><br />Quand Serge ouvre un œil vers 13 heures, la maison est calme et vide. Il descend dans la cuisine, se sert un verre puis allume la télé pour regarder les infos. Mais quand la petite douleur qu’il ressent depuis un moment devient persistante, il reconnaît les symptômes dont tant de médecins inquiets de sa consommation d'alcool et tabac lui ont parlé. Juste encore assez de contrôle pour téléphoner, Serge appelle un des rares numéros qu’il connaît par cœur : sa Maison de disques. Quelques minutes plus tard, des urgentistes arrivent chez lui, il a bien fait une attaque, il faut qu’on l’emmène à l’hôpital. Deux secondes dit Serge qui tient à son image : une couverture Hermès et un sac Vuitton pour ses affaires dont plusieurs paquets de Gitane. Ce soir, il va se réconcilier avec Jane et l’écrire, cette fameuse chanson !<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64786885</guid><pubDate>Wed, 12 Mar 2025 10:42:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64786885/314696_que_reste_t_il_de_serge_gainsbourg_episode_3.mp3" length="3363908" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On voit encore parfois passer sur les réseaux des extraits vidéos de ses dérapages télévisuels, on entend encore des reprises, hommages rendus par de jeunes artistes, il fait jeu égal avec Johnny Hallyday en streaming, mais que reste-t-il de Serge...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On voit encore parfois passer sur les réseaux des extraits vidéos de ses dérapages télévisuels, on entend encore des reprises, hommages rendus par de jeunes artistes, il fait jeu égal avec Johnny Hallyday en streaming, mais que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? <br /><br />Et bien quelque chose d’exceptionnel, vous le savez, sa maison dans laquelle rien n’a bougé depuis cette triste nuit où les pompiers l’ont emmené. Vide et inhabitée durant des décennies, elle est aujourd’hui devenue un musée où nombreux sont ceux à être pris d’une vive émotion en la visitant, alors, imaginez que nous soyons, par miracle, projetés dans les années 70. Il fait nuit, bientôt le matin, quand une silhouette titubante s’arrête devant le 5bis de la rue de Verneuil. Oui, Serge Gainsbourg rentre chez lui, encore beurré comme une tartine. Il foulle ses poches à la recherche de ses clés mais où les a-t-il mises ? Il ne les a quand même pas oubliées sur la table de ce bar, dont il ignore le nom ? Ou sur la banquette arrière du taxi ? Ah non, les voilà. Maintenant, le plus dur : la bonne trajectoire vers la serrure sans laisser tomber le trousseau. Le voilà dans la place, sans faire de bruit, pour ne pas réveiller les filles. Serge a promis à Jane, rentrée bien avant lui, d’être de retour avant le matin et il a tenu parole, hein ? Alors ce dernier verre de Bordeaux qu’il se sert, il l’a bien mérité. Et là, l’inspiration lui vient, il se dirige vers le piano et joue doucement la musique qui lui trotte dans la tête, un truc sorti de la brume, comme son taxi se garant débouchant des quais de Seine vers ce qui est depuis presque cinq ans, le domicile des Gainsbourg.<br /><br />Mais joue-t-il de plus en plus fort sans le remarquer ? Toujours est-il que Jane descend et l’engueule. N’est-il pas fou de jouer à une heure pareille ? Il va réveiller Charlotte et puis, elle se lève tôt pour partir en tournage. Serge s’étonne, il a promis de rentrer avant que les gamines se lèvent, pas de se coucher. D’accord, il fait du bruit mais c’est la musique, c’est son métier, on ne peut pas transiger là-dessus. Le ton monte, c’est l’engueulade, une de plus, Jane ne supporte plus sa vie de bâton de chaise, ses copains douteux, sa frénésie à boire jusqu’au bout de la nuit alors qu’il a une vie de famille heureuse. Elle part se réfugier dans la chambre des poupées, cette pièce pour où elle a réuni ses objets personnels car il n’y a pas de place ailleurs, toute la scénographie a été étudiée comme dans un musée. <br /><br />Quand Serge ouvre un œil vers 13 heures, la maison est calme et vide. Il descend dans la cuisine, se sert un verre puis allume la télé pour regarder les infos. Mais quand la petite douleur qu’il ressent depuis un moment devient persistante, il reconnaît les symptômes dont tant de médecins inquiets de sa consommation d'alcool et tabac lui ont parlé. Juste encore assez de contrôle pour téléphoner, Serge appelle un des rares numéros qu’il connaît par cœur : sa Maison de disques. Quelques minutes plus tard, des urgentistes arrivent chez lui, il a bien fait une attaque, il faut qu’on l’emmène à l’hôpital. Deux secondes dit Serge qui tient à son image : une couverture Hermès et un sac Vuitton pour ses affaires dont plusieurs paquets de Gitane. Ce soir, il va se réconcilier avec Jane et l’écrire, cette fameuse chanson !<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a458dea3c8ab08f3c6b376eed9c233a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/que-reste-t-il-de-serge-gainsbourg-episode-2--64786875</link><description><![CDATA[Près d’un siècle plus tard, quel souvenir reste-t-il de ce jeune et timide garçon qui du haut de ses 9 – 10 ans, tétanisé sur ce trottoir du 9ème arrondissement de Paris. Mettez-vous à sa place, il croise en revenant de l’école, la grande et très imposante Fréhel, une des plus grandes stars de la chanson populaire. Et elle est là, sur le trottoir, devant chez elle, en peignoir avec ses chiens sur les bras.<br /><br />- Tu es sage et tu travailles bien à l’école, je vois.<br /><br />Ah oui, Serge est tellement fier de la croix d’honneur des bons élèves qu’il a fait coudre sur son tablier, ignorant que bientôt on lui collera une étoile jaune à la place. Mais au lieu de passer son chemin, Fréhel lui passe la main dans les cheveux et lui dit :<br /><br />- Viens, je te paye un verre.<br /><br />Voilà l’interprète de La Java bleue qui s’attable à une terrasse, commande un ballon de rouge pour elle et un diabolo-menthe avec une tartelette aux cerises pour le p’tit.<br /><br />- Comment tu t’appelles ?<br /><br />- Serge, Madame, répond le gamin dans un souffle de timidité et de confusion.<br /><br />- Serge comment ? <br /><br />- Serge Ginsburg.<br /><br />- Et bien mon petit Serge, je bois à ta santé et à ton avenir, car tu deviendras grand.<br /><br />- T’es prêt, Serge ? <br /><br />La voix de l’ingénieur du son qui résonne dans le haut-parleur de la cabine, tire Gainsbourg de sa rêverie, de ce souvenir de sa première rencontre avec le show business qui lui a ouvert le rêve de devenir artiste. Serge voulait dessiner puis peindre. Vingt ans plus tard, il est chanteur et musicien. Gainsbourg a en effet à son actif plus de vinyles gravés et d’heures passées à jouer du piano bar, comme son père, que de toiles. Certes en 1958, il est passé quelques fois à la télévision avec son Poinçonneur des lilas. Mais le disque ne s’est pas vendu : 2.000 exemplaires, tout comme le 25 cm suivant d’ailleurs. On le trouve mauvais chanteur, sans voix et laid. Fréhel s’est trompée. Jamais je ne deviendrai grand dans la chanson qui n’est qu’un art mineur, comme dit mon père.<br /><br />- On y est ?<br /><br />Serge enregistre alors la chanson qu’il a composée pour un film, SA première musique de film. Et là, miracle, sa chanson fait un tube : 100.000 exemplaires vendus en 1960, Serge en a le vertige. Dans un night-club, il croise la star Pier Angeli, ex-fiancée déjà mythique de Kirk Douglas et James Dean. Cette magnifique femme de 27 ans lui écrit sur un morceau de papier : J’adore “L’eau à la bouche”, ça me donne L’eau à la bouche. Serge gardera en souvenir cette première page d’une histoire qui va le lier aux plus belles femmes de ce monde et même des imaginaires.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64786875</guid><pubDate>Tue, 11 Mar 2025 10:39:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64786875/314695_que_reste_t_il_de_serge_gainsbourg_episode_2.mp3" length="2811784" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Près d’un siècle plus tard, quel souvenir reste-t-il de ce jeune et timide garçon qui du haut de ses 9 – 10 ans, tétanisé sur ce trottoir du 9ème arrondissement de Paris. Mettez-vous à sa place, il croise en revenant de l’école, la grande et très...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Près d’un siècle plus tard, quel souvenir reste-t-il de ce jeune et timide garçon qui du haut de ses 9 – 10 ans, tétanisé sur ce trottoir du 9ème arrondissement de Paris. Mettez-vous à sa place, il croise en revenant de l’école, la grande et très imposante Fréhel, une des plus grandes stars de la chanson populaire. Et elle est là, sur le trottoir, devant chez elle, en peignoir avec ses chiens sur les bras.<br /><br />- Tu es sage et tu travailles bien à l’école, je vois.<br /><br />Ah oui, Serge est tellement fier de la croix d’honneur des bons élèves qu’il a fait coudre sur son tablier, ignorant que bientôt on lui collera une étoile jaune à la place. Mais au lieu de passer son chemin, Fréhel lui passe la main dans les cheveux et lui dit :<br /><br />- Viens, je te paye un verre.<br /><br />Voilà l’interprète de La Java bleue qui s’attable à une terrasse, commande un ballon de rouge pour elle et un diabolo-menthe avec une tartelette aux cerises pour le p’tit.<br /><br />- Comment tu t’appelles ?<br /><br />- Serge, Madame, répond le gamin dans un souffle de timidité et de confusion.<br /><br />- Serge comment ? <br /><br />- Serge Ginsburg.<br /><br />- Et bien mon petit Serge, je bois à ta santé et à ton avenir, car tu deviendras grand.<br /><br />- T’es prêt, Serge ? <br /><br />La voix de l’ingénieur du son qui résonne dans le haut-parleur de la cabine, tire Gainsbourg de sa rêverie, de ce souvenir de sa première rencontre avec le show business qui lui a ouvert le rêve de devenir artiste. Serge voulait dessiner puis peindre. Vingt ans plus tard, il est chanteur et musicien. Gainsbourg a en effet à son actif plus de vinyles gravés et d’heures passées à jouer du piano bar, comme son père, que de toiles. Certes en 1958, il est passé quelques fois à la télévision avec son Poinçonneur des lilas. Mais le disque ne s’est pas vendu : 2.000 exemplaires, tout comme le 25 cm suivant d’ailleurs. On le trouve mauvais chanteur, sans voix et laid. Fréhel s’est trompée. Jamais je ne deviendrai grand dans la chanson qui n’est qu’un art mineur, comme dit mon père.<br /><br />- On y est ?<br /><br />Serge enregistre alors la chanson qu’il a composée pour un film, SA première musique de film. Et là, miracle, sa chanson fait un tube : 100.000 exemplaires vendus en 1960, Serge en a le vertige. Dans un night-club, il croise la star Pier Angeli, ex-fiancée déjà mythique de Kirk Douglas et James Dean. Cette magnifique femme de 27 ans lui écrit sur un morceau de papier : J’adore “L’eau à la bouche”, ça me donne L’eau à la bouche. Serge gardera en souvenir cette première page d’une histoire qui va le lier aux plus belles femmes de ce monde et même des imaginaires.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a458dea3c8ab08f3c6b376eed9c233a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/que-reste-t-il-de-serge-gainsbourg-episode-1--64786864</link><description><![CDATA[Paris, Rive Gauche, une rue étroite à deux pas de la Seine, perdue entre le musée d’Orsay et les Deux Magots, reçoit depuis quelque temps la visite de touristes qui se rendent dans un musée situé au 5bis, rue de Verneuil, une longue maison en rez-de-chaussée, contrastant avec les nombreux étages de ses voisines. Et malgré une activité revenue après trente années d'abandon, la façade dégage encore une infinie tristesse car c’est ici que durant deux décennies, entre 1968 et 1991, Serge Gainsbourg a vécu et forgé sa légende. Il faut dire que rien n’ayant bougé depuis cette triste nuit où son propriétaire nous a quittés, on ne peut s’empêcher de penser aux derniers moments de solitude qu’il y a vécus au temps où il était la plus grande star de la chanson française. Interprète atypique, prodigieux auteur et compositeur devenu provocateur cathodique, noctambule notoire, compagnon de nymphes et collectionneur de disques d’or, Serge Gainsbourg est et reste un personnage d’exception qui, longtemps après sa mort, ne laisse encore et toujours personne indifférent. Il est vrai que de son vivant, Gainsbourg avait fait des médias son champ de bataille. Un artiste complet qui a utilisé son talent de plasticien pour créer de ses pinceaux un personnage sur une toile qui n’a jamais déteint. Mais aujourd’hui, que reste-t-il de lui dans ces lieux, dans le Paris qu’il aimait ?<br /><br />Il y a bien des années, Serge Gainsbourg amassait les millions, les TOP 50, les tournées triomphales. Tout ce qu’il touchait, quelques mots griffonnés sur un bout de papier qu’il donnait à chanter, à des femmes de préférence, se transformait en or. Tout le monde en parlait au point que souvent, le compositeur des chansons dont il n’écrivait que le texte disparaissait derrière lui. Ainsi de Franck Langolff qui a quand même, il faut le savoir, créé la musique de Tandem, le succès inattendu de Vanessa Paradis, nous sommes alors en 1990. Une Vanessa très intimidée qui vient lui rendre visite, justement dans cette maison devenue un musée ; rendez-vous dans l’espoir qu’il écrive pour elle. Il faut dire que la maison a de quoi impressionner ; la décoration intérieure que Gainsbourg a façonnée au fil du temps est une véritable œuvre d’art. Alors ne touchez à rien, surtout ne déplacez rien, il ne le supporte pas. La seule chose qu’il amortit vraiment c’est son téléphone dont il décroche et raccroche le cornet à tout bout-de-champ tellement il redoute qu’on ne sache pas le joindre. Est-ce l’aveu silencieux qu’il se sent seul malgré les va-et-vient incessants de sa gentille cour tout au long du jour ou la crainte de rater une demande d’interview ? Il faut dire qu’avec la sortie de sa double compile CD qui se vend à la pelle, public et médias découvrent un ancien répertoire à côté duquel ils étaient passés.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64786864</guid><pubDate>Mon, 10 Mar 2025 10:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64786864/314694_que_reste_t_il_de_serge_gainsbourg_episode_1.mp3" length="2892868" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Paris, Rive Gauche, une rue étroite à deux pas de la Seine, perdue entre le musée d’Orsay et les Deux Magots, reçoit depuis quelque temps la visite de touristes qui se rendent dans un musée situé au 5bis, rue de Verneuil, une longue maison en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Paris, Rive Gauche, une rue étroite à deux pas de la Seine, perdue entre le musée d’Orsay et les Deux Magots, reçoit depuis quelque temps la visite de touristes qui se rendent dans un musée situé au 5bis, rue de Verneuil, une longue maison en rez-de-chaussée, contrastant avec les nombreux étages de ses voisines. Et malgré une activité revenue après trente années d'abandon, la façade dégage encore une infinie tristesse car c’est ici que durant deux décennies, entre 1968 et 1991, Serge Gainsbourg a vécu et forgé sa légende. Il faut dire que rien n’ayant bougé depuis cette triste nuit où son propriétaire nous a quittés, on ne peut s’empêcher de penser aux derniers moments de solitude qu’il y a vécus au temps où il était la plus grande star de la chanson française. Interprète atypique, prodigieux auteur et compositeur devenu provocateur cathodique, noctambule notoire, compagnon de nymphes et collectionneur de disques d’or, Serge Gainsbourg est et reste un personnage d’exception qui, longtemps après sa mort, ne laisse encore et toujours personne indifférent. Il est vrai que de son vivant, Gainsbourg avait fait des médias son champ de bataille. Un artiste complet qui a utilisé son talent de plasticien pour créer de ses pinceaux un personnage sur une toile qui n’a jamais déteint. Mais aujourd’hui, que reste-t-il de lui dans ces lieux, dans le Paris qu’il aimait ?<br /><br />Il y a bien des années, Serge Gainsbourg amassait les millions, les TOP 50, les tournées triomphales. Tout ce qu’il touchait, quelques mots griffonnés sur un bout de papier qu’il donnait à chanter, à des femmes de préférence, se transformait en or. Tout le monde en parlait au point que souvent, le compositeur des chansons dont il n’écrivait que le texte disparaissait derrière lui. Ainsi de Franck Langolff qui a quand même, il faut le savoir, créé la musique de Tandem, le succès inattendu de Vanessa Paradis, nous sommes alors en 1990. Une Vanessa très intimidée qui vient lui rendre visite, justement dans cette maison devenue un musée ; rendez-vous dans l’espoir qu’il écrive pour elle. Il faut dire que la maison a de quoi impressionner ; la décoration intérieure que Gainsbourg a façonnée au fil du temps est une véritable œuvre d’art. Alors ne touchez à rien, surtout ne déplacez rien, il ne le supporte pas. La seule chose qu’il amortit vraiment c’est son téléphone dont il décroche et raccroche le cornet à tout bout-de-champ tellement il redoute qu’on ne sache pas le joindre. Est-ce l’aveu silencieux qu’il se sent seul malgré les va-et-vient incessants de sa gentille cour tout au long du jour ou la crainte de rater une demande d’interview ? Il faut dire qu’avec la sortie de sa double compile CD qui se vend à la pelle, public et médias découvrent un ancien répertoire à côté duquel ils étaient passés.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a458dea3c8ab08f3c6b376eed9c233a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Iggy Pop Star Alternative des 90's (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/iggy-pop-star-alternative-des-90-s-episode-5--64672758</link><description><![CDATA[Je me souviens toujours de la première fois où j’ai entendu cette chanson d’Iggy Pop à la radio. Quand on connaissait l’animal, c’est le cas de le dire, c’était plutôt surprenant mais c’était pour la bande originale d’un film avec Johnny Depp, alors donc, rien d’étonnant. Mais qu’avec les semaines et les mois, la chanson devienne un tube mondial, là, on a tous été étonnés. Et quand les médias grand public ont adopté, définitivement, l’artiste Iggy Pop, on s’est dit que décidément, tout peut arriver. Car oui, le gars venait de fêter ses 46 ans, quand même.<br /><br />Alors, d’où viens-tu, Iggy ? Ben de l’Amérique profonde, avec son groupe, les Stooges qui ont été le modèle de la scène grunge, et avant ça, des punks anglais, en 1977. James Osterberg de son vrai nom est originaire du Michigan et il fait ses débuts, en 1963, comme les Rolling Stones mais pas avec le même succès. Le premier groupe dont il est le batteur se nomme les Iguanas, de là lui vient son surnom, Iggy, mais aussi l’Iguane. Il faut dire que son truc sur scène est de se tenir face au micro penché sur le côté avec le torse nu, penché en avant. C’est vrai qu’il s’agit pour Iggy de ne pas montrer qu’il a une jambe plus courte que l’autre, et dont il va ainsi tirer parti avec une attitude particulière. Et donc, en 1967, dans ce coin perdu du nord des Etats-Unis, on n’a jamais vu un groupe aussi brutal que les Stooges et dont le chanteur, Iggy, a un modèle : un Jim Morrison des Doors qu’il s’est mis en tête de surpasser au rayon de la provocation sur scène. Tout y passe : le torse nu enduit de beurre de cacahuète, un tas de trucs pour le public des premiers rangs que je ne citerai pas sauf un, celui où il s’élance et se jette dans la foule qui le tient à bout de bras. Oui, l’inventeur de cette discipline particulière qu’est le stage diving, c’est copyright Iggy Pop.<br /><br />Un Iggy et des Stooges vraiment ravagés, pire que les Doors, incontrôlables, mais  qui disparaissent des radars après leur second album, sombrant dans la dépendance à l’héroïne. Mais voilà, ils comptent parmi le faible nombre de leurs fans, un Anglais qui, lui aussi, a du mal à se trouver un public : David Bowie. Et quand il arrive à franchir l’Atlantique, Bowie n’a qu’une idée en tête, les trouver et les sortir de là. David Bowie produit leur nouvel album dans une ambiance que seul le prétexte de c’était l’époque pourrait justifier. Mais les Stooges et Iggy se séparent ; trop d’excès et de tensions pour continuer. Le saviez-vous, après la mort de Jim Morrison, les membres survivants des Doors envisagent un temps de le recruter mais Iggy est trop loin dans la drogue, il tombe à la rue, perd des dents dans une bagarre, et ne doit son salut que par un internement volontaire dans un asile pour se sevrer.<br /><br />Et qui vient le chercher à nouveau ? David Bowie qui l’emmène à paris puis Berlin  et lui produit deux albums solos qui le lancent définitivement, en 1977, dans le monde du rock. Dix ans plus tard, ils remettent ça ensemble, Bowie l’accompagne incognito ou presque, sur scène aux claviers, ils sont les meilleurs amis du monde, et vont le rester. Et nous voilà en 1990, les années CD, contre toute attente, Iggy Pop sort un album qui va être porté aux nues par tous, succès phénoménal, comme si la décennie qui s’ouvre allait lui ressembler. Ce duo avec la chanteuse des B52’s en est le plus bel exemple.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64672758</guid><pubDate>Fri, 07 Mar 2025 13:29:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64672758/314268_iggy_pop_star_alternative_des_90_s_episode_5.mp3" length="5859854" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je me souviens toujours de la première fois où j’ai entendu cette chanson d’Iggy Pop à la radio. Quand on connaissait l’animal, c’est le cas de le dire, c’était plutôt surprenant mais c’était pour la bande originale d’un film avec Johnny Depp, alors...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je me souviens toujours de la première fois où j’ai entendu cette chanson d’Iggy Pop à la radio. Quand on connaissait l’animal, c’est le cas de le dire, c’était plutôt surprenant mais c’était pour la bande originale d’un film avec Johnny Depp, alors donc, rien d’étonnant. Mais qu’avec les semaines et les mois, la chanson devienne un tube mondial, là, on a tous été étonnés. Et quand les médias grand public ont adopté, définitivement, l’artiste Iggy Pop, on s’est dit que décidément, tout peut arriver. Car oui, le gars venait de fêter ses 46 ans, quand même.<br /><br />Alors, d’où viens-tu, Iggy ? Ben de l’Amérique profonde, avec son groupe, les Stooges qui ont été le modèle de la scène grunge, et avant ça, des punks anglais, en 1977. James Osterberg de son vrai nom est originaire du Michigan et il fait ses débuts, en 1963, comme les Rolling Stones mais pas avec le même succès. Le premier groupe dont il est le batteur se nomme les Iguanas, de là lui vient son surnom, Iggy, mais aussi l’Iguane. Il faut dire que son truc sur scène est de se tenir face au micro penché sur le côté avec le torse nu, penché en avant. C’est vrai qu’il s’agit pour Iggy de ne pas montrer qu’il a une jambe plus courte que l’autre, et dont il va ainsi tirer parti avec une attitude particulière. Et donc, en 1967, dans ce coin perdu du nord des Etats-Unis, on n’a jamais vu un groupe aussi brutal que les Stooges et dont le chanteur, Iggy, a un modèle : un Jim Morrison des Doors qu’il s’est mis en tête de surpasser au rayon de la provocation sur scène. Tout y passe : le torse nu enduit de beurre de cacahuète, un tas de trucs pour le public des premiers rangs que je ne citerai pas sauf un, celui où il s’élance et se jette dans la foule qui le tient à bout de bras. Oui, l’inventeur de cette discipline particulière qu’est le stage diving, c’est copyright Iggy Pop.<br /><br />Un Iggy et des Stooges vraiment ravagés, pire que les Doors, incontrôlables, mais  qui disparaissent des radars après leur second album, sombrant dans la dépendance à l’héroïne. Mais voilà, ils comptent parmi le faible nombre de leurs fans, un Anglais qui, lui aussi, a du mal à se trouver un public : David Bowie. Et quand il arrive à franchir l’Atlantique, Bowie n’a qu’une idée en tête, les trouver et les sortir de là. David Bowie produit leur nouvel album dans une ambiance que seul le prétexte de c’était l’époque pourrait justifier. Mais les Stooges et Iggy se séparent ; trop d’excès et de tensions pour continuer. Le saviez-vous, après la mort de Jim Morrison, les membres survivants des Doors envisagent un temps de le recruter mais Iggy est trop loin dans la drogue, il tombe à la rue, perd des dents dans une bagarre, et ne doit son salut que par un internement volontaire dans un asile pour se sevrer.<br /><br />Et qui vient le chercher à nouveau ? David Bowie qui l’emmène à paris puis Berlin  et lui produit deux albums solos qui le lancent définitivement, en 1977, dans le monde du rock. Dix ans plus tard, ils remettent ça ensemble, Bowie l’accompagne incognito ou presque, sur scène aux claviers, ils sont les meilleurs amis du monde, et vont le rester. Et nous voilà en 1990, les années CD, contre toute attente, Iggy Pop sort un album qui va être porté aux nues par tous, succès phénoménal, comme si la décennie qui s’ouvre allait lui ressembler. Ce duo avec la chanteuse des B52’s en est le plus bel exemple.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>244</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8926d868fa968ae91d3fb915bf7926a6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Jean-Louis Murat Star Alternative des 90's (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/jean-louis-murat-star-alternative-des-90-s-episode-4--64672473</link><description><![CDATA[Ce n’est pas un hasard si les Rave Party sont devenues populaires dans les années 90. La musique électro, sèche et dure, est un tel écho au rock alternatif, indépendant comme on disait, qui est alors LE genre musical dominant. C’est vrai, écoutez la musique de toutes ces rockeuses au sommet des ventes mondiales comme Alanis Morissette. <br /><br />La France suit le mouvement. Vous avez entendu la musique du groupe Indochine changer ? et des groupes comme Noir Désir ou La Mano Negra ? Et puis aussi un certain Jean-Louis Murat. Personne ne l’avait vu arriver, cet artiste descendu de son massif central, alors qu’il alignait des disques qui se vendaient à pas plus de 1000 exemplaires, voire qui ne sortaient même pas. Mais aidé par des artistes qui sont aussi dans la marge, comme Jacques Higelin et Charlélie Couture, Murat trouve toujours quelqu’un pour l’aider à suivre les chemins de traverse de sa musique. Et finalement, en 1987, un single enregistré chez Virgin, à l’essai, lance enfin la carrière de Jean-Louis, il a alors, 35 ans. Oh ce n’est pas le triomphe, ni le sommet du Top 50. Mais au milieu des Gold et Images, Murat incarne une autre chanson, et ses disques trouvent un public, pas seulement branché mais romantique, Jean-Louis Murat, c’est un rocker dans le monde de la variété française des années 80 devenu pop. Quelque part le successeur d’un Serge Gainsbourg, avec son franc parler, ses coups de gueule, sa brusquerie qui cache un grand cœur. Murat, ce sont des refrains qui s’inscrivent dans notre tête sans fracas mais durablement … (nos amours débutants) pour un public qui préfère acheter ses albums que les singles.<br /><br />Et puis, au début des années 90, ses innombrables fans le savent, paraît cette fameuse chanson en duo avec une Mylène Farmer au sommet de son triomphe tout récent … Regrets. Une histoire qui commence avec le fameux premier véritable album de Murat, Cheyenne Automne, que Mylène ne se lasse pas d’écouter. Alors, le croirez-vous, voilà qu’elle écrit à ce jeune nouveau chanteur, entre guillemets, pour lui faire part de son admiration. Et qui lui répond. Une nouvelle lettre arrive en retour et l’échange se prolonge pendant des mois, il va falloir que Jean-Louis quitte sa campagne d’Auvergne pour rencontrer cette admiratrice pas comme les autres. C’est d’autant plus évident qu’elle a écrit une chanson en pensant à lui. Et elle lui en envoie une version cassette sur laquelle elle interprète les deux voix. Jean-Louis accepte le duo, la chanson succède à l’incroyable succès du single Désenchantée, toujours N°1 ainsi que l’album quand le single arrive dans les radios. Jean-Louis Murat s’impose alors dans le métier, on le voit désormais en dehors des émissions de Thierry Ardisson le samedi soir ou Nulle Part Ailleurs sur Canal. Les années 90 sont les siennes, avec son flot de disques aussi différents les uns que les autres, sa voix qui traîne sur les lecteurs CD et bien sûr, ces déclarations anti-système, anti-showbizness car, comme il le dit, ça ne me dérange pas que les gens ne m’aiment pas.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64672473</guid><pubDate>Thu, 06 Mar 2025 13:20:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64672473/314266_jean_louis_murat_star_alternative_des_90_s_episode_4.mp3" length="5154548" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce n’est pas un hasard si les Rave Party sont devenues populaires dans les années 90. La musique électro, sèche et dure, est un tel écho au rock alternatif, indépendant comme on disait, qui est alors LE genre musical dominant. C’est vrai, écoutez la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce n’est pas un hasard si les Rave Party sont devenues populaires dans les années 90. La musique électro, sèche et dure, est un tel écho au rock alternatif, indépendant comme on disait, qui est alors LE genre musical dominant. C’est vrai, écoutez la musique de toutes ces rockeuses au sommet des ventes mondiales comme Alanis Morissette. <br /><br />La France suit le mouvement. Vous avez entendu la musique du groupe Indochine changer ? et des groupes comme Noir Désir ou La Mano Negra ? Et puis aussi un certain Jean-Louis Murat. Personne ne l’avait vu arriver, cet artiste descendu de son massif central, alors qu’il alignait des disques qui se vendaient à pas plus de 1000 exemplaires, voire qui ne sortaient même pas. Mais aidé par des artistes qui sont aussi dans la marge, comme Jacques Higelin et Charlélie Couture, Murat trouve toujours quelqu’un pour l’aider à suivre les chemins de traverse de sa musique. Et finalement, en 1987, un single enregistré chez Virgin, à l’essai, lance enfin la carrière de Jean-Louis, il a alors, 35 ans. Oh ce n’est pas le triomphe, ni le sommet du Top 50. Mais au milieu des Gold et Images, Murat incarne une autre chanson, et ses disques trouvent un public, pas seulement branché mais romantique, Jean-Louis Murat, c’est un rocker dans le monde de la variété française des années 80 devenu pop. Quelque part le successeur d’un Serge Gainsbourg, avec son franc parler, ses coups de gueule, sa brusquerie qui cache un grand cœur. Murat, ce sont des refrains qui s’inscrivent dans notre tête sans fracas mais durablement … (nos amours débutants) pour un public qui préfère acheter ses albums que les singles.<br /><br />Et puis, au début des années 90, ses innombrables fans le savent, paraît cette fameuse chanson en duo avec une Mylène Farmer au sommet de son triomphe tout récent … Regrets. Une histoire qui commence avec le fameux premier véritable album de Murat, Cheyenne Automne, que Mylène ne se lasse pas d’écouter. Alors, le croirez-vous, voilà qu’elle écrit à ce jeune nouveau chanteur, entre guillemets, pour lui faire part de son admiration. Et qui lui répond. Une nouvelle lettre arrive en retour et l’échange se prolonge pendant des mois, il va falloir que Jean-Louis quitte sa campagne d’Auvergne pour rencontrer cette admiratrice pas comme les autres. C’est d’autant plus évident qu’elle a écrit une chanson en pensant à lui. Et elle lui en envoie une version cassette sur laquelle elle interprète les deux voix. Jean-Louis accepte le duo, la chanson succède à l’incroyable succès du single Désenchantée, toujours N°1 ainsi que l’album quand le single arrive dans les radios. Jean-Louis Murat s’impose alors dans le métier, on le voit désormais en dehors des émissions de Thierry Ardisson le samedi soir ou Nulle Part Ailleurs sur Canal. Les années 90 sont les siennes, avec son flot de disques aussi différents les uns que les autres, sa voix qui traîne sur les lecteurs CD et bien sûr, ces déclarations anti-système, anti-showbizness car, comme il le dit, ça ne me dérange pas que les gens ne m’aiment pas.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>215</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d41d1b04b71777c46cce03fd778c18e8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Björk Star Alternative des 90's (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bjork-star-alternative-des-90-s-episode-3--64672388</link><description><![CDATA[Pour ceux qui s’en souviennent, jusque dans les années 80, le rock, la soul, la pop, ça ne pouvait être que Britannique ou Américain. Point. Et quand il y avait des locaux, en clair du Belge ou du Français, c’était soit l’exception, soit pathétique. Au mieux on l’achetait parce qu’il fallait soutenir la production locale et si ça sonnait pas bien, c’est normal, c’est fait ici. <br /><br />Et puis les années 80 ont tout changé. Téléphone, TC Matic, Pierre Rapsat, Chagrin d’Amour ,Indochine, on commence à trouver ça normal que les gens de chez nous fassent aussi bien. Là-dessus, on en voit débarquer de Suède évidemment, avec Europe et; qui n’a rien à voir avec Abba, Roxette, et puis de partout ailleurs. Et quand je dis partout, plus c’est exotique, plus ça attise notre curiosité. <br /><br />Tiens je me souviens, en 1987, on me met un 33 Tours dans les mains. Le groupe se nomme les Sugarcubes. J’entends encore la voix : c’est islandais. L’Islande, pays plus de trois fois comme la Belgique mais perdu au milieu de l’Atlantique gelé, entre le Groenland et la Norvège. Et encore si ce n’était que ça car c’est le 300.000 habitants en tout et pour tout qui interpelle. 3 habitants au km2 et y a des mecs qui arrivent à monter un groupe pop. Quoi ? Le disque est immédiatement sorti de sa pochette, posé sur la platine … eeet c’est vachement bien ! C’est du rock, indépendant, ça sonne bien. Juste qu’il faut s’habituer à la voix de la chanteuse, elle a une voix de gosse et elle chante d’une manière très particulière, tout en restant mélodique.<br /><br />C’est quoi son nom ? On scrute l’arrière du disque, quatre gars et une fille, très jolie, sur la photo, en tout cas. Son nom : Björk Guðmundsdóttir. Oui j’ai quelques notions d’Inuit et de Viking, bon, on va l’appeler Björk ? <br /><br />Et c’est vrai qu’on n’étaient pas les seuls le soir du 11 décembre 1988, au Vooruit à Gand pour les voir jouer mais on n’imaginait pas, bien sûr, que cette petite boule d’énergie devant la scène allait devenir une des égéries des années 90 quand quatre ans plus tard, Björk allait continuer en solo, avec une musique, il est vrai très différentes mais une attitude et une branchitude qu’on n’avait plus vue depuis Nina Hagen et Yoko Ono, un mélange des deux. Comme notre Arno après TC Matic, Björk va instantanément devenir une figure d’un rock expérimental qui plaît au grand public que nous sommes. Car il y a quelque chose en eux d’authentique dans leur posture d’artiste en marge. Björk est un peu la petite sœur surdouée mais fragile de nos années 90, son énorme audience aux Etats-Unis en est la preuve, on l’a d’ailleurs retrouvée en duo avec le compositeur de B.O. phare des années 90, David Arnold. Si ce film avec Harvey Keitel n’est pas sorti chez nous en 1993, ni après, la voix de Björk résonne encore dans la légende de cette décennie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64672388</guid><pubDate>Wed, 05 Mar 2025 13:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64672388/314260_bjork_star_alternative_des_90_s_episode_3.mp3" length="4892488" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour ceux qui s’en souviennent, jusque dans les années 80, le rock, la soul, la pop, ça ne pouvait être que Britannique ou Américain. Point. Et quand il y avait des locaux, en clair du Belge ou du Français, c’était soit l’exception, soit pathétique....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour ceux qui s’en souviennent, jusque dans les années 80, le rock, la soul, la pop, ça ne pouvait être que Britannique ou Américain. Point. Et quand il y avait des locaux, en clair du Belge ou du Français, c’était soit l’exception, soit pathétique. Au mieux on l’achetait parce qu’il fallait soutenir la production locale et si ça sonnait pas bien, c’est normal, c’est fait ici. <br /><br />Et puis les années 80 ont tout changé. Téléphone, TC Matic, Pierre Rapsat, Chagrin d’Amour ,Indochine, on commence à trouver ça normal que les gens de chez nous fassent aussi bien. Là-dessus, on en voit débarquer de Suède évidemment, avec Europe et; qui n’a rien à voir avec Abba, Roxette, et puis de partout ailleurs. Et quand je dis partout, plus c’est exotique, plus ça attise notre curiosité. <br /><br />Tiens je me souviens, en 1987, on me met un 33 Tours dans les mains. Le groupe se nomme les Sugarcubes. J’entends encore la voix : c’est islandais. L’Islande, pays plus de trois fois comme la Belgique mais perdu au milieu de l’Atlantique gelé, entre le Groenland et la Norvège. Et encore si ce n’était que ça car c’est le 300.000 habitants en tout et pour tout qui interpelle. 3 habitants au km2 et y a des mecs qui arrivent à monter un groupe pop. Quoi ? Le disque est immédiatement sorti de sa pochette, posé sur la platine … eeet c’est vachement bien ! C’est du rock, indépendant, ça sonne bien. Juste qu’il faut s’habituer à la voix de la chanteuse, elle a une voix de gosse et elle chante d’une manière très particulière, tout en restant mélodique.<br /><br />C’est quoi son nom ? On scrute l’arrière du disque, quatre gars et une fille, très jolie, sur la photo, en tout cas. Son nom : Björk Guðmundsdóttir. Oui j’ai quelques notions d’Inuit et de Viking, bon, on va l’appeler Björk ? <br /><br />Et c’est vrai qu’on n’étaient pas les seuls le soir du 11 décembre 1988, au Vooruit à Gand pour les voir jouer mais on n’imaginait pas, bien sûr, que cette petite boule d’énergie devant la scène allait devenir une des égéries des années 90 quand quatre ans plus tard, Björk allait continuer en solo, avec une musique, il est vrai très différentes mais une attitude et une branchitude qu’on n’avait plus vue depuis Nina Hagen et Yoko Ono, un mélange des deux. Comme notre Arno après TC Matic, Björk va instantanément devenir une figure d’un rock expérimental qui plaît au grand public que nous sommes. Car il y a quelque chose en eux d’authentique dans leur posture d’artiste en marge. Björk est un peu la petite sœur surdouée mais fragile de nos années 90, son énorme audience aux Etats-Unis en est la preuve, on l’a d’ailleurs retrouvée en duo avec le compositeur de B.O. phare des années 90, David Arnold. Si ce film avec Harvey Keitel n’est pas sorti chez nous en 1993, ni après, la voix de Björk résonne encore dans la légende de cette décennie.]]></itunes:summary><itunes:duration>204</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2cd97be3e191e6cf506d7c3ca03aa7d3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie Star Alternative des 90's (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-star-alternative-des-90-s-episode-2--64672300</link><description><![CDATA[Années 90, années compiles CD, télé clips vidéos, rap, r’n’b, électro et surtout, grunge et rock alternatif. Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, il en sort tellement de partout qu’on se demande où trouver l’argent ; les disques, ça coûte cher, encore plus depuis le compact disc. Mais d’où viennent tous ces groupes ? C’est vrai qu’il fallait être branché rock pour avoir fait connaissance avec cet immense réservoir de musiciens rock qu’on disait alternatifs avant le succès commercial de Nirvana. Ils étaient là, innombrables, dans toutes les villes d’Amérique, au plus profond du pays, à répéter dans les garages, jouer dans des petites salles et enregistrer pour quelques dollars une cassette ou un CD pour des labels de disques locaux.<br /><br />Oh bien sûr, il y avait des modèles anciens comme David Bowie qui après avoir massivement inspiré la New Wave dix ans plus tôt, était toujours aussi présent dans nos oreilles après que la vague soit retombée. Et puis il y avait tous ces groupes de hard rock / heavy metal qui avaient fait une percée commerciale improbable dans les années 80 comme les Metallica ou Guns’N’Roses. Et enfin, quelques indépendants ou alternatifs, drôles de noms pour ce qui n’était que des garage bands, arrivés à se faire un nom, au milieu de tout ce bazar : ils s’appelaient les Pixies et surtout, R.E.M.<br /><br />Et autant David Bowie avait tourné le dos à cette New Wave qui l’imitait pour aller chercher un immense succès commercial, autant il a, à présent, entrepris d’être de ce courant alternatif. Et donc logiquement de perdre le contact avec les médias grand public. Elle fait à nouveau peur, la musique de David Bowie en pleine période grunge : à la fois électro et métal, elle n’est plus achetée que par les amateurs du genre. Mais David ne se préoccupe pas de l’impact commercial quand il produit. Ses compilations et tournées best of, attirent de plus en plus de monde. Une nouvelle fois, l’artiste est parvenu à jouer la musique qu’il entend dans sa tête sans se soucier si elle passera à la radio et à la télévision car ce faisant, il reste branché tout en continuant les démonstrations de force dans les plus grandes salles. Personne pour le traiter de has been.<br /><br />On gardera de ces années 90, son album avant gardiste avec Brian Eno, comme à l’époque de Heroes, mais avec un succès radio grâce à un étonnant duo avec les Pet Shop Boys. On n’oubliera pas le fameux concert à Madison Square Garden pour ses 50 ans, en compagnie de ses amis, tellement rock, tellement pop, tellement enthousiasmant. Et puis fin de la décennie, du siècle, du millénaire, David Bowie change de cap. Voit-il à l’horizon le port d’arrivée du navigateur solitaire, lui qui n’a jamais été aussi heureux dans sa vie privée ? Sa musique s’adoucit à nouveau, le ton est plus mélancolique que jamais, les paroles intelligentes qui prennent aux tripes. En 2001, la messe de la musique pop serait-elle dite, à l’écoute de ce titre ? … Ou de ce Strangers When We Meet … David Bowie est encore là, il le sera toujours.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64672300</guid><pubDate>Tue, 04 Mar 2025 12:57:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64672300/314257_david_bowie_star_alternative_des_90_s_episode_2.mp3" length="5086212" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Années 90, années compiles CD, télé clips vidéos, rap, r’n’b, électro et surtout, grunge et rock alternatif. Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, il en sort tellement de partout qu’on se demande où trouver l’argent ; les disques, ça coûte cher, encore...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Années 90, années compiles CD, télé clips vidéos, rap, r’n’b, électro et surtout, grunge et rock alternatif. Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, il en sort tellement de partout qu’on se demande où trouver l’argent ; les disques, ça coûte cher, encore plus depuis le compact disc. Mais d’où viennent tous ces groupes ? C’est vrai qu’il fallait être branché rock pour avoir fait connaissance avec cet immense réservoir de musiciens rock qu’on disait alternatifs avant le succès commercial de Nirvana. Ils étaient là, innombrables, dans toutes les villes d’Amérique, au plus profond du pays, à répéter dans les garages, jouer dans des petites salles et enregistrer pour quelques dollars une cassette ou un CD pour des labels de disques locaux.<br /><br />Oh bien sûr, il y avait des modèles anciens comme David Bowie qui après avoir massivement inspiré la New Wave dix ans plus tôt, était toujours aussi présent dans nos oreilles après que la vague soit retombée. Et puis il y avait tous ces groupes de hard rock / heavy metal qui avaient fait une percée commerciale improbable dans les années 80 comme les Metallica ou Guns’N’Roses. Et enfin, quelques indépendants ou alternatifs, drôles de noms pour ce qui n’était que des garage bands, arrivés à se faire un nom, au milieu de tout ce bazar : ils s’appelaient les Pixies et surtout, R.E.M.<br /><br />Et autant David Bowie avait tourné le dos à cette New Wave qui l’imitait pour aller chercher un immense succès commercial, autant il a, à présent, entrepris d’être de ce courant alternatif. Et donc logiquement de perdre le contact avec les médias grand public. Elle fait à nouveau peur, la musique de David Bowie en pleine période grunge : à la fois électro et métal, elle n’est plus achetée que par les amateurs du genre. Mais David ne se préoccupe pas de l’impact commercial quand il produit. Ses compilations et tournées best of, attirent de plus en plus de monde. Une nouvelle fois, l’artiste est parvenu à jouer la musique qu’il entend dans sa tête sans se soucier si elle passera à la radio et à la télévision car ce faisant, il reste branché tout en continuant les démonstrations de force dans les plus grandes salles. Personne pour le traiter de has been.<br /><br />On gardera de ces années 90, son album avant gardiste avec Brian Eno, comme à l’époque de Heroes, mais avec un succès radio grâce à un étonnant duo avec les Pet Shop Boys. On n’oubliera pas le fameux concert à Madison Square Garden pour ses 50 ans, en compagnie de ses amis, tellement rock, tellement pop, tellement enthousiasmant. Et puis fin de la décennie, du siècle, du millénaire, David Bowie change de cap. Voit-il à l’horizon le port d’arrivée du navigateur solitaire, lui qui n’a jamais été aussi heureux dans sa vie privée ? Sa musique s’adoucit à nouveau, le ton est plus mélancolique que jamais, les paroles intelligentes qui prennent aux tripes. En 2001, la messe de la musique pop serait-elle dite, à l’écoute de ce titre ? … Ou de ce Strangers When We Meet … David Bowie est encore là, il le sera toujours.]]></itunes:summary><itunes:duration>212</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2985a60d4bac78ca48485031d96189b1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Kurt Cobain Star Alternative des 90's (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/kurt-cobain-star-alternative-des-90-s-episode-1--64672170</link><description><![CDATA[Les années 90 s’éloignent. Elles ont pris leur place dans la légende de notre présent grâce à des souvenirs millésimés de millions d’entre nous, des flashes de premiers émois, des traces de leur adolescence qui ne partiront jamais, des étapes de vie de jeune adulte, premier boulot, mariage, voyages.<br /><br />Tout ça, en musique bien sûr, souvenez-vous des monumentales piles de CD dans l’entrée des magasins, des chaînes musicales de télévision dont on ne décollait pas, les magazines ados ou adultes spécialisés rock ou pas, les rave party, les concerts à Forest National, les compiles qu’on emportait au kot ou sur notre baladeur. Oui, au cours de ces années, on a tous navigué entre l’explosion du hip hop et du r’n’b, de la musique électro, des 50 ans de Johnny, Michel et Jean-Jacques qui n’ont jamais été aussi populaires. Et plus loin, de toutes les musiques anglo-saxonnes désormais en français, et dont le ton s’est durci à l’instar des Indochine, NTM et autres Niagara. Et puis une figure emblématique qui ne se prédestinait pas à devenir un modèle pour la jeunesse de l’époque et des générations à venir : Kurt Cobain. <br /><br />Car autant il est facile aujourd’hui de dessiner les contours de cette génération grunge et son héros malgré lui, comme une évidence, autant il est utile de se remémorer, ou de raconter ce que nous a fait le premier riff de Nirvana à la radio, télé ou sur CD, au début de cette décennie. Courir chez le disquaire, trouver ce CD bleu avec le bébé nageur, quelle réussite, cette pochette. On l’a su immédiatement qu’il était en train de se passer quelque chose, qu’on retrouvait sans le savoir l’émoi des aînés de plus de dix ans, en pogotant dans la chambre ou avec les copains le week-end sur le refrain et les envolées de batterie et guitares. Et puis on a découvert le mec derrière la guitare et surtout cette voix. Hurlante et plaintive. Elle signifie quelque chose ? Comme ses fringues de bûcheron, jeans déchirés, T Shirt pas repassé et chemise à carreaux. Dois-je parler de la coiffure qui n’en est pas une mais va le devenir. Tous les gamins veulent se faire la coupe Cobain, les coiffeurs n’ont qu’à s’acheter un magazine pour trouver des photos, ils ont intérêt à s’adapter s’ils ne veulent pas que les clients se fassent coiffer dans la cuisine par leur grande sœur.<br /><br />Que fait ce mot, Nirvana, spirituel bouddhique écrit sur le sac et le plumier des élèves ? se demandent les profs de rénové. Ils ne vont pas tarder à avoir la réponse car pour la première fois, les radios et télés grand public diffusent massivement un morceau Heavy Metal : c’est ça, Nirvana ? Oui, mais c’est pas mal ! <br /><br />Et c’est ça qui est incroyable. Car l’engouement ne se limite pas aux élèves, Nirvana et Kurt Cobain trouvent pas mal d’échos positifs chez les profs, enfin, les jeunes, hein, la vingtaine, la trentaine, et même un peu plus. Sauf pour la tenue vestimentaire, bien sûr, y a du laisser-aller. Mais bon, de leur temps, c’étaient les Rolling Stones, Alice Cooper et Led Zeppelin, alors ... Le mal être de Kurt Cobain qui va déboucher sur un drame, c’est aussi celui d’une génération qu’on n’a pas vue venir, plus axée sur l’état actuel du monde qu’un avenir rêvé et meilleur. Pas de quoi vraiment rendre optimiste, même s’il y a toujours de la place pour la grosse éclate. Une fête qui n’a plus le même goût, évidemment, mais pour le savoir, il faut avoir vécu avant. Alors, oui, il nous dit tout ça Kurt Cobain, même quand il reprend les mots et les notes d’un vieux titre de David Bowie]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64672170</guid><pubDate>Mon, 03 Mar 2025 12:44:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64672170/314256_kurt_cobain_star_alternative_des_90_s_episode_1.mp3" length="5850756" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 90 s’éloignent. Elles ont pris leur place dans la légende de notre présent grâce à des souvenirs millésimés de millions d’entre nous, des flashes de premiers émois, des traces de leur adolescence qui ne partiront jamais, des étapes de vie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 90 s’éloignent. Elles ont pris leur place dans la légende de notre présent grâce à des souvenirs millésimés de millions d’entre nous, des flashes de premiers émois, des traces de leur adolescence qui ne partiront jamais, des étapes de vie de jeune adulte, premier boulot, mariage, voyages.<br /><br />Tout ça, en musique bien sûr, souvenez-vous des monumentales piles de CD dans l’entrée des magasins, des chaînes musicales de télévision dont on ne décollait pas, les magazines ados ou adultes spécialisés rock ou pas, les rave party, les concerts à Forest National, les compiles qu’on emportait au kot ou sur notre baladeur. Oui, au cours de ces années, on a tous navigué entre l’explosion du hip hop et du r’n’b, de la musique électro, des 50 ans de Johnny, Michel et Jean-Jacques qui n’ont jamais été aussi populaires. Et plus loin, de toutes les musiques anglo-saxonnes désormais en français, et dont le ton s’est durci à l’instar des Indochine, NTM et autres Niagara. Et puis une figure emblématique qui ne se prédestinait pas à devenir un modèle pour la jeunesse de l’époque et des générations à venir : Kurt Cobain. <br /><br />Car autant il est facile aujourd’hui de dessiner les contours de cette génération grunge et son héros malgré lui, comme une évidence, autant il est utile de se remémorer, ou de raconter ce que nous a fait le premier riff de Nirvana à la radio, télé ou sur CD, au début de cette décennie. Courir chez le disquaire, trouver ce CD bleu avec le bébé nageur, quelle réussite, cette pochette. On l’a su immédiatement qu’il était en train de se passer quelque chose, qu’on retrouvait sans le savoir l’émoi des aînés de plus de dix ans, en pogotant dans la chambre ou avec les copains le week-end sur le refrain et les envolées de batterie et guitares. Et puis on a découvert le mec derrière la guitare et surtout cette voix. Hurlante et plaintive. Elle signifie quelque chose ? Comme ses fringues de bûcheron, jeans déchirés, T Shirt pas repassé et chemise à carreaux. Dois-je parler de la coiffure qui n’en est pas une mais va le devenir. Tous les gamins veulent se faire la coupe Cobain, les coiffeurs n’ont qu’à s’acheter un magazine pour trouver des photos, ils ont intérêt à s’adapter s’ils ne veulent pas que les clients se fassent coiffer dans la cuisine par leur grande sœur.<br /><br />Que fait ce mot, Nirvana, spirituel bouddhique écrit sur le sac et le plumier des élèves ? se demandent les profs de rénové. Ils ne vont pas tarder à avoir la réponse car pour la première fois, les radios et télés grand public diffusent massivement un morceau Heavy Metal : c’est ça, Nirvana ? Oui, mais c’est pas mal ! <br /><br />Et c’est ça qui est incroyable. Car l’engouement ne se limite pas aux élèves, Nirvana et Kurt Cobain trouvent pas mal d’échos positifs chez les profs, enfin, les jeunes, hein, la vingtaine, la trentaine, et même un peu plus. Sauf pour la tenue vestimentaire, bien sûr, y a du laisser-aller. Mais bon, de leur temps, c’étaient les Rolling Stones, Alice Cooper et Led Zeppelin, alors ... Le mal être de Kurt Cobain qui va déboucher sur un drame, c’est aussi celui d’une génération qu’on n’a pas vue venir, plus axée sur l’état actuel du monde qu’un avenir rêvé et meilleur. Pas de quoi vraiment rendre optimiste, même s’il y a toujours de la place pour la grosse éclate. Une fête qui n’a plus le même goût, évidemment, mais pour le savoir, il faut avoir vécu avant. Alors, oui, il nous dit tout ça Kurt Cobain, même quand il reprend les mots et les notes d’un vieux titre de David Bowie]]></itunes:summary><itunes:duration>244</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5439c7c1050102861865bf971cc1edac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont passées nos années 80 ? (Episode 5 : Captain Sensible)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-passees-nos-annees-80-episode-5-captain-sensible--64623149</link><description><![CDATA[Si nous restons dingues des années 80, après autant de décennies, c’est que ces années l’ont été, dingues, non ? C’est vrai qu’il s’en est passé des trucs de ouf : tenez ça commence avec en 1980 l’élection d’un acteur d’Hollywood à la présidence des Etats-Unis. Qui aurait imaginé un truc pareil ? <br /><br />Et s’il n’y avait que ça : au cinéma on court voir un extraterrestre gentil qui ne parle qu’à des mômes, des hommes préhistoriques qui remportent un Oscar et deux Césars, il y a même le batteur de Genesis qui devient une des plus grandes stars de la planète. Bref, c’est une totale révolution à laquelle les radios libres, MTV et la cassette vidéo ne sont pas étrangères, qui chamboulent notre belle société qui demande que tout soit bien rangé dans des cases. La preuve, même les punks, les pires ennemis du système deviennent des machines à tubes dans les années 80. <br /><br />C’est vrai qu’il n’y a pas plus anarchiste et anti hit parade que les punks rockers mais il faut bien constater que Blondie et les Talking Heads côté américain, les Clash et Police côté britannique accumulent les succès à la fin des années 70. L’arrivée des synthétiseurs et des boîtes à rythme va faire le reste, même dans les milieux les plus reculés de l’anti-système. Vous ne me croyez pas ? Et bien, avez-vous déjà entendu parler des Damned ?<br /><br />C’est de l’aveu de tous les spécialistes, les plus fêlés du lot. Pire que les Sex Pistols ! Les Damned sont comme ces derniers, des pionniers du mouvement, c’est d’ailleurs eux qui publient en février 1977 le premier album du genre, vraiment fondateur du punk. Comment vous décrire un concert des Damned ? Ça hurle, ça cogne et ça pogote au milieu de verres, bouteilles et crachats qui valsent dans tous les sens y compris sur les musiciens. Et pourtant, au début des années 80, le bassiste du groupe qui s’est fait remarquer en chantant Ca plane pour moi en anglais, se lance dans une carrière solo improbable, son nom : Captain Sensible. <br /><br />Sa rencontre tout aussi improbable avec le leader, chanteur, producteur et compositeur du groupe New Musik, le génial Tony Mansfield, débouche sur un miracle encore plus improbable. En 1982, Captain Sensible s’empare à plusieurs reprises du fameux Top 40 britannique avec des musiques synthétiques mais aussi un rap, le premier rap punk, 100% New Wave de l’histoire. Et tout ça avec un humour à la Benny Hill. Ah je voudrais savoir où sont bien passées ces années 80 ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64623149</guid><pubDate>Sat, 01 Mar 2025 10:31:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64623149/314177_ou_sont_passees_nos_annees_80_episode_5_captain_sensible.mp3" length="4004957" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si nous restons dingues des années 80, après autant de décennies, c’est que ces années l’ont été, dingues, non ? C’est vrai qu’il s’en est passé des trucs de ouf : tenez ça commence avec en 1980 l’élection d’un acteur d’Hollywood à la présidence des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si nous restons dingues des années 80, après autant de décennies, c’est que ces années l’ont été, dingues, non ? C’est vrai qu’il s’en est passé des trucs de ouf : tenez ça commence avec en 1980 l’élection d’un acteur d’Hollywood à la présidence des Etats-Unis. Qui aurait imaginé un truc pareil ? <br /><br />Et s’il n’y avait que ça : au cinéma on court voir un extraterrestre gentil qui ne parle qu’à des mômes, des hommes préhistoriques qui remportent un Oscar et deux Césars, il y a même le batteur de Genesis qui devient une des plus grandes stars de la planète. Bref, c’est une totale révolution à laquelle les radios libres, MTV et la cassette vidéo ne sont pas étrangères, qui chamboulent notre belle société qui demande que tout soit bien rangé dans des cases. La preuve, même les punks, les pires ennemis du système deviennent des machines à tubes dans les années 80. <br /><br />C’est vrai qu’il n’y a pas plus anarchiste et anti hit parade que les punks rockers mais il faut bien constater que Blondie et les Talking Heads côté américain, les Clash et Police côté britannique accumulent les succès à la fin des années 70. L’arrivée des synthétiseurs et des boîtes à rythme va faire le reste, même dans les milieux les plus reculés de l’anti-système. Vous ne me croyez pas ? Et bien, avez-vous déjà entendu parler des Damned ?<br /><br />C’est de l’aveu de tous les spécialistes, les plus fêlés du lot. Pire que les Sex Pistols ! Les Damned sont comme ces derniers, des pionniers du mouvement, c’est d’ailleurs eux qui publient en février 1977 le premier album du genre, vraiment fondateur du punk. Comment vous décrire un concert des Damned ? Ça hurle, ça cogne et ça pogote au milieu de verres, bouteilles et crachats qui valsent dans tous les sens y compris sur les musiciens. Et pourtant, au début des années 80, le bassiste du groupe qui s’est fait remarquer en chantant Ca plane pour moi en anglais, se lance dans une carrière solo improbable, son nom : Captain Sensible. <br /><br />Sa rencontre tout aussi improbable avec le leader, chanteur, producteur et compositeur du groupe New Musik, le génial Tony Mansfield, débouche sur un miracle encore plus improbable. En 1982, Captain Sensible s’empare à plusieurs reprises du fameux Top 40 britannique avec des musiques synthétiques mais aussi un rap, le premier rap punk, 100% New Wave de l’histoire. Et tout ça avec un humour à la Benny Hill. Ah je voudrais savoir où sont bien passées ces années 80 ?]]></itunes:summary><itunes:duration>167</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/50a9f0aecc34437209c56f2805a29619.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont passées nos années 80 ? (Episode 4 : Frankie Goes To Hollywood)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-passees-nos-annees-80-episode-4-frankie-goes-to-hollywood--64622588</link><description><![CDATA[Dans les années 80, il n'y avait pas que la parole qui se libérait comme dans l’émission du samedi soir où tout le monde était censé avoir son droit de réponse. Ca s’engueulait plutôt joyeusement dans une atmosphère alcoolisée et enfumée mais ça existait. Après les bravades de la bande de Jacques Martin durant les années 70, défiant l’autorité, on en était maintenant à celles de Coluche et de Pierre Desproges, ex-complice de Martin, à la télé, sur disque et sur scène. Guy Bedos et Michel Serrault pirataient les émissions de Michel Drucker et les JT, Canal+ osait tout diffuser, poussant les chaînes généralistes à des émissions osées en seconde partie de soirée. On parlait sexe à la télé, on en montrait même, la chose aurait été impensable quelques années plus tôt.<br /><br />Mais n’allez pas croire que tout le monde aimait ça. Ah noon combien étaient ceux qui écrivaient au courrier des lecteurs ou téléphonaient aux auditeurs ont la parole pour dire tout le mal qu’ils pensaient de cet imbécile de Coluche ou du vulgarissime Gainsbourg … à la grande satisfaction d’autres car plus ils étaient critiqués, plus ils vendaient. Et oui. Dans les années 80, la provocation fait vendre comme jamais. Car à une époque où on n’a jamais vendu autant de produits culturels, disques, CD, cassettes vidéos, livres, la provocation, c’est la visibilité dans la presse magazine qui, elle aussi, n’a jamais connu une telle audience. Et ce qu’on oublie souvent, c’est que la provoc n’est pas l’apanage de Paris, c’est même plutôt une spécialité britannique. Il faut dire que la société était autrement plus stricte et donc, les scandales encore plus percutants. Regardez la campagne promo des Sex Pistols : de la pochette du single God Save the Queen, aux tenues vestimentaires du plus mauvais goût, en passant par les bagarres, tout y est passé. Tout ? Non. Il reste encore, en 1983, de la marge dans le registre tapageur. Celui qui va servir au groupe Frankie Goes To Hollywood qui va, en fait, reprendre l’argument commercial qui avait servi à lancer les Rolling Stones, tout juste 20 ans plus tôt. <br /><br />Car c’est là qu’intervient Brian De Palma, réalisateur à succès mais sulfureux, avec son nouveau thriller, Body double avec pour thème le sexe et le voyeurisme, des références à Hitchcock mais dans une atmosphère de libération sexuelle. L’idée géniale du réalisateur américain est de promouvoir son film avec le clip du single d’un groupe provocateur et qu’on va voir intégralement dans le film. Mais les gars de Frankie n'aimant pas le résultat, choisissent de tourner une nouvelle vidéo, qui sera censurée à la télévision, les obligeant à en tourner une troisième. Entretemps, la publicité faite autour de la censure aura propulsé le single à la première place des classements.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64622588</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2025 10:17:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64622588/314172_ou_sont_passees_nos_annees_80_episode_4_frankie_goes_to_hollywood.mp3" length="5120093" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans les années 80, il n'y avait pas que la parole qui se libérait comme dans l’émission du samedi soir où tout le monde était censé avoir son droit de réponse. Ca s’engueulait plutôt joyeusement dans une atmosphère alcoolisée et enfumée mais ça...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans les années 80, il n'y avait pas que la parole qui se libérait comme dans l’émission du samedi soir où tout le monde était censé avoir son droit de réponse. Ca s’engueulait plutôt joyeusement dans une atmosphère alcoolisée et enfumée mais ça existait. Après les bravades de la bande de Jacques Martin durant les années 70, défiant l’autorité, on en était maintenant à celles de Coluche et de Pierre Desproges, ex-complice de Martin, à la télé, sur disque et sur scène. Guy Bedos et Michel Serrault pirataient les émissions de Michel Drucker et les JT, Canal+ osait tout diffuser, poussant les chaînes généralistes à des émissions osées en seconde partie de soirée. On parlait sexe à la télé, on en montrait même, la chose aurait été impensable quelques années plus tôt.<br /><br />Mais n’allez pas croire que tout le monde aimait ça. Ah noon combien étaient ceux qui écrivaient au courrier des lecteurs ou téléphonaient aux auditeurs ont la parole pour dire tout le mal qu’ils pensaient de cet imbécile de Coluche ou du vulgarissime Gainsbourg … à la grande satisfaction d’autres car plus ils étaient critiqués, plus ils vendaient. Et oui. Dans les années 80, la provocation fait vendre comme jamais. Car à une époque où on n’a jamais vendu autant de produits culturels, disques, CD, cassettes vidéos, livres, la provocation, c’est la visibilité dans la presse magazine qui, elle aussi, n’a jamais connu une telle audience. Et ce qu’on oublie souvent, c’est que la provoc n’est pas l’apanage de Paris, c’est même plutôt une spécialité britannique. Il faut dire que la société était autrement plus stricte et donc, les scandales encore plus percutants. Regardez la campagne promo des Sex Pistols : de la pochette du single God Save the Queen, aux tenues vestimentaires du plus mauvais goût, en passant par les bagarres, tout y est passé. Tout ? Non. Il reste encore, en 1983, de la marge dans le registre tapageur. Celui qui va servir au groupe Frankie Goes To Hollywood qui va, en fait, reprendre l’argument commercial qui avait servi à lancer les Rolling Stones, tout juste 20 ans plus tôt. <br /><br />Car c’est là qu’intervient Brian De Palma, réalisateur à succès mais sulfureux, avec son nouveau thriller, Body double avec pour thème le sexe et le voyeurisme, des références à Hitchcock mais dans une atmosphère de libération sexuelle. L’idée géniale du réalisateur américain est de promouvoir son film avec le clip du single d’un groupe provocateur et qu’on va voir intégralement dans le film. Mais les gars de Frankie n'aimant pas le résultat, choisissent de tourner une nouvelle vidéo, qui sera censurée à la télévision, les obligeant à en tourner une troisième. Entretemps, la publicité faite autour de la censure aura propulsé le single à la première place des classements.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/14d119902b11198e865f04872205e59e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont passées nos années 80 ? (Episode 3 : Icehouse)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-passees-nos-annees-80-episode-3-icehouse--64605467</link><description><![CDATA[Je vous ai déjà raconté comment tant de chanteurs étaient arrivés d’Australie dans les années 60 et 70, des Bee Gees aux Easybeats en passant par Flash and the Pan. Et ça ne s’est pas arrêté dans les années 80 avec Kylie Minogue, Midnight Oil et Icehouse.<br /><br />Et justement, Icehouse, ça, c’est le groupe typique dont on connaît au moins une chanson par coeur, du genre qu’on monte le son sans savoir exactement ce qu’on aime en elle mais dont on ne sait rien. Je ne savais même pas qu’ils étaient Australiens ! C’est vrai que leur fameux single a fait un sacré tube fin 1982, début 83 et que cela leur avait valu d’assurer la première partie de la tournée du retour de David Bowie, la même année. Alors cette voix qui a sûrement dû vous accrocher avec son léger grain quand il descend dans les graves et sa clarté dans les aigus, c’est celle d’Iva Davies. Oui, comme les frères Davies des Kinks mais rien à voir, son père Neville a été garde forestier toute sa carrière dans la région de Sydney. Un père qui chante lors des festivités, alors son fils à qui il a inculqué l’amour des arbres, chante lui aussi, et joue de la guitare. On ne s’étonne pas que son premier groupe se nomme Flowers et qu’il rencontre un joli succès en Australie, avec sa voix, proche de celle de Bryan Ferry de Roxy Music. Alors, un jour de 1981, sa firme de disques décide de le lancer en Grande-Bretagne et par conséquent, le reste du monde. Le nom de Flowers étant déjà pris dans tous les sens, il en faut un nouveau, Iva demande :<br /><br />Que pensez-vous de Icehouse ? <br /><br />Icehouse ? Quelle idée ! <br /><br />Ben, c’était le nom que j’avais donné au flat que je louais à l’étage d’une vieille maison et où je me les suis gelés durant des mois.<br /><br />Icehouse ? vendu ! C’est d’ailleurs le titre du premier single qui paraît en 1982 et qui, au milieu de la New Wave des Ultravox, Depeche Mode et Human League serait sans doute passé inaperçu si la vidéo n’était pas tournée par le réalisateur australien, Russell Mulcahy, hyper célèbre, il est l’auteur du premier clip diffusé sur MTV : Video killed the radio stars et futur réalisateur de Highlander. <br /><br />Le gros succès arrive quelques mois plus tard avec Hey Little Girl, tellement New Wave, et puis un second titre de l’album plus tardivement, chanson d’un film intitulé pour ado Young Einstein, comme on en a tant tourné dans les années 80. Alors voilà, vous savez désormais que la voix de ce groupe mystérieux qu’il était à lui tout seul, appartenait à un certain Iva Davies, immense célébrité dans son pays de l’autre côté de la Terre, mais pour nous, simplement Icehouse, qui nous a offert un des très bons moments de ces années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64605467</guid><pubDate>Thu, 27 Feb 2025 14:37:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64605467/314149_ou_sont_passees_nos_annees_80_episode_3_icehouse.mp3" length="4365533" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vous ai déjà raconté comment tant de chanteurs étaient arrivés d’Australie dans les années 60 et 70, des Bee Gees aux Easybeats en passant par Flash and the Pan. Et ça ne s’est pas arrêté dans les années 80 avec Kylie Minogue, Midnight Oil et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vous ai déjà raconté comment tant de chanteurs étaient arrivés d’Australie dans les années 60 et 70, des Bee Gees aux Easybeats en passant par Flash and the Pan. Et ça ne s’est pas arrêté dans les années 80 avec Kylie Minogue, Midnight Oil et Icehouse.<br /><br />Et justement, Icehouse, ça, c’est le groupe typique dont on connaît au moins une chanson par coeur, du genre qu’on monte le son sans savoir exactement ce qu’on aime en elle mais dont on ne sait rien. Je ne savais même pas qu’ils étaient Australiens ! C’est vrai que leur fameux single a fait un sacré tube fin 1982, début 83 et que cela leur avait valu d’assurer la première partie de la tournée du retour de David Bowie, la même année. Alors cette voix qui a sûrement dû vous accrocher avec son léger grain quand il descend dans les graves et sa clarté dans les aigus, c’est celle d’Iva Davies. Oui, comme les frères Davies des Kinks mais rien à voir, son père Neville a été garde forestier toute sa carrière dans la région de Sydney. Un père qui chante lors des festivités, alors son fils à qui il a inculqué l’amour des arbres, chante lui aussi, et joue de la guitare. On ne s’étonne pas que son premier groupe se nomme Flowers et qu’il rencontre un joli succès en Australie, avec sa voix, proche de celle de Bryan Ferry de Roxy Music. Alors, un jour de 1981, sa firme de disques décide de le lancer en Grande-Bretagne et par conséquent, le reste du monde. Le nom de Flowers étant déjà pris dans tous les sens, il en faut un nouveau, Iva demande :<br /><br />Que pensez-vous de Icehouse ? <br /><br />Icehouse ? Quelle idée ! <br /><br />Ben, c’était le nom que j’avais donné au flat que je louais à l’étage d’une vieille maison et où je me les suis gelés durant des mois.<br /><br />Icehouse ? vendu ! C’est d’ailleurs le titre du premier single qui paraît en 1982 et qui, au milieu de la New Wave des Ultravox, Depeche Mode et Human League serait sans doute passé inaperçu si la vidéo n’était pas tournée par le réalisateur australien, Russell Mulcahy, hyper célèbre, il est l’auteur du premier clip diffusé sur MTV : Video killed the radio stars et futur réalisateur de Highlander. <br /><br />Le gros succès arrive quelques mois plus tard avec Hey Little Girl, tellement New Wave, et puis un second titre de l’album plus tardivement, chanson d’un film intitulé pour ado Young Einstein, comme on en a tant tourné dans les années 80. Alors voilà, vous savez désormais que la voix de ce groupe mystérieux qu’il était à lui tout seul, appartenait à un certain Iva Davies, immense célébrité dans son pays de l’autre côté de la Terre, mais pour nous, simplement Icehouse, qui nous a offert un des très bons moments de ces années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>182</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4e91bf5a5637f0772d7ffa2876bd25ec.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont passées nos années 80 ? (Episode 2 : The Fine Young Cannibals)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-passees-nos-annees-80-episode-2-the-fine-young-cannibals--64605387</link><description><![CDATA[Les années 1980 sont devenues magiques pour beaucoup de gens qui donneraient cher aujourd’hui pour y revenir. Et en y repensant, je dois vous avouer me souvenir qu’on avait l’impression de vivre un grand moment. Tout nous semblait nouveau et moderne en 1980 : on jouait aux Space Invaders, on écoutait des radios libres pour la première fois et on utilisait un enregistreur VHS. Et si, question musique, en 1980, il y avait encore des Chantal Goya pour chanter Bécassine et Julio Iglesias Je n’ai pas changé, le reste, mis bout à bout, était sacrément moderne : The Buggles, Orchestral Manoeuvres, Funkytown, le Manureva d’Alain Chamfort, le Banana Split de Lio ou John and Mary de Robert Palmer, c’est quand même une musique futuriste avec tous ces synthés.<br /><br />Et puis il y a le ska. Je revois encore toute la piste de danse sautant d’un bloc sur One step beyond quinze fois sur la soirée d’un samedi. C’était quelque chose de radicalement nouveau qui correspondait tellement à la jeunesse du début des années 80. Si le genre n’a pas fait long feu, en Angleterre, il a été un véritable phénomène social avec des groupes comme Madness, bien sûr, mais surtout les Specials, Selecter, Bad Manners et The Beat. Complètement méconnu chez nous, The Beat enchaîne trois albums, tous disques d’or, avant de se séparer. Alors qu’est-ce qu’on fait ? se demandent Andy Cox et David Steele, respectivement bassiste et guitariste de The Beat, les auteurs de cette intro que tous les Britanniques connaissent … <br /><br />Moi je vous dis : une paire pareille de musiciens ne devrait pas se séparer, et justement, ils décident de continuer ensemble. Mais que jouer comme musique ? Ils sont plutôt punk, ont connu le succès avec le ska, deux musiques bien passées de mode en 1984, alors ils suivent un peu le mouvement du milieu de cette décennie, avec les Wham!, Madness ou Culture Club qui ont injecté de la soul américaine dans leur musique. Andy et David jouent chacun de plusieurs instruments, ils sont un band à eux seuls mais voilà, il leur faut un chanteur, un frontman. Alors ils passent une annonce dans un magazine musical. Pour vous dire à quel point la scène musicale était intense et lisait les magazines, ils reçoivent 500 cassettes de gars qui veulent être leur chanteur. <br /><br />Quand va-t-on écouter tout ça ?<br /><br />Ben on s’arrête au premier qui nous plaît.<br /><br />Et si le suivant est dix fois meilleur ?<br /><br />Ils vont mettre huit mois à trouver le temps de tout écouter et à choisir le bon. Il se nomme Roland Gift, et a aussi fait du ska, mais comme saxophoniste, dans un groupe de Hull sur la côte est du nord de l’Angleterre, bien connue de ceux qui prennent le ferry pour la Hollande. Ainsi naissent les Fine Young Cannibals, un groupe qui incarne tellement la seconde partie des années 80, une carrière fulgurante, seulement deux albums mais quels albums, synthèse de la pop d’une époque où on vivait pour la musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64605387</guid><pubDate>Thu, 27 Feb 2025 14:28:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64605387/314146_ou_sont_passees_nos_annees_80_episode_2_the_fine_young_cannibals.mp3" length="3053720" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 1980 sont devenues magiques pour beaucoup de gens qui donneraient cher aujourd’hui pour y revenir. Et en y repensant, je dois vous avouer me souvenir qu’on avait l’impression de vivre un grand moment. Tout nous semblait nouveau et moderne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 1980 sont devenues magiques pour beaucoup de gens qui donneraient cher aujourd’hui pour y revenir. Et en y repensant, je dois vous avouer me souvenir qu’on avait l’impression de vivre un grand moment. Tout nous semblait nouveau et moderne en 1980 : on jouait aux Space Invaders, on écoutait des radios libres pour la première fois et on utilisait un enregistreur VHS. Et si, question musique, en 1980, il y avait encore des Chantal Goya pour chanter Bécassine et Julio Iglesias Je n’ai pas changé, le reste, mis bout à bout, était sacrément moderne : The Buggles, Orchestral Manoeuvres, Funkytown, le Manureva d’Alain Chamfort, le Banana Split de Lio ou John and Mary de Robert Palmer, c’est quand même une musique futuriste avec tous ces synthés.<br /><br />Et puis il y a le ska. Je revois encore toute la piste de danse sautant d’un bloc sur One step beyond quinze fois sur la soirée d’un samedi. C’était quelque chose de radicalement nouveau qui correspondait tellement à la jeunesse du début des années 80. Si le genre n’a pas fait long feu, en Angleterre, il a été un véritable phénomène social avec des groupes comme Madness, bien sûr, mais surtout les Specials, Selecter, Bad Manners et The Beat. Complètement méconnu chez nous, The Beat enchaîne trois albums, tous disques d’or, avant de se séparer. Alors qu’est-ce qu’on fait ? se demandent Andy Cox et David Steele, respectivement bassiste et guitariste de The Beat, les auteurs de cette intro que tous les Britanniques connaissent … <br /><br />Moi je vous dis : une paire pareille de musiciens ne devrait pas se séparer, et justement, ils décident de continuer ensemble. Mais que jouer comme musique ? Ils sont plutôt punk, ont connu le succès avec le ska, deux musiques bien passées de mode en 1984, alors ils suivent un peu le mouvement du milieu de cette décennie, avec les Wham!, Madness ou Culture Club qui ont injecté de la soul américaine dans leur musique. Andy et David jouent chacun de plusieurs instruments, ils sont un band à eux seuls mais voilà, il leur faut un chanteur, un frontman. Alors ils passent une annonce dans un magazine musical. Pour vous dire à quel point la scène musicale était intense et lisait les magazines, ils reçoivent 500 cassettes de gars qui veulent être leur chanteur. <br /><br />Quand va-t-on écouter tout ça ?<br /><br />Ben on s’arrête au premier qui nous plaît.<br /><br />Et si le suivant est dix fois meilleur ?<br /><br />Ils vont mettre huit mois à trouver le temps de tout écouter et à choisir le bon. Il se nomme Roland Gift, et a aussi fait du ska, mais comme saxophoniste, dans un groupe de Hull sur la côte est du nord de l’Angleterre, bien connue de ceux qui prennent le ferry pour la Hollande. Ainsi naissent les Fine Young Cannibals, un groupe qui incarne tellement la seconde partie des années 80, une carrière fulgurante, seulement deux albums mais quels albums, synthèse de la pop d’une époque où on vivait pour la musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a8d5fd0ee82451c267448635bbe6f2e3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont passées nos années 80 ? (Episode 1 : Lloyd Cole)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-passees-nos-annees-80-episode-1-lloyd-cole--64543300</link><description><![CDATA[Quand on regarde certaines émissions de télés françaises, et même belges, nous décrire de manière caricaturale les années 80, je me demande où j’ai pu passer ces dix fameuses années parce que franchement je n’ai, à cette époque, pas vu beaucoup de monde, avec un rubik’s cube tout le temps en main ou encore une cassette et un crayon, si vous voyez ce que je veux dire. Et encore moins habillés comme ils nous le disent. C’est vrai, dans la rue, on croisait peu de ces tenues fluos et moulantes comme dans l’émission Gym Tonic, un serre-tête sur le front, sauf Bjorn Borg à Roland Garros ou Mark Knopfler sur scène avec Dire Straits, et enfin des brushings d’un mètre cube à la Tina Turner et Bon Jovi.<br /><br />Alors oui, ok, y avait des brushings, mais c’était genre Sarah Connor dans Terminator, et pour les filles bien sûr, pas pour les mecs comme Van Halen ou The Police. Non, nous la mode, c’était plutôt le registre des pulls Lacoste jaunes et roses, ceux que les Gonzague portaient pliés sur les épaules, parce que ça faisait plus chic. Ou les T Shirts et Sweat Shirts Best Montana ? Ils allaient très bien avec les Nike Dunk hautes rouges ou bleues, ah ben ouais, on laissait les Reebok blanches pour des tenues plus habillées. <br /><br />Bref, nos années 80 sont plutôt passées à regarder des films VHS du vidéoclub, des clips à la télé et à écouter la radio libre ou des cassettes chrome qu’on se faisait grâce aux disques empruntés à la médiathèque. Ah il fallait ça ! Car si dans les années 70, toutes les conversations d’ados tournaient autour de quelques groupes et artistes, dans les années 80, on entendait sans arrêt prononcer des noms qu’on ne connaissait pas et pas toujours parce que c’étaient des nouveaux venus. Ah bon ? Et ils ont déjà fait deux albums ? <br /><br />Normal, on n’avait jamais vendu autant de disques, alors les labels signaient de plus en plus d’artistes. Et d’où en sortait-il le plus ? De Grande-Bretagne, évidemment. Ce n’est pas un hasard, c’est le pays où les artistes chantent tous les samedis et vendredis soir, ça joue live dans les pubs. Et encore plus dans les villes universitaires où le taux de jeunes au m2 est le plus élevé du pays. Ainsi de la ville de Glasgow où l’étudiant en philologie anglaise et philosophie Lloyd Cole compose et enregistre, un week-end de l’été 1984, une cassette dans le sous-sol du club house d’un golf, en fait c’est là que travaillent ses parents et c’est là qu’ils vivent. Et ben, pour vous prouver ce que je vous disais, une cassette par la poste et voilà déjà son groupe Lloyd Cole &amp; The Commotions signé par une firme de disques et un premier album sorti en octobre. On les a immédiatement adoptés, leurs deux premiers albums ont illuminé une partie de nos nuits du milieu des années 80, avec ce petit quelque chose d’Américain qu’ont les British dans leur musique pop et qu’ils mettent au four, à leur sauce. Chouchou des radios libres et des compiles 33 Tours sponsorisées par une marque ou pas, on en a bouffé du Lloyd Cole sans trop savoir qui il était sinon qu’il faisait rêver les filles de notre génération.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64543300</guid><pubDate>Mon, 24 Feb 2025 14:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64543300/313976_ou_sont_passees_nos_annees_80_episode_1_lloyd_cole.mp3" length="5954837" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on regarde certaines émissions de télés françaises, et même belges, nous décrire de manière caricaturale les années 80, je me demande où j’ai pu passer ces dix fameuses années parce que franchement je n’ai, à cette époque, pas vu beaucoup de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on regarde certaines émissions de télés françaises, et même belges, nous décrire de manière caricaturale les années 80, je me demande où j’ai pu passer ces dix fameuses années parce que franchement je n’ai, à cette époque, pas vu beaucoup de monde, avec un rubik’s cube tout le temps en main ou encore une cassette et un crayon, si vous voyez ce que je veux dire. Et encore moins habillés comme ils nous le disent. C’est vrai, dans la rue, on croisait peu de ces tenues fluos et moulantes comme dans l’émission Gym Tonic, un serre-tête sur le front, sauf Bjorn Borg à Roland Garros ou Mark Knopfler sur scène avec Dire Straits, et enfin des brushings d’un mètre cube à la Tina Turner et Bon Jovi.<br /><br />Alors oui, ok, y avait des brushings, mais c’était genre Sarah Connor dans Terminator, et pour les filles bien sûr, pas pour les mecs comme Van Halen ou The Police. Non, nous la mode, c’était plutôt le registre des pulls Lacoste jaunes et roses, ceux que les Gonzague portaient pliés sur les épaules, parce que ça faisait plus chic. Ou les T Shirts et Sweat Shirts Best Montana ? Ils allaient très bien avec les Nike Dunk hautes rouges ou bleues, ah ben ouais, on laissait les Reebok blanches pour des tenues plus habillées. <br /><br />Bref, nos années 80 sont plutôt passées à regarder des films VHS du vidéoclub, des clips à la télé et à écouter la radio libre ou des cassettes chrome qu’on se faisait grâce aux disques empruntés à la médiathèque. Ah il fallait ça ! Car si dans les années 70, toutes les conversations d’ados tournaient autour de quelques groupes et artistes, dans les années 80, on entendait sans arrêt prononcer des noms qu’on ne connaissait pas et pas toujours parce que c’étaient des nouveaux venus. Ah bon ? Et ils ont déjà fait deux albums ? <br /><br />Normal, on n’avait jamais vendu autant de disques, alors les labels signaient de plus en plus d’artistes. Et d’où en sortait-il le plus ? De Grande-Bretagne, évidemment. Ce n’est pas un hasard, c’est le pays où les artistes chantent tous les samedis et vendredis soir, ça joue live dans les pubs. Et encore plus dans les villes universitaires où le taux de jeunes au m2 est le plus élevé du pays. Ainsi de la ville de Glasgow où l’étudiant en philologie anglaise et philosophie Lloyd Cole compose et enregistre, un week-end de l’été 1984, une cassette dans le sous-sol du club house d’un golf, en fait c’est là que travaillent ses parents et c’est là qu’ils vivent. Et ben, pour vous prouver ce que je vous disais, une cassette par la poste et voilà déjà son groupe Lloyd Cole &amp; The Commotions signé par une firme de disques et un premier album sorti en octobre. On les a immédiatement adoptés, leurs deux premiers albums ont illuminé une partie de nos nuits du milieu des années 80, avec ce petit quelque chose d’Américain qu’ont les British dans leur musique pop et qu’ils mettent au four, à leur sauce. Chouchou des radios libres et des compiles 33 Tours sponsorisées par une marque ou pas, on en a bouffé du Lloyd Cole sans trop savoir qui il était sinon qu’il faisait rêver les filles de notre génération.]]></itunes:summary><itunes:duration>373</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/06444f61eaba37d4daee612e1f2c0022.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La jaquette de diamant de Phil Collins (podcast intégral)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-jaquette-de-diamant-de-phil-collins-podcast-integral--64417861</link><description><![CDATA[Était-on, au milieu des années 80, au cœur d’une époque bénie de la musique comme beaucoup le crient haut et fort aujourd’hui ? Je ne sais pas vous mais moi, il suffit de me souvenir de tous ceux qui étaient présents lors du Live Aid en juillet 1985 pour me convaincre qu’il n’y a jamais eu autant d’immenses stars actives et au sommet de leur gloire. Et que dire si on y ajoute le nom d’absents de l’événement comme Michael Jackson, Prince, Rod Stewart, Eurythmics, Tears for Fears, Frankie Goes to Hollywood, Culture Club, Bruce Springsteen, Depeche Mode, ok j’arrête, on comprend que jamais plus on ne revivra une époque pareille. Et donc, on remarque d’autant plus l’omniprésence de celui qui est en cette année 85, le N°1 toutes catégories : Phil Collins. Vrai, le triomphe de ses deux albums solos parus au début de la décennie fût totalement inattendu. Tout d’abord parce que sa musique n’est pas formatée au départ pour un succès commercial, et puis aussi parce que jusque-là, il y avait une malédiction qui prétendait qu’aucun membre d’un groupe au top, ne peut réussir une carrière solo. Mais cet immense succès ne rompt pas le lien entre Collins et son groupe Genesis qui continuent leur carrière en parallèle avec de plus en plus de retours. En 1984, après les fabuleux Mama et That’s All avec Genesis, c’est la sortie de la chanson d’un film qui vaut à Collins son premier numéro 1 américain et un oscar, immédiatement suivi par un improbable et phénoménal duo avec le chanteur d’Earth Wind &amp; Fire.<br /><br />Qui aurait prédit cinq ans plus tôt, avec son physique passe-partout, sa barbe de pirate et son front dégarni sous des cheveux longs en broussaille, que Collins deviendrait une des plus grandes stars de la planète ? Le départ du spectaculaire et intello Peter Gabriel de Genesis devait sonner la fin d’une magnifique aventure mais la voix de Phil s’était élevée de derrière sa batterie. On l’avait jusque-là entendu dans les chœurs et sur deux petites chansons de Genesis, le voilà à présent sur le devant de la scène. Ce n’est plus la même musique, ce n’est plus le même show, et pourtant, malgré des déçus parmi les fidèles de la première heure, les fans se multiplient à une allure ahurissante. Et c’est la Belgique qui est une fois de plus en tête du mouvement. Après avoir été le premier pays étranger à accueillir Genesis et leur faire la fête, en 1971, voici que six ans plus tard, elle leur offre leur premier album N°1. Et encore, c’est un double et un live, mais porté par une voix admirable, présente et chantante, mariant les pirouettes de Peter Gabriel avec une musicalité qu’on ne soupçonnait pas. Alors voilà qu’en pleine période new wave, hip hop et funk, un artiste qui devrait appartenir au passé, à ces années 70 désormais tellement lointaines, publie début 1985, un troisième album solo qui restera dans de nombreux pays dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, un des disques les plus vendus de leur histoire. Il s’appelle No Jacket required et il incarne tellement ce qu’était le son, et la vie, dans les années 80.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64417861</guid><pubDate>Sat, 22 Feb 2025 13:32:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64417861/313489_la_jaquette_de_diamant_de_phil_collins_podcast_integral.mp3" length="24151323" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Était-on, au milieu des années 80, au cœur d’une époque bénie de la musique comme beaucoup le crient haut et fort aujourd’hui ? Je ne sais pas vous mais moi, il suffit de me souvenir de tous ceux qui étaient présents lors du Live Aid en juillet 1985...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Était-on, au milieu des années 80, au cœur d’une époque bénie de la musique comme beaucoup le crient haut et fort aujourd’hui ? Je ne sais pas vous mais moi, il suffit de me souvenir de tous ceux qui étaient présents lors du Live Aid en juillet 1985 pour me convaincre qu’il n’y a jamais eu autant d’immenses stars actives et au sommet de leur gloire. Et que dire si on y ajoute le nom d’absents de l’événement comme Michael Jackson, Prince, Rod Stewart, Eurythmics, Tears for Fears, Frankie Goes to Hollywood, Culture Club, Bruce Springsteen, Depeche Mode, ok j’arrête, on comprend que jamais plus on ne revivra une époque pareille. Et donc, on remarque d’autant plus l’omniprésence de celui qui est en cette année 85, le N°1 toutes catégories : Phil Collins. Vrai, le triomphe de ses deux albums solos parus au début de la décennie fût totalement inattendu. Tout d’abord parce que sa musique n’est pas formatée au départ pour un succès commercial, et puis aussi parce que jusque-là, il y avait une malédiction qui prétendait qu’aucun membre d’un groupe au top, ne peut réussir une carrière solo. Mais cet immense succès ne rompt pas le lien entre Collins et son groupe Genesis qui continuent leur carrière en parallèle avec de plus en plus de retours. En 1984, après les fabuleux Mama et That’s All avec Genesis, c’est la sortie de la chanson d’un film qui vaut à Collins son premier numéro 1 américain et un oscar, immédiatement suivi par un improbable et phénoménal duo avec le chanteur d’Earth Wind &amp; Fire.<br /><br />Qui aurait prédit cinq ans plus tôt, avec son physique passe-partout, sa barbe de pirate et son front dégarni sous des cheveux longs en broussaille, que Collins deviendrait une des plus grandes stars de la planète ? Le départ du spectaculaire et intello Peter Gabriel de Genesis devait sonner la fin d’une magnifique aventure mais la voix de Phil s’était élevée de derrière sa batterie. On l’avait jusque-là entendu dans les chœurs et sur deux petites chansons de Genesis, le voilà à présent sur le devant de la scène. Ce n’est plus la même musique, ce n’est plus le même show, et pourtant, malgré des déçus parmi les fidèles de la première heure, les fans se multiplient à une allure ahurissante. Et c’est la Belgique qui est une fois de plus en tête du mouvement. Après avoir été le premier pays étranger à accueillir Genesis et leur faire la fête, en 1971, voici que six ans plus tard, elle leur offre leur premier album N°1. Et encore, c’est un double et un live, mais porté par une voix admirable, présente et chantante, mariant les pirouettes de Peter Gabriel avec une musicalité qu’on ne soupçonnait pas. Alors voilà qu’en pleine période new wave, hip hop et funk, un artiste qui devrait appartenir au passé, à ces années 70 désormais tellement lointaines, publie début 1985, un troisième album solo qui restera dans de nombreux pays dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, un des disques les plus vendus de leur histoire. Il s’appelle No Jacket required et il incarne tellement ce qu’était le son, et la vie, dans les années 80.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>1006</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0676953352a4bf985534e01078c9e9d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La jaquette de diamant de Phil Collins (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-jaquette-de-diamant-de-phil-collins-episode-5--64417645</link><description><![CDATA[En 1984, le Townhouse, studio londonien créé par Richard Branson, le patron de Virgin, a transformé le quartier de Shepherd’s Bush en endroit branché tant on croise tous ceux qui hantent le Top 40. Pas étonnant que parmi les Simple Minds, Elton John ou Bryan Ferry, Phil Collins y ait pris ses quartiers pour enregistrer ce qui sera déjà son troisième album solo. Le téléphone sonne. Qui le demande ? Bob Geldof. Le chanteur des Boomtown Rats, un groupe new wave de la première heure mais dont l’heure de gloire semble déjà passée. Que lui veut-il ? Encore un qui veut se faire produire par Phil Collins ? Passe-le moi !<br /><br />Vous l’avez compris, les deux hommes ne se connaissent pas et pourtant, Geldof va direct au but : <br /><br />Tu as vu les infos à la BBC ?<br /><br />Non, là, je suis dans les bois. Une expression de Quincy Jones pour dire que quand on est en studio, on est hors du monde. Et là, Geldof de lui raconter le reportage qu’il a vu la veille à la BBC avec ces gens qui meurent de faim en Ethiopie et ce médecin obligé de décider qui va vivre ou pas, car ils n’a pas reçu assez de nourriture des associations.<br /><br />J’ai décidé avec ma femme, une animatrice télé très populaire, de faire quelque chose. On ne peut pas attendre. J’ai besoin d’un batteur très connu alors j’ai pensé immédiatement à toi.<br /><br />Pour faire quoi ?<br /><br />Quelques jours plus tard, le 25 novembre, Phil se retrouve un dimanche au Sarm Studios, qu’il ne connaît que trop bien, y ayant enregistré trois albums avec Genesis du temps de Peter Gabriel. Un autre studio de Richard Branson mais racheté par Trevor Horn, le leader des Buggles, il est devenu le repère de la scène pop des années 80. On le devine, entouré des jeunes Spandau Ballet, Culture Club et autres Bananarama, Phil Collins a l’impression d’être dans les pages d’un magazine teenager comme le Smash Hits. D’autant plus qu’il les voit défiler, chanter toute la journée en attendant que ce soit son tour de jouer. Et quand vient le moment, ils sont tous là à le regarder, derrière sa batterie, quand Midge Ure d’Ultravox, le producteur, lui dit, tu commences ici et tu fais ce que tu veux ! <br /><br />Ah bon ? <br /><br />Top, vas-y !<br /><br />Et Phil, le casque sur les oreilles, improvise sa piste de batterie. Il n’en mène pas large, évidemment. Mais quand le morceau s’arrête, il entend Midge crier un grand Impeccable ! Tout le monde l’applaudit. T’es sûr ? J’ai envie de la refaire. Non, pas besoin, il est tard. Et voilà, one take comme Frank Sinatra. Phil Collins fait alors la connaissance de Bono et parle un peu avec Sting à qui il propose de venir faire les chœurs sur son prochain album No jacket Required. Ainsi Sting lui proposera-t-il de faire un duo au Live Aid qui deviendra mythique : Genesis et The Police, deux univers si lointains et pourtant. La boucle est bouclée, Phil Collins est vraiment l’incarnation de ces années de renouvellement que furent les années 80, il est, comme dans le clip de cette chanson, le roi du monde. Avec humour, bien sûr, regardez-le jusqu’à la fin.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64417645</guid><pubDate>Fri, 21 Feb 2025 13:29:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64417645/313488_la_jaquette_de_diamant_de_phil_collins_episode_5.mp3" length="8839529" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1984, le Townhouse, studio londonien créé par Richard Branson, le patron de Virgin, a transformé le quartier de Shepherd’s Bush en endroit branché tant on croise tous ceux qui hantent le Top 40. Pas étonnant que parmi les Simple Minds, Elton John...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1984, le Townhouse, studio londonien créé par Richard Branson, le patron de Virgin, a transformé le quartier de Shepherd’s Bush en endroit branché tant on croise tous ceux qui hantent le Top 40. Pas étonnant que parmi les Simple Minds, Elton John ou Bryan Ferry, Phil Collins y ait pris ses quartiers pour enregistrer ce qui sera déjà son troisième album solo. Le téléphone sonne. Qui le demande ? Bob Geldof. Le chanteur des Boomtown Rats, un groupe new wave de la première heure mais dont l’heure de gloire semble déjà passée. Que lui veut-il ? Encore un qui veut se faire produire par Phil Collins ? Passe-le moi !<br /><br />Vous l’avez compris, les deux hommes ne se connaissent pas et pourtant, Geldof va direct au but : <br /><br />Tu as vu les infos à la BBC ?<br /><br />Non, là, je suis dans les bois. Une expression de Quincy Jones pour dire que quand on est en studio, on est hors du monde. Et là, Geldof de lui raconter le reportage qu’il a vu la veille à la BBC avec ces gens qui meurent de faim en Ethiopie et ce médecin obligé de décider qui va vivre ou pas, car ils n’a pas reçu assez de nourriture des associations.<br /><br />J’ai décidé avec ma femme, une animatrice télé très populaire, de faire quelque chose. On ne peut pas attendre. J’ai besoin d’un batteur très connu alors j’ai pensé immédiatement à toi.<br /><br />Pour faire quoi ?<br /><br />Quelques jours plus tard, le 25 novembre, Phil se retrouve un dimanche au Sarm Studios, qu’il ne connaît que trop bien, y ayant enregistré trois albums avec Genesis du temps de Peter Gabriel. Un autre studio de Richard Branson mais racheté par Trevor Horn, le leader des Buggles, il est devenu le repère de la scène pop des années 80. On le devine, entouré des jeunes Spandau Ballet, Culture Club et autres Bananarama, Phil Collins a l’impression d’être dans les pages d’un magazine teenager comme le Smash Hits. D’autant plus qu’il les voit défiler, chanter toute la journée en attendant que ce soit son tour de jouer. Et quand vient le moment, ils sont tous là à le regarder, derrière sa batterie, quand Midge Ure d’Ultravox, le producteur, lui dit, tu commences ici et tu fais ce que tu veux ! <br /><br />Ah bon ? <br /><br />Top, vas-y !<br /><br />Et Phil, le casque sur les oreilles, improvise sa piste de batterie. Il n’en mène pas large, évidemment. Mais quand le morceau s’arrête, il entend Midge crier un grand Impeccable ! Tout le monde l’applaudit. T’es sûr ? J’ai envie de la refaire. Non, pas besoin, il est tard. Et voilà, one take comme Frank Sinatra. Phil Collins fait alors la connaissance de Bono et parle un peu avec Sting à qui il propose de venir faire les chœurs sur son prochain album No jacket Required. Ainsi Sting lui proposera-t-il de faire un duo au Live Aid qui deviendra mythique : Genesis et The Police, deux univers si lointains et pourtant. La boucle est bouclée, Phil Collins est vraiment l’incarnation de ces années de renouvellement que furent les années 80, il est, comme dans le clip de cette chanson, le roi du monde. Avec humour, bien sûr, regardez-le jusqu’à la fin.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>553</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0676953352a4bf985534e01078c9e9d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La jaquette de diamant de Phil Collins (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-jaquette-de-diamant-de-phil-collins-episode-4--64417618</link><description><![CDATA[Franchement, combien sommes-nous à avoir tourné les singles et les deux albums de Phil Collins au début des années 80 ? Des disques étonnants, bien loin de la musique de Genesis, c’est vrai, il y avait des tubes qui ont plu à tous les publics. Mais quand même, les albums avaient aussi leur quota de chansons plus ambitieuses, avec de solides trouvailles sonores. Déjà leur titre : Face Value et Hello I must be going, une référence à Groucho Marx, fallait oser !<br /><br />Alors pourquoi change-t-il de braquet avec celui-ci, qui paraît fin janvier 1985, No jacket Required ? Parce que justement, je suis tout sauf guindé, répond Collins. <br /><br />Bien sûr, le titre ne lui est pas tombé tout chaud, c’est le cas de le dire, car ce soir où Phil est en vacances dans les Caraïbes, il se présente dans un restaurant avec sa femme mais le maître d’hôtel l’arrête en lui demandant d’enfiler une veste.<br /><br />Mais je n’ai pas de veste, mon ami, nous sommes dans un pays chaud et je suis en vacances !<br /><br />Un client dans la file devant lui, se retourne alors pour lui faire comprendre que la veste est obligatoire : Jacket Required ! Phil Collins se fait donc refuser l’entrée. C’est pas tous les jours. Enfin, pas tous les jours, … Ce soir de la tournée où Phil accompagne Robert Plant l’ex-chanteur de Led Zeppelin dont il vient de produire les deux albums, les deux copains descendus à l’hôtel Ambassador de Chicago descendent, justement, boire un verre au bar de l’hôtel. Là pour le coup, il fait froid, Phil porte un magnifique blouson de cuir, Robert une veste à carreaux WillyWear, genre amerloque, aux couleurs bien criardes. Mais voilà que le barman fait remarquer à Monsieur Collins qu’il doit passer une veste pour pouvoir se faire servir. <br /><br />Mais je porte une veste, mon gars !<br /><br />Euh non, une vraie veste, Monsieur, pas en cuir.<br /><br />Allons bon, Robert est habillé comme un clown de chez Barnum et on ne lui dit rien. Moi je porte un truc de créateur, digne de la fashion week, et je fais tache. Ce n'est pas possible, ce Jacket required va tourner à la malédiction !<br /><br />Évidemment, le succès prodigieux de ce disque conduisant Collins sur les plateaux des plus grands talks shows, il raconte ses anecdotes de jaquette, ce qui, bien sûr, ne manque d’être vu par les grands patrons des établissements cités. Ainsi Phil Collins reçoit-il chez lui, à Londres, une lettre à entête de l’Ambassador East qui lui demande, je cite, de cesser de parler de leur stupide code vestimentaire. Nous invitons à venir chez nous, quand vous voulez, vêtu comme vous voulez et autant que vous voulez, mais de grâce, cessez de parler de nous. Et à ce pli est joint un colis contenant une veste maculée d’éclaboussures de toutes les couleurs. Voilà des gens qui ne se prennent pas au sérieux, une autre époque, les années 80 avec ce code No Jacket Required.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64417618</guid><pubDate>Thu, 20 Feb 2025 13:26:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64417618/313487_la_jaquette_de_diamant_de_phil_collins_episode_4.mp3" length="7441874" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Franchement, combien sommes-nous à avoir tourné les singles et les deux albums de Phil Collins au début des années 80 ? Des disques étonnants, bien loin de la musique de Genesis, c’est vrai, il y avait des tubes qui ont plu à tous les publics. Mais...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Franchement, combien sommes-nous à avoir tourné les singles et les deux albums de Phil Collins au début des années 80 ? Des disques étonnants, bien loin de la musique de Genesis, c’est vrai, il y avait des tubes qui ont plu à tous les publics. Mais quand même, les albums avaient aussi leur quota de chansons plus ambitieuses, avec de solides trouvailles sonores. Déjà leur titre : Face Value et Hello I must be going, une référence à Groucho Marx, fallait oser !<br /><br />Alors pourquoi change-t-il de braquet avec celui-ci, qui paraît fin janvier 1985, No jacket Required ? Parce que justement, je suis tout sauf guindé, répond Collins. <br /><br />Bien sûr, le titre ne lui est pas tombé tout chaud, c’est le cas de le dire, car ce soir où Phil est en vacances dans les Caraïbes, il se présente dans un restaurant avec sa femme mais le maître d’hôtel l’arrête en lui demandant d’enfiler une veste.<br /><br />Mais je n’ai pas de veste, mon ami, nous sommes dans un pays chaud et je suis en vacances !<br /><br />Un client dans la file devant lui, se retourne alors pour lui faire comprendre que la veste est obligatoire : Jacket Required ! Phil Collins se fait donc refuser l’entrée. C’est pas tous les jours. Enfin, pas tous les jours, … Ce soir de la tournée où Phil accompagne Robert Plant l’ex-chanteur de Led Zeppelin dont il vient de produire les deux albums, les deux copains descendus à l’hôtel Ambassador de Chicago descendent, justement, boire un verre au bar de l’hôtel. Là pour le coup, il fait froid, Phil porte un magnifique blouson de cuir, Robert une veste à carreaux WillyWear, genre amerloque, aux couleurs bien criardes. Mais voilà que le barman fait remarquer à Monsieur Collins qu’il doit passer une veste pour pouvoir se faire servir. <br /><br />Mais je porte une veste, mon gars !<br /><br />Euh non, une vraie veste, Monsieur, pas en cuir.<br /><br />Allons bon, Robert est habillé comme un clown de chez Barnum et on ne lui dit rien. Moi je porte un truc de créateur, digne de la fashion week, et je fais tache. Ce n'est pas possible, ce Jacket required va tourner à la malédiction !<br /><br />Évidemment, le succès prodigieux de ce disque conduisant Collins sur les plateaux des plus grands talks shows, il raconte ses anecdotes de jaquette, ce qui, bien sûr, ne manque d’être vu par les grands patrons des établissements cités. Ainsi Phil Collins reçoit-il chez lui, à Londres, une lettre à entête de l’Ambassador East qui lui demande, je cite, de cesser de parler de leur stupide code vestimentaire. Nous invitons à venir chez nous, quand vous voulez, vêtu comme vous voulez et autant que vous voulez, mais de grâce, cessez de parler de nous. Et à ce pli est joint un colis contenant une veste maculée d’éclaboussures de toutes les couleurs. Voilà des gens qui ne se prennent pas au sérieux, une autre époque, les années 80 avec ce code No Jacket Required.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>466</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0676953352a4bf985534e01078c9e9d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La jaquette de diamant de Phil Collins (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-jaquette-de-diamant-de-phil-collins-episode-3--64417580</link><description><![CDATA[Janvier 1985, on commence cette année particulière mondialement dominée par des Simple Minds et U2, avec un troisième album solo, déjà, de Phil Collins. Et si les deux premiers, qui se sont vendus par paquets de millions, étaient particuliers, à l’image de son groupe Genesis, il n’en va pas de même de celui-ci qui est, vraiment, un pur produit pop des années 80. Et ce n’est pas un hasard car après deux disques hantés par son divorce, la séparation avec ses enfants et la paradoxale solitude d’une star du rock, Phil est pris cette fois par l’envie de produire un disque sympa, positif, et donc, années 80 obligent, dansant. Et même s’il ne peut s'empêcher de composer l’une ou l’autre chanson romantique, tout est fait pour vous emmener sur la piste le samedi soir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle son visage apparaît cette fois coloré de rouge, comme pris dans un projecteur de boîte de nuit, le front perlant de sueur après une bonne séance d’immersion sur la piste. C’est vrai que teenager, le jeune Anglais était un fan de la Motown, ce label noir américain qui produisait des titres dansant et sympas. Il ne manque pas d’y faire référence sur l’un ou l’autre titre de ses deux premiers disques. Et ça tranchait vachement avec les autres, c’est vrai, on a été étonné d’entendre ces cuivres clinquer sur des rythmes ronds. <br /><br />Ça sonne, hein ? Pas étonnant, ce sont les Phenix Horns, la section qui joue pour Earth Wind &amp; Fire, le plus grand groupe funk de l’époque. Et qui sait à peine qui est Genesis. Ainsi, alors que Phil Collins est à New York et que justement, EWF est de passage à Madison Square Garden, il se pointe à leur hôtel avant le concert. Et le gars à qui il demande dans le hall si les Phenix Horns sont là, se trouve être le frère de Maurice White, le leader de Earth Wind &amp; Fire. Et ce type qui ignore qui est Phil Collins, In the Air Tonight n’est pas encore sorti, le prend pour un dealer, alors il donne l’interdiction d’embarquer quiconque n’est pas du groupe. Mais allez savoir comment Collins passe entre les mailles du filet, il monte dans la limousine sous l’insistance des cuivres mais, une fois arrivé à Madsion Square Garden, est refoulé par la sécu et se retrouve bien seul. Imaginez le chanteur de Genesis interdit d’entrer dans une salle qu’il remplit habituellement. Heureusement que des régisseurs le reconnaissent et l’invitent dans leur cantine. Hé les mecs, j’le crois pas, vous avez viré Phil Collins des coulisses ! Qui ? Le chanteur de Genesis. Merde ! C’est ce soir que les gars des Phenix vont parler de Collins à Philip Bailey, la seconde voix d’Earth Wind &amp; Fire, et de la qualité de son travail en studio. Le succès américain des deux premiers albums de Collins fera le reste quand, Earth Wind &amp; Fire battant de l’aile, Bailey voudra voler des siennes, comme Michael Jackson. Une chanson pliée en un jour et demi, et hop ! Ça se passait comme ça avec Phil dans les années 80.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64417580</guid><pubDate>Wed, 19 Feb 2025 13:23:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64417580/313486_la_jaquette_de_diamant_de_phil_collins_episode_3.mp3" length="7912078" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Janvier 1985, on commence cette année particulière mondialement dominée par des Simple Minds et U2, avec un troisième album solo, déjà, de Phil Collins. Et si les deux premiers, qui se sont vendus par paquets de millions, étaient particuliers, à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Janvier 1985, on commence cette année particulière mondialement dominée par des Simple Minds et U2, avec un troisième album solo, déjà, de Phil Collins. Et si les deux premiers, qui se sont vendus par paquets de millions, étaient particuliers, à l’image de son groupe Genesis, il n’en va pas de même de celui-ci qui est, vraiment, un pur produit pop des années 80. Et ce n’est pas un hasard car après deux disques hantés par son divorce, la séparation avec ses enfants et la paradoxale solitude d’une star du rock, Phil est pris cette fois par l’envie de produire un disque sympa, positif, et donc, années 80 obligent, dansant. Et même s’il ne peut s'empêcher de composer l’une ou l’autre chanson romantique, tout est fait pour vous emmener sur la piste le samedi soir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle son visage apparaît cette fois coloré de rouge, comme pris dans un projecteur de boîte de nuit, le front perlant de sueur après une bonne séance d’immersion sur la piste. C’est vrai que teenager, le jeune Anglais était un fan de la Motown, ce label noir américain qui produisait des titres dansant et sympas. Il ne manque pas d’y faire référence sur l’un ou l’autre titre de ses deux premiers disques. Et ça tranchait vachement avec les autres, c’est vrai, on a été étonné d’entendre ces cuivres clinquer sur des rythmes ronds. <br /><br />Ça sonne, hein ? Pas étonnant, ce sont les Phenix Horns, la section qui joue pour Earth Wind &amp; Fire, le plus grand groupe funk de l’époque. Et qui sait à peine qui est Genesis. Ainsi, alors que Phil Collins est à New York et que justement, EWF est de passage à Madison Square Garden, il se pointe à leur hôtel avant le concert. Et le gars à qui il demande dans le hall si les Phenix Horns sont là, se trouve être le frère de Maurice White, le leader de Earth Wind &amp; Fire. Et ce type qui ignore qui est Phil Collins, In the Air Tonight n’est pas encore sorti, le prend pour un dealer, alors il donne l’interdiction d’embarquer quiconque n’est pas du groupe. Mais allez savoir comment Collins passe entre les mailles du filet, il monte dans la limousine sous l’insistance des cuivres mais, une fois arrivé à Madsion Square Garden, est refoulé par la sécu et se retrouve bien seul. Imaginez le chanteur de Genesis interdit d’entrer dans une salle qu’il remplit habituellement. Heureusement que des régisseurs le reconnaissent et l’invitent dans leur cantine. Hé les mecs, j’le crois pas, vous avez viré Phil Collins des coulisses ! Qui ? Le chanteur de Genesis. Merde ! C’est ce soir que les gars des Phenix vont parler de Collins à Philip Bailey, la seconde voix d’Earth Wind &amp; Fire, et de la qualité de son travail en studio. Le succès américain des deux premiers albums de Collins fera le reste quand, Earth Wind &amp; Fire battant de l’aile, Bailey voudra voler des siennes, comme Michael Jackson. Une chanson pliée en un jour et demi, et hop ! Ça se passait comme ça avec Phil dans les années 80.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>495</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0676953352a4bf985534e01078c9e9d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La jaquette de diamant de Phil Collins (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-jaquette-de-diamant-de-phil-collins-episode-2--64417528</link><description><![CDATA[Cela fait déjà 40 ans que paraissait No Jacquet Required, l’album solo de Phil Collins le plus vendu de sa carrière, témoin du triomphe d’un artiste qui ne vivait que pour le travail et la création. C’est d’ailleurs ce que lui ont reproché plusieurs femmes de sa vie : Phil a tout le temps besoin de nouveaux projets et Phil ne sait pas dire non. Ainsi quand la nouvelle tournée de Genesis se termine en 1984, il devrait déjà s’estimer très heureux de se dire et maintenant je me lance sur mon nouvel album solo. Mais non, il doit bientôt produire celui de son ami Eric Clapton mais aussi de Philip Bailey, le chanteur du groupe Earth Wind &amp; Fire. Voilà qui peut sembler bizarre car l’Américain et le Britannique qu’un océan et un genre musical séparent ne se sont jamais rencontrés. Mais le lien est la section de cuivres d’Earth Wind &amp; Fire qui depuis le fameux premier album de Collins, travaillent avec lui et a donc ont parlé à Bailey de ses qualités de producteur. Et puis l’exemple actuel de Michael Jackson devenue star du public blanc est à suivre, alors pourquoi ne pas demander à Collins de produire son disque ? Le pari va être, vous le savez, tenu, une réussite totale qui prend le relais cette année-là de l’immense Against all odds. Si vous ajoutez à cela que depuis le début de la décennie, Phil a déjà sorti deux albums solos et trois avec Genesis et en a produit deux pour Robert Plant, l’ex-chanteur de Led Zeppelin, oui, dans le métier et pour le public, Collins est partout. Alors on ne s’étonne pas que chez Warner, un gars dise à Eric Clapton qu’il devrait ajouter une patte Phil Collins à son prochain disque, car oui, le précédent n’a pas marché. Les temps sont durs, il est vrai pour les stars des années 60 et 70 qui souffrent du nouveau son des années 80.<br /><br />Ah ben, c’est mon voisin, répond Clapton. C’est vrai. C’est ainsi qu’il a joué de la guitare sur un titre de Phil Collins, enregistré chez lui d’ailleurs, quand il était au plus bas, dans sa maison vidée par le divorce. Et Collins d’accepter, bien sûr, Eric Clapton a beau être devenu le gars avec qui il va boire des coups au pub, il reste pour lui le guitariste qui a illuminé ses années de jeunesse avec les Yardbirds et Cream. Pour lui, la fameuse photo du tag Clapton is God sur une palissade de Londres en 1966, c’était pas du pipeau.<br /><br />Le résultat est un album tellement dans l’air du temps que même la firme de disques n’y croit pas, et pourtant, il marque une résurrection pour Clapton et ce faisant, au milieu des années 80, un passeport pour les décennies à suivre, un vaccin contre l’oubli du public. Alors question : cette agitation est-elle nécessaire pour que Collins donne le meilleur de lui-même pour son prochain album solo, No Jacquet Required. Il y a fort à parier que oui, tant il est vrai que plus on travaille, plus on sait travailler. Cette chanson, l’un des quatre immenses tubes de ce disque qui s’est vendu à 25 millions d’exemplaires, en est la preuve … <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64417528</guid><pubDate>Tue, 18 Feb 2025 13:20:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64417528/313485_la_jaquette_de_diamant_de_phil_collins_episode_2.mp3" length="8143627" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait déjà 40 ans que paraissait No Jacquet Required, l’album solo de Phil Collins le plus vendu de sa carrière, témoin du triomphe d’un artiste qui ne vivait que pour le travail et la création. C’est d’ailleurs ce que lui ont reproché plusieurs...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait déjà 40 ans que paraissait No Jacquet Required, l’album solo de Phil Collins le plus vendu de sa carrière, témoin du triomphe d’un artiste qui ne vivait que pour le travail et la création. C’est d’ailleurs ce que lui ont reproché plusieurs femmes de sa vie : Phil a tout le temps besoin de nouveaux projets et Phil ne sait pas dire non. Ainsi quand la nouvelle tournée de Genesis se termine en 1984, il devrait déjà s’estimer très heureux de se dire et maintenant je me lance sur mon nouvel album solo. Mais non, il doit bientôt produire celui de son ami Eric Clapton mais aussi de Philip Bailey, le chanteur du groupe Earth Wind &amp; Fire. Voilà qui peut sembler bizarre car l’Américain et le Britannique qu’un océan et un genre musical séparent ne se sont jamais rencontrés. Mais le lien est la section de cuivres d’Earth Wind &amp; Fire qui depuis le fameux premier album de Collins, travaillent avec lui et a donc ont parlé à Bailey de ses qualités de producteur. Et puis l’exemple actuel de Michael Jackson devenue star du public blanc est à suivre, alors pourquoi ne pas demander à Collins de produire son disque ? Le pari va être, vous le savez, tenu, une réussite totale qui prend le relais cette année-là de l’immense Against all odds. Si vous ajoutez à cela que depuis le début de la décennie, Phil a déjà sorti deux albums solos et trois avec Genesis et en a produit deux pour Robert Plant, l’ex-chanteur de Led Zeppelin, oui, dans le métier et pour le public, Collins est partout. Alors on ne s’étonne pas que chez Warner, un gars dise à Eric Clapton qu’il devrait ajouter une patte Phil Collins à son prochain disque, car oui, le précédent n’a pas marché. Les temps sont durs, il est vrai pour les stars des années 60 et 70 qui souffrent du nouveau son des années 80.<br /><br />Ah ben, c’est mon voisin, répond Clapton. C’est vrai. C’est ainsi qu’il a joué de la guitare sur un titre de Phil Collins, enregistré chez lui d’ailleurs, quand il était au plus bas, dans sa maison vidée par le divorce. Et Collins d’accepter, bien sûr, Eric Clapton a beau être devenu le gars avec qui il va boire des coups au pub, il reste pour lui le guitariste qui a illuminé ses années de jeunesse avec les Yardbirds et Cream. Pour lui, la fameuse photo du tag Clapton is God sur une palissade de Londres en 1966, c’était pas du pipeau.<br /><br />Le résultat est un album tellement dans l’air du temps que même la firme de disques n’y croit pas, et pourtant, il marque une résurrection pour Clapton et ce faisant, au milieu des années 80, un passeport pour les décennies à suivre, un vaccin contre l’oubli du public. Alors question : cette agitation est-elle nécessaire pour que Collins donne le meilleur de lui-même pour son prochain album solo, No Jacquet Required. Il y a fort à parier que oui, tant il est vrai que plus on travaille, plus on sait travailler. Cette chanson, l’un des quatre immenses tubes de ce disque qui s’est vendu à 25 millions d’exemplaires, en est la preuve … <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>509</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0676953352a4bf985534e01078c9e9d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La jaquette de diamant de Phil Collins (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-jaquette-de-diamant-de-phil-collins-episode-1--64417496</link><description><![CDATA[Était-on, au milieu des années 80, au cœur d’une époque bénie de la musique comme beaucoup le crient haut et fort aujourd’hui ? Je ne sais pas vous mais moi, il suffit de me souvenir de tous ceux qui étaient présents lors du Live Aid en juillet 1985 pour me convaincre qu’il n’y a jamais eu autant d’immenses stars actives et au sommet de leur gloire. Et que dire si on y ajoute le nom d’absents de l’événement comme Michael Jackson, Prince, Rod Stewart, Eurythmics, Tears for Fears, Frankie Goes to Hollywood, Culture Club, Bruce Springsteen, Depeche Mode, ok j’arrête, on comprend que jamais plus on ne revivra une époque pareille. Et donc, on remarque d’autant plus l’omniprésence de celui qui est en cette année 85, le N°1 toutes catégories : Phil Collins. Vrai, le triomphe de ses deux albums solos parus au début de la décennie fût totalement inattendu. Tout d’abord parce que sa musique n’est pas formatée au départ pour un succès commercial, et puis aussi parce que jusque-là, il y avait une malédiction qui prétendait qu’aucun membre d’un groupe au top, ne peut réussir une carrière solo. <br /><br />Mais cet immense succès ne rompt pas le lien entre Collins et son groupe Genesis qui continuent leur carrière en parallèle avec de plus en plus de retours. En 1984, après les fabuleux Mama et That’s All avec Genesis, c’est la sortie de la chanson d’un film qui vaut à Collins son premier numéro 1 américain et un oscar, immédiatement suivi par un improbable et phénoménal duo avec le chanteur d’Earth Wind &amp; Fire. Qui aurait prédit cinq ans plus tôt, avec son physique passe-partout, sa barbe de pirate et son front dégarni sous des cheveux longs en broussaille, que Collins deviendrait une des plus grandes stars de la planète ? Le départ du spectaculaire et intello Peter Gabriel de Genesis devait sonner la fin d’une magnifique aventure mais la voix de Phil s’était élevée de derrière sa batterie. On l’avait jusque-là entendu dans les chœurs et sur deux petites chansons de Genesis, le voilà à présent sur le devant de la scène. Ce n’est plus la même musique, ce n’est plus le même show, et pourtant, malgré des déçus parmi les fidèles de la première heure, les fans se multiplient à une allure ahurissante.<br /><br />Et c’est la Belgique qui est une fois de plus en tête du mouvement. Après avoir été le premier pays étranger à accueillir Genesis et leur faire la fête, en 1971, voici que six ans plus tard, elle leur offre leur premier album N°1. Et encore, c’est un double et un live, mais porté par une voix admirable, présente et chantante, mariant les pirouettes de Peter Gabriel avec une musicalité qu’on ne soupçonnait pas. Alors voilà qu’en pleine période new wave, hip hop et funk, un artiste qui devrait appartenir au passé, à ces années 70 désormais tellement lointaines, publie début 1985, un troisième album solo qui restera dans de nombreux pays dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, un des disques les plus vendus de leur histoire. Il s’appelle No Jacket required et il incarne tellement ce qu’était le son, et la vie, dans les années 80.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64417496</guid><pubDate>Mon, 17 Feb 2025 13:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64417496/313484_la_jaquette_de_diamant_de_phil_collins_episode_1.mp3" length="5376027" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Était-on, au milieu des années 80, au cœur d’une époque bénie de la musique comme beaucoup le crient haut et fort aujourd’hui ? Je ne sais pas vous mais moi, il suffit de me souvenir de tous ceux qui étaient présents lors du Live Aid en juillet 1985...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Était-on, au milieu des années 80, au cœur d’une époque bénie de la musique comme beaucoup le crient haut et fort aujourd’hui ? Je ne sais pas vous mais moi, il suffit de me souvenir de tous ceux qui étaient présents lors du Live Aid en juillet 1985 pour me convaincre qu’il n’y a jamais eu autant d’immenses stars actives et au sommet de leur gloire. Et que dire si on y ajoute le nom d’absents de l’événement comme Michael Jackson, Prince, Rod Stewart, Eurythmics, Tears for Fears, Frankie Goes to Hollywood, Culture Club, Bruce Springsteen, Depeche Mode, ok j’arrête, on comprend que jamais plus on ne revivra une époque pareille. Et donc, on remarque d’autant plus l’omniprésence de celui qui est en cette année 85, le N°1 toutes catégories : Phil Collins. Vrai, le triomphe de ses deux albums solos parus au début de la décennie fût totalement inattendu. Tout d’abord parce que sa musique n’est pas formatée au départ pour un succès commercial, et puis aussi parce que jusque-là, il y avait une malédiction qui prétendait qu’aucun membre d’un groupe au top, ne peut réussir une carrière solo. <br /><br />Mais cet immense succès ne rompt pas le lien entre Collins et son groupe Genesis qui continuent leur carrière en parallèle avec de plus en plus de retours. En 1984, après les fabuleux Mama et That’s All avec Genesis, c’est la sortie de la chanson d’un film qui vaut à Collins son premier numéro 1 américain et un oscar, immédiatement suivi par un improbable et phénoménal duo avec le chanteur d’Earth Wind &amp; Fire. Qui aurait prédit cinq ans plus tôt, avec son physique passe-partout, sa barbe de pirate et son front dégarni sous des cheveux longs en broussaille, que Collins deviendrait une des plus grandes stars de la planète ? Le départ du spectaculaire et intello Peter Gabriel de Genesis devait sonner la fin d’une magnifique aventure mais la voix de Phil s’était élevée de derrière sa batterie. On l’avait jusque-là entendu dans les chœurs et sur deux petites chansons de Genesis, le voilà à présent sur le devant de la scène. Ce n’est plus la même musique, ce n’est plus le même show, et pourtant, malgré des déçus parmi les fidèles de la première heure, les fans se multiplient à une allure ahurissante.<br /><br />Et c’est la Belgique qui est une fois de plus en tête du mouvement. Après avoir été le premier pays étranger à accueillir Genesis et leur faire la fête, en 1971, voici que six ans plus tard, elle leur offre leur premier album N°1. Et encore, c’est un double et un live, mais porté par une voix admirable, présente et chantante, mariant les pirouettes de Peter Gabriel avec une musicalité qu’on ne soupçonnait pas. Alors voilà qu’en pleine période new wave, hip hop et funk, un artiste qui devrait appartenir au passé, à ces années 70 désormais tellement lointaines, publie début 1985, un troisième album solo qui restera dans de nombreux pays dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, un des disques les plus vendus de leur histoire. Il s’appelle No Jacket required et il incarne tellement ce qu’était le son, et la vie, dans les années 80.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0676953352a4bf985534e01078c9e9d9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière tournée de Michel Polnareff : Podcast intégral</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-tournee-de-michel-polnareff-podcast-integral--64320081</link><description><![CDATA[Ainsi donc, le 17 mai prochain, ce sera la dernière tournée de Michel Polnareff, chez nous, à Bruxelles. Lui dont l’absence sur scène avait résonné jusqu’au mythe aura finalement aligné pas mal de Forest National ces vingt dernières années. Un dernier coucou me revoilou qui nous fait prendre conscience, qu’il est le tout dernier des géants de cette génération des années 60 à se produire encore.<br /><br />En fait, Michel est toujours là où on ne l’attend pas. Personnage atypique dans le panthéon non pas de la chanson française mais de la chanson en français, il a donné tout ce qu’une star peut offrir à la légende. Depuis ses éternelles lunettes noires à monture blanche à sa fuite en paquebot vers les Etats-Unis, en passant par ses fesses affichées sur les murs de Paris et son séjour de deux ans à l’hôtel Monceau, Michel Polnareff les a toutes faites. <br /><br />Tenez, jusqu’à une attente insupportable de 28 ans entre deux albums. Et là où on croit qu’il n’y en aura plus jamais, voilà qu’il revient en 2025, avec de nouvelles chansons.<br /><br />Mais tout cela serait de l’ordre de l’agitation, s’il n’y avait un génie de la musique derrière le personnage qui l’a entraîné là où il n’aurait jamais imaginer aller quand, petit garçon, il souffrait durant d’interminables et sévères leçons de piano. Car aucun interprète, compositeur, arrangeur, producteur, puis enfin, auteur, n’a réussi à se hisser à ce niveau dès ses débuts, et durant des décennies. Si à cela, vous ajoutez un sens de l’image et du show, qui fut avant-gardiste à une époque où personne ne l’était à Paris, ça fait beaucoup pour un seul homme.<br /><br />Alors évidemment, comme beaucoup d’artistes qui ont marqué plusieurs générations, il y a l’obstacle impossible à franchir : créer de nouveaux titres à la hauteur du passé idéalisé de leur public. <br /><br />Mais le plus important n’est-il pas de faire le compte du nombre de chansons qui sont aujourd’hui immortelles ? Et au vu de la longueur de la liste, on prend la mesure que Michel Polnareff n’a pas de concurrent. Toutes ces mélodies, toutes ces orchestrations, toutes ces voix, c’est lui. Un groupe à lui tout seul.<br /><br />Il y a ces années 60 où il débarque avec sa guitare, une génération satisfaction à la française qui préfigure déjà le monde des années 70. Et quand cette fameuse décennie arrive enfin, Polnareff est déjà plus loin avec son piano transparent, le rock symphonique des Anglais, le free jazz des Américains, le disco des Allemands, évidemment, mais rien ne sonne comme eux chez Polnareff.<br /><br />Alors elles sont là, ses chansons, dans notre mémoire, quelle que soit notre génération. Que nous l’ayons découvert avec le son venu d’ailleurs de La Poupée qui fait non ou de Lettre à France dix ans plus tard … et puis de l’incroyable production des années 80 qu’il fait sienne la décennie suivante, sans oublier évidemment la Marylou qui préfigure les années internet … Oui vraiment, on se demande sous quelle étoile est né Polnareff, à défaut d’en être une lui-même.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64320081</guid><pubDate>Sun, 16 Feb 2025 13:57:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64320081/313171_la_derniere_tournee_de_michel_polnareff_podcast_integral.mp3" length="25381665" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ainsi donc, le 17 mai prochain, ce sera la dernière tournée de Michel Polnareff, chez nous, à Bruxelles. Lui dont l’absence sur scène avait résonné jusqu’au mythe aura finalement aligné pas mal de Forest National ces vingt dernières années. Un dernier...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ainsi donc, le 17 mai prochain, ce sera la dernière tournée de Michel Polnareff, chez nous, à Bruxelles. Lui dont l’absence sur scène avait résonné jusqu’au mythe aura finalement aligné pas mal de Forest National ces vingt dernières années. Un dernier coucou me revoilou qui nous fait prendre conscience, qu’il est le tout dernier des géants de cette génération des années 60 à se produire encore.<br /><br />En fait, Michel est toujours là où on ne l’attend pas. Personnage atypique dans le panthéon non pas de la chanson française mais de la chanson en français, il a donné tout ce qu’une star peut offrir à la légende. Depuis ses éternelles lunettes noires à monture blanche à sa fuite en paquebot vers les Etats-Unis, en passant par ses fesses affichées sur les murs de Paris et son séjour de deux ans à l’hôtel Monceau, Michel Polnareff les a toutes faites. <br /><br />Tenez, jusqu’à une attente insupportable de 28 ans entre deux albums. Et là où on croit qu’il n’y en aura plus jamais, voilà qu’il revient en 2025, avec de nouvelles chansons.<br /><br />Mais tout cela serait de l’ordre de l’agitation, s’il n’y avait un génie de la musique derrière le personnage qui l’a entraîné là où il n’aurait jamais imaginer aller quand, petit garçon, il souffrait durant d’interminables et sévères leçons de piano. Car aucun interprète, compositeur, arrangeur, producteur, puis enfin, auteur, n’a réussi à se hisser à ce niveau dès ses débuts, et durant des décennies. Si à cela, vous ajoutez un sens de l’image et du show, qui fut avant-gardiste à une époque où personne ne l’était à Paris, ça fait beaucoup pour un seul homme.<br /><br />Alors évidemment, comme beaucoup d’artistes qui ont marqué plusieurs générations, il y a l’obstacle impossible à franchir : créer de nouveaux titres à la hauteur du passé idéalisé de leur public. <br /><br />Mais le plus important n’est-il pas de faire le compte du nombre de chansons qui sont aujourd’hui immortelles ? Et au vu de la longueur de la liste, on prend la mesure que Michel Polnareff n’a pas de concurrent. Toutes ces mélodies, toutes ces orchestrations, toutes ces voix, c’est lui. Un groupe à lui tout seul.<br /><br />Il y a ces années 60 où il débarque avec sa guitare, une génération satisfaction à la française qui préfigure déjà le monde des années 70. Et quand cette fameuse décennie arrive enfin, Polnareff est déjà plus loin avec son piano transparent, le rock symphonique des Anglais, le free jazz des Américains, le disco des Allemands, évidemment, mais rien ne sonne comme eux chez Polnareff.<br /><br />Alors elles sont là, ses chansons, dans notre mémoire, quelle que soit notre génération. Que nous l’ayons découvert avec le son venu d’ailleurs de La Poupée qui fait non ou de Lettre à France dix ans plus tard … et puis de l’incroyable production des années 80 qu’il fait sienne la décennie suivante, sans oublier évidemment la Marylou qui préfigure les années internet … Oui vraiment, on se demande sous quelle étoile est né Polnareff, à défaut d’en être une lui-même.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>1058</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/754a715f9b7a8ee028f41a98d504a62b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière tournée de Michel Polnareff (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-tournee-de-michel-polnareff-episode-5--64320057</link><description><![CDATA[Les années 70 ! Les années folles du showbiz français. Hallyday, Sardou, Dutronc, Polnareff, en dehors du studio et de la scène, la vie est un jeu. Michel Polnareff avoue qu’à cette époque, un rien l’amusait. Un rien qui a d’ailleurs fait sa mauvaise réputation auprès des hôtels parisiens. Comme cette fois où, en retard sur l’enregistrement d’une chanson, il promet une certaine compagnie féminine à son co-arrangeur s’ils arrivent à terminer dans les temps. Car chose faite, il va falloir tenir parole. Michel se retrouve donc dans l’ascenseur du Hilton avec sa surprise, en clair, quelques filles nues. Malheureusement l’ascenseur s’arrête à chaque étage et les portes s’ouvrent sur des clients horrifiés. Les plaintes pleuvent auprès de la direction et Polnareff se retrouve sur la liste noire des palaces parisiens. Et donc, un jour où il s’est encore fait refuser une chambre, il arrête sa Rolls devant le Concorde Lafayette, aujourd’hui le Hyatt de l’Etoile, réputé pour sa vue sur le tout Paris. Et alors que les portes coulissantes s’ouvrent le voilà qui rentre carrément dans le hall de l’hôtel avec sa voiture sans rien casser et la stoppe juste devant la réception.<br /><br />Vous êtes sûr que vous n’avez pas de chambre pour moi ?<br /><br />Euh, ah si !<br /><br />Polnareff sort alors de sa Rolls et donne les clés à un chasseur en lui disant, ne la garez pas trop loin de ma chambre, je déteste marcher.<br /><br />Et puis ce soir où, non loin du fameux drugstore des Champs Elysées, Michel est dans sa voiture avec quelques potes. Mais qu’attend-il ? Une camionnette se range devant lui. Il en sort un colleur d’affiches géantes qui commence son travail : placarder les annonces du prochain spectacle de Polnareff. Et lorsqu’il commence à coller le coin inférieur droit, ils le voient  s’arrêter, reculer et regarder, imité rapidement par une foule de badauds, stupéfaits par cette photo géante du chanteur montrant ses fesses. <br /><br />Michel et ses amis sont morts de rire. Sûr qu’on va en parler de ce spectacle !<br /><br />Oui, c’est clair, on en parle partout y compris au tribunal. Michel Polnareff et toute son équipe se retrouvent devant le juge pour attentat à la pudeur. Un juge qui voulant s’en sortir, lui fait comprendre que s’il s’agit d’un montage, que ce ne sont pas ses fesses à lui mais celles d’une femme, il n’y aura pas d’affaire.<br /><br />Ah non, monsieur le juge, il n’y a aucun collage ni trucage, ce sont les miennes.<br /><br />Mais pourquoi ?<br /><br />Je veux juste attirer l’attention sur mon spectacle. Au départ, je portais un pantalon moulant que j’ai vite trouvé superflu pendant la session photo.<br /><br />Michel Polnareff est condamné à une peine de prison avec sursis et à une amende de 120.000 francs français de l’époque, de quoi s’acheter deux petites maisons. Pas de doute, plus personne n’ignore que Polnareff est sur scène pour jouer sa musique et qu’il est à la mode.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64320057</guid><pubDate>Sat, 15 Feb 2025 13:54:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64320057/313169_la_derniere_tournee_de_michel_polnareff_episode_5.mp3" length="5241825" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 70 ! Les années folles du showbiz français. Hallyday, Sardou, Dutronc, Polnareff, en dehors du studio et de la scène, la vie est un jeu. Michel Polnareff avoue qu’à cette époque, un rien l’amusait. Un rien qui a d’ailleurs fait sa mauvaise...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 70 ! Les années folles du showbiz français. Hallyday, Sardou, Dutronc, Polnareff, en dehors du studio et de la scène, la vie est un jeu. Michel Polnareff avoue qu’à cette époque, un rien l’amusait. Un rien qui a d’ailleurs fait sa mauvaise réputation auprès des hôtels parisiens. Comme cette fois où, en retard sur l’enregistrement d’une chanson, il promet une certaine compagnie féminine à son co-arrangeur s’ils arrivent à terminer dans les temps. Car chose faite, il va falloir tenir parole. Michel se retrouve donc dans l’ascenseur du Hilton avec sa surprise, en clair, quelques filles nues. Malheureusement l’ascenseur s’arrête à chaque étage et les portes s’ouvrent sur des clients horrifiés. Les plaintes pleuvent auprès de la direction et Polnareff se retrouve sur la liste noire des palaces parisiens. Et donc, un jour où il s’est encore fait refuser une chambre, il arrête sa Rolls devant le Concorde Lafayette, aujourd’hui le Hyatt de l’Etoile, réputé pour sa vue sur le tout Paris. Et alors que les portes coulissantes s’ouvrent le voilà qui rentre carrément dans le hall de l’hôtel avec sa voiture sans rien casser et la stoppe juste devant la réception.<br /><br />Vous êtes sûr que vous n’avez pas de chambre pour moi ?<br /><br />Euh, ah si !<br /><br />Polnareff sort alors de sa Rolls et donne les clés à un chasseur en lui disant, ne la garez pas trop loin de ma chambre, je déteste marcher.<br /><br />Et puis ce soir où, non loin du fameux drugstore des Champs Elysées, Michel est dans sa voiture avec quelques potes. Mais qu’attend-il ? Une camionnette se range devant lui. Il en sort un colleur d’affiches géantes qui commence son travail : placarder les annonces du prochain spectacle de Polnareff. Et lorsqu’il commence à coller le coin inférieur droit, ils le voient  s’arrêter, reculer et regarder, imité rapidement par une foule de badauds, stupéfaits par cette photo géante du chanteur montrant ses fesses. <br /><br />Michel et ses amis sont morts de rire. Sûr qu’on va en parler de ce spectacle !<br /><br />Oui, c’est clair, on en parle partout y compris au tribunal. Michel Polnareff et toute son équipe se retrouvent devant le juge pour attentat à la pudeur. Un juge qui voulant s’en sortir, lui fait comprendre que s’il s’agit d’un montage, que ce ne sont pas ses fesses à lui mais celles d’une femme, il n’y aura pas d’affaire.<br /><br />Ah non, monsieur le juge, il n’y a aucun collage ni trucage, ce sont les miennes.<br /><br />Mais pourquoi ?<br /><br />Je veux juste attirer l’attention sur mon spectacle. Au départ, je portais un pantalon moulant que j’ai vite trouvé superflu pendant la session photo.<br /><br />Michel Polnareff est condamné à une peine de prison avec sursis et à une amende de 120.000 francs français de l’époque, de quoi s’acheter deux petites maisons. Pas de doute, plus personne n’ignore que Polnareff est sur scène pour jouer sa musique et qu’il est à la mode.]]></itunes:summary><itunes:duration>219</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/754a715f9b7a8ee028f41a98d504a62b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière tournée de Michel Polnareff (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-tournee-de-michel-polnareff-episode-4--64320042</link><description><![CDATA[Alors qu’il s’apprête à venir chez nous pour une dernière tournée, on se remémore ces années où Michel Polnareff secouait les tables de l’Ancienne Belgique, les arènes de Forest National et du Cirque Royal avec un spectacle rock branché. Et je me souviens aussi qu’en 1985 quand était sorti son album Incognito, on s’était dit que l’attente a été très longue. Quatre ans pour un nouvel album, c’était interminable à l’époque. Oui j’ai pris pas mal de vacances depuis dix ans répond-il alors à Jean-Luc Bertrand dans le Hit des Clubs. Et puis, Michel de nous apprendre qu’il travaille de plus en plus la production de ses morceaux. Il a fait le compte : Incognito représente 12.000 heures de travail. Pour un titre comme Y a pas que pouvoir qu’on peut, il s’est remis 168 fois à la table de mixage.<br /><br />Un record ! s’exclame l’animateur télé qui l’interroge.<br /><br />Jusqu’à mon prochain disque, ajoute Polnareff qui n’est jamais avare de bons mots et qui, on le sait, va tenir parole.<br /><br />A propos de télé, il en fait pour la promotion de son album qui est absent des rayons des grandes surfaces et de la FNAC qui font un bras de fer avec sa firme de disques RCA. Et si on se plaint déjà de sa rareté à la télévision, on ignore que c’est la dernière fois qu’il en fait le tour. Bon, précisons tout de suite qu’il ne passe pas chez tout le monde. Ainsi refuse-t-il de participer au Jeu de la Vérité même si RCA dont je viens de vous parler, insiste beaucoup : c’est un prime time de TF1 animé par la vedette des médias qu’est Patrick Sabatier. Un Patrick Sabatier qui, misant sur l’audience, et accompagné du producteur de l’émission, Remy Grimbach, vous vous souvenez de ce nom ?, vient le rencontrer. Mais la réponse de Polnareff reste négative : il se méfie des pièges, de l’authenticité de certains soit disant téléspectateurs qui appellent en direct pour poser les questions qu’un animateur n’oserait pas.<br /><br />Et pourtant, quel n’est pas l’étonnement de Polnareff lorsqu’il découvre dans la presse son passage annoncé dans Le Jeu de la vérité. Le voilà au pied du mur : s’il n’y va pas, il apparaîtra comme un dégonflé aux yeux du public qu’il n’ose pas affronter. Et donc ce 31 mai 1985, Polnareff remplit l’écran de TF1 avec ses boucles blondes et ses grandes lunettes noires. Vêtu de blanc, accroupi sur un fauteuil tout aussi blanc, il répond du tac-au-tac à toutes ces questions indiscrètes qui en ont fait pleurer plus d’un, ou d’une. Mais bon, au terme de l’émission, il faut reconnaître que si le public est indiscret, il se montre très respectueux envers Polnareff ; et puis comme toujours, il fait preuve d’une répartie et d’un humour imparables. Sabatier n’a donc pas eu droit au drame, à son buzz, comme on dirait aujourd’hui : il a été pris à son propre jeu de la vérité par un chahuteur de première classe.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64320042</guid><pubDate>Fri, 14 Feb 2025 13:51:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64320042/313168_la_derniere_tournee_de_michel_polnareff_episode_4.mp3" length="5374305" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors qu’il s’apprête à venir chez nous pour une dernière tournée, on se remémore ces années où Michel Polnareff secouait les tables de l’Ancienne Belgique, les arènes de Forest National et du Cirque Royal avec un spectacle rock branché. Et je me...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors qu’il s’apprête à venir chez nous pour une dernière tournée, on se remémore ces années où Michel Polnareff secouait les tables de l’Ancienne Belgique, les arènes de Forest National et du Cirque Royal avec un spectacle rock branché. Et je me souviens aussi qu’en 1985 quand était sorti son album Incognito, on s’était dit que l’attente a été très longue. Quatre ans pour un nouvel album, c’était interminable à l’époque. Oui j’ai pris pas mal de vacances depuis dix ans répond-il alors à Jean-Luc Bertrand dans le Hit des Clubs. Et puis, Michel de nous apprendre qu’il travaille de plus en plus la production de ses morceaux. Il a fait le compte : Incognito représente 12.000 heures de travail. Pour un titre comme Y a pas que pouvoir qu’on peut, il s’est remis 168 fois à la table de mixage.<br /><br />Un record ! s’exclame l’animateur télé qui l’interroge.<br /><br />Jusqu’à mon prochain disque, ajoute Polnareff qui n’est jamais avare de bons mots et qui, on le sait, va tenir parole.<br /><br />A propos de télé, il en fait pour la promotion de son album qui est absent des rayons des grandes surfaces et de la FNAC qui font un bras de fer avec sa firme de disques RCA. Et si on se plaint déjà de sa rareté à la télévision, on ignore que c’est la dernière fois qu’il en fait le tour. Bon, précisons tout de suite qu’il ne passe pas chez tout le monde. Ainsi refuse-t-il de participer au Jeu de la Vérité même si RCA dont je viens de vous parler, insiste beaucoup : c’est un prime time de TF1 animé par la vedette des médias qu’est Patrick Sabatier. Un Patrick Sabatier qui, misant sur l’audience, et accompagné du producteur de l’émission, Remy Grimbach, vous vous souvenez de ce nom ?, vient le rencontrer. Mais la réponse de Polnareff reste négative : il se méfie des pièges, de l’authenticité de certains soit disant téléspectateurs qui appellent en direct pour poser les questions qu’un animateur n’oserait pas.<br /><br />Et pourtant, quel n’est pas l’étonnement de Polnareff lorsqu’il découvre dans la presse son passage annoncé dans Le Jeu de la vérité. Le voilà au pied du mur : s’il n’y va pas, il apparaîtra comme un dégonflé aux yeux du public qu’il n’ose pas affronter. Et donc ce 31 mai 1985, Polnareff remplit l’écran de TF1 avec ses boucles blondes et ses grandes lunettes noires. Vêtu de blanc, accroupi sur un fauteuil tout aussi blanc, il répond du tac-au-tac à toutes ces questions indiscrètes qui en ont fait pleurer plus d’un, ou d’une. Mais bon, au terme de l’émission, il faut reconnaître que si le public est indiscret, il se montre très respectueux envers Polnareff ; et puis comme toujours, il fait preuve d’une répartie et d’un humour imparables. Sabatier n’a donc pas eu droit au drame, à son buzz, comme on dirait aujourd’hui : il a été pris à son propre jeu de la vérité par un chahuteur de première classe.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/754a715f9b7a8ee028f41a98d504a62b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière tournée de Michel Polnareff (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-tournee-de-michel-polnareff-episode-3--64320029</link><description><![CDATA[Juin 1985, cela fait déjà 20 ans que Michel Polnareff est dans le monde de la musique, ce qui devrait faire de lui, comme beaucoup d’autres déjà à cette époque particulièrement créative, un chanteur has been. Mais à l’écoute de son nouvel album, il n’en est rien. Polnareff, c’est les années 80. Sans doute la raison pour laquelle, un autre géant des sixties a fait appel à lui pour la bande originale du film de son nouveau film : Gérard Oury. <br /><br />Leur premier contact avait eu lieu quand, au début des années 70, Oury qui tournant La folie des grandeurs avec de Funès et Montand, souhaitait un compositeur actuel mais capable de lui fournir une musique proche du baroque. Et justement, Polnareff avec sa maîtrise de l’arrangement d’orchestre était l’homme tout indiqué. Il suffisait d’écouter ses disques.<br /><br />Mais lorsque le compositeur arrive avec une musique rock et symphonique, Oury est horrifié. Il exige que Polnareff revoie sa copie et réenregistre tout, il refuse. Il sait que sa musique aux sonorités Western à la Sergio Leone va élargir à l’écran, les images d’Oury qui ont été tournées dans les mêmes décors que les premiers Clint Eastwood. <br /><br />Polnareff a raison de ne pas céder : tout le monde est ébloui par sa musique y compris Gérard Oury, devant les réactions du public et même de Louis de Funès. <br /><br />Ce nouveau film intitulé La vengeance du serpent à plumes, marque donc des retrouvailles mais pas seulement pour Polnareff et Oury car Michel connaît aussi Coluche. C’est même un fan de la première heure. <br /><br />Et oui, lorsqu’il compose en 1971 la bande originale de Ca n’arrive qu’aux autres, sa réalisatrice, Nadine Trintignant, l’emmène au Café de la Gare voir Ginette Lacaze, une pièce créée par Coluche. Polnareff le trouve extraordinaire mais cela s’arrête là. En effet, exilé aux Etats-Unis il n’assiste pas à l’ascension de l’humoriste qu’il découvre seulement trois ans plus tard quand, en visite chez des amis résidant comme lui à l’étranger, il reconnaît sur un album le comédien qui l’avait fait tant rire. On verra alors Polnareff plus d’une fois chez Coluche, dans cette grande maison ouverte à tous à l’heure de l’apéro. Ils joueront ensemble de la musique mais aussi au poker et au ping-pong, le verre à la main, bien sûr, au cours de soirées mémorables.<br /><br />Lors de la promotion du film, Polanreff est invité à participer à la très populaire émission de télé, Le Grand Echiquier mais refuse d’y aller avec Coluche et Oury, ne voyant pas quoi y faire, y dire. Il s’agit de cinéma quand même ! Mais ce 15 octobre 1984, attablé en soirée dans un bistrot où il regarde du coin de l’oeil l’émission, toujours en direct, Polnareff décide de les rejoindre. Jacques Chancel est évidemment étonné mais ravi de cette arrivée impromptue. Polnareff s’installe à côté d’Oury. Et bien sûr, après avoir parlé musique, Chancel lui demande ;<br /><br />A quand votre retour sur scène, Michel Polnareff ?<br /><br />Michel s’en sort en disant qu’il en a envie mais qu’il ne peut le faire tout seul.<br /><br />Pourquoi habitez-vous Los Angeles ?<br /><br />Et là, Polnareff est pris de court par la question. Ce qui lui arrive rarement. Mais en direct devant des millions de téléspectateurs ! Coluche vient alors à son secours avec une réplique dont il a le secret : <br /><br /><ul><li>Ben, parce que c’est plus près de chez lui.</li></ul>]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64320029</guid><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 13:37:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64320029/313167_la_derniere_tournee_de_michel_polnareff_episode_3.mp3" length="5742945" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Juin 1985, cela fait déjà 20 ans que Michel Polnareff est dans le monde de la musique, ce qui devrait faire de lui, comme beaucoup d’autres déjà à cette époque particulièrement créative, un chanteur has been. Mais à l’écoute de son nouvel album, il...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Juin 1985, cela fait déjà 20 ans que Michel Polnareff est dans le monde de la musique, ce qui devrait faire de lui, comme beaucoup d’autres déjà à cette époque particulièrement créative, un chanteur has been. Mais à l’écoute de son nouvel album, il n’en est rien. Polnareff, c’est les années 80. Sans doute la raison pour laquelle, un autre géant des sixties a fait appel à lui pour la bande originale du film de son nouveau film : Gérard Oury. <br /><br />Leur premier contact avait eu lieu quand, au début des années 70, Oury qui tournant La folie des grandeurs avec de Funès et Montand, souhaitait un compositeur actuel mais capable de lui fournir une musique proche du baroque. Et justement, Polnareff avec sa maîtrise de l’arrangement d’orchestre était l’homme tout indiqué. Il suffisait d’écouter ses disques.<br /><br />Mais lorsque le compositeur arrive avec une musique rock et symphonique, Oury est horrifié. Il exige que Polnareff revoie sa copie et réenregistre tout, il refuse. Il sait que sa musique aux sonorités Western à la Sergio Leone va élargir à l’écran, les images d’Oury qui ont été tournées dans les mêmes décors que les premiers Clint Eastwood. <br /><br />Polnareff a raison de ne pas céder : tout le monde est ébloui par sa musique y compris Gérard Oury, devant les réactions du public et même de Louis de Funès. <br /><br />Ce nouveau film intitulé La vengeance du serpent à plumes, marque donc des retrouvailles mais pas seulement pour Polnareff et Oury car Michel connaît aussi Coluche. C’est même un fan de la première heure. <br /><br />Et oui, lorsqu’il compose en 1971 la bande originale de Ca n’arrive qu’aux autres, sa réalisatrice, Nadine Trintignant, l’emmène au Café de la Gare voir Ginette Lacaze, une pièce créée par Coluche. Polnareff le trouve extraordinaire mais cela s’arrête là. En effet, exilé aux Etats-Unis il n’assiste pas à l’ascension de l’humoriste qu’il découvre seulement trois ans plus tard quand, en visite chez des amis résidant comme lui à l’étranger, il reconnaît sur un album le comédien qui l’avait fait tant rire. On verra alors Polnareff plus d’une fois chez Coluche, dans cette grande maison ouverte à tous à l’heure de l’apéro. Ils joueront ensemble de la musique mais aussi au poker et au ping-pong, le verre à la main, bien sûr, au cours de soirées mémorables.<br /><br />Lors de la promotion du film, Polanreff est invité à participer à la très populaire émission de télé, Le Grand Echiquier mais refuse d’y aller avec Coluche et Oury, ne voyant pas quoi y faire, y dire. Il s’agit de cinéma quand même ! Mais ce 15 octobre 1984, attablé en soirée dans un bistrot où il regarde du coin de l’oeil l’émission, toujours en direct, Polnareff décide de les rejoindre. Jacques Chancel est évidemment étonné mais ravi de cette arrivée impromptue. Polnareff s’installe à côté d’Oury. Et bien sûr, après avoir parlé musique, Chancel lui demande ;<br /><br />A quand votre retour sur scène, Michel Polnareff ?<br /><br />Michel s’en sort en disant qu’il en a envie mais qu’il ne peut le faire tout seul.<br /><br />Pourquoi habitez-vous Los Angeles ?<br /><br />Et là, Polnareff est pris de court par la question. Ce qui lui arrive rarement. Mais en direct devant des millions de téléspectateurs ! Coluche vient alors à son secours avec une réplique dont il a le secret : <br /><br /><ul><li>Ben, parce que c’est plus près de chez lui.</li></ul>]]></itunes:summary><itunes:duration>239</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/754a715f9b7a8ee028f41a98d504a62b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière tournée de Michel Polnareff (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-tournee-de-michel-polnareff-episode-2--64319930</link><description><![CDATA[Si on a beaucoup parlé de l’enfance très compliquée de Michael Jackson qui a fait de lui une superstar rongée de problèmes psychologiques, on évoque moins celle de Michel Polnareff avec qui il partage pourtant la tyrannie de la réussite. Michel a souffert d’un père hyperautoritaire, brutal et incapable d’exprimer la moindre affection pour son fils qui pourtant ne lui apporte que des satisfactions. Car à l’écoute des camions de chefs d’œuvre composés, écrits et orchestrés, on se rend compte que le talent et le génie ont parfois un prix très élevé. Si Léo Polnareff n’a jamais avoué la fierté que lui inspirait son fils, il lui a laissé après sa mort les dossiers où il avait patiemment collecté tous les articles parus sur lui. Imaginez le choc pour celui qui a sûrement recherché sa reconnaissance de son vivant. Car ce père d’origine russe qui a battu son fils durant toute son enfance et adolescence, cet homme du XIX° siècle qui a fui la Russie des Soviets ne lui passe rien : il le fait étudier à coups de baffe et de ceinturon. Michel est un premier de classe irréprochable et il y a tout intérêt. Ainsi sa mère tombe-t-elle dans les pommes le jour où elle découvre dans le bulletin de son fils qu’il a terminé un trimestre deuxième, et non pas premier, rien qu’à l’idée de la correction qu’il va recevoir de son paternel quand il rentrera à la maison. <br /><br />Dans le même ordre d’idée, à 18 ans, Michel apprendra par cœur le tableau de l’ophtalmo pour éviter d’être réformé de l’armée pour cause de mauvaise vue car même ça, son père ne le tolèrerait pas. Mais c’est à l’armée que le timide garçon apprend à dire « non ! ». A présent adulte, il en a assez des brimades. Avant c’était à l’école, maintenant ce sont les gradés. Ca suffit ! A l’époque, le service militaire dure deux ans, ça ne va pas être possible. Michel se rebelle, fait un mois de prison et se fait réformer. Comme on s’en doute, il prend une dérouillée de retour au bercail, la coupe est pleine, au revoir et pas de merci, Michel claque la porte pour aller vivre sa vie, sans un sou, sans destination. Nous sommes en 1965. Ras-le-bol des petits boulots et de la vie de bureau, Michel va vivre durant des mois dans la rue et le métro. Mais assis sur les marches de la butte Montmartre, il trouve la compagnie enthousiasmante d’autres jeunes et surtout de sa guitare. La bohème, la liberté, la tribu des jeunes de SA génération qui aime les mêmes choses que lui. Quand on pense qu’il avait pris une raclée car il avait osé dire à la maison qu’il trouvait des qualités à Johnny Hallyday ! Un autre monde s’ouvre à lui, celui de toutes les envies, de toutes les folies et tant pis s’il n’est que le roi des fourmis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64319930</guid><pubDate>Wed, 12 Feb 2025 13:33:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64319930/313151_la_derniere_tournee_de_michel_polnareff_episode_2.mp3" length="4633569" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si on a beaucoup parlé de l’enfance très compliquée de Michael Jackson qui a fait de lui une superstar rongée de problèmes psychologiques, on évoque moins celle de Michel Polnareff avec qui il partage pourtant la tyrannie de la réussite. Michel a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si on a beaucoup parlé de l’enfance très compliquée de Michael Jackson qui a fait de lui une superstar rongée de problèmes psychologiques, on évoque moins celle de Michel Polnareff avec qui il partage pourtant la tyrannie de la réussite. Michel a souffert d’un père hyperautoritaire, brutal et incapable d’exprimer la moindre affection pour son fils qui pourtant ne lui apporte que des satisfactions. Car à l’écoute des camions de chefs d’œuvre composés, écrits et orchestrés, on se rend compte que le talent et le génie ont parfois un prix très élevé. Si Léo Polnareff n’a jamais avoué la fierté que lui inspirait son fils, il lui a laissé après sa mort les dossiers où il avait patiemment collecté tous les articles parus sur lui. Imaginez le choc pour celui qui a sûrement recherché sa reconnaissance de son vivant. Car ce père d’origine russe qui a battu son fils durant toute son enfance et adolescence, cet homme du XIX° siècle qui a fui la Russie des Soviets ne lui passe rien : il le fait étudier à coups de baffe et de ceinturon. Michel est un premier de classe irréprochable et il y a tout intérêt. Ainsi sa mère tombe-t-elle dans les pommes le jour où elle découvre dans le bulletin de son fils qu’il a terminé un trimestre deuxième, et non pas premier, rien qu’à l’idée de la correction qu’il va recevoir de son paternel quand il rentrera à la maison. <br /><br />Dans le même ordre d’idée, à 18 ans, Michel apprendra par cœur le tableau de l’ophtalmo pour éviter d’être réformé de l’armée pour cause de mauvaise vue car même ça, son père ne le tolèrerait pas. Mais c’est à l’armée que le timide garçon apprend à dire « non ! ». A présent adulte, il en a assez des brimades. Avant c’était à l’école, maintenant ce sont les gradés. Ca suffit ! A l’époque, le service militaire dure deux ans, ça ne va pas être possible. Michel se rebelle, fait un mois de prison et se fait réformer. Comme on s’en doute, il prend une dérouillée de retour au bercail, la coupe est pleine, au revoir et pas de merci, Michel claque la porte pour aller vivre sa vie, sans un sou, sans destination. Nous sommes en 1965. Ras-le-bol des petits boulots et de la vie de bureau, Michel va vivre durant des mois dans la rue et le métro. Mais assis sur les marches de la butte Montmartre, il trouve la compagnie enthousiasmante d’autres jeunes et surtout de sa guitare. La bohème, la liberté, la tribu des jeunes de SA génération qui aime les mêmes choses que lui. Quand on pense qu’il avait pris une raclée car il avait osé dire à la maison qu’il trouvait des qualités à Johnny Hallyday ! Un autre monde s’ouvre à lui, celui de toutes les envies, de toutes les folies et tant pis s’il n’est que le roi des fourmis.]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/754a715f9b7a8ee028f41a98d504a62b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière tournée de Michel Polnareff (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-tournee-de-michel-polnareff-episode-1--64319701</link><description><![CDATA[Ainsi donc, le 17 mai prochain, ce sera la dernière tournée de Michel Polnareff, chez nous, à Bruxelles. Lui dont l’absence sur scène avait résonné jusqu’au mythe aura finalement aligné pas mal de Forest National ces vingt dernières années. Un dernier coucou me revoilou qui nous fait prendre conscience, qu’il est le tout dernier des géants de cette génération des années 60 à se produire encore. En fait, Michel est toujours là où on ne l’attend pas. Personnage atypique dans le panthéon non pas de la chanson française mais de la chanson en français, il a donné tout ce qu’une star peut offrir à la légende. Depuis ses éternelles lunettes noires à monture blanche à sa fuite en paquebot vers les Etats-Unis, en passant par ses fesses affichées sur les murs de Paris et son séjour de deux ans à l’hôtel Monceau, Michel Polnareff les a toutes faites. Tenez, jusqu’à une attente insupportable de 28 ans entre deux albums. Et là où on croit qu’il n’y en aura plus jamais, voilà qu’il revient en 2025, avec de nouvelles chansons.<br /><br />Mais tout cela serait de l’ordre de l’agitation, s’il n’y avait un génie de la musique derrière le personnage qui l’a entraîné là où il n’aurait jamais imaginer aller quand, petit garçon, il souffrait durant d’interminables et sévères leçons de piano. Car aucun interprète, compositeur, arrangeur, producteur, puis enfin, auteur, n’a réussi à se hisser à ce niveau dès ses débuts, et durant des décennies. Si à cela, vous ajoutez un sens de l’image et du show, qui fut avant-gardiste à une époque où personne ne l’était à Paris, ça fait beaucoup pour un seul homme.<br /><br />Alors évidemment, comme beaucoup d’artistes qui ont marqué plusieurs générations, il y a l’obstacle impossible à franchir : créer de nouveaux titres à la hauteur du passé idéalisé de leur public. Mais le plus important n’est-il pas de faire le compte du nombre de chansons qui sont aujourd’hui immortelles ? Et au vu de la longueur de la liste, on prend la mesure que Michel Polnareff n’a pas de concurrent. Toutes ces mélodies, toutes ces orchestrations, toutes ces voix, c’est lui. Un groupe à lui tout seul. Il y a ces années 60 où il débarque avec sa guitare, une génération satisfaction à la française qui préfigure déjà le monde des années 70. Et quand cette fameuse décennie arrive enfin, Polnareff est déjà plus loin avec son piano transparent, le rock symphonique des Anglais, le free jazz des Américains, le disco des Allemands, évidemment, mais rien ne sonne comme eux chez Polnareff. Alors elles sont là, ses chansons, dans notre mémoire, quelle que soit notre génération. Que nous l’ayons découvert avec le son venu d’ailleurs de La Poupée qui fait non ou de Lettre à France dix ans plus tard … et puis de l’incroyable production des années 80 qu’il fait sienne la décennie suivante, sans oublier évidemment la Marylou qui préfigure les années internet … Oui vraiment, on se demande sous quelle étoile est né Polnareff, à défaut d’en être une lui-même.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64319701</guid><pubDate>Tue, 11 Feb 2025 13:19:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64319701/313144_la_derniere_tournee_de_michel_polnareff_episode_1.mp3" length="5518881" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ainsi donc, le 17 mai prochain, ce sera la dernière tournée de Michel Polnareff, chez nous, à Bruxelles. Lui dont l’absence sur scène avait résonné jusqu’au mythe aura finalement aligné pas mal de Forest National ces vingt dernières années. Un dernier...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ainsi donc, le 17 mai prochain, ce sera la dernière tournée de Michel Polnareff, chez nous, à Bruxelles. Lui dont l’absence sur scène avait résonné jusqu’au mythe aura finalement aligné pas mal de Forest National ces vingt dernières années. Un dernier coucou me revoilou qui nous fait prendre conscience, qu’il est le tout dernier des géants de cette génération des années 60 à se produire encore. En fait, Michel est toujours là où on ne l’attend pas. Personnage atypique dans le panthéon non pas de la chanson française mais de la chanson en français, il a donné tout ce qu’une star peut offrir à la légende. Depuis ses éternelles lunettes noires à monture blanche à sa fuite en paquebot vers les Etats-Unis, en passant par ses fesses affichées sur les murs de Paris et son séjour de deux ans à l’hôtel Monceau, Michel Polnareff les a toutes faites. Tenez, jusqu’à une attente insupportable de 28 ans entre deux albums. Et là où on croit qu’il n’y en aura plus jamais, voilà qu’il revient en 2025, avec de nouvelles chansons.<br /><br />Mais tout cela serait de l’ordre de l’agitation, s’il n’y avait un génie de la musique derrière le personnage qui l’a entraîné là où il n’aurait jamais imaginer aller quand, petit garçon, il souffrait durant d’interminables et sévères leçons de piano. Car aucun interprète, compositeur, arrangeur, producteur, puis enfin, auteur, n’a réussi à se hisser à ce niveau dès ses débuts, et durant des décennies. Si à cela, vous ajoutez un sens de l’image et du show, qui fut avant-gardiste à une époque où personne ne l’était à Paris, ça fait beaucoup pour un seul homme.<br /><br />Alors évidemment, comme beaucoup d’artistes qui ont marqué plusieurs générations, il y a l’obstacle impossible à franchir : créer de nouveaux titres à la hauteur du passé idéalisé de leur public. Mais le plus important n’est-il pas de faire le compte du nombre de chansons qui sont aujourd’hui immortelles ? Et au vu de la longueur de la liste, on prend la mesure que Michel Polnareff n’a pas de concurrent. Toutes ces mélodies, toutes ces orchestrations, toutes ces voix, c’est lui. Un groupe à lui tout seul. Il y a ces années 60 où il débarque avec sa guitare, une génération satisfaction à la française qui préfigure déjà le monde des années 70. Et quand cette fameuse décennie arrive enfin, Polnareff est déjà plus loin avec son piano transparent, le rock symphonique des Anglais, le free jazz des Américains, le disco des Allemands, évidemment, mais rien ne sonne comme eux chez Polnareff. Alors elles sont là, ses chansons, dans notre mémoire, quelle que soit notre génération. Que nous l’ayons découvert avec le son venu d’ailleurs de La Poupée qui fait non ou de Lettre à France dix ans plus tard … et puis de l’incroyable production des années 80 qu’il fait sienne la décennie suivante, sans oublier évidemment la Marylou qui préfigure les années internet … Oui vraiment, on se demande sous quelle étoile est né Polnareff, à défaut d’en être une lui-même.]]></itunes:summary><itunes:duration>230</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/754a715f9b7a8ee028f41a98d504a62b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story QUEEN 2025 (Podcast intégral)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-2025-podcast-integral--64168117</link><description><![CDATA[Pour ceux qui s’en rappellent, en avril 1978, il règne une certaine fièvre dans notre petit pays. Il y a des jeunes qui planent sur la musique punk qu’on appelle aussi New Wave, ceux qui dansent au rythme des Bee Gees en discothèque le samedi soir, et puis bien sûr, ceux qui écoutent des déjà anciens comme Pink Floyd ou les Rolling Stones et qui n’ont jamais été aussi populaires. La preuve, Genesis est N°1 des ventes d’albums pour la première fois, c’est en Belgique que ça se passe. Et au milieu de toute cette agitation, il y a le groupe Queen qui semble appartenir à tous ces courants à la fois. Mais dans notre monde étiqueté, toucher à tout, c’est être nulle part. Il suffit de lire des extraits de presse ou d’écouter des émissions de l’époque pour se rappeler que les médias ne prennent au sérieux pas le groupe de Freddie Mercury. Pourtant, leur succès public est énorme.<br /><br />Au début des années 80, le succès démesuré de Queen conduit le groupe à prendre une seconde résidence à Los Angeles qui est devenue la capitale mondiale de l’industrie du disque. A part Freddie qui préfère loger à dans un célèbre hôtel d’Hollywood, c’est comme ça qu’il va faire la connaissance de  Michael Jackson.<br /><br />Je me souviens, quand en 1981 Queen avait projeté d’aller jouer en Amérique du Sud, que tout le monde les avait pris pour des fous. C’est vrai, à l’époque, aucun groupe ne va y jouer car c’est un continent où règne l’insécurité et où il n’y a alors aucun régime démocratique, que des militaires bien à droite ou bien à gauche. <br /><br />En ce mois de février 1990, l’entourage de Freddie Mercury tente de faire taire les rumeurs de maladie grave grâce une apparition publique où les membres de Queen viennent chercher le prix du meilleur groupe britannique des années 80. Mais le Freddie amaigri qui flotte dans son costume bleu ne fait que susciter des questions, d’autant plus que le trophée en main, il s’efface au profit de Brian May. <br /><br />Freddie Mercury le sait, et il le redoute, ce 24 décembre 1990 pourrait bien être son dernier réveillon de Noël. Alors il faut que ce soit le meilleur et que son filleul Richard garde un magnifique souvenir de cette dernière fête de fin d’année avec son parrain.<br /><br />Au printemps 1991, Freddie utilise ses dernières forces pour enregistrer de nouvelles chansons dans le studio de Queen à Montreux, en Suisse, comme si le fil de sa vie devait encore tenir le temps de ce dernier projet ; un espoir de sursis qui ne sera déçu, raison pour laquelle l’album terminé sans lui s’intitulera logiquement “fabriqué au ciel”, Made in Heaven.<br /><br /><br /><br /><br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64168117</guid><pubDate>Sat, 08 Feb 2025 13:54:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64168117/312571_la_story_queen_2025_podcast_integral.mp3" length="22033967" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour ceux qui s’en rappellent, en avril 1978, il règne une certaine fièvre dans notre petit pays. Il y a des jeunes qui planent sur la musique punk qu’on appelle aussi New Wave, ceux qui dansent au rythme des Bee Gees en discothèque le samedi soir, et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour ceux qui s’en rappellent, en avril 1978, il règne une certaine fièvre dans notre petit pays. Il y a des jeunes qui planent sur la musique punk qu’on appelle aussi New Wave, ceux qui dansent au rythme des Bee Gees en discothèque le samedi soir, et puis bien sûr, ceux qui écoutent des déjà anciens comme Pink Floyd ou les Rolling Stones et qui n’ont jamais été aussi populaires. La preuve, Genesis est N°1 des ventes d’albums pour la première fois, c’est en Belgique que ça se passe. Et au milieu de toute cette agitation, il y a le groupe Queen qui semble appartenir à tous ces courants à la fois. Mais dans notre monde étiqueté, toucher à tout, c’est être nulle part. Il suffit de lire des extraits de presse ou d’écouter des émissions de l’époque pour se rappeler que les médias ne prennent au sérieux pas le groupe de Freddie Mercury. Pourtant, leur succès public est énorme.<br /><br />Au début des années 80, le succès démesuré de Queen conduit le groupe à prendre une seconde résidence à Los Angeles qui est devenue la capitale mondiale de l’industrie du disque. A part Freddie qui préfère loger à dans un célèbre hôtel d’Hollywood, c’est comme ça qu’il va faire la connaissance de  Michael Jackson.<br /><br />Je me souviens, quand en 1981 Queen avait projeté d’aller jouer en Amérique du Sud, que tout le monde les avait pris pour des fous. C’est vrai, à l’époque, aucun groupe ne va y jouer car c’est un continent où règne l’insécurité et où il n’y a alors aucun régime démocratique, que des militaires bien à droite ou bien à gauche. <br /><br />En ce mois de février 1990, l’entourage de Freddie Mercury tente de faire taire les rumeurs de maladie grave grâce une apparition publique où les membres de Queen viennent chercher le prix du meilleur groupe britannique des années 80. Mais le Freddie amaigri qui flotte dans son costume bleu ne fait que susciter des questions, d’autant plus que le trophée en main, il s’efface au profit de Brian May. <br /><br />Freddie Mercury le sait, et il le redoute, ce 24 décembre 1990 pourrait bien être son dernier réveillon de Noël. Alors il faut que ce soit le meilleur et que son filleul Richard garde un magnifique souvenir de cette dernière fête de fin d’année avec son parrain.<br /><br />Au printemps 1991, Freddie utilise ses dernières forces pour enregistrer de nouvelles chansons dans le studio de Queen à Montreux, en Suisse, comme si le fil de sa vie devait encore tenir le temps de ce dernier projet ; un espoir de sursis qui ne sera déçu, raison pour laquelle l’album terminé sans lui s’intitulera logiquement “fabriqué au ciel”, Made in Heaven.<br /><br /><br /><br /><br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>918</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/80a5e03659a04aa3068a9a50e687e410.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story QUEEN 2025 (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-2025-episode-5--64168069</link><description><![CDATA[Freddie Mercury le sait, et il le redoute, ce 24 décembre 1990 pourrait bien être son dernier réveillon de Noël. Alors il faut que ce soit le meilleur et que son filleul Richard garde un magnifique souvenir de cette dernière fête de fin d’année avec son parrain. Au printemps 1991, Freddie utilise ses dernières forces pour enregistrer de nouvelles chansons dans le studio de Queen à Montreux, en Suisse, comme si le fil de sa vie devait encore tenir le temps de ce dernier projet ; un espoir de sursis qui ne sera déçu, raison pour laquelle l’album terminé sans lui s’intitulera logiquement “fabriqué au ciel”, Made in Heaven.<br /><br />De retour à Londres, Freddie entame le tournage des clips de l’album Innuendo. Jim Beach, le manager de Queen, a eu beau avertir l'équipe technique, tous sont inquiets en découvrant l’allure fantomatique du chanteur.<br /><br /><ul><li>S’il demande à se reposer, stoppez le tournage sans rechigner, a ordonné Jim. Mais Freddie ne demandera rien de tel, quoi qu’il lui en coûte.</li></ul><br /><br />S’ils savaient ce qu’il endure au quotidien, sans parler des blessures qui se font jour un peu partout sur le corps et lui imposent une quantité de médicaments pour ne pas trop souffrir. Freddie ne sort d’ailleurs plus que pour un tournage, un studio, dissimulé derrière les vitres teintées du siège arrière de sa limousine harcelée par les photographes dès qu’elle sort du garage de sa maison de Kensington. These are the days of our lives sera son dernier tournage, un titre prémonitoire. Sa dernière sortie sera en septembre 1991 dans le but d’acheter des tableaux lors d’une vente aux enchères. Poursuivi par des photographes, Freddie trébuche dans les escaliers. Quand va-t-on le laisser tranquille ?<br /><br /><ul><li>Foutus paparazzis !</li><li>Si ce n’était que ça, soupire-t-il en montant dans la voiture.</li></ul><br /><br />Freddie décide alors d’arrêter ces traitements qui le font souffrir et de terminer en paix. Il sait que bientôt sortira le single The show must go on. Le spectacle continue, comme se résignent à dire les artistes quand un terrible malheur les frappe et qu’il faut malgré tout monter sur scène. Freddie a, ces derniers mois, réappris à vivre avec son vrai moi, Frederic Bulsara, il sait que sa disparition n’est pas une fin car Freddie Mercury, sa création, elle, continuera de vivre.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64168069</guid><pubDate>Fri, 07 Feb 2025 13:50:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64168069/312570_la_story_queen_2025_episode_5.mp3" length="4103445" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Freddie Mercury le sait, et il le redoute, ce 24 décembre 1990 pourrait bien être son dernier réveillon de Noël. Alors il faut que ce soit le meilleur et que son filleul Richard garde un magnifique souvenir de cette dernière fête de fin d’année avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Freddie Mercury le sait, et il le redoute, ce 24 décembre 1990 pourrait bien être son dernier réveillon de Noël. Alors il faut que ce soit le meilleur et que son filleul Richard garde un magnifique souvenir de cette dernière fête de fin d’année avec son parrain. Au printemps 1991, Freddie utilise ses dernières forces pour enregistrer de nouvelles chansons dans le studio de Queen à Montreux, en Suisse, comme si le fil de sa vie devait encore tenir le temps de ce dernier projet ; un espoir de sursis qui ne sera déçu, raison pour laquelle l’album terminé sans lui s’intitulera logiquement “fabriqué au ciel”, Made in Heaven.<br /><br />De retour à Londres, Freddie entame le tournage des clips de l’album Innuendo. Jim Beach, le manager de Queen, a eu beau avertir l'équipe technique, tous sont inquiets en découvrant l’allure fantomatique du chanteur.<br /><br /><ul><li>S’il demande à se reposer, stoppez le tournage sans rechigner, a ordonné Jim. Mais Freddie ne demandera rien de tel, quoi qu’il lui en coûte.</li></ul><br /><br />S’ils savaient ce qu’il endure au quotidien, sans parler des blessures qui se font jour un peu partout sur le corps et lui imposent une quantité de médicaments pour ne pas trop souffrir. Freddie ne sort d’ailleurs plus que pour un tournage, un studio, dissimulé derrière les vitres teintées du siège arrière de sa limousine harcelée par les photographes dès qu’elle sort du garage de sa maison de Kensington. These are the days of our lives sera son dernier tournage, un titre prémonitoire. Sa dernière sortie sera en septembre 1991 dans le but d’acheter des tableaux lors d’une vente aux enchères. Poursuivi par des photographes, Freddie trébuche dans les escaliers. Quand va-t-on le laisser tranquille ?<br /><br /><ul><li>Foutus paparazzis !</li><li>Si ce n’était que ça, soupire-t-il en montant dans la voiture.</li></ul><br /><br />Freddie décide alors d’arrêter ces traitements qui le font souffrir et de terminer en paix. Il sait que bientôt sortira le single The show must go on. Le spectacle continue, comme se résignent à dire les artistes quand un terrible malheur les frappe et qu’il faut malgré tout monter sur scène. Freddie a, ces derniers mois, réappris à vivre avec son vrai moi, Frederic Bulsara, il sait que sa disparition n’est pas une fin car Freddie Mercury, sa création, elle, continuera de vivre.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>171</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/80a5e03659a04aa3068a9a50e687e410.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story QUEEN 2025 (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-2025-episode-4--64168015</link><description><![CDATA[En ce mois de février 1990, l’entourage de Freddie Mercury tente de faire taire les rumeurs de maladie grave grâce une apparition publique où les membres de Queen viennent chercher le prix du meilleur groupe britannique des années 80. Mais le Freddie amaigri qui flotte dans son costume bleu ne fait que susciter des questions, d’autant plus que le trophée en main, il s’efface au profit de Brian May. Après la cérémonie où il n’est apparu que 90 secondes sur scène, Freddie assiste à une fête pour les vingt ans de Queen dans le centre de Londres où sont présents de nombreuses personnalités comme Paul McCartney, George Michael, Liza Minelli et bien sûr Elton John, l’ami fidèle de Freddie dont les visites de soutien se multiplient dans sa maison de Kensington. Freddie ne s’attarde pas après avoir soufflé les bougies sur le somptueux gâteau, laissant ses amis de Queen justifier son départ par un “il a eu des complications au foie mais il se remet, il faut lui laisser le temps”.<br /><br />Quelques jours plus tard, les sessions d’enregistrement de l’album Innuendo reprennent au Mountain Studio, le studio de Queen à Montreux, au bord du lac Léman, où Freddie réside de plus en plus, à l’abri de la presse people britannique. Jim Beach, le fidèle manager de Queen y vit également ; les nouvelles qu’il apporte sont bonnes, un nouveau contrat avec une filiale de Disney qui va les aider à reprendre pied sur le marché américain grâce à des clips d’animation réalisés dans ses studios. Quand on voit les ravages du sida sur la carrure et les traits de Freddie Mercury, on en comprend l’importance. C’est un Freddie Mercury souffrant mais revigoré qui rentre chez lui à Londres dans son Garden Lodge, le titre Innuendo devant être enregistré dans un grand studio de la capitale britannique. La joie de Freddie, relative certes, ne semble pas être partagée par Jim, son compagnon, et Joe, son cuisinier. <br /><br /><ul><li>Que se passe-t-il ? Vous en tirez des tronches ? J’avais dit que je ne voulais pas de têtes d’enterrement.</li></ul><br /><br />Joe annonce alors sa séropositivité ; dans quelques jours ce sera au tour de Jim, qui du coup s’est fait tester, de se savoir aussi atteint du sida. La maison de Freddie semble frappée par la malédiction, enveloppée dans un immense linceul qui double le mal dont souffre le chanteur par un sentiment terrible de culpabilité. Le lendemain, Mercury se donne plus que jamais dans son interprétation, quitte à en abréger le cours de son existence, à bout de souffle. Mais la satisfaction de réaliser la meilleure des musiques, sa raison d’être, est désormais la seule chose qui puisse le sauver, tout en se préservant des scandales de la presse people britannique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64168015</guid><pubDate>Thu, 06 Feb 2025 13:46:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64168015/312569_la_story_queen_2025_episode_4.mp3" length="4330389" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En ce mois de février 1990, l’entourage de Freddie Mercury tente de faire taire les rumeurs de maladie grave grâce une apparition publique où les membres de Queen viennent chercher le prix du meilleur groupe britannique des années 80. Mais le Freddie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En ce mois de février 1990, l’entourage de Freddie Mercury tente de faire taire les rumeurs de maladie grave grâce une apparition publique où les membres de Queen viennent chercher le prix du meilleur groupe britannique des années 80. Mais le Freddie amaigri qui flotte dans son costume bleu ne fait que susciter des questions, d’autant plus que le trophée en main, il s’efface au profit de Brian May. Après la cérémonie où il n’est apparu que 90 secondes sur scène, Freddie assiste à une fête pour les vingt ans de Queen dans le centre de Londres où sont présents de nombreuses personnalités comme Paul McCartney, George Michael, Liza Minelli et bien sûr Elton John, l’ami fidèle de Freddie dont les visites de soutien se multiplient dans sa maison de Kensington. Freddie ne s’attarde pas après avoir soufflé les bougies sur le somptueux gâteau, laissant ses amis de Queen justifier son départ par un “il a eu des complications au foie mais il se remet, il faut lui laisser le temps”.<br /><br />Quelques jours plus tard, les sessions d’enregistrement de l’album Innuendo reprennent au Mountain Studio, le studio de Queen à Montreux, au bord du lac Léman, où Freddie réside de plus en plus, à l’abri de la presse people britannique. Jim Beach, le fidèle manager de Queen y vit également ; les nouvelles qu’il apporte sont bonnes, un nouveau contrat avec une filiale de Disney qui va les aider à reprendre pied sur le marché américain grâce à des clips d’animation réalisés dans ses studios. Quand on voit les ravages du sida sur la carrure et les traits de Freddie Mercury, on en comprend l’importance. C’est un Freddie Mercury souffrant mais revigoré qui rentre chez lui à Londres dans son Garden Lodge, le titre Innuendo devant être enregistré dans un grand studio de la capitale britannique. La joie de Freddie, relative certes, ne semble pas être partagée par Jim, son compagnon, et Joe, son cuisinier. <br /><br /><ul><li>Que se passe-t-il ? Vous en tirez des tronches ? J’avais dit que je ne voulais pas de têtes d’enterrement.</li></ul><br /><br />Joe annonce alors sa séropositivité ; dans quelques jours ce sera au tour de Jim, qui du coup s’est fait tester, de se savoir aussi atteint du sida. La maison de Freddie semble frappée par la malédiction, enveloppée dans un immense linceul qui double le mal dont souffre le chanteur par un sentiment terrible de culpabilité. Le lendemain, Mercury se donne plus que jamais dans son interprétation, quitte à en abréger le cours de son existence, à bout de souffle. Mais la satisfaction de réaliser la meilleure des musiques, sa raison d’être, est désormais la seule chose qui puisse le sauver, tout en se préservant des scandales de la presse people britannique.]]></itunes:summary><itunes:duration>181</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/80a5e03659a04aa3068a9a50e687e410.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story QUEEN 2025 (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-2025-episode-3--64167981</link><description><![CDATA[Je me souviens, quand en 1981 Queen avait projeté d’aller jouer en Amérique du Sud, que tout le monde les avait pris pour des fous. C’est vrai, à l’époque, aucun groupe ne va y jouer car c’est un continent où règne l’insécurité et où il n’y a alors aucun régime démocratique, que des militaires bien à droite ou bien à gauche. Oui, de Santiago de Chili à Cuba, en passant par Rio de Janeiro, les stars de la musique courent un risque en se rendant dans ces pays où la corruption et les armes à feu sont monnaie courante. Voilà pourquoi aucune grande machine du rock ne s’y rend et que les multinationales du disque y sont à peine présentes. Mais Queen et surtout Freddie veulent changer la donne. Leur manager Jim Beach arrange le coup avec quelques billets, enfin beaucoup, et les voilà partis, sans oser en rêver, pour quinze jours dans une aventure qu’aucun groupe n’a vécu depuis les Beatles.<br /><br />Car imaginez la folie pour ce jeune public qui a tout entendu à la radio ou sur cassettes pirates mais jamais rien vu. Ceux qui ont pu obtenir des billets font la queue depuis huit heures du matin devant des stades où Queen ne jouera qu’à 22 heures : ils sont prêts à tout car ils vont vivre l’événement inespéré de leur vie. Et pour ceux qui n’y seront pas, il y a les disques. Dans les classements de ventes, les dix premières places sont occupées par des albums de Queen. A leur arrivée dans chaque pays, une délégation officielle et les journaux télévisés les attendent. On ne parle que de ça. Et c’est justement le revers de la médaille. Sur le papier, tous ces dictateurs craignent que 80 - 100.000 personnes réunies sans un stade, ça peut menacer leur pouvoir ; mais Jim Beach les rassurent en rajoutant quelques billets : au contraire, vous verrez que ce sera un moment de joie et de paix.<br /><br />Alors bien sûr tout a lieu sous haute surveillance. Et quand Freddie Mercury voit le premier jour les forces spéciales qui les protègent, la baïonnette au canon, ces mêmes soldats dont il a entendu être les responsables de milliers d’assassinats politiques, il exige que l’armée garantisse qu’elle n’utilisera pas les armes en cas de mouvement de foule. Mais tout se passe dans le calme ; c’est une totale communion qui dépasse de loin tout ce que Freddie a vécu jusque-là dans le reste du monde. Oui, quand 130.000 fans reprennent en chœur Love of my life, Freddie comprend que la musique représente autre chose que du divertissement pour des gens privés de tout … c’est la vie, tout simplement. <br /><br />Pas besoin de super héros pour cela. A moins qu’il n’en soit un d’un nouveau genre …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64167981</guid><pubDate>Wed, 05 Feb 2025 13:42:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64167981/312568_la_story_queen_2025_episode_3.mp3" length="4596501" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je me souviens, quand en 1981 Queen avait projeté d’aller jouer en Amérique du Sud, que tout le monde les avait pris pour des fous. C’est vrai, à l’époque, aucun groupe ne va y jouer car c’est un continent où règne l’insécurité et où il n’y a alors...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je me souviens, quand en 1981 Queen avait projeté d’aller jouer en Amérique du Sud, que tout le monde les avait pris pour des fous. C’est vrai, à l’époque, aucun groupe ne va y jouer car c’est un continent où règne l’insécurité et où il n’y a alors aucun régime démocratique, que des militaires bien à droite ou bien à gauche. Oui, de Santiago de Chili à Cuba, en passant par Rio de Janeiro, les stars de la musique courent un risque en se rendant dans ces pays où la corruption et les armes à feu sont monnaie courante. Voilà pourquoi aucune grande machine du rock ne s’y rend et que les multinationales du disque y sont à peine présentes. Mais Queen et surtout Freddie veulent changer la donne. Leur manager Jim Beach arrange le coup avec quelques billets, enfin beaucoup, et les voilà partis, sans oser en rêver, pour quinze jours dans une aventure qu’aucun groupe n’a vécu depuis les Beatles.<br /><br />Car imaginez la folie pour ce jeune public qui a tout entendu à la radio ou sur cassettes pirates mais jamais rien vu. Ceux qui ont pu obtenir des billets font la queue depuis huit heures du matin devant des stades où Queen ne jouera qu’à 22 heures : ils sont prêts à tout car ils vont vivre l’événement inespéré de leur vie. Et pour ceux qui n’y seront pas, il y a les disques. Dans les classements de ventes, les dix premières places sont occupées par des albums de Queen. A leur arrivée dans chaque pays, une délégation officielle et les journaux télévisés les attendent. On ne parle que de ça. Et c’est justement le revers de la médaille. Sur le papier, tous ces dictateurs craignent que 80 - 100.000 personnes réunies sans un stade, ça peut menacer leur pouvoir ; mais Jim Beach les rassurent en rajoutant quelques billets : au contraire, vous verrez que ce sera un moment de joie et de paix.<br /><br />Alors bien sûr tout a lieu sous haute surveillance. Et quand Freddie Mercury voit le premier jour les forces spéciales qui les protègent, la baïonnette au canon, ces mêmes soldats dont il a entendu être les responsables de milliers d’assassinats politiques, il exige que l’armée garantisse qu’elle n’utilisera pas les armes en cas de mouvement de foule. Mais tout se passe dans le calme ; c’est une totale communion qui dépasse de loin tout ce que Freddie a vécu jusque-là dans le reste du monde. Oui, quand 130.000 fans reprennent en chœur Love of my life, Freddie comprend que la musique représente autre chose que du divertissement pour des gens privés de tout … c’est la vie, tout simplement. <br /><br />Pas besoin de super héros pour cela. A moins qu’il n’en soit un d’un nouveau genre …]]></itunes:summary><itunes:duration>192</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/80a5e03659a04aa3068a9a50e687e410.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story QUEEN 2025 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-2025-episode-2--64167948</link><description><![CDATA[Au début des années 80, le succès démesuré de Queen conduit le groupe à prendre une seconde résidence à Los Angeles qui est devenue la capitale mondiale de l’industrie du disque. A part Freddie qui préfère loger à dans un célèbre hôtel d’Hollywood, c’est comme ça qu’il va faire la connaissance de  Michael Jackson. L’histoire est mal connue en dehors de deux trois phrases reprises en titre par la presse people, je vous raconte. Malgré les ventes phénoménales du single Another bites the dust et de ses petits frères, les rapports entre les membres de Queen sont devenus très compliqués. Roger Taylor, le batteur mais aussi chanteur, le beau mec du groupe, frustré par l’absorption de toute la lumière par Freddie, est le premier à sortir en 1981 un album solo sur lequel il joue de tous les instruments. Un bon disque mais quel échec à côté du triomphal Greatest Hits de Queen qui sort en même temps. Puis c’est Brian May qui y va de son disque de blues, il ne se sent pas du tout en phase avec le hip hop rapporté par Freddie de New York.<br /><br />Alors quand ce dernier reçoit l’invitation de Michael Jackson de le rejoindre en studio pour faire des essais ensemble en vue d’un disque, il accepte. Clairement, Mercury a décidé de prendre ses distances avec Queen : après dix années de disques et tournées, sans doute l’aventure est-elle arrivée à son terme ? Quand on regarde les Beatles, Deep Purple, dix ans, c’est un bail ! L’échec de leur nouvel album Hot Space ne serait-il pas un avertissement, celui d’arrêter tant qu’il en est encore temps, juste avant la chute. Et un duo avec Michael Jackson dont le Thriller est en tête des ventes mondiales, c’est le meilleur moyen de démarrer une carrière solo avec succès. Mais voilà, après quelques premières bonnes sessions, Freddie n’arrive plus à sortir Michael du ranch qu’il vient d’acheter et dans lequel il s’enferme au milieu de ses trophées. Et surtout de sa ménagerie et de sa collection d’art, comment dire, pour reprendre la phrase de Freddie : Avoir autant d’argent et aussi peu de goût, c’est inutile.<br /><br />Le temps passe, Freddie enregistre finalement son album solo qui ne rencontre pas le succès escompté, loin s’en faut, et de se rendre à l’évidence : Freddie Mercury sans Queen n’a pas la même saveur. Sans doute est-ce la raison pour laquelle Michael Jackson n’ira pas plus loin, enregistrant les deux titres sur lesquels ils ont travaillé avec Mick Jagger et encore, pas en solo mais pour les Jacksons. Il est alors question de collaborations entre Freddie et Rod Stewart, Freddie et Elton John, tous deux au sommet des classements mais là encore, rien ne sort. De toutes ces déceptions viendra le nouveau départ, inattendu et miraculeux, de Queen au Live Aid. La suite est connue, ils mettront leurs jalousies et carrières solos définitivement de côté et ils auront bien raison : ces quatre hommes étaient plus grands ensemble et le seront pour toujours dans l’Histoire et la nôtre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64167948</guid><pubDate>Tue, 04 Feb 2025 13:37:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64167948/312567_la_story_queen_2025_episode_2.mp3" length="4706517" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 80, le succès démesuré de Queen conduit le groupe à prendre une seconde résidence à Los Angeles qui est devenue la capitale mondiale de l’industrie du disque. A part Freddie qui préfère loger à dans un célèbre hôtel d’Hollywood,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 80, le succès démesuré de Queen conduit le groupe à prendre une seconde résidence à Los Angeles qui est devenue la capitale mondiale de l’industrie du disque. A part Freddie qui préfère loger à dans un célèbre hôtel d’Hollywood, c’est comme ça qu’il va faire la connaissance de  Michael Jackson. L’histoire est mal connue en dehors de deux trois phrases reprises en titre par la presse people, je vous raconte. Malgré les ventes phénoménales du single Another bites the dust et de ses petits frères, les rapports entre les membres de Queen sont devenus très compliqués. Roger Taylor, le batteur mais aussi chanteur, le beau mec du groupe, frustré par l’absorption de toute la lumière par Freddie, est le premier à sortir en 1981 un album solo sur lequel il joue de tous les instruments. Un bon disque mais quel échec à côté du triomphal Greatest Hits de Queen qui sort en même temps. Puis c’est Brian May qui y va de son disque de blues, il ne se sent pas du tout en phase avec le hip hop rapporté par Freddie de New York.<br /><br />Alors quand ce dernier reçoit l’invitation de Michael Jackson de le rejoindre en studio pour faire des essais ensemble en vue d’un disque, il accepte. Clairement, Mercury a décidé de prendre ses distances avec Queen : après dix années de disques et tournées, sans doute l’aventure est-elle arrivée à son terme ? Quand on regarde les Beatles, Deep Purple, dix ans, c’est un bail ! L’échec de leur nouvel album Hot Space ne serait-il pas un avertissement, celui d’arrêter tant qu’il en est encore temps, juste avant la chute. Et un duo avec Michael Jackson dont le Thriller est en tête des ventes mondiales, c’est le meilleur moyen de démarrer une carrière solo avec succès. Mais voilà, après quelques premières bonnes sessions, Freddie n’arrive plus à sortir Michael du ranch qu’il vient d’acheter et dans lequel il s’enferme au milieu de ses trophées. Et surtout de sa ménagerie et de sa collection d’art, comment dire, pour reprendre la phrase de Freddie : Avoir autant d’argent et aussi peu de goût, c’est inutile.<br /><br />Le temps passe, Freddie enregistre finalement son album solo qui ne rencontre pas le succès escompté, loin s’en faut, et de se rendre à l’évidence : Freddie Mercury sans Queen n’a pas la même saveur. Sans doute est-ce la raison pour laquelle Michael Jackson n’ira pas plus loin, enregistrant les deux titres sur lesquels ils ont travaillé avec Mick Jagger et encore, pas en solo mais pour les Jacksons. Il est alors question de collaborations entre Freddie et Rod Stewart, Freddie et Elton John, tous deux au sommet des classements mais là encore, rien ne sort. De toutes ces déceptions viendra le nouveau départ, inattendu et miraculeux, de Queen au Live Aid. La suite est connue, ils mettront leurs jalousies et carrières solos définitivement de côté et ils auront bien raison : ces quatre hommes étaient plus grands ensemble et le seront pour toujours dans l’Histoire et la nôtre.]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/80a5e03659a04aa3068a9a50e687e410.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story QUEEN 2025 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-2025-episode-1--64167920</link><description><![CDATA[Pour ceux qui s’en rappellent, en avril 1978, il règne une certaine fièvre dans notre petit pays. Il y a des jeunes qui planent sur la musique punk qu’on appelle aussi New Wave, ceux qui dansent au rythme des Bee Gees en discothèque le samedi soir, et puis bien sûr, ceux qui écoutent des déjà anciens comme Pink Floyd ou les Rolling Stones et qui n’ont jamais été aussi populaires. La preuve, Genesis est N°1 des ventes d’albums pour la première fois, c’est en Belgique que ça se passe. Et au milieu de toute cette agitation, il y a le groupe Queen qui semble appartenir à tous ces courants à la fois. Mais dans notre monde étiqueté, toucher à tout, c’est être nulle part. Il suffit de lire des extraits de presse ou d’écouter des émissions de l’époque pour se rappeler que les médias ne prennent au sérieux pas le groupe de Freddie Mercury. Pourtant, leur succès public est énorme. <br /><br />Jugez plutôt, en 1974, ils jouent pour la première fois chez nous, au Théâtre 140 à Bruxelles devant quoi, 400 personnes. Puis arrive Bohemian Rhapsody qui fait d'eux des phénomènes : les garçons et les filles ne parlent que de ça entre eux aux intercours. Tu connais pas Queen ? C’est génial. Ma soeur a l’album, si tu veux, je te le prête. Les disques circulent entre les cahiers, on découvre le soir un univers inconnu, il se passe quelque chose d'incroyable. Mais voilà, Queen fait l'impasse deux tournées de suite sur un des premiers pays à l’avoir accueilli. Résultat des courses, l'excitation de la jeunesse belge est telle que ce n'est ni un ni deux Forest National qu'ils remplissent mais trois quand ils reviennent, enfin, au printemps 1978. Aucun pays ne leur fait une fête pareille lors de cette tournée. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on s'en prend plein la vue, les oreilles et l’estomac CAR aucun groupe n'offre un tel spectacle, ni un tel volume sonore, mes enfants, on est cloué au sol. Le son de Queen a quelque chose de physique qui vous frappe en pleine poitrine et vous tire des larmes d'émotion. Et puis, il y a le show de lumières qui est alors inédit avec cette couronne qui surplombe un mur de projecteurs.<br /><br />Tout ce que nous faisons suinte l'originalité, déclare Freddie Mercury. On le croit sans peine.<br /><br />Alors oui, la jeunesse belge n’a pas eu besoin de la radio, qui diffuse alors peu de musique, encore moins du rock, ni de la télé pour se presser par milliers dans les murs de la grande salle bruxelloise. Queen, c’est un truc à eux, la communauté de ceux qui ont leurs albums ou tout seulement le dernier, ils viennent de débarquer, mais ils vont y venir vite car ce qu’ils voient ce soir, est vraiment hors du commun. Queen sur scène, ça ne se raconte pas, ça se vit. Faut y être. C’est le début d’une incroyable histoire d’amour et de fidélité entre le quatuor anglais et le public belge car qui, en 1978, pour se douter du succès prodigieux en radio et en télé que sera celui de Queen au cours de la décennie suivante. Et que dire du terrible destin de Freddie Mercury qui va l’idéaliser, le transformer en icône, en artiste incomparable, légendaire et irremplaçable.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/64167920</guid><pubDate>Mon, 03 Feb 2025 13:25:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/64167920/312566_la_story_queen_2025_episode_1.mp3" length="5498510" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour ceux qui s’en rappellent, en avril 1978, il règne une certaine fièvre dans notre petit pays. Il y a des jeunes qui planent sur la musique punk qu’on appelle aussi New Wave, ceux qui dansent au rythme des Bee Gees en discothèque le samedi soir, et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour ceux qui s’en rappellent, en avril 1978, il règne une certaine fièvre dans notre petit pays. Il y a des jeunes qui planent sur la musique punk qu’on appelle aussi New Wave, ceux qui dansent au rythme des Bee Gees en discothèque le samedi soir, et puis bien sûr, ceux qui écoutent des déjà anciens comme Pink Floyd ou les Rolling Stones et qui n’ont jamais été aussi populaires. La preuve, Genesis est N°1 des ventes d’albums pour la première fois, c’est en Belgique que ça se passe. Et au milieu de toute cette agitation, il y a le groupe Queen qui semble appartenir à tous ces courants à la fois. Mais dans notre monde étiqueté, toucher à tout, c’est être nulle part. Il suffit de lire des extraits de presse ou d’écouter des émissions de l’époque pour se rappeler que les médias ne prennent au sérieux pas le groupe de Freddie Mercury. Pourtant, leur succès public est énorme. <br /><br />Jugez plutôt, en 1974, ils jouent pour la première fois chez nous, au Théâtre 140 à Bruxelles devant quoi, 400 personnes. Puis arrive Bohemian Rhapsody qui fait d'eux des phénomènes : les garçons et les filles ne parlent que de ça entre eux aux intercours. Tu connais pas Queen ? C’est génial. Ma soeur a l’album, si tu veux, je te le prête. Les disques circulent entre les cahiers, on découvre le soir un univers inconnu, il se passe quelque chose d'incroyable. Mais voilà, Queen fait l'impasse deux tournées de suite sur un des premiers pays à l’avoir accueilli. Résultat des courses, l'excitation de la jeunesse belge est telle que ce n'est ni un ni deux Forest National qu'ils remplissent mais trois quand ils reviennent, enfin, au printemps 1978. Aucun pays ne leur fait une fête pareille lors de cette tournée. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on s'en prend plein la vue, les oreilles et l’estomac CAR aucun groupe n'offre un tel spectacle, ni un tel volume sonore, mes enfants, on est cloué au sol. Le son de Queen a quelque chose de physique qui vous frappe en pleine poitrine et vous tire des larmes d'émotion. Et puis, il y a le show de lumières qui est alors inédit avec cette couronne qui surplombe un mur de projecteurs.<br /><br />Tout ce que nous faisons suinte l'originalité, déclare Freddie Mercury. On le croit sans peine.<br /><br />Alors oui, la jeunesse belge n’a pas eu besoin de la radio, qui diffuse alors peu de musique, encore moins du rock, ni de la télé pour se presser par milliers dans les murs de la grande salle bruxelloise. Queen, c’est un truc à eux, la communauté de ceux qui ont leurs albums ou tout seulement le dernier, ils viennent de débarquer, mais ils vont y venir vite car ce qu’ils voient ce soir, est vraiment hors du commun. Queen sur scène, ça ne se raconte pas, ça se vit. Faut y être. C’est le début d’une incroyable histoire d’amour et de fidélité entre le quatuor anglais et le public belge car qui, en 1978, pour se douter du succès prodigieux en radio et en télé que sera celui de Queen au cours de la décennie suivante. Et que dire du terrible destin de Freddie Mercury qui va l’idéaliser, le transformer en icône, en artiste incomparable, légendaire et irremplaçable.]]></itunes:summary><itunes:duration>229</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/80a5e03659a04aa3068a9a50e687e410.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion &amp; Jean-Jacques Goldman (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-jean-jacques-goldman-episode-5--63954103</link><description><![CDATA[Pour ceux qui se souviennent de son passage à Champs Elysées au début des années 80 ou dans les émissions de variétés de notre chaîne nationale, qui aurait pu prédire que l’association entre la petite prodige vocale Céline Dion, avec son accent à couper à la scie circulaire, et de la nouvelle pop star Jean-Jacques Goldman, après qui toutes les filles criaient d’ailleurs, donnerait le disque français le plus vendu de tous les temps ? Record toujours à battre depuis trente ans. Et c’est vrai qu’en 1996, alors que les ventes flirtent avec les quatre millions de CD, rien qu’en France, Jean-Jacques voudrait remettre le couvert. Non pas pour l’argent, il en tombe de partout, il ne le dépensera jamais, faites-lui confiance, c’est un vrai Français moyen, le Jean-Jacques, pas un flambeur nouveau riche, noon, c’est surtout qu’il est, comme il dit, du même quartier de Céline. Quand ils travaillent ensemble, c’est du bonheur, c’est parfait. Mais si Goldman a enchaîné avec un album solo, Céline, n’a pas chômé non plus : en sortant deux albums américains coup sur coup, elle est carrément devenue la plus grande vendeuse de disques du monde. En 1996 et 97, elle est loin devant les Michael Jackson et autres Nirvana dont on remplit les colonnes de presse de leurs chiffres de vente.<br /><br />Alors ? Que peut-elle encore faire d’un album en français ? Quel temps aurait-elle encore à consacrer au petit espace francophone qui est le nôtre quand on est la plus grande star du monde, un statut incontestable ? En fait, Tout, quand on est une artiste et pas une vendeuse de disques. Quand on a une âme d’artiste, on s’intéresse à ce qu’on crée et à ce qu’on ressent, ce qu’on vit quand on crée, quelle que soit le succès qui en découle. Et donc malgré les tournées internationales, les plateaux télés de la planète entière, les piles de CD dans l’entrée des magasins des cinq continents, Céline répète, début 1998, un nouvel album avec Jean-Jacques Goldman. Évidemment que c’est de l’inconscience commerciale de revenir après un sommet qu’on sait infranchissable. Michael Jackson n’a jamais retrouvé le plafond de Thriller ! <br /><br />Et pour Goldman ? C’est pareil. Il y a son album En passant, qui n’en est qu’à son deuxième single et va grimper une nouvelle fois au million d’exemplaires avec une tournée à la clé, le spectacle des Enfoirés, bien sûr, et la musique du film Astérix et Obélix contre César. C’est beaucoup de choses à la fois, on est bien d’accord. Mais c’est maintenant que matche le planning des deux artistes les plus demandés du monde francophone, alors, ils ne résistent pas au plaisir de remettre ça et ils ont bien raison. Bien sûr, il se vend à quatre millions d’exemplaires au lieu de dix, mais ça fait toujours bien plus que tous les autres artistes français, et pour nous, quatre nouvelles chansons légendaires. En tout cas, il ne fait pas mentir cette chanson qui parle si bien d’eux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63954103</guid><pubDate>Fri, 31 Jan 2025 13:07:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63954103/312121_celine_dion_jean_jacques_goldman_episode_5.mp3" length="6342641" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour ceux qui se souviennent de son passage à Champs Elysées au début des années 80 ou dans les émissions de variétés de notre chaîne nationale, qui aurait pu prédire que l’association entre la petite prodige vocale Céline Dion, avec son accent à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour ceux qui se souviennent de son passage à Champs Elysées au début des années 80 ou dans les émissions de variétés de notre chaîne nationale, qui aurait pu prédire que l’association entre la petite prodige vocale Céline Dion, avec son accent à couper à la scie circulaire, et de la nouvelle pop star Jean-Jacques Goldman, après qui toutes les filles criaient d’ailleurs, donnerait le disque français le plus vendu de tous les temps ? Record toujours à battre depuis trente ans. Et c’est vrai qu’en 1996, alors que les ventes flirtent avec les quatre millions de CD, rien qu’en France, Jean-Jacques voudrait remettre le couvert. Non pas pour l’argent, il en tombe de partout, il ne le dépensera jamais, faites-lui confiance, c’est un vrai Français moyen, le Jean-Jacques, pas un flambeur nouveau riche, noon, c’est surtout qu’il est, comme il dit, du même quartier de Céline. Quand ils travaillent ensemble, c’est du bonheur, c’est parfait. Mais si Goldman a enchaîné avec un album solo, Céline, n’a pas chômé non plus : en sortant deux albums américains coup sur coup, elle est carrément devenue la plus grande vendeuse de disques du monde. En 1996 et 97, elle est loin devant les Michael Jackson et autres Nirvana dont on remplit les colonnes de presse de leurs chiffres de vente.<br /><br />Alors ? Que peut-elle encore faire d’un album en français ? Quel temps aurait-elle encore à consacrer au petit espace francophone qui est le nôtre quand on est la plus grande star du monde, un statut incontestable ? En fait, Tout, quand on est une artiste et pas une vendeuse de disques. Quand on a une âme d’artiste, on s’intéresse à ce qu’on crée et à ce qu’on ressent, ce qu’on vit quand on crée, quelle que soit le succès qui en découle. Et donc malgré les tournées internationales, les plateaux télés de la planète entière, les piles de CD dans l’entrée des magasins des cinq continents, Céline répète, début 1998, un nouvel album avec Jean-Jacques Goldman. Évidemment que c’est de l’inconscience commerciale de revenir après un sommet qu’on sait infranchissable. Michael Jackson n’a jamais retrouvé le plafond de Thriller ! <br /><br />Et pour Goldman ? C’est pareil. Il y a son album En passant, qui n’en est qu’à son deuxième single et va grimper une nouvelle fois au million d’exemplaires avec une tournée à la clé, le spectacle des Enfoirés, bien sûr, et la musique du film Astérix et Obélix contre César. C’est beaucoup de choses à la fois, on est bien d’accord. Mais c’est maintenant que matche le planning des deux artistes les plus demandés du monde francophone, alors, ils ne résistent pas au plaisir de remettre ça et ils ont bien raison. Bien sûr, il se vend à quatre millions d’exemplaires au lieu de dix, mais ça fait toujours bien plus que tous les autres artistes français, et pour nous, quatre nouvelles chansons légendaires. En tout cas, il ne fait pas mentir cette chanson qui parle si bien d’eux.]]></itunes:summary><itunes:duration>397</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0d3030d2a92da509df7e409d067856a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion &amp; Jean-Jacques Goldman (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-jean-jacques-goldman-episode-4--63954061</link><description><![CDATA[Céline Dion et Jean-Jacques Goldman. L’association d’une interprète d’exception avec un auteur-compositeur-producteur et interprète lui aussi, qui l’était tout autant au cours de ces périodes bénies que furent les années 80 et 90. Elle n’était pourtant pas évidente, au départ. Si pour Goldman, c’était un fantasme, pour Céline, il paraît que si, au terme de leur entrevue en janvier 1994, elle avait été convaincue par Goldman, elle ignorait à quel point il était populaire en France. Comme je dis toujours : y avait pas internet, à l’époque ! <br /><br />Trois ans et sept millions de disques vendus plus tard, Goldman déclarait à son entourage que l’expérience avait été aussi jolie et intéressante que son rêve … et qu’il se verrait bien la renouveler. Mais lorsqu’on est arrivé à un tel niveau de réussite, Goldman dans le monde francophone et Dion, dans le monde entier, les projets se succèdent à grande vitesse. Et les envies aussi.<br /><br />Est-ce parce qu’il ne se voit plus composer pour une autre femme, tellement il a vécu un truc de fou, ou est-ce parce qu’il a lui-même, mûri et qu’il est désormais sûr de lui, Jean-Jacques Goldman ne revient pas vers son trio avec Carol Fredricks et Michael Jones. Ils vont travailler ensemble sur son nouvel album mais les chansons qu’il vient d’écrire et qui sont sorties toutes seules, d’un seul trait, sont des titres qui parlent de lui. Alors ce sera, un album de Goldman et il s’appellera, tout naturellement En passant. <br /><br />Qu’est-ce qui retient encore Jean-Jacques en 1996 ? Les ventes de la compile de ses anciens succès des années 80 ont de quoi foutre des complexes à tout le monde. Un double CD nommé Singulier, c’est bien lui ça, double platine en Belgique et Diamant en France qu’on voit traîner dans toutes les maisons. Quand on pense que Jean-Jacques n’était pas chaud à l’idée de cette parution car il trouvait que le son et les arrangements de certains titres avaient mal vieillis. Oui, c’est comme le mixage de l’album D’Eux avec Céline Dion, il l’avait trouvé horrible. Mon Dieu, qu’est-ce que René a fait ? Ça va être un désastre. Et ben non, que du contraire. Jean-Jacques Goldman est l’artiste préféré des Français et des Belges aussi, et des Suisses, et s’il a du mal avec ça, il a fini par l’admettre et a enfin confiance en lui.<br /><br />Quoi ? Tel morceau ressemble à un autre plus ancien ? Ben oui, c’est normal que je tourne en rond, répond-il, je ne vais pas me mettre à faire du rap ou de l’électro. Je fais du Goldman …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63954061</guid><pubDate>Thu, 30 Jan 2025 13:52:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63954061/312119_celine_dion_jean_jacques_goldman_episode_4.mp3" length="6362285" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Céline Dion et Jean-Jacques Goldman. L’association d’une interprète d’exception avec un auteur-compositeur-producteur et interprète lui aussi, qui l’était tout autant au cours de ces périodes bénies que furent les années 80 et 90. Elle n’était...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Céline Dion et Jean-Jacques Goldman. L’association d’une interprète d’exception avec un auteur-compositeur-producteur et interprète lui aussi, qui l’était tout autant au cours de ces périodes bénies que furent les années 80 et 90. Elle n’était pourtant pas évidente, au départ. Si pour Goldman, c’était un fantasme, pour Céline, il paraît que si, au terme de leur entrevue en janvier 1994, elle avait été convaincue par Goldman, elle ignorait à quel point il était populaire en France. Comme je dis toujours : y avait pas internet, à l’époque ! <br /><br />Trois ans et sept millions de disques vendus plus tard, Goldman déclarait à son entourage que l’expérience avait été aussi jolie et intéressante que son rêve … et qu’il se verrait bien la renouveler. Mais lorsqu’on est arrivé à un tel niveau de réussite, Goldman dans le monde francophone et Dion, dans le monde entier, les projets se succèdent à grande vitesse. Et les envies aussi.<br /><br />Est-ce parce qu’il ne se voit plus composer pour une autre femme, tellement il a vécu un truc de fou, ou est-ce parce qu’il a lui-même, mûri et qu’il est désormais sûr de lui, Jean-Jacques Goldman ne revient pas vers son trio avec Carol Fredricks et Michael Jones. Ils vont travailler ensemble sur son nouvel album mais les chansons qu’il vient d’écrire et qui sont sorties toutes seules, d’un seul trait, sont des titres qui parlent de lui. Alors ce sera, un album de Goldman et il s’appellera, tout naturellement En passant. <br /><br />Qu’est-ce qui retient encore Jean-Jacques en 1996 ? Les ventes de la compile de ses anciens succès des années 80 ont de quoi foutre des complexes à tout le monde. Un double CD nommé Singulier, c’est bien lui ça, double platine en Belgique et Diamant en France qu’on voit traîner dans toutes les maisons. Quand on pense que Jean-Jacques n’était pas chaud à l’idée de cette parution car il trouvait que le son et les arrangements de certains titres avaient mal vieillis. Oui, c’est comme le mixage de l’album D’Eux avec Céline Dion, il l’avait trouvé horrible. Mon Dieu, qu’est-ce que René a fait ? Ça va être un désastre. Et ben non, que du contraire. Jean-Jacques Goldman est l’artiste préféré des Français et des Belges aussi, et des Suisses, et s’il a du mal avec ça, il a fini par l’admettre et a enfin confiance en lui.<br /><br />Quoi ? Tel morceau ressemble à un autre plus ancien ? Ben oui, c’est normal que je tourne en rond, répond-il, je ne vais pas me mettre à faire du rap ou de l’électro. Je fais du Goldman …]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0d3030d2a92da509df7e409d067856a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion &amp; Jean-Jacques Goldman (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-jean-jacques-goldman-episode-3--63953984</link><description><![CDATA[S’il y a une chose certaine, c’est que le succès historique de l’album D’eux de Céline Dion, est totalement justifié. Car il n’est pas simplement le résultat du travail en duo de deux artistes du même label de disques, il est beaucoup plus que la multiplication du talent de deux chanteurs à succès. <br /><br />C’est tout d’abord une idée du plus populaire des auteurs compositeurs interprètes des années 80 et 90 : Jean-Jacques Goldman. Ayant fait le tour de tout ce qui est possible et ravi de son expérience d’avoir écrit et composé pour une femme … il veut désormais travailler avec la plus grande. Oui, Goldman trouve que Céline est mal servie par ceux qui lui écrivent des chansons. Il les trouve trop mercenaires. Et lui, il sait ce qu’il faut faire pour qu’elle puisse donner la pleine mesure de son talent. Car il ne suffit pas de lui apporter une partoche et un texte et de dire : chante-moi ça, vas-y, fonce et fais-toi plaisir, non, il faut lui écrire un truc qui va l’obliger à aller chercher au fond d’elle-même. Et donc, pour lui remuer l’âme, il faut connaître son sujet. Pas d’internet à l’époque, alors Jean-Jacques se fait livrer tout ce qui a été publié sur Céline au Canada : livres, articles de presse, interviews radio, télévisées. Et au fur et à mesure qu’il découvre et comprend la personne qu’est réellement Céline Dion, son histoire, ses amours, sa famille, son milieu, Jean-Jacques se dit que son idée d’album à la Edith Piaf, n’est pas la bonne. Céline, ce n’est pas une interprète de la grande chanson française, non, c’est une chanteuse de blues, de rythm’n’blues, même. Piaf, Patricia Kaas, ce sont des Françaises, Céline, elle, a beau être francophone, c’est une Américaine.<br /><br />Et donc, cette étude quasi universitaire sur le sujet Dion n’a pas été inutile pour Goldman qui s’apprêtait à sortir de sa zone de confort en faisant de LA chanson française pour Dion. Ben non, s’il veut vraiment lui ouvrir une autoroute, c’est tout simplement en lui offrant du Goldman. De la chanson en français sur de la musique anglo-saxonne. Quoique toutes les musiques ne sont pas de sa main, non. Ainsi de la chanson Je sais pas qui, sortie en septembre 1995, va être numéro 1 pendant sept semaines. Elle est signée J. Kappler, le pseudonyme de son frère, le fidèle Robert Goldman, l’essentiel homme de l’ombre qui est aussi son manager. Et il faut dire que Robert a, en plus du bizness, une âme d’artiste, de compositeur et producteur. Il fait écouter régulièrement à Jean-Jacques des cassettes de morceaux qu’il compose, comme ce slow qui irait vachement bien avec la voix de Céline. Voilà ce que je devrais faire, se dit-il, un morceau à trois temps comme le titre de Robert. Mais au lieu de le faire, pourquoi je ne lui demanderais pas son titre ? Ainsi naît le successeur de Pour que tu m’aimes encore, immense succès d’un automne du milieu des années 90.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63953984</guid><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 10:18:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63953984/312114_celine_dion_jean_jacques_goldman_episode_3.mp3" length="7254628" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>S’il y a une chose certaine, c’est que le succès historique de l’album D’eux de Céline Dion, est totalement justifié. Car il n’est pas simplement le résultat du travail en duo de deux artistes du même label de disques, il est beaucoup plus que la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[S’il y a une chose certaine, c’est que le succès historique de l’album D’eux de Céline Dion, est totalement justifié. Car il n’est pas simplement le résultat du travail en duo de deux artistes du même label de disques, il est beaucoup plus que la multiplication du talent de deux chanteurs à succès. <br /><br />C’est tout d’abord une idée du plus populaire des auteurs compositeurs interprètes des années 80 et 90 : Jean-Jacques Goldman. Ayant fait le tour de tout ce qui est possible et ravi de son expérience d’avoir écrit et composé pour une femme … il veut désormais travailler avec la plus grande. Oui, Goldman trouve que Céline est mal servie par ceux qui lui écrivent des chansons. Il les trouve trop mercenaires. Et lui, il sait ce qu’il faut faire pour qu’elle puisse donner la pleine mesure de son talent. Car il ne suffit pas de lui apporter une partoche et un texte et de dire : chante-moi ça, vas-y, fonce et fais-toi plaisir, non, il faut lui écrire un truc qui va l’obliger à aller chercher au fond d’elle-même. Et donc, pour lui remuer l’âme, il faut connaître son sujet. Pas d’internet à l’époque, alors Jean-Jacques se fait livrer tout ce qui a été publié sur Céline au Canada : livres, articles de presse, interviews radio, télévisées. Et au fur et à mesure qu’il découvre et comprend la personne qu’est réellement Céline Dion, son histoire, ses amours, sa famille, son milieu, Jean-Jacques se dit que son idée d’album à la Edith Piaf, n’est pas la bonne. Céline, ce n’est pas une interprète de la grande chanson française, non, c’est une chanteuse de blues, de rythm’n’blues, même. Piaf, Patricia Kaas, ce sont des Françaises, Céline, elle, a beau être francophone, c’est une Américaine.<br /><br />Et donc, cette étude quasi universitaire sur le sujet Dion n’a pas été inutile pour Goldman qui s’apprêtait à sortir de sa zone de confort en faisant de LA chanson française pour Dion. Ben non, s’il veut vraiment lui ouvrir une autoroute, c’est tout simplement en lui offrant du Goldman. De la chanson en français sur de la musique anglo-saxonne. Quoique toutes les musiques ne sont pas de sa main, non. Ainsi de la chanson Je sais pas qui, sortie en septembre 1995, va être numéro 1 pendant sept semaines. Elle est signée J. Kappler, le pseudonyme de son frère, le fidèle Robert Goldman, l’essentiel homme de l’ombre qui est aussi son manager. Et il faut dire que Robert a, en plus du bizness, une âme d’artiste, de compositeur et producteur. Il fait écouter régulièrement à Jean-Jacques des cassettes de morceaux qu’il compose, comme ce slow qui irait vachement bien avec la voix de Céline. Voilà ce que je devrais faire, se dit-il, un morceau à trois temps comme le titre de Robert. Mais au lieu de le faire, pourquoi je ne lui demanderais pas son titre ? Ainsi naît le successeur de Pour que tu m’aimes encore, immense succès d’un automne du milieu des années 90.]]></itunes:summary><itunes:duration>454</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0d3030d2a92da509df7e409d067856a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion &amp; Jean-Jacques Goldman (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-jean-jacques-goldman-episode-2--63953171</link><description><![CDATA[En 1994, peu nombreux sont ceux à être au courant de ce qui se trame. Jean-Jacques Goldman, qui a remisé les instruments après la folle de tournée de son trio Fredericks Goldman Jones, travaille dans un studio, isolé et gardé comme un président américain. Ceux qui parviennent à rejoindre ce saint des saints se retrouvent dans la même pièce que Jean-Jacques Goldman et Céline Dion. Une Céline Dion à qui Goldman devait à l’origine fournir quelques chansons pour son prochain album en français. Déjà, rien que sur le principe, le public va être favorablement étonné qu’elle chante encore en français vu le triomphe planétaire qui est désormais le sien. C’est vrai, pourquoi s’embêter encore avec un public de 200 millions de personnes à tout casser, alors que 7 milliards d’autres attendent que vous continuiez en anglais.<br /><br />Tout a commencé lors d’un concert des Restos du Coeur où elle est venue interpréter Là-bas avec Goldman. Une interprétation loin de celle de la regrettée Sirima mais tellement puissante que le public en ressort tout retourné. Et on est loin également de l’image qu’elle a laissée d’elle lors de ses premières apparitions chez Drucker. Et les voilà après le concert, à table, sans témoin, avec un Jean-Jacques, dopé par l’adrénaline du public, qui ose lui parler de son envie de travailler avec elle. Le courant passe et des deux à trois chansons prévues, on en vient rapidement à tout un album, comme avec Johnny, une collaboration facilitée par le fait que les deux artistes sont édités par la même multinationale. Car oui, si Céline Dion ignore combien Goldman vend de disques chez nous, Sony Music, sait. <br /><br />Le challenge est clair pour Goldman : quand Céline chante, il faut que le public croie que les paroles sont d’elles, qu’elle chante sa vie. Plus rien à voir avec le monde de la variété. C’est d’autant plus motivant et gratifiant pour l’auteur qu’il est, que cela va lui permettre d’écrire des chansons d’amour, ce qu’il n’a jamais fait, même pour lui. Surtout pour lui. C’est non seulement une nouvelle Céline au niveau du chant, comme il nous l’a dit, Jean-Jacques lui a demandé de « déchanter », d’apprendre à baisser le niveau sonore, d’être plus linéaire, pour laisser passer plus d’émotion, mais de plus, la transformation est aussi physique. Au revoir le glamour, bonjour les cheveux courts, les tenues vestimentaires simples, Céline est à nu, ce qui fait passer encore plus fort l’émotion qu’il y a désormais dans sa voix. L’effet de ces chansons est percutant sur le public. Si le précédent album de chansons originales de Céline en français avait atteint la barre des 100.000 exemplaires dans l’Hexagone, celui-ci flirte avec les 4 millions à sa sortie, deux fois plus que les records de Bruel et Cabrel. On en est aujourd’hui à plus de dix millions dans le monde sans jamais s’être lassé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63953171</guid><pubDate>Tue, 28 Jan 2025 13:14:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63953171/312108_celine_dion_jean_jacques_goldman_episode_2.mp3" length="6960385" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1994, peu nombreux sont ceux à être au courant de ce qui se trame. Jean-Jacques Goldman, qui a remisé les instruments après la folle de tournée de son trio Fredericks Goldman Jones, travaille dans un studio, isolé et gardé comme un président...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1994, peu nombreux sont ceux à être au courant de ce qui se trame. Jean-Jacques Goldman, qui a remisé les instruments après la folle de tournée de son trio Fredericks Goldman Jones, travaille dans un studio, isolé et gardé comme un président américain. Ceux qui parviennent à rejoindre ce saint des saints se retrouvent dans la même pièce que Jean-Jacques Goldman et Céline Dion. Une Céline Dion à qui Goldman devait à l’origine fournir quelques chansons pour son prochain album en français. Déjà, rien que sur le principe, le public va être favorablement étonné qu’elle chante encore en français vu le triomphe planétaire qui est désormais le sien. C’est vrai, pourquoi s’embêter encore avec un public de 200 millions de personnes à tout casser, alors que 7 milliards d’autres attendent que vous continuiez en anglais.<br /><br />Tout a commencé lors d’un concert des Restos du Coeur où elle est venue interpréter Là-bas avec Goldman. Une interprétation loin de celle de la regrettée Sirima mais tellement puissante que le public en ressort tout retourné. Et on est loin également de l’image qu’elle a laissée d’elle lors de ses premières apparitions chez Drucker. Et les voilà après le concert, à table, sans témoin, avec un Jean-Jacques, dopé par l’adrénaline du public, qui ose lui parler de son envie de travailler avec elle. Le courant passe et des deux à trois chansons prévues, on en vient rapidement à tout un album, comme avec Johnny, une collaboration facilitée par le fait que les deux artistes sont édités par la même multinationale. Car oui, si Céline Dion ignore combien Goldman vend de disques chez nous, Sony Music, sait. <br /><br />Le challenge est clair pour Goldman : quand Céline chante, il faut que le public croie que les paroles sont d’elles, qu’elle chante sa vie. Plus rien à voir avec le monde de la variété. C’est d’autant plus motivant et gratifiant pour l’auteur qu’il est, que cela va lui permettre d’écrire des chansons d’amour, ce qu’il n’a jamais fait, même pour lui. Surtout pour lui. C’est non seulement une nouvelle Céline au niveau du chant, comme il nous l’a dit, Jean-Jacques lui a demandé de « déchanter », d’apprendre à baisser le niveau sonore, d’être plus linéaire, pour laisser passer plus d’émotion, mais de plus, la transformation est aussi physique. Au revoir le glamour, bonjour les cheveux courts, les tenues vestimentaires simples, Céline est à nu, ce qui fait passer encore plus fort l’émotion qu’il y a désormais dans sa voix. L’effet de ces chansons est percutant sur le public. Si le précédent album de chansons originales de Céline en français avait atteint la barre des 100.000 exemplaires dans l’Hexagone, celui-ci flirte avec les 4 millions à sa sortie, deux fois plus que les records de Bruel et Cabrel. On en est aujourd’hui à plus de dix millions dans le monde sans jamais s’être lassé.]]></itunes:summary><itunes:duration>435</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0d3030d2a92da509df7e409d067856a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Céline Dion &amp; Jean-Jacques Goldman (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/celine-dion-jean-jacques-goldman-episode-1--63953148</link><description><![CDATA[Après un retour spectaculaire de Céline Dion qui a ému le monde entier lors des JO de Paris, l’annonce officielle est tombée au cours de l’automne qui a suivi : un album en anglais va paraître au printemps 2025 suivi d’un album en français qui comprendra deux titres signés Jean-Jacques Goldman. Outre le fait que Goldman soit totalement absent de la scène depuis sa retraite, il y a vingt ans déjà, les chansons qu’il signe encore, sont très rares. Mais celles qui s’annoncent pour Céline Dion sont d’autant plus attendues que cette année 2025 marque aussi le trentième anniversaire de leur album D’eux. L’Album français avec un grand A, le plus vendu de l’histoire de la musique et qui a marqué le milieu d’une décennie où le CD était roi. Céline et Jean-Jacques, c’est une histoire pas banale, je vous raconte ça, cette semaine.<br /><br />1994, Jean-Jacques Goldman avance dans la quarantaine. Le petit gars de la banlieue parisienne, timide gratteur de guitare de Montrouge, le fils des gens qui tiennent le magasin de sport, en a accompli des miracles. Il s’est non seulement fait un nom dans l’industrie du disque avant de triompher comme chanteur de scène. Oui, lui qui avait tâtonné comme tant de musiciens français dans les années 70, est devenu une des plus grandes stars des années 80, LE  fantasme de l’artiste demandé par tout le monde, même par Johnny, pour lui écrire des chansons.Et puis, vers la fin de la décennie, après une tournée de dingue et un double album célébré par le public comme on n’avait jamais vu ça, on l’entend dire à son entourage qu’il compte arrêter. Car malgré sa cote d’amour avec le public, Jean-Jacques Goldman doute, il a l’impression de faire toujours le même disque. Il a fait le tour. Et donc ils ne seront qu’à moitié étonnés de le voir former un trio dans lequel il peut se mettre en retrait, du moins un peu, et surtout accéder à de nouvelles sonorités.<br /><br />Mais cinq ans et deux albums plus tard, il faut à nouveau alimenter la machine Goldman pour éviter qu’elle ne s’enraye et ne soit prise de l’envie de s’arrêter. La preuve : Johnny voudrait un deuxième album avec lui mais il n’y aura que trois chansons livrées par Jean-Jacques pour le suivant. Non, après avoir fait dégouliner la testostérone, il a désormais envie d’écrire pour une femme, comme en témoigne celles qu’il écrit, avec succès pour Patricia Kaas. Évidemment, il faudrait trouver l’équivalent de Johnny et il existe. Il le sait. Il y pense et doit probablement être le premier. Céline Dion est en effet le nouveau phénomène mondial de la chanson, mais pas en France. Non. Il faut dire qu’avant de chanter en anglais, elle l’a fait en français mais avec un profil d’auteurs de variétés qui ne donne la pleine mesure de ce qu’elle peut faire passer comme émotion. Et ça, c’est sans doute le seul challenge qui peut encore faire courir Goldman.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63953148</guid><pubDate>Tue, 28 Jan 2025 07:02:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63953148/312107_celine_dion_jean_jacques_goldman_episode_1.mp3" length="6980440" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après un retour spectaculaire de Céline Dion qui a ému le monde entier lors des JO de Paris, l’annonce officielle est tombée au cours de l’automne qui a suivi : un album en anglais va paraître au printemps 2025 suivi d’un album en français qui...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après un retour spectaculaire de Céline Dion qui a ému le monde entier lors des JO de Paris, l’annonce officielle est tombée au cours de l’automne qui a suivi : un album en anglais va paraître au printemps 2025 suivi d’un album en français qui comprendra deux titres signés Jean-Jacques Goldman. Outre le fait que Goldman soit totalement absent de la scène depuis sa retraite, il y a vingt ans déjà, les chansons qu’il signe encore, sont très rares. Mais celles qui s’annoncent pour Céline Dion sont d’autant plus attendues que cette année 2025 marque aussi le trentième anniversaire de leur album D’eux. L’Album français avec un grand A, le plus vendu de l’histoire de la musique et qui a marqué le milieu d’une décennie où le CD était roi. Céline et Jean-Jacques, c’est une histoire pas banale, je vous raconte ça, cette semaine.<br /><br />1994, Jean-Jacques Goldman avance dans la quarantaine. Le petit gars de la banlieue parisienne, timide gratteur de guitare de Montrouge, le fils des gens qui tiennent le magasin de sport, en a accompli des miracles. Il s’est non seulement fait un nom dans l’industrie du disque avant de triompher comme chanteur de scène. Oui, lui qui avait tâtonné comme tant de musiciens français dans les années 70, est devenu une des plus grandes stars des années 80, LE  fantasme de l’artiste demandé par tout le monde, même par Johnny, pour lui écrire des chansons.Et puis, vers la fin de la décennie, après une tournée de dingue et un double album célébré par le public comme on n’avait jamais vu ça, on l’entend dire à son entourage qu’il compte arrêter. Car malgré sa cote d’amour avec le public, Jean-Jacques Goldman doute, il a l’impression de faire toujours le même disque. Il a fait le tour. Et donc ils ne seront qu’à moitié étonnés de le voir former un trio dans lequel il peut se mettre en retrait, du moins un peu, et surtout accéder à de nouvelles sonorités.<br /><br />Mais cinq ans et deux albums plus tard, il faut à nouveau alimenter la machine Goldman pour éviter qu’elle ne s’enraye et ne soit prise de l’envie de s’arrêter. La preuve : Johnny voudrait un deuxième album avec lui mais il n’y aura que trois chansons livrées par Jean-Jacques pour le suivant. Non, après avoir fait dégouliner la testostérone, il a désormais envie d’écrire pour une femme, comme en témoigne celles qu’il écrit, avec succès pour Patricia Kaas. Évidemment, il faudrait trouver l’équivalent de Johnny et il existe. Il le sait. Il y pense et doit probablement être le premier. Céline Dion est en effet le nouveau phénomène mondial de la chanson, mais pas en France. Non. Il faut dire qu’avant de chanter en anglais, elle l’a fait en français mais avec un profil d’auteurs de variétés qui ne donne la pleine mesure de ce qu’elle peut faire passer comme émotion. Et ça, c’est sans doute le seul challenge qui peut encore faire courir Goldman.]]></itunes:summary><itunes:duration>437</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a0d3030d2a92da509df7e409d067856a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Daniel Balavoine (podcast intégral)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-daniel-balavoine-podcast-integral--63926193</link><description><![CDATA[Je me souviens à la rentrée 1978 quand on chantait dans les couloirs du collège Le chanteur de Daniel Balavoine, on croyait du haut de nos 16 ans que c’était un génial nouveau venu, encore un ! Pourtant, comme son camarade Alain Bashung, on l’avait vu pas mal de fois ces dernières années dans des émissions de télé. Mais allez savoir pourquoi, pas son heure, sans doute, on ne l’avait pas imprimé.<br /><br />Mais il n'y a pas que nous. Ainsi regardant distraitement une émission de Guy Lux, LE grand producteur animateur de télé, France Gall et Michel Berger sont soudain cloués sur le plancher de leur domicile quand ils voient un gars aux longs cheveux se planter derrière le micro et envoyer une voix puissante , aiguë mais large. C’est du jamais entendu ! Voilà le gars qu’il nous faut pour Starmania ! Un an plus tard, en octobre 1978, si Daniel Balavoine interprète quatre titres sur l’album dont deux vont devenir légendaires, ce n’est pas ça qui va rend enfin célèbre. En effet, quelques semaines plus tôt, malgré de sérieux doutes, Balavoine a réussi à sortir un troisième chez Barclay. Quand je dis sérieux doute, c’est un euphémisme, Barclay en personne lui a dit lors d’un déjeuner : ce sera le dernier, j’arrête les frais. Balavoine proteste mais Barclay conclut par cette phrase : si t’en vend plus de 100.000, j’te taille une pipe.<br /><br />Un demi-million d’albums vendus plus tard, Balavoine recroisant Barclay dans les coulisses de l’Olympia qu’il enchaîne après un Palais des Sports triomphal avec Starmania, il ne manquera pas de lui dire : Alors Eddie, et cette petite pipe ? Une autre époque !<br /><br />Mais que s’est-il passé ? Et bien, un miracle. Car en effet, le single que Barclay présente aux radios en juin 1978 n’est pas un succès garanti … C’est joli mais c’est pas un tube ! Et la Face B ? se dit la programmatrice d’une grande radio périphérique. Et là, la foudre lui tombe dessus : la musique, les paroles, l’interprète, ça, c’est pas banal. Ça commence comme une chanson légère mais ce n’est pas du tout ça. Elle fait face aux réticences et l’incrédulité de beaucoup d’animateurs vedettes qui trouvent que la voix singulière de Balavoine est un problème. Elle tient bon et le disque passe tous les jours. <br /><br />Balavoine l’a écrite comme ça, en une heure, en pensant à Barclay, justement. Car en plus de la tirade de la pipe, Daniel a appris que Barclay ne croyait pas en lui parce qu’il n’était pas beau et qu’il avait une voix de pédé. Alors il avait tiré en une fois ce texte sur ce monde du showbizness. Curieux que ce titre soit celui  qui fasse de Balavoine la nouvelle vedette de la chanson comme Je me voyais déjà pour Aznavour, près de vingt ans plus tôt. On ne parle plus que Balavoine, de sa voix bizarre, de ses cris et de sa grande gueule qu’on commence à entendre. Ce n’est pas un chanteur de variétés comme les autres, c’est certain, il a de très nombreux jeunes fans mais à la différence des Britanniques, il refuse son statut de héros. Il le chante même, pour ceux qui n’auraient pas compris. A moins qu’il n’incarne un personnage…<br /><br /><br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63926193</guid><pubDate>Mon, 27 Jan 2025 06:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63926193/312035_la_story_daniel_balavoine_version_longue.mp3" length="25313139" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je me souviens à la rentrée 1978 quand on chantait dans les couloirs du collège Le chanteur de Daniel Balavoine, on croyait du haut de nos 16 ans que c’était un génial nouveau venu, encore un ! Pourtant, comme son camarade Alain Bashung, on l’avait vu...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je me souviens à la rentrée 1978 quand on chantait dans les couloirs du collège Le chanteur de Daniel Balavoine, on croyait du haut de nos 16 ans que c’était un génial nouveau venu, encore un ! Pourtant, comme son camarade Alain Bashung, on l’avait vu pas mal de fois ces dernières années dans des émissions de télé. Mais allez savoir pourquoi, pas son heure, sans doute, on ne l’avait pas imprimé.<br /><br />Mais il n'y a pas que nous. Ainsi regardant distraitement une émission de Guy Lux, LE grand producteur animateur de télé, France Gall et Michel Berger sont soudain cloués sur le plancher de leur domicile quand ils voient un gars aux longs cheveux se planter derrière le micro et envoyer une voix puissante , aiguë mais large. C’est du jamais entendu ! Voilà le gars qu’il nous faut pour Starmania ! Un an plus tard, en octobre 1978, si Daniel Balavoine interprète quatre titres sur l’album dont deux vont devenir légendaires, ce n’est pas ça qui va rend enfin célèbre. En effet, quelques semaines plus tôt, malgré de sérieux doutes, Balavoine a réussi à sortir un troisième chez Barclay. Quand je dis sérieux doute, c’est un euphémisme, Barclay en personne lui a dit lors d’un déjeuner : ce sera le dernier, j’arrête les frais. Balavoine proteste mais Barclay conclut par cette phrase : si t’en vend plus de 100.000, j’te taille une pipe.<br /><br />Un demi-million d’albums vendus plus tard, Balavoine recroisant Barclay dans les coulisses de l’Olympia qu’il enchaîne après un Palais des Sports triomphal avec Starmania, il ne manquera pas de lui dire : Alors Eddie, et cette petite pipe ? Une autre époque !<br /><br />Mais que s’est-il passé ? Et bien, un miracle. Car en effet, le single que Barclay présente aux radios en juin 1978 n’est pas un succès garanti … C’est joli mais c’est pas un tube ! Et la Face B ? se dit la programmatrice d’une grande radio périphérique. Et là, la foudre lui tombe dessus : la musique, les paroles, l’interprète, ça, c’est pas banal. Ça commence comme une chanson légère mais ce n’est pas du tout ça. Elle fait face aux réticences et l’incrédulité de beaucoup d’animateurs vedettes qui trouvent que la voix singulière de Balavoine est un problème. Elle tient bon et le disque passe tous les jours. <br /><br />Balavoine l’a écrite comme ça, en une heure, en pensant à Barclay, justement. Car en plus de la tirade de la pipe, Daniel a appris que Barclay ne croyait pas en lui parce qu’il n’était pas beau et qu’il avait une voix de pédé. Alors il avait tiré en une fois ce texte sur ce monde du showbizness. Curieux que ce titre soit celui  qui fasse de Balavoine la nouvelle vedette de la chanson comme Je me voyais déjà pour Aznavour, près de vingt ans plus tôt. On ne parle plus que Balavoine, de sa voix bizarre, de ses cris et de sa grande gueule qu’on commence à entendre. Ce n’est pas un chanteur de variétés comme les autres, c’est certain, il a de très nombreux jeunes fans mais à la différence des Britanniques, il refuse son statut de héros. Il le chante même, pour ceux qui n’auraient pas compris. A moins qu’il n’incarne un personnage…<br /><br /><br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>1055</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0c8b3383b3b8b96347de93fa8d6a397e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Daniel Balavoine (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/daniel-balavoine-episode-5--63759186</link><description><![CDATA[Qui se souvient des concerts de Daniel Balavoine à la fin des années 70 et dans les années 80 ? De tous ces jeunes ados avec le T-Shirt trempé de sueur aux premiers rangs, tellement ça a bougé, tellement ça a chanté, serré comme des sardines pour être au plus près de lui. Car oui, à la différence de ce qu’on verra bientôt pour Goldman puis Bruel, il y a autant de garçons que de filles. Il y a, à cette époque, un mystère Balavoine : il n’est ni variété, ni vraiment rock mais ces deux genres à la fois qui vivent pourtant en vase clos, aussi bien côté artiste que côté public. Mais à force de dire que son truc, c’est le rock’n’roll, Balavoine finit par entrer dans ce milieu. Il paraît même qu’il a rencontré Peter Gabriel, le sommet de la branchitude, et qu’ils auraient convenu de travailler ensemble sur un album de Daniel.<br /><br />Oui, Balavoine est devenu le héros d’une jeunesse française qui quinze ans après le mouvement étudiant se construit plus que jamais un monde en dehors de celui des adultes. Des ados qui se partagent entre l’école, leur bande et une chambre dans laquelle ils créent leur propre univers fait de disques, de posters au mur, de magazines jeunes et bien sûr, une sono qui envoie les décibels à fond de balle. Et croyez-moi, la voix puissante et aiguë de Balavoine à 100 décibels, ça énerve les parents et les voisins. En plus, il ne déçoit jamais le Daniel comme cette fois où au journal d’Antenne 2 que les parents imposent à table à leur progéniture, voilà qu’il se relève et menace de quitter le plateau, avant d’envoyer une solide tirade anti système où il prévient tout le monde que si ça continue comme ça, tout va péter avec la jeunesse. Et c’est vrai que les adultes ne semblent pas prendre la mesure de ce qui se passe. Ils n’écoutent pas les textes des chansons hurlées par le groupe Trust et sont choqués par la grossièreté des vannes de Coluche et Renaud. En fait, le seul de la bande à déborder vraiment sur le monde gentil de la variété à la télévision, chez Drucker, Guy Lux et Chanson à la Carte, c’est Daniel Balavoine. Probablement parce qu’il y est entré par la case Eurovision (il était le compagnon de Catherine Ferry), Eddie Barclay et surtout ses amis France Gall et Michel Berger. Mais là encore, ce n’est pas un hasard s’il interprète le loubard Johnny Rockfort, le gars qui fait peur avec son blouson noir, le couteau en poche et la bouteille qu’il casse au moindre regard de travers.<br /><br />L’émission de variété qu’il présente d’ailleurs en 1981, intitulée Tout nouveau, tout beau, est tellement inattendue qu’elle ne connaîtra qu’un seul numéro. Non, Balavoine, ce n’est pas Johnny Hallyday, c’est un tout autre esprit rock, celui de la génération suivante, sans doute la raison pour laquelle Johnny n’a pas chanté son Je ne suis pas un héros. Les années 80 n’ont décidément rien de commun avec les précédentes, portées et suivies par une génération qui ne ressemble à rien de ce qu’on a connu. Des années surprenantes, comme lui. Le destin a voulu qu’il s’y inscrive pour l’éternité, probablement la raison pour laquelle Balavoine influence tellement la génération actuelle, quarante ans plus tard.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63759186</guid><pubDate>Fri, 24 Jan 2025 12:33:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63759186/311653_daniel_balavoine_episode_5.mp3" length="5865451" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui se souvient des concerts de Daniel Balavoine à la fin des années 70 et dans les années 80 ? De tous ces jeunes ados avec le T-Shirt trempé de sueur aux premiers rangs, tellement ça a bougé, tellement ça a chanté, serré comme des sardines pour être...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui se souvient des concerts de Daniel Balavoine à la fin des années 70 et dans les années 80 ? De tous ces jeunes ados avec le T-Shirt trempé de sueur aux premiers rangs, tellement ça a bougé, tellement ça a chanté, serré comme des sardines pour être au plus près de lui. Car oui, à la différence de ce qu’on verra bientôt pour Goldman puis Bruel, il y a autant de garçons que de filles. Il y a, à cette époque, un mystère Balavoine : il n’est ni variété, ni vraiment rock mais ces deux genres à la fois qui vivent pourtant en vase clos, aussi bien côté artiste que côté public. Mais à force de dire que son truc, c’est le rock’n’roll, Balavoine finit par entrer dans ce milieu. Il paraît même qu’il a rencontré Peter Gabriel, le sommet de la branchitude, et qu’ils auraient convenu de travailler ensemble sur un album de Daniel.<br /><br />Oui, Balavoine est devenu le héros d’une jeunesse française qui quinze ans après le mouvement étudiant se construit plus que jamais un monde en dehors de celui des adultes. Des ados qui se partagent entre l’école, leur bande et une chambre dans laquelle ils créent leur propre univers fait de disques, de posters au mur, de magazines jeunes et bien sûr, une sono qui envoie les décibels à fond de balle. Et croyez-moi, la voix puissante et aiguë de Balavoine à 100 décibels, ça énerve les parents et les voisins. En plus, il ne déçoit jamais le Daniel comme cette fois où au journal d’Antenne 2 que les parents imposent à table à leur progéniture, voilà qu’il se relève et menace de quitter le plateau, avant d’envoyer une solide tirade anti système où il prévient tout le monde que si ça continue comme ça, tout va péter avec la jeunesse. Et c’est vrai que les adultes ne semblent pas prendre la mesure de ce qui se passe. Ils n’écoutent pas les textes des chansons hurlées par le groupe Trust et sont choqués par la grossièreté des vannes de Coluche et Renaud. En fait, le seul de la bande à déborder vraiment sur le monde gentil de la variété à la télévision, chez Drucker, Guy Lux et Chanson à la Carte, c’est Daniel Balavoine. Probablement parce qu’il y est entré par la case Eurovision (il était le compagnon de Catherine Ferry), Eddie Barclay et surtout ses amis France Gall et Michel Berger. Mais là encore, ce n’est pas un hasard s’il interprète le loubard Johnny Rockfort, le gars qui fait peur avec son blouson noir, le couteau en poche et la bouteille qu’il casse au moindre regard de travers.<br /><br />L’émission de variété qu’il présente d’ailleurs en 1981, intitulée Tout nouveau, tout beau, est tellement inattendue qu’elle ne connaîtra qu’un seul numéro. Non, Balavoine, ce n’est pas Johnny Hallyday, c’est un tout autre esprit rock, celui de la génération suivante, sans doute la raison pour laquelle Johnny n’a pas chanté son Je ne suis pas un héros. Les années 80 n’ont décidément rien de commun avec les précédentes, portées et suivies par une génération qui ne ressemble à rien de ce qu’on a connu. Des années surprenantes, comme lui. Le destin a voulu qu’il s’y inscrive pour l’éternité, probablement la raison pour laquelle Balavoine influence tellement la génération actuelle, quarante ans plus tard.]]></itunes:summary><itunes:duration>244</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0c8b3383b3b8b96347de93fa8d6a397e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Daniel Balavoine (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/daniel-balavoine-episode-4--63758973</link><description><![CDATA[En 1983, les murs de Forest National ont vraiment été le théâtre de moments légendaires que notre modestie belge ne met que trop rarement sous le feu des projecteurs. Au printemps, c’est en effet là que débute la fameuse tournée mondiale de David Bowie portée par son tube Let’s Dance. Oui, c’est là qu’ont lieu les dernières répétitions, la mise en place et la générale de ce qui va faire de lui une des plus grandes stars de la fin du XX° siècle. Et quelques semaines plus tard, le lieu, gigantesque, est occupé pour tout autre chose puisque Daniel Balavoine y tourne un clip vidéo. Pas en concert, non, il se sert du plateau, du parterre, des loges et de ses couloirs pour le décor de sa nouvelle chanson, Pour la femme veuve qui s’éveille. Ceux qui connaissent bien les coulisses de la salle bruxelloise reconnaîtront sans peine les briques nues de béton du couloir des loges où s’arrête le chanteur, découvrant la misère du monde dans chacune d’elles.<br /><br />Oui, le Daniel Balavoine qu’on a connu chanteur dénonçant le showbiz, le fossé des générations, les problèmes sociaux de la France en crise est désormais bien loin des drames de notre époque moderne. Vous le savez, fan de sport mécanique, il participe à la course à étapes la plus dingue qu’on ait jamais osé monter : le Paris Dakar. Mais victime d’une panne mécanique, suivant la course avec la caravane, il n’a pas les yeux rivés sur la route mais sur le paysage et les villages qu’il traverse. Et là, comme il le dira, quand on voit un môme à quatre pattes, ramasser des mouches pour les manger, il n’y a plus rien à dire. Rien d’étonnant donc que son nouvel album s’intitule Loin des yeux de l’occident avec une pochette qui ne laisse aucun doute sur son contenu activiste et tiers mondiste. Est-ce la fascination pour la musique new wave qui domine alors le monde de la création musicale, l’album est enregistré dans le sud de l’Angleterre mais aussi sur les hauteurs du Loch Ness, en Ecosse. Daniel n’y débarque pas seul mais avec son ami Andy Scott, le plus parisien des ingénieurs du son britanniques, avec qui il travaille depuis des années.<br /><br />Le studio installé dans un château où loge toute l’équipe, Daniel se retrouve tel un Elton John au début des années 70, donnant toute la mesure de son génie  avec son groupe dans le château d’Hérouville près de Paris. En clair, le travail se fait en toute décontraction mais sans aucune contrainte horaire, et surtout sans visite impromptue d’une kyrielle d’amis et connaissances qui vient briser la concentration. Et c’est vrai qu’outillé en synthétiseurs comme Peter Gabriel, Simple Minds ou Kate Bush à la même époque, Daniel Balavoine y produit ce qui est le disque français le plus branché et novateur du moment. Le résultat est une véritable merveille, qui se vend nettement moins que le précédent album, preuve qu’il se trouve, en effet, loin des préoccupations de l’occident et de ses fans. Mais il l’est, il faut le dire, avec une avance sur les autres car dans un an, un reportage télé va frapper la Grande-Bretagne et susciter la création du Band Aid. Oui, tous ces artistes New Wave dont Balavoine s’inspire musicalement ont un an de retard sur lui. Balavoine se retrouvera totalement en phase avec la scène mondiale avec l’album suivant, Sauver L’Amour, avec L’Aziza.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63758973</guid><pubDate>Thu, 23 Jan 2025 12:30:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63758973/311652_daniel_balavoine_episode_4.mp3" length="5115499" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1983, les murs de Forest National ont vraiment été le théâtre de moments légendaires que notre modestie belge ne met que trop rarement sous le feu des projecteurs. Au printemps, c’est en effet là que débute la fameuse tournée mondiale de David...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1983, les murs de Forest National ont vraiment été le théâtre de moments légendaires que notre modestie belge ne met que trop rarement sous le feu des projecteurs. Au printemps, c’est en effet là que débute la fameuse tournée mondiale de David Bowie portée par son tube Let’s Dance. Oui, c’est là qu’ont lieu les dernières répétitions, la mise en place et la générale de ce qui va faire de lui une des plus grandes stars de la fin du XX° siècle. Et quelques semaines plus tard, le lieu, gigantesque, est occupé pour tout autre chose puisque Daniel Balavoine y tourne un clip vidéo. Pas en concert, non, il se sert du plateau, du parterre, des loges et de ses couloirs pour le décor de sa nouvelle chanson, Pour la femme veuve qui s’éveille. Ceux qui connaissent bien les coulisses de la salle bruxelloise reconnaîtront sans peine les briques nues de béton du couloir des loges où s’arrête le chanteur, découvrant la misère du monde dans chacune d’elles.<br /><br />Oui, le Daniel Balavoine qu’on a connu chanteur dénonçant le showbiz, le fossé des générations, les problèmes sociaux de la France en crise est désormais bien loin des drames de notre époque moderne. Vous le savez, fan de sport mécanique, il participe à la course à étapes la plus dingue qu’on ait jamais osé monter : le Paris Dakar. Mais victime d’une panne mécanique, suivant la course avec la caravane, il n’a pas les yeux rivés sur la route mais sur le paysage et les villages qu’il traverse. Et là, comme il le dira, quand on voit un môme à quatre pattes, ramasser des mouches pour les manger, il n’y a plus rien à dire. Rien d’étonnant donc que son nouvel album s’intitule Loin des yeux de l’occident avec une pochette qui ne laisse aucun doute sur son contenu activiste et tiers mondiste. Est-ce la fascination pour la musique new wave qui domine alors le monde de la création musicale, l’album est enregistré dans le sud de l’Angleterre mais aussi sur les hauteurs du Loch Ness, en Ecosse. Daniel n’y débarque pas seul mais avec son ami Andy Scott, le plus parisien des ingénieurs du son britanniques, avec qui il travaille depuis des années.<br /><br />Le studio installé dans un château où loge toute l’équipe, Daniel se retrouve tel un Elton John au début des années 70, donnant toute la mesure de son génie  avec son groupe dans le château d’Hérouville près de Paris. En clair, le travail se fait en toute décontraction mais sans aucune contrainte horaire, et surtout sans visite impromptue d’une kyrielle d’amis et connaissances qui vient briser la concentration. Et c’est vrai qu’outillé en synthétiseurs comme Peter Gabriel, Simple Minds ou Kate Bush à la même époque, Daniel Balavoine y produit ce qui est le disque français le plus branché et novateur du moment. Le résultat est une véritable merveille, qui se vend nettement moins que le précédent album, preuve qu’il se trouve, en effet, loin des préoccupations de l’occident et de ses fans. Mais il l’est, il faut le dire, avec une avance sur les autres car dans un an, un reportage télé va frapper la Grande-Bretagne et susciter la création du Band Aid. Oui, tous ces artistes New Wave dont Balavoine s’inspire musicalement ont un an de retard sur lui. Balavoine se retrouvera totalement en phase avec la scène mondiale avec l’album suivant, Sauver L’Amour, avec L’Aziza.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0c8b3383b3b8b96347de93fa8d6a397e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Daniel Balavoine (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/daniel-balavoine-episode-3--63758940</link><description><![CDATA[Je vais vous parler d’un temps que beaucoup n’ont pas connu, celui des émissions des Variétés. Oui, ces émissions où les gens venaient pour chanter à la télé et rien d’autre. Et vous allez encore moins me croire mais il y en avait presque tous les soirs, des émissions avec des variétoches. En fait, il y avait des chanteurs quasiment à toute heure. C’est ainsi que, regardant distraitement une émission de Guy Lux, LE grand producteur animateur de télé, France Gall et Michel Berger sont soudain cloués sur le plancher de leur domicile quand ils voient un gars aux longs cheveux se planter derrière le micro et envoyer une voix puissante , aiguë mais large. C’est du jamais entendu ! Voilà le gars qu’il nous faut pour Starmania !<br /><br />Un an plus tard, en octobre 1978, si Daniel Balavoine interprète quatre titres sur l’album dont deux vont devenir légendaires, ce n’est pas ça qui va rend enfin célèbre. En effet, quelques semaines plus tôt, malgré de sérieux doutes, Balavoine a réussi à sortir un troisième chez Barclay. Quand je dis sérieux doute, c’est un euphémisme, Barclay en personne lui a dit lors d’un déjeuner : ce sera le dernier, j’arrête les frais. Balavoine proteste mais Barclay conclut par cette phrase : si t’en vend plus de 100.000, j’te taille une pipe. Un demi-million d’albums vendus plus tard, Balavoine recroisant Barclay dans les coulisses de l’Olympia qu’il enchaîne après un Palais des Sports triomphal avec Starmania, il ne manquera pas de lui dire : Alors Eddie, et cette petite pipe ? Une autre époque !<br /><br />Mais que s’est-il passé ? Et bien, un miracle. Car en effet, le single que Barclay présente aux radios en juin 1978 n’est pas un succès garanti … C’est joli mais c’est pas un tube ! Et la Face B ? se dit la programmatrice d’une grande radio périphérique. Et là, la foudre lui tombe dessus : la musique, les paroles, l’interprète, ça, c’est pas banal. Ça commence comme une chanson légère mais ce n’est pas du tout ça. Elle fait face aux réticences et l’incrédulité de beaucoup d’animateurs vedettes qui trouvent que la voix singulière de Balavoine est un problème. Elle tient bon et le disque passe tous les jours. Balavoine l’a écrite comme ça, en une heure, en pensant à Barclay, justement. Car en plus de la tirade de la pipe, Daniel a appris que Barclay ne croyait pas en lui parce qu’il n’était pas beau et qu’il avait une voix de pédé. Alors il avait tiré en une fois ce texte sur ce monde du showbizness. Curieux que ce titre soit celui  qui fasse de Balavoine la nouvelle vedette de la chanson comme Je me voyais déjà pour Aznavour, près de vingt ans plus tôt. On ne parle plus que Balavoine, de sa voix bizarre, de ses cris et de sa grande gueule qu’on commence à entendre. Ce n’est pas un chanteur de variétés comme les autres, c’est certain, il a de très nombreux jeunes fans mais à la différence des Britanniques, il refuse son statut de héros. Il le chante même, pour ceux qui n’auraient pas compris. A moins qu’il n’incarne un personnage…<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63758940</guid><pubDate>Wed, 22 Jan 2025 12:26:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63758940/311649_daniel_balavoine_episode_3.mp3" length="5331319" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vais vous parler d’un temps que beaucoup n’ont pas connu, celui des émissions des Variétés. Oui, ces émissions où les gens venaient pour chanter à la télé et rien d’autre. Et vous allez encore moins me croire mais il y en avait presque tous les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vais vous parler d’un temps que beaucoup n’ont pas connu, celui des émissions des Variétés. Oui, ces émissions où les gens venaient pour chanter à la télé et rien d’autre. Et vous allez encore moins me croire mais il y en avait presque tous les soirs, des émissions avec des variétoches. En fait, il y avait des chanteurs quasiment à toute heure. C’est ainsi que, regardant distraitement une émission de Guy Lux, LE grand producteur animateur de télé, France Gall et Michel Berger sont soudain cloués sur le plancher de leur domicile quand ils voient un gars aux longs cheveux se planter derrière le micro et envoyer une voix puissante , aiguë mais large. C’est du jamais entendu ! Voilà le gars qu’il nous faut pour Starmania !<br /><br />Un an plus tard, en octobre 1978, si Daniel Balavoine interprète quatre titres sur l’album dont deux vont devenir légendaires, ce n’est pas ça qui va rend enfin célèbre. En effet, quelques semaines plus tôt, malgré de sérieux doutes, Balavoine a réussi à sortir un troisième chez Barclay. Quand je dis sérieux doute, c’est un euphémisme, Barclay en personne lui a dit lors d’un déjeuner : ce sera le dernier, j’arrête les frais. Balavoine proteste mais Barclay conclut par cette phrase : si t’en vend plus de 100.000, j’te taille une pipe. Un demi-million d’albums vendus plus tard, Balavoine recroisant Barclay dans les coulisses de l’Olympia qu’il enchaîne après un Palais des Sports triomphal avec Starmania, il ne manquera pas de lui dire : Alors Eddie, et cette petite pipe ? Une autre époque !<br /><br />Mais que s’est-il passé ? Et bien, un miracle. Car en effet, le single que Barclay présente aux radios en juin 1978 n’est pas un succès garanti … C’est joli mais c’est pas un tube ! Et la Face B ? se dit la programmatrice d’une grande radio périphérique. Et là, la foudre lui tombe dessus : la musique, les paroles, l’interprète, ça, c’est pas banal. Ça commence comme une chanson légère mais ce n’est pas du tout ça. Elle fait face aux réticences et l’incrédulité de beaucoup d’animateurs vedettes qui trouvent que la voix singulière de Balavoine est un problème. Elle tient bon et le disque passe tous les jours. Balavoine l’a écrite comme ça, en une heure, en pensant à Barclay, justement. Car en plus de la tirade de la pipe, Daniel a appris que Barclay ne croyait pas en lui parce qu’il n’était pas beau et qu’il avait une voix de pédé. Alors il avait tiré en une fois ce texte sur ce monde du showbizness. Curieux que ce titre soit celui  qui fasse de Balavoine la nouvelle vedette de la chanson comme Je me voyais déjà pour Aznavour, près de vingt ans plus tôt. On ne parle plus que Balavoine, de sa voix bizarre, de ses cris et de sa grande gueule qu’on commence à entendre. Ce n’est pas un chanteur de variétés comme les autres, c’est certain, il a de très nombreux jeunes fans mais à la différence des Britanniques, il refuse son statut de héros. Il le chante même, pour ceux qui n’auraient pas compris. A moins qu’il n’incarne un personnage…<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0c8b3383b3b8b96347de93fa8d6a397e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Daniel Balavoine (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/daniel-balavoine-episode-2--63758902</link><description><![CDATA[Je me souviens à la rentrée 1978 quand on chantait dans les couloirs du collège Le chanteur de Daniel Balavoine, on croyait du haut de nos 16 ans que c’était un génial nouveau venu, encore un ! Pourtant, comme son camarade Alain Bashung, on l’avait vu pas mal de fois ces dernières années dans des émissions de télé. Mais allez savoir pourquoi, pas son heure, sans doute, on ne l’avait pas imprimé. Bon, son premier 45 Tours solo, en 1973, on l’a pas vu passer, normal, il s’est vendu à 50 exemplaires. Ça vous dit d’en entendre un bout? … Ben oui, vous pensez bien, c’est pas du Balavoine, ils ont beau croire en lui chez Vogue, le directeur artistique lui a imposé des arrangements qui ne lui vont pas du tout. Daniel va finir par claquer la porte mais avant ça, il est choriste dans une comédie musicale, ça s’appelle La révolution française, une grosse production qui fait le tour de toutes les télés, radios, avec un double album, paru chez Vogue, bien entendu. Mais si la musique est signée Claude-Michel Schönberg, ce n’est pas encore Les Misérables, ce spectacle n’est pas un gros succès. Le métier français n’est encore nulle part, c’est pas demain qu’on fera un Hair ou Jesus Christ Superstar à Paris, entend-on dire. Mais Daniel n’y croit pas. Il est au contraire convaincu qu’on peut faire, à tout le moins des albums concept comme les British. Et il trouve, grâce à sa collaboration avec Patrick Juvet, une oreille attentive chez Eddie Barclay, voilà un producteur qui laisse la direction musicale aux artistes et il a bien raison. C’est vrai que les albums que Balavoine sort chez lui sont formidables pour l’époque. Le premier en 1975 se vend à 10.000 exemplaires, sans quasiment passer à la radio. Joli mais pas de quoi en vivre.<br /><br />Le suivant qui sort deux ans plus tard, moins variété, plus rock progressif, Les aventures de Simon et Gunther, récolte un petit succès, de très bonnes critiques et surtout pas mal de passages télés qui lui valent de retenir l’attention d’un téléspectateur pas comme les autres. En effet, en 1977, un certain Michel Berger, l’homme qui a ressuscité contre toute attente la carrière de France Gall est en train d’écrire non pas une comédie musicale mais un opéra rock. Et il se dit que Balavoine incarnerait bien son personnage de loubard, Johnny Rockfort. La similitude entre la pochette de Starmania et de l’album de Balavoine est d’ailleurs frappante. Mais Eddie Barclay trouve que 20.000 exemplaires, c’est peu par rapport à l’argent investi. Le disque a coûté cher et il a donc perdu de l’argent. Daniel serait-il maudit comme son pote Bashung sur l’album duquel il a tenu les chœurs ? Encore un beau disque qui ne s’est pas vendu. Si vous ajoutez à ça, le groupe que Daniel a monté et qui a sorti deux singles qui n’ont pas marché, ça commence à faire beaucoup d’échecs pour un chanteur.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63758902</guid><pubDate>Tue, 21 Jan 2025 13:20:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63758902/311648_daniel_balavoine_episode_2.mp3" length="5167332" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je me souviens à la rentrée 1978 quand on chantait dans les couloirs du collège Le chanteur de Daniel Balavoine, on croyait du haut de nos 16 ans que c’était un génial nouveau venu, encore un ! Pourtant, comme son camarade Alain Bashung, on l’avait vu...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je me souviens à la rentrée 1978 quand on chantait dans les couloirs du collège Le chanteur de Daniel Balavoine, on croyait du haut de nos 16 ans que c’était un génial nouveau venu, encore un ! Pourtant, comme son camarade Alain Bashung, on l’avait vu pas mal de fois ces dernières années dans des émissions de télé. Mais allez savoir pourquoi, pas son heure, sans doute, on ne l’avait pas imprimé. Bon, son premier 45 Tours solo, en 1973, on l’a pas vu passer, normal, il s’est vendu à 50 exemplaires. Ça vous dit d’en entendre un bout? … Ben oui, vous pensez bien, c’est pas du Balavoine, ils ont beau croire en lui chez Vogue, le directeur artistique lui a imposé des arrangements qui ne lui vont pas du tout. Daniel va finir par claquer la porte mais avant ça, il est choriste dans une comédie musicale, ça s’appelle La révolution française, une grosse production qui fait le tour de toutes les télés, radios, avec un double album, paru chez Vogue, bien entendu. Mais si la musique est signée Claude-Michel Schönberg, ce n’est pas encore Les Misérables, ce spectacle n’est pas un gros succès. Le métier français n’est encore nulle part, c’est pas demain qu’on fera un Hair ou Jesus Christ Superstar à Paris, entend-on dire. Mais Daniel n’y croit pas. Il est au contraire convaincu qu’on peut faire, à tout le moins des albums concept comme les British. Et il trouve, grâce à sa collaboration avec Patrick Juvet, une oreille attentive chez Eddie Barclay, voilà un producteur qui laisse la direction musicale aux artistes et il a bien raison. C’est vrai que les albums que Balavoine sort chez lui sont formidables pour l’époque. Le premier en 1975 se vend à 10.000 exemplaires, sans quasiment passer à la radio. Joli mais pas de quoi en vivre.<br /><br />Le suivant qui sort deux ans plus tard, moins variété, plus rock progressif, Les aventures de Simon et Gunther, récolte un petit succès, de très bonnes critiques et surtout pas mal de passages télés qui lui valent de retenir l’attention d’un téléspectateur pas comme les autres. En effet, en 1977, un certain Michel Berger, l’homme qui a ressuscité contre toute attente la carrière de France Gall est en train d’écrire non pas une comédie musicale mais un opéra rock. Et il se dit que Balavoine incarnerait bien son personnage de loubard, Johnny Rockfort. La similitude entre la pochette de Starmania et de l’album de Balavoine est d’ailleurs frappante. Mais Eddie Barclay trouve que 20.000 exemplaires, c’est peu par rapport à l’argent investi. Le disque a coûté cher et il a donc perdu de l’argent. Daniel serait-il maudit comme son pote Bashung sur l’album duquel il a tenu les chœurs ? Encore un beau disque qui ne s’est pas vendu. Si vous ajoutez à ça, le groupe que Daniel a monté et qui a sorti deux singles qui n’ont pas marché, ça commence à faire beaucoup d’échecs pour un chanteur.]]></itunes:summary><itunes:duration>215</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0c8b3383b3b8b96347de93fa8d6a397e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Daniel Balavoine (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/daniel-balavoine-episode-1--63758856</link><description><![CDATA[Si on veut en faire notre métier, il faut qu’on monte à Paris. <br /><br />Monter à Paris, le jeune Balavoine sait en ces premiers jours de 1971 que ce n’est pas un vain mot. Quand habite la ville méridionale de Pau, on sait que monter à la capitale n’est pas un vain mot. Si le quartier de Hédas où il joue le plus souvent est en pleine mutation, on abat beaucoup d’immeubles devenus insalubres, on ne peut pas en dire autant des routes. Pau - Paris, c’est plus de 800 kilomètres avec de nombreuses traversées de villes et villages, sans compter les interminables routes de montagnes. Mais à 19 ans, le fan de rock qu’il est, en fait depuis qu’au pensionnat il a entendu les Beatles chanter She Loves You, Daniel sait qu’il ne trouvera le vrai métier qu’à la capitale. Malheureusement, l’expédition, que dis-je, le pèlerinage tourne court. Daniel revient sans avoir trouvé quoi que ce soit. A la différence de l’Angleterre et des Etats-Unis, les médias français et les firmes de disques sont dominés par des producteurs qui ne jurent que par la Variété. Balavoine, il est plutôt Deep Purple et Bob Dylan, pas la came des gens du showbiz : ils ne vous prendront jamais à la radio et à la télé ! Alors Daniel est rentré à Pau. Aurait-il dû se lancer dans la politique comme il y a songé en 1968, porté par le mouvement étudiant dont il entendait parler, justement à la radio et la télé ? Déçu par sa déroute au cours de l’été, il avait alors décidé de se consacrer à la musique et quelques mois plus tard, en décembre 69, il avait renoncé à sa dernière année de secondaire, pour s’y consacrer à temps plein avec les membres de son groupe.<br /><br />Mais il sera dit que Daniel n’est pas monté à Paris pour rien. Il est en effet contacté par un groupe nommé Présence qui a déjà beaucoup travaillé sur le label Vogue, pour remplacer leur chanteur qui vient de les quitter. Daniel réussit l’audition malgré la présence d’un autre jeune chanteur branché rock comme lui, nommé Laurent Voulzy. Les deux chansons du 45 Tours qui sort rapidement sont signées Daniel Balavoine, et il est bluffant tellement son style est déjà à maturité, écoutez … Très influencé par les groupes de rock britanniques comme King Crimson et Deep Purple, on se dit rétrospectivement, que ça va être bingo et pourtant, il ne s’en vend que 247 exemplaires. C’est ce qu’on raconte.<br /><br />Au bout de quelques mois, le groupe Présence quitte la firme Vogue mais Daniel y reste, comme chanteur solo. Oui, les gars sont convaincus qu’il sera le chanteur de demain. Entretemps, Daniel travaille chez un disquaire pour s’assurer un toit et avoir de quoi mettre sur la table de son deux pièces. Le Paris de l’époque, n’est pas celui d’aujourd’hui, il y a énormément de quartiers où les artistes peuvent se loger pour trois fois rien. Mais quels quartiers ! Aujourd’hui, ça nous ferait peur mais à l’époque, on n’y prête guère attention quand on est jeune et qu’on rêve à des lendemains qui chantent.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63758856</guid><pubDate>Mon, 20 Jan 2025 13:16:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63758856/311646_daniel_balavoine_episode_1.mp3" length="4856778" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si on veut en faire notre métier, il faut qu’on monte à Paris. 

Monter à Paris, le jeune Balavoine sait en ces premiers jours de 1971 que ce n’est pas un vain mot. Quand habite la ville méridionale de Pau, on sait que monter à la capitale n’est pas...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si on veut en faire notre métier, il faut qu’on monte à Paris. <br /><br />Monter à Paris, le jeune Balavoine sait en ces premiers jours de 1971 que ce n’est pas un vain mot. Quand habite la ville méridionale de Pau, on sait que monter à la capitale n’est pas un vain mot. Si le quartier de Hédas où il joue le plus souvent est en pleine mutation, on abat beaucoup d’immeubles devenus insalubres, on ne peut pas en dire autant des routes. Pau - Paris, c’est plus de 800 kilomètres avec de nombreuses traversées de villes et villages, sans compter les interminables routes de montagnes. Mais à 19 ans, le fan de rock qu’il est, en fait depuis qu’au pensionnat il a entendu les Beatles chanter She Loves You, Daniel sait qu’il ne trouvera le vrai métier qu’à la capitale. Malheureusement, l’expédition, que dis-je, le pèlerinage tourne court. Daniel revient sans avoir trouvé quoi que ce soit. A la différence de l’Angleterre et des Etats-Unis, les médias français et les firmes de disques sont dominés par des producteurs qui ne jurent que par la Variété. Balavoine, il est plutôt Deep Purple et Bob Dylan, pas la came des gens du showbiz : ils ne vous prendront jamais à la radio et à la télé ! Alors Daniel est rentré à Pau. Aurait-il dû se lancer dans la politique comme il y a songé en 1968, porté par le mouvement étudiant dont il entendait parler, justement à la radio et la télé ? Déçu par sa déroute au cours de l’été, il avait alors décidé de se consacrer à la musique et quelques mois plus tard, en décembre 69, il avait renoncé à sa dernière année de secondaire, pour s’y consacrer à temps plein avec les membres de son groupe.<br /><br />Mais il sera dit que Daniel n’est pas monté à Paris pour rien. Il est en effet contacté par un groupe nommé Présence qui a déjà beaucoup travaillé sur le label Vogue, pour remplacer leur chanteur qui vient de les quitter. Daniel réussit l’audition malgré la présence d’un autre jeune chanteur branché rock comme lui, nommé Laurent Voulzy. Les deux chansons du 45 Tours qui sort rapidement sont signées Daniel Balavoine, et il est bluffant tellement son style est déjà à maturité, écoutez … Très influencé par les groupes de rock britanniques comme King Crimson et Deep Purple, on se dit rétrospectivement, que ça va être bingo et pourtant, il ne s’en vend que 247 exemplaires. C’est ce qu’on raconte.<br /><br />Au bout de quelques mois, le groupe Présence quitte la firme Vogue mais Daniel y reste, comme chanteur solo. Oui, les gars sont convaincus qu’il sera le chanteur de demain. Entretemps, Daniel travaille chez un disquaire pour s’assurer un toit et avoir de quoi mettre sur la table de son deux pièces. Le Paris de l’époque, n’est pas celui d’aujourd’hui, il y a énormément de quartiers où les artistes peuvent se loger pour trois fois rien. Mais quels quartiers ! Aujourd’hui, ça nous ferait peur mais à l’époque, on n’y prête guère attention quand on est jeune et qu’on rêve à des lendemains qui chantent.]]></itunes:summary><itunes:duration>202</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0c8b3383b3b8b96347de93fa8d6a397e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Cher Une story américaine (Podcast intégral)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/cher-une-story-americaine-podcast-integral--63588510</link><description><![CDATA[Quatre lettres connues dans le monde entier depuis les années 60, Cher a non seulement été une des artistes féminines pionnières dans le domaine de l’indépendance par rapport au mâle omnipotent mais elle a surtout survécu aux modes musicales successives dans lesquelles elle a régné. Cher, c’est quelque part le modèle de Madonna. Vingt ans avant elle, elle se faisait remarquer par ses tenues osées, provoquantes mais pourtant en phase avec la mode de son époque, pardon, de ses époques. Évidemment, à la différence de Madonna, Cher n’ira pas au-delà de la provocation vestimentaire qui met en évidence un corps sculptural sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise. Car, comme elle le raconte : on la croit beaucoup plus libérée qu’elle ne l’est vraiment. <br /><br />Cela dit, Cher, c’est une Story américaine. Déjà son physique atypique est hérité d’un père arménien, routier escroc qu’elle n’a quasiment pas connu, et d’une mère dont les racines familiales sont à la fois allemande, cherokee, britannique et française. Une mère qui est une sorte de Marylin Monroe qui n’a pas réussi. Elle est très belle, ce n’est pas la question, mais ses rôles au théâtre et au cinéma, nous sommes à Hollywood, Los Angeles, ne lui permettent pas de se faire remarquer si ce n’est par des hommes, avec qui, ça ne colle jamais. Est-ce la raison pour laquelle Cherilyn qui a raccourci son nom en Cher tout simplement, change de visage aussi facilement qu’un David Bowie. On l’a connu Soul avec Phil Spector, Hippie avec son premier mari Sonny Bono avec qui elle forme le duo à succès Sonny &amp; Cher, présentatrice de variétés à la télévision, petite amie de Gene Simmons le bassiste de Kiss dans sa période disco, avant que le succès ne l’abandonne à la fin des années 70.<br /><br />En 1982, elle croit relancer sa carrière grâce au second album de Meat Loaf mais rien n’y fait. Pensez-vous qu’elle se démonte ? Pas du tout. Cher déménage à New York, qu’elle a connue adolescente, pour jouer au théâtre. Ce n’est pas la même chose mais Broadway, c’est pas mal après tout. Et puis, elle n’est pas n’importe qui, et la comédie, elle connaît, elle a eu un super prof. La preuve : le cinéma arrive bien vite comme les Golden Globe et Oscars et en 1984 c’est le Prix d’Interprétation féminine à Cannes pour Mask. En 1989, c’est le retour aux hits grâce un patron de label qui traîne aussi dans la production de films, Mr David Geffen : deux singles en effet brisent la malédiction, Cher est de retour. <br /><br />Par la suite, tout ne sera pas aussi heureux mais fin 1998, la sauce prend comme jamais quand Cher endosse un nouveau costume, celui de la dance et des rythmes électros. C’était il y a 26 ans, Cher était à nouveau la mégastar des Top40 et autres Ultratop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63588510</guid><pubDate>Sat, 11 Jan 2025 06:53:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63588510/310665_cher_une_story_americaine_podcast_integral.mp3" length="24237147" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quatre lettres connues dans le monde entier depuis les années 60, Cher a non seulement été une des artistes féminines pionnières dans le domaine de l’indépendance par rapport au mâle omnipotent mais elle a surtout survécu aux modes musicales...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quatre lettres connues dans le monde entier depuis les années 60, Cher a non seulement été une des artistes féminines pionnières dans le domaine de l’indépendance par rapport au mâle omnipotent mais elle a surtout survécu aux modes musicales successives dans lesquelles elle a régné. Cher, c’est quelque part le modèle de Madonna. Vingt ans avant elle, elle se faisait remarquer par ses tenues osées, provoquantes mais pourtant en phase avec la mode de son époque, pardon, de ses époques. Évidemment, à la différence de Madonna, Cher n’ira pas au-delà de la provocation vestimentaire qui met en évidence un corps sculptural sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise. Car, comme elle le raconte : on la croit beaucoup plus libérée qu’elle ne l’est vraiment. <br /><br />Cela dit, Cher, c’est une Story américaine. Déjà son physique atypique est hérité d’un père arménien, routier escroc qu’elle n’a quasiment pas connu, et d’une mère dont les racines familiales sont à la fois allemande, cherokee, britannique et française. Une mère qui est une sorte de Marylin Monroe qui n’a pas réussi. Elle est très belle, ce n’est pas la question, mais ses rôles au théâtre et au cinéma, nous sommes à Hollywood, Los Angeles, ne lui permettent pas de se faire remarquer si ce n’est par des hommes, avec qui, ça ne colle jamais. Est-ce la raison pour laquelle Cherilyn qui a raccourci son nom en Cher tout simplement, change de visage aussi facilement qu’un David Bowie. On l’a connu Soul avec Phil Spector, Hippie avec son premier mari Sonny Bono avec qui elle forme le duo à succès Sonny &amp; Cher, présentatrice de variétés à la télévision, petite amie de Gene Simmons le bassiste de Kiss dans sa période disco, avant que le succès ne l’abandonne à la fin des années 70.<br /><br />En 1982, elle croit relancer sa carrière grâce au second album de Meat Loaf mais rien n’y fait. Pensez-vous qu’elle se démonte ? Pas du tout. Cher déménage à New York, qu’elle a connue adolescente, pour jouer au théâtre. Ce n’est pas la même chose mais Broadway, c’est pas mal après tout. Et puis, elle n’est pas n’importe qui, et la comédie, elle connaît, elle a eu un super prof. La preuve : le cinéma arrive bien vite comme les Golden Globe et Oscars et en 1984 c’est le Prix d’Interprétation féminine à Cannes pour Mask. En 1989, c’est le retour aux hits grâce un patron de label qui traîne aussi dans la production de films, Mr David Geffen : deux singles en effet brisent la malédiction, Cher est de retour. <br /><br />Par la suite, tout ne sera pas aussi heureux mais fin 1998, la sauce prend comme jamais quand Cher endosse un nouveau costume, celui de la dance et des rythmes électros. C’était il y a 26 ans, Cher était à nouveau la mégastar des Top40 et autres Ultratop.]]></itunes:summary><itunes:duration>1010</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/05c6b5ba726e92fa66d60319cfcba1ce.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Cher Une story américaine (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/cher-une-story-americaine-episode-5--63588437</link><description><![CDATA[Quand le 19 octobre 1998, Cher publie un énième nouveau single, qui oserait parier un centime d’euro qui n’existe pas encore qu’elle va en vendre 10 millions d’exemplaires. 10 millions ! Et vingt millions de copies de l’album du même nom. Elle n’a bien sûr pas connu une terrible et longue traversée du désert comme Henri Salvador mais quand même : personne ne l’attend à ce niveau, c’est-à-dire la première place du Top dans 23 pays. A 53 ans, on peut encore et toujours parler de miracle, de rêve américain pour cette fille aux multiples pères de passage et d’une actrice métisse Cherokee-Franco-Anglo-Allemande. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que que Cheril Sarkisian porte aussi le nom de son beau-père, Gilbert La Pierre. <br /><br />Est-ce la raison pour laquelle Cherilyn qui a raccourci son nom en Cher tout simplement, change de visage aussi facilement qu’un David Bowie. On l’a connu Soul avec Phil Spector, Hippie avec son premier mari Sonny Bono avec qui elle forme le duo à succès Sonny &amp; Cher, présentatrice de variétés à la télévision, petite amie de Gene Simmons le bassiste de Kiss dans sa période disco, avant que le succès ne l’abandonne à la fin des années 70. En 1982, elle croit relancer sa carrière grâce au second album de Meat Loaf mais rien n’y fait. Pensez-vous qu’elle se démonte ? Pas du tout. Cher déménage à New York, qu’elle a connue adolescente, pour jouer au théâtre. Ce n’est pas la même chose mais Broadway, c’est pas mal après tout. Et puis, elle n’est pas n’importe qui, et la comédie, elle connaît, elle a eu un super prof. La preuve : le cinéma arrive bien vite comme les Golden Globe et Oscars et en 1984 c’est le Prix d’Interprétation féminine à Cannes pour Mask. En 1989, c’est le retour aux hits grâce un patron de label qui traîne aussi dans la production de films, Mr David Geffen : deux singles en effet brisent la malédiction, Cher est de retour. Par la suite, tout ne sera pas aussi heureux mais fin 1998, la sauce prend comme jamais quand Cher endosse un nouveau costume, celui de la dance et des rythmes électros. C’était il y a 26 ans, Cher était à nouveau la mégastar des Top 40 et autres Ultratop.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63588437</guid><pubDate>Fri, 10 Jan 2025 12:49:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63588437/310664_cher_une_story_americaine_episode_5.mp3" length="4869549" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand le 19 octobre 1998, Cher publie un énième nouveau single, qui oserait parier un centime d’euro qui n’existe pas encore qu’elle va en vendre 10 millions d’exemplaires. 10 millions ! Et vingt millions de copies de l’album du même nom. Elle n’a...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand le 19 octobre 1998, Cher publie un énième nouveau single, qui oserait parier un centime d’euro qui n’existe pas encore qu’elle va en vendre 10 millions d’exemplaires. 10 millions ! Et vingt millions de copies de l’album du même nom. Elle n’a bien sûr pas connu une terrible et longue traversée du désert comme Henri Salvador mais quand même : personne ne l’attend à ce niveau, c’est-à-dire la première place du Top dans 23 pays. A 53 ans, on peut encore et toujours parler de miracle, de rêve américain pour cette fille aux multiples pères de passage et d’une actrice métisse Cherokee-Franco-Anglo-Allemande. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que que Cheril Sarkisian porte aussi le nom de son beau-père, Gilbert La Pierre. <br /><br />Est-ce la raison pour laquelle Cherilyn qui a raccourci son nom en Cher tout simplement, change de visage aussi facilement qu’un David Bowie. On l’a connu Soul avec Phil Spector, Hippie avec son premier mari Sonny Bono avec qui elle forme le duo à succès Sonny &amp; Cher, présentatrice de variétés à la télévision, petite amie de Gene Simmons le bassiste de Kiss dans sa période disco, avant que le succès ne l’abandonne à la fin des années 70. En 1982, elle croit relancer sa carrière grâce au second album de Meat Loaf mais rien n’y fait. Pensez-vous qu’elle se démonte ? Pas du tout. Cher déménage à New York, qu’elle a connue adolescente, pour jouer au théâtre. Ce n’est pas la même chose mais Broadway, c’est pas mal après tout. Et puis, elle n’est pas n’importe qui, et la comédie, elle connaît, elle a eu un super prof. La preuve : le cinéma arrive bien vite comme les Golden Globe et Oscars et en 1984 c’est le Prix d’Interprétation féminine à Cannes pour Mask. En 1989, c’est le retour aux hits grâce un patron de label qui traîne aussi dans la production de films, Mr David Geffen : deux singles en effet brisent la malédiction, Cher est de retour. Par la suite, tout ne sera pas aussi heureux mais fin 1998, la sauce prend comme jamais quand Cher endosse un nouveau costume, celui de la dance et des rythmes électros. C’était il y a 26 ans, Cher était à nouveau la mégastar des Top 40 et autres Ultratop.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/05c6b5ba726e92fa66d60319cfcba1ce.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Cher Une story américaine (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/cher-une-story-americaine-episode-4--63588308</link><description><![CDATA[Cet été 1963, il fait, comme d’habitude, très chaud à Los Angeles. Cher qui a abandonné l’idée de chanter un jour à cause de la tessiture de sa voix, suit des cours d’art dramatique chez un des professeurs les plus reconnus de la sphère hollywoodienne. Mais un truc la passionne, le studio où travaille Phil Spector, le producteur qui enchaîne alors les succès à la chaîne et dont son ami, Sonny, est devenu l’assistant. D’abord rejeté par la famille, parce qu’il est assez loin d’avoir le physique de Warren Beatty, la mère de Cher a fini par l’accepter. Mais pas sa grand-mère qui la première fois qu’elle le voit assis dans le salon fait demi-tour puis entre dans la cuisine en disant : C’est quoi ce truc dans le divan ?<br /><br />Et donc, Spector, qui est connu pour ses sautes épouvantables d’humeur quand ça ne se passe pas comme il le veut, est tendu, ce jour-là en studio. En pleine session pour les Ronettes, sa fabuleuse choriste, Darlene Love, ne se pointe pas, accident de voiture, ce qui tombe mal, ils ont déjà pris assez de retard comme ça. Bon, on enregistre quand même, Sonny, tu rejoins les chœurs. Et toi aussi, Cher, Sonny m’a dit que tu savais chanter. Terrorisée avec les genoux qui cognent, Cher se dit qu’elle va se faire la plus petite possible, histoire qu’on ne l’entende pas gâcher la prise. Et après celle-ci, Phil Spector dit : Cher, recule ! <br /><br />Le lendemain, lorsque Darlene Love est de retour, Spector demande malgré tout à Cher de rejoindre les chœurs. Mais à chaque prise, c’est Cher, recule ! Cher, recule encore ! Elle va finir dans le studio B, plaisante Darlene. Mais le résultat est fantastique, Phil Spector, après lui avoir avoué que sa voix couvre toutes les autres, la rappelle à chaque session. C’est incroyable ce qui lui arrive : elle, l’adolescente de 17 ans, se retrouve sur un grand nombre de hits comme celui-ci. Mais même si après les sessions, elle ne passe plus toute la soirée et la nuit, à poser des questions à Sonny à propos de ce que Phil Spector peut penser de sa prestation, Cher fouette toujours autant, s’enferme parfois dans les toilettes en pleurant parce qu’elle redoute le fait qu’on ait dû recommencer autant de fois la prise à cause d’elle. Mais non, les 45 Tours se succèdent et Spector dit avoir trouvé sa team de rêve. <br /><br />Seule ombre au tableau : sa mère pense qu’elle ment. Non, tu ne vas pas au studio pour chanter mais pour faire la fête. C’est vrai, c’est tellement invraisemblable que sa fille puisse avoir un tel job. Et d’ailleurs, si tu chantes, pourquoi n’es-tu pas payée ? Ah mais c’est vrai, ça ! Cher s’en plaint à Sonny, ce à quoi il répond : mais tu es folle ? C’est toi qui devrait payer Spector pour la formation que tu reçois ! Et quand, le lendemain, tout le monde est prêt pour l’enregistrement d’un album de Noël, on entend Spector crier : mais où est Cher ? Chez sa mère, répond Sonny, comme elle n’est pas payée, elle croit qu’elle vient ici juste pour s’amuser. Mais si je te paie, c’est bon comme ça. Spector annule la session. Le lendemain, Cher est présente et repart en fin de journée, avec un joli chèque de 25 dollars.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63588308</guid><pubDate>Thu, 09 Jan 2025 13:33:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63588308/310659_cher_une_story_americaine_episode_4.mp3" length="5353965" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cet été 1963, il fait, comme d’habitude, très chaud à Los Angeles. Cher qui a abandonné l’idée de chanter un jour à cause de la tessiture de sa voix, suit des cours d’art dramatique chez un des professeurs les plus reconnus de la sphère...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cet été 1963, il fait, comme d’habitude, très chaud à Los Angeles. Cher qui a abandonné l’idée de chanter un jour à cause de la tessiture de sa voix, suit des cours d’art dramatique chez un des professeurs les plus reconnus de la sphère hollywoodienne. Mais un truc la passionne, le studio où travaille Phil Spector, le producteur qui enchaîne alors les succès à la chaîne et dont son ami, Sonny, est devenu l’assistant. D’abord rejeté par la famille, parce qu’il est assez loin d’avoir le physique de Warren Beatty, la mère de Cher a fini par l’accepter. Mais pas sa grand-mère qui la première fois qu’elle le voit assis dans le salon fait demi-tour puis entre dans la cuisine en disant : C’est quoi ce truc dans le divan ?<br /><br />Et donc, Spector, qui est connu pour ses sautes épouvantables d’humeur quand ça ne se passe pas comme il le veut, est tendu, ce jour-là en studio. En pleine session pour les Ronettes, sa fabuleuse choriste, Darlene Love, ne se pointe pas, accident de voiture, ce qui tombe mal, ils ont déjà pris assez de retard comme ça. Bon, on enregistre quand même, Sonny, tu rejoins les chœurs. Et toi aussi, Cher, Sonny m’a dit que tu savais chanter. Terrorisée avec les genoux qui cognent, Cher se dit qu’elle va se faire la plus petite possible, histoire qu’on ne l’entende pas gâcher la prise. Et après celle-ci, Phil Spector dit : Cher, recule ! <br /><br />Le lendemain, lorsque Darlene Love est de retour, Spector demande malgré tout à Cher de rejoindre les chœurs. Mais à chaque prise, c’est Cher, recule ! Cher, recule encore ! Elle va finir dans le studio B, plaisante Darlene. Mais le résultat est fantastique, Phil Spector, après lui avoir avoué que sa voix couvre toutes les autres, la rappelle à chaque session. C’est incroyable ce qui lui arrive : elle, l’adolescente de 17 ans, se retrouve sur un grand nombre de hits comme celui-ci. Mais même si après les sessions, elle ne passe plus toute la soirée et la nuit, à poser des questions à Sonny à propos de ce que Phil Spector peut penser de sa prestation, Cher fouette toujours autant, s’enferme parfois dans les toilettes en pleurant parce qu’elle redoute le fait qu’on ait dû recommencer autant de fois la prise à cause d’elle. Mais non, les 45 Tours se succèdent et Spector dit avoir trouvé sa team de rêve. <br /><br />Seule ombre au tableau : sa mère pense qu’elle ment. Non, tu ne vas pas au studio pour chanter mais pour faire la fête. C’est vrai, c’est tellement invraisemblable que sa fille puisse avoir un tel job. Et d’ailleurs, si tu chantes, pourquoi n’es-tu pas payée ? Ah mais c’est vrai, ça ! Cher s’en plaint à Sonny, ce à quoi il répond : mais tu es folle ? C’est toi qui devrait payer Spector pour la formation que tu reçois ! Et quand, le lendemain, tout le monde est prêt pour l’enregistrement d’un album de Noël, on entend Spector crier : mais où est Cher ? Chez sa mère, répond Sonny, comme elle n’est pas payée, elle croit qu’elle vient ici juste pour s’amuser. Mais si je te paie, c’est bon comme ça. Spector annule la session. Le lendemain, Cher est présente et repart en fin de journée, avec un joli chèque de 25 dollars.]]></itunes:summary><itunes:duration>223</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/05c6b5ba726e92fa66d60319cfcba1ce.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Cher Une story américaine (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/cher-une-story-americaine-episode-3--63588067</link><description><![CDATA[Je vous ai raconté comment jusqu’à ses quinze ans, Cher avait connu une vie mouvementée dans le sillage d’une mère dont la vie avait plus de hauts et de bas qu’un ascenseur. Et alors qu’elle avait enfin trouvé le parfait amour avec un millionnaire de Manhattan, elle décrète qu’elle ne pourra pas vivre un deuxième hiver à New York. Il fait trop froid, trop longtemps, les immeubles sont trop hauts, bref, ça sent une nouvelle fois la rupture.<br /><br />Mais non, ce brave Gilbert, qui a donné son nom aux deux filles de la femme qu’il aime, décide de transférer ses bureaux à Los Angeles et de déménager toute la famille. Vous le croyez, ça ? Même la mère de Cher n’y croyait pas, sans doute la raison pour laquelle elle embrasse le sol de sa Californie chérie en entrant dans sa nouvelle demeure, la photo existe toujours. Elle retrouve ses copines, sa vie d’ex-actrice qui n’a pas réussi mais connait bien du monde dans cette ville. C’est ainsi qu’un artiste peintre est frappé par les traits de l’adolescente, saisi de la voir si ténébreuse alors que sa mère et sa sœur sont blondes. Les trois portraits qu’il fait d’elle sont une révélation pour Cher qui se débarrasse des doutes qu’elle nourrissait par rapport à son physique. <br /><br />Par contre, elle qui rêvait de chanter, c’est la douche froide quand participant à un casting pour un Musical, on lui répond qu’avec sa voix de contralto, elle chante trop bas pour les filles mais pas assez pour donner la réplique à des hommes. D’accord, se dit-elle en sortant, c’est fini pour moi. Enfin, fini, pas tout-à-fait pour le showbiz car nous sommes à Hollywood, Los Angeles. Quelques mois plus tard, Cher qui a réussi son permis de conduire, roule sur Sunset boulevard quand une énorme limousine blanche lui coupe la route. Elle pile, braque, klaxonne et, toute tremblante, se gare sur le côté. Elle a bien failli emboutir la voiture de son beau-père. <br /><br />Mais c’est quoi ton problème, putain ! , crie-t-elle la voix énervée et pleine de larmes à l’adresse du conducteur imprudent qui est sorti de son véhicule. Mais lorsqu’il s’approche en retirant ses lunettes noires, Cher reconnaît immédiatement Warren Beatty, la nouvelle star du cinéma. Même sa mère et sa sœur en sont amoureuses, alors, comme elle racontera, pas question de laisser passer sa chance. Elle demande une cigarette, il n’en a pas mais court en acheter. Puis elle refuse une invitation à manger quelque chose mais accepte de passer chez lui, avec les jambes tremblantes de trac en montant dans la voiture. Et lorsqu’elle rentre chez ses parents, à 4 heures du matin, le comité d’accueil très énervé lui annonce qu’elle ne pourra plus sortir le soir jusqu’à ses 21 ans.<br /><br />Le lendemain matin, le téléphone sonne. C’est Warren Beatty. Cher lui annonce qu’elle est privée de sortie pour les années à venir. Passe-moi ta maman, dit-il. Cher jubile en regardant les traits de sa mère changer. Cinq minutes plus tard, elle invite l’acteur à passer à la maison et en raccrochant, dit à sa fille : pourquoi tu ne me l’as pas dit ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63588067</guid><pubDate>Wed, 08 Jan 2025 13:28:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63588067/310658_cher_une_story_americaine_episode_3.mp3" length="4752045" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vous ai raconté comment jusqu’à ses quinze ans, Cher avait connu une vie mouvementée dans le sillage d’une mère dont la vie avait plus de hauts et de bas qu’un ascenseur. Et alors qu’elle avait enfin trouvé le parfait amour avec un millionnaire de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vous ai raconté comment jusqu’à ses quinze ans, Cher avait connu une vie mouvementée dans le sillage d’une mère dont la vie avait plus de hauts et de bas qu’un ascenseur. Et alors qu’elle avait enfin trouvé le parfait amour avec un millionnaire de Manhattan, elle décrète qu’elle ne pourra pas vivre un deuxième hiver à New York. Il fait trop froid, trop longtemps, les immeubles sont trop hauts, bref, ça sent une nouvelle fois la rupture.<br /><br />Mais non, ce brave Gilbert, qui a donné son nom aux deux filles de la femme qu’il aime, décide de transférer ses bureaux à Los Angeles et de déménager toute la famille. Vous le croyez, ça ? Même la mère de Cher n’y croyait pas, sans doute la raison pour laquelle elle embrasse le sol de sa Californie chérie en entrant dans sa nouvelle demeure, la photo existe toujours. Elle retrouve ses copines, sa vie d’ex-actrice qui n’a pas réussi mais connait bien du monde dans cette ville. C’est ainsi qu’un artiste peintre est frappé par les traits de l’adolescente, saisi de la voir si ténébreuse alors que sa mère et sa sœur sont blondes. Les trois portraits qu’il fait d’elle sont une révélation pour Cher qui se débarrasse des doutes qu’elle nourrissait par rapport à son physique. <br /><br />Par contre, elle qui rêvait de chanter, c’est la douche froide quand participant à un casting pour un Musical, on lui répond qu’avec sa voix de contralto, elle chante trop bas pour les filles mais pas assez pour donner la réplique à des hommes. D’accord, se dit-elle en sortant, c’est fini pour moi. Enfin, fini, pas tout-à-fait pour le showbiz car nous sommes à Hollywood, Los Angeles. Quelques mois plus tard, Cher qui a réussi son permis de conduire, roule sur Sunset boulevard quand une énorme limousine blanche lui coupe la route. Elle pile, braque, klaxonne et, toute tremblante, se gare sur le côté. Elle a bien failli emboutir la voiture de son beau-père. <br /><br />Mais c’est quoi ton problème, putain ! , crie-t-elle la voix énervée et pleine de larmes à l’adresse du conducteur imprudent qui est sorti de son véhicule. Mais lorsqu’il s’approche en retirant ses lunettes noires, Cher reconnaît immédiatement Warren Beatty, la nouvelle star du cinéma. Même sa mère et sa sœur en sont amoureuses, alors, comme elle racontera, pas question de laisser passer sa chance. Elle demande une cigarette, il n’en a pas mais court en acheter. Puis elle refuse une invitation à manger quelque chose mais accepte de passer chez lui, avec les jambes tremblantes de trac en montant dans la voiture. Et lorsqu’elle rentre chez ses parents, à 4 heures du matin, le comité d’accueil très énervé lui annonce qu’elle ne pourra plus sortir le soir jusqu’à ses 21 ans.<br /><br />Le lendemain matin, le téléphone sonne. C’est Warren Beatty. Cher lui annonce qu’elle est privée de sortie pour les années à venir. Passe-moi ta maman, dit-il. Cher jubile en regardant les traits de sa mère changer. Cinq minutes plus tard, elle invite l’acteur à passer à la maison et en raccrochant, dit à sa fille : pourquoi tu ne me l’as pas dit ?]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/05c6b5ba726e92fa66d60319cfcba1ce.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Cher Une story américaine (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/cher-une-story-americaine-episode-2--63588018</link><description><![CDATA[Début des années 60. Une autre époque où aux Etats-Unis, les jeunes ont une telle envie d’être majeurs qu’ils mentent sur leur âge. Pas tous évidemment, disons surtout ceux qui ont été privés de leur enfance et adolescence. C’est le cas de la jeune Cher qui, bien que devenue fille de riche grâce à un beau-père fortuné, n’a connu jusque-là que l’insécurité. Fille d’une belle actrice, célibataire à répétition, elle n’a connu que des départs, alternant misère et changements brutaux d’environnement, bref l’instabilité à un âge où tout ne devrait être qu’insouciance. Alors elle est là, attablée dans un snack bar de Los Angeles avec des copines plus âgées qu’elle mais qui, physique atypique oblige, ignorent qu’elle n’a que seize ans. Étant situé sous les studios et bureaux d’une radio, le lieu est fréquenté par tous ceux qui évoluent dans l’industrie musicale. Ainsi quand un gars qui est loin d’être bâti comme un Dieu, entre dans l’établissement et se fait héler par les filles, Cher devine à son attitude qu’il est spécial.<br /><br />Sonny Bono, qui prétend que sa famille sicilienne descend de Napoléon Bonaparte, tu comprends, on a écourté le nom en arrivant à New York, est un gentil baratineur. Et c’est vrai qu’il est gentil. Quand Cher décide d’abandonner l’école et de vivre sa vie, son beau-père lui impose de travailler pour payer la moitié des frais. Le boulot ne se passe pas bien, Cher va perdre sa colocation mais ne veut pas rentrer chez ses parents. Alors elle supplie le fameux Sonny, onze ans de plus qu’elle, en procédure de divorce, de partager son appart qui se trouve juste à côté. Elle a 18 ans bien sûr, dit-elle, mais elle n’a pas de souci à se faire. Elle n’est le genre de Sonny, qui vit avec elle jusqu’au jour où sa maman, rendant une visite à l’improviste à sa fille, découvre que la soit disant coloc hôtesse de l’air est en fait un coloc de 27 ans. Départ forcé, retour à la maison et quand Sonny se pointe, la maman lâche le morceau et menace de dénoncer le vicelard. Sonny apprenant le mensonge est fâché, Cher perd tout.<br /><br />Car s’il n’était pas très bien payé par la firme de disques pour laquelle il travaillait quand Cher a emménagé chez lui, Sonny est depuis devenu l’assistant d’un certain Phil Spector, auteur de chansons mais surtout producteur à succès, admiré de tous car il a inventé une nouvelle manière d’enregistrer la musique, un nouveau son, qu’il a d’ailleurs appelé le Mur du son. Disons-le tout de suite, c’est déjà un drôle de type, manipulateur et tyrannique dans le travail. Cher l’avait d’ailleurs croisé quelques mois plus tôt lorsque son petit ami de l’époque était entré à son service. Non seulement, elle ne l’avait plus revu mais lors de leur unique rencontre, Spector avait fait une mauvaise blague en français à laquelle l’adolescente avait répondu dans la même langue. Voulez-vous coucher avec moi ? avait-il dit à son voisin en la regardant, ce à quoi elle avait répondu, Oui mais pour de l’argent, alors. <br /><br />Et donc, l’histoire entre Sonny et Cher serait-elle terminée ? <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63588018</guid><pubDate>Tue, 07 Jan 2025 13:24:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63588018/310652_cher_une_story_americaine_episode_2.mp3" length="5050413" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Début des années 60. Une autre époque où aux Etats-Unis, les jeunes ont une telle envie d’être majeurs qu’ils mentent sur leur âge. Pas tous évidemment, disons surtout ceux qui ont été privés de leur enfance et adolescence. C’est le cas de la jeune...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Début des années 60. Une autre époque où aux Etats-Unis, les jeunes ont une telle envie d’être majeurs qu’ils mentent sur leur âge. Pas tous évidemment, disons surtout ceux qui ont été privés de leur enfance et adolescence. C’est le cas de la jeune Cher qui, bien que devenue fille de riche grâce à un beau-père fortuné, n’a connu jusque-là que l’insécurité. Fille d’une belle actrice, célibataire à répétition, elle n’a connu que des départs, alternant misère et changements brutaux d’environnement, bref l’instabilité à un âge où tout ne devrait être qu’insouciance. Alors elle est là, attablée dans un snack bar de Los Angeles avec des copines plus âgées qu’elle mais qui, physique atypique oblige, ignorent qu’elle n’a que seize ans. Étant situé sous les studios et bureaux d’une radio, le lieu est fréquenté par tous ceux qui évoluent dans l’industrie musicale. Ainsi quand un gars qui est loin d’être bâti comme un Dieu, entre dans l’établissement et se fait héler par les filles, Cher devine à son attitude qu’il est spécial.<br /><br />Sonny Bono, qui prétend que sa famille sicilienne descend de Napoléon Bonaparte, tu comprends, on a écourté le nom en arrivant à New York, est un gentil baratineur. Et c’est vrai qu’il est gentil. Quand Cher décide d’abandonner l’école et de vivre sa vie, son beau-père lui impose de travailler pour payer la moitié des frais. Le boulot ne se passe pas bien, Cher va perdre sa colocation mais ne veut pas rentrer chez ses parents. Alors elle supplie le fameux Sonny, onze ans de plus qu’elle, en procédure de divorce, de partager son appart qui se trouve juste à côté. Elle a 18 ans bien sûr, dit-elle, mais elle n’a pas de souci à se faire. Elle n’est le genre de Sonny, qui vit avec elle jusqu’au jour où sa maman, rendant une visite à l’improviste à sa fille, découvre que la soit disant coloc hôtesse de l’air est en fait un coloc de 27 ans. Départ forcé, retour à la maison et quand Sonny se pointe, la maman lâche le morceau et menace de dénoncer le vicelard. Sonny apprenant le mensonge est fâché, Cher perd tout.<br /><br />Car s’il n’était pas très bien payé par la firme de disques pour laquelle il travaillait quand Cher a emménagé chez lui, Sonny est depuis devenu l’assistant d’un certain Phil Spector, auteur de chansons mais surtout producteur à succès, admiré de tous car il a inventé une nouvelle manière d’enregistrer la musique, un nouveau son, qu’il a d’ailleurs appelé le Mur du son. Disons-le tout de suite, c’est déjà un drôle de type, manipulateur et tyrannique dans le travail. Cher l’avait d’ailleurs croisé quelques mois plus tôt lorsque son petit ami de l’époque était entré à son service. Non seulement, elle ne l’avait plus revu mais lors de leur unique rencontre, Spector avait fait une mauvaise blague en français à laquelle l’adolescente avait répondu dans la même langue. Voulez-vous coucher avec moi ? avait-il dit à son voisin en la regardant, ce à quoi elle avait répondu, Oui mais pour de l’argent, alors. <br /><br />Et donc, l’histoire entre Sonny et Cher serait-elle terminée ? <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/05c6b5ba726e92fa66d60319cfcba1ce.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Cher Une story américaine (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/cher-une-story-americaine-episode-1--63587981</link><description><![CDATA[Cher, c’est quelque part le modèle de Madonna. Vingt ans avant elle, elle se faisait remarquer par ses tenues osées quoique en phase avec la mode de son époque, pardon, de ses époques. Évidemment, à la différence de Madonna, Cher n’ira pas au-delà de la provocation vestimentaire qui met en évidence un corps sculptural sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise. Car, comme elle le raconte, on la croit beaucoup plus libérée qu’elle ne l’est vraiment.<br /><br />Cela dit, Cher, c’est une Story américaine. Déjà son physique atypique est hérité d’un père arménien, routier escroc qu’elle n’a quasiment pas connu, et d’une mère dont les racines familiales sont à la fois allemande, cherokee, britannique et française. Une mère qui est une sorte de Marylin Monroe qui n’a pas réussi. Elle est très belle, ce n’est pas la question, mais ses rôles au théâtre et au cinéma, nous sommes à Hollywood, Los Angeles, ne lui permettent pas de se faire remarquer si ce n’est par des hommes, avec qui, ça ne dure jamais longtemps. Alors, ils ont beau être fauchés ou milliardaires, elle fait ses valises avec ses deux filles, Cher a une demi-soeur prénommée Georganne, mais que tout le monde appelle Gee. Ah ben déjà, Cher, c’est le diminutif de Cherylin Sarkisian. Je vous l’ai dit, Arménien, le paternel qui ne l’a pas vue naître. Enfin, jusqu’à ce que le miracle définitif de la vie familiale ne se produise, quand la maman comprenant que le cinéma, ça ne fonctionnera jamais, cède à la demande en mariage d’un soupirant … new yorkais. Je vous prie de croire que c’est un choc pour l’adolescente Cher, 13 ans, de quitter en 1959, Los Angeles pour Manhattan, en plein mois de décembre. Mais le futur beau-père est consultant dans le pétrole, la petite famille ne part pas vers l’aventure, comme cela a été souvent le cas, mais pour un appartement avec vue splendide dans un beau quartier. La rupture avec le monde californien est consommée avec la première neige, premier blizzard, Cher et sa sœur font des glissoires sur un Time Square désert, au milieu de voitures immobilisées, d’imprudents piégés par la tempête. Faisant plus que son âge, qu’on ne lui demande pas d’ailleurs, Cher entre alors dans une bande de jeunes filles des années 60 qui profite d’une immense ville où on n’a pas besoin des parents pour se déplacer d’un endroit à un autre : le métro, les taxis, mais surtout les trottoirs remplis de monde, une ville qui propose un roman, un film, à chaque coin de rue.<br /><br />Oui, ce début des années 60 est à l’image de Holly Golightly, le personnage incarné par Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s, c’est tout ce que Cher va devenir, ou plutôt incarner. Un monde idéalisé, glamour, libéré, où tout est possible à défaut de paraître facile. Si elle pouvait remonter le temps, je pense que Cher aimerait retrouver cette époque où son nom avait changé, adoptée par son beau-père, Cher LaPier, un vrai nom de scène, prédestiné.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63587981</guid><pubDate>Mon, 06 Jan 2025 13:14:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63587981/310649_cher_une_story_americaine_episode1.mp3" length="5290598" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cher, c’est quelque part le modèle de Madonna. Vingt ans avant elle, elle se faisait remarquer par ses tenues osées quoique en phase avec la mode de son époque, pardon, de ses époques. Évidemment, à la différence de Madonna, Cher n’ira pas au-delà de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cher, c’est quelque part le modèle de Madonna. Vingt ans avant elle, elle se faisait remarquer par ses tenues osées quoique en phase avec la mode de son époque, pardon, de ses époques. Évidemment, à la différence de Madonna, Cher n’ira pas au-delà de la provocation vestimentaire qui met en évidence un corps sculptural sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise. Car, comme elle le raconte, on la croit beaucoup plus libérée qu’elle ne l’est vraiment.<br /><br />Cela dit, Cher, c’est une Story américaine. Déjà son physique atypique est hérité d’un père arménien, routier escroc qu’elle n’a quasiment pas connu, et d’une mère dont les racines familiales sont à la fois allemande, cherokee, britannique et française. Une mère qui est une sorte de Marylin Monroe qui n’a pas réussi. Elle est très belle, ce n’est pas la question, mais ses rôles au théâtre et au cinéma, nous sommes à Hollywood, Los Angeles, ne lui permettent pas de se faire remarquer si ce n’est par des hommes, avec qui, ça ne dure jamais longtemps. Alors, ils ont beau être fauchés ou milliardaires, elle fait ses valises avec ses deux filles, Cher a une demi-soeur prénommée Georganne, mais que tout le monde appelle Gee. Ah ben déjà, Cher, c’est le diminutif de Cherylin Sarkisian. Je vous l’ai dit, Arménien, le paternel qui ne l’a pas vue naître. Enfin, jusqu’à ce que le miracle définitif de la vie familiale ne se produise, quand la maman comprenant que le cinéma, ça ne fonctionnera jamais, cède à la demande en mariage d’un soupirant … new yorkais. Je vous prie de croire que c’est un choc pour l’adolescente Cher, 13 ans, de quitter en 1959, Los Angeles pour Manhattan, en plein mois de décembre. Mais le futur beau-père est consultant dans le pétrole, la petite famille ne part pas vers l’aventure, comme cela a été souvent le cas, mais pour un appartement avec vue splendide dans un beau quartier. La rupture avec le monde californien est consommée avec la première neige, premier blizzard, Cher et sa sœur font des glissoires sur un Time Square désert, au milieu de voitures immobilisées, d’imprudents piégés par la tempête. Faisant plus que son âge, qu’on ne lui demande pas d’ailleurs, Cher entre alors dans une bande de jeunes filles des années 60 qui profite d’une immense ville où on n’a pas besoin des parents pour se déplacer d’un endroit à un autre : le métro, les taxis, mais surtout les trottoirs remplis de monde, une ville qui propose un roman, un film, à chaque coin de rue.<br /><br />Oui, ce début des années 60 est à l’image de Holly Golightly, le personnage incarné par Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s, c’est tout ce que Cher va devenir, ou plutôt incarner. Un monde idéalisé, glamour, libéré, où tout est possible à défaut de paraître facile. Si elle pouvait remonter le temps, je pense que Cher aimerait retrouver cette époque où son nom avait changé, adoptée par son beau-père, Cher LaPier, un vrai nom de scène, prédestiné.]]></itunes:summary><itunes:duration>221</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/05c6b5ba726e92fa66d60319cfcba1ce.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hey Crooner ! (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hey-crooner-episode-5--63335976</link><description><![CDATA[Je vous ai raconté comment l’arrivée du microphone et de la radio avait changé le monde de la chanson populaire. Mais il n’y a pas qu’en Amérique que ça s’est produit. Oui, nous avons eu nos propres crooners, enfin, français, je veux dire. De la même manière que les chanteurs envoyaient à pleins poumons dans les théâtres parisiens, bruxellois et de provinces française et belge, l’arrivée du micro leur permet de chanter moins fort, et surtout, avec émotion. <br /><br />Alors on les imagine, ces chanteurs à la radio, face à ce micro qu’ils touchent presque des lèvres. Quelle incroyable sensation que de pouvoir susurrer des mots en les chantant et d’apprendre qu’ils sont reçus de l’autre côté de la radio de la même manière, avec ces gens qui s’approchent du haut-parleur. Et voilà qu’un Français nommé Jean Sablon, qui a travaillé sur NBC aux Etats-Unis, revient en France avec la recette des Bing Crosby et autres Nat King Cole. Et c’est le succès pour ce premier chanteur français qui a compris qu’on pouvait jouer avec le micro. Oh bien sûr, ça ne va pas sans mal, les critiques de gars qui sont des chanteurs à voix, mais la mode est lancée, Jean Sablon charme, et oui, c’est un chanteur de charme. Il est aussitôt imité par un autre qui a égalementvu du pays pendant la guerre, il s’appelle Henri Salvador, un guitariste qui se fait connaître pour sa voix douce, mais aussi ses chansons comiques.<br /><br />Un comique dont il va se servir pour se moquer de la nouvelle mode musicale quelque dix ans plus tard avec l’arrivée du rock’n’roll. Etrange de se dire que le premier rock en français est une parodie signée Salvador et son ami Boris Vian : Rock’n’roll mops. Le même Salvador qui va siffler et crier “sortez-le !” à l’adresse du jeune Johnny Hallyday qui se produit en première partie de Raymond Devos. Incroyable comme le phénomène se répète de vague en vague, la peur et l’incompréhension entre deux genres et des gens qui vont pourtant se rejoindre très vite. Car les yéyés ont aussitôt conquis le jeune public français et belge que ses plus grandes figures se mettent à chanter comme des crooners. Johnny, évidemment, avec la complicité de Charles Aznavour, mais aussi le bondissant Eddy Mitchell, le chanteur des Chaussettes Noires et bien sûr, le tonitruant twister des Chats Sauvages mais plus grand fan d’Elvis, Dick Rivers.<br /><br />Et quand quelques années plus tard, le yéyé est déjà enterré par l’arrivée de leurs jeunes compatriotes admirateurs du rock indie, les Polnareff, Christophe et autres Antoine, l’un d’eux va revêtir immédiatement les oripeaux du crooner, Jacques Dutronc. Les jeunes gamins deviendront des Vieilles Canailles, nous gratifiant, 50 ans plus tard, devant un Palais 12 du Heysel archicomble, d’un Rat Pack francophone, prouvant que le talent n’a pas d’époque et que les crooners n’ont pas d’âge.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335976</guid><pubDate>Fri, 27 Dec 2024 09:25:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335976/309762_la_story_hey_crooner_episode_5.mp3" length="7507493" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vous ai raconté comment l’arrivée du microphone et de la radio avait changé le monde de la chanson populaire. Mais il n’y a pas qu’en Amérique que ça s’est produit. Oui, nous avons eu nos propres crooners, enfin, français, je veux dire. De la même...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vous ai raconté comment l’arrivée du microphone et de la radio avait changé le monde de la chanson populaire. Mais il n’y a pas qu’en Amérique que ça s’est produit. Oui, nous avons eu nos propres crooners, enfin, français, je veux dire. De la même manière que les chanteurs envoyaient à pleins poumons dans les théâtres parisiens, bruxellois et de provinces française et belge, l’arrivée du micro leur permet de chanter moins fort, et surtout, avec émotion. <br /><br />Alors on les imagine, ces chanteurs à la radio, face à ce micro qu’ils touchent presque des lèvres. Quelle incroyable sensation que de pouvoir susurrer des mots en les chantant et d’apprendre qu’ils sont reçus de l’autre côté de la radio de la même manière, avec ces gens qui s’approchent du haut-parleur. Et voilà qu’un Français nommé Jean Sablon, qui a travaillé sur NBC aux Etats-Unis, revient en France avec la recette des Bing Crosby et autres Nat King Cole. Et c’est le succès pour ce premier chanteur français qui a compris qu’on pouvait jouer avec le micro. Oh bien sûr, ça ne va pas sans mal, les critiques de gars qui sont des chanteurs à voix, mais la mode est lancée, Jean Sablon charme, et oui, c’est un chanteur de charme. Il est aussitôt imité par un autre qui a égalementvu du pays pendant la guerre, il s’appelle Henri Salvador, un guitariste qui se fait connaître pour sa voix douce, mais aussi ses chansons comiques.<br /><br />Un comique dont il va se servir pour se moquer de la nouvelle mode musicale quelque dix ans plus tard avec l’arrivée du rock’n’roll. Etrange de se dire que le premier rock en français est une parodie signée Salvador et son ami Boris Vian : Rock’n’roll mops. Le même Salvador qui va siffler et crier “sortez-le !” à l’adresse du jeune Johnny Hallyday qui se produit en première partie de Raymond Devos. Incroyable comme le phénomène se répète de vague en vague, la peur et l’incompréhension entre deux genres et des gens qui vont pourtant se rejoindre très vite. Car les yéyés ont aussitôt conquis le jeune public français et belge que ses plus grandes figures se mettent à chanter comme des crooners. Johnny, évidemment, avec la complicité de Charles Aznavour, mais aussi le bondissant Eddy Mitchell, le chanteur des Chaussettes Noires et bien sûr, le tonitruant twister des Chats Sauvages mais plus grand fan d’Elvis, Dick Rivers.<br /><br />Et quand quelques années plus tard, le yéyé est déjà enterré par l’arrivée de leurs jeunes compatriotes admirateurs du rock indie, les Polnareff, Christophe et autres Antoine, l’un d’eux va revêtir immédiatement les oripeaux du crooner, Jacques Dutronc. Les jeunes gamins deviendront des Vieilles Canailles, nous gratifiant, 50 ans plus tard, devant un Palais 12 du Heysel archicomble, d’un Rat Pack francophone, prouvant que le talent n’a pas d’époque et que les crooners n’ont pas d’âge.]]></itunes:summary><itunes:duration>470</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a4a7a9bf4fd2c19c37604b5a0a416122.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hey Crooner ! (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hey-crooner-episode-4--63335497</link><description><![CDATA[Que Lady Gaga ait interprété ce classique de Frank Sinatra en duo avec Tony Benett et en ait fait un succès, est déjà une gageure en pleine dictature électro sur les radios jeunes. Et qu’elle ait été fan de ce crooner autrefois dans le sillage du grand Frankie étonne également. Enfin, un peu moins depuis que la megastar Amy Winehouse avait aussi confessé sa fanitude pour ce chanteur d’un autre âge, interprète d’une musique qui avait bien failli disparaître complètement. Je vous raconte.<br /><br />Eté 1956, Frank Sinatra qui a, trois ans plus tôt, fait un retour inespéré dans le cœur du public après une traversée du désert, est redevenu N°1, quand tombe une déferlante nommée rock’n’roll. Face à cette révolution qui emporte avec elle la jeunesse, soit la moitié du public du marché du disque, Frank Sinatra est perplexe. Il est horrifié : c’est de la musique de bouseux dégénéré, a-t-il déclaré au Times. Et bien sûr, il déteste Elvis Presley. Il passe des journées enfermé dans son bureau à écouter toutes ses chansons, essayant de comprendre pourquoi le public s’est emballé pour ce truc. C’est quoi son secret, à Presley ? Pourtant, paradoxalement, la fin des années 50 va être la plus fructueuse de sa carrière, Sinatra enregistre 180 chansons, tourne six films et fait salle comble en tournée. Le marché du disque semble s’être coupé en deux, Elvis a les jeunes, lui, les vieux. Enfin, les adultes.<br /><br />Malgré la mort prématurée de son ami Humphrey Bogart, probablement le seul artiste que Sinatra ait jamais admiré, il va faire quelques rencontres déterminantes. Est-ce un hasard mais un mois plus tard, il se retrouve sur scène avec une autre star, Dean Martin, dont il ignorait qu’il était italien, comme lui. L’ex-partenaire à succès de Jerry Lewis avec qui il a formé le duo le plus populaire depuis Laurel &amp; Hardy, s’appelle en fait Dino Crocetti. Et puis voilà que dans le show télé qu’il présente en 1958, Frank accueille un danseur noir nommé Sammy Davis Jr. Avec les acteurs Peter Lawford et Joey Bishop, ils forment une bande inséparable que leur amie Shirley MacLaine, va appeler affectueusement La bande de rat, The Rat Pack. Et oui, à la télévision dans les années 60 mais aussi au cinéma dans Ocean’s Eleven et bien sûr, sur la scène du casino le Sands dont Sinatra est actionnaire, le Rat Pack, ce sera un peu ce qu’étaient les Beatles à leurs débuts, version adulte : des gars qui chantent ensemble et font des blagues aussi facilement qu’on parle. <br /><br />Combien de duos, trios, quatuors lors de représentations qui mêlent sketchs improvisés et chansons. Elvis Presley s’en inspirera dès son grand retour sur scène, à Vegas, est-ce un hasard, et bien sûr dans son show télé légendaire, le Comeback à la Noël 1968. Oui, quel que soit notre âge, notre génération, il y a quelque chose dans cette façon décomplexée d’aborder la chanson, de les interpréter cool, tiens c’est comme ça que les jeunes appelaient Sinatra à la fin des années 50. Le plus fou dans cette histoire, c’est que la formule lui a survécu, au-delà de son siècle, comme en témoigne le cover par Lady Gaga et Tony Bennett de sa chanson fétiche. C’était en 2011, déjà, vous le croyez ça ?<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335497</guid><pubDate>Thu, 26 Dec 2024 08:24:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335497/309758_la_story_hey_crooner_episode_4.mp3" length="6762272" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Que Lady Gaga ait interprété ce classique de Frank Sinatra en duo avec Tony Benett et en ait fait un succès, est déjà une gageure en pleine dictature électro sur les radios jeunes. Et qu’elle ait été fan de ce crooner autrefois dans le sillage du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Que Lady Gaga ait interprété ce classique de Frank Sinatra en duo avec Tony Benett et en ait fait un succès, est déjà une gageure en pleine dictature électro sur les radios jeunes. Et qu’elle ait été fan de ce crooner autrefois dans le sillage du grand Frankie étonne également. Enfin, un peu moins depuis que la megastar Amy Winehouse avait aussi confessé sa fanitude pour ce chanteur d’un autre âge, interprète d’une musique qui avait bien failli disparaître complètement. Je vous raconte.<br /><br />Eté 1956, Frank Sinatra qui a, trois ans plus tôt, fait un retour inespéré dans le cœur du public après une traversée du désert, est redevenu N°1, quand tombe une déferlante nommée rock’n’roll. Face à cette révolution qui emporte avec elle la jeunesse, soit la moitié du public du marché du disque, Frank Sinatra est perplexe. Il est horrifié : c’est de la musique de bouseux dégénéré, a-t-il déclaré au Times. Et bien sûr, il déteste Elvis Presley. Il passe des journées enfermé dans son bureau à écouter toutes ses chansons, essayant de comprendre pourquoi le public s’est emballé pour ce truc. C’est quoi son secret, à Presley ? Pourtant, paradoxalement, la fin des années 50 va être la plus fructueuse de sa carrière, Sinatra enregistre 180 chansons, tourne six films et fait salle comble en tournée. Le marché du disque semble s’être coupé en deux, Elvis a les jeunes, lui, les vieux. Enfin, les adultes.<br /><br />Malgré la mort prématurée de son ami Humphrey Bogart, probablement le seul artiste que Sinatra ait jamais admiré, il va faire quelques rencontres déterminantes. Est-ce un hasard mais un mois plus tard, il se retrouve sur scène avec une autre star, Dean Martin, dont il ignorait qu’il était italien, comme lui. L’ex-partenaire à succès de Jerry Lewis avec qui il a formé le duo le plus populaire depuis Laurel &amp; Hardy, s’appelle en fait Dino Crocetti. Et puis voilà que dans le show télé qu’il présente en 1958, Frank accueille un danseur noir nommé Sammy Davis Jr. Avec les acteurs Peter Lawford et Joey Bishop, ils forment une bande inséparable que leur amie Shirley MacLaine, va appeler affectueusement La bande de rat, The Rat Pack. Et oui, à la télévision dans les années 60 mais aussi au cinéma dans Ocean’s Eleven et bien sûr, sur la scène du casino le Sands dont Sinatra est actionnaire, le Rat Pack, ce sera un peu ce qu’étaient les Beatles à leurs débuts, version adulte : des gars qui chantent ensemble et font des blagues aussi facilement qu’on parle. <br /><br />Combien de duos, trios, quatuors lors de représentations qui mêlent sketchs improvisés et chansons. Elvis Presley s’en inspirera dès son grand retour sur scène, à Vegas, est-ce un hasard, et bien sûr dans son show télé légendaire, le Comeback à la Noël 1968. Oui, quel que soit notre âge, notre génération, il y a quelque chose dans cette façon décomplexée d’aborder la chanson, de les interpréter cool, tiens c’est comme ça que les jeunes appelaient Sinatra à la fin des années 50. Le plus fou dans cette histoire, c’est que la formule lui a survécu, au-delà de son siècle, comme en témoigne le cover par Lady Gaga et Tony Bennett de sa chanson fétiche. C’était en 2011, déjà, vous le croyez ça ?<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c2ccc4fd650b4940c5e23c3496c7e458.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hey Crooner ! (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hey-crooner-episode-3--63335432</link><description><![CDATA[Los Angeles, milieu des années 60 : en plein été, ils sont des milliers de jeunes à faire la file devant le Hollywood Ball pour obtenir des places pour un concert des Beatles. Il n’en faut pas plus pour que la télé américaine débarque afin de filmer ce spectaculaire événement. Et dans l’interminable file qui s’étire sur tout le boulevard, une limousine et un chauffeur à côté d’une jeune fille. Le journaliste se précipite et apprend qu’il s’agit de la fille du célébrissime Nat King Cole. La fille d’un des plus grands crooners, immense star, dans la file pour aller voir des gars qui font yeah yeah yeah et crient sur scène, c’est le scoop. Evidemment gênée, celle que nous ne connaissons pas encore sous le nom de Natalie Cole répond sagement que bien sûr, elle préfère les chansons de son papa mais que les Beatles sont beaucoup plus mignons.<br /><br />Cette image, c’est toute une époque, évidemment. Celle d’une page qui se tourne : le monde des crooners qui avaient été les plus grandes stars des années 40 et 50 est désormais remplacé par le rock’n’roll. La musique de la jeunesse a radicalement changé, laissant les voix suaves et les orchestrations jazzy à l’installation HiFi de papa maman. C’est ringard ! Le crooner devient un chanteur pour adultes puis pour seniors, on va qualifier sa musique de « easy listening », qui s’écoute facilement, littéralement. Elle est diffusée dans les magasins, les ascenseurs (il est vrai qu’on y passe du temps dans les gratte-ciels des grandes villes) et bien sûr, les cassettes des chauffeurs de taxi. Les deux univers que sont le rock et la musique de détente, comme on l’appelle désormais dans le métier, devraient être hermétiques mais très vite, on assiste à des phénomènes de vases communicants. Ainsi, une des premières stars du rock, qui est aussi la plus jeune, Paul Anka, n'hésite pas à assumer le style crooner dès ses premiers tubes. <br /><br />Et puis le King lui-même s’y met. Et il est vachement crédible dans le genre crooner. Ce qui lui vaut de rapidement de passer du public teenager détesté par les parents à celui des tea rooms. Elvis ? Ma grand-mère l’adore ! Doit-on parler des enfants de “” comme Natalie Cole et Nancy Sinatra, et d’une génération plus tard, une Barbra Streisand car, même si elles n’ont pas la gravité des hommes, les femmes s’y mettent aussi avec succès, au micro sur l’oreiller. <br /><br />Vous le voyez, on n’a pas attendu des années post modernes comme la nôtre pour revenir à un style d‘avant-guerre. Même le rocker à la voix éraillée Rod Stewart, celui qui a le plus défrayé la chronique tabloïd des années 70 avec ses lourds riffs de guitare et ses fêtes débridées, s’est mis à charmer la mère de nos petites amies.Il ne restait plus qu’à réconcilier définitivement les générations en les faisant chanter ensemble, jeter un pont sur le fossé entre parents et enfants qu’on disait infranchissable, avec, bien entendu, un classique crooner.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335432</guid><pubDate>Wed, 25 Dec 2024 08:16:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335432/309755_la_story_hey_crooner_episode_3.mp3" length="6425397" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Los Angeles, milieu des années 60 : en plein été, ils sont des milliers de jeunes à faire la file devant le Hollywood Ball pour obtenir des places pour un concert des Beatles. Il n’en faut pas plus pour que la télé américaine débarque afin de filmer...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Los Angeles, milieu des années 60 : en plein été, ils sont des milliers de jeunes à faire la file devant le Hollywood Ball pour obtenir des places pour un concert des Beatles. Il n’en faut pas plus pour que la télé américaine débarque afin de filmer ce spectaculaire événement. Et dans l’interminable file qui s’étire sur tout le boulevard, une limousine et un chauffeur à côté d’une jeune fille. Le journaliste se précipite et apprend qu’il s’agit de la fille du célébrissime Nat King Cole. La fille d’un des plus grands crooners, immense star, dans la file pour aller voir des gars qui font yeah yeah yeah et crient sur scène, c’est le scoop. Evidemment gênée, celle que nous ne connaissons pas encore sous le nom de Natalie Cole répond sagement que bien sûr, elle préfère les chansons de son papa mais que les Beatles sont beaucoup plus mignons.<br /><br />Cette image, c’est toute une époque, évidemment. Celle d’une page qui se tourne : le monde des crooners qui avaient été les plus grandes stars des années 40 et 50 est désormais remplacé par le rock’n’roll. La musique de la jeunesse a radicalement changé, laissant les voix suaves et les orchestrations jazzy à l’installation HiFi de papa maman. C’est ringard ! Le crooner devient un chanteur pour adultes puis pour seniors, on va qualifier sa musique de « easy listening », qui s’écoute facilement, littéralement. Elle est diffusée dans les magasins, les ascenseurs (il est vrai qu’on y passe du temps dans les gratte-ciels des grandes villes) et bien sûr, les cassettes des chauffeurs de taxi. Les deux univers que sont le rock et la musique de détente, comme on l’appelle désormais dans le métier, devraient être hermétiques mais très vite, on assiste à des phénomènes de vases communicants. Ainsi, une des premières stars du rock, qui est aussi la plus jeune, Paul Anka, n'hésite pas à assumer le style crooner dès ses premiers tubes. <br /><br />Et puis le King lui-même s’y met. Et il est vachement crédible dans le genre crooner. Ce qui lui vaut de rapidement de passer du public teenager détesté par les parents à celui des tea rooms. Elvis ? Ma grand-mère l’adore ! Doit-on parler des enfants de “” comme Natalie Cole et Nancy Sinatra, et d’une génération plus tard, une Barbra Streisand car, même si elles n’ont pas la gravité des hommes, les femmes s’y mettent aussi avec succès, au micro sur l’oreiller. <br /><br />Vous le voyez, on n’a pas attendu des années post modernes comme la nôtre pour revenir à un style d‘avant-guerre. Même le rocker à la voix éraillée Rod Stewart, celui qui a le plus défrayé la chronique tabloïd des années 70 avec ses lourds riffs de guitare et ses fêtes débridées, s’est mis à charmer la mère de nos petites amies.Il ne restait plus qu’à réconcilier définitivement les générations en les faisant chanter ensemble, jeter un pont sur le fossé entre parents et enfants qu’on disait infranchissable, avec, bien entendu, un classique crooner.]]></itunes:summary><itunes:duration>402</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2ab7deefc1e32f2c16b97d28411ff88.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hey Crooner ! (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hey-crooner-episode-2--63335261</link><description><![CDATA[On les écoute aujourd’hui toute l’année mais c’est à la Noël qu’ils sont les plus présents : les crooners sont de retour, en plus de Mariah Carey, évidemment, pour le plus grand plaisir de toutes les générations. La raison, on la connaît : le ton et la tessiture de leur voix chaleureuse et rassurante. Une façon de chanter qui, à la fin des années 20 était une vraie révolution. Car jusque-là, les chanteurs dans les théâtres et les salles de bal, accompagnés par un orchestre, devaient, comme à l’opéra, donner de la voix pour que tout le monde les entende. Mais l’arrivée du microphone, de la radio et surtout son succès fulgurant, des millions de ménages s’en équipent, change la donne. Plus besoin d’envoyer pour se faire entendre. On peut chanter sans s’époumoner, et donc, être plus intime, plus proche. Et ça, c’est un des tours de magie de la radio. Imaginez ces jeunes devant le grand poste, se rapprocher du haut-parleur, pour écouter une voix grave chanter des mots d’amour, avec émotion. Oui, l’émotion toute en nuance, c’est ça la grande différence avec l’opéra et le jazz grand orchestre. Quand on chantait une histoire d’amour ou un truc triste, il fallait toujours envoyer pour être compris par le deuxième balcon et le dernier rang du parterre.<br /><br />Et là, apparaissent des gars qui, avec leur voix suave, entrent dans votre intimité et votre imaginaire. Quand ils disent je t’aime, on y croit. Vous ne vous étonnerez donc pas d’apprendre que les apparitions d’un Rudy Vallée, considéré comme le premier crooner, provoquaient des scènes de bousculades de jeunes fans. Oui, on peut dire que Rudy Vallée est la première pop star de l’histoire. Il est, bien vite, rejoint puis dépassé par Bing Crosby qui est, sans conteste, la plus grande star des années 30. Et bien entendu tout ce petit monde est sous contrat avec une grande chaîne de radio où il chante en direct et en exclusivité dans des émissions quotidiennes ou hebdomadaires à grands renforts de publicité dans la presse. De là, à presser les disques de leurs poulains, il n’y a qu’un pas. Ainsi Rudy Vallée, est sous contrat avec NBC et Bing Crosby, avec CBS. <br /><br />Mais si les crooners sont devenus un bizness incroyable, ils font l’objet de toutes les critiques. Certains disent, comme ce journaliste du New York Times, que le temps de ces chanteurs est compté : ça ne durera pas. De toute façon, continue-t-il, s’ils chantent comme ça, c’est parce qu’ils sont incapables de faire autrement. Mais ce n’est pas tout, un cardinal de Boston s’exprimant au nom de sa communauté qualifie le style crooner de dégénéré, souillant, indigne, sans principes, imbécile et immoral. Oui, exactement la même diatribe qu’on entendra bien plus tard à l’égard d’Elvis Presley, les Beatles ou les Stones. Mais est-ce si étonnant quand on sait qu’Elvis Presley était un grand fan de Bing Crosby … <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335261</guid><pubDate>Tue, 24 Dec 2024 07:57:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335261/309741_la_story_hey_crooner_episode_2.mp3" length="7236238" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On les écoute aujourd’hui toute l’année mais c’est à la Noël qu’ils sont les plus présents : les crooners sont de retour, en plus de Mariah Carey, évidemment, pour le plus grand plaisir de toutes les générations. La raison, on la connaît : le ton et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On les écoute aujourd’hui toute l’année mais c’est à la Noël qu’ils sont les plus présents : les crooners sont de retour, en plus de Mariah Carey, évidemment, pour le plus grand plaisir de toutes les générations. La raison, on la connaît : le ton et la tessiture de leur voix chaleureuse et rassurante. Une façon de chanter qui, à la fin des années 20 était une vraie révolution. Car jusque-là, les chanteurs dans les théâtres et les salles de bal, accompagnés par un orchestre, devaient, comme à l’opéra, donner de la voix pour que tout le monde les entende. Mais l’arrivée du microphone, de la radio et surtout son succès fulgurant, des millions de ménages s’en équipent, change la donne. Plus besoin d’envoyer pour se faire entendre. On peut chanter sans s’époumoner, et donc, être plus intime, plus proche. Et ça, c’est un des tours de magie de la radio. Imaginez ces jeunes devant le grand poste, se rapprocher du haut-parleur, pour écouter une voix grave chanter des mots d’amour, avec émotion. Oui, l’émotion toute en nuance, c’est ça la grande différence avec l’opéra et le jazz grand orchestre. Quand on chantait une histoire d’amour ou un truc triste, il fallait toujours envoyer pour être compris par le deuxième balcon et le dernier rang du parterre.<br /><br />Et là, apparaissent des gars qui, avec leur voix suave, entrent dans votre intimité et votre imaginaire. Quand ils disent je t’aime, on y croit. Vous ne vous étonnerez donc pas d’apprendre que les apparitions d’un Rudy Vallée, considéré comme le premier crooner, provoquaient des scènes de bousculades de jeunes fans. Oui, on peut dire que Rudy Vallée est la première pop star de l’histoire. Il est, bien vite, rejoint puis dépassé par Bing Crosby qui est, sans conteste, la plus grande star des années 30. Et bien entendu tout ce petit monde est sous contrat avec une grande chaîne de radio où il chante en direct et en exclusivité dans des émissions quotidiennes ou hebdomadaires à grands renforts de publicité dans la presse. De là, à presser les disques de leurs poulains, il n’y a qu’un pas. Ainsi Rudy Vallée, est sous contrat avec NBC et Bing Crosby, avec CBS. <br /><br />Mais si les crooners sont devenus un bizness incroyable, ils font l’objet de toutes les critiques. Certains disent, comme ce journaliste du New York Times, que le temps de ces chanteurs est compté : ça ne durera pas. De toute façon, continue-t-il, s’ils chantent comme ça, c’est parce qu’ils sont incapables de faire autrement. Mais ce n’est pas tout, un cardinal de Boston s’exprimant au nom de sa communauté qualifie le style crooner de dégénéré, souillant, indigne, sans principes, imbécile et immoral. Oui, exactement la même diatribe qu’on entendra bien plus tard à l’égard d’Elvis Presley, les Beatles ou les Stones. Mais est-ce si étonnant quand on sait qu’Elvis Presley était un grand fan de Bing Crosby … <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>453</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/752a1ada5ef146d743762fe45a2ca502.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hey Crooner ! (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hey-crooner-episode-1--63335176</link><description><![CDATA[Avec le retour de la période des fêtes, on ressort les crooners partout. De Bing Crosby à Nat King Cole, on entend toutes les voix suaves d’une Amérique d’une autre époque chanter Noël et nous souhaiter, déjà, une bonne année. Qui aurait cru ça dans les années 70 et 80 où ce genre de chanson était considéré comme totalement ringard. Ah ben oui, il suffit de se référer au tube de Guy Marchand qui, en 1977, en pleine époque disco et punk, rendait hommage aux chanteurs de charme, mais un hommage pas naïf : <br /><br />Hey Crooner<br /><br />Tu t'sens pas ridicule la main sur le cœur <br /><br />Tu fais marrer tous les rock'n rollers <br /><br />Quand tu roules tes épaules de mait'nageur <br /><br />Qu’est-ce qu’on a entendu cette chanson à la radio et à la télé, mes enfants. Mais autant ce succès allait être sans lendemain, autant il n’était pas aussi improbable que ça car, on l’a oublié, allez savoir pourquoi, il y avait eu un revival années 40 et 50 aux Etats-Unis au milieu de la décennie. Oui, à une époque où un chanteur âgé de 40 ans était bon pour la retraite, nombre d’entre eux étaient revenus, un temps, à la mode. Est-ce le succès d’Elvis qui n’en finissait pas à Vegas, allez savoir, en tout cas, les crooners avaient connu un bref effet de mode, comme le montre alors l’excellent et hilarant film de Woody Allen, Broadway Danny Rose. Enorme succès, d’ailleurs. Et donc oui, ça peut paraître fou aujourd’hui mais il y a 50 ans, cela faisait un paquet d’années que Sinatra n’avait plus fait de tubes, Hollywood avait remisé les comédies musicales au placard. On n’en a plus vu fonctionner une seule jusqu’à Grease, en 1978, et encore, c’est une exception et il fallait bien se garder d’utiliser le terme de Comédie Musicale. Cette année-là, David Bowie enregistrait un improbable duo avec Bing Crosby, le pionnier du genre, dans une émission de Noël qui serait sa dernière apparition publique. Bowie jouait alors le rôle de l’improbable fan, présent uniquement sur le plateau parce que Bing était le chanteur favori de sa mère. Oui, c’était sa madeleine à lui, le rocker avant-gardiste.<br /><br />Alors, un demi-siècle plus tard, on se demande ce qui s’est passé. Pourquoi les enfants et petits-enfants de ces jeunes des années 60, 70, 80 trouvent ce répertoire variétés - jazzy hyper cool voire classe et certainement pas ringard. Et je ne dis pas ça uniquement à cause des incursions de Lady Gaga dans le genre, non, je rappelle juste que depuis les années 50, on n’avait plus vu autant de nouvelles stars crooners comme Michael Bublé, Diana Krall ou Amy Winehouse. Et donc, en cet hiver 2024, Frank Sinatra revient avec veston, cravate, chapeau, et voix d’or dont il disait qu’elle se rapprochait plus du bel canto que du crooning mais n’empêche, elle touche toujours plus de monde, défi au temps qui passe et au grand livre des époques oubliées.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335176</guid><pubDate>Mon, 23 Dec 2024 09:49:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335176/309735_la_story_hey_crooner_episode_1.mp3" length="5558961" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Avec le retour de la période des fêtes, on ressort les crooners partout. De Bing Crosby à Nat King Cole, on entend toutes les voix suaves d’une Amérique d’une autre époque chanter Noël et nous souhaiter, déjà, une bonne année. Qui aurait cru ça dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Avec le retour de la période des fêtes, on ressort les crooners partout. De Bing Crosby à Nat King Cole, on entend toutes les voix suaves d’une Amérique d’une autre époque chanter Noël et nous souhaiter, déjà, une bonne année. Qui aurait cru ça dans les années 70 et 80 où ce genre de chanson était considéré comme totalement ringard. Ah ben oui, il suffit de se référer au tube de Guy Marchand qui, en 1977, en pleine époque disco et punk, rendait hommage aux chanteurs de charme, mais un hommage pas naïf : <br /><br />Hey Crooner<br /><br />Tu t'sens pas ridicule la main sur le cœur <br /><br />Tu fais marrer tous les rock'n rollers <br /><br />Quand tu roules tes épaules de mait'nageur <br /><br />Qu’est-ce qu’on a entendu cette chanson à la radio et à la télé, mes enfants. Mais autant ce succès allait être sans lendemain, autant il n’était pas aussi improbable que ça car, on l’a oublié, allez savoir pourquoi, il y avait eu un revival années 40 et 50 aux Etats-Unis au milieu de la décennie. Oui, à une époque où un chanteur âgé de 40 ans était bon pour la retraite, nombre d’entre eux étaient revenus, un temps, à la mode. Est-ce le succès d’Elvis qui n’en finissait pas à Vegas, allez savoir, en tout cas, les crooners avaient connu un bref effet de mode, comme le montre alors l’excellent et hilarant film de Woody Allen, Broadway Danny Rose. Enorme succès, d’ailleurs. Et donc oui, ça peut paraître fou aujourd’hui mais il y a 50 ans, cela faisait un paquet d’années que Sinatra n’avait plus fait de tubes, Hollywood avait remisé les comédies musicales au placard. On n’en a plus vu fonctionner une seule jusqu’à Grease, en 1978, et encore, c’est une exception et il fallait bien se garder d’utiliser le terme de Comédie Musicale. Cette année-là, David Bowie enregistrait un improbable duo avec Bing Crosby, le pionnier du genre, dans une émission de Noël qui serait sa dernière apparition publique. Bowie jouait alors le rôle de l’improbable fan, présent uniquement sur le plateau parce que Bing était le chanteur favori de sa mère. Oui, c’était sa madeleine à lui, le rocker avant-gardiste.<br /><br />Alors, un demi-siècle plus tard, on se demande ce qui s’est passé. Pourquoi les enfants et petits-enfants de ces jeunes des années 60, 70, 80 trouvent ce répertoire variétés - jazzy hyper cool voire classe et certainement pas ringard. Et je ne dis pas ça uniquement à cause des incursions de Lady Gaga dans le genre, non, je rappelle juste que depuis les années 50, on n’avait plus vu autant de nouvelles stars crooners comme Michael Bublé, Diana Krall ou Amy Winehouse. Et donc, en cet hiver 2024, Frank Sinatra revient avec veston, cravate, chapeau, et voix d’or dont il disait qu’elle se rapprochait plus du bel canto que du crooning mais n’empêche, elle touche toujours plus de monde, défi au temps qui passe et au grand livre des époques oubliées.]]></itunes:summary><itunes:duration>348</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/43d1551e41ab8f6c33620ed187538aeb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Band Aid 40 ans (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/band-aid-40-ans-episode-5--63335058</link><description><![CDATA[Ce n’est pas parce que c’est le milieu d’une décennie dont on parle beaucoup mais je peux vous dire qu’on a particulièrement aimé vivre les années 1984, 85. Pourquoi ? Parce qu’après le plaisir de la découverte de nouveaux artistiques au début des années 80, toutes ces chanteuses, chanteurs et groupes qui jouent des musiques nouvelles et dont entre parenthèses aucune ne ressemble aux autres, en 1984, au rythme de leurs sorties, beaucoup d’entre eux sont devenus des stars.<br /><br />Et donc les images de la BBC réalisées ce dimanche 25 novembre au matin sont réjouissantes. Même si nous sommes en plein Londres, à Notting Hill, il faut rappeler que dans les années 80, le dimanche, tout est fermé, y compris les pubs. Et donc l’attroupement énorme devant le Sarm Studios ne passe pas inaperçu dans le quartier. Des journalistes, photographes, cameramen, assistent et immortalisent, en effet, l’arrivée de la plus grande concentration de pop stars.<br /><br />Alors bien sûr, on n’est pas à Hollywood où comme on le verra avec We are the world, les stars arrivent en limousine fringuées, coiffées et maquillées façon show bizness. Non, ils ont beau vendre des millions de disques, ces Britanniques sont chez eux, alors Sting arrive à pied, avec son journal sous le bras, les trois chanteuses de Bananarama débarquent d’une Volkswagen, et le reste est à l’avenant. Bien sûr qu’ils sont au courant qu’ils vont être photographiés et filmés pour la presse mais it’s sunday morning et on est entre copains. Paul Weller, l’ex-leader de The Jam, aujourd’hui Style Council, est là depuis très tôt. Comme Phil Collins, et pourtant il ne jouera pas de sa batterie avant la soirée. Paul Young discute avec Gary Kemp et Tony Hadley de Spandau Ballet dans un couloir, les Status Quo boivent un café dans la salle de prise de son qui est particulièrement spacieuse. Il faut dire que c’est une ancienne nef d’église qui offre donc toute la place pour les grands ensembles de musiciens et aussi une réverbération naturelle unique. C’est ici qu’ont été enregistré des classiques comme Stairway to Heaven de Led Zeppelin ou We will rock you de Queen. Ah ben oui, la fameuse scène du film Bohemian Rhapsody, et ben c’est là.<br /><br />Le studio a alors changé de main, il appartient désormais à Trevor Horn, l’ex-chanteur des Buggles, devenu un des plus grand producteurs du monde, il vient d’y produire Frankie Goes to Hollywood, Yes, ABC ou encore Grace Jones. Raison pour laquelle, Geldof lui demande d’accueillir gratuitement toutes ces stars du Band Aid pour enregistrer Do they know it’s christmas ? Pas de problème mais Trevor n’a rien de libre avant six semaines. Enfin si, un seul jour, le dimanche 25 novembre. Banco ! Geldof accepte le challenge et fait venir tout le monde le jour dit, et vous savez quoi ? Ils ont remis ça plusieurs fois pour les vingt, trente et quarante ans de cette incroyable aventure. La nouvelle version de 2024 est un mashup de toutes les époques, toutes les générations. Même si les temps ont bien changé, l’esprit Band Aid est toujours là, qui aurait cru ça, il y a 40 ans exactement.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335058</guid><pubDate>Fri, 20 Dec 2024 09:30:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335058/309730_band_aid_40_ans_episode_5.mp3" length="5425016" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce n’est pas parce que c’est le milieu d’une décennie dont on parle beaucoup mais je peux vous dire qu’on a particulièrement aimé vivre les années 1984, 85. Pourquoi ? Parce qu’après le plaisir de la découverte de nouveaux artistiques au début des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce n’est pas parce que c’est le milieu d’une décennie dont on parle beaucoup mais je peux vous dire qu’on a particulièrement aimé vivre les années 1984, 85. Pourquoi ? Parce qu’après le plaisir de la découverte de nouveaux artistiques au début des années 80, toutes ces chanteuses, chanteurs et groupes qui jouent des musiques nouvelles et dont entre parenthèses aucune ne ressemble aux autres, en 1984, au rythme de leurs sorties, beaucoup d’entre eux sont devenus des stars.<br /><br />Et donc les images de la BBC réalisées ce dimanche 25 novembre au matin sont réjouissantes. Même si nous sommes en plein Londres, à Notting Hill, il faut rappeler que dans les années 80, le dimanche, tout est fermé, y compris les pubs. Et donc l’attroupement énorme devant le Sarm Studios ne passe pas inaperçu dans le quartier. Des journalistes, photographes, cameramen, assistent et immortalisent, en effet, l’arrivée de la plus grande concentration de pop stars.<br /><br />Alors bien sûr, on n’est pas à Hollywood où comme on le verra avec We are the world, les stars arrivent en limousine fringuées, coiffées et maquillées façon show bizness. Non, ils ont beau vendre des millions de disques, ces Britanniques sont chez eux, alors Sting arrive à pied, avec son journal sous le bras, les trois chanteuses de Bananarama débarquent d’une Volkswagen, et le reste est à l’avenant. Bien sûr qu’ils sont au courant qu’ils vont être photographiés et filmés pour la presse mais it’s sunday morning et on est entre copains. Paul Weller, l’ex-leader de The Jam, aujourd’hui Style Council, est là depuis très tôt. Comme Phil Collins, et pourtant il ne jouera pas de sa batterie avant la soirée. Paul Young discute avec Gary Kemp et Tony Hadley de Spandau Ballet dans un couloir, les Status Quo boivent un café dans la salle de prise de son qui est particulièrement spacieuse. Il faut dire que c’est une ancienne nef d’église qui offre donc toute la place pour les grands ensembles de musiciens et aussi une réverbération naturelle unique. C’est ici qu’ont été enregistré des classiques comme Stairway to Heaven de Led Zeppelin ou We will rock you de Queen. Ah ben oui, la fameuse scène du film Bohemian Rhapsody, et ben c’est là.<br /><br />Le studio a alors changé de main, il appartient désormais à Trevor Horn, l’ex-chanteur des Buggles, devenu un des plus grand producteurs du monde, il vient d’y produire Frankie Goes to Hollywood, Yes, ABC ou encore Grace Jones. Raison pour laquelle, Geldof lui demande d’accueillir gratuitement toutes ces stars du Band Aid pour enregistrer Do they know it’s christmas ? Pas de problème mais Trevor n’a rien de libre avant six semaines. Enfin si, un seul jour, le dimanche 25 novembre. Banco ! Geldof accepte le challenge et fait venir tout le monde le jour dit, et vous savez quoi ? Ils ont remis ça plusieurs fois pour les vingt, trente et quarante ans de cette incroyable aventure. La nouvelle version de 2024 est un mashup de toutes les époques, toutes les générations. Même si les temps ont bien changé, l’esprit Band Aid est toujours là, qui aurait cru ça, il y a 40 ans exactement.]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/69076a8fff5cf7a4db947df81aa8b6d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Band Aid 40 ans (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/band-aid-40-ans-episode-4--63335037</link><description><![CDATA[J’en ai suffisamment entendu parler, beaucoup d’entre vous ont regardé le documentaire Netflix, We are the world, et c’est vrai qu’ils ont fait fort. D’abord, le casting, toutes les plus grandes stars américaines de la chanson, un titre initié par Michael Jackson et Lionel Ritchie alors au sommet de leur gloire, la ville de Los Angeles pour décor au milieu des années 80 et bien sûr, un sens inné de la mise en scène. Même dans la précipitation, vous le savez, puisqu’il s’agit d’une réponse à l’incroyable succès du titre Do they know it’s Christmas ? <br /><br />On est loin des Britanniques qui ont fait ça spontanément, en quelques jours dont un seul pour l’enregistrement. Oui, ce matin dominical de la fin novembre 84, des policiers veillent à ce que tout se passe bien pour accueillir des membres de U2, Duran Duran, Spandau Ballet, Status Quo, Culture Club, Heaven 17, Bananarama, Boomtown Rats, Ultravox et Kool &amp; the Gang. Auxquels s’ajoutent des stars solos comme Paul Young, Paul Weller, George Michael, Sting et Phil Collins. C’est d’autant plus hallucinant que tout le monde est là, un dimanche matin, gratuitement, même les photographes de presse, car tout doit aller à la fondation pour ne pas perdre une livre. Avec une livre on donne à manger à quelqu’un en Ethiopie, on sauve une vie, alors tout le monde y va de son temps et même de sa poche. Beaucoup ont fait un chèque avant de venir, et pas un petit.<br /><br />A l’intérieur du studio, ça ressemble très vite à une ambiance fête de Wallonie avec dans la foule qui se presse pour se saluer, tasse de café en main, que des têtes couronnées de la pop music. Vous êtes au boulot un dimanche, demande un journaliste aux patrons des lieux gracieusement offerts, Trevor Horn des Buggles et sa femme : non, on est plus anxieux, vous savez des rockstars, ça ne se lave pas, ca picole et ça prend de la drogue, alors j’espère qu’ils vont laisser les lieux en bon état.<br /><br />Vient le moment d’enregistrer les voix, la longue succession d’intervenants mais personne ne souhaite être le premier : allez Bono, vas-y, non vas-y, toi ! <br /><br />Je vous l’ai dit, c’est la foire. Tout le monde se retrouve avec femmes, enfants, parfois chien. Ça rentre, ça sort, les toilettes, c’est où? Une interview pour la télé, radio, presse écrite, boum, et on revient, où est ma tasse, qui a pris ma tasse ? Et donc, comme personne ne se décide, c’est finalement Paul Young qui se dévoue pour ouvrir le bal. Puis vient le défilé d’interprètes, le chœur qui a répété dans les couloirs, plutôt bien d’ailleurs malgré la précipitation, le peu de temps disponible, seul ce dimanche était libre dans le fameux studio de Trevor Horn d’où sortent tous les grands tubes depuis deux ans. <br /><br />On n’entendra pas la voix de Bob Geldof et Midge Ure qui non seulement ont renoncé à leurs droits d’auteurs en composant cette belle chanson mais de plus, refusent de se mettre en avant. Phil Collins, qui est arrivé très tôt, va devoir attendre tard avant de placer sa batterie car si Spandau Ballet et Duran Duran sont rentrés pour l’occasion d’Allemagne ou de France où ils étaient en tournée, Culture Club est aux Etats-Unis. Et c’est l’horreur, Boy George a loupé son avion. Il prend donc le Concorde à ses frais et arrive in extremis à 18 heures avant que Collins ne puisse enfin jouer. Un Collins qui est au sommet de sa gloire, certainement, la plus grande star de ce Band Aid et pourtant la plus discrète sur la chanson. Vous me direz, fin 1984, on l’entendait assez comme ça.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335037</guid><pubDate>Thu, 19 Dec 2024 09:26:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335037/309729_band_aid_40_ans_episode_4.mp3" length="5883512" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>J’en ai suffisamment entendu parler, beaucoup d’entre vous ont regardé le documentaire Netflix, We are the world, et c’est vrai qu’ils ont fait fort. D’abord, le casting, toutes les plus grandes stars américaines de la chanson, un titre initié par...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[J’en ai suffisamment entendu parler, beaucoup d’entre vous ont regardé le documentaire Netflix, We are the world, et c’est vrai qu’ils ont fait fort. D’abord, le casting, toutes les plus grandes stars américaines de la chanson, un titre initié par Michael Jackson et Lionel Ritchie alors au sommet de leur gloire, la ville de Los Angeles pour décor au milieu des années 80 et bien sûr, un sens inné de la mise en scène. Même dans la précipitation, vous le savez, puisqu’il s’agit d’une réponse à l’incroyable succès du titre Do they know it’s Christmas ? <br /><br />On est loin des Britanniques qui ont fait ça spontanément, en quelques jours dont un seul pour l’enregistrement. Oui, ce matin dominical de la fin novembre 84, des policiers veillent à ce que tout se passe bien pour accueillir des membres de U2, Duran Duran, Spandau Ballet, Status Quo, Culture Club, Heaven 17, Bananarama, Boomtown Rats, Ultravox et Kool &amp; the Gang. Auxquels s’ajoutent des stars solos comme Paul Young, Paul Weller, George Michael, Sting et Phil Collins. C’est d’autant plus hallucinant que tout le monde est là, un dimanche matin, gratuitement, même les photographes de presse, car tout doit aller à la fondation pour ne pas perdre une livre. Avec une livre on donne à manger à quelqu’un en Ethiopie, on sauve une vie, alors tout le monde y va de son temps et même de sa poche. Beaucoup ont fait un chèque avant de venir, et pas un petit.<br /><br />A l’intérieur du studio, ça ressemble très vite à une ambiance fête de Wallonie avec dans la foule qui se presse pour se saluer, tasse de café en main, que des têtes couronnées de la pop music. Vous êtes au boulot un dimanche, demande un journaliste aux patrons des lieux gracieusement offerts, Trevor Horn des Buggles et sa femme : non, on est plus anxieux, vous savez des rockstars, ça ne se lave pas, ca picole et ça prend de la drogue, alors j’espère qu’ils vont laisser les lieux en bon état.<br /><br />Vient le moment d’enregistrer les voix, la longue succession d’intervenants mais personne ne souhaite être le premier : allez Bono, vas-y, non vas-y, toi ! <br /><br />Je vous l’ai dit, c’est la foire. Tout le monde se retrouve avec femmes, enfants, parfois chien. Ça rentre, ça sort, les toilettes, c’est où? Une interview pour la télé, radio, presse écrite, boum, et on revient, où est ma tasse, qui a pris ma tasse ? Et donc, comme personne ne se décide, c’est finalement Paul Young qui se dévoue pour ouvrir le bal. Puis vient le défilé d’interprètes, le chœur qui a répété dans les couloirs, plutôt bien d’ailleurs malgré la précipitation, le peu de temps disponible, seul ce dimanche était libre dans le fameux studio de Trevor Horn d’où sortent tous les grands tubes depuis deux ans. <br /><br />On n’entendra pas la voix de Bob Geldof et Midge Ure qui non seulement ont renoncé à leurs droits d’auteurs en composant cette belle chanson mais de plus, refusent de se mettre en avant. Phil Collins, qui est arrivé très tôt, va devoir attendre tard avant de placer sa batterie car si Spandau Ballet et Duran Duran sont rentrés pour l’occasion d’Allemagne ou de France où ils étaient en tournée, Culture Club est aux Etats-Unis. Et c’est l’horreur, Boy George a loupé son avion. Il prend donc le Concorde à ses frais et arrive in extremis à 18 heures avant que Collins ne puisse enfin jouer. Un Collins qui est au sommet de sa gloire, certainement, la plus grande star de ce Band Aid et pourtant la plus discrète sur la chanson. Vous me direz, fin 1984, on l’entendait assez comme ça.]]></itunes:summary><itunes:duration>245</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/69076a8fff5cf7a4db947df81aa8b6d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Band Aid 40 ans (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/band-aid-40-ans-episode-3--63335011</link><description><![CDATA[Décembre 1984, peu après la St Nicolas, nous découvrons à la télé de courts reportages dans lesquels on voit toutes nos nouvelles stars de la New Wave, mais pas que, bref des membres de U2, Spandau Ballet, Duran Duran, Culture Club ou The Police, chanter et jouer ensemble, avec Phil Collins. La chanson s’appelle Do They Know it’s Christmas et est éditée pour rassembler un maximum d’argent pour lutter contre la famine en Afrique. <br /><br />Ce n’est évidemment pas le premier disque du genre charity bizness. Même s’il n’y en a pas encore eu beaucoup, on se souvient du coffret Bengla Desh de George Harrison et ses amis en 1971, ou encore du concert annuel Secret Policeman’s Ball au profit d’Amnesty International. Mais celui-ci va dépasser tout ce qu’on a connu jusqu’à présent car dès sa sortie, il monte à la première place, se vend dans le mois à 3 millions d’exemplaires rien qu’en Grande-Bretagne et atteint la première place dans treize autres pays dont la Belgique. Près de douze millions de singles vendus, c’est deux fois Billie Jean au même moment, c’est énorme. Il faut dire que les images du reportage de la BBC montrant des humanitaires en Ethiopie contraints de choisir quels enfants vont vivre car ils n’ont pas reçu assez de nourriture pour les sauver tous, a secoué tous les téléspectateurs dont Bob Geldof, le chanteur du groupe les Boomtown Rats et sa femme, l’animatrice télé Paula Yates.<br /><br />Et justement, quelques jours plus tard, fin octobre 1984, à Newcastle, elle reçoit sur leplateau de son émission musicale, Midge Ure, le leader du groupe Ultravox. Quand Geldof, resté à Londres, appelant sa femme, apprend que son pote Midge est de l’émission, il lui dit : passe-le moi. <br /><br />T’as vu les images à la BBC ?<br /><br />Oui, je n’ai jamais rien vu d’aussi terrible. J’en avais les larmes aux yeux.<br /><br />Tu as vu les vagues de donation du public après le reportage ? T’es au courant ? Si on faisait quelque chose aussi ?<br /><br />Tu veux dire des donations, appeler nos potes à faire pareil ?<br /><br />Et si au lieu de demander aux gens de donner, on leur demandait d’acheter un truc, un disque sur lequel tout le monde abandonne ses droits pour maximiser le bénéfice ? <br /><br />Geldof et Midge Ure conviennent de se voir le lundi 5 novembre pour en parler et le croirez-vous, le 7 décembre, le disque Do They Know it’s Christmas est en vente partout. Avec le casting le plus hallucinant des années 80 quand on sait la place que tous ces jeunes artistes occupent encore aujourd’hui dans notre vie 40 ans après, qu’on ait connu l’époque ou pas.<br /><br />Les auteurs compositeurs Midge Ure et Bob Geldof ont, bien sûr, abandonné leurs droits au profit de l’aide humanitaire. Ils comptaient récolter quelques dizaines de milliers de livres, ils vont en envoyer 8 millions en Ethiopie. Bob Geldof enchaînera avec le festival télévisé Live Aid au mois de juillet 85. Et si vous ne voyez toujours pas qui est Bob Geldof, c’est lui qui chante cette chanson qui lui avait été inspirée, elle aussi, par un moment d’horreur télévisée.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63335011</guid><pubDate>Wed, 18 Dec 2024 10:23:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63335011/309728_band_aid_40_ans_episode_3.mp3" length="5179730" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Décembre 1984, peu après la St Nicolas, nous découvrons à la télé de courts reportages dans lesquels on voit toutes nos nouvelles stars de la New Wave, mais pas que, bref des membres de U2, Spandau Ballet, Duran Duran, Culture Club ou The Police,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Décembre 1984, peu après la St Nicolas, nous découvrons à la télé de courts reportages dans lesquels on voit toutes nos nouvelles stars de la New Wave, mais pas que, bref des membres de U2, Spandau Ballet, Duran Duran, Culture Club ou The Police, chanter et jouer ensemble, avec Phil Collins. La chanson s’appelle Do They Know it’s Christmas et est éditée pour rassembler un maximum d’argent pour lutter contre la famine en Afrique. <br /><br />Ce n’est évidemment pas le premier disque du genre charity bizness. Même s’il n’y en a pas encore eu beaucoup, on se souvient du coffret Bengla Desh de George Harrison et ses amis en 1971, ou encore du concert annuel Secret Policeman’s Ball au profit d’Amnesty International. Mais celui-ci va dépasser tout ce qu’on a connu jusqu’à présent car dès sa sortie, il monte à la première place, se vend dans le mois à 3 millions d’exemplaires rien qu’en Grande-Bretagne et atteint la première place dans treize autres pays dont la Belgique. Près de douze millions de singles vendus, c’est deux fois Billie Jean au même moment, c’est énorme. Il faut dire que les images du reportage de la BBC montrant des humanitaires en Ethiopie contraints de choisir quels enfants vont vivre car ils n’ont pas reçu assez de nourriture pour les sauver tous, a secoué tous les téléspectateurs dont Bob Geldof, le chanteur du groupe les Boomtown Rats et sa femme, l’animatrice télé Paula Yates.<br /><br />Et justement, quelques jours plus tard, fin octobre 1984, à Newcastle, elle reçoit sur leplateau de son émission musicale, Midge Ure, le leader du groupe Ultravox. Quand Geldof, resté à Londres, appelant sa femme, apprend que son pote Midge est de l’émission, il lui dit : passe-le moi. <br /><br />T’as vu les images à la BBC ?<br /><br />Oui, je n’ai jamais rien vu d’aussi terrible. J’en avais les larmes aux yeux.<br /><br />Tu as vu les vagues de donation du public après le reportage ? T’es au courant ? Si on faisait quelque chose aussi ?<br /><br />Tu veux dire des donations, appeler nos potes à faire pareil ?<br /><br />Et si au lieu de demander aux gens de donner, on leur demandait d’acheter un truc, un disque sur lequel tout le monde abandonne ses droits pour maximiser le bénéfice ? <br /><br />Geldof et Midge Ure conviennent de se voir le lundi 5 novembre pour en parler et le croirez-vous, le 7 décembre, le disque Do They Know it’s Christmas est en vente partout. Avec le casting le plus hallucinant des années 80 quand on sait la place que tous ces jeunes artistes occupent encore aujourd’hui dans notre vie 40 ans après, qu’on ait connu l’époque ou pas.<br /><br />Les auteurs compositeurs Midge Ure et Bob Geldof ont, bien sûr, abandonné leurs droits au profit de l’aide humanitaire. Ils comptaient récolter quelques dizaines de milliers de livres, ils vont en envoyer 8 millions en Ethiopie. Bob Geldof enchaînera avec le festival télévisé Live Aid au mois de juillet 85. Et si vous ne voyez toujours pas qui est Bob Geldof, c’est lui qui chante cette chanson qui lui avait été inspirée, elle aussi, par un moment d’horreur télévisée.]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/69076a8fff5cf7a4db947df81aa8b6d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Band Aid 40 ans (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/band-aid-40-ans-episode-2--63334994</link><description><![CDATA[Au cœur de l’automne 1984, les images télévisées de la terrible famine qui ravage la population de l’Ethiopie depuis des mois ont choqué le monde occidental. Et parmi ceux qui ne veulent pas rester au stade du téléspectateur impuissant, un rocker, le chanteur d’un groupe irlandais : les Boomtown Rats. Bob Geldof est un artiste New Wave de la première heure, ça fait déjà pas mal d’années qu’il est actif : il a vu passer les Sex Pistols, les Clash, arriver les Simple Minds, U2, The Cure. Et bien sûr, il a des amis proches dont Midge Ure, la nouvelle voix d’Ultravox. Arrivé dans le groupe en 1979 après trois albums qui n’ont pas trouvé leur public, Midge Ure a déjà roulé sa bosse de musicien guitariste durant toute la décennie écoulée. Ecossais d’origine, il commence sa carrière en rejoignant un groupe de Glasgow, en 1974, dont il devient à vingt ans le guitariste chanteur et qui connaît un énorme succès l’année suivante, N°1 en Grande-Bretagne, N°3 en Belgique, le groupe s’appelle Slik et oui, c’est la première fois que nous entendons la voix de Midge Ure. Mais on ne va pas avoir le temps d’imprimer sa voix car un grave accident de voiture contraint le groupe à se mettre à l’arrêt. <br /><br />L’album qui sort s’écrase dans les charts et en 1977, au revoir le post glam à la Roxy Music et T Rex, Midge Ure, comme tous les gars de la vague glam rock se lance dans le punk. On le retrouve au sein des Rich Kids et un joli succès, en 1978, au Royaume-Uni. Mais bon, malgré ce petit hit encourageant, Midge explique aux autres membres qu’il va falloir changer leur musique : le punk, c’est mort. Que faire ? Ben comme David Bowie depuis deux ans : du synthé, de l’avant-garde. Ah pas question, disent les autres, sauf le batteur : Midge et lui, quittent donc les Rich Kids, et rejoignent un gars dont on parle de plus en plus à Londres.<br /><br />Il se nomme Steve Strange et organise le samedi des Bowie Nights où on vient danser (ou pas) déguisé. Un vrai carnaval sur de la musique électronique. Midge Ure est fasciné par ce monde qu’on commence à appeler Nouveaux Romantiques. Avec son batteur, et le fameux Steve Strange, ils forment Visage, un groupe new wave, fortement teinté de synthé et complètement branché look. Dans le groupe, un certain Billie Curie d’Ultravox qui justement, vient après trois albums de perdre son claviériste. Ça me branche ta façon de voir la musique, tu ne viendrais pas jouer avec nous ?<br /><br />Alors avec un pareil bagage, on ne s’étonne pas que le premier gars que Bob Geldof appelle soit Midge Ure. Qu’est-ce qu’on ferait bien pour sauver les gens en Ethiopie ? Ce qu’on sait faire de mieux : un disque. C’est donc Midge Ure, le compositeur de Vienna joué dans le monde entier qui compose la musique de ce qui va devenir quelques semaines plus tard le single le plus vendu de tous les temps en Grande-Bretagne. Rien d’étonnant quand on sait qu’au même moment où Vienna d’Ultravox faisait un hit, son Fade to Grey était aussi en tête des ventes. 40 ans plus tard, qui n’a jamais entendu cette chanson magique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63334994</guid><pubDate>Tue, 17 Dec 2024 10:20:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63334994/309726_band_aid_40_ans_episode_2.mp3" length="5649656" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cœur de l’automne 1984, les images télévisées de la terrible famine qui ravage la population de l’Ethiopie depuis des mois ont choqué le monde occidental. Et parmi ceux qui ne veulent pas rester au stade du téléspectateur impuissant, un rocker, le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cœur de l’automne 1984, les images télévisées de la terrible famine qui ravage la population de l’Ethiopie depuis des mois ont choqué le monde occidental. Et parmi ceux qui ne veulent pas rester au stade du téléspectateur impuissant, un rocker, le chanteur d’un groupe irlandais : les Boomtown Rats. Bob Geldof est un artiste New Wave de la première heure, ça fait déjà pas mal d’années qu’il est actif : il a vu passer les Sex Pistols, les Clash, arriver les Simple Minds, U2, The Cure. Et bien sûr, il a des amis proches dont Midge Ure, la nouvelle voix d’Ultravox. Arrivé dans le groupe en 1979 après trois albums qui n’ont pas trouvé leur public, Midge Ure a déjà roulé sa bosse de musicien guitariste durant toute la décennie écoulée. Ecossais d’origine, il commence sa carrière en rejoignant un groupe de Glasgow, en 1974, dont il devient à vingt ans le guitariste chanteur et qui connaît un énorme succès l’année suivante, N°1 en Grande-Bretagne, N°3 en Belgique, le groupe s’appelle Slik et oui, c’est la première fois que nous entendons la voix de Midge Ure. Mais on ne va pas avoir le temps d’imprimer sa voix car un grave accident de voiture contraint le groupe à se mettre à l’arrêt. <br /><br />L’album qui sort s’écrase dans les charts et en 1977, au revoir le post glam à la Roxy Music et T Rex, Midge Ure, comme tous les gars de la vague glam rock se lance dans le punk. On le retrouve au sein des Rich Kids et un joli succès, en 1978, au Royaume-Uni. Mais bon, malgré ce petit hit encourageant, Midge explique aux autres membres qu’il va falloir changer leur musique : le punk, c’est mort. Que faire ? Ben comme David Bowie depuis deux ans : du synthé, de l’avant-garde. Ah pas question, disent les autres, sauf le batteur : Midge et lui, quittent donc les Rich Kids, et rejoignent un gars dont on parle de plus en plus à Londres.<br /><br />Il se nomme Steve Strange et organise le samedi des Bowie Nights où on vient danser (ou pas) déguisé. Un vrai carnaval sur de la musique électronique. Midge Ure est fasciné par ce monde qu’on commence à appeler Nouveaux Romantiques. Avec son batteur, et le fameux Steve Strange, ils forment Visage, un groupe new wave, fortement teinté de synthé et complètement branché look. Dans le groupe, un certain Billie Curie d’Ultravox qui justement, vient après trois albums de perdre son claviériste. Ça me branche ta façon de voir la musique, tu ne viendrais pas jouer avec nous ?<br /><br />Alors avec un pareil bagage, on ne s’étonne pas que le premier gars que Bob Geldof appelle soit Midge Ure. Qu’est-ce qu’on ferait bien pour sauver les gens en Ethiopie ? Ce qu’on sait faire de mieux : un disque. C’est donc Midge Ure, le compositeur de Vienna joué dans le monde entier qui compose la musique de ce qui va devenir quelques semaines plus tard le single le plus vendu de tous les temps en Grande-Bretagne. Rien d’étonnant quand on sait qu’au même moment où Vienna d’Ultravox faisait un hit, son Fade to Grey était aussi en tête des ventes. 40 ans plus tard, qui n’a jamais entendu cette chanson magique.]]></itunes:summary><itunes:duration>236</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/69076a8fff5cf7a4db947df81aa8b6d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Band Aid 40 ans (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/band-aid-40-ans-episode-1--63334938</link><description><![CDATA[Il était une fois les années 80. Un début de décennie qui vaut une fois de plus aux Britanniques de dominer le monde de la musique avec un nouveau courant musical. Du jour au lendemain en effet, des dizaines de groupes et d’artistes sortent de leur chambre, grenier, cave, portés par des voix et des sons particuliers. Pas un ne ressemble à l’autre, et pourtant on appelle ça, la New Wave. Quatre ans plus tard, on a arrêté de les compter de Duran Duran à Simple Minds, en passant par U2, Depeche Mode, Stranglers et autres Yazoo. Et je ne vous parle pas de ceux restés dans l’ombre des charts mais qui ont un public fidèle comme Echo and the Bunnymen, Siouxsie and the Banshees ou encore les Boomtown Rats.<br /><br />Les Boomtown Rats en sont déjà à leur sixième album, ce sont des punks glam irlandais de la première heure ; à leur tête, un certain Bob Geldof qui s’est fait un nom en 1982 en interprétant le premier rôle dans le film d’Alan Parker, The Wall, d’après le disque de Pink Floyd. Emu par un terrible reportage sur la famine en Ethiopie, Bob appelle un autre ténor de la New Wave, Midge Ure, leader du groupe Ultravox, pour lui demander s’ils ne pourraient pas faire quelque chose pour l’Ethiopie, mais quoi ? Un disque ? C’est ce qu’on sait faire de mieux, non ? <br /><br />Quelques coups de fil suffisent à rallier Sting de Police, Simon le Bon de Duran Duran, Gary et Martin Kemp des Spandau Ballet et Bono de U2. Un dernier appel à Trevor Horn, l’ex-Buggles qui prête son fameux studio d’où sortent ses dernières productions de FGTH à ABC. Et donc le 25 novembre 1984, une trentaine de stars dont des anciens entre guillemets, Phil Collins et les guitaristes de Status Quo, se retrouvent en studio. Peut-on imaginer aujourd’hui pareille réunion quand on sait le succès démesuré et la longévité qu’ils ont connus ? Ils n’ont qu’une journée, Phil Collins devra patiemment attendre jusqu’au soir que tout le monde ait chanté, du moins que le dernier n’arrive in extremis, à 18 heures. En effet, Bob Geldof a tout fait pour obtenir la participation d’un Boy George de Culture Club, ramené le jour même de New York. <br /><br />Bob Geldof et Midge Ure qui ont écrit la chanson sur laquelle ils ont cédé leurs droits d’auteurs, ont décidé de ne pas chanter pour ne pas se mettre en avant. Ils espèrent récupérer 70.000 livres sterling pour lutter contre la famine ; ils vont en récolter 8 millions car la chanson sera le plus grand hit de l’année en Grande-Bretagne avant de donner naissance au légendaire Live Aid. C’était il y a quarante ans exactement, un Noël 1984 sous la bannière de la charité envers ceux qui n’ont rien.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63334938</guid><pubDate>Mon, 16 Dec 2024 09:35:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63334938/309723_band_aid_40_ans_episode_1.mp3" length="4851313" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il était une fois les années 80. Un début de décennie qui vaut une fois de plus aux Britanniques de dominer le monde de la musique avec un nouveau courant musical. Du jour au lendemain en effet, des dizaines de groupes et d’artistes sortent de leur...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il était une fois les années 80. Un début de décennie qui vaut une fois de plus aux Britanniques de dominer le monde de la musique avec un nouveau courant musical. Du jour au lendemain en effet, des dizaines de groupes et d’artistes sortent de leur chambre, grenier, cave, portés par des voix et des sons particuliers. Pas un ne ressemble à l’autre, et pourtant on appelle ça, la New Wave. Quatre ans plus tard, on a arrêté de les compter de Duran Duran à Simple Minds, en passant par U2, Depeche Mode, Stranglers et autres Yazoo. Et je ne vous parle pas de ceux restés dans l’ombre des charts mais qui ont un public fidèle comme Echo and the Bunnymen, Siouxsie and the Banshees ou encore les Boomtown Rats.<br /><br />Les Boomtown Rats en sont déjà à leur sixième album, ce sont des punks glam irlandais de la première heure ; à leur tête, un certain Bob Geldof qui s’est fait un nom en 1982 en interprétant le premier rôle dans le film d’Alan Parker, The Wall, d’après le disque de Pink Floyd. Emu par un terrible reportage sur la famine en Ethiopie, Bob appelle un autre ténor de la New Wave, Midge Ure, leader du groupe Ultravox, pour lui demander s’ils ne pourraient pas faire quelque chose pour l’Ethiopie, mais quoi ? Un disque ? C’est ce qu’on sait faire de mieux, non ? <br /><br />Quelques coups de fil suffisent à rallier Sting de Police, Simon le Bon de Duran Duran, Gary et Martin Kemp des Spandau Ballet et Bono de U2. Un dernier appel à Trevor Horn, l’ex-Buggles qui prête son fameux studio d’où sortent ses dernières productions de FGTH à ABC. Et donc le 25 novembre 1984, une trentaine de stars dont des anciens entre guillemets, Phil Collins et les guitaristes de Status Quo, se retrouvent en studio. Peut-on imaginer aujourd’hui pareille réunion quand on sait le succès démesuré et la longévité qu’ils ont connus ? Ils n’ont qu’une journée, Phil Collins devra patiemment attendre jusqu’au soir que tout le monde ait chanté, du moins que le dernier n’arrive in extremis, à 18 heures. En effet, Bob Geldof a tout fait pour obtenir la participation d’un Boy George de Culture Club, ramené le jour même de New York. <br /><br />Bob Geldof et Midge Ure qui ont écrit la chanson sur laquelle ils ont cédé leurs droits d’auteurs, ont décidé de ne pas chanter pour ne pas se mettre en avant. Ils espèrent récupérer 70.000 livres sterling pour lutter contre la famine ; ils vont en récolter 8 millions car la chanson sera le plus grand hit de l’année en Grande-Bretagne avant de donner naissance au légendaire Live Aid. C’était il y a quarante ans exactement, un Noël 1984 sous la bannière de la charité envers ceux qui n’ont rien.]]></itunes:summary><itunes:duration>202</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/69076a8fff5cf7a4db947df81aa8b6d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Cure, les origines (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-cure-les-origines-episode-5--63123445</link><description><![CDATA[Regarde, c’est le mec des Cure. <br /><br />Robert essaye de ne pas faire attention, justement pour ne pas attirer l’attention. Mais avouez qu’avec son look cheveux en pétard et du noir autour des yeux, sans parler de son accoutrement, difficile de passer inaperçu dans ce grand magasin en pleine période de Noël. Pourquoi il est là ? C’est pas qu’il aime ça, non il déteste, mais il a promis à sa compagne de venir avec elle pour acheter les cadeaux. Et la liste est longue. Et puis le truc qui est devenu le plus pénible c’est qu’il ne peut plus sortir de chez lui sans qu’on le dévisage ou qu’on vienne lui parler. Il y en a même qui dorment en bas de chez lui et qui, quand il sort, lui tendent l’album qu’ils ont serré contre eux toute la nuit pour qu’il le signe.<br /><br />C’est vrai que l’année 1985 a tout changé. Le sixième album de Cure The head on the door a fait de lui une star. Les ventes en Europe ont explosé et ça commence même à marcher aux Etats-Unis. Il se retrouve en couverture de magazines partout. Il faut dire que depuis que grâce à Mary, il va beaucoup mieux, sa musique est devenue accessible, même aux grands-mères.<br /><br />C’est Robert Smith, j’te jure. <br /><br />Mais non, sotte, c’est un sosie.<br /><br />Alors ça, c’est l’autre truc qui tue Robert. Il a déjà du mal avec la célébrité mais le fait de croiser sans cesse des jeunes qui se coiffent comme lui et se noircissent les paupières, il ne comprend vraiment pas. Et puis, il n’y a pas que lui qui est ennuyé. L’autre matin quelle n’a pas été la surprise de son père de découvrir des tentes dans son jardin. Des tentes occupées par des jeunes coiffés et habillés comme son fils. Alex a tout de suite compris.<br /><br />Dites, les gars, vous savez que Robert ne vit ici.<br /><br />Ah bon ? Et où alors ?<br /><br />Ben à Londres avec sa petite-amie.<br /><br />Et il ne vient jamais vous voir ?<br /><br />Ah si, tout le temps, coupe sa femme qui vient de les rejoindre.<br /><br />Alex a eu pitié d’eux alors il les a fait entrer pour boire un thé. Il ne fait pas chaud. <br /><br />Les jeunes n’en reviennent pas d’être dans la maison de leur idole et de parler à ses parents. Evidemment Rita ne résiste pas à leur faire visiter son musée, ils ne seront pas venus pour rien. On a laissé sa chambre telle quelle. J’y mets tous les articles, les couvertures qui paraissent, et les disques, bien sûr. Les fans sont à Lourdes. En adoration. Ceux qui ont un appareil prennent des photos, après avoir demandé la permission, évidemment.<br /><br />Vous en avez de la chance d’être ses parents.<br /><br />C’est vrai qu’ils sont fiers de la réussite de leur fiston. Ce qui ne les empêche pas de conclure : oui, on a quatre formidables enfants. <br /><br />Et Robert dans tout ça ? Ben il a passé un bon Noël car sa femme était heureuse. Et puis il est reparti en tournée.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63123445</guid><pubDate>Fri, 06 Dec 2024 09:53:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63123445/307815_the_cure_les_origines_episode_5.mp3" length="4244641" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Regarde, c’est le mec des Cure. 

Robert essaye de ne pas faire attention, justement pour ne pas attirer l’attention. Mais avouez qu’avec son look cheveux en pétard et du noir autour des yeux, sans parler de son accoutrement, difficile de passer...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Regarde, c’est le mec des Cure. <br /><br />Robert essaye de ne pas faire attention, justement pour ne pas attirer l’attention. Mais avouez qu’avec son look cheveux en pétard et du noir autour des yeux, sans parler de son accoutrement, difficile de passer inaperçu dans ce grand magasin en pleine période de Noël. Pourquoi il est là ? C’est pas qu’il aime ça, non il déteste, mais il a promis à sa compagne de venir avec elle pour acheter les cadeaux. Et la liste est longue. Et puis le truc qui est devenu le plus pénible c’est qu’il ne peut plus sortir de chez lui sans qu’on le dévisage ou qu’on vienne lui parler. Il y en a même qui dorment en bas de chez lui et qui, quand il sort, lui tendent l’album qu’ils ont serré contre eux toute la nuit pour qu’il le signe.<br /><br />C’est vrai que l’année 1985 a tout changé. Le sixième album de Cure The head on the door a fait de lui une star. Les ventes en Europe ont explosé et ça commence même à marcher aux Etats-Unis. Il se retrouve en couverture de magazines partout. Il faut dire que depuis que grâce à Mary, il va beaucoup mieux, sa musique est devenue accessible, même aux grands-mères.<br /><br />C’est Robert Smith, j’te jure. <br /><br />Mais non, sotte, c’est un sosie.<br /><br />Alors ça, c’est l’autre truc qui tue Robert. Il a déjà du mal avec la célébrité mais le fait de croiser sans cesse des jeunes qui se coiffent comme lui et se noircissent les paupières, il ne comprend vraiment pas. Et puis, il n’y a pas que lui qui est ennuyé. L’autre matin quelle n’a pas été la surprise de son père de découvrir des tentes dans son jardin. Des tentes occupées par des jeunes coiffés et habillés comme son fils. Alex a tout de suite compris.<br /><br />Dites, les gars, vous savez que Robert ne vit ici.<br /><br />Ah bon ? Et où alors ?<br /><br />Ben à Londres avec sa petite-amie.<br /><br />Et il ne vient jamais vous voir ?<br /><br />Ah si, tout le temps, coupe sa femme qui vient de les rejoindre.<br /><br />Alex a eu pitié d’eux alors il les a fait entrer pour boire un thé. Il ne fait pas chaud. <br /><br />Les jeunes n’en reviennent pas d’être dans la maison de leur idole et de parler à ses parents. Evidemment Rita ne résiste pas à leur faire visiter son musée, ils ne seront pas venus pour rien. On a laissé sa chambre telle quelle. J’y mets tous les articles, les couvertures qui paraissent, et les disques, bien sûr. Les fans sont à Lourdes. En adoration. Ceux qui ont un appareil prennent des photos, après avoir demandé la permission, évidemment.<br /><br />Vous en avez de la chance d’être ses parents.<br /><br />C’est vrai qu’ils sont fiers de la réussite de leur fiston. Ce qui ne les empêche pas de conclure : oui, on a quatre formidables enfants. <br /><br />Et Robert dans tout ça ? Ben il a passé un bon Noël car sa femme était heureuse. Et puis il est reparti en tournée.]]></itunes:summary><itunes:duration>177</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/048253e9b0463064aaf6399cec96be8d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Cure, les origines (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-cure-les-origines-episode-4--63123435</link><description><![CDATA[Les copains, il vient de se passer un truc incroyable. Robert Smith et ses deux copains d’école, Lol et Michael, déambulent sur un trottoir de Londres sans pouvoir prononcer la moindre parole. Cela n’a jamais été la spécialité de Robert mais là, après le rendez-vous qu’ils viennent d’avoir avec ce gars d’une maison de disques dans un pub, il y a de quoi raconter : il leur a proposé d’enregistrer un album et de faire une tournée. Carrément. A 19 ans, c’est tout ce dont ils rêvaient : faire du rock et quitter leur ville paumée de Crawley. Pour Robert, c’est la fin de l’angoisse depuis qu’il a posté leur cassette à l’adresse de plusieurs labels. S’en était suivi de longues semaines de silence radio et de questions à sa mère : « Alors ? » « Non, rien ». Jusqu’au jour où : « Robert, on te demande au téléphone ». Et puis ce gars, Chris, qui travaille chez Polydor et qui lui dit avoir aimé leurs trois titres, surtout la petite chanson pop Boys don’t cry. <br /><br />Remontés dans le train, Robert se décide enfin à parler Il va falloir que vous laissiez tomber votre boulot, si vous voulez que The Cure vive. Ca va bouger. Bon, c’est une évidence : leur job est si petit que cela ne leur posera pas de problème. Mais qui voilà. Mais c’est le monstre ! Les trois musiciens se retournent pour découvrir l’ancien tortionnaire de leur école primaire, Dennis, qui après la fameuse bagarre avait été viré de l’école et avait disparu des radars. Le voilà douze ans plus tard devenu un skinhead et, bien évidemment, il est à la tête d’une bande.<br /><br />On a toujours un œuf à peler nous deux. Et ben dis-donc, t’as toujours l’air d’avoir aussi peur de moi, on dirait, raille-t-il.<br /><br />Fous-nous la paix, casse-toi, répond Robert.<br /><br />Ouais, va te faire foutre avec tes nazillons de copains, renchérit Lol.<br /><br />Dennis crache sur Robert en guise de réponse et de provocation. La bagarre s’engage alors que les portes du train s’ouvrent en gare de Crawley. Les trois gars de Cure sortent en trombe et détalent du plus vite qu’ils peuvent, poursuivis par la bande armée de je ne sais quoi, allez savoir avec les skinheads. Au bout de quelques minutes d’une course de fond improvisée, ils reprennent leur souffle les bronches en feu. Robert et ses potes ont semé leurs assaillants. Douze ans sans croiser ce sinistre individu et ils tombent dessus le jour où ils réalisent leur rêve. Décidément, il faut quitter cette ville pourrie. Leur vie est ailleurs.<br /><br />Demain, j’appelle Chris et je lui demande de nous verser un salaire. S’il est OK, on marche avec lui.<br /><br />Alors, malgré le fait que ce fameux Chris ait omis de leur dire qu’il quitte Polydor pour les produire seul avec ses économies, malgré un premier album plié en quelques jours sans budget avec une pochette et un son qui vont horrifier Robert et le mettre en colère, oui, ils ont trouvé la bonne personne, celle qui va les propulser d’emblée au sommet de ce nouveau mouvement musical qu’est la New Wave.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63123435</guid><pubDate>Thu, 05 Dec 2024 09:51:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63123435/307813_the_cure_les_origines_episode_4.mp3" length="4784353" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les copains, il vient de se passer un truc incroyable. Robert Smith et ses deux copains d’école, Lol et Michael, déambulent sur un trottoir de Londres sans pouvoir prononcer la moindre parole. Cela n’a jamais été la spécialité de Robert mais là, après...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les copains, il vient de se passer un truc incroyable. Robert Smith et ses deux copains d’école, Lol et Michael, déambulent sur un trottoir de Londres sans pouvoir prononcer la moindre parole. Cela n’a jamais été la spécialité de Robert mais là, après le rendez-vous qu’ils viennent d’avoir avec ce gars d’une maison de disques dans un pub, il y a de quoi raconter : il leur a proposé d’enregistrer un album et de faire une tournée. Carrément. A 19 ans, c’est tout ce dont ils rêvaient : faire du rock et quitter leur ville paumée de Crawley. Pour Robert, c’est la fin de l’angoisse depuis qu’il a posté leur cassette à l’adresse de plusieurs labels. S’en était suivi de longues semaines de silence radio et de questions à sa mère : « Alors ? » « Non, rien ». Jusqu’au jour où : « Robert, on te demande au téléphone ». Et puis ce gars, Chris, qui travaille chez Polydor et qui lui dit avoir aimé leurs trois titres, surtout la petite chanson pop Boys don’t cry. <br /><br />Remontés dans le train, Robert se décide enfin à parler Il va falloir que vous laissiez tomber votre boulot, si vous voulez que The Cure vive. Ca va bouger. Bon, c’est une évidence : leur job est si petit que cela ne leur posera pas de problème. Mais qui voilà. Mais c’est le monstre ! Les trois musiciens se retournent pour découvrir l’ancien tortionnaire de leur école primaire, Dennis, qui après la fameuse bagarre avait été viré de l’école et avait disparu des radars. Le voilà douze ans plus tard devenu un skinhead et, bien évidemment, il est à la tête d’une bande.<br /><br />On a toujours un œuf à peler nous deux. Et ben dis-donc, t’as toujours l’air d’avoir aussi peur de moi, on dirait, raille-t-il.<br /><br />Fous-nous la paix, casse-toi, répond Robert.<br /><br />Ouais, va te faire foutre avec tes nazillons de copains, renchérit Lol.<br /><br />Dennis crache sur Robert en guise de réponse et de provocation. La bagarre s’engage alors que les portes du train s’ouvrent en gare de Crawley. Les trois gars de Cure sortent en trombe et détalent du plus vite qu’ils peuvent, poursuivis par la bande armée de je ne sais quoi, allez savoir avec les skinheads. Au bout de quelques minutes d’une course de fond improvisée, ils reprennent leur souffle les bronches en feu. Robert et ses potes ont semé leurs assaillants. Douze ans sans croiser ce sinistre individu et ils tombent dessus le jour où ils réalisent leur rêve. Décidément, il faut quitter cette ville pourrie. Leur vie est ailleurs.<br /><br />Demain, j’appelle Chris et je lui demande de nous verser un salaire. S’il est OK, on marche avec lui.<br /><br />Alors, malgré le fait que ce fameux Chris ait omis de leur dire qu’il quitte Polydor pour les produire seul avec ses économies, malgré un premier album plié en quelques jours sans budget avec une pochette et un son qui vont horrifier Robert et le mettre en colère, oui, ils ont trouvé la bonne personne, celle qui va les propulser d’emblée au sommet de ce nouveau mouvement musical qu’est la New Wave.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/048253e9b0463064aaf6399cec96be8d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Cure, les origines (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-cure-les-origines-episode-3--63123423</link><description><![CDATA[Les histoires d’amour finissent mal, en général, comme dit la chanson des Rita Mitsouko. Et il y a fort à parier qu’il y ait ce genre de cadavre dans le placard des drames et des trucs pas finis qui hantent la jeunesse de Robert Smith, le leader des Cure. C’est vrai que pour faire une musique aussi mélancolique et des chansons aussi torturées, il doit y avoir du lourd. Justement, revenons à ce moment de son adolescence à l’école Saint Wilfrid de Crawley où il suit une scolarité studieuse, et oui. Particulièrement à ce jour où la foudre lui tombe dessus, un jour de pluie pourtant froide. Robert vient en effet de croiser la plus belle fille du monde. Comment a-t-il pu ne jamais la remarquer ?, se dit-il lorsque la porte du cours du théâtre se referme derrière elle.<br /><br />Robert se demande s’il n’a pas un don prémonitoire car au début de l’année il a longtemps hésité entre l’option théâtre et, le croirez-vous, astronomie. Et bien ? A la différence de son ami Lol qui deviendra le batteur des Cure, Robert n’a pas pris “théâtre”. Mais là, emporté par la bourrasque d’émotion qui le chamboule de la tête aux pieds, Robert entre dans la salle et s’assied au fond pour observer l’ange qui vient de passer.<br /><br /><ul><li>Robert, c’est génial que tu sois là, crie le professeur, on manque de garçons. Approche. Tiens, tu seras le partenaire de Mary cette année.</li></ul>Et oui, l’ange se nomme Mary. Marie, c’est encore plus qu’un ange, non ?<br /><br />Les semaines passent, Robert et Mary répètent leurs scènes mais il a beau la faire rire, aller au cinéma avec elle, Robert n’ose pas se déclarer. Il attend le bon moment, celui où il mettra toutes les chances de son côté pour conclure. Car si elle rit de ses blagues, Mary ne donne aucun signe de nourrir une quelconque inclination pour lui. Quand arrive la perspective d’une soirée chez un copain, Robert se dit « ce soir, j’ose. » La soirée est déguisée. En quoi vais-je me travestir ? demande-t-il à sa sœur qui est devenue sa confidente. Ben oui, c’est une fille aussi, elle est de bon conseil.<br /><br />Et si tu te déguisais en chirurgien ? Chirurgien ? Oui, mais un chirurgien qui sort d’une opération bien gore. Génial. Robert se fait asperger la blouse, le visage et les cheveux de ketchup. Alors là, mon vieux, tu vas faire un triomphe.<br /><br />Mais dans le bus, Robert se rend très vite compte de son erreur. En effet, le ketchup semble vieillir à grande vitesse : il pue et sa peau le démange. Angoisse. Robert s’est déjà copieusement gratté le visage quand il arrive sur les lieux de la boum à laquelle Mary s’est rendue en infirmière zombie. Ils en rient, passent la soirée ensemble et quand Robert la ramène chez elle aux premières heures du jour, ils s’embrassent sur le pas de la porte.<br /><br />Il en a mis un de temps, se dit Mary une fois chez elle. Mais peu importe, elle sort avec le mec le plus zarbi mais aussi le plus intéressant du collège. Celui qui n’a peur de rien. Quant à Robert Smith, il n’a pas touché le sol jusqu’à son lit. <br /><br />Quoi ? Ca finit bien ? Et alors, une fois n’est pas coutume.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63123423</guid><pubDate>Wed, 04 Dec 2024 09:47:31 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63123423/307809_the_cure_les_origines_episode_3.mp3" length="5170273" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les histoires d’amour finissent mal, en général, comme dit la chanson des Rita Mitsouko. Et il y a fort à parier qu’il y ait ce genre de cadavre dans le placard des drames et des trucs pas finis qui hantent la jeunesse de Robert Smith, le leader des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les histoires d’amour finissent mal, en général, comme dit la chanson des Rita Mitsouko. Et il y a fort à parier qu’il y ait ce genre de cadavre dans le placard des drames et des trucs pas finis qui hantent la jeunesse de Robert Smith, le leader des Cure. C’est vrai que pour faire une musique aussi mélancolique et des chansons aussi torturées, il doit y avoir du lourd. Justement, revenons à ce moment de son adolescence à l’école Saint Wilfrid de Crawley où il suit une scolarité studieuse, et oui. Particulièrement à ce jour où la foudre lui tombe dessus, un jour de pluie pourtant froide. Robert vient en effet de croiser la plus belle fille du monde. Comment a-t-il pu ne jamais la remarquer ?, se dit-il lorsque la porte du cours du théâtre se referme derrière elle.<br /><br />Robert se demande s’il n’a pas un don prémonitoire car au début de l’année il a longtemps hésité entre l’option théâtre et, le croirez-vous, astronomie. Et bien ? A la différence de son ami Lol qui deviendra le batteur des Cure, Robert n’a pas pris “théâtre”. Mais là, emporté par la bourrasque d’émotion qui le chamboule de la tête aux pieds, Robert entre dans la salle et s’assied au fond pour observer l’ange qui vient de passer.<br /><br /><ul><li>Robert, c’est génial que tu sois là, crie le professeur, on manque de garçons. Approche. Tiens, tu seras le partenaire de Mary cette année.</li></ul>Et oui, l’ange se nomme Mary. Marie, c’est encore plus qu’un ange, non ?<br /><br />Les semaines passent, Robert et Mary répètent leurs scènes mais il a beau la faire rire, aller au cinéma avec elle, Robert n’ose pas se déclarer. Il attend le bon moment, celui où il mettra toutes les chances de son côté pour conclure. Car si elle rit de ses blagues, Mary ne donne aucun signe de nourrir une quelconque inclination pour lui. Quand arrive la perspective d’une soirée chez un copain, Robert se dit « ce soir, j’ose. » La soirée est déguisée. En quoi vais-je me travestir ? demande-t-il à sa sœur qui est devenue sa confidente. Ben oui, c’est une fille aussi, elle est de bon conseil.<br /><br />Et si tu te déguisais en chirurgien ? Chirurgien ? Oui, mais un chirurgien qui sort d’une opération bien gore. Génial. Robert se fait asperger la blouse, le visage et les cheveux de ketchup. Alors là, mon vieux, tu vas faire un triomphe.<br /><br />Mais dans le bus, Robert se rend très vite compte de son erreur. En effet, le ketchup semble vieillir à grande vitesse : il pue et sa peau le démange. Angoisse. Robert s’est déjà copieusement gratté le visage quand il arrive sur les lieux de la boum à laquelle Mary s’est rendue en infirmière zombie. Ils en rient, passent la soirée ensemble et quand Robert la ramène chez elle aux premières heures du jour, ils s’embrassent sur le pas de la porte.<br /><br />Il en a mis un de temps, se dit Mary une fois chez elle. Mais peu importe, elle sort avec le mec le plus zarbi mais aussi le plus intéressant du collège. Celui qui n’a peur de rien. Quant à Robert Smith, il n’a pas touché le sol jusqu’à son lit. <br /><br />Quoi ? Ca finit bien ? Et alors, une fois n’est pas coutume.]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/048253e9b0463064aaf6399cec96be8d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Cure, les origines (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-cure-les-origines-episode-2--63123394</link><description><![CDATA[Au milieu des années 60, Crawley est une ville en pleine explosion démographique au sud de Londres, ces dernières années, la population a été multipliée par cinq. Les maisons, les immeubles poussent de tous les côtés, comme les écoles, évidemment. Dans l’une d’elles, un petit garçon dont le malheur est de ne pas ressembler aux autres. En effet, Robert Smith, à l’âge de sept ans, est taciturne. On ne l’entend jamais, ni en classe ni dans la cour de récréation d’ailleurs, … enfin il s’agit d’une prairie : la cour et le mur, ce sera pour bientôt. Et s'il y a une chose qui énerve les médiocres, c’est bien la différence. La semaine précédente, Robert a encore eu le nez fracassé par le poing du grand Dennis après s’être fait rouer de coups de pied par ses deux sbires. Robert n’a rien dit mais quand le trio lui a annoncé qu’il n’en avait pas encore fini avec lui, Robert a tout raconté à sa mère qui est allée trouver le directeur.<br /><br />Ce midi, Robert est occupé à manger son sandwich quand les trois vauriens se pointent. Regardant ses chaussures pour ne pas faire d’histoire, Robert se laisse voler ses chips au vinaigre.<br /><br /><ul><li>Hé les gars, vous faites quoi, là ?</li></ul>Dennis et ses deux larrons se retournent vers le garçon qui vient de les interpeller. Il se nomme Lawrence Tolhurst mais ses parents l’ont surnommé Lol, il vient d’emménager depuis une semaine avec sa famille, sa mère est amie de celle de Robert.<br /><br /><ul><li>T’es nouveau, ici ?</li><li>Je vous ai demandé ce que vous faites ?</li><li>Ben, on bouffe les chips du monstre.</li><li>Du quoi ?</li><li>Du monstre, c’est ainsi qu’on l’appelle, hein Robert, mais il ne répond jamais. Par contre, il raccuse à sa maman.</li></ul>D’un bond, Lol se précipite sur Dennis et lui inflige une solide raclée, aussitôt imité par Robert qui se charge de ses deux acolytes : le courage de son nouveau copain l’a soudain boosté. <br /><br />Une heure plus tard, les voilà tous les deux au garde-à-vous devant le directeur à se faire sermonner. Un nez cassé, des yeux au beurre noir et des ecchymoses en pagaille, a-t-on jamais vu ça ? En sortant du bureau, les deux gamins sont pourtant tout à leur joie d’avoir rossé le bourreau de l’école.<br /><br /><ul><li>Faudra faire gaffe, il va contre-attaquer.</li><li>T’inquiète pas, je serai toujours là.</li></ul>Vrai. Robert et Lol deviendront dans une dizaine d’années l’âme du groupe The Cure, ils connaîtront la gloire ensemble et resteront inséparables pendant plus de vingt ans.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63123394</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2024 09:29:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63123394/307808_the_cure_les_origines_episode_2.mp3" length="3900769" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au milieu des années 60, Crawley est une ville en pleine explosion démographique au sud de Londres, ces dernières années, la population a été multipliée par cinq. Les maisons, les immeubles poussent de tous les côtés, comme les écoles, évidemment....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au milieu des années 60, Crawley est une ville en pleine explosion démographique au sud de Londres, ces dernières années, la population a été multipliée par cinq. Les maisons, les immeubles poussent de tous les côtés, comme les écoles, évidemment. Dans l’une d’elles, un petit garçon dont le malheur est de ne pas ressembler aux autres. En effet, Robert Smith, à l’âge de sept ans, est taciturne. On ne l’entend jamais, ni en classe ni dans la cour de récréation d’ailleurs, … enfin il s’agit d’une prairie : la cour et le mur, ce sera pour bientôt. Et s'il y a une chose qui énerve les médiocres, c’est bien la différence. La semaine précédente, Robert a encore eu le nez fracassé par le poing du grand Dennis après s’être fait rouer de coups de pied par ses deux sbires. Robert n’a rien dit mais quand le trio lui a annoncé qu’il n’en avait pas encore fini avec lui, Robert a tout raconté à sa mère qui est allée trouver le directeur.<br /><br />Ce midi, Robert est occupé à manger son sandwich quand les trois vauriens se pointent. Regardant ses chaussures pour ne pas faire d’histoire, Robert se laisse voler ses chips au vinaigre.<br /><br /><ul><li>Hé les gars, vous faites quoi, là ?</li></ul>Dennis et ses deux larrons se retournent vers le garçon qui vient de les interpeller. Il se nomme Lawrence Tolhurst mais ses parents l’ont surnommé Lol, il vient d’emménager depuis une semaine avec sa famille, sa mère est amie de celle de Robert.<br /><br /><ul><li>T’es nouveau, ici ?</li><li>Je vous ai demandé ce que vous faites ?</li><li>Ben, on bouffe les chips du monstre.</li><li>Du quoi ?</li><li>Du monstre, c’est ainsi qu’on l’appelle, hein Robert, mais il ne répond jamais. Par contre, il raccuse à sa maman.</li></ul>D’un bond, Lol se précipite sur Dennis et lui inflige une solide raclée, aussitôt imité par Robert qui se charge de ses deux acolytes : le courage de son nouveau copain l’a soudain boosté. <br /><br />Une heure plus tard, les voilà tous les deux au garde-à-vous devant le directeur à se faire sermonner. Un nez cassé, des yeux au beurre noir et des ecchymoses en pagaille, a-t-on jamais vu ça ? En sortant du bureau, les deux gamins sont pourtant tout à leur joie d’avoir rossé le bourreau de l’école.<br /><br /><ul><li>Faudra faire gaffe, il va contre-attaquer.</li><li>T’inquiète pas, je serai toujours là.</li></ul>Vrai. Robert et Lol deviendront dans une dizaine d’années l’âme du groupe The Cure, ils connaîtront la gloire ensemble et resteront inséparables pendant plus de vingt ans.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>163</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/048253e9b0463064aaf6399cec96be8d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>The Cure, les origines (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/the-cure-les-origines-episode-1--63122679</link><description><![CDATA[Le nouvel album de The Cure a beaucoup fait parler de lui et pour cause, seize ans depuis le dernier, ça fait un bail. Et 45 ans depuis le premier. Qui aurait dit ça à l’époque où il ne s’agissait que de rock pour adolescents, de New Wave. Une vague n’est pas faite pour durer mais pour disparaître sur la plage, recouverte par la prochaine. Oui, ce qui étonne le plus c’est la longévité et la fidélité des fans, pourquoi et comment Robert Smith peut-il avoir développé des univers musicaux si sombres, mélancoliques, voire désespérés et rencontrer un public aussi nombreux. <br /><br />Sigmund Freud dirait : « remontons à son enfance, c’est là que se trouve la clé ». Et ce n’est pas cette Story qui va lui donner tort. Le petit Robert est un enfant du bord de mer. Il est né à Blackpool, une station balnéaire qui porte mal son nom puisqu’avec sa mini Tour Eiffel, son parc d’attraction, ses casinos et ses piers, elle est lumineuse le jour comme la nuit, et grouillante de vie. Mais voilà, à l’âge de trois-quatre ans, la famille Smith déménage à deux reprises pour s’établir à Crawley, ville de la région londonienne où il fait plus gris que bleu. Vous me direz, à l’âge de trois ans, Robert ne doit pas garder grand souvenir de la plage, de la mer et de son ciel entièrement ouvert. Et bien selon les dires de l’artiste, si. Énormément même, surtout des balades sur la plage. Vous vous souvenez de vos vacances d’enfant au bord de la mer ? Alors imaginez que cela ait été votre quotidien et puis tout à coup, plus rien. Pas un jour sans chercher la mer en regardant par la fenêtre de votre maison. Combien de fois Robert Smith s’est-il endormi quelques minutes seulement avant que sa mère le réveille après une nuit interminable ? Ne nous étonnons pas s’il affiche à l’école une mine de déterré qu’il ne perdra jamais et que la seule énergie qui lui reste ne permet que de rêver. L’image du Paradis perdu, la frayeur du déménagement, l’angoisse de l’inconnu du lendemain, habitent les nuits blanches de Robert Smith. Lors d’une d’elles, il va d’ailleurs emprunter entre guillemets la guitare de son grand frère pour essayer sous la couverture de reproduire un riff de Jimi Hendrix, le début de sa carrière de musicien.<br /><br />Son frère et lui peuvent parfois rester des jours sans se parler. Pas qu’ils ne s’entendent pas, au contraire : la musique pop est TOUT pour eux. Quand ils reçoivent de nouveaux disques, aux grandes occasions (Noël, anniversaire), ils les écoutent ensemble et entièrement dans un silence religieux en se passant et repassant les pochettes des 33 tours dont ils finissent par connaître toutes les légendes par cœur. Ainsi entre en eux la musique de Led Zeppelin, Pink Floyd, des Beatles et des Rolling Stones ou encore David Bowie. Vrai, la musique est devenue le seul plaisir, le seul moyen de combler le vide créé par le spleen qui creuse la vie de Robert et fait de lui un taciturne, un monstre comme l’appellent ses camarades de classe, camarades entre guillemets, à nouveau.<br /><br />Vous vouliez savoir ce qui un jour peut transformer un jeune comme les autres en star du rock, en voici un exemple. Robert Smith n’a jamais été heureux, cela s’entend, cela se voit mais le désarroi profond qui l’habite a trouvé une résonance chez des millions d’adolescents qui s’y sont reconnus.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/63122679</guid><pubDate>Tue, 03 Dec 2024 09:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/63122679/307806_the_cure_les_origines_episode_1.mp3" length="5562101" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le nouvel album de The Cure a beaucoup fait parler de lui et pour cause, seize ans depuis le dernier, ça fait un bail. Et 45 ans depuis le premier. Qui aurait dit ça à l’époque où il ne s’agissait que de rock pour adolescents, de New Wave. Une vague...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le nouvel album de The Cure a beaucoup fait parler de lui et pour cause, seize ans depuis le dernier, ça fait un bail. Et 45 ans depuis le premier. Qui aurait dit ça à l’époque où il ne s’agissait que de rock pour adolescents, de New Wave. Une vague n’est pas faite pour durer mais pour disparaître sur la plage, recouverte par la prochaine. Oui, ce qui étonne le plus c’est la longévité et la fidélité des fans, pourquoi et comment Robert Smith peut-il avoir développé des univers musicaux si sombres, mélancoliques, voire désespérés et rencontrer un public aussi nombreux. <br /><br />Sigmund Freud dirait : « remontons à son enfance, c’est là que se trouve la clé ». Et ce n’est pas cette Story qui va lui donner tort. Le petit Robert est un enfant du bord de mer. Il est né à Blackpool, une station balnéaire qui porte mal son nom puisqu’avec sa mini Tour Eiffel, son parc d’attraction, ses casinos et ses piers, elle est lumineuse le jour comme la nuit, et grouillante de vie. Mais voilà, à l’âge de trois-quatre ans, la famille Smith déménage à deux reprises pour s’établir à Crawley, ville de la région londonienne où il fait plus gris que bleu. Vous me direz, à l’âge de trois ans, Robert ne doit pas garder grand souvenir de la plage, de la mer et de son ciel entièrement ouvert. Et bien selon les dires de l’artiste, si. Énormément même, surtout des balades sur la plage. Vous vous souvenez de vos vacances d’enfant au bord de la mer ? Alors imaginez que cela ait été votre quotidien et puis tout à coup, plus rien. Pas un jour sans chercher la mer en regardant par la fenêtre de votre maison. Combien de fois Robert Smith s’est-il endormi quelques minutes seulement avant que sa mère le réveille après une nuit interminable ? Ne nous étonnons pas s’il affiche à l’école une mine de déterré qu’il ne perdra jamais et que la seule énergie qui lui reste ne permet que de rêver. L’image du Paradis perdu, la frayeur du déménagement, l’angoisse de l’inconnu du lendemain, habitent les nuits blanches de Robert Smith. Lors d’une d’elles, il va d’ailleurs emprunter entre guillemets la guitare de son grand frère pour essayer sous la couverture de reproduire un riff de Jimi Hendrix, le début de sa carrière de musicien.<br /><br />Son frère et lui peuvent parfois rester des jours sans se parler. Pas qu’ils ne s’entendent pas, au contraire : la musique pop est TOUT pour eux. Quand ils reçoivent de nouveaux disques, aux grandes occasions (Noël, anniversaire), ils les écoutent ensemble et entièrement dans un silence religieux en se passant et repassant les pochettes des 33 tours dont ils finissent par connaître toutes les légendes par cœur. Ainsi entre en eux la musique de Led Zeppelin, Pink Floyd, des Beatles et des Rolling Stones ou encore David Bowie. Vrai, la musique est devenue le seul plaisir, le seul moyen de combler le vide créé par le spleen qui creuse la vie de Robert et fait de lui un taciturne, un monstre comme l’appellent ses camarades de classe, camarades entre guillemets, à nouveau.<br /><br />Vous vouliez savoir ce qui un jour peut transformer un jeune comme les autres en star du rock, en voici un exemple. Robert Smith n’a jamais été heureux, cela s’entend, cela se voit mais le désarroi profond qui l’habite a trouvé une résonance chez des millions d’adolescents qui s’y sont reconnus.]]></itunes:summary><itunes:duration>232</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/048253e9b0463064aaf6399cec96be8d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Michel Fugain</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-michel-fugain--62997030</link><description><![CDATA[C’était il y a cinquante ans exactement, Michel Fugain et son Big Bazar accédaient au statut de plus grande star de la chanson française. Oui, en avril 1974, Fugain entame une nouvelle série de représentations à l’Olympia. On dit représentations et pas concert car c’est un spectacle qui mêle à la fois la chanson, le ballet et la comédie, alors que ce n’est pas une comédie musicale. C’est vrai, même Bruno Coquatrix, qui, deux ans plus tôt, avait accepté le pari fou de prêter le quatrième étage de sa salle à son ami Michel pour répéter sans frais, ne comprend pas bien de quoi il s’agit. Depuis les années 50, il accueille les plus grands chanteurs, c’est eux qu’on vient voir. Ou un groupe, comme les Beatles. Mais ça, le Big Bazar, qu’est-ce que c’est ? Oui, il y a Fugain mais il veut que tout le monde soit sur le même pied, même les onze musiciens qui se tiennent derrière le rideau, et même les techniciens. Pas de patron, pas d’employés, tout le monde gagne la même chose chaque soir. Et il a eu raison de miser, Coquatrix, l’Olympia a affiché complet dès la première représentation, le 26 décembre 1973, jusqu’à la dernière. On a juste pu ajouter deux dates, après ça, Michel a dû partir pour le Canada. Imaginez la pression sur le guichet et le téléphone qui n’arrête pas de sonner. Tout le monde veut voir le Big Bazar, car même Le Figaro a titré qu’après avoir vu ça, les spectacles de chanteurs ne pourront plus jamais être pareils : une page s’est tournée avec Fugain et le Big Bazar. Alors ils sont revenus début avril, avec un guichet et un personnel sous une joyeuse pression. Et même l’annonce de la mort du très aimé président Pompidou qui fait craindre une série en pleine campagne électorale n’y change rien : Fugain affiche complet bien au-delà des élections et doit s’arrêter en juillet avec l’été car à l’époque, ben oui, les salles ferment.<br /><br />Et donc à l’automne, voici Fugain et le Big Bazar à Bruxelles. Le Cirque Royal, peut-être, sans doute, l’an dernier Flagey n’a pas suffi. On est en plein réglage son et lumières l’après-midi quand Michel remarque une bande de jeunes au fond de la salle qui scrute tout, commente, ils sont clairement en joie. Mais pas d’inquiétude, sa femme Stéphanie semble au courant de leur présence, elle lui présente même une jeune ado, un peu rondouillette, souriante mais sûre d’elle. Elle se nomme Claudine et est une fan du Big Bazar de la première heure, dit-elle. Première heure, le Big Bazar existe depuis deux ans mais elle n’en a que quinze, il est vrai. Et tellement fan qu’elle a créé son propre Big Bazar, on s’appelle le Mini Brol. Mini Brol ? Ça veut dire quoi, ça ? Un Brol, en brusseleir, en bruxellois, enfin, ça veut dire Bazar. Ah d’accord. Donc, vous êtes le petit bazar. Les jeunes montrent de quoi il retourne, c’est une autre époque, Michel et son équipe trouvent qu’il y a quelques longueurs mais ils sont jeunes, et justement, à 15 ans, il faut songer à terminer ses études avant tout, dit celui qui n’est pas le patron du Big Bazar. Mais quand même, c’est Fugain ! <br /><br />La carrière de Claudine Luypaerts ne décollera avec cette rencontre mais celle qui s’appellera bientôt Claude Maurane et puis tout simplement Maurane s’est trouvée un ami. Enfin, pour plus tard, hein ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62997030</guid><pubDate>Fri, 29 Nov 2024 10:08:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62997030/307118_c_est_arrive_a_michel_fugain.mp3" length="5742396" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était il y a cinquante ans exactement, Michel Fugain et son Big Bazar accédaient au statut de plus grande star de la chanson française. Oui, en avril 1974, Fugain entame une nouvelle série de représentations à l’Olympia. On dit représentations et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était il y a cinquante ans exactement, Michel Fugain et son Big Bazar accédaient au statut de plus grande star de la chanson française. Oui, en avril 1974, Fugain entame une nouvelle série de représentations à l’Olympia. On dit représentations et pas concert car c’est un spectacle qui mêle à la fois la chanson, le ballet et la comédie, alors que ce n’est pas une comédie musicale. C’est vrai, même Bruno Coquatrix, qui, deux ans plus tôt, avait accepté le pari fou de prêter le quatrième étage de sa salle à son ami Michel pour répéter sans frais, ne comprend pas bien de quoi il s’agit. Depuis les années 50, il accueille les plus grands chanteurs, c’est eux qu’on vient voir. Ou un groupe, comme les Beatles. Mais ça, le Big Bazar, qu’est-ce que c’est ? Oui, il y a Fugain mais il veut que tout le monde soit sur le même pied, même les onze musiciens qui se tiennent derrière le rideau, et même les techniciens. Pas de patron, pas d’employés, tout le monde gagne la même chose chaque soir. Et il a eu raison de miser, Coquatrix, l’Olympia a affiché complet dès la première représentation, le 26 décembre 1973, jusqu’à la dernière. On a juste pu ajouter deux dates, après ça, Michel a dû partir pour le Canada. Imaginez la pression sur le guichet et le téléphone qui n’arrête pas de sonner. Tout le monde veut voir le Big Bazar, car même Le Figaro a titré qu’après avoir vu ça, les spectacles de chanteurs ne pourront plus jamais être pareils : une page s’est tournée avec Fugain et le Big Bazar. Alors ils sont revenus début avril, avec un guichet et un personnel sous une joyeuse pression. Et même l’annonce de la mort du très aimé président Pompidou qui fait craindre une série en pleine campagne électorale n’y change rien : Fugain affiche complet bien au-delà des élections et doit s’arrêter en juillet avec l’été car à l’époque, ben oui, les salles ferment.<br /><br />Et donc à l’automne, voici Fugain et le Big Bazar à Bruxelles. Le Cirque Royal, peut-être, sans doute, l’an dernier Flagey n’a pas suffi. On est en plein réglage son et lumières l’après-midi quand Michel remarque une bande de jeunes au fond de la salle qui scrute tout, commente, ils sont clairement en joie. Mais pas d’inquiétude, sa femme Stéphanie semble au courant de leur présence, elle lui présente même une jeune ado, un peu rondouillette, souriante mais sûre d’elle. Elle se nomme Claudine et est une fan du Big Bazar de la première heure, dit-elle. Première heure, le Big Bazar existe depuis deux ans mais elle n’en a que quinze, il est vrai. Et tellement fan qu’elle a créé son propre Big Bazar, on s’appelle le Mini Brol. Mini Brol ? Ça veut dire quoi, ça ? Un Brol, en brusseleir, en bruxellois, enfin, ça veut dire Bazar. Ah d’accord. Donc, vous êtes le petit bazar. Les jeunes montrent de quoi il retourne, c’est une autre époque, Michel et son équipe trouvent qu’il y a quelques longueurs mais ils sont jeunes, et justement, à 15 ans, il faut songer à terminer ses études avant tout, dit celui qui n’est pas le patron du Big Bazar. Mais quand même, c’est Fugain ! <br /><br />La carrière de Claudine Luypaerts ne décollera avec cette rencontre mais celle qui s’appellera bientôt Claude Maurane et puis tout simplement Maurane s’est trouvée un ami. Enfin, pour plus tard, hein ?]]></itunes:summary><itunes:duration>239</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/733572d1cc357d4f73e6289564516dcc.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Calogero</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-calogero--62996994</link><description><![CDATA[Franchement, quand, en l’an 2000, les attachées de presse d’Universal nous ont déposé l’album d’un certain Calogero, on ne savait pas qui c’était. Un nouveau venu parmi d’autres. Ben non, on ne savait pas qu’il avait fait partie d’un fameux groupe et qu’il en était même la voix, et pour cause, il portait un pseudonyme.<br /><br />Retour en 1987, Calo est apprenti boucher à Paris histoire de bouffer car d’ici peu, son groupe va conquérir le monde. Fils d’immigrés siciliens, il est monté à la capitale alors qu’il n’a même pas 18 ans. Son frère fait partie de l’aventure, il se sent donc moins seul, même si le choc de la vie parisienne au bas de l’échelle n’est pas évident à encaisser au jour le jour. Je dis le jour car le soir, enfin, ceux où son groupe, les Charts, est engagé, tout est différent. Oh on ne parle pas de salles de concert et encore moins d’Olympia comme dans les rêves de gosses musiciens mais ce soir, dans la salle, se trouve la plus grande star française de la chanson, est de ces moments qui n’arrivent justement que dans les rêves. Et incroyable, elle quitte la table où elle dîne avec des gens et ils se retrouvent à lui parler, vous le croyez, ça ?<br /><br />C’est fabuleux ce que vous faites, Charly. Oui, Calogero se fait appeler Charly et son frère Giacchino, Jacky, je vous l’avais dit qu’on pouvait pas savoir. <br /><br />Vous avez une cassette ? Ah ben oui, à cette époque, pour qu’un groupe puisse faire entendre ce qu’il fait, il doit avoir des copies cassettes sur lui. Je dis ça pour ceux qui disaient que c’était mieux avant, aujourd’hui, un lien sur WhatsApp et hop la cause est entendue, on passe déjà à autre chose.<br /><br />Ben non, ils n’ont pas de cassette, les gamins des Charts. Ils veulent conquérir le public mais n’ont même pas de cassette à faire écouter à ceux qui pourraient les prendre en charge dans le métier. Je vous dis ça juste pour situer à quel point ils devaient être géniaux car malgré le pas de cassette, France Gall, qui est, au sommet de sa gloire, elle bat cette année-là des records de vente de disques et de fréquentation en salles, et ben elle en parle un peu plus tard à quelqu’un. Et ce fameux Philippe Gaillard va non seulement devenir leur parolier mais il va les signer comme producteur sur son propre label qui dès le premier album, premier single, sort cette chanson qui est encore dans toutes les oreilles … Alors oui, cette voix pas très haut perchée mais cristalline, c’est quelque chose de, si pas inédit, assez rare à la fin des années 80. Et même si le beau succès des Charts va s’éteindre après un second tube et un album double disque d’or, la fréquentation de la bande à Obispo, Zazie, Lionel Florence va mettre l’incroyable carrière de Calo sur orbite.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62996994</guid><pubDate>Thu, 28 Nov 2024 09:58:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62996994/307115_c_est_arrive_a_calogero.mp3" length="4929660" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Franchement, quand, en l’an 2000, les attachées de presse d’Universal nous ont déposé l’album d’un certain Calogero, on ne savait pas qui c’était. Un nouveau venu parmi d’autres. Ben non, on ne savait pas qu’il avait fait partie d’un fameux groupe et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Franchement, quand, en l’an 2000, les attachées de presse d’Universal nous ont déposé l’album d’un certain Calogero, on ne savait pas qui c’était. Un nouveau venu parmi d’autres. Ben non, on ne savait pas qu’il avait fait partie d’un fameux groupe et qu’il en était même la voix, et pour cause, il portait un pseudonyme.<br /><br />Retour en 1987, Calo est apprenti boucher à Paris histoire de bouffer car d’ici peu, son groupe va conquérir le monde. Fils d’immigrés siciliens, il est monté à la capitale alors qu’il n’a même pas 18 ans. Son frère fait partie de l’aventure, il se sent donc moins seul, même si le choc de la vie parisienne au bas de l’échelle n’est pas évident à encaisser au jour le jour. Je dis le jour car le soir, enfin, ceux où son groupe, les Charts, est engagé, tout est différent. Oh on ne parle pas de salles de concert et encore moins d’Olympia comme dans les rêves de gosses musiciens mais ce soir, dans la salle, se trouve la plus grande star française de la chanson, est de ces moments qui n’arrivent justement que dans les rêves. Et incroyable, elle quitte la table où elle dîne avec des gens et ils se retrouvent à lui parler, vous le croyez, ça ?<br /><br />C’est fabuleux ce que vous faites, Charly. Oui, Calogero se fait appeler Charly et son frère Giacchino, Jacky, je vous l’avais dit qu’on pouvait pas savoir. <br /><br />Vous avez une cassette ? Ah ben oui, à cette époque, pour qu’un groupe puisse faire entendre ce qu’il fait, il doit avoir des copies cassettes sur lui. Je dis ça pour ceux qui disaient que c’était mieux avant, aujourd’hui, un lien sur WhatsApp et hop la cause est entendue, on passe déjà à autre chose.<br /><br />Ben non, ils n’ont pas de cassette, les gamins des Charts. Ils veulent conquérir le public mais n’ont même pas de cassette à faire écouter à ceux qui pourraient les prendre en charge dans le métier. Je vous dis ça juste pour situer à quel point ils devaient être géniaux car malgré le pas de cassette, France Gall, qui est, au sommet de sa gloire, elle bat cette année-là des records de vente de disques et de fréquentation en salles, et ben elle en parle un peu plus tard à quelqu’un. Et ce fameux Philippe Gaillard va non seulement devenir leur parolier mais il va les signer comme producteur sur son propre label qui dès le premier album, premier single, sort cette chanson qui est encore dans toutes les oreilles … Alors oui, cette voix pas très haut perchée mais cristalline, c’est quelque chose de, si pas inédit, assez rare à la fin des années 80. Et même si le beau succès des Charts va s’éteindre après un second tube et un album double disque d’or, la fréquentation de la bande à Obispo, Zazie, Lionel Florence va mettre l’incroyable carrière de Calo sur orbite.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>206</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8df5337ecc1a0d8fac8e644b599dc1fb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Nino Ferrer</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-nino-ferrer--62996915</link><description><![CDATA[Il y a quelque temps, je logeais chez un ami dans le quartier résidentiel de Rueil Malmaison quand pour nous indiquer le chemin, son épouse nous dit, vous verrez, dans le bas de la rue, l'ancienne maison de Nino Ferrer. Et c’est vrai que cette vieille demeure a un style colonial américain inattendu en région parisienne. Et que par la fenêtre ouverte, on le devine regardant son jardin en plein été, écrire un soir de 1972 : C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane/À l'Italie/Il y a du linge étendu sur la terrasse/Et c'est joli … <br /><br />On connaît tous Nino Ferrer. Mais on ignore qui il était. Voilà toute la triste histoire de la vie d’un homme qui avait pourtant une grande soif de vie, de rire, de fête, et d’amis. <br /><br />Nino, diminutif d’Agostino, est le fils d’un ingénieur nommé Pietro Ferrari et d’une passionnée de théâtre et littérature, Raymonde Magnin. Ils se sont rencontrés et mariés à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie et c’est lors d’un séjour chez les grands-parents, à Gènes, que Nino a vu le jour. Il a suivi sa scolarité sans problème, diplôme universitaire, mais son truc, c’est la musique, le jazz, qu’il a d’ailleurs appris à jouer tout seul. Et il se débrouille bien, c’est un artiste reconnu qui se produit dans des clubs de jazz avec son trio. Mais au début des années 60, le jazz prend un coup de vieux avec l’arrivée du rock puis des yéyés dont Nino Ferrari ne se sent pas proche du tout.<br /><br />Mais bon, Nino abandonne la contrebasse pour la basse et la guitare électrique et se retrouve à accompagner certains d’entre eux comme les Chaussettes Noires d’Eddy Mitchell. Pas qu’eux, il y a heureusement des Américains de passage comme Ray Charles ou plus sédentaires comme Nancy Holloway. Nino finit par se faire repérer, chante dans des orchestres comme ce soir où il se trouve à Antibes Juan les Pins sur une célèbre terrasse où entre deux chansons, on passe un appel car une cliente a perdu son petit chien.<br /><br />Comment il s’appelle ? Mirza ?<br /><br />Auriez-vous vu un chien qui s’appelle Mirza ?, demande Nino Ferrer. Et comme la sono passe alors Fingertips, le hit du jeune génie Stevie Wonder, Nino se met à improviser dessus : z’avez pas vu Mirza, lalalala, … Waouw ! Ça sonne ! C’est drôle, c’est sympa, et voilà qu’il se met à improviser dessus avec l’orchestre, soir après soir, pour le plus grand plaisir du public. Mais, le croirez-vous, un soir, un certain Eddie Barclay se trouve dans l’assistance. Ils signent et du jour au lendemain, Nino Ferrer devient une des nouvelles coqueluches yéyés, enchaînant avec des Cornichons, Gaston et autres Oh hé hein bon, qui, il faut bien le dire, sont très loin de ses aspirations et prétentions artistiques. <br /><br />Non, son véritable univers musical ne sera jamais reconnu par le public qui ne réservera à sa vraie musique que de très rares succès, le contraignant à se replier sur sa peinture et sa solitude, mise à part l’une ou l’autre exception, petites bouffées d’air frais pour un artiste qui a souffert autant de ses bides que de ses triomphes.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62996915</guid><pubDate>Wed, 27 Nov 2024 10:40:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62996915/307112_c_est_arrive_a_nino_ferrer.mp3" length="5118588" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a quelque temps, je logeais chez un ami dans le quartier résidentiel de Rueil Malmaison quand pour nous indiquer le chemin, son épouse nous dit, vous verrez, dans le bas de la rue, l'ancienne maison de Nino Ferrer. Et c’est vrai que cette vieille...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a quelque temps, je logeais chez un ami dans le quartier résidentiel de Rueil Malmaison quand pour nous indiquer le chemin, son épouse nous dit, vous verrez, dans le bas de la rue, l'ancienne maison de Nino Ferrer. Et c’est vrai que cette vieille demeure a un style colonial américain inattendu en région parisienne. Et que par la fenêtre ouverte, on le devine regardant son jardin en plein été, écrire un soir de 1972 : C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane/À l'Italie/Il y a du linge étendu sur la terrasse/Et c'est joli … <br /><br />On connaît tous Nino Ferrer. Mais on ignore qui il était. Voilà toute la triste histoire de la vie d’un homme qui avait pourtant une grande soif de vie, de rire, de fête, et d’amis. <br /><br />Nino, diminutif d’Agostino, est le fils d’un ingénieur nommé Pietro Ferrari et d’une passionnée de théâtre et littérature, Raymonde Magnin. Ils se sont rencontrés et mariés à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie et c’est lors d’un séjour chez les grands-parents, à Gènes, que Nino a vu le jour. Il a suivi sa scolarité sans problème, diplôme universitaire, mais son truc, c’est la musique, le jazz, qu’il a d’ailleurs appris à jouer tout seul. Et il se débrouille bien, c’est un artiste reconnu qui se produit dans des clubs de jazz avec son trio. Mais au début des années 60, le jazz prend un coup de vieux avec l’arrivée du rock puis des yéyés dont Nino Ferrari ne se sent pas proche du tout.<br /><br />Mais bon, Nino abandonne la contrebasse pour la basse et la guitare électrique et se retrouve à accompagner certains d’entre eux comme les Chaussettes Noires d’Eddy Mitchell. Pas qu’eux, il y a heureusement des Américains de passage comme Ray Charles ou plus sédentaires comme Nancy Holloway. Nino finit par se faire repérer, chante dans des orchestres comme ce soir où il se trouve à Antibes Juan les Pins sur une célèbre terrasse où entre deux chansons, on passe un appel car une cliente a perdu son petit chien.<br /><br />Comment il s’appelle ? Mirza ?<br /><br />Auriez-vous vu un chien qui s’appelle Mirza ?, demande Nino Ferrer. Et comme la sono passe alors Fingertips, le hit du jeune génie Stevie Wonder, Nino se met à improviser dessus : z’avez pas vu Mirza, lalalala, … Waouw ! Ça sonne ! C’est drôle, c’est sympa, et voilà qu’il se met à improviser dessus avec l’orchestre, soir après soir, pour le plus grand plaisir du public. Mais, le croirez-vous, un soir, un certain Eddie Barclay se trouve dans l’assistance. Ils signent et du jour au lendemain, Nino Ferrer devient une des nouvelles coqueluches yéyés, enchaînant avec des Cornichons, Gaston et autres Oh hé hein bon, qui, il faut bien le dire, sont très loin de ses aspirations et prétentions artistiques. <br /><br />Non, son véritable univers musical ne sera jamais reconnu par le public qui ne réservera à sa vraie musique que de très rares succès, le contraignant à se replier sur sa peinture et sa solitude, mise à part l’une ou l’autre exception, petites bouffées d’air frais pour un artiste qui a souffert autant de ses bides que de ses triomphes.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a1869d05303386e2a03c870df694f95b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Marc Lavoine</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-marc-lavoine--62996824</link><description><![CDATA[Qu’est-ce qui fait qu’un jour, un enfant comme vous et moi, qui a suivi ses années d’école et ses parents en vacances devient un jour un Marc Lavoine, le chanteur dont on achète les disques et l’acteur dont on va voir les films ? Enfin, les vacances, c’était plutôt la colonie pour le petit Marc qui a grandi au sud de Paris, à une époque où elle ressemblait au film Mon Oncle de Jacques Tati. Coincé entre les vieux quartiers où résonnaient encore les accordéons, et le vacarme des chantiers où s’élevaient des HLM, le jardin des Lavoine donne sur les avions de ligne qui décollent de l’aéroport tout proche vers des cieux inconnus. A Wissous, on est communistes parce que, Orly, on n’en profitera jamais autrement que comme dans la chanson de Gilbert Bécaud. La fête, elle sent bon le barbecue, c’est celle de l’Humanité, le journal que Lucien Lavoine, le père de Marc, lit, comme sa mère, la Bible. Mais là où il faudrait faire la grimace sur le triste sort des fins de mois difficiles, il n’y a eu en fait que du bonheur. Car l’enfance de Marc Lavoine est heureuse. Quand la famille est aimante, il n’y a pas de problème, pour un petit garçon, à ne manger que des pâtes.<br /><br />Marc adore ses parents. Son père ? Un héros. Même si c’est l’homme le plus volage qu’il ait jamais rencontré. Tellement actif qu’il lui arrivera du haut de ses trois pommes de surprendre ses galipettes sans le faire exprès, en ouvrant la porte d’un placard. Marc devait s’appeler Brigitte. A sa naissance, sa mère a très mal pris qu’il soit un garçon. Elle a même refusé de le voir pendant quelques jours. Était-ce bien utile de le lui dire quand il a eu atteint l’âge de raison ? Allez savoir. En tout cas, cela fait partie de sa légende et explique peut-être pourquoi dans les années 80, il s’est amené en tutu sur la scène de La Cigale. Mais pas de quoi en faire un complexe : après tout, ça lui fait un point commun avec John Wayne, le plus viril des acteurs de l’histoire d’Hollywood. L’enfance de Marc s’est un jour ouverte sur le monde des adultes sans passer par la case de l’adolescence. A 16 ans, il a en effet voulu devenir acteur. Cela signifiait emménager dans une chambre de bonne à Paris. Ses parents ne lui ont, ce jour-là, pas donné de ticket de retour, comme il le dira. Voilà qui forge un homme prématurément, en 1978, en pleine période disco et surtout punk.<br /><br />Marc Lavoine a été le fils d’un homme qui ment, le titre du livre à succès qu’il lui a consacré il y a des années. Quand un journaliste lui demande s’il ment beaucoup dans ce livre, il répond forcément. C’est vrai que quand on écrit des chansons, on ment forcément à propos de la réalité qu’on y décrit. Enjoliveur d’histoires, aime-t-il à dire. Le public est d’accord. Tout cela s’est donc forgé au cours de l’enfance. Une fois de plus un artiste aimé du plus grand nombre, qui a trouvé le terreau de son art dans ces années où rien ne le destinait à occuper le devant de la scène. Tout a changé depuis dans la banlieue sud de Paris, y compris Orly qui n’est plus celui de Bécaud. Voilà sûrement pourquoi il y a tant de nostalgie dans les chansons de Marc Lavoine.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62996824</guid><pubDate>Tue, 26 Nov 2024 10:21:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62996824/307107_c_est_arrive_a_marc_lavoine.mp3" length="5264316" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qu’est-ce qui fait qu’un jour, un enfant comme vous et moi, qui a suivi ses années d’école et ses parents en vacances devient un jour un Marc Lavoine, le chanteur dont on achète les disques et l’acteur dont on va voir les films ? Enfin, les vacances,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qu’est-ce qui fait qu’un jour, un enfant comme vous et moi, qui a suivi ses années d’école et ses parents en vacances devient un jour un Marc Lavoine, le chanteur dont on achète les disques et l’acteur dont on va voir les films ? Enfin, les vacances, c’était plutôt la colonie pour le petit Marc qui a grandi au sud de Paris, à une époque où elle ressemblait au film Mon Oncle de Jacques Tati. Coincé entre les vieux quartiers où résonnaient encore les accordéons, et le vacarme des chantiers où s’élevaient des HLM, le jardin des Lavoine donne sur les avions de ligne qui décollent de l’aéroport tout proche vers des cieux inconnus. A Wissous, on est communistes parce que, Orly, on n’en profitera jamais autrement que comme dans la chanson de Gilbert Bécaud. La fête, elle sent bon le barbecue, c’est celle de l’Humanité, le journal que Lucien Lavoine, le père de Marc, lit, comme sa mère, la Bible. Mais là où il faudrait faire la grimace sur le triste sort des fins de mois difficiles, il n’y a eu en fait que du bonheur. Car l’enfance de Marc Lavoine est heureuse. Quand la famille est aimante, il n’y a pas de problème, pour un petit garçon, à ne manger que des pâtes.<br /><br />Marc adore ses parents. Son père ? Un héros. Même si c’est l’homme le plus volage qu’il ait jamais rencontré. Tellement actif qu’il lui arrivera du haut de ses trois pommes de surprendre ses galipettes sans le faire exprès, en ouvrant la porte d’un placard. Marc devait s’appeler Brigitte. A sa naissance, sa mère a très mal pris qu’il soit un garçon. Elle a même refusé de le voir pendant quelques jours. Était-ce bien utile de le lui dire quand il a eu atteint l’âge de raison ? Allez savoir. En tout cas, cela fait partie de sa légende et explique peut-être pourquoi dans les années 80, il s’est amené en tutu sur la scène de La Cigale. Mais pas de quoi en faire un complexe : après tout, ça lui fait un point commun avec John Wayne, le plus viril des acteurs de l’histoire d’Hollywood. L’enfance de Marc s’est un jour ouverte sur le monde des adultes sans passer par la case de l’adolescence. A 16 ans, il a en effet voulu devenir acteur. Cela signifiait emménager dans une chambre de bonne à Paris. Ses parents ne lui ont, ce jour-là, pas donné de ticket de retour, comme il le dira. Voilà qui forge un homme prématurément, en 1978, en pleine période disco et surtout punk.<br /><br />Marc Lavoine a été le fils d’un homme qui ment, le titre du livre à succès qu’il lui a consacré il y a des années. Quand un journaliste lui demande s’il ment beaucoup dans ce livre, il répond forcément. C’est vrai que quand on écrit des chansons, on ment forcément à propos de la réalité qu’on y décrit. Enjoliveur d’histoires, aime-t-il à dire. Le public est d’accord. Tout cela s’est donc forgé au cours de l’enfance. Une fois de plus un artiste aimé du plus grand nombre, qui a trouvé le terreau de son art dans ces années où rien ne le destinait à occuper le devant de la scène. Tout a changé depuis dans la banlieue sud de Paris, y compris Orly qui n’est plus celui de Bécaud. Voilà sûrement pourquoi il y a tant de nostalgie dans les chansons de Marc Lavoine.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>219</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f5d898d00c5f36b0bb7cf884f3a907a3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est arrivé à Joe Dassin</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-arrive-a-joe-dassin--62996684</link><description><![CDATA[L’autre jour, je remontais les Champs-Elysées et c’est terrible : pas moyen de ne pas penser à Joe Dassin. Incroyable comme cette chanson qui n’avait d’autre vocation que d’être consommée dans l’instant puis de tomber dans l’oubli sous des centaines d’autres est connue encore aujourd’hui de tous. Y compris de ceux qui n’ont pas connu cette époque où on les remontait, ces Champs, pour aller au cinéma, au Lido, au Pub Renault ou Citroën pour y boire un verre entre copains. Non, si quand on passe en voiture, ça ne saute pas aux yeux, les Champs de l’époque de Joe Dassin, c’était autre chose. Déjà, comme la Grand Place de Bruxelles, les touristes ou gens de passage étaient perdus au milieu de Parisiens qui aujourd’hui, ont déserté ces lieux beaucoup trop fréquentés et parce que plus aucun commerce ne les concerne.<br /><br />Mais la chanson est restée, comme si on n’accordait plus aux paroles la place qu’elles méritent. Et c’est d’ailleurs singulier quand on sait que Joe Dassin n’est lui-même ni Parisien, ni Français d’origine. On connaît l’histoire de son grand-père Samuel qui arrive, adolescent, à New York parce que Juif, il a fui les massacres et persécutions en Russie. Il parle à peine trois mots d’Anglais aussi, quand l’employé du service immigration lui demande son nom, il lui bredouille dans sa timidité un nom tellement incompréhensible que le gars le lui fait répéter plusieurs fois avec force d’impatience. Et là, croyant qu’il lui demande la ville d’où il vient, le jeune homme dit “Odessa”. “Ah Odessa ! Alors on va faire simple : tu t’appelleras désormais Dassin.” Ainsi naît Joseph Dassin, une vingtaine d’années plus tard, nous sommes en 1938, l’Amérique a bien changé, la famille Dassin aussi, Jules, le fils de Samuel et père du petit Joe, est metteur en scène de théâtre. Bientôt il passe derrière la caméra et devient un des réalisateurs hollywoodiens en vue. Mais en 1950, il est rattrapé par la chasse aux communistes lancée par le Congrès américain et le FBI. Bien qu’il ait quitté le parti à la fin des années 30, Jules Dassin quitte l’Amérique avec sa famille en 1950. Joe a donc douze ans quand il découvre la France et la Suisse dans laquelle il suit les divers engagements de ses parents : 11 écoles en six ans, ce n’est pas facile.<br /><br />Alors, après son bac, il quitte l’Europe pour rejoindre cette Amérique qui l’a vue naître. Pour payer ses études universitaires, il jobbe et n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis, accepte tous les boulots. Et il y parvient, un Master en Anthropologie, au bout de cinq ans. Nous sommes dans le Michigan, il y croise un jeune étudiant juif comme lui, mais qui a laissé tomber les études pour la chanson. Alors Joe apprend la guitare comme son pote Robert Zimmerman qui ne s’appelle pas encore Bob Dylan. De retour à Paris, Joe se destine à un tas de choses mais pas la chanson, c’est un accident de la vie : la chanson qu’il a enregistrée pour l’anniversaire de la femme qu’il aime, est entendue par une de ses amies qui travaille chez CBS, la firme américaine qui vient d’ouvrir ses bureaux à Paris. Un Américain qui chante en Français ? Mais c’est excellent ! Voilà le gars qui nous faut. Oui, tout ça est vraiment arrivé à Joe Dassin, ça s’appelle la Légende. <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62996684</guid><pubDate>Mon, 25 Nov 2024 10:08:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62996684/307100_c_est_arrive_a_joe_dassin.mp3" length="5366837" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L’autre jour, je remontais les Champs-Elysées et c’est terrible : pas moyen de ne pas penser à Joe Dassin. Incroyable comme cette chanson qui n’avait d’autre vocation que d’être consommée dans l’instant puis de tomber dans l’oubli sous des centaines...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L’autre jour, je remontais les Champs-Elysées et c’est terrible : pas moyen de ne pas penser à Joe Dassin. Incroyable comme cette chanson qui n’avait d’autre vocation que d’être consommée dans l’instant puis de tomber dans l’oubli sous des centaines d’autres est connue encore aujourd’hui de tous. Y compris de ceux qui n’ont pas connu cette époque où on les remontait, ces Champs, pour aller au cinéma, au Lido, au Pub Renault ou Citroën pour y boire un verre entre copains. Non, si quand on passe en voiture, ça ne saute pas aux yeux, les Champs de l’époque de Joe Dassin, c’était autre chose. Déjà, comme la Grand Place de Bruxelles, les touristes ou gens de passage étaient perdus au milieu de Parisiens qui aujourd’hui, ont déserté ces lieux beaucoup trop fréquentés et parce que plus aucun commerce ne les concerne.<br /><br />Mais la chanson est restée, comme si on n’accordait plus aux paroles la place qu’elles méritent. Et c’est d’ailleurs singulier quand on sait que Joe Dassin n’est lui-même ni Parisien, ni Français d’origine. On connaît l’histoire de son grand-père Samuel qui arrive, adolescent, à New York parce que Juif, il a fui les massacres et persécutions en Russie. Il parle à peine trois mots d’Anglais aussi, quand l’employé du service immigration lui demande son nom, il lui bredouille dans sa timidité un nom tellement incompréhensible que le gars le lui fait répéter plusieurs fois avec force d’impatience. Et là, croyant qu’il lui demande la ville d’où il vient, le jeune homme dit “Odessa”. “Ah Odessa ! Alors on va faire simple : tu t’appelleras désormais Dassin.” Ainsi naît Joseph Dassin, une vingtaine d’années plus tard, nous sommes en 1938, l’Amérique a bien changé, la famille Dassin aussi, Jules, le fils de Samuel et père du petit Joe, est metteur en scène de théâtre. Bientôt il passe derrière la caméra et devient un des réalisateurs hollywoodiens en vue. Mais en 1950, il est rattrapé par la chasse aux communistes lancée par le Congrès américain et le FBI. Bien qu’il ait quitté le parti à la fin des années 30, Jules Dassin quitte l’Amérique avec sa famille en 1950. Joe a donc douze ans quand il découvre la France et la Suisse dans laquelle il suit les divers engagements de ses parents : 11 écoles en six ans, ce n’est pas facile.<br /><br />Alors, après son bac, il quitte l’Europe pour rejoindre cette Amérique qui l’a vue naître. Pour payer ses études universitaires, il jobbe et n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis, accepte tous les boulots. Et il y parvient, un Master en Anthropologie, au bout de cinq ans. Nous sommes dans le Michigan, il y croise un jeune étudiant juif comme lui, mais qui a laissé tomber les études pour la chanson. Alors Joe apprend la guitare comme son pote Robert Zimmerman qui ne s’appelle pas encore Bob Dylan. De retour à Paris, Joe se destine à un tas de choses mais pas la chanson, c’est un accident de la vie : la chanson qu’il a enregistrée pour l’anniversaire de la femme qu’il aime, est entendue par une de ses amies qui travaille chez CBS, la firme américaine qui vient d’ouvrir ses bureaux à Paris. Un Américain qui chante en Français ? Mais c’est excellent ! Voilà le gars qui nous faut. Oui, tout ça est vraiment arrivé à Joe Dassin, ça s’appelle la Légende. <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4bd7ffb7a218251b5d587ed75bcac5c5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michael Jackson et les années 80 (Podcast intégral)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michael-jackson-et-les-annees-80-podcast-integral--62809347</link><description><![CDATA[On a raconté beaucoup de choses sur Michael Jackson et en même temps toujours les mêmes choses, chaque chroniqueur se contentant de creuser le même sillon. <br /><br />Au point de départ, cette année 1984, il y a tout juste 40 ans. Je vous le demande, il avait beau avoir fait partie des fameux Jacksons, ex-Jackson Five, qui connaissait vraiment Michael Jackson à la sortie de son album solo Thriller? C’est le deuxième déjà, le premier Off the Wall était sorti deux bonnes années auparavant mais il s’était vendu à un public jeune, branché musique noire. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, si pas plus, le marché du disque est divisé selon votre couleur de peau. Idem pour les médias. Et puis arrive ce bolide improbable avec un single, Billie Jean, puis un autre Beat it, puis Thriller. 25 millions d’albums vendus en 18 mois, 7 singles sur un même 33 Tours, plus personne n’ignore le nom de Michael Jackson et tout le monde l’aime, à tout le moins a une très bonne opinion de lui. <br /><br />Mais bien sûr, un tel chiffre, alors que le marché s'effondrait, engendre une multitude de phénomènes. Le premier, c’est la surexposition médiatique. En clair, une fois qu’on sort des colonnes musicales pour entrer dans la presse dite généraliste, celle-ci ne parle que de deux choses : argent et célébrité. Le début de la fin ? Le rachat du fameux catalogue d’édition des Beatles. Jusque-là, qui en avait entendu parler ? Leur premier éditeur qui en 1969 le revend à un producteur de télé britannique qui, lui-même, le revend à un Australien. Les prix montent, McCartney qui à l’époque fréquente Jackson lui en parle, surtout de la qualité du retour d’investissement. Et quand Michael touche son premier chèque, plus de cinquante millions de dollars (soit 150 d’aujourd’hui), il met la main sur le catalogue. Et ça, je vous prie de croire que ça ne passe pas, pour certains : tout d’abord les gros financiers qu’il a battus après huit mois de négociation dont des patrons de presse. Ensuite c’est un jeune noir de 27 ans qui possède à présent un trésor des années 50 et 60, un pan de cette toute jeune pop culture. Alors on commence à voir sortir des articles désobligeants sur le bizarre Michael Jackson et sa ménagerie, son caisson à oxygène (un canular de Michael et son manager, au départ) et puis le ranch qu’il finit par acheter avec les bénéfices de sa tournée : Michael Jackson est un excentrique qui préfère la solitude, les animaux aux gens. Il est pas comme nous !<br /><br />Tout ce battage fait finalement passer au second plan l’album Bad qui sort cinq ans après Thriller et qui souffre évidemment du pire des handicaps : être l’album d’après. Personne pour remarquer que Michael en compose presque tous les titres à la différence de Thriller et qu’il est l’essence même de ces années 80 qui basculent dans l’électronique et les synthés. Et tout ça au prix d’un travail gigantesque dont on va mettre des années avant entendre tout ce qui est resté dans les armoires, comme cette chanson, absolument superbe. Je vous le demande : qui a autant de titres aussi incroyablement aboutis dans ses réserves ?<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62809347</guid><pubDate>Sat, 23 Nov 2024 07:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62809347/306639_michael_jackson_et_les_annees_80_podcast_integral.mp3" length="25448476" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a raconté beaucoup de choses sur Michael Jackson et en même temps toujours les mêmes choses, chaque chroniqueur se contentant de creuser le même sillon. 

Au point de départ, cette année 1984, il y a tout juste 40 ans. Je vous le demande, il avait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a raconté beaucoup de choses sur Michael Jackson et en même temps toujours les mêmes choses, chaque chroniqueur se contentant de creuser le même sillon. <br /><br />Au point de départ, cette année 1984, il y a tout juste 40 ans. Je vous le demande, il avait beau avoir fait partie des fameux Jacksons, ex-Jackson Five, qui connaissait vraiment Michael Jackson à la sortie de son album solo Thriller? C’est le deuxième déjà, le premier Off the Wall était sorti deux bonnes années auparavant mais il s’était vendu à un public jeune, branché musique noire. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, si pas plus, le marché du disque est divisé selon votre couleur de peau. Idem pour les médias. Et puis arrive ce bolide improbable avec un single, Billie Jean, puis un autre Beat it, puis Thriller. 25 millions d’albums vendus en 18 mois, 7 singles sur un même 33 Tours, plus personne n’ignore le nom de Michael Jackson et tout le monde l’aime, à tout le moins a une très bonne opinion de lui. <br /><br />Mais bien sûr, un tel chiffre, alors que le marché s'effondrait, engendre une multitude de phénomènes. Le premier, c’est la surexposition médiatique. En clair, une fois qu’on sort des colonnes musicales pour entrer dans la presse dite généraliste, celle-ci ne parle que de deux choses : argent et célébrité. Le début de la fin ? Le rachat du fameux catalogue d’édition des Beatles. Jusque-là, qui en avait entendu parler ? Leur premier éditeur qui en 1969 le revend à un producteur de télé britannique qui, lui-même, le revend à un Australien. Les prix montent, McCartney qui à l’époque fréquente Jackson lui en parle, surtout de la qualité du retour d’investissement. Et quand Michael touche son premier chèque, plus de cinquante millions de dollars (soit 150 d’aujourd’hui), il met la main sur le catalogue. Et ça, je vous prie de croire que ça ne passe pas, pour certains : tout d’abord les gros financiers qu’il a battus après huit mois de négociation dont des patrons de presse. Ensuite c’est un jeune noir de 27 ans qui possède à présent un trésor des années 50 et 60, un pan de cette toute jeune pop culture. Alors on commence à voir sortir des articles désobligeants sur le bizarre Michael Jackson et sa ménagerie, son caisson à oxygène (un canular de Michael et son manager, au départ) et puis le ranch qu’il finit par acheter avec les bénéfices de sa tournée : Michael Jackson est un excentrique qui préfère la solitude, les animaux aux gens. Il est pas comme nous !<br /><br />Tout ce battage fait finalement passer au second plan l’album Bad qui sort cinq ans après Thriller et qui souffre évidemment du pire des handicaps : être l’album d’après. Personne pour remarquer que Michael en compose presque tous les titres à la différence de Thriller et qu’il est l’essence même de ces années 80 qui basculent dans l’électronique et les synthés. Et tout ça au prix d’un travail gigantesque dont on va mettre des années avant entendre tout ce qui est resté dans les armoires, comme cette chanson, absolument superbe. Je vous le demande : qui a autant de titres aussi incroyablement aboutis dans ses réserves ?<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>1060</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michael Jackson et les années 80 (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michael-jackson-et-les-annees-80-episode-5--62809030</link><description><![CDATA[Vous en étiez de cette époque du début des années 80 ? Ou en rêvez-vous ? Avec le regret ne pas les avoir connues. Ah je suis d’accord avec vous : l’abondance des photos sur internet n’arrange rien. Tenez, celle de Michael Jackson reçu à la Maison Blanche par Ronald et Nancy Reagan, dans son costume à paillettes, épaulettes façon empire et bien sûr son fameux gant. Déjà, c’était exceptionnel. Quel pas en avant. Dix ans plus tôt, Richard Nixon trouvait que c’était une corvée de recevoir Elvis, ici c’est un honneur. Imaginez le même genre de scène aujourd’hui, ça n’aurait pas le même lustre. Qu’est-ce qu’il y a de changé ? L’époque ? Les gens ou les artistes ?<br /><br />Et les plateaux télé ? Ils sont moins fous, gigantesques et éclairés qu’aujourd’hui mais encore une fois, Michael Jackson en jeans chemise blanche qui fait son moonwalk à la répète sur le plateau de l’émission de CBS en 1983 ou celle où il tient ses huit grammy awards l’année suivante, en vrac dans les bras, ça en dit long sur une époque dont la musique n’a pas vieilli. <br /><br />Oui, qu’est-ce qui fait que Thriller et plus généralement, la musique des années 80 n’a pas pris une ride ? C’est vrai, on n’imagine pas les jeunes de 1984 écouter des chansons de 1944 et trouver ça hyper cool, mieux que ce qui sortait à l’époque. Et pourtant, il ne s’agissait cette année-là que de faire mieux que ce qu’on avait fait l’année précédente. Jackson voulait faire le meilleur album qu’on n’ait jamais produit, celui qui toucherait tout le monde. De l’autre côté de l’Atlantique, des U2 ou Simple Minds n’affichaient pas d’autre ambition, voilà pourquoi chaque année la musique faisait un grand bond en avant. <br /><br />Alors on les imagine Michael Jackson et son producteur Quincy Jones. Qu’est-ce qu’on ferait bien, qui on engagerait bien pour que ça sonne mieux ? Tu ne crois pas qu’on devrait demander à un tel ? Ce n’est donc pas un hasard si une multitude d’artistes de tous horizons convergent vers Hollywood pour apporter leur pierre à ce disque. Et parmi eux, un nombre important de musiciens d’un même groupe. Non, ils ne sont pas noirs, ni même r’n’b, ce sont les musiciens de Toto. Un groupe rock à succès mais une bande de musiciens pour qui les studios n’ont aucun secret. Ils sont quatre dont le batteur Steve Porcaro qui a coécrit un titre de l’album … et puis celui-ci, qui ne sera pas retenu, et oui, on manquait de place sur les deux faces d’un 33 Tours à l’époque, il fallait faire des choix. Michael le resortira sur le CD célébrant les 25 ans de Thriller. On dit aujourd’hui qu’il serait un sacré farceur car bien que joué par l’équipe à qui on doit Thriller, il aurait été enregistré plus tard. Mais n’empêche, quand on pense qu’il s’agit de la seule fois où il l’a chanté, on mesure le caractère exceptionnel de son talent d’interprète.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62809030</guid><pubDate>Fri, 22 Nov 2024 09:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62809030/306635_michael_jackson_et_les_annees_80_episode_5.mp3" length="5169334" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous en étiez de cette époque du début des années 80 ? Ou en rêvez-vous ? Avec le regret ne pas les avoir connues. Ah je suis d’accord avec vous : l’abondance des photos sur internet n’arrange rien. Tenez, celle de Michael Jackson reçu à la Maison...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous en étiez de cette époque du début des années 80 ? Ou en rêvez-vous ? Avec le regret ne pas les avoir connues. Ah je suis d’accord avec vous : l’abondance des photos sur internet n’arrange rien. Tenez, celle de Michael Jackson reçu à la Maison Blanche par Ronald et Nancy Reagan, dans son costume à paillettes, épaulettes façon empire et bien sûr son fameux gant. Déjà, c’était exceptionnel. Quel pas en avant. Dix ans plus tôt, Richard Nixon trouvait que c’était une corvée de recevoir Elvis, ici c’est un honneur. Imaginez le même genre de scène aujourd’hui, ça n’aurait pas le même lustre. Qu’est-ce qu’il y a de changé ? L’époque ? Les gens ou les artistes ?<br /><br />Et les plateaux télé ? Ils sont moins fous, gigantesques et éclairés qu’aujourd’hui mais encore une fois, Michael Jackson en jeans chemise blanche qui fait son moonwalk à la répète sur le plateau de l’émission de CBS en 1983 ou celle où il tient ses huit grammy awards l’année suivante, en vrac dans les bras, ça en dit long sur une époque dont la musique n’a pas vieilli. <br /><br />Oui, qu’est-ce qui fait que Thriller et plus généralement, la musique des années 80 n’a pas pris une ride ? C’est vrai, on n’imagine pas les jeunes de 1984 écouter des chansons de 1944 et trouver ça hyper cool, mieux que ce qui sortait à l’époque. Et pourtant, il ne s’agissait cette année-là que de faire mieux que ce qu’on avait fait l’année précédente. Jackson voulait faire le meilleur album qu’on n’ait jamais produit, celui qui toucherait tout le monde. De l’autre côté de l’Atlantique, des U2 ou Simple Minds n’affichaient pas d’autre ambition, voilà pourquoi chaque année la musique faisait un grand bond en avant. <br /><br />Alors on les imagine Michael Jackson et son producteur Quincy Jones. Qu’est-ce qu’on ferait bien, qui on engagerait bien pour que ça sonne mieux ? Tu ne crois pas qu’on devrait demander à un tel ? Ce n’est donc pas un hasard si une multitude d’artistes de tous horizons convergent vers Hollywood pour apporter leur pierre à ce disque. Et parmi eux, un nombre important de musiciens d’un même groupe. Non, ils ne sont pas noirs, ni même r’n’b, ce sont les musiciens de Toto. Un groupe rock à succès mais une bande de musiciens pour qui les studios n’ont aucun secret. Ils sont quatre dont le batteur Steve Porcaro qui a coécrit un titre de l’album … et puis celui-ci, qui ne sera pas retenu, et oui, on manquait de place sur les deux faces d’un 33 Tours à l’époque, il fallait faire des choix. Michael le resortira sur le CD célébrant les 25 ans de Thriller. On dit aujourd’hui qu’il serait un sacré farceur car bien que joué par l’équipe à qui on doit Thriller, il aurait été enregistré plus tard. Mais n’empêche, quand on pense qu’il s’agit de la seule fois où il l’a chanté, on mesure le caractère exceptionnel de son talent d’interprète.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>216</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michael Jackson et les années 80 (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michael-jackson-et-les-annees-80-episode-4--62809016</link><description><![CDATA[A force de ne parler que de chiffres de ventes des albums de Michael Jackson on en a fini par oublier l’essentiel : la musique, l’interprète, et l’influence qu’il a eue sur la décennie la plus florissante de l’histoire de notre musique populaire. Et oui, si Thriller est l’incarnation du funk, la musique triomphante qui supplante le disco en mettant le groove sur le devant du mix, Bad est le précurseur de la musique des années 90. Vous avez vu la différence entre les deux pochettes ? Cinq années les séparent mais c’est un monde radicalement différent. Les couleurs chaudes et sombres font place à un blanc éclatant mais froid, et puis fini le costar, Michael arbore une mine dure dans un blouson noir anthracite, rempli de clous, boucles et fermetures éclairs. Le titre de l’album ne laisse aucune place au doute : Bad. Mauvais.<br /><br />Michael Jackson serait-il un mauvais garçon ? Ou est-ce l’air du temps avec la montée de la musique métal et du rap. Évidemment que Michael sait d’où vient le vent en cette année 1987, il a d’ailleurs mis son veto à une reprise hip hop violente d’un titre des Beatles par les Beastie Boys, car c’est lui qui en gère les droits depuis deux ans. Son producteur Quincy Jones, malgré la différence d’âge, a lui aussi bien compris que la production et le son se tournent de plus en plus vers les machines, le rock dur et le hip hop. Ils avaient vu juste avec la participation de Van Halen sur Beat it, le premier titre fusion r’n’b rock furieux. Alors ici, pour Bad, l’album de tous les dangers, celui qui va devoir subir la comparaison avec Thriller, ils sont à l'œuvre sur une collaboration avec les rappeurs de Run DMC. Quincy a dû insister mais il est arrivé à les faire se rencontrer. Ils repartent avec un texte que Michael a écrit sur les ravages du crack, déjà, mais la démo de la chanson Crack Kills ne débouchera pas sur un titre fini. Dommage. Mais je vous l’ai dit, un monde les sépare, sans doute la raison pour laquelle la collaboration avec Aerosmith sera plus fructueuse … et oui, du rap et du rock, je vous dis.<br /><br />C’est clair, Bad est incontestablement l’album de la fin des années 80, il leur ressemble tellement et leur montre en même temps la voix, avec ce son précis et sec, ces guitares tranchantes et rythmes syncopés. Cinq des sept singles seront N°1, un fait unique dans l’histoire, un modèle pour tous les artistes de l’époque, d’autant plus impressionnés que pour la première fois, Michael Jackson montant sur scène en solo, on assiste aux débordements du public qui rappelle les images de la beatlemania. Et oui, on n’avait plus vu ça depuis 20 ans.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62809016</guid><pubDate>Thu, 21 Nov 2024 09:55:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62809016/306634_michael_jackson_et_les_annees_80_episode_4.mp3" length="4925020" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A force de ne parler que de chiffres de ventes des albums de Michael Jackson on en a fini par oublier l’essentiel : la musique, l’interprète, et l’influence qu’il a eue sur la décennie la plus florissante de l’histoire de notre musique populaire. Et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A force de ne parler que de chiffres de ventes des albums de Michael Jackson on en a fini par oublier l’essentiel : la musique, l’interprète, et l’influence qu’il a eue sur la décennie la plus florissante de l’histoire de notre musique populaire. Et oui, si Thriller est l’incarnation du funk, la musique triomphante qui supplante le disco en mettant le groove sur le devant du mix, Bad est le précurseur de la musique des années 90. Vous avez vu la différence entre les deux pochettes ? Cinq années les séparent mais c’est un monde radicalement différent. Les couleurs chaudes et sombres font place à un blanc éclatant mais froid, et puis fini le costar, Michael arbore une mine dure dans un blouson noir anthracite, rempli de clous, boucles et fermetures éclairs. Le titre de l’album ne laisse aucune place au doute : Bad. Mauvais.<br /><br />Michael Jackson serait-il un mauvais garçon ? Ou est-ce l’air du temps avec la montée de la musique métal et du rap. Évidemment que Michael sait d’où vient le vent en cette année 1987, il a d’ailleurs mis son veto à une reprise hip hop violente d’un titre des Beatles par les Beastie Boys, car c’est lui qui en gère les droits depuis deux ans. Son producteur Quincy Jones, malgré la différence d’âge, a lui aussi bien compris que la production et le son se tournent de plus en plus vers les machines, le rock dur et le hip hop. Ils avaient vu juste avec la participation de Van Halen sur Beat it, le premier titre fusion r’n’b rock furieux. Alors ici, pour Bad, l’album de tous les dangers, celui qui va devoir subir la comparaison avec Thriller, ils sont à l'œuvre sur une collaboration avec les rappeurs de Run DMC. Quincy a dû insister mais il est arrivé à les faire se rencontrer. Ils repartent avec un texte que Michael a écrit sur les ravages du crack, déjà, mais la démo de la chanson Crack Kills ne débouchera pas sur un titre fini. Dommage. Mais je vous l’ai dit, un monde les sépare, sans doute la raison pour laquelle la collaboration avec Aerosmith sera plus fructueuse … et oui, du rap et du rock, je vous dis.<br /><br />C’est clair, Bad est incontestablement l’album de la fin des années 80, il leur ressemble tellement et leur montre en même temps la voix, avec ce son précis et sec, ces guitares tranchantes et rythmes syncopés. Cinq des sept singles seront N°1, un fait unique dans l’histoire, un modèle pour tous les artistes de l’époque, d’autant plus impressionnés que pour la première fois, Michael Jackson montant sur scène en solo, on assiste aux débordements du public qui rappelle les images de la beatlemania. Et oui, on n’avait plus vu ça depuis 20 ans.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michael Jackson et les années 80 (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michael-jackson-et-les-annees-80-episode-3--62809003</link><description><![CDATA[Michael Jackson, c’est les années 80, la chose est entendue. Et c’est d’autant plus incontournable qu’elles ont été le théâtre de l’association la plus spectaculaire de l’histoire de la musique. Car c’est plus qu’un duo entre l’ancien leader des Beatles et le roi de la pop. En octobre 1979, Paul McCartney a reçu un disque non pas d’or ni de diamant mais de Rhodium. Du jamais vu, spécialement créé pour l’artiste qui a vendu le plus de disques dans l’histoire : en plus des ventes des Beatles, sa carrière solo a en effet été énorme au cours des années 70. Est-ce un hasard si au même moment, le jeune soliste des Jacksons, à présent âgé de 20 ans, enregistre une reprise de McCartney sur son premier véritable album solo ? La chanson s’appelle Girlfriend et ne manque pas d’interpeller Paul McCartney qui se rappelle l’avoir écrite pour lui à l’époque, il le lui a dit en le croisant lors d’une réception. Mais Michael n’a que 16 ans, il ne le recontacte pas, McCartney ne le relance pas non plus et finalement l’enregistre sur son fameux album London Town, non sans avoir imité sa voix.<br /><br />Alors Michael la reprend sur son album Off the Wall et quand plus tard, Quincy Jones lui demande de penser à une chanson où deux hommes se disputent la même femme, Michael pense immédiatement renvoyer l’ascenseur à McCartney. Si le single ne fonctionne pas en Belgique et en France, contrairement aux Etats-unis et au Royaume-Uni, il n’en va pas de même pour l’album Thriller. Et donc, comme chacun a écrit une chanson pour l’autre, Michael Jackson vient à poser cette question à McCartney : et si on écrivait des titres ensemble ? Le croirez-vous, Mary, la fille de Paul McCartney manque de faire une syncope quand Michael Jackson se pointe à leur domicile dans la campagne britannique. Bien sûr, il n’est pas encore aussi énorme qu’il va le devenir au cours des mois qui suivent mais l’émotion de se retrouver dans la même pièce que ces deux immenses artistes et leurs producteurs Quincy Jones et George Martin, celui des Beatles, est immense.<br /><br />Tout ça s’est passé dans les années 80, une époque où tout était possible, diront certains. John Lennon venait de nous quitter, on savait désormais que le retour des Beatles n’aurait jamais lieu alors cette collaboration qui se prolonge sur un troisième titre qui ne sortira pas en single à cause de Thriller, est une bénédiction. Et une nouvelle fois, il y a tant de choses qui sont restées dans les tiroirs comme le prouve cette version sortie par l’équipe de Paul McCartney trente ans plus tard. Puisque chacun avait enregistré l’intégralité des paroles, ils livrent ici les sessions inédites sur un remix réalisé par le petit ami et producteur de Madonna, enfin, à l’époque, en 1984. Je vous le dis, ah ces années 80 …]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62809003</guid><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 09:53:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62809003/306633_michael_jackson_et_les_annees_80_episode_3.mp3" length="5373148" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Michael Jackson, c’est les années 80, la chose est entendue. Et c’est d’autant plus incontournable qu’elles ont été le théâtre de l’association la plus spectaculaire de l’histoire de la musique. Car c’est plus qu’un duo entre l’ancien leader des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Michael Jackson, c’est les années 80, la chose est entendue. Et c’est d’autant plus incontournable qu’elles ont été le théâtre de l’association la plus spectaculaire de l’histoire de la musique. Car c’est plus qu’un duo entre l’ancien leader des Beatles et le roi de la pop. En octobre 1979, Paul McCartney a reçu un disque non pas d’or ni de diamant mais de Rhodium. Du jamais vu, spécialement créé pour l’artiste qui a vendu le plus de disques dans l’histoire : en plus des ventes des Beatles, sa carrière solo a en effet été énorme au cours des années 70. Est-ce un hasard si au même moment, le jeune soliste des Jacksons, à présent âgé de 20 ans, enregistre une reprise de McCartney sur son premier véritable album solo ? La chanson s’appelle Girlfriend et ne manque pas d’interpeller Paul McCartney qui se rappelle l’avoir écrite pour lui à l’époque, il le lui a dit en le croisant lors d’une réception. Mais Michael n’a que 16 ans, il ne le recontacte pas, McCartney ne le relance pas non plus et finalement l’enregistre sur son fameux album London Town, non sans avoir imité sa voix.<br /><br />Alors Michael la reprend sur son album Off the Wall et quand plus tard, Quincy Jones lui demande de penser à une chanson où deux hommes se disputent la même femme, Michael pense immédiatement renvoyer l’ascenseur à McCartney. Si le single ne fonctionne pas en Belgique et en France, contrairement aux Etats-unis et au Royaume-Uni, il n’en va pas de même pour l’album Thriller. Et donc, comme chacun a écrit une chanson pour l’autre, Michael Jackson vient à poser cette question à McCartney : et si on écrivait des titres ensemble ? Le croirez-vous, Mary, la fille de Paul McCartney manque de faire une syncope quand Michael Jackson se pointe à leur domicile dans la campagne britannique. Bien sûr, il n’est pas encore aussi énorme qu’il va le devenir au cours des mois qui suivent mais l’émotion de se retrouver dans la même pièce que ces deux immenses artistes et leurs producteurs Quincy Jones et George Martin, celui des Beatles, est immense.<br /><br />Tout ça s’est passé dans les années 80, une époque où tout était possible, diront certains. John Lennon venait de nous quitter, on savait désormais que le retour des Beatles n’aurait jamais lieu alors cette collaboration qui se prolonge sur un troisième titre qui ne sortira pas en single à cause de Thriller, est une bénédiction. Et une nouvelle fois, il y a tant de choses qui sont restées dans les tiroirs comme le prouve cette version sortie par l’équipe de Paul McCartney trente ans plus tard. Puisque chacun avait enregistré l’intégralité des paroles, ils livrent ici les sessions inédites sur un remix réalisé par le petit ami et producteur de Madonna, enfin, à l’époque, en 1984. Je vous le dis, ah ces années 80 …]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michael Jackson et les années 80 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michael-jackson-et-les-annees-80-episode-2--62808997</link><description><![CDATA[En 1983, Michael Jackson arrivait de nulle part et passait du statut d’enfant star à celui d’artiste de l’année. L’année suivante, il n’était pas encore tout-à-fait le Roi de la Pop mais était déjà celui de la décennie. Un album, Thriller, dont on voyait les images de palettes descendant des camions, des clips à la télé comme on n’en avait jamais vus et des nouveaux 45 Tours sans arrêt dans la vitrine des disquaires. En 1984, c’était la razzia sur les Grammy Awards, la sortie surprise d’un album avec ses frères puis une tournée aux Etats-Unis, un truc de fou d’après ce qu’on avait entendu mais qui n’arrivera jamais jusque chez nous. Thriller a donc réussi l’exploit de devenir l’album le plus vendu de tous les temps sans être passé par la case tournée mondiale. Personne d’autre que lui ne réalisera un tel exploit. <br /><br />Dommage que l’effet invraisemblable que cette musique et ce chanteur ont eu sur nous se soit finalement dilué dans une surexposition médiatique totalement futile. Et oui, à partir de 1984 Michael Jackson commence à en énerver certains. Dans les firmes de disques, les médias. Tenez, on l’oppose à présent à Prince. Son Purple Rain serait le plus grand concurrent de Thriller, ce qu’il n’a jamais été. A en croire la presse, il n’y aurait de place que pour une seule star, rien d’autre ne peut pousser à l’ombre de Thriller. Ah bon, au cours des années 83-85, on va quand même, en plus de Prince, voir exploser les carrières démesurées de Madonna, George Michael, Whitney Houston, Phil Collins et Lionel Richie. Mais c’est tellement gai de monter les gens les uns contre les autres. En tout cas, le marché du disque s’est emballé, on n’a jamais autant vendu de vinyles et à présent, de CD. Michael, lui, a un objectif collé sur le miroir de la salle de bains : atteindre l’invraisemblable barre des 100 millions de disques avec le suivant. A force d’entendre qu’il a sauvé à lui tout seul le marché mondial du disque, il a fini par se prendre au jeu de ce bizness dont il est un des acteurs depuis son plus jeune âge. Alors il s’y est mis presque tout de suite, à préparer l’album suivant, il n’a pas attendu chez lui que la limite de temps soit dépassée pour écrire de nouvelles chansons et enregistrer des démos de travail. Et si ce n’était que ça : entre l’album et la tournée avec ses frères, les Jackson, ses duos avec Paul McCartney, Freddie Mercury (qui ne sortira pas mais quand même), et des titres pour Janet Jackson, Diana Ross ou Rockwell, Michael Jackson est partout, même sur le titre le plus vendu de l’année dans le monde en 1985 … <br /><br />Non vraiment, aucun autre artiste n’incarne les années 80 comme Michael Jackson, cette époque où la créativité était intimement liée au succès, sans doute la raison pour laquelle elles ont été si lumineuses. Tenez, encore un titre resté dans les tiroirs et qu’il nous faudra patienter plus de trente ans avant de le découvrir.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62808997</guid><pubDate>Tue, 19 Nov 2024 09:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62808997/306631_michael_jackson_et_les_annees_80_episode_2.mp3" length="5395036" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1983, Michael Jackson arrivait de nulle part et passait du statut d’enfant star à celui d’artiste de l’année. L’année suivante, il n’était pas encore tout-à-fait le Roi de la Pop mais était déjà celui de la décennie. Un album, Thriller, dont on...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1983, Michael Jackson arrivait de nulle part et passait du statut d’enfant star à celui d’artiste de l’année. L’année suivante, il n’était pas encore tout-à-fait le Roi de la Pop mais était déjà celui de la décennie. Un album, Thriller, dont on voyait les images de palettes descendant des camions, des clips à la télé comme on n’en avait jamais vus et des nouveaux 45 Tours sans arrêt dans la vitrine des disquaires. En 1984, c’était la razzia sur les Grammy Awards, la sortie surprise d’un album avec ses frères puis une tournée aux Etats-Unis, un truc de fou d’après ce qu’on avait entendu mais qui n’arrivera jamais jusque chez nous. Thriller a donc réussi l’exploit de devenir l’album le plus vendu de tous les temps sans être passé par la case tournée mondiale. Personne d’autre que lui ne réalisera un tel exploit. <br /><br />Dommage que l’effet invraisemblable que cette musique et ce chanteur ont eu sur nous se soit finalement dilué dans une surexposition médiatique totalement futile. Et oui, à partir de 1984 Michael Jackson commence à en énerver certains. Dans les firmes de disques, les médias. Tenez, on l’oppose à présent à Prince. Son Purple Rain serait le plus grand concurrent de Thriller, ce qu’il n’a jamais été. A en croire la presse, il n’y aurait de place que pour une seule star, rien d’autre ne peut pousser à l’ombre de Thriller. Ah bon, au cours des années 83-85, on va quand même, en plus de Prince, voir exploser les carrières démesurées de Madonna, George Michael, Whitney Houston, Phil Collins et Lionel Richie. Mais c’est tellement gai de monter les gens les uns contre les autres. En tout cas, le marché du disque s’est emballé, on n’a jamais autant vendu de vinyles et à présent, de CD. Michael, lui, a un objectif collé sur le miroir de la salle de bains : atteindre l’invraisemblable barre des 100 millions de disques avec le suivant. A force d’entendre qu’il a sauvé à lui tout seul le marché mondial du disque, il a fini par se prendre au jeu de ce bizness dont il est un des acteurs depuis son plus jeune âge. Alors il s’y est mis presque tout de suite, à préparer l’album suivant, il n’a pas attendu chez lui que la limite de temps soit dépassée pour écrire de nouvelles chansons et enregistrer des démos de travail. Et si ce n’était que ça : entre l’album et la tournée avec ses frères, les Jackson, ses duos avec Paul McCartney, Freddie Mercury (qui ne sortira pas mais quand même), et des titres pour Janet Jackson, Diana Ross ou Rockwell, Michael Jackson est partout, même sur le titre le plus vendu de l’année dans le monde en 1985 … <br /><br />Non vraiment, aucun autre artiste n’incarne les années 80 comme Michael Jackson, cette époque où la créativité était intimement liée au succès, sans doute la raison pour laquelle elles ont été si lumineuses. Tenez, encore un titre resté dans les tiroirs et qu’il nous faudra patienter plus de trente ans avant de le découvrir.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>225</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Michael Jackson et les années 80 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/michael-jackson-et-les-annees-80-episode-1--62787629</link><description><![CDATA[On a raconté beaucoup de choses sur Michael Jackson et en même temps toujours les mêmes choses, chaque chroniqueur se contentant de creuser le même sillon. <br /><br />Au point de départ, cette année 1984, il y a tout juste 40 ans. Je vous le demande, il avait beau avoir fait partie des fameux Jacksons, ex-Jackson Five, qui connaissait vraiment Michael Jackson à la sortie de son album solo Thriller? C’est le deuxième déjà, le premier Off the Wall était sorti deux bonnes années auparavant mais il s’était vendu à un public jeune, branché musique noire. Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, si pas plus, le marché du disque est divisé selon votre couleur de peau. Idem pour les médias. Et puis arrive ce bolide improbable avec un single, Billie Jean, puis un autre Beat it, puis Thriller. 25 millions d’albums vendus en 18 mois, 7 singles sur un même 33 Tours, plus personne n’ignore le nom de Michael Jackson et tout le monde l’aime, à tout le moins a une très bonne opinion de lui. Mais bien sûr, un tel chiffre, alors que le marché s'effondrait, engendre une multitude de phénomènes. Le premier, c’est la surexposition médiatique. En clair, une fois qu’on sort des colonnes musicales pour entrer dans la presse dite généraliste, celle-ci ne parle que de deux choses : recette et célébrité. <br /><br />Le début de la fin ? Le rachat du fameux catalogue d’édition des Beatles. Jusque-là, qui en avait entendu parler ? Leur premier éditeur qui en 1969 le revend à un producteur de télé britannique qui, lui-même, le revend à un Australien. Les prix montent, McCartney qui à l’époque fréquente Jackson lui en parle, surtout de la qualité du retour d’investissement. Et quand Michael touche son premier chèque, plus de cinquante millions de dollars (soit 150 d’aujourd’hui), il met la main sur le catalogue. Et ça, je vous prie de croire que ça ne passe pas, pour certains : tout d’abord les gros financiers qu’il a battus après huit mois de négociation dont des patrons de presse. Ensuite c’est un jeune noir de 27 ans qui possède à présent un trésor des années 50 et 60, un pan de cette toute jeune pop culture. Alors on commence à voir sortir des articles désobligeants sur le bizarre Michael Jackson et sa ménagerie, son caisson à oxygène (un canular de Michael et son manager, au départ) et puis le ranch qu’il finit par acheter avec les bénéfices de sa tournée : Michael Jackson est un excentrique qui préfère la solitude, les animaux aux gens. Il est pas comme nous !<br /><br />Tout ce battage fait finalement passer au second plan l’album Bad qui sort cinq ans après Thriller et qui souffre évidemment du pire des handicaps : être l’album d’après. Personne pour remarquer que Michael en compose presque tous les titres à la différence de Thriller et qu’il est l’essence même de ces années 80 qui basculent dans l’électronique et les synthés. Et tout ça au prix d’un travail gigantesque dont on va mettre des années avant entendre tout ce qui est resté dans les armoires, comme cette chanson, absolument superbe. Je vous le demande : qui a autant de titres aussi incroyablement aboutis dans ses réserves ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62787629</guid><pubDate>Mon, 18 Nov 2024 13:30:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62787629/306338_michael_jackson_et_les_annees_80_episode_1.mp3" length="5695125" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On a raconté beaucoup de choses sur Michael Jackson et en même temps toujours les mêmes choses, chaque chroniqueur se contentant de creuser le même sillon. 

Au point de départ, cette année 1984, il y a tout juste 40 ans. Je vous le demande, il avait...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On a raconté beaucoup de choses sur Michael Jackson et en même temps toujours les mêmes choses, chaque chroniqueur se contentant de creuser le même sillon. <br /><br />Au point de départ, cette année 1984, il y a tout juste 40 ans. Je vous le demande, il avait beau avoir fait partie des fameux Jacksons, ex-Jackson Five, qui connaissait vraiment Michael Jackson à la sortie de son album solo Thriller? C’est le deuxième déjà, le premier Off the Wall était sorti deux bonnes années auparavant mais il s’était vendu à un public jeune, branché musique noire. Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, si pas plus, le marché du disque est divisé selon votre couleur de peau. Idem pour les médias. Et puis arrive ce bolide improbable avec un single, Billie Jean, puis un autre Beat it, puis Thriller. 25 millions d’albums vendus en 18 mois, 7 singles sur un même 33 Tours, plus personne n’ignore le nom de Michael Jackson et tout le monde l’aime, à tout le moins a une très bonne opinion de lui. Mais bien sûr, un tel chiffre, alors que le marché s'effondrait, engendre une multitude de phénomènes. Le premier, c’est la surexposition médiatique. En clair, une fois qu’on sort des colonnes musicales pour entrer dans la presse dite généraliste, celle-ci ne parle que de deux choses : recette et célébrité. <br /><br />Le début de la fin ? Le rachat du fameux catalogue d’édition des Beatles. Jusque-là, qui en avait entendu parler ? Leur premier éditeur qui en 1969 le revend à un producteur de télé britannique qui, lui-même, le revend à un Australien. Les prix montent, McCartney qui à l’époque fréquente Jackson lui en parle, surtout de la qualité du retour d’investissement. Et quand Michael touche son premier chèque, plus de cinquante millions de dollars (soit 150 d’aujourd’hui), il met la main sur le catalogue. Et ça, je vous prie de croire que ça ne passe pas, pour certains : tout d’abord les gros financiers qu’il a battus après huit mois de négociation dont des patrons de presse. Ensuite c’est un jeune noir de 27 ans qui possède à présent un trésor des années 50 et 60, un pan de cette toute jeune pop culture. Alors on commence à voir sortir des articles désobligeants sur le bizarre Michael Jackson et sa ménagerie, son caisson à oxygène (un canular de Michael et son manager, au départ) et puis le ranch qu’il finit par acheter avec les bénéfices de sa tournée : Michael Jackson est un excentrique qui préfère la solitude, les animaux aux gens. Il est pas comme nous !<br /><br />Tout ce battage fait finalement passer au second plan l’album Bad qui sort cinq ans après Thriller et qui souffre évidemment du pire des handicaps : être l’album d’après. Personne pour remarquer que Michael en compose presque tous les titres à la différence de Thriller et qu’il est l’essence même de ces années 80 qui basculent dans l’électronique et les synthés. Et tout ça au prix d’un travail gigantesque dont on va mettre des années avant entendre tout ce qui est resté dans les armoires, comme cette chanson, absolument superbe. Je vous le demande : qui a autant de titres aussi incroyablement aboutis dans ses réserves ?]]></itunes:summary><itunes:duration>237</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7bcc85d1e2950b162f17fc8988c89ffb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les joyeux débuts de Bruce Springsteen</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-joyeux-debuts-de-bruce-springsteen--62703545</link><description><![CDATA[Qu’on appartienne à l’armée de ses fans ou qu’on écoute, comme tout le monde, de loin, à la radio ses chansons, on sait tous que Bruce Springsteen est une star de la musique, à part. Car oui, malgré une belle liste de tubes immortels et des dizaines de millions de disques vendus à travers le monde, Bruce Springsteen est resté un Américain moyen, un type comme tout le monde. S’il est habillé sur scène comme dans la rue, c’est justement parce qu’il y est attaché, à sa rue, celle où il a d’abord roulé dans sa poussette, puis appris à faire du vélo avec son grand-père, joué avec ses soldats, connus ses premières bagarres et premiers baisers. <br /><br />Un ménage très modeste que les Springsteen. Vieille maison, un unique poêle au mazout pour la chauffer et une cuisinière au charbon sur laquelle le gamin tirait avec son pistolet à eau pour faire de la vapeur. Mais rien qui l’ait traumatisé, non, leur maison était très vétuste, c’est vrai, mais il y avait une table, des chaises, des lits et il avait toujours des vêtements sur le dos. Une enfance dans le New Jersey, dans la ville où les Italiens rencontrent les Irlandais, dit-on. Et justement, il hérite de son père un nom et des attitudes grégaires, le plaisir de vivre ensemble ; de sa mère, l’exubérance dont elle peut faire preuve à la maison en chantant et criant avec ses sœurs. <br /><br />Il y a bien sûr Elvis Presley, Bruce a 7-8 ans quand le chanteur du Mississippi fait ses premières apparitions dans l’émission de variétés du dimanche soir présentée par Ed Sullivan, le Jean-Pierre Foucault américain. Et c’est justement ce Ed Sullivan qui lui sauve la vie d’adolescent de 14 ans recouvert d’acné et de doutes, quand ce 9 février il crie Ladies and Gentlemen The Beatles … Son excitation est à son comble, ce nom de Beatles prononcé par Sullivan, il ne l’oubliera jamais. Comme des millions de jeunes Américains, Bruce est au courant qu’ils vont jouer en direct à la télé, il y a eu 50.000 demandes de tickets pour l’émission, pour Elvis il y en avait eu 7000 et on avait déjà trouvé ça incroyable. Tout avait commencé quelques semaines plus tôt quand il avait entendu ceci à la radio dans la voiture avec sa mère … Qu’est-ce que cette musique ? Pourquoi lui avait-elle fait cet effet-là, qui lui avait instantanément fait appeler sa petite copine pour lui demander si elle connaissait les Beatles ? Et elle avait répondu, oui, évidemment, ils sont cool. Oui, ils sont plus que cool, en 1964, aux Etats-Unis, il n’y aura aucun mot plus magique en anglais que The Beatles. Mais ce n’est rien par rapport au choc qui l’attend quand chez le disquaire, il voit le disque Meet the Beatles : leur coiffure ! Cette coiffure, il ne va entendre parler que de ça dans les semaines à venir. Des cheveux longs pour des hommes, quelle horreur, quelle décadence ! Il ne faut pas longtemps avant que Bruce VEUILLE rencontrer les Beatles, être les Beatles.<br /><br />Alors oui, Bruce Springsteen revendique son histoire d’Américain comme les autres qui, à la vingtaine, n’est pas un rebelle qui fait des courses de voiture comme James Dean, mais sa guitare dans une main, il tient quatre atouts dans l’autre : la jeunesse, des années d’expérience à jouer dans les bars, un excellent groupe et une histoire à raconter.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62703545</guid><pubDate>Tue, 12 Nov 2024 10:19:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62703545/305495_les_joyeux_debuts_de_bruce_springsteen.mp3" length="24270039" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qu’on appartienne à l’armée de ses fans ou qu’on écoute, comme tout le monde, de loin, à la radio ses chansons, on sait tous que Bruce Springsteen est une star de la musique, à part. Car oui, malgré une belle liste de tubes immortels et des dizaines...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qu’on appartienne à l’armée de ses fans ou qu’on écoute, comme tout le monde, de loin, à la radio ses chansons, on sait tous que Bruce Springsteen est une star de la musique, à part. Car oui, malgré une belle liste de tubes immortels et des dizaines de millions de disques vendus à travers le monde, Bruce Springsteen est resté un Américain moyen, un type comme tout le monde. S’il est habillé sur scène comme dans la rue, c’est justement parce qu’il y est attaché, à sa rue, celle où il a d’abord roulé dans sa poussette, puis appris à faire du vélo avec son grand-père, joué avec ses soldats, connus ses premières bagarres et premiers baisers. <br /><br />Un ménage très modeste que les Springsteen. Vieille maison, un unique poêle au mazout pour la chauffer et une cuisinière au charbon sur laquelle le gamin tirait avec son pistolet à eau pour faire de la vapeur. Mais rien qui l’ait traumatisé, non, leur maison était très vétuste, c’est vrai, mais il y avait une table, des chaises, des lits et il avait toujours des vêtements sur le dos. Une enfance dans le New Jersey, dans la ville où les Italiens rencontrent les Irlandais, dit-on. Et justement, il hérite de son père un nom et des attitudes grégaires, le plaisir de vivre ensemble ; de sa mère, l’exubérance dont elle peut faire preuve à la maison en chantant et criant avec ses sœurs. <br /><br />Il y a bien sûr Elvis Presley, Bruce a 7-8 ans quand le chanteur du Mississippi fait ses premières apparitions dans l’émission de variétés du dimanche soir présentée par Ed Sullivan, le Jean-Pierre Foucault américain. Et c’est justement ce Ed Sullivan qui lui sauve la vie d’adolescent de 14 ans recouvert d’acné et de doutes, quand ce 9 février il crie Ladies and Gentlemen The Beatles … Son excitation est à son comble, ce nom de Beatles prononcé par Sullivan, il ne l’oubliera jamais. Comme des millions de jeunes Américains, Bruce est au courant qu’ils vont jouer en direct à la télé, il y a eu 50.000 demandes de tickets pour l’émission, pour Elvis il y en avait eu 7000 et on avait déjà trouvé ça incroyable. Tout avait commencé quelques semaines plus tôt quand il avait entendu ceci à la radio dans la voiture avec sa mère … Qu’est-ce que cette musique ? Pourquoi lui avait-elle fait cet effet-là, qui lui avait instantanément fait appeler sa petite copine pour lui demander si elle connaissait les Beatles ? Et elle avait répondu, oui, évidemment, ils sont cool. Oui, ils sont plus que cool, en 1964, aux Etats-Unis, il n’y aura aucun mot plus magique en anglais que The Beatles. Mais ce n’est rien par rapport au choc qui l’attend quand chez le disquaire, il voit le disque Meet the Beatles : leur coiffure ! Cette coiffure, il ne va entendre parler que de ça dans les semaines à venir. Des cheveux longs pour des hommes, quelle horreur, quelle décadence ! Il ne faut pas longtemps avant que Bruce VEUILLE rencontrer les Beatles, être les Beatles.<br /><br />Alors oui, Bruce Springsteen revendique son histoire d’Américain comme les autres qui, à la vingtaine, n’est pas un rebelle qui fait des courses de voiture comme James Dean, mais sa guitare dans une main, il tient quatre atouts dans l’autre : la jeunesse, des années d’expérience à jouer dans les bars, un excellent groupe et une histoire à raconter.]]></itunes:summary><itunes:duration>1011</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fd0cc49d4d673af6c3cb55133cf4c168.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Nirvana Unplugged : 30 ans après (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nirvana-unplugged-30-ans-apres-episode-4--62619277</link><description><![CDATA[Vous avez peut-être déjà entendu, trop de fois peut-être, la triste histoire de Kurt Cobain et de sa jeunesse gâchée par une famille recomposée où il n’a jamais trouvé sa place. C’est vrai, comme il l’a dit lui-même, que même si ses parents étaient perpétuellement fauchés, il gardait de son enfance, des souvenirs heureux. Mais les boulots miteux et mal payés ont eu raison d’un père qui après son divorce cherchait l’amour, ne voyant plus son gamin qui, lui, cherchait un père. On comprend, à l’image du patron d’un petit restau du quartier qui a vu durant dix années ce gosse s’asseoir face à son père qui regardait par-dessus sa tête, qu’il ait fini par prendre son baluchon. Trop tôt évidemment, 15 ans, c’est trop jeune pour partir, même si pour la caravane des grands-parents puis chez l’oncle Jim, le jeune frère de son père. Mais à part la terrible sono et les disques des Beatles et de Led Zeppelin, il n’y a pas de Home Sweet Home pour Kurt chez Jim. Sa femme et lui vont très vite lui demander de partir, de rentrer chez son père, ce que Kurt ne fait pas. Il va au cours des quatre années suivantes, soit toute son adolescence, déménager dix fois. Dix maisons, dix logements sans jamais trouver un vrai foyer. <br /><br />Voilà qui explique bien des choses dans la musique de Nirvana, la poésie de Kurt Cobain et surtout sa voix plaintive. Il a d’ailleurs trouvé son identité quand pour son quatorzième anniversaire son oncle Chuck lui propose de choisir entre un vélo et une guitare électrique. Kurt qui joue de la batterie dans le groupe de l’école et nourrit une passion invétérée pour le rock, il suffit de regarder les posters dans sa chambre, n’a pas à choisir.<br /><br />Alors oui, personne n’est riche dans la famille Cobain, la guitare électrique est une imitation japonaise bon marché de seconde main, souvent en panne, mais peu importe : Kurt l’emmène partout avec lui, y compris l’école. Et même s’il doit souvent dire à ses potes, ne me demande pas de jouer un morceau, elle est cassée, Kurt a trouvé sa voie : la musique. Et vous le devinez, le son de cette guitare est pourri mais c’est sa guitare et il ne compte pas changer de braquet. Et là, vous comprenez pourquoi Nirvana sonne comme ça, comme une sono branchée dans le local de répétition d’une de ces maisons de bois d’Aberdeen, percée par les pluies diluviennes et incessantes qui s’abattent sur les forêts du Pacifique Nord. <br /><br />C’est terrible de dire qu’un grand amour sincère à 18 ans qui serait tombé sur Kurt Cobain aurait changé la musique que nous avons écouté depuis le début des années 90. Il n’y aurait pas eu de Nirvana, pas plus que de destin funeste pour son leader et chanteur. Alors écoutez-les, ces cordes grunge, cette voix venue de loin et souvenez-vous de la première fois où vous avez entendu cette chanson, à la radio, la télé ou chez un pote et que vous vous êtes dit, mais bon Dieu qu’est-ce que c’est que ce truc. Oui, qui aurait dit que les années de désespoir vécues par ce gamin pas armé pour trouver la solution à son problème engendrerait une musique qui allait changer notre univers.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62619277</guid><pubDate>Fri, 08 Nov 2024 10:17:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62619277/305100_nirvana_unplugged_30_ans_apres_episode_4.mp3" length="7836845" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous avez peut-être déjà entendu, trop de fois peut-être, la triste histoire de Kurt Cobain et de sa jeunesse gâchée par une famille recomposée où il n’a jamais trouvé sa place. C’est vrai, comme il l’a dit lui-même, que même si ses parents étaient...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous avez peut-être déjà entendu, trop de fois peut-être, la triste histoire de Kurt Cobain et de sa jeunesse gâchée par une famille recomposée où il n’a jamais trouvé sa place. C’est vrai, comme il l’a dit lui-même, que même si ses parents étaient perpétuellement fauchés, il gardait de son enfance, des souvenirs heureux. Mais les boulots miteux et mal payés ont eu raison d’un père qui après son divorce cherchait l’amour, ne voyant plus son gamin qui, lui, cherchait un père. On comprend, à l’image du patron d’un petit restau du quartier qui a vu durant dix années ce gosse s’asseoir face à son père qui regardait par-dessus sa tête, qu’il ait fini par prendre son baluchon. Trop tôt évidemment, 15 ans, c’est trop jeune pour partir, même si pour la caravane des grands-parents puis chez l’oncle Jim, le jeune frère de son père. Mais à part la terrible sono et les disques des Beatles et de Led Zeppelin, il n’y a pas de Home Sweet Home pour Kurt chez Jim. Sa femme et lui vont très vite lui demander de partir, de rentrer chez son père, ce que Kurt ne fait pas. Il va au cours des quatre années suivantes, soit toute son adolescence, déménager dix fois. Dix maisons, dix logements sans jamais trouver un vrai foyer. <br /><br />Voilà qui explique bien des choses dans la musique de Nirvana, la poésie de Kurt Cobain et surtout sa voix plaintive. Il a d’ailleurs trouvé son identité quand pour son quatorzième anniversaire son oncle Chuck lui propose de choisir entre un vélo et une guitare électrique. Kurt qui joue de la batterie dans le groupe de l’école et nourrit une passion invétérée pour le rock, il suffit de regarder les posters dans sa chambre, n’a pas à choisir.<br /><br />Alors oui, personne n’est riche dans la famille Cobain, la guitare électrique est une imitation japonaise bon marché de seconde main, souvent en panne, mais peu importe : Kurt l’emmène partout avec lui, y compris l’école. Et même s’il doit souvent dire à ses potes, ne me demande pas de jouer un morceau, elle est cassée, Kurt a trouvé sa voie : la musique. Et vous le devinez, le son de cette guitare est pourri mais c’est sa guitare et il ne compte pas changer de braquet. Et là, vous comprenez pourquoi Nirvana sonne comme ça, comme une sono branchée dans le local de répétition d’une de ces maisons de bois d’Aberdeen, percée par les pluies diluviennes et incessantes qui s’abattent sur les forêts du Pacifique Nord. <br /><br />C’est terrible de dire qu’un grand amour sincère à 18 ans qui serait tombé sur Kurt Cobain aurait changé la musique que nous avons écouté depuis le début des années 90. Il n’y aurait pas eu de Nirvana, pas plus que de destin funeste pour son leader et chanteur. Alors écoutez-les, ces cordes grunge, cette voix venue de loin et souvenez-vous de la première fois où vous avez entendu cette chanson, à la radio, la télé ou chez un pote et que vous vous êtes dit, mais bon Dieu qu’est-ce que c’est que ce truc. Oui, qui aurait dit que les années de désespoir vécues par ce gamin pas armé pour trouver la solution à son problème engendrerait une musique qui allait changer notre univers.]]></itunes:summary><itunes:duration>490</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5439c7c1050102861865bf971cc1edac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Nirvana Unplugged : 30 ans après (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nirvana-unplugged-30-ans-apres-episode-3--62618964</link><description><![CDATA[Cela fait 30 ans exactement qu’est sorti le fameux Live Unplugged de Nirvana. Aujourd’hui devenu mythique, cet album sortait en plein traumatisme de la mort ô combien prématurée et brutale de Kurt Cobain. A 27 ans, en plus, ça n’arrangeait rien, avec le mythe du club des 27, l’âge impossible où avaient disparu des Jimi Hendrix, Brian Jones et autres Jim Morrison. Quel gâchis ! Arriver si jeune à un sommet dont personne n’ose rêver et n’avoir aucune autre porte de sortie, dans une solitude sordide alors que le monde entier vous aime. Non, les gens n’ont rien compris et les fans, les ados en ont tiré un cafard pas possible. Imaginez les posters au mur, les T Shirts dans les armoires entre les jeans déchirés et les CD qui traînent sur un bureau avec des devoirs non faits. Nirvana, Kurt Cobain. Ca devait finir ainsi finalement quand on écoute la musique et qu’on traduit les paroles dans une farde ou un cahier de classe. Ce type se bouffait des tonnes de cafard. On feuillette les rares magazines qui montrent des photos de Seattle, Aberdeen, sa région. A perpète, au bout des Etats-Unis, contre le Canada. Il n’y fait même pas froid en hiver mais il pleut quasiment tout le temps. Qu’est-ce qu’il foutait encore là-bas, avec l’argent qu’il gagnait ? Il paraît qu’il avait même dormi dans une cave et couché sous un pont. La génération grunge a perdu son plus grand héros mais elle est bien là, sur les bancs de l’école, avec ses chemises à carreaux trop grandes qui tombent sur le pantalon, les cheveux pas nets et les baskets trouées.<br /><br />Quel changement radical avec les années 80, avec ses couleurs éclatantes, son strass, ses stars aux cheveux brushés. Que s’est-il passé au tournant de la décennie ? Pourquoi ces gosses sont-ils si, j’allais dire tristes, mais non, ce n’est pas ça, si mélancoliques. Evidemment, Kurt Cobain n’était pas le premier. Il y a toujours des éclaireurs, des gens qui ouvrent la voie. Parmi tous les artistes dits alternatifs, ceux qui venaient d’endroits aussi perdus que lui, il y avait dans les années 80 un groupe rock qui l’avait captivé : R.E.M. Si on y prête attention, il y a dans les intonations de leur chanteur, Michael Stipe, une sorte de découragement face à la vie, le gars qui en se levant le matin regarde le monde dans le blanc des yeux et ce qu’il y voit, lui donne envie de se recoucher jusqu’à l’année suivante. Oui, la musique de R.E.M. est belle pour ceux qui ont le spleen de Baudelaire, le souvenir d’un ailleurs qu’ils n’ont jamais connu. Est-ce un hasard, au début des années 90, après six albums semés la décennie précédente, R.E.M. accède au statut de star planétaire en même temps que Nirvana. Les deux artistes deviennent amis et alors que Cobain comment l’irréparable, tels des vases communicants, Nirvana se dirigeait vers une musique acoustique et R.E.M. branchait le courant sur ses guitares. On ne s’étonnera donc pas que le plus bel hommage à Kurt Cobain soit une chanson de R.E.M., portée par la voix qui l’a certainement inspiré.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62618964</guid><pubDate>Thu, 07 Nov 2024 10:11:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62618964/305098_nirvana_unplugged_30_ans_apres_episode_3.mp3" length="8161182" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait 30 ans exactement qu’est sorti le fameux Live Unplugged de Nirvana. Aujourd’hui devenu mythique, cet album sortait en plein traumatisme de la mort ô combien prématurée et brutale de Kurt Cobain. A 27 ans, en plus, ça n’arrangeait rien, avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait 30 ans exactement qu’est sorti le fameux Live Unplugged de Nirvana. Aujourd’hui devenu mythique, cet album sortait en plein traumatisme de la mort ô combien prématurée et brutale de Kurt Cobain. A 27 ans, en plus, ça n’arrangeait rien, avec le mythe du club des 27, l’âge impossible où avaient disparu des Jimi Hendrix, Brian Jones et autres Jim Morrison. Quel gâchis ! Arriver si jeune à un sommet dont personne n’ose rêver et n’avoir aucune autre porte de sortie, dans une solitude sordide alors que le monde entier vous aime. Non, les gens n’ont rien compris et les fans, les ados en ont tiré un cafard pas possible. Imaginez les posters au mur, les T Shirts dans les armoires entre les jeans déchirés et les CD qui traînent sur un bureau avec des devoirs non faits. Nirvana, Kurt Cobain. Ca devait finir ainsi finalement quand on écoute la musique et qu’on traduit les paroles dans une farde ou un cahier de classe. Ce type se bouffait des tonnes de cafard. On feuillette les rares magazines qui montrent des photos de Seattle, Aberdeen, sa région. A perpète, au bout des Etats-Unis, contre le Canada. Il n’y fait même pas froid en hiver mais il pleut quasiment tout le temps. Qu’est-ce qu’il foutait encore là-bas, avec l’argent qu’il gagnait ? Il paraît qu’il avait même dormi dans une cave et couché sous un pont. La génération grunge a perdu son plus grand héros mais elle est bien là, sur les bancs de l’école, avec ses chemises à carreaux trop grandes qui tombent sur le pantalon, les cheveux pas nets et les baskets trouées.<br /><br />Quel changement radical avec les années 80, avec ses couleurs éclatantes, son strass, ses stars aux cheveux brushés. Que s’est-il passé au tournant de la décennie ? Pourquoi ces gosses sont-ils si, j’allais dire tristes, mais non, ce n’est pas ça, si mélancoliques. Evidemment, Kurt Cobain n’était pas le premier. Il y a toujours des éclaireurs, des gens qui ouvrent la voie. Parmi tous les artistes dits alternatifs, ceux qui venaient d’endroits aussi perdus que lui, il y avait dans les années 80 un groupe rock qui l’avait captivé : R.E.M. Si on y prête attention, il y a dans les intonations de leur chanteur, Michael Stipe, une sorte de découragement face à la vie, le gars qui en se levant le matin regarde le monde dans le blanc des yeux et ce qu’il y voit, lui donne envie de se recoucher jusqu’à l’année suivante. Oui, la musique de R.E.M. est belle pour ceux qui ont le spleen de Baudelaire, le souvenir d’un ailleurs qu’ils n’ont jamais connu. Est-ce un hasard, au début des années 90, après six albums semés la décennie précédente, R.E.M. accède au statut de star planétaire en même temps que Nirvana. Les deux artistes deviennent amis et alors que Cobain comment l’irréparable, tels des vases communicants, Nirvana se dirigeait vers une musique acoustique et R.E.M. branchait le courant sur ses guitares. On ne s’étonnera donc pas que le plus bel hommage à Kurt Cobain soit une chanson de R.E.M., portée par la voix qui l’a certainement inspiré.]]></itunes:summary><itunes:duration>511</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5439c7c1050102861865bf971cc1edac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Nirvana Unplugged : 30 ans après (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nirvana-unplugged-30-ans-apres-episode-2--62618939</link><description><![CDATA[Si Kurt Cobain avait rêvé devenir une rock star, dans son bled perdu au nord-ouest des Etats-Unis, il n'avait jamais songé à ce que cela signifierait au quotidien. Tout ce qu’il en savait, c’est sa propre expérience de fan : être aimé pour sa musique, jouer devant des salles pleines, ne plus avoir de galères d’argent et être affiché en poster dans des locaux de répétitions. Mais là, les passages télés, les remises de prix, les interviews au kilomètre, tous ces trucs où il faut faire semblant d’être reconnaissant envers des gens qui n’aiment pas ce que vous faites ou pire qui n’en ont rien à faire, alors là … C’est donc ça, être “commercial” ? Vivre avec des gens qui ne sont là que pour l’argent et la lumière ? Alors non. Être une rock star, il n’aime pas ça, il n’en veut pas. Mais voilà, son single Smells like teen spirit a été N°1 il y a deux ans et l’album serait actuellement en route vers les dix millions d’exemplaires vendus. Si ça, ce n’est pas du commercial !<br /><br />Alors pour résoudre son problème, Cobain fait tout pour que l’album suivant soit le plus grunge, le plus anti-commercial possible. Le son pourri des titres, le nom et la pochette de l’album ont vite fait de torpiller la promotion. Tout y est tellement sinistre, glauque et subversif qu’on arrive à peine à en vendre un million. Du coup, la maison de disques met une telle pression sur Nirvana qu’elle lui impose de passer par la case MTV Unplugged. Une horreur pour Kurt Cobain et sa bande : pensez donc, l’an dernier Clapton a vendu des millions de copies du CD tiré de l’émission. Mais bon, parmi tous les artistes dégoulinants qui y participent, il y a eu R.E.M. et Pearl Jam qu’il admire, les ont précédés, alors c’est bon d’accord, on y va, mais à notre manière. <br /><br />C’est une aubaine pour MTV d’accueillir le N°1 mondial car les audiences sont en baisse cette année. La direction craint que le concept ne soit en train de s’essouffler. Mais Nirvana, le groupe le plus populaire du moment, en acoustique, ça, c’est le mariage de l’eau et du feu qui devrait assurer une toute grande audience. Ça démarre pourtant mal quand la production apprend que Cobain a invité les Meat Puppets, des inconnus. De plus, sur les quatorze chansons, il y a six reprises, et parmi les titres de Nirvana, un seul titre. La situation se tend d’autant plus que Kurt Cobain n’est pas très à l’aise avec l’acoustique, aussi la pression de la chaîne et de la firme de disques devient-elle vite intolérable. La veille de l’enregistrement, c’est le clash : Kurt Cobain quitte le plateau en disant qu’il ne fera pas l’émission. On ne va quand même pas devoir diffuser les répétitions ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62618939</guid><pubDate>Wed, 06 Nov 2024 10:05:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62618939/305097_nirvana_unplugged_30_ans_apres_episode_2.mp3" length="6704594" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si Kurt Cobain avait rêvé devenir une rock star, dans son bled perdu au nord-ouest des Etats-Unis, il n'avait jamais songé à ce que cela signifierait au quotidien. Tout ce qu’il en savait, c’est sa propre expérience de fan : être aimé pour sa musique,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si Kurt Cobain avait rêvé devenir une rock star, dans son bled perdu au nord-ouest des Etats-Unis, il n'avait jamais songé à ce que cela signifierait au quotidien. Tout ce qu’il en savait, c’est sa propre expérience de fan : être aimé pour sa musique, jouer devant des salles pleines, ne plus avoir de galères d’argent et être affiché en poster dans des locaux de répétitions. Mais là, les passages télés, les remises de prix, les interviews au kilomètre, tous ces trucs où il faut faire semblant d’être reconnaissant envers des gens qui n’aiment pas ce que vous faites ou pire qui n’en ont rien à faire, alors là … C’est donc ça, être “commercial” ? Vivre avec des gens qui ne sont là que pour l’argent et la lumière ? Alors non. Être une rock star, il n’aime pas ça, il n’en veut pas. Mais voilà, son single Smells like teen spirit a été N°1 il y a deux ans et l’album serait actuellement en route vers les dix millions d’exemplaires vendus. Si ça, ce n’est pas du commercial !<br /><br />Alors pour résoudre son problème, Cobain fait tout pour que l’album suivant soit le plus grunge, le plus anti-commercial possible. Le son pourri des titres, le nom et la pochette de l’album ont vite fait de torpiller la promotion. Tout y est tellement sinistre, glauque et subversif qu’on arrive à peine à en vendre un million. Du coup, la maison de disques met une telle pression sur Nirvana qu’elle lui impose de passer par la case MTV Unplugged. Une horreur pour Kurt Cobain et sa bande : pensez donc, l’an dernier Clapton a vendu des millions de copies du CD tiré de l’émission. Mais bon, parmi tous les artistes dégoulinants qui y participent, il y a eu R.E.M. et Pearl Jam qu’il admire, les ont précédés, alors c’est bon d’accord, on y va, mais à notre manière. <br /><br />C’est une aubaine pour MTV d’accueillir le N°1 mondial car les audiences sont en baisse cette année. La direction craint que le concept ne soit en train de s’essouffler. Mais Nirvana, le groupe le plus populaire du moment, en acoustique, ça, c’est le mariage de l’eau et du feu qui devrait assurer une toute grande audience. Ça démarre pourtant mal quand la production apprend que Cobain a invité les Meat Puppets, des inconnus. De plus, sur les quatorze chansons, il y a six reprises, et parmi les titres de Nirvana, un seul titre. La situation se tend d’autant plus que Kurt Cobain n’est pas très à l’aise avec l’acoustique, aussi la pression de la chaîne et de la firme de disques devient-elle vite intolérable. La veille de l’enregistrement, c’est le clash : Kurt Cobain quitte le plateau en disant qu’il ne fera pas l’émission. On ne va quand même pas devoir diffuser les répétitions ?]]></itunes:summary><itunes:duration>419</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5439c7c1050102861865bf971cc1edac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Nirvana Unplugged : 30 ans après (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nirvana-unplugged-30-ans-apres-episode-1--62606227</link><description><![CDATA[Nous sommes à New York, le 17 novembre 1993. Comme cela arrive parfois en ce moment de l’année, il fait encore bon pour la saison dans le quartier de Hell’s Kitchen qui n’est alors, il faut le dire, pas le mieux fréquenté de Manhattan. Sauf qu’à ce niveau de la 54ème rue se trouvent les studios de Sony Music où, ils le savent, sont enregistrés les émissions MTV Unplugged. Et donc, avec un peu de chance et de patience, ils peuvent tomber les stars du rock les plus improbables. Et justement, voilà qu’un jeune homme blond, au profil et au look reconnaissables entre tous, sort de ces fameux studios.<br /><br />Mais non, c’est Kurt Cobain ?<br /><br />Il n’a pas l’air commode, dis donc. <br /><br />Tu parles ! Moi, je ne risque pas.<br /><br />Kurt Cobain, c’est bien lui, passe devant l’attroupement de jeunes qui le regarde passer le visage fermé comme une porte de prison. Il bruine légèrement, alors Kurt remonte le col de son blouson pour y enfoncer sa mine sombre et disparaît parmi les passants en direction de la dixième avenue. Et de fait, ils ont été bien inspirés de ne pas l’arrêter. Déjà, ce n'est pas son truc de se faire accoster comme ça dans la rue pour une signature ou pire, un polaroïd. Mais là, ce n’est vraiment pas le moment. Kurt vient en effet de se prendre la tête avec le producteur de l’émission la plus regardée au monde. Alex Coletti, c’est son nom, lui a en effet reproché de ne jouer qu’un seul des singles de l’album Nevermind et même pas le fameux Smells like teen spirit, la chanson que tout le monde connaît. Et pourquoi autant de reprises ? Ce sont vos chansons que les fans ont envie d’entendre, pas celles de David Bowie et encore moins de ces gars que vous avez invités et que personne ne connaît. Pourquoi vous n’avez pas demandé au chanteur de Pearl Jam de venir, c’est pas votre pote ? En plus ils ont vendu autant de disques que vous. <br /><br />Pfff, quel con, ce mec. Qu’ils aillent se faire foutre, qu’ils aillent se faire foutre, tous.<br /><br />Le lendemain matin, Kurt Cobain ne vient pas au studio. Suspense intolérable. Les téléphones sonnent partout, des gens s’engueulent. Et puis l’après-midi, il arrive enfin. Tout de même ! Mais il est stone, saturé de drogue et d’alcool. Pour faire passer son stress, dit-il. Là, on ne s’engueule plus, on pleure. Et puis, au moment de jouer, la magie opère : un grand moment de télé et de musique. La diffusion a lieu le 12 décembre et remporte un énorme succès. De l’avis de tous, c’est le meilleur Unplugged de la série.Quatre mois plus tard, Kurt Cobain se suicide, provoquant un séisme médiatique et surtout un spleen incurable chez les adolescents du monde entier, avec en guise de testament, ce fameux enregistrement réalisé à Manhattan dans des conditions que vous connaissez désormais.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62606227</guid><pubDate>Tue, 05 Nov 2024 13:01:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62606227/304584_nirvana_unplugged_30_ans_apres_episode_1.mp3" length="6343052" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes à New York, le 17 novembre 1993. Comme cela arrive parfois en ce moment de l’année, il fait encore bon pour la saison dans le quartier de Hell’s Kitchen qui n’est alors, il faut le dire, pas le mieux fréquenté de Manhattan. Sauf qu’à ce...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes à New York, le 17 novembre 1993. Comme cela arrive parfois en ce moment de l’année, il fait encore bon pour la saison dans le quartier de Hell’s Kitchen qui n’est alors, il faut le dire, pas le mieux fréquenté de Manhattan. Sauf qu’à ce niveau de la 54ème rue se trouvent les studios de Sony Music où, ils le savent, sont enregistrés les émissions MTV Unplugged. Et donc, avec un peu de chance et de patience, ils peuvent tomber les stars du rock les plus improbables. Et justement, voilà qu’un jeune homme blond, au profil et au look reconnaissables entre tous, sort de ces fameux studios.<br /><br />Mais non, c’est Kurt Cobain ?<br /><br />Il n’a pas l’air commode, dis donc. <br /><br />Tu parles ! Moi, je ne risque pas.<br /><br />Kurt Cobain, c’est bien lui, passe devant l’attroupement de jeunes qui le regarde passer le visage fermé comme une porte de prison. Il bruine légèrement, alors Kurt remonte le col de son blouson pour y enfoncer sa mine sombre et disparaît parmi les passants en direction de la dixième avenue. Et de fait, ils ont été bien inspirés de ne pas l’arrêter. Déjà, ce n'est pas son truc de se faire accoster comme ça dans la rue pour une signature ou pire, un polaroïd. Mais là, ce n’est vraiment pas le moment. Kurt vient en effet de se prendre la tête avec le producteur de l’émission la plus regardée au monde. Alex Coletti, c’est son nom, lui a en effet reproché de ne jouer qu’un seul des singles de l’album Nevermind et même pas le fameux Smells like teen spirit, la chanson que tout le monde connaît. Et pourquoi autant de reprises ? Ce sont vos chansons que les fans ont envie d’entendre, pas celles de David Bowie et encore moins de ces gars que vous avez invités et que personne ne connaît. Pourquoi vous n’avez pas demandé au chanteur de Pearl Jam de venir, c’est pas votre pote ? En plus ils ont vendu autant de disques que vous. <br /><br />Pfff, quel con, ce mec. Qu’ils aillent se faire foutre, qu’ils aillent se faire foutre, tous.<br /><br />Le lendemain matin, Kurt Cobain ne vient pas au studio. Suspense intolérable. Les téléphones sonnent partout, des gens s’engueulent. Et puis l’après-midi, il arrive enfin. Tout de même ! Mais il est stone, saturé de drogue et d’alcool. Pour faire passer son stress, dit-il. Là, on ne s’engueule plus, on pleure. Et puis, au moment de jouer, la magie opère : un grand moment de télé et de musique. La diffusion a lieu le 12 décembre et remporte un énorme succès. De l’avis de tous, c’est le meilleur Unplugged de la série.Quatre mois plus tard, Kurt Cobain se suicide, provoquant un séisme médiatique et surtout un spleen incurable chez les adolescents du monde entier, avec en guise de testament, ce fameux enregistrement réalisé à Manhattan dans des conditions que vous connaissez désormais.]]></itunes:summary><itunes:duration>397</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5439c7c1050102861865bf971cc1edac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Nirvana Unplugged : 30 ans après (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/nirvana-unplugged-30-ans-apres-episode-5--62619322</link><description><![CDATA[Le décalage entre le succès phénoménal, les tournées promos, les vidéoclips et ce qu’étaient vraiment les membres de Nirvana nous a tous, à l'époque, frappés. Bien sûr, depuis Elvis Presley et les Beatles, ce n’était pas la première fois que des artistes passaient de la pauvreté au faste du monde du showbiz. Mais au début des années 90, avec la télé qui est entrée dans toutes les maisons, tout le monde sait grosso modo comment ça se passe partout. Et quand un des responsables de MCA, une grande firme de disques américaine, vient voir si les membres d’un groupe qu’ils ont fait venir par avion, sont bien logés dans leur hôtel avant le rendez-vous bizness du lendemain, il trouve Chris, Dave et Kurt Cobain assis dans leur chambre, la porte du frigo ouverte et un tas de mignonnettes d’alcool autour d’eux. <br /><br />Qui a mis toutes ces bouteilles dans notre chambre ?, demande Kurt.<br /><br />Vrai, ils ignorent ce qu’est un mini-bar, ils n’ont jamais vu ça. Et bien sûr, ils ne savent pas que ce sont des extras que la firme de disques règlera. Vous pouvez commander ce que vous voulez, dit le responsable qui se demande quand même où ils ont pu loger lors de leurs précédentes tournées. Car en cette année 1991, Nirvana est le trio qui monte. Ils ont sorti un album sur un label de leur région, qui n’est pas très bien distribué mais on dirait que leur musique singulière trouve son chemin toute seule. <br /><br />Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Kurt Cobain, ce gars qui ces dernières années a vécu comme un SDF, a décidé qu’il voulait désormais vendre beaucoup de disques. Il a réussi, au culot, à rencontrer un manager qui l’a amené à Los Angeles, là où tout se passe. Et le lendemain, quand les trois musiciens de Nirvana arrivent chez MCA, on leur déroule le tapis rouge en leur faisant la visite. Et puis là, arrive un homme qui, sortant d’un luxueux bureau, vient leur serrer chaleureusement la main. Je suis tellement heureux de vous rencontrer, les gars, j’adore votre musique. Mais je dois m’excuser, j’ai un lunch d’affaires dans 5 minutes. Kurt, qui ignore avec qui il a rendez-vous, serre la main de l’homme important puis demande, qui c’est ce type ? C’est le PDG de MCA. Et bien c’est terminé pour MCA, Kurt ne signera pas avec un type comme ça. C’est ça, l’esprit grunge. Oui, ils savent ce qu’ils veulent, même s’ils n’ont pas vu grand-chose. <br /><br />D’ailleurs Kurt connaît assez d’histoires sur le monde du rock pour ne pas finir comme ses martyrs. Quand un jour il voit un pote toucher à l’héroïne, il lui dit qu’est-ce tu fais, tu veux te tuer ? Pourtant, trois ans plus tard, une rupture malheureuse avec celle qu’il aime, le pousse du mauvais côté, juste pour se libérer quelques minutes de sa peine de cœur et de ses maux d’estomac. On n’en dira pas plus car on connaît la fin, et on connaît les histoires racontées par cette nouvelle génération de musiciens qui en disent long sur un autre monde. Et qui ont changé la musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62619322</guid><pubDate>Tue, 05 Nov 2024 05:31:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62619322/305103_nirvana_unplugged_30_ans_apres_episode_5.mp3" length="6539082" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le décalage entre le succès phénoménal, les tournées promos, les vidéoclips et ce qu’étaient vraiment les membres de Nirvana nous a tous, à l'époque, frappés. Bien sûr, depuis Elvis Presley et les Beatles, ce n’était pas la première fois que des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le décalage entre le succès phénoménal, les tournées promos, les vidéoclips et ce qu’étaient vraiment les membres de Nirvana nous a tous, à l'époque, frappés. Bien sûr, depuis Elvis Presley et les Beatles, ce n’était pas la première fois que des artistes passaient de la pauvreté au faste du monde du showbiz. Mais au début des années 90, avec la télé qui est entrée dans toutes les maisons, tout le monde sait grosso modo comment ça se passe partout. Et quand un des responsables de MCA, une grande firme de disques américaine, vient voir si les membres d’un groupe qu’ils ont fait venir par avion, sont bien logés dans leur hôtel avant le rendez-vous bizness du lendemain, il trouve Chris, Dave et Kurt Cobain assis dans leur chambre, la porte du frigo ouverte et un tas de mignonnettes d’alcool autour d’eux. <br /><br />Qui a mis toutes ces bouteilles dans notre chambre ?, demande Kurt.<br /><br />Vrai, ils ignorent ce qu’est un mini-bar, ils n’ont jamais vu ça. Et bien sûr, ils ne savent pas que ce sont des extras que la firme de disques règlera. Vous pouvez commander ce que vous voulez, dit le responsable qui se demande quand même où ils ont pu loger lors de leurs précédentes tournées. Car en cette année 1991, Nirvana est le trio qui monte. Ils ont sorti un album sur un label de leur région, qui n’est pas très bien distribué mais on dirait que leur musique singulière trouve son chemin toute seule. <br /><br />Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Kurt Cobain, ce gars qui ces dernières années a vécu comme un SDF, a décidé qu’il voulait désormais vendre beaucoup de disques. Il a réussi, au culot, à rencontrer un manager qui l’a amené à Los Angeles, là où tout se passe. Et le lendemain, quand les trois musiciens de Nirvana arrivent chez MCA, on leur déroule le tapis rouge en leur faisant la visite. Et puis là, arrive un homme qui, sortant d’un luxueux bureau, vient leur serrer chaleureusement la main. Je suis tellement heureux de vous rencontrer, les gars, j’adore votre musique. Mais je dois m’excuser, j’ai un lunch d’affaires dans 5 minutes. Kurt, qui ignore avec qui il a rendez-vous, serre la main de l’homme important puis demande, qui c’est ce type ? C’est le PDG de MCA. Et bien c’est terminé pour MCA, Kurt ne signera pas avec un type comme ça. C’est ça, l’esprit grunge. Oui, ils savent ce qu’ils veulent, même s’ils n’ont pas vu grand-chose. <br /><br />D’ailleurs Kurt connaît assez d’histoires sur le monde du rock pour ne pas finir comme ses martyrs. Quand un jour il voit un pote toucher à l’héroïne, il lui dit qu’est-ce tu fais, tu veux te tuer ? Pourtant, trois ans plus tard, une rupture malheureuse avec celle qu’il aime, le pousse du mauvais côté, juste pour se libérer quelques minutes de sa peine de cœur et de ses maux d’estomac. On n’en dira pas plus car on connaît la fin, et on connaît les histoires racontées par cette nouvelle génération de musiciens qui en disent long sur un autre monde. Et qui ont changé la musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>409</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5439c7c1050102861865bf971cc1edac.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Quincy Jones, le deuxième père de Michael Jackson (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-quincy-jones-le-deuxieme-pere-de-michael-jackson-episode-3--62606043</link><description><![CDATA[L'année de ses 21 ans, Michael Jackson écarte son père du management de sa carrière. L'arrivée de Quincy Jones dans sa vie est providentielle. Il incarne pour lui le père que Joseph Jackson n'a pas été. Michael admire ce grand musicien de jazz et producteur de ses idoles. Quincy reconnait son génie et le lui dit.<br /><br />Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br /> Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br />Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br /> Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br /> Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62606043</guid><pubDate>Mon, 04 Nov 2024 13:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62606043/304580_la_story_de_quincy_jones_le_deuxieme_pere_de_michael_jackson_episode_3.mp3" length="7735214" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'année de ses 21 ans, Michael Jackson écarte son père du management de sa carrière. L'arrivée de Quincy Jones dans sa vie est providentielle. Il incarne pour lui le père que Joseph Jackson n'a pas été. Michael admire ce grand musicien de jazz et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'année de ses 21 ans, Michael Jackson écarte son père du management de sa carrière. L'arrivée de Quincy Jones dans sa vie est providentielle. Il incarne pour lui le père que Joseph Jackson n'a pas été. Michael admire ce grand musicien de jazz et producteur de ses idoles. Quincy reconnait son génie et le lui dit.<br /><br />Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br /> Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br />Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br /> Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br /> Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.]]></itunes:summary><itunes:duration>484</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/acb9d3612dad0c31954de2f5e8392f58.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Quincy Jones, un modèle pour la communauté noire américaine (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-quincy-jones-un-modele-pour-la-communaute-noire-americaine-episode-2--62605789</link><description><![CDATA[Le producteur le plus populaire, Quincy Jones, est un modèle pour plusieurs générations et spécialement pour la communauté noire américaine. Un modèle, c'est ce qui a manqué à sa génération. Quincy est un enfant à problème. Un jour, dans le garage de son père, il tombe sur un vieux piano droit. Découvrez comment il est devenu un artiste qu'on admire.<br /><br />Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br /> Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br /> Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br /> Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br /> Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62605789</guid><pubDate>Mon, 04 Nov 2024 13:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62605789/304575_la_story_de_quincy_jones_un_modele_pour_la_communaute_noire_americaine_episode_2.mp3" length="6285732" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le producteur le plus populaire, Quincy Jones, est un modèle pour plusieurs générations et spécialement pour la communauté noire américaine. Un modèle, c'est ce qui a manqué à sa génération. Quincy est un enfant à problème. Un jour, dans le garage de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le producteur le plus populaire, Quincy Jones, est un modèle pour plusieurs générations et spécialement pour la communauté noire américaine. Un modèle, c'est ce qui a manqué à sa génération. Quincy est un enfant à problème. Un jour, dans le garage de son père, il tombe sur un vieux piano droit. Découvrez comment il est devenu un artiste qu'on admire.<br /><br />Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br /> Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br /> Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br /> Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br /> Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.]]></itunes:summary><itunes:duration>393</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/acb9d3612dad0c31954de2f5e8392f58.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Quincy Jones, le plus grand producteur de tous les temps</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-quincy-jones-le-plus-grand-producteur-de-tous-les-temps--62603272</link><description><![CDATA[Ceux qui se sont rendus un jour à son domicile peuvent en témoigner. On a beau savoir que Quincy Jones est une légende vivante, c'est en parcourant des yeux les étagères et les murs de son bureau qu'on peut confirmer qu'il est le plus grand musicien et producteur de tous les temps.<br /><br />Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br />Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br />Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br />Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br />Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.<br /><br />Utilisé principalement pour les plateformes externes et également pour le site.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62603272</guid><pubDate>Mon, 04 Nov 2024 09:53:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62603272/304551_la_story_de_quincy_jones_le_plus_grand_producteur_de_tous_les_temps.mp3" length="20751223" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ceux qui se sont rendus un jour à son domicile peuvent en témoigner. On a beau savoir que Quincy Jones est une légende vivante, c'est en parcourant des yeux les étagères et les murs de son bureau qu'on peut confirmer qu'il est le plus grand musicien...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ceux qui se sont rendus un jour à son domicile peuvent en témoigner. On a beau savoir que Quincy Jones est une légende vivante, c'est en parcourant des yeux les étagères et les murs de son bureau qu'on peut confirmer qu'il est le plus grand musicien et producteur de tous les temps.<br /><br />Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.<br /><br />Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.<br /><br />Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.<br /><br />Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.<br /><br />Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.<br /><br />Utilisé principalement pour les plateformes externes et également pour le site.]]></itunes:summary><itunes:duration>865</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c6c1073c2af9390a41f256fc140d5c11.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Rockstars à moto (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rockstars-a-moto-episode-5--62528556</link><description><![CDATA[On se souvient tous de la chanson et de l’album de Johnny, Rock’n’roll attitude. Tout a été écrit par Michel Berger, pourtant, un registre qui n’est pas le sien. On imagine mal Berger sur une moto avec un perfecto lunettes noires et santiags et pourtant, il se met dans la peau de Johnny et de cette mythologie des grands espaces américains qui le fait courir depuis les années 50. Un cinéma dans lequel on retrouve évidemment Elvis Presley, James Dean et Marlon Brando. Et oui, si vous regardez Johnny marcher, sa station debout quand il parle, c’est Un tramway nommé désir et bien sûr, L’équipée sauvage. Et comme tous ceux de sa génération, il partage ça avec les musiciens des Beatles et des Stones, des Rolling Stones qui à la fin des années 60 mêlent leur destin à une famille de motards qu’on appelle les Hells Angels. L’histoire qui suit, va faire le tour du monde et ternir leur image pour longtemps.<br /><br />Non, les Rolling Stones n’étaient pas à Woodstock fin de l’été 1969. Ils avaient leurs raisons, et Mick Jagger, qui tire alors la charrette, s’aperçoit très vite en lisant les journaux qu’ils ont loupé le coche en n’étant pas de la partie. On ne parle que de ça et des 500.000 spectateurs qu’il y aurait eu. Les Rolling Stones organisent donc début décembre un festival gratuit en Californie, à Altamont. Beaucoup de leurs potes répondent à l’appel comme Santana et Crosby Stills Nash &amp; Young mais tout ça coûte cher et les Stones ne sont pas riches, alors leur manager engage des Hells Angels pour assurer leur service d’ordre, le paiement se faisant en bières. Comme à Woodstock, le festival prend du retard, quand les Stones en tête d’affiche, il est déjà fort tard, le public, les artistes comme service d’ordre sont dans un état second, avec à la clé quatre morts dont un par arme à feu. Une sombre histoire, avec les Stones et les Hells Angels qui se renvoient mutuellement la balle. Il y est question de motos incendiées, renversées, de Hells qui envahissent la scène empêchant les artistes de monter, bref l’image des motards et des délinquants finit par se chevaucher. Et dans le monde, les uns veulent leur ressembler, les autres les craignent ou les combattent. La rock’n’roll attitude devient un mode de vie en marge, de ces gars des villes qui ne veulent vivre selon aucune règle. <br /><br />Il y a des bagarres, de l’insécurité, et surtout une mythologie qui pousse à faire comme feraient ceux sur qui on fantasme. Le succès phénoménal de l’album Bat out of hell de Meat Loaf n’arrange rien avec ce motard torse nu, couché sur son gros cube et propulsé telle une fusée, hors d’un cimetière. Des groupes comme ZZ Top chantent ceux qui tentent le diable, les hellraisers, qui picolent et se battent. Et il est vrai que si Johnny est en 1984 devenu un homme bien sous tout rapport, costard cravate, avec sa femme Natahlie Baye, la rock’n’roll attitude, en moto ou pas, il a bien connu et n’aura pas son pareil pour l’interpréter.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62528556</guid><pubDate>Fri, 01 Nov 2024 11:40:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62528556/304264_rockstars_a_moto_episode_5.mp3" length="5049466" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On se souvient tous de la chanson et de l’album de Johnny, Rock’n’roll attitude. Tout a été écrit par Michel Berger, pourtant, un registre qui n’est pas le sien. On imagine mal Berger sur une moto avec un perfecto lunettes noires et santiags et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On se souvient tous de la chanson et de l’album de Johnny, Rock’n’roll attitude. Tout a été écrit par Michel Berger, pourtant, un registre qui n’est pas le sien. On imagine mal Berger sur une moto avec un perfecto lunettes noires et santiags et pourtant, il se met dans la peau de Johnny et de cette mythologie des grands espaces américains qui le fait courir depuis les années 50. Un cinéma dans lequel on retrouve évidemment Elvis Presley, James Dean et Marlon Brando. Et oui, si vous regardez Johnny marcher, sa station debout quand il parle, c’est Un tramway nommé désir et bien sûr, L’équipée sauvage. Et comme tous ceux de sa génération, il partage ça avec les musiciens des Beatles et des Stones, des Rolling Stones qui à la fin des années 60 mêlent leur destin à une famille de motards qu’on appelle les Hells Angels. L’histoire qui suit, va faire le tour du monde et ternir leur image pour longtemps.<br /><br />Non, les Rolling Stones n’étaient pas à Woodstock fin de l’été 1969. Ils avaient leurs raisons, et Mick Jagger, qui tire alors la charrette, s’aperçoit très vite en lisant les journaux qu’ils ont loupé le coche en n’étant pas de la partie. On ne parle que de ça et des 500.000 spectateurs qu’il y aurait eu. Les Rolling Stones organisent donc début décembre un festival gratuit en Californie, à Altamont. Beaucoup de leurs potes répondent à l’appel comme Santana et Crosby Stills Nash &amp; Young mais tout ça coûte cher et les Stones ne sont pas riches, alors leur manager engage des Hells Angels pour assurer leur service d’ordre, le paiement se faisant en bières. Comme à Woodstock, le festival prend du retard, quand les Stones en tête d’affiche, il est déjà fort tard, le public, les artistes comme service d’ordre sont dans un état second, avec à la clé quatre morts dont un par arme à feu. Une sombre histoire, avec les Stones et les Hells Angels qui se renvoient mutuellement la balle. Il y est question de motos incendiées, renversées, de Hells qui envahissent la scène empêchant les artistes de monter, bref l’image des motards et des délinquants finit par se chevaucher. Et dans le monde, les uns veulent leur ressembler, les autres les craignent ou les combattent. La rock’n’roll attitude devient un mode de vie en marge, de ces gars des villes qui ne veulent vivre selon aucune règle. <br /><br />Il y a des bagarres, de l’insécurité, et surtout une mythologie qui pousse à faire comme feraient ceux sur qui on fantasme. Le succès phénoménal de l’album Bat out of hell de Meat Loaf n’arrange rien avec ce motard torse nu, couché sur son gros cube et propulsé telle une fusée, hors d’un cimetière. Des groupes comme ZZ Top chantent ceux qui tentent le diable, les hellraisers, qui picolent et se battent. Et il est vrai que si Johnny est en 1984 devenu un homme bien sous tout rapport, costard cravate, avec sa femme Natahlie Baye, la rock’n’roll attitude, en moto ou pas, il a bien connu et n’aura pas son pareil pour l’interpréter.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d8cea8c24b98a436e7bb97f671a44c96.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Rockstars à moto (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rockstars-a-moto-episode-4--62528522</link><description><![CDATA[Il y a un grand mystère dans la vie de Bob Dylan et qui fait partie de sa légende. La vérité, on ne la connaîtra jamais car il n’y a eu aucun témoin mis à part sa femme, Sara Lownds, avec laquelle il s’est marié dans le plus grand secret. Ce 29 juillet 1966, Bob est de retour de sa première grande tournée mondiale qui ne s’est pas très bien déroulée car le fait d’être devenu une superstar mondiale du rock avec ses deux derniers albums ne plaît pas à son premier public folk qui le préfère seul avec sa guitare acoustique et son harmonica. Il a trahi son âme en se vendant à la musique commerciale des Beatles, pensent-ils, et ils le lui font savoir en plein concert, les insultes et les huées fusent entre deux chansons, c’est terrible, et surtout ça se répète, comme les questions désagréables des journalistes, britanniques surtout, qui montent l’affaire en épingle. C’est vrai que des fans l’arrêtent, même dans la rue pour lui faire des reproches. On imagine donc sans peine l’état de tension qui est le sien quand au matin de cette belle journée d’été, Dylan sort de sa maison à Woodstock, et oui, c’est là qu’il habite, et monte sur sa Triumph Bonneville. <br /><br />On va, jusqu’en 1969, rester quasiment sans nouvelles de lui. Imaginez ça, une nouvelle star doit à cette époque sortir un single tous les trois mois et un ou deux albums par an, là rien. Bob aurait eu un accident de moto ce 29 juillet, un éblouissement, une sortie de route. Les journalistes enquêtent, il n’a été admis dans aucun hôpital, j’ai été caché chez un médecin répondra-t-il. Et on ne le verra dans aucun des grands festivals, même pas celui organisé à Woodstock, car les gars s’imaginaient qu’en faisant ça chez lui, il allait arriver par surprise. Non, suite à ce mystérieux accident de moto, Bob Dylan s’offre trois années de vie cachée, loin de la pression du public et du métier, des Rolling Stones qui ont fort à faire avec les Hells Angels, des hippies qui mettent des fleurs dans les canons de fusil, des Beatles qui n’en finissent pas de se séparer et de tous ces gens qui n’arrêtent pas de lui reprocher d’avoir branché sa guitare sur le courant. Oui, les temps changent et tout ça va se passer sans Bob Dylan qui ne remontera plus sur sa moto. Il laisse la place à une plus jeune génération, déjà, comme David Bowie et même les Jackson Five qui posent pour des magazines sur des gros cubes parce que, rien à faire, ça pose un artiste, ça le positionne par rapport à une jeunesse qui fonctionne au mythe de la route. Ils se voient retrouver une bande de copains, comme Jermaine Jackson, tenez, qui nous fait avec Pia Zadora, un Roméo et Juliette version en 750 cm3. Générique d’un film de série B mais un tube qui est resté et dont le vidéoclip possède le charme suranné de ces années 80 aux couleurs VHS.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62528522</guid><pubDate>Thu, 31 Oct 2024 11:34:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62528522/304259_rockstars_a_moto_episode_4.mp3" length="4968250" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a un grand mystère dans la vie de Bob Dylan et qui fait partie de sa légende. La vérité, on ne la connaîtra jamais car il n’y a eu aucun témoin mis à part sa femme, Sara Lownds, avec laquelle il s’est marié dans le plus grand secret. Ce 29...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a un grand mystère dans la vie de Bob Dylan et qui fait partie de sa légende. La vérité, on ne la connaîtra jamais car il n’y a eu aucun témoin mis à part sa femme, Sara Lownds, avec laquelle il s’est marié dans le plus grand secret. Ce 29 juillet 1966, Bob est de retour de sa première grande tournée mondiale qui ne s’est pas très bien déroulée car le fait d’être devenu une superstar mondiale du rock avec ses deux derniers albums ne plaît pas à son premier public folk qui le préfère seul avec sa guitare acoustique et son harmonica. Il a trahi son âme en se vendant à la musique commerciale des Beatles, pensent-ils, et ils le lui font savoir en plein concert, les insultes et les huées fusent entre deux chansons, c’est terrible, et surtout ça se répète, comme les questions désagréables des journalistes, britanniques surtout, qui montent l’affaire en épingle. C’est vrai que des fans l’arrêtent, même dans la rue pour lui faire des reproches. On imagine donc sans peine l’état de tension qui est le sien quand au matin de cette belle journée d’été, Dylan sort de sa maison à Woodstock, et oui, c’est là qu’il habite, et monte sur sa Triumph Bonneville. <br /><br />On va, jusqu’en 1969, rester quasiment sans nouvelles de lui. Imaginez ça, une nouvelle star doit à cette époque sortir un single tous les trois mois et un ou deux albums par an, là rien. Bob aurait eu un accident de moto ce 29 juillet, un éblouissement, une sortie de route. Les journalistes enquêtent, il n’a été admis dans aucun hôpital, j’ai été caché chez un médecin répondra-t-il. Et on ne le verra dans aucun des grands festivals, même pas celui organisé à Woodstock, car les gars s’imaginaient qu’en faisant ça chez lui, il allait arriver par surprise. Non, suite à ce mystérieux accident de moto, Bob Dylan s’offre trois années de vie cachée, loin de la pression du public et du métier, des Rolling Stones qui ont fort à faire avec les Hells Angels, des hippies qui mettent des fleurs dans les canons de fusil, des Beatles qui n’en finissent pas de se séparer et de tous ces gens qui n’arrêtent pas de lui reprocher d’avoir branché sa guitare sur le courant. Oui, les temps changent et tout ça va se passer sans Bob Dylan qui ne remontera plus sur sa moto. Il laisse la place à une plus jeune génération, déjà, comme David Bowie et même les Jackson Five qui posent pour des magazines sur des gros cubes parce que, rien à faire, ça pose un artiste, ça le positionne par rapport à une jeunesse qui fonctionne au mythe de la route. Ils se voient retrouver une bande de copains, comme Jermaine Jackson, tenez, qui nous fait avec Pia Zadora, un Roméo et Juliette version en 750 cm3. Générique d’un film de série B mais un tube qui est resté et dont le vidéoclip possède le charme suranné de ces années 80 aux couleurs VHS.]]></itunes:summary><itunes:duration>207</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fa0c5efc5fda9af97d58e17f58554dec.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Rockstars à moto (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rockstars-a-moto-episode-3--62528487</link><description><![CDATA[Je ne suis pas fan de moto mais il faut bien reconnaître qu’elle fait partie de la mythologie d’une époque. On en a connu, des passionnés qui ont passé autant de temps dessus que dessous. Vous avez peut-être été un de ceux-là. Même Gaston Lagaffe avec son tacot s’y connaissait grave en mécanique, bon il a remonté celle de son pote à l’envers, mais elle roule ! Vous le voyez, ce gag, avec tous les rétroviseurs ? Tiens ça me fait penser à truc : les Mods. Ah ça ne vous peut-être rien mais les Mods, c’est vraiment les années 60, en Angleterre. Cette jeunesse qui travaillait et avait les moyens de s’acheter des petites motos genre vespa, et qu’elle customisait avec des phares et des rétros. Leur truc, c’était d’aller danser sur de la musique soul, et c’est là qu’ils vont se frotter aux rockers avec leurs Harley. Il y aura des bagarres, parfois graves, parfois générales, c’est de ça dont parle Quadrophenia, le film d’après l’opéra rock des Who, qu’on verra à la fin des années 70 avec dans le rôle du champion des Mods : Sting. <br /><br />Quinze ans après Brando et son équipée sauvage qui avait popularisé les bandes de jeunes motards, les voyous avaient d’abord laissé la place à des gars épris de liberté, avec le film Easy Rider et sa chanson incontournable, rock évidemment … Ca avait changé la donne et l’image de la moto et du rock, synonyme de violence et d’insécurité. De virilité brutale, aussi, de puissance sauvage.<br /><br />Et là, je suis sûr que vous voyez l’entrée sur scène de Johnny Hallyday sur sa moto. A l’époque évidemment on ignorait qu’il avait repris le truc à un groupe de Heavy Metal anglais, Judas Priest, dont c’était la marque de fabrique à la fin des années 70. Ces derniers n’avaient d’ailleurs rien inventé, ils avaient eux-mêmes piqué ça au groupe américain Blue Öyster Cult, qui était N°1 en 1976 avec cette chanson … et en concert, lors du rappel, leur chanteur, Eric Bloom, revenait sur une moto pour un cover du fameux Born to be wild qui avait bien remis le morceau à la mode.<br /><br />Et puis il y avait eu Mad Max avec le gang violent de l’Aigle de la route qui n’était pas sans évoquer les redoutables Hells Angels sévissant sur les routes et dans les villes américaines. C’est une autre histoire mais une référence qu’on retrouve dans le nouveau look affiché par Queen sur leur nouvel album en 1979. Ah ils ont changé de crèmerie, fini la soie fine sur scène, les tenues d‘arlequin ou d’ange blanc façon rock progressif, on est dans du cuir et lunettes noires, avec bien sûr, une moto au milieu de la scène, devant la batterie, le genre d’accessoire idéal pour un Freddie qui n’en finit pas d’apprivoiser la caméra.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62528487</guid><pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:27:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62528487/304256_rockstars_a_moto_episode_3.mp3" length="4914682" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je ne suis pas fan de moto mais il faut bien reconnaître qu’elle fait partie de la mythologie d’une époque. On en a connu, des passionnés qui ont passé autant de temps dessus que dessous. Vous avez peut-être été un de ceux-là. Même Gaston Lagaffe avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je ne suis pas fan de moto mais il faut bien reconnaître qu’elle fait partie de la mythologie d’une époque. On en a connu, des passionnés qui ont passé autant de temps dessus que dessous. Vous avez peut-être été un de ceux-là. Même Gaston Lagaffe avec son tacot s’y connaissait grave en mécanique, bon il a remonté celle de son pote à l’envers, mais elle roule ! Vous le voyez, ce gag, avec tous les rétroviseurs ? Tiens ça me fait penser à truc : les Mods. Ah ça ne vous peut-être rien mais les Mods, c’est vraiment les années 60, en Angleterre. Cette jeunesse qui travaillait et avait les moyens de s’acheter des petites motos genre vespa, et qu’elle customisait avec des phares et des rétros. Leur truc, c’était d’aller danser sur de la musique soul, et c’est là qu’ils vont se frotter aux rockers avec leurs Harley. Il y aura des bagarres, parfois graves, parfois générales, c’est de ça dont parle Quadrophenia, le film d’après l’opéra rock des Who, qu’on verra à la fin des années 70 avec dans le rôle du champion des Mods : Sting. <br /><br />Quinze ans après Brando et son équipée sauvage qui avait popularisé les bandes de jeunes motards, les voyous avaient d’abord laissé la place à des gars épris de liberté, avec le film Easy Rider et sa chanson incontournable, rock évidemment … Ca avait changé la donne et l’image de la moto et du rock, synonyme de violence et d’insécurité. De virilité brutale, aussi, de puissance sauvage.<br /><br />Et là, je suis sûr que vous voyez l’entrée sur scène de Johnny Hallyday sur sa moto. A l’époque évidemment on ignorait qu’il avait repris le truc à un groupe de Heavy Metal anglais, Judas Priest, dont c’était la marque de fabrique à la fin des années 70. Ces derniers n’avaient d’ailleurs rien inventé, ils avaient eux-mêmes piqué ça au groupe américain Blue Öyster Cult, qui était N°1 en 1976 avec cette chanson … et en concert, lors du rappel, leur chanteur, Eric Bloom, revenait sur une moto pour un cover du fameux Born to be wild qui avait bien remis le morceau à la mode.<br /><br />Et puis il y avait eu Mad Max avec le gang violent de l’Aigle de la route qui n’était pas sans évoquer les redoutables Hells Angels sévissant sur les routes et dans les villes américaines. C’est une autre histoire mais une référence qu’on retrouve dans le nouveau look affiché par Queen sur leur nouvel album en 1979. Ah ils ont changé de crèmerie, fini la soie fine sur scène, les tenues d‘arlequin ou d’ange blanc façon rock progressif, on est dans du cuir et lunettes noires, avec bien sûr, une moto au milieu de la scène, devant la batterie, le genre d’accessoire idéal pour un Freddie qui n’en finit pas d’apprivoiser la caméra.]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4aa58a7a29f5d2bb98cad8ebbefb2a02.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Rockstars à moto (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rockstars-a-moto-episode-2--62528198</link><description><![CDATA[C’est un été comme les précédents à St Tropez, en cette fin d’après-midi de 1990, l’ombre bienvenue a gagné les ruelles, faisant tomber la température étouffante, quand un moteur se fait entendre. La foule qui déambule dans les rues s’écarte pour laisser passer une moto, Harley Davidson noire et rouge, conduite par Johnny Hallyday, chemise jaune et jeans, et avec pour passager accroché à lui, son ami de toujours, Eddy Mitchell, tout de blanc vêtu et lunettes noires. Les années 80 sont finies mais c’est toujours le temps des copains, et de la moto, bien pratique pour se faufiler dans les ruelles du vieux St Trop et ne pas se faire arrêter par des fans entreprenants. Ah c’est clair que la moto n’a plus la même image qu’elle avait encore dix ans auparavant, avec les bandes de bikers qui débarquaient dans les soirées le samedi. Au début, ils demandaient qu’on passe du trust dans la sono, ça picolait et ça finissait souvent en bagarre. Ce n’est pas un hasard si dans le film emblématique, Mad Max, les méchants sont une bande de motards. <br /><br />Mais les années 80 sont passées par là, les temps et les gens ont changé. Le Live Aid a remplacé les Hells Angels des concerts des Stones, Prince est un gentil motard dans Purple Rain, un gars malheureux, même, et puis, le plus grand collectionneur de deux roues du moment, n’est-il pas Billy Joël ? Il a tellement de motos qu’il en a fait un musée pour les exposer. OK, il est sex and drugs and alcohol mais il porte un costard cravate. De plus, pour Billy, si la moto est une passion, la customiser ne doit pas faire oublier qu’elle est faite pour vous déplacer avec, pas pour parader. Et ça change beaucoup de choses. Ah oui, on se la rappelle tous cette image de lui partant à la fin du clip avec la fille des beaux quartiers, celle qui n’est pas théoriquement pour les petits gars comme lui. Et elle est tout sourire en plus.<br /><br />Car c’est de ça qu’il s’agit. Les années 80 ont vu le vidéoclip apparaître et les images dominer la décennie, la moto y allait-elle trouver sa place avec ses références violentes à la Mad Max qui venaient de marquer les esprits. Ca avait bien commencé avec la vidéo de Queen en rockers avec un Freddie qui se la joue Elvis Presley mixé avec du Marlon Brando sur la moto, bien sûr, mais qui derrière les attitudes fait bien comprendre qu’on n’est dans le fun, pas le premier degré. On n’oubliera jamais la Honda customisée de Prince, avec sa couleur pourpre surtout, spécialement conçue pour lui et devenue rarissime car le modèle n’a pas marché. Et puis il y a celle qui, la même année, a porté chance au chanteur de A-Ha. Ah on ne l’a vue que crayonnée. Vous voyez de quoi je parle ? La jeune fille qui est captivée par une BD et qui, assise dans un snack va être happée dedans par la main tendue qui sort d’une case. Et ben oui, Take on me, ça commence par le départ d’une course de motos, et ça finit bien pour tout le monde puisque cette chanson, qui jusque-là n’avait pas trouvé preneur, va démarrer dans les charts, sur les chapeaux de roue.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62528198</guid><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 10:56:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62528198/304251_rockstars_a_moto_episode_2.mp3" length="5232058" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’est un été comme les précédents à St Tropez, en cette fin d’après-midi de 1990, l’ombre bienvenue a gagné les ruelles, faisant tomber la température étouffante, quand un moteur se fait entendre. La foule qui déambule dans les rues s’écarte pour...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’est un été comme les précédents à St Tropez, en cette fin d’après-midi de 1990, l’ombre bienvenue a gagné les ruelles, faisant tomber la température étouffante, quand un moteur se fait entendre. La foule qui déambule dans les rues s’écarte pour laisser passer une moto, Harley Davidson noire et rouge, conduite par Johnny Hallyday, chemise jaune et jeans, et avec pour passager accroché à lui, son ami de toujours, Eddy Mitchell, tout de blanc vêtu et lunettes noires. Les années 80 sont finies mais c’est toujours le temps des copains, et de la moto, bien pratique pour se faufiler dans les ruelles du vieux St Trop et ne pas se faire arrêter par des fans entreprenants. Ah c’est clair que la moto n’a plus la même image qu’elle avait encore dix ans auparavant, avec les bandes de bikers qui débarquaient dans les soirées le samedi. Au début, ils demandaient qu’on passe du trust dans la sono, ça picolait et ça finissait souvent en bagarre. Ce n’est pas un hasard si dans le film emblématique, Mad Max, les méchants sont une bande de motards. <br /><br />Mais les années 80 sont passées par là, les temps et les gens ont changé. Le Live Aid a remplacé les Hells Angels des concerts des Stones, Prince est un gentil motard dans Purple Rain, un gars malheureux, même, et puis, le plus grand collectionneur de deux roues du moment, n’est-il pas Billy Joël ? Il a tellement de motos qu’il en a fait un musée pour les exposer. OK, il est sex and drugs and alcohol mais il porte un costard cravate. De plus, pour Billy, si la moto est une passion, la customiser ne doit pas faire oublier qu’elle est faite pour vous déplacer avec, pas pour parader. Et ça change beaucoup de choses. Ah oui, on se la rappelle tous cette image de lui partant à la fin du clip avec la fille des beaux quartiers, celle qui n’est pas théoriquement pour les petits gars comme lui. Et elle est tout sourire en plus.<br /><br />Car c’est de ça qu’il s’agit. Les années 80 ont vu le vidéoclip apparaître et les images dominer la décennie, la moto y allait-elle trouver sa place avec ses références violentes à la Mad Max qui venaient de marquer les esprits. Ca avait bien commencé avec la vidéo de Queen en rockers avec un Freddie qui se la joue Elvis Presley mixé avec du Marlon Brando sur la moto, bien sûr, mais qui derrière les attitudes fait bien comprendre qu’on n’est dans le fun, pas le premier degré. On n’oubliera jamais la Honda customisée de Prince, avec sa couleur pourpre surtout, spécialement conçue pour lui et devenue rarissime car le modèle n’a pas marché. Et puis il y a celle qui, la même année, a porté chance au chanteur de A-Ha. Ah on ne l’a vue que crayonnée. Vous voyez de quoi je parle ? La jeune fille qui est captivée par une BD et qui, assise dans un snack va être happée dedans par la main tendue qui sort d’une case. Et ben oui, Take on me, ça commence par le départ d’une course de motos, et ça finit bien pour tout le monde puisque cette chanson, qui jusque-là n’avait pas trouvé preneur, va démarrer dans les charts, sur les chapeaux de roue.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>218</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/541362e89a19639a090e06b0e5c1eb03.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Rockstars à moto (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/rockstars-a-moto-episode-1--62528169</link><description><![CDATA[C’est une évidence, le monde de la musique rock, pop, et la moto font depuis les années 60, bon ménage. C’est vrai, quand on voit un gars descendre de son gros cube, on ne l’imagine pas déclarer qu’il est fan de Mireille Mathieu ou Dalida. Et quand on parle de moto, on ne se sent pas tous concernés, croyant que pour être biker, il faut être nécessairement fan des Guns’n’Roses, Mötörhead ou Johnny Hallyday. Erreur grave ! Car si la moto est, en effet, bien plus présente qu’on ne l’imagine dans le monde et l’histoire du rock, elle déborde totalement du genre, elle est partout, et pas seulement un outil de marketing pour vendre de la musique. <br /><br />Ainsi, quel est le point commun entre Purple Rain de Prince et Bat out of hell de Meat Loaf, deux albums qui se sont vendus à des dizaines de millions d’exemplaires ? On ne peut pas louper la moto qui se trouve au centre de la pochette, c’est à cette époque, un symbole de puissance et de jeunesse. La chanson de Julien Clerc ne dit-elle pas j’abolirai l’ennui dans une nouvelle chevalerie … La cavalerie, ça ne parle que de ça : une équipée sauvage mythologique depuis le film qui, quinze ans auparavant, avait fait de Marlon Brando une star du cinéma. Le rock’n’roll n’existait pas encore mais l’attitude de Brando avec son blouson noir, ses bottes et sa casquette allait impressionner les générations suivantes en imposant un style et une attitude. Les mecs allaient l’imiter et beaucoup de femmes rêver du gentil voyou, le chef d’une bande de motards qui va la remarquer parmi toutes, la choisir malgré les avertissements voire le refus de ses parents. On en a fait d’ailleurs une chanson qui a été un des plus grands tubes des années 60 … ah oui, The leader of the pack, le chef de la bande par les Shangri-Las, c’est pas un hasard si ce sont des filles qui le chantent.<br /><br />Et bien sûr, ils ont tous rêvé, les Johnny Hallyday ou Ozzy Osbourne de tous les pays, sur les photos d’Elvis Presley, Jerry Lee Lewis et Chuck Berry, stars du rock de la première heure, qui posent sur leur moto préférée. Car ils en ont une blinde, évidemment. Et donc bien sûr, le stéréotype du mâle dominant, la pose du mec cool, toujours prêt à la bagarre, le verre à la main et la clope au coin du bec, tout y est, à l’époque. Le cheval de John Wayne est retourné dans sa prairie, il est aujourd’hui mécanique, rutilant et bruyant. Et on ne s’étonnera pas si un certain Serge Gainsbourg s’en sert pour créer la surprise en plaçant sur la plus mythique des motos, une femme, et pas n’importe laquelle, celle qui fait fantasmer une bonne partie de la planète. Alors, précurseur ou provocateur, le Gainsbourg ? En tout cas, Bardot est très convaincante et la chanson, aussi légendaire que l’engin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62528169</guid><pubDate>Mon, 28 Oct 2024 10:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62528169/304248_rockstars_a_moto_episode_1.mp3" length="5127219" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’est une évidence, le monde de la musique rock, pop, et la moto font depuis les années 60, bon ménage. C’est vrai, quand on voit un gars descendre de son gros cube, on ne l’imagine pas déclarer qu’il est fan de Mireille Mathieu ou Dalida. Et quand on...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’est une évidence, le monde de la musique rock, pop, et la moto font depuis les années 60, bon ménage. C’est vrai, quand on voit un gars descendre de son gros cube, on ne l’imagine pas déclarer qu’il est fan de Mireille Mathieu ou Dalida. Et quand on parle de moto, on ne se sent pas tous concernés, croyant que pour être biker, il faut être nécessairement fan des Guns’n’Roses, Mötörhead ou Johnny Hallyday. Erreur grave ! Car si la moto est, en effet, bien plus présente qu’on ne l’imagine dans le monde et l’histoire du rock, elle déborde totalement du genre, elle est partout, et pas seulement un outil de marketing pour vendre de la musique. <br /><br />Ainsi, quel est le point commun entre Purple Rain de Prince et Bat out of hell de Meat Loaf, deux albums qui se sont vendus à des dizaines de millions d’exemplaires ? On ne peut pas louper la moto qui se trouve au centre de la pochette, c’est à cette époque, un symbole de puissance et de jeunesse. La chanson de Julien Clerc ne dit-elle pas j’abolirai l’ennui dans une nouvelle chevalerie … La cavalerie, ça ne parle que de ça : une équipée sauvage mythologique depuis le film qui, quinze ans auparavant, avait fait de Marlon Brando une star du cinéma. Le rock’n’roll n’existait pas encore mais l’attitude de Brando avec son blouson noir, ses bottes et sa casquette allait impressionner les générations suivantes en imposant un style et une attitude. Les mecs allaient l’imiter et beaucoup de femmes rêver du gentil voyou, le chef d’une bande de motards qui va la remarquer parmi toutes, la choisir malgré les avertissements voire le refus de ses parents. On en a fait d’ailleurs une chanson qui a été un des plus grands tubes des années 60 … ah oui, The leader of the pack, le chef de la bande par les Shangri-Las, c’est pas un hasard si ce sont des filles qui le chantent.<br /><br />Et bien sûr, ils ont tous rêvé, les Johnny Hallyday ou Ozzy Osbourne de tous les pays, sur les photos d’Elvis Presley, Jerry Lee Lewis et Chuck Berry, stars du rock de la première heure, qui posent sur leur moto préférée. Car ils en ont une blinde, évidemment. Et donc bien sûr, le stéréotype du mâle dominant, la pose du mec cool, toujours prêt à la bagarre, le verre à la main et la clope au coin du bec, tout y est, à l’époque. Le cheval de John Wayne est retourné dans sa prairie, il est aujourd’hui mécanique, rutilant et bruyant. Et on ne s’étonnera pas si un certain Serge Gainsbourg s’en sert pour créer la surprise en plaçant sur la plus mythique des motos, une femme, et pas n’importe laquelle, celle qui fait fantasmer une bonne partie de la planète. Alors, précurseur ou provocateur, le Gainsbourg ? En tout cas, Bardot est très convaincante et la chanson, aussi légendaire que l’engin.]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7b85be5247f4bc9daeeca062fca5e4fd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les temps changent en 1981 avec la New Wave (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-temps-changent-en-1981-avec-la-new-wave-episode-5--62435715</link><description><![CDATA[A ceux qui disaient en 1969 en regardant les hommes marcher sur la Lune que nous avions changé d’époque, on peut leur dire douze ans plus tard, on en a vu depuis passer plein d’autres, tellement qu’on en finit par avoir le tournis. Ben oui, 1981, dans la Belgique de Wilfried Maertens, on a une dizaine de chaînes de télé dont certaines émettent dès le matin, on a des cassettes VHS pour les enregistrer, un répondeur sur notre téléphone, et en parlant de téléphone, il ne faut plus de pièces dans les cabines, non, on téléphone avec une carte ! <br /><br />Tu peux même retirer de l’argent de ton compte à un distributeur maintenant, en rue, à toute heure. Tu te rends compte ! Et surtout on joue de la musique, tout seul, sur un synthétiseur. Il fait tout, mon vieux : le piano, la basse et même la batterie et ne prend pas plus de place qu’un piano électrique. C’est ça la révolution des années 80 : tout est à peine inventé que déjà portable. Regardez le terrible radio cassette avec ses gros baffles, une grande poignée au-dessus et hop, tu l’emportes en vacances ou dans ton kot et t’as un super son ! Et en parlant de radio, en Belgique, on a un truc que les Français n’ont pas, une radio qui ne passe que de la musique pour les jeunes … Déjà qu’ils n’ont pas de salle comme Forest National, même à Paris, alors Radio Cité, on est branché dessus tout le week-end pour écouter ce qui sort en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Car c’est bien de ça qu’il s’agit. Choper les nouvelles musiques, de nouveaux artistes comme les Pretenders, Orchestral Manoeuvres, les Buggles et bien sûr, Soft Cell. C’est un groupe sans guitares ni batterie, comme Kraftwerk. Sauf qu’ils ne sont pas quatre mais deux. Et encore, un musicien et un chanteur. Ah ben oui, tout est tellement portable aujourd’hui que tu peux monter ton groupe sans avoir besoin de louer une salle de répète. Tu peux faire ça dans ton kot et c’est ce qu’on fait les deux gars de Soft Cell, Dave Ball et Marc Almond, étudiants à l’école d’art de Leeds dans le nord de l’Angleterre. Oh ils ne sont pas les seuls, il y a un tas de gars qui font ça dans toutes les villes du pays et même à Paris et Bruxelles. Mais ils sont les premiers à faire un tube mondial avec leur musique obscure, bien barrée, le couteau sur la gorge, menacé par leur label de les laisser tomber s’ils ne sortent pas un disque qui marche.<br /><br />Oui, c’est un tube sur commande, comme à l’époque pas si lointaine du disco. Sauf qu’ils ne faut pas embaucher une dizaine de musiciens dans un studio qui coûte un pont au producteur. Une véritable révolution que cette reprise d’un titre anglais des sixties qui n’avait marché qu’à moitié et qui sonnait comme une chanson noire américaine de la Motown. Je vous dis qu’en 1981, on a changé d’époque. Mais joyeusement, même si la voix de Marc Almond cache quelque chose de plus sombre et profond.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62435715</guid><pubDate>Fri, 25 Oct 2024 09:11:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62435715/303819_les_temps_changent_en_1981_avec_la_new_wave_episode_5.mp3" length="4770694" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A ceux qui disaient en 1969 en regardant les hommes marcher sur la Lune que nous avions changé d’époque, on peut leur dire douze ans plus tard, on en a vu depuis passer plein d’autres, tellement qu’on en finit par avoir le tournis. Ben oui, 1981, dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A ceux qui disaient en 1969 en regardant les hommes marcher sur la Lune que nous avions changé d’époque, on peut leur dire douze ans plus tard, on en a vu depuis passer plein d’autres, tellement qu’on en finit par avoir le tournis. Ben oui, 1981, dans la Belgique de Wilfried Maertens, on a une dizaine de chaînes de télé dont certaines émettent dès le matin, on a des cassettes VHS pour les enregistrer, un répondeur sur notre téléphone, et en parlant de téléphone, il ne faut plus de pièces dans les cabines, non, on téléphone avec une carte ! <br /><br />Tu peux même retirer de l’argent de ton compte à un distributeur maintenant, en rue, à toute heure. Tu te rends compte ! Et surtout on joue de la musique, tout seul, sur un synthétiseur. Il fait tout, mon vieux : le piano, la basse et même la batterie et ne prend pas plus de place qu’un piano électrique. C’est ça la révolution des années 80 : tout est à peine inventé que déjà portable. Regardez le terrible radio cassette avec ses gros baffles, une grande poignée au-dessus et hop, tu l’emportes en vacances ou dans ton kot et t’as un super son ! Et en parlant de radio, en Belgique, on a un truc que les Français n’ont pas, une radio qui ne passe que de la musique pour les jeunes … Déjà qu’ils n’ont pas de salle comme Forest National, même à Paris, alors Radio Cité, on est branché dessus tout le week-end pour écouter ce qui sort en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Car c’est bien de ça qu’il s’agit. Choper les nouvelles musiques, de nouveaux artistes comme les Pretenders, Orchestral Manoeuvres, les Buggles et bien sûr, Soft Cell. C’est un groupe sans guitares ni batterie, comme Kraftwerk. Sauf qu’ils ne sont pas quatre mais deux. Et encore, un musicien et un chanteur. Ah ben oui, tout est tellement portable aujourd’hui que tu peux monter ton groupe sans avoir besoin de louer une salle de répète. Tu peux faire ça dans ton kot et c’est ce qu’on fait les deux gars de Soft Cell, Dave Ball et Marc Almond, étudiants à l’école d’art de Leeds dans le nord de l’Angleterre. Oh ils ne sont pas les seuls, il y a un tas de gars qui font ça dans toutes les villes du pays et même à Paris et Bruxelles. Mais ils sont les premiers à faire un tube mondial avec leur musique obscure, bien barrée, le couteau sur la gorge, menacé par leur label de les laisser tomber s’ils ne sortent pas un disque qui marche.<br /><br />Oui, c’est un tube sur commande, comme à l’époque pas si lointaine du disco. Sauf qu’ils ne faut pas embaucher une dizaine de musiciens dans un studio qui coûte un pont au producteur. Une véritable révolution que cette reprise d’un titre anglais des sixties qui n’avait marché qu’à moitié et qui sonnait comme une chanson noire américaine de la Motown. Je vous dis qu’en 1981, on a changé d’époque. Mais joyeusement, même si la voix de Marc Almond cache quelque chose de plus sombre et profond.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/af490dd93f216ff96566593911ed2da7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les temps changent en 1966 : des yéyés aux hippies (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-temps-changent-en-1966-des-yeyes-aux-hippies-episode-3--62435579</link><description><![CDATA[1966. Cela fait trois ans que les temps ont changé avec les Beatles et que le fossé se creuse entre le monde des jeunes et des parents qui se demandent ce qui leur arrive. Ils ne comprennent en effet rien à ces images, ces posters comme ils disent épinglés ou collés sur les murs de leur chambre. Dis, t’es fou ? Tu vas abîmer le papier peint, c’est toi qui vas payer? Et t’as vraiment besoin de mettre la radio si fort dans ta chambre ? <br /><br />Ce n’est pas une radio mais un transistor !<br /><br />De toute façon, je ne vois pas pourquoi tu mets ça si fort, tu ne comprends pas les paroles. A part des yeah yeah yeah ! <br /><br />P’pa, tu retardes, les yéyés, c’est mort ! <br /><br />Ah bon, c’est nouveau ! Ils font quoi maintenant ? No, no, no ? <br /><br />Pour une fois, le père et le fils ont tous les deux raison. Les yéyés, avec l’arrivée des Jacques Dutronc, Christophe et Antoine, sont complètement dépassés. Ils ne jouent pas du rock à papa comme ils disent mais celui des Animals, des Who ou des Rolling Stones. Vrai, on est passé de Don’t be cruel à Satisfaction et My Generation. En France, ça se traduit par Et moi et moi et moi, un hymne au cynisme et jemenfoutisme et Les Élucubrations. Ah ! Cet Antoine, on en parle jusqu’à la tribune de l’Assemblée Nationale. Comme chantera bientôt le jeune Michel Sardou : cet homme est un scandale, va chercher ton fusil, la Patrie te réclame ! Et oui, la jeunesse ne veut pas que s’amuser, profiter du bon temps avant que viennent les jours redoutés du service militaire et du boulot : elle revendique ! Quoi ? Un monde plus juste, moins con, moins égoïste pour certains, une société où les garçons et les filles peuvent s’aimer librement sans être obligés de se marier immédiatement. Bref, le monde d’avant, celui des parents, on n’en veut pas, on va tout changer, longs cheveux pour les mecs, mini jupes pour les filles. Et comme il y a de la résistance, on va commettre toutes les transgressions, on va vivre en marge de cette société. C’est pas qu’elle ne veut pas de nous, c’est nous qui nous ne voulons pas d’elle.<br /><br />Ainsi d’un certain Michel Polnareff qui vit dans la rue, loge chez des gens avec pour seul bien, sa guitare. Il a claqué la porte de chez lui, fuyant un père qui l’avait baffé quand il avait eu le malheur de dire qu’il aimait Johnny Hallyday. Et c’est vrai qu’il chante une poupée qui fait <b>non</b>, et qu’il veut faire l’amour avec toi, ce qui lui vaut d’être interdit de radio en journée. Oui, le conflit des générations a lieu pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité. Alors les jeunes ont leurs propres magazines, émissions de télés, de radio, oui, ils vivent de leur côté, loin des sarcasmes d’un monde qui ne comprend rien à leurs idéaux de liberté, d’égalité et d’identité. Les temps changent : ils ne font plus yeah yeah yeah mais non, non, non.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62435579</guid><pubDate>Wed, 23 Oct 2024 08:33:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62435579/303809_les_temps_changent_en_1966_des_yeyes_aux_hippies_episode_3.mp3" length="4565062" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1966. Cela fait trois ans que les temps ont changé avec les Beatles et que le fossé se creuse entre le monde des jeunes et des parents qui se demandent ce qui leur arrive. Ils ne comprennent en effet rien à ces images, ces posters comme ils disent...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1966. Cela fait trois ans que les temps ont changé avec les Beatles et que le fossé se creuse entre le monde des jeunes et des parents qui se demandent ce qui leur arrive. Ils ne comprennent en effet rien à ces images, ces posters comme ils disent épinglés ou collés sur les murs de leur chambre. Dis, t’es fou ? Tu vas abîmer le papier peint, c’est toi qui vas payer? Et t’as vraiment besoin de mettre la radio si fort dans ta chambre ? <br /><br />Ce n’est pas une radio mais un transistor !<br /><br />De toute façon, je ne vois pas pourquoi tu mets ça si fort, tu ne comprends pas les paroles. A part des yeah yeah yeah ! <br /><br />P’pa, tu retardes, les yéyés, c’est mort ! <br /><br />Ah bon, c’est nouveau ! Ils font quoi maintenant ? No, no, no ? <br /><br />Pour une fois, le père et le fils ont tous les deux raison. Les yéyés, avec l’arrivée des Jacques Dutronc, Christophe et Antoine, sont complètement dépassés. Ils ne jouent pas du rock à papa comme ils disent mais celui des Animals, des Who ou des Rolling Stones. Vrai, on est passé de Don’t be cruel à Satisfaction et My Generation. En France, ça se traduit par Et moi et moi et moi, un hymne au cynisme et jemenfoutisme et Les Élucubrations. Ah ! Cet Antoine, on en parle jusqu’à la tribune de l’Assemblée Nationale. Comme chantera bientôt le jeune Michel Sardou : cet homme est un scandale, va chercher ton fusil, la Patrie te réclame ! Et oui, la jeunesse ne veut pas que s’amuser, profiter du bon temps avant que viennent les jours redoutés du service militaire et du boulot : elle revendique ! Quoi ? Un monde plus juste, moins con, moins égoïste pour certains, une société où les garçons et les filles peuvent s’aimer librement sans être obligés de se marier immédiatement. Bref, le monde d’avant, celui des parents, on n’en veut pas, on va tout changer, longs cheveux pour les mecs, mini jupes pour les filles. Et comme il y a de la résistance, on va commettre toutes les transgressions, on va vivre en marge de cette société. C’est pas qu’elle ne veut pas de nous, c’est nous qui nous ne voulons pas d’elle.<br /><br />Ainsi d’un certain Michel Polnareff qui vit dans la rue, loge chez des gens avec pour seul bien, sa guitare. Il a claqué la porte de chez lui, fuyant un père qui l’avait baffé quand il avait eu le malheur de dire qu’il aimait Johnny Hallyday. Et c’est vrai qu’il chante une poupée qui fait <b>non</b>, et qu’il veut faire l’amour avec toi, ce qui lui vaut d’être interdit de radio en journée. Oui, le conflit des générations a lieu pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité. Alors les jeunes ont leurs propres magazines, émissions de télés, de radio, oui, ils vivent de leur côté, loin des sarcasmes d’un monde qui ne comprend rien à leurs idéaux de liberté, d’égalité et d’identité. Les temps changent : ils ne font plus yeah yeah yeah mais non, non, non.]]></itunes:summary><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3c479e405ec8bb21d79afa75225e26fb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les temps changent en 1991 avec le grunge (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-temps-changent-en-1991-avec-le-grunge-episode-2--62435174</link><description><![CDATA[Été 1991, nous voilà ancrés dans une nouvelle décennie. Et il faut bien dire ce qui est, les années 80 ont été formidables. Tout a changé, un monde nouveau, moderne, s’est ouvert. Un monde de couleurs, d’images avec des rythmes automatiques et des vidéos, bref de technologie qui fait entrer tous les possibles dans la réalité et même, les maisons. Des années 80 qui se sont bien terminées avec l’écroulement du menaçant bloc soviétique. On respire ! On va désormais pouvoir visiter toutes ces contrées qui étaient interdites, rencontrer des gens, voir un monde nouveau. Alors dites-moi, pourquoi la musique populaire devient-elle si sombre ? Vous n’avez pas remarqué la sortie rapprochée d’albums de groupes comme Nirvana, Pearl Jam et Red Hot Chili Peper ? Et la folie qu’ils suscitent : leurs CD se vendent par camions. <br /><br />Oui, les canons de la jeunesse actuelle ont bien changé. Le glamour clinquant, bariolé est abandonné pour les fringues de tous les jours, le streetwear de préférence déjà bien amorti. Un retour de l’esprit punk des débuts à Londres, et du rock alternatif des Lou Reed et Iggy Pop. Alors comme ils sont pour la plupart de Seattle dans le nord-est des Etats-Unis, ils portent des chemises à carreaux de bûcheron et des jeans troués. Seattle, c’est à côté du Canada, proche de l'Alaska, mais n’allez pas croire qu’il y fait glacial en hiver. Non, c’est juste qu’il pleut tout le temps. Comme en Belgique de nos jours mais en pire. Alors qu’est-ce qu’ils font les mômes ? Certainement pas du vélo. Non, ils sont enfermés dans des baraques humides et ils font de la musique. Après ça, on s’étonnera qu’elle ne soit pas ensoleillée. Et puis, y a pas que ça. Il y a les usines fermées, le chômage, alors au milieu de ce désoeuvrement, on n’est pas à la joie. Ajoutez à ça, une musique alternative en Grande-Bretagne, en France, en Belgique qui a traversé les années 80 en sous-sol, underground, mais en grossissant ses rangs, un rap sur la côte est des Etats-Unis dans une communauté de plus en plus pauvre, joué par des truands qui se revendiquent en être. <br /><br />Oui, la musique s’est durcie au début des années 90, la new wave est devenue de la cold wave, les rythmes synthétiques sont à présent Techno, Hardcore, les groupes Metallica et Guns’N’Roses sont N°1 des ventes, alors, les couleurs de la pop changent. Et progressivement, nos oreilles s’habituent aux guitares électriques saturées, les Beat qui s’alourdissent au son des Rave Party jusqu’au bout de la nuit. En 1991, ce n’est pas une révolution mais les temps ont bien changé ; même les filles vont à présent vendre des dizaines de millions de disques en balançant leur hard rock, un truc bien masculin. Vous ne trouvez pas ça, ironique ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62435174</guid><pubDate>Tue, 22 Oct 2024 08:30:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62435174/303804_les_temps_changent_en_1991_episode_2.mp3" length="4698694" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Été 1991, nous voilà ancrés dans une nouvelle décennie. Et il faut bien dire ce qui est, les années 80 ont été formidables. Tout a changé, un monde nouveau, moderne, s’est ouvert. Un monde de couleurs, d’images avec des rythmes automatiques et des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Été 1991, nous voilà ancrés dans une nouvelle décennie. Et il faut bien dire ce qui est, les années 80 ont été formidables. Tout a changé, un monde nouveau, moderne, s’est ouvert. Un monde de couleurs, d’images avec des rythmes automatiques et des vidéos, bref de technologie qui fait entrer tous les possibles dans la réalité et même, les maisons. Des années 80 qui se sont bien terminées avec l’écroulement du menaçant bloc soviétique. On respire ! On va désormais pouvoir visiter toutes ces contrées qui étaient interdites, rencontrer des gens, voir un monde nouveau. Alors dites-moi, pourquoi la musique populaire devient-elle si sombre ? Vous n’avez pas remarqué la sortie rapprochée d’albums de groupes comme Nirvana, Pearl Jam et Red Hot Chili Peper ? Et la folie qu’ils suscitent : leurs CD se vendent par camions. <br /><br />Oui, les canons de la jeunesse actuelle ont bien changé. Le glamour clinquant, bariolé est abandonné pour les fringues de tous les jours, le streetwear de préférence déjà bien amorti. Un retour de l’esprit punk des débuts à Londres, et du rock alternatif des Lou Reed et Iggy Pop. Alors comme ils sont pour la plupart de Seattle dans le nord-est des Etats-Unis, ils portent des chemises à carreaux de bûcheron et des jeans troués. Seattle, c’est à côté du Canada, proche de l'Alaska, mais n’allez pas croire qu’il y fait glacial en hiver. Non, c’est juste qu’il pleut tout le temps. Comme en Belgique de nos jours mais en pire. Alors qu’est-ce qu’ils font les mômes ? Certainement pas du vélo. Non, ils sont enfermés dans des baraques humides et ils font de la musique. Après ça, on s’étonnera qu’elle ne soit pas ensoleillée. Et puis, y a pas que ça. Il y a les usines fermées, le chômage, alors au milieu de ce désoeuvrement, on n’est pas à la joie. Ajoutez à ça, une musique alternative en Grande-Bretagne, en France, en Belgique qui a traversé les années 80 en sous-sol, underground, mais en grossissant ses rangs, un rap sur la côte est des Etats-Unis dans une communauté de plus en plus pauvre, joué par des truands qui se revendiquent en être. <br /><br />Oui, la musique s’est durcie au début des années 90, la new wave est devenue de la cold wave, les rythmes synthétiques sont à présent Techno, Hardcore, les groupes Metallica et Guns’N’Roses sont N°1 des ventes, alors, les couleurs de la pop changent. Et progressivement, nos oreilles s’habituent aux guitares électriques saturées, les Beat qui s’alourdissent au son des Rave Party jusqu’au bout de la nuit. En 1991, ce n’est pas une révolution mais les temps ont bien changé ; même les filles vont à présent vendre des dizaines de millions de disques en balançant leur hard rock, un truc bien masculin. Vous ne trouvez pas ça, ironique ?]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ddfae10bbe1e6e41e44f06e80cbccf01.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les temps changent en 1963 avec les Beatles et les yéyés (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-temps-changent-en-1963-avec-les-beatles-et-les-yeyes-episode-1--62435076</link><description><![CDATA[“Je n’aime pas cette époque, je la hais, je hais ce siècle.” On a vu passer dix fois cette vidéo de Michel Sardou sur internet, la presse en a fait ses choux gras et pour cause : nombreux sont les gens qui pensent pareil. La pratique du nivellement par le bas, les wokistes qui nous gonflent, l’orthographe qui part en sucette, la jeunesse fainéante et gameuse collée sur les écrans, les comptes Facebook regorgent de commentaires de ceux qui regrettent que les temps aient changé. Mais en prenant un peu de recul, les temps n’ont-ils pas toujours changé ? Bob Dylan le chantait déjà il y a 60 ans : "for the times they are a-changing !" Oui, ceux qui regrettent une autre époque n’ont-ils pas justement vécu celle qui avait changé au grand dam de leurs parents qui n’y retrouvaient plus leurs jeunes, tenez, comme le papa dans la série Happy Days ? C’était quand encore ? Au début des sixties, je vous raconte … <br /><br />En 1963, nos parents trouvent que ça bouge un peu trop dans notre piaule. Piaule ? Ça veut dire quoi, ça ? Ben, ma chambre. Où est-ce que t’as entendu ce mot ? Encore un truc de Yéyé ? Tu ne peux pas parler français correctement comme tout le monde? Oui, si l’année 1962 avait encore vu des artistes comme Dalida et les Compagnons de la chanson dominer les ventes de disques, tout a changé à présent : Johnny Hallyday n’est plus le seul sauvage, ils sont des dizaines à secouer les juke boxes et les longues ondes radios : Claude François, Eddy Mitchell qui a quitté les Chaussettes noires, Lucky Blondo, Richard Anthony et puis des filles comme Sheila, Sylvie Vartan ou Françoise Hardy et qu’on appelle la bande des Copains. Car il s’agit bien de ça, les jeunes de 1963 ne poussent pas comme leurs aînés entre l’école (qui n’est pas mixte) et la famille, avant de se marier à 18 ans et fonder un foyer. Non après les cours, ils se retrouvent en bande, au milk bar, sur la place, où ils peuvent parler de tout ce qui les concerne. Pour la première fois, des garçons et des filles sont ensemble en dehors de la surveillance des parents. Et ça fait tout bizarre, cette impression de liberté, la découverte d’un univers mystérieux qu’est l’autre sexe, avec ses codes et ses histoires.<br /><br />Mais tout ça n’est encore qu’une répétition générale car si les chanteurs Français en sont toujours à reprendre du rock américain des années 50, l’Amérique se met au diapason d’un certain Bob Dylan, un gars qui ne chante pas des trucs à l’eau de rose mais la société, tandis qu’en Angleterre, alors que des groupes comme les Rolling Stones ou les Animals chantent du blues, un vent de folie souffle autour d’un quatuor de Liverpool avec une musique nouvelle, mélange de rock et de soul. Oui, en 1963, les temps ne changent pas, c’est la société qui s’apprête à exploser de sa jeunesse.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62435076</guid><pubDate>Mon, 21 Oct 2024 08:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62435076/303800_the_times_are_changing_episode_1.mp3" length="4566783" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>“Je n’aime pas cette époque, je la hais, je hais ce siècle.” On a vu passer dix fois cette vidéo de Michel Sardou sur internet, la presse en a fait ses choux gras et pour cause : nombreux sont les gens qui pensent pareil. La pratique du nivellement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[“Je n’aime pas cette époque, je la hais, je hais ce siècle.” On a vu passer dix fois cette vidéo de Michel Sardou sur internet, la presse en a fait ses choux gras et pour cause : nombreux sont les gens qui pensent pareil. La pratique du nivellement par le bas, les wokistes qui nous gonflent, l’orthographe qui part en sucette, la jeunesse fainéante et gameuse collée sur les écrans, les comptes Facebook regorgent de commentaires de ceux qui regrettent que les temps aient changé. Mais en prenant un peu de recul, les temps n’ont-ils pas toujours changé ? Bob Dylan le chantait déjà il y a 60 ans : "for the times they are a-changing !" Oui, ceux qui regrettent une autre époque n’ont-ils pas justement vécu celle qui avait changé au grand dam de leurs parents qui n’y retrouvaient plus leurs jeunes, tenez, comme le papa dans la série Happy Days ? C’était quand encore ? Au début des sixties, je vous raconte … <br /><br />En 1963, nos parents trouvent que ça bouge un peu trop dans notre piaule. Piaule ? Ça veut dire quoi, ça ? Ben, ma chambre. Où est-ce que t’as entendu ce mot ? Encore un truc de Yéyé ? Tu ne peux pas parler français correctement comme tout le monde? Oui, si l’année 1962 avait encore vu des artistes comme Dalida et les Compagnons de la chanson dominer les ventes de disques, tout a changé à présent : Johnny Hallyday n’est plus le seul sauvage, ils sont des dizaines à secouer les juke boxes et les longues ondes radios : Claude François, Eddy Mitchell qui a quitté les Chaussettes noires, Lucky Blondo, Richard Anthony et puis des filles comme Sheila, Sylvie Vartan ou Françoise Hardy et qu’on appelle la bande des Copains. Car il s’agit bien de ça, les jeunes de 1963 ne poussent pas comme leurs aînés entre l’école (qui n’est pas mixte) et la famille, avant de se marier à 18 ans et fonder un foyer. Non après les cours, ils se retrouvent en bande, au milk bar, sur la place, où ils peuvent parler de tout ce qui les concerne. Pour la première fois, des garçons et des filles sont ensemble en dehors de la surveillance des parents. Et ça fait tout bizarre, cette impression de liberté, la découverte d’un univers mystérieux qu’est l’autre sexe, avec ses codes et ses histoires.<br /><br />Mais tout ça n’est encore qu’une répétition générale car si les chanteurs Français en sont toujours à reprendre du rock américain des années 50, l’Amérique se met au diapason d’un certain Bob Dylan, un gars qui ne chante pas des trucs à l’eau de rose mais la société, tandis qu’en Angleterre, alors que des groupes comme les Rolling Stones ou les Animals chantent du blues, un vent de folie souffle autour d’un quatuor de Liverpool avec une musique nouvelle, mélange de rock et de soul. Oui, en 1963, les temps ne changent pas, c’est la société qui s’apprête à exploser de sa jeunesse.]]></itunes:summary><itunes:duration>190</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5f399fb10ced0de50a124f9ce022219d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les temps changent en 1977 avec le punk (en français) (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-temps-changent-en-1977-avec-le-punk-en-francais-episode-4--62435657</link><description><![CDATA[En 1977, les sixties sont loin, c’est le moins qu’on puisse dire. Un choc pétrolier plus tard, la génération Mai 68 s’est diluée dans la société sans avoir pris le pouvoir. C’est vrai, nos premiers ministres et grands patrons sont toujours en costards cravates sombres, pas en chemise à fleurs et pantalons pattes d’eph. Mais bon, les médias, eux, se sont un peu libérés : Coluche à l’Olympia et N°1 des ventes d’albums, Jean Yanne qui dénonce avec succès le pouvoir de l’argent dans les salles de cinéma tandis que son copain Jacques Martin met chaque dimanche à la télé la patience du pouvoir politique à rude épreuve, oui, on ne peut pas dire que les temps n’ont pas changé.<br /><br />Et chez nous en Belgique ? La seule différence, c’est qu’on est plus branché musique que les Français. Depuis le début de la décennie, on a accueilli tout ce qui a révolutionné le monde en 33 et 45 Tours. Les plus belles pages des débuts de Genesis se tournent chez nous avec Phil Collins et Peter Gabriel qui logent chez l’habitant, le théâtre 140 qui accueille des petits nouveaux comme Pink Floyd, Ozzy Osbourne ou Queen, l’immense salle de Forest National, tellement incroyable et unique que Claude François y joue chaque année en janvier, histoire de bien démarrer la saison. Les cheveux et la barbe des garçons poussent dans tous les sens, les filles portent des sabots, des robes sac à patates et des longues breloques sous leurs cheveux frisés. On n’est pas là pour défiler mais pour parler du vécu, assister à des projections de films socioculs, militer pour des révolutions en Amérique du Sud, contre la guerre au Vietnam ou la Chine de Mao. Seul point commun avec les années 60, le “tu comprends rien” reste de mise dans les familles ou entre garçons et filles. Les garçons qui ne portent pas la responsabilité du monde sur les épaules, j’entends, et qui préfèrent regarder les émissions de Guy Lux ou Pierre Tchernia à la télé.<br /><br />Heureusement, je vous l’ai dit, il y a les disques, en 1977. Il y a toujours Johnny, Cloclo et Michel Sardou, plus que jamais pour ce dernier. Et puis bien sûr les fameux Pink Floyd et Genesis qui n’ont jamais vendu autant. Mais bon, tout ça commence à dater, c’est la musique des grandes sœurs et des frères aînés. Et si on partage avec eux l’intérêt du disco, qui permet, à l’image de John Travolta, d’aller en boîte le samedi soir pour faire le zazou sur la piste et emballer une fille dans la série de slows, il se passe quelque chose de particulier. <br /><br />T’as écouté le nouvel album de David Bowie ? Space, hein ?<br /><br />Et les Clash, les Sex Pistols, tu connais ?<br /><br />Oui, à côté du disco de Donna Summer et des Bee Gees, il y a des mecs barrés qui jouent une musique plus radicale, sans concession au système de l’argent, des purs qui font un rock immédiat. On les appelle les punks, ils sont pas beaux, sortent de caves et de squats. Y en a même en France qui chantent en français. <br /><br />Du rock en français ? Pas possible. <br /><br />Ouais, ils s’appellent Téléphone ou Hygiaphone, mon vieux ils ont déboulé à la télé recouverts de farine et tu me croiras, hein, ils se sont tellement secoués qu’à la fin de la chanson, tout était par terre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62435657</guid><pubDate>Thu, 17 Oct 2024 09:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62435657/303814_les_temps_changent_en_1977_avec_le_punk_en_francais_episode_4.mp3" length="5325382" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1977, les sixties sont loin, c’est le moins qu’on puisse dire. Un choc pétrolier plus tard, la génération Mai 68 s’est diluée dans la société sans avoir pris le pouvoir. C’est vrai, nos premiers ministres et grands patrons sont toujours en costards...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1977, les sixties sont loin, c’est le moins qu’on puisse dire. Un choc pétrolier plus tard, la génération Mai 68 s’est diluée dans la société sans avoir pris le pouvoir. C’est vrai, nos premiers ministres et grands patrons sont toujours en costards cravates sombres, pas en chemise à fleurs et pantalons pattes d’eph. Mais bon, les médias, eux, se sont un peu libérés : Coluche à l’Olympia et N°1 des ventes d’albums, Jean Yanne qui dénonce avec succès le pouvoir de l’argent dans les salles de cinéma tandis que son copain Jacques Martin met chaque dimanche à la télé la patience du pouvoir politique à rude épreuve, oui, on ne peut pas dire que les temps n’ont pas changé.<br /><br />Et chez nous en Belgique ? La seule différence, c’est qu’on est plus branché musique que les Français. Depuis le début de la décennie, on a accueilli tout ce qui a révolutionné le monde en 33 et 45 Tours. Les plus belles pages des débuts de Genesis se tournent chez nous avec Phil Collins et Peter Gabriel qui logent chez l’habitant, le théâtre 140 qui accueille des petits nouveaux comme Pink Floyd, Ozzy Osbourne ou Queen, l’immense salle de Forest National, tellement incroyable et unique que Claude François y joue chaque année en janvier, histoire de bien démarrer la saison. Les cheveux et la barbe des garçons poussent dans tous les sens, les filles portent des sabots, des robes sac à patates et des longues breloques sous leurs cheveux frisés. On n’est pas là pour défiler mais pour parler du vécu, assister à des projections de films socioculs, militer pour des révolutions en Amérique du Sud, contre la guerre au Vietnam ou la Chine de Mao. Seul point commun avec les années 60, le “tu comprends rien” reste de mise dans les familles ou entre garçons et filles. Les garçons qui ne portent pas la responsabilité du monde sur les épaules, j’entends, et qui préfèrent regarder les émissions de Guy Lux ou Pierre Tchernia à la télé.<br /><br />Heureusement, je vous l’ai dit, il y a les disques, en 1977. Il y a toujours Johnny, Cloclo et Michel Sardou, plus que jamais pour ce dernier. Et puis bien sûr les fameux Pink Floyd et Genesis qui n’ont jamais vendu autant. Mais bon, tout ça commence à dater, c’est la musique des grandes sœurs et des frères aînés. Et si on partage avec eux l’intérêt du disco, qui permet, à l’image de John Travolta, d’aller en boîte le samedi soir pour faire le zazou sur la piste et emballer une fille dans la série de slows, il se passe quelque chose de particulier. <br /><br />T’as écouté le nouvel album de David Bowie ? Space, hein ?<br /><br />Et les Clash, les Sex Pistols, tu connais ?<br /><br />Oui, à côté du disco de Donna Summer et des Bee Gees, il y a des mecs barrés qui jouent une musique plus radicale, sans concession au système de l’argent, des purs qui font un rock immédiat. On les appelle les punks, ils sont pas beaux, sortent de caves et de squats. Y en a même en France qui chantent en français. <br /><br />Du rock en français ? Pas possible. <br /><br />Ouais, ils s’appellent Téléphone ou Hygiaphone, mon vieux ils ont déboulé à la télé recouverts de farine et tu me croiras, hein, ils se sont tellement secoués qu’à la fin de la chanson, tout était par terre.]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6b9286b86bbdcf151ceccd1281cf36ae.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les cent vies de Monsieur Aznavour</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-cent-vies-de-monsieur-aznavour--62356729</link><description><![CDATA[Le très bon film signé Grand Corps Malade et Mehdi Idir (sortie en salles le 23 octobre) s'attarde avec justesse sur les débuts difficiles et douloureux de Charles Aznavour, en tant que chanteur. Il est vrai que même si on en a entendu parler, on ignore le plus souvent la place importante que ces débuts entre guillemets ont pris dans la vie de l’artiste et de l’homme. Car oui, avant d’accéder au succès tel que nous l’entendons depuis les années 60, c’est-à-dire vendre beaucoup de disques, il s’est écoulé 19 années dans la vie d’Aznavour. Près de vingt années, un temps incroyablement long entre le moment où le jeune homme de 17 ans forme un duo de chanson fantaisiste avec son ami Pierre Roche, en 1941, et cet autre moment tant espéré où il se met à enchaîner les succès discographiques en solo, faisant taire les critiques sur son physique et sa voix.<br /><br />Oui, après une vingtaine d’années de métier, de tournées en duo avec Roche puis seul, avec ou sans Edith Piaf, de nombreux disques sortis chez plusieurs éditeurs et surtout un large répertoire écrit pour les plus grands, Aznavour se fait approcher par un certain Eddie Barclay, un jeune loup à qui tout réussit. Certes Aznavour n’est pas dupe. Il sait que Barclay l’a ignoré à l’époque où il se faisait éreinter par la critique et ne s’intéressait à lui que pour avoir des chansons pour ses poulains. Mais Barclay c’est une force de frappe commerciale alors inédite, des grands studios et orchestres et surtout, une liberté artistique totale. Le croirez-vous, sur les vingt premières années de la carrière d’Aznavour, seule Sur ma vie est parvenue jusqu’à nous. Avec Barclay, il ne produit que des hits, dès le premier disque avec Je m’voyais déjà et Tu te laisses aller, puis en trois ans Les comédiens, La Mama, Hier encore, Et pourtant, For me formidable, il ne les compte plus.<br /><br />Que Charles Aznavour ait fait partie de l’entourage d’Edith Piaf, cette histoire est connue mais les détails, beaucoup moins. Début 1947, cela fait cinq ans que Roche et Aznavour se produisent dans des cabarets parisiens quand ils sont invités à participer à une émission de radio, ce qui est déjà un événement en soi, à l’époque. Mais de plus, la vedette de l’émission n’est autre qu’Edith Piaf. Ce n’est pas le moment de faire le timide, Aznavour décide de casser son trac de s’adresser à celle qui est son idole et celle de toute l’Europe et l’Amérique. Il respire un bon coup, engage la conversation et se retrouve le soir, chez elle, avec toute une bande. C'est le début d'une carrière en Amérique qu'Aznavour va construire en une quinzaine d'années avec une ambition dévorante, démesurée puisqu'elle va lui permettre de se hisser dans le métier au niveau de Frank Sinatra.<br /><br /><br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62356729</guid><pubDate>Mon, 14 Oct 2024 09:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62356729/303441_les_cent_vies_de_monsieur_aznavour.mp3" length="23657166" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le très bon film signé Grand Corps Malade et Mehdi Idir (sortie en salles le 23 octobre) s'attarde avec justesse sur les débuts difficiles et douloureux de Charles Aznavour, en tant que chanteur. Il est vrai que même si on en a entendu parler, on...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le très bon film signé Grand Corps Malade et Mehdi Idir (sortie en salles le 23 octobre) s'attarde avec justesse sur les débuts difficiles et douloureux de Charles Aznavour, en tant que chanteur. Il est vrai que même si on en a entendu parler, on ignore le plus souvent la place importante que ces débuts entre guillemets ont pris dans la vie de l’artiste et de l’homme. Car oui, avant d’accéder au succès tel que nous l’entendons depuis les années 60, c’est-à-dire vendre beaucoup de disques, il s’est écoulé 19 années dans la vie d’Aznavour. Près de vingt années, un temps incroyablement long entre le moment où le jeune homme de 17 ans forme un duo de chanson fantaisiste avec son ami Pierre Roche, en 1941, et cet autre moment tant espéré où il se met à enchaîner les succès discographiques en solo, faisant taire les critiques sur son physique et sa voix.<br /><br />Oui, après une vingtaine d’années de métier, de tournées en duo avec Roche puis seul, avec ou sans Edith Piaf, de nombreux disques sortis chez plusieurs éditeurs et surtout un large répertoire écrit pour les plus grands, Aznavour se fait approcher par un certain Eddie Barclay, un jeune loup à qui tout réussit. Certes Aznavour n’est pas dupe. Il sait que Barclay l’a ignoré à l’époque où il se faisait éreinter par la critique et ne s’intéressait à lui que pour avoir des chansons pour ses poulains. Mais Barclay c’est une force de frappe commerciale alors inédite, des grands studios et orchestres et surtout, une liberté artistique totale. Le croirez-vous, sur les vingt premières années de la carrière d’Aznavour, seule Sur ma vie est parvenue jusqu’à nous. Avec Barclay, il ne produit que des hits, dès le premier disque avec Je m’voyais déjà et Tu te laisses aller, puis en trois ans Les comédiens, La Mama, Hier encore, Et pourtant, For me formidable, il ne les compte plus.<br /><br />Que Charles Aznavour ait fait partie de l’entourage d’Edith Piaf, cette histoire est connue mais les détails, beaucoup moins. Début 1947, cela fait cinq ans que Roche et Aznavour se produisent dans des cabarets parisiens quand ils sont invités à participer à une émission de radio, ce qui est déjà un événement en soi, à l’époque. Mais de plus, la vedette de l’émission n’est autre qu’Edith Piaf. Ce n’est pas le moment de faire le timide, Aznavour décide de casser son trac de s’adresser à celle qui est son idole et celle de toute l’Europe et l’Amérique. Il respire un bon coup, engage la conversation et se retrouve le soir, chez elle, avec toute une bande. C'est le début d'une carrière en Amérique qu'Aznavour va construire en une quinzaine d'années avec une ambition dévorante, démesurée puisqu'elle va lui permettre de se hisser dans le métier au niveau de Frank Sinatra.<br /><br /><br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>986</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9d04f5d6dba681f99c270609060e73b1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie dans l'Histoire (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-dans-l-histoire-episode-5--62280272</link><description><![CDATA[Un poster du film Moi Christiane F… au mur d’une chambre d’ado, un exemplaire de Podium avec des photos de Ziggy Stardust poursuivi par des fans teenagers, un 33 Tours de Heroes avec sa pochette en noir et blanc. David Bowie laisse une œuvre accrochée à une époque, le souvenir de passions, d’une musique qui n’est pas celle de tout le monde, de concerts où on n’était pas et qui ont dû être extraordinaires, du genre qu’on n’a jamais vécus. Et c’est vrai que voir David Bowie à cette époque, ce n’était pas une expérience banale. Comment vous expliquer l’effet de la première seconde où il arrivait sur scène ? Vous ne pouviez pas mettre de mots dessus mais désormais vous saviez ce que signifiait le mot charisme. Et puis venait sa voix, grave et profonde, quand il attaquait les premiers vers de sa chanson. Alors il y avait ses fringues, bien sûr, David Bowie était synonyme de look. Il en a eu des dizaines, on ne les a pas comptés le temps de notre adolescence. Cheveux rouges en pétard, brushés puis dans les bronzes gominés avant de devenir blonds graves bien coupés puis frisés, et ça c’est uniquement la coiffure, doit-on évoquer les fringues, les plateformes boots et les costards en tout genre. On n’imagine pas le dressing de David Bowie, à moins qu’il jette tout au fur et à mesure ? Il en est capable. T’as raison, ce type est capable de tout. Il mène une vie en dehors de tout ce qu’on connaît, un truc qu’on ne peut pas imaginer.<br /><br />Ainsi lorsque le jour du Live Aid approche, un problème de taille se pose pour les organisateurs : comment amener autant de stars au Stade de Wembley à l’heure sans qu’il y ait de couacs. Vous imaginez le truc : ils doivent tous jouer quinze minutes avec un horaire chronométré. Pas question de retard comme à Woodstock parce que non seulement tout est retransmis en direct à la télévision mais en plus, il y a une alternance avec la scène à Philadelphie. Pas question de changer le matériel du groupe prévu avec celui d’un autre parce qu’il est en retard. Solution imparable : l’hélicoptère. On réussit l’exploit de trouver des gars qui acceptent d’en prêter, d’autres pour offrir l’essence, pour la cause humanitaire, et enfin des derniers pour les piloter. Mais où les faire atterrir ? Il y a un terrain de cricket juste à côté du stade. Mais le croirez-vous, un tournoi doit avoir lieu toute la journée et les équipes refusent d’annuler. Mais bon, on veut bien arrêter les matchs pour laisser un hélico atterrir. Par contre, il faut absolument trouver un hélicoptère entièrement bleu, à l’extérieur comme à l’intérieur. Tu rigoles ? Non, c’est écrit là sur le fax du management de Bowie. Nooon ! <br /><br />Et ben ils y arrivent, les gars ! Alors quand cet après-midi, David Bowie se présente, le pilote lui dit : vous avez vu la couleur ? Bowie le regarde un peu étonné … et à l’intérieur, vous avez vu ? Bowie jette un œil puis lui en lance un autre, interloqué, se demandant s’il est dingue. Il n’en a rien à faire de la couleur d’un hélicoptère ! Quand vient son tour de monter sur scène en fin d’après-midi, l’audience est alors estimée à deux milliards de téléspectateurs. Mais voilà qui l’aurait cru, la prestation de Queen et particulièrement de Freddie Mercury a cloué tout le monde sur place effaçant d’un coup tous les Woodstock de l’Histoire. Jamais on n’a vu et jamais on ne reverra un truc pareil ! Et c’est à Bowie d’entrer juste après, il va se faire laminer. Mais David Bowie dans son complet bleu ciel qui a fait dire à Freddie, waouw, si je te connaissais pas, je te boufferais, est impérial, il se passe vraiment quelque chose de spécial entre le public et lui, hors du temps. David sort de scène souriant mais avec les yeux remplis de larmes, ému par la puissance sonore de cette foule qui l’a littéralement porté et à laquelle il a fait face, sans complexe, après la tornade Mercury. Parce qu’il était comme ça, David Bowie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62280272</guid><pubDate>Sat, 12 Oct 2024 06:10:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62280272/303021_david_bowie_dans_l_histoire_episode_5.mp3" length="6459522" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Un poster du film Moi Christiane F… au mur d’une chambre d’ado, un exemplaire de Podium avec des photos de Ziggy Stardust poursuivi par des fans teenagers, un 33 Tours de Heroes avec sa pochette en noir et blanc. David Bowie laisse une œuvre accrochée...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Un poster du film Moi Christiane F… au mur d’une chambre d’ado, un exemplaire de Podium avec des photos de Ziggy Stardust poursuivi par des fans teenagers, un 33 Tours de Heroes avec sa pochette en noir et blanc. David Bowie laisse une œuvre accrochée à une époque, le souvenir de passions, d’une musique qui n’est pas celle de tout le monde, de concerts où on n’était pas et qui ont dû être extraordinaires, du genre qu’on n’a jamais vécus. Et c’est vrai que voir David Bowie à cette époque, ce n’était pas une expérience banale. Comment vous expliquer l’effet de la première seconde où il arrivait sur scène ? Vous ne pouviez pas mettre de mots dessus mais désormais vous saviez ce que signifiait le mot charisme. Et puis venait sa voix, grave et profonde, quand il attaquait les premiers vers de sa chanson. Alors il y avait ses fringues, bien sûr, David Bowie était synonyme de look. Il en a eu des dizaines, on ne les a pas comptés le temps de notre adolescence. Cheveux rouges en pétard, brushés puis dans les bronzes gominés avant de devenir blonds graves bien coupés puis frisés, et ça c’est uniquement la coiffure, doit-on évoquer les fringues, les plateformes boots et les costards en tout genre. On n’imagine pas le dressing de David Bowie, à moins qu’il jette tout au fur et à mesure ? Il en est capable. T’as raison, ce type est capable de tout. Il mène une vie en dehors de tout ce qu’on connaît, un truc qu’on ne peut pas imaginer.<br /><br />Ainsi lorsque le jour du Live Aid approche, un problème de taille se pose pour les organisateurs : comment amener autant de stars au Stade de Wembley à l’heure sans qu’il y ait de couacs. Vous imaginez le truc : ils doivent tous jouer quinze minutes avec un horaire chronométré. Pas question de retard comme à Woodstock parce que non seulement tout est retransmis en direct à la télévision mais en plus, il y a une alternance avec la scène à Philadelphie. Pas question de changer le matériel du groupe prévu avec celui d’un autre parce qu’il est en retard. Solution imparable : l’hélicoptère. On réussit l’exploit de trouver des gars qui acceptent d’en prêter, d’autres pour offrir l’essence, pour la cause humanitaire, et enfin des derniers pour les piloter. Mais où les faire atterrir ? Il y a un terrain de cricket juste à côté du stade. Mais le croirez-vous, un tournoi doit avoir lieu toute la journée et les équipes refusent d’annuler. Mais bon, on veut bien arrêter les matchs pour laisser un hélico atterrir. Par contre, il faut absolument trouver un hélicoptère entièrement bleu, à l’extérieur comme à l’intérieur. Tu rigoles ? Non, c’est écrit là sur le fax du management de Bowie. Nooon ! <br /><br />Et ben ils y arrivent, les gars ! Alors quand cet après-midi, David Bowie se présente, le pilote lui dit : vous avez vu la couleur ? Bowie le regarde un peu étonné … et à l’intérieur, vous avez vu ? Bowie jette un œil puis lui en lance un autre, interloqué, se demandant s’il est dingue. Il n’en a rien à faire de la couleur d’un hélicoptère ! Quand vient son tour de monter sur scène en fin d’après-midi, l’audience est alors estimée à deux milliards de téléspectateurs. Mais voilà qui l’aurait cru, la prestation de Queen et particulièrement de Freddie Mercury a cloué tout le monde sur place effaçant d’un coup tous les Woodstock de l’Histoire. Jamais on n’a vu et jamais on ne reverra un truc pareil ! Et c’est à Bowie d’entrer juste après, il va se faire laminer. Mais David Bowie dans son complet bleu ciel qui a fait dire à Freddie, waouw, si je te connaissais pas, je te boufferais, est impérial, il se passe vraiment quelque chose de spécial entre le public et lui, hors du temps. David sort de scène souriant mais avec les yeux remplis de larmes, ému par la puissance sonore de cette foule qui l’a littéralement porté et à laquelle il a fait face, sans complexe, après la tornade Mercury. Parce qu’il était comme ça, David Bowie.]]></itunes:summary><itunes:duration>269</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8fc405b744bcf800cea703b09275510f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie dans l'Histoire (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-dans-l-histoire-episode-4--62280245</link><description><![CDATA[1984. La littérature nous avait prédit un monde sombre soviétisé, militarisé, il n’y a en fait que liberté et de l’art à tous les étages. Les jeunes vont voir U2 à Torhout Werchter, se font une cassette de Simple Minds avec un disque de la Médiathèque, vont acheter les vinyles des Cure ou les CD de Dire Strait chez Caroline Music. Les filles s’habillent comme Madonna, chantent Prince ou Michael Jackson dans la cour de récré, et même David Bowie. Qui aurait cru ça il y a peu quand on était quelques-uns seulement à pousser la porte des cinémas pour le voir jouer sur scène une poignée de minutes dans un film. David Bowie, c’était l’avant-garde, celui qui joue une musique que tu ne peux pas comprendre. Alors bien sûr, ça créait un lien qu’on croyait privilégié avec l’artiste, on était les élus, les autres restaient dehors.<br /><br />Et donc, ça fait drôle de voir son Let’s Dance dans les piles de best sellers, en couverture de magazines, au Journal Télévisé chez Yves Mourousi, à l’heure des ménagères. Décidément, ces années 80 sont folles, le présent est imprévisible. Alors oui, on est déçu qu’il ait fait ce disque commercial mais c’est pour prouver aux autrespam'il fait ce qu'il veut. T’as vu ? Il claque des doigts et il fait deux hits de suite ? Il est pas beau mon artiste ? J’avais pas raison d’être SON fan depuis des années, alors que toi t’écoutais Sheila et Johnny Hallyday ? Mais voilà l’envers du décor : au terme de l’immense tournée Serious Moonlight qui a d’ailleurs démarré par Forest National, David Bowie, devenu une superstar après 17 ans de carrière, n’a rien de nouveau à enregistrer. Aucune chanson, aucune idée. La raison ? Une dépression, qu’il ignore, probablement. La conséquence d’être parvenu à s’arracher de la drogue qui le rongeait depuis des années. Le point positif c’est que pour la première fois, David Bowie est lui-même face à la presse et au public. Ce n’est plus le gars froid et posé, mystérieux et intello-branché, c’est un gars spontané, joyeux et hyper sympa. Et on n’en revient pas de le voir ainsi. Le point négatif, c’est que autant la drogue n’est plus là pour faire barrage entre le monde et lui, autant elle n’est plus là non plus pour lui raconter des bobards, le faire sentir invincible. Et Bowie doute. Il regarde sa vie privée qui n’est qu’une longue succession de femmes qui ne restent pas où qu’il dégage au fil de ses déplacements d’un continent à l’autre. Car c’est vrai qu’on lui connaît ou a connu un domicile à Londres, New York, Los Angeles, Montreux mais on ignore qu’il aime vivre à Sydney où il a aussi un pied-à-terre. Oui, en Australie, à l’autre bout du monde où il peut vivre tranquille, peinard. Ce n’est pas pour rien que le clip de Let’s Dance a été réalisé là-bas.<br /><br />Alors David a sur ses propres deniers capté le son de concerts de sa tournée et a fait mixer par son ingénieur, un double album live. Mais non David, lui répond-on, déjà que ton ancienne maison de disques a sorti un live datant d’il y a dix ans, les gens n’ont rien compris, rien à voir avec Let’s Dance, on ne va donc pas se retrouver avec un autre live. Tu vas te ramasser. Non, fais-nous de nouvelles chansons. Alors David entre en studio, avec rien, peau de balle, nada ou presque. Tant et si bien qu’à l’automne 1984 sort Tonight, un album où la sauce ne prend à aucun moment, avec un single qu’on se demande comment et pourquoi il a marché. Peut-être parce qu’il était très années 80 et qu’on avait envie d’y croire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62280245</guid><pubDate>Fri, 11 Oct 2024 08:00:05 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62280245/303020_david_bowie_dans_l_histoire_episode_4.mp3" length="5769474" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1984. La littérature nous avait prédit un monde sombre soviétisé, militarisé, il n’y a en fait que liberté et de l’art à tous les étages. Les jeunes vont voir U2 à Torhout Werchter, se font une cassette de Simple Minds avec un disque de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1984. La littérature nous avait prédit un monde sombre soviétisé, militarisé, il n’y a en fait que liberté et de l’art à tous les étages. Les jeunes vont voir U2 à Torhout Werchter, se font une cassette de Simple Minds avec un disque de la Médiathèque, vont acheter les vinyles des Cure ou les CD de Dire Strait chez Caroline Music. Les filles s’habillent comme Madonna, chantent Prince ou Michael Jackson dans la cour de récré, et même David Bowie. Qui aurait cru ça il y a peu quand on était quelques-uns seulement à pousser la porte des cinémas pour le voir jouer sur scène une poignée de minutes dans un film. David Bowie, c’était l’avant-garde, celui qui joue une musique que tu ne peux pas comprendre. Alors bien sûr, ça créait un lien qu’on croyait privilégié avec l’artiste, on était les élus, les autres restaient dehors.<br /><br />Et donc, ça fait drôle de voir son Let’s Dance dans les piles de best sellers, en couverture de magazines, au Journal Télévisé chez Yves Mourousi, à l’heure des ménagères. Décidément, ces années 80 sont folles, le présent est imprévisible. Alors oui, on est déçu qu’il ait fait ce disque commercial mais c’est pour prouver aux autrespam'il fait ce qu'il veut. T’as vu ? Il claque des doigts et il fait deux hits de suite ? Il est pas beau mon artiste ? J’avais pas raison d’être SON fan depuis des années, alors que toi t’écoutais Sheila et Johnny Hallyday ? Mais voilà l’envers du décor : au terme de l’immense tournée Serious Moonlight qui a d’ailleurs démarré par Forest National, David Bowie, devenu une superstar après 17 ans de carrière, n’a rien de nouveau à enregistrer. Aucune chanson, aucune idée. La raison ? Une dépression, qu’il ignore, probablement. La conséquence d’être parvenu à s’arracher de la drogue qui le rongeait depuis des années. Le point positif c’est que pour la première fois, David Bowie est lui-même face à la presse et au public. Ce n’est plus le gars froid et posé, mystérieux et intello-branché, c’est un gars spontané, joyeux et hyper sympa. Et on n’en revient pas de le voir ainsi. Le point négatif, c’est que autant la drogue n’est plus là pour faire barrage entre le monde et lui, autant elle n’est plus là non plus pour lui raconter des bobards, le faire sentir invincible. Et Bowie doute. Il regarde sa vie privée qui n’est qu’une longue succession de femmes qui ne restent pas où qu’il dégage au fil de ses déplacements d’un continent à l’autre. Car c’est vrai qu’on lui connaît ou a connu un domicile à Londres, New York, Los Angeles, Montreux mais on ignore qu’il aime vivre à Sydney où il a aussi un pied-à-terre. Oui, en Australie, à l’autre bout du monde où il peut vivre tranquille, peinard. Ce n’est pas pour rien que le clip de Let’s Dance a été réalisé là-bas.<br /><br />Alors David a sur ses propres deniers capté le son de concerts de sa tournée et a fait mixer par son ingénieur, un double album live. Mais non David, lui répond-on, déjà que ton ancienne maison de disques a sorti un live datant d’il y a dix ans, les gens n’ont rien compris, rien à voir avec Let’s Dance, on ne va donc pas se retrouver avec un autre live. Tu vas te ramasser. Non, fais-nous de nouvelles chansons. Alors David entre en studio, avec rien, peau de balle, nada ou presque. Tant et si bien qu’à l’automne 1984 sort Tonight, un album où la sauce ne prend à aucun moment, avec un single qu’on se demande comment et pourquoi il a marché. Peut-être parce qu’il était très années 80 et qu’on avait envie d’y croire.]]></itunes:summary><itunes:duration>241</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8fc405b744bcf800cea703b09275510f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie dans l'Histoire (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-dans-l-histoire-episode-3--62280207</link><description><![CDATA[Fin des années 70, début 1980, David Bowie va changer radicalement. Disons plutôt qu’il va naître, enfin. En clair, il laisse tomber la drogue. Cette substance chimique qui lui donnait de l’assurance, lui ouvrait les portes d’une autre réalité. Ah c’est pas drôle à vivre de tout stopper. Surtout quand on est David Bowie et qu’on se retrouve face aux gens avec qui on va travailler sur un nouvel album. Pourquoi ? Parce que pour la première fois, il ne se croit pas le plus grand, son assurance a foutu le camp. Oui, en cette fin 1982, David Bowie se demande si les gens vont acheter son prochain disque. Et s’ils viendront le voir sur scène. Vous êtes sûr que ça va marcher ? <br /><br />Est-ce pour cette raison qu’il a disparu ? Depuis deux ans, il n’a en effet pas produit un seul disque, ce qui n’était alors jamais arrivé, et se contente entre guillemets de faire du cinéma, il a même joué une pièce de théâtre, à Broadway. Et ce n’est pas un hasard. Au cinéma, non seulement vous travaillez en équipe, mais la responsabilité du succès ou du bide, c’est le réalisateur et la production qui la portent sur les épaules. Et bon, si le film marche bien, on dit que c’est grâce au comédien. Et c’est vrai que David Bowie est génial, aussi bien au théâtre qu’au cinéma. <br /><br />Et donc, en cette année 1982, David Bowie n’a plus de firme de disques. Vous le croyez ça ? Lui qui était avec Elvis Presley, la star du label RCA, il a encore été N°1 avec le dernier, en 1980, est un SDF de l’industrie du disque. Alors ? Ben alors, il va frapper un grand coup et surtout l’assurer, ce coup. Il faut à tout prix qu’il fasse un succès. Oui, lui qui ces dernières années ne s’est jamais embarrassé du goût du public pour guider son inspiration a décidé de produire un disque commercial. <br /><br />Et donc, ce n’est pas un hasard si ce soir, dans une boîte de New York, où il boit son verre tout seul au bar, le type qui vient s’asseoir à côté de lui se nomme Nile Rodgers. Oui, un des deux gars de Chic, le groupe le plus primé de ces dernières années et qui a aussi à son actif la résurrection de Diana Ross. Et après avoir parlé avec lui la moitié de la nuit, c’est entendu que ce n’était pas un hasard car en plus, il en connaît un rayon sur le rock et le jazz, ses musiques préférées. Évidemment, comment Bowie pourrait-il savoir que Nile Rodgers est en plein doute. Y a pas internet à l’époque, il ignore que les deux derniers albums de Chic n’ont pas marché, tout comme celui qu’ils ont produit pour sa copine Debbie Harry, la chanteuse de Blondie. Et c’est tant mieux car s’il l’avait su, David Bowie n’aurait pas cherché à trouver son numéro de téléphone le lendemain et ne se serait pas acharné à le joindre durant plusieurs jours. Car c’est probablement ce challenge, cette nécessité pour Nile Rodgers de réussir sous peine de disparaître qui l’a poussé dans un état de grâce en produisant l’album Let’s Dance. Et il faut bien dire une chose : ces huit chansons ne sont pas des machines à hits, elles n’ont rien en commun avec ce qui tourne en radio et dans les juke-boxes. Mais nous sommes en 1983, une époque où rien n’est formaté, où tout est permis, sans autre limite que le génie et le plaisir.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62280207</guid><pubDate>Thu, 10 Oct 2024 07:56:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62280207/303018_david_bowie_dans_l_histoire_episode_3.mp3" length="5523522" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin des années 70, début 1980, David Bowie va changer radicalement. Disons plutôt qu’il va naître, enfin. En clair, il laisse tomber la drogue. Cette substance chimique qui lui donnait de l’assurance, lui ouvrait les portes d’une autre réalité. Ah...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin des années 70, début 1980, David Bowie va changer radicalement. Disons plutôt qu’il va naître, enfin. En clair, il laisse tomber la drogue. Cette substance chimique qui lui donnait de l’assurance, lui ouvrait les portes d’une autre réalité. Ah c’est pas drôle à vivre de tout stopper. Surtout quand on est David Bowie et qu’on se retrouve face aux gens avec qui on va travailler sur un nouvel album. Pourquoi ? Parce que pour la première fois, il ne se croit pas le plus grand, son assurance a foutu le camp. Oui, en cette fin 1982, David Bowie se demande si les gens vont acheter son prochain disque. Et s’ils viendront le voir sur scène. Vous êtes sûr que ça va marcher ? <br /><br />Est-ce pour cette raison qu’il a disparu ? Depuis deux ans, il n’a en effet pas produit un seul disque, ce qui n’était alors jamais arrivé, et se contente entre guillemets de faire du cinéma, il a même joué une pièce de théâtre, à Broadway. Et ce n’est pas un hasard. Au cinéma, non seulement vous travaillez en équipe, mais la responsabilité du succès ou du bide, c’est le réalisateur et la production qui la portent sur les épaules. Et bon, si le film marche bien, on dit que c’est grâce au comédien. Et c’est vrai que David Bowie est génial, aussi bien au théâtre qu’au cinéma. <br /><br />Et donc, en cette année 1982, David Bowie n’a plus de firme de disques. Vous le croyez ça ? Lui qui était avec Elvis Presley, la star du label RCA, il a encore été N°1 avec le dernier, en 1980, est un SDF de l’industrie du disque. Alors ? Ben alors, il va frapper un grand coup et surtout l’assurer, ce coup. Il faut à tout prix qu’il fasse un succès. Oui, lui qui ces dernières années ne s’est jamais embarrassé du goût du public pour guider son inspiration a décidé de produire un disque commercial. <br /><br />Et donc, ce n’est pas un hasard si ce soir, dans une boîte de New York, où il boit son verre tout seul au bar, le type qui vient s’asseoir à côté de lui se nomme Nile Rodgers. Oui, un des deux gars de Chic, le groupe le plus primé de ces dernières années et qui a aussi à son actif la résurrection de Diana Ross. Et après avoir parlé avec lui la moitié de la nuit, c’est entendu que ce n’était pas un hasard car en plus, il en connaît un rayon sur le rock et le jazz, ses musiques préférées. Évidemment, comment Bowie pourrait-il savoir que Nile Rodgers est en plein doute. Y a pas internet à l’époque, il ignore que les deux derniers albums de Chic n’ont pas marché, tout comme celui qu’ils ont produit pour sa copine Debbie Harry, la chanteuse de Blondie. Et c’est tant mieux car s’il l’avait su, David Bowie n’aurait pas cherché à trouver son numéro de téléphone le lendemain et ne se serait pas acharné à le joindre durant plusieurs jours. Car c’est probablement ce challenge, cette nécessité pour Nile Rodgers de réussir sous peine de disparaître qui l’a poussé dans un état de grâce en produisant l’album Let’s Dance. Et il faut bien dire une chose : ces huit chansons ne sont pas des machines à hits, elles n’ont rien en commun avec ce qui tourne en radio et dans les juke-boxes. Mais nous sommes en 1983, une époque où rien n’est formaté, où tout est permis, sans autre limite que le génie et le plaisir.]]></itunes:summary><itunes:duration>230</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8fc405b744bcf800cea703b09275510f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie dans l'Histoire (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-dans-l-histoire-episode-2--62280159</link><description><![CDATA[Quand on entend la toute grande masse des chansons tourner aujourd’hui, on a bien du mal à identifier les artistes entre eux. Et on s’y est habitué avec les années. Tellement qu’on a du mal à imaginer qu’il fut un temps où pour passer à la radio, et surtout être critiqué positivement dans la presse, il fallait faire du neuf, SURTOUT ne pas jouer, ne pas chanter comme les autres. Et en la matière, celui qui tient le haut du pavé dans les années 70, c’est David Bowie. Il n’a rien à faire des canons de la production qui consiste à refaire le même truc une fois qu’on a trouvé ce qui plaît au public. Bowie est en effet à peine au sommet des ventes, en 1973, avec son rock’n’roll particulier, mélange de rock glam façon Slade et T-Rex ET rock alternatif américain teinté de cabaret new yorkais, qu’il se lance l’année suivante dans la soul, la black music. Imaginez le désarroi et le mépris du public ado et européen qui lui tourne le dos. Mais David s’est trouvé un nouveau public et sort gagnant de ce changement de peau et de registre. <br /><br />Sauf que, en 1976, voilà qu’il quitte Los Angeles, la ville où il s’était établi et où il avait trouvé la voie des ondes pour revenir en Europe. Et s’il est vrai que la musique disco y est seulement en train de s’imposer, cela n’intéresse plus Bowie, non, ce qu’il cherche lui, désormais, c’est l’avant-garde. L’avant-garde, c’est un concept difficile à imaginer au XXI° siècle. C’est vrai, qui s’intéresse à ce qu’on fera dans cinq, dix ans ? On a déjà peur d’aujourd’hui alors qui a envie d’être demain ? Et ben, en 1976, c’est le contraire. On croit que le meilleur est à venir, demain c’est smart ! L’an 2000 fait rêver tout le monde, alors il y a des mecs qui tentent de créer le cinéma, la peinture, la sculpture, l’architecture de demain. Ça, c'est génial ! Et donc, David s’est réfugié en France avec son ami Iggy Pop, le dernier qui lui reste en fait, pour créer deux albums en simultané, chacun le leur, avec quelques musiciens auxquels ils demandent de faire des trucs qu’on n’a jamais fait. Si ça part le plus souvent en sucette, ça donne malgré tout de solides réussites mais bon, autant vous dire que le public va être dérouté … Mais il ne s’arrête pas là car en Allemagne, il y a une bande d’allumés qui travaillent sur un instrument très particulier qui permet de créer des sons artificiels, électroniques. Et ils font des disques, certains carrément inaudibles, d’autres un chouïa mélodique mais comme l’instrument n’est pas facile à utiliser, le résultat est minimaliste. Mais vous imaginez ce groupe, Kraftwerk ? Pas de batteur, ni de bassiste, ni de guitariste.<br /><br />Voilà David et Iggy qui prennent un appartement à Berlin, cette ville dévastée par la guerre, coupée en deux par les Soviétiques où le monde vivant est glauque et souterrain. Le croirez-vous, il y produit une seconde face d’album entièrement instrumentale et synthétique … David Bowie, le chanteur qui nous fait de l’instrumental ! La presse rock branchée crie au génie mais le grand public ne suit plus. Low, qui sort début 1977, ne se vend qu’à une poignée de gens qui acceptent de découvrir de nouveaux horizons. Beaucoup se remettraient en cause pour moins que ça mais Bowie persiste, sur scène comme en studio : toujours à Berlin, il remet le couvert en poussant plus loin le bouchon. On s’éloigne par moment de tout souci de mélodie jusqu’au bout du concept. Et puis, soudain, tous ces ingrédients réunis donnent à une chanson un souffle épique que David Bowie saisit au vol et magnifie d’un texte dédié aux martyrs de la liberté tombés sous les balles des gardiens du mur. Qui n’a jamais été ému par cette promesse d’être un héros, juste pour une journée ?<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62280159</guid><pubDate>Wed, 09 Oct 2024 08:27:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62280159/303017_david_bowie_dans_l_histoire_episode_2.mp3" length="6934722" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on entend la toute grande masse des chansons tourner aujourd’hui, on a bien du mal à identifier les artistes entre eux. Et on s’y est habitué avec les années. Tellement qu’on a du mal à imaginer qu’il fut un temps où pour passer à la radio, et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on entend la toute grande masse des chansons tourner aujourd’hui, on a bien du mal à identifier les artistes entre eux. Et on s’y est habitué avec les années. Tellement qu’on a du mal à imaginer qu’il fut un temps où pour passer à la radio, et surtout être critiqué positivement dans la presse, il fallait faire du neuf, SURTOUT ne pas jouer, ne pas chanter comme les autres. Et en la matière, celui qui tient le haut du pavé dans les années 70, c’est David Bowie. Il n’a rien à faire des canons de la production qui consiste à refaire le même truc une fois qu’on a trouvé ce qui plaît au public. Bowie est en effet à peine au sommet des ventes, en 1973, avec son rock’n’roll particulier, mélange de rock glam façon Slade et T-Rex ET rock alternatif américain teinté de cabaret new yorkais, qu’il se lance l’année suivante dans la soul, la black music. Imaginez le désarroi et le mépris du public ado et européen qui lui tourne le dos. Mais David s’est trouvé un nouveau public et sort gagnant de ce changement de peau et de registre. <br /><br />Sauf que, en 1976, voilà qu’il quitte Los Angeles, la ville où il s’était établi et où il avait trouvé la voie des ondes pour revenir en Europe. Et s’il est vrai que la musique disco y est seulement en train de s’imposer, cela n’intéresse plus Bowie, non, ce qu’il cherche lui, désormais, c’est l’avant-garde. L’avant-garde, c’est un concept difficile à imaginer au XXI° siècle. C’est vrai, qui s’intéresse à ce qu’on fera dans cinq, dix ans ? On a déjà peur d’aujourd’hui alors qui a envie d’être demain ? Et ben, en 1976, c’est le contraire. On croit que le meilleur est à venir, demain c’est smart ! L’an 2000 fait rêver tout le monde, alors il y a des mecs qui tentent de créer le cinéma, la peinture, la sculpture, l’architecture de demain. Ça, c'est génial ! Et donc, David s’est réfugié en France avec son ami Iggy Pop, le dernier qui lui reste en fait, pour créer deux albums en simultané, chacun le leur, avec quelques musiciens auxquels ils demandent de faire des trucs qu’on n’a jamais fait. Si ça part le plus souvent en sucette, ça donne malgré tout de solides réussites mais bon, autant vous dire que le public va être dérouté … Mais il ne s’arrête pas là car en Allemagne, il y a une bande d’allumés qui travaillent sur un instrument très particulier qui permet de créer des sons artificiels, électroniques. Et ils font des disques, certains carrément inaudibles, d’autres un chouïa mélodique mais comme l’instrument n’est pas facile à utiliser, le résultat est minimaliste. Mais vous imaginez ce groupe, Kraftwerk ? Pas de batteur, ni de bassiste, ni de guitariste.<br /><br />Voilà David et Iggy qui prennent un appartement à Berlin, cette ville dévastée par la guerre, coupée en deux par les Soviétiques où le monde vivant est glauque et souterrain. Le croirez-vous, il y produit une seconde face d’album entièrement instrumentale et synthétique … David Bowie, le chanteur qui nous fait de l’instrumental ! La presse rock branchée crie au génie mais le grand public ne suit plus. Low, qui sort début 1977, ne se vend qu’à une poignée de gens qui acceptent de découvrir de nouveaux horizons. Beaucoup se remettraient en cause pour moins que ça mais Bowie persiste, sur scène comme en studio : toujours à Berlin, il remet le couvert en poussant plus loin le bouchon. On s’éloigne par moment de tout souci de mélodie jusqu’au bout du concept. Et puis, soudain, tous ces ingrédients réunis donnent à une chanson un souffle épique que David Bowie saisit au vol et magnifie d’un texte dédié aux martyrs de la liberté tombés sous les balles des gardiens du mur. Qui n’a jamais été ému par cette promesse d’être un héros, juste pour une journée ?<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>289</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8fc405b744bcf800cea703b09275510f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>David Bowie dans l'Histoire (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/david-bowie-dans-l-histoire-episode-1--62279859</link><description><![CDATA[Les années passent depuis qu’il nous a quittés, et à l’heure où on sent que David Bowie, déjà légendaire, entre dans l’Histoire avec l’arrivée de nouvelles générations qui le découvrent, je me dis que voici l’occasion de plonger à nouveau dans son histoire d’une manière différente. Car oui, le recul permet de voir des choses qui nous avaient échappées quand nous étions au plus près de lui, des choses qui en disent beaucoup sur une époque et sur ceux qui l’ont vécue. Alors, vous me suivez ?<br /><br />Nous sommes à New York, en 1974, au Max Kansas City, au Maxies, comme disent les clients de ce restaurant bar typiquement américain comme le cinéma et les séries nous les montrent. C’est là qu’il faut être si vous voulez croiser toutes les grandes figures de la contre culture, là où beaucoup de groupes de rock punks se produisent. Est-ce un hasard si ce soir un certain Tommy Hilfiger, oui, le styliste qui possède des magasins partout dans le monde aujourd’hui, n’en revient pas de voir là, à une table, David Bowie en compagnie de Lou Reed et David Johansen, le chanteur des New York Dolls. Ah il n’est pas prêt d’oublier leurs tenues, et pour cause : chemise à fleurs, veste en velours cintrée avec épaules larges, énormes ceinturons clinquants les boots, et bien sûr, le eyeliner sombre et les boucles d’oreille. <br /><br />Bowie est enfin devenu la star qu’il voulait être dix ans plus tôt. Il en a mis du temps pour se trouver, et trouver le bon manager. Rien n’a été simple mais à présent qu’on lui déroule le tapis rouge, qu’il fait les gros titres des journaux où qu’il aille, tout est encore plus compliqué, tant il est vrai que le manager américain qui lui a donné les moyens de percer après huit années de galère, l’a roulé dans la farine. Et oui, si il est vrai qu’ils sont à 50/50 sur les bénéfices, David vient de découvrir qu’il n’est plus propriétaire de lui-même qu’à 50 pourcent. Pire ! Il ne touche rien sur la carrière de Lou Reed et Iggy Pop qu’il lui a apportés sur un plateau et qu’il a sortis artistiquement du néant dans lequel ils étaient tombés. Il ne touche pas un balle, nada ! Et voilà qu’à présent, David Bowie devenu, au prix d’une énergie considérable, une star du rock, ne veut plus faire que de la musique noire, de la soul ! Son manager pète un câble. Depuis le paradis fiscal des îles Moustique où il s’est retranché, il téléphone à David et lui dit que c’est fini. Il ne le suit plus ! C’est le début d’un très long procès devant des tribunaux américains avec leur horde d’avocats mais surtout, David se retrouve sans argent. Son manager a gelé tous les comptes durant la procédure.<br /><br />Voilà donc David Bowie, la star, sonnant à la porte de RCA, la firme de disques qui l’édite mais avec qui il n’a jamais traité en direct. Et David d’être reçu par le président, quand même, qui lui explique sa situation. Comment continuer ? A cette époque, on sort un album tous les six mois. En m’avançant l’argent des royautés du prochain disque ? RCA lui avance 500.000 dollars, une solide somme, il y a cinquante ans mais avec ça, il devra TOUT payer : le studio et les musiciens pour son album, les musiciens et les répétitions pour la tournée et bien sûr, son propre salaire. Voilà une responsabilité qui a coûté la carrière à beaucoup de stars. Mais c’est à partir de ce jour que Bowie va devenir pour beaucoup de musiciens le chantre de la pingrerie. Ah non, il ne paie pas bien ses musiciens, il faut discuter âprement avec lui son cachet et si on ne s’entend pas ou plus sur le prix ? Pas de dispute, il est charmant, mais c’est la rupture, vous êtes remplacé du jour au lendemain. Mais l’artiste a trouvé un cap et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a réussi à le maintenir durant 40 ans.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62279859</guid><pubDate>Tue, 08 Oct 2024 08:12:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62279859/303015_david_bowie_dans_l_histoire_episode_1.mp3" length="5908859" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années passent depuis qu’il nous a quittés, et à l’heure où on sent que David Bowie, déjà légendaire, entre dans l’Histoire avec l’arrivée de nouvelles générations qui le découvrent, je me dis que voici l’occasion de plonger à nouveau dans son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années passent depuis qu’il nous a quittés, et à l’heure où on sent que David Bowie, déjà légendaire, entre dans l’Histoire avec l’arrivée de nouvelles générations qui le découvrent, je me dis que voici l’occasion de plonger à nouveau dans son histoire d’une manière différente. Car oui, le recul permet de voir des choses qui nous avaient échappées quand nous étions au plus près de lui, des choses qui en disent beaucoup sur une époque et sur ceux qui l’ont vécue. Alors, vous me suivez ?<br /><br />Nous sommes à New York, en 1974, au Max Kansas City, au Maxies, comme disent les clients de ce restaurant bar typiquement américain comme le cinéma et les séries nous les montrent. C’est là qu’il faut être si vous voulez croiser toutes les grandes figures de la contre culture, là où beaucoup de groupes de rock punks se produisent. Est-ce un hasard si ce soir un certain Tommy Hilfiger, oui, le styliste qui possède des magasins partout dans le monde aujourd’hui, n’en revient pas de voir là, à une table, David Bowie en compagnie de Lou Reed et David Johansen, le chanteur des New York Dolls. Ah il n’est pas prêt d’oublier leurs tenues, et pour cause : chemise à fleurs, veste en velours cintrée avec épaules larges, énormes ceinturons clinquants les boots, et bien sûr, le eyeliner sombre et les boucles d’oreille. <br /><br />Bowie est enfin devenu la star qu’il voulait être dix ans plus tôt. Il en a mis du temps pour se trouver, et trouver le bon manager. Rien n’a été simple mais à présent qu’on lui déroule le tapis rouge, qu’il fait les gros titres des journaux où qu’il aille, tout est encore plus compliqué, tant il est vrai que le manager américain qui lui a donné les moyens de percer après huit années de galère, l’a roulé dans la farine. Et oui, si il est vrai qu’ils sont à 50/50 sur les bénéfices, David vient de découvrir qu’il n’est plus propriétaire de lui-même qu’à 50 pourcent. Pire ! Il ne touche rien sur la carrière de Lou Reed et Iggy Pop qu’il lui a apportés sur un plateau et qu’il a sortis artistiquement du néant dans lequel ils étaient tombés. Il ne touche pas un balle, nada ! Et voilà qu’à présent, David Bowie devenu, au prix d’une énergie considérable, une star du rock, ne veut plus faire que de la musique noire, de la soul ! Son manager pète un câble. Depuis le paradis fiscal des îles Moustique où il s’est retranché, il téléphone à David et lui dit que c’est fini. Il ne le suit plus ! C’est le début d’un très long procès devant des tribunaux américains avec leur horde d’avocats mais surtout, David se retrouve sans argent. Son manager a gelé tous les comptes durant la procédure.<br /><br />Voilà donc David Bowie, la star, sonnant à la porte de RCA, la firme de disques qui l’édite mais avec qui il n’a jamais traité en direct. Et David d’être reçu par le président, quand même, qui lui explique sa situation. Comment continuer ? A cette époque, on sort un album tous les six mois. En m’avançant l’argent des royautés du prochain disque ? RCA lui avance 500.000 dollars, une solide somme, il y a cinquante ans mais avec ça, il devra TOUT payer : le studio et les musiciens pour son album, les musiciens et les répétitions pour la tournée et bien sûr, son propre salaire. Voilà une responsabilité qui a coûté la carrière à beaucoup de stars. Mais c’est à partir de ce jour que Bowie va devenir pour beaucoup de musiciens le chantre de la pingrerie. Ah non, il ne paie pas bien ses musiciens, il faut discuter âprement avec lui son cachet et si on ne s’entend pas ou plus sur le prix ? Pas de dispute, il est charmant, mais c’est la rupture, vous êtes remplacé du jour au lendemain. Mais l’artiste a trouvé un cap et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a réussi à le maintenir durant 40 ans.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>246</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8fc405b744bcf800cea703b09275510f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Whitney Houston (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-whitney-houston-episode-5--62176379</link><description><![CDATA[En 1998, nous sommes en plein essor du mouvement électro et des stars féminines rock, version post grunge, il n’y a plus beaucoup de place pour les anciennes stars de la soul des années 80. Regardez Michael Jackson qui malgré des compilations et remixes a beaucoup de mal à s’adapter au son de la musique r’n’b qui s’est durcie considérablement. Et puis, il y a le triomphe des rappers qui, contre toute attente, sont devenus les poids lourds de l’industrie mondiale du disque. Enfin, dans le créneau des chanteuses à voix, une certaine Céline Dion a pris le flambeau tenu fièrement par une Whitney Houston qui, occupée par le cinéma, n’a pas vu le coup venir. Il faut dire que l’esprit de Whitney est très occupé par un quotidien tumultueux, son mariage avec le sulfureux Bobby Brown qui est loin d’être celui du siècle, comme on l’avait pensé au début.<br /><br />Alors oui, ce nouvel album après des années non pas de silence mais de distance du métier, album promo tournée, se solde par une vente qui dépasse les dix millions de CD, certes c’est énorme, mais se situe très loin des 30 et 40 millions des précédents. Une certaine presse qui parle plus des chiffres, pardon qui ne parle que des chiffres mais pas du contenu, monte le résultat en épingle, ce qui n’arrange rien aux questions et au doute. Car le R’N’B a bien changé et une nouvelle vague de chanteuses comme En Vogue ou TLC s’est appropriée le genre. Que pense la nouvelle génération de ses Heartbreak Hotel et bien sûr de son duo avec Mariah Carey pour la BO du Prince d’Egypte qui lui vaut quand même l’Oscar de la meilleure chanson originale ? La réponse est à chercher au début du siècle suivant avec les prochains albums qui ne reçoivent qu’un succès d’estime. Avec cette question que se posent tous ceux qui ont atteint les sommets, qui ont été portés par un public si nombreux qu’ils ne voyaient pas comment cette histoire d’amour pourrait être sans lendemain : où sont-ils tous passés ? Pourquoi n’ont-ils plus les 20 euros pour acheter mon nouvel album ? Whitney Houston squatte désormais la Une des journaux dans la rubrique faits divers de stars : disputes avec Bobby Brown, états d’ébriété, et puis finalement divorce.<br /><br />Une compilation intitulée Ultimate et un nouvel album fin des années 2000 redore un temps son blason avec un N°1 inespéré mais il est plus fugace que les précédents, ceux d’une grande époque qui a filé incroyablement vite. Mais l’heure des années 80 s’impose de plus en plus avec la disparition progressive des CD, est-ce un hasard. Les images de clips circulent désormais sur internet et le public de tout âge prend la mesure de ce qui a été perdu en chemin sur l’autel de la technologie et de l’argent. Et si Whitney pouvait chasser ses démons et reprendre en main son art ? C’est en tout cas son intention. Malheureusement, comme pour Amy Winehouse, les démons ont été les plus forts. Alors conjurons-les, grâce à sa voix et au piano du génial compositeur et producteur David Foster, je n’ai rien si je ne t’ai pas, toi.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62176379</guid><pubDate>Fri, 04 Oct 2024 08:22:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62176379/302668_la_story_whitney_houston_episode_5.mp3" length="5339786" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1998, nous sommes en plein essor du mouvement électro et des stars féminines rock, version post grunge, il n’y a plus beaucoup de place pour les anciennes stars de la soul des années 80. Regardez Michael Jackson qui malgré des compilations et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1998, nous sommes en plein essor du mouvement électro et des stars féminines rock, version post grunge, il n’y a plus beaucoup de place pour les anciennes stars de la soul des années 80. Regardez Michael Jackson qui malgré des compilations et remixes a beaucoup de mal à s’adapter au son de la musique r’n’b qui s’est durcie considérablement. Et puis, il y a le triomphe des rappers qui, contre toute attente, sont devenus les poids lourds de l’industrie mondiale du disque. Enfin, dans le créneau des chanteuses à voix, une certaine Céline Dion a pris le flambeau tenu fièrement par une Whitney Houston qui, occupée par le cinéma, n’a pas vu le coup venir. Il faut dire que l’esprit de Whitney est très occupé par un quotidien tumultueux, son mariage avec le sulfureux Bobby Brown qui est loin d’être celui du siècle, comme on l’avait pensé au début.<br /><br />Alors oui, ce nouvel album après des années non pas de silence mais de distance du métier, album promo tournée, se solde par une vente qui dépasse les dix millions de CD, certes c’est énorme, mais se situe très loin des 30 et 40 millions des précédents. Une certaine presse qui parle plus des chiffres, pardon qui ne parle que des chiffres mais pas du contenu, monte le résultat en épingle, ce qui n’arrange rien aux questions et au doute. Car le R’N’B a bien changé et une nouvelle vague de chanteuses comme En Vogue ou TLC s’est appropriée le genre. Que pense la nouvelle génération de ses Heartbreak Hotel et bien sûr de son duo avec Mariah Carey pour la BO du Prince d’Egypte qui lui vaut quand même l’Oscar de la meilleure chanson originale ? La réponse est à chercher au début du siècle suivant avec les prochains albums qui ne reçoivent qu’un succès d’estime. Avec cette question que se posent tous ceux qui ont atteint les sommets, qui ont été portés par un public si nombreux qu’ils ne voyaient pas comment cette histoire d’amour pourrait être sans lendemain : où sont-ils tous passés ? Pourquoi n’ont-ils plus les 20 euros pour acheter mon nouvel album ? Whitney Houston squatte désormais la Une des journaux dans la rubrique faits divers de stars : disputes avec Bobby Brown, états d’ébriété, et puis finalement divorce.<br /><br />Une compilation intitulée Ultimate et un nouvel album fin des années 2000 redore un temps son blason avec un N°1 inespéré mais il est plus fugace que les précédents, ceux d’une grande époque qui a filé incroyablement vite. Mais l’heure des années 80 s’impose de plus en plus avec la disparition progressive des CD, est-ce un hasard. Les images de clips circulent désormais sur internet et le public de tout âge prend la mesure de ce qui a été perdu en chemin sur l’autel de la technologie et de l’argent. Et si Whitney pouvait chasser ses démons et reprendre en main son art ? C’est en tout cas son intention. Malheureusement, comme pour Amy Winehouse, les démons ont été les plus forts. Alors conjurons-les, grâce à sa voix et au piano du génial compositeur et producteur David Foster, je n’ai rien si je ne t’ai pas, toi.]]></itunes:summary><itunes:duration>223</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ca12ae6e64f2b43438c77ac8d47591ba.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Whitney Houston (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-whitney-houston-episode-4--62176324</link><description><![CDATA[Whitney Houston, 5 août 1963 - 11 février 2012. Elle avait 48 ans, beaucoup trop jeune pour une star qui avait touché le firmament comme aucune autre avant elle. Combien de maisons encore où trône, où traîne un album, un CD, DVD, VHS de Bodyguard ? Et quels souvenirs y sont accrochés, marqués par une jeunesse, une enfance, une rencontre. Ce CD est pour beaucoup d’entre nous plus que la bande originale d’un film, c’est celle d’un moment de notre vie. Le souvenir encore intact de ce soir où on est allé voir le film en bande, avec un petit ami, une girlfriend. Et la magie sur l’écran de cinéma, non pas du show business américain, mais d’une histoire d’amour impossible, les plus belles. C’était ça, Whitney Houston, un cri poussé au sommet : son “je t’aimerai toujours” résonne encore dans nos vies et qui font que le souvenir de ces années 90 est idéalisé. Après ça, plus rien n’a jamais été pareil. <br /><br />Alors pourquoi a-t-il fallu que la suite soit maculée de gros titres avec Bobby Brown, des photos prises à l’arraché soûle, voire défoncée sortant d’une boîte, et finalement, ce bout de film sur internet où elle chante faux. Whitney Houston, la grande voix, le modèle, chantant à côté, hagarde. Y aurait-il un moyen, un chemin pour qu’on ne garde que ces disques, ce film, et rien d’autre que nos souvenirs, la place qu’elle a occupée et qu’elle méritait à cette époque bénie, les années 80 et 90 ? Il y a beau avoir eu l’impériale Céline Dion, Whitney Houston reste « The voice », le surnom qu’on lui avait donné tant elle impressionnait tout le monde, public et professionnel quand elle était sur une scène, ceux qui se souviennent d’une certaine cérémonie des J.O. de Séoul savent de quoi je parle. Un titre enregistré en pleine série de concerts à Londres, on ne voyait pas comment, où et quand la débutante Whitney Houston pourrait s’arrêter, elle n’était que talent et vie.<br /><br />Alors c’est l’occasion de rappeler que si on parle beaucoup des 75 millions de Thriller, le premier album de Whitney en 1985, c’est 30 millions d’exemplaires et une pluie d’albums de platine. Que les suivants connaîtront le même chemin sans oublier, comment serait-ce possible, l’indétrônable Bodyguard avec ses six chansons interprétées par elle. Et comment ne pas faire le lien avec le Saturday Night Fever des Bee Gees qu’il a rejoint au sommet de l’histoire du Box Office mondial. La différence, notable, était que Whitney faisait en plus, des débuts fracassants au cinéma dans ce film romantique sur un métier qui ne l’est pas, du moins à ce stade, et dans ce pays trop grand pour les artistes.<br /><br />Y a-t-il encore quelqu’un pour écouter Whitney Houston ? Pour danser avec elle ? La question, elle la pose et la posera encore longtemps dnas les sillons des vinyles réédités, dans les circuits des plateformes de streaming qui flashent quand quelque part dans le monde, quelqu’un qui ne l’a pas oubliée, qui ne s’est pas oublié, la sélectionne.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62176324</guid><pubDate>Thu, 03 Oct 2024 08:18:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62176324/302665_la_story_whitney_houston_episode_4.mp3" length="5337482" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Whitney Houston, 5 août 1963 - 11 février 2012. Elle avait 48 ans, beaucoup trop jeune pour une star qui avait touché le firmament comme aucune autre avant elle. Combien de maisons encore où trône, où traîne un album, un CD, DVD, VHS de Bodyguard ? Et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Whitney Houston, 5 août 1963 - 11 février 2012. Elle avait 48 ans, beaucoup trop jeune pour une star qui avait touché le firmament comme aucune autre avant elle. Combien de maisons encore où trône, où traîne un album, un CD, DVD, VHS de Bodyguard ? Et quels souvenirs y sont accrochés, marqués par une jeunesse, une enfance, une rencontre. Ce CD est pour beaucoup d’entre nous plus que la bande originale d’un film, c’est celle d’un moment de notre vie. Le souvenir encore intact de ce soir où on est allé voir le film en bande, avec un petit ami, une girlfriend. Et la magie sur l’écran de cinéma, non pas du show business américain, mais d’une histoire d’amour impossible, les plus belles. C’était ça, Whitney Houston, un cri poussé au sommet : son “je t’aimerai toujours” résonne encore dans nos vies et qui font que le souvenir de ces années 90 est idéalisé. Après ça, plus rien n’a jamais été pareil. <br /><br />Alors pourquoi a-t-il fallu que la suite soit maculée de gros titres avec Bobby Brown, des photos prises à l’arraché soûle, voire défoncée sortant d’une boîte, et finalement, ce bout de film sur internet où elle chante faux. Whitney Houston, la grande voix, le modèle, chantant à côté, hagarde. Y aurait-il un moyen, un chemin pour qu’on ne garde que ces disques, ce film, et rien d’autre que nos souvenirs, la place qu’elle a occupée et qu’elle méritait à cette époque bénie, les années 80 et 90 ? Il y a beau avoir eu l’impériale Céline Dion, Whitney Houston reste « The voice », le surnom qu’on lui avait donné tant elle impressionnait tout le monde, public et professionnel quand elle était sur une scène, ceux qui se souviennent d’une certaine cérémonie des J.O. de Séoul savent de quoi je parle. Un titre enregistré en pleine série de concerts à Londres, on ne voyait pas comment, où et quand la débutante Whitney Houston pourrait s’arrêter, elle n’était que talent et vie.<br /><br />Alors c’est l’occasion de rappeler que si on parle beaucoup des 75 millions de Thriller, le premier album de Whitney en 1985, c’est 30 millions d’exemplaires et une pluie d’albums de platine. Que les suivants connaîtront le même chemin sans oublier, comment serait-ce possible, l’indétrônable Bodyguard avec ses six chansons interprétées par elle. Et comment ne pas faire le lien avec le Saturday Night Fever des Bee Gees qu’il a rejoint au sommet de l’histoire du Box Office mondial. La différence, notable, était que Whitney faisait en plus, des débuts fracassants au cinéma dans ce film romantique sur un métier qui ne l’est pas, du moins à ce stade, et dans ce pays trop grand pour les artistes.<br /><br />Y a-t-il encore quelqu’un pour écouter Whitney Houston ? Pour danser avec elle ? La question, elle la pose et la posera encore longtemps dnas les sillons des vinyles réédités, dans les circuits des plateformes de streaming qui flashent quand quelque part dans le monde, quelqu’un qui ne l’a pas oubliée, qui ne s’est pas oublié, la sélectionne.]]></itunes:summary><itunes:duration>223</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ca12ae6e64f2b43438c77ac8d47591ba.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Whitney Houston (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-whitney-houston-episode-3--62176274</link><description><![CDATA[Ce soir du 10 février 2012, veille de la cérémonie des Grammy Awards, Whitney Houston devait faire son retour lors d’une soirée spéciale dédiée à son mentor, l’homme par qui son triomphal succès est arrivé. C’est dans ce même hôtel où elle devait se produire que l’ex-superstar était descendue. 48 ans à peine et une carrière en plein naufrage pour cause de vie dissolue, d’excès d’alcool, de drogue et à présent de médicaments. L’un va rarement sans les autres sous le soleil de la Californie où les problèmes des stars ne sont pas la richesse et la reconnaissance. Quelle malédiction pèse donc sur ce milieu depuis les années 30 : cinéastes, acteurs, jazzmen, chanteurs, combien ont été incapables de choisir entre leur art et la nuit ? <br /><br />Alors en ce soir de février 2012 et bien des années après, on repense à ce mois de février 1985, quand paraissait le premier album de Whitney Houston. Le monde de la soul est alors monopolisé par les personnalités de Michael Jackson, Prince, Madonna et Lionel Richie. Y a-t-il encore de la place pour un cinquième artiste ? Ça commençait à faire beaucoup, d’autant plus que les ventes de disques de ces artistes dépassaient tout ce qu’on avait vu précédemment. Et puis, le second single, All at once, amorçait la pompe à succès spécialement en Belgique et en Hollande. Le troisième single mettait toute l'Europe et l'Amérique d'accord, Saving all my love for you était numéro un fin octobre à la grande satisfaction de son producteur, Michael Masser, auteur de nombreuses chansons pour Diana Ross et George Benson dans les années 70. Le grand patron d'Arista tente alors de dissuader Whitney Houston de publier un nouveau 45 tours. Un échec après un énorme succès, c'est la mort pour un interprète. Mais la chanteuse résiste. Elle est sûre de son coup, dit-elle. Greatest love of all est en effet le troisième plus grand succès de sa carrière en termes de vente juste derrière I will allways love you et I wanna dance with somebody. <br /><br />Et c'est là qu’on se demande ce qu’il se passe dans la tête de la jeune Whitney Houston, à la fin des années 80 ? Comment gère-t-on à vingt-quatre ans, les honneurs et le perpétuel tapis rouge quand, à cet âge, on connaît sept numéros un consécutifs au box-office américain ? Il n'y a pas que les singles à fonctionner de la sorte puisque ses trois premiers albums sont également Numéro 1. Et on repense à ce moment où I'm your baby tonight fait un triomphe encore plus important que les précédents singles. Comme toutes les chanteuses américaines qui atteignent les sommets, le cinéma hollywoodien vient frapper à sa porte sous les traits du comédien Kevin Costner et dont l’idée est de coproduire un film qui magnifiera son image. <br /><br />Si le succès du film est gigantesque, celui de la bande originale le surpasse. Et les clips vidéos mettant en scène Whitney envahissent les écrans de télévision du monde entier pendant une année tout entière. Qui aurait dit, qui aurait pu soupçonner que cette merveilleuse histoire allait déraper, comme s’il était écrit que certains artistes ne peuvent emporter au paradis le bonheur qui leur est offert en retour de ce talent auquel ils ont sacrifié leur jeunesse.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62176274</guid><pubDate>Thu, 03 Oct 2024 08:11:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62176274/302659_la_story_whitney_houston_episode_3.mp3" length="6132938" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce soir du 10 février 2012, veille de la cérémonie des Grammy Awards, Whitney Houston devait faire son retour lors d’une soirée spéciale dédiée à son mentor, l’homme par qui son triomphal succès est arrivé. C’est dans ce même hôtel où elle devait se...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce soir du 10 février 2012, veille de la cérémonie des Grammy Awards, Whitney Houston devait faire son retour lors d’une soirée spéciale dédiée à son mentor, l’homme par qui son triomphal succès est arrivé. C’est dans ce même hôtel où elle devait se produire que l’ex-superstar était descendue. 48 ans à peine et une carrière en plein naufrage pour cause de vie dissolue, d’excès d’alcool, de drogue et à présent de médicaments. L’un va rarement sans les autres sous le soleil de la Californie où les problèmes des stars ne sont pas la richesse et la reconnaissance. Quelle malédiction pèse donc sur ce milieu depuis les années 30 : cinéastes, acteurs, jazzmen, chanteurs, combien ont été incapables de choisir entre leur art et la nuit ? <br /><br />Alors en ce soir de février 2012 et bien des années après, on repense à ce mois de février 1985, quand paraissait le premier album de Whitney Houston. Le monde de la soul est alors monopolisé par les personnalités de Michael Jackson, Prince, Madonna et Lionel Richie. Y a-t-il encore de la place pour un cinquième artiste ? Ça commençait à faire beaucoup, d’autant plus que les ventes de disques de ces artistes dépassaient tout ce qu’on avait vu précédemment. Et puis, le second single, All at once, amorçait la pompe à succès spécialement en Belgique et en Hollande. Le troisième single mettait toute l'Europe et l'Amérique d'accord, Saving all my love for you était numéro un fin octobre à la grande satisfaction de son producteur, Michael Masser, auteur de nombreuses chansons pour Diana Ross et George Benson dans les années 70. Le grand patron d'Arista tente alors de dissuader Whitney Houston de publier un nouveau 45 tours. Un échec après un énorme succès, c'est la mort pour un interprète. Mais la chanteuse résiste. Elle est sûre de son coup, dit-elle. Greatest love of all est en effet le troisième plus grand succès de sa carrière en termes de vente juste derrière I will allways love you et I wanna dance with somebody. <br /><br />Et c'est là qu’on se demande ce qu’il se passe dans la tête de la jeune Whitney Houston, à la fin des années 80 ? Comment gère-t-on à vingt-quatre ans, les honneurs et le perpétuel tapis rouge quand, à cet âge, on connaît sept numéros un consécutifs au box-office américain ? Il n'y a pas que les singles à fonctionner de la sorte puisque ses trois premiers albums sont également Numéro 1. Et on repense à ce moment où I'm your baby tonight fait un triomphe encore plus important que les précédents singles. Comme toutes les chanteuses américaines qui atteignent les sommets, le cinéma hollywoodien vient frapper à sa porte sous les traits du comédien Kevin Costner et dont l’idée est de coproduire un film qui magnifiera son image. <br /><br />Si le succès du film est gigantesque, celui de la bande originale le surpasse. Et les clips vidéos mettant en scène Whitney envahissent les écrans de télévision du monde entier pendant une année tout entière. Qui aurait dit, qui aurait pu soupçonner que cette merveilleuse histoire allait déraper, comme s’il était écrit que certains artistes ne peuvent emporter au paradis le bonheur qui leur est offert en retour de ce talent auquel ils ont sacrifié leur jeunesse.]]></itunes:summary><itunes:duration>256</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ca12ae6e64f2b43438c77ac8d47591ba.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Whitney Houston (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-whitney-houston-episode-2--62176236</link><description><![CDATA[Chez les Houston, une famille afro-américaine du New Jersey, la chanson, ce n'est pas une vocation mais un mode de vie. On entend chanter depuis la naissance et même avant probablement, puisque Cissy, la mère de la petite Whitney est choriste des plus grands dont Elvis Presley. Et c'est d’ailleurs aussi le cas pour ses cousines comme Dee Dee et Dionne Warwick. Quant à celles qui n’ont pas la chance d’enregistrer un disque, elles chantent dans la chorale de gospel de la paroisse et jouent du piano. Whitney a donc la chance de grandir en écoutant et en approchant des interprètes comme Gladys Knight, Roberta Flack et Chaka Khan (avec laquelle elle chante, toute jeune, sur I'm every woman qu'elle reprendra avec succès sur Bodyguard). La voilà donc sur les traces de sa mère dans le métier de choriste derrière des stars comme Lou Rawls en 1980, puis en 1982 Paul Jabara (l’auteur de Last Dance et de It’s raining men) mais aussi Jermaine Jackson.<br /><br />Whitney a cependant quelque chose de plus que ses consoeurs et qui fait une sacrée différence pour le showbiz : un physique superbe, atypique, qui lui vaut d'être un mannequin remarqué. Le résultat s'affiche en couverture de Seventeen, un magazine teenager dont elle est le premier modèle de couleur, puis de Glamour et enfin, Cosmopolitan. Et quand en 1983, le patron du label Arista Records l'entend (et la voit) chanter avec sa mère dans un nightclub de New York, il lui offre rien moins qu'un contrat mondial, tellement il la trouve impressionnante. Convaincu que Whitney est la prochaine superstar, il lui donne les moyens d’enregistrer un premier album sur lequel on retrouve Jermaine Jackson sur trois titres à la production et deux qu’il interprète en duo avec elle. On ignore s’ils sont devenus amants à force de travailler ensemble ou si c’est le contraire. Toujours est-il qu’en cette année 1984, ils vivent une idylle. Mais une histoire clandestine dont les pages se tournent très discrètement dans des chambres d’hôtel car Jermaine est marié depuis 11 ans à la fille de Berry Gordy, le patron de la Motown.<br /><br />Whitney n’a pas l’âme d’une voleuse d’hommes. Elle est tombée dans le piège de l’amour et de la passion, en piochant un homme marié qu’elle voudrait pour elle toute seule. Mais Michael Jackson, mis au courant de l’histoire, sermonne son frère Jermaine : Tu ne peux pas faire ça, lui dit-il, tu dois penser à tes enfants. Jermaine tergiverse, gagne du temps, mais au bout d’un an, il prend la décision de rester avec sa femme. Whitney est dévastée mais n’insiste pas, en tout cas ne fait pas d’esclandre. Paradoxe, Saving all my love for you, son premier hit, raconte l’histoire d’une femme déchirée par sa relation avec un homme marié. Whitney n’en est pas l’auteure, il s’agit d’une reprise d’un titre des années 70. Mais qu’elle ait fait engager pour le clip un comédien qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Jermaine, là, ce n’est pas un hasard.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62176236</guid><pubDate>Wed, 02 Oct 2024 08:05:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62176236/302656_la_story_whitney_houston_episode_2.mp3" length="5228618" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Chez les Houston, une famille afro-américaine du New Jersey, la chanson, ce n'est pas une vocation mais un mode de vie. On entend chanter depuis la naissance et même avant probablement, puisque Cissy, la mère de la petite Whitney est choriste des plus...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Chez les Houston, une famille afro-américaine du New Jersey, la chanson, ce n'est pas une vocation mais un mode de vie. On entend chanter depuis la naissance et même avant probablement, puisque Cissy, la mère de la petite Whitney est choriste des plus grands dont Elvis Presley. Et c'est d’ailleurs aussi le cas pour ses cousines comme Dee Dee et Dionne Warwick. Quant à celles qui n’ont pas la chance d’enregistrer un disque, elles chantent dans la chorale de gospel de la paroisse et jouent du piano. Whitney a donc la chance de grandir en écoutant et en approchant des interprètes comme Gladys Knight, Roberta Flack et Chaka Khan (avec laquelle elle chante, toute jeune, sur I'm every woman qu'elle reprendra avec succès sur Bodyguard). La voilà donc sur les traces de sa mère dans le métier de choriste derrière des stars comme Lou Rawls en 1980, puis en 1982 Paul Jabara (l’auteur de Last Dance et de It’s raining men) mais aussi Jermaine Jackson.<br /><br />Whitney a cependant quelque chose de plus que ses consoeurs et qui fait une sacrée différence pour le showbiz : un physique superbe, atypique, qui lui vaut d'être un mannequin remarqué. Le résultat s'affiche en couverture de Seventeen, un magazine teenager dont elle est le premier modèle de couleur, puis de Glamour et enfin, Cosmopolitan. Et quand en 1983, le patron du label Arista Records l'entend (et la voit) chanter avec sa mère dans un nightclub de New York, il lui offre rien moins qu'un contrat mondial, tellement il la trouve impressionnante. Convaincu que Whitney est la prochaine superstar, il lui donne les moyens d’enregistrer un premier album sur lequel on retrouve Jermaine Jackson sur trois titres à la production et deux qu’il interprète en duo avec elle. On ignore s’ils sont devenus amants à force de travailler ensemble ou si c’est le contraire. Toujours est-il qu’en cette année 1984, ils vivent une idylle. Mais une histoire clandestine dont les pages se tournent très discrètement dans des chambres d’hôtel car Jermaine est marié depuis 11 ans à la fille de Berry Gordy, le patron de la Motown.<br /><br />Whitney n’a pas l’âme d’une voleuse d’hommes. Elle est tombée dans le piège de l’amour et de la passion, en piochant un homme marié qu’elle voudrait pour elle toute seule. Mais Michael Jackson, mis au courant de l’histoire, sermonne son frère Jermaine : Tu ne peux pas faire ça, lui dit-il, tu dois penser à tes enfants. Jermaine tergiverse, gagne du temps, mais au bout d’un an, il prend la décision de rester avec sa femme. Whitney est dévastée mais n’insiste pas, en tout cas ne fait pas d’esclandre. Paradoxe, Saving all my love for you, son premier hit, raconte l’histoire d’une femme déchirée par sa relation avec un homme marié. Whitney n’en est pas l’auteure, il s’agit d’une reprise d’un titre des années 70. Mais qu’elle ait fait engager pour le clip un comédien qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Jermaine, là, ce n’est pas un hasard.]]></itunes:summary><itunes:duration>218</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ca12ae6e64f2b43438c77ac8d47591ba.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Whitney Houston (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-whitney-houston-episode-1--62176188</link><description><![CDATA[Ce 11 février 2012, la mort soudaine et accidentelle ne survient pas au sommet de sa gloire, loin s'en faut et c'est cela qui nous a frappés : Whitney Houston vient de mourir à l'âge de 48 ans, alors qu’on l’avait perdue de vue. Et les dernières fois où on en avait entendu parler, c’est dans les articles tapageurs de magazines people. Alors il a fallu cette mort brutale et inattendue pour que les journalistes et cameramen bourdonnent à nouveau autour de l’endroit où elle se trouve, à savoir l'hôtel Hilton de Los Angeles. Et là, on se remémore qui fut Whitney Houston, aujourd'hui star oubliée. Déjà. Comment une artiste qui a vendu 170 millions d'albums, dominé les charts américains comme aucune femme ne l'avait fait auparavant, a-t-elle pu traverser le début du siècle sans faire de vagues si on excepte un retour sur scène raté en 2009 ?<br /><br />Elle a continué à sortir des disques, bien sûr, des compilations qui se sont correctement vendues mais sans aucune commune mesure avec l'armada de records qu'elle avait engrangés durant les années 80 et 90 : sept singles consécutifs classés à la première place, deux albums numéro un de l'année aux Etats-Unis, un camion de Grammy Awards. Et n'oublions pas la bande originale du film Bodyguard avec ses 44 millions d'exemplaires écoulés, soixante-trois fois platine. Et si pour arriver à ce sommet vertigineux, Whitney Houston a chanté de très bonnes chansons, il est évident que ce succès hors norme est celui d’une voix exceptionnelle, construite depuis la tendre enfance jusqu’au lancement professionnel proprement dit.<br /><br />Sa mère, tout d'abord, est une chanteuse de gospel, de rythm'n'blues et de pop. Cissy Houston, son nom de femme mariée, est choriste pour de nombreux grands artistes comme Otis Redding, Wilson Pickett ou Aretha Franklin. Et croyez-moi, dans le registre de la black music, une choriste doit être au moins aussi talentueuse que le ou la soliste qu’elle accompagne. Pourquoi ? Et bien parce que les talents dans ce domaine ne manquent pas. C’est une caricature mais on n’en est pas loin, dans la communauté afro-américaine, tout le monde chante ou presque. Voilà déjà qui permet de relever le niveau de ceux qui en font leur métier. Ensuite, il y a la tradition du gospel, du chant en chœur ou à plusieurs voix que naturellement la musique populaire reproduit : Temptations, Supremes, Ronettes, Four Tops, les groupes vocaux afro-américains sont innombrables. Toutefois Cissy Houston fait partie de ces rares noirs de l’époque à travailler chez les blancs. Elle accompagne ainsi Elvis Presley lors de son retour légendaire sur scène à Las Vegas, une série de concerts absolument parfaite. Whitney a tout juste six ans lorsque sa mère chante avec Elvis de l'autre côté des Etats-Unis. Et elle s’endort le soir en pensant à sa maman qui est loin et en se disant qu’un jour, elle aussi elle chantera avec Elvis sur les plus grandes scènes. Comme quoi la réalité dépasse parfois les rêves.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62176188</guid><pubDate>Tue, 01 Oct 2024 08:51:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62176188/302651_la_story_whitney_houston_episode_1.mp3" length="5205571" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce 11 février 2012, la mort soudaine et accidentelle ne survient pas au sommet de sa gloire, loin s'en faut et c'est cela qui nous a frappés : Whitney Houston vient de mourir à l'âge de 48 ans, alors qu’on l’avait perdue de vue. Et les dernières fois...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce 11 février 2012, la mort soudaine et accidentelle ne survient pas au sommet de sa gloire, loin s'en faut et c'est cela qui nous a frappés : Whitney Houston vient de mourir à l'âge de 48 ans, alors qu’on l’avait perdue de vue. Et les dernières fois où on en avait entendu parler, c’est dans les articles tapageurs de magazines people. Alors il a fallu cette mort brutale et inattendue pour que les journalistes et cameramen bourdonnent à nouveau autour de l’endroit où elle se trouve, à savoir l'hôtel Hilton de Los Angeles. Et là, on se remémore qui fut Whitney Houston, aujourd'hui star oubliée. Déjà. Comment une artiste qui a vendu 170 millions d'albums, dominé les charts américains comme aucune femme ne l'avait fait auparavant, a-t-elle pu traverser le début du siècle sans faire de vagues si on excepte un retour sur scène raté en 2009 ?<br /><br />Elle a continué à sortir des disques, bien sûr, des compilations qui se sont correctement vendues mais sans aucune commune mesure avec l'armada de records qu'elle avait engrangés durant les années 80 et 90 : sept singles consécutifs classés à la première place, deux albums numéro un de l'année aux Etats-Unis, un camion de Grammy Awards. Et n'oublions pas la bande originale du film Bodyguard avec ses 44 millions d'exemplaires écoulés, soixante-trois fois platine. Et si pour arriver à ce sommet vertigineux, Whitney Houston a chanté de très bonnes chansons, il est évident que ce succès hors norme est celui d’une voix exceptionnelle, construite depuis la tendre enfance jusqu’au lancement professionnel proprement dit.<br /><br />Sa mère, tout d'abord, est une chanteuse de gospel, de rythm'n'blues et de pop. Cissy Houston, son nom de femme mariée, est choriste pour de nombreux grands artistes comme Otis Redding, Wilson Pickett ou Aretha Franklin. Et croyez-moi, dans le registre de la black music, une choriste doit être au moins aussi talentueuse que le ou la soliste qu’elle accompagne. Pourquoi ? Et bien parce que les talents dans ce domaine ne manquent pas. C’est une caricature mais on n’en est pas loin, dans la communauté afro-américaine, tout le monde chante ou presque. Voilà déjà qui permet de relever le niveau de ceux qui en font leur métier. Ensuite, il y a la tradition du gospel, du chant en chœur ou à plusieurs voix que naturellement la musique populaire reproduit : Temptations, Supremes, Ronettes, Four Tops, les groupes vocaux afro-américains sont innombrables. Toutefois Cissy Houston fait partie de ces rares noirs de l’époque à travailler chez les blancs. Elle accompagne ainsi Elvis Presley lors de son retour légendaire sur scène à Las Vegas, une série de concerts absolument parfaite. Whitney a tout juste six ans lorsque sa mère chante avec Elvis de l'autre côté des Etats-Unis. Et elle s’endort le soir en pensant à sa maman qui est loin et en se disant qu’un jour, elle aussi elle chantera avec Elvis sur les plus grandes scènes. Comme quoi la réalité dépasse parfois les rêves.]]></itunes:summary><itunes:duration>217</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ca12ae6e64f2b43438c77ac8d47591ba.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Great Singer Great Actor : Lady Gaga (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/great-singer-great-actor-lady-gaga-episode-5--62088189</link><description><![CDATA[Même si on l’a peu vue au cinéma, Lady Gaga est aujourd’hui considérée comme une grande actrice, c’est une évidence. Qu’elle soit la partenaire déjantée de Joaquin Phoenix dans le second volet du Joker en est la preuve. Pourtant au départ, il ne s’agit que “entre guillemets” de la chanteuse la plus spectaculaire du XXI° siècle, la plus excentrique des musiciennes dont on se souvient des tenues vestimentaires qui ont plus d’une fois pulvérisé les limites du mauvais goût. Alors qu’elle soit à l’affiche de la cinquième saison de American Horror Story n’étonne personne. Il faut cependant être fan de ce genre de cinéma pour constater que la chanteuse a un don. Elle est certes en plein dans le registre où on l’attend mais n’empêche, c’est pas Schwarzenegger au féminin, si vous voyez ce que je veux dire. <br /><br />Et puis, on sait qu’elle peut faire preuve de nuance, comme son duo jazz avec Tony Bennett. Et voilà que ce soir de 2016, l’acteur Bradley Cooper, la nouvelle coqueluche d’Hollywood, le plus sérieux concurrent de Brad Pitt, assiste à une soirée pour la recherche contre le cancer. Grande figure du monde caritatif, Lady Gaga est aussi présente mais sur scène, où elle interprète La vie en rose. Ça vous dit quelque chose, hein ? Et là, en la voyant, Bradley Cooper craque. Car ce qu’on ignore, c’est qu’il tient des mains de Clint Eastwood, producteur, la réalisation d’un énième remake du mythique A star is born. Le son de sa voix, ses gestes, c’est elle ! Bradley tient sa partenaire. Rendez-vous est pris chez elle pour en discuter. Elle lui a préparé un spaghetti bolognese, ils ont tous deux des origines italiennes, ça leur fait d’emblée un sujet de conversation.<br /><br />Mais on ne pourra pas jouer ensemble si on n’est pas capable de chanter en duo. Lady Gaga s’installe au piano. Qu’est-ce que tu connais comme chanson ? Et les voilà partis. <br /><br />Et alors qu’on croirait que le casting, c’est Bradley Cooper qui est en train de le faire passer, c’est Lady Gaga qui se trouve être impressionnée par la façon de chanter de l’acteur. Mais tu es une vraie rockstar, le public va marcher à fond, ça va être un succès. <br /><br />Oui, c’est pour ça qu’on va tout enregistrer en prise directe, dit-il, pas de playback. Mais il y a autre chose, il va falloir que tu tournes sans maquillage. Nature. C’est évidemment le plus dur à faire passer car c’est le travestissement, le costume de Lady Gaga qui permet à Stefani de vaincre sa timidité. Là, elle va devoir être elle-même. Le résultat, vous le connaissez : une véritable révélation. Ce jour-là, une nouvelle star est vraiment née, ce n’est pas Lady Gaga mais bien Stefani Germanotta.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62088189</guid><pubDate>Fri, 27 Sep 2024 07:59:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62088189/301904_great_singer_great_actor_lady_gaga_episode_5.mp3" length="3042080" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Même si on l’a peu vue au cinéma, Lady Gaga est aujourd’hui considérée comme une grande actrice, c’est une évidence. Qu’elle soit la partenaire déjantée de Joaquin Phoenix dans le second volet du Joker en est la preuve. Pourtant au départ, il ne...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Même si on l’a peu vue au cinéma, Lady Gaga est aujourd’hui considérée comme une grande actrice, c’est une évidence. Qu’elle soit la partenaire déjantée de Joaquin Phoenix dans le second volet du Joker en est la preuve. Pourtant au départ, il ne s’agit que “entre guillemets” de la chanteuse la plus spectaculaire du XXI° siècle, la plus excentrique des musiciennes dont on se souvient des tenues vestimentaires qui ont plus d’une fois pulvérisé les limites du mauvais goût. Alors qu’elle soit à l’affiche de la cinquième saison de American Horror Story n’étonne personne. Il faut cependant être fan de ce genre de cinéma pour constater que la chanteuse a un don. Elle est certes en plein dans le registre où on l’attend mais n’empêche, c’est pas Schwarzenegger au féminin, si vous voyez ce que je veux dire. <br /><br />Et puis, on sait qu’elle peut faire preuve de nuance, comme son duo jazz avec Tony Bennett. Et voilà que ce soir de 2016, l’acteur Bradley Cooper, la nouvelle coqueluche d’Hollywood, le plus sérieux concurrent de Brad Pitt, assiste à une soirée pour la recherche contre le cancer. Grande figure du monde caritatif, Lady Gaga est aussi présente mais sur scène, où elle interprète La vie en rose. Ça vous dit quelque chose, hein ? Et là, en la voyant, Bradley Cooper craque. Car ce qu’on ignore, c’est qu’il tient des mains de Clint Eastwood, producteur, la réalisation d’un énième remake du mythique A star is born. Le son de sa voix, ses gestes, c’est elle ! Bradley tient sa partenaire. Rendez-vous est pris chez elle pour en discuter. Elle lui a préparé un spaghetti bolognese, ils ont tous deux des origines italiennes, ça leur fait d’emblée un sujet de conversation.<br /><br />Mais on ne pourra pas jouer ensemble si on n’est pas capable de chanter en duo. Lady Gaga s’installe au piano. Qu’est-ce que tu connais comme chanson ? Et les voilà partis. <br /><br />Et alors qu’on croirait que le casting, c’est Bradley Cooper qui est en train de le faire passer, c’est Lady Gaga qui se trouve être impressionnée par la façon de chanter de l’acteur. Mais tu es une vraie rockstar, le public va marcher à fond, ça va être un succès. <br /><br />Oui, c’est pour ça qu’on va tout enregistrer en prise directe, dit-il, pas de playback. Mais il y a autre chose, il va falloir que tu tournes sans maquillage. Nature. C’est évidemment le plus dur à faire passer car c’est le travestissement, le costume de Lady Gaga qui permet à Stefani de vaincre sa timidité. Là, elle va devoir être elle-même. Le résultat, vous le connaissez : une véritable révélation. Ce jour-là, une nouvelle star est vraiment née, ce n’est pas Lady Gaga mais bien Stefani Germanotta.]]></itunes:summary><itunes:duration>191</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c6036eb03b6cd3e2d37775859f6e8a2f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Great Singer Great Actor : Patrick Bruel</title><link>https://www.spreaker.com/episode/great-singer-great-actor-patrick-bruel--62088112</link><description><![CDATA[14 juin 1978, Patrick, en bon ado, regarde la Coupe du Monde de foot à la télé quand un copain arrive chez lui avec un journal. Regarde, c’est pour toi, ça : “Jeune réalisateur recherche garçon de 18 ans avec accent pied noir pour donner la réplique à Roger Hanin“.<br /><br />Patrick soupire. Bien sûr que c’est un de ses trucs favoris de prendre l’accent pied noir mais de là à faire ça devant une caméra ... Mais qu’est-ce que ça te coûte d’y aller ?<br /><br />Ben tout justement. Car Patrick s’est déjà rendu à un casting pour un film intitulé Hotel de la plage et on lui a demandé de revenir pour un bout d’essai. Retour à la maison en sautant de joie. Au bout d’essai, on lui demande de revenir avec les cheveux coupés pour un deuxième essai. Là, c’est bon, c’est dans la poche. Il en parle à tout le monde au lycée, hé je vais jouer dans un film, à la mer, en plus ! J’espère que tu vas rouler des pelles à des filles. Et puis boum, on lui préfère un autre ! Imaginez la désillusion et la honte, d’autant que le film fait un carton. Alors non. Le copain, que Patrick n’a sûrement pas oublié, dit alors : t’as qu’à prendre ma mobylette, c’est à Montmartre !<br /><br />Quand il entre dans la salle d’attente pour le casting, il voit une cinquante de paires d’yeux se tourner vers lui.Oh la la, aucune chance, tout Paris a couru ! Il reste debout, attendant la première occasion de ressortir, et justement, une porte s’ouvre sur un homme qui regarde toute l’assistance et désigne le seul garçon debout. Patrick se retrouve devant le réalisateur et d’autres personnes, on lui tend un texte qu’il lit avec cet accent qui fait tant rire ses copains et les gens du casting, Très bien ! dit le réalisateur Alexandre Arcady, on te rappellera. Haha, je connais, réplique Bruel, on m’a déjà fait le coup. Ah bon ? Bruel raconte sa mésaventure avec Hotel de la plage et là, le réalisateur lui répond : Ecoute, si tu avais joué dans Hotel de la plage, tu ne serais pas là.<br /><br />Patrick retourne à ses examens et … plus de nouvelles du film. Alors il postule pour le Club Med, auditionne et est engagé pour six mois. La plage de Cancun, tous frais payés, c’est pas beau ça ? Quelques semaines plus tard, Patrick est sur le trottoir avec sa guitare et ses bagages quand il se rend compte qu’il a oublié un truc. Il remonte, le téléphone sonne dans l’entrée de l’appart, il décroche. A l’autre bout de la ligne, l’assistant au téléphone s’adresse à Arcady en disant : Il dit qu’il part pour le Mexique. Le réalisateur saisit le téléphone et insiste pour qu’il passe par son bureau. Voilà Bruel qui débarque avec ses sacs pour lui dire qu’il est resté des semaines sans nouvelles et qu’il a fait son choix, il part. Bon ok, dit Arcady, mais l’année prochaine quand tu verras chez Drucker l’acteur qui t’aura remplacé, tu auras une bonne mine tout seul chez toi, avec ton sombrero. Ainsi débute la carrière de Patrick Bruel, d’un coup de Sirocco.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62088112</guid><pubDate>Thu, 26 Sep 2024 08:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62088112/301895_great_singer_great_actor_patrick_bruel_episode_4.mp3" length="5376074" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>14 juin 1978, Patrick, en bon ado, regarde la Coupe du Monde de foot à la télé quand un copain arrive chez lui avec un journal. Regarde, c’est pour toi, ça : “Jeune réalisateur recherche garçon de 18 ans avec accent pied noir pour donner la réplique à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[14 juin 1978, Patrick, en bon ado, regarde la Coupe du Monde de foot à la télé quand un copain arrive chez lui avec un journal. Regarde, c’est pour toi, ça : “Jeune réalisateur recherche garçon de 18 ans avec accent pied noir pour donner la réplique à Roger Hanin“.<br /><br />Patrick soupire. Bien sûr que c’est un de ses trucs favoris de prendre l’accent pied noir mais de là à faire ça devant une caméra ... Mais qu’est-ce que ça te coûte d’y aller ?<br /><br />Ben tout justement. Car Patrick s’est déjà rendu à un casting pour un film intitulé Hotel de la plage et on lui a demandé de revenir pour un bout d’essai. Retour à la maison en sautant de joie. Au bout d’essai, on lui demande de revenir avec les cheveux coupés pour un deuxième essai. Là, c’est bon, c’est dans la poche. Il en parle à tout le monde au lycée, hé je vais jouer dans un film, à la mer, en plus ! J’espère que tu vas rouler des pelles à des filles. Et puis boum, on lui préfère un autre ! Imaginez la désillusion et la honte, d’autant que le film fait un carton. Alors non. Le copain, que Patrick n’a sûrement pas oublié, dit alors : t’as qu’à prendre ma mobylette, c’est à Montmartre !<br /><br />Quand il entre dans la salle d’attente pour le casting, il voit une cinquante de paires d’yeux se tourner vers lui.Oh la la, aucune chance, tout Paris a couru ! Il reste debout, attendant la première occasion de ressortir, et justement, une porte s’ouvre sur un homme qui regarde toute l’assistance et désigne le seul garçon debout. Patrick se retrouve devant le réalisateur et d’autres personnes, on lui tend un texte qu’il lit avec cet accent qui fait tant rire ses copains et les gens du casting, Très bien ! dit le réalisateur Alexandre Arcady, on te rappellera. Haha, je connais, réplique Bruel, on m’a déjà fait le coup. Ah bon ? Bruel raconte sa mésaventure avec Hotel de la plage et là, le réalisateur lui répond : Ecoute, si tu avais joué dans Hotel de la plage, tu ne serais pas là.<br /><br />Patrick retourne à ses examens et … plus de nouvelles du film. Alors il postule pour le Club Med, auditionne et est engagé pour six mois. La plage de Cancun, tous frais payés, c’est pas beau ça ? Quelques semaines plus tard, Patrick est sur le trottoir avec sa guitare et ses bagages quand il se rend compte qu’il a oublié un truc. Il remonte, le téléphone sonne dans l’entrée de l’appart, il décroche. A l’autre bout de la ligne, l’assistant au téléphone s’adresse à Arcady en disant : Il dit qu’il part pour le Mexique. Le réalisateur saisit le téléphone et insiste pour qu’il passe par son bureau. Voilà Bruel qui débarque avec ses sacs pour lui dire qu’il est resté des semaines sans nouvelles et qu’il a fait son choix, il part. Bon ok, dit Arcady, mais l’année prochaine quand tu verras chez Drucker l’acteur qui t’aura remplacé, tu auras une bonne mine tout seul chez toi, avec ton sombrero. Ainsi débute la carrière de Patrick Bruel, d’un coup de Sirocco.]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9b50b8094e0eabb2dce3c1157898368.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Great Singer Great Actor : Madonna (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/great-singer-great-actor-madonna-episode-3--62088017</link><description><![CDATA[On connaît la Madonna impériale d’Evita, magnifique dans le Dick Tracy de Warren Beatty ou encore prodigieuse dans le génial Ombre et brouillard de Woody Allen. Et on regrette le fait que, comme David Bowie, elle n’ait pasaccordé plus de temps au cinéma car quand elle veut, elle nous enchante. Depuis cette fameuse année 1984, celle où elle prenait la place de Susan dans un film qui a marqué toute une génération, imposant une mode vestimentaire à toute la planète.<br /><br />Recherche désespérément Susan est censée lancer la carrière de Rosanna Arquette qui doit y tenir le premier rôle. La Susan qu’on recherche, c’est elle. Ce n’est pas une production à grand budget, loin s’en faut, c’est un film de filles avec une réalisatrice, autant dire qu’en 1984, on est très loin des centres d’intérêt des producteurs d’Hollywood qui sont en plein dans les films de mecs genre Indiana Jones ou Rambo.<br /><br />Madonna qui a rencontré un certain succès avec son premier album se met sur les rangs du casting au grand bonheur de la réalisatrice Susan Seidelman, qui est fan. Mais voilà qu’en plein tournage, le triomphe du suivant, Like A Virgin, conduit les producteurs à revoir leur copie. Ce doit désormais être un film de Madonna qui non seulement apparaît en pied sur l’affiche aux côtés de Rosanna Arquette mais en plus provoque des changements dans le script. Et oui, plus le tournage avance moins Susan apparaît au centre de l’action. Rosanna Arquette voudrait quitter l’aventure mais elle ne le peut pas contractuellement. Bien lui prend de ne pas provoquer la chance, en 1985 le film devient un des plus grands succès de la saison et la notoriété de l’actrice franchit les océans. Le monde est désormais coupé en deux : ceux qui sont amoureux de Rosanna et ceux qui le sont de Madonna. Seule différence : les filles veulent désormais toutes s’habiller comme Madonna. A ce moment des années 80, alors que David Bowie vient d’imposer un nouveau style, celui des nouveaux romantiques anglais qui s’habillent chic et se font un brushing avant de sortir, il faut que la femme fasse autre chose.<br /><br />Et voilà que Madonna apparaît sur scène pour interpréter sa nouvelle chanson dans une robe de mariée blanche comme la neige mais courte, jusqu’aux genoux, entre parenthèses, montée par la sœur du photographe parisien Jean-Baptiste Mondino. Et voilà qu’elle se traîne par terre lascivement en robe de mariée (mais non ! entend-on crier en régie des MTV vidéo awards). Ces images de Madonna flirtant avec la caméra et les yeux de tous ceux qui la regardent à travers le monde font d’elle une nouvelle star.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62088017</guid><pubDate>Wed, 25 Sep 2024 12:31:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62088017/301887_great_singer_great_actor_madonna_episode_3.mp3" length="5315594" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On connaît la Madonna impériale d’Evita, magnifique dans le Dick Tracy de Warren Beatty ou encore prodigieuse dans le génial Ombre et brouillard de Woody Allen. Et on regrette le fait que, comme David Bowie, elle n’ait pasaccordé plus de temps au...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On connaît la Madonna impériale d’Evita, magnifique dans le Dick Tracy de Warren Beatty ou encore prodigieuse dans le génial Ombre et brouillard de Woody Allen. Et on regrette le fait que, comme David Bowie, elle n’ait pasaccordé plus de temps au cinéma car quand elle veut, elle nous enchante. Depuis cette fameuse année 1984, celle où elle prenait la place de Susan dans un film qui a marqué toute une génération, imposant une mode vestimentaire à toute la planète.<br /><br />Recherche désespérément Susan est censée lancer la carrière de Rosanna Arquette qui doit y tenir le premier rôle. La Susan qu’on recherche, c’est elle. Ce n’est pas une production à grand budget, loin s’en faut, c’est un film de filles avec une réalisatrice, autant dire qu’en 1984, on est très loin des centres d’intérêt des producteurs d’Hollywood qui sont en plein dans les films de mecs genre Indiana Jones ou Rambo.<br /><br />Madonna qui a rencontré un certain succès avec son premier album se met sur les rangs du casting au grand bonheur de la réalisatrice Susan Seidelman, qui est fan. Mais voilà qu’en plein tournage, le triomphe du suivant, Like A Virgin, conduit les producteurs à revoir leur copie. Ce doit désormais être un film de Madonna qui non seulement apparaît en pied sur l’affiche aux côtés de Rosanna Arquette mais en plus provoque des changements dans le script. Et oui, plus le tournage avance moins Susan apparaît au centre de l’action. Rosanna Arquette voudrait quitter l’aventure mais elle ne le peut pas contractuellement. Bien lui prend de ne pas provoquer la chance, en 1985 le film devient un des plus grands succès de la saison et la notoriété de l’actrice franchit les océans. Le monde est désormais coupé en deux : ceux qui sont amoureux de Rosanna et ceux qui le sont de Madonna. Seule différence : les filles veulent désormais toutes s’habiller comme Madonna. A ce moment des années 80, alors que David Bowie vient d’imposer un nouveau style, celui des nouveaux romantiques anglais qui s’habillent chic et se font un brushing avant de sortir, il faut que la femme fasse autre chose.<br /><br />Et voilà que Madonna apparaît sur scène pour interpréter sa nouvelle chanson dans une robe de mariée blanche comme la neige mais courte, jusqu’aux genoux, entre parenthèses, montée par la sœur du photographe parisien Jean-Baptiste Mondino. Et voilà qu’elle se traîne par terre lascivement en robe de mariée (mais non ! entend-on crier en régie des MTV vidéo awards). Ces images de Madonna flirtant avec la caméra et les yeux de tous ceux qui la regardent à travers le monde font d’elle une nouvelle star.]]></itunes:summary><itunes:duration>222</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ad8e8188fc604df3dc619409b28032e5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Great Singer Great Actor : Will Smith (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/great-singer-great-actor-will-smith-episode-2--62087947</link><description><![CDATA[Et donc après quatre saisons à succès du Prince de Bel-Air, voilà Will, enfin sur un plateau de cinéma, pour un premier rôle avec un réalisateur dont c’est le premier film. Son nom : Michael Bay. <br /><br />Mais voilà, à la première lecture des dialogues, le producteur se lève et tape le script à la poubelle : hors de question qu’on tourne cette merde. On est à trois semaines du tournage : cela veut dire que le projet Bad Boys est par terre. Will et son partenaire Martin Lawrence se regardent, Hé Michael, on va le faire ce film. Improviser des dialogues, recevoir le script cinq minutes avant le tournage, on ne fait que ça à la télé. <br /><br />Et de fait, Will et Martin s’en donnent à coeur joie devant la caméra. Michael s’occupe de l’action, eux des dialogues, au point qu’un jour, alors qu’ils lui racontent ce qu’ils comptent dire dans la scène à venir, il les coupe dans leur élan : Écoutez, ça ne m’intéresse pas, contentez-vous de le dire à ma caméra. Michael Bay est par contre beaucoup plus directif concernant les scènes où ça bouge. Ainsi, un matin, il explique à Will Smith qu’il va poursuivre une voiture en courant torse nu. Will refuse mais Michael Bay insiste. Un compromis est trouvé à l’arraché, c’est le cas de le dire : Will Smith aura sa chemise sur les épaules mais bien ouverte.<br /><br />Et il se donne à fond dans ce sprint de 200 mètres avec en tête celui de Carl Weathers dans Rocky III ; il finit la scène les bronches en feu, espérant ne pas devoir la retourner. Le torse penché, les mains appuyées sur les genoux, il voit Michael Bay courir vers lui comme un gamin et l’embrasser en lui criant, Mon vieux, je viens de faire de toi une putain de star de cinéma.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62087947</guid><pubDate>Wed, 25 Sep 2024 08:21:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62087947/301882_great_singer_great_actor_will_smith_episode_2.mp3" length="4217738" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Et donc après quatre saisons à succès du Prince de Bel-Air, voilà Will, enfin sur un plateau de cinéma, pour un premier rôle avec un réalisateur dont c’est le premier film. Son nom : Michael Bay. 

Mais voilà, à la première lecture des dialogues, le...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Et donc après quatre saisons à succès du Prince de Bel-Air, voilà Will, enfin sur un plateau de cinéma, pour un premier rôle avec un réalisateur dont c’est le premier film. Son nom : Michael Bay. <br /><br />Mais voilà, à la première lecture des dialogues, le producteur se lève et tape le script à la poubelle : hors de question qu’on tourne cette merde. On est à trois semaines du tournage : cela veut dire que le projet Bad Boys est par terre. Will et son partenaire Martin Lawrence se regardent, Hé Michael, on va le faire ce film. Improviser des dialogues, recevoir le script cinq minutes avant le tournage, on ne fait que ça à la télé. <br /><br />Et de fait, Will et Martin s’en donnent à coeur joie devant la caméra. Michael s’occupe de l’action, eux des dialogues, au point qu’un jour, alors qu’ils lui racontent ce qu’ils comptent dire dans la scène à venir, il les coupe dans leur élan : Écoutez, ça ne m’intéresse pas, contentez-vous de le dire à ma caméra. Michael Bay est par contre beaucoup plus directif concernant les scènes où ça bouge. Ainsi, un matin, il explique à Will Smith qu’il va poursuivre une voiture en courant torse nu. Will refuse mais Michael Bay insiste. Un compromis est trouvé à l’arraché, c’est le cas de le dire : Will Smith aura sa chemise sur les épaules mais bien ouverte.<br /><br />Et il se donne à fond dans ce sprint de 200 mètres avec en tête celui de Carl Weathers dans Rocky III ; il finit la scène les bronches en feu, espérant ne pas devoir la retourner. Le torse penché, les mains appuyées sur les genoux, il voit Michael Bay courir vers lui comme un gamin et l’embrasser en lui criant, Mon vieux, je viens de faire de toi une putain de star de cinéma.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>176</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7faf4f2604e1eee9903ece61419cd46.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Great Singer Great Actor : Frank Sinatra (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/great-singer-great-actor-frank-sinatra-episode-1--62087875</link><description><![CDATA[Sinatra n’a pas attendu la notoriété pour se retrouver devant la caméra : dès le début des années 40 il est dans deux films un chanteur, non crédité au générique, d’un groupe de jazz, celui de Tommy Dorsey, dont il est le soliste. Et bien sûr, ses premières apparitions en tant qu’acteur, ce sont naturellement dans des comédies musicales, un genre alors très prisé à Hollywood. D’ailleurs, à ce moment, on n’envisage pas mettre un chanteur dans un film pour faire autre chose que chanter, certainement pas pour un rôle dramatique. Et justement, au début des années 50, Frank Sinatra, cible de la société puritaine américaine à cause de sa relation adultérine avec la star du cinéma, Ava Gardner, se fait lâcher par la MGM et la Columbia. Plus de films, plus d’émissions de radio, plus de disques, on le trouve d’ailleurs, dépassé. Il a beau se marier avec sa maîtresse, rien n’y fait. C’est là que la solidarité des immigrés italiens joue. Car, si à Los Angeles, il est à présent loin de sa communauté new yorkaise, quelques-uns sont expatriés pas loin, à Las Vegas. C’est la ville des casinos, on s’y fait des sous mais c’est à l’époque franchement ringard, c’est pour les retraités du Midwest. Alors, ils offrent à Frankie 10% des parts d’un des leurs casinos, le Sands. Et tant qu’à faire, Frankie y chante le soir. Oh, c’est pas la foule, Sinatra ne remplit plus mais il gagne très bien sa vie.<br /><br />Et en discutant avec ses associés, ben il y a toujours un cousin éloigné italo américain bien placé partout, alors contre toute attente, Frankie se voit offrir un rôle au cinéma. Enfin, un second rôle, dans un film dramatique où il ne chantera pas. Le haut de l’affiche de From to Eternity, Tant qu’il y aura des hommes, en français, est tenu par Burt Lancaster, lui, est en bas mais il remporte l’Oscar 1954 du meilleur second rôle. Sa carrière est relancée, le tout Hollywood vient le voir à Las Vegas au Sands qui affiche désormais complet. <br /><br />Mais Sinatra n’en reste pas là car, redevenu une superstar du cinéma et de la chanson, il va renvoyer l’ascenseur à ses amis des Casinos, et de la mafia aussi, en montant un film qui se déroule dans leurs murs et dont le succès va faire exploser le tourisme à Vegas. Le film se nomme Ocean’s Eleven, car oui, le Danny Ocean original, en 1960, c’est Frank Sinatra, et les gars de sa bande, son rat pack, vous les connaissez]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/62087875</guid><pubDate>Tue, 24 Sep 2024 08:02:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/62087875/301879_great_singer_great_actor_frank_sinatra_episode_1.mp3" length="5142211" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Sinatra n’a pas attendu la notoriété pour se retrouver devant la caméra : dès le début des années 40 il est dans deux films un chanteur, non crédité au générique, d’un groupe de jazz, celui de Tommy Dorsey, dont il est le soliste. Et bien sûr, ses...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Sinatra n’a pas attendu la notoriété pour se retrouver devant la caméra : dès le début des années 40 il est dans deux films un chanteur, non crédité au générique, d’un groupe de jazz, celui de Tommy Dorsey, dont il est le soliste. Et bien sûr, ses premières apparitions en tant qu’acteur, ce sont naturellement dans des comédies musicales, un genre alors très prisé à Hollywood. D’ailleurs, à ce moment, on n’envisage pas mettre un chanteur dans un film pour faire autre chose que chanter, certainement pas pour un rôle dramatique. Et justement, au début des années 50, Frank Sinatra, cible de la société puritaine américaine à cause de sa relation adultérine avec la star du cinéma, Ava Gardner, se fait lâcher par la MGM et la Columbia. Plus de films, plus d’émissions de radio, plus de disques, on le trouve d’ailleurs, dépassé. Il a beau se marier avec sa maîtresse, rien n’y fait. C’est là que la solidarité des immigrés italiens joue. Car, si à Los Angeles, il est à présent loin de sa communauté new yorkaise, quelques-uns sont expatriés pas loin, à Las Vegas. C’est la ville des casinos, on s’y fait des sous mais c’est à l’époque franchement ringard, c’est pour les retraités du Midwest. Alors, ils offrent à Frankie 10% des parts d’un des leurs casinos, le Sands. Et tant qu’à faire, Frankie y chante le soir. Oh, c’est pas la foule, Sinatra ne remplit plus mais il gagne très bien sa vie.<br /><br />Et en discutant avec ses associés, ben il y a toujours un cousin éloigné italo américain bien placé partout, alors contre toute attente, Frankie se voit offrir un rôle au cinéma. Enfin, un second rôle, dans un film dramatique où il ne chantera pas. Le haut de l’affiche de From to Eternity, Tant qu’il y aura des hommes, en français, est tenu par Burt Lancaster, lui, est en bas mais il remporte l’Oscar 1954 du meilleur second rôle. Sa carrière est relancée, le tout Hollywood vient le voir à Las Vegas au Sands qui affiche désormais complet. <br /><br />Mais Sinatra n’en reste pas là car, redevenu une superstar du cinéma et de la chanson, il va renvoyer l’ascenseur à ses amis des Casinos, et de la mafia aussi, en montant un film qui se déroule dans leurs murs et dont le succès va faire exploser le tourisme à Vegas. Le film se nomme Ocean’s Eleven, car oui, le Danny Ocean original, en 1960, c’est Frank Sinatra, et les gars de sa bande, son rat pack, vous les connaissez]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/daca037913eeef982d99df730b1eeae2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bashung et la longue route vers la gloire (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bashung-et-la-longue-route-vers-la-gloire-episode-5--61813141</link><description><![CDATA[Voilà donc la bande à Bashung dans l’hôtel le moins cher de Londres. Un coin pourri mais rien à voir avec aujourd’hui car depuis la fin des années 70, la situation dans les quartiers déshérités est quasi insurrectionnelle. En cause, un mouvement skinhead qui a viré sa cuti, car autant les skins qui font du ska prônent le vivre ensemble avec toutes les communautés immigrées, autant les skins fascistes cassent tout ce qui est d’origine non british. Autant vous dire que l’accent français de Bashung est particulièrement dangereux à partir d’une certaine heure car à défaut de Pakistanais ou Indiens, les skins se rabattent sur des cuisses de grenouilles pour avoir leur quota de baston quotidienne. Et ce soir particulièrement, les bobbies ont fort à faire et ne peuvent pas être partout en même temps. Le patron d’un restaurant regarde par la fenêtre passer des bandes de skins qui patrouillent comme des chemises brunes. “Restez ici, c’est dangereux de sortir maintenant.” “Oui mais on doit retourner en studio.” “Je vous dirai quand vous pourrez ressortir, à moins que vous ayez envie de finir la nuit en petits morceaux.”<br /><br />Le croirez-vous, c’est à cela qu’on doit le plus grand classique de Bashung. Car autant la majorité des artistes arrivent en studio avec des chansons écrites, répétées et parfois enregistrées sous forme de démos, autant Bashung et son compère parolier Boris Bergman, n’ont rien de véritablement fini. Et justement, Boris ne les a pas suivis au restau ce soir, il est resté seul au studio pour tenter de terminer une chanson sur laquelle il bloque. OK, la location n’est pas chère mais quand même, je vous l’ai dit, le budget est hyper serré et à présent, il faut conclure. Et justement, sa dernière chanson, Attention Fragile ! ne colle plus car juste avant partir, Boris a appris que Bernard Lavilliers venait de déposer le même titre à la société des auteurs. Si Alain et le groupe l’avaient rejoint plus tôt, probablement Boris aurait été distrait et n’aurait pas trouvé ces mots qui sonnent si bien dans la bouche de Bashung et qu’on a tous adoptés … <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61813141</guid><pubDate>Fri, 20 Sep 2024 08:25:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61813141/300314_bashung_et_la_longue_route_vers_la_gloire_episode_5.mp3" length="4706190" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Voilà donc la bande à Bashung dans l’hôtel le moins cher de Londres. Un coin pourri mais rien à voir avec aujourd’hui car depuis la fin des années 70, la situation dans les quartiers déshérités est quasi insurrectionnelle. En cause, un mouvement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Voilà donc la bande à Bashung dans l’hôtel le moins cher de Londres. Un coin pourri mais rien à voir avec aujourd’hui car depuis la fin des années 70, la situation dans les quartiers déshérités est quasi insurrectionnelle. En cause, un mouvement skinhead qui a viré sa cuti, car autant les skins qui font du ska prônent le vivre ensemble avec toutes les communautés immigrées, autant les skins fascistes cassent tout ce qui est d’origine non british. Autant vous dire que l’accent français de Bashung est particulièrement dangereux à partir d’une certaine heure car à défaut de Pakistanais ou Indiens, les skins se rabattent sur des cuisses de grenouilles pour avoir leur quota de baston quotidienne. Et ce soir particulièrement, les bobbies ont fort à faire et ne peuvent pas être partout en même temps. Le patron d’un restaurant regarde par la fenêtre passer des bandes de skins qui patrouillent comme des chemises brunes. “Restez ici, c’est dangereux de sortir maintenant.” “Oui mais on doit retourner en studio.” “Je vous dirai quand vous pourrez ressortir, à moins que vous ayez envie de finir la nuit en petits morceaux.”<br /><br />Le croirez-vous, c’est à cela qu’on doit le plus grand classique de Bashung. Car autant la majorité des artistes arrivent en studio avec des chansons écrites, répétées et parfois enregistrées sous forme de démos, autant Bashung et son compère parolier Boris Bergman, n’ont rien de véritablement fini. Et justement, Boris ne les a pas suivis au restau ce soir, il est resté seul au studio pour tenter de terminer une chanson sur laquelle il bloque. OK, la location n’est pas chère mais quand même, je vous l’ai dit, le budget est hyper serré et à présent, il faut conclure. Et justement, sa dernière chanson, Attention Fragile ! ne colle plus car juste avant partir, Boris a appris que Bernard Lavilliers venait de déposer le même titre à la société des auteurs. Si Alain et le groupe l’avaient rejoint plus tôt, probablement Boris aurait été distrait et n’aurait pas trouvé ces mots qui sonnent si bien dans la bouche de Bashung et qu’on a tous adoptés … <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a764975dc4ff32aef4999b14bee7c0c6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bashung et la longue route vers la gloire (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bashung-et-la-longue-route-vers-la-gloire-episode-4--61813060</link><description><![CDATA[1981, on n’avait plus vu pareil phénomène en France depuis les années 60 avec Johnny Hallyday : c’est la Bashungmania. On ne parle que de lui dans la presse,  on n’entend que lui à la radio, on ne voit que lui à la télé. Alors mettez-vous dans la tête de cet homme qui depuis près de 15 ans n’a connu que des échecs et des espoirs déçus. Évidemment, il est le premier à créer l’univers qui l’entoure, le Bashung avec son existence dissolue, l’alcool, les virées sans lendemain, une vie en puzzle comme ça, n’encourage pas le bizness et les médias à le suivre. <br /><br />Mais n’empêche, passer du type dont on ne veut pas à celui qu’on veut partout, c’est le grand écart. Et le cumul de la promo, les concerts, le tournage de deux films, car là aussi on le demande, couplé avec la réalisation des bandes originales, ça ne fait pas bon ménage avec sa vie de bâton de chaise. Fin 1982, Chantal, sa compagne, fait savoir qu’Alain ne participera pas à l’émission de fin d’année prévue par Antenne 2. Ce qu’elle ne dit pas en raccrochant, c’est qu’il tourne en rond dans l’appartement depuis des jours avec un couteau en main et des délires du genre qu’il va se foutre en l’air. <br /><br />Un séjour d’urgence en Normandie puis au soleil d’Afrique pour lui changer les idées n’y font rien. C’est fou, non ? Voilà la reconnaissance tant attendue enfin arrivée, elle se transforme même en triomphe, mais Bashung n’en profite pas, non, il sort de route. Rien d’étonnant, diront certains, il ne chante que ça. Bashung, c’est Tchao Pantin avant la lettre et à lui tout seul. <br /><br />Ça cache kékchose, comme il dit au début de son nouvel album qui tourne sur des centaines de milliers de platines en France et en Belgique. Évidemment, sans doute ; il y a ce nom, Baschung, avec un c entre le s et le h, hérité du beau-père qui l’a reconnu, et le doute quant à la nature du vrai père. Fils de boche, a-t-il entendu un jour quand il était môme, sans le comprendre. Mais il n’a pas oublié, comment l’oublier quand on sait ce que ça signifie, Alain est né en 1947. Et sa mère a toujours refusé d’en parler. A présent qu’elle est partie pour toujours, il n’y a plus aucun espoir d’obtenir de réponse à ses questions.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61813060</guid><pubDate>Thu, 19 Sep 2024 08:30:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61813060/300311_bashung_et_la_longue_route_vers_la_gloire_episode_4.mp3" length="5071374" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1981, on n’avait plus vu pareil phénomène en France depuis les années 60 avec Johnny Hallyday : c’est la Bashungmania. On ne parle que de lui dans la presse,  on n’entend que lui à la radio, on ne voit que lui à la télé. Alors mettez-vous dans la tête...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1981, on n’avait plus vu pareil phénomène en France depuis les années 60 avec Johnny Hallyday : c’est la Bashungmania. On ne parle que de lui dans la presse,  on n’entend que lui à la radio, on ne voit que lui à la télé. Alors mettez-vous dans la tête de cet homme qui depuis près de 15 ans n’a connu que des échecs et des espoirs déçus. Évidemment, il est le premier à créer l’univers qui l’entoure, le Bashung avec son existence dissolue, l’alcool, les virées sans lendemain, une vie en puzzle comme ça, n’encourage pas le bizness et les médias à le suivre. <br /><br />Mais n’empêche, passer du type dont on ne veut pas à celui qu’on veut partout, c’est le grand écart. Et le cumul de la promo, les concerts, le tournage de deux films, car là aussi on le demande, couplé avec la réalisation des bandes originales, ça ne fait pas bon ménage avec sa vie de bâton de chaise. Fin 1982, Chantal, sa compagne, fait savoir qu’Alain ne participera pas à l’émission de fin d’année prévue par Antenne 2. Ce qu’elle ne dit pas en raccrochant, c’est qu’il tourne en rond dans l’appartement depuis des jours avec un couteau en main et des délires du genre qu’il va se foutre en l’air. <br /><br />Un séjour d’urgence en Normandie puis au soleil d’Afrique pour lui changer les idées n’y font rien. C’est fou, non ? Voilà la reconnaissance tant attendue enfin arrivée, elle se transforme même en triomphe, mais Bashung n’en profite pas, non, il sort de route. Rien d’étonnant, diront certains, il ne chante que ça. Bashung, c’est Tchao Pantin avant la lettre et à lui tout seul. <br /><br />Ça cache kékchose, comme il dit au début de son nouvel album qui tourne sur des centaines de milliers de platines en France et en Belgique. Évidemment, sans doute ; il y a ce nom, Baschung, avec un c entre le s et le h, hérité du beau-père qui l’a reconnu, et le doute quant à la nature du vrai père. Fils de boche, a-t-il entendu un jour quand il était môme, sans le comprendre. Mais il n’a pas oublié, comment l’oublier quand on sait ce que ça signifie, Alain est né en 1947. Et sa mère a toujours refusé d’en parler. A présent qu’elle est partie pour toujours, il n’y a plus aucun espoir d’obtenir de réponse à ses questions.]]></itunes:summary><itunes:duration>211</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a764975dc4ff32aef4999b14bee7c0c6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bashung et la longue route vers la gloire (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bashung-et-la-longue-route-vers-la-gloire-episode-3--61809632</link><description><![CDATA[Retourner à la vie de galère n’est pas un problème pour Bashung mais Baquet est un type formidable, alors, Boris Bergman, son parolier, et lui, vont se fendre d’une chanson qui marche. Mais attention, pas question de baisser son froc, comme ils disent : on va la faire poésie rock, à l’anglo saxonne, des phrases syncopées qui sonnent, truffées d’allusions incompréhensibles, de jeux de mots et de personnages façon Comic books américains, genre Flash Gordon. Ah ben ouais, le footing au fond des récifs et le requin qui rallume sa clope, c’est inédit en français, ça va s’appeler Un après-midi de Max l’Amphibie. <br /><br />Pour la musique, Alain est allé chercher un morceau qu’il avait abandonné pour son album et qu’il fait jouer par les musiciens sans leur dire de quoi ça parle, de peur qu’ils soient influencés par le texte, foutu réflexe de musicien français. Et surtout, il fait venir un as du synthé qu’il n’avait pas pu se payer pour son album. Ah c’est clair que Bashung a compris qu’en ce mois de janvier 1980, on a changé d’époque avec la New Wave. Le miracle se produit, la chanson s’appelle désormais Gaby, oh Gaby ! et doit figurer en face B du 45 Tours. Il est fou ! C’est un tube ! Bashung n’a pas son mot à dire sur ce coup-là, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne le regrettera pas, en repensant à la session photo avec Jean-Baptiste Mondino, qui a inspiré le changement de titre. Alain porte d’ailleurs un complet bleu branché prêté par sa sœur qui bientôt relookera Madonna pour son Like a Virgin. <br /><br />Il faudra quelques semaines pour que les programmateurs des heures de grande écoute de radios périphériques arrêtent de dire Ah non, pas Bashung ! Il est sale et vulgaire et le diffusent sous la pression des ventes de singles. La tête de Gérard Baquet est sauvée chez Philips, l’éditeur de Bashung qui le finance depuis trois ans va être remboursé. Alain, il faut songer à l’album suivant ! <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61809632</guid><pubDate>Wed, 18 Sep 2024 08:36:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61809632/300304_bashung_et_la_longue_route_vers_la_gloire_episode_3.mp3" length="4689486" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Retourner à la vie de galère n’est pas un problème pour Bashung mais Baquet est un type formidable, alors, Boris Bergman, son parolier, et lui, vont se fendre d’une chanson qui marche. Mais attention, pas question de baisser son froc, comme ils disent...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Retourner à la vie de galère n’est pas un problème pour Bashung mais Baquet est un type formidable, alors, Boris Bergman, son parolier, et lui, vont se fendre d’une chanson qui marche. Mais attention, pas question de baisser son froc, comme ils disent : on va la faire poésie rock, à l’anglo saxonne, des phrases syncopées qui sonnent, truffées d’allusions incompréhensibles, de jeux de mots et de personnages façon Comic books américains, genre Flash Gordon. Ah ben ouais, le footing au fond des récifs et le requin qui rallume sa clope, c’est inédit en français, ça va s’appeler Un après-midi de Max l’Amphibie. <br /><br />Pour la musique, Alain est allé chercher un morceau qu’il avait abandonné pour son album et qu’il fait jouer par les musiciens sans leur dire de quoi ça parle, de peur qu’ils soient influencés par le texte, foutu réflexe de musicien français. Et surtout, il fait venir un as du synthé qu’il n’avait pas pu se payer pour son album. Ah c’est clair que Bashung a compris qu’en ce mois de janvier 1980, on a changé d’époque avec la New Wave. Le miracle se produit, la chanson s’appelle désormais Gaby, oh Gaby ! et doit figurer en face B du 45 Tours. Il est fou ! C’est un tube ! Bashung n’a pas son mot à dire sur ce coup-là, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne le regrettera pas, en repensant à la session photo avec Jean-Baptiste Mondino, qui a inspiré le changement de titre. Alain porte d’ailleurs un complet bleu branché prêté par sa sœur qui bientôt relookera Madonna pour son Like a Virgin. <br /><br />Il faudra quelques semaines pour que les programmateurs des heures de grande écoute de radios périphériques arrêtent de dire Ah non, pas Bashung ! Il est sale et vulgaire et le diffusent sous la pression des ventes de singles. La tête de Gérard Baquet est sauvée chez Philips, l’éditeur de Bashung qui le finance depuis trois ans va être remboursé. Alain, il faut songer à l’album suivant ! <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>196</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a764975dc4ff32aef4999b14bee7c0c6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bashung et la longue route vers la gloire (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bashung-et-la-longue-route-vers-la-gloire-episode-2--61805406</link><description><![CDATA[Viré de son label après un premier album qui n'a pas trouvé beaucoup d'acquéreurs, Bashung, douze ans de carrière, déjà, a peu de chances de trouver une autre firme de disques. Il est grillé à cause de son mode de vie, insaisissable, imprévisible. On ne sait pas où il sera demain, dans quel état il arrivera pour l’interview, ni quand il rentrera s’il fait une escapade à pétaouchnok. <br /><br />Ainsi en ce mois de janvier 1978 où il fait la fête durant trois jours au Midem à Cannes, ah oui, il y est invité à cause du succès improbable du générique français de la série télé américaine, Racines, qu’il interprète. Mais depuis qu’il est parti avec Jean Fauque, plus de nouvelles, où est-il ? En fait, la vieille Simca 1500 de son compère a rendu l’âme sur le retour à hauteur d’Auxerre. Alain a trouvé refuge dans un routier puis chez sa marraine qui n’habite pas loin, il a quand même un peu de bol dans ses malheurs, le Bashung. Et en parlant de bol, il trouve un allié inespéré chez un éditeur qui croit en lui et propose de lui verser un petit salaire dans l’attente de trouver un contrat. Un de ses contacts sérieux lui vaut de signer avec un directeur artistique de chez Philips qui souhaite sortir de la variété. Bashung, oui j’y crois, mais t’as vu ce que son premier album a vendu ? Rien du tout. Écoute, on va le faire mais budget minimum. Dans des conditions épouvantables, Bashung et sa bande livrent un 33 Tours de première classe, probablement son meilleur, celui qui lui ressemble le plus en tout cas. Il s’intitule Roulette russe, tout le monde y croit chez Philips et tout le monde s’y met, même la pochette signée Jean-Baptiste Mondino est magnifique. Et comme il lui a été reproché de n’avoir pas joué pour soutenir son premier album, Bashung accepte tous les contrats, même des premières parties de Dave, des fêtes d’entreprise où il n’y a même pas d‘électricité et qu’il faut tirer des fils, il remplace des artistes au pied levé car ils se sont désistés dans la journée, joue en matinée le dimanche, toutes les galères, il les fait.<br /><br />Mais malgré ça, la promo ne se passe pas bien, les grandes émissions nocturnes des radios périphériques le suivent mais pas d’airplay en journée : les textes de Bashung sont trop sombres pour le grand public, c’est formidable mais à se flinguer, on ne peut passer ça l’après-midi ! Et au bout de quelques mois, le triste constat est là : on n’est pas encore arrivé à dix mille albums. C’est fini pour Bashung. D’autant plus qu’en haut lieu chez Philips, on a décidé de se débarrasser des artistes non rentables. Bashung étant le dernier arrivé, il va être le premier à partir.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61805406</guid><pubDate>Tue, 17 Sep 2024 08:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61805406/300298_bashung_et_la_longue_route_vers_la_gloire_episode_2.mp3" length="5374926" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Viré de son label après un premier album qui n'a pas trouvé beaucoup d'acquéreurs, Bashung, douze ans de carrière, déjà, a peu de chances de trouver une autre firme de disques. Il est grillé à cause de son mode de vie, insaisissable, imprévisible. On...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Viré de son label après un premier album qui n'a pas trouvé beaucoup d'acquéreurs, Bashung, douze ans de carrière, déjà, a peu de chances de trouver une autre firme de disques. Il est grillé à cause de son mode de vie, insaisissable, imprévisible. On ne sait pas où il sera demain, dans quel état il arrivera pour l’interview, ni quand il rentrera s’il fait une escapade à pétaouchnok. <br /><br />Ainsi en ce mois de janvier 1978 où il fait la fête durant trois jours au Midem à Cannes, ah oui, il y est invité à cause du succès improbable du générique français de la série télé américaine, Racines, qu’il interprète. Mais depuis qu’il est parti avec Jean Fauque, plus de nouvelles, où est-il ? En fait, la vieille Simca 1500 de son compère a rendu l’âme sur le retour à hauteur d’Auxerre. Alain a trouvé refuge dans un routier puis chez sa marraine qui n’habite pas loin, il a quand même un peu de bol dans ses malheurs, le Bashung. Et en parlant de bol, il trouve un allié inespéré chez un éditeur qui croit en lui et propose de lui verser un petit salaire dans l’attente de trouver un contrat. Un de ses contacts sérieux lui vaut de signer avec un directeur artistique de chez Philips qui souhaite sortir de la variété. Bashung, oui j’y crois, mais t’as vu ce que son premier album a vendu ? Rien du tout. Écoute, on va le faire mais budget minimum. Dans des conditions épouvantables, Bashung et sa bande livrent un 33 Tours de première classe, probablement son meilleur, celui qui lui ressemble le plus en tout cas. Il s’intitule Roulette russe, tout le monde y croit chez Philips et tout le monde s’y met, même la pochette signée Jean-Baptiste Mondino est magnifique. Et comme il lui a été reproché de n’avoir pas joué pour soutenir son premier album, Bashung accepte tous les contrats, même des premières parties de Dave, des fêtes d’entreprise où il n’y a même pas d‘électricité et qu’il faut tirer des fils, il remplace des artistes au pied levé car ils se sont désistés dans la journée, joue en matinée le dimanche, toutes les galères, il les fait.<br /><br />Mais malgré ça, la promo ne se passe pas bien, les grandes émissions nocturnes des radios périphériques le suivent mais pas d’airplay en journée : les textes de Bashung sont trop sombres pour le grand public, c’est formidable mais à se flinguer, on ne peut passer ça l’après-midi ! Et au bout de quelques mois, le triste constat est là : on n’est pas encore arrivé à dix mille albums. C’est fini pour Bashung. D’autant plus qu’en haut lieu chez Philips, on a décidé de se débarrasser des artistes non rentables. Bashung étant le dernier arrivé, il va être le premier à partir.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>224</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a764975dc4ff32aef4999b14bee7c0c6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bashung et la longue route vers la gloire (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bashung-et-la-longue-route-vers-la-gloire-episode-1--61805381</link><description><![CDATA[12 août 1967, il ne fait pas très beau à Bruxelles, une température minable de 18 degrés mais consolation, elle baisse à peine le soir. Etv c’est tant mieux pour Yves Simon et Alain Bashung qui sont là, côte à côte, à dormir sur un banc de la Gare du Midi, en attendant un improbable train dans lequel ils comptent monter comme des pirates pour rentrer chez eux, à Paris. L’histoire avait pourtant bien commencé avec leur arrivée à Bruxelles une semaine plus tôt pour un concert qui devait être suivi par une tournée de 17 dates.<br /><br />Bashung en a bien besoin, aucun des 45 Tours qu’il vient de sortir chez Philips n’a marché. Tout y était pourtant : d’excellents titres produits par un petit génie un peu allumé qui se prend pour le Phil Spector français, Bashung avait même obtenu le soutien de Juliette Gréco, comme elle l’avait fait pour Jacques Brel, quinze ans plus tôt, et puis Serge Gainsbourg. L’horizon semble donc bouché, la situation désespérée pour Bashung, alors cette tournée à l’étranger tombe à pic. Mais voilà, en sortant de scène, l'impresario leur dit qu’il y a un problème, la tournée ne commencera que dans une semaine. D’ici là, il logera chez l’habitant, à bouffer des tartines, chez des gens charmants, là n’est pas la question, mais après huit jours, il est clair que le producteur est un charlot.<br /><br />C’est toute l’histoire de Bashung, ça. Mal né, avec des parents, mais où ? Mal grandi chez des grands-parents d’un autre siècle, à la frontière allemande, loin de Paris, avec le rock’n’roll qui passe à la radio et une furieuse envie d’en être. Et puis voilà, Johnny, Eddy, des Chats sauvages, Cloclo qui occupent tout l’espace. Ce n’est pas son univers, la musique qu’il entend dans sa tête ; Bashung n’arrive pas à se faire une place parmi les yéyés, Salut les copains ne veut pas de lui, ou plutôt son public, les Français ne sont pas prêts à le suivre tel Jack Kerouac sur la route, enfin des chemins perdus d’Angleterre et d’Amérique. Bashung est maudit et va le rester durant toutes les années 60 et 70, un parcours incroyablement long de perdant, une éternité de loose pavée d’espoirs déçus.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61805381</guid><pubDate>Mon, 16 Sep 2024 08:19:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61805381/300297_bashung_et_la_longue_route_vers_la_gloire_episode_1.mp3" length="5139911" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>12 août 1967, il ne fait pas très beau à Bruxelles, une température minable de 18 degrés mais consolation, elle baisse à peine le soir. Etv c’est tant mieux pour Yves Simon et Alain Bashung qui sont là, côte à côte, à dormir sur un banc de la Gare du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[12 août 1967, il ne fait pas très beau à Bruxelles, une température minable de 18 degrés mais consolation, elle baisse à peine le soir. Etv c’est tant mieux pour Yves Simon et Alain Bashung qui sont là, côte à côte, à dormir sur un banc de la Gare du Midi, en attendant un improbable train dans lequel ils comptent monter comme des pirates pour rentrer chez eux, à Paris. L’histoire avait pourtant bien commencé avec leur arrivée à Bruxelles une semaine plus tôt pour un concert qui devait être suivi par une tournée de 17 dates.<br /><br />Bashung en a bien besoin, aucun des 45 Tours qu’il vient de sortir chez Philips n’a marché. Tout y était pourtant : d’excellents titres produits par un petit génie un peu allumé qui se prend pour le Phil Spector français, Bashung avait même obtenu le soutien de Juliette Gréco, comme elle l’avait fait pour Jacques Brel, quinze ans plus tôt, et puis Serge Gainsbourg. L’horizon semble donc bouché, la situation désespérée pour Bashung, alors cette tournée à l’étranger tombe à pic. Mais voilà, en sortant de scène, l'impresario leur dit qu’il y a un problème, la tournée ne commencera que dans une semaine. D’ici là, il logera chez l’habitant, à bouffer des tartines, chez des gens charmants, là n’est pas la question, mais après huit jours, il est clair que le producteur est un charlot.<br /><br />C’est toute l’histoire de Bashung, ça. Mal né, avec des parents, mais où ? Mal grandi chez des grands-parents d’un autre siècle, à la frontière allemande, loin de Paris, avec le rock’n’roll qui passe à la radio et une furieuse envie d’en être. Et puis voilà, Johnny, Eddy, des Chats sauvages, Cloclo qui occupent tout l’espace. Ce n’est pas son univers, la musique qu’il entend dans sa tête ; Bashung n’arrive pas à se faire une place parmi les yéyés, Salut les copains ne veut pas de lui, ou plutôt son public, les Français ne sont pas prêts à le suivre tel Jack Kerouac sur la route, enfin des chemins perdus d’Angleterre et d’Amérique. Bashung est maudit et va le rester durant toutes les années 60 et 70, un parcours incroyablement long de perdant, une éternité de loose pavée d’espoirs déçus.]]></itunes:summary><itunes:duration>214</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a764975dc4ff32aef4999b14bee7c0c6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bryan Adams Story (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bryan-adams-story-episode-5--61308521</link><description><![CDATA[Si vous n’avez pas assisté cette année-là, au milieu des années 80, à l’énorme Private Tour de Tina Turner, j’en entends crier d’ici, j’étais à Forest National, vous avez peut-être acheté la cassette VHS du concert où on la voit chanter en duo avec David Bowie, leur duo Tonight, mais aussi avec Bryan Adams, le fameux It’s only love. Car oui, Bryan Adams est avec Bowie, Heaven 17 et Mark Knopfler, de ces rockers géniaux qui ont été les artisans du retour improbable de la mamie du rock. Et quel retour ! Elle vend douze millions d’albums, comme Bryan Adams, en cette même année 1984 ; ils sont connectés, c’est pas possible ! Et ça se voit dans leur prestation ensemble sur scène qui leur vaut un MTV Award.<br /><br />Comme toujours quand un album atteint une altitude stratosphérique, il se vend longtemps et la tournée, c’est pareil. Et puis c’est le moment où tout le monde vous appelle, vous veut à ses côtés, un soir après le concert. On se présente, on boit un coup, on parle et on se retrouve comme ça à écrire les chansons d’un album canadien contre la faim en Ethiopie, hé oui, il y en eu un, comme les Américains, les Anglais et les Français. Et il a été la plus grosse vente de l’année, on a même vu Bryan chanter le titre phare sur la scène américaine du Live Aid … Et puis c’est Bryan Adams avec Bonnie Tyler pour une télé, Bryan Adams avec les Mötley Crüe sur un titre de leur nouvel album, avec Roger Daltrey, le chanteur des Who ou encore deux titres devant le mur de Berlin dans la version all stars de The Wall, aux côtés des Scorpions et de Cindy Lauper. <br /><br />Ah, j’allais oublier l’essentiel : Bryan Adams ne peut désormais plus rentrer tout son public dans la salle de Forest National, il faut bien les 60.000 places debout à Werchter pour l’accueillir en 1988. Si vous y étiez, vos cris et vos applaudissements sont gravés pour l’éternité sur son Live! Live! Live! qui sort l’année suivante. Car quel meilleur public pour un enregistrement à destination de la planète qu’une bonne foule belge à l’aube de l’été ... Summer of 69. Oui, c’est une grande histoire qui ne se dément pas entre Bryan Adams et nous, les Belges, comme en témoigne l’accueil réservé à ce single, c’était à la fin du siècle et on n’en avait pas encore eu tout notre soûl.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61308521</guid><pubDate>Fri, 13 Sep 2024 08:41:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61308521/299902_bryan_adams_story_episode_5.mp3" length="5544348" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si vous n’avez pas assisté cette année-là, au milieu des années 80, à l’énorme Private Tour de Tina Turner, j’en entends crier d’ici, j’étais à Forest National, vous avez peut-être acheté la cassette VHS du concert où on la voit chanter en duo avec...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si vous n’avez pas assisté cette année-là, au milieu des années 80, à l’énorme Private Tour de Tina Turner, j’en entends crier d’ici, j’étais à Forest National, vous avez peut-être acheté la cassette VHS du concert où on la voit chanter en duo avec David Bowie, leur duo Tonight, mais aussi avec Bryan Adams, le fameux It’s only love. Car oui, Bryan Adams est avec Bowie, Heaven 17 et Mark Knopfler, de ces rockers géniaux qui ont été les artisans du retour improbable de la mamie du rock. Et quel retour ! Elle vend douze millions d’albums, comme Bryan Adams, en cette même année 1984 ; ils sont connectés, c’est pas possible ! Et ça se voit dans leur prestation ensemble sur scène qui leur vaut un MTV Award.<br /><br />Comme toujours quand un album atteint une altitude stratosphérique, il se vend longtemps et la tournée, c’est pareil. Et puis c’est le moment où tout le monde vous appelle, vous veut à ses côtés, un soir après le concert. On se présente, on boit un coup, on parle et on se retrouve comme ça à écrire les chansons d’un album canadien contre la faim en Ethiopie, hé oui, il y en eu un, comme les Américains, les Anglais et les Français. Et il a été la plus grosse vente de l’année, on a même vu Bryan chanter le titre phare sur la scène américaine du Live Aid … Et puis c’est Bryan Adams avec Bonnie Tyler pour une télé, Bryan Adams avec les Mötley Crüe sur un titre de leur nouvel album, avec Roger Daltrey, le chanteur des Who ou encore deux titres devant le mur de Berlin dans la version all stars de The Wall, aux côtés des Scorpions et de Cindy Lauper. <br /><br />Ah, j’allais oublier l’essentiel : Bryan Adams ne peut désormais plus rentrer tout son public dans la salle de Forest National, il faut bien les 60.000 places debout à Werchter pour l’accueillir en 1988. Si vous y étiez, vos cris et vos applaudissements sont gravés pour l’éternité sur son Live! Live! Live! qui sort l’année suivante. Car quel meilleur public pour un enregistrement à destination de la planète qu’une bonne foule belge à l’aube de l’été ... Summer of 69. Oui, c’est une grande histoire qui ne se dément pas entre Bryan Adams et nous, les Belges, comme en témoigne l’accueil réservé à ce single, c’était à la fin du siècle et on n’en avait pas encore eu tout notre soûl.]]></itunes:summary><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/82756149911c6383b646bbccf57203c2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bryan Adams Story (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bryan-adams-story-episode-4--61307677</link><description><![CDATA[Chez A&amp;M Records, au début des années 80, où on a tout oublié du disco, pensez donc, ils vendent à présent des millions d’albums avec The Police et Human League, on en est sûr, on tient le poulain idéal, celui qui va leur donner le tiercé dans l’ordre à un moment ou l’autre. En plus, il écrit lui-même ses chansons, ce qui chez les chanteurs pop est assez rare, car c’est du boulot, de chercher des titres pour eux  et de ménager les susceptibilités, j’aime pas, je ne chante pas ça, mais si, je te jure, ça va faire un tube.<br /><br />Et le voilà, début 1983, le beau gosse en blouson de cuir, guitare à la main, en noir et blanc dans une attitude qui attire le regard sur son nouveau 33 Tours. On a déjà compris de quoi il retourne avant de mettre le disque sur la platine et on n’est pas déçu. Deux hits américains dont un est repris la même année par Bonnie Tyler en face B de son Total eclipse of the heart. <br /><br />A ce stade, quand on a une certaine expérience dans le milieu du disque, on sait que la pression est maximale, qu’on se trouve sur la marche juste avant la montée au ciel. Et comme dans les années 80, on sort un album tous les ans au risque de se faire oublier, on n’a pas longtemps à attendre ; en novembre 1984 sort Reckless, un 30 cm avec une pochette en noir et blanc, comme le précédent, mais avec un portrait plein cadre, histoire de ne pas le rater. 38 minutes, six tubes, la recette idéale pour aller gratter le sommet des ventes, il faut ça en pleine Thriller, Madonna et Prince mania.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61307677</guid><pubDate>Thu, 12 Sep 2024 08:29:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61307677/299888_bryan_adams_story_episode_4.mp3" length="6369666" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Chez A&amp;amp;M Records, au début des années 80, où on a tout oublié du disco, pensez donc, ils vendent à présent des millions d’albums avec The Police et Human League, on en est sûr, on tient le poulain idéal, celui qui va leur donner le tiercé dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Chez A&amp;M Records, au début des années 80, où on a tout oublié du disco, pensez donc, ils vendent à présent des millions d’albums avec The Police et Human League, on en est sûr, on tient le poulain idéal, celui qui va leur donner le tiercé dans l’ordre à un moment ou l’autre. En plus, il écrit lui-même ses chansons, ce qui chez les chanteurs pop est assez rare, car c’est du boulot, de chercher des titres pour eux  et de ménager les susceptibilités, j’aime pas, je ne chante pas ça, mais si, je te jure, ça va faire un tube.<br /><br />Et le voilà, début 1983, le beau gosse en blouson de cuir, guitare à la main, en noir et blanc dans une attitude qui attire le regard sur son nouveau 33 Tours. On a déjà compris de quoi il retourne avant de mettre le disque sur la platine et on n’est pas déçu. Deux hits américains dont un est repris la même année par Bonnie Tyler en face B de son Total eclipse of the heart. <br /><br />A ce stade, quand on a une certaine expérience dans le milieu du disque, on sait que la pression est maximale, qu’on se trouve sur la marche juste avant la montée au ciel. Et comme dans les années 80, on sort un album tous les ans au risque de se faire oublier, on n’a pas longtemps à attendre ; en novembre 1984 sort Reckless, un 30 cm avec une pochette en noir et blanc, comme le précédent, mais avec un portrait plein cadre, histoire de ne pas le rater. 38 minutes, six tubes, la recette idéale pour aller gratter le sommet des ventes, il faut ça en pleine Thriller, Madonna et Prince mania.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>266</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2a2b910fe83ab2ee536489a7f7cbd88f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bryan Adams Story (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bryan-adams-story-episode-3--61307644</link><description><![CDATA[En 1978, Bryan Adams s'associe avec Jim Vallance qui, lui aussi, vient de quitter son groupe. C’est ainsi qu’ils feront chanter dans les années 80 et 90 des Tina Turner (It’s only love), Bonnie Tyler (Straight from the heart), Kiss (Rock and roll Hell) et aussi notre Johnny Hallyday (Rough Town). Mais n’anticipons pas, nous ne sommes qu’en 1978 et voici Bryan Adams, 19 ans, faisant le tour des maisons de disques avec sur son CV un N°99 au Billboard américain et une cassette de chansons qu’il a écrites avec Jim Vallance et enregistrées en démo dans son home studio. Et le croyez-vous, il ne doit pas attendre longtemps pour tomber dans l’oreille d’un gars de chez A&amp;M Records. Génial, c’est eux qui ont Cat Stevens, Free, Procol Harum, George Harrison et même les Sex Pistols. <br /><br />Mais bon, ils veulent commencer par une chanson qu’ils vont remixer en disco. Tout ce qui sort dans le genre marche, vous savez, ils ont tous la fièvre du samedi soir. Et après avoir reçu une avance sur royalties de 1 dollar, voici la chanson qui sort cette année-là, en 45 et bien sûr maxi 45 Tours. Si vous ne reconnaissez pas la voix de Bryan, c’est normal, elle a été picthée en studio, c’est-à-dire accélérée à 122 BPM pour coller au rythme disco. Cela nous vaut un petit tube mais surtout un pied dans la porte de la grande firme de disques qui va éditer ses albums mais aussi cette chanson, 15 ans plus tard, un trio avec Rod Stewart et Sting, qu’on n’est pas prêt d’oublier.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61307644</guid><pubDate>Wed, 11 Sep 2024 08:18:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61307644/299884_bryan_adams_story_episode_3.mp3" length="4874370" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1978, Bryan Adams s'associe avec Jim Vallance qui, lui aussi, vient de quitter son groupe. C’est ainsi qu’ils feront chanter dans les années 80 et 90 des Tina Turner (It’s only love), Bonnie Tyler (Straight from the heart), Kiss (Rock and roll...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1978, Bryan Adams s'associe avec Jim Vallance qui, lui aussi, vient de quitter son groupe. C’est ainsi qu’ils feront chanter dans les années 80 et 90 des Tina Turner (It’s only love), Bonnie Tyler (Straight from the heart), Kiss (Rock and roll Hell) et aussi notre Johnny Hallyday (Rough Town). Mais n’anticipons pas, nous ne sommes qu’en 1978 et voici Bryan Adams, 19 ans, faisant le tour des maisons de disques avec sur son CV un N°99 au Billboard américain et une cassette de chansons qu’il a écrites avec Jim Vallance et enregistrées en démo dans son home studio. Et le croyez-vous, il ne doit pas attendre longtemps pour tomber dans l’oreille d’un gars de chez A&amp;M Records. Génial, c’est eux qui ont Cat Stevens, Free, Procol Harum, George Harrison et même les Sex Pistols. <br /><br />Mais bon, ils veulent commencer par une chanson qu’ils vont remixer en disco. Tout ce qui sort dans le genre marche, vous savez, ils ont tous la fièvre du samedi soir. Et après avoir reçu une avance sur royalties de 1 dollar, voici la chanson qui sort cette année-là, en 45 et bien sûr maxi 45 Tours. Si vous ne reconnaissez pas la voix de Bryan, c’est normal, elle a été picthée en studio, c’est-à-dire accélérée à 122 BPM pour coller au rythme disco. Cela nous vaut un petit tube mais surtout un pied dans la porte de la grande firme de disques qui va éditer ses albums mais aussi cette chanson, 15 ans plus tard, un trio avec Rod Stewart et Sting, qu’on n’est pas prêt d’oublier.]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2a2b910fe83ab2ee536489a7f7cbd88f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bryan Adams Story (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bryan-adams-story-episode-2--61307560</link><description><![CDATA[Le jeune Bryan Adams se voit bien devenir le prochain Frampton, qu’est-ce qu’il peut écouter l’album live d’Humble Pie, il se voit sur la scène du déjà légendaire Fillmore à New York, en guitar hero, admiré par toute la salle pour ses prouesses. Bryan vit à la guitare à la main. Il faut dire que c’est un instrument incroyable pour communiquer avec les filles, pas besoin de baratin, d’aborder un groupe et leurs rires moqueurs, il suffit de jouer et elles arrivent, et ça fait tout de suite un sujet de conversation pour briser la glace.<br /><br />De là au groupe d’école, il n’y a qu’un pas que Bryan a vite franchi. Le groupe s'appelle Shock, quoique très vite, Bryan abandonne l’école pour ne se consacrer qu’à la guitare et au piano qu’il a d’ailleurs acheté avec le budget scolaire que ses parents avaient prévu. Alors, revers de la médaille, Bryan travaille dans un grand magasin de nourriture pour animaux puis plus tard il fera la plonge dans un restaurant, comme avant lui, Jacques Brel et Aznavour, tiens. C’est le prix à payer pour vivre sa passion, payer son loyer et bien sûr, les billets de concerts, même s’ils ne coûtent pas bien chers à l’époque, pour Led Zeppelin, Elton John ou Tina Turner.<br /><br />Sa mère s’étant établie à Vancouver, laissant le père Adams voyager autour de la planète, Bryan, 15 ans, se fait un nom dans le métier en chantant lors de sessions studios dans cette ville moderne, proche des Etats-Unis. C’est ainsi qu’un an plus tard, il intègre le groupe canadien glam rock genre T Rex, Sweeney Todd, mais qui est alors N°1 et dont le chanteur vient de se faire la malle. <br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61307560</guid><pubDate>Tue, 10 Sep 2024 07:11:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61307560/299881_bryan_adams_story_episode_2.mp3" length="4751772" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le jeune Bryan Adams se voit bien devenir le prochain Frampton, qu’est-ce qu’il peut écouter l’album live d’Humble Pie, il se voit sur la scène du déjà légendaire Fillmore à New York, en guitar hero, admiré par toute la salle pour ses prouesses. Bryan...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le jeune Bryan Adams se voit bien devenir le prochain Frampton, qu’est-ce qu’il peut écouter l’album live d’Humble Pie, il se voit sur la scène du déjà légendaire Fillmore à New York, en guitar hero, admiré par toute la salle pour ses prouesses. Bryan vit à la guitare à la main. Il faut dire que c’est un instrument incroyable pour communiquer avec les filles, pas besoin de baratin, d’aborder un groupe et leurs rires moqueurs, il suffit de jouer et elles arrivent, et ça fait tout de suite un sujet de conversation pour briser la glace.<br /><br />De là au groupe d’école, il n’y a qu’un pas que Bryan a vite franchi. Le groupe s'appelle Shock, quoique très vite, Bryan abandonne l’école pour ne se consacrer qu’à la guitare et au piano qu’il a d’ailleurs acheté avec le budget scolaire que ses parents avaient prévu. Alors, revers de la médaille, Bryan travaille dans un grand magasin de nourriture pour animaux puis plus tard il fera la plonge dans un restaurant, comme avant lui, Jacques Brel et Aznavour, tiens. C’est le prix à payer pour vivre sa passion, payer son loyer et bien sûr, les billets de concerts, même s’ils ne coûtent pas bien chers à l’époque, pour Led Zeppelin, Elton John ou Tina Turner.<br /><br />Sa mère s’étant établie à Vancouver, laissant le père Adams voyager autour de la planète, Bryan, 15 ans, se fait un nom dans le métier en chantant lors de sessions studios dans cette ville moderne, proche des Etats-Unis. C’est ainsi qu’un an plus tard, il intègre le groupe canadien glam rock genre T Rex, Sweeney Todd, mais qui est alors N°1 et dont le chanteur vient de se faire la malle. <br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/82756149911c6383b646bbccf57203c2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Bryan Adams Story (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/bryan-adams-story-episode-1--61307525</link><description><![CDATA[Si Bryan Adams vient du Canada, on ignore que ses parents sont de purs britanniques. De pas très loin d’ici, Plymouth, magnifique cité balnéaire, grand port du sud de l’Angleterre à l’entrée de la Manche, qui a vu partir le Titanic et débarquer Charlie Chaplin en triomphe quelques années plus tard. Et bien c’est de là que le père Adams, militaire gradé de l’armée de Sa Majesté a quitté son pays avec femme et enfants pour un poste au Canada. Né à Kingston, dans la province d’Ontario, au Canada, bien sûr, entre Montréal et Toronto, Bryan a suivi son père au fil de ses affectations militaires et diplomatiques à Lisbonne, Vienne ou Tel Aviv. Il en a vu du pays, il en a fréquenté des écoles différentes, ce qui, on l’a vu notamment avec Jim Morrison des Doors, ne favorise pas l’attachement des adolescents au programme scolaire. On ne s’étonnera pas que Bryan consacre la somme que ses parents ont économisée pour ses études supérieures, à l’achat d’un piano. Dois-je préciser qu’il joue déjà de la guitare dans des groupes locaux, la musique est, elle au moins, un lieu universel dans lequel tous les jeunes se retrouvent. Et c’est justement le thème de cette chanson, son premier grand tube international : retour à l’année 1969, celle de sa première guitare, l’époque de son premier groupe, celle où on croit que les grandes vacances ne finiront jamais.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61307525</guid><pubDate>Mon, 09 Sep 2024 08:47:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61307525/299878_bryan_adams_story_episode_1.mp3" length="4879547" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si Bryan Adams vient du Canada, on ignore que ses parents sont de purs britanniques. De pas très loin d’ici, Plymouth, magnifique cité balnéaire, grand port du sud de l’Angleterre à l’entrée de la Manche, qui a vu partir le Titanic et débarquer...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si Bryan Adams vient du Canada, on ignore que ses parents sont de purs britanniques. De pas très loin d’ici, Plymouth, magnifique cité balnéaire, grand port du sud de l’Angleterre à l’entrée de la Manche, qui a vu partir le Titanic et débarquer Charlie Chaplin en triomphe quelques années plus tard. Et bien c’est de là que le père Adams, militaire gradé de l’armée de Sa Majesté a quitté son pays avec femme et enfants pour un poste au Canada. Né à Kingston, dans la province d’Ontario, au Canada, bien sûr, entre Montréal et Toronto, Bryan a suivi son père au fil de ses affectations militaires et diplomatiques à Lisbonne, Vienne ou Tel Aviv. Il en a vu du pays, il en a fréquenté des écoles différentes, ce qui, on l’a vu notamment avec Jim Morrison des Doors, ne favorise pas l’attachement des adolescents au programme scolaire. On ne s’étonnera pas que Bryan consacre la somme que ses parents ont économisée pour ses études supérieures, à l’achat d’un piano. Dois-je préciser qu’il joue déjà de la guitare dans des groupes locaux, la musique est, elle au moins, un lieu universel dans lequel tous les jeunes se retrouvent. Et c’est justement le thème de cette chanson, son premier grand tube international : retour à l’année 1969, celle de sa première guitare, l’époque de son premier groupe, celle où on croit que les grandes vacances ne finiront jamais.]]></itunes:summary><itunes:duration>203</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/82756149911c6383b646bbccf57203c2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Synchronicity le dernier album de Police (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/synchronicity-le-dernier-album-de-police-episode-5--61251024</link><description><![CDATA[Au cours de la tournée Synchronicity, il s’est passé un truc dans la tête de Sting quand il s’est retrouvé sur la scène du Shea Stadium, là où les Beatles avaient en 1965 une nouvelle fois écrit l’Histoire en réunissant 56.000 fans pour un concert. On n’avait jamais vu ça, le record allait tenir dix ans, et le concert était filmé pour la télé, alors les images avaient marqué les esprits. Et ce truc dans la tête de Sting face à ces 70.000 fans car cette fois, le public est autorisé sur le terrain, c’est un mot : Everest ! Ça y est : il a atteint le sommet. Il n’y a pas plus haut.<br /><br />Et quand l’alpiniste est au sommet, que fait-il ? Ben, il redescend et le lendemain, il doit passer à autre chose. Alors non, il n’est pas question de fin pour The Police mais d’une nouvelle pause pour Sting, Copeland et Stewart, comme au terme de la précédente tournée. Sauf que cette fois, elle ne va pas durer trois mois mais plus. Ils ont tous les trois beaucoup de projets, surtout Sting, au cinéma particulièrement, et le cinéma, ça prend du temps. Tant et si bien que nous nous revoyons devant notre télé le 13 juillet 1985, ne comprenant pas pourquoi Sting est seul, avec Phil Collins, au Live Aid, en train de chanter du Police : même si c’est génial, pourquoi ne joue-t-il pas avec ses deux compères ? Ils sont les plus grands !<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61251024</guid><pubDate>Sat, 07 Sep 2024 09:09:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61251024/299483_synchronicity_le_dernier_album_de_police_episode_5.mp3" length="7824724" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cours de la tournée Synchronicity, il s’est passé un truc dans la tête de Sting quand il s’est retrouvé sur la scène du Shea Stadium, là où les Beatles avaient en 1965 une nouvelle fois écrit l’Histoire en réunissant 56.000 fans pour un concert. On...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cours de la tournée Synchronicity, il s’est passé un truc dans la tête de Sting quand il s’est retrouvé sur la scène du Shea Stadium, là où les Beatles avaient en 1965 une nouvelle fois écrit l’Histoire en réunissant 56.000 fans pour un concert. On n’avait jamais vu ça, le record allait tenir dix ans, et le concert était filmé pour la télé, alors les images avaient marqué les esprits. Et ce truc dans la tête de Sting face à ces 70.000 fans car cette fois, le public est autorisé sur le terrain, c’est un mot : Everest ! Ça y est : il a atteint le sommet. Il n’y a pas plus haut.<br /><br />Et quand l’alpiniste est au sommet, que fait-il ? Ben, il redescend et le lendemain, il doit passer à autre chose. Alors non, il n’est pas question de fin pour The Police mais d’une nouvelle pause pour Sting, Copeland et Stewart, comme au terme de la précédente tournée. Sauf que cette fois, elle ne va pas durer trois mois mais plus. Ils ont tous les trois beaucoup de projets, surtout Sting, au cinéma particulièrement, et le cinéma, ça prend du temps. Tant et si bien que nous nous revoyons devant notre télé le 13 juillet 1985, ne comprenant pas pourquoi Sting est seul, avec Phil Collins, au Live Aid, en train de chanter du Police : même si c’est génial, pourquoi ne joue-t-il pas avec ses deux compères ? Ils sont les plus grands !<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>490</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/eb61e43066a81692548ae509eda6b69a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Synchronicity le dernier album de Police (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/synchronicity-le-dernier-album-de-police-episode-4--61250873</link><description><![CDATA[Au milieu des années The Police est un des rares groupes à faire l'unanimité car il faut bien en convenir, voilà des gars qui ont trouvé un public énorme en faisant du rock et rien que du rock. Et qui pour arriver au sommet du showbiz, n’ont pas vendu leur chemise à l’industrie du disque. Car il faut bien dire une chose : leur album Synchronicity est tout sauf commercial. Même les singles que tout le monde s’arrache ne sont pas formatés pour passer à la radio. Et que dire du reste des morceaux : mes enfants, c’est sans concession. Et malgré ça, au magasin de disques où je jobbe à Louvain-La-Neuve, c’est un défilé qui va durer près de deux ans. Vous avez le nouvel album de Police ? Non, peut-être ! Et quand on recroise plus tard ceux qui l’ont acheté, ils en parlent avec des étoiles dans les yeux. Fini les rythmes reggae et ska qui ont fait leur popularité, il y a beaucoup de jazz, de world music et de musique expérimentale façon Bowie dans ces nouvelles chansons mais pas grave. C’est d’ailleurs la logique des choses dans les années 80. On n’est pas au XXI° siècle où pour réussir il faut faire pareil que le voisin ; en 1983, si tu veux qu’on parle de toi, qu’on te remarque, que tu t’appelles Queen, Prince ou The Clash, tu dois faire ce que personne n’a fait avant toi. <br /><br />Alors on a rêvé en écoutant Tea in the Sahara et on est allé acheter le fameux roman de Paul Bowles dont Sting s’est inspiré et qui sera bientôt incarné par John Malkovich et Debra Winger ... <br /><br />Qui aurait pu dire alors que Sting, Stewart Copeland et Andy Summers avaient atteint le point de non retour. Tout était si parfait dans leur musique.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61250873</guid><pubDate>Fri, 06 Sep 2024 12:01:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61250873/299476_synchronicity_le_dernier_album_de_police_episode_4.mp3" length="7427245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au milieu des années The Police est un des rares groupes à faire l'unanimité car il faut bien en convenir, voilà des gars qui ont trouvé un public énorme en faisant du rock et rien que du rock. Et qui pour arriver au sommet du showbiz, n’ont pas vendu...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au milieu des années The Police est un des rares groupes à faire l'unanimité car il faut bien en convenir, voilà des gars qui ont trouvé un public énorme en faisant du rock et rien que du rock. Et qui pour arriver au sommet du showbiz, n’ont pas vendu leur chemise à l’industrie du disque. Car il faut bien dire une chose : leur album Synchronicity est tout sauf commercial. Même les singles que tout le monde s’arrache ne sont pas formatés pour passer à la radio. Et que dire du reste des morceaux : mes enfants, c’est sans concession. Et malgré ça, au magasin de disques où je jobbe à Louvain-La-Neuve, c’est un défilé qui va durer près de deux ans. Vous avez le nouvel album de Police ? Non, peut-être ! Et quand on recroise plus tard ceux qui l’ont acheté, ils en parlent avec des étoiles dans les yeux. Fini les rythmes reggae et ska qui ont fait leur popularité, il y a beaucoup de jazz, de world music et de musique expérimentale façon Bowie dans ces nouvelles chansons mais pas grave. C’est d’ailleurs la logique des choses dans les années 80. On n’est pas au XXI° siècle où pour réussir il faut faire pareil que le voisin ; en 1983, si tu veux qu’on parle de toi, qu’on te remarque, que tu t’appelles Queen, Prince ou The Clash, tu dois faire ce que personne n’a fait avant toi. <br /><br />Alors on a rêvé en écoutant Tea in the Sahara et on est allé acheter le fameux roman de Paul Bowles dont Sting s’est inspiré et qui sera bientôt incarné par John Malkovich et Debra Winger ... <br /><br />Qui aurait pu dire alors que Sting, Stewart Copeland et Andy Summers avaient atteint le point de non retour. Tout était si parfait dans leur musique.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>465</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/935fa8f3109cd847729a78196a673927.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Synchronicity le dernier album de Police (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/synchronicity-le-dernier-album-de-police-episode-3--61250832</link><description><![CDATA[En 1983, Police nous fait encore courir, nous les fans belges. Ils ne seront finalement venus jouer qu’une seule fois à Forest National, en 1980 ; depuis on doit courir à chaque tournée, jusque Rotterdam, Cologne ou Paris pour les voir sur scène. Mais on ne les boude pas pour autant, c’est le défilé dans les magasins de disques à la sortie de chaque single, comme c’est le cas depuis cinq ans à présent.<br /><br />Alors on se souvient de la sortie de l’album Synchronicity, en pleine session d’examens. Les piles de 33 Tours dans les bacs, les présentoirs, les montages dans les vitrines, à Bruxelles, Namur, Liège ou sur les marchés, on est très peu à avoir acheté le CD. Et donc on a vite pris le disque, payé le prix exorbitant qui nous coûte le budget de la semaine voire plus, pour aller l’écouter à la maison, dans notre chambre. Ah on n’a pas tous le même souvenir de la pochette. Pourquoi ? Parce qu’il y en a eu 36 versions, mais vraiment 36. <br /><br />Ce qui change 36 fois : l’ordre des trois bandes de couleurs qui surlignent les montages photos, du Noir et blanc, et bien sûr, les photos des trois musiciens. Et oui, c’est ça qui aurait dû nous sauter aux yeux, il n’y a pas de photo des trois membres de Police ensemble, comme sur les précédents. C’est tellement ça, finalement, Synchronicity, trois gars qui ne peuvent plus bosser ensemble mais y sont arrivés par miracle.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61250832</guid><pubDate>Thu, 05 Sep 2024 11:53:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61250832/299473_synchronicity_le_dernier_album_de_police_episode_3.mp3" length="8553227" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1983, Police nous fait encore courir, nous les fans belges. Ils ne seront finalement venus jouer qu’une seule fois à Forest National, en 1980 ; depuis on doit courir à chaque tournée, jusque Rotterdam, Cologne ou Paris pour les voir sur scène. Mais...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1983, Police nous fait encore courir, nous les fans belges. Ils ne seront finalement venus jouer qu’une seule fois à Forest National, en 1980 ; depuis on doit courir à chaque tournée, jusque Rotterdam, Cologne ou Paris pour les voir sur scène. Mais on ne les boude pas pour autant, c’est le défilé dans les magasins de disques à la sortie de chaque single, comme c’est le cas depuis cinq ans à présent.<br /><br />Alors on se souvient de la sortie de l’album Synchronicity, en pleine session d’examens. Les piles de 33 Tours dans les bacs, les présentoirs, les montages dans les vitrines, à Bruxelles, Namur, Liège ou sur les marchés, on est très peu à avoir acheté le CD. Et donc on a vite pris le disque, payé le prix exorbitant qui nous coûte le budget de la semaine voire plus, pour aller l’écouter à la maison, dans notre chambre. Ah on n’a pas tous le même souvenir de la pochette. Pourquoi ? Parce qu’il y en a eu 36 versions, mais vraiment 36. <br /><br />Ce qui change 36 fois : l’ordre des trois bandes de couleurs qui surlignent les montages photos, du Noir et blanc, et bien sûr, les photos des trois musiciens. Et oui, c’est ça qui aurait dû nous sauter aux yeux, il n’y a pas de photo des trois membres de Police ensemble, comme sur les précédents. C’est tellement ça, finalement, Synchronicity, trois gars qui ne peuvent plus bosser ensemble mais y sont arrivés par miracle.]]></itunes:summary><itunes:duration>535</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cafbc89a939428689a2114350760583b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Synchronicity le dernier album de Police (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/synchronicity-le-dernier-album-de-police-episode-2--61250797</link><description><![CDATA[Fin 1982, Summers, Copeland et Sting ont bien fait de revenir enregistrer à Montserrat. C’est vrai qu’ils ont un temps songé aller à Stockholm dans le studio de Abba, là où Phil Collins vient de travailler avec Frida, quel son ! Mais la perspective du soleil, de la mer et du ski nautique est plus engageante pour les membres de Police pour supporter le fait de devoir travailler ensemble. D’une part les engueulades entre Stewart Copeland, le batteur et leader de Police, ne l’oublions pas, c’est LUI qui a fondé le groupe, c’est par lui et ses deux frères que le succès est arrivé, et d’autre part, les problèmes psychologiques de Sting, sont terribles. Demandez au producteur Hugh Padgham et aux ingénieurs du sons, c’est eux qui ont déjà dû subir ça lors du précédent album de Police, Ghost in the machine. Voilà un titre étrange, qui nous avait bien étonnés d’ailleurs, nous les fans, habitués aux titres latinos des trois premiers albums. On ignorait bien sûr que Sting est un grand bouffeur de bouquins et que Ghost in the Machine est le titre d’un livre d’Arthur Koestler, un auteur philosophe qui s’intéresse beaucoup à la psychiatrie. Et justement, Sting est en train de suivre une thérapie avec un disciple de Carl Jung, sans doute la raison pour laquelle on le voit photographié sur la pochette de ce nouvel album qui va sortir, avec en mains, un ouvrage de Carl Jung intitulé Synchronicity.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61250797</guid><pubDate>Wed, 04 Sep 2024 09:44:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61250797/299470_synchronicity_le_dernier_album_de_police_episode_2.mp3" length="7680946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin 1982, Summers, Copeland et Sting ont bien fait de revenir enregistrer à Montserrat. C’est vrai qu’ils ont un temps songé aller à Stockholm dans le studio de Abba, là où Phil Collins vient de travailler avec Frida, quel son ! Mais la perspective du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin 1982, Summers, Copeland et Sting ont bien fait de revenir enregistrer à Montserrat. C’est vrai qu’ils ont un temps songé aller à Stockholm dans le studio de Abba, là où Phil Collins vient de travailler avec Frida, quel son ! Mais la perspective du soleil, de la mer et du ski nautique est plus engageante pour les membres de Police pour supporter le fait de devoir travailler ensemble. D’une part les engueulades entre Stewart Copeland, le batteur et leader de Police, ne l’oublions pas, c’est LUI qui a fondé le groupe, c’est par lui et ses deux frères que le succès est arrivé, et d’autre part, les problèmes psychologiques de Sting, sont terribles. Demandez au producteur Hugh Padgham et aux ingénieurs du sons, c’est eux qui ont déjà dû subir ça lors du précédent album de Police, Ghost in the machine. Voilà un titre étrange, qui nous avait bien étonnés d’ailleurs, nous les fans, habitués aux titres latinos des trois premiers albums. On ignorait bien sûr que Sting est un grand bouffeur de bouquins et que Ghost in the Machine est le titre d’un livre d’Arthur Koestler, un auteur philosophe qui s’intéresse beaucoup à la psychiatrie. Et justement, Sting est en train de suivre une thérapie avec un disciple de Carl Jung, sans doute la raison pour laquelle on le voit photographié sur la pochette de ce nouvel album qui va sortir, avec en mains, un ouvrage de Carl Jung intitulé Synchronicity.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/59de561bf805aad370a2d98f32c3e456.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Synchronicity le dernier album de Police (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/synchronicity-le-dernier-album-de-police-episode-1--61250756</link><description><![CDATA[Fin septembre 1982, Andy Summers, Stewart Copeland et Sting décident de faire un break. Ils viennent en effet d’aligner quatre années saturées d’enregistrements, de tournées promo et concerts incessants avec leur groupe, The Police. C’est magnifique ce qui leur est arrivé : être devenus des rockstars confirmées qui jouent dans des salles de 10 à 20.000 places durant toute une année, alors qu’ils venaient de nulle part, alors qu’ils avaient erré si longtemps dans l’antichambre de la célébrité chacun de leur côté. Ils s’étaient trouvés en jouant une musique qui au départ n’était pas la leur, un mélange de punk rock et de reggae, et ça avait été l’explosion. Avec la reconnaissance, en l’espace de quatre ans, quatre albums, ils ont réussi à garder leur public en ajoutant de plus en plus d'eux-mêmes dans leur musique. C’est vrai, il n’y a pas grand chose de commun entre le rock furieux de Roxanne et leur dernier succès.<br /><br />Alors en cet automne 82, chacun part trois mois de son côté, Sting tourne un film, Summers enregistre un album de duo avec Robert Fripp, l’âme du groupe King Crimson, tandis que Copeland compose pour le réalisateur Francis Ford Coppola. Voilà encore de quoi ouvrir les horizons musicaux de Police quand ils se retrouveront en studio. Un retour qui est toutefois difficile : ils enregistrent en live mais chacun dans une pièce différente avec Copeland et Sting qui n’arrêtent pas de s’engueuler, alors on envoie les deux autres faire du ski nautique tandis qu’on travaille le mix et les overdubs avec le troisième.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61250756</guid><pubDate>Tue, 03 Sep 2024 11:43:59 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61250756/299467_synchronicity_le_dernier_album_de_police_episode_1.mp3" length="7464019" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin septembre 1982, Andy Summers, Stewart Copeland et Sting décident de faire un break. Ils viennent en effet d’aligner quatre années saturées d’enregistrements, de tournées promo et concerts incessants avec leur groupe, The Police. C’est magnifique...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin septembre 1982, Andy Summers, Stewart Copeland et Sting décident de faire un break. Ils viennent en effet d’aligner quatre années saturées d’enregistrements, de tournées promo et concerts incessants avec leur groupe, The Police. C’est magnifique ce qui leur est arrivé : être devenus des rockstars confirmées qui jouent dans des salles de 10 à 20.000 places durant toute une année, alors qu’ils venaient de nulle part, alors qu’ils avaient erré si longtemps dans l’antichambre de la célébrité chacun de leur côté. Ils s’étaient trouvés en jouant une musique qui au départ n’était pas la leur, un mélange de punk rock et de reggae, et ça avait été l’explosion. Avec la reconnaissance, en l’espace de quatre ans, quatre albums, ils ont réussi à garder leur public en ajoutant de plus en plus d'eux-mêmes dans leur musique. C’est vrai, il n’y a pas grand chose de commun entre le rock furieux de Roxanne et leur dernier succès.<br /><br />Alors en cet automne 82, chacun part trois mois de son côté, Sting tourne un film, Summers enregistre un album de duo avec Robert Fripp, l’âme du groupe King Crimson, tandis que Copeland compose pour le réalisateur Francis Ford Coppola. Voilà encore de quoi ouvrir les horizons musicaux de Police quand ils se retrouveront en studio. Un retour qui est toutefois difficile : ils enregistrent en live mais chacun dans une pièce différente avec Copeland et Sting qui n’arrêtent pas de s’engueuler, alors on envoie les deux autres faire du ski nautique tandis qu’on travaille le mix et les overdubs avec le troisième.]]></itunes:summary><itunes:duration>467</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5d85fab591b695adaf6ad98b139af79a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatlemania (Episode 5) : les studios d'Hollywood et l'Hollywood Bowl</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatlemania-episode-5-les-studios-d-hollywood-et-l-hollywood-bowl--61156818</link><description><![CDATA[23 août 1964, après leur concert à l’Hollywood Bowl de Los Angeles, les Beatles sont sonnés. Cela fait quelques mois qu’ils jouent en salles et à la télé sous les cris continus de leurs fans mais, ce soir, 17.000 fans, c’était vraiment trop. Heureusement qu’ils sont depuis des années les musiciens les plus rôdés et jouent dans des conditions parfois très difficiles, car ce soir, ils ne se sont même pas entendus les uns les autres. Allez-y, jouer sans retour, comme on dit. Ca ne les a pas empêchés de tout exécuter sans fausse note et parfaitement ensemble mais quand même, entre les morceaux, Paul se demande si ce public hystérique les entend, alors histoire de savoir s’il ne parle pas dans le vide, et surtout parce qu’il n’arrive plus à formuler un mot dans un tel vacarme, il leur pose la question et reçoit en réponse un mur de son.<br /><br />Alors, même s’ils ne jouent qu’une demi-heure, le standard à l’époque pour une tête d’affiche, ils sont éreintés par le volume sonore qu’ils viennent de subir. George Martin, leur producteur, voulait tirer de ce concert un album live, il a tout enregistré, mais après avoir écouté la bande, il dit qu’on ne peut rien en faire, c’est comme si on avait placé un moteur d’avion à réaction entre le micro et eux. Après une telle épreuve pour les nerfs et le corps, l’après concert demande décompression. Mais ce soir, comme souvent d’ailleurs, pas question. Les quatre n’ont que le temps d’enfiler un beau costume et de filer à une soirée dont Hollywood a le secret, un dîner caritatif où tous les convives ont payé cher et vilain pour en être. <br /><br />Dernière anecdote révélatrice : leur décoration par la Reine Elizabeth II. Ils sont impressionnés par le decorum de Buckingham Palace et par le protocole, tout aussi irréels que leur rencontre avec Elvis. La Reine est certes plus sympa que lui. D’ailleurs quand elle demande à John, s’ils ont beaucoup travaillé ces derniers temps, il ne sait plus. Alors il dit “Non, nous avons pris des vacances.” “M’enfin John, on vient d’enregistrer.” Il ne s’en rappelait pas. Il est clairement impossible de tenir un tel rythme de travail, de sollicitation et de folie. Regardez, ils ont plus été plus entourés par les personnes présentes que la Reine, elle-même. Non, vraiment, il faudra que les Beatles mettent bientôt fin à cette Beatlemania, mieux vaut en garder de bons souvenirs que des séquelles.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61156818</guid><pubDate>Fri, 30 Aug 2024 12:26:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61156818/298798_beatlemania_episode_5_les_studios_d_hollywood_et_l_hollywood_bowl.mp3" length="5529858" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>23 août 1964, après leur concert à l’Hollywood Bowl de Los Angeles, les Beatles sont sonnés. Cela fait quelques mois qu’ils jouent en salles et à la télé sous les cris continus de leurs fans mais, ce soir, 17.000 fans, c’était vraiment trop....</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[23 août 1964, après leur concert à l’Hollywood Bowl de Los Angeles, les Beatles sont sonnés. Cela fait quelques mois qu’ils jouent en salles et à la télé sous les cris continus de leurs fans mais, ce soir, 17.000 fans, c’était vraiment trop. Heureusement qu’ils sont depuis des années les musiciens les plus rôdés et jouent dans des conditions parfois très difficiles, car ce soir, ils ne se sont même pas entendus les uns les autres. Allez-y, jouer sans retour, comme on dit. Ca ne les a pas empêchés de tout exécuter sans fausse note et parfaitement ensemble mais quand même, entre les morceaux, Paul se demande si ce public hystérique les entend, alors histoire de savoir s’il ne parle pas dans le vide, et surtout parce qu’il n’arrive plus à formuler un mot dans un tel vacarme, il leur pose la question et reçoit en réponse un mur de son.<br /><br />Alors, même s’ils ne jouent qu’une demi-heure, le standard à l’époque pour une tête d’affiche, ils sont éreintés par le volume sonore qu’ils viennent de subir. George Martin, leur producteur, voulait tirer de ce concert un album live, il a tout enregistré, mais après avoir écouté la bande, il dit qu’on ne peut rien en faire, c’est comme si on avait placé un moteur d’avion à réaction entre le micro et eux. Après une telle épreuve pour les nerfs et le corps, l’après concert demande décompression. Mais ce soir, comme souvent d’ailleurs, pas question. Les quatre n’ont que le temps d’enfiler un beau costume et de filer à une soirée dont Hollywood a le secret, un dîner caritatif où tous les convives ont payé cher et vilain pour en être. <br /><br />Dernière anecdote révélatrice : leur décoration par la Reine Elizabeth II. Ils sont impressionnés par le decorum de Buckingham Palace et par le protocole, tout aussi irréels que leur rencontre avec Elvis. La Reine est certes plus sympa que lui. D’ailleurs quand elle demande à John, s’ils ont beaucoup travaillé ces derniers temps, il ne sait plus. Alors il dit “Non, nous avons pris des vacances.” “M’enfin John, on vient d’enregistrer.” Il ne s’en rappelait pas. Il est clairement impossible de tenir un tel rythme de travail, de sollicitation et de folie. Regardez, ils ont plus été plus entourés par les personnes présentes que la Reine, elle-même. Non, vraiment, il faudra que les Beatles mettent bientôt fin à cette Beatlemania, mieux vaut en garder de bons souvenirs que des séquelles.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cb3465cffad5918f258d303ce539bfb9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatlemania (Episode 4) ou le grand tourbillon : fans, businessmen, Elvis et Jayne Mansfield</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatlemania-episode-4-ou-le-grand-tourbillon-fans-businessmen-elvis-et-jayne-mansfield--61156521</link><description><![CDATA[Si en Grande-Bretagne, la tante Mimi, celle qui a élevé John Lennon, ne peut plus laisser sa porte de derrière ouverte, sous peine de retrouver la cuisine vidée de ses ustensiles, aux Etats-Unis, des hommes d’affaires ont décidé de vendre tous les artefacts possibles. Ils rachètent ainsi les draps et serviettes dans les hôtels pour les découper en morceaux et les accompagner d’un certificat attestant qu’un des quatre Beatles les a touchés. Tout se vend, y compris les restes de mousse à raser, l’eau de leur bain (et oui, les youtubeuses d’aujourd’hui n’ont rien inventé) et même l’air qu’ils ont respiré. Oui, le bizness des boîtes de souffle des Beatles cartonne.<br /><br />Il faut dire que les Américaines font mieux que les Britanniques. Si ces dernières se contentent de courir après les voitures et de poster des éclaireuses devant les maisons, appartements et bureaux pour avertir les autres de tout mouvement, les Américaines pratiquent l’intrusion. Dans les chambres d’hôtel, les bureaux, les loges. Un des rares documents filmés montrent ces filles qui arrivent à l’étage de leur hôtel à New York, par une porte de service. Elles se sont, bien entendu, débarrassées de leur manteau pour faire croire qu’elles sont des clientes mais elles ignorent que le management loue tout l’étage pour éviter les intrusions, et les problèmes de voisinage. Quand un vigile leur demande la clé de leur chambre, elles se font raccompagner à l’accueil.<br /><br />Les scènes de folie font place aux moments hautement recherchés par les photographes comme leur soirée privée avec Elvis Presley dans sa résidence de Los Angeles ou leur rencontre tumultueuse avec Jayne Mansfield, la star de La blonde et moi (The girl can't help it), le film qui avait lancé le rock'n'roll dans les années 50.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61156521</guid><pubDate>Thu, 29 Aug 2024 12:16:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61156521/298794_beatlemania_episode_4.mp3" length="5119170" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si en Grande-Bretagne, la tante Mimi, celle qui a élevé John Lennon, ne peut plus laisser sa porte de derrière ouverte, sous peine de retrouver la cuisine vidée de ses ustensiles, aux Etats-Unis, des hommes d’affaires ont décidé de vendre tous les...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si en Grande-Bretagne, la tante Mimi, celle qui a élevé John Lennon, ne peut plus laisser sa porte de derrière ouverte, sous peine de retrouver la cuisine vidée de ses ustensiles, aux Etats-Unis, des hommes d’affaires ont décidé de vendre tous les artefacts possibles. Ils rachètent ainsi les draps et serviettes dans les hôtels pour les découper en morceaux et les accompagner d’un certificat attestant qu’un des quatre Beatles les a touchés. Tout se vend, y compris les restes de mousse à raser, l’eau de leur bain (et oui, les youtubeuses d’aujourd’hui n’ont rien inventé) et même l’air qu’ils ont respiré. Oui, le bizness des boîtes de souffle des Beatles cartonne.<br /><br />Il faut dire que les Américaines font mieux que les Britanniques. Si ces dernières se contentent de courir après les voitures et de poster des éclaireuses devant les maisons, appartements et bureaux pour avertir les autres de tout mouvement, les Américaines pratiquent l’intrusion. Dans les chambres d’hôtel, les bureaux, les loges. Un des rares documents filmés montrent ces filles qui arrivent à l’étage de leur hôtel à New York, par une porte de service. Elles se sont, bien entendu, débarrassées de leur manteau pour faire croire qu’elles sont des clientes mais elles ignorent que le management loue tout l’étage pour éviter les intrusions, et les problèmes de voisinage. Quand un vigile leur demande la clé de leur chambre, elles se font raccompagner à l’accueil.<br /><br />Les scènes de folie font place aux moments hautement recherchés par les photographes comme leur soirée privée avec Elvis Presley dans sa résidence de Los Angeles ou leur rencontre tumultueuse avec Jayne Mansfield, la star de La blonde et moi (The girl can't help it), le film qui avait lancé le rock'n'roll dans les années 50.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>213</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c38febb4a7e759e683d17aa6edc12243.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatlemania (Episode 3) : 10 juillet 1964, les Beatles sont de retour à Liverpool</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatlemania-episode-3-10-juillet-1964-les-beatles-sont-de-retour-a-liverpool--61156447</link><description><![CDATA[Cela fait déjà quelques mois que les Beatles n’habitent plus Liverpool, quelques mois qu’ils ont délaissé le Cavern Club, la salle où ils ont joué des centaines de fois, pour l’Olympia de Paris, Carnegie Hall à New York ou le stade de Sydney. Tout s’est passé si vite. <br /><br />Et voilà que ce jour d’été, eux qui ont traîné leur misère dans les rues de cette ville, prié des patrons de café pour qu’ils les laissent jouer, oui, voilà que ces gamins devenus des hommes de vingt ans, reviennent chez eux en stars pour la projection de leur premier film. Et en tant qu’enfant du pays, ils savent que l’accueil pourrait très bien ne pas ressembler à l’hystérie de Londres ou de Miami; ils ont abandonné des gens qui pourraient leur en vouloir. Ils ont ainsi entendu dire qu’au Cavern Club, on ne voudrait plus jamais d’eux, et cela les a attristés.<br /><br />Car telle est la vie des Beatles, ce petit groupe d’ados de Liverpool qui avait espéré la reconnaissance du public pendant de longues années dans des rues trop étroites pour leurs rêves. Après de nombreuses galères dans leur région mais aussi les bars mal famés de Hambourg, voilà que cette célébrité leur tombe dessus. Et elle le fait d’une manière inédite : les voilà devenus non seulement les plus grandes stars qu’on ait jamais vues autour de la planète mais des modèles pour tous les autres musiciens à qui ils ouvrent des horizons musicaux insoupçonnés. Mais aussi des modèles pour toute une jeunesse pour qui ils représentent tout. On les imagine, ces jeunes, à Los Angeles, Paris, Bruxelles, couchés sur leur lit à écouter encore et encore leurs disques en regardant le plafond, ou mémorisant chaque mot, chaque détail de la pochette du disque. Alors, que vont faire leurs amis et public de public ? Les bouder ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61156447</guid><pubDate>Wed, 28 Aug 2024 12:06:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61156447/298788_beatlemania_episode_3_10_juillet_1964_les_beatles_sont_de_retour_a_liverpool.mp3" length="4745922" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait déjà quelques mois que les Beatles n’habitent plus Liverpool, quelques mois qu’ils ont délaissé le Cavern Club, la salle où ils ont joué des centaines de fois, pour l’Olympia de Paris, Carnegie Hall à New York ou le stade de Sydney. Tout...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait déjà quelques mois que les Beatles n’habitent plus Liverpool, quelques mois qu’ils ont délaissé le Cavern Club, la salle où ils ont joué des centaines de fois, pour l’Olympia de Paris, Carnegie Hall à New York ou le stade de Sydney. Tout s’est passé si vite. <br /><br />Et voilà que ce jour d’été, eux qui ont traîné leur misère dans les rues de cette ville, prié des patrons de café pour qu’ils les laissent jouer, oui, voilà que ces gamins devenus des hommes de vingt ans, reviennent chez eux en stars pour la projection de leur premier film. Et en tant qu’enfant du pays, ils savent que l’accueil pourrait très bien ne pas ressembler à l’hystérie de Londres ou de Miami; ils ont abandonné des gens qui pourraient leur en vouloir. Ils ont ainsi entendu dire qu’au Cavern Club, on ne voudrait plus jamais d’eux, et cela les a attristés.<br /><br />Car telle est la vie des Beatles, ce petit groupe d’ados de Liverpool qui avait espéré la reconnaissance du public pendant de longues années dans des rues trop étroites pour leurs rêves. Après de nombreuses galères dans leur région mais aussi les bars mal famés de Hambourg, voilà que cette célébrité leur tombe dessus. Et elle le fait d’une manière inédite : les voilà devenus non seulement les plus grandes stars qu’on ait jamais vues autour de la planète mais des modèles pour tous les autres musiciens à qui ils ouvrent des horizons musicaux insoupçonnés. Mais aussi des modèles pour toute une jeunesse pour qui ils représentent tout. On les imagine, ces jeunes, à Los Angeles, Paris, Bruxelles, couchés sur leur lit à écouter encore et encore leurs disques en regardant le plafond, ou mémorisant chaque mot, chaque détail de la pochette du disque. Alors, que vont faire leurs amis et public de public ? Les bouder ?]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d49fab53a4c8e8754f2c557e953151.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatlemania (Episode 2) : février 1964, les Beatles débarquent aux USA</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatlemania-episode-2-fevrier-1964-les-beatles-debarquent-aux-usa--61156403</link><description><![CDATA[Des Anglais N°1 aux USA, c’est tout simplement improbable : tous les Britanniques y compris les plus sceptiques, ceux qui détestaient leurs longs cheveux et leurs cris, tous sont désormais leurs supporters, tout le pays est avec eux. Mais tout en admiration qu’ils soient, qui pourrait imaginer ce qui va se passer, là-bas, dès leur arrivée. Car autant l’accueil en France a été enthousiaste mais pas tumultueux, autant les jeunes Américaines, elles, se sont mises au diapason des Anglaises. Elles sont des milliers à les attendre à l’aéroport, à hurler leur nom, celui de chacun d’eux, agiter des banderoles. Et fait nouveau, cette folie semble aussi concerner les garçons, ce qui n’est pas le cas en Grande-Bretagne. Ne repartez jamais, s’il vous plaît, crie un gars alors qu’ils entrent dans l’aéroport. <br /><br />Et s'il est vrai que cette affluence est le résultat d’une incroyable campagne de promotion d’une armée d’agents de presse, aucun d’eux n’aurait pu prévoir ce qui va se passer, à commencer par la conférence de presse organisée dans un salon de l’aéroport sous la pression des fans qui tentent d’entrer. La plupart des journalistes qui détestent l’image des Beatles sont là pour les massacrer mais les sketches que les quatre jeunes hommes font de leurs questions sur la longueur de leurs cheveux et leur attitude, font mouche. Ils obtiennent des cascades de rires en retour et conquièrent d’emblée le public qui sera amusé par ces images filmées.<br /><br />Records d’audience historique pour deux émissions de télévision à New York et Miami, scènes de folie et dangereux mouvement de foule à la gare de Washington, la moitié du pays a beau être sous la neige, la température n’a jamais été aussi élevée en cet hiver 1964. Et comme le chantera Frank Sinatra, qui, comme Elvis, va détester l’arrivée de ces quatre phénomènes, si tu réussis à New York, tu gagnes le monde entier. Et c’est le cas, les images d’hystérie collective, de fans qui hurlent et pleurent dans les studios télés, les coursent dans les rues, font le tour de la planète.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61156403</guid><pubDate>Tue, 27 Aug 2024 11:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61156403/298784_beatlemania_episode_2_fevrier_1964_les_beatles_debarquent_aux_usa.mp3" length="5040834" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Des Anglais N°1 aux USA, c’est tout simplement improbable : tous les Britanniques y compris les plus sceptiques, ceux qui détestaient leurs longs cheveux et leurs cris, tous sont désormais leurs supporters, tout le pays est avec eux. Mais tout en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Des Anglais N°1 aux USA, c’est tout simplement improbable : tous les Britanniques y compris les plus sceptiques, ceux qui détestaient leurs longs cheveux et leurs cris, tous sont désormais leurs supporters, tout le pays est avec eux. Mais tout en admiration qu’ils soient, qui pourrait imaginer ce qui va se passer, là-bas, dès leur arrivée. Car autant l’accueil en France a été enthousiaste mais pas tumultueux, autant les jeunes Américaines, elles, se sont mises au diapason des Anglaises. Elles sont des milliers à les attendre à l’aéroport, à hurler leur nom, celui de chacun d’eux, agiter des banderoles. Et fait nouveau, cette folie semble aussi concerner les garçons, ce qui n’est pas le cas en Grande-Bretagne. Ne repartez jamais, s’il vous plaît, crie un gars alors qu’ils entrent dans l’aéroport. <br /><br />Et s'il est vrai que cette affluence est le résultat d’une incroyable campagne de promotion d’une armée d’agents de presse, aucun d’eux n’aurait pu prévoir ce qui va se passer, à commencer par la conférence de presse organisée dans un salon de l’aéroport sous la pression des fans qui tentent d’entrer. La plupart des journalistes qui détestent l’image des Beatles sont là pour les massacrer mais les sketches que les quatre jeunes hommes font de leurs questions sur la longueur de leurs cheveux et leur attitude, font mouche. Ils obtiennent des cascades de rires en retour et conquièrent d’emblée le public qui sera amusé par ces images filmées.<br /><br />Records d’audience historique pour deux émissions de télévision à New York et Miami, scènes de folie et dangereux mouvement de foule à la gare de Washington, la moitié du pays a beau être sous la neige, la température n’a jamais été aussi élevée en cet hiver 1964. Et comme le chantera Frank Sinatra, qui, comme Elvis, va détester l’arrivée de ces quatre phénomènes, si tu réussis à New York, tu gagnes le monde entier. Et c’est le cas, les images d’hystérie collective, de fans qui hurlent et pleurent dans les studios télés, les coursent dans les rues, font le tour de la planète.]]></itunes:summary><itunes:duration>210</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6e5938ce2a5eb8a65d8a0c41c083ecbd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Beatlemania (Episode 1) ou comment le phénomène Beatles est né</title><link>https://www.spreaker.com/episode/beatlemania-episode-1-ou-comment-le-phenomene-beatles-est-ne--61156322</link><description><![CDATA[En 1964, les filles hurlent après les Beatles, les assaillent sur scène, dans leur voiture, leur chambre d’hôtel, les scènes d’hystérie se multiplient, amplifiées par les images des journaux télévisés. Les Beatles, c’est plus qu’une musique exceptionnelle, c’est une société nouvelle et folle qui émerge, celle de l’adolescence, avec tous ses excès, sa joie d’être ensemble, son instant présent qui ouvre les portes vers un avenir radieux. Oui, vraiment, découvrir les Beatles au milieu des années 60, c’est faire le plein d’une énergie insoupçonnée.<br /><br />Eté 1963, Brian Epstein, le manager des Beatles est dépassé par les événements qu’il a lui-même provoqués : le quatrième single de ses poulains n’est pas encore sorti que la firme de disques EMI a enregistré un demi-million de précommandes. Inouï ! En l’espace de quelques mois, les Beatles ont conquis la radio, la télé, la presse, on ne parle, on n’entend et on ne voit plus qu’eux. Ils jouent pourtant une musique qu’on donnait pour morte, le rock’n’roll, mais qu’ils cuisinent à leur sauce, très Motown, avec leur polyphonie, c’est certes totalement neuf. En plus, ils sont très drôles, imaginez quatre Frank Sinatra ensemble sur un plateau, alors, on ne s’étonne pas qu’on se les arrache.<br /><br />Mais surtout, si on qualifiait, huit ans plus tôt, Elvis Presley d’animal, les Beatles, eux, sont sauvages, sur scène. Oui, des gars qui crient en chantant, ce bassiste qui secoue la tête en hurlant, et ce batteur qui écrase son instrument de coups de marteau, on n’a jamais vu, ni entendu un truc pareil. Il faut se remettre dans la société de l’époque pour comprendre le dicton : méfiez-vous de l’eau qui dort. La société britannique du début des années 60, ce sont des parents qui ont vécu leur adolescence pendant les terribles années de guerre et des enfants qui ont grandi dans les décombres, les chantiers et les tickets de rationnement.<br /><br />]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/61156322</guid><pubDate>Mon, 26 Aug 2024 11:44:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/61156322/298776_beatlemania_episode_1_ou_comment_le_phneomene_beatles_est_ne.mp3" length="5414082" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1964, les filles hurlent après les Beatles, les assaillent sur scène, dans leur voiture, leur chambre d’hôtel, les scènes d’hystérie se multiplient, amplifiées par les images des journaux télévisés. Les Beatles, c’est plus qu’une musique...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1964, les filles hurlent après les Beatles, les assaillent sur scène, dans leur voiture, leur chambre d’hôtel, les scènes d’hystérie se multiplient, amplifiées par les images des journaux télévisés. Les Beatles, c’est plus qu’une musique exceptionnelle, c’est une société nouvelle et folle qui émerge, celle de l’adolescence, avec tous ses excès, sa joie d’être ensemble, son instant présent qui ouvre les portes vers un avenir radieux. Oui, vraiment, découvrir les Beatles au milieu des années 60, c’est faire le plein d’une énergie insoupçonnée.<br /><br />Eté 1963, Brian Epstein, le manager des Beatles est dépassé par les événements qu’il a lui-même provoqués : le quatrième single de ses poulains n’est pas encore sorti que la firme de disques EMI a enregistré un demi-million de précommandes. Inouï ! En l’espace de quelques mois, les Beatles ont conquis la radio, la télé, la presse, on ne parle, on n’entend et on ne voit plus qu’eux. Ils jouent pourtant une musique qu’on donnait pour morte, le rock’n’roll, mais qu’ils cuisinent à leur sauce, très Motown, avec leur polyphonie, c’est certes totalement neuf. En plus, ils sont très drôles, imaginez quatre Frank Sinatra ensemble sur un plateau, alors, on ne s’étonne pas qu’on se les arrache.<br /><br />Mais surtout, si on qualifiait, huit ans plus tôt, Elvis Presley d’animal, les Beatles, eux, sont sauvages, sur scène. Oui, des gars qui crient en chantant, ce bassiste qui secoue la tête en hurlant, et ce batteur qui écrase son instrument de coups de marteau, on n’a jamais vu, ni entendu un truc pareil. Il faut se remettre dans la société de l’époque pour comprendre le dicton : méfiez-vous de l’eau qui dort. La société britannique du début des années 60, ce sont des parents qui ont vécu leur adolescence pendant les terribles années de guerre et des enfants qui ont grandi dans les décombres, les chantiers et les tickets de rationnement.<br /><br />]]></itunes:summary><itunes:duration>226</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1017331065d8061e75d77d08a8ef7489.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec Lio</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-lio--60563821</link><description><![CDATA[Quand Alain Chamfort débarque à Los Angeles pour y enregistrer son nouvel album en compagnie de Serge Gainsbourg, il nest pas seul dans sa suite du fameux Château Marmont.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60563821</guid><pubDate>Fri, 05 Jul 2024 09:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60563821/297184_en_vacances_avec_lio_episode_5.mp3" length="6889750" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand Alain Chamfort débarque à Los Angeles pour y enregistrer son nouvel album en compagnie de Serge Gainsbourg, il nest pas seul dans sa suite du fameux Château Marmont.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand Alain Chamfort débarque à Los Angeles pour y enregistrer son nouvel album en compagnie de Serge Gainsbourg, il nest pas seul dans sa suite du fameux Château Marmont.]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/da8c2d3d7a744fbcadb2639fb01f6976.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec Etienne Daho</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-etienne-daho--60563644</link><description><![CDATA[Eté 1983, pendant qu'il prépare son fameux second album, Etienne Daho décide de prendre des vacances en Bretagne avec ses potes de Rennes, juste avant le grand saut vers Paris. L'insouciance et la fête, mais aussi le spleen d'une séparation avec Eli Medeiros, un moment particulier.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60563644</guid><pubDate>Thu, 04 Jul 2024 08:56:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60563644/297171_en_vacances_avec_etienne_daho_episode_4.mp3" length="7033110" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Eté 1983, pendant qu'il prépare son fameux second album, Etienne Daho décide de prendre des vacances en Bretagne avec ses potes de Rennes, juste avant le grand saut vers Paris. L'insouciance et la fête, mais aussi le spleen d'une séparation avec Eli...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Eté 1983, pendant qu'il prépare son fameux second album, Etienne Daho décide de prendre des vacances en Bretagne avec ses potes de Rennes, juste avant le grand saut vers Paris. L'insouciance et la fête, mais aussi le spleen d'une séparation avec Eli Medeiros, un moment particulier.]]></itunes:summary><itunes:duration>440</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3034a8c5c15684572171a351a8472eb6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec Johnny Hallyday</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-johnny-hallyday--60563614</link><description><![CDATA[On connaît tout ou presque des vacances de Johnny grâce aux photos des magazines. On connaît moins ses toutes premières, en tant que Johnny Hallyday, nouvelle vedette de la chanson, nous sommes en juillet 1960.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60563614</guid><pubDate>Wed, 03 Jul 2024 08:46:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60563614/297166_en_vacances_avec_johnny_hallyday_episode_2.mp3" length="7311889" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On connaît tout ou presque des vacances de Johnny grâce aux photos des magazines. On connaît moins ses toutes premières, en tant que Johnny Hallyday, nouvelle vedette de la chanson, nous sommes en juillet 1960.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On connaît tout ou presque des vacances de Johnny grâce aux photos des magazines. On connaît moins ses toutes premières, en tant que Johnny Hallyday, nouvelle vedette de la chanson, nous sommes en juillet 1960.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7ff43d601bdd71f7eea3d230179fc780.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec Amy Winehouse</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-amy-winehouse--60563580</link><description><![CDATA[Au cours de son aussi mouvementée que fulgurante carrière, Amy Winehouse a plus d'une fois pris des vacances au soleil, principalement dans les Caraïbes. Mais à part quelques exceptions, la diva anglaise y a connu des moments de répit.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60563580</guid><pubDate>Tue, 02 Jul 2024 08:35:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60563580/297163_en_vacances_avec_amy_winehouse_episode_2.mp3" length="5732839" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cours de son aussi mouvementée que fulgurante carrière, Amy Winehouse a plus d'une fois pris des vacances au soleil, principalement dans les Caraïbes. Mais à part quelques exceptions, la diva anglaise y a connu des moments de répit.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cours de son aussi mouvementée que fulgurante carrière, Amy Winehouse a plus d'une fois pris des vacances au soleil, principalement dans les Caraïbes. Mais à part quelques exceptions, la diva anglaise y a connu des moments de répit.]]></itunes:summary><itunes:duration>359</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/976e0070e1d83ebbcba0658a77a9a142.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>En vacances avec John Lennon</title><link>https://www.spreaker.com/episode/en-vacances-avec-john-lennon--60563539</link><description><![CDATA[Au cours de sa vie dite "cachée" à New York, entre 1975 et 1980, John Lennon n'a sorti aucun disque ni donné de concert. Mais il a pris des vacances, on l'a vu au Japon, à Hong Kong et même dans le triangle des Bermudes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60563539</guid><pubDate>Mon, 01 Jul 2024 08:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60563539/297160_en_vacances_avec_john_lennon_episode_1.mp3" length="7810507" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cours de sa vie dite "cachée" à New York, entre 1975 et 1980, John Lennon n'a sorti aucun disque ni donné de concert. Mais il a pris des vacances, on l'a vu au Japon, à Hong Kong et même dans le triangle des Bermudes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cours de sa vie dite "cachée" à New York, entre 1975 et 1980, John Lennon n'a sorti aucun disque ni donné de concert. Mais il a pris des vacances, on l'a vu au Japon, à Hong Kong et même dans le triangle des Bermudes.]]></itunes:summary><itunes:duration>489</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f525d9f874af1a8c55487c1c85770aa4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jacques Dutronc (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jacques-dutronc-episode-5--60488650</link><description><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60488650</guid><pubDate>Fri, 28 Jun 2024 11:51:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60488650/296792_la_story_de_jacques_dutronc_episode_5.mp3" length="6349746" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></itunes:summary><itunes:duration>397</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/003937da6d0678a2fc1b0f04968bfd33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jacques Dutronc (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jacques-dutronc-episode-4--60488437</link><description><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60488437</guid><pubDate>Thu, 27 Jun 2024 11:48:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60488437/296791_la_story_de_jacques_dutronc_episode_4.mp3" length="6450475" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></itunes:summary><itunes:duration>404</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/003937da6d0678a2fc1b0f04968bfd33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jacques Dutronc (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jacques-dutronc-episode-3--60488418</link><description><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60488418</guid><pubDate>Wed, 26 Jun 2024 11:47:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60488418/296790_la_story_de_jacques_dutronc_episode_3.mp3" length="6080999" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></itunes:summary><itunes:duration>381</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/003937da6d0678a2fc1b0f04968bfd33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jacques Dutronc (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jacques-dutronc-episode-2--60488400</link><description><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60488400</guid><pubDate>Tue, 25 Jun 2024 11:45:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60488400/296789_la_story_de_jacques_dutronc_episode_2.mp3" length="5635454" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></itunes:summary><itunes:duration>353</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/003937da6d0678a2fc1b0f04968bfd33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jacques Dutronc (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jacques-dutronc-episode-1--60488392</link><description><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60488392</guid><pubDate>Mon, 24 Jun 2024 11:45:25 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60488392/296788_la_story_de_jacques_dutronc_episode_1.mp3" length="5652166" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De l'adolescence au premier tube, Brice Depasse nous raconte le Jacques Dutronc d'avant sa rencontre avec Françoise Hardy. Une histoire française, du Paris des années 50 et 60, du square de la Trinité aux couloirs de la firme de Vogues, avec en fil rouge, un attachement viscéral à une bande de copains.]]></itunes:summary><itunes:duration>354</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/003937da6d0678a2fc1b0f04968bfd33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de 1994 (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-1994-episode-5--60411107</link><description><![CDATA[On l’a vu et revu depuis en DVD ou en Bluray, mais c’est bien au cinéma qu’on a découvert Pulp Fiction en 1994. Et un cinéaste hors du commun nommé Quentin Tarantino.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60411107</guid><pubDate>Fri, 21 Jun 2024 12:35:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60411107/296476_la_story_de_1994_episode_5.mp3" length="7611983" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On l’a vu et revu depuis en DVD ou en Bluray, mais c’est bien au cinéma qu’on a découvert Pulp Fiction en 1994. Et un cinéaste hors du commun nommé Quentin Tarantino.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On l’a vu et revu depuis en DVD ou en Bluray, mais c’est bien au cinéma qu’on a découvert Pulp Fiction en 1994. Et un cinéaste hors du commun nommé Quentin Tarantino.]]></itunes:summary><itunes:duration>476</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2d4c2e749ef20305155aa6eef982702.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de 1994 (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-1994-episode-4--60411083</link><description><![CDATA[1994, année des multiplexes où sur de vrais grands écrans et avec un bon son, on va être bluffé par les effets spéciaux hallucinants de Forrest Gump, on va rire et pleurer aussi en regardant ce film éblouissant avec un Tom Hanks étonnant, tout comme dans Philadelphia.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60411083</guid><pubDate>Thu, 20 Jun 2024 12:30:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60411083/296473_la_story_de_1994_episode_4.mp3" length="5911307" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1994, année des multiplexes où sur de vrais grands écrans et avec un bon son, on va être bluffé par les effets spéciaux hallucinants de Forrest Gump, on va rire et pleurer aussi en regardant ce film éblouissant avec un Tom Hanks étonnant, tout comme...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1994, année des multiplexes où sur de vrais grands écrans et avec un bon son, on va être bluffé par les effets spéciaux hallucinants de Forrest Gump, on va rire et pleurer aussi en regardant ce film éblouissant avec un Tom Hanks étonnant, tout comme dans Philadelphia.]]></itunes:summary><itunes:duration>370</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/73ab8f895d1682f7e8962228ca5b4a6d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de 1994 (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-1994-episode-3--60411043</link><description><![CDATA[En 1994, le 45Tours est devenu Obsolète, et c’est justement la nouvelle chanson, enfin le nouveau titre de MC Solaar, plus populaire que jamais. Alors, au feu rouge, on envoie à fond la caisse "Nouveau Western", le CD de MC Solaar avec son beat et ses basses.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60411043</guid><pubDate>Wed, 19 Jun 2024 12:24:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60411043/296466_la_story_de_1994_episode_3.mp3" length="6067624" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1994, le 45Tours est devenu Obsolète, et c’est justement la nouvelle chanson, enfin le nouveau titre de MC Solaar, plus populaire que jamais. Alors, au feu rouge, on envoie à fond la caisse "Nouveau Western", le CD de MC Solaar avec son beat et ses...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1994, le 45Tours est devenu Obsolète, et c’est justement la nouvelle chanson, enfin le nouveau titre de MC Solaar, plus populaire que jamais. Alors, au feu rouge, on envoie à fond la caisse "Nouveau Western", le CD de MC Solaar avec son beat et ses basses.]]></itunes:summary><itunes:duration>380</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6e881e5ab8eab7acd44d97717f3c741b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de 1994 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-1994-episode-2--60410951</link><description><![CDATA[Dans ce podcast, il est question du hit mondial le plus improbable de 1994. Il nous vient du Canada avec un groupe dont rien que le nom est tout un programme : les Crash Test Dummies. Et que dire du titre, plus facile à prononcer à prononcer qu'à écrire. Ou est-ce le contraire ? Mmm ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60410951</guid><pubDate>Tue, 18 Jun 2024 12:19:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60410951/296463_la_story_de_1994_episode_2.mp3" length="6721312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans ce podcast, il est question du hit mondial le plus improbable de 1994. Il nous vient du Canada avec un groupe dont rien que le nom est tout un programme : les Crash Test Dummies. Et que dire du titre, plus facile à prononcer à prononcer qu'à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans ce podcast, il est question du hit mondial le plus improbable de 1994. Il nous vient du Canada avec un groupe dont rien que le nom est tout un programme : les Crash Test Dummies. Et que dire du titre, plus facile à prononcer à prononcer qu'à écrire. Ou est-ce le contraire ? Mmm ...]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/914e6c321535b8dc7388c07370a15558.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de 1994 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-1994-episode-1--60410874</link><description><![CDATA[C’est l’époque de la cassette et désormais du CD qui se baladent partout avec nous, des radios privées qui ne passent que des nouveautés, des compiles de hits, la télé allumée toute la journée avec ses nouvelles chaînes de clips qui diffusent le Mia de IAM.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60410874</guid><pubDate>Mon, 17 Jun 2024 12:19:19 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60410874/296458_la_story_de_1994_episode_1.mp3" length="7302686" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’est l’époque de la cassette et désormais du CD qui se baladent partout avec nous, des radios privées qui ne passent que des nouveautés, des compiles de hits, la télé allumée toute la journée avec ses nouvelles chaînes de clips qui diffusent le Mia...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’est l’époque de la cassette et désormais du CD qui se baladent partout avec nous, des radios privées qui ne passent que des nouveautés, des compiles de hits, la télé allumée toute la journée avec ses nouvelles chaînes de clips qui diffusent le Mia de IAM.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b36719466b7259cf6f2800dc4a849738.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Nile Rodgers (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-nile-rodgers-episode-5--60272469</link><description><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272469</guid><pubDate>Fri, 14 Jun 2024 10:25:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272469/295291_la_story_de_nile_rodgers_episode_5.mp3" length="6943249" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></itunes:summary><itunes:duration>434</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2582c62fd532edce44b417c9ae801fe.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Nile Rodgers (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-nile-rodgers-episode-4--60272446</link><description><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272446</guid><pubDate>Thu, 13 Jun 2024 10:22:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272446/295290_la_story_de_nile_rodgers_episode_4.mp3" length="6646915" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></itunes:summary><itunes:duration>416</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2582c62fd532edce44b417c9ae801fe.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Nile Rodgers (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-nile-rodgers-episode-3--60272413</link><description><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272413</guid><pubDate>Wed, 12 Jun 2024 10:20:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272413/295288_la_story_de_nile_rodgers_episode_3.mp3" length="6748480" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></itunes:summary><itunes:duration>422</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2582c62fd532edce44b417c9ae801fe.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Entretien inédit: Françoise Hardy était au micro de Brice Depasse en 2008</title><link>https://www.spreaker.com/episode/entretien-inedit-francoise-hardy-etait-au-micro-de-brice-depasse-en-2008--60358992</link><description><![CDATA[Retour en octobre 2008. Françoise Hardy publie son autobiographie, "Le désespoir des singes". Brice Depasse qui l’a de nombreuses fois interviewée, la rencontre pour réaliser une émission spéciale sur Nostalgie. Bien qu’elle lui annonce ce jour-là son cancer, hors antenne, Françoise s’anime au fil des questions, se montre riante, et surtout, donne sa version à propos de plusieurs mythes qui circulent sur elle depuis des décennies. Cet entretien est publié pour la première fois dans son intégralité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60358992</guid><pubDate>Wed, 12 Jun 2024 08:24:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60358992/296042_entretien_inedit_francoise_hardy_etait_au_micro_de_brice_depasse_en_2008.mp3" length="33083955" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Retour en octobre 2008. Françoise Hardy publie son autobiographie, "Le désespoir des singes". Brice Depasse qui l’a de nombreuses fois interviewée, la rencontre pour réaliser une émission spéciale sur Nostalgie. Bien qu’elle lui annonce ce jour-là son...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Retour en octobre 2008. Françoise Hardy publie son autobiographie, "Le désespoir des singes". Brice Depasse qui l’a de nombreuses fois interviewée, la rencontre pour réaliser une émission spéciale sur Nostalgie. Bien qu’elle lui annonce ce jour-là son cancer, hors antenne, Françoise s’anime au fil des questions, se montre riante, et surtout, donne sa version à propos de plusieurs mythes qui circulent sur elle depuis des décennies. Cet entretien est publié pour la première fois dans son intégralité.]]></itunes:summary><itunes:duration>1379</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/376232dd0af60e0c1f37c536df303af1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Nile Rodgers (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-nile-rodgers-episode-2--60272390</link><description><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272390</guid><pubDate>Tue, 11 Jun 2024 10:18:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272390/295287_la_story_de_nile_rodgers_episode_2.mp3" length="7647928" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></itunes:summary><itunes:duration>478</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2582c62fd532edce44b417c9ae801fe.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Nile Rodgers (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-nile-rodgers-episode-1--60272347</link><description><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272347</guid><pubDate>Mon, 10 Jun 2024 10:08:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272347/295284_la_story_de_nile_rodgers_episode_1.mp3" length="6351829" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Plus grand producteur des années 80 après avoir été un des deux leaders du groupe Chic, il est l'artisan des musiques et sons d'une décennie d'exception à coups de Let's dance, Like a Virgin et autres Notorious, alors Let's Chic with Nile Rodgers !]]></itunes:summary><itunes:duration>397</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e2582c62fd532edce44b417c9ae801fe.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Laurent Voulzy (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-laurent-voulzy-episode-5--60272226</link><description><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272226</guid><pubDate>Sat, 08 Jun 2024 10:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272226/295281_la_story_de_laurent_voulzy_episode_5.mp3" length="7426409" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>465</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4617af81525453a64d56d6ce2d7d9ee6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Laurent Voulzy (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-laurent-voulzy-episode-4--60272220</link><description><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272220</guid><pubDate>Fri, 07 Jun 2024 10:00:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272220/295280_la_story_de_laurent_voulzy_episode_4.mp3" length="8987069" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>562</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4617af81525453a64d56d6ce2d7d9ee6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Laurent Voulzy (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-laurent-voulzy-episode-3--60272204</link><description><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272204</guid><pubDate>Thu, 06 Jun 2024 09:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272204/295279_la_story_de_laurent_voulzy_episode_3.mp3" length="7208653" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>451</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4617af81525453a64d56d6ce2d7d9ee6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Laurent Voulzy (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-laurent-voulzy-episode-2--60272192</link><description><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272192</guid><pubDate>Wed, 05 Jun 2024 09:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272192/295278_la_story_de_laurent_voulzy_episode_2.mp3" length="7723578" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>483</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4617af81525453a64d56d6ce2d7d9ee6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Laurent Voulzy (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-laurent-voulzy-episode-1--60272186</link><description><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60272186</guid><pubDate>Tue, 04 Jun 2024 09:55:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60272186/295277_la_story_de_laurent_voulzy_episode_1.mp3" length="6360606" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On sait là il va, Laurent Voulzy, mais sait-on d'où il vient ? Brice Depasse vous raconte un artiste qu'il suit depuis son premier succès avec la ferveur d'un amateur de bonne musique.]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4617af81525453a64d56d6ce2d7d9ee6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 10)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-10--60195781</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question du Rocky de Sylvester Stallone, en 1976.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60195781</guid><pubDate>Sat, 01 Jun 2024 09:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60195781/295000_la_story_cinema_de_minuit_episode_10.mp3" length="6975013" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question du Rocky de Sylvester Stallone, en 1976.]]></itunes:summary><itunes:duration>436</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 9)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-9--60195768</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question de la sortie du Blade Runner de Ridley Scott en 1982.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60195768</guid><pubDate>Fri, 31 May 2024 09:35:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60195768/294999_la_story_cinema_de_minuit_episode_9.mp3" length="3509714" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question de la sortie du Blade Runner de Ridley Scott en 1982.]]></itunes:summary><itunes:duration>220</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeaa43b5cc9dd2b8ddd901cc5875d1e7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 8)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-8--60195759</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question de Louis de Funès, Edouard Molinaro et Oscar.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60195759</guid><pubDate>Thu, 30 May 2024 09:33:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60195759/294998_la_story_cinema_de_minuit_episode_8.mp3" length="3154866" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question de Louis de Funès, Edouard Molinaro et Oscar.]]></itunes:summary><itunes:duration>198</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 7)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-7--60195750</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question d'Edward aux mains d'argent, Johnny Depp et Tim Burton.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60195750</guid><pubDate>Wed, 29 May 2024 09:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60195750/294997_la_story_cinema_de_minuit_episode_7.mp3" length="3182870" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question d'Edward aux mains d'argent, Johnny Depp et Tim Burton.]]></itunes:summary><itunes:duration>199</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 6)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-6--60195741</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question du Père Noël est une ordure.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60195741</guid><pubDate>Tue, 28 May 2024 09:30:41 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60195741/294996_la_story_cinema_de_minuit_episode_6.mp3" length="3688593" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur ! Il y est question du Père Noël est une ordure.]]></itunes:summary><itunes:duration>231</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Annie Lennox &amp; Dave Stewart (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-annie-lennox-dave-stewart-episode-5--60057528</link><description><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60057528</guid><pubDate>Fri, 24 May 2024 10:27:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60057528/294526_la_love_story_de_annie_lennox_dave_stewart_episode_5.mp3" length="6665724" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></itunes:summary><itunes:duration>417</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9cc7f35830cc1e7b69f23eb604423344.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Annie Lennox &amp; Dave Stewart (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-annie-lennox-dave-stewart-episode-4--60057485</link><description><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60057485</guid><pubDate>Thu, 23 May 2024 10:25:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60057485/294525_la_love_story_de_annie_lennox_dave_stewart_episode_4.mp3" length="6905625" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></itunes:summary><itunes:duration>432</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9cc7f35830cc1e7b69f23eb604423344.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Annie Lennox &amp; Dave Stewart (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-annie-lennox-dave-stewart-episode-3--60057436</link><description><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 avec un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60057436</guid><pubDate>Wed, 22 May 2024 10:21:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60057436/294524_la_love_story_de_annie_lennox_dave_stewart_episode_3.mp3" length="6111092" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 avec un groupe New Wave nommé The Tourists.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 avec un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></itunes:summary><itunes:duration>382</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9cc7f35830cc1e7b69f23eb604423344.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Annie Lennox &amp; Dave Stewart (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-annie-lennox-dave-stewart-episode-2--60057407</link><description><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60057407</guid><pubDate>Tue, 21 May 2024 10:18:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60057407/294523_la_love_story_de_annie_lennox_dave_stewart_episode_2.mp3" length="8310393" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></itunes:summary><itunes:duration>520</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9cc7f35830cc1e7b69f23eb604423344.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Love Story de Annie Lennox &amp; Dave Stewart (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-love-story-de-annie-lennox-dave-stewart-episode-1--60057373</link><description><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60057373</guid><pubDate>Mon, 20 May 2024 10:10:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60057373/294522_la_love_story_de_annie_lennox_dave_stewart_episode_1.mp3" length="7449390" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Car il y a eu une vie avant Eurythmics, la Love Story entre Annie Lennox et Dave Stewart nous emmène dans le Londres des squats des années 70 et un groupe New Wave nommé The Tourists.]]></itunes:summary><itunes:duration>466</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9cc7f35830cc1e7b69f23eb604423344.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-5--60019024</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60019024</guid><pubDate>Sat, 18 May 2024 13:32:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60019024/294387_la_story_cinema_de_minuit_episode_5.mp3" length="9393743" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></itunes:summary><itunes:duration>588</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-4--60018993</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60018993</guid><pubDate>Sat, 18 May 2024 06:31:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60018993/294386_la_story_cinema_de_minuit_episode_4.mp3" length="8004447" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></itunes:summary><itunes:duration>501</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-3--60018978</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60018978</guid><pubDate>Fri, 17 May 2024 06:30:09 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60018978/294385_la_story_cinema_de_minuit_episode_3.mp3" length="6817861" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-2--60018947</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60018947</guid><pubDate>Thu, 16 May 2024 10:26:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60018947/294383_la_story_cinema_de_minuit_episode_2.mp3" length="6882226" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Cinéma de Minuit (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-cinema-de-minuit-episode-1--60018906</link><description><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60018906</guid><pubDate>Wed, 15 May 2024 09:59:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60018906/294382_la_story_cinema_de_minuit_episode_1.mp3" length="8349674" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'évocation de cette émission de télévision culte qui a bercé l'adolescence de plusieurs générations, quel film vous revient-il en mémoire, quel moment de fascination, quel(le) comédien(ne) dans votre légende. Je vous raconte ? Moteur !]]></itunes:summary><itunes:duration>522</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8112c969d02121cf4b9ba1974a11f51f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story spéciale 1989 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-speciale-1989-episode-2--60003434</link><description><![CDATA[Quand on a vécu l'année 1989, comment ne pas se revoir debout de la télé, incrédule devant les images de ce qui est en train de se passer en ce mois de novembre : le Mur n'est plus, l'emprise soviétique s'effondre, promettant des jours meilleurs.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60003434</guid><pubDate>Tue, 14 May 2024 10:01:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60003434/294356_la_story_speciale_1989_episode_2.mp3" length="7942589" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand on a vécu l'année 1989, comment ne pas se revoir debout de la télé, incrédule devant les images de ce qui est en train de se passer en ce mois de novembre : le Mur n'est plus, l'emprise soviétique s'effondre, promettant des jours meilleurs.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand on a vécu l'année 1989, comment ne pas se revoir debout de la télé, incrédule devant les images de ce qui est en train de se passer en ce mois de novembre : le Mur n'est plus, l'emprise soviétique s'effondre, promettant des jours meilleurs.]]></itunes:summary><itunes:duration>497</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/493d004b7ad389b5547775e8d848fd8c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story spéciale 1989 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-speciale-1989-episode-1--60003323</link><description><![CDATA[Avec cette Story, Brice fait la preuve qu'il y a en chacun de nous une chanson qui évoque un moment de notre vie. Rendez-vous donc sur les hauteurs de Liège, à l'automne 1989, pour une entrée au tant redouté service militaire qui a occupé bien des jeunes générations du XX° siècle.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/60003323</guid><pubDate>Mon, 13 May 2024 12:54:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/60003323/294351_la_story_speciale_1989_episode_1.mp3" length="8340897" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Avec cette Story, Brice fait la preuve qu'il y a en chacun de nous une chanson qui évoque un moment de notre vie. Rendez-vous donc sur les hauteurs de Liège, à l'automne 1989, pour une entrée au tant redouté service militaire qui a occupé bien des...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Avec cette Story, Brice fait la preuve qu'il y a en chacun de nous une chanson qui évoque un moment de notre vie. Rendez-vous donc sur les hauteurs de Liège, à l'automne 1989, pour une entrée au tant redouté service militaire qui a occupé bien des jeunes générations du XX° siècle.]]></itunes:summary><itunes:duration>522</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/69d880fabdbcb3400c1e8d2882892fbf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Pet Shop Boys (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-pet-shop-boys-episode-5--59693638</link><description><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59693638</guid><pubDate>Fri, 03 May 2024 06:12:14 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59693638/293922_la_story_de_pet_shop_boys_episode_5.mp3" length="6978775" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></itunes:summary><itunes:duration>437</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f94df0fc615ae26da7a29ec9bcd31d94.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Pet Shop Boys (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-pet-shop-boys-episode-4--59693651</link><description><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59693651</guid><pubDate>Thu, 02 May 2024 06:15:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59693651/293923_la_story_de_pet_shop_boys_episode_4.mp3" length="7153064" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></itunes:summary><itunes:duration>448</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f94df0fc615ae26da7a29ec9bcd31d94.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Pet Shop Boys (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-pet-shop-boys-episode-3--59693626</link><description><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59693626</guid><pubDate>Wed, 01 May 2024 06:09:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59693626/293921_la_story_de_pet_shop_boys_episode_3.mp3" length="6410769" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f94df0fc615ae26da7a29ec9bcd31d94.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Pet Shop Boys (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-pet-shop-boys-episode-2--59693620</link><description><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59693620</guid><pubDate>Tue, 30 Apr 2024 03:07:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59693620/293920_la_story_de_pet_shop_boys_episode_2.mp3" length="7533407" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></itunes:summary><itunes:duration>471</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f94df0fc615ae26da7a29ec9bcd31d94.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Pet Shop Boys (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-pet-shop-boys-episode-1--59693614</link><description><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59693614</guid><pubDate>Mon, 29 Apr 2024 06:07:32 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59693614/293919_la_story_de_pet_shop_boys_episode_1.mp3" length="6082664" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que sort l'excellent 15ème album des Pet Shop Boys, ceux qui se rappellent leurs débuts, se souviennent que malgré un succès commercial immédiat, personne ne n'aurait misé sur le fait qu'ils deviendraient le plus célèbre duo britannique de l'histoire. Brice Depasse remonte à cette époque l’intelligentsia rock et les journalistes ne les prenaient pas au sérieux.]]></itunes:summary><itunes:duration>381</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f94df0fc615ae26da7a29ec9bcd31d94.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Patrick Swayze (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-patrick-swayze-episode-5--59582878</link><description><![CDATA[Vous avez vu Patrick Swayze dans Dirty Dancing, Ghost ou la série Nord et Sud et ça vous a fait rêver d’Hollywood?<br /><br />Et bien sachez que pour lui, c’est un rêve qui est venu tardivement et auquel il a dû s'accrocher. Jugez plutôt : une carrière de footballeur qu’il doit abandonner suite à un accident, une carrière de danseur à laquelle il doit finalement renoncer six ans plus tard pour la même raison, et quand après deux années de galère à New York en tant que comédien, il reprend le rôle de Grease, la comédie musicale s’arrête au bout de huit mois pour laisser la place au film avec Travolta.<br /><br />Alors Patrick se dit que le moment est venu de tenter sa chance à Hollywood pour profiter de la bonne presse qu’il a obtenue. Et le voilà qui quitte son bel appartement à Manhattan chèrement acquis pour une chambre d'hôtel sordide à Los Angeles puis un appartement miraculeusement déniché chez deux dames auxquelles il faut s’acquitter d’un loyer qui ne lui laisse plus aucune économie au bout de trois semaines.<br /><br />Alors il est là ce soir, Patrick Swayze au bord d’un virage sur Mulholland Drive avec vue plongeante sur les lumières de Los Angeles et de se convaincre qu’il va conquérir cette ville. Jusque-là, les 6 à 8 rendez-vous que lui dégote chaque jour son agent et ami Bob LeMond, originaire de Houston comme lui, ne donnent rien sinon un petit film disco, un radeau sur la mer et un grand regret, il rate Urban Cowboy. Ce rôle qu’il sentait être pour lui, est en effet dévolu à Travolta, à cause de Saturday Night Fever et de Grease, évidemment, Grease, un comble. <br /><br />Et deux ans plus tard, Patrick et sa femme en sont à se demander quels meubles ils vont vendre pour pouvoir manger. Il n’en est plus à monter sur Mulholland Drive pour rêver de réussite mais à supplier des gens pour qu’ils lui confient des petits travaux dans leur maison. Et alors qu’il fabrique une niche pour le chien d’un vieux monsieur du quartier, Patrick reçoit un appel pour un casting, une série télé. A son retour, il annonce à sa femme qu’ils vont acheter une nouvelle voiture car il a obtenu le premier rôle. C'est aussi ça, Hollywood : passer du désespoir à l’insouciance des lendemains.<br /><br />Et comme un rôle de brute en induit inévitablement un autre, on le convie à une audition pour le prochain film de Francis Ford Coppola, rien moins que le réalisateur des Parrains et du récent Apocalypse Now. Une audition comme on n’en a jamais vue car les acteurs candidats sont conviés tous ensemble et invités à simuler une bagarre devant la caméra. Rien d’étonnant, il s’agit d’incarner une bande de mauvais garçons, doit-on s’étonner qu’en sortent Tom Cruise, Matt Dillon, Rob Lowe, Emilio Estevez et Patrick Swayze qui question coup de poing en connaît un rayon. Le film se nomme Outsiders, il marque la fin d’un long parcours semé d’embûches et ouvre la porte à des films que nombre d’entre nous regardent encore régulièrement aujourd’hui car ils ont bâti la légende des années 80 et 90.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59582878</guid><pubDate>Fri, 26 Apr 2024 12:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59582878/293674_la_story_de_patrick_swayze_episode_5.mp3" length="7143869" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous avez vu Patrick Swayze dans Dirty Dancing, Ghost ou la série Nord et Sud et ça vous a fait rêver d’Hollywood?

Et bien sachez que pour lui, c’est un rêve qui est venu tardivement et auquel il a dû s'accrocher. Jugez plutôt : une carrière de...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous avez vu Patrick Swayze dans Dirty Dancing, Ghost ou la série Nord et Sud et ça vous a fait rêver d’Hollywood?<br /><br />Et bien sachez que pour lui, c’est un rêve qui est venu tardivement et auquel il a dû s'accrocher. Jugez plutôt : une carrière de footballeur qu’il doit abandonner suite à un accident, une carrière de danseur à laquelle il doit finalement renoncer six ans plus tard pour la même raison, et quand après deux années de galère à New York en tant que comédien, il reprend le rôle de Grease, la comédie musicale s’arrête au bout de huit mois pour laisser la place au film avec Travolta.<br /><br />Alors Patrick se dit que le moment est venu de tenter sa chance à Hollywood pour profiter de la bonne presse qu’il a obtenue. Et le voilà qui quitte son bel appartement à Manhattan chèrement acquis pour une chambre d'hôtel sordide à Los Angeles puis un appartement miraculeusement déniché chez deux dames auxquelles il faut s’acquitter d’un loyer qui ne lui laisse plus aucune économie au bout de trois semaines.<br /><br />Alors il est là ce soir, Patrick Swayze au bord d’un virage sur Mulholland Drive avec vue plongeante sur les lumières de Los Angeles et de se convaincre qu’il va conquérir cette ville. Jusque-là, les 6 à 8 rendez-vous que lui dégote chaque jour son agent et ami Bob LeMond, originaire de Houston comme lui, ne donnent rien sinon un petit film disco, un radeau sur la mer et un grand regret, il rate Urban Cowboy. Ce rôle qu’il sentait être pour lui, est en effet dévolu à Travolta, à cause de Saturday Night Fever et de Grease, évidemment, Grease, un comble. <br /><br />Et deux ans plus tard, Patrick et sa femme en sont à se demander quels meubles ils vont vendre pour pouvoir manger. Il n’en est plus à monter sur Mulholland Drive pour rêver de réussite mais à supplier des gens pour qu’ils lui confient des petits travaux dans leur maison. Et alors qu’il fabrique une niche pour le chien d’un vieux monsieur du quartier, Patrick reçoit un appel pour un casting, une série télé. A son retour, il annonce à sa femme qu’ils vont acheter une nouvelle voiture car il a obtenu le premier rôle. C'est aussi ça, Hollywood : passer du désespoir à l’insouciance des lendemains.<br /><br />Et comme un rôle de brute en induit inévitablement un autre, on le convie à une audition pour le prochain film de Francis Ford Coppola, rien moins que le réalisateur des Parrains et du récent Apocalypse Now. Une audition comme on n’en a jamais vue car les acteurs candidats sont conviés tous ensemble et invités à simuler une bagarre devant la caméra. Rien d’étonnant, il s’agit d’incarner une bande de mauvais garçons, doit-on s’étonner qu’en sortent Tom Cruise, Matt Dillon, Rob Lowe, Emilio Estevez et Patrick Swayze qui question coup de poing en connaît un rayon. Le film se nomme Outsiders, il marque la fin d’un long parcours semé d’embûches et ouvre la porte à des films que nombre d’entre nous regardent encore régulièrement aujourd’hui car ils ont bâti la légende des années 80 et 90.]]></itunes:summary><itunes:duration>447</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/067693c2cc62e6720315c3e9c4a1d179.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Patrick Swayze (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-patrick-swayze-episode-4--59582852</link><description><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59582852</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:21:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59582852/293673_la_story_de_patrick_swayze_episode_4.mp3" length="6419128" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></itunes:summary><itunes:duration>402</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/067693c2cc62e6720315c3e9c4a1d179.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Patrick Swayze (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-patrick-swayze-episode-3--59582839</link><description><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59582839</guid><pubDate>Wed, 24 Apr 2024 12:19:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59582839/293671_la_story_de_patrick_swayze_episode_3.mp3" length="6633123" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></itunes:summary><itunes:duration>415</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/067693c2cc62e6720315c3e9c4a1d179.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Patrick Swayze (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-patrick-swayze-episode-2--59582802</link><description><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59582802</guid><pubDate>Tue, 23 Apr 2024 12:17:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59582802/293667_la_story_de_patrick_swayze_episode_2.mp3" length="7409273" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></itunes:summary><itunes:duration>464</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/067693c2cc62e6720315c3e9c4a1d179.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Patrick Swayze (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-patrick-swayze-episode-1--59582779</link><description><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59582779</guid><pubDate>Mon, 22 Apr 2024 12:17:26 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59582779/293665_la_story_de_patrick_swayze_episode_1.mp3" length="5658853" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si on a tous au moins une fois dans sa vie, vu les films Ghost et Dirty Dancing, été les témoins du triomphe de Patrick Swayze, sacré homme le plus sexy au monde au début des années 90, on sait moins pourquoi il danse aussi bien et qu’il était tout-à-fait logique de l’entendre chanter dans la B.O. d’un film.]]></itunes:summary><itunes:duration>354</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/067693c2cc62e6720315c3e9c4a1d179.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Rod Stewart (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-rod-stewart-episode-5--59468341</link><description><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59468341</guid><pubDate>Fri, 19 Apr 2024 10:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59468341/293282_la_story_rod_stewart_episode_5.mp3" length="7639569" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></itunes:summary><itunes:duration>478</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7da8aedac86f9f8dd17eb1daf9f3fb85.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Rod Stewart (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-rod-stewart-episode-4--59468332</link><description><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59468332</guid><pubDate>Thu, 18 Apr 2024 09:58:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59468332/293281_la_story_rod_stewart_episode_4.mp3" length="5268486" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></itunes:summary><itunes:duration>330</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7da8aedac86f9f8dd17eb1daf9f3fb85.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Rod Stewart (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-rod-stewart-episode-3--59468310</link><description><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's et 80's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59468310</guid><pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59468310/293280_la_story_rod_stewart_episode_3.mp3" length="7807588" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's et 80's que Brice Depasse nous fait revivre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's et 80's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></itunes:summary><itunes:duration>488</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7da8aedac86f9f8dd17eb1daf9f3fb85.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Rod Stewart (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-rod-stewart-episode-2--59468290</link><description><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59468290</guid><pubDate>Tue, 16 Apr 2024 09:54:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59468290/293279_la_story_rod_stewart_episode_2.mp3" length="7496209" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></itunes:summary><itunes:duration>469</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7da8aedac86f9f8dd17eb1daf9f3fb85.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Rod Stewart (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-rod-stewart-episode-1--59468274</link><description><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59468274</guid><pubDate>Mon, 15 Apr 2024 09:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59468274/293278_la_story_rod_stewart_episode_1.mp3" length="6810331" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant les joyaux débuts de Rod Stewart, c'est toute l'époque du Swinging London puis des triomphales années rock 70's que Brice Depasse nous fait revivre.]]></itunes:summary><itunes:duration>426</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7da8aedac86f9f8dd17eb1daf9f3fb85.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Vanesa Paradis (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-vanesa-paradis-episode-5--59365724</link><description><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59365724</guid><pubDate>Sat, 13 Apr 2024 13:39:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59365724/292901_la_story_de_vanesa_paradis_episode_5.mp3" length="7367895" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></itunes:summary><itunes:duration>461</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3ad0b1c8c97d69b26058d7da9ec2be80.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Vanesa Paradis (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-vanesa-paradis-episode-4--59365702</link><description><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59365702</guid><pubDate>Fri, 12 Apr 2024 13:38:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59365702/292900_la_story_de_vanesa_paradis_episode_4.mp3" length="5239229" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></itunes:summary><itunes:duration>328</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3ad0b1c8c97d69b26058d7da9ec2be80.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Vanesa Paradis (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-vanesa-paradis-episode-3--59365685</link><description><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59365685</guid><pubDate>Thu, 11 Apr 2024 13:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59365685/292899_la_story_de_vanesa_paradis_episode_3.mp3" length="5349988" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></itunes:summary><itunes:duration>335</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3ad0b1c8c97d69b26058d7da9ec2be80.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Vanesa Paradis (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-vanesa-paradis-episode-2--59365671</link><description><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59365671</guid><pubDate>Wed, 10 Apr 2024 13:35:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59365671/292898_la_story_de_vanesa_paradis_episode_2.mp3" length="6473044" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></itunes:summary><itunes:duration>405</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3ad0b1c8c97d69b26058d7da9ec2be80.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Vanesa Paradis (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-vanesa-paradis-episode-1--59365656</link><description><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59365656</guid><pubDate>Tue, 09 Apr 2024 13:35:30 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59365656/292897_la_story_de_vanesa_paradis_episode_1.mp3" length="6081410" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est Vanessa Paradis, éternelle jeune femme qui nous accompagne depuis autant d’années, quel que soit notre âge, au point qu’on a l’impression de l’avoir vue grandir ? Car oui, 1987, c’était il y a 37 ans, déjà. Brice Depasse vous raconte]]></itunes:summary><itunes:duration>381</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3ad0b1c8c97d69b26058d7da9ec2be80.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story de Queen  (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-de-queen-episode-5--59261521</link><description><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59261521</guid><pubDate>Sat, 06 Apr 2024 14:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59261521/292415_la_nouvelle_story_de_queen_episode_5.mp3" length="6923186" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></itunes:summary><itunes:duration>433</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e486f1dd6d0f4daf9f241670c7d51f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story de Queen  (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-de-queen-episode-4--59261512</link><description><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59261512</guid><pubDate>Fri, 05 Apr 2024 14:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59261512/292413_la_nouvelle_story_de_queen_episode_4.mp3" length="6456326" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></itunes:summary><itunes:duration>404</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e486f1dd6d0f4daf9f241670c7d51f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story de Queen  (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-de-queen-episode-3--59261502</link><description><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59261502</guid><pubDate>Thu, 04 Apr 2024 13:59:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59261502/292412_la_nouvelle_story_de_queen_episode_3.mp3" length="6528215" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></itunes:summary><itunes:duration>408</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e486f1dd6d0f4daf9f241670c7d51f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story de Queen  (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-de-queen-episode-2--59261487</link><description><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59261487</guid><pubDate>Wed, 03 Apr 2024 13:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59261487/292411_la_nouvelle_story_de_queen_episode_2.mp3" length="5575686" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></itunes:summary><itunes:duration>349</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e486f1dd6d0f4daf9f241670c7d51f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story de Queen  (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-de-queen-episode-1--59261474</link><description><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59261474</guid><pubDate>Tue, 02 Apr 2024 13:57:42 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59261474/292410_la_nouvelle_story_de_queen_episode_1.mp3" length="8068388" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nouvelle plongée de la Story dans l'univers et la riche histoire du groupe Queen dans les années 70 et 80. Comment et pourquoi Fred Bulsara est devenu Freddie Mercury et comment Queen a atteint le firmament du rock et de la célébrité.]]></itunes:summary><itunes:duration>505</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e486f1dd6d0f4daf9f241670c7d51f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Alain Souchon (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-alain-souchon-episode-5--59084970</link><description><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59084970</guid><pubDate>Fri, 22 Mar 2024 09:51:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59084970/291598_la_story_alain_souchon_epsiode_5.mp3" length="7155572" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>448</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9c3bcd0561d3787bc4bf1c17bcb35da.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Alain Souchon (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-alain-souchon-episode-4--59084957</link><description><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59084957</guid><pubDate>Thu, 21 Mar 2024 09:50:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59084957/291597_la_story_alain_souchon_epsiode_4.mp3" length="7460682" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>467</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9c3bcd0561d3787bc4bf1c17bcb35da.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Alain Souchon (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-alain-souchon-episode-3--59084945</link><description><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59084945</guid><pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:48:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59084945/291596_la_story_alain_souchon_epsiode_3.mp3" length="7070726" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>442</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9c3bcd0561d3787bc4bf1c17bcb35da.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Alain Souchon (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-alain-souchon-episode-2--59084939</link><description><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59084939</guid><pubDate>Tue, 19 Mar 2024 09:46:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59084939/291595_la_story_alain_souchon_epsiode_2.mp3" length="7502478" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>469</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9c3bcd0561d3787bc4bf1c17bcb35da.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Alain Souchon (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-alain-souchon-episode-1--59084931</link><description><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59084931</guid><pubDate>Mon, 18 Mar 2024 09:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59084931/291594_la_story_alain_souchon_epsiode_1.mp3" length="5712770" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est ce grand adulte, éternel adolescent aux cheveux bouclés, avec son air de copain de classe ? Alain Souchon, est-il le gars de la bande dans laquelle on l'imagine traîner en secondaires et qui souriait comme un éternel mélancolique ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>358</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e9c3bcd0561d3787bc4bf1c17bcb35da.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story fait son cinéma (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-fait-son-cinema-episode-5--59002570</link><description><![CDATA[Une histoire sur le Hollywood des années 80 et 90 ou quand Brad Pitt crève l'écran dans un petit rôle, un film de Ridley Scott qui donne les deux premiers rôles à deux actrices. Une grande première dans le cinéma américain, devrait-on dire le cinéma, tout court. Les temps changent.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59002570</guid><pubDate>Fri, 15 Mar 2024 13:42:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59002570/291264_la_story_fait_son_cinema_episode_5.mp3" length="6985880" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une histoire sur le Hollywood des années 80 et 90 ou quand Brad Pitt crève l'écran dans un petit rôle, un film de Ridley Scott qui donne les deux premiers rôles à deux actrices. Une grande première dans le cinéma américain, devrait-on dire le cinéma,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une histoire sur le Hollywood des années 80 et 90 ou quand Brad Pitt crève l'écran dans un petit rôle, un film de Ridley Scott qui donne les deux premiers rôles à deux actrices. Une grande première dans le cinéma américain, devrait-on dire le cinéma, tout court. Les temps changent.]]></itunes:summary><itunes:duration>437</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7f4ca355854fd4b240701e77553ea836.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story fait son cinéma (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-fait-son-cinema-episode-4--59002540</link><description><![CDATA[Brice Depasse vous raconte une anecdote qu'il tient de celui à qui cette mésaventure incroyable est arrivée au domicile de Marlon Brando dans les années 70. La légende d'Hollywood ne s'est pas écrite uniquement sur les écrans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59002540</guid><pubDate>Thu, 14 Mar 2024 13:33:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59002540/291263_la_story_fait_son_cinema_episode_4.mp3" length="5507559" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse vous raconte une anecdote qu'il tient de celui à qui cette mésaventure incroyable est arrivée au domicile de Marlon Brando dans les années 70. La légende d'Hollywood ne s'est pas écrite uniquement sur les écrans.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse vous raconte une anecdote qu'il tient de celui à qui cette mésaventure incroyable est arrivée au domicile de Marlon Brando dans les années 70. La légende d'Hollywood ne s'est pas écrite uniquement sur les écrans.]]></itunes:summary><itunes:duration>345</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/01aaba5a52d76d96d5ee00cdafc9c5c3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story fait son cinéma (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-fait-son-cinema-episode-3--59002261</link><description><![CDATA[Si la nouvelle vague du cinéma français n'a pas conquis l'Amérique dans les années 60, comme on pourrait le croire, elle a séduit quelques futurs cinéastes qui vont changer le visage d'Hollywood dans les années 70. C'est la dernière séance pour l'âge d'or d'Hollywood.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59002261</guid><pubDate>Wed, 13 Mar 2024 13:28:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59002261/291262_la_story_fait.mp3" length="6376078" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si la nouvelle vague du cinéma français n'a pas conquis l'Amérique dans les années 60, comme on pourrait le croire, elle a séduit quelques futurs cinéastes qui vont changer le visage d'Hollywood dans les années 70. C'est la dernière séance pour l'âge...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si la nouvelle vague du cinéma français n'a pas conquis l'Amérique dans les années 60, comme on pourrait le croire, elle a séduit quelques futurs cinéastes qui vont changer le visage d'Hollywood dans les années 70. C'est la dernière séance pour l'âge d'or d'Hollywood.]]></itunes:summary><itunes:duration>399</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/13b4c5f2a68d14b406b3e7f98bfa928a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story fait son cinéma (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-fait-son-cinema-episode-2--59002231</link><description><![CDATA[Veste blanche ou blouson de cuir, il fût un temps où on voulait être John Travolta. Brice Depasse vous raconte le destin particulier de ce producteur anglais qui va changer le visage de la musique populaire avec un film à petit budget.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59002231</guid><pubDate>Tue, 12 Mar 2024 13:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59002231/291261_la_story_de_sujet_episode_xx.mp3" length="7502896" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Veste blanche ou blouson de cuir, il fût un temps où on voulait être John Travolta. Brice Depasse vous raconte le destin particulier de ce producteur anglais qui va changer le visage de la musique populaire avec un film à petit budget.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Veste blanche ou blouson de cuir, il fût un temps où on voulait être John Travolta. Brice Depasse vous raconte le destin particulier de ce producteur anglais qui va changer le visage de la musique populaire avec un film à petit budget.]]></itunes:summary><itunes:duration>469</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2a0116a852b1a21b45257717d55c77f4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story fait son cinéma (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-fait-son-cinema-episode-1--59002160</link><description><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour évoquer cinq grands moments de l'histoire du cinéma : aujourd'hui, Laurel et Hardy sont, comme Buster Keaton et Chaplin, confrontés aux débuts du parlant. Vont-ils rater leur virage et tomber dans l'oubli comme le héros de The Artist ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/59002160</guid><pubDate>Mon, 11 Mar 2024 14:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/59002160/291260_la_story_fait_son_cinema_episode_1.mp3" length="6919418" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq épisodes de la Story pour évoquer cinq grands moments de l'histoire du cinéma : aujourd'hui, Laurel et Hardy sont, comme Buster Keaton et Chaplin, confrontés aux débuts du parlant. Vont-ils rater leur virage et tomber dans l'oubli comme le héros...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour évoquer cinq grands moments de l'histoire du cinéma : aujourd'hui, Laurel et Hardy sont, comme Buster Keaton et Chaplin, confrontés aux débuts du parlant. Vont-ils rater leur virage et tomber dans l'oubli comme le héros de The Artist ?]]></itunes:summary><itunes:duration>433</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a70a41c05c2c4bb4b515e1f5119e61c9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 de Spandau Ballet (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-de-spandau-ballet-episode-5--58918504</link><description><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58918504</guid><pubDate>Fri, 08 Mar 2024 13:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58918504/291031_la_story_80_de_spandau_ballet_episode_5.mp3" length="7214086" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></itunes:summary><itunes:duration>451</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20349ea5bd3248ec0f44c8e0ad21f0f1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 de Spandau Ballet (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-de-spandau-ballet-episode-4--58918491</link><description><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58918491</guid><pubDate>Thu, 07 Mar 2024 13:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58918491/291030_la_story_80_de_spandau_ballet_episode_4.mp3" length="7820545" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></itunes:summary><itunes:duration>489</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20349ea5bd3248ec0f44c8e0ad21f0f1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 de Spandau Ballet (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-de-spandau-ballet-episode-3--58918483</link><description><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58918483</guid><pubDate>Wed, 06 Mar 2024 12:58:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58918483/291029_la_story_80_de_spandau_ballet_episode_3.mp3" length="7752835" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></itunes:summary><itunes:duration>485</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20349ea5bd3248ec0f44c8e0ad21f0f1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 de Spandau Ballet (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-de-spandau-ballet-episode-2--58918457</link><description><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58918457</guid><pubDate>Tue, 05 Mar 2024 12:52:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58918457/291028_la_story_80_de_spandau_ballet_episode_2.mp3" length="8503908" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></itunes:summary><itunes:duration>532</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20349ea5bd3248ec0f44c8e0ad21f0f1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 de Spandau Ballet (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-de-spandau-ballet-episode-1--58918433</link><description><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58918433</guid><pubDate>Mon, 04 Mar 2024 12:52:41 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58918433/291027_la_story_80_de_spandau_ballet_episode_1.mp3" length="6802389" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour prendre la mesure de la magie de la New Wave dans nombre de foyers modestes en Grande-Bretagne, rien de tel qu'une Story à hauteur d'hommes sur les frères Kemp et leur groupe Spandau Ballet.]]></itunes:summary><itunes:duration>426</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20349ea5bd3248ec0f44c8e0ad21f0f1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Wave de Simple Minds 5</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-wave-de-simple-minds-5--58846223</link><description><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58846223</guid><pubDate>Sat, 02 Mar 2024 08:31:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58846223/290838_la_story_new_wave_de_simple_minds_5.mp3" length="6047562" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></itunes:summary><itunes:duration>378</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ba460e0a64a3abf1a567ba7c581c9ae6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Wave de Simple Minds 4</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-wave-de-simple-minds-4--58846051</link><description><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58846051</guid><pubDate>Fri, 01 Mar 2024 12:28:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58846051/290837_la_story_new_wave_de_simple_minds_4.mp3" length="7298514" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ba460e0a64a3abf1a567ba7c581c9ae6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Wave de Simple Minds 3</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-wave-de-simple-minds-3--58845963</link><description><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58845963</guid><pubDate>Thu, 29 Feb 2024 12:24:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58845963/290836_la_story_ne.mp3" length="7545946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></itunes:summary><itunes:duration>472</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ba460e0a64a3abf1a567ba7c581c9ae6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Wave de Simple Minds 2</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-wave-de-simple-minds-2--58845955</link><description><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58845955</guid><pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:22:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58845955/290835_la_story_new_wave_de_simple_minds_2.mp3" length="6778573" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></itunes:summary><itunes:duration>424</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ba460e0a64a3abf1a567ba7c581c9ae6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Wave de Simple Minds 1</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-wave-de-simple-minds-1--58845945</link><description><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58845945</guid><pubDate>Tue, 27 Feb 2024 12:12:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58845945/290833_la_story_de_sujet_episode_xx.mp3" length="7630366" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au cœur de la tournée célébrant New Gold Dream, 40 ans après leur album mythique Once Upon A Time, Brice Depasse revient sur cette époque légendaire de la New Wave qui a vu triompher Simple Minds.]]></itunes:summary><itunes:duration>477</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ba460e0a64a3abf1a567ba7c581c9ae6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Sting (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-sting-episode-5--58694474</link><description><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58694474</guid><pubDate>Wed, 21 Feb 2024 13:41:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58694474/290412_la_story_de_sting_episode_5.mp3" length="6875957" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></itunes:summary><itunes:duration>430</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e54cc994fc2ec08cac03e5865020fa25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Sting (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-sting-episode-4--58694464</link><description><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58694464</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2024 05:40:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58694464/290411_la_story_de_sting_episode_4.mp3" length="7559738" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></itunes:summary><itunes:duration>473</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e54cc994fc2ec08cac03e5865020fa25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Sting (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-sting-episode-3--58694459</link><description><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58694459</guid><pubDate>Mon, 19 Feb 2024 05:38:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58694459/290410_la_story_de_sting_episode_3.mp3" length="6249854" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></itunes:summary><itunes:duration>391</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e54cc994fc2ec08cac03e5865020fa25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Sting (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-sting-episode-2--58694449</link><description><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58694449</guid><pubDate>Sun, 18 Feb 2024 13:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58694449/290409_la_story_de_sting_episode_2.mp3" length="5658024" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></itunes:summary><itunes:duration>354</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e54cc994fc2ec08cac03e5865020fa25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Sting (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-sting-episode-1--58694441</link><description><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58694441</guid><pubDate>Sat, 17 Feb 2024 05:26:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58694441/290408_la_story_de_sting_episode_1.mp3" length="6971245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En racontant des scènes de son enfance à Newcastle et de ses années d'instituteur dans le nord de l'Angleterre, Brice Depasse vous explique qui est ce Gordon Sumner que la Terre entière connaît sous le nom de Sting.]]></itunes:summary><itunes:duration>436</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e54cc994fc2ec08cac03e5865020fa25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 60 ans de Beatlemania (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-60-ans-de-beatlemania-episode-5--58624286</link><description><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58624286</guid><pubDate>Fri, 16 Feb 2024 05:36:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58624286/289935_la_story_60_ans_de_beatlemania_episode_5.mp3" length="5761261" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></itunes:summary><itunes:duration>361</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bbcec4d6ee90199265c8d2761219761f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 60 ans de Beatlemania (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-60-ans-de-beatlemania-episode-4--58624269</link><description><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58624269</guid><pubDate>Thu, 15 Feb 2024 06:34:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58624269/289934_la_story_60_ans_de_beatlemania_episode_4.mp3" length="5614138" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></itunes:summary><itunes:duration>351</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bbcec4d6ee90199265c8d2761219761f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 60 ans de Beatlemania (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-60-ans-de-beatlemania-episode-3--58624258</link><description><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58624258</guid><pubDate>Wed, 14 Feb 2024 05:31:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58624258/289933_la_story_60_ans_de_beatlemania_episode_3.mp3" length="5656770" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></itunes:summary><itunes:duration>354</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bbcec4d6ee90199265c8d2761219761f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 60 ans de Beatlemania (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-60-ans-de-beatlemania-episode-2--58624247</link><description><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur la première visite des Beatles aux USA.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58624247</guid><pubDate>Tue, 13 Feb 2024 05:29:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58624247/289932_la_story_60_ans_de_beatlemania_episode_2.mp3" length="6655693" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur la première visite des Beatles aux USA.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur la première visite des Beatles aux USA.]]></itunes:summary><itunes:duration>416</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bbcec4d6ee90199265c8d2761219761f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 60 ans de Beatlemania (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-60-ans-de-beatlemania-episode-1--58624173</link><description><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58624173</guid><pubDate>Mon, 12 Feb 2024 05:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58624173/289931_la_story_60_ans_de_beatlemania_episode_1.mp3" length="5804310" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse vous raconte ces jours de février 1964 qui ont changé l'Amérique quand les Beatles ont débarqué pour la première fois. Une invitation au coeur du tourbillon de la Beatlemania comme si vous y étiez.]]></itunes:summary><itunes:duration>363</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bbcec4d6ee90199265c8d2761219761f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de France Gall (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-france-gall-episode-5--58487102</link><description><![CDATA[La nouvelle Story de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58487102</guid><pubDate>Sun, 11 Feb 2024 11:04:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58487102/289269_la_story_de_france_gall_episode_5.mp3" length="7471549" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La nouvelle Story de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La nouvelle Story de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></itunes:summary><itunes:duration>467</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd84269bce47dd9df9184dbb1bd44805.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de France Gall (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-france-gall-episode-4--58487094</link><description><![CDATA[La nouvelle Story de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58487094</guid><pubDate>Sat, 10 Feb 2024 11:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58487094/289268_la_story_de_france_gall_episode_4.mp3" length="7993162" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La nouvelle Story de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La nouvelle Story de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></itunes:summary><itunes:duration>500</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd84269bce47dd9df9184dbb1bd44805.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de France Gall (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-france-gall-episode-3--58487088</link><description><![CDATA[La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58487088</guid><pubDate>Fri, 09 Feb 2024 11:01:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58487088/289267_la_story_de_france_gall_episode_3.mp3" length="7822635" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></itunes:summary><itunes:duration>489</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd84269bce47dd9df9184dbb1bd44805.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de France Gall (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-france-gall-episode-2--58487081</link><description><![CDATA[La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58487081</guid><pubDate>Thu, 08 Feb 2024 11:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58487081/289266_la_story_de_france_gall_episode_2.mp3" length="6165844" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></itunes:summary><itunes:duration>386</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd84269bce47dd9df9184dbb1bd44805.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de France Gall (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-france-gall-episode-1--58487068</link><description><![CDATA[La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58487068</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2024 10:54:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58487068/289265_la_story_de_france_gall_episode_1.mp3" length="6751816" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La nouvelle S tory de Brice Depasse, c'est le retour impossible d'une yéyé oubliée avec pour mentor un second couteau des 60's devenu l'orfèvre du son des années 70. Et puis, il y eût les années 80 dont elle fut une des incarnations.]]></itunes:summary><itunes:duration>422</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cd84269bce47dd9df9184dbb1bd44805.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de R.E.M. (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-r-e-m-episode-5--58486986</link><description><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58486986</guid><pubDate>Tue, 06 Feb 2024 10:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58486986/289262_la_story_de_r_e_m_episode_5.mp3" length="8581231" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></itunes:summary><itunes:duration>537</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3a489f83836e34052f6a8cf0aedd24f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de R.E.M. (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-r-e-m-episode-4--58486971</link><description><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58486971</guid><pubDate>Mon, 05 Feb 2024 10:35:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58486971/289259_la_story_de_r_e_m_episode_4.mp3" length="7757015" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></itunes:summary><itunes:duration>485</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3a489f83836e34052f6a8cf0aedd24f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de R.E.M. (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-r-e-m-episode-3--58486947</link><description><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58486947</guid><pubDate>Sun, 04 Feb 2024 10:34:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58486947/289258_la_story_de_r_e_m_episode_3.mp3" length="7133420" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></itunes:summary><itunes:duration>446</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3a489f83836e34052f6a8cf0aedd24f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de R.E.M. (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-r-e-m-episode-2--58486941</link><description><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58486941</guid><pubDate>Sat, 03 Feb 2024 10:32:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58486941/289257_la_story_de_r_e_m_episode_2.mp3" length="8150315" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></itunes:summary><itunes:duration>510</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3a489f83836e34052f6a8cf0aedd24f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de R.E.M. (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-r-e-m-episode-1--58486933</link><description><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58486933</guid><pubDate>Fri, 02 Feb 2024 10:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58486933/289256_la_story_de_r_e_m_episode_1.mp3" length="7810507" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La Story d'un groupe unique dans l'histoire du rock : R.E.M. ou l'apologie du rock alternatif au plus profond de l'Amérique, celui qui a ouvert la voie au mouvement grunge.]]></itunes:summary><itunes:duration>489</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3a489f83836e34052f6a8cf0aedd24f8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Vaya Con Dios</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-vaya-con-dios--58486724</link><description><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Dani Klein et Vaya Con Dios.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58486724</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2024 09:56:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58486724/289249_la_story_de_vaya_con_dios.mp3" length="7352849" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Dani Klein et Vaya Con Dios.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Dani Klein et Vaya Con Dios.]]></itunes:summary><itunes:duration>460</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/92e417381025cd0350c4a6482dc4d830.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de la musique belge dans les années 80</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-la-musique-belge-dans-les-annees-80--58486683</link><description><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous raconte comment cela se passait dans les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58486683</guid><pubDate>Wed, 31 Jan 2024 08:43:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58486683/289244_la_story_de_la_musique_belge_dans_les_annees_80.mp3" length="6599686" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous raconte comment cela se passait dans les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous raconte comment cela se passait dans les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>413</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1a13de5206c1f3d27d65a098a26925d7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Hooverphonic</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-hooverphonic--58485935</link><description><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Hooverphonic.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58485935</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2024 08:39:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58485935/289234_la_story_de_hooverphonic.mp3" length="6556218" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Hooverphonic.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Hooverphonic.]]></itunes:summary><itunes:duration>410</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5dfa1f0402aafa0c48c66f744ce557fe.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Arno &amp; TC Matic</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-arno-tc-matic--58485869</link><description><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Pierre Rapsat.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58485869</guid><pubDate>Mon, 29 Jan 2024 08:28:25 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58485869/289231_la_story_de_arno_tc_matic.mp3" length="7601527" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Pierre Rapsat.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Pierre Rapsat.]]></itunes:summary><itunes:duration>476</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/88fb3fa9a7b82da2621ea4346e5e0362.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Pierre Rapsat</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-pierre-rapsat--58432201</link><description><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Pierre Rapsat.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58432201</guid><pubDate>Wed, 24 Jan 2024 14:56:10 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58432201/289063_la_story_de_pierre_rapsat.mp3" length="6628992" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Pierre Rapsat.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la Semaine de la musique belge, Brice Depasse vous replonge dans les débuts de Pierre Rapsat.]]></itunes:summary><itunes:duration>208</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2c0b44d2caa3954c16fe267c1649b0a0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Isabelle Adjani (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-isabelle-adjani-episode-5--58303283</link><description><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58303283</guid><pubDate>Fri, 19 Jan 2024 09:07:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58303283/288563_la_story_d_isabelle_adjani_episode_5.mp3" length="6223523" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></itunes:summary><itunes:duration>389</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ab16776bdac2652dd4f3221a4e518ce3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Isabelle Adjani (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-isabelle-adjani-episode-4--58303276</link><description><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58303276</guid><pubDate>Thu, 18 Jan 2024 09:06:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58303276/288562_la_story_d_isabelle_adjani_episode_4.mp3" length="6552457" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></itunes:summary><itunes:duration>410</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ab16776bdac2652dd4f3221a4e518ce3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Isabelle Adjani (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-isabelle-adjani-episode-3--58303270</link><description><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58303270</guid><pubDate>Wed, 17 Jan 2024 09:04:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58303270/288561_la_story_d_isabelle_adjani_episode_3.mp3" length="7680946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ab16776bdac2652dd4f3221a4e518ce3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Isabelle Adjani (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-isabelle-adjani-episode-2--58303247</link><description><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58303247</guid><pubDate>Tue, 16 Jan 2024 15:01:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58303247/288559_la_story_d_isabelle_adjani_episode_2.mp3" length="6140767" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></itunes:summary><itunes:duration>384</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ab16776bdac2652dd4f3221a4e518ce3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Isabelle Adjani (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-isabelle-adjani-episode-1--58302842</link><description><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58302842</guid><pubDate>Mon, 15 Jan 2024 08:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58302842/288553_la_story_d_isabelle_adjani_episode_1.mp3" length="6736352" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Dans les cinq épisodes de cette Story, Brice Depasse revient sur une époque où on courait en salles voir la phénoménale Isabelle Adjani incarner des personnages torturés. Ce sont les années de L'été meurtrier, Possession ou Camille Claudel. Isabelle Adjani, belle mystérieuse dans Subway, enfant terrible dans La giffle, victime d'état dans La reine Margot. L'histoire d'une fascination collective.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ab16776bdac2652dd4f3221a4e518ce3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brad Pitt (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brad-pitt-episode-5--58081937</link><description><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58081937</guid><pubDate>Fri, 29 Dec 2023 09:39:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58081937/287865_la_story_de_brad_pitt_episode_5.mp3" length="5713195" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></itunes:summary><itunes:duration>358</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d97b71c9be7859d825aa0b311fd458c0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brad Pitt (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brad-pitt-episode-4--58081930</link><description><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58081930</guid><pubDate>Thu, 28 Dec 2023 09:36:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58081930/287864_la_story_de_brad_pitt_episode_4.mp3" length="4649489" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></itunes:summary><itunes:duration>291</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d97b71c9be7859d825aa0b311fd458c0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brad Pitt (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brad-pitt-episode-3--58081923</link><description><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobbiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58081923</guid><pubDate>Wed, 27 Dec 2023 09:35:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58081923/287863_la_story_de_brad_pitt_episode_3.mp3" length="7231640" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobbiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobbiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></itunes:summary><itunes:duration>452</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d97b71c9be7859d825aa0b311fd458c0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brad Pitt (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brad-pitt-episode-2--58081915</link><description><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58081915</guid><pubDate>Tue, 26 Dec 2023 09:32:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58081915/287862_la_story_de_brad_pitt_episode_2.mp3" length="7107089" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></itunes:summary><itunes:duration>445</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d97b71c9be7859d825aa0b311fd458c0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brad Pitt (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brad-pitt-episode-1--58081904</link><description><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobbiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58081904</guid><pubDate>Mon, 25 Dec 2023 09:20:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58081904/287861_la_story_de_brad_pitt_episode_1.mp3" length="6044629" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobbiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment passe-t-on du gamin pas trop tranquille du Missouri à la superstar hollywoodienne au prodigieux parcours cinématographique, en passant par la case jobbiste strip teaser de la fac ? La réponse en 5 épisodes dans une Story particulièrement glamour, et on le comprendra.]]></itunes:summary><itunes:duration>378</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d97b71c9be7859d825aa0b311fd458c0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Janet Jackson (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-janet-jackson-episode-5--58044423</link><description><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58044423</guid><pubDate>Fri, 22 Dec 2023 10:13:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58044423/287442_la_story_de_janet_jackson_episode_5.mp3" length="8325858" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></itunes:summary><itunes:duration>521</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3b1158ca3d9a97afdb54b1816a492967.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Janet Jackson (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-janet-jackson-episode-4--58044366</link><description><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58044366</guid><pubDate>Thu, 21 Dec 2023 10:08:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58044366/287441_la_story_de_janet_jackson_episode_4.mp3" length="4801208" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></itunes:summary><itunes:duration>301</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3b1158ca3d9a97afdb54b1816a492967.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Janet Jackson (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-janet-jackson-episode-3--58044342</link><description><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58044342</guid><pubDate>Wed, 20 Dec 2023 10:06:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58044342/287440_la_story_de_janet_jackson_episode_3.mp3" length="7330697" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le Roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3b1158ca3d9a97afdb54b1816a492967.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Janet Jackson (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-janet-jackson-episode-2--58044297</link><description><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58044297</guid><pubDate>Tue, 19 Dec 2023 10:03:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58044297/287437_la_story_de_janet_jackson_episode_2.mp3" length="6099800" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponses en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></itunes:summary><itunes:duration>382</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3b1158ca3d9a97afdb54b1816a492967.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Janet Jackson (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-janet-jackson-episode-1--58044274</link><description><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponse en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/58044274</guid><pubDate>Mon, 18 Dec 2023 10:03:19 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/58044274/287436_la_story_de_janet_jackson_episode_1.mp3" length="5668055" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponse en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Janet Jackson ou comment se faire un prénom alors qu’on est la sœur de Michael, le roi incontesté de la pop et que, de plus, on n’a pas le physique requis par les canons de l’époque ? Réponse en cinq épisodes dans cette story consacrée à Janet Jackson.]]></itunes:summary><itunes:duration>355</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3b1158ca3d9a97afdb54b1816a492967.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Catherine Deneuve (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-catherine-deneuve-episode-5--57905320</link><description><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57905320</guid><pubDate>Fri, 15 Dec 2023 12:38:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57905320/286729_la_story_de_catherine_deneuve_episode_5.mp3" length="7241253" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>453</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6d3a5b53c5d8cd29e764bf655f90d99d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Catherine Deneuve (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-catherine-deneuve-episode-4--57905309</link><description><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57905309</guid><pubDate>Thu, 14 Dec 2023 12:36:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57905309/286728_la_story_de_catherine_deneuve_episode_4.mp3" length="6762690" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6d3a5b53c5d8cd29e764bf655f90d99d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Catherine Deneuve (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-catherine-deneuve-episode-3--57905296</link><description><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57905296</guid><pubDate>Wed, 13 Dec 2023 12:35:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57905296/286727_la_story_de_catherine_deneuve_episode_3.mp3" length="6389871" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>400</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6d3a5b53c5d8cd29e764bf655f90d99d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Catherine Deneuve (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-catherine-deneuve-episode-2--57905283</link><description><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57905283</guid><pubDate>Tue, 12 Dec 2023 12:33:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57905283/286726_la_story_de_catherine_deneuve_episode_2.mp3" length="5449462" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>341</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6d3a5b53c5d8cd29e764bf655f90d99d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Catherine Deneuve (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-catherine-deneuve-episode-1--57905270</link><description><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57905270</guid><pubDate>Mon, 11 Dec 2023 12:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57905270/286725_la_story_de_catherine_deneuve_episode_1.mp3" length="5647986" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les 80 ans de Catherine Deneuve, on n'y croit pas tellement elle nous accompagne de son talent, sa personnalité et de sa beauté depuis toujours. Catherine Deneuve n'est pas un mythe mais une proche parente inaccessible, un paradoxe que nous raconte Brice Depasse, à sa manière, et en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>353</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6d3a5b53c5d8cd29e764bf655f90d99d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les derniers jours de John Lennon (Episode 4bis)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-derniers-jours-de-john-lennon-episode-4bis--57943622</link><description><![CDATA[Exceptionnellement, Brice Depasse raconte en live le meurtre de John Lennon, en compagnie d'Olivier et Isa dans la Nosta Family, car cela s'est passé aujourd'hui, un huit décembre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57943622</guid><pubDate>Fri, 08 Dec 2023 06:09:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57943622/287075_les_derniers_jours_de_john_lennon_episode_4bis.mp3" length="6434174" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Exceptionnellement, Brice Depasse raconte en live le meurtre de John Lennon, en compagnie d'Olivier et Isa dans la Nosta Family, car cela s'est passé aujourd'hui, un huit décembre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Exceptionnellement, Brice Depasse raconte en live le meurtre de John Lennon, en compagnie d'Olivier et Isa dans la Nosta Family, car cela s'est passé aujourd'hui, un huit décembre.]]></itunes:summary><itunes:duration>403</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d334ea4914a6c10f6743a482c1916163.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des derniers jours de John Lennon (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-derniers-jours-de-john-lennon-episode-5--57902455</link><description><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57902455</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2023 08:27:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57902455/286697_la_story_des_derniers_jours_de_john_lennon_episode_5.mp3" length="5544757" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></itunes:summary><itunes:duration>347</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d334ea4914a6c10f6743a482c1916163.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des derniers jours de John Lennon (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-derniers-jours-de-john-lennon-episode-4--57902235</link><description><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57902235</guid><pubDate>Thu, 07 Dec 2023 08:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57902235/286696_la_story_des_derniers_jours_de_john_lennon_episode_4.mp3" length="6009946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></itunes:summary><itunes:duration>376</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d334ea4914a6c10f6743a482c1916163.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des derniers jours de John Lennon (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-derniers-jours-de-john-lennon-episode-3--57902095</link><description><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57902095</guid><pubDate>Tue, 05 Dec 2023 16:00:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57902095/286692_la_story_des_derniers_jours_de_john_lennon_episode_3.mp3" length="5227944" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></itunes:summary><itunes:duration>327</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d334ea4914a6c10f6743a482c1916163.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des derniers jours de John Lennon (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-derniers-jours-de-john-lennon-episode-2--57902086</link><description><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57902086</guid><pubDate>Tue, 05 Dec 2023 07:58:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57902086/286691_la_story_des_derniers_jours_de_john_lennon_episode_2.mp3" length="6831235" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d334ea4914a6c10f6743a482c1916163.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des derniers jours de John Lennon (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-derniers-jours-de-john-lennon-episode-1--57902079</link><description><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57902079</guid><pubDate>Mon, 04 Dec 2023 07:58:17 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57902079/286690_la_story_des_derniers_jours_de_john_lennon_episode_1.mp3" length="6937390" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse nous raconte les trois derniers jours de John Lennon vus depuis le trottoir de son immeuble à New York jusqu'à la nuit fatale du 8 au 9 décembre 1980.]]></itunes:summary><itunes:duration>434</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d334ea4914a6c10f6743a482c1916163.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story L'Eurovision d'Abba (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-l-eurovision-d-abba-episode-5--57816750</link><description><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57816750</guid><pubDate>Fri, 01 Dec 2023 09:20:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57816750/286437_l_eurovision_d_abba_episode_5.mp3" length="6401991" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6da8780c209dcfe3d39c6678c2e9c7b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story L'Eurovision d'Abba (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-l-eurovision-d-abba-episode-4--57816737</link><description><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57816737</guid><pubDate>Thu, 30 Nov 2023 09:18:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57816737/286436_l_eurovision_d_abba_episode_4.mp3" length="5943072" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></itunes:summary><itunes:duration>372</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6da8780c209dcfe3d39c6678c2e9c7b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story L'Eurovision d'Abba (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-l-eurovision-d-abba-episode-3--57816723</link><description><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57816723</guid><pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:17:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57816723/286435_l_eurovision_d_abba_episode_3.mp3" length="8327529" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></itunes:summary><itunes:duration>521</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6da8780c209dcfe3d39c6678c2e9c7b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story L'Eurovision d'Abba (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-l-eurovision-d-abba-episode-2--57816707</link><description><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57816707</guid><pubDate>Tue, 28 Nov 2023 09:15:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57816707/286434_l_eurovision_d_abba_episode_2.mp3" length="5821864" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></itunes:summary><itunes:duration>364</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6da8780c209dcfe3d39c6678c2e9c7b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story L'Eurovision d'Abba (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-l-eurovision-d-abba-episode-1--57816692</link><description><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57816692</guid><pubDate>Mon, 27 Nov 2023 08:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57816692/286433_l_eurovision_d_abba_episode_1.mp3" length="6429988" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A quelques mois du cinquantième anniversaire de Waterloo, Brice Depasse vous raconte comment Abba a remporté ce fameux Concours Eurovision de la Chanson qui a lancé leur carrière en 1974.]]></itunes:summary><itunes:duration>402</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6da8780c209dcfe3d39c6678c2e9c7b4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les premières étoiles d"Etienne Daho (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-premieres-etoiles-d-etienne-daho-episode-5--57728259</link><description><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57728259</guid><pubDate>Fri, 24 Nov 2023 13:39:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57728259/285671_les_premieres_etoiles_d_etienne_daho_episode_5.mp3" length="7740715" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></itunes:summary><itunes:duration>484</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9874c365fa523e2a95b4b534baf84f8a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les premières étoiles d"Etienne Daho (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-premieres-etoiles-d-etienne-daho-episode-4--57728244</link><description><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57728244</guid><pubDate>Thu, 23 Nov 2023 13:38:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57728244/285670_les_premieres_etoiles_d_etienne_daho_episode_4.mp3" length="5818520" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></itunes:summary><itunes:duration>364</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9874c365fa523e2a95b4b534baf84f8a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les premières étoiles d"Etienne Daho (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-premieres-etoiles-d-etienne-daho-episode-3--57728226</link><description><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57728226</guid><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 13:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57728226/285669_les_premieres_etoiles_d_etienne_daho_episode_3.mp3" length="7305201" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9874c365fa523e2a95b4b534baf84f8a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les premières étoiles d"Etienne Daho (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-premieres-etoiles-d-etienne-daho-episode-2--57728207</link><description><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57728207</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2023 13:35:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57728207/285668_les_premieres_etoiles_d_etienne_daho_episode_2.mp3" length="7439366" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre pour toute une  génération.]]></itunes:summary><itunes:duration>465</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9874c365fa523e2a95b4b534baf84f8a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les premières étoiles d"Etienne Daho (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-premieres-etoiles-d-etienne-daho-episode-1--57728151</link><description><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57728151</guid><pubDate>Mon, 20 Nov 2023 13:35:16 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57728151/285667_les_premieres_etoiles_d_etienne_daho_episode_1.mp3" length="7091199" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors qu'il tire sur les étoiles en cet automne 2023, Brice Depasse voyage entre Rennes et Paris sur les traces d'Etienne Daho, à une époque où la musique est une raison de vivre.]]></itunes:summary><itunes:duration>444</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9874c365fa523e2a95b4b534baf84f8a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Britney Spears (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-britney-spears-episode-5--57617099</link><description><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57617099</guid><pubDate>Fri, 17 Nov 2023 12:55:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57617099/284589_la_story_de_britney_spears_episode_5.mp3" length="6721312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ac799772d64deab69375068c6f19fe67.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Britney Spears (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-britney-spears-episode-4--57617089</link><description><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57617089</guid><pubDate>Thu, 16 Nov 2023 12:53:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57617089/284588_la_story_de_britney_spears_episode_4.mp3" length="6357270" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ac799772d64deab69375068c6f19fe67.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Britney Spears (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-britney-spears-episode-3--57617076</link><description><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57617076</guid><pubDate>Wed, 15 Nov 2023 12:50:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57617076/284587_la_story_de_britney_spears_episode_3.mp3" length="5890827" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>369</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ac799772d64deab69375068c6f19fe67.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Britney Spears (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-britney-spears-episode-2--57617057</link><description><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57617057</guid><pubDate>Tue, 14 Nov 2023 12:49:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57617057/284584_la_story_de_britney_spears_episode_2.mp3" length="6630615" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>415</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ac799772d64deab69375068c6f19fe67.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Britney Spears (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-britney-spears-episode-1--57617050</link><description><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57617050</guid><pubDate>Mon, 13 Nov 2023 12:44:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57617050/284583_la_story_de_britney_spears_episode_1.mp3" length="6274507" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la sortie de la biographie, La femme en moi, Brice Depasse revient sur l'enfance et l'adolescence de Britney Spears, sa marche vers la gloire mais aussi les accidents de la vie.]]></itunes:summary><itunes:duration>393</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ac799772d64deab69375068c6f19fe67.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les étoiles de Nostalgie : La Story de Jane Birkin</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-etoiles-de-nostalgie-la-story-de-jane-birkin--57497794</link><description><![CDATA[Le 1er novembre, Brice Depasse nous raconte l'histoire de celles et ceux qui nous ont quittés en 2023. Cet épisode est consacré à Jane Birkin, disparue le 16 juillet dernier.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57497794</guid><pubDate>Fri, 03 Nov 2023 10:19:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57497794/284160_les_etoiles_de_nostalgie_la_story_de_jane_birkin.mp3" length="2998193" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 1er novembre, Brice Depasse nous raconte l'histoire de celles et ceux qui nous ont quittés en 2023. Cet épisode est consacré à Jane Birkin, disparue le 16 juillet dernier.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 1er novembre, Brice Depasse nous raconte l'histoire de celles et ceux qui nous ont quittés en 2023. Cet épisode est consacré à Jane Birkin, disparue le 16 juillet dernier.]]></itunes:summary><itunes:duration>188</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b9fe8fe5d22b301560c4410df05682c3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frankie à Frank (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frankie-a-frank-episode-5--57351808</link><description><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57351808</guid><pubDate>Thu, 02 Nov 2023 09:42:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57351808/283816_la_story_de_frankie_a_frank_episode_5.mp3" length="6018723" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></itunes:summary><itunes:duration>377</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9ff2257725888aedfa22ebaeed268385.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frankie à Frank (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frankie-a-frank-episode-4--57351803</link><description><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57351803</guid><pubDate>Wed, 01 Nov 2023 09:40:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57351803/283815_la_story_de_frankie_a_frank_episode_4.mp3" length="7648346" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></itunes:summary><itunes:duration>478</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/189f1a3757db0e1f3208233b93bc9885.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 ANS ADAMO (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-ans-adamo-episode-5--57440312</link><description><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57440312</guid><pubDate>Tue, 31 Oct 2023 14:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57440312/284076_la_story_80_ans_adamo_episode_5.mp3" length="6542008" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>409</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/12c3a9704984f01db9eed5054b54c851.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 ANS ADAMO (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-ans-adamo-episode-4--57440301</link><description><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57440301</guid><pubDate>Tue, 31 Oct 2023 14:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57440301/284075_la_story_80_ans_adamo_episode_4.mp3" length="6437936" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>403</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/12c3a9704984f01db9eed5054b54c851.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 ANS ADAMO (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-ans-adamo-episode-3--57440288</link><description><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57440288</guid><pubDate>Tue, 31 Oct 2023 14:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57440288/284074_la_story_80_ans_adamo_episode_3.mp3" length="5763350" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>361</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/12c3a9704984f01db9eed5054b54c851.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 ANS ADAMO (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-ans-adamo-episode-2--57440276</link><description><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57440276</guid><pubDate>Tue, 31 Oct 2023 14:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57440276/284071_la_story_80_ans_adamo_episode_2.mp3" length="7507486" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>470</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f4dd3f7bb798f2e282b32e8e1953dbb6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frankie à Frank (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frankie-a-frank-episode-3--57351785</link><description><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57351785</guid><pubDate>Tue, 31 Oct 2023 09:35:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57351785/283814_la_story_de_frankie_a_frank_episode_3.mp3" length="8052512" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></itunes:summary><itunes:duration>504</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9ff2257725888aedfa22ebaeed268385.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 80 ANS ADAMO (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-80-ans-adamo-episode-1--57440252</link><description><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57440252</guid><pubDate>Mon, 30 Oct 2023 14:30:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57440252/284070_la_story_80_ans_adamo_episode_1.mp3" length="6324251" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Salvatore Adamo, le chanteur belge le plus vendu dans le monde fête cette semaine ses 80 ans. Et même si on devine l'inoxydable jeunesse qu'il a conservée en lui, cet anniversaire vaut bien une Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>396</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f4dd3f7bb798f2e282b32e8e1953dbb6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frankie à Frank (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frankie-a-frank-episode-2--57351766</link><description><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57351766</guid><pubDate>Mon, 30 Oct 2023 09:29:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57351766/283810_la_story_de_frankie_a_frank_episode_2.mp3" length="8415301" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></itunes:summary><itunes:duration>526</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0bfa7a8d5fcb81395ad29ecac0af682e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frankie à Frank (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frankie-a-frank-episode-1--57351732</link><description><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57351732</guid><pubDate>Sun, 29 Oct 2023 09:05:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57351732/283807_la_story_de_frankie_a_frank_episode_1.mp3" length="6472202" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 24 octobre 1983 sortait Relax, le premier single de Frankie Goes to Hollywood. Vingt ans plus tard, Amy Winehouse publiait son premier album, Frank, comme Frank Sinatra, le trait d’union entre ces deux disques dissemblables. De Frankie à Frank, en cinq épisodes, 20 années de pop anglaise.]]></itunes:summary><itunes:duration>405</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bedc6410f7c09b9c7547cf3696ed4555.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Madonna Star des années 80 (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-madonna-star-des-annees-80-episode-5--57250177</link><description><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57250177</guid><pubDate>Thu, 26 Oct 2023 09:08:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57250177/283402_la_story_madonna_star_des_annees_80_episode_5.mp3" length="5947252" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></itunes:summary><itunes:duration>372</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f083c637cd150b2e8ef57ab24f06810b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Madonna Star des années 80 (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-madonna-star-des-annees-80-episode-4--57250011</link><description><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57250011</guid><pubDate>Wed, 25 Oct 2023 09:06:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57250011/283398_la_story_madonna_star_des_annees_80_episode_4.mp3" length="8166615" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></itunes:summary><itunes:duration>511</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/41433767e06686362a75e9e1f037769d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Madonna Star des années 80 (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-madonna-star-des-annees-80-episode-3--57249980</link><description><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57249980</guid><pubDate>Tue, 24 Oct 2023 09:03:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57249980/283396_la_story_madonna_star_des_annees_80_episode_3.mp3" length="7030184" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></itunes:summary><itunes:duration>440</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/41433767e06686362a75e9e1f037769d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Madonna Star des années 80 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-madonna-star-des-annees-80-episode-2--57249916</link><description><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57249916</guid><pubDate>Mon, 23 Oct 2023 08:56:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57249916/283392_la_story_madonna_star_des_annees_80_episode_2.mp3" length="6888078" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f083c637cd150b2e8ef57ab24f06810b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Madonna Star des années 80 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-madonna-star-des-annees-80-episode-1--57249845</link><description><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57249845</guid><pubDate>Sun, 22 Oct 2023 08:47:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57249845/283387_la_story_madonna_star_des_annees_80_episode_1.mp3" length="7433926" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De ces années 80 marquées par les disques et la vie privée de Madonna, il y a une vie cachée derrière les faits qui se sont retrouvés en gros titres dans les journaux. Dans ce premier épisode, Brice Depasse nous raconte cette vie de star dans l'envers du décor.]]></itunes:summary><itunes:duration>465</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/41433767e06686362a75e9e1f037769d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Electro (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-electro-episode-5--57176046</link><description><![CDATA[Des immenses synthétiseurs, grands comme des armoires, aux programmes sur disques durs, l'histoire du synthé est celle de la miniaturisation de sa taille et de son prix, qui a fait sortir la production musicale des grands studios pour la faire entrer dans de simples chambres d'étudiants.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57176046</guid><pubDate>Wed, 18 Oct 2023 07:30:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57176046/282801_la_story_electro_episode_5.mp3" length="6952862" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Des immenses synthétiseurs, grands comme des armoires, aux programmes sur disques durs, l'histoire du synthé est celle de la miniaturisation de sa taille et de son prix, qui a fait sortir la production musicale des grands studios pour la faire entrer...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Des immenses synthétiseurs, grands comme des armoires, aux programmes sur disques durs, l'histoire du synthé est celle de la miniaturisation de sa taille et de son prix, qui a fait sortir la production musicale des grands studios pour la faire entrer dans de simples chambres d'étudiants.]]></itunes:summary><itunes:duration>435</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/01a771743212e5f2a8a56becd2535ec9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Electro (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-electro-episode-4--57176038</link><description><![CDATA[Du Thérémine, premier instrument de musique électronique, créé en laboratoire dans les années 1920, la longue et riche histoire de la musique électro-synthétique jusqu'à nos jours où elle habille la variété.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57176038</guid><pubDate>Tue, 17 Oct 2023 07:27:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57176038/282798_la_story_electro_episode_4.mp3" length="6758093" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Du Thérémine, premier instrument de musique électronique, créé en laboratoire dans les années 1920, la longue et riche histoire de la musique électro-synthétique jusqu'à nos jours où elle habille la variété.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Du Thérémine, premier instrument de musique électronique, créé en laboratoire dans les années 1920, la longue et riche histoire de la musique électro-synthétique jusqu'à nos jours où elle habille la variété.]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/019e651812a9a22335026a4821379461.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Electro (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-electro-episode-3--57176025</link><description><![CDATA[The Art of Noise ou le groupe atypique qui en plein triomphe des rythmes électros remet au goût du jour les expérimentations sonores des débuts de cette musique révoluionnaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57176025</guid><pubDate>Mon, 16 Oct 2023 07:22:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57176025/282795_la_story_electro_episode_3.mp3" length="7471967" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>The Art of Noise ou le groupe atypique qui en plein triomphe des rythmes électros remet au goût du jour les expérimentations sonores des débuts de cette musique révoluionnaire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[The Art of Noise ou le groupe atypique qui en plein triomphe des rythmes électros remet au goût du jour les expérimentations sonores des débuts de cette musique révoluionnaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>467</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c19d19e7cdf8a818375ed02516f67f73.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Electro (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-electro-episode-2--57175995</link><description><![CDATA[Tainted love, le tube électro de Soft Cell dont le succès phénoménal a, en 1981, convaincu les producteurs les plus bouchés qu’ils devraient désormais passer par des circuits électroniques pour trouver le chemin du succès.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57175995</guid><pubDate>Sun, 15 Oct 2023 07:16:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57175995/282792_la_story_electro_episode_2.mp3" length="5927608" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Tainted love, le tube électro de Soft Cell dont le succès phénoménal a, en 1981, convaincu les producteurs les plus bouchés qu’ils devraient désormais passer par des circuits électroniques pour trouver le chemin du succès.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Tainted love, le tube électro de Soft Cell dont le succès phénoménal a, en 1981, convaincu les producteurs les plus bouchés qu’ils devraient désormais passer par des circuits électroniques pour trouver le chemin du succès.]]></itunes:summary><itunes:duration>371</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f9b60db38f7ef784f0be938df4e41724.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Electro (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-electro-episode-1--57175862</link><description><![CDATA[Il fut un temps que les moins de quarante ans n’ont pas connu où la musique électronique était une affaire d’avant-garde, Et puis vinrent Vangelis et Jean-Michel Jarre.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57175862</guid><pubDate>Sat, 14 Oct 2023 06:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57175862/282788_la_story_electro_episode_1.mp3" length="7071137" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il fut un temps que les moins de quarante ans n’ont pas connu où la musique électronique était une affaire d’avant-garde, Et puis vinrent Vangelis et Jean-Michel Jarre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il fut un temps que les moins de quarante ans n’ont pas connu où la musique électronique était une affaire d’avant-garde, Et puis vinrent Vangelis et Jean-Michel Jarre.]]></itunes:summary><itunes:duration>442</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cdee796346d81bc7ff7c4b8e02aefcc3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les joyeux débuts de Michel Sardou (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-joyeux-debuts-de-michel-sardou-episode-5--57025038</link><description><![CDATA[Début 1970, Michel Sardou connaît enfin son premier grand succès discographique avec "Les bals populaires". Il ne lui reste plus qu'à conquérir la scène ; une conquête qui nécessite de passer par une case départ, pas toujours drôle.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57025038</guid><pubDate>Wed, 11 Oct 2023 09:09:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57025038/282391_les_joyeux_debuts_de_michel_sardou_episode_5.mp3" length="8852904" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Début 1970, Michel Sardou connaît enfin son premier grand succès discographique avec "Les bals populaires". Il ne lui reste plus qu'à conquérir la scène ; une conquête qui nécessite de passer par une case départ, pas toujours drôle.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Début 1970, Michel Sardou connaît enfin son premier grand succès discographique avec "Les bals populaires". Il ne lui reste plus qu'à conquérir la scène ; une conquête qui nécessite de passer par une case départ, pas toujours drôle.]]></itunes:summary><itunes:duration>554</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/39731ee05b0e389aae3b1362bb758577.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les joyeux débuts de Michel Sardou (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-joyeux-debuts-de-michel-sardou-episode-4--57024996</link><description><![CDATA[En 1969, la carrière débutante de Michel Sardou sonne comme un échec. Seuls deux employés de la firme de l'homme au cigare y croit. Ainsi commence l'incroyable aventure Trema et se termine celle avec Barclay de manière tragi-comique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57024996</guid><pubDate>Tue, 10 Oct 2023 09:04:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57024996/282390_les_joyeux_debuts_de_michel_sardou_episode_4.mp3" length="7161423" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1969, la carrière débutante de Michel Sardou sonne comme un échec. Seuls deux employés de la firme de l'homme au cigare y croit. Ainsi commence l'incroyable aventure Trema et se termine celle avec Barclay de manière tragi-comique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1969, la carrière débutante de Michel Sardou sonne comme un échec. Seuls deux employés de la firme de l'homme au cigare y croit. Ainsi commence l'incroyable aventure Trema et se termine celle avec Barclay de manière tragi-comique.]]></itunes:summary><itunes:duration>448</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/39731ee05b0e389aae3b1362bb758577.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les joyeux débuts de Michel Sardou (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-joyeux-debuts-de-michel-sardou-episode-3--57024946</link><description><![CDATA[Les débuts de Michel Sardou au Music Hall et la rocambolesque interruption pour cause de service miliaire, le tout mâtiné de 45 Tours un autre drapeau, celui des éditions Barclay.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57024946</guid><pubDate>Mon, 09 Oct 2023 09:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57024946/282389_les_joyeux_debuts_de_michel_sardou_episode_3.mp3" length="7680946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les débuts de Michel Sardou au Music Hall et la rocambolesque interruption pour cause de service miliaire, le tout mâtiné de 45 Tours un autre drapeau, celui des éditions Barclay.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les débuts de Michel Sardou au Music Hall et la rocambolesque interruption pour cause de service miliaire, le tout mâtiné de 45 Tours un autre drapeau, celui des éditions Barclay.]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/39731ee05b0e389aae3b1362bb758577.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les joyeux débuts de Michel Sardou (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-joyeux-debuts-de-michel-sardou-episode-2--57024878</link><description><![CDATA[Michel quitte l'école pour le cabaret de son père Fernand, les années théâtre et cinéma avec Patrcie Laffont et Michel Fugain jusqu'à une audition improbable chez Barclay qui va tout changer.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57024878</guid><pubDate>Sun, 08 Oct 2023 08:54:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57024878/282388_les_joyeux_debuts_de_michel_sardou_episode_2.mp3" length="6583804" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Michel quitte l'école pour le cabaret de son père Fernand, les années théâtre et cinéma avec Patrcie Laffont et Michel Fugain jusqu'à une audition improbable chez Barclay qui va tout changer.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Michel quitte l'école pour le cabaret de son père Fernand, les années théâtre et cinéma avec Patrcie Laffont et Michel Fugain jusqu'à une audition improbable chez Barclay qui va tout changer.]]></itunes:summary><itunes:duration>412</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/39731ee05b0e389aae3b1362bb758577.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les joyeux débuts de Michel Sardou (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-joyeux-debuts-de-michel-sardou-episode-1--57024831</link><description><![CDATA[Il y a soixante ans, le jeune Michel Sardou passait un été pas comme les autres, en tournage dans le sud de la France avec l'idole des jeunes. Une expérience sans doute fondatrice. Dix ans plus tard, il signait le tube de l'été.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/57024831</guid><pubDate>Sat, 07 Oct 2023 12:47:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/57024831/282387_les_joyeux_debuts_de_michel_sardou_episode_1.mp3" length="6382758" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a soixante ans, le jeune Michel Sardou passait un été pas comme les autres, en tournage dans le sud de la France avec l'idole des jeunes. Une expérience sans doute fondatrice. Dix ans plus tard, il signait le tube de l'été.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a soixante ans, le jeune Michel Sardou passait un été pas comme les autres, en tournage dans le sud de la France avec l'idole des jeunes. Une expérience sans doute fondatrice. Dix ans plus tard, il signait le tube de l'été.]]></itunes:summary><itunes:duration>399</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/39731ee05b0e389aae3b1362bb758577.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story jamais contée de Robert Palmer (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jamais-contee-de-robert-palmer-episode-5--56938035</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Dernier épisode.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56938035</guid><pubDate>Wed, 04 Oct 2023 08:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56938035/282077_la_story_jamais_contee_de_robert_palmer_episode_5.mp3" length="8870458" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Dernier épisode.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Dernier épisode.]]></itunes:summary><itunes:duration>555</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/14bef88951b314bbdf301ea0086bfa0c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story jamais contée de Robert Palmer (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jamais-contee-de-robert-palmer-episode-4--56937967</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Quatrième épisode.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56937967</guid><pubDate>Tue, 03 Oct 2023 08:20:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56937967/282073_la_story_jamais_contee_de_robert_palmer_episode_4.mp3" length="7118373" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Quatrième épisode.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Quatrième épisode.]]></itunes:summary><itunes:duration>445</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1d85b46e447f6ca401fc5bae24ca46c9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story jamais contée de Robert Palmer (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jamais-contee-de-robert-palmer-episode-3--56937847</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Troisième épisode.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56937847</guid><pubDate>Mon, 02 Oct 2023 08:17:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56937847/282071_la_story_jamais_contee_de_robert_palmer_episode_3.mp3" length="7149720" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Troisième épisode.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Troisième épisode.]]></itunes:summary><itunes:duration>447</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5e86188bf70c2770120dd2b18a75bbf2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story jamais contée de Robert Palmer (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jamais-contee-de-robert-palmer-episode-2--56937750</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Deuxième épisode.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56937750</guid><pubDate>Sun, 01 Oct 2023 08:14:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56937750/282068_la_story_jamais_contee_de_robert_palmer_episode_2.mp3" length="6402827" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Deuxième épisode.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Deuxième épisode.]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/12ffa8014b3d21d531e306e97c351f8a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story jamais contée de Robert Palmer (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jamais-contee-de-robert-palmer-episode-1--56937705</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Premier épisode.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56937705</guid><pubDate>Sat, 30 Sep 2023 08:10:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56937705/282065_la_story_jamais_contee_de_robert_palmer_episode_1.mp3" length="6325498" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Premier épisode.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Brice Depasse vous raconte cette semaine une Story inédite de Robert Palmer. Premier épisode.]]></itunes:summary><itunes:duration>396</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b6b1a99e2412f040b1194a10c91dee33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Serge Gainsbourg à domicile (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-serge-gainsbourg-a-domicile-episode-5--56839868</link><description><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 5 : Coluche, Jacques Dutronc et Françoise Hardy à dîner.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839868</guid><pubDate>Thu, 28 Sep 2023 10:29:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839868/281593_la_story_de_serge_gainsbourg_a_domicile_episode_5.mp3" length="8240176" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 5 : Coluche, Jacques Dutronc et Françoise Hardy à dîner.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 5 : Coluche, Jacques Dutronc et Françoise Hardy à dîner.]]></itunes:summary><itunes:duration>515</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/785eba598ef1e2fd5b4f1cd7b7065d09.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Serge Gainsbourg à domicile (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-serge-gainsbourg-a-domicile-episode-4--56839832</link><description><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 4 : 1973, rentrée tardive et problème de santé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839832</guid><pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:22:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839832/281590_la_story_de_serge_gainsbourg_a_domicile_episode_4.mp3" length="6761018" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 4 : 1973, rentrée tardive et problème de santé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 4 : 1973, rentrée tardive et problème de santé.]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33ce97ceae67f7710196b96ca8bb897d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Serge Gainsbourg à domicile (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-serge-gainsbourg-a-domicile-episode-3--56839732</link><description><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 3 : la visite de Françoise Hardy en plein chantier d'un homme heureux suite à sa rencontre avec Jane Birkin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839732</guid><pubDate>Tue, 26 Sep 2023 12:14:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839732/281583_la_story_de_serge_gainsbourg_a_domicile_episode_3.mp3" length="5276845" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 3 : la visite de Françoise Hardy en plein chantier d'un homme heureux suite...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 3 : la visite de Françoise Hardy en plein chantier d'un homme heureux suite à sa rencontre avec Jane Birkin.]]></itunes:summary><itunes:duration>330</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d0e60d4daddd9cacc1c7878022156ac6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Serge Gainsbourg à domicile (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-serge-gainsbourg-a-domicile-episode-2--56839582</link><description><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 2 : le scandale BB.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839582</guid><pubDate>Mon, 25 Sep 2023 12:06:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839582/281580_la_story_de_serge_gainsbourg_a_domicile_episode_2.mp3" length="5634618" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 2 : le scandale BB.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 2 : le scandale BB.]]></itunes:summary><itunes:duration>353</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f0e529d82e4fcd1a5ca641e85d66b609.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Serge Gainsbourg à domicile (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-serge-gainsbourg-a-domicile-episode-1--56839546</link><description><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 1 : la petite annonce.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839546</guid><pubDate>Sun, 24 Sep 2023 11:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839546/281577_la_story_de_serge_gainsbourg_a_domicile_episode_1.mp3" length="7073645" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 1 : la petite annonce.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La légende du domicile de Serge Gainsbourg au 5bis rue de Verneuil, conçu par l'auteur de Je t'aime moi non plus comme une oeuvre d'art en 1968 et à présent un musée. Episode 1 : la petite annonce.]]></itunes:summary><itunes:duration>443</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5b180a0ffc533ef969f3713072421046.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ecrire comme Freddie Mercury (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ecrire-comme-freddie-mercury-episode-5--56839371</link><description><![CDATA[Longtemps nous avons ignoré que les chansons de Queen (entre parenthèses, le groupe le plus populaire au monde à en croire les chiffres du streaming, ont été une affaire collective.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839371</guid><pubDate>Fri, 22 Sep 2023 11:33:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839371/281574_ecrire_comme_freddie_mercury_episode_5.mp3" length="7589831" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Longtemps nous avons ignoré que les chansons de Queen (entre parenthèses, le groupe le plus populaire au monde à en croire les chiffres du streaming, ont été une affaire collective.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Longtemps nous avons ignoré que les chansons de Queen (entre parenthèses, le groupe le plus populaire au monde à en croire les chiffres du streaming, ont été une affaire collective.]]></itunes:summary><itunes:duration>475</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/349e4d77dd26e9e0e6518a6e374137c5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ecrire comme Jean-Jacques Goldman (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ecrire-comme-jean-jacques-goldman-episode-4--56839349</link><description><![CDATA[Comment et pourquoi Jean-Jacques Goldman est-il l'auteur interprète qui ale mieux chanté notre quotidien ? Un voyage sur les traces d'une jeunesse perdue s'impose.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839349</guid><pubDate>Thu, 21 Sep 2023 11:25:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839349/281571_ecrire_comme_jean_jacques_goldman_episode_4.mp3" length="9010893" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment et pourquoi Jean-Jacques Goldman est-il l'auteur interprète qui ale mieux chanté notre quotidien ? Un voyage sur les traces d'une jeunesse perdue s'impose.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment et pourquoi Jean-Jacques Goldman est-il l'auteur interprète qui ale mieux chanté notre quotidien ? Un voyage sur les traces d'une jeunesse perdue s'impose.]]></itunes:summary><itunes:duration>564</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/51fb9970cd7dfe9b3803fb58e0982f33.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ecrire comme David Bowie (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ecrire-comme-david-bowie-episode-3--56839116</link><description><![CDATA[David Bowie a souvent écrit dans l’urgence, au bout d’une nuit sans sommeil, le cendrier débordant, le plancher de la chambre d’hôtel recouvert de chutes de papier découpées avec des ciseaux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839116</guid><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 11:20:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839116/281566_ecrire_comme_david_bowie_episode_3.mp3" length="7386285" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>David Bowie a souvent écrit dans l’urgence, au bout d’une nuit sans sommeil, le cendrier débordant, le plancher de la chambre d’hôtel recouvert de chutes de papier découpées avec des ciseaux.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[David Bowie a souvent écrit dans l’urgence, au bout d’une nuit sans sommeil, le cendrier débordant, le plancher de la chambre d’hôtel recouvert de chutes de papier découpées avec des ciseaux.]]></itunes:summary><itunes:duration>462</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c075681cae26ef71b37b49cd870ae812.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ecrire comme Jacques Brel (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ecrire-comme-jacques-brel-episode-2--56839020</link><description><![CDATA[Quel chanteur n’a pas rêvé d'être Jacques Brel ? D’incarner des personnages avec autant d’ardeur et de conviction. Et quel auteur n’a pas souhaité écrire comme lui.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56839020</guid><pubDate>Tue, 19 Sep 2023 11:14:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56839020/281563_ecrire_comme_jacques_brel_episode_2.mp3" length="5799712" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quel chanteur n’a pas rêvé d'être Jacques Brel ? D’incarner des personnages avec autant d’ardeur et de conviction. Et quel auteur n’a pas souhaité écrire comme lui.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quel chanteur n’a pas rêvé d'être Jacques Brel ? D’incarner des personnages avec autant d’ardeur et de conviction. Et quel auteur n’a pas souhaité écrire comme lui.]]></itunes:summary><itunes:duration>363</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b0a6f864889899f2c4670bbfd53d37c8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ecrire comme Kate Bush (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ecrire-comme-kate-bush-episode-1--56838943</link><description><![CDATA[Comme elle l'a souligné dans une interview, Kate Bush se définit avant tout comme une auteure : ensuite, elle est musicienne, et enfin, interprète. De Wuthering Heights à Running up that hill : immersion dans son univers.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56838943</guid><pubDate>Mon, 18 Sep 2023 11:54:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56838943/281560_ecrire_comme_kate_bush_episode_1.mp3" length="7217841" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comme elle l'a souligné dans une interview, Kate Bush se définit avant tout comme une auteure : ensuite, elle est musicienne, et enfin, interprète. De Wuthering Heights à Running up that hill : immersion dans son univers.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comme elle l'a souligné dans une interview, Kate Bush se définit avant tout comme une auteure : ensuite, elle est musicienne, et enfin, interprète. De Wuthering Heights à Running up that hill : immersion dans son univers.]]></itunes:summary><itunes:duration>452</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a3335f89f610dde835a7c0d49cd78c16.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 1993, année folle (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-1993-annee-folle-episode-5--56760388</link><description><![CDATA[1993, on regarde les Unplugged et Most Wanted sur MTV, le soir quand tous les bons films sont déjà loués au vidéoclub du coin. Heureusement, il y a des rééditions de vieux films en cassettes vidéo qui nous permettent de faire notre propre ciné club, ça tombe bien on réédite les films d'Elvis Presley pendant que UB40 nous livre un cover du King qui fait sensation.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56760388</guid><pubDate>Fri, 15 Sep 2023 09:10:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56760388/281195_la_story_1993_annee_folle_episode_5.mp3" length="6244839" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1993, on regarde les Unplugged et Most Wanted sur MTV, le soir quand tous les bons films sont déjà loués au vidéoclub du coin. Heureusement, il y a des rééditions de vieux films en cassettes vidéo qui nous permettent de faire notre propre ciné club,...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1993, on regarde les Unplugged et Most Wanted sur MTV, le soir quand tous les bons films sont déjà loués au vidéoclub du coin. Heureusement, il y a des rééditions de vieux films en cassettes vidéo qui nous permettent de faire notre propre ciné club, ça tombe bien on réédite les films d'Elvis Presley pendant que UB40 nous livre un cover du King qui fait sensation.]]></itunes:summary><itunes:duration>391</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f137c205cacb5f76f6c0d7340b5ab6cb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 1993, année folle (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-1993-annee-folle-episode-4--56760339</link><description><![CDATA[En 1993, le monde est toujours sous le choc de la disparition de Freddie Mercury au sommet de sa popularité, nouvelle victime du SIDA.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56760339</guid><pubDate>Thu, 14 Sep 2023 08:56:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56760339/281192_la_story_1993_annee_folle_episode_4.mp3" length="7033110" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1993, le monde est toujours sous le choc de la disparition de Freddie Mercury au sommet de sa popularité, nouvelle victime du SIDA.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1993, le monde est toujours sous le choc de la disparition de Freddie Mercury au sommet de sa popularité, nouvelle victime du SIDA.]]></itunes:summary><itunes:duration>440</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/475603bb30ab54e557b54932ba685526.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 1993, année folle (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-1993-annee-folle-episode-3--56760234</link><description><![CDATA[Mylène Farmer est en 1993 la quintessence des années 80 à présent derrière nous, cette décennie qui a fait entrer le concept de liberté et d’individualité dans toutes les chaumières grâce à la télévision.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56760234</guid><pubDate>Wed, 13 Sep 2023 08:51:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56760234/281185_la_story_1993.mp3" length="7036871" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mylène Farmer est en 1993 la quintessence des années 80 à présent derrière nous, cette décennie qui a fait entrer le concept de liberté et d’individualité dans toutes les chaumières grâce à la télévision.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mylène Farmer est en 1993 la quintessence des années 80 à présent derrière nous, cette décennie qui a fait entrer le concept de liberté et d’individualité dans toutes les chaumières grâce à la télévision.]]></itunes:summary><itunes:duration>440</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1cfeb8763e7c9187b9938c8ce6afd308.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 1993, année folle (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-1993-annee-folle-episode-2--56760203</link><description><![CDATA[Trente années nous séparent de 1993, probablement la dernière d’une époque qu’on appellera bientôt l’âge d’or de la musique populaire. Une année folle où les nouveaux courants sont bousculés par des revivals et même des N°2, mais où la pop dance s'impose de manière permanente.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56760203</guid><pubDate>Tue, 12 Sep 2023 08:45:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56760203/281184_la_story_1993_annee_folle_episode_2.mp3" length="7510419" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Trente années nous séparent de 1993, probablement la dernière d’une époque qu’on appellera bientôt l’âge d’or de la musique populaire. Une année folle où les nouveaux courants sont bousculés par des revivals et même des N°2, mais où la pop dance...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Trente années nous séparent de 1993, probablement la dernière d’une époque qu’on appellera bientôt l’âge d’or de la musique populaire. Une année folle où les nouveaux courants sont bousculés par des revivals et même des N°2, mais où la pop dance s'impose de manière permanente.]]></itunes:summary><itunes:duration>470</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/99e0235a3000940dbb0677090f99e8fb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 1993, année folle (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-1993-annee-folle-episode-1--56760178</link><description><![CDATA[En 1993, le CD est au sommet du marché du divertissement quand survient le retour improbable d'un des plus grands phénomènes des années 70 : Meat Loaf.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56760178</guid><pubDate>Mon, 11 Sep 2023 08:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56760178/281181_la_story_1993_annee_folle_episode_1.mp3" length="7841854" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1993, le CD est au sommet du marché du divertissement quand survient le retour improbable d'un des plus grands phénomènes des années 70 : Meat Loaf.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1993, le CD est au sommet du marché du divertissement quand survient le retour improbable d'un des plus grands phénomènes des années 70 : Meat Loaf.]]></itunes:summary><itunes:duration>491</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/4f82a7be6840b198f24827269359aacb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Sur scène avec Peter Gabriel (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-sur-scene-avec-peter-gabriel-episode-5--56683913</link><description><![CDATA[Depuis les débuts de Genesis, Peter Gabriel s'est imposé comme un chanteur à part dans le monde du rock grâce à ses prestations sur scène. Durant les années 70, 80 et 90, Peter Gabriel était l'artiste à voir en concert, à nul autre pareil.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56683913</guid><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 08:38:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56683913/280824_la_story_sur_scene_avec_peter_gabriel_episode_1.mp3" length="7382099" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Depuis les débuts de Genesis, Peter Gabriel s'est imposé comme un chanteur à part dans le monde du rock grâce à ses prestations sur scène. Durant les années 70, 80 et 90, Peter Gabriel était l'artiste à voir en concert, à nul autre pareil.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Depuis les débuts de Genesis, Peter Gabriel s'est imposé comme un chanteur à part dans le monde du rock grâce à ses prestations sur scène. Durant les années 70, 80 et 90, Peter Gabriel était l'artiste à voir en concert, à nul autre pareil.]]></itunes:summary><itunes:duration>462</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aac6b527f662b558345e562df04b9df6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Sur scène avec Johnny Hallyday (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-sur-scene-avec-johnny-hallyday-episode-4--56683884</link><description><![CDATA[Depuis ses débuts en 1960, Johnny Hallyday est l'artiste à part dans le paysage de la chanson française. Avec les années, puis les décennies, Johnny ne cesse de placer la barre plus haut. Mais ce qu'il s'apprête à faire en 1993, pour son cinquantième anniversaire, dépasse tout ce qui s'est vu auparavant.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56683884</guid><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 08:26:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56683884/280811_la_story_sur_scene_avec_johnny_hallyday_episode_4.mp3" length="6721312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Depuis ses débuts en 1960, Johnny Hallyday est l'artiste à part dans le paysage de la chanson française. Avec les années, puis les décennies, Johnny ne cesse de placer la barre plus haut. Mais ce qu'il s'apprête à faire en 1993, pour son cinquantième...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Depuis ses débuts en 1960, Johnny Hallyday est l'artiste à part dans le paysage de la chanson française. Avec les années, puis les décennies, Johnny ne cesse de placer la barre plus haut. Mais ce qu'il s'apprête à faire en 1993, pour son cinquantième anniversaire, dépasse tout ce qui s'est vu auparavant.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a5f42fc64190b255b68305ce408fae78.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Sur scène avec Kate Bush (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-sur-scene-avec-kate-bush-episode-3--56683744</link><description><![CDATA[Rares sont ceux qui ont eu l'occasion de voir sur scène, et pour cause, l'artiste n'a produit qu'une seule tournée, et encore, elle n'a pas franchi les frontières de Grande-Bretagne. Brice Depasse vous emmène dans les coulisses de ce spectacle novateur, nous sommes en 1979.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56683744</guid><pubDate>Wed, 06 Sep 2023 08:08:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56683744/280808_la_story_sur_scene_avec_kate_bush_episode_3.mp3" length="7176888" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Rares sont ceux qui ont eu l'occasion de voir sur scène, et pour cause, l'artiste n'a produit qu'une seule tournée, et encore, elle n'a pas franchi les frontières de Grande-Bretagne. Brice Depasse vous emmène dans les coulisses de ce spectacle...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Rares sont ceux qui ont eu l'occasion de voir sur scène, et pour cause, l'artiste n'a produit qu'une seule tournée, et encore, elle n'a pas franchi les frontières de Grande-Bretagne. Brice Depasse vous emmène dans les coulisses de ce spectacle novateur, nous sommes en 1979.]]></itunes:summary><itunes:duration>449</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/81678ba2623fb9ce59303bed9fb07434.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Sur scène avec Coluche (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-sur-scene-avec-coluche-episode-2--56683316</link><description><![CDATA[Coluche, l'humoriste qui a régné sur le monde du théâtre et a changé le visage du métier reste encore aujourd'hui un modèle pour ses pairs, une icône pour toutes les générations. A écouter les enregistrements live de l'époque, une irrésistible envie vous prend d'être dans la salle, face à cet homme]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56683316</guid><pubDate>Tue, 05 Sep 2023 07:12:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56683316/280786_la_story_sur_scene_avec_coluche_episode_2.mp3" length="6056757" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Coluche, l'humoriste qui a régné sur le monde du théâtre et a changé le visage du métier reste encore aujourd'hui un modèle pour ses pairs, une icône pour toutes les générations. A écouter les enregistrements live de l'époque, une irrésistible envie...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Coluche, l'humoriste qui a régné sur le monde du théâtre et a changé le visage du métier reste encore aujourd'hui un modèle pour ses pairs, une icône pour toutes les générations. A écouter les enregistrements live de l'époque, une irrésistible envie vous prend d'être dans la salle, face à cet homme]]></itunes:summary><itunes:duration>379</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c90a861b53c30dc88027ed423caa4b0c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Sur scène avec Freddie Mercury (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-sur-scene-avec-freddie-mercury-episode-1--56683260</link><description><![CDATA[Si Freddie Mercury a acquis une position majeure dans la légende de la musique populaire, c'est grâce à des prestations scéniques qui ont marqué tous ceux qui y ont assisté, comme Brice Depasse, dans l'arène de Forest National, à laquelle Queen était très fidèle.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56683260</guid><pubDate>Mon, 04 Sep 2023 07:09:55 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56683260/280781_la_story_sur_scene_avec_freddie_mercury_episode_1.mp3" length="8905978" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si Freddie Mercury a acquis une position majeure dans la légende de la musique populaire, c'est grâce à des prestations scéniques qui ont marqué tous ceux qui y ont assisté, comme Brice Depasse, dans l'arène de Forest National, à laquelle Queen était...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si Freddie Mercury a acquis une position majeure dans la légende de la musique populaire, c'est grâce à des prestations scéniques qui ont marqué tous ceux qui y ont assisté, comme Brice Depasse, dans l'arène de Forest National, à laquelle Queen était très fidèle.]]></itunes:summary><itunes:duration>557</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/13e9b0cc78046a6a6657ec69f5443ba1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 14)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-14--56118919</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118919</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:26:13 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118919/276683_la_story_de_jane_birkin_episode_14.mp3" length="5761611" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>361</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 13)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-13--56118873</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118873</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:24:41 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118873/276682_la_story_de_jane_birkin_episode_13.mp3" length="5446888" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>341</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 12)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-12--56118840</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118840</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:23:13 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118840/276681_la_story_de_jane_birkin_episode_12.mp3" length="6099322" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>382</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 11)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-11--56118823</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118823</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:21:57 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118823/276680_la_story_de_jane_birkin_episode_11.mp3" length="5859831" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>367</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 10)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-10--56118801</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118801</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:20:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118801/276679_la_story_de_jane_birkin_episode_10.mp3" length="5898284" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>369</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 9)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-9--56118794</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118794</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:18:43 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118794/276678_la_story_de_jane_birkin_episode_9.mp3" length="5910404" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>370</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 8)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-8--56118785</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118785</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:17:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118785/276677_la_story_de_jane_birkin_episode_8.mp3" length="4904377" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>307</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 7)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-7--56118778</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118778</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:15:39 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118778/276676_la_story_de_jane_birkin_episode_7.mp3" length="5794272" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>363</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 6)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-6--56118773</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118773</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:14:13 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118773/276675_la_story_de_jane_birkin_episode_6.mp3" length="5922107" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>371</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-5--56118769</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118769</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:12:46 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118769/276674_la_story_de_jane_birkin_episode_5.mp3" length="7518293" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>470</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-4--56118766</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118766</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:11:13 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118766/276673_la_story_de_jane_birkin_episode_4.mp3" length="5791286" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>362</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-3--56118759</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118759</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:09:27 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118759/276672_la_story_de_jane_birkin_episode_3.mp3" length="6609232" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>414</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-2--56118749</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118749</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 15:07:46 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118749/276671_la_story_de_jane_birkin_episode_2.mp3" length="6051257" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>379</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Jane Birkin (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-jane-birkin-episode-1--56118739</link><description><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56118739</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 14:51:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56118739/276670_la_story_de_jane_birkin_episode_1.mp3" length="6157836" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En hommage à Jane Birkin disparue ce dimanche, Brice Depasse vous fait sa Story en quatorze épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>385</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/777ce7e3cd4498c5fd71f90d125bd97c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Arnold Schwarzenegger (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-arnold-schwarzenegger-episode-5--56082952</link><description><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56082952</guid><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 06:29:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56082952/276503_la_story_de_arnold_schwarzenegger_episode_5.mp3" length="7348251" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></itunes:summary><itunes:duration>460</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6ba20f045c410ad28e72a82227b6ae0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Arnold Schwarzenegger (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-arnold-schwarzenegger-episode-4--56082937</link><description><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56082937</guid><pubDate>Sat, 15 Jul 2023 14:27:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56082937/276502_la_story_de_arnold_schwarzenegger_episode_4.mp3" length="8187931" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></itunes:summary><itunes:duration>512</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6ba20f045c410ad28e72a82227b6ae0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Arnold Schwarzenegger (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-arnold-schwarzenegger-episode-2--56082905</link><description><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56082905</guid><pubDate>Thu, 13 Jul 2023 15:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56082905/276500_la_story_de_arnold_schwarzenegger_episode_2.mp3" length="7296424" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></itunes:summary><itunes:duration>456</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6ba20f045c410ad28e72a82227b6ae0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Arnold Schwarzenegger (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-arnold-schwarzenegger-episode-3--56082914</link><description><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56082914</guid><pubDate>Thu, 13 Jul 2023 06:27:15 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56082914/276501_la_story_de_arnold_schwarzenegger_episode_3.mp3" length="6763944" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6ba20f045c410ad28e72a82227b6ae0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Arnold Schwarzenegger (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-arnold-schwarzenegger-episode-1--56082897</link><description><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/56082897</guid><pubDate>Thu, 13 Jul 2023 06:23:33 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/56082897/276499_la_story_de_arnold_schwarzenegger_episode_1.mp3" length="6517759" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le retour inattendu d'Arnold Schwarzenegger en 2023 au sommet des audiences mondiales a poussé Brice Depasse à s'intéresser aux années d'enfance autrichienne et aux débuts professionnels surprenants d'un Mister Univers devenu star d'Hollywood.]]></itunes:summary><itunes:duration>408</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d6ba20f045c410ad28e72a82227b6ae0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Barry White 20 ans après (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-barry-white-20-ans-apres-episode-5--55873598</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55873598</guid><pubDate>Sat, 08 Jul 2023 14:27:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55873598/275577_la_story_de_barry_white_20_ans_apres_episode_5.mp3" length="8198380" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>513</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3617468bfdd01e60b316be1a0b0efa26.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Barry White 20 ans après (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-barry-white-20-ans-apres-episode-4--55873392</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55873392</guid><pubDate>Sat, 08 Jul 2023 08:25:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55873392/275575_la_story_de_barry_white_20_ans_apres_episode_4.mp3" length="7680946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3617468bfdd01e60b316be1a0b0efa26.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Barry White 20 ans après (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-barry-white-20-ans-apres-episode-3--55873161</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55873161</guid><pubDate>Fri, 07 Jul 2023 15:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55873161/275574_la_story_de_barry_white_20_ans_apres_episode_3.mp3" length="6910230" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>432</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3617468bfdd01e60b316be1a0b0efa26.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Barry White 20 ans après (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-barry-white-20-ans-apres-episode-2--55872963</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55872963</guid><pubDate>Thu, 06 Jul 2023 15:20:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55872963/275573_la_story_de_barry_white_20_ans_apres_episode_2.mp3" length="6650259" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>416</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3617468bfdd01e60b316be1a0b0efa26.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Barry White 20 ans après (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-barry-white-20-ans-apres-episode-1--55872523</link><description><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55872523</guid><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 15:13:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55872523/275572_la_story_de_barry_white_20_ans_apres_episode_1.mp3" length="7309792" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après sa disparition, Barry White reste un des artistes préférés des Belges. Brice Depasse nous raconte les origines de la carrière de l'artiste, sa production fleuve et l'importance de sa musique dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3617468bfdd01e60b316be1a0b0efa26.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story JEAN-JACQUES GOLDMAN 20 ans après (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jean-jacques-goldman-20-ans-apres-episode-5--55095529</link><description><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55095529</guid><pubDate>Sun, 02 Jul 2023 12:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55095529/270781_la_story_jean_jacques_goldman_20_ans_apres_episode_5.mp3" length="7122553" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></itunes:summary><itunes:duration>446</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23656a0016417fde4ede5e485ef25ec9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story JEAN-JACQUES GOLDMAN 20 ans après (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jean-jacques-goldman-20-ans-apres-episode-4--55095108</link><description><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55095108</guid><pubDate>Sat, 01 Jul 2023 11:58:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55095108/270780_la_story_jean_jacques_goldman_20_ans_apres_episode_4.mp3" length="7680946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23656a0016417fde4ede5e485ef25ec9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story JEAN-JACQUES GOLDMAN 20 ans après (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jean-jacques-goldman-20-ans-apres-episode-3--55094756</link><description><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55094756</guid><pubDate>Sat, 01 Jul 2023 11:56:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55094756/270778_la_story_jean_jacques_goldman_20_ans_apres_episode_3.mp3" length="7268003" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></itunes:summary><itunes:duration>455</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23656a0016417fde4ede5e485ef25ec9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story JEAN-JACQUES GOLDMAN 20 ans après (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jean-jacques-goldman-20-ans-apres-episode-2--55094245</link><description><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55094245</guid><pubDate>Thu, 29 Jun 2023 16:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55094245/270776_la_story_jean_jacques_goldman_20_ans_apres_episode_2.mp3" length="9215693" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></itunes:summary><itunes:duration>576</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23656a0016417fde4ede5e485ef25ec9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story JEAN-JACQUES GOLDMAN 20 ans après (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jean-jacques-goldman-20-ans-apres-episode-1--55093802</link><description><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/55093802</guid><pubDate>Thu, 29 Jun 2023 16:48:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/55093802/270774_la_story_jean_jacques_goldman_20_ans_apres_episode_1.mp3" length="6721305" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cela fait exactement 20 ans que Jean-Jacques Goldman a pris sa retraite et pourtant, l'artiste est demeuré aussi populaire. Brice Depasse revient sur la face cachée du chanteur préféré des Français (et des Belges).]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/23656a0016417fde4ede5e485ef25ec9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Claude Barzotti</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-claude-barzotti--54845766</link><description><![CDATA[Brice Depasse rend hommage à Claude Barzotti, décédé ce 24 juin 2023 à l'âge de 69 ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54845766</guid><pubDate>Sat, 24 Jun 2023 11:04:27 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54845766/270628_la_story_de_claude_barzotti.mp3" length="6426166" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse rend hommage à Claude Barzotti, décédé ce 24 juin 2023 à l'âge de 69 ans.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse rend hommage à Claude Barzotti, décédé ce 24 juin 2023 à l'âge de 69 ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>402</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c923702d576226a3d7f7f26157603351.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story So 80's (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-so-80-s-episode-5--54550035</link><description><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54550035</guid><pubDate>Fri, 23 Jun 2023 16:43:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54550035/270414_la_story_so_80_s_episode_5.mp3" length="6837923" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>428</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b002f82319f48d0fd1afdf5e44e086fb.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story So 80's (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-so-80-s-episode-4--54550026</link><description><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54550026</guid><pubDate>Fri, 23 Jun 2023 16:40:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54550026/270411_la_story_so_80_s_episode_4.mp3" length="6584640" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>412</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9e39fd37e084ae2279691cf02adef9a3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story So 80's (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-so-80-s-episode-3--54549920</link><description><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54549920</guid><pubDate>Fri, 23 Jun 2023 16:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54549920/270408_la_story_so_80_s_episode_3.mp3" length="7843533" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>491</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/68f0b35ceac2cc2d941c71e965b2e52f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story So 80's (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-so-80-s-episode-2--54549771</link><description><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54549771</guid><pubDate>Thu, 22 Jun 2023 16:34:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54549771/270405_la_story_so_80_s_episode_2.mp3" length="6643572" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>416</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f46701f511cc208f77e255c13859885c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story So 80's (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-so-80-s-episode-1--54549376</link><description><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54549376</guid><pubDate>Thu, 22 Jun 2023 16:08:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54549376/270402_la_story_so_80_s_episode_1.mp3" length="7449390" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq épisodes de la Story pour vous expliquer pourquoi, aujourd'hui encore, nous sommes So 80's, tellement marqués par les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>466</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/dc8eda6550b376ca30dbb86bc525210a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story The Police (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-the-police-episode-5--54351152</link><description><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54351152</guid><pubDate>Tue, 20 Jun 2023 17:13:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54351152/269049_la_story_the_police_episode_5.mp3" length="7754507" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>485</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c67aaa97e69c2d9f7fc9ef2b6973257c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story The Police (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-the-police-episode-4--54351140</link><description><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54351140</guid><pubDate>Tue, 20 Jun 2023 17:10:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54351140/269048_la_story_the_police_episode_4.mp3" length="7757851" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>485</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c67aaa97e69c2d9f7fc9ef2b6973257c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story The Police (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-the-police-episode-3--54351112</link><description><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54351112</guid><pubDate>Tue, 20 Jun 2023 17:08:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54351112/269019_la_story_the_police_episode_3.mp3" length="6984209" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>437</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c67aaa97e69c2d9f7fc9ef2b6973257c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story The Police (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-the-police-episode-2--54351105</link><description><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54351105</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2023 17:06:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54351105/269005_la_story_the_police_episode_2.mp3" length="7762449" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>486</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c67aaa97e69c2d9f7fc9ef2b6973257c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story The Police (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-the-police-episode-1--54351090</link><description><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54351090</guid><pubDate>Mon, 19 Jun 2023 16:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54351090/268974_la_story_the_police_episode_1.mp3" length="7484081" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Police ou The Police, c'est le groupe dont Brice Depasse et beaucoup de ses contemporains étaient fiers d'être fans dans les années 80 et à la fin des 70's. Cette semaine, il vous raconte les débuts de ce trio qui a éclairé une décennie et occupe encore aujourd'hui une place prépondérante dans l'histoire de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>468</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c67aaa97e69c2d9f7fc9ef2b6973257c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brigitte Bardot (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brigitte-bardot-episode-5--54279884</link><description><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54279884</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2023 16:07:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54279884/268789_la_story_de_brigitte_bardot_episode_5.mp3" length="4573420" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></itunes:summary><itunes:duration>286</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff89a7db44d7a6718a07c193e3067445.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brigitte Bardot (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brigitte-bardot-episode-4--54279876</link><description><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54279876</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2023 16:05:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54279876/268788_la_story_de_brigitte_bardot_episode_4.mp3" length="5408084" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></itunes:summary><itunes:duration>338</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff89a7db44d7a6718a07c193e3067445.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brigitte Bardot (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brigitte-bardot-episode-3--54279724</link><description><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54279724</guid><pubDate>Thu, 15 Jun 2023 16:03:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54279724/268785_la_story_de_brigitte_bardot_episode_3.mp3" length="5515082" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></itunes:summary><itunes:duration>345</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff89a7db44d7a6718a07c193e3067445.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brigitte Bardot (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brigitte-bardot-episode-2--54279649</link><description><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54279649</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2023 17:01:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54279649/268784_la_story_de_brigitte_bardot_episode_2.mp3" length="6040457" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></itunes:summary><itunes:duration>378</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff89a7db44d7a6718a07c193e3067445.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Brigitte Bardot (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-brigitte-bardot-episode-1--54279639</link><description><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54279639</guid><pubDate>Wed, 14 Jun 2023 15:50:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54279639/268783_la_story_de_brigitte_bardot_episode_1.mp3" length="6834154" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une série biopic diffusée sur France 2 et La Une et des gros titres de la presse people suite à une fausse information sur sa santé et voilà Brigitte Bardot à nouveau dans l'actualité. Dans La Story, Brice Depasse nous propose en cinq épisodes, un portrait à sa façon.]]></itunes:summary><itunes:duration>428</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ff89a7db44d7a6718a07c193e3067445.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Benjamin Biolay (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-benjamin-biolay-episode-5--54099143</link><description><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54099143</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2023 15:38:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54099143/268171_la_story_de_benjamin_biolay_episode_5.mp3" length="7342818" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/57a808f032a7c70ac0d3519fd4a647d1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Benjamin Biolay (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-benjamin-biolay-episode-4--54099136</link><description><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54099136</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2023 15:32:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54099136/268170_la_story_de_benjamin_biolay_episode_4.mp3" length="7265428" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></itunes:summary><itunes:duration>455</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/57a808f032a7c70ac0d3519fd4a647d1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Benjamin Biolay (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-benjamin-biolay-episode-3--54099122</link><description><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54099122</guid><pubDate>Tue, 06 Jun 2023 15:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54099122/268169_la_story_de_benjamin_biolay_episode_3.mp3" length="6376496" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></itunes:summary><itunes:duration>399</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/57a808f032a7c70ac0d3519fd4a647d1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Benjamin Biolay (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-benjamin-biolay-episode-2--54099103</link><description><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54099103</guid><pubDate>Mon, 05 Jun 2023 16:09:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54099103/268168_la_story_de_benjamin_biolay_episode_2.mp3" length="6615151" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste d'exception qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></itunes:summary><itunes:duration>414</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/57a808f032a7c70ac0d3519fd4a647d1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Benjamin Biolay (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-benjamin-biolay-episode-1--54098994</link><description><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste estimé qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/54098994</guid><pubDate>Mon, 05 Jun 2023 16:07:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/54098994/268167_la_story_de_benjamin_biolay_episode_1.mp3" length="6906879" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste estimé qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Qui est véritablement Benjamin Biolay, cet artiste estimé qui a mis plus de vingt ans avant de véritablement conquérir le grand public, tel un Serge Gainsbourg à qui il est, à tort ou à raison, souvent comparé.]]></itunes:summary><itunes:duration>432</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/57a808f032a7c70ac0d3519fd4a647d1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hommage à Tina Turner Episode 5</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hommage-a-tina-turner-episode-5--43493251</link><description><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></description><guid isPermaLink="false">1a716511-d79a-4cad-8eba-675d1c40e89c</guid><pubDate>Thu, 25 May 2023 05:28:29 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/43493251/36160_la_story_tina_turner_episode_5.mp3" length="6660597" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></itunes:summary><itunes:duration>417</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b3918dcc0ba13a6f58d92be6b377175f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hommage à Tina Turner Episode 4</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hommage-a-tina-turner-episode-4--43493258</link><description><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></description><guid isPermaLink="false">f156c284-97bd-4076-947d-ea8dcd71caf6</guid><pubDate>Thu, 25 May 2023 05:28:11 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/43493258/36158_la_story_tina_turner_episode_4.mp3" length="6389760" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></itunes:summary><itunes:duration>400</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b3918dcc0ba13a6f58d92be6b377175f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hommage à Tina Turner Episode 3</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hommage-a-tina-turner-episode-3--43493262</link><description><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></description><guid isPermaLink="false">8d1e4bc4-e968-42a7-b945-247218831942</guid><pubDate>Thu, 25 May 2023 05:27:44 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/43493262/36157_la_story_tina_turner_episode_3.mp3" length="6534373" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></itunes:summary><itunes:duration>409</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b3918dcc0ba13a6f58d92be6b377175f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Hommage à Tina Turner Episode 2</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-hommage-a-tina-turner-episode-2--43493263</link><description><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></description><guid isPermaLink="false">434b337f-a45d-4c1d-a4d9-a7e200aafaa7</guid><pubDate>Thu, 25 May 2023 05:27:22 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/43493263/36153_la_story_tina_turner_episode_2.mp3" length="6661433" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></itunes:summary><itunes:duration>417</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b3918dcc0ba13a6f58d92be6b377175f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Ecoutez La Story Hommage à Tina Turner Episode 1</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ecoutez-la-story-hommage-a-tina-turner-episode-1--43493270</link><description><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></description><guid isPermaLink="false">d8ce0881-c58a-4c3d-a87a-41b9fe010f16</guid><pubDate>Thu, 25 May 2023 05:26:48 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/43493270/36152_la_story_tina_turner_1.mp3" length="7304672" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le coeur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs, Brice Depasse évoque la Tina Turner des débuts, celle qui a du se battre pour sa liberté et son intégrité d'artiste et de femme.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b3918dcc0ba13a6f58d92be6b377175f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story Indiana Jones (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-indiana-jones-episode-5--53870734</link><description><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870734</guid><pubDate>Fri, 19 May 2023 12:47:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870734/267014_la_nouvelle_story_indiana_jones_episode_5.mp3" length="7275526" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>455</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2f2df0b31590faf85fe29c922eb0ced8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story Indiana Jones (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-indiana-jones-episode-4--53870716</link><description><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870716</guid><pubDate>Fri, 19 May 2023 12:43:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870716/267010_la_nouvelle_story_indiana_jones_episode_4.mp3" length="7860669" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>492</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2f2df0b31590faf85fe29c922eb0ced8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story Indiana Jones (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-indiana-jones-episode-3--53870705</link><description><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870705</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 08:41:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870705/267007_la_nouvelle_story_indiana_jones_episode_3.mp3" length="7385449" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>462</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2f2df0b31590faf85fe29c922eb0ced8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story Indiana Jones (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-indiana-jones-episode-2--53870688</link><description><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870688</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 07:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870688/267006_la_nouvelle_story_indiana_jones_episode_2.mp3" length="6633116" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>415</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2f2df0b31590faf85fe29c922eb0ced8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Nouvelle Story Indiana Jones (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-nouvelle-story-indiana-jones-episode-1--53818747</link><description><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53818747</guid><pubDate>Wed, 17 May 2023 05:51:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53818747/266919_la_nouvelle_story_indiana_jones_episode_1.mp3" length="6203872" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion de la projection événement du dernier Indiana Jones au Festival de Cannes et avant sa sortie chez nous fin juin, Brice Depasse revient en cinq épisodes sur la création et le succès du mythe dans les années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>388</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2f2df0b31590faf85fe29c922eb0ced8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Céline Dion (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-celine-dion-episode-5--53870343</link><description><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870343</guid><pubDate>Tue, 16 May 2023 16:25:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870343/267005_la_story_de_celine_dion_episode_5.mp3" length="6934471" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>434</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d17708a3a41d62b1b44ce83265ecda77.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Céline Dion (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-celine-dion-episode-4--53870319</link><description><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870319</guid><pubDate>Tue, 16 May 2023 15:24:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870319/267004_la_story_de_celine_dion_episode_4.mp3" length="7009704" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>439</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d17708a3a41d62b1b44ce83265ecda77.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Céline Dion (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-celine-dion-episode-3--53870307</link><description><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870307</guid><pubDate>Mon, 15 May 2023 16:22:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870307/267003_la_story_de_celine_dion_episode_3.mp3" length="7981459" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>499</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d17708a3a41d62b1b44ce83265ecda77.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Céline Dion (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-celine-dion-episode-2--53870290</link><description><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870290</guid><pubDate>Mon, 15 May 2023 16:09:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870290/267002_la_story_de_celine_dion_episode_2.mp3" length="7792960" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>488</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d17708a3a41d62b1b44ce83265ecda77.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Céline Dion (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-celine-dion-episode-1--53870231</link><description><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53870231</guid><pubDate>Mon, 15 May 2023 15:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53870231/266999_la_story_de_celine_dion_episode_1.mp3" length="7964734" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après une longue absence, Céline Dion revient au cinéma et par la même occasion à la chanson. L'occasion pour Brice Depasse d'évoquer comment Céline est passée du statut de jeune voix prodige francophone à celui de superstar mondiale de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>498</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d17708a3a41d62b1b44ce83265ecda77.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Jacques Dutronc (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jacques-dutronc-episode-5--53714306</link><description><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53714306</guid><pubDate>Thu, 04 May 2023 15:39:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53714306/266538_la_story_jacques_dutronc_episode_5.mp3" length="5551026" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>347</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/77ab10b1daf27f693c2e5ac366e30b64.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Jacques Dutronc (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jacques-dutronc-episode-4--53714288</link><description><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53714288</guid><pubDate>Wed, 03 May 2023 15:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53714288/266537_la_story_jacques_dutronc_episode_4.mp3" length="6079327" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>380</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/77ab10b1daf27f693c2e5ac366e30b64.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Jacques Dutronc (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jacques-dutronc-episode-3--53714268</link><description><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53714268</guid><pubDate>Wed, 03 May 2023 15:35:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53714268/266536_la_story_jacques_dutronc_episode_3.mp3" length="6159157" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>385</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/77ab10b1daf27f693c2e5ac366e30b64.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Jacques Dutronc (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jacques-dutronc-episode-2--53714251</link><description><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53714251</guid><pubDate>Tue, 02 May 2023 16:28:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53714251/266533_la_story_jacques_dutronc_episode_2.mp3" length="5963970" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>373</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/77ab10b1daf27f693c2e5ac366e30b64.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Jacques Dutronc</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-jacques-dutronc--53714209</link><description><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53714209</guid><pubDate>Tue, 02 May 2023 15:14:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53714209/266532_la_story_jacques_dutronc_episode_1.mp3" length="6133655" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mais qui est ce Jacques Dutronc qu’on connaît depuis toujours, même s’il s’est toujours montré plus discret que ses copains d’adolescence Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>384</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/77ab10b1daf27f693c2e5ac366e30b64.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frank Sinatra (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frank-sinatra-episode-3--53716850</link><description><![CDATA[A l'occasion du 25ème anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de l'histoire de la chanson, en trois épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53716850</guid><pubDate>Tue, 02 May 2023 13:42:57 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53716850/266618_la_story_de_frank_sinatra_episode_3.mp3" length="6365629" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion du 25ème anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de l'histoire de la chanson, en trois épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion du 25ème anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de l'histoire de la chanson, en trois épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20508295db12b6db066cfda6ed4102e5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frank Sinatra (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frank-sinatra-episode-2--53716759</link><description><![CDATA[A l'occasion du 25ème anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de la chanson, en trois épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53716759</guid><pubDate>Tue, 02 May 2023 13:32:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53716759/266617_la_story_de_fr.mp3" length="6763108" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion du 25ème anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de la chanson, en trois épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion du 25ème anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de la chanson, en trois épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20508295db12b6db066cfda6ed4102e5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Frank Sinatra</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-frank-sinatra--53716692</link><description><![CDATA[A l'occasion du 25e anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de la chanson, en trois épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53716692</guid><pubDate>Tue, 02 May 2023 13:26:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53716692/266614_la_story_de_frank_sinatra_episode_1.mp3" length="7620335" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion du 25e anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de la chanson, en trois épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion du 25e anniversaire de la disparition de Frank Sinatra, Brice Depasse revient sur la Story de la première star mondiale de la chanson, en trois épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>477</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/20508295db12b6db066cfda6ed4102e5.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Robbie Williams (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-robbie-williams-episode-5--53627814</link><description><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53627814</guid><pubDate>Tue, 25 Apr 2023 17:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53627814/265894_la_story_de_robbie_williams_episode_5.mp3" length="7351595" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></itunes:summary><itunes:duration>460</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/18a7ca83106bf132988cf8fb2bf5f8f4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Robbie Williams (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-robbie-williams-episode-4--53627805</link><description><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53627805</guid><pubDate>Tue, 25 Apr 2023 17:01:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53627805/265893_la_story_de_robbie_williams_episode_4.mp3" length="6418292" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></itunes:summary><itunes:duration>402</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/18a7ca83106bf132988cf8fb2bf5f8f4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Rod Stewart (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-rod-stewart-episode-5--53635245</link><description><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53635245</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 21:20:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53635245/266022_la_story_de_rod_stewart_episode_5.mp3" length="6819951" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6742c270dd7b407618118e8c250e1660.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Rod Stewart (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-rod-stewart-episode-4--53635235</link><description><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53635235</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 21:17:49 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53635235/266021_la_story_de_rod_stewart_episode_4.mp3" length="6169188" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></itunes:summary><itunes:duration>386</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6742c270dd7b407618118e8c250e1660.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Robbie Williams (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-robbie-williams-episode-3--53627787</link><description><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53627787</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 16:59:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53627787/265892_la_story_de_robbie_williams_episode_3.mp3" length="7331115" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/18a7ca83106bf132988cf8fb2bf5f8f4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Robbie Williams (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-robbie-williams-episode-2--53627771</link><description><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53627771</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 16:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53627771/265861_la_story_de_robbie_williams_episode_2.mp3" length="6587983" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></itunes:summary><itunes:duration>412</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/18a7ca83106bf132988cf8fb2bf5f8f4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Robbie Williams (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-robbie-williams-episode-1--53627759</link><description><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53627759</guid><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 16:47:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53627759/265860_la_story_de_robbie_williams_episode_1.mp3" length="7171865" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Voyage en cinq épisodes dans la vie de Robbie Williams, depuis ses débuts chahutés en Angleterre avec Take That et en solo jusqu'à sa vie de star père de famille en Californie.]]></itunes:summary><itunes:duration>449</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/18a7ca83106bf132988cf8fb2bf5f8f4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Rod Stewart (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-rod-stewart-episode-3--53557693</link><description><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53557693</guid><pubDate>Mon, 17 Apr 2023 17:02:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53557693/265261_la_story_de_rod_stewart_episode_3.mp3" length="7329861" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6742c270dd7b407618118e8c250e1660.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Rod Stewart (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-rod-stewart-episode-2--53557680</link><description><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53557680</guid><pubDate>Mon, 17 Apr 2023 15:59:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53557680/265260_la_story_de_rod_stewart_episode_2.mp3" length="8013642" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></itunes:summary><itunes:duration>501</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6742c270dd7b407618118e8c250e1660.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Rod Stewart (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-rod-stewart-episode-1--53557667</link><description><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53557667</guid><pubDate>Mon, 17 Apr 2023 15:53:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53557667/265259_la_story_de_rod_stewart_episode_1.mp3" length="7680939" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment un gamin turbulent des années 50 est-il devenu une superstar mondiale de la chanson après être passé par le monde du rock pur et dur ? La Story de Rod Stewart en 5 épisodes comme si vous l'aviez vécue.]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6742c270dd7b407618118e8c250e1660.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Florent Pagny (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-florent-pagny-episode-5--53500722</link><description><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53500722</guid><pubDate>Wed, 12 Apr 2023 16:25:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53500722/264701_la_story_de_florent_pagny_episode_5.mp3" length="6212238" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></itunes:summary><itunes:duration>389</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5d50cb8fb7087668a2c3717d24d3ea3c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Florent Pagny (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-florent-pagny-episode-4--53500707</link><description><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53500707</guid><pubDate>Wed, 12 Apr 2023 16:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53500707/264690_la_story_de_florent_pagny_episode_4.mp3" length="6120705" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></itunes:summary><itunes:duration>383</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5d50cb8fb7087668a2c3717d24d3ea3c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Florent Pagny (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-florent-pagny-episode-3--53501335</link><description><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53501335</guid><pubDate>Wed, 12 Apr 2023 16:07:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53501335/262564_la_story_de_mylene_farmer_episode_3.mp3" length="7318987" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></itunes:summary><itunes:duration>458</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5d50cb8fb7087668a2c3717d24d3ea3c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Florent Pagny (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-florent-pagny-episode-2--53500669</link><description><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53500669</guid><pubDate>Tue, 11 Apr 2023 16:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53500669/264686_la_story_de_florent_pagny_episode_2.mp3" length="7337802" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5d50cb8fb7087668a2c3717d24d3ea3c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Florent Pagny (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-florent-pagny-episode-1--53500659</link><description><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53500659</guid><pubDate>Tue, 11 Apr 2023 16:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53500659/264681_la_story_de_florent_pagny_episode_1.mp3" length="6721305" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'itinéraire du Florent Pagny, jeune Bourguignon des années 60, jusqu'au Florent Pagny, nouvelle star de la chanson de la fin des années 80, en passant par les années de comédie au cinéma et à la télé, la Story de cette semaine en 5 épisodes à l'occasion de la publication de son autobiographie.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5d50cb8fb7087668a2c3717d24d3ea3c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Mylène Farmer (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-mylene-farmer-episode-5--53437754</link><description><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53437754</guid><pubDate>Thu, 06 Apr 2023 17:16:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53437754/262566_la_story_de_mylene_farmer_episode_5.mp3" length="7583144" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>474</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33c9c2b702a7fd4593aa3ccce3a46f31.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Mylène Farmer (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-mylene-farmer-episode-4--53437743</link><description><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53437743</guid><pubDate>Thu, 06 Apr 2023 17:13:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53437743/262565_la_story_de_mylene_farmer_episode_4.mp3" length="7321502" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>458</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33c9c2b702a7fd4593aa3ccce3a46f31.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Mylène Farmer (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-mylene-farmer-episode-3--53501304</link><description><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53501304</guid><pubDate>Thu, 06 Apr 2023 11:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53501304/264722_la_story_de_mylene_farmer_episode_3.mp3" length="7810514" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>489</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33c9c2b702a7fd4593aa3ccce3a46f31.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Mylène Farmer (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-mylene-farmer-episode-2--53437722</link><description><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53437722</guid><pubDate>Wed, 05 Apr 2023 17:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53437722/262563_la_story_de_mylene_farmer_episode_2.mp3" length="6271588" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>392</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33c9c2b702a7fd4593aa3ccce3a46f31.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Mylène Farmer (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-mylene-farmer-episode-1--53437707</link><description><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53437707</guid><pubDate>Wed, 05 Apr 2023 15:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53437707/262562_la_story_de_mylene_farmer_episode_1.mp3" length="7062778" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[L'enfance et l'adolescence de Mylène Farmer. Le Canada, le retour en France de la famille Farmer, les années de casting dans le Paris de la fin des années 70 et début 80, tout ce qui a inspiré l'âme de l'artiste, Brice Depasse vous le raconte dans cette nouvelle Story.]]></itunes:summary><itunes:duration>442</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/33c9c2b702a7fd4593aa3ccce3a46f31.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des 40 ans de Let's Dance de David Bowie (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-40-ans-de-let-s-dance-de-david-bowie-episode-5--53352378</link><description><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53352378</guid><pubDate>Tue, 28 Mar 2023 15:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53352378/262160_la_story_des_40_ans_de_let_s_dance_de_david_bowie_episode_5.mp3" length="6585475" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>412</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5991e93dcaaf483d568d537340aca1e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des 40 ans de Let's Dance de David Bowie (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-40-ans-de-let-s-dance-de-david-bowie-episode-4--53352358</link><description><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53352358</guid><pubDate>Tue, 28 Mar 2023 15:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53352358/262156_la_story_des_40_ans_de_let_s_dance_de_david_bowie_episode_4.mp3" length="7456502" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>466</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5991e93dcaaf483d568d537340aca1e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des 40 ans de Let's Dance de David Bowie (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-40-ans-de-let-s-dance-de-david-bowie-episode-3--53352329</link><description><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53352329</guid><pubDate>Tue, 28 Mar 2023 15:37:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53352329/262153_la_story_des_40_ans_de_let_s_dance_de_david_bowie_episode_3.mp3" length="6921933" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>433</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5991e93dcaaf483d568d537340aca1e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des 40 ans de Let's Dance de David Bowie (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-40-ans-de-let-s-dance-de-david-bowie-episode-2--53352303</link><description><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53352303</guid><pubDate>Mon, 27 Mar 2023 16:34:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53352303/262149_la_story_des_40_ans_de_let_s_dance_de_david_bowie_episode_2.mp3" length="8706618" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>545</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5991e93dcaaf483d568d537340aca1e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des 40 ans de Let's Dance de David Bowie (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-40-ans-de-let-s-dance-de-david-bowie-episode-1--53352275</link><description><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53352275</guid><pubDate>Mon, 27 Mar 2023 16:29:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53352275/262146_la_story_des_40_ans_de_let_s_dance_de_david_bowie_episode_1.mp3" length="7263398" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 14 mars 1983, David Bowie sortait l'album qui allait faire de lui une des plus grandes stars des années 80, lui qui avait déjà connu la gloire au cours de la décennie précédente. Comment et pourquoi ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>454</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5991e93dcaaf483d568d537340aca1e2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des Comédies musicales (Episode 5 : Mamma Mia)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-comedies-musicales-episode-5-mamma-mia--53284249</link><description><![CDATA[Saviez-vous que Mamma Mia ce plus grand succès de tous les temps est le résultat de l'acharnement d'une productrice.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53284249</guid><pubDate>Wed, 22 Mar 2023 18:28:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53284249/261433_la_story_des_comedies_musicales_episode_5_mamma_mia.mp3" length="6305025" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Saviez-vous que Mamma Mia ce plus grand succès de tous les temps est le résultat de l'acharnement d'une productrice.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Saviez-vous que Mamma Mia ce plus grand succès de tous les temps est le résultat de l'acharnement d'une productrice.]]></itunes:summary><itunes:duration>395</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6a1005ba4acacbf49ac0eafa8e23dfdd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des Comédies musicales (Episode 4 : Notre Dame de Paris)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-comedies-musicales-episode-4-notre-dame-de-paris--53284206</link><description><![CDATA[Comment vingt ans après Starmania et six après la disparition de Michel Berger, Luc Plamondon va-t-il réaliser le pari de lancer avec succès une nouvelle comédie musicale.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53284206</guid><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 18:24:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53284206/261430_la_story_des_comedies_musicales_episode_4_notre_dame_de_paris.mp3" length="7879059" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment vingt ans après Starmania et six après la disparition de Michel Berger, Luc Plamondon va-t-il réaliser le pari de lancer avec succès une nouvelle comédie musicale.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment vingt ans après Starmania et six après la disparition de Michel Berger, Luc Plamondon va-t-il réaliser le pari de lancer avec succès une nouvelle comédie musicale.]]></itunes:summary><itunes:duration>493</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9646047c3d717702f9c20d359b4d4167.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des Comédies musicales (Episode 3 : Grease)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-comedies-musicales-episode-3-grease--53279094</link><description><![CDATA[Créée à Broadway en 1972, la comédie musicale Grease triomphe au cinéma six ans plus tard contre toute attente en pleine domination du disco, alors qu'il s'agit de rock'n'roll des années 50.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53279094</guid><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 18:05:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53279094/261200_la_story_des_comedies_musicales_episode_3_grease.mp3" length="6442533" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Créée à Broadway en 1972, la comédie musicale Grease triomphe au cinéma six ans plus tard contre toute attente en pleine domination du disco, alors qu'il s'agit de rock'n'roll des années 50.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Créée à Broadway en 1972, la comédie musicale Grease triomphe au cinéma six ans plus tard contre toute attente en pleine domination du disco, alors qu'il s'agit de rock'n'roll des années 50.]]></itunes:summary><itunes:duration>403</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d4fe58482d7ab272622da8490f0d432c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des Comédies musicales (Episode 2 : Starmania)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-comedies-musicales-episode-2-starmania--53278573</link><description><![CDATA[En 1978, dix ans après Hair, Starmania est le premier musical à triompher sur une scène parisienne, mettant fin à une longue traversée du désert pour le genre. Mais y aura-t-il un lendemain à cet opéra rock futuriste signé Michel Berger et Luc Plamondon ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53278573</guid><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 18:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53278573/261199_la_story_des_comedies_musicales_episode_2_starmania.mp3" length="7230386" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1978, dix ans après Hair, Starmania est le premier musical à triompher sur une scène parisienne, mettant fin à une longue traversée du désert pour le genre. Mais y aura-t-il un lendemain à cet opéra rock futuriste signé Michel Berger et Luc Plamondon ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1978, dix ans après Hair, Starmania est le premier musical à triompher sur une scène parisienne, mettant fin à une longue traversée du désert pour le genre. Mais y aura-t-il un lendemain à cet opéra rock futuriste signé Michel Berger et Luc Plamondon ?]]></itunes:summary><itunes:duration>452</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a4abcd8feb23c4e5c3115ccd18197f3e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story des Comédies musicales (Episode 1 : Hair)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-des-comedies-musicales-episode-1-hair--53278414</link><description><![CDATA[Hair ou comment le monde des comédies musicales, devenu totalement désuet à cause du rock'n'roll, connaît à la fin des années 60 un revival moderne totalement inattendu grâce au mouvement hippie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53278414</guid><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 17:51:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53278414/261196_la_story_des_comedies_musicales_episode_1_hair.mp3" length="6704587" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Hair ou comment le monde des comédies musicales, devenu totalement désuet à cause du rock'n'roll, connaît à la fin des années 60 un revival moderne totalement inattendu grâce au mouvement hippie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Hair ou comment le monde des comédies musicales, devenu totalement désuet à cause du rock'n'roll, connaît à la fin des années 60 un revival moderne totalement inattendu grâce au mouvement hippie.]]></itunes:summary><itunes:duration>419</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d4fe58482d7ab272622da8490f0d432c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Louise Attaque (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-louise-attaque-episode-5--53180380</link><description><![CDATA[Pour les Louise Attaque, issus du monde rock alternatif, pas question de rejoindre le monde de la variété qui va les changer sans même qu’ils le remarquent. On les voit donc sur des plateaux où ils viennent jouer leur musique, pas ceux où il faut parisianiser.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53180380</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2023 17:24:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53180380/260638_la_story_de_sujet_episode_xx.mp3" length="5975673" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour les Louise Attaque, issus du monde rock alternatif, pas question de rejoindre le monde de la variété qui va les changer sans même qu’ils le remarquent. On les voit donc sur des plateaux où ils viennent jouer leur musique, pas ceux où il faut...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour les Louise Attaque, issus du monde rock alternatif, pas question de rejoindre le monde de la variété qui va les changer sans même qu’ils le remarquent. On les voit donc sur des plateaux où ils viennent jouer leur musique, pas ceux où il faut parisianiser.]]></itunes:summary><itunes:duration>374</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/81d525f8c438367291a1fe1b70aac4c1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Louise Attaque (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-louise-attaque-episode-4--53180357</link><description><![CDATA[On savait avec les Négresses Vertes et la Mano Negra que le rock alternatif français pouvait rivaliser avec les plus populaires vedettes de la chanson française mais avec Louise Attaque, elle égalise voire dépasse les records de Patrick Bruel et Francis Cabrel.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53180357</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2023 17:20:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53180357/260635_la_story_de_louise_attaque_episode_4.mp3" length="6262811" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On savait avec les Négresses Vertes et la Mano Negra que le rock alternatif français pouvait rivaliser avec les plus populaires vedettes de la chanson française mais avec Louise Attaque, elle égalise voire dépasse les records de Patrick Bruel et...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On savait avec les Négresses Vertes et la Mano Negra que le rock alternatif français pouvait rivaliser avec les plus populaires vedettes de la chanson française mais avec Louise Attaque, elle égalise voire dépasse les records de Patrick Bruel et Francis Cabrel.]]></itunes:summary><itunes:duration>392</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/81d525f8c438367291a1fe1b70aac4c1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Louise Attaque (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-louise-attaque-episode-3--53180344</link><description><![CDATA[Saviez-vous qu’une belle petite brochette de Belges se trouve derrière l'énorme succès historique de Louise Attaque à la fin des années 90 ? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53180344</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2023 17:13:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53180344/260633_la_story_de_sujet_episode_xx.mp3" length="6129900" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Saviez-vous qu’une belle petite brochette de Belges se trouve derrière l'énorme succès historique de Louise Attaque à la fin des années 90 ? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Saviez-vous qu’une belle petite brochette de Belges se trouve derrière l'énorme succès historique de Louise Attaque à la fin des années 90 ? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>384</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/81d525f8c438367291a1fe1b70aac4c1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Louise Attaque (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-louise-attaque-episode-2--53180331</link><description><![CDATA[Quand un groupe français encore inconnu demande au chanteur d'un des plus populaires groupes rock alternatif américains de devenir leur producteur artistique, on devine que Louise Attaque ira loin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53180331</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2023 17:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53180331/260632_la_story_de_louise_attaque_episode_2.mp3" length="6894347" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand un groupe français encore inconnu demande au chanteur d'un des plus populaires groupes rock alternatif américains de devenir leur producteur artistique, on devine que Louise Attaque ira loin.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand un groupe français encore inconnu demande au chanteur d'un des plus populaires groupes rock alternatif américains de devenir leur producteur artistique, on devine que Louise Attaque ira loin.]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/81d525f8c438367291a1fe1b70aac4c1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Louise Attaque (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-louise-attaque-episode-1--53180312</link><description><![CDATA[Si vous étiez adolescent ou jeune adulte à la fin des années 90, il y a fort à parier que sur votre lecteur, tournait le CD d’un groupe dont le poster punaisé dans votre chambre ou votre kot représentait une fille nommée Léa, vaguement crayonnée.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53180312</guid><pubDate>Mon, 13 Mar 2023 17:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53180312/260631_la_story_de_louise_attaque_episode_1.mp3" length="5446530" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si vous étiez adolescent ou jeune adulte à la fin des années 90, il y a fort à parier que sur votre lecteur, tournait le CD d’un groupe dont le poster punaisé dans votre chambre ou votre kot représentait une fille nommée Léa, vaguement crayonnée.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si vous étiez adolescent ou jeune adulte à la fin des années 90, il y a fort à parier que sur votre lecteur, tournait le CD d’un groupe dont le poster punaisé dans votre chambre ou votre kot représentait une fille nommée Léa, vaguement crayonnée.]]></itunes:summary><itunes:duration>341</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/81d525f8c438367291a1fe1b70aac4c1.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de U2 en 1983 (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-u2-en-1983-episode-5--53081665</link><description><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081665</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 15:32:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081665/260299_la_story_de_u2_en_1983_episode_5.mp3" length="6824548" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/951a5ccf45e10509000369df16516182.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de U2 en 1983 (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-u2-en-1983-episode-4--53081591</link><description><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081591</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 15:30:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081591/260298_la_story_de_u2_en_1983_episode_4.mp3" length="7334458" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/951a5ccf45e10509000369df16516182.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de U2 en 1983 (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-u2-en-1983-episode-3--53081549</link><description><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081549</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 15:23:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081549/260296_la_story_de_u2_en_1983_episode_3.mp3" length="5519262" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></itunes:summary><itunes:duration>345</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/951a5ccf45e10509000369df16516182.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de U2 en 1983 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-u2-en-1983-episode-2--53081579</link><description><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081579</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 15:22:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081579/260297_la_story_de_u2_en_1983_episode_2.mp3" length="7480326" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></itunes:summary><itunes:duration>468</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/951a5ccf45e10509000369df16516182.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de U2 en 1983 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-u2-en-1983-episode-1--53081505</link><description><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081505</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 15:18:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081505/260295_la_story_de_u2_en_1983_episode_1.mp3" length="8537338" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[New Year's Day, Sunday Bloody Sunday, en 1983 U2 accédait à la notoriété mondiale avec son troisième album, War, le disque de la dernière chance.]]></itunes:summary><itunes:duration>534</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/951a5ccf45e10509000369df16516182.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story du Dark Side of The Moon de Pink Floyd (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-du-dark-side-of-the-moon-de-pink-floyd-episode-5--53081442</link><description><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081442</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 11:13:24 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081442/260292_la_story_du_dark_side_of_the_moon_de_pink_floyd_episode_5.mp3" length="7541766" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></itunes:summary><itunes:duration>472</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f5ff8d0672c09cf58cd77ef18c2a74e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story du Dark Side of The Moon de Pink Floyd (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-du-dark-side-of-the-moon-de-pink-floyd-episode-4--53081428</link><description><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081428</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 11:10:48 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081428/260291_la_story_du_dark_side_of_the_moon_de_pink_floyd_episode_4.mp3" length="9601051" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></itunes:summary><itunes:duration>601</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f5ff8d0672c09cf58cd77ef18c2a74e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story du Dark Side of The Moon de Pink Floyd (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-du-dark-side-of-the-moon-de-pink-floyd-episode-3--53081416</link><description><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081416</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 11:08:41 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081416/260290_la_story_du_dark_side_of_the_moon_de_pink_floyd_episode_3.mp3" length="8663151" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></itunes:summary><itunes:duration>542</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f5ff8d0672c09cf58cd77ef18c2a74e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story du Dark Side of The Moon de Pink Floyd (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-du-dark-side-of-the-moon-de-pink-floyd-episode-2--53081405</link><description><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081405</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 11:06:50 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081405/260289_la_story_du_dark_side_of_the_moon_de_pink_floyd_episode_2.mp3" length="9281312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></itunes:summary><itunes:duration>581</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f5ff8d0672c09cf58cd77ef18c2a74e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story du Dark Side of The Moon de Pink Floyd (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-du-dark-side-of-the-moon-de-pink-floyd-episode-1--53081392</link><description><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/53081392</guid><pubDate>Fri, 03 Mar 2023 11:03:50 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/53081392/260288_la_story_du_dark_side_of_the_moon_de_pink_floyd_episode_1.mp3" length="6626428" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Lequel d'entre nous qui avons en ce mois de mars 1973 (et après) acheté ce huitième album de Pink Floyd aurait pu deviner qu'on en parlerait encore 50 ans après comme un des plus grands chefs d'oeuvre et best sellers de tous les temps.]]></itunes:summary><itunes:duration>415</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f5ff8d0672c09cf58cd77ef18c2a74e4.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Les débuts de Depeche Mode (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-debuts-de-depeche-mode-episode-5--52798110</link><description><![CDATA[Ils ne sont plus que deux aujourd'hui et pourtant il fut un temps où les Depeche Mode étaient et dont personne ne voulait. Il a fallu qu'un certain Daniel Miller, jeune producteur, croit en eux et les prenne à l'essai sur son label Mute. Une aventure qui a duré plus de 30 ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52798110</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52798110/259868_la_story_les_debuts_de_depeche_mode_episode_5.mp3" length="6400738" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ils ne sont plus que deux aujourd'hui et pourtant il fut un temps où les Depeche Mode étaient et dont personne ne voulait. Il a fallu qu'un certain Daniel Miller, jeune producteur, croit en eux et les prenne à l'essai sur son label Mute. Une aventure...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ils ne sont plus que deux aujourd'hui et pourtant il fut un temps où les Depeche Mode étaient et dont personne ne voulait. Il a fallu qu'un certain Daniel Miller, jeune producteur, croit en eux et les prenne à l'essai sur son label Mute. Une aventure qui a duré plus de 30 ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5e74f87daf9e9dc4c9a638b88bbe2973.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Les débuts de Depeche Mode (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-debuts-de-depeche-mode-episode-4--52798107</link><description><![CDATA[Quand Stevo Pearce, un gars qui traîne dans la région de Basildon, décide de fonder son label de musique électronique au nom étrange, Some Bizarre, tous les espoirs sont permis pour les futurs Depeche Mode qui cherchent à sortir de leur province.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52798107</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52798107/259867_la_story_les_debuts_de_depeche_mode_episode_4.mp3" length="7150138" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand Stevo Pearce, un gars qui traîne dans la région de Basildon, décide de fonder son label de musique électronique au nom étrange, Some Bizarre, tous les espoirs sont permis pour les futurs Depeche Mode qui cherchent à sortir de leur province.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand Stevo Pearce, un gars qui traîne dans la région de Basildon, décide de fonder son label de musique électronique au nom étrange, Some Bizarre, tous les espoirs sont permis pour les futurs Depeche Mode qui cherchent à sortir de leur province.]]></itunes:summary><itunes:duration>447</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5e74f87daf9e9dc4c9a638b88bbe2973.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Les débuts de Depeche Mode (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-debuts-de-depeche-mode-episode-3--52798053</link><description><![CDATA[Retour en 1980 dans la ville de Basildon aux débuts de la New Wave, quand les Depeche Mode s'appelaient encore Composition of Sound et jouaient les vendredi et samedi soir dans les boîtes de nuit de la région.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52798053</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52798053/259864_la_story_les_debuts_de_depeche_mode_episode_3.mp3" length="6386945" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Retour en 1980 dans la ville de Basildon aux débuts de la New Wave, quand les Depeche Mode s'appelaient encore Composition of Sound et jouaient les vendredi et samedi soir dans les boîtes de nuit de la région.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Retour en 1980 dans la ville de Basildon aux débuts de la New Wave, quand les Depeche Mode s'appelaient encore Composition of Sound et jouaient les vendredi et samedi soir dans les boîtes de nuit de la région.]]></itunes:summary><itunes:duration>400</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5e74f87daf9e9dc4c9a638b88bbe2973.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Les débuts de Depeche Mode (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-debuts-de-depeche-mode-episode-2--52797941</link><description><![CDATA[Quand les jeunes Andrew Fletcher et Martin Gore abandonnent leurs instruments pour passer au synthé, Vince Clarke a du mal à laisser tomber sa guitare tandis qu'Alison Moyet continue son trip punk, on a du mal à croire que Depeche Mode va naître dans ce groupe. L'arrivée de Dave Gahan va tout changer.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52797941</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2023 18:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52797941/259861_la_story_les_debuts_de_depeche_mode_episode_2.mp3" length="6353508" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand les jeunes Andrew Fletcher et Martin Gore abandonnent leurs instruments pour passer au synthé, Vince Clarke a du mal à laisser tomber sa guitare tandis qu'Alison Moyet continue son trip punk, on a du mal à croire que Depeche Mode va naître dans...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand les jeunes Andrew Fletcher et Martin Gore abandonnent leurs instruments pour passer au synthé, Vince Clarke a du mal à laisser tomber sa guitare tandis qu'Alison Moyet continue son trip punk, on a du mal à croire que Depeche Mode va naître dans ce groupe. L'arrivée de Dave Gahan va tout changer.]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5e74f87daf9e9dc4c9a638b88bbe2973.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Les débuts de Depeche Mode (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-debuts-de-depeche-mode-episode-1--52797912</link><description><![CDATA[Vingt ans après les quatre de Liverpool, quatre jeunes Anglais de Basildon vont conquérir le monde avec leur musique. Mais où se trouve Basildon et pourquoi en a-t-on moins (voire pas du tout) entendu parler.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52797912</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2023 17:57:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52797912/259858_la_story_les_debuts_de_depeche_mode_episode_1.mp3" length="6475545" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vingt ans après les quatre de Liverpool, quatre jeunes Anglais de Basildon vont conquérir le monde avec leur musique. Mais où se trouve Basildon et pourquoi en a-t-on moins (voire pas du tout) entendu parler.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vingt ans après les quatre de Liverpool, quatre jeunes Anglais de Basildon vont conquérir le monde avec leur musique. Mais où se trouve Basildon et pourquoi en a-t-on moins (voire pas du tout) entendu parler.]]></itunes:summary><itunes:duration>405</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5e74f87daf9e9dc4c9a638b88bbe2973.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Adele (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-adele-episode-5--52693062</link><description><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52693062</guid><pubDate>Mon, 13 Feb 2023 18:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52693062/259227_la_story_de_adele_episode_5.mp3" length="7309381" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb2461bbb2bbd950ecb2da2e9eb11655.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Adele (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-adele-episode-4--52693040</link><description><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52693040</guid><pubDate>Mon, 13 Feb 2023 18:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52693040/259226_la_story_de_adele_episode_4.mp3" length="6325505" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></itunes:summary><itunes:duration>396</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb2461bbb2bbd950ecb2da2e9eb11655.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Adele (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-adele-episode-3--52692989</link><description><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52692989</guid><pubDate>Mon, 13 Feb 2023 18:03:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52692989/259223_la_story_de_adele_episode_3.mp3" length="7299768" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb2461bbb2bbd950ecb2da2e9eb11655.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Adele (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-adele-episode-2--52692933</link><description><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52692933</guid><pubDate>Mon, 13 Feb 2023 18:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52692933/259217_la_story_de_adele_episode_2.mp3" length="6258213" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></itunes:summary><itunes:duration>392</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb2461bbb2bbd950ecb2da2e9eb11655.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Adele (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-adele-episode-1--52692883</link><description><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52692883</guid><pubDate>Mon, 13 Feb 2023 16:58:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52692883/259214_la_story_de_adele_episode_1.mp3" length="6638549" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était il y a 15 ans, en 2008 une jeune anglaise sortait son premier album avec pour titre, 19, son âge, tout simplement. Brice Depasse revient sur la jeunesse d'Adele qui l'a menée inexorablement et rapidement vers la gloire.]]></itunes:summary><itunes:duration>415</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb2461bbb2bbd950ecb2da2e9eb11655.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bruxellois(e)s (Episode 5) : Maurane</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bruxellois-e-s-episode-5-maurane--52647846</link><description><![CDATA[De Claudine Luypaerts à Maurane, la grande voix bruxelloise du jazz et de la chanson française, depuis les années d'adolescence dans le quartier de la rue des Bouchers aux coulisses de l'Olympia de Paris, son histoire est restée brusseleir.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52647846</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2023 18:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52647846/258828_la_story_bruxellois_e_s_episode_5_maurane.mp3" length="7280960" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De Claudine Luypaerts à Maurane, la grande voix bruxelloise du jazz et de la chanson française, depuis les années d'adolescence dans le quartier de la rue des Bouchers aux coulisses de l'Olympia de Paris, son histoire est restée brusseleir.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De Claudine Luypaerts à Maurane, la grande voix bruxelloise du jazz et de la chanson française, depuis les années d'adolescence dans le quartier de la rue des Bouchers aux coulisses de l'Olympia de Paris, son histoire est restée brusseleir.]]></itunes:summary><itunes:duration>456</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/14575b1b709d520e8db26651399c86d8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bruxellois(e)s (Episode 4) : Grand Jojo</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bruxellois-e-s-episode-4-grand-jojo--52647820</link><description><![CDATA[Le Grand Jojo, c'est Bruxelles. Parfait bilingue né durant l'entre deux guerres, sa zwanze était aussi populaire des deux côtés du mur de chicons. Portrait d'un artiste ambianceur né par hasard et qui n'a jamais rien pris au sérieux excepté sa belgitude.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52647820</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2023 18:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52647820/258825_la_story_bruxellois_e_s_episode_4_grand_jojo.mp3" length="3273149" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le Grand Jojo, c'est Bruxelles. Parfait bilingue né durant l'entre deux guerres, sa zwanze était aussi populaire des deux côtés du mur de chicons. Portrait d'un artiste ambianceur né par hasard et qui n'a jamais rien pris au sérieux excepté sa belgitude.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le Grand Jojo, c'est Bruxelles. Parfait bilingue né durant l'entre deux guerres, sa zwanze était aussi populaire des deux côtés du mur de chicons. Portrait d'un artiste ambianceur né par hasard et qui n'a jamais rien pris au sérieux excepté sa belgitude.]]></itunes:summary><itunes:duration>205</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/25e88afb071a2f6297329f1fe10054e3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bruxellois(e)s (Episode 3) : Audrey Hepburn</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bruxellois-e-s-episode-3-audrey-hepburn--52647724</link><description><![CDATA[Nous n'y sommes pour rien mais pas peu fiers que cette figure emblématique de l'âge d'or d'Hollywood soit née et ait vécu son enfance dans plusieurs quartiers de Bruxelles, gardant de la ville un français impeccable qu'elle utilisait lors de la promotion de ses films.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52647724</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2023 18:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52647724/258821_la_story_bruxellois_e_s_episode_3_audrey_hepburn.mp3" length="3152359" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous n'y sommes pour rien mais pas peu fiers que cette figure emblématique de l'âge d'or d'Hollywood soit née et ait vécu son enfance dans plusieurs quartiers de Bruxelles, gardant de la ville un français impeccable qu'elle utilisait lors de la...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous n'y sommes pour rien mais pas peu fiers que cette figure emblématique de l'âge d'or d'Hollywood soit née et ait vécu son enfance dans plusieurs quartiers de Bruxelles, gardant de la ville un français impeccable qu'elle utilisait lors de la promotion de ses films.]]></itunes:summary><itunes:duration>197</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/08465e0bb81ec5501d39a4e96d66d822.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bruxellois(e)s (Episode 2) : Arno</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bruxellois-e-s-episode-2-arno--52647670</link><description><![CDATA[portrait d'un Ostendais (ostendu, comme il disait) mais Bruxellois d'adoption : Arno avait ses habitudes dans les quartiers de la Bourse et de la Ste Catherine. Arno, c'est la Belgitude mais surtout l'époque des années 70 et 80 où faire du rock relevait de l'exploit. Il y a pourtant réussi sans avoir l'air d'y toucher.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52647670</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2023 17:58:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52647670/258814_la_story_bruxellois_e_s_episode_2.mp3" length="3083395" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>portrait d'un Ostendais (ostendu, comme il disait) mais Bruxellois d'adoption : Arno avait ses habitudes dans les quartiers de la Bourse et de la Ste Catherine. Arno, c'est la Belgitude mais surtout l'époque des années 70 et 80 où faire du rock...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[portrait d'un Ostendais (ostendu, comme il disait) mais Bruxellois d'adoption : Arno avait ses habitudes dans les quartiers de la Bourse et de la Ste Catherine. Arno, c'est la Belgitude mais surtout l'époque des années 70 et 80 où faire du rock relevait de l'exploit. Il y a pourtant réussi sans avoir l'air d'y toucher.]]></itunes:summary><itunes:duration>193</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1e199c2c9fc3f604585cc493d561193f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bruxellois(e)s (Episode 1) : Plastic Bertrand</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bruxellois-e-s-episode-1-plastic-bertrand--52647586</link><description><![CDATA[Les Sex Pistols, la plus grande escroquerie du rock'n'roll ? Quelle blague ! Trois Belges ont fait mieux et en plus joyeux en offrant au monde un des hymnes punks les plus emblématiques. Et pourtant ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52647586</guid><pubDate>Mon, 06 Feb 2023 17:48:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52647586/258803_la_story_bruxellois_e_s_episode_1.mp3" length="5613295" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les Sex Pistols, la plus grande escroquerie du rock'n'roll ? Quelle blague ! Trois Belges ont fait mieux et en plus joyeux en offrant au monde un des hymnes punks les plus emblématiques. Et pourtant ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les Sex Pistols, la plus grande escroquerie du rock'n'roll ? Quelle blague ! Trois Belges ont fait mieux et en plus joyeux en offrant au monde un des hymnes punks les plus emblématiques. Et pourtant ...]]></itunes:summary><itunes:duration>351</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/266819e04c6fd3836a935c5c0787aebd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Beat It de Michael Jackson (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-beat-it-de-michael-jackson-episode-2--52615333</link><description><![CDATA[Le 2 février 1983, il y a 40 ans exactement, sortait Beat it, le nouveau single de Michael Jackson qui allait définitivement propulser la Thrillermania.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52615333</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2023 17:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52615333/257465_la_story_beat_it_de_michael_jackson_episode_2.mp3" length="7516271" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 2 février 1983, il y a 40 ans exactement, sortait Beat it, le nouveau single de Michael Jackson qui allait définitivement propulser la Thrillermania.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 2 février 1983, il y a 40 ans exactement, sortait Beat it, le nouveau single de Michael Jackson qui allait définitivement propulser la Thrillermania.]]></itunes:summary><itunes:duration>470</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7d793653e668ddecfda975824aa1aa10.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Beat It de Michael Jackson (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-beat-it-de-michael-jackson-episode-1--52615313</link><description><![CDATA[Le 2 février 1983, il y a 40 ans exactement, sortait Beat it, le nouveau single de Michael Jackson qui allait définitivement propulser la Thrillermania.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52615313</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2023 17:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52615313/257462_la_story_beat_it_de_michael_jackson_episode_1.mp3" length="7087019" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 2 février 1983, il y a 40 ans exactement, sortait Beat it, le nouveau single de Michael Jackson qui allait définitivement propulser la Thrillermania.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 2 février 1983, il y a 40 ans exactement, sortait Beat it, le nouveau single de Michael Jackson qui allait définitivement propulser la Thrillermania.]]></itunes:summary><itunes:duration>443</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7d793653e668ddecfda975824aa1aa10.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Whitney Houston (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-whitney-houston-episode-5--52581357</link><description><![CDATA[Retour sur la jeunesse et l'entourage de Whitney Houston, un parcours qui l'a logiquement menée à posséder un talent au-delà de la norme et au succès phénoménal de Bodyguard.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52581357</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 17:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52581357/256009_la_story_de_whitney_houston_episode_5.mp3" length="7305201" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Retour sur la jeunesse et l'entourage de Whitney Houston, un parcours qui l'a logiquement menée à posséder un talent au-delà de la norme et au succès phénoménal de Bodyguard.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Retour sur la jeunesse et l'entourage de Whitney Houston, un parcours qui l'a logiquement menée à posséder un talent au-delà de la norme et au succès phénoménal de Bodyguard.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a056996e8758e6f4dd8142f2dd83db09.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Whitney Houston (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-whitney-houston-episode-4--52581341</link><description><![CDATA[Le 11 février 2012, le monde du show business est frappé par une nouvelle inattendue et improbable : Whitney Houston est décédée à l'âge de 48 ans.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52581341</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 17:42:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52581341/256006_la_story_de_whitney_houston_episode_4.mp3" length="7300604" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 11 février 2012, le monde du show business est frappé par une nouvelle inattendue et improbable : Whitney Houston est décédée à l'âge de 48 ans.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 11 février 2012, le monde du show business est frappé par une nouvelle inattendue et improbable : Whitney Houston est décédée à l'âge de 48 ans.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a056996e8758e6f4dd8142f2dd83db09.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Whitney Houston (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-whitney-houston-episode-3--52581326</link><description><![CDATA[En 1993, il y a 30 ans déjà, tout le monde s’attend, après le succès triomphal de Bodyguard au cinéma et chez les disquaires, à voir Whitney Houston mener deux carrières de front : la chanson et le cinéma.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52581326</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 17:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52581326/256001_la_story_de_whitney_houston_episode_3.mp3" length="7762449" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1993, il y a 30 ans déjà, tout le monde s’attend, après le succès triomphal de Bodyguard au cinéma et chez les disquaires, à voir Whitney Houston mener deux carrières de front : la chanson et le cinéma.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1993, il y a 30 ans déjà, tout le monde s’attend, après le succès triomphal de Bodyguard au cinéma et chez les disquaires, à voir Whitney Houston mener deux carrières de front : la chanson et le cinéma.]]></itunes:summary><itunes:duration>486</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a056996e8758e6f4dd8142f2dd83db09.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Whitney Houston (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-whitney-houston-episode-2--52581310</link><description><![CDATA[Choisie par le roi du box office Kevin Costner pour partenaire dans cette production destinée à être un blockbuster et rien d’autre, Whitney Houston refuse de chanter le titre choisi pour en être la chanson phare.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52581310</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 17:34:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52581310/255995_la_story_de_whitney_houston_episode_2.mp3" length="7013048" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Choisie par le roi du box office Kevin Costner pour partenaire dans cette production destinée à être un blockbuster et rien d’autre, Whitney Houston refuse de chanter le titre choisi pour en être la chanson phare.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Choisie par le roi du box office Kevin Costner pour partenaire dans cette production destinée à être un blockbuster et rien d’autre, Whitney Houston refuse de chanter le titre choisi pour en être la chanson phare.]]></itunes:summary><itunes:duration>439</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a056996e8758e6f4dd8142f2dd83db09.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Whitney Houston (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-whitney-houston-episode-1--52581291</link><description><![CDATA[Il y a trente ans exactement, pourquoi courions-nous tous en salles et chez le disquaire, offrant au film Bodyguard un succès historique aux industries du disque et du cinéma.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52581291</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2023 17:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52581291/255992_la_story_de_whitney_houston_episode_1.mp3" length="7227036" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a trente ans exactement, pourquoi courions-nous tous en salles et chez le disquaire, offrant au film Bodyguard un succès historique aux industries du disque et du cinéma.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a trente ans exactement, pourquoi courions-nous tous en salles et chez le disquaire, offrant au film Bodyguard un succès historique aux industries du disque et du cinéma.]]></itunes:summary><itunes:duration>452</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a056996e8758e6f4dd8142f2dd83db09.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story, Les Visiteurs ont 30 ans (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-visiteurs-ont-30-ans-episode-5--52515244</link><description><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payions depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52515244</guid><pubDate>Sat, 28 Jan 2023 08:00:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52515244/252591_la_story_les_visiteurs_ont_30_ans_episode_5.mp3" length="6522782" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payions depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payions depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></itunes:summary><itunes:duration>408</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3db5bdd5bf7efd174a402ed8840c30ea.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story, Les Visiteurs ont 30 ans (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-visiteurs-ont-30-ans-episode-4--52515214</link><description><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52515214</guid><pubDate>Sat, 28 Jan 2023 07:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52515214/252588_la_story_les_visiteurs_ont_30_ans_episode_4.mp3" length="8662733" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></itunes:summary><itunes:duration>542</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/34ef3297dbf82bbabd99a458f3e9fdab.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story, Les Visiteurs ont 30 ans (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-visiteurs-ont-30-ans-episode-3--52515185</link><description><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52515185</guid><pubDate>Sat, 28 Jan 2023 07:53:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52515185/252581_la_story.mp3" length="6083924" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></itunes:summary><itunes:duration>381</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c82af597017b7dc0a32d6fbc66f42191.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story, Les Visiteurs ont 30 ans (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-visiteurs-ont-30-ans-episode-1--52515154</link><description><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payions depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52515154</guid><pubDate>Sat, 28 Jan 2023 07:45:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52515154/252579_la_story_les_visiteurs_ont_30_ans_episode_1.mp3" length="7060688" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payions depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payions depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></itunes:summary><itunes:duration>442</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f1ef153318853fd0bc2ed628be9e73ff.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story, Les Visiteurs ont 30 ans (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-les-visiteurs-ont-30-ans-episode-2--52515181</link><description><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52515181</guid><pubDate>Fri, 27 Jan 2023 07:51:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52515181/252580_la_story_les_visiteurs_ont_30_ans_episode_2.mp3" length="6869688" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a trente ans, nous courions voir Les Visiteurs dans toute l'Europe. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce film légendaire et la bonne grosse tranche de rire que nous nous payons depuis à chaque occasion que le film est rediffusé à la télé.]]></itunes:summary><itunes:duration>430</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ae1eedec085c0502323a6dcbcce093fa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Louis de Funès : L'intégrale (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-louis-de-funes-l-integrale-episode-4--52332984</link><description><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52332984</guid><pubDate>Thu, 26 Jan 2023 23:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52332984/243426_la_story_louis_de_funes_l_integrale_saison_2_episode_1.mp3" length="46129762" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></itunes:summary><itunes:duration>1922</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/28267fbba4e51341a06a76e65a019175.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Louis de Funès : L'intégrale (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-louis-de-funes-l-integrale-episode-3--52332974</link><description><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52332974</guid><pubDate>Thu, 26 Jan 2023 23:07:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52332974/243423_la_story_louis_de_funes_l_integrale_saison_1_episode_3.mp3" length="37938542" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></itunes:summary><itunes:duration>1581</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/28267fbba4e51341a06a76e65a019175.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Louis de Funès : L'intégrale (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-louis-de-funes-l-integrale-episode-2--52332909</link><description><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52332909</guid><pubDate>Thu, 26 Jan 2023 23:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52332909/243420_la_story_louis_de_funes_l_integrale_saison_1_episode_2.mp3" length="43339694" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></itunes:summary><itunes:duration>1806</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/28267fbba4e51341a06a76e65a019175.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Louis de Funès : L'intégrale (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-louis-de-funes-l-integrale-episode-1--52332855</link><description><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52332855</guid><pubDate>Thu, 26 Jan 2023 23:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52332855/243417_la_story_louis_de_funes_l_integrale_saison_1_episode_1.mp3" length="43905426" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[A l'occasion des 40 ans de sa disparition, Brice Depasse retrace la vie de Louis de Funès.]]></itunes:summary><itunes:duration>1829</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/28267fbba4e51341a06a76e65a019175.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bonne année 1965 pour Pascal Obispo</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bonne-annee-1965-pour-pascal-obispo--52462903</link><description><![CDATA[Ce n'est pas 1980 ni 1992 mais en 1965 où en ce début janvier, les Bordelais félicitent et souhaitent la bonne année à l'un des joueurs de leur célèbre équipe de football.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52462903</guid><pubDate>Tue, 17 Jan 2023 17:53:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52462903/250352_la_story_bonne_annee_1965_pour_pascal_obispo.mp3" length="6721312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ce n'est pas 1980 ni 1992 mais en 1965 où en ce début janvier, les Bordelais félicitent et souhaitent la bonne année à l'un des joueurs de leur célèbre équipe de football.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ce n'est pas 1980 ni 1992 mais en 1965 où en ce début janvier, les Bordelais félicitent et souhaitent la bonne année à l'un des joueurs de leur célèbre équipe de football.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8b83a43e66e52aec1aa41f22eae78436.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bonnée année les chéris, de Freddie Mercury</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bonnee-annee-les-cheris-de-freddie-mercury--52462546</link><description><![CDATA[Si vous êtes un fan de Queen, vous avez déjà entendu Freddie Mercury dire "Happy New Year, darlings" ; il le faisait souvent en levant son verre en public, surtout au milieu de l’été, histoire de faire rire, il adorait ça.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52462546</guid><pubDate>Tue, 17 Jan 2023 17:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52462546/250346_la_story_bonnee_les_cheris_de_freddie_mercury.mp3" length="5668473" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si vous êtes un fan de Queen, vous avez déjà entendu Freddie Mercury dire "Happy New Year, darlings" ; il le faisait souvent en levant son verre en public, surtout au milieu de l’été, histoire de faire rire, il adorait ça.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si vous êtes un fan de Queen, vous avez déjà entendu Freddie Mercury dire "Happy New Year, darlings" ; il le faisait souvent en levant son verre en public, surtout au milieu de l’été, histoire de faire rire, il adorait ça.]]></itunes:summary><itunes:duration>355</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/abab6c0d28600938d229e4abd380dc84.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bonne année pour les Beatles</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bonne-annee-pour-les-beatles--52462522</link><description><![CDATA[Comment le jour de l'an a-t-il marqué la carrière des Beatles, depuis 1962 à 1969, de Liverpool à Londres en passant par Hambourg.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52462522</guid><pubDate>Tue, 17 Jan 2023 17:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52462522/250343_la_story_bonne_annee_pour_les_beatles.mp3" length="5120946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment le jour de l'an a-t-il marqué la carrière des Beatles, depuis 1962 à 1969, de Liverpool à Londres en passant par Hambourg.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment le jour de l'an a-t-il marqué la carrière des Beatles, depuis 1962 à 1969, de Liverpool à Londres en passant par Hambourg.]]></itunes:summary><itunes:duration>321</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5fe15b01e3a28912c4c209746987c039.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bonne année pour Louis Chedid</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bonne-annee-pour-louis-chedid--52462503</link><description><![CDATA[Le jour de l'an 1948 est pour Louis Chedid une date essentielle : c'était il y a longtemps, dans un pays lointain. Ainsi soit-il.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52462503</guid><pubDate>Tue, 17 Jan 2023 17:35:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52462503/250338_la_story_bonne_annee_pour_louis_chedid.mp3" length="5879124" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le jour de l'an 1948 est pour Louis Chedid une date essentielle : c'était il y a longtemps, dans un pays lointain. Ainsi soit-il.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le jour de l'an 1948 est pour Louis Chedid une date essentielle : c'était il y a longtemps, dans un pays lointain. Ainsi soit-il.]]></itunes:summary><itunes:duration>368</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/97c24b3693bf98a794170e05c2d0e3b7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bonne année avec U2 en 1983</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bonne-annee-avec-u2-en-1983--52462444</link><description><![CDATA[Le premier janvier 1983 sort le nouveau 45 tours de U2; le disque qui va bouleverser la carrière du groupe New Wave. A disque particulier, histoire particulière, écoutez !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52462444</guid><pubDate>Tue, 17 Jan 2023 16:31:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52462444/250335_la_story_bonne_annee_avec_u2_en_1983.mp3" length="8115199" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le premier janvier 1983 sort le nouveau 45 tours de U2; le disque qui va bouleverser la carrière du groupe New Wave. A disque particulier, histoire particulière, écoutez !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le premier janvier 1983 sort le nouveau 45 tours de U2; le disque qui va bouleverser la carrière du groupe New Wave. A disque particulier, histoire particulière, écoutez !]]></itunes:summary><itunes:duration>508</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9a1aa4799b34116660a6e2a5e86e2b47.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Billie Jean : 40 ans après en 30 minutes de podcast</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-billie-jean-40-ans-apres-en-30-minutes-de-podcast--52331532</link><description><![CDATA[Il y a 40 ans aujourd'hui sortait le disque par lequel tout allait arriver : avec Billie Jean, second single à sortir de l'album Thriller, débutait en ce 2 janvier 1983 un succès hors norme qui allait hisser Michael Jackson jusqu'à un sommet à jamais inégalable dans l'histoire de l'industrie musicale.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52331532</guid><pubDate>Mon, 02 Jan 2023 09:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52331532/243291_la_story_billie_jean.mp3" length="44073348" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 40 ans aujourd'hui sortait le disque par lequel tout allait arriver : avec Billie Jean, second single à sortir de l'album Thriller, débutait en ce 2 janvier 1983 un succès hors norme qui allait hisser Michael Jackson jusqu'à un sommet à jamais...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 40 ans aujourd'hui sortait le disque par lequel tout allait arriver : avec Billie Jean, second single à sortir de l'album Thriller, débutait en ce 2 janvier 1983 un succès hors norme qui allait hisser Michael Jackson jusqu'à un sommet à jamais inégalable dans l'histoire de l'industrie musicale.]]></itunes:summary><itunes:duration>1837</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/973024883920ed1ed4e3fc10dee0a523.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'un tube de Noël des années 80 (Do They Know It's Christmas)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-un-tube-de-noel-des-annees-80-do-they-know-it-s-christmas--52267015</link><description><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52267015</guid><pubDate>Mon, 26 Dec 2022 07:16:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52267015/239659_la_story_d_un_noel_des_annees_80_do_they_know_it_s_christmas.mp3" length="6217253" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>389</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/ea68ff2003c18f5630b1c374c6d1844f.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'un tube de Noël des années 80 (Wonderful Christmastime)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-un-tube-de-noel-des-annees-80-wonderful-christmastime--52266729</link><description><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52266729</guid><pubDate>Sun, 25 Dec 2022 15:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52266729/239656_la_story_d_un_noel_des_annees_80_wonderful_christmastime.mp3" length="6080999" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>381</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/6b913abe4b06e83f89410715bbe35d0a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'un tube Noël des années 80 (Stop the Cavalry)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-un-tube-noel-des-annees-80-stop-the-cavalry--52266647</link><description><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52266647</guid><pubDate>Sun, 25 Dec 2022 14:51:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52266647/239655_la_story_d_un_noel_des_annees_80_stop_the_cavalry.mp3" length="5425221" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>340</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/703ecf8cdec6703797739b188c9b871c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'un tube de Noël des années 80 (Last Christmas)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-un-tube-de-noel-des-annees-80-last-christmas--52266561</link><description><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52266561</guid><pubDate>Sun, 25 Dec 2022 14:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52266561/239654_la_story_d_un_noel_des_annees_80_last_christmas.mp3" length="8752587" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>547</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/10166925450339d36463d00870b2329b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'un tube de Noël des années 80 (Have Yourself a Merry Little Christmas)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-un-tube-de-noel-des-annees-80-have-yourself-a-merry-little-christmas--52267099</link><description><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52267099</guid><pubDate>Fri, 23 Dec 2022 15:27:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52267099/239660_la_story_d_un_noel_des_annees_80_have_yourself_a_merry_little_christmas.mp3" length="7119627" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur les tubes de Noël des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>445</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1490f1e3bbc1c8c4b5a3e46a604eaa8e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Yorkaise(s) (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-yorkaise-s-episode-5--52225754</link><description><![CDATA[Entre chanteuse punk iconique et sex symbol, Debbie Harry de Blondie est la plus célèbre figure New Yorkaise, l'incarnation du Manhattan refuge des artistes dans les années 70.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52225754</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2022 18:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52225754/238137_la_story_new_yorkaise_s_episode_5.mp3" length="8286569" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Entre chanteuse punk iconique et sex symbol, Debbie Harry de Blondie est la plus célèbre figure New Yorkaise, l'incarnation du Manhattan refuge des artistes dans les années 70.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Entre chanteuse punk iconique et sex symbol, Debbie Harry de Blondie est la plus célèbre figure New Yorkaise, l'incarnation du Manhattan refuge des artistes dans les années 70.]]></itunes:summary><itunes:duration>518</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/cf66fc8c54ac32ff1a60076669e1a5de.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Yorkaise(s) (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-yorkaise-s-episode-4--52225741</link><description><![CDATA[Grande figure du revival du jazz au début des années 2000, Norah Jones ne porte pas le nom d'un père qui aurait pourtant fait d'elle un nom familier à tous ceux qui ont connu la scène rock psychédélique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52225741</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2022 18:00:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52225741/238136_la_story_new_yorkaise_s_episode_4.mp3" length="6020813" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Grande figure du revival du jazz au début des années 2000, Norah Jones ne porte pas le nom d'un père qui aurait pourtant fait d'elle un nom familier à tous ceux qui ont connu la scène rock psychédélique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Grande figure du revival du jazz au début des années 2000, Norah Jones ne porte pas le nom d'un père qui aurait pourtant fait d'elle un nom familier à tous ceux qui ont connu la scène rock psychédélique.]]></itunes:summary><itunes:duration>377</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1394bd833087f755550e8c16d5ed4c25.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Yorkaise(s) (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-yorkaise-s-episode-3--52225701</link><description><![CDATA[Icône du rock féminin de la fin des années 70 et des années 80, Pat Benatar est comme Debbie Harry de Blondie, une New Yorkaise. est-ce un hasard ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52225701</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2022 17:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52225701/238133_la_story_new_yorkaise_s_episode_3.mp3" length="6721312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Icône du rock féminin de la fin des années 70 et des années 80, Pat Benatar est comme Debbie Harry de Blondie, une New Yorkaise. est-ce un hasard ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Icône du rock féminin de la fin des années 70 et des années 80, Pat Benatar est comme Debbie Harry de Blondie, une New Yorkaise. est-ce un hasard ?]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/8183fdb3085a0c69b9b7c147ff76a81c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Yorkaise(s) (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-yorkaise-s-episode-2--52225620</link><description><![CDATA[Une artiste comme Lady gaga ne pouvait venir que de New York, Manhattan. Brice nous raconte comment et pourquoi la "petite" du restaurant italien est devenue la surdouée excentrique du show bizness mondial.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52225620</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2022 17:57:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52225620/238128_la_story_ne.mp3" length="6266155" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une artiste comme Lady gaga ne pouvait venir que de New York, Manhattan. Brice nous raconte comment et pourquoi la "petite" du restaurant italien est devenue la surdouée excentrique du show bizness mondial.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une artiste comme Lady gaga ne pouvait venir que de New York, Manhattan. Brice nous raconte comment et pourquoi la "petite" du restaurant italien est devenue la surdouée excentrique du show bizness mondial.]]></itunes:summary><itunes:duration>392</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/41ed713a833033f0f4f5b08751ffa181.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story New Yorkaise(s) (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-new-yorkaise-s-episode-1--52225578</link><description><![CDATA[Quand au milieu des années 70, Bob Dylan retrouve le milieu underground new yorkais dans lequel il a survécu au début de la précédente décennie, il est revêtu d'un statut de star qui ne semble pas impressionner une jeune poétesse rock. Et pourtant ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52225578</guid><pubDate>Mon, 19 Dec 2022 17:55:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52225578/238123_la_story_new_yorkaise_s_episode_1.mp3" length="6455901" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand au milieu des années 70, Bob Dylan retrouve le milieu underground new yorkais dans lequel il a survécu au début de la précédente décennie, il est revêtu d'un statut de star qui ne semble pas impressionner une jeune poétesse rock. Et pourtant ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand au milieu des années 70, Bob Dylan retrouve le milieu underground new yorkais dans lequel il a survécu au début de la précédente décennie, il est revêtu d'un statut de star qui ne semble pas impressionner une jeune poétesse rock. Et pourtant ...]]></itunes:summary><itunes:duration>404</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f10ae75b9bcae92633d590fc92fb8e44.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Johnny Hallyday 5 ans (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-johnny-hallyday-5-ans-episode-5--52159329</link><description><![CDATA[Comment Johnny Hallyday a-t-il réagi au syndrome du père absent quand son fils David est venu ? Impossible d'échapper à l'ombre de Léon, même dans la peau d'une star.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52159329</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 17:19:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52159329/235518_la_story_johnny_hallyday_5_ans_episode_5.mp3" length="6224777" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment Johnny Hallyday a-t-il réagi au syndrome du père absent quand son fils David est venu ? Impossible d'échapper à l'ombre de Léon, même dans la peau d'une star.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment Johnny Hallyday a-t-il réagi au syndrome du père absent quand son fils David est venu ? Impossible d'échapper à l'ombre de Léon, même dans la peau d'une star.]]></itunes:summary><itunes:duration>390</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bded440c55e1454001279cbc22c2619e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Johnny Hallyday 5 ans (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-johnny-hallyday-5-ans-episode-4--52159289</link><description><![CDATA[Cinq années après sa disparition, Brice Depasse revient sur la Belgitude de Johnny (ou rêvée par Johnny), en l'occurrence un fait divers oublié de l'époque où le rocker défrayait la chronique locale.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52159289</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 17:17:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52159289/235517_la_story_joh.mp3" length="7680946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq années après sa disparition, Brice Depasse revient sur la Belgitude de Johnny (ou rêvée par Johnny), en l'occurrence un fait divers oublié de l'époque où le rocker défrayait la chronique locale.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq années après sa disparition, Brice Depasse revient sur la Belgitude de Johnny (ou rêvée par Johnny), en l'occurrence un fait divers oublié de l'époque où le rocker défrayait la chronique locale.]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bded440c55e1454001279cbc22c2619e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Johnny Hallyday 5 ans (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-johnny-hallyday-5-ans-episode-3--52159285</link><description><![CDATA[Si Elvis Presley a eu la révélation pour le rock'n'roll avec Elvis Presley, il a su s'adapter aux changements rapides que cette musique a connue, à commencer par l'arrivée des Beatles, des Rolling Stones et Bob Dylan en 1964.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52159285</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 17:15:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52159285/235516_la_story_johnny_hallyday_5_ans_episode_3.mp3" length="6547859" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si Elvis Presley a eu la révélation pour le rock'n'roll avec Elvis Presley, il a su s'adapter aux changements rapides que cette musique a connue, à commencer par l'arrivée des Beatles, des Rolling Stones et Bob Dylan en 1964.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si Elvis Presley a eu la révélation pour le rock'n'roll avec Elvis Presley, il a su s'adapter aux changements rapides que cette musique a connue, à commencer par l'arrivée des Beatles, des Rolling Stones et Bob Dylan en 1964.]]></itunes:summary><itunes:duration>410</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bded440c55e1454001279cbc22c2619e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Johnny Hallyday 5 ans (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-johnny-hallyday-5-ans-episode-2--52159265</link><description><![CDATA[Pourquoi aucun rocker avant Elton John a-t-il en 1979 n'a-t-il joué en Russie ? Parce qu'il aura fallu treize années avant que le passage de Johnny Hallyday ne soit oublié.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52159265</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 17:14:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52159265/235513_la_story_johnny_hallyday_5_ans_episode_2.mp3" length="6188831" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pourquoi aucun rocker avant Elton John a-t-il en 1979 n'a-t-il joué en Russie ? Parce qu'il aura fallu treize années avant que le passage de Johnny Hallyday ne soit oublié.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pourquoi aucun rocker avant Elton John a-t-il en 1979 n'a-t-il joué en Russie ? Parce qu'il aura fallu treize années avant que le passage de Johnny Hallyday ne soit oublié.]]></itunes:summary><itunes:duration>387</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bded440c55e1454001279cbc22c2619e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Johnny Hallyday 5 ans (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-johnny-hallyday-5-ans-episode-1--52159151</link><description><![CDATA[Cinq ans après sa disparition, on a du mal à y croire mais cette fois on peut dire que Johnny, c'était le bon temps du rock'n'roll.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52159151</guid><pubDate>Mon, 12 Dec 2022 17:13:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52159151/235512_la_story_johnny_hallyday_5_ans_episode_1.mp3" length="5508806" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Cinq ans après sa disparition, on a du mal à y croire mais cette fois on peut dire que Johnny, c'était le bon temps du rock'n'roll.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Cinq ans après sa disparition, on a du mal à y croire mais cette fois on peut dire que Johnny, c'était le bon temps du rock'n'roll.]]></itunes:summary><itunes:duration>345</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bded440c55e1454001279cbc22c2619e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Bono (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-bono-episode-5--52096830</link><description><![CDATA[Une bonne dizaine d'années après les débuts, la démesure est à la barre dans la carrière de U2 : leurs albums se vendent par millions et les concerts se donnent désormais dans des stades.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52096830</guid><pubDate>Mon, 05 Dec 2022 17:58:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52096830/232573_la_story_de_bono_episode_5.mp3" length="7158915" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une bonne dizaine d'années après les débuts, la démesure est à la barre dans la carrière de U2 : leurs albums se vendent par millions et les concerts se donnent désormais dans des stades.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une bonne dizaine d'années après les débuts, la démesure est à la barre dans la carrière de U2 : leurs albums se vendent par millions et les concerts se donnent désormais dans des stades.]]></itunes:summary><itunes:duration>448</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2b8115791b167175543171cfbafc6cf7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Bono (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-bono-episode-4--52096815</link><description><![CDATA[Flashback dans un pub de Dublin, un vendredi soir de 1979 où Bono, U2 et le jeune Paul McGuinness parlent de choses importantes autour d'une pinte. Vous connaissez Paul McGuinness ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52096815</guid><pubDate>Mon, 05 Dec 2022 17:54:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52096815/232572_la_story_de_bono_episode_4.mp3" length="7013884" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Flashback dans un pub de Dublin, un vendredi soir de 1979 où Bono, U2 et le jeune Paul McGuinness parlent de choses importantes autour d'une pinte. Vous connaissez Paul McGuinness ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Flashback dans un pub de Dublin, un vendredi soir de 1979 où Bono, U2 et le jeune Paul McGuinness parlent de choses importantes autour d'une pinte. Vous connaissez Paul McGuinness ?]]></itunes:summary><itunes:duration>439</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2b8115791b167175543171cfbafc6cf7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Bono (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-bono-episode-3--52096791</link><description><![CDATA[Pour U2, enregistrer un troisième album en 1982, cela signifie à cette époque que cela fait deux ans et non pas dix comme aujourd’hui qu'ils se prêtent à cet exercice ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52096791</guid><pubDate>Mon, 05 Dec 2022 17:52:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52096791/232571_la_story_de_bono_episode_3.mp3" length="8270269" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour U2, enregistrer un troisième album en 1982, cela signifie à cette époque que cela fait deux ans et non pas dix comme aujourd’hui qu'ils se prêtent à cet exercice ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour U2, enregistrer un troisième album en 1982, cela signifie à cette époque que cela fait deux ans et non pas dix comme aujourd’hui qu'ils se prêtent à cet exercice ...]]></itunes:summary><itunes:duration>517</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2b8115791b167175543171cfbafc6cf7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Bono (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-bono-episode-2--52096780</link><description><![CDATA[Militant anti-apartheid, Bono a rencontré maintes fois Nelson Mandela, été l'artiste qui avec Peter Gabriel a pesé le plus lourd dans les grandes actions de pression internationales contre ce système politique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52096780</guid><pubDate>Mon, 05 Dec 2022 17:50:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52096780/232569_la_story_de_bono_episode_2.mp3" length="6244839" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Militant anti-apartheid, Bono a rencontré maintes fois Nelson Mandela, été l'artiste qui avec Peter Gabriel a pesé le plus lourd dans les grandes actions de pression internationales contre ce système politique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Militant anti-apartheid, Bono a rencontré maintes fois Nelson Mandela, été l'artiste qui avec Peter Gabriel a pesé le plus lourd dans les grandes actions de pression internationales contre ce système politique.]]></itunes:summary><itunes:duration>391</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2b8115791b167175543171cfbafc6cf7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Bono (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-bono-episode-1--52096755</link><description><![CDATA[Que signifie ce titre “All that you can’t leave behind", le nouvel album de U2 qui sort en 2001 : "Tout ce que vous ne pouvez pas laisser derrière vous” ? Je vous raconte.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52096755</guid><pubDate>Mon, 05 Dec 2022 17:42:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52096755/232568_la_story_de_bono_episode_1.mp3" length="6335529" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Que signifie ce titre “All that you can’t leave behind", le nouvel album de U2 qui sort en 2001 : "Tout ce que vous ne pouvez pas laisser derrière vous” ? Je vous raconte.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Que signifie ce titre “All that you can’t leave behind", le nouvel album de U2 qui sort en 2001 : "Tout ce que vous ne pouvez pas laisser derrière vous” ? Je vous raconte.]]></itunes:summary><itunes:duration>396</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2b8115791b167175543171cfbafc6cf7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 40 ans de Thriller (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-40-ans-de-thriller-episode-5--52030921</link><description><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52030921</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2022 17:57:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52030921/229065_la_story_40_ans_de_thriller_episode_5.mp3" length="6609299" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></itunes:summary><itunes:duration>414</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/095fa9b1cd2dce6cdb77208cd9c34adf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 40 ans de Thriller (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-40-ans-de-thriller-episode-4--52030909</link><description><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52030909</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2022 17:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52030909/229062_la_story_40_ans_de_thriller_episode_4.mp3" length="8598367" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></itunes:summary><itunes:duration>538</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/095fa9b1cd2dce6cdb77208cd9c34adf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 40 ans de Thriller (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-40-ans-de-thriller-episode-3--52030876</link><description><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52030876</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2022 17:51:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52030876/229061_la_story_40_ans_de_thriller_episode_3.mp3" length="7813022" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></itunes:summary><itunes:duration>489</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/095fa9b1cd2dce6cdb77208cd9c34adf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 40 ans de Thriller (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-40-ans-de-thriller-episode-1--52030860</link><description><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52030860</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2022 17:47:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52030860/229059_la_story_40_ans_de_thriller_episode_1.mp3" length="6420793" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></itunes:summary><itunes:duration>402</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/095fa9b1cd2dce6cdb77208cd9c34adf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story 40 ans de Thriller (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-40-ans-de-thriller-episode-2--52030866</link><description><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/52030866</guid><pubDate>Mon, 28 Nov 2022 16:50:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/52030866/229060_la_story_40_ans_de_thriller_episode_2.mp3" length="7147631" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand le 30 novembre 1982 sort Thriller, le nouvel album de Michael Jackson, personne ne se doute qu'il va se produire un moment unique dans l'histoire de la musique. je vous raconte, c'était il y a 40 ans exactement ...]]></itunes:summary><itunes:duration>447</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/095fa9b1cd2dce6cdb77208cd9c34adf.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Freddie Mercury (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-freddie-mercury-episode-5--51965085</link><description><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51965085</guid><pubDate>Mon, 21 Nov 2022 17:09:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51965085/225909_la_story_de_freddie_mercury_episode_5.mp3" length="6999673" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>438</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/737dafaed035b8c495e334b747ab81fa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Freddie Mercury (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-freddie-mercury-episode-4--51965021</link><description><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51965021</guid><pubDate>Mon, 21 Nov 2022 17:07:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51965021/225908_la_story_de_fredd.mp3" length="7372911" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>461</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/737dafaed035b8c495e334b747ab81fa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Freddie Mercury (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-freddie-mercury-episode-3--51965014</link><description><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51965014</guid><pubDate>Mon, 21 Nov 2022 17:04:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51965014/225907_la_story_de_freddie_mercury_episode_3.mp3" length="5844852" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>366</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/737dafaed035b8c495e334b747ab81fa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Freddie Mercury (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-freddie-mercury-episode-2--51965006</link><description><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51965006</guid><pubDate>Mon, 21 Nov 2022 17:02:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51965006/225906_la_story_de_freddie_mercury_episode_2.mp3" length="6175875" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes grâce à la réédition de l'album The Miracle, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>386</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/737dafaed035b8c495e334b747ab81fa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Freddie Mercury (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-freddie-mercury-episode-1--51964986</link><description><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51964986</guid><pubDate>Mon, 21 Nov 2022 17:00:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51964986/225905_la_story_de_freddie_mercury_episode_1.mp3" length="7390458" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que les inédits de Queen avec Freddie Mercury résonnent sur les ondes, Brice Depasse se replonge avec émotion dans cette époque bénie qui a vu évoluer cet artiste légendaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>462</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/737dafaed035b8c495e334b747ab81fa.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Culture Club (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-culture-club-episode-5--51884691</link><description><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51884691</guid><pubDate>Mon, 14 Nov 2022 17:38:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51884691/222828_la_story_de_culture_club_episode_5.mp3" length="7345743" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></itunes:summary><itunes:duration>460</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/17bc4347d2ac4961c1edae284629ede3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Culture Club (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-culture-club-episode-4--51884683</link><description><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51884683</guid><pubDate>Mon, 14 Nov 2022 17:37:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51884683/222827_la_story_de_culture_club_episode_4.mp3" length="7159751" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></itunes:summary><itunes:duration>448</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/17bc4347d2ac4961c1edae284629ede3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Culture Club (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-culture-club-episode-2--51884644</link><description><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51884644</guid><pubDate>Mon, 14 Nov 2022 17:35:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51884644/222825_la_story_de_culture_club_episode_2.mp3" length="5887902" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></itunes:summary><itunes:duration>368</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/17bc4347d2ac4961c1edae284629ede3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Culture Club (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-culture-club-episode-1--51884600</link><description><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51884600</guid><pubDate>Mon, 14 Nov 2022 17:30:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51884600/222824_la_story_de_culture_club_episode_1.mp3" length="7312717" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></itunes:summary><itunes:duration>458</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/17bc4347d2ac4961c1edae284629ede3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Culture Club (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-culture-club-episode-3--51884658</link><description><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51884658</guid><pubDate>Mon, 14 Nov 2022 16:36:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51884658/222826_la_story_de_cul.mp3" length="5996989" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Été 1982, il y a 40 ans exactement, débutait le succès du plus improbable des groupes de la New Wave anglaise dont il allait prendre la tête de manière atypique, Culture Club, dont le chanteur devint très vite la figure charismatique.]]></itunes:summary><itunes:duration>375</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/17bc4347d2ac4961c1edae284629ede3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Madonna, 40 ans de carrière (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-madonna-40-ans-de-carriere-episode-5--51821867</link><description><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51821867</guid><pubDate>Fri, 11 Nov 2022 17:13:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51821867/220528_la_story_de_madonna_40_ans_de_carriere_episode_5.mp3" length="6884734" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1ac0383b93c3bc1f022182b93f1015d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Madonna, 40 ans de carrière (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-madonna-40-ans-de-carriere-episode-4--51821863</link><description><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51821863</guid><pubDate>Fri, 11 Nov 2022 17:12:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51821863/220527_la_story_de_madonna_40_ans_de_carriere_episode_4.mp3" length="6034187" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>378</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1ac0383b93c3bc1f022182b93f1015d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Madonna, 40 ans de carrière (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-madonna-40-ans-de-carriere-episode-3--51821860</link><description><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51821860</guid><pubDate>Fri, 11 Nov 2022 17:11:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51821860/220516_la_story_de_madonna_40_ans_de_carriere_episode_3.mp3" length="6200953" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>388</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1ac0383b93c3bc1f022182b93f1015d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Madonna, 40 ans de carrière (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-madonna-40-ans-de-carriere-episode-2--51821845</link><description><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51821845</guid><pubDate>Fri, 11 Nov 2022 17:10:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51821845/220515_la_story_de_madonna_40_ans_de_carriere_episode_2.mp3" length="6580042" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse évoque quelques moments clés des débuts de carrière de la future Reine de la Pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>412</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1ac0383b93c3bc1f022182b93f1015d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Madonna, 40 ans de carrière (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-madonna-40-ans-de-carriere-episode-1--51809616</link><description><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse vous raconte une incroyable anecdote qu'il a lui-même apprise du cinéaste Alan Parker et qui en dit long sur la star.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51809616</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2022 17:04:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51809616/220195_la_story_de_madonna_40_ans_de_carriere_episode_1.mp3" length="8060446" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse vous raconte une incroyable anecdote qu'il a lui-même apprise du cinéaste Alan Parker et qui en dit long sur la star.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 40 ans sortait le premier disque de Madonna. A cette occasion, Brice Depasse vous raconte une incroyable anecdote qu'il a lui-même apprise du cinéaste Alan Parker et qui en dit long sur la star.]]></itunes:summary><itunes:duration>504</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/1ac0383b93c3bc1f022182b93f1015d0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Coldplay (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-coldplay-episode-4--51809504</link><description><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51809504</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2022 09:47:12 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51809504/220185_la_story_de_coldplay_episode_4.mp3" length="7229551" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></itunes:summary><itunes:duration>452</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3acb427da00c5deb93aeba45a60a5fe9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Coldplay (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-coldplay-episode-5--51809507</link><description><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51809507</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2022 09:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51809507/220186_la_story_de_coldplay_episode_5.mp3" length="6929038" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></itunes:summary><itunes:duration>434</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3acb427da00c5deb93aeba45a60a5fe9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Coldplay (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-coldplay-episode-3--51809496</link><description><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51809496</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2022 09:45:28 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51809496/220184_la_story_de_coldplay_episode_3.mp3" length="7948858" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></itunes:summary><itunes:duration>497</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3acb427da00c5deb93aeba45a60a5fe9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Coldplay (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-coldplay-episode-2--51809474</link><description><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51809474</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2022 09:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51809474/220183_la_story_de_coldplay_episode_2.mp3" length="7084937" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></itunes:summary><itunes:duration>443</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3acb427da00c5deb93aeba45a60a5fe9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Coldplay</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-coldplay--51809454</link><description><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51809454</guid><pubDate>Mon, 07 Nov 2022 08:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51809454/220182_la_story_de_coldplay_episode_1.mp3" length="7317733" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a vingt ans déjà, Coldplay accédait au statut de star planétaire avec son second album. Est-ce un hasard si ce groupe rock est le dernier du genre à avoir accompli cet exploit ? Retour en 5 épisodes sur le début des aventures de la bande de Chris Martin.]]></itunes:summary><itunes:duration>458</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/3acb427da00c5deb93aeba45a60a5fe9.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Revolver des Beatles (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-revolver-des-beatles-episode-2--51762810</link><description><![CDATA[Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51762810</guid><pubDate>Wed, 02 Nov 2022 10:37:06 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51762810/218074_la_story_revolver_des_beatles_episode_2.mp3" length="5722808" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.]]></itunes:summary><itunes:duration>358</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/850e29b90d4939cd87190b737ea90210.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Revolver des Beatles (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-revolver-des-beatles-episode-3--51762817</link><description><![CDATA[Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51762817</guid><pubDate>Wed, 02 Nov 2022 10:37:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51762817/218076_la_story_revolver_des_beatles_episode_3.mp3" length="5393456" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.]]></itunes:summary><itunes:duration>338</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/850e29b90d4939cd87190b737ea90210.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Revolver des Beatles (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-revolver-des-beatles-episode-1--51762801</link><description><![CDATA[Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes diffusés sur Nostalgie + qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51762801</guid><pubDate>Wed, 02 Nov 2022 10:34:44 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51762801/218073_la_story_revolver_des_beatles_episode_1.mp3" length="5259284" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes diffusés sur Nostalgie + qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le nouveau mixage de l'album Revolver est-il si incroyable ? Réponse dans cette Story en trois épisodes diffusés sur Nostalgie + qui revient sur cette année particulière et essentielle de la carrière des Beatles : 1966.]]></itunes:summary><itunes:duration>329</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/850e29b90d4939cd87190b737ea90210.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Deux par deux (Peter &amp; Anna alias Cock Robin)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-deux-par-deux-peter-anna-alias-cock-robin--51668660</link><description><![CDATA[Peter Kingsbery et Anna LaCazio se sont rencontrés et se sont plus (artistiquement). Ils se sont promis de former un jour un duo. Quelques années plus tard, à Los Angeles ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51668660</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 17:17:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51668660/214715_la_story_de_deux_par_deux_peter_anna_alias_cock_robin.mp3" length="7150549" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Peter Kingsbery et Anna LaCazio se sont rencontrés et se sont plus (artistiquement). Ils se sont promis de former un jour un duo. Quelques années plus tard, à Los Angeles ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Peter Kingsbery et Anna LaCazio se sont rencontrés et se sont plus (artistiquement). Ils se sont promis de former un jour un duo. Quelques années plus tard, à Los Angeles ...]]></itunes:summary><itunes:duration>447</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0ce1664acbdecad5a6b8a0f38807f75c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Deux par deux (Native)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-deux-par-deux-native--51668609</link><description><![CDATA[Laura et Chris Mayne, les deux soeurs de Native ont au début des années 90 donné à la soul et au RNB en français, la crédibilité que ce genre attendait depuis longtemps. Elles demeureront les modèles de toute une génération qui a un jour trouvé sa place dans un métier français dont elles ont changé le visage à jamais.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51668609</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 17:11:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51668609/214709_la_story_deux_par_deux_native.mp3" length="7703516" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Laura et Chris Mayne, les deux soeurs de Native ont au début des années 90 donné à la soul et au RNB en français, la crédibilité que ce genre attendait depuis longtemps. Elles demeureront les modèles de toute une génération qui a un jour trouvé sa...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Laura et Chris Mayne, les deux soeurs de Native ont au début des années 90 donné à la soul et au RNB en français, la crédibilité que ce genre attendait depuis longtemps. Elles demeureront les modèles de toute une génération qui a un jour trouvé sa place dans un métier français dont elles ont changé le visage à jamais.]]></itunes:summary><itunes:duration>482</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/c20be219f18e97394bdd14451b6d5dc8.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Deux par deux (Paul McCartney &amp; Michael Jackson)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-deux-par-deux-paul-mccartney-michael-jackson--51668569</link><description><![CDATA[Quand Michael Jackson & Paul McCartney publient leur single en duo en octobre 1982, on peut penser à un coup du show business. Et pourtant, The Girl Is Mine est déjà leur troisième enregistrement. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51668569</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 17:04:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51668569/214706_la_story_deux_par_deux_paul_mccartney_michael_jackson.mp3" length="6621838" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand Michael Jackson &amp; Paul McCartney publient leur single en duo en octobre 1982, on peut penser à un coup du show business. Et pourtant, The Girl Is Mine est déjà leur troisième enregistrement. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand Michael Jackson & Paul McCartney publient leur single en duo en octobre 1982, on peut penser à un coup du show business. Et pourtant, The Girl Is Mine est déjà leur troisième enregistrement. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>414</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/e0261c9b5c2bc8a3fbc225eca1ca2444.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Deux par Deux (Françoise Hardy &amp; Jacques Dutronc)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-deux-par-deux-francoise-hardy-jacques-dutronc--51668539</link><description><![CDATA[Françoise Hardy et Jacques Dutronc, le plus atypique des couples mythiques de la chanson française.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51668539</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 16:59:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51668539/214700_la_story_deux_par_deux_francoise_hardy_jacques_dutronc.mp3" length="6483911" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Françoise Hardy et Jacques Dutronc, le plus atypique des couples mythiques de la chanson française.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Françoise Hardy et Jacques Dutronc, le plus atypique des couples mythiques de la chanson française.]]></itunes:summary><itunes:duration>406</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/47ffea846983e4d4d5904b98068d72d3.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Deux par Deux (Hall &amp; Oates)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-deux-par-deux-hall-oates--51668510</link><description><![CDATA[Duo le plus populaire de la pop américaine des années 80 depuis Simon & Garfunkel, Darryl Hall et John Oates se sont rencontrés sur les bancs de l'université d'une manière pas banale.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51668510</guid><pubDate>Mon, 24 Oct 2022 16:50:02 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51668510/214690_la_story_deux_par_deux_hall_oates.mp3" length="6569593" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Duo le plus populaire de la pop américaine des années 80 depuis Simon &amp; Garfunkel, Darryl Hall et John Oates se sont rencontrés sur les bancs de l'université d'une manière pas banale.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Duo le plus populaire de la pop américaine des années 80 depuis Simon & Garfunkel, Darryl Hall et John Oates se sont rencontrés sur les bancs de l'université d'une manière pas banale.]]></itunes:summary><itunes:duration>411</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/2c68cc614fa9ca38b047996aee774fa2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Gwen Stefani (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-gwen-stefani-episode-5--51595135</link><description><![CDATA[Fin 2004, ce qui était attendu depuis longtemps arrive ; Gwen Stefani, la petite fiancée des Américains sort son premier album solo.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51595135</guid><pubDate>Thu, 20 Oct 2022 08:47:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51595135/211656_la_story_de_gwen_stefani_episode_5.mp3" length="6113182" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin 2004, ce qui était attendu depuis longtemps arrive ; Gwen Stefani, la petite fiancée des Américains sort son premier album solo.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin 2004, ce qui était attendu depuis longtemps arrive ; Gwen Stefani, la petite fiancée des Américains sort son premier album solo.]]></itunes:summary><itunes:duration>383</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/89f66d5bff7884350cb58c3037fcf354.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Gwen Stefani (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-gwen-stefani-episode-4--51595142</link><description><![CDATA[Si Madonna et Debbie Harry ont fleuri sur les murs des chambres d’ados dans les années 80, la décennie suivante on y a plutôt vu une certaine Gwen Stefani.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51595142</guid><pubDate>Thu, 20 Oct 2022 08:45:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51595142/211657_la_story_de_gwen_stefani_episode_4.mp3" length="6923186" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si Madonna et Debbie Harry ont fleuri sur les murs des chambres d’ados dans les années 80, la décennie suivante on y a plutôt vu une certaine Gwen Stefani.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si Madonna et Debbie Harry ont fleuri sur les murs des chambres d’ados dans les années 80, la décennie suivante on y a plutôt vu une certaine Gwen Stefani.]]></itunes:summary><itunes:duration>433</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/89f66d5bff7884350cb58c3037fcf354.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Gwen Stefani (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-gwen-stefani-episode-3--51595127</link><description><![CDATA[Quand Gwen Stefani doit son prénom à un "film catastrophe" et autres faits biographiques.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51595127</guid><pubDate>Thu, 20 Oct 2022 08:42:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51595127/211655_la_story_de_gwen_stefani_episode_3.mp3" length="6721312" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand Gwen Stefani doit son prénom à un "film catastrophe" et autres faits biographiques.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand Gwen Stefani doit son prénom à un "film catastrophe" et autres faits biographiques.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/89f66d5bff7884350cb58c3037fcf354.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Gwen Stefani (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-gwen-stefani-episode-1--51595093</link><description><![CDATA[Une photo prise à la sauvette de la jeune Gwen Stefani demandant en 1984 un autographe à Sting du groupe The Police et une nouvelle Story commence ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51595093</guid><pubDate>Thu, 20 Oct 2022 07:55:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51595093/211653_la_story_de_gwen_stefani_episode_1.mp3" length="6932793" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une photo prise à la sauvette de la jeune Gwen Stefani demandant en 1984 un autographe à Sting du groupe The Police et une nouvelle Story commence ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une photo prise à la sauvette de la jeune Gwen Stefani demandant en 1984 un autographe à Sting du groupe The Police et une nouvelle Story commence ...]]></itunes:summary><itunes:duration>434</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/89f66d5bff7884350cb58c3037fcf354.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de Gwen Stefani (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-gwen-stefani-episode-2--51595107</link><description><![CDATA[Les débuts de l'adolescente Gwen Stefani dans le groupe de son frère : No Doubt.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51595107</guid><pubDate>Wed, 19 Oct 2022 08:40:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51595107/211654_la_story_de_gwen_stefani_episode_2.mp3" length="6401573" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les débuts de l'adolescente Gwen Stefani dans le groupe de son frère : No Doubt.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les débuts de l'adolescente Gwen Stefani dans le groupe de son frère : No Doubt.]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/89f66d5bff7884350cb58c3037fcf354.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Star' Academy (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-star-academy-episode-5--51563608</link><description><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51563608</guid><pubDate>Thu, 13 Oct 2022 12:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51563608/210134_la_stor_academy_episode_5.mp3" length="6137841" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></itunes:summary><itunes:duration>384</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b5fe7884752c12943a58ac6a5bb5f03c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Star' Academy (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-star-academy-episode-4--51563586</link><description><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51563586</guid><pubDate>Thu, 13 Oct 2022 12:21:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51563586/210132_la_stor_academy_episode_4.mp3" length="6467544" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></itunes:summary><itunes:duration>405</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/7219ffac0fb978fdaf943dc981d80d8c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Star' Academy (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-star-academy-episode-3--51563572</link><description><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51563572</guid><pubDate>Thu, 13 Oct 2022 12:17:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51563572/210131_la_stor_academy_episode_3.mp3" length="6363957" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/40c4913bcd7de3fe5e90a49372a3bc3e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Star' Academy (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-star-academy-episode-2--51563537</link><description><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51563537</guid><pubDate>Thu, 13 Oct 2022 12:14:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51563537/210127_la_stor_academy_episode_2.mp3" length="5350406" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte les premières saisons de l'émission.]]></itunes:summary><itunes:duration>335</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b5fe7884752c12943a58ac6a5bb5f03c.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Star' Academy (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-star-academy-episode-1--51563488</link><description><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte la première édition en 2001.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51563488</guid><pubDate>Thu, 13 Oct 2022 12:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51563488/210125_la_stor_academy_episode_1.mp3" length="6321318" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte la première édition en 2001.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour le retour de la Star Academy en prime sur TF1, Brice Depasse nous raconte la première édition en 2001.]]></itunes:summary><itunes:duration>396</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/737e5e8436ed938a377a3a8fa91d0b31.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 60 ans de James Bond au cinéma (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-60-ans-de-james-bond-au-cinema-episode-5--51521774</link><description><![CDATA[Les années 2000, de Pierce Brosnan à Daniel Craig, James Bond n'a jamais été aussi populaire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51521774</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2022 16:20:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51521774/208704_les_60_ans_de_james_bond_au_cinema_episode_5.mp3" length="6699160" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 2000, de Pierce Brosnan à Daniel Craig, James Bond n'a jamais été aussi populaire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 2000, de Pierce Brosnan à Daniel Craig, James Bond n'a jamais été aussi populaire.]]></itunes:summary><itunes:duration>419</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/816749db8bdd003ee56c785f881b803e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 60 ans de James Bond au cinéma (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-60-ans-de-james-bond-au-cinema-episode-4--51521799</link><description><![CDATA[Fin des années 80, les temps changent et le style Roger Moore ayant fait long feu, l'acteur cède le smoking de James Bond à Pierce Brosnan qui toutefois, ne peut l'endosser. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51521799</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2022 16:19:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51521799/208706_les_60_ans_de_james_bond_au_cinema_episode_4.mp3" length="6941577" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin des années 80, les temps changent et le style Roger Moore ayant fait long feu, l'acteur cède le smoking de James Bond à Pierce Brosnan qui toutefois, ne peut l'endosser. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin des années 80, les temps changent et le style Roger Moore ayant fait long feu, l'acteur cède le smoking de James Bond à Pierce Brosnan qui toutefois, ne peut l'endosser. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>434</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/f4994271a07de34ca9a0731011e944f0.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 60 ans de James Bond au cinéma (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-60-ans-de-james-bond-au-cinema-episode-3--51521758</link><description><![CDATA[C'est en regardant le premier téléfilm, américain, réalisé en 1954 d’après le premier roman de Fleming, Casino Royale, un épisode de la série Climax, que le producteur hollywoodien d’origine russe, Gregory Ratoff, décide de porter sur grand écran cette aventure de James Bond ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51521758</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2022 16:18:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51521758/208699_les_60_ans_de_james_bond_au_cinema_episode_3.mp3" length="6630130" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C'est en regardant le premier téléfilm, américain, réalisé en 1954 d’après le premier roman de Fleming, Casino Royale, un épisode de la série Climax, que le producteur hollywoodien d’origine russe, Gregory Ratoff, décide de porter sur grand écran...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C'est en regardant le premier téléfilm, américain, réalisé en 1954 d’après le premier roman de Fleming, Casino Royale, un épisode de la série Climax, que le producteur hollywoodien d’origine russe, Gregory Ratoff, décide de porter sur grand écran cette aventure de James Bond ...]]></itunes:summary><itunes:duration>415</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9376a690de46385a10bd109d34b47d4b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 60 ans de James Bond au cinéma (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-60-ans-de-james-bond-au-cinema-episode-2--51521736</link><description><![CDATA[En 1958, alors que Ian Fleming rencontre un beau succès en librairie depuis quelques mois, il imagine porter à l’écran son agent secret britannique. Pourtant l'aventure va mettre quatre ans avant de se concrétiser. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51521736</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2022 16:15:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51521736/208698_les_60_ans_de_james_bond_au_cinema_episode_2.mp3" length="6075565" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1958, alors que Ian Fleming rencontre un beau succès en librairie depuis quelques mois, il imagine porter à l’écran son agent secret britannique. Pourtant l'aventure va mettre quatre ans avant de se concrétiser. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1958, alors que Ian Fleming rencontre un beau succès en librairie depuis quelques mois, il imagine porter à l’écran son agent secret britannique. Pourtant l'aventure va mettre quatre ans avant de se concrétiser. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>380</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9376a690de46385a10bd109d34b47d4b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 60 ans de James Bond au cinéma (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-60-ans-de-james-bond-au-cinema-episode-1--51521719</link><description><![CDATA[Lorsqu'en octobre 1962 sortait James Bond contre Dr No, le chemin avait été long pour Ian Fleming avant de voir Sean Connery lui prêter ses traits.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51521719</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2022 16:13:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51521719/208697_les_60_ans_de_james_bond_au_cinema_episode_1.mp3" length="6399895" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Lorsqu'en octobre 1962 sortait James Bond contre Dr No, le chemin avait été long pour Ian Fleming avant de voir Sean Connery lui prêter ses traits.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Lorsqu'en octobre 1962 sortait James Bond contre Dr No, le chemin avait été long pour Ian Fleming avant de voir Sean Connery lui prêter ses traits.]]></itunes:summary><itunes:duration>400</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9376a690de46385a10bd109d34b47d4b.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story de James Bond</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-de-james-bond--51525304</link><description><![CDATA[Il y a tout juste 60 ans, sortait le tout premier film James Bond. Retour sur cette saga culte avec Brice Depasse.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51525304</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2022 15:00:12 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51525304/208886_la_story_de_james_bond.mp3" length="6402432" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a tout juste 60 ans, sortait le tout premier film James Bond. Retour sur cette saga culte avec Brice Depasse.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a tout juste 60 ans, sortait le tout premier film James Bond. Retour sur cette saga culte avec Brice Depasse.]]></itunes:summary><itunes:duration>201</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/db93a5bdbe3983de949d29f4a3c82425.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bashung (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bashung-episode-5--51449949</link><description><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51449949</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2022 08:15:59 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51449949/205840_la_story_bashung_episode_5.mp3" length="7701426" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>482</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9f686ec5b2d8608e107fea67276be914.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bashung (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bashung-episode-4--51449943</link><description><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51449943</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2022 08:14:36 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51449943/205839_la_story_bashung_episode_4.mp3" length="6962893" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>436</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9f686ec5b2d8608e107fea67276be914.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bashung (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bashung-episode-3--51449927</link><description><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51449927</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2022 08:13:07 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51449927/205838_la_story_bashung_episode_3.mp3" length="6893093" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9f686ec5b2d8608e107fea67276be914.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bashung (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bashung-episode-2--51449859</link><description><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51449859</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2022 08:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51449859/205837_la_story_bashung_episode_2.mp3" length="6410769" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>401</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9f686ec5b2d8608e107fea67276be914.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Bashung (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bashung-episode-1--51449854</link><description><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51449854</guid><pubDate>Mon, 03 Oct 2022 08:03:51 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51449854/205836_la_story_bashung_episode_1.mp3" length="6139506" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De son enfance perdue sur les hauteurs de l'Alsace à la solitude profonde du rocker parisien, Brice Depasse dresse un portrait d'Alain Bashung à la lueur de néons façon tchao pantin. A écouter en cinq épisodes.]]></itunes:summary><itunes:duration>384</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/9f686ec5b2d8608e107fea67276be914.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière Story de David Bowie (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-story-de-david-bowie-episode-5--51394581</link><description><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51394581</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 10:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51394581/203767_la_derniere_story_de_david_bowie_episode_5.mp3" length="7578964" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></itunes:summary><itunes:duration>474</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7389b4195704a73cd295c546cc62485.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière Story de David Bowie (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-story-de-david-bowie-episode-4--51394572</link><description><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51394572</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 10:41:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51394572/203766_la_derniere_story_de_david_bowie_episode_4.mp3" length="6819951" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7389b4195704a73cd295c546cc62485.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière Story de David Bowie (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-story-de-david-bowie-episode-2--51394559</link><description><![CDATA[Au terme de la vision du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51394559</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 10:39:48 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51394559/203760_la_derniere_story_de_david_bowie_episode_2.mp3" length="7304783" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au terme de la vision du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au terme de la vision du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></itunes:summary><itunes:duration>457</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7389b4195704a73cd295c546cc62485.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière Story de David Bowie (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-story-de-david-bowie-episode-3--51394566</link><description><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51394566</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 10:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51394566/203765_la_derniere_story_de_david_bowie_episode_3.mp3" length="6917335" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></itunes:summary><itunes:duration>433</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7389b4195704a73cd295c546cc62485.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La dernière Story de David Bowie (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-derniere-story-de-david-bowie-episode-1--51394553</link><description><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51394553</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 10:32:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51394553/203759_la_derniere_story_de_david_bowie_episode_1.mp3" length="8161175" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au terme de la projection du documentaire Moonage Daydream, Brice Depasse nous propose sa propre vision de la vie et de la carrière de David Bowie.]]></itunes:summary><itunes:duration>511</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d7389b4195704a73cd295c546cc62485.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Queen Pop (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-pop-episode-4--51306748</link><description><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51306748</guid><pubDate>Mon, 19 Sep 2022 12:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51306748/200179_la_story_queen_pop.mp3" length="4860140" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></itunes:summary><itunes:duration>304</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb9d8d7a38c494fa5fe980751b0fac9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Queen Pop (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-pop-episode-3--51306747</link><description><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51306747</guid><pubDate>Mon, 19 Sep 2022 12:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51306747/200178_la_story_queen_pop.mp3" length="5609959" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></itunes:summary><itunes:duration>351</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb9d8d7a38c494fa5fe980751b0fac9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Queen Pop (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-pop-episode-2--51306746</link><description><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51306746</guid><pubDate>Mon, 19 Sep 2022 12:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51306746/200177_la_story_queen_pop.mp3" length="6831653" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb9d8d7a38c494fa5fe980751b0fac9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Queen Pop (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-pop-episode-5--51306744</link><description><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51306744</guid><pubDate>Mon, 19 Sep 2022 12:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51306744/200175_la_story_queen_pop.mp3" length="6292486" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></itunes:summary><itunes:duration>394</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb9d8d7a38c494fa5fe980751b0fac9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Queen Pop (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-queen-pop-episode-1--51306745</link><description><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51306745</guid><pubDate>Mon, 19 Sep 2022 08:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51306745/200176_la_story_queen_pop.mp3" length="7384606" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Brice Depasse revient sur les influences de la Reine Elizabeth II sur la pop culture.]]></itunes:summary><itunes:duration>462</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/bb9d8d7a38c494fa5fe980751b0fac9d.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BEYONCE (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-beyonce-episode-5--51115587</link><description><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51115587</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 11:08:20 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51115587/191805_la_story_beyonce_episode_5.mp3" length="6812427" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>426</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a73bbf32d6dc33e76281295238c7fe2a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BEYONCE (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-beyonce-episode-4--51115576</link><description><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51115576</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 11:06:22 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51115576/191804_la_story_beyonce_episode_4.mp3" length="6618076" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>414</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a73bbf32d6dc33e76281295238c7fe2a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BEYONCE (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-beyonce-episode-3--51115566</link><description><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51115566</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 11:04:18 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51115566/191803_la_story_beyonce_episode_3.mp3" length="6579975" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>412</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a73bbf32d6dc33e76281295238c7fe2a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BEYONCE (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-beyonce-episode-2--51115523</link><description><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51115523</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 10:54:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51115523/191802_la_story_beyonce_episode_2.mp3" length="6750084" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé, son histoire. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>422</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a73bbf32d6dc33e76281295238c7fe2a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BEYONCE (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-beyonce-episode-1--51115520</link><description><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé et son histoire? Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/51115520</guid><pubDate>Fri, 02 Sep 2022 10:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/51115520/191801_la_story_beyonce_episode_1.mp3" length="6312123" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé et son histoire? Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On la dit une des femmes les plus riches et influentes du XXI° siècle mais nous, on préfère la chanteuse. Mais qui est Beyoncé et son histoire? Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>395</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/a73bbf32d6dc33e76281295238c7fe2a.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Olivia Newton-John</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-olivia-newton-john--50860116</link><description><![CDATA[Quand Olivia Newton-John se la jouait très coquine au début des années 80 dans les charts et les clips à la télé. Une Story racontée par Brice alors que la chanteuse vient de nous quitter.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50860116</guid><pubDate>Tue, 09 Aug 2022 06:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50860116/179079_la_story_olivia_newton_john.mp3" length="6437869" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand Olivia Newton-John se la jouait très coquine au début des années 80 dans les charts et les clips à la télé. Une Story racontée par Brice alors que la chanteuse vient de nous quitter.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand Olivia Newton-John se la jouait très coquine au début des années 80 dans les charts et les clips à la télé. Une Story racontée par Brice alors que la chanteuse vient de nous quitter.]]></itunes:summary><itunes:duration>403</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/910dfed16192cd12f70ac6f0eb5e93cd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brian Jones, l'inventeur des Rolling Stones (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brian-jones-l-inventeur-des-rolling-stones-episode-5--50533262</link><description><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine du célèbre club des 27. Je vous raconte l’histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50533262</guid><pubDate>Mon, 11 Jul 2022 11:12:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50533262/166262_bri.mp3" length="9162612" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine du célèbre club des 27. Je vous raconte l’histoire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine du célèbre club des 27. Je vous raconte l’histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>573</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brian Jones, l'inventeur des Rolling Stones (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brian-jones-l-inventeur-des-rolling-stones-episode-4--50533258</link><description><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du Club des 27. Je vous raconte l’histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50533258</guid><pubDate>Mon, 11 Jul 2022 11:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50533258/166261_brian_jones_l_inventeur_des_rolling_stones_episode_4.mp3" length="7442292" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du Club des 27. Je vous raconte l’histoire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du Club des 27. Je vous raconte l’histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>466</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brian Jones, l'inventeur des Rolling Stones (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brian-jones-l-inventeur-des-rolling-stones-episode-3--50533252</link><description><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du club des 27 ans. Je vous raconte l’histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50533252</guid><pubDate>Mon, 11 Jul 2022 11:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50533252/166260_brian_jones_l_inventeur_des_rolling_stones_episode_3.mp3" length="6595506" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du club des 27 ans. Je vous raconte l’histoire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du club des 27 ans. Je vous raconte l’histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>413</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brian Jones, l'inventeur des Rolling Stones (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brian-jones-l-inventeur-des-rolling-stones-episode-2--50533243</link><description><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du club des 27. Je vous raconte l’histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50533243</guid><pubDate>Mon, 11 Jul 2022 11:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50533243/166259_brian_jones_l_inventeur_des_rolling_stones_episode_2.mp3" length="6717133" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du club des 27. Je vous raconte l’histoire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du club des 27. Je vous raconte l’histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>420</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Brian Jones, l'inventeur des Rolling Stones (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/brian-jones-l-inventeur-des-rolling-stones-episode-1--50533239</link><description><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du Club des 27. Je vous raconte son histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50533239</guid><pubDate>Mon, 11 Jul 2022 11:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50533239/166257_brian_jones_l_inventeur_des_rolling_stones_episode_1.mp3" length="5624162" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du Club des 27. Je vous raconte son histoire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 60 ans exactement, un jeune musicien inventait les Rolling Stones. Son nom : Brian Jones. Il fut à l’origine de la légende du Club des 27. Je vous raconte son histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>352</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Kate Bush (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-kate-bush-episode-5--50388428</link><description><![CDATA[Au milieu des années 80, la carrière de Kate Bush n’est pas à son zénith. Son précédent album, musicalement très difficile d’accès, a été un désastre commercial ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50388428</guid><pubDate>Tue, 28 Jun 2022 08:18:14 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50388428/160970_la_story_kate_bush_episode_5.mp3" length="6763944" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au milieu des années 80, la carrière de Kate Bush n’est pas à son zénith. Son précédent album, musicalement très difficile d’accès, a été un désastre commercial ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au milieu des années 80, la carrière de Kate Bush n’est pas à son zénith. Son précédent album, musicalement très difficile d’accès, a été un désastre commercial ...]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Kate Bush (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-kate-bush-episode-4--50388405</link><description><![CDATA[Automne 1980, nous sommes sans nouvelles de Kate Bush en Belgique depuis trop longtemps, pour une artiste qui en 1978 a sorti deux 33 tours. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la surprise qu'elle nous réserve est de taille.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50388405</guid><pubDate>Tue, 28 Jun 2022 08:16:14 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50388405/160957_la_story_kate_bush_episode_4.mp3" length="8321260" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Automne 1980, nous sommes sans nouvelles de Kate Bush en Belgique depuis trop longtemps, pour une artiste qui en 1978 a sorti deux 33 tours. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la surprise qu'elle nous réserve est de taille.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Automne 1980, nous sommes sans nouvelles de Kate Bush en Belgique depuis trop longtemps, pour une artiste qui en 1978 a sorti deux 33 tours. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la surprise qu'elle nous réserve est de taille.]]></itunes:summary><itunes:duration>521</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Kate Bush (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-kate-bush-episode-3--50388388</link><description><![CDATA[Au début des années 80, Kate Bush est une star de la pop qui vend plus de posters que de disques, un sex symbol d'un genre particulier.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50388388</guid><pubDate>Tue, 28 Jun 2022 08:12:46 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50388388/160955_la_story_kate_bush_episode_3.mp3" length="6321325" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 80, Kate Bush est une star de la pop qui vend plus de posters que de disques, un sex symbol d'un genre particulier.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 80, Kate Bush est une star de la pop qui vend plus de posters que de disques, un sex symbol d'un genre particulier.]]></itunes:summary><itunes:duration>396</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Kate Bush (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-kate-bush-episode-2--50388369</link><description><![CDATA[Signer un contrat de disque à seize ans en 1975, ainsi s'ouvre un avenir stupéfiant pour la jeune Kate Bush qui se met à travailler sur son premier album. Mais tout ne va pas se passer comme prévu.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50388369</guid><pubDate>Tue, 28 Jun 2022 08:10:37 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50388369/160951_la_story_kate_bush_episode_2.mp3" length="7752835" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Signer un contrat de disque à seize ans en 1975, ainsi s'ouvre un avenir stupéfiant pour la jeune Kate Bush qui se met à travailler sur son premier album. Mais tout ne va pas se passer comme prévu.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Signer un contrat de disque à seize ans en 1975, ainsi s'ouvre un avenir stupéfiant pour la jeune Kate Bush qui se met à travailler sur son premier album. Mais tout ne va pas se passer comme prévu.]]></itunes:summary><itunes:duration>485</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Kate Bush (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-kate-bush-episode-1--50388343</link><description><![CDATA[Quand une des héroïnes de la série Netflix Strangers Things écoute Kate Bush sur son baladeur pour son salut, la chanson devient N°1 mondial en 2022. Mais à votre avis : est-ce un miracle ou est-ce justice ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50388343</guid><pubDate>Tue, 28 Jun 2022 07:26:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50388343/160944_la_story_kate_bush_episode_1.mp3" length="8001096" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand une des héroïnes de la série Netflix Strangers Things écoute Kate Bush sur son baladeur pour son salut, la chanson devient N°1 mondial en 2022. Mais à votre avis : est-ce un miracle ou est-ce justice ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand une des héroïnes de la série Netflix Strangers Things écoute Kate Bush sur son baladeur pour son salut, la chanson devient N°1 mondial en 2022. Mais à votre avis : est-ce un miracle ou est-ce justice ?]]></itunes:summary><itunes:duration>501</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/026eb9585a33a87f69f075b7ad15504e.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Uncut de George Michael (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-uncut-de-george-michael-episode-5--50331615</link><description><![CDATA[27 janvier 1991, George Michael chante devant 170.000 personnes au festival Rock In Rio, le plus grand rassemblement mondial de fans de musique depuis alors six ans ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50331615</guid><pubDate>Sat, 25 Jun 2022 10:48:30 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50331615/159923_la_story_uncut_de_george_michael_episode_5.mp3" length="7680946" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>27 janvier 1991, George Michael chante devant 170.000 personnes au festival Rock In Rio, le plus grand rassemblement mondial de fans de musique depuis alors six ans ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[27 janvier 1991, George Michael chante devant 170.000 personnes au festival Rock In Rio, le plus grand rassemblement mondial de fans de musique depuis alors six ans ...]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Uncut de George Michael (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-uncut-de-george-michael-episode-4--50331599</link><description><![CDATA[George Michael va mieux. Il a dit-il été sauvé de sa dépression par la visite inopinée de son ex-compère de Wham!, Andrew Ridgeley ...]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50331599</guid><pubDate>Sat, 25 Jun 2022 10:45:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50331599/159922_la_story_uncut_de_george_michael_episode_4.mp3" length="8282390" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>George Michael va mieux. Il a dit-il été sauvé de sa dépression par la visite inopinée de son ex-compère de Wham!, Andrew Ridgeley ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[George Michael va mieux. Il a dit-il été sauvé de sa dépression par la visite inopinée de son ex-compère de Wham!, Andrew Ridgeley ...]]></itunes:summary><itunes:duration>518</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Uncut de George Michael (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-uncut-de-george-michael-episode-3--50331586</link><description><![CDATA[Alors que le film Elvis est en salles, la sortie du George Michael Uncut le documentaire semble lui faire écho tant la réussite de ces deux artistes et la tragédie antique de leur vie privée se reflètent mutuellement.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50331586</guid><pubDate>Sat, 25 Jun 2022 10:43:08 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50331586/159921_la_story_uncut_de_george_michael_episode_3.mp3" length="7041051" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que le film Elvis est en salles, la sortie du George Michael Uncut le documentaire semble lui faire écho tant la réussite de ces deux artistes et la tragédie antique de leur vie privée se reflètent mutuellement.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que le film Elvis est en salles, la sortie du George Michael Uncut le documentaire semble lui faire écho tant la réussite de ces deux artistes et la tragédie antique de leur vie privée se reflètent mutuellement.]]></itunes:summary><itunes:duration>441</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Uncut de George Michael (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-uncut-de-george-michael-episode-2--50331583</link><description><![CDATA[Les joyeux débuts d'Andrew Ridgeley et George Michael en duo sous le de Wham! dans le Londres du début des années des 80.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50331583</guid><pubDate>Sat, 25 Jun 2022 10:41:18 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50331583/159920_la_story_uncut_de_george_michael_episode_2.mp3" length="7690560" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les joyeux débuts d'Andrew Ridgeley et George Michael en duo sous le de Wham! dans le Londres du début des années des 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les joyeux débuts d'Andrew Ridgeley et George Michael en duo sous le de Wham! dans le Londres du début des années des 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>481</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Uncut de George Michael (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-uncut-de-george-michael-episode-1--50331571</link><description><![CDATA[Il était une fois en 1979 cinq grand adolescents qui jouaient du ska dans le Londres New Wave en pleine explosion. Ils se nommaient The Executive et leur chanteur,Georgios Panayiotou dit Panos, alias George Michael.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50331571</guid><pubDate>Sat, 25 Jun 2022 10:38:26 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50331571/159919_la_story_uncut_de_george_michael_episode_1.mp3" length="9533753" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il était une fois en 1979 cinq grand adolescents qui jouaient du ska dans le Londres New Wave en pleine explosion. Ils se nommaient The Executive et leur chanteur,Georgios Panayiotou dit Panos, alias George Michael.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il était une fois en 1979 cinq grand adolescents qui jouaient du ska dans le Londres New Wave en pleine explosion. Ils se nommaient The Executive et leur chanteur,Georgios Panayiotou dit Panos, alias George Michael.]]></itunes:summary><itunes:duration>596</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Julien Clerc (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-julien-clerc-episode-5--50276048</link><description><![CDATA[Quand au début des années 80, Julien Clerc chantait une chanson engagée.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50276048</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:36:53 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50276048/157672_la_story_julien_clerc_episode_5.mp3" length="6544031" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand au début des années 80, Julien Clerc chantait une chanson engagée.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand au début des années 80, Julien Clerc chantait une chanson engagée.]]></itunes:summary><itunes:duration>409</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Julien Clerc (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-julien-clerc-episode-4--50276021</link><description><![CDATA[Comment Julien Clerc a survécu aux années 70 et ses courants musicaux.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50276021</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:34:49 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50276021/157671_la_story_julien_clerc_episode_4.mp3" length="7462772" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment Julien Clerc a survécu aux années 70 et ses courants musicaux.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment Julien Clerc a survécu aux années 70 et ses courants musicaux.]]></itunes:summary><itunes:duration>467</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Julien Clerc (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-julien-clerc-episode-3--50276011</link><description><![CDATA[Au début des années 70, quand Julien Clerc suit sa passion pour le rock anglais, au temps où il était habillé par Lagarfeld.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50276011</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:33:14 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50276011/157670_la_story_julien_clerc_episode_3.mp3" length="7590249" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 70, quand Julien Clerc suit sa passion pour le rock anglais, au temps où il était habillé par Lagarfeld.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 70, quand Julien Clerc suit sa passion pour le rock anglais, au temps où il était habillé par Lagarfeld.]]></itunes:summary><itunes:duration>475</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Julien Clerc (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-julien-clerc-episode-2--50275968</link><description><![CDATA[Les débuts tonitruants de Julien Clerc, de La Cavalerie à Hair.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50275968</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:27:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50275968/157668_la_story_j.mp3" length="5804728" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les débuts tonitruants de Julien Clerc, de La Cavalerie à Hair.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les débuts tonitruants de Julien Clerc, de La Cavalerie à Hair.]]></itunes:summary><itunes:duration>363</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Julien Clerc (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-julien-clerc-episode-1--50275957</link><description><![CDATA[Les joyeux débuts de la bande à Julien Clerc quand il s'appelait encore Paul-Alain Leclerc.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50275957</guid><pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:21:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50275957/157667_la_story_julien_clerc_episode_1.mp3" length="5476205" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les joyeux débuts de la bande à Julien Clerc quand il s'appelait encore Paul-Alain Leclerc.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les joyeux débuts de la bande à Julien Clerc quand il s'appelait encore Paul-Alain Leclerc.]]></itunes:summary><itunes:duration>343</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/fddd35b7d3c757febc15ecf72be8aa83.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Jour où David Bowie devint une star (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-david-bowie-devint-une-star-episode-5--50182180</link><description><![CDATA[Je vous ai parlé de l’énigme Ziggy Stardust de David Bowie : pourquoi cet album  fonctionne-t-il du feu de Dieu en 1972 alors qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au précédent, Hunky Dory, qui n’a pas marché ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50182180</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:27:37 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50182180/153464_le_jour_ou_david_bowie_devint_une_star_episode_5.mp3" length="6842102" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Je vous ai parlé de l’énigme Ziggy Stardust de David Bowie : pourquoi cet album  fonctionne-t-il du feu de Dieu en 1972 alors qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au précédent, Hunky Dory, qui n’a pas marché ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Je vous ai parlé de l’énigme Ziggy Stardust de David Bowie : pourquoi cet album  fonctionne-t-il du feu de Dieu en 1972 alors qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au précédent, Hunky Dory, qui n’a pas marché ?]]></itunes:summary><itunes:duration>428</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Jour où David Bowie devint une star (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-david-bowie-devint-une-star-episode-4--50182173</link><description><![CDATA[C’était un 6 juin 1972. David Bowie sortait un énième album, un de plus dans une carrière qui n’avait alors rapporté d’argent ni à lui, ni à ses maisons d’édition et managers successifs.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50182173</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:25:50 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50182173/153459_le_jour_ou_david_bowie_devint_une_star_episode_4.mp3" length="7329861" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C’était un 6 juin 1972. David Bowie sortait un énième album, un de plus dans une carrière qui n’avait alors rapporté d’argent ni à lui, ni à ses maisons d’édition et managers successifs.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C’était un 6 juin 1972. David Bowie sortait un énième album, un de plus dans une carrière qui n’avait alors rapporté d’argent ni à lui, ni à ses maisons d’édition et managers successifs.]]></itunes:summary><itunes:duration>459</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Jour où David Bowie devint une star (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-david-bowie-devint-une-star-episode-3--50182156</link><description><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur la sortie de l'album de David Bowie, The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars, il y a 50 ans exactement.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50182156</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:23:40 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50182156/153455_le_jour_ou_david_bowie_devint_une_star_episode_3.mp3" length="8214680" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur la sortie de l'album de David Bowie, The Rise And Fall Of Ziggy...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nostalgie vous fait revivre les moments d’anthologie du cinéma, de la musique et de la télévision à travers le ton unique et la plume inspirée de Brice Depasse. Aujourd'hui retour sur la sortie de l'album de David Bowie, The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars, il y a 50 ans exactement.]]></itunes:summary><itunes:duration>514</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le Jour où David Bowie devint une star (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-david-bowie-devint-une-star-episode-2--50182140</link><description><![CDATA[Ziggy Stardust est un nom qui revient souvent dans les reportages de Journaux Télévisés et documentaires à propos de David Bowie mais il est vrai que pour la majorité d’entre nous, on ne voit pas très bien de qui il s’agit.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50182140</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:20:37 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50182140/153445_le_jour_ou_david_bowie_devint_une_star_episode_2.mp3" length="7102909" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ziggy Stardust est un nom qui revient souvent dans les reportages de Journaux Télévisés et documentaires à propos de David Bowie mais il est vrai que pour la majorité d’entre nous, on ne voit pas très bien de qui il s’agit.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ziggy Stardust est un nom qui revient souvent dans les reportages de Journaux Télévisés et documentaires à propos de David Bowie mais il est vrai que pour la majorité d’entre nous, on ne voit pas très bien de qui il s’agit.]]></itunes:summary><itunes:duration>444</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le jour où David Bowie devint une star</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-david-bowie-devint-une-star--50182118</link><description><![CDATA[Le 6 juin 1972 est une date à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la musique puisque c’est le jour où David Bowie devint une star. Enfin presque, en tout cas, c’est le jour de la sortie de l’album qui va faire de lui la nouvelle star du show business mondial.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/50182118</guid><pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/50182118/153437_le_jour_ou_david_bowie_devint_une_star_episode_1.mp3" length="7181896" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 6 juin 1972 est une date à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la musique puisque c’est le jour où David Bowie devint une star. Enfin presque, en tout cas, c’est le jour de la sortie de l’album qui va faire de lui la nouvelle star du...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 6 juin 1972 est une date à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la musique puisque c’est le jour où David Bowie devint une star. Enfin presque, en tout cas, c’est le jour de la sortie de l’album qui va faire de lui la nouvelle star du show business mondial.]]></itunes:summary><itunes:duration>449</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/0a4b4f206dcf9b51ea7f9636d9650096.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Avalon (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-avalon-episode-5--49995280</link><description><![CDATA[En 1982, cela fait dix ans que le groupe de Bryan Ferry, Roxy Music, s'est fait une place de choix parmi les Led Zeppelin et autres Genesis. Aujourd’hui ce sont les Police et les Clash qui occupent l’espace médiatique et les soirées de la génération née dans les sixties.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49995280</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 07:54:44 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49995280/139581_la_story_d_avalon_episode_5.mp3" length="7670498" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1982, cela fait dix ans que le groupe de Bryan Ferry, Roxy Music, s'est fait une place de choix parmi les Led Zeppelin et autres Genesis. Aujourd’hui ce sont les Police et les Clash qui occupent l’espace médiatique et les soirées de la génération...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1982, cela fait dix ans que le groupe de Bryan Ferry, Roxy Music, s'est fait une place de choix parmi les Led Zeppelin et autres Genesis. Aujourd’hui ce sont les Police et les Clash qui occupent l’espace médiatique et les soirées de la génération née dans les sixties.]]></itunes:summary><itunes:duration>480</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Avalon (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-avalon-episode-3--49995244</link><description><![CDATA[En 1980, peut-on encore parler d’avant-garde ? On est en droit de se poser la question avec les jeux vidéos qui se branchent sur la télé, les cassettes dolby, les ordinateurs de poche ; avec toutes ces innovations n’est-on pas tout simplement arrivé dans cette ère moderne à laquelle aspiraient des David Bowie, Kraftwerk ou encore Roxy Music ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49995244</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 07:48:04 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49995244/139579_la_story_d_avalon_episode_3.mp3" length="7197786" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1980, peut-on encore parler d’avant-garde ? On est en droit de se poser la question avec les jeux vidéos qui se branchent sur la télé, les cassettes dolby, les ordinateurs de poche ; avec toutes ces innovations n’est-on pas tout simplement arrivé...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1980, peut-on encore parler d’avant-garde ? On est en droit de se poser la question avec les jeux vidéos qui se branchent sur la télé, les cassettes dolby, les ordinateurs de poche ; avec toutes ces innovations n’est-on pas tout simplement arrivé dans cette ère moderne à laquelle aspiraient des David Bowie, Kraftwerk ou encore Roxy Music ?]]></itunes:summary><itunes:duration>450</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Avalon (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-avalon-episode-4--49995248</link><description><![CDATA[Sur la pochette du nouvel album de Roxy Music, on voit un chevalier médiéval de dos tenant un faucon sur la main droite. Même si on ignore qu’il s’agit en fait d’une femme, le paysage que ce personnage admire au crépuscule est maritime avec au loin une île qui donne son titre au disque : Avalon.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49995248</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 07:48:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49995248/139580_la_story_d.mp3" length="7054008" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Sur la pochette du nouvel album de Roxy Music, on voit un chevalier médiéval de dos tenant un faucon sur la main droite. Même si on ignore qu’il s’agit en fait d’une femme, le paysage que ce personnage admire au crépuscule est maritime avec au loin...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Sur la pochette du nouvel album de Roxy Music, on voit un chevalier médiéval de dos tenant un faucon sur la main droite. Même si on ignore qu’il s’agit en fait d’une femme, le paysage que ce personnage admire au crépuscule est maritime avec au loin une île qui donne son titre au disque : Avalon.]]></itunes:summary><itunes:duration>441</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Avalon (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-avalon-episode-2--49995188</link><description><![CDATA[Entre leurs débuts et la sortie de l’album Avalon, la musique de Roxy Music a bien changé ; le groupe de glam rock expérimental, entre Slade et Emerson Lake and Palmer a fait place à un band qui joue du pop rock très classe aux tendances soul.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49995188</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 07:36:44 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49995188/139577_la_story_d_avalon_episode_2.mp3" length="8124819" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Entre leurs débuts et la sortie de l’album Avalon, la musique de Roxy Music a bien changé ; le groupe de glam rock expérimental, entre Slade et Emerson Lake and Palmer a fait place à un band qui joue du pop rock très classe aux tendances soul.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Entre leurs débuts et la sortie de l’album Avalon, la musique de Roxy Music a bien changé ; le groupe de glam rock expérimental, entre Slade et Emerson Lake and Palmer a fait place à un band qui joue du pop rock très classe aux tendances soul.]]></itunes:summary><itunes:duration>508</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story d'Avalon (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-d-avalon-episode-1--49995148</link><description><![CDATA[Mai 1982, il y a 40 ans exactement, paraît Avalon, le dixième album de Roxy Music : Avalon]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49995148</guid><pubDate>Mon, 30 May 2022 07:31:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49995148/139576_la_story_d_avalon_episode_1.mp3" length="7361201" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Mai 1982, il y a 40 ans exactement, paraît Avalon, le dixième album de Roxy Music : Avalon</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Mai 1982, il y a 40 ans exactement, paraît Avalon, le dixième album de Roxy Music : Avalon]]></itunes:summary><itunes:duration>461</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BE 90's 1 feat. Garland Jeffreys (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-be-90-s-1-feat-garland-jeffreys-episode-5--49905561</link><description><![CDATA[Si le rock'n'roll est mort aujourd'hui c'est parce qu'on n'a pas fait gaffe. On aurait du se méfier au début des années 90 alors que le grunge et la Britt Pop nous réjouissaient. Seul un certain Garland Jeffreys avait senti l'ail dans sa grande ville de New York.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49905561</guid><pubDate>Mon, 23 May 2022 12:41:25 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49905561/135883_la_story_be_90_s_1_feat_garland_jeffreys_episode_5.mp3" length="7242082" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si le rock'n'roll est mort aujourd'hui c'est parce qu'on n'a pas fait gaffe. On aurait du se méfier au début des années 90 alors que le grunge et la Britt Pop nous réjouissaient. Seul un certain Garland Jeffreys avait senti l'ail dans sa grande ville...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si le rock'n'roll est mort aujourd'hui c'est parce qu'on n'a pas fait gaffe. On aurait du se méfier au début des années 90 alors que le grunge et la Britt Pop nous réjouissaient. Seul un certain Garland Jeffreys avait senti l'ail dans sa grande ville de New York.]]></itunes:summary><itunes:duration>453</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BE 90's 4 feat. Serge Gainsbourg (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-be-90-s-4-feat-serge-gainsbourg-episode-4--49905455</link><description><![CDATA[Les années 90 sont parties pour être la, décennie de la reconnaissance et des honneurs pour Serge Gainsbourg qui aligne les prix et les succès de ses compilations et rééditions CD, jusqu'à un remix : Requiem pour un con.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49905455</guid><pubDate>Mon, 23 May 2022 12:37:46 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49905455/135882_la_story_be_90_s_4_feat_serge_gainsbourg_episode_4.mp3" length="6751405" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 90 sont parties pour être la, décennie de la reconnaissance et des honneurs pour Serge Gainsbourg qui aligne les prix et les succès de ses compilations et rééditions CD, jusqu'à un remix : Requiem pour un con.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 90 sont parties pour être la, décennie de la reconnaissance et des honneurs pour Serge Gainsbourg qui aligne les prix et les succès de ses compilations et rééditions CD, jusqu'à un remix : Requiem pour un con.]]></itunes:summary><itunes:duration>422</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BE 90's 1 feat. le Compact Disc (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-be-90-s-1-feat-le-compact-disc-episode-3--49905399</link><description><![CDATA[Les années 90 sont l'ère du CD triomphant, du compact devenu désormais portable dans la voiture et à la ceinture. Car à la maison, c'est clair, on ne regarde plus le disque tourner mais les clips à la télé.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49905399</guid><pubDate>Mon, 23 May 2022 12:35:29 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49905399/135881_la_story_be_90_s_1_feat_le_compact_disc_episode_3.mp3" length="7201129" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 90 sont l'ère du CD triomphant, du compact devenu désormais portable dans la voiture et à la ceinture. Car à la maison, c'est clair, on ne regarde plus le disque tourner mais les clips à la télé.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 90 sont l'ère du CD triomphant, du compact devenu désormais portable dans la voiture et à la ceinture. Car à la maison, c'est clair, on ne regarde plus le disque tourner mais les clips à la télé.]]></itunes:summary><itunes:duration>451</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BE 90's 2 feat. Johnny Hallyday (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-be-90-s-2-feat-johnny-hallyday-episode-2--49905364</link><description><![CDATA[Y a-t-il encore une place pour Johnny dans les années 90, à l'heure des Nirvana, Noir Désir ou NTM : c’est désormais un gouffre qui sépare l’idole des jeunes des trois précédentes décennies de ceux d’aujourd’hui.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49905364</guid><pubDate>Mon, 23 May 2022 12:31:43 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49905364/135880_la_story_be_90_s_2_feat_johnny_hallyday_episode_2.mp3" length="7509165" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Y a-t-il encore une place pour Johnny dans les années 90, à l'heure des Nirvana, Noir Désir ou NTM : c’est désormais un gouffre qui sépare l’idole des jeunes des trois précédentes décennies de ceux d’aujourd’hui.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Y a-t-il encore une place pour Johnny dans les années 90, à l'heure des Nirvana, Noir Désir ou NTM : c’est désormais un gouffre qui sépare l’idole des jeunes des trois précédentes décennies de ceux d’aujourd’hui.]]></itunes:summary><itunes:duration>470</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story BE 90's 1 feat. Benny B (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-be-90-s-1-feat-benny-b-episode-1--49905327</link><description><![CDATA[Ça vous arrive de repenser aux années 90 ? A vos années 90 avec un un trio de hip hop belge qui fait un truc de fou, il rappe en français, ce qui est à l’époque est totalement inconcevable : Benny B feat. Daddy K.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49905327</guid><pubDate>Mon, 23 May 2022 12:28:58 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49905327/135879_la_story_be_90_s_1_feat_benny_b_episode_1.mp3" length="6332603" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Ça vous arrive de repenser aux années 90 ? A vos années 90 avec un un trio de hip hop belge qui fait un truc de fou, il rappe en français, ce qui est à l’époque est totalement inconcevable : Benny B feat. Daddy K.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Ça vous arrive de repenser aux années 90 ? A vos années 90 avec un un trio de hip hop belge qui fait un truc de fou, il rappe en français, ce qui est à l’époque est totalement inconcevable : Benny B feat. Daddy K.]]></itunes:summary><itunes:duration>396</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'éternel retour d'Elvis (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-eternel-retour-d-elvis-episode-5--49740484</link><description><![CDATA[John Lennon a déclaré à l’époque des Beatles : "Avant Elvis, il n’y avait rien". Mais en 1978, il ajoutait : "Elvis est mort le jour où il est entré au service militaire. Après cela, il n'a plus été qu'un mort vivant."]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49740484</guid><pubDate>Tue, 10 May 2022 11:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49740484/130200_l_eternel_retour_d_elvis_episode_5.mp3" length="6364793" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>John Lennon a déclaré à l’époque des Beatles : "Avant Elvis, il n’y avait rien". Mais en 1978, il ajoutait : "Elvis est mort le jour où il est entré au service militaire. Après cela, il n'a plus été qu'un mort vivant."</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[John Lennon a déclaré à l’époque des Beatles : "Avant Elvis, il n’y avait rien". Mais en 1978, il ajoutait : "Elvis est mort le jour où il est entré au service militaire. Après cela, il n'a plus été qu'un mort vivant."]]></itunes:summary><itunes:duration>398</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'éternel retour d'Elvis (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-eternel-retour-d-elvis-episode-4--49740459</link><description><![CDATA[1968 : les Beatles, Rolling Stones, Jimi Hendrix et autres Bob Dylan ont donné à une musique, le rock’n’roll, une personnalité qui n’a jamais autant fédéré la jeunesse.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49740459</guid><pubDate>Tue, 10 May 2022 11:37:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49740459/130199_l_eternel_retour_d_elvis_episode_4.mp3" length="7786690" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>1968 : les Beatles, Rolling Stones, Jimi Hendrix et autres Bob Dylan ont donné à une musique, le rock’n’roll, une personnalité qui n’a jamais autant fédéré la jeunesse.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[1968 : les Beatles, Rolling Stones, Jimi Hendrix et autres Bob Dylan ont donné à une musique, le rock’n’roll, une personnalité qui n’a jamais autant fédéré la jeunesse.]]></itunes:summary><itunes:duration>487</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'éternel retour d'Elvis (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-eternel-retour-d-elvis-episode-3--49740436</link><description><![CDATA[De 1956 à 1969, si on excepte la période du service militaire, il y a eu à l’affiche un film d’Elvis tous les six mois. Quel gamin ne rêverait pas d’un pareil destin !]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49740436</guid><pubDate>Tue, 10 May 2022 11:34:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49740436/130198_l_eternel_retour_d_elvis_episode_3.mp3" length="5846935" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De 1956 à 1969, si on excepte la période du service militaire, il y a eu à l’affiche un film d’Elvis tous les six mois. Quel gamin ne rêverait pas d’un pareil destin !</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De 1956 à 1969, si on excepte la période du service militaire, il y a eu à l’affiche un film d’Elvis tous les six mois. Quel gamin ne rêverait pas d’un pareil destin !]]></itunes:summary><itunes:duration>366</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'éternel retour d'Elvis (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-eternel-retour-d-elvis-episode-2--49740379</link><description><![CDATA[Nous sommes en 1953, il y a presque 70 ans. Elvis a dix-huit ans. Il s'habille de manière voyante et porte les cheveux longs, pour l'époque bien entendu, à savoir une mèche qui lui retombe sur le front.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49740379</guid><pubDate>Tue, 10 May 2022 11:32:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49740379/130195_l_eternel_retour_d_elvis_episode_2.mp3" length="5407599" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Nous sommes en 1953, il y a presque 70 ans. Elvis a dix-huit ans. Il s'habille de manière voyante et porte les cheveux longs, pour l'époque bien entendu, à savoir une mèche qui lui retombe sur le front.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Nous sommes en 1953, il y a presque 70 ans. Elvis a dix-huit ans. Il s'habille de manière voyante et porte les cheveux longs, pour l'époque bien entendu, à savoir une mèche qui lui retombe sur le front.]]></itunes:summary><itunes:duration>338</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>L'éternel retour d'Elvis (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/l-eternel-retour-d-elvis-episode-1--49740334</link><description><![CDATA[Comme les héros de l’antiquité, Elvis n’en finit pas de faire son éternel retour car cette légende incroyable du petit enfant pauvre devenu le roi du monde et qui également va influencer son histoire sera toujours racontée. Comme disait John Lennon : “avant Elvis, il n’y avait rien.”]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49740334</guid><pubDate>Tue, 10 May 2022 11:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49740334/130194_l_eternel_retour_d_elvis_episode_1.mp3" length="4710026" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comme les héros de l’antiquité, Elvis n’en finit pas de faire son éternel retour car cette légende incroyable du petit enfant pauvre devenu le roi du monde et qui également va influencer son histoire sera toujours racontée. Comme disait John Lennon :...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comme les héros de l’antiquité, Elvis n’en finit pas de faire son éternel retour car cette légende incroyable du petit enfant pauvre devenu le roi du monde et qui également va influencer son histoire sera toujours racontée. Comme disait John Lennon : “avant Elvis, il n’y avait rien.”]]></itunes:summary><itunes:duration>295</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 50 ans de Rocket Man (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-50-ans-de-rocket-man-episode-5--49635873</link><description><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 5 : quand John Elton supplie Groucho Marx de ne pas tirer sur le pianiste.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49635873</guid><pubDate>Tue, 03 May 2022 05:34:44 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49635873/127259_les_50_ans_de_rocket_man_episode_5.mp3" length="6686973" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 5 : quand John Elton supplie Groucho Marx de ne pas tirer sur le pianiste.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 5 : quand John Elton supplie Groucho Marx de ne pas tirer sur le pianiste.]]></itunes:summary><itunes:duration>418</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 50 ans de Rocket Man (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-50-ans-de-rocket-man-episode-4--49635746</link><description><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 4 : une nouvelle vie à la campagne (où il est question de Groucho Marx et Kathrine Hepburn.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49635746</guid><pubDate>Tue, 03 May 2022 05:31:28 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49635746/127258_les_50_ans_de_rocket_man_episode_4.mp3" length="8036563" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 4 : une nouvelle vie à la campagne (où il est question de Groucho Marx et Kathrine Hepburn.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 4 : une nouvelle vie à la campagne (où il est question de Groucho Marx et Kathrine Hepburn.]]></itunes:summary><itunes:duration>503</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 50 ans de Rocket Man (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-50-ans-de-rocket-man-episode-3--49635721</link><description><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 2 : l'enregistrement au château d'Hérouville (suite).]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49635721</guid><pubDate>Tue, 03 May 2022 05:28:19 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49635721/127257_les_50_ans_de_rocket_man_episode_3.mp3" length="7970943" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 2 : l'enregistrement au château d'Hérouville (suite).</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 2 : l'enregistrement au château d'Hérouville (suite).]]></itunes:summary><itunes:duration>499</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 50 ans de Rocket Man (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-50-ans-de-rocket-man-episode-2--49635710</link><description><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 2 : l'enregistrement au château d'Hérouville.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49635710</guid><pubDate>Tue, 03 May 2022 05:26:01 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49635710/127256_les_50_ans_de_rocket_man_episode_2.mp3" length="7543371" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 2 : l'enregistrement au château d'Hérouville.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 2 : l'enregistrement au château d'Hérouville.]]></itunes:summary><itunes:duration>472</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 50 ans de Rocket Man (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-50-ans-de-rocket-man-episode-1--49635690</link><description><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 1 : fin 1971, la nouvelle star Elton John semble avoir besoin d'un tube pour percer définitivement mais comment faire ?]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49635690</guid><pubDate>Tue, 03 May 2022 05:15:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49635690/127255_la_story_de_sujet_episode_xx.mp3" length="9369017" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 1 : fin 1971, la nouvelle star Elton John semble avoir besoin d'un tube pour percer définitivement mais comment faire ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le 17 avril 1972. Il y a 50 ans exactement, sortait Rocket Man, le 45 Tours qui allait bouleverser la carrière d’Elton John. Episode 1 : fin 1971, la nouvelle star Elton John semble avoir besoin d'un tube pour percer définitivement mais comment faire ?]]></itunes:summary><itunes:duration>586</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Phil Collins, 40 ans avant (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/phil-collins-40-ans-avant-episode-5--49543655</link><description><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie privée et artistique de Phil Collins en 1982.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49543655</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2022 18:27:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49543655/123783_phil_collins_40_ans_avant_episode_5.mp3" length="8127678" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie privée et artistique de Phil Collins en 1982.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie privée et artistique de Phil Collins en 1982.]]></itunes:summary><itunes:duration>508</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/302ed7ba0971157a50735820433ddac6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Phil Collins, 40 ans avant (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/phil-collins-40-ans-avant-episode-4--49543644</link><description><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie privée et artistique de Phil Collins en 1982.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49543644</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2022 18:25:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49543644/123782_phil_collins_40_ans_avant_episode_4.mp3" length="7579315" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie privée et artistique de Phil Collins en 1982.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie privée et artistique de Phil Collins en 1982.]]></itunes:summary><itunes:duration>474</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/302ed7ba0971157a50735820433ddac6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Phil Collins, 40 ans avant (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/phil-collins-40-ans-avant-episode-3--49543632</link><description><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49543632</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2022 18:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49543632/123781_phil_collins_40_ans_avant_episode_3.mp3" length="7587675" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.]]></itunes:summary><itunes:duration>475</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/302ed7ba0971157a50735820433ddac6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Phil Collins, 40 ans avant (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/phil-collins-40-ans-avant-episode-2--49543617</link><description><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49543617</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2022 18:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49543617/123780_phil_collins_40_ans_avant_episode_2.mp3" length="5665062" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.]]></itunes:summary><itunes:duration>355</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/302ed7ba0971157a50735820433ddac6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Phil Collins, 40 ans avant (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/phil-collins-40-ans-avant-episode-1--49543613</link><description><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49543613</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2022 16:55:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49543613/123779_phil_collins_40_ans_avant_episode_1.mp3" length="7734378" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Alors que le rideau vient de tomber sur l’incroyable carrière de Genesis, Brice vous propose un retour dans la vie de Phil Collins en 1982.]]></itunes:summary><itunes:duration>484</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/302ed7ba0971157a50735820433ddac6.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Une Story de ARNO</title><link>https://www.spreaker.com/episode/une-story-de-arno--49527332</link><description><![CDATA[Quelques souvenirs de rock flamand en français, de chanson française en anglais, c'était tout ça, Arno : Ostendu devant l'Eternel, le poète maudit mais adoré de notre Belgitude.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49527332</guid><pubDate>Sat, 23 Apr 2022 15:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49527332/123223_la_story_de_arno.mp3" length="7783279" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quelques souvenirs de rock flamand en français, de chanson française en anglais, c'était tout ça, Arno : Ostendu devant l'Eternel, le poète maudit mais adoré de notre Belgitude.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quelques souvenirs de rock flamand en français, de chanson française en anglais, c'était tout ça, Arno : Ostendu devant l'Eternel, le poète maudit mais adoré de notre Belgitude.]]></itunes:summary><itunes:duration>487</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Le jour où nous avons appris la disparition de Pierre Rapsat</title><link>https://www.spreaker.com/episode/le-jour-ou-nous-avons-appris-la-disparition-de-pierre-rapsat--49500029</link><description><![CDATA[Il y a 20 ans, le 21 avril 2002 au matin, nous apprenions la disparition d'un artiste que nous avions l'impression de connaître depuis toujours : Pierre Rapsat]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49500029</guid><pubDate>Thu, 21 Apr 2022 06:19:44 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49500029/122244_le_jour_ou_nous_avons_appris_la_disparition_de_pierre_rapsat.mp3" length="6837020" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Il y a 20 ans, le 21 avril 2002 au matin, nous apprenions la disparition d'un artiste que nous avions l'impression de connaître depuis toujours : Pierre Rapsat</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Il y a 20 ans, le 21 avril 2002 au matin, nous apprenions la disparition d'un artiste que nous avions l'impression de connaître depuis toujours : Pierre Rapsat]]></itunes:summary><itunes:duration>428</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont les groupes des années 90 ? (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-les-groupes-des-annees-90-episode-5--49442814</link><description><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente tels les Red Hot Chili Peppers.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49442814</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2022 09:47:57 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49442814/120011_ou_sont_les_groupes_des_annees_90_episode_5.mp3" length="6819884" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente tels les Red Hot Chili Peppers.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente tels les Red Hot Chili Peppers.]]></itunes:summary><itunes:duration>427</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont les groupes des années 90 ? (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-les-groupes-des-annees-90-episode-4--49442803</link><description><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme Niagara, en France.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49442803</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2022 09:46:19 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49442803/120010_ou_sont_les_groupes_des_annees_90_episode_4.mp3" length="6887593" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme Niagara, en France.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme Niagara, en France.]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont les groupes des années 90 ? (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-les-groupes-des-annees-90-episode-3--49442796</link><description><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme Oasis.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49442796</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2022 09:44:35 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49442796/120009_ou_sont_les_groupes_des_annees_90_episode_3.mp3" length="6882995" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme Oasis.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme Oasis.]]></itunes:summary><itunes:duration>431</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont les groupes des années 90 ? (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-les-groupes-des-annees-90-episode-2--49442779</link><description><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme No Doubt]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49442779</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2022 09:42:41 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49442779/120008_ou_sont_les_groupes_des_annees_90_episode_2.mp3" length="7400011" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme No Doubt</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente comme No Doubt]]></itunes:summary><itunes:duration>463</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Où sont les groupes des années 90 ? (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ou-sont-les-groupes-des-annees-90-episode-1--49442750</link><description><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente.]]></description><guid isPermaLink="false">https://api.spreaker.com/episode/49442750</guid><pubDate>Fri, 15 Apr 2022 09:39:03 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49442750/120007_ou_sont_les_groupes_des_annees_90_episode_1.mp3" length="7251635" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Une rumeur persistante prétend que le rock'n'roll serait mort dans les années 2000 ? Pour tenter d'y voir clair, partons déjà sur les traces des groupes de rock de la décennie précédente.]]></itunes:summary><itunes:duration>454</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story A-Ha (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-a-ha-episode-5--49264409</link><description><![CDATA[Années 80, ils sont Norvégiens mais ressemblent plus à des jeunes premiers d’Hollywood, genre la bande à Tom Cruise, qu’à des Vikings, les trois musiciens de A-Ha ont régné sur les ventes de disques.]]></description><guid isPermaLink="false">85a03e2e-f986-49e3-bda0-e54f6546ae44</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2022 09:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49264409/113683_la_story_a_ha_episode_5.mp3" length="6758862" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Années 80, ils sont Norvégiens mais ressemblent plus à des jeunes premiers d’Hollywood, genre la bande à Tom Cruise, qu’à des Vikings, les trois musiciens de A-Ha ont régné sur les ventes de disques.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Années 80, ils sont Norvégiens mais ressemblent plus à des jeunes premiers d’Hollywood, genre la bande à Tom Cruise, qu’à des Vikings, les trois musiciens de A-Ha ont régné sur les ventes de disques.]]></itunes:summary><itunes:duration>423</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story A-Ha (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-a-ha-episode-4--49264408</link><description><![CDATA[En 1983, qui oserait croire qu’un groupe norvégien puisse conquérir la planète entière avec une chanson ?]]></description><guid isPermaLink="false">bb78cf37-74dd-4b08-8b58-3409110c097e</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2022 09:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49264408/113682_la_story_a_ha_episode_4.mp3" length="7066062" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>En 1983, qui oserait croire qu’un groupe norvégien puisse conquérir la planète entière avec une chanson ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[En 1983, qui oserait croire qu’un groupe norvégien puisse conquérir la planète entière avec une chanson ?]]></itunes:summary><itunes:duration>442</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story A-Ha (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-a-ha-episode-3--49264410</link><description><![CDATA[Londres 1983, le patron de studio d&#039;enregistrement John Ratcliffe ne se doute pas que l&#039;étrange coup de téléphone qu&#039;il reçoit va changer son existence.]]></description><guid isPermaLink="false">2303cf7f-69ed-4e3c-8d35-b6ee43f48bc8</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2022 08:57:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49264410/113679_la_story_a_ha_episode_3.mp3" length="6160344" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Londres 1983, le patron de studio d&amp;#039;enregistrement John Ratcliffe ne se doute pas que l&amp;#039;étrange coup de téléphone qu&amp;#039;il reçoit va changer son existence.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Londres 1983, le patron de studio d&#039;enregistrement John Ratcliffe ne se doute pas que l&#039;étrange coup de téléphone qu&#039;il reçoit va changer son existence.]]></itunes:summary><itunes:duration>385</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story A-Ha (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-a-ha-episode-2--49264411</link><description><![CDATA[C&#039;est à Oslo en 1980, à Manglerud précisément, dans la banlieue est de la capitale norvégienne, ces grands quartiers de tours qui ont poussé dans les années 60, que début notre histoire ...]]></description><guid isPermaLink="false">74ea1e3b-1874-487a-9042-cd975ee53395</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2022 08:52:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49264411/113674_la_story_a_ha_episode_2.mp3" length="7827583" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>C&amp;#039;est à Oslo en 1980, à Manglerud précisément, dans la banlieue est de la capitale norvégienne, ces grands quartiers de tours qui ont poussé dans les années 60, que début notre histoire ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[C&#039;est à Oslo en 1980, à Manglerud précisément, dans la banlieue est de la capitale norvégienne, ces grands quartiers de tours qui ont poussé dans les années 60, que début notre histoire ...]]></itunes:summary><itunes:duration>490</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story A-Ha (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-a-ha-episode-1--49263947</link><description><![CDATA[La réussite de A-Ha est une histoire étonnante et incroyable car elle était programmée par les membres du trio qui n’ont pas hésité à tout risquer pour réussir dans leur folle entreprise.]]></description><guid isPermaLink="false">a4434f78-1662-4853-a800-cd99bc405fe8</guid><pubDate>Thu, 31 Mar 2022 08:28:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49263947/113662_la_story_a_ha_episode_1.mp3" length="6306630" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La réussite de A-Ha est une histoire étonnante et incroyable car elle était programmée par les membres du trio qui n’ont pas hésité à tout risquer pour réussir dans leur folle entreprise.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La réussite de A-Ha est une histoire étonnante et incroyable car elle était programmée par les membres du trio qui n’ont pas hésité à tout risquer pour réussir dans leur folle entreprise.]]></itunes:summary><itunes:duration>395</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976/79 La planète Disco (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-79-la-planete-disco-episode-5--49241402</link><description><![CDATA[Donna Summer, révélée par le disco au milieu des années 70, triomphe encore avec cette musique alors que le mouvement s&#039;effondre, avant de lui survivre.]]></description><guid isPermaLink="false">5ab3272c-4c16-4ba9-83e9-b6a13f4b7e8e</guid><pubDate>Tue, 29 Mar 2022 15:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49241402/112996_1976_79_la_planete_disco_episode_5.mp3" length="7515368" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Donna Summer, révélée par le disco au milieu des années 70, triomphe encore avec cette musique alors que le mouvement s&amp;#039;effondre, avant de lui survivre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Donna Summer, révélée par le disco au milieu des années 70, triomphe encore avec cette musique alors que le mouvement s&#039;effondre, avant de lui survivre.]]></itunes:summary><itunes:duration>470</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976/79 La planète Disco (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-79-la-planete-disco-episode-4--49241399</link><description><![CDATA[Des producteurs français à New York : quand Jacques Morali et Henri Belolo créent de toutes pièces la Ritchie Family et les Village People.]]></description><guid isPermaLink="false">11d65a9d-9ca3-488e-86b7-3e558a873305</guid><pubDate>Tue, 29 Mar 2022 15:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49241399/112995_1976_79_la_planete_disco_episode_4.mp3" length="6200468" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Des producteurs français à New York : quand Jacques Morali et Henri Belolo créent de toutes pièces la Ritchie Family et les Village People.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Des producteurs français à New York : quand Jacques Morali et Henri Belolo créent de toutes pièces la Ritchie Family et les Village People.]]></itunes:summary><itunes:duration>388</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976/79 La planète Disco (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-79-la-planete-disco-episode-3--49241400</link><description><![CDATA[Le disco français ou quand la France a enfin conquis l&#039;Amérique avec sa propre musique. Où il est question de Cerrone, Jacques Morali et Patrick Juvet.]]></description><guid isPermaLink="false">615f92c4-162b-42f2-b0ec-64e4ed5d856d</guid><pubDate>Tue, 29 Mar 2022 15:05:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49241400/112994_1976_79_la_planete_disco_episode_3.mp3" length="6694496" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le disco français ou quand la France a enfin conquis l&amp;#039;Amérique avec sa propre musique. Où il est question de Cerrone, Jacques Morali et Patrick Juvet.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le disco français ou quand la France a enfin conquis l&#039;Amérique avec sa propre musique. Où il est question de Cerrone, Jacques Morali et Patrick Juvet.]]></itunes:summary><itunes:duration>419</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976/79 La planète Disco (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-79-la-planete-disco-episode-2--49241401</link><description><![CDATA[Boney M ou le syndrome du groupe de compositeurs producteurs de l&#039;ombre, en l&#039;occurrence Frank Farian, un des rois du disco germanique.]]></description><guid isPermaLink="false">398f3c4f-dac2-4e06-abef-d27d4b61d040</guid><pubDate>Tue, 29 Mar 2022 15:02:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49241401/112982_1976_79_la_planete_disco_episode_2.mp3" length="7276713" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Boney M ou le syndrome du groupe de compositeurs producteurs de l&amp;#039;ombre, en l&amp;#039;occurrence Frank Farian, un des rois du disco germanique.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Boney M ou le syndrome du groupe de compositeurs producteurs de l&#039;ombre, en l&#039;occurrence Frank Farian, un des rois du disco germanique.]]></itunes:summary><itunes:duration>455</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1976/79 La planète Disco (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1976-79-la-planete-disco-episode-1--49241403</link><description><![CDATA[Si entre 1976 à 79, on peut affirmer que nous avons vécu sur la Planète Disco, la tentation est grande de remonter le cours de l&#039;histoire et d&#039;en trouver les origines.]]></description><guid isPermaLink="false">03f02064-675d-4933-ad85-2743bac09669</guid><pubDate>Tue, 29 Mar 2022 14:57:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49241403/112979_1976_79_la_planete_disco_episode_1.mp3" length="6947779" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si entre 1976 à 79, on peut affirmer que nous avons vécu sur la Planète Disco, la tentation est grande de remonter le cours de l&amp;#039;histoire et d&amp;#039;en trouver les origines.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si entre 1976 à 79, on peut affirmer que nous avons vécu sur la Planète Disco, la tentation est grande de remonter le cours de l&#039;histoire et d&#039;en trouver les origines.]]></itunes:summary><itunes:duration>435</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Dingue des années 80 (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-dingue-des-annees-80-episode-5--49132190</link><description><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></description><guid isPermaLink="false">4cb85ff3-cdbb-49ce-9fac-29864a704c92</guid><pubDate>Mon, 21 Mar 2022 08:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49132190/109803_la_story_dingue_des_annees_80_episode_5.mp3" length="6721245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Dingue des années 80 (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-dingue-des-annees-80-episode-4--49132189</link><description><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></description><guid isPermaLink="false">db2c11de-f88b-481f-9fde-f3d1ea445fc1</guid><pubDate>Mon, 21 Mar 2022 08:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49132189/109801_la_story_dingue_des_annees_80_episode_4.mp3" length="7637412" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></itunes:summary><itunes:duration>478</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Dingue des années 80 (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-dingue-des-annees-80-episode-3--49132193</link><description><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></description><guid isPermaLink="false">3744710e-8492-4c6b-ba79-6cec3612fc1c</guid><pubDate>Mon, 21 Mar 2022 08:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49132193/109799_la_story_dingue_des_annees_80_episode_3.mp3" length="6788119" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></itunes:summary><itunes:duration>425</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Dingue des années 80 (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-dingue-des-annees-80-episode-2--49132192</link><description><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></description><guid isPermaLink="false">128a4bd5-0b2f-480e-974f-7fdb484ddfbc</guid><pubDate>Mon, 21 Mar 2022 08:03:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49132192/109798_la_story_dingue_des_annees_80_episode_2.mp3" length="5428915" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></itunes:summary><itunes:duration>340</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Dingue des années 80 (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-dingue-des-annees-80-episode-1--49132194</link><description><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></description><guid isPermaLink="false">b54c72e5-7c21-441e-a3f0-461fafd32f05</guid><pubDate>Mon, 21 Mar 2022 07:51:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49132194/109797_la_story_dingue_des_annees_80_episode_1.mp3" length="6502653" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pourquoi en ces années 2020 sommes-nous toujours aussi dingues des années 80 ? Que ce soient les anciens, ceux qui ne les ont pas connues ou ceux qui étaient trop jeunes pour les avoir vécues telles qu’on les rêve aujourd’hui.]]></itunes:summary><itunes:duration>407</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Génération Blues Brothers (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-generation-blues-brothers-episode-5--49066118</link><description><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">95144420-77a8-45ee-80df-1307b8530854</guid><pubDate>Tue, 15 Mar 2022 09:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49066118/107577_la_story_generation_blues_brothers_episode_5.mp3" length="6721245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Génération Blues Brothers (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-generation-blues-brothers-episode-4--49066119</link><description><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">dcacae29-2338-46a2-87e4-8960924507c4</guid><pubDate>Tue, 15 Mar 2022 09:22:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49066119/107575_la_story_generation_blues_brothers_episode_4.mp3" length="7028863" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>440</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Génération Blues Brothers (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-generation-blues-brothers-episode-3--49066120</link><description><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">8765d68f-dd84-4e66-ae8c-692daa259af2</guid><pubDate>Tue, 15 Mar 2022 09:21:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49066120/107573_la_story_generation_blues_brothers_episode_3.mp3" length="6165359" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>386</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Génération Blues Brothers (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-generation-blues-brothers-episode-2--49066123</link><description><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">8756fbaf-6d1c-4bec-bc6d-c718325cc1ea</guid><pubDate>Tue, 15 Mar 2022 09:20:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49066123/107572_la_story_generation_blues_brothers_episode_2.mp3" length="7855586" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>491</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Génération Blues Brothers (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-generation-blues-brothers-episode-1--49066122</link><description><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></description><guid isPermaLink="false">17806c48-bbd1-49fa-baae-0fefd181cec5</guid><pubDate>Tue, 15 Mar 2022 09:15:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49066122/107571_la_story_generation_blues_brothers_episode_1.mp3" length="6426166" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quel est le point commun entre Dan Aykroyd, John Belushi, Bill Murray et Eddie Murphy ? Les Blues Brothers. Je vous raconte ...]]></itunes:summary><itunes:duration>402</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY PIERRE RAPSAT 20 ANS (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-pierre-rapsat-20-ans-episode-5--49027635</link><description><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></description><guid isPermaLink="false">9da4134d-cbe5-4fe9-be89-f27d64805c46</guid><pubDate>Fri, 11 Mar 2022 11:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49027635/97314_la_story_pierre_rapsat_20_ans_episode_5.mp3" length="7045582" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></itunes:summary><itunes:duration>441</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY PIERRE RAPSAT 20 ANS (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-pierre-rapsat-20-ans-episode-4--49027639</link><description><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></description><guid isPermaLink="false">007fd416-1fb7-4daf-bae4-7f67985b50f9</guid><pubDate>Fri, 11 Mar 2022 11:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49027639/97313_la_story_pierre_rapsat_20_ans_episode_4.mp3" length="7588511" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></itunes:summary><itunes:duration>475</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY PIERRE RAPSAT 20 ANS (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-pierre-rapsat-20-ans-episode-3--49027636</link><description><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></description><guid isPermaLink="false">fe542216-27ab-4d6b-9421-c92233fd52a0</guid><pubDate>Fri, 11 Mar 2022 11:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49027636/97312_la_story_pierre_rapsat_20_ans_episode_3.mp3" length="7503665" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></itunes:summary><itunes:duration>469</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY PIERRE RAPSAT 20 ANS (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-pierre-rapsat-20-ans-episode-2--49027637</link><description><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></description><guid isPermaLink="false">ba3836a4-a07e-46ad-aa87-71de0c2f1f28</guid><pubDate>Fri, 11 Mar 2022 11:07:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49027637/97311_la_story_pierre_rapsat_20_ans_episode_2.mp3" length="7137951" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un personnage majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose semblait impossible.]]></itunes:summary><itunes:duration>447</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY PIERRE RAPSAT 20 ANS (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-pierre-rapsat-20-ans-episode-1--49027240</link><description><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un artiste majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose était impossible.]]></description><guid isPermaLink="false">f39d1fd2-fdae-4367-a4ad-a5b0805a6e6c</guid><pubDate>Fri, 11 Mar 2022 10:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/49027240/97305_la_story_pierre_rapsat_20_ans_episode_1.mp3" length="6721245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un artiste majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose était impossible.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le miracle Pierre Rapsat ou comment un rocker verviétois est parvenu à devenir un artiste majeur du showbiz belge à une époque où une telle chose était impossible.]]></itunes:summary><itunes:duration>421</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/5a905f72416b347da84a5a6741e65862.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY BERNARD LAVILLIERS (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bernard-lavilliers-episode-5--48817053</link><description><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></description><guid isPermaLink="false">8d77b274-e0ee-4381-89b4-e4ad10007578</guid><pubDate>Mon, 21 Feb 2022 12:45:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48817053/89155_la_story_bernard_lavilliers_episode_5.mp3" length="6140700" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></itunes:summary><itunes:duration>384</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY BERNARD LAVILLIERS (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bernard-lavilliers-episode-4--48817051</link><description><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></description><guid isPermaLink="false">35f283cb-0137-4b5d-abdd-0bbc1348bada</guid><pubDate>Mon, 21 Feb 2022 12:44:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48817051/89154_la_story_bernard_lavilliers_episode_4.mp3" length="6169957" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></itunes:summary><itunes:duration>386</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY BERNARD LAVILLIERS (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bernard-lavilliers-episode-3--48817056</link><description><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></description><guid isPermaLink="false">a3372079-845e-4e0c-9f12-6260f76d080c</guid><pubDate>Mon, 21 Feb 2022 12:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48817056/89153_la_story_bernard_lavilliers_episode_3.mp3" length="7177239" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></itunes:summary><itunes:duration>449</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY BERNARD LAVILLIERS (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bernard-lavilliers-episode-2--48817055</link><description><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></description><guid isPermaLink="false">651a960e-8076-44e3-af6d-2e324780ef55</guid><pubDate>Mon, 21 Feb 2022 12:42:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48817055/89152_la_story_bernard_lavilliers_episode_2.mp3" length="7293431" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></itunes:summary><itunes:duration>456</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>LA STORY BERNARD LAVILLIERS (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-bernard-lavilliers-episode-1--48817052</link><description><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></description><guid isPermaLink="false">a4fb0c4d-cff9-45ae-bcee-58e8b9d4c500</guid><pubDate>Mon, 21 Feb 2022 08:48:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48817052/89151_la_story_bernard_lavilliers_episode_1.mp3" length="7248292" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment devient-on Bernard Lavilliers, un des météores de la chanson française surgi de nulle part dans les années 70. Ou plutôt si, du monde du rock et des déshérités qui habitent les bidonvilles de Rio de Janeiro, du Bronx ou Paris.]]></itunes:summary><itunes:duration>453</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>JOHNNY RETIENT LA NUIT (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/johnny-retient-la-nuit-episode-5--48738873</link><description><![CDATA[Fin 1980, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday divorcent. Johnny est officiellement libre.]]></description><guid isPermaLink="false">bced4875-2e4f-4e78-af19-8093a7537a38</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 10:44:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48738873/86761_johnny_retient_la_nuit_episode_5.mp3" length="5280122" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Fin 1980, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday divorcent. Johnny est officiellement libre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Fin 1980, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday divorcent. Johnny est officiellement libre.]]></itunes:summary><itunes:duration>330</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeaa43b5cc9dd2b8ddd901cc5875d1e7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>JOHNNY RETIENT LA NUIT (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/johnny-retient-la-nuit-episode-4--48739831</link><description><![CDATA[« Nous sommes deux personnes profondément solitaires, même lorsque nous sommes entourés de personnages », Catherine Deneuve à Johnny Hallyday.]]></description><guid isPermaLink="false">04e83cd3-f03a-46cf-a94c-38c3eda1b560</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 10:42:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48739831/86760_johnny_retient_la_nuit_episode_4.mp3" length="6211753" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>« Nous sommes deux personnes profondément solitaires, même lorsque nous sommes entourés de personnages », Catherine Deneuve à Johnny Hallyday.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[« Nous sommes deux personnes profondément solitaires, même lorsque nous sommes entourés de personnages », Catherine Deneuve à Johnny Hallyday.]]></itunes:summary><itunes:duration>389</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>JOHNNY RETIENT LA NUIT (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/johnny-retient-la-nuit-episode-3--48738869</link><description><![CDATA[Le premier amour, celui de nos 18 ans, laisse des marques. Et quand on se nomme Catherine Deneuve et Johnny Hallyday, il s’agit de brûlures que rien ne peut soigner.]]></description><guid isPermaLink="false">aa08bb33-1fc9-48a4-8988-6c9723dd80f1</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 10:40:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48738869/86759_johnny_retient_la_nuit_episode_3.mp3" length="5818035" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le premier amour, celui de nos 18 ans, laisse des marques. Et quand on se nomme Catherine Deneuve et Johnny Hallyday, il s’agit de brûlures que rien ne peut soigner.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le premier amour, celui de nos 18 ans, laisse des marques. Et quand on se nomme Catherine Deneuve et Johnny Hallyday, il s’agit de brûlures que rien ne peut soigner.]]></itunes:summary><itunes:duration>364</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeaa43b5cc9dd2b8ddd901cc5875d1e7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>JOHNNY RETIENT LA NUIT (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/johnny-retient-la-nuit-episode-2--48738872</link><description><![CDATA[Quand j’ai évoqué l’histoire d’amour entre Catherine Deneuve et Johnny Hallyday dans la précédente story, j’ai bien senti que certains d&#039;entre vous ne m’ont pas cru. De qui tient-il ça ?]]></description><guid isPermaLink="false">9d8301e8-b14b-4b68-a752-485c99c43ee4</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 10:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48738872/86758_johnny_retient_la_nuit_episode_2.mp3" length="5461516" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Quand j’ai évoqué l’histoire d’amour entre Catherine Deneuve et Johnny Hallyday dans la précédente story, j’ai bien senti que certains d&amp;#039;entre vous ne m’ont pas cru. De qui tient-il ça ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Quand j’ai évoqué l’histoire d’amour entre Catherine Deneuve et Johnny Hallyday dans la précédente story, j’ai bien senti que certains d&#039;entre vous ne m’ont pas cru. De qui tient-il ça ?]]></itunes:summary><itunes:duration>342</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeaa43b5cc9dd2b8ddd901cc5875d1e7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>JOHNNY RETIENT LA NUIT (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/johnny-retient-la-nuit-episode-1--48738867</link><description><![CDATA[La chanson signée Charles Aznavour et Georges Garvarentz, « Retiens la nuit », marque un tournant dans la carrière de Johnny Hallyday, celui qui va le conduire vers une longévité que personne, et surtout pas lui, n’aurait pu imaginer en 1962.]]></description><guid isPermaLink="false">d23e97d4-ddd4-46ef-aef3-c25d0df05211</guid><pubDate>Tue, 15 Feb 2022 08:28:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48738867/86757_johnny_retient_la_nuit_episode_1.mp3" length="5442290" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La chanson signée Charles Aznavour et Georges Garvarentz, « Retiens la nuit », marque un tournant dans la carrière de Johnny Hallyday, celui qui va le conduire vers une longévité que personne, et surtout pas lui, n’aurait pu imaginer en 1962.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La chanson signée Charles Aznavour et Georges Garvarentz, « Retiens la nuit », marque un tournant dans la carrière de Johnny Hallyday, celui qui va le conduire vers une longévité que personne, et surtout pas lui, n’aurait pu imaginer en 1962.]]></itunes:summary><itunes:duration>341</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/aeaa43b5cc9dd2b8ddd901cc5875d1e7.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Will Smith 5</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-will-smith-5--48603157</link><description><![CDATA[Episode 5 : Après quatre saisons à succès du Prince de Bel Air à la télévision, Will Smith se retrouve sur un plateau de cinéma, premier rôle mais second choix pour un film d’action.]]></description><guid isPermaLink="false">f8dd8d94-5ee7-489a-92c3-1cc3bc4f0737</guid><pubDate>Sat, 05 Feb 2022 17:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48603157/83004_la_story_will_smith_5.mp3" length="5939662" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Episode 5 : Après quatre saisons à succès du Prince de Bel Air à la télévision, Will Smith se retrouve sur un plateau de cinéma, premier rôle mais second choix pour un film d’action.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Episode 5 : Après quatre saisons à succès du Prince de Bel Air à la télévision, Will Smith se retrouve sur un plateau de cinéma, premier rôle mais second choix pour un film d’action.]]></itunes:summary><itunes:duration>372</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Will Smith 4</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-will-smith-4--48603153</link><description><![CDATA[Episode 4 :Connaissez-vous cette incroyable scène dans la maison de Quincy Jones qui va faire du rapeur The Fresh Prince le comédien hollywoodien Will Smith ?]]></description><guid isPermaLink="false">3afdb2d2-ed8b-4605-8bd3-d33a1cfcc8bf</guid><pubDate>Sat, 05 Feb 2022 17:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48603153/83003_la_story_will_smith_4.mp3" length="8358809" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Episode 4 :Connaissez-vous cette incroyable scène dans la maison de Quincy Jones qui va faire du rapeur The Fresh Prince le comédien hollywoodien Will Smith ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Episode 4 :Connaissez-vous cette incroyable scène dans la maison de Quincy Jones qui va faire du rapeur The Fresh Prince le comédien hollywoodien Will Smith ?]]></itunes:summary><itunes:duration>523</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Will Smith 3</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-will-smith-3--48603158</link><description><![CDATA[Episode 3 : de tous les rappeurs de la planète et Dieu sait s’il y en a, Will Smith est probablement le seul dont le nom est connu de tous les blancs ...]]></description><guid isPermaLink="false">f32e03c5-aac2-41fa-a67e-a37783798e61</guid><pubDate>Sat, 05 Feb 2022 17:06:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48603158/83002_la_story_will_smith_3.mp3" length="6159508" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Episode 3 : de tous les rappeurs de la planète et Dieu sait s’il y en a, Will Smith est probablement le seul dont le nom est connu de tous les blancs ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Episode 3 : de tous les rappeurs de la planète et Dieu sait s’il y en a, Will Smith est probablement le seul dont le nom est connu de tous les blancs ...]]></itunes:summary><itunes:duration>385</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Will Smith 2</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-will-smith-2--48603154</link><description><![CDATA[Episode 2 : Être drôle est le moyen qu’il a trouvé pour se faire admettre dans le groupe à l’école et ne plus se faire taper dessus. Car Will n’est pas le genre de gars qui attire les filles à l’école ...]]></description><guid isPermaLink="false">5cffa576-7527-4856-87c4-7ffe8b5dbc14</guid><pubDate>Sat, 05 Feb 2022 17:01:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48603154/83001_la_story_will_smith_2.mp3" length="5910404" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Episode 2 : Être drôle est le moyen qu’il a trouvé pour se faire admettre dans le groupe à l’école et ne plus se faire taper dessus. Car Will n’est pas le genre de gars qui attire les filles à l’école ...</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Episode 2 : Être drôle est le moyen qu’il a trouvé pour se faire admettre dans le groupe à l’école et ne plus se faire taper dessus. Car Will n’est pas le genre de gars qui attire les filles à l’école ...]]></itunes:summary><itunes:duration>370</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Will Smith 1</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-will-smith-1--48603156</link><description><![CDATA[On ne va pas vous faire le coup du rappeur né dans la rue, dans une famille pauvre et défavorisée, Will Smith n&#039;a pas connu la misère dans son enfance. Et pourtant, le rapeur acteur a une part d’ombre, de terribles souffrances durant son enfance.]]></description><guid isPermaLink="false">b35cd802-ae62-41df-b6da-f5adad493f14</guid><pubDate>Sat, 05 Feb 2022 16:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48603156/83000_la_story_will_smith_1.mp3" length="6549046" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On ne va pas vous faire le coup du rappeur né dans la rue, dans une famille pauvre et défavorisée, Will Smith n&amp;#039;a pas connu la misère dans son enfance. Et pourtant, le rapeur acteur a une part d’ombre, de terribles souffrances durant son enfance.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On ne va pas vous faire le coup du rappeur né dans la rue, dans une famille pauvre et défavorisée, Will Smith n&#039;a pas connu la misère dans son enfance. Et pourtant, le rapeur acteur a une part d’ombre, de terribles souffrances durant son enfance.]]></itunes:summary><itunes:duration>410</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1982 ANNÉE NEW WAVE (Episode 6)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1982-annee-new-wave-episode-6--48518591</link><description><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></description><guid isPermaLink="false">b2bf9da4-43f7-462b-876d-c217c8e7a034</guid><pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:39:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48518591/80952_1982_annee_new_wave_episode_6.mp3" length="8355048" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&amp;#039;année New Wave.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></itunes:summary><itunes:duration>523</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1982 ANNÉE NEW WAVE (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1982-annee-new-wave-episode-5--48518592</link><description><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></description><guid isPermaLink="false">730a079c-50a7-4de4-8baa-bcf19037346d</guid><pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48518592/80951_1982_annee_new_wave_episode_5.mp3" length="6467544" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&amp;#039;année New Wave.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></itunes:summary><itunes:duration>405</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1982 ANNÉE NEW WAVE (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1982-annee-new-wave-episode-4--48518594</link><description><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></description><guid isPermaLink="false">db40481c-d3ec-49ef-909d-1ec22eb2dbdf</guid><pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:32:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48518594/80950_1982_annee_new_wave_episode_4.mp3" length="7635740" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&amp;#039;année New Wave.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></itunes:summary><itunes:duration>478</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1982 ANNÉE NEW WAVE (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1982-annee-new-wave-episode-3--48518588</link><description><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></description><guid isPermaLink="false">ab05b188-7bc5-497a-a12d-e41ee2919923</guid><pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:30:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48518588/80949_1982_annee_new_wave_episode_3.mp3" length="6169121" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&amp;#039;année New Wave.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></itunes:summary><itunes:duration>386</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1982 ANNÉE NEW WAVE (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1982-annee-new-wave-episode-2--48518589</link><description><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></description><guid isPermaLink="false">31ee6e0c-739e-483f-b206-6eb486361a92</guid><pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:28:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48518589/80948_1982_annee_new_wave_episode_2.mp3" length="8333314" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&amp;#039;année New Wave.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></itunes:summary><itunes:duration>521</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>1982 ANNÉE NEW WAVE (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/1982-annee-new-wave-episode-1--48518593</link><description><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></description><guid isPermaLink="false">b98994be-221b-4b03-9cc1-347330194091</guid><pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:18:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48518593/80947_1982_annee_new_wave_episode_1.mp3" length="5796302" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&amp;#039;année New Wave.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Après plusieurs années de gestation aux Etats-Unis et en grande-Bretagne, la New Wave envahit les charts et autres hit parades partout en Europe en 1982 : de Human League à Yazoo en passant par Soft Cell et Depeche Mode, 1982 est l&#039;année New Wave.]]></itunes:summary><itunes:duration>363</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 9 vies de Genesis (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-9-vies-de-genesis-episode-5--48405795</link><description><![CDATA[Les septième, huitième et neuvième vies de Genesis pavées de disques d&#039;or et platine et de concerts dans des stades mais aussi des disques solos de Phil Collins qui finit par quitter le trio désormais un duo en 1997.]]></description><guid isPermaLink="false">ee5bb41a-3885-481e-ab1f-a98661ddd154</guid><pubDate>Sat, 22 Jan 2022 17:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48405795/75229_les_9_vies_de_genesis_episode_5.mp3" length="8881258" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les septième, huitième et neuvième vies de Genesis pavées de disques d&amp;#039;or et platine et de concerts dans des stades mais aussi des disques solos de Phil Collins qui finit par quitter le trio désormais un duo en 1997.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les septième, huitième et neuvième vies de Genesis pavées de disques d&#039;or et platine et de concerts dans des stades mais aussi des disques solos de Phil Collins qui finit par quitter le trio désormais un duo en 1997.]]></itunes:summary><itunes:duration>556</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 9 vies de Genesis (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-9-vies-de-genesis-episode-4--48394153</link><description><![CDATA[Avec le départ de Peter Gabriel et l&#039;arrivée de Phil Collins sur le devant de la scène, on ne donne pas cher de l&#039;avenir de Genesis. Et pourtant le succès du quatuor puis du trio explose.]]></description><guid isPermaLink="false">38a1eea6-61b2-4d3e-ae37-417e2c57f6ed</guid><pubDate>Fri, 21 Jan 2022 18:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48394153/75228_les_9_vies_de_genesis_episode_4.mp3" length="6805673" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Avec le départ de Peter Gabriel et l&amp;#039;arrivée de Phil Collins sur le devant de la scène, on ne donne pas cher de l&amp;#039;avenir de Genesis. Et pourtant le succès du quatuor puis du trio explose.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Avec le départ de Peter Gabriel et l&#039;arrivée de Phil Collins sur le devant de la scène, on ne donne pas cher de l&#039;avenir de Genesis. Et pourtant le succès du quatuor puis du trio explose.]]></itunes:summary><itunes:duration>426</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 9 vies de Genesis (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-9-vies-de-genesis-episode-3--48393226</link><description><![CDATA[La cinquième vie de Genesis qui voit le groupe arriver au premier plan grâce à trois albums successifs et aux prestations scéniques ahurissantes de Peter Gabriel dont la présence médiatique occulte les autres membres.]]></description><guid isPermaLink="false">e616cea8-79bb-4124-ad8d-0668295b07ae</guid><pubDate>Fri, 21 Jan 2022 17:09:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48393226/75227_les_9_vies_de_genesis_episode_3.mp3" length="5913748" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>La cinquième vie de Genesis qui voit le groupe arriver au premier plan grâce à trois albums successifs et aux prestations scéniques ahurissantes de Peter Gabriel dont la présence médiatique occulte les autres membres.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[La cinquième vie de Genesis qui voit le groupe arriver au premier plan grâce à trois albums successifs et aux prestations scéniques ahurissantes de Peter Gabriel dont la présence médiatique occulte les autres membres.]]></itunes:summary><itunes:duration>370</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 9 vies de Genesis (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-9-vies-de-genesis-episode-2--48393228</link><description><![CDATA[Les quatrième et cinquième vie de Genesis : la publication du second (brillant mais discret) album, Trespass, qui deviendra un classique et l&#039;arrivée de Phil Collins dans le groupe qui prend sa forme légendaire en 1971.]]></description><guid isPermaLink="false">8fb8b499-9af4-4224-8ca8-a6b08e456cc9</guid><pubDate>Fri, 21 Jan 2022 17:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48393228/75226_les_9_vies_de_genesis_episode_2.mp3" length="8490466" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les quatrième et cinquième vie de Genesis : la publication du second (brillant mais discret) album, Trespass, qui deviendra un classique et l&amp;#039;arrivée de Phil Collins dans le groupe qui prend sa forme légendaire en 1971.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les quatrième et cinquième vie de Genesis : la publication du second (brillant mais discret) album, Trespass, qui deviendra un classique et l&#039;arrivée de Phil Collins dans le groupe qui prend sa forme légendaire en 1971.]]></itunes:summary><itunes:duration>531</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Les 9 vies de Genesis (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/les-9-vies-de-genesis-episode-1--48393227</link><description><![CDATA[Les trois premières vies de Genesis des bancs de la Charterhouse School dans le Surrey en 1967 à la sortie décevante de leur premier album deux ans plus tard.]]></description><guid isPermaLink="false">b8c11a7b-7dbd-4d51-9f1f-d741599c00e8</guid><pubDate>Fri, 21 Jan 2022 17:07:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48393227/75225_les_9_vies_de_genesis_episode_1.mp3" length="8342927" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les trois premières vies de Genesis des bancs de la Charterhouse School dans le Surrey en 1967 à la sortie décevante de leur premier album deux ans plus tard.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les trois premières vies de Genesis des bancs de la Charterhouse School dans le Surrey en 1967 à la sortie décevante de leur premier album deux ans plus tard.]]></itunes:summary><itunes:duration>522</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>SPECIALE AVEC PHILIPPE MANOEUVRE (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/speciale-avec-philippe-manoeuvre-episode-5--48296681</link><description><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></description><guid isPermaLink="false">a25c37c2-58ef-4503-a8fb-8554200bed6f</guid><pubDate>Fri, 14 Jan 2022 15:10:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48296681/73357_speciale_avec_philippe_manoeuvre_episode_5.mp3" length="8974045" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&amp;#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></itunes:summary><itunes:duration>561</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>SPECIALE AVEC PHILIPPE MANOEUVRE (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/speciale-avec-philippe-manoeuvre-episode-4--48296682</link><description><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></description><guid isPermaLink="false">49f90759-482f-4672-ad50-d7bf901a05c8</guid><pubDate>Fri, 14 Jan 2022 15:08:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48296682/73356_speciale_avec_philippe_manoeuvre_episode_4.mp3" length="7761546" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&amp;#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></itunes:summary><itunes:duration>486</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>SPECIALE AVEC PHILIPPE MANOEUVRE (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/speciale-avec-philippe-manoeuvre-episode-3--48295665</link><description><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></description><guid isPermaLink="false">de38a933-5231-4fe3-b87c-6bb16c2d959a</guid><pubDate>Fri, 14 Jan 2022 14:57:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48295665/73355_titre_de_votre_chronique_du_jour.mp3" length="8967358" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&amp;#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></itunes:summary><itunes:duration>561</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>SPECIALE AVEC PHILIPPE MANOEUVRE (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/speciale-avec-philippe-manoeuvre-episode-2--48295669</link><description><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></description><guid isPermaLink="false">6fad7f04-e241-475d-a913-d74015ba5430</guid><pubDate>Fri, 14 Jan 2022 14:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48295669/73354_speciale_avec_philippe_manoeuvre_episode_2.mp3" length="8432370" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&amp;#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></itunes:summary><itunes:duration>527</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/d52cd49c4bd641c6524e2eed5c20a9bd.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>SPECIALE AVEC PHILIPPE MANOEUVRE (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/speciale-avec-philippe-manoeuvre-episode-1--48295666</link><description><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></description><guid isPermaLink="false">d1ebec12-dd32-46c0-b9df-090b4fb97d8a</guid><pubDate>Fri, 14 Jan 2022 14:33:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48295666/73347_speciale_avec_philippe_manoeuvre_episode_1.mp3" length="8029039" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&amp;#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour la première fois en 20 ans, Brice Depasse coprésente sa Story. Rien d&#039;étonnant à ce que ce soit en compagnie de Philippe Manoeuvre.]]></itunes:summary><itunes:duration>502</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Contes Pop de Noël (Episode 5) Band Aid</title><link>https://www.spreaker.com/episode/contes-pop-de-noel-episode-5-band-aid--48095985</link><description><![CDATA[Le monde du rock est à l’origine des plus belles Story de cette pop culture à laquelle nous sommes aujourd’hui attachés et pourtant, j’ai l’impression que celle de la chanson du Band Aid, gigantesque hit des années 1984 et 85, n’est pas très connue]]></description><guid isPermaLink="false">87dfdf99-c41e-4a0d-93e7-6a607555999c</guid><pubDate>Wed, 29 Dec 2021 12:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48095985/72825_contes_pop_de_noel_episode_5_band_aid.mp3" length="6812778" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le monde du rock est à l’origine des plus belles Story de cette pop culture à laquelle nous sommes aujourd’hui attachés et pourtant, j’ai l’impression que celle de la chanson du Band Aid, gigantesque hit des années 1984 et 85, n’est pas très connue</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le monde du rock est à l’origine des plus belles Story de cette pop culture à laquelle nous sommes aujourd’hui attachés et pourtant, j’ai l’impression que celle de la chanson du Band Aid, gigantesque hit des années 1984 et 85, n’est pas très connue]]></itunes:summary><itunes:duration>426</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Contes Pop de Noël (Episode 4) Nat King Cole</title><link>https://www.spreaker.com/episode/contes-pop-de-noel-episode-4-nat-king-cole--48095986</link><description><![CDATA[Connaissez-vous l&#039;improbable histoire d&#039;une des plus célèbres chansons de Noël, The Christmas Song ?]]></description><guid isPermaLink="false">3fb2de20-030c-41d7-82c6-7f456e607da2</guid><pubDate>Wed, 29 Dec 2021 12:45:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48095986/72824_contes_pop_de_noel_episode_4_nat_king_cole.mp3" length="5944677" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Connaissez-vous l&amp;#039;improbable histoire d&amp;#039;une des plus célèbres chansons de Noël, The Christmas Song ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Connaissez-vous l&#039;improbable histoire d&#039;une des plus célèbres chansons de Noël, The Christmas Song ?]]></itunes:summary><itunes:duration>372</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Contes Pop de Noël (Episode 3) Kate Bush</title><link>https://www.spreaker.com/episode/contes-pop-de-noel-episode-3-kate-bush--48095988</link><description><![CDATA[Avec elle, pas de risque, se dit-on dans les couloirs de la BBC, Kate Bush incarne la tradition du terroir britannique, elle va nous pondre un show féérique pour la Noël.]]></description><guid isPermaLink="false">036968f7-8692-4cf8-8f8f-3ab2e9cd7e5f</guid><pubDate>Wed, 29 Dec 2021 12:43:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48095988/72821_contes_pop_de_noel_episode_3_kate_bush.mp3" length="7758202" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Avec elle, pas de risque, se dit-on dans les couloirs de la BBC, Kate Bush incarne la tradition du terroir britannique, elle va nous pondre un show féérique pour la Noël.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Avec elle, pas de risque, se dit-on dans les couloirs de la BBC, Kate Bush incarne la tradition du terroir britannique, elle va nous pondre un show féérique pour la Noël.]]></itunes:summary><itunes:duration>485</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Contes Pop de Noël (Episode 2) David Bowie</title><link>https://www.spreaker.com/episode/contes-pop-de-noel-episode-2-david-bowie--48095987</link><description><![CDATA[Si la toute grande majorité des artistes rock ont un jour enregistré une chanson de Noël, cet exercice est longtemps resté pour eux quelque chose d’improbable. Ainsi le duo David Bowie et Bing Crosby est la rencontre la plus improbable qui soit.]]></description><guid isPermaLink="false">ec2951db-c153-4ec7-91e9-3058e3b2e2e8</guid><pubDate>Wed, 29 Dec 2021 12:41:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48095987/72820_contes_pop_de_noel_episode_2_david_bowie.mp3" length="5379178" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Si la toute grande majorité des artistes rock ont un jour enregistré une chanson de Noël, cet exercice est longtemps resté pour eux quelque chose d’improbable. Ainsi le duo David Bowie et Bing Crosby est la rencontre la plus improbable qui soit.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Si la toute grande majorité des artistes rock ont un jour enregistré une chanson de Noël, cet exercice est longtemps resté pour eux quelque chose d’improbable. Ainsi le duo David Bowie et Bing Crosby est la rencontre la plus improbable qui soit.]]></itunes:summary><itunes:duration>337</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>Contes Pop de Noël (Episode 1) Jona Lewie</title><link>https://www.spreaker.com/episode/contes-pop-de-noel-episode-1-jona-lewie--48095989</link><description><![CDATA[Le musicien John Lewie qui depuis plus de dix ans se fait appeler Jona Lewie a-t-il été sage ? On serait tenté de le croire en ce mois de décembre 1980. Je vous raconte.]]></description><guid isPermaLink="false">b0d2f4c7-47ec-432f-bb60-e1874eb223c6</guid><pubDate>Wed, 29 Dec 2021 12:31:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/48095989/72819_contes_pop_de_noel_episode_1_jona_lewie.mp3" length="5469875" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le musicien John Lewie qui depuis plus de dix ans se fait appeler Jona Lewie a-t-il été sage ? On serait tenté de le croire en ce mois de décembre 1980. Je vous raconte.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le musicien John Lewie qui depuis plus de dix ans se fait appeler Jona Lewie a-t-il été sage ? On serait tenté de le croire en ce mois de décembre 1980. Je vous raconte.]]></itunes:summary><itunes:duration>342</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est en décembre (Episode 5)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-en-decembre-episode-5--47905689</link><description><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></description><guid isPermaLink="false">f8f3ec5d-efdf-4a58-8854-d74230694dd4</guid><pubDate>Mon, 13 Dec 2021 15:47:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47905689/71798_c_est_en_decembre_episode_5.mp3" length="5921271" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></itunes:summary><itunes:duration>371</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est en décembre (Episode 4)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-en-decembre-episode-4--47905688</link><description><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></description><guid isPermaLink="false">373b0888-4541-4178-b5b0-66ae597201e5</guid><pubDate>Mon, 13 Dec 2021 15:45:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47905688/71797_c_est_en_decembre_episode_4.mp3" length="6106009" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></itunes:summary><itunes:duration>382</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est en décembre (Episode 3)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-en-decembre-episode-3--47905686</link><description><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></description><guid isPermaLink="false">1ea93a4b-449b-4708-aa99-bd21915d2fdc</guid><pubDate>Mon, 13 Dec 2021 15:35:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47905686/71796_c_est_en_decembre_episode_3.mp3" length="6639325" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></itunes:summary><itunes:duration>415</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est en décembre (Episode 2)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-en-decembre-episode-2--47905685</link><description><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></description><guid isPermaLink="false">7c22531d-6efb-4ec7-a1d5-5cfc5ac58aef</guid><pubDate>Mon, 13 Dec 2021 15:31:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47905685/71795_c_est_en_decembre_episode_2.mp3" length="7196883" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></itunes:summary><itunes:duration>450</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>C'est en décembre (Episode 1)</title><link>https://www.spreaker.com/episode/c-est-en-decembre-episode-1--47905687</link><description><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></description><guid isPermaLink="false">7d365730-8729-47b9-8887-d0d3f51edd37</guid><pubDate>Mon, 13 Dec 2021 15:16:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47905687/71794_c_est_en_decembre_episode_1.mp3" length="5933810" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour paraphraser Gilbert Bécaud, c’est en décembre que se sont déroulés des événements qui ont peu ou pas du tout de rapport avec la Noël et la nuit de la Saint Sylvestre mais qui restent gravés dans nos mémoires]]></itunes:summary><itunes:duration>371</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Robbie Williams 5</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-robbie-williams-5--47804618</link><description><![CDATA[Les années 2016 à 2021 : où est Robbie Williams ?]]></description><guid isPermaLink="false">fdd80b8e-b143-4d9e-b2fb-332d6f612677</guid><pubDate>Mon, 06 Dec 2021 11:32:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47804618/71278_la_story_robbie_williams_5.mp3" length="6659805" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les années 2016 à 2021 : où est Robbie Williams ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les années 2016 à 2021 : où est Robbie Williams ?]]></itunes:summary><itunes:duration>417</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Robbie Williams 4</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-robbie-williams-4--47804615</link><description><![CDATA[Le triomphe du crooner, les rumeurs qui le voient chanter avec Queen, le succès d&#039;Escapology et sa tentative infructueuse de percer aux Etats-Unis.]]></description><guid isPermaLink="false">6778650b-43d2-4109-8bdf-56ab9eb5e0f0</guid><pubDate>Mon, 06 Dec 2021 11:31:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47804615/71277_la_story_robbie_williams_4.mp3" length="7320181" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Le triomphe du crooner, les rumeurs qui le voient chanter avec Queen, le succès d&amp;#039;Escapology et sa tentative infructueuse de percer aux Etats-Unis.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Le triomphe du crooner, les rumeurs qui le voient chanter avec Queen, le succès d&#039;Escapology et sa tentative infructueuse de percer aux Etats-Unis.]]></itunes:summary><itunes:duration>458</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Robbie Williams 3</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-robbie-williams-3--47804616</link><description><![CDATA[Les relations orageuses avec Liam Gallagher d&#039;Oasis, une pluie de Britt Awards et de disques d&#039;or, Robbie Williams est la grande star européenne du début du siècle.]]></description><guid isPermaLink="false">6ccbbe44-5afc-4fd2-9957-e1ff71663b1b</guid><pubDate>Mon, 06 Dec 2021 11:23:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47804616/71274_la_story_robbie_williams_3.mp3" length="5813020" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Les relations orageuses avec Liam Gallagher d&amp;#039;Oasis, une pluie de Britt Awards et de disques d&amp;#039;or, Robbie Williams est la grande star européenne du début du siècle.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Les relations orageuses avec Liam Gallagher d&#039;Oasis, une pluie de Britt Awards et de disques d&#039;or, Robbie Williams est la grande star européenne du début du siècle.]]></itunes:summary><itunes:duration>364</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Robbie Williams 2</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-robbie-williams-2--47804617</link><description><![CDATA[Pour ceux qui se souviennent de l’incroyable reportage que la télévision avait diffusé sur le quotidien de Robbie Williams à la fin des années 90, il n’était vraiment pas triste : deux types comme lui, cela ne peut pas exister.]]></description><guid isPermaLink="false">371d2a65-63a0-47cc-be24-c6d752dfff81</guid><pubDate>Mon, 06 Dec 2021 11:21:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47804617/71269_la_story_robbie_williams_2.mp3" length="7707629" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Pour ceux qui se souviennent de l’incroyable reportage que la télévision avait diffusé sur le quotidien de Robbie Williams à la fin des années 90, il n’était vraiment pas triste : deux types comme lui, cela ne peut pas exister.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Pour ceux qui se souviennent de l’incroyable reportage que la télévision avait diffusé sur le quotidien de Robbie Williams à la fin des années 90, il n’était vraiment pas triste : deux types comme lui, cela ne peut pas exister.]]></itunes:summary><itunes:duration>482</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Robbie Williams 1</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-robbie-williams-1--47804619</link><description><![CDATA[De l&#039;adolescent qui connait des débuts fulgurants dans le groupe Take That à ses premiers hits en solo, la carrière de Robbie Williams est aussi mouvementée que sa vie privée.]]></description><guid isPermaLink="false">c15ff7d5-e03e-49e3-9209-ab782c1250c8</guid><pubDate>Mon, 06 Dec 2021 11:11:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47804619/71268_la_story_robbie_williams_1.mp3" length="6572452" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>De l&amp;#039;adolescent qui connait des débuts fulgurants dans le groupe Take That à ses premiers hits en solo, la carrière de Robbie Williams est aussi mouvementée que sa vie privée.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[De l&#039;adolescent qui connait des débuts fulgurants dans le groupe Take That à ses premiers hits en solo, la carrière de Robbie Williams est aussi mouvementée que sa vie privée.]]></itunes:summary><itunes:duration>411</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>CES INCONNUS TRÈS CONNUS (Episode 5) : TREVOR HORN</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ces-inconnus-tres-connus-episode-5-trevor-horn--47651692</link><description><![CDATA[Vous ignorez son nom. vous ne connaissez pas son visage. Peut-être ses lunettes. En tout cas sa voix. Mais probablement pas l&#039;importance considérable que ce musicien, chanteur et producteur a exercé sur le son des années 80.]]></description><guid isPermaLink="false">fcb2ea51-2c8f-47b3-a486-ca8e31cc6b5a</guid><pubDate>Thu, 25 Nov 2021 10:04:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47651692/70425_ces_inconnus_tres_connus_episode_5_trevor_horn.mp3" length="6217604" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous ignorez son nom. vous ne connaissez pas son visage. Peut-être ses lunettes. En tout cas sa voix. Mais probablement pas l&amp;#039;importance considérable que ce musicien, chanteur et producteur a exercé sur le son des années 80.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous ignorez son nom. vous ne connaissez pas son visage. Peut-être ses lunettes. En tout cas sa voix. Mais probablement pas l&#039;importance considérable que ce musicien, chanteur et producteur a exercé sur le son des années 80.]]></itunes:summary><itunes:duration>389</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>CES INCONNUS TRÈS CONNUS (Episode 4) : ALESSANDRO ALESSANDRONI</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ces-inconnus-tres-connus-episode-4-alessandro-alessandroni--47651693</link><description><![CDATA[Vous ne connaissez ni son nom, ni sa voix, peut-être sa guitare et pourtant, vous avez tant d&#039;airs en tête qui ont été interprétés par lui. Une incroyable histoire.]]></description><guid isPermaLink="false">7cff0745-156c-463d-9789-d315fb362b5b</guid><pubDate>Thu, 25 Nov 2021 10:02:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47651693/70424_ces_inconnus_tres_connus_episode_4_alessandro_alessandroni.mp3" length="3847776" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous ne connaissez ni son nom, ni sa voix, peut-être sa guitare et pourtant, vous avez tant d&amp;#039;airs en tête qui ont été interprétés par lui. Une incroyable histoire.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous ne connaissez ni son nom, ni sa voix, peut-être sa guitare et pourtant, vous avez tant d&#039;airs en tête qui ont été interprétés par lui. Une incroyable histoire.]]></itunes:summary><itunes:duration>241</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>CES INCONNUS TRÈS CONNUS (Episode 3) : PETER GREEN</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ces-inconnus-tres-connus-episode-3-peter-green--47651691</link><description><![CDATA[Comment peut-on fonder un groupe, faire plusieurs hits, remporter un énorme succès et pourtant se faire oublier ? C&#039;est ce qui est arrivé au guitariste et chanteur Peter Green.]]></description><guid isPermaLink="false">f17b6baa-f548-4c58-9303-9ffbd1797d21</guid><pubDate>Thu, 25 Nov 2021 09:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47651691/70423_ces_inconnus_tres_connus_episode_3_peter_green.mp3" length="5795466" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Comment peut-on fonder un groupe, faire plusieurs hits, remporter un énorme succès et pourtant se faire oublier ? C&amp;#039;est ce qui est arrivé au guitariste et chanteur Peter Green.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Comment peut-on fonder un groupe, faire plusieurs hits, remporter un énorme succès et pourtant se faire oublier ? C&#039;est ce qui est arrivé au guitariste et chanteur Peter Green.]]></itunes:summary><itunes:duration>363</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>CES INCONNUS TRÈS CONNUS (Episode 2) : JEAN-PIERRE TROCHU</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ces-inconnus-tres-connus-episode-2-jean-pierre-trochu--47651695</link><description><![CDATA[Au début des années 80, sévissait un chanteur emblématique des comédies musicales de la décennie précédente qui allait entrer dans la légende en interprétant une chanson sans pourtant y imprimer son nom.]]></description><guid isPermaLink="false">91265352-c2e9-4c7d-8d5d-d96a184bc4db</guid><pubDate>Thu, 25 Nov 2021 09:56:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47651695/70422_ces_inconnus_tres_connus_episode_2_jean_pierre_trochu.mp3" length="7369500" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Au début des années 80, sévissait un chanteur emblématique des comédies musicales de la décennie précédente qui allait entrer dans la légende en interprétant une chanson sans pourtant y imprimer son nom.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Au début des années 80, sévissait un chanteur emblématique des comédies musicales de la décennie précédente qui allait entrer dans la légende en interprétant une chanson sans pourtant y imprimer son nom.]]></itunes:summary><itunes:duration>461</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>CES INCONNUS TRÈS CONNUS (Episode 1) : COLIN BLUNSTONE</title><link>https://www.spreaker.com/episode/ces-inconnus-tres-connus-episode-1-colin-blunstone--47651694</link><description><![CDATA[On connaît sa voix et pourtant on ignore le nom de Colin Blunstone : ce chanteur britannique a pourtant interprété de tant de classiques de la pop.]]></description><guid isPermaLink="false">edeb10a3-7990-40fa-b948-d2c8561ab10a</guid><pubDate>Mon, 22 Nov 2021 09:38:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47651694/70421_ces_inconnus_tres_connus_episode_1_colin_blunstone.mp3" length="7007129" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>On connaît sa voix et pourtant on ignore le nom de Colin Blunstone : ce chanteur britannique a pourtant interprété de tant de classiques de la pop.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[On connaît sa voix et pourtant on ignore le nom de Colin Blunstone : ce chanteur britannique a pourtant interprété de tant de classiques de la pop.]]></itunes:summary><itunes:duration>438</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Halloween 5</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-halloween-5--47308500</link><description><![CDATA[S’il y a une fête que Michael Jackson adorait, c’est bien Halloween.]]></description><guid isPermaLink="false">364fe0e9-14d9-46c6-bac6-b744a3ce4c8c</guid><pubDate>Thu, 04 Nov 2021 07:59:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47308500/69193_la_story_halloween_5.mp3" length="8081702" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>S’il y a une fête que Michael Jackson adorait, c’est bien Halloween.</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[S’il y a une fête que Michael Jackson adorait, c’est bien Halloween.]]></itunes:summary><itunes:duration>506</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item><item><title>La Story Halloween 4</title><link>https://www.spreaker.com/episode/la-story-halloween-4--47308501</link><description><![CDATA[Vous êtes-vous demandé d’où vient cette citrouille qui plaît tant aux enfants lors de la fête d&#039;Halloween ?]]></description><guid isPermaLink="false">1a4f339c-bea1-448a-b512-b5cd5b16f460</guid><pubDate>Thu, 04 Nov 2021 07:56:00 +0000</pubDate><enclosure url="https://api.spreaker.com/download/episode/47308501/69192_la_story_halloween_4.mp3" length="6317079" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nostalgie Belgique</itunes:author><itunes:subtitle>Vous êtes-vous demandé d’où vient cette citrouille qui plaît tant aux enfants lors de la fête d&amp;#039;Halloween ?</itunes:subtitle><itunes:summary><![CDATA[Vous êtes-vous demandé d’où vient cette citrouille qui plaît tant aux enfants lors de la fête d&#039;Halloween ?]]></itunes:summary><itunes:duration>395</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:image href="https://d3wo5wojvuv7l.cloudfront.net/t_rss_itunes_square_1400/images.spreaker.com/original/b1d1c0843fdbd6032823fa5b12f25ab2.jpg"/><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType></item></channel></rss>
